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Auteur:Jonathan Swift
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* {{L2s|Le Conte du tonneau|Swift - Le Conte du tonneau - tome 1 - Scheurleer 1732.djvu|Le Conte du tonneau, Tome 1}}, 1704, traduction de Scheurleer, éd. 1732, {{validé}} {{export|Le Conte du tonneau - tome 1}}
* {{L2s|Le Conte du tonneau|Swift - Le Conte du tonneau - tome 2 - Scheurleer 1732.djvu|Le Conte du tonneau, Tome 2}}, 1704, traduction de Scheurleer, éd. 1732, {{validé}} {{export|Le Conte du tonneau - tome 2}}
*{{L2s|Les Voyages de Gulliver|Swift - Gulliver, traduction Desfontaines, 1832.djvu}}, traduction [[Auteur:Pierre-François Guyot Desfontaines|Desfontaines]], 1832 {{validé}} {{Export|Les Voyages de Gulliver}}
*{{L2s|Instructions aux domestiques/Instructions aux domestiques|Swift - Instructions aux domestiques.djvu|Instructions aux domestiques}} {{validé}}
*Lettre d’avis à un jeune poète et proposition pour l’encouragement de la poésie en Irlande.
*Lettre à une très-jeune personne sur son mariage.
*Traité sur les bonnes manières et sur la bonne éducation.
*{{L2s|Résolutions pour l’époque où je deviendrai vieux|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}.
*{{L2s|Bévues, défectuosités, calamités et infortunes de Quilca|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}.
*{{L2s|Modeste proposition|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à charge à leurs parents ou à leur pays et pour les rendre utiles au public}}.
*{{L2s|Prédictions pour l’année 1708|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}.
*{{L2s|Dernières paroles d’Ebenezer Elliston|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|Dernières paroles d’Ebenezer Elliston au moment d’être exécuté}}.
*{{L2s|Méditation sur un balai|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}.
*{{L2s|Irréfutable essai sur les facultés de l’âme|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}
*{{L2s|Pensées (Swift)|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|Pensées sur divers sujets moraux et divertissants.}}
== Recueils de traductions ==
*{{L2s|Instructions aux domestiques|Swift - Instructions aux domestiques.djvu|''Instructions aux domestiques'' suivi de ''Pensées''}}, traduction [[Auteur:Léon de Wailly|Léon de Wailly]] {{validé}} {{Export|Instructions aux domestiques (Wailly)}}
*{{L2s|Opuscules humoristiques (Wailly)|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|''Opuscules humoristiques''}}, traduction [[Auteur:Léon de Wailly|Léon de Wailly]] {{Validé}} {{Export|Opuscules humoristiques (Wailly)}}
== Voir aussi ==
* {{L2s|Revue des Romans/Jonathan Swift|Revue des Romans (1839).djvu|Revue des Romans}} par [[Auteur:Eusèbe Girault de Saint-Fargeau|Eusèbe G*****]], ''analyse raisonnée'' des principaux romans. (1839)
* {{L2s|Opuscules humoristiques (Wailly)/Préface du traducteur|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|Préface du traducteur}}, en tête du recueil ''Opuscules humoristiques'', par [[Auteur:Léon de Wailly|Léon de Wailly]].
* [[Swift d'après des travaux récens]] d'[[Auteur:Arvède Barine|Arvède Barine]]
}}
[[Catégorie:Auteurs francs-maçons]]
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Discours de réception à l’Académie française de Prosper Mérimée
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Benoit Soubeyran
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Les Trois Mousquetaires/Chapitre 38
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Essai sur La Guerre sociale - Colomba de Prosper Mérimée
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Revue littéraire — 14 février 1845
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Benoit Soubeyran
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Conseils pour la restauration en 1849 par Eugène Viollet-le-Duc et Prosper Mérimée
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Benoit Soubeyran
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''Une religion au Cinquième.'' — C’est l’histoire, la description de la pot-bouille d’une religion moderne, la peinture au naturel de quelques-uns de ces misérables, comme nous en avons tous connu, qui croient qu’on fait une doctrine comme on fait un enfant, sur une paillasse, le ''Compère Mathieu'' à la main et que ce n’est pas plus difficile que ça.
Le dernier volume est dédié à Balzac. Il est impossible de placer des œuvres plus sensées, plus simples, plus naturelles, sous un plus auguste patronage. Cette dédicace est excellente, excellente pour le style, excellente pour les idées. Balzac est en effet un romancier et un savant, un inventeur et un observateur ; un naturaliste qui connaît également la loi de génération des idées et des êtres visibles. C’est un grand homme dans toute la force du terme ; c’est un créateur de méthode et le seul dont la méthode vaille la peine d’être étudiée.
Et ceci n’est pas à mon avis propre un des moindres pronostics favorables pour l’avenir littéraire de Champfleury.
Ce dernier volume contient ''Feu Miette,'' histoire, véridique comme toujours, d’un charlatan célèbre du quai des Augustins. — Le ''Fuenzès,'' une belle idée, un tableau fatal et qui porte malheur à ceux qui l’achètent !
''Simple histoire d’un rentier, d’un lampiste et d’une horloge,'' — précieux morceau, constatation des manies engendrées forcément dans la vie stagnante et solitaire de la province. Il est difficile de mieux peindre et de mieux dessiner les automates ambulants, chez qui le cerveau, lui aussi, devient peintre et horloge.
''Van Schaendel, père et fils :'' Peintres-{{tiret|natura|listes}}<noinclude>
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Provinciales
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Benoit Soubeyran
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TERRIEN, ENNE. adj. Ce mot, pour dire terrestre, n’est plus en usage. ''{{lang|la|Terrestris, terreus.}}'' Pleine d’orgueil, elle eût refusé le globe ''terrien.'' {{sc|Bens.}}
{{sc|Terrien, enne,}} s. se dit aussi de celui ou de celle qui possède une grande étendue de terre. ''{{lang|la|Tellure multâ dives, ditissimus agri.}}'' Le Roi d’Espagne est le plus grand ''terrien'' du monde depuis la découverte des Indes occidentales. Cette Duchesse est une grande ''terrienne'' en Bretagne, elle y possède beaucoup de terres.
{{StdT|l|☞}} En parlant des Particuliers, ''terrien'' désigne celui qui est propriétaire de plusieurs terres. En parlant d’un Souverain, il désigne celui dont la domination s’étend sur beaucoup de pays.
<section end="TERRIEN"/>
<section begin="TERRIER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERRIER. s. m. Un ''terrier,'' ou adjectivement, un papier ''terrier.'' Terme de Jurisprudence féodale. Registre contenant le dénombrement, les déclarations & reconnoissance des Particuliers qui relèvent d’une Seigneurie, & le détail des droits, cens & rentes qui sont dus au Seigneur. ''{{lang|la|Codex agrorum vectigalium ; liber censualis.}}'' Faire un ''terrier'' ou un papier ''terrier.'' Il faut obtenir des Lettres Royaux pour la confection d’un papier ''terrier.'' On dit aussi, le ''terrier'' du Domaine.
{{sc|Terriers}}, sont ceux qui représentent les droits d’une Communauté. Les Italiens nomment ''{{lang|it|Terrieri}}'' les habitans naturels d’une contrée : à Lyon dans l’Hôtel de Ville, à la nomination des nouveaux Echevins, les deux anciens qui doivent sortir, & qui donnent les premiers leur suffrage pour l’élection des nouveaux, sont nommés ''terriers.'' {{P.|{{sc|Mén}}.}}
{{sc|Terrier}}, signifie aussi un trou que les lapins, renards & autres animaux semblables se creusent dans la terre, où ils se sauvent de la poursuite des Chasseurs. ''{{lang|la|Cuniculus, cubile.}}'' On fait mourir les renards en les enfumant dans leurs ''terriers.''
On dit figurément d’un homme, qu’il s’est retiré dans son ''terrier,'' pour dire, qu’il ne paroît plus dans le monde, qu’il vit dans une retraite obscure. {{sc|Ac. Fr.}}
<section end="TERRIER"/>
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TERRIERE. s. f. Vieux mot. Trou que les renards & les lapins, & quelques autres animaux font dans la terre pour se cacher. Il vient de ''{{lang|la|terebra}},'' parce que ces sortes de bêtes ''{{lang|la|terram rostro & unguibus terebrant. Valesiana}}, {{pg|10}}.''
<section end="TERRIERE"/>
<section begin="TERRINE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERRINE. s. m. Sorte de vaisseau de terre, plat par en-bas, qui n’a ni pied, ni anses, & qui va toujours en s’élargissant par en-haut. ''Terrine'' à mettre du lait, à savonner, &c. ''{{lang|la|Cymbium fictile.}}''
On appelle aussi ''terrine,'' une sorte de ragoût fait dans une espèce de ''terrine,'' & qu’on sert d’ordinaire pour entrée. On servit une ''terrine'' d’ailerons & de queues de mouton. {{sc|Ac. Fr.}} ''{{lang|la|Patrinarium ex.}}'' &c.
{{sc|Terrine de départ}}. Sorte de vase dont on se sert dans les opérations de Chimie & de Pharmacie. ''Voyez'' {{tr6L|DÉPART}}.
<section end="TERRINE"/>
<section begin="TERRINÉE"/><nowiki/>
TERRINÉE. s. f. Ce qui est contenu dans une terrine. On a donné une grande ''terrinée'' de pois aux pauvres. Cette fille a une grande ''terrinée'' de linge à savonner. Il est populaire.
<section end="TERRINÉE"/>
<section begin="TERRIR"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERRIR. v. n. Prendre terre. Il ne se dit proprement que des tortues qui sortent de la mer en certains temps, font un trou dans le sable sur le rivage, y pondent leurs œufs, puis les recouvrent pour les laisser éclore à la chaleur du soleil. ''{{lang|la|Terram petere.}}'' La saison où les tortues ''terrissent.'' Voyez {{tr6L|TORTUE}}.
{{sc|Terrir}}, en termes de mer, se dit quelquefois pour, prendre terre après un voyage de long cours, & quelquefois même, avoir la vue de la terre. ''{{lang|la|Ad litus appelllere.}}'' Nous ''terrîmes'' à tel endroit.
<section end="TERRIR"/>
<section begin="TERRITOIRE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERRITOIRE. s. m. Espace, étendue de terre qui dépend d’une Seigneurie, d’une Juridiction, d’une Ville, d’un Évêché, ''&c. {{lang|la|Territorium.}}'' Un Juge ne peut prononcer, ni un Officier exploiter, hors de son ''territoire.'' Les Juges des privilégiés, comme Messieurs des Requêtes du Palais, ou de l’Hôtel, n’ont point de ''territoire'' particulier. C’est une maxime que l’Eglise n’a point de ''territoire.'' Elle n’a point de Juridiction sur le temporel, & le Juge Ecclésiastique ne peut faire arrêter un Prêtre, même dans son Prétoire. Cujas dit dans le même sens, que l’Eglise a un Auditoire, mais qu’elle n’a point de Juridiction.
{{sc|Territoire}}, se dit aussi de la permission que donne un Evêque à un autre pour faire quelque fonction épiscopale dans l’étendue de son diocèse. ''{{lang|la|Territorium concessum.}}'' L’Evêque de Beauvais voulant faire le procès dans Rouen à Jeanne la Pucelle, parce qu’elle avoit été prise dans son Diocèse, demanda au Chapitre de Rouen, le Siége vacant, ''territoire'' pour la juger. On dit en ce sens, prêter, donner ''territoire.''
{{sc|Territoire}}, se dit aussi de l’étendue d’une Paroisse. Le ''territoire'' de ce Marquisat est bien étendu. La Cure de Sainte Marine de Paris n’a que trente maisons dans tout son ''territoire.''
''Bas territoire.'' Mots comiques, pour dire, la terre.
{{poem|''En aigle, un jour, dans ce bas'' territoire,
''Jupiter vit un beau jeune garçon.'' {{sc|Bens.}}|m=1em}}
{{StdT|l|☞}} Quelques-uns font venir ce mot ''{{lang|la|à terrendo}},'' parce que le Juge a dans son ''territoire, {{lang|la|jus terrendi}}.'' Il est plus naturel de le faire venir du mot ''{{lang|la|terra}},'' parce qu’en effet le mot ''territoire'' désigne l’universalité des terres qui dépendent d’un certain endroit. Il ne faut point confondre ''territoire'' & ''ressort. Territoire'' désigne uniquement le pays, & ''ressort'' désigne la justice à laquelle ce lieu ressortit. ''Voyez'' {{tr6L|RESSORT}}.
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<section begin="TERROIR"/><nowiki/>
TERROIR. s. m. Terre considérée selon ses qualités par rapport à l’Agriculture. ''{{lang|la|Solum, ager, tellus.}}'' Les plantes, les arbres ne viennent que selon que le ''terroir'' leur est propre. Les saules, les aunes, les peupliers demandent un ''terroir'' humide & {{corr|merécageux|marécageux}} ; la vigne, un ''terroir'' sec, pierreux & de roche ; le blé, un ''terroir'' gras & fertile. Le ''terroir'' des landes ne se cultive pas, parce qu’il est trop ingrat.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Terroir, Terrain, Territoire.}} Ces trois mots si approchans l’un de l’autre, & qui ont une même origine, ont pourtant un usage si différent, qu’on ne peut employer l’un pour l’autre. ''Terroir'' se dit de la terre, en tant qu’elle produit les fruits ; ''territoire,'' en tant qu’il s’agit de Jurisdiction, & ''terrain,'' en tant qu’il s’agit d’Architecture & de fortifications. Le Laboureur parle du ''terroir,'' le Jurisconsulte du ''territoire,'' l’Ingénieur & l’Architecte du ''terrain.'' Cependant par un usage abusif, ''terrain'' & ''terroir'' sont souvent employés comme synonimes.
On dit que le vin a un goût de ''terroir,'' quand il a quelque qualité désagréable, qui lui vient de la nature du ''terroir,'' où la vigne est plantée. ''{{lang|la|Vinum sapit soli naturam.}}''
On le dit aussi au figuré d’une mauvaise habitude qu’on a prise dans le lieu de sa naissance. Les personnes de province ne peuvent se défaire d’une certain vice de ''terroir'' fort opposé à la politesse. {{sc|Bell}}. Le peu d’Arithmétique qu’il savoit étoit une foible semence qui germa bien vite chez lui par la bonne disposition du ''terroir.'' {{sc|Font}}. ''Eloge de {{M.|Roulle}}.''
<section end="TERROIR"/>
<section begin="TERROT"/><nowiki/>
TERROT. s. m. C’est la même chose que terreau ; mais les Jardiniers & les Fleuristes disent ordinairement ''terrot,'' pour dire, de fumier pourri, mêlé avec de la terre légère & du sable passé dans un crible de fer. ''{{lang|la|Stercus putridum vel veterascens.}}'' Le ''terrot'' grand & chaud ne vaut rien à l’anémone. {{sc|Cult. des Fleurs.}} ''Voyez'' {{tr6L|TERREAU}}.
<section end="TERROT"/>
<section begin="TERROTER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERROTER. v. a. Terme de Jardinage. C’est couvrir de terrot ou terreau. On ''terrote'' les asperges de deux ans en deux ans, & on recouvre le terreau de la terre du sentier. {{sc|Pluche}}. Les Jardiniers disent aussi ''terreauder.''
<section end="TERROTER"/>
<section begin="TERRURE"/><nowiki/>
TERRURE. s. f. Action de terrer. ''Voyez'' {{tr6L|TERRER#agriculture|{{sc|Terrer}}}}, terme d’Agriculture. Il ne faut qu’une médiocre quantité de nouvelle terre au pied des vignes basses, & la règle est de mettre toujours un pied de distance entre une hottée & une autre. Une ''terrure'' plus forte pourroit dénaturer les vignes, ôter la finesse au vin, & former sur le pied une épaisseur capable de le priver de ces influences de l’air qui y portent le feu & les sues les plus parfaits. ''Spect. de la Nat. T.{{lié}}{{romm|II}}, {{pg|351}}, 352.''
<section end="TERRURE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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La Tyrannie socialiste/Livre 1/Chapitre 7
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<noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{numérotation|AIG|182}}</noinclude><section begin="AIGUE"/>ces deux pierres. Celle du Béril est d’un vert de mer ; l’''aigue-marine'' d’un vert tirant sur le bleu.
{{StdT|l|☞}} On la distingue en orientale & en commune. L’orientale est dure, & n’a qu’une légère couleur céleste. La commune a les mêmes couleurs ; mais elle est tendre comme du crystal. On en tire des Indes & de Madagascar.
{{sc|Aigues-mortes}}. C’est-à-dire, ''eaux-mortes. {{lang|la|Aquæ mortuæ.}}'' Ville de France dans le bas Languedoc, environ à six lieues de Nimes. Quelques Auteurs croient que c’est un ouvrage de Marius, & les ''{{lang|la|Fossæ Marianæ}}'' des Latins. D’autres prétendent qu’''Aigues-mortes'' n’est pas une ville si ancienne. On l’appelle ''Aigues-mortes'' à cause des eaux croupissantes qu’il y avoit en cet endroit-là. C’étoit autrefois un port, & Nangis raconte que ce fut là qu’en 1269, S. Louis s’embarqua. Aujourd’hui elle est éloignée d’une grande demi-lieue ou près d’une lieue de la mer. Au reste, ceux-là se trompent, qui croient que c’est l’ouvrage de Marius appellé ''{{lang|la|Fossæ Marianæ}}'' ; car les fosses de Marius étoient de l’autre côté du Rhône, dans la province de Vienne, au lieu qu’''Aigues-mortes'' est dans la première Narbonnoise, à droite du Rhône. La longitude d’''Aigues-mortes'' est 21°, 44’, 3". Sa latitude 43°, 33’, o". {{sc|Acad. de Montp.}}
{{sc|Aigue-perse}}. ''{{lang|la|Aqua sparsa}}''. C’est-à-dire, ''eau éparse''. Petite ville d’Auvergne, capitale du duché de Montpensier. Elle est située sur une petite rivière nommée ''Luron''.
{{sc|Aigues-vives}}. ''{{lang|la|Aquæ vivæ}}. Eaux vives''. Bourg de Touraine, & Abbaye de Chanoines réguliers de Saint Augustin & de la Congrégation de Sainte Geneviève.
<section end="AIGUE"/>
<section begin="AIGUER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AIGUER. Vieux v. a. Qui signifioit arroser. ''Aiguer'' un pré.
{{StdT|l|☞}} AIGUÉ, ÉE. part. Arrosé. Rabelais dit vin ''aigué'', pour dire, mêlé d’eau. ''{{lang|la|Vinum aquâ mixtum, dilutum}}''.
<section end="AIGUER"/>
<section begin="AIGUIÈRE"/><nowiki/>
AIGUIÈRE, mieux que ÉGUIÈRE. s f. Vaisseau rond & quelquefois couvert, qui a une anse & un bec, propre à servir de l’eau sur la table : il faut que son corps soit cylindrique ; car s''il est plus enflé en un endroit qu’en un autre, on l’appelle alors ''pot à l’eau'', ''{{lang|la|Aqualis, Urceus aquarius}}''. Les ''aiguières'' d’argent doivent être marquées contre-marquées au corps, couvercle, & collet du pied. A l’égard des deux coquilles, de l’anse, du bec, du suage, ou doucine, du carré de pied, ils sont marqués seulement du poinçon du maître.
{{sc|Aiguière}} ''à deux becs''. C’est celle qui dans son ouverture a deux becs opposés & propres à verser l’eau. ''{{lang|la|Aqualis utrinque rostratus}}''. Le fruit du Geum a la figure d’une ''aiguière'' à deux becs.
<section end="AIGUIÈRE"/>
<section begin="AIGUIÉRÉE"/><nowiki/>
AIGUIÉRÉE. s. f. Ce que contient une aiguière pleine, la quantité d’eau ou d’autre liqueur qui tient dans une aiguière, & qu’il faut pour la remplir. ''{{lang|la|Urceus aquâ plenus.}}''
<section end="AIGUIÉRÉE"/>
<section begin="AIGUILLADE"/><nowiki/>
AIGUILLADE. s. f. C’est une espèce de gaule, longue de neuf à dix pieds, dont se servent les Laboureurs & Voituriers dans quelques provinces, & avec laquelle ils piquent leurs bœufs, pour les faire marcher.
<section end="AIGUILLADE"/>
<section begin="AIGUILLE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} AIGUILLE. s. f. Petite verge d’acier ou d’autre métal, déliée, polie, pointue par un bout, percée d’une ouverture par l’autre bout, pour y passer du fil, de la soie, ''&c''. Servant à coudre, broder, faire de la tapisserie & autres ouvrages. ''{{lang|la|Acus}}''. Broderie faite à l’''aiguille. Aiguille'' à coudre, ''aiguille'' à travailler en tapisserie. Le chas d’une ''aiguille''. C’est le trou de l’''aiguille'', l’endroit où elle est percée pour faire passer le fil, la soie, la laine. La pointe d’une ''aiguille'' la plus déliée vue avec le microscope, ressemble à une cheville rompue par le bout, & ses côtés paroissent raboteux & pleins de cavités. Les Musulmans disent qu’Edris, c’est-à-dire, Enoch, est l’inventeur de l’''{{corr|aiguile|aiguille}}''.
On dit, qu’une fille ne sait pas faire un point d’''aiguille'' ; pour dire, qu’elle est entièrement ignorante, ou fainéante.
{{sc|Aiguille,}} se dit aussi de plusieurs instrumens pointus. Une ''aiguille'' de tête, est celle qui sert à coiffer les femmes. ''{{lang|la|Acus, discerniculum}}''. ''Aiguille'' à tricoter des bas. ''Aiguille'' d’Emballeur. ''Aiguille'' d’Oculiste, pour ôter les cataractes des yeux. ''Aiguille'' de Graveur, avec laquelle il dessine sur le vernis. Une ''aiguille'' d’Orfévre, pour enfiler des perles. Le fleau d’une balance a aussi une ''aiguille'' au milieu, qui marque la moindre inclination de la balance, & sert à faire remarquer la différente pésanteur des choses qui sont dans les deux bassins de la balance.
{{sc|Aiguille}} ''à sétons''. ''Voyez'' {{Tr6L|SÉTON}}.
{{sc|Aiguille}} ''à mèche''. Terme de Chandelier. On appelle ainsi dans la fabrique des chandelles moulées, une ''aiguille'' de fil de fer, longue d’un pied, qui a un petit crochet à un bout, & une espèce d’anneau à l’autre. Cette ''aiguille'' sert à passer la mèche dans le moule, en la tirant vers le haut par l’ouverture d’enbas.
{{sc|Aiguille}} ''à enfiler.'' Les Chandeliers se servent de cette seconde ''aiguille'' pour enfiler avec des pennes les chandelles, & les mettre par livre. Cette ''aiguille'' n’est autre chose qu’une véritable ''aiguille'' de rembourrage, longue environ d’un pied. Les pennes dont on se sert à cet ouvrage, sont les bouts de fils qui restent de la chaîne des toiles, après que les Tisserans ont levé leur ouvrage de dessus leurs métiers.
{{sc|Aiguille}} ''à relier.'' C’est une longue ''aiguille'' d’acier recourbée vers la pointe, qui a plus ou moins de longueur, suivant le format des livres. Elle sert aux Plieuses, & Couseuses, qui travaillent chez les Relieurs, à porter d’une nervure à l’autre, le fil qui traverse le milieu de chaque cahier, & qui l’arrête aux ficelles qui sont perpendiculairement placées sur le cousoir.
{{sc|Aiguilles}} ''à Selliers''. Ce sont des ''aiguilles'' à quatre angles, avec lesquelles les Selliers cousent leurs ouvrages. On les appelle aussi ''Carrelets'', à cause de leur forme triangulaire. Les ''aiguilles'' à Selliers sont grosses, moyennes ou fines.
{{sc|Aiguilles}} ''à empointer.'' Ce sont des espèces de carrelets beaucoup plus longs & plus forts que ceux des Selliers, dont les Marchands Drapiers, Merciers & Manufacturiers se servent pour arrêter avec de la menue ficelle, ou du gros fil, les plis des pièces d’étoffes ; ce qui s’appelle les ''empointer''.
{{sc|Aiguille}} ''à tête'', ou ''à cheveux''. C’est un morceau d’acier, de fer, ou de laiton poli, menu & long d’environ quatre pouces, ayant d’un côté une tête plate, trouée en longueur, & de l’autre une pointe peu piquante, qui sert aux femmes à séparer & passer leurs cheveux lorsqu’elles se coiffent.
{{sc|Aiguille}} ''à réseau''. Terme de Perruquier. On appelle ainsi un certain petit morceau d’acier ou de fer fendu par les deux bouts, dont on se sert à faire ces sortes de réseaux, sur lesquels les Perruquiers cousent les tresses de cheveux, dont ils forment les perruques.
{{sc|Aiguille}} ''à emballer.'' Grosse ''aiguille'' de fer ou d’acier, longue de cinq à six pouces, ronde du côté de la tête, triangulaire & tranchante du côté de la pointe, qui est fort évidée.
{{sc|Aiguille aimantée,}} en termes de Marine, est une petite verge de fer posée au milieu de la boussole, sur une pointe de cuivre sur laquelle elle se meut. Lorsqu’elle est frotée d’aimant, on la voit tourner une de ses extrémités vers le pole boréal de la terre, & l’autre extrémité vers le pole méridional. ''{{lang|la|Acus Magnetica, Magnete perfricta}}''. Nous dirons au mot ''aimant'', que tout le jeu de l’aimant & des corps aimantés, vient des corpuscules magnétiques qui sont dans leurs pores. Ces corpuscules se tournent d’un côté vers le pole boréal de la terre ; & de l’autre, vers le pole méridional. Ils doivent donc tourner leurs aimans avec eux, & communiquer à leur axe une direction constante vers les deux poles de la terre, ''Voyez'' {{Tr6L|AIMANT, AIMAN ou AYMAN|{{sc|Aimant}}}}.
{{StdT|l|☞}} De-là l’''aiguille aimantée'' sous l’équateur, se trouve parallèle à l’horizon, parce que l’axe des corpuscules magnétiques conserve la même direction que l’axe de la terre. Par la même raison l’''aiguille aimantée'' doit être sous les poles, perpendiculaire à l’horizon, parce que le mouvement de la matière magnétique se fait là d’une manière perpendiculaire à la superficie de la terre. Mais dans les autres endroits de la superficie de la terre, l’''aiguille'' est diversement inclinée selon la ligne que décrit la matière magnétique. Dans les pays septentrionaux,<section end="AIGUILLE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Revue des Romans/Prosper Mérimée
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Benoit Soubeyran
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<noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{numérotation|AIG||183}}</noinclude><section begin="AIGUILLE"/>l’extrémité qui regarde le pole méridional ; & dans les pays méridionaux, l’extrémité qui regarde le pole boréal, doit s’incliner vers l’horizon : aussi tout cela arrive-t-il dans la pratique.
{{StdT|l|☞}} Il faut pourtant remarquer que l’''aiguille aimantée'' ne tourne pas exactement ses deux extrémités vers les deux poles de la terre, mais qu’elle décline tantôt vers l’orient, & tantôt vers l’occident. Pour expliquer ce phénomène, les Physiciens supposent avec raison qu’il y a dans le sein de la terre des mines d’aimant & de fer, dont les atmosphères s’étendent fort loin, & dont les corpuscules magnétiques sont portés vers l’''aiguille aimantée''. Si ces corpuscules viennent des régions occidentales, l’''aiguille'' doit décliner vers l’occident. S’ils viennent de quelque mine située dans les pays orientaux, elle doit décliner vers l’orient.
Dans l’Abrégé de la Vie de ''Brunetto Latini'', il y a une notice de son ouvrage qui est appelé ''Trésor''. On lit dans ce Trésor un passage qui prouve que la boussole, ou l’''aiguille'' aimantée étoit en usage quarante ans avant l’an 1300, où l’on fixe communément l’époque de la boussole. Le Cap des ''Aiguilles'' vers le Cap de Bonne-Espérance est ainsi nommé, à cause que l’''aiguille'' n’y décline point.
{{sc|Aiguille}}, est aussi en termes de Marine, la partie de l’éperon qui est comprise entre les portes-vergues & la gorgère, ou la partie qui fait une grande saillie en mer. On appelle ''aiguilles de ventre'', ou de ''trevier'', celles qui servent à coudre les voiles. Il y en a de trois sortes, de ''coutures'', d’''œillets'', & de ''ralingues. Aiguilles'' de Bordeaux, sont de petits vaisseaux à pêcher les maigres, poissons de mer.
{{sc|Aiguille,}} se dit aussi d’une étaie, ou arc-boutant fait d’une longue pièce de bois, dont les Charpentiers se servent pour appuyer le mât, quand on carène le vaisseau, & qu’on le met sur le côté pour le radouber.
On appelle aussi ''aiguilles'', plusieurs pièces de bois posées à plomb, qui servent à fermer les pertuis des rivières pour arrêter l’eau, & qu’on lève quand les bateaux se présentent au passage.
{{StdT|l|☞}} AIGUILLE. Terme de rivière. Petit bateau de Pêcheurs dont on se sert sur les rivières de Garonne & de Dordogne.
{{sc|Aiguille}}, ''en Gnomonique'', est une verge de fer qui montre l’heure sur les horloges & sur les cadrans. ''{{lang|la|Gnomon}}''. On l’appelle ordinairement {{Tr6L|STYLE|''style''}} en Gnomonique. ''Voy''. ce mot.
En termes d’Architecture on appelle ''Aiguille'' une pyramide de pierre ou de charpente, tels que sont les clochers des Eglises, lorsqu’ils sont extrêmement pointus. On les appelle autrement ''flèches''. L’''aiguille'' de la Sainte Chapelle de Paris. On le dit aussi d’un obélisque. L’''aiguille'' de S. Pierre de Rome. ''{{lang|la|Obeliscus, pyrameis.}}''
{{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguille}} ''en Botanique.'' On se sert de ce terme pour donner l’idée, soit d’un pistil, soit d’une semence, soit de toute autre partie des plantes, longue, menue, & qui se termine en pointe. On dit une semence en ''aiguille'', ''{{lang|la|semen acuminatum}}'', ou ''{{lang|la|rostratum}}'', en bec d’oiseau, si elle est un peu recourbée.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguilles}} ''d’essai'' ou ''touchaux''. Terme de Chimie. On appelle ainsi un alliage d’or ou d’argent sous des proportions différentes.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguille}}, ''en Conchyliogie''. C’est le nom d’une des espèces de coquillage de mer. ''{{lang|la|Acus concha}}''. Gersaint écrit ''éguille''.
{{sc|Aiguille}} ''à Berger'', ou ''Aiguille de Berger.'' Terme de Botanique. ''{{lang|la|Scandix, icis}}''. s. m. ou ''{{lang|la|Pecten Veneris}}''. Plante annuelle & ombellifére, dont les tiges sont rondes, hautes d’un pied, assez branchues, garnies de feuilles plus menues que celles du cerfeuil. Elle porte des ombelles de fleurs à cinq pétales inégales, & disposées comme les fleurs de lis des armes de France ; chaque calice qui soutenoit une fleur, devient un fruit composé de deux semences, qui avec leurs enveloppes, représentent assez bien une ''aiguille'' à coudre, longue de deux pouces environ sur une demi-ligne de largeur. Son odeur n’est pas agréable ; elle croît communément dans les champs. Il y en a une autre espèce qui vient en Provence, en Languedoc, & en Italie, plus petite dans toutes ses parties que la précédente, & dont l’odeur est aussi douce que celle du cerfeuil & de l’anis.
{{sc|Aiguille}}, se dit proverbialement en ces phrases : de fil en ''aiguille'' ; pour dire, d’un propos à l’autre, d’une chose à une autre.
Conter une chose de fil en ''aiguille'', c’est raconter tout par ordre, ne rien omettre, en rapporter toutes les circonstances. Faire un procès sur la pointe d’une ''aiguille'' ; pour dire, contester sans sujet, ou pour une affaire de peu d’importance. On dit de celui qui fait plusieurs petits emprunts d’outils, qu’il lui faut fournir de fil & d’''aiguille''. {{StdT|l|☞}} On dit d’une chose qu’on cherche, mais qui est difficile à trouver à cause de sa petitesse, que c’est chercher une ''aiguille '' dans une botte de foin. La perte de cette Officier a paru ici comme une ''aiguille'' dans une botte de foin. M{{e}} {{sc|de Sev}}. On a fait une devise d’une ''aiguille'' à broder, ''{{lang|la|Pungit ut ornet,}}'' elle pique pour orner.
{{sc|Aiguille,}} est un nom qu’on a donné à quelques lieux. ''Aiguille'' est une île de la mer Ethiopique. Ce nom vient de son nom portugais {{lang|pt|Agulha}}.
Le Cap des ''Aiguilles'', {{lang|la|''Acuum promontorium''}}, est sur la côte des Cafres, en Afrique.
Montagne de l’{{sc|Aiguille}}. Montagne de Dauphiné en France, appelée autrement montagne inaccessible. ''{{lang|la|Mons acus, Mons inaccessus''}}. Sa situation est renversée, & elle est comme plantée sur son sommet car elle n’a par le bas que 200 pas de circuit, & elle en a 1000 par en haut ; de là vient son nom d’''inaccessible''. Quand {{roi|Charles|VIII}} alla en Italie en 1492, il envoya des gens qui furent assez hardis & assez adroits pour monter jusqu’au haut de cette montagne. Ils n’y trouverent que des chamois. On n’y vit point d’arbres, mais seulement un pré. Il pouvoit y avoir demi-lieue à monter par le chemin qu’on prit. Il y a sur la plate-forme de cette montagne une élévation pointue qui lui fait donner le nom de ''Montagne de l’Aiguille''. {{sc|Acad. des S. 1700}}, ''Hist. p. 3.''
<section end="AIGUILLE"/>
<section begin="AIGUILLÉ"/><nowiki/>
AIGUILLÉ, ÉE. adj. Composé de parties semblables à des aiguilles. {{lang|la|''Obeloides''.}} Les sels alkalis dont on se sert pour absorber les sels acides du soufre commun, réduisent l’argent en masse brune & ''aiguillée'', approchante de l’antimoine. {{sc|Homberg}}, ''Acad. des S. 1700. Mem. p. 41.''
<section end="AIGUILLÉ"/>
<section begin="AIGUILLÉE"/><nowiki/>
AIGUILLÉE. s. f. Certaine longueur de fil, de soie, de laine, qu’on passe dans une aiguille, proportionnée à l’étendue du bras qui la tire. ''{{lang|la|Acia}}''.
<section end="AIGUILLÉE"/>
<section begin="AIGUILLER"/><nowiki/>
AIGUILLER. v. a. Terme d’Oculiste. C’est ôter la cataracte de l’œil. Les Oculistes sont adroits à ''aiguiller''. Cette expression vient de ce qu’ils se servent d’une aiguille pour cette opération. Il n’est pas en usage.
{{StdT|l|☞}} AIGUILLER ''la soie''. Terme de manufacture de soierie. C’est la nettoyer avec des aiguilles ou instrumens semblables, quand elle est sur le dévidoir, ou qu’on l’en a retirée pour la dépouiller des parties étrangères qui n’ont pas été emportées dans les autres préparations. Il est défendu d’''aiguiller'' la soie, parce que cela l’éraille & la détord.
<section end="AIGUILLER"/>
<section begin="AIGUILLETTE"/><nowiki/>
AIGUILLETTE. s. f. Cordon ou tissu ferré par les deux bouts, qui sert à attacher quelque chose a une autre. ''{{lang|la|Ligula}}''. On attachoit le haut des chausses avec une ''aiguillette''. Un ferret d’''aiguillette''. On fait aussi des ''aiguillettes'' de cuir de mouton, coupé en bandelettes ferrées par les deux bouts.
On appelle aussi ''aiguillettes'', des touffes de rubans ou de cordons ferrés, qui ne servent quelquefois que d’ornement.
Nouer l’''aiguillette'', se dit d’un prétendu maléfice que le peuple croit empêcher la consommation du mariage. ''{{lang|la|Foscinare conjuges}}''.
On dit au Manége, nouer l’''aiguillette'', quand un cheval sauteur s’épare, & rue entièrement du train de derrière, alongeant les jambes également de toute leur étendue. ''{{lang|la|Extensis pedibus calcitrare}}''.
On dit populairement & bassement, lâcher l’''aiguillette'' ; pour dire, satisfaire aux nécessités naturelles ; ''{{lang|la|Ligulas solvere}}''. On dit proverbialement, qu’on<section end="AIGUILLETTE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{Numérotation|AIG — AIL|184|}}</noinclude><section begin="AIGUILLETTE"/>ne doit point servir un maître qui serre ses vieilles ''aiguillettes'' ; c’est-à-dire, qui est trop bon ménager. Courir l’''aiguillette'', se dit d’une femme qui va se prostituer çà & là. Ce qui vient de ce qu’autrefois à Toulouse les femmes débauchées étoient obligées de porter une ''aiguillette'' sur l’épaule, pour marque d’infamie ; ce que Pasquier dit avoir vu encore pratiquer de son temps. C’étoit en exécution de l’Ordonnance de S. Louis. Boyer le dit aussi, sur la Coutume de Bourges. ''{{lang|la|Vitam meretriciam agere, scortari}}''.
{{StdT|l|☞}} Ce mot se dit au figuré des morceaux de la peau ou de la chair arrachés ou coupés en long. Les Barbares lui arracherent la peau du dos par ''aiguillettes''. On lève les ''aiguillettes'' d’un oiseau de rivière, on le coupe par ''aiguillettes''.
<section end="AIGUILLETTE"/>
<section begin="AIGUILLETTER"/><nowiki/>
AIGUILLETTER. v. a. Attacher son haut de chausses avec une ou plusieurs aiguillettes. ''{{lang|la|Vestem ligulis astringere}}''. Ce mot, ainsi que la mode de porter des ''aiguillettes'', n’est plus en usage.
AIGUILLETTÉE, ÉE. part. ''{{lang|la|Astrictus ligulis}}''. Autrefois on étoit toujours ''aiguilletté'' ; pour dire, qu’on avoit le haut de chausses attaché au pourpoint avec plusieurs aiguillettes. Un amant ''aiguilletté'' sera pour elle un ragoût merveilleux. {{sc|Mol}}.
On dit au figuré d’un homme qui a l’air contraint & guindé, que c’est un homme ''aiguilletté''.
<section end="AIGUILLETTER"/>
<section begin="AIGUILLETTIER"/><nowiki/>
AIGUILLETTIER. s. m. Ouvrier qui ferre les aiguillettes & les lacets. ''{{lang|la|Ligularum artifex}}''.
<section end="AIGUILLETTIER"/>
<section begin="AIGUILLIER"/><nowiki/>
AIGUILLIER. s. m. Ouvrier qui fait des aiguilles. ''{{lang|la|Acuum artifex}}''.
{{sc|Aiguillier}}, se dit aussi du petit étui où l’on met des aiguilles. ''{{lang|la|Theca acuum}}''. Mon ''aiguillier'' est fort joli. On trouve ''{{lang|la|acuarium}}'' dans la basse latinité.
<section end="AIGUILLIER"/>
<section begin="AIGUILLON"/><nowiki/>
AIGUILLON. s. m. Ce qui est piquant en matière d’aiguille. ''{{lang|la|Aculeus}}''. Les hérissons sont couverts de pointes & d’''aiguillons''. Les abeilles ont un ''aiguillon'', dont la figure se voit dans la Micrographie de M. Hook, & dans le Journal des Savans, ''1666, p. 497''.
{{StdT|l|☞}} On a aussi donné le nom d’''aiguillon'' (''Hist. nat.'') aux parties osseuses & pointues qui sont dans les nageoires, & sur d’autres parties du corps de la plûpart des poissons.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguillon}}.''{{lang|la|Aculeus}}'' en Botanique, c’est, suivant Linnæus, une pointe fragile, qui est si peu adhérente à la plante, qu’on peut la détacher aisément, sans rien déchirer. Cette circonstance la distingue de l’épine : mais communément ce mot se dit des pointes qu’on trouve autour des feuilles, ou sur les feuilles, comme sont celles des feuilles de choux.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguillon}}. (''Manége'') Voyez {{Tr6L|VALET}}.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguillons}}. Terme de chasse. Ce sont les fientes & les fumées des bêtes fauves qui ont une pointe au bout. Ces fumées ont des ''aiguillons'' ; c’est une bête fauve qui a passé.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguillon}}, se dit encore d’une pointe de fer attachée au bout d’un grand bâton, dont on se sert pour piquer les bœufs, & pour les faire marcher. ''{{lang|la|Stimulus}}''. Piquer de l’''aiguillon'', donner de l’''aiguillon''. Les bouviers chassent leurs bœufs avec un ''aiguillon''.
{{sc|Aiguillon}}, se dit figurément en Morale de ce qui excite à quelque chose. ''{{lang|la|Incitamentum, irritamentum, stimulus}}''. L’''aiguillon'' de l’amour, c’est la difficulté. {{sc|Malh}}. Nos passions ont plus besoin de bride que d’''aiguillon''. La louange des belles actions sert d’''aiguillon'' à la vertu. {{sc|Ablanc}}. La colère servoit d’''aiguillon'' à son ardeur naturelle. {{sc|Vaug}}. La récompense est un puissant ''aiguillon'' pour nous porter avec courage aux travaux & aux dangers. Aristote disoit de Calistène, qu’il avoit besoin d’''aiguillon'' pour être excité, & Théophraste d’un frein pour le retenir.
AIGUILLON. Ville de France. ''{{lang|la|Aguillionum}}''. Elle est dans l’Agenois, qui est une contrée de la Guyenne, au confluent du Lot & de la Garonne, entre Agen & Nérac. ''Aiguillon'' a titre de Duché.
<section end="AIGUILLON"/>
<section begin="AIGUILLONNER"/><nowiki/>
AIGUILLONNER. v. a. Donner de l’aiguillon, piquer de l’aiguillon. Terme de Laboureur. ''{{lang|la|Stimulare ; aculeum admovere}}. Aiguillonnez'' ce bœuf. Il se dit rarement au propre.
{{sc|Aiguillonner}}, au figuré, signifie pousser quelqu’un à faire, ou à entreprendre quelque chose, l’exciter par de fortes raisons, par de puissans motifs. {{StdT|l|☞}} Les grands Vocabulistes disent, ''presser quelqu’un à faire quelque chose''. Locution vicieuse. On presse quelqu’un de faire une chose, de parler, de partir : mais on n’a jamais dit, presser quelqu’un à parler, à partir, à faire. ''{{lang|la|Stimulare, excitare, acuere}}''. L’exemple de nos aïeux nous ''aiguillonne'' à la vertu. Il y a de bons Auteurs qui prétendent que, quoique le terme d’''aiguillon'' soit du bel usage, il n’en est pas tout-à-fait de même de celui d’''aiguillonner'', qui, selon eux, ne s’emploie jamais bien noblement, & qu’en sa place il faut dire, ''Provoquer, exciter, enflammer'', &c.
{{StdT|l|☞}} AIGUILLONNÉ, ÉE. adj. Terme de chasse qui se dit des fumées qui portent un aiguillon quand elles sont en nœuds ; ce qui marque ordinairement que les cerfs ont eu quelque ennui.
<section end="AIGUILLONNER"/>
<section begin="AIGUISEMENT"/><nowiki/>
AIGUISEMENT. s. m. Action d’aiguiser. ''{{lang|la|Exacutio}}''. Il a tant coûté pour l’''aiguisement'' de ces couteaux. On ne le dit guère.
<section end="AIGUISEMENT"/>
<section begin="AIGUISER"/><nowiki/>
AIGUISER. v. a. Rendre aigu, plus pointu, plus tranchant. ''{{lang|la|Acuere, exacuere}}''. Les faucheurs ''aiguisent'' leurs faux avec des queues, ou des dalles. Les tailleurs de pierres ''aiguisent'' leurs marteaux & leurs ciseaux sur des pavés. On porte les couteaux & les rasoirs chez les émouleurs pour les ''aiguiser'', & les passer sur la meule, sur la pierre.
{{sc|Aiguiser}}, se dit figurément de l’esprit & de quelques passions. Les Conférences académiques ''aiguisent'' l’esprit, le rendent plus subtil. Un ragoût ''aiguise'' l’appétit, l’augmente, le renouvelle, le rend plus vif.
On dit proverbialement, & familièrement, ''Aiguiser'' ses couteaux ; pour dire, se préparer au combat. ''Aiguiser'' ses dents ; pour dire, se préparer à bien manger. ''{{lang|la|accingere se}}''.
AIGUISÉ, ÉE. part. ''{{lang|la|Exacutus}}''.
{{sc|Aiguisé}}, en termes de Blason, se dit des pièces qui ont les bouts aigus & terminés en pointe. ''{{lang|la|In mucronem, acumen, cuspidem desinens}}''. Comme une croix ''aiguisée'', une fasce ''aiguisée'', des pals ''aiguisés''. Quand ils ne sont pointus que par le bout d’en bas, on les appelle ''fichés''.
<section end="AIGUISER"/>
<section begin="AIGÛMENT"/><nowiki/>
AIGÛMENT. adv. Nicot écrit ''aguëment'', comme on le prononçoit autrefois ; ce qui revient mieux à l’adverbe latin ''{{lang|la|acutè}}'', finement, ingénieusement, subtilement. Cependant il l’explique par ''{{lang|la|acriter}}'', qui signifie ''rudement, durement'' ; explication convenable à l’exemple qui suit, où il s’agit des Philosophes, qui bien loin de s’étudier à orner leurs discours de fleurs de Rhétorique, affectent de se servir des expressions simples.
Il y a des Philosophes, qui, à l’exemple de Chrysippe, affectent de parler ''aigûment'' & séchement, la frugalité leur plaisant en toutes choses, & en paroles autant qu’au reste de la vie. {{sc|Le Vayer}}. ''to. 13, p. 351. Aigûment'' n’est point usité.
<section end="AIGÛMENT"/>
{{c3|{{sp|AII}}.}}
<section begin="AIIS DANGILLON"/><nowiki/>
AIIS DANGILLON. ''{{lang|la|Aiatia}}''. Petite ville de Berry. Ce nom est pluriel. Les ''Aiis Dangillon''. Il y a une Collégiale aux ''aiis'' ; car ordinairement on dit simplement les ''aiis'', & il faut prononcer les ''ais''. Ce mot s’est formé du Latin ''{{lang|la|Aiatia}}'', & le second de ''Dam'', ou ''Dom Gillon'', qui en a été autrefois Seigneur.
<section end="AIIS DANGILLON"/>
{{c3|{{sp|AIL}}.}}
<section begin="AIL"/><nowiki/>
AIL. s. m. au pluriel ''aulx''. Plante assez connue, & dont il y a diverses sortes. ''{{lang|la|Allium}}''. Le cultivé, qui est celui des jardins, a une tige assez longue, toute unie, & creuse : ses fleurs sont à six feuilles, & naissent en gros bouquets sphériques. Son fruit est divisé en trois loges, remplies de quelques semences presque rondes ; ses feuilles ne sont point fistuleuses comme celles de l’oignon. Sa racine est bulbeuse, ou à oignon, composée de quelques tuniques, qui enveloppent plusieurs tubercules charnus, d’un goût âcre, & d’une odeur forte. L’''ail'' est fort chaud, & caustique ; non-seulement il excite des vessies, mais il ronge, étant appliqué en dehors : il ne fait pas le même effet dans l’estomac,<section end="AIL"/><noinclude>{{d|quand}}
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{Numérotation|AIL||185}}</noinclude><section begin="AIL"/>quand on en mange, soit à cause du levain, & des autres alimens qui y sont contenus ; soit parce que la tissure en est différente. On s’en sert dans la peste, dans la colique venteuse & dans plusieurs autres maladies. On l’appelle pour cette raison, ''la Thériaque des paysans''. Son usage est désagréable, à cause de sa puanteur. Outre les ''aulx'' domestiques, il y en a de sauvages. Il y en a un dont les feuilles sont plus larges, semblables à celles du poireau. D’autres ont leurs feuilles menues & très-étroites, & les têtes très-petites, en comparaison du domestique ; elles sont garnies de fleurs, ou blanches, ou purpurines, ou rayées, ou jaunes. Il y en a une espèce commune en France qui vient dans les bois & fleurit au printemps. Cette espèce ne donne qu’une ou deux feuilles aussi larges que celles du muguet ; d’entre ces deux feuilles s’élève une tige haute d’un pied au plus, qui porte à son extrémité une tête garnie de fleurs blanches. On la nomme ''ail d’ours'', ''{{lang|la|Allium ursinum}}''. Les anciens Botanistes avoient donné le nom de ''Moly'' à une partie de ces ''aulx'' sauvages, & ils appelaient ''{{lang|la|Scorodoprasum}}'', les espèces qui portoient des feuilles de poireau.
{{sc|Ail}} ''de chien''. ''Voyez'' {{Tr6L|MUSCARI}}. Ses fleurs sont de couleur de pourpre. Il y a aussi un ''ail poireau'', qui est gros comme un poireau, & qui participe aux qualités de l’un & de l’autre : en Grec {{lang|grc|σκοροδπρασον}}. On ne peut souffrir l’haleine de ceux qui ont mangé de l’''ail''. En 1368 Alphonse, Roi de Castille, fit un Ordre de Chevalerie, qu’il appela l’''Ordre de la Bande'' ; il leur défendit par ses Statuts de manger des ''aulx'', ni des oignons, & ordonna que les contrevenans s’abstiendroient pendant un mois de pratiquer la Cour, ni les autres Chevaliers. {{sc|Matth}}. ''Vie de {{roi|Louis|XI}}''. Liv. 6. en ses annot. marg. {{sc|De Roch}}. Les ''aulx'' & les oignons sont les viandes ordinaires des Espagnols & des Gascons ; la dixme de l’''ail'' rend plus de 1000 écus de rente à l’Archevêché d’Alby. La pointe d’une épée qui a touché de l’''ail'' fait une plaie où la gangrène se met d’abord, si l’on n’y remédie. L’''ail'' se sème de gousse, ou autrement de caïeux, à la fin de Février, & se met trois à quatre pouces avant dans la terre, & à trois à quatre pouces de distance. On les tire de terre vers la fin de Juillet, & on les met sécher, pour les garder ensuite d’une année à l’autre dans un lieu qui ne soit pas humide. L’''ail'' mangé à jeun est la Thériaque des Paysans. Il est vrai qu’il cause la soif, la chaleur par tout le corps, & des maux de tête quand on en use souvent ; mais on peut corriger ces accidens en mangeant de l’ache, ou du persil incontinent après. L’''ail'' appliqué en forme de cataplasme sur une morsure de serpent, ou de chien enragé, est, dit-on, un souverain remède. Pour empêcher que les oiseaux ne nuisent aux fruits nouveaux des arbres, il faut pendre aux branches quelque quantité d’''ails''. {{sc|Id}}. En latin ''{{lang|la|allium}}'', qui vient du grec {{lang|grc|ἄγλιθες}}, qui signifie la tête de l’''ail''. Vespasien dit à un jeune homme, qui lui demandoit un gouvernement : j’aimerois mieux que tu sentisses l’''ail'', que le parfum. {{sc|Ablanc}}. Il étoit défendu à ceux qui avoient mangé de l’''ail'', d’entrer dans le temple de la mere des Dieux. {{sc|Bayl}}.
Cette plante n’a été appelée ''{{lang|la|allium}}'' en latin, selon saint Isidore, ''Orig. lib. 3, cap. 10'', qu’à cause de la forte odeur qu’elle répand, ''{{lang|la|allium dictum quòd oleat}}''.
<section end="AIL"/>
<section begin="AILA ou AILATH"/><nowiki/>
AILA, ou AILATH, ou ÆLATH, ÉLATH. Ancienne ville de l’Idumée. ''{{lang|la|Aila, Ailath, Ælath}}''. Elle étoit placée sur le bord de la mer rouge, près d’Asiongaber. Elle fut le siége d’un Roi des Iduméens. Saint Jérôme dit que de son temps elle s’appeloit Legio X{{e|a}}, parce que les Romains y avoient fait une colonie de la dixième légion. On prétend que c’est la même que Joséphe appelle ''Elana''.
<section end="AILA ou AILATH"/>
<section begin="AILBERT"/><nowiki/>
AILBERT. s. m. Nom d’homme, qui s’est fait d’Agilbert. ''{{lang|la|Agilbertus}}''. S. ''Ailbert'', ou Agilbert, étoit Evêque de Paris. {{sc|Baillet}}.
<section end="AILBERT"/>
<section begin="AILE"/><nowiki/>
AILE. s. f. La partie de l’oiseau qui l’élève ou qui le soutient en l’air, quand elle est étendue. {{StdT|l|☞}} Parties du corps des oiseaux, qui sont les instrumens du vol, & qui sont façonnées pour cet effet avec beaucoup d’art, & placées à l’endroit le plus propre pour tenir le corps dans un exact équilibre. ''{{lang|la|Ala}}''. L’aigle est un oiseau qui vole à tire d’''aile''. Les Faucons se tiennent long-temps sur ''aile'', ils ont l’''aile'' vîte, tranchante, l’''aile'' forte, l’''aile'' entière. On dit aussi ; faire voir en ''aile'' l’oiseau, le mettre en ''aile'' : voler de belles ''ailes''. Les poussins sont encore sous l’''aile'' de la mere.
{{sc|Aile}}, se dit aussi d’une chauve-souris, d’une mouche, d’un papillon, d’un serpent, d’un dragon, & généralement de tout ce qui sert à quelques insectes à voler. La chauve-souris n’a point de plumes à ses ''ailes''. Les ''ailes'' d’un papillon, d’un moucheron, ''&c''.
{{sc|Aile}}, se dit aussi de cette partie charnue qui s’étend de l’estomac à la cuisse dans les oiseau qu’on mange. Une ''aile'' de chapon, de perdrix. Il y en a qui préfèrent la cuisse à l’''aile''.
{{sc|Aile}}, se dit figurément en choses morales & spirituelles, & signifie, protection, garde. C’est une fille d’honneur qui a toujours été élevée sous l’''aile'' de la mere. Et sur-tout en poësie : Cache-la sous ton ''aile'' au jour épouvantable, dit Desportes en parlant à Dieu en faveur de l’ame pécheresse. Malherbe a dit aussi,
<poem class="verse">
''Et son ame étendant ses'' ailes,
''Fut toute prête à s’envoler.''</poem>
On dit aussi familièrement, la peur lui a mis des ''ailes'' aux talons ; pour dire, l’a fait fuir en diligence. Si la peur vous donne des ''ailes'' pour vous sauver, l’espérance lui en donnera de plus fortes pour vous atteindre. {{sc|Vaug}}. {{StdT|l|☞}} On peint ordinairement Mercure avec des ''ailes'' aux talons. Les anciens payens donnoient des ''ailes'' à la victoire, à la renommée, au cheval pégase, à l’amour. Les Peintres & les Poëtes en donnent aux vents, au temps, aux heures. On dit poëtiquement sur les ''ailes'' du temps, sur les ''ailes'' des vents, des zéphirs.
On donne aussi figurément des ''ailes'' aux Chérubins, & aux Anges. Les Chérubins devant Dieu se couvrent la face de leurs ''ailes'' : ils couvroient l’arche de leurs ''ailes''.
{{sc|Aile}}, en termes d’Anatomie, se dit par analogie, de plusieurs parties du corps. Les lobes du foie s’appellent souvent ''ailes'', ou ''ailerons''. On appelle ''ailes'' ou ''ailerons'', les chaires molles & spongieuses qui sortent de la partie naturelle des femmes, que les Anatomistes appellent ''nymphes'', ou ''dames des eaux'', parce qu’elles servent à conduire l’urine dehors. On appelle aussi ''ailes'', ou ''ailerons'', les deux cartillages qui sont aux côtés du nez, & qui forment les narines. On appelle encore ''ailes'' ou ''ailerons'', le haut des oreilles, les cartilages qui forment la partie supérieure des oreilles.
{{sc|Aile}}, en termes de Blason, quand elle est seule, s’appelle un ''demi-vol'' ; & lorsqu’il y en a deux, elle s’appelle un ''vol'' : ce qui se dit de quelque oiseau que ce soit.
On appelle au Manége ''ailes'', ces pièces de bois qu’on met aux côtés de la lance pour la charger vers la poignée.
{{sc|Aile}}, en termes de Botanique, c’est l’angle que les feuilles d’une plante, ou la queue des feuilles forment avec la tige, ou avec une branche de la plante. Cet angle est ordinairement aigu, & tourne toujours en haut. Il s’appelle ainsi par ressemblance à l’angle que forment les ''ailes'' d’un oiseau avec son corps, ou plutôt à l’angle que forme le bras de l’homme avec le tronc du corps, & qui s’appelle aussi ''aile''. Quelquefois on appelle aussi de ce nom les branches mêmes, ou les feuilles qui poussent à côté l’une de l’autre sur les tiges des arbres ou des plantes, & qui forment avec la tige l’angle dont on vient de parler. Le mot d’aisselle convient mieux ici
{{StdT|l|☞}} {{sc|Aile}}, se dit encore en Botanique. 1.{{o}} Des deux pétales latérales des fleurs légumineuses, situées entre le pavillon & la nacelle. 2.{{o}} De l’expansion membraneuse qui accompagne certaines semences. Le bignonia, l’Erable, ''&c''. ont leurs semences ''ailées. {{lang|la|Semina alata}}''. 3.{{o}} De ces feuillets membraneux qui accompagnent les tiges suivant leur longueur. Alors on dit que les tiges sont ''ailées'' : ''{{lang|la|Caulis alatus}}''.<section end="AILE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{Numérotation|AIL|186}}</noinclude><section begin="AILE"/><nowiki />
{{sc|Ailes}}, en termes de Jardinage, sont des branches d’arbres ou d’autres plantes, qui poussent à côté l’une de l’autre. Ces branches font des ''ailes''. {{sc|Liger}}. Ce terme se dit en particulier des artichaux ; & ces ''ailes'' sont les pommes qui accompagnent le principal montant sur la même tige, & ne sont pas si grosses que la principale pomme. {{sc|La Quint. Liger}}. Il ne reste plus que des ''ailes'' sur nos pieds d’artichaux. {{sc|Lig}}. On donne ce nom à ces sortes de productions, à cause qu’étant placées vis-à-vis l’une de l’autre, & s’étendant des deux côtés opposés, elles font comme des ''ailes''. {{sc|Id}}.
{{sc|Aile}}, se dit aussi d’un moulin à vent. Ce sont quatre {{corr|grand|grands}} chassis couverts de toile & garnis d’échelons, qui traversent l’aissieu en dehors ; & reçoivent le vent pour faire tourner le moulin. Les Meûniers les appellent autrement ''volans''.
Les ouvriers nomment aussi les ''ailes'' d’une fiche, ou couplet, ces deux petits morceaux de fer mobiles par le moyen de leurs charnières, qui servent à soutenir & à faire mouvoir des portes ou des fenêtres, ou des volets brisés. Ils appellent ''ailes'' de lucarne les deux côtés qui posent sur les chevrons, & qu’on appelle autrement ''joues'' de la lucarne.
{{sc|Aile}} ''de lardoires''. Terme de cuisine. On entend par-là les parties de la lardoire, où l’on met le lardon, lorsqu’on veut larder ou piquer quelque viande.
{{sc|Aile}}, est aussi un terme d’Horloger, qui se dit des pignons. L’''aile'' est à l’égard d’un pignon, ce que la dent est à l’égard d’une roue. C’est aussi une des branches du volant de sonnerie.
Les Vitriers appellent encore ''ailes'', ou ''ailerons'', ces petites bandes de plomb fort déliées, qui servent à engager les losanges du verre dans les panneaux des vitres, & à les y tenir ferme.
{{sc|Aile}} ''en Architecture''. On appelle les ''ailes'' d’un bâtiment, ce qu’on bâtit à droite & à gauche pour accompagner le principal corps de logis, & faire les deux côtés de la cour. Ce sont les deux extrémités d’un bâtiment qui s’avancent en saillie. ''Aile'' droite, ''aile'' gauche. L’''aile'' droite doit s’étendre, non pas par rapport à la personne qui regarde, mais par rapport au bâtiment même. {{sc|Dict. de Peint. et d’Archit}}. Ce bâtiment est imparfait, il n’y a qu’une ''aile'' de bâtie. On appelle aussi ces ''ailes'', ''bras'', ou ''potences''. On dit encore, les ''ailes'' d’un théâtre, les ''ailes'' d’un pont.
On appelle aussi ''aile'' dans les Eglises, ce qui est à droite & à gauche de la croisée ; les bas côtés, ou les petites voûtes qui sont à côtés de la grande. Le portail de l’''aile'' droite est plus beau que celui de la gauche. On n’a bâti que le chœur, on va bientôt travailler aux ''ailes''. Quand il y a doubles ''ailes'' dans les Eglises, comme à Notre-Dame de Paris, les secondes qui sont ordinairement plus basses que les autres, s’appellent ''les basses ailes.''
{{StdT|l|☞}} {{sc|Ailes}} ''de pavé''. C’est ainsi qu’on appelle les deux côtés ou pentes de la chaussée d’un pavé.
{{sc|Aile}}, se dit en termes de Guerre, des deux extrémités d’une armée rangée en bataille. ''{{lang|la|Ala, cornu}}''. L’''aile'' droite fut la première rompue. La cavalerie se met sur les ''ailes'' ; c’est-à-dire, sur les flancs, ou sur les extrémités de chaque ligne à droite & à gauche. En ce sens, ce mot vient de ''{{lang|la|alauda}}'', selon Bochart, qui signifioit une Légion Gauloise, ainsi nommée à cause de la figure des casques que portoient les soldats, qui étoient crêtés comme des allouettes. On dit que Pan, l’un des capitaines de Bacchus, a été le premier inventeur de cette manière de ranger une armée en bataille : d’où vient que les anciens l’ont peint avec des cornes à la tête, parce qu’ils appeloient ''cornes'', ce que nous appelons les ''ailes''. Il y a beaucoup plus d’apparence, ou plutôt, il est certain que ''aile'' dans ce sens vient du mot latin ''{{lang|la|ala}}, aile'', qui se donnoit à un corps de cavalerie ; parce que dans les armées Romaines, la cavalerie se divisoit en deux corps, qu’on jetoit sur les deux côtés de l’armée, l’un à droite, & l’autre à gauche, & dont on la flanquoit ; ce qu’on appeloit ''{{lang|la|alæ}}'', les deux ''ailes'', parce qu’ils faisoient à peu près, par rapport au corps de l’armée, la figure que font par rapport au corps d’un oiseau, ses ''ailes'', quand elles sont étendues. Les deux côtés, les deux flancs de l’armée, s’appeloient donc ''ailes'' ; c’est de-là que nous avons pris ce mot, pour signifier la même chose.
{{sc|Aile}}, se dit aussi des deux côtés {{corr|on|ou}} des files qui terminent chaque bataillon, ou chaque escadron, à droite & à gauche. Les Piquiers sont rangés au milieu, & les Mousquetaires sur les ''ailes''. On a commencé à défiler par l’''aile'' droite. On appelle aussi les ''ailes'' d’un bataillon, ses manches, ou son flanc.
{{sc|Aile}}, se dit aussi en termes de Fortification, du flanc d’un bastion, & plus ordinairement des longs côtés qui terminent, à droite & à gauche, un ouvrage à cornes ou couronné, & qui sont flanqués par quelque endroit de la place, par quelque dehors, ou travail particulier.
{{sc|Aile}}. Terme de Conchyliologie : ce n’est autre chose que l’extension d’une des lèvres de la bouche d’une coquille, ce qui forme une espèce d’''aile''. On dit un ''Murex ailé'' : on ne doit pas prendre cette ''aile'' pour une oreille, quoiqu’on dise ''{{lang|la|Murex auritus}}''.
{{sc|Ailes}}, en termes de Tourneur, signifie deux pièces de bois plattes, de figure triangulaire, qui s’attachent transversalement à une des poupées du Tour, pour servir de support lorsqu’on veut tourner de quatre ronds. On appelle ''Poupées à ailes'', celles qui ont de ces sortes de supports.
Dans l’Art d’écrire, on {{corr|applle|appelle}} ''bouts d’ailes'', des plumes à écrire, qui sont tirées du bout des ailes d’une oie. ''{{lang|la|Penna}}''.
{{sc|Aile}} ''de S. Michel''. Ordre militaire de Portugal, qui fut institué, selon le P. André Mendo, Jésuite, ''De Ordin. Milit''. l’an 1165, ou l’an 1171 ; selon Joseph di Michieli, dans son ''Tesoro militar. de Cavalleria antiqua y moderna'' ; c’est-à-dire Trésor, militaire de Chevalerie ancienne & moderne, imprimé à Madrid en 1642. Alphonse {{roi|Henri|I}}, Roi de Portugal, l’institua en mémoire d’une victoire qu’il remporta sur le Roi de Séville & les Sarrasins, & dont il crut être redevable à S. Michel, qu’il avoit pris pour patron dans cette guerre contre les Infidèles. Les Chevaliers de l''’aile de S. Michel'' furent ainsi nommés, parce que dans leur enseigne, ils portoient une ''aile'' en forme de celle de Archange, laquelle étoit de couleur de pourpre, environnée de rayons d’or. Ces Chevaliers avoient la règle de S. Benoît, suivant l’institut de Cîteaux. Ils faisoient vœu de défendre la religion chrétienne, & les confins du royaume, & de protéger les veuves & les orphelins. Dans leur étendard on voyoit d’un côté un S. Michel terrassant le démon, & de l’autre la croix de l’Ordre en forme d’épée, avec ce mot ; ''{{lang|la|Quis ut Deus}}'', qui est semblable à Dieu ? Cet Ordre ne subsiste plus. Outre les deux Auteurs que j’ai cités, ''Voyez'' Antonio Bromdon, ''Monarc. Lusitana'', Liv. XI, ch. 22. Antonio Manriquez, T. II, ch. 8. August. Barbosa, ''Summ. Apost. cecis. col. 306''. Caramuel, ''Theolog. Reg''. p. 9. Bernardo Justiniani, ''historia dell’origine de Cavallieri'', ch. 28.
{{sc|Aile}}, se dit proverbialement en ces phrases : cet homme ne bat plus que d’une ''aile'' ; pour dire, que son crédit, sa fortune, son esprit, sont diminués, & qu’il n’en peut plus. On lui a tiré une plume de son ''aile'' : pour dire, qu’on lui a arraché quelque chose de son bien : qu’on en tirera pied ou ''aile'' ; pour dire, qu’on tirera quelque chose d’une affaire, & qu’on ne perdra pas tout. On lui a rogné les ''ailes'' ; pour dire, qu’on a retranché de son autorité, de ses richesses. On dit d’un téméraire, qu’il a voulu voler avant que d’avoir des ''ailes'', qu’il n’a pas l’''aile'' encore assez forte ; pour dire, qu’il a commencé trop tôt quelque entreprise au-dessus de ses forces. On dit d’un homme malheureux, qu’il en a dans l’''aile'' ; pour dire, qu’il lui est arrivé quelque accident fâcheux, ou bien qu’il a passé les 50 ans, qu’on marque avec une ''L''. On le dit aussi d’un homme qui a perdu sa liberté.
<poem class="verse">
::''Mon cher ami, j’en ai dans l’''aile.
::''Je suis perdu, j’ai regardé Cloris''. {{sc|Scar}}.</poem><section end="AILE"/><noinclude>
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Sixdegrés
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<noinclude><pagequality level="4" user="Chrisric" /></noinclude>et même le civilisé lui donnent satisfaction par la chasse, qui n’a guère d’autres motifs que le besoin de tuer. Un magistrat distingué, grand chasseur lui-même, a très bien décrit cette psychologie du chasseur, qui ne se distingue souvent de celle du voyou meurtrier, que parce que leur férocité s’exerce sur des êtres différents.
<i>Ah ! les remords d’un chasseur, quel douloureux chapitre !
Tuer impitoyablement, et (c’est plus atroce encore), trouver un plaisir intense, violent, magnifique à tuer, à tuer encore ces animaux de douceur, ces oiseaux charmants, ces merveilles de grâce, de beauté… et ne pas pouvoir s’en empêcher, ne pas pouvoir renoncer à verser ce sang innocent, à répandre ces injustes souffrances, quelle misère !</i>
Comme le chasseur, le voyou trouve à tuer "un plaisir intense, violent, magnifique". Pas plus que le chasseur, "il ne peut s’empêcher de tuer". Voilà pourquoi nous devons le supprimer afin d’éviter d’être supprimé par lui.
Remarquons en passant combien se sont modifiées en quelques années les idées des médecins et des criminalistes. Il y a peu de temps encore, tous les criminels étaient des fous irresponsables qu’il fallait se borner à soigner. Aujourd’hui, on les considère encore comme des détraqués mais parfaitement responsables. Au point de vue de l’intérêt social, on réclame maintenant, à leur égard, l’application de toutes les rigueurs du Code. Se contenter de les enfermer ne servirait à rien, car au bout de peu de temps jugés guéris, ils seraient relâchés et recommenceraient aussitôt.
Je suis d’accord avec l’école nouvelle sur la nécessité de la répression, mais je voudrais qu’elle s’étendît à toutes les variétés de délinquants sans cesse récidivistes. Rappelons à ce sujet ce que j’écrivais dans la '''{{sic2|Revue Philosophique|Revue philosophique de la France et de l’étranger}}''', bien avant l’éclosion des idées actuelles, dans le but de montrer que "tous les criminels sont responsables". J’arrivais alors à cette conclusion pour les criminels d’occasion, des peines corporelles énergiques. Pour les criminels d’habitude qui sont des êtres incurables dont une société doit se défaire, la déportation dans un pays lointain. C’est le traitement qu’on appliquait jadis aux lépreux considérés, eux aussi, comme dangereux et incurables. On pourrait utiliser d’ailleurs les récidivistes en les incorporant dans des compagnies de discipline employées<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|6|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>jour quelques traits de son effigie. Un danger très sérieux avait d’ailleurs été la conséquence de l’établissement du nouveau mode de transport au Mexique. Des bandes de hardis voleurs avaient exploité l’innovation à leur manière, et ne laissaient passer aucune diligence sans lui faire subir l’outrage de leurs rapines. Le souvenir de mes anciennes relations avec les {{lang|es|''salteadores''}} mexicains, si courtois d’ordinaire pour le voyageur peu chargé de bagage, me rendait plus désagréable encore la perspective d’une pareille humiliation. La nécessité d’acquitter ce triste péage effaçait pour moi, je l’avoue, tous les autres inconvéniens, même celui de passer plusieurs jours sur les banquettes d’une étroite voiture, traînée à toute vitesse par quatre chevaux indomptés, au milieu des accidens d’un terrain défoncé par les pluies ou hérissé de pierres.
Un incident bien simple vint mettre fin à mes irrésolutions. Le commerce de Mexico, profitant d’un de ces momens de tranquillité si rares dans la république, expédiait à Vera-Cruz un riche convoi d’argent ({{lang|es|''conducta de platas''}}). Les muletiers chargeaient dans la vaste cour de l’une des maisons de la rue de la Monterilla, où j’étais logé, les sacs de piastres enfermés dans de petites caisses en bois<ref>Chaque {{lang|es|''talega''}}, ou sac de 1,000{{lié}}piastres, pesant environ 60{{lié}}livres françaises, une mule porte d’ordinaire de quatre à six sacs, soit 240 ou 360{{lié}}livres, dont le poids équivaut à 20,000 et à 30,000{{lié}}francs.</ref>. Le spectacle de ces préparatifs avait attiré devant la maison un grand nombre de curieux, parmi lesquels je me trouvais. À mesure que les mules dûment bâtées et sanglées avaient reçu leur précieuse charge, elles se groupaient instinctivement toutes ensemble dans un des coins de la cour. Une vingtaine de {{Lang|es|''mozos de mulas''}} (valets de mules) juraient sur tous les tons en accomplissant leur besogne ; sous le vestibule de la porte cochère, à l’entrée du bureau, l’{{Lang|es|''arriero''}} achevait de signer ses derniers connaissemens, tout en invoquant la Vierge et les saints pour l’heureux succès de son voyage, et en s’interrompant à chaque instant pour gourmander ses aides. Dans la rue, la populace contemplait avec des yeux avides les deux millions environ exposés à toutes les chances d’une route longue et périlleuse, et la plupart de ces spectateurs en haillons ne prenaient pas la peine de dissimuler leur ardente convoitise.
— {{Lang|es|''Canario !''}} disait un {{Lang|es|''lepero''}} en cachant sous une couverture en lambeaux les balafres qui sillonnaient sa poitrine, si j’avais seulement un cheval comme celui qu’a ce cavalier entre les jambes !
Le {{Lang|es|''lepero''}} désignait de l’œil un {{Lang|es|''ranchero''}} au teint basané qui montait un cheval noir comme le jais. L’animal, comprimé par son cavalier, jetait à droite et à gauche, en mâchant son frein, des flocons d’écume. Je ne pus m’empêcher d’admirer la beauté du cheval et de remarquer en même temps l’insouciance du cavalier, qui semblait ne contenir sa<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||SCÈNES DE LA VIE MEXICAINE.|7}}</noinclude>monture que par cette force d’une volonté inflexible, qualité distinctive de l’écuyer mexicain.
— Eh bien ! que ferais-tu, Gregorito, mon ami ? demanda au {{Lang|es|lepero}} un de ses compagnons.
— {{Lang|es|''Canario !''}} j’accompagnerais la {{Lang|es|''conducta''}} jusqu’à un endroit de la route que je connais, et, quoiqu’il soit mal de se vanter, j’aurais bien du malheur si une ou deux charges ne faisaient pas complètement mon affaire.
— Une ou deux charges ! reprit l’autre d’un air de surprise.
— Oui, trois charges au plus ; j’ai toujours été dépourvu d’ambition, mais ce gaillard-là me paraît encore moins ambitieux que moi.
Le {{Lang|es|''ranchero''}} ne laissait effectivement tomber, en apparence du moins, que des regards de dédain sur le convoi, et, quelles que pussent être ses pensées, il eût été difficile de surprendre sur son impassible figure une autre expression que celle d’une indifférence complète.
Cependant un escadron de lanciers, destiné à servir d’escorte, avait peine à défendre l’entrée de la cour assiégée par tous ces spectateurs, dont Gregorito n’était que l’un des plus modestes dans l’expression de ses désirs. Les banderoles rouges qui flottaient au fer des lances ajoutaient un trait de plus au tableau mouvant de cette foule. Enfin le chargement se termina, la dernière mule sortit de la cour, et le détachement se mit en marche pour accompagner le convoi. Peu à peu la foule s’écoula, et il ne resta plus bientôt de tous les curieux que le {{Lang|es|''ranchero''}}, qui semblait compter les mules l’une après l’autre, et regarder avec attention chacun des {{Lang|es|''mozos''}} en particulier. Enfin le {{Lang|es|''ranchero''}} parut vouloir s’éloigner à son tour. Le {{Lang|es|''lepero''}} Gregorito s’approcha de lui au même instant pour lui demander la permission d’allumer sa cigarette à la sienne. Une conversation à voix basse et très animée s’engagea entre les deux hommes ; mais je ne me préoccupai pas d’un incident qui me parut insignifiant, et je pris le parti de rentrer à mon logis.
La vue de ce convoi avait fait naître en moi une idée que je voulais mettre sans retard à exécution. Le départ de la ''conduite'', à l’escorte de laquelle je pouvais me joindre, m’offrait une occasion unique, non-seulement d’échapper aux ennuis de la diligence, mais de satisfaire une dernière fois ma curiosité de voyageur, en explorant, avec toute sécurité et à petites journées, le long parcours de Mexico à Vera-Cruz. Les mules de charge ne voyageant que très lentement, il devait m’être facile de les rejoindre à quelques lieues de Mexico, grace à la vitesse éprouvée de mon cheval, même en me réservant deux jours pour prendre congé de mes amis. Je me mis en toute hâte à faire mes dispositions de départ. Il fallait d’abord trouver un cheval pour mon valet. Deux fois surmenée pendant de longues traites en poursuivant et en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|8|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>fuyant le {{Lang|es|''bravo''}}, sa monture avait succombé à la fatigue quelques jours après notre arrivée à Mexico : je chargeai Cecilio de la remplacer. Quant à mon propre cheval, un de ceux que j’avais ramenés de l’hacienda de la Noria, ce noble animal justifiait parfaitement le nom de ''Storm''<ref>Mot anglais qui signifie ouragan, tempête.</ref> que je lui avais donné ; la vigueur qu’il avait puisée dans les déserts le mettait en état de supporter les plus rudes travaux.
Cecilio se mit aussitôt en devoir de faire son acquisition. Je lui avais recommandé d’y mettre toute l’économie désirable, et le drôle ne se conforma que trop scrupuleusement à mes instructions. Au bout de quelques heures, il vint m’annoncer qu’un {{Lang|es|''picador''}} de ses amis allait lui amener un cheval qui remplissait toutes les conditions requises. Bientôt en effet je vis entrer dans la cour, tête basse et à pas lents, un pauvre cheval au poil d’un jaune fauve, échappé sans nul doute, dans la dernière course, aux cornes des taureaux du cirque. Je me récriai fort quand le picador eut l’effronterie de me demander dix piastres pour cette bête efflanquée ; mais enfin j’étais pressé, et puis, à part le trajet qu’il me fallait faire pour rejoindre la {{Lang|es|''conducta''}}, je ne devais voyager qu’à petites journées. Le picador et Cecilio, voyant mon impatience, s’entendirent pour vanter à tour de rôle les qualités cachées du cheval dont l’aspect était si piteux, et je comptai au maquignon une somme que mon honnête valet partagea sans doute avec lui.
Tous ces préparatifs terminés, je fixai mon départ au lendemain matin ; mais une série d’événemens imprévus devait retarder de plusieurs jours l’accomplissement de mon projet. Le moment d’expédier à Vera-Cruz le riche convoi d’argent que je m’étais promis d’escorter paraissait avoir été mal choisi. Une sourde inquiétude pesait sur les esprits. Des symptômes alarmans annonçaient une tourmente politique. Ie lendemain même du jour où la {{Lang|es|''conducta''}} avait quitté Mexico, on en était à regretter qu’un convoi de deux millions fût exposé, en de pareilles conjonctures, aux hasards d’une longue route, et les circonstances, il faut bien le reconnaître, justifiaient assez ces craintes.
De retour d’un exil employé à parcourir l’Europe et à chercher dans de studieux loisirs l’oubli des malheurs de son pays, le général don Anastasio Bustamante occupait alors la présidence. Si le désintéressement et la probité, unis à un ardent patriotisme, suffisaient pour gouverner un grand état, Bustamante eût été l’homme qu’il fallait au Mexique. Comme presque tous les généraux qui se sont partagé le pouvoir dans la république mexicaine, c’est dans la guerre de l’indépendance qu’il avait fait ses premières armes. Ami et partisan dévoué de l’empereur Iturbide, il avait hautement blâmé l’ingratitude de Santa-Anna, qui avait commencé sa carrière militaire en se révoltant contre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Les Commencemens d’une conquête
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 67.djvu" from=1 to=1 header=1 auteur="[[Auteur:Camille Rousset|Camille Rousset]] " prev="" next="" />
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[[Catégorie:Articles de Camille Rousset]]
[[Catégorie:Articles de 1885]]
* [[/01|I. Le général Clauzel en Algérie (1830-1831)]]
* [[/02|II. Le Commandement du général Berthezène]]
* [[/03|III. Le Duc de Rovigo en Algérie]]
* [[/04|IV. Le Commandement du général Voirol]]
* [[/05|V. Le Gouvernement du comte d’Erlon]]
* [[/06|VI. Le Gouvernement du maréchal Clauzel - Mascara, Tlemcen, La Tafna, La Sikak]]
* [[/07|VII. La Première expédition de Constantine]]
* [[/08|VIII. Le Gouvernement de Damrémont, le traité de La Tafna, la prise de Constantine]]
* [[/09|IX. Le gouvernement du maréchal Valée (1837-1840)]]
* [[/10|X. La Rupture du traité de La Tafna, le col de la Mouzaia, Médéa, Millana]]
[[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]]
[[Catégorie:Algérie]]
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L’Armée et la démocratie
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* [[/01|I. Le Service de trois ans]]
* [[/02|II. Le Service de cinq ans, le remplacement]]
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
[[Catégorie:Articles anonymes]]
[[Catégorie:Articles de 1885]]
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[[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]]
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L’Avenir de la puissance anglaise
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* [[/01|I. L’Empire indien, le conflit anglo-russe]]
* [[/02|II. Les Colonies d’Australie ; les conflits avec l’Allemagne]]
* [[/03|III. Les Colonies d’Afrique et d’Amérique]]
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
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Le Parti de la démocratie sociale en Allemagne
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 104.djvu" from=1 to=1 header=1 auteur="[[Auteur:Jean Bourdeau|J. Bourdeau]]" prev="" next="" />
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[[Catégorie:Articles de Jean Bourdeau]]
[[Catégorie:Articles de 1891]]
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* [[/01|I. Les Origines philosophique, l’Agitation politique]]
* [[/02|II. L'Esprit de la doctrine]]
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Laurent Jerry
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<noinclude><pagequality level="4" user="Laurent Jerry" />{{nr||{{sc|modeste mignon.}}|183}}</noinclude>nous-mêmes par le témoignage de la vie vulgaire ? L’homme est double. Il y a la vie invisible, celle du cœur à laquelle des lettres peuvent suffire, et la vie mécanique à laquelle on attache, hélas ! plus d’importance qu’on ne le croit à votre âge. Ces deux existences doivent concorder à l’idéal que vous caressez ; ce qui, soit dit en passant, est très rare. L’hommage pur, spontané, désintéressé, d’une âme solitaire, à la fois instruite et chaste, est une de ces fleurs célestes dont les couleurs et le parfum consolent de tous les chagrins, de toutes les blessures, de toutes les trahisons que comporte à Paris la vie littéraire, et je vous remercie par un élan semblable au vôtre ; mais, après ce poétique échange de mes douleurs contre les perles de votre aumône, que pouvez-vous attendre ? Je n’ai ni le génie, ni la magnifique position de lord Byron ; je n’ai pas surtout l’auréole de sa damnation postiche et de son faux malheur social ; mais qu’eussiez-vous espéré de lui dans une circonstance pareille ? Son amitié, n’est-ce pas ? Eh bien, lui qui devait n’avoir que de l’orgueil était dévoré de vanités blessantes et maladives qui décourageaient l’amitié. Moi, mille fois plus petit que lui, ne puis-je avoir des dissonances de caractère qui rendent la vie déplaisante, et qui font de l’amitié le fardeau le plus difficile ?… En échange de vos rêveries, que recevriez-vous ? les ennuis d’une vie qui ne serait pas entièrement la vôtre. Ce contrat est insensé. Voici pourquoi.
» Tenez, votre {{sic2|poëme|poème}} projeté n’est qu’un plagiat. Une jeune fille de l’Allemagne, qui n’était pas, comme vous, une demi-Allemande, mais une Allemande tout entière, a, dans l’ivresse de ses vingt ans, adoré {{sic2|Gœthe|Goethe}} ; elle en a fait son ami, sa religion, son dieu ! tout en le sachant marié. Madame {{sic2|Gœthe|Goethe}}, en bonne Allemande, en femme de {{sic2|poëte|poète}}, s’est prêtée à ce culte par une complaisance très narquoise, et qui n’a pas guéri Bettina ! Mais qu’est-il arrivé ? Cette extatique a fini par épouser un Allemand. Entre nous, avouons qu’une jeune fille qui se serait faite la servante du génie, qui se serait égalée à lui par la compréhension, qui l’eût pieusement adoré jusqu’à sa mort, comme fait une de ces divines figures tracées par les peintres dans les volets de leurs chapelles mystiques, et qui, lorsque l’Allemagne perdra {{sic2|Gœthe|Goethe}}, se serait retirée en quelque solitude pour ne plus voir personne, comme fit l’amie de lord Bolingbroke, avouons que cette jeune fille se serait incrustée dans la gloire du {{sic2|poëte|poète}} comme {{sic2|Marie Magdeleine|Marie-Madeleine}} l’est à jamais dans le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Étienne Vacherot
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text/x-wiki
{{Auteur
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== Œuvres ==
* ''Théorie d'Aristote sur les premiers principes'' (1836)
* ''De rationis auctoritate, tum in se, tum secundum sanctum Anselmum consideratae'' (1836)
* ''Histoire critique de l’école d’Alexandrie'', 3 tomes, (1846-1851)
* ''La Métaphysique et la science'' (1858), éd. Chamerot, Paris, 3 volumes, 1863, 500 pages chaque volume.
* ''La Démocratie'', éditions Van Meenen et Cie, Bruxelles, seconde édition, 1860, 388 pages.
* ''Essais de philosophie critique'', éd. F. Chamerot, Paris, 1864, 452 pages.
* ''La Religion'', éd. F.Chamerot et Lauwereyns, Paris, 1869, 465 pages.
* ''La Science et la conscience'', Éd. Germer Baillière, coll. « Bibliothèque de philosophie contemporaine », Paris, 1870, 190 pages.
* ''La politique extérieure de la République'', Librairie Germer Baillière et Cie, Paris, 1881, brochure.
* ''Le Nouveau Spiritualisme'', Hachette, Paris, 1884, 401 pages.
* ''La Démocratie libérale'', Calmann-Lévy, Paris, 1892, 292 pages.
{{c|[[:Catégorie:Articles d’Étienne Vacherot|Articles par ordre alphabétique]]}}
{{RDDM}}
*[[La Science et la Conscience]]
*[[La Situation philosophique en France]]
*[[La Situation politique et les lois constitutionnelles]]
*[[La Science moderne et la philosophie des causes finales]]
*[[La Vie et la matière]]
*[[La Psychologie contemporaine : L’école naturaliste, l’école expérimentale et l’école spiritualiste]]
*[[La Nouvelle philosophie en France]]
* [[La Crise religieuse au dix-neuvième siècle]]
* [[La Théologie catholique en France]]
* [[La Méthode théologique, réplique]]
* [[L’Ancien et le nouveau christianisme]]
* [[La Difficulté de la situation politique de la France]]
* [[La République constitutionnelle et parlementaire]]
* [[La République libérale]]
* [[La Liberté de l'enseignement supérieur]]
* [[Les Nouveaux Jacobins]]
* [[Les Trois Etats de l'Esprit humain]]
{{RPFé}}
* [[Les Antécédents de la philosophie critique]], [[Livre:Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome I, 1876.djvu|tome I, 1877]]
== Voir aussi ==
* [[Le Testament d’un philosophe]] de [[Auteur:Paul Janet|Paul Janet]]
{{Thieme|V#VACHEROT}}
}}
[[Catégorie:Auteurs de la Revue philosophique de la France et de l’étranger]]
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Page:La Bruyère - Les Caractères, Flammarion, 1880.djvu/14
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païs (pour pays)
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hsarrazin" />{{nr|6|DISCOURS}}</noinclude>païs un certain Leucippe<ref>Un autre que Leucippe, philosophe célèbre et disciple de Zénon.</ref>, qui étoit de la même ville que luy ;
de là il passa à l’École de Platon, et s’arrêta ensuite à celle
d’Aristote, où il se distingua entre tous ses disciples. Ce nouveau
maître, charmé de la facilité de son esprit et de la douceur de
son élocution, luy changea son nom, qui étoit Tyrtame, en celui
d’Euphraste, qui signifie celui qui parle bien ; et, ce nom ne
répondant point assez à la haute estime qu’il avoit de la beauté
de son genie et de ses expressions, il l’appela Theophraste, c’est
à dire un homme dont le langage est divin. Et il semble que
Ciceron ait entré dans les sentimens de ce philosophe lorsque,
dans le livre qu’il intitule ''Brutus, ou des Orateurs illustres'', il
parle ainsi : « Qui est plus fecond et plus abondant que Platon ?
plus solide et plus ferme qu’Aristote ? plus agreable et plus doux
que Theophraste ? » Et dans quelques-unes de ses épîtres à
Atticus on voit que, parlant du même Theophraste, il l’appelle
son amy, que la lecture de ses livres luy étoit familiere, et qu’il
en faisoit ses délices.
Aristote disoit de luy et de Calistene, un autre de ses disciples,
ce que Platon avoit dit la première fois d’Aristote même et de
Xenocrate : que Calistene étoit lent à concevoir et avoit l’esprit
tardif, et que Theophraste, au contraire, l’avoit si vif, si perçant,
si penetrant, qu’il comprenoit d’abord d’une chose tout ce qui
en pouvoit être connu ; que l’un avoit besoin d’éperon pour estre
excité, et qu’il falloit à l’autre un frein pour le retenir.
Il estimoit en celuy-cy sur toutes choses un caractere de douceur
qui regnoit également dans ses mœurs et dans son style.
L’on raconte que les disciples d’Aristote, voyant leur maître
avancé en âge et d’une santé fort affoiblie, le prierent de leur
nommer son successeur ; que, comme il avoit deux hommes
dans son ecole sur qui seuls ce choix pouvoit tomber, Menedeme<ref>Il y en a eu deux autres de même nom : l’un philosophe cynique, l’autre disciple de Platon.</ref> le Rhodien et Theophraste d’Erese, par un esprit de
ménagement pour celuy qu’il vouloit exclure, il se déclara de
cette maniere : il feignit, peu de temps après que ses disciples
luy eurent fait cette prière, et en leur presence, que le vin dont
il faisoit un usage ordinaire luy étoit nuisible ; il se fit apporter
des vins de Rhodes et de Lesbos : il goûta de tous les deux, dit
qu’ils ne démentoient point leur terroir, et que chacun dans son
genre étoit excellent ; que le premier avoit de la force, mais que
celui de Lesbos avoit plus de douceur, et qu’il luy donnoit la
preference. Quoy qu’il en soit de ce fait, qu’on lit dans Aulu-Gelle,
il est certain que, lorsqu’Aristote, accusé par Eurimedon,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, II.djvu/66
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Le traité de Brétigny en 1360 (pas en 1560), pour la rançon du roi, Jean le Bon. Voir discussion.
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BRE|58}}</noinclude><section begin="BRÉTÈCHE"/>à créneaux, & le lieu public où l’on fait les cris & proclamations de Justice. ''{{lang|la|Turris pinnis instructa}}''. Il vient de l’italien ''{{lang|it|Bretesca}}'', qui se dit de cette barrière qu’on met d’ordinaire devant la porte des palais. {{sc|Ménage}}. Les portaux des villes s’appeloient aussi ''bretèches'', parce qu’il y avoit quelques petits forts ou défenses de bois, comme on appelle ''barbacane'', ce qui sert à défendre le fossé. Il a aussi signifié, marche-pied, corridor.
<poem class="verse">
''Mainte pucelle illec avoit''
''Dessus la ''bretèche'' montée.''
</poem>
En quelques coutumes on dit ''bretèque'', ou ''bretesques''.
<section end="BRÉTÈCHE"/>
<section begin="BRETELLE"/><nowiki/>
BRETELLE. s. f. Ce qui sert à attacher, sur les épaules, des hottes, des crochets, des bars, des brouettes, ou autres choses propres à porter des fardeaux. ''{{lang|la|Funales habenæ dossuarii corbis}}''. Ce sont deux sangles, ou deux bandes de cuir ou de grosse étoffe, chacune large de deux pouces, & longue d’environ une demi-aune : on les attache par un bout vers le milieu de la partie platte de la hotte, afin que chacune faisant le tour d’une des épaules, & passant par dessous les aisselles, elles viennent s’accrocher par leur autre bout, qui a une boucle, à deux bouts de bâton qui sortent exprès du bas de la hotte, & qu’ainsi la hotte tienne ferme sur les épaules. Il en est de même à proportion aux crochets. Prenez garde que les bretelles de votre hotte soient assez fortes pour ce fardeau. Ces ''bretelles'' sont trop petites, trop courtes.
Borel le dérive de {{lang|grc|βρίθω}}, c’est-à-dire, ''je charge''.
{{sc|Bretelle}}, est aussi un terme de Rubanier ; & il signifie un tissu pour soutenir le corps du Rubanier lorsqu’il travaille, de peur qu’il ne tombe en devant.
{{sc|Bretelles}}, au pl. signifie encore un tissu de fil ou de soie, qui sert à soutenir les culottes des enfans, ou des hommes un peu gros.
On dit proverbialement, ''Il en a par-dessus les bretelles'', ou jusqu’aux ''bretelles'' ; pour dire, il en a par-dessus ses forces, au-delà de ce qu’il peut porter. Ce qui se dit de toutes sortes de méchantes affaires, mais plus ordinairement lorsque quelqu’un a bû trop de vin.
{{sc|Bretelles}}. s. f. pl. signifie encore dans le tarif de la Douane de Lyon, ce qu’on nomme à Paris, des charges ou paniers de verre.
<section end="BRETELLE"/>
<section begin="BRETÈSSES, ou BRETÈCHES"/><nowiki/>
BRETÈSSES, ou BRETÈCHES. Terme de Blâson, qui se dit d’une rangée de créneaux sur une fasce, bande, ou pal, ou sur les côtés d’un blâson de platte figure. ''{{lang|la|Pinnarum muralium ordo geminus}}''. Et on appelle Ecu ''bretesse'' simplement, quand les créneaux d’une fasce, d’un pal, d’une bande se rapportent, & sont vis-à-vis l’un de l’autre. Les Martinozzi portent quatre fasces ''bretessées'' à double. {{sc|Masc}}.
<section end="BRETÈSSES, ou BRETÈCHES"/>
<section begin="BRETEUIL"/><nowiki/>
BRETEUIL. Gros bourg de France en Normandie, avec titre de Comté, sur la rivière d’Iton, à six lieues d’Evreux. ''{{lang|la|Britolium}}''.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Breteuil}}, ''{{lang|la|Bretolium}}''. Petite ville de France, en Picardie, au Diocèse de Beauvais, avec une Abbaye de l’Ordre de St Benoît.
<section end="BRETEUIL"/>
<section begin="BRETIGNY"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BRETIGNY, ''{{lang|la|Bretiniaca}}''. Village de France, au-dessus de Montlhery, à une lieue de Châtres, à cinq de Paris. C’est là que fut conclu en 1360, le traité de paix entre la France & l’Angleterre.
<section end="BRETIGNY"/>
<section begin="BRETON"/><nowiki/>
BRETON, ONNE, s m. & f ''{{lang|la|Britannus. Brito}}''. C’est le nom des anciens habitans de l’île que nous appelons aujourd’hui ''Grande-Bretagne''. Ils avoient ce nom au temps de César, & l’ont gardé jusqu’à l’invasion des Saxons. ''Voyez'' ce qu’on dit de son étymologie au mot {{Tr6L|GRANDE-BRETAGNE}}. Aujourd’hui on n’appelle point en françois ''Bretons'' les habitans de cette île, mais ''Anglois'', ceux qui habitent la partie méridionale ; & ''Ecossois'', ceux qui occupent la partie septentrionale. Cependant, en parlant des anciens peuples de ce pays, sur-tout de la partie méridionale, il faudroit dire ''Bretons'', jusqu’à l’invasion des Saxons.
{{sc|Breton, onne}}, s. & adj. ''{{lang|la|Armoricus, a}}''. Nom du peuple qui habite la petite Bretagne, province de France, qu’on appeloit autrefois ''Armorique''. Ce sont les seuls qui portent aujourd’hui en notre langue le nom de ''Bretons'', qu’ils ont depuis plusieurs siècles. ''Voyez'' {{Tr6L|BRETAGNE}}. Les ''Bretons'' de France, & les Gallois d’Angleterre, ou Montagnards de la Principauté de Galles, ont une même langue, & s’entendent les uns les autres. La noblesse ''Bretonne''. Grégoire de Tours dit expressément, ''{{liv.|{{rom-maj|IV}}|cap}}, C.''{{lié}}4 que depuis Clovis les ''Bretons'' furent sous la domination des François ; que les ''Bretons'' dès-lors n’eurent plus de Rois, & que leurs Princes se contenterent de porter le titre de ''Comte''. {{sc|P. Dan}}. Les charges ''bretonnes'' sont au Parlement de Bretagne les charges de Conseillers, qui ne peuvent être possédées que par des ''Bretons'', comme les charges françoises ne peuvent l’être que par d’autres que des ''Bretons''. Un cheval ''breton''.
On dit ''bas-Breton'' & ''basse-Bretonne'', pour dire un homme ou une femme qui est de Basse-Bretagne. Un gentilhomme ''bas-Breton''. Au lieu de ''basse-Bretonne'', on dit souvent dans le discours familier une ''basse-Brette''. Les ''basses-Brettes'' ont de l’esprit, c’est-à-dire, les ''basses-Bretonnes'', les femmes de Basse-Bretagne. Ce Capitaine de vaisseau a épousé une ''basse-Brette'' qui lui a donné du bien.
{{sc|Breton-Bretonnant}}. Si l’on en croit d’Hosier, dans son ''Hist. de Bretagne, pag.'' 43, 44, les ''Bretons'' qui habitoient les côtes de l’Océan du côté de l’occident, prirent des femmes de la Grande-Bretagne, & c’est le langage de ces femmes qui continue encore aujourd’hui, & que nous nommons ''bas-Breton'' ; car c’est le langage des meres que les enfans apprennent ; & c’est pour cela, dit-il, qu’on appelle ceux-ci ''Bretons-bretonnans''. Pour les autres situés vers l’orient {{corr|.|,}} ils prirent des femmes Gauloises, & c’est à raison de leurs meres & de leur langue, qu’on les appelle ''Bretons-Gaulois''. Dans le pays on les appelle ''Gallots''.
Il est vrai qu’on appelle ''Bretons-hretonnans'' ceux qui parlent bas-breton ; mais la raison qu’il en rapporte n’est pas bien sure : il y a plus d’apparence que c’est leur peu de commerce avec la France, & leur langue qui leur fit donner ce nom, qui du reste est bas & populaire.
Du Tillet, ''Rec. des Rois de Fr., p.''{{lié}}3, dit ''Breton tonnant'', & non pas ''bretonnant''. Ce n’est qu’un retranchement de la première syllabe, & cette expression n’a rien de différent de l’autre ; mais elle ne se dit plus. Cet Auteur n’appelle point ainsi le peuple de Bretagne, mais le langage de ce peuple que nous appelons ''bas-Breton''. Du reste, il dit plus vraisemblablement que d’Hosier, que c’est le langage apporté & conservé jusqu’à présent par les ''Bretons'' qui s’y retirerent chassés par les Anglois-Saxons. Mais après tout, il est difficile de se persuader que quelques réfugiés fissent changer le langage aux Armoriques naturels du pays. Ils s’accommoderent bien plutôt au leur, qui n’étoit pas fort différent de celui des Bretons, parce qu’il est certain, que les Bretons de l’Île Britannique étoient originairement Gaulois.
''Breton'' & ''Britto, Brittus'', au plur. ''Brittones'' & ''Britti'', selon le {{P.|Pezron}}, sont des noms pris de la langue des Gaulois, qui disent ''Brittes, Brith'', pour signifier un homme peint & marqué de diverses couleurs, & chez eux ''Britho'' étoit un verbe, qui signifioit ''{{lang|la|pingere, variegare}}'', c’est-à-dire, peindre & marquer de diverses couleurs. ''Brittones'' & ''Britti'' n’étoient donc autre chose que des hommes peints. En effet, continue-t-il, ces peuples Bretons anciennement se peignoient le corps, & même le visage principalement d’une couleur qui tiroit sur le bleu ; delà-vient que Martial les appelle ''{{lang|la|Picti Britanni}}'', en parlant de ceux d’Angleterre. Sur quoi il est bon de remarquer, dit encore le {{P.|Pezron}}, que ''Britannia'' vient du Celte ''Britt'', c’est-à-dire, ''peint'' ; & de ''tan'', ou ''stan'', qui signifie ''pays'', ou ''région''. Ainsi ''Britannia'', selon lui, veut proprement dire ''région des''<section end="BRETON"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BRE||55}}</noinclude><section begin="BRÉSIL"/>& Edouard d’Albuquerque, ''Guerra del Bresil''. Nous avons en François l’histoire d’un voyage fait en la terre du ''Brésil'', autrement dite Amérique, recueillie sur les lieux, par Jean de Léry.
BRÉSIL. s. m. Bois rouge & pesant, qui est fort sec, & qui pétille beaucoup dans le feu, où il ne fait presque point de fumée, à cause de sa grande sécheresse. ''{{lang|la|Brasilicum lignum}}''. On peut voir au mot {{Tr6L|BRÉSIL}}, nom de Contrée, que ce bois n’a point été ainsi nommé, parce qu’il a été d’abord apporté du Brésil, & qu’il se nommoit ainsi avant la découverte de l’Amérique, & l’on ne sait d’où il a pris son nom. Les Arabes l’appellent ''Bacam'', & le Géographe Persien, aussi-bien qu’Edressi, cités par d’Herbelot, disent que ses feuilles sont semblables à celles du jujubier ; que son bois est extrêmement rouge ; que ses racines sont un excellent remède contre la morsure des vipères ; & que la ville de Caulem, à la côte de Malabar, est située dans une plaine qui en est toute couverte, aussi-bien que l’Île Ramy. ''Voyez'' d’{{sc|Herbelot}} à ces mots.
Quelques Teinturiers s’en servent pour les teintures : néanmoins il est défendu par les Réglemens ; & on l’appelle une fausse couleur, parce que son rouge s’évapore facilement. Néanmoins le rouge incarnat, la rose séche, & les canelas, sont teints avec du ''brésil'' & bois d’Inde ; & les violets sont montés de ''brésil'' & d’orseille, puis passés sur la cuve d’Inde. Les acides changent le ''brésil'' en jaune ; mais si on y met quelque alcali, il deviendra de couleur de pourpre : de sorte que si on met du citron, ou du vinaigre distillé dans la décoction du ''brésil'', il deviendra jaune ; si on y met ensuite de l’huile de tartre, il se changera en violet, de même si on y met du bois d’Inde. L’arbre du bois de ''brésil'' qui s’appelle, dit {{M.|de la Neuville}}, ''Arabouten'', dans l’Amérique, est fort gros & fort grand, garni de longues branches, qui sont chargées d’une quantité prodigieuse de petites feuilles à demi rondes, d’un très-beau vert luisant, après lesquelles naissent les fleurs, qui sont d’un très-beau rouge, & d’une odeur très-agréable, du reste semblables à celles du muguet ; de ces fleurs il sort des fruits plats, dans chacun desquels il y a deux amandes plates, semblables aux graines de citrouilles. Cet arbre a une grande quantité d’aubourg qu’on ôte, aussi-bien que les branches, avant que de l’envoyer en Europe.
On dit proverbialement d’une chose très-séche, & qui brûle aisément, qu’elle est séche comme du ''brésil'', qu’elle brûle comme ''brésil'' ; qu’elle prend feu comme ''brésil''. On le dit aussi d’une personne fort séche & fort maigre, ou qui se met aisément en colère, qui prend feu pour peu de chose, ou qui a des manières séches ; & même du style d’un Auteur sec & sans aménité ; mais tout cela, comme on la dit, est proverbial, & par conséquent du style simple & familier.
<section end="BRÉSIL"/>
<section begin="BRÉSILIEN"/><nowiki/>
BRÉSILIEN, ENNE. s. m. & f. Qui est du Brésil. ''Voy.'' {{Tr6L|BRASILIEN}}.
<section end="BRÉSILIEN"/>
<section begin="BRÉSILIER"/><nowiki/>
BRÉSILIER. v. a. Terme de Teinturier. Teindre avec du brésil. ''{{lang|la|Brasilico ligno tingere, inficere}}''. On ne doit ''brésiller'' aucunes toiles, ni fils à marquer, qu’ils ne soient teints en bonne cuve.
{{sc|Brésiller}}, signifie aussi, rompre par petits morceaux. Voilà qui est tout ''bresillé''.
BRÉSILLÉ, ÉE. part. & adj. Qui est si sec, qu’il se brise & se réduit en poudre. Il se dit des choses qui étoient vertes, dociles & pliantes, & qui deviennent friables, en les faisant sécher au feu ou au soleil.
<section end="BRÉSILIER"/>
<section begin="BRÉSILLET"/><nowiki/>
BRÉSILLET. s. m. Espèce de bois de Brésil. Le ''brésillet'' des Îles Antilles : c’est de toutes les espèces de bois de ''brésil'' la moins bonne. {{sc|Pomet}}.
<section end="BRÉSILLET"/>
<section begin="BRÉSIMI, ou BRÉSINI"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BRÉSIMI, ou BRÉSINI, petite ville de la grande Pologne, au Palatinat de Lencieza.
<section end="BRÉSIMI, ou BRÉSINI"/>
<section begin="BRESLAW"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BRESLAW, ville d’Allemagne, capitale de la Silésie & d’un Duché particulier, avec un Evêché suffragant de Gnesne & une Université, sur l’Oder. ''{{lang|la|Vratislavia, Budorgis}}'' & ''{{lang|la|Budorgium}}''. Cette ville est à 3°. 39’, 3”, de longitude, & 51°. 3’, 0”, de latitude. {{sc|De la Hire}}, ''Tabl. Astr.'' {{sc|Le {{P.|Heinrich}}}}.
<section end="BRESLAW"/>
<section begin="BRESLE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BRESLE (la), ''{{lang|la|Bresla}}'', petite ville de France, dans le Lyonnois, sur la Turdine, à trois lieues de Lyon. On l’appeloit autrefois ''Arbreste''.
{{StdT|l|☞}} BRESLE, ou BRESSELLE, rivière de France, qui a sa source en Normandie, au dessus d’Aumale, sépare la Picardie de la Normandie, arrose Gamache, Eu, & se jette peu après dans l’Océan.
<section end="BRESLE"/>
<section begin="BRESSAN"/><nowiki/>
BRESSAN. Pays d’Italie, auquel Brésica, ou Bresse qui en est la capitale, a donné son nom. ''{{lang|la|Brixianus ager}}''. Le ''Bressan'' a pour bornes du côté du nord une partie du Tirol & de la Walteline, au couchant le Bergamasque, & la Walteline encore, au midi le Crémonois & le Mantouan, au levant le Trentin, le Véronois, & le lac de Garde.
{{sc|Bressan, ane}}, s. m. & f. Qui est de Brescia en Italie, ou du ''Bressan. {{lang|la|Brixianus}}''. L’an 1427, les ''Bressans'' ne pouvant plus souffrir les excessives tyrannies des Ducs de Milan, se donnerent aux Vénitiens. {{sc|Vigen}}.
{{sc|Bressan}}, signifie aussi, qui est de Bresse, province de France. ''{{lang|la|Bressianus}}''. La rivière d’Yone séparoit les Allobroges, c’est-à-dire, les Dauphinois, & les Savoyards, des ''Bressans'' & des Lyonnois, que César appelle ''{{lang|la|Segusiani}}''. {{sc|Thiroux}}. Le peuple ''Bressan''. {{sc|Id}}.
César appelle les ''Bressans'' alliés & Confédérés des Anthunois. {{sc|Id}}.
D’autres disent ''Bressande'' au féminin. J’ai vû le ''Guemen dou poure Labory de Breissy su la pau che la de la garra'', en rime ''Bressande'', par Bernardin Uchard, avec l’explication françoise des mots ''Bressans'' ce qui fait que ledit livret n’est pas moins nécessaire que plaisant. {{sc|Masc}}.
<section end="BRESSAN"/>
<section begin="BRESSE"/><nowiki/>
{{sc|Bresse}}. ''Voyez'' {{Tr6L|BRESCIA}}. C’est la même ville.
BRESSE. Province de France, qui a la Franche-Comté au septentrion, le Bugey à l’orient, une partie du Duché de Bourgogne, & une partie du Lyonnois au couchant, & le Dauphiné au midi. ''{{lang|la|Bressia}}'', ou ''{{lang|la|Brexia}}''. La Principauté de Dombes, dont Trévoux est la capitale, est enclavée dans la ''Bresse''. Bourg est capitale de la ''Bresse''. Il y a une contrée de cette province qu’on appelle la ''Bresse Châlonnoise'' ; parce qu’elle approche de Châlons sur Saone. La ''Bresse'' fut cédée à la France par le Duc de Savoye au commencement du dernier siècle. ''Voyez la Notice des Gaules'' de {{M.|de Valois}} au mot ''Brexia''. Sam. Guichenon, Avocat au Présid. de Bourg en ''Bresse'', a donné l’Histoire de ''Bresse'' & de Bugey, ''in-fol''. à Lyon 1650.
<section end="BRESSE"/>
<section begin="BRESSELLE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BRESSELLE, rivière. ''Voyez'' {{Tr6L|BRESLE}}.
<section end="BRESSELLE"/>
<section begin="BRESSIN"/><nowiki/>
BRESSIN. s. m. Terme de Marine. C’est une corde qui sert à isser & à amener une vergue, ou une voile. ''{{lang|la|Funis antennæ adducendæ destinatus}}''. On l’appelle autrement ''guinderesse. Bressins'' signifie aussi sur mer, des crocs de fer. ''{{lang|la|Uncus ferreus}}''.
<section end="BRESSIN"/>
<section begin="BREST"/><nowiki/>
BREST. Ville & port de mer de France en Bretagne, dans le Diocèse de Léon. ''{{lang|la|Bivœtes portus, Brestia, Brestum}}. Brest'' est le plus excellent port de mer de toute la Bretagne, & duquel peut-être toute la province a pris l’origine de son nom. {{sc|Du Chesne}}, ''dans ses Antiq. & Recherches des villes de France''. Au reste, c’est {{corr|un|une}} erreur de croire que ''Brest'' ait donné le nom à la Bretagne. L’entrée de la baie de ''Brest'', qu’on nomme le ''Goulet'', est très-difficile. ''Brest'' a été choisi pour y faire le principal arsenal de mer de la France. C’est un magasin de mer pour l’Océan. ''Brest'' a 12°. 57’, 33”, de longitude, & 48°. 23’, 0”, de latitude. {{sc|Picard}} & {{sc|De la Hire}}.
La ''fondante de Brest'' est une espèce de poire. ''Voyez'' {{Tr6L|FONDANTE}}.
<section end="BREST"/>
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BRESTE. s. m. Chasse aux petits oiseaux, qu’on prend à la glu avec un appas.
<section end="BRESTE"/>
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BRESTER. v. n. Vieux mot. Crier, clabauder.
<section end="BRESTER"/>
<section begin="BRETAGNE"/><nowiki/>
BRETAGNE. Nom de lieu. ''{{lang|la|Britannia}}''.
{{sc|La grande Bretagne}}. ''{{lang|la|Magna Britannia}}''. Grande Île de l’océan, qui comprend l’Angleterre & l’Ecosse. C’est une espèce de triangle dont la base est<section end="BRETAGNE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{numérotation|BRE|56}}</noinclude><section begin="BRETAGNE"/>la côte méridionale qui regarde la France. Tite-Live & Fabius Rusticus lui donnent la figure d’une hache. Quelques Anciens ont cru que cette Île avoit été autrefois jointe à notre continent. Ils prétendent que c’est le sens de ce vers de Virgile,
<poem>''Et penitus toto divisos orbe Britannos''. Ecl. 1, v. 67.</poem>
Et Servius l’assure positivement, en expliquant ce vers de Claudien. ''In Consul. Manlii. v.'' 51.
<poem>''Et nostro diducta Britannia mundo''.</poem>
Et peut-être pourroit-on trouver dans le nom de cette Île de quoi appuyer ce sentiment, comme on le verra ci-après. Quoi qu’il en soit les premiers habitans de la ''Grande Bretagne'' furent des Gaulois qui y passerent, ou qui y furent jetés des côtes de Picardie & de Flandres. On ne peut en douter, quand on fait réflexion. {{1°}}. Qu’ils sont appelés ''Cumeri'', & ''Kimbri'', & leur langue ''Kimry'', de même que les Gaulois ont été appelés ''Cimbri'', selon la remarque de Cambden. {{2°}}. Que la religion étoit la même dans la Gaule & dans la ''Grande Bretagne'', comme l’a remarqué Tacite ; que l’une & l’autre nation avoit ses Druïdes & ses Bardes, ''&c''. {{3°}}. Que l’ancienne langue des Bretons étoit la même que la langue des Gaulois, comme on peut s’en convaincre dans l’Archæologie Britannique de Lhuyd, & dans Cambden, ''Britan. p.'' 12, ''& suiv''. Ce sont apparemment ces premiers habitans de l’Île qui lui donnerent son nom. On dit qu’ils la nommoient ''Pridain'', ou ''Phridain'', & que c’est de-là que s’est fait le mot de ''Bretagne'' & de Breton.
Au reste, ce n’est pas la seule Île que nous appelons aujourd’hui ''Grande Bretagne'' que l’antiquité a donné ce nom ; toutes les Îles de la mer, qui sont aux environs de la ''Grande Bretagne'', furent appelées îLes Britanniques, comme il paroît par Denys le Géographe, l’Auteur du livre du monde attribué à Aristote, ''&c''. Celle-ci fut cependant appelée par excellence Britannique, {{lang|grc|Βριταννικής}} ; ''{{lang|la|Britannia}}'', ou ''{{lang|la|Bretannia}}'', {{lang|grc|Βρέτανις}}, {{lang|grc|Βρετάνια}}. Elle se nomma aussi Albion. Quelques anciens Auteurs fabuleux prétendent qu’elle fut nommée d’abord Samothée, puis Albion, & enfin ''Bretagne''. Elle avoit ce nom du temps de César, & elle l’a porté jusqu’à l’invasion des Saxons, ou Anglois-Saxons, qui donnerent le leur à la partie qu’ils occupèrent, & la firent nommer Engelland, c’est-à-dire, Angleterre, tandis que la partie septentrionale, s’appeloit Ecosse, du nom d’un peuple Irlandois qui s’y étoit établi. On a repris ce nom de ''Bretagne'' dans ces derniers siècles. {{roi|Jacques|I}}, qui avoit réuni les deux couronnes d’Angleterre & d’Ecosse en sa personne, projettoit aussi la réunion des deux Royaumes, & fit même battre des médailles à ce sujet, dont les Légendes étoient : ''{{lang|la|Quæ Deus conjunxit, nemo separet}}'' : Et, ''{{lang|la|Faciam eos in Gentem unam}}'' : &, ''{{lang|la|Tueatur unita Deus}}'' ; &, ''{{lang|la|Henricus rosas, regna Jacobus}}'', par allusion à {{roi|Henri|VII}}, qui avoit réuni les deux factions de la rose blanche & de la rose rouge, en réunissant par son mariage avec Elizabeth fille d’{{roi|Edouard|IV}}, les droits des maisons de Lancastre & d’Yorck. Cependant Jacques ne put venir à bout de son dessin, auquel les Parlemens d’Angleterre & d’Ecosse s’opposerent également. Enfin, la Reine Anne l’a exécuté, en ne faisant qu’un Royaume des deux, & ordonnant qu’on l’appelât ''Grande Bretagne''. Ainsi l’on a rappelé l’ancien nom, de l’étymologie & de la signification duquel on ne convient pas.
Un certain Galfredus Aturius, qui sous {{roi|Henri|II}}, donna une Histoire Britannique qu’il avoit tirée, disoit-il, des anciens Auteurs Bretons, prétendit que Brutus Troien, fils de Sylvius, petit-fils d’Ascanius, & arrière petit-fils d’Enée, après bien des avantures romanesques, étoit passé dans l’Île dont nous parlons, habitée pour-lors par des géans, & lui avoit donné son nom. Le Chevalier Thomas Eliot le titre du nom grec {{lang|grc|πρυτάνια}}, qui signifioit chez les Atheniens, les revenus publics de la République. Humfroy Lhuyd veut que ce mot soit formé de ''Pridcain'', qui signifie fort blanche. Cela reviendroit au nom Albion que les Grecs lui donnerent. Ainsi ce n’auroit été qu’une interprétation du nom propre ; & ce qui pourroit appuyer ce sentiment, c’est qu’on en a usé de même en d’autres noms semblables, comme en celui d’Aquitaine, appelée par les Gaulois Armorique, ainsi qu’on le peut voir au mot {{Tr6L|AQUITAINE|Aquitaine}}. Mais Cambden prétend que cette étymologie est dure, & que ''cain'', blanc, a passé, du latin ''{{lang|la|candidus}}'', dans l’anglois, & qu’il ne vient pas de plus loin. Pomponius Gallus dit que ce sont les Bretons de Gaule, ou les Armoriques, qui ont porté ce nom en Angleterre ; Goropius Becanus, que les Danois qui s’y établirent lui donnerent le nom ''{{lang|la|Bridanium}}'', qui signifie ''{{lang|la|Libera Dania}}'', & que de-là s’est fait ''{{lang|la|Britania}}''. D’autres tirent ce nom de ''{{lang|la|Prutenia}}'', la Prusse ; Bodin de ''{{lang|es|Bretta}}'', espagnol, qui signifie terre ; d’autres de ''Britin'' ; qui dans l’Athénée s’est dit pour signifier un port ; d’autre des Brutiens, peuples d’Italie, & quelques-uns du mot latin ''{{lang|la|brutus}}'', brutal, à cause des mœurs sauvages & barbares des habitans de cette Île. Cambden réfute toutes ces opinions. Bochart, qui rapporte tout aux Phéniciens, prétend que ce nom est phénicien, formé de {{lang|he|ברת}}, ''terre'', & {{lang|he|אנה}}, ''étain'', dont les mines qui sont en Angleterre donnèrent le nom à toute l’Île ; que les Bretons sont des colonies de Phéniciens, ou de Chananéens, que Josué chassa de leur pays, & qui se répandirent en Espagne, en Gaule, & en Angleterre plus de 300 ans avant le temps où l’on place le Brutus dont nous avons parlé. On pourroit dire que ce nom, ''pridain'', venoit de {{lang|he|{{corr|קרד|פרד}}}}, ''{{lang|la|separavit, disjunxit}}'', pour marquer que cette terre a été séparée de notre continent. Cambden croit que ''Britannia'' vient de ''Brit'', qui signifie ''peint'', parce que ces peuples avoient coutume de se peindre le corps, pour se rendre, disent quelques-uns, plus effroyables dans les combats.
On ne sut que l’Angleterre étoit une Île que sous Domitien, & sur la fin du gouvernement d’Agricola, par une aventure que Tacite & Dion racontent. M. Lhuyd a fait un recueil de toutes les Grammaires & Dictionnaires de l’ancien breton , ou du bas-breton, qui ont rapport à l’ancien-breton, qu’il a intitulé ''{{lang|la|Archæologia Britannica}}''. On trouve beaucoup de choses curieuses & savantes sur l’ancienne Bretagne dans la ''Britannia'' de Cambden ; cet ouvrage a été traduit en anglois, & augmenté par Edmond Gibson, & cette traduction fut imprimée à Londres en 1695. Les ''{{lang|la|Reliquiæ Cambdenianæ}}'' est aussi un bon livre, imprimé à Londres en 1637, dans lequel il y a des remarques curieuses touchant le langage des anciens Bretons. Pitsæus, Balæus, Wood, & en dernier lieu Nicholson, ont donné des listes & bibliothéques des Ecrivains de leur nation, tant anciens que modernes. M. Blair, Médecin Ecossois, a fait un ouvrage intitulé, ''Pharmaco Botanologia'', ou Histoire complette des plantes médecinales de la ''Grande Bretagne''.
Les Îles de la ''Grande Bretagne. {{lang|la|Insulæ Britannicæ}}''. Ce sont des Îles d’Europe, situées entre le 50, & le 61, ou 62° degré de latitude septentrionale, & entre le {{9e}} & le {{23e}} degré de longitude. On les divise en cinq parties {{1°}}. La ''Grande Bretagne'', dont nous avons parlé. {{2°}}. L’Irlande. {{3°}}. Les Sorlingues. {{4°}}. Les Hébudes, ou Inch Galles, ou Westernes. {{5°}}. les Orcades, auxquelles on joint les Schetlandiques. Toutes ces Îles dépendent aujourd’hui du Roi de la ''Grande Bretagne''. {{sc|Maty}}.
La nouvelle ''Bretagne''. Grand pays de l’Amérique septentrionale au nord du Canada. ''{{lang|la|Nova {{tiret|Bri|tannia}}}}.''<section end="BRETAGNE"/><noinclude>''{{d|tannia}}''
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BRE||57}}</noinclude><section begin="BRETAGNE"/>''{{lang|la|{{tiret2|Bri|tannia}}}}''. On l’appelle aussi ''Estotilande'', ou terre de ''Labrador'', ou de ''Corta-real''.
BRETAGNE. ''{{lang|la|Armorica, Britannia minor}}''. Petite ''Bretagne''. Province de France qui a titre de Duché. C’est une grande presqu’Île baignée au nord par la mer de ''Bretagne'', au couchant par l’Océan, au midi par la mer de Gascogne, & du côté de la terre elle est bornée par le Poitou, l’Anjou, le Maine, & une petite partie de la Normandie. C’est une des plus grandes Provinces de France, qui s’étend depuis environ le 12{{e}} degré 50 minutes de longitude jusqu’au 16{{e|d}} 30’, selon les cartes de {{M.|de l’Isle}}, faites sur les observations de l’Académie des Sciences, & qui est entre le 47{{e}} & le 49{{e}} de latitude septentrionale. La capitale de ''Bretagne'' est Rennes. Cette province se divise en Haute-''Bretagne'', & en Basse-''Bretagne''. La Haute-''Bretagne'' comprend les Evêchés de Rennes, de {{St.|Brieu}}, de {{St.|Malo}}, de Dol & de Nantes. On trouve dans la Basse-''Bretagne'' les Diocèses de Vannes, de Cornouailles{{corr|.|,}} de Léon & de Tréguier. Ces neuf Evêchés sont suffragans de Tours. On ne dit guère la Haute-''Bretagne'', mais on dit souvent Basse-''Bretagne''.
<poem>
:''Le Phaéton d’une voiture à foin''
''Vit son char embourbé. Le pauvre homme étoit loin''
''De tout humain secours : c’étoit à la campagne,''
''Près d’un certain canton de la ''Basse-Bretagne
:''Appelle Quimper-Corentin :''
:''On sait assez que le destin''
''Adresse-là les gens, quand il veut qu’on enrage :''
:''Dieu nous préserve du voyage.''</poem>
La ''Bretagne'' s’appeloit Armorique du temps des Romains. On convient assez qu’elle a reçu le nom de ''Bretagne'' des habitans de la ''Grande-Bretagne'' qui s’y sont établis, mais on ne convient pas du temps où cela s’est fait. Il y a des Auteurs, qui fondés sur quelques endroits de Pline & de Bède, prétendent que dès les premiers siècles de l’Eglise, des Bretons avoient passé la mer, & conduit des colonies dans l’Armorique. Ils ne disent pas cependant que dès-lors elle prit le nom de ces nouveaux hôtes. D’autres soutiennent qu’au quatrième siècle l’Empereur Maxime s’étant rendu maître de cette province, il la donna aux Bretons qui l’avoient suivi dans ses expéditions ; d’autres que Vortiger, ou Vortigem, que les Bretons avoient appelé à leur secours contre les Ecossois, peuple d’Hibernie ou d’Irlande, qui vouloit envahir la ''Grande-Bretagne'' ; que ce Vortiger, dis-je, après avoir repoussé les Ecossois, se rendit maître de la ''Bretagne'' ; qu’un grand nombre de Bretons, pour éviter sa tyrannie, passerent en Armorique, & s’y étant établis, donnerent leur nom à cette partie de la Gaule. D’autres écrivent que ceux qui s’y retirerent, & lui donnerent ce nom, sont les Bretons chassés de leur Île par les Anglois-Saxons, qui y entrerent sous la conduite de Hengist en 446. La Chronique Bretonne, ou Britannique de l’Eglise de Nantes, que le {{P.|Lobineau}} a imprimée dans le ''II{{e}} Tome de l’Hist. de Bret. p.''{{lié}}3, dit ''p.''{{lié}}31, que ce fut en 513, sous le règne de Clotaire fils de Clovis, que ces Bretons passerent dans l’Armorique. {{roi|Clotaire|II}} vaincu par Théodebert & Théodoric, fils de Childebert, céda à Théodoric tous les pays renfermés entre la Seine, la Loire & l’Océan, ''jusqu’à la frontière des Bretons'', mots, dit le {{P.|Lobineau}}, qui font voir que nos premiers Rois n’avoient aucun droit de souveraineté sur la ''Bretagne''. Le même Auteur dit que son gouvernement étoit aristocratique, ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, p.''{{lié}}73.
Quelques-uns prétendent que la ''Bretagne'' a eu titre de Royaume ; que Conan, le chef des Bretons, que Maxime mit dans l’Armorique, la reçut de cet Empereur à titre de Royaume ; que ce Royaume, après avoir duré jusqu’à Charlemagne, fut rendu feudataire par cet Empereur, & changé en Comté. D’autres disent qu’il ne dura que jusqu’à Clovis & Chilperic, qui obligerent ces petits Rois de se contenter de la qualité de Comte ; qu’ensuite cependant, s’étant remis en liberté, ils furent rendus tributaires par {{roi|Dagobert|II}} jusqu’à Charlemagne, qui les subjugua & les réduisit à la qualité de Comtes ; depuis, la ''Bretagne'' fut érigée en Duché, & a eu long-temps ses Ducs particuliers. C’est Philippe le Bel, qui étant à Courtray en 1247, au mois de Septembre, en considération des grands services que le Duc de Bretagne {{roi|Jean|II}} lui avoit rendus, le créa Pair de France, avec les mêmes prérogatives dont jouissoit le Duc de Bourgogne, déclarant que la Pairie seroit attachée au Duché de ''Bretagne'', & que le Duc qui n’avoit été jusques-là nommé que Comte dans les Lettres Royaux, seroit désormais appellé Duc. {{sc|Lobineau}}. Le dernier Duc de ''Bretagne'' fut {{roi|François|II}}, qui n’eut qu’une fille, Anne de ''Bretagne'', qui apporta la ''Bretagne'' à la France par son mariage avec {{roi|Charles|VIII}}, & puis avec {{roi|Louis|XII}}.
La ''Bretagne'' relevoit de Richard troisième Duc de Normandie, & dès le temps du premier Duc (Rolon, Fondateur de ce Duché) elle étoit devenue comme un arrière fief de la Couronne, par le consentement de Charles le Simple. Au commencement de la troisième race on vit les Bretons se relever, & donner de l’inquiétude aux Ducs de Normandie. {{sc|P. Dan}}. Il fut réglé par le traité de Guérande, conclu le 12 d’Avril de l’an 1365, que désormais les femmes ne pourroient prétendre au Duché de ''Bretagne'' qu’au défaut de tous les mâles légitimes de la Maison de ''Bretagne''. {{sc|Id}}. ''{{tom.|{{rom-maj|II}}|cap}}, pag.'' 628. ''La Bretagne'' est un pays d’Etats. Les Etats de ''Bretagne'' se tiennent de deux ans en deux ans dans le lieu de la Province que le Roi désigne. ''Voyez'' encore le mot {{Tr6L|ARMORIQUE}}. Il y a des ''Chroniques Annales de Bretagne'', par M{{e}} Alain Bouchard, Avocat au Parlement ; l'''Histoire de Bretagne'' par Bertrand d’Argentré ; une autre par d’Hosier, avec les ''Chroniques des Maisons de Vitré & de Laval'' ; & enfin la dernière en deux tomes, dont le second contient les preuves données par D. Alexis Lobineau, Bénédictin. Il y a des Dissertations sur la mouvance de la ''Bretagne'', de {{M.|l’Abbé}} de Vertot & d’un Anonyme. ''Voyez'' encore de Hauteserre, ''{{lang|la|Notæ in Greg. Tur.}} L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, p.''{{lié}}114.
La mer de ''Bretagne'', autrement la Manche, ou le Canal. C’est un grand détroit de l’Océan Atlantique, qui s’étend entre les côtes de France au midi, & celles d’Angleterre au nord.
Il y a une contrée en Canada, à la pointe du golfe de Saint Laurent, à laquelle on a donné le nom de ''Nouvelle-Bretagne''. On écrivoit autrefois ''Bretaigne''.
<section end="BRETAGNE"/>
<section begin="BRETAILLER"/><nowiki/>
BRETAILLER. v. n. Tirer souvent l’épée & fréquenter les salles d’armes. Ce terme est méprisant, & ne convient qu’à de jeunes étourdis qui veulent faire les bravaches. Les honnêtes gens ne s’amusent point à ''bretailler''. Ce mot vient de ''brette'', qui signifie une longue épée. Il n’est que du style familier.
<section end="BRETAILLER"/>
<section begin="BRETAILLEUR"/><nowiki/>
BRETAILLEUR. s. m. Jeune fanfaron qui met l’épée à la main pour la moindre bagatelle. ''{{lang|la|Thraso}}''. Les ''brétailleurs'' sont bannis de la société des honnêtes gens. Il se dit aussi de ceux qui fréquentent souvent les salles d’armes.
<section end="BRETAILLEUR"/>
<section begin="BRETANNION"/><nowiki/>
BRETANNION. s. m. Nom d’homme. ''{{lang|la|Bretannio}}'', ou ''{{lang|la|Vetrannio}}''. D’autres disent ''Vetrannion''. L’un peut s’être formé de l’autre. S. ''Bretannion'', Evêque de Tomes, dans la petite Scythie, près du Pont-Euxin, parla hautement à Valens pour la défense de la foi de Nicée, & ne voulut point communiquer avec lui.
<section end="BRETANNION"/>
<section begin="BRETAUDER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} BRETAUDER. Vieux verbe qui signifioit autrefois tondre inégalement. ''{{lang|la|Inæqualiter tondere}}''.
Il a conservé cette signification chez les tondeurs de drap : il s’emploie aussi activement en maréchallerie. ''Brétauder'' un cheval, c’est lui couper les oreilles. ''{{lang|la|Aures resecare, truncare}}''.
{{StdT|l|☞}} Quelques-uns s’en servent aussi pour châtrer. En style comique & burlesque, ''brétauder quelqu’un'', c’est lui couper les cheveux plus courts qu’il n’a coutume de les porter.
<section end="BRETAUDER"/>
<section begin="BRÉTÈCHE"/><nowiki/>
BRÉTÈCHE. s. f. Vieux mot, qui signifie une forteresse<section end="BRÉTÈCHE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>partie formera deux volumes, qui seront les tomes premier et deuxième de l’édition. Le tome troisième contiendra toute la seconde.
Cette seconde partie de la ''Démocratie en Amérique'' a eu, il faut le reconnaître, un moindre succès que la première. Elle n’a pas sans doute été moins achetée, mais je crois qu’elle a été moins lue. Beaucoup moins de feuilles périodiques en ont rendu compte. Elle renferme une si grande quantité d’idées condensées dans un étroit espace et toutes rigoureusement enchaînées les unes aux autres, que plus d’un lecteur recule, avant de s’engager dans un labyrinthe dont il craint de perdre le fil. Je ne sais plus quel écrivain a fait la remarque que, toutes les fois qu’on veut lire cet ouvrage d’un bout à l’autre et d’une seule traite, on éprouve quelque fatigue, et que si on se borne à en lire une page prise au hasard, on ne ressent que le charme d’une œuvre supérieure. Il semblerait, dit-il, que le rayonnement continu des idées qui abondent dans ce livre, exerce sur l’esprit du lecteur l’effet produit par une vive lumière sur les yeux, que cette lumière attire et qui ne peuvent la regarder longtemps en face. Les meilleurs esprits et les meilleurs juges<ref name=p24>« C’est dans le volume où il est traité de l’influence de la démocratie sur les mœurs, et où l’auteur a placé en finissant une vue générale du sujet de tout l’ouvrage, que, selon moi, {{M.|de Tocqueville}} fait voir le plus</ref> persistent cependant à regarder cette seconde partie de ''la Démocratie'' comme l’œuvre de {{tiret|Toc|queville}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>{{tiret2|Toc|queville}} qui atteste le plus de puissance intellectuelle ; et elle sera peut-être son principal titre aux yeux de la postérité. Il en est d’elle comme de ces mines, dont la profondeur effraie et rebute d’abord, et qui à mesure qu’on les creuse, découvrent leurs trésors, et récompensent le labeur de l’ouvrier<ref>Dans l’étude remarquable qu’il a faite des ouvrages de Tocqueville, {{M.|de Laboulaye}}, qui n’épargne pas les critiques à cette seconde partie de ''la Démocratie'', la juge, sous quelques rapports, supérieure à la première. « J’en considère, dit-il, le dernier chapitre intitulé de ''l’Influence des idées démocratiques sur la société politique'', comme le chef-d’œuvre de Tocqueville. » (''Journal des Débats'' du 2 octobre 1859.) Cette partie de ''la Démocratie'' fut aussi, beaucoup moins que la première, analysée dans les revues étrangères. V. cependant un article remarquable du ''{{lang|en|Blackwood’s Magazine}}'' (octobre 1840, numéro 300).</ref>.
{{il}}
Immédiatement après les ouvrages sur l’Amérique, nous classons, en suivant l’ordre des publications antérieures, le livre intitulé : ''l’Ancien Régime et la Révolution'', qui formera le tome quatrième.
La publication de ce livre fut pour Tocqueville un événement solennel. Tout le monde comprend que, lorsque après un silence de quinze années passées exclusivement dans l’action politique, l’auteur de ''la Démocratie en Amérique'' fit paraître un nouvel ouvrage, l’attention {{tiret|gé|nérale}}<ref follow=p24>de finesse et le plus de profondeur ; et ce volume restera peut-être, parmi tous ceux dont se compose ''la Démocratie en Amérique'', comme son titre le plus singulier à l’admiration des hommes. » ({{sc|Ampère}}, ''Correspondant'' du 2 juin 1859.)</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>{{tiret2|gé|nérale}} fut vivement excitée. Les conditions réciproques dans lesquelles s’étaient trouvés dans l’origine l’écrivain et ses juges avaient changé. Le public devant lequel comparaissait Tocqueville n’était plus le même public devant lequel l’auteur de ''la Démocratie'' avait comparu en 1835 et en 1839. Lui-même se montrait aux yeux de ce public sous un aspect nouveau. Il avait cessé d’être un publiciste étranger aux luttes et aux passions des partis ; et s’il est permis de penser que, chez quelques lecteurs, la sympathie politique inspirée par les derniers événements (1851 et 1852) ajoutait à la sympathie éprouvée pour l’homme de lettres, il faut admettre aussi que d’autres, placés sous l’influence d’un sentiment tout opposé, auraient vu, sans grand déplaisir, sinon la chute, du moins la diminution d’un écrivain qui ne s’était point rallié à leur cause et pour lequel, après tant d’éclatants succès, un échec ne serait après tout que l’épisode naturel des destinées littéraires.
La faveur qui accueillit le livre de ''l’Ancien Régime et la Révolution'', ne peut cependant se comparer qu’à celle dont ''la Démocratie en Amérique'' avait été l’objet<ref name=p26>Toutes les revues et tous les journaux n’eurent qu’une voix pour célébrer l’apparition du livre. Et si, dans leur examen, {{MM.|Villemain, de Rémusat, de Pontmartin, Léon Plée, Hauréau}}, etc., etc., n’apportèrent pas le même esprit et n’aboutirent pas à la même appréciation que {{MM.|Nisard, de Parieu, Forcade de la Roquette}}, etc., etc., tous du moins s’unirent pour rendre hommage au talent du livre et au caractère de l’écrivain. « Les qualités de l’''ancien régime et de la Révolution'', dit</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>La faveur fut la même en Angleterre<ref>Voyez ''{{lang|en|the Saturday Review}}'' (28 juin 1856) ;
<p>(Pour les revues et les journaux anglais on ne peut indiquer les auteurs des articles, qui paraissent toujours anonymes).</p>
<p>''{{lang|en|The Athæneum}}'' (9 août 1856) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Illustraded Times}}'' (16 août 1856) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Examiner}}'' (2 août 1856) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Press}}'' août 1856) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Spectator}}'' (2 août 1856) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Leader}}'' (9 août 1850) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Economist}}'' (9 août 1850) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Litterary Gazette}}'' (9 août 1850) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Times}}'' (3 et 10 septembre 1856) ;</p>
<p>''{{lang|en|Fraser’s Magazine}}'' (septembre 1856) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Edinburgh Review}}'' (octobre 1856) ;</p></ref> qu’en France. Il est même une partie du continent, l’Allemagne, où il eut {{tiret|en|core}}<ref follow=p26>{{M.|Nisard}}, sont les mêmes qui ont fait la juste renommée de la ''Démocratie en Amérique''. Dans l’un comme dans l’autre ouvrage, ce qui domine, c’est l’observateur à la fois patient et pénétrant. » Voici, du reste, l’indication par ordre de dates des principaux articles qui, au moment où le livre parut, signalèrent sa publication :
<p>{{M.|Villemain}} (''Journal des Débats'', du {{1er}} juillet 1856) ;</p>
<p>{{M.|de Pontmartin}} (''l’Assemblée nationale'', du 5 juillet 1856) ;</p>
<p>{{MM.|Texier et Léon Plée}} (''le Siècle'', des 6, 18, 19, 21 et 27 juillet 1856) ;</p>
<p>{{M.|Hauréau}} (''l’Illustration'', du 19 juillet 1856) ;</p>
<p>{{M.|de Rémusat}} (''Revue des Deux Mondes'', du {{1er}} août 1856) ;</p>
<p>{{M.|Laurentie}} (''l’Union'', des 16 août et 4 septembre 1856) ;</p>
<p>{{M.|E. Despois}} (''Revue de Paris'', du {{1er}} octobre 1856) ;</p>
<p>{{M.|Forcade de la Roquette}} (''Revue contemporaine'', du 15 décembre 1856).</p>
<p>{{M.|Frédéric Passy}} (''Journal des Économistes'', janvier 1857) ;</p>
<p>{{M.|Lavertujon}} (''la Gironde'', du 29 janvier 1857) ;</p>
<p>{{M.|Nisard}} (''la Patrie'', du 6 mars 1857) ;</p>
<p>En France, ''l’Ancien Régime et la Révolution'' a déjà été réimprimé quatre fois. Cette édition sera la cinquième.</p></ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>{{tiret2|en|core}} plus de retentissement que n’en avaient eu les ouvrages sur l’Amérique : ce qui s’explique par l’état social et politique de ce pays, dont la révolution non encore achevée, aspirant à s’accomplir, porte sans cesse ses yeux vers la première révolution française, ''la grande révolution'', selon l’expression des publicistes allemands, et vers l’assemblée constituante de 1789, la ''véritable'', comme ils l’appellent<ref>V. ''la Gazette d’Augsbourg'' (''{{lang|de|Allgemeine Zeitung}}'') 10 juillet, 22, 24, 25, 27 et 31 août 1856) ;
<p>''{{lang|de|Die Kölnische Zeitung}}'' (15 juillet 1856) ;
<p>''{{lang|de|Das Deutsche Museum}}'' (4 septembre 1856) ;
<p>''{{lang|de|Der Grenzbote}}'' (7 novembre 1856) ;
<p>''{{lang|de|Das Jahrhundert}}'' (6 décembre 1856).
Parmi les publications étrangères dont le livra a été le sujet, nous citerons encore les articles qu’ont publiés ''la Bibliothèque universelle de Genève'' (décembre 1856). articles de {{M.|W. de la Rive}}, et ''la Revista contemporanea de Turin'' (du 25 juillet 1856), article écrit par Ampère.</ref>.
En suivant toujours l’ordre chronologique des publications antérieures, nous placerons, après les ouvrages qui précèdent, les deux volumes de ''Correspondance et Œuvres inédites'', qui parurent pour la première fois en 1860, et qui formeront les tomes cinquième et sixième.<ref follow=p27><p>''{{lang|en|London Litterary Journal}}'' (15 novembre 1856) ;</p>
<p>''{{lang|en|The Monthly Review}}'' (novembre 1850).</p>
<p>''L’Ancien Régime et la Révolution'' a été traduit en anglais par {{M.|Henry Reeve}}, traducteur de la ''Démocratie''. « Ce livre, dit une revue de Londres, est l’ouvrage historique le plus philosophique qui ait paru depuis Burke. »</p></ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude><nowiki />
On sait le succès qu’ont obtenu ces deux volumes de Lettres et de Mélanges. L’un des mérites de cette publication a été de jeter sur le talent et sur le caractère de Tocqueville un jour nouveau.
Bien des gens croyaient jusqu’ici que le talent de Tocqueville, monotone de sa nature, était exclusivement celui d’un génie austère et mélancolique. On ne voyait en lui que le penseur profond, mais un peu morose, ourdissant la trame toujours serrée de ses idées dans un style toujours grave. La publication de sa correspondance et de quelques pièces fugitives a révélé dans Tocqueville tout à la fois un autre style et un autre homme. Elle a montré non-seulement que Tocqueville possédait une nouvelle supériorité dans les lettres, celle du genre épistolaire ; mais encore elle a fait voir dans l’écrivain l’homme jusqu’alors inconnu du plus grand nombre, l’homme bon, simple, naturel, accessible à toutes les impressions, prompt à ressentir toutes les joies de ce monde, sensible aux moindres comme aux plus grands intérêts de la vie.
Dès son apparition, ce livre reçut une immense publicité, à l’étranger comme en France. Une excellente traduction anglaise, due à la plume élégante d’un écrivain distingué<ref>''Le Traducteur de la correspondance de Napoléon avec le roi Joseph''. Tout le monde sait que cet écrivain anonyme n’est autre que ''mademoiselle Senior''.</ref>, obtint en Angleterre et aux États-Unis le<noinclude>
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<p>''Le Correspondant'', du 25 décembre 1860 (article de {{M.|Albert Gigot}}). ''Le Correspondant'' avait peu de temps auparavant, le 2 juin 1859, publié une charmante notice d’Ampère sur Tocqueville. La même revue fit paraître, le 25 avril 1861, un travail très-remarquable du comte Louis de Kergorlay, intitulé : ''Étude littéraire sur Alexis de Tocqueville'', et que nous mentionnons ici parce que, si la publication des ''Lettres'' de Tocqueville n’était pas précisément le sujet de cette étude, elle en était l’occasion.</p>
<p>''Le Moniteur universel'', des 31 décembre 1860 et 7 janvier 1861 (articles de {{M.|Sainte-Beuve}}) ;</p>
<p>''La Revue contemporaine'', du 31 décembre 1860 (article de {{M.|de Parieu}}) ;</p>
<p>''Le Journal des Débats'', du 4 janvier 1861 (article de {{M.|Prévost Paradol}}) :</p>
<p>''La Critique française'', du 15 janvier 1861 (article de {{M.|Élias Regnault}}) ;</p>
<p>''Le Siècle'', du 21 janvier 1861 (article de {{M.|Taxile Delort}}) ;</p>
<p>''L’Opinion nationale'', du 5 mai 1861 (article de {{M.|Jules Levallois}}) ;</p>
<p>''Le Temps'', du 7 mai 1861 (article de {{M.|Scherer}}) ;</p>
<p>''La Revue de l’Instruction publique'', du 9 mai 1861 (article de {{M.|Mourin}}) ;</p>
<p>''La Revue britannique'' (août 1861), de {{M.|Pichot}} (emprunté à la ''Revue d’Édimbourg'') ;</p>
</ref>. Toutes les voix du dedans et du dehors se sont confondues en un concert de bienveillance et d’éloges. Partout on a été frappé du<noinclude>
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Monuments historiques : Rapport au ministre de l’Intérieur
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Benoit Soubeyran
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== Utilisation ==
<section begin=description />Permet de faire un lien dans le [[Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition (1771)|Dictionnaire de Trévoux, 6e édition]]<section end=description />.
=== Remarques ===
Ce modèle dédié est utilisé pour les liens dans le [[Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition (1771)|Dictionnaire de Trévoux, 6e édition]].
== Syntaxe ==
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== Paramètres ==
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== Exemple ==
== Sur un article existant ==
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Attention si le nom de l'article contient plusieurs majuscules :
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=== Article inexistant ===
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<!--== Voir aussi ==
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L'Ambassade de M. de Chateaubriand à Rome en 1828
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Jeanne d’Arc dans la littérature - Poésie et vérité
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La Question religieuse en Bosnie et en Herzégovine
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La Femme de Molière - Armande Béjart
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La Peinture au salon de 1885
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>par la lâcheté que les grands empires se soutenaient ; il fallait des hommes, des armes, des combats. Entre puissances, l’équité, c’est la force. Conserver ce qui est à soi, suffit à un particulier ; combattre pour ce qui est à d’autres, c’est la gloire d’un roi. »
{{Ancre+|II}}. Entraîné par tous ces motifs, Vologèse assemble son conseil, place Tiridate auprès de lui, et parle en ces termes : « Ce prince, né du même père que moi, m’ayant, à cause de mon âge, cédé la couronne la plus noble, je l’ai mis en possession de l’Arménie, troisième trône de notre famille ; car Pacorus occupait déjà celui des Mèdes. Je croyais avoir ainsi préservé notre maison des haines et des rivalités qui de tout temps régnèrent entre frères. Les Romains s’y opposent ; et la paix, qu’ils ne troublèrent jamais impunément, ils la rompent encore aujourd’hui pour leur perte. Je l’avouerai, c’est par l’équité plutôt que par le sang, par les négociations plutôt que par les armes, que j’ai voulu d’abord conserver les conquêtes de mes ancêtres. Si ce délai fut une faute, mon courage la réparera. Votre force, du moins, et votre gloire sont entières ; et vous avez de plus l’honneur de la modération, que les mortels les plus grands ne doivent pas dédaigner, et qui a son prix chez les dieux. » Ensuite il ceint du diadème le front de Tiridate, donne à Monèse, un des nobles, sa garde à cheval avec les auxiliaires de l’Adiabénie, et commande qu’on chasse Tigrane de l’Arménie : lui-même, après s’être réconcilié avec les Hyrcaniens, lève au cœur de ses États une armée formidable, et menace les provinces romaines.
{{Ancre+|III}}. Corbulon, instruit de ces faits par des rapports certains, envoie au secours de Tigrane Vérulanus Sévérus et Vettius Bolanus à la tête de deux légions, avec l’ordre secret de mettre dans leurs mouvements plus de précaution que de rapidité ; car il aimait mieux avoir la guerre que de la faire. Il avait même écrit à l’empereur qu’il fallait un chef particulier pour défendre l’Arménie ; que la Syrie, menacée par Vologèse, était dans un danger plus pressant. En attendant, il place le reste de ses légions sur la rive de l’Euphrate, arme un corps levé à la hâte dans la province, ferme avec des troupes les passages par où l’ennemi pouvait pénétrer, et, comme le pays est presque sans eau, il s’assure des sources en y élevant des forts ; il ensevelit aussi quelques ruisseaux sous des amas de sable.
{{Ancre+|IV}}. Pendant que Corbulon mettait ainsi la Syrie à rouvert, Monèse voulut, par une marche rapide, devancer jusqu’au<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>bruit de son approche, et n’en trouva pas moins Tigrane prévenu et sur ses gardes. Ce prince s’était jeté dans Tigranocerte, ville également forte par ses défenseurs et par la hauteur de ses murailles. En outre le fleuve Nicéphore<ref>Selon d’Anville, c’est le Khabour, et il passe près d’une ville nommée Séred, qui, dit ce géographe, pourrait tenir la place de l’ancienne Tigranocerte.</ref>, d’un assez large cours, environne une partie des remparts, et un vaste fossé défend ce que le fleuve eût trop peu garanti. Des soldats romains étaient dans la place, et on l’avait munie d’approvisionnements. Quelques-uns des hommes chargés de ce soin s’étant emportés trop avant, l’ennemi les avait subitement enveloppés, et cette perte avait inspiré aux autres plus de colère que de crainte. D’ailleurs le Parthe réussit mal dans les siéges, faute d’audace pour attaquer de près : il lance au hasard quelques flèches, qui trompent ses efforts et n’effrayent point un ennemi retranché. Les Adiabéniens, ayant approché des échelles et des machines, furent aisément renversés, et les nôtres, dans une brusque sortie, les taillèrent en pièces.
{{Ancre+|V}}. Corbulon, persuadé, malgré ces heureux succès, qu’il fallait user modérément de la fortune, députa vers Vologèse pour se plaindre qu’on eût attaqué sa province, qu’on tînt assiégés un roi allié et ami et des cohortes romaines. Il l’avertissait de lever le siége, ou lui-même irait camper sur les terres ennemies. Le centurion Caspérius chargé de cette mission trouva le roi dans Nisibe<ref>Ville forte de l’ancienne Mygdonie, partie de la Mésopotamie : il n’en reste que de faibles traces dans le bourg de Nesbin.</ref>, à trente-sept milles de Tigranocerte, et lui exposa fièrement ses ordres. Vologèse avait depuis longtemps pour maxime invariable d’éviter les armes romaines. D’un autre côté, ses affaires prenaient un cours malheureux : le siége était sans résultat ; Tigrane ne manquait ni de soldats ni de vivres ; un assaut venait d’être repoussé ; des légions étaient entrées en Arménie, et d’autres, sur les frontières de Syrie, n’attendaient que le signal d’envahir ses États : lui, cependant, n’avait qu’une cavalerie épuisée par le manque de fourrages ; car une multitude de sauterelles avait dévoré tout ce qu’il y avait dans le pays d’herbes et de feuilles. Il renferme donc ses craintes, et, prenant un langage modéré, il répond qu’il va envoyer une ambassade à l’empereur des Romains pour lui demander l’Arménie et affermir la paix. Il {{tiret|or|donne}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|or|donne}} à Monèse d’abandonner Tigranocerte, et lui-même se retire.
{{Ancre+|VI}}. La plupart, attribuant cette retraite aux craintes du roi et aux menaces de Corbulon, en parlaient avec enthousiasme. D’autres supposaient un accord secret par lequel, la guerre cessant des deux côtés, et Vologèse retirant ses troupes, Tigrane quitterait aussi l’Arménie. « Car pourquoi avoir rappelé l’armée romaine de Tigranocerte ? Pourquoi abandonner dans la paix ce qu’on avait défendu par la guerre ? Avait-on plus commodément passé l’hiver au fond de la Cappadoce, sous des huttes construites à la hâte, que dans la capitale d’un royaume qu’on venait de sauver ? Non, ce n’était qu’une trêve consentie par Vologèse pour avoir en tête un autre ennemi que Corbulon, par Corbulon pour ne plus exposer une gloire, ouvrage de tant d’années. » J’ai dit en effet que ce général avait demandé pour l’Arménie un chef particulier, et l’on parlait de l’arrivée prochaine de Césennius Pétus. Il parut bientôt, et les troupes furent ainsi divisées : la quatrième et la douzième légion, avec la cinquième, appelée récemment de Mésie, ainsi que les auxiliaires du Pont, de la Galatie et de la Cappadoce, obéirent à Pétus. La troisième, la sixième, la dixième et les anciens soldats de Syrie restèrent à Corbulon. Du reste, ils devaient, suivant les circonstances, unir ou partager leurs forces. Mais Corbulon ne souffrait pas de rival ; et Pétus, à qui l’honneur du second rang aurait dû suffire, rabaissait les exploits de ce chef. Il ne cessait de dire « qu’il n’avait ni tué d’ennemis ni enlevé de butin ; que les villes qu’il avait forcées se réduisaient à de vains noms ; qu’il saurait, lui, imposer aux vaincus des lois, des tributs, et, au lieu d’un fantôme de roi, la domination romaine. »
{{Ancre+|VII}}. Vers le même temps, les ambassadeurs que Vologèse avait, comme je l’ai dit, envoyés vers le prince, revinrent sans avoir rien obtenu, et les Parthes commencèrent ouvertement la guerre. Pétus ne refusa pas le défi ; il prend avec lui deux légions, la quatrième, commandée alors par Funisulanus Vettonianus, la douzième, par Calavius Sabinus, et entre en Arménie sous de sinistres auspices. Au passage de l’Euphrate, qu’il traversait sur un pont, le cheval qui portait les ornements consulaires prit l’effroi sans cause apparente, et s’échappa en retournant sur ses pas. Pendant qu’on fortifiait un camp, une victime, debout près des travaux, rompit les palissades à moitié terminées et se sauva hors des retranchements.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Enfin les javelots des soldats jetèrent des flammes, prodige d’autant plus frappant que c’est avec des armes de trait que combattent les Parthes.
{{Ancre+|VIII}}. Pétus méprisa ces présages, et, sans avoir achevé ses fortifications, sans avoir pourvu aux subsistances, il entraîna l’armée au delà du mont Taurus, afin, disait-il, de reprendre Tigranocerte et de ravager des pays que Corbulon avait laissés intacts. Il prit en effet plusieurs forts, et il eût remporté quelque gloire et quelque butin, s’il eût su chercher l’une avec mesure et prendre soin de l’autre. Après avoir parcouru de vastes espaces qu’on ne pouvait garder, et détruit les provisions qu’on avait enlevées, pressé par l’approche de l’hiver, il ramena ses troupes, et adressa au prince une lettre où, supposant la guerre terminée, il cachait le vide des choses sous la magnificence des paroles.
{{Ancre+|IX}}. Pendant ce temps, Corbulon, qui n’avait pas un moment négligé la rive de l’Euphrate, la garnit de postes plus rapprochés que jamais ; et, afin que les bandes ennemies, qui déjà voltigeaient avec un appareil redoutable dans la plaine opposée, ne pussent l’empêcher de jeter un pont, il fait avancer sur le fleuve de très-grands bateaux, liés ensemble avec des poutres et surmontés de tours. De là, il repousse les barbares au moyen de balistes et de catapultes, d’où les pierres et les javelines volaient à une distance que ne pouvait égaler la portée de leurs flèches. Le pont est ensuite achevé, et les collines de l’autre rive occupées par les cohortes auxiliaires, ensuite par le camp des légions, avec une telle promptitude et un déploiement de forces si imposant, que les Parthes renoncèrent à envahir la Syrie, et tournèrent vers l’Arménie toutes leurs espérances.
{{Ancre+|X}}. Pétus, sans prévoir l’orage qui s’approchait de lui, tenait au loin dans le Pont la cinquième légion, et avait affaibli les autres en prodiguant les congés, lorsqu’il apprit que Vologèse accourait avec une armée nombreuse et menaçante. Il appelle la douzième légion, et ce qui devait faire croire ses forces augmentées ne fit que trahir sa faiblesse. On pouvait toutefois conserver le camp, et déconcerter, en temporisant, les desseins des Parthes, si Pétus avait su marcher en ses conseils ou en ceux d’autrui d’un pas plus constant. Mais à peine des hommes habiles dans la guerre l’avaient-ils fortifié contre un péril imminent, que, afin de paraître n’avoir pas besoin de lumières étrangères, il changeait tout pour faire plus mal.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>C’est ainsi qu’il abandonna ses quartiers, en s’écriant que ce n’était pas un fossé et des retranchements, mais des hommes et du fer qu’on lui avait donnés contre l’ennemi, et fit avancer ses légions comme pour combattre. Ensuite, ayant perdu un centurion et quelques soldats qu’il avait envoyés reconnaître les troupes barbares, il revint avec précipitation. Mais le peu d’ardeur que Vologèse avait mis à le poursuivre lui rendit sa folle confiance, et il plaça trois mille fantassins d’élite sur le sommet le plus voisin du mont Taurus, afin d’empêcher le passage du roi. Des Pannoniens qui faisaient la force de sa cavalerie furent confinés dans une partie de la plaine ; enfin il cacha sa femme et son fils dans un château nommé Arsamosate<ref>Place considérable, dont, selon d’Anville, on retrouve le nom sous la forme de Simsat ou Shimshat. On croit que cette ville avait été fondée par Arsamès, qui régnait en Arménie vers 245 avant J.{{lié}}C.</ref>, sous la garde d’une cohorte. Il dispersait ainsi son armée, qui, réunie, eût mieux résisté à des bandes vagabondes. On ne le détermina, dit-on, qu’avec peine à faire à Corbulon l’aveu de sa détresse ; et celui-ci ne se pressait pas non plus de le secourir, afin que, le péril devenant plus grave, il y eût plus de gloire à l’en délivrer. Il ordonna cependant que mille hommes de chacune de ses trois légions, huit cents cavaliers, et un pareil nombre de soldats auxiliaires, se tinssent prêts à partir.
{{Ancre+|XI}}. Vologèse, informé que les passages étaient gardés, ici par la cavalerie, là par l’infanterie de Pétus, n’en suivit pas moins son dessein ; et, joignant la force aux menaces, il effraya les hommes à cheval, écrasa les fantassins. Un seul centurion, Tarquitius Crescens, osa défendre une tour confiée à sa garde ; il fit plusieurs sorties, tailla en pièces ceux des barbares qui approchaient le plus près, jusqu’à ce que des feux lancés du dehors l’enveloppassent de toutes parts. Ceux qui étaient sans blessures se sauvèrent loin des routes pratiquées ; les blessés regagnèrent le camp, faisant de la valeur du roi, du nombre et de la férocité de ces peuples, mille récits exagérés par la crainte et facilement accueillis par une crainte semblable. Le général lui-même ne luttait plus contre ce cours fâcheux d’événements. Il avait abandonné tous les soins de la guerre, et conjuré Corbulon, par un second message, « de venir au plus tôt, de sauver les étendards, les aigles, le nom presque anéanti d’une armée malheureuse. Eux, en attendant, feraient leur devoir jusqu’au dernier soupir. »<noinclude>
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{{Ancre+|XII}}. Corbulon, sans s’effrayer, laisse une partie de ses troupes en Syrie pour garder les fortifications construites sur l’Euphrate ; et, prenant le chemin qui était le moins long et offrait le plus de ressources, il traverse la Commagène, puis la Cappadoce, et entre en Arménie. Il menait avec l’armée, outre l’attirail ordinaire de guerre, une grande quantité de chameaux chargés de blé, afin de repousser à la fois la famine et l’ennemi. Le premier des fuyards qu’il trouva sur la route fut le primipilaire Pactius, et après lui beaucoup de soldats. Aux prétextes dont ils s’efforçaient de couvrir leur fuite, il répondait en leur conseillant « de retourner aux drapeaux et d’essayer la clémence de Pétus ; que, pour sa part, il fallait vaincre, ou il était sans pitié. » Ensuite il parcourt ses légions, les encourage, les fait souvenir de leurs premiers exploits, leur montre une gloire nouvelle. « Ce n’étaient plus des bourgades ou de petites villes d’Arménie, mais un camp romain, et, dans ce camp, deux légions assiégées, qui allaient être le prix de leurs travaux. Si chaque soldat recevait de la main du général une couronne particulière pour le citoyen qu’il aurait sauvé, combien serait glorieux le jour où il y aurait autant de couronnes civiques à distribuer qu’il y avait eu de citoyens en péril ! » Par ces paroles et d’autres semblables, animés pour la cause commune d’une ardeur que doublait chez quelques-uns le danger particulier d’un parent ou d’un frère, ils hâtaient jour et nuit leur marche non interrompue.
{{Ancre+|XIII}}. Vologèse n’en pressait que plus vivement les assiégés, insultant tour à tour le camp des légions et le château où l’on gardait ceux que l’âge rend inhabiles à la guerre. Il s’approchait même plus qu’il n’est ordinaire aux Parthes, dans l’espoir que cette témérité attirerait ses ennemis au combat. Mais on avait peine à les arracher de leurs tentes, et ils se bornaient à la défense des retranchements, les uns pour obéir au général, les autres par lâcheté, alléguant qu’ils attendaient Corbulon, et prêts à faire valoir, si l’attaque devenait trop violente, les exemples de Numance et des fourches Caudines. « Et combien moins redoutables étaient les Samnites, peuple d’Italie, et les Carthaginois, quoique rivaux de notre empire ! Oui, cette glorieuse antiquité avait aussi, dans les périls extrêmes, mis le salut avant tout. » Vaincu par le désespoir de son armée, le général écrivit à Vologèse une première lettre qui n’avait rien de suppliant. Il s’y plaignait au contraire que le roi nous fît la guerre pour l’Arménie, « de tout temps possédée par les {{tiret|Ro|mains}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|Ro|mains}} ou soumise à un prince du choix de l’empereur. » Il ajoutait « que la paix serait utile aux deux partis ; que Vologèse ne devait pas seulement envisager le présent ; qu’il était venu contre deux légions avec toutes les forces de son royaume, mais qu’il restait aux Romains l’univers pour soutenir leur querelle. »
{{Ancre+|XIV}}. Vologèse, sans rien discuter, répondit : « qu’il était obligé d’attendre ses frères Pacorus et Tiridate ; que ce lieu même et ce temps étaient désignés pour un conseil où ils prononceraient sur le sort de l’Arménie, et (puisque les justes dieux donnaient ce triomphe au sang d’Arsace) où ils fixeraient de plus le destin des légions romaines. » Pétus députa vers le roi pour lui demander un entretien : celui-ci envoya Vasacès, commandant de sa cavalerie. Alors le général parla des Lucullus, des Pompée, de tous les actes des Césars, soit pour garder, soit pour donner l’Arménie. Vasacès soutenait que, si nous avions l’image de ce pouvoir, les Parthes en avaient la réalité. Après de longs débats, Monobaze d’Adiabénie fut appelé le lendemain comme témoin de leur accord. On convint que le siége du camp serait levé, que tous les soldats sortiraient de l’Arménie, que les forts et les approvisionnements seraient livrés aux Parthes, et que, toutes ces choses accomplies, on donnerait le temps à Vologèse d’envoyer au prince des ambassadeurs.
{{Ancre+|XV}}. Cependant Pétus jeta un pont sur le fleuve Arsanias<ref>Fleuve aujourd’hui nommé Arsen, qui traverse la Sophène et se rend dans l’Euphrate, après avoir passé par Arsamosate. (D’Anville.)</ref>, qui coulait près du camp ; il feignit d’en avoir besoin pour son passage ; mais les Parthes avaient imposé ce travail en preuve de leur victoire, car ce fut à eux qu’il servit : les nôtres prirent la route opposée. La renommée ajouta que les légions avaient subi l’infamie du joug, et d’autres ignominies vraisemblables en de tels revers, et dont les Parthes se donnèrent le spectacle simulé ; car ils entrèrent dans le camp avant que l’armée romaine en fût sortie, et à son départ, ils se placèrent des deux côtés de la route, reconnaissant et emmenant des esclaves et des bêtes de somme depuis longtemps entre nos mains. Des habits même furent enlevés, des armes retenues, et le soldat tremblant n’osait s’y opposer, de peur d’être obligé de combattre. Vologèse, pour constater notre défaite, fit amonceler les armes et les corps des hommes tués ; du reste il se<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>refusa à la vue de nos légions en fuite : son orgueil rassasié aspirait aux honneurs de la modération. Il affronta le courant de l’Arsanias monté sur un éléphant, et ceux qui étaient près de lui le traversèrent à cheval, parce que le bruit s’était répandu que le pont romprait sous le faix par la fraude des constructeurs ; mais ceux qui osèrent y passer reconnurent qu’il était solide et ne cachait aucun piége.
Au reste, il demeura constant que les assiégés étaient si bien pourvus de vivres qu’ils mirent le feu à des magasins de blé ; tandis qu’au rapport de Corbulon les Parthes, dénués de ressources, et voyant leurs fourrages épuisés, allaient abandonner le siége, et que lui-même n’était plus qu’à trois jours de marche. Corbulon ajouta que Pétus avait juré au pied des enseignes devant les envoyés de Vologèse, présents comme témoins, qu’aucun Romain n’entrerait en Arménie, jusqu’à ce qu’un message de l’empereur annonçât s’il consentait à la paix. Si ces récits furent arrangés en vue d’aggraver l’infamie, il est d’autres faits d’une évidence incontestable : c’est que Pétus fit quarante milles en un jour, laissant les blessés sur les chemins, et qu’une déroute en face de l’ennemi n’eût pas étalé un spectacle plus affreux que cette fuite précipitée. Corbulon, qui les rencontra au bord de l’Euphrate, ne voulut pas que son armée leur fît voir, dans l’éclat de ses armes et de ses décorations, un contraste humiliant. Tristes et plaignant le sort de leurs malheureux compagnons, les soldats ne purent même retenir leurs larmes : à peine, au milieu des pleurs, pensèrent-ils à donner et à rendre le salut. Ce n’était plus cette rivalité de courage, cette ambition de gloire, passions faites pour les cœurs heureux : la pitié régnait seule, plus vive dans les rangs moins élevés.
{{Ancre+|XVII}}. Les deux chefs eurent ensemble un court entretien. Corbulon se plaignit d’avoir inutilement fatigué son armée, tandis que la guerre pouvait finir par la fuite des Parthes. Pétus répondit que rien n’était perdu ni pour l’un ni pour l’autre ; qu’ils n’avaient qu’à porter leurs aigles en avant, et à fondre tous deux sur l’Arménie, affaiblie par la retraite de Vologèse. Corbulon répliqua qu’il n’avait pas l’ordre de César ; que le danger seul des légions l’avait tiré de sa province ; que, dans l’incertitude de ce que voulaient faire les Parthes, il allait retourner en Syrie ; qu’encore il lui faudrait implorer la bonne fortune, pour qu’une infanterie épuisée par de si longues marches n’y fût pas devancée par des cavaliers<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>refusa à la vue de nos légions en fuite : son orgueil rassasié aspirait aux honneurs de la modération. Il affronta le courant de l’Arsanias monté sur un éléphant, et ceux qui étaient près de lui le traversèrent à cheval, parce que le bruit s’était répandu que le pont romprait sous le faix par la fraude des constructeurs ; mais ceux qui osèrent y passer reconnurent qu’il était solide et ne cachait aucun piége.
{{Ancre+|XVI}}. Au reste, il demeura constant que les assiégés étaient si bien pourvus de vivres qu’ils mirent le feu à des magasins de blé ; tandis qu’au rapport de Corbulon les Parthes, dénués de ressources, et voyant leurs fourrages épuisés, allaient abandonner le siége, et que lui-même n’était plus qu’à trois jours de marche. Corbulon ajouta que Pétus avait juré au pied des enseignes devant les envoyés de Vologèse, présents comme témoins, qu’aucun Romain n’entrerait en Arménie, jusqu’à ce qu’un message de l’empereur annonçât s’il consentait à la paix. Si ces récits furent arrangés en vue d’aggraver l’infamie, il est d’autres faits d’une évidence incontestable : c’est que Pétus fit quarante milles en un jour, laissant les blessés sur les chemins, et qu’une déroute en face de l’ennemi n’eût pas étalé un spectacle plus affreux que cette fuite précipitée. Corbulon, qui les rencontra au bord de l’Euphrate, ne voulut pas que son armée leur fît voir, dans l’éclat de ses armes et de ses décorations, un contraste humiliant. Tristes et plaignant le sort de leurs malheureux compagnons, les soldats ne purent même retenir leurs larmes : à peine, au milieu des pleurs, pensèrent-ils à donner et à rendre le salut. Ce n’était plus cette rivalité de courage, cette ambition de gloire, passions faites pour les cœurs heureux : la pitié régnait seule, plus vive dans les rangs moins élevés.
{{Ancre+|XVII}}. Les deux chefs eurent ensemble un court entretien. Corbulon se plaignit d’avoir inutilement fatigué son armée, tandis que la guerre pouvait finir par la fuite des Parthes. Pétus répondit que rien n’était perdu ni pour l’un ni pour l’autre ; qu’ils n’avaient qu’à porter leurs aigles en avant, et à fondre tous deux sur l’Arménie, affaiblie par la retraite de Vologèse. Corbulon répliqua qu’il n’avait pas l’ordre de César ; que le danger seul des légions l’avait tiré de sa province ; que, dans l’incertitude de ce que voulaient faire les Parthes, il allait retourner en Syrie ; qu’encore il lui faudrait implorer la bonne fortune, pour qu’une infanterie épuisée par de si longues marches n’y fût pas devancée par des cavaliers<noinclude>
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Susuman77
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>alertes, dont de vastes plaines facilitaient la course. Pétus alla passer l’hiver dans la Cappadoce. Bientôt Vologèse envoya sommer Corbulon de retirer les postes qu’il avait au delà de l’Euphrate, afin que le fleuve séparât comme autrefois les deux empires. Corbulon demandait à son tour que les garnisons des Parthes sortissent de l’Arménie : le roi finit par y consentir. Les ouvrages élevés par Corbulon de l’autre côté de l’Euphrate furent démolis, et les Arméniens restèrent sans maîtres.
{{Ancre+|XVIII}}. Cependant, à Rome, on érigeait des trophées pour la défaite des Parthes, et, sur le penchant du mont Capitolin, s’élevaient des arcs de triomphe ordonnés par le sénat quand les chances de la guerre étaient entières, et continués malgré nos revers, pour flatter les yeux en dépit de la conscience publique. Afin de mieux dissimuler ses inquiétudes sur les affaires du dehors, Néron fit plus : une partie des blés destinés au peuple étaient vieux et gâtés ; il les jeta dans le Tibre, comme sûr de l’abondance ; et quoiqu’une tempête eût submergé dans le port même près de deux cents navires, et qu’un incendie en eût consumé cent autres qui avaient déjà remonté le fleuve, le prix des vivres ne fut point augmenté. Le prince confia ensuite les revenus publics à trois consulaires, L.{{lié}}Pison, Ducennius Géminus et Pompéius Paulinus, en blâmant ses prédécesseurs « d’avoir, par l’énormité de leurs dépenses, excédé la mesure des recettes : lui, au contraire, faisait à la république un présent annuel de soixante millions de sesterces. »
{{Ancre+|XIX}}. Une coutume des plus condamnables s’était établie vers ce temps. À l’approche des comices, ou lorsqu’on était près de tirer au sort les provinces, beaucoup de gens sans enfants se donnaient des fils par de feintes adoptions<ref>La loi Papia Poppéa, rendue sous Auguste, l’an de Rome{{lié}}762, qui renouvelait et complétait la loi Julia, portée vingt-cinq ans plus tôt, accordait ou confirmait certains priviléges aux citoyens mariés et qui avaient des enfants. Ainsi, ils étaient préférés pour les magistratures et le gouvernement des provinces, et, entre plusieurs candidats, celui qui avait le plus d’enfants devait l’emporter ; ils pouvaient aspirer aux dignités avant l’âge légal, etc.</ref>, et à peine avaient-ils concouru, à titre de pères, au partage des prétures et des gouvernements, qu’ils émancipaient ceux qu’ils venaient d’adopter. Des plaintes amères furent portées au sénat ; on fit valoir « les droits de la nature, les soins de l’éducation, contre des adoptions frauduleuses, calculées, éphémères. N’était-ce pas assez de priviléges pour les hommes sans enfants, de voir,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>exempts de soucis et de charges, toutes les routes du crédit et des honneurs ouvertes à leurs désirs ? Fallait-il que les promesses de la loi, si longtemps attendues, fussent enfin éludées, et que le prétendu père d’enfants qu’il possède sans inquiétude et perd sans regret vînt tout à coup balancer les vœux longs et patients d’un père véritable ? » Un sénatus-consulte prononça que les adoptions simulées ne donneraient aucun droit aux fonctions publiques, et n’autoriseraient pas même à recevoir des héritages.
{{Ancre+|XX}}. Ensuite on instruisit le procès du Crétois Timarchus. Outre ces injustices que la richesse orgueilleuse et puissante fait éprouver aux faibles dans toutes les provinces, on lui reprochait une parole dont l’injurieuse atteinte pénétrait jusqu’au sénat : il avait affecté de dire « qu’il dépendait de lui que les gouverneurs de la Crète reçussent, ou non, des actions de grâces. » Thraséas, faisant tourner cette occasion au profit de la chose publique, vota d’abord l’exil du coupable hors de la province de Crète, ensuite il ajouta : « L’expérience prouve, pères conscrits, que les bonnes lois, les actes faits pour servir d’exemple, sont inspirés aux gens de bien par les vices des méchants. Ainsi doivent naissance à la licence des orateurs la loi Cincia, aux brigues des candidats les lois Juliennes<ref>Portées par Auguste pour réprimer la brigue.</ref>, aux magistrats avares les plébiscites Calpurniens<ref>L’an de Rome 605, le tribun L. Calpurnius Piso fit rendre la première loi contre les concussionnaires : elle donnait aux habitants des provinces le droit de poursuivre à Rome la restitution des sommes extorquées par les magistrats, et un tribunal permanent fut établi pour en connaître.</ref> ; car, dans l’ordre des temps, la faute précède la peine, et la réforme vient après l’abus. Prenons aussi, contre cet orgueil nouveau des hommes de province, une résolution digne de la justice et de la gravité romaine, et qui, sans rien diminuer de la protection due aux alliés, nous désabuse de l’erreur qu’un Romain a d’autres juges de sa réputation que ses concitoyens.
{{Ancre+|XXI}}. « Jadis ce n’était pas seulement un préteur ou un consul qu’on envoyait dans les provinces : des particuliers même allaient quelquefois s’assurer de la soumission de chacun, afin d’en rendre compte, et des nations entières attendaient en tremblant le jugement d’un seul homme. Maintenant nous caressons les étrangers, nous rampons devant eux ; et si, d’un geste, ils disposent ici des remerciements, plus facilement en-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>exempts de soucis et de charges, toutes les routes du crédit et des honneurs ouvertes à leurs désirs ? Fallait-il que les promesses de la loi, si longtemps attendues, fussent enfin éludées, et que le prétendu père d’enfants qu’il possède sans inquiétude et perd sans regret vînt tout à coup balancer les vœux longs et patients d’un père véritable ? » Un sénatus-consulte prononça que les adoptions simulées ne donneraient aucun droit aux fonctions publiques, et n’autoriseraient pas même à recevoir des héritages.
{{Ancre+|XX}}. Ensuite on instruisit le procès du Crétois Timarchus. Outre ces injustices que la richesse orgueilleuse et puissante fait éprouver aux faibles dans toutes les provinces, on lui reprochait une parole dont l’injurieuse atteinte pénétrait jusqu’au sénat : il avait affecté de dire « qu’il dépendait de lui que les gouverneurs de la Crète reçussent, ou non, des actions de grâces. » Thraséas, faisant tourner cette occasion au profit de la chose publique, vota d’abord l’exil du coupable hors de la province de Crète, ensuite il ajouta : « L’expérience prouve, pères conscrits, que les bonnes lois, les actes faits pour servir d’exemple, sont inspirés aux gens de bien par les vices des méchants. Ainsi doivent naissance à la licence des orateurs la loi Cincia, aux brigues des candidats les lois Juliennes<ref>Portées par Auguste pour réprimer la brigue.</ref>, aux magistrats avares les plébiscites Calpurniens<ref>L’an de Rome 605, le tribun L. Calpurnius Piso fit rendre la première loi contre les concussionnaires : elle donnait aux habitants des provinces le droit de poursuivre à Rome la restitution des sommes extorquées par les magistrats, et un tribunal permanent fut établi pour en connaître.</ref> ; car, dans l’ordre des temps, la faute précède la peine, et la réforme vient après l’abus. Prenons aussi, contre cet orgueil nouveau des hommes de province, une résolution digne de la justice et de la gravité romaine, et qui, sans rien diminuer de la protection due aux alliés, nous désabuse de l’erreur qu’un Romain a d’autres juges de sa réputation que ses concitoyens.
{{Ancre+|XXI}}. « Jadis ce n’était pas seulement un préteur ou un consul qu’on envoyait dans les provinces : des particuliers même allaient quelquefois s’assurer de la soumission de chacun, afin d’en rendre compte, et des nations entières attendaient en tremblant le jugement d’un seul homme. Maintenant nous caressons les étrangers, nous rampons devant eux ; et si, d’un geste, ils disposent ici des remercîments, plus facilement en-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>core ils y dictent les accusations. Accusons donc à leur voix, et laissons aux habitants des provinces ce moyen d’étaler leur puissance. Mais que toute louange fausse et mendiée soit interdite aussi sévèrement que la calomnie, que la cruauté. Souvent on commet plus de fautes en obligeant qu’en offensant ; il est même des vertus dont la haine est le prix ; telles sont une sévérité inflexible, une âme que la faveur ne peut vaincre. Aussi les commencements de nos magistrats sont-ils généralement meilleurs ; la fin dégénère, parce que ce ne sont plus que des candidats qui cherchent des suffrages. Empêchons ce désordre, et les provinces seront gouvernées avec une équité plus égale et plus ferme. Car, si la crainte des poursuites a mis un frein à l’avarice, la prohibition des actions de grâces préviendra les ménagements intéressés. »
{{Ancre+|XXII}}. Cet avis fut reçu avec un applaudissement universel. Toutefois le sénatus-consulte ne put être rendu, parce que les consuls refusèrent de le mettre en délibération. Bientôt après, sur la proposition du prince, un décret défendit que jamais on parlât dans le conseil des alliés de remercîments à demander au sénat pour les préteurs ou les proconsuls, et que personne vînt en députation pour cet objet. Sous les mêmes consuls, le feu du ciel brûla le Gymnase, et la statue de Néron qui s’y trouvait fut fondue en un bronze informe. Un tremblement de terre renversa en grande partie Pompéi, ville considérable de la Campanie. Enfin la vestale Lélia mourut et fut remplacée par Cornélia, de la branche de Cossus.
{{Ancre+|XXIII}}. Sous le consulat de Memmius Régulus et de Virginius Rufus, Néron reçut, avec les démonstrations d’une joie plus qu’humaine, une fille qui lui naquit de Poppée ; il l’appela Augusta, et donna en même temps ce surnom à la mère. Les couches se firent dans la colonie d’Antium, où lui-même était né. Déjà le sénat avait recommandé aux dieux la grossesse de Poppée et décrété des vœux solennels ; de nouveaux furent ajoutés, et on les accomplit tous. On décerna en outre des prières publiques, un temple à la Fécondité, des combats semblables aux jeux sacrés d’Actium. On ordonna que les images en or des deux Fortunes<ref>Les Antiates adoraient la Fortune sous deux noms divers, la Fortune équestre et la Fortune prospère.</ref> seraient placées sur le trône de Jupiter Capitolin, et que les jeux du Cirque, établis à Boville en l’honneur de la maison des Jules, seraient également donnés à<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Antium, au nom des Domitius et des Claudes ; institutions oubliées aussitôt, l’enfant étant mort avant l’âge de quatre mois. Ce furent alors de nouvelles adulations : on vota l’apothéose, le coussin sacré, un temple avec un prêtre. Pour Néron, sa douleur ne fut pas moins démesurée que sa joie. On fit la remarque qu’à la nouvelle de la naissance, le sénat s’étant précipité tout entier à Antium, Thraséas ne fut pas reçu, et qu’il soutint sans s’émouvoir cet affront, avant-coureur d’un prochain arrêt de mort. Bientôt le prince se vanta, dit-on, à Sénèque, de s’être réconcilié avec Thraséas, et Sénèque en félicita le prince : franchise qui augmentait tout ensemble la gloire et les périls de ces deux grands hommes.
{{Ancre+|XXIV}}. Au commencement du printemps arrivèrent les ambassadeurs des Parthes, avec des instructions de Vologèse et une lettre conçue dans le même sens. « Il se tairait, disait-il, sur la question tant de fois débattue de la souveraineté de l’Arménie, puisque les dieux, arbitres des nations les plus puissantes, avaient livré aux Parthes, non sans honte pour les Romains, la possession de ce royaume. Dernièrement il avait tenu Tigrane enfermé dans une place ; plus tard, pouvant écraser Pétus et ses légions, il les avait renvoyés sans aucun mal. Déjà sa force s’était assez fait connaître ; il venait de prouver également sa clémence. Tiridate ne refuserait pas d’aller à Rome pour y recevoir le diadème, s’il n’était retenu par les devoirs sacrés du sacerdoce<ref>Tiridate était mage.</ref>. Il irait auprès des étendards et des images du prince ; et là, en présence des légions, se ferait l’inauguration de sa royauté. »
{{Ancre+|XXV}}. Comme cette lettre de Vologèse était en contradiction avec celles de Pétus, qui laissaient croire que rien n’était encore décidé, on interrogea sur l’état de l’Arménie le centurion venu avec les ambassadeurs. Il répondit que tous les Romains l’avaient quittée. Alors on sentit l’ironie des barbares, qui demandaient ce qu’ils avaient pris ; et Néron délibéra, avec les premiers de Rome, sur le choix à faire entre une guerre hasardeuse et une paix déshonorante : on ne balança pas à préférer la guerre ; et, Corbulon connaissant par une longue expérience le soldat et l’ennemi, on lui en remit la conduite, de peur que l’ignorance d’un autre Pétus n’amenât encore des fautes et des regrets. Les ambassadeurs furent donc renvoyés sans avoir rien obtenu, et toutefois avec des présents, afin<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>qu’il restât l’espérance que Tiridate ne demanderait pas en vain, s’il apportait sa prière en personne. L’administration de la Syrie fut confiée à Cincius, les forces militaires à Corbulon. On y ajouta la quinzième légion, qui lui fut amenée de Panonie par Marius Celsus. On écrivit aux tétrarques et aux rois, aux préfets et aux procurateurs, enfin à ceux des préteurs qui gouvernaient les provinces voisines, d’obéir aux ordres de Corbulon, dont le pouvoir, ainsi augmenté, égalait presque celui que Pompée avait reçu du peuple romain pour faire la guerre aux pirates. Pétus, de retour, craignait un traitement sévère : le prince, bornant son châtiment à quelques railleries, lui dit à peu près « qu’il se hâtait de lui pardonner, de peur qu’un homme aussi prompt à s’alarmer que lui ne tombât malade d’inquiétude. »
{{Ancre+|XXVI}}. La perte des plus braves soldats et le découragement des autres rendait la quatrième et la douzième légion peu propres au combat. Corbulon les transporta en Syrie, et, de cette province, il conduisit en Arménie la sixième et la troisième, troupes fraîches et aguerries par beaucoup de travaux et de succès ; il y ajouta la cinquième légion, qui, restée dans le Pont, n’avait point eu part au désastre, ainsi que la quinzième, récemment arrivée, des vexillaires choisis d’Illyrie et d’Égypte, ce qu’il avait d’auxiliaires à pied et à cheval, enfin les troupes des rois alliés, réunies en un seul corps à Mélitène<ref>Aujourd’hui Malatié. Mélitène n’était alors qu’un camp romain.</ref>, où il se proposait de passer l’Euphrate. Là, il rassembla son armée après les lustrations d’usage, et, promettant sous les auspices de César de brillantes prospérités, rappelant ses propres exploits, imputant les revers à l’inexpérience de Pétus, il parla aux soldats avec cet ascendant qui, dans un tel guerrier, tenait lieu d’éloquence.
{{Ancre+|XXVII}}. Ensuite il prend le chemin frayé autrefois par Lucullus, et rouvre les passages que le temps avait fermés. Des ambassadeurs de Tiridate et de Vologèse étant venus pour traiter de la paix, loin de les repousser, il envoie avec eux des centurions qui portaient des paroles conciliantes : « On n’en était pas réduit à la nécessité d’un combat à outrance. Beaucoup d’événements avaient été heureux pour les Romains, quelques-uns pour les Parthes ; c’était une leçon contre l’orgueil. Il convenait aux intérêts de Tiridate de recevoir en présent un royaume qui ne fût pas ravagé ; et Vologèse servirait<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>mieux la nation des Parthes par son alliance avec Rome, que par des hostilités mutuellement funestes. Le général n’ignorait pas leurs discordes intestines, et quels peuples indomptables le roi gouvernait. Son empereur au contraire jouissait partout d’une paix profonde, et n’avait que cette seule guerre. » Aux conseils ajoutant la terreur, il chasse de leurs habitations les grands d’Arménie qui avaient commencé la révolte, et il rase leurs châteaux. Plaines et hauteurs, puissants et faibles, il remplit tout d’une égale consternation.
{{Ancre+|XXVIII}}. Le nom de Corbulon n’inspirait aux barbares mêmes aucune prévention, encore moins cette haine qu’on ressent pour un ennemi : aussi eurent-ils foi à ses conseils ; et Vologèse, qui ne repoussait pas un accommodement, demanda une trêve pour plusieurs de ses provinces. Tiridate désira une entrevue. Le temps fut fixé à un jour prochain : le lieu fut celui où Pétus avait été naguère assiégé avec ses légions. Les barbares le choisirent à cause du succès qu’il leur rappelait, et Corbulon ne l’évite pas, dans l’idée que le contraste rehausserait sa gloire. Le mauvais renom de Pétus le touchait peu d’ailleurs : il en donna une preuve éclatante en chargeant le fils même de Pétus, tribun des soldats, d’aller avec un détachement et d’ensevelir les restes de la dernière défaite. Au jour convenu, Tibérius Alexander<ref>Le même qui depuis fut préfet d’Égypte et fit le premier reconnaître Vespasien comme empereur.</ref>, chevalier romain du premier rang, donné à Corbulon pour l’aider dans cette guerre, et Vivianus Annius, gendre de ce général, trop jeune encore pour être sénateur, mais placé, avec les fonctions de lieutenant, à la tête de la cinquième légion, se rendirent dans le camp de Tiridate pour faire honneur à ce prince, et le rassurer, par un tel gage, contre toute crainte d’embûches. Les deux chefs prirent chacun vingt cavaliers. À la vue de Corbulon, le roi descendit le premier de cheval : Corbulon l’imita aussitôt, et l’un et l’autre, s’avançant à pied, se donnèrent la main.
{{Ancre+|XXIX}}. Alors le Romain loua le jeune prince de ce que, au lieu de se précipiter dans les hasards, il revenait aux conseils de la prudence. Celui-ci parla beaucoup de sa noble origine ; puis, avec plus de modestie, il ajouta « qu’ainsi donc il irait à Rome, et porterait à César un triomphe inconnu jusqu’alors, un Arsacide suppliant, quand les Parthes n’étaient pas vaincus. » On convint que Tiridate déposerait devant l’effigie de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>mieux la nation des Parthes par son alliance avec Rome, que par des hostilités mutuellement funestes. Le général n’ignorait pas leurs discordes intestines, et quels peuples indomptables le roi gouvernait. Son empereur au contraire jouissait partout d’une paix profonde, et n’avait que cette seule guerre. » Aux conseils ajoutant la terreur, il chasse de leurs habitations les grands d’Arménie qui avaient commencé la révolte, et il rase leurs châteaux. Plaines et hauteurs, puissants et faibles, il remplit tout d’une égale consternation.
{{Ancre+|XXVIII}}. Le nom de Corbulon n’inspirait aux barbares mêmes aucune prévention, encore moins cette haine qu’on ressent pour un ennemi : aussi eurent-ils foi à ses conseils ; et Vologèse, qui ne repoussait pas un accommodement, demanda une trêve pour plusieurs de ses provinces. Tiridate désira une entrevue. Le temps fut fixé à un jour prochain : le lieu fut celui où Pétus avait été naguère assiégé avec ses légions. Les barbares le choisirent à cause du succès qu’il leur rappelait, et Corbulon ne l’évite pas, dans l’idée que le contraste rehausserait sa gloire. Le mauvais renom de Pétus le touchait peu d’ailleurs : il en donna une preuve éclatante en chargeant le fils même de Pétus, tribun des soldats, d’aller avec un détachement et d’ensevelir les restes de la dernière défaite. Au jour convenu, Tibérius Alexander<ref>Le même qui depuis fut préfet d’Égypte et fit le premier reconnaître Vespasien comme empereur.</ref>, chevalier romain du premier rang, donné à Corbulon pour l’aider dans cette guerre, et Vivianus Annius, gendre de ce général, trop jeune encore pour être sénateur, mais placé, avec les fonctions de lieutenant, à la tête de la cinquième légion, se rendirent dans le camp de Tiridate pour faire honneur à ce prince, et le rassurer, par un tel gage, contre toute crainte d’embûches. Les deux chefs prirent chacun vingt cavaliers. À la vue de Corbulon, le roi descendit le premier de cheval : Corbulon l’imita aussitôt, et l’un et l’autre, s’avançant à pied, se donnèrent la main.
{{Ancre+|XXIX}}. Alors le Romain loua le jeune prince de ce que, au lieu de se précipiter dans les hasards, il revenait aux conseils de la prudence. Celui-ci {{Nec|parla}} beaucoup de sa noble origine ; puis, avec plus de modestie, il ajouta « qu’ainsi donc il irait à Rome, et porterait à César un triomphe inconnu jusqu’alors, un Arsacide suppliant, quand les Parthes n’étaient pas vaincus. » On convint que Tiridate déposerait devant l’effigie de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>l’empereur le bandeau royal, et ne le reprendrait que de la main de Néron. Ensuite ils s’embrassent et se séparent. Après quelques jours d’intervalle, on vit se déployer, dans un appareil également imposant, d’un côté les cavaliers parthes, rangés par escadrons et parés des décorations de leurs pays, de l’autre les légions romaines, à la tête desquelles brillaient les aigles, les enseignes, et les images des dieux, dont l’aspect donnait à ce lieu la majesté d’un temple. Au centre s’élevait un tribunal, surmonté d’une chaise curule où était placée la statue de Néron. Tiridate, après avoir, suivant l’usage, immolé des victimes, s’avance, détache le diadème de sa tête, et le dépose aux pieds de la statue ; spectacle qui remua profondément toutes les âmes, et dont l’impression fut d’autant plus vive, qu’on avait encore devant les yeux le massacre ou le siége des armées romaines. « Mais combien était changé le cours des destins ! Tiridate allait se montrer aux nations ; et que manquait-il pour que ce fût en captif ? »
{{Ancre+|XXX}}. Aux soins de la gloire, Corbulon joignit les attentions de la politesse et donna un festin. Le roi, à chaque objet nouveau qui frappait ses regards, lui en demandait l’explication : « Pourquoi un centurion annonçait-il le commencement des veilles ? d’où venait l’usage de se lever de table au son de la trompette, d’aller, avec une torche, allumer le feu sur un autel construit devant l’augural ? » Corbulon, par des réponses où les paroles agrandissaient les choses, le remplit d’admiration pour nos anciennes coutumes. Le lendemain, Tiridate demanda que, avant d’entreprendre un si long voyage, il lui fût permis d’aller voir ses frères et sa mère. En attendant, il laissa sa fille en otage, avec une lettre suppliante pour Néron.
{{Ancre+|XXXI}}. Il part, et trouve Pacorus chez les Mèdes, Vologèse à Ecbatane<ref>Ecbatane, capitale de la Grande-Médie, maintenant Ramadan, ville considérable de l’Irak-Adjemi.</ref>. Ce roi n’oubliait pas son frère. Il avait même, par des envoyés particuliers, demandé à Corbulon « qu’on lui épargnât toutes les formes de la servitude, qu’il ne rendît point son épée, qu’il fût admis à embrasser les gouverneurs de nos provinces, dispensé d’attendre à leur porte, traité à Rome avec la même distinction que les consuls. » C’est que Vologèse, accoutumé à l’orgueil des cours étrangères, ne connaissait pas l’esprit des Romains, pour qui la réalité du pouvoir est tout, ses vanités peu de chose.<noinclude>
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Les Architectes des cathédrales gothiques
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hsarrazin" />{{nr|960|REVUE DES DEUX MONDES.}}</noinclude>{{table|indentation=-2|largeurp=30|titre={{sc|[[Swift d'après des travaux récens|Swift, d’après des travaux récens]]}}, par M. [[Auteur:Arvède Barine|Arvède BARINE]] |page={{pli|321|6}}}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{Centré|QUER — 1569 — QUES}}</noinclude><section begin="QUEDLINBOURG"/>dont l’abbesse prenait rang parmi les prélats du Rhin. Fondée de 932 à 937, elle fut supprimée en 1801.
<section end="QUEDLINBOURG"/>
<section begin="QUEEN'S-COUNTY"/><nowiki/>
[[w:Comté_de_Laois|'''QUEEN’S-COUNTY''']] (c.-à-d. ''Comté de la Reine''), comté d’Irlande (Leinster), entre ceux du Roi (King’s-County) au N. et à l’O., de Kildare à l’E., de Car-low au S. E., de Kilkenny au S. et de Tipperary au S. O. ; {{unité2|155 000 hab.}} ; ch.-l. Maryborough. On en exporte grains, bestiaux, beurre, fromage, fils, toiles, laines, etc. Ce comté doit son nom à la reine Marie, sous le règne de laquelle il fut formé.
<section end="QUEEN'S-COUNTY"/>
<section begin="QUELEN"/><nowiki/>
[[w:Hyacinthe-Louis_de_Quélen|'''QUÉLEN''' (Hyacinthe, comte de)]], archevêque de Paris, né en 1778, d’une famille noble de Bretagne, m. en 1839, fut successivement secrétaire du cardinal Fesch, grand vicaire de l’évêque de St-Brieuc, évêque ''in partibus'' de Samosate, coadjuteur de l’archevêque de Paris (Talleyrand de Périgord), et succéda à ce prélat en 1821. Il se signala par sa piété et sa charité, et sut toujours unir la douceur à la fermeté. Peu sympathique au gouvernement issu de la révolution de 1830, il vit éclater contre sa personne, en février 1831, une violente émeute, dans laquelle l’archevêché fut saccagé. Il ne s’empressa pas moins, lorsqu’en 1832 le choléra vint affliger Paris, d’offrir un asile aux malades dans son château de Conflans et de leur prodiguer ses soins : il créa, pour recueillir les enfants des victimes, l’établissement des ''Orphelins du choléra''. On a de lui de nombreux ''Mandements, l’Oraison funèbre de {{roi|Louis|XVI}}'' et celle du ''duc de Berry''. Il avait été admis en 1824 à l’Académie française.
<section end="QUELEN"/>
<section begin="QUELLIN"/><nowiki/>
[[w:Érasme_II_Quellin|'''QUELLIN''' (Érasme)]], ''le Vieux'', peintre flamand, né à Anvers en 1607, m. en 1678, abandonna l’enseignement de la philosophie pour la peinture et se fit élève de Rubens. Il imita son maître avec indépendance et comme lui réussit à la fois dans l’histoire et le portrait. Ses principaux tableaux sont l’Ange gardien, à Anvers, la ''Naissance de Jésus'', à Malines, le ''Repos en Égypte'', à Gand. — [[w:Jean-Érasme Quellin|Jean Q., ''le Jeune'']], son fils, 1629-1715, étudia aussi sous Rubens, puis alla en Italie, où il prit pour modèle Paul Véronèse. Il aimait à peindre les vastes monuments, les somptueux festins, les scènes compliquées, l’abondance des personnages. Sa ''Piscine de Bethsaïde'', au musée d’Anvers, est sans doute la plus grande toile qui existe ; les ''Noces de Cana'', dont il avait orné le réfectoire du monastère de Tougerloo, n’étaient pas moins colossales. Son chef-d’œuvre est ''Jésus-Christ guérissant les malades'', à St-Michel d’Anvers.
<section end="QUELLIN"/>
<section begin="QUELUS"/><nowiki/>
[[w:Jacques_de_Lévis,_comte_de_Caylus|'''QUÉLUS''' (Jacq. {{BCsc|DE LÉVIS}}, comte de)]], un des mignons de {{roi|Henri|III}}, provoqua en duel Ch. d’Entragues, qui l’avait insulté, fut blessé mortellement, et expira dans les bras du roi, qui lui fit élever un mausolée avec cette épitaphe :
{{pom|''{{lang|la|Non injuriam, sed mortem, patienter tulit.}}''}}
<section end="QUELUS"/>
<section begin="QUELUZ"/><nowiki/>
[[w:Palais_royal_de_Queluz|'''QUÉLUZ''']], chât. royal du Portugal, à {{nobr|12 k.}} N. O. de Lisbonne. Résidence ordinaire de la cour ; beau parc.
<section end="QUELUZ"/>
<section begin="QUENTIN"/><nowiki/>
[[w:Saint_Quentin|'''QUENTIN''' (S.)]], apôtre du Vermandois et de l’Amiénois, souffrit le martyre en 287. Il a donné son nom à la ville de St-Quentin, où ses reliques furent transportées en 825. On le fête le 31 oct.
<section end="QUENTIN"/>
<section begin="QUERASQUE"/><nowiki/>
'''QUÉRASOUE'''. ''V.'' {{BCsc|CHERASCO}}.
<section end="QUERASQUE"/>
<section begin="QUERBEUF"/><nowiki/>
[[w:Yves_Mathurin_Marie_Tréaudet_de_Querbeuf|'''QUERBEUF''' (l’abbé Yves de)]], jésuite, né à Landerneau en 1726, enseigna la rhétorique dans différents colléges, émigra en 1792, et mourut en Allemagne en 1799. Il a donné de nouvelles éditions des ''Lettres édifiantes et curieuses, écrites des missions étrangères'', Paris, 1780-83, {{nobr|26 v.}} in-12, et des ''Mémoires pour servir à l’histoire de Louis, Dauphin de France'', du P. Griffet, 1777 ; a publié des Sermons du P. de Neuville, 1776, et a fait paraître {{nobr|9 vol.}} d’une belle édition in-4 de Fénelon (1787-92), qui n’a pu être achevée. Il possédait une riche bibliothèque qui fut confisquée pendant l’émigration et transportée à la Bibliothèque nationale.
<section end="QUERBEUF"/>
<section begin="QUERCETANUS"/><nowiki/>
'''QUERCETANUS'''. ''V.'' {{BCsc|DUCHESNE}}.
<section end="QUERCETANUS"/>
<section begin="QUERCY"/><nowiki/>
[[w:Quercy|'''QUERCY''']], ''Cadurcensis pagus'', ancien pays de France, dans la Guyenne, était divisé en Ht-Quercy (ch.-l. Cahors), et B.-Querey (ch.-l. Montauban). Il est compris dans les dép. du Lot et de Tarn-et-Garonne. Le Quercy fit partie de l’Aquitaine jusqu’au {{s|X|e|s.}} ; les comtes de Toulouse s’en emparèrent alors ; après la croisade contre les Albigeois, dont ce pays eut beaucoup à souffrir, {{roi|Louis|IX}} le confisqua, 1228 ; mais ce même prince le céda à l’Angleterre par le traité d’Abbeville, 1259. Il fut repris par Philippe le Bel, rendu par le traité de Brétigny, 1360, et suivit depuis les destinées de la Guyenne.
<section end="QUERCY"/>
<section begin="QUERETARO"/><nowiki/>
[[w:Santiago_de_Querétaro|'''QUERETARO''']], v. du Mexique, ch.-l. d’un État de même nom, à {{nobr|80 kil.}} N. N. O. de Mexico ; {{unité2|30 000 h.}} Collége, bibliothèque. C’est une des plus belles villes du Mexique : trois grandes places, aqueduc magnifique ; plusieurs couvents. Fabriques de drap, de cigares, de papier. — L’[[w:Querétaro|État de Q.]], entre ceux de San-Luis-de-Potosi au N., de la Puebla à l’E., de Mexico au S., de Mechoacan au S. O. et de Guanaxuato au N. O., compte env. {{unité2|200 000 hab.}} Climat assez tempéré. Mines nombreuses et très-riches.
<section end="QUERETARO"/>
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[[w:Quérigut|'''QUÉRIGUT''']], ch.-l. de c. (Ariège), à {{nobr|58 k.}} S. E. de Foix, dans l’anc. Donnezan ; {{nobr|660 hab.}} Anc. château.
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[[w:Îles_Quirimbas|'''QUÉRIMBES''' (îles)]], groupes d’îles de l’Afrique portugaise, dans le canal de Querimbé, par {{BCcoord|10 35}}–{{BCcoord|12 30 - lat. S.}}, font partie de la capitainerie générale de Mozambique et du district de Cabo-Delgado. Les principales sont Querimbé, Amice, Ibo, l’Île-Longue.
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[[w:Angelo_Maria_Quirini|'''QUERINI''' (Ange Marie)]], savant italien, né à Venise en 1680, mort en 1759, se fit bénédictin en 1698, voyagea en Allemagne, en Hollande, en France, passa deux mois à l’abbaye de St-Germain des Prés, se lia avec les érudits de l’époque, devint archevêque de Corfou, évêque de Brescia, enfin cardinal. {{roi|Clément|XII}} le nomma en 1730 bibliothécaire du Vatican. Il a laissé, entre autres ouvrages : ''Primordia Corcyræ'', Brescia, 1738, ''Vie de {{roi|Paul|II}}'', 1740, a donné bon nombre d’éditions savantes, notamment celle de S. Éphrem, en grec, syriaque et latin, 1742, et a traduit en vers latins une partie de la ''Henriade ;'' mais il est moins connu par ses ouvrages que par les encouragements et les secours de toute espèce qu’il fournit aux gens de lettres. Il était correspondant de l’Académie des inscriptions.
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[[w:Anne-Gabriel_Meusnier_de_Querlon|'''QUERLON''' (Gabriel {{BCsc|MEUSNIER}} de)]], né à Nantes en 1702, m. en 1780, coopéra à la rédaction du ''Mercure'' et de la ''Gazette de France'', obtint en 1752 le privilége des ''Petites Affiches'', et fit pendant vingt ans le succès de ce journal. Il travailla en outre au Journal étranger, au ''Journal encyclopédique'', et laissa de nombreux ouvrages, entre autres des ''Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre terminée par la paix à Aix-la-Chapelle'', Paris, 1758. En outre, il rédigea la Continuation de ''l’histoire des Voyages'' (de l’abbé Prévost), et donna des éditions de Lucrèce, de Phèdre, etc.
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[[w:François_Quesnay|'''QUESNAY''' (Fr.)]], économiste, né en 1694 à Merye près de Montfort-l’Amaury, m. en 1774, avait débuté comme chirurgien à Mantes. Après s’être fait connaître par quelques écrits sur son art, il vint en 1727 se fixer à Paris et y devint secrétaire perpétuel de l’Académie de chirurgie, chirurgien ordinaire du roi, professeur aux écoles de chirurgie. Il se fit recevoir médecin en 1744, à 50 ans, et fut nommé {{1er|médecin}} consultant du roi ({{roi|Louis|XV}}). Il prit une part très-active aux querelles entre la Faculté de médecine et le Collége de chirurgie. Élevé dans une ferme, Quesnay s’était occupé dès sa jeunesse d’agriculture, et fut toujours animé du besoin d’améliorer le sort des habitants des campagnes et de remettre l’agriculture en honneur. Il commença à exposer ses idées sur ce sujet dans des articles qu’il fournit à l’''Encyclopédie'' (''Grains'', ''Fermiers'', et autres du même genre), soutint la même cause dans les ''Journaux de physique et d’agriculture'', dans les ''Éphémérides d’un citoyen'', dans l’''Ami des hommes'', de Mirabeau le père, vit ses doctrines adoptées et pratiquées par une foule d’adeptes, devint ainsi le père de la science qu’on a nommée depuis ''économie politique'' et le <section end="QUESNAY"/><noinclude>
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Benoit Soubeyran
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|360|FUT — FUY}}</noinclude><section begin="FUTUR"/><nowiki />
En terme de Grammaire, on appelle le temps ''futur'', une certaine inflexion des verbes qui distingue du passé & du présent, l’avenir dont on veut parler. En Grec, outre les deux ''futurs'', il y a pour les verbes passifs un temps qu’on appelle ''{{lang|la|paulo post futur}}''.
Dans la langue Françoise le ''futur'' de l’indicatif marque seulement le dessein, l’intention de faire la chose, ou simplement que la chose sera ; par exemple, ''je louerai, je serai approuvé'', &c. Et le ''futur'' du subjonctif marque que la chose sera faite en certaines circonstances ; par exemple, quand ''j’aurai vu'' Versailles, je vous en ''parlerai :'' le premier est ''futur'' du subjonctif, & le second est ''futur'' de l’indicatif. Le ''futur'' s’exprime quelquefois en François par le présent ; par exemple, si je ''rencontre'' votre ami, je vous l’adresserai. ''{{lang|la|Si offendero, si incidero in}}'', &c. La même chose est en usage dans d’autres langues, comme la Latine, l’Italienne. Nous n’avons point de ''futur'' à l’impératif, qui soit distingué du présent du même mode, comme les Latins en ont : ''faites, dites'', n’ont point d’autre sens que celui-ci, je vous ordonne de faire, de dire ; je veux que vous fassiez, que vous disiez. Ce n’est point une richesse de la langue Latine d’avoir ces deux temps : car l’un ou l’autre est inutile, puisqu’il y a toujours distinction de temps entre l’ordre qu’on donne de faire une chose, & l’exécution de cette chose, lorsqu’elle se fait en vertu de l’ordre qui est donné : cependant l’abondance qui met de la variété dans une langue n’est pas toujours à mépriser.
{{sc|Futur, ure}}, se dit aussi des personnes. On dit, par exemple, ''Futur'' Editeur, quand il est question d’un livre dont on doit faire une nouvelle édition. Les ''futurs'' Editeurs auront encore à travailler. Il a de quoi exercer la sagacité des Editeurs ''futurs''.
En termes de Grammaire, le mot de ''futur'' se met souvent seul comme un substantif ; & l’on dit le ''futur'', au lieu de dire, le temps ''futur ;'' comme on dit l’indicatif, au lieu de dire le mode indicatif.
En termes de Palais, on appelle les ''futurs'' époux, les ''futurs'' conjoints, entre lesquels il y a promesse de mariage, le ''futur'' & la ''future'', ceux qui se lient par un contrat de mariage, qui ne se peuvent lier alors par paroles de présent. On appelle aussi un examen à ''futur'', une enquête qui se fait en vertu de Lettres de Chancellerie sur les faits dont on ne veut pas laisser dépérir la preuve, & même avant que l’instance soit commencée. Cette procédure a été abrogée par la dernière Ordonnance de 1667. ''Voyez'' {{Tr6L|ENQUÊTE}}.
☞ {{sc|Futur contingent}}, en Métaphysique, se dit d’une chose qui doit arriver, mais qui n’arrivera pas nécessairement. ''J’irai demain à la campagne''. Voilà une proposition qu’on appelle de futur contingent, non-seulement parceque je puis changer de résolution, mais encore parceque j’aurois pu ne la pas prendre, & qu’il n’implique point contradiction que j’aille ou que je n’aille pas à la campagne un tel jour.
<section end="FUTUR"/>
<section begin="FUTURITION"/><nowiki />
☞ FUTURITION. s. f. Terme Didactique, dont on se sert en Théologie, en parlant d’un effet dont on considère l’événement à venir, relativement à la préscience de Dieu, qui voyoit en lui-même, ou dans les choses, cet événement avant qu’il fût. Quelques Théologiens prétendent que Dieu voit les actions libres, avant que d’avoir formé aucun décret sur leur ''futurition''. D’autres soutiennent au contraire que ce qu’on appelle ''futurition'', dépend absolument de la volonté de Dieu, & que rien n’est futur que parceque Dieu l’a ordonné, & qu’il est inconcevable qu’il puisse prévoir comme futurs des objets dans lesquels il n’a rien ordonné. ''Voyez'' {{Tr6L|PRÉSCIENCE}}.
<section end="FUTURITION"/>
{{c3|{{sp|FUY}}.}}
<section begin="FUYANT"/><nowiki />
FUYANT, ANTE. adj. Qui fuit. ''{{lang|la|Fugiens}}''. Il n’est guère en usage au simple : mais son composé ''Faux-fuyant'', ☞ est en usage au propre & au figuré. ''Voyez'' {{Tr6L|FAUX-FUYANT}}.
{{sc|Fuyant, ante}}. Terme de Peinture, ☞ qui se dit d’un objet qui, comparé avec un autre, paroît s’enfoncer dans un tableau. Cela est ''fuyant''. Cette partie est ''fuyante''. Voyez {{Tr6L|FUIR}}.
☞ Un front ''fuyant'', est celui dont le haut va fort en arrière.
☞ Une échelle ''fuyante'', en Perspective, est celle qu’on trace pour trouver la diminution des objets, relativement à leur enfoncement. {{sc|Acad. Fr.}}
<section end="FUYANT"/>
<section begin="FUYARD"/><nowiki />
FUYARD, ARDE. adj. & s. Qui est sujet à s’enfuir, ou qui fuit effectivement. ''{{lang|la|Fugax, transfuga}}''. Les Caraïbes ne rendent point de combat : ce sont des peuples timides & ''fuyards. Fuyard'' est sur-tout un terme de guerre, pour signifier ceux qui prennent la fuite ☞ après leur défaite, & quittent le champ de bataille en désordre. Ce Général a fait son possible pour arrêter les ''fuyards'', pour rallier les ''fuyards''. Poursuivre les ''fuyards''.
On appelle, Pigeons ''fuyards'', des Pigeons sauvages qui sont dans les colombiers à pied, & qui ne s’arrêtent pas dans les volières & les basse-cours.
En termes de Fauconnerie, on dit oiseau pillard ou ''fuyard'', celui qui prend, qui ravit sa proie & la détourne. ''{{lang|la|Fur, latro, fugitivus}}''.
<section end="FUYARD"/>
<section begin="FUYE"/><nowiki />
FUYE. ''Voyez'' {{Tr6L|FUIE}}.
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FUYNEN. ''Voyez'' {{Tr6L|FYONIE}}.
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{{c3|{{sp|FUZ}}.}}
<section begin="FUZAIN"/><nowiki />
FUZAIN, ''&c. Voyez'' {{Tr6L|FUSAIN}}, ''&c.''
<section end="FUZAIN"/>
{{c3|{{sp|FY}}.}}
<section begin="FY"/><nowiki />
FY. ''Voyez'' {{Tr6L|FI}}. Quelquefois le mot de ''fy'' est un nom substantif féminin, qui se dit dans les juremens pour ''foy''. Par ma ''fy'' a été introduit par corruption par le peuple ; car l’expression est basse ; ou par scrupule, par ceux qui craignoient de dire par ma ''foi''. Beaucoup d’autres mots ont été altérés dans les juremens, & on a quelquefois de la peine à en reconnoître l’origine. ''Voyez'' {{Tr6L|FI}}.
FY. s. m. Maladie des bœufs & des vaches. ''Voyez'' {{Tr6L|FI}}.
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FYONIE. ''Voyez'' {{Tr6L|FIONIE}}.<section end="FYONIE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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La guerre de Troie n’aura pas lieu
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Judith (Jean Giraudoux)
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>charmer, deux fois aussi, nous venons heureusement d’avoir, dans ''Masques et Bergamasques'', à l’Opéra-Comique, un délicieux échantillon, musical et décoratif, de notre art et de notre goût français.
Oui, les raisons du cœur elles-mêmes, raisons patriotiques ici, nous font souhaiter une Russie un peu plus discrète. Après le gala de l’Opéra « pour les Russes malheureux, » n’en donnera-t-on pas un pour les Français malheureux par les Russes ? Hélas ! de combien et de quels malheurs ! Aussi bien, n’en doutez pas, nos ennemis eux-mêmes auront leur tour, ou leur retour. Je nommerais, — mais je ne le nommerai point, — certain imprésario tout prêt à nous ramener, oh ! pas avant un an ou deux ! un célèbre chef d’orchestre allemand aussi digne de notre admiration que de notre haine. Hier, une association de musiciens français a trouvé bon de désigner l’un de ses membres pour aller la représenter, — en pays neutre, il est vrai, mais tout de même ! — à certain festival où ne furent exécutées, quinze jours durant, que les œuvres de l’Autrichien Gustav Mahler. Enfin, à Paris, quand j’entends acclamer le ''Rheingold'' ou la ''Walkyrie'', je ne puis oublier que des milliers, des centaines de milliers de nos soldats sont tombés devant des lignes qui portaient les noms de Wotan, de Siegfried et de Brunnhilde, et je m’étonne alors que dans l’âme de la foule il n’y ait pas plus de douleur et de colère que de joie.
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{{d|Camille Bellaigue.|4|sc}}
Le ''Saint-Christophe'' de {{M.|Vincent d’Indy}} vient à peine d’être joué à l’Opéra. L’Opéra-Comique nous promet ''Cosi fan tutte'' pour les derniers jours de ce mois. Nous parlerons de l’un et de l’autre, — ou des autres, — dans une prochaine chronique. En attendant l’adorable opéra de Mozart, et pour vous y préparer, lisez, ou relisez les pages que lui consacra naguère un certain Frédéric-Thomas Graindorge, dont le vrai nom, (cela pour notre voisine de ''Méphistophélès''), était Hippolyte Taine.
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<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>{{tiret2|ren|fermait,}} et sans le coup de botte donné par l’un de mes grenadiers à celui qui devait mettre le feu au tonneau, j’aurais infailliblement péri avec toute ma suite. Depuis cette époque, tous ceux qui m’entouraient avaient constamment l’attention de ne pas me laisser approcher de trop près et faisaient prendre par la police toutes les mesures convenables, particulièrement si je devais aller en public. C’est de cette manière que je me suis garanti des surprises de mes ennemis.
« De tous les assassins, continua-t-il, les fanatiques sont les plus dangereux : on ne se garantit que très difficilement de la férocité de ces hommes. Un homme qui a l’intention, la volonté de se sacrifier, est toujours maître de la vie d’un autre homme, et quand il est fanatique et surtout fanatique religieux, il porte ses coups avec plus d’assurance. L’histoire fourmille de pareilles actions : César, {{roi|Henri|III}}, {{roi|Henri|IV}}, Gustave, Kléber, etc., etc. furent au nombre de leurs victimes. Fanatiques religieux, fanatiques politiques, tous sont à craindre. Les complices de ces tigres, si toutefois ils en ont, car ces grands criminels n’ont souvent de complices qu’eux-mêmes, sont toujours enveloppés d’un voile impénétrable qui les dérobe aux recherches les plus actives, les plus exactes. Il est bon de paraître populaire, mais il faut agir avec circonspection ; les malheurs arrivent assez tôt sans qu’on aille les chercher. »
Quand l’Empereur apprit que le prince Eugène avait fait mettre en vente le musée de la Malmaison, il en fut outré. « Est-il possible qu’Eugène, mon fils adoptif, aille se salir en faisant de l’argent des objets précieux que renferme ce château ? Ne l’ai-je pas fait assez riche pour qu’il se dispense de faire une pareille vilenie ? Malheureux intérêt ! Toutes ces belles choses, qui, pour la plupart, ont été acquises au prix du sang français, devaient-elles avoir une pareille destination ? Il eût été digne, il eût été noble à Eugène d’en faire hommage à la France, et le musée de Paris eût été quelque peu indemnisé des pertes qu’il a faites en 1815. À cet acte, on eût reconnu un cœur français et un des miens. Il ne lui reste plus maintenant que d’en faire autant de la Malmaison. Cette habitation pour lui doit être sacrée et doit lui être chère à plus d’un titre ; il doit la transmettre, à ses descendants ; mais, non ! il semble que ceux qui m’appartiennent et ceux qui m’ont entouré se donnent la main pour se confondre dans la foule la plus abjecte. On dirait qu’ils prennent à tâche<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kaviraf" /></noinclude>organique, d’un type uniforme. La dominante est, toujours, le fédéralisme avec, à la base, l’autonomie pour le syndicat. Cependant, il est quelques fédérations, parmi les plus anciennes, où subsiste encore un centralisme qui aurait tendance à étouffer l’autonomie du syndicat ; mais ce sont là les vestiges d’un passé qui s’abolit sous la poussée de la conscience révolutionnaire.
La Fédération, à base essentiellement fédérale, est administrée par un Comité fédéral formé d’un délégué de chaque syndicat affilié. Ce délégué, toujours révocable par le syndicat dont il relève, reste donc, par correspondance, en contact permanent avec l’organisation qui le mandate ; de la sorte est apporté, au Comité fédéral, avec le plus de fidélité, l’esprit des divers syndicats. Les Fédérations de l’Alimentation, des Cuirs et Peaux, de la Métallurgie, etc., sont ainsi constituées.
Le type de la Fédération centraliste est donné par la Fédération du Livre ; elle est administrée par un Comité central, nommé pour plusieurs années, au scrutin de liste, par l’ensemble des fédérés. Il est inutile de montrer les inconvénients qui peuvent résulter d’une telle administration : le Comité central est un pouvoir qui ne relève quasiment de personne et il peut arriver qu’il ne représente pas l’esprit de la corporation.
Un autre mode de groupement fédératif est le Syndicat national, avec sections à la base, n’ayant qu’une autonomie très relative. Cette forme d’agrégation syndicale peut être tenue pour spéciale aux travailleurs relevant de l’État ou de grandes compagnies.
Les sections syndicales d’un Syndicat national ont une vie autonome infime. Les trois quarts des cotisations perçues sont centralisées au Syndicat, de sorte que la section,<noinclude>
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Auteur:Pierre-Alexandre Monsigny
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== Œuvres ==
=== Opéras ===
* 1769 : {{l2s|Le Déserteur (Monsigny)|Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu|Le Déserteur}} (paroles de [[Auteur:Michel-Jean Sedaine|Sedaine]])
=== Airs ===
* {{L2s|Adieu chère Louise|Échos de France, volume 1.djvu}} (''Le Déserteur'')
* {{L2s|C’est ici que Rose respire|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Rose et Colas'')
* {{L2s|Il était un oiseau gris|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Rose et Colas'')
* {{L2s|Ce n’est qu’ici, ce n’est qu’au village|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Le Roi et le Fermier'')
* {{L2s|Non, vous ne m’avez jamais traitée ainsi|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Le Roi et le Fermier'')
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[[Catégorie:Récit de guerre 14-18]]
[[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]]
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{{t3|{{t|'''TRISTESSE ET PITIÉ.'''|60}}|CHAPITRE XIX.}}
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Pendant les longs récits et les plus longs silences du Docteur noir, la nuit était venue. Une haute lampe éclairait une partie de la chambre de Stello ; car cette chambre était si grande, que la lueur n’en pouvait atteindre les angles ni le haut plafond. Des rideaux épais et longs, un<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>antique ameublement, des armes jetées sur des livres, une énorme table couverte d’un tapis qui en cachait les pieds, et sur cette table deux tasses de thé ; tout cela était sombre, et brillait par intervalle de la flamme rouge d’un large feu, ou bien se laissait deviner à demi, et par reflets, sous la lueur jaunâtre de la lampe. Les rayons de cette lampe tombaient d’aplomb sur la figure impassible du Docteur noir, et sur le large front de Stello, qui reluisait comme un crâne d’ivoire poli. Le Docteur attachait sur ce front un œil fixe, dont la paupière ne s’abaissait jamais. Il semblait y suivre en silence le passage de ses idées et la lutte qu’elles avaient à livrer aux idées de l’homme dont il avait entrepris la guérison, comme un général contemplerait, d’une hauteur, l’attaque de son corps d’armée montant à la brèche, et le combat intérieur qui lui resterait à gagner contre la garnison, au milieu de la forteresse à demi conquise.
Stello se leva brusquement et se mit à marcher à grands pas d’un bout à l’autre de la chambre. Il avait passé sa main droite sous ses habits, comme pour contenir ou pour déchirer son cœur. On n’entendait que le bruit de ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ ponctuation + juremens + italiques
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>talons qui frappaient sourdement sur le tapis, et le sifflement monotone d’une grande bouilloire d’argent placée sur la table, source inépuisable d’eau chaude et de délices pour les deux causeurs nocturnes. Stello laissait échapper, en marchant vite, des exclamations douloureuses, des hésitations pénibles, des juremens étouffés, des imprécations violentes, autant que ces signes se pouvaient manifester dans un homme à qui l’usage du grand monde avait donné la retenue comme seconde nature.
Il s’arrêta tout d’un coup et toucha de ses deux mains les mains du Docteur. — Vous l’avez donc vu aussi ? s’écria-t-il. — Vous avez vu et tenu dans vos bras le malheureux jeune homme qui s’était dit : ''Désespère et meurs !'' comme souvent vous me l’avez entendu crier la nuit. — Mais j’aurais honte d’avoir pu gémir, j’aurais honte d’avoir souffert, s’il n’était vrai que les tortures que l’on se donne par les passions égalent celles que l’on reçoit par le malheur. — Oui, cela s’est dû passer ainsi ; oui, je vois chaque jour des hommes semblables à ce Beckford, qui est miraculeusement incarné d’âge en âge sous<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ ponctuation + Ô + minuscule + raisonnemens + italiques
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>la peau blafarde des plaideurs d’affaires publiques.
Ô cérémonieux complimenteurs, lents paraphraseurs de banalités sentencieuses ! fabricateurs légers de cette chaîne lourde et croissante pompeusement appelée Code, dont vous forgez les quarante mille anneaux qui s’entrelacent au hasard, sans suite, le plus souvent inégaux comme les grains du chapelet, et ne remontant jamais à l’immuable anneau d’or d’un religieux principe ! — Ô membres rachitiques des corps politiques, impolitiques plutôt ! fibres détendues des assemblées, dont la pensée flasque, vacillante, multiple, égarée, corrompue, effarée, sautillante, colérique, engourdie, évaporée, émerillonnée, et toujours et sempiternellement commune et vulgaire ; dont la pensée, dis-je, ne vaut pas, pour l’unité et l’accord des raisonnemens, la simple et sérieuse pensée d’un Fellah jugeant sa famille, au désert, selon son cœur ! n’est-ce pas assez pour vous d’être glorieusement employés à charger de tout votre poids le bât, le double bât du maître, que le pauvre âne appelle son ennemi ''en bon français !'' faut-il encore que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ ponctuation + minuscule + italiques
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>vous ayez hérité du dédain monarchique, moins sa grâce héréditaire et plus votre grossièreté élective ?
Oui, noir et trop véridique Docteur ! oui, ils sont ainsi. — Ce qu’il faut au poète, dit l’un, c’est trois cents francs et un grenier ! La misère est leur muse, dit un autre. — Bravo ! — Courage ! — Ce rossignol a une belle voix ! crevez-lui les yeux, il chantera mieux encore ! l’expérience en a été faite. Ils ont raison, vive Dieu !
Triple divinité du ciel ! que t’ont-ils donc fait, ces poètes que tu créas les premiers des hommes, pour que les derniers des hommes les renient et les repoussent ainsi !
Stello parlait à peu près de la sorte en marchant. Le Docteur tournait la pomme de sa canne sous son menton et souriait.
— Où se sont envolés vos ''diables bleus'', dit-il !
Le malade s’arrêta, il ferma les yeux et sourit aussi, mais ne répondit pas, comme s’il n’eût pas voulu donner au Docteur le plaisir d’avouer sa maladie vaincue.
Paris était plongé dans le silence du sommeil, et l’on n’entendait au-dehors que la voix<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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/* Corrigée */ ponctuation + très-avancée + ame + sentimens + italiques
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>rouillée d’une horloge sonnant lourdement les trois quarts d’une heure très-avancée au-delà de minuit. Stello s’arrêta tout à coup au milieu de l’appartement, écoutant le marteau dont le bruit parut lui plaire ; il passa ses doigts dans ses cheveux comme pour s’imposer les mains à lui-même et calmer sa tête. On aurait pu dire, en l’examinant bien, qu’il ressaisissait intérieurement les rênes de son ame, et que sa volonté redevenait assez forte pour contenir la violence de ses sentimens désespérés. — Ses yeux se rouvrirent, s’arrêtèrent fixement sur les yeux du Docteur, et il se mit à parler avec tristesse, mais avec fermeté :
— Les heures de la nuit, quand elles sonnent, sont pour moi comme les voix douces de quelques tendres amies, qui m’appellent et me disent, l’une après l’autre : ''Qu’as-tu ?''
Jamais je ne les entends avec indifférence quand je me trouve seul, à cette place où vous êtes, dans ce dur fauteuil où vous voilà. — Ce sont les heures des Esprits, des Esprits légers qui soutiennent nos idées sur leurs ailes transparentes, et les font étinceler de clartés plus vives.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Code civil des Français, 1804.djvu/322
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Integra Domino
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude><nowiki/>
{{centré|1324.}}
Dans le cas où la partie désavoue son écriture ou sa signature, et dans le cas où ses héritiers ou ayant-cause déclarent ne les point connaître, la vérification en est ordonnée en justice.
{{centré|1325.}}
Les actes sous seing privé qui contiennent des conventions synallagmatique, ne sont valables qu’autant qu’ils ont été faits en autant d’originaux qu’il y a de parties ayant un intérêt distinct.
Il suffit d’un original pour toutes les personnes ayant le même intérêt.
Chaque original doit contenir la mention du nombre des originaux qui en ont été faits.
Néanmoins le défaut de mention que les originaux ont été faits doubles, triples &c. ne peut être opposé par celui qui a exécuté de sa part la convention portée dans l’acte.
{{centré|1326.}}
Le billet ou la promesse sous seing privé par lequel une seule partie s’engage envers l’autre à lui payer une somme d’argent ou une chose appréciable, doit être écrit en entier de la main de celui qui le souscrit ; ou du moins il faut qu’outre sa signature il ait écrit de sa main un ''bon'' ou un ''approuvé'' portant en toutes lettres la somme ou la quantité de la chose ;
Excepté dans le cas où l’acte émane de marchands, artisans, laboureurs, vignerons, gens de journée et de service.
{{centré|1327.}}
Lorsque la somme exprimée au corps de l’acte est différente <noinclude>de</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Integra Domino
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text/x-wiki
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{{centré|1324.}}
Dans le cas où la partie désavoue son écriture ou sa signature, et dans le cas où ses héritiers ou ayant-cause déclarent ne les point connaître, la vérification en est ordonnée en justice.
{{centré|1325.}}
Les actes sous seing privé qui contiennent des conventions synallagmatiques, ne sont valables qu’autant qu’ils ont été faits en autant d’originaux qu’il y a de parties ayant un intérêt distinct.
Il suffit d’un original pour toutes les personnes ayant le même intérêt.
Chaque original doit contenir la mention du nombre des originaux qui en ont été faits.
Néanmoins le défaut de mention que les originaux ont été faits doubles, triples &c. ne peut être opposé par celui qui a exécuté de sa part la convention portée dans l’acte.
{{centré|1326.}}
Le billet ou la promesse sous seing privé par lequel une seule partie s’engage envers l’autre à lui payer une somme d’argent ou une chose appréciable, doit être écrit en entier de la main de celui qui le souscrit ; ou du moins il faut qu’outre sa signature il ait écrit de sa main un ''bon'' ou un ''approuvé'' portant en toutes lettres la somme ou la quantité de la chose ;
Excepté dans le cas où l’acte émane de marchands, artisans, laboureurs, vignerons, gens de journée et de service.
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Lorsque la somme exprimée au corps de l’acte est différente <noinclude>de</noinclude><noinclude>
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Raymonde Lanthier
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/* Validée */ profiler → profiter
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||— 56 —}}</noinclude>d’Atirikigaro. Là, sans doute, il rencontra des choses qui l’intéressèrent puisqu’il y retourna le 19 du même mois, et en ce jour il lui advint une histoire, que nous allons lui laisser raconter à sa guise, puis nous donnerons le récit des Mangarèviens.
C’est M. Caillet qui parle :
« Le 19 décembre 1865, je tombai en plein dans un guet-à-pens, tendu, m’a-t-on dit, par ordre sous nos pas. J’étais descendu à terre vers trois heures et demie du soir, avec l’intention de me rendre à un village situé de l’autre côté de la montagne, où se trouvaient campés des sujets du protectorat tahitien que le R. P. Laval avait fait venir des autres îles de l’archipel Tuamotu et qui désiraient vivement retourner chez eux. Ne voulant pas être épié dans ma course, je cherchai, une pente douce en dehors du sentier pour atteindre les crêtes qu’il me fallait dépasser. Le temps étouffant et le soleil qui dardait avec force sur la montagne, me firent plusieurs fois reculer devant cette pénible ascension. Après quelques minutes d’hésitation, je pris le parti de chercher à contourner la pointe Nord de l’île. Je comptais profiter du clair de lune pour revenir par la montagne.
« Il y avait environ une heure que j’étais en marche lorsque j’arrivai à un village que j’avais visité quelques jours avant en baleinière. J’étais très-fatigué ; pour me reposer quelques moments, j’entrai dans une maison dont je croyais connaître le propriétaire et où j’avais été bien accueilli.
« Le malheur qui m’a frappé<ref>M. Caillet a eu les paupières brûlées dans un incendie, en sauvant un enfant des flammes. Sa vue en a souffert.</ref> m’empêcha de saisir à temps la scène qu’on avait préparé pour me recevoir. Seulement j’aperçus un agent de police qui me menaçait du poing et d’autres affidés qui criaient et gesticulaient.
« Peu de temps après, mes yeux s’accoutumant à l’obscurité, je distinguai dans une chambre deux ou trois jeunes filles gardées à vue, qui riaient de mon étonnement. À la porte de cette chambre se tenait une véritable harpie, jouant son rôle à merveille.
Indigné de cette réception j’en demandai les motifs aux personnes qui m’entouraient, mais leurs réponses vagues étaient loin de me satisfaire. Ils feignaient surtout de ne pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chopard - Quelques personnages officiels à Tahiti, sous le règne de S. M. Napoléon III.djvu/45
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Raymonde Lanthier
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/* Validée */ Guillemet anglais en trop.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|jan|vier}} 1861<ref>Il y a une erreur de rédaction dans le nom du mois et dans le chiffre de l’année ; car Dupuy a quitté Mangarèva le 10 mai 1860, sur l’''Antonia,'' capitaine Schulze. C’est avril 1860 qu’il fallait écrire.<br />
{{c|''Décision du Conseil mixte, dans l’affaire de J. Dupuy et de Rose Guilloux, femme d’Étienne Temareveriano.''}}
Le sieur J. Dupuy et Rose ayant été convaincus d’adultère, commis dans la nuit du 7 au 8 avril 1860, ont été condamnés, par le Conseil mixte, à l’unanimité :<br />
1{{o}} Le susdit J. Dupuy, à trois mois de prison et aux frais et dépens, temps qui ne doit pas être confondu avec l’année de prison prononcée précédemment, et à 100 piastres de dommages et intérêts, pour faire droit à la requête du mari, le nommé Étienne Temareveriano (Teakorotu) et du père de Rose, le sieur Jean Guilloux. En outre, J. Dupuy est condamné à 20 piastres d’amende en punition du susdit adultère ;<br />
2{{o}} Rose Guilloux, à 3 mois de prison et à un baril de nacre d’amende.<br />
{{D|Fait à Mangarèva, le 17 avril 1860.|3}}
{{G|En foi de quoi ont signé :|3}}
Fr. Honoré Laval, président ; P. A. Chosson, A. Marion, Fabien Coste,
G. Soulié, Jacques Matereikura, Elias Téoa, Akakio Matereikura, Paoro
Reotika, juges.</ref>, qui condamne Dupuy pour avoir ''voulu commettre'' l’adultère, certifié par M. Laval, président du Conseil mixte, et diverses autres pièces, entre autres l’interrogatoire à la prison de Mangarèva. »
<ref follow="p44">faire accroire au peuple qu’il était délégué de l’empereur Napoléon, pour n’être point repris dans ses actions.
{{…|24}}
{{…|24}}
En conséquence, le susdit Urbain Daniel est condamné à un an de prison, tant prison que travail d’utilité publique ; puis à un baril de nacre pour amende et aux frais et dépens de la procédure, avec M. J. Dupuy, une moitié chacun.<br />
M. Dupuy, lui, est condamné à un an de prison, à ses frais et dépens et à être renvoyé pour toujours des îles Mangarèva par le premier navire qui pourra le prendre pour Tahiti ou pour Valparaiso, et, en outre, à 100 francs d’amende et 40 piastres de frais, conjointement avec le susdit Urbain.
{{D|Fait à Mangarèva, le 16 avril 1860.|3}}
{{G|En foi de quoi ont signé :|3}}
Fr. Honoré Laval, président du Conseil mixte ; P. A. Chosson, A. Marion, G. Soulié, Fabien Coste, Jacques Matereikura, — Elias Téoa, Marino Putéoa, Antonio Marakauke, Fauro Reotika, juges.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chopard - Quelques personnages officiels à Tahiti, sous le règne de S. M. Napoléon III.djvu/75
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Raymonde Lanthier
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/* Validée */ Trait d’union.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bernard54" /></noinclude><nowiki />
{{t3|LE COMMERCE DES MISSIONNAIRES|mb=2em}}
{{séparateur|4}}
{{épigraphe|<poem>Le prince voulut voir ces richesses immenses ;
Il ne trouva partout que médiocrité,
Louanges du désert et de la pauvreté.</poem>| ({{sc|Lafontaine}}.) |marge=30|margeauteur=12}}
S’il est une assertion qui ne s’appuie sur aucune base
sérieuse, c’est celle qui impute à la congrégation de Picpus
d’avoir fait exploiter, à son profit, les pauvres richesses de
Mangarèva. Pour bien des gens qui n’ont jamais voulu se rendre
compte des choses, et qui ont tiré leurs renseignements de
sources aussi peu sérieuses et si peu dignes de foi que celles
où a puisé M. de Kératry, c’est un vrai bonheur que de crier
''haro'' sur cette humble congrégation.
Ces gens s’indignent contre ces missionnaires qui, disent-ils,
exploitent le « pauvre monde » et veulent acquérir des
richesses contrairement aux prescriptions de Notre Seigneur
Jésus-Christ. Or, il est à remarquer que les plus animés dans
ces sortes de discours, sont ordinairement ceux qui n’ont aucune
espèce de religion. S’ils sont chrétiens, ce n’est point leur faute,
et leur volonté n’y est pour rien, car on les baptisa le lendemain
de leur naissance. Plus tard, ils se sont empressés d’oublier tout
ce qu’on leur avait appris lors de leur première communion,
et, en parlant de ce qu’ils ne connaissent plus, ils disent, avec
une conviction pétrie d’orgueil et de sottise, « qu’ils n’ont que
du mépris pour cette religion catholique, apostolique et
romaine, qui est une religion de bigots, de calotins, d’idiots,
et qui ne sert qu’à enrayer les progrès de l’humanité. ».
Mais alors toutes ces criailleries qu’ils profèrent contre les
missionnaires et contre le commerce qu’ils leur attribuent, à
quoi viennent-elles ? puisqu’elles ne sont pas dans l’intérêt
d’une religion qu’ils méprisent.
Est-ce que la loi civile défend à un prêtre de commercer,
c’est-à-dire d’acheter pour revendre ?
Est-ce que si un prêtre catholique faisait le commerce et avait comme le révérend Pritchard, jadis ministre protestant à
Tahiti, son magasin à côté du temple, la justice humaine
aurait à s’en mêler ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chopard - Quelques personnages officiels à Tahiti, sous le règne de S. M. Napoléon III.djvu/27
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2026-05-19T18:48:04Z
Raymonde Lanthier
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/* Validée */ Accent.
15797461
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Barsetti46" />{{nr||— 20 —}}</noinclude>{{Corr|a|à}} l’évêque, et en outre il achevait de faire preuve d’un jugement
vraiment ''rare et droit'' en demandant deux ministres protestants
français, l’un pour Papeete, où les Indiens sont congréganistes
indépendants<ref>L’Église tahitienne protestante a été fondée et façonnée par des ministres ''congréganistes indépendants''. ''Elle'' ''ne peut avoir un chef''. Une paroisse ou congrégation choisit son ministre sans contrôle et ne doit avoir aucun trait d’union avec une autre. Comment cette Église aurait-elle pu s’accommoder de ministres qui l’auraient gouvernée au moyen d’un consistoire comme le veulent les réformés français ?</ref>, et l’autre pour les îles Tuamotu, où il n’y a que des catholiques et des mormons.
Quelque temps avant, M. de la Richerie, dans une lettre
''confidentielle'', où il épanchait son cœur, promettait à monseigneur
Jaussen de lui donner toutes les écoles « ''mais officiellement, ''
dit-il, ''pour que cela soit durable''. » Il « ''est sur d’être'' ''approuvé, à Paris, si les formes légales sont observées'' » ; et il ajoutait que : « ''comme homme et comme chef actuel de Tahiti'', ''il tient à lui dire que la mission doit et peut avoir toute'' ''confiance en lui.'' »
« ''Attendez et vous verrez'' », dit-il.
En effet, attendons et voyons ! Lisons les lois qu’il fait paraître
et n’oublions point que tous les articles en sont rédigés ou
inspirés par lui. Nous citons :
''Loi sur le culte national tahitien''. Article 6. Ils (les ministres
protestants français) prendront la direction de nos écoles.
''Loi sur l’instruction publique tahitienne''. Article 9. Il n’y aura
qu’une école et qu’un instituteur par district et cette école sera
placée près de la demeure du chef.
''Même loi''. Article 11. Cette rétribution comprend une indemnité
aux ministres chargés par la loi de diriger les écoles et aux
instituteurs suppléants.
''Même loi''. Article 12. L’indemnité au ministre de chaque
district sera de dix centimes par enfant présent et par mois<ref>Le salaire de l’instituteur suppléant sera de trente centimes par enfant présent et par mois.</ref>.
Nous avons attendu et nous avons vu que : M. de la Richerie
après avoir promis « ''toutes les écoles aux catholiques, mais officiellement''
''pour que cela soit durable'' » (j’ai sa lettre confidentielle sous
les yeux) s’est empressé de placer toutes les écoles sous la direction
des ministres protestants ; qu’à la tête de l’école dans chaque<noinclude>
<references/></noinclude>
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Siegfried et le Limousin
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Benoit Soubeyran
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Amphitryon 38
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Benoit Soubeyran
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[[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]]
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Électre (Giraudoux)
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Benoit Soubeyran
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{{Voir homonymes|Électre}}
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<pages index="Giraudoux - Électre.djvu" />
<div class="text">
Électre ''a été joué pour la première fois le jeudi 13 mai 1937 au théâtre Louis Jouvet (Athénée) sous la direction de Louis Jouvet et avec la distribution suivante :''
{|
|-
| Électre
| style="width:2em" |
| Renée Devillers
|-
| Clytemnestre
|
| Gabrielle Dorziat
|-
| Agathe
|
| Madeleine Ozeray
|-
| La femme Narsès
|
| Raymone
|-
| Les Euménides
|
| Marthe Herlin, Monique Mélinand, Denise Pezzani
|-
| Les petites Euménides
|
| Vera Phares, Nicole Munie, Clairette Fournier
|-
| Le mendiant
|
| Louis Jouvet
|-
| Égisthe
|
| Pierre Renoir
|-
| Le président
|
| Romain Bouquet
|-
| Oreste
|
| Paul Cambo
|-
| Le jardinier
|
| Alfred Adam
|-
| Le jeune homme
|
| Jean Deninx
|-
| Le capitaine
|
| Robert Bogar
|-
| Le garçon d’honneur
|
| Maurice Castel
|-
| Les majordomes
|
| Julien Barrot, René Belloc
|-
| Un mendiant
|
| André Moreau
|}
{{center|Invités villageois. Soldats. Serviteurs. Écuyers et suivantes. Mendiantes et mendiants :}}
{{center|Pamela Stirling. Émile Villard. Paul Ménager. Robert Geller. Constant Darras. Fernand Bellan. Roger Astruc.}}
{{center|Cour intérieure dans le palais d’Agamemnon.}}
''Une musique de scène avait été composée pour la pièce par Vittorio Rieti. Le décor était de Guillaume Monin, les costumes de Dimitri Bouchene et Karinska.''
</div>
[[Category:1937]]
[[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]]
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Amica America
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Benoit Soubeyran
111354
[[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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[[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]]
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Armistice à Bordeaux
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Benoit Soubeyran
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[[Catégorie:Publiés à Monaco]]
[[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]]
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Retour d’Alsace, août 1914
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Benoit Soubeyran
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La Première Disparition de Jérôme Bardini
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Benoit Soubeyran
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Fontranges au Niagara
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Benoit Soubeyran
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Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle
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Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/Table des gravures
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Sixdegrés
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/* Validée */ La plupart des œuvres de Pierre Dupont son connues -> La plupart des œuvres de Pierre Dupont sont connues
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L’épingle, sérieuse et sage,
Se repose le plus souvent ;
Du progrès l’aiguille est l’image,
Elle va toujours en avant.
</poem>|fs=85%}}
<br />
Malgré beaucoup d’incorrections, échappées à un travail trop facile, notre poëte restera populaire.
En France, on aime ce qui a du cachet.
La plupart des œuvres de Pierre Dupont sont connues avant d’être imprimées. Il les chante dans les salons, et il lui arrive quelquefois d’en donner une copie à ceux qui la lui demandent.
Mais les éditeurs trouvent à redire à cette espèce de publication anticipée.
Une dame du monde, excellente musicienne, le pria, devant nous, il y a quinze jours, de lui copier une de ses chansons<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Faguet - Propos littéraires, 2e série, 1904.djvu/12
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<noinclude><pagequality level="1" user="Tomthepsg" /></noinclude>8 PROPOS LITTERRAIRES
avoir une marche rationnelle d’un point à un autre,
sans panse inutile, ni scène sans but. Cela est si
peu du Descartes, que c’est du Sarcey. Raison,
logique dramatique. Voyons autre chose.
J'aime sur le théâtre un agréable auteur
Qui sans se diffamer aux yeux du spectateur.
Plaît par la raison seule et jamais ne la choque.
Qu’a dit Boileau avant, qu’a dit Boileau après ?
Avant : « Jamais de la nature il ne faut s’écarter. »
Voyez les personnages de Térence : « c’est un amant,
un fils, un père véritable. » Raison ne veut rien dire
autre chose que naturel. Après : « Pas de gros-
sièretés, d’équivoques, de saletés. Bon pour le
Pont-Neuf. » Raison veut dire naturel sans naturalisme,
naturel capable de plaire à un homme raisonnable.
C’est exactement dans le même sens que,
huit vers plus haut, il employait son synonyme ordi-
naire du mot raison, le mot bon sens :
Aux dépens du ''bon sens'' gardez de plaisanter.
Jamais de la ''nature'' il ne faut s'écarter.
Vraiment, il n’y a guère de mystère dans tout
cela.
Et, souple à. la raison, corrigez sans murmure.
Boileau indique lui-même de quel passage il faut
rapprocher celui-ci. Il fait un renvoi : « ''Je vous l’ai''
''déjà dit'', aimez qu’on vous censure, et, souple à la
raison...» — Où l’a-t-il ''déjà dit'' ? au vers 192 du<noinclude>
<references/></noinclude>
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avoir une marche rationnelle d’un point à un autre,
sans panse inutile, ni scène sans but. Cela est si
peu du Descartes, que c’est du Sarcey. Raison,
logique dramatique. Voyons autre chose.
J'aime sur le théâtre un agréable auteur
Qui sans se diffamer aux yeux du spectateur.
Plaît par la raison seule et jamais ne la choque.
Qu’a dit Boileau avant, qu’a dit Boileau après ?
Avant : « Jamais de la nature il ne faut s’écarter. »
Voyez les personnages de Térence : « c’est un amant,
un fils, un père véritable. » Raison ne veut rien dire
autre chose que naturel. Après : « Pas de gros-
sièretés, d’équivoques, de saletés. Bon pour le
Pont-Neuf. » Raison veut dire naturel sans naturalisme,
naturel capable de plaire à un homme raisonnable.
C’est exactement dans le même sens que,
huit vers plus haut, il employait son synonyme ordi-
naire du mot raison, le mot bon sens :
Aux dépens du ''bon sens'' gardez de plaisanter.
Jamais de la ''nature'' il ne faut s'écarter.
Vraiment, il n’y a guère de mystère dans tout
cela.
Et, souple à. la raison, corrigez sans murmure.
Boileau indique lui-même de quel passage il faut
rapprocher celui-ci. Il fait un renvoi : « ''Je vous l’ai
déjà dit'', aimez qu’on vous censure, et, souple à la
raison...» — Où l’a-t-il ''déjà dit'' ? au vers 192 du<noinclude>
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avoir une marche rationnelle d’un point à un autre,
sans panse inutile, ni scène sans but. Cela est si
peu du Descartes, que c’est du Sarcey. Raison,
logique dramatique. Voyons autre chose.
J'aime sur le théâtre un agréable auteur
Qui sans se diffamer aux yeux du spectateur.
Plaît par la raison seule et jamais ne la choque.
Qu’a dit Boileau avant, qu’a dit Boileau après ?
Avant : « Jamais de la nature il ne faut s’écarter. »
Voyez les personnages de Térence : « c’est un amant,
un fils, un père véritable. » Raison ne veut rien dire
autre chose que naturel. Après : « Pas de gros-
sièretés, d’équivoques, de saletés. Bon pour le
Pont-Neuf. » Raison veut dire naturel sans naturalisme,
naturel capable de plaire à un homme raisonnable.
C’est exactement dans le même sens que,
huit vers plus haut, il employait son synonyme ordi-
naire du mot raison, le mot bon sens :
Aux dépens du ''bon sens'' gardez de plaisanter.
Jamais de la ''nature'' il ne faut s'écarter.
Vraiment, il n’y a guère de mystère dans tout
cela.
Et, souple à. la raison, corrigez sans murmure.
Boileau indique lui-même de quel passage il faut
rapprocher celui-ci. Il fait un renvoi : « ''Je vous l’ai
''déjà dit'''', aimez qu’on vous censure, et, souple à la
raison...» — Où l’a-t-il ''déjà dit'' ? au vers 192 du<noinclude>
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avoir une marche rationnelle d’un point à un autre,
sans panse inutile, ni scène sans but. Cela est si
peu du Descartes, que c’est du Sarcey. Raison,
logique dramatique. Voyons autre chose.
J'aime sur le théâtre un agréable auteur
Qui sans se diffamer aux yeux du spectateur.
Plaît par la raison seule et jamais ne la choque.
Qu’a dit Boileau avant, qu’a dit Boileau après ?
Avant : « Jamais de la nature il ne faut s’écarter. »
Voyez les personnages de Térence : « c’est un amant,
un fils, un père véritable. » Raison ne veut rien dire
autre chose que naturel. Après : « Pas de gros-
sièretés, d’équivoques, de saletés. Bon pour le
Pont-Neuf. » Raison veut dire naturel sans naturalisme,
naturel capable de plaire à un homme raisonnable.
C’est exactement dans le même sens que,
huit vers plus haut, il employait son synonyme ordi-
naire du mot raison, le mot bon sens :
Aux dépens du ''bon sens'' gardez de plaisanter.
Jamais de la ''nature'' il ne faut s'écarter.
Vraiment, il n’y a guère de mystère dans tout
cela.
Et, souple à. la raison, corrigez sans murmure.
Boileau indique lui-même de quel passage il faut
rapprocher celui-ci. Il fait un renvoi : « ''Je vous l’ai
''déjà dit'', aimez qu’on vous censure, et, souple à la
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<noinclude><pagequality level="4" user="Yun" />{{nr|16|ARBOELL-ARC’HENNA|}}</noinclude><nowiki />
'''Arboell''' (C.), s. m., épargne, cf. cymr. ''arbwyll'' « prudence » : préf. ''ar-'' et ''poell''. V. ces mots.
'''Ardamez''', s. f., marque, étiquette, observation attentive : si ce dernier sens était le primitif, le mot pourrait signifier « action de diviser par fragments », d’où « analyse ». V. sous ''ar-'' et ''tamm''. — Conj.
'''Arem''', s. m., airain. Empr. fr. ancien ''arem'' < lat. ''aerāmen'' dér. de ''aes''.
'''Argad''', s. m., huée : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*are-katu-'' « [cri] qui précède la bataille ». V. sous ''ar-'' et ''kadarn''.
'''Argaden''', s. f., attaque, razzia : dér. du précédent.
'''Argarzi''', vb., avoir en répugnance, en horreur : le sens littéral est « considérer comme une ordure ». V. sous ''ar-'' et ''karz''.
'''Argil''', s. m., recul : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*are-kūlo-'' « dans la direction du dos ». V. sous ''ar-'' et ''kîl''<ref>La formation est donc identique en celtique et en français.</ref>.
'''Argoat''', s. m., la Bretagne intérieure, forestière, en opposition au littoral ou Arvor. V. sous ''ar-'' et ''koat''.
'''Argoured''', s. m., foret : suppose un dér. {{abréviation|celt.|celtique}} ''*are-ko-writ-o-'', où la rac. (à l’état réduit) est WERT « tourner ». Cf. {{abréviation|lat.|latin}} ''vert-ere''. V. les préfixes ''ar-'' et ''*ke-'', et ''gwerzid''.
'''Argourou''', s. m. pl., dot, cymr. ''argyfreu'' pl., exactement « apports » : suppose un dér. {{abréviation|celt.|celtique}} pl. ''*are-ko-br-ow-es'', où la rac. (à l’état réduit) est BHER « porter ». V. sous ''ar-'', ''*ke-'' et ''kémérout''.
'''Argud''', s. m., assoupissement : le sens primitif pourrait être « à l’ombre », d’où « sieste », du préf. ''ar-'' et d’un mot aujourd’hui perdu ''*kud'', attesté par le {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''cud-ennec'' « obscur »<ref>Cité au Gloss. Ern. p. 137, et cf. notre article ''kudon''.</ref> (mais sans rapport avec le cymr. ''cyhudd'' « ombre »), dont au surplus l’origine est incertaine.
'''Arc’h''', s. f., coffre, {{abréviation|corn.|cornique}} et cymr. ''arch''. Empr. {{abréviation|lat.|latin}} ''arca''.
'''Arc’haṅt''', s. m., argent, {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''argant'', {{abréviation|corn.|cornique}} ''argant'', cymr. ''ariant'', ir. ''argat'', ''airget'', gaul. ''argenton'', {{abréviation|lat.|latin}} ''arg-ent-u-m'', sk. ''raj-at-á-m''<ref>Quelle qu’en soit l’origine indo-européenne, ce mot est donc très ancien et authentiquement celtique ; mais c’est par empr. fr. qu’il a pris en outre le sens de « monnaie ».</ref>, cf. {{abréviation|gr.|grec}} {{lang|grc|texte=ἄργ-υρο-ς}}.
'''Arc’henna''', vb., chausser, cf. cymr. ''archen'' « soulier », ''archenu'' « chausser », vbr. ''archenatou'' « chaussures ». Origine inconnue (lat. ''ocrea'' « botte » avec métathèse ?), mais tout au moins vague rappel de l’idée de « revêtir de cuir » (préf. ''ar-'' et ''kenn'').<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Henry - Lexique étymologique du breton moderne.djvu/53
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Yun
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Yun" />{{nr||ARI-ARVAR|17}}</noinclude><nowiki />
'''Ari''' (V.), s. m., lien : pour ''*az-rig''. V. sous ''éré'' et ''kéfré''.
'''Arléc’houein, arléouein''' (V.), vb., aiguiser : préf. ''ar-'' devant le radical
de ''lib-onik''. V. ce mot.
'''Arm''', s. m., variante de ''arem''. V. ce mot<ref>En tant que signifiant « arme » il vient naturellement du fr., tandis que corn. ''arv'' et cymr. ''arf'' viennent du latin.</ref>.
'''Armé''' (V.), s. m., saxifrage (casse-pierre), aussi ''arc’hmé'', {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''arhme'', cymr. ''archmain''<ref>Le premier élément doit évidemment signifier « briser », mais il est étymologiquement obscur.</ref>. V. sous ''méan'' et cf. ''torvéan''.
'''Armerc’h''' (V.), s. m., épargne : exactement « attention, prudence », préf. ''ar-'' et ''merzout''<ref>Ou serait-ce d’aventure l’article coagulé et ne faisant qu’un avec le nom ? Car le préfixe aurait dû causer mutation.</ref>. V. ces mots, et cf. ''arboell''.
'''Arné, arnéô, arnev''', s. m., orage, temps orageux : peut représenter un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*arnawio-'' « pluie torrentielle », qui serait {{abréviation|dér.|dérivé}} de ''*arno-'', « fluide, eau courante », {{abréviation|gaul.|gaulois}} ''Arnos'' > {{abréviation|lat.|latin}} ''Arnus'' « l’Arno » ; cf. {{abréviation|sk.|sanskrit}} ''arṇavá-'' « rivière », {{abréviation|dér.|dérivé}} de ''árṇa-'' « flot », qu’on rattache à la {{abréviation|rac.|racine}} de ''ṛ-ṇ-óti'' « il met en mouvement », ''ṛ-ṇu-té'' « il se meut ». — {{abréviation|Conj.|Conjecture}}
'''Arnod''', s. m., essai, début : abstrait du vb. ''arnodi'', « essayer, commencer », cf. cymr. ''arnod'' synonyme de ''nod'' « marque », préf. ''ar-'' et ''nod''<ref>La filière des sens est « noter [les linéaments principaux] — ébaucher — essayer — commencer ».</ref>. Empr. lat. ''nota'' en dérivation verbale.
'''Aros''', s. m., poupe, {{abréviation|corn.|cornique}} ''airos'', ir. ''eross'', d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*are-sos-to-'', exactement « le siège d’à côté, à l’écart » (la place du pilote), où l’élément ''-sos-'' est l’état fléchi de la rac. SED « s’asseoir ». Cf. ''annez'', ''azéza'', ''aé'', ''éc’hoaz'', etc.
'''Arré''', adv., pour ''ad-arré'' sans le préf. initial. V. ce mot.
'''Arrébeûri''', s. m. pl., mobilier : exactement « les [accessoires] de pâture » ou « d’exploitation en général », d’où « le mobilier de la ferme » et enfin « celui d’une maison quelconque ». V. sous ''ar'' (article), ''ré'' et ''peûri''.
'''Arréval''', s. m., mouture : décomposer en ''*ar-ré-mal'', et voir les préfixes ''ar-'' et ''ra-'', et ''mala'' « moudre »<ref>Il existe aussi, paraît-il, une forme synonyme ''arval'', qui dès lors ne contient que le premier des deux préfixes.</ref>.
'''Arrez''', s. m., arrhes, gages. Empr. fr. ''arrhes''.
'''Arruout''', vb., aborder, arriver. Empr. fr. ancien ''arriver''.
'''Arsaḷ''', s. m., assaut : abstrait du vb. ''arsaḷa''. Empr. fr. ''assaillir''<ref>L’initiale modelée sur les nombreux mots à préf. ''ar-''.</ref>.
'''Arvar''', s. m., doute, soupçon : préf. ''ar-'', et ''mar''.<noinclude>{{d|2}}</noinclude>
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Mœurs financières de la France/04
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<pages index="Revue des Deux Mondes - 1874 - tome 5.djvu" from=656 to=684 header=1 auteur="[[Auteur:Alexis_Bailleux_de_Marisy|Bailleux de Marisy]]" prev="[[../03]]" next="[[../05]]" />
[[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]]
[[Catégorie:Articles de 1874]]
[[Catégorie:Articles d’Alexis Bailleux de Marisy]]
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[[Catégorie:Égypte]]
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|278|ANNALES DU MUSÉE GUIMET}}<div style="line-height:1.6em"><p style="text-indent:0"></noinclude>{{tiret2|compi|lateur|}} de la classe ''{{lang|bo-Latn|Dul-va}}'', dit ce qui caractérise un bon et un mauvais ''{{lang|bo-Latn|Gelong}}''. Il recommande la chasteté et la moralité.<noinclude></p></div></noinclude>
<div style="line-height:1.6em">
3. ''{{lang|sa-Latn|Çîla-samyata sûtra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Ts’ul-khrims-yang-dag-par''-l''dan-pahi''-m''do}}'', {{t|{{lang|bo|ཚུལ་ཁྲིམས་ཡང་དག་པར་ལྡན་པའི་མདོ}}|185}}. ''{{lang|sa-Latn|Sûtra}}'' sur la pureté des mœurs (folios 192-193). Éloge de la moralité.
4. ''{{lang|sa-Latn|Çûbhâcubha phala parixa}}'', tib. {{lang|bo-Latn|D''ge-va-dang-mi'' d''ge-vahi'' h''bras-bu''-br''tag-pa}}'', {{t|{{lang|bo|དགེ་བ་དང་མི་དགེ་བའི་འབྲས་བུ་བརྟག་པ}}|185}} (folios 193-197) : Examen des fruits des bonnes œuvres et des mauvaises.
5. ''{{lang|sa-Latn|Vimukta mârga dhuta}}'' (ou ''{{lang|sa-Latn|bhûta}}'') ''{{lang|sa-Latn|guna nirdeça}}'', tib. {{lang|bo-Latn|R''nam-par-grol-vahi lam-las''-s''byangs pahi yon-tan'' bs''tan-pa}}'', {{t|{{lang|bo|རྣམ་པར་གྲོལ་བའི་ལམ་ལས་སྦྱངས་པའི་ཡོན་ཏན་བསྟན་པ}}|185}} (folios 198-217). Description des bonnes qualités acquises par un jugement analytique.
6. ''{{lang|sa-Latn|Ayuṣparyanta-sûtra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Ts’ehi''-m''thahi'' m''do}}''. {{t|{{lang|bo|ཚེའི་མཐའི་མདོ}}|185}} « Fin de la vie » (folios 217-228). Évaluation de la durée de la vie des six espèces d’êtres animés, selon la durée des jours et des années de chacune d’elles.
7. ''{{lang|sa-Latn|Ayupatti yathâkâro paripṛccha}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Ts’e'' h''pho-va-ji''-l''tar-gyur-pa-j̈us pahi''-m''do}}'', {{t|{{lang|bo|ཚེ་འཔོ་བ་ཇི་ལྟར་གྱུར་པ་ཞུས་པའི་མདོ}}|185}} (folios 228-243) : ''{{lang|sa-Latn|Sûtra}}'' où l’on demande (et où l’on dit en réponse) ce qui arrivera après la mort. Prononcé par {{sc|Çâkya}}, à la demande de {{sc|Zas}} ''g''{{sc|tsang}}, roi de ''{{lang|bo-Latn|Ser-skya}}'' (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Kapila}}'') à l’occasion de funérailles célébrées avec une grande solennité.
8. ''{{lang|sa-Latn|Anityatâ-sûtra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Mi''-r''tag-pa ñid-kyi''-m''do}}'', {{t|{{lang|bo|མི་རྟག་པ་ཉིད་ཀྱི་མདོ}}|185}} : ''{{lang|sa-Latn|Sûtra}}'' sur l’instabilité (folios 243-244). Plusieurs exemples d’instabilité, — santé, jeunesse, richesse, vie, etc.
9. Même sujet (folios 244-246). Énumération de plusieurs choses périssables.
10. ''{{lang|sa-Latn|Sañjñâna-ekadaça-nirdeça}}'', tib. {{lang|bo-Latn|H''du-çes''-v''cu'' g''cig''-vs''tan-pa}}'', {{t|{{lang|bo|འདུ་ཤེས་བཅུ་གཅིག་བསྟན་པ}}|185}}. Énumération de onze choses dont il faut se souvenir (folios 246-247), ou réflexions au moment de la mort.
11. ''{{lang|sa-Latn|Vaiçali praveça-sûtra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Yangs-pahi grong-khyer-du'' h''jug-pahi''-m''do}}'', {{t|{{lang|bo|ཡངས་པའི་གྲོང་ཁྱེར་དུ་འཇུག་པའི་མདོ}}|185}} (folios 247-253). Entrée à ''{{lang|sa-Latn|Vaiçalî}}'', ville située où est maintenant ''{{lang|hi-Latn|Allahabad}}''. {{sc|Çâkya}}, étant dans un parc près de cette ville dans le temps d’une épidémie, charge {{sc|Kun-dgah-vo}} (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Ananda}}'')<noinclude>
</div>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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{{t2|UNE GUIGNOLÉE}}
Depuis deux heures de trajet, les ''guignoleux'' vont de porte en porte, saluant
{{Bloc centré|<poem style="font-size:90%;">
:… le maître et la maîtresse,
Et tout le mond’{{lié}}de la maison. »</poem>}}
{{astérisme-plat|200%}}
Dès le souper fini, tous ont quitté hâtivement la table familiale, et se sont empressés vers la salle de paroisse.
Ici, les voitures attendent.
Ce sont des traîneaux de charroyage, immensément longs, attelés en double.
Vieux et jeunes gens ont réalisé le type citadin du Bonhomme Noël : grand capot de chat sauvage réquisitionné chez un voisin généreux, avec la ceinture fléchée des anciens jours ; souliers de ''chevreuil'' à passementerie polychrome, mitaines à carrelages gris-bleu en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Stamlou" />{{nr|34|Trouées dans les Novales||b=<hr/>}}</noinclude><nowiki />
Ne se l’était-il pas imposée dans son for
intime ? Et le mirage grandit, grossit,
s’arrondit, devint réalité. La terre acquise
et la maison restaurée, la chapelle
de saint Gérard était toute trouvée ; la
chapelle devenait bientôt l’église d’une
paroisse florissante, car les défrichages
mettaient en valeur la forêt séculaire ;
le noyau social mûrissait, jetait ses pousses,
se ramifiait. Eh ! allez donc ! voyez-vous ! le hameau devenait village, le village
petite ville, la petite ville grande
cité, sous le vocable passionnant de
Saint-Gérard-de-Provence, et la gloire du
vaillant thaumaturge rejaillissait sur
tous les Cantons-de-l’Est, sur toute la
province de Québec, sur tout le Canada,
et sur toi, Beaucaire, patrie du missionnaire,
''Te Deum !''
Arrivé sur la hauteur où se dressait
l’habitation des Gordons, dominant le
lac, le Père Patentane ne put retenir son<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Stamlou" /></noinclude><nowiki />
Chaque voiture portera deux groupes
qui auront chacun leur côté de la rue à
parcourir.
On a soin de disposer au fond des
voitures beaucoup de foin et les chaudes
robes de carriole, pour couper le
froid, très vif, de ce soir glacé.
Le signal du départ est donné.
Les rues se réveillent au bruit des
voix claires chantant le répertoire accoutumé
du quartier.
Le programme commence invariablement
par ''La Guignolée, la Guignoloche.''
Des chanteurs prononcent avec une forte
aspiration : ''Ha Hignolée.'' Viennent à
la suite, selon la longueur de la région
confiée à chaque voiture : ''Allouette ! Y moissonnent ! Youp, youp, sur la rivière ! Mon père a tué le loup, À Saint-Malo…''
Les règles de l’harmonie sont peut-être
transgressées dans l’ensemble, mais
l’intention est saine et le zèle indubitable.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>être ?… Une porte seulement… Les
voici !
Et c’est un ''haria'' dans la maison. Les
vieux se lèvent aux premiers accents de
la chanson commandée. Le père aspire
plus vite les bouffées de sa pipe. La
mère aplatit les plissements de son grand
tablier carreauté. Les petits se précipitent
vers la porte, mais la ''d’moiselle''
les repousse avec indignation. En minaudant
elle vient ouvrir, et aussitôt le
trio zélateur se met à hurler :
{{interligne}}
<poem><small>« Bonjour, le maître et la maîtresse,
Et tout le mond’{{lié}}de la maison.»</small></poem>
{{interligne}}
Non. la fille aînée, malgré le désir
d’imprévu qu’elle glisse dans son rêve
des barbes futures, n’a pas l’intention de se
''faire chauffer les pieds,'' et elle apporte
avec alacrité le ''présent'' que la maisonnée
destine aux pauvres de l’Hospice.
Ailleurs, le vieux tire lui-même la
porte. Il est plus humain, plus {{tiret|géné|reux}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ pédé → pâle, {{nec|}},
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<noinclude><pagequality level="3" user="Stamlou" /></noinclude><nowiki />
{{astérisme-plat|200%}}
Depuis deux heures de trajet, les guignoleux
vont de porte en porte…
Les voilà rue Saint-Joseph, près de
l’église Sainte-Anne.
La rue n’est pas riche, mais les gens
sont plus charitables. Ils comprennent
la misère.
Les cheminées sont panachées. La
fumée monte, droite et blanchâtre, dans
le bleu sombre constellé du ciel d’hiver.
{{nec|No}} 17. cependant ; la lumière est bien
pâle. La cheminée sommeille.
Les trois {{sic2|guignoleux|Québecquoises}} qui passent là,
René. Bébé et le Frais, portent un panier
déjà chargé de choses reçues en
cours de route. Ils ont une dinde, une
oie, des pommes de terre, du beurre, du
pain, des bonbons, donnés par de braves
ouvriers… pour les pauvres.
Ils frappent au panneau de bois.
Il est bien dix heures passées, et cette
visite tardive doit faire impression dans<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>le logis, car on perçoit à travers l’huis
le bruit de pas amortis glissant sur le
parquet, des pleurs craintifs d’enfant,
une parole tendre de vieille, disant :
— N’ayez pas peur, les p’tits : je suis
là, moi.
Les guignoleux regrettent presque
d’avoir frappé. Ils n’osent pas chanter.
Lu sentiment qu’ils ne peuvent définir
arrête leur voix. Ils sont saisis d’une
crainte respectueuse à l’aspect triste de
l’habitation.
La porte s’ouvre enfin, après un
temps d’hésitation, que le froid excessif
prolonge.
Une sexagénaire paraît, fermant de
sa main parcheminée les plis d’un vieux
châle laineux sur sa poitrine :
— Que voulez-vous, messieurs ?
Le Frais est la porte-parole des Guignoleux.
Il explique :
— C’est pour la Guignolée, madame<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" />{{nr||Une Guignolée|71}}</noinclude><nowiki/>…pour les vieux de l’Hospice… pour
les pauvres…
Il dit cela, et le ton de ses paroles
s’affaiblit, devient un balbutiement,
pendant qu’il regarde la pièce où la
femme le fait entrer avec ses compagnons.
— Ah ! mes bons messieurs, vous passez pour les pauvres… c ? est beau…je
voudrais bien… Mais…
Et la vieille, doucement, doucement,
se met à pleurer, sans force contre les
larmes, pendant que deux bambins se
lèvent dans la chambre voisine et viennent,
en grelottant, se mettre près de la
vieillarde en pleurs ; ils regardent avec
de grands yeux apeurés ces étrangers
habillés de poil et couverts, de barbes
blanches.
— Veulent-ils te faire mal, mémère ?
L’intérieur est propre, mais les meubles manquent. Une table sans tapis,
une chaise posée sur une catalogne<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sixdegrés
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<noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{personnageD|Léontine|c|ouvrant la porte du fond et parlant dans la direction où s’est opérée la sortie de son mari.}}
Ah ! vous viendrez me jouer la comédie ! me faire le bon apôtre !
{{personnageD|Cassagne|c|même jeu}}
Moi !… {{di|(À part.)}} Ah ! mon Dieu ! mais elle est folle !
{{di|Il redescend vivement.|g|6}}
{{personnageD|Léontine|c|redescendant sur lui, ce qui l’oblige à gagner la droite}}
Mais, Dieu merci ! Le masque est tombé et vous apparaissez avec toute la noirceur de votre âme !
{{A|{{di|Léontine est à la hauteur de la table, à gauche.|g|6}}}}
{{personnageD|Cassagne|c|se rapprochant de la table sur laquelle il pose les mains. — Il fait face à Léontine, essayant de l’amadouer.}}
Voyons, madame, voyons…
{{personnageD|Léontine|c|prenant la canne que Cassagne a posée sur la table et en frappant fortement la table en même temps que les doigts de Cassagne.}}
Laissez-moi tranquille !…
{{personnageD|Cassagne|c|reculant au fond et soufflant sur ses doigts}}
Oh !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Léon Daudet – Le Monde des images.djvu/160
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Sixdegrés
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>pas. C’est une substitution de mémoire personnelle.
Le deuxième stade est de critique et de psychologie pure ; c’est celui d’un Sainte-Beuve, d’un Taine, d’un Renan, d’un Lemaître, d’un Bourget.
Le troisième est critique, psychologique et moral. Maurras l’atteint dans ''les Amants de Venise'' et ''l’Avenir de l’intelligence''. Il pose le problème de l’influence rétroactive de la mémoire personnelle sur la mémoire héréditaire. Ce problème sera étudié à part, dans le chapitre du présent ouvrage consacré à l’oubli, interférence de mémoires.
Le grand défaut, en général, de la critique, même impartiale et savante, c’est la timidité. Elle hésite à replacer l’imprimé sur le plan de la vie et l’auteur sur le plan de l’homme, avec ses petitesses et ses grandeurs, ses vertus et ses vices. Elle hésite à confesser ce qui, dans un ouvrage ou dans un auteur, a eu, sur nous critiques, telle ou telle influence. Il en résulte une sorte d’inhibition, qui fait conclure aux gens peu clairvoyants (et, parmi eux aux auteurs critiqués) que critique signifie impuissance. Or, critique, au contraire, signifie puissance : conception nette de la valeur des mots, de l’ampleur et de la profondeur du style, de l’action mentale et corporelle de tel ou tel style, de l’aide apportée ou soustraite, par telle ou telle œuvre, au perfectionnement du lecteur, à son enrichissement psychologique. Il y a des ouvrages qui sont des ponts hardiment lancés entre les époques, et des ondes de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t|10|80}}|{{t|FONDEMENTS|80}}|{{t||80}}}}</noinclude>
espèce à leurs yeux), et ils forment ainsi leur concept d’''obligation''. Ce concept, assurément, n’est rien moins que moral, mais c’est le seul qu’on puisse obtenir dans une philosophie qui néglige l’''origine'' de tous les concepts pratiques possibles et ne s’inquiète pas de savoir s’ils sont ''a priori'' ou seulement ''a posteriori''.
Or, ayant dessein de donner plus tard une métaphysique des mœurs, je fais d’abord paraître ces fondements. A la vérité il n’y a d’autres fondements de la métaphysique des mœurs qu’une ''critique de la raison pure pratique'', de même que la critique de la raison pure spéculative, que j’ai déjà publiée, sert de base à la métaphysique de la nature. Mais d’abord celle-là n’est pas aussi absolument nécessaire que celle-ci, parce que, dans les choses morales, la raison humaine, même la plus vulgaire, peut arriver aisément à un haut degré d’exactitude et de développement, tandis qu’au contraire, dans son usage théorique mais pur, elle est entièrement dialectique. Et puis, pour que la critique de la raison pure pratique soit complète, il faut qu’on puisse montrer l’union de la raison pratique avec la raison spéculative en un principe commun car en définitive il ne peut y avoir qu’une seule et même raison, dont les applications seules sont distinctes. Or je ne pourrais aller si loin sans entrer ici dans des considérations d’un tout autre ordre et sans embrouiller le lecteur. C’est pourquoi, au lieu du titre de ''critique de la raison pratique'', je me suis servi de celui de ''fondements de la métaphysique des mœurs''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t||80}}|{{t|DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS|80}}|{{t|11|80}}}}</noinclude><nowiki />
Enfin, comme une métaphysique des mœurs, quelque effrayant que soit ce titre, peut recevoir aisément une forme populaire et appropriée au sens commun, il m’a paru bon d’en détacher ce travail préliminaire, où en sont posés les fondements, afin de préparer le lecteur aux choses subtiles et aux difficultés, inévitables en pareille matière.
Ces fondements ne sont autre chose que la recherche et l’établissement du principe suprême de la moralité, ce qui constitue un travail tout particulier et qui doit être séparé de toute autre étude morale. Il est vrai que mes assertions sur cette importante question, qui n’a pas été traitée jusqu’ici d’une manière satisfaisante, recevraient une vive lumière de l’application du principe à tout le système et seraient grandement confirmées par ce caractère de principe suffisant qu’il montre partout ; mais j’ai dû renoncer à cet avantage, qui au fond serait plutôt personnel que général, parce que la facile application d’un principe et le caractère de principe suffisant, qu’il peut avoir en apparence, ne nous donnent pas une preuve entièrement assurée de son exactitude, mais excitent au contraire en nous une certaine partialité, qui nous empêche de l’examiner sévèrement en lui-même et indépendamment des conséquences.
J’ai suivi dans cet écrit lu méthode que j’ai jugée la plus convenable, lorsqu’on veut s’élever analytiquement de la connaissance vulgaire à la détermination du principe suprême sur lequel elle se fonde, et ensuite redescendre synthétiquement de l’examen de ce {{tiret|prin|cipe}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Kant-Critique de la raison pratique, trad. Barni, 1848.djvu/47
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<noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t|38|80}}|{{t|FONDEMENTS|80}}|{{t||80}}}}</noinclude><nowiki />
Aussi n’y aurait-il rien de plus de plus funeste à la moralité que de vouloir la tirer d’exemples. En effet quelque exemple qu’on m’en propose, il faut d’abord que je le juge d’après les principes de la moralité, pour savoir s’il est digne de servir de modèle, et, par conséquent, il ne peut me fournir lui-même le concept de la moralité. Le Juste même de l’Évangile ne peut être reconnu pour tel qu’à la condition d’avoir été comparé à notre idéal de perfection morale ; aussi dit-il de lui-même : « Pourquoi m’appelez-vous bon (moi que vous voyez) ? Nul n’est bon (le type du bien) que Dieu seul (que vous ne voyez pas) *<ref>Evangile selon saint Marc, chap. x, vers. 18.</ref> » Mais d’où avons-nous tirée l’idée de Dieu conçu comme souverain bien ? Uniquement de l’idée que la raison nous trace ''a priori'' de la perfection morale et lie inséparablement au concept d’une volonté libre. L’imitation est exclue de la morale, et les exemples ne peuvent servir qu’a encourager, en montrant que ce que la loi ordonne est praticable, et en rendant visible **<ref>** anschaulich</ref> ce que la règle pratique exprime d’une manière générale, mais ils ne peuvent remplacer leur véritable original, qui réside dans la raison, et servir eux-mêmes de règles de conduite.
Si donc il n’y a pas de véritable principe suprême de la moralité qui ne soit indépendant de toute expérience, et qui ne repose uniquement sur la raison pure, je crois qu’il n’est pas nécessaire de demander s’il est bon, lorsqu’on veut donner à-propos la connaissance morale un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Kant-Critique de la raison pratique, trad. Barni, 1848.djvu/57
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L’impératif ''hypothétique'' exprime seulement que telle action est bonne pour quelque but ''possible'' ou ''réel''. Dans le premier cas, le principe est ''problématiquement'' pratique ; dans le second, ''assertoriquement''. L’impératif catégorique, qui présente l’action comme objectivement nécessaire par elle-même et indépendamment de tout autre but, est un principe (pratique) ''apodictique''.
On conçoit que tout ce que les forces d’un être raisonnable sont capables de produire puisse devenir une fin pour quelque volonté, et, par conséquent, les principes qui présentent une action comme nécessaire pour arriver à une certaine fin, qu’il est possible d’atteindre par ce moyen, sont dans le fait infiniment nombreux. Toutes les sciences ont une partie pratique qui se compose de propositions où l’on établit qu’une certaine fin est possible pour nous, et d’impératifs qui indiquent comment on y peut arriver. Ceux-ci peuvent donc être appelés en général des impératifs de l’''habileté'' *<ref>* Geschlichkeit</ref>. La question ici n’est pas de savoir si le but qu’on se propose est raisonnable et bon, il ne s’agit que de ce qu’il faut faire pour l’atteindre. Les préceptes que suit le médecin, qui veut guérir radicalement son malade, et ceux que suit l’empoisonneur, qui veut tuer son homme à coup sur, ont pour tous deux une égale valeur, en ce sens qu’ils leur servent également à atteindre parfaitement leur but. Comme on ne sait pas dans la jeunesse quels buts l’on pourra avoir<noinclude>
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des lois ; mais on ne voyait pas qu’il n’est soumis qu’à une ''législation'' qui lui est ''propre'', mais qui est en même temps universelle, et qu’il n’est obligé d’obéir qu’à sa propre volonté, mais à sa volonté constituant une législation universelle, conformément à sa destination naturelle. En effet, si l’on se bornait à concevoir l’homme soumis à une loi (quelle qu’elle fut), il faudrait admettre en même temps un attrait ou une contrainte extérieure, en un mot un intérêt qui l’attachât à l’exécution de cette loi, puisque, ne dérivant pas comme loi de sa volonté, elle aurait besoin de ''quelque autre chose'' pour le forcer à agir d’une certaine manièro. C’est cette conséquence nécessaire qui rendait absolument vaine
toute recherche d’un principe suprême du devoir. Car on ne trouvait jamais le devoir, mais seulement la nécessité d’agir dans un certain intérêt. Que cet intérêt fut personnel ou étranger, l’impératif était toujours conditionnel et ne pouvait avoir la valeur d’un principe moral. J’appellerai donc ce dernier le principe de l’''autonomie'' de la volonté, pour le distinguer de tous les autres, que je rapporte à l’''hétéronomie''.
Le concept d’après lequel tout être raisonnable doit se considérer comme constituant, par toutes les maximes de sa volonté, une législation universelle, pour se juger lui-même et juger ses actions de ce point du vue, ce concept conduit a un autre qui s’y rattache et qui est tres-fécond, à savoir au concept d’un règne des fins *<ref>* ''eines Reiches der Zwecke''</ref>.<noinclude>
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J’entends par règne *<ref>* Le mot règne, que j’emploie pour traduire le mot allemand ''Reich'', ne va guère avec la définition que Kant donne de ce mot ; le mot royaume conviendrait mieux ici, mais comme l’autre mot m’a paru préférable pour la traduction de l’expression ''Reich des Zwecke'', j’ai dû l’employer aussi dans cet endroit. J. B.</ref> la liaison systématique de divers êtres raisonnables réunis par des lois communes. Or, comme des lois donnent aux fins une valeur universelle, si l’on fait abstraction de la différence personnelle des êtres raisonnables et de tout ce que contiennent leurs fins particulières, on pourra concevoir un ensemble systématique de toutes les fins (des êtres raisonnables considérés comme fins en soi, comme aussi des fins particulières que chacun peut se propose à lui-même), c’est-à-dire un règne des fins. Cela est conforme aux principes établis précédemment.
En effet tous les êtres raisonnables sont soumis à cette loi, de ne jamais se traiter, eux-mêmes ou les uns les autres, comme de ''simples moyens'', mais de se toujours respecter comme des ''fins en soi''. De là résulte une liaison systématique d’êtres raisonnables réunis par des lois objectives communes, c’est-à-dire un règne (qui n’est à la vérité qu’un idéal), qu’on peut appeler un règne des fins, puisque ces lois ont précisément pour but d’établir entre ces êtres un rapport réciproque de fins et moyens.
Un être raisonnable appartient comme ''membre'' au règne des fins, lorsque, tout en y donnant des lois universelles il est lui-même soumis à ces lois. Il y<noinclude>
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Parmi les principes rationnels de la moralité, le concept ontologique de la perfection (si vide, si indéterminé, et partant si inutile qu’il soit, lorsqu’il s’agit de découvrir, dans le champ immense de la réalité possible, la plus grande somme de réalité convenable pour nous, et quoique, lorsqu’il s’agit de distinguer la réalité dont il est ici question de toute autre, il soit condamné à tourner dans un cercle, et ne puisse éviter de supposer tacitement la moralité, qu’il s’agit d’expliquer), ce concept, malgré ses défauts, est encore préférable au concept théologique, qui fait dériver la moralité d’une volonté divine absolument parfaite. Car nous n’avons pas l’intuition *<ref>* ''wir… nicht anschauen''.</ref> de cette perfection, et nous sommes réduits à la dériver de nos concepts, dont le principal est celui de la moralité ; ou, si nous ne voulons pas procéder ainsi (pour ne pas faire, comme il arriverait en effet, un cercle grossier dans notre explication), le seul concept de la volonté divine que nous pourrons donner pour fondement au système des mœurs sera celui d’une volonté possédée de l’amour de la gloire et de la domination, puissante et vindicative, partant redoutable, et rien ne serait plus contraire à la moralité.
Si maintenant il me fallait opter entre le concept du sens moral et celui de la perfection en général (lesquels, au moins, ne portent pas atteinte à la moralité, quoiqu’ils ne soient pas propres à lui servir de fondement), je donnerais la préférence au dernier, parce qu’il ne laisse pas à la sensibilité le soin de décider la<noinclude>
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Parmi les principes ''rationnels'' de la moralité, le concept ontologique de la ''perfection'' (si vide, si indéterminé, et partant si inutile qu’il soit, lorsqu’il s’agit de découvrir, dans le champ immense de la réalité possible, la plus grande somme de réalité convenable pour nous, et quoique, lorsqu’il s’agit de distinguer la réalité dont il est ici question de toute autre, il soit condamné à tourner dans un cercle, et ne puisse éviter de supposer tacitement la moralité, qu’il s’agit d’expliquer), ce concept, malgré ses défauts, est encore préférable au concept théologique, qui fait dériver la moralité d’une volonté divine absolument parfaite. Car nous n’avons pas l’intuition *<ref>* ''wir… nicht anschauen''.</ref> de cette perfection, et nous sommes réduits à la dériver de nos concepts, dont le principal est celui de la moralité ; ou, si nous ne voulons pas procéder ainsi (pour ne pas faire, comme il arriverait en effet, un cercle grossier dans notre explication), le seul concept de la volonté divine que nous pourrons donner pour fondement au système des mœurs sera celui d’une volonté possédée de l’amour de la gloire et de la domination, puissante et vindicative, partant redoutable, et rien ne serait plus contraire à la moralité.
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Suzanne et le Pacifique (Giraudoux)
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Une Comédienne au XVIIe siècle - Madeleine Béjart
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Le Nouvel Enseignement de l’économie politique dans les facultés de droit
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Le Pays des Turcomans
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Elpénor (Giraudoux)
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/>
'''''Chap. VII.''''' {{verset|7|1}} La quatrième année du roi Darius, la parole de l’Éternel fut adressée à Zacharie, le quatrième jour du neuvième mois, qui est le mois de Kisleu.
{{verset|7|2}} On avait envoyé à la maison de Dieu Scharetser et Réguem-Mélec avec ses gens pour implorer l’Éternel, {{verset|7|3}} et pour dire aux prêtres de la maison de l’Éternel des armées et aux prophètes :
Faut-il que je pleure au cinquième mois<ref>''Au cinquième mois'', dans lequel le temple fut brûlé.</ref> et que je fasse abstinence, comme je l’ai fait tant d’années ?
{{verset|7|4}} La parole de l’Éternel des armées me fut adressée, en ces mots :
{{verset|7|5}} Dis à tout le peuple du pays et aux prêtres :
Quand vous avez jeûné et pleuré au cinquième et au septième mois<ref>''Au septième mois'', dans lequel eut lieu l’assassinat de Guedalin, gouverneur du pays de Juda, après la prise de Jérusalem. Voy. Jér. 41, 2.</ref>, et cela depuis soixante-dix ans, est-ce pour moi que vous avez jeûné ?
{{verset|7|6}} Et quand vous mangez et buvez, n’est-ce pas vous qui mangez et vous qui buvez ?
{{verset|7|7}} Ne connaissez-vous pas les paroles qu’a proclamées l’Éternel par les premiers prophètes, lorsque Jérusalem était habitée et tranquille avec ses villes à l’entour, et que le midi et la plaine étaient habités ?
{{verset|7|8}} La parole de l’Éternel fut adressée à Zacharie, en ces mots :
{{P début|95|m=1em}}
{{poem|
{{em|2}}{{verset|7|9}} Ainsi parlait l’Éternel des armées :
{{em|1}}Rendez véritablement la justice,
Et ayez l’un pour l’autre de la bonté et de la miséricorde.
{{em|2}}{{verset|7|10}} N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre,
{{em|1}}Et ne méditez pas l’un contre l’autre le mal dans vos cœurs.
|df}}
{{P fin}}
{{verset|7|11}} Mais ils refusèrent d’être attentifs, ils eurent l’épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre.
{{verset|7|12}} Ils rendirent leur cœur dur comme le diamant, pour ne pas écouter la loi et les paroles que l’Éternel des armées leur adressait par son esprit, par les premiers prophètes.
Ainsi l’Éternel des armées s’enflamma d’une grande colère.
{{verset|7|13}} Quand il appelait, ils n’ont pas écouté : aussi n’ai-je pas écouté, quand ils ont appelé, dit l’Éternel des armées.
{{verset|7|14}} Je les ai dispersés parmi toutes les nations qu’ils ne connaissaient pas ; le pays a été dévasté derrière eux, il n’y a plus eu ni allants ni venants ; et d’un pays de délices ils ont fait un désert.
'''''Chap. VIII.''''' {{verset|8|1}} La parole de l’Éternel des armées se révéla, en ces mots :
{{verset|8|2}} Ainsi parle l’Éternel des armées :
Je suis ému pour Sion d’une grande jalousie, et je suis saisi pour elle d’une grande fureur.
{{verset|8|3}} Ainsi parle l’Éternel :
Je retourne à Sion, et je veux habiter au milieu de Jérusalem.
Jérusalem sera appelée ville fidèle, et la montagne de l’Éternel des armées montagne sainte.
{{verset|8|4}} Ainsi parle l’Éternel des armées :
Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours.
{{verset|8|5}} Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues.
{{verset|8|6}} Ainsi parle l’Éternel des armées :
Si la chose paraît étonnante aux yeux du reste de ce peuple en ces jours-là, sera-t-elle de même étonnante à mes yeux ? dit l’Éternel des armées.
{{verset|8|7}} Ainsi parle l’Éternel des armées :<noinclude>
<references/></div></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/532
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>examine si c’est une espèce différente de ''Gladiateurs,'' ou si c’est une faute, pour Essédaire.
On appeloit ''Fiscaux'' ou ''Césariens, {{lang|la|Fiscales, Cæsariani,}}'' ceux qui étoient à l’Empereur, & parcequ’ils étoient plus adroits & plus robustes que les autres, on les demandoit souvent, & on leur donna pour cela le nom de ''{{lang|la|Postulatitii}}.'' Juste-Lipse, ''Satur. L.{{lié}}{{rom-maj|II}}. c.{{lié}}16.''
Les autres espèces, dont nous parlerons en leur lieu, sont les Héplomaques, les {{tr6L|MÉRIDIEN|Méridiens}}, les {{tr6L|MIRMILLON|Mirmillons}}, les {{tr6L|ORDINAIRE|Ordinaires}}, les {{tr6L|PROVOCATEUR|Provocateurs}}, les {{tr6L|RÉTIAIRE|Rétiaires}}, les {{tr6L|RUTIAIRE|Rudiaires}}, les ''{{lang|la|Secutores}},'' ou {{tr6L|SÉCUTEUR|Sécuteurs}}, les Spectateurs & les Thraces. ''Voyez'' tous ces noms chacun en leur place.
Quelques Auteurs, comme Vigénère, sur Tite-Live, ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|1432}},'' mettent les ''Obséquentes,'' dont parle Spartien, dans Marc-Aurèle, au nombre des ''gladiateurs.'' Lipse s’en moque, Saturn. L.{{lié}}{{rom-maj|II}}, c.{{lié}}16, & il a raison. Ce nom fut donné à des troupes que cet Empereur prit parmi les ''gladiateurs,'' que de ''gladiateurs'' il fit soldats. Hoffman, ou ses Continuateurs eussent dû profiter de la remarque de Lipse.
Le ''Gladiateur'' expirant est une des plus excellentes pièces de l’antique. Il étoit autrefois dans la vigne ''Ludovise,'' & on l’a vu depuis au Palais ''Chigi.'' C’est un homme qui vient de recevoir le coup mortel, mais qui a l’attention, à sa contenance, ''{{lang|la|Ne non procumbat honestè}}''. Il est assis à terre, & il a encore la force de se soutenir sur le bras droit. ''Dict. de Peint. & d’Arch.''
La guerre des ''gladiateurs. {{lang|la|Bellum gladiatorium}}'' ou ''{{lang|la|Spartacum.}}'' Guerre que les Romains eurent à soutenir vers l’an{{lié}}680 de Rome. Spartacus, Crinus & Œnomaüs s’étant sauvés avec trente autres ''gladiateurs'' de l’endroit, où ils étoient enfermés à Capoue, amassèrent des esclaves, se mirent à leur tête, se rendirent maîtres de la Campanie, remportèrent plusieurs avantages sur les Préteurs Romains ; mais enfin ils furent défaits l’an{{lié}}682 à l’extrémité de l’Italie, ayant en vain tenté de passer. en Sicile. ''Voyez'' {{sc|Florus}}, ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}20.'' La guerre des ''gladiateurs'' devint redoutable à la puissance Romaine : Crassus avoit peine à la finir, & il fallut envoyer contre eux le Grand Pompée. {{sc|Bossuet}}.
{{sc|L’Ordre des Gladiateurs}}, ou Porte-épées. Ordre Religieux suppose par Schoonebeck, & quelques autres Auteurs qu’il a suivis. {{P.|{{sc|Héliot}}}}, ''Hist. des Ordr. Relig. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, Préf. {{pg|{{rom-maj|X}}}}.''
On appelle en France ''Gladiateurs,'' ceux qui sont prompts à tirer l’épée en toutes sortes de querelles & d’occasions, & qui provoquent de gaieté de cœur les autres au combat. C’est un gladiateur, qui peut vous battre comme tous les Diables. {{sc|Scar}}.
{{sc|Gladiateur}}, s’emploie aussi dans le style plaisant, & en parlant de ceux qui combattent de la plume. Voilà une belle matière qui se présente aux ''gladiateurs'' de plume. {{sc|Mauc}}. Mauvais style.
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GLADIATOIRE. s. f. Meurtrière, ou qui tient une épée. ''Gloss. sur Marot.'' Ce mot n’est plus usité.
<section end="GLADIATOIRE"/>
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GLADIATRICE. Femme de Gladiateur. C’est un mot que {{M.|Prévost}}, {{pg|259}} du {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}} de son ''Pour & Contre,'' a été obligé de faire à l’occasion de deux femmes Angloises, qui ont arraché le sabre des mains de leurs maris, & qui s’en servent l’une contre l’autre avec autant d’adresse que d’intrépidité. Les jours qu’elles doivent en venir aux mains, sont annoncés dans les Gazettes, & un spectacle si rare ne manque point de leur attirer une assemblée nombreuse. L’une prend le titre de ''Championne invincible.'' L’autre se contente modestement de porter le nom de son mari. Soit excès d’adresse à parer les coups ; soit qu’elles s’épargnent de concert & qu’elles imposent au Public, elles se sont séparées jusqu’aujourd’hui sans blessures. Cependant si elles veulent plaire long-temps, il faut qu’elles éprouvent le tranchant du sabre. Les Spectateurs ne s’en retournent point satisfaits lorsqu’ils n’ont pas vu couler du sang.
<section end="GLADIATRICE"/>
<section begin="GLAÏEUL"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} GLAÏEUL. ''Voyez'' {{tr6L|GLAYEUL}}.
<section end="GLAÏEUL"/>
<section begin="GLAIRE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} GLAIRE. s. f. Humeur gluante & visqueuse qui ne se détache qu’avec peine. ''{{lang|la|Lentus humor, lentor.}}'' Cette médecine lui a fait rendre des ''glaires'' teintes de sang.
{{StdT|l|☞}} Avoir des ''glaires'' dans l’estomac. Ce terme vulgaire signifie la même chose que flegme. ''Voyez'' {{tr6L|FLEGME|ce mot}}.
{{StdT|l|☞}} On appelle aussi ''glaire'' le blanc d’œuf qui n’est pas cuit. ''{{lang|la|Albumen, album ovi.}}''
Quelques-uns dérivent ce mot de ''{{lang|la|clarum ovi}}''. {{sc|Ménage}}. D’autres le tirent de ''{{lang|la|clarea}},'' dont les Médecins se servent en la même signification.
{{sc|Glaire}}, se dit aussi des chairs & des fruits qui n’ont pas une consistance ferme. Les amandes vertes n’ont au-dedans que de la glaire. ''{{lang|la|Lactens, lactescens.}}''
On appelle aussi ''glaire,'' une eau qui se trouve dans les diamans imparfaits, & qui ne commencent qu’à se former.
GLAIRER. v. a. Terme de Relieur. C’est frotter la couverture d’un livre avec une éponge pleine de ''glaire,'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}c’est-à-dire, de blancs d’œufs. On ''glaire'' à plusieurs reprises pour éclaircir & donner du lustre. ''{{lang|la|Albumine illinere.}}''
GLAIRES de Coquillages. Il y a des poissons à coquille qui font des ''glaires'' baveuses, ainsi que les autres poissons. De ces ''glaires'' fécondées par l’humeur prolifique que le mâle y répand, & échauffées par l’ardeur du soleil, il en sort des œufs qui éclosent dans la suite.
<section end="GLAIRE"/>
<section begin="GLAIREUX"/><nowiki/>
GLAIREUX, EUSE. adj. Qui est plein de glaire. Des matières ''glaireuses.'' Les fibres du sang dont la liqueur rouge a été détrempée par l’eau, forment des pelotons ''glaireux'' en manière de tourbillons. {{sc|Dionis}}. Une terre glaireuse. {{P.|{{sc|Le Comte}}}}, en parlant du fond de la mer à la hauteur de la côte de la secherie. Peut-être a-t-il voulu dire ''glaiseux.''
<section end="GLAIREUX"/>
<section begin="GLAIS"/><nowiki/>
GLAIS. ''Voyez'' {{tr6L|GLAS}}.
GLAIS. ''Voyez'' {{tr6L|GLAYEUL}}. C’est la même chose.
<section end="GLAIS"/>
<section begin="GLAISE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} GLAISE. s. f. On appelle ainsi une espèce de terre grasse & tenace, laquelle étant pêtrie, sert à faire de la poterie. ''Voyez'' {{tr6L|ARGILLE}} & {{tr6L|TERRE#architecture|{{sc|Terre}}}}. On la nomme autrement ''terre à Potier.'' On dit aussi terre ''glaise.'' Alors c’est une espèce d’adjectif.
{{StdT|l|☞}} Cette terre est difficile à labourer. Elle peut servir à rendre les sables fertiles. ''Voyez'' {{tr6L|GLAISEUX}}.
On s’en sert aussi pour faire des batardeaux, des bassins de fontaine, des chaussées d’étang, parceque l’eau ne peut passer à travers quand elle est bien foulée.
Pasquier, ''Rech. L.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, c.{{lié}}2,'' croit que ce mot ''glaise,'' ou comme il dit ''glase,'' pourroit venir de ''galba,'' qui en ancien Celtique signifioit un homme gras, dit Suétone en parlant de l’Empereur ''Galba. Galba'' venoit de l’Hébreu '''{{lang|he|חלב}}''', ''cheleb,'' qui veut dire ''graisse.''
<section end="GLAISE"/>
<section begin="GLAISER"/><nowiki/>
GLAISER. v. a. Enduire ou couvrir de glaise. Faire un corroi de glaise bien pêtrie, & battue avec un pilon. ''{{lang|la|Argillâ induere.}}'' Le fond de la fosse d’un privé doit être ''glaisé'' de six pouces d’épaisseur avec un bon corroi, & pavé à chaux & ciment.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Glaiser}}, se dit aussi des terres. C’est engraisser des terres maigres, séches & sablonneuses avec de la glaise : pratique usitée en Angleterre.
GLAISÉ, ÉE. part. Il a les significations de son verbe. On le dit des citernes, des batardeaux, des réservoirs, des privés, ''&c.''
<section end="GLAISER"/>
<section begin="GLAISEUX"/><nowiki/>
GLAISEUX, EUSE. adj. Les terres ''glaiseuses'' sont peu propres à la végétation. {{StdT|l|☞}}{{lié}}Ces terres compactes, ténaces, ne sont point pénétrées par l’eau. Elle est donc obligée de séjourner ; & par-là les semences doivent se noyer ou se pourrir. De plus la liaison trop étroite des parties des terres ''glaiseuses,'' nuit aux plantes & empêche les racines de s’étendre. On remédie à ces inconvéniens par des labours réitérés qui divisent ces parties & les rendent pénétrables aux eaux : on y mêle de la marne, de la craie, des sables, ''&c.'' Voyez {{tr6L|TERRE#jardinage|{{sc|Terre}}}} en {{tr6L|AGRICULTURE}} & {{tr6L|JARDINAGE}}.
<section end="GLAISEUX"/>
<section begin="GLAIVE"/><nowiki/>
GLAIVE. s. m. Vieux mot, qui signifioit autrefois tou-<noinclude>
<references/></noinclude>
om5xc73jeseb11xiqffte4gdty3u1dh
Page:Leblanc — Contes du soleil et de la pluie, parus dans L’Auto, 1902-1907.djvu/306
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{brn|2}}
{{c|''CONTES DU SOLEIL ET DE LA PLUIE''}}
{{-|2}}
{{t3|{{Séparateur4}}|'''LE CORPS & L’ESPRIT'''|m=1em}}
Paul Archain est resté longtemps pour
moi un véritable problème, pour tous
ceux d’ailleurs qui considèrent comme
un problème des plus compliqués et des
plus attachants les rapports du cerveau
et de la matière, de l’intelligence pure
et de la force brutale.
Paul Archain, nous le connaissons
tous. Il y a six ans, il se révélait par ce
double coup de maître, qui met bien en
lumière son étonnante personnalité ; au
mois d’avril il publiait les ''Passionnés'',
ce recueil de contes admirables, dont la
forme exquise, la {{corr|phylosophie|philosophie}} profonde,
l’invention pittoresque et charmante,
conquirent les foules autant que l’élite,
et le rendirent célèbre du jour au lendemain ;
au mois de juillet il gagnait sur
la piste de Buffalo le Championnat de
France amateurs.
La coïncidence de ces deux événements
lui valut une gloire bien plus retentissante
que s’il n’eût été que très
grand écrivain où que coureur invincible.
Cette gloire, du reste, il la justifia
par des manifestations répétées de son
double mérite. Depuis six ans il n’a cessé
de prouver qu’il en était digne.
La simple énumération de ses triomphes
littéraires et sportifs en dit plus
que de longues phrases. Rappelez-vous.
En 1900 Archain publie son premier volume,
''Les Cimes'', qui consacrent sa réputation,
bat, sur la piste, le fameux
amateur anglais Huxley, et remporte le
Championnat international d’escrime.
En 1901, apparition du ''Livre de Joie'',
son chef-d’œuvre : Grand Prix de Paris
à Vincennes, champion de patinage à
Amsterdam.<noinclude>
<references/></noinclude>
qixppumc8m4dqdlezkjs65bg4cfso5r
Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/66
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Choix éditorial sur les indices/sous-scripts.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude>partir d’un certain nombre{{lié}}ν, α′<sub>ν</sub> serait donc plus grand que β ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]) et par suite, à partir d’un certain nombre{{lié}}μ, α<sub>μ</sub> serait plus grand que β (11). Mais ceci est impossible, puisque {{nobr|β <nowiki>=</nowiki> lim. ''a''<sub>ν</sub>}} et que l’on a, pour toutes les valeurs de μ, {{nobr|α<sub>μ</sub> < β}}.
Réciproquement, si l’on suppose que {{nobr|β <nowiki>=</nowiki> γ}}, α<sub>ν</sub> est constamment plus petit que γ et, par suite, à partir d’un certain nombre{{lié}}λ, {{nobr|α′<sub>λ</sub> > α<sub>ν</sub>}} ; de même, puisque {{nobr|α′<sub>ν</sub> < β}}, à partir d’un certain nombre{{lié}}μ, α<sub>μ</sub> sera plus grand que α′<sub>ν</sub> ; donc {{nobr|{''a''<sub>ν</sub>} ǁ {''a''′<sub>ν</sub><nowiki>}</nowiki>}}.
{{Interligne|1.5em}}
E. ''Si ''α'' est un nombre quelconque de la deuxième classe numérique, ''ν<sub>0</sub>'' un nombre ordinal fini quelconque, on a :'' {{nobr|ν<sub>0</sub> + α <nowiki>=</nowiki> α}} ''et par suite'' {{nobr|α − ν<sub>0</sub> <nowiki>=</nowiki> α}}.
''Démonstration.'' — Examinons d’abord le cas où {{nobr|α <nowiki>=</nowiki> ω}}.<br> Soit
{{c|ω <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|(''f''<sub>1</sub>, ''f''<sub>2</sub>,{{lié}}…, ''f''<sub>ν</sub>,{{lié}}…)}}|mt=1em}}
{{c|ν<sub>0</sub> <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|(''g''<sub>1</sub>, ''g''<sub>2</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν<sub>0</sub></sub>)}}}}
{{c|ν<sub>0</sub> + ω <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|(''g''<sub>1</sub>, ''g''<sub>2</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν<sub>0</sub></sub>, ''f''<sub>1</sub>, ''f''<sub>2</sub>,{{lié}}…, ''f''<sub>ν</sub>,{{lié}}…)}} <nowiki>=</nowiki> ω.|mb=1em}}
Mais si {{nobr|α > ω}}, nous avons
{{c|α <nowiki>=</nowiki> ω + (α − ω)|mt=1em}}
{{c|ν<sub>0</sub> + α {{nobr|<nowiki>=</nowiki> ν<sub>0</sub> + ω + (α − ω)}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> ω + (α − ω) <nowiki>=</nowiki> α}}.}}
{{Interligne|1.5em}}
F. ''Si ''ν<sub>0</sub>'' est un nombre ordinal fini quelconque,'' {{nobr|ν<sub>0</sub>.ω <nowiki>=</nowiki> ω}}.
''Démonstration.'' — Pour obtenir un ensemble de type{{lié}}{{nobr|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}}}}, il faut remplacer les éléments{{lié}}''f''<sub>ν</sub> de l’ensemble {{nobr|(''f''<sub>1</sub>, ''f''<sub>2</sub>, …, ''f''<sub>ν</sub>, …)}} par des ensembles {{nobr|{{corr|(''g''<sub>ν1</sub>, ''g''<sub>ν2</sub>, …, ''g''<sub>νν<sub>0</sub></sub>)|(''g''<sub>ν,1</sub>, ''g''<sub>ν,2</sub>, …, ''g''<sub>ν,ν<sub>0</sub></sub>)}}}} de type{{lié}}ν<sub>0</sub>. On obtient ainsi l’ensemble
{{c|{{corr|(''g''<sub>11</sub>, ''g''<sub>12</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>1ν<sub>0</sub></sub>, ''g''<sub>21</sub>, ''g''<sub>22</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>2ν<sub>0</sub></sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν1</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>νν<sub>0</sub></sub>,{{lié}}…)|(''g''<sub>1,1</sub>, ''g''<sub>1,2</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>1,ν<sub>0</sub></sub>, ''g''<sub>2,1</sub>, ''g''<sub>2,2</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>2,ν<sub>0</sub></sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν,1</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν,ν<sub>0</sub></sub>,{{lié}}…)}}|m=1em}}
{{SA|qui est évidemment semblable à l’ensemble{{lié}}{f<sub>ν</sub>}, donc}}
{{c|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}} <nowiki>=</nowiki> ω.|m=1em}}
On peut aussi le démontrer brièvement comme il suit : on a {{nobr|ω <nowiki>=</nowiki> lim. ν}} et par suite, d’après{{lié}}(24), [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]],
{{c|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}} <nowiki>=</nowiki> lim. ν<sub>0</sub>ν.|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
3qm62b4f5hdgcbzndo1pcgofzs01wee
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SectionFinale
157126
/* Validée */ J'ai bien relu.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude>{{SA|D’ailleurs}}
{{c|{ν<sub>0</sub>ν} ǁ {ν}|mt=1em}}
{{c|lim. ν<sub>0</sub>ν <nowiki>=</nowiki> lim. ν <nowiki>=</nowiki> ω.|mb=1em}}
{{SA|Donc}}
{{c|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}} <nowiki>=</nowiki> ω.|m=1em}}
{{Interligne|1.5em}}
G. ''Si ''α'' est un nombre de la deuxième classe, ''ν<sub>0</sub>'' nombre de la première, on a toujours''
{{c|{{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ω|(α + ν<sub>0</sub>).ω}} <nowiki>=</nowiki> {{corr|αω|α.ω}}.|m=1em}}
''Démonstration.'' — Nous avons
{{c|lim. ν <nowiki>=</nowiki> ω.|mb=1em}}
Donc, d’après{{lié}}(24), [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]],
{{c|{{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ω|(α + ν<sub>0</sub>).ω}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> lim. {{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ν|(α + ν<sub>0</sub>).ν}}}}.|m=1em}}
Mais on a
{{Bloc centré|{{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ν|(α + ν<sub>0</sub>).ν}} <nowiki>=</nowiki> (α {{suscrit|+|1}} ν<sub>0</sub>) + (α {{suscrit|+|2}} ν<sub>0</sub>) + … + (α {{suscrit|+|ν}} ν<sub>0</sub>) <br
/> {{Cach|(α + ν<sub>0</sub>)ν}} <nowiki>=</nowiki> α + (ν<sub>0</sub> {{suscrit|+|1}} α) + (ν<sub>0</sub> {{suscrit|+|2}} α) + … + (ν<sub>0</sub> {{suscrit|+|ν−1}} α) + ν<sub>0</sub> <br
/> {{Cach|(α + ν<sub>0</sub>)ν}} <nowiki>=</nowiki> α + α + α + … + α + ν<sub>0</sub> <br
/> {{Cach|(α + ν<sub>0</sub>)ν}} <nowiki>=</nowiki> {{corr|αν|α.ν}} + ν<sub>0</sub>.|m=1em}}
Il est maintenant facile de voir que
{{c|{{corr|{αν + ν<sub>0</sub>} ǁ {αν}|{α.ν + ν<sub>0</sub>} ǁ {α.ν}}}|m=1em}}
{{SA|et par suite que}}
{{c|{{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ω|(α + ν<sub>0</sub>).ω}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> lim. {{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ν|(α + ν<sub>0</sub>).ν}}}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> lim. {{corr|αν|α.ν}} <nowiki>=</nowiki> {{corr|αω|α.ω}}}}.|m=1em}}
{{Interligne|1.5em}}
H. ''Si ''α'' est un nombre quelconque de la deuxième classe, l’ensemble{{lié}}''{α′}'' de tous les nombres{{lié}}''α′'' des première et deuxième classes qui sont plus petits que ''α'', rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné de type{{lié}}''α.
''Démonstration.'' — Soit F un ensemble bien ordonné tel que {{nobr|{{lignesup|F}} <nowiki>=</nowiki> α}}, et ''f''<sub>1</sub> l’élément initial de F. Si α′ est un nombre<noinclude>
<references/></noinclude>
rg5mgljvbkrls772mccmq72yi0xi8sv
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SectionFinale
157126
/* Validée */ J'ai bien relu.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude>ordinal plus petit que α, il y a ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]) un segment déterminé{{lié}}A′ de F, tel que
{{c|{{lignesup|A′}} <nowiki>=</nowiki> α′,|m=1em}}
{{SA|et réciproquement chaque segment{{lié}}A′ a comme type un nombre {{nobr|α′ < α}} de la première ou de la deuxième classe ; car puisque {{nobr|{{lignesup|F|style=double}} <nowiki>=</nowiki> ℵ<sub>0</sub>}}, {{lignesup|A′|style=double}} ne peut être qu’un nombre cardinal fini ou{{lié}}ℵ<sub>0</sub>.}}
Le segment{{lié}}A′ est déterminé par un élément {{nobr|''f''′ ≻ ''f''<sub>1</sub>}} de F et réciproquement chaque élément {{nobr|''f''′ ≻ ''f''<sub>1</sub>}} de F détermine un segment{{lié}}A′ de F. Si les deux éléments ''f''′ et {{nobr|''f''″ ≻ ''f''<sub>1</sub>}} déterminent dans F les segments A′ et A″ dont les types ordinaux sont α′ et α″, la condition {{nobr|''f''′ ≺ ''f''″}} entraîne ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par13|{{lié|§ 13}}]]) {{nobr|A′ < A″}} et par suite {{nobr|α′ < α″}}.
Si donc nous posons {{nobr|F <nowiki>=</nowiki> (''f''<sub>1</sub>, F′)}} et si nous faisons correspondre à l’élément{{lié}}''f''′ de F′ l’élément{{lié}}α′ de {α′}, nous obtenons une application de ces deux ensembles. Donc
{{c|{{lignesup|{α′<nowiki>}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|F′}}.|m=1em}}
Mais maintenant {{nobr|F′ <nowiki>=</nowiki> α − 1}}, et d’après le théorème{{lié}}E, {{nobr|α − 1 <nowiki>=</nowiki> α}}. Donc
{{c|{{lignesup|{α′<nowiki>}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> α.|m=1em}}
Comme {{nobr|{{lignesup|α}} <nowiki>=</nowiki> ℵ<sub>0</sub>}}, il en résulte {{nobr|{{lignesup|{α′}|style=double}} <nowiki>=</nowiki> ℵ<sub>0</sub>}}, ce qui s’énonce :
I. ''L’ensemble{{lié}}''{α′}'' de tous les nombres{{lié}}''α′'' de la première et de la deuxième classe qui sont plus petits qu’un nombre{{lié}}''α'' de la deuxième classe a le nombre cardinal{{lié}}''ℵ<sub>0</sub>.
K. ''Tout nombre{{lié}}''α'' de la deuxième classe numérique peut s’obtenir ou en ajoutant{{lié}}''1'' à un nombre immédiatement inférieur{{lié}}''{{ligneinf|α<sub>1</sub>}}
{{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1.|m=1em}}
{{SA|''ou en cherchant la limite d’une série fondamentale{{lié}}''{α<sub>ν</sub>}'' de nombres de la première ou de la deuxième classe{{corr|.|}}''}}
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
bel5zn884auor6wypl3iltoxz7keizz
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SectionFinale
157126
Correction de coquille et clarification de la preuve
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki/>
''Démonstration.'' — Soit {{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|F}}}}. Si F a un élément{{lié}}''g'' de rang plus élevé que tous les autres, on a {{nobr|F <nowiki>=</nowiki> (A, ''g'')}} où A est le segment déterminé par ''g'' dans F. C’est alors le premier cas, on a
{{c|{{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|A}} + 1}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1}}.|m=1em}}
Il existe alors un nombre immédiatement inférieur à α qui est nommé {{ligneinf|α<sub>1</sub>}}.
Si F ne possède aucun élément supérieur, considérons l’ensemble{{lié}}{α′} de tous les nombres de la première et de la deuxième classe qui sont plus petits que α. Cet ensemble où les éléments sont rangés par ordre de grandeur croissante est semblable à l’ensemble{{lié}}F ({{abr|th.|théorème}}{{lié}}H) ; parmi les nombres{{lié}}α′, aucun donc n’est supérieur à tous les autres. D’après le théorème{{lié}}I, l’ensemble{{lié}}{α′} peut se mettre sous la forme d’une {{corr|série|suite}} simplement infinie{{lié}}{α′<sub>ν</sub>} {{corr|car I implique la dénombrabilité|indexée par les entiers naturels}}. Dans cette suite, après le terme{{lié}}α′<sub>1</sub> peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′<sub>2</sub>, α′<sub>3</sub>,{{lié}}…, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′<sub>1</sub> ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres{{lié}}{α′<sub>ν</sub>}. Soit α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>{{corr|ν|1}}</sub>. Soit de même α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>. En poursuivant ainsi, nous obtenons une série infinie de nombres croissants, c’est-à-dire une série fondamentale
{{c|α′<sub>1</sub>, α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>, α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub>,{{lié}}…, α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>,{{lié}}…|m=1em}}
Nous avons
{{c|1 < ρ<sub>2</sub> < ρ<sub>3</sub> < … < ρ<sub>ν</sub> < ρ<sub>ν + 1</sub>{{corr|,…|…}}|mt=1em}}
{{c|α′<sub>1</sub> < α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> < … < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub>…}}
{{c|α′<sub>μ</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> {{nobr|lorsque μ < ρ<sub>ν</sub>}}|mb=1em}}
{{SA|et comme évidemment {{nobr|ν ≤ ρ<sub>ν</sub>}} nous avons}}
{{c|α′<sub>ν</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>.|m=1em}}
Il en résulte que tout nombre{{lié}}α′<sub>ν</sub> et par suite tout nombre<noinclude>
<references/></noinclude>
ikh9ygnp0l4pxhdc5imex2jvtuh3epf
15797852
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2026-05-20T10:43:04Z
SectionFinale
157126
correction transcription
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki/>
''Démonstration.'' — Soit {{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|F}}}}. Si F a un élément{{lié}}''g'' de rang plus élevé que tous les autres, on a {{nobr|F <nowiki>=</nowiki> (A, ''g'')}} où A est le segment déterminé par ''g'' dans F. C’est alors le premier cas, on a
{{c|{{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|A}} + 1}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1}}.|m=1em}}
Il existe alors un nombre immédiatement inférieur à α qui est nommé {{ligneinf|α<sub>1</sub>}}.
Si F ne possède aucun élément supérieur, considérons l’ensemble{{lié}}{α′} de tous les nombres de la première et de la deuxième classe qui sont plus petits que α. Cet ensemble où les éléments sont rangés par ordre de grandeur croissante est semblable à l’ensemble{{lié}}F ({{abr|th.|théorème}}{{lié}}H) ; parmi les nombres{{lié}}α′, aucun donc n’est supérieur à tous les autres. D’après le théorème{{lié}}I, l’ensemble{{lié}}{α′} peut se mettre sous la forme d’une {{corr|série|suite}} simplement infinie{{lié}}{α′<sub>ν</sub>} {{corr|car I implique la dénombrabilité|indexée par les entiers naturels}}. Dans cette suite, après le terme{{lié}}α′<sub>1</sub> peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′<sub>2</sub>, α′<sub>3</sub>,{{lié}}…, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′<sub>1</sub> ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres{{lié}}{α′<sub>ν</sub>}. Soit α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>{{corr|ν|1}}</sub>. Soit de même α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>. En poursuivant ainsi, nous obtenons une série infinie de nombres croissants, c’est-à-dire une série fondamentale
{{c|α′<sub>1</sub>, α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>, α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub>,{{lié}}…, α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>,{{lié}}…|m=1em}}
Nous avons
{{c|1 < ρ<sub>2</sub> < ρ<sub>3</sub> < … < ρ<sub>ν</sub> < ρ<sub>ν + 1</sub>{{corr|,…|…}}|mt=1em}}
{{c|α′<sub>1</sub> < α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> < … < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub>…}}
{{c|α′<sub>μ</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> {{nobr|lorsque μ < ρ<sub>ν</sub>}}|mb=1em}}
{{SA|et comme évidemment {{nobr|ν ≤ ρ<sub>ν</sub>}}, nous avons}}
{{c|α′<sub>ν</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>.|m=1em}}
Il en résulte que tout nombre{{lié}}α′<sub>ν</sub> et par suite tout nombre<noinclude>
<references/></noinclude>
f52ls0pw2g7ga3z1a4eezd68o6b2xmm
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude><nowiki/>
''Démonstration.'' — Soit {{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|F}}}}. Si F a un élément{{lié}}''g'' de rang plus élevé que tous les autres, on a {{nobr|F <nowiki>=</nowiki> (A, ''g'')}} où A est le segment déterminé par ''g'' dans F. C’est alors le premier cas, on a
{{c|{{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|A}} + 1}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1}}.|m=1em}}
Il existe alors un nombre immédiatement inférieur à α qui est nommé {{ligneinf|α<sub>1</sub>}}.
Si F ne possède aucun élément supérieur, considérons l’ensemble{{lié}}{α′} de tous les nombres de la première et de la deuxième classe qui sont plus petits que α. Cet ensemble où les éléments sont rangés par ordre de grandeur croissante est semblable à l’ensemble{{lié}}F ({{abr|th.|théorème}}{{lié}}H) ; parmi les nombres{{lié}}α′, aucun donc n’est supérieur à tous les autres. D’après le théorème{{lié}}I, l’ensemble{{lié}}{α′} peut se mettre sous la forme d’une {{corr|série|suite}} simplement infinie{{lié}}{α′<sub>ν</sub>} {{corr|car I implique la dénombrabilité|indexée par les entiers naturels}}. Dans cette suite, après le terme{{lié}}α′<sub>1</sub> peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′<sub>2</sub>, α′<sub>3</sub>,{{lié}}…, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′<sub>1</sub> ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres{{lié}}{α′<sub>ν</sub>}. Soit α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>{{corr|ν|1}}</sub>. Soit de même α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>. En poursuivant ainsi, nous obtenons une série infinie de nombres croissants, c’est-à-dire une série fondamentale
{{c|α′<sub>1</sub>, α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>, α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub>,{{lié}}…, α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>,{{lié}}…|m=1em}}
Nous avons
{{c|1 < ρ<sub>2</sub> < ρ<sub>3</sub> < … < ρ<sub>ν</sub> < ρ<sub>ν + 1</sub>{{corr|,…|…}}|mt=1em}}
{{c|α′<sub>1</sub> < α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> < … < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub>…}}
{{c|α′<sub>μ</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> {{nobr|lorsque μ < ρ<sub>ν</sub>}}|mb=1em}}
{{SA|et comme évidemment {{nobr|ν ≤ ρ<sub>ν</sub>}}, nous avons}}
{{c|α′<sub>ν</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>.|m=1em}}
Il en résulte que tout nombre{{lié}}α′<sub>ν</sub> et par suite tout nombre<noinclude>
<references/></noinclude>
g871g08tstesiwhhvg9zfrba8iy4qyb
Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/70
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Correction de deux coquilles : incise pour éviter un nombre impaire de virgules entre sujet et verbe, accord selon le genre "façons" "nommés" -> "nommées"
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude>{{nobr|α′ < α}} est surpassé par les nombres{{lié}}α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> pour des valeurs suffisamment grandes de{{lié}}ν.
Mais α est le nombre immédiatement supérieur à tous les α′ ; par suite il est aussi le nombre immédiatement supérieur à tous les α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>. Donc, si nous posons {{nobr|α′<sub>1</sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>1</sub>}}, {{nobr|α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>ν + 1</sub>}}, il vient
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}
{{—|4|m=2em}}
Il résulte des théorèmes{{lié}}B, C,{{lié}}…, K, que les nombres de la deuxième classe s’engendrent de deux manières à partir des nombres plus petits. Les uns que nous nommerons ''nombres de première espèce'', sont obtenus en ajoutant{{lié}}1 à un nombre immédiatement inférieur
{{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1 ;|m=1em}}
{{SA|les autres que nous nommerons ''nombres de deuxième espèce'', sont tels ''qu’il n’y a pas pour eux de nombre immédiatement inférieur''{{lié}}{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} ; ils sont définis comme limites de séries fondamentales par la formule}}
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}
{{SA|α est ici le nombre immédiatement supérieur à tous les nombres{{lié}}α<sub>ν</sub>.}}
Ces deux façons d’engendrer de grands nombres{{corr||,} à partir de plus petits, seront {{corr|nommés|nommées}} ''le premier et le deuxième principe de formation'' des nombres de la deuxième classe.
{{t3|{{ancre|par16|§ 16.}} — ''La{{lié}}puissance de{{lié}}la{{lié}}deuxième classe numérique est{{lié}}égale au{{lié}}deuxième nombre cardinal transfini {{nobr|alef-un}}.''
|fs=100%|fw=normal|mt=3em|mb=2em}}
Avant de commencer, aux paragraphes suivants, l’étude détaillée des nombres de la deuxième classe et des principes qui les dominent, nous voulons rechercher quel nombre cardinal correspond à la classe {{nobr|Z(ℵ<sub>0</sub>) <nowiki>= {α}</nowiki>}} de tous ces nombres.<noinclude>
<references/></noinclude>
lxbw7d84hqrksjp1pudhnmjilwu1soq
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typo dans le code source sur ma correction précédente
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude>{{nobr|α′ < α}} est surpassé par les nombres{{lié}}α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> pour des valeurs suffisamment grandes de{{lié}}ν.
Mais α est le nombre immédiatement supérieur à tous les α′ ; par suite il est aussi le nombre immédiatement supérieur à tous les α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>. Donc, si nous posons {{nobr|α′<sub>1</sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>1</sub>}}, {{nobr|α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>ν + 1</sub>}}, il vient
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}
{{—|4|m=2em}}
Il résulte des théorèmes{{lié}}B, C,{{lié}}…, K, que les nombres de la deuxième classe s’engendrent de deux manières à partir des nombres plus petits. Les uns que nous nommerons ''nombres de première espèce'', sont obtenus en ajoutant{{lié}}1 à un nombre immédiatement inférieur
{{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1 ;|m=1em}}
{{SA|les autres que nous nommerons ''nombres de deuxième espèce'', sont tels ''qu’il n’y a pas pour eux de nombre immédiatement inférieur''{{lié}}{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} ; ils sont définis comme limites de séries fondamentales par la formule}}
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}
{{SA|α est ici le nombre immédiatement supérieur à tous les nombres{{lié}}α<sub>ν</sub>.}}
Ces deux façons d’engendrer de grands nombres{{corr||,}} à partir de plus petits, seront {{corr|nommés|nommées}} ''le premier et le deuxième principe de formation'' des nombres de la deuxième classe.
{{t3|{{ancre|par16|§ 16.}} — ''La{{lié}}puissance de{{lié}}la{{lié}}deuxième classe numérique est{{lié}}égale au{{lié}}deuxième nombre cardinal transfini {{nobr|alef-un}}.''
|fs=100%|fw=normal|mt=3em|mb=2em}}
Avant de commencer, aux paragraphes suivants, l’étude détaillée des nombres de la deuxième classe et des principes qui les dominent, nous voulons rechercher quel nombre cardinal correspond à la classe {{nobr|Z(ℵ<sub>0</sub>) <nowiki>= {α}</nowiki>}} de tous ces nombres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Ajout du caractère hébreu alef indicé avec 1, pour le titre avec alef-un, possible qu'au moment de la composition typographique le caractère en italique n'était pas disponible
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude>{{nobr|α′ < α}} est surpassé par les nombres{{lié}}α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> pour des valeurs suffisamment grandes de{{lié}}ν.
Mais α est le nombre immédiatement supérieur à tous les α′ ; par suite il est aussi le nombre immédiatement supérieur à tous les α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>. Donc, si nous posons {{nobr|α′<sub>1</sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>1</sub>}}, {{nobr|α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>ν + 1</sub>}}, il vient
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}
{{—|4|m=2em}}
Il résulte des théorèmes{{lié}}B, C,{{lié}}…, K, que les nombres de la deuxième classe s’engendrent de deux manières à partir des nombres plus petits. Les uns que nous nommerons ''nombres de première espèce'', sont obtenus en ajoutant{{lié}}1 à un nombre immédiatement inférieur
{{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1 ;|m=1em}}
{{SA|les autres que nous nommerons ''nombres de deuxième espèce'', sont tels ''qu’il n’y a pas pour eux de nombre immédiatement inférieur''{{lié}}{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} ; ils sont définis comme limites de séries fondamentales par la formule}}
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}
{{SA|α est ici le nombre immédiatement supérieur à tous les nombres{{lié}}α<sub>ν</sub>.}}
Ces deux façons d’engendrer de grands nombres{{corr||,}} à partir de plus petits, seront {{corr|nommés|nommées}} ''le premier et le deuxième principe de formation'' des nombres de la deuxième classe.
{{t3|{{ancre|par16|§ 16.}} — ''La{{lié}}puissance de{{lié}}la{{lié}}deuxième classe numérique est{{lié}}égale au{{lié}}deuxième nombre cardinal transfini {{nobr|alef-un}} : ℵ<sub>1</sub>.''
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Avant de commencer, aux paragraphes suivants, l’étude détaillée des nombres de la deuxième classe et des principes qui les dominent, nous voulons rechercher quel nombre cardinal correspond à la classe {{nobr|Z(ℵ<sub>0</sub>) <nowiki>= {α}</nowiki>}} de tous ces nombres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude>{{nobr|α′ < α}} est surpassé par les nombres{{lié}}α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> pour des valeurs suffisamment grandes de{{lié}}ν.
Mais α est le nombre immédiatement supérieur à tous les α′ ; par suite il est aussi le nombre immédiatement supérieur à tous les α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>. Donc, si nous posons {{nobr|α′<sub>1</sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>1</sub>}}, {{nobr|α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>ν + 1</sub>}}, il vient
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}
{{—|4|m=2em}}
Il résulte des théorèmes{{lié}}B, C,{{lié}}…, K, que les nombres de la deuxième classe s’engendrent de deux manières à partir des nombres plus petits. Les uns que nous nommerons ''nombres de première espèce'', sont obtenus en ajoutant{{lié}}1 à un nombre immédiatement inférieur
{{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1 ;|m=1em}}
{{SA|les autres que nous nommerons ''nombres de deuxième espèce'', sont tels ''qu’il n’y a pas pour eux de nombre immédiatement inférieur''{{lié}}{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} ; ils sont définis comme limites de séries fondamentales par la formule}}
{{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}
{{SA|α est ici le nombre immédiatement supérieur à tous les nombres{{lié}}α<sub>ν</sub>.}}
Ces deux façons d’engendrer de grands nombres{{corr||,}} à partir de plus petits, seront {{corr|nommés|nommées}} ''le premier et le deuxième principe de formation'' des nombres de la deuxième classe.
{{t3|{{ancre|par16|§ 16.}} — ''La{{lié}}puissance de{{lié}}la{{lié}}deuxième classe numérique est{{lié}}égale au{{lié}}deuxième nombre cardinal transfini {{nobr|alef-un}} : ℵ<sub>1</sub>.''
|fs=100%|fw=normal|mt=3em|mb=2em}}
Avant de commencer, aux paragraphes suivants, l’étude détaillée des nombres de la deuxième classe et des principes qui les dominent, nous voulons rechercher quel nombre cardinal correspond à la classe {{nobr|Z(ℵ<sub>0</sub>) <nowiki>= {α}</nowiki>}} de tous ces nombres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/71
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Correction de coquille avec espace interligne trop faible qui fait penser à des fractions : la typographie originale n'aligne pas horizontalement, mais celle informatique en wikitexte donne un rendu assez bof
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|1.5em}}
A. ''L’ensemble{{lié}}''{α}'' de tous les nombres de la deuxième classe, rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné.''
''Démonstration.'' — Désignons par A<sub>α</sub> la réunion de tous les nombres de la ''deuxième'' classe, qui sont plus petits qu’un nombre donné{{lié}}α, ces nombres étant rangés par ordre de grandeur croissante ; A<sub>α</sub> est un ensemble bien ordonné de type {{nobr|α − ω}}. Ceci résulte du théorème{{lié}}H, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]. L’ensemble désigné là par {α′}, de tous les nombres{{lié}}α′ de la ''première'' et de la ''deuxième'' classe est composé de {ν} et de A<sub>α</sub>, de sorte que
{{c|{α′} <nowiki>=</nowiki> ({ν}, A<sub>α</sub>) ;|mt=1em}}
{{corr|Ajout de "donc" pour éviter que ça ressemble à des fractions|donc}}
{{c|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} + {{lignesup|A<sub>α</sub>}}|mb=1em}}
{{SA|et comme}}
{{c|{{nobr|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> α}} {{em}} {{nobr|{{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> ω}},|m=1em}}
{{SA|on a}}
{{c|{{lignesup|A<sub>α</sub>}} <nowiki>=</nowiki> α − ω.|m=1em}}
Soit J une partie quelconque de {α}, telles qu’il y ait dans {α} des nombres plus grands que tous les nombres de J. Soit par exemple α<sub>0</sub> un de ces nombres. J est aussi une partie de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> telle qu’au moins le nombre{{lié}}α<sub>0</sub> de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est plus grand que tous les nombres de J. Comme A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est un ensemble bien ordonné, il doit exister ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]]) un nombre{{lié}}α′ de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub>, appartenant donc aussi à {α}, qui va immédiatement après tous les nombres de J. La condition{{lié}}{{rom-maj|II}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], est donc remplie pour {α}, et la condition{{lié}}{{rom-maj|I}} aussi, puisque {α} a le nombre initial{{lié}}ω. —
Si l’on applique à l’ensemble bien ordonné{{lié}}{α} les théorèmes A et {{rom-maj|C}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], on obtient les théorèmes suivants :
{{Interligne|1.5em}}
B. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes a un nombre plus petit, un minimum.''
{{Interligne|1.5em}}
C. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes, rangés par ordre de grandeur, forme un ensemble bien ordonné.''
{{—|4|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
9bxq86m59q7bbqppx98mblyorjl7otx
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SectionFinale
157126
Correction coquille : une partie telles -> telle
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|1.5em}}
A. ''L’ensemble{{lié}}''{α}'' de tous les nombres de la deuxième classe, rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné.''
''Démonstration.'' — Désignons par A<sub>α</sub> la réunion de tous les nombres de la ''deuxième'' classe, qui sont plus petits qu’un nombre donné{{lié}}α, ces nombres étant rangés par ordre de grandeur croissante ; A<sub>α</sub> est un ensemble bien ordonné de type {{nobr|α − ω}}. Ceci résulte du théorème{{lié}}H, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]. L’ensemble désigné là par {α′}, de tous les nombres{{lié}}α′ de la ''première'' et de la ''deuxième'' classe est composé de {ν} et de A<sub>α</sub>, de sorte que
{{c|{α′} <nowiki>=</nowiki> ({ν}, A<sub>α</sub>) ;|mt=1em}}
{{corr|Ajout de "donc" pour éviter que ça ressemble à des fractions|donc}}
{{c|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} + {{lignesup|A<sub>α</sub>}}|mb=1em}}
{{SA|et comme}}
{{c|{{nobr|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> α}} {{em}} {{nobr|{{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> ω}},|m=1em}}
{{SA|on a}}
{{c|{{lignesup|A<sub>α</sub>}} <nowiki>=</nowiki> α − ω.|m=1em}}
Soit J une partie quelconque de {α}, {{corr|telles|telle}} qu’il y ait dans {α} des nombres plus grands que tous les nombres de J. Soit par exemple α<sub>0</sub> un de ces nombres. J est aussi une partie de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> telle qu’au moins le nombre{{lié}}α<sub>0</sub> de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est plus grand que tous les nombres de J. Comme A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est un ensemble bien ordonné, il doit exister ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]]) un nombre{{lié}}α′ de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub>, appartenant donc aussi à {α}, qui va immédiatement après tous les nombres de J. La condition{{lié}}{{rom-maj|II}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], est donc remplie pour {α}, et la condition{{lié}}{{rom-maj|I}} aussi, puisque {α} a le nombre initial{{lié}}ω. —
Si l’on applique à l’ensemble bien ordonné{{lié}}{α} les théorèmes A et {{rom-maj|C}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], on obtient les théorèmes suivants :
{{Interligne|1.5em}}
B. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes a un nombre plus petit, un minimum.''
{{Interligne|1.5em}}
C. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes, rangés par ordre de grandeur, forme un ensemble bien ordonné.''
{{—|4|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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SectionFinale
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Correction de coquille car alpha a le nombre initial 0, c'est A_alpha qui commence par omega.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|1.5em}}
A. ''L’ensemble{{lié}}''{α}'' de tous les nombres de la deuxième classe, rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné.''
''Démonstration.'' — Désignons par A<sub>α</sub> la réunion de tous les nombres de la ''deuxième'' classe, qui sont plus petits qu’un nombre donné{{lié}}α, ces nombres étant rangés par ordre de grandeur croissante ; A<sub>α</sub> est un ensemble bien ordonné de type {{nobr|α − ω}}. Ceci résulte du théorème{{lié}}H, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]. L’ensemble désigné là par {α′}, de tous les nombres{{lié}}α′ de la ''première'' et de la ''deuxième'' classe est composé de {ν} et de A<sub>α</sub>, de sorte que
{{c|{α′} <nowiki>=</nowiki> ({ν}, A<sub>α</sub>) ;|mt=1em}}
{{corr|Ajout de "donc" pour éviter que ça ressemble à des fractions|donc}}
{{c|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} + {{lignesup|A<sub>α</sub>}}|mb=1em}}
{{SA|et comme}}
{{c|{{nobr|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> α}} {{em}} {{nobr|{{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> ω}},|m=1em}}
{{SA|on a}}
{{c|{{lignesup|A<sub>α</sub>}} <nowiki>=</nowiki> α − ω.|m=1em}}
Soit J une partie quelconque de {α}, {{corr|telles|telle}} qu’il y ait dans {α} des nombres plus grands que tous les nombres de J. Soit par exemple α<sub>0</sub> un de ces nombres. J est aussi une partie de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> telle qu’au moins le nombre{{lié}}α<sub>0</sub> de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est plus grand que tous les nombres de J. Comme A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est un ensemble bien ordonné, il doit exister ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]]) un nombre{{lié}}α′ de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub>, appartenant donc aussi à {α}, qui va immédiatement après tous les nombres de J. La condition{{lié}}{{rom-maj|II}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], est donc remplie pour {α}, et la condition{{lié}}{{rom-maj|I}} aussi, puisque {α} a le nombre initial{{lié}}{{corr|ω|0}}. —
Si l’on applique à l’ensemble bien ordonné{{lié}}{α} les théorèmes A et {{rom-maj|C}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], on obtient les théorèmes suivants :
{{Interligne|1.5em}}
B. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes a un nombre plus petit, un minimum.''
{{Interligne|1.5em}}
C. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes, rangés par ordre de grandeur, forme un ensemble bien ordonné.''
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<references/></noinclude>
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|1.5em}}
A. ''L’ensemble{{lié}}''{α}'' de tous les nombres de la deuxième classe, rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné.''
''Démonstration.'' — Désignons par A<sub>α</sub> la réunion de tous les nombres de la ''deuxième'' classe, qui sont plus petits qu’un nombre donné{{lié}}α, ces nombres étant rangés par ordre de grandeur croissante ; A<sub>α</sub> est un ensemble bien ordonné de type {{nobr|α − ω}}. Ceci résulte du théorème{{lié}}H, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]. L’ensemble désigné là par {α′}, de tous les nombres{{lié}}α′ de la ''première'' et de la ''deuxième'' classe est composé de {ν} et de A<sub>α</sub>, de sorte que
{{c|{α′} <nowiki>=</nowiki> ({ν}, A<sub>α</sub>) ;|mt=1em}}
{{corr|Ajout de "donc" pour éviter que ça ressemble à des fractions|donc}}
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{{SA|on a}}
{{c|{{lignesup|A<sub>α</sub>}} <nowiki>=</nowiki> α − ω.|m=1em}}
Soit J une partie quelconque de {α}, {{corr|telles|telle}} qu’il y ait dans {α} des nombres plus grands que tous les nombres de J. Soit par exemple α<sub>0</sub> un de ces nombres. J est aussi une partie de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> telle qu’au moins le nombre{{lié}}α<sub>0</sub> de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est plus grand que tous les nombres de J. Comme A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est un ensemble bien ordonné, il doit exister ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]]) un nombre{{lié}}α′ de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub>, appartenant donc aussi à {α}, qui va immédiatement après tous les nombres de J. La condition{{lié}}{{rom-maj|II}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], est donc remplie pour {α}, et la condition{{lié}}{{rom-maj|I}} aussi, puisque {α} a le nombre initial{{lié}}{{corr|ω|0}}. —
Si l’on applique à l’ensemble bien ordonné{{lié}}{α} les théorèmes A et {{rom-maj|C}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], on obtient les théorèmes suivants :
{{Interligne|1.5em}}
B. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes a un nombre plus petit, un minimum.''
{{Interligne|1.5em}}
C. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes, rangés par ordre de grandeur, forme un ensemble bien ordonné.''
{{—|4|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.2.djvu/96
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1687|APÔTRES (LA DOCTRINE DES DOUZE) — APPARITIONS|1688
}}</noinclude><section begin="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/>L’auteur de la Didaché ne paraît pas avoir connu l’Évangile
de saint Marc ; il ne le cite jamais textuellement, et
dans les passages parallèles, qui se retrouvent dans
saint Marc, on voit clairement qu’il s’est servi de saint
Matthieu. A-t-il connu l’Évangile de saint Luc ? Il semble
bien l’avoir cité, Luc, {{rom|vi}}, 28-31, 35, à moins qu’il n’ait
emprunté ces passages à la même source que saint Luc.
Il paraît avoir connu les Actes des apôtres, témoin le
rapport d’idées et de termes qui existe entre les Actes,
{{rom|iv}}, 32, et Did., {{rom|iv}}, 8. De l’Évangile de saint Jean il n’existe
aucune citation textuelle dans la Didaché ; il y a cependant
des ressemblances très frappantes entre les discours
de la cène dans saint Jean, {{rom|xiv-xvii}} et les prières
eucharistiques dans la Didaché, {{rom|x}}. Ces ressemblances
s’expliquent parce fait que la Didaché reproduit les prières
eucharistiques, composées d’après la prière sacerdotale
de Notre-Seigneur, redite par saint Jean. On a compté
75 références aux Épitres de saint Paul ; aucune n’est
textuelle et la plupart sont très vagues. La première
Épitre de saint Pierre, {{rom|ii}}, 11, est citée textuellement. Did., I, 4. Nous avons vu plus haut l’usage qui a été fait des livres de l’Ancien Testament.
{{refa|8|VIII. {{sc|Conclusion}}.}}
En résumé la Doctrine des douze apôtres, manuel élémentaire de religion, écrit dans la deuxième moitié du premier siècle, se place au point de vue tant dogmatique que liturgique entre le Nouveau Testament et les écrits post-apostoliques. Elle a été compilée par un juif converti et présente des traces nombreuses de judaïsme et de dialectique rabbinique. Elle montre comment s’est effectué le passage du judaïsme au christianisme, signale ce qui a été conservé des cérémonies juives et comment s’est opérée la transformation qui leur a infusé une vie nouvelle. Enfin, elle permet de comprendre quel était l’état moral et social des premières communautés chrétiennes ; c’est donc pour les théologiens, les historiens de l’Eglise et les liturgistes un document très précieux.
{{P début|90}}Nous citerons seulement les ouvrages les plus importants ; on trouvera une liste plus complète dans E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres, p. 261. — Bryennios Philotheos, {{lang|grc|Διδαχὴ τῶν δώδεκα ἀποστόλων}}, Constantinople, 1883 (édition princeps) ; Funk, Doctrinn duodecim apostotorum, {{in-8°}}, Tubingue, 1887 ; Harnack, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', in-8 Leipzig, 1884 ; ''{{lang|de|Die Apostellehre und die jüdischen beiden Wege}}'', in-12, 1896 ; Harris, The teaching of the twelve apostles, in-’i Baltimore, Londres, 1887 ; Ad. Hilgenfeld, Novum Testamentum extra canonem receptum, fasc. 4% 2— éd., in-8-, Leipzig, 1884 ; Hitchkoek et Brown, Teaching of the twelve apostles, 2’« ’dit., {{in-8°}}, New-York, 1886 ; E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres et ses enseignements, in-8° Paris-Lyon, 1891 ; Majocchi, La dottrina dei dodici apostoti, Modène, in-12, 1886 ; Uinasi, La dottrina del Signore, detta la dottrina dei dodici apostoli, in-8% Rome, 1891 ; von Renesse, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', {{in-8°}}, Cïiessen, 1897 ; Sabatier, La Didaché ou l’enseign des’douze apôtres, in-8 « , Paris, 18a", ; Schaff, The teaching of the twelve apostles or the oldest Church manital, in-8 —, 3{{e}} édit., New-York, 1889 ; Taylor, The teaching o) the ardre apostles. tritli illustrations fromthe Talmud, {{in-8°}}, Cambridge, 1886 ; Wohlenberg, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in ihrem Verhältniss zum neutestamentlichen Schrifttum}}'', {{in-8°}}, Erlangen, 1888 ; J. Schlecbt, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in der Liturgie der katholischen Kirche}}'', Fiïbourg-en-Brisgau,
1900.{{P fin}}
{{d|E. Jacquier.|3|sc}}
<section end="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/>
<section begin="APPARITIONS"/>'''APPARITIONS.'''
<br>I. {{refl|1|nosup|num=Notion}}. <br>II. {{refl|2|nosup|num=Espèces}}. <br>III. {{refl|3|nosup|num=Possibilité}}.
<br>IV. {{refl|4|nosup|num=Convenance}}. <br>V. {{refl|5|nosup|num=Formes corporelles}}.
{{refa|1|I. {{sc|Notion.}}}}
Ce nom, dans le langage théologique, désigne
toute manifestation sensible d’une personne ou d’un
être dont la présence, dans les circonstances ou elle se
produit, ne saurait s’expliquer par le cours ordinaire et
naturel des choses. En toute rigueur du tenue et d’après
l’étymologie, une apparition s’adresse aux yeux de celui
qui en est le témoin. Toutefois, d’après l’emploi commun
du mot, il n’est pas indispensable que ce qui apparaît
soit proprement rendu visible : il suffit que, échappant
aux sens ou en vertu de sa nature, comme Dieu et les
esprits créés, ou par les conidtions concrètes dans lesquelles
il se trouve, comme un homme qu’une distance
considérable sépare actuellement de nous, il se révèle
pourtant de manière à être perçu par un sens extérieur.
On distingue généralement l’''apparition'' de la ''vision'', qui
n’implique pas nécessairement l’existence réelle de
l’objet perçu, tandis que l’apparition la suppose. Elle diffère
donc de la vision purement spirituelle, telle que la
vision intuitive de Dieu par les bienheureux, et de la
vision simplement imaginaire, qui peut avoir lieu en
songe et dans l’état d’extase ou de ravissement. C’est une
vision qui est manifeste aux sens extérieurs. Elle est
dite apparition par rapport à l’objet qui apparaît au
sens, et vision par rapport a ceux qui perçoivent l’objet apparaissant.
{{refa|2|II. {{sc|Espèces.}}}}
Les apparitions ne peuvent point, si l’on
considère le degré de certitude des faits et la nécessité
d’assentiment qui en résulte pour le croyant, être placées
toutes sur le même rang : il en est qui sont consignées
dans l’Écriture et attestées par la parole divine ;
d’autres ne nous sont connues que par des documents
profanes ou des témoignages historiques plus ou moins
authentiques et plus ou moins dignes de foi.
''I. APPARITIONS BIBLQUES.''
La Bible atteste des apparitions
de différentes sortes.
1. ''De Dieu''.
Des les premiers temps de l’humanité,
Dieu lui-mème se révèle sensiblement à l’homme : il converse
avec Adam et Eve, Gen., {{rom|ii}}, 16, {{rom|iii}}. 8-24, pour leur
défendre de toucher au fruit de l’arbre de la science du
bien et du mal, puis pour leur annoncer les suites de
leur désobéissance ; il intime à Caïn, Gen., {{rom|iv}}, 9-15, la
sentence de condamnation qu’il a encourue en punition
du meurtre d’Abel ; il donne ses instructions à Noé, Gen.,
{{rom|vi}}, 12-21 ; {{rom|viii}}, 15-22 ; {{rom-maj|ix}}, 1-17, avant et après le déluge.
Abraham est le premier dont il soit dit expressément que
Dieu ''s’est montré'' à lui : il voit le Seigneur d’abord en Mésopotamie, Gen., {{rom-maj|XII}}, 1-3 ; ensuite à Sichem. Gen., {{rom-maj|XII}},
7 ; puis, lorsqu’il avait déjà atteint l’âge de quatre-vingt-dix-neuf
ans. Gen., {{rom|xvii}}, 1-22. Sous le chêne de Mambré, il
reçoit la visite de trois étrangers, dont l’un est appelé
Adonaï et Jéhovah. Gen., {{rom|xviii}}, 1-33. Dans d’autres faits
analogues, le caractère strict de l’apparition est moins
évident, notamment dans la vision d’Abraham, Gen.,
{{rom|XV}}. 1-19, et dans le Songe de Jacob, Gen., {{rom|XXVIII}}. 11-16.
Dans la suite des temps, le Seigneur apparaît encore à
Isaac, Gen., {{rom|xxvi}}, 2-23, à Jacob, Gen. {{rom|xxxii}}, 24-30, à Moïse, dans le buisson ardent, Exod. {{rom|III}}, 2, et sur le
Sinaï, Exod., {{rom|xix}}, 3, enfin à un grand nombre de prophètes. — Dieu s’est aussi montré aux hommes sous une
forme symbolique, celle d’une flamme, Gen., {{rom|xv}}, 17 ;
Exod., {{rom|ii}}, 3 ; d'une colonne de nuée, Exod., {{rom|xiii}}, 21 ; {{rom|xix}},
9 ; {{rom|xxxiv}}, 5 ; {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|viii}}, 10 ; {{rom-maj|II}} Par., {{rom|v}}, 13 ; d’un souffle
léger, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 12. Le Saint-Esprit est descendu en forme de colombe sur Jésus baptisé au Jourdain, Luc.,
{{rom|ii}}, 22, et en langues de feu sur les apôtres à la Pentecôte.
Act., {{rom|ii}}, 3.
2. ''Des anges.''
La Bible nous parle aussi d’apparitions
d’anges. Ainsi, un ange vient consoler Agar dans
le désert, Gen., {{rom|xvi}}, 9-13 ; des anges, envoyés pour détruire Sodome, reçoivent l’hospitalité dans la tente
d’Abraham, Gen., {{rom|xviii}}, 2-16 ; l’ange Raphaël devient le
compagnon de voyage du jeune Tobie, Tob., v. 5-{{rom|xii}}, 22 ;
un ange apparaît à Balaam, Num., {{rom|xxii}}, 22 ; à Josué, Jos.,
{{rom|v}}, 13 ; à Gédéon, Jud., {{rom|vi}}, 11 ; à Manué et à son épouse,
Jud., {{rom|xiii}}, 3-6 ; à David sur l'aire d’Ornan le Jébuséen,
à celui-ci et à ses fils, {{rom-maj|II}} Reg., {{rom|xxiv}}, 16, 17 ; {{rom-maj|I}} Par.,
{{rom|xxi}}, 15-21 ; au prophète Élie, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 5-7 ; {{rom-maj|IV}} Reg.,
{{rom|i}}, 3 ; aux trois jeunes Israélites dans la fournaise ardente,
Dan., {{rom|iii}}, 49, 92 ; a Habacuc, Dan., {{rom|xiv}}, 33, etc. Dans le
Nouveau Testament, le rôle souvent visible des anges est
signalé en bien des endroits. Rappelons seulement les apparitions
de Gabriel à Zacharie, Luc., {{rom|i}}, 8-22, et à Marie,
Luc., {{rom|i}}. 26-38. Des anges annoncèrent aux bergers de<section end="APPARITIONS"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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}}</noinclude><section begin="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/>L’auteur de la Didaché ne paraît pas avoir connu l’Évangile
de saint Marc ; il ne le cite jamais textuellement, et
dans les passages parallèles, qui se retrouvent dans
saint Marc, on voit clairement qu’il s’est servi de saint
Matthieu. A-t-il connu l’Évangile de saint Luc ? Il semble
bien l’avoir cité, Luc, {{rom|vi}}, 28-31, 35, à moins qu’il n’ait
emprunté ces passages à la même source que saint Luc.
Il paraît avoir connu les Actes des apôtres, témoin le
rapport d’idées et de termes qui existe entre les Actes,
{{rom|iv}}, 32, et Did., {{rom|iv}}, 8. De l’Évangile de saint Jean il n’existe
aucune citation textuelle dans la Didaché ; il y a cependant
des ressemblances très frappantes entre les discours
de la cène dans saint Jean, {{rom|xiv-xvii}} et les prières
eucharistiques dans la Didaché, {{rom|x}}. Ces ressemblances
s’expliquent par ce fait que la Didaché reproduit les prières
eucharistiques, composées d’après la prière sacerdotale
de Notre-Seigneur, redite par saint Jean. On a compté
75 références aux Épîtres de saint Paul ; aucune n’est
textuelle et la plupart sont très vagues. La première
Épître de saint Pierre, {{rom|ii}}, 11, est citée textuellement. Did., I, 4. Nous avons vu plus haut l’usage qui a été fait des livres de l’Ancien Testament.
{{refa|8|VIII. {{sc|Conclusion}}.}}
En résumé la Doctrine des douze apôtres, manuel élémentaire de religion, écrit dans la deuxième moitié du premier siècle, se place au point de vue tant dogmatique que liturgique entre le Nouveau Testament et les écrits post-apostoliques. Elle a été compilée par un juif converti et présente des traces nombreuses de judaïsme et de dialectique rabbinique. Elle montre comment s’est effectué le passage du judaïsme au christianisme, signale ce qui a été conservé des cérémonies juives et comment s’est opérée la transformation qui leur a infusé une vie nouvelle. Enfin, elle permet de comprendre quel était l’état moral et social des premières communautés chrétiennes ; c’est donc pour les théologiens, les historiens de l’Eglise et les liturgistes un document très précieux.
{{P début|90}}Nous citerons seulement les ouvrages les plus importants ; on trouvera une liste plus complète dans E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres, p. 261. — Bryennios Philotheos, {{lang|grc|Διδαχὴ τῶν δώδεκα ἀποστόλων}}, Constantinople, 1883 (édition princeps) ; Funk, Doctrinn duodecim apostotorum, {{in-8°}}, Tubingue, 1887 ; Harnack, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', in-8 Leipzig, 1884 ; ''{{lang|de|Die Apostellehre und die jüdischen beiden Wege}}'', in-12, 1896 ; Harris, The teaching of the twelve apostles, in-’i Baltimore, Londres, 1887 ; Ad. Hilgenfeld, Novum Testamentum extra canonem receptum, fasc. 4% 2— éd., in-8-, Leipzig, 1884 ; Hitchkoek et Brown, Teaching of the twelve apostles, 2’« ’dit., {{in-8°}}, New-York, 1886 ; E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres et ses enseignements, in-8° Paris-Lyon, 1891 ; Majocchi, La dottrina dei dodici apostoti, Modène, in-12, 1886 ; Uinasi, La dottrina del Signore, detta la dottrina dei dodici apostoli, in-8% Rome, 1891 ; von Renesse, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', {{in-8°}}, Cïiessen, 1897 ; Sabatier, La Didaché ou l’enseign des’douze apôtres, in-8 « , Paris, 18a", ; Schaff, The teaching of the twelve apostles or the oldest Church manital, in-8 —, 3{{e}} édit., New-York, 1889 ; Taylor, The teaching o) the ardre apostles. tritli illustrations fromthe Talmud, {{in-8°}}, Cambridge, 1886 ; Wohlenberg, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in ihrem Verhältniss zum neutestamentlichen Schrifttum}}'', {{in-8°}}, Erlangen, 1888 ; J. Schlecbt, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in der Liturgie der katholischen Kirche}}'', Fiïbourg-en-Brisgau,
1900.{{P fin}}
{{d|E. Jacquier.|3|sc}}
<section end="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/>
<section begin="APPARITIONS"/>'''APPARITIONS.'''
<br>I. {{refl|1|nosup|num=Notion}}. <br>II. {{refl|2|nosup|num=Espèces}}. <br>III. {{refl|3|nosup|num=Possibilité}}.
<br>IV. {{refl|4|nosup|num=Convenance}}. <br>V. {{refl|5|nosup|num=Formes corporelles}}.
{{refa|1|I. {{sc|Notion.}}}}
Ce nom, dans le langage théologique, désigne
toute manifestation sensible d’une personne ou d’un
être dont la présence, dans les circonstances ou elle se
produit, ne saurait s’expliquer par le cours ordinaire et
naturel des choses. En toute rigueur du tenue et d’après
l’étymologie, une apparition s’adresse aux yeux de celui
qui en est le témoin. Toutefois, d’après l’emploi commun
du mot, il n’est pas indispensable que ce qui apparaît
soit proprement rendu visible : il suffit que, échappant
aux sens ou en vertu de sa nature, comme Dieu et les
esprits créés, ou par les conidtions concrètes dans lesquelles
il se trouve, comme un homme qu’une distance
considérable sépare actuellement de nous, il se révèle
pourtant de manière à être perçu par un sens extérieur.
On distingue généralement l’''apparition'' de la ''vision'', qui
n’implique pas nécessairement l’existence réelle de
l’objet perçu, tandis que l’apparition la suppose. Elle diffère
donc de la vision purement spirituelle, telle que la
vision intuitive de Dieu par les bienheureux, et de la
vision simplement imaginaire, qui peut avoir lieu en
songe et dans l’état d’extase ou de ravissement. C’est une
vision qui est manifeste aux sens extérieurs. Elle est
dite apparition par rapport à l’objet qui apparaît au
sens, et vision par rapport a ceux qui perçoivent l’objet apparaissant.
{{refa|2|II. {{sc|Espèces.}}}}
Les apparitions ne peuvent point, si l’on
considère le degré de certitude des faits et la nécessité
d’assentiment qui en résulte pour le croyant, être placées
toutes sur le même rang : il en est qui sont consignées
dans l’Écriture et attestées par la parole divine ;
d’autres ne nous sont connues que par des documents
profanes ou des témoignages historiques plus ou moins
authentiques et plus ou moins dignes de foi.
''I. APPARITIONS BIBLQUES.''
La Bible atteste des apparitions
de différentes sortes.
1. ''De Dieu''.
Des les premiers temps de l’humanité,
Dieu lui-mème se révèle sensiblement à l’homme : il converse
avec Adam et Ève, Gen., {{rom|ii}}, 16, {{rom|iii}}. 8-24, pour leur
défendre de toucher au fruit de l’arbre de la science du
bien et du mal, puis pour leur annoncer les suites de
leur désobéissance ; il intime à Caïn, Gen., {{rom|iv}}, 9-15, la
sentence de condamnation qu’il a encourue en punition
du meurtre d’Abel ; il donne ses instructions à Noé, Gen.,
{{rom|vi}}, 12-21 ; {{rom|viii}}, 15-22 ; {{rom-maj|ix}}, 1-17, avant et après le déluge.
Abraham est le premier dont il soit dit expressément que
Dieu ''s’est montré'' à lui : il voit le Seigneur d’abord en Mésopotamie, Gen., {{rom-maj|XII}}, 1-3 ; ensuite à Sichem. Gen., {{rom-maj|XII}},
7 ; puis, lorsqu’il avait déjà atteint l’âge de quatre-vingt-dix-neuf
ans. Gen., {{rom|xvii}}, 1-22. Sous le chêne de Mambré, il
reçoit la visite de trois étrangers, dont l’un est appelé
Adonaï et Jéhovah. Gen., {{rom|xviii}}, 1-33. Dans d’autres faits
analogues, le caractère strict de l’apparition est moins
évident, notamment dans la vision d’Abraham, Gen.,
{{rom|XV}}. 1-19, et dans le Songe de Jacob, Gen., {{rom|XXVIII}}. 11-16.
Dans la suite des temps, le Seigneur apparaît encore à
Isaac, Gen., {{rom|xxvi}}, 2-23, à Jacob, Gen. {{rom|xxxii}}, 24-30, à Moïse, dans le buisson ardent, Exod. {{rom|III}}, 2, et sur le
Sinaï, Exod., {{rom|xix}}, 3, enfin à un grand nombre de prophètes. — Dieu s’est aussi montré aux hommes sous une
forme symbolique, celle d’une flamme, Gen., {{rom|xv}}, 17 ;
Exod., {{rom|ii}}, 3 ; d’une colonne de nuée, Exod., {{rom|xiii}}, 21 ; {{rom|xix}},
9 ; {{rom|xxxiv}}, 5 ; {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|viii}}, 10 ; {{rom-maj|II}} Par., {{rom|v}}, 13 ; d’un souffle
léger, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 12. Le Saint-Esprit est descendu en forme de colombe sur Jésus baptisé au Jourdain, Luc.,
{{rom|ii}}, 22, et en langues de feu sur les apôtres à la Pentecôte.
Act., {{rom|ii}}, 3.
2. ''Des anges.''
La Bible nous parle aussi d’apparitions
d’anges. Ainsi, un ange vient consoler Agar dans
le désert, Gen., {{rom|xvi}}, 9-13 ; des anges, envoyés pour détruire Sodome, reçoivent l’hospitalité dans la tente
d’Abraham, Gen., {{rom|xviii}}, 2-16 ; l’ange Raphaël devient le
compagnon de voyage du jeune Tobie, Tob., v. 5-{{rom|xii}}, 22 ;
un ange apparaît à Balaam, Num., {{rom|xxii}}, 22 ; à Josué, Jos.,
{{rom|v}}, 13 ; à Gédéon, Jud., {{rom|vi}}, 11 ; à Manué et à son épouse,
Jud., {{rom|xiii}}, 3-6 ; à David sur l’aire d’Ornan le Jébuséen,
à celui-ci et à ses fils, {{rom-maj|II}} Reg., {{rom|xxiv}}, 16, 17 ; {{rom-maj|I}} Par.,
{{rom|xxi}}, 15-21 ; au prophète Élie, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 5-7 ; {{rom-maj|IV}} Reg.,
{{rom|i}}, 3 ; aux trois jeunes Israélites dans la fournaise ardente,
Dan., {{rom|iii}}, 49, 92 ; a Habacuc, Dan., {{rom|xiv}}, 33, etc. Dans le
Nouveau Testament, le rôle souvent visible des anges est
signalé en bien des endroits. Rappelons seulement les apparitions
de Gabriel à Zacharie, Luc., {{rom|i}}, 8-22, et à Marie,
Luc., {{rom|i}}. 26-38. Des anges annoncèrent aux bergers de<section end="APPARITIONS"/><noinclude>
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<section begin="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/>L’auteur de la Didaché ne paraît pas avoir connu l’Évangile
de saint Marc ; il ne le cite jamais textuellement, et
dans les passages parallèles, qui se retrouvent dans
saint Marc, on voit clairement qu’il s’est servi de saint
Matthieu. A-t-il connu l’Évangile de saint Luc ? Il semble
bien l’avoir cité, Luc, {{rom|vi}}, 28-31, 35, à moins qu’il n’ait
emprunté ces passages à la même source que saint Luc.
Il paraît avoir connu les Actes des apôtres, témoin le
rapport d’idées et de termes qui existe entre les Actes,
{{rom|iv}}, 32, et Did., {{rom|iv}}, 8. De l’Évangile de saint Jean il n’existe
aucune citation textuelle dans la Didaché ; il y a cependant
des ressemblances très frappantes entre les discours
de la cène dans saint Jean, {{rom|xiv-xvii}} et les prières
eucharistiques dans la Didaché, {{rom|x}}. Ces ressemblances
s’expliquent par ce fait que la Didaché reproduit les prières
eucharistiques, composées d’après la prière sacerdotale
de Notre-Seigneur, redite par saint Jean. On a compté
75 références aux Épîtres de saint Paul ; aucune n’est
textuelle et la plupart sont très vagues. La première
Épître de saint Pierre, {{rom|ii}}, 11, est citée textuellement. Did., I, 4. Nous avons vu plus haut l’usage qui a été fait des livres de l’Ancien Testament.
{{refa|8|VIII. {{sc|Conclusion}}.}}
En résumé la Doctrine des douze apôtres, manuel élémentaire de religion, écrit dans la deuxième moitié du premier siècle, se place au point de vue tant dogmatique que liturgique entre le Nouveau Testament et les écrits post-apostoliques. Elle a été compilée par un juif converti et présente des traces nombreuses de judaïsme et de dialectique rabbinique. Elle montre comment s’est effectué le passage du judaïsme au christianisme, signale ce qui a été conservé des cérémonies juives et comment s’est opérée la transformation qui leur a infusé une vie nouvelle. Enfin, elle permet de comprendre quel était l’état moral et social des premières communautés chrétiennes ; c’est donc pour les théologiens, les historiens de l’Eglise et les liturgistes un document très précieux.
{{P début|90}}Nous citerons seulement les ouvrages les plus importants ; on trouvera une liste plus complète dans E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres, p. 261. — Bryennios Philotheos, {{lang|grc|Διδαχὴ τῶν δώδεκα ἀποστόλων}}, Constantinople, 1883 (édition princeps) ; Funk, Doctrinn duodecim apostotorum, {{in-8°}}, Tubingue, 1887 ; Harnack, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', in-8 Leipzig, 1884 ; ''{{lang|de|Die Apostellehre und die jüdischen beiden Wege}}'', in-12, 1896 ; Harris, The teaching of the twelve apostles, in-’i Baltimore, Londres, 1887 ; Ad. Hilgenfeld, Novum Testamentum extra canonem receptum, fasc. 4% 2— éd., in-8-, Leipzig, 1884 ; Hitchkoek et Brown, Teaching of the twelve apostles, 2’« ’dit., {{in-8°}}, New-York, 1886 ; E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres et ses enseignements, in-8° Paris-Lyon, 1891 ; Majocchi, La dottrina dei dodici apostoti, Modène, in-12, 1886 ; Uinasi, La dottrina del Signore, detta la dottrina dei dodici apostoli, in-8% Rome, 1891 ; von Renesse, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', {{in-8°}}, Cïiessen, 1897 ; Sabatier, La Didaché ou l’enseign des’douze apôtres, in-8 « , Paris, 18a", ; Schaff, The teaching of the twelve apostles or the oldest Church manital, in-8 —, 3{{e}} édit., New-York, 1889 ; Taylor, The teaching o) the ardre apostles. tritli illustrations fromthe Talmud, {{in-8°}}, Cambridge, 1886 ; Wohlenberg, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in ihrem Verhältniss zum neutestamentlichen Schrifttum}}'', {{in-8°}}, Erlangen, 1888 ; J. Schlecbt, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in der Liturgie der katholischen Kirche}}'', Fiïbourg-en-Brisgau,
1900.{{P fin}}
{{d|E. Jacquier.|3|sc}}
<section end="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/>
<section begin="APPARITIONS"/>'''APPARITIONS.'''
<br>I. {{refl|1|nosup|num=Notion}}. <br>II. {{refl|2|nosup|num=Espèces}}. <br>III. {{refl|3|nosup|num=Possibilité}}.
<br>IV. {{refl|4|nosup|num=Convenance}}. <br>V. {{refl|5|nosup|num=Formes corporelles}}.
{{refa|1|I. {{sc|Notion.}}}}
Ce nom, dans le langage théologique, désigne
toute manifestation sensible d’une personne ou d’un
être dont la présence, dans les circonstances ou elle se
produit, ne saurait s’expliquer par le cours ordinaire et
naturel des choses. En toute rigueur du tenue et d’après
l’étymologie, une apparition s’adresse aux yeux de celui
qui en est le témoin. Toutefois, d’après l’emploi commun
du mot, il n’est pas indispensable que ce qui apparaît
soit proprement rendu visible : il suffit que, échappant
aux sens ou en vertu de sa nature, comme Dieu et les
esprits créés, ou par les conidtions concrètes dans lesquelles
il se trouve, comme un homme qu’une distance
considérable sépare actuellement de nous, il se révèle
pourtant de manière à être perçu par un sens extérieur.
On distingue généralement l’''apparition'' de la ''vision'', qui
n’implique pas nécessairement l’existence réelle de
l’objet perçu, tandis que l’apparition la suppose. Elle diffère
donc de la vision purement spirituelle, telle que la
vision intuitive de Dieu par les bienheureux, et de la
vision simplement imaginaire, qui peut avoir lieu en
songe et dans l’état d’extase ou de ravissement. C’est une
vision qui est manifeste aux sens extérieurs. Elle est
dite apparition par rapport à l’objet qui apparaît au
sens, et vision par rapport a ceux qui perçoivent l’objet apparaissant.
{{refa|2|II. {{sc|Espèces.}}}}
Les apparitions ne peuvent point, si l’on
considère le degré de certitude des faits et la nécessité
d’assentiment qui en résulte pour le croyant, être placées
toutes sur le même rang : il en est qui sont consignées
dans l’Écriture et attestées par la parole divine ;
d’autres ne nous sont connues que par des documents
profanes ou des témoignages historiques plus ou moins
authentiques et plus ou moins dignes de foi.
''I. APPARITIONS BIBLQUES.''
La Bible atteste des apparitions
de différentes sortes.
1. ''De Dieu''.
Des les premiers temps de l’humanité,
Dieu lui-mème se révèle sensiblement à l’homme : il converse
avec Adam et Ève, Gen., {{rom|ii}}, 16, {{rom|iii}}. 8-24, pour leur
défendre de toucher au fruit de l’arbre de la science du
bien et du mal, puis pour leur annoncer les suites de
leur désobéissance ; il intime à Caïn, Gen., {{rom|iv}}, 9-15, la
sentence de condamnation qu’il a encourue en punition
du meurtre d’Abel ; il donne ses instructions à Noé, Gen.,
{{rom|vi}}, 12-21 ; {{rom|viii}}, 15-22 ; {{rom-maj|ix}}, 1-17, avant et après le déluge.
Abraham est le premier dont il soit dit expressément que
Dieu ''s’est montré'' à lui : il voit le Seigneur d’abord en Mésopotamie, Gen., {{rom-maj|XII}}, 1-3 ; ensuite à Sichem. Gen., {{rom-maj|XII}},
7 ; puis, lorsqu’il avait déjà atteint l’âge de quatre-vingt-dix-neuf
ans. Gen., {{rom|xvii}}, 1-22. Sous le chêne de Mambré, il
reçoit la visite de trois étrangers, dont l’un est appelé
Adonaï et Jéhovah. Gen., {{rom|xviii}}, 1-33. Dans d’autres faits
analogues, le caractère strict de l’apparition est moins
évident, notamment dans la vision d’Abraham, Gen.,
{{rom|XV}}. 1-19, et dans le Songe de Jacob, Gen., {{rom|XXVIII}}. 11-16.
Dans la suite des temps, le Seigneur apparaît encore à
Isaac, Gen., {{rom|xxvi}}, 2-23, à Jacob, Gen. {{rom|xxxii}}, 24-30, à Moïse, dans le buisson ardent, Exod. {{rom|III}}, 2, et sur le
Sinaï, Exod., {{rom|xix}}, 3, enfin à un grand nombre de prophètes. — Dieu s’est aussi montré aux hommes sous une
forme symbolique, celle d’une flamme, Gen., {{rom|xv}}, 17 ;
Exod., {{rom|ii}}, 3 ; d’une colonne de nuée, Exod., {{rom|xiii}}, 21 ; {{rom|xix}},
9 ; {{rom|xxxiv}}, 5 ; {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|viii}}, 10 ; {{rom-maj|II}} Par., {{rom|v}}, 13 ; d’un souffle
léger, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 12. Le Saint-Esprit est descendu en forme de colombe sur Jésus baptisé au Jourdain, Luc.,
{{rom|ii}}, 22, et en langues de feu sur les apôtres à la Pentecôte.
Act., {{rom|ii}}, 3.
2. ''Des anges.''
La Bible nous parle aussi d’apparitions
d’anges. Ainsi, un ange vient consoler Agar dans
le désert, Gen., {{rom|xvi}}, 9-13 ; des anges, envoyés pour détruire Sodome, reçoivent l’hospitalité dans la tente
d’Abraham, Gen., {{rom|xviii}}, 2-16 ; l’ange Raphaël devient le
compagnon de voyage du jeune Tobie, Tob., v. 5-{{rom|xii}}, 22 ;
un ange apparaît à Balaam, Num., {{rom|xxii}}, 22 ; à Josué, Jos.,
{{rom|v}}, 13 ; à Gédéon, Jud., {{rom|vi}}, 11 ; à Manué et à son épouse,
Jud., {{rom|xiii}}, 3-6 ; à David sur l’aire d’Ornan le Jébuséen,
à celui-ci et à ses fils, {{rom-maj|II}} Reg., {{rom|xxiv}}, 16, 17 ; {{rom-maj|I}} Par.,
{{rom|xxi}}, 15-21 ; au prophète Élie, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 5-7 ; {{rom-maj|IV}} Reg.,
{{rom|i}}, 3 ; aux trois jeunes Israélites dans la fournaise ardente,
Dan., {{rom|iii}}, 49, 92 ; a Habacuc, Dan., {{rom|xiv}}, 33, etc. Dans le
Nouveau Testament, le rôle souvent visible des anges est
signalé en bien des endroits. Rappelons seulement les apparitions
de Gabriel à Zacharie, Luc., {{rom|i}}, 8-22, et à Marie,
Luc., {{rom|i}}. 26-38. Des anges annoncèrent aux bergers de
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.2.djvu/98
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|IG91|APPARITIONS APPÉTIT|1092}}</noinclude><section begin="APPARITIONS"/><nowiki/>
faitement libre des voies diverses par lesquelles il peut conduire les âmes à la vérité et les attirer à lui. C’est un fait d’expérience que non seulement de rares individualités, mais des foules innombrables, peu sensibles aux prédications, aux exhortations et à tous les moyens ordinaires de l’action religieuse, sont profondément remuces par des manifestations célestes. Les unes, sous le coup d’un événement de cette sorte, abandonnent une vie d’indifférence, d’impiété ou de désordres ; d’autres, qui se portaient péniblement et sans ardeur à l’accomplissement de leurs obligations les plus strictes, ou qui vivaient dans la tiédeur, se trouvent, par une cause semblable, subiteinent transformées et capables des efforts les plus méritoires, des vertus les plus héroïques. Tel, jadis, un saint Paul ; telle, plus récemment, une sainte Térése ; telles des légions de saints et de saintes. Loin donc que les apparitions soient inutiles ou indignes de Dieu, elles ont de grands avantages et elles témoignent de la bonté du créateur : elles montrent à l’œuvre cette inellable providence qui dispose tout avec autant de suavité que de force ; elles sont pour l’homme un des moyens de connaître sûrement la religion révélée, c’est à-dire la seule voie par laquelle il pourra parvenir au salut éternel, ou un stimulant, un facteur de cette perfection morale, la plus haute à laquelle il lui soit donné de prétendre, parce que, dès cette vie, elle le rapproche de la perfection divine et devient pour lui un titre à une somme plus considérable de gloire et de félicité dans la vie future.
{{refa|5|V. {{sc|Formes corporelles}}.}}
1. ''Diversité''.
C’est le plus souvent revêtus de la forme humaine que Dieu et les anges ont apparu, et cette manière semble cadrer parfaitement à leur but, qui est d’entrer en relation avec les hommes, de leur parler, de les instruire. Parfois, cependant, ils se sont montrés sous des enveloppes diverses, surtout en empruntant les dehors de choses qui prennent facilement une signification symbolique. Le Saint-Esprit a apparu sous la forme d’une colombe, au baptême de Notre-Seigneur, et sous celle de langues de feu, au jour de la Pentecôte. Aucune de ces diversités dans les manifestations extérieures de purs esprits, aucun de ces rapprochements entre Dieu et une créature visible, n’a rien qui répugne à la raison ; il n’y a même en tout cela rien qui puisse nous étonner beaucoup, quand on pense que, dans l’incarnation, la seconde personne de la sainte Trinité a contracté avec la nature humaine une union hypostatique. Est-il besoin d’ajouter que, dans les apparitions, nulle raison ne nous contraint à admettre ou n’indique une union aussi intime ? S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|XLIII}}, a. 7 ; III{{e|a}}, q. {{rom|xxxix}}, a. 6-8 ; Gonet, ''stypeus theologiæ thomisticæ'', tr. VI. disp. X. digressio v, 3e édit., Paris, 1669, t. {{rom|ii}}, {{pg|270}}-276. — 2. Réalité. Sur la nature intime des corps, humains ou autres, que prennent les esprits qui apparaissent, il est impossible d’arriver à une certitude absolue et même de formuler un jugement conjectural qui embrasse tous les cas. Saint Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|li}}, a. 2 admet la réalité objective des corps sous lesquels les anges se sont montrés aux hommes. Il remarque justement que des impressions imaginaires n’auraient pu affecter de la même façon et en même temps un grand nombre de spectateurs. Il faut toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad Qum el a. 3, se garder de croire à une union hypostatique ou à une union proprement vitale de ces esprits célestes avec des enveloppes charnelles. Cf. Gonet, ''stypeus theol. thomist.'', tr. VII, disp. III, {{t.|1}}, {{pg|329}}-331. Parlant des apparitions du Christ après sa résurrection et après son ascension, Sum, theol., III{{e|a}}, q. {{rom|LIV}}, a. 1 ; q. {{rom|lvii}}, a. 6, ad 3{{e|um}}, il reconnait à la fois la réalité du corps apparaissant et son identité avec le corps né de la Vierge Marie et élevé à la droite du Père. Sans cette identité, dit-il, il n’y aurait pas eu résurrection au sens propre et rigoureux du mot, 1692 et sans cette réalité, que vaudrait la preuve de la résurrection ainsi résumée par saint Paul, I Cor., {{rom|xv}}, 8 : « Enfin, aprés tous les autres, il s’est montré aussi moi, comme à l’avorton » ? Des théologiens pensent qu’il en a été de même dans les apparitions de la sainte Vierge. La mère de Dieu, ayant repris son corps naturel au jour de sa glorieuse assomption, se montre aux hommes dans la réalité de son corps ressuscite. Puisque le prophète Élie n’est pas mort, c’est aussi dans son propre corps qu’il a pu apparaitre sur le Thabor. Matth.. {{rom-maj|XVII}}, 3. Quant aux apparitions des morts, le docteur angélique, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|LXXXIX}}, a. 8, ad 1{{e|um}} ; II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xcv}}, a. 4.ad 1{{e|um}} ; q. {{rom|CLXXIV}}, a. 5, ad 4{{e|um}}, propose diverses explications de l’apparition de l’âme de Samuel à Saul ; il ne lui parait pas impossible que, Dieu le voulant, cette âme ait réellement apparu au roi qui la faisait évoquer. Ailleurs, ''Sum. theol.'', Suppl., q. {{rom|LXIX}}, a. 3, il se demande si les åmes des défunts peuvent sortir du paradis ou de l’enfer. Si elles ne peuvent en sortir naturellement, même pour un temps, elles le peuvent eu vertu d’une disposition spéciale de la providence, les saints, toutes les fois qu’ils le veulent, les damnés, quelquefois seulement et avec la permission de Dieu. Toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad 3{{e|um}}, elles ne seront pas toujours réellement présentes au lieu où elles apparaissent, car ces apparitions ont lieu souvent en songe ou à l’état de veille, par l’opération des bons ou des mauvais anges, aussi bien que celles des hommes vivants à d’autres vivants. Benoît {{rom-maj|XIV}}, ''De servorum Dei beatificat. et canonizatione.l.{{lié}}{{rom-maj|III}}'', c.{{lié}}1, Opera, 3º édit., Venise, 1767, {{t.|111}}. {{pg|259}}-265 ; Schram, Theologie mystique, trad. frane.. 2 édit., Paris, 1879, {{t.|11}}, {{pg|247}}-265 ; Bergier, ''Dictionnaire de théologie'', Toulouse, 1819, {{t.|i}}, {{pg|220}}-227 ; ''Kirchenlexikon'', {{2o}} édit., t. {{rom|vi}}, Fribourg-en— Brisgau, 1886, {{col.}}841-852 ; Jaugey. Dictionnaire apologétique de la foi catholique, Paris, 1879. {{col.}}252-255 ; dom Maréchaux, ''La réalité des apparitions angéliques'', Paris, 1901.
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<section begin="APPEL"/><nowiki/>
'''APPEL'''. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/PAPE|{{sc|Pape}}]] et [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/CONCILE|{{sc|Concile}}]].
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'''APPELANTS'''. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/JANSÉNISME|{{sc|Jansénisme}}]].
{{d|J. Forget.|3|sc}}
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<section begin="APPÉTIT"/><nowiki/>
'''APPÉTIT suivant la doctrine de saint Thomas d’Aquin'''. Nous traiterons ce sujet en cinq points en développant de préférence les aspects et applications théologiques dont il est l’occasion. — I. {{refl|1|nosup|num=Définitions}}. II. {{refl|2|nosup|num=Appétit sensitif et appétit volontaire}}. III. {{refl|3|nosup|num=Appétit irascible et concupiscible}}. IV. {{refl|4|nosup|num=Appétit naturel et élicite}}. V. {{refl|5|nosup|num=Applications aux rapports de la nature et de la grâce}}.
I. {{refa|1|{{sc|Définitions}}}}.
''I. NOTION.'' — Le mot appétit, {{grec}}&pet, ''Ethic.'', l. VI. c.{{lié}}{{rom-maj|II}}, désigne dans la langue scolastique l’inclination propre aux êtres qui n’ont pas ce qu’ils peuvent ou doivent avoir. ''{{lang|la|Appetitus nihil est aliud quam inclinatio appetentis in aliquid}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|viii}}, a. 1. ''{{lang|la|Appetitus autem omnis est propter indigentiam qui a est non habiti}}''. S. Thomas, 1, ''Phys.'', lect. {{rom|xv}}. La tendance appétitive se rencontre tantôt à l’état potentiel, tantôt à l’état actuel. ''{{lang|la|Appetitus est nomen potentiæ et nomen actus}}''. S. Thomas, ''IV Sent.'', l. III, dist. {{rom|XXIV}}, q. {{rom|ii}}, a. 1, sol 1, ad 5{{e|um}}. On peut réserver à ce deuxième état le nom d’appétition. A l’état potentiel on distingue : {{1o}} l’appétit naturel conséquent à toute nature et qui en est la propriété transcendantale : ''{{lang|la|appetitus naturalis est inclinatio cujuslibet rei ex natura sua ; unde naturait appetitu quælibet potentia desiderat sibi conveniens}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|IXXVIII}}, a. 1. ad aussi. Tel est l’appétit, de la matière première pour la forme, de la volonté pour le bien, de l’intelligence pour le vrai, etc. Cette sorte d’appétit ne forme pas une puissance spéciale des êtres : elle ne se confond pas cependant avec l’ordination essentielle à la nature : ''{{lang|la|est aliud natura ipsa quam inclinatio naturæ}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', 14, q. {{rom|lx}}, a. 1. Elle en est lap-<section end="APPÉTIT"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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{{refa|5|V. {{sc|Formes corporelles}}.}}
1. ''Diversité''.
C’est le plus souvent revêtus de la forme humaine que Dieu et les anges ont apparu, et cette manière semble cadrer parfaitement à leur but, qui est d’entrer en relation avec les hommes, de leur parler, de les instruire. Parfois, cependant, ils se sont montrés sous des enveloppes diverses, surtout en empruntant les dehors de choses qui prennent facilement une signification symbolique. Le Saint-Esprit a apparu sous la forme d’une colombe, au baptême de Notre-Seigneur, et sous celle de langues de feu, au jour de la Pentecôte. Aucune de ces diversités dans les manifestations extérieures de purs esprits, aucun de ces rapprochements entre Dieu et une créature visible, n’a rien qui répugne à la raison ; il n’y a même en tout cela rien qui puisse nous étonner beaucoup, quand on pense que, dans l’incarnation, la seconde personne de la sainte Trinité a contracté avec la nature humaine une union hypostatique. Est-il besoin d’ajouter que, dans les apparitions, nulle raison ne nous contraint à admettre ou n’indique une union aussi intime ? S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|XLIII}}, a. 7 ; III{{e|a}}, q. {{rom|xxxix}}, a. 6-8 ; Gonet, ''stypeus theologiæ thomisticæ'', tr. VI. disp. X. digressio v, 3e édit., Paris, 1669, t. {{rom|ii}}, {{pg|270}}-276.
2. ''Réalité''.
Sur la nature intime des corps, humains ou autres, que prennent les esprits qui apparaissent, il est impossible d’arriver à une certitude absolue et même de formuler un jugement conjectural qui embrasse tous les cas. Saint Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|li}}, a. 2 admet la réalité objective des corps sous lesquels les anges se sont montrés aux hommes. Il remarque justement que des impressions imaginaires n’auraient pu affecter de la même façon et en même temps un grand nombre de spectateurs. Il faut toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad Qum el a. 3, se garder de croire à une union hypostatique ou à une union proprement vitale de ces esprits célestes avec des enveloppes charnelles. Cf. Gonet, ''stypeus theol. thomist.'', tr. VII, disp. III, {{t.|1}}, {{pg|329}}-331. Parlant des apparitions du Christ après sa résurrection et après son ascension, Sum, theol., III{{e|a}}, q. {{rom|LIV}}, a. 1 ; q. {{rom|lvii}}, a. 6, ad 3{{e|um}}, il reconnaît à la fois la réalité du corps apparaissant et son identité avec le corps né de la Vierge Marie et élevé à la droite du Père. Sans cette identité, dit-il, il n’y aurait pas eu résurrection au sens propre et rigoureux du mot, 1692 et sans cette réalité, que vaudrait la preuve de la résurrection ainsi résumée par saint Paul, I Cor., {{rom|xv}}, 8 : « Enfin, après tous les autres, il s’est montré aussi moi, comme à l’avorton » ? Des théologiens pensent qu’il en a été de même dans les apparitions de la sainte Vierge. La mère de Dieu, ayant repris son corps naturel au jour de sa glorieuse assomption, se montre aux hommes dans la réalité de son corps ressuscite. Puisque le prophète Élie n’est pas mort, c’est aussi dans son propre corps qu’il a pu apparaitre sur le Thabor. Matth.. {{rom-maj|XVII}}, 3. Quant aux apparitions des morts, le docteur angélique, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|LXXXIX}}, a. 8, ad 1{{e|um}} ; II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xcv}}, a. 4.ad 1{{e|um}} ; q. {{rom|CLXXIV}}, a. 5, ad 4{{e|um}}, propose diverses explications de l’apparition de l’âme de Samuel à Saul ; il ne lui paraît pas impossible que, Dieu le voulant, cette âme ait réellement apparu au roi qui la faisait évoquer. Ailleurs, ''Sum. theol.'', Suppl., q. {{rom|LXIX}}, a. 3, il se demande si les âmes des défunts peuvent sortir du paradis ou de l’enfer. Si elles ne peuvent en sortir naturellement, même pour un temps, elles le peuvent eu vertu d’une disposition spéciale de la providence, les saints, toutes les fois qu’ils le veulent, les damnés, quelquefois seulement et avec la permission de Dieu. Toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad 3{{e|um}}, elles ne seront pas toujours réellement présentes au lieu où elles apparaissent, car ces apparitions ont lieu souvent en songe ou à l’état de veille, par l’opération des bons ou des mauvais anges, aussi bien que celles des hommes vivants à d’autres vivants. Benoît {{rom-maj|XIV}}, ''De servorum Dei beatificat. et canonizatione.l.{{lié}}{{rom-maj|III}}'', c.{{lié}}1, Opera, 3º édit., Venise, 1767, {{t.|111}}. {{pg|259}}-265 ; Schram, Theologie mystique, trad. frane.. 2 édit., Paris, 1879, {{t.|11}}, {{pg|247}}-265 ; Bergier, ''Dictionnaire de théologie'', Toulouse, 1819, {{t.|i}}, {{pg|220}}-227 ; ''Kirchenlexikon'', {{2o}} édit., t. {{rom|vi}}, Fribourg-en— Brisgau, 1886, {{col.}}841-852 ; Jaugey. Dictionnaire apologétique de la foi catholique, Paris, 1879. {{col.}}252-255 ; dom Maréchaux, ''La réalité des apparitions angéliques'', Paris, 1901.
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'''APPÉTIT suivant la doctrine de saint Thomas d’Aquin'''. Nous traiterons ce sujet en cinq points en développant de préférence les aspects et applications théologiques dont il est l’occasion. — I. {{refl|1|nosup|num=Définitions}}. II. {{refl|2|nosup|num=Appétit sensitif et appétit volontaire}}. III. {{refl|3|nosup|num=Appétit irascible et concupiscible}}. IV. {{refl|4|nosup|num=Appétit naturel et élicite}}. V. {{refl|5|nosup|num=Applications aux rapports de la nature et de la grâce}}.
I. {{refa|1|{{sc|Définitions}}}}.
''I. NOTION.'' — Le mot appétit, {{grec}}&pet, ''Ethic.'', l. VI. c.{{lié}}{{rom-maj|II}}, désigne dans la langue scolastique l’inclination propre aux êtres qui n’ont pas ce qu’ils peuvent ou doivent avoir. ''{{lang|la|Appetitus nihil est aliud quam inclinatio appetentis in aliquid}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|viii}}, a. 1. ''{{lang|la|Appetitus autem omnis est propter indigentiam qui a est non habiti}}''. S. Thomas, 1, ''Phys.'', lect. {{rom|xv}}. La tendance appétitive se rencontre tantôt à l’état potentiel, tantôt à l’état actuel. ''{{lang|la|Appetitus est nomen potentiæ et nomen actus}}''. S. Thomas, ''IV Sent.'', l. III, dist. {{rom|XXIV}}, q. {{rom|ii}}, a. 1, sol 1, ad 5{{e|um}}. On peut réserver à ce deuxième état le nom d’appétition. A l’état potentiel on distingue : {{1o}} l’appétit naturel conséquent à toute nature et qui en est la propriété transcendantale : ''{{lang|la|appetitus naturalis est inclinatio cujuslibet rei ex natura sua ; unde naturait appetitu quælibet potentia desiderat sibi conveniens}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|IXXVIII}}, a. 1. ad aussi. Tel est l’appétit, de la matière première pour la forme, de la volonté pour le bien, de l’intelligence pour le vrai, etc. Cette sorte d’appétit ne forme pas une puissance spéciale des êtres : elle ne se confond pas cependant avec l’ordination essentielle à la nature : ''{{lang|la|est aliud natura ipsa quam inclinatio naturæ}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', 14, q. {{rom|lx}}, a. 1. Elle en est lap-<section end="APPÉTIT"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1691|APPARITIONS APPÉTIT|1692}}</noinclude><section begin="APPARITIONS"/>{{tiret2|par|faitement}} libre des voies diverses par lesquelles il peut conduire les âmes à la vérité et les attirer à lui. C’est un fait d’expérience que non seulement de rares individualités, mais des foules innombrables, peu sensibles aux prédications, aux exhortations et à tous les moyens ordinaires de l’action religieuse, sont profondément remuées par des manifestations célestes. Les unes, sous le coup d’un événement de cette sorte, abandonnent une vie d’indifférence, d’impiété ou de désordres ; d’autres, qui se portaient péniblement et sans ardeur à l’accomplissement de leurs obligations les plus strictes, ou qui vivaient dans la tiédeur, se trouvent, par une cause semblable, subitement transformées et capables des efforts les plus méritoires, des vertus les plus héroïques. Tel, jadis, un saint Paul ; telle, plus récemment, une sainte Thérése ; telles des légions de saints et de saintes. Loin donc que les apparitions soient inutiles ou indignes de Dieu, elles ont de grands avantages et elles témoignent de la bonté du créateur : elles montrent à l’œuvre cette ineffable providence qui dispose tout avec autant de suavité que de force ; elles sont pour l’homme un des moyens de connaître sûrement la religion révélée, c’est-à-dire la seule voie par laquelle il pourra parvenir au salut éternel, ou un stimulant, un facteur de cette perfection morale, la plus haute à laquelle il lui soit donné de prétendre, parce que, dès cette vie, elle le rapproche de la perfection divine et devient pour lui un titre à une somme plus considérable de gloire et de félicité dans la vie future.
{{refa|5|V. {{sc|Formes corporelles}}.}}
1. ''Diversité''.
C’est le plus souvent revêtus de la forme humaine que Dieu et les anges ont apparu, et cette manière semble cadrer parfaitement à leur but, qui est d’entrer en relation avec les hommes, de leur parler, de les instruire. Parfois, cependant, ils se sont montrés sous des enveloppes diverses, surtout en empruntant les dehors de choses qui prennent facilement une signification symbolique. Le Saint-Esprit a apparu sous la forme d’une colombe, au baptême de Notre-Seigneur, et sous celle de langues de feu, au jour de la Pentecôte. Aucune de ces diversités dans les manifestations extérieures de purs esprits, aucun de ces rapprochements entre Dieu et une créature visible, n’a rien qui répugne à la raison ; il n’y a même en tout cela rien qui puisse nous étonner beaucoup, quand on pense que, dans l’incarnation, la seconde personne de la sainte Trinité a contracté avec la nature humaine une union hypostatique. Est-il besoin d’ajouter que, dans les apparitions, nulle raison ne nous contraint à admettre ou n’indique une union aussi intime ? S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|XLIII}}, a. 7 ; III{{e|a}}, q. {{rom|xxxix}}, a. 6-8 ; Gonet, ''stypeus theologiæ thomisticæ'', tr. VI. disp. X. digressio v, 3e édit., Paris, 1669, t. {{rom|ii}}, {{pg|270}}-276.
2. ''Réalité''.
Sur la nature intime des corps, humains ou autres, que prennent les esprits qui apparaissent, il est impossible d’arriver à une certitude absolue et même de formuler un jugement conjectural qui embrasse tous les cas. Saint Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|li}}, a. 2 admet la réalité objective des corps sous lesquels les anges se sont montrés aux hommes. Il remarque justement que des impressions imaginaires n’auraient pu affecter de la même façon et en même temps un grand nombre de spectateurs. Il faut toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad Qum el a. 3, se garder de croire à une union hypostatique ou à une union proprement vitale de ces esprits célestes avec des enveloppes charnelles. Cf. Gonet, ''stypeus theol. thomist.'', tr. VII, disp. III, {{t.|1}}, {{pg|329}}-331. Parlant des apparitions du Christ après sa résurrection et après son ascension, Sum, theol., III{{e|a}}, q. {{rom|LIV}}, a. 1 ; q. {{rom|lvii}}, a. 6, ad 3{{e|um}}, il reconnaît à la fois la réalité du corps apparaissant et son identité avec le corps né de la Vierge Marie et élevé à la droite du Père. Sans cette identité, dit-il, il n’y aurait pas eu résurrection au sens propre et rigoureux du mot, 1692 et sans cette réalité, que vaudrait la preuve de la résurrection ainsi résumée par saint Paul, I Cor., {{rom|xv}}, 8 : « Enfin, après tous les autres, il s’est montré aussi moi, comme à l’avorton » ? Des théologiens pensent qu’il en a été de même dans les apparitions de la sainte Vierge. La mère de Dieu, ayant repris son corps naturel au jour de sa glorieuse assomption, se montre aux hommes dans la réalité de son corps ressuscite. Puisque le prophète Élie n’est pas mort, c’est aussi dans son propre corps qu’il a pu apparaitre sur le Thabor. Matth.. {{rom-maj|XVII}}, 3. Quant aux apparitions des morts, le docteur angélique, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|LXXXIX}}, a. 8, ad 1{{e|um}} ; II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xcv}}, a. 4.ad 1{{e|um}} ; q. {{rom|CLXXIV}}, a. 5, ad 4{{e|um}}, propose diverses explications de l’apparition de l’âme de Samuel à Saul ; il ne lui paraît pas impossible que, Dieu le voulant, cette âme ait réellement apparu au roi qui la faisait évoquer. Ailleurs, ''Sum. theol.'', Suppl., q. {{rom|LXIX}}, a. 3, il se demande si les âmes des défunts peuvent sortir du paradis ou de l’enfer. Si elles ne peuvent en sortir naturellement, même pour un temps, elles le peuvent eu vertu d’une disposition spéciale de la providence, les saints, toutes les fois qu’ils le veulent, les damnés, quelquefois seulement et avec la permission de Dieu. Toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad 3{{e|um}}, elles ne seront pas toujours réellement présentes au lieu où elles apparaissent, car ces apparitions ont lieu souvent en songe ou à l’état de veille, par l’opération des bons ou des mauvais anges, aussi bien que celles des hommes vivants à d’autres vivants. Benoît {{rom-maj|XIV}}, ''De servorum Dei beatificat. et canonizatione.l.{{lié}}{{rom-maj|III}}'', c.{{lié}}1, Opera, 3º édit., Venise, 1767, {{t.|111}}. {{pg|259}}-265 ; Schram, Theologie mystique, trad. frane.. 2 édit., Paris, 1879, {{t.|11}}, {{pg|247}}-265 ; Bergier, ''Dictionnaire de théologie'', Toulouse, 1819, {{t.|i}}, {{pg|220}}-227 ; ''Kirchenlexikon'', {{2o}} édit., t. {{rom|vi}}, Fribourg-en— Brisgau, 1886, {{col.}}841-852 ; Jaugey. Dictionnaire apologétique de la foi catholique, Paris, 1879. {{col.}}252-255 ; dom Maréchaux, ''La réalité des apparitions angéliques'', Paris, 1901.
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'''APPEL'''. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/PAPE|{{sc|Pape}}]] et [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/CONCILE|{{sc|Concile}}]].
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'''APPELANTS'''. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/JANSÉNISME|{{sc|Jansénisme}}]].
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'''APPÉTIT suivant la doctrine de saint Thomas d’Aquin'''. Nous traiterons ce sujet en cinq points en développant de préférence les aspects et applications théologiques dont il est l’occasion. — I. {{refl|1|nosup|num=Définitions}}. II. {{refl|2|nosup|num=Appétit sensitif et appétit volontaire}}. III. {{refl|3|nosup|num=Appétit irascible et concupiscible}}. IV. {{refl|4|nosup|num=Appétit naturel et élicite}}. V. {{refl|5|nosup|num=Applications aux rapports de la nature et de la grâce}}.
I. {{refa|1|{{sc|Définitions}}}}.
''I. NOTION.'' — Le mot appétit, {{grec}}&pet, ''Ethic.'', l. VI. c.{{lié}}{{rom-maj|II}}, désigne dans la langue scolastique l’inclination propre aux êtres qui n’ont pas ce qu’ils peuvent ou doivent avoir. ''{{lang|la|Appetitus nihil est aliud quam inclinatio appetentis in aliquid}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|viii}}, a. 1. ''{{lang|la|Appetitus autem omnis est propter indigentiam qui a est non habiti}}''. S. Thomas, 1, ''Phys.'', lect. {{rom|xv}}. La tendance appétitive se rencontre tantôt à l’état potentiel, tantôt à l’état actuel. ''{{lang|la|Appetitus est nomen potentiæ et nomen actus}}''. S. Thomas, ''IV Sent.'', l. III, dist. {{rom|XXIV}}, q. {{rom|ii}}, a. 1, sol 1, ad 5{{e|um}}. On peut réserver à ce deuxième état le nom d’appétition. A l’état potentiel on distingue : {{1o}} l’appétit naturel conséquent à toute nature et qui en est la propriété transcendantale : ''{{lang|la|appetitus naturalis est inclinatio cujuslibet rei ex natura sua ; unde naturait appetitu quælibet potentia desiderat sibi conveniens}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|IXXVIII}}, a. 1. ad aussi. Tel est l’appétit, de la matière première pour la forme, de la volonté pour le bien, de l’intelligence pour le vrai, etc. Cette sorte d’appétit ne forme pas une puissance spéciale des êtres : elle ne se confond pas cependant avec l’ordination essentielle à la nature : ''{{lang|la|est aliud natura ipsa quam inclinatio naturæ}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', 14, q. {{rom|lx}}, a. 1. Elle en est lap-<section end="APPÉTIT"/><noinclude>
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1. ''Diversité''.
C’est le plus souvent revêtus de la forme humaine que Dieu et les anges ont apparu, et cette manière semble cadrer parfaitement à leur but, qui est d’entrer en relation avec les hommes, de leur parler, de les instruire. Parfois, cependant, ils se sont montrés sous des enveloppes diverses, surtout en empruntant les dehors de choses qui prennent facilement une signification symbolique. Le Saint-Esprit a apparu sous la forme d’une colombe, au baptême de Notre-Seigneur, et sous celle de langues de feu, au jour de la Pentecôte. Aucune de ces diversités dans les manifestations extérieures de purs esprits, aucun de ces rapprochements entre Dieu et une créature visible, n’a rien qui répugne à la raison ; il n’y a même en tout cela rien qui puisse nous étonner beaucoup, quand on pense que, dans l’incarnation, la seconde personne de la sainte Trinité a contracté avec la nature humaine une union hypostatique. Est-il besoin d’ajouter que, dans les apparitions, nulle raison ne nous contraint à admettre ou n’indique une union aussi intime ? S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|XLIII}}, a. 7 ; III{{e|a}}, q. {{rom|xxxix}}, a. 6-8 ; Gonet, ''stypeus theologiæ thomisticæ'', tr. VI. disp. X. digressio v, 3e édit., Paris, 1669, t. {{rom|ii}}, {{pg|270}}-276.
2. ''Réalité''.
Sur la nature intime des corps, humains ou autres, que prennent les esprits qui apparaissent, il est impossible d’arriver à une certitude absolue et même de formuler un jugement conjectural qui embrasse tous les cas. Saint Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|li}}, a. 2 admet la réalité objective des corps sous lesquels les anges se sont montrés aux hommes. Il remarque justement que des impressions imaginaires n’auraient pu affecter de la même façon et en même temps un grand nombre de spectateurs. Il faut toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad Qum el a. 3, se garder de croire à une union hypostatique ou à une union proprement vitale de ces esprits célestes avec des enveloppes charnelles. Cf. Gonet, ''stypeus theol. thomist.'', tr. VII, disp. III, {{t.|1}}, {{pg|329}}-331. Parlant des apparitions du Christ après sa résurrection et après son ascension, Sum, theol., III{{e|a}}, q. {{rom|LIV}}, a. 1 ; q. {{rom|lvii}}, a. 6, ad 3{{e|um}}, il reconnaît à la fois la réalité du corps apparaissant et son identité avec le corps né de la Vierge Marie et élevé à la droite du Père. Sans cette identité, dit-il, il n’y aurait pas eu résurrection au sens propre et rigoureux du mot, 1692 et sans cette réalité, que vaudrait la preuve de la résurrection ainsi résumée par saint Paul, I Cor., {{rom|xv}}, 8 : « Enfin, après tous les autres, il s’est montré aussi moi, comme à l’avorton » ? Des théologiens pensent qu’il en a été de même dans les apparitions de la sainte Vierge. La mère de Dieu, ayant repris son corps naturel au jour de sa glorieuse assomption, se montre aux hommes dans la réalité de son corps ressuscite. Puisque le prophète Élie n’est pas mort, c’est aussi dans son propre corps qu’il a pu apparaitre sur le Thabor. Matth.. {{rom-maj|XVII}}, 3. Quant aux apparitions des morts, le docteur angélique, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|LXXXIX}}, a. 8, ad 1{{e|um}} ; II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xcv}}, a. 4.ad 1{{e|um}} ; q. {{rom|CLXXIV}}, a. 5, ad 4{{e|um}}, propose diverses explications de l’apparition de l’âme de Samuel à Saul ; il ne lui paraît pas impossible que, Dieu le voulant, cette âme ait réellement apparu au roi qui la faisait évoquer. Ailleurs, ''Sum. theol.'', Suppl., q. {{rom|LXIX}}, a. 3, il se demande si les âmes des défunts peuvent sortir du paradis ou de l’enfer. Si elles ne peuvent en sortir naturellement, même pour un temps, elles le peuvent eu vertu d’une disposition spéciale de la providence, les saints, toutes les fois qu’ils le veulent, les damnés, quelquefois seulement et avec la permission de Dieu. Toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad 3{{e|um}}, elles ne seront pas toujours réellement présentes au lieu où elles apparaissent, car ces apparitions ont lieu souvent en songe ou à l’état de veille, par l’opération des bons ou des mauvais anges, aussi bien que celles des hommes vivants à d’autres vivants. Benoît {{rom-maj|XIV}}, ''De servorum Dei beatificat. et canonizatione.l.{{lié}}{{rom-maj|III}}'', c.{{lié}}1, Opera, 3º édit., Venise, 1767, {{t.|111}}. {{pg|259}}-265 ; Schram, Theologie mystique, trad. frane.. 2 édit., Paris, 1879, {{t.|11}}, {{pg|247}}-265 ; Bergier, ''Dictionnaire de théologie'', Toulouse, 1819, {{t.|i}}, {{pg|220}}-227 ; ''Kirchenlexikon'', {{2o}} édit., t. {{rom|vi}}, Fribourg-en— Brisgau, 1886, {{col.}}841-852 ; Jaugey. Dictionnaire apologétique de la foi catholique, Paris, 1879. {{col.}}252-255 ; dom Maréchaux, ''La réalité des apparitions angéliques'', Paris, 1901.
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'''APPÉTIT suivant la doctrine de saint Thomas d’Aquin'''. Nous traiterons ce sujet en cinq points en développant de préférence les aspects et applications théologiques dont il est l’occasion. — I. {{refl|1|nosup|num=Définitions}}. II. {{refl|2|nosup|num=Appétit sensitif et appétit volontaire}}. III. {{refl|3|nosup|num=Appétit irascible et concupiscible}}. IV. {{refl|4|nosup|num=Appétit naturel et élicite}}. V. {{refl|5|nosup|num=Applications aux rapports de la nature et de la grâce}}.
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mie.4 _8 Je4 peur8 -- nô4 not’8 gran4 che8 -- vau4 _8 Ke4 j’è8 -- plô4 lo8 nar4 mou8 -- riau.4 _8 To4 lo8 \break
lon4 de8 lè4 con8 -- trâye4 _8 je4 nol8 -- lai4 è8 lè4 hug’8 -- nâye.4 _2 \bar "|."
}>>
\midi { \tempo 4 = 105 }
</score>}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(3)}}</noinclude><section begin="12"/>{{a|''Air : {{lang|la|In exitu Israël.}}''|5}}
{{C|<score sound=1>
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a2 a a8 a2 a a a8 a4 bes2 a4
g2 f4( g) g2 g g a4 g2 g d8 d4 f4 f8 e2( d4)
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Jean2 -- jean mo8 bé2 è -- fan Jean8 -- jean4 mo2 bè4 \bar ""\break
é2 -- mi, Kan -- tès -- que t’te4 ma2 -- ri -- ra,8 di4 -- me lo di.2. \bar "|."
}>>
</score>}}
<section end="12"/>
<section begin="13"/>
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a8 a a g4. | c8 c c a8 a r8 \bar ":|." \time 2/4 a8 a gis gis |\break
a a e r | a a gis gis | a a e4 | a gis|\break
a8 b c a | b4 b8 r8 | a4 gis | a8 b c b | a4 r4 \bar "|."
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Dè8 -- ri chî no4.
}>>
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{{c|''Variante'' pour le {{1er|vers|pt}} du {{5e|couplet|pt}}.}}
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J’vos8 ein -- vi -- "te è" mé noé tor -- tu mé frè -- re.
}>>
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\tempo \markup\italic "Allegretto."
\partial 8
g16 a16 | b4 8 | a4 c8 | b4 g16 a | b4 8 |
a4 c8 | b4 g16 a | b4 8 | a4 8 | 4 fis16 g | a4 8 | g4 fis8 |
e4 g16 a | b4 8 | a4 8 | 4 fis16 g | a4. | a8 g fis | e4 r8 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Le16 pre -- mier4 soir8 de4 mes8 no4 -- ces16 de -- vi4 -- nez8 \break
c’que4 je8 "fis ;"4 je16 lais -- sai4 dor8 -- mir4 ma8 fem4 -- me16 tout le4 long8 de4 la8 \break
nuit,4 On16 dit qu’il4 n’en8 faut4 pas8 rir’4 de16 rir’ l’on4. n’s’en8 peut te -- nir.4 _8 \bar "|." }>>
\midi { \tempo 4 = 105 }
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\partial 4.
d4 8 | g4 fis8 e4 fis8 | g4 r8 a4 b8 | a4 g8 fis4 e8 |
d4 r8 g4 b8 | a4 b8 g4 b8 | a4 r8 g4 b8 | a4 b8 g4 b8 | a4 r8 a4 b8 |
c4 c8 d4 c8 | b4 r8 a4 a8 | g4 fis8 e4 fis8 | g4 r8 r4 r8 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
\override LyricText.font-shape = #'italic
Je4 m’seu8 l’vé4 di8 gran4 mè8 -- "tî ;"4 _8 ç’o4 pou8 nol4 -- lè8 voir4 m’è8 \break
mie.4 _8 Je4 peur8 -- nô4 not’8 gran4 che8 -- vau4 _8 Ke4 j’è8 -- plô4 lo8 nar4 mou8 -- riau.4 _8 To4 lo8 \break
lon4 de8 lè4 con8 -- trâye4 _8 je4 nol8 -- lai4 è8 lè4 hug’8 -- nâye.4 _2 \bar "|."
}>>
\midi { \tempo 4 = 105 }
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<references/></noinclude>
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Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/120
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(6)}}</noinclude><nowiki/>
{{C|''Refrain en chœur.''}}
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}}
\new PianoStaff<<
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\set PianoStaff.midiInstrument = "synth voice"
\new Staff <<
\key a \major
\relative c'{
\partial 4.
e16 a8. b8 |
cis8. d16 e8. fis16 e8. dis16 |
e4 e8 r16 e,16 a8. b16 |
cis8.
}
>>
\new Lyrics \lyricmode {\override LyricText.font-shape = #'italic
"Oh !"16 Sé8. -- gue8 Sé8. -- gue16 Se8. -- gue16 pri8. bé16 Dé4 -- ye8 _16 "Oh !" Sé8. -- gue16 \break
Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 bé8. sé16 -- gar…4 _8. Ch16 sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 "ho !"8. trè16 \break
dé4 -- ye8 _16 "Oh !" Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Déy’8. tè16 gar4
}
\new Staff <<
\key a \major
\relative c'{
e16 8. 8 |
a8. b16 cis8. d16 cis8. bis16 |
cis4 cis8 r16 e,16 8. 16 |
a8.
}
>>
>>
</score>}}
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{{Partition}}
<section end="31"/>
<section begin="34"/>
{{Partition}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Accent.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Béa Dupat" /></noinclude>{{c|
ITINÉRAIRE
DE
CLERMONT
AU PUY DE DOME.
}}
{{-}}
{{Initiale|L}}{{sc|e}} puy de Dôme fut le premier objet qui
frappa nos regards en arrivant en Auvergne.
À la distance de vingt lieues, nous apercevions
déjà cette montagne isolée, dont la cime s’élevait
majestueusement dans les airs, et dont
les formes se dessinaient à mesure que nous
approchions de Clermont. De cette ville, on
voit ce puy, sous la forme d’un cône élargi
par la base, et dont le pied est caché par un
rideau de collines qui lui sont subordonnées.
Par une illusion qui a lieu dans tous les pays
montagneux, on croit que le puy de Dôme est
très-près de la ville, et qu’aussitôt arrivé au
sommet des montagnes surbaissées, sur lesquelles
il semble s’élever, rien ne s’opposera
à ce que l’on commence de suite à gravir ses
flancs : cependant il n’en est pas ainsi, et le
pied du puy de Dôme est à deux lieues de poste
de la barrière de Clermont<ref name="p13">La distance de la place de Jaude, à Clermont, au sommet du puy de Dôme, est, d’après les observations de Cassini, de</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
8rq7s6mmmuud7luh2cfyl1s9goj6rgx
Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/57
104
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2026-05-19T19:16:37Z
Raymonde Lanthier
75548
/* Corrigée */ Accent.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(49)|}}</noinclude>servir d’abri. On y voit l’''apollon'' et quelques
''polyomates'', parmi lesquels on distingue l’''arion'',
le ''chryseis'', le ''gordius'' et celui de la ''ronce''.
Dans les beaux jours, ces polyomates, excepté
l’''arion'', montent jusque sur la plaine, couverte
de fleurs, qui termine la montagne. On y rencontre
aussi plusieurs espèces de ''satyres'' aux
ailes foncées, la ''piéride gazée'', le beau ''machaon'',
la ''belle dame'', l’''argine aglaée'', offrant
quelquefois des variétés, et la ''petite tortue'' qui
paraît surtout à la floraison des scabieuses, et
dont les couleurs sont bien plus vives que dans
les jardins et les prairies. Les petites espèces
y sont assez communes ; on y distingue le ''ptérophore pentadactyle''
et quelques ''teignes rouleuses''.
Les nocturnes cependant sont moins
communs que les diurnes, et moins rares que
les crépusculaires. Le ''petit paon'' remplace le
grand ; le ''bombix du chêne'' et celui de la ''ronce'',
l’''écaille du plantain'' et sa variété ''hospita'',
l’''écaille fermière'', et même l’''hébé'', tombent quelquefois
dans le filet du chasseur.
Cette abondance d’insectes, et surtout de
diptères, a déterminé un grand nombre d’''araignées''
à se fixer au puy de Dôme. Celles qui
appartiennent à la section des ''tendeuses'', et
que l’on connaît vulgairement sous le nom
d’''araignées de jardin'', sont les moins com-<noinclude>
<references/></noinclude>
nmzta2kpkiigbckenre9bdkm2gnkr7j
Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/60
104
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Accent.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(52)|}}</noinclude>chapeau jusqu’au lendemain matin, puis on
le voit diminuer de densité, jusqu’à devenir
translucide, puis transparent, et disparaître
comme il s’est formé. Ce chapeau, exactement
appliqué sur le sol, démontre bien l’attraction
qu’exerce la masse du puy sur ce nuage ; son
épaisseur est égale partout, et l’on en voit
quelquefois deux l’un sur l’autre, et conservant
toujours la forme que détermine la surface
sur laquelle ils sont appliqués. Les rayons
affaiblis du soleil qui disparaît au delà des
plaines de la Creuse, viennent souvent dorer
ce dôme de vapeurs qu’un léger coup de vent
enlève quelquefois avec une rapidité incroyable.
<ref follow="p51">beaux temps, d’un petit chapeau de vapeurs très-différent des
nuages qui s’arrêtent habituellement à sa cime. La forme de ce
chapeau est régulièrement convexe, son contour circulaire ; il a
toujours une demi-transparence ; ses bords vont en s’amincissant,
et se perdent insensiblement dans l’air ambiant. On n’observe ce
phénomène que sur les montagnes très-dominantes et isolées. Il y
a long-temps qu’on l’a remarqué au ''mont Pilate'', dont le sommet
se voit de Lucerne et le domine, et cette montagne en a pris son
nom, ''mons Pileatus''. Je l’ai souvent observé aussi à la cime du
pic du midi de Bagnères ; et dans le nombre des noms qu’il a anciennement
portés, je trouve celui de ''Pic Peylade''. On comprend
sans peine comment ce petit nuage se forme ; c’est l’humidité de
l’atmosphère que l’absorption de la chaleur condense autour du
sommet, quand la température de celui-ci est inférieure à celle
de la couche d’air dont il est environné. »</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
tfhb2rkzvahkcqcrwcvnez917umv7ih
Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/62
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Accent.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(54)|}}</noinclude>vos habits sont bientôt mouillés par une pluie
invisible, et si vous atteignez le sommet d’une
montagne, à peine osez-vous en descendre.
Si le brouillard moins épais permet de distinguer
quelques objets, leurs dimensions sont
toujours augmentées ; un rocher que l’on est
sur le point d’atteindre paraît une montagne
isolée, et l’œil qui ne peut mesurer la profondeur
des ravins les prend souvent pour des
précipices. Mais qu’un coup de vent balaye les
nuages, toute l’illusion cesse, chaque objet
reprend sa place, et le soleil achève de débarrasser
l’atmosphère de quelques nuages pelotonnés,
qui semblent se dissoudre à mesure
qu’ils s’élèvent.
D’autres fois les nuages arrêtés autour du
puy de Dôme se transforment en pluie qu’un
vent d’ouest dirige toujours du même côté, et
dont on ne peut prévoir la fin. Le meilleur
parti à prendre lorsqu’on se trouve en course
avec de telles circonstances, et surtout quand
on a le projet de gravir le puy de Dôme, est
de remettre à une autre fois un voyage que
l’on pourrait faire sans danger, mais qui deviendrait
très-désagréable. La pluie a dans les
montagnes un caractère particulier ; les gouttes
d’eau moins éloignées de leur point de départ,
touchent la terre pour ainsi dire sans faire de<noinclude>
<references/></noinclude>
35eoymo8ke57eksg9s2q2uybr1tmkss
Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/65
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2026-05-19T19:23:02Z
Raymonde Lanthier
75548
/* Corrigée */ celle → cette, ponctuation.
15797501
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(57)|}}</noinclude>latérale du petit puy de Dôme. Nous y rencontrâmes
des scories très-fraîches, qui composent
à elles seules toute la saillie que le
chuquet fait au-dessus du sol. Ces scories contiennent
du pyroxène, et adhèrent quelquefois
à des fragmens de granité, dont la surface a
été entièrement fondue ou vitrifiée par l’intensité
de la chaleur. Ces morceaux de granitée
qui ont évidemment été lancés par ce
petit volcan, sont communs autour de lui ;
ils sont plus tendres que la même roche, quand
elle n’a pas subi d’altération, et le mica
qu’ils renferment présente une couleur bronzée
due au violent coup de feu qui a arraché ces
masses au terrain primitif qui fait la base de
toute la plaine. Aucune apparence de cratère
ne rappelle cette petite éruption ; mais les traces
du feu volcanique sont encore si fraîches qu’on
ne peut les méconnaître<ref name="p57">Outre le Chuquet-Genestoux, on voit encore au pied du puy
de Dôme plusieurs points d’éruption très-remarquables. Quelques
courans de lave se sont fait jour tout autour de cette lourde masse,
qui s’est opposée à leur émission en un seul point. Dans certains
endroits on distingue très-bien l’origine de ces laves, aux petits
boutons scorifiés, qui sont placés en tête des courans ; mais, en
d’autres lieux, il est très-difficile de rattacher les coulées morcelées
qui couvrent la plaine qui s’étend de la base du puy de Dôme
à Prudelles d’un côté et à Laschamps de l’autre. En étudiant cette
plaine avec soin} on y voit une série d’éruptions successives, dont</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
earda7ebvlub4gkrx3jct829chvroib
Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/68
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Raymonde Lanthier
75548
/* Corrigée */ Accent.
15797494
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(60)|}}</noinclude><nowiki />
{{c|
DESCRIPTION
DE LA
VALLÉE
DE ROYAT ET FONTANAT.
}}
{{-}}
{{Initiale|D}}{{sc|u}} sommet de Montrodeix, nous voyions
naître à nos pieds la riante vallée de Royat,
et nous descendîmes assez rapidement pour
nous y rendre et la suivre dans tous ses détails.
Quelques maisons entourées d’arbres et
prairies, nous annonçaient un terrain moins
aride que celui que nous venions de parcourir
depuis la base du puy de Dôme. La fraîcheur
de la végétation nous indiqua bientôt la présence
de l’eau que nous n’avions pas rencontrée
depuis long-temps. Nous arrivâmes à la
Font-de-l’Arbre, hameau bâti sur la lave, et
où nous vîmes quelques sources qui sortaient
de dessous la coulée de lave. Plus loin, nous
en trouvâmes une autre bien plus abondante,
et qui sert de lavoir aux habitans ; elle est assez
profonde, abondante et d’une limpidité parfaite.
À peine ces eaux sont-elles sorties des
rochers, qu’elles sont dirigées avec intelli-<noinclude>
<references/></noinclude>
g73xim53niru032dgar6jxrah8qv2b2
Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/77
104
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15797496
12612104
2026-05-19T19:18:42Z
Raymonde Lanthier
75548
/* Corrigée */ Accent.
15797496
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(69)|}}</noinclude>lave ; mais à peine étions-nous sortis de ce défilé,
que nous aperçûmes à une petite distance
une grande quantité de ces blocs arrondis,
qui atteignaient quelquefois des dimensions
considérables ; nous en vîmes le long du
chemin, sur les hauteurs qui le dominent à
gauche, et plusieurs de ces masses avaient
roulé dans la vallée, ou s’étaient arrêtées sur ses
flancs. Nous en trouvâmes plusieurs qui étaient
empilées, et dont la supérieure était comme
suspendue. Une autre était fendue, et les deux
fragmens rapprochés n’adhéraient plus par
aucun point. Nous aperçûmes sur le versant
opposé des boules semblables et qui peut-être
étaient encore plus grosses. Les plus belles
sont auprès du parc de Solagnat. Nous suivîmes
pendant long-temps ce chemin tracé sur
le granite, et presque toujours bordé d’arbres
du côté de la vallée. Celle-ci s’élargit insensiblement,
et le chemin conservant une pente
très-douce, nous éloignait de plus en plus
du ruisseau dont nous entendions toujours le bruit<ref name="p69">Les personnes qui s’occupent de géologie, feront bien d’aller
de Fontanat au Cheix, hameau qui en est situé à une petite distance.
Elles y verront un cirque granitique d’une grande beauté.
C’est au Cheix même qu’il faut se placer pour en voir l’ensemble.
C’est là aussi que se trouve une des échancrures de ce cratère ancien. </ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
njll8ba65ep5ijr2j2lmlbp59l2bhlv
Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/107
104
3896614
15797504
12616143
2026-05-19T19:26:21Z
Raymonde Lanthier
75548
/* Corrigée */ Nbp, ponctuation, {{tiret|}}
15797504
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(95)|}}</noinclude>magne. Au granité à gros grains succèdent dès
grès qui paraissent cristallisés, et qui passent,
par nuances insensibles, au granite auquel ils
sont adossés. C’est à ces grès que M. Brongniart
a donné le nom d’arkoses. Ils sont très-variés
sur la montagne de Châteix ; tantôt très-compacts,
tantôt plus friables, ils sont riches
en felspath, et présentent parfois l’apparence
de porphyres terreux. Un filon puissant vient
affleurer et former le sommet du puy. Il est
composé de fragmens de ce même grès, liés par
un ciment d’oxide de fer et de chaux carbonatée<ref>À peu près dans la direction de ce filon, et à environ 600 pas
au midi du village, on voit dans un ravin appelé la ''Mine'', un filon
assez puissant de sufalte de baryte blanc contenant des indices de
galène à moyennes facettes.</ref>.
Nous y vîmes des veines de sulfate
baryte en cristaux très-réguliers et d’une
teinté jaunâtre. Enfin, en descendant, les grès
deviennent plus terreux ; quelques couches ne
paraissent plus que des sables agglutinés. Si
on descend vers Chamalières, on trouve une
portion de ces grès pénétrée de bitume, et
enfin, quand on arrive dans la plaine, ils sont
recouverts par des marnes calcaires qui furent
déposées par les eaux de la Limagne. Ainsi
Châteix offre la série des dépôts qui se sont
successivement recouverts en s’adossant {{tiret|tou|jours}}<noinclude>
<references/></noinclude>
5un5w5ipgwrjuo6xnokw1dewsrfvyqk
Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/108
104
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2026-05-19T19:27:02Z
Raymonde Lanthier
75548
/* Corrigée */ {{tiret2|}}
15797505
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(96)|}}</noinclude>{{tiret2|tou|jours}} aux montagnes granitiques qui forment
les bords du bassin de la Limaane.
En descendant de Châteix, du côté de la vallée
de Royat, nous arrivâmes au moulin des
hospices, qui barre la vallée, et qu’il fallut
traverser pour en sortir. C’est le premier moulin
de ce genre qui fut construit dans les environs
de Clermont, et son mécanisme contraste
singulièrement avec celui des moulins
à farine que l’on rencontre plus haut dans la
vallée.
À peine avions-nous traversé ce moulin, que
nous étions à Saint-Mart, lieu qui tire son nom
d’une ancienne chapelle rurale, bâtie au sixième
siècle par saint Mart, qui y mourut et y
fut inhumé.
En cotoyant le ruisseau, nous trouvâmes
plusieurs masses de pierre calcaire qui sont
dues à des eaux minérales qui s’échappaient
du pied de la montagne de Châteix.
Plusieurs de ces sources existent encore ;
mais elles déposent plus qu’un peu d’oxide
de fer qui colore en jaune le sol sur lequel les
eaux s’épanchent. Une d’elles, plus considérable
que les autres, alimente un établissement
thermal, dont l’inspection est confiée à M. le
docteur Lizet. La source est abondante ; sa température
est d’environ 25 degrés ; elle renferme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/83
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Raymonde Lanthier
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/* Corrigée */ Apostrophe courbe.
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Lecoq Del.
Lith. de Desrosiers à Moulins.
La Grotte de Royat lors de l’Inondation de 1835.<noinclude>
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Livre:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>citée, cf. Œuvres, t. {{rom|iii}}, p. 89-119, sans compter l’appendice
à cette Instruction, p. L32-1 16, où il a rassemblé
un grand nombre de textes « sur la question (le la
prière continuelle par les bonnes œuvres », pour répondre
aux critiques de Suarez ; le P. Grou, L’école de
Jésus-Christ, M’leçon. De la prière continuelle, l’entend
de « la prière du cœur ». Cf. R. Plus, (’.uniment toujours
prier ? Toulouse, 1932.
Si nous ne sommes pas obligés de toujours prier,
c’est-à-dire de consacrer tous nos loisirs à la prière, il
n’en reste pas moins vrai que les textes scripturaires
paraissent bien nous obliger à prier souvent, fréquemment.
Mais peut-on préciser davantage quelle doit être
la fréquence de la prière ? Est il obligatoire de prier
eliaque jour, ou même trois fois par jour, comme le
voulait Origène ? Cf. son traité De la prière, trad. Bardy,
t. {{rom|xii}}, 2{{e}} part., p. 62. Pour répondre à cette question,
n’oublions pas que nous ne parlons ici que de la prière
de demande, qui n’est obligatoire que dans la mesure
où elle est nécessaire, et non des prières d’adoration,
d’action de grâces ou de repentir, qui sont obligatoires
à d’autres titres. Tous les théologiens sont d’accord
avec saint Thomas pour déclarer qu’il est impossible
d’apporter des précisions rigoureuses en cette matière :
Doctores catlwlici fatentur præceplum hoc, quatenus divinum
et naturale est, non afjerre secum certam et claram
temporis delerminationem. Suarez, ''op. cit''., t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxx}},
n. 8. Le texte de saint Thomas sur lequel on s’appuie
est celui de Y In 1 V am ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, sol. 3 : « La prière est obligatoire et determinate et indeterminate.
Sont tenus à certaines prières determinate ceux
qui sont établis intermédiaires d’office entre Dieu et le
peuple… Est tenu de prier indeterminate quiconque est
obligé de se procurer des biens spirituels qui ne peuvent
lui venir que de Dieu et qu’il ne peut par conséquent
se procurer qu’en les lui demandant. » Il semblerait
que le motif de l’obligation suffirait à en déterminer
l’étendue et les limites : nous serions obligés de
prier toutes les fois que nous aurions besoin du secours
de Dieu pour repousser une tentation grave ou pour
accomplir un devoir grave, mais nous n’y serions obligés
que dans ces cas de nécessité. C’est, en effet, l’opinion
que Suarez déclare « commune » : Est tertia et
communis sententia, quæ hoc tempus determinandum
pulat ex necessitale diuini auxilii pro aliquo tempore
occurrentis. ''Ibid''., n. 13.
Suarez la trouve insuffisante, particulièrement parce
que, selon lui, l’obligation de prier ne repose pas seulement
sur le besoin que nous avons du secours de Dieu,
mais s’impose, comme nous l’avons {{rom|vii}}, col. 209, ex vi
solius religionis ; et par conséquent non tantum nbligat
quasi per accidens propler necessilatem contingentent et
extrinsecam sed habet proprium tempus suæ obligationis,
et hoc est quod inquirimus. N. 14. De plus, même en se
plaçant au point de vue de l’opinion commune, ce n’est
pas seulement en certaines circonstances particulièrement
graves que nous avons besoin du secours de Dieu,
c’est à tous les instants de la vie : « la vie humaine est
une guerre continuelle, et par conséquent constitue un
danger continuel, que nous savons ne pouvoir surmonter
que par l’assistance et la protection continuelles de
Dieu ». N. 15. Donc, ce n’est pas seulement en ces circonstances
particulièrement graves que nous sommes
obligés de prier, mais en d’autres temps encore. Il ne
faut pas seulement demander du secours au moment
de la tentation pour n’y pas succomber, il faut encore
demander d’être préservé de la tentation. N. 17. On ne
peut contester la justesse de ces observations ; il faut
donc compléter la règle posée par l’opinion dite commune
et dire : il ne suffit pas de prier au moment même
où l’on a un besoin plus urgent du secours divin, il faut
prier à intervalles réguliers et assez rapprochés pour
qu’on puisse encore appeler cette prière une prière
fréquente : obligal ergo oratio swpius ac per se ralione
pressentis status. N. 15.
Oui, mais peut-on déterminer d’une manière plus
précise quelle doit être la fréquence de la prière ? On
est un peu étonné quand, après qu’on les a entendus
proclamer si fort la nécessité de la prière, on voit
ensuite les théologiens réduire extrêmement les exigences
du précepte divin à son sujet : « Je pense, dit
Suarez, que la prière est si nécessaire pour mener une
vie honnête, ad reditudincm vitse, qu’il ne faudrait pas
manquer de prier tous les ans, ni même peut-être tous
les mois, ut non sit permittenda ditalio unius anni. nec
fartasse unius mensis. » N. l(i. Encore hésitent-ils à
déclarer que cette obligation de prier une fois par mois,
ou tous les deux mois, soit une obligation grave. Pour
le détail des opinions, voir Ballerini-Palmieri, Optu
theologicum morale, 3{{e}} éd., t. {{rom|ii}}, Prati. 1899, p. 237.
Pratiquement, il n’y a pas à se demander si l’on est
en règle avec le précepte divin de la prière quand on
observe le précepte ecclésiastique de la messe dominicale.
C’est ce que faisait déjà remarquer saint Thomas,
loc. cit. : « Pour tous les fidèles, l’Église paraît avoir
établi un temps déterminé où ils doivent prier, puisque,
d’après les canons, ils sont obligés d’assister aux
divins offices les jours de fête et de s’y unir d’intention
aux ministres qui prient pour eux. » Suarez, ''ibid''.,
n. 11-12, chipote un peu à ce sujet, mais Jean de
Saint-Thomas, ''loc. cit''., p. 77-1, montre bien qu’il n’y a
pas lieu de s’arrêter à ses chicanes.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
{{refa|5|V. {{sc|Qualités et conditions de la prière.}}}}
Il importe de distinguer la question que nous abordons
maintenant de celle que nous nous poserons au sujet de
l’efficacité de la prière : plus tard, nous nous demanderons
à quelles conditions la prière sera efficace, c’est-à-dire
sûre d’être exaucée ; parmi ces conditions figureront
certaines des qualités de la prière que nous allons
étudier, par exemple la persévérance, mais encore
d’autres conditions qui n’ont rien à voir avec les qualités
de la prière, par exemple qu’elle soit faite à l’intention
de celui qui prie et non au profit du prochain. Ici,
il s’agit de savoir quelles qualités doit avoir la prière
pour être une vraie prière, une bonne prière, une prière
chrétienne, selon les enseignements de l’Écriture et de
la tradition catholique.
Ces qualités sont fort diverses et difficiles à classer
selon un ordre logique. Saint Thomas, Opusc, {{rom|v}},
Expositio orationis dominicæ, en énumère cinq : débet
enim esse oratio secura, recta, ordinata, devola et humilis.
Le P Grou, L’école de Jésus-Christ, 32{{e}} leçon, cinq
aussi, mais qui ne coïncident pas tout à fait avec celles
de saint Thomas : « Quelle autre prière peut nous inspirer
ce divin Esprit qu’une prière attentive, une prière
humble et respectueuse, une prière amoureuse, une
prière pleine de confiance, une prière persévérante ?
En outre, parlant, dans la 33{{e}} leçon, des dispositions
requises pour bien prier, ce qui n’est guère différent des
qualités de la prière, il en signale trois : l’humilité, la
simplicité, la docilité. Landriot, dans Y Instruction pastorale
de 1864, Œuvres, t. {{rom|iii}}, p. 507-594, indique huit « conditions et qualités de la prière » : l’humilité,
l’attention, la ferveur, la confiance, la persévérance,
qu’elle soit faite au nom de Jésus-Christ, la pureté de
vie, la joie. Enfin le Catéchisme romain, part. IV. c. {{rom|viiviii}},
veut qu’on apporte à la prière les dispositions
suivantes : l’humilité et la reconnaissance de sa misère
spirituelle ; la douleur des fautes qu’on a commises, ou
du moins une certaine peine de ne pas s’en repentir
assez ; une conscience pure de certains péchés et de
certaines passions : la foi et l’espérance certaine d’être
exaucé ; la conformité à la loi et à la volonté de Dieu ;
il faut prier « en esprit et en vérité », ce qui veut dire « de toute l’ardeur et de toute I’alTcction de son cœur » ;
il ne faut pas prier comme les païens en multipliant les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|209|PRIÈRE. LE PRÉCEPTE DE LA PRIÈRE|208}}</noinclude>citée, cf. Œuvres, t. {{rom|iii}}, p. 89-119, sans compter l’appendice à cette Instruction, p. L32-1 16, où il a rassemblé un grand nombre de textes « sur la question (le la prière continuelle par les bonnes œuvres », pour répondre aux critiques de Suarez ; le P. Grou, ''L’école de Jésus-Christ'', M’leçon. De la prière continuelle, l’entend de « la prière du cœur ». Cf. R. Plus, (’.uniment toujours prier ? Toulouse, 1932.
Si nous ne sommes pas obligés de toujours prier, c’est-à-dire de consacrer tous nos loisirs à la prière, il n’en reste pas moins vrai que les textes scripturaires paraissent bien nous obliger à prier souvent, fréquemment.
Mais peut-on préciser davantage quelle doit être la fréquence de la prière ? Est il obligatoire de prier chaque jour, ou même trois fois par jour, comme le voulait Origène ? Cf. son traité De la prière, trad. Bardy, t. {{rom|xii}}, 2{{e}} part., p. 62. Pour répondre à cette question, n’oublions pas que nous ne parlons ici que de la prière de demande, qui n’est obligatoire que dans la mesure où elle est nécessaire, et non des prières d’adoration, d’action de grâces ou de repentir, qui sont obligatoires à d’autres titres. Tous les théologiens sont d’accord avec saint Thomas pour déclarer qu’il est impossible d’apporter des précisions rigoureuses en cette matière : ''{{lang|la|Doctores catlwlici fatentur præceplum hoc, quatenus divinum et naturale est, non afjerre secum certam et claram temporis delerminationem}}''. Suarez, ''op. cit.'', l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxx}}, n. 8. Le texte de saint Thomas sur lequel on s’appuie est celui de Y ''In IVam Sent.'', dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, col. 3 : « La prière est obligatoire et determinate et indeterminate.
Sont tenus à certaines prières determinate ceux qui sont établis intermédiaires d’office entre Dieu et le peuple… Est tenu de prier indeterminate quiconque est obligé de se procurer des biens spirituels qui ne peuvent lui venir que de Dieu et qu’il ne peut par conséquent se procurer qu’en les lui demandant. » Il semblerait que le motif de l’obligation suffirait à en déterminer l’étendue et les limites : nous serions obligés de prier toutes les fois que nous aurions besoin du secours de Dieu pour repousser une tentation grave ou pour accomplir un devoir grave, mais nous n’y serions obligés que dans ces cas de nécessité. C’est, en effet, l’opinion que Suarez déclare « commune » : ''{{lang|la|Est tertia et communis sententia, quæ hoc tempus determinandum pulat ex necessitale diuini auxilii pro aliquo tempore occurrentis}}''. ''Ibid.'', n. 13.
Suarez la trouve insuffisante, particulièrement parce que, selon lui, l’obligation de prier ne repose pas seulement sur le besoin que nous avons du secours de Dieu, mais s’impose, comme nous l’avons {{rom|vii}}, col. 209, ''{{lang|la|ex vi solius religionis}}'' ; et par conséquent ''{{lang|la|non tantum nbligat quasi per accidens propler necessilatem contingentent et extrinsecam sed habet proprium tempus suæ obligationis, et hoc est quod inquirimus}}''. N. 14. De plus, même en se plaçant au point de vue de l’opinion commune, ce n’est pas seulement en certaines circonstances particulièrement graves que nous avons besoin du secours de Dieu, c’est à tous les instants de la vie : « la vie humaine est une guerre continuelle, et par conséquent constitue un danger continuel, que nous savons ne pouvoir surmonter que par l’assistance et la protection continuelles de Dieu ». N. 15. Donc, ce n’est pas seulement en ces circonstances particulièrement graves que nous sommes obligés de prier, mais en d’autres temps encore. Il ne faut pas seulement demander du secours au moment de la tentation pour n’y pas succomber, il faut encore demander d’être préservé de la tentation. N. 17. On ne peut contester la justesse de ces observations ; il faut donc compléter la règle posée par l’opinion dite commune et dire : il ne suffit pas de prier au moment même où l’on a un besoin plus urgent du secours divin, il faut prier à intervalles réguliers et assez rapprochés pour qu’on puisse encore appeler cette prière une prière
fréquente : ''{{lang|la|obligat ergo oratio swpius ac per se ratione pressentis status}}''. N. 15.
Oui, mais peut-on déterminer d’une manière plus précise quelle doit être la fréquence de la prière ? On est un peu étonné quand, après qu’on les a entendus proclamer si fort la nécessité de la prière, on voit ensuite les théologiens réduire extrêmement les exigences du précepte divin à son sujet : « Je pense, dit Suarez, que la prière est si nécessaire pour mener une vie honnête, ad reditudincm vitse, qu’il ne faudrait pas manquer de prier tous les ans, ni même peut-être tous les mois, ''{{lang|la|ut non sit permittenda ditalio unius anni. nec fartasse unius mensis}}''. » N. l(i. Encore hésitent-ils à déclarer que cette obligation de prier une fois par mois, ou tous les deux mois, soit une obligation grave. Pour le détail des opinions, voir Ballerini-Palmieri, ''Optu theologicum morale'', 3{{e}} éd., t. {{rom|ii}}, Prati. 1899, p. 237.
Pratiquement, il n’y a pas à se demander si l’on est en règle avec le précepte divin de la prière quand on observe le précepte ecclésiastique de la messe dominicale.
C’est ce que faisait déjà remarquer saint Thomas, loc. cit. : « Pour tous les fidèles, l’Église paraît avoir établi un temps déterminé où ils doivent prier, puisque, d’après les canons, ils sont obligés d’assister aux divins offices les jours de fête et de s’y unir d’intention aux ministres qui prient pour eux. » Suarez, ''ibid.'', n. 11-12, chipote un peu à ce sujet, mais Jean de Saint-Thomas, ''loc. cit.'', p. 774, montre bien qu’il n’y a pas lieu de s’arrêter à ses chicanes.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
{{refa|5|V. {{sc|Qualités et conditions de la prière.}}}}
Il importe de distinguer la question que nous abordons maintenant de celle que nous nous poserons au sujet de l’efficacité de la prière : plus tard, nous nous demanderons à quelles conditions la prière sera efficace, c’est-à-dire sûre d’être exaucée ; parmi ces conditions figureront certaines des qualités de la prière que nous allons étudier, par exemple la persévérance, mais encore d’autres conditions qui n’ont rien à voir avec les qualités de la prière, par exemple qu’elle soit faite à l’intention de celui qui prie et non au profit du prochain. Ici, il s’agit de savoir quelles qualités doit avoir la prière pour être une vraie prière, une bonne prière, une prière chrétienne, selon les enseignements de l’Écriture et de la tradition catholique.
Ces qualités sont fort diverses et difficiles à classer selon un ordre logique. Saint Thomas, Opusc, {{rom|v}}, ''Expositio orationis dominicæ'', en énumère cinq : ''{{lang|la|debet enim esse oratio secura, recta, ordinata, devola et humilis}}''.
Le P Grou, ''L’école de Jésus-Christ'', 32{{e}} leçon, cinq aussi, mais qui ne coïncident pas tout à fait avec celles de saint Thomas : « Quelle autre prière peut nous inspirer ce divin Esprit qu’une prière attentive, une prière humble et respectueuse, une prière amoureuse, une prière pleine de confiance, une prière persévérante ? En outre, parlant, dans la 33{{e}} leçon, des dispositions requises pour bien prier, ce qui n’est guère différent des qualités de la prière, il en signale trois : l’humilité, la simplicité, la docilité. Landriot, dans ''L’Instruction pastorale de 1864'', ''Œuvres'', t. {{rom|iii}}, p. 507-594, indique huit « conditions et qualités de la prière » : l’humilité, l’attention, la ferveur, la confiance, la persévérance, qu’elle soit faite au nom de Jésus-Christ, la pureté de vie, la joie. Enfin le ''Catéchisme romain'', part. IV. c. {{rom|vii}}-{{rom|viii}}, veut qu’on apporte à la prière les dispositions suivantes : l’humilité et la reconnaissance de sa misère spirituelle ; la douleur des fautes qu’on a commises, ou du moins une certaine peine de ne pas s’en repentir assez ; une conscience pure de certains péchés et de certaines passions : la foi et l’espérance certaine d’être exaucé ; la conformité à la loi et à la volonté de Dieu ; il faut prier « en esprit et en vérité », ce qui veut dire « de toute l’ardeur et de toute l’affection de son cœur » ; il ne faut pas prier comme les païens en multipliant les<noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/119
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|223|PRIÈRE. QUI PEUT-ON PRIER ?|224}}</noinclude>juxta velocilatem orantis. Pour suint Thomas, la durée,
comme la fréquence, de la prière facultative doheni
être calculées d’après les dispositions de celui qui prie
et d’après l’utilité spirituelle qu’on en retire ; la refile ou
le principe posé par saint Thomas n’est pas exactement
le même dans les Sentences et dans la II-’-II 1’ : là, il
nous dit : « I) ; uis la prière, il faut tenir compte de la
dévotion de celui qui prie, et par conséquent la prière
devra se prolonger autant de temps que la dévotion
pourra se conserver ; donc, si la dévotion peut se conserver
longtemps, la prière doit être diuturna et prolixa ;
si, au contraire. la prolixité engendre le dégoût ou
l’ennui, il ne faut pas la prolonger. » Dans la IIM I’, la
durée de la prière variera d’après le profit spirituel qui
en résultera : « Toute chose doit se proportionner à sa
fin. I) convient donc que la prière dure aussi longtemps
qu’il est utile pour entretenir la ferveur du désir.
Lorsqu’elle dépasse cette mesure au point de ne pouvoir
se prolonger sans dégoût, il ne faut pas s’y étendre
davantage. » Et cette règle si sage, qu’il emprunte à
saint Augustin, saint Thomas voudrait qu’on l’appliquât
à la prière publique aussi bien qu’à la prière privée :
et sicut hoc est atlendendum in oratione singulari
per comparationem ad intentionem orantis, ita etiam in
oratione communi per comparationem ad populi devotionem.
Donc, pas de trop longs offices pour « le peuple », et, a pari, pouvons-nous ajouter, que la longueur
du bréviaire soit calculée de telle sorte que le prêtre
puisse le réciter avec dévotion et qu’il ne lui soit pas
trop à charge : la qualité vaut mieux que la quantité.
De la règle posée par saint Thomas, Suarez tire cette
conclusion qu’on ne doit pas s’imposer une multitude
de prières vocales que, vu ses occupations, on ne pourrait
réciter qu’en les expédiant : cavendum est ne tôt
multiplicentur vocales oraliones, ut sese quodammodo
impediant, quia, consideratis aliis occupationibus, non
possunt nisi nimia velocitale expleri.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
{{refa|6|VI. {{sc|Qui peut-on prier}} ?}}
I. {{sc|la prière ne peut-elle s’adresser qu’à dieu}} ? — Cf. saint Thomas, In
IV*™ ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 5 ; dist. {{rom-maj|XLV}}, q. {{rom|iii}},
a. 1-2 ; Ila-II*, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 4 ; Suarez, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|ix}}-{{rom|xi}}.
A première vue, il semblerait bien que la prière ne
peut s’adresser qu’à Dieu : « par définition » d’abord,
comme dit saint Thomas, puisqu’on définit la prière
ascensus intellectus in Deum ; puis, parce qu’elle est un
acte de religion ou, ce qui revient au même, de latrie,
donc un acte réservé à Dieu ; ensuite. Dieu seul, omniprésent
et omniscient, est à même de connaître nos
prières, même celles que nous faisons à haute voix ;
enfin, même à supposer que les anges et les saints qui
sont au ciel puissent nous entendre et intercéder pour
nous, quel avantage aurions-nous à recourir à leur
intercession ? « Dieu est infiniment plus miséricordieux
que n’importe quel saint, et son cœur plus porté à nous
exaucer que celui de n’importe quel saint. Il semble
donc bien inutile de placer les saints entre Dieu et
nous, pour qu’ils intercèdent pour nous. » D’ailleurs, il
semble encore inutile de prier les saints pour une autre
raison : « Si nous sommes dignes de leur intercession,
ils prieront pour nous, même si nous ne le leur demandons
pas ; et, si nous n’en sommes pas dignes, ils ne
prieront pas pour nous, même si nous le leur demandons. » Suarez, après avoir énuméré tous les hérétiques
qui ont contesté la légitimité de la prière adressée
aux saints, Vigilantius, les apostoliques, les cathares,
les pauvres de Lyon, les vaudois, Wiclef, Luther, etc.,
c. {{rom|x}}, n 1, rapporte toutes les raisons qu’ils lui opposent,
n. 2 : il n’en est qu’une que nous n’ayons pas encore
mentionnée, celle qui se tire de la parole de saint Faul :
Unus enim Deus, unui et mediator Dei et hominum,
homo Christus Jésus, I Tim., {{rom|ii}}, 5 : " prendre les saints
comme médiateurs entre Dieu et nous, c’est faire
injure au Christ ». Parmi les erreurs de Nicolas Serru
rier, condamnées par Martin Y, dans la bulle Ad hoc
prœcipue du G janvier 1120, figure cette proposition :
Oralio non débet diriiji nisi ad Deum solummodo, et non
ad sanctos. De Guibert, Documenta…, n. 333.
Le concile de Trente, en sa x.w" session, Denz.-Bannw.
, n. 981, a défini la doctrine opposée à i
erreur : « Le saint concile ordonne, à tous les évêques
et à tous ceux qui ont charge d’enseigner, d’instruire
avec soin les fidèles de ce qui concerne l’intercession et
l’invocation des saints, d’après l’usage reçu dès les premiers
temps du christianisme dans l’Église catholique,
d’après le sentiment unanime des saints Pères et
d’après les décrets des sacrés conciles ; leur enseigne que
les saints qui régnent avec le Christ ofïrent à Dieu leurs
prières pour les hommes, qu’il est bon et utile de leur
adresser des supplications et invocations et de recourir
à leurs prières et à leur aide et secours pour obtenir de
Dieu ses bienfaits par l’intermédiaire de son Fils,
Jésus-Christ, Notre-Seigneur, qui est notre seul
rédempteur et sauveur ; et que ceux-là sont animés de
sentiments impies : 1. qui disent que les saints qui
jouissent dans le ciel de l’éternelle félicité ne doivent
pas être invoqués ; 2. ou qui prétendent : a) ou bien
qu’ils ne prient pas pour les hommes ; b) ou bien que
les invoquer, afin qu’ils prient pour chacun de nous en
particulier, est une idolâtrie, ou que cela est contraire
à la parole de Dieu et opposé à l’honneur de Jésus-Christ,
l’unique médiateur entre Dieu et les hommes ;
c) ou bien enfin que c’est une folie d’adresser des supplications
vocales ou mentales à des êtres qui régnent
dans le ciel. On peut donc commettre à ce sujet cinq
hérésies.
La solution du problème se trouve dans la considération
de la manière bien différente dont nous prions
Dieu et dont nous prions les saints, différence qui fait
qu’en réalité le recours à l’intercession des saints n’est
pas une véritable prière et qu’en réalité la vraie prière
ne s’adresse qu’à Dieu, directement ou indirectement. » Il y a deux manières de présenter sa requête à celui
qu’on prie : on peut lui demander d’accomplir lui-même
ce qu’on désire, ou bien de nous le faire obtenir.
Dans le premier cas, la prière ne peut s’adresser qu’à
Dieu… [Je laisse de côté pour l’instant la raison qu’en
donne saint Thomas ] C’est l’autre forme de prière que
nous adressons aux saints, aux anges et aux hommes.
Ce faisant, nous n’attendons pas d’eux qu’ils fassent
connaître à Dieu notre requête, mais nous attendons
de leur intercession et de leurs mérites qu’elle obtienne
son effet… Cette différence (entre la manière dont nous
prions Dieu et celle dont nous prions les saints) ressort
des expressions mêmes que l’Église emploie dans ses
prières officielles : à la sainte Trinité nous demandons
d’avoir pitié de nous ; aux saints, quels qu’ils
soient, de prier pour nous. » Ila-II®, toc. {{rom|cil}}. Aucune
prière adressée à un saint, quel qu’il soit, donc pas
même à la très sainte Vierge, pour ne pas parler de
celles qui s’adressent aux saints anges, ne devrait donc
lui demander de nous donner lui-même ce que nous
souhaitons, pas même des biens ou avantages temporels,
si minimes qu’ils soient, par exemple de retrouver
un objet perdu, mais seulement de nous l’obtenir de
Dieu, non quasi per ipsum implenda, sed sicut per
ipsum impetranda ; cf. Suarez, c. {{rom|ix}}, n. t-5. La raison
en est que Dieu seul est capable de nous procurer « par lui-même » ce que nous désirons ; car ce per
seipsum, explique Suarez. comporte quatre choses :
primo, quod propria virtute possil conferre bonum quod
postulatur ; secundo, ut in co bono conjerendo, si velit, a
nullo pendeat ; tertio, quod a nemine impediri possil ;
quarto, ut ipse sua virtute et voluntate possit vcl aujerre
impedimenta, vcl disponerc omnia aliunde necessaria ut
talis efjectus fiai. S’il se rencontre, dans les prières que
l’Église adresse aux saints, des expressions qui pa-<noinclude>
<references/></noinclude>
g495w7yvgihaf63ghcyxz661tiw7j8j
Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/121
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|227|PRIÈRE. QUE PEUT-ON DEMANDER ?|228}}</noinclude>
saillis ; l’Église Me prie dune pas le Christ en tant
qu’homme, mais en tant que Dieu, et cela pour éviter
le scandale, pour ne pas paraître ! < prier tanquam ad
purum imminent. N. 1<h. Cependant, per se et intrinsece,
ou pourrait demander au Christ d’intercéder pour
nous, puisque, en réalité, contrairement a l’opinion de
certains théologiens, n. l I. le Chris ! continue de prier
pour nous dans le eiel. comme il le faisait dans sa vie
terrestre, n. 15 ; veriOT sententm est. Mais il faudrait
bien prendre garde, si on le faisait, de ne pas tomber
dans le ncsloriauisiue, id est non dividende) personas sed
mitants. X. 18.
{{2o}} L"s âmes du purgatoire ? Cf. saint Thomas,
In /V"" ''Sent''., disl. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}. a.."), qu. 2 ; II » -I{{1o}},
q. {{rom|lxxxiii}}, a. 4, ad3{{e|um}} ; a. 11, ad 3 "" ; Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|x}},
n. 2. r)-28.
Suarez constate que la doctrine commune, commuais sententia, enseigne qu’il ne faut pas prier les âmes
du purgatoire. Elle s’appuie particulièrement sur
l’autorité de saint Thomas, qui en donne les raisons
suivantes : 1. D’abord, ce n’est pas l’usage dans l’Église :
et idzo eorum sufjràgia non imploramus orando, a. 1,
ad 3 '" s’il avait trouvé l’usage établi, il aurait bien su
découvrir des raisons pour le légitimer). — 2. fuis, « comme ceux qui so : it en purgatoire ne jouissent pas
encore de la vision du Verbe, il n’est pas en leur pouvoir de connaître ce que nous pensons ou disons ». tbid.
— 3. « Dieu veut que les êtres inférieurs soient secourus
par ceux qui leur sont supérieurs. Or, ceux qui sont en
purgatoire, s’ils nous sont supérieurs par leur impeceabilité, nous sont inférieurs par les peines qu’ils endurent », a. 11, ad 4 ura et ad 3 nm ; dans les Sentences, au
lieu de l’impeccabilité, c’est leur sécurité qu’il oppose à
leur peine, quamvis sinl in majori securitate quam nos,
tamen sunt in majori afjlictione ; en outre, ils ne sont
plus en état de mériter ; donc « ils ont plus besoin
qu’on prie pour eux qu’ils ne sont en état de prier pour
les autres ». — 4. « On ne prie pas ceux pour qui l’on
prie », non est ejusdem orari et quod pro eo oretur. —
5. « On ne prie les saints qu’en tant qu’ils participent
pleinement à la divinité ; mais ils ne participent pleinement à la divinité qu’en tant qu’ils participent à la
béatitude ; donc il ne faut prier que ceux qui sont dans
la béatitude. » — 6. Enfin, nemo dat quod non habet ;
< par conséquent, comme, en priant, c’est toujours en
définitive la béatitude que nous demandons, la prière
ne peut être adressée qu’à ceux qui possèdent déjà
cette béatitude ».
Toutes ces raisons, d’inégale valeur, n’ont semblé
péremptoires, ni à.Médina, Codex de oratione, q. iv et {{rom|v}},
ni à Suarez ; cf. la note de Mennessier, p. 264-267.
Celui-ci constate d’abord « la pratique privée des fidèles
qui prient fréquemment les âmes du purgatoire », pratique que l’Église n’a pas réprouvée, donc qu’elle
tolère, bien qu’elle « ne la confirme pas de sa pratique
publique ». Pour la justifier, dit Suarez, deux choses
sont suffisantes mais nécessaires : que les âmes du
purgatoire puissent prier pour nous et qu’elles puissent connaître les prières que nous leur adressons ;
encore la seconde paraît-elle moins nécessaire que la
première, car elles pourraient toujours prier, comme
nous le faisons nous-mêmes, pour ceux qui se recommandent spécialement à leurs prières, ou pour ceux
qui, par leurs suffrages, leur viennent en aide, sans les
connaître nommimsnt ; Suarez n’admet pas cependant
cette restriction : pour qu’on puisse prier les âmes du
purgatoire, il faut, selon lui. qu’elles puissent avoir
connaissance de nos prières. Or, pourquoi ne pourraient-elles pas prier pour nous '? Xi les peines qu’elles
endurent, ni le fait qu’elles sont hors d’état de mériter,
ne peuvent les empêcher de prier pour nous ; les raisons invoquées par saint Thomas à ce sujet ne paraissent pas très sérieuses Mais peuvent-elles, et comment,
avoir connaissance de nos prières ? Médina et Suarez
estiment qu’il n’est pas incroyable que nos prières leur
soient transmises par le ministère des anges gardiens.
Quoi qu’il en soit, conclut Suarez, on ne peut blâmer
ceux qui estiment pouvoir recourir aux suffrages des
âmes du purgatoire ; d’ailleurs, quand leur épreuve
sera terminée, elles auront sans doute connaissance
des prières que nous leur aurons adressées durant I
temps de leur épreuve, et par conséquent, un jour ou
l’autre, notre prière parviendra à destination ; et.
comme pour Dieu le temps ne compte pas, c’est au
moment même où nous aurons prié les âmes du purgatoire que nous pourrons bénéficier de leurs suffrages
ultérieurs. Cf. J.-B. Walz, Die h' tir bitte der armen
Seelen und ihre Anrufung durcit dit : Claubigen auf
Erden, Bamberg, 1933.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
{{refa|7|VII. {{sc|Que peut-on demander et pour qui}} ?}}
I. LA QUKSTIOX PRÉALABLE : EST-IL PERMIS, EST-IL
1 VANTA QEUX D’ADRESSER.1 DIBO DE8DEMANDES PARTlCULifilŒS ? — Cf. saint Thomas, In IV"" ''Sent''.,
dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1 ; ID-II ', q. {{rom|lxxxiii}}, a. 5 ; Suarez,
t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xvii}}, n. 1-2.
Au rapport de Valère Maxime, dit saint Thomas, « Socrate pensait qu’on devait se borner à demander
aux dieux immortels de nous être bienfaisants : il estimait qu’ils savent ce qui est utile à chacun, tandis que
la plupart du temps nous escomptons de nos vœux ce
qu’il vaudrait mieux que nous n’obtenions pas. »
Wiclef. dit Suarez, devait penser comme Socrate, puisqu’il prétendait qu’il ne fallait pas prier spécialement
pour telle ou telle personne en particulier : logiquement cette interdiction entraîne l’autre, puisqu’elles
s’appuient sur la même raison. Enfin, Suarez fait
encore allusion à des « hérétiques appelés illuminés,
qu’on dit avoir aussi partagé ce sentiment : ils déclaraient qu’il ne faut rien demander à Dieu, sinon que sa
volonté s’accomplisse, parce que nous ne pouvons
désirer que cela et que cela est préférable à tous les
biens ».
La raison principale qui semblerait justifier cette
interdiction se trouve dans la parole de saint Paul, qui
paraît faire écho à celle de Socrate : Quid oremus sicut
oportet, nescimus. Rom., {{rom|viii}}, 26. Si nous ne savons pas
ce qu’il nous faut demander, parce que nous ne savons
pas si telle ou telle chose ne nous sera pas plus nuisible
qu’utile, ne vaut-il pas mieux nous abstenir de formuler à Dieu des demandes particulières ? Si Dieu allait
nous exaucer, cela tournerait à notre dam. Et puis. « adresser à quelqu’un une demande déterminée, c’est
tenter d’incliner sa volonté à faire ce que nous voulons :
or, nous ne devons point tendre à ce que Dieu veuille
ce que nous voulons, mais bien à conformer notre
volonté à la sienne ». Enfin, celui qui adresse à Dieu des
demandes particulières ne paraît pas dans les dispositions de confiance et d’abandon à Dieu recommandées par le psalmiste : {{lang|la|Jacta super Dnminum curam tuam, et ipse te enutriet}}.
A rencontre : l’autorité décisive en cette matière, c’est la formule de prière que le Seigneur nous a donnée et qui contient des demandes particulières. Aussi,
Suarez n’hésite pas à dire que la légitimité de demandes
spécifiées est de foi : {{lang|la|quod censeo esse de fide, sufficienterque probari ex oratione dominica}}.
Le principe de solution de toutes les difficultés soulevées contre cette thèse se trouve dans la distinction
entre les choses dont nous pouvons bien ou mal user,
comme « les richesses, qui, pour continuer la citation
de Valère Maxime, ont été la ruine de bien des gens ;
les honneurs, qui en ont perdu un grand nombre ; les
règnes dont on voit l’issue souvent misérable ; les
alliances splendides qui plus d’une fois bouleversent à
fond les familles » ; et les biens dont on ne peut mal
user et qui ne peuvent avoir d’issue fâcheuse : ce sont<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|227|PRIÈRE. QUE PEUT-ON DEMANDER ?|228}}</noinclude>saillis ; l’Église Me prie dune pas le Christ en tant qu’homme, mais en tant que Dieu, et cela pour éviter le scandale, pour ne pas paraître de prier ''{{lang|la|tanquam ad purum imminent}}''. N. 18. Cependant, ''{{lang|la|per se et intrinsece}}'', ou pourrait demander au Christ d’intercéder pour nous, puisque, en réalité, contrairement a l’opinion de certains théologiens, n. 11. le Christ continue de prier pour nous dans le ciel. comme il le faisait dans sa vie terrestre, n. 15 ; ''{{lang|la|verior sententia est}}''. Mais il faudrait bien prendre garde, si on le faisait, de ne pas tomber dans le N. 18.
{{2o}} ''Les âmes du purgatoire ?'' Cf. saint Thomas, ''In IV{{e|am}} Sent.'', dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}. a. 5, qu. 2 ; II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 4, ad 3{{e|um}} ; a. 11, ad 3{{e|um}} ; Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|x}}, n. 25-28.
Suarez constate que la doctrine commune, ''{{lang|la|communis sententia}}'', enseigne qu’il ne faut pas prier les âmes du purgatoire. Elle s’appuie particulièrement sur l’autorité de saint Thomas, qui en donne les raisons suivantes : 1. D’abord, ce n’est pas l’usage dans l’Église : ''{{lang|la|et idzo eorum sufjràgia non imploramus orando}}'', a. 1, ad 3{{e|um}} s’il avait trouvé l’usage établi, il aurait bien su découvrir des raisons pour le légitimer). — 2. fuis, « comme ceux qui so : it en purgatoire ne jouissent pas encore de la vision du Verbe, il n’est pas en leur pouvoir de connaître ce que nous pensons ou disons ». ibid.
— 3. « Dieu veut que les êtres inférieurs soient secourus par ceux qui leur sont supérieurs. Or, ceux qui sont en purgatoire, s’ils nous sont supérieurs par leur impeceabilité, nous sont inférieurs par les peines qu’ils endurent », a. 11, ad 4 ura et ad 3{{e|um}} ; dans les Sentences, au lieu de l’impeccabilité, c’est leur sécurité qu’il oppose à leur peine, quamvis sinl in majori securitate quam nos, tamen sunt in majori afjlictione ; en outre, ils ne sont plus en état de mériter ; donc « ils ont plus besoin qu’on prie pour eux qu’ils ne sont en état de prier pour les autres ». — 4. « On ne prie pas ceux pour qui l’on prie », non est ejusdem orari et quod pro eo oretur. — 5. « On ne prie les saints qu’en tant qu’ils participent pleinement à la divinité ; mais ils ne participent pleinement à la divinité qu’en tant qu’ils participent à la béatitude ; donc il ne faut prier que ceux qui sont dans la béatitude. » — 6. Enfin, ''{{lang|la|nemo dat quod non habet}}'' ; < par conséquent, comme, en priant, c’est toujours en définitive la béatitude que nous demandons, la prière ne peut être adressée qu’à ceux qui possèdent déjà cette béatitude ».
Toutes ces raisons, d’inégale valeur, n’ont semblé péremptoires, ni à.Médina, ''Codex de oratione'', q. {{rom|iv}} et {{rom|v}}, ni à Suarez ; cf. la note de Mennessier, p. 264-267.
Celui-ci constate d’abord « la pratique privée des fidèles qui prient fréquemment les âmes du purgatoire », pratique que l’Église n’a pas réprouvée, donc qu’elle tolère, bien qu’elle « ne la confirme pas de sa pratique publique ». Pour la justifier, dit Suarez, deux choses sont suffisantes mais nécessaires : que les âmes du purgatoire puissent prier pour nous et qu’elles puissent connaître les prières que nous leur adressons ; encore la seconde paraît-elle moins nécessaire que la première, car elles pourraient toujours prier, comme nous le faisons nous-mêmes, pour ceux qui se recommandent spécialement à leurs prières, ou pour ceux qui, par leurs suffrages, leur viennent en aide, sans les connaître nommimsnt ; Suarez n’admet pas cependant cette restriction : pour qu’on puisse prier les âmes du purgatoire, il faut, selon lui. qu’elles puissent avoir connaissance de nos prières. Or, pourquoi ne pourraient-elles pas prier pour nous’? Ni les peines qu’elles endurent, ni le fait qu’elles sont hors d’état de mériter, ne peuvent les empêcher de prier pour nous ; les raisons invoquées par saint Thomas à ce sujet ne paraissent pas très sérieuses Mais peuvent-elles, et comment, avoir connaissance de nos prières ? Médina et Suarez estiment qu’il n’est pas incroyable que nos prières leur soient transmises par le ministère des anges gardiens.
Quoi qu’il en soit, conclut Suarez, on ne peut blâmer ceux qui estiment pouvoir recourir aux suffrages des âmes du purgatoire ; d’ailleurs, quand leur épreuve sera terminée, elles auront sans doute connaissance des prières que nous leur aurons adressées durant le temps de leur épreuve, et par conséquent, un jour ou l’autre, notre prière parviendra à destination ; et, comme pour Dieu le temps ne compte pas, c’est au moment même où nous aurons prié les âmes du purgatoire que nous pourrons bénéficier de leurs suffrages ultérieurs. Cf. J.-B. Walz, ''Die h’tir bitte der armen Seelen und ihre Anrufung durcit dit : Claubigen auf Erden'', Bamberg, 1933.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
{{refa|7|VII. {{sc|Que peut-on demander et pour qui}} ? }}
I. LA QUKSTIOX PRÉALABLE : EST-IL PERMIS, EST-IL 1 VANTA QEUX D’ADRESSER.1 DIBO DE8DEMANDES PARTlCULifilŒS ? — Cf. saint Thomas, ''In IV{{e|am}} Sent.'', dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1 ; I{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 5 ; Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xvii}}, n. 1-2.
Au rapport de Valère Maxime, dit saint Thomas, « Socrate pensait qu’on devait se borner à demander aux dieux immortels de nous être bienfaisants : il estimait qu’ils savent ce qui est utile à chacun, tandis que la plupart du temps nous escomptons de nos vœux ce qu’il vaudrait mieux que nous n’obtenions pas. » Wiclef. dit Suarez, devait penser comme Socrate, puisqu’il prétendait qu’il ne fallait pas prier spécialement pour telle ou telle personne en particulier : logiquement cette interdiction entraîne l’autre, puisqu’elles s’appuient sur la même raison. Enfin, Suarez fait encore allusion à des « hérétiques appelés illuminés, qu’on dit avoir aussi partagé ce sentiment : ils déclaraient qu’il ne faut rien demander à Dieu, sinon que sa volonté s’accomplisse, parce que nous ne pouvons désirer que cela et que cela est préférable à tous les biens ».
La raison principale qui semblerait justifier cette interdiction se trouve dans la parole de saint Paul, qui paraît faire écho à celle de Socrate : Quid oremus sicut oportet, nescimus. Rom., {{rom|viii}}, 26. Si nous ne savons pas ce qu’il nous faut demander, parce que nous ne savons pas si telle ou telle chose ne nous sera pas plus nuisible qu’utile, ne vaut-il pas mieux nous abstenir de formuler à Dieu des demandes particulières ? Si Dieu allait nous exaucer, cela tournerait à notre dam. Et puis. « adresser à quelqu’un une demande déterminée, c’est tenter d’incliner sa volonté à faire ce que nous voulons : or, nous ne devons point tendre à ce que Dieu veuille ce que nous voulons, mais bien à conformer notre volonté à la sienne ». Enfin, celui qui adresse à Dieu des demandes particulières ne paraît pas dans les dispositions de confiance et d’abandon à Dieu recommandées par le psalmiste : {{lang|la|Jacta super Dnminum curam tuam, et ipse te enutriet}}.
A rencontre : l’autorité décisive en cette matière, c’est la formule de prière que le Seigneur nous a donnée et qui contient des demandes particulières. Aussi, Suarez n’hésite pas à dire que la légitimité de demandes spécifiées est de foi : {{lang|la|quod censeo esse de fide, sufficienterque probari ex oratione dominica}}.
Le principe de solution de toutes les difficultés soulevées contre cette thèse se trouve dans la distinction entre les choses dont nous pouvons bien ou mal user, comme « les richesses, qui, pour continuer la citation de Valère Maxime, ont été la ruine de bien des gens ; les honneurs, qui en ont perdu un grand nombre ; les règnes dont on voit l’issue souvent misérable ; les alliances splendides qui plus d’une fois bouleversent à fond les familles » ; et les biens dont on ne peut mal user et qui ne peuvent avoir d’issue fâcheuse : ce sont<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/124
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|233|PRIÈRE EFFICACITÉ|234}}</noinclude>à la personne pour qui l’on prie » ; cette prière ne sera pas néanmoins dépourvue fie toute efficacité : si elle procède de la charité, clic augmentera les mérites de la personne qui prie, meriloria erit uranli..’î. Non, il n’est pas défendu de prier pour les pécheurs, ni inutile de prier pour les justes : « Il faut prier pour les premiers, « fin qu’ils se convertissent, et pour les seconds, afin qu’ils persévèrent et progressent. Sans doute, en ce qui couenne les pécheurs, ne sont exaucées que les prières faites pro » r : rdrs(inatis et non celles qui sont faites pro prœscilis ml mortem ; mais, comme nous sommes dans impossibilité de discerner les prédestinés des réprouvés, il s’ensuit que nous ne devons refuser à personne le suffrage de nos prières. Quant aux justes, on a trois motifs de prier pour eux : d’abord, pane que les prières d’un grand nombre sont plus facilement exaucées ; ensuite, afin que de nombreuses personnes rendent grâces à Dieu pour les bienfaits qu’il accorde aux [estes, bienfaits qui tournent aussi à leur profit, comme le dit l’Apôtre, II Cor., {{rom|i}}, 11 ; en dernier lieu, afin que les Ames plus avancées évitent l’orgueil, en considérant qu’elles ont besoin des suffrages de celles qui le sont moins. » 1 Enfin, prier pour autrui n’est pas usurper le rôle du Christ, pane que celui qui prie n’entend pas
obtenir ce qu’il demande propria virtute, sed virtute ejus quem oral ; el par conséquent, celui qui prie pour autrui ne s’attribue pas la grâce pléniere. gratiam pienitudinis, mais il la reconnaît en celui qu’il prie et de qui il sollicite la grâce à donner au prochain Les trois premières réponses, comme les objections correspondantes, se trouvent dans la II’II 1, la quatrième dans les Sentences.
Une question subsidiaire : peut-on prier pour quelqu’un en particulier, ou doit-on se contenter de prier pour tout le monde en général 1 Wiclef aurai ! soutenu
cette idée qu’il n’esl pas permis de prier i i une personne en particulier, pas plus pour soi même que pour
n’importe qui. cf. Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiii}}, n. 1. SOUS prétexte qu’il ne faut priver personne d’un bienfait qui par lui-même appartient à tout le momie et que d’ailleurs la prière n’est pas plus utile à telle personne déterminée si elle est faite exclusivement pour elle que
si elle est faite pour tOUt le monde. Le concile de Constance, en sa VIII" session, a condamne cette criciir
de Wiclef : Spéciales oraliones applicala uni pertona per prmlalos vel religiosos, non plus prosunt eidem quam générales, céleris paribus, Denz.-Bannw., n.
L’Ecriture mentionne un certain nombre de prières
faites pour telle OU telle personne en particulier : le
Christ a prié pour Pierre, Luc, {{rom|xxii}}, 32 ; ainsi que l’Eglise de Jérusalem, <ct„ {{rom|xii}}, 5 ; saint Paul demande qu’on prie pour lui. Eph., {{rom|vi}}, 19 ; Col., {{rom|i}}, 3, etc Suarez, n. : t. prouve que les deux raisons invoquées
pin Wiclef sont sans valeur. Cf., l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom-maj|XXVII}}, n.. r >-7.
{{2o}} Pour qui doue peut on et doit "’î prier :’poUT qui ne Ir peut-on pas ? Le Catéchisme romain part. {{rom|IV}}. c. {{rom|v}}, abordant celle question, commence par déclarer que personne au monde ne doit être exclu de nos prières.
ni nos ennemis particuliers, ni ceux qui n’appartiennent pas à noire pays ou à noire religion : orandum est pro omnibus sine ulla exceptione vel inimicitiarum, vel genlis, vel religionis ; el que noire prière doit viser à procurer à tous les hommes d’abord le salul de leur ame, ensuite la conservai ion de leur vie : qua m ora-Hone primum petenda suni quæ salutem anima complectuniur, deinde quæ corporis ; el ceci n’esl pas un simple conseil, c’est un devoir impose par la charité. Puis le
Catéchisme énumère wnc série de personnes OU de catégories de personnes pour qui nous devons particulièrement prier : les pasteurs des âmes, les princes, les justes, nos ennemis personnels, tous ceux qui n’appartiennent pas à l’Église, les morts qui sont en purgatoire, les pécheurs. Enfin, on peut se demander si le
Catéchisme ne reconnaîtrait pas une sorte de prière pour les saints, sanctorum omnium causa : ce ne serait plus, il est vrai, une prière de demande, mais une prière d’action de grâces, par laquelle nous louons et bénissons Dieu « des victoires et du triomphe qu’ils ont remportés par un effet de sa bonté sur tous leurs ennemis, tant intérieurs qu’extérieurs ».
Mais ne pouvons-nous pas demander aussi pour les saints, cf. Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiv}}, et non seulement cette gloire extrinsèque, qui consiste dans le fait d’être connus, aimés et honorés de ceux qui vivent encore sur la terre, ce que l’Église paraît vper dans le Suscipr sancta Trinilas de l’offertoire : ut illis proficiat ad honorent, nobis nulem ml salutem, mais un accroissement de leur gloire essentielle, du degré de béatitude qu’ils ont mérité pendant leur vie terrestre ? Le pape Innocent III, cap. Cum Marthse, De celebratimie missarum, rapporte, sans la faire sienne, mais non plus, semblet-il.
sans la réprouver expressément, l’opinion assez
répandue de son temps, d’âpres laquelle la gloire des saints [pourrait recevoir des accroissements Jusqu’à la lin du monde et il ajoute que c’est pour cela que l’Église de temps en temps pense pouvoir souhaiter l’augmentation « le leur gloire, lieel plerique repuieni non indignum sanctorum glortam vaque ad fudieium augTnentari, et ideo Ecclesia intérim rep augmentum gloriftcaiionis et, mm optari. Le pape ne partage pas cette opinion, mais il reconnaît qu’elle
sous jacente à I criailles prières de l’Église Les théolO giens postérieurs se sont rangea à l’opinion du : qui ne VeUi voir dans toutes les formules on II
demande que talit oblalio prosit vel proficiat haie nando vel’il’"il gloriam et honorent, que la demande de l’augmentation de la gloire extrinsèque, tta débet inii ut ml hoc prosit quod magit æ mag Ubus. CI. saint Thomas. In l ''Sent.'', dlst. {{rom-maj|XLV}}, , ,. {{rom|ii}}, a 2, qu. I ; Suarez, op. clt :.ban de Saint-Thomas, In II II. q. I KXXIII, : I Har
min, Sexta i ontrooersia gênerait », l>< purgatorio, l. {{rom-maj|II}},
c. {{rom|xiii}}.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
{{refa|8|VIII. {{sc|Valeurs et efficacité de la prière}}.}}
Saint Thomas reconnait à la prière quatre t ipi i es de valeurs, dont deux seulement lui conviennent en tant que prière, II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q i kxxiii, a. 12 el 13 dans l’art. 12, il signale sa valeur d’œuvre satisfactoire et, dans l’art. 13, les trois nui us valeurs Les effets de la
prière sont au nombre de trois. {{rom-maj|I}}{{e}} premier est coin
inun a tous les actes qu’Informe la charité : « est h mérite. Le second appartient en propre à la pi c’est l’obtention ou Impétration {{rom-maj|I}}{{e}} trolsll n celui qu’elle produit dans l’âme par sa présence même c’est une certaine réfection spirituelle.
''I. VALEUR D’ACTE MÉRITOIRE''
, ,. CI saint Thomas,
''In IV Sent.'', dist., q. {{rom-maj|IV}}, a 7. qu.
2 : Il il.
q. {{rom|lxxxiii}}. a. 7. ad 2 ; a. 15 ; Suarez, l. {{rom|i}}, c. {{rom|xxii}}.
Il en va de la prière comme de tout autre actes vertueux : elle tient sa valeur méritoire de la charité dont elle est issue, celle et ayant en effet pour objet propre le bien éternel dont la jouissance est l’objet de nos mérites, l >r, la pi 1ère procède de la charité par Tinter médiaire de la religion, dont elle est un acte : c’est à la religion, en effet, de présenter la prière a Dieu, tandis
que la Charité nous fait désirer ce dont elle demande
l’accomplissement II » II", a. 15 Le même raisonnement se rencontrait déjà dans les Sentences, avec cette différence que saint Thomas n’j affirmait pas que la
prière procédait toujours et comme essentiellement de la charité, mais seulement aliquando ; d’où il concluait, non pas que la prière est un acte méritoire, mais seulement qu’elle le peut être. Il est une autre condition nécessaire pour que la prière, comme tout autn vertueux, soit méritoire : c’est qu’elle soit faite en état de grâce, a {{1o}}>. ad {{1o}} : maison pourrait dire que cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|233|PRIÈRE EFFICACITÉ|234}}</noinclude>à la personne pour qui l’on prie » ; cette prière ne sera pas néanmoins dépourvue fie toute efficacité : si elle procède de la charité, clic augmentera les mérites de la personne qui prie, ''{{lang|la|meritoria erit oranti}}''. 3. Non, il n’est pas défendu de prier pour les pécheurs, ni inutile de prier pour les justes : « Il faut prier pour les premiers, « fin qu’ils se convertissent, et pour les seconds, afin qu’ils persévèrent et progressent. Sans doute, en ce qui couenne les pécheurs, ne sont exaucées que les prières faites ''{{lang|la|pro prædestinatis}}'' et non celles qui sont faites ''{{lang|la|pro præscitis ad mortem}}'' ; mais, comme nous sommes dans impossibilité de discerner les prédestinés des réprouvés, il s’ensuit que nous ne devons refuser à personne le suffrage de nos prières. Quant aux justes, on a trois motifs de prier pour eux : d’abord, pane que les prières d’un grand nombre sont plus facilement exaucées ; ensuite, afin que de nombreuses personnes rendent grâces à Dieu pour les bienfaits qu’il accorde aux [estes, bienfaits qui tournent aussi à leur profit, comme le dit l’Apôtre, ''II Cor.'', {{rom|i}}, 11 ; en dernier lieu, afin que les âmes plus avancées évitent l’orgueil, en considérant qu’elles ont besoin des suffrages de celles qui le sont moins. » 1 Enfin, prier pour autrui n’est pas usurper le rôle du Christ, pane que celui qui prie n’entend pas obtenir ce qu’il demande ''{{lang|la|propria virtute, sed virtute ejus quem orat}}'' ; et par conséquent, celui qui prie pour autrui ne s’attribue pas la grâce pléniere. ''{{lang|la|gratiam pienitudinis}}'', mais il la reconnaît en celui qu’il prie et de qui il sollicite la grâce à donner au prochain Les trois premières réponses, comme les objections correspondantes, se trouvent dans la II’II 1, la quatrième dans les Sentences.
Une question subsidiaire : peut-on prier pour quelqu’un en particulier, ou doit-on se contenter de prier pour tout le monde en général 1 Wiclef aurai ! soutenu cette idée qu’il n’est pas permis de prier pour une personne en particulier, pas plus pour soi même que pour n’importe qui. cf. Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiii}}, n. 1. SOUS prétexte qu’il ne faut priver personne d’un bienfait qui par lui-même appartient à tout le momie et que d’ailleurs la prière n’est pas plus utile à telle personne déterminée si elle est faite exclusivement pour elle que si elle est faite pour tOUt le monde. Le concile de Constance, en sa {{rom|VIII}}{{e|e}} session, a condamne cette criciir de Wiclef : Spéciales oraliones applicala uni pertona per prmlalos vel religiosos, non plus prosunt eidem quam générales, céleris paribus, Denz.-Bannw., n.
L’Ecriture mentionne un certain nombre de prières faites pour telle OU telle personne en particulier : le Christ a prié pour Pierre, Luc, {{rom|xxii}}, 32 ; ainsi que l’Eglise de Jérusalem, <ct„ {{rom|xii}}, 5 ; saint Paul demande qu’on prie pour lui. Eph., {{rom|vi}}, 19 ; Col., {{rom|i}}, 3, etc Suarez, n. : t. prouve que les deux raisons invoquées pin Wiclef sont sans valeur. Cf., l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom-maj|XXVII}}, n.. r >-7.
{{2o}} ''Pour qui douc peut-on et doit-on prier ? pour qui ne le peut-on pas ?'' Le Catéchisme romain part. {{rom|IV}}. c. {{rom|v}}, abordant celle question, commence par déclarer que personne au monde ne doit être exclu de nos prières, ni nos ennemis particuliers, ni ceux qui n’appartiennent pas à noire pays ou à noire religion : ''{{lang|la|orandum est pro omnibus sine ulla exceptione vel inimicitiarum, vel genlis, vel religionis}}'' ; et que notre prière doit viser à procurer à tous les hommes d’abord le salut de leur âme, ensuite la conservai ion de leur vie : qua m ora-Hone primum petenda suni quæ salutem anima complectuniur, deinde quæ corporis ; el ceci n’est pas un simple conseil, c’est un devoir impose par la charité. puis le catéchisme énumère wnc série de personnes ou de catégories de personnes pour qui nous devons particulièrement prier : les pasteurs des âmes, les princes, les justes, nos ennemis personnels, tous ceux qui n’appartiennent pas à l’Église, les morts qui sont en purgatoire, les pécheurs. Enfin, on peut se demander si le Catéchisme ne reconnaîtrait pas une sorte de prière pour les saints, sanctorum omnium causa : ce ne serait plus, il est vrai, une prière de demande, mais une prière d’action de grâces, par laquelle nous louons et bénissons Dieu « des victoires et du triomphe qu’ils ont remportés par un effet de sa bonté sur tous leurs ennemis, tant intérieurs qu’extérieurs ».
Mais ne pouvons-nous pas demander aussi pour les saints, cf. Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiv}}, et non seulement cette gloire extrinsèque, qui consiste dans le fait d’être connus, aimés et honorés de ceux qui vivent encore sur la terre, ce que l’Église paraît vper dans le Suscipr sancta Trinilas de l’offertoire : ''{{lang|la|ut illis proficiat ad honorent, nobis nulem ml salutem}}'', mais un accroissement de leur gloire essentielle, du degré de béatitude qu’ils ont mérité pendant leur vie terrestre ? Le pape Innocent III, cap. ''{{lang|la|Cum Marthse, De celebratimie missarum}}'', rapporte, sans la faire sienne, mais non plus, semblet-il.
sans la réprouver expressément, l’opinion assez répandue de son temps, d’âpres laquelle la gloire des saints pourrait recevoir des accroissements Jusqu’à la lin du monde et il ajoute que c’est pour cela que l’Église de temps en temps pense pouvoir souhaiter l’augmentation « le leur gloire, ''{{lang|la|lieel plerique repuieni non indignum sanctorum glortam vaque ad fudieium augTnentari, et ideo Ecclesia intérim rep augmentum gloriftcaiionis et, mm optari}}''. Le pape ne partage pas cette opinion, mais il reconnaît qu’elle sous jacente à I criailles prières de l’Église Les théolO giens postérieurs se sont rangea à l’opinion du : qui ne VeUi voir dans toutes les formules on II demande que ''{{lang|la|talit oblalio prosit vel proficiat haie nando vel’il’"il gloriam et honorent}}'', que la demande de l’augmentation de la gloire extrinsèque, ''{{lang|la|tta débet inii ut ml hoc prosit quod magit æ mag Ubus}}''. Cf. saint Thomas. ''In l Sent.'', dist. {{rom-maj|XLV}}, , ,. {{rom|ii}}, a 2, qu. I ; Suarez, op. cit. :.ban de Saint-Thomas, ''In II{{e|a}}-IIae. q. {{rom|I}} KXXIII, : I Har min, Sexta i ontrooersia gênerait », l>< purgatorio, l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xiii}}.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
{{refa|8|VIII. {{sc|Valeurs et efficacité de la prière}}.}}
Saint Thomas reconnait à la prière quatre t ipi i es de valeurs, dont deux seulement lui conviennent en tant que prière, II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q i kxxiii, a. 12 el 13 dans l’art. 12, il signale sa valeur d’œuvre satisfactoire et, dans l’art. 13, les trois nui us valeurs Les effets de la prière sont au nombre de trois. {{rom-maj|I}}{{e}} premier est coin inun a tous les actes qu’Informe la charité : « est h mérite. Le second appartient en propre à la pi c’est l’obtention ou Impétration {{rom-maj|I}}{{e}} trolsll n celui qu’elle produit dans l’âme par sa présence même c’est une certaine réfection spirituelle.
''I. VALEUR D’ACTE MÉRITOIRE''
, ,. Cf. saint Thomas, ''In IV Sent.'', dist., q. {{rom-maj|IV}}, a 7. qu.
2 : Il il.
q. {{rom|lxxxiii}}. a. 7. ad 2 ; a. 15 ; Suarez, l. {{rom|i}}, c. {{rom|xxii}}.
Il en va de la prière comme de tout autre actes vertueux : elle tient sa valeur méritoire de la charité dont elle est issue, celle et ayant en effet pour objet propre le bien éternel dont la jouissance est l’objet de nos mérites, l >r, la pi 1ère procède de la charité par Tinter médiaire de la religion, dont elle est un acte : c’est à la religion, en effet, de présenter la prière a Dieu, tandis que la Charité nous fait désirer ce dont elle demande l’accomplissement II{{e|a}}-II{{e|æ}}, a. 15 Le même raisonnement se rencontrait déjà dans les Sentences, avec cette différence que saint Thomas n’y affirmait pas que la prière procédait toujours et comme essentiellement de la charité, mais seulement ''{{lang|la|aliquando}}'' ; d’où il concluait, non pas que la prière est un acte méritoire, mais seulement qu’elle le peut être. Il est une autre condition nécessaire pour que la prière, comme tout acte vertueux, soit méritoire : c’est qu’elle soit faite en état de grâce, a {{1o}}>. ad {{1o}} : maison pourrait dire que cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/92
104
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2026-05-19T16:39:45Z
~2026-30154-72
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|169|PRÉVOSTIN DE CRÉMONE — PRIÈRE|170}}</noinclude><section begin="PRÉVOSTIN DE CRÉMONE"/><nowiki/>
(Va/, lai. 2074, fol. 17), Jean de Trévise ( Val. lut. 1187,
fol. 8 v°), Hugues de Saint-Cher (Leipzig, Univ. Bibl.,
573, fol. 101), etc. ; cf. A. Landgraf, Die Erkenntniss
der helfenden Gnade in der Friiliscltolaslik, dans Zeilschri
/t /tir kath. Theol., t. {{rom|lv}}, 1931, p. 403-407. On ne
peut pas dire que I’révostin ait été chef d’école ; il est le
représentant du sentiment commun des docteurs de
l’époque : Viam magistrorum nostrorum conséquentes
est une de ses expressions favorites. A. Landgraf a
découvert dans le Val. lai. 1074 un ouvrage qui est,
quant à la doctrine et quant au texte, inspiré de la
Summa de Prévostin ; cf. Eine ncuenldeckle Summe
aus der Schule des Præposittnus, dans Colleclanea
franciscana, Assise, 1931, p. 289-318. I’révostin est cité
nominalement par Gaufredus Pictaviensis, Guy
d’Orchelles, Etienne Langton, l’anonyme du ms.
d’Erlangen, 363, Guillaume d’Auxerre, Roland de
Crémone, Albert le Grand, et saint Thomas, (l’est sur
l’école franciscaine qu’il a exercé le plus d’influence,
par l’Intermédiaire de i es deux grands docteurs,
Alexandre de Haies et saint Bonaventure. Le Docteur
sérapliique rapporte dans un de ses sermons un trait
d’humilité de I’révostin qui montre la haute estime
dans laquelle il le tenait, Opéra, éd. Quaraccbi, t. {{rom|ix}},
p. 500.
(. Lacombe, Privosltn de Crémone, su vie et se » œuvres.
Bibliothèque thomiste, t. {{rom|xi}}, Kain, 1927, el comptes rendus
signalés dans Bulletin thomiste, t. {{rom|viii}}, 1931, p. 23 1.
{{d|G. Lacombe.|3|sc}}
<section end="PRÉVOSTIN DE CRÉMONE"/>
<section begin="PRIÈRE"/><nowiki/>
'''PRIÈRE'''. — L’étude qui va suivre sera de
caractère strictement théologique, c’est-à-dire qu’elle
s’inspirera uniquement des travaux des théologiens
catholiques sur la prière, et surtout de ceux de saint
Thomas d’Aquin et de Suarez, « en qui l’on entend
toute l’École ». Nous négligerons donc volontairement
tous les travaux des auteurs contemporains, croyants
ou incroyants, consacrés soit à la ''psychologie'', soit à
l’''histoire'', soit enfin à la ''philosophie'' de la prière. (Notre
bibliographie contiendra néanmoins l’indication de
quelques-uns de ces ouvrages, que pourront consulter
ceux qui s’intéressent à ces questions.) Les théologiens,
en effet, ne se demandent pas comment on prie,
comment on a prié et si l’on peut tirer du fait de la
prière des conclusions métaphysiques ; ils n’envisagent
la prière qu’en tant qu’elle est un devoir de l’homme ;
ils établissent sa nécessité, son obligation ; ils enseignent
quand et comment il faut prier, etc. En un mot,
nous sommes ici en morale, pour dire ce que doit être
la prière selon les instructions du Christ et de l’Église,
et conformément aux doctrines de la théologie catholique.
<br/>I. {{refl|1|nosup|num=Nature de la prière.}} <br/>
II. {{refl|2|nosup|num=Les espèces de prières (col. 180).}} <br/>
III. {{refl|3|nosup|num=Légitimité et convenance de la prière (col. 199).}} <br/>
IV. {{refl|4|nosup|num=Nécessité et obligation de la prière (col. 204).}} <br/>
V. {{refl|5|nosup|num=Qualités et conditions de la prière (col. 212).}} <br/>
VI. {{refl|6|nosup|num=Qui peut-on prier ? (col. 223).}} <br/>
VII. {{refl|7|nosup|num=Que peut on demander ? (col. 228).}} <br/>
VIII. {{refl|1|nosup|num=Valeurs et efficacité de la prière (col. 234).}}
<section end="PRIÈRE"/>
<section begin="PRIÈRE I"/><nowiki/>
{{refa|1|I. {{sc|Nature de la prière}}.}}
I. {{sc|définition.}} Avant
de proposer leurs propres définitions de la prière, les
théologiens recueillent, pour en faire la synthèse ou la
critique, celles qui leur viennent de la tradition, particulièrement
des Pères.
C’est ainsi que saint Thomas, ''Sum. theol.'', Il’11’,
q. {{rom|lxxxiii}}, a. 1, cite successivement : 1. le pseudo-Denys, qui dit au c. {{rom|iii}} du ''De div. nom.'' : ''Ante omnia ab''
''oratione incipere est utile, sicut Deo nos ipsos tradentes''
''et unientes'' ; 2. Isidore, qui, in lib. X Etymol., enseigne
que : orare idem est ac dicere ; 3. Cassiodore, pour qui
oratio dicitur quasi mis ratio ; I. saint Augustin, qui dit
fn lit<. <te Verb. Dom., sermo {{rom|v}}, que : oratio petitio quædam
est ; 5. saint Jean Damascène, qui, au I. 1Il du
De ftd. orth., c. {{rom|xxiv}}, définit la prière : petitio decen
tium a Deo ; 6. de nouveau le pseudo-Denys, ''ibid.'', qui
affirme que : quando orationibus invocamus Deum, reuelata
mente adsumus ipsi ; 7. de nouveau enfin, saint
Jean Damascène, ''ibid''., qui définit encore la prière :
ascensus mentis in Deum. Dans son commentaire sur
les Sentences, t. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, saint Thomas
cite encore les définitions suivantes : 1. du pseudo-Augustin,
De spiritu et anima, c. i. : oratio est pius
affeclus mentis in Deum directus ; 2. d’Hugues de Saint-Victor,
De modo orandi, c. i : oratio est devolio quiedam
mpunctione procedens ; 3. de saint Grégoire, Moral..
I. {{rom-maj|XXXIII}}, c. xxin : orare est amaros gemilus in compunrtione
resonare. Enfin, pour revenir à la fameuse
question de la Somme théologique mentionnée ri-dessii
dans l’ad’.', de l’art. 2, saint Thomas transcrit ce
texte de saint Jean Chrysostome, In Gènes., hom., xiii
Considera quanta est tibi enneessa felicitas, quanta gloria
attributa, orationibus fabulari eum Deo, cum Christo
miscere colloquia, optare quod velis, quod desideras
postulare.
Pour appuyer ses définitions de la prière d’autorités
patristiques, Suarez nous apporte encore d’autres
textes : 1. saint Jérôme. Epist., {{rom|cxxxix}}, Ad Cyprianum :
Nam oratio, juxta grammaticos, omnis sermo loquentium
est, cujus etymologiam sic explicant : oratio et oris
ratio. In Scripturis autem tandis, difficile orationem
juxta hunc sensum legimus, sed quæ ad preces et
obsecrationes pertinet, De religione, tr. I., De oratione, devotione
et horis canonicis, I. I. c i. n. l ; 2 saint Augustii
Serm.. < {{rom|xxx}}. De tempore : Quid autem est oratio, nis
ascensio anima de ierreslribus ad cseleslia, inquisitio
supernorum, invisibitium desiderium, ''ibid''. n. 6 (ce
sermon n’est pas de saint Augustin ; il figure dans P. L.,
t. {{rom|xxxix}}. col. 1886-1887, sous le n. {{rom|lxxiii}} (alias, De
tempore, {{rom|ccxxx}}) des Sermones supposititii) ; 3. le texte
du ''De spiritu et anima'', c. i. est cité par Suarez autrement
que par saint Thomas : Oratio est conversio mentis
in Deum, per pium et humilem affectum, ibid ; 4. saint
Basile, llom. in a martyrem Julittam : Oratio est boni
cujusdam petitio, quæ ad Deum a plis effunditur, ''ibid''..
c. ii. n. 2 ; 5. saint Grégoire de Nysse, De oratione :
Oratio conversatio et sermocinato cum Deo est, et malorum
subversio ac peccatorum emendatio, et encore :
Oratio est petitio bonorum, quæ Deo cum supplicatione
offertur, ''ibid.'', n. 3 ; 6. Jean Chrysostome : Per orationem
Angelis copulamur… Angelorum est deprecatio,
interim eorum superans dignitatem, siquidem majus est
Angelorum dignitate colloquium miscere cum Deo, ''ibid''.
I. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|i}}, n. 3 ; 7 saint Nil, qui dit qu’il faut prier sensu,
ce qu’il explique ainsi : Sensus est consideratio cum reverentia,
et compunctione, et dolore animi, cum suspiriis,
sine voce, ''ibid.'', n. 4 ; 8, encore Jean Chrysostome, in
lib. I De orando Deum : … Deus, qui nobis tantum
honoris largiatur, ut dignos nos habuerlt qui cum ipso
colloquamur, nostraque vota apud ipsum deponamus
nam vere cum Deo confabulamur, quoties vacamus
deprecationi, ''ibid.'', n. 5. Le P. Vermeersch, Quæstiones de
virtutibus religionis et pietatis…, Bruges, 1912, p. 57,
cite encore cette définition de la prière, qu’on trouve
dans l’Epist. ad fratres de monte Dei : Oratio est hominis
Deo adhærentis affectio, et familiaris quædam et pia
allocutio, et statio illuminatæ mentis ml fruendum quamdiu
licet. Cf. P. L., t. {{rom|clxxxiv}}, col. 337.
1° ''La synthèse thomiste.'' — Saint Thomas rattache la
prière à la vertu de religion et la range, avec la dévotion,
parmi les actes intérieurs, qui sont aussi ses actes
principaux, tandis qu’il range parmi ses actes extérieurs
l’adoration, ''per quam aliquis suum corpus ad''
''Deum venerandum exhibet.'' Cf. en tête des q. {{rom|lxxxii}} et
{{rom|lxxxii}} de la I I 1 1’. De plus, il ne reconnaît, à vrai
dire, qu’une sorte de prière, la prière de demande,
mais qu’il considère comme un tout complexe renfermant
des parties diverses, parmi lesquelles se trouve<section end="PRIÈRE I"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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(Va/, lai. 2074, fol. 17), Jean de Trévise ( Val. lut. 1187,
fol. 8 v°), Hugues de Saint-Cher (Leipzig, Univ. Bibl.,
573, fol. 101), etc. ; cf. A. Landgraf, Die Erkenntniss
der helfenden Gnade in der Friiliscltolaslik, dans Zeilschri
/t /tir kath. Theol., t. {{rom|lv}}, 1931, p. 403-407. On ne
peut pas dire que I’révostin ait été chef d’école ; il est le
représentant du sentiment commun des docteurs de
l’époque : Viam magistrorum nostrorum conséquentes
est une de ses expressions favorites. A. Landgraf a
découvert dans le Val. lai. 1074 un ouvrage qui est,
quant à la doctrine et quant au texte, inspiré de la
Summa de Prévostin ; cf. Eine ncuenldeckle Summe
aus der Schule des Præposittnus, dans Colleclanea
franciscana, Assise, 1931, p. 289-318. I’révostin est cité
nominalement par Gaufredus Pictaviensis, Guy
d’Orchelles, Etienne Langton, l’anonyme du ms.
d’Erlangen, 363, Guillaume d’Auxerre, Roland de
Crémone, Albert le Grand, et saint Thomas, (l’est sur
l’école franciscaine qu’il a exercé le plus d’influence,
par l’Intermédiaire de i es deux grands docteurs,
Alexandre de Haies et saint Bonaventure. Le Docteur
sérapliique rapporte dans un de ses sermons un trait
d’humilité de I’révostin qui montre la haute estime
dans laquelle il le tenait, Opéra, éd. Quaraccbi, t. {{rom|ix}},
p. 500.
(. Lacombe, Privosltn de Crémone, su vie et se » œuvres.
Bibliothèque thomiste, t. {{rom|xi}}, Kain, 1927, el comptes rendus
signalés dans Bulletin thomiste, t. {{rom|viii}}, 1931, p. 23 1.
{{d|G. Lacombe.|3|sc}}
<section end="PRÉVOSTIN DE CRÉMONE"/>
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'''PRIÈRE'''. — L’étude qui va suivre sera de
caractère strictement théologique, c’est-à-dire qu’elle
s’inspirera uniquement des travaux des théologiens
catholiques sur la prière, et surtout de ceux de saint
Thomas d’Aquin et de Suarez, « en qui l’on entend
toute l’École ». Nous négligerons donc volontairement
tous les travaux des auteurs contemporains, croyants
ou incroyants, consacrés soit à la ''psychologie'', soit à
l’''histoire'', soit enfin à la ''philosophie'' de la prière. (Notre
bibliographie contiendra néanmoins l’indication de
quelques-uns de ces ouvrages, que pourront consulter
ceux qui s’intéressent à ces questions.) Les théologiens,
en effet, ne se demandent pas comment on prie,
comment on a prié et si l’on peut tirer du fait de la
prière des conclusions métaphysiques ; ils n’envisagent
la prière qu’en tant qu’elle est un devoir de l’homme ;
ils établissent sa nécessité, son obligation ; ils enseignent
quand et comment il faut prier, etc. En un mot,
nous sommes ici en morale, pour dire ce que doit être
la prière selon les instructions du Christ et de l’Église,
et conformément aux doctrines de la théologie catholique.
<br/>I. {{refl|1|nosup|num=Nature de la prière.}} <br/>
II. {{refl|2|nosup|num=Les espèces de prières (col. 180).}} <br/>
III. {{refl|3|nosup|num=Légitimité et convenance de la prière (col. 199).}} <br/>
IV. {{refl|4|nosup|num=Nécessité et obligation de la prière (col. 204).}} <br/>
V. {{refl|5|nosup|num=Qualités et conditions de la prière (col. 212).}} <br/>
VI. {{refl|6|nosup|num=Qui peut-on prier ? (col. 223).}} <br/>
VII. {{refl|7|nosup|num=Que peut on demander ? (col. 228).}} <br/>
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{{refa|1|I. {{sc|Nature de la prière}}.}}
I. {{sc|définition.}} Avant
de proposer leurs propres définitions de la prière, les
théologiens recueillent, pour en faire la synthèse ou la
critique, celles qui leur viennent de la tradition, particulièrement
des Pères.
C’est ainsi que saint Thomas, ''Sum. theol.'', Il’11’,
q. {{rom|lxxxiii}}, a. 1, cite successivement : 1. le pseudo-Denys, qui dit au c. {{rom|iii}} du ''De div. nom.'' : ''Ante omnia ab''
''oratione incipere est utile, sicut Deo nos ipsos tradentes''
''et unientes'' ; 2. Isidore, qui, in lib. X Etymol., enseigne
que : orare idem est ac dicere ; 3. Cassiodore, pour qui
oratio dicitur quasi mis ratio ; I. saint Augustin, qui dit
fn lit<. <te Verb. Dom., sermo {{rom|v}}, que : oratio petitio quædam
est ; 5. saint Jean Damascène, qui, au I. 1Il du
De ftd. orth., c. {{rom|xxiv}}, définit la prière : petitio decen
tium a Deo ; 6. de nouveau le pseudo-Denys, ''ibid.'', qui
affirme que : quando orationibus invocamus Deum, reuelata
mente adsumus ipsi ; 7. de nouveau enfin, saint
Jean Damascène, ''ibid''., qui définit encore la prière :
ascensus mentis in Deum. Dans son commentaire sur
les Sentences, t. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, saint Thomas
cite encore les définitions suivantes : 1. du pseudo-Augustin,
De spiritu et anima, c. i. : oratio est pius
affeclus mentis in Deum directus ; 2. d’Hugues de Saint-Victor,
De modo orandi, c. i : oratio est devolio quiedam
mpunctione procedens ; 3. de saint Grégoire, Moral..
I. {{rom-maj|XXXIII}}, c. xxin : orare est amaros gemilus in compunrtione
resonare. Enfin, pour revenir à la fameuse
question de la Somme théologique mentionnée ri-dessii
dans l’ad’.', de l’art. 2, saint Thomas transcrit ce
texte de saint Jean Chrysostome, In Gènes., hom., xiii
Considera quanta est tibi enneessa felicitas, quanta gloria
attributa, orationibus fabulari eum Deo, cum Christo
miscere colloquia, optare quod velis, quod desideras
postulare.
Pour appuyer ses définitions de la prière d’autorités
patristiques, Suarez nous apporte encore d’autres
textes : 1. saint Jérôme. Epist., {{rom|cxxxix}}, Ad Cyprianum :
Nam oratio, juxta grammaticos, omnis sermo loquentium
est, cujus etymologiam sic explicant : oratio et oris
ratio. In Scripturis autem tandis, difficile orationem
juxta hunc sensum legimus, sed quæ ad preces et
obsecrationes pertinet, De religione, tr. I., De oratione, devotione
et horis canonicis, I. I. c i. n. l ; 2 saint Augustii
Serm.. < {{rom|xxx}}. De tempore : Quid autem est oratio, nis
ascensio anima de ierreslribus ad cseleslia, inquisitio
supernorum, invisibitium desiderium, ''ibid''. n. 6 (ce
sermon n’est pas de saint Augustin ; il figure dans P. L.,
t. {{rom|xxxix}}. col. 1886-1887, sous le n. {{rom|lxxiii}} (alias, De
tempore, {{rom|ccxxx}}) des Sermones supposititii) ; 3. le texte
du ''De spiritu et anima'', c. i. est cité par Suarez autrement
que par saint Thomas : Oratio est conversio mentis
in Deum, per pium et humilem affectum, ibid ; 4. saint
Basile, llom. in a martyrem Julittam : Oratio est boni
cujusdam petitio, quæ ad Deum a plis effunditur, ''ibid''..
c. ii. n. 2 ; 5. saint Grégoire de Nysse, De oratione :
Oratio conversatio et sermocinato cum Deo est, et malorum
subversio ac peccatorum emendatio, et encore :
Oratio est petitio bonorum, quæ Deo cum supplicatione
offertur, ''ibid.'', n. 3 ; 6. Jean Chrysostome : Per orationem
Angelis copulamur… Angelorum est deprecatio,
interim eorum superans dignitatem, siquidem majus est
Angelorum dignitate colloquium miscere cum Deo, ''ibid''.
I. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|i}}, n. 3 ; 7 saint Nil, qui dit qu’il faut prier sensu,
ce qu’il explique ainsi : Sensus est consideratio cum reverentia,
et compunctione, et dolore animi, cum suspiriis,
sine voce, ''ibid.'', n. 4 ; 8, encore Jean Chrysostome, in
lib. I De orando Deum : … Deus, qui nobis tantum
honoris largiatur, ut dignos nos habuerlt qui cum ipso
colloquamur, nostraque vota apud ipsum deponamus
nam vere cum Deo confabulamur, quoties vacamus
deprecationi, ''ibid.'', n. 5. Le P. Vermeersch, Quæstiones de
virtutibus religionis et pietatis…, Bruges, 1912, p. 57,
cite encore cette définition de la prière, qu’on trouve
dans l’Epist. ad fratres de monte Dei : Oratio est hominis
Deo adhærentis affectio, et familiaris quædam et pia
allocutio, et statio illuminatæ mentis ml fruendum quamdiu
licet. Cf. P. L., t. {{rom|clxxxiv}}, col. 337.
1° ''La synthèse thomiste.'' — Saint Thomas rattache la
prière à la vertu de religion et la range, avec la dévotion,
parmi les actes intérieurs, qui sont aussi ses actes
principaux, tandis qu’il range parmi ses actes extérieurs
l’adoration, ''per quam aliquis suum corpus ad''
''Deum venerandum exhibet.'' Cf. en tête des q. {{rom|lxxxii}} et
{{rom|lxxxii}} de la I I 1 1’. De plus, il ne reconnaît, à vrai
dire, qu’une sorte de prière, la prière de demande,
mais qu’il considère comme un tout complexe renfermant
des parties diverses, parmi lesquelles se trouve<section end="PRIÈRE I"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/93
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|171|PRIÈRE. DÉFINITION|172}}</noinclude>l’oratio, cf. q. {{rom|lxxxiii}}, a. 17 ; en sorte que le mot ''oratio''
peut s’entendre dans un sens large, et en ce sens la
prière comprend quatre parties, on pourrait dire
quatre phases, quatre mouvements : l’''obsecratio'', l’''oratio'',
la ''postulatio'' et la ''gratiarum actio'' ; ou dans un sens
restreint, et en ce sens l’''oratio'' n’est plus que l’''ascensus''
''in Deum'', le commencement, ou plutôt le prélude de la
prière, cf. ''ibid''., ad 2 nm.
Voici deux définitions de la prière données par saint
Thomas : oratio ratianis est actus, appticantis desiderium’iluntatis ad eum gui non est sub potestate nostra sed
supra nos, scilicet Deum, In /V llm ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}},
q. {{rom|iv}}, a. 1, sol. 1 ; oratio est gusedam explicatio propriæ
voluntatis apud Deum ut eam implcat, ''Sum. theol''., III »,
q. {{rom|xxi}}, a. 1.
Psychologiquement, la prière, comme le commandement,
est, selon saint Thomas, un acte de la raison prat
ique, laquelle n’est pas seulement apprehensiva, mais
encore causativa ; la raison, en effet, « peut être cause
de quelque chose de deux manières : d’une première
manière, sicut necessitatem imponens ; c’est de cette
manière qu’elle commande non seulement aux puissances
inférieures et aux membres du corps, mais
encore aux hommes qui sont sous notre dépendance ;
c’est la causalité du commandement. D’une seconde
manière, sicut inducens et guodammodo disponens : c’est
de cette manière qu’elle agit lorsqu’elle demande
l’accomplissement de quelque chose à qui ne lui est
point soumis, mais égal ou supérieur. » ''Sum. theol''.,
IIMI*, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 1 : cf. //) IV™ ''Sent''., toc. cit.
Dans ce dernier texte, saint Thomas a commencé par
rappeler les sens profanes du mot oratio et affirmé que
ce mot est passé du langage judiciaire dans la langue
religieuse.
Si l’on objecte certaines définitions des Pères qui
paraissent faire de la prière un acte de la volonté ou de
la sensibilité (afjectivæ partis), comme celui du pseudo-Dcnys,
sicut Deo nos ipsos tradentes et unienles, de saint
Jean Damascène, asrensus mentis in Deum, du pseudo-Augustin,
pius afjectus mentis in Deum directus, et
d’Hugues de Saint-Victor, devolio gusedam ex compunctione
procedens, cf. supra, col. 170, saint Thomas
répondra que ces formules ne sont pas de véritables
définitions exprimant l’essence de la prière ; elles n’en
montrent que certains aspects ; ainsi le texte du
pseudo-Denys nous dit non pas ce qu’est la prière,
mais à quoi elle tend, quelle en est la fin, guia hoc præcipue
est in oratione pelendum ut Deo uniamur ; celui du
Damascène ; nous l’avons déjà {{rom|vii}}, ne concerne que les
préliminaires de la prière, oportet (petentem) accedcrc
ad eum a guo petit, vel loco sicut ad hominem, vel mente
sicut ad Deum, ''Sum. theol''., toc. cit., ad 2° m ; Yafjectus
mentis in Deum directus dont parle ici le pseudo-Augustin
ne serait pas, selon saint Thomas, In IV im
Sent., toc. cit., ad l u " quelque sentiment ayant Dieu
pour objet, mais le désir de l’homme transmis à Dieu,
si l’on peut dire, ut in illum guo afjectus mentis desiderantis
explendus est ; enfin, dire, avec Hugues de Saint-Victor,
que la devolio est une prière, c’est une manière
de parler ; ce n’est pas une prière proprement dite,
mais une sorte d’équivalent de la prière, comme le fait
de tendre la main ou d’exposer ses besoins : recogitatio
necessilalum propriarum, et creetio spei ad Deum, vel
indicatio sui desiderii, vel etiam humiliatio spiritus ad
Deum sunt gusedam oraliones per quamdam interprelationem,
''ibid''., ad 2° » ’.
Scholion : de la prière « secundum sensualitatem >.
1 me la prière soit un acte de l’intelligence ou de la
olonté, c’est en tout cas un acte de l’esprit, des facultés
supérieures de l’âme. Pourtant, à propos de la
prière du Christ, saint Thomas se demande s’il n’y a
pas aussi une prière de nos facultés inférieures, de notre
appétit sensible. Cꝟ. 7/1 //P ! » > ''Sent''., dist. XVII. q. i.
a. 3, qu..’i ; ''Sum. theol''., III 1, q. {{rom|xxi}}, a. 2. La réponse
est évidemment négative. Le cor meum et caro meu
exullaverunt in Deum vivum doit s’entendre du retentissement
dans l’appétit sensible des mouvements de
l’appétit rationnel : caro exultât in Deum vivum non per
actum carnis ascendentem in Deum, sed per redundantiam
a corde in carnem, inguantum appetitus sensitious
seguitur motum appetitus rationalis. ''Sum. theol''., ''ibid''.,
ad 1’"’.
2° ''La synthèse suarézienne''.
1. Suarez remarque
d’abord que les théologiens ont coutume de distinguer
une triple acception du mot firière : a) dans un sens
très large, on dit que le mot prière désigne toute bonne
action ; la glose ordinaire sur le sine inlermissione orale
de I ''Thess''., {{rom|v}}, 17, autorise cette acception : « Priez sans
cesse, c’est-à-dire vivez toujours saintement ; celui-là
prie toujours qui toujours agit bien. » ''Op. cit''., t. {{rom-maj|I}},
c. {{rom|i}}, n. 2. Suarez rejette comme absolument impropre
cette acception du mot prière, qui a de plus le tort de
favoriser la distinction établie par Wiclef d’une triple
prière, mentale, vocale, vitale : « Cette dernière, il la
faisait consister dans les bonnes œuvres, afin de ravaler
les autres et de déclarer qu’elles n’avaient aucune importance. »
b) D’une manière générale, on a coutume d’entendre
par le mot prière tout mouvement intérieur de l’âme
vers Dieu, soit par la pensée, soit par le cœur, omnis
interior motus animi in Deum, sive per ejus cogilalionem,
sive per afjectum, ''ibid''., n. 6. C’est l’{{lié}}« oraison mentale », à laquelle Suarez consacrera son second livre.
La définition qu’il en donne ici paraît bien y inclure la
simple méditation ; pourtant, il déclare se rallier aux
explications de Clicntove sur la définition de la prière
selon saint Jean Damascène (ascensio mentis in Deum).
explications qui semblent établir une distinction entre
la prière et la méditation, ''ibid''., n. 7. Mais nous reviendrons
sur ce sujet, cf. col. 176 sq..
c) Enfin, le sens propre qu’on donne au mot prière
est celui de demande, oratio proprie significare dicitur
pelilionem, et particulièrement de demande adressée à
Dieu. Entendue dans ce sens, la prière peut d’ailleurs
être vocale ou mentale, n. 8 ; il ne faut donc pas confondre
prière mentale au sens de demande formulée
mentalement, et oraison mentale au sens d’interior
motus animi in Deum.
2. Mais la définition du Damascène : pelitio decenlium
a Deo, et celle de saint Basile : boni cujusdam
pelitio guæ ad Deum a piis efjunditur, doivent-elles
être maintenues ? N’introduisent-elles pas dans l’essence
de la prière des éléments qui n’en font pas partie ?
a) Contre Navarre, qui pourtant peut revendiquer
en sa faveur l’autorité de saint Thomas, In I V jn »
Sent., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom-maj|IV}}, a. 1, sol. 4, Suarez maintient la
définition restrictive du Damascène. ''Ibid''., c. {{rom|ii}}, n. 2.
La raison qu’il en donne, c’est que tout le monde
s’accorde à reconnaître que la prière est un acte de religion
qui honore Dieu ; or, celui-là n’honore pas Dieu,
mais l’outrage plutôt (sed potius contumelia illum
afjicil), qui lui demande quelque chose de mauvais.
''Ibid''., n. 3.
b) En revanche, Suarez ne maintient pas, dans la
définition de la prière, la restriction de saint Basile :
a piis, parce que, dit-il, une véritable prière peut être
aussi produite ab impiis, c’est-à-dire par ceux qui sont
en état de péché. ''Ibid''., n. 2.
c) Enfin, Suarez n’est pas d’avis qu’on introduise
d’autre restriction dans la définition de la prière, par
exemple qu’elle soit faite decenter ; parce que la
demande qu’on fait à Dieu de choses convenables l pelitio
decentium a Deo), même si parfois elle se fait d’une
manière, en un temps ou en un lieu qui ne conviendrait
pas, conserve néanmoins ce qui est essentiel à la prière
et est su stanticllement bonne, bien qu’elle possède<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|175|PRIÈRE. DÉFINITION|176}}</noinclude>peuvent bien être ces états affectifs en l’absence de la
prière qui les avait fait naître, sinon « une certaine
disposition du corps et de ses humeurs, en vertu de
laquelle on revient facilement ''ad priorem affectum'', à
l’occupation qui l’a produite, quand l’attention
revient ? N. 14.
3° ''Conclusion''. — Une bonne définition, disent les
logiciens, doit contenir le genre prochain et la différence
spécifique ; de plus, elle doit convenir ''toti definito''
''et soli definito''. Nous devons donc commencer par nous
demander quels sont les actes religieux que l’on désigne
généralement par ce mot de prière : en d’autres
termes, déterminer son extension d’après l’usage. Puis
il nous faut examiner ce groupe d’actes religieux, voir
ce qu’ils ont de commun et de distinctif ; en d’autres
termes, déterminer la compréhension du mot prière,
non à priori, mais d’après l’observation. A suivre ces
règles, il n’y a pas de doute que, des trois définitions de
la prière qu’on trouve dans les Pères : « demande faite
à Dieu, entretien avec Dieu, élévation de l’âme vers
Dieu », cf. J. de Guibcrt, Essence de la prière et prière
pure, dans Revue d’ascétique et de mystique, 1930,
p. 227, il n’y a pas de doute que ce ne soit la seconde
qui s’applique le mieux ''toti et soli definito'' : toute
prière n’étant pas une « demande faite à Dieu » et
toute « élévation de l’âme vers Dieu » n’étant pas une
prière. Somme toute, on pourrait adopter la définition
de Mutz : « une dévote et humble élévation de l’âme
vers Dieu pour exprimer devant lui nos sentiments et
nos désirs ». ''Ibid''., p. 228. Ajoutons d’ailleurs que cet « entretien avec Dieu », ou plutôt cette ''locutio ad Deum'',
peut se faire par le langage du cœur aussi bien que par
celui de l’esprit.
Nous avons dit : « entretien avec Dieu, ou plutôt
''locutio ad Deum'' » ; car, bien que les termes d’entretien
ou de « colloque » par lesquels on désigne la prière
suggèrent l’idée d’un dialogue, notre prière, hélas !
n’est bien le plus souvent qu’un monologue. A ce sujet,
Bellarmin distinguait trois degrés de prière : « Le premier
est celui de ceux qui prient, mais n’entendent pas
de réponse et ne savent s’ils sont exaucés (''an audiantur'' ;
faut-il traduire : s’ils sont entendus ?) ; le second
est celui de ceux qui ont quelques raisons de croire
qu’ils sont exaucés (''habent aliqua signa quod audiantur''),
mais n’entendent pas de réponse ; le troisième est
celui de ceux qui vraiment conversent avec Dieu et
Dieu avec eux. Ceux-ci reçoivent des lumières, n’ont
pas de distractions et ne se fatiguent pas en priant,
parce qu’ils écoutent plus qu’ils ne parlent. » Cité par
E. Raitz von Frentz, ''Rev. d’ascét. et de myst.'', 1926.
p. 143.
Puisque prier c’est parler à Dieu d’une manière ou
d’une autre, c’est « exprimer devant lui nos sentiments
et nos désirs », et puisque, selon saint Augustin, ce n’est
pas seulement la bouche ou le cœur qui parlent, mais
aussi notre action, pourquoi ne pourrait-on pas dire
que toute bonne action est une prière et que, par
conséquent, tant qu’on demeure attentif à éviter ce
qui met en danger de déplaire à Dieu et qu’on tâche
de faire en tout sa volonté, on prie sans prier, et Dieu
entend ce langage » ? Bossuet, cité par Landriot,
appendice à l’''Instruction pastorale pour le carême 1862'',
dans ''Œuvres'', 2{{e}} éd., t. {{rom|iii}}, Paris, 1864, p. 144. Landriot
a recueilli un grand nombre de textes scripturaires ou
patristiques, de théologiens, de prédicateurs ou d’auteurs
spirituels, où l’on retrouve cette idée qu’une
bonne vie est le meilleur des sacrifices, la meilleure
des prières qu’on puisse offrir à Dieu ; cf. t. {{rom|ii}}, p. 207-209 ; t. {{rom|iii}}, p. 91-100, 108-110, 132-146. Que peut-on
tirer de ces textes ? Tout juste le contraire de ce que
l’on veut y trouver, à savoir que toute bonne action,
''sans être une prière proprement dite, équivaut'' à une
prière : « on prie sans prier », dit fort bien Bossuet. Le
théologien se doit d’adopter un langage plus précis que
l’orateur ; il a le droit de reconnaître que celui-ci
recourt à des figures de mots ; dire qu’une bonne action
est une prière ou un sacrifice, c’est employer les mots
prière et sacrifice non dans leur sens propre, mais dans
un sens métaphorique. En vérité, cependant, une bonne
vie deviendra une vraie prière quand elle baignera, si
l’on peut dire, dans la prière : quand elle sera rapportée
à Dieu par l’offrande formelle, plus ou moins fréquente,
que nous en ferons à la gloire de Dieu, quand elle sera
accompagnée de ce regard amoureux sur Dieu qui
constitue la prière du cœur et qui, chez les saints, est
pour ainsi dire permanent. Cf. ''Le témoignage de Marie''
''de l’Incarnation'', ursuline de Tours et de Québec, texte
préparé et publié avec une introduction par D. Jamet,
Paris, 1932.
Et ceci nous amène à ce que Landriot appelle l’''esprit''
''de prière'', qui s’apparente assez étroitement avec la « prière pure » ou l’{{lié}}« essence de la prière » de H. Bremond.
Cf. J. de Guibert, ''loc. cit''., p. 226-234.
L’esprit de prière, dit Landriot, ce n’est aucune prière eu
particulier… : c’est, si l’on peut s’exprimer ainsi, la partie
subtile et éthérée de chacun de ces exercices, qui remonte
dans les hautes régions de l’âme, et y forme comme un ''réservoir''
''habituel de saintes pensées et de pieux sentiments'' dont le
parfum s’exhale, lors même que l’âme s’occupe des devoirs
extérieurs… L’esprit d’une chose est la quintessence de cette
chose… De même, l’esprit de prière… : c’est une huile essentielle,
composée de ce qu’il y a de plus divin dans les rapports
de l’âme avec le ciel, et qui, venant à surnager dans
notre âme, y ''brûle perpétuellement en l’honneur de Dieu''.
Alors, toutes nos actions, nos pensées, nos désirs, nos volontés,
sont imprégnés de cette huile céleste ; tout dans notre
être et dans notre vie devient une prière continuelle, un
hymne sans fin, une immolation de tous les instants…
L’esprit de prière est comme une vapeur céleste qui domine
toute notre vie, qui l’enveloppe tout entière… L’homme ne
peut pas toujours réciter des prières vocales, toujours méditer,
toujours être agenouillé dans les églises ; mais toujours
il peut avoir en son cœur cet esprit de prière qui s’exhale de
l’âme comme le parfum de la fleur, et qui embaume par une
brise céleste toutes les heures de la vie… Le ''principe'', la
''racine'' véritable et l’''essence'' la plus intime de la prière, ''ce qui''
''la constitue'' et la rend agréable à Dieu, c’est la soumission
à la volonté du Seigneur et le désir de lui plaire… T. {{rom|iii}},
p. 89-92.
Cet esprit de prière ne nous abandonne pas un seul instant,
lors même que ''nous n’en avons pas toujours la conscience''
''réfléchie'' : c’est le soleil de notre âme, et au milieu de
la multiplicité des affaires, au milieu du bruit de ce monde
et des nuages de la terre, ce soleil intérieur luit pour nous
et fait tressaillir notre cœur par des ''jubilations d’autant plus''
''profondes qu’elles semblent inaperçues.'' ''Ibid''., p. 104.
Cependant, il est difficile que cette ''disposition habituelle''
de l’âme, ne ''se manifeste'' point ''souvent par des actes réfléchis'' ;
quand l’âme est pleine, il se forme nécessairement des puits
artésiens, et l’eau vole dans toutes les directions. De là, ces
aspirations secrètes du cœur, ces oraisons jaculatoires, qui
s’élancent comme les étincelles d’un feu ardent… ''Ibid''..
p. 117. (C’est nous qui avons souligné.)
En somme, de quoi s’agit il ? Mais tout simplement,
il nous semble, de ce que les théologiens appellent la
dévotion, qui naît de l’amour et nous porte à nous
adonner totalement et généreusement au service de
Dieu ; cf. 1I’-II’q. {{rom|lxxxii}}. Dévotion serait le terme
technique dans la langue exacte de la théologie ; les
psychologues non théologiens parleraient d’{{lié}}« esprit
religieux », les auteurs spirituels d’{{lié}}« esprit surnaturel ».
Tous ces termes seraient, en tout cas, préférables à
celui d’{{lié}}« esprit de prière », qui repose sur une conception
pour le moins discutable de la prière. Pour saint
Alphonse, l’esprit de prière est tout simplement l’habitude
de recourir à Dieu en tout, tout de suite et toujours.
Cf. Bouchage, ''Pratique des vertus'', t. {{rom|iii}}, p. 318-319.
{{refa|2|II. {{sc|prière et méditation}}.}}
La méditation est-elle
une prière ? Cf. J. de Guibcrt, ''Rev. d’ascét. et de myst.''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|175|PRIÈRE. DÉFINITION|176}}</noinclude>peuvent bien être ces états affectifs en l’absence de la
prière qui les avait fait naître, sinon « une certaine
disposition du corps et de ses humeurs, en vertu de
laquelle on revient facilement ''ad priorem affectum'', à
l’occupation qui l’a produite, quand l’attention
revient ? N. 14.
3° ''Conclusion''. — Une bonne définition, disent les
logiciens, doit contenir le genre prochain et la différence
spécifique ; de plus, elle doit convenir ''toti definito''
''et soli definito''. Nous devons donc commencer par nous
demander quels sont les actes religieux que l’on désigne
généralement par ce mot de prière : en d’autres
termes, déterminer son extension d’après l’usage. Puis
il nous faut examiner ce groupe d’actes religieux, voir
ce qu’ils ont de commun et de distinctif ; en d’autres
termes, déterminer la compréhension du mot prière,
non à priori, mais d’après l’observation. A suivre ces
règles, il n’y a pas de doute que, des trois définitions de
la prière qu’on trouve dans les Pères : « demande faite
à Dieu, entretien avec Dieu, élévation de l’âme vers
Dieu », cf. J. de Guibcrt, Essence de la prière et prière
pure, dans Revue d’ascétique et de mystique, 1930,
p. 227, il n’y a pas de doute que ce ne soit la seconde
qui s’applique le mieux ''toti et soli definito'' : toute
prière n’étant pas une « demande faite à Dieu » et
toute « élévation de l’âme vers Dieu » n’étant pas une
prière. Somme toute, on pourrait adopter la définition
de Mutz : « une dévote et humble élévation de l’âme
vers Dieu pour exprimer devant lui nos sentiments et
nos désirs ». ''Ibid''., p. 228. Ajoutons d’ailleurs que cet « entretien avec Dieu », ou plutôt cette ''locutio ad Deum'',
peut se faire par le langage du cœur aussi bien que par
celui de l’esprit.
Nous avons dit : « entretien avec Dieu, ou plutôt
''locutio ad Deum'' » ; car, bien que les termes d’entretien
ou de « colloque » par lesquels on désigne la prière
suggèrent l’idée d’un dialogue, notre prière, hélas !
n’est bien le plus souvent qu’un monologue. A ce sujet,
Bellarmin distinguait trois degrés de prière : « Le premier
est celui de ceux qui prient, mais n’entendent pas
de réponse et ne savent s’ils sont exaucés (''an audiantur'' ;
faut-il traduire : s’ils sont entendus ?) ; le second
est celui de ceux qui ont quelques raisons de croire
qu’ils sont exaucés (''habent aliqua signa quod audiantur''),
mais n’entendent pas de réponse ; le troisième est
celui de ceux qui vraiment conversent avec Dieu et
Dieu avec eux. Ceux-ci reçoivent des lumières, n’ont
pas de distractions et ne se fatiguent pas en priant,
parce qu’ils écoutent plus qu’ils ne parlent. » Cité par
E. Raitz von Frentz, ''Rev. d’ascét. et de myst.'', 1926.
p. 143.
Puisque prier c’est parler à Dieu d’une manière ou
d’une autre, c’est « exprimer devant lui nos sentiments
et nos désirs », et puisque, selon saint Augustin, ce n’est
pas seulement la bouche ou le cœur qui parlent, mais
aussi notre action, pourquoi ne pourrait-on pas dire
que toute bonne action est une prière et que, par
conséquent, tant qu’on demeure attentif à éviter ce
qui met en danger de déplaire à Dieu et qu’on tâche
de faire en tout sa volonté, on prie sans prier, et Dieu
entend ce langage » ? Bossuet, cité par Landriot,
appendice à l’''Instruction pastorale pour le carême 1862'',
dans ''Œuvres'', 2{{e}} éd., t. {{rom|iii}}, Paris, 1864, p. 144. Landriot
a recueilli un grand nombre de textes scripturaires ou
patristiques, de théologiens, de prédicateurs ou d’auteurs
spirituels, où l’on retrouve cette idée qu’une
bonne vie est le meilleur des sacrifices, la meilleure
des prières qu’on puisse offrir à Dieu ; cf. t. {{rom|ii}}, p. 207-209 ; t. {{rom|iii}}, p. 91-100, 108-110, 132-146. Que peut-on
tirer de ces textes ? Tout juste le contraire de ce que
l’on veut y trouver, à savoir que toute bonne action,
''sans être une prière proprement dite, équivaut'' à une
prière : « on prie sans prier », dit fort bien Bossuet. Le
théologien se doit d’adopter un langage plus précis que
l’orateur ; il a le droit de reconnaître que celui-ci
recourt à des figures de mots ; dire qu’une bonne action
est une prière ou un sacrifice, c’est employer les mots
prière et sacrifice non dans leur sens propre, mais dans
un sens métaphorique. En vérité, cependant, une bonne
vie deviendra une vraie prière quand elle baignera, si
l’on peut dire, dans la prière : quand elle sera rapportée
à Dieu par l’offrande formelle, plus ou moins fréquente,
que nous en ferons à la gloire de Dieu, quand elle sera
accompagnée de ce regard amoureux sur Dieu qui
constitue la prière du cœur et qui, chez les saints, est
pour ainsi dire permanent. Cf. ''Le témoignage de Marie''
''de l’Incarnation'', ursuline de Tours et de Québec, texte
préparé et publié avec une introduction par D. Jamet,
Paris, 1932.
Et ceci nous amène à ce que Landriot appelle l’''esprit''
''de prière'', qui s’apparente assez étroitement avec la « prière pure » ou l’{{lié}}« essence de la prière » de H. Bremond.
Cf. J. de Guibert, ''loc. cit''., p. 226-234.
L’esprit de prière, dit Landriot, ce n’est aucune prière eu
particulier… : c’est, si l’on peut s’exprimer ainsi, la partie
subtile et éthérée de chacun de ces exercices, qui remonte
dans les hautes régions de l’âme, et y forme comme un ''réservoir''
''habituel de saintes pensées et de pieux sentiments'' dont le
parfum s’exhale, lors même que l’âme s’occupe des devoirs
extérieurs… L’esprit d’une chose est la quintessence de cette
chose… De même, l’esprit de prière… : c’est une huile essentielle,
composée de ce qu’il y a de plus divin dans les rapports
de l’âme avec le ciel, et qui, venant à surnager dans
notre âme, y ''brûle perpétuellement en l’honneur de Dieu''.
Alors, toutes nos actions, nos pensées, nos désirs, nos volontés,
sont imprégnés de cette huile céleste ; tout dans notre
être et dans notre vie devient une prière continuelle, un
hymne sans fin, une immolation de tous les instants…
L’esprit de prière est comme une vapeur céleste qui domine
toute notre vie, qui l’enveloppe tout entière… L’homme ne
peut pas toujours réciter des prières vocales, toujours méditer,
toujours être agenouillé dans les églises ; mais toujours
il peut avoir en son cœur cet esprit de prière qui s’exhale de
l’âme comme le parfum de la fleur, et qui embaume par une
brise céleste toutes les heures de la vie… Le ''principe'', la
''racine'' véritable et l’''essence'' la plus intime de la prière, ''ce qui''
''la constitue'' et la rend agréable à Dieu, c’est la soumission
à la volonté du Seigneur et le désir de lui plaire… T. {{rom|iii}},
p. 89-92.
Cet esprit de prière ne nous abandonne pas un seul instant,
lors même que ''nous n’en avons pas toujours la conscience''
''réfléchie'' : c’est le soleil de notre âme, et au milieu de
la multiplicité des affaires, au milieu du bruit de ce monde
et des nuages de la terre, ce soleil intérieur luit pour nous
et fait tressaillir notre cœur par des ''jubilations d’autant plus''
''profondes qu’elles semblent inaperçues.'' ''Ibid''., p. 104.
Cependant, il est difficile que cette ''disposition habituelle''
de l’âme, ne ''se manifeste'' point ''souvent par des actes réfléchis'' ;
quand l’âme est pleine, il se forme nécessairement des puits
artésiens, et l’eau vole dans toutes les directions. De là, ces
aspirations secrètes du cœur, ces oraisons jaculatoires, qui
s’élancent comme les étincelles d’un feu ardent… ''Ibid''..
p. 117. (C’est nous qui avons souligné.)
En somme, de quoi s’agit il ? Mais tout simplement,
il nous semble, de ce que les théologiens appellent la
dévotion, qui naît de l’amour et nous porte à nous
adonner totalement et généreusement au service de
Dieu ; cf. 1I’-II’q. {{rom|lxxxii}}. Dévotion serait le terme
technique dans la langue exacte de la théologie ; les
psychologues non théologiens parleraient d’{{lié}}« esprit
religieux », les auteurs spirituels d’{{lié}}« esprit surnaturel ».
Tous ces termes seraient, en tout cas, préférables à
celui d’{{lié}}« esprit de prière », qui repose sur une conception
pour le moins discutable de la prière. Pour saint
Alphonse, l’esprit de prière est tout simplement l’habitude
de recourir à Dieu en tout, tout de suite et toujours.
Cf. Bouchage, ''Pratique des vertus'', t. {{rom|iii}}, p. 318-319.
II. {{sc|prière et méditation}}. — La méditation est-elle
une prière ? Cf. J. de Guibcrt, ''Rev. d’ascét. et de myst.''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|177|PRIÈRE. NATURE|178}}</noinclude><nowiki />
1930 p 337-344. H. Hremond répond catégoriquement non. « Méditer n’est pas prier, dit expressément saint François de Sales. [Aucune référence ! Dans le Traité de l’amour de Dieu, l. VI. c {{rom|ii}}. la méditation est cependant désignée comme le « premier degré de l’oraison ou théologie mystique ».] Et plus philosophiquement Mgr Paulot. Pesez, je vous prie, tous les mots de ce texte Chaque opération, envisagée dans son point de vue formel, est exclusive de l’autre. Une méditation formelle n’est pas une prière formelle. Quand on médite, on ne prie pas ; quand on prie, on ne médite pas. Raisonner explicitement et prier explicitement sont deux choses inconciliables dans le même instant.. Hist. litt., t. {{rom|viii}}, p 362-363 ; cf. ''Introd''. à la philosophie de la prière, n 66 note : « la méditation n’est pas tant l’oraison que l’introduction à l’oraison », [citation, d’ailleurs, inexacte de Lchodey, Les noies de fora, son mentale, p 131 qui avait écrit « l’introductrice de l’oraison
Ce n’est pas l’avis du P. de Guiberl : « N’est-il pas un peu exagéré de ne faire commencer réellement I orafson qu’au moment où la volonté échauffée prend Burnaturcllement contact par l’affection avec le Bien divinl Les actes, même discursifs, de l’intelligence, précédés d’actes préliminaires de prière fervente, Jien liant avec l’aide de Dieu à mieux comprendre ventes ou mystères, ne sont-ils pas déjà une vrai.— oraison{{7o}}
Rev d’ascét. et de my st., 1920, p. 184, note.. La m< Mon, dans l’oraison mentale discursive, n’est pas une simple préparation ou prélude, mais une partie de cette oraison môme. » // « ., 1930, p. 342. Il est vrai que, sous ce mot « ..raison., le P. de Huibert ne nul pas exactement ce que Hremond met sous le mot I puisque, pour lui, l’oraison n’est une prière <|U. au |
sens général d’élévation de l’âme è Dieu en vue de le mieux servir en se sanctifiant soi même,. P. 341 I I i Saint Thomas distingue nettement la méditation de la prière : « Le mot de contemplatio, dit-il, s emploie parfois en un sens strict pour l’acte de l’intelligence
méditant les choses divines… Il s’emploie aussi de façon plus générale pour tOUt acte par lequel I aine, se séparant des affaires extérieures, s’occupe uniquement de Dieu ; ce qui peut arriver de deux manières : ou quand l’homme.route Dieu qui lui parle dans I Ecriture sainte, Ce qui se fait par la lectioi OU quand lui même parle à Dieu, ce qui a lieu dans l’oratio. Quant B la meditatio, elle est, par rapport aux deux autres parties, comme un iul eruiediaire : car. nous servant de ce que Dieu nous d’il dans l’I’aiiture. nous nous mettons, grâce à la méditation, en sa présence par la pensée et l’affection ; et lui étant ainsi présents ou l ayant
présent, nous pouvons lui parler par la prière (oratio) ; et c’est pourquoi Hugues de Saint-Victor, dans le passage cité, De modo orandi, c. {{rom|i}} Est ce bien là que saint Thomas a trouve cette division de la contemplation.
J’ai beau relire ce chapitre, je ne l’y trouve pas |. dis tiuuue trois parties dans la contemplation : la lecture, la méditation et la prière (oratio) Mais, l ne s ensuit pas que celle Ci doive être un acte produit par le don de Sagesse, bien que cette sagesse, par la méditation, prépare la voie à la prière. In P..Se/1L.dist. W.qiv.
a 1, qu. 2. ad 1um. Ce texte se passe de commentaire : encore que, par la méditation, nous nous mettions en présence de Dieu (ci præsentamur ; prtesentali ei vel prœsentem eum habentes) par la pensée et l’affection, la méditation n’est pourtant pas encore la prière, quj consiste à parler à Dieu : elle n’en est que la préparation ou le prélude : pour parler à quelqu’un, il teut évidemment d’abord se trouver en sa présence, se présenter à lui. Simulions, en passant, ce texte d’Hugues de Saint-Victor sur la nécessite de la méditation pour la prière : Sic ergo orationi sancta meditatio necessarta est, ut omnino perfecta esse oratio nequeat, si eam meditatio non comiletur aut præcedat, ''Loc. cit''.
Suarez est d’avis que l’oraison mentale, cet. exercice », ''op. cit.'', l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|i}}, n. 5, tant recommande par tes Pères et les auteurs spirituels, comprend quatre actes successifs qui sont, d’après la Scala claustrait{{e|um}}
cf ici t. {{rom|M}}, art. GuiguL, col. 1966) : la lecho.U meditatio, Y oratio et la contemplatio ''ibid.'', c a, , m 2 Et voilà du coup la méditation tout a la fois distinguée de la prière au sens strict, qui est, pour Suarez, la prier, demande, et rangée parmi les. parties. intégrantes de l’oraison mentale ou prière au sens large Suarez accepte la définition qu’en donne la Scala. ; Meditatio est studiosa mentis acho, occultæ veritalis notitiam ductu proprim raiionis investigans. ''ibid.'', n. 4. Mais ainsi entendue, la méditation n’est pas nécessairement une prière, même au sens large du mot. Pour qu’elle le sort.
lieux conditions sont nécessaires : Il faut d abord qu’elle procède ex afjectu orandi, id est colendi Deum per adm mentis. ''Ibid''. Laméditation satisfera à première condition ; elle sera un hommage rendu à D îe u ^ deux manières : d’abord, wtendendo ipsarn meditalionem ut cultum quemdan, Del, en considérant !..
méditation elle même comme une sorte de culte ou d’hommage rendu à Dieu et en te voulant comme telle.
n, Pest elle pas,., , elle., puisqu’elle s’appuie M, r la fo, s’exerce fréquemment par des a. tes de foi et qu, ,., p, i s’v passe n’a pas d’autre but que de soi,
toujours davantage notre Intelligence à Dieu r& dément, en ordonnant.notre méditation au culte de Di eu c’est-à-dire en nous y proposant dexdter en
, 1(, us une plus grande estime de la globe et de te majesté divines, un plus fervent esprit de l>nr.— …..
dévotion plus ardente. Ibid La seconde condition requise pour que la méditation soit vraiment une prière, c’est qu’elle soit, , rat, que, c’est ad, re qu{{e}} le.ù, pour but d’exciter OU d’attiser en BOUS des senti
me „t, , parce que tel doit être te but de l’oraison men
taie ; autrement, elle ne serait pas un acte de religion
ou de charité, et par conséquent elle ne serait pas une
prière. ""<I. » ''., , ,.,
Ces deux condltlpns m pour que te médita
Uon so, t une prière, Suarez les voit Indiquées dans la parole du ps. kviii ; Meditatio cordis nui in tuosemper. Bien que te méditation soit surtout œuvre d’intelligence, le psalmlste l’appelle méditation du cœur, quia et ex afjectu extre ei ad illum Un De plus la méditation doit se faire en p Dieu quia Iota débet re/erri ad cultum e/us.el
DOurOUOl tous les ailleurs spirituels cns, ,.„ent qU, 1 faut commencer l’oraison mentale par se met ! présence de Dieu ''Ibid''.
m p
„n acte qui procède de la vertu de religion CI i Thomas, ''Sum. theol.'', Il II M {{rom|lxxxiii}}, a.3 ; ln/1 Sent, dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. {{rom-maj|I}}, qu. 2.
I, prière soit un acte de religion, i Ecriture l< marque dans cette parole du ps {{rom|cxi}}. : Dirigatur oratio mea sicui incensum in eonspectu tuo. La raison le prouve par ce syllogisme : L’objet propre de te vertu de rei ï, on, c’est de rendre à Dieu le respect et I honneur
auxquels, 1 adroit, et donc tous les actes par lesquels On rend a Dieu ce respect appartiennent a la vertu de
religion. Or, par te prière, on rend à Dieu ce respect, en tant que par elle On se soumet., lui et nm pro avoir besoin de lui comme de l’auteur de tout bien Donc, manifestement, la prière relevée, , propre de la vert n de religion. Tel est l’enseignement de la somme Cf Catéchisme romain, part. {{rom-maj|IV}}, c. n. n. i..m pourrait objecter que « l’office de la religion pareil être de présenter a Dieu son culte et ses cérémonies et que la
prière ne paraît pas apporter quelque chose a Dieu.
mais plutôt chercher à obtenir de lui quelque chose saint Thomas répond, ibid., ad 3 ; : » En priant l’homme livre à Dieu son esprit, qu’il lui soumet paru<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|170|PRIERE. ESPÈCES|180}}</noinclude>rospect et qu’il lui présente d’une certaine manière (et
quodammodo preesentat, c’est-à-dire dont il lui fait présent
i. comme il est dit dans le texte de Denys. Et c’est
pourquoi, de même que l’esprit de l’homme l’emporte
sur ses membres corporels et sur toutes les choses extérieures
qu’on emploie au service de Dieu, ainsi la
prière l’emporte sur tous les autres actes religieux.
Mais, quand ils se posent ce problème : ulrurn oraiio
sit actus rcligionis, les théologiens ne se demandent pas
seulement si la prière est un acte de religion, mais
encore si elle procède de la vertu de religion, ou de
quelque autre vertu, ou de quelque autre habilus de
l’âme, par exemple de l’un des dons du Saint-Esprit.
L’âme de l’homme pourrait être comparée à un arbre
dont le tronc porterait deux branches charpentières,
l’intelligence et la volonté, desquelles sortiraient divers
rameaux, qui sont les vertus et les dons. De quelle
branche, de quel rameau procède la prière ? Or, voici
la difficulté : « La vertu de religion, étant une partie
potentielle de la vertu de justice, réside dans la volonté
aient in suhjecto ; mais la prière, comme on l’a vu antérieurement,
est un acte de la raison pratique, donc
appartient à la partie intellective de l’âme (pertinct ad
parlent intellectivam) ; donc, elle ne paraît pas être un
acte émanant de la vertu de religion, mais plutôt du
don d’intelligence, dont le rôle est d’élever l’âme à
Dieu. » lbid., objectio l a. Dans les Sentences, Inc. cit.,
saint Thomas s’objecte que, d’après certaines définitions
traditionnelles, on pourrait aussi la rattacher aux
dons de sagesse ou de science. A l’objection principale,
saint Thomas répond, ''ibid''., ad 1’"" : « La volonté meut
les autres puissances vers la fin à laquelle elle tend ;
résidant en la volonté, la religion pourra donc ordonner
à l’honneur de Dieu les actes des autres puissances. Or,
parmi celles-ci, c’est l’intellect qui est la plus haute et
la plus voisine de la volonté. C’est pourquoi, après la
dévotion, qui émane de la volonté elle-même, c’est la
prière, par laquelle la religion meut vers Dieu l’intellect
humain, qui tient le premier rang parmi les actes
de religion. »
Mais enfin, si la prière est un acte de la raison, dont
la religion, c’est-à-dire la volonté, « se sert pour témoigner
à Dieu du respect », comme il est dit dans les
Sentences, Inc. cit., peut-on maintenir cette affirmation,
qu’on y trouve aussi, que la prière est un acte « élicite »
de la vertu de religion : cum Deo reverentiam exhibere
sit actus lalriæ, oratin actus latrise erit clicitive’.' Dans
l’article de la Somme, clicitive est remplacé par proprie.
Suarez distingue : « La prière, dit-il, est un
acte produit immédiatement (immédiate elicitus) par
la vertu de religion quand afjectum pelendi, c’est-à-dire
pour ce qui concerne le désir, la détermination de prier ;
mais, pour ce qui est de la prière elle-même, c’est un
acte impéré, en tant que la locutio, en quoi consiste
formellement la prière, est un acte intellectuel, bien
que, en tant qu’acte moral et vertueux fin esse moral ;
et virtutis), on puisse la considérer aussi comme un
acte élicite, avec un grand nombre de théologiens. »
Op. cit., t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vii}}, n. 7. Cette distinction n’a pas
l’heur de plaire à Jean de Saint-Thomas, qui la réfute
longuement, Cursus theol., In II* m -// « ’, q. lxxxiii.
a. 3, éd. Vives, t. {{rom|vii}}, p. 759-709 ; cf. Vermeersch,
''op. cit''., p. 6.
Sclwlia : {{1o}} Pour que la prière soit un acte de religion,
il n’est pas nécessaire qu’on sache qu’elle l’est et
qu’on la veuille comme telle ; il suffit que l’on reconnaisse
que l’on a besoin du secours de Dieu et qu’en
priant on veuille se soumettre à Dieu. Suarez, ''loc. cit''.,
n. 13. {{2o}} En revanche, il peut advenir qu’une prière
soit totalement dépourvue de cette qualité, qu’elle ne
soit pas un acte de religion et donc pas une vraie
prière : « si quelqu’un, par exemple, n’envisageant que
son intérêt (ex nimio afjectu ad suum commodum vcl
alio simili), ne pense nullement, lorsqu’il demande
quelque chose, a se soumettre à Dieu et à l’honorer, ni
à reconnaître sa toute-puissance et la dépendance où il
se trouve à son égard, mais est uniquement préoccupé
d’obtenir le bien qu’il désire ou d’échapper au mal
qu’il redoute », ''ibid''., n. Il ; cf. Bremond, llisl. titt…,
t. {{rom|vii}}, p. 10.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
<nowiki/>
{{refa|2|II. {{sc|Les espèces de prières.}}}}
Les parties de la
prière peuvent s’entendre de deux manières : il peut
s’agir soit des parties intégrantes, soit des parties subjectives.
Par parties intégrantes de la prière, on entend
tout ce qui est requis pour former une prière complète.
Les parties subjectives de la prière se distinguent ou
selon la diversité des choses qu’on demande, ou selon
les différentes manières dont se fait la demande. « Saint
Thomas, In IV’<" ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 3, sol 1.
Cela à propos du texte de saint Paul, I Tim., {{rom|ii}}, l :
obsecro igitur primum omnium fieri obsecraliones, nra~
tiones, poslulationes, gratiarum actiones ; duquel il faut
rapprocher celui de Phil., {{rom|iv}}, (i : sed in nmni oratione et
obsecratione, cum gratiarum actione, petitiones oestrse
innotescant apud Deum. Ces textes posaient un problème :
parlaient-ils de diverses sortes de prières
(parles subjectivœ), eu seulement des divers éléments
qui doivent entrer dans la composition de toute prière
pour qu’elle soit complète (partes intégrales)’Sa
définition de la prière devait porter saint Thomas
à y voir principalement d’abord, puis exclusivement
l’indication des parties intégrantes de la prière. Le
Catéchisme romain, c. {{rom|iii}}, n. 1, adopta cette manière
de voir.
I. {{sc|les parties intégrantes de la prière selon saint thomas}}
— Dans le commentaire des Sentences,
loc. cit., seules, les obsecraliones et les gratiarum
actiones sont considérées comme parties intégrantes de
la prière ; les nraliones et les poslulationes en sont des
parties subjectives : celles-là concernant les biens de
la vie présente, celles-ci ceux de la vie future. C’est
d’après cette conception qu’est interprétée la distinction
des parties de la messe donnée par la glose ordinaire :
tout ce qui se dit avant la consécration peut
être considéré quasi quædam obsecrationes ; ce qui se
dit dans la consécration peut être appelé nralianes,
quia sacramentum quod illis verbis conficitur, in via nos
adjuvat ; ce qui suit la consécration constitue des
postulaliones. quia bona wierna postulantur et mortuis el
vivis ; enfin ce qui suit la communion a le caractère de
gratiarum actiones.
Pendant que nous sommes dans le commentaire des
Sentences, remarquons, dans la qu. 3’du même art. 3,
les divisions de la prière données par Hugues de Saint-Victor,
qui seront intégrées dans l’art. 17 de la II -II*,
q. {{rom|lxxxiii}}. La supplicatio, la pnstulalio et Vinsinuatio,
distinguées par le Victorin, sunt partes subjective et
dislinguuntur secundum diversos modos. Dans une
prière, en effet, on peut rencontrer deux éléments :
l’exposé de nos besoins (narralio) et la demande proprement
dite (petitio) ; la prière qui contiendra ces
deux éléments sera une pnstulalio. définie par Hugues :
dctcrminaUe pelitinni inserta narralio. Si l’un de ces
éléments vient à manquer, si nous avons une petitio
sans narralio, ce sera une supplicatio, définie : sine
determinatione petilionis, humilis et devota precalin Si.
au contraire, nous avons une narratio sans petitio. ce
sera insinuatin. définie : sine petitione per solam narrattonem
voluntatis jacta signiflealin.
Dans son commentaire de l’épîtrc aux Pbillppiens et
de la l re à Timothée, saint Thomas ne voit plus, dans
les quatre termes employés par saint Pau), que l’indication
des quatre éléments qui doivent se retrouver en
toute prière : Et pnnit quatuor quæ necessaria sunt in
qualibet oratione. In episl. ad Phil., c. {{rom|iv}}, lect. 1. Toute
prière, en effet, comporte d’abord ascensum intcllectus<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|199|PRIÈRE. LÉGITIMITÉ|200}}</noinclude>
''Ibid''., c. {{rom|xxxvii}}, p. 165. Les deux monosyllabes Godai
tin sont encore conseillés pour la prière, parce qu’ils
résument « tout bien et tout mal » : « Ne t’étonne pas si
j’indique ces mots de préférence à tous autres. Si j’en
pouvais trouver de plus courts renfermant aussi complètement
en eux tout bien et tout mal, ou si Dieu
m’avait enseigné à en employer d’autres, je les aurais
pris et aurais laissé ceux-là de côté, et je te conseille de
faire de même. » ''Ibid''., c. {{rom|xxxix}}. p. 170-171. « Et ce
petit mot pénètre mieux les oreilles de Dieu toutpuissant
que ne le ferait un psautier tout entier marmotté
sans attention par les lèvres seules… Pourquoi
cette courte prière d’une seule syllabe perce-t-elle
les cicux ? C’est sans doute parce qu’elle est dite dans
toute l’intensité de l’âme… » ''Ibid''., c. {{rom|xxxvii}}-{{rom|xxxvi}}n,
p. 166-167. Somme toute, cette prière monosyllabique
n’est qu’une variété de l’oraison jaculatoire.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
<nowiki/>
{{refa|3|III. LÉGITIMITÉ ET CONVENANCE DE LA PRIÈRE.}}
I. {{sc|LES difficultés et OBJECTIONS}}. —
Toute prière
suppose trois choses : 1. que Dieu existe ; 2. qu’il
entend, d’une manière ou d’une autre, ce que nous lui
disons : 3. qu’il n’est pas indifférent à ce que nous
lui disons, qu’il en est au contraire agréablement « affecté », que notre prière lui fait plaisir, qu’il l’agrée,
qu’il nous en tient compte, qu’à cause d’elle nous lui
devenons agréables, qu’il nous en aime davantage,
que nous entrons en sa familiarité : ipsa oratio
quee ad Deum emittitur familiares ans Deo jacit, dit
saint Thomas, Opusc., {{rom|i}}, Compendium theologiæ ad fr.
Reginaldum, part. {{rom-maj|II}}, c. n. En outre, la prière de
demande suppose : 4. que Dieu peut nous accorder
ce que nous lui demandons et 5. que notre prière
peut l’amener, le déterminer à nous l’accorder : si
nous savions que notre prière n’exerce aucune action
sur le cœur de Dieu, qu’elle n’est pour rien dans ce qui
nous arrive, que, priant ou ne priant pas, le résultat
serait le même, de toute évidence nous ne prierions
pas.
Or, tous ces présupposés sont-ils réalisés ? La philosophie,
la théologie, donnent-elles raison au sens commun,
autorisent-elles la prière ? Nous ne nous attarderons
pas aux deux premières conditions ; toute saine
philosophie admet l’existence de Dieu, son omniprésence,
son omniscience, et ratifie sur ces deux points
les intuitions du sens commun. Nombreux sont pourtant
les philosophes qui les rejettent et qui, partant,
rejettent ou, du moins, devraient rejeter, s’ils étaient
conséquents avec eux-mêmes, toute prière. Cf. Fr.
Heiler, La prière, trad. d’après la 5{{e}} éd. allemande,
Paris, 1931, L’idéal de la prière et la critique de la prière
dans la pensée philosophique, p. 221-244 ; F. Ménégoz,
Le problème de la prière, Strasbourg, 1925, c. {{rom|i}}, Le problème
de la prière dans la théologie moderne ; c. {{rom|ii}}, L’attaque,
p. 10-61.
La troisième et la cinquième condition de la prière
ne supposent-elles pas une conception anthropomorphique, « anthropopathique », de Dieu, que la philosophie
et la théologie se doivent de rejeter ? « Toute
prière naïve, écrit Heiler, ''ibid''., p. 232, suppose une
croyance à l’existence réelle et à la manière d’être
anthropomorphique du Dieu que l’on invoque… La
métaphysique théiste elle-même exclut, aussi bien que
la métaphysique panthéiste, tout anthropomorphisme
de la notion du divin ; c’est cette contradiction entre la
représentation anthropopathique qui est à la base de la
prière du simple fidèle et la notion philosophique de
Dieu, qui explique le jugement sévère que beaucoup de
philosophes expriment sur la prière. » Saint Thomas ne
nie pas que la « prière naïve ». la prière qu’on trouve
dan f l’Écriture, la prière de l’Église, soit anthropomorphique,
au moins qu’elle en ait toutes les apparences,
secundum id quod prima fade apparet, Cont. cent.,
t. {{rom-maj|III}}, c. xevi ; « si l’on entend (certains textes de l’Écri
ture qui concernent la prière) secundum sunin superficiem.
W s’ensuit d’abord que la volonté divine peut être
modifiée, puis que quelque chose arrive à Dieu ex (empare,
et enfin que certaines choses qui existent lemporalilT
dans les créatures sont cause de quelque chose
qui existe en Dieu : toutes choses manifestement
Impossibles ». Les deux premières objections que rencontre
saint Thomas, quand il se demande s’il convient
de prier, sont tirées du caractère apparemment anthropomorphique
de la prière : « Il ne convient pas, à ce
qu’il semble, de prier Dieu ; car, si la prière nous est
nécessaire, c’est pour notifier nos besoins à celui à qui
nous l’adressons ; unis, convns il est dit en M itth., {{rom|vi}},
32 : « Votre Père sait bien que vous avez besoin de tout « cela. » La prière fléchit celui à qui on l’adresse et
l’amène à faire ce qu’on lui denvinde. Mais Dieu est
immuable et inflexible en ses desseins. Il nous est donc
inutile de prier Dieu. » II’-II{{e}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 2. Sur
l’anthropomorphisme sous-jacent à la prière naïve «,
voir Vermeersch, ''op. cit''., p. 6 et 24-26.
Enfin, la quatrième condition de la prière, à savoir
que Dieu peut nous accorder ce que nous lui demandons,
suppose qu’en considération de notre prière Dieu
va intervenir dans le cours des choses et le modifier,
l’infléchir d ins le sens de notre demande. Or, « pour les
penseurs philosophiques, en revanche, il est essentiel
que les lois qui gouvernent le mande ne permattent pas
une telle intervention, que ces lois soient représentées
sous l’aspect d’une nécessité causale inéluctable, ou
bien comme la réalisation téléologique d’un plan
divin… Pour le philosophe, seul un entêtement puéril
ou une naïveté intellectuelle peut vouloir mettre un
frein à l’action du destin et tenter d’obliger un Dieu
infini à interrompre le cours normal des lois de la
nature et à modifier le plan éternellement conçu du
monde. » Heiler, ''ibid''., p. 234. Il n’arrivera que ce qui
doit arriver, notre prière n’y fera rien. Saint Thomas
a bien formulé cette objection, cette difficulté : « Les
anciens, dit-il, ont commis, touchant la prière, trois
sortes d’erreurs. Les uns ont soutenu que les affaires
humaines ne dépendent point de la providence de
Dieu : d’où l’inutilité de la prière et de tout culte religieux.
.. Pour d’autres, tout, même les choses humaines,
se produit suivant un cours nécessaire ; qu’on
l’explique par l’immutabilité de la Providence, les
influences astrales ou l’enchaînement des causes ; ils
aboutissent à la même conséquence : prier ne sert de
rien. D’autres enfin | et tel paraît bien être le sentiment
de quiconque use de la prière pour obtenir quelque
chose ] admettent bien que les choses humaines, régies
par la providence de Dieu, ne se produisent pas fatalement ;
mais ils disent que la divine Providence peut
varier en ses dispositions et que les prières et autres
pratiques cultuelles peuvent changer quelque chose à
l’ordre par elle établi. » ''Ibid''., a. 2, corp. ; cf. Cont. gent.,
L {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xcvi}}. Suarez, Tractatus de oratione, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vi}},
se demande si l’on a le droit de conclure, comme fait
saint Thomas, de la nécessité du cours des choses à
l’inutilité de la prière ; nous n’entrerons pas dans la
discussion de cette question.
Il reste une dernière objection : supposons qu’on ait
résolu toutes les difficultés précédentes, qu’on ait établi
que toutes les conditions exigées par la prière sont
bien réalisées, on pourrait encore se demander s’il
convient de prier, si la prière ne déshonore pas, ne
rabaisse pas Dieu : « Il est plus libéral de donner à qui
ne demande point qu’à celui qui demande ; Sénèque
le dit : rien n’est plus chèrement acheté que ce qu’on
paie de ses prières. Mais Dieu est la libéralité même. Il
ne paraît donc pas qu’on le doive prier. » C’est le troisième
videtur quod non que saint Thomas oppose à la
convenance de la prière, ''ibid''., a. 2 : cf. In IV dm ''Sent''.,
dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, qu. 3.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|199|PRIÈRE. LÉGITIMITÉ|200}}</noinclude>
''Ibid''., c. {{rom|xxxvii}}, p. 165. Les deux monosyllabes Godai
tin sont encore conseillés pour la prière, parce qu’ils
résument « tout bien et tout mal » : « Ne t’étonne pas si
j’indique ces mots de préférence à tous autres. Si j’en
pouvais trouver de plus courts renfermant aussi complètement
en eux tout bien et tout mal, ou si Dieu
m’avait enseigné à en employer d’autres, je les aurais
pris et aurais laissé ceux-là de côté, et je te conseille de
faire de même. » ''Ibid''., c. {{rom|xxxix}}. p. 170-171. « Et ce
petit mot pénètre mieux les oreilles de Dieu toutpuissant
que ne le ferait un psautier tout entier marmotté
sans attention par les lèvres seules… Pourquoi
cette courte prière d’une seule syllabe perce-t-elle
les cicux ? C’est sans doute parce qu’elle est dite dans
toute l’intensité de l’âme… » ''Ibid''., c. {{rom|xxxvii}}-{{rom|xxxvi}}n,
p. 166-167. Somme toute, cette prière monosyllabique
n’est qu’une variété de l’oraison jaculatoire.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
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{{refa|3|III. {{sc|légitimité et convenance de la prière}}.}}
I. {{sc|LES difficultés et OBJECTIONS}}. —
Toute prière
suppose trois choses : 1. que Dieu existe ; 2. qu’il
entend, d’une manière ou d’une autre, ce que nous lui
disons : 3. qu’il n’est pas indifférent à ce que nous
lui disons, qu’il en est au contraire agréablement « affecté », que notre prière lui fait plaisir, qu’il l’agrée,
qu’il nous en tient compte, qu’à cause d’elle nous lui
devenons agréables, qu’il nous en aime davantage,
que nous entrons en sa familiarité : ipsa oratio
quee ad Deum emittitur familiares ans Deo jacit, dit
saint Thomas, Opusc., {{rom|i}}, Compendium theologiæ ad fr.
Reginaldum, part. {{rom-maj|II}}, c. n. En outre, la prière de
demande suppose : 4. que Dieu peut nous accorder
ce que nous lui demandons et 5. que notre prière
peut l’amener, le déterminer à nous l’accorder : si
nous savions que notre prière n’exerce aucune action
sur le cœur de Dieu, qu’elle n’est pour rien dans ce qui
nous arrive, que, priant ou ne priant pas, le résultat
serait le même, de toute évidence nous ne prierions
pas.
Or, tous ces présupposés sont-ils réalisés ? La philosophie,
la théologie, donnent-elles raison au sens commun,
autorisent-elles la prière ? Nous ne nous attarderons
pas aux deux premières conditions ; toute saine
philosophie admet l’existence de Dieu, son omniprésence,
son omniscience, et ratifie sur ces deux points
les intuitions du sens commun. Nombreux sont pourtant
les philosophes qui les rejettent et qui, partant,
rejettent ou, du moins, devraient rejeter, s’ils étaient
conséquents avec eux-mêmes, toute prière. Cf. Fr.
Heiler, La prière, trad. d’après la 5{{e}} éd. allemande,
Paris, 1931, L’idéal de la prière et la critique de la prière
dans la pensée philosophique, p. 221-244 ; F. Ménégoz,
Le problème de la prière, Strasbourg, 1925, c. {{rom|i}}, Le problème
de la prière dans la théologie moderne ; c. {{rom|ii}}, L’attaque,
p. 10-61.
La troisième et la cinquième condition de la prière
ne supposent-elles pas une conception anthropomorphique, « anthropopathique », de Dieu, que la philosophie
et la théologie se doivent de rejeter ? « Toute
prière naïve, écrit Heiler, ''ibid''., p. 232, suppose une
croyance à l’existence réelle et à la manière d’être
anthropomorphique du Dieu que l’on invoque… La
métaphysique théiste elle-même exclut, aussi bien que
la métaphysique panthéiste, tout anthropomorphisme
de la notion du divin ; c’est cette contradiction entre la
représentation anthropopathique qui est à la base de la
prière du simple fidèle et la notion philosophique de
Dieu, qui explique le jugement sévère que beaucoup de
philosophes expriment sur la prière. » Saint Thomas ne
nie pas que la « prière naïve ». la prière qu’on trouve
dan f l’Écriture, la prière de l’Église, soit anthropomorphique,
au moins qu’elle en ait toutes les apparences,
secundum id quod prima fade apparet, Cont. cent.,
t. {{rom-maj|III}}, c. xevi ; « si l’on entend (certains textes de l’Écri
ture qui concernent la prière) secundum sunin superficiem.
W s’ensuit d’abord que la volonté divine peut être
modifiée, puis que quelque chose arrive à Dieu ex (empare,
et enfin que certaines choses qui existent lemporalilT
dans les créatures sont cause de quelque chose
qui existe en Dieu : toutes choses manifestement
Impossibles ». Les deux premières objections que rencontre
saint Thomas, quand il se demande s’il convient
de prier, sont tirées du caractère apparemment anthropomorphique
de la prière : « Il ne convient pas, à ce
qu’il semble, de prier Dieu ; car, si la prière nous est
nécessaire, c’est pour notifier nos besoins à celui à qui
nous l’adressons ; unis, convns il est dit en M itth., {{rom|vi}},
32 : « Votre Père sait bien que vous avez besoin de tout « cela. » La prière fléchit celui à qui on l’adresse et
l’amène à faire ce qu’on lui denvinde. Mais Dieu est
immuable et inflexible en ses desseins. Il nous est donc
inutile de prier Dieu. » II’-II{{e}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 2. Sur
l’anthropomorphisme sous-jacent à la prière naïve «,
voir Vermeersch, ''op. cit''., p. 6 et 24-26.
Enfin, la quatrième condition de la prière, à savoir
que Dieu peut nous accorder ce que nous lui demandons,
suppose qu’en considération de notre prière Dieu
va intervenir dans le cours des choses et le modifier,
l’infléchir d ins le sens de notre demande. Or, « pour les
penseurs philosophiques, en revanche, il est essentiel
que les lois qui gouvernent le mande ne permattent pas
une telle intervention, que ces lois soient représentées
sous l’aspect d’une nécessité causale inéluctable, ou
bien comme la réalisation téléologique d’un plan
divin… Pour le philosophe, seul un entêtement puéril
ou une naïveté intellectuelle peut vouloir mettre un
frein à l’action du destin et tenter d’obliger un Dieu
infini à interrompre le cours normal des lois de la
nature et à modifier le plan éternellement conçu du
monde. » Heiler, ''ibid''., p. 234. Il n’arrivera que ce qui
doit arriver, notre prière n’y fera rien. Saint Thomas
a bien formulé cette objection, cette difficulté : « Les
anciens, dit-il, ont commis, touchant la prière, trois
sortes d’erreurs. Les uns ont soutenu que les affaires
humaines ne dépendent point de la providence de
Dieu : d’où l’inutilité de la prière et de tout culte religieux.
.. Pour d’autres, tout, même les choses humaines,
se produit suivant un cours nécessaire ; qu’on
l’explique par l’immutabilité de la Providence, les
influences astrales ou l’enchaînement des causes ; ils
aboutissent à la même conséquence : prier ne sert de
rien. D’autres enfin | et tel paraît bien être le sentiment
de quiconque use de la prière pour obtenir quelque
chose ] admettent bien que les choses humaines, régies
par la providence de Dieu, ne se produisent pas fatalement ;
mais ils disent que la divine Providence peut
varier en ses dispositions et que les prières et autres
pratiques cultuelles peuvent changer quelque chose à
l’ordre par elle établi. » ''Ibid''., a. 2, corp. ; cf. Cont. gent.,
L {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xcvi}}. Suarez, Tractatus de oratione, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vi}},
se demande si l’on a le droit de conclure, comme fait
saint Thomas, de la nécessité du cours des choses à
l’inutilité de la prière ; nous n’entrerons pas dans la
discussion de cette question.
Il reste une dernière objection : supposons qu’on ait
résolu toutes les difficultés précédentes, qu’on ait établi
que toutes les conditions exigées par la prière sont
bien réalisées, on pourrait encore se demander s’il
convient de prier, si la prière ne déshonore pas, ne
rabaisse pas Dieu : « Il est plus libéral de donner à qui
ne demande point qu’à celui qui demande ; Sénèque
le dit : rien n’est plus chèrement acheté que ce qu’on
paie de ses prières. Mais Dieu est la libéralité même. Il
ne paraît donc pas qu’on le doive prier. » C’est le troisième
videtur quod non que saint Thomas oppose à la
convenance de la prière, ''ibid''., a. 2 : cf. In IV dm ''Sent''.,
dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, qu. 3.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/109
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Mais la réponse à l’objection est-elle pertinente ?
Que la prière n’ait pas pour but « le changer l’ordre établi
par Dieu, mais d’obtenir ce que Dieu a décidé
d’accomplir à cause de notre prière, soit ; mais le problème
de l’cfficacité de la prière n’est pas expliqué pour
cela : pourquoi Dieu exaucc-t-il certaines prières et non
d’autres ? Que Dieu soit immuable et inflexible une fois
qu’il a décidé que telle chose arriverait en conséquence
de telle prière, oui évidemment ; mais pourquoi telle
prière a-t-elle déterminé Dieu, s’il est permis de parler
ainsi, à produire tel événement, et non tel autre ?
Saint Thomas, Cont. gent., t. {{rom-maj|III}}, c. xevi, donne quelques
raisons du rejet de certaines prières, comme il a
donné au chapitre précédent des raisons de l’exaucement
d’autres prières ; Dieu a égard à la qualité de la
prière. Pourquoi, dès lors, les obsecrationes n’agiraient-elles
pas sur Dieu ? Pourquoi la prière n’agirait-elle
pas sur Dieu comme une cause morale ? La position de
Suarez à ce sujet paraît embarrassée : « Ces titres, dit-il
à propos des obsecrationes, nous ne les alléguons pas
auprès de Dieu pour les lui faire connaître ; unde nec
videntur reprœsenlari ut ipsum moveant secundum se,
quandoquidem jam ipse per se illos novit, et per cos a se
cognitos moveri potest, si velit. » ''Op. cit''., t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|iii}},
n. 10. Dieu peut être influencé dans sa décision d’exaucer
telle prière plutôt que telle autre par ces obsecrationes,
par ces titres à l’exaucement qu’elle possède et
dont l’autre est dépourvue : Suarez paraît l’admettre ;
mais aussitôt, par peur de l’anthropomorphisme, il se
rétracte et déclare que ces titres sont invoqués primo
in exercitium fidei noslræ ; secundo ad spem augendam ;
tertio ad exercitium aliarum virtutum… Cf. Vermeersch,
''op. cit''., p. 25 et 44 : « Ces raisons, dit-il, nous les proposons,
non pas comme si Dieu lui-même devait être
déterminé par elles, mais pour nous démontrer à nous-mêmes
la convenance de la grâce que nous demandons,
pour nous exciter et produire en nous les dispositions
conformes à cette grâce. » Faut-il en croire les théologiens
ou le sens commun ? Et que signifie alors la parole
de l’Évangile : « Tout ce que vous demanderez à mon
Père en mon nom, il vous le donnera » ? Joa., {{rom|xvi}}, 23.
Sans doute, affirmer que certaines prières sont plus
puissantes que d’autres sur le cœur de Dieu, c’est parler
un langage anthropomorphique, mais n’est-ce pas
aussi exprimer à la manière humaine une réalité ?
Tout se passe comme si la prière était une cause morale.
3° La prière est-elle contraire à la libéralité divine ? — « Il est plus libéral de donner à qui ne demande pas
qu’à celui qui demande ; car, comme le dit Sénèque,
rien n’est plus chèrement acheté que ce qu’on paie de
ses prières. Mais Dieu est la libéralité même. Il ne
paraît donc pas convenable de prier Dieu. » Telle est la
troisième objection à la convenance de la prière dans la
Somme de saint Thomas, ''loc. cit''., a. 2 : la prière méconnaîtrait
la libéralité divine. Dans le Commentaire des
Sentences, la libéralité divine est invoquée contre
l’obligation de prier Dieu ; cf. In IV{{e|um}} ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}},
q. {{rom|iv}}, a. 1, qu. 3 : il ne convient pas que Dieu exige que
nous lui demandions ses bienfaits, qu’il mette cette
condition à l’octroi de ses dons.
Voici la réponse de saint Thomas à ces objections : « Dieu, dans sa libéralité, nous accorde bien des choses
sans même que nous les lui demandions. S’il exige en
certains cas notre prière, c’est que cela nous est utile.
Cela nous vaut l’assurance de pouvoir recourir à lui et
nous fait reconnaître en lui l’auteur de tous nos biens.
D’où ces paroles de Chrysostome : « Considère quel
bonheur t’est accordé, quelle gloire est ton partage ; « voilà que tu peux converser avec Dieu, échanger
avec le Christ d’intimes colloques, exprimer en tes « souhaits ce que tu veux, en tes demandes ce que » tu désires. » ''Sum. theol''., ''loc. cit''., ad 3{{e|um}}. Selon sa
méthode coutumière, saint Thomas s’applique à
rechercher les convenances des institutions divines ;
étant infiniment sage et infiniment bon, tout ce que
Dieu fait doit être marqueau coin de la sagesse et de la
bonté ; or, « il exige en certains cas notre prière > ; c’est
donc que la prière « nous est utile. Voyons donc
quelle utilité nous en pouvons retirer. Premièrement,
elle nous donne fiduciam quamdam recurrendi ad Deum,
ce que le P. Mennessier traduit : « l’assurance de pouvoir
recourir à Dieu >, ce qui veut peut-être dire : « une
certaine confiance pour recourir à Dieu » ; si Dieu ne
nous l’avait ordonné, nous n’oserions peut-être pas
recourir à lui. Secondement, l’obligation de prier Dieu » nous fait reconnaître en lui l’auteur de tous nos
biens ». Enfin, cette obligation est pour nous une
source de bonheur et de gloire.
La réponse donnée à l’objection dans le Commentaire
des Sentences nous transporte sur un autre plan.
Si Dieu exige que nous lui demandions ce qu’il se propose
de nous donner, c’est, dit saint Thomas, pour
que nous soyons aptes à le recevoir de lui ; ce qui ruserait
pas, si nous n’attendions pas de lui ce que nous
désirons, ut idonei simus ab ipso accipere ; quod non
essef, si ab co non speraremus quod desideramus ». Nous
avons déjà rencontré cette idée (voir col. 201) et renvoyé
aux développements du P. Mennessier sur ce
sujet. Ensuite, répondant directement, semble-t-il. à la
parole de Sénèque, saint Thomas ajoute : « D’ailleurs,
il ne doit pas être dur pour l’homme de se soumettre a
Dieu par la prière, comme il le serait s’il s’agissait de se
soumettre à un autre homme en le priant, parce que
tout notre bien consiste précisément à être soumis à
Dieu, mais non à être soumis à un autre homme.
N’ayant rien par nous-mêmes et tenant tout de Dieu,
notre bien consiste en effet à être rattachés à Dieu, à
être mis en communication avec la source, avec
le réservoir de tous les biens ; or, c’est là précisément le
rôle de la prière de nous mettre « sous l’influence miséricordieuse
et puissante » de Dieu, « de nous subordonner
à la bienfaisance magnifique de Dieu, nous
mettant ainsi en disposition ultime à recevoir ses
dons ». Mennessier, ''loc. cit''., p. 352.
<section end="PRI" />
<section begin="PRI" />
{{refa|4|IV. {{sc|Nécessité et obligation de la prière.}}}}
De quelle prière s’agit-il ? Quand on parle de la nécessité
de la prière, il ne s’agit que de la prière proprement
dite, de la prière de demande : pour obtenir de Dieu
tout ce dont nous avons besoin, est-il nécessaire de le
lui demander ? Mais, quand on parle de l’obligation de
la prière, il pourrait s’agir aussi des autres sortes de
prières, des prières d’adoration, d’action de grâces et
de pénitence en particulier ; mais ces questions ressortissent
à d’autres traités : à celui de la religion, où l’on
établit le devoir qui s’impose à l’homme de rendre à
Dieu le culte qui lui est dû, spécialement le culte d’adoration
et d’action de grâces ; à celui de la pénitence, où
l’on se demande si l’homme doit témoigner à Dieu du
regret de l’avoir offensé par le péché et quand s’impose
à lui cette obligation. Nous nous bornerons donc ici,
pour la question de l’obligation comme pour la question
de la nécessité de la prière, à la prière de demande.
I. {{sc|la NÉCESSITÉ DR la PRIÈRE}}.
Que la prière soit
nécessaire dans un sens large, à savoir que sans elle on
ne pourrait qu’à peine et difficilement, vix et cum
magna difficultate, obtenir de Dieu ce dont on a besoin,
cela, dit Suarez, ''op. cit''., t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxviii}}, n. 1, ne fait pas
de doute. Mais que la prière soit nécessaire au sens
strict du mot, c’est-à-dire qu’elle constitue le moyen
indispensable, irremplaçable, d’obtenir de Dieu les
secours dont on a besoin pour faire son salut, c’est ce
qu’il est plus difficile de prouver. Et, d’abord, elle ne
l’est pas ex se et ex natura sua. puisqu’il est d’autres
moyens d’obtenir les grâces de Dieu, en particulier les
bonnes œuvres, qui possèdent aussi une valeur impetratoire ;
cf. Vermeersch, ''op. cit''., p. 26. Elle ne le pour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-05-19T20:04:20Z
Sicarov
121895
presque fin, reste le latin, merci pour les début de correction faites, n'hésitez pas à poursuivre
15797539
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Mais la réponse à l’objection est-elle pertinente ? Que la prière n’ait pas pour but « le changer l’ordre établi par Dieu, mais d’obtenir ce que Dieu a décidé d’accomplir à cause de notre prière, soit ; mais le problème de l’efficacité de la prière n’est pas expliqué pour cela : pourquoi Dieu exauce-t-il certaines prières et non d’autres ? Que Dieu soit immuable et inflexible une fois qu’il a décidé que telle chose arriverait en conséquence de telle prière, oui évidemment ; mais pourquoi telle prière a-t-elle déterminé Dieu, s’il est permis de parler ainsi, à produire tel événement, et non tel autre ? Saint Thomas, ''Cont. gent.'', l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xcvi}}, donne quelques raisons du rejet de certaines prières, comme il a donné au chapitre précédent des raisons de l’exaucement d’autres prières ; Dieu a égard à la qualité de la prière. Pourquoi, dès lors, les obsecrationes n’agiraient-elles pas sur Dieu ? Pourquoi la prière n’agirait-elle pas sur Dieu comme une cause morale ? La position de Suarez à ce sujet paraît embarrassée : « Ces titres, dit-il à propos des obsecrationes, nous ne les alléguons pas auprès de Dieu pour les lui faire connaître ; ''{{lang|la|unde nec videntur reprœsenlari ut ipsum moveant secundum se, quandoquidem jam ipse per se illos novit, et per cos a se cognitos moveri potest, si velit}}''. » ''Op. cit.'', l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|iii}}, n. 10. Dieu peut être influencé dans sa décision d’exaucer telle prière plutôt que telle autre par ces obsecrationes, par ces titres à l’exaucement qu’elle possède et dont l’autre est dépourvue : Suarez paraît l’admettre ; mais aussitôt, par peur de l’anthropomorphisme, il se rétracte et déclare que ces titres sont invoqués ''{{lang|la|primo in exercitium fidei noslræ ; secundo ad spem augendam ; tertio ad exercitium aliarum virtutum…}}'' Cf. Vermeersch, ''op. cit.'', p. 25 et 44 : « Ces raisons, dit-il, nous les proposons, non pas comme si Dieu lui-même devait être déterminé par elles, mais pour nous démontrer à nous-mêmes la convenance de la grâce que nous demandons, pour nous exciter et produire en nous les dispositions conformes à cette grâce. » Faut-il en croire les théologiens ou le sens commun ? Et que signifie alors la parole de l’Évangile : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donnera » ? Joa., {{rom|xvi}}, 23.
Sans doute, affirmer que certaines prières sont plus puissantes que d’autres sur le cœur de Dieu, c’est parler un langage anthropomorphique, mais n’est-ce pas aussi exprimer à la manière humaine une réalité ? Tout se passe comme si la prière était une cause morale.
{{3o}} ''La prière est-elle contraire à la libéralité divine ?'' — « Il est plus libéral de donner à qui ne demande pas qu’à celui qui demande ; car, comme le dit Sénèque, rien n’est plus chèrement acheté que ce qu’on paie de ses prières. Mais Dieu est la libéralité même. Il ne paraît donc pas convenable de prier Dieu. » Telle est la troisième objection à la convenance de la prière dans la Somme de saint Thomas, ''loc. cit.'', a. 2 : la prière méconnaîtrait la libéralité divine. Dans le Commentaire des Sentences, la libéralité divine est invoquée contre l’obligation de prier Dieu ; cf. ''In IV{{e|um}} Sent.'', dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, qu. 3 : il ne convient pas que Dieu exige que nous lui demandions ses bienfaits, qu’il mette cette condition à l’octroi de ses dons.
Voici la réponse de saint Thomas à ces objections : « Dieu, dans sa libéralité, nous accorde bien des choses sans même que nous les lui demandions. S’il exige en certains cas notre prière, c’est que cela nous est utile.
Cela nous vaut l’assurance de pouvoir recourir à lui et nous fait reconnaître en lui l’auteur de tous nos biens.
D’où ces paroles de Chrysostome : « Considère quel
bonheur t’est accordé, quelle gloire est ton partage ; « voilà que tu peux converser avec Dieu, échanger
avec le Christ d’intimes colloques, exprimer en tes « souhaits ce que tu veux, en tes demandes ce que » tu désires. » ''Sum. theol.'', ''loc. cit.'', ad 3{{e|um}}. Selon sa méthode coutumière, saint Thomas s’applique à
rechercher les convenances des institutions divines ; étant infiniment sage et infiniment bon, tout ce que Dieu fait doit être marqueau coin de la sagesse et de la bonté ; or, « il exige en certains cas notre prière > ; c’est donc que la prière « nous est utile. Voyons donc quelle utilité nous en pouvons retirer. Premièrement, elle nous donne fiduciam quamdam recurrendi ad Deum, ce que le P. Mennessier traduit : « l’assurance de pouvoir recourir à Dieu », ce qui veut peut-être dire : « une certaine confiance pour recourir à Dieu » ; si Dieu ne nous l’avait ordonné, nous n’oserions peut-être pas recourir à lui. Secondement, l’obligation de prier Dieu » nous fait reconnaître en lui l’auteur de tous nos biens ». Enfin, cette obligation est pour nous une source de bonheur et de gloire.
La réponse donnée à l’objection dans le Commentaire des Sentences nous transporte sur un autre plan.
Si Dieu exige que nous lui demandions ce qu’il se propose de nous donner, c’est, dit saint Thomas, pour que nous soyons aptes à le recevoir de lui ; ce qui ruserait pas, si nous n’attendions pas de lui ce que nous désirons, ''{{lang|la|ut idonei simus ab ipso accipere ; quod non essef, si ab co non speraremus quod desideramus}}'' ». Nous avons déjà rencontré cette idée (voir col. 201) et renvoyé aux développements du P. Mennessier sur ce sujet. Ensuite, répondant directement, semble-t-il. à la parole de Sénèque, saint Thomas ajoute : « D’ailleurs, il ne doit pas être dur pour l’homme de se soumettre a Dieu par la prière, comme il le serait s’il s’agissait de se soumettre à un autre homme en le priant, parce que tout notre bien consiste précisément à être soumis à Dieu, mais non à être soumis à un autre homme.
N’ayant rien par nous-mêmes et tenant tout de Dieu, notre bien consiste en effet à être rattachés à Dieu, à être mis en communication avec la source, avec le réservoir de tous les biens ; or, c’est là précisément le rôle de la prière de nous mettre « sous l’influence miséricordieuse et puissante » de Dieu, « de nous subordonner à la bienfaisance magnifique de Dieu, nous mettant ainsi en disposition ultime à recevoir ses dons ». Mennessier, ''loc. cit.'', p. 352.
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{{refa|4|IV. {{sc|Nécessité et obligation de la prière.}}}}
De quelle prière s’agit-il ? Quand on parle de la nécessité de la prière, il ne s’agit que de la prière proprement dite, de la prière de demande : pour obtenir de Dieu tout ce dont nous avons besoin, est-il nécessaire de le lui demander ? Mais, quand on parle de l’obligation de la prière, il pourrait s’agir aussi des autres sortes de prières, des prières d’adoration, d’action de grâces et de pénitence en particulier ; mais ces questions ressortissent à d’autres traités : à celui de la religion, où l’on établit le devoir qui s’impose à l’homme de rendre à Dieu le culte qui lui est dû, spécialement le culte d’adoration et d’action de grâces ; à celui de la pénitence, où l’on se demande si l’homme doit témoigner à Dieu du regret de l’avoir offensé par le péché et quand s’impose à lui cette obligation. Nous nous bornerons donc ici, pour la question de l’obligation comme pour la question de la nécessité de la prière, à la prière de demande.
''I. LA NÉCESSITÉ DE LA PRIÈRE.''
Que la prière soit nécessaire dans un sens large, à savoir que sans elle on ne pourrait qu’à peine et difficilement, ''{{lang|la|vix et cum magna difficultate}}'', obtenir de Dieu ce dont on a besoin, cela, dit Suarez, ''op. cit.'', l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxviii}}, n. 1, ne fait pas de doute. Mais que la prière soit nécessaire au sens strict du mot, c’est-à-dire qu’elle constitue le moyen indispensable, irremplaçable, d’obtenir de Dieu les secours dont on a besoin pour faire son salut, c’est ce qu’il est plus difficile de prouver. Et, d’abord, elle ne l’est pas ''{{lang|la|ex se et ex natura sua}}''. puisqu’il est d’autres moyens d’obtenir les grâces de Dieu, en particulier les bonnes œuvres, qui possèdent aussi une valeur impétratoire ; cf. Vermeersch, ''op. cit.'', p. 26. Elle ne le pour-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III.djvu/411
104
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Verbex
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|791|HYÈNE — HYMNE|792}}</noinclude>mot ''ṣabûaʿ'' est rendu fort probable par la similitude du mot arabe ''ddubbà'', de l’hébreu rabbinique çetooa' et surtout
par la traduction des Septante, {{lang|grc|ὑαίνη}}. La Vulgate traduit ''ʿayît ṣabûa'' par ''avis discolor'', « oiseau bigarré. » Mais ''ʿayit'', qui vient de '''it'', « se ruer, » peut désigner aussi bien une bête de proie, comme dans ce passage, qu’un oiseau de proie, comme dans Job, {{rom|xxviii}}, "7 ; Is., {{rom|xlvi}}, 11. Au lieu de sabûa’, la Vulgate paraît avoir lu ''sébaʿ'', « objet coloré. » Jud., {{rom|v}}, 30. Frd. Delitzsch, ''Prolegomena eines neuen hebr. aram. Wörterbuchs zum A. T.'', Leipzig, 1886, p, 172, rapproche ''ṣâbûaʿ'' de l’assyrien ''ṣibû'', « saisir, » et traduit ''ʿayit ṣâbûaʿ'' par « oiseau captif ».
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|cap=163. — L’hyène.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Le sens que nous avons attribué à l’hébreu s’harmonise mieux avec celui du verset précédent. Cf. Rosenmüller, ''Jeremias'', Leipzig, 1826, t. {{rom|i}}, p. 365. — La répulsion que l’hyène inspirait fait sans doute
qu’elle n’est pas nommée souvent par les écrivains sacrés. Mais l’animal était autrefois aussi abondant qu’aujourd’hui en Palestine, comme le prouve le nom donné à une vallée, ''gê-haṣṣebo’îm'', « vallée des hyènes. » I Reg., {{rom|xiii}}, 18. Voir {{sc|Seboïm}}. — On lit encore dans l’Ecclésiastique, {{rom|xiii}}, 22, d’après la Vulgate : « Quelle union entre le saint homme et le chien ? » Les Septante lisent différemment : « Quelle paix entre l’hyène, {{lang|grc|ὑαίνη}}, et le chien’! » Cette leçon représente plus sûrement le texte primitif que celle de la Vulgate ; le contexte la rend même nécessaire. Au lieu de ûafvi], la Vulgate a dû lire un autre mot, peut-être {{lang|grc|ὑγιεῖ}}. D’après W. Carpenter, ''Script. historia naturalis'', dans Migne, ''Curs. Script. Sacr.'', t. {{rom|ii}}, col. 681, il serait impossible de forcer de chien, même le plus féroce, à poursuivre une hyène. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="HYMÉNÉE"/><nowiki/>
'''HYMÉNÉE''' ({{lang|grc|Ὑμέναιος}} ; Vulgate : ''Hymenæus''), chrétien
d’Éphèse, devenu l’un des premiers hérétiques. Il est nommé deux fois par saint Paul. I ''Tim.'', {{rom|i}}, 20 ; II ''Tim.'', Il, 17-18. La première fois, il est mentionné avec Alexandre (voir Alexandre 6, t. {{rom|i}}, col. 351), comme ayant « fait naufrage dans la foi ». Dans le second passage, nous lisons que « Hyménée et Philète se sont éloignés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà accomplie et en détruisant la foi de quelques-uns ». L’Apôtre, I ''Tim.'', {{rom|i}}, 20, « a livré (Hyménée et Alexandre) à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » Ces dernières paroles montrent que saint Paul, en les excommuniant, se proposait de les corriger, mais nous ignorons quel fut le résultat de sa sentence.
Quelques commentateurs ont imaginé à tort deux Hyménée, l’un associé dans son erreur à Alexandre et l’autre à Philète. Rien n’autorise cette distinction. On s’accorde généralement à voir dans Hyménée un des premiers gnostiques. La tendance de ces sectaires consistait à mépriser le corps outre mesure ; ils niaient qu’il dût ressusciter un jour ; ils entendaient la résurrection dans un sens spirituel et allégorique. Cf. S. Irénée, ''Hær.'', {{rom|ii}}, 31, 2, t. {{rom|vii}}, col. 825 ; Tertullien, ''De resurr.'', 19, t. {{rom|ii}}, col. 820-821. Ce fut là l’erreur d’Hyménée.
— Quant à la nature du châtiment qui lui fut infligé par saint Paul, l’opinion commune des anciens exégètes c’est qu’il s’agit simplement de l’excommunication. Cf. Cornélius a Lapide, Comm. in ''Cor.'', I ''Cor.'', {{rom|v}}, 5, édit. Vives, t. {{rom|xviii}}, 1858, p. Î86. Plusieurs exégètes modernes pensent que, en le livrant à Satan, l’Apôtre l’affligea en même temps d’une infirmité ou d’une maladie corporelle.
Cf. Job, {{rom|i}}, 6-12 ; {{rom|ii}}, 1-17 ; ''Act.'', {{rom|v}}, 5, 20. Il est difficile de se prononcer sur ce point.
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<section begin="HYMNE"/><nowiki/>
'''HYMNE''' (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}} ; Vulgate : ''hymnus''). Ce
mot, dans la langue ecclésiastique, désigne un petit poème qu’on chante en l’honneur de Dieu ou des saints. Saint Augustin, ''Enarr. in Ps''. {{rom|lxxii}}, {{rom|i}}, t. {{rom|xxxvi}}, col. 914, le définit avec beaucoup de précision : Hymni laudes sunt Dei cum cantico. Hymni cantus sunt continentes laudes Dei. Si sit laus et non sit Dei, non est hymnus.
Si sit laus et laus Dei et non cantetur, non est hymnus. Oportet ergo ut, si sit hymnus, habeat hæc tria : et laudem, et Dei, et canticum. « Hymne » n’a pas toujours cette signification dans les Septante et dans la Vulgate, où il est employé d’une manière assez vague.
I. Il traduit divers mots hébreux de sens différent dans les livres protocanoniques de l’Ancien Testament : — 1° ''Rinnâh'', « cri, supplication, » I (III) Reg., {{rom|viii}}, 28 (les Septante n’ont pas traduit le mot hébreu). — {{2o}} ''Hallêl'', « louer » (Septante : {{lang|grc|ἤνεσαν}}), I Par., {{rom-maj|XVI}}, 36 ; II Par., {{rom|vii}}, 6 ({{lang|grc|ὕμνoις}}) ; I Esd., {{rom-maj|III}}, 11 (a"vo>). Voir {{sc|Hallel}}, col. 404.
— {{3o}} ''Neginâh'' « instrument à cordes, » Ps. lxi ({{rom|lx}}), 1,
''neginôṭ'' (pluriel), Ps. lxvii ({{rom|lxvi}}), 1. La Vulgate a traduit
les Septante qui ont : {{lang|grc|ἐν ὕμνoις}}. — {{4o}} ''Ṭehillâh'', « louange » (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}}) » Ps. LXV ( L *IV), 2 ; (dans
ce même Psaume, v 14, ''yašîrû'', « [les vallées] chanteront » est traduit par ''hymnum dicent'' [Septante : {{lang|grc|ὑμνήσουσιν}}) ; Ps. C ({{rom|xcix}}), 4 ; exix ({{rom|cxviii}}), 171 ; cxlviii ; 14. — {{5o}} L’impératif ''šîrû'', « chantez, » Ps. cxxxvii ({{rom|cxxxvi}}), 2, est traduit dans les Septante par {{lang|grc|ὑμνός ἄσατε}}, et dans la Vulgate par ''hymnum dicite'', et le mot ''šîr'', « chant, » employé une fois comme complément du verbe ''šîrû'', et répété deux autres fois, ji. 3-4, est rendu en grec par {{lang|grc|ᾠδαί}} (2 fois), {{lang|grc|ᾠδή}} (1 fois), et en latin par ''cantiones'' (1 fois) et ''canticum'' (2 fois).
II. Dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, « hymne » est employé pour chant, cantique sacré en général. Judith, {{rom|xvi}}, 15 (deux fois) ; I Mach., {{rom|iv}}, 24, 33 ; {{rom|xiii}}, 47, 51 ; II Mach., {{rom|i}}, 30 ; {{rom|x}}, 38 ; {{rom|xii}}, 37. Dans la version grecque de l’Ecclésiastique, le ch. {{rom|xliv}}, qui est le commencement de l’éloge des saints de l’Ancien Testament, est intitulé {{lang|grc|iraiépcov ὑμνός}}. Le texte hébreu porte dVw msN mv, « éloge des pères d’autrefois. »
III. Dans le Nouveau Testament. —{{1o}} Le mot « hymne » doit s’entendre du ''hallêl'', Matth., {{rom|xxvi}}, 30 ; Marc. ; {{rom|xiv}}, 26 (byM-liawezi ;). Voir {{sc|Hallel}}, col. 404. — {{2o}} Saint Paul
appelle « hymne », comme les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, un chant sacré en l’honneur de Dieu ; Eph., {{rom|v}}, 19 ; Col., {{rom|iii}}, 16. — {{3o}} Dans les Actes, {{rom|xvi}}, 25, Paul et Silas, dans la prison de Philippes, chantent des hymnes ({{lang|grc|ὑμνός mv τὸν Θεόν}} ; Vulgate : ''laudabant Deum'') à assez haute voix pour être entendus par leurs compagnons de captivité. Ces hymnes étaient sans doute des Psaumes. Cf. I ''Cor.'', {{rom|xiv}}, 15, 26 ; Jac, {{rom|v}}, 13. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|xii}}, 3, désigne les Psaumes de David par les termes {{lang|grc|ὔμνoι}} et {{lang|grc|ᾠδαί}}. — Les Acta Johannis (dans les ''Texts and Studies'', t. {{rom|v}}, n » 1), Cambridge, 1897, p. 10-14, contiennent< un vJjivo apocryphe que Notre-Seigneur aurait chanté à la Cène. Saint Augustin, ''Ep. {{rom|ccxxxvii}}, 2, ad Ceret.'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1034, le mentionne comme étant en usage parmi plusieurs sectes hérétiques.
IV. Le mot « hymne » prit un sens plus précis pendant<section end="HYMNE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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par la traduction des Septante, {{lang|grc|ὑαίνη}}. La Vulgate traduit ''ʿayît ṣabûa'' par ''avis discolor'', « oiseau bigarré. » Mais ''ʿayit'', qui vient de '''it'', « se ruer, » peut désigner aussi bien une bête de proie, comme dans ce passage, qu’un oiseau de proie, comme dans Job, {{rom|xxviii}}, "7 ; Is., {{rom|xlvi}}, 11. Au lieu de sabûa’, la Vulgate paraît avoir lu ''sébaʿ'', « objet coloré. » Jud., {{rom|v}}, 30. Frd. Delitzsch, ''Prolegomena eines neuen hebr. aram. Wörterbuchs zum A. T.'', Leipzig, 1886, p, 172, rapproche ''ṣâbûaʿ'' de l’assyrien ''ṣibû'', « saisir, » et traduit ''ʿayit ṣâbûaʿ'' par « oiseau captif ».
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Le sens que nous avons attribué à l’hébreu s’harmonise mieux avec celui du verset précédent. Cf. Rosenmüller, ''Jeremias'', Leipzig, 1826, t. {{rom|i}}, p. 365. — La répulsion que l’hyène inspirait fait sans doute
qu’elle n’est pas nommée souvent par les écrivains sacrés. Mais l’animal était autrefois aussi abondant qu’aujourd’hui en Palestine, comme le prouve le nom donné à une vallée, ''gê-haṣṣebo’îm'', « vallée des hyènes. » I Reg., {{rom|xiii}}, 18. Voir {{sc|Seboïm}}. — On lit encore dans l’Ecclésiastique, {{rom|xiii}}, 22, d’après la Vulgate : « Quelle union entre le saint homme et le chien ? » Les Septante lisent différemment : « Quelle paix entre l’hyène, {{lang|grc|ὑαίνη}}, et le chien’! » Cette leçon représente plus sûrement le texte primitif que celle de la Vulgate ; le contexte la rend même nécessaire. Au lieu de ûafvi], la Vulgate a dû lire un autre mot, peut-être {{lang|grc|ὑγιεῖ}}. D’après W. Carpenter, ''Script. historia naturalis'', dans Migne, ''Curs. Script. Sacr.'', t. {{rom|ii}}, col. 681, il serait impossible de forcer de chien, même le plus féroce, à poursuivre une hyène. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
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'''HYMÉNÉE''' ({{lang|grc|Ὑμέναιος}} ; Vulgate : ''Hymenæus''), chrétien
d’Éphèse, devenu l’un des premiers hérétiques. Il est nommé deux fois par saint Paul. I ''Tim.'', {{rom|i}}, 20 ; II ''Tim.'', Il, 17-18. La première fois, il est mentionné avec Alexandre (voir Alexandre 6, t. {{rom|i}}, col. 351), comme ayant « fait naufrage dans la foi ». Dans le second passage, nous lisons que « Hyménée et Philète se sont éloignés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà accomplie et en détruisant la foi de quelques-uns ». L’Apôtre, I ''Tim.'', {{rom|i}}, 20, « a livré (Hyménée et Alexandre) à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » Ces dernières paroles montrent que saint Paul, en les excommuniant, se proposait de les corriger, mais nous ignorons quel fut le résultat de sa sentence.
Quelques commentateurs ont imaginé à tort deux Hyménée, l’un associé dans son erreur à Alexandre et l’autre à Philète. Rien n’autorise cette distinction. On s’accorde généralement à voir dans Hyménée un des premiers gnostiques. La tendance de ces sectaires consistait à mépriser le corps outre mesure ; ils niaient qu’il dût ressusciter un jour ; ils entendaient la résurrection dans un sens spirituel et allégorique. Cf. S. Irénée, ''Hær.'', {{rom|ii}}, 31, 2, t. {{rom|vii}}, col. 825 ; Tertullien, ''De resurr.'', 19, t. {{rom|ii}}, col. 820-821. Ce fut là l’erreur d’Hyménée.
— Quant à la nature du châtiment qui lui fut infligé par saint Paul, l’opinion commune des anciens exégètes c’est qu’il s’agit simplement de l’excommunication. Cf. Cornélius a Lapide, Comm. in ''Cor.'', I ''Cor.'', {{rom|v}}, 5, édit. Vives, t. {{rom|xviii}}, 1858, p. Î86. Plusieurs exégètes modernes pensent que, en le livrant à Satan, l’Apôtre l’affligea en même temps d’une infirmité ou d’une maladie corporelle.
Cf. Job, {{rom|i}}, 6-12 ; {{rom|ii}}, 1-17 ; ''Act.'', {{rom|v}}, 5, 20. Il est difficile de se prononcer sur ce point.
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'''HYMNE''' (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}} ; Vulgate : ''hymnus''). Ce
mot, dans la langue ecclésiastique, désigne un petit poème qu’on chante en l’honneur de Dieu ou des saints. Saint Augustin, ''Enarr. in Ps''. {{rom|lxxii}}, {{rom|i}}, t. {{rom|xxxvi}}, col. 914, le définit avec beaucoup de précision : Hymni laudes sunt Dei cum cantico. Hymni cantus sunt continentes laudes Dei. Si sit laus et non sit Dei, non est hymnus.
Si sit laus et laus Dei et non cantetur, non est hymnus. Oportet ergo ut, si sit hymnus, habeat hæc tria : et laudem, et Dei, et canticum. « Hymne » n’a pas toujours cette signification dans les Septante et dans la Vulgate, où il est employé d’une manière assez vague.
I. Il traduit divers mots hébreux de sens différent dans les livres protocanoniques de l’Ancien Testament : — 1° ''Rinnâh'', « cri, supplication, » I (III) Reg., {{rom|viii}}, 28 (les Septante n’ont pas traduit le mot hébreu). — {{2o}} ''Hallêl'', « louer » (Septante : {{lang|grc|ἤνεσαν}}), I Par., {{rom-maj|XVI}}, 36 ; II Par., {{rom|vii}}, 6 ({{lang|grc|ὕμνoις}}) ; I Esd., {{rom-maj|III}}, 11 ({{lang|grc|αἴνῳ}}). Voir {{sc|Hallel}}, col. 404.
— {{3o}} ''Neginâh'' « instrument à cordes, » Ps. lxi ({{rom|lx}}), 1,
''neginôṭ'' (pluriel), Ps. lxvii ({{rom|lxvi}}), 1. La Vulgate a traduit
les Septante qui ont : {{lang|grc|ἐν ὕμνoις}}. — {{4o}} ''Ṭehillâh'', « louange » (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}}), Ps. LXV ( LXIV), 2 ; (dans
ce même Psaume, v 14, ''yašîrû'', « [les vallées] chanteront » est traduit par ''hymnum dicent'' [Septante : {{lang|grc|ὑμνήσουσιν}}) ; Ps. C ({{rom|xcix}}), 4 ; cxix ({{rom|cxviii}}), 171 ; cxlviii ; 14. — {{5o}} L’impératif ''šîrû'', « chantez, » Ps. cxxxvii ({{rom|cxxxvi}}), 2, est traduit dans les Septante par {{lang|grc|ὑμνός ἄσατε}}, et dans la Vulgate par ''hymnum dicite'', et le mot ''šîr'', « chant, » employé une fois comme complément du verbe ''šîrû'', et répété deux autres fois, ji. 3-4, est rendu en grec par {{lang|grc|ᾠδαί}} (2 fois), {{lang|grc|ᾠδή}} (1 fois), et en latin par ''cantiones'' (1 fois) et ''canticum'' (2 fois).
II. Dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, « hymne » est employé pour chant, cantique sacré en général. Judith, {{rom|xvi}}, 15 (deux fois) ; I Mach., {{rom|iv}}, 24, 33 ; {{rom|xiii}}, 47, 51 ; II Mach., {{rom|i}}, 30 ; {{rom|x}}, 38 ; {{rom|xii}}, 37. Dans la version grecque de l’Ecclésiastique, le ch. {{rom|xliv}}, qui est le commencement de l’éloge des saints de l’Ancien Testament, est intitulé {{lang|grc|πατέρων ὑμνός}}. Le texte hébreu porte {{lang|he|שבח אבזת עזלם}}, « éloge des pères d’autrefois. »
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IV. Le mot « hymne » prit un sens plus précis pendant<section end="HYMNE"/><noinclude>
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Le sens que nous avons attribué à l’hébreu s’harmonise mieux avec celui du verset précédent. Cf. Rosenmüller, ''Jeremias'', Leipzig, 1826, t. {{rom|i}}, p. 365. — La répulsion que l’hyène inspirait fait sans doute qu’elle n’est pas nommée souvent par les écrivains sacrés. Mais l’animal était autrefois aussi abondant qu’aujourd’hui en Palestine, comme le prouve le nom donné à une vallée, ''{{lang|he-Latn|gê-haṣṣebo’îm}}'', « vallée des hyènes. » I Reg., {{rom|xiii}}, 18. Voir {{sc|Seboïm}}. — On lit encore dans l’Ecclésiastique, {{rom|xiii}}, 22, d’après la Vulgate : « Quelle union entre le saint homme et le chien ? » Les Septante lisent différemment : « Quelle paix entre l’hyène, {{lang|grc|ὑαίνη}}, et le chien’! » Cette leçon représente plus sûrement le texte primitif que celle de la Vulgate ; le contexte la rend même nécessaire. Au lieu de {{lang|grc|ὑαίνη}}, la Vulgate a dû lire un autre mot, peut-être {{lang|grc|ὑγιεῖ}}. D’après W. Carpenter, ''Script. historia naturalis'', dans Migne, ''Curs. Script. Sacr.'', t. {{rom|ii}}, col. 681, il serait impossible de forcer de chien, même le plus féroce, à poursuivre une hyène. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
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'''HYMÉNÉE''' ({{lang|grc|Ὑμέναιος}} ; Vulgate : ''{{lang|la|Hymenæus}}''), chrétien d’Éphèse, devenu l’un des premiers hérétiques. Il est nommé deux fois par saint Paul. I Tim., {{rom|i}}, 20 ; II Tim., {{rom|ii}}, 17-18. La première fois, il est mentionné avec Alexandre (voir Alexandre 6, t. {{rom|i}}, col. 351), comme ayant « fait naufrage dans la foi ». Dans le second passage, nous lisons que « Hyménée et Philète se sont éloignés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà accomplie et en détruisant la foi de quelques-uns ». L’Apôtre, I Tim., {{rom|i}}, 20, « a livré (Hyménée et Alexandre) à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » Ces dernières paroles montrent que saint Paul, en les excommuniant, se proposait de les corriger, mais nous ignorons quel fut le résultat de sa sentence.
Quelques commentateurs ont imaginé à tort deux Hyménée, l’un associé dans son erreur à Alexandre et l’autre à Philète. Rien n’autorise cette distinction. On s’accorde généralement à voir dans Hyménée un des premiers gnostiques. La tendance de ces sectaires consistait à mépriser le corps outre mesure ; ils niaient qu’il dût ressusciter un jour ; ils entendaient la résurrection dans un sens spirituel et allégorique. Cf. S. Irénée, ''Hær.'', {{rom|ii}}, 31, 2, t. {{rom|vii}}, col. 825 ; Tertullien, ''De resurr.'', 19, t. {{rom|ii}}, col. 820-821. Ce fut là l’erreur d’Hyménée.
— Quant à la nature du châtiment qui lui fut infligé par saint Paul, l’opinion commune des anciens exégètes c’est qu’il s’agit simplement de l’excommunication. Cf. Cornélius a Lapide, Comm. in ''Cor.'', I ''Cor.'', {{rom|v}}, 5, édit. Vives, t. {{rom|xviii}}, 1858, p. Î86. Plusieurs exégètes modernes pensent que, en le livrant à Satan, l’Apôtre l’affligea en même temps d’une infirmité ou d’une maladie corporelle.
Cf. Job, {{rom|i}}, 6-12 ; {{rom|ii}}, 1-17 ; ''Act.'', {{rom|v}}, 5, 20. Il est difficile de se prononcer sur ce point.
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'''HYMNE''' (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}} ; Vulgate : ''{{lang|la|hymnus}}''). Ce mot, dans la langue ecclésiastique, désigne un petit poème qu’on chante en l’honneur de Dieu ou des saints. Saint Augustin, ''Enarr. in Ps''. {{rom|lxxii}}, {{rom|i}}, t. {{rom|xxxvi}}, col. 914, le définit avec beaucoup de précision : ''{{lang|la|Hymni laudes sunt Dei cum cantico. Hymni cantus sunt continentes laudes Dei. Si sit laus et non sit Dei, non est hymnus.
Si sit laus et laus Dei et non cantetur, non est hymnus. Oportet ergo ut, si sit hymnus, habeat hæc tria : et laudem, et Dei, et canticum}}''. « Hymne » n’a pas toujours cette signification dans les Septante et dans la Vulgate, où il est employé d’une manière assez vague.
I. Il traduit divers mots hébreux de sens différent dans les livres protocanoniques de l’Ancien Testament : — {{1o}} ''{{lang|he-Latn|Rinnâh}}'', « cri, supplication, » I (III) Reg., {{rom|viii}}, 28 (les Septante n’ont pas traduit le mot hébreu). — {{2o}} ''''{{lang|la|Hallêl}}'''', « louer » (Septante : {{lang|grc|ἤνεσαν}}), I Par., {{rom-maj|XVI}}, 36 ; II Par., {{rom|vii}}, 6 ({{lang|grc|ὕμνoις}}) ; I Esd., {{rom-maj|III}}, 11 ({{lang|grc|αἴνῳ}}). Voir [[Dictionnaire_de_la_Bible/Hallel|{{sc|Hallel}}]], col. 404.
— {{3o}} ''N{{lang|he-Latn|eginâh}}'' « instrument à cordes, » Ps. {{rom|lxi}} ({{rom|lx}}), 1, ''{{lang|he-Latn|neginôṭ}}'' (pluriel), Ps. {{rom|lxvii}} ({{rom|lxvi}}), 1. La Vulgate a traduit les Septante qui ont : {{lang|grc|ἐν ὕμνoις}}. — {{4o}} ''{{lang|he-Latn|Ṭehillâh}}'', « louange » (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}}), Ps. {{rom|LXV}} ({{rom|LXIV}}), 2 ; (dans ce même Psaume, v 14, ''{{lang|he-Latn|yašîrû}}'', « [les vallées] chanteront » est traduit par ''{{lang|la|hymnum dicent}}'' [Septante : {{lang|grc|ὑμνήσουσιν}}) ; Ps. C ({{rom|xcix}}), 4 ; {{rom|cxix}} ({{rom|cxviii}}), 171 ; {{rom|cxlviii}} ; 14. — {{5o}} L’impératif ''{{lang|he-Latn|šîrû}}'', « chantez, » Ps. {{rom|cxxxvii}} ({{rom|cxxxvi}}), 2, est traduit dans les Septante par {{lang|grc|ὑμνός ἄσατε}}, et dans la Vulgate par ''{{lang|la|hymnum dicite}}'', et le mot ''{{lang|he-Latn|šîr}}'', « chant, » employé une fois comme complément du verbe ''{{lang|he-Latn|šîrû}}'', et répété deux autres fois, ji. 3-4, est rendu en grec par {{lang|grc|ᾠδαί}} (2 fois), {{lang|grc|ᾠδή}} (1 fois), et en latin par ''cantiones'' (1 fois) et ''canticum'' (2 fois).
II. Dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, « hymne » est employé pour chant, cantique sacré en général. Judith, {{rom|xvi}}, 15 (deux fois) ; I Mach., {{rom|iv}}, 24, 33 ; {{rom|xiii}}, 47, 51 ; II Mach., {{rom|i}}, 30 ; {{rom|x}}, 38 ; {{rom|xii}}, 37. Dans la version grecque de l’Ecclésiastique, le ch. {{rom|xliv}}, qui est le commencement de l’éloge des saints de l’Ancien Testament, est intitulé {{lang|grc|πατέρων ὑμνός}}. Le texte hébreu porte {{lang|he|שבח אבזת עזלם}}, « éloge des pères d’autrefois. »
III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Le mot « hymne » doit s’entendre du ''hallêl'', Matth., {{rom|xxvi}}, 30 ; Marc. ; {{rom|xiv}}, 26 ({{lang|grc|ὑμνήσαντες}}). Voir [[Dictionnaire_de_la_Bible/Hallel|{{sc|Hallel}}]], col. 404. — {{2o}} Saint Paul appelle « hymne », comme les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, un chant sacré en l’honneur de Dieu ; Eph., {{rom|v}}, 19 ; Col., {{rom|iii}}, 16. — {{3o}} Dans les Actes, {{rom|xvi}}, 25, Paul et Silas, dans la prison de Philippes, chantent des hymnes ({{lang|grc|ὑμνός mv τὸν Θεόν}} ; Vulgate : ''laudabant Deum'') à assez haute voix pour être entendus par leurs compagnons de captivité. Ces hymnes étaient sans doute des Psaumes. Cf. I Cor., {{rom|xiv}}, 15, 26 ; Jac., {{rom|v}}, 13. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|xii}}, 3, désigne les Psaumes de David par les termes {{lang|grc|ὔμνoι}} et {{lang|grc|ᾠδαί}}. — Les ''Acta Johannis'' (dans les ''Texts and Studies'', t. {{rom|v}}, n » 1), Cambridge, 1897, p. 10-14, contiennent un {{lang|grc|ὕμνoς}} apocryphe que Notre-Seigneur aurait chanté à la Cène. Saint Augustin, ''Ep. {{rom|ccxxxvii}}, 2, ad Ceret.'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1034, le mentionne comme étant en usage parmi plusieurs sectes hérétiques.
IV. Le mot « hymne » prit un sens plus précis pendant<section end="HYMNE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|791|HYÈNE — HYMNE|792}}</noinclude>mot ''{{lang|he-Latn|ṣabûaʿ}}'' est rendu fort probable par la similitude du mot arabe ''ddubbà'', de l’hébreu rabbinique çetooa’et surtout par la traduction des Septante, {{lang|grc|ὑαίνη}}. La Vulgate traduit ''{{lang|he-Latn|ʿayît ṣabûa}}'' par ''avis discolor'', « oiseau bigarré. » Mais ''{{lang|he-Latn|ʿayit}}'', qui vient de '''it'', « se ruer, » peut désigner aussi bien une bête de proie, comme dans ce passage, qu’un oiseau de proie, comme dans Job, {{rom|xxviii}}, "7 ; Is., {{rom|xlvi}}, 11. Au lieu de ''{{lang|he-Latn|sabûa’}}'', la Vulgate paraît avoir lu ''{{lang|he-Latn|sébaʿ}}'', « objet coloré. » Jud., {{rom|v}}, 30. Frd. Delitzsch, ''Prolegomena eines neuen hebr. aram. Wörterbuchs zum A. T.'', Leipzig, 1886, p, 172, rapproche ''{{lang|he-Latn|ṣâbûaʿ}}'' de l’assyrien ''{{lang|he-Latn|ṣibû}}'', « saisir, » et traduit ''{{lang|he-Latn|ʿayit ṣâbûaʿ}}'' par « oiseau captif ».
{{Img float-p |file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III (page 411 crop)163.L’hyène.jpg |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=163. — L’hyène.
|capalign=center|style=font-size : 12px ; }}
Le sens que nous avons attribué à l’hébreu s’harmonise mieux avec celui du verset précédent. Cf. Rosenmüller, ''Jeremias'', Leipzig, 1826, t. {{rom|i}}, p. 365. — La répulsion que l’hyène inspirait fait sans doute qu’elle n’est pas nommée souvent par les écrivains sacrés. Mais l’animal était autrefois aussi abondant qu’aujourd’hui en Palestine, comme le prouve le nom donné à une vallée, ''{{lang|he-Latn|gê-haṣṣebo’îm}}'', « vallée des hyènes. » I Reg., {{rom|xiii}}, 18. Voir {{sc|Seboïm}}. — On lit encore dans l’Ecclésiastique, {{rom|xiii}}, 22, d’après la Vulgate : « Quelle union entre le saint homme et le chien ? » Les Septante lisent différemment : « Quelle paix entre l’hyène, {{lang|grc|ὑαίνη}}, et le chien’! » Cette leçon représente plus sûrement le texte primitif que celle de la Vulgate ; le contexte la rend même nécessaire. Au lieu de {{lang|grc|ὑαίνη}}, la Vulgate a dû lire un autre mot, peut-être {{lang|grc|ὑγιεῖ}}. D’après W. Carpenter, ''Script. historia naturalis'', dans Migne, ''Curs. Script. Sacr.'', t. {{rom|ii}}, col. 681, il serait impossible de forcer de chien, même le plus féroce, à poursuivre une hyène. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}}
<section begin="HYMÉNÉE"/><nowiki/>
'''HYMÉNÉE''' ({{lang|grc|Ὑμέναιος}} ; Vulgate : ''{{lang|la|Hymenæus}}''), chrétien d’Éphèse, devenu l’un des premiers hérétiques. Il est nommé deux fois par saint Paul. I Tim., {{rom|i}}, 20 ; II Tim., {{rom|ii}}, 17-18. La première fois, il est mentionné avec Alexandre (voir Alexandre 6, t. {{rom|i}}, col. 351), comme ayant « fait naufrage dans la foi ». Dans le second passage, nous lisons que « Hyménée et Philète se sont éloignés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà accomplie et en détruisant la foi de quelques-uns ». L’Apôtre, I Tim., {{rom|i}}, 20, « a livré (Hyménée et Alexandre) à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » Ces dernières paroles montrent que saint Paul, en les excommuniant, se proposait de les corriger, mais nous ignorons quel fut le résultat de sa sentence.
Quelques commentateurs ont imaginé à tort deux Hyménée, l’un associé dans son erreur à Alexandre et l’autre à Philète. Rien n’autorise cette distinction. On s’accorde généralement à voir dans Hyménée un des premiers gnostiques. La tendance de ces sectaires consistait à mépriser le corps outre mesure ; ils niaient qu’il dût ressusciter un jour ; ils entendaient la résurrection dans un sens spirituel et allégorique. Cf. S. Irénée, ''Hær.'', {{rom|ii}}, 31, 2, t. {{rom|vii}}, col. 825 ; Tertullien, ''De resurr.'', 19, t. {{rom|ii}}, col. 820-821. Ce fut là l’erreur d’Hyménée.
— Quant à la nature du châtiment qui lui fut infligé par saint Paul, l’opinion commune des anciens exégètes c’est qu’il s’agit simplement de l’excommunication. Cf. Cornélius a Lapide, Comm. in ''Cor.'', I ''Cor.'', {{rom|v}}, 5, édit. Vives, t. {{rom|xviii}}, 1858, p. Î86. Plusieurs exégètes modernes pensent que, en le livrant à Satan, l’Apôtre l’affligea en même temps d’une infirmité ou d’une maladie corporelle.
Cf. Job, {{rom|i}}, 6-12 ; {{rom|ii}}, 1-17 ; ''Act.'', {{rom|v}}, 5, 20. Il est difficile de se prononcer sur ce point.
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'''HYMNE''' (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}} ; Vulgate : ''{{lang|la|hymnus}}''). Ce mot, dans la langue ecclésiastique, désigne un petit poème qu’on chante en l’honneur de Dieu ou des saints. Saint Augustin, ''Enarr. in Ps''. {{rom|lxxii}}, {{rom|i}}, t. {{rom|xxxvi}}, col. 914, le définit avec beaucoup de précision : ''{{lang|la|Hymni laudes sunt Dei cum cantico. Hymni cantus sunt continentes laudes Dei. Si sit laus et non sit Dei, non est hymnus.
Si sit laus et laus Dei et non cantetur, non est hymnus. Oportet ergo ut, si sit hymnus, habeat hæc tria : et laudem, et Dei, et canticum}}''. « Hymne » n’a pas toujours cette signification dans les Septante et dans la Vulgate, où il est employé d’une manière assez vague.
I. Il traduit divers mots hébreux de sens différent dans les livres protocanoniques de l’Ancien Testament : — {{1o}} ''{{lang|he-Latn|Rinnâh}}'', « cri, supplication, » I (III) Reg., {{rom|viii}}, 28 (les Septante n’ont pas traduit le mot hébreu). — {{2o}} ''''{{lang|la|Hallêl}}'''', « louer » (Septante : {{lang|grc|ἤνεσαν}}), I Par., {{rom-maj|XVI}}, 36 ; II Par., {{rom|vii}}, 6 ({{lang|grc|ὕμνoις}}) ; I Esd., {{rom-maj|III}}, 11 ({{lang|grc|αἴνῳ}}). Voir [[Dictionnaire_de_la_Bible/Hallel|{{sc|Hallel}}]], col. 404.
— {{3o}} ''N{{lang|he-Latn|eginâh}}'' « instrument à cordes, » Ps. {{rom|lxi}} ({{rom|lx}}), 1, ''{{lang|he-Latn|neginôṭ}}'' (pluriel), Ps. {{rom|lxvii}} ({{rom|lxvi}}), 1. La Vulgate a traduit les Septante qui ont : {{lang|grc|ἐν ὕμνoις}}. — {{4o}} ''{{lang|he-Latn|Ṭehillâh}}'', « louange » (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}}), Ps. {{rom|LXV}} ({{rom|LXIV}}), 2 ; (dans ce même Psaume, v 14, ''{{lang|he-Latn|yašîrû}}'', « [les vallées] chanteront » est traduit par ''{{lang|la|hymnum dicent}}'' [Septante : {{lang|grc|ὑμνήσουσιν}}) ; Ps. C ({{rom|xcix}}), 4 ; {{rom|cxix}} ({{rom|cxviii}}), 171 ; {{rom|cxlviii}} ; 14. — {{5o}} L’impératif ''{{lang|he-Latn|šîrû}}'', « chantez, » Ps. {{rom|cxxxvii}} ({{rom|cxxxvi}}), 2, est traduit dans les Septante par {{lang|grc|ὑμνός ἄσατε}}, et dans la Vulgate par ''{{lang|la|hymnum dicite}}'', et le mot ''{{lang|he-Latn|šîr}}'', « chant, » employé une fois comme complément du verbe ''{{lang|he-Latn|šîrû}}'', et répété deux autres fois, ji. 3-4, est rendu en grec par {{lang|grc|ᾠδαί}} (2 fois), {{lang|grc|ᾠδή}} (1 fois), et en latin par ''cantiones'' (1 fois) et ''canticum'' (2 fois).
II. Dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, « hymne » est employé pour chant, cantique sacré en général. Judith, {{rom|xvi}}, 15 (deux fois) ; I Mach., {{rom|iv}}, 24, 33 ; {{rom|xiii}}, 47, 51 ; II Mach., {{rom|i}}, 30 ; {{rom|x}}, 38 ; {{rom|xii}}, 37. Dans la version grecque de l’Ecclésiastique, le ch. {{rom|xliv}}, qui est le commencement de l’éloge des saints de l’Ancien Testament, est intitulé {{lang|grc|πατέρων ὑμνός}}. Le texte hébreu porte {{lang|he|שבח אבזת עזלם}}, « éloge des pères d’autrefois. »
III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Le mot « hymne » doit s’entendre du ''hallêl'', Matth., {{rom|xxvi}}, 30 ; Marc. ; {{rom|xiv}}, 26 ({{lang|grc|ὑμνήσαντες}}). Voir [[Dictionnaire_de_la_Bible/Hallel|{{sc|Hallel}}]], col. 404. — {{2o}} Saint Paul appelle « hymne », comme les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, un chant sacré en l’honneur de Dieu ; Eph., {{rom|v}}, 19 ; Col., {{rom|iii}}, 16. — {{3o}} Dans les Actes, {{rom|xvi}}, 25, Paul et Silas, dans la prison de Philippes, chantent des hymnes ({{lang|grc|ὑμνός mv τὸν Θεόν}} ; Vulgate : ''laudabant Deum'') à assez haute voix pour être entendus par leurs compagnons de captivité. Ces hymnes étaient sans doute des Psaumes. Cf. I Cor., {{rom|xiv}}, 15, 26 ; Jac., {{rom|v}}, 13. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|xii}}, 3, désigne les Psaumes de David par les termes {{lang|grc|ὔμνoι}} et {{lang|grc|ᾠδαί}}. — Les ''Acta Johannis'' (dans les ''Texts and Studies'', t. {{rom|v}}, n » 1), Cambridge, 1897, p. 10-14, contiennent un {{lang|grc|ὕμνoς}} apocryphe que Notre-Seigneur aurait chanté à la Cène. Saint Augustin, ''Ep. {{rom|ccxxxvii}}, 2, ad Ceret.'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1034, le mentionne comme étant en usage parmi plusieurs sectes hérétiques.
IV. Le mot « hymne » prit un sens plus précis pendant<section end="HYMNE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|793|HYMNE — HYPERBOLE|794}}</noinclude>les premiers siècles de l’ère chrétienne. L’introduction des hymnes dans l’Église latine est attribuée à saint Ambroise, mais l’usage en existait depuis longtemps dans l’Église grecque. Cf. Pline, ''Épist.'', 97 ; S. Ignace, ''Eph. ii ; Rom.'', 2, t. {{rom|v}}, col. 648, 688 ; Tertullien, ''Apol.'', 39, t. {{rom|i}}, col. 477 ; S. Justin, ''Apol''. I », 13, t. {{rom|vi}}, col. 345. Dans l’antique religion des Hellènes, iptiiiç avait déjà une signification sacrée et liturgique et désignait des chants sacrés composés sous une forme particulière. "Y(ivot |ièv, dit Arrien, Anab., {{rom|iv}}, 11, 2, édit. Didot, p. 100, àç toùç Seoù ; rcoioOvtai, èVaivoi 51 è ; àvOpciitouç. Les plus anciens hymnes, connus sous le nom d’hymnes orphiques et homériques, n’étaient pas chantés, mais les hymnes de Pindare et d’autres l’étaient ; leur mètre s’adaptait à la musique et l’on a retrouvé à Delphes la notation de quelques-uns de ces vieux chants. Voir Th. Reinach, ''La musique grecque et l’hymne à Apollon'', {{in-8°}}, Paris, 1894, L’hymne chrétien le plus ancien se trouve dans Clément d’Alexandrie, Pœdag., {{rom|iii}}, 12, t. ’toi, col. 681. — On a vu une allusion à Une sorte d’hymnes improvisés dans I ''Cor.'', {{rom|xiv}}, 26 : Unusquisque vestrum psalmum habet ; on a même tenté de découvrir des fragments d’hymnes d’un mètre déterminé dans Eph., {{rom|v}}, 14 ; Jac, {{rom|i}}, 17 ; Apoc, {{rom|i}}, 4-8 ; {{rom|v}}, 9 ; {{rom|xi}}, 15-19 ;{{rom|xv}}, 3, 4 ; {{rom|xxi}}, 3-8 ; spécialement I Tim., {{rom|iii}}, 16, où il est dit de Notre-Seigneur au sujet du mystère de l’Incarnation :
{{ColG|èf aveptuOr) bi <rapx, £8txottu6T) iv Ttvs-JjtaTt, tî ? 81) àyyéXoiç, âxepû) ; 6r) èv ê8ve<riv, âmureiSOi) èv xôtrpLb), àveXrif81) êv So’ït].}}
{{ColD|manifesté dans la chair, justifié par l’Esprit, montré aux anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire.}}
J. Kayser, ''Beiträge'', 1881, p. 19 ; C. Fouard, ''S. Paul, ses missions'', {{in-8°}}, 1892, p. 251-252 ; S. Paul,’ses dernières années, {{in-8°}}, 1897, p. 286 ; mais on n’a pas réussi à en établir l’existence d’une façon incontestable. La prière des Apôtres, ''Act.'', {{rom-maj|IV}}, 24-30, à laquelle on a quelquefois donné le nom d’hymne, n’a pas droit à ce titre, car elle n’a pas de mètre. — Voir Daniel, ''Thesaurus, hymnologicus'', {{in-8°}}, Halle et Leipzig, 1841-1856 ; F. J. Mone, ''Lateinische Hymnen'', in-{{8o}}, Fribourg-en-Brisgau, 18531855 ; F. W. E. Roth, ''Latinische Hymnen'', {{in-8°}}, Augsbourg, 1888 ; J. Kayser, ''Beiträge, zur Geschichte und Erklärung der ältesten Kirchenhymnen'', 2{{e}} édit., Paderborn, 1881 ; C. Fortlage, ''Gesänge christlichen Vorzeit'', {{in-8°}}, Berlin, 1844 ; J.-B. Pitra, ''Hymnographie de l’Église grecque'', {{in-4°}}, Rome, 1867 ; J. Julian, ''Dictionary of Hymnology'', {{in-8°}}, Londres, 1892, p. 456-466 ; W. Christ et M. Paranikas, ''Anthologiæ græca carminum christianorum'', {{in-8°}}, Leipzig, 1871 ; R. of Selbourne, ''Hymns, their history and development in the Greek and Latin Churches'', in-1&>, Londres, 1892, p. 9-13 ; L. Duchesne, ''Origines du culte chrétien'', {{rom|iv}}, 3, 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Paris 1898, p. 107-112 ; A. Galli, ''Estetica della musica'', in-12, Turin, 1900, p. 228. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
<section begin="HYPERBOLE"/><nowiki/>
'''HYPERBOLE''', figure de langage qui consiste à exagérer dans les termes le fond de sa pensée. Cette figure est en usage dans toutes les langues et dans tous les pays. Elle n’était inconnue ni aux Grecs ni aux Romains. Homère, ''Iliad.'', {{rom|xx}}, 246-247, met ces paroles dans la bouche d’Énée : « Cessons de nous outrager l’un l’autre, car nous pourrions nous jeter l’un à l’autre tant d’injures qu’un vaisseau à cent rames ne pourrait pas en porter la charge. » Cicéron lui-même dit, Phil., H, 44 : Præsertim quum illi eam gloriam consecuti sint, quæ vix cœlo capi posse videatur. Voir d’autres exemples dans J. 1.V ? etstem, ''Novum Testamentum græcum'', t. 1, 1751, p. 966. Mais les Orientaux surtout aiment l’exagération et l’hyperbole ; l’habitude leur apprenant d’ailleurs avec quelles restrictions il faut les entendre.
{{1o}} Nous trouvons donc des hyperboles dans la Sainte Écriture, non seulement dans les livres poétiques, mais aussi en prose. « Tes pères, dit Moïse à son peuple, sont descendus en Égypte au nombre de soixante et dix, et, maintenant Jéhovah ton Dieu t’a multiplié comme les.
étoiles du ciel. » Deut., {{rom|x}}, 22. Voir aussi {{rom|i}}, 10 ; Gen., {{rom|xiii}}, 16. « Juda et Israël étaient aussi nombreux que le sable sur le bord de la mer. » III Reg., {{rom|iv}}, 20. Les espions envoyés par Moïse en Palestine pour explorer le pays rapportent que les fils d’Énac, qu’ils ont vus dans les environs d’Hébron, sont d’une si haute stature qu’à côté d’eux ils paraissent n’être que des sauterelles, Num., {{rom|xiii}}, 31, et qu’ils habitent des villes fortifiées dont les murailles « s’élèvent jusqu’au ciel ». Deut., {{rom|i}}, 28. Cette hyperbole revient souvent dans l’Écriture. Deut., {{rom|ix}}, 1. Cf. Gen., {{rom-maj|XI}}, 4 ; Matth., {{rom|xi}}, 23 ; Luc, {{rom|xi}}, 15. Dans Daniel, iv, 7-9, Nabuchodonosor aperçoit, en songe il est vrai, un arbre dont le sommet atteint le ciel et qui se voit de toutes les extrémités de la terre. Dans sa prophétie, Gen., {{rom|xlix}}, 9, Jacob, pour peindre la bravoure de Juda, la compare à un lion :
<small><poem>Juda est un lionceau…
Il ploie les genoux, il se couche comme un lion.
Comme une lionne. Qui osera le réveiller ?</poem></small>
Isaïe, {{rom|xl}}, 31, compare à l’aigle ceux qui se confient en Dieu :
<small><poem>Ils prennent le vol comme les aigles,
Ils courent et ne se lassent point.</poem></small>
Cf. Jer., {{rom|xlviii}}, 40. Ce sont là des images classiques dans toutes les langues. Mais David, dans son élégie sur la mort de Saül et de Jonathas, les rend hyperboliques, II Reg., {{rom|i}}, 23 ; il ne se contente pas de comparer simplement ces deux guerriers au roi de l’air et au roi des quadrupèdes, il dit :
<small><poem>Es étaient plus légers que des aigles ;
Ils étaient plus forts que des lions.</poem></small>
Voir aussi Lam., {{rom|iv}}, 19, et d’autres images, Cant., IV, 4 ; {{rom|vii}}, 4 ; {{rom|viii}}, 10.
{{2o}} Le Nouveau Testament renferme des hyperboles comme l’Ancien. Matth, , {{rom|xix}}, 24 ; {{rom|xxiii}}, 24, etc. La plus forte est celle que nous lisons à la fin du dernier chapitre de saint Jean, {{rom|xxi}}, 25 : « Il y a beaucoup d’autres choses que Jésus a faites. Si elles étaient écrites en détail, je ne pense pas que le monde entier pût contenir les livres qu’on écrirait. » — Quelque forte que soit l’hyperbole finale de saint Jean, il convient de remarquer que l’Écriture Sainte, en généra), est moins hyperbolique que les autres livres orientaux, et que la phrase de l’Évangéliste elle-même est une atténuation d’exagérations courantes en Palestine, à en juger par le langage de certains rabbins : « Si tous les cieux étaient du parchemin, dit Rabbi Jochanan Ben Zaccaï, si tous les enfants des hommes étaient des scribes, et tous les arbres de la forêt des plumes, ils ne suffiraient pas à écrire toute la sagesse que j’ai apprise de mon maître. » Jalkut, <small>℣</small>. {{rom|i}}, 1. — « Si toutes les mers étaient de l’encre, disent d’autres rabbins, si tous les roseaux étaient des plumes, si tout le ciel et toute la terre étaient du parchemin et si tous les enfants des hommes étaient des scribes, ils ne pourraient pas suffire pour décrire toute la profondeur du cœur des princes, i Sabbath, <small>℣</small>. 11, 1 ; Aboth Nathan, 25 ; J. J. Wetstein, Nov. Test, gr., t. {{rom|i}}, p. 966. Voir des exemples d’autres exagérations des rabbins dans J. Basnage, ''Histoire des Juifs'', l. {{rom-maj|IX}}, c. {{rom|iii}}, 14 ; c. {{rom|iv}}, 15, t. {{rom|vi}}, Paris, 1710, p. 269, 286, etc. — Josèphe lui-même, ''Ant. jud.'', I, {{rom|xix}}, 1, racontant comment Dieu avait promis à Jacob qu’il lui donnerait la terre de Chanaan, à lui et à ses descendants, met ces paroles dans sa bouche : « Ils rempliront toute la mer et la terre que le soleil éclaire. » Et, {{rom-maj|I}}, {{rom|xx}}, 2, après la ruine de Jérusalem par Titus, il<section end="HYPERBOLE"/><noinclude>
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Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. L’''Origanum Maru'' pousse aussi sur les vieux murs et remplit suffisamment les conditions demandées par le texte du troisième livre des Rois.
{{3o}} Le passage qui embarrasse le plus dans l’identification de l’hysope est celui do l’Évangile de saint Jean, {{rom|xix}}, 29, où il est dit que, pendant la Passion, un des assistants, après avoir trempé une éponge dans le vin amer et épicé des soldats romains, la fixa à une branche d’hysope et l’approcha, des lèvres de Jésus. Les tiges de l’''{{lang|la|Hyssopus officinalis}}'' ou de l’''{{lang|la|Origanum Maru}}'', ou d’une des labiées d’espèce voisine, paraissent trop faibles pour servir de bâton et supporter le poids de l’éponge imbibée, Il est à remarquer que, dans les passages parallèles de Matth., {{rom|xxvii}}, 48, et de Marc, {{rom|xv}}, 36, à la place de {{lang|grc|περένθες ὑσσώπῳ}}, on lit {{lang|grc|περιθεὶς μαλάμῳ}}. Le terme des synoptiques désigne un roseau d’espèce indéterminée et ne semble pas être l’équivalent d’une branche d’hysope. On peut concilier les synoptiques et saint Jean, en observant que pour l’aspersion on attachait trois rameaux d’hysope à un bâton de cèdre (''{{lang|la|Juniperus Oxycedrus}}'') avec un fil d’écarlate, de façon à former un petit balai ou aspersoir qui s’appelait l’hysope, J. Maii, ''De purificatione'', dans ''Ugolini'', ''Thesaurus antiquitatum sacrarum'', t. {{rom|xxii}}, col. {{rom|mxxi}}. On peut dire que le roseau ou bâton auquel on fixa l’éponge imbibée de vinaigre rappelait à saint Jean l’aspersoir ou hysope, imbibé du sang de l’agneau, qui servait à la Pâque. Un certain rapport symbolique qu’il voyait entre l’un et l’autre lui permettait d’appeler hysope le bâton avec son éponge.
Bochart, ''loc. cit.'', p. 592, pense qu’un bouquet d’hysope aurait été attaché au roseau, autour de l’éponge, ce qui, croit-il à tort, devait rendre le vinaigre amer. D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberj et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. Johannes'', 2 {{in-8°}}, Tubingue, 1885, t. {{rom|ii}}. p. 559.
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'''HYSTASPE''' ({{lang|grc|Ὑστάπης}}, ''{{lang|la|Hystaspas, Hydaspes}}''), sage ou mage perse sous le nom duquel avait été publié à l’origine de l’Église une sorte d’apocalypse apocryphe ; on y lisait de prétendues prophéties relatives à Jésus-Christ et à son règne. Elle a pour but, comme les livres sibyllins, de faire prédire la religion nouvelle par des personnages païens. Cette apocalypse est rapprochée expressément des livres sibyllins par saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 20, t. {{rom|vi}}, col. 357, le plus ancien écrivain connu qui en ait parlé : {{lang|grc|Kαὶ Σίϐυλλα καὶ Ὑστάπις γεήσεσθαι τῶν φταρθῶν ἀναλωσιν διὰ πυρὸς ἔφασαν}} ; « la Sibylle et Hystaspe ont dit que le monde corruptible périrait par le feu. » — D’après saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. Au {{rom|vi}}{{e}} siècle, l’historien byzantin Agathias, ''Hist. libri {{rom-maj|V}}'', l. {{rom|ii}}, 24, édit. de Rome, 1828, p. 117, mentionne un Hystaspe contemporain de Zoroastre, mais sans l’identifier avec le père de Darius {{Ier}}. L’auteur des prophéties divulguées sous le nom d’Hystaspe était probablement, à en juger par les légendes, considéré comme ayant vécu du temps de Zoroastre, et son écrit était une sorte d’adaptation du parsisme aux idées chrétiennes, mais les renseignements précis font défaut pour déterminer exactement l’origine, la forme, le contenu et les tendances de ses prédictions apocryphes. — Voir Chr. W. Fr. Walch, ''De Hystaspe ejusque vaticiniis'', dans les ''Comment. Societ. Gotting. hist. et philosoph.'', t. {{rom|ii}}, 1779, p. 1-18 ; Fabricius, ''Bibliotlieca græca'', édit. Harles, 1790, t. {{rom|i}}, p. 108 ; A. G. Hoffmann, dans ''Ersch et Gruber'', ''Allg. Encyklopädie'', sect. {{rom|ii}}, t. {{rom|xiii}}, p. 71-72 ; C. Alexandre, ''Oracula sibyllina'', 3 in-8°. Paris, 1841-1859, t. {{rom|ii}}, p. 257 ; Wagenmann, dans ''Herzog'', ''Real-Encyklopädie'', 2{{e}} édit., t. {{rom|vi}}, 1880, p. 413-415. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. L’''Origanum Maru'' pousse aussi sur les vieux murs et remplit suffisamment les conditions demandées par le texte du troisième livre des Rois.
{{3o}} Le passage qui embarrasse le plus dans l’identification de l’hysope est celui do l’Évangile de saint Jean, {{rom|xix}}, 29, où il est dit que, pendant la Passion, un des assistants, après avoir trempé une éponge dans le vin amer et épicé des soldats romains, la fixa à une branche d’hysope et l’approcha, des lèvres de Jésus. Les tiges de l’''{{lang|la|Hyssopus officinalis}}'' ou de l’''{{lang|la|Origanum Maru}}'', ou d’une des labiées d’espèce voisine, paraissent trop faibles pour servir de bâton et supporter le poids de l’éponge imbibée, Il est à remarquer que, dans les passages parallèles de Matth., {{rom|xxvii}}, 48, et de Marc, {{rom|xv}}, 36, à la place de {{lang|grc|περένθες ὑσσώπῳ}}, on lit {{lang|grc|περιθεὶς μαλάμῳ}}. Le terme des synoptiques désigne un roseau d’espèce indéterminée et ne semble pas être l’équivalent d’une branche d’hysope. On peut concilier les synoptiques et saint Jean, en observant que pour l’aspersion on attachait trois rameaux d’hysope à un bâton de cèdre (''{{lang|la|Juniperus Oxycedrus}}'') avec un fil d’écarlate, de façon à former un petit balai ou aspersoir qui s’appelait l’hysope, J. Maii, ''De purificatione'', dans ''Ugolini'', ''Thesaurus antiquitatum sacrarum'', t. {{rom|xxii}}, col. {{rom|mxxi}}. On peut dire que le roseau ou bâton auquel on fixa l’éponge imbibée de vinaigre rappelait à saint Jean l’aspersoir ou hysope, imbibé du sang de l’agneau, qui servait à la Pâque. Un certain rapport symbolique qu’il voyait entre l’un et l’autre lui permettait d’appeler hysope le bâton avec son éponge.
Bochart, ''loc. cit.'', p. 592, pense qu’un bouquet d’hysope aurait été attaché au roseau, autour de l’éponge, ce qui, croit-il à tort, devait rendre le vinaigre amer. D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberj et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. Johannes'', 2 {{in-8°}}, Tubingue, 1885, t. {{rom|ii}}. p. 559.
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'''HYSTASPE''' ({{lang|grc|Ὑστάπης}}, ''{{lang|la|Hystaspas, Hydaspes}}''), sage ou mage perse sous le nom duquel avait été publié à l’origine de l’Église une sorte d’apocalypse apocryphe ; on y lisait de prétendues prophéties relatives à Jésus-Christ et à son règne. Elle a pour but, comme les livres sibyllins, de faire prédire la religion nouvelle par des personnages païens. Cette apocalypse est rapprochée expressément des livres sibyllins par saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 20, t. {{rom|vi}}, col. 357, le plus ancien écrivain connu qui en ait parlé : {{lang|grc|Kαὶ Σίϐυλλα καὶ Ὑστάπις γεήσεσθαι τῶν φταρθῶν ἀναλωσιν διὰ πυρὸς ἔφασαν}} ; « la Sibylle et Hystaspe ont dit que le monde corruptible périrait par le feu. » — D’après saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. Au {{rom|vi}}{{e}} siècle, l’historien byzantin Agathias, ''Hist. libri {{rom-maj|V}}'', l. {{rom|ii}}, 24, édit. de Rome, 1828, p. 117, mentionne un Hystaspe contemporain de Zoroastre, mais sans l’identifier avec le père de Darius {{Ier}}. L’auteur des prophéties divulguées sous le nom d’Hystaspe était probablement, à en juger par les légendes, considéré comme ayant vécu du temps de Zoroastre, et son écrit était une sorte d’adaptation du parsisme aux idées chrétiennes, mais les renseignements précis font défaut pour déterminer exactement l’origine, la forme, le contenu et les tendances de ses prédictions apocryphes. — Voir Chr. W. Fr. Walch, ''De Hystaspe ejusque vaticiniis'', dans les ''Comment. Societ. Gotting. hist. et philosoph.'', t. {{rom|ii}}, 1779, p. 1-18 ; Fabricius, ''Bibliotlieca græca'', édit. Harles, 1790, t. {{rom|i}}, p. 108 ; A. G. Hoffmann, dans ''Ersch et Gruber'', ''Allg. Encyklopädie'', sect. {{rom|ii}}, t. {{rom|xiii}}, p. 71-72 ; C. Alexandre, ''Oracula sibyllina'', 3 in-8°. Paris, 1841-1859, t. {{rom|ii}}, p. 257 ; Wagenmann, dans ''Herzog'', ''Real-Encyklopädie'', 2{{e}} édit., t. {{rom|vi}}, 1880, p. 413-415. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. L’''Origanum Maru'' pousse aussi sur les vieux murs et remplit suffisamment les conditions demandées par le texte du troisième livre des Rois.
{{3o}} Le passage qui embarrasse le plus dans l’identification de l’hysope est celui do l’Évangile de saint Jean, {{rom|xix}}, 29, où il est dit que, pendant la Passion, un des assistants, après avoir trempé une éponge dans le vin amer et épicé des soldats romains, la fixa à une branche d’hysope et l’approcha, des lèvres de Jésus. Les tiges de l’''{{lang|la|Hyssopus officinalis}}'' ou de l’''{{lang|la|Origanum Maru}}'', ou d’une des labiées d’espèce voisine, paraissent trop faibles pour servir de bâton et supporter le poids de l’éponge imbibée, Il est à remarquer que, dans les passages parallèles de Matth., {{rom|xxvii}}, 48, et de Marc, {{rom|xv}}, 36, à la place de {{lang|grc|περένθες ὑσσώπῳ}}, on lit {{lang|grc|περιθεὶς μαλάμῳ}}. Le terme des synoptiques désigne un roseau d’espèce indéterminée et ne semble pas être l’équivalent d’une branche d’hysope. On peut concilier les synoptiques et saint Jean, en observant que pour l’aspersion on attachait trois rameaux d’hysope à un bâton de cèdre (''{{lang|la|Juniperus Oxycedrus}}'') avec un fil d’écarlate, de façon à former un petit balai ou aspersoir qui s’appelait l’hysope, J. Maii, ''De purificatione'', dans ''Ugolini'', ''Thesaurus antiquitatum sacrarum'', t. {{rom|xxii}}, col. {{rom|mxxi}}. On peut dire que le roseau ou bâton auquel on fixa l’éponge imbibée de vinaigre rappelait à saint Jean l’aspersoir ou hysope, imbibé du sang de l’agneau, qui servait à la Pâque. Un certain rapport symbolique qu’il voyait entre l’un et l’autre lui permettait d’appeler hysope le bâton avec son éponge.
Bochart, ''loc. cit.'', p. 592, pense qu’un bouquet d’hysope aurait été attaché au roseau, autour de l’éponge, ce qui, croit-il à tort, devait rendre le vinaigre amer. D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberj et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. Johannes'', 2 {{in-8°}}, Tubingue, 1885, t. {{rom|ii}}. p. 559.
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'''HYSTASPE''' ({{lang|grc|Ὑστάπης}}, ''{{lang|la|Hystaspas, Hydaspes}}''), sage ou mage perse sous le nom duquel avait été publié à l’origine de l’Église une sorte d’apocalypse apocryphe ; on y lisait de prétendues prophéties relatives à Jésus-Christ et à son règne. Elle a pour but, comme les livres sibyllins, de faire prédire la religion nouvelle par des personnages païens. Cette apocalypse est rapprochée expressément des livres sibyllins par saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 20, t. {{rom|vi}}, col. 357, le plus ancien écrivain connu qui en ait parlé : {{lang|grc|Kαὶ Σίϐυλλα καὶ Ὑστάπις γεήσεσθαι τῶν φταρθῶν ἀναλωσιν διὰ πυρὸς ἔφασαν}} ; « la Sibylle et Hystaspe ont dit que le monde corruptible périrait par le feu. » — D’après saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. Au {{rom|vi}}{{e}} siècle, l’historien byzantin Agathias, ''Hist. libri {{rom-maj|V}}'', l. {{rom|ii}}, 24, édit. de Rome, 1828, p. 117, mentionne un Hystaspe contemporain de Zoroastre, mais sans l’identifier avec le père de Darius {{Ier}}. L’auteur des prophéties divulguées sous le nom d’Hystaspe était probablement, à en juger par les légendes, considéré comme ayant vécu du temps de Zoroastre, et son écrit était une sorte d’adaptation du parsisme aux idées chrétiennes, mais les renseignements précis font défaut pour déterminer exactement l’origine, la forme, le contenu et les tendances de ses prédictions apocryphes. — Voir Chr. W. Fr. Walch, ''De Hystaspe ejusque vaticiniis'', dans les ''Comment. Societ. Gotting. hist. et philosoph.'', t. {{rom|ii}}, 1779, p. 1-18 ; Fabricius, ''Bibliotlieca græca'', édit. Harles, 1790, t. {{rom|i}}, p. 108 ; A. G. Hoffmann, dans ''Ersch et Gruber'', ''Allg. Encyklopädie'', sect. {{rom|ii}}, t. {{rom|xiii}}, p. 71-72 ; C. Alexandre, ''Oracula sibyllina'', 3 in-8°. Paris, 1841-1859, t. {{rom|ii}}, p. 257 ; Wagenmann, dans ''Herzog'', ''Real-Encyklopädie'', 2{{e}} édit., t. {{rom|vi}}, 1880, p. 413-415. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. L’''Origanum Maru'' pousse aussi sur les vieux murs et remplit suffisamment les conditions demandées par le texte du troisième livre des Rois.
{{3o}} Le passage qui embarrasse le plus dans l’identification de l’hysope est celui do l’Évangile de saint Jean, {{rom|xix}}, 29, où il est dit que, pendant la Passion, un des assistants, après avoir trempé une éponge dans le vin amer et épicé des soldats romains, la fixa à une branche d’hysope et l’approcha, des lèvres de Jésus. Les tiges de l’''{{lang|la|Hyssopus officinalis}}'' ou de l’''{{lang|la|Origanum Maru}}'', ou d’une des labiées d’espèce voisine, paraissent trop faibles pour servir de bâton et supporter le poids de l’éponge imbibée, Il est à remarquer que, dans les passages parallèles de Matth., {{rom|xxvii}}, 48, et de Marc, {{rom|xv}}, 36, à la place de {{lang|grc|περένθες ὑσσώπῳ}}, on lit {{lang|grc|περιθεὶς μαλάμῳ}}. Le terme des synoptiques désigne un roseau d’espèce indéterminée et ne semble pas être l’équivalent d’une branche d’hysope. On peut concilier les synoptiques et saint Jean, en observant que pour l’aspersion on attachait trois rameaux d’hysope à un bâton de cèdre (''{{lang|la|Juniperus Oxycedrus}}'') avec un fil d’écarlate, de façon à former un petit balai ou aspersoir qui s’appelait l’hysope, J. Maii, ''De purificatione'', dans ''Ugolini'', ''Thesaurus antiquitatum sacrarum'', t. {{rom|xxii}}, col. {{rom|mxxi}}. On peut dire que le roseau ou bâton auquel on fixa l’éponge imbibée de vinaigre rappelait à saint Jean l’aspersoir ou hysope, imbibé du sang de l’agneau, qui servait à la Pâque. Un certain rapport symbolique qu’il voyait entre l’un et l’autre lui permettait d’appeler hysope le bâton avec son éponge.
Bochart, ''loc. cit.'', p. 592, pense qu’un bouquet d’hysope aurait été attaché au roseau, autour de l’éponge, ce qui, croit-il à tort, devait rendre le vinaigre amer. D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberg et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. Johannes'', 2 {{in-8°}}, Tubingue, 1885, t. {{rom|ii}}. p. 559.
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'''HYSTASPE''' ({{lang|grc|Ὑστάπης}}, ''{{lang|la|Hystaspas, Hydaspes}}''), sage ou mage perse sous le nom duquel avait été publié à l’origine de l’Église une sorte d’apocalypse apocryphe ; on y lisait de prétendues prophéties relatives à Jésus-Christ et à son règne. Elle a pour but, comme les livres sibyllins, de faire prédire la religion nouvelle par des personnages païens. Cette apocalypse est rapprochée expressément des livres sibyllins par saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 20, t. {{rom|vi}}, col. 357, le plus ancien écrivain connu qui en ait parlé : {{lang|grc|Kαὶ Σίϐυλλα καὶ Ὑστάπις γεήσεσθαι τῶν φταρθῶν ἀναλωσιν διὰ πυρὸς ἔφασαν}} ; « la Sibylle et Hystaspe ont dit que le monde corruptible périrait par le feu. » — D’après saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. Au {{rom|vi}}{{e}} siècle, l’historien byzantin Agathias, ''Hist. libri {{rom-maj|V}}'', l. {{rom|ii}}, 24, édit. de Rome, 1828, p. 117, mentionne un Hystaspe contemporain de Zoroastre, mais sans l’identifier avec le père de Darius {{Ier}}. L’auteur des prophéties divulguées sous le nom d’Hystaspe était probablement, à en juger par les légendes, considéré comme ayant vécu du temps de Zoroastre, et son écrit était une sorte d’adaptation du parsisme aux idées chrétiennes, mais les renseignements précis font défaut pour déterminer exactement l’origine, la forme, le contenu et les tendances de ses prédictions apocryphes. — Voir Chr. W. Fr. Walch, ''De Hystaspe ejusque vaticiniis'', dans les ''Comment. Societ. Gotting. hist. et philosoph.'', t. {{rom|ii}}, 1779, p. 1-18 ; Fabricius, ''Bibliotlieca græca'', édit. Harles, 1790, t. {{rom|i}}, p. 108 ; A. G. Hoffmann, dans ''Ersch et Gruber'', ''Allg. Encyklopädie'', sect. {{rom|ii}}, t. {{rom|xiii}}, p. 71-72 ; C. Alexandre, ''Oracula sibyllina'', 3 in-8°. Paris, 1841-1859, t. {{rom|ii}}, p. 257 ; Wagenmann, dans ''Herzog'', ''Real-Encyklopädie'', 2{{e}} édit., t. {{rom|vi}}, 1880, p. 413-415. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. L’''Origanum Maru'' pousse aussi sur les vieux murs et remplit suffisamment les conditions demandées par le texte du troisième livre des Rois.
{{3o}} Le passage qui embarrasse le plus dans l’identification de l’hysope est celui de l’Évangile de saint Jean, {{rom|xix}}, 29, où il est dit que, pendant la Passion, un des assistants, après avoir trempé une éponge dans le vin amer et épicé des soldats romains, la fixa à une branche d’hysope et l’approcha, des lèvres de Jésus. Les tiges de l’''{{lang|la|Hyssopus officinalis}}'' ou de l’''{{lang|la|Origanum Maru}}'', ou d’une des labiées d’espèce voisine, paraissent trop faibles pour servir de bâton et supporter le poids de l’éponge imbibée, Il est à remarquer que, dans les passages parallèles de Matth., {{rom|xxvii}}, 48, et de Marc, {{rom|xv}}, 36, à la place de {{lang|grc|περένθες ὑσσώπῳ}}, on lit {{lang|grc|περιθεὶς μαλάμῳ}}. Le terme des synoptiques désigne un roseau d’espèce indéterminée et ne semble pas être l’équivalent d’une branche d’hysope. On peut concilier les synoptiques et saint Jean, en observant que pour l’aspersion on attachait trois rameaux d’hysope à un bâton de cèdre (''{{lang|la|Juniperus Oxycedrus}}'') avec un fil d’écarlate, de façon à former un petit balai ou aspersoir qui s’appelait l’hysope, J. Maii, ''De purificatione'', dans ''Ugolini'', ''Thesaurus antiquitatum sacrarum'', t. {{rom|xxii}}, col. {{rom|mxxi}}. On peut dire que le roseau ou bâton auquel on fixa l’éponge imbibée de vinaigre rappelait à saint Jean l’aspersoir ou hysope, imbibé du sang de l’agneau, qui servait à la Pâque. Un certain rapport symbolique qu’il voyait entre l’un et l’autre lui permettait d’appeler hysope le bâton avec son éponge.
Bochart, ''loc. cit.'', p. 592, pense qu’un bouquet d’hysope aurait été attaché au roseau, autour de l’éponge, ce qui, croit-il à tort, devait rendre le vinaigre amer. D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberg et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. Johannes'', 2 {{in-8°}}, Tubingue, 1885, t. {{rom|ii}}. p. 559.
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'''HYSTASPE''' ({{lang|grc|Ὑστάπης}}, ''{{lang|la|Hystaspas, Hydaspes}}''), sage ou mage perse sous le nom duquel avait été publié à l’origine de l’Église une sorte d’apocalypse apocryphe ; on y lisait de prétendues prophéties relatives à Jésus-Christ et à son règne. Elle a pour but, comme les livres sibyllins, de faire prédire la religion nouvelle par des personnages païens. Cette apocalypse est rapprochée expressément des livres sibyllins par saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 20, t. {{rom|vi}}, col. 357, le plus ancien écrivain connu qui en ait parlé : {{lang|grc|Kαὶ Σίϐυλλα καὶ Ὑστάπις γεήσεσθαι τῶν φταρθῶν ἀναλωσιν διὰ πυρὸς ἔφασαν}} ; « la Sibylle et Hystaspe ont dit que le monde corruptible périrait par le feu. » — D’après saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. Au {{rom|vi}}{{e}} siècle, l’historien byzantin Agathias, ''Hist. libri {{rom-maj|V}}'', l. {{rom|ii}}, 24, édit. de Rome, 1828, p. 117, mentionne un Hystaspe contemporain de Zoroastre, mais sans l’identifier avec le père de Darius {{Ier}}. L’auteur des prophéties divulguées sous le nom d’Hystaspe était probablement, à en juger par les légendes, considéré comme ayant vécu du temps de Zoroastre, et son écrit était une sorte d’adaptation du parsisme aux idées chrétiennes, mais les renseignements précis font défaut pour déterminer exactement l’origine, la forme, le contenu et les tendances de ses prédictions apocryphes. — Voir Chr. W. Fr. Walch, ''De Hystaspe ejusque vaticiniis'', dans les ''Comment. Societ. Gotting. hist. et philosoph.'', t. {{rom|ii}}, 1779, p. 1-18 ; Fabricius, ''Bibliotlieca græca'', édit. Harles, 1790, t. {{rom|i}}, p. 108 ; A. G. Hoffmann, dans ''Ersch et Gruber'', ''Allg. Encyklopädie'', sect. {{rom|ii}}, t. {{rom|xiii}}, p. 71-72 ; C. Alexandre, ''Oracula sibyllina'', 3 in-8°. Paris, 1841-1859, t. {{rom|ii}}, p. 257 ; Wagenmann, dans ''Herzog'', ''Real-Encyklopädie'', 2{{e}} édit., t. {{rom|vi}}, 1880, p. 413-415. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}}
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Correction d'une coquille en grec ancien et d'une coquille en allemand
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|873|MATTHIEU (SAINT)|874}}</noinclude>à de nombreux exemples analogues qu’on trouve dans l’Ancien Testament. {{lang|he|מַתַּי}} a en sa faveur les noms hébreux en {{lang|he|־ַי}} transcrits en {{lang|grc|αῖος}} comme {{lang|grc|Μαρδοχαῖος, Σαββθαῖος, Βηβαῖος}}, etc. » {{lang|he|מַתִּי}} ressemblerait aux noms de peuples terminés en{{lié}}{{lang|he|י}} et devenus, par exemple, {{lang|grc|Ἰουδαῖος, {{corr|Χαναναἶος|Χαναναῖος}}}}, etc. {{lang|he|מַתִּיָּה}} semble moins probable, car les noms en {{lang|he|יָּה}} ont ordinairement une transcription grecque en {{lang|grc|ια, ιας}} ; ainsi {{lang|he|מַתַּנְיָּה}} est devenu {{lang|grc|Ματθανίας}}. La forme araméenne {{lang|he|מַתָּאִי}}, qu’on trouve dans le Talmud, traité ''Sanhédrin'', 43, {{lang|de|Laible-Dalmann, ''Jesus Christus im Talmud''}}, {{pg}}15*, serait analogue à {{lang|he|זְכַאָי}}, {{lang|grc|Ζακχαῖος}}. Cf. {{lang|de|Dalmann, ''Die Worte Jesu'', Leipzig}}, 1898, {{t.}}{{rom|i}}, {{pg}}40-41.
{{2°}} ''Étymologie''. — Quelle qu’ait été la lecture du nom de Matthieu, on en a proposé diverses étymologies. {{lang|de|Gesenius, ''Thesaurus'', Leipzig}}, 1839, {{t.}}{{rom|ii}}, {{pg}}929, et {{lang|de|Fürst, ''Hebr.-chald. Handwörterbuch''}}, 3{{e}} {{édit.}}, Leipzig, 1876, t. {{rom|i}}, {{pg}}806, pensent que {{lang|he|מַתַּי}}, qui est une abréviation de {{lang|he|מַתַּתַי}}, a le même sens que {{lang|he|מַתִּתְיָה}}, {{lang|grc|Ματταθῖας}}, contracté parfois en {{lang|grc|Ματθίας}}, et signifie « don de Jéhovah ». On aboutit à la même signification en rapprochant {{lang|he|מַתַּי}} de » {{lang|he|מַתִּנַי}} et de {{lang|he|מַתַּנְיָה}}. Les critiques, qui comparent {{lang|he|מַתַּי}} aux autres noms propres de même terminaison et de signification passive, le traduisent par « donné, gratifié ». Cf. S. Jérôme, Liber de nominibus hebraicis, {{t.}}{{rom|xxiii}}, {{col.}}842. {{lang|de|Ewald, Hitzig, Nöldeke}}, etc., font dériver {{lang|he|מַתַּי}} de {{lang|he|אַמִתַּי}} et traduisent « le fidèle ». Ils supposent que le {{lang|he|א}} initial est tombé sous l’influence de la langue araméenne. Enfin Grimm, dans les ''{{lang|de|Theolog. Studien und Kritiken}}'', 1870, {{pg|expl=pages}}723-729 ; ''Lexicon græco-latinum in libros N. T.'', 1879, a fait venir ce nom de {{lang|he|מְתִים}}, pluriel du singulier inusité {{lang|he|מַת}}, de telle sorte qu’il signifierait « le viril ». {{lang|he|מַתַּי}} serait alors un adjectif semblable à {{lang|he|חַגַּי}}, {{lang|grc|Ἀγγαῖος}}, venant de {{lang|he|חַג}}, « fête. » Voir {{t.}}{{rom|i}}, {{col.}}266.
{{rom-maj|II}}. {{sc|Son identité avec Lévi}}. — La première fois que saint Matthieu est nommé dans l’Évangile, Matth., {{rom|ix}}, 9, c’est au sujet de sa vocation. Or dans les passages parallèles de saint Marc, {{rom|ii}}, 14, et de saint Luc, {{rom|v}}, 27, il est appelé Lévi. Cette différence de nom a donné occasion au problème, depuis longtemps discuté, de la distinction des personnages nommés Matthieu et Lévi ou de leur identité. Au rapport de Clément d’Alexandrie, ''Strom.'', iv, 9, {{t.}}{{rom|viii}}, {{col.}}1281, le valentinien Héracléon distinguait Matthieu de Lévi et les citait tous deux au nombre de ceux qui n’avaient pas confessé Jésus-Christ devant les tribunaux. Clément, en reproduisant les paroles d’Héracléon, approuve seulement la distinction faite par cet hérétique entre ceux qui ont confessé la foi par la pratique de toute leur vie et ceux qui l’ont confessée devant les juges. Il ne porte pas de jugement sur les exemples donnés par Héracléon. D’ailleurs, dans une note sur les Constitutions apostoliques, l. {{rom-maj|VIII}}, c. {{rom|xxii}}, t. {{rom|i}}, {{col.}}1118, Cotelier pense qu’Héracléon a écrit {{lang|grc|Λευΐς}} pour {{lang|grc|Λεβι}} ou {{lang|grc|Λεββαῖος}}. Origène, ''{{lang|la|Cont. Celsum}}'', {{rom|i}}, 62, t. {{rom|xi}}, {{col.}}773, distingue le publicain Matthieu d’un autre publicain nommé {{lang|grc|Λεβής}}, qui a suivi Jésus, mais n’a pas été apôtre, sinon suivant certains exemplaires de l’Évangile de Marc. Par ces derniers mots, Origène faisait allusion sans doute aux manuscrits du second Évangile qui, comme le ''{{lang|la|Codex Bezæ}}'', D, les manuscrits ''a, b, c, d, e, ff, i, q, r'' de l’ancienne Vulgate avaient, {{rom|iii}}, 18, Lebbée, au lieu de Thaddée. Wordsworth et White, Novum Testamentum D. N. J. {{rom-maj|C}}, Oxford, 1891, {{t.}}{{rom|i}}, {{abr|fasc.|fascicule}} 2, {{pg}}201. Origène confondait donc Lévi avec Lebbée. Presque tous les mêmes manuscrits avec les cursifs grecs, 13, 69, 124, et le manuscrit G de la Vulgate (''{{lang|la|Sangermanensis}}'') du {{s|IX}}, avaient, Marc, {{rom|ii}}, 14, au lieu de Lévi, fils d’Alphée, Jacques, fils d’Alphée. Wordsworth et White, {{op. cit.}}, {{pg}}201. Saint Chrysostome, In Matth., hom. {{rom|xxxii}}, {{n.}}3, {{t.}}{{rom|lvii}}, {{col.}}381, croyait que Jacques, fils d’Alphée, comme Matthieu, avait été, lui aussi, publicain. Cette opinion aurait été aussi adoptée par Photius, dans Possin, ''{{lang|la|Catena Patrum græcorum}}'', Marc, {{rom|ii}}, 14, et exprimée dans une des deux listes d’apôtres publiées par Cotelier, ''{{abr|Constit. apost.|Constitutions apostoliques}}'', {{rom-maj|II}}, {{rom|lxiii}}, {{t.}}{{rom|i}}, {{col.}}755. Certains manuscrits grecs de Théodoret, ''{{lang|la|In Num.}}'', q. {{rom|xvi}}, {{t.}}{{rom|lxxx}}, {{col.}}368, présentent la leçon {{lang|grc|Θαδδαῖος ὁ καὶ Λεβί}}, tandis que d’autres disent {{lang|grc|Θαδδαῖος ὁ καὶ Λεββαῖος}}. Cf. {{lang|la|''Acta sanctorum'', septembris}} {{t.}}{{rom-maj|VI}}, {{pg}}200. On ne peut pas citer comme représentant la pensée d’Origène, la préface de son commentaire sur l’Épître aux Romains, {{t.}}{{rom|xiv}}, {{col.}}836, car elle est de Rufin qui a traduit en latin ce commentaire. Quoi qu’il en soit de la confusion de Lévi avec Lebbée et conséquemment de sa distinction d’avec Matthieu par Origène, il semble difficile de ne pas admettre l’identité de Lévi et de Matthieu. En effet, les trois récits évangéliques de la vocation du publicain se ressemblent pour le fond et pour le style et ne diffèrent qu’au sujet du nom, Matthieu ou Lévi. En outre, ils sont placés dans le même ensemble de l’histoire de Jésus. Ils sont précédés tous trois du même miracle, la guérison du paralytique de Capharnaüm et suivis du repas offert par le publicain à Jésus et à ses disciples avec les mêmes circonstances du blâme des pharisiens et de la réponse du Maître. Ils rapportent donc évidemment le même fait. Les différents noms du héros ne s’opposent pas à l’identité de la personne, car plusieurs autres personnages évangéliques ont porté deux noms, non seulement un nom hébreu et un nom grec ou latin, mais même deux noms hébreux, par exemple Joseph et Barsabas, voir {{t.}}{{rom|i}}, {{col.}}1470, Joseph et Barnabas, {{ibid.}}, {{col.}}1461, et même trois, comme Jude, Lebbée et Thaddée, voir col.143 et {{t.}}{{rom|iii}}, {{col.}}1802. L’analogie avec Simon, surnommé Céphas, Joseph, surnommé Barnabas, permet de conclure que Lévi était le nom juif du publicain, et Matthieu le surnom qu’il reçut comme chrétien. L’auteur du premier Évangile le laisse entendre, en disant {{lang|grc|Μαθθαῖον λεγόμενον}}, {{rom|IX}}, 9. Cette façon de parler signifie : « l’homme connu sous le nom de… » Cf. Matth., {{rom|i}}, 16 ; {{rom|x}}, 2 ; {{rom|xxvii}}, 17, 22 ; Eph., H, 11. Elle indique ici que le publicain était connu dans l’Église sous le nom de Matthieu au moment où écrivait l’auteur qui l’employait. Donc plus probablement il se nommait Lévi à l’époque de sa vocation, Marc, {{rom|ii}}, 14 ; Luc, {{rom|v}}, 27, 29 ; plus tard, il fut appelé Matthieu et ce dernier nom fut transporté par le premier évangéliste dans le récit de sa vocation. Eusèbe, Demonst. evang., iii, 5, {{t.}}{{rom|xxil}}, {{col.}}216 ; saint Jérôme, In Matth., {{rom|ix}}, 9, t. {{rom|xxvi}}, {{col.}}55, 56 ; saint Chrysostome, In Matth., hom. {{rom|xxx}}, {{n.}}1, {{t.}}{{rom|lvii}}, {{col.|expl=colonnes}}361-362, y ont reconnu un acte d’humilité de la part du premier évangéliste. Tandis que par respect pour sa personne saint Marc et saint Luc citent son ancien nom de Lévi, lui-même ne craint pas d’avouer sa première profession et de se nommer, Matthieu le publicain.
Resch, ''Aussercanonische {{corr|Paralleltext|Paralleltexte}} zu den Evangelien'', dans ''Texte und Unters.'', Leipzig, 1896, {{t.}}{{rom|x}}, {{abr|fasc.|fascicule}} 4, {{pg}}69, a cherché à identifier saint Matthieu avec Nathanæl. Celui-ci, en effet, semble avoir été appelé par Jésus à l’apostolat, Joa., {{rom|i}}, 45-51. Or, son nom ne se trouve expressément dans aucune des listes apostoliques. Cependant, si Nathanael a été apôtre, son nom> doit être l’un des douze, et précisément Nathanael, « Dieu a donné, » a le même sens étymologique que Matthieu, « don de Jéhovah. » Nathanael est donc la même personne que Matthieu. Cette identification est inadmissible, car la vocation de Nathanael n’a rien de commun avec celle de Matthieu. Aussi Nathanael étant un apôtre, vaut-il mieux l’identifier, comme on le fait plus généralement, avec saint Barthélémy. Voir {{t.}}{{rom|i}}, {{col.|expl=colonnes }}1470-1472.<noinclude>
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Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/587
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2. L’homme doit diriger ses actes vers Dieu, sa fin dernière. Est-il donc nécessaire que dans chacune de ses actions, il se propose d’agir explicitement pour Dieu, seule intention qui puisse rendre bonne la volonté ? Baïus, les jansénistes et certains docteurs de Louvain l’ont pensé : puisque la nature humaine est profondément corrompue par le péché originel, tout ce que l’homme fait conformément à cette nature viciée est nécessairement péché, et ne peuvent être bonnes que les actions faites exp
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>MORALITE DE LACTE HUMAIN
2418
blasphemamur, et sicut aiunt quidam nos dicere)
laciamus ma la, ut veniant bona ; quorum damnât io
justa est, Rom., {{rom|iii}}, 8, avec saint Augustin : Interest
quidem plurimum qua causa, quo fine, qua intentione
quid fiai ; sed ea quæ constat esse peccata, nullo bonæ
causæ obtentu, nullo quasi bono fine, nulla velut bona
intentione facienda sunt, Contr. mend., {{rom|vii}}, 18, ''P. L.'',
t. {{rom|xl}}, col. 528, et avec saint Thomas : Mullum malum
bona intentione factum excusatur. Opusc, ni, c. VI.
Quelques anciens cependant ont pensé que le mensonge
officieux pouvait être licite en cas de nécessité. Cassien,
Coll., {{rom|xvii}}, 17-19, ''P. L.'', t. {{rom|xlix}}, col. 1062-1070.
(’/était d’ailleurs la seule application qu’ils donnaient
de ce principe, et encore le faisaient-ils pour expliquer
certains cas difficiles de l’Ancien Testament dont ils
n’avaient pas la véritable solution. Sur le reproche
fait aux jésuites d’avoir appliqué ce principe, cf.
P. Bernard, La fin justifie les moyens, dans les Éludes,
5 août 1904, p. 357-365, et G. Goyau, dans le Diction,
apolog., t. {{rom|ii}}, col. 9-17. Cette accusation a été utilisée
par les protestants. Or il est curieux de voir le plus
récent apologiste de Luther le montrer comme un
homme « professant que la fin justifie les moyens,
dans certains cas privilégiés ». L. Febvre, Un destin,
Martin Luther. Éditions Rieder, Paris, 1928, p. 281.
3, > Intention requise pour la moralité d’un acte qui
est bon de sa nature. — Pour qu’un tel acte soit moralement
bon, il faut 1. que nous nous proposions une
lin moralement bonne, au moins implicitement, et
non pas simplement utile ou agréable ; 2. que nous
agissions implicitement pour Dieu.
1. L’utilité et le plaisir ne sont pas en eux-mêmes
des fins suffisantes pour que l’acte soit moralement
bon. Accomplir un acte à cause de son utilité, c’est
considérer cette utilité ou bien comme une fin à
laquelle la volonté s’arrête et dans laquelle elle se
c /triplait, ou tin comme un moyen à l’aide duquel on
pourra poursuivre un autre but. Dans le premier cas,
par exemple, chanter pour gagner de l’argent, on fait
du gain le mobile unique de l’acte. Mais vouloir le gain
pour lui-même n’est pas conforme à la droite raison
qui le considère comme un instrument à l’aide duquel
on pourra atteindre une autre fin : il y a désordre à
s’arrêter à mi-chemin, à transformer en fin ultime ce
qui ne peut être qu’une fin intermédiaire, l’acte ne
peut être bon. Dans le second cas l’ordre de la raison
est respecté. La volonté ne s’arrête pas de façon
définitive à l’objet considéré comme utile, elle le
recherche en vue d’un autre but, et c’est ce dernier qui
donnera à l’acte sa moralité. Il en est de même du
plaisir ; il doit être regardé ainsi que l’utile comme une
lin intermédiaire et ne saurait constituer la fin exclusive
et ultime de nos actes. Il a été attaché par le
Créateur à certains de nos actes, p. ex., à ceux de boire,
de manger, d’engendrer, etc., dans le but de pourvoir
plus efficacement à la conservation de l’individu et à la
propagition de l’espèce. Dans l’ordre divin, le plaisir
n’est donc qu’un moyen destiné à faciliter l’obtention
de buts plus élevés. Le rechercher pour lui-même,
sans aucune relation avec la fin pour laquelle il a été
créé, c’est aller contre l’ordre établi par Dieu. Delectatio
est propter operationcm, et non{{e}} converso. S. Thomas,
(’.ont. Cent., {{rom-maj|III}}, 26. Innocent XI a condamné le
2 mars 1679, les deux propositions suivantes : Licet
comedere et biberc usque ad satietatem absque necessitate
ob solam voluptatem, modo non obsil valetudini, quia
licite potest appetitus naturalis suis actions frai. —
Opiu conjugii ob solam voluptatem exercitum omni
penitus culpa caret et dc/ectu veniali. Denz.-Ban.,
n. 1 158-1159.
Est-ce à dire que, pour qu’un tel acte soit moralement
bon, il faille toujours se proposer explicitement
une fin conforme à la raison, celle que l’on désigne
sous le nom de bonum honestum, par opposition au
bonum utile et au bonum delectabile ? Il est évident
qu’il n’en est pas ainsi. Combien peu de nos actes, en
effet, auraient leur bonté morale si nous devions toujours
rechercher explicitement ce bonum honestum, si,
avant de manger ou de boire, nous devions diriger
notre intention vers la conservation ou l’amélioration
de notre santé. Il suffit que cette intention ne soit pas
exclue, et que la façon dont nous accomplissons ces
actes soit un indice que nous agissons conformément
à la raison. C’est ainsi que la modération peut généralement
s’interpréter comme une preuve que l’on ne
recherche pas seulement le plaisir, mais sa fin même.
On peut donc rechercher le plaisir, à condition de
le faire modérément, raisonnablement, et de ne pas
exclure la fin même pour laquelle il a été attaché à
certains actes. C’est la doctrine commune, ainsi
exprimée par saint Alphonse : Quamvis aliquis accedens
ad mensam non cogitet de conservatione vitse, sed solum
de cibi delectatione, non propterea peccat, quia lalem
dclectationem, saltem virtualiter vult propter conservationem
vitse ; sicque non inordinale illam appétit. Theol.
mor., t. {{rom-maj|V}}, Tr. præamb., n. 44. Cependant dans ce
texte de saint Alphonse, implicite sera iiplus exact
que virtualiter. Virtualiter se rapporte en effet à une
intention formulée explicitement et qui n’a pas été
rétractée, tandis qu’implicite désigne une intention
contenue dans une autre ou dans la façon d’agir, ici,
dans la modération qui rend notre acte parfaitement
raisonnable.
2. L’homme doit diriger ses actes vers Dieu, sa fin
dernière. Est-il donc nécessaire que dans chacune
de ses actions, il se propose d’agir explicitement pour
Dieu, seule intention qui puisse rendre bonne la volonté ?
Baïus, les jansénistes et certains docteurs de
Louvain l’ont pensé : puisque la nature humaine est
profondément corrompue par le péché originel, tout
ce que l’homme fait conformément à cette nature
viciée est nécessairement péché, et ne peuvent être
bonnes que les actions faites explicitement pour Dieu,
accomplies sous l’influence de la charité. La conséquence
était que toutes les actions des infidèles et des
impies, n’étant pas informées par la charité, étaient
des péchés. Saint Pie V a rejeté cette conclusion et,
avec elle, la théorie d’où elle découle, en condamnant
cette proposition de Baïus : ''{{Lang|la|texte=Omnia opéra infidelium sunt peccata et philosophorum virtutes sunt vitia}}''. Denz.-Ban., n. 1025.
Cette doctrine était trop sévère, imposant un joug
insupportable. Celle de saint Alphonse, exigeant que
nous rapportions virtuellement tous nos actes à Dieu,
pèche également par exagération : Homo tenetur omnes
actus suos ad Dciim referre, quando agit cum deliberatione
et propter aliquem finem. Inquit enim Apostolus
(I Cor., {{rom|x}}, 31) : Sive manducalis, sive bibitis, sive atiud
quid facitis, omnia in gloriam Dei facile. Si ergo ad
Dcum refert saltem per intentionem virtualem, actus
erit bonus ; si non refert, eril malus : nnlliis igitur indifférais.
.. Ilinc pro praxi colligimus : oportet sapius in die
saltem mane, generalitcr offerre Dco omnes actus suos
ut sic adimpleatur preeceptum Apostoli, saltem intentione
virtuali omnia fariendi in gloriam Dei. Theol.
mor., t. {{rom-maj|V}}, n. 44. A moins que l’on ne donne au terme
virtualiter une signification différente de celle qu’il
comporte généralement, ce que ne laisse pas supposer
le contexte, la conséquence de la doctrine liguorienne
semble bien devoir être la même que celle de
la théorie janséniste, exigeant une relation actuelle :
les actions des païens, des Impies, qui n’ont jamais
songé à rapporter leurs actions à Dieu, ne seraient
jamais moralement bonnes, mais toujours des péchés,
par défaut d’intention virtuelle.
Aussi les moralistes n’ont ils pas suivi saint Al-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2417|MORALITÉ DE L'ACTE HUMAIN|2418}}</noinclude>''{{lang|la|blasphemamur, et sicut aiunt quidam nos dicere) laciamus ma la, ut veniant bona ; quorum damnât io justa est}}'', Rom., {{rom|iii}}, 8, avec saint Augustin : ''{{lang|la|Interest quidem plurimum qua causa, quo fine, qua intentione quid fiai ; sed ea quæ constat esse peccata, nullo bonæ causæ obtentu, nullo quasi bono fine, nulla velut bona intentione facienda sunt}}'', Contr. mend., {{rom|vii}}, 18, ''P. L.'', t. {{rom|xl}}, col. 528, et avec saint Thomas : ''{{lang|la|Mullum malum bona intentione factum excusatur}}''. Opusc, ni, c. VI.
Quelques anciens cependant ont pensé que le mensonge officieux pouvait être licite en cas de nécessité. Cassien, Coll., {{rom|xvii}}, 17-19, ''P. L.'', t. {{rom|xlix}}, col. 1062-1070.
C’était d’ailleurs la seule application qu’ils donnaient de ce principe, et encore le faisaient-ils pour expliquer certains cas difficiles de l’Ancien Testament dont ils n’avaient pas la véritable solution. Sur le reproche fait aux jésuites d’avoir appliqué ce principe, cf.
P. Bernard, ''La fin justifie les moyens'', dans les ''Éludes'', 5 août 1904, p. 357-365, et G. Goyau, dans le ''Diction'', apolog., t. {{rom|ii}}, col. 9-17. Cette accusation a été utilisée par les protestants. Or il est curieux de voir le plus récent apologiste de Luther le montrer comme un homme « professant que la fin justifie les moyens, dans certains cas privilégiés ». L. Febvre, ''Un destin'', Martin Luther. Éditions Rieder, Paris, 1928, p. 281.
3o ''Intention requise pour la moralité d’un acte qui est bon de sa nature''. — Pour qu’un tel acte soit moralement bon, il faut 1. que nous nous proposions une lin moralement bonne, au moins implicitement, et non pas simplement utile ou agréable ; 2. que nous agissions implicitement pour Dieu.
1. L’utilité et le plaisir ne sont pas en eux-mêmes des fins suffisantes pour que l’acte soit moralement bon. Accomplir un acte à cause de son utilité, c’est considérer cette utilité ou bien comme une fin à laquelle la volonté s’arrête et dans laquelle elle se complait, ou {{?}}tin comme un moyen à l’aide duquel on pourra poursuivre un autre but. Dans le premier cas, par exemple, chanter pour gagner de l’argent, on fait du gain le mobile unique de l’acte. Mais vouloir le gain pour lui-même n’est pas conforme à la droite raison qui le considère comme un instrument à l’aide duquel on pourra atteindre une autre fin : il y a désordre à s’arrêter à mi-chemin, à transformer en fin ultime ce qui ne peut être qu’une fin intermédiaire, l’acte ne peut être bon. Dans le second cas l’ordre de la raison est respecté. La volonté ne s’arrête pas de façon définitive à l’objet considéré comme utile, elle le recherche en vue d’un autre but, et c’est ce dernier qui donnera à l’acte sa moralité. Il en est de même du plaisir ; il doit être regardé ainsi que l’utile comme une lin intermédiaire et ne saurait constituer la fin exclusive et ultime de nos actes. Il a été attaché par le Créateur à certains de nos actes, p. ex., à ceux de boire, de manger, d’engendrer, etc., dans le but de pourvoir plus efficacement à la conservation de l’individu et à la propagition de l’espèce. Dans l’ordre divin, le plaisir n’est donc qu’un moyen destiné à faciliter l’obtention de buts plus élevés. Le rechercher pour lui-même, sans aucune relation avec la fin pour laquelle il a été créé, c’est aller contre l’ordre établi par Dieu. ''Delectatio est propter operationem'', et non{{e}} converso. S. Thomas, Cont. Cent., {{rom-maj|III}}, 26. Innocent {{rom-maj|XI}} a condamné le 2 mars 1679, les deux propositions suivantes : ''{{lang|la|Licet comedere et biberc usque ad satietatem absque necessitate ob solam voluptatem, modo non obsil valetudini, quia licite potest appetitus naturalis suis actions frai. — Opiu conjugii ob solam voluptatem exercitum omni penitus culpa caret et dc/ectu veniali}}''. Denz.-Ban., n. 1 158-1159.
Est-ce à dire que, pour qu’un tel acte soit moralement bon, il faille toujours se proposer explicitement une fin conforme à la raison, celle que l’on désigne
sous le nom de ''{{lang|la|bonum honestum}}'', par opposition au ''{{lang|la|bonum utile}}'' et au ''{{lang|la|bonum delectabile}}'' ? Il est évident qu’il n’en est pas ainsi. Combien peu de nos actes, en effet, auraient leur bonté morale si nous devions toujours rechercher explicitement ce ''{{lang|la|bonum honestum}}'', si, avant de manger ou de boire, nous devions diriger notre intention vers la conservation ou l’amélioration de notre santé. Il suffit que cette intention ne soit pas exclue, et que la façon dont nous accomplissons ces actes soit un indice que nous agissons conformément à la raison. C’est ainsi que la modération peut généralement s’interpréter comme une preuve que l’on ne recherche pas seulement le plaisir, mais sa fin même.
On peut donc rechercher le plaisir, à condition de le faire modérément, raisonnablement, et de ne pas exclure la fin même pour laquelle il a été attaché à certains actes. C’est la doctrine commune, ainsi exprimée par saint Alphonse : ''{{lang|la|Quamvis aliquis accedens ad mensam non cogitet de conservatione vitse, sed solum de cibi delectatione, non propterea peccat, quia lalem dclectationem, saltem virtualiter vult propter conservationem vitse ; sicque non inordinale illam appétit}}''. Theol. mor., t. {{rom-maj|V}}, Tr. præamb., n. 44. Cependant dans ce texte de saint Alphonse, implicite sera ''{{lang|la|iiplus exact}}'' que ''{{lang|la|virtualiter}}''. ''{{lang|la|Virtualiter}}'' se rapporte en effet à une intention formulée explicitement et qui n’a pas été rétractée, tandis qu’implicite désigne une intention contenue dans une autre ou dans la façon d’agir, ici, dans la modération qui rend notre acte parfaitement raisonnable.
2. L’homme doit diriger ses actes vers Dieu, sa fin dernière. Est-il donc nécessaire que dans chacune de ses actions, il se propose d’agir explicitement pour Dieu, seule intention qui puisse rendre bonne la volonté ? Baïus, les jansénistes et certains docteurs de Louvain l’ont pensé : puisque la nature humaine est profondément corrompue par le péché originel, tout ce que l’homme fait conformément à cette nature viciée est nécessairement péché, et ne peuvent être bonnes que les actions faites explicitement pour Dieu, accomplies sous l’influence de la charité. La conséquence était que toutes les actions des infidèles et des impies, n’étant pas informées par la charité, étaient des péchés. Saint Pie V a rejeté cette conclusion et, avec elle, la théorie d’où elle découle, en condamnant cette proposition de Baïus : ''{{Lang|la|texte=Omnia opera infidelium sunt peccata et philosophorum virtutes sunt vitia}}''. Denz.-Ban., n. 1025.
Cette doctrine était trop sévère, imposant un joug insupportable. Celle de saint Alphonse, exigeant que nous rapportions virtuellement tous nos actes à Dieu, pèche également par exagération : Homo tenetur omnes actus suos ad Dciim referre, quando agit cum deliberatione et propter aliquem finem. Inquit enim Apostolus (I Cor., {{rom|x}}, 31) : ''{{lang|la|Sive manducalis, sive bibitis, sive atiud quid facitis, omnia in gloriam Dei facile. Si ergo ad Dcum refert saltem per intentionem virtualem, actus erit bonus ; si non refert, eril malus : nnlliis igitur indifférais.
.. Ilinc pro praxi colligimus : oportet sapius in die saltem mane, generalitcr offerre Dco omnes actus suos ut sic adimpleatur preeceptum Apostoli, saltem intentione virtuali omnia fariendi in gloriam Dei}}''. Theol.
mor., t. {{rom-maj|V}}, n. 44. A moins que l’on ne donne au terme ''{{lang|la|virtualiter}}'' une signification différente de celle qu’il comporte généralement, ce que ne laisse pas supposer le contexte, la conséquence de la doctrine liguorienne semble bien devoir être la même que celle de la théorie janséniste, exigeant une relation actuelle : les actions des païens, des Impies, qui n’ont jamais songé à rapporter leurs actions à Dieu, ne seraient jamais moralement bonnes, mais toujours des péchés, par défaut d’intention virtuelle.
Aussi les moralistes n’ont ils pas suivi saint Al-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1689|APPARITIONS|1090}}</noinclude>Bethléhem la naissance de Jésus. Luc, {{rom|ii}}, 8-15. Des anges servaient Jésus après sa tentation. Matth., {{rom|iv}}, 11.
Un ange annonça aux saintes femmes la résurrection du Sauveur. Matth., {{rom|xviii}}, 2-5. Un ange délivra saint Pierre de la prison, Act., {{rom|v}}, 19 ; {{rom|xii}}, 7-15 ; un ange apparut au centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 3, etc. Les livres de l’Ancien Testament ne mentionnent que des apparitions de bons anges ; c’est en saint Matthieu, {{rom|iv}}, 1-11, à propos de la tentation de Notre-Seigneur, qu’il est pour la première fois question d’apparitions de l’ange déchu.
3. ''Des morts''.
Peu nombreuses sont les apparitions de morts mentionnées dans les pages inspirées. Nous lisons toutefois, I Reg., {{rom|xxviii}}, 8-21, que Samuel se présenta à la pylhonisse d’Endor, qui l’avait évoqué par ordre de Saùl. Tous les Pères cependant n’ont pas admis la réalité de cette apparition. Vigouroux, Manuel biblique, 10{{e}} édit., Paris, 1899, t. {{rom|il}}, p. 109. De même, Judas Machabée vit, mais en songe, II Mach., {{rom|xv}}, 11-16, le grand-prêtre Onias et Jérémie, qui s’entretinrent avec lui. Moïse apparut sur le Thabor. Matth., {{rom|xvii}}, 3. Parmi les prodiges qui marquèrent le moment solennel où le Sauveur expira sur la croix, saint Matthieu, {{rom|xxvii}}, 52-53, rapporte que des morts sortirent de leurs tombeaux, entrèrent à Jérusalem et apparurent à plusieurs personnes.
Jésus ressuscité apparut à Marie-Madeleine, Marc, {{rom|xvi}}, 9 ; aux saintes femmes, Matth., {{rom|xxviii}}, 9 ; à deux disciples, sur le chemin d’Emmaiis, Luc, {{rom|xxiv}}, 15 ; aux apôtres réunis, Marc, {{rom|xvi}}, 14 ; Matth., {{rom|xxviii}}, 16 ; à saint Paul, Act., {{rom|ix}}, 3-7, etc. Jésus apparaîtra encore à la fin du monde pour juger les vivants et les morts. — Toutes ces apparitions, attestées par la Ri ble, s’imposent évidemment à notre croyance, lorsque le sens du texte sacré est clair et indubitable.
''II. APPARITIONS EXTRA-BIBLIQUES.''
En dehors des apparitions dont la réalité repose sur l’autorité même de Dieu, il en est d’autres dont l’authenticité n’est appuyée que sur des témoignages ordinaires et des documents profanes. L’Église admet l’existence de plusieurs apparitions de cette seconde catégorie. Souvent, dans les procès de canonisation, des récils d’apparitions sont examinés, discutés et appréciés selon la nature et la valeur des garanties qu’offre chaque cas particulier. Les relations de ce genre ne sont pas rares dans les leçons du bréviaire, et l’institution de plusieurs fêtes se rattache à une apparition de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge ou d’autres saints ; telles les fêtes du Sacré-Cœur, de Notre-Dame-aux-Neiges, de l’apparition de la Vierge immaculée à Lourdes, de l’apparition de saint Michel archange au mont Gargan. Est-ce à dire que ces apparitions sont imposées à noire croyance comme des articles de foi, de telle sorte qu’un catholique deviendrait hérétique par le seul fait qu’il les rejetterait ? Nullement. D’abord, il ne peut être question d’articles de foi divine en dehors des limites de la révélation publique, conservée et transmise par le double organe de l’Ecriture
et de la tradition ; et les faits dont il s’agit sont en dehors de ces limites. Ensuite, quoique des faits de ce paissent être compris dans le domaine de l’infaillibilité ecclésiastique, lorsqu’ils se rattachent nécessairement, par certains côtés, au dépôt de la révélation, l’Eglise ne porte sur aucun d’eux un de ces jugements
définitifs qui entraînent l’obligation d’un assenti nt
absolu, fin les acceptant, elle indique seulement qu’on
peut les regarder coi authentiques. Si dune il faut
éviter à leur sujet des négations téméraires, superbes, mu moins systématiques, on conserve aussi le droit d’examiner chacun d’eux, selon les règles de la prudence et les principes de la critique historique. Nul catholique intelligent n’a jamais pris les leçons du bréviaire, bien qu’adoptées, maintenues ou tolérée ; par »
une, comme une règle de foi, ni inèi omme des
document dont la certitude historique est démontrée. Dans les procès de béatification et de canonisation,
les tribunaux ecclésiastiques discutent avec un soin minutieux et une critique sévère les apparitions qui sont soumises à leur jugement. On trouvera dans Benoit XIV, ''De servor. Dei beatif.'' et canon., {{rom|iii}}, 51, 52, ''Opera omnia'', Venise, 1767, t. {{rom|iii}}, p. 265-272, les règles suivies pour discerner les véritables apparitions des fausses. Il y a toujours en ces matières à se défier des erreurs d’une imagination exaltée. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/HALLUCINATION|{{sc|Hallucination}}]]. L’extrême rigueur avec laquelle est menée la procédure des tribunaux ecclésiastiques est à elle seule, indépendamment même de l’assistance du Saint-Esprit, une assurance de la vérité des apparitions dont la réalité est reconnue par l’Eglise. Néanmoins, cette réalité n’est pas imposée à la foi des fidèles.
{{refa|3|III. {{sc|Possibilité}}.}}
Les apparitions de Dieu, des anges, des saints ou des morts, quand elles se produisent dans les circonstances exigées par la définition, dépassent le cours ordinaire des choses et sont de vrais miracles. Nier leur possibilité serait nier la possibilité du miracle, qui sera prouvée plus loin. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/MIRACLE|{{sc|Miracle}}]].
Bornons-nous ici à quelques remarques.
{{1o}} Dans les apparitions divines, ce n’était pas évidemment l’être divin lui-même, sa substance spirituelle, qui entrait directement en rapport avec les sens de l’homme ; son absolue spiritualité s’y opposait. Dieu recourait à un instrument, à un intermédiaire matériel, forme humaine ou autre, pour se mettre à la portée des facultés organiques de ceux à qui il apparaissait. C’est en cet intermédiaire, dont il se faisait le moteur, et par son moyen, qu’il se rendait perceptible aux yeux mortels. Dieu, créateur et maître absolu de la matière, a la puissance nécessaire pour adapter une forme corporelle et sensible et l’employer à cette fin. A l’article [[Dictionnaire de théologie catholique/THÉOPHANIE|{{sc|Théophanie}}]], on déterminera quelle personne divine mouvait, par elle-même ou par l’intermédiaire d’un ange, la forme corporelle qui apparaissait.
{{2o}} La manifestation sensible des esprits angéliques sous une forme corporelle n’est pas plus difficile à concevoir et à réaliser que celle de Dieu lui-même. Par la volonté divine, ces substances purement spirituelles peuvent, pour un temps, prendre et mouvoir un corps humain.
{{3o}} Pour ce qui est des apparitions des morts, leur possibilité se conçoit d’autant plus facilement qu’il est naturel à une âme d’habiter et d’animer un corps humain.
Que Dieu, d’ailleurs, puisse avoir de bonnes raisons de vouloir exceptionnellement, rarement, ces retours momentanés des âmes qui avaient quille la terre, c’est ce que personne ne contestera avec quelque vraisemblance ; n’est-il pas manifeste qu’un événement de ce genre est de nature, selon les circonstances, à humilier et à punir davantage l’âme qui réapparaîtrait ainsi, ou à éclairer les vivants, à les émouvoir plus fortement, pour les porterai ! bien ou les retirer du mal ? J’ai dil : exceptionnellement, rarement, parce que, en se multipliant, ces faits dérangeraient l’ordre établi, porteraient nécessairement l’agitation et la frayeur parmi les hommes, conséquence qu’un Dieu infiniment bon et infiniment sage ne saurait permettre. Celle réserve doit suffire à rassurer tous ceux que troublerait la pensée de pareille éventualité.
{{refa|4|IV. {{sc|Convenance}}.}}
Les apparitions d’ailleurs ne sont pas inutiles. Dans les desseins de Dieu qui les opère, elles ont un but digne de sa sagesse et de sa puissance.
Le but que Dieu s’est proposé dans les apparitions bibliques n’est pas douteux. Comme tous les miracles rapports dans la Bible, elles « .ni l’avantage de confirmer la révélation primitive, larévélation mosaïque etla révélation chrétienne, et de les présenter comme munies d’un sceau < I i in. Voir cul. 1368. Les apparitions extrabibliques produisent souvent un effet analogue En tout cas, elles -" justifient suffisamment par celle considération, que Dieu est le maître absolu et le juge par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1689|APPARITIONS|1090}}</noinclude>Bethléhem la naissance de Jésus. Luc, {{rom|ii}}, 8-15. Des anges servaient Jésus après sa tentation. Matth., {{rom|iv}}, 11.
Un ange annonça aux saintes femmes la résurrection du Sauveur. Matth., {{rom|xviii}}, 2-5. Un ange délivra saint Pierre de la prison, Act., {{rom|v}}, 19 ; {{rom|xii}}, 7-15 ; un ange apparut au centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 3, etc. Les livres de l’Ancien Testament ne mentionnent que des apparitions de bons anges ; c’est en saint Matthieu, {{rom|iv}}, 1-11, à propos de la tentation de Notre-Seigneur, qu’il est pour la première fois question d’apparitions de l’ange déchu.
3. ''Des morts''.
Peu nombreuses sont les apparitions de morts mentionnées dans les pages inspirées. Nous lisons toutefois, I Reg., {{rom|xxviii}}, 8-21, que Samuel se présenta à la pylhonisse d’Endor, qui l’avait évoqué par ordre de Saül. Tous les Pères cependant n’ont pas admis la réalité de cette apparition. Vigouroux, Manuel biblique, 10{{e}} édit., Paris, 1899, t. {{rom|il}}, p. 109. De même, Judas Machabée vit, mais en songe, II Mach., {{rom|xv}}, 11-16, le grand-prêtre Onias et Jérémie, qui s’entretinrent avec lui. Moïse apparut sur le Thabor. Matth., {{rom|xvii}}, 3. Parmi les prodiges qui marquèrent le moment solennel où le Sauveur expira sur la croix, saint Matthieu, {{rom|xxvii}}, 52-53, rapporte que des morts sortirent de leurs tombeaux, entrèrent à Jérusalem et apparurent à plusieurs personnes.
Jésus ressuscité apparut à Marie-Madeleine, Marc, {{rom|xvi}}, 9 ; aux saintes femmes, Matth., {{rom|xxviii}}, 9 ; à deux disciples, sur le chemin d’Emmaiis, Luc, {{rom|xxiv}}, 15 ; aux apôtres réunis, Marc, {{rom|xvi}}, 14 ; Matth., {{rom|xxviii}}, 16 ; à saint Paul, Act., {{rom|ix}}, 3-7, etc. Jésus apparaîtra encore à la fin du monde pour juger les vivants et les morts. — Toutes ces apparitions, attestées par la Ri ble, s’imposent évidemment à notre croyance, lorsque le sens du texte sacré est clair et indubitable.
''II. APPARITIONS EXTRA-BIBLIQUES.''
En dehors des apparitions dont la réalité repose sur l’autorité même de Dieu, il en est d’autres dont l’authenticité n’est appuyée que sur des témoignages ordinaires et des documents profanes. L’Église admet l’existence de plusieurs apparitions de cette seconde catégorie. Souvent, dans les procès de canonisation, des récits d’apparitions sont examinés, discutés et appréciés selon la nature et la valeur des garanties qu’offre chaque cas particulier. Les relations de ce genre ne sont pas rares dans les leçons du bréviaire, et l’institution de plusieurs fêtes se rattache à une apparition de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge ou d’autres saints ; telles les fêtes du Sacré-Cœur, de Notre-Dame-aux-Neiges, de l’apparition de la Vierge immaculée à Lourdes, de l’apparition de saint Michel archange au mont Gargan. Est-ce à dire que ces apparitions sont imposées à notre croyance comme des articles de foi, de telle sorte qu’un catholique deviendrait hérétique par le seul fait qu’il les rejetterait ? Nullement. D’abord, il ne peut être question d’articles de foi divine en dehors des limites de la révélation publique, conservée et transmise par le double organe de l’Ecriture
et de la tradition ; et les faits dont il s’agit sont en dehors de ces limites. Ensuite, quoique des faits de ce genre puissent être compris dans le domaine de l’infaillibilité ecclésiastique, lorsqu’ils se rattachent nécessairement, par certains côtés, au dépôt de la révélation, l’Eglise ne porte sur aucun d’eux un de ces jugements
définitifs qui entraînent l’obligation d’un assentiment
absolu. En les acceptant, elle indique seulement qu’on
peut les regarder comme authentiques. Si donc il faut
éviter à leur sujet des négations téméraires, superbes, plus ou moins systématiques, on conserve aussi le droit d’examiner chacun d’eux, selon les règles de la prudence et les principes de la critique historique. Nul catholique intelligent n’a jamais pris les leçons du bréviaire, bien qu’adoptées, maintenues ou tolérées par l'Eglise romaine, comme une règle de foi, ni même comme des
documents dont la certitude historique est démontrée. Dans les procès de béatification et de canonisation,
les tribunaux ecclésiastiques discutent avec un soin minutieux et une critique sévère les apparitions qui sont soumises à leur jugement. On trouvera dans Benoit XIV, ''De servor. Dei beatif.'' et canon., {{rom|iii}}, 51, 52, ''Opera omnia'', Venise, 1767, t. {{rom|iii}}, p. 265-272, les règles suivies pour discerner les véritables apparitions des fausses. Il y a toujours en ces matières à se défier des erreurs d’une imagination exaltée. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/HALLUCINATION|{{sc|Hallucination}}]]. L’extrême rigueur avec laquelle est menée la procédure des tribunaux ecclésiastiques est à elle seule, indépendamment même de l’assistance du Saint-Esprit, une assurance de la vérité des apparitions dont la réalité est reconnue par l’Eglise. Néanmoins, cette réalité n’est pas imposée à la foi des fidèles.
{{refa|3|III. {{sc|Possibilité}}.}}
Les apparitions de Dieu, des anges, des saints ou des morts, quand elles se produisent dans les circonstances exigées par la définition, dépassent le cours ordinaire des choses et sont de vrais miracles. Nier leur possibilité serait nier la possibilité du miracle, qui sera prouvée plus loin. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/MIRACLE|{{sc|Miracle}}]].
Bornons-nous ici à quelques remarques.
{{1o}} Dans les apparitions divines, ce n’était pas évidemment l’être divin lui-même, sa substance spirituelle, qui entrait directement en rapport avec les sens de l’homme ; son absolue spiritualité s’y opposait. Dieu recourait à un instrument, à un intermédiaire matériel, forme humaine ou autre, pour se mettre à la portée des facultés organiques de ceux à qui il apparaissait. C’est en cet intermédiaire, dont il se faisait le moteur, et par son moyen, qu’il se rendait perceptible aux yeux mortels. Dieu, créateur et maître absolu de la matière, a la puissance nécessaire pour adapter une forme corporelle et sensible et l’employer à cette fin. A l’article [[Dictionnaire de théologie catholique/THÉOPHANIE|{{sc|Théophanie}}]], on déterminera quelle personne divine mouvait, par elle-même ou par l’intermédiaire d’un ange, la forme corporelle qui apparaissait.
{{2o}} La manifestation sensible des esprits angéliques sous une forme corporelle n’est pas plus difficile à concevoir et à réaliser que celle de Dieu lui-même. Par la volonté divine, ces substances purement spirituelles peuvent, pour un temps, prendre et mouvoir un corps humain.
{{3o}} Pour ce qui est des apparitions des morts, leur possibilité se conçoit d’autant plus facilement qu’il est naturel à une âme d’habiter et d’animer un corps humain.
Que Dieu, d’ailleurs, puisse avoir de bonnes raisons de vouloir exceptionnellement, rarement, ces retours momentanés des âmes qui avaient quille la terre, c’est ce que personne ne contestera avec quelque vraisemblance ; n’est-il pas manifeste qu’un événement de ce genre est de nature, selon les circonstances, à humilier et à punir davantage l’âme qui réapparaîtrait ainsi, ou à éclairer les vivants, à les émouvoir plus fortement, pour les porterai ! bien ou les retirer du mal ? J’ai dil : exceptionnellement, rarement, parce que, en se multipliant, ces faits dérangeraient l’ordre établi, porteraient nécessairement l’agitation et la frayeur parmi les hommes, conséquence qu’un Dieu infiniment bon et infiniment sage ne saurait permettre. Celle réserve doit suffire à rassurer tous ceux que troublerait la pensée de pareille éventualité.
{{refa|4|IV. {{sc|Convenance}}.}}
Les apparitions d’ailleurs ne sont pas inutiles. Dans les desseins de Dieu qui les opère, elles ont un but digne de sa sagesse et de sa puissance.
Le but que Dieu s’est proposé dans les apparitions bibliques n’est pas douteux. Comme tous les miracles rapportés dans la Bible, elles ont l’avantage de confirmer la révélation primitive, la révélation mosaïque et la révélation chrétienne, et de les présenter comme munies d’un sceau divin. Voir col. 1368. Les apparitions extrabibliques produisent souvent un effet analogue. En tout cas, elles se justifient suffisamment par cette considération, que Dieu est le maître absolu et le juge par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1689|APPARITIONS|1090}}</noinclude>Bethléhem la naissance de Jésus. Luc, {{rom|ii}}, 8-15. Des anges servaient Jésus après sa tentation. Matth., {{rom|iv}}, 11.
Un ange annonça aux saintes femmes la résurrection du Sauveur. Matth., {{rom|xviii}}, 2-5. Un ange délivra saint Pierre de la prison, Act., {{rom|v}}, 19 ; {{rom|xii}}, 7-15 ; un ange apparut au centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 3, etc. Les livres de l’Ancien Testament ne mentionnent que des apparitions de bons anges ; c’est en saint Matthieu, {{rom|iv}}, 1-11, à propos de la tentation de Notre-Seigneur, qu’il est pour la première fois question d’apparitions de l’ange déchu.
3. ''Des morts''.
Peu nombreuses sont les apparitions de morts mentionnées dans les pages inspirées. Nous lisons toutefois, I Reg., {{rom|xxviii}}, 8-21, que Samuel se présenta à la pylhonisse d’Endor, qui l’avait évoqué par ordre de Saül. Tous les Pères cependant n’ont pas admis la réalité de cette apparition. Vigouroux, Manuel biblique, 10{{e}} édit., Paris, 1899, t. {{rom|il}}, p. 109. De même, Judas Machabée vit, mais en songe, II Mach., {{rom|xv}}, 11-16, le grand-prêtre Onias et Jérémie, qui s’entretinrent avec lui. Moïse apparut sur le Thabor. Matth., {{rom|xvii}}, 3. Parmi les prodiges qui marquèrent le moment solennel où le Sauveur expira sur la croix, saint Matthieu, {{rom|xxvii}}, 52-53, rapporte que des morts sortirent de leurs tombeaux, entrèrent à Jérusalem et apparurent à plusieurs personnes.
Jésus ressuscité apparut à Marie-Madeleine, Marc, {{rom|xvi}}, 9 ; aux saintes femmes, Matth., {{rom|xxviii}}, 9 ; à deux disciples, sur le chemin d’Emmaiis, Luc, {{rom|xxiv}}, 15 ; aux apôtres réunis, Marc, {{rom|xvi}}, 14 ; Matth., {{rom|xxviii}}, 16 ; à saint Paul, Act., {{rom|ix}}, 3-7, etc. Jésus apparaîtra encore à la fin du monde pour juger les vivants et les morts. — Toutes ces apparitions, attestées par la Ri ble, s’imposent évidemment à notre croyance, lorsque le sens du texte sacré est clair et indubitable.
''II. APPARITIONS EXTRA-BIBLIQUES.''
En dehors des apparitions dont la réalité repose sur l’autorité même de Dieu, il en est d’autres dont l’authenticité n’est appuyée que sur des témoignages ordinaires et des documents profanes. L’Église admet l’existence de plusieurs apparitions de cette seconde catégorie. Souvent, dans les procès de canonisation, des récits d’apparitions sont examinés, discutés et appréciés selon la nature et la valeur des garanties qu’offre chaque cas particulier. Les relations de ce genre ne sont pas rares dans les leçons du bréviaire, et l’institution de plusieurs fêtes se rattache à une apparition de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge ou d’autres saints ; telles les fêtes du Sacré-Cœur, de Notre-Dame-aux-Neiges, de l’apparition de la Vierge immaculée à Lourdes, de l’apparition de saint Michel archange au mont Gargan. Est-ce à dire que ces apparitions sont imposées à notre croyance comme des articles de foi, de telle sorte qu’un catholique deviendrait hérétique par le seul fait qu’il les rejetterait ? Nullement. D’abord, il ne peut être question d’articles de foi divine en dehors des limites de la révélation publique, conservée et transmise par le double organe de l’Ecriture
et de la tradition ; et les faits dont il s’agit sont en dehors de ces limites. Ensuite, quoique des faits de ce genre puissent être compris dans le domaine de l’infaillibilité ecclésiastique, lorsqu’ils se rattachent nécessairement, par certains côtés, au dépôt de la révélation, l’Eglise ne porte sur aucun d’eux un de ces jugements
définitifs qui entraînent l’obligation d’un assentiment
absolu. En les acceptant, elle indique seulement qu’on
peut les regarder comme authentiques. Si donc il faut
éviter à leur sujet des négations téméraires, superbes, plus ou moins systématiques, on conserve aussi le droit d’examiner chacun d’eux, selon les règles de la prudence et les principes de la critique historique. Nul catholique intelligent n’a jamais pris les leçons du bréviaire, bien qu’adoptées, maintenues ou tolérées par l'Eglise romaine, comme une règle de foi, ni même comme des
documents dont la certitude historique est démontrée. Dans les procès de béatification et de canonisation,
les tribunaux ecclésiastiques discutent avec un soin minutieux et une critique sévère les apparitions qui sont soumises à leur jugement. On trouvera dans Benoit XIV, ''De servor. Dei beatif.'' et canon., {{rom|iii}}, 51, 52, ''Opera omnia'', Venise, 1767, t. {{rom|iii}}, p. 265-272, les règles suivies pour discerner les véritables apparitions des fausses. Il y a toujours en ces matières à se défier des erreurs d’une imagination exaltée. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/HALLUCINATION|{{sc|Hallucination}}]]. L’extrême rigueur avec laquelle est menée la procédure des tribunaux ecclésiastiques est à elle seule, indépendamment même de l’assistance du Saint-Esprit, une assurance de la vérité des apparitions dont la réalité est reconnue par l’Eglise. Néanmoins, cette réalité n’est pas imposée à la foi des fidèles.
{{refa|3|III. {{sc|Possibilité}}.}}
Les apparitions de Dieu, des anges, des saints ou des morts, quand elles se produisent dans les circonstances exigées par la définition, dépassent le cours ordinaire des choses et sont de vrais miracles. Nier leur possibilité serait nier la possibilité du miracle, qui sera prouvée plus loin. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/MIRACLE|{{sc|Miracle}}]].
Bornons-nous ici à quelques remarques.
{{1o}} Dans les apparitions divines, ce n’était pas évidemment l’être divin lui-même, sa substance spirituelle, qui entrait directement en rapport avec les sens de l’homme ; son absolue spiritualité s’y opposait. Dieu recourait à un instrument, à un intermédiaire matériel, forme humaine ou autre, pour se mettre à la portée des facultés organiques de ceux à qui il apparaissait. C’est en cet intermédiaire, dont il se faisait le moteur, et par son moyen, qu’il se rendait perceptible aux yeux mortels. Dieu, créateur et maître absolu de la matière, a la puissance nécessaire pour adapter une forme corporelle et sensible et l’employer à cette fin. A l’article [[Dictionnaire de théologie catholique/THÉOPHANIE|{{sc|Théophanie}}]], on déterminera quelle personne divine mouvait, par elle-même ou par l’intermédiaire d’un ange, la forme corporelle qui apparaissait.
{{2o}} La manifestation sensible des esprits angéliques sous une forme corporelle n’est pas plus difficile à concevoir et à réaliser que celle de Dieu lui-même. Par la volonté divine, ces substances purement spirituelles peuvent, pour un temps, prendre et mouvoir un corps humain.
{{3o}} Pour ce qui est des apparitions des morts, leur possibilité se conçoit d’autant plus facilement qu’il est naturel à une âme d’habiter et d’animer un corps humain.
Que Dieu, d’ailleurs, puisse avoir de bonnes raisons de vouloir exceptionnellement, rarement, ces retours momentanés des âmes qui avaient quille la terre, c’est ce que personne ne contestera avec quelque vraisemblance ; n’est-il pas manifeste qu’un événement de ce genre est de nature, selon les circonstances, à humilier et à punir davantage l’âme qui réapparaîtrait ainsi, ou à éclairer les vivants, à les émouvoir plus fortement, pour les porterai ! bien ou les retirer du mal ? J’ai dil : exceptionnellement, rarement, parce que, en se multipliant, ces faits dérangeraient l’ordre établi, porteraient nécessairement l’agitation et la frayeur parmi les hommes, conséquence qu’un Dieu infiniment bon et infiniment sage ne saurait permettre. Celle réserve doit suffire à rassurer tous ceux que troublerait la pensée de pareille éventualité.
{{refa|4|IV. {{sc|Convenance}}.}}
Les apparitions d’ailleurs ne sont pas inutiles. Dans les desseins de Dieu qui les opère, elles ont un but digne de sa sagesse et de sa puissance.
Le but que Dieu s’est proposé dans les apparitions bibliques n’est pas douteux. Comme tous les miracles rapportés dans la Bible, elles ont l’avantage de confirmer la révélation primitive, la révélation mosaïque et la révélation chrétienne, et de les présenter comme munies d’un sceau divin. Voir col. 1368. Les apparitions extrabibliques produisent souvent un effet analogue. En tout cas, elles se justifient suffisamment par cette considération, que Dieu est le maître absolu et le juge {{tiret|par|faitement}}<noinclude>
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Page:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu/18
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|6|{{all-sc|Géographie de Strabon.}}||}}</noinclude>{{tiret2|con|nût}} parfaitement ; il ne les mentionne pas, à vrai dire, nominativement (ce qui se conçoit, du reste, puisque, même aujourd’hui, il n’existe pas encore pour elles de dénomination générale), mais il est aisé de les reconnaître à la peinture qu’il fait de leur genre de vie, quand il les qualifie de ''Nomades'', de ''fiers Hippemolges'', de tribus ''Galactophages'' et ''Abiennes''<ref>Hom., ''Iliade'', {{rom-maj|XIII}}, 5 et 6.</ref>.
7.{{iv|0.5}}Il s’y prend encore d’autre façon pour nous donner à entendre que l’Océan entoure ''circulairement'' la terre ; il mettra par exemple dans la bouche de Junon les paroles suivantes<ref>{{Id.|cap}}, ''Iliade'', {{rom-maj|XIV}}, 200-201.</ref> :
{{p début|90|m=1em}}
« Car je veux aller visiter les bornes de la terre féconde et l’Océan, père des dieux, »
{{p fin}}
{{I0}}ce qui revient à dire que l’Océan confine à toutes les extrémités de la terre ; or on sait que lesdites extrémités figurent proprement un cercle. Dans l’''Hoplopée''<ref>{{Id.|cap}} {{Ibid.|cap}}, {{rom-maj|XVIII}}, 607.</ref> aussi, il fait de l’Océan la bordure circulaire du bouclier d’Achille. Ajoutons comme une nouvelle preuve de la curiosité scientifique qui possédait Homère, que le double phénomène du flux et du reflux de l’Océan ne lui était pas demeuré inconnu, témoin l’expression suivante<ref>{{Id.|cap}}, ''Iliade'', 399.</ref>, « l’Océan aux flots rétrogrades » et ce passage [à propos de Charybde]<ref>{{Id.|cap}}, ''Odyssée'', {{rom-maj|XII}}, 105.</ref> :
{{p début|90|m=1em}}
« Trois fois par jour elle vomit, et trois fois elle ravale ses ondes. »
{{p fin}}
Il est vrai qu’il eût fallu dire ici ''deux'' fois au lieu de ''trois'' ; mais, que la différence tienne à une erreur d’observation ou à une erreur de copie, toujours est-il que le but du poëte était bien de décrire le phénomène en question. L’épithète « ''au courant paisible''<ref>{{Id.|cap}}, ''Iliade'', {{rom-maj|VII}}, 422.</ref> » semble aussi une image exacte de la marée montante, qui, de fait, a l’allure plutôt douce qu’impétueuse. Posidonius, de son côté, croit voir dans ce<noinclude></noinclude>
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Page:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu/31
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|I}}.}}|19}}
{{corrBandeau}}</noinclude>{{tiret2|no|tions}} vulgaires suffisent à constater la réalité. Il est évident, par exemple, que la courbure de la mer empêche seule le navigateur d’apercevoir au loin les lumières placées à la hauteur ordinaire de l’œil, et qui n’ont besoin que d’être un peu haussées pour devenir visibles, même à une distance plus grande, de même que l’œil n’a besoin que de regarder de plus haut pour découvrir ce qui auparavant lui demeurait caché. Homère déjà en avait fait la remarque, car tel est le sens de ce vers :
{{p début|90|m=1em}}
« Une fois soulevé par la vague immense, il put porter très loin sa vue perçante<ref>''Odyssée'', {{corr|V, ?|{{rom-maj|IV}}, 83}}.</ref>. »
{{p fin}}
On sait aussi que, plus un vaisseau approche de la terre, plus chacune des parties de la côte se dessine nettement aux yeux des passagers, et que ce qui leur paraissait bas en commençant va s’élevant sans cesse devant eux. La révolution ou marche circulaire des corps célestes est de même rendue manifeste par diverses expériences, notamment au moyen du gnomon, qu’il suffit d’observer une fois pour concevoir aussitôt que, si les racines de la terre se prolongeaient à l’infini, la susdite révolution ne saurait avoir lieu. Quant à la théorie des ''climats'', elle est exposée en détail dans des traités spéciaux sur les ''œkèses'' ou positions géographiques.
21. Mais encore une fois, pour le moment, nous n’avons besoin d’emprunter à ces différentes sciences qu’un petit nombre de notions, et de notions élémentaires, à l’usage surtout du politique et du capitaine. Car s’il importe, d’une part, qu’ils ne demeurent ni l’un ni l’autre tellement étrangers à l’astronomie et à la géographie, que, se trouvant transportés dans des lieux où les phénomènes célestes les plus familiers au vulgaire viendraient à se produire avec quelques légères anomalies, ils perdent tout à coup la tête et s’écrient dans leur trouble :
{{p début|90|m=1em}}
« Allons, amis, puisque nous ignorons et le côté du couchant et le côté de l’aurore, et le point où le soleil, ce flambeau
{{p fin de page}}<noinclude></noinclude>
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« Une fois soulevé par la vague immense, il put porter très loin sa vue perçante<ref>''Odyssée'', V, {{corr|illisible|283}}.</ref>. »
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On sait aussi que, plus un vaisseau approche de la terre, plus chacune des parties de la côte se dessine nettement aux yeux des passagers, et que ce qui leur paraissait bas en commençant va s’élevant sans cesse devant eux. La révolution ou marche circulaire des corps célestes est de même rendue manifeste par diverses expériences, notamment au moyen du gnomon, qu’il suffit d’observer une fois pour concevoir aussitôt que, si les racines de la terre se prolongeaient à l’infini, la susdite révolution ne saurait avoir lieu. Quant à la théorie des ''climats'', elle est exposée en détail dans des traités spéciaux sur les ''œkèses'' ou positions géographiques.
21. Mais encore une fois, pour le moment, nous n’avons besoin d’emprunter à ces différentes sciences qu’un petit nombre de notions, et de notions élémentaires, à l’usage surtout du politique et du capitaine. Car s’il importe, d’une part, qu’ils ne demeurent ni l’un ni l’autre tellement étrangers à l’astronomie et à la géographie, que, se trouvant transportés dans des lieux où les phénomènes célestes les plus familiers au vulgaire viendraient à se produire avec quelques légères anomalies, ils perdent tout à coup la tête et s’écrient dans leur trouble :
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« Allons, amis, puisque nous ignorons et le côté du couchant et le côté de l’aurore, et le point où le soleil, ce flambeau
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|I}}.}}|35}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1em}}{{tiret2|Éthio|piens}} ; du haut des monts Solymes, il découvre au loin le héros<ref>Hom., ''Odyssée'', {{rom-maj|V}},{{lié}}282.</ref>. »
{{p fin}}
Peut-être enfin Homère a-t-il emprunté à l’histoire des Scythes l’idée de son mythe des ''Cyclopes à un œil'', les Scythes-Arimaspes, qu’Aristée de Proconnèse a le premier fait connaître dans son poëme des ''Arimaspies'', passant aussi pour n’avoir qu’un{{lié}}œil.
11.{{iv|0.5}}Cela posé, examinons ce que veulent dire ceux qui ont prétendu qu’il fallait chercher dans les parages de la Sicile ou de l’Italie le théâtre attribué par Homère aux erreurs d’Ulysse. La chose en effet peut s’entendre de deux façons, bien ou mal : bien, si l’on conçoit qu’Homère, sérieusement convaincu de la réalité des courses d’Ulysse dans ces parages, a accepté cette donnée comme vraie historiquement, mais l’a traitée avec la libre imagination d’un poëte (et l’on est d’autant plus autorisé à croire que c’est là ce qu’a fait Homère qu’aujourd’hui encore on retrouve, non seulement en Italie, mais jusqu’aux derniers confins de l’Ibérie, les traces du passage d’Ulysse et de celui de maint autre héros) ; mal, si l’on veut voir de l’histoire dans de pures fictions, sans reconnaître, ce qui pourtant saute aux yeux, qu’en parlant comme il fait de l’Océan, de l’Enfer, des Bœufs du Soleil, du séjour d’Ulysse et des métamorphoses de ses compagnons dans le palais des déesses, de la stature colossale des Cyclopes et des Læstrygons, de la figure monstrueuse de Scylla, des distances énormes {{corr|parcourue|parcourues}} par le vaisseau d’Ulysse et de mainte autre circonstance analogue, Homère emploie à dessein le merveilleux poétique. Or, suivant nous, l’homme qui peut méconnaître à ce point les procédés du poëte ne mérite pas même qu’on le réfute, car il n’eût pas fait pis en affirmant que le retour d’Ulysse dans Ithaque, le massacre des prétendants et le combat du héros contre les Ithaciens hors de l’enceinte de la ville se sont réellement passés comme le raconte Homère ; et d’autre part il nous paraît souverainement {{tiret|in|juste}}<noinclude></noinclude>
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Page:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu/82
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|70|{{all-sc|Géographie de Strabon.}}||}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1em}}naguère ramenées de Sidon, sur le même vaisseau qui emportait Hélène<ref>Hom., ''Iliade'', {{rom-maj|VI}},{{lié}}289.</ref> ; »
{{p fin}}
{{SA|et le palais de Ménélas également, car ce héros dit à Télémaque :}}
{{p début|90|m=1em}}
« Je veux te donner cette coupe ciselée ; elle est d’argent massif, l’or en couronne les lèvres ; c’est l’œuvre de Vulcain ; elle me fut offerte en présent par l’illustre roi des Sidoniens, lorsque, regagnant ma patrie, je m’arrêtai sous son toit hospitalier<ref>{{Id.|cap}}, ''Odyssée'', {{rom-maj|IV}},{{lié}}615. Cf.{{lié}}{{ibid.}}, {{rom-maj|XV}},{{lié}}115.</ref>. »
{{p fin}}
Et nul doute qu’ici l’expression « ''c’est l’œuvre de Vulcain'' » ne doive être prise dans un sens figuré, comme une hyperbole analogue à ce qu’on dit tous les jours des belles choses, qu’elles sont l’œuvre de Minerve, l’œuvre des Grâces et des Muses ; c’est qu’en effet les Sidoniens étaient de très-habiles artistes, le poëte le dit formellement dans le passage où il parle de la beauté du vase qu’Eunée avait donné pour racheter Lycaon :
{{p début|90|m=1em}}
« Il n’était rien sur la terre qu’il n’effaçât par sa beauté : les Sidoniens avaient mis tout leur art à le décorer et des marchands phéniciens l’avaient apporté sur leur vaisseau<ref>Hom., ''Iliade'', {{rom-maj|XXIII}},{{lié}}742.</ref>. »
{{p fin}}
34.{{iv|0.5}}Sur les Érembes maintenant que n’a-t-on point dit ! Mais de toutes les opinions émises la plus vraisemblable est celle qui veut que sous ce nom le poëte ait désigné les Arabes. Zénon, notre Zénon, va plus loin, et corrigeant le texte d’Homère, il lit le vers ainsi :
{{p début|90|m=1em}}
« Tour à tour je visitai Éthiopiens, Sidoniens, {{pc|Arabes}} [au lieu d’''Érembes'']. »
{{p fin}}
Il n’est pas nécessaire pourtant de changer cette leçon, qui est assurément fort ancienne ; mieux vaut croire que c’est le nom lui-même qui a éprouvé quelqu’une de ces altérations si fréquentes, si communes dans toutes les langues ; et c’est<noinclude></noinclude>
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Page:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu/91
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|I}}.}}|79}}</noinclude>vestige du passage de Jason et de celui de Phrixus ; on retrouve, qui plus est, les traces de Jason et des Colkhes envoyés à sa poursuite en Crète, en Italie, dans l’Adriatique même, ce que rappelle, en partie du moins Callimaque, quand il nomme
{{p début|90|m=1em}}
« Et le temple d’Æglète et l’île d’Anaphé, proche voisine de Théra, cette noble fille de Lacédémone<ref>Cf. {{corr|Callimachi|''Callimachi''}} ''{{lang|la|fragmenta a R. Bentleio collecta}}'' (ed. Ernesti, Lugd. Batav., 1761){{lié}}{{n°|113}}.</ref>, »
{{p fin}}
{{SA|dans l’élégie dont voici le début,}}
{{p début|90|m=1em}}
« Je dirai d’abord comment du séjour d’Æétès le Cytéen une troupe de héros put à travers les mers regagner les rivages de l’antique Hæmonie, »
{{p fin}}
{{SA|et qu’il ajoute à propos de ces Colkhes ou Colchidiens :}}
{{p début|90|m=1em}}
« À peine entrés dans la mer d’Illyrie, ils suspendent le mouvement de leurs rames ; et non loin de la pierre qui recouvre la dépouille de la blonde Harmonie, ils fondent une humble cité : c’est pour le Grec {{pc|la ville des Proscrits}}, mais, d’un mot de leur langue, ils l’ont nommée POLÆ<ref>Cf. {{ibid.|cap}},{{lié}}{{n°|104}}.</ref>. »
{{p fin}}
Enfin, suivant certains auteurs, Jason aurait remonté la plus grande partie du cours de l’Ister ; mais d’autres se bornent à le faire pénétrer par cette voie jusqu’à l’Adriatique, et, si les premiers ont montré qu’ils ignoraient complétement la géographie de ces contrées, ceux-ci, du moins, en supposant l’existence d’un second fleuve Ister, qui sortirait du grand Ister pour aller se jeter dans l’Adriatique, n’ont pas avancé quelque chose de tout à fait invraisemblable et absurde.
40.{{iv|0.5}}Or, ce sont des données de ce genre que le poëte a eues à sa disposition et qu’il a mises en œuvre, tantôt suivant rigoureusement l’histoire, et tantôt ajoutant à l’histoire les fictions de son imagination, conformément à la méthode générale des poëtes et à la sienne en particulier : il suit l’histoire par exemple, quand il nomme Æétès, qu’il parle<noinclude></noinclude>
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Page:Macé - Les vertus du républicain, 1848.djvu/5
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Sixdegrés
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{{Centré|'''{{t|LES VERTUS|200}}{{il|1}}{{t|DU|130}}{{il|1}}{{t|{{sp|0.1em|RÉPUBLICAIN}}|250}}'''|sp=0.05em|ff=times, serif}}
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{{t2|L’AMOUR.|{{rom-maj|i}}.}}
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{{g|Frères,|6|sc}}
{{interligne}}
Aimons-nous d’abord. Tout est facile entre gens qui s’aiment.
S’il y a encore des cœurs indécis qui hésitent à s’ouvrir à l’amour, crions bien fort que
ce n’est pas vrai : ce ne sera pas vrai demain.
L’amour est contagieux : luttons ensemble à qui aimera le premier.
Vous avez entendu parler de théories qui s’avancent. On vous a jeté à la face des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:McCarthy - Dictionnaire de l'ancien droit du Canada, 1809.pdf
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|Titre=[[Dictionaire de l’ancien droit du Canada]]
|Sous_titre=ou Compilation des édits, déclaration royaux, et arrêts du conseil d’État des rois de France concernant le Canada, &c.
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|Auteur=[[Auteur:Justin McCarthy|Justin McCarthy]]
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[[Catégorie:Sommaires à construire]]
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<p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܒܛܪܣ ܩܫܝܫܐ ܠܥܕܬܐ ܐܥܗܝܕܬܐ.}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܓܪܓܝܣ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܬܘܡܐ ܒܛܪܝܦܘܠܣ ܡܕܝܢܬܐ ܡܢ ܬܚܝܬ ܐܘܬܢܛܝܐ ܕܟܘܪܣܝܐ ܕܐܢܛܝܘܟܝܐ… ܒܐܝ̈ܕܝ ܓܪܝܓܥܪܝܘܣ ܕܐܘܪܫܠܡ ܒܫܢܬ ܐܦܦܗ. ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܬܘܡܐ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܬܘܡܐ ܒܛܪܝܦܘܠܝܣ.}}|150}}</span> ({{fol.}}248 {{vo}})</p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܣܦ ܟܘܪܐܦܝܩܘܦܘܣ}}|150}}</span> (''{{lang|la|sic}}'') <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܠܥܕܬܐ ܕܡܪܝ ܬܘܡܐ ܒܛܪܝܦܘܠܝܣ ܒܐܝ̈ܕܝ ܓܪܝܓܘܪܝܘܣ ܕܐܘܪܫܠܝܡ ܒܫܢܬ ܐܦ{{surligner|ܥܘ}} ܒܬܫܪܝ ܩܕܝܡ.}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin-bottom:0.5em;text-indent:0;"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܣܪܓܝܣ ܩܫܝܫܐ ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܡܪܝ ܕܝܡܝܛ ܒܩܪܝܬܐ ܡܒܪܟܬܐ ܥܝܢ ܚܠܝܐ ܒܝܘܡ ܣܘܒܪܗ ܕܙܟܪܝܐ ܒܫܢܬ ܐܦܥܘ ܒܐܝܕ̈ܝ ܓܪܝܓܘܪܝܘܣ ܬܚܘܒܐ ܕܐܘܪܫܠܡ ܡܪܝܐ ܢܫܡܠܐ ܥܡܗ ܒܟܠܗܝܢ ܝܡܝ̈ܢܝܬܐ. ܐܡܝܢ.}}|150}}</span></p>
</div>
<p style="line-height:170%;margin-left:2em">On trouve encore mentionnés les diacres <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|dir=rtl|ܬܘܡܐ ,ܓܪܓܣ}}|150}}</span> et les lecteurs <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܣܛܝܦܢ (ܓܢܣܛ)}}|150}}</span> et <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܣܪܓܝܣ}}|150}}</span> le même jour pour la même église (Thomas de Tripoli) et les diacres <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܡܘܫܐ}}|150}}</span> et <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܝܘܣܦܝ}}|150}}</span> pour <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܥܝܢ ܚܠܝܐ}}|150}}</span>.</p>
{{P début|90|m=1em}}
{{rom-maj|I}}. ({{fol.}}1). Le Saint Esprit a ordonné Moïse diacre pour les saintes églises de Dieu, l’an 1790 (1679).
Le Saint Esprit a ordonné Abraham prêtre pour la sainte église de
Mar Michel et pour toutes les saintes églises, en 1790 des Grecs (1479).
Le Saint Esprit a ordonné ''Michel'' prêtre pour la sainte église de Mar ''Georges'' à ''Jérusalem'' et pour toutes les églises de Dieu.
Le Saint Esprit a ordonné ''Georges'' diacre pour les saintes églises de Dieu, l’an 1790 des Grecs (1479).
Le Saint Esprit a ordonné ''Job'' prêtre pour la sainte église de Mar ''Mennas'' (au-dessus de la ligne on a écrit : ''de Mar Behnam'') et pour toutes les saintes églises, l’an 1790 (1479). (On a ajouté en marge : ''en Égypte'', ce qui se rapporte sans doute à Mennas.)
{{P fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude><nowiki />
Tous les singes anthropoïdes vivant encore de nos jours
peuvent se tenir debout et se déplacer sur leurs deux jambes
seulement; mais ils ne le font qu’en cas de nécessité et avec la plus
extrême maladresse. Leur marche naturelle s’accomplit en
position à demi verticale et implique l’usage des mains.
La plupart appuient sur le sol les phalanges médianes de leurs doigts
repliés et, rentrant les jambes, font passer le corps entre leurs
longs bras, comme un paralytique qui marche avec des béquilles.
En général, nous pouvons aujourd’hui encore observer chez les singes tous stades du passage de la marche à quatre pattes à la marche sur deux jambes. Mais chez aucun d’eux cette dernière n’a dépassé le niveau d’un moyen de fortune.
Si, chez nos ancêtres velus, la marche verticale devait
devenir d’abord la règle, puis une nécessité, cela suppose que les
mains devaient s’acquitter de plus en plus d’activités d’une autre
sorte. Même chez les singes, il règne déjà une certaine
division des fonctions entre les mains et les pieds. Comme nous
l’avons déjà dit, la main est utilisée d’une autre façon que le
pied pour grimper. Elle sert plus spécialement à cueillir et à
tenir la nourriture, comme le font déjà avec leurs pattes de
devant certains mammifères inférieurs. Beaucoup de singes s’en
servent pour construire des nids dans les arbres ou même, comme
le chimpanzé, des toits entre les branches pour se garantir
du mauvais temps. Avec la main ils saisissent des bâtons pour
se défendre contre leurs ennemis ou les bombardent avec des
fruits et des pierres. En captivité, elle leur sert à accomplir un
certain nombre d’opérations simples qu’ils imitent de l’homme.
Mais c’est ici précisément qu’apparaît toute la différence entre
la main non développée du singe même le plus semblable à
l’homme et la main de l’homme hautement perfectionnée par le
travail de milliers de siècles. Le nombre et la disposition
générale des os et des muscles sont les mêmes chez l’un et chez
l’autre; mais la main du sauvage le plus inférieur peut exécuter
des centaines d’opérations qu’aucune main de singe ne peut
imiter. Aucune main de singe n’a jamais fabriqué le couteau de
pierre le plus grossier.
Aussi les opérations auxquelles nos ancêtres, au cours de
nombreux millénaires, ont appris à adapter peu à peu leur main
à l’époque du passage du singe à l’homme, n’ont-elles pu être
au début que des opérations très simples. Les sauvages les plus<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude>inférieurs, même ceux chez lesquels on peut supposer une
rechute à un état assez proche de l’animal, accompagnée de
régression physique, sont à un niveau bien plus élevé encore que
ces créatures de transition. Avant que le premier caillou ait été
façonné par la main de l’homme pour en faire un couteau, il a
dû s’écouler des périodes au regard desquelles la période
historique connue de nous apparaît insignifiante. Mais le pas
décisif était accompli: ''la main s’était libérée'' ; elle pouvait désormais
acquérir de plus en plus d’habiletés nouvelles, et la
souplesse plus grande ainsi acquise se transmit par l’hérédité et
augmenta de génération en génération.
Ainsi, la main n’est pas seulement l’organe du travail, ''elle''
''est aussi le produit du travail''. Ce n’est que grâce à lui, grâce
à l’adaptation à des opérations toujours nouvelles, grâce à la
transmission héréditaire du développement particulier ainsi
acquis des muscles, des tendons et, à intervalles plus longs, des
os eux-mêmes, grâce enfin à l’application sans cesse répétée de
cet affinement héréditaire à des opérations nouvelles, toujours
plus compliquées, que la main de l’homme a atteint ce haut
degré de perfection où elle peut faire surgir le miracle des
tableaux de Raphaël, des statues de Thorwaldsen, de la musique
de Paganini.
Mais la main n’était pas seule. Elle était simplement un des
membres de tout un organisme extrêmement complexe. Ce qui
profitait à la main profitait au corps tout entier, au service
duquel elle travaillait, — et cela de deux façons.
Tout d’abord, en vertu de la loi de corrélation de croissance,
comme l’a nommée Darwin. Selon cette loi, les formes déterminées
de diverses parties d’un être organique sont toujours liées
à certaines formes d’autres parties qui apparemment n’ont aucun
lien avec elles. Ainsi, tous les animaux sans exception qui ont
des globules rouges sans noyau cellulaire et dont l’occiput est
relié à la première vertèbre par une double articulation (condyles)
ont aussi sans exception des glandes mammaires pour
allaiter leurs petits. Ainsi, chez les mammifères, les sabots
fourchus sont régulièrement associés à l’estomac multiple du ruminant.
La modification de formes déterminées entraîne le changement
de forme d’autres parties du corps sans que nous
puissions expliquer cette connexion. Les chats tout blancs aux yeux
bleus sont toujours, ou presque toujours, sourds. L’affinement<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude>progressif de la main humaine et le perfectionnement simultané
du pied pour la marche verticale ont à coup sûr réagi
également, par l’effet d’une corrélation semblable, sur d’autres
parties de l’organisme. Toutefois, cette action est encore beaucoup
trop peu étudiée pour qu’on puisse faire plus ici que la
constater en général.
La réaction directe et susceptible de preuve du développement
de la main sur le reste de l’organisme est bien plus importante.
Comme nous l’avons déjà dit, nos ancêtres simiesques
étaient des êtres sociables ; il est évidemment impossible de
faire dériver l’homme, le plus sociable des animaux, d’un
ancêtre immédiat qui ne le serait pas. La domination de la nature
qui commence avec le développement de la main, avec le travail,
a élargi à chaque progrès l’horizon de l’homme. Dans les
objets naturels, il découvrait constamment des propriétés
nouvelles, inconnues jusqu’alors. D’autre part, le développement du
travail a nécessairement contribué à resserrer les liens entre
les membres de la société en multipliant les cas d’assistance
mutuelle, de coopération commune, et en rendant plus claire
chez chaque individu la conscience de l’utilité de cette coopération.
Bref, les hommes en formation en arrivèrent au point où ils
avaient réciproquement ''quelque chose à se dire''. Le besoin se
créa son organe : le larynx non développé du singe se transforma,
lentement mais sûrement, grâce à la modulation pour s’adapter
à une modulation sans cesse développée, et les organes de la bouche
apprirent peu à peu à prononcer un son articulé après l’autre.
La comparaison avec les animaux démontre que cette
explication de l’origine du langage, né du travail et l’accompagnant,
est la seule exacte. Ce que ceux-ci, même les plus
développés, ont à se communiquer est si minime qu’ils peuvent le
faire sans recourir au langage articulé. À l’état de nature, aucun
animal ne ressent comme une imperfection le fait de ne
pouvoir parler ou comprendre le langage humain. Il en va tout
autrement quand il est domestiqué par l’homme. Dans les relations
avec les hommes, le chien et le cheval ont acquis une oreille
si fine pour le langage articulé qu’ils peuvent facilement
apprendre à comprendre tout langage, dans les limites du champ
de leur représentation. Ils ont gagné en outre la faculté de
ressentir par exemple de l’attachement pour les hommes, de la
reconnaissance, etc., sentiments qui leur étaient autrefois<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude>étrangers ; et quiconque a eu beaucoup affaire à ces animaux,
pourra difficilement échapper à la conviction qu’il y a suffisamment
de cas où ils ressentent ''maintenant'' le fait de ne pouvoir parler
comme une imperfection à laquelle il n’est toutefois plus
possible de remédier, étant donné la trop grande spécialisation dans
une direction déterminée de leurs organes vocaux. Mais là où
l’organe existe, cette incapacité disparaît aussi à l’intérieur de
certaines limites. Les organes {{corr|bucaux|buccaux}} des oiseaux sont
assurément aussi différents que possible de ceux de l’homme ; et
pourtant les oiseaux sont les seuls animaux qui apprennent à
parler, et c’est l’oiseau à la voix la plus effroyable, le perroquet,
qui parle le mieux. Qu’on ne dise pas qu’il ne comprend pas
ce qu’il dit. Sans doute répétera-t-il pendant des heures, en
jacassant, tout son vocabulaire, par pur plaisir de parler ou
d’être dans la société d’hommes. Mais, dans les limites du champ
de sa représentation, il peut aussi apprendre à comprendre ce
qu’il dit. Apprenez des injures à un perroquet de sorte qu’il ait
quelque idée de leur sens (un des amusements de prédilection
des matelots qui reviennent des régions tropicales) ; excitez-le,
et vous verrez bien vite qu’il sait utiliser ses injures avec
autant de pertinence qu’une marchande de légumes de Berlin. De
même lorsqu’il s’agit de mendier des friandises.
D’abord le travail, et puis en même temps que lui, le
langage : tels sont les deux stimulants essentiels sous l’influence
desquels le cerveau d’un singe s’est peu à peu transformé en
un cerveau d’homme, qui malgré toute ressemblance, le dépasse
de loin en taille et en perfection. Mais marchant de pair avec
le développement du cerveau, il y eut celui de ses outils
immédiats, les organes des sens. De même que, déjà, le développement
progressif du langage s’accompagne nécessairement d’une
amélioration correspondante de l’organe de l’ouïe, de même le
développement du cerveau s’accompagne en général de celui de
tous les sens. La vue de l’aigle porte beaucoup plus loin que
celle de l’homme ; mais l’œil de l’homme remarque beaucoup plus
dans les choses que celui de l’aigle. Le chien a le nez bien plus
fin que l’homme, mais il ne distingue pas le centième des odeurs
qui sont pour celui-ci les signes certains de diverses choses.
Et le sens du toucher qui, chez le singe, existe à peine dans
ses rudiments les plus grossiers, n’a été développé qu’avec la
main humaine elle-même, grâce au travail.<noinclude></noinclude>
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Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/5
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||A. FOUGÉRES|155}}</noinclude>fuyards pris entre-deux feux, entrent dans les maisons particulières, s’y cachent ou tirent par les fenêtres pendant que les royalistes fougerais tirent aussi par leurs fenêtres sur les patriotes en déroute. C'est un siège de maisons, c’est le combat qui se prolonge, c'est l'état de légitime défense, Que les défenseurs ce Fougères n’aient pas été anéantis alors, c’est presque miracle : 800 parviennent a se réfugier au château et ils sont faits prisonniers — on leur rasa seulement les cheveux ; — 200 volontaires sont morts, environ 15 civils tués, la plupart dans la rue Pinterie, en plein combat, vers 5 heures du soir, De cet atroce combat, les Fougerais d’alors gardent un souvenir sanglant parce qu'ils ont assisté, ''de visu'', aux horreurs de la guerre ou chacun défend sa vie aux dépens de celle de l’adversaire.
{{Astérisme}}
Nous lisons a la page 122 du manuscrit des Mémoires inédits de la marquise de Donnissan, belle-mère du général de Lescure, les lignes suivantes ayant trait au siège de Fougères :
« On ne pouvoit rester a Laval malgré la victoire remportée parce que sept routes y {{sic2|}}conduisoient et que l’on pouvoit être attaqué sur toutes. Il fut décidé dans le Conseil d’aller à Rennes ; mais des espions ou des gens intéressés firent changer la marche. L’armée prit la route de Mayenne. A Fougères la résistance dura quatre heures. Il y avoit des retranchements, un château qui pouvoit se {{sic2|}}déffendre plus longtemps. Je me rappelle avec effroi que j’entrois pelle melle avec les soldats. On tuoit auprès de moi ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/6
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<noinclude><pagequality level="2" user="Ineuw" />{{rh|156|LE GENERAL DE LESCURE|}}</noinclude>on fracassoit les portes pour entrer dans les maisons. J’étois entrainée par mon cheval ; je n’avois plus la force de le tenir. Dans une grande rue plusieurs mourans demandoient des prêtres, une chaise couvroit la tête du blessé et le prêtre a terre l’écoutoit. Jamais, jamais ce tableau ne s’effacera de ma mémoire.
L’armée se reposa trois jours à Fougères. On fit grace à 800 hommes, qui étoient dans le château, Le pauvre M. de Lescure ne put survivre à ses douleurs que jusqu’á Ernée. Il mourut le mettant dans sa voiture (''sic : elle veut dire quand on le mit dans sa voiture, nous accordons davantage foi au récit fait par la veuve du général''). La malheureuse femme en fut très malade a Fougères. Une saignée faite à propos la rétablit ; l'instint de sa conservation lui rendit des forces. Elle étoit alors grosse de quatre mois. »
{{image}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’armée se reposa trois jours à Fougères. On fit grâce à 800 hommes, qui étoient dans le château, Le pauvre M. de Lescure ne put survivre à ses douleurs que jusqu’á Ernée. Il mourut le mettant dans sa voiture (''sic : elle veut dire quand on le mit dans sa voiture, nous accordons davantage foi au récit fait par la veuve du général''). La malheureuse femme en fut très malade a Fougères. Une saignée faite à propos la rétablit ; l'instint de sa conservation lui rendit des forces. Elle étoit alors grosse de quatre mois. »
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Page:Cavallucci - Bibliographie critique de Marceline Desbordes-Valmore, tome 1.pdf/33
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||POÉSIES DE 1819|19}}</noinclude>couronnes de fleurs et où elles viennent pleurer quand elles sont
abandonnées…
{{il}}
9. ''Cette couleur autrefois adorée'' (LE RUBAN).
{{il}}
10. ''Message inattendu, cache-toi sur mon cœur'' (LE BILLET).
Marceline révèle dans cette pièce un joli trait de sa sensibilité,
que connaissait tout son entourage. Quand elle recevait
la lettre la plus impatiemment attendue, elle ne la décachetait
pas tout de suite, mais la portait sur elle pendant quelques jours
ou quelques heures, en rêvant à son contenu.
{{Pom|« On souffre de l’incertitude,
On meurt de la réalité ».|df}}
{{il}}
11. ''Je ne veux pas dormir, ô ma chère insomnie'' (L’INSOMNIE).
Cette poésie fait suite à la précédente. Le billet où son
amant lui donne un rendez-vous la remplit de bonheur, et elle
craint le sommeil qui lui enlèverait pendant quelques instants
la conscience de sa félicité.
{{Pom|« Je n’ose pas dormir : non, ma joie est trop pure,
Un rêve en distrairait mes sens. »|df}}
{{il}}
12. ''Elle avait fui de mon âme offensée'' (SON IMAGE).
{{il}}
13. ''Je m’ignorais encore ; je n’avais pas aimé'' (LES DEUX
AMOURS).
{{il}}
14. ''Il est deux amitiés, comme il est deux amours'' (LES
DEUX AMITIÉS).
{{il}}
Cette pièce est dédiée « À mon amie Albertine Gantier ».
« Cette Albertine Gantier, pour qui l’affection de Marceline
était si profonde, était d’un an plus jeune qu’elle. Fille d’un
petit commerçant de Douai qui fut plus tard receveur de l’octroi
de Bruxelles, elle était née à Douai le 14 mars 1787. Ayant
suivi sa famille à Bruxelles, elle se maria en cette ville, le 7 novembre
1810, avec François-Joseph Gantier (son cousin, je<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||POÉSIES DE 1819|19}}</noinclude>couronnes de fleurs et où elles viennent pleurer quand elles sont
abandonnées…
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9. ''Cette couleur autrefois adorée'' (LE RUBAN).
{{il}}
10. ''Message inattendu, cache-toi sur mon cœur'' (LE BILLET).
Marceline révèle dans cette pièce un joli trait de sa sensibilité,
que connaissait tout son entourage. Quand elle recevait
la lettre la plus impatiemment attendue, elle ne la décachetait
pas tout de suite, mais la portait sur elle pendant quelques jours
ou quelques heures, en rêvant à son contenu.
{{Pom|« On souffre de l’incertitude,
On meurt de la réalité ».|df}}
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11. ''Je ne veux pas dormir, ô ma chère insomnie'' (L’INSOMNIE).
Cette poésie fait suite à la précédente. Le billet où son
amant lui donne un rendez-vous la remplit de bonheur, et elle
craint le sommeil qui lui enlèverait pendant quelques instants
la conscience de sa félicité.
{{Pom|« Je n’ose pas dormir : non, ma joie est trop pure,
Un rêve en distrairait mes sens. »|df}}
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12. ''Elle avait fui de mon âme offensée'' (SON IMAGE).
{{il}}
13. ''Je m’ignorais encore ; je n’avais pas aimé'' (LES DEUX
AMOURS).
{{il}}
14. ''Il est deux amitiés, comme il est deux amours'' (LES
DEUX AMITIÉS).
Cette pièce est dédiée « À mon amie Albertine Gantier ».
« Cette Albertine Gantier, pour qui l’affection de Marceline
était si profonde, était d’un an plus jeune qu’elle. Fille d’un
petit commerçant de Douai qui fut plus tard receveur de l’octroi
de Bruxelles, elle était née à Douai le 14 mars 1787. Ayant
suivi sa famille à Bruxelles, elle se maria en cette ville, le 7 novembre
1810, avec François-Joseph Gantier (son cousin, je<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cavallucci - Bibliographie critique de Marceline Desbordes-Valmore, tome 1.pdf/34
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr|20|POÉSIES DE 1819}}</noinclude>crois), garde du corps impérial du génie, né à Béthune le {{1er}}
avril 1775, qui devint par la suite architecte-adjoint de la ville
de Bruxelles. Albertine mourut à Bruxelles à peine âgée de
32 ans, le 7 avril 1819, et son mari, qui quelques années après
avait épousé en secondes noces sa belle-sœur, Héloïse Gantier,
mourut lui-même en cette ville, le 30 juillet 1835. Albertine était
un peu musicienne et mit en musique des vers de son amie
Marceline, ce que prouve cette annonce du ''Journal des Dames''
(Bruxelles, du 22 février 1818) : « ''Trois romances'', paroles de
Madame Desbordes-Valmore, musique et accompagnement de
guitare, composées et dédiées à madame Vanderfosse, née Gouban
d’Hoogvorst, par {{Mme|Albertine Gantier}}, amateur. Prix
du cahier 2 francs. »
(Note d’A. Pougin, dans ''La jeunesse de {{Mme|Desbordes-Valmore}}'',
p.{{lié}}22).
Le souvenir d’Albertine resta toujours présent au cœur de
celle qui l’avait tant aimée. Sur une page d’un des albums de
Marceline que l’on peut voir à la Bibliothèque de Douai, on
remarque un dessin représentant l’ombre blanche et vaporeuse
d’une jeune fille debout près d’une tombe. Au-dessous se lisent
ces mots : ''La première au rendez-vous'', et, au revers, le nom :
« Albertine Gantier ! » À d’autres pages l’on retrouve le même
visage, le même nom, entourés de fleurs, de pensées et de
myosotis.
C’est qu’en effet l’une de ces affections de jeunesse qui ne
se remplacent plus, affections ingénues et passionnées, pleines
d’enthousiasme et de candeur, avait uni, l’une à l’autre, Marceline
et Albertine. « Je rencontre sur mon chemin, écrit Frédéric
Loliée (''Œuvres choisies de Marceline''), de petites lettres toutes
simples d’Albertine à {{Mlle|Desbordes}}. Quelle impatience de
camaraderie jaseuse ! Quels innocents transports d’une amitié
pressée de se répandre en douces paroles et en chères confidences :
{{gauche|« Ma Marceline,|5}}
« J’apprends que tu arrives et je ne puis contenir ma joie.
Ah ! ma chère petite, que nous allons nous retrouver ! Crois-tu
que je n’y peux penser sans aussitôt sentir mes larmes couler<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/9
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|160|LE GÉNÉRAL DE LESCURE|}}</noinclude>une heure, et ensuite me conduisirent au château avec environ deux a trois... volontaires, qui avaient été comme moi faits prisonniers. Arrivés, on nous dépouilla, et nos habits furent mis en morceaux. Enfermés dans le château, nous y ayons resté trois jours sans pain ; le quatrième, on nous apporta un pain de six livres pour cent cinquante hommes que nous étions dans un appartement, avec un peu d’eau. J’ai resté enfermé pendant six jours, et le septième, a six heures, on m’a délivré un soi-disant passeport, et j’ai parti aussitôt que j’en ai été saisi pour me rendre au district de Carentan, pour m’informer des administrateurs du parti que j’avais a prendre dans les circonstances. » Signé Jean Lesourdain, sans date.
{{Dhr|2em}}
La seconde, du volontaire nommé Sinion, en date du 9 novembre :
« Je viens de Fougères, où j’ai été fait prisonnier dimanche dernier. Les brigands m’ont enlevé mon fusil, mon habit et m’ont coupé les cheveux. Ils m’ont arraché mon casque et ont marché dessus. Ils m’ont proposé de servir avec eux. Sur mon refus de marcher contre les nôtres, ils m’ont fait mettre au château, ou je suis resté jusqu’à mercredi soir, qu’ils m’ont donné un billet, dont suit copie, après m’avoir fait promettre que je ne servirais plus contre eux et m’avoir fait crier : « Vive le Roy ! », ce que je n’ai fait que pour sauver ma vie, parce qu’ils allaient me fusiller.
« La ville de Fougères était pleine ; ils venaient dans les campagnes, comme des chasseurs. Il y avait beaucoup de paysans, ils étaient pour la plupart<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/10
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||A FOUGÈRES|161}}</noinclude>armés de fusils de chasse. Les sentinelles qui nous gardaient m’ont dit qu’ils avaient plus de 1.500 prêtres dans leur armée, qu’ils avaient 18 pièces de canon. Ils faisaient un feu d’artillerie et de mousqueterie soutenu dans la ville. Les bourgeois de Fougères liraient sur nous par les fenêtres ; ils disaient aux brigands : « Mes amis, il y a longtemps que nous vous attendions. » Les brigands ont fusillé tous ceux qu’ils ont pu reconnaître comme ayant anciennement servi. Ils en prirent une vingtaine dans la chambre ou nous étions et les fusillèrent dans la cour. Je ne dois la vie qu’a une femme que les républicains avaient incarcérée et qui demanda grace pour moi et pour mes camarades.
« Les brigands disaient qu’ils allaient à Rennes et de la & Saint-Malo, qu’il fallait que sous peu ils eussent un port de mer et qu’ils auraient ensuite la France entière. Au surplus ils ont prodigieusement perdu du monde, sans que je puisse en fixer le nombre. »
Voici le « billet » qui avait été remis à Sinion par les Chouans :
« De par le Roy et les chefs de l'armée catholique et royale, permetions au sieur Sinion de s’en retourner et prions tous les bons Français de lui être utiles. — Donnissan, commandant en chef. »
Ce mot du beau-père du général de Lescure montre la clémence des Vendéens envers les prisonniers. Ainsi donc, tous les soldats patriotes ne furent pas massacrés lors de l’irruption de l'armée vendéenne par les portes Saint-Sulpice et Saint-<noinclude>
<references/></noinclude>
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« Les brigands disaient qu’ils allaient à Rennes et de la & Saint-Malo, qu’il fallait que sous peu ils eussent un port de mer et qu’ils auraient ensuite la France entière. Au surplus ils ont prodigieusement perdu du monde, sans que je puisse en fixer le nombre. »
Voici le « billet » qui avait été remis à Sinion par les Chouans :
« De par le Roy et les chefs de l’armée catholique et royale, permetions au sieur Sinion de s’en retourner et prions tous les bons Français de lui être utiles. — Donnissan, commandant en chef. »
Ce mot du beau-père du général de Lescure montre la clémence des Vendéens envers les prisonniers. Ainsi donc, tous les soldats patriotes ne furent pas massacrés lors de l’irruption de l'armée vendéenne par les portes Saint-Sulpice et Saint-<noinclude>
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Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/8
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Ineuw
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||A FOUGÈRES|159}}</noinclude>Lesourdain, originaire du district de Carentan (Manche) :
« J’ai été volontaire en résultance de la loi du 24 février dernier sur le recrutement. J’ai été incorporé dans le bataillon de la Cote-d’Or, compagnie de Cheneta. Lors de l'invasion des brigands a Ernée, mon bataillon était à Fougères. Nous marchâmes vers eux ; le combat, quoique nous fussions en nombre inférieur, puisque nous n’étions pas trois mille hommes et que l’ennemi se présentait avec des forces d’environ dix mille hommes, fut opiniâtre et sanglant. J’ai combattu, pour mon compte, pendant environ cinq heures ; il y a eu une grande boucherie faite des brigands. Nous perdîmes aussi du monde ; mais un nommé Bachelet, qui commandait soit en second ou autrement, lorsqu’il y eut eu huit coups de canon tirés et deux décharges de mousqueterie de faites, cria : « Sauve qui peut ! » Alors toute notre armée se débanda. Le déposant déclare que le nommé Bachelet rentra dans la ville de Fougères, reçut une balle a la tête et qu'il est mort de cette blessure.
« Le déposant, rentré également dans Fougères, fut fait prisonnier sur le champ de bataille, avec huit de ses camarades de sa compagnie. II fut atteint par trois ennemis qui le sommèrent de se rendre et aussitôt le saisirent. L’un d’eux lui lâcha un coup de plat de sabre sur les reins avec une telle force que le déposant a encore de la peine à marcher.
« Ces brigands me désarmèrent sur la place, devant l’arbre de la Liberté ; ensuite me conduisirent sous la boucherie, ow je restai pendant environ<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comarieu - Elise Dumenil tome 1.djvu/11
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2026-05-19T19:54:46Z
Kaderousse
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|AVIS DE L’ÉDITEUR.}}
{{interligne|4em}}
{{---}}
{{interligne|3em}}
Nous croyons devoir faire précéder cet
ouvrage de la lettre suivante, qui nous a
été adressée par un de nos correspondans
de Hambourg :
{{droite|Hambourg, le 8 février 1801.|2}}
« Le Roman d’''Élise Duménil'', que vous
trouverez dans l’envoi que je vous annonce,
vient d’obtenir un brillant succès en Angleterre.
Les journaux en ont fait le plus grand éloge,
et déjà il est admis dans les écoles de la langue
française, comme un modèle de bon goût et de
style épistolaire.
» Cet ouvrage a le mérite rare d’offrir tout
l’intérêt du Roman, sans avoir rien de roma-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1815
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CyrMatt
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxvi.]}}|JÉRÉMIE.|1783}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
2.{{lié}}Prends un rouleau de livre et tu y écriras toutes les paroles que je t’ai dites contre Israël, et contre Juda, et contre tous les peuples, depuis le jour où je t’ai parlé, depuis les jours de Josias, jusqu’à ce jour ;<ref>Jr. 36,2, etc. : ''Rouleau de livre'', ou ''rouleau de feuille'', selon l’hébreu ; expression que la Vulgate elle-même rend quelquefois simplement par ''livre''. Anciennement on faisait les livres d’écorces d’arbres, de papyrus, de toile, etc. Ceux qui étaient d’une matière flexible se roulaient autour d’un bâton ; de là le nom de ''volume ({{lang|la|volumen}})'' ou ''rouleau''.</ref>
3.{{lié}}''Pour voir'' si par hasard, la maison de Juda apprenant tous les maux que moi je pense leur faire, chacun reviendra de ses voies très mauvaises ; et je lui pardonnerai son iniquité et son péché.
4.{{lié}}Jérémie appela donc Baruch, fils de Nérias, et Baruch écrivit, sorties de la bouche de Jérémie sur un rouleau de livre, toutes les paroles que le Seigneur lui avait dites.<ref>Jr. 36,4 : * ''Baruch''. Voir sur lui l’Introduction à sa prophétie.</ref>
5.{{lié}}Et Jérémie ordonna à Baruch, disant : Moi je suis enfermé, et je ne puis entrer dans la maison du Seigneur.
6.{{lié}}Entre donc, toi, et lis d’après le rouleau dans lequel tu as écrit, ''sorties'' de ma bouche, les paroles du Seigneur, le peuple entendant dans la maison du Seigneur, au jour de jeûne ; de plus tous ceux de Juda qui viennent de leurs cités entendant, tu les leur liras ;<ref>Jr. 36,6 : ''Au jour de jeûne''. Si ce jeûne est le même que celui qui, d’après le vers. 9, fut publié au neuvième mois, c’était un jeûne extraordinaire ; car la loi n’en ordonnait aucun pour le neuvième mois.</ref>
7.{{lié}}''Pour voir'' si par hasard leur prière tombera devant le Seigneur, et s’ils reviendront chacun de sa voie très mauvaise ; parce que grande est la fureur et l’indignation avec laquelle a parlé le Seigneur contre son peuple.
8.{{lié}}Et Baruch, fils de Nérias, fit selon tout ce que lui avait ordonné Jérémie, le prophète, lisant dans le rouleau les paroles du Seigneur, dans la maison du Seigneur.
9.{{lié}}Or il arriva en la cinquième année de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, dans le neuvième mois, qu’on publia un jeûne en présence du Seigneur, pour tout le peuple dans Jérusalem et pour toute la multitude qui avait afflué des cités de Juda dans Jérusalem.<ref>Jr. 36,9 : * ''En la cinquième année de Joakim'', en 604. ― ''Dans le neuvième mois'', novembre-décembre.</ref>
10.{{lié}}Et Baruch lut dans le rouleau les paroles de Jérémie dans la maison du Seigneur, dans la chambre du trésor de Gamarias, fils de Saphan, le scribe, dans le vestibule supérieur, à l’entrée de la porte neuve de la maison du Seigneur, tout le peuple entendant.<ref>Jr. 36,10 : ''Chambre du trésor de Gamarias''. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 35.|Jérémie, 35, 2]]. ― ''Le vestibule supérieur'' ; c’était probablement le parvis des prêtres. ― ''La porte neuve''. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 26.|Jérémie, 26, 10]].</ref>
11.{{lié}}Et lorsque Michée, fils de Gamarias, fils de Saphan, eut entendu toutes les paroles du Seigneur ''écrites'' dans le livre,<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1816
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CyrMatt
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1784|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxxvi.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
12.{{lié}}Il descendit dans la maison du roi, en la chambre du trésor du scribe ; et voilà que là tous les princes étaient assis : Elisama le Scribe, et Dalaïas, fils de Séméias, et Elnathan, fils d’Achobor, et Gamarias, fils de Saphan, et Sédécias, fils d’Hananias, et tous les princes.
13.{{lié}}Et Michée leur rapporta toutes les paroles qu’il avait entendues de Baruch, lisant dans le rouleau aux oreilles du peuple.
14.{{lié}}C’est pourquoi tous les princes envoyèrent à Baruch Judi, fils de Nathanias, fils de Sélémias, fils de Chusi, disant : Prends en ta main le rouleau que tu as lu, le peuple entendant, et viens. Baruch, fils de Nérias, prit donc le rouleau en sa main, et vint à eux.
15.{{lié}}Et ils lui dirent : Assieds-toi, et lis ces choses à nos oreilles. Et Baruch lut à leurs oreilles.
16.{{lié}}Ainsi, lorsqu’ils eurent entendu toutes les paroles, ils se regardèrent les uns les autres avec étonnement, et ils dirent à Baruch : Nous devons rapporter au roi toutes ces paroles.
17.{{lié}}Et ils l’interrogèrent, disant : Déclare-nous comment tu as écrit toutes ces paroles ''sorties'' de la bouche de Jérémie.
18.{{lié}}Or Baruch leur dit : Il me disait de sa bouche toutes ces paroles comme s’il les avait lues ; et moi je les écrivais dans le rouleau avec de l’encre.
19.{{lié}}Et les princes dirent à Baruch : Va, et cache-toi, ainsi que Jérémie, et que personne ne sache où vous serez.
20.{{lié}}Et ils entrèrent chez le roi dans le vestibule ; quant au rouleau, ils l’avaient déposé dans la chambre du trésor d’Elisama, le scribe, et ils rapportèrent, le roi entendant, toutes les paroles.
21.{{lié}}Et le roi envoya Judi afin de prendre le rouleau ; lequel l’ayant pris de la chambre du trésor d’Elisama, le scribe, le lut, le roi entendant, ainsi que tous les princes qui étaient autour du roi.
22.{{lié}}Or le roi était assis dans ''sa'' maison d’hiver au neuvième mois ; et un brasier était placé devant lui, plein de charbons ardents.<ref>Jr. 36,22 : * ''Le neuvième mois'' correspondant à novembre-décembre est relativement froid à Jérusalem, surtout quand souffle le vent du nord. La neige tombe quelquefois dans cette ville à cette époque. ― ''Dans sa maison d’hiver'' ; dans la partie de la maison que le roi habitait l’hiver. ― ''Un brasier''. Les maisons orientales n’ayant pas de cheminées, on les chauffait avec des charbons ardents mis dans un brasier, vase ou réchaud.</ref>
23.{{lié}}Lorsque Judi eut lu trois ou quatre pages, ''le roi'' coupa le rouleau avec le canif du scribe, et le jeta dans le feu qui était sur le brasier, jusqu’à ce que le volume entier fût consumé par le feu qui était dans le brasier.<ref>Jr. 36,23 : * ''Trois ou quatre pages'' ; hébreu : ''colonnes'' du volume, qui était de papyrus ou de cuir ; c’est pour cela qu’il est coupé avec un petit couteau.</ref>
24.{{lié}}Et le roi et tous ses serviteurs qui entendirent toutes ces paroles, ne craignirent pas, et ne déchirèrent pas leurs vêtements.<ref>Jr. 36,24 : ''Ces paroles'' ; les paroles contenues dans le rouleau.</ref>
25.{{lié}}Mais cependant Elnathan et Dalaïas et Gamarias, s’opposèrent au roi, afin qu’il ne brûlât point le livre ; et il ne les écouta point.<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxvii.]}}|JÉRÉMIE.|1785}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
26.{{lié}}Et le roi ordonna à Jérémiel, fils d’Amélech, et à Saraïas, fils d’Ezriel, et à Sélémias, fils d’Abdéel, de prendre Baruch, le scribe, et Jérémie, le prophète ; mais le Seigneur les cacha.
27.{{lié}}Et la parole du Seigneur fut adressée à Jérémie, le prophète, après que le roi eut brûlé le rouleau et les paroles que Baruch avait écrites et ''qui étaient sorties'' de la bouche de Jérémie, disant :<ref>Jr. 36,27 : ''Disant''. Voir, sur ce mot, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 1.|Jérémie, 1, 4]].</ref>
28.{{lié}}Reprends un autre rouleau, et écris-y toutes les paroles qui étaient dans le premier rouleau qu’a brûlé Joakim, roi de Juda.
29.{{lié}}Et à Joakim, roi de Juda, tu diras : Voici ce que dit le Seigneur : Tu as brûlé ce rouleau, disant : Pourquoi as-tu écrit dans ce livre en publiant : Soudain viendra le roi de Babylone, et il dévastera cette terre et il en fera disparaître l’homme et la bête ?
30.{{lié}}À cause de cela, voici ce que dit le Seigneur contre Joakim, roi de Juda : Il n’y aura pas de lui ''de prince'' qui s’assiéra sur le trône de David ; et son cadavre sera jeté à la chaleur du jour et à la gelée de la nuit.<ref>Jr. 36,30 : ''Il n’y aura pas'', etc. Jéchonias, fils de Joakim, n’ayant régné que trois mois, et encore sous la dépendance des Chaldéens, son règne n’est compté pour rien. Son successeur fut Sédécias, son oncle, et dernier roi de Juda. ― * Voir plus haut note sur [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 2]].</ref>
31.{{lié}}Et je visiterai contre lui, et contre sa race, et contre ses serviteurs, leurs iniquités ; et j’amènerai sur eux et sur les habitants de Jérusalem et sur les hommes de Juda tout le mal que je leur ai annoncé, et ils ne m’ont pas entendu.
32.{{lié}}Or Jérémie prit un autre rouleau et le donna à Baruch, fils de Nérias, le scribe, qui y écrivit, ''sorties'' de la bouche de Jérémie, toutes les paroles qui étaient dans le livre qu’avait brûlé Joakim, roi de Juda ; et il y ajouta en outre beaucoup plus de paroles qu’il n’y en avait auparavant.
{{t4|CHAPITRE 37.<ref>* Les deux premiers versets de ce chapitre peuvent être considérés comme la conclusion du précédent. Ce qui suit paraît être la 9{{e}} année de Sédécias, et par conséquent beaucoup postérieur à ce qui précède. Si l’on veut suivre l’ordre des temps, il paraît qu’il faut retourner d’ici au chapitre {{rom|xxv}}.</ref>}}
{{Alinéa|Sédécias se recommande aux prières de Jérémie. Nabuchodonosor marche contre le roi d’Égypte ; Jérémie prédit qu’il reviendra contre Jérusalem. Le Prophète est arrêté, et mis dans un cachot ; Sédécias l’en retire.|1.3|-1.3|lh=1.2|fs=85%|mt=0.5em}}
1.{{lié}}Et le roi Sédécias, fils de Josias, régna en la place de Jéchonias, fils de Joakim, Nabuchodonosor, roi de Babylone, l’ayant établi roi dans la terre de Juda.<ref>Jr. 37,1-2 : ''La terre'' ; de Juda.<br/>Jr. 37,1 : * Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 24.|4 Rois, 24, 17]].</ref>
2.{{lié}}Et il n’obéit pas, lui, ni ses serviteurs, ni tout le peuple de la terre aux paroles du Seigneur qu’il avait dites par l’entremise de Jérémie, le prophète.
3.{{lié}}Et le roi Sédécias envoya Juchal, fils de Sélémias, et Sophonias, le prêtre, fils de Maasias, vers Jérémie, le prophète, disant : Priez pour nous le Seigneur notre Dieu.<ref>Jr. 37,3 : ''Sophonias'', le prêtre. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 1]]. ― * ''Juchal'' se montre plus loin, voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 38.|Jérémie, 38, 1]], ennemi de Jérémie.</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1786|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxxvii.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
4.{{lié}}Or, Jérémie se promenait librement au milieu du peuple ; car on ne l’avait pas encore mis dans la garde de la prison. Enfin l’armée de Pharaon sortit de l’Egypte ; et les Chaldéens qui assiégeaient Jérusalem, entendant cette nouvelle, s’éloignèrent de Jérusalem.<ref>Jr. 37,4 : * ''Dans la garde de la prison''. Voir plus haut, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 32.|Jérémie, 32, 2]]. ― ''L’armée de Pharaon'', Apriès ou Hophra, appelé plus loin, voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 44.|Jérémie, 44, 30]], Éphrée, Pharaon de la XXVI{{e}} dynastie, originaire de Saïs, fils de {{roi|Psammétique|II}}, petit-fils de {{roi|Néchao|II}}. Il partit pour attaquer les Chaldéens, qui suspendirent le siège de Jérusalem afin d’aller à sa rencontre et arrêtèrent sa marche. Plus tard, il reçut avec bienveillance les Juifs qui se réfugièrent en Égypte. Il régna de 590 à 571 avant Jésus-Christ.</ref>
5.{{lié}}Et la parole du Seigneur fut adressée à Jérémie, le prophète, disant :<ref>Jr. 37,5 : ''Disant''. Voir, sur ce mot, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 1.|Jérémie, 1, 4]].</ref>
6.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur, Dieu d’Israël : Ainsi vous direz au roi de Juda, qui vous a envoyés pour me consulter : Voilà que l’armée de Pharaon, qui est sortie à votre secours, retournera dans sa terre en Égypte ;
7.{{lié}}Et les Chaldéens reviendront, et ils combattront contre cette cité ; et ils la prendront et ils y mettront le feu.
8.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur : Ne trompez pas vos âmes, disant : Les Chaldéens s’en iront et se retireront de nous ; parce qu’ils ne s’en iront pas.
9.{{lié}}Mais quand même vous auriez battu toute l’armée des Chaldéens qui combattent contre vous, et qu’il en serait resté ''seulement'' quelques blessés, ils sortiraient chacun de leur tente, et mettraient à feu cette cité.
10.{{lié}}Ainsi lorsque l’armée des Chaldéens se fut retirée de Jérusalem, à cause de l’armée de Pharaon,
11.{{lié}}Jérémie sortit de Jérusalem, afin d’aller dans la terre de Benjamin, et d’y partager son bien en présence des citoyens.<ref>Jr. 37,11 : * ''D’y partager son bien''. Locution obscure. Le sens le plus naturel est, comme l’explique Théodoret, qu’il voulait aller faire ses provisions de vivres pour passer le temps du siège.</ref>
12.{{lié}}Et lorsqu’il fut parvenu à la porte de Benjamin, il y avait là un garde ''qui veillait'' à la porte à son tour, du nom de Jérias, fils de Sélémias, fils d’Hananias ; et il arrêta Jérémie, le prophète, disant : Tu fuis vers les Chaldéens.<ref>Jr. 37,12 : * ''La porte de Benjamin'' ; probablement au nord de Jérusalem, peut-être vers l’endroit où est aujourd’hui la porte de Damas.</ref>
13.{{lié}}Et Jérémie répondit : Cela est faux, je ne fuis point vers les Chaldéens. Et Jérias ne l’écouta pas ; mais il saisit Jérémie, et l’amena devant les princes.
14.{{lié}}À cause de cela les princes, irrités contre Jérémie, le firent battre et l’envoyèrent en la prison qui était dans la maison de Jonathan, le scribe ; car c’est lui qui était préposé sur la prison.<ref>Jr. 37,14 : * ''En la prison''. C’était une prison souterraine, comme ont le voit par le verset 15, insalubre et fort dure, voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 38.|Jérémie, 38, 26]].</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxviii.]}}|JÉRÉMIE.|1787}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
15.{{lié}}C’est pourquoi Jérémie entra dans la maison de la fosse et dans le cachot des esclaves ; et Jérémie y demeura bien des jours.<ref>Jr. 37,15 : ''La maison de la fosse'' ; c’est-à-dire la maison dans laquelle il y avait une fosse, une prison souterraine, une basse-fosse. Comparer au verset précédent.</ref>
16.{{lié}}Or le roi Sédécias l’envoya retirer, et il l’interrogea en secret dans sa maison, et dit : Crois-tu qu’il y a quelque parole ''venant'' du Seigneur ? Et Jérémie : Il y en a ; et il ajouta : Vous serez livré aux mains du roi de Babylone.<ref>Jr. 37,16 : * ''Quelque parole venant du Seigneur'' ; une prédiction.</ref>
17.{{lié}}Et Jérémie dit au roi Sédécias : En quoi ai-je péché contre vous, contre vos serviteurs et contre votre peuple, pour que vous m’ayez envoyé dans la maison de la prison ?<ref>Jr. 37,17 : ''La maison de la prison''. Voir la note sur [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 37.|Jérémie, 37, 14]].</ref>
18.{{lié}}Où sont vos prophètes qui vous prophétisaient, et qui disaient : Le roi de Babylone ne viendra pas contre vous et contre cette terre ?
19.{{lié}}Maintenant donc, écoutez, je vous conjure, mon seigneur roi ; que ma prière instante soit puissante en votre présence ; et ne me renvoyez pas dans la maison de Jonathan, le scribe, de peur que je n’y meure.
20.{{lié}}Le roi Sédécias ordonna donc que Jérémie fût mis dans le vestibule de la prison, et qu’on lui donnât tous les jours une miche de pain, outre les mets ''ordinaires'', jusqu’à ce que tout le pain de la cité fût consumé ; et Jérémie demeura dans le vestibule de la prison.<ref>Jr. 37,20 : Si on veut suivre l’ordre des temps, il faut passer d’ici aux chapitres 32 et 33. ― * ''Dans le vestibule de la prison'' du palais royal.</ref>
{{t4|CHAPITRE 38.}}
{{Alinéa|Jérémie est mis dans une basse-fosse. Abdémélech l’en retire. Sédécias le consulte en secret ; Jérémie lui conseille de se rendre aux Chaldéens. Sédécias lui recommande le secret sur cet entretien. Jérémie le lui garde.|1.3|-1.3|lh=1.2|fs=85%|mt=0.5em}}
1.{{lié}}Or Saphatias, fils de Mathan, et Gédélias, fils de Phassur, et Juchal, fils de Sélémias, et Phassur, fils de Melchias, entendirent les paroles que Jérémie adressait à tout le peuple, disant :<ref>Jr. 38,1 : * ''Phassur''. Voir plus haut, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 1]]. ― ''Juchal''. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 37.|Jérémie, 37, 3]].</ref>
2.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur : Quiconque demeurera dans cette cité mourra par le glaive, et par la famine et par la peste ; mais celui qui s’enfuira vers les Chaldéens vivra, et son âme sera saine et sauve, et il vivra.<ref>Jr. 38,2 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 9]]. ― ''Son âme'' ; hébraïsme, pour ''sa personne, lui''. Dieu avait expressément ordonna aux Juifs de se rendre aux Chaldéens. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 9]], sur le motif de ce commandement.</ref>
3.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur : En étant livrée, cette cité sera livrée en la main de l’armée du roi de Babylone, et il la prendra.<ref>Jr. 38,3 : ''Étant livrée, sera livrée'' ; hébraïsme pour ''sera certainement'' ou ''entièrement'' livrée.</ref>
4.{{lié}}Et les princes dirent au roi : Nous vous prions que cet homme soit mis à mort, car c’est à dessein qu’il affaiblit les mains des hommes de guerre qui sont demeurés dans cette cité, et les mains de tout le peuple, leur disant ces paroles ; vu que cet homme ne cherche pas la paix de ce peuple, mais son malheur.<ref>Jr. 38,4 : ''Les mains'' ; en les décourageant. ― ''La paix'' ; ou selon l’hébreu, ''le bien, le salut, le bonheur complet''.</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1788|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxxviii.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki />
5.{{lié}}Et le roi Sédécias dit : Voici qu’il est entre vos mains ; car il n’est pas juste que le roi vous refuse quelque chose.
6.{{lié}}Ils prirent donc Jérémie et le jetèrent dans la fosse de Melchias, fils d’Amélech, qui était dans le vestibule de la prison ; et ils descendirent Jérémie avec des cordes dans cette fosse dans laquelle il n’y avait pas d’eau, mais de la boue ; c’est pourquoi Jérémie descendit dans la boue.<ref>Jr. 38,6 : * ''Dans la fosse'' ; dans la citerne. ― ''De Melchias'' ; fils du roi ou de race royale, d’après l’hébreu.</ref>
7.{{lié}}Mais Abdémélech, l’Éthiopien, eunuque qui était dans la maison du roi, apprit qu’on avait jeté Jérémie dans la fosse ; or le roi était assis à la porte de Benjamin.<ref>Jr. 38,7 : * ''À la porte de Benjamin''. Voir plus haut, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 37.|Jérémie, 37, 12]]. ― ''Abdémélech'' l’Éthiopien devait être un esclave qui avait été acheté par le roi.</ref>
8.{{lié}}Et Abdémélech sortit de la maison du roi, et parla au roi, disant :
9.{{lié}}Mon Seigneur roi, ces hommes ont mal agi en tout ce qu’ils ont fait contre Jérémie, le prophète, le jetant dans la fosse afin qu’il y meure de faim, car il n’y a plus de pain dans la cité.
10.{{lié}}C’est pourquoi le roi ordonna à Abdémélech, l’Éthiopien, disant : Prends avec toi trente hommes, et ôte Jérémie, le prophète, de la fosse, avant qu’il meure.
11.{{lié}}Abdémélech donc, ayant pris ces hommes avec lui, entra dans la maison du roi, ''dans un lieu'' qui était sous le cellier ; et il en tira de vieilles étoffes et de vieux chiffons qui étaient pourris, et les descendit jusqu’à Jérémie avec des cordes.<ref>Jr. 38,11 : * ''Qui était sous le cellier''. Hébreu : ''sous la chambre du trésor''.</ref>
12.{{lié}}Et Abdémélech, l’Éthiopien, dit à Jérémie : Mets ces vieilles étoffes et ces ''chiffons'' déchirés et pourris sous tes aisselles et sur les cordes. Jérémie fit donc ainsi.
13.{{lié}}Et ils enlevèrent Jérémie avec les cordes, et ils le tirèrent de la fosse ; mais Jérémie demeura dans le vestibule de la prison.
14.{{lié}}Et le roi Sédécias envoya, et fit venir vers lui Jérémie, le prophète, à la troisième porte qui était dans la maison du Seigneur ; et le roi dit à Jérémie : Moi je te demande une chose ; ne me cache rien.<ref>Jr. 38,14 : ''La troisième porte'' ; elle est inconnue ; le savant rabbin Kimchi, et après lui D. Calmet, Menochius, etc., pensent que c’est celle par laquelle on entrait du palais du roi dans le temple. ― ''Une chose'' ; ou ''quelque chose'' ; c’est le sens que paraît avoir ici comme dans une foule d’autres passages le terme hébreu correspondant, rendu dans la Vulgate par ''discours, entretien ({{lang|la|sermonem}})''.</ref>
15.{{lié}}Or Jérémie dit à Sédécias : Si je vous annonce la vérité, est-ce que vous ne me tuerez pas ? et si je vous donne un conseil, vous ne m’écouterez pas.
16.{{lié}}Le roi Sédécias jura donc à Jérémie secrètement, disant : Le<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxviii.]}}|JÉRÉMIE.|1789}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>Seigneur vit ! qui nous a fait cette âme, si je te fais mourir, et si je te livre aux mains de ces hommes qui cherchent ton âme.<ref>Jr. 38,16 : ''Le Seigneur vit !'' c’est-à-dire je jure par le Seigneur. ― ''Qui nous'', etc. ; qui a créé en nous cette âme qui nous fait vivre. ― ''Si je te fais mourir'', etc. ; pour ''je ne te ferai pas mourir'', etc. Dans les formules du serment, les Hébreux employaient la particule si, quand ils juraient qu’ils ne feraient pas une chose, et ils y ajoutaient la négation, lorsqu’ils juraient qu’ils la feraient. Cette manière de s’exprimer vient de ce qu’ils omettaient par euphémisme, l’imprécation qui suit les jurements ; par exemple : ''Je veux qu’il m’arrive tel mal, tel malheur, si'', etc. ― ''Qui cherchent ton âme'' ; hébraïsme, pour ''qui cherchent à t’ôter la vie''.</ref>
17.{{lié}}Et Jérémie dit à Sédécias : Voici ce que dit le Seigneur des armées, le Dieu d’Israël : Si tu sors pour aller voir les princes du roi de Babylone, ton âme vivra, et le feu ne sera pas mis à cette cité, et tu seras sauvé, ainsi que ta maison.<ref>Jr. 38,17 : ''Si tu sors'', etc. Voir sur le motif de ce commandement, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 9]]. Le roi Nabuchodonosor n’était pas alors en personne au siège de Jérusalem, où son armée était commandée par ses généraux ; il se trouvait à Réblatha, en Syrie.</ref>
18.{{lié}}Mais si tu ne sors pas vers les princes du roi de Babylone, cette cité sera livrée aux mains des Chaldéens, et ils y mettront le feu, et toi, tu n’échapperas pas de leurs mains.
19.{{lié}}Et le roi Sédécias dit à Jérémie : Je suis en peine à cause des Juifs qui ont passé du côté des Chaldéens ; dans la crainte que je ne sois livré entre leurs mains, et qu’ils ne se jouent de moi.
20.{{lié}}Mais Jérémie répondit : On ne vous livrera pas ; écoutez, je vous prie, la voix du Seigneur que je vous annonce ; et bien vous sera, et votre âme vivra.
21.{{lié}}Si vous ne voulez point sortir, voici ce que le Seigneur m’a montré :
22.{{lié}}Voilà que toutes les femmes qui seront demeurées dans la maison du roi de Juda seront conduites aux princes du roi de Babylone ; et elles diront elles-mêmes : Ils ''vous'' ont séduit, et ils ont prévalu contre vous, les hommes qui vivaient en paix avec vous ; ils vous ont plongé dans la fange et ''ont mis'' vos pieds dans des lieux glissants, et ils se sont retirés de vous.
23.{{lié}}Et toutes vos femmes et vos enfants seront conduits aux Chaldéens ; et vous n’échapperez pas à leurs mains, mais vous serez pris dans la main du roi de Babylone ; et cette cité, il y mettra le feu.
24.{{lié}}Sédécias dit donc à Jérémie : Que personne ne sache ces paroles ''que tu m’as dites'', et tu ne mourras pas.
25.{{lié}}Mais si les princes apprennent que je t’ai parlé, et qu’ils viennent te dire : Fais-nous connaître ce que tu as dit au roi, ne nous cache rien, et nous ne te tuerons pas, et ce que t’a dit le roi ;
26.{{lié}}Tu leur diras : Moi j’ai répandu mes prières devant le roi, afin qu’il ne me fît pas ramener dans la maison de Jonathan ; car j’y mourrais.
27.{{lié}}Tous les princes vinrent donc vers Jérémie et l’interrogèrent, et il parla selon tout ce que le roi lui avait ordonné, et ils le laissèrent en paix ; car rien n’avait été entendu.<ref>Jr. 38,27 : ''Rien n’avait'', etc. ; rien n’avait été su de ce qu’ils s’étaient dit l’un à l’autre.</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude>
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Page:Journal asiatique, série 9, tome 5-6.djvu/123
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ÉLOGE DE {{Roi|MAR DENḤA|Ier}}|115}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%">
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܢܨܒ ܒܗܿ ܠܘܩܕܡ ܐܣܟܘܠܐ ܪܒܬܐ ܒܗܕܐ ܥܕܬܐ: ܘܥܠܝܗܿ ܒܛܝܠ ܗܘܐ ܒܟܠܗ ܠܒܐ ܘܫܦܝܘܬ ܬܐܪܬܐ. ܙܪܥ ܫ̈ܬܠܬܐ ܪ̈ܘܚܢܝܬܐ ܒܕܪ̈ܝ ܥܕܬܐ: ܘܪܒܝ ܐܢܝܢ ܒܡܛܪܐ ܘܛܠܐ ܐܝܟ ܪܒܝܬܐ. ܚܣܠܗ ܠܦܘܡܗ ܡܢ ܦܘܢܩ̈ܐ ܕܟܠ ܒܘܣܡ̈ܝܢ: ܘܒܙܘܠܗܙܐ ܕܡܢ ܬܘܪܣܝܐ ܥܢܐ ܗܘܐ ܒܐܡܝܢ. ܟܪܣܐ ܥܒܝܬܐ ܗܘܢܐ ܕܒܣܪܐ ܡܥܕܐ ܠܡܐܠܕ: ܟܕ ܬܘܠܕ ܠܡ ܗܘܢܐ ܕܩܛܝܢ [ܕܪܘܚܐ] ܡܦܠܗܕ. ܩܕ ܫܗ ܠܦܓܪܗ ܐܝܟ ܩܘܪܒܢܐ ܕܟܝܐ ܠܡܪܗ: ܘܕܟܝܗ ܠܐܒܗ ܡܢ ܟܠ ܚܫ̈ܝܢ ܩܕܡ ܒ̈ܢܝ ܕܪܗ. ܢܗܪܬ ܢܦܫܗ ܒܟܠ ܣܘܟ̈ܠܐ ܕܣܬܝܪ̈ܬܐ: ܘܗܘܬ ܚܒܪܬܐ ܠܪ̈ܘܚܢܝܐ ܒܡܝܬܪ̈ܬܐ. ܘܗܘܬ ܚܒܪܬܐ ܠܪ̈ܘܚܢܝܐ ܒܡܝܬܪ̈ܬܐ. ܠܥܝܢܘ̈ܗܝ ܟܠܫܥ ܒܣܦܪ̈ܝ ܪܘܚܐ ܐܨܕ ܐܢܝܢ: ܐܦ ܐܝܕ̈ܝܐ ܒܝܕ ܙܕܩ̈ܬܐ ܩܕܫ ܐܢܝܢ. ܪܒܐ ܘܐܫܛܘܫܛ ܒܟܠ ܚܟܡ̈ܬܐ ܕܙܢܝ̈ܢ [ܘ]ܙܢܝ̈ܢ: ܘܨܒܬܗܿ ܠܢܦܫܗ ܒܟܠܗܘܢ ܫܘܦܪ̈ܐ ܕܪ̈ܘܚܢܝܢ. ܒܫܗܪܗ ܙܗܝܐ ܒܨܘܡܗ ܕܟܝܐ ܪܥܝ ܠܡܪܗ: ܘܕܟܝܗ ܠܡܕܥܗ ܘܒܙܗܝܘܬܗ ܩܕܫܗ ܠܦܓܪܗ. ܡܪܩ ܬܪܥܝܬܗ ܡܢ ܪ̈ܓܝܓܬܐ ܥܒܘܪ̈ܝܬܐ: ܘܨܠܠ ܗܘܢܐ ܒܗܪܓܐ ܫܒܝܗܐ ܕܡܝܬܪ̈ܬܐ.}}|150}}</span></p></div><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ÉLOGE DE {{Roi|MAR DENḤA|Ier}}|115}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%">
<poem style="direction:rtl;text-align:right;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܢܨܒ ܒܗܿ ܠܘܩܕܡ ܐܣܟܘܠܐ ܪܒܬܐ ܒܗܕܐ ܥܕܬܐ:
ܘܥܠܝܗܿ ܒܛܝܠ ܗܘܐ ܒܟܠܗ ܠܒܐ ܘܫܦܝܘܬ ܬܐܪܬܐ.
ܙܪܥ ܫ̈ܬܠܬܐ ܪ̈ܘܚܢܝܬܐ ܒܕܪ̈ܝ ܥܕܬܐ:
ܘܪܒܝ ܐܢܝܢ ܒܡܛܪܐ ܘܛܠܐ ܐܝܟ ܪܒܝܬܐ.
ܚܣܠܗ ܠܦܘܡܗ ܡܢ ܦܘܢܩ̈ܐ ܕܟܠ ܒܘܣܡ̈ܝܢ:
ܘܒܙܘܠܗܙܐ ܕܡܢ ܬܘܪܣܝܐ ܥܢܐ ܗܘܐ ܒܐܡܝܢ.
ܟܪܣܐ ܥܒܝܬܐ ܗܘܢܐ ܕܒܣܪܐ ܡܥܕܐ ܠܡܐܠܕ:
ܟܕ ܬܘܠܕ ܠܡ ܗܘܢܐ ܕܩܛܝܢ [ܕܪܘܚܐ] ܡܦܠܗܕ.
ܩܕ ܫܗ ܠܦܓܪܗ ܐܝܟ ܩܘܪܒܢܐ ܕܟܝܐ ܠܡܪܗ:
ܘܕܟܝܗ ܠܐܒܗ ܡܢ ܟܠ ܚܫ̈ܝܢ ܩܕܡ ܒ̈ܢܝ ܕܪܗ.
ܢܗܪܬ ܢܦܫܗ ܒܟܠ ܣܘܟ̈ܠܐ ܕܣܬܝܪ̈ܬܐ:
ܘܗܘܬ ܚܒܪܬܐ ܠܪ̈ܘܚܢܝܐ ܒܡܝܬܪ̈ܬܐ.
ܠܥܝܢܘ̈ܗܝ ܟܠܫܥ ܒܣܦܪ̈ܝ ܪܘܚܐ ܐܨܕ ܐܢܝܢ:
ܐܦ ܐܝܕ̈ܝܐ ܒܝܕ ܙܕܩ̈ܬܐ ܩܕܫ ܐܢܝܢ.
ܪܒܐ ܘܐܫܛܘܫܛ ܒܟܠ ܚܟܡ̈ܬܐ ܕܙܢܝ̈ܢ [ܘ]ܙܢܝ̈ܢ:
ܘܨܒܬܗܿ ܠܢܦܫܗ ܒܟܠܗܘܢ ܫܘܦܪ̈ܐ ܕܪ̈ܘܚܢܝܢ.
ܒܫܗܪܗ ܙܗܝܐ ܒܨܘܡܗ ܕܟܝܐ ܪܥܝ ܠܡܪܗ:
ܘܕܟܝܗ ܠܡܕܥܗ ܘܒܙܗܝܘܬܗ ܩܕܫܗ ܠܦܓܪܗ.
ܡܪܩ ܬܪܥܝܬܗ ܡܢ ܪ̈ܓܝܓܬܐ ܥܒܘܪ̈ܝܬܐ:
ܘܨܠܠ ܗܘܢܐ ܒܗܪܓܐ ܫܒܝܗܐ ܕܡܝܬܪ̈ܬܐ.}}|150}}</span></poem></div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Journal asiatique, série 9, tome 5-6.djvu/124
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|116|JANVIER-FÉVRIER 1895.}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%">
<poem style="direction:rtl;text-align:right;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܪ̈ܓܠܥܗܝ ܒܠܘܪܚܐ ܕܬܪܝܨܘܬܐ ܗܠܟ ܠܝܘܢ:
ܘܠܡܚܫܒ̈ܬܗ ܒܬܐܘܪܝܐ ܡܟܟ ܐܢܝܢ.
ܐܝܬܘܗܝ ܗܘܐ ܕܝܢ ܢܘܣܐ ܘܡܥܡܪܐ ܠܐܠܠܗ ܟܠ:
ܘܒܗ ܥܡܪ ܗܘܐ ܕܝܢ ܨܒܝܢ ܡܪܗ ܟܥܒܕ ܘܡܠܐ.
ܟܟܪ̈ܐ ܕܢܣܒ ܪܥܝܐ ܛܒܐ ܥܦܦ ܐܢܝܢ:
ܘܠܬܠܡܝܕ̈ܘܗܝ ܒܝܕ ܦܘܪܢܣܐ ܐܘܣܦ ܐܢܝܢ.
ܒܐܗܝܪܘܬܐ ܘܒܚܦܝܛܘܬܐ ܢܛܪ ܗܘܐ ܠܗܘܢ:
ܠܥܪ̈ܒܘܗܝ ܡܠܝ̈ܠܐ ܡܢ ܢܟܝ̈ܢܐ ܘܓܪ̈ܫܐ ܟܠܗܘܢ.
ܒܡܟܝܟܘܬܗ ܘܒܣܝܡܘܬܗ ܬܗܪܘ ܗܘܘ ܐܢ̈ܫܐ:
ܘܟܡܐ ܡܪܢ ܣܝܥܗ ܒܚܝܠܐ ܕܪܘܚܐ ܕܩܘܕܫܐ.
ܠܪܡܝܣܘܬܗ ܘܡܗܘܢܘܬܗ ܘܡܫܝܢܘܬܗ:
ܡܢܘ ܣܦܿܩ ܕܢܐܡܪ ܐܢܝܢ ܠܡܩ̈ܠܣܬܗ.
ܡܟܝܟ ܗܘܐ ܛܒ ܘܒܣܝܡ ܦܓܥܗ ܘܗܢܝ ܡܡܠܠܗ:
ܘܠܐ ܣܟ ܡܿܨܐ ܐܢܐ ܕܐܬܢܐ ܕܟܡܐ ܣܗܝܕ ܗܘܐ ܥܡܠܗ.
ܚܡܬܐ ܢܕܝܕܬܐ ܡܘܠܕܬ ܬܘܟ̈ܐ ܠܕܒܗ ܥܡܪܐ:
ܠܝܬ ܗܘܐ ܒܓܘܗ ܘܐܦܠܐ ܗܪܬܐ ܘܪܡܘܬ ܝܨܪܐ.
ܡܣܝܒܪܢܘܬܐ ܘܒܣܝܡܘܬܐ ܫܟܝܚܐ ܗܘܬ ܠܗ:
ܘܠܐ ܡܙܕܥܦ ܗܘܐ ܟܕ ܚܪܝܝܐ ܡܬܚܪܐ ܠܩܘܟܠܗ.
ܠܐ ܡܬܬܥܝܩ ܗܘܐ ܠܐ ܟܥܩ̈ܬܐ ܘܠܐ ܒܫܚܩ̈ܐ:
ܘܠܐ ܒܢܣܝܘܢ̈ܐ ܘܠܐ ܒܐܘܠܨܢ̈ܐ ܕܡܢ ܫܚܘܩ̈ܐ.}}|150}}</span></poem></div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Poilay - Souvenirs d'un engagé volontaire, 1907.pdf
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|Titre=[[Souvenirs d'un engagé volontaire]]
|Sous_titre=Belfort (1870-1871)
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Souvenirs d'un engagé volontaire/Préface
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[[Catégorie:Préfaces]]
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{{Wikisource:Forum des nouveaux/En-tête}}
== erreurs de typographie ==
Bonjour,<br>
j'ai lu dans le guide lexicographique qu'il fallait respecter le texte d'origine mais qu'on pouvait faire des corrections pour des erreurs évidentes. Sur cette page par exemple https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Les_%C5%93uvres_diverses_de_Mr_de_Cyrano_Bergerac_-_1654.pdf/8, que j'ai corrigée en respectant scrupuleusement l'originale, elle est difficilement lisible car les u sont des v et inversement (DVC au lieu de DUC, Liure au lieu de Livre), les j sont des i (ARPAION au lieu de ARPAJON), les s sont des ſ.<br>
* Il est évident que le mot DVC n'a jamais existé (imprononçable d'ailleurs) en langue française quelle que soit l'époque, idem pour Liure ou pour le duc d'arpaion (quand il allait dans des soirées et qu'il était annoncé à son arrivée par un valet, j'imagine bien que ce dernier disait "le duc d'Arpajon"). J'ai donc très envie de corriger ces "coquilles".<br>
* Par contre le ſ à la place du s est je crois très répandu pour ne pas dire normal pour l'époque (1654) car eſ est l'ancienne écriture pour l'accent circonflexe ê (par exemple meſme au lieu de même aujourd'hui), donc je pensais les laisser (même pour le mot ieuneſſe, qui pourrait être réécrit en jeuneſſe en gardant les 2 ſſ car cela reste lisible). Ma seule question à propos de ce caractère est : est-ce que ce ſ est le bon caractère à utiliser (proposé par l'OCR de Tesseact quand l'OCR de Google propose la lettre f). Y a t-il un 3e caractère mieux adapté ?<br>
Votre avis sur ces 2 points ? [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 2 avril 2025 à 15:16 (UTC)
:Salut, peut-être que c'est un début de réponse, mais j'ai trouvé cette astuce dans préférences > Gadgets > Convertir les caractères anciens (ex. ſ en s) [[Utilisateur:Krakena|Krakena]] ([[Discussion utilisateur:Krakena|d]]) 3 avril 2025 à 12:20 (UTC)
::Ah, oui, cool. J'ai trouvé d'autres gadgets intéressants, j'avoue n'y avoir jamais prêté attention. Merci à toi. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 4 avril 2025 à 12:36 (UTC)
:Bonjour,
:Attention, ce que vous signalez n'est pas une erreur de l'imprimeur ou de l'auteur, mais une graphie ancienne.
:Jusqu'au XVIe siècle, on avait l'habitude d'employer une seule lettre, ''u'' en minuscules et ''V'' en majuscules, pour la voyelle [y] ("u") et la consonne [v] ("v"). C'est au XVIe qu'on a commencé à spécialiser ''u'' pour la voyelle, en créant une forme ''U'', et ''V/v'' pour la consonne. Cette transformation a mis du temps à s'imposer, si bien qu'on trouve des livres du XVIIe et même du XVIIIe siècle avec l'ancienne graphie.
:De même une seule lettre ''I'' servait à noter [i] et [j], la lettre ''J'' est une invention du XVIe siècle.
:Si vous voulez en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_ramistes
:Si le fac-similé sur lequel vous travaillez date de 1654, je vous déconseille donc de corriger ces "erreurs", car ce n'en est pas : c'est une pratique de l'époque, comme les ſ longs. En général, si vous débutez sur Wikisource, peut-être faut-il commencer plutôt par des textes avec peu de différences orthographiques par rapport à l'usage actuel : par exemple des éditions du XIXe ou du XXe siècle.
:Bonne lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 6 avril 2025 à 16:17 (UTC)
::Ok, merci pour le lien.
::Question subsidiaire : le livre La mort d'Agrippine (édition 1654) a été validé par 2 contributeurs : si vous regardez cette page https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Savinien_Cyrano_de_Bergerac_-_La_mort_d%27Agrippine_-_1654.djvu/3 :
::* le j a été utilisé par l'éditeur ("j'ay cru vous devoir" à la 3ème ligne du texte original) : donc le j existait et les i qu'on trouve dans la page (que j’appellerai P) de ma question initiale (même éditeur, même année : la mort d'agrippine a été publié quelques semaines avant le livre de la page P) donc les i de la page P semblent être des erreurs typographiques
::* les V ont été modifiés et validés en U (sous-titre "AV LECTEVR" devenu "AU LECTEUR"), les u en v ("vous deuoir" devenu "vous devoir').
::Dans la version complète de la mort d'Agrippine https://fr.wikisource.org/wiki/La_mort_d%E2%80%99Agrippine, livre validé par 2 contributeurs, les ſ de cette page, qui avaient été laissés tels quel, ont tous été remplacés par des s ("impreſſion" dans le texte original ligne 2 et dans la version page validée, est devenu "impression" dans le livre validé).
::Il semble donc que la "modernisation" du texte soit possible (en particulier pour le ſ puisque wikisource propose un gadget pour automatiser leurs remplacements).
::Cordialement. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 7 avril 2025 à 12:24 (UTC)
:::En effet l'usage du J et du V s'est imposé de manière non uniforme, et en général, si vous fouillez les éditions anciennes, vous verrez que beaucoup d'entre elles varient allègrement les graphies pour un même mot (dans un même livre de 1798 j'ai rencontré ''écrire'', ''ecrire'' et ''êcrire''). L'orthographe et l'unification des orthographes au sein d'un même livre sont des principes inégalement appliqués au moins jusqu'au XIXe siècle... Suivre l'évolution des usages des imprimeurs est aussi intéressant, cela permet d'accéder à une autre histoire du livre, celle des typographes, de leurs règles, de leurs usages. C'est pourquoi je vous invite à garder la main légère lors de vos corrections.
:::S'agissant de Cyrano, je vous invite à laisser un message en page de discussion sur le livre pour demander au reste des contributeurs si la modernisation au sein des pages est souhaitable, et peut-être pour définir un parti pour l'ensemble du livre avec les autres contributeurs.
:::Par ailleurs il existe des manières (que je n'ai pas utilisées donc que je ne connais pas) de moderniser automatiquement le texte tout en gardant l'orthographe dans la saisie du fac-similé. Peut-être ne faut-il pas corriger les pages elles-mêmes mais générer une version modernisée, comme cela a dû être fait pour ''La Mort d'Agrippine''. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 7 avril 2025 à 13:34 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ! Le « s long » (ſ) n’est pas l’ancienne façon d’écrire le circonflexe. Ce dernier ne remplace un « s » que dans 50% des cas. Et le « s » remplace même souvent le « ſ » avant soit de disparaître, soit d’être marqué par un circonflexe, soit d’être conservé car il y a bien une période où tous les « s » sont écrit « ſ » sauf en fin de mot. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] ([[Discussion utilisateur:Lyokoï|d]]) 12 juin 2025 à 08:44 (UTC)
== Questions de mise en page ==
Bonjour,
J'ai commencé à travailler sur les contes d'Andersen (en prenant exemple sur [[Le Sarrasin]]) et j'ai plusieurs questions :
# [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/185| Sur la première page du conte]] j'ai utilisé {{modèle|T3}} et {{modèle|T2}} pour rendre le titre en deux tailles différentes. Est-ce la bonne technique ?
# Que faut-il faire de l'illustration et de sa légende ? Il y en une sur la première page et sur certaines des pages suivantes.
# Pour les pages suivantes, faut-il transférer le haut de la page du livre (titre et numéro de page) vers l'en-tête de la "Page:" créée ?
# Dans [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/196|une page]], il y a manifestement une erreur de typo dans l'impression originale (1er mot de la 2e ligne du 3e paragraphe : le '''a''' est imprimé tête en bas). Est-ce qu'il faut signaler cette erreur ? Comment ?
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 14 mai 2025 à 19:20 (UTC).
:Bonjour,
:1. Non, ce n'est pas la bonne technique. Les deux modèles renvoient à des niveaux de titre différents. Ici, il faut faire varier la taille en utilisant un modèle, mais rester à l'intérieur du même modèle (t2, puisque c'est le premier niveau de titre) ; j'ai rectifié.
:2. Les illustrations, si on choisit de les intégrer, doivent être déposées sur Commons. Les légendes sont à transcrire si on intègre les illustrations, et uniquement dans ce cas. Il est possible de se faire aider pour l'opération, qui peut être réalisée plus tard, de toute façon.
:3. Les en-têtes de page peuvent être transcrits dans la zone d'en-tête, c'est tout à fait facultatif. Ils ne doivent en tout cas pas figurer dans la zone principale.
:4. En cas d'erreur évidente, on utilise le modèle {{m|corr}} ; mais quand il s'agit de lettres qui ne sont pas dans le bon sens, on peut se contenter de les remettre à l'endroit sans signaler la correction.
:Par ailleurs, quelques conseils basiques :
:* Il y a plusieurs gadgets à activer qui facilitent le respect des conventions typographiques en usage : il faut aller dans "Préférences", puis "Gadgets", et dans la rubrique "Édition", cocher "Caractères spéciaux automatiques", "Scanilles", "Gadget généraliste..." et "Typo". Il y en d'autres qui sont utiles, mais ceux-là sont à peu près indispensables, et permettent de gagner du temps. Le gadget scanilles surligne en rose un certain nombre d'erreurs courantes d'OCR difficiles à voir à la relecture.
:* Quand une page commence par un nouveau paragraphe, il faut le faire débuter par <nowiki><nowiki /></nowiki> suivi d'une ligne vide, sinon, il sera collé au dernier paragraphe de la page précédente.
:[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 14 mai 2025 à 20:31 (UTC)
== Renommage ==
Bonjour !<br>Je voudrais renommer [https://en.wikisource.org/wiki/Constitution_of_the_Fifth_French_Republic_(amended,_2008) un texte] sur [https://en.wikisource.org/wiki/Main_Page en:Wikisource].
*Est-ce possible ?
*Comment faire, s'il vous plaît ?
Je vous remercie d'avance.<br/><br/>[[Utilisateur:Antilegomenon|Antilegomenon]] ([[Discussion utilisateur:Antilegomenon|d]]) 19 mai 2025 à 15:14 (UTC)
:Bonjour {{notif|Antilegomenon}} et bienvenue sur Wikisource.
:Comme je viens de l'indiquer sur votre page de discussion, il n'y a pas lieu de renommer ou modifier cette page, que ce soit sur le Wikisource anglophone ou ici. Une page une fois publiée n'a pas vocation à être mise à jour (différence fondamentale avec Wikipédia), sauf pour corriger des erreurs éventuelles de transcription. Wikisource n'est pas un site juridique (Légifrance fait cela bien mieux) et ne cherche pas à donner un état du droit en vigueur. En outre, l'intégration à Wikisource de textes légaux est en principe prohibée (voir [[WS:Loi]]), donc cette page disparaîtra peut-être purement et simplement un de ces jours. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mai 2025 à 16:19 (UTC)
== Est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource? ==
Bonjour, est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource?
C'est en tout cas ce que j'ai commencé d'entreprendre:
[[Livre:Karl Friedrich Heinrich Marx Konrad Victor Schneider und die Katarrhe 1873.pdf]]
Si non, qu'en est-il par exemple des ouvrages bilingue? [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 06:47 (UTC)
:{{ping|Oimabe}}, Il me semble que c’est toi qui l’a importé.
:Sinon on peut importer un ouvrage dans une autre langue que le français si et seulement si on fait l'a traduction en regard du texte. Et depuis qu’on n’accepte plus les textes sans fac-similé, c’est même devenu obligatoire exemple :
:[[Livre:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu]] est un livre en anglais, le texte de la traduction se trouve ici [[La Musique d’Erich Zann]] et comme tu peux le voir ici [[Page:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu/28]] la traduction à remplacer le texte anglais.
:Maintenant pour les livres bilingues, on ne corrige que le français, en général il sont présentés une page sur deux, dans ce cas la page qui n’est pas en français est mise en "gris" et à la transclusion on rajoute dans la syntaxe <nowiki>"step=2"</nowiki> (où on efface le contenu de la page, ce qui revient au même mais qui est beaucoup plus long) , mais là je n’ai pas d’exemple qui me viennent. S’il y a une autre présentation, n’hésite pas à venir me voir en citant la page concernée.
:J’espère avoir répondu à tes interrogations, bonne journée
:--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:02 (UTC)
::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]],
::Cela semble assez clair.
::Je vais donc m'affairer sur les deux Wikisource.
::* En allemand sur la wikisource allemande
::* En français sur la wikisource française, une traduction personnelle depuis l'allemand
::Cela me semble assez étrange que Wikisource accepte des traductions [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:11 (UTC)
:::{{ping|Oimabe}} Depuis le début du projet les traductions des contributeur ont toujours été acceptées. Ça permet aussi d’avoir des inédits d’auteur DP qui n’ont jamais été publiés en français à la date de leur publication sur WS. Le lecteur est averti par la catégorie "Traduction Wikisource". --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:21 (UTC)
::::Merci [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:24 (UTC)
== Journal publié sur Wikisource ? ==
Avec mon équipe, nous avons décidé de publier un journal de presse complet, couvrant la période de 1881 à 1951.
Je me pose plusieurs questions concernant la meilleure façon de procéder sur Wikisource. En effet, jusqu'à présent, je n’ai trouvé que des exemples d’extraits de journaux (articles, reportages, etc.), mais aucun exemple de journal publié dans son intégralité, numéro par numéro.
#Existe-t-il un exemple de journal entièrement publié sur Wikisource que je pourrais suivre comme modèle ?
#Comment faut-il structurer les pages pour chaque numéro ? Faut-il créer une page par date ?
#Quel titre donner à chaque numéro (par exemple : Nom du journal - 12 janvier 1881) ?
#Comment organiser une page principale permettant de visualiser tous les numéros, classés par année ?
Je serais très reconnaissant si quelqu’un pouvait me guider ou me montrer un exemple concret. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 11 juin 2025 à 19:19 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] :)
:Bienvenue chez les amateurs de textes !
:Je vois que tu n'as encore jamais contribué ''sur Wikisource'' - nous avons certes des outils puissants pour nous aider dans le travail, mais c'est quand même un travail long, délicat, nécessitant attention et persévérance...
:Un journal entier sur 70 ans... oulahhhh ! c'est très très ambitieux ! vous êtes combien dans l'équipe ?!
:De quel journal/type de journal s'agit-il ? un quotidien ? un hebdo ? un journal d'actualité ? de chroniques ? sur combien de colonnes ?
:Les journaux sont particulièrement complexes à traiter sur Wikisource à cause du multicolonnage : ça rend les scans très difficiles à lire, et la création des articles (souvent non titrés) dans l'espace principal très complexe. C'est une des raisons pour lesquelles il n'y a actuellement pas de collection de ''journaux'' sur Wikisource. voir par exemple [[Page:18830317_Le_Figaro.pdf/1]]
:De plus, dans un journal, il y a plein d'informations qui ne sont pas particulièrement intéressantes... comme les publicités, par ex. voir [[Page:18830317 Le Figaro.pdf/4]]
:L'autre est le volume que ça représente ! une revue, comme la [[Revue des Deux Mondes]], qui paraît 2 fois par mois depuis presque un siècle, c'est plus de 500 de numéros..., plus de 15000 articles ou textes littéraires, et plus de 15 ans de travail de transcription par un grand nombre de contributeurs - et un énoorme travail d'organisation des textes pour s'y retrouver...
:Du coup, avant de se lancer, il faut vraiment :
:# réfléchir à ce qu'on veut faire - est-il vraiment utile de mettre en ligne un journal déjà numérisé et océrisé sur un site public, par exemple ?
:# évaluer la quantité de travail à fournir : une page de journal, c'est - selon les cas - plusieurs ''heures'' de transcription... : un quotidien de 4 pages sur un an, c'est 1200 pages... sur 80 ans, c'est 96000 pages !!
:# mesurer l'intérêt pour les lecteurs : est-ce que tous les articles, y compris les entrefilets, ont leur place dans wikisource ? -- Rappel, le but de wikisource est de "mettre en ligne des textes", pas de transcrire ''tout ce qu'il y a dans un journal''...
:# et ne surtout pas se lancer à mettre en ligne des centaines de scans qui ne seront jamais corrigés, car on va baisser les bras devant la masse... -> le cas échéant, tester avec ''1'' numéro... ''pour voir''...
:Bref, il ne s'agit pas de te décourager, mais de t'inciter à bien réfléchir à votre projet avant de vous lancer...
:Et avant de vous lancer dans ce travail très lourd, je vous incite (toi et toute ton équipe) à commencer par apprendre à contribuer - sur des documents déjà en ligne -, pour vous faire une idée de la réalité du travail de transcription... - ''on ne se lance pas à traverser la Manche à la nage sans avoir appris à nager d'abord'' {{clin}} [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 juin 2025 à 08:08 (UTC)
:: Bonjour :)<br>Merci beaucoup pour ton accueil chaleureux et ton retour très détaillé — c’est exactement ce dont on avait besoin pour mieux comprendre les enjeux d’un tel projet sur Wikisource !
:: Effectivement, je n’ai encore jamais contribué directement sur Wikisource, mais je suis en train d’apprendre, et je vais bientôt commencer à m’y mettre sérieusement.
:: Concernant le journal : il paraît depuis 1881, tous les 5 jours. Nous avons accès à 2909 numéros, ce qui représente environ 11 400 pages, dont une page de publicité par numéro. L’équipe est composée de 3 à 4 personnes, et nous prévoyons de travailler dessus sur une période de 6 mois à un an. Bien sûr, on reste ouverts à ajuster le rythme ou le format si besoin.
:: Tout ce que tu as soulevé — la complexité, le volume, la lisibilité, l'intérêt réel pour les lecteurs — ce sont des points qu’on a effectivement déjà discutés en interne. C’est aussi pour ça que je suis venu chercher des retours d’expérience : pour éviter de partir tête baissée dans un projet irréaliste.
:: Si je comprends bien ton conseil, il serait plus pertinent de ne pas viser l'intégralité du journal dès le départ, mais plutôt de se concentrer sur des articles vraiment intéressants, éventuellement en les catégorisant par auteur ou par thème. Cela ferait sens, et permettrait de rester fidèle à l’objectif principal de Wikisource : mettre en valeur des textes significatifs.
:: Donc merci encore pour tes remarques franches, ça nous aide beaucoup à cadrer notre démarche. Si toi ou d’autres avez des exemples de bonnes pratiques, ou des retours sur ce qui a fonctionné ou non dans d’autres projets similaires, on est preneurs ! [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 08:30 (UTC)
::{{ping|Reda Kerbouche}} 1881 ou 1981 ?, dans le premier cas, c’est possible, dans le second, ce n’est pas possible (violation des droits d’auteur). --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 12 juin 2025 à 10:33 (UTC)
::: Il s'agit de 1881, et non de 1981 — c'était une erreur de ma part. J'ai corrigé. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 10:37 (UTC)
== Téléchargement en doublon ==
Bonjour,
Apparemment, une même édition a été téléchargée deux fois :
* [[Livre:Andersen - Souliers rouges, et autres contes, trad. Grégoire et Moland, 1880.djvu]]
* [[Livre:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu]]
Que faut-il faire {{clin}} ? [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 24 juin 2025 à 11:28 (UTC)
{{ping|Habertix}} Je m’en occupe, on va conserver le deuxième dont un texte est déjà transcrit --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:34 (UTC)
{{ping|Habertix}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:42 (UTC)
== Importer un livre déjà en PDF sur Commons ? ==
Bonjour,
J'essaie de me (re)mettre à Wikisource, et j'ai tout oublié de ma première expérience il y a une dizaine d'années.
Je voudrais éditer ce livre bilingue : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Indicazione_antiquaria_del_Pontificio_Museo_Pio-Clementino_in_Vaticano_(IA_indicazioneantiq00mass).pdf
Il se trouve qu'il est déjà en PDF, mais pas en djvu... Comment puis-je le créer sur Wikisource ?
J'en ai profité pour lui créer une entité Wikidata mais je ne suis pas bien sûre de la façon de tout lier https://www.wikidata.org/wiki/Q135196431
Toute aide est la bienvenue !
Merci d'avance [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 09:43 (UTC)
:Bonjour,
:Si le format djvu est préféré pour certains usages, le pdf est loin d'être interdit sur Wikisource. On peut donc créer l'index du livre à partir du fichier existant, ce que je viens de faire, vous le [[Livre:Indicazione antiquaria del Pontificio Museo Pio-Clementino in Vaticano (IA indicazioneantiq00mass).pdf|trouverez ici]]. Je l'ai relié à l'entité WD que vous avez créée. Pour le texte, si vous ne comptez pas publier la version italienne sur it.ws, vous pouvez vous contenter de transcrire la colonne en français de chaque page ; pas la peine de conserver l'italique, qui n'a pas grand sens dans une version monolingue. Je constate en ouvrant une page au hasard que l'OCR existant est très mauvais ; vous pouvez vous aider du bouton de transcription en haut à droite, en choisissant l'OCR de Google, pour récupérer une meilleure version brute comme base de travail. Si vous avez d'autres questions à divers stades du travail, n'hésitez pas à me solliciter, je me ferai un plaisir de vous aider autant que je pourrai. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 juillet 2025 à 12:46 (UTC)
::Merci beaucoup pour votre aide ! Je vais m'y mettre sans tarder ! [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 12:49 (UTC)
:::Bonsoir {{Notif|Peccadille}}, Quand vous devrez mettre en colonne, voici un exemple d’un modèle bilingue d’un texte : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/110]]. Bonnes contributions ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC)
== Lien dans une table des nouvelles ==
Bonjour,
Comment est construite la table des nouvelles de [[Livre:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu]] (moitié droite de l'écran) ?
Pour L'ANGE, le numéro 215 est cliquable et emmène à la première page de la nouvelle ; pour LE VIEUX FERME-L’OEIL, le numéro 219 est le bon numéro de page, il est cliquable mais il mène à la page 217. De même "LE SANGLIER DE BRONZE . . . 239" mène à la page 237.
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:27 (UTC)
:C'est peut-être lié à [[#Téléchargement en doublon]] plus haut sur ce forum. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:31 (UTC)
::Il y avait une erreur dans les paramètres qui font le lien entre le numéro de page dans l'ouvrage et le numéro de page dans le fac-similé. Normalement j'ai corrigé. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2025 à 17:43 (UTC)
:::Merci et j’ai compris que cette table n’était pas magique mais qu’elle était présente dans l’original. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]])
== Cas des traductions multiples. ==
Bonjour,
Sur [[Auteur:Hans_Christian_Andersen]], comment peut-on faire apparaître que Wikisource propose plusieurs traductions d'un même conte ? Et parfois avec de titres français différents ?
Cas à traiter (qui montre qu'un elfe peut donc être petit et vieux {{rire}}) :
* [[Contes d’Andersen/Une semaine du petit elfe Ferme-l’Œil]]
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/239 LE VIEUX FERME L'OEIL]
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:51 (UTC)
:Bonsoir {{Notif|Habertix}}
:Pour un texte d’une même langue, il faut créer une page similaire à ce que sont les pages d’homonymie de Wikipédia : exemple : [[L’Albatros]]. Wikisource repère que c’est une liste d’éditions. Quand on clique sur n’importe laquelle des éditions, une annonce se retrouve pour introduire l’édition : "Pour les autres éditions de ce texte, voir L'Albatros."
:Pour donner à cette page du contenu, il faut la lier à un élément Wikidata à créer ([[d:Q3201688]], pour notre exemple), et créer des éléments Wikidata pour chaque version, édition ou traduction, sur ce modèle : [[d:Q135233361]].
:Il y avait une autre méthode que je ne retrouve plus, mais celle-ci est la plus courante. Bonnes contributions à vous ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC)
::Bonsoir,
::Pour le cas spécifique des traductions, j'ajouterai à ces bons conseils l'exemple de [[Robinson Crusoé (Defoe)|Robinson Crusoé]], avec le modèle {{m|traductions}}, plus précis que {{m|éditions}}. Le choix du titre à retenir pour cette page d'homonymie quand les choix des traducteurs divergent est une question qui me tarabuste aussi depuis quelques jours, j'ai à la résoudre pour certaines nouvelles de Gogol et je ne me suis pas encore décidé. Il convient sans doute de privilégier le titre le plus courant (quand plusieurs traducteurs convergent), le plus populaire (une traduction est elle plus populaire que d'autres, donc le titre plus connu parmi les lecteurs ?) ou simplement celui de la première traduction publiée en français (mais qui est parfois loin d'être la meilleure...). Peut-être {{ping|Acélan}} qui publie sur WS pas mal de littérature traduite pourrait-il nous conseiller ? [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 9 juillet 2025 à 23:23 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]],
:::Je ne me rappelle pas avoir eu à trancher des cas complexes, mais j'aurais tendance à adopter le [[w:Principe de moindre surprise|principe de moindre surprise]], c'est-à-dire à retenir, pour la page utilisant le modèle {{m|traductions}} que préconise justement @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], le titre le plus familier au lecteur contemporain. Mais quand il s'agit de contes ou de nouvelles pas forcément connus, c'est assez difficile à trancher. Dans ce cas, je crois que je me référerais au titre original : ici, ''Ole Lukøje'' (non, je ne parle pas danois, j'ai mis un peu de temps à trouver), donc plutôt ''Le Vieux Ferme-l’Œil''. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 10 juillet 2025 à 07:00 (UTC)
::::Bonjour {{Notif|Susuman77}}
::::Heureusement que tu es là, la réponse s’en trouve peaufinée. Ce que je ne retrouvais plus étais sans doute {{m|traductions}}. Et avec le regard d’Acélan sur le titre à retenir, Habertix va désormais y trouver son compte. --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 10 juillet 2025 à 07:02 (UTC)
== Cas d'un conte absent de la Table du FS ==
Bonjour,
Que peut-on faire quand un conte est absent de la Table du FS ? Je l'ai ajouté en tant que coquille, voir [[Spécial:Diff/15228409]].
-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 21:18 (UTC)
:Bonsoir ! J'aurais fait exactement la même chose, ne vous inquiétez pas, c'est assez fréquent, notamment pour des éditions assez anciennes, que les éditeurs négligent la table des matières et que celle-ci se retrouve avec des coquilles plus abondantes que le corps du texte, voire des divisions manquantes, comme c'est le cas ici. Encore plus fréquent est le cas où l'éditeur néglige de faire figurer dans la TDM une introduction ou un avant-propos bien distincts du corps du texte. Le mieux dans ce cas est de corriger la table, comme on se permet de la créer quand elle manque tout à fait, soit avec le modèle {{m|corr}}, comme vous l'avez fait, soit avec des balises includeonly. Aucun souci donc ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 22:45 (UTC)
::Je fais pareil pour les numéros de page incorrects ?
::Comme pour le dernier conte de [[Page:Andersen_-_Nouveaux_Contes,_trad._Soldi.djvu/306]] qui est mentionné en page 292 (numéro de page pair) qui est une page vide et que le conte commence bien-sûr en page impaire. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 23:04 (UTC).
:::Oui, j’avais oublié, c’est aussi une erreur très fréquente, {{m|corr}} est tout à fait adapté dans ce cas aussi, en mettant {{m|pli}} à l’intérieur pour la valeur correcte seulement. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 23:19 (UTC)
J’ai corrigé les coquilles de numérotation.
J’ai des questions sur des détails, dont je ne sais si c’est l’orthographe de l’époque ou des coquilles.
* Que faire de "toute le monde" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/58|sur cette page]]), de "geôlier" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/59|ici]]), de "poëte" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/52|ici]]) ? Correction silencieuse ou comme coquille ?
* [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/544|Dans cette page]], il y a un animal fabuleux écrit "basilique". Faut-il corriger en "basilic" ? Silencieusement ou comme coquille ?
* [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/539|Ici]], il y a un "sopha". Faut-il corriger en "sofa" ?
* Et enfin [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/256|ici]], est-ce qu’on ajoute un deuxième r à "charette" ?
[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 19 juillet 2025 à 21:17 (UTC).
:Bonsoir ! Le mieux est de toujours rester prudent dans son approche des corrections. Ce n'est qu'avec l'expérience qu'on peut prendre la confiance et, parfois, se dispenser du modèle {{m|corr}} ; si vous apprenez encore, mieux vaut ne pas procéder à des corrections silencieuses qui pourraient s'avérer erronées et être plus difficile à débusquer à la relecture suivante.
:Le choix éditorial "par défaut" sur WS étant la correction des coquilles "au sens de l'époque de l'édition", il convient de rechercher quelle(s) graphie(s) étaient admises ou non à l'époque, en l'occurrence 1882. En préambule, allez voir [[w:Réforme de l'orthographe française de 1878]], vous y trouverez les principales différences orthographiques entre les éditions du {{s|xix}} et la pratique actuelle. ''Poëte'' est l'une des orthographes qui a changé alors. En 1882, peu de temps a passé, c'est normal de trouver des orthographes pré-réforme, ça peut aussi témoigner d'un certain archaïsme ou conservatisme de l'éditeur ; si vous décidez de le corriger, l'important est de le faire à chaque occurrence du mot, histoire d'être cohérent.
:Pour "toute le monde", coquille, donc {{m|corr}}.
:Pour les autres cas que vous citez, il faut aller chercher dans des dictionnaires, et aussi admettre que, surtout pour des mots rares ou fantastiques comme basilic, les auteurs (et traducteurs !) peuvent se permettre un peu de fantaisie qu'il serait dommage de censurer au profit de l'orthographe la plus courante aujourd'hui. Je ne corrigerais donc pas ''basilique'', d'autant que vu le contexte et l'emploi du masculin on ne peut pas à la lecture le confondre avec l'église.
:Les dictionnaires qui vous serviront le plus pour ces vérifications sont [https://www.littre.org le Littré], [https://www.dictionnaire-academie.fr/ les dictionnaires de l'Académie française] (surtout l'édition de 1878 pour ce qui vous concerne), mais le plus précieux est [https://www.cnrtl.fr/definition/ le TLF] (Trésor de la Langue française), qui recense énormément de variantes attestées au fil des siècles : cherchez le mot dans son orthographe courante, et ensuite la graphie douteuse dans la page obtenue : ainsi vous verrez que [https://www.cnrtl.fr/definition/sofa sopha] était une variante courante de ''sofa'', qu'il ne faut donc pas corriger ; [https://www.cnrtl.fr/definition/ge%C3%B4lier geôlier] semble par contre toujours écrit avec un accent, et [https://www.cnrtl.fr/definition/charrette charrette] avec deux ''r'', donc on corrige (avec {{m|corr}} toujours). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2025 à 21:52 (UTC)
::Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 20 juillet 2025 à 16:04 (UTC)
== Italiques et césure de fin de page ==
Bonjour,
Comment faut-il coder ''Fantaisies sur la vie domes- tique'' à la fin de [[Page:Andersen - Livre d images - Minssen.djvu/66|cette page]] pour respecter les italiques et la césure ?
Par ailleurs, {{m|tiret}} [[WS:Scriptorium/Septembre_2018#Words_hyphenated_across_pages_in_Wikisource_are_now_joined_(simplification_de_la_césure_de_fin_de_page)|ne semble plus indispensable depuis septembre 2018]]. Est-ce que vous l'utilisez encore ? Faut-il simplifier [[Aide:Éditer un texte dans l’espace « Page »#Césure]] ?
-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 16 août 2025 à 12:14 (UTC)
:Bonjour,
:En effet, {{m|tiret}} n'est plus requis dans la plupart des cas ; la présence d'italiques est l'une des exceptions à cette simplification. Dans ce cas, la méthode indiquée dans la page d'aide que vous citez est la bonne ; en l'occurrence, sur la première page, codez ainsi : <nowiki>''Fantaisies sur la vie'' {{tiret|''domes''|tique}}</nowiki>, sur la seconde <nowiki>''{{tiret2|domes|tique}}''</nowiki>. Dans tous les cas, ce qui est transclus dans l'espace principal est le contenu de {{m|tiret2}}, c'est donc à celui-là qu'il importe d'être le plus attentif (cela impose aussi d'inclure dans les modèles les articles ou pronoms élidés qui précèdent le mot coupé, faute de quoi une espace apparaît à la transclusion après l'apostrophe). Les trois autres exceptions (peut-être en oublie-je encore) imposant l'emploi des modèles sont {{1o}} un mot composé où le tiret doit être conservé, auquel cas on code <nowiki>{{tiret|peut|-être}}</nowiki> et <nowiki>{{tiret2|peut-|être}}</nowiki> ; {{2o}} la présence de notes se suivant sur plusieurs pages avec une balise <nowiki><ref follow></nowiki> en fin de page après le tiret ; {{3o}} un sectionnement de l'une et/ou l'autre des deux pages concernées. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 16 août 2025 à 17:02 (UTC)
::{{Notif|Susuman77}} J'ai bien vu [[Spécial:diff/15275133|votre annulation]] et vous avez raison, ma proposition {{m|tiret|peut- | être}} fait apparaître deux tirets en mode page. Mais l'aide de {{m|tiret}} explique "Les modèles tiret et tiret2 doivent comporter exactement les mêmes lettres, dans les mêmes paramètres". <u>C'est une erreur, non ?</u>
::D'autre part (c'est un avis personnel), je trouve ce double tiret plutôt utile car en relecture en mode page, il permet de savoir que le tiret va être conservé ([[Page:Blaud_-_Histoire_du_dacus_de_l'olivier.djvu/49|comme j'ai fait ici]]).
::-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 1 septembre 2025 à 19:37 (UTC)
:::Je ne saurais parler pour le créateur du modèle, mais cette phrase de la documentation me semble inexacte, ou en tout cas ne pas s'appliquer au cas particulier des mots composés, qui est détaillé dans la section "Exemples" plus bas. J'ai de toute façon l'impression que la transclusion se fait à partir du seul contenu de {{m|tiret2}}, le débat sur l'emplacement du tiret dans {{m|tiret}} est donc d'importance toute relative, et si procéder de la sorte vous aide dans la relecture, allez-y, puisque cela n'a aucune incidence dans l'espace principal. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 1 septembre 2025 à 21:13 (UTC)
== Partitions musicales sur Wikisource ==
Je viens de découvrir et admirer les partitions des chants du Barzaz Breiz, par exemple [[Page:Barzaz Breiz, huitième édition.djvu/642|DIOUGAN GWENC’HLAN]]; Avec quel outil cela est-il fabriqué ? Je vais avoir à importer des fragments de partition qui illustrent un texte de musicologie en projet. Suffit-il d'importer des images, ou y a-t-il mieux à faire ? [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 31 août 2025 à 12:40 (UTC)
:Comme vous le pouvez voir en regardant [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Barzaz_Breiz,_huiti%C3%A8me_%C3%A9dition.djvu/642&action=edit le code source] de cette page, on peut créer des partitions directement dans le wikicode. La syntaxe est expliquée sur [[w:Aide:Partitions|Aide:Partitions]]. Si cela vous paraît trop compliqué, vous pouvez aussi importer l'image elle-même, mais une vraie partition qu'on peut en plus écouter, c'est sympa... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 septembre 2025 à 08:12 (UTC)
::Remerciements pour les explications et encouragement. Je vais essayer. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 1 septembre 2025 à 09:40 (UTC)
Exemple :
<score sound="1">
\relative c' {
e16-.->a(b gis)a-.->c(d b)c-.->e(f dis)e-.->a(b a)
gis(b e)e,(gis b)b,(e gis)gis,(b e)e,(gis? b e)
}
</score>
== pourquoi je ne vois pas ma transcription correctement ==
bonjour, j'ai retranscrit le livre avec modification mais rien n'est pris en compte lorsque je regarde elle ne se voient pas. [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 2 septembre 2025 à 10:04 (UTC)
:Bonjour {{ping|Fabkervi}} et bienvenue sur Wikisource,
:Je ne sais pas répondre à votre question mais je crois que vous avez commencé un travail qui ne peut pas être conservé ici.
:Wikisource n'accepte que les textes sous licence libre, c'est-à-dire, grossièrement, les ouvrages publiés sous [[:wikipedia:Licence libre|licence libre]] et les ouvrages dont les auteurs sont morts depuis plus de 70 ans.
:Si j'ai bien compris vous travaillez sur {{gallica|bd6t510067273}}, un ouvrage publié il y a seulement une quarantaine d'années (1984) et qui n'est pas la reproduction d'un ouvrage plus ancien. Certes il est disponible sur Gallica et, selon sa fiche BnF {{BNF|365929764}}, il s'agit d'un auteur institutionnel (France. Ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Direction des archives) mais je crois que cela ne suffit par pour considérer que cet ouvrage est sous licence libre ; surtout qu'il mentionne nominativement les collaborateurs ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t510067273/f21.item page 5]).
:D'autres bénévoles vont voir votre message et ils ne confirmeront peut-être pas mes craintes.
:Cordialement. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 3 septembre 2025 à 19:53 (UTC)
::Oui, je crains que l'analyse de @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] soit juste et que l'ouvrage soit impossible à conserver sur WS. Si je me souviens bien (et gardant à l'esprit que ceci n'est nullement un avis légal), le fait qu'un texte soit publié par un acteur institutionnel ne retire nullement à son auteur ses droits, contrairement à ce qui peut se passer aux États-Unis par exemple. En l'espèce, l'ouvrage présent sur Gallica (où il est simplement marqué ''consultable en ligne'' et non ''domaine public'') n'a certes pas de mention de copyright, mais les auteurs/contributeurs sont listés, comme l'a relevé Habertix, et certaines parties de l'ouvrage sont même attribuées clairement à l'une d'entre eux. Dès lors, l'ouvrage pouvant être analysé comme une œuvre collective, il est protégé en droit français pour 70 ans après sa publication, donc jusqu'en 2054 ; les parties nommément attribuées à Mme Paulette Enjalran (1915-2004) pourraient même l'être au-delà, jusque 70 ans après son décès, donc 2074. Je ne puis donc que vous dissuader de consacrer plus d'efforts à un projet qui ne saurait prospérer ici... Si les archives diplomatiques vous intéressent, il y en a de nombreuses, plus anciennes et donc libres de droits, qui attendent encore d'être transcrites ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 septembre 2025 à 20:51 (UTC)
:::Merci pour votre réponse. J'ai trouvé la solution :D, j'ai tout effacé et recommencé merci à copilote :D [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 4 septembre 2025 à 09:53 (UTC)
::::Il n'y a pas de solution qui tienne puisque l'ouvrage est sous droits d'auteur. Je continue sur votre page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 septembre 2025 à 10:06 (UTC)
== Modèle pour Mufi ==
Bonjour! À en.WS, il y a [https://en.wikisource.org/wiki/Template:Mufi Template:Mufi], qui me permet à incorporer des conventions orthographiques de manuscrits médièvals. Y a-t-il quelque chose d'équivalent içi à fr.WS? Si non, pourrait-on l'importer? Merci! [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 15 novembre 2025 à 17:32 (UTC)
:Voilà qui est intéressant. Ca permettrait de faire des <span style="font-style:Junicode">ↄƕŏẜes</span> bien curieuses, et même ceci<span style="font-style:Junicode">⁹</span> dont on parlait récemment sur le [[WS:S|Scriptorium]]. Il serait très facile d'intégrer ce modèle. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 novembre 2025 à 21:22 (UTC)
::Super! Y a-t-il un endroit pour demander l'import? Ou, ça suffit de le créer moi-même? Je préfère le laisser aux experts car j'aurais peur de casser quelque chose. [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 00:31 (UTC)
:::Voilà qui est fait : {{m|Mufi}}. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 novembre 2025 à 03:15 (UTC)
::::Merci :) [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 03:56 (UTC)
== Guillemets dans le paragraphe suivant d’une réplique poursuivie par le même personnage ==
Bonjour, est-ce que dans une page de livre comme [[Page:Zola - Madame Sourdis, 1929.djvu/60|celle-ci]] faudrait-il mettre des guillemets dans le paragraphe du second dialogue (edit : une réplique) qui suit le dialogue précédent du même personnage, ou les remplacer par un tiret cadratin au début du second ? Je n’ai pas clairement compris le [[Aide:Guide typographique|guide typographique]] dans les sections « Guillemets » et « Tirets et trait d’union ». Merci d’avance pour vos réponses. --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 18:58 (UTC)
:Bonjour, oui, quand les dialogues sont marqués par des tirets seuls, et qu'une même réplique se poursuit sur plusieurs paragraphes, on emploie généralement des guillemets ouvrants à chaque paragraphe d'une même réplique. (L'usage existe encore dans les ouvrages actuels.)
:Vous pouvez donc rétablir la ponctuation du fac-similé dans votre transcription.
:Bonne suite de lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 novembre 2025 à 20:00 (UTC)
:@[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] Le tiret serait adapté si un nouveau personnage prenait la parole ; si c'est le même, les guillemets vont bien. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 novembre 2025 à 20:03 (UTC)
::Merci ! --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 20:12 (UTC)
== Les documents qu'on peut mettre sur Wikisource ==
Bonjour à tous !
Je suis KONATEYaya, wikimédien burkinabè. Actuellement, nous sommes en train de mener la campagne Wiki For Human Rights et j'aimerais mettre certains documents sur Wikisource. Voici les documents :
1. Loi N°039-2017/AN du 25 juin 2017 portant protection des defenseurs des droits humais au Burikina Faso
Auteur : Assemblée nationale du Burkina Faso
2017
2. Stratégie nationale de l'état civil au Burkina Faso
Auteur : Ministère de l'administration territoriale, de la decentralisation et de la sécurite
2012
3. Rapport sur l'état des droits des personnes agées au Burkina Faso
Auteur : Ministère de la justice et de la promotion des droits humains
sept.-11
4. Les droits de l'enfant
Auteur : issa Touré
2009, ISBN 9782844873903
5. Rapport synthèse des études de cas recurrents de violations des droits humains dans les 12 régions du Burkina Faso
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
2016
6. Feuille de route de prévention, de retrait et de réinsertion des enfants issus des sites d'orpallaige et des carrières artisanales (2015-2019)
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
août-15
7. Droits humains au Burkina Faso, Rapport 2010
Auteur : Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP)
2010, ISBN : 978-2-914707-58-10
8. Unité pédagogique sur l'éducation aux droits humains pour la formation initiale des enseignants du primaire
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
nov.-15
9. Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (ONAPREGECC)
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
2015
10. Manuel sur l'approche basée sur les droits humains
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
déc.-15
11. Guide pour le traitement et le suivi desd cas de violation et d'atteinte aux droits humains
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
juil.-15
12. Politique nationale genre
Auteur : Premier ministère
juil.-09
Pouvons-nous mettre ces documents sur Wikisource ? [[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] ([[Discussion utilisateur:KONATEYaya226|d]]) 23 décembre 2025 à 12:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] !
:Malheureusement, cela paraît impossible pour des raisons légales. En effet, la [https://www.wipo.int/wipolex/fr/legislation/details/19510 loi du Burkina Faso] relative à la propriété littéraire et artistique ne prévoit pas d'exceptions au droit d'auteur pour les publications officielles et gouvernementales : l'Etat et l'auteur, s'il est identifié, conservent leurs droits patrimoniaux ; ces droits courent jusque 70 ans après le décès de l'auteur ou après la publication s'il s'agit d'une œuvre anonyme ou collective. Ces règles sont similaires à celles qui s'appliquent dans la plupart des pays. Comme Wikisource ne peut publier que des textes appartenant au domaine public dans leur pays d'origine ou placés par leurs auteurs sous une licence libre, nous ne pourrons pas publier ces documents. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 décembre 2025 à 15:04 (UTC)
== problème avec <page index/> ==
Pourquoi [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué|cette page]] n'affiche pas le contenu de la page de l'indexe quand [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1|celle-ci]] le fait bien, trop lourd ?. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 12:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] J'ai modifié la syntaxe de transclusion, ça passe bien. Pour information, quand la page d'index affiche le sommaire, il faut indiquer, dans la page de transclusion, index=Sommaire, sans indiquer de page. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:02 (UTC)
::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Bien essayé mais c'était pas l'idée : une table des matières non incluse dans l'ouvrage initial pour chaque volume et une table des matières (pas plus présent dans l'ouvrage papier) général pour la collection, c'est ce que j'essayé de mettre en place (sûrement pas de la bonne manière) en liant la page 600 de l'index. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 13:29 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] OK, je n'avais pas compris ça. La syntaxe n'est pas top mais le problème n'est pas là, en effet. La page est effectivement trop lourde pour s'afficher. Je n'ai pas de solution : soit faire simplement un lien vers chaque volume, soit essayer d'alléger la page. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], qui vient de faire une proposition pour alléger les modèles de sommaire, aurait peut-être la solution ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:48 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] j'avais une solution mais elle nécessite trop de modèles, la page ne pouvait pas tous les afficher, si tu as des conseils sur la synthaxe/apparence que devrait avoir la page, je suis prenant, je n'ai pas vraiment d'exemple, un cas similaire me suffirait, à copier j'entends. Si vous trouvez la solution concernant les sommaires, recontactez moi. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 14:43 (UTC)
::::::{{ping|Saumache|Acélan}} L’espace principal de Wikisource n’a pas été construit pour regrouper plusieurs sommaires mais plutôt pour reproduire un livre dans l’état où il se trouve afin de le rendre exportable en format ebook. Il suffit alors d’appuyer sur le bouton télécharger. Il faut savoir que tous les liens contenus dans le sommaire vont mener à la production d’un chapitre dont le contenu sera celui de la page cible. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de limiter les liens à des pages de l’espace principal qui seront accessibles dans une liseuse. Quand on regroupe plusieurs œuvres d’un même auteur non seulement on finit par dépasser la taille qui nous est allouée mais on fragilise l’outil de téléchargement. Voilà le donc le contexte à considérer et les contraintes à respecter.
:::::: Maintenant comment procéder pour confectionner un sommaire général qui s’affichera au complet comme vous le souhaitiez au départ ?
::::::#D’abord s’assurer que la page ne sera pas exportable en englobant sont contenu dans un div avec class="ws-noexport" et aussi ajouter <nowiki>__DISAMBIG__</nowiki> en début de page pour éviter l’apparition du bouton Télécharger. Vous pourrez alors vous permettre quelques fantaisies sans compromettre la survie de ws-export.
::::::#Pour éviter de dépasser la limite de la taille d’inclusion des modèles vous pourriez aussi remplacer tous vos appels au modèle table par {{m|Table/css/prototype}}
::::::TOUTEFOIS : Je considère que ce que vous avez fait offrira un bien meilleur service car il permet plus rapidement d’accéder au contenu de chaque volume. Il vous suffirait de bloquer le téléchargement de la page [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué]] qui devra se faire un volume à la fois dans l’état actuel de l’outil d’exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 18:34 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]
:::::::Merci pour cette réponse ! J'ai bien fait en sorte que le sommaire ne soit téléchargeable, et ai fait de même pour chaque volume. Reste que je trouve maintenant bien complexe au premier coup d'oeuil de tomber sur les différents textes entiers à télécharger (je viens de Wiktionary et n'avais pas la référentiel liseuse, ayant surtout en tête d'avoir des textes bien compartimentés et citables, mes excuses), il y a peut-être moyen de les rendre plus visibles, à vous de me dire (et si tout va en fait bien).
:::::::Questions à part:
:::::::* Comment peut-on relier différents volumes (sommaires) dans les headers? je n'ai réussi que pour les textes entiers.
:::::::* Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches, donnant lieu à un rendu parfois assez ridicule, à mon goût, voir le début [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1/Texte entier|ici]].
:::::::* De même parfois un espace se trouve entre deux pages que je voudrais jointes par le bas de l'une et le haut de l'autre, voir [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 4/Table|ici]] entre page 2 et 3.
:::::::[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 19:24 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] Voici quelques précisions :
::::::::#Les seules pages qu’on doit rendre non exportables sont celles qui impliquent un travail trop lourd pour l’outil. On ne peut pas exporter les 14 volumes dans une seule opération et, comme ces volumes sont présents sur une page, on désactive le bouton sur cette page mais on doit pouvoir télécharger chacun des volumes séparément. C’est la mission première de l’espace principal. Merci de les réactiver sur la page de chaque volume.
::::::::#comment relier les volumes. Réponse : On ne peut pas le faire par le header quand header=sommaire. Vous pourriez ajouter au haut de la première page de chaque volume un lien vers tous les volumes. Comme ceci : <nowiki><includeonly><div class="ws-noexport">{{c|[[../Volume 1|Volume 1]] — [[../Volume 2|Volume 2]] — etc}} </div></includeonly></nowiki>. '''À placer dans la la section Épigraphe de la page index.'''
::::::::#Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches : à vous de prévoir un espacement minimal mais pas trop car il s’ajoutera à la page exportée et en pdf des marges sont déjà prévues. N-B Votre page de titre ne logera pas dans une page pdf A5. Mais quelqu’un pourra l’ajuster quand ws-export aura été ressuscité
::::::::#c’est corrigé margin:10% appliquait une marge en haut, à gauche, … Il fallait utiliser margin-left:
::::::::--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::::Les pages volumes ne faisant pas partie de l'ouvrage papier original et ne faisant office que de sommaires pour y tenir les liens vers sections et lettres, je pensais que ça n'aurait pas d'intêret pour un lecteur ailleurs que sur wikisource, je les ai d'ailleurs biens sûr exclus des textes entiers. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 20:49 (UTC)
::::::::::{{ping|Saumache}}Non ces pages sont essentielles pour pouvoir exporter chaque volume avec un découpage par chapitre ce que texte entier ne permet pas. Dans cette transcription j’ai noté aussi un problème de raccordement entre les pages disposées sur 2 colonnes. J’avais déjà proposé une [[Quelques considérations sur la cautérisation actuelle#17|solution]] sur ce [[Wikisource:Questions_techniques#Colonnes|forum]] si ça peut aider.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:58 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] OK c'est fait. Je ne comptais pas aller plus loin avec ce projet, j'ai régularisé tout ce que je pouvais régulariser, je reviendrai refaire une ou deux pages quand je citerai depuis le Wiktionary et mettrai main à la pâte si quelqu'un décide d'y remettre l'anarchie, autrement je laisse tout ça à d'autres. Je met le lien du forum [[Discussion Livre:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu|ici]] au cas où quelqu'un tombe dessus. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 21:08 (UTC)
== Remplacement d'un FS par un autre de meilleure qualité ==
J'ai entrepris l'édition de [[Lettres juives (éd. Paupie 1754)]], huit volumes. Les trois premiers volumes avaient été créés en 2007 et associés à un FS en 2017. J'ai entrepris le tome 4, mais le FS est de mauvaise qualité et l'OCR à la limite de l'inutilisable. J'ai trouvé un exemplaire d'excellente qualité sur Gallica, j'ai créé le .DJVU et je l'ai ajusté au découpage existant. Mais impossible de le mettre en ligne. Commons refuse le téléversement d'une nouvelle version parce que je n'ai pas créé le fichier. Je ne peux pas demander l'aide de celui qui l'a créé (Phe), il n'a plus contribué depuis 2016. Je n'ai pas pu le téléverser sur Wikisource parce qu'il existe déjà. L'idée de créer un autre fichier avec un nom un peu différent ne me parait pas satisfaisante. Je copie la couche texte du .DJVU page par page pour la coller à la place de l'OCR défectueux mais c'est désagréable et je suis privé des automatismes. Y a-t-il un moyen de téléverser le "bon" FS sur Commons ? Fichier : [[:File:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]]. Le fichier .DJVU a un volume de 43 Mo. Il peut être téléchargé à l'adresse https://www.swisstransfer.com/d/ad505c2b-98db-43a5-999f-669091f49d2d .
--[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 10 janvier 2026 à 19:49 (UTC)
:{{bonjour|Narilora}}Il faut sans doute être membre du groupe utilisateurs-autoconfirmés sur Commons. Je pense que cela se fait automatiquement après un certain nombre de téléversement. Voir dans vos préférences. J’ai téléversé le fichier. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 janvier 2026 à 03:26 (UTC)
::Très efficace. Remerciements. Le wiki est donc une méritocratie. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 11 janvier 2026 à 10:04 (UTC)
== cas particulier de <page index> ==
[[Lettre de Sévigné 687]] me pose un problème bien piquant, je dois sauter la section ## 688 ## de la page 435 (441) tout en affichant la fin de note de la lettre 687 qui apparaît en page 436 (442). Quelqu'un peut m'aiguiller ?
Le même soucis de devoir sauter la note de la lettre précédente pour [[Lettre de Sévigné 688]] s'impose donc. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 21:17 (UTC)
:Ah ! Mais oui vous venez de découvrir une petite faille dans prp. On peut la signaler mais qui sait quand ce sera corrigé. Je vous ai suggéré une façon de la contourner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 janvier 2026 à 22:07 (UTC)
::Aïe on a dû intervenir en même temps, j'espère dans le même sens ;-) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 janvier 2026 à 22:11 (UTC)
:::Ingénieux ! Merci pour vôtre aide. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 23:28 (UTC)
== Cadre et texte à l'envers ==
Bonjour,
j'ai des soucis de mise en page pour ce texte de [[Claude Cahun]] et en particulier ces 2 pages :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/5
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/38
- Est-il possible de modifier l'épaisseur du cadre du modèle "Encadré", est-il possible de modifier la largeur du cadre, en % de la page par exemple?
(j'imagine que c'est gérable en utilisant un tableau avec une seule cellule, mais j’espérais une solution plus directe.
- Comment afficher le texte tête en bas? [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 23 février 2026 à 11:56 (UTC)
:@[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] Pour mettre le texte à l'envers, il y a le modèle {{m|rotation}}. Pour l'encadré, il faudrait modifier le modèle, mais ce n'est pas dans mes compétences. Peut-être {{ping|Denis Gagne52}} aurait-il une piste ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 12:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] @[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]], Comme il fallait apporter plusieurs ajustements à l’encadré (largeur, épaisseur du cadre, centrage sur la page) en plus de la rotation du texte et de la diminution de l’interlignage, j’ai tout regroupé dans une seule commande. Je ne crois pas que ce résultat soit atteignable uniquement avec les modèles disponibles sur Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:45 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci pour la solution. Si le modèle n'est pas vraiment améliorable, tant pis, je ferai à nouveau appel à tes services {{clin}} [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 21:25 (UTC)
::::Mais tout est améliorable ! Bientôt tu n’auras plus d’occasion pour faire appel à mes services. {{sourire}}. N’hésitez pas à reprendre les deux pages avec {{m|Encadré/début}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 24 février 2026 à 00:46 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : merci à tous les 2 pour votre aide [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 24 février 2026 à 17:02 (UTC)
== Où est le clavier du grec ancien? ==
Bonjour, J'ai besoin de taper un mot en grec ancien dans une page d'Aulu-Gelle. Vous pourriez m'indiquer où on trouve ce clavier? Merci d'avance!
[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 31 mars 2026 à 08:24 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]], Vous pouvez le trouver tout en bas de la fenêtre d'édition, là où il y a un menu déroulant "Wiki et Wikisource" vous pouvez trouver aussi le grec ; il y a aussi tout en haut dans l'onglet "Caractères spéciaux" deux rubriques "Grec" et "Grec étendu" (avec les caractères accentués spécifiques au grec ancien), mais la séparation en deux rend peu pratique son emploi. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 31 mars 2026 à 09:14 (UTC)
::Bonjour et merci.
::J'ai trouvé, mais le clavier fourni ne correspond pas à mon clavier Azerty, du coup je ne trouve pas l'accès à l'accent aigu, dont j'ai besoin sur un alpha... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:14 (UTC)
:En fait, j'ai trouvé en testant tout le clavier. L'accent aigu était sous le ;
:Problème résolu pour cette page au moins... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:21 (UTC)
== Traduction ==
Pour le poème Immortality de Clare Harner (en anglais: "Do not stand at my grave and weep..."), cité dans Wikisource et dans un article de la version anglaise de Wikipedia,je voudrais contribuer une traduction française que j'ai faite moi-même. Dites-moi comment faire. [[Utilisateur:Peterandreas 1972|Peterandreas 1972]] ([[Discussion utilisateur:Peterandreas 1972|d]]) 24 avril 2026 à 15:55 (UTC)
::Il faut que la traduction soit appuyée par un fac-similé. Voici un exemple : [[Livre:Teleny, or The Reverse of the Medal, t. I.djvu]]. Comme cette œuvre semble encore sous droit d’auteur, elle ne pourrait pas être déposée sur Commons ce qui explique pourquoi je ne l’ai pas trouvée non plus sur ws.en. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:42 (UTC)
== Template rule ==
Bonjour.
Je voudrais créer deux lignes sur toute la largeur de la page telles qu'elles apparaissent en dessous du titre du chapitre. – Cousturier_-_Des_inconnus_chez_moi,_1920.djvu/13 – J'ai trouvé le template rule : les deux lignes n'apparaissent pas !
Faut-il insérer ce style quelque part pour pouvoir l'utiliser ? Y-a-t-il un autre moyen pour créer ces deux lignes ?
Merci [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 6 mai 2026 à 23:01 (UTC)
::Les templates de ws.en ont habituellement des équivalents ici mais sous un nom différent. On a {{m|SéparateurDeTexte}} qui peut faire ce que vous recherchez. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:18 (UTC)
:::Merci. [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 8 mai 2026 à 21:06 (UTC)
== La commande corr bugue dans MathForm1 ==
Bonjour,
J'ai voulu corriger une coquille sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64
Mais ma correction ne donne pas le résultat graphique souhaité à l'écran :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64&diff=prev&oldid=15793319
Comment signaler ce bug, s'il vous plaît ?
Ou si ce n'est pas un bug, comment faire la modification proprement ?
Après révérification, la modification ci-dessus est erronée.
On ne passe pas du nombre/type ordinal au nombre cardinal avec deux barres mais avec une seule.
Donc en fait l'erreur à corriger n'est pas page 64, mais page 63 :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63&diff=prev&oldid=15793378
Mais la correction faite en deuxième illustre exactement le même bug de la commande corr dans MathForm1.
J'ai une autre correction de coquille avec un bug similaire:
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15793461
J'ai essayé deux syntaxes possibles,
mais aucune ne marche, et les deux donnent le même rendu visuel.
<nowiki>
{{nobr|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}}}}
{{corr|{{nobr|ν<sub>0</sub>ω}}|{{nobr|ν<sub>0</sub>.ω}}}}
</nowiki>
D'avance merci, amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 16 mai 2026 à 17:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Une modification a été apportée au modèle corr pour lui permettre de supporter ces expressions. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci beaucoup pour cette correction rapide :). [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 17 mai 2026 à 05:25 (UTC)
== Comment revalider une page ? ==
Bonjour,
J'ai fait deux boulettes dans l'historique de cette page :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&action=history
On peut voir que j'avais passé la page en validée le 17,
car j'avais vu que le bug d'affichage sur ma correction du 16 était corrigée.
Mais j'ai vu que je n'avais pas fini de relire donc je l'ai annulée.
Sauf que maintenant que j'ai fini de bien relire et que j'ai corrigé deux coquilles de plus,
je ne peux plus mettre la page en "Validée",
le cercle vert n'apparaît plus.
Comment faire, s'il vous plaît ?
D'ailleurs, j'ai corrigé les deux coquilles en plus sans me connecter,
du coup c'est sur un compte anonyme.
Je m'en suis aperçu juste après et dans le même onglet, je me suis connecté.
Je pensais que cela remettrait automatiquement la contribution sur mon compte,
mais cela n'a pas été le cas.
Comment est-ce que je peux faire pour que ma contribution anonyme retourne sur mon compte, s'il vous plaît ?
D'avance merci, amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 06:08 (UTC)
:{{ping|SectionFinale}} [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15794539 Pour cette correction], vous n'étiez pas logué, donc vous ne pouvez pas marquer comme "corrigé" ou "validé". Oui, il faut qu'une autre personne valide les pages.
:Et pour les formules de math, il vaudrait mieux utiliser LaTex. Example en cours de correction : [[Livre:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu]]. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Effectivement en ayant déjà validé une fois, vous ne pourrez pas répéter l’opération. ElioPrrl qui a corrigé toutes ces pages étudiait alors en mathématique à un niveau assez avancé. Je pense qu’il n’utilisait pas Latex car il avait réalisé que le résultat s’exportait mal avec ws-export.
::Si un point était nécessaire entre v<sub>0</sub> et w, il aurait sûrement appliquer la correction. En algèbre classique, ab, a.b et a x b ne sont-ils pas équivalents, pourquoi un point est-il nécessaire ici ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 11:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Le point est nécessaire pour uniformiser.
:::Il y est avant.
:::Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est.
:::Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les usages jusque là, le point y est aussi.
:::Il est donc logique de le garder.
:::J'ai un doctorat en informatique théorique, à la frontière avec les mathématiques discrètes.
:::Dans mes articles récents, je prends l'habitude d'utiliser le symbole de multiplication systématiquement.
:::Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
:::Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place. [[Spécial:Contributions/~2026-29838-34|~2026-29838-34]] ([[Discussion utilisateur:~2026-29838-34|discussion]]) 18 mai 2026 à 15:53 (UTC)
::::Pénible, j'ai répondu avec un compte temporaire.
::::Il faudrait vraiment qu'il y ait une action "Fusionner ce compte temporaire vers un compte existant".
::::Il me semblait qu'avant il y avait fusion automatique quand on se connectait dans la foulée de la modification. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::::Pour éviter d’avoir à vous authentifier à chaque fois simplement cocher la case Garder ma session active sinon ce sera votre adresse IP qui sera utilisée. Uniformisation permet de justifier la correction. J’ai validé votre page. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 18:56 (UTC)
::::::Merci. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 12:56 (UTC)
::J'étais logué avant de chercher à valider, la bonne explication est celle de Denis.
::À tout hasard, est-ce que vous auriez un avis sur ma remarque sur la page de discussion, s'il vous plaît ?
::https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66 [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 18:23 (UTC)
:::Je vous suggère de poursuivre en utilisant le modèle corr et, comme cette situation se répète, vous pourriez en traiter sur la page de discussion de l’index et ainsi éviter à devoir le justifier à chaque fois. Voici un exemple sur cette [[Discussion Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|page de discussion]] et [[Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|sur la page d’index]]. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 19:12 (UTC)
27df6uv4pbdtysbggmn545lste6kcp7
15797196
15797164
2026-05-19T13:20:51Z
SectionFinale
157126
/* Comment revalider une page ? */ Réponse
15797196
wikitext
text/x-wiki
{{Wikisource:Forum des nouveaux/En-tête}}
== erreurs de typographie ==
Bonjour,<br>
j'ai lu dans le guide lexicographique qu'il fallait respecter le texte d'origine mais qu'on pouvait faire des corrections pour des erreurs évidentes. Sur cette page par exemple https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Les_%C5%93uvres_diverses_de_Mr_de_Cyrano_Bergerac_-_1654.pdf/8, que j'ai corrigée en respectant scrupuleusement l'originale, elle est difficilement lisible car les u sont des v et inversement (DVC au lieu de DUC, Liure au lieu de Livre), les j sont des i (ARPAION au lieu de ARPAJON), les s sont des ſ.<br>
* Il est évident que le mot DVC n'a jamais existé (imprononçable d'ailleurs) en langue française quelle que soit l'époque, idem pour Liure ou pour le duc d'arpaion (quand il allait dans des soirées et qu'il était annoncé à son arrivée par un valet, j'imagine bien que ce dernier disait "le duc d'Arpajon"). J'ai donc très envie de corriger ces "coquilles".<br>
* Par contre le ſ à la place du s est je crois très répandu pour ne pas dire normal pour l'époque (1654) car eſ est l'ancienne écriture pour l'accent circonflexe ê (par exemple meſme au lieu de même aujourd'hui), donc je pensais les laisser (même pour le mot ieuneſſe, qui pourrait être réécrit en jeuneſſe en gardant les 2 ſſ car cela reste lisible). Ma seule question à propos de ce caractère est : est-ce que ce ſ est le bon caractère à utiliser (proposé par l'OCR de Tesseact quand l'OCR de Google propose la lettre f). Y a t-il un 3e caractère mieux adapté ?<br>
Votre avis sur ces 2 points ? [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 2 avril 2025 à 15:16 (UTC)
:Salut, peut-être que c'est un début de réponse, mais j'ai trouvé cette astuce dans préférences > Gadgets > Convertir les caractères anciens (ex. ſ en s) [[Utilisateur:Krakena|Krakena]] ([[Discussion utilisateur:Krakena|d]]) 3 avril 2025 à 12:20 (UTC)
::Ah, oui, cool. J'ai trouvé d'autres gadgets intéressants, j'avoue n'y avoir jamais prêté attention. Merci à toi. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 4 avril 2025 à 12:36 (UTC)
:Bonjour,
:Attention, ce que vous signalez n'est pas une erreur de l'imprimeur ou de l'auteur, mais une graphie ancienne.
:Jusqu'au XVIe siècle, on avait l'habitude d'employer une seule lettre, ''u'' en minuscules et ''V'' en majuscules, pour la voyelle [y] ("u") et la consonne [v] ("v"). C'est au XVIe qu'on a commencé à spécialiser ''u'' pour la voyelle, en créant une forme ''U'', et ''V/v'' pour la consonne. Cette transformation a mis du temps à s'imposer, si bien qu'on trouve des livres du XVIIe et même du XVIIIe siècle avec l'ancienne graphie.
:De même une seule lettre ''I'' servait à noter [i] et [j], la lettre ''J'' est une invention du XVIe siècle.
:Si vous voulez en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_ramistes
:Si le fac-similé sur lequel vous travaillez date de 1654, je vous déconseille donc de corriger ces "erreurs", car ce n'en est pas : c'est une pratique de l'époque, comme les ſ longs. En général, si vous débutez sur Wikisource, peut-être faut-il commencer plutôt par des textes avec peu de différences orthographiques par rapport à l'usage actuel : par exemple des éditions du XIXe ou du XXe siècle.
:Bonne lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 6 avril 2025 à 16:17 (UTC)
::Ok, merci pour le lien.
::Question subsidiaire : le livre La mort d'Agrippine (édition 1654) a été validé par 2 contributeurs : si vous regardez cette page https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Savinien_Cyrano_de_Bergerac_-_La_mort_d%27Agrippine_-_1654.djvu/3 :
::* le j a été utilisé par l'éditeur ("j'ay cru vous devoir" à la 3ème ligne du texte original) : donc le j existait et les i qu'on trouve dans la page (que j’appellerai P) de ma question initiale (même éditeur, même année : la mort d'agrippine a été publié quelques semaines avant le livre de la page P) donc les i de la page P semblent être des erreurs typographiques
::* les V ont été modifiés et validés en U (sous-titre "AV LECTEVR" devenu "AU LECTEUR"), les u en v ("vous deuoir" devenu "vous devoir').
::Dans la version complète de la mort d'Agrippine https://fr.wikisource.org/wiki/La_mort_d%E2%80%99Agrippine, livre validé par 2 contributeurs, les ſ de cette page, qui avaient été laissés tels quel, ont tous été remplacés par des s ("impreſſion" dans le texte original ligne 2 et dans la version page validée, est devenu "impression" dans le livre validé).
::Il semble donc que la "modernisation" du texte soit possible (en particulier pour le ſ puisque wikisource propose un gadget pour automatiser leurs remplacements).
::Cordialement. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 7 avril 2025 à 12:24 (UTC)
:::En effet l'usage du J et du V s'est imposé de manière non uniforme, et en général, si vous fouillez les éditions anciennes, vous verrez que beaucoup d'entre elles varient allègrement les graphies pour un même mot (dans un même livre de 1798 j'ai rencontré ''écrire'', ''ecrire'' et ''êcrire''). L'orthographe et l'unification des orthographes au sein d'un même livre sont des principes inégalement appliqués au moins jusqu'au XIXe siècle... Suivre l'évolution des usages des imprimeurs est aussi intéressant, cela permet d'accéder à une autre histoire du livre, celle des typographes, de leurs règles, de leurs usages. C'est pourquoi je vous invite à garder la main légère lors de vos corrections.
:::S'agissant de Cyrano, je vous invite à laisser un message en page de discussion sur le livre pour demander au reste des contributeurs si la modernisation au sein des pages est souhaitable, et peut-être pour définir un parti pour l'ensemble du livre avec les autres contributeurs.
:::Par ailleurs il existe des manières (que je n'ai pas utilisées donc que je ne connais pas) de moderniser automatiquement le texte tout en gardant l'orthographe dans la saisie du fac-similé. Peut-être ne faut-il pas corriger les pages elles-mêmes mais générer une version modernisée, comme cela a dû être fait pour ''La Mort d'Agrippine''. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 7 avril 2025 à 13:34 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ! Le « s long » (ſ) n’est pas l’ancienne façon d’écrire le circonflexe. Ce dernier ne remplace un « s » que dans 50% des cas. Et le « s » remplace même souvent le « ſ » avant soit de disparaître, soit d’être marqué par un circonflexe, soit d’être conservé car il y a bien une période où tous les « s » sont écrit « ſ » sauf en fin de mot. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] ([[Discussion utilisateur:Lyokoï|d]]) 12 juin 2025 à 08:44 (UTC)
== Questions de mise en page ==
Bonjour,
J'ai commencé à travailler sur les contes d'Andersen (en prenant exemple sur [[Le Sarrasin]]) et j'ai plusieurs questions :
# [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/185| Sur la première page du conte]] j'ai utilisé {{modèle|T3}} et {{modèle|T2}} pour rendre le titre en deux tailles différentes. Est-ce la bonne technique ?
# Que faut-il faire de l'illustration et de sa légende ? Il y en une sur la première page et sur certaines des pages suivantes.
# Pour les pages suivantes, faut-il transférer le haut de la page du livre (titre et numéro de page) vers l'en-tête de la "Page:" créée ?
# Dans [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/196|une page]], il y a manifestement une erreur de typo dans l'impression originale (1er mot de la 2e ligne du 3e paragraphe : le '''a''' est imprimé tête en bas). Est-ce qu'il faut signaler cette erreur ? Comment ?
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 14 mai 2025 à 19:20 (UTC).
:Bonjour,
:1. Non, ce n'est pas la bonne technique. Les deux modèles renvoient à des niveaux de titre différents. Ici, il faut faire varier la taille en utilisant un modèle, mais rester à l'intérieur du même modèle (t2, puisque c'est le premier niveau de titre) ; j'ai rectifié.
:2. Les illustrations, si on choisit de les intégrer, doivent être déposées sur Commons. Les légendes sont à transcrire si on intègre les illustrations, et uniquement dans ce cas. Il est possible de se faire aider pour l'opération, qui peut être réalisée plus tard, de toute façon.
:3. Les en-têtes de page peuvent être transcrits dans la zone d'en-tête, c'est tout à fait facultatif. Ils ne doivent en tout cas pas figurer dans la zone principale.
:4. En cas d'erreur évidente, on utilise le modèle {{m|corr}} ; mais quand il s'agit de lettres qui ne sont pas dans le bon sens, on peut se contenter de les remettre à l'endroit sans signaler la correction.
:Par ailleurs, quelques conseils basiques :
:* Il y a plusieurs gadgets à activer qui facilitent le respect des conventions typographiques en usage : il faut aller dans "Préférences", puis "Gadgets", et dans la rubrique "Édition", cocher "Caractères spéciaux automatiques", "Scanilles", "Gadget généraliste..." et "Typo". Il y en d'autres qui sont utiles, mais ceux-là sont à peu près indispensables, et permettent de gagner du temps. Le gadget scanilles surligne en rose un certain nombre d'erreurs courantes d'OCR difficiles à voir à la relecture.
:* Quand une page commence par un nouveau paragraphe, il faut le faire débuter par <nowiki><nowiki /></nowiki> suivi d'une ligne vide, sinon, il sera collé au dernier paragraphe de la page précédente.
:[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 14 mai 2025 à 20:31 (UTC)
== Renommage ==
Bonjour !<br>Je voudrais renommer [https://en.wikisource.org/wiki/Constitution_of_the_Fifth_French_Republic_(amended,_2008) un texte] sur [https://en.wikisource.org/wiki/Main_Page en:Wikisource].
*Est-ce possible ?
*Comment faire, s'il vous plaît ?
Je vous remercie d'avance.<br/><br/>[[Utilisateur:Antilegomenon|Antilegomenon]] ([[Discussion utilisateur:Antilegomenon|d]]) 19 mai 2025 à 15:14 (UTC)
:Bonjour {{notif|Antilegomenon}} et bienvenue sur Wikisource.
:Comme je viens de l'indiquer sur votre page de discussion, il n'y a pas lieu de renommer ou modifier cette page, que ce soit sur le Wikisource anglophone ou ici. Une page une fois publiée n'a pas vocation à être mise à jour (différence fondamentale avec Wikipédia), sauf pour corriger des erreurs éventuelles de transcription. Wikisource n'est pas un site juridique (Légifrance fait cela bien mieux) et ne cherche pas à donner un état du droit en vigueur. En outre, l'intégration à Wikisource de textes légaux est en principe prohibée (voir [[WS:Loi]]), donc cette page disparaîtra peut-être purement et simplement un de ces jours. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mai 2025 à 16:19 (UTC)
== Est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource? ==
Bonjour, est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource?
C'est en tout cas ce que j'ai commencé d'entreprendre:
[[Livre:Karl Friedrich Heinrich Marx Konrad Victor Schneider und die Katarrhe 1873.pdf]]
Si non, qu'en est-il par exemple des ouvrages bilingue? [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 06:47 (UTC)
:{{ping|Oimabe}}, Il me semble que c’est toi qui l’a importé.
:Sinon on peut importer un ouvrage dans une autre langue que le français si et seulement si on fait l'a traduction en regard du texte. Et depuis qu’on n’accepte plus les textes sans fac-similé, c’est même devenu obligatoire exemple :
:[[Livre:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu]] est un livre en anglais, le texte de la traduction se trouve ici [[La Musique d’Erich Zann]] et comme tu peux le voir ici [[Page:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu/28]] la traduction à remplacer le texte anglais.
:Maintenant pour les livres bilingues, on ne corrige que le français, en général il sont présentés une page sur deux, dans ce cas la page qui n’est pas en français est mise en "gris" et à la transclusion on rajoute dans la syntaxe <nowiki>"step=2"</nowiki> (où on efface le contenu de la page, ce qui revient au même mais qui est beaucoup plus long) , mais là je n’ai pas d’exemple qui me viennent. S’il y a une autre présentation, n’hésite pas à venir me voir en citant la page concernée.
:J’espère avoir répondu à tes interrogations, bonne journée
:--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:02 (UTC)
::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]],
::Cela semble assez clair.
::Je vais donc m'affairer sur les deux Wikisource.
::* En allemand sur la wikisource allemande
::* En français sur la wikisource française, une traduction personnelle depuis l'allemand
::Cela me semble assez étrange que Wikisource accepte des traductions [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:11 (UTC)
:::{{ping|Oimabe}} Depuis le début du projet les traductions des contributeur ont toujours été acceptées. Ça permet aussi d’avoir des inédits d’auteur DP qui n’ont jamais été publiés en français à la date de leur publication sur WS. Le lecteur est averti par la catégorie "Traduction Wikisource". --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:21 (UTC)
::::Merci [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:24 (UTC)
== Journal publié sur Wikisource ? ==
Avec mon équipe, nous avons décidé de publier un journal de presse complet, couvrant la période de 1881 à 1951.
Je me pose plusieurs questions concernant la meilleure façon de procéder sur Wikisource. En effet, jusqu'à présent, je n’ai trouvé que des exemples d’extraits de journaux (articles, reportages, etc.), mais aucun exemple de journal publié dans son intégralité, numéro par numéro.
#Existe-t-il un exemple de journal entièrement publié sur Wikisource que je pourrais suivre comme modèle ?
#Comment faut-il structurer les pages pour chaque numéro ? Faut-il créer une page par date ?
#Quel titre donner à chaque numéro (par exemple : Nom du journal - 12 janvier 1881) ?
#Comment organiser une page principale permettant de visualiser tous les numéros, classés par année ?
Je serais très reconnaissant si quelqu’un pouvait me guider ou me montrer un exemple concret. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 11 juin 2025 à 19:19 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] :)
:Bienvenue chez les amateurs de textes !
:Je vois que tu n'as encore jamais contribué ''sur Wikisource'' - nous avons certes des outils puissants pour nous aider dans le travail, mais c'est quand même un travail long, délicat, nécessitant attention et persévérance...
:Un journal entier sur 70 ans... oulahhhh ! c'est très très ambitieux ! vous êtes combien dans l'équipe ?!
:De quel journal/type de journal s'agit-il ? un quotidien ? un hebdo ? un journal d'actualité ? de chroniques ? sur combien de colonnes ?
:Les journaux sont particulièrement complexes à traiter sur Wikisource à cause du multicolonnage : ça rend les scans très difficiles à lire, et la création des articles (souvent non titrés) dans l'espace principal très complexe. C'est une des raisons pour lesquelles il n'y a actuellement pas de collection de ''journaux'' sur Wikisource. voir par exemple [[Page:18830317_Le_Figaro.pdf/1]]
:De plus, dans un journal, il y a plein d'informations qui ne sont pas particulièrement intéressantes... comme les publicités, par ex. voir [[Page:18830317 Le Figaro.pdf/4]]
:L'autre est le volume que ça représente ! une revue, comme la [[Revue des Deux Mondes]], qui paraît 2 fois par mois depuis presque un siècle, c'est plus de 500 de numéros..., plus de 15000 articles ou textes littéraires, et plus de 15 ans de travail de transcription par un grand nombre de contributeurs - et un énoorme travail d'organisation des textes pour s'y retrouver...
:Du coup, avant de se lancer, il faut vraiment :
:# réfléchir à ce qu'on veut faire - est-il vraiment utile de mettre en ligne un journal déjà numérisé et océrisé sur un site public, par exemple ?
:# évaluer la quantité de travail à fournir : une page de journal, c'est - selon les cas - plusieurs ''heures'' de transcription... : un quotidien de 4 pages sur un an, c'est 1200 pages... sur 80 ans, c'est 96000 pages !!
:# mesurer l'intérêt pour les lecteurs : est-ce que tous les articles, y compris les entrefilets, ont leur place dans wikisource ? -- Rappel, le but de wikisource est de "mettre en ligne des textes", pas de transcrire ''tout ce qu'il y a dans un journal''...
:# et ne surtout pas se lancer à mettre en ligne des centaines de scans qui ne seront jamais corrigés, car on va baisser les bras devant la masse... -> le cas échéant, tester avec ''1'' numéro... ''pour voir''...
:Bref, il ne s'agit pas de te décourager, mais de t'inciter à bien réfléchir à votre projet avant de vous lancer...
:Et avant de vous lancer dans ce travail très lourd, je vous incite (toi et toute ton équipe) à commencer par apprendre à contribuer - sur des documents déjà en ligne -, pour vous faire une idée de la réalité du travail de transcription... - ''on ne se lance pas à traverser la Manche à la nage sans avoir appris à nager d'abord'' {{clin}} [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 juin 2025 à 08:08 (UTC)
:: Bonjour :)<br>Merci beaucoup pour ton accueil chaleureux et ton retour très détaillé — c’est exactement ce dont on avait besoin pour mieux comprendre les enjeux d’un tel projet sur Wikisource !
:: Effectivement, je n’ai encore jamais contribué directement sur Wikisource, mais je suis en train d’apprendre, et je vais bientôt commencer à m’y mettre sérieusement.
:: Concernant le journal : il paraît depuis 1881, tous les 5 jours. Nous avons accès à 2909 numéros, ce qui représente environ 11 400 pages, dont une page de publicité par numéro. L’équipe est composée de 3 à 4 personnes, et nous prévoyons de travailler dessus sur une période de 6 mois à un an. Bien sûr, on reste ouverts à ajuster le rythme ou le format si besoin.
:: Tout ce que tu as soulevé — la complexité, le volume, la lisibilité, l'intérêt réel pour les lecteurs — ce sont des points qu’on a effectivement déjà discutés en interne. C’est aussi pour ça que je suis venu chercher des retours d’expérience : pour éviter de partir tête baissée dans un projet irréaliste.
:: Si je comprends bien ton conseil, il serait plus pertinent de ne pas viser l'intégralité du journal dès le départ, mais plutôt de se concentrer sur des articles vraiment intéressants, éventuellement en les catégorisant par auteur ou par thème. Cela ferait sens, et permettrait de rester fidèle à l’objectif principal de Wikisource : mettre en valeur des textes significatifs.
:: Donc merci encore pour tes remarques franches, ça nous aide beaucoup à cadrer notre démarche. Si toi ou d’autres avez des exemples de bonnes pratiques, ou des retours sur ce qui a fonctionné ou non dans d’autres projets similaires, on est preneurs ! [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 08:30 (UTC)
::{{ping|Reda Kerbouche}} 1881 ou 1981 ?, dans le premier cas, c’est possible, dans le second, ce n’est pas possible (violation des droits d’auteur). --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 12 juin 2025 à 10:33 (UTC)
::: Il s'agit de 1881, et non de 1981 — c'était une erreur de ma part. J'ai corrigé. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 10:37 (UTC)
== Téléchargement en doublon ==
Bonjour,
Apparemment, une même édition a été téléchargée deux fois :
* [[Livre:Andersen - Souliers rouges, et autres contes, trad. Grégoire et Moland, 1880.djvu]]
* [[Livre:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu]]
Que faut-il faire {{clin}} ? [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 24 juin 2025 à 11:28 (UTC)
{{ping|Habertix}} Je m’en occupe, on va conserver le deuxième dont un texte est déjà transcrit --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:34 (UTC)
{{ping|Habertix}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:42 (UTC)
== Importer un livre déjà en PDF sur Commons ? ==
Bonjour,
J'essaie de me (re)mettre à Wikisource, et j'ai tout oublié de ma première expérience il y a une dizaine d'années.
Je voudrais éditer ce livre bilingue : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Indicazione_antiquaria_del_Pontificio_Museo_Pio-Clementino_in_Vaticano_(IA_indicazioneantiq00mass).pdf
Il se trouve qu'il est déjà en PDF, mais pas en djvu... Comment puis-je le créer sur Wikisource ?
J'en ai profité pour lui créer une entité Wikidata mais je ne suis pas bien sûre de la façon de tout lier https://www.wikidata.org/wiki/Q135196431
Toute aide est la bienvenue !
Merci d'avance [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 09:43 (UTC)
:Bonjour,
:Si le format djvu est préféré pour certains usages, le pdf est loin d'être interdit sur Wikisource. On peut donc créer l'index du livre à partir du fichier existant, ce que je viens de faire, vous le [[Livre:Indicazione antiquaria del Pontificio Museo Pio-Clementino in Vaticano (IA indicazioneantiq00mass).pdf|trouverez ici]]. Je l'ai relié à l'entité WD que vous avez créée. Pour le texte, si vous ne comptez pas publier la version italienne sur it.ws, vous pouvez vous contenter de transcrire la colonne en français de chaque page ; pas la peine de conserver l'italique, qui n'a pas grand sens dans une version monolingue. Je constate en ouvrant une page au hasard que l'OCR existant est très mauvais ; vous pouvez vous aider du bouton de transcription en haut à droite, en choisissant l'OCR de Google, pour récupérer une meilleure version brute comme base de travail. Si vous avez d'autres questions à divers stades du travail, n'hésitez pas à me solliciter, je me ferai un plaisir de vous aider autant que je pourrai. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 juillet 2025 à 12:46 (UTC)
::Merci beaucoup pour votre aide ! Je vais m'y mettre sans tarder ! [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 12:49 (UTC)
:::Bonsoir {{Notif|Peccadille}}, Quand vous devrez mettre en colonne, voici un exemple d’un modèle bilingue d’un texte : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/110]]. Bonnes contributions ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC)
== Lien dans une table des nouvelles ==
Bonjour,
Comment est construite la table des nouvelles de [[Livre:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu]] (moitié droite de l'écran) ?
Pour L'ANGE, le numéro 215 est cliquable et emmène à la première page de la nouvelle ; pour LE VIEUX FERME-L’OEIL, le numéro 219 est le bon numéro de page, il est cliquable mais il mène à la page 217. De même "LE SANGLIER DE BRONZE . . . 239" mène à la page 237.
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:27 (UTC)
:C'est peut-être lié à [[#Téléchargement en doublon]] plus haut sur ce forum. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:31 (UTC)
::Il y avait une erreur dans les paramètres qui font le lien entre le numéro de page dans l'ouvrage et le numéro de page dans le fac-similé. Normalement j'ai corrigé. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2025 à 17:43 (UTC)
:::Merci et j’ai compris que cette table n’était pas magique mais qu’elle était présente dans l’original. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]])
== Cas des traductions multiples. ==
Bonjour,
Sur [[Auteur:Hans_Christian_Andersen]], comment peut-on faire apparaître que Wikisource propose plusieurs traductions d'un même conte ? Et parfois avec de titres français différents ?
Cas à traiter (qui montre qu'un elfe peut donc être petit et vieux {{rire}}) :
* [[Contes d’Andersen/Une semaine du petit elfe Ferme-l’Œil]]
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/239 LE VIEUX FERME L'OEIL]
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:51 (UTC)
:Bonsoir {{Notif|Habertix}}
:Pour un texte d’une même langue, il faut créer une page similaire à ce que sont les pages d’homonymie de Wikipédia : exemple : [[L’Albatros]]. Wikisource repère que c’est une liste d’éditions. Quand on clique sur n’importe laquelle des éditions, une annonce se retrouve pour introduire l’édition : "Pour les autres éditions de ce texte, voir L'Albatros."
:Pour donner à cette page du contenu, il faut la lier à un élément Wikidata à créer ([[d:Q3201688]], pour notre exemple), et créer des éléments Wikidata pour chaque version, édition ou traduction, sur ce modèle : [[d:Q135233361]].
:Il y avait une autre méthode que je ne retrouve plus, mais celle-ci est la plus courante. Bonnes contributions à vous ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC)
::Bonsoir,
::Pour le cas spécifique des traductions, j'ajouterai à ces bons conseils l'exemple de [[Robinson Crusoé (Defoe)|Robinson Crusoé]], avec le modèle {{m|traductions}}, plus précis que {{m|éditions}}. Le choix du titre à retenir pour cette page d'homonymie quand les choix des traducteurs divergent est une question qui me tarabuste aussi depuis quelques jours, j'ai à la résoudre pour certaines nouvelles de Gogol et je ne me suis pas encore décidé. Il convient sans doute de privilégier le titre le plus courant (quand plusieurs traducteurs convergent), le plus populaire (une traduction est elle plus populaire que d'autres, donc le titre plus connu parmi les lecteurs ?) ou simplement celui de la première traduction publiée en français (mais qui est parfois loin d'être la meilleure...). Peut-être {{ping|Acélan}} qui publie sur WS pas mal de littérature traduite pourrait-il nous conseiller ? [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 9 juillet 2025 à 23:23 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]],
:::Je ne me rappelle pas avoir eu à trancher des cas complexes, mais j'aurais tendance à adopter le [[w:Principe de moindre surprise|principe de moindre surprise]], c'est-à-dire à retenir, pour la page utilisant le modèle {{m|traductions}} que préconise justement @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], le titre le plus familier au lecteur contemporain. Mais quand il s'agit de contes ou de nouvelles pas forcément connus, c'est assez difficile à trancher. Dans ce cas, je crois que je me référerais au titre original : ici, ''Ole Lukøje'' (non, je ne parle pas danois, j'ai mis un peu de temps à trouver), donc plutôt ''Le Vieux Ferme-l’Œil''. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 10 juillet 2025 à 07:00 (UTC)
::::Bonjour {{Notif|Susuman77}}
::::Heureusement que tu es là, la réponse s’en trouve peaufinée. Ce que je ne retrouvais plus étais sans doute {{m|traductions}}. Et avec le regard d’Acélan sur le titre à retenir, Habertix va désormais y trouver son compte. --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 10 juillet 2025 à 07:02 (UTC)
== Cas d'un conte absent de la Table du FS ==
Bonjour,
Que peut-on faire quand un conte est absent de la Table du FS ? Je l'ai ajouté en tant que coquille, voir [[Spécial:Diff/15228409]].
-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 21:18 (UTC)
:Bonsoir ! J'aurais fait exactement la même chose, ne vous inquiétez pas, c'est assez fréquent, notamment pour des éditions assez anciennes, que les éditeurs négligent la table des matières et que celle-ci se retrouve avec des coquilles plus abondantes que le corps du texte, voire des divisions manquantes, comme c'est le cas ici. Encore plus fréquent est le cas où l'éditeur néglige de faire figurer dans la TDM une introduction ou un avant-propos bien distincts du corps du texte. Le mieux dans ce cas est de corriger la table, comme on se permet de la créer quand elle manque tout à fait, soit avec le modèle {{m|corr}}, comme vous l'avez fait, soit avec des balises includeonly. Aucun souci donc ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 22:45 (UTC)
::Je fais pareil pour les numéros de page incorrects ?
::Comme pour le dernier conte de [[Page:Andersen_-_Nouveaux_Contes,_trad._Soldi.djvu/306]] qui est mentionné en page 292 (numéro de page pair) qui est une page vide et que le conte commence bien-sûr en page impaire. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 23:04 (UTC).
:::Oui, j’avais oublié, c’est aussi une erreur très fréquente, {{m|corr}} est tout à fait adapté dans ce cas aussi, en mettant {{m|pli}} à l’intérieur pour la valeur correcte seulement. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 23:19 (UTC)
J’ai corrigé les coquilles de numérotation.
J’ai des questions sur des détails, dont je ne sais si c’est l’orthographe de l’époque ou des coquilles.
* Que faire de "toute le monde" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/58|sur cette page]]), de "geôlier" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/59|ici]]), de "poëte" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/52|ici]]) ? Correction silencieuse ou comme coquille ?
* [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/544|Dans cette page]], il y a un animal fabuleux écrit "basilique". Faut-il corriger en "basilic" ? Silencieusement ou comme coquille ?
* [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/539|Ici]], il y a un "sopha". Faut-il corriger en "sofa" ?
* Et enfin [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/256|ici]], est-ce qu’on ajoute un deuxième r à "charette" ?
[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 19 juillet 2025 à 21:17 (UTC).
:Bonsoir ! Le mieux est de toujours rester prudent dans son approche des corrections. Ce n'est qu'avec l'expérience qu'on peut prendre la confiance et, parfois, se dispenser du modèle {{m|corr}} ; si vous apprenez encore, mieux vaut ne pas procéder à des corrections silencieuses qui pourraient s'avérer erronées et être plus difficile à débusquer à la relecture suivante.
:Le choix éditorial "par défaut" sur WS étant la correction des coquilles "au sens de l'époque de l'édition", il convient de rechercher quelle(s) graphie(s) étaient admises ou non à l'époque, en l'occurrence 1882. En préambule, allez voir [[w:Réforme de l'orthographe française de 1878]], vous y trouverez les principales différences orthographiques entre les éditions du {{s|xix}} et la pratique actuelle. ''Poëte'' est l'une des orthographes qui a changé alors. En 1882, peu de temps a passé, c'est normal de trouver des orthographes pré-réforme, ça peut aussi témoigner d'un certain archaïsme ou conservatisme de l'éditeur ; si vous décidez de le corriger, l'important est de le faire à chaque occurrence du mot, histoire d'être cohérent.
:Pour "toute le monde", coquille, donc {{m|corr}}.
:Pour les autres cas que vous citez, il faut aller chercher dans des dictionnaires, et aussi admettre que, surtout pour des mots rares ou fantastiques comme basilic, les auteurs (et traducteurs !) peuvent se permettre un peu de fantaisie qu'il serait dommage de censurer au profit de l'orthographe la plus courante aujourd'hui. Je ne corrigerais donc pas ''basilique'', d'autant que vu le contexte et l'emploi du masculin on ne peut pas à la lecture le confondre avec l'église.
:Les dictionnaires qui vous serviront le plus pour ces vérifications sont [https://www.littre.org le Littré], [https://www.dictionnaire-academie.fr/ les dictionnaires de l'Académie française] (surtout l'édition de 1878 pour ce qui vous concerne), mais le plus précieux est [https://www.cnrtl.fr/definition/ le TLF] (Trésor de la Langue française), qui recense énormément de variantes attestées au fil des siècles : cherchez le mot dans son orthographe courante, et ensuite la graphie douteuse dans la page obtenue : ainsi vous verrez que [https://www.cnrtl.fr/definition/sofa sopha] était une variante courante de ''sofa'', qu'il ne faut donc pas corriger ; [https://www.cnrtl.fr/definition/ge%C3%B4lier geôlier] semble par contre toujours écrit avec un accent, et [https://www.cnrtl.fr/definition/charrette charrette] avec deux ''r'', donc on corrige (avec {{m|corr}} toujours). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2025 à 21:52 (UTC)
::Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 20 juillet 2025 à 16:04 (UTC)
== Italiques et césure de fin de page ==
Bonjour,
Comment faut-il coder ''Fantaisies sur la vie domes- tique'' à la fin de [[Page:Andersen - Livre d images - Minssen.djvu/66|cette page]] pour respecter les italiques et la césure ?
Par ailleurs, {{m|tiret}} [[WS:Scriptorium/Septembre_2018#Words_hyphenated_across_pages_in_Wikisource_are_now_joined_(simplification_de_la_césure_de_fin_de_page)|ne semble plus indispensable depuis septembre 2018]]. Est-ce que vous l'utilisez encore ? Faut-il simplifier [[Aide:Éditer un texte dans l’espace « Page »#Césure]] ?
-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 16 août 2025 à 12:14 (UTC)
:Bonjour,
:En effet, {{m|tiret}} n'est plus requis dans la plupart des cas ; la présence d'italiques est l'une des exceptions à cette simplification. Dans ce cas, la méthode indiquée dans la page d'aide que vous citez est la bonne ; en l'occurrence, sur la première page, codez ainsi : <nowiki>''Fantaisies sur la vie'' {{tiret|''domes''|tique}}</nowiki>, sur la seconde <nowiki>''{{tiret2|domes|tique}}''</nowiki>. Dans tous les cas, ce qui est transclus dans l'espace principal est le contenu de {{m|tiret2}}, c'est donc à celui-là qu'il importe d'être le plus attentif (cela impose aussi d'inclure dans les modèles les articles ou pronoms élidés qui précèdent le mot coupé, faute de quoi une espace apparaît à la transclusion après l'apostrophe). Les trois autres exceptions (peut-être en oublie-je encore) imposant l'emploi des modèles sont {{1o}} un mot composé où le tiret doit être conservé, auquel cas on code <nowiki>{{tiret|peut|-être}}</nowiki> et <nowiki>{{tiret2|peut-|être}}</nowiki> ; {{2o}} la présence de notes se suivant sur plusieurs pages avec une balise <nowiki><ref follow></nowiki> en fin de page après le tiret ; {{3o}} un sectionnement de l'une et/ou l'autre des deux pages concernées. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 16 août 2025 à 17:02 (UTC)
::{{Notif|Susuman77}} J'ai bien vu [[Spécial:diff/15275133|votre annulation]] et vous avez raison, ma proposition {{m|tiret|peut- | être}} fait apparaître deux tirets en mode page. Mais l'aide de {{m|tiret}} explique "Les modèles tiret et tiret2 doivent comporter exactement les mêmes lettres, dans les mêmes paramètres". <u>C'est une erreur, non ?</u>
::D'autre part (c'est un avis personnel), je trouve ce double tiret plutôt utile car en relecture en mode page, il permet de savoir que le tiret va être conservé ([[Page:Blaud_-_Histoire_du_dacus_de_l'olivier.djvu/49|comme j'ai fait ici]]).
::-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 1 septembre 2025 à 19:37 (UTC)
:::Je ne saurais parler pour le créateur du modèle, mais cette phrase de la documentation me semble inexacte, ou en tout cas ne pas s'appliquer au cas particulier des mots composés, qui est détaillé dans la section "Exemples" plus bas. J'ai de toute façon l'impression que la transclusion se fait à partir du seul contenu de {{m|tiret2}}, le débat sur l'emplacement du tiret dans {{m|tiret}} est donc d'importance toute relative, et si procéder de la sorte vous aide dans la relecture, allez-y, puisque cela n'a aucune incidence dans l'espace principal. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 1 septembre 2025 à 21:13 (UTC)
== Partitions musicales sur Wikisource ==
Je viens de découvrir et admirer les partitions des chants du Barzaz Breiz, par exemple [[Page:Barzaz Breiz, huitième édition.djvu/642|DIOUGAN GWENC’HLAN]]; Avec quel outil cela est-il fabriqué ? Je vais avoir à importer des fragments de partition qui illustrent un texte de musicologie en projet. Suffit-il d'importer des images, ou y a-t-il mieux à faire ? [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 31 août 2025 à 12:40 (UTC)
:Comme vous le pouvez voir en regardant [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Barzaz_Breiz,_huiti%C3%A8me_%C3%A9dition.djvu/642&action=edit le code source] de cette page, on peut créer des partitions directement dans le wikicode. La syntaxe est expliquée sur [[w:Aide:Partitions|Aide:Partitions]]. Si cela vous paraît trop compliqué, vous pouvez aussi importer l'image elle-même, mais une vraie partition qu'on peut en plus écouter, c'est sympa... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 septembre 2025 à 08:12 (UTC)
::Remerciements pour les explications et encouragement. Je vais essayer. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 1 septembre 2025 à 09:40 (UTC)
Exemple :
<score sound="1">
\relative c' {
e16-.->a(b gis)a-.->c(d b)c-.->e(f dis)e-.->a(b a)
gis(b e)e,(gis b)b,(e gis)gis,(b e)e,(gis? b e)
}
</score>
== pourquoi je ne vois pas ma transcription correctement ==
bonjour, j'ai retranscrit le livre avec modification mais rien n'est pris en compte lorsque je regarde elle ne se voient pas. [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 2 septembre 2025 à 10:04 (UTC)
:Bonjour {{ping|Fabkervi}} et bienvenue sur Wikisource,
:Je ne sais pas répondre à votre question mais je crois que vous avez commencé un travail qui ne peut pas être conservé ici.
:Wikisource n'accepte que les textes sous licence libre, c'est-à-dire, grossièrement, les ouvrages publiés sous [[:wikipedia:Licence libre|licence libre]] et les ouvrages dont les auteurs sont morts depuis plus de 70 ans.
:Si j'ai bien compris vous travaillez sur {{gallica|bd6t510067273}}, un ouvrage publié il y a seulement une quarantaine d'années (1984) et qui n'est pas la reproduction d'un ouvrage plus ancien. Certes il est disponible sur Gallica et, selon sa fiche BnF {{BNF|365929764}}, il s'agit d'un auteur institutionnel (France. Ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Direction des archives) mais je crois que cela ne suffit par pour considérer que cet ouvrage est sous licence libre ; surtout qu'il mentionne nominativement les collaborateurs ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t510067273/f21.item page 5]).
:D'autres bénévoles vont voir votre message et ils ne confirmeront peut-être pas mes craintes.
:Cordialement. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 3 septembre 2025 à 19:53 (UTC)
::Oui, je crains que l'analyse de @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] soit juste et que l'ouvrage soit impossible à conserver sur WS. Si je me souviens bien (et gardant à l'esprit que ceci n'est nullement un avis légal), le fait qu'un texte soit publié par un acteur institutionnel ne retire nullement à son auteur ses droits, contrairement à ce qui peut se passer aux États-Unis par exemple. En l'espèce, l'ouvrage présent sur Gallica (où il est simplement marqué ''consultable en ligne'' et non ''domaine public'') n'a certes pas de mention de copyright, mais les auteurs/contributeurs sont listés, comme l'a relevé Habertix, et certaines parties de l'ouvrage sont même attribuées clairement à l'une d'entre eux. Dès lors, l'ouvrage pouvant être analysé comme une œuvre collective, il est protégé en droit français pour 70 ans après sa publication, donc jusqu'en 2054 ; les parties nommément attribuées à Mme Paulette Enjalran (1915-2004) pourraient même l'être au-delà, jusque 70 ans après son décès, donc 2074. Je ne puis donc que vous dissuader de consacrer plus d'efforts à un projet qui ne saurait prospérer ici... Si les archives diplomatiques vous intéressent, il y en a de nombreuses, plus anciennes et donc libres de droits, qui attendent encore d'être transcrites ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 septembre 2025 à 20:51 (UTC)
:::Merci pour votre réponse. J'ai trouvé la solution :D, j'ai tout effacé et recommencé merci à copilote :D [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 4 septembre 2025 à 09:53 (UTC)
::::Il n'y a pas de solution qui tienne puisque l'ouvrage est sous droits d'auteur. Je continue sur votre page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 septembre 2025 à 10:06 (UTC)
== Modèle pour Mufi ==
Bonjour! À en.WS, il y a [https://en.wikisource.org/wiki/Template:Mufi Template:Mufi], qui me permet à incorporer des conventions orthographiques de manuscrits médièvals. Y a-t-il quelque chose d'équivalent içi à fr.WS? Si non, pourrait-on l'importer? Merci! [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 15 novembre 2025 à 17:32 (UTC)
:Voilà qui est intéressant. Ca permettrait de faire des <span style="font-style:Junicode">ↄƕŏẜes</span> bien curieuses, et même ceci<span style="font-style:Junicode">⁹</span> dont on parlait récemment sur le [[WS:S|Scriptorium]]. Il serait très facile d'intégrer ce modèle. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 novembre 2025 à 21:22 (UTC)
::Super! Y a-t-il un endroit pour demander l'import? Ou, ça suffit de le créer moi-même? Je préfère le laisser aux experts car j'aurais peur de casser quelque chose. [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 00:31 (UTC)
:::Voilà qui est fait : {{m|Mufi}}. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 novembre 2025 à 03:15 (UTC)
::::Merci :) [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 03:56 (UTC)
== Guillemets dans le paragraphe suivant d’une réplique poursuivie par le même personnage ==
Bonjour, est-ce que dans une page de livre comme [[Page:Zola - Madame Sourdis, 1929.djvu/60|celle-ci]] faudrait-il mettre des guillemets dans le paragraphe du second dialogue (edit : une réplique) qui suit le dialogue précédent du même personnage, ou les remplacer par un tiret cadratin au début du second ? Je n’ai pas clairement compris le [[Aide:Guide typographique|guide typographique]] dans les sections « Guillemets » et « Tirets et trait d’union ». Merci d’avance pour vos réponses. --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 18:58 (UTC)
:Bonjour, oui, quand les dialogues sont marqués par des tirets seuls, et qu'une même réplique se poursuit sur plusieurs paragraphes, on emploie généralement des guillemets ouvrants à chaque paragraphe d'une même réplique. (L'usage existe encore dans les ouvrages actuels.)
:Vous pouvez donc rétablir la ponctuation du fac-similé dans votre transcription.
:Bonne suite de lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 novembre 2025 à 20:00 (UTC)
:@[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] Le tiret serait adapté si un nouveau personnage prenait la parole ; si c'est le même, les guillemets vont bien. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 novembre 2025 à 20:03 (UTC)
::Merci ! --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 20:12 (UTC)
== Les documents qu'on peut mettre sur Wikisource ==
Bonjour à tous !
Je suis KONATEYaya, wikimédien burkinabè. Actuellement, nous sommes en train de mener la campagne Wiki For Human Rights et j'aimerais mettre certains documents sur Wikisource. Voici les documents :
1. Loi N°039-2017/AN du 25 juin 2017 portant protection des defenseurs des droits humais au Burikina Faso
Auteur : Assemblée nationale du Burkina Faso
2017
2. Stratégie nationale de l'état civil au Burkina Faso
Auteur : Ministère de l'administration territoriale, de la decentralisation et de la sécurite
2012
3. Rapport sur l'état des droits des personnes agées au Burkina Faso
Auteur : Ministère de la justice et de la promotion des droits humains
sept.-11
4. Les droits de l'enfant
Auteur : issa Touré
2009, ISBN 9782844873903
5. Rapport synthèse des études de cas recurrents de violations des droits humains dans les 12 régions du Burkina Faso
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
2016
6. Feuille de route de prévention, de retrait et de réinsertion des enfants issus des sites d'orpallaige et des carrières artisanales (2015-2019)
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
août-15
7. Droits humains au Burkina Faso, Rapport 2010
Auteur : Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP)
2010, ISBN : 978-2-914707-58-10
8. Unité pédagogique sur l'éducation aux droits humains pour la formation initiale des enseignants du primaire
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
nov.-15
9. Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (ONAPREGECC)
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
2015
10. Manuel sur l'approche basée sur les droits humains
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
déc.-15
11. Guide pour le traitement et le suivi desd cas de violation et d'atteinte aux droits humains
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
juil.-15
12. Politique nationale genre
Auteur : Premier ministère
juil.-09
Pouvons-nous mettre ces documents sur Wikisource ? [[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] ([[Discussion utilisateur:KONATEYaya226|d]]) 23 décembre 2025 à 12:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] !
:Malheureusement, cela paraît impossible pour des raisons légales. En effet, la [https://www.wipo.int/wipolex/fr/legislation/details/19510 loi du Burkina Faso] relative à la propriété littéraire et artistique ne prévoit pas d'exceptions au droit d'auteur pour les publications officielles et gouvernementales : l'Etat et l'auteur, s'il est identifié, conservent leurs droits patrimoniaux ; ces droits courent jusque 70 ans après le décès de l'auteur ou après la publication s'il s'agit d'une œuvre anonyme ou collective. Ces règles sont similaires à celles qui s'appliquent dans la plupart des pays. Comme Wikisource ne peut publier que des textes appartenant au domaine public dans leur pays d'origine ou placés par leurs auteurs sous une licence libre, nous ne pourrons pas publier ces documents. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 décembre 2025 à 15:04 (UTC)
== problème avec <page index/> ==
Pourquoi [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué|cette page]] n'affiche pas le contenu de la page de l'indexe quand [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1|celle-ci]] le fait bien, trop lourd ?. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 12:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] J'ai modifié la syntaxe de transclusion, ça passe bien. Pour information, quand la page d'index affiche le sommaire, il faut indiquer, dans la page de transclusion, index=Sommaire, sans indiquer de page. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:02 (UTC)
::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Bien essayé mais c'était pas l'idée : une table des matières non incluse dans l'ouvrage initial pour chaque volume et une table des matières (pas plus présent dans l'ouvrage papier) général pour la collection, c'est ce que j'essayé de mettre en place (sûrement pas de la bonne manière) en liant la page 600 de l'index. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 13:29 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] OK, je n'avais pas compris ça. La syntaxe n'est pas top mais le problème n'est pas là, en effet. La page est effectivement trop lourde pour s'afficher. Je n'ai pas de solution : soit faire simplement un lien vers chaque volume, soit essayer d'alléger la page. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], qui vient de faire une proposition pour alléger les modèles de sommaire, aurait peut-être la solution ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:48 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] j'avais une solution mais elle nécessite trop de modèles, la page ne pouvait pas tous les afficher, si tu as des conseils sur la synthaxe/apparence que devrait avoir la page, je suis prenant, je n'ai pas vraiment d'exemple, un cas similaire me suffirait, à copier j'entends. Si vous trouvez la solution concernant les sommaires, recontactez moi. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 14:43 (UTC)
::::::{{ping|Saumache|Acélan}} L’espace principal de Wikisource n’a pas été construit pour regrouper plusieurs sommaires mais plutôt pour reproduire un livre dans l’état où il se trouve afin de le rendre exportable en format ebook. Il suffit alors d’appuyer sur le bouton télécharger. Il faut savoir que tous les liens contenus dans le sommaire vont mener à la production d’un chapitre dont le contenu sera celui de la page cible. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de limiter les liens à des pages de l’espace principal qui seront accessibles dans une liseuse. Quand on regroupe plusieurs œuvres d’un même auteur non seulement on finit par dépasser la taille qui nous est allouée mais on fragilise l’outil de téléchargement. Voilà le donc le contexte à considérer et les contraintes à respecter.
:::::: Maintenant comment procéder pour confectionner un sommaire général qui s’affichera au complet comme vous le souhaitiez au départ ?
::::::#D’abord s’assurer que la page ne sera pas exportable en englobant sont contenu dans un div avec class="ws-noexport" et aussi ajouter <nowiki>__DISAMBIG__</nowiki> en début de page pour éviter l’apparition du bouton Télécharger. Vous pourrez alors vous permettre quelques fantaisies sans compromettre la survie de ws-export.
::::::#Pour éviter de dépasser la limite de la taille d’inclusion des modèles vous pourriez aussi remplacer tous vos appels au modèle table par {{m|Table/css/prototype}}
::::::TOUTEFOIS : Je considère que ce que vous avez fait offrira un bien meilleur service car il permet plus rapidement d’accéder au contenu de chaque volume. Il vous suffirait de bloquer le téléchargement de la page [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué]] qui devra se faire un volume à la fois dans l’état actuel de l’outil d’exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 18:34 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]
:::::::Merci pour cette réponse ! J'ai bien fait en sorte que le sommaire ne soit téléchargeable, et ai fait de même pour chaque volume. Reste que je trouve maintenant bien complexe au premier coup d'oeuil de tomber sur les différents textes entiers à télécharger (je viens de Wiktionary et n'avais pas la référentiel liseuse, ayant surtout en tête d'avoir des textes bien compartimentés et citables, mes excuses), il y a peut-être moyen de les rendre plus visibles, à vous de me dire (et si tout va en fait bien).
:::::::Questions à part:
:::::::* Comment peut-on relier différents volumes (sommaires) dans les headers? je n'ai réussi que pour les textes entiers.
:::::::* Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches, donnant lieu à un rendu parfois assez ridicule, à mon goût, voir le début [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1/Texte entier|ici]].
:::::::* De même parfois un espace se trouve entre deux pages que je voudrais jointes par le bas de l'une et le haut de l'autre, voir [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 4/Table|ici]] entre page 2 et 3.
:::::::[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 19:24 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] Voici quelques précisions :
::::::::#Les seules pages qu’on doit rendre non exportables sont celles qui impliquent un travail trop lourd pour l’outil. On ne peut pas exporter les 14 volumes dans une seule opération et, comme ces volumes sont présents sur une page, on désactive le bouton sur cette page mais on doit pouvoir télécharger chacun des volumes séparément. C’est la mission première de l’espace principal. Merci de les réactiver sur la page de chaque volume.
::::::::#comment relier les volumes. Réponse : On ne peut pas le faire par le header quand header=sommaire. Vous pourriez ajouter au haut de la première page de chaque volume un lien vers tous les volumes. Comme ceci : <nowiki><includeonly><div class="ws-noexport">{{c|[[../Volume 1|Volume 1]] — [[../Volume 2|Volume 2]] — etc}} </div></includeonly></nowiki>. '''À placer dans la la section Épigraphe de la page index.'''
::::::::#Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches : à vous de prévoir un espacement minimal mais pas trop car il s’ajoutera à la page exportée et en pdf des marges sont déjà prévues. N-B Votre page de titre ne logera pas dans une page pdf A5. Mais quelqu’un pourra l’ajuster quand ws-export aura été ressuscité
::::::::#c’est corrigé margin:10% appliquait une marge en haut, à gauche, … Il fallait utiliser margin-left:
::::::::--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::::Les pages volumes ne faisant pas partie de l'ouvrage papier original et ne faisant office que de sommaires pour y tenir les liens vers sections et lettres, je pensais que ça n'aurait pas d'intêret pour un lecteur ailleurs que sur wikisource, je les ai d'ailleurs biens sûr exclus des textes entiers. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 20:49 (UTC)
::::::::::{{ping|Saumache}}Non ces pages sont essentielles pour pouvoir exporter chaque volume avec un découpage par chapitre ce que texte entier ne permet pas. Dans cette transcription j’ai noté aussi un problème de raccordement entre les pages disposées sur 2 colonnes. J’avais déjà proposé une [[Quelques considérations sur la cautérisation actuelle#17|solution]] sur ce [[Wikisource:Questions_techniques#Colonnes|forum]] si ça peut aider.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:58 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] OK c'est fait. Je ne comptais pas aller plus loin avec ce projet, j'ai régularisé tout ce que je pouvais régulariser, je reviendrai refaire une ou deux pages quand je citerai depuis le Wiktionary et mettrai main à la pâte si quelqu'un décide d'y remettre l'anarchie, autrement je laisse tout ça à d'autres. Je met le lien du forum [[Discussion Livre:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu|ici]] au cas où quelqu'un tombe dessus. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 21:08 (UTC)
== Remplacement d'un FS par un autre de meilleure qualité ==
J'ai entrepris l'édition de [[Lettres juives (éd. Paupie 1754)]], huit volumes. Les trois premiers volumes avaient été créés en 2007 et associés à un FS en 2017. J'ai entrepris le tome 4, mais le FS est de mauvaise qualité et l'OCR à la limite de l'inutilisable. J'ai trouvé un exemplaire d'excellente qualité sur Gallica, j'ai créé le .DJVU et je l'ai ajusté au découpage existant. Mais impossible de le mettre en ligne. Commons refuse le téléversement d'une nouvelle version parce que je n'ai pas créé le fichier. Je ne peux pas demander l'aide de celui qui l'a créé (Phe), il n'a plus contribué depuis 2016. Je n'ai pas pu le téléverser sur Wikisource parce qu'il existe déjà. L'idée de créer un autre fichier avec un nom un peu différent ne me parait pas satisfaisante. Je copie la couche texte du .DJVU page par page pour la coller à la place de l'OCR défectueux mais c'est désagréable et je suis privé des automatismes. Y a-t-il un moyen de téléverser le "bon" FS sur Commons ? Fichier : [[:File:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]]. Le fichier .DJVU a un volume de 43 Mo. Il peut être téléchargé à l'adresse https://www.swisstransfer.com/d/ad505c2b-98db-43a5-999f-669091f49d2d .
--[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 10 janvier 2026 à 19:49 (UTC)
:{{bonjour|Narilora}}Il faut sans doute être membre du groupe utilisateurs-autoconfirmés sur Commons. Je pense que cela se fait automatiquement après un certain nombre de téléversement. Voir dans vos préférences. J’ai téléversé le fichier. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 janvier 2026 à 03:26 (UTC)
::Très efficace. Remerciements. Le wiki est donc une méritocratie. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 11 janvier 2026 à 10:04 (UTC)
== cas particulier de <page index> ==
[[Lettre de Sévigné 687]] me pose un problème bien piquant, je dois sauter la section ## 688 ## de la page 435 (441) tout en affichant la fin de note de la lettre 687 qui apparaît en page 436 (442). Quelqu'un peut m'aiguiller ?
Le même soucis de devoir sauter la note de la lettre précédente pour [[Lettre de Sévigné 688]] s'impose donc. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 21:17 (UTC)
:Ah ! Mais oui vous venez de découvrir une petite faille dans prp. On peut la signaler mais qui sait quand ce sera corrigé. Je vous ai suggéré une façon de la contourner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 janvier 2026 à 22:07 (UTC)
::Aïe on a dû intervenir en même temps, j'espère dans le même sens ;-) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 janvier 2026 à 22:11 (UTC)
:::Ingénieux ! Merci pour vôtre aide. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 23:28 (UTC)
== Cadre et texte à l'envers ==
Bonjour,
j'ai des soucis de mise en page pour ce texte de [[Claude Cahun]] et en particulier ces 2 pages :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/5
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/38
- Est-il possible de modifier l'épaisseur du cadre du modèle "Encadré", est-il possible de modifier la largeur du cadre, en % de la page par exemple?
(j'imagine que c'est gérable en utilisant un tableau avec une seule cellule, mais j’espérais une solution plus directe.
- Comment afficher le texte tête en bas? [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 23 février 2026 à 11:56 (UTC)
:@[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] Pour mettre le texte à l'envers, il y a le modèle {{m|rotation}}. Pour l'encadré, il faudrait modifier le modèle, mais ce n'est pas dans mes compétences. Peut-être {{ping|Denis Gagne52}} aurait-il une piste ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 12:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] @[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]], Comme il fallait apporter plusieurs ajustements à l’encadré (largeur, épaisseur du cadre, centrage sur la page) en plus de la rotation du texte et de la diminution de l’interlignage, j’ai tout regroupé dans une seule commande. Je ne crois pas que ce résultat soit atteignable uniquement avec les modèles disponibles sur Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:45 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci pour la solution. Si le modèle n'est pas vraiment améliorable, tant pis, je ferai à nouveau appel à tes services {{clin}} [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 21:25 (UTC)
::::Mais tout est améliorable ! Bientôt tu n’auras plus d’occasion pour faire appel à mes services. {{sourire}}. N’hésitez pas à reprendre les deux pages avec {{m|Encadré/début}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 24 février 2026 à 00:46 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : merci à tous les 2 pour votre aide [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 24 février 2026 à 17:02 (UTC)
== Où est le clavier du grec ancien? ==
Bonjour, J'ai besoin de taper un mot en grec ancien dans une page d'Aulu-Gelle. Vous pourriez m'indiquer où on trouve ce clavier? Merci d'avance!
[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 31 mars 2026 à 08:24 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]], Vous pouvez le trouver tout en bas de la fenêtre d'édition, là où il y a un menu déroulant "Wiki et Wikisource" vous pouvez trouver aussi le grec ; il y a aussi tout en haut dans l'onglet "Caractères spéciaux" deux rubriques "Grec" et "Grec étendu" (avec les caractères accentués spécifiques au grec ancien), mais la séparation en deux rend peu pratique son emploi. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 31 mars 2026 à 09:14 (UTC)
::Bonjour et merci.
::J'ai trouvé, mais le clavier fourni ne correspond pas à mon clavier Azerty, du coup je ne trouve pas l'accès à l'accent aigu, dont j'ai besoin sur un alpha... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:14 (UTC)
:En fait, j'ai trouvé en testant tout le clavier. L'accent aigu était sous le ;
:Problème résolu pour cette page au moins... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:21 (UTC)
== Traduction ==
Pour le poème Immortality de Clare Harner (en anglais: "Do not stand at my grave and weep..."), cité dans Wikisource et dans un article de la version anglaise de Wikipedia,je voudrais contribuer une traduction française que j'ai faite moi-même. Dites-moi comment faire. [[Utilisateur:Peterandreas 1972|Peterandreas 1972]] ([[Discussion utilisateur:Peterandreas 1972|d]]) 24 avril 2026 à 15:55 (UTC)
::Il faut que la traduction soit appuyée par un fac-similé. Voici un exemple : [[Livre:Teleny, or The Reverse of the Medal, t. I.djvu]]. Comme cette œuvre semble encore sous droit d’auteur, elle ne pourrait pas être déposée sur Commons ce qui explique pourquoi je ne l’ai pas trouvée non plus sur ws.en. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:42 (UTC)
== Template rule ==
Bonjour.
Je voudrais créer deux lignes sur toute la largeur de la page telles qu'elles apparaissent en dessous du titre du chapitre. – Cousturier_-_Des_inconnus_chez_moi,_1920.djvu/13 – J'ai trouvé le template rule : les deux lignes n'apparaissent pas !
Faut-il insérer ce style quelque part pour pouvoir l'utiliser ? Y-a-t-il un autre moyen pour créer ces deux lignes ?
Merci [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 6 mai 2026 à 23:01 (UTC)
::Les templates de ws.en ont habituellement des équivalents ici mais sous un nom différent. On a {{m|SéparateurDeTexte}} qui peut faire ce que vous recherchez. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:18 (UTC)
:::Merci. [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 8 mai 2026 à 21:06 (UTC)
== La commande corr bugue dans MathForm1 ==
Bonjour,
J'ai voulu corriger une coquille sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64
Mais ma correction ne donne pas le résultat graphique souhaité à l'écran :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64&diff=prev&oldid=15793319
Comment signaler ce bug, s'il vous plaît ?
Ou si ce n'est pas un bug, comment faire la modification proprement ?
Après révérification, la modification ci-dessus est erronée.
On ne passe pas du nombre/type ordinal au nombre cardinal avec deux barres mais avec une seule.
Donc en fait l'erreur à corriger n'est pas page 64, mais page 63 :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63&diff=prev&oldid=15793378
Mais la correction faite en deuxième illustre exactement le même bug de la commande corr dans MathForm1.
J'ai une autre correction de coquille avec un bug similaire:
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15793461
J'ai essayé deux syntaxes possibles,
mais aucune ne marche, et les deux donnent le même rendu visuel.
<nowiki>
{{nobr|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}}}}
{{corr|{{nobr|ν<sub>0</sub>ω}}|{{nobr|ν<sub>0</sub>.ω}}}}
</nowiki>
D'avance merci, amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 16 mai 2026 à 17:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Une modification a été apportée au modèle corr pour lui permettre de supporter ces expressions. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci beaucoup pour cette correction rapide :). [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 17 mai 2026 à 05:25 (UTC)
== Comment revalider une page ? ==
Bonjour,
J'ai fait deux boulettes dans l'historique de cette page :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&action=history
On peut voir que j'avais passé la page en validée le 17,
car j'avais vu que le bug d'affichage sur ma correction du 16 était corrigée.
Mais j'ai vu que je n'avais pas fini de relire donc je l'ai annulée.
Sauf que maintenant que j'ai fini de bien relire et que j'ai corrigé deux coquilles de plus,
je ne peux plus mettre la page en "Validée",
le cercle vert n'apparaît plus.
Comment faire, s'il vous plaît ?
D'ailleurs, j'ai corrigé les deux coquilles en plus sans me connecter,
du coup c'est sur un compte anonyme.
Je m'en suis aperçu juste après et dans le même onglet, je me suis connecté.
Je pensais que cela remettrait automatiquement la contribution sur mon compte,
mais cela n'a pas été le cas.
Comment est-ce que je peux faire pour que ma contribution anonyme retourne sur mon compte, s'il vous plaît ?
D'avance merci, amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 06:08 (UTC)
:{{ping|SectionFinale}} [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15794539 Pour cette correction], vous n'étiez pas logué, donc vous ne pouvez pas marquer comme "corrigé" ou "validé". Oui, il faut qu'une autre personne valide les pages.
:Et pour les formules de math, il vaudrait mieux utiliser LaTex. Example en cours de correction : [[Livre:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu]]. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Effectivement en ayant déjà validé une fois, vous ne pourrez pas répéter l’opération. ElioPrrl qui a corrigé toutes ces pages étudiait alors en mathématique à un niveau assez avancé. Je pense qu’il n’utilisait pas Latex car il avait réalisé que le résultat s’exportait mal avec ws-export.
::Si un point était nécessaire entre v<sub>0</sub> et w, il aurait sûrement appliquer la correction. En algèbre classique, ab, a.b et a x b ne sont-ils pas équivalents, pourquoi un point est-il nécessaire ici ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 11:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Le point est nécessaire pour uniformiser.
:::Il y est avant.
:::Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est.
:::Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les usages jusque là, le point y est aussi.
:::Il est donc logique de le garder.
:::J'ai un doctorat en informatique théorique, à la frontière avec les mathématiques discrètes.
:::Dans mes articles récents, je prends l'habitude d'utiliser le symbole de multiplication systématiquement.
:::Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
:::Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place. [[Spécial:Contributions/~2026-29838-34|~2026-29838-34]] ([[Discussion utilisateur:~2026-29838-34|discussion]]) 18 mai 2026 à 15:53 (UTC)
::::Pénible, j'ai répondu avec un compte temporaire.
::::Il faudrait vraiment qu'il y ait une action "Fusionner ce compte temporaire vers un compte existant".
::::Il me semblait qu'avant il y avait fusion automatique quand on se connectait dans la foulée de la modification. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::::Pour éviter d’avoir à vous authentifier à chaque fois simplement cocher la case Garder ma session active sinon ce sera votre adresse IP qui sera utilisée. Uniformisation permet de justifier la correction. J’ai validé votre page. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 18:56 (UTC)
::::::Merci. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 12:56 (UTC)
::J'étais logué avant de chercher à valider, la bonne explication est celle de Denis.
::À tout hasard, est-ce que vous auriez un avis sur ma remarque sur la page de discussion, s'il vous plaît ?
::https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66 [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 18:23 (UTC)
:::Je vous suggère de poursuivre en utilisant le modèle corr et, comme cette situation se répète, vous pourriez en traiter sur la page de discussion de l’index et ainsi éviter à devoir le justifier à chaque fois. Voici un exemple sur cette [[Discussion Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|page de discussion]] et [[Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|sur la page d’index]]. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 19:12 (UTC)
::::Merci, j'ai créé la page de discussion du livre. Et je vais peaufiner les choix éditoriaux, même si jusqu'à présent quasi tout est identique à l'original. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:20 (UTC)
kgdi837anvi7hhbz9uzo6nn6099ncao
Chants et Chansons (Pierre Dupont)/Le Dahlia bleu
0
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2026-05-19T19:12:12Z
Sixdegrés
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Textes validés
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wikitext
text/x-wiki
{{TextQuality|Textes validés}}
<pages index="Dupont - Chants et Chansons, t. 1, 1855.djvu" from=198 to=201 header=1 />
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Page:Chaudon, Delandine, Goigoux - Dictionnaire historique, tome 9.djvu/1
104
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2026-05-19T19:01:06Z
Favete linguistis
129184
15797471
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>DICTIONNAIRE
HISTORIQUE,
CRITIQUE ET BIBLIOGRAPHIQUE.
<section begin="D"/>{{table|nodots|titre= Dies (Gaspard)}}
{{table|nodots|titre= Diesbach (Nicolas de)}}
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Juliette au pays des hommes
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2026-05-19T19:38:22Z
Benoit Soubeyran
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[[Category:Jean Giraudoux]] retirée; [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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Dou -- _ ce nuit,
sain -- _ te nuit!
Dans les _ cieux!
l’as -- tre _ luit.
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Le mys -- tère an -- non -- cé
s’ac -- com -- plit.
Cet en -- fant, sur la
paille en -- dor -- mi,
\set stanza = "1."
C’est l’a -- mour in -- fi -- ni! __
C’est _ l’a -- mour in -- fi -- ni! __
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C’est _ vers nous
qu’il _ ac -- court
En un _ don
sans re -- _ tour!
\set stanza = "2."
De ce monde i -- gno -- rant
de l’a -- mour
Où com -- mence au -- jour -- d’hui
son sé -- jour,
\set stanza = "2."
Qu’il soit Roi pour tou -- jours! __
Qu’il _ soit Roi pour tou -- jours! __
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Paix _ à tous!
Gloire _ au ciel!
Gloire au _ sein
ma -- ter -- _ nel,
\set stanza = "3."
Qui, pour nous en ce
jour de No -- ël,
En -- fan ta le Sau -- veur
é -- ter -- nel,
\set stanza = "3."
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<poem>1. Douce nuit, sainte nuit,
Dans les cieux, l’astre luit.
Le mystère annoncé s’accomplit
Cet enfant sur la paille endormi
C’est l’amour infini
C’est l’amour infini.
2. C’est vers nous qu’il accourt,
En un don sans retour,
De ce monde ignorant de l’amour,
Où commence aujourd’hui son séjour,
Qu’il soit Roi pour toujours
Qu’il soit Roi pour toujours.
4. Paix à tous, gloire au Ciel
Gloire au sein maternel
Qui pour nous en ce jour de Noël
Enfanta le Sauveur éternel
Qu’attendait Israël
Qu’attendait Israël.</poem>
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2026-05-20T11:51:02Z
CetaGM
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Gloire _ au ciel!
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<poem>1. Douce nuit, sainte nuit,
Dans les cieux, l’astre luit.
Le mystère annoncé s’accomplit
Cet enfant sur la paille endormi
C’est l’amour infini
C’est l’amour infini.
2. C’est vers nous qu’il accourt,
En un don sans retour,
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Où commence aujourd’hui son séjour,
Qu’il soit Roi pour toujours
Qu’il soit Roi pour toujours.
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Gloire au sein maternel
Qui pour nous en ce jour de Noël
Enfanta le Sauveur éternel
Qu’attendait Israël
Qu’attendait Israël.</poem>
{{??|Partition}}
<poem>1. Stille Nacht, heilige Nacht!
allest schläft, einsam wacht
nur das traute hochheilige Paar.
Holder Knabe im lokkigen Haar,
schlaf in himmlischer Ruh,
schlaf in himmlischer Ruh!
2. Stille Nacht, heilige Nacht!
Hirten erst kund gemacht,
durch der Engel Hallelujah
tönt es laut von fern und nah:
Christ, der Retter ist da!
Christ, der Retter ist da!
3. Stille Nacht, heilige Nacht!
Gottes Sohn, o wie lacht
Lieb aus deinem göttlichen Mund,
da uns schlägt die rettende Stund,
Christ, in deiner Geburt,
Christ, in deiner Geburt.
</poem><noinclude>
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Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/541
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Yland
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On lit en marge <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܪܝܢ}}|140}}</span> qui se rapporte sans doute à <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܝܢܐ}}|140}}</span> (Mennas).
<div style="text-align:right;line-height:185%">
<poem style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܐܝܣܝܐܣ ܡ**ܫܡ** ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܒܝܬ
ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܡܘܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܢ[ܢܐ].
ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܡ**ܫܡ** ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܝܠܕܬ ܐܠܗܐ
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Yland
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On lit en marge <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܪܝܢ}}|140}}</span> qui se rapporte sans doute à <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܝܢܐ}}|140}}</span> (Mennas).
<div style="text-align:right;line-height:185%">
<poem style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">(fol. 217 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܐܝܣܝܐܣ ܡ**ܫܡ** ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܒܝܬ
ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܡܘܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܢ[ܢܐ].
ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܡ**ܫܡ** ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܝܠܕܬ ܐܠܗܐ
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ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܡܝܢܐ (ܕܡܪܝ ܒܗܢܡ ܘܠܟܠܗܝܢ ܥܪ̈ܬܐ ܩܕܝ̈ܫܬܐ ܫܢܬ ܐܘ}}{{surligner|ܥܨ}}.|140}}</span>
On lit en marge <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܪܝܢ}}|140}}</span> qui se rapporte sans doute à <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܝܢܐ}}|140}}</span> (Mennas).
<div style="text-align:right;line-height:185%">
<poem style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">(fol. 217 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܐܝܣܝܐܣ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܒܝܬ
ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܡܘܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܢ[ܢܐ].
ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܝܠܕܬ ܐܠܗܐ
ܡܪܝܡ ܘ{{surligner|ܩܕ}} ܡܪܝ ܝܘܠܝܐܢ ܒܩܘܪܝܐ ܬ[ܝܡ]}}|150}}</span></poem></div>
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On lit en marge <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܪܝܢ}}|140}}</span> qui se rapporte sans doute à <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܝܢܐ}}|140}}</span> (Mennas).
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<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin-top:0.5em;text-indent:0">({{fol.}}217 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܐܝܣܝܐܣ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܒܝܬ
ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܡܘܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܢ[ܢܐ].}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܡܪܝܡ ܘ{{surligner|ܩܕ}} ܡܪܝ ܝܘܠܝܐܢ ܒܩܘܪܝܐ ܬ[ܝܡ]}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:right;text-indent:0">({{fol.}}219) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܡܝܟܐܝܠ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ ܩܕܝܫܬܐ ܕܒܝܬ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܕܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܓܘܪܓܣ ܒܕܪܡܣܘܩ ܫܢܐ ܐܘܬܡܢܡܐܐ {{surligner|ܝܐ}} ܕܝܘܢ}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0">({{fol.}}223 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܙܟܐ ܩܫܝܫܐ ܠܡܪ̈ܒܚܐ {{surligner|ܩ̈ܕ}} ܕܒܝܬ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܡܪܝܡ ܘܕܬܪܥܣܪ ܫܠ̈ܝܚܐ {{surligner|ܩ̈ܕ}} ܘܕܐܪܟܥܝܢ ܣܗ̈ܕܐ ܩܕܝ̈ܫܐ. ܘܕܢܨܝ̈ܚܐ ܘܪ̈ܡܝ ܒܓܒ̈ܝܐ. ܡܕܝ ܒܗܢܡ ܘܡܪܝ ܓܐܘܪܓܝܣ. ܕܒܕܪܡܣܘܩ ܡܕܝܢܬܐ ܡܚܣܢܬܐ. ܒܩܝܢ{{surligner|ܕܘ}} ܕܗܠܝܢ ܕܩܰܪܒܘ. ܒܐܝ̈ܕܝ ܓܪܝܓܥܪܝܘܣ ܬܚܘܒܐ ܕܐܘܪܫܠܡ. ܒܫܢܬ ܐܦܠ ܕܝܘܢ. {{surligner|ܙ}} ܠܬܫܪܝ ܐܚܪܝ. ܒܝܘܡ ܚܕܒܫܒܐ ܕܩܘܕܫ ܥܕܬܐ. ܟܥܕܬܐ ܕܣܗܕܐ ܡܪܝ ܓܐܘܪܓܝܣ ܕܥܗܝܕ. ܡܪܝܐ ܢܫܰܡܠܐ ܥܡܗ ܒܟܠܗܝܢ ܝܡ̈ܝܢܬܐ. ܐܡܝܢ}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0">({{fol.}}224) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܓܪܝܓܘܪܝܘܣ ܬܚܘܒܐ ܕܐܘܪܫܠܡ. ܫܡܗ̈ܝ ܛ̈ܝܝ ܐܣܟܘܠܝ ܕܥܝܢ ܚܰܠܝܐ. ܐ. ܐܣܚܐܩ ܐܒܢ ܦܪܓ ܐܠܠܗ. — ܒ. ܓܪܓܣ ܐܒܢܓܪܓܣ. — ܓ. ܝܘܣܦ ܒܢ ܡܥܬܘܩ. — ܕ. ܝܚܢܐ ܒܢ ܩܥܝܕ. — ܗ. ܓܪܓܣ ܒܢ ܚܓ ܣܐܠܡ. — }}|150}}</span></p>
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<references/></noinclude>
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Utilisateur:Psephos
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Psephos
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wikitext
text/x-wiki
<div style=width:36em;max-width:100%;margin:auto>{{SDT2|lh=0.667em|esp=0|lb=0|mb=0|mt=0|c=#3d8089}}{{SDT2|lh=0.667em|esp=0|lb=0|mt=0|mb=0|c=#144d7b}}{{SDT2|lh=0.667em|esp=0|lb=0|mt=0|c=#3e1a52|mb=0.5}}
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{{brn|1}}
<div style="color:light-dark(darkslategray,#b4eaea);font-size:0.85em;background-color:light-dark(#f4f4f4, #171717);padding:2em;font-size:85%;column-count:2;"><u>en cours</u> :
{{Il}}
* (travail)
** [[Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu#pages|Mémoires secrets t. 10]]
* Correction
** {{L2s|Livre:Moncrif - Les Chats (1727).djvu}}
** [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#H|'''H''' du Trévoux]] (ou peut-être [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#G|'''G''']] ou [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu#L|'''L''']] ou [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VIII.djvu#U|'''V''']] ou même [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu#S|'''S''']])
** {{l2s|Livre:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu}}
* Mise en espace principal
** [[Mercure galant, tome I (1672)]]
** [[Journal des Dames/Mars 1759]]
** {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}}
* Suspendu / obstacle...
** {{l2s|Dictionnaire des abréviations latines et françaises|Livre:Chassant - Dictionnaire des abréviations françaises et latines (5e éd, 1884).djvu}}
** {{L2s|Livre:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu}}
</div>
{{brn|1}}
{{c|[[Fichier:Flag of Canada.svg|60px]] {{iv}} [[Fichier:Flag of the Franco-Colombiens.svg|60px]]}}
{{brn|1}}
Je suis canadien anglophone bilingue. Heure du Pacifique chez moi. Mon prénom est Stuart. [[wikt:ψῆφος]]
J'arrive ici à travers un parcours académique. Avant de commencer à contribuer à WS août 2025, j’avais déjà passé beaucoup de temps à transcrire des textes (99% des périodiques) du {{s|xviii|e}}. Je suis le plus à l'aise au 18e mais je fais des explorations tentatives en avant & en arrière et je n'exclus aucune contribution éventuelle...
Je soutiens très fort la mission de rendre accessible, c'est-à-dire, lisible & trouvable, les textes
Si vous trouvez quelque chose que j'ai laissé incomplet et vous voulez que je le termine, dites-le-moi
{{brn|1}}
==''Mercures''==
Je connais très bien le ''[[Mercure de France|Mercure]]'' (plus précisément '''les''' ''Mercures'' du {{s|xviii}}; j'ai au moins jeté un coup d’œil à chaque numéro entre 1714 et 1793) et j'ai beaucoup travaillé dessus dans le domaine académique. Je voudrais améliorer les infos facilement accessibles là-dessus…
Je commence ici par le premier ''Mercure'' de chaque « période » selon mon classement personnel, qui part des changements de directeurs/détenteurs du privilège. Numéros intéressants qui contiennent toujours(?) une préface/un avertissement où il y a les commentaires du/des rédacteur(s) SUR le Mercure… À sçavoir,
* {{l2s|Mercure galant, tome I (1672)|Mercure de France - 1672 - Tome 1.djvu}} (Donneau de Visé)
** {{taille|Quelqu'un d'autre l'a ajouté, j'ai validé toutes les pages corrigées & corrigé toutes les pages nonexistantes|80}}
* {{l2s|Mercure galant/Juin, juillet et août 1710|Mercure galant - 1710-06,-07,-08.djvu}} (Dufresny)
** {{t|Le premier avec un Mercure|80}} [[Fichier:Mercure galant - 1710-06,-07,-08 (Page 1 crop).png|50px]]
* {{l2s|Nouveau Mercure galant, mai 1714|Nouveau Mercure galant - 1714-05.djvu}} mai 1714 (Le Fèvre)
* {{l2s|Nouveau Mercure, janvier 1717|Nouveau Mercure - 1717-01.djvu}} (Buchet)
* ''Le Mercure'' de juin et juillet 1721 (La Roque & Fuzelier (& Dufresny))
** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (i) 1721|Le Mercure de juin et juillet 1721 (première partie).djvu}}
** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (ii) 1721|Le Mercure - 1721-06,07b.djvu}}
* {{l2s|Mercure de France, janvier 1724|Mercure de France - 1724-01.djvu}} (La Roque seul)
**{{t|Le premier à porter ce titre et le premier que j'ai lu en 2018|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1724-01 (page 1 crop).png|50px]]
* ''Mercure de France, '' novembre 1744 (Fuzelier & La Bruère)
** {{l2s|Mercure de France, novembre (i) 1744|Mercure de France - 1744-11a.djvu}}
** {{l2s|Mercure de France, novembre (ii) 1744|Mercure de France - 1744-11.djvu}} (fichier était déjà ici)
* {{l2s|Mercure de France, janvier 1755|Mercure de France - 1755-01.djvu}} (Boissy)
**{{t|le premier à avoir des rubriques numérotées, etc|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1755-02 (page 1 crop).png|50px]]
* {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}} (Marmontel)
* ''Mercure de France, '' février 1760 (La Place) ({{gallica|bpt6k3747781d}})
* ''Mercure de France, '' janvier (i) 1768 (Lacombe) ({{gallica|bpt6k3813244k}})
* ''Mercure de France, '' juin 1778 (Panckoucke) ({{gallica|bpt6k37449296}})
* {{l2s|Mercure français, 17 décembre 1791|Mercure français - 1791-12-17.djvu}}
== {{t|ouvrages abandonnés qui pourraient être intéressants|90}} ==
<div style=font-size:75%>Et auxquels je contribuerais éventuellement
{{colonnes|nombre=2|
* {{L2s|Livre:Anonyme - Guillaume de Palerne.djvu}}
* {{L2s|Livre:Artus - Description de l'isle des hermaphrodites.djvu}}
* {{L2s|Livre:Basses danses dites de Marguerite d'Autriche}}
* ceux de [[Auteur:Marie de l’Incarnation]]
* {{l2s|Livre:Œuvres Hélisenne de Crenne 1560.djvu}} (qui ne contient pas en fait les ''Epistres'')
* {{l2s|Livre:Durand - Rires et pleurs, poésies. Première partie - Poèmes, élégies, satires, odelettes, 1896.djvu}}
* {{l2s|Livre:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu}} (depuis 2011 abandonné ! 😔)
* {{l2s|Livre:Smith-Grouchy - Théorie des Sentimens moraux.djvu}} (pour la partie Après la traduction)
* {{l2s|Nouveau théâtre italien recueil de etc., tome 1|Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf}} (abandonné sur commons même... j'ai fait la page livre)
* {{l2s|Livre:Barbier - Théâtre, 1745.pdf}} (pour Cornélie)
* {{l2s|Livre:Viau - Œuvres complètes, Jannet, 1856, tome 1.djvu}}
* {{L2s|Livre:Du Bellay - La Deffence, et illustration de la langue francoyse.djvu}}
* {{l2s|Livre:Vidampierre - Melanges de poesie et de prose.djvu}} (« abandon » exagéré)
}}</div>
== Mes « principes d'édition » personnels ==
(à raffiner contenu & ton lol)
* Respecter l'orthographe d'origine. Les vieux textes où les choses sont écrits avec accentuation différente etc. C’est pas que ces écrivain.e.s ne scauoient pas écrire. Ne s'étaient pas rendu compte de la façon correcte que nous avons découvert. Cette façon n'existait pas. La langue change toujours
* Accentuation des majuscules
** Seulement dans les cas où on est certain qu'ils auraient mis l'accent sur une minusucule. C'est-à-dire, juste sur '''À''' généralement
* Accentuation des minuscules
** Laisse
** C'est une des habitudes ici qui me dérange le plus. Je ne comprends absolument pas pourquoi ça se ferait, mettre des '''è''' où il n'y en a pas. Les imprimeurs les ont pas mis, puis dans certains cas ils on mis des aigus, puis ils ont commencé à mettre des graves sur ''certains mots,'' (a)près, excès, succès, dès, etc., mais PAS SUR pere, mere, singuliere, etc. Donc ils avaient les caractères pour mettre un '''è''' mais ils l'ont pas fait. Peut-être !! Était-ce !! Pour une raison !!
* Modernisation ''typographique''
** Oui généralement. Laisser certains particularités selon moi, donne une fausse impression du niveau de différence avec le français moderne, et peut détourner des lecteurs
** S long sert à absolument rien sauf à embêter les lecteurs modernes. Fonctionnement identique à S courbe qui a bien servi avant et depuis. C'est un S
** Normalement je préfère dissimiler i/j et u/v dans les textes où cette distinction n'avait pas encore été faite. Pour eux c'était la même lettre, pour nous non
** Abréviations c'est une bonne idée de les développer c'est pas un choix Littéraire de les mettre généralement... Notre espace n'est pas limité par les bornes d'un bout de papier
* Mise en page
** Mon instinct est d'imiter la présentation originale. Mais c'est pas forcément la meilleure chose à faire. Ayant le Lecteur éventuel en tête
** Toutes sortes de choix (comme. Tous) de mise en page ont été faites pour conserver le papier. Ça on a pas besoin de les reproduire. Mieux vaut être fidèle à l’''ordre'' des éléments sur la page, et l’''emphase'' etc, sans nécessairement les coincer ensemble de si près, avoit du texte illisible de taille 0.1, etc
* Liens 👀
** C'est tout à fait justifié & pertinent de mettre des liens à des éditions Wikisource de textes mentionnés dans des ouvrages du genre critique, référence, publicité, etc.
*** (Perso je pense à la presse principalement, Mercure, Mémoires secrets, &c.)
** Non dans les textes « littéraires » /de fiction
== Modèles extrêmement utiles ==
Que j'aurais vraiment voulu découvrir plus tôt
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* {{m|CorpsTdM}}
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* {{m|pds}} (moins extrême mais quand même)
}}
== boîtes ==
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Ondine (Giraudoux)
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2026-05-19T19:44:51Z
Benoit Soubeyran
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[[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
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wikitext
text/x-wiki
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[[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]]
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Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale
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2026-05-20T09:29:19Z
RenéLC
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/* Voir aussi */
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wikitext
text/x-wiki
[[Fichier:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027 003 2.jpg|vignette|Page d'''Un de la territoriale'', un manuscrit de Gaston Lavy richement illustré, portant sur son expérience de la Première Guerre mondiale.]]
[http://www.lacontemporaine.fr/ La Contemporaine], — Bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains, située à l’entrée du campus universitaire de [[:w:Université Paris-Nanterre|Paris Nanterre]] vous invite à participer à un premier atelier Wikisource autour de de l’œuvre de [[:w:Gaston Lavy|Gaston Lavy]], ''[[:d:Q135188724|Un de la territoriale]]'', '''le samedi 24 janvier 2026 de 13h à 19h'''.
== Présentation détaillée ==
''[[:d:Q135188724|Un de la territoriale]]'' est un manuscrit de 265 p. richement illustrées. Cette œuvre, débutée en 1920 a été poursuivie par Lavy sur une vingtaine d’années. Elle est restée inédite du vivant de son auteur, [[:w:Gaston Lavy|Gaston Lavy]] (1875-1949) et a été acquise par La Contemporaine au début des années 1980. En 2004, une édition fac-similée du document est parue sous la direction de l’historien [[w:Stéphane Audoin-Rouzeau|Stéphane Audoin-Rouzeau]], ''Ma grande guerre'', 2004, 336 p., Larousse, ISBN:978-2-03-505459-3. L’appareil critique de cet ouvrage est d’une aide précieuse pour comprendre le manuscrit, le parcours de son auteur, le contexte de sa production et de son acquisition par la Contemporaine ainsi que certains des termes employés. Deux exemplaires du fac-similé seront mis à disposition des participants à l’atelier.
Une copie numérique du document original peut être consultée sur Commons : [[:c:Category:Un de la territoriale 1914-1918|Category:Un de la territoriale 1914-1918]]
Fichiers Djvu importés (un pour chaque tome) :
#[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027.djvu]]
#[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028.djvu]]
#[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part III) OR 4029.djvu]]
== Quelques mots sur la Contemporaine et infos pratiques ==
La Contemporaine a obtenu en 2025 le [https://www.wikimedia.fr/label-culture-libre/institutions-labellisees/ label culture libre] qui confirme sa politique d’open content et de participation aux projets Wikimedia. Nous participons à Wikipedia, Commons et Wikidata et avons déjà organisé trois ateliers Wikipédia. Forts de cette expérience, nous souhaitons maintenant aussi nous investir dans Wikisource.
=== Venir à la Contemporaine ===
'''Adresse''' : 184, cours Nicole Dreyfus 92 000 Nanterre ([http://www.lacontemporaine.fr/informations-pratiques/horaires-et-acces#la-contemporaine voir plan])
La contemporaine est située à l'entrée du campus de l'[[:w:Université Paris-Nanterre|Université Paris Nanterre]]. Pour venir en transports publics : arrêt Nanterre-Université sur le RER A (branche Saint-Germain en Laye) ou la ligne L (au départ de Paris Saint-Lazare).
L'atelier aura lieu en salle 3 à l'étage, accessible par escalier ou ascenseur depuis le hall d'entrée.
[[Fichier:Handicapped Accessible sign.svg|Accessible aux personnes handicapées|link=Accessibilité aux personnes handicapées|{{{1|20px}}}]] L'ensemble du lieu est accessible aux personnes à mobilité réduite.
=== Programme ===
* Brunch (complètement facultatif), rdv à 11h30 au [https://www.openstreetmap.org/node/13477672842 Warry's Coffee], prise en charge par le budget du groupe local (moment convivial de rentrée), cf. [[Discussion Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale#Brunch|page de discussion]]
*On ira dans [https://www.lacontemporaine.fr/fr/atelier-histoire/ l’atelier de l’histoire] (l’expo permanente de La contemporaine) faire un petit topo historiographique sur la Contemporaine, sa fondation pendant la Première Guerre mondiale et la prise en compte croissante des sources émanant de particuliers dans l’écriture de l’histoire.
*Présentation de l’original du manuscrit
*Atelier proprement dit.
*Il n’est pas interdit de s’accorder une pause pour aller visiter [https://www.lacontemporaine.fr/fr/agenda/couper-coller-imprimer-le-photomontage-politique-au-xxe-siecle/ l’expo temporaire sur le photomontage] (visite guidée à 15h30)
=== Contact ===
Vous pouvez écrire à [[Utilisateur:RenéLC|RenéLC]] sur sa page de discussion ou bien écrire à contact{{@}}lacontemporaine.fr
== Participant·e·s ==
# [[Utilisateur:Sukkoria|Sukkoria]] ([[Discussion utilisateur:Sukkoria|d]]) 16 octobre 2025 à 07:36 (UTC)
# [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 21 octobre 2025 à 06:29 (UTC)
# Plutôt pour Commons que Wikisource a priori [[Utilisateur:Léna|Léna]] ([[Discussion utilisateur:Léna|d]]) 24 novembre 2025 à 13:31 (UTC)
# [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 25 novembre 2025 à 00:00 (UTC)
# [[Utilisateur:Fonctorÿel|Fonctorÿel]] ([[Discussion utilisateur:Fonctorÿel|d]]) 23 décembre 2025 à 11:54 (UTC)
# [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 janvier 2026 à 16:58 (UTC)
# --[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 24 janvier 2026 à 08:43 (UTC)
# --[[Utilisateur:Wikinade|Wikinade]] ([[Discussion utilisateur:Wikinade|d]]) 24 janvier 2026 à 12:40 (UTC)
# [[Utilisateur:Assassas77|Assassas77]] ([[Discussion utilisateur:Assassas77|d]]) 24 janvier 2026 à 13:23 (UTC)
# [[Utilisateur:LadyBirdy38|LadyBirdy38]] ([[Discussion utilisateur:LadyBirdy38|d]]) 24 janvier 2026 à 13:26 (UTC)
== Résultats ==
[[Fichier:Gaston Lavy à la Contemporaine - photo de groupe.jpg|vignette|Photo de groupe (manquent LadyBird, déjà partie, et Sukkoria qui prend la photo).|alt=photo de 9 personnes tout à fait sympathiques]]
Lors de l’atelier, les [[Discussion Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027.djvu|choix éditoriaux]] ont été élaborés de façon collaborative et les personnes présentes ont procédé à 107 relectures de pages :
* 86 (66 premières relectures, 20 deuxièmes relectures) dans le [[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027.djvu|tome 1]]
* 8 (premières relectures) dans le [[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028.djvu|tome 2]]
* 13 (premières relectures) dans le [[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part III) OR 4029.djvu|tome 3]]
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Mais dès le seuil, une fois de plus, hélas ! le cœur lui manque. Le docteur Malépine tourne vers la porte un visage fleuri et sa bouche essaie un sourire menaçant, tel que d’une nourrice à son poupon.
— Hé ! hé ! encore l’entorse au régime ! L’administré vous rend hommage et le docteur s’insurge. Fâcheuse contradiction.
Sa main vermeille, au poignet cerclé d’or, caresse distraitement la poitrine grise du mort, maintenant aussi dure que la pierre.
— Impossible de venir plus tôt, quel temps ! Dites-moi, cher ami, l’affaire est simple comme bonjour. Il y a eu crime.
— Vous êtes sûr ?
— Allons donc !
De l’index, il fait basculer le menton du cadavre, découvre sur le cou ridé une autre ligne plus profonde, un mince bourrelet, couleur d’aubergine.
— Étranglé… Je dis étranglé à l’aide d’une corde très fine, ou peut-être d’un petit {{Nec|fil}} de laiton. Voyez : la coupure y est. Hein ? Quoi ? Quoi donc ? Ça vous remue tellement, cette petite mise en scène ? Excusez-moi, j’ai parlé sans précaution, comme à un confrère. Allons ! allons ! ne le regardez pas, voilà tout.
— Docteur, fit tout à coup le pauvre homme avec une gravité comique, ils en veulent à mon écharpe. Ils en veulent à mon écharpe, ils l’auront. J’ai connu des heures difficiles. Sept ans après avoir acquis notre fonds, vous ne le croiriez pas, docteur, je mettais encore mes billets dans une vessie de porc : la vieille m’a payé mon premier portefeuille en{{lié}}1895. Un portefeuille tout plein, tout rond, plein à faire péter la couture, voilà qui vous chauffe le cœur d’un homme. Je le portais sous ma chemise, été comme hiver, il avait pris ma chaleur, il était à moi comme ma peau. Nom de Dieu ! Et voilà que je perds confiance, moi, un garçon qui ne doit rien à personne, un garçon qui connaît la vie ! Sacré va-nu-pieds de gosse !
Il hausse les épaules avec dégoût.
— On appelle ça une victime. En un sens, docteur, je trouve ça peut-être plus répugnant à voir que le coupable. Un coupable, c’est pareil à vous, ça vient, ça va, ça respire, c’est vivant. Bien fin qui déchiffrerait sa figure. Tenez : une supposition que vous le rencontreriez demain, à Montreuil, à Boulogne, vous pourriez aussi bien trinquer avec lui, sans savoir.<noinclude></noinclude>
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Au sommet de la côte, le curé de Fenouille ralentit le pas, mais il ne s’arrêta que la porte du jardin franchie, sous la ridicule petite tonnelle que le zèle de son prédécesseur avait garnie de roses pompon pareilles à des fleurs de papier, conformément à l’esthétique des séminaires.
La sueur coulait de son front, de ses joues et, les deux mains posées à plat sur la porte, il s’étonna des battements précipités de son cœur. « Ai-je donc marché si vite ? » se dit-il. Derrière lui, la route déserte fuyait en tournoyant vers la vallée et il l’interrogeait en vain, comme si elle eût pu lui livrer son secret. Les arbres y faisaient de grandes ombres.
Il avança d’un pas vers la triste maison de briques, si triste dans sa nudité, parmi les arbres nains, les ifs grêles et les {{corr|framboises|framboisiers|Voir Pléiade 2015 p. 716}}. Une persienne entrouverte laissait voir le papier gris de la salle toujours humide, même au cœur de l’été. L’odeur âcre du salpêtre flottait jusque dans l’air surchauffé, plein du bourdonnement des abeilles. Tournant brusquement le dos, il prit la minuscule allée sablée qui mène à l’enclos, gagna la haie qu’il enjamba, puis le long des pâtures, se dirigea vers l’église.
Il n’y espérait d’ailleurs trouver en ce moment que le repos, l’ombre, l’espèce de sécurité qui l’avait tant de fois, et comme malgré lui, disposé à la prière au cours des dernières semaines. La prière ? Cette idée lui vint tout à coup : depuis quand ai-je prié, réellement prié, prié comme jadis ? Il ne sut que répondre. Certes, il n’avait manqué à aucune de ses dévotions quotidiennes et même elles lui étaient douces, toutes douces, d’une espèce de douceur traîtresse, où s’exaspérait peu à peu, presque jusqu’au vertige, le sentiment exalté de sa solitude avec derrière lui le silence, l’immobilité, la terreur de ce village mort.<noinclude></noinclude>
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Méritaient-elles le nom de prières ? N’avaient-elles pas plutôt brisé les derniers liens qui l’attachaient à son dur labeur, à sa paroisse ? Jamais auparavant la tentation ne lui venait de se plaindre, de s’attendrir ainsi sur lui-même. Et, dans cette pitié insolite, il croyait reconnaître à présent le germe de la révolte qui, de jour en jour, avait empoisonné son cœur.
Il leva vers l’église, vers son église, un regard lourd. La peur de quoi ? De quel danger ? Il s’approcha de la porte à petits pas, prudemment —{{lié}}l’ouvrit. L’immense vaisseau lui apparut désert, avec ses bancs luisants, ses grandes dalles rongées par le temps, crevassées, d’où monte une odeur funèbre, les hauts murs nus avec leur épaisse carapace de chaux, leurs bosses d’où pendent des nids d’hirondelles… Un autre que lui bientôt… Qu’importe ! Il n’avait jamais été ici qu’un passant et la vieille église le repoussait sans colère comme le rejetait ce village dont il pouvait apercevoir les toits, car église et village ne faisaient qu’un. Aussi longtemps que l’antique citadelle dresserait ici sa tour, aussi longtemps qu’elle lancerait dans l’espace son cri d’appel, elle serait du parti de la paroisse, elle serait du parti des gens d’en face. Ils pourraient bien la profaner, l’abattre, elle leur appartiendrait jusqu’au bout, jusqu’à la dernière pierre elle ne les renierait jamais. Oui, couchée dans l’herbe, elle offrirait encore aux traîtres, aux parjures, ses beaux flancs éventrés —{{lié}}leurs petits viendraient jouer dans ses ruines. Faute de mieux la vieille Mère les protégerait de la pluie et du soleil. Oh ! sans doute, elle l’avait accueilli lui-même avec douceur, mais c’était comme un hôte provisoire. Quoi qu’il arrivât, elle ne le protégerait pas contre eux, eux, ses fils. Et, dès qu’il aurait quitté {{corr|Fenouille|Fenouille,}} elle —{{lié}}la paroisse{{lié}}— elle ne le connaîtrait plus.
Il laisse tomber sa main, la porte se referme d’elle-même avec un grincement léger. Non, ce n’est pas ce soir qu’il trouvera refuge à sa place favorite, au coin le plus obscur du chœur !
Et, tandis qu’il remonte, pas à pas, le chemin pierreux, il jette encore une fois, à la dérobée, derrière lui, un regard jaloux. Mon Dieu ! que la soirée va lui paraître longue ! Comme d’habitude, il lui faudra tout à l’heure préparer son bizarre souper : l’écuelle d’eau chaude où il jette pêle-mêle les légumes pris au hasard dans la cave avec un morceau de lard. Car il n’a jamais eu de bonne, la sonneuse Élisa vient une fois chaque<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>semaine pour le ménage et la lessive. Tant pis ! il se passera donc de soupe ce soir. Cette grande pauvreté dans laquelle il est né, il a grandi, devenue si familière qu’il n’espérait pas, ne souhaitait même plus qu’elle cessât, voilà maintenant qu’il lui arrive d’en ressentir l’humiliation avec une sorte de joie sombre, orgueilleuse. Lorsque son courage défaille, la seule image qui lui rend désormais la paix, détend ses nerfs, c’est celle d’un mendiant sur une route, un vrai mendiant, besace au dos, poursuivi par les chiens.
La cuisine était telle qu’il l’avait laissée quatre heures plus tôt et pourtant son cœur sauta dans sa poitrine… Ce n’était qu’un verre à demi rempli d’eau, mais qu’il ne se souvenait pas d’avoir laissé à cette place. Les yeux firent le tour de la pièce. Les volets clos ne laissaient passer qu’un jour gris et terne, qui allait d’ailleurs s’affaiblissant.
Une longue minute, il resta debout, immobile, en proie à une espèce de terreur inexplicable. La porte du jardin restait ouverte nuit et jour : rien de plus vraisemblable que le passage au presbytère du sacristain, par exemple, ou du jardinier Denis qui lui a vendu des graines et doit cette semaine présenter la facture. Haussant les épaules, il sortit, se retrouva au bas de l’étroit escalier déjà plein d’ombre.
Combien de minutes resta-t-il ainsi, les deux mains posées sur la rampe, ses genoux à demi ployés, dans une posture si incommode qu’il dut faire pour se redresser un effort douloureux qui lui arracha un cri ? Le sommeil l’avait pris debout, par surprise, comme un enfant. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il lui sembla d’abord que la nuit était tout à fait tombée, mais la lumière du jour filtrant à travers les fentes de la porte le détrompa. Il avança vers la salle, et s’arrêta de nouveau.
{{il}}
— Monsieur…
Le maire levait vers lui un visage qu’on aurait dit tranquille ou même heureux, car la bouffissure de toute la face en accusait encore l’expression niaise. Le curé de Fenouille y fut trompé.
— Que faites-vous là ? commença-t-il avec un sourire. On va vous chercher partout.
L’ancien brasseur fit le mouvement de se lever, mais ne réussit qu’à se tasser un peu plus dans l’angle du mur où il se<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>tenait accroupi, les genoux à la hauteur du menton. Il jeta les yeux sur son pyjama fripé, ses galoches, et dit avec un calme surprenant :
— Ils ont mis mes habits sous clef, c’est idiot. Et ils parlent, ils parlent… Demain les hommes de l’asile viendront et m’emmèneront, n’importe ! Je ne suis pourtant pas plus fou qu’eux, monsieur le curé. Mais madame a des vues sur moi —{{lié}}voilà…
Il répéta deux fois sa phrase dont il semblait content :
« Elle a des vues sur moi… »
— Que me voulez-vous ?
Le maire de Fenouille parut ne pas entendre, il continua de caresser des deux mains son crâne ras, mais le regard qu’il tournait parfois à la dérobée vers la porte, bien qu’encore assombri par la peur, restait étrangement attentif et lucide.
— Avouez que je leur en ai fait voir, dit-il, avec mon nez !… C’est des bêtises. Et pareillement j’ai eu tort l’autre jour, au cimetière. À quoi bon ? Faut rester ce qu’on est, pas vrai ? Subir son sort. Et justement, à ce propos, je…
Il cligna les paupières avec un petit rire sournois.
— Madame — c’est ainsi qu’il ne manquait jamais de nommer la mairesse, jadis, aux jours de la brasserie prospère, aux jours triomphants de sa vie —{{lié}}madame n’est pas trop d’avis de m’enfermer, rapport au scandale. Je la connais, je connais sa nature. Tant plus que le docteur insiste, tant plus elle s’entête, elle est méfiante comme une souris. Tel que, voyez-vous, ça peut durer des mois et des mois. Mais si vous…
Il s’interrompit brusquement, et son visage poupin penché sur l’épaule eut une expression inattendue et si douce que le curé de Fenouille se demanda, le temps d’un éclair, s’ils n’avaient pas tous été dupes de ce gros homme et de ses imaginations compliquées.
— Vous savez mon opinion, dit-il, et je ne l’ai pas cachée à votre femme, non plus qu’au docteur. Mais sans doute est-il vrai qu’un séjour de quelques mois… le calme… l’isolement… Hélas ! les moyens humains sont ce qu’ils sont !
Les yeux du maire ne le quittaient pas, et il croyait y lire tour à tour l’ironie ou la pitié.
— Pourquoi que vous regardez mes mains ? Elles sont toutes griffées, vous pensez ? D’accord. Est-ce que je n’ai pas<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>le droit de tailler ma haie ? Seulement, je garde la chose devers moi, qu’ils cherchent ! qu’ils se débrouillent ! j’aurais voulu que vous entendiez le docteur… Il frottait son binocle dessus, il les reniflait, quasi. « Hé !… Hé !… curieux ! excessivement curieux ! » qu’il disait. Pour un rien, il m’aurait soupçonné d’avoir tué le petit valet. Que voulez-vous ? C’est ma faute. C’est mes paroles du cimetière qui leur ont tourné la tête. Imbécile ! Parce que j’ai… Quoi ! Un homme ne peut-il une fois, une seule fois —{{lié}}une fois dans toute la vie{{lié}}— espérer le salut !
Sa voix se brisa tandis que son regard, comme ouvert sur une autre âme, sur une part plus profonde et plus ignorée de son âme, continuait de sourire. Un moment, le prêtre lutta contre l’absurde tentation de laisser là ce misérable, de s’enfuir, puis les larmes lui vinrent aux yeux. Il comprit qu’il lui avait été donné de voir briller la suprême lueur d’une raison déjà entrée dans les ténèbres. Il pensa au dernier hublot éclairé d’un bâtiment qui coule à pic, sous la pluie, par une nuit noire.
— Quel salut ? bégaya-t-il enfin.
— Le salut ?
Le fou semblait avoir oublié le mot qu’il venait de prononcer et qu’il répéta plusieurs fois, en clignant de l’œil.
— Je ne vous soupçonne d’aucun crime, reprit le curé de Fenouille. Et vous avez tort de croire que monsieur le docteur… Hélas ! Serez-vous toujours ainsi l’ennemi de vous-même ? Il n’est pas permis de se haïr. Eussiez-vous commis un meurtre que vous n’en paraîtriez —{{lié}}à mes yeux du moins{{lié}}— que plus digne de pitié, de compassion.
— À l’asile, voyez-vous, j’aurai mes aises, reprit le malheureux d’un ton de confidence. L’idée m’est venue ces jours-ci. Que je me dégoûte ou non, monsieur, il n’y a rien à faire, c’est pas explicable…
— Si vous vouliez bien me laisser vous parler franchement…
— … Pas explicable. Le dégoût, personne ne sait ce que c’est, moi je vous le dis, c’est dans l’homme. Ça peut y dormir, comme un grain sous la terre. Les types n’en parlent qu’à tort. Pour moi, je pense que ça ressemble à la mort. Qu’est-ce que pense de lui un mort, un vrai mort —{{lié}}je ne vous parle pas d’un agonisant{{lié}}— un vrai mort dans son cercueil, quand chacun<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>a repris là-haut ses habitudes, mange et boit et dort comme auparavant, un mort sous la terre, bien consommé, bien pourri ?…
— Voyons, monsieur Arsène, nous avons tous connu des moments…
— Des moments… des moments… La chose dont je vous parle, ça n’est pas un moment.
Il parut faire un grand effort pour tirer de lui le mot rebelle et laissant tomber ses bras :
— C’est la vie, conclut-il découragé. Ça doit être la vie. Mais vous n’en savez pas là-dessus plus long que les autres, pas vrai ? Personne ne sait rien. Remarquez que je ne dis pas de mal des prêtres, ils ont des secrets, des secrets bien à eux et qui datent de loin, du temps des pharaons —{{lié}}voyez les momies ? C’étaient leurs saints, les saints de l’époque. Bref, les prêtres conviennent à beaucoup de monde, seulement que voulez-vous ? Je ne suis pas superstitieux, la superstition n’est pas dans ma nature.
— Monsieur Arsène, dit le pauvre prêtre à la torture, j’ai toujours pensé que vos… que vos inquiétudes n’étaient… ne paraissaient étranges… bizarres… qu’à des gens trop superficiels pour les partager, ou trop… trop lâches pour oser les chercher en eux-mêmes, car elles se trouvent au fond de chacun de nous.
— Possible, murmura le maire de Fenouille d’une voix sombre. Mon idée est pourtant que je ne suis point pareil aux autres, reprit-il avec une sorte de mélancolie poignante. Ça m’a contrarié plus d’un coup. À cette heure, l’idée ne m’est point déplaisante. Tout de même ! Un maire en pyjama, en galoches, chez son curé, et qui causent ensemble comme nous voilà, vous avez vu la chose des fois, vous ?
— Justement : il n’eût dépendu que de votre bonne volonté d’être convenablement vêtu. Je me permets de parler ainsi parce que c’est mon devoir, monsieur Arsène. Et si vous voulez réellement la vérité…
Il se tut, effrayé par le gémissement que les derniers mots prononcés venaient d’arracher au malheureux homme qui reculait peu à peu, se tassait dans l’angle du mur, ainsi qu’à la vue de quelque abominable fantôme visible pour lui seul.
— La vérité ? Si je la veux ? Et si je ne la voulais pas,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>pourquoi aurais-je parlé le jour de l’enterrement, hein ? Des riens de rien, des sans-cœur qui se fichaient de moi au lieu de m’aider. « Je leur raconterai tout, que je me disais —{{lié}}tout, tel que je suis{{lié}}— c’est mes amis, mes frères. » Un moment, j’ai cru que j’étais libre. « Encore un petit effort, que je pensais. » Et juste alors, voilà que j’ouvre les yeux et je les vois tous la bouche fendue jusqu’aux oreilles, qui se tenaient le ventre à force de rigoler.
— C’était sans mauvaise intention, monsieur Arsène. Ils n’ont pas compris, que voulez-vous ?
— Pas compris ! Allons donc ! Je me comprenais très bien, moi. J’entendais chaque mot, je parlais comme personne n’a jamais parlé, j’aurais attendri des pierres… D’ailleurs vous, monsieur le curé, vous ? Répondez oui ou non. Entre nous, d’homme à homme ?
— Je ne vous mentirai pas, fit le curé de Fenouille. Il est vrai que je me trouvais mal placé pour…
Il s’arrêta. Le maire s’était péniblement mis debout, et il s’efforçait de fermer son pyjama sur sa poitrine nue. Les gros doigts tremblants s’attardaient aux boutonnières.
— Je vous salue, monsieur le desservant, fit-il avec hauteur.
— Si j’avais entendu vos paroles, je les aurais comprises, reprit le prêtre, mais quel miracle espériez-vous de ces hommes livrés aux passions les plus basses et qui allaient quelques minutes plus tard tremper leurs mains dans le sang ?
— Le sang ? s’écria le maire en pivotant sur lui-même avec une vivacité surprenante. Le sang ! Je me suis laissé dire par le docteur que le sang était considéré par les anciens comme… comme… Ils égorgeaient un taureau, et…
— Ce sont de vieilles histoires. Ni le sang ni l’eau, à eux seuls, ne pourraient rendre à un homme la pureté du cœur, s’il l’a une fois perdue.
— Possible ! dit l’autre, d’une voix lente et basse.
— Et qui de nous n’a jamais perdu la pureté de son cœur ? Qui de nous peut se croire sans tache ? Mais la grâce de Dieu fait du plus endurci un petit enfant.
— Un petit enfant ? répéta docilement l’ancien brasseur sur le même ton.
— Si vous avez… dans votre passé… de ces… ces fautes qui troublent notre conscience… ne semblent pas… mériter de<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>pardon… des fautes en apparence irréparables, je puis, —{{lié}}oui ! sachez-le{{lié}}— je puis… j’ai le pouvoir… le pouvoir m’est donné de vous absoudre.
— Absoudre… répéta encore le malheureux, et aussitôt son visage eut, le temps d’un éclair, cette expression de méfiance rusée dont il accueillait jadis les courtiers d’orge et de houblon. Supposez que je vous dise mes secrets, bon. Nous serons deux à savoir, et après ? Faudrait d’abord me les enlever de là, reprit-il en se frappant le front. Un homme est un homme. Pouvez-vous le jeter bas comme une vieille grange pourrie pleine de rats, et le reconstruire avec du neuf ? Non. Alors que parlez-vous d’absoudre ? Tel je suis, tel je resterai.
Il passa sur ses flancs, sur ses hanches, avec une grimace de dégoût, ses mains frémissantes.
— L’absolution, ça serait de renaître, dit-il enfin de sa voix étrange, et il se dirigea vers la porte.
— Je vous jure, commença le prêtre. (L’entreprise d’atteindre le cœur de ce fou lui semblait absurde et il ne pouvait pourtant se taire.) Un moment ! s’écria-t-il. Qu’auriez-vous désiré de moi ?
— J’avais mon idée, répliqua le maire de Fenouille, mystérieusement. D’une manière ou d’une autre, ils finiront par m’enfermer chez les fous, sûr. Je n’ai pas grand-chose à dire là-contre : ce sera de mon gré. Mais… (il loucha vers la fenêtre avec inquiétude) faut que vous sachiez le fin mot… Il y a comme un sacré mouvement au fond de moi qui me force à sortir de ma nature, comprenez-vous ? À n’être pas selon ma nature. Parfois je m’imagine que je ne suis plus le même, que je sors réellement de ma peau, parfois non. Et des fois encore, je doute, c’est le plus dur… Je me joue le guignol tout seul, pour moi seul. Rien à faire. Il me prend des envies de finir par un grand coup, je ne sais quoi. « Va-t’en de toi-même chez les fous, mon garçon, que je me dis. Chez les fous, chacun joue son guignol, ni vu ni connu, je t’embrouille, tu auras tes aises… » Un fou, à mon avis, c’est un homme qui sort de sa maison, ferme la porte derrière lui et jette la clé dans la citerne, vlan ! Pas vrai ?
— On ne sort pas de son âme aussi facilement que de sa maison, monsieur Arsène.<noinclude></noinclude>
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— Manière de dire. Mettons, si vous voulez, que c’est un homme qui s’est maudit, qui s’est renié… qui s’a craché dessus, quoi !
— Ce serait alors un crime, monsieur Arsène, le crime des crimes, un suicide.
— Possible, répliqua le maire de Fenouille. Que voulez-vous ? Je ne suis pas trop vaillant de nature, je ne me fais pas à l’idée de me détruire autrement. Sinon !
— Vous détruire ! Il faudrait que vous en eussiez le droit. Il faudrait encore que vous en ayez le pouvoir. Car Dieu m’est témoin que vous ne détruirez rien. Aucune haine ne saurait s’assouvir en ce monde ni dans l’autre, et la haine qu’on se porte à soi-même est probablement celle entre toutes pour laquelle il n’est pas de pardon !
— Je ne veux pas me pardonner, dit l’ancien brasseur de sa voix lente. Point de pardon !
— C’est Dieu qui vous le donne. Et moi qui vous parle, monsieur Arsène —{{lié}}ne fermez pas d’avance votre cœur aux paroles que je vais prononcer{{lié}}— moi qui vous parle, je puis vous le donner en son nom.
— Je n’ai rien contre Dieu, dit le maire de Fenouille après un silence. Ni contre vous. Dans le temps, j’ai jamais mis les pieds au catéchisme, comme de juste ; mon père n’aimait pas les prêtres. « Gare à l’enfer ! » que me disait le curé quand il me rencontrait sur la route. Un grand diable qui vous roulait une pièce de bière aussi facilement qu’un gosse roule son cerceau. L’enfer, vous comprenez, ça me faisait plutôt rire. Aujourd’hui je ne trouve pas l’idée si bête. Le feu vient à bout de tout. Il n’y a pas de crasse qui résiste au feu, pas d’odeur. On ne connaît pas d’eau pure aussi pure que le feu, le feu trouverait à manger dans l’eau pure, pas vrai ? J’ai vu à Boulogne des gars en train de démolir un vieux cargo, des tôles d’acier qu’on avait repeintes des fois et des fois, avec des écailles aussi grosses que ma main —{{lié}}une vraie ordure ! Eh bien ! le type apporte son chalumeau, et voilà cette saleté de tôle qui se met à siffler et à cracher comme un dragon. En un clin d’œil, vous auriez cru un soleil, elle pissait des rayons de soleil, la tôle ! J’aurais dû comprendre ce jour-là que l’eau ne pouvait rien sur mes misères, qu’il n’y avait rien au-dessus du feu. « Le feu, c’est Dieu », que je me dis.<noinclude></noinclude>
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— Manière de dire. Mettons, si vous voulez, que c’est un homme qui s’est maudit, qui s’est renié… qui s’a craché dessus, quoi !
— Ce serait alors un crime, monsieur Arsène, le crime des crimes, un suicide.
— Possible, répliqua le maire de Fenouille. Que voulez-vous ? Je ne suis pas trop vaillant de nature, je ne me fais pas à l’idée de me détruire autrement. Sinon !
— Vous détruire ! Il faudrait que vous en eussiez le droit. Il faudrait encore que vous en ayez le pouvoir. Car Dieu m’est témoin que vous ne détruirez rien. Aucune haine ne saurait s’assouvir en ce monde ni dans l’autre, et la haine qu’on se porte à soi-même est probablement celle entre toutes pour laquelle il n’est pas de pardon !
— Je ne veux pas me pardonner, dit l’ancien brasseur de sa voix lente. Point de pardon !
— C’est Dieu qui vous le donne. Et moi qui vous parle, monsieur Arsène —{{lié}}ne fermez pas d’avance votre cœur aux paroles que je vais prononcer{{lié}}— moi qui vous parle, je puis vous le donner en son nom.
— Je n’ai rien contre Dieu, dit le maire de Fenouille après un silence. Ni contre vous. Dans le temps, j’ai jamais mis les pieds au catéchisme, comme de juste ; mon père n’aimait pas les prêtres. « Gare à l’enfer ! » que me disait le curé quand il me rencontrait sur la route. Un grand diable qui vous roulait une pièce de bière aussi facilement qu’un gosse {{Nec|roule}} son cerceau. L’enfer, vous comprenez, ça me faisait plutôt rire. Aujourd’hui je ne trouve pas l’idée si bête. Le feu vient à bout de tout. Il n’y a pas de crasse qui résiste au feu, pas d’odeur. On ne connaît pas d’eau pure aussi pure que le feu, le feu trouverait à manger dans l’eau pure, pas vrai ? J’ai vu à Boulogne des gars en train de démolir un vieux cargo, des tôles d’acier qu’on avait repeintes des fois et des fois, avec des écailles aussi grosses que ma main —{{lié}}une vraie ordure ! Eh bien ! le type apporte son chalumeau, et voilà cette saleté de tôle qui se met à siffler et à cracher comme un dragon. En un clin d’œil, vous auriez cru un soleil, elle pissait des rayons de soleil, la tôle ! J’aurais dû comprendre ce jour-là que l’eau ne pouvait rien sur mes misères, qu’il n’y avait rien au-dessus du feu. « Le feu, c’est Dieu », que je me dis.<noinclude></noinclude>
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Il leva la main vers le plafond, et la légère manche de pyjama, en glissant jusqu’à l’épaule, découvrit son bras gras et glabre.
— Vous n’allez pas sortir ainsi vêtu, s’écria le curé de Fenouille, je vais vous prêter une pèlerine. En prenant par les pâtures, vous ne rencontrerez personne.
Le fou se laissait faire. Mais son visage avait pris l’expression sournoise et têtue d’un enfant rebelle. Le sourire presque espiègle dans cette face tourmentée parut au prêtre ainsi qu’un présage sinistre.
— Permettez-moi de vous accompagner, dit-il. Ou mieux encore d’aller chercher quelque vêtement plus… plus convenable.
— Chez moi ? demanda le fou inquiet. Je ne m’y oppose point. Mais ils ont caché mes habits. Savoir s’ils vous les donneront. Madame est plus obstinée qu’une bourrique.
Il revint s’asseoir au coin de la cheminée. Un instant, le malheureux prêtre hésita sur le parti qu’il allait prendre, puis repoussant derrière lui la porte, il fit tourner doucement la clef dans la serrure et s’enfuit.
{{***|180%|m=1.5em}}
La maison du maire semblait déserte. Après un long moment le docteur parut enfin sur le seuil.
— Excusez-moi d’avoir tardé, fit-il. Les craintes que j’exprimais tout à l’heure viennent malheureusement d’être confirmées par un incident des plus fâcheux. Notre malade s’est échappé.
— Il est au presbytère.
À la grande surprise du curé, son interlocuteur ne perdit rien de sa gravité lugubre.
— Seul ?
— Pour plus de sûreté, j’ai cru devoir fermer la porte sur moi.
— Calme ?
— Très calme. Et si vous voulez me permettre d’exprimer un avis, je garde de notre entretien (à la vérité un peu extravagant) l’impression que… que notre infortuné malade est moins…<noinclude></noinclude>
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— Moins fou qu’il ne le veut paraître, acheva le docteur d’une voix sarcastique. Admirable trouvaille ! Singulière pénétration ! Le premier confrère venu vous dira qu’un dément n’est presque jamais sincère, que l’image démente qu’il porte là (il se frappa le front) ne le convainc pas, qu’elle exerce seulement sur lui une espèce de fascination. Mais trêve de plaisanteries ! Voilà déjà plusieurs semaines que nous aurions dû prendre des mesures. Il est scandaleux de laisser à la tête d’une commune —{{lié}}sa fonction fût-elle honoraire{{lié}}— un maniaque qui peut devenir brusquement un danger pour tous. Oh ! votre indulgence à son égard ne me surprend pas ! Le pauvre diable a fini par trouver quelques formules heureuses, émouvantes, pittoresques, et qui éveillent en vous —{{lié}}permettez-moi l’expression{{lié}}— un réflexe professionnel. Les prêtres d’aujourd’hui —{{lié}}heureusement{{lié}}— nous abandonnent volontiers le contrôle de certains états qui eussent passé jadis, bon gré mal gré, pour des états mystiques. Il en est de ces symptômes comme de ces prétendus cas de possession qui n’intéressent guère que nous… Au {{s|xii}}, je suppose, notre maire de Fenouille eût passé pour être la proie de quelque esprit luxurieux, et d’une puanteur exceptionnelle, s’il est permis d’en juger par sa marotte —{{lié}}de véritables hallucinations de l’odorat, en somme. Parlons sérieusement (il mit sa bouche contre l’oreille du curé) ; je viens de trouver dans ses tiroirs un document du plus vif intérêt, une espèce de confession. La chose est d’importance, car dans le moment même où notre homme s’abandonne à ses obsessions dégoûtantes, il reste visiblement hanté par le fantôme de ses innocences perdues, car elle pourrait légitimer certaine crainte… Bref, un suicide ne me paraît plus tout à fait impossible.
— Mon Dieu ! Alors, ne croyez-vous pas que je doive… Il est seul.
— Du calme, mon cher. Du sang-froid. J’ai dit certaine crainte, le mot de scrupule eût mieux exprimé ma pensée. La lecture de ce document m’a fait réfléchir, voilà tout. Car, entre beaucoup de mensonges et fariboles, je crois avoir rencontré un fait —{{lié}}oh ! très probablement, presque sûrement imaginaire{{lié}}— mais qui me paraît être comme le noyau de cette bizarre tumeur de l’esprit, ou —{{lié}}si vous voulez{{lié}}— l’éclat de nacre autour duquel les huîtres, dit-on, sécrètent leur perle. Hé ! hé ! cette perle-là m’a tout l’air d’une perle noire… Je puis d’ailleurs<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>vous donner immédiatement connaissance de ce curieux morceau de littérature. J’avoue même que je ne serais pas fâché…
— Monsieur, répliqua froidement le curé de Fenouille, je vous remercie de votre confiance, mais si peu d’espoir que je garde d’entrer un jour dans la confidence de ce malheureux, il me serait très pénible de devoir à un autre que lui-même la connaissance d’un secret si capital à ses yeux.
— Je m’étonne, fit le docteur sur le même ton, que de telles considérations puissent vous arrêter dans l’accomplissement du devoir. Le salut du malade est ma seule loi, je n’en connais pas d’autre.
La soudaine rougeur qui couvrit les joues de son rival lui parut sans doute une satisfaction convenable, car il reprit d’un accent de bonne humeur, en tirant de sa poche une liasse de papiers maculés de larges taches de bougie :
— Le gaillard, comme Jean-Jacques Rousseau, a dû écrire ses ''Confessions'' à la chandelle. Le style en est singulier. Mais plus singulières encore les notes marginales truffées de dessins dont vous n’approuveriez guère, je pense, le caractère de monotone obscénité.
— Je vous en prie, murmura le curé de Fenouille. Ces sortes de misères mériteraient plutôt la compassion. Mon expérience, sans doute, est bien différente de la vôtre, mais si jeune que je sois, l’envers de certaines vies que le monde feint de croire irréprochables m’est apparu trop souvent pour que…
— C’est de la folie ! de la folie pure !… Si je vous entends bien, vous prétendez qu’une certaine déficience… du sentiment religieux… pourrait se traduire par… certains phénomènes pathologiques… qui iraient même… jusqu’à une transformation profonde de… de l’espèce ?… Avez-vous pensé qu’une thèse… aussi extravagante… justifierait… enfin, pourrait tendre à justifier certaines révoltes contre la société… Quoi ! les hommes sont les hommes. Peut-être vous trouvez-vous, dans l’exercice de votre ministère, plus souvent que moi en face de véritables détresses morales. Celles que j’approche ne se distinguent guère des épreuves physiques dont elles ne sont que la traduction, en un langage plus noble. Avouez plutôt que la conversation que vous venez d’avoir avec notre malade vous a surpris dans un état de… d’ébranlement nerveux, bien excusable d’ailleurs. Croyez-moi : le pauvre diable n’est qu’un obsédé<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>sexuel banal, et la forme insolite de l’obsession n’a d’intérêt que pour les psychiatres.
— N’importe ! dit le prêtre. Vous aurez un jour la preuve qu’on ne fait pas au surnaturel sa part. Oui, reprit-il après un silence, de cette voix qui contrastait chaque fois si étrangement avec son ton habituel qu’elle semblait appartenir à un autre, lorsque vous aurez tari chez les êtres non seulement le langage mais jusqu’au sentiment de la pureté, jusqu’à la faculté de discernement du pur et de l’impur, il restera l’instinct. L’instinct sera plus fort que vos lois, vos mœurs. Et si l’instinct même est détruit, la souffrance subsistera encore, une souffrance à laquelle personne ne saura plus donner de nom, une épine empoisonnée au cœur des hommes. Supposons qu’un jour soit consommée l’espèce de révolution qu’appellent de leurs vœux les ingénieurs et les biologistes, que soit abolie toute hiérarchie des besoins, que la luxure apparaisse ainsi qu’un appétit des entrailles analogue aux autres et dont une stricte hygiène règle seule l’assouvissement, vous verrez ! — oui, vous verrez ! surgir de toutes parts des maires de Fenouille qui tourneront contre eux, contre leur propre chair, une haine désormais aveugle, car les causes en resteront enfouies au plus obscur, au plus profond de la mémoire héréditaire. Alors que vous vous flatterez d’avoir résolu cette contradiction fondamentale, assuré la paix intérieure de vos misérables esclaves, réconcilié notre espèce avec ce qui fait aujourd’hui son tourment et sa honte, je vous annonce une rage de suicides contre laquelle vous ne pourrez rien. Plus que l’obsession de l’impur, craignez donc la nostalgie de la pureté. Il vous plaît de reconnaître dans la sourde révolte contre le désir, la crainte entretenue depuis tant de siècles par les religions, servantes sournoises du législateur et du juge. Mais l’amour de la pureté, voilà le mystère, l’amour chez les plus nobles, et chez les autres la tristesse, le regret, l’indéfinissable et poignante amertume plus chère au débauché que la souillure elle-même. Passe pour les lâches traqués par l’angoisse de la souffrance ou de la mort qui viennent implorer du médecin leur grâce, mais j’ai vu —{{lié}}oui, j’ai vu{{lié}}— se lever vers moi d’autres regards ! Et d’ailleurs, il n’est plus temps de convaincre, le proche avenir se chargera de nous départager. Au train où va le monde, nous saurons bientôt si l’homme peut se réconcilier avec lui-même, au point d’oublier<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>sans retour ce que nous appelons de son vrai nom l’antique Paradis sur la terre, la Joie perdue, le Royaume perdu de la joie. Si la Piété n’est qu’une illusion, fût-elle des milliers de fois séculaire…
Il s’arrêta, comme effrayé de l’accent de sa voix et rougit jusqu’au blanc des yeux. Son visage avait retrouvé instantanément son expression douloureuse et résignée qui le faisait paraître {{Nec|niais}}.
— Ne nous emballons pas, fit le docteur. Il sera toujours temps de reprendre cette controverse passionnante. Le plus utile pour l’instant est de mettre la main sur les habits de notre malade, ceux du moins qu’il a quittés hier soir, avant de se mettre au lit. Je crois que sa femme, craignant d’être surprise ce matin, les a fourrés dans le coffre à avoine, où nous les trouverons sans doute encore. Je me permettrai, si vous le voulez bien, de vous accompagner au presbytère.
Ils reprirent lentement, côte à côte, en silence, le chemin parcouru un moment plus tôt par le curé de Fenouille. Résolu à ne pas gâter son habit neuf au passage des haies trempées de rosée, l’élégant docteur entraînait son compagnon de barrière en barrière, parmi les pâturages si étroitement imbriqués les uns dans les autres, ainsi que les pièces d’un puzzle, qu’ils devaient s’orienter sans cesse et perdaient ainsi beaucoup de temps. La porte du petit enclos était ouverte. Le prêtre crut se souvenir de l’avoir fermée en partant, et son cœur se serra. En mettant la clef dans la serrure, au haut du minuscule perron, sa main tremblait.
— Allons ! allons ! même si notre homme a pris la poudre d’escampette, dit le médecin de Fenouille, le mal n’est pas grand, nous le rattraperons vite.
Ils trouvèrent la salle vide. Une cruche pleine d’eau reposait sur la table, auprès d’un verre renversé dont le contenu achevait de couler sur les dalles.
— Je ne comprends pas, fit le prêtre. Les volets sont clos, même à l’étage.
Ils vérifièrent en vain chaque fenêtre, grimpèrent jusqu’aux combles. Comme ils exploraient une dernière fois le vestibule obscur, le curé de Fenouille revint précipitamment vers la cuisine. Une trappe y permettait l’accès d’un cellier encombré de bouteilles et d’antiques futailles hors d’usage débitées en {{tiret|mor|ceaux}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|mor|ceaux}} par le sacristain, et dont l’ancien desservant bourrait son poêle. Le cellier s’ouvrait lui-même sur la route, placée en contre-bas, par une porte condamnée depuis longtemps. Le pauvre prêtre en avait même oublié l’existence.
— Il s’est enfui par là, s’écria-t-il d’une voix désespérée. Qu’ai-je fait !
— L’étourderie est réparable, dit le docteur, toujours calme. Je vais prévenir discrètement le garde champêtre. Il s’agit d’éviter le scandale.
Sur les épais panneaux marron, recouverts d’une couche épaisse de poussière, la main du maire de Fenouille avait écrit en lettres capitales, mais d’un dessin puéril : ADIEU.
{{Brn|2}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki />
{{il|6}}
— Baissez la lumière, mon enfant, dit {{M.|Ouine}}, nous jouirons encore de ce déclin du jour.
La chambre est déjà pleine de l’écœurante odeur de pétrole et la petite flamme tapie au fond du verre de lampe bat doucement, prête à s’éteindre.
Le lit de fer est si étroit qu’au moindre mouvement, les hanches épaisses de {{M.|Ouine}} soulèvent les couvertures et l’on voit paraître le gras d’un mollet glabre, livide, où s’enroule une varice. Mais le professeur s’applique depuis un moment à rester tranquille, les mains croisées sur son ventre. Ses vêtements pliés comme d’habitude avec un soin minutieux garnissent le dos de l’unique fauteuil sous lequel il a rangé ses souliers noirs, les bas de laine grise qu’il porte tout l’hiver retenus par des jarretières ecclésiastiques, et son chapeau de feutre dont la coiffe grenat luit dans l’ombre.
— J’ai toujours craint l’air vif à l’aube, je ne saurais trop me défendre contre sa malignité, reprit-il après un long silence. Même en ces mois, la chaleur du jour n’en a pas aisément raison, il a mille subterfuges, mille retraites, il se glisse au fond des chemins creux, tourne au plus épais des bois, et il m’arrive de le rencontrer tout à coup, en plein midi, ainsi que ces courants glacés qui courent, dit-on, au sein des mers tropicales —{{lié}}de sentir son acidité… mais, quand tombe le soir, à cette heure du crépuscule, la terre harassée dégorge une vapeur tiède et grasse, une espèce de sueur qu’il faudra toute la nuit pour dissoudre. Ce qui reste de l’aube dans l’air y est pris comme une mouche dans la glu.
Philippe n’ose pas répondre. Le grand pin noir est toujours debout, en face de la fenêtre, et l’extrême pointe d’une de ses<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>branches grince imperceptiblement contre la vitre. Mais le soleil pèse de tout son poids sur la campagne, un soleil terne, noyé de brume, et {{M.|Ouine}} ne semble pas le voir.
— Ouvrez la fenêtre, s’il vous plaît, dit-il.
Steeny feint d’obéir, fait jouer deux fois la crémone. Il sait que son maître redoute plus encore que l’air vif du matin l’odeur de résine surchauffée qui provoque sa gorge malade, le jette dans d’effrayants accès de toux. {{M.|Ouine}}, d’ailleurs, ne détourne même pas la tête. Son visage gonflé où les rides s’effacent, et qui à l’approche de la mort prend un air de jeunesse et comme d’une enfance sinistre, exprime un soulagement indicible.
La bouche s’ouvre et se ferme plusieurs fois, lentement, avec gourmandise. Quel soir mystérieux, connu de lui seul, descend en ce moment dans sa poitrine ?
— La nuit vient, dit-il. Vous pouvez monter la lampe. (Elle sent décidément trop mauvais.) Philippe la souffle.
— Lu… mière, articule le malade.
Sa voix même à l’issue des crises vibre sourdement, ainsi qu’un violoncelle dont les cordes sont lâches, et certaines syllabes manquent tout à fait, roulent au fond de la gorge, bizarrement répercutées par les larges parois du thorax, où les poumons crevés achèvent de pourrir. (« Il en a pour douze heures ou six mois, déclare le médecin de Montreuil. Un homme vraiment robuste serait enterré depuis longtemps, mais celui-ci est de complexion molle, humide. C’est comme si vous tapiez sur un édredon avec un sabre. »)
Philippe reste debout, dans l’angle du mur. Il a faim, il a sommeil, il s’ennuie. L’idée de fuir, pourtant, ne lui vient pas. Chaque après-midi, le déjeuner avalé en hâte, il arrive ainsi échauffé par la course, étourdi de soleil et, dès le seuil, la maison solitaire l’enveloppe d’ombre et de silence, ainsi que d’un frais linceul. Il a maintenant renoncé à comprendre quelle force l’y retient, quel charme, quel dieu secret, plus secret qu’aucun de ceux qui lui parlaient jadis lorsqu’il s’échappait de l’insipide maison blanche, pleine du parfum, des pas, du chuchotement des deux femmes trop tendres, de leurs insupportables caresses. Parfois miss l’appelait à travers le parc, revenait longtemps après, les pommettes rouges, avec des aiguilles de pin dans ses cheveux blonds : « Il est parti Dieu sait où ! » Et maman<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>répondait de sa voix douce : « Il me fera mourir. Oh ! chère, chère, est-ce possible ? » Ni l’une ni l’autre ne l’eussent cherché au fond du pigeonnier si proche qu’en levant seulement les yeux elles l’eussent découvert, blotti contre le grillage, le menton posé sur ses petites mains croisées. L’odeur sauvage des oiseaux imprégnait les murs de torchis, les planches vermoulues, les mangeoires criblées de coups de bec : « Voilà quinze ans qu’il ne sert plus à rien, vous devriez l’abattre, » disait parfois miss. Quinze ans ! Il imaginait le départ des oiseaux, leur détresse. Des heures, des jours, des mois peut-être, ils avaient dû cerner la vieille tour close de leur vol, de leurs cris, de leurs ombres… Puis ils étaient partis un matin, vers quelque pays fabuleux.
— Ayez la bonté d’appeler {{Mme|Marchal}}, dit {{M.|Ouine}}. Je désire prendre un peu de bouillon.
Le timbre de sa voix s’est raffermi —{{lié}}les cordes du violoncelle sont de nouveau tendues. C’est l’heure, en effet, où la piqûre, faite chaque matin, lui rend des forces. Il arrive même qu’elle excite dangereusement ses nerfs, car cette vie moribonde a de soudaines lueurs, s’embrase. Et déjà Steeny prévoit la crise. Les joues de {{M.|Ouine}} se colorent, et ses pupilles dilatées lui font ce regard anxieux qui fascine.
{{Mme|Marchal}} est sage-femme de son état, mais voilà longtemps que les gens de Fenouille lui préfèrent {{Mlle|Solonge}}, jeune diplômée dont les blouses immaculées, le serre-tête, les gants de caoutchouc impressionnent favorablement la clientèle. Les grosses mains paysannes, si adroites pourtant, restent désormais sans emploi. Heureusement que la vieille a des rentes et une jolie maison de briques près de la gendarmerie où, ses larges flancs ceints du tablier bleu, écroulée sur la chaise basse qui a vu débarbouiller tant de nouveau-nés, elle savoure sa bistouille, généreusement arrosée de genièvre, et broie le morceau de sucre entre ses vieilles gencives… C’est par pure bonté d’âme qu’elle accepte de donner des soins à {{M.|Ouine}}, car elle avoue que ce malade lui fait peur. Il est vrai que le professeur est venu jadis plus d’une fois visiter les lapins russes qu’elle élève et dont elle est fière. {{M.|Ouine}}, en effet, s’intéresse à ces animaux.
Le moribond fait de la main signe qu’il portera lui-même à ses lèvres le bol fumant. Il boit à petits coups, lentement, posément, s’efforçant de masquer le plus qu’il peut, par une toux<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>discrète, l’affreux bruit de déglutition. Sa gorge, gonflée par le pus, se contracte au passage du liquide et la luette fait chaque fois, au terme du spasme, un bruit analogue à ce claquement de langue dont Jambe-de-Laine excitait la grande jument.
— Madame Marchal, dit-il, emmenez ce jeune homme avec vous, et servez-lui à goûter. Je ne serais pas fâché de m’assoupir.
Son regard filtre difficilement à travers les paupières paresseuses, Philippe y lit la surprise et la confusion. Évidemment, {{M.|Ouine}} vient de reconnaître que le soir mystérieux qui lui versait sa fraîcheur n’était qu’un rêve, après tant d’autres, un des mille rêves qui remontent, de plus en plus nombreux —{{lié}}innombrables{{lié}}— des profondeurs de sa mémoire. Quelques jours encore et, selon l’idée qu’il se forme de la vie future (car son orgueil n’a jamais accepté la grossière hypothèse de l’anéantissement), ce tourbillon d’images errantes, affolées, se fixera tout à coup, les mille notes de la symphonie éclateront en un seul accord. Mais a-t-il parlé ? S’est-il trahi ? La vue de la lampe éteinte le rassure, et aussi l’air innocent de Steeny. Alors, après un coup d’œil furtif vers la fenêtre, il joue de sa grosse main avec le rayon de soleil qui d’une fente de la persienne vient barrer le lit d’un trait de flamme.
La maison vide inspire à {{Mme|Marchal}} autant de terreur que de dégoût. Elle ne quitte guère la cuisine, et s’est fait un lit à l’office. Jusqu’ici, le malade n’a pas supporté qu’on le veillât. En cas de nécessité, il prétend pouvoir très bien se servir de la sonnette dont le cordon pend à son chevet et fait dans la cage de l’escalier, lorsqu’elle tinte, le bruit d’une cloche de collège. Parfois, quand la chaleur du jour pénètre à travers les pierres et que les vieilles murailles sont tièdes sous la paume, il arrive que la sage-femme, après une dernière lampée de genièvre, se risque jusqu’au premier étage, le seul, dit-elle, qui donne l’idée d’une maison de chrétien, car Jambe-de-Laine y avait rassemblé ses derniers meubles. Les placards, vastes comme des chambres, présentent l’aspect d’un désordre affreux mais si ancien qu’il inspire à l’âme simple et pourtant ménagère de {{Mme|Marchal}} du respect. Le malheur est qu’ils sont tous percés, ainsi que des écumoires, de trous à souris et à rats dont les crottes font sur les planches un tapis mou, qui a une odeur {{corr|sûrette|surette}} de pommes mûres.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>discrète, l’affreux bruit de déglutition. Sa gorge, gonflée par le pus, se contracte au passage du liquide et la luette fait chaque fois, au terme du spasme, un bruit analogue à ce claquement de langue dont Jambe-de-Laine excitait la grande jument.
— Madame Marchal, dit-il, emmenez ce jeune homme avec vous, et servez-lui à goûter. Je ne serais pas fâché de m’assoupir.
Son regard filtre difficilement à travers les paupières paresseuses, Philippe y lit la surprise et la confusion. Évidemment, {{M.|Ouine}} vient de reconnaître que le soir mystérieux qui lui versait sa fraîcheur n’était qu’un rêve, après tant d’autres, un des mille rêves qui remontent, de plus en plus nombreux —{{lié}}innombrables{{lié}}— des profondeurs de sa mémoire. Quelques jours encore et, selon l’idée qu’il se forme de la vie future (car son orgueil n’a jamais accepté la grossière hypothèse de l’anéantissement), ce tourbillon d’images errantes, affolées, se fixera tout à coup, les mille notes de la symphonie éclateront en un seul accord. Mais a-t-il parlé ? S’est-il trahi ? La vue de la lampe éteinte le rassure, et aussi l’air innocent de Steeny. Alors, après un coup d’œil furtif vers la fenêtre, il joue de sa grosse main avec le rayon de soleil qui d’une fente de la persienne vient barrer le lit d’un trait de flamme.
La maison vide inspire à {{Mme|Marchal}} autant de terreur que de dégoût. Elle ne quitte guère la cuisine, et s’est fait un lit à l’office. Jusqu’ici, le malade n’a pas supporté qu’on le veillât. En cas de nécessité, il prétend pouvoir très bien se servir de la sonnette dont le cordon pend à son chevet et fait dans la cage de l’escalier, lorsqu’elle tinte, le bruit d’une cloche de collège. Parfois, quand la chaleur du jour pénètre à travers les pierres et que les vieilles murailles sont tièdes sous la paume, il arrive que la sage-femme, après une dernière lampée de genièvre, se risque jusqu’au premier étage, le seul, dit-elle, qui donne l’idée d’une maison de chrétien, car Jambe-de-Laine y avait rassemblé ses derniers meubles. Les placards, vastes comme des chambres, présentent l’aspect d’un désordre affreux mais si ancien qu’il inspire à l’âme simple et pourtant ménagère de {{Mme|Marchal}} du respect. Le malheur est qu’ils sont tous percés, ainsi que des écumoires, de trous à souris et à rats dont les crottes font sur les planches un tapis {{Nec|mou}}, qui a une odeur {{corr|sûrette|surette}} de pommes mûres.<noinclude></noinclude>
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La sage-femme dispose devant Philippe, comme d’habitude, la motte de beurre frais « montée de la cave », le pain bis, et le pot de faïence plein de confiture. Une mouche nage à la surface de la cruche de bière, couleur de caramel.
— Monsieur Philippe, dit-elle, ça fait plaisir de vous voir manger.
— Vous trouvez ? répond Steeny la bouche pleine. (Hors de la présence de {{M.|Ouine}}, il retrouve aussitôt le ton d’insolence qui exaspère, là-bas, les deux amies.)
— Moi, dit-elle, ici dedans, je perds le goût de me nourrir. Sans le café, je ne tiendrais pas.
Elle remplit de genièvre sa tasse, glisse un autre morceau de sucre entre ses gencives, boit à petits coups.
— Je me demande ce qui peut attirer un jeune homme dans une maison pareille, si triste, reprend-elle après un long silence. Le monsieur a de l’affection pour vous, probable, mais à votre âge, l’affection des vieux, ça n’a guère de prix. Et malade comme le voilà, est-il seulement capable de bien parler ? Car bien parler, jadis, c’était son fort. Il n’avait qu’à vouloir pour tourner la tête des gens. Mais petit à petit, sans en avoir l’air, avec son sourire de Monseigneur et ses grosses mains qu’il manie si doucement. S’il avait voulu ! Seulement quoi ! dans les dernières années il ne sortait plus d’ici, c’est qu’il y trouvait son plaisir.
— Quel plaisir ?
— Ben ! Jambe-de-Laine, parbleu !
Avant que la sage-femme eût ouvert la bouche pour répondre, Philippe avait senti monter sa colère. Il avait beau trouver cette colère ridicule, la honte qu’elle lui inspirait l’exaltait encore, au lieu de l’apaiser. Et tout à coup, à sa grande surprise, sa fureur creva en un rire nerveux, inextinguible.
— {{M.}} Ouine se moque bien des femmes, s’écria-t-il, de n’importe quelle femme ! Et des hommes, madame Marchal, il ne s’en soucie pas davantage. Mais vous ne pouvez pas le juger, vous ne pouvez même pas le comprendre !
— Bah ! bah ! Voyez-vous le petit coq ! De n’importe quelle femme, vous dites ? Apprenez, mon garçon, que je connais un peu mieux que vous le dessous des familles. Le plus malin n’est pas exempt de faire des bêtises pour une femme, et pas toujours pour une belle femme, au contraire.<noinclude></noinclude>
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— Les femmes… commença Philippe.
— Les femmes… les femmes… on dirait que le mot va vous cuire la langue. Attendez seulement de savoir…
— De savoir quoi ? C’est justement lorsque les garçons courent après qu’ils ne savent pas ce que c’est, les femmes. Ils sont fous, enragés. Tandis que moi…
— Oui, un petit monsieur choyé comme vous, tout en sucre…
Mais la colère de Philippe était déjà tombée. Chaque fois qu’il échappait à l’espèce de trouble où le jetaient la voix, le regard de {{M.|Ouine}}, un sentiment obscur d’affranchissement, de délivrance, provoquait en lui une agitation stupide, qu’il tâchait d’épuiser en paroles.
— Les jeunes gens d’aujourd’hui sont bien différents de ceux d’autrefois, madame Marchal. Les femmes ne nous intéressent pas beaucoup. Oui, oui, vous pouvez rire, je ne suis pas seul, tous mes camarades me ressemblent.
— Vos camarades ? Et où sont-ils, vos camarades ? Vous devriez rougir de parler ainsi, alors que vous n’avez quasi pas quitté les jupons de votre maman et de votre jolie institutrice.
— Qu’est-ce que vous pensez de miss, vous ?
Les paupières se sont brusquement abaissées, presque closes.
— Je ne pense rien, dit la vieille femme sans se troubler. La connais-je seulement ? Depuis qu’elle est à Fenouille, elle ne m’a pas causé dix fois, et je la vois presque chaque soir, elle passe contre ma porte, ainsi ! Mais si vous voulez que je vous parle franchement, c’est un maître qu’il vous avait fallu, monsieur Philippe, un vrai maître, un homme, quoi !
— {{M.}} Ouine est mon maître, dit Steeny. Je n’en aurai jamais d’autre.
— Dommage que vous allez le perdre si vite. Baste ! un garçon tel que vous n’est pas fait pour vivre à Fenouille et quand vous aurez vu le monde… Allez ! Allez ! À vingt ans, mon diplôme en poche, moi qui vous parle, je me croyais aussi bien finaude… Remarquez que je ne discute pas votre amitié. N’empêche que vous trouveriez, rien qu’à Montreuil, des hommes très supérieurs à celui-ci. {{M.|Valéry}}, par exemple, l’ancien receveur général. Votre maître et lui étaient jadis camarades…
— Et maintenant ?<noinclude></noinclude>
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La sage-femme jeta de nouveau vers la porte un regard furtif :
— Il dit…
— Qu’est-ce qu’il dit ?
— Je voudrais que vous me promettiez de tenir votre langue. Il dit que {{M.|Ouine}} est l’homme le plus dangereux qu’il ait jamais rencontré.
— Pourquoi dangereux ?
— Dame, vous devez le savoir mieux que moi ! Depuis la mort de Jambe-de-Laine, vous ne quittez plus la maison, autant dire. Tout le pays en jase. Faut croire que vous avez votre idée, vous aussi ? Probable que vous parliez d’autre chose que de la pluie ou du beau temps ?
— C’est ce qui vous trompe, dit solennellement Philippe.
Son visage prit une expression de gravité comique, et qui pourtant ne prêtait pas à rire. Les joues avaient deux trous d’ombre.
— {{M.}} Ouine peut parler de n’importe quoi ; les choses les plus simples (parfois même vous le croiriez naïf, ou même bête, et il ne le fait pas exprès), oui, la chose la plus simple, dans sa bouche, on ne la reconnaît plus. Ainsi, par exemple, il ne dit jamais de mal de personne, et il est très bon, très indulgent. Mais on voit au fond de ses yeux je ne sais quoi qui fait comprendre le ridicule des gens. Et ce ridicule ôté, ils n’intéressent plus, ils sont vides. La vie aussi est vide. Une grande maison vide, où chacun entre à son tour. À travers les murs, vous entendez le piétinement de ceux qui vont entrer, de ceux qui sortent. Mais ils ne se rencontrent jamais. Vos pas sonnent dans les couloirs, et si vous parlez, vous croyez entendre la réponse. C’est l’écho de vos paroles, rien de plus. Lorsque vous vous trouvez brusquement en face de quelqu’un, il n’y a qu’à regarder d’un peu près, vous reconnaissez votre propre image au fond d’une de ces glaces usées, verdies, sous une {{corr|caresse|crasse|Voir Pléiade 2015, p. 738}} de poussière, pareilles à celles qui sont ici…
Les creux d’ombre de ses joues s’élargissaient à mesure et la vieille femme, à sa grande surprise, voyait monter dans le regard d’enfant une lumière trouble, pareille à celle des matins d’automne, d’une inexplicable tristesse.
— C’est malheureux, dit-elle enfin, d’entendre un garçon de votre âge qui ne devrait penser qu’au plaisir comparer la… la vie à… à une maison vide.<noinclude></noinclude>
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Elle avait posé sa tasse dans l’âtre et le buste penché en avant, soutenant son énorme poitrine des deux bras croisés sur ses genoux, elle observait Philippe avec l’attention cynique des femmes de son espèce, une moue étrange aux lèvres.
— Méfiez-vous de lui quand même. Méfiez-vous de lui tant qu’il vivra. Et il peut vivre longtemps encore. A-t-on jamais vu un tuberculeux garder sa graisse ? Le docteur n’en revient pas.
— Me méfier ?
— Il s’est passé ici des choses extraordinaires. Ici, oui, dans cette maison. J’ai connu {{M.|Anthelme}}. Avant son mariage avec Jambe-de-Laine, c’était un homme pareil aux autres messieurs de l’époque, pas trop malin si vous voulez, mais tranquille, ménager de son bien, courant les champs du matin au soir, le fusil en bandoulière, avec ses camarades. Bon. Le voilà parti un matin. « Je serai de retour dimanche », qu’il dit. Bernique ! Il rentre six mois plus tard, pas seul… Oh ! Jambe-de-Laine, au début, n’allez pas croire ! Tout le monde lui faisait risette, même les dames. Vous auriez ri de voir les petits châtelains tourner autour de ses jupes, monocle à l’œil, avec leurs vestons noisette, leurs pantalons collants, et leurs diables de bottines pointues. Elle n’avait pas l’air de s’en apercevoir. Ils lui tapaient dans le dos. Sacre Anthelme ! Des ménages comme ça, il y en a des mille et des mille, pas vrai ?… Jusqu’au jour…
Elle se baissa péniblement pour ramasser sa tasse.
— {{M.}} Ouine est venu d’on ne sait où un soir. Le père Anthelme a pris sa valise. {{M.|Ouine}} avait sa redingote, son chapeau melon, ses gros souliers, et il suait à grosses gouttes, car la chaleur lui a toujours été contraire. « J’ai jamais vu un homme suer comme ça », disait le père Anthelme. Ils l’ont reçu dans l’office, ils avaient l’air de se moquer de lui. Mais six semaines plus tard, c’était le roi de la maison. J’ai connu, à l’époque, le jardinier Florent qui avait servi le défunt père de monsieur. Sa fille venait ici à journées, une jolie fille. « On ne le voit guère, me disait Florent, on ne l’entend pas, il trotte d’un étage à l’autre sur ses pattes de velours, un vrai matou, bien luisant, bien gras. Et des propos qu’il tient ! Vous croiriez un curé. N’importe : sa tête ne me revient pas. Il a même une drôle d’odeur, il sent le sauvage. C’est pourtant un homme très soigneux de sa personne, plutôt trop. Il s’intéresse aussi beaucoup aux fleurs, seulement il ne les cueille pas lui-même, je<noinclude></noinclude>
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Elle avait posé sa tasse dans l’âtre et le buste penché en avant, soutenant son énorme poitrine des deux bras croisés sur ses genoux, elle observait Philippe avec l’attention cynique des femmes de son espèce, une moue étrange aux lèvres.
— Méfiez-vous de lui quand même. Méfiez-vous de lui tant qu’il vivra. Et il peut vivre longtemps encore. A-t-on jamais vu un tuberculeux garder sa graisse ? Le docteur n’en revient pas.
— Me méfier ?
— Il s’est passé ici des choses extraordinaires. Ici, oui, dans cette maison. J’ai connu {{M.|Anthelme}}. Avant son mariage avec Jambe-de-Laine, c’était un homme pareil aux autres messieurs de l’époque, pas trop malin si vous voulez, mais tranquille, ménager de son bien, courant les champs du matin au soir, le fusil en bandoulière, avec ses camarades. Bon. Le voilà parti un matin. « Je serai de retour dimanche », qu’il dit. Bernique ! Il rentre six mois plus tard, pas seul… Oh ! Jambe-de-Laine, au début, n’allez pas croire ! Tout le monde lui faisait risette, même les dames. Vous auriez ri de voir les petits châtelains tourner autour de ses jupes, monocle à l’œil, avec leurs vestons noisette, leurs pantalons collants, et leurs diables de bottines pointues. Elle n’avait pas l’air de s’en apercevoir. Ils lui tapaient dans le dos. Sacre Anthelme ! Des ménages comme ça, il y en a des mille et des mille, pas vrai ?… Jusqu’au jour…
Elle se baissa péniblement pour ramasser sa tasse.
— {{M.}} Ouine est venu d’on ne sait où un soir. Le père {{corr|Anthelme|Anselme|voir Pléiade 20151 pp. 739 et 1158, distinction entre le père Anselme, domestique, et M. Anthelme le maître, effacée dans cette édition}} a pris sa valise. {{M.|Ouine}} avait sa redingote, son chapeau melon, ses gros souliers, et il suait à grosses gouttes, car la chaleur lui a toujours été contraire. « J’ai jamais vu un homme suer comme ça », disait {{corr|le père Anthelme|{{M.|Anthelme}}|voir corr précédente}}. Ils l’ont reçu dans l’office, ils avaient l’air de se moquer de lui. Mais six semaines plus tard, c’était le roi de la maison. J’ai connu, à l’époque, le jardinier Florent qui avait servi le défunt père de monsieur. Sa fille venait ici à journées, une jolie fille. « On ne le voit guère, me disait Florent, on ne l’entend pas, il trotte d’un étage à l’autre sur ses pattes de velours, un vrai matou, bien luisant, bien gras. Et des propos qu’il tient ! Vous croiriez un curé. N’importe : sa tête ne me revient pas. Il a même une drôle d’odeur, il sent le sauvage. C’est pourtant un homme très soigneux de sa personne, plutôt trop. Il s’intéresse aussi beaucoup aux fleurs, seulement il ne les cueille pas lui-même, je<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>choisis les plus avancées, il les écrase au creux de ses deux mains jointes, il incline dessus sa grosse face ronde, et il reste ainsi longtemps, les yeux tournés de plaisir. » — « Voyons, père Florent, lui disais-je, ce ne sont pas de mauvaises manières. » Je l’entends encore qui me répond : « Des mauvaises manières, non. Ce serait plutôt un mauvais air qu’il apporte avec lui, sans savoir. » Mauvais air ou pas, six semaines plus tard, le bonhomme était mort.
— De quoi ?
— De quoi ? De la grippe, on suppose. Enfin, d’une fièvre maligne ? Vous pouvez rire !
— Je ne ris pas, madame Marchal, dit Philippe (et il regardait par-dessus l’épaule de la vieille femme, sans cligner les yeux, l’immense ciel embrasé). Il serait peut-être aussi bien mort de… Je pense souvent qu’on ne résiste pas à {{M.|Ouine}}.
— Résister ? Le père Florent était bien trop bête pour résister à n’importe qui. À la fin de la première semaine il serait passé dans le feu pour votre {{M.|Ouine}}. {{M.|Ouine}} allait s’asseoir près de lui, dans le potager, tandis qu’il bêchait. Il lui expliquait le ciel, les étoiles, l’ordre des mondes. Et même, depuis la mort de Florent, les gens disent que le professeur va parfois sur sa tombe, à l’ancien cimetière, qu’il reste là une heure ou deux, son diable de chapeau à la main, debout, avec une poignée de fleurs des champs qu’il finit par remporter telle quelle, comme s’il n’y pensait plus. Vous voyez donc qu’au fond ils s’accordaient très bien.
— Justement. On n’imagine pas qu’un vieil imbécile puisse vivre dans le même air que {{M.|Ouine}}. Passe si {{M.|Ouine}} était capable de se mettre en colère, ou seulement de se moquer. Il ne se moque jamais de personne. Il est bon. On ne supporte pas aisément, voyez-vous, la bonté d’un homme tel que lui.
La sage-femme écoutait gravement.
— Ma foi, dit-elle enfin, faut avouer que vous ne la supportez guère non plus. Je vous trouve bien mauvaise mine, monsieur Philippe. Sans vouloir de mal à votre maître, puisqu’il est perdu, vaudrait mieux pour vous qu’il s’en aille, pas vrai ? Heureusement, vous êtes plus jeune que {{M.|Anthelme}}. Sans quoi…
— Bah ! {{M.}} Anthelme est mort vieux.
— Vieux ? À quarante-six ans ?<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki />
— Ça m’étonne qu’il ait duré jusque-là. Miss prétend qu’il n’avait pas plus de cervelle que ses chiens et ses furets. Mais quoi ! {{M.|Ouine}} ferait penser des pierres !
— {{M.}} Anthelme ne pensait pas. Il était las de tout. Un homme qui se laisse aller. Et des marottes ! Je l’ai rencontré un jour chez une cliente, {{Mme|Dorsenne}}, sa nièce. Il lui disait qu’il avait vécu jusqu’alors comme une brute, qu’il commençait seulement à comprendre. Comprendre quoi ? Il disait aussi : « J’aurais dû être un grand musicien. » Remarquez qu’il n’avait jamais joué que du cor de chasse. Il a vendu sa ferme de Bloqueville pour acheter un orgue, mais les créanciers ont eu vent de la chose, et l’orgue n’a finalement pas été livré. Il est resté des semaines dans sa caisse, à la gare d’Ouchy.
— Que voulez-vous, madame Marchal ? Un imbécile ne devrait pas rêver de devenir musicien ou poète. {{M.|Ouine}} dit qu’on meurt toujours d’un rêve.
Il prononça les derniers mots sur un ton de gravité risible, mais son visage crispé, l’étrange grimace de sa bouche, l’expression fuyante de son regard inspirait à la vieille femme une sorte de gêne qui ressemblait à la crainte, bien qu’elle ne s’avouât rien de tel.
— Mourir d’un rêve ? Qu’est-ce que vous me {{corr|chantez là ? monsieur Philippe.|chantez là, monsieur Philippe ?}} Ce sont des mots que vous répétez sans les comprendre.
Philippe haussa les épaules.
— Si les hommes ne rêvaient pas, fit-il sur le même ton de suffisance ridicule, je suppose qu’ils vivraient vieux, beaucoup plus vieux —{{lié}}toujours peut-être.
— Et les bêtes, monsieur Philippe ? Elles meurent aussi pourtant !
— Les bêtes rêvent à leur manière. Si on pouvait lire dans leur cervelle, on y verrait sans doute qu’elles désirent aussi ce qu’elles n’ont pas, et elles ne savent quoi au juste. C’est cela rêver.
— Alors {{M.}} Ouine ne rêve pas, lui ?
— Si, dit l’enfant. Mais il s’est défendu longtemps. « Je ne souhaite rien, disait-il, ni bien, ni mal. » Aujourd’hui il prétend qu’il s’ouvre au rêve comme un vieux bateau pourri s’ouvre à la mer.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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— Vous filez un mauvais coton, reprit la sage-femme après un long silence. Vous n’êtes pas seul, d’ailleurs. On croirait que ce maudit village est sous le coup d’un sort. Depuis l’assassinat du petit valet, on ne le reconnaît plus, parole !
Les yeux gris observaient sournoisement Philippe, et elle continua d’une voix sourde, perceptible à peine, sans timbre, comme si elle eût récité une leçon.
— Les juges, les gendarmes, toute la police enfin suppose que le gendre de {{M.|de}} Vandomme a fait le coup. Il s’est tué, donc il est coupable, voilà comment ils raisonnent. Un braconnier, vous pensez ! Les Vandomme sont fiers d’ailleurs, ils ont des ennemis. Bref, je pensais : « L’action de la justice est éteinte, les esprits vont se calmer. » Ben oui ! Jamais le village n’a été plus sens dessus dessous. Il ressemble à une énorme toupie folle, ça tourne, ça ronfle, ça jetterait bas les murs. Des personnes tranquilles qui ne lisaient même pas les gazettes sont maintenant les plus enragées. Paraît que ces messieurs du Parquet reçoivent tous les jours des pleins sacs de dénonciations. Mais les autorités ont perdu la tête. Y a-t-il du bon sens, par exemple, à vouloir enterrer un petit valet comme un notaire, avec des fleurs, des délégations, des discours ? Et puisqu’on savait Jambe-de-Laine capable de tout, est-ce qu’on aurait pas pu la surveiller ? Tenez ! lorsque j’ai vu votre {{M.|Ouine}} se glisser hors de l’église, tout doucement, le long des murs, je me suis dit : « Sûr que la chose va mal tourner, voilà que le vieux renard flaire le vent. » J’étais moi-même hors de mon naturel, le sermon du curé m’avait retournée, ce n’était pas tant les paroles, c’était plutôt la voix, l’accent. Toute la peau me faisait mal, on aurait dit un cent d’épingles. Les gens l’écoutaient bouche bée, sans l’interrompre, mais avec un mauvais regard. Ça les enrageait de ne pas comprendre, quoi ! Et puis, voilà cet imbécile de maire. Notez que depuis longtemps chacun est fixé sur son compte. C’est un homme qui a trop vécu, un vieux débauché. Il a peur de la mort, de l’enfer. On raconte qu’avant son mariage, il a mis à mal une de ses servantes, qui s’est pendue dans l’étable. Ce qu’il a pu dire au cimetière, personne n’en sait rien. Des propos de fou, pas plus. Ailleurs, il aurait fait rire. Mais là, devant cette tombe —{{lié}}il a même failli tomber dans la fosse{{lié}}— c’était un drôle de spectacle, pour des hommes qui<noinclude></noinclude>
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>depuis le matin vidaient des verres de genièvre au cabaret ! Alors, Jambe-de-Laine…
La voix de la sage-femme s’était faite plus douce. Le menton dans ses mains, Philippe regardait droit devant lui, avec une fixité presque effrayante.
— C’est un malheur qu’elle soit morte, reprit {{Mme|Marchal}}. Ils n’auraient pas voulu la tuer. Ils se sont jetés dessus comme les pies et les corbeaux sur une alouette, en plein jour. On ne devrait jamais jouer avec l’imagination des gens d’ici. Je ne veux rien dire contre Jambe-de-Laine. J’en ai vu de plus vicieuses qu’elle, et tout le monde leur tirait la casquette. Nos garçons n’ont pas mauvais naturel, suffit de respecter leurs habitudes. Elle ne les respectait pas. Une châtelaine qui court les routes, dès quatre ou cinq heures du matin, derrière une grande diablesse de jument, si haute que de mémoire d’homme personne ne se souvient d’avoir vu la pareille, une châtelaine reniée par les autres dames des châteaux, il y avait d’abord là de quoi les humilier. Mais le pis, voyez-vous monsieur Philippe, c’est qu’elle a voulu prêter à rire, elle faisait rire. Une femme qui se débauche ne doit pas faire rire. Les jeunes gens ne sont plus ce qu’ils étaient dans ma jeunesse, d’accord. N’empêche que leur apparence trompe souvent. Ils ont beau se coiffer de travers, mettre des souliers de toutes les couleurs, et danser à la manière des jolis cœurs de ville, une femme sans mœurs qui veut prendre d’eux son plaisir devrait les traiter comme des gamins. Autrement, ils rigolent, et quand ils rigolent, vous voyez leurs dents blanches, des dents de loup, ils sont prêts à mordre. Pensez ! les grand-mères de ces gosses-là ne plaisantaient pas sur la chose, ils ont la pudeur dans le sang. Une dévergondée, ça leur fait d’abord un peu peur, et lorsqu’il n’ont plus de crainte, ils joueraient aussi bien avec elle comme avec un chat perdu —{{lié}}gare les pierres ! Si les pierres s’en mettent, on peut parier pour du vilain. D’ailleurs, les blessures de Jambe-de-Laine n’étaient pas si dangereuses qu’on a dit, mais elle était trop rebelle de nature, elle ne pouvait s’habituer à l’hôpital, elle a supplié deux ou trois fois qu’on la ramenât ici —{{lié}}deux ou trois fois, pas plus{{lié}}— puis elle n’a plus desserré les dents. Elle s’est laissée mourir. Les médecins n’en revenaient pas. S’ils avaient pu prévoir, ils l’auraient laissée revenir, bien que la maison passe pour malsaine. Entre nous, je crois qu’on<noinclude></noinclude>
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Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/356
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Susuman77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>exagère un peu. Depuis des années, Jambe-de-Laine s’était {{corr|mise|mis}} en tête de laisser les persiennes closes, hiver comme été. L’humidité a grimpé partout le long des murs.
Mais Philippe n’écoutait plus. Les bûches croulaient une à une dans la cendre. Fatiguée par son interminable monologue, {{Mme|Marchal}} fermait les yeux, hochait lentement la tête. Placée trop près des braises rouges, la tasse vide claqua brusquement avec un bruit sec.
— Qui a tué le petit valet ? demanda l’enfant tout à coup.
{{Brn|2}}<noinclude></noinclude>
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Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/542
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|514|MAI-JUIN 1915.}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%">
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܘ. ܣܠܐܡܗ ܟܢ ܐܠܝܐܣ. — ܙ. ܥܠܝܣܝ ܟܢ ܡܥܬܘܩ. — ܚ. ܝܚܢܐ ܟܢ ܥܟܝܝ. — ܛ. ܝܚܢܐ ܟܢ… — ܝ. ܐܠܝܐܣ ܟܢ ܝܘܣܦ.}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܒܢ̈ܝ ܥܝܢ ܚܘܪ. — ܝܐ. ܝܘܣܦ ܟܢ ܚܓ ܡܚܦܘܛ. — ܝܒ. ܝܘܣܦ ܟܢ ܟܠܦ}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">({{fol.}} 246 r{{o}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܡܘܫܐ ܩܫܝܫܐ ܠܥܪ̈ܬܐ
ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܕܒܡܕܝܢܬܐ ܐܡܕ ܒܗ ܒܝܘܡܐ ܒܐܝ̈ܕܝ ܓܪܝܓܘܪܝܘܣ ܕܐܘܪܫܠܡ ܕܗܘ ܒܗܢܐܡ ܒܗܿ ܒܫܢܬܐ ܡܪܝܐ ܢܫܡܠܐ ܥܡܗ ܒܕܠܗܝܢ ܝܡܝܢ̈ܝܬܐ. ܐܡܝܢ}}|150}}</span></p>
</div>
<div style="line-height:185%">
{{em|2}}On trouve à cette même page les diacres <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܝܫܘܥ, ܣܪܓܝܣ, ܡܢܨܘܪ, ܥܒܕ ܐܠܥܙܝܐ, ܡܘܫܐ}}|150}}</span>, ordonnés « pour la même église, le même jour ?).
</div>
<div style="text-align:right;line-height:185%">
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">(fol. 246 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܡܘܫܐ ܩܫܝܫܐ ܠܥܕ̈ܬܐ ܩܕ̈ܝܫܬܐ ܡܪܬ ܡܪܝܡ ܘܡܪܝ ܒܚܢܡ ܕܒܩܪܝܬܐ ܟܦܪ ܚܘܪܐ ܒܬܚܘܡ ܕܛܪܝܦܘܠܝܣ ܡܕܝܢܬܐ. ܡܪܝܐ ܢܫܡܠܐ ܥܡܗ ܒܟܠܗܝܢ ܝܡܝܢ̈ܬܐ. ܐܡܝܢ}}|150}}</span></p>
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܐ {{surligner|ܩܕ}} ܡܢܨܘܪ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܒܗ ܒܝܘܡܐ ܠܗ̈ܝܢ ܠܥ̈ܕܬܐ ܒܫܢܬ ܐܦܠܚ ܟܐ ܒܐܝܠܘܠ.}}|150}}</span></p>
</div>
<div style="line-height:185%">
On mentionne aussi les diacres <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܥܘܚܢܢ}}|150}}</span> et <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܣܛܝܦܢܘܣ}}|150}}</span> et le prêtre <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܢܝܩܠܐܘܣ}}|150}}</span> « pour ces églises en ce jour ».
Ensuite quatre notes de la même écriture :
</div>
<div style="text-align:right;line-height:185%">
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܓܝܓܣ ܟܘܪܐܦܣܟܐܦܘܣ<br>
ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܩܫܝܫܐ ܠܥܕܬܐ ܩܕܝܫܬܐ<br> ܕܡܪܝ
ܬܘܡܐ.}}|150}}</span></p></div>
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Habertix
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude>derrière nous, une fois pour toutes, la
partie théorique, et nous éviterons, si
possible, le chambardement de notre
petite planète. Mais… il ''faut'' qu’il y ait des
risques ! Il en faut ! Dans les travaux
d’expérimentation il y en a toujours. Et
ici, en votre qualité d’homme pratique,
vous entrez en jeu. Pour ma part,
il me semble que nous pourrions
peut-être l’obtenir en feuilles très
fines et droites. Cependant, je ne
sais pas. J’ai une vague idée d’une
autre méthode qu’il me serait difficile
d’expliquer encore. Chose
curieuse, cela m’est venu à l’esprit
tandis que le vent me roulait dans
la boue et que j’étais fort incertain
de l’issue de l’aventure… Je suis
absolument persuadé que c’est là
ce que j’aurais dû faire.
<section begin="fin02"/>Malgré toute ma bonne volonté,
nous rencontrâmes maints obstacles ;
néanmoins, nous nous obstinions
à réédifier le laboratoire.
Nous eûmes bien des choses à faire
avant qu’il devînt absolument urgent
de prendre une décision sur
la méthode et la forme précise de
notre seconde expérience. Notre
seul ennui sérieux fut la grève des
trois aides qui s’opposèrent à mon
ingérence comme contremaître.
Mais nous en vînmes à un compromis
sur ce sujet après deux
jours de pourparlers.
<section end="fin02"/>
<section begin="deb03"/>{{t2|LA CONSTRUCTION DE LA SPHÈRE.|III}}
Je me rappelle distinctement à
quelle occasion Cavor me parla de
son idée de la sphère. Il y avait déjà pensé
vaguement mais cette fois-là le projet tout
entier sembla lui venir d’un seul coup.
Nous rentrions chez moi pour le thé, et en
route, il cessa brusquement son bourdonnement
et s’écria soudain :
— Ça y est ! Cela le termine ! Une sorte
de store à cylindre !
— Termine quoi ? questionnai-je.
— L’espace, n’importe où… la lune !
— Que voulez-vous dire ?
— Dire ? Mais il faut que ce soit une
sphère ! Voilà ce que je veux dire.
Je fus obligé de m’avouer que je ne saisissais
pas très bien, et le laissai pendant
un instant causer à sa fantaisie. Je n’avais
alors aucune idée de ce qu’il méditait.
Mais, après le thé, il me donna quelques
éclaircissements.
— C’est comme cela, dit-il. La dernière
fois, j’ai liquéfié cette matière qui soustrait
les objets à la gravitation dans un
réservoir plat, avec un couvercle pour le
maintenir. Aussitôt qu’elle se fut refroidie,
tout ce vacarme est arrivé. Rien de ce qui
se trouvait au-dessus ne pesait plus. L’air
s’élança en tourbillonnant, la maison
tourbillonna, et si la chose elle-même
n’avait pas aussi tourbillonné, je ne sais
pas ce qui serait arrivé. Mais supposez que
la substance soit flottante et complètement
libre de s’élever ?
— Elle s’élèvera aussitôt.
— Exactement. Sans plus de fracas que
si l’on tirait un coup de canon.<section end="deb03"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude><nowiki />
— Mais à quoi cela servira-t-il ?
— Je monte avec !
Je posai ma tasse et fixai les yeux sur
Cavor.
— Imaginez une sphère assez grande
pour contenir deux personnes et leurs
bagages. Elle serait faite en acier et revêtue
intérieurement de verre épais ; elle
contiendrait une réserve suffisante d’air
solidifié, des nourritures concentrées, de
l’eau, un appareil à distiller, et ainsi de
suite ; sur le revêtement extérieur d’acier,
elle serait pour ainsi dire émaillée…
— De ''Cavorite'' ?
— Oui !
— Mais de quelle façon pénétrerez-vous
l’intérieur ?
— C’est parfaitement aisé. Une ouverture
pneumatique suffira. Il faudra naturellement
qu’elle soit assez compliquée :
une valve sera nécessaire pour permettre,
en cas de besoin, de jeter certaines choses
au dehors sans une trop grande perte
d’air.
— Comme dans le projectile de Jules
Verne, alors ?
Mais Cavor n’avait jamais été un lecteur
de ce genre de fiction.
— Je commence à comprendre, dis-je
lentement. Vous entrerez et vous fermerez
pendant que la ''Cavorite'' est encore chaude,
et aussitôt qu’elle sera refroidie elle
deviendra impénétrable à la gravitation
et vous partirez.
— Par la tangente !
— Vous partirez en droite ligne…
Je m’arrêtai brusquement.
— Qui empêcherait la sphère de voyager
en droite ligne, pour toujours dans l’espace ?
demandai-je. Vous n’êtes pas certain
d’atterrir quelque part, et même, en
ce cas, comment reviendriez-vous ?
— J’y ai pensé, dit Cavor. C’est ce que
je voulais dire quand je me suis écrié {{corr|que que|que}}
la chose était finie. La sphère intérieure
de verre sera impénétrable à l’air
et, excepté l’ouverture, elle sera continue ;
la sphère d’acier peut être faite par sections
dont chacune s’enroulera sur une armature
à la façon d’un store à cylindres. On
pourrait les actionner facilement par des
ressorts, les ouvrir et les fermer au moyen
de l’électricité transmise par des fils de
platine fondus dans le verre. Tout cela
n’est qu’une question de détails. Vous
voyez donc que, à part ; l’épaisseur des
cylindres, l’extérieur de la sphère enduit
de ''Cavorite'' consistera en fenêtres ou en
stores, comme vous voudrez les appeler,
Or, quand toutes ces fenêtres ou ces stores
seront fermés, ni lumière, ni chaleur, ni
gravitation, ni énergie radiante d’aucune
sorte ne pourra pénétrer à l’intérieur de
la sphère ; elle envolera à travers l’espace
en ligne droite, comme vous l’avez
dit. Mais ouvrez une fenêtre… Imaginez
une des fenêtres ouvertes ! Alors, immédiatement,
tout corps pesant qui se trouve
dans nos parages nous attirera.
Je m’assis, essayant de mieux comprendre.
— Vous y êtes ? fit-il.
— Oh oui, j’y suis.
— Pratiquement, il nous sera possible
de virer et de louvoyer dans l’espace à
notre fantaisie, d être attirés par ceci et
cela…
— Oh ! oui. C’est assez clair. Seulement…
— Quoi ?
— Je ne vois pas très bien à quoi cela
servirait. Ce ne serait que faire un saut
hors du monde pour y retomber.
— À coup sûr ! Par exemple, on pourrait
aller dans la lune !
— Et quand on y serait, qu’est-ce que
vous y trouveriez ?
— Nous verrions ! Oh ! pensez aux connaissances
nouvelles !…
— Y trouverait-on de l’air ?
— C’est possible.
— C’est une belle idée, dis-je. Cela serait
tout de même une fameuse entreprise. La
lune ! J’aimerais mieux me risquer d’abord
dans quelque petite chose.
— Il ne peut en être question… à cause
de la difficulté de trouver de l’air.
— Pourquoi ne pas appliquer cette idée
de stores à ressorts — des plaques de
''Cavorite'' dans de solides armatures d’acier
— pour soulever les gros poids ?
— Ça ne marcherait pas, affirma-t-il.
Après tout, s’en aller dans l’espace, en
dehors, n’est pas pire qu’une expédition
polaire… Et pourtant il y a des gens qui
tentent ces expéditions !…
— Pas les gens d’affaires ; d’ailleurs, on
les paie pour cela, et si la moindre chose
ne va pas, on envoie d’autres expéditions
à leur secours. Mais ceci, c’est simplement
nous lancer hors du monde pour
rien.
— Pour la découverte !
— Il faut bien que vous donniez un nom
à vos projets téméraires. On pourra peut-être
en faire un livre ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Habertix
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude><nowiki />
— Je ne doute pas qu’il y ait des minéraux,
— dit Cavor.
— Par exemple ?
— Oh ! du soufre, des minerais, de l’or
peut-être, et, qui sait, de nouveaux éléments…
— Avec les frais de transport… Vous
savez que vous n’êtes pas un homme pratique.
La lune est à un quart de million
de milles de nous…
— Il me semble qu’il ne coûterait pas
grand’chose de transporter n’importe où
un poids quel qu’il soit, s’il est enfermé
dans un emballage de ''Cavorite''.
— Je n’avais pas pensé à cela… Livré
franco sur la tête de l’acheteur, eh ?
— Ce n’est pas d’ailleurs comme si nous
étions bornés à la lune…
— Vous dites ?
— Il y a Mars… une atmosphère claire,
un milieu nouveau, une sensation ''exhilarante''
de légèreté… Ce serait agréable d’y
aller !…
— Il y a de l’air dans Mars ?
— Oui, certes,
— On dirait que ce n’est pas plus difficile
d’y atteindre que de grimper jusqu’à
un sanatorium. À propos, combien y a-t-il
d’ici à Mars ?
— Deux cent millions de milles à présent,
dit Cavor allègrement, et on va tout
près du soleil.
Mon imagination cherchait à se reconnaître.
— Après tout, dis-je, il y a quelque chose
dans cela… quand ce ne serait que le
voyage…
Une extraordinaire possibilité me traversa
précipitamment l’esprit. Je vis soudain,
comme dans une vision, le système
solaire tout entier parcouru par des projectiles
à la ''Cavorite'' et des convois de
''sphères de luxe''. « Droits de préemption »
fut le refrain qui me trotta dans la tête…
« droits de préemption interplanétaire ». Je
pensai à l’ancien monopole espagnol des
ors de l’Amérique. Il ne s’agissait plus de
cette planète-ci ou de celle-là, mais bien
de toutes. Je fixai la face rubiconde de
Cavor, et soudain mon imagination se prit
à sauter et à danser. Je me mis à marcher
de long en large ; ma langue était débridée.
— Je commence à y voir clair, dis-je, à y
voir clair d’un bout à l’autre,
La transition du doute à l’enthousiasme
parut n’exiger qu’une infime parcelle de
temps.
— Mais c’est extraordinaire ! m’écriai-je.
C’est énorme ! Je n’aurais jamais rêvé
chose pareille.
Une fois la froideur de mon opposition
disparue, la surexcitation de Cavor, un
instant contenue, eut libre jeu. Il se leva
aussi et se mit à arpenter la pièce en
gesticulant et en parlant très fort. Nous
nous conduisions comme des hommes
inspirés — nous ''étions'' des hommes
inspirés.
— Nous arrangerons tout cela, déclara-t-il
en réponse à quelques difficultés
incidentelles qui m’avaient arrèté. Nous
allons commencer les dessins pour la
fonte ce soir même.
— Nous allons les commencer tout de
suite, répondis-je, et nous regagnâmes
en hâte le laboratoire pour nous mettre
incontinent à l’ouvrage.
Je fus toute cette nuit-là comme un
enfant au pays des fées. L’aube nous
trouva tous deux encore attelés à la
besogne ; nous n’avions pas éteint la
lampe électrique malgré le grand jour.
Je me rappelle exactement l’aspect de ce
dessin. J’ombrais et je colorais, tandis
que Cavor dessinait ; ils étaient bien, ces
lavis, barbouillés et bâclés, mais merveilleusement
corrects. Nous pûmes,
après cette nuit de travail, commander
les cadres et les stores d’acier qu’il nous
fallait, et la sphère de verre fut dessinée
en moins d’une semaine. Nous abandonnâmes
nos conversations et toute notre
route des après-midi : nous travaillions,
nous dormions et nous mangions quand
la faim et la fatigue nous empêchaient de
continuer. Notre enthousiasme gagna
nos trois hommes, bien qu’ils n’eussent
aucune idée de la destination de la sphère.
Pendant tout ce temps-là, Gibbs perdit
l’habitude de marcher, et on le vit courir
en tout sens avec des airs extraordinairement
affairés.
Elle avançait vite, la sphère. Décembre
et janvier s’enfuirent. J’employai, armé
d’un balai, une journée entière à nous
faire un sentier dans la neige, du pavillon
jusqu’au laboratoire. Février et mars
disparurent. Vers la fin de mars, l’achèvement
fut proche. En janvier, un fardier
attelé de nombreux chevaux avait amené
une immense caisse ; nous avions, maintenant,
notre sphère de verre épais toute
prête et en position sous la grue que
nous avions équipée pour l’installer dans
son manteau d’acier ; tous les barreaux et
tous les stores de la carcasse étaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude>arrivés en février, et la partie inférieure
avait été montée : ce n’était pas réellement
une carapace sphérique, mais de
forme polyédrique munie d’un store à
cylindre sur chaque facette.
La ''Cavorite'' fut à demi achevée en mars :
la pâte métallique avait déjà subi deux
états et les barres et les stores d’acier en
étaient en partie revêtus. Il était surprenant
de voir comme nous suivions de
près, en exécutant nos plans, les lignes
de la première inspiration de Cavor.
Quand le premier montage de la sphère
fut entièrement terminé, il proposa de
démolir, le toit grossier du laboratoire
dans lequel nous travaillions, et de construire
un four tout autour. Ainsi la dernière
phase de la fabrication de la ''Cavorite'',
dans laquelle la pâte est chauffée
jusqu’au rouge sombre dans un courant
d’helium, s’accomplirait lorsque l’enduit
serait déjà sur la sphère.
Alors, nous eûmes à discuter et à
décider quelles provisions nous devions
prendre : aliments comprimés, essences
concentrées, cylindres d’acier contenant
une réserve d’oxygène, un appareil pour
se débarrasser de l’acide carbonique et
des déchets, et pour rendre à l’air son
oxygène au moyen de peroxyde de
sodium, des condensateurs d’eau, et
autres instruments. Je me rappelle le
petit amoncellement qu’ils faisaient dans
un coin : caisses, rouleaux et boîtes,
ensemble évidemment fort banal.
Ce fut une période de surmenage avec
fort peu de loisir pour penser. Mais un
jour, alors que nous approchions de la
fin, je me sentis dans un état d’esprit
bizarre. Toute la matinée, j’avais maçonné
des briques pour le fourneau, et je
m’assis absolument abattu auprès de ma
besogne. Tout cela me paraissait morne
et incroyable.
— Mais dites donc, Cavor, en somme,
pourquoi faire tout cela ?
Il sourit.
— La chose est prête à partir maintenant.
— La lune…, dis-je d’un air pensif.
Mais qu’espérez-vous ? Je croyais que la
lune était un monde mort ?
Il haussa les épaules.
— Mais qu’espérez-vous ? répétai-je.
— Nous le verrons quand nous y
serons.
— Nous y allons, alors ? dis-je, le regard
morne et vague.
Vous êtes fatigué, remarqua-t-il,
vous devriez faire un tour cette après-midi.
— Non, fis-je avec obstination, je veux
finir ce briquetage.
Je continuai donc ma besogne, me
préparant ainsi une nuit d’insomnie.
Je ne pense pas avoir jamais subi une
nuit pareille. Quelques-unes, avant la
culbute de mes affaires, avaient été fort
mauvaises, mais la pire d’entre elles avait
été une douce somnolence en comparaison
de cette infinité de réveils douloureux.
Je me trouvais tout à coup
plongé dans la terreur de ce que nous
allions faire.
Je ne me rappelle pas avoir songé,
avant cette nuit-là, aux risques que nous
pourrions courir. Ils arrivaient maintenant,
semblables à ces bandes de spectres
qui, jadis, assiégèrent Prague. L’étrangeté
de notre tentative, ce qu’elle avait
de surnaturel, m’accablait. J’étais comme
un homme qui s’éveille de beaux rêves
pour se trouver au milieu de la plus
horrible réalité. Je restais sur mon lit,
les yeux ouverts, et la sphère semblait
devenir de plus en plus confuse et vague,
et Cavor de plus en plus irréel et fantastique,
et toute l’entreprise m’apparaissait
à chaque moment plus folle.
Je quittai mon lit et me mis à marcher ;
puis, je m’assis près de la fenêtre et contemplai
l’immensité de l’espace. Entre les
astres étaient le vide, les insondables ténèbres.
J’essayai de me souvenir des quelques
connaissances acquises dans mes
lectures irrégulières, mais elles étaient
trop vagues pour me fournir aucune idée
des choses auxquelles nous devions nous
attendre. Enfin, je regagnai mon lit et
j’obtins quelques instants de sommeil, de
cauchemar plutôt, pendant lesquels je
tombais infiniment dans les abîmes du
ciel.
Au déjeuner, je causai quelque étonnement
à Cavor, en lui disant brièvement :
— Je ne pars pas avec vous dans la
sphère.
J’accueillis toutes ses protestations
avec une obstination revêche.
— C’est une folie, et je ne veux pas en
être, dis-je. C’est une folie !
Je refusai de l’accompagner au laboratoire.
Je tournai quelque temps sans but
dans mon pavillon ; puis, prenant mon
chapeau et ma canne, je me mis en route
seul, pour je ne sais où. La matinée, par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Wells - Les Premiers Hommes dans la lune.pdf/31
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<noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude>hasard, était superbe, une brise tiède, un
ciel bleu et profond ; les premières verdures
du printemps se montraient et des
multitudes d’oiseaux chantaient. Je déjeunai
sommairement de bœuf et de bière,
dans une petite auberge d’Elham, et
j’ahuris l’aubergiste en remarquant à
propos du temps :
— Un homme qui quitte le monde par
un temps pareil est un fou.
— C’est ce que j’ai répondu quand on
me l’a annoncé, répliqua simplement
l’aubergiste.
Je sus que, pour une pauvre âme au
moins, ce bas monde s’était montré dur,
et il y avait eu en effet un suicide commis
en cet endroit. Je repris mon chemin
avec un nouvel aliment pour mes pensées.
Dans l’après-midi, j’eus quelques heures
de sommeil agréable sur l’herbe, au
soleil, et je continuai ma route frais et
dispos.
J’arrivai à une auberge d’aspect engageant
près de Canterbury ; sa façade était
toute revêtue de plantes grimpantes, et
la patronne était une vieille femme très
propre dont l’aspect me plut. Je trouvai
sur moi juste assez de monnaie pour
m’offrir d’y passer la nuit. La vieille était
fort loquace, et, entre autres détails,
j’appris qu’elle n’avait jamais été jusqu’à
Londres.
— Mes plus longs voyages ont été
d’aller jusqu’à Canterbury, dit-elle. Je ne
suis pas de ces coureurs qui ne tiennent
pas en place.
— Qu’est-ce que vous diriez d’une excursion
dans la lune ? m’écriai-je.
— Tous vos ballons ne m’ont jamais
rien dit de bon ! répliqua-t-elle, croyant
évidemment qu’il s’agissait d’une excursion
facile et fréquente. Je ne voudrais
pas y monter pour rien au monde !
Cette façon de voir la chose me parut
assez drôle. Après souper, je m’assis sur
un banc, à la porte de l’auberge, et
bavardai avec deux ouvriers sur le briquetage,
les automobiles, et le jeu de
cricket. Dans le ciel, un croissant faible,
bleu et vague comme une alpe lointaine,
s’enfonçait dans l’Ouest sur la trace du
soleil.
Le jour suivant, je rentrai auprès de
Cavor.
— Je vous accompagne, dis-je. Je me
trouvais un peu dérangé, et c’est fini.
Ce fut la seule fois où j’éprouvai des
doutes sérieux sur notre entreprise.
Affaire de nerfs, simplement. Après cela,
je travaillai avec un peu plus de méthode
et pris chaque jour une heure d’exercice.
<section begin="fin03"/>Enfin, à part le chauffage du fourneau,
les travaux furent achevés.
<section end="fin03"/>
<section begin="deb04"/>{{t3|DANS LA SPHÈRE|IV}}
— Allons donc ! dit Cavor, tandis que
j’étais assis, une jambe pendante par
l’ouverture de la sphère, dans l’intérieur
obscur de laquelle mon regard plongeait.
Nous étions seuls : c’était le soir, le
soleil venait de se coucher, et la tranquillité
du crépuscule enveloppait toutes
choses.
Je passai mon autre jambe dans l’intérieur
et me laissai glisser sur le verre
poli jusqu au fond de la boule ; puis, je
me tournai pour prendre les bidons, les
boîtes de nourriture et les autres objets
que me tendait Cavor. L’intérieur était
tiède : le thermomètre marquait 80 degrés
Fahrenheit et, comme nous ne devions
perdre que fort peu de cette chaleur par
la radiation, nous étions en pantoufles et
vêtus de flanelle mince. Nous avions
néanmoins un ballot de vêtements épais
en laine et plusieurs grosses couvertures,
en prévision de quelque malechance.
D’après les ordres de Cavor, je
plaçai les paquets, les cylindres d’oxygène
et les autres bagages les uns à côté des
autres, à mes pieds, et bientôt nous
eûmes tout installé ; pendant un moment,
il alla de côté et d’autre dans l’atelier
sans toit, cherchant ce que nous pourrions
avoir oublié, puis il vint me
rejoindre. Je remarquai quelque chose
dans sa main.
— Qu’avez-vous là ? demandai-je.
— N’avez-vous rien pris pour lire ?
— Seigneur ! non !
— J’ai oublié de vous le dire, mais il y
a des incertitudes… Le voyage peut
durer… Nous pourrons être des semaines…
— Mais…
— Nous serons à flotter dans cette sphère
sans la moindre occupation…
— Vous auriez bien dû me le dire.
Il passa la tête par l’ouverture.
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— Voyez ! fit-il ; voici quelque chose… là.
— Ai-je le temps ?
— Nous en avons pour une heure
encore…
Je passai la tête à mon tour, c’était un
vieux numéro de ''Tit-Bits'' qu’un des
hommes avait dû apporter ; plus loin
dans un coin, je vis un fascicule du
''Lloyd’s News''. Je regrimpai dans la sphère
muni de ces papiers.
— Quel livre avez-vous ? demandai-je.
Je lui pris le volume et lus le titre…
''Œuvres complètes de William Shakespeare''.
Il rougit légèrement.
— Mon éducation a été si purement
scientifique, — dit-il en manière d’excuse.
— Vous ne l’avez jamais lu ?
— Jamais.
— Vous allez vous régaler, fis-je.
C’est la sorte de phrase qu’il faut dire
en pareil cas, bien qu’à parler vrai je
n’eusse moi-même jamais beaucoup lu
Shakespeare. Je doute même qu’il y ait
beaucoup de gens qui le lisent réellement.
Je l’aidai à visser le couvercle de l’ouverture ;
puis, il pressa un bouton pour
clore le store correspondant dans le
cadre extérieur. Le cercle de lumière
crépusculaire disparut. Nous étions dans
les ténèbres.
Pendant un certain temps, ni l’un ni
l’autre de nous ne parla. Bien que notre
prison ne fût pas imperméable au son,
tout était absolument silencieux.
Je m’aperçus que nous n’aurions rien à
saisir quand le choc de notre départ
viendrait, et je me rendis compte que je
serais mal à l’aise, à cause du manque
de fauteuils.
— Pourquoi n’avons-nous pas de
sièges ? demandai-je.
— J’ai arrangé tout cela, — dit
Cavor. Nous n’en aurons pas besoin.
— Pourquoi pas ?
— Vous verrez, dit-il, du ton d’un
homme qui se refuse à parler.
Je gardai le silence… Soudain, il me
vint à l’esprit que j’étais un imbécile de
m’être laissé enfermer dans la sphère.
« Est-il trop tard maintenant pour me
retirer ? » me demandai-je.
Le monde, hors de la sphère, serait
pour moi, je le savais, assez froid et
inhospitalier ; — depuis des semaines,
j’avais vécu sur des subsides que m’avait
fournis Cavor. Mais, après tout, serait-il
aussi froid que le zéro infini, aussi inhospitalier
que l’espace vide ? Si ce n’avait
été la crainte de paraître poltron, je crois
qu’à ce moment je l’aurais fait me rendre
la liberté. Mais j’hésitai, je tergiversai,
je devins inquiet et irrité, et le temps
passa.
Il y eut une petite secousse, un bruit
comme celui d’un bouchon de champagne
qui sauterait dans une pièce voisine,
suivi d’un sifflement affaibli… Pendant un
court instant, j’eus la sensation d’une
tension énorme, la conviction passagère
que mes pieds pressaient vers en bas
avec une force d’innombrables tonnes ;
cela dura un espace de temps infinitésimal,
mais suffisant pour m’inviter à
agir.
— Cavor ! appelai-je dans l’obscurité,
mes nerfs sont en loques… Je ne crois
pas…
Je m’arrêtai. Il ne fit aucune réponse.
— Au diable ! m’écriai-je. Je suis un
imbécile ! Qu’ai-je à faire ici ? Je ne pars
pas, Cavor ! La chose est trop risquée,
je veux sortir !
— Impossible, dit-il.
— Impossible. Nous allons bien voir !
Il ne répondit pas, l’espace de dix
secondes.
— Il est trop tard pour nous quereller
maintenant, Bedford, dit-il. La petite
secousse de tout à l’heure était le départ.
Déjà nous avançons aussi vite qu’un
boulet dans le gouffre de l’espace.
— Je… je…, balbutiai-je.
Après quoi, il me sembla que peu
importait ce qui pourrait arriver.
Pendant un certain temps, je fus pour
ainsi dire étourdi. Je ne trouvai rien à dire.
C’était absolument comme si je n’avais
pas encore entendu parler de cette idée
de quitter la terre. Puis, je perçus dans
mes sensations corporelles un inexplicable
changement et c’était une sorte de
légèreté, d’irréalité. À cela s’ajoutait une
sensation bizarre dans la tête, un effet
apoplectique presque, et le battement
des vaisseaux sanguins dans les oreilles.
Aucun de ces effets physiques ne diminua
à mesure que le temps s’écoulait, mais, à
la fin, je m’y habituai si bien que je n’en
éprouvai aucune incommodité.
J’entendis un déclic, et une petite
lampe à incandescence apparut.
Je vis la figure de Cavor, aussi pâle
que je sentais être la mienne. Nous nous
regardâmes en silence. La transparente<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude>obscurité du verre derrière lui eût fait
croire qu’il flottait dans le vide.
— Eh bien ! nous y sommes, finis-je par
dire.
— Oui, répéta-t-il, nous y sommes.
— Ne bougez pas exclama-t-il au bout
d’un instant, en me voyant faire mine de
gesticuler. Gardez vos muscles absolument
flasques, comme si vous étiez au
lit. Nous sommes dans un petit univers à
nous. Regardez ces objets.
Il m’indiqua du doigt les boîtes et les
caisses que nous avions posées sur les
couvertures, dans la partie inférieure de
la sphère. Je constatai avec étonnement
qu’elles flottaient maintenant à une distance
d’un pied au moins du mur de
verre. Alors, je vis, d’après son ombre,
que Cavor n’était plus appuyé contre la
paroi. Je passai mon bras derrière mon
dos et trouvai que j’étais, moi aussi, suspendu
dans l’espace sans toucher à la
sphère.
Je n’eus ni un cri ni un geste, mais la
crainte me saisit. Il me semblait que
j’étais tenu et soulevé par quelque chose,
sans que je susse quoi. Le simple contact
de ma main contre la paroi m’en éloignait
rapidement. Je compris ce qui arrivait,
sans que pour cela ma crainte disparût.
Nous étions séparés de toute gravitation
extérieure et, seule, s’effectuait l’attraction
des objets contenus dans notre
sphère. En conséquence, tout ce qui
n’était pas fixé contre le verre tombait
lentement, à cause de l’exiguïté de nos
masses, vers le centre de gravité de notre
petit monde, vers le centre de notre
sphère.
— Il faut nous tourner, dit Cavor, et
flotter dos à dos, avec ces objets entre
nous.
<section begin="fin04"/>Ce fut la sensation la plus étrange qu’il
soit possible de concevoir, ce flottement
libre dans l’espace. D’abord, à vrai dire,
ce fut une horreur étrange, et quand cette
horreur eut disparu, une sensation nullement
désagréable et extrêmement reposante.
<section end="fin04"/>
<section begin="deb05"/>{{T2|EN ROUTE POUR LA LUNE.|V}}
Bientôt, Cavor éteignit la lumière. Il
déclara que nous n’avions pas une trop
grande provision d’énergie électrique et
que nous devions l’économiser pour lire.
Pendant un certain temps, — je ne saurais
dire si ce fut long ou court, — il n’y eut
autre chose que l’absolue obscurité.
Dans ce vide, une question sembla se
préciser.
— Comment marchons-nous ? demandai-je.
Quelle est notre direction ?
— Nous nous échappons de la terre par
la tangente, et comme la lune est proche
de sa troisième phase, nous allons quelque
part vers elle. Je vais ouvrir un
store…
J’entendis un déclic, puis une fenêtre de
la carapace s’ouvrit toute grande. Le ciel,
au dehors, était aussi noir que l’intérieur
de la sphère, mais le cadre de la fenêtre
ouverte renfermait une infinité d’étoiles.
Ceux qui n’ont vu que de la terre la
voûte étoilée ne peuvent imaginer son
aspect quand le voile vague et à demi
lumineux de notre atmosphère n’est plus
interposé.
Les astres que nous apercevons de la
terre ne sont que les survivants épars qui
réussissent à traverser notre brumeuse
couche d’air. Alors, au moins, je pus
comprendre ce que l’on voulait dire en
parlant des multitudes célestes.
Nous allions bientôt voir des choses plus
étranges, mais ce ciel sans air et tout
empoussiéré d’étoiles… Entre toutes, je
crois que cette chose-là sera une des
dernières que j’oublierai.
La petite fenêtre se referma avec un
déclic ; une autre s’ouvrit brusquement et
se referma aussitôt, puis une troisième, et
je dus un instant fermer les yeux, à cause
de l’aveuglante splendeur de la lune
décroissante.
Il me fallut porter mes regards tour à
tour sur Cavor et les objets qui m’entouraient,
baignés de clarté blanche, pour
habituer peu à peu mes yeux à cette
intense lumière, et pouvoir regarder le
pâle éblouissement.
Quatre fenêtres furent ouvertes, afin
que la gravitation de la lune pût agir sur
toutes les substances de notre sphère. Je
m’aperçus que je ne flottais plus librement
dans l’espace, mais que mes pieds
reposaient sur le verre, dans la direction
de la lune. Nos couvertures et nos caisses
de provisions aussi glissèrent lentement,
au long de la paroi, et s’arrêtèrent bientôt
de façon à intercepter une partie de
la vue.
Naturellement, il me sembla qu’en<section end="deb05"/><noinclude>
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En approchant de Fougères, nous trouvons la ville prise ; on y avait tué six cents hommes. Il y avait des retranchements très forts, faits avec des arbres et du gazon, nos gens avaient pratiqué a la hâte une brèche pour le passage de la voiture. Nous étions partis d’Ernée les derniers, tous les chariots, canons, caissons se trouvaient devant nous ; la nuit était très obscure ; au milieu de la foule, de tout cet encombrement de monde et de bagages, nous voyons que nous serons arrêtés plus de deux heures. M. de Beauvollier, moi et deux autres avançons pour voir ce qui obstrue le chemin et si nous pouvons faire faire place à la voiture : nous en reconnaissons l’impossibilité. Le chevalier de Beauvollier aperçoit une ouverture étroite, basse, pratiquée par les Bleus dans le retranchement pour le défilé des fantassins ; il me prie de laisser nos chevaux au principal de Thouars, qui propose de s’en charger ; tous deux m’engagent a me rendre par ce passage à Fougères, dont les premières maisons étaient & cent pas ; ils se servent, pour me convaincre, du désir que javais de conserver mon enfant, ce moyen leur avait déjà réussi ; je souffrais des douleurs de reins insupportables, je me laissai persuader en exigeant du chevalier sa parole d’honneur de me mener près de M. de Lescure, s'il respirait encore, a Fougères, malgré l’opposition de maman qui avait voulu, depuis le commencement de son agonie, m’en arracher plusieurs fois.
Je cherchai à marcher ; j’étais si souffrante et si fatiguée, que j’étais absolument courbée ; M. de Beauvollier voulut m’emporter, mais, épuisé lui même-par la douleur et pleurant a chaudes larmes,<noinclude>
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var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// Ctrl + Alt + a
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
// Ctrl + Alt + d
//met {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + f
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|")
str= str.replace (/./g, '');
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + v
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
//OU si sélection = une espace normale, remplace par {{lié}}
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != ' ') {
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié}}", 'post': "" });
}
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', '{{lié}}' );
}
}
// Ctrl + Alt + k
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// Ctrl + Alt + l
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// Ctrl + Alt + 2
// enter 2x / laisse 1 ligne vide
function raccSaut() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', "\n\n");
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'post': "\n" });
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "s" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
if (event.key === "2" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccSaut();
}
});
}
/* BOUTONS ??? */
function BoutonRaccMon() {
$(function() {
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/Orchesographie_%281589%29_decorative_letter_M.png',
action: {
type: 'callback',
execute: raccMon
}
}
}
});
$('[rel="wpRep"]').width(36);
});
}
function BoutonNxpt() {
$(function() {
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/28/Fryderyk_Chopin%28Szymanowski%29_-_inicja%C5%82_N.png',
action: {
type: 'callback',
execute: raccNxpt
}
}
}
});
$('[rel="wpRep"]').width(36);
});
}
/* ACTIVER BOUTONS ??? PCQ JE SAIS PAS COMMENT ÇA MARCHE ??*/
if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) {
var modules = [
'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor'
];
$.when(
mw.loader.using( modules ),
$.ready
).then(
BoutonRaccMon
);
}
if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) {
var modules = [
'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor'
];
$.when(
mw.loader.using( modules ),
$.ready
).then(
BoutonNxpt
);
}
i44wy9jveqifsme0ctu4x8jxkwikwcj
15797354
15797342
2026-05-19T15:29:10Z
Psephos
145984
15797354
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// Ctrl + Alt + p
//entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas
function raccPom() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" });
}
}
// Ctrl + Alt + q
// met la sélection en petites capitales
function raccSc() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + w
//entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques
function raccLa() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"});
}
}
// Ctrl + Alt + s
//entoure la sélection de {{ }}
function raccMod() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + b
//insère {{Brn|1}}
function raccBrn() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'peri': "{{brn|1}}", 'post': "\n"});
}
}
// Ctrl + Alt + c
// entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé
function raccCorr() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// Ctrl + Alt + a
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
// Ctrl + Alt + d
//met {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + f
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|")
str= str.replace (/(.)/g, '');
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + v
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
//OU si sélection = une espace normale, remplace par {{lié}}
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != ' ') {
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié}}", 'post': "" });
}
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', '{{lié}}' );
}
}
// Ctrl + Alt + k
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// Ctrl + Alt + l
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// Ctrl + Alt + 2
// enter 2x / laisse 1 ligne vide
function raccSaut() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', "\n\n");
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'post': "\n" });
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "s" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
if (event.key === "2" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccSaut();
}
});
}
/* BOUTONS ??? */
function BoutonRaccMon() {
$(function() {
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/Orchesographie_%281589%29_decorative_letter_M.png',
action: {
type: 'callback',
execute: raccMon
}
}
}
});
$('[rel="wpRep"]').width(36);
});
}
function BoutonNxpt() {
$(function() {
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/28/Fryderyk_Chopin%28Szymanowski%29_-_inicja%C5%82_N.png',
action: {
type: 'callback',
execute: raccNxpt
}
}
}
});
$('[rel="wpRep"]').width(36);
});
}
/* ACTIVER BOUTONS ??? PCQ JE SAIS PAS COMMENT ÇA MARCHE ??*/
if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) {
var modules = [
'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor'
];
$.when(
mw.loader.using( modules ),
$.ready
).then(
BoutonRaccMon
);
}
if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) {
var modules = [
'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor'
];
$.when(
mw.loader.using( modules ),
$.ready
).then(
BoutonNxpt
);
}
cds0g9kvx3298kiez8kkqxs8dh1nl5j
15797355
15797354
2026-05-19T15:30:31Z
Psephos
145984
15797355
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// Ctrl + Alt + p
//entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas
function raccPom() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" });
}
}
// Ctrl + Alt + q
// met la sélection en petites capitales
function raccSc() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + w
//entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques
function raccLa() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"});
}
}
// Ctrl + Alt + s
//entoure la sélection de {{ }}
function raccMod() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + b
//insère {{Brn|1}}
function raccBrn() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'peri': "{{brn|1}}", 'post': "\n"});
}
}
// Ctrl + Alt + c
// entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé
function raccCorr() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true});
if (str != '') {
var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition');
$('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2});
}
}
// Ctrl + Alt + a
// italiques mais avec seulement la main gauche.
function raccIta() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (!selection.collapsed) {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"});
}
}
// Ctrl + Alt + d
//met {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec |
//par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} »
function raccMon() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|");
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + f
//même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e.
function raccNxpt() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/( )/g, "|")
str= str.replace (/(\.)/g, '');
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"});
}
}
// Ctrl + Alt + v
//entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné
//OU si sélection = une espace normale, remplace par {{lié}}
function raccLié() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != ' ') {
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"});
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié}}", 'post': "" });
}
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', '{{lié}}' );
}
}
// Ctrl + Alt + k
// kill les coupures de ligne d'après Sicarov
function raccKillLf() {
const textbox = $('#wpTextbox1');
const selection = textbox.textSelection('getSelection');
const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex
if (selection && selection.length > 0) {
// Cas sélection
let str = selection.toString();
str = str.replace(/( \n)/g, "\n");
str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 ");
textbox.textSelection('encapsulateSelection', {
pre: "",
peri: str,
post: "",
replace: true
});
} else {
let content = textbox.val() || textbox.text() || '';
//Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne
content = content.replace(/-$\n/g, '');
// Supprimer espaces en début de ligne
content = content.replace(/^[ \t]+/gm, '');
// Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire
content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__');
// Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ])
content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' ');
// Restaurer les doubles sauts de ligne
content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n');
//Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''.,
content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule
//Chiffres romains
content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse
//content = content.replace(
// new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"),
// "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\
content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom
textbox.val(content);
// ✅ Activer le gadget Typo
if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') {
$.typo.exec();
}
}
}
// Ctrl + Alt + l
// kill les s long (qui le méritent généralement)
function raccKillSLong() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = str.replace(/ſ/g, "s");
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
}
// Ctrl + Alt + 2
// enter 2x / laisse 1 ligne vide
function raccSaut() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
if (selection != '') {
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', "\n\n");
}
else {
$('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'post': "\n" });
}
}
// aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début...
// puis pour la continuation qui a fait fonctionner...
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccPom();
}
if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccSc();
}
if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccLa();
}
if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMon();
}
if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccNxpt();
}
if (event.key === "s" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccMod();
}
if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) {
event.preventDefault();
raccBrn();
}
if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccCorr();
}
if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccIta();
}
if (event.key === "k" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillLf();
}
if (event.key === "l" && event.ctrlKey) {
event.preventDefault();
raccKillSLong();
}
if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccLié();
}
if (event.key === "2" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
raccSaut();
}
});
}
/* BOUTONS ??? */
function BoutonRaccMon() {
$(function() {
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/Orchesographie_%281589%29_decorative_letter_M.png',
action: {
type: 'callback',
execute: raccMon
}
}
}
});
$('[rel="wpRep"]').width(36);
});
}
function BoutonNxpt() {
$(function() {
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/28/Fryderyk_Chopin%28Szymanowski%29_-_inicja%C5%82_N.png',
action: {
type: 'callback',
execute: raccNxpt
}
}
}
});
$('[rel="wpRep"]').width(36);
});
}
/* ACTIVER BOUTONS ??? PCQ JE SAIS PAS COMMENT ÇA MARCHE ??*/
if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) {
var modules = [
'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor'
];
$.when(
mw.loader.using( modules ),
$.ready
).then(
BoutonRaccMon
);
}
if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) {
var modules = [
'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor'
];
$.when(
mw.loader.using( modules ),
$.ready
).then(
BoutonNxpt
);
}
laamk4mda4bwyzvz5zgrcizyn8klfcn
Page:Moncrif - Les Chats (1727).djvu/24
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2026-05-19T17:44:20Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>legereté des passages, la douceur du son, ou l’aigu qui peut-être en faisoit l’agrément : De-là ce qui ne nous semble qu’un bruit confus, un charivari, n’est que l’effet de notre ignorance, un manque de délicatesse dans nos organes, de justesse & de discernement.
La Musique des peuples de l’Asie nous paroît au moins ridicule. De leur côté ils ne trouvent pas le sens commun dans la nôtre. Nous croyons réciproquement n’entendre que miauler ; ainsi chaque Nation à cet égard, est pour ainsi dire, le Chat de l’autre, & des deux parts peut-être. Conduits par l’ignorance, on ne porte que de faux jugemens.
{{Ancre|Agrémens}}À ce raisonnement qui, simple comme il est, leur fera sans doute grande impression, nous ajouterons une reflexion qui achevra de les convaincre. Les Egyptiens mettoient tout à profit pour sentir le bonheur de l’existence. Les squelettes apportez pendant les festins, avertissoient de profiter des momens de la vie. ''Bois,'' disoit-on, ''& t’éjouis :''<noinclude>
<references/></noinclude>
27b9ok0g49clygvx5luc9hgabcmi1pi
Page:Code gourmand - 1923.pdf/9
104
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2026-05-20T10:22:46Z
Bertille
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude><nowiki/>
{{t2|PRÉFACE|sp=0.1em|m=1.5em}}
''Horace Raisson est un oublié et un dédaigné, de ceux qui furent chers à Monselet. Lettré, artiste et gourmand, il aurait dû attirer l’attention de l’auteur des ''Vignes du Seigneur''…
''Mais Monselet n’alla pas plus loin que le dix-huitième siècle.''
{{lang|lat|Habent sua fata…}}
{{Astérisme}}
''Nous savons peu de chose de la vie d’Horace Raisson. Les dictionnaires et les ouvrages encyclopédiques sont muets sur lui et sur son œuvre, pourtant considérable. Fayot, le fameux secrétaire d’Antonin Carême et après lui Justin Améro l’ont complètement et fort injustement oublié dans leurs bizarres ''Classiques de la Table'' où il avait pourtant sa place marquée.''
''Outre le ''Code gourmand'', qui eut de nombreuses éditions, et fut donc un succès, complétant Cadet de Gassicourt, Grimod de la Reynière et même Brillat-Savarin, il écrivit aussi, sous de nombreux {{tiret|pseudo|nymes}}''<noinclude></noinclude>
tv3a0aw5c4kq0nuf0o4ba3xfb0ofowt
Page:Code gourmand - 1923.pdf/10
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Bertille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude>''{{tiret2|pseudo|nymes}} et même sous celui de « Mademoiselle Marguerite », divers ouvrages gastronomiques et culinaires qui se vendirent « comme des petits pains » et dont plusieurs eurent même les honneurs de la contrefaçon bruxelloise.''
''Le ''Dictionnaire de la Conversation'' ne dit pas un mot d’Horace Raisson et les autres compilations que j’ai sous les yeux ne sont pas plus loquaces. Les auteurs des ouvrages gastronomiques assez nombreux, publiés durent la seconde moitié du dix-neuvième siècle, semblent avoir signé un contrat pour le passer sous silence.''
''Peut-être n’eut-il pas pour intimes et commensaux des petits encyclopédistes et polygraphes de son époque et hors de ces Larousses avant Pierre Larousse, il n’y a pas de salut, et on est voué d’avance aux « livides oublis » tant redoutés d’Horace.''
''Heureusement pour la mémoire d’Horace Raisson, il s’est trouvé un éditeur audacieux, Eugène Figuière et un écrivain épris des joliesses et des charmes du passé, Georges Aubault de la Haulte Chambre, qui ont entrepris de donner une seconde vie à un inglorieux et attirant disparu, qui s’est évanoui sans laisser de plus fermes traces de sa personnalité. Et n’est-ce point faire revivre un écrivain que de galvaniser son œuvre en la rééditant intelligemment ? Cela''<noinclude>
<references/></noinclude>
ol3jakmdjschajtzlhr86kwj8nivdev
Page:Code gourmand - 1923.pdf/16
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4795836
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Bertille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|12|PRÉFACE|}}</noinclude>''Il prend l’humanité par son grand faible.''
''Les Codes de Bonaparte ont déjà vieilli, de l’avis de tout le monde puisqu’on les rafistole tous les jours. Ceux de Raisson restent jeunes et frais et il réalise un miracle unique : car on n’a jamais de juriste qui ait pu tenir et qu’il soit possible de relire « cent ans après ».
{{Droite|Léo d’Orfer.|3|sc}}<noinclude>
<references/></noinclude>
glnoc0ht15n1y5hkp5rfl77blzkqsd3
Page:Code gourmand - 1923.pdf/31
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Bertille
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki />
{{t2|{{t|{{sc|des trouble-fêtes.}}|70}}|TITRE TROISIÈME.|sp=0.1em|lh=0.7}}
{{c|'''Considérant'''|m=1.5em}}
Le vrai gourmand doit chercher à bannir de sa
table tout élément de désordre et d’ennui ; il est
indispensable, avant d’envoyer les invitations, de
méditer la catégorie suivante dans laquelle se
trouvent classés les ''Trouble-Fêtes'', gens qui détruisent
inévitablement tout le charme d’un repas.
{{t3|{{t|DES MALADROITS ET MAL-APPRIS.|70}}|CHAPITRE PREMIER.|m=1em|lh=1em}}
Un monsieur est à côté de vous à table ;
en vous versant à boire, il répand sur la
nappe une portion du vin qu’il destinait à
votre verre ; s’il étend son bras pour prendre
l’assiette qu’on lui offre, il culbute en
chemin la poivrière, dont le contenu
s’élève en un poudreux nuage que vos poumons
et votre larynx ne tardent pas à
recueillir ; son couteau appuyé avec force
sur la jointure d’une aile de volaille, projette
en s’échappant tout d’un coup une
fusée de jus qui vient dorer votre cravate ;<noinclude>
<references/></noinclude>
rwx51zdg2sb7ugd8cwcq6uqyhi4viue
Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/20
104
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15614940
2026-05-20T06:59:41Z
Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|12|FAC — FAC}}</noinclude><section begin="FAÇONNER"/><nowiki />
FAÇONNER. v. a. Donner à un ouvrage sa façon, sa figure, ses ornemens. ''{{lang|la|Operi formam addere}}''. Cet habit, ce bassin, sont bien ''façonnés'' ; il y a bien de la façon, du travail. Du ruban ''façonné''. Cet ouvrier ''façonne'' bien ses étoffes.
{{poem|''Tous les ans je dois lui donner''
''Une guirlande nouvelle.''
{{mpom|''Qu’avec plaisir j’irai la'' façonner !|-2}}
{{em|6}}{{sc|Nouv. choix de vers.}}|m=1em}}
{{sc|Façonner}}, se dit figurément de l’esprit & des mœurs, des manières, de l’air, des talens de l’esprit & des qualités du corps, & signifie, former, polir par l’instruction, par l’usage. ''{{lang|la|Mollire, erudire, instituere, formare, polire}}''. La conversation des Dames ''{{corr|façonnne|façonne}}'' bien un jeune homme. C’est à la Cour qu’on se ''façonne''.
{{poem|''J’ai le plaisir de satisfaire''
''A l’hommage que je lui dois.''
{{mpom|''Si j’ai quelque talent pour ce que j’ose faire,''|-2}}
''Ce Maître a façonné ma voix.''
{{d|Rec. de vers.|sc}}|m=1em}}
{{sc|Façonner}}, se dit aussi pour accoutumer quelqu’un aux façons d’un autre. Je l’ai ''façonné'' à mes manières. ''{{lang|la|Fingere, assuefacere}}''
{{poem|''Au joug depuis long-tems ils se sont'' façonnés. {{sc|Rac}}.|m=1em}}
Le peuple Romain n’étoit pas encore ''façonné'' à l’Empire de Charlemagne. Les Saxons n’étoient pas ''façonnés'' en ce tems à sa domination. {{M.|{{sc|de la Bru}}}}. Le corps ne sauroit aisément se ''façonner'' à toutes ces manières. La voix se ''façonne'' difficilement à ces inflexions.
{{sc|Façonner}}, se dit aussi de ceux qui font des cérémonies & des complimens incommodes. Il faut trop ''façonner'' avec les étrangers. On ne ''façonne'' point avec ses amis. On ne ''façonne'' pas davantage. {{sc|Bens}}.
{{sc|Façonner}}, se dit aussi de ceux qui dans les affaires cachent leurs sentimens, & avec qui il est difficile de traiter, ou qui se défendent le plus qu’ils peuvent de faire une chose. ''{{lang|la|Dissimulare, moras trahere}}''. Ce mariage eût été conclu, si ce pere n’eût point tant ''façonné'', tant barguigné.
{{poem|{{em|4}}''C’est en vain qu’on'' façonne,
''Tout fléchit sous l’amour, il n’exempte personne.''
{{d|Bens.|3|sc}}|m=1em}}
☞ Dans ces dernières acceptions il est neutre, & ne s’emploie que dans le discours familier.
☞ {{sc|Façonner}}. v. a. En Agriculture, c’est donner une façon, un labour. ''Façonner'' une vigne, un champ.
{{sc|Façonné, ée}}. part. & adj. Il a les significations de son verbe. Les ouvrages les plus hardis & les plus ''façonnés'' du Gothique, ne sont pas les meilleurs. {{sc|De Fén}}. ☞ On dit qu’un drap est bien ''façonné'', quand la fabrique en est bonne, & que l’ouvrier lui a donné toutes les façons qui font la perfection de ces sortes de draps.
☞ Quelquefois ce mot se prend par opposition à uni. Une étoffe ''façonnée'', qui a des façons, des desseins sur sa superficie.
{{poem|''Sur une table longue & ''façonnée'' exprès,''
''D’un tournoi de bassette ordonner les apprêts.''
{{d|Des-Pr.|2|sc}}|m=1em}}
<section end="FAÇONNER"/>
<section begin="FAÇONNERIE"/><nowiki />
FAÇONNERIE. s. f. Manière de façonner les étoffes. Ordonnance du mois de Juillet 1667 portant réglement sur les Manufactures.
<section end="FAÇONNERIE"/>
<section begin="FAÇONNEUR"/><nowiki />
☞ FAÇONNEUR. s. m. {{M.|Pluche}} s’est servi de ce mot pour signifier celui qui façonne, qui donne la façon. ''Façonneur'' d’Écaille.
<section end="FAÇONNEUR"/>
<section begin="FAÇONNIER"/><nowiki />
FAÇONNIER. s. m. Terme de Manufacture. Artisan
ou compagnon qui travaille aux façons de Manufactures de toutes sortes d’étoffes, soit or, argent, soie, ou laine. ''{{lang|la|Artifex, panni textor}}''. Il y a des réglemens qui concernent les ''façonniers'' dans l’Ordonnance des Manufactures ; & ils sont tenus, au sortir du foullon, à l’égard des étoffes, d’apporter leurs marchandises aux Bureaux des Jurés-Drapiers, pour être visitées & marquées.
{{sc|Façonnier, iere}}. adj. Qui fait trop de cérémonies, qui est incommode par des formalités outrées, par trop d’attention dans les petites choses. ''{{lang|la|Nimius officiorum affectator, urbanitatum}}''. Que vous êtes ''façonnier''. Les personnes du vieux tems sont plus formalistes & plus ''façonnieres'' que les modernes, qui ne sauroient s’assujettir à ces grimaces concertées. {{sc|Bell}}.
{{poem|''De tous vos ''façonniers'' je ne suis point l’esclave.''
{{d|Mol.|sc}}
''Peu ''façonnier'', aimant le badinage.''
{{d|Nouv. ch. de vers.|sc}}|m=1em}}
Les précieuses sont ridicules, parcequ’elles sont trop ''façonnieres''.
<section end="FAÇONNIER"/>
<section begin="FACQUE"/><nowiki />
FACQUE. s. f. Vieux mot, qui signifie poche, ou quelque chose de semblable. ''{{lang|la|Pera}}''.
Ce mot & le suivant viennent, selon quelques uns, de l’Allemand ''{{lang|de|fach}}'', qu’ils expliquent par les mots d’étui & de boîte : ''{{lang|de|facher}}'' est plutôt que ''{{lang|de|fach}}'' la racine du mot de ''facque'' ; car ''{{lang|de|facher}}'' signifie en Allemand ''tiroirs, cassettes, petites armoires ;'' & ''{{lang|de|fach}}'' signifie, du moins aujourd’hui, l’espace qui est entre deux colonnes.
<section end="FACQUE"/>
<section begin="FACTEUR"/><nowiki />
FACTEUR. s. m. Dans le Droit ce mot signifie celui qui est chargé d’une procuration qui lui donne pouvoir d’agir au nom d’un autre : dans l’usage il signifie, Commissionnaire de Marchand ; celui qui achete pour d’autres Marchands des marchandises, ou qui les vend en leur nom. ''{{lang|la|Institor}}''. Quelques-uns maintenant par honneur les appellent ''Commis''. Le ''facteur'' n’est point reçu à faire cession contre son commettant. {{lié|C. B.}} Celui qui établit un ''facteur'', est tenu du fait du ''facteur'' dans l’étendue de sa fonction. La minorité n’excuse pas le ''facteur'', & ne le dispense pas de payer. Les ''facteurs'' des Marchands forains de vivres sont défendus par la Police de Paris. {{sc|De la Mare}}, ''Tr. de Police, L.{{lié}}{{rom-maj|V}}, Tit.{{lié}}{{rom-maj|I}}, c.{{lié}}2, {{pag.|657}}''. Ces ''facteurs'' sont Porteurs, Gagne-deniers & autres gens attitrés. {{sc|Ib}}. Le même auteur au même Livre, ''{{t.|{{rom-maj|XIII}}|cap}}, c.{{lié}}9''. traite des Réglemens qui concernent les Courtiers & facteurs de marchandises, de volailles, de gibier, d’agneaux, de chevreaux, de cochons de lait, d’œufs, de beurre & de fromage, &c.
☞ {{sc|Facteur}} de Marchand de bois. Terme de forêts. C’est la même chose que Conduiseur de vente, ou Garde-vente.
{{sc|Facteur}}, se dit aussi de celui qui tient le bureau, & les registres des Messagers.
☞ On le dit encore d’un Commis ambulant des Postes qui distribue par la ville les lettres & les paquets arrivés par les Couriers.
{{sc|Facteur}} ''d’orgues'', est l’ouvrier qui fait toute la machine des orgues, à la réserve du buffet. On dit aussi ''Facteur'' de Clavecin, & ''Facteur'' d’Epinette, ouvrier qui accorde des instrumens de musique. Remarquez que les ''Facteurs'' de Clavecin & d’Epinette mettent toujours des touches noires pour les sons naturels, & des blanches pour les feintes ; & les Facteurs d’orgues font ordinairement le contraire. {{sc|Sauveur}}, ''Ac. des Sc. 1702, Mém. {{pg|309}}''.
Autrefois ''facteur'' s’est dit pour ''criminel''. Forjurer les ''facteurs. Voyez'' {{Tr6L|FORJURER}}.
Les Arithméticiens Anglois appellent ''facteurs'', le multiplicande & le multiplicateur, parceque c’est par eux que se fait le produit. {{sc|Harris}}, au mot ''{{lang|en|factors}}''.
{{sc|Facteur}}, s’est dit autrefois pour celui qui fait, qui crée, créateur. ''{{lang|la|Creator, conditor}}''.<section end="FACTEUR"/><noinclude>
<references/></noinclude>
k7pmxpoy5pe04p6p4zqp476j0jtlebb
Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/505
104
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Acélan" />{{numérotation|GES||497}}</noinclude><section begin="GÉSINE"/>''{{tiret2|gési|ne}}'', c’est payer les frais de l’accouchement. Être en ''gésine''.
<section end="GÉSINE"/>
<section begin="GÉSIR"/><nowiki />
GÉSIR. v. n. Vieux mot, qui signifioit autrefois, être couché. ''{{lang|la|Jacere}}''. Coucher. ''{{Nec|Gloss. sur Marot}}''. On disoit anciennement ''gésir :'' de-là vient qu’il se dit encore des morts qui sont dans le sépulcre. Ci ''gît'', ci ''gisent, {{lang|la|hic jacet, hic jacent}}'', c’est le commencement des épitaphes. Cependant il y a plus d’apparence que cela vient de ''gir'', qui se conjuguoit ainsi, ''je gis, tu gis, il git, nous gisons, vous gisez, ils gisent ; je gisois ; gisant'', &c. Ce verbe a encore aujourd’hui quelques-uns de ses temps en usage, soit qu’ils viennent de ''gésir'' ou de ''gir''. Car on dit encore, il ''git'', ils ''gisent'', il ''gisoit'', ils ''gisoient, gisant''. Ils firent un étrange ravage de tout ce qu’ils rencontroient ; car les membres coupés ''gisoient'' çà & là. {{sc|Vaug}}. Il sortit du Louvre pour aller jetter de l’eau bénite sur le corps de son frère ''gisant'' à Saint Magloire. {{sc|Vie de {{roi|Henri|III}}}}. Benserade commence l’épitaphe d’un médecin par ces vers.
{{Poem|{{mpom|''Ci'' gît ''par qui'' gisent ''les autres.''
''Ci'' gît ''qui assez mal préchoit.''{{em|2}}{{sc|Marot.}}
''Ci'' gît ''ma femme, ah ! qu’elle est bien''
''Pour son repos & pour le mien.''|2}}
''{{lang|la|Hic uxor jacet, ô factum benè ! uterque quiescit :}}''
{{em}}''{{lang|la|Illa quiescit humi, dum requiesco domi.}}''|m=1em}}
On avoit écrit sur la porte de Vatia, le plus paresseux de son temps, ci ''gît'' Vatia. Ci ''gît'' dessous, qui a bien bu dessus ; c’est l’épitaphe d’un ivrogne, à qui on donna pour tombe, après sa mort, une table de pierre, sur laquelle il avoit souvent fait débauche pendant sa vie. L’Epitaphe suivante est fameuse, parceque c’est une énigme : on dit qu’elle est à Alincourt.
{{Poem|''Ci'' gît ''le fils, ci'' gît ''la mère,
''Ci'' gît ''la fille avec le père,''
''Ci'' gît ''la sœur, ci'' gît ''le frère,''
''Ci'' gît ''la femme & le mari,''
''Et n’y a que trois corps ici.''|m=1em}}
''Geust'', c’est-à-dire, ''coucha'', préterit indéfini hors d’usage.
{{Poem|''Lors va jusqu’à Charlac aller''
''Jounte la ville pour soy loger.''
''En une vigne'' geust ''à ce jour,''
''Où il n’y avoit pourtaux ne tour,''
''Fors des buissons & des épines.''
{{em}}{{sc|{{abr|Guill.|Guillaume}} de S. André}}, ''dans la Vie du Duc
de {{abr|Bret.|Bretagne}} {{roi|Jean|IV}}.|m=1em}}
{{SA|''Voyez'' l’{{abr|Hist. de Bret.|Histoire de Bretagne}} ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|721}}''. De Beaumanoir a dit, on a ''geu'', pour exprimer qu’on a couché.}}
Ce verbe se dit au figuré du point où consiste la difficulté d’une affaire, d’une question. Tout le différent de ces parties ne ''gît'' qu’à savoir l’usage de la Coutume. Cela ''gît'' en fait, c’est-à-dire, c’est un fait, cela consiste dans un fait ou dans des faits.
En termes de Marine, on le dit des côtes, des terres, des montagnes, ''&c.'' & il exprime leur situation, le côté vers lequel elles sont tournées, vers lequel elles s’étendent ; & ce verbe est fort en usage en certaines phrases : par exemple, ces îles ''gisent'' nord & sud à la distance de trois lieues, c’est-à-dire, sont situées l’une au nord & l’autre au sud & éloignées de trois lieues. Ce rocher ''gît'', est avec ce port. Ces ports ''gisent'' SE & NO du monde, {{sc|Frézier}}, c’est-à-dire, sont posés ou situés. {{M.|Frézier}} emploie ce mot ailleurs que dans la Marine, en parlant de la situation des lieux. Les montagnes de la Cordillère ''gissent'' ordinairement nord & sud. {{sc|Frézier}}. On peut encore remarquer en ces exemples que l’on double l’''s'', non pas que l’on en prononce deux, mais parceque l’''s'' a dans ce mot son propre son, qui est dur & ferme, & non pas le son doux du{{lié}}''z''.
On dit proverbialement, c’est là que ''gît'' le lièvre, pour dire, c’est là le principal point de l’affaire. ''{{lang|la|Hic est nodus, hic cardo}}'', &c. ''Voyez'' {{Tr6L|GISANT}} & {{Tr6L|GISTE}}.
Ce mot de ''gésir'' vient, selon Bavillius, du Latin ''{{lang|la|jacere}}'', qui signifie la même chose, en changeant l’''j'' en ''g'', & le ''c'' en{{lié}}''s''.
<section end="GÉSIR"/>
<section begin="GESNANT"/><nowiki />
GESNANT. ''Voyez'' {{Tr6L|GÊNANT}}.
<section end="GESNANT"/>
<section begin="GESNE"/><nowiki />
GESNE. ''Voyez'' {{Tr6L|GÊNE}}.
<section end="GESNE"/>
<section begin="GESNER"/><nowiki />
GESNER. ''Voyez'' {{Tr6L|GÊNER}}.
<section end="GESNER"/>
<section begin="GESNERA"/><nowiki />
GESNERA. s. f. Plante de l’Amérique, à qui le {{P.|Plumier}} a donné ce nom en l’honneur de Conrad Gesner, Botaniste fameux & Historien Naturaliste. ☞{{lié}}La fleur est en masque & irrégulière. Le calice devient un fruit membraneux, couronné, divisé en deux loges & rempli de petites semences.
<section end="GESNERA"/>
<section begin="GESOLE"/><nowiki />
GESOLE. ''Voyez'' {{Tr6L|HABITACLE}}, c’est la même chose.
<section end="GESOLE"/>
<section begin="GESSATE ou GESATE"/><nowiki />
GESSATE ou GESATE. s. m. Chevalier Gaulois allant faire la guerre hors de son pays, qui se louoit pour faire la guerre. ''{{lang|la|Gessata, Gasata}}''. Quand la guerre n’étoit pas dans leur pays, les Chevaliers Gaulois alloient la chercher ailleurs ; & si quelqu’un de leurs voisins faisoit une levée, ils le suivoient, persuadés qu’on les auroit regardés comme des gens sans honneur, s’ils étoient demeurés en leurs maisons. On donnoit à ces aventuriers les noms de ''Gessates'', à cause d’un grand dard appelé ''{{lang|la|gessum}}'', qu’ils portoient, ou, comme dit Polybe, à cause de la solde qu’on leur donnoit. {{sc|Cord.}} ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|5}}''. D’autres disent que c’étoit une nation particulière de Gaulois. Le premier sentiment est plus vraisemblable. On dit encore que ce nom vient de ce qu’ils s’appeloient tous entre eux ''Gesell'', c’est-à-dire, alliés. Polybe, ''L.{{lié}}{{rom-maj|II}}'' & ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}} ;'' Plutarque, dans Marcellus ; Strabon, ''L.{{lié}}{{rom-maj|V}} ;'' Orosius, ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}13 ;'' Sabellicus Ennead. ''{{rom-maj|IV}}, L.{{lié}}9'', ont parlé des ''Gessates''. Polybe, qui parle des ''Gessates'' en plusieurs endroits de son histoire, écrit constamment en tous, que les ''Gessates'' habitent entre les Alpes & le Rhône, & sur le rivage même de cette rivière. Polybe les nomme ''Gaissates'', & Plutarque aussi ''Gairates''. De ''Gaissates'' les Latins ont fait ''Gessates ;'' Servius a remarqué que ''Gessates'' étoit un titre d’honneur parmi les Gaulois, qui n’étoit donné qu’aux plus vaillans. Chorier croit que de-là peut s’être fait le nom de ''guerre'' & celui de ''guerrier''. Voyez cet Auteur, {{abr|hist.|histoire}} du Dauphiné, ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, {{pg|140}}.''
<section end="GESSATE ou GESATE"/>
<section begin="GESSE"/><nowiki />
GESSE. s. f. ''{{lang|la|Lathyrus}}''. Plante à fleurs légumineuses & annuelles. Les racines de la ''gesse'' ordinaire, ''{{lang|la|lathyrus sativus}}'', C.{{lié}}B. dont on mange les semences, qu’on nomme ''gesses'' au pluriel, sont fibreuses & annuelles ; elles poussent des tiges branchues, aplaties, ou un peu anguleuses, hautes d’un demi pied environ, garnies de feuilles longues, étroites, d’un vert pâle, & deux à deux au bout d’une côte qui est terminée par une vrille, ou main, par le moyen de laquelle elle s’accroche aux corps voisins. Ses fleurs, qui sont blanchâtres & tachées dans leur milieu d’une couleur de pourpre noirâtre, donnent des gousses composées de deux cosses qui renferment des semences anguleuses & blanchâtres. On sème les ''gesses'', parce qu’on les mange comme les pois. Les autres espèces de ''gesses'' ne sont pas d’usage.
{{sc|Gesse sauvage}} est une espèce de ''gesse'' qui croît aux bords des chemins, & qu’on appelle autrement ''gland de terre''. Voyez {{Tr6L|GLAND}} {{sc|de terre}}.
{{sc|Gesse}}. Ce mot dans quelques Coutumes signifie {{Nec|goutière}}.
<section end="GESSE"/>
<section begin="GESSEN"/><nowiki />
GESSEN. Nom d’un Quartier d’Egypte. ''{{lang|la|Gessen, Goschen}}''. Les Hébraïsans disent ''Goschen ;'' c’est la ponctuation Hébraïque. Pharaon donna à Jacob & à ses enfans la Terre de ''Gessen'', pour y demeurer, lorsque Joseph les appela en Egypte. ''Gen.'' {{rom-maj|XLV}},{{lié}}10 ; {{rom-maj|XLVI}}, 28, 29 ; {{rom-maj|XLVII}}, 1, 4, 27, & où ils demeurèrent jusqu’à leur sortie d’Egypte. ''Exod.'' {{rom-maj|IX}},{{lié}}26. Les Septante, dans la ''Gen.'' {{rom-maj|XLVI}},{{lié}}28, insinuent que la terre de ''Gessen'' étoit aux environs de la Ville des Héros : il paroît au moins par cet endroit, qu’elle<section end="GESSEN"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
{{Ancre|Abailard}}Il tomba donc dans les mains de son ennemi, qui dans sa fureur en fit un nouvel Atys. Représentez-vous la douleur de la Minette Amante, quand elle découvrit ce mystere d’inhumanité. Ne vous imaginez pas que notre Heloïse moderne allât comme l’épouse d’Abaïlard, regrettant le bien être que son époux ne pouvoit plus lui procurer.
{{pom|Le cœur fait tout, le reste est inutile.|m=1.5em}}
{{M.|de la Fontaine}} semble l’avoir dit exprès pour la gloire de notre Chatte : En vain une foule de Minons aimables & entreprenans lui offrirent des soins qu’ils regardoient comme la plus sûre consolation qu’elle put recevoir.
Rien ne put ébranler sa fidelité. Heloïse consentit à se renfermer dans un Cloître dont l’austerité ne lui laissa pas les occasions de manquer de foi à son Abaïlard. Notre Chatte plus sûre d’elle-même & plus attachée à son Amant, ne se força point à être vertueuse ; elle se conserva sa liberté toute entiere, & ne l’employa qu’à rester fidelle. Elle ne perdit pas de vûe un moment ce Chat si cheri ; & comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|40|FAM — FAM}}</noinclude><section begin="FAMILLE"/>du bas peuple, & par des mœurs cultivées, qui passent de pere en fils. Les ''maisons'' se forment par les titres, par les hautes dignités dont elles sont illustrées, & par les grands emplois continués aux parens du même nom.
Dans l’Antiquité Ecclésiastique, ''famille'' se dit pour une certaine quantité de Moines d’un Monastère, qui avoient sous l’Abbé, ou Supérieur-Général, leurs Chefs, ou Supérieurs particuliers, & qui demeuroient dans un même corps de logis. ''{{lang|la|Familia Monachorum}}''. Les Monastères (de {{St.|Pacôme}}) étoient divisés chacun en plusieurs maisons, classes, ou ''familles ;'' & trois ou quatre familles unies ensemble faisoient ce qu’on appeloit une tribu. Chaque ''famille'' avoit son Chef, ou Prévôt, avec un second pour l’aider. {{sc|Tillemont}}, ''Hist. Eccl. {{tom.|{{rom-maj|VII}}|cap}}, {{pg|179}}''. Il paroît que chaque ''famille'' avoit sa maison ou son corps de logis à part. {{sc|Id}}. Ceux qui faisoient le même métier étoient tous dans la même ''famille'', & ils alloient tous ensemble à leur ouvrage. Les ''familles'' se succédoient les unes aux autres par semaine dans les services & les ouvrages communs. {{sc|Id}}. La première ''famille'' étoit de ceux qui avoient soin de la table & de la cuisine ; la seconde des Infirmiers ; la troisième des Portiers. {{sc|Id}}. Il y avoit d’autres ''familles'' pour faire les nattes, & les autres métiers nécessaires. {{sc|Id}}. On prétend que dans chaque Monastère il y avoit trente ou quarante ''familles''. {{sc|Id}}.
La Sainte ''Famille''. C’est, en termes de peinture, un tableau qui représente notre Seigneur, la Vierge, saint Joseph & quelquefois saint Jean. Une Sainte ''Famille'' de Raphaël, du Poussin.
{{sc|Famille}}, se dit aussi figurément des choses qui ont quelque alliance entr’elles, ou quelque dépendance, comme en Grammaire, d’un mot & de ses dérivés, ou composés. Dans les Dictionnaires qui se font par racines, on met premièrement le mot, & puis toute sa ''famille''.
En matière d’Ordre, on dit {{St.|François}}, & toute sa ''famille ;'' pour dire, les Religieux de son Ordre. Saint Benoît a une grande ''famille''. La société Religieuse est une famille mystique. {{sc|Cl}}. Les Latins disoient tout de même ''{{lang|la|familia}}'', pour les sectes des Philosophes. ''{{lang|la|Platonis familia}}'', les Platoniciens. ''Famille'' se dit en particulier d’une Congrégation de l’Ordre de saint François, {{corr|on|ou}} des Freres Mineurs. Cet Ordre s’étant divisé en Conventuels & en Observans, ou Observantins, & les Conventuels s’étant beaucoup relâchés, on leur ôta plusieurs Couvens en Italie & en Espagne, & on voulut les obliger à se soumettre aux Observans. On les inquiéta de même beaucoup en France & en Allemagne. Les Princes & les peuples édifiés de la vie exemplaire des Observans, & scandalisés du relâchement des Conventuels, obligeoient ceux-ci à céder leurs Couvens aux autres. Les Provinces de Touraine avec celle de {{St.|Bonaventure}}, & celle de Saxe, voulant prévenir ce qu’elles ne pouvoient éviter, après la Bulle de concorde de {{roi|Léon|X}}, qui ordonnoit la réunion des Conventuels & des Observans, passerent volontairement sous la juridiction du Ministre-Général de l’Ordre de {{St.|François}}, & furent reçus dans le Chapitre qui se tint à Lyon en 1518, sous le Général Licheto, à condition qu’elles embrasseroient l’Observance, & renonceroient à tous les privilèges de pouvoir posséder. Elles le firent, & ses Conventuels, qui se soumirent à la juridiction de l’Ordre, s’appelerent la ''Famille''. Mais parcequ’il y avoit beaucoup d’autres Conventuels qui ne vouloient point abandonner leurs privilèges, ni observer la règle dans toute sa pureté, il fut ordonné dans un autre Chapitre général, que les anciens Couvens des Freres de la ''Famille'' auroient une Province sous le nom de France Parisienne, & que les autres, qu’on appeloit Réformés, en auroient aussi une sous le nom de France ; que ceux de la ''Famille'' en Saxe, auroient une Province sous le nom de Sainte-Croix de Saxe, & les Réformés une autre sous le titre de {{St.|Jean-Baptiste}}, &
qu’il y auroit encore en France une Province de Touraine pour les Réformés, & une de Touraine Pictavienne pour ceux de la ''Famille''. {{sc|P. Helyot}}, ''{{t.|{{rom-maj|VII}}|cap}}, C.{{lié}}22''.
Les Bons Freres appellent aussi {{sc|Familles}} leurs Communautés.
FAMILLE. En termes d’Algèbre, on appelle ''famille'' de courbes, un amas de courbes de différent genre, lesquelles se résolvent toutes par une équation d’un degré indéterminé ; & l’on dit que ces courbes sont de la même ''famille''.
Les équations par lesquelles on définit les ''familles'' des courbes, ne doivent pas se confondre avec les transcendantes. Toutes les courbes algébriques composent une ''famille'' qui est composée elle-même d’une infinité d’autres, dont chacune comprend encore une infinité de genres.
Les Chimistes divisent la nature en trois ''familles'', ou regnes ; les minéraux, les végétaux & les animaux. Cette expression a passé de la Chimie dans la Médecine & la Botanique, & elle est aujourd’hui fort en usage.
☞ Les Naturalistes appellent ''famille'', un assemblage de plusieurs genres ou espèces qui ont entr’eux un grand nombre de rapports.
☞ Les Botanistes appellent ''famille'', un assemblage de plusieurs plantes qui ont un même caractère dans la fleur ; & ces genres sont établis sur la différence du calice, du réceptacle des semences & des fruits ; mais sur-tout sur la situation différente des parties qui composent la fleur, qui sont les pétales ou corelles, les étamines & le pistil. Les labicès, les ombellifères, les légumineuses, &c. sont autant de ''familles'' différentes.
<section end="FAMILLE"/>
<section begin="FAMILLEUX"/><nowiki />
FAMILLEUX, EUSE, adj. Terme de Fauconnerie, qui se dit du faucon qui veut toujours manger. ''{{lang|la|Esuriens, famelicus}}''. Les faucons ''familleux'' sont les meilleurs.
<section end="FAMILLEUX"/>
<section begin="FAMINE"/><nowiki />
FAMINE. s. f. Disette générale de fruits, de blés, ou d’autres alimens. ''{{lang|la|Fames}}''. La ''famine'' fut générale sept ans durant en Egypte. On a pris cette ville par ''famine''. {{sc|Ablanc}}.
{{poem|''On verra par quels soins ta sage prévoyance,''
''Au fort de la ''famine'' entretient l’abondance.'' {{sc|Boil}}.|m=1em}}
On dit proverbialement, crier ''famine'' sur un tas de blé, en parlant des avares, qui se plaignent de la nécessité du tems, quoiqu’ils aient assez chez eux de quoi vivre.
Les Anciens ont personnifié la ''Famine'', comme ils ont personnifié l’Honneur, la Victoire ; & un de nos Poëtes a dit dans ce systême poëtique,
{{poem|''La ''Famine'' au corps sec, aux pas mal assurés.''
{{d|Recueil de Vers.|sc}}|m=1em}}
{{SA|''Voyez'' {{Tr6L|FAIM}}.}}
FAMINE, ou FAMÈNE. Petite contrée des Pays-Bas, dans le Duché de Luxembourg. ''{{lang|la|Falemania, Falmannia, Falmennia, Falemannensis Ager}}'', ou ''{{lang|la|Tractus Faminensis}}''. On n’en sait pas les limites : seulement les petites villes de Marche en ''Famine'', & de la Roche en ''Famine'', qui en conservent le nom, montrent qu’elles étoient dans ce district. ''Hadr. Val. Notit. Gal. {{pg|191}}''. Il écrit ''Famenne'', ou ''Faminne''.
On appelle Port ''Famine'' un lieu de la terre Magellanique, où les Espagnols établirent une Colonie l’an 1585, & dans lequel ils bâtirent ''Ciudad del Rey Feelipe'', autrement Saint-Philippe. ☞ Mais les {{corr|hahitans|habitans}} qu’on y laissa, manquant de vivres & de munitions, périrent de froid & de faim. C’est delà qu’on a donné depuis à l’endroit le nom de Port ''Famine''.
<section end="FAMINE"/>
<section begin="FAMIS"/><nowiki />
FAMIS. On appelle à Smyrne draps d’or ''famis'', une des sortes d’étoffes mêlées d’or qu’on y envoie d’Europe.
<section end="FAMIS"/>
<section begin="FAMMARS"/><nowiki />
FAMMARS. ''Voyez'' {{Tr6L|FAN}}, & {{Tr6L|FANMARS}}.<section end="FAMMARS"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|42|FAN — FAN}}</noinclude><section begin="FANATISER"/>l’applaudissement des spectateurs. ''Hist. des Anab.''
<section end="FANATISER"/>
<section begin="FANATISME"/><nowiki />
FANATISME. s. m. Vision, inspiration imaginaire, zele aveugle & passionné, qui naît des opinions superstitieuses, & fait commettre des actions ridicules, injustes & cruelles. L’ignorance conduit au ''fanatisme'', & le ''fanatisme'' se porte à toutes sortes d’attentats. Le ''fanatisme'' fit Roi {{roi|Guillaume|III}}, plutôt que la nation Angloise. Le ''fanatisme'' de ces gens, à illuminations & à prophéties, est pernicieux à la Religion & à la société. {{sc|Bay}}. ''{{lang|la|Fanatismus}}''.
☞ {{sc|Fanatisme}}, se dit aussi d’une secte de fanatiques. On a eu bien de la peine à éteindre le ''fanatisme''. On a écrit l’histoire du ''Fanatisme'' de France : c’est un reste du Calvinisme. Outre l’histoire des ''Fanatiques'' des Cévennes par {{M.|de}} Brueys, il y en a deux imprimées à Paris en 1712 & 1713. Avant tout cela il y en a eu une intitulée ''Fanatisme renouvellé''.
<section end="FANATISME"/>
<section begin="FANCHON"/><nowiki />
FANCHON. s. f. Diminutif de Françoise. Nom que l’on donne à une petite fille qui se nomme Françoise. ''{{lang|la|Francisca}}''. Ecoute, ma petite ''Fanchon. Fanchon'' devient grande. C’est un terme populaire dont l’usage est très-ordinaire pour nommer des filles, sur-tout si elles sont jeunes.
<section end="FANCHON"/>
<section begin="FANDESTEUF"/><nowiki />
FANDESTEUF. s. m. Vieux mot, qui se trouve dans la Chronique de Flandres : il signifie siège du Roi, ou royal, trône. ''{{lang|la|Thronus, sedes regia, faldistorium}}''.
De ''{{lang|la|faldistorium}}'' on a fait ''fandesteuf'', ensuite ''fandesteuil'', & enfin ''fauteuil''. Skinner dérive le mot de ''{{lang|la|faldistorium}}'' de deux mots de la langue Anglo-Saxonne, ''falde, {{lang|la|septum}}'', & ''{{lang|en|Stow}}, {{lang|la|locus}}'', lieu fermé, parceque le ''fandesteuf'' étoit un siège à bras enfermé d’un balustre, ou de quelque chose de semblable.
<section end="FANDESTEUF"/>
<section begin="FANE"/><nowiki />
FANE. s. f. On s’en sert indifféremment en Jardinage pour ''feuille''. La ''fane'', ou la feuille de cette plante, est large : la ''fane'', ou la feuille de cette plante, est différente de celle de cette autre. {{sc|La Quint}}. ☞ Les Fleuristes emploient principalement ce mot pour signifier l’herbe de leurs oignons. La ''fane'' des jonquilles, des jacinthes, &c. Ce mot pourroit bien venir de ''{{lang|la|fœnum}}'', d’où nous avons fait venir ''faner, faneur'', &c.
FANE. f. Terme de Mythologie. ''{{lang|la|Fana}}''. Martianus Capella joint les ''Fanes'' aux Pans, aux Faunes, aux Satyres, aux Sylvains, aux Nymphes, & aux autres espèces de Divinités, ou de Génies qui vivoient dans les bois & les forêts.
<section end="FANE"/>
<section begin="FANÉGA, ou FANÉGUE, ou FANÉQUE"/><nowiki />
FANÉGA, ou FANÉGUE, ou FANÉQUE. Terme de commerce. C’est le nom d’une mesure d’Espagne, pour les choses seches, comme blé, avoine, noix, pois, &c. dit Covarruvias. ☞ Ce mot est du genre féminin en Espagnol. Nous le faisons masculin en François. Un ''fanéga'', un ''fanéque''. Vingt-&-un ''fanéques''. Selon Ricard, dans son Traité de commerce, cinquante ''fanégas'' valent dix-neuf setiers de Paris : ainsi un ''fanéga'' vaut neuf boisseaux de Paris & un tiers, ou un peu plus : {{M.|Frézier}}, dans sa Relation du voyage de la mer du Sud, a donné une terminaison Françoise à ce mot, & il dit ''fanégue'', & non pas ''fanéga ;'' il ajoute que six mille ''fanégues'' font trois mille charges de mule, & suffisent pour nourrir environ six mille hommes par an : c’est-à-dire, que deux ''fanégues'' font la charge d’une mule, & qu’un ''fanégue'', qui pese cent cinquante livres, suffit par année à un homme pour la nourriture.
<section end="FANÉGA, ou FANÉGUE, ou FANÉQUE"/>
<section begin="FANER"/><nowiki />
FANER. v. a. Étendre l’herbe d’un pré fauché, la tourner & retourner avec des fourches pour la faire secher. ''{{lang|la|Herbam fœnifecio sectam furcillis insolandam versare, fænum versare furcillis. Insolare}}''. On a été huit jours à ''faner'' cette prairie. Il a fait beau ''faner'' cette année, le tems a été sec.
☞ {{sc|Faner}}, signifie aussi faire perdre l’éclat. Le grand hâle ''fane'' les fleurs.
{{sc|Faner}}, avec le pronom personnel, se dit aussi des fleurs & des fruits qui se sechent, ou se flétrissent. ''{{lang|la|Marcescere, deflorescere, flaccescere}}''. Une rose cueillie se ''fane'' bientôt. Les Fleuristes étendent des toiles sur leurs beaux carreaux de tulipes, pour empêcher qu’elles ne se ''fanent''. Il y a des fruits qui se ''fanent'' en mûrissant.
{{sc|Faner}}, se dit figurément de la beauté, du teint ; & même de toute la personne, de sa vigueur, de son embonpoint, & de la fleur de son âge, qui se passe & perd de son éclat. Quand une femme passe 40{{lié}}ans, son teint se ''fane'', sa beauté est ''fanée''. Les débauchés passent en un moment de l’enfance à la vieillesse, & se ''fanent'' en leur fleur. {{sc|Ablanc}}.
{{poem|''Tout ce que prête l’art à tes beautés'' fanées,
''Ne te ramene point tes premières années.'' {{sc|Corn}}.|m=1em}}
Quelques-uns ont dérivé ce mot de ''{{lang|la|vanescere}}'', en le prononçant ''{{lang|la|fanescere}}''. D’autres ont cru qu’on avoit dit ''faner'', au lieu de ''fouiner'', faire du ''fouin''. Ou bien ''faner'' se dit dans le sens propre du foin, ''{{lang|la|fœnum}} ;'' & parceque le foin, quand on le ''fane'', se seche, perd sa couleur, devient pâle & blafâtre, comme parle Nicot, on a dit aussi dans le sens figuré ''faner'' de tout ce qui perdoit sa première couleur, sa beauté, son air vif. ''Voyez'' {{sc|Nicot}}.
☞ FANÉ, ÉE. part. & adj. ''{{lang|la|Marcidus, flaccidus}}''. Une plante est ''fanée'', lorsque par la cessation ou diminution du mouvement de la sève, ses feuilles, au lieu de se tenir droites & fermes, baissent, s’affaissent les unes sur les autres, comme il arrive souvent à celles qui sont exposées à l’ardeur du soleil. Une fleur est ''fanée'', lorsque ses feuilles sont dans le même état : ce qui lui ôte son éclat.
☞ {{sc|Fané}} & ''flétri'' diffèrent entr’eux du plus au moins ; le second enchérit au-dessus du premier. Une fleur qui n’est que ''fanée'' peut quelquefois reprendre son éclat ; mais une fleur ''flétrie'' n’y revient plus. {{sc|Syn. Fr.}}
☞ La beauté, comme la fleur, se ''fane'' par la longueur du tems, & peut se ''flétrir'' promptement par accident.
<section end="FANER"/>
<section begin="FANÉROMINI"/><nowiki />
FANÉROMINI. ''Voyez'' {{Tr6L|FARÉNOMINI}}.
<section end="FANÉROMINI"/>
<section begin="FANESTRIA"/><nowiki />
FANESTRIA. Village d’Italie, dans la Romagne. ''{{lang|la|Fanestria}}''. C’étoit autrefois une ville Épiscopale.
<section end="FANESTRIA"/>
<section begin="FANEUR"/><nowiki />
FANEUR, EUSE. s. m. & f. Celui ou celle qui fane le foin. ''{{lang|la|Herbæ sectæ insolator, versator, fœnifex}}''. On donne tant aux ''faneurs'', & tant aux ''faneuses'' pour faner. Les ''faneurs'' doivent avoir une fourche & un rateau.
<section end="FANEUR"/>
<section begin="FANFAN"/><nowiki />
FANFAN. s. m. & f. Terme familier dont les peres & les maris se servent pour caresser leurs femmes & leurs enfans. Les femmes & les meres s’en servent aussi à l’égard de leurs enfans & de leurs maris. On a vu des vieilles se rendre ridicules pour appeler encore leurs maris ''fanfan''.
{{poem|''Oui, ma pauvre ''fanfan'', pouponne de mon âme,''
{{d|Moliere.|2|sc}}
{{mpom|''Mais le moyen qu’on s’en défende !''
''C’est le Papa, c’est la Maman,''
''C’est le pauvre petit'' fanfan,
''Qui par ses cris me le demande.''}}
{{d|Nouveau choix de vers.|2|sc}}|m=1em}}
Ce mot est formé de ''fan'', & de son réduplicatif ; & ''fan'' est l’abrégé ou la dernière syllabe d’enfant. La répétition de cette dernière syllabe est une espèce de mignardise, comme dans papa, maman, tata, joujou, & autres termes dont on se sert avec les enfans qui commencent à parler. Je crois que ce sont les enfans eux-mêmes, en quelque sorte, qui ont formé, ou qui ont donné occasion de former ces mots ; parceque, quand ils commencent à parler, ils ne disent que quelques syllabes des mots qu’on leur suggère, la première ou la dernière, & la répetent assez souvent deux fois.
<section end="FANFAN"/>
<section begin="FANFARE"/><nowiki />
FANFARE. s. f. Bruit ou concert d’instrumens militaires, comme trompettes, fifres, tambours, tymbales, ou hautbois. ''{{lang|la|Tubarum structum}}'', &c. ''{{lang|la|concentus, clangor}}''. Sonner des ''fanfares''. La réception de cet Officier Général se fit avec plusieurs ''fanfares''. Il se dit plus particulièrement du son des clairons.
☞ En termes de chasse, on appelle ''fanfare'' les airs qu’on sonne au lancer du cerf.<section end="FANFARE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FAN — FAN|45}}</noinclude><section begin="FANTAISIE"/>''{{tiret2|fan|taisies}}''. Les hommes suivent témérairement leurs passions & leurs ''fantaisies''. {{sc|Nic}}. ''{{lang|la|Vitiosa libido, cupido}}''.
☞ {{sc|Fantaisie}} se dit dans les arts, des ouvrages dans lesquels on a suivi son goût particulier, son imagination, plutôt que les regles de l’art.
☞ On dit une ''fantaisie'' de Poëte, de Peintre, ''&c''. On dit d’un Peintre qu’il peint de ''fantaisie'', pour dire qu’il peint sans avoir de modèle qu’il se propose d’imiter. Une tête de ''fantaisie ;'' qui est de pure imagination, qui n’est d’après aucun modèle. On le dit quelquefois d’une composition qui tient du grotesque.
☞ En musique, on appelle ''fantaisie'', une pièce de musique instrumentale qu’on exécute en la composant, qui ne s’écrit point. Si on l’écrit, c’est une pièce ordinaire, distinguée du ''caprice'' qui peut être médité, compose à loisir, & qui peut s’écrire comme les autres pièces de musique.
☞ On dit dans la conversation familière, des ''fantaisies'' musquées, pour dire complettes, auxquelles il ne manque rien pour être de vraies ''fantaisies''. Cette épithète ne fait qu’ajouter à la force du mot.
<section end="FANTAISIE"/>
<section begin="FANTASIER"/><nowiki />
FANTASIER. Vieux v. a. Fâcher, irriter, choquer. ''{{lang|la|Irritare, dolorem creare}}''.
<section end="FANTASIER"/>
<section begin="FANTASIEUX"/><nowiki />
FANTASIEUX. Autrefois ce mot s’est dit pour ''fantasque''.
<section end="FANTASIEUX"/>
<section begin="FANTASQUE"/><nowiki />
☞ FANTASQUE. adj. Ce terme, ainsi que ceux de bizarre, de capricieux & de bourru, exprime des qualités opposées à la bonne société, & qui sont l’effet & en même-tems l’expression d’un goût particulier, qui s’écarte mal-à-propos de celui des autres. Mais ils ont leurs nuances particulières, qui les distinguent. On appelle proprement ''fantasque'' celui qui s’écarte du goût par excès de délicatesse, ou par une recherche du mieux faire hors de saison. Le ''fantasque'', dit {{M.|l’Abbé}} Girard, dit proprement quelque chose de difficile. ''{{lang|la|Difficilis, exlex}}''. Voyez les autres mots. Esprit ''fantasque'', humeur ''fantasque''. On a de la peine à gouverner un homme ''fantasque''.
☞ {{M.|de}} Voltaire dit que ce mot désigne un caractère inégal & brusque. L’idée d’agrément est exclue du mot ''fantasque :'' au lieu qu’il y a des fantaisies agreables.
{{sc|Fantasque}}, se dit des choses qui sont extraordinaires dans leur genre. Un habit ''fantasque'', un ouvrage ''fantasque'', une opinion ''fantasque''.
☞ On appelle cheval ''fantasque'' celui dont les actions, les mouvemens sont suggérés par une volonté opiniâtre & rebelle.
On dit proverbialement qu’un homme est ''fantasque'' comme une mule, parceque cet animal est sujet à plusieurs caprices. On dit aussi qu’il y a de quoi contenter les ''fantasques'', quand on donne à choisir de plusieurs choses différentes.
Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|phantasticus}}''.
<section end="FANTASQUE"/>
<section begin="FANTASQUEMENT"/><nowiki />
FANTASQUEMENT. adv. D’une manière fantasque & bizarre. ''{{lang|la|Ex libidine, nullâ lege, nullo more certo ac modo}}''. Tous les danseurs de ce ballet étoient ''fantasquement'' vêtus.
<section end="FANTASQUEMENT"/>
<section begin="FANTASSIN"/><nowiki />
FANTASSIN. s. m. Soldat qui marche & combat à pied, qui est partie d’une compagnie d’infanterie. ''{{lang|la|Pedes}}''.
Ce mot vient de ''{{lang|it|fante}}'', Italien, qui signifie la même chose, & originairement ''jeune-homme :'' le diminutif de ''{{lang|it|fante}}'', est ''fantassin''. Icquez remonte plus haut, & dit que ''{{lang|it|fante}}'' vient de ''fantur :'' ce mot des anciennes langues du Nord, signifie garde, archer. De ''fantur'' on a fait aussi ''infanterie''.
<section end="FANTASSIN"/>
<section begin="FANTASTIQUE"/><nowiki />
FANTASTIQUE. adj. de t. g. Imaginaire, qui n’a que l’apparence, sans réalité{{corr||.}} ''{{lang|la|Commentitius, fictus, falsus}}''. Les esprits foibles sont sujets à avoir plusieurs visions ''fantastiques :'' il leur apparoit des Esprits qui n’ont que des corps ''fantastiques''.
☞ On le dit aussi dans le même sens que chimérique. Desseins, projets ''fantastiques''.
<section end="FANTASTIQUE"/>
<section begin="FANTASTIQUER"/><nowiki />
FANTASTIQUER. v. a. ''{{lang|la|Imaginare, fingere, comminisci}}''. Suivre sa fantaisie dans un dessein, dans un ouvrage, s’abandonner à son imagination sans suivre les règles de l’art, sans s’arrêter aux usages reçus,
aux coutumes les mieux autorisées, au sentiment, au goût des plus habiles connoisseurs. Je ne crois pas que ''fantastiquer'' se puisse dire dans le discours ordinaire. Ce terme ne se peut dire qu’en badinant, & toujours en mauvaise part. Ainsi Monsieur Freart, dans l’avant-propos de son parallèle de l’architecture, se moquant des Architectes qui dédaignant de suivre les meilleurs exemples de l’antiquité, disent qu’ils veulent tout composer à leur fantaisie, & pensent que l’imitation est un travail d’apprenti ; que pour être maître il faut nécessairement produire quelque nouveauté : pauvres gens qu’ils sont, de croire qu’en ''fantastiquant'' une espèce de corniche particulière, ou telle autre chose, ils aient fait un ordre nouveau, & qu’en cela seulement consiste ce qu’on appelle inventer.
<section end="FANTASTIQUER"/>
<section begin="FANTESQUE"/><nowiki />
FANTESQUE. s. f. Vieux mot, qui, selon Nicot, se prend pour femme d’intrigue. ''{{lang|la|Lena}}''.
<section end="FANTESQUE"/>
<section begin="FANTI"/><nowiki />
FANTI. s. m. Terme d’Histoire & de Commerce. Les ''Fanti'' sont à Venise les serviteurs du Collège du Commerce : ils sont comme les facteurs de ce Collège. Les protêts des lettres de change se font à Venise par les ''Fanti''.
<section end="FANTI"/>
<section begin="FANTIN"/><nowiki />
FANTIN. Ville, & Royaume dont elle est capitale. ''{{lang|la|Fantium}}. Fantin'' est une ville, ou plutôt un village de la Côte d’or en Guinée. Il est un peu au nord du fort de Nallaw, & situé à six lieues de la côte, au milieu de plusieurs autres. C’est à ''Fantin'' que le Roi fait sa demeure ordinaire.
Le Royaume de ''Fantin'' est sur la Côte d’Or. Il a Sabou au couchant, Ati, Aqua & Fonqua au nord, la mer au midi, & Agwana au levant. C’est un pays fort peuplé, qui prend son nom de la ville de ''Fantin'' sa capitale. La principale habitation n’est pourtant pas ''Fantin'', c’est Cormantin. On y trouve aussi le fort Nassaw, {{St.|George}} de la Mine, & le village d’Anémabo, un mille au couchant de Cormantin. Il y a dans ce Royaume deux quartiers : l’un habité par des Pêcheurs de la Mine ; l’autre par des Nègres de ''Fantin'', qui s’adonnent aussi à la Pêche. Le fort Nassaw est aux Hollandois ; il y a un bon port. Le village où il est s’appelle Adja. Entre Adja & Anémabo il y a un autre village nommé Janatia, où les Anglois ont aussi un fort. Le Gouvernement de Fantin est presque aristocratique, & dépend de plusieurs Chefs, dont il y en a un au-dessus de tous les autres, qui est le Roi. Sa domination ne s’étend que de quinze ou seize lieues à la ronde. Il peut mettre au plus huit ou dix mille hommes sur pied. Ses revenus consistent dans certains droits que lui paient les habitans, & dans les impôts des marchandises, dont le négoce se fait à Mouré, à Anémabo & à Cormantin. De la Croix parle de ce Royaume dans sa Relation de l’Afrique, ''Tome{{lié}}{{rom-maj|III}}''.
<section end="FANTIN"/>
<section begin="FANTÔME"/><nowiki />
FANTÔME, ou PHANTÔME. s. m. Terme de Philosophis. L’image qui se forme en notre esprit par l’impression que font les objets sur nos sens. ''{{lang|la|Phantasma, simulachrum, imago}}''. L’âme ne connoît rien que par les ''fantômes''.
Ce mot vient de ''{{lang|la|phantasma}}'', mot dérivé du verbe {{lang|grc|φαίνω}}, ''je parois''.
☞ {{sc|Fantôme}}, se dit aussi d’une apparition, qui nous trouble, & nous épouvante, de toutes les images qui nous font imaginer hors de nous des êtres qui n’existent point. ''{{lang|la|Imago vana, spectrum}}''. Un ''fantôme'' troubla Brutus à la bataille de Philippes. Orphée croyoit emmener son Eurydice, & ce n’étoit qu’un vain ''fantôme''.
{{poem|Fantôme ''injurieux qui trouble mon repos''.
{{d|Tristan.|-1|sc}}|m=1em}}
On dit figurément d’une personne maigre & décharnée, que ce n’est plus qu’un ''fantôme'', comme si elle n’avoit plus de corps.
{{sc|Fantôme}}, signifie encore, une vaine image, un personnage supposé, une chimere. Ecartez ces ''fantômes'' ridicules qui traversent vos plaisirs. Ce ''fantôme'' qu’on<section end="FANTÔME"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|46|FAN — FAQ}}</noinclude><section begin="FANTÔME"/>met aujourd’hui sur la scène est un ouvrage de fraude & d’artifice. {{sc|Pat}}. Le Doge de Venise est une image & un véritable ''fantôme'' de la Majesté du Prince, dont la République a retenu toute l’autorité. {{St.|{{sc|Didier}}}}. Toutes les grandeurs du monde ne sont que de vains ''fantômes''. {{sc|Nic}}. Il n’y a rien de plus ordinaire que de voir ces vains ''fantômes'' de gloire, composés de faux jugemens des hommes, donner le branle aux plus grandes entreprises, & servir de principal objet à toute la conduite des hommes. {{sc|Log}}. L’esprit de ceux qui n’aiment que le monde, n’a pour objet que de vains ''fantômes'', qui l’amusent & l’occupent misérablement, en ne le repaissant que d’illusions & de songes. {{sc|Id}}. Il a plu aux Stoïciens d’appeler Sage, le ''fantôme'' de vertu & de constance qu’ils avoient imaginé. {{sc|La Br}}.
{{poem|{{em|2}}''Souvent sur des ''fantômes'' vains''
''Notre raison séduite avec plaisir, s’égare ;''
''Et cette illusion pour quelque tems répare''
''Le défaut des vrais biens, que la nature avare''
{{em|2}}''N’a pas accordé aux humains''. {{sc|Font}}.
{{filet|8}}''Pourquoi m’alléguez-vous''
''Ces'' fantômes ''d’honneur, & ces vaines chimères ?'' {{sc|Corn}}.|m=1em}}
Ce qu’il y a de bizarre dans la conduite des hérétiques (les Protestans) c’est qu’en même tems qu’ils renonçoient à la vraie Eglise, & qu’ils la traitoient avec le dernier mépris, ils se fesoient un ''fantôme'' d’Eglise, pour lequel il marquoient de la vénération. Je dis un ''fantôme'' d’Eglise : car quel ''fantôme'' qu’une Eglise qui ne leur parloit point, qui ne les reprenoit point, qui ne les gênoit en rien, & qui leur laissoit la liberté de tout croire & de tout dire ? Quel ''fantôme'' qu’une Eglise invisible qu’on ne connoissoit point, & à qui par conséquent on ne pouvoit avoir recours, & qui demeuroit renfermée dans le cœur des prétendus fidèles, sans se produire au dehors ! Idées chimériques, ''&c.'' {{sc|Bourdal}}. ''Exhort. {{rom-maj|II}}. {{pg|393|cap}}.''
On dit aussi d’une chose qui a dégénéré, qui n’a plus ni le lustre, ni l’éclat qu’elle avoit autrefois, ou d’une personnes qui soutient mal son rang & sa dignité, que ce n’est plus qu’un ''fantôme''. L’Empire d’Occident n’est plus qu’un ''fantôme''. Les Ministres d’État sous un Roi foible font toutes les affaires, le Roi n’est qu’un ''fantôme''.
<section end="FANTÔME"/>
<section begin="FANTON"/><nowiki />
☞ FANTON. ''Voyez'' {{Tr6L|FENTON}}.
<section end="FANTON"/>
<section begin="FANU"/><nowiki />
FANU, ou MERLERE FANU. Petite Île de la mer Ionienne. ''{{lang|la|Thoronus, Othronus, Fana}}''. Elle est à dix lieues de l’Île de Corfou, en tirant vers Otrante. {{sc|Maty}}.
<section end="FANU"/>
<section begin="FANUM"/><nowiki />
☞ FANUM. s. m. Mot emprunté du Latin, dont on se sert pour désigner les temples ou monumens qu’on élevoit aux héros déïfiés, aux Empereurs, après leur apothéose. Il est parlé du ''fanum'' de Tullia ; c’est-à-dire, du temple ou monument que Cicéron vouloit ériger en l’honneur de sa fille Tullie.
☞ Plusieurs lieux ont été nommés ''fanum'', à cause d’un Temple ou d’une Chapelle qui étoit consacrée aux faux Dieux, dans le Paganisme, ou au vrai Dieu, sous l’invocation de quelque Saint, depuis l’établissement de la religion Chrétienne. Alors au mot ''fanum'' on joint le nom de la fausse divinité, ou celui du Saint ou de la Sainte dont le Temple, l’Eglise ou la Chapelle porte le nom.
<section end="FANUM"/>
<section begin="FANUS"/><nowiki />
FANUS. s. m. On lit dans le Dictionnaire de Moréri que ce mot est le nom d’un Dieu des Païens. C’est une erreur. Au lieu de ''Fanus'', il falloit mettre EANUS, qui est le même que Janus. Ce Dieu présidoit à l’année, & aux voyages : les Phéniciens le représentoient sous la figure d’un serpent qui mord sa queue. ''Voyez'' {{sc|Macrobe}}.
<section end="FANUS"/>
<section begin="FANZARA"/><nowiki />
FANZARA. Bourg ou petite ville de la Province de Fez en Barbarie. ''{{lang|la|Fanzara}}''. Elle est environ à six lieues de Salé, du côté du sud-est. Quelques Géographes la prennent pour l’ancienne Banasa ou Banassa, ville
de la Mauritanie Tingitane, que d’autres placent à Theselfeta. {{sc|Maty}}.
<section end="FANZARA"/>
{{c3|{{sc|FAO}}.}}
<section begin="FAON"/><nowiki />
FAON. s. m. Le petit d’une biche. On le dit aussi du petit d’un chevreuil. ''{{lang|la|Hinnulus, catulus, pullus cervæ}}''. On prononce ''Fan'', de même qu’on prononce ''pan, lan'', quoiqu’on écrive ''Paon, Laon''. On appelle aussi ''fan'', le petit d’un éléphant. Cependant Nicot dit que le mot de ''fan'' ne convient point aux bêtes mordantes.
Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|infans}}''. Voyez {{sc|Ménage}}. Il semble, dit Guichard, que des radicales {{lang|he|בהﬦ}}, ''vaham, faon, fan'', pourroit avoir dégénéré en François. De {{lang|he|בהﬦ}}, les Hébreux ont fait {{lang|he|בהמה}}, ''behema'', qui signifie, une bête ; ce qui doit s’entendre des bêtes à quatre pieds, en tant qu’on les distingue des reptiles.
<section end="FAON"/>
<section begin="FAONNER"/><nowiki />
FAONNER. v. n. On prononce ''fanner''. Il se dit des biches, des chevrettes ou femelles de chevreuils, qui mettent bas leur faon. ''{{lang|la|Catulum, hinnulum, partum edere}}''.
<section end="FAONNER"/>
{{c3|{{sc|FAP}}.}}
<section begin="FAPESMO"/><nowiki />
FAPESMO. Terme technique ou artificiel, dont on se sert en Logique pour exprimer, par la différente disposition de ses voyelles, un mode de la quatrième figure, ou de la figure Galénique. C’est celui dont la majeure A, est universelle affirmative ; la mineure E, universelle négative ; la conclusion O, particulière négative par exemple.
{{g|A{{em}}Toute lumière est mouvement,|6|mt=1.5em}}
{{g|E{{em}}Nul mouvement n’est substance,|6|m=0.5em}}
{{g|O{{em}}Donc quelque substance n’est point lumière.|6}}
<section end="FAPESMO"/>
{{c3|{{sc|FAQ}}.}}
<section begin="FAQUIN"/><nowiki />
FAQUIN. s. m. Il se disoit autrefois pour crocheteur, homme de la lie du peuple, vil & méprisable. ''{{lang|la|Bajulus, vilis homo}}''. Il y a beaucoup de grands Seigneurs qui ont des ames de ''faquins''. On le trouve en ce sens dans Rabelais, ''{{liv.|3}}, {{chap.|36}}'', dans Nicot & dans Monet. Ainsi ''faguena'' seroit une odeur de faquin, comme qui diroit ''faquena''. Le mot ''faguena'', au reste, n’est pas Bourguignon. Quelques-uns écrivent ''faguenas'', d’autres ''faguenar''. Saint Amant, dans sa description du ''Cantal'', fromage ainsi appelé du nom d’une montagne en la Haute-Auvergne, commence son poëme par ces quatre très-mauvaises odeurs. Gousset, escafignon, ''faguenas'', cambouis. {{sc|Gloss. Bourg.}}
Ce mot vient de l’Italien ''{{lang|it|facchino}}'', qui signifie porte-faix, qui a été formé de ''fasculino'', diminutif de ''{{lang|la|fasciculus}}''. Selon {{M.|Huet}}, ce mot vient de l’Arabe ''fakiron, gueux, mendiant''.
{{sc|Faquin}}, se dit aussi en quelque sorte au figuré, pour un homme sans mérite, sans honneur, sans cœur digne de toutes sortes de mépris. C’est un ''faquin'' à nasardes. {{sc|Mol}}. Traiter quelqu’un comme un ''faquin''.
{{poem|''Je ne sais point, en lâche, essuyer les outrages''
''D’un ''faquin'' orgueilleux qui me tient à ses gages''. {{sc|Boil}}.
''Qu’on fasse d’un ''faquin'' un Conseiller du Roi,''
''Il se ressent toujours de son premier emploi.'' {{sc|Id}}.
''Quel avantage a-t-on qu’un homme vous caresse,''
''Lorsqu’au premier ''faquin'' il court en faire autant ?'' {{sc|Mol}}.|m=1em}}
{{sc|Faquin}}, est aussi un fantôme, ou un homme de bois qui tourne sur un pivot, & sert à faire les exercices de manège, contre lequel on court, pour passer sa lance dans un trou qui y est fait exprès. ''{{lang|la|Pugil duratus}}''. On appelle cette figure ''faquin'', parcequ’on se<section end="FAQUIN"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|856|HOM — HOM}}</noinclude><nowiki />
Un homme de rien, c’est un homme de la lie du peuple, ''{{lang|la|terræ filius, homo nihili}}''.
{{poem|''Si vous lisez dans l’épitaphe''
{{mpom|''De Fabrice, qu’il fut toujours ''homme'' de bien ;''|-2}}
''C’est une faute d’orthographe :''
''Passant, lisez ''homme'' de rien''. {{sc|Le Brun}}.|m=1em}}
{{sc|Homme}} d’honneur. Façon de parler adverbiale, en affirmant quelque chose ; pour dire, en ''homme'' d’honneur.
On le dit aussi de ses qualités. C’est un galant ''homme''. C’est un ''homme'' ferme, qui s’est montré ''homme'' en toutes les occasions. Ce n’est pas un ''homme'', c’est un petit bout d’''homme''. C’est un ''homme'' plaisant & récréatif. On le dit aussi ironiquement. Vous êtes un plaisant ''homme'', un bel ''homme''. Venez-çà, ''homme'' de bien. ''Homme'' du vieux temps, ''homme'' du temps passé, celui qui conserve la simplicité ou les manières de nos pères.
☞ Vilain {{sc|Homme}}. Ce caractère suppose toujours dans un ''homme'' une extrême mal-propreté, & une négligence pour sa personne qui passe dans l’excès, & qui blesse ceux qui s’en apperçoivent.
{{sc|Homme}}, signifie aussi, qui a du courage, de la force, de la vigueur. ''{{lang|la|Vir strenuus, sortis, virilis animi}}''. Les Grecs & les Latins l’ont employé dans la même signification. La femme de Léonidas disoit qu’il n’y avoit que les Lacédémoniennes qui fissent des ''hommes''. {{sc|Abl}}. C’est-à-dire, de braves gens. Il a montré qu’il étoit ''homme''.
Diogène disoit au retour des jeux Olympiques, qu’il venoit de voir beaucoup de gens, mais peu d’''hommes ;'' il entendoit peu de personnes sages & raisonnables : c’est dans le même sens qu’il alloit en plein midi cherchant un ''homme'' avec sa lanterne. {{sc|Abl}}. C’est aussi en quoi consiste la penſée & l’opposition, exprimées dans ces vers.
{{poem|{{mpom|''Si ce qu’on dit est vrai, rien ne manque à sa gloire ;''|-2}}
''Et dans lui, qui pourroit le croire ?''
''L’''homme'' est aussi grand que le Roi.''
''Et malgré sa force il montre''
''L’''homme'' à travers le Héros.'' {{sc|Des-H}}.|m=1em}}
En termes de Théologie, on dit que tous les ''hommes'' ont péché en Adam ; que Dieu s’est fait ''homme'' pour les racheter ; qu’il est vrai Dieu & vrai ''homme''. Jésus-Christ étant sur terre s’est appelé le Fils de l’''homme''. On dit aussi, les quatre fins de l’''homme'', la Mort, le Jugement, le Paradis & l’Enfer.
{{sc|Homme gentil}}, s’est dit autrefois pour Gentilhomme. ''{{lang|la|Vir nobilis}}''. Sachent tous que comme nous eussons accoutumé nos, & nos anceseurs avant nous à prendre & à avoir par raison de bail les fruits & les essues des terres & des rentes à nos ''hommes gentils'' amprès leur déceiz, ''&c.'' Ceci est tiré d’un titre de l’an 1276, rapporté dans le {{rom-maj|II}} T. de l’Hist. de Bret. {{pag.|424}} & suiv.
{{sc|Haut Homme}}. ''Voyez'' {{Tr6L|HAUT}}.
{{sc|Homme d’intelligence}}. Nom de secte. ''{{lang|la|Homo intelligens, Gnosticus}}''. Il parut l’an 1412 dans les Pays-Bas, voisins de la France, des hérétiques qui se donnoient ce nom, qui revient à-peu-près à celui de Gnostique en Grec. Leur doctrine impure avoit aussi beaucoup de rapport aux excès que les Pères reprochent aux anciens Gnostiques. Ils eurent deux Chefs, un Carme Allemand, nommé Guillaume de Hildernissen, & un Séculier, nommé Gilles Le Chantre. Gilles disoit qu’il étoit le Sauveur des hommes ; que c’étoit par lui que les Fidelles verroient Jesus-Christ ; qu’ils verroient le Père ; que les plaisirs charnels n’étoient jamais des péchés, parceque ce ne sont que des actions naturelles ; que c’étoient même des avant-goûts du Paradis ; que le temps de l’ancienne loi avoit été celui du Père, que le temps de la nouvelle étoit celui du Fils, que celui du {{St.|Esprit}} viendroit bien-tôt, & qu’il mettroit les hommes en liberté. Guillaume le rétracta dans les lieux où il
avoit prêché, & la secte des ''hommes d’intelligence'' se dissipa.
En termes de Jurisprudence féodale, on appelle ''homme'', ou ''homme de foi'', le vassal qui tient un fief dépendant d’un autre. ''{{lang|la|Clientelaris}}''. Un Seigneur fait saisir le fief relevant de lui, & fait les fruits siens faute d’''homme'', ou par défaut d’''homme'', & de devoirs non faits, c’est-à-dire, faute de lui avoir rendu la foi & hommage, lorsqu’il y a mort ou mutation de propriétaire.
{{sc|Homme}} de commune. On appeloit ainsi ceux qui étoient compris dans une commune, qui en juroient les articles, & qui en avoient les privilèges.
{{sc|Homme}} de corps. Les serfs qui étoient autrefois dans le Royaume, sont nommés indifféremment ''hommes'' de corps dans les actes. On disoit un ''homme'' de corps, une femme de corps d’une telle Abbaye, pour dire un serf d’Abbaye.
{{sc|Homme feudal}}, signifie deux choses dans les Coutumes, {{1o}}.{{lié}}le Seigneur qui a des ''hommes'' tenans en fief de lui ; {{2o}}.{{lié}}''le Vassal''.
{{sc|Homme de fief}}, étoit autrefois un Vassal ou Seigneur de fief qui étoit tenu de servir à la justice, & de donner conseil au Bailli, tant en son assise qu’aux plaids ordinaires, qui étoit même tenu de l’amende en cas de mal jugé. On appeloit ces ''hommes de fief, Pairs & hommes jugeans, hommes de loi, hommes de la Cour du Seigneur & hommes feudeaux''.
{{sc|Homme-Lige}}, Vassal qui est non-seulement en foi d’hommage, mais aussi en la juridiction & domaine de son Seigneur, & obligé à un plus étroit serment que le simple Vassal.
{{sc|Homme de main-morte}}, est celui dont le Seigneur hérite, quand il meurt sans enfans légitimes & mâles.
{{sc|Homme sans moyen}}, est celui qui tient immédiatement du Roi en hommage.
{{sc|Homme de plejure}}, est celui qui doit se faire pleige & caution pour son Seigneur.
{{sc|Homme de Pote}}. Autrefois en France, parmi les gens non libres, les uns étoient tout-à-fait serfs, & d’autres n’étoient qu’''hommes de pote''. Les serfs étoient attachés à la glebe, c’est-à-dire, à l’héritage. On les vendoit avec le fonds ; ils ne pouvoient s’établir ailleurs. Ils ne pouvoient ni se marier, ni changer de profession, sans la permission du Seigneur. Ce qu’ils gagnoient étoit pour lui, ''&c.'' Il s’en falloit beaucoup que les ''hommes de pote'' ne dépendissent autant du Seigneur. Le Seigneur n’étoit point le maître ni de leur vie, ni de leurs biens. Leur servitude étoit bornée à lui payer de certains droits, & à faire pour lui des corvées. {{sc|Le Gendre}}.
{{sc|Riche-Homme}}. Titre de fiefs. Les ''Riches-Hommes'' d’Arragon, sont les Grands-Seigneurs de ce Royaume qui possèdent des Baronnies. Michel del Molino dit que les Comtes, Ducs, Marquis & Vicomtes d’Arragon, sont des ''Riches-Hommes'', parcequ’ils ont plusieurs Baronnies. Du Chêne dit que les ''Riches-Hommes'' sont comme autrefois les Barons en France. Le Roman de Vasse dit que Thibaut le Tricheur avoit dans sa Baronnie plusieurs ''Riches-Homs'', c’est-à-dire, plusieurs grand Vassaux. L’an 1325 le Roi Philippe le Bel fit & créa Alphonse d’Espagne, Baron & ''Riche-Homme'' de Navarre ; & afin qu’il pût maintenir plus honorablement l’état de ''Riche-Homme'', il lui donna de grâce spéciale soixante Chevaleries.
{{sc|Homme}} de service. ''Voyez'' {{Tr6L|HOMMAGE}} de service.
{{sc|Hommes}} allodiaux, sont ceux qui tiennent des terres en aleu.
{{sc|Hommes}} profitables, sont ceux dont le Seigneur tire profit & revenus.
{{sc|Hommes}} de servitude, sont des hommes de condition servile.
{{sc|Homme vivant}}, ''mourant'', est un ''homme'' que les Communautés, ou gens de main-morte, sont obligés de fournir au Seigneur de fief, afin que par sa mort, le Seigneur puisse jouir des droits qui lui sont acquis<noinclude>
<references/></noinclude>
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Un ''homme'' de rien, c’est un ''homme'' de la lie du peuple, ''{{lang|la|terræ filius, homo nihili}}''.
{{poem|''Si vous lisez dans l’épitaphe''
{{mpom|''De Fabrice, qu’il fut toujours ''homme'' de bien ;''|-2}}
''C’est une faute d’orthographe :''
''Passant, lisez ''homme'' de rien''. {{sc|Le Brun}}.|m=1em}}
{{sc|Homme}} d’honneur. Façon de parler adverbiale, en affirmant quelque chose ; pour dire, en ''homme'' d’honneur.
On le dit aussi de ses qualités. C’est un galant ''homme''. C’est un ''homme'' ferme, qui s’est montré ''homme'' en toutes les occasions. Ce n’est pas un ''homme'', c’est un petit bout d’''homme''. C’est un ''homme'' plaisant & récréatif. On le dit aussi ironiquement. Vous êtes un plaisant ''homme'', un bel ''homme''. Venez-çà, ''homme'' de bien. ''Homme'' du vieux temps, ''homme'' du temps passé, celui qui conserve la simplicité ou les manières de nos pères.
☞ Vilain {{sc|Homme}}. Ce caractère suppose toujours dans un ''homme'' une extrême mal-propreté, & une négligence pour sa personne qui passe dans l’excès, & qui blesse ceux qui s’en apperçoivent.
{{sc|Homme}}, signifie aussi, qui a du courage, de la force, de la vigueur. ''{{lang|la|Vir strenuus, sortis, virilis animi}}''. Les Grecs & les Latins l’ont employé dans la même signification. La femme de Léonidas disoit qu’il n’y avoit que les Lacédémoniennes qui fissent des ''hommes''. {{sc|Abl}}. C’est-à-dire, de braves gens. Il a montré qu’il étoit ''homme''.
Diogène disoit au retour des jeux Olympiques, qu’il venoit de voir beaucoup de gens, mais peu d’''hommes ;'' il entendoit peu de personnes sages & raisonnables : c’est dans le même sens qu’il alloit en plein midi cherchant un ''homme'' avec sa lanterne. {{sc|Abl}}. C’est aussi en quoi consiste la penſée & l’opposition, exprimées dans ces vers.
{{poem|{{mpom|''Si ce qu’on dit est vrai, rien ne manque à sa gloire ;''|-2}}
''Et dans lui, qui pourroit le croire ?''
''L’''homme'' est aussi grand que le Roi.''
''Et malgré sa force il montre''
''L’''homme'' à travers le Héros.'' {{sc|Des-H}}.|m=1em}}
En termes de Théologie, on dit que tous les ''hommes'' ont péché en Adam ; que Dieu s’est fait ''homme'' pour les racheter ; qu’il est vrai Dieu & vrai ''homme''. Jésus-Christ étant sur terre s’est appelé le Fils de l’''homme''. On dit aussi, les quatre fins de l’''homme'', la Mort, le Jugement, le Paradis & l’Enfer.
{{sc|Homme gentil}}, s’est dit autrefois pour Gentilhomme. ''{{lang|la|Vir nobilis}}''. Sachent tous que comme nous eussons accoutumé nos, & nos anceseurs avant nous à prendre & à avoir par raison de bail les fruits & les essues des terres & des rentes à nos ''hommes gentils'' amprès leur déceiz, ''&c.'' Ceci est tiré d’un titre de l’an 1276, rapporté dans le {{rom-maj|II}} T. de l’Hist. de Bret. {{pag.|424}} & suiv.
{{sc|Haut Homme}}. ''Voyez'' {{Tr6L|HAUT}}.
{{sc|Homme d’intelligence}}. Nom de secte. ''{{lang|la|Homo intelligens, Gnosticus}}''. Il parut l’an 1412 dans les Pays-Bas, voisins de la France, des hérétiques qui se donnoient ce nom, qui revient à-peu-près à celui de Gnostique en Grec. Leur doctrine impure avoit aussi beaucoup de rapport aux excès que les Pères reprochent aux anciens Gnostiques. Ils eurent deux Chefs, un Carme Allemand, nommé Guillaume de Hildernissen, & un Séculier, nommé Gilles Le Chantre. Gilles disoit qu’il étoit le Sauveur des hommes ; que c’étoit par lui que les Fidelles verroient Jesus-Christ ; qu’ils verroient le Père ; que les plaisirs charnels n’étoient jamais des péchés, parceque ce ne sont que des actions naturelles ; que c’étoient même des avant-goûts du Paradis ; que le temps de l’ancienne loi avoit été celui du Père, que le temps de la nouvelle étoit celui du Fils, que celui du {{St.|Esprit}} viendroit bien-tôt, & qu’il mettroit les hommes en liberté. Guillaume le rétracta dans les lieux où il
avoit prêché, & la secte des ''hommes d’intelligence'' se dissipa.
En termes de Jurisprudence féodale, on appelle ''homme'', ou ''homme de foi'', le vassal qui tient un fief dépendant d’un autre. ''{{lang|la|Clientelaris}}''. Un Seigneur fait saisir le fief relevant de lui, & fait les fruits siens faute d’''homme'', ou par défaut d’''homme'', & de devoirs non faits, c’est-à-dire, faute de lui avoir rendu la foi & hommage, lorsqu’il y a mort ou mutation de propriétaire.
{{sc|Homme}} de commune. On appeloit ainsi ceux qui étoient compris dans une commune, qui en juroient les articles, & qui en avoient les privilèges.
{{sc|Homme}} de corps. Les serfs qui étoient autrefois dans le Royaume, sont nommés indifféremment ''hommes'' de corps dans les actes. On disoit un ''homme'' de corps, une femme de corps d’une telle Abbaye, pour dire un serf d’Abbaye.
{{sc|Homme feudal}}, signifie deux choses dans les Coutumes, {{1o}}.{{lié}}le Seigneur qui a des ''hommes'' tenans en fief de lui ; {{2o}}.{{lié}}''le Vassal''.
{{sc|Homme de fief}}, étoit autrefois un Vassal ou Seigneur de fief qui étoit tenu de servir à la justice, & de donner conseil au Bailli, tant en son assise qu’aux plaids ordinaires, qui étoit même tenu de l’amende en cas de mal jugé. On appeloit ces ''hommes de fief, Pairs & hommes jugeans, hommes de loi, hommes de la Cour du Seigneur & hommes feudeaux''.
{{sc|Homme-Lige}}, Vassal qui est non-seulement en foi d’hommage, mais aussi en la juridiction & domaine de son Seigneur, & obligé à un plus étroit serment que le simple Vassal.
{{sc|Homme de main-morte}}, est celui dont le Seigneur hérite, quand il meurt sans enfans légitimes & mâles.
{{sc|Homme sans moyen}}, est celui qui tient immédiatement du Roi en hommage.
{{sc|Homme de plejure}}, est celui qui doit se faire pleige & caution pour son Seigneur.
{{sc|Homme de Pote}}. Autrefois en France, parmi les gens non libres, les uns étoient tout-à-fait serfs, & d’autres n’étoient qu’''hommes de pote''. Les serfs étoient attachés à la glebe, c’est-à-dire, à l’héritage. On les vendoit avec le fonds ; ils ne pouvoient s’établir ailleurs. Ils ne pouvoient ni se marier, ni changer de profession, sans la permission du Seigneur. Ce qu’ils gagnoient étoit pour lui, ''&c.'' Il s’en falloit beaucoup que les ''hommes de pote'' ne dépendissent autant du Seigneur. Le Seigneur n’étoit point le maître ni de leur vie, ni de leurs biens. Leur servitude étoit bornée à lui payer de certains droits, & à faire pour lui des corvées. {{sc|Le Gendre}}.
{{sc|Riche-Homme}}. Titre de fiefs. Les ''Riches-Hommes'' d’Arragon, sont les Grands-Seigneurs de ce Royaume qui possèdent des Baronnies. Michel del Molino dit que les Comtes, Ducs, Marquis & Vicomtes d’Arragon, sont des ''Riches-Hommes'', parcequ’ils ont plusieurs Baronnies. Du Chêne dit que les ''Riches-Hommes'' sont comme autrefois les Barons en France. Le Roman de Vasse dit que Thibaut le Tricheur avoit dans sa Baronnie plusieurs ''Riches-Homs'', c’est-à-dire, plusieurs grand Vassaux. L’an 1325 le Roi Philippe le Bel fit & créa Alphonse d’Espagne, Baron & ''Riche-Homme'' de Navarre ; & afin qu’il pût maintenir plus honorablement l’état de ''Riche-Homme'', il lui donna de grâce spéciale soixante Chevaleries.
{{sc|Homme}} de service. ''Voyez'' {{Tr6L|HOMMAGE}} de service.
{{sc|Hommes}} allodiaux, sont ceux qui tiennent des terres en aleu.
{{sc|Hommes}} profitables, sont ceux dont le Seigneur tire profit & revenus.
{{sc|Hommes}} de servitude, sont des hommes de condition servile.
{{sc|Homme vivant}}, ''mourant'', est un ''homme'' que les Communautés, ou gens de main-morte, sont obligés de fournir au Seigneur de fief, afin que par sa mort, le Seigneur puisse jouir des droits qui lui sont acquis<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FLU — FOC|211}}</noinclude><section begin="FLUX"/><nowiki/>
''Flux'' de bouche, ''flux'' de paroles. ''{{lang|la|Logodiarrhœa}}''. {{sc|Masc}}. un ''flux'' de bourse, en parlant d’une dépense qui se fait avec profusion. Ce dernier est burlesque. ''Flux'' de larmes, ne se dit point élégamment. {{sc|Mén}}.
{{sc|Flux}}, en Chimie, se dit des matières qui facilitent la fusion. C’est en général toute matière destinée à accélérer la fusion des substances, qui n’y entrent que difficilement, ou à la procurer à celles qui sont absolument infusibles par elles-mêmes.
{{sc|Flux}}, se dit aussi en plusieurs jeux de cartes, quand il y en a plusieurs de suite de même couleur. Jouer à la Belle, au ''flux'', & au trente & un. La même chose au Hoc s’appelle ''Séquence'', au Piquet, ''quinte, quarte, tierce''. Au jeu d’Ombre être à ''flux'', c’est n’avoir que des triomphes, & ne pouvoir lâcher.
<section end="FLUX"/>
<section begin="FLUXION"/><nowiki />
FLUXION. s. f. Chûte d’humeurs sur quelque partie du corps. ''{{lang|la|Fluxus, epiphora}}''. Les ''fluxions'' sur le poumon sont dangereuses. Il lui est tombé sur les yeux une ''fluxion'' qui le rend presque aveugle. ''Défluxion'' n’est en usage que parmi le peuple.
{{sc|Fluxion}} de poitrine, se dit en particulier de la {{Tr6L|PÉRIPNEUMONIE|Ic}}. Voyez ce mot.
{{sc|Fluxion}}. Terme d’Analyse. ''{{lang|la|Fluxio}}''. Newton, & après lui tous les Anglois, appellent ''fluxions'', les infinitésimes, ou les différences infiniment petites de deux quantités, parce qu’ils les considèrent comme des accroissemens momentanés des quantités, & que la ligne, par exemple, est ''{{lang|la|fluxus puncti}} ;'' la surface, ''{{lang|la|fluxus lineæ}} ;'' le solide, ''{{lang|la|fluxus superficiei}}''. Ce qu’ils appellent ''fluxions'', nous l’appelons infiniment petit. {{M.|Leibnitz}} a prétendu que sa méthode des infinimens petits ou du calcul différentiel, est différente de celle de {{M.|Newton}}, en ce que ce n’est pas par des ''fluxions'' de lignes, mais par les différences des nombres qu’il y est parvenu. ''Voyez'' {{Tr6L|INFINITÉSIME|{{sc|Infiniment petit}}}}, calcul différentiel, ''&c''.
<section end="FLUXION"/>
<section begin="FLUXIONAIRE"/><nowiki />
FLUXIONAIRE. adj. m. & f. Qui est sujet à des fluxions, à des rhumatismes. ''{{lang|la|Epiphoram sæpe patiens}}''. Podagre se dit par extension d’un ''Fluxionaire'', de celui qui a du mal à marcher ou à se remuer. {{sc|Furetière}}, au mot {{sc|Podagre}}. Le bain doit être interdit en toute saison aux personnes d’un âge avancé, & même aux jeunes gens qui sont d’une complexion froide, pituiteuse, ''fluxionaire. Mém. de Trév. Nov. 1723, {{pg|2118}}''.
<section end="FLUXIONAIRE"/>
{{c3|{{sp|FLY}}.}}
<section begin="FLY"/><nowiki />
FLY ou FLIX, autrement FLAY. Nom de lieu. ''{{lang|la|Flavianum}}''. Saint-Germer de ''Flay'', ou par corruption ''Fly'' ou ''Flix'', est une Abbaye de France dans le Beauvaisis, dont {{St.|Germer}} a été le premier Abbé au {{VIIe|siècle}}.
Ces mots se font faits par corruption du Latin ''{{lang|la|Flavianum}}. Flavian, Flavy, Flay, Fli'', que quelques-uns ont écrit ensuite ''Flix''.
<section end="FLY"/>
{{c3|{{sp|FNE}}.}}
<section begin="FNÉ"/><nowiki />
FNÉ. s. m. C’est une de ces sortes de bâtimens dont on se sert encore au Japon, après la défense qui y a été faite de ne plus en avoir pour passer la mer, & aller faire commerce avec les étrangers. Il sert à porter de grosses charges, & à transporter les marchandises dans tout l’Empire, tant sur les grandes rivières, que sur les chemins qui se trouvent vers la haute mer, au delà des passes & des entrées des ports, & le long de la côte, d’un port à l’autre.
<section end="FNÉ"/>
{{c3|{{sp|FO}}.}}
<section begin="FO"/><nowiki />
FO. ''Voyez'' {{corr|FÉ|{{Tr6L|FÈ}}}}.
<section end="FO"/>
{{c3|{{sp|FOA}}.}}
<section begin="FOA"/><nowiki />
FOA. Petite ville d’Afrique dans la basse Egypte, & qu’on appelle aussi Fura. ''Foa, Fura'', anciennement ''{{lang|la|Nicii, Niciæ villa, Nicii vicus}}''. Elle est dans le Delta, sur la branche occidentale du Nil ; elle est à 13{{lié}}lieues environ du Caire vers le sud-ouest, & à 45 de Rosette. {{sc|Maty, de la Croix}}, ''Hist. d’Afr. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}''. {{sc|Corn}}.
<section end="FOA"/>
<section begin="FOANG"/><nowiki />
FOANG. s. m. Petite monnoie d’argent qui a cours à Siam. Elle vaut quatre sous & la moitié d’un denier de France, à estimer l’once d’argent trois livres dix sols. Le ''foang'' est la moitié du ''mayon''. {{M.|l’Abbé}} de Choisi, dans le Journal de son voyage de Siam parle de cette monnoie, & des autres du même pays.
<section end="FOANG"/>
<section begin="FOARRE, ou FOERRE"/><nowiki />
FOARRE, ou FOERRE, ou FEURRE. s. m. Paille de seigle, de froment. Tous les baux des métairies doivent porter une clause de convertir tous les ''foarres'' en engrais. La rue du ''Foarre'' est celle où l’on vendoit autrefois la paille. Ce mot vieillit. Il vient de ''{{lang|la|farrago}}'', selon Nicot. On l’a aussi appelé en Latin ''{{lang|la|fodrum, stramen, pasca, farrago}}''. Voyez {{Tr6L|FEURRE}}.
On dit proverbialement, faire gerbe de ''foarre'' à Dieu, pour dire, payer les dîmes à son Curé avec la plus mauvaise gerbe, où il n’y a que de la paille & peu de grain. Ce qui signifie, dans un sens spirituel, traiter les choses de la Religion avec irrévérence.
On a aussi corrompu ce proverbe, & on a dit, faire ''barbe de foarre'', au-lieu de ''gerbe de foarre''.
<section end="FOARRE, ou FOERRE"/>
{{c3|{{sp|FOB}}.}}
<section begin="FOBOURG ou BOBOURG"/><nowiki />
FOBOURG ou BOBOURG. Petite ville de Danemarck, située sur la côte méridionale de l’île de Funen. ''{{lang|la|Foburgum}}. Fobourg'' est placé sur un petit golfe, vis-à-vis de l’île d’Arroë. {{sc|Maty, Corn}}.
<section end="FOBOURG ou BOBOURG"/>
{{c3|{{sp|FO}}.}}
<section begin="FOC ou FOCH"/><nowiki />
FOC ou FOCH, terme de Marine. Voiles triangulaires qui s’orientent sur le beaupré & sur le mât de misaine. Il y a le grand ''foc'', le faux ''foc'', le petit ''foc''.
<section end="FOC ou FOCH"/>
<section begin="FOCAFOCAS"/><nowiki />
FOCAFOCAS. s. m. Fruit de la forme & de la grosseur d’une poire de bon-chrétien, qui se trouve dans l’île de Formosa. Il vient & rampe sur la terre comme les melons ; il est de couleur de pourpre & d’un excellent goût.
<section end="FOCAFOCAS"/>
<section begin="FOCAGE"/><nowiki />
FOCAGE. ''Voyez'' {{Tr6L|FOUAGE}}.
<section end="FOCAGE"/>
<section begin="FOCALE"/><nowiki />
FOCALE. s. m. Espèce de mouchoir que les Anciens portoient autour du cou, pour garantir la gorge des injures de l’air : il est encore en usage chez les Allemands. ''Diction. de James''.
<section end="FOCALE"/>
<section begin="FOCESCHIO"/><nowiki />
FOCESCHIO. ''Voyez'' {{Tr6L|FUCÉCHIO}}.
<section end="FOCESCHIO"/>
<section begin="FOCHAN"/><nowiki />
FOCHAN. Village de la Chine. ''{{lang|la|Fochanum}}. Fochan'' est à trois lieues trois quarts vers l’ouest de Canton. Ce lieu est réputé village ; mais il y a presqu’autant de monde qu’à Canton. Il y a un nombre infini de gens sur les barques comme à Canton. C’est un des endroits des plus considérables de la Chine pour le commerce. Les Jésuites Portugais y avoient une belle Eglise. {{P.|{{sc|Souciet}}}}, ''Observ. 1729, {{pg|127}}.''
<section end="FOCHAN"/>
<section begin="FOCHEU"/><nowiki />
FOCHEU. Grande ville de la Chine. ''{{lang|la|Focheum}}''. C’est la capitale de la Province de Fokien. Mary écrit que ''Focheu'' est situé sur une rivière de même nom, mais l’Auteur de l’Ambassade des Hollandois à la Chine, ''c.{{lié}}52'', dit que cette ville est arrosée des eaux du Mari & de celles de l’Océan, qui, par une large embouchure, porte de grands vaisseaux jusqu’à ses murailles. Cet Auteur dit que la magnificence des bâtimens publics de ''Focheu'', le grand nombre de Marchands qui y trafiquent, la quantité de gens savans qui s’y trouvent, la somptuosité de ses ponts, dont l’un a cinquante perches de longueur, la fertilité de son terroir, & l’opulence de ses habitans, lui donnent place entre les plus nobles villes de l’Empire Chinois.
<section end="FOCHEU"/>
<section begin="FOCHIA"/><nowiki />
FOCHIA. ''Voyez'' {{Tr6L|FOÏA}}.
<section end="FOCHIA"/>
<section begin="FOCHIEN"/><nowiki />
FOCHIEN. ''Voyez'' {{Tr6L|FOKIEN}}.
<section end="FOCHIEN"/>
<section begin="FOCILE"/><nowiki />
FOCILE. s. m. Terme de Médecine. C’est le nom que les Médecins Arabes donnent aux os du bras qui s’étendent depuis le coude jusqu’au poignet. Le plus grand, qui s’appelle proprement le ''coude'', est le grand ''focile''. Le moindre, qui se nomme aussi ''rayon'', est le petit ''focile''. Il en est de même des os de la jambe, dont le plus grand, que les Latins nomment ''tibia'', s’appelle le grand ''focile'', & le moindre, ou l’os<section end="FOCILE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|136|FID — FID}}</noinclude><section begin="FIDELLE"/>garde contre la séduction : il est stable, constant & ferme. Caractère rare ; ce qui rend inutile le conseil de Saint-Evremont. Détrompez-vous du faux mérite d’être ''fidelle'' en amour.
{{sc|Fidelle}}, signifie aussi conforme à la vérité. ''{{lang|la|Verus, verax}}''. Un témoin ''fidelle'' est celui qui fait le véritable récit de ce qu’il a vu. Un Historien ''fidelle ;'' un portrait ''fidelle'' est un portrait bien ressemblant. Une traduction ''fidelle'', est celle qui ne change point le sens de l’Auteur, qui n’y ajoute, ni n’y diminue. Rendre un bon & ''fidelle'' compte.
{{sc|Fidelle}}, se dit aussi de la mémoire. Une mémoire ''fidelle'' est celle qui se ressouvient à propos des choses dont on a besoin.
☞ {{sc|Fidelle}} en Théologie, signifie en général celui qui a la foi en Jesus-Christ, par opposition à ceux qui professent de fausses Religions. ''{{lang|la|Fidelis}}''. Les Hébreux sont nommés par toute l’Ecriture, le peuple ''fidelle''. L’homme ''fidelle'' ne doit point converser avec l’Infidelle.
{{sc|Fidelle}}, se dit au même sens ; & il ne signifie pas généralement celui qui a la foi, & qui croit en Jesus-Christ : car un Catéchumène, avant son baptême, a la foi & croit en Jesus-Christ ; il n’est pourtant pas encore du nombre de ceux qu’on appelle ''Fidelles''. On ne comprend sous ce nom que ceux qui sont baptisés & Catholiques. ''{{lang|la|Fidelis Christianus, baptisatus, & Catholicus}}''. Dans le Concile d’Elvire, ''Canons 39, 45 & 46'', le Catéchumène est appelé Chrétien, & ceux qui sont baptisés, ''Fidelles''. L’Eglise est l’Assemblée des ''Fidelles''.
En terme de Liturgie, ''Fidelles'' se prend dans un sens plus étroit ; & la signification de ce mot exclut non seulement les Catéchumènes, mais aussi les Pénitens, qui ne pouvoient, ni les uns, ni les autres assister à la Messe des ''Fidelles :'' cette Messe des ''Fidelles'' commençoit après l’Evangile ; c’est proprement là que commence le sacrifice par l’offertoire ; ce qui précède n’est qu’instruction & prière préparatoire. Les ''Fidelles'' étoient donc les Chrétiens dont la vie étoit irréprochable, & qui avoient droit, pour cette raison, d’assister à toute la Messe.
<section end="FIDELLE"/>
<section begin="FIDELLEMENT"/><nowiki />
FIDELLEMENT. adv. D’une manière fidelle, avec fidélité. ''{{lang|la|Fideliter}}''. Ce valet a bien & ''fidellement'' servi son Maître. J’aime ''fidellement'' en quatre, ou cinq lieux à la fois. {{sc|Voit}}. Rapporter ''fidellement'' un fait.
<section end="FIDELLEMENT"/>
<section begin="FIDÉNATE"/><nowiki />
FIDÉNATE. s. m. Qui est de Fidène. ''{{lang|la|Fidenas}}''. Les ''Fidénates'' étoient une Colonie des Albains, ou de la ville d’Albe. Tite-Live dit qu’ils étoient Etruriens. Les ''Fidénates'' firent plusieurs fois la guerre aux Romains, & tâchèrent de détruire Rome dès ses commencemens, mais ils furent détruits eux-mêmes. ''Voyez'' Tite-Live, ''L.{{lié}}{{rom-maj|I}} & {{rom-maj|II}}''. Florus, ''L.{{lié}}1, c.{{lié}}2 & 12''.
<section end="FIDÉNATE"/>
<section begin="FIDÈNE, ou FIDÈNES"/><nowiki />
FIDÈNE, ou FIDÈNES. Ancienne ville du pays des Sabins en Italie. ''{{lang|la|Fidena, Fidenæ}}''. Cette ville qui a été plusieurs fois ruinée, & plusieurs fois rebâtie sur ses ruines, étoit au lieu où est à présent ''Castel Giubiler'', à deux lieues au nord de Rome.
<section end="FIDÈNE, ou FIDÈNES"/>
<section begin="FIDICULE"/><nowiki />
FIDICULE. s. f. Terme d’Astronomie. ''{{lang|la|Fidicula}}''. C’est le nom d’une étoile de la Lyre.
<section end="FIDICULE"/>
<section begin="FIDIUS"/><nowiki />
☞ FIDIUS. s. m. Dieu des Romains qui présidoit aux alliances & aux promesses ; en sorte que l’on juroit par le nom du Dieu ''Fidius'', en faisant une alliance, ou en donnant quelque parole. ''{{lang|la|Me dius Fidius}}'', en sous-entendant, ''{{lang|la|adjuvet}}''. C’étoit la formule de ce serment. Ainsi les Romains avoient un Dieu & une Déesse qui présidoient à la bonne foi, à la sûreté des engagemens & des promesses.
Le nom de ''Fidius'', selon quelques-uns, vient du Latin ''{{lang|la|fides}}'', fidélité, bonne foi.
Le Dieu ''Fidius'' étoit fils de Jupiter, & se nommoit ainsi, parce qu’il étoit le Dieu de la Bonne-Foi, de la Fidélité. Les Sabins l’honoroient avant les Romains ; & si l’on en croit Ovide, Fast. ''L.{{lié}}{{rom-maj|VI}}, {{v.|215}}'', c’est eux qui les premiers lui donnèrent un Temple, sur le Mont Quirinal. Le même Auteur dit que les Sabins lui donnoient trois noms, ''Sancus'', ou ''Sanctus, Fidius'', & ''Semus'', ou ''Semo''. Quelques-uns ajoutent
qu’il étoit encore nommé Sabus, & Caton dit, que c’est de ce nom que les Sabins avoient pris leur nom ; mais il distingue Sabus de Sancus. Celui-ci étoit le père & l’autre le fils. Du reste, c’étoit, comme il paroît par ce fragment des Origines de Caton, un de leurs compatriotes que les Sabins avoient déifié. Une inscription trouvée à Rieti en Italie, l’appelle ''{{lang|la|Semipater}}'' & ''Sancus'', & porte {{sc|{{lang|la|Semipatri Sanco}}}}. On trouva à Rome dans le siècle passé une statue de ce Dieu, avec cette inscription {{sc|{{lang|la|Semoni deo Sanco Fid}}}}. Les Savans croient que la Statue que {{St.|Justin}} vit à Rome, & qu’il prit pour une Statue de Simon le Magicien, étoit quelque figure du Dieu ''Fidius'', semblable à celle-ci. Un marbre qui se voit encore à Rome, & qui a pour inscription, {{sc|{{lang|la|Simulacrum Fidei}}}}, représente ce Dieu, sous un ingénieux emblême. On y voit sous une espèce de pavillon l’Honneur à droite, sous la figure d’un homme fait ; la Vérité à gauche couronnée de laurier & donnant la main à l’Honneur : au milieu d’eux est l’Amour sous la figure d’un enfant, pour marquer, à mon sens, que le Dieu ''Fidius'', ou de la Bonne-Foi, n’est autre chose que l’amour de l’honneur & de la vérité. Denis d’Halicarnasse l’appelle {{lang|grc|Ζεύς Πίστος}}. ''Fidius'' a été dit comme ''{{lang|la|Fidei Deus}}''. D’autres croient qu’il vient de ''{{lang|la|Fides Diei}} ;'' quelques-uns que dans ''{{lang|la|Medius Fidius, Fidius}}'' est mis pour ''{{lang|la|filius}} ;'' de sorte que ''{{lang|la|Dius Fidius}}'' soit la même chose que {{lang|grc|Δίος}} ''{{lang|la|filius}}'', c’est-à-dire, fils de Jupiter, & que ''M'' est le {{lang|grc|μα}} des Grecs, particule qu’ils employoient dans les juremens, comme les Latins ''{{lang|la|per}} ;'' & que ce fils de Jupiter, par lequel on jure en prononçant ces mots est Hercule. ''Voyez'' Festus & Scaliger sur cet Auteur, le Léxique de Martinius, & Vossius, ''de Idolol. L.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, c.{{lié}}13'', où il parle de ce Dieu. Tarquin le Superbe bâtit un Temple à Rome à Jupiter ''Fidius'', & Spurius Posthumius le dédia. Voyez sur ce Dieu & sur ''Semo Sancus Fidius'', le premier Livre de Vossius, ''de Idolol. c.{{lié}}12 ;'' & le huitième Livre, ''c.{{lié}}13 ;'' & Struvius, ''Antiq. Rom. Synt. c.{{lié}}1, {{pg|125}} & suiv''. Le Dieu ''Fidius'' étoit aux Sabins, dit Lactance, ''L.{{lié}}1, c.{{lié}}11 ;'' ce qu’étoit Quirinus aux Romains.
<section end="FIDIUS"/>
<section begin="FIDOL, ou FIDOLE"/><nowiki />
FIDOL, ou FIDOLE. ''Voyez'' {{Tr6L|FALE}}.
<section end="FIDOL, ou FIDOLE"/>
<section begin="FIDONISI"/><nowiki />
FIDONISI. Presqu’Île des Tartares Nogais en Europe. On dit aussi ''Sidonisi, Fidonisa, Sidonisa ;'' anciennement ''{{lang|la|Achillea}}'', ou ''{{lang|la|Achillis cursus}}''. La presqu’Île de ''Fidonisi'' s’étend d’Orient en Occident, entre le Golfe de Négrépoli & l’embouchure du Boristhène. Elle a environ trente lieues de long, trois au plus de large ; & l’Isthme qui la joint à la terre ferme, n’est large que d’une lieue.
<section end="FIDONISI"/>
<section begin="FIDUCIAIRE"/><nowiki />
FIDUCIAIRE. adj. m. & f. Héritier ''Fiduciaire''. Celui qui est chargé par le défunt de remettre à quelqu’un une succession en tout, ou en partie.
<section end="FIDUCIAIRE"/>
<section begin="FIDUCIE"/><nowiki />
FIDUCIE. s. f. Terme de Palais, en usage sur-tout dans les pays du Droit écrit. La ''Fiducie'' approche beaucoup du ''Fidéicommis''. Cependant les Jurisconsultes y mettent de la différence. Si le délai de la remise de l’hérédité a été apposé plutôt en faveur du substitué que du grevé, & si le grevé doit remettre l’hérédité à un temps certain, comme à la puberté du substitué, ou à sa majorité, ou à son mariage, c’est alors une ''Fiducie :'' mais si la remise de l’hérédité paroît avoir été apposée plutôt en faveur du grevé que du substitué, & si le grevé ne doit remettre l’hérédité qu’au substitué, après son décès, en l’état qu’elle se trouvera, c’est un ''Fidéicommis'' qui porte une vraie institution d’héritier, & qui rend maître & propriétaire ; toutefois à la charge de remettre l’hérédité au substitué : en un mot, c’est un véritable héritier, grevé d’un ''Fidéicommis''.
<section end="FIDUCIE"/>
<section begin="FIDUCIEL"/><nowiki />
FIDUCIEL, ELLE. adj. Ligne ''fiducielle'', ou Ligne de foi. Terme d’Horlogerie. C’est la ligne de l’''alidade'', qui passe toujours par le centre de la graduation. Quand on ajoute, par exemple, une portion de cercle au bas d’une pendule, pour connoître les dégrés de vibrations, le point du repos s’appelle ''fiducielle''. Les Horlogers l’appellent ordinairement point perpendiculaire. ☞{{lié}}Ainsi ce mot se dit du point de la<section end="FIDUCIEL"/><noinclude>
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Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale (2)
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RenéLC
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/* Voir aussi */
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text/x-wiki
[[Fichier:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028 009.jpg|vignette|Page d'''Un de la territoriale'', un manuscrit de Gaston Lavy richement illustré, portant sur son expérience de la Première Guerre mondiale.]]
[http://www.lacontemporaine.fr/ La Contemporaine], — Bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains, située à l’entrée du campus universitaire de [[:w:Université Paris-Nanterre|Paris Nanterre]] vous invite à participer à un second atelier Wikisource autour de de l’œuvre de [[:w:Gaston Lavy|Gaston Lavy]], ''[[:d:Q135188724|Un de la territoriale]]'', '''le samedi 6 juin 2026 de 13h30 à 19h'''.
== Présentation détaillée ==
''[[:d:Q135188724|Un de la territoriale]]'' est un manuscrit de 265 p. richement illustrées. Cette œuvre, débutée en 1920 a été poursuivie par Lavy sur une vingtaine d’années. Elle est restée inédite du vivant de son auteur, [[:w:Gaston Lavy|Gaston Lavy]] (1875-1949) et a été acquise par La Contemporaine au début des années 1980. En 2004, une édition fac-similée du document est parue sous la direction de l’historien [[w:Stéphane Audoin-Rouzeau|Stéphane Audoin-Rouzeau]], ''Ma grande guerre'', 2004, 336 p., Larousse, ISBN:978-2-03-505459-3. L’appareil critique de cet ouvrage est d’une aide précieuse pour comprendre le manuscrit, le parcours de son auteur, le contexte de sa production et de son acquisition par la Contemporaine ainsi que certains des termes employés. Deux exemplaires du fac-similé seront mis à disposition des participants à l’atelier.
Une copie numérique du document original peut être consultée sur Commons : [[:c:Category:Un de la territoriale 1914-1918|Category:Un de la territoriale 1914-1918]]
Fichiers Djvu importés (un pour chaque tome) :
#[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027.djvu]]
#[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028.djvu]]
#[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part III) OR 4029.djvu]]
== Quelques mots sur la Contemporaine et infos pratiques ==
La Contemporaine a obtenu en 2025 le [https://www.wikimedia.fr/label-culture-libre/institutions-labellisees/ label culture libre] qui confirme sa politique d’open content et de participation aux projets Wikimedia. Nous participons à Wikipedia, Commons et Wikidata et avons déjà organisé trois ateliers Wikipédia. Forts de cette expérience, nous souhaitons maintenant aussi nous investir dans Wikisource.
=== Venir à la Contemporaine ===
'''Adresse''' : 184, cours Nicole Dreyfus 92 000 Nanterre ([http://www.lacontemporaine.fr/informations-pratiques/horaires-et-acces#la-contemporaine voir plan])
La contemporaine est située à l'entrée du campus de l'[[:w:Université Paris-Nanterre|Université Paris Nanterre]]. Pour venir en transports publics : arrêt Nanterre-Université sur le RER A (branche Saint-Germain en Laye) ou la ligne L (au départ de Paris Saint-Lazare).
L'atelier aura lieu en salle 3 à l'étage, accessible par escalier ou ascenseur depuis le hall d'entrée.
[[Fichier:Handicapped Accessible sign.svg|Accessible aux personnes handicapées|link=Accessibilité aux personnes handicapées|{{{1|20px}}}]] L'ensemble du lieu est accessible aux personnes à mobilité réduite.
=== Programme ===
*Présentation de Gaston Lavy, de son œuvre et des sources portant sur la Première Guerre mondiale à la Contemporaine.
*Récapitulatif du travail déjà effectué sur le manuscrit, des règles d’édition adoptées et définition des objectifs de la séance.
*Atelier proprement dit.
=== Contact ===
Vous pouvez écrire à [[Utilisateur:RenéLC|RenéLC]] sur sa page de discussion ou bien écrire à contact{{@}}lacontemporaine.fr
== Participant·e·s ==
# [[Utilisateur:Sukkoria|Sukkoria]] ([[Discussion utilisateur:Sukkoria|d]]) 25 mars 2026 à 11:03 (UTC) (80% de probabilité de participation)
# [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 25 mars 2026 à 20:48 (UTC)
# [[Utilisateur:RenéLC|RenéLC]] ([[Discussion utilisateur:RenéLC|d]]) 3 avril 2026 à 09:55 (UTC) (contactez moi si vous voulez des infos supplémentaires sur l’atelier)
# [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 17 avril 2026 à 05:09 (UTC)
== Résultats ==
== Pages d’aide ==
* [https://ledeuxiemetexte.frama.space/s/jbDJjs2snRkbmnn Diaporama de présentation générale de Wikisource], [https://indymotion.fr/w/37aPgBzfy8b2sAZDnykkzT vidéo de présentation] (20 min) et [https://indymotion.fr/a/ledeuxiemetexte/videos vidéos d'approfondissement]. Trois excellents supports de l’association Le deuxième texte pour commencer à éditer Wikisource.
*[[Aide:Transcription]]
*[[Aide:Guide typographique]]
*[[Aide:Manuscrit]]
*[[Aide:Insérer une image]]
== Voir aussi ==
Ateliers de contribution à Wikisource déjà organisés par La Contemporaine :
*'''[[Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale|''Un de la territoriale'']]''' (24/01/2026)
*[[Wikisource:La Contemporaine/Gabrielle Duchêne|Gabrielle Duchêne]] (14/03/2026)
Ateliers de contribution à Wikipedia déjà organisés par La Contemporaine :
* [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Femmes résistantes|Femmes résistantes]] (15/10/2022)
* [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Deuxième vague féministe|Deuxième vague féministe]] (17/06/2023)
* [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Deuxième vague féministe 2|Deuxième vague féministe 2]] (09/12/2023)
[[Catégorie:Projets de Wikisource]]
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{Numérotation|PRÉFACE||9}}</noinclude>''été confiée la charge d’{{corr|amphytrion|amphitryon}} national.''
''Les douze Codes d’Horace Raisson ne coûtèrent que quelques flacons d’encre et pas une seule goutte de sang. Dans ces petits livres, l’écrivain sut mettre l’inextinguible flamme que tous les autres réunis ne surent pas allumer dans leurs vastes et pesants in-quarto. Et tandis que ces derniers passaient à l’état de sombres et poudreux documents historiques, bons tout au plus à meubler de froides salles d’archives, Raisson avait su insuffler aux siens la vie et une jeunesse éternelles, faites de sourire et de joyeuse fantaisie.''
''C’est pourquoi ils devaient nous être rendus. Et l’éditeur Figuière en accomplissant un acte pieux, ne peut manquer d’avoir la faveur du public contemporain, plus encore peut-être que Raisson n’obtint celle du public de son temps.''
''Interrogé par une lectrice, Aubault de la Haulte Chambre a déclaré que Raisson avait dû être galant. À n’en point douter, il fut gourmand aussi. Il vivait d’ailleurs à l’époque où Vénus faisait bon ménage avec Comus et où on lisait beaucoup le'' Journal des Gourmands et des Belles. ''N’y a-t-il pas toujours eu, d’ailleurs, liaison intime entre les choses de l’amour et celles de la gastronomie ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Code gourmand - 1923.pdf/14
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Bertille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|10|PRÉFACE}}</noinclude>''Dans tous les ouvrages de Raisson qui sont les proches parents de ce Code, on voit, quand on sait lire entre les lignes, qu’il s’y connaissait en bonnes choses et qu’il savait les apprécier.''
''Cela se sent, aussi, tout comme dans les œuvres de Grimod de la Reynière, qui les a vécues et trouvait que ce n’était pas trop cher de payer dix mille francs un bon plat de cochon.''
''Dès le début du siècle, Grimod de la Reynière avait défriché les terrains et tracé les grandes voies gourmandes. Nous voyons en Horace Raisson un de ses disciples les plus purs. Pendant qu’il va mourir lentement dans son castel de Villiers-sur-Orge, au sein d’abondants et gais repas, mais sans avoir le courage de reprendre sa plume et de la tenir à la hauteur de sa fourchette, Raisson publie en 1825 et 1826 l''’Almanach des Gourmands, ''dont le gentilhomme campagnard a laissé tomber le titre sans pouvoir parvenir à le relever.''
''Raisson arrive parfois à sa fantaisie et à sa truculence. Mais il a connu des règles d’esprit plus sévères. L’ingénieur n’est pas mort avant notre Ali-Bab, il fut l’Ali-Bab du dix-neuvième siècle.''
''Il fut certainement un gourmand sage et raisonné, exquis entre les plus exquis. Je me le représente fort bien à une table {{tiret|fleu|rie}}''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bertille
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|10|PRÉFACE}}</noinclude><nowiki/>
''Dans tous les ouvrages de Raisson qui sont les proches parents de ce Code, on voit, quand on sait lire entre les lignes, qu’il s’y connaissait en bonnes choses et qu’il savait les apprécier.''
''Cela se sent, aussi, tout comme dans les œuvres de Grimod de la Reynière, qui les a vécues et trouvait que ce n’était pas trop cher de payer dix mille francs un bon plat de cochon.''
''Dès le début du siècle, Grimod de la Reynière avait défriché les terrains et tracé les grandes voies gourmandes. Nous voyons en Horace Raisson un de ses disciples les plus purs. Pendant qu’il va mourir lentement dans son castel de Villiers-sur-Orge, au sein d’abondants et gais repas, mais sans avoir le courage de reprendre sa plume et de la tenir à la hauteur de sa fourchette, Raisson publie en 1825 et 1826 l''’Almanach des Gourmands, ''dont le gentilhomme campagnard a laissé tomber le titre sans pouvoir parvenir à le relever.''
''Raisson arrive parfois à sa fantaisie et à sa truculence. Mais il a connu des règles d’esprit plus sévères. L’ingénieur n’est pas mort avant notre Ali-Bab, il fut l’Ali-Bab du dix-neuvième siècle.''
''Il fut certainement un gourmand sage et raisonné, exquis entre les plus exquis. Je me le représente fort bien à une table {{tiret|fleu|rie}}''<noinclude>
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Bertille
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{Numérotation|PRÉFACE||11}}</noinclude>''{{tiret2|fleu|rie}}, sous des lustres étincelants, entres des amis souriants et spirituels, mais sans pétulance excessive.''
''Ses livres sont écrits avec une sorte de tendresse passionnée. La bonne humeur qui les assaisonne n’indique pas un écrivain connaissant l’alourdissement des digestions difficiles.''
''Il ne m’a pas été encore donné de lire le roman historique en quatre volumes qu’il a consacré à Marie Stuart, mais je suis persuadé que le romancier a {{corr|du|dû}} devenir amoureux de son héroïne, comme il s’éprend de tous les sujets qu’il traite et qu’il embellit, et qu’il a paré la malheureuse reine d’Écosse des plus belles couleurs de la poésie.''
''Horace Raisson me paraît avoir réalisé le type de l’écrivain qui sait joindre l’agréable au solide et dont le « charme » voile à peine la réelle valeur.''
''Il dut connaître à peu près toutes choses, puisqu’il lui a été possible de légiférer sur tout. Ses Codes ne connaissent pas plus les gendarmes que les sergents de ville et ne laissent voir à l’horizon ni prison ni guillotine. Ils seront toujours aimés et respectés par les gens qui veulent vivre et savent bien vivre.''
''Le'' Code gourmand ''nous gouverne avec de bons mots et de bons mets, des mets fins et choisis, délicats et préparés avec amour.''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906).djvu/95
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Olivier LPB
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<noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{Nr|78|ARMORIAL DES PRÉLATS}}</noinclude>d’argent{{Img float
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}} rangées en fasces, qui est de Pellerin. — En 1802 ses initiales (voir ci-avant). — Sous l’Empire le {{2e}} quartier était des barons-évêques. Plusieurs de ses sceaux à impression (même un de ses ''ex-libris'', que nous donnons, gravé par lui avant la Révolution) portent par erreur un champ de ''sinople'' ou un ''palmier''.
{{Sc|DE GUALY (SAINT-ROME) (Joseph-Julien)}},{{Img float
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}} né à Milhau le {{1er}} juin 1765, préconisé en 1824, décédé le 6 octobre 1847.
{{Sc|Armes.}} — D’or à la bande d’azur chargée de 3 quintefeuilles (''le scel à impression, reproduit ci-contre, donné des'' roses ''et les losanges de'' pourpre) d’argent, accompagné de 10 losanges de sable en bande, 5 en chef 2 et 3, 5 en pointe 3 et 2.
[[w:Henri de Bonnechose|{{Sc|DE BONNE CHOSE (DE BOISMORAND) (Henri-Marie-Gaston)}}]]. Né à Paris le 30 mai 1800,{{Img float
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}} il fut sacré à Rome le 30 janvier 1848, transféré à Évreux par préconisation du 23 mars, ''aliàs'' mai 1855, et nommé archevêque de Rouen par décret du 21 février 1858 ; il est mort le 27, ''aliàs'' 28 et 29, octobre 1883 à Rouen. Il fut avocat général à la cour de Besançon, sénateur, commandeur de la Légion d’honneur et cardinal le 21 décembre 1863.
{{Sc|Armes.}} — D’argent à 3 têtes de mores de sable (''quelquefois'' de carnation).
{{Sc|Devise.}} — ''{{langue|la|Fide ac virtute}}''.
{{Sc|Biog.}} — ''Vie du cardinal de Bonnechose'', par Mgr Bessou. Paris, 1887.
[[w:François-Alexandre Roullet de La Bouillerie|{{Sc|ROULLET DE LA BOUILLERIE (François-Alexandre)}}]]. Il naquit à Paris le {{1er}} ou le 10 mars 1810, y fut{{Img float
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}} sacré le 20 mai 1855, et promu archevêque titulaire de Perga, le 21 mars 1873, pour être coadjuteur, a Bordeaux, du cardinal Donnet{{Img float
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}} ; mais il mourut avant lui, dans cette ville, le 8 juillet 1882. Il
était chevalier de la Légion d’honneur.
{{Sc|Armes.}} — De gueules au chevron d’argent
surmonté d’un croissant du même, et
accompagné de 3 pommes de pin d’or.
{{Sc|Sceau.}} — {{Corr|A|À}} Carcassonne le prélat se servait d’un sceau de forme ronde, représentant saint François d’Assise, son patron, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Corot (Moreau-Nélaton)
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Favete linguistis
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[[Catégorie:Les Grands Artistes]]
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<noinclude><pagequality level="4" user="DMontagne en résidence" />{{nr||HISTOIRE D’UN DICTIONNAIRE LATIN|135}}</noinclude>Genève étant le point d’attache du vieux colporteur,
c’est là que nous mena l’étudiant. <noinclude>{{IllustPP|img=Malassez - Histoire d’un dictionnaire latin, 1905 (page 140 crop).jpg|taille=400px|txt=« Où avez-vous eu ce livre, jeune homme ? »}}</noinclude>
Il nous examina tous avec soin ; la plupart des
livres, mes compagnons, étaient suisses d’origine.
De chacun d’eux il aurait pu dire l’histoire : tous
avaient passé entre ses mains. Sur chacun d’eux, le
vieux marchand remarquait les nouvelles {{tiret|déprécia|tions}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Frédéric-FR
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tiret ; ponctuation
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr|136|HISTOIRE D’UN DICTIONNAIRE LATIN}}</noinclude>{{tiret2|déprécia|tions}} subies : pages froissés, taches d’encre, etc.
Mon tour vint ; il me soupesa, me retourna dans
tous les sens.
« Connais pas, fit-il enfin. C’est étrange, car je
les connais tous, les dictionnaires latins qui voyagent
en Suisse. Édité à Paris, celui-là… très fatigué…
pour son âge…
« Où avez-vous eu ce livre, jeune homme ? dit
l’oncle Moser, avec la familiarité dont il usait
avec sa clientèle de jeunes gens. <includeonly>{{IllustPP|img=Malassez - Histoire d’un dictionnaire latin, 1905 (page 140 crop).jpg|taille=400px|txt=« Où avez-vous eu ce livre, jeune homme ? »}}</includeonly>
— Devinez, oncle Moser, lui répondit non moins
familièrement l’étudiant ; devinez son histoire…
C’est le fameux dictionnaire de « l’École du plein
air ». C’est lui qui a exécuté le plongeon… C’est lui
qui a fait découvrir le prétendu assassin. Voici la
place où était l’étiquette rouge, enlevée par le
« Chaudron ». Voici les prétendues taches de sang ; …
du rouge d’aniline…
— Ah ! vraiment, dit l’oncle Moser, enchanté au
fond d’avoir en moi un sujet de marque. Ce que
je ne m’explique pas toutefois, c’est le bord roussi
des feuilles ; on dirait qu’il a passé par un incendie ?
— Vous avez deviné juste. Le pauvre bouquin a
échappé aux flammes d’un incendie, non sans se
griller le bout des ailes… »
Le vieux marchand m’acheta pour presque rien,
après avoir déprécié mes mérites tant qu’il put.
Je me séparai de l’étudiant avec indifférence :<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Malassez - Histoire d’un dictionnaire latin, 1905.pdf/144
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{{t2|{{t|PÉRIL SUR PÉRIL|70}}|{{rom-maj|XVIII}}}}
{{il}}
Mon Anglais, un vrai lord, voyageait en Suisse,
et de là retournait en Sicile y habiter un très beau
château qu’il avait délaissé depuis plusieurs années.
C’est là qu’il comptait exposer les nouvelles pièces
de sa collection, acquises pendant sa dernière promenade
à travers l’Europe.
Dans la malle où milord me plaça, j’étais en
étrange compagnie, tous objets ayant un passé dramatique :
les uns ayant servi à faire retrouver un
assassin ou sa victime ; les autres à égarer la justice
sur de fausses pistes… Ici, un couteau encore taché
de sang (du vrai sang, celui-là) ; plus loin, une tasse
où restait encore un peu de café empoisonné ; là,
des lettres ou des bijoux révélateurs ; une mèche de
cheveux arrachée à des mains crispées.
Mon cœur se serrait en telle société.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/5
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Psephos
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text/x-wiki
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{{c|'''LE DÉSERTEUR'''|fs=200%|sp=2px}}
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% PREMIERS VIOLONS
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a2 \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a4 a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 e'4. d8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8[ b] a4 g | \appoggiatura a8 g4 fis fis'4. e8 | \appoggiatura e8 d4 d8[ cis] b4 a | \appoggiatura a8 gis2 b4 c8[ a] | b2 e4. d8 | \appoggiatura d8 c4 b a' e |
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\appoggiatura g8 fis4 e8[ d] cis4 b^+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | d'4. e8 fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] |
d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ |
% p 4
\key d\minor
d,16[\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 \repeat tremolo 8 d16 | d4~\f d8[ f16 a] d,4~ d8[ a'16 d] | d,4~ d8[ d'16 f] d,4~ d8[ f'16 a] | bes16[ bes bes bes] bes[ bes bes bes] \repeat tremolo 8 bes16 | \repeat tremolo 8 bes16 bes4-! r4 | r8 d,,8[_(\p cis d] ees)[_( d cis d)] |
cis'16[\f cis cis cis] e[ e e e] g4-! r4 | r8 d,8[_(\p cis d] ees)[_( d cis d)] | d'16[\f d d d] f[ f f f] a4-! r4 | r8 a4 g f e8~ | e f4 e d cis8~ |
% p 5
cis a4 g f e8~ | e f4 e d cis8 | a8.[ cis16]( e4) a,8.[ d16]( f4) | a,8.[ e'16]( g4) a,8.[ f'16]( a4) | a,2 r2 |
\clef treble \time 6/8
R1*6/8^\markup\italic\large{Pastorelle} |
\repeat unfold 14 {R1*6/8}
% p 6
\time 4/4
f'1\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} | aes | b16[\f b b b] \repeat tremolo 4 b16 \repeat tremolo 8 b16 | \repeat tremolo 8 f'16 aes16[ aes aes aes] \repeat tremolo 4 f16 | e16[ e c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c e e] g[ g e e] | f[ f c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c f f] aes[ aes f f] | d[ d bes bes] \repeat tremolo 4 bes16 bes16[ bes d d] f[ f d d] |
ees[ ees bes bes] \repeat tremolo 4 bes16 bes16[ bes ees ees] g[ g ees ees] | c[ c aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes c c] e[ e c c] | d[ d aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes d d] f[ f d d] | b8[ g'^\(_\p fis g] aes[ g fis g] | fis4\) a16[\f a a a] c4-! r4 |
% p 7
r8 f,8[\p^( e f] g)[^( f e f] | e4) g16[\f g g g] c4-! r4 | <e,, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ gis'16 gis] b[ b gis gis] | <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 <e c'>8[ a'16 a] c[ c a a] | <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ gis'16 gis] b[ b gis gis] | <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 <e c'>8[ a'16 a] c[ c a a] |
<e, b' gis'>4 <e c' a'>4 <e b' gis'>4 <e c' a'>4 | <e b' gis'>2 r2 | a,16[\p a a a] a[ a a a] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 a16} | a4~\f a8[ c16 e] a,4~ a8[ e'16 a] | a,4~ a8[ a'16 c] a,4~ a8[ c'16 e] | f[ f f f] \repeat tremolo 4 f16 \repeat tremolo 8 f16 | \repeat tremolo 8 f16 f4-! r4 |
% p 8
r8 a,,8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 gis'16\f \repeat tremolo 4 b16 d4-! r4 | r8 a,8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 a'16\f \repeat tremolo 4 c16 e4-! r4 | r8 e'4 d c b8~ | b c4 b a gis8~ | gis e4 d c b8~ |
b c4 b a gis8 | e8.[ gis16]( b4) e,8.[ a16]( c4) | e,8.[ b'16]( d4) e,8.[ c'16]( e4) | e,2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*6/8}
% p 9 [...]
R1*6/8\fermata
a'1\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} | ees | fis16[\f fis fis fis] \repeat tremolo 4 fis16 \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 c16 \repeat tremolo 4 ees16 \repeat tremolo 4 c16 | b16[ b g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g b b] d[ d b b] | c[ c g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g c c] ees[ ees c c] | a[ a f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f a a] c[ c a a] |
% p 10
bes[ bes f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f bes bes] d[ d bes bes] | g[ g ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees g g] bes[ bes g g] | a[ a ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees a a] c[ c a a] | gis8[\p( d cis d] ees[ d c d]) | cis4 e16[\f e e e] g4-! r4 |
r8 c,8[^(\p b c] d)[( c b c] | b4) d16[\f d d d] g4-! r4 | <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 <d a'>8[ fis'16 fis] a[ a fis fis] | <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 <d bes'>8[ g'16 g] bes[ bes g g] | <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 <d a'>8[ fis'16 fis] a[ a fis fis] | <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 <d bes'>8[ g'16 g] bes[ bes g g] |
% p 11
<d, a' fis'>4 <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> | <d a' fis'>2 r2 | r8 bes''16[-!\ff bes]-! bes8[-!_\markup\italic{et detachés} bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 bes16 } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,,16[\f bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | r2^\markup\italic\large{All.º Marqués} a4\ff a8.[_\markup\italic{et marqués} a16] | a2 cis4 8.[ 16] |
% p 12
cis2 e4 8.[ 16] | e2 a4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | 2^+ 4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | a1~^+ | a~^+ | a2^+ r4\fermata a,8[ a] |
\time 2/2 \key d \major
d4.^\p_\markup\italic\large{Allegretto Soutenato} e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a |
% p 13
d4. e8 fis4 e^\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis8[ b,] g'[ e] d4 cis^\trill | d2 \appoggiatura cis8\p b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a4 a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 |
\appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 e'4. d8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8[ b] a4 g | \appoggiatura a8 g4 fis fis'4. e8 | \appoggiatura e8 d4 d8[ cis] b4 a | \appoggiatura a8 gis2 b4 c8[ a] |
% p 14
b2 e4. d8 | \appoggiatura d8 c4^+ b a' e | \appoggiatura g8 fis4 e8[ d] cis4 d^+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | d'4. e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] |
d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4.-! e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | d8.[ d16] d'16[ cis b a] d[ cis b a] d[ cis b a] | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'[ a g fis]} |
% p 15
g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] fis4 e^+ | d8.[ d16] \repeat unfold 3 {d'[ cis b a]} | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'16[ a g fis]}
| g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] fis4 e^+ | d4 a'8[ d] <d,, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d,, a' fis'>4 4 | 4 a'8[ d] <a, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d, fis a>4 4 | 2 r4
}
% SECONDS VIOLONS
violonsB = {
a8[\pp g] | fis4. g8 a4 g_\trill | fis fis g_\trill fis | fis4. g8 a4 g_\trill | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] |
% violon2 p 2
fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis,_+ g fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 \appoggiatura a'8\p g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 |
fis2 \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 fis2 a4 e~ | e2 e8 a,4 a8~ | a2 b'4 fis~ | fis2 fis8 b,4 b8~ | b2 gis'4 a8[ fis] | gis2 c4. b8 | \appoggiatura b8 a4_+ gis e' \appoggiatura d8 cis4 |
% violon2 p 3
a4. b8 a4 gis_+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | fis4. g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 g4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] |
fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |
% violon2 p 4
\key d \minor
d16[\p d d d] d[ d d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 d16} | d4~\f d8[ d16 f] d4~ d8[ f16 a] | d,4~ d8[ a'16 d] d,4~ d8[ d'16 f] | g16[ g g g] g[ g g g] \repeat unfold 2 {\repeat tremolo 8 g16} g4-! r4 | r8 d,[(\p cis d] ees)[( d cis d]) |
g16[\f g g g] e[ e e e] cis4-! r4 | r8 d8[(\p cis d] ees)[( d cis d]) | a'16[\f a a a] f[ f f f] d4-! r4 | r8 f'4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ |
% p 5
e8 a4 % unis
g f e8~ | e f4 e d cis8 |% fin unis
a8.[ a16]( cis4) a8.[ a16]( d4) | a8.[ cis16]( e4) a,8.[ d16]( f4) | a,2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 15 {R1*3/4} |
% violon2 p 6
\time 4/4
R1 | f'1\p | \repeat tremolo 8 aes16\f \repeat tremolo 8 aes16 | \repeat tremolo 8 d16 \repeat tremolo 4 f16 \repeat tremolo 4 d16 | g,16[ g e e] \repeat tremolo 4 e16 e16[ e c' c] e[ e c c] | c[ c aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes c c] f[ f c c] | f,[ f d d] \repeat tremolo 4 d16 d16[ d bes' bes] d[ d bes bes] |
bes[ bes g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g bes bes] ees[ ees bes bes] | ees,[ ees c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c aes' aes] c[ c aes aes] | aes[ aes f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f aes aes] d[ d aes aes] | d,4 b'2\p b4( | c) c16[\f c c c] fis4-! r4 |
% violon2 p 7
g,4 d'2\p d4( | c) e16[\f e e e] g4-! r4 | <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ b'16 b] d[ d b b] | % unis
<e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 % fin unis
<e c'>8[ c'16 c] e[ e c c] | % unis
<e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 % fin unis
<e b'>8[ b'16 b] d[ d b b] | % unis
<e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 % fin unis
<e c'>8[ c'16 c] e[ e c c] |
<e, b' gis'>4 <e c' a'> <e b' gis'> <e c' a'> | % fin unis
<e b' gis'>2
<<{\voiceOne r2}\new Voice{\voiceTwo r2}\new Voice{\voiceFour r2}>>\oneVoice |
a,16[\p a a a] a[ a a a] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 a16} | a4~\f a8[ a16 c] a4~ a8[ c16 e] | a,4~ a8[ e'16 a] a,4~ a8[ a'16 c] | \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 d16} d4-! r4 |
% violon2 p 8
% unis
r8 a,8[^\( gis a] bes[ a gis a]\) |% fin unis
\repeat tremolo 4 d16\f \repeat tremolo 4 b16 gis4-! r4 |% unis
r8 bes8[\p^\( gis a] bes[ a gis a]\) |% fin unis
\repeat tremolo 4 e'16\f \repeat tremolo 4 c16 a4-! r4 | r8 c''4 b a gis8~ | gis e4 d c b8~ | b e4 %unis
d c b8~ |
b c4 b a gis8 |%fin unis
e8.[ e16]( gis4) e8.[ e16]( a4) | e8.[ gis16]( b4) e,8.[ a16]( c4) | e,2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*6/8}
% violon2 p 9 [...]
R1*6/8\fermata |
\time 4/4
R1 | a1\p | \repeat tremolo 8 ees'16\f \repeat tremolo 8 ees16 | \repeat tremolo 8 a16 \repeat tremolo 4 c16 \repeat tremolo 4 a16 | d,16[ d b b] \repeat tremolo 4 b16 b16[ b g' g] b[ b g g] | g[ g ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees g g] c[ c g g] | c,[ c a a] \repeat tremolo 4 a16 a16[ a f' f] a[ a f f] |
% violon2 p 10
f16[ f d d] \repeat tremolo 4 d16 d16[ d f f] bes[ bes f f] | bes,[ bes g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g ees' ees] g[ g ees ees] | ees[ ees c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c ees ees] a[ a ees ees] | a,4 fis2\p fis4( | g) g16[\f g g g] cis4-! r4 |
d,4 a'2\p a4( | g) b16[\f b b b] d4-! r4 | % unis
<d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 % fin unis
<d a'>8[ a'16 a] c[ c a a] | % unis
<d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 % fin unis
<e bes'>8 bes'16 bes] d[ d bes bes] |% unis
<d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 % fin unis
<d a'>8[ a'16 a] c[ c a a] | % unis
<d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 % fin unis
<e bes'>8 bes'16 bes] d[ d bes bes] |
% violon2 p 11
% unis
<d, a' fis'>4 <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> | <d a' fis'>2 r2 | r8 bes''16[-!\ff bes]-! bes8[-!_\markup\italic{et detachés} bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 bes16 } | % fin unis
bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 % unis
g,,16[\f bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | % fin unis
f2 r2 | R1 | r2 cis4 8.[ 16] | cis2 e4 8.[ 16] |
% violon2 p 12
e2 cis'4 8.[ 16] | \repeat unfold 2 { cis2 4 8.[ 16] | e4 cis8.[ 16] e4 cis8.[ 16] } | cis1~^+ | cis~^+ | cis2^+ r4\fermata a8[ g] |
\time 2/2 \key d \major
fis4.\p g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis |
% violon2 p 13
fis4. d'8 d4 cis\trill | d2 a4 a4~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura g8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 \appoggiatura a'8\p g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 |
\appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 a4 e~ | e2 e8 a,4 a8~ | a2 b'4 fis4~ | 2 8 b,4 8~ | 2 gis'4 a8[ fis] |
% violon2 p 14
gis2 c4. b8 | a4_+ gis e' \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura b8 a4. b8 a4 gis4_+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | fis4. g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] |
fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4.-! d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ | d8.[ d'16] %unis
d'16[ cis b a] d[ cis b a] d[ cis b a] | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'[ a g fis]} |
% violon2 p 15
g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] %fin unis
d4 cis^+ | % unis
d8.[ d16] \repeat unfold 3 {d'[ cis b a]} | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'16[ a g fis]}
| g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] d4 cis^+ | % unis
d4 a'8[ d] <d,, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d,, a' fis'>4 4 | 4 a'8[ d] <a, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d, fis a>4 4 | % fin unis
2 r4
}
% PREMIERS HAUTBOIS
hautboisA = {
r4 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ a]
% p 2
d4.\ff e8 %unisson
fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( g,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson
d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1}
% p 3
\repeat unfold 9 {R1} | r2 r4 a8[ a] |
d4.\ff e8 %unisson
fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson
% p 4
\key d \minor
d2\p r2 | R1 | f,4~ f8.[ a16] a4~ a8.[ d16] | d4~ d8.[ f16] f4~ f8.[ a16] | bes1~ | bes2 bes4-! r4 | R1 |
cis,4-!\f e-! g-! r4 | R1 | d4-!\f f-! a-! r4 | r8 a4 g f e8~ | e f4 e d cis8~ |
% p 5
cis r8 r4 r2 | R1 | e2 f | g f | e r2 |
\clef treble \time 6/8
d4.~^\markup\italic{dolcé}_\markup\italic{solo} d4 cis8^+ | d4 e8 \appoggiatura g8 f4 e8 | \appoggiatura e8 d4 cis8 \appoggiatura cis8 d4.~ |
d4 e8 \appoggiatura g8 f4 e8 | \appoggiatura e8 d4 cis8 \appoggiatura cis8 d4 d8 | bes'4( g8) r4 d8 | a'4( f8) r4 d8 | bes'4( g8) r4 d8 | a'4( f8) r4 a8 | a8[( g) f] f[( e) d] | d[( cis) e] e[( d) f] | f[( e) g] f[( e) d] | d[( cis) e] e[( d) f] | f[( e) g] f[( e) d] | a'2.\fermata |
% p 6
\time 4/4
R1 | R1 | R1 | R1 | e1\f | f | d |
ees | c | d | b4 r4 r2 | r4 a'4-!\f c-! r4 |
% p 7
R1 | r4 g4\f c-! r4 | gis1 | a | gis | a |\break
gis4 a gis a | gis2 r2 | R1 | R1 | e,4~\f e8.[ a16] a4~ a8.[ c16] | a4~ a8.[ c16] c4~ c8.[ e16] | f1~ | f2 f4-! r4 |\break
% p 8
R1 | gis,4-! b-! d-! r4 | R1 | a4-!\f c-! e-! r4 | r8 e'4 % unisson
d c b8~ | b c4 b a gis8~ | % fin unisson
gis r8 r4 r2 |\break
R1 | b2 c | d c | b r2 |
\time 6/8
a,4.~^\markup\italic{Solo}_\markup\italic{dolcé} a4 gis8_+ | a4 b8 \appoggiatura d8 c4 b8 | \appoggiatura b8 a4 gis8 \appoggiatura gis8 a4.~ | a4 b8 \appoggiatura d8 c4 b8 |\break
% p 9
\appoggiatura b8 a4 gis8 \appoggiatura gis8 a4 a8 | f'4( d8) r4 a8 | e'4( c8) r4 a8 | f'4( d8) r4 a8 | e'4( c8) r4 e8 | e8[( d) c] c[( b) a] | a[( gis) b] b[( a) c] | c[( b) d] c[( b) a] | a[( gis) b] b[( a) c] | c[( b) d] c[( b) a] | \grace d8 e2.\fermata |\break
\time 4/4
R1 | R1 | R1 | R1 | b'1\f | c | a |\break
% p 10
bes | g | a | fis4 r4 r2 | r4 e4-!\f g-! r4 |\break
R1 | r4 d4-!\f g-! r4 | fis1 | g | fis | g |\break
% p 11
fis4 g fis g | fis2 r2 | r8 bes16[ bes] % unisson
bes8[-!\ff bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 8 bes16} | % fin unisson
bes4-! r4 r2 | g2.(\p g8[ e])( e2) r2 |\break
R1 | e2.\p( e8[ cis])( | cis2) r2 | r2 a'2(\p | gis1) | g | r2 g2( | fis1) | f | R1 | R1 | r2 a,4\ff a8.[ a16] | a2 cis4 cis8.[ cis16] |\break
% p 12
cis2 % unisson
e4 e8.[ e16] | e2 a4 a8.[ a16] | cis4 a8.[ a16] cis4 a8.[ a16] | a2^+ 4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | a1~^+ | a~^+ | % fin unisson
a2^+ r2\fermata |\break
\key d\major \time 2/2
\repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a,8[ a] | d4.\ff e8 % unisson
fis4 e4^+ | d4 a b_+ a | \break
% p 13
d4. e8 fis4 e4\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis8[ b,] g'[ e] d4 cis\trill | % fin unisson
d2 r2 | R1 | R1 | R1 | R1 |\break
\repeat unfold 8 {R1} \break
% p 14
\repeat unfold 11 {R1} | r2 r4 a8[ a] |\break
d4.\ff e8 % unisson
fis4 e^+ | d a \once\stemUp b_+ a | d4.-! e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson
d4 d'2 d4 | b b2 b4 |\break
% p 15
g4 g2 g4~ | g2 a~ | a4 g fis e^+ | d d'2 d4 | b4 b~ \bar "" \break
b b | g g2 g4~ | g2 a~ | a4 g fis e^+ | d2 fis4 fis | fis2 4 4 | 2 d4 4 | 2 4 4 | 2 r4 \bar ".."
}
% SECONDS HAUTBOIS
hautboisB = {
r4 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ g]
% bois2 p 2
fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis,_+ g fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 r2 | \repeat unfold 23 {R1}
% bois2 p 3
r2 r4 a'8[ g] |
fis4.\ff d'8 %unis
d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |%fin unis
% bois2 p 4
\key d \minor
d2\p r2 | R1 | d4~\f d8.[ f16] f4~ f8.[ a16] | a4~ a8.[ d16] d4~ d8.[ f16] | g1~ | g2 g4-! r4 | R1 |
a,4-!\f cis-! e-! r4 | R1 | a,4-!\f d-! f-! r4 | r8 f4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ |
% bois2 p 5
e r8 r4 r2 | R1 | cis'2 d | e d | cis r2 |
\time 6/8
a2.~_\markup\italic\small"dolcé" | a~ | a~ |
a~ | a | r4 r8 f'4 r8 | r4 r8 d4 r8 | r4 r8 f4 r8 | r4 r8 d4 r8 | a2.~ | a~ | a~ | a~ | a~ | a\fermata |
% bois2 p 6
\time 4/4
R1 | R1 | R1 | R1 | g1\f | aes | f |
g | ees | f | d4 r4 r2 | r4 c'4-! fis4-! r4 |
% bois2 p 7
R1 | r4 e4 g-! r4 | b,1 | c | b | c |
b4 c b c | b2 r2 | R1 | R1 | c,4~\f c8.[ e16] e4~ e8.[ a16] | e4~ e8.[ a16] a4~ a8.[ c16] | d1~ | d2 d4-! r4 |
% bois2 p 8
R1 | e,4-!\f gis-! b-! r4 | R1 | e,4-! a-! c-! r4 | r8 c'4 %unis
b a gis8~ | gis e4 d c b8~ |%fin unis
b r8 r4 r2 |
R1 | gis'2 a | b a | gis r2 | \time 6/8
e,2.~_\markup\italic\small"dolcé" e~ | e~ | e~ |
% bois2 p 9
e | \repeat unfold 2 {r4 r8 c'4 r8 | r4 r8 a4 r8} | e2.~ | e~ | e~ | e~ | e~ | e\fermata |
\time 4/4
R1 | R1 | R1 | R1 | d'1\f | ees | c |
% bois2 p 10
d | bes | c | a4 r4 r2 | r4 g4-!\f cis-! r4 |
R1 | r4 b4-!\f d-! r4 | a1 | bes | a | bes |
% bois2 p 11
a4 bes a bes | a2 r2 | r8 bes'16[ bes] %unis
bes8[-! bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 { bes16 } } |%fin unis
bes4-! r4 r2 | bes,2.\p( bes8[ g])( g2) r2 |
R1 | cis2.\p( cis8[)( a] | a2) r2 | r2 a2\p( | b1) | cis | r2 cis2(\p | d1) | gis, | R1 | R1 | r2 cis,4\ff 8.[_\markup\italic\small"et Marqués" 16] | 2 e4 8.[ 16] |
% bois2 p 12
e2 %unis
cis'4 8.[ 16] | \repeat unfold 2 { cis2 4 8.[ 16] | e4 cis8.[ 16] e4 cis8.[ 16] } | cis1~^+ | cis~^+ |%fin unis
cis2^+ r2\fermata |
\time 2/2 \key d \major
\repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ g] | fis4.\ff d'8 %unis
d4 cis^+ | d fis, g_+ fis |
% bois2 p 13
fis4. d'8 d4 cis\trill | d2 a4 a4~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura g8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ |%fin unis
d2 r2 | \repeat unfold 23 {R1}
% bois2 p 14 [...]
r2 r4 a'8[ g] |
fis4.\ff d'8 %unis
d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4.-! d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |%fin unis
d4 fis'2 d4~ | d d2 b4~ |
% bois2 p 15
b b2 b4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis e d cis^+ | d fis2 d4~ | d d~
d b~ | b b2 b4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis e d cis^+ | d2 a4 4 | 2 4 4 | 2 fis4 4 | 2 4 4 | 2 r4
}
% PREMIERS CORS
corsA = {
r4 | \repeat unfold 8 {R1} |
% corsa p 2
c2^\ff g4 g | g2 c4 c | c2 g4 g | g2 g | g g4 c | g2 c | c c4 g | g2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} |
% corsa p 3
\repeat unfold 10 {R1}
c2^\ff g4 g | g2 c4 c | c2 g4 g | g2 g~ | g g4 c | g2 c | c c4 g |
% corsa p 4
g1~^\p | g~ | g4~^\f 8.[ 16] \repeat unfold 3{ 4~ 8.[ 16]} | c4 c c c | c c c-! r4 | R1 |
g4 g g-! r4 | R1 | c,4^\f c c-! r4 | g'1~ | g~
% corsa p 5
g~ | g | \repeat unfold 8 {g4-!} | g2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 15 {R1*6/8}
% corsa p 6
\time 4/4
\repeat unfold 12 {R1}
% corsa p 7
R1 | R1 | d'1~ | d~ | d~ | d |
d4 d d d | d2 r2 | d1^\p | d | d4~^\f d8.[ 16] \repeat unfold 3 {d4~ d8.[ 16]} | g4 g g g | g g g r4 |
% corsa p 8
R1 | d4\f d d-! r4 | R1 | g,4^\f g g-! r4 | d'1~ | d~ | d~ |
d~ | d4 d d d | d d d d | d2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*3/4} |
% corsa p 9
R1*3/4\fermata |
\time 4/4
\repeat unfold 14 {R1}
% corsa p 10
c1~ | c~ | c~ | c |
% corsa p 11
c4 c c c | c2 r2 | \repeat unfold 20 {R1} |
r2 g4^\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% corsa p 12
2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata |
\time 2/2
\repeat unfold 8 {R1} | c2\ff g4 g | g2 c4 c |
% corsa p 13
c2 g4 g | g2 g~ | g g4 c4 | g2 c | c c4 g | g2 r2 |
\repeat unfold 24 {R1}
% corsa p 14
c2 g4 g | g2 c4 c | c2-! g4 g | g2 g~ | g g4 c | g2 c | c c4 g | g2 g'2 | f f~ |
% corsa p 15
f f | d c4 c | c c c g | g2 g' | f
f~ | f f | d c4 c | c c c g | g2 c4 c | \repeat unfold 3 {c2 c4 c} | c2 r4
}
% SECONDS CORS
corsB = {
r4 | \repeat unfold 8 {R1} |
% corsb p 2
c2\ff g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g, | g g'4 c | g2 c | c g4 g | g2 r2 | \repeat unfold 14 {R1}
% corsb p 3
\repeat unfold 10 {R1}
c,2\ff g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c | g2 c | c g4 g |
% corsb p 4
g1~\p | g~ | g4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3{ 4~ 8.[ 16]} | c,4 c c c | c c c-! r4 | R1 |
g'4 g g-! r4 | R1 | c,4\f c c-! r4 | g'1~ | g~
% corsb p 5
g~ | g | \repeat unfold 8 {g4-!} | g2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 15 {R1*6/8}
% corsb p 6
\time 4/4
\repeat unfold 12 {R1}
% corsb p 7
R1 | R1 | d'1~ | d~ | d~ | d |
d4 d d d | d2 r2 | d1\p | d | d4~\f d8.[ 16] \repeat unfold 3 {d4~ d8.[ 16]} | g,4 g g g | g g g r4 |
% corsb p 8
R1 | d'4\f d d-! r4 | R1 | g,4\f g g-! r4 | d'1~ | d~ | d~ |
d~ | d4 d d d | d d d d | d2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*3/4} |
% corsb p 9
R1*3/4\fermata |
\time 4/4
\repeat unfold 14 {R1}
% corsb p 10
c1~ | c~ | c~ | c |
% corsb p 11
c4 c c c | c2 r2 | \repeat unfold 20 {R1} |
r2 g,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% corsb p 12
2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata |
\time 2/2
\repeat unfold 8 {R1} | c2\ff g'4 g | g2 c,4 c |
% corsb p 13
c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c4 | g2 c | c g4 g | e2 r2 |
\repeat unfold 24 {R1}
% corsb p 14
c2 g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c | g2 c | c g4 g | g2 e'~ | e e |
% corsb p 15
d d | g, g4 g | c c g g | e2 e'~ | e
e | d d | g, g4 g | c c g g | g2 \repeat unfold 4 {c,4 c c2} r4
}
% ALTO
alto = {
r4 | a1~\pp | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |
% alto p 2
a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis2 d4\p a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ |
d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 a'4. gis8 | a4 e2 e4 | e4^+ d b'4. ais8 | b4 fis2 fis4 | e2 e~ | e a4. gis8 | a4 e2 a,4 |
% alto p 3
b4 f' e d | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | a,1~ | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a2~ | a1 | a | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |
a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | c e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g |
% alto p 4
\key d \minor
f8[\p f f f] \repeat unfold 3 { \repeat tremolo 4 f8 } | f4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 {f4~ 8.[ 16]} | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 d4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees)[( d cis d]) |
e,16[\f e e e] a[ a a a] cis4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees)[( d cis d]) | e,16[\f e e e] a[ a a a] d4-! r4 | a8 a4 %colbas
4 4 8~ | a8 4 4 4 8~|
% alto p 5
8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8 | \repeat unfold 8 {a4-!} | %fin colbas
a2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | R1*3/4\fermata |
% alto p 6
\time 4/4 R1 | R1 | d2\f f8[ f aes aes] | \repeat tremolo 4 aes8 \repeat tremolo 4 aes8 | g8[ g g g] g[ g c, g'] | aes[ aes f e] f[ aes c, aes'] | f[ f f f] f[ f bes, f'] |
g[ g ees d] ees[ g bes, g'] | ees[ ees ees ees] ees[ ees aes, ees'] | f[ f d c] d[ f aes, f'] | d4 d2\p d4~ | d4 d8[\f d] d4-! r4 |
% alto p 7
g4 g2\p g4~ | g4 g8[\f g] g4-! r4 | \repeat unfold 2 { e8[ gis gis gis] gis4 e8[ e] | e[ e a a] e4 e8[ e] } |
e4 a, e' a, | e'2 r2 | c8[\p c c c] c[ c c c] | \repeat tremolo 4 c8 \repeat tremolo 4 c8 | c4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { c4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] % faut remplir...
\repeat tremolo 8 a16 \repeat tremolo 8 a16 a4-! r4 |
% alto p 8
r8 a'8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 b,16\f \repeat tremolo 4 e16 gis4-! r4 | r8 a8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | c,4-!\f e-! a-! r4 | e8 e4 %colbas
e4 \repeat unfold 3 {e4 8~ | 8 4 4}
e4 e8 | \repeat unfold 8 {e4-!} |%fin colbas
e2 r2
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*3/4}
% alto p 9
R1*3/4\fermata |
\time 4/4
R1 | R1 | \repeat tremolo 4 a8 c8[ c ees ees] | \repeat tremolo 4 ees8 \repeat tremolo 4 ees8 | d8[ d d d] d[ d g, d'] | ees[ ees c b] c[ ees g, ees'] | c[ c c c] c[ c f, c'] |
% alto p 10
d[ d bes a] bes[ d f, d'] | bes[ bes bes bes] bes[ bes ees, bes'] | c[ c a g] a[ c ees, c'] | a4 a2\p a4~ | a a8[\f a] a4-! r4 |
d,4 d2\p d4~ | d d8[\f d] d4-! r4 |\repeat unfold 2 { d8[ fis fis fis] fis4 d8[ d] | d[ d g g] d4 d8[ d] } |
% alto p 11
d4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[\ff-! bes] % colbas
bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 8 bes16} | % fin colbas
bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[\f bes e] |
g2 r2 |%colbas
R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[ b d] |%fin colbas
f2 r2 | R1 | r2 e4\ff 8.[ 16] | 2 a,4 8.[ 16] |
% alto p 12
2 4 8.[ 16] | 2 e'4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata |
\time 2/2 \key d\major
a,1~\p | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a2~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d |
% alto p 13
a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis2 d4\p a4~ |
a g2 d'4~ | \repeat unfold 3 { d2 d4 a~ |
a g2 d'4~ } | d2 a'4. gis8 | a4 e2 e4 | e^+ d b'4. ais8 | b4 fis2 fis4 | e2 e2~ |
% alto p 14
e a4. gis8 | a4 e2 a,4 | b fis' e d | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | a,1~ | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a~ | a1~ | a~ | a~ | a8^[ a'_[ a b] a[ g fis e] |
a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis8[ fis a a] fis[ fis fis fis] | fis[ fis fis fis] fis[ fis d d] |
% alto p 15
\repeat tremolo 4 d8 b8[ b e e] | \repeat tremolo 4 e8 fis8[ fis d d] | d[ d d d] a'[ a g g] | fis[ fis a a] \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 fis8
fis8[ fis d d] | \repeat tremolo 4 d8 a8[ a d d] | \repeat tremolo 4 e8 fis8[ fis d d] | \repeat tremolo 4 d8 a'8[ a g g] | fis2 d4 4 | 2 4 4 | 2 a4 4 | 2 4 4 | 2 r4
}
% PREMIERS BASSONS
bassonsA = {
r4 | \repeat unfold 8 {R1} |
% bassonsa p 2
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1}
% bassonsa p 3
\repeat unfold 10 {R1}
d4.\ff e8 %colbas
a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas
% bassonsa p 4
\key d\minor
d8[\p d] %colbas
d[ d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 % fin colbas
d4-! r4 | R1 | %colbas
e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 |% fin colbas
R1 | %colbas
f'16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 % fin colbas
8~ |
% bassonsa p 5
a f''4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ | e4 a,-! %colbas
\repeat unfold 6 {a4-!} |% fin colbas
a2 r2 |
\time 6/8 f'4.(^\markup\italic"dolcé"_\markup\italic"Solo" f4) e8^+ | f4 g8 \appoggiatura bes8 a4 g8 | \appoggiatura g8 f4 e8 \appoggiatura e8 f4.~ |
f4 g8 \appoggiatura bes8 a4 g8 | \grace g8 f4( e8) \grace e8 f4 f'8 | \repeat unfold 2 {g4( e8) r4 f8 | f4( d8) r4 f8} | f8[( e) d] a[( g) f] | f[( e) g] g[( f) a] | a[( g) bes] a[( g) f] | f[( e) g] g[( f) a] | a[ g bes] a[ g f] | cis2._\fermata |
% bassonsa p 6
\time 4/4
R1 | R1 | f8[\f f f f] %colbas
f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] |
g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 |
% bassonsa p 7
b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, |
e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 %fin colbas
a4-! r4 |
% bassonsa p 8
R1 |%colbas
\repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e %fin colbas
e8~ | e c'4 b a gis8~ |
gis e'4 d c b8~ | b4 e,4-! %colbas
\repeat unfold 6 {e-!} |%fin colbas
e2 r2 |
% time 6/8
c4.~^\markup\italic\small"solo"_\markup\italic\small"dolcé" c4 b8_+ | c4 d8 \appoggiatura f8 e4 d8 | \appoggiatura d8 c4 b8 \appoggiatura b8 c4.~ | c4 d8 \appoggiatura f8 e4 d8 |
% bassonsa p 9
\appoggiatura d8 c4 b8 c4 c'8 | \repeat unfold 2 {d4( b8) r4 c8 | c4( a8) r4 c8 } | c8[( b) a] e[( d) c] | c[( b) d] d[( c) e] | e[( d) f] e[( d) c] | c[( b) d] d[( c) e] | e[( d) f] e[( d) c] | gis2.\fermata |
\time 4/4
R1 | R1 | c'8[\f c c c] %colbas
c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] |
% bassonsa p 10
d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 |
fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, |
% bassonsa p 11
d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 |
\tempo 4 = 102
r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% bassonsa p 12
a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ |%fin colbas
2 r2\fermata |
}
% SECONDS BASSONS
bassonsB = {
r4 | \repeat unfold 8 {R1} |
% bassonsb p 2
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1}
% bassonsb p 3
\repeat unfold 10 {R1}
d4.\ff e8 %colbas
a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas
% bassonsb p 4
\key d\minor
d8[\p d] %colbas
d[ d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 % fin colbas
d4-! r4 | R1 | %colbas
e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 |% fin colbas
R1 | %colbas
f'16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 % fin colbas
8~ |
% bassonsb p 5
a f''4 % unis
e d cis8~ | cis a4 g f e8~ |% fin unis
e4 a,-! %colbas
\repeat unfold 6 {a4-!} |% fin colbas
a2 r2 |
\time 6/8
d2.~_\markup\italic"dolcé" | d~ | d~ |
d~ | d | \repeat unfold 2 {r4 r8 a'4 r8 | r4 r8 f4 r8} | a,2.~ | a~ | a~ | a~ | a~ | a^\fermata
% bassonsb p 6
\time 4/4
R1 | R1 | f'8[\f f f f] %colbas
f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] |
g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 |
% bassonsb p 7
b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, |
e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 %fin colbas
a4-! r4 |
% bassonsb p 8
R1 |%colbas
\repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e %fin colbas
e8~ | e c'4 %unis
b a gis8~ |
gis e'4 d c b8~ |%fin unis
b4 e,4-! %colbas
\repeat unfold 6 {e-!} |%fin colbas
e2 r2 |
% time 6/8
a,2.~_\markup\italic\small"dolcé" | a~ | a~ | a~ |
% bassonsb p 9
a | \repeat unfold 2 {r4 r8 e'4 r8 | r4 r8 c4 r8} | e,2.~ | \repeat unfold 4 {e~} | e\fermata |
\time 4/4
R1 | R1 | c''8[\f c c c] %colbas
c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] |
% bassonsb p 10
d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 |
fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, |
% bassonsb p 11
d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 |
\tempo 4 = 102
r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% bassonsb p 12
a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ |%fin colbas
2 r2\fermata |
}
% BASSE CONTINUE
bcontinue = {
r4 | d1~\pp | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |\break
% bcont p 2
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d,1~\p | d~ | d~ | d~ |\break
d~ | d~ | d~ | d~ | d2 cis'4. b8 | a2 cis | d d4. cis8 | b2 dis | e e,~ | e1~ | e2 cis' |\break
% bcont p 3
d2 e | a,8[ a' a b] a[ g fis e] | d,1~ | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |\break
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |\break
% bcont p 4
\key d\minor
\set Score.tempoHideNote = ##t
\tempo 4 = 120
d8[\p d d d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 d4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees[)^( d cis d]) |\break
e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 | r8 d8[\p_( cis d] ees[)_( d cis d]) | f16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8~ |\break
% bcont p 5
8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8 | \repeat unfold 8{a4-!} | a2 r2 |
\tempo 4 = 85
\clef bass \time 6/8
R1*3/4 | R1*3/4 | R1*3/4 |\break
\repeat unfold 11 {R1*3/4} | R1*3/4\fermata |\break
% bcont p 6
\tempo 4 = 120
\time 4/4
R1 | R1| f'8[\f f f f] f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] |\break
g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 |\break
% bcont p 7
b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, |
e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] % corr faut ça pour remplir mesure (ou remplace par a8)
\repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 a4-! r4 |
% bcont p 8
r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e e8~ | e e4 e e e8~ |
e e4 e e e8 | \repeat unfold 8 {e4-!} | e2 r2
\time 6/8
\tempo 4 = 85
\repeat unfold 14 {R1*3/4} |
% bcont p 9
% [...]
R1*3/4\fermata |
\time 4/4
\tempo 4 = 120
R1 | R1 | c'8[\f c c c] c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] |
% bcont p 10
d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 |
fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, |
% bcont p 11
d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 |
\tempo 4 = 102
r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% bcont p 12
a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata |
\time 2/2 \key d \major
\tempo 4 = 95
d,1~\p | d~ | d~ | d2 a'2~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | d4.\ff g8 a4 a, | d d2 d4 |
% bcont p 13
d4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d,1~\p | d~ | d~ | d~ | d~ |
d~ | d~ | d~ | d2 cis'4. b8 | a2 cis | d2 4. cis8 | b2 dis | e e,~ |
% bcont p 14
e1~ | e2 cis' | d e | a,8[ a' a b] a[ g fis e] | d,1~ | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4.-! g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d8[ d d d] d[ d d d] | g[ g g g] g[ g g g] |
% bcont p 15
\repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d,8 \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 g8
\repeat tremolo 4 g8 | \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | d,2 4 4 | \repeat unfold 3 {d,2 d'4 4} | d,2 r4
}
\score { % SCORE AFFICHAGE
\layout {
\context {
\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
}
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
}}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff <<
\key d \major
\relative c'' { \tempo\markup\italic{"Allegretto Soutenato"}
\violonsA
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\relative c'' {
\violonsB
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\relative c'' {
\hautboisA
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\relative c'' {
\hautboisB
}>>
\new Staff <<
\relative c'' {
\voiceOne \corsA
}
\new Voice {
\relative c' {
\voiceTwo \corsB
}}>>
\new Staff <<
\key d \major
\clef alto
\relative c' {
\alto
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\clef F
\relative c {
\bassonsA
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\clef F
\relative c {
\bassonsB
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\clef F
\relative c, {
\bcontinue
}>>
>> % FIN STAFFgROUP
} % FIN SCORE aFFICHAGE
\header {tagline = ##f}
\paper {
ragged-bottom = ##t
print-page-number = ##f
}
\score { % SCORE MIDI
\midi {
\tempo 4 = 95
}
\new StaffGroup <<
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="lead 2 (sawtooth)"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\violonsA
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="lead 2 (sawtooth)"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\violonsB
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "lead 1 (square)"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\hautboisA
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "lead 1 (square)"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\hautboisB
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="overdriven guitar"
\transpose c d {
\relative c'' {
\corsA
}}
\new Voice {
\transpose c d {
\relative c' {
\corsB
}}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="pad 2 (warm)"
\relative c' {
\unfoldRepeats {
\alto
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="synthbrass 1"
\relative c {
\unfoldRepeats {
\bassonsA
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="synthbrass 1"
\relative c {
\unfoldRepeats {
\bassonsB
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="synthstrings 1"
\relative c, {
\unfoldRepeats {
\bcontinue
}}>>
>>
}% FIN SCORE MIDI
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15797651
15797650
2026-05-20T01:23:35Z
Psephos
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transcrip de base terminée 💀
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{{c|'''LE DÉSERTEUR'''|fs=200%|sp=2px}}
{{c|''DRAME''|fs=175%|m=1rem|sp=1px}}
{{c|en Trois Actes|fs=200%|mb=2rem|sp=1px}}
{{t3|'''OUVERTURE'''|mb=2.5rem|sp=0.1em}}
<score sound raw>
% PREMIERS VIOLONS
violonsA = {
\partial 4 a8[\pp a] | d4. e8 fis4 e\trill | d a b\trill a | d4. e8 fis4 e\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e'4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] |
% p 2
d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( g,) g' e] d4 cis^+ | d2 \appoggiatura cis8\p b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 |
a2 \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a4 a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 e'4. d8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8[ b] a4 g | \appoggiatura a8 g4 fis fis'4. e8 | \appoggiatura e8 d4 d8[ cis] b4 a | \appoggiatura a8 gis2 b4 c8[ a] | b2 e4. d8 | \appoggiatura d8 c4 b a' e |
% p 3
\appoggiatura g8 fis4 e8[ d] cis4 b^+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | d'4. e8 fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] |
d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ |
% p 4
\key d\minor
d,16[\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 \repeat tremolo 8 d16 | d4~\f d8[ f16 a] d,4~ d8[ a'16 d] | d,4~ d8[ d'16 f] d,4~ d8[ f'16 a] | bes16[ bes bes bes] bes[ bes bes bes] \repeat tremolo 8 bes16 | \repeat tremolo 8 bes16 bes4-! r4 | r8 d,,8[_(\p cis d] ees)[_( d cis d)] |
cis'16[\f cis cis cis] e[ e e e] g4-! r4 | r8 d,8[_(\p cis d] ees)[_( d cis d)] | d'16[\f d d d] f[ f f f] a4-! r4 | r8 a4 g f e8~ | e f4 e d cis8~ |
% p 5
cis a4 g f e8~ | e f4 e d cis8 | a8.[ cis16]( e4) a,8.[ d16]( f4) | a,8.[ e'16]( g4) a,8.[ f'16]( a4) | a,2 r2 |
\clef treble \time 6/8
R1*6/8^\markup\italic\large{Pastorelle} |
\repeat unfold 14 {R1*6/8}
% p 6
\time 4/4
f'1\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} | aes | b16[\f b b b] \repeat tremolo 4 b16 \repeat tremolo 8 b16 | \repeat tremolo 8 f'16 aes16[ aes aes aes] \repeat tremolo 4 f16 | e16[ e c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c e e] g[ g e e] | f[ f c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c f f] aes[ aes f f] | d[ d bes bes] \repeat tremolo 4 bes16 bes16[ bes d d] f[ f d d] |
ees[ ees bes bes] \repeat tremolo 4 bes16 bes16[ bes ees ees] g[ g ees ees] | c[ c aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes c c] e[ e c c] | d[ d aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes d d] f[ f d d] | b8[ g'^\(_\p fis g] aes[ g fis g] | fis4\) a16[\f a a a] c4-! r4 |
% p 7
r8 f,8[\p^( e f] g)[^( f e f] | e4) g16[\f g g g] c4-! r4 | <e,, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ gis'16 gis] b[ b gis gis] | <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 <e c'>8[ a'16 a] c[ c a a] | <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ gis'16 gis] b[ b gis gis] | <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 <e c'>8[ a'16 a] c[ c a a] |
<e, b' gis'>4 <e c' a'>4 <e b' gis'>4 <e c' a'>4 | <e b' gis'>2 r2 | a,16[\p a a a] a[ a a a] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 a16} | a4~\f a8[ c16 e] a,4~ a8[ e'16 a] | a,4~ a8[ a'16 c] a,4~ a8[ c'16 e] | f[ f f f] \repeat tremolo 4 f16 \repeat tremolo 8 f16 | \repeat tremolo 8 f16 f4-! r4 |
% p 8
r8 a,,8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 gis'16\f \repeat tremolo 4 b16 d4-! r4 | r8 a,8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 a'16\f \repeat tremolo 4 c16 e4-! r4 | r8 e'4 d c b8~ | b c4 b a gis8~ | gis e4 d c b8~ |
b c4 b a gis8 | e8.[ gis16]( b4) e,8.[ a16]( c4) | e,8.[ b'16]( d4) e,8.[ c'16]( e4) | e,2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*6/8}
% p 9 [...]
R1*6/8\fermata
a'1\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} | ees | fis16[\f fis fis fis] \repeat tremolo 4 fis16 \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 c16 \repeat tremolo 4 ees16 \repeat tremolo 4 c16 | b16[ b g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g b b] d[ d b b] | c[ c g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g c c] ees[ ees c c] | a[ a f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f a a] c[ c a a] |
% p 10
bes[ bes f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f bes bes] d[ d bes bes] | g[ g ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees g g] bes[ bes g g] | a[ a ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees a a] c[ c a a] | gis8[\p( d cis d] ees[ d c d]) | cis4 e16[\f e e e] g4-! r4 |
r8 c,8[^(\p b c] d)[( c b c] | b4) d16[\f d d d] g4-! r4 | <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 <d a'>8[ fis'16 fis] a[ a fis fis] | <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 <d bes'>8[ g'16 g] bes[ bes g g] | <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 <d a'>8[ fis'16 fis] a[ a fis fis] | <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 <d bes'>8[ g'16 g] bes[ bes g g] |
% p 11
<d, a' fis'>4 <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> | <d a' fis'>2 r2 | r8 bes''16[-!\ff bes]-! bes8[-!_\markup\italic{et detachés} bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 bes16 } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,,16[\f bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | r2^\markup\italic\large{All.º Marqués} a4\ff a8.[_\markup\italic{et marqués} a16] | a2 cis4 8.[ 16] |
% p 12
cis2 e4 8.[ 16] | e2 a4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | 2^+ 4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | a1~^+ | a~^+ | a2^+ r4\fermata a,8[ a] |
\time 2/2 \key d \major
d4.^\p_\markup\italic\large{Allegretto Soutenato} e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a |
% p 13
d4. e8 fis4 e^\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis8[ b,] g'[ e] d4 cis^\trill | d2 \appoggiatura cis8\p b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a4 a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 |
\appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 e'4. d8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8[ b] a4 g | \appoggiatura a8 g4 fis fis'4. e8 | \appoggiatura e8 d4 d8[ cis] b4 a | \appoggiatura a8 gis2 b4 c8[ a] |
% p 14
b2 e4. d8 | \appoggiatura d8 c4^+ b a' e | \appoggiatura g8 fis4 e8[ d] cis4 d^+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | d'4. e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] |
d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4.-! e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | d8.[ d16] d'16[ cis b a] d[ cis b a] d[ cis b a] | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'[ a g fis]} |
% p 15
g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] fis4 e^+ | d8.[ d16] \repeat unfold 3 {d'[ cis b a]} | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'16[ a g fis]}
| g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] fis4 e^+ | d4 a'8[ d] <d,, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d,, a' fis'>4 4 | 4 a'8[ d] <a, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d, fis a>4 4 | 2 r4
}
% SECONDS VIOLONS
violonsB = {
a8[\pp g] | fis4. g8 a4 g_\trill | fis fis g_\trill fis | fis4. g8 a4 g_\trill | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] |
% violon2 p 2
fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis,_+ g fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 \appoggiatura a'8\p g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 |
fis2 \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 fis2 a4 e~ | e2 e8 a,4 a8~ | a2 b'4 fis~ | fis2 fis8 b,4 b8~ | b2 gis'4 a8[ fis] | gis2 c4. b8 | \appoggiatura b8 a4_+ gis e' \appoggiatura d8 cis4 |
% violon2 p 3
a4. b8 a4 gis_+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | fis4. g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 g4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] |
fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |
% violon2 p 4
\key d \minor
d16[\p d d d] d[ d d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 d16} | d4~\f d8[ d16 f] d4~ d8[ f16 a] | d,4~ d8[ a'16 d] d,4~ d8[ d'16 f] | g16[ g g g] g[ g g g] \repeat unfold 2 {\repeat tremolo 8 g16} g4-! r4 | r8 d,[(\p cis d] ees)[( d cis d]) |
g16[\f g g g] e[ e e e] cis4-! r4 | r8 d8[(\p cis d] ees)[( d cis d]) | a'16[\f a a a] f[ f f f] d4-! r4 | r8 f'4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ |
% p 5
e8 a4 % unis
g f e8~ | e f4 e d cis8 |% fin unis
a8.[ a16]( cis4) a8.[ a16]( d4) | a8.[ cis16]( e4) a,8.[ d16]( f4) | a,2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 15 {R1*3/4} |
% violon2 p 6
\time 4/4
R1 | f'1\p | \repeat tremolo 8 aes16\f \repeat tremolo 8 aes16 | \repeat tremolo 8 d16 \repeat tremolo 4 f16 \repeat tremolo 4 d16 | g,16[ g e e] \repeat tremolo 4 e16 e16[ e c' c] e[ e c c] | c[ c aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes c c] f[ f c c] | f,[ f d d] \repeat tremolo 4 d16 d16[ d bes' bes] d[ d bes bes] |
bes[ bes g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g bes bes] ees[ ees bes bes] | ees,[ ees c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c aes' aes] c[ c aes aes] | aes[ aes f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f aes aes] d[ d aes aes] | d,4 b'2\p b4( | c) c16[\f c c c] fis4-! r4 |
% violon2 p 7
g,4 d'2\p d4( | c) e16[\f e e e] g4-! r4 | <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ b'16 b] d[ d b b] | % unis
<e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 % fin unis
<e c'>8[ c'16 c] e[ e c c] | % unis
<e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 % fin unis
<e b'>8[ b'16 b] d[ d b b] | % unis
<e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 % fin unis
<e c'>8[ c'16 c] e[ e c c] |
<e, b' gis'>4 <e c' a'> <e b' gis'> <e c' a'> | % fin unis
<e b' gis'>2
<<{\voiceOne r2}\new Voice{\voiceTwo r2}\new Voice{\voiceFour r2}>>\oneVoice |
a,16[\p a a a] a[ a a a] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 a16} | a4~\f a8[ a16 c] a4~ a8[ c16 e] | a,4~ a8[ e'16 a] a,4~ a8[ a'16 c] | \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 d16} d4-! r4 |
% violon2 p 8
% unis
r8 a,8[^\( gis a] bes[ a gis a]\) |% fin unis
\repeat tremolo 4 d16\f \repeat tremolo 4 b16 gis4-! r4 |% unis
r8 bes8[\p^\( gis a] bes[ a gis a]\) |% fin unis
\repeat tremolo 4 e'16\f \repeat tremolo 4 c16 a4-! r4 | r8 c''4 b a gis8~ | gis e4 d c b8~ | b e4 %unis
d c b8~ |
b c4 b a gis8 |%fin unis
e8.[ e16]( gis4) e8.[ e16]( a4) | e8.[ gis16]( b4) e,8.[ a16]( c4) | e,2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*6/8}
% violon2 p 9 [...]
R1*6/8\fermata |
\time 4/4
R1 | a1\p | \repeat tremolo 8 ees'16\f \repeat tremolo 8 ees16 | \repeat tremolo 8 a16 \repeat tremolo 4 c16 \repeat tremolo 4 a16 | d,16[ d b b] \repeat tremolo 4 b16 b16[ b g' g] b[ b g g] | g[ g ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees g g] c[ c g g] | c,[ c a a] \repeat tremolo 4 a16 a16[ a f' f] a[ a f f] |
% violon2 p 10
f16[ f d d] \repeat tremolo 4 d16 d16[ d f f] bes[ bes f f] | bes,[ bes g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g ees' ees] g[ g ees ees] | ees[ ees c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c ees ees] a[ a ees ees] | a,4 fis2\p fis4( | g) g16[\f g g g] cis4-! r4 |
d,4 a'2\p a4( | g) b16[\f b b b] d4-! r4 | % unis
<d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 % fin unis
<d a'>8[ a'16 a] c[ c a a] | % unis
<d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 % fin unis
<e bes'>8 bes'16 bes] d[ d bes bes] |% unis
<d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 % fin unis
<d a'>8[ a'16 a] c[ c a a] | % unis
<d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 % fin unis
<e bes'>8 bes'16 bes] d[ d bes bes] |
% violon2 p 11
% unis
<d, a' fis'>4 <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> | <d a' fis'>2 r2 | r8 bes''16[-!\ff bes]-! bes8[-!_\markup\italic{et detachés} bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 bes16 } | % fin unis
bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 % unis
g,,16[\f bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | % fin unis
f2 r2 | R1 | r2 cis4 8.[ 16] | cis2 e4 8.[ 16] |
% violon2 p 12
e2 cis'4 8.[ 16] | \repeat unfold 2 { cis2 4 8.[ 16] | e4 cis8.[ 16] e4 cis8.[ 16] } | cis1~^+ | cis~^+ | cis2^+ r4\fermata a8[ g] |
\time 2/2 \key d \major
fis4.\p g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis |
% violon2 p 13
fis4. d'8 d4 cis\trill | d2 a4 a4~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura g8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 \appoggiatura a'8\p g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 |
\appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 a4 e~ | e2 e8 a,4 a8~ | a2 b'4 fis4~ | 2 8 b,4 8~ | 2 gis'4 a8[ fis] |
% violon2 p 14
gis2 c4. b8 | a4_+ gis e' \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura b8 a4. b8 a4 gis4_+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | fis4. g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] |
fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4.-! d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ | d8.[ d'16] %unis
d'16[ cis b a] d[ cis b a] d[ cis b a] | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'[ a g fis]} |
% violon2 p 15
g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] %fin unis
d4 cis^+ | % unis
d8.[ d16] \repeat unfold 3 {d'[ cis b a]} | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'16[ a g fis]}
| g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] d4 cis^+ | % unis
d4 a'8[ d] <d,, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d,, a' fis'>4 4 | 4 a'8[ d] <a, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d, fis a>4 4 | % fin unis
2 r4
}
% PREMIERS HAUTBOIS
hautboisA = {
r4 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ a]
% p 2
d4.\ff e8 %unisson
fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( g,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson
d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1}
% p 3
\repeat unfold 9 {R1} | r2 r4 a8[ a] |
d4.\ff e8 %unisson
fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson
% p 4
\key d \minor
d2\p r2 | R1 | f,4~ f8.[ a16] a4~ a8.[ d16] | d4~ d8.[ f16] f4~ f8.[ a16] | bes1~ | bes2 bes4-! r4 | R1 |
cis,4-!\f e-! g-! r4 | R1 | d4-!\f f-! a-! r4 | r8 a4 g f e8~ | e f4 e d cis8~ |
% p 5
cis r8 r4 r2 | R1 | e2 f | g f | e r2 |
\clef treble \time 6/8
d4.~^\markup\italic{dolcé}_\markup\italic{solo} d4 cis8^+ | d4 e8 \appoggiatura g8 f4 e8 | \appoggiatura e8 d4 cis8 \appoggiatura cis8 d4.~ |
d4 e8 \appoggiatura g8 f4 e8 | \appoggiatura e8 d4 cis8 \appoggiatura cis8 d4 d8 | bes'4( g8) r4 d8 | a'4( f8) r4 d8 | bes'4( g8) r4 d8 | a'4( f8) r4 a8 | a8[( g) f] f[( e) d] | d[( cis) e] e[( d) f] | f[( e) g] f[( e) d] | d[( cis) e] e[( d) f] | f[( e) g] f[( e) d] | a'2.\fermata |
% p 6
\time 4/4
R1 | R1 | R1 | R1 | e1\f | f | d |
ees | c | d | b4 r4 r2 | r4 a'4-!\f c-! r4 |
% p 7
R1 | r4 g4\f c-! r4 | gis1 | a | gis | a |\break
gis4 a gis a | gis2 r2 | R1 | R1 | e,4~\f e8.[ a16] a4~ a8.[ c16] | a4~ a8.[ c16] c4~ c8.[ e16] | f1~ | f2 f4-! r4 |\break
% p 8
R1 | gis,4-! b-! d-! r4 | R1 | a4-!\f c-! e-! r4 | r8 e'4 % unisson
d c b8~ | b c4 b a gis8~ | % fin unisson
gis r8 r4 r2 |\break
R1 | b2 c | d c | b r2 |
\time 6/8
a,4.~^\markup\italic{Solo}_\markup\italic{dolcé} a4 gis8_+ | a4 b8 \appoggiatura d8 c4 b8 | \appoggiatura b8 a4 gis8 \appoggiatura gis8 a4.~ | a4 b8 \appoggiatura d8 c4 b8 |\break
% p 9
\appoggiatura b8 a4 gis8 \appoggiatura gis8 a4 a8 | f'4( d8) r4 a8 | e'4( c8) r4 a8 | f'4( d8) r4 a8 | e'4( c8) r4 e8 | e8[( d) c] c[( b) a] | a[( gis) b] b[( a) c] | c[( b) d] c[( b) a] | a[( gis) b] b[( a) c] | c[( b) d] c[( b) a] | \grace d8 e2.\fermata |\break
\time 4/4
R1 | R1 | R1 | R1 | b'1\f | c | a |\break
% p 10
bes | g | a | fis4 r4 r2 | r4 e4-!\f g-! r4 |\break
R1 | r4 d4-!\f g-! r4 | fis1 | g | fis | g |\break
% p 11
fis4 g fis g | fis2 r2 | r8 bes16[ bes] % unisson
bes8[-!\ff bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 8 bes16} | % fin unisson
bes4-! r4 r2 | g2.(\p g8[ e])( e2) r2 |\break
R1 | e2.\p( e8[ cis])( | cis2) r2 | r2 a'2(\p | gis1) | g | r2 g2( | fis1) | f | R1 | R1 | r2 a,4\ff a8.[ a16] | a2 cis4 cis8.[ cis16] |\break
% p 12
cis2 % unisson
e4 e8.[ e16] | e2 a4 a8.[ a16] | cis4 a8.[ a16] cis4 a8.[ a16] | a2^+ 4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | a1~^+ | a~^+ | % fin unisson
a2^+ r2\fermata |\break
\key d\major \time 2/2
\repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a,8[ a] | d4.\ff e8 % unisson
fis4 e4^+ | d4 a b_+ a | \break
% p 13
d4. e8 fis4 e4\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis8[ b,] g'[ e] d4 cis\trill | % fin unisson
d2 r2 | R1 | R1 | R1 | R1 |\break
\repeat unfold 8 {R1} \break
% p 14
\repeat unfold 11 {R1} | r2 r4 a8[ a] |\break
d4.\ff e8 % unisson
fis4 e^+ | d a \once\stemUp b_+ a | d4.-! e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson
d4 d'2 d4 | b b2 b4 |\break
% p 15
g4 g2 g4~ | g2 a~ | a4 g fis e^+ | d d'2 d4 | b4 b~ \bar "" \break
b b | g g2 g4~ | g2 a~ | a4 g fis e^+ | d2 fis4 fis | fis2 4 4 | 2 d4 4 | 2 4 4 | 2 r4 \bar ".."
}
% SECONDS HAUTBOIS
hautboisB = {
r4 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ g]
% bois2 p 2
fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis,_+ g fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 r2 | \repeat unfold 23 {R1}
% bois2 p 3
r2 r4 a'8[ g] |
fis4.\ff d'8 %unis
d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |%fin unis
% bois2 p 4
\key d \minor
d2\p r2 | R1 | d4~\f d8.[ f16] f4~ f8.[ a16] | a4~ a8.[ d16] d4~ d8.[ f16] | g1~ | g2 g4-! r4 | R1 |
a,4-!\f cis-! e-! r4 | R1 | a,4-!\f d-! f-! r4 | r8 f4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ |
% bois2 p 5
e r8 r4 r2 | R1 | cis'2 d | e d | cis r2 |
\time 6/8
a2.~_\markup\italic\small"dolcé" | a~ | a~ |
a~ | a | r4 r8 f'4 r8 | r4 r8 d4 r8 | r4 r8 f4 r8 | r4 r8 d4 r8 | a2.~ | a~ | a~ | a~ | a~ | a\fermata |
% bois2 p 6
\time 4/4
R1 | R1 | R1 | R1 | g1\f | aes | f |
g | ees | f | d4 r4 r2 | r4 c'4-! fis4-! r4 |
% bois2 p 7
R1 | r4 e4 g-! r4 | b,1 | c | b | c |
b4 c b c | b2 r2 | R1 | R1 | c,4~\f c8.[ e16] e4~ e8.[ a16] | e4~ e8.[ a16] a4~ a8.[ c16] | d1~ | d2 d4-! r4 |
% bois2 p 8
R1 | e,4-!\f gis-! b-! r4 | R1 | e,4-! a-! c-! r4 | r8 c'4 %unis
b a gis8~ | gis e4 d c b8~ |%fin unis
b r8 r4 r2 |
R1 | gis'2 a | b a | gis r2 | \time 6/8
e,2.~_\markup\italic\small"dolcé" e~ | e~ | e~ |
% bois2 p 9
e | \repeat unfold 2 {r4 r8 c'4 r8 | r4 r8 a4 r8} | e2.~ | e~ | e~ | e~ | e~ | e\fermata |
\time 4/4
R1 | R1 | R1 | R1 | d'1\f | ees | c |
% bois2 p 10
d | bes | c | a4 r4 r2 | r4 g4-!\f cis-! r4 |
R1 | r4 b4-!\f d-! r4 | a1 | bes | a | bes |
% bois2 p 11
a4 bes a bes | a2 r2 | r8 bes'16[ bes] %unis
bes8[-! bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 { bes16 } } |%fin unis
bes4-! r4 r2 | bes,2.\p( bes8[ g])( g2) r2 |
R1 | cis2.\p( cis8[)( a] | a2) r2 | r2 a2\p( | b1) | cis | r2 cis2(\p | d1) | gis, | R1 | R1 | r2 cis,4\ff 8.[_\markup\italic\small"et Marqués" 16] | 2 e4 8.[ 16] |
% bois2 p 12
e2 %unis
cis'4 8.[ 16] | \repeat unfold 2 { cis2 4 8.[ 16] | e4 cis8.[ 16] e4 cis8.[ 16] } | cis1~^+ | cis~^+ |%fin unis
cis2^+ r2\fermata |
\time 2/2 \key d \major
\repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ g] | fis4.\ff d'8 %unis
d4 cis^+ | d fis, g_+ fis |
% bois2 p 13
fis4. d'8 d4 cis\trill | d2 a4 a4~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura g8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ |%fin unis
d2 r2 | \repeat unfold 23 {R1}
% bois2 p 14 [...]
r2 r4 a'8[ g] |
fis4.\ff d'8 %unis
d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4.-! d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |%fin unis
d4 fis'2 d4~ | d d2 b4~ |
% bois2 p 15
b b2 b4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis e d cis^+ | d fis2 d4~ | d d~
d b~ | b b2 b4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis e d cis^+ | d2 a4 4 | 2 4 4 | 2 fis4 4 | 2 4 4 | 2 r4
}
% PREMIERS CORS
corsA = {
r4 | \repeat unfold 8 {R1} |
% corsa p 2
c2^\ff g4 g | g2 c4 c | c2 g4 g | g2 g | g g4 c | g2 c | c c4 g | g2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} |
% corsa p 3
\repeat unfold 10 {R1}
c2^\ff g4 g | g2 c4 c | c2 g4 g | g2 g~ | g g4 c | g2 c | c c4 g |
% corsa p 4
g1~^\p | g~ | g4~^\f 8.[ 16] \repeat unfold 3{ 4~ 8.[ 16]} | c4 c c c | c c c-! r4 | R1 |
g4 g g-! r4 | R1 | c,4^\f c c-! r4 | g'1~ | g~
% corsa p 5
g~ | g | \repeat unfold 8 {g4-!} | g2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 15 {R1*6/8}
% corsa p 6
\time 4/4
\repeat unfold 12 {R1}
% corsa p 7
R1 | R1 | d'1~ | d~ | d~ | d |
d4 d d d | d2 r2 | d1^\p | d | d4~^\f d8.[ 16] \repeat unfold 3 {d4~ d8.[ 16]} | g4 g g g | g g g r4 |
% corsa p 8
R1 | d4\f d d-! r4 | R1 | g,4^\f g g-! r4 | d'1~ | d~ | d~ |
d~ | d4 d d d | d d d d | d2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*3/4} |
% corsa p 9
R1*3/4\fermata |
\time 4/4
\repeat unfold 14 {R1}
% corsa p 10
c1~ | c~ | c~ | c |
% corsa p 11
c4 c c c | c2 r2 | \repeat unfold 20 {R1} |
r2 g4^\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% corsa p 12
2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata |
\time 2/2
\repeat unfold 8 {R1} | c2\ff g4 g | g2 c4 c |
% corsa p 13
c2 g4 g | g2 g~ | g g4 c4 | g2 c | c c4 g | g2 r2 |
\repeat unfold 24 {R1}
% corsa p 14
c2 g4 g | g2 c4 c | c2-! g4 g | g2 g~ | g g4 c | g2 c | c c4 g | g2 g'2 | f f~ |
% corsa p 15
f f | d c4 c | c c c g | g2 g' | f
f~ | f f | d c4 c | c c c g | g2 c4 c | \repeat unfold 3 {c2 c4 c} | c2 r4
}
% SECONDS CORS
corsB = {
r4 | \repeat unfold 8 {R1} |
% corsb p 2
c2\ff g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g, | g g'4 c | g2 c | c g4 g | g2 r2 | \repeat unfold 14 {R1}
% corsb p 3
\repeat unfold 10 {R1}
c,2\ff g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c | g2 c | c g4 g |
% corsb p 4
g1~\p | g~ | g4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3{ 4~ 8.[ 16]} | c,4 c c c | c c c-! r4 | R1 |
g'4 g g-! r4 | R1 | c,4\f c c-! r4 | g'1~ | g~
% corsb p 5
g~ | g | \repeat unfold 8 {g4-!} | g2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 15 {R1*6/8}
% corsb p 6
\time 4/4
\repeat unfold 12 {R1}
% corsb p 7
R1 | R1 | d'1~ | d~ | d~ | d |
d4 d d d | d2 r2 | d1\p | d | d4~\f d8.[ 16] \repeat unfold 3 {d4~ d8.[ 16]} | g,4 g g g | g g g r4 |
% corsb p 8
R1 | d'4\f d d-! r4 | R1 | g,4\f g g-! r4 | d'1~ | d~ | d~ |
d~ | d4 d d d | d d d d | d2 r2 |
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*3/4} |
% corsb p 9
R1*3/4\fermata |
\time 4/4
\repeat unfold 14 {R1}
% corsb p 10
c1~ | c~ | c~ | c |
% corsb p 11
c4 c c c | c2 r2 | \repeat unfold 20 {R1} |
r2 g,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% corsb p 12
2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata |
\time 2/2
\repeat unfold 8 {R1} | c2\ff g'4 g | g2 c,4 c |
% corsb p 13
c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c4 | g2 c | c g4 g | e2 r2 |
\repeat unfold 24 {R1}
% corsb p 14
c2 g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c | g2 c | c g4 g | g2 e'~ | e e |
% corsb p 15
d d | g, g4 g | c c g g | e2 e'~ | e
e | d d | g, g4 g | c c g g | g2 \repeat unfold 4 {c,4 c c2} r4
}
% ALTO
alto = {
r4 | a1~\pp | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |
% alto p 2
a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis2 d4\p a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ |
d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 a'4. gis8 | a4 e2 e4 | e4^+ d b'4. ais8 | b4 fis2 fis4 | e2 e~ | e a4. gis8 | a4 e2 a,4 |
% alto p 3
b4 f' e d | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | a,1~ | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a2~ | a1 | a | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |
a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | c e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g |
% alto p 4
\key d \minor
f8[\p f f f] \repeat unfold 3 { \repeat tremolo 4 f8 } | f4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 {f4~ 8.[ 16]} | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 d4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees)[( d cis d]) |
e,16[\f e e e] a[ a a a] cis4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees)[( d cis d]) | e,16[\f e e e] a[ a a a] d4-! r4 | a8 a4 %colbas
4 4 8~ | a8 4 4 4 8~|
% alto p 5
8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8 | \repeat unfold 8 {a4-!} | %fin colbas
a2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | R1*3/4\fermata |
% alto p 6
\time 4/4 R1 | R1 | d2\f f8[ f aes aes] | \repeat tremolo 4 aes8 \repeat tremolo 4 aes8 | g8[ g g g] g[ g c, g'] | aes[ aes f e] f[ aes c, aes'] | f[ f f f] f[ f bes, f'] |
g[ g ees d] ees[ g bes, g'] | ees[ ees ees ees] ees[ ees aes, ees'] | f[ f d c] d[ f aes, f'] | d4 d2\p d4~ | d4 d8[\f d] d4-! r4 |
% alto p 7
g4 g2\p g4~ | g4 g8[\f g] g4-! r4 | \repeat unfold 2 { e8[ gis gis gis] gis4 e8[ e] | e[ e a a] e4 e8[ e] } |
e4 a, e' a, | e'2 r2 | c8[\p c c c] c[ c c c] | \repeat tremolo 4 c8 \repeat tremolo 4 c8 | c4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { c4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] % faut remplir...
\repeat tremolo 8 a16 \repeat tremolo 8 a16 a4-! r4 |
% alto p 8
r8 a'8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 b,16\f \repeat tremolo 4 e16 gis4-! r4 | r8 a8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | c,4-!\f e-! a-! r4 | e8 e4 %colbas
e4 \repeat unfold 3 {e4 8~ | 8 4 4}
e4 e8 | \repeat unfold 8 {e4-!} |%fin colbas
e2 r2
\time 6/8
\repeat unfold 14 {R1*3/4}
% alto p 9
R1*3/4\fermata |
\time 4/4
R1 | R1 | \repeat tremolo 4 a8 c8[ c ees ees] | \repeat tremolo 4 ees8 \repeat tremolo 4 ees8 | d8[ d d d] d[ d g, d'] | ees[ ees c b] c[ ees g, ees'] | c[ c c c] c[ c f, c'] |
% alto p 10
d[ d bes a] bes[ d f, d'] | bes[ bes bes bes] bes[ bes ees, bes'] | c[ c a g] a[ c ees, c'] | a4 a2\p a4~ | a a8[\f a] a4-! r4 |
d,4 d2\p d4~ | d d8[\f d] d4-! r4 |\repeat unfold 2 { d8[ fis fis fis] fis4 d8[ d] | d[ d g g] d4 d8[ d] } |
% alto p 11
d4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[\ff-! bes] % colbas
bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 8 bes16} | % fin colbas
bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[\f bes e] |
g2 r2 |%colbas
R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[ b d] |%fin colbas
f2 r2 | R1 | r2 e4\ff 8.[ 16] | 2 a,4 8.[ 16] |
% alto p 12
2 4 8.[ 16] | 2 e'4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata |
\time 2/2 \key d\major
a,1~\p | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a2~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d |
% alto p 13
a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis2 d4\p a4~ |
a g2 d'4~ | \repeat unfold 3 { d2 d4 a~ |
a g2 d'4~ } | d2 a'4. gis8 | a4 e2 e4 | e^+ d b'4. ais8 | b4 fis2 fis4 | e2 e2~ |
% alto p 14
e a4. gis8 | a4 e2 a,4 | b fis' e d | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | a,1~ | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a~ | a1~ | a~ | a~ | a8^[ a'_[ a b] a[ g fis e] |
a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis8[ fis a a] fis[ fis fis fis] | fis[ fis fis fis] fis[ fis d d] |
% alto p 15
\repeat tremolo 4 d8 b8[ b e e] | \repeat tremolo 4 e8 fis8[ fis d d] | d[ d d d] a'[ a g g] | fis[ fis a a] \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 fis8
fis8[ fis d d] | \repeat tremolo 4 d8 a8[ a d d] | \repeat tremolo 4 e8 fis8[ fis d d] | \repeat tremolo 4 d8 a'8[ a g g] | fis2 d4 4 | 2 4 4 | 2 a4 4 | 2 4 4 | 2 r4
}
% PREMIERS BASSONS
bassonsA = {
r4 | \repeat unfold 8 {R1} |
% bassonsa p 2
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1}
% bassonsa p 3
\repeat unfold 10 {R1}
d4.\ff e8 %colbas
a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas
% bassonsa p 4
\key d\minor
d8[\p d] %colbas
d[ d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 % fin colbas
d4-! r4 | R1 | %colbas
e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 |% fin colbas
R1 | %colbas
f'16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 % fin colbas
8~ |
% bassonsa p 5
a f''4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ | e4 a,-! %colbas
\repeat unfold 6 {a4-!} |% fin colbas
a2 r2 |
\time 6/8 f'4.(^\markup\italic"dolcé"_\markup\italic"Solo" f4) e8^+ | f4 g8 \appoggiatura bes8 a4 g8 | \appoggiatura g8 f4 e8 \appoggiatura e8 f4.~ |
f4 g8 \appoggiatura bes8 a4 g8 | \grace g8 f4( e8) \grace e8 f4 f'8 | \repeat unfold 2 {g4( e8) r4 f8 | f4( d8) r4 f8} | f8[( e) d] a[( g) f] | f[( e) g] g[( f) a] | a[( g) bes] a[( g) f] | f[( e) g] g[( f) a] | a[ g bes] a[ g f] | cis2._\fermata |
% bassonsa p 6
\time 4/4
R1 | R1 | f8[\f f f f] %colbas
f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] |
g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 |
% bassonsa p 7
b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, |
e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 %fin colbas
a4-! r4 |
% bassonsa p 8
R1 |%colbas
\repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e %fin colbas
e8~ | e c'4 b a gis8~ |
gis e'4 d c b8~ | b4 e,4-! %colbas
\repeat unfold 6 {e-!} |%fin colbas
e2 r2 |
% time 6/8
c4.~^\markup\italic\small"solo"_\markup\italic\small"dolcé" c4 b8_+ | c4 d8 \appoggiatura f8 e4 d8 | \appoggiatura d8 c4 b8 \appoggiatura b8 c4.~ | c4 d8 \appoggiatura f8 e4 d8 |
% bassonsa p 9
\appoggiatura d8 c4 b8 c4 c'8 | \repeat unfold 2 {d4( b8) r4 c8 | c4( a8) r4 c8 } | c8[( b) a] e[( d) c] | c[( b) d] d[( c) e] | e[( d) f] e[( d) c] | c[( b) d] d[( c) e] | e[( d) f] e[( d) c] | gis2.\fermata |
\time 4/4
R1 | R1 | c'8[\f c c c] %colbas
c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] |
% bassonsa p 10
d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 |
fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, |
% bassonsa p 11
d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 |
\tempo 4 = 102
r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% bassonsa p 12
a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ |%fin colbas
2 r2\fermata |
\key d \major
\repeat unfold 8 {R1} | d4.\ff g8 %colbas
a4 a, | d d2 d4 |
% bassonsa p 13
d4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas
d2 r2 | \repeat unfold 24 {R1} |
% bassonsa p 14 [...]
d4.\ff g8 %colbas
a4 a, | d4 2 4 | 4.-! g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d8[ d d d] d[ d d d] | g[ g g g] g[ g g g] |
% bassonsa p 15
\repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d,8 \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 g8
\repeat tremolo 4 g8 | \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | d,2 4 4 | \repeat unfold 3 {d,2 d'4 4} |%fin colbas
d,2 r4
}
% SECONDS BASSONS
bassonsB = {
r4 | \repeat unfold 8 {R1} |
% bassonsb p 2
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1}
% bassonsb p 3
\repeat unfold 10 {R1}
d4.\ff e8 %colbas
a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas
% bassonsb p 4
\key d\minor
d8[\p d] %colbas
d[ d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 % fin colbas
d4-! r4 | R1 | %colbas
e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 |% fin colbas
R1 | %colbas
f'16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 % fin colbas
8~ |
% bassonsb p 5
a f''4 % unis
e d cis8~ | cis a4 g f e8~ |% fin unis
e4 a,-! %colbas
\repeat unfold 6 {a4-!} |% fin colbas
a2 r2 |
\time 6/8
d2.~_\markup\italic"dolcé" | d~ | d~ |
d~ | d | \repeat unfold 2 {r4 r8 a'4 r8 | r4 r8 f4 r8} | a,2.~ | a~ | a~ | a~ | a~ | a^\fermata
% bassonsb p 6
\time 4/4
R1 | R1 | f'8[\f f f f] %colbas
f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] |
g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 |
% bassonsb p 7
b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, |
e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 %fin colbas
a4-! r4 |
% bassonsb p 8
R1 |%colbas
\repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e %fin colbas
e8~ | e c'4 %unis
b a gis8~ |
gis e'4 d c b8~ |%fin unis
b4 e,4-! %colbas
\repeat unfold 6 {e-!} |%fin colbas
e2 r2 |
% time 6/8
a,2.~_\markup\italic\small"dolcé" | a~ | a~ | a~ |
% bassonsb p 9
a | \repeat unfold 2 {r4 r8 e'4 r8 | r4 r8 c4 r8} | e,2.~ | \repeat unfold 4 {e~} | e\fermata |
\time 4/4
R1 | R1 | c''8[\f c c c] %colbas
c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] |
% bassonsb p 10
d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 |
fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, |
% bassonsb p 11
d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 |
\tempo 4 = 102
r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% bassonsb p 12
a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ |%fin colbas
2 r2\fermata |
\key d \major
\repeat unfold 8 {R1} | d4.\ff g8 %colbas
a4 a, | d d2 d4 |
% bassonsb p 13
d4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas
d2 r2 | \repeat unfold 24 {R1} |
% bassonsb p 14 [...]
d4.\ff g8 %colbas
a4 a, | d4 2 4 | 4.-! g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d8[ d d d] d[ d d d] | g[ g g g] g[ g g g] |
% bassonsb p 15
\repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d,8 \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 g8
\repeat tremolo 4 g8 | \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | d,2 4 4 | \repeat unfold 3 {d,2 d'4 4} | %fin colbas
d,2 r4
}
% BASSE CONTINUE
bcontinue = {
r4 | d1~\pp | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |\break
% bcont p 2
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d,1~\p | d~ | d~ | d~ |\break
d~ | d~ | d~ | d~ | d2 cis'4. b8 | a2 cis | d d4. cis8 | b2 dis | e e,~ | e1~ | e2 cis' |\break
% bcont p 3
d2 e | a,8[ a' a b] a[ g fis e] | d,1~ | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |\break
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |\break
% bcont p 4
\key d\minor
\set Score.tempoHideNote = ##t
\tempo 4 = 120
d8[\p d d d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 d4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees[)^( d cis d]) |\break
e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 | r8 d8[\p_( cis d] ees[)_( d cis d]) | f16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8~ |\break
% bcont p 5
8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8 | \repeat unfold 8{a4-!} | a2 r2 |
\tempo 4 = 85
\clef bass \time 6/8
R1*3/4 | R1*3/4 | R1*3/4 |\break
\repeat unfold 11 {R1*3/4} | R1*3/4\fermata |\break
% bcont p 6
\tempo 4 = 120
\time 4/4
R1 | R1| f'8[\f f f f] f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] |\break
g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 |\break
% bcont p 7
b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, |
e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] % corr faut ça pour remplir mesure (ou remplace par a8)
\repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 a4-! r4 |
% bcont p 8
r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e e8~ | e e4 e e e8~ |
e e4 e e e8 | \repeat unfold 8 {e4-!} | e2 r2
\time 6/8
\tempo 4 = 85
\repeat unfold 14 {R1*3/4} |
% bcont p 9
% [...]
R1*3/4\fermata |
\time 4/4
\tempo 4 = 120
R1 | R1 | c'8[\f c c c] c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] |
% bcont p 10
d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 |
fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, |
% bcont p 11
d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] |
g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 |
\tempo 4 = 102
r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] |
% bcont p 12
a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata |
\time 2/2 \key d \major
\tempo 4 = 95
d,1~\p | d~ | d~ | d2 a'2~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | d4.\ff g8 a4 a, | d d2 d4 |
% bcont p 13
d4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d,1~\p | d~ | d~ | d~ | d~ |
d~ | d~ | d~ | d2 cis'4. b8 | a2 cis | d2 4. cis8 | b2 dis | e e,~ |
% bcont p 14
e1~ | e2 cis' | d e | a,8[ a' a b] a[ g fis e] | d,1~ | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |
d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4.-! g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d8[ d d d] d[ d d d] | g[ g g g] g[ g g g] |
% bcont p 15
\repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d,8 \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 g8
\repeat tremolo 4 g8 | \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | d,2 4 4 | \repeat unfold 3 {d,2 d'4 4} | d,2 r4
}
\score { % SCORE AFFICHAGE
\layout {
\context {
\Score
\remove "Bar_number_engraver"
\autoBeamOff
}
\context {\Staff
\override Rest.style = #'classical
}}
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\new Staff <<
\key d \major
\relative c'' { \tempo\markup\italic{"Allegretto Soutenato"}
\violonsA
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\relative c'' {
\violonsB
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\relative c'' {
\hautboisA
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\relative c'' {
\hautboisB
}>>
\new Staff <<
\relative c'' {
\voiceOne \corsA
}
\new Voice {
\relative c' {
\voiceTwo \corsB
}}>>
\new Staff <<
\key d \major
\clef alto
\relative c' {
\alto
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\clef F
\relative c {
\bassonsA
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\clef F
\relative c {
\bassonsB
}>>
\new Staff <<
\key d \major
\clef F
\relative c, {
\bcontinue
}>>
>> % FIN STAFFgROUP
} % FIN SCORE aFFICHAGE
\header {tagline = ##f}
\paper {
ragged-bottom = ##t
print-page-number = ##f
}
\score { % SCORE MIDI
\midi {
\tempo 4 = 95
}
\new StaffGroup <<
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="lead 2 (sawtooth)"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\violonsA
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="lead 2 (sawtooth)"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\violonsB
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "lead 1 (square)"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\hautboisA
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument = "lead 1 (square)"
\relative c'' {
\unfoldRepeats {
\hautboisB
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="overdriven guitar"
\transpose c d {
\relative c'' {
\corsA
}}
\new Voice {
\transpose c d {
\relative c' {
\corsB
}}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="pad 2 (warm)"
\relative c' {
\unfoldRepeats {
\alto
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="synthbrass 1"
\relative c {
\unfoldRepeats {
\bassonsA
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="synthbrass 1"
\relative c {
\unfoldRepeats {
\bassonsB
}}>>
\new Staff <<
\set Staff.midiInstrument ="synthstrings 1"
\relative c, {
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Wikisource:Scriptorium/Mai 2026
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Luc Hervier WMFr
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/* Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? */ nouvelle section
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Mai 2026 =
== Modification des icones en mode édition ==
Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC)
:::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC)
::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC)
:::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ?
::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]]
::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC)
:::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC)
::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC)
== Qualité des pages ==
Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...).
Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte».
Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»?
Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page?
Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC)
:* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages.
:En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte".
:* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion).
:* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition.
:[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC)
::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC)
:::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC)
::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC)
:::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC)
::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201.
::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte.
::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification.
::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC)
:::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC)
::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC)
== [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" ==
Bonjour à toutes et tous.
{{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ?
--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC)
:Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela!
:-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC)
::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC)
::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC)
::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage.
::Bien cordialement,
::[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens.
::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC)
:::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage.
:::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC)
:::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC)
== Trévoux ==
Bonjour,
Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues.
http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC)
:Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC)
::Merci pour cette information, qui me bouleverse.
::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ?
::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis.
::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante.
::B. Mais, on est meilleur :
::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas.
::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici.
::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC)
:::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC)
== Match et Split hors service ? ==
Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC)
:Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC)
::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC)
== Changement du fonctionnement des sections ? ==
Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]]
:*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11.
:*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections.
:*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux.
:*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus.
:*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise.
:*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves.
:N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC)
::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org.
::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit :
::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ;
::* de rajouter ceci dans son common.js :
::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC)
:::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo !
::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué.
::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne.
::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>.
::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC)
::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC)
== Livre validé mais texte en deux tomes ==
Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC)
::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC)
:::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC)
::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC)
:::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC)
::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC)
== Anthologie de la poésie française ==
Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC)
:@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC)
::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC)
::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC)
:::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC)
::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC)
:::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC)
::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC)
:::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC)
::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC)
:::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC)
::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC)
== Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} ==
Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC)
:Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC)
::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC)
:::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci).
::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas.
::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC)
:::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC)
::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC)
:::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples :
::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}
::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}
:::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC)
:::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet :
:::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki>
::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}
:::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC)
::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC)
== Coquille énigmatique : inarrételle ==
Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC)
:"inarrêtable" ?
:Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC)
::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC)
== modèle {{m|PageTitre2}} ==
Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant :
* largeur du cadre
* famille de police en particulier "serif"
* couleur du fond de page.
* éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]
:Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC)
::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC)
== Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques ==
Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC)
:Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC)
::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC)
::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC)
:::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC)
::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC)
::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC).
== Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? ==
[[File:Wikiheart.svg|right|300px]]
'''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !'''
▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris.
▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits.
▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement.
▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer !
▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]'''
{{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC)
e402b97lilaofnb0od9shteq00nyhu5
15797575
15797260
2026-05-19T20:55:00Z
Lepticed7
77329
/* Sous-pages ou pas sous-pages ? */ nouvelle section
15797575
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Mai 2026 =
== Modification des icones en mode édition ==
Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC)
:::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC)
::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC)
:::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ?
::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]]
::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC)
:::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC)
::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC)
== Qualité des pages ==
Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...).
Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte».
Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»?
Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page?
Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC)
:* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages.
:En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte".
:* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion).
:* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition.
:[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC)
::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC)
:::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC)
::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC)
:::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC)
::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201.
::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte.
::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification.
::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC)
:::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC)
::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC)
== [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" ==
Bonjour à toutes et tous.
{{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ?
--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC)
:Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela!
:-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC)
::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC)
::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC)
::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage.
::Bien cordialement,
::[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens.
::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC)
:::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage.
:::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC)
:::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC)
== Trévoux ==
Bonjour,
Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues.
http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC)
:Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC)
::Merci pour cette information, qui me bouleverse.
::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ?
::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis.
::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante.
::B. Mais, on est meilleur :
::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas.
::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici.
::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC)
:::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC)
== Match et Split hors service ? ==
Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC)
:Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC)
::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC)
== Changement du fonctionnement des sections ? ==
Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]]
:*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11.
:*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections.
:*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux.
:*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus.
:*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise.
:*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves.
:N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC)
::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org.
::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit :
::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ;
::* de rajouter ceci dans son common.js :
::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC)
:::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo !
::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué.
::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne.
::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>.
::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC)
::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC)
== Livre validé mais texte en deux tomes ==
Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC)
::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC)
:::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC)
::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC)
:::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC)
::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC)
== Anthologie de la poésie française ==
Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC)
:@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC)
::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC)
::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC)
:::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC)
::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC)
:::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC)
::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC)
:::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC)
::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC)
:::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC)
::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC)
== Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} ==
Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC)
:Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC)
::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC)
:::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci).
::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas.
::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC)
:::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC)
::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC)
:::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples :
::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}
::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}
:::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC)
:::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet :
:::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki>
::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}
:::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC)
::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC)
== Coquille énigmatique : inarrételle ==
Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC)
:"inarrêtable" ?
:Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC)
::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC)
== modèle {{m|PageTitre2}} ==
Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant :
* largeur du cadre
* famille de police en particulier "serif"
* couleur du fond de page.
* éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]
:Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC)
::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC)
== Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques ==
Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC)
:Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC)
::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC)
::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC)
:::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC)
::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC)
::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC).
== Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? ==
[[File:Wikiheart.svg|right|300px]]
'''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !'''
▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris.
▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits.
▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement.
▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer !
▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]'''
{{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC)
== Sous-pages ou pas sous-pages ? ==
Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc :
* [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ;
* [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ;
* [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ;
* [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ;
* [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ;
* [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ;
* [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]].
Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC)
kja5vth586igrqugrgnkmi08aeetgdk
15797578
15797575
2026-05-19T21:01:33Z
Sicarov
121895
/* Sous-pages ou pas sous-pages ? */ Réponse
15797578
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Mai 2026 =
== Modification des icones en mode édition ==
Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC)
:::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC)
::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC)
:::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ?
::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]]
::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC)
:::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC)
::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC)
== Qualité des pages ==
Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...).
Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte».
Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»?
Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page?
Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC)
:* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages.
:En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte".
:* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion).
:* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition.
:[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC)
::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC)
:::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC)
::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC)
:::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC)
::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201.
::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte.
::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification.
::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC)
:::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC)
::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC)
== [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" ==
Bonjour à toutes et tous.
{{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ?
--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC)
:Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela!
:-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC)
::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC)
::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC)
::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage.
::Bien cordialement,
::[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens.
::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC)
:::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage.
:::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC)
:::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC)
== Trévoux ==
Bonjour,
Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues.
http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC)
:Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC)
::Merci pour cette information, qui me bouleverse.
::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ?
::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis.
::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante.
::B. Mais, on est meilleur :
::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas.
::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici.
::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC)
:::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC)
== Match et Split hors service ? ==
Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC)
:Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC)
::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC)
== Changement du fonctionnement des sections ? ==
Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]]
:*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11.
:*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections.
:*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux.
:*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus.
:*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise.
:*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves.
:N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC)
::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org.
::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit :
::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ;
::* de rajouter ceci dans son common.js :
::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC)
:::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo !
::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué.
::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne.
::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>.
::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC)
::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC)
== Livre validé mais texte en deux tomes ==
Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC)
::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC)
:::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC)
::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC)
:::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC)
::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC)
== Anthologie de la poésie française ==
Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC)
:@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC)
::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC)
::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC)
:::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC)
::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC)
:::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC)
::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC)
:::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC)
::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC)
:::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC)
::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC)
== Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} ==
Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC)
:Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC)
::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC)
:::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci).
::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas.
::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC)
:::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC)
::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC)
:::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples :
::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}
::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}
:::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC)
:::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet :
:::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki>
::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}
:::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC)
::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC)
== Coquille énigmatique : inarrételle ==
Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC)
:"inarrêtable" ?
:Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC)
::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC)
== modèle {{m|PageTitre2}} ==
Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant :
* largeur du cadre
* famille de police en particulier "serif"
* couleur du fond de page.
* éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]
:Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC)
::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC)
== Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques ==
Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC)
:Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC)
::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC)
::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC)
:::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC)
::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC)
::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC).
== Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? ==
[[File:Wikiheart.svg|right|300px]]
'''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !'''
▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris.
▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits.
▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement.
▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer !
▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]'''
{{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC)
== Sous-pages ou pas sous-pages ? ==
Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc :
* [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ;
* [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ;
* [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ;
* [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ;
* [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ;
* [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ;
* [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]].
Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC)
:Bonne idée [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 mai 2026 à 21:01 (UTC)
l2ag6gw5t0xf949b3imwfghkkbfgeqo
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15797578
2026-05-19T21:32:57Z
Susuman77
51799
/* Sous-pages ou pas sous-pages ? */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Mai 2026 =
== Modification des icones en mode édition ==
Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC)
:::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC)
::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC)
:::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ?
::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]]
::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC)
:::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC)
::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC)
== Qualité des pages ==
Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...).
Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte».
Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»?
Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page?
Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC)
:* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages.
:En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte".
:* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion).
:* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition.
:[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC)
::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC)
:::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC)
::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC)
:::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC)
::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201.
::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte.
::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification.
::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC)
:::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC)
::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC)
== [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" ==
Bonjour à toutes et tous.
{{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ?
--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC)
:Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela!
:-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC)
::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC)
::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC)
::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage.
::Bien cordialement,
::[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens.
::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC)
:::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage.
:::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC)
:::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC)
== Trévoux ==
Bonjour,
Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues.
http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC)
:Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC)
::Merci pour cette information, qui me bouleverse.
::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ?
::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis.
::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante.
::B. Mais, on est meilleur :
::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas.
::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici.
::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC)
:::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC)
== Match et Split hors service ? ==
Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC)
:Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC)
::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC)
== Changement du fonctionnement des sections ? ==
Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]]
:*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11.
:*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections.
:*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux.
:*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus.
:*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise.
:*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves.
:N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC)
::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org.
::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit :
::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ;
::* de rajouter ceci dans son common.js :
::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC)
:::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo !
::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué.
::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne.
::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>.
::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC)
::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC)
== Livre validé mais texte en deux tomes ==
Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC)
::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC)
:::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC)
::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC)
:::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC)
::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC)
== Anthologie de la poésie française ==
Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC)
:@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC)
::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC)
::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC)
:::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC)
::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC)
:::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC)
::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC)
:::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC)
::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC)
:::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC)
::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC)
== Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} ==
Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC)
:Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC)
::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC)
:::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci).
::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas.
::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC)
:::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC)
::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC)
:::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples :
::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}
::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}
:::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC)
:::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet :
:::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki>
::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}
:::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC)
::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC)
== Coquille énigmatique : inarrételle ==
Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC)
:"inarrêtable" ?
:Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC)
::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC)
== modèle {{m|PageTitre2}} ==
Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant :
* largeur du cadre
* famille de police en particulier "serif"
* couleur du fond de page.
* éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]
:Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC)
::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC)
== Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques ==
Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC)
:Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC)
::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC)
::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC)
:::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC)
::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC)
::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC).
== Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? ==
[[File:Wikiheart.svg|right|300px]]
'''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !'''
▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris.
▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits.
▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement.
▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer !
▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]'''
{{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC)
== Sous-pages ou pas sous-pages ? ==
Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc :
* [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ;
* [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ;
* [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ;
* [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ;
* [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ;
* [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ;
* [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]].
Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC)
:Bonne idée [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 mai 2026 à 21:01 (UTC)
::Bonsoir @[[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ! Oui, ça me paraît tout à fait pertinent, peut-être en choisissant pour titre commun [[Le Socialisme (Rappoport)]] afin d'éviter d'avoir à renommer tout si l'un des autres ouvrages et périodiques ayant ce titre devait un jour être importé (j'en vois quelques-uns dans le catalogue de la BNF). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 mai 2026 à 21:32 (UTC)
co30a9pedq4fcwuk2m4tngahnbasmcu
15797783
15797595
2026-05-20T08:57:30Z
Olivier LPB
36880
/* Sous-pages ou pas sous-pages ? */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Mai 2026 =
== Modification des icones en mode édition ==
Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC)
:::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC)
::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC)
:::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ?
::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]]
::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC)
:::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC)
::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC)
== Qualité des pages ==
Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...).
Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte».
Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»?
Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page?
Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC)
:* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages.
:En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte".
:* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion).
:* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition.
:[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC)
::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC)
:::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC)
::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC)
:::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC)
::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201.
::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte.
::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification.
::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC)
:::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC)
::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC)
== [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" ==
Bonjour à toutes et tous.
{{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ?
--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC)
:Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela!
:-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC)
::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC)
::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC)
::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage.
::Bien cordialement,
::[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens.
::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC)
:::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage.
:::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC)
:::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC)
== Trévoux ==
Bonjour,
Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues.
http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC)
:Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC)
::Merci pour cette information, qui me bouleverse.
::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ?
::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis.
::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante.
::B. Mais, on est meilleur :
::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas.
::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici.
::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC)
:::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC)
== Match et Split hors service ? ==
Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC)
:Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC)
::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC)
== Changement du fonctionnement des sections ? ==
Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]]
:*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11.
:*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections.
:*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux.
:*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus.
:*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise.
:*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves.
:N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC)
::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org.
::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit :
::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ;
::* de rajouter ceci dans son common.js :
::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC)
:::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo !
::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué.
::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne.
::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>.
::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC)
::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC)
== Livre validé mais texte en deux tomes ==
Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC)
::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC)
:::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC)
::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC)
:::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC)
::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC)
== Anthologie de la poésie française ==
Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC)
:@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC)
::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC)
::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC)
:::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC)
::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC)
:::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC)
::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC)
:::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC)
::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC)
:::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC)
::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC)
== Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} ==
Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC)
:Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC)
::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC)
:::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci).
::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas.
::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC)
:::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC)
::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC)
:::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples :
::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}
::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}
:::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC)
:::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet :
:::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki>
::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}
:::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC)
::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC)
== Coquille énigmatique : inarrételle ==
Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC)
:"inarrêtable" ?
:Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC)
::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC)
== modèle {{m|PageTitre2}} ==
Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant :
* largeur du cadre
* famille de police en particulier "serif"
* couleur du fond de page.
* éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]
:Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC)
::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC)
== Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques ==
Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC)
:Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC)
::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC)
::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC)
:::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC)
::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC)
::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC).
== Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? ==
[[File:Wikiheart.svg|right|300px]]
'''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !'''
▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris.
▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits.
▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement.
▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer !
▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]'''
{{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC)
== Sous-pages ou pas sous-pages ? ==
Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc :
* [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ;
* [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ;
* [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ;
* [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ;
* [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ;
* [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ;
* [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]].
Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC)
:Bonne idée [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 mai 2026 à 21:01 (UTC)
::Bonsoir @[[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ! Oui, ça me paraît tout à fait pertinent, peut-être en choisissant pour titre commun [[Le Socialisme (Rappoport)]] afin d'éviter d'avoir à renommer tout si l'un des autres ouvrages et périodiques ayant ce titre devait un jour être importé (j'en vois quelques-uns dans le catalogue de la BNF). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 mai 2026 à 21:32 (UTC)
:::Bonne idée aussi, et avec le titre proposé de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] (trop générique "Le socialisme"). [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 20 mai 2026 à 08:57 (UTC)
d5k7mpbsot68gcckyaetvhghx5u9nil
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2026-05-20T09:06:47Z
RenéLC
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/* Atelier à la Contemporaine ce 6 juin */ nouvelle section
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Mai 2026 =
== Modification des icones en mode édition ==
Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC)
:::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC)
::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC)
:::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ?
::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]]
::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC)
:::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC)
::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC)
== Qualité des pages ==
Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...).
Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte».
Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»?
Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page?
Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC)
:* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages.
:En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte".
:* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion).
:* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition.
:[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC)
::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC)
:::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC)
::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC)
:::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC)
::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201.
::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte.
::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification.
::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC)
:::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC)
::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC)
== [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" ==
Bonjour à toutes et tous.
{{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ?
--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC)
:Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela!
:-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC)
::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC)
::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC)
::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage.
::Bien cordialement,
::[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens.
::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC)
:::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage.
:::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC)
:::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC)
== Trévoux ==
Bonjour,
Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues.
http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC)
:Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC)
::Merci pour cette information, qui me bouleverse.
::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ?
::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis.
::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante.
::B. Mais, on est meilleur :
::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas.
::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici.
::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC)
:::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC)
== Match et Split hors service ? ==
Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC)
:Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC)
::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC)
== Changement du fonctionnement des sections ? ==
Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC)
:@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]]
:*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11.
:*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections.
:*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux.
:*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus.
:*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise.
:*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves.
:N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC)
::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org.
::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit :
::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ;
::* de rajouter ceci dans son common.js :
::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC)
:::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo !
::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué.
::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne.
::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>.
::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC)
::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC)
== Livre validé mais texte en deux tomes ==
Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC)
::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC)
:::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC)
::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC)
:::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC)
::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC)
== Anthologie de la poésie française ==
Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC)
:@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC)
::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC)
::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC)
:::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC)
::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC)
:::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC)
::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC)
:::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC)
::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC)
:::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC)
::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC)
== Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} ==
Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC)
:Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC)
::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC)
:::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci).
::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas.
::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC)
:::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC)
::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC)
:::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples :
::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}
::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}
:::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC)
:::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet :
:::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki>
::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}
:::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC)
::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC)
== Coquille énigmatique : inarrételle ==
Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC)
:"inarrêtable" ?
:Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC)
::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC)
== modèle {{m|PageTitre2}} ==
Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant :
* largeur du cadre
* famille de police en particulier "serif"
* couleur du fond de page.
* éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double
Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC)
:Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]]
:Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC)
::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC)
== Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques ==
Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC)
:Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC)
::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC)
::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC)
:::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC)
::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC)
::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC).
== Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? ==
[[File:Wikiheart.svg|right|300px]]
'''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !'''
▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris.
▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits.
▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement.
▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer !
▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]'''
{{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC)
== Sous-pages ou pas sous-pages ? ==
Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc :
* [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ;
* [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ;
* [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ;
* [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ;
* [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ;
* [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ;
* [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ;
* [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]].
Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC)
:Bonne idée [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 mai 2026 à 21:01 (UTC)
::Bonsoir @[[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ! Oui, ça me paraît tout à fait pertinent, peut-être en choisissant pour titre commun [[Le Socialisme (Rappoport)]] afin d'éviter d'avoir à renommer tout si l'un des autres ouvrages et périodiques ayant ce titre devait un jour être importé (j'en vois quelques-uns dans le catalogue de la BNF). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 mai 2026 à 21:32 (UTC)
:::Bonne idée aussi, et avec le titre proposé de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] (trop générique "Le socialisme"). [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 20 mai 2026 à 08:57 (UTC)
== Atelier à la Contemporaine ce 6 juin ==
[[Fichier:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028 009.jpg|vignette|Page d'''Un de la territoriale'', un manuscrit de Gaston Lavy richement illustré, portant sur son expérience de la Première Guerre mondiale.]]
Bonjour, je vous signale la tenue d'une seconde édition de [[Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale (2)|l'atelier ''Un de la territoriale'']] le 6 juin à la Contemporaine (Université Paris Nanterre, juste à la sortie de la station Nanterre Université sur le RER A). [[Utilisateur:RenéLC|RenéLC]] ([[Discussion utilisateur:RenéLC|d]]) 20 mai 2026 à 09:06 (UTC)
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Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 10.djvu/214
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Seudo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>{|class="_tdm"
|-class=desc
|colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718.
|-
|X. ''Opuscules théologiques''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/202|202]]
|-class=niveau2
|1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/202|202]]
|-class=niveau2
|2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/203|203]]
|-class=niveau2
|3. Consultation pour un chevalier de Malte.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/205|205]]
|-class=niveau2
|4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/209|209]]
|-
|''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.''
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/211|211]]
|-class=niveau2
|1. Sur la liberté de l’homme.
|Ibid.
|-class=niveau2
|2. Sur l’immortalité de l’ame.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/212|212]]
|-class=niveau2
|3. Sur le culte divin.
|Ibid.
|-class=niveau2
|4. Autorité de Moise.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/214|214]]
|-class=niveau2
|5. Autorité de Jésus-Christ.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/215|215]]
|-class=niveau2
|6. Nécessité d’une Église.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/216|216]]
|-class=niveau2
|7. Sur la tolérance.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/217|217]]
|-class=niveau2
|8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/218|218]]
|-class=niveau2
|9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/219|219]]
|-class=niveau2
|10. Présence réelle.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/220|220]]
|-class=niveau2
|11. Retranchement de la coupe.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/221|221]]
|}
{{séparateur|m=1em}}
{{c|{{sc|Section ii}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}}
{|class=_tdm
|-
|colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir :
|-class=niveau2
|1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694.
|T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/223|223]]
|-class=niveau2
|2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy.
|Ibid.
|-class=niveau2
|3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/225|225]]
|-class=niveau2
|4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/226|226]]
|-class=niveau2
|5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/229|229]]
|-class=desc
|colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695.
|-
|II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/230|230]]
|-
|III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} ''sur les États d’oraison''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/248|248]]
|-
|IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/252|252]]
|-class=desc
|colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}.
|-
|V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/254|254]]
|-
|VI. ''Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le {{corr|livres|livre}} des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/256|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes :
|-class=niveau2
|Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/256|256]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698.
|-class=niveau2
|Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. )
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/260|260]]
|-
|VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/275|275]]
|-class=desc
|Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820.
|-class=niveau2
|1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/275|275]]
|-class=desc
|colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}.
|-class=niveau2
|2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/276|276]]
|-class=niveau2
|3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de {{M.|de Meaux}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/275|275]]
|-class=niveau2
|4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/278|278]]
|-
|VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.)
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/279|279]]
|-
|IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/282|282]]
|-
|X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/286|286]]
|-
|XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}.
|{{corr|239|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/329|329]]}}
|-class=desc
|colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans.
|-
|XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/382|382]]
|-
|XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/402|402]]
|-
|XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°.
|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/467|467]]
|-class=desc
|colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’Impromptu de Paris
0
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2026-05-19T19:44:41Z
Benoit Soubeyran
111354
[[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]]
15797531
wikitext
text/x-wiki
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[[Catégorie:Bon pour export]]
[[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]]
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle.djvu/6
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|PRÉFACE.|fs=200%}}
{{il|2em}}
{{Séparateur4}}
{{il|4em}}
{{Lettrine|I|lignes=5}}{{sc|l}} y a eu quatre grands siècles au monde :
celui de Périclès, celui d'Auguste, celui
de {{roi|Léon|X}} et celui de {{roi|Louis|XIV}}.
Le siècle de Périclès produisit Miltiade,
Léonidas, Thémistocle, Aristide, Pausanias,
Alcibiade, Sophocle, Euripide, Phidias,
Aristophane, Xeuxis, Parrhasius,
Socrate, Diogène, Hérodote et Xénophon.
Celui d’Auguste : Sylla, Cicéron, César,
Lucrèce, Catule, Virgile, Horace, Properce,
Ovide, Tibule et Caton, Salluste,
Cormélius Népos, Diodore de Sicile, Tite-Live,
Denys d'Halicarnasse, Scipion l'Africain
et Vitruve.
Celui de {{roi|Léon|X}} : Guichardin, Machiavel, Paul Jove, l'Arioste, Michel-Ange , Raphaël, Titien et Galilée.
Celui de {{roi|Louis|XIV}} : Richelieu, Montmorency, Mazarin, Jean-Bart, Luxembourg,
Condé, Turenne, Tourville, Catinat, Louvois, Villars, Corneille, Descartes, Mézeray,
La Rochefoucauld, Bayle, Molière, La Fontaine, Lebrun, Perrault, Girardon, Bossuet,
Mallebranche, Puget, Racine, Boileau, Lully, {{Mme|de Sévigné}}, Fontenelle, Fénélon,
Jean-Baptiste Rousseau, Rollin, Chaulieu, Mignard et Quinault,
Nous avons, parmi ces quatre siècles, choisi, pour le mettre sous les yeux de nos
lecteurs, nous n'osons pas dire, le plus noble, le plus beau, le plus grand, quoique
nous le pensions, mais le plus rapproché de notre époque, et, par conséquent, celui
qui nous semble avoir le plus d'intérêt pour nous.
Une nouvelle manière d'écrire l'histoire a été créée ; les mémoires particuliers nous
ont introduits dans l’intimité des dieux de notre monarchie ; et nous avons vu que ces
dieux, comme ceux de l’antiquité, à côté de suprêmes grandeurs, avaient bon nombre
de petites faiblesses ; qu’éblouissants aux yeux, quand on les regardait de loin, ils perdaient
une partie de leur éclat quand on parvenait à se glisser sous l'ombre qu’ils projetaient.
Enfin, pareils à ces juges devant lesquels on conduisait les anciens Pharaons
morts, et qui, après les avoir couronnés de lierre, dépouillés de leur sceptre et de leur
manteau royal, les jugeaent dignes ou indignes de la sépulture, nous avons, à notre
tour, dans notre justice ou dans notre colére, ôté la couronne, le sceptre et le manteau
aux rois morts et quelquefois même aux roits vivants, et nous avons prononcé sur eux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu/1051
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>les Papous sont si estimés par leur valeur & leur fidélité, que les Princes voisins en prennent pour leur garde.
{{sc|Terre de Quir}}. ''Voyez'' {{tr6L|QUIR}}.
{{sc|Terre-Sainte}}. ''Voyez'' {{tr6L|JUDÉE}}.
On appelle en termes de mer, ''terre-basse,'' des rivages bas, plats & sans remarques, & des plages où il y a peu de cale & de profondeur d’eau. ''{{lang|la|Terra plana.}}'' Les ''terres hautes'' sont les montagnes ou rivages de bonne remarque.
En Marine, on appelle vent de ''terre,'' le vent qui souffle des côtes. ''{{lang|la|Ventus è terra flans.}}'' Le mal de ''terre,'' est le scorbut. Il faut s’allier de ''terre'' pour reconnoître l’entrée de la baie. {{sc|Fréz}}. ''{{pg|116}}.''
{{StdT|l|☞}} En termes de Marine, le mot ''terre'' signifie souvent rivage. Une ''terre'' enbrumée, c’est un rivage que couvrent les brouillards. ''Terre'' défigurée, celle qu’on ne peut pas bien reconnoître à cause de quelques nuages. ''Terre'' fine, que l’on découvre clairement & sans obstacle. Aller ''terre à terre,'' {{corr|naviger|naviguer}} le long des côtes ; prendre ''terre,'' aborder. Perdre ''terre,'' quand le bâtiment s’éloigne assez en pleine mer, pour ''perdre'' la ''terre'' de vue. On dit encore, perdre ''terre,'' lorsque dans une rivière on trouve des endroits, dont on ne peut pas, étant de bout, toucher le fond avec les pieds.
{{ancre|architecture}}{{sc|Terre}}, en termes d’Architecture, s’entend de la consistance du terrain sur lequel on bâtit ; & suivant ses bonnes ou mauvaises qualités, par rapport à cet Art, on lui donne différens noms ou épithètes. ''Terre'' naturelle, ''{{lang|la|terra naturalis, nativum solum}},'' c’est celle qui n’a point encore été éventée ni fouillée. ''Terre'' rapportée, ''{{lang|la|terra comportata}},'' celle qui a été transportée d’un lieu à un autre, pour combler quelque fossé ou pour égaler & dresser de niveau un terrain. ''Terre'' massive, ''{{lang|la|terra solida}},'' c’est toute ''terre'' considérée solide & sans vide, & roisée cubiquement, ou réduite à la toise cube, pour faire l’estimation de sa fouille. ''Terres'' jectisses, ''{{lang|la|terræ motæ, injectæ}}.'' On appelle ainsi, non-seulement les terres qui sont remuées pour être enlevées, mais encore celles qui restent pour faire quelque exhaussement de terrasse ou de parterre dans un jardin. Si cet exhaussement se fait contre un mur mitoyen, comme il est à craindre que la poussée de ces ''terres jectisses'' ne le fasse périr ; parce que les rez-de-chaussée des deux héritages ne sont plus pareils, la Coutume de Paris, art.{{lié}}192, veut que pour résister à cette poussée, on fasse un contre-mur suffisant, séduit au tiers de l’exhaussement, & même avec des éperons du côté des ''terres,'' au dire de gens experts & connoissans. ''Terre'' franche, ''{{lang|la|terra fuliginosa}},'' espèce de ''terre'' grasse sans gravier, dont on fait du mortier & de la bauge en quelques endroits. {{sc|Davil}}. ''Terre'' glaise. ''Voyez'' {{tr6L|GLAISE}}.
{{sc|Terre}}, par rapport au jardinage, & suivant ses bonnes ou ses mauvaises qualités, a aussi différens noms, suivant les bonnes qualités : on dit ''terre bonne'' & ''fertile,'' c’est celle où tout ce qui y est semé ou planté, croît aisément & sans beaucoup d’amendement & de façon. Elle est ordinairement noire, grasse & légère. ''{{lang|la|Terra bona & fertilis.}}'' Elle ne doit avoir aucune odeur désagréable, ni aucun mauvais goût : parce que les légumes & les fruits participent de l’odeur & du goût du terrain où ils croissent. Elle doit être meuble, quand on la manie, sans être trop séche & trop légère. Dans les ''terres'' trop séches, la plupart des plantes montent en graine avant le temps. On ne doit rien espérer de celle qui est gluante & ténace, qui s’attache aux mains quand on la manie, & aux instrumens, quand on la laboure.
{{StdT|l|☞}} Un moyen assez sûr de connoître si le fonds d’un jardin est bon, est d’examiner ses productions. Il est certainement bon, particulièrement pour les arbres fruitiers, lorsque tout ce qu’il produit, soit de lui-même, soit par culture, est beau, vigoureux & abondant. Des arbres couverts de mousse annoncent généralement un mauvais fonds.
L’Auteur de la culture parfaite des jardins fruitiers & potagers, enseigne le secret de rendre les jardins fertiles par la fouille des ''terres,'' par les différens fumiers & par les cendres de lessive. ''Terre'' franche, ''{{lang|la|terra pura}},'' celle qui n’étant point mélangée, est saine sans pierres ni gravois, & qui étant grasse tient aux doigts, & se pétrit aisément, comme le fonds des bonnes prairies. ''Terre'' neuve, ''{{lang|la|terra nova, novalis.}}'' Celle qui n’a encore rien produit, comme une terre tirée à cinq ou six pieds de superficie. {{sc|Davil}}. Les ''terres'' neuves sont celles qui n’ont jamais vu le soleil. {{sc|La Quint}}. ''P.{{lié}}{{romm|II}}, c.{{lié}}{{rom|IV}}, {{lié|p. sect. 11.}}'' Il n’est pas difficile d’entendre ce que c’est que ''terre'' neuve ; toutes les ''terres'' l’ont été originairement, c’est à dire, au moment de leur création, Dieu par son commandement leur ayant fait le don de la faculté de produire. Depuis ce temps-là toutes les ''terres'' de la superficie de ce corps terrestre ne peuvent plus être appelées ''neuves,'' puisque toutes celles qui ont été capables de produire, n’ont pas cessé d’agir jusqu’à présent ; mais parce qu’il y a bien des endroits où le fonds de la ''terre,'' à deux ou trois pieds de la superficie, est toujours demeuré sans action, & d’autres où la superficie même a été empêchée d’agir, cela fait que nous avons des ''terres'' neuves, pour nous en servir dans nos besoins ; ainsi ce que nous entendons par ''terres'' neuves, ce sont celles qui n’ont encore servi à la nourriture d’aucune plante, par exemple, celles qui sont au-dessous de trois pieds de la superficie jusqu’à quelque profondeur que ce puisse être, pourvu qu’elles soient effectivement ''terres :'' ou bien nous entendons celles qui ayant déjà nourri plusieurs plantes, ont été ensuite long-temps sans en nourrir d’autres ; par exemple, celles sur lesquelles on est venu a faire des édifices. L’expérience nous apprend que dans les premières années les unes & les autres de ces ''terres'' sont merveilleuses, particulièrement pour les jardins. Toutes sortes de plantes y embélissent, croissent & grossissent à vue d’œil, & il y a peu d’arbres qui n’y réussissent. Les ''terres neuves'' ont non-seulement le premier sel qui leur a été donné au moment de la creation, mais aussi la plupart de celui des ''terres'' de la superficie, lequel est venu à celles de dessous par le moyen de l’eau, des pluies & des arrosemens. Ce sel se conserve dans ces ''terres'' cachées, jusqu’à ce que devenant elles-mêmes superficie, l’air leur donne une disposition propre à employer la fécondité dont {{corr|elles-sont|elles sont}} douées. Les yeux ne peuvent distinguer si une ''terre'' est neuve ou usée. Il faut avoir des espèces de magasins de ''terres neuves,'' afin d’y avoir recours quand on a besoin de planter quelques arbres nouveaux. La place des allées est très-propre pour ces sortes de provisions, au lieu de la remplir de gravois & ordure. {{sc|La Quint}}. ''P.{{lié}}{{Romm|II}}, c.{{lié}}{{rom|iv}}, sect.{{lié}}11. Terre'' meuble, celle qui est légère & en poussière, & que les Jardiniers appellent miette. Elle est propre à garnir le dessous d’un arbre, quand on le plante, & à l’entretenir à plomb. {{sc|Davil}}. ''Voyez'' {{tr6L|MEUBLE}}. ''Terre'' hâtive, celle qui est d’une bonne qualité & en belle exposition, comme au midi sur une côte, & où ce qu’on plante produit de bonne heure.
Suivant les mauvaises qualités, on dit, ''terre forte,'' c’est celle qui tient de l’argile ou de la glaise, & qui étant trop serrée, ne vaut rien sans être amendée. ''Terre grouette,'' celle qui est pierreuse, & qu’on passe à la claie pour l’améliorer. ''Terre chaude,'' ou ''brûlante,'' celle qui étant légère & séche, fait périr les plantes dans la chaleur, si elle n’est amendée. On l’emploie ordinairement pour les espaliers. ''Terre froide,'' celle qui étant humide a peine à s’échauffer au printemps, & est tardive, mais qu’on amende avec du fumier. ''Terre légère, {{lang|la|terra levis}},'' c’est le terreau de cheval, la ''terre'' de jardin usée & commune, la ''terre'' de saule, la ''terre'' jaune, ''&c. Terre maigre, {{lang|la|terra arida, macra, iners,}}'' celle qui est sablonneuse, sèche & stérile, & ne vaut pas la peine d’être façonnée. ''Terre veule, {{lang|la|terra levior}},'' celle où les plantes ne peuvent prendre racine, parce qu’elle est trop légère, & qui s’amende avec de la ''terre'' franche. ''Voy.'' {{tr6L|VEULE}}. ''Terre taffière, {{lang|la|terra lapidea, lapidescens}},'' celle qui approche du tuf, & ainsi étant trop ingrate & maigre, on l’ôte d’un jardin, parce qu’elle coûteroit plus à amender qu’à y apporter de bonne terre.
Suivant les façons qu’on donne à la ''terre,'' on l’appelle<noinclude>
<references/></noinclude>
cex3w1dccprp6ues127basroat4wf84
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2026-05-20T08:21:52Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>les Papous sont si estimés par leur valeur & leur fidélité, que les Princes voisins en prennent pour leur garde.
{{sc|Terre de Quir}}. ''Voyez'' {{tr6L|QUIR}}.
{{sc|Terre-Sainte}}. ''Voyez'' {{tr6L|JUDÉE}}.
On appelle en termes de mer, ''terre-basse,'' des rivages bas, plats & sans remarques, & des plages où il y a peu de cale & de profondeur d’eau. ''{{lang|la|Terra plana.}}'' Les ''terres hautes'' sont les montagnes ou rivages de bonne remarque.
En Marine, on appelle vent de ''terre,'' le vent qui souffle des côtes. ''{{lang|la|Ventus è terra flans.}}'' Le mal de ''terre,'' est le scorbut. Il faut s’allier de ''terre'' pour reconnoître l’entrée de la baie. {{sc|Fréz}}. ''{{pg|116}}.''
{{StdT|l|☞}} En termes de Marine, le mot ''terre'' signifie souvent rivage. Une ''terre'' enbrumée, c’est un rivage que couvrent les brouillards. ''Terre'' défigurée, celle qu’on ne peut pas bien reconnoître à cause de quelques nuages. ''Terre'' fine, que l’on découvre clairement & sans obstacle. Aller ''terre à terre,'' {{corr|naviger|naviguer}} le long des côtes ; prendre ''terre,'' aborder. Perdre ''terre,'' quand le bâtiment s’éloigne assez en pleine mer, pour ''perdre'' la ''terre'' de vue. On dit encore, perdre ''terre,'' lorsque dans une rivière on trouve des endroits, dont on ne peut pas, étant de bout, toucher le fond avec les pieds.
{{ancre|architecture}}{{sc|Terre}}, en termes d’Architecture, s’entend de la consistance du terrain sur lequel on bâtit ; & suivant ses bonnes ou mauvaises qualités, par rapport à cet Art, on lui donne différens noms ou épithètes. ''Terre'' naturelle, ''{{lang|la|terra naturalis, nativum solum}},'' c’est celle qui n’a point encore été éventée ni fouillée. ''Terre'' rapportée, ''{{lang|la|terra comportata}},'' celle qui a été transportée d’un lieu à un autre, pour combler quelque fossé ou pour égaler & dresser de niveau un terrain. ''Terre'' massive, ''{{lang|la|terra solida}},'' c’est toute ''terre'' considérée solide & sans vide, & roisée cubiquement, ou réduite à la toise cube, pour faire l’estimation de sa fouille. ''Terres'' jectisses, ''{{lang|la|terræ motæ, injectæ}}.'' On appelle ainsi, non-seulement les terres qui sont remuées pour être enlevées, mais encore celles qui restent pour faire quelque exhaussement de terrasse ou de parterre dans un jardin. Si cet exhaussement se fait contre un mur mitoyen, comme il est à craindre que la poussée de ces ''terres jectisses'' ne le fasse périr ; parce que les rez-de-chaussée des deux héritages ne sont plus pareils, la Coutume de Paris, art.{{lié}}192, veut que pour résister à cette poussée, on fasse un contre-mur suffisant, séduit au tiers de l’exhaussement, & même avec des éperons du côté des ''terres,'' au dire de gens experts & connoissans. ''Terre'' franche, ''{{lang|la|terra fuliginosa}},'' espèce de ''terre'' grasse sans gravier, dont on fait du mortier & de la bauge en quelques endroits. {{sc|Davil}}. ''Terre'' glaise. ''Voyez'' {{tr6L|GLAISE}}.
{{ancre|jardinage}}{{sc|Terre}}, par rapport au jardinage, & suivant ses bonnes ou ses mauvaises qualités, a aussi différens noms, suivant les bonnes qualités : on dit ''terre bonne'' & ''fertile,'' c’est celle où tout ce qui y est semé ou planté, croît aisément & sans beaucoup d’amendement & de façon. Elle est ordinairement noire, grasse & légère. ''{{lang|la|Terra bona & fertilis.}}'' Elle ne doit avoir aucune odeur désagréable, ni aucun mauvais goût : parce que les légumes & les fruits participent de l’odeur & du goût du terrain où ils croissent. Elle doit être meuble, quand on la manie, sans être trop séche & trop légère. Dans les ''terres'' trop séches, la plupart des plantes montent en graine avant le temps. On ne doit rien espérer de celle qui est gluante & ténace, qui s’attache aux mains quand on la manie, & aux instrumens, quand on la laboure.
{{StdT|l|☞}} Un moyen assez sûr de connoître si le fonds d’un jardin est bon, est d’examiner ses productions. Il est certainement bon, particulièrement pour les arbres fruitiers, lorsque tout ce qu’il produit, soit de lui-même, soit par culture, est beau, vigoureux & abondant. Des arbres couverts de mousse annoncent généralement un mauvais fonds.
L’Auteur de la culture parfaite des jardins fruitiers & potagers, enseigne le secret de rendre les jardins fertiles par la fouille des ''terres,'' par les différens fumiers & par les cendres de lessive. ''Terre'' franche, ''{{lang|la|terra pura}},'' celle qui n’étant point mélangée, est saine sans pierres ni gravois, & qui étant grasse tient aux doigts, & se pétrit aisément, comme le fonds des bonnes prairies. ''Terre'' neuve, ''{{lang|la|terra nova, novalis.}}'' Celle qui n’a encore rien produit, comme une terre tirée à cinq ou six pieds de superficie. {{sc|Davil}}. Les ''terres'' neuves sont celles qui n’ont jamais vu le soleil. {{sc|La Quint}}. ''P.{{lié}}{{romm|II}}, c.{{lié}}{{rom|IV}}, {{lié|p. sect. 11.}}'' Il n’est pas difficile d’entendre ce que c’est que ''terre'' neuve ; toutes les ''terres'' l’ont été originairement, c’est à dire, au moment de leur création, Dieu par son commandement leur ayant fait le don de la faculté de produire. Depuis ce temps-là toutes les ''terres'' de la superficie de ce corps terrestre ne peuvent plus être appelées ''neuves,'' puisque toutes celles qui ont été capables de produire, n’ont pas cessé d’agir jusqu’à présent ; mais parce qu’il y a bien des endroits où le fonds de la ''terre,'' à deux ou trois pieds de la superficie, est toujours demeuré sans action, & d’autres où la superficie même a été empêchée d’agir, cela fait que nous avons des ''terres'' neuves, pour nous en servir dans nos besoins ; ainsi ce que nous entendons par ''terres'' neuves, ce sont celles qui n’ont encore servi à la nourriture d’aucune plante, par exemple, celles qui sont au-dessous de trois pieds de la superficie jusqu’à quelque profondeur que ce puisse être, pourvu qu’elles soient effectivement ''terres :'' ou bien nous entendons celles qui ayant déjà nourri plusieurs plantes, ont été ensuite long-temps sans en nourrir d’autres ; par exemple, celles sur lesquelles on est venu a faire des édifices. L’expérience nous apprend que dans les premières années les unes & les autres de ces ''terres'' sont merveilleuses, particulièrement pour les jardins. Toutes sortes de plantes y embélissent, croissent & grossissent à vue d’œil, & il y a peu d’arbres qui n’y réussissent. Les ''terres neuves'' ont non-seulement le premier sel qui leur a été donné au moment de la creation, mais aussi la plupart de celui des ''terres'' de la superficie, lequel est venu à celles de dessous par le moyen de l’eau, des pluies & des arrosemens. Ce sel se conserve dans ces ''terres'' cachées, jusqu’à ce que devenant elles-mêmes superficie, l’air leur donne une disposition propre à employer la fécondité dont {{corr|elles-sont|elles sont}} douées. Les yeux ne peuvent distinguer si une ''terre'' est neuve ou usée. Il faut avoir des espèces de magasins de ''terres neuves,'' afin d’y avoir recours quand on a besoin de planter quelques arbres nouveaux. La place des allées est très-propre pour ces sortes de provisions, au lieu de la remplir de gravois & ordure. {{sc|La Quint}}. ''P.{{lié}}{{Romm|II}}, c.{{lié}}{{rom|iv}}, sect.{{lié}}11. Terre'' meuble, celle qui est légère & en poussière, & que les Jardiniers appellent miette. Elle est propre à garnir le dessous d’un arbre, quand on le plante, & à l’entretenir à plomb. {{sc|Davil}}. ''Voyez'' {{tr6L|MEUBLE}}. ''Terre'' hâtive, celle qui est d’une bonne qualité & en belle exposition, comme au midi sur une côte, & où ce qu’on plante produit de bonne heure.
Suivant les mauvaises qualités, on dit, ''terre forte,'' c’est celle qui tient de l’argile ou de la glaise, & qui étant trop serrée, ne vaut rien sans être amendée. ''Terre grouette,'' celle qui est pierreuse, & qu’on passe à la claie pour l’améliorer. ''Terre chaude,'' ou ''brûlante,'' celle qui étant légère & séche, fait périr les plantes dans la chaleur, si elle n’est amendée. On l’emploie ordinairement pour les espaliers. ''Terre froide,'' celle qui étant humide a peine à s’échauffer au printemps, & est tardive, mais qu’on amende avec du fumier. ''Terre légère, {{lang|la|terra levis}},'' c’est le terreau de cheval, la ''terre'' de jardin usée & commune, la ''terre'' de saule, la ''terre'' jaune, ''&c. Terre maigre, {{lang|la|terra arida, macra, iners,}}'' celle qui est sablonneuse, sèche & stérile, & ne vaut pas la peine d’être façonnée. ''Terre veule, {{lang|la|terra levior}},'' celle où les plantes ne peuvent prendre racine, parce qu’elle est trop légère, & qui s’amende avec de la ''terre'' franche. ''Voy.'' {{tr6L|VEULE}}. ''Terre taffière, {{lang|la|terra lapidea, lapidescens}},'' celle qui approche du tuf, & ainsi étant trop ingrate & maigre, on l’ôte d’un jardin, parce qu’elle coûteroit plus à amender qu’à y apporter de bonne terre.
Suivant les façons qu’on donne à la ''terre,'' on l’appelle<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu/1055
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>fins, bornes, limites, ou deschemins. ''Voyez'' la Cou tume de {{St.|Séver}}, ''tit.{{lié}}{{rom-maj|I}}, art.{{lié}}20.''
<section end="TERREGRADE"/>
<section begin="TERREIN"/><nowiki/>
TERREIN. s. m. ''Voyez'' {{tr6L|TERRAIN}}.
<section end="TERREIN"/>
<section begin="TERREMOTTO ou BOAGRIO"/><nowiki/>
TERREMOTTO, ou BOAGRIO. Nom d’un torrent de Grèce. ''{{lang|la|Boagrius.}}'' Il coule dans les confins de la Thessalie & de l’Achaïe, & se décharge dans le golfe de Zéïton, vis-à-vis la pointe occidentale de l’île de Négrepont.
<section end="TERREMOTTO ou BOAGRIO"/>
<section begin="TERRE-PLAIN ou TERRE-PLEIN"/><nowiki/>
TERRE-PLAIN, ou TERRE-PLEIN. s. m. Terme de Fortification. ''{{lang|la|Terreni aggeris planities.}}'' C’est la partie la plus haute du rempart, la défense solide d’une place, qui est faite de terre avec talus & parapet. C’est la partie supérieure du rempart, où l’on place le canon, & où les assiégés se mettent pour défendre la place.
On le dit aussi en Architecture civile, de toute terre rapportée entre deux murs de maçonnerie pour servir de terrasse, ou de chemin, pour communiquer d’un lieu à un autre. {{sc|Daviler}}. ''{{lang|la|Planities terrea, terrenæ molis agger.}}''
<section end="TERRE-PLAIN ou TERRE-PLEIN"/>
<section begin="TERRER"/><nowiki/>
TERRER. v. récip. Il n’a d’usage qu’avec le pronom personnel. Se cacher sous terre. ''{{lang|la|Abdere se, immittere se in latibulum, in cubile subterraneum, delitescere cubilibus.}}'' Il se dit proprement des animaux qui font des trous en terre, ou des terriers pour se retirer & se mettre à couvert des poursuites des Chasseurs, comme les lapins & les renards. Ce lapin, ce renard s’est ''terré.''
On dit communément que des gens de guerre se sont bien ''terrés,'' pour dire, qu’ils se sont bien mis à couvert par des travaux de terre, que le feu des ennemis ne peut leur nuire. ''{{lang|la|Vallati aggeribus.}}''
{{ancre|agriculture}}{{StdT|l|☞}} {{sc|Terrer}}. v. a. Terme de Jardinage. Garnir de nouvelle terre. La vigne a besoin d’être plantée, provignée, labourée, liée, ''terrée'' & fumée. Le ravalement profond que l’on donne aux vignes hautes, dispense de les ''terrer,'' c’est-à-dire, d’y transporter de la terre-neuve qui lui vaut mieux que le fumier. {{sc|Pluche}}. On ne le dit guère que de la vigne.
{{sc|Terrer}} du sucre. Terme de Sucrerie. C’est le blanchir par le moyen d’une sorte de terre grasse dont on couvre le fond des formes où on le fait purger.
{{sc|Terrer}} l’étoffe. Terme de Dégraisseur. C’est la glaiser ou l’enduire de terre à foulon.
{{sc|Terrer}} un artifice. Terme d’Artificier. C’est garnir sa gorge de poussière de terre sèche, pilée & pressée, pour empêcher que le feu qui en sort, n’agrandisse le trou du dégorgement, en brûlant le cartouche.
<section end="TERRER"/>
<section begin="TERRESTRE"/><nowiki/>
TERRESTRE. adj. de t. g. Qui appartient à la terre, qui vient de la terre, qui tient de la nature de la terre. ''{{lang|la|Terrestris, terrenus, terreus.}}'' Le globe céleste & le globe ''terrestre'' sont en représentation dans les cabinets. Adam fut créé dans le Paradis ''terrestre.'' On appelle ainsi le lieu délicieux où Dieu mit Adam & Eve aussitôt qu’il les eut créés. La{{lié}}Peyre a fait une grande Dissertation sur cette matière dans sa Géographie sainte. {{M.|Huet}}, Evêques d’Avranches, a fait un Traité fort savant sur la situation du Paradis ''terrestre,'' qu’il prouve avoir été dans la Babylonie appelée aujourd’hui l’Yérack. {{M.|Van{{lié}}Til}} a fait aussi une Dissertation sur le Paradis ''terrestre.'' Elle est imprimée à la fin de son Commentaire sur le Prophète Malachie. {{M.|Bochart}} avoit fait aussi une Dissertation sur le Paradis ''terrestre.'' Elle est imprimée dans le Recueil de ses Ouvrages. Celle de {{M.|Huet}} a été mise en Latin. On dit figurément d’une belle maison de campagne, que c’est un paradis ''terrestre.'' On divise les animaux en ''terrestres,'' aquatiques & volatils. La foudre & les orages se forment des vapeurs & des exhalaisons ''terrestres.'' La Chimie par art sépare des corps tout ce qu’il y a d’impur, de crasse & de ''terrestre.''
{{sc|Terrestre}}, se dit aussi figurément par opposition à spirituel & éternel. ''{{lang|la|Terrestris, caducus, temporarius.}}'' Les desirs ''terrestres'' sont indignes du Sage & du Chrétien. Les plaisirs ''terrestres'' ne sont qu’ombre & fumée. Le Philosophe doit dépouiller tout ce qu’il a de ''terrestre.'' {{sc|Abl}}. Vous avez purgé mon Ouvrage de tout ce qu’il avoit de grossier & de ''terrestre.'' {{sc|Voit}}.
<section end="TERRESTRE"/>
<section begin="TERRESTRÉÏTÉ"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERRESTRÉITÉ. s. f. Terme abstrait & de Métaphysique. Qualité de ce qui est ''terrestre.'' Les esprits sont dégagés de toute ''terrestréïté.''
Les Chymistes appellent ''terrestréïtés, partes terrestres, crassiores,'' les parties grossières des corps.
<section end="TERRESTRÉÏTÉ"/>
<section begin="TERREUR"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERREUR. s. f. Emotion causée dans l’ame par l’image d’un grand mal ou d’un grand péril prochain ; effroi causé par la présence ou par le récit de quelque grande catastrophe. ''{{lang|la|Terror.}}'' Voyez {{tr6L|CRAINTE}}, {{tr6L|ÉPOUVANTE}}, {{tr6L|EFFROI}}, {{tr6L|FRAYEUR}}, ''&c.'' Jetter la ''terreur'' parmi les ennemis. Répandre la ''terreur'' partout. Philippe a répandu dans vos esprits la ''terreur'' qui l’y peint en invincible. {{sc|Tour}}. Il ne faut pas jeter dans les ames de vaines ''terreurs'' & de fausses alarmes. La cruauté des supplices n’a pas été capable de donner de la ''terreur'' aux Martyrs. La Tragédie doit inspirer la ''terreur'' & la pitié.
{{StdT|l|☞}} En parlant d’un Conquérant, on dit qu’il remplit tout de la ''terreur'' de son nom, pour dire, que son nom porte, imprime la ''terreur'' partout.
En parlant d’un grand Capitaine, on dit qu’il est la ''terreur'' des ennemis ; & d’un Juge sévère, qu’il est la ''terreur'' des scélérats. {{sc|Ac. Fr}}.
{{StdT|l|☞}} On appelle ''terreur'' panique, une frayeur subite dont on est saisi sans aucun fondement. ''{{lang|la|Terror panicus.}}'' Il survint une ''terreur'' panique qui les rendit maîtres de la place. {{sc|Abl}}. Il se dit aussi de chaque particulier qui craint sans fondement.
{{poem|{{Iv|6}}''J’ai voulu le guérir''
''Des paniques'' terreurs ''qui l’avoient pu surprendre.''
{{mpom|{{sc|Corn}}.|d}}|m=1em}}
Les Egyptiens disoient que ces ''terreurs'' venoient du Dieu Pan qu’ils adoroient. Pausanias dit que les ''terreurs'' mal fondées & non attendues étoient appelées ''terreurs'' paniques. Ce qui fait voir que cette expression aussi-bien que son origine, sont fort anciennes. ''Voyez'' une Idylle de Théocrite & ses Commentateurs, & le mot {{tr6L|PANIQUE}}.
<section end="TERREUR"/>
<section begin="TERREUX"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERREUX, EUSE. adj. Mêlé de terre. Sable, métal terreux. ''{{lang|la|Terrosus, terrulentus.}}''
{{sc|Terreux}}, signifie encore qui est couvert, sali de terre, plein de crasse, de poussière. ''{{lang|la|Terrulentus, pulvere, terrâ sordidatus.}}'' Ceux qui travaillent à la terre ont les mains ''terreuses.'' Cet enfant a le visage tout ''terreux.''
Quand on dit qu’un homme, un vieillard a le visage ''terreux,'' on entend un visage mal sain, le visage d’un mort.
{{sc|Terreux}}. Terme de Joaillier. ''Voyez'' {{tr6L|TÉNÉBREUX}}.
<section end="TERREUX"/>
<section begin="TERRIBLE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERRIBLE. adj. de t. g. Qui donne ou qui est propre à donner de la terreur. ''{{lang|la|Terribilis, metuendus.}}'' L’heure de la mort est ''terrible.'' Un Ancien dit que la mort est le ''terrible'' des ''terribles.'' Il est ''terrible'' de tomber entre les mains du Dieu vivant. Les Jugemens de Dieu doivent paroître terribles aux méchans. {{sc|{{st.|Cyran}}.}} La pauvreté est quelque chose de ''terrible,'' quand on ne la supporte pas en vrai Chrétien. {{sc|Id}}. Héros ''terrible'' au reste des Héros.
{{sc|Terrible}}, peut se prendre en bonne part, & suppose une crainte mêlée de respect. Il ne faut pas le confondre avec ''effrayant'' & ''épouvantable.'' Cri ''effrayant,'' bruit ''épouvantable,'' Dieu ''terrible.'' Ces deux mots supposent d’ailleurs un objet présent. ''Terrible'' peut s’appliquer à un objet non présent.
{{StdT|l|☞}} Ce mot prend quelquefois un sens figuré, & se dit familièrement pour étonnant, extraordinaire. Un bruit ''terrible.'' Une nouvelle, une aventure ''terrible.'' Il faut une dépense ''terrible.'' Un jeu ''terrible.''
{{StdT|l|☞}} On dit dans la conversation, c’est un ''terrible'' homme, en bonne ou en mauvaise part, relativement à ce qui a été dit auparavant. C’est quelquefois un terme de dérision & de mépris, comme quand on dit, c’est un ''terrible'' faiseur de vers, un ''terrible'' harangueur.
<section end="TERRIBLE"/>
<section begin="TERRIBLEMENT"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} TERRIBLEMENT. adv. D’une manière à inspirer de la terreur. ''{{lang|la|Terribilem in modum.}}'' Il roule ''terriblement'' les yeux. Le Lion rugit ''terriblement.'' On le dit aussi dans la conversation pour excessivement. Il pleut, il neige ''terriblement.'' Il a gagné, perdu au jeu ''terriblement.'' C’est un homme qui parle ''terriblement.'' Il est ''terriblement'' ménager. Il a ''terriblement'' de l’esprit. J’aime ''terriblement'' les énigmes. {{sc|Mol}}. Je ne sai s’il ne hasarda point un grand nombre de pathétiques im-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Oscar Bonneau - Cuisine saine économique - 1920.pdf/42
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<noinclude><pagequality level="1" user="JLTB34" /></noinclude>{| width=100%
|width=45% | {{T|{{em|1}}''NOTA — Pour composer un menu, choisir dans chaque colonne le plat préféré en ayant égard à sa valeur alimentaire ou à sa digestibilité.''|75}}
|width=5%|
|width=50% align=center valign=top | MÉMORANDUM<br />{{T|'''des vivres et préparations'''|75}}
|}
{|width=100%
|width=25%| {{em|1}}SOUPES<br />{{em|2}}{{sc|et}}<br />{{em|1}}POTAGES
|width=15%| {{em|1}}ŒUFS
|width=15%| POISSONS<br />{{T|{{sc|crustacés,<br />molusques}}|85}}
|width=30%| {{em|3}}MODES<br />{{T|{{em|1.5}}{{sc|de préparation<br />{{em|2.5}}préconisés}}|85}}
|width=15%| VIANDES
|-
| ''brunoise'', 14 || ''sur le plat''|| Ablette… || ''frite'', 18||
|-
| ''aux carottes'' || ''à la poêle'' || Anguille… || ''sautée<br />grillée<br />en matelote'', 19 || <br /><br />Bœuf…
|}
<poem> col. 1
SOUPE ET POTAGE
Brunoise, 14
aux carottes
aux choux
à la citrouille
à l'eau de cuisson de légumes frais, 12
aux fèves
aux haricots
Julienne
au lait
à l'oignon
à l'oseille, 15
panade
col. 2
ŒUFS
sur le plat
à la poêle
pochés
brouillés
frits
mollets
à la coque
durs
en omelette
à la Béchamel
col. 3
POISSONS, CRUSTACÉS, MOLLUSQUES.
Ablette
Anguille
Carrelet
Congre
Coquille-St-Jacques
Crabe
Éperlan
Escargots
Frai d'Anguille
Gardons
Grenouilles
Grondin gris
Hareng frais
col. 4
MODES DE PRÉPARATION PRÉCONISÉS.
frits, 18
sautés
grillés
en matelote, 19
meunière
au gratin
Sauces blanche, au vin blanc
en matelote
au gratin
bouilli, à la vinaigrette
farcis, gratiné
frit, 18
farcis
à la bordelaise
à la bourguignonne
sautés, à la Villedieu
persillade, 28
frits, 18
sautées, 22
sauce poulette
sauce au vin blanc
(Filets de) au gratin
sauce moutarde, 26
grillé, 20
col. 5
VIANDES
Bœuf
Veau
Mouton
Porc
Chevreau
col. 6
MORCEAUX À CHOISIR
Joue
Plat de côte
Collet
Queue
Cœur
Langue
Bouilli
Panse
Poitrine
Collet
Tendons
Poitrine
Collet
Tendons
Fraise
Pieds
Poitrine
Collet
Basses côtes
Épaule
Cœur
Pieds
Petit salé
Pieds
Saucisses
Boudins blancs
Lard
Quartier
col. 7
MODES DE PRÉPARATION PRÉCONISÉS
pot-au-feu
à la lyonnaise, 29
sauce piquante, 30
en hachis, 31
gras-double, 32
tripes à la mode de Caen, 33
en blanquette, 34
sauté aux marrons, 35
en ragoût
à la vinaigrette, 36
navarin, 37
cassoulet, 38
aux navets, 39
braisé, 40
à la poulette, 41
aux choux
panés, grillés, 42
au riz, 43
poêlés, 44
pâté, 48
rôti à la poitevine, 45
col. 8
LÉGUMES PÂTES ALIMENTAIRES
Artichauts
Asperges
Aubergines
Betteraves
Brocolis
Cardons
Carottes
Céleri en branches
Céleri-rave
Cèpes
Champignons
Chicorée
Choux
Choux de Bruxelles
Choucroute
Coquillettes
Courgettes
Crosnes
Épinards
Endives
Fèves
Flageolets
Haricots
Haricots verts
col. 9
MODES DE PRÉPARATION PRÉCONISÉS
sauce blanche, 60
(fond d’) farci, 66
sauce blanche, 60
frites
au gratin, 66
sauce à la crème, 60
à la vinaigrette, 75
braisé, 67
sauce à la crème, 60
braisés, 67
sauté, 61
en salade, 73
sautés persillade, 63
sautés persillade, 62
hachée, au beurre, 64
bouillis, à l'anglaise, 63
farcis, 69
sautés, 61
braisée, 72
gratinées, 77
farcies, 66
sautés, au beurre, 60
hachés, au beurre, 64
braisées, 68
bouillies, à l'anglaise, 63—65
à l'anglaise, 63
bouillis, au lard, 65
sautés, 61
poulette, 41
col. 10
DESSERTS
Abricots
Amandes
Ananas
Bananes
Biscuits
Brugnons
Coings
Dattes
Figues
Fraises
Framboises
Fromages
Fruits secs
Gâteaux
Gaufres
Grenades
Groseilles
Kakis
Marrons
Mandarines
Melons
Nèfles
Noix
Noisettes
Oranges
Pain d'épices
Pêches
Poires
Pommes
Prunes
Pruneaux
Raisins
Raisins secs
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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[[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-2.png|450px|center]]
{{T2|XII|mt=4em|mb=2em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-E.png|40px|E]]}}{{sc|n}} arrivant à Akhora, je me rendis immédiatement
dans la tente des {{Corr|Selvyn|Selwyn|cohérence avec les autres occurrences}}. Le
colonel et sa femme étaient assis à
l’ombre. Fanny, près de sa mère, devint
à ma vue aussi rouge qu’une betterave. Mabel,
appuyée au poteau de la tente, me fit des grimaces
et rougit également. Elle gonflait les seins autant
qu’elle le pouvait et, appuyant le pied assez haut
contre ce poteau, me permettait d’admirer sa
jambe bien faite et sa cheville fine. Jardine et
Amy étaient assis un peu à l’écart. Le colonel
nous quitta pour inspecter le camp. Je racontai
à madame {{Corr|Selvyn|Selwyn|idem}} ce que Louise venait de
m’écrire, Fanny devint blanche comme une morte.
Je crus qu’elle allait s’évanouir et sa mère, l’ayant
remarqué, s’en émut, puis, sans pouvoir toutefois
discerner la véritable cause, elle mit cette pâleur sur
le compte de la fatigue.<noinclude></noinclude>
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— Mais non, ma mère, s’écria Fanny, ce n’est
rien, je suis forte comme un cheval et je pourrais
supporter… elle s’arrêta cherchant une comparaison.
— Le poids d’un homme et avoir des enfants !
s’écria Mabel.
— Que dites-vous ? fit madame Selwyn. Rentrez
sous la tente, Mabel, vous serez fouettée. Oh ! ces
Indes ! Oh ! ces Indes ! Fanny, vois donc si ton
père ne revient pas.
Fanny s’en alla à la recherche de son père invisible,
comprenant fort bien qu’on voulait l’éloigner.
— Les enfants en savent ici plus que les jeunes
filles de dix-huit ans en Angleterre, continua
madame Selwyn. Tout le monde devrait s’efforcer
d’éviter à leur esprit toute {{Corr|souilllure|souillure}} et c’est pourquoi
je vous apprécie tant, capitaine, je le dirai
à votre femme quand elle viendra.
Mes pauvres châteaux en Espagne !
— Mais c’est étonnant, ajouta madame Selwyn,
comme cette précocité n’est pas seulement dans
l’esprit, mais aussi dans le corps. Vous seriez surpris
de voir ce que Mabel est développée. Elle
est entièrement formée.
Je me souvenais de certains attouchements. Ma
pauvre queue, hélas ! n’avait plus rien non plus à espérer
de ce côté-là.<noinclude></noinclude>
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— Chère madame Selwyn, fis-je, pourquoi n’essayeriez-vous
pas de paraître ignorer toutes les réflexions
un peu trop hardies de ces jeunes filles. Il
vaudrait mieux, j’en suis sûr, avoir l’air de n’y attacher
aucune importance et essayer de conduire ces
jeunes esprits dans une autre direction. Je vous promets
que je ferai de mon mieux pour vous y
aider.
— Ah ! cher capitaine, comme vous êtes bon.
Et la pauvre dame pleurait presque d’attendrissement.
Quant à moi, je me faisais l’effet d’une bête
horrible. Avais-je jamais eu l’idée de conduire ces
jeunes esprits dans une direction autre que celle
qui devait amener le plus tôt possible leurs grottes
profondes à la portée de mon nœud puissant.
Et dire que ma Louise allait arriver. J’aurais dû
ne plus penser à baiser ces donzelles, mais je m’obstinais,
je les baiserais… Et cependant j’aimais Louise.
Dans mes désirs passionnés, deux cons maintenant
dansaient devant mes yeux : celui de Louise
et celui de Fanny. Et Mabel ? Mabel ne comptait
pas.
En réfléchissant toutefois, dans la crainte de peiner
Louise, et aussi dans la peur de la perdre si elle
venait à découvrir mon intrigue, j’arrivai enfin à la
conclusion que je devais abandonner toute idée de
posséder Fanny.
Mais l’homme est un curieux animal. J’eus {{tiret|be|soin}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|be|soin}} de me persuader (exactement comme le renard
qui, dans son for intérieur, ne {{corr|reconnait|reconnaît}} pas que
l’objet de sa convoitise n’a aucune valeur, mais
qui, cependant, pour calmer son orgueil, déclare les
raisins trop verts) que j’avais été tenté par le vice
et qu’étant vertueux de tempérament, j’étais sauvé
par ma vertu.
Ce qui m’aida à me confirmer dans mon idée de
vertu furent les nombreuses fausses alarmes qui se succédèrent.
D’abord une lettre annonçant que le nombre
des passagers empêchait Louise de s’embarquer
et reculait son voyage de trois semaines. Sûr
cependant de son arrivée, je m’efforçais d’espacer
mes visites chez le colonel. Pour permettre à celui-ci,
pourtant, de voir aisément madame {{Corr|Soubratie|Soubratié|Cohérence}},
j’avais choisi un bungalow voisin de celui qu’habitait
la famille, ce qui me mettait, fort souvent,
sans le vouloir, sur le chemin de Fanny.
Elle me dit un jour :
— Capitaine Dévereux, jadis je vous ai tenu
pour l’homme le plus intelligent que je connaisse.
— Et maintenant, mademoiselle Selwyn ?
— Pour un idiot ! s’écria-t-elle avec emphase.
Et relevant la tête de la manière la plus dédaigneuse
du monde, elle me quitta.
Que pouvais-je désirer après cela ? Une seule
chose. Que Louise arrivât le plus tôt possible. Le<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>dédain d’une femme laisse à un homme peu de
chance de la conquérir.
Mais il était écrit que Louise ne viendrait pas.
Après avoir dû attendre, elle manqua le paquebot
qu’elle devait prendre. Puis, voulant empêcher
notre fille de tomber dans l’escalier, elle tomba
elle-même, entraînant l’enfant dans sa chute qui
eut pour résultat de lui faire faire une fausse couche,
à la suite de laquelle elle faillit mourir.
Les membres de la famille Selwyn prirent part
à ma douleur d’une manière différente. Mabel, devenue
très dévergondée, avait des mots à double
entente au sujet de l’accident ; madame Selwyn,
naturellement maternelle, essayait de me consoler ;
quant à Fanny, elle semblait avoir pris ma femme en
grippe et ne pensait que fort peu les souhaits que
du bout des lèvres elle m’exprimait pour son rétablissement.
Cela cependant ne fut qu’une trêve. Vénus nous
avait pris sous sa sauvegarde et le temps du sacrifice
était arrivé.
Baisabad est une grande ville. Plusieurs régiments,
tant européens qu’indigènes, y sont casernés
et de nombreux civils y habitent. Il y a aussi
dans cette cité un certain nombre de charmantes jeunes
personnes qui appartiennent à l’œuvre connue sous
le nom de la « Mission des Zénana ». Elles exhortent
les femmes indigènes à mener une vie pure et
sans tache.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Toutes les réceptions en usage dans les colonies
se succèdent avec animation. Le tennis, le polo et
le criquet occupent les loisirs. Et de plus, sauf les
jeudis et les dimanches, le service de garnison
était dans ce temps-là assez chargé.
Le cantonnement étant dispersé sur une grande
étendue de terrain. Lavie et moi nous ne nous rencontrions
plus aussi souvent qu’à Chérat. Nous
nous voyions cependant au mess, mais j’y demeurai
peu après le dîner, préférant le confort du déshabillé
négligé dont je jouissais chez moi, à la stricte
tenue de nos réunions d’officiers.
J’étais anxieux en outre de savoir ma Louise
malade, et en ce qui concerne Fanny Selwyn, ce
n’était pas sans appréhension que je la rencontrais,
me sentant, à ses yeux, parfaitement ridicule
de n’avoir pas accepté le pucelage qu’elle m’offrait.
J’avais conscience qu’elle me méprisait et, au
lieu de tout faire pour regagner son estime, je persévérais
dans une bouderie qui semblait n’avoir aucune
issue.
Vénus, nue dans un nuage d’ambroisie, souriait en
voyant le trouble de mon cœur. J’aurais pu continuer
à rendre {{Corr|assiduement|assidument}} visite aux Selwyn, si
ce n’avait été de Mabel. Depuis que j’avais
chatouillé le conin de cette petite espiègle, elle
n’attendait plus de moi que le dépucelage tant
désiré. Elle me taquinait, et sa joie était de me
faire bander, soit par un mot, un geste, ou un {{tiret|frôle|ment,}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|frôle|ment,}} et, cela, même en présence de sa mère. Prétendant
n’être encore qu’une enfant, elle s’asseyait
sur mes genoux, et glissant une main adroite, attrapait
ma queue qui se mettait furieusement à
bander. Si dans la soirée, je jouais aux échecs chez
son père, avec une de ses sœurs, elle se glissait
sans être vue sous la table, d’un doigt habile défaisait
ma braguette et d’un geste sûr prenait possession
de tout ce qu’elle y trouvait.
J’aurais certes aimé tout cela, mais j’avais peur
que nous ne {{Corr|soyions|soyons}} découverts et je me tenais droit
et raide contre la table, faisant mon possible pour
ne pas paraître occupé par toutes les agaceries que
Mabel m’y prodiguait en dessous. Par grand bonheur
heureusement, elle ne me fit jamais décharger.
Je saisis l’occasion, un jour que je la rencontrai
seule, pour la prier de cesser ces jeux dangereux.
Pour toute réponse, elle leva ses jupes, me montra
ses cuisses, sa motte au duvet léger et insista pour
que je {{Corr|touchâsse|touchasse}} son con assoiffé de caresses. Je fus
assez faible pour satisfaire à sa fantaisie. C’était
le supplice de Tantale. Pourtant, je sentais fort
bien, si je m’abstenais de venir chez son père, que
Fanny croirait de ma part à un désir de l’éviter.
Pouvais-je lui dire la vérité ? Elle en eut été furieuse.
Comment aurais-je pu avouer que j’avais
branlé Mabel, immédiatement après le moment où
Fanny venait si tendrement de me raconter
son rêve et de m’offrir la rareté de son pucelage
charmant ?<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Le mois de mars arriva. C’est, aux Indes, la
grande saison des fruits, et le facteur m’ayant apporté
des nouvelles plus rassurantes, je pus recommencer
à jouir un peu de la vie. Un jour enfin, j’eus
la certitude que ma Louise était sauvée. Le docteur,
toutefois, avait défendu qu’elle partît pour un
climat chaud, et lui avait interdit de plus toutes relations
avec un homme ; aussi, désespérée de ne
pouvoir retrouver dans mes bras les baisers et les
étreintes passionnés, m’écrivait-elle qu’il était providentiel
que mon service m’eût appelé aux Indes,
loin d’elle, car elle n’aurait pu résister au désir de
provoquer le baiser de son mari adoré. Elle ajoutait :
« C’est seulement pour peu de temps, mon chéri,
deux ans sont vite passés et pourtant combien pendant
ce temps vais-je désirer cette splendide chose
que tu m’as appris à nommer : ta pine. Il serait vraiment
trop dangereux que je te rejoignisse, car pourrions-nous
résister à la tentation, aussi vaut-il que
comme une sage nonne, je reste solitaire à la maison ;
et, quand tu reviendras, mon cher mari, ce sera
une nouvelle fiancée que tu retrouveras pleine
d’ardeurs et qui n’aura rien conservé de la timidité
craintive, qui m’avait empêché, la première fois,
de goûter tous les délices que me procurait ta
queue. »
Je fus joyeux, et triste tout à la fois.
Cependant, la joie dominait non seulement parce<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>que je savais Louise hors de danger, mais aussi, et
sans vouloir me l’avouer d’ailleurs, parce que je
ne voyais plus d’obstacle qui m’empêchât d’atteindre
le fruit délicieux qui était à cueillir entre les
cuisses de Fanny. C’est inconsciemment que j’eus
cette impression, car Louise n’était pas là pour me
dire en levant un doigt menaçant : « Ce n’est pas
dans ce con, mais dans le mien, que ta pine doit se
glisser, ô mon Charlie. »
Après la lecture de cette lettre et ayant fait les
cent pas sous la vérandah, je m’assis pour prendre
le thé et manger mon ''{{lang|hi|chotah hâzri}}'' de fruit et de
pain et de beurre, puis j’allumai un cigare et aperçus
Lavie se dirigeant vers moi.
— Eh ! bonjour, Lavie ! comment allez-vous, vieux
garçon ? asseyez-vous.
— Non, merci, Dévereux ! fit-il avec un {{Corr|soupir|soupir.}}
— Eh quoi ! qu’avez-vous donc ? Vous soupirez
comme un veau chassé à coups de sabots par
sa mère. Est-ce que Jumali, ou quelqu’autre personne,
vous aurait collé la chaude pisse ?
— Oh ! ne me parlez pas ainsi, Dévereux, je suis
de mauvaise humeur.
— Et pourquoi donc, mon vieux ?
— Mais, je n’en sais rien.
— Ma foi, mon cher, votre foie doit être en mauvais
état, rentrez chez vous, prenez une dose de<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>médecine, ou mieux encore asseyez-vous, fumez un
cigare et dites-moi les nouvelles.
— Ah ! Dévereux ! vous bavardez ! Vous n’êtes
jamais de mauvaise humeur.
— Excepté lorsque je crains de ne plus bander
jamais.
— C’est vrai, j’avais oublié cela.
Lavie s’assit. Il était pâle comme s’il n’avait pas
dormi et se couvrit les yeux de sa main.
— Allons ! voyons ! Lavie, fis-je sérieusement,
vous avez quelque chose, confessez-vous, c’est moi
qui vais être votre docteur.
Il leva lentement la tête et me regardant fixement :
— Dévereux, fit-il, je peux me fier à vous, vous
ne répéterez à personne ce que je vais vous dire ?
— Mais, naturellement, répondis-je étonné.
— Eh bien, j’aime Fanny Selwyn !
— Grand Dieu ! fis-je, en éclatant de rire,
c’est tout ? Mais vous devriez être très heureux ;
au contraire, vous avez l’air d’un chat malade.
— Mais c’est qu’elle ne m’aime pas, gémit-il.
— Comment le savez-vous ?
— Oh ! Je le sais bien, trop bien.
— Alors, mon cher, dites-moi tout ; comment
le savez-vous ?
— Eh bien, dimanche dernier, elle n’a pas voulu
venir à l’église avec moi.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
De nouveau, j’éclatai de rire. C’était absurde.
Parce qu’une jeune fille ne veut pas aller à l’église
avec celui qui l’admire, il ne s’en suit pas pour
cela qu’elle ne l’aime pas.
J’entendis alors toute l’histoire. Depuis Chérat,
il l’aimait. Il n’avait en vérité jamais laissé voir
à Fanny l’affection qu’il éprouvait et quoique celle-ci
lui ait toujours parlé gentiment, mais sans manifester
aucune émotion, il s’était bien aperçu qu’elle
avait deviné son sentiment.
Petit à petit, espérait-il, elle aurait compris qu’il
voulait l’épouser. Le malheureux dimanche survint.
Assis sous sa vérandah, il attendait qu’elle passât
avec ses sœurs et voulait leur crier d’arrêter,
comme il l’avait déjà fait. Ce jour-là, cependant,
elles ne l’attendirent point et, au contraire, elles se
mirent à courir ; parfaitement, à courir ! N’était-ce
pas là une preuve que Fanny ne l’aimait pas ?
Je connaissais Lavie comme étant un garçon particulièrement
sensible. Cependant, cette histoire et
le raisonnement qu’il en tirait étaient si enfantins que
je ne pus m’empêcher de le considérer comme un
âne. Comme je l’aimais, cela ne m’empêcha pas de
le plaindre et de lui déclarer qu’à mon avis, rien
n’était prouvé sinon, que Fanny Selwyn avait voulu
s’amuser et lui démontrer qu’elle était assez belle
fille pour qu’un homme fit quelques efforts pour
l’avoir.
Je ne pus convaincre Lavie. Je ne pus surtout lui<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>persuader d’avoir le courage d’aller faire sa déclaration
sur le champ. Tout ce que je réussis à obtenir
de lui, fut qu’il demandât au colonel et à madame
Selwyn d’approuver son amour et de lui permettre
de se déclarer. Lavie était cependant un homme aux
passions fortes, qui avait chez Jumali et ses compagnes,
la réputation d’être le meilleur baiseur de
Baisabad. Et dans l’espèce il me sembla qu’il était
plus sous le coup du désir de déflorer le con de
Fanny, qu’il n’était vraiment amoureux.
Il revint bientôt ayant vu le colonel et sa femme.
Ceux-ci, bien que ne voulant d’aucune manière
forcer Fanny à une union qui lui déplairait,
n’avaient marqué aucune objection à ce qu’il l’obtienne
d’elle-même. À leur idée, les jeunes filles
devaient choisir. Si Fanny acceptait, ce n’était pas
eux qui diraient non. Et fort de cette permission,
Lavie n’avait cependant pas profité des circonstances
pour se déclarer et obtenir de Fanny le
« oui » bienheureux. Il semblait en quelque sorte
satisfait de l’acquiescement tacite des parents.
Pour moi, qui connaissait Fanny mieux que lui,
je savais bien qu’elle ne serait guère enchantée qu’il
eût essayé de l’obtenir de son père et de sa mère,
avant d’avoir reçu son consentement. Contre toute
espérance pourtant, j’espérais qu’elle accepterait.
Pourquoi ? simplement parce que, plus je regardais
dans le passé, plus il me semblait impossible
de jamais rentrer en grâce auprès de Fanny. {{tiret|Déli|bérément,}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|Déli|bérément,}} elle m’avait appelé imbécile, et, avec
cette tactique féminine, si acide, elle m’avait
montré de cent manières qu’elle me méprisait. Je
craignais qu’elle ne soit encore plus acerbe si j’essayais
de nouveau de lui faire quelques compliments.
Quand une fille s’offre, prenez-la ; sinon c’est
elle qui, jamais plus, ne voudra vous prendre. Je ne
lui en voulais certes pas, et, considérant Lavie
comme un gentleman, je pensais que ce serait
pour elle un très bon mari. Je savais d’autre part
qu’il la forniquerait comme il faut et que bien des
filles se sont mariées sans amour, qui sont devenues
des femmes très heureuses, du fait que leurs maris
ont su les baiser de magistrale façon.
{{brn|2}}
[[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-2.png|110px|center]]
{{brn|2}}<noinclude></noinclude>
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[[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-1.png|450px|center]]
{{T2|XIII|mt=4em|mb=2em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-J.png|30px|J]]}}{{sc|e}} relisais, pour la cinquantième fois peut-être,
la lettre passionnée si délicieuse de ma
Louise. Ma queue se dressait désespérément
contre mon ventre comme si l’adorable
vagin que j’avais si souvent enfilé était
là. Fanny était fort loin de ma pensée et je
fus bien étonné de la voir entrer dans ma chambre
avec sa mère. Ce qui ajoutait encore à ma surprise
de voir madame Selwyn était que la délicatesse
de sa santé rendait très dangereux pour elle
de s’exposer aux rayons trop ardents du soleil.
— Oh ! madame Selwyn ! m’écriai-je, qu’est-ce
qui me vaut l’honneur de cette visite par un soleil
aussi torride ? Il était si simple de me faire venir.
Je vous en prie, asseyez-vous dessous le {{lang|hi|punkah}}.
Et comment allez-vous, mademoiselle Selwyn, voilà
une chaise, que puis-je faire pour vous ?<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Madame Selwyn regarda Fanny en souriant :
Fanny me regarda avec une expression curieuse, mi-moquerie
et mi-sérieux. Elle avait fort bonne mine.
À travers la mousseline de sa robe, ses seins semblaient
avoir grossi depuis Chérat. La finesse du
tissu modelait ses cuisses si bien formées ; l’on
voyait ses pieds petits, ses chevilles fines, terminant
une paire de jambes si bien faites, que je ne
m’étonnais point que le désir de Lavie fut de les
ouvrir afin de cueillir au milieu d’elles le plaisir
qu’il était sûr d’y trouver. Fanny me sembla ce
jour-là, plus belle que jamais. Et cependant ce
n’était pas pour elle que ma queue se dressait si
terriblement, mais bien pour ma Louise chérie, dont
le con délicieux m’espérait à des mille et des mille
lieues de là.
— Chère madame Selwyn, je serais très heureux
que vous me disiez à quoi je dois cette visite
si agréable et si inattendue ?
— Eh bien, capitaine Dévereux, je… ou plutôt
Fanny et moi avons quelque chose à vous demander.
Pour quelle raison avez-vous envoyé le docteur
Lavie faire une démarche matrimoniale auprès
du colonel et de moi ?
— Mais, je ne l’ai jamais envoyé, madame {{Corr|Selvyn|Selwyn}}.
— Alors il n’a pas dit la vérité, car il a assuré
au colonel et à moi que c’était vous qui l’aviez
envoyé pour demander la permission de faire sa cour
à Fanny.<noinclude></noinclude>
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— Ceci est vrai, mais… et je racontais l’histoire
telle qu’elle s’était passée.
Pendant un instant, les deux dames restèrent
muettes. Les yeux de Fanny me lançaient des reproches.
Madame Selwyn méditait une réponse. Ma
queue que le con de Fanny n’intéressait plus et que
le cours de la conversation avait éloignée de la pensée
des charmes secrets de ma Louise, commençait
à baisser. J’attendais que madame Selwyn
voulut bien parler.
— Ni le colonel ni moi n’avons d’objections envers
le docteur Lavie. C’est un gentleman qui a fort
bien soigné Amy après l’attaque des Afghans, mais
nous pensons qu’il n’est que juste que Fanny choisisse
pour elle-même. Tout le monde peut prétendre
à la main d’une jeune fille et les parents n’ont
qu’à s’occuper de savoir si le prétendant est un
gentleman et a des ressources suffisantes pour fonder
une famille. Fanny choisira elle-même.
Je regardais Fanny, elle était devenue pâle. Les
mouvements de sa poitrine montraient l’agitation de
sa pensée.
— Tout ce que je puis dire pour le moment, fit-elle,
est que je n’ai pas encore rencontré l’homme
que je peux épouser. Et elle appuya sur le mot
épouser.
— Peut-être, lorsque vous aurez examiné la demande
du docteur Lavie, pourrez-vous le considérer
comme éligible.<noinclude></noinclude>
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— Je ne crois pas, fit-elle, j’aime le docteur Lavie
comme un ami, mais je ne pense pas pouvoir
''l’aimer'' et je ne prendrai jamais un homme que je
n’aime pas.
— Écoutez-le toujours : si vous voulez examiner
sa demande comme il désire vous l’exprimer, peut-être
changerez-vous d’avis ?
— Je suppose, répondit-elle d’une manière aigre,
que vous seriez charmé de me voir l’épouser,
n’est-ce pas, capitaine ?
— Certainement, si j’étais sûr que vous dussiez
être heureuse avec lui ! Lavie est un de mes
grands amis, et je sais que c’est un bon garçon.
Pour le moment il a le cerveau un peu dérangé, mais
ce n’est pas étonnant lorsqu’on vous regarde.
La mère et la fille furent charmées du compliment
qui exprimait d’ailleurs la vérité. Fanny était
vraiment délicieuse.
— Je me suis souvent demandé, continuais-je,
comment mademoiselle n’avait pas déjà, depuis
longtemps, une cour d’adorateurs. Je ne sais vraiment
où les hommes ont les yeux.
— Oh ! mais Fanny peut vous le dire, répondit
sa mère, elle a eu plusieurs propositions et le
docteur Jardine lui a fait une déclaration en règle
et une demande.
— Quoi ! le docteur Jardine ! m’écriais-je.
— Mais oui, il a demandé Fanny, elle a {{tiret|répon|du}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|répon|du}} « ''non'' » puis il s’est adressé au colonel et à moi
pour que nous fassions pression sur elle. Nous avons
refusé naturellement.
— Je suis content que Fanny ait dit non.
— Pourquoi ?
— Parce que le docteur Jardine peut être un bon
docteur, mais c’est un méchant homme et mon opinion
est qu’il ne convenait pas du tout à Fanny.
— C’est mon avis, appuya madame Selwyn, et
pourtant, si Fanny avait dit oui, ni le colonel, ni moi
n’aurions cru pouvoir nous opposer à ce mariage.
— Pourquoi vous êtes-vous marié, capitaine Dévereux ?
demanda soudain Fanny.
— Quelle question, mon enfant, s’écria madame
Selwyn.
— Je me suis marié, répondis-je en riant, parce
que j’avais enfin trouvé la jeune fille que je désirais,
celle que je croyais supérieure à toutes les
autres, et l’unique dont je me croyais réellement
amoureux.
— Et je suppose, fit Fanny, essayant de paraître
joyeuse, que vous n’avez depuis rencontré personne
que vous eussiez épousé si votre femme
n’avait pas été la première ?
La question était adressée d’une manière trop
directe pour que je puisse résister au désir de donner
la réponse qu’elle désirait, mais qu’elle ne s’attendait
pas à recevoir.<noinclude></noinclude>
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— Je vais vous répondre aisément à cette question,
mademoiselle Selwyn. Il est exact qu’il soit
difficile de me plaire, et, cependant, depuis que
je suis marié, j’ai rencontré une femme que j’eusse
épousée, si déjà je n’avais été uni à une autre devant
Dieu et devant les hommes. Et mes yeux dirent
à Fanny qu’elle était cette femme. Les couleurs
lui montèrent au visage, ses yeux brillèrent de
plaisir et toute sa personne semblait me répondre :
« <i>Si vous m’aviez demandé, je vous aurais dit oui
et le plus tôt eût été le mieux.</i> »
Pauvre Lavie, il avait bien raison, elle ne l’aimait
pas. Une satisfaction secrète remplissait mon
âme. Un voluptueux désir me submergea et comme
Fanny dressait sa charmante personne devant
moi, je crus que ma queue grossissante allait faire
sauter les boutons de mon pantalon et apparaître menaçante
pour effrayer la mère et la fille.
Madame Selwyn fit sortir Fanny, afin de me parler
en particulier. Les yeux de la jeune fille rencontrèrent
les miens et leur éloquence était grande.
Elle était véritablement transportée par mes dernières
paroles et sa démarche était celle d’une personne
qui vient enfin d’obtenir ce qu’elle désire le
plus au monde. En dépit de l’impression que j’avais
du mauvais tour que je jouerais à Lavie en faisant
la cour à Fanny, je ne pouvais m’empêcher de penser
que le con de cette gentille fille était à moi et
que je n’avais qu’à avancer la main pour le prendre.<noinclude></noinclude>
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Dès que l’heureuse créature fut passée sous la
vérandah, madame Selwyn me murmura tout bas :
— Cher capitaine Dévereux, je connais trop bien
Fanny pour penser qu’elle puisse jamais accepter
le docteur Lavie. Faites-lui comprendre, je vous
prie, qu’il est préférable pour lui d’abandonner cette
idée. Il en sera malheureux, je le sais, mais je ne
suis pas assez forte pour supporter les scènes.
Je promis de faire de mon mieux et, à ce moment,
j’aurais voulu ne pas désirer le conin de Fanny ;
il me semblait que cette démarche n’aurait
qu’un but : écarter Lavie afin de baiser moi-même,
plus aisément, l’adorable entre-cuisses.
J’accompagnai Fanny et sa mère jusque chez
elles. La main moite de la jeune fille pressa la
mienne et nous frissonnâmes tous les deux. Elle
était décidée, je le voyais bien, à m’avoir à la première
occasion. Grands Dieux ! mes couilles et
mes reins furent tout le jour bien douloureux.
Lavie fit encore sa cour à la jeune fille pendant
quinze jours. Malgré ce que madame Selwyn
m’avait chargé de lui faire comprendre, il persista
à jouer les amoureux transis. Ne pouvant le décourager,
je le laissai faire et durant les visites qu’il
fit à Fanny, il demeura régulièrement muet comme
un veau ; la bouche ouverte et en admiration béate,
tout à fait incapable d’émettre une parole. La mère
et la fille s’affolaient de cette persistance jusqu’à
ce que survint une dernière scène au cours de {{tiret|la|quelle}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|la|quelle}} il pleura et gémit aux pieds de madame
Selwyn qui n’en pouvait mais, parce que Fanny
avait refusé de le recevoir.
Nous étions maintenant au milieu de mars. La
chaleur était accablante ; les corneilles, les ninas,
la basse-cour, tous les oiseaux, frappés par la chaleur,
se mouvaient à l’ombre, le bec ouvert et les
ailes écartées. Étendu sur ma chaise longue, avec
un tricot fin, sans manches, et le plus léger des
pyjamas, le {{lang|hi|punkah}} m’éventant doucement, je me
délectais d’un {{lang|hi|chéroot}} lorsque madame Selwyn et
Fanny se précipitèrent dans ma chambre.
Madame Selwyn semblait à demi folle. Fanny
avait pleuré. Toutes deux me regardaient pleines
de reproches. Je m’excusai de mon déshabillé, nu
pieds, j’avançai des chaises, pour elles, sous le {{lang|hi|punkah}}.
— Capitaine Dévereux ! en vérité, il faut absolument
que vous nous débarrassiez du docteur Lavie.
Il nous tue, Fanny et moi, et certainement, il
est hors de son bon sens.
Fanny ne disait rien et madame Selwyn me raconta
alors que Lavie venait à toute heure de jour
et de la nuit se plaindre, pleurer et désespérer. En
vain, le colonel lui avait parlé sur tous les tons, rien
à faire. Toute la famille était à bout d’idées, craignant
un scandale et déjà désespérée de voir les
gens rire et se moquer de la cour misérable dans
laquelle s’était engagé ce brave Lavie.<noinclude></noinclude>
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Tandis qu’elle me racontait ceci, Lavie entra.
Il était pâle, ses yeux brillaient et ses lèvres étaient
serrées. Il marcha droit à madame Selwyn et la
pria de le suivre dans une pièce voisine. La pauvre
et faible femme obéit, tandis que Fanny approchait
sa chaise de la mienne.
— Oh cher ! très cher capitaine Dévereux !
débarrassez-nous de ce monstre !
Je lui pris la main et l’assurai que j’avais un
plan et qu’avec l’amitié du commandant d’armes,
j’essaierai de le faire changer de garnison. La
pauvre Fanny fut heureuse, son regard semblait
me dire « ''embrassez-moi'' », et ma foi, je n’hésitai
pas plus longtemps. Je la saisis par la taille, la
dressai sur ses pieds et la pressant contre moi, je
couvris de baisers répétés la rougeur pimentée de
sa bouche.
— Oh ! ma chérie ! m’écriai-je, combien je me
blâme d’avoir jamais aidé cet idiot à vous faire la
cour.
— Oh ! Charlie ! Charlie ! s’écria-t-elle, je sais
maintenant que vous m’aimez. Et si ce n’était de cela,
je vous eusse haï pour ce que vous avez fait.
Pendant ce temps, nos corps, l’un contre l’autre, ne
formaient plus qu’un et la jeune fille consentante
me laissait presser ma cuisse contre {{Corr|se|sa}} motte délicieuse.
— Alors, vous m’aimez réellement, Fanny ? Si
ce n’est pas vrai, je vous en prie, ne permettez pas<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>que je vous revoie car je vous aime passionnément,
Fanny, cœur, âme, corps et tout.
— Mais moi aussi, cria la jeune fille excitée ;
ne le sentez-vous donc pas ?
— Avec votre cœur, mon amour ? Et je pressai
son téton de ma main.
— Oui ! Oui ! Oui !
— Et toute votre âme ? Et en même temps je
glissai une main agile entre ses cuisses pressant son
con charmant du bout de mes doigts. Un instant,
Fanny retira ses hanches, puis immédiatement, elle
pressa sa motte contre mes doigts et son vagin palpitant
sur ma main, qu’elle emprisonna entre ses
cuisses. Sa réponse fut un baiser ; mais quel baiser !
Ma pine furieuse se dressait comme un piquet
de tente, tendant l’étoffe de mon pyjama,
tandis que je pressai cette arme valeureuse contre
la motte de la chérie. Je l’embrassais, je taquinais
ses seins tumultueux, et elle-même se pressait contre
moi comme si elle avait voulu aplatir sa poitrine.
Un instant, nous restâmes ainsi. Inconsciemment,
j’appuyai sur sa motte étonnée ; et voilà que, soudain,
elle porta la main vers ma queue en s’écriant :
— Mais qu’est-ce que je sens donc là ?
— C’est moi, ma chérie. Ma voix, d’émotion
contenue, était presque inarticulée — C’est moi, {{tiret|ré|pétai-je.}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|ré|pétai-je.}} Là, prends-moi dans ta main, prends possession
d’un trésor qui t’appartient désormais.
— Oh ! mon aimé ! mon aimé ! s’écria Fanny
absolument hors d’elle {{incise|oh ! mon aimé !|non}} et sa
petite main se ferma nerveusement sur ma pine brûlante,
comme dans un délire inconscient et sans savoir
ce qu’elle faisait.
— Oui, cela est pour toi. Il faudra pour nous
satisfaire que cette chose soit admise dans le temple
de l’Amour. De nouveau, ma main caressa son
con excité entre ses cuisses prêtes à s’ouvrir.
Fanny ne put alors résister à ces caresses. Elle
lâcha ma queue et essaya, malgré ses vêtements, de
s’empaler. Ma queue glissa contre sa motte. Elle
le sentit, et, relevant sa robe, elle ouvrit les cuisses
et emprisonna soudain l’objet, tandis que je faisais
exactement comme si j’avais pénétré en elle.
Je crois que j’aurais éclaté si la nature n’était
venue à mon aide et ne m’avait fait répandre un
flot de sperme brûlant. Cela me rappela à la réalité.
Poussant Fanny gentiment, je la priai de s’asseoir,
tandis que j’allais me changer. L’intelligente fille,
en voyant mon pyjama mouillé et maintenant transparent,
comprit. Mais au lieu de s’asseoir, elle vint
jeter un coup d’œil tandis que je me déshabillai,
et repaître ses yeux de la beauté délicieuse que je
lui montrai. Elle vit la pine puissante, les couilles
bien modelées et la forêt qui les encadrait. Elle {{Corr|su|sut}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>que tout cela était à elle, maintenant, et pour essayer
de calmer les palpitations de son con
échauffé, elle glissa la main entre ses jolies cuisses.
Avant que j’aie fini, un bruit dans la pièce à côté
lui fit regagner sa chaise. Je revins bientôt m’asseoir
près d’elle, tout habillé. Elle cherchait des
yeux le trésor qu’elle venait d’acquérir et me demanda
où il se cachait ? Pour toute réponse, je
pris sa main consentante et la pressai sur ma queue
qui était maintenant serrée contre mon ventre. J’entendis
encore une fois des « ''mon chéri'' » excités,
mais de peur que le désordre de nos esprits ne sautât
aux yeux de madame Selwyn, lorsque celle-ci
reviendrait, je sortis un album de photographies que
nous feignîmes de regarder.
— Tu as fait venir le mouillé sur moi, murmura-t-elle.
— Vrai ? Eh bien, ma chérie, la prochaine fois,
ce n’est pas sur toi, mais dans toi qu’il faudra que
le mouillé aille, comprends-tu, ma chérie ?
Pour toute réponse, Fanny m’embrassa, tandis
qu’elle pressait la main que j’avais glissé entre ses
cuisses, qui, si elles devaient jamais s’ouvrir pour
un homme, s’ouvriraient certainement pour moi.
Tandis que nous étions ainsi délicieusement
occupés à nous peloter mutuellement, madame Selwyn
entra presque titubante dans la pièce, sans
remarquer aucun changement sur nos figures. Elle<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>s’écroula sur une chaise et pour un moment ne put
dire un mot. Effrayés, Fanny et moi nous précipitâmes
à ses côtés.
— Oh ! capitaine Dévereux, murmura-t-elle,
vite, vite, c’est un fou, allez le calmer. Dites-lui
de ne plus me persécuter comme il le fait. Il parle
de se couper la gorge si je ne lui donne pas Fanny.
— Je vais régler cela, madame Selwyn, fis-je,
aussi calme que je le pus. J’y vais de suite. Fanny,
occupez-vous de votre mère, je vous prie.
Ses yeux me répondaient « Débarrassez-nous de
Lavie, mon chéri, pour que nous puissions être
l’un à l’autre ».
J’entrai dans la pièce voisine où je trouvai le
misérable amoureux qui, lui, n’avait fait que parler
tandis que j’agissais. Et quoi, y avait-il plus de
cinq minutes que ma queue était sinon dans le con
chéri de Fanny, du moins entre ses cuisses, où j’avais
déchargé ? Ne lui avais-je point montré ma pine
et mes couilles toutes nues ? ne les avait-elle
pas caressées en m’appelant « ''chéri'' » et en
m’avouant que comme moi, elle avait mouillé.
Mon mépris pour Lavie était, je dois le dire,
considérable et tout le bon sens dont je l’avais cru
capable avait si complètement disparu de ses actes
que je me demandai vraiment comment j’avais pu
supposer qu’il en ait jamais eu une {{Corr|once|once.}} Le fait
est que son état confinait à la folie et que cette folie
avait prit la forme d’une passion érotique pour<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>Fanny. Pour quelques jours encore, personne ne
soupçonnerait la réalité des choses, et comme il
était absolument inutile de lui parler de ses prétentions
à la main de mademoiselle Selwyn, ne fis-je
que l’engager à retourner tranquillement chez lui et
à se reposer.
Dès qu’il eut disparu, je pris mon casque et allai
trouver le docteur Bridges, notre commandant
d’armes, auquel je racontai toute l’histoire. Je lui
demandai l’affectation de Lavie à une autre garnison.
Après des « ''si'' » et des « ''car'' », Bridges
avoua qu’il avait remarqué des imperfections dans
le service de Lavie. Il accepta de faire une enquête
sur le cas de cet officier et de rendre sa réponse
dans les quarante-huit heures. Il fallut que
je me contente de cela et, ma foi, c’était déjà quelque
chose.
Cet après-midi, je reçus un petit mot de Fanny
me demandant, de la part de sa mère, de venir
dîner. Ceci était la partie officiellement mondaine
de la note, mais dans un coin, en tout petits caractères,
je pus lire « Viens mon chéri ».
{{brn|2}}
[[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-1.png|120px|center]]
{{brn|2}}<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
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[[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-3.png|450px|center]]
{{T2|XIV|mt=4em|mb=2em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-J.png|30px|J]]}}{{sc|’acceptai}} l’invitation. Ainsi que je le pensai,
c’était un conseil de guerre qui allait
se tenir. Je racontai au colonel et à sa
femme ma visite au vieux Bridges et tous
deux l’approuvèrent, le pauvre colonel était surtout
désireux de se débarrasser de Lavie, car ce
garçon avait pris l’habitude, en passant devant la
porte de mon bungalow, de pénétrer chez moi à
toute heure du jour, et par deux fois déjà le colonel
avait failli être pris en train de baiser madame
Soubratié. À la suite de cela, par crainte, depuis
huit jours déjà, il renonçait aux ébats coutumiers
qu’il prenait entre les cuisses brunes de cette Vénus
indigène. Il abonda donc dans mon sens et résolut
de voir lui-même le docteur Bridges.
Après dîner, profitant de la fraîcheur, nous nous
promenâmes tous dans la superbe avenue ombragée
de grands arbres sous le ciel nocturne scintillant<noinclude></noinclude>
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Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/218
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>de myriades d’étoiles. Lavie fut d’abord le seul
sujet de la conversation, puis, madame Selwyn
ayant entraîné le colonel dans la maison, Fanny,
Amy et Mabel continuèrent seules la promenade.
Amy, sous un prétexte, se débarrassa de Mabel,
et j’eusse été heureux si Fanny avait pu en faire
autant d’Amy. Notre entretien ayant alors dévié
tomba naturellement, sur l’amour et le mariage, à
propos de quoi Amy me dit :
— J’espère bien que personne ne demandera
jamais ma main, car je la lui refuserais certainement.
— Et pourquoi ? fis-je en riant.
— Parce que je ne veux pas me mettre au lit
avec un homme ; j’en mourrais certainement de
honte.
— Mais votre mère couche toutes les nuits pourtant
avec votre père et elle ne meurt pas de honte,
que je sache ?
— Oh ! c’est différent.
— Je ne vois pas.
— En tout cas, moi j’en mourrais. Et toi, Fanny ?
Fanny hésita. Elle tenait ma main qu’elle pressa
gentiment et répondit :
— Cela dépendrait si j’aimais ou non cet
homme.
— C’est exact, fis-je — ainsi, ma femme était<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>assez honteuse la première nuit où j’ai couché avec
elle, mais bien avant le matin, elle riait déjà de
ses peurs ridicules.
— Oh ! racontez-nous tout cela ! fit Fanny, qui
semblait ardemment désirer connaître comment un
tel changement avait pu survenir en si peu de
temps.
— Eh bien, c’est entendu, je vais tout vous raconter.
Mais remarquez que je vais avoir à toucher
quelques points délicats dont on ne parle généralement
pas devant les jeunes vierges.
— Cela ne fait rien, fit Amy, il fait sombre et
vous ne nous verrez pas rougir.
J’étais charmé à l’idée d’enflammer encore, si
possible, les sens déjà fort excités de Fanny, dont
la petite main tremblait dans la mienne :
— Je ne vous dirai rien du mariage, dont vous connaissez
certes la seule cérémonie habituellement visible.
C’est du mariage secret, du véritable, dont
je vous parlerai. Je vous préviens que, si je commence
ce récit, vous devrez l’écouter en silence et
sans m’interrompre, même si ce que je vous dis
vous paraissait « ''{{lang|en|{{Corr|shoking|shocking}}}}'' ». Est-ce entendu ?
— Parfaitement ! répondirent ensemble les
deux jeunes filles et la nuit ne fut pas assez sombre
pour m’empêcher de voir Amy presser sa main
fiévreuse entre ses cuisses. J’étais satisfait ; évidemment,
son petit chat la démangeait déjà avant
que j’ai commencé. Que serait-ce après ? Je<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>n’avais cependant aucun dessein sur le con d’Amy,
et celui seul de Fanny m’intéressait.
— Donc, ma femme et moi, nous partîmes pour
Brighton afin d’y passer notre lune de miel. Tout
le long du chemin, dans le train, nous nous efforçâmes
de dissimuler autant qu’il fut en notre pouvoir
notre véritable position. Je dois dire cependant
que Louise, en essayant de paraître naturelle,
ne l’était point et que certaine pensée devait
la tracasser. Cette pensée, vous vous en
doutez bien, était celle du changement qui allait
intervenir dans sa vie et de tous les droits de mari,
dont j’allais être autorisé à me prévaloir. Elle
me raconta, plus tard, qu’elle avait souvent désiré
ce moment, mais que la réalisation imminente de
ses désirs ne laissait pas que de la rendre
nerveuse.
— Ce n’est pas étonnant, s’écria Amy, et, de
nouveau, elle pressa son conin d’une main tremblante.
Aussi rapide qu’il ait été, j’avais vu le
mouvement et je fus obligé d’arranger mon vit
dans une position plus confortable. Fanny s’en
aperçut et me pressa rapidement les doigts.
— Comme vous le dites, Amy, ce n’est pas
étonnant. Pourtant, si la cour que nous faisons à
nos fiancées était plus naturelle, on ne rencontrerait
pas des retenues aussi peu naturelles. Eh quoi,
j’aimais Louise comme je n’avais jamais aimé personne.
Il n’était aucune partie de son corps que je<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>ne désirasse dévorer de caresses, j’adorais le sol
même sur lequel elle marchait, les chaises où elle
s’asseyait, les arbres contre lesquels elle se reposait,
en un mot, je l’aimais. J’avais bien souvent
cru aimer auparavant, mais je m’apercevais
que c’était cette fois-ci seulement que j’avais l’entière
connaissance de l’amour. Je me demande
souvent si vous, les jeunes filles, vous connaissez
quoi que ce soit de la passion. La passion,
c’est l’émoi que la simple idée d’une présence
chère vous fait passer dans tout l’être. Je suppose
que les jeunes filles perçoivent des excitations physiques
comme les hommes, mais, chez ceux-ci, le
passage de la quiétude à l’état de tempête est marqué
d’une manière très caractéristique. Cependant,
dans nos manières frigides de faire la cour, dans
ces méthodes conventionnelles, il ne paraît pas
convenable de faire entrer l’idée de la différence
des sexes, ni même de la signification de mariage.
Un amoureux peut parler des traits superbes de
sa maîtresse, de ses bras, et de ses pieds, mais il
ne peut convenir qu’il a pensé à son buste, à ses
seins, à ses hanches, à ses cuisses et encore moins
à ses charmes exquis et cachés, à ce charme des
charmes qui est fait pour lui et pour lui seul, et qui
repose caché entre ses cuisses charmantes.
— Oh ! capitaine Dévereux, s’écria Amy,
c’est honteux.
— Reste donc tranquille, fit Fanny, le capitaine
a raison et tu le sais bien.<noinclude></noinclude>
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Amy se mit à rire d’une manière gênée et garda
le silence.
— Donc, tout le long de la route vers Brighton,
je pensais à ces charmes qui allaient m’appartenir
tout en me demandant cependant comment j’allais
m’y prendre. Comment porter la main sur Louise
sans effaroucher sa modestie ? Même si ses pensées
s’étaient arrêtées sur le but du mariage, chose
possible, car malgré sa candeur et sa vertu il semblait
ressortir de la conduite de ma Louise, que,
quoique innocente elle n’était pas ignorante, comment
franchir le dernier obstacle ? Plus tard,
Louise me raconta que les mêmes pensées l’avaient
tracassée. Elle désirait fortement les baisers
d’amant sur la couche nuptiale, mais les premiers
pas l’effrayaient. Elle désirait se donner, mais
elle craignait en ce faisant de perdre quelque
chose du respect que je lui avait toujours témoigné.
Elle avait peur d’être immodeste et comment en
aurait-il pu en être autrement, puisque depuis toujours
on lui avait appris à considérer comme immodeste
l’exhibition nue de ses appas. Comme si la
nudité, qui est une glorieuse chose pouvait dans la
passion, devenir une indécence et une horreur.
— Je ne peux pas m’imaginer que ce puisse
être autre chose, s’écria Amy, qui continuait cependant
à caresser son entre-cuisses.
— Amy, n’y a-t-il pas moyen que tu te tiennes
tranquille et que tu laisses le capitaine Dévereux<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>raconter son histoire, fit Fanny avec pétulance.
Tandis qu’elle parlait, elle gardait la main constamment
pressée sur son petit con palpitant, sans
s’occuper aucunement que je remarque ou non ce
détail. Je fis semblant de ne rien voir.
— Enfin, continuai-je, nous arrivâmes à Brighton.
Nous dînâmes en essayant de paraître calmes.
Louise se hasarda à s’asseoir sur mes genoux, les
bras autour de mon cou, mais en s’efforçant de
ne pas presser sa poitrine contre la mienne. Ayant
épuisé tous les sujets de conversation, nous étant
conduits comme un couple d’imbéciles, effrayés l’un
de l’autre, je hasardais l’idée qu’il était presque
temps d’aller au lit. Louise cacha sa figure rougissante
dans mon cou et prétendit ne pas être habituée
à se coucher si tôt. Alors, pour la première
fois, je rassemblai un peu de courage, la pressai
contre moi, embrassai ses lèvres consentantes et
murmurai : « Mais c’est notre nuit de noces, ma
chérie ». Elle me lança un rapide regard, puis baissant
les yeux, me donna un baiser en balbutiant :
« Je t’en prie, sois un bon garçon, ne monte pas
trop tôt, oh Charlie ! je voudrais bien être à demain. »
Et elle sortit de la pièce en courant.
D’avoir songé que c’était notre nuit de noces et
d’en avoir parlé avait ranimé mon courage et avec
le courage est venu le désir. L’envie de la posséder
me consumait ; les minutes semblaient des heures
et lorsqu’au bout de dix, ne pouvant résister davantage,
je résolus de monter retrouver ma {{tiret|fem|me,}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|fem|me,}} je souffrais réellement. La passion a beau être
un plaisir, si elle est retardée, elle devient une peine.
Ici, Fanny me regarda et pressa ma main. Par
Dieu, j’aurais voulu qu’Amy fût n’importe où, mais
autre part qu’où elle était en ce moment. Ma voix
tremblait lorsque je repris mon récit :
— En gagnant notre chambre, je vis les petites
bottines de Louise à la porte. Cela me parut d’un
bon présage. Je les ramassai, les embrassai et frappai
à la porte. Sans attendre la réponse, j’entrai,
Louise, en robe de nuit, montait dans le lit. Elle
poussa un petit cri : « Vous êtes venu plus tôt que
je ne vous attendais » et elle se cacha sous les couvertures.
De la voir au lit me fit reprendre tout mon
courage ! Je mis le verrou, et courant vers elle, je
découvris sa figure et son cou. Un bras autour de
ses épaules je couvris ses lèvres de baisers ardents,
glissant en même temps ma main sur sa poitrine et
prenant pour la première fois possession des deux
beaux petits globes qui l’ornaient. Elle ne fit aucun
mouvement pour se dérober à mes caresses, et
de plus en plus, je fus tenté de laisser ma main
s’égarer plus bas et de chercher ce temple de
l’amour, dont la porte soigneusement close se trouve
au pied de la colline boisée, consacrée à Vénus.
— Qu’est-ce que c’est que cela ? fit Amy, et
où est-ce ?
— Comme si tu ne le savais pas, s’écria Fanny
indignée.<noinclude></noinclude>
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— Vous allez bientôt l’apprendre Amy, continuai-je.
Je ne glissais pas encore ma main. Louise
avait les deux bras autour de mon cou et me serrait,
m’empêchant ainsi de défaire la chemise de
nuit pour embrasser les deux seins qui s’y dérobaient
à mes regards. Ma pauvre Louise eut aimé
cela, mais elle était toujours en proie à sa modestie
expirante. Enfin, je lui chatouillai l’aisselle.
Elle poussa un cri et me lâcha ; mais déjà elle
n’eut plus l’envie de se cacher la figure sous les
draps. Tandis que je me déshabillai rapidement,
elle me regardait avec des yeux pleins de désirs. Je
mis ma chemise sans offenser par trop sa modestie,
posai ma montre sur la table, et me dirigeai vers
l’autre côté du lit lorsque Louise me fit remarquer
que je n’avais pas remonté ma montre et
qu’elle même avait oublié d’en faire autant à la
sienne. « Cela n’a pas d’importance, m’écriai-je ! —
Oh si ! fit-elle, Charlie mon chéri, ne commençons
pas notre vie de ménage en laissant sans être fait ce
que nous devons faire. » Pour la contenter je remontai
les deux montres, la main tremblante, puis
je sautai dans le lit.
— Est-ce que vous n’avez pas soufflé la bougie ?
demanda Amy.
— Amy, si vous continuez à interrompre, je demande
au capitaine Dévereux de ne pas vous raconter
la suite.
— Non, Amy, je n’ai pas soufflé la chandelle.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>Louise me fit une réflexion à ce sujet, mais je fis
semblant de pas entendre. Dans le lit, je la pris
dans mes bras, et la serrai contre moi. Elle résista
un instant, mais céda bientôt en cachant dans
mon cou sa face rougissante. Tandis que je l’embrassais
frénétiquement, je glissai la main et relevai
le voile qui s’interposait toujours entre moi et ses
charmes glorieux. Avec autant de délicatesse qu’il
est possible d’en avoir, je passai ma main tremblante
sur la surface si douce de ses cuisses, j’atteignis,
comme dit Milton, « ''le buisson et les poils frisotants'' ».
— Capitaine Dévereux ! cria Amy.
— Et trouvant la porte de la douce entrée du
temple, je la caressai avec une ardeur, que Louise
sentit s’irradier du bout de mes doigts. Elle se
pressa contre moi davantage, en murmurant simplement :
« Oh Charlie ! Oh Charlie ! » La trouvant
si tranquille je…
— Quoi ? firent les deux filles haletantes.
— Je la priai de me faire place afin de pouvoir
l’adorer avec mon corps, ainsi que le comportaient
les vœux maritaux que j’avais prononcés. Gentiment,
elle se mit sur le dos et, passant un genou,
puis l’autre entre les siens, je me couchai doucement,
mais plein d’excitation, sur son beau corps
et éveillai en elle toutes les sources cachées du
désir et de la passion, en faisant entrer le grand
prêtre dans le Saint des Saints. Oh ! mes filles {{tiret|ché|ries !}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|ché|ries !}} quel délicieux moment. Il était réellement
divin de sentir que j’étais vraiment maintenant et
dans toute la force du terme le mari de Louise ;
que nous étions unis, que chaque pulsation de son
corps adoré correspondait à une pulsation du mien.
C’était une vision du ciel. C’était l’Amour. Louise
se donnait sans contrainte, toute crainte bannie, et
toute modestie déplacée disparue à jamais. Lorsque
le jour naissant vint remplacer la lumière des
bougies consumées, ma Louise était parfaitement
nue et reposait sans rougeur dans mon étreinte également
nue. Aucune partie de nos corps n’avait
échappé aux caresses et aux baisers, et nos sacrifices
avaient été sans nombre. La nuit entière
s’était passée en réjouissances que les anges {{sic2|insexués}}
eussent enviées s’ils avaient eu le moyen
de se rendre compte ce qu’elles pouvaient être.
Pendant cette dernière partie du récit, Fanny
et Amy respiraient à peine. Leurs pas étaient si
lents que nous restions presqu’en place. À la manière
embarrassée avec laquelle elles se mouvaient,
je {{corr|pouvai|pouvais}} me rendre compte que chacune
d’elles essayait de calmer les palpitations puissantes
de son petit con en serrant fortement les cuisses.
Nous étions maintenant près du bungalow et Amy,
sans un mot, la main toujours pressée sur son conin
s’élança soudain vers la maison. Fanny resta
près de moi. Je mis sa main sur ma pine brûlante et
terriblement dure, tandis qu’en même temps je
l’embrassai en caressant délicatement sa motte chérie.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
— Viens ! viens ! oh viens vite ! fit-elle.
Je la laissai m’entraîner rapidement de l’autre
côté de la pelouse, où croissaient quelques buissons
épais. Arrivés au bord de l’herbe, je défis ma
braguette et glissai sa main à l’intérieur. Fanny
saisit avec ardeur l’arme puissante, mais hélas ! ma
chemise la recouvrait toujours :
— Oh, mon chéri ! oh mon chéri ! s’écria-t-elle,
si excitée qu’elle ne pouvait que saisir ma
pine brûlante en serrant et en relâchant l’étreinte
de ses doigts fiévreux.
Pendant qu’Amy était allé soulager son con
trépidant, soit d’un doigt secourable, soit avec une
baguette ou quelque chose enfin qui pouvait imiter
le grand prêtre dont j’avais parlé, je goûtais l’extrême
excitation de Fanny et le plaisir que sa main
me donnait. J’étais heureusement demeuré debout
et par bonheur, je vis Amy revenir.
— Prends garde ! voilà Amy ! murmurai-je
doucement.
— Ah ! ah ! vous voilà, vous vous embrassez, je
crois.
— Mais non, répondit Fanny d’une voix
étouffée, je me suis froissé la cheville.
— C’est vrai, appuyais-je heureux de voir
Fanny trouver si aisément une excuse. Mon vit
était dehors toujours couvert de la chemise qui
avait empêché la pauvre Fanny de le tâter tout nu<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>comme elle le désirait. Amy l’eût certainement vu,
si Fanny ne s’était appuyée contre moi, faisant
semblant de chercher un soutien, tandis que je m’efforçais
de repousser ce membre rebelle.
— Oui, répétais-je, cette pauvre Fanny s’est fait
mal à la cheville, elle doit souffrir beaucoup. Puis,
m’adressant à Fanny, je continuai :
— Si vous voulez me permettre d’essayer un
remède de grand’mère, je pourrai, sans doute
vous enlever la douleur, mais il faut faire vite, le résultat
en dépend.
— Faites ce que vous voudrez et vivement, car
je souffre beaucoup, répondit Fanny avec un gémissement.
Je mis un genou en terre, en me tenant aussi
près que possible de la jupe de Fanny, et d’un
doigt rapide je reboutonnai mon pantalon de manière
à contenir mon membre tumultueux. De la
main gauche, je saisis alors sa cheville en faisant
semblant de la presser de mon autre main. La tentation
fut trop forte, et Fanny sentit bientôt, avec
délices, ma main polissonne monter le long de sa
jambe, en pressant amoureusement le mollet puis la cuisse.
De temps en temps, elle faisait entendre un petit gémissement.
— Je pense que cela va aller mieux maintenant,
m’écriai-je. Ma pine palpitait.<noinclude></noinclude>
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— En vérité, je crois que cela va aller mieux,
répéta Fanny avec un arrêt dans la voix, surtout si
vous continuez ce que vous faites maintenant. Amy
se tenait debout et regardait pleine de sympathie.
Il lui était cependant impossible de distinguer
quoi que ce soit de ma manœuvre.
Rapide, je fis courir ma main le long de cette
cuisse virginale jusqu’à ce que, parvenu au haut de
ces colonnes d’ivoire, il ne me resta plus qu’à tourner
la paume en l’air et à presser doucement les
lèvres si pleines de ce grassouillet conin. J’appuyais
et je relâchais les attouchements de manière
à chatouiller le clitoris excité et bientôt Fanny put
difficilement demeurer tranquille. Alors, plongeant
mon médium jusqu’à la jointure et me servant des
autres doigts pour chatouiller sa motte ombragée,
j’imitai ce que ma queue aurait fait si j’en avais eu
l’occasion, jusqu’à ce qu’expirant presque de plaisir,
Fanny inonda ma main excitante et lascive d’un
véritable torrent de liquide brûlant, qui coula le
long de mon poignet et de mon bras. C’était délicieux.
Je donnais à ce doux conin les caresses les
plus voluptueuses, auxquelles il répondit avec joie.
Puis, peu capable de parler d’une voix assurée, je
murmurai :
— Comment vous sentez-vous maintenant, Fanny ?
— Tout à fait bien… c’est-à-dire… c’était
bon… maintenant que la… la peine est passée.<noinclude></noinclude>
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— Alors, ça t’a réellement fait du bien ? demanda
Amy étonnée.
— Naturellement, ça m’a fait du bien, sotte,
s’écria Fanny ; sans cela, je ne l’aurais pas dit.
— Voilà qui est merveilleux, fit Amy, j’en parlerai
à maman.
— Tu n’en diras rien du tout, s’écria Fanny,
cela ne ferait que l’effrayer ; d’ailleurs, ce n’était
pas une entorse et cela est tout à fait remis maintenant.
— Maman m’envoyait vous dire de rentrer, fit
Amy.
— C’est assommant, répondit Fanny. Amy, sois
bonne fille, va lui demander de nous laisser rester
dehors plus longtemps.
Mais Amy n’en voulut rien faire et, à notre entier
désappointement, nous dûmes rentrer. Cependant,
avant de pénétrer dans la maison, Fanny réussit
à m’entourer le cou de ses bras et à me donner
deux ardents baisers sans être aperçue par Amy.
Grand Dieu ! je crus que mes couilles et mes
reins allaient éclater sous la douleur du désir.
Une fois rentré chez moi, j’eus l’inévitable visite
de Lavie. Ce garçon était une véritable plaie.
Je fis de mon mieux, comme d’habitude, pour essayer
de le réconcilier avec son sort et je l’engageai
à baiser le plus qu’il pourrait.
Il me répondit qu’il avait fait cela régulièrement<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>et irrégulièrement, toutes les nuits, mais que rien
ne pouvait le distraire de sa passion pour Fanny. Je
résolus alors de faire tous mes efforts pour l’écarter.
J’écrivis au docteur Bridges, lui disant combien
je craignais pour mademoiselle Selwyn, les
promenades nocturnes de Lavie autour de sa maison ;
que sa fièvre de désirs pouvait faire craindre
qu’il n’essayât de la violer, qu’il {{Corr|marmotait|marmottait}} entre
ses dents des choses indistinctes, mais dans lesquelles
j’avais cru comprendre qu’il se promettait
de posséder la demoiselle qu’elle le veuille ou
non.
Réveillant Soubratié, je le chargeai de donner
la lettre dès la première heure au docteur Bridges
et le résultat vint dès le lendemain couronner mes
efforts.
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[[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-3.png|90px|center]]
{{brn|2}}<noinclude></noinclude>
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[[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-1.png|450px|center]]
{{T2|XV|mt=4em|mb=2em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-C.png|50px|C]]}}{{sc|e}} lendemain… Jour inoubliable, 17 mars,
anniversaire de la naissance de Fanny.
Elle atteignit à cette date mémorable,
sa dix-septième année et devint femme,
car, ce jour-là, sacrifiant son charmant pucelage, je
la baisai à son grand contentement et au mien. Du
même coup furent délivrés du fardeau qui les
oppressait son con adorable et mes couilles et mes
reins.
Je savais que le 17 était l’anniversaire de Fanny.
Je n’avais cependant aucune idée que je serais invité
à cette fête de famille. Après déjeuner, j’eus
deux agréables visites. Le soleil était trop violent
pour que j’attendisse quelqu’un, aussi n’avais-je
pour {{Corr|tour tout|tout|doublon}} vêtement qu’un pyjama et un tricot
sans manches. Le premier qui vint me voir fut le
vieux Bridges, qui me parla naturellement de Lavie.
Ma lettre lui avait produit un effet désagréable
et il me demandait de vouloir bien lui confirmer<noinclude></noinclude>
bdhuhnqh3exkonuswwgi4hgckne5fe4
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>la vérité de mes alarmes, afin qu’il puisse sans remords,
télégraphier à Simla pour demander l’autorisation
de faire partir immédiatement Lavie vers
Bénarès, où l’on avait besoin d’un autre docteur.
Apercevant à travers mon jersey, les cicatrices
encore apparentes du couteau de l’Afghan, il se fit
raconter l’histoire. Il me félicita sur la manière
quasi-merveilleuse, dont j’avais échappé aux coups.
Je ne lui parlai naturellement pas d’Amy, mais
il me raconta que le bruit courait qu’elle avait été
enculée. Je lui mentis en cherchant à lui persuader
qu’il n’en était rien et j’eus le plaisir de réussir.
Heureux de ce résultat, car je savais Bridges bavard,
je fus sûr que désormais il raconterait l’histoire
telle que je la lui faisais avaler et considérerait
dorénavant comme un diffamateur celui qui persisterait
à affirmer qu’Amy avait été enculée.
À peine était-il parti, que Mabel entra précipitamment.
Elle se jeta dans mes bras, m’embrassa
ardemment plusieurs fois et, lançant un coup d’œil,
par dessus mon épaule, s’assura que personne
n’était encore entré dans la pièce. Alors, tirant les
cordons de mon pyjama et avant que j’ai pu comprendre
ce qu’elle voulait, elle prit dans sa petite
main mon nœud, aussi raide qu’un tisonnier.
Je l’ai déjà dit maintes fois qu’il ne m’est jamais
désagréable et que je n’ai jamais refusé à
une jolie petite fille, que je sais baisable, le plaisir
de tripoter mon nœud et mes couilles. {{tiret|L’au|dace}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|L’au|dace}} de Mabel m’effraya cependant. Je supposai
qu’elle n’était pas venue seule et je le lui demandai.
Je fus horrifié lorsqu’elle me répondit que
sa mère et ses deux sœurs la suivaient. Elle était
partie devant, simplement pour donner, si elle le
pouvait, un coup d’œil à son petit joujou. Pendant
qu’elle parlait, j’entendis la voix de madame Selwyn
et le piétinement des trois femmes sous la vérandah.
J’écartai rapidement Mabel et me précipitai
dans ma salle de bain, m’aspergeant d’eau. Pour
cacher la raideur de mon membre terriblement excité
et qui se dressait comme un piquet de tente, je
fixai une serviette comme un tablier autour de mes reins.
Je revins dans le salon où je priai ces dames
d’excuser mon déshabillé. Mon jersey, toujours ouvert,
montrait les terribles cicatrices et madame
Selwyn et Amy qui ne les avaient jamais vues depuis
que les bandages avaient été enlevés, poussèrent
des petits cris d’horreur et de sympathie. Elles
les inspectèrent soigneusement ; Fanny, prétendant
les tâter, prit autant de mon sein gauche, qu’elle
put en contenir dans sa main et le pressa gentiment
comme je l’eusse fait à l’un de ses tétons ; Amy
se récria à la quantité de poils que j’avais sur la
poitrine, et je lui murmurai de manière à n’être entendu
que d’elle et de Fanny :
{{Poem|Et vous êtes, Amy, belle comme on peut l’être
Vos traits ont la beauté des traits du pieux Jacob
Et celle d’Esaü brille où elle doit être|df|i|mg=3em|m=1em|fs=85%}}
{{Br0}}tandis que moi je suis Esaü partout.<noinclude></noinclude>
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— Oh fi ! s’écria Amy.
Fanny sourit seulement, et rougit. Je devinais
bien qu’elle aurait désiré me faire voir qu’elle
aussi, possédait la beauté d’Esaü et que, comme
une couronne, celle-ci se dressait sur le mont et
ombrageait sa fente féminine.
Lorsque les visiteuses eurent épuisé de nouveau
tous les détails de l’horrible attaque de Chérat,
elles abordèrent l’objet de leur visite, qui était de
m’inviter à dîner pour ce soir-là. Ils n’avaient prié
personne à cette fête, mais, madame Selwyn
m’avait considéré si longtemps comme quelqu’un de
la famille, qu’elle espérait bien que j’allais recommencer
à les visiter aussi fréquemment qu’auparavant
et que, pour inaugurer la nouvelle série de
nos rencontres, je dînerais ce soir-là chez elle.
Fanny me regarda avec des yeux suppliants,
pleins de passion et de désirs et tels que, même si
mes intentions vertueuses avaient persisté, je
n’eusse pu refuser l’invitation.
Mais ces intentions vertueuses étaient mortes, et
ma pine se dressait triomphante et dure, comme un
conquérant sur le cadavre de son ennemi. J’acceptai
et, en accompagnant Fanny hors de la maison,
derrière sa mère et ses sœurs, je saisis l’occasion
de lui faire connaître la sincérité de ma passion, par
la dureté intense de mon bâton. Si, au premier
abord j’avais été mécontent de l’audace insensée
de Mabel, je ne pouvais plus maintenant que lui<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>être reconnaissant d’avoir permis, grâce au voile de
cette serviette, que Fanny prit le plaisir de cette
constatation.
Et maintenant, très chers Lecteurs, j’espère que
vous êtes aussi intéressés à ce qui va arriver au petit
con palpitant de Fanny, que je l’étais moi-même.
Chères lectrices de ces pages polissonnes vos petits
conins ne se mouillent-ils pas de sympathie ?
Oh ! Lecteurs, puissiez-vous avoir à votre portée
des vagins hospitaliers pour calmer les ardeurs de
vos membres raidis.
Les dix-sept ans de Fanny l’autorisaient à arborer
des robes longues. Je la trouvai, ce soir-là,
fière comme un paon et si elle ne portait pas une
queue étalée, tout au moins sa poitrine se montrait-elle
libéralement dans son décolletage. Mes yeux
parcouraient la partie, malheureusement trop restreinte,
qui était visible de ses seins polis. Hélas,
la présence de sa famille m’empêchait de goûter le
privilège des amants et de tâter, une fois de plus,
les jolis tétons. J’avais donné à mes yeux une telle
fête que mon terrible membre hors de tout contrôle
rendait mes mouvements difficiles.
À table, je fus assis près de Fanny et chaque
fois que l’occasion s’offrit, je pressai sa cuisse.
Elle me rendit le compliment. Si la chance m’était
tant soit peu favorable, j’étais certain, dans le
cours de cette soirée, de fourrager dans un certain
endroit secret.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
La bien aimée Vénus me favorisa.
Après le dîner, nous nous promenâmes le long
de l’avenue dans une demi-clarté due aux étoiles,
et qui me permit plusieurs fois de faire Fanny juge
de mes sentiments par l’érection ininterrompue de
ma verge. Malheureusement, je ne pus prendre
avec elle aucune privauté, car Mabel, soit qu’elle
soupçonnât quelque chose ou par simple coïncidence,
nous observait de très près. Quoiqu’elle ne
pût voir ce que je faisais avec la main de Fanny
pendant cette promenade, tout mouvement de ma
main vers la grotte de Fanny eut certainement été
remarqué par elle. La souffrance me mettait sur
des épines et mes couilles, réellement en feu, paraissaient
vouloir éclater des provisions de sperme
accumulées. Enfin madame Selwyn proposa que
nous jouions aux cartes. Fanny et moi nous nous
arrangeâmes pour perdre rapidement. Nous prîmes
alors un air de sérieux intérêt dans la partie, mais,
en réalité, j’étais surtout occupé par une des jambes
de Fanny, qui reposait sur mes genoux, tandis
que je pressais son pied entre mes mollets.
Nous étions à l’extrémité de la table, enragés de
perdre une semblable occasion. Je déboutonnai ma
braguette, sortis ma queue, la dégageai de ma
chemise et la mis nue dans la main de Fanny. Elle
eut un sursaut, sa main se serra sur cet objet de
toutes ses pensées et de tous ses désirs et la couleur
monta de telle manière à son visage, que je
crus qu’elle allait éclater. Après un moment, elle<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>se leva et déclara qu’elle allait sortir pour un instant,
car il faisait trop chaud.
— Parfaitement, ma chérie, lui dit sa mère, je
suppose que le capitaine voudra bien t’accompagner ?
Fanny sortit, et je me levai tournant le dos précipitamment.
Je marchai derrière elle à grands pas,
mon bâton complètement à l’air, pointant comme
un beaupré vers le plafond. Je ne craignais qu’une
chose, c’est que quelqu’un ne m’appelât. Mais Vénus
protège ses serviteurs. Bientôt je fus près de
Fanny sous la vérandah. Sans un mot, tant notre
agitation était grande, nous marchâmes vers les buissons.
Je mis mon nœud dans la petite main de Fanny
et rapidement je défis mes bretelles, puis je finis
de déboutonner mon pantalon, car Fanny, qui s’en
était chargée, était trop excitée pour en venir à
bout. J’eus bientôt le plaisir de mettre mes {{Corr|baloches|balloches}}
douloureusement gonflées dans les mains curieuses
de la chérie, qui, avec une tendresse instinctive,
les caressa doucement comme si elle
avait peur de briser ces joyaux délicats.
Tout cela était délicieux pour moi, mais j’étais
pourtant dans une hâte extrême d’en finir avec notre
premier coup, de crainte que quelqu’un ne vînt
nous interrompre. Je roulai ma chemise de manière
à dégager mon ventre le plus possible et baissant
mon pantalon, je saisis Fanny consentante par la<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>taille et la couchai sur le sol. Il n’y {{corr|eu|eut}} de sa part
aucune manifestation de fausse modestie. Elle me
permit de relever ses jupes et de les arranger sur sa
poitrine, de manière à éviter qu’elles ne soient
chiffonnées. J’avais découvert la veille qu’elle ne
portait pas de pantalon, aussi son ventre fût-il
bientôt exposé nu avec sa fossette délicate. Aussi
faible qu’était la lumière, je pouvais distinguer la
blancheur de ses cuisses superbes et le noir triangle
de son buisson. Que dis-je ? la mince ligne de
sa fente précieuse était apparente. J’y déposai
un baiser ce qui fit sursauter la jeune fille et, sans
plus de délais, je pris position entre ses cuisses,
soulevai un peu sa tête de la main gauche, afin de
lui éviter les contacts de l’herbe un peu rude et
tandis que je pressais mes lèvres contre les siennes,
j’approchai la pointe de mon dard excité de son
chat également haletant.
Gloire ! gloire ! je suis à l’intérieur du sanctuaire.
En entrant dans ce temple chaud et passionné,
mon lion dépouille l’ornement de sa tête et rien ne
l’arrête dans ses progrès, jusqu’à ce qu’il rencontre
le voile toujours existant de la virginité.
— Soulève un peu tes cuisses, ma chérie, que
je puisse glisser ma main en dessous.
Elle obéit et ayant assuré ma position, je me reculai
légèrement, afin de prendre mon élan pour le
coup décisif. Je n’avais pas le temps de l’épargner ;<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>d’ailleurs, Fanny n’avait pas besoin d’être avertie ;
elle n’ignorait rien de ce qui rend d’ordinaire un
peu craintives les douces victimes. Elle voulait
que toute ma queue pénétrât en elle et la manière
ferme dont elle poussa son con contre moi, montrait
qu’elle acceptait volontiers la peine pour avoir le
plaisir. Je poussai. {{incise|Une petite résistance, puis
tout céda|non}}. Le corps de Fanny eut un léger sursaut,
elle poussa un cri à peine perceptible, et je
fus dans le Saint des Saints.
J’agis cette fois-là comme j’ai coutume de le
faire. Aussi grand que doive être mon plaisir,
mon principal objet en baisant une fille, est de la
faire jouir ; aussi ne fut-ce que par des mouvements
répétés en avant et en arrière, par des
grands coups de ma pine brûlante, commençant à
l’orifice de la grotte et ne se terminant que lorsque
la résistance était trop grande que je finis
par enterrer, si je peux ainsi m’exprimer, mon nœud
jusqu’aux couilles dans ce recoin caché de la fillette
passionnée. Mes sensations étaient si nouvelles
qu’il me semblait que je n’avais jamais encore
dépucelé une vierge. Le délicieux amour fait
découvrir sans cesse la jouissance et donne le charme
de l’inconnu aux plaisirs déjà goûtés. Bien
avant que j’en vienne aux petites secousses répétées,
Fanny retenait difficilement ses cris et avait
toutes les peines du monde à s’empêcher d’exprimer
tout haut l’extase {{Corr|juqu’alors|jusqu’alors}} inconnue,
qu’elle ressentait à être baisée.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
De tempérament généreux et ardent, ses voyages
furent nombreux et lui secouèrent le corps d’un
précieux tremblement. Elle déchargea abondamment.
Pour moi, je retins aussi longtemps que possible
ma jouissance, car une fois entré dans Fanny,
le danger d’être découvert ne me préoccupa plus.
Mon sang était excité, ma pine se dressait follement,
aussi fis-je durer la première fornication de
Fanny aussi longtemps que je le pus. Malheureusement,
ce fut tout de même trop court. Les torrents
de lave brûlante jaillirent, provoquant chez
la jeune fille et chez moi-même, un duo de soupirs,
de petits cris et de grognements voluptueux.
Et avec le dernier jet, comme il est d’usage chez
les hommes, le javelot pénétra comme s’il avait
voulu transpercer son gentil adversaire et mes poils
s’écrasèrent contre ceux de Fanny. Certes, pour
cette première fois, la jeune fille avait été bien lubrifiée
par l’huile sainte.
Depuis, en effet, que j’avais « ''obligé'' » Lizzie
Wilson, mes réserves étaient grandes car je n’avais
déchargé que deux fois. La première, on s’en souviendra,
dans ma fausse-couche, à Nowshéra, et la
seconde la veille même, entre les cuisses de Fanny,
dans mon bungalow Mais toute chose a sa fin et lorsque
j’eus goûté un instant les sursauts de la motte
toujours excitée et les contractions du casse-noisettes,
je retirai ma queue toujours aussi raide.
J’essuyai la toison mouillée de la jeune fille avec
mon mouchoir ; elle restait étalée sur le dos, les<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>cuisses ouvertes, dans la plus voluptueuse attitude,
pendant que je restaurais rapidement le désordre de
ma toilette. Je la fis sortir de son extase avec un
baiser et l’aidai à se relever. Pendant un instant,
il sembla qu’elle ne pourrait se tenir sur ses jambes,
puis elle reprit des forces et, se jetant à mon
cou, me couvrit de baisers que je lui rendis avec
usure.
— Oh ! mon chéri ! enfin, tu m’as aimé comme
j’en avais tant envie ; mais, qu’est-ce donc qui
coule le long de mes cuisses, je suis toute mouillée ?
Naturellement, sa petite boutique entièrement
inondée laissait échapper le surplus. Je me souvins
alors que je devais faire attention à ne pas compromettre
Fanny. Me mettant à genoux, j’introduisis
deux doigts aussi loin que je le pus, dans
la douce et chaude fourrure et m’en servant comme
d’un extenseur à gants, je réussis à faire couler
un nouveau flot de sperme le long de mon bras.
— Que fais-tu là ? me dit-elle.
— Je te l’expliquerai une autre fois, en attendant,
laisse-moi recommencer. Ensuite, nous irons
le long de l’avenue voir si par hasard quelqu’un
vient.
Fanny se soumit à ce nouvel essuyage avec une
abnégation d’elle-même qui m’était exquise. Quel
bijou ! elle m’aimait, je le savais et maintenant,
je savais également qu’elle aimait aussi mon<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>priape. C’était à moi de faire en sorte qu’elle
l’adorât bientôt, sans toutefois m’aimer moins.
Doucement, bras dessus bras dessous, nous fîmes
quelques pas sur la route, devant la maison,
regardant si quelqu’un ne menaçait pas de sortir.
Tous semblaient profondément occupés à jouer.
Alors, Fanny fit une chose audacieuse ; elle entra
dans la pièce et demanda à sa mère si quelqu’un
n’allait pas bientôt venir nous retrouver pour nous
tenir compagnie. Sa mère lui répondit que non, que
la partie était loin d’être finie. Rayonnante, elle
revint vers moi.
— Viens ! mon Charlie !
Je savais ce qu’elle voulait dire. Nous nous dépêchâmes
de retourner vers notre couche nuptiale
temporaire, et, aussi nus que nous pouvions l’être,
nous recommençâmes une de ces luttes que ni
l’homme ni la femme ne peuvent oublier jusqu’à la
fin de leur vie.
Chers lecteurs, ma plume est impuissante à
transcrire les réminiscences brûlantes de ces moments
ardents. Mon cœur, mon âme, ma vie
étaient concentrés en Fanny, et, dans l’immense
plaisir d’être entre ses cuisses, dans son chat
adoré.
— Fanny, dis-je en recommençant la promenade,
pour te posséder confortablement il nous faudrait
un bon lit et que nous soyons tous nus, {{tiret|en|tièrement}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|en|tièrement}} nus. Ne puis-je pas venir dans ta chambre
par la salle de bains ?
— Mais non, c’est impossible, Amy dort dans
la même pièce et mon lit craque. Laisse-moi
faire mon chéri, je trouverai bien un moyen, jamais
je ne pourrai t’avoir autant que je le voudrais.
Si Mabel, rarement tranquille, n’était survenue
à ce moment, et qu’elle eut attendu quelques minutes,
elle nous eut certainement surpris, baisant
pour la troisième fois en une demi-heure. Mais
cette gosse libidineuse ne découvrit rien, Fanny,
dans l’intensité de son plaisir était calme et cela
fut un bonheur car des démonstrations trop vives
eussent pu exciter des soupçons.
Le reste de la soirée se passa dans la sérénité. Je
rentrai chez moi vers onze heures, et fis soigneusement
sécher mon mouchoir qui portait avec le
sperme de nos offrandes, les tâches de sang du sacrifice.
{{brn|2}}
[[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-3.png|90px|center]]
{{brn|2}}<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
[[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-2.png|450px|center]]
{{T2|XVI|mt=4em|mb=2em}}
{{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-A.png|40px|A]]}}{{sc|vant}} de me coucher, je m’assis comme
d’habitude pour réfléchir. Mon excitation
subsistait toujours aussi grande.
J’avais baisé Fanny deux fois, mais
mes couilles étaient encore sensibles. Était-il
vraiment impossible d’aller la retrouver ? C’était
urgent, et je venais de me décider à risquer le
coup, lorsqu’à ma grande surprise, Fanny elle-même
apparut.
— Oh ! mon Charlie à moi ! Dans mon lit, je
ne pouvais dormir, je me retournais, j’avais envie
de toi et ma foi j’ai tout risqué. Regarde comme
je suis. Nue comme la nature m’a faite. En même
temps elle se dépouilla de son manteau et de la
chemise qui la couvrait. M’aimes-tu comme cela,
mon Charlie ? Suis-je assez jolie pour te plaire ?
Assez jolie. Dans le noir, éclairée simplement<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>par ma lampe de travail, c’était l’apparition parfaite
d’une nymphe, l’incarnation idéale de la jeunesse
de la fraîcheur et de la beauté. Devant des
juges impartiaux, Lizzie eut pu peut-être remporter
la palme, mais il me semblait que je n’avais
jamais vu de fille plus exquise que Fanny.
Elle avait une de ces peaux claires qui sont désirables
chez les femmes. La chute de ses épaules
était harmonieuse, ses bras ronds et bien formés,
et, sur sa poitrine, ses seins se dressaient turgescents,
avec un bouton de corail rouge comme ses
lèvres. La perfection de l’élégance était dans ses
formes et son ventre d’ivoire, orné d’une fossette,
était une couche digne de Jupiter. Je remarquai
avec plaisir que la forêt, croissant sur son mont de
Vénus, était bien plus épaisse que je ne l’avais vue
à Chérat. En dessous de la colline consacrée à la
déesse, une ligne profonde marquait ce con qui
m’appartenait maintenant, ce con digne du désir
des dieux, ce con qui n’avait jamais été caressé, ni
baisé que par moi et qu’elle m’apportait en hommage,
pour que je le serve encore, car je n’avais
fait que d’y goûter et il me restait à en savourer la
possession.
Plus je regardais ses charmes exquis, plus ma
queue se raidissait et plus je me rendais compte
de la bonne fortune qui m’était échue. Fanny
était consciente d’ailleurs, du pouvoir que sa
beauté exerçait sur moi. Souriante et les lèvres
entr’ouvertes, elle attendait l’expression de mon<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>admiration passionnée à laquelle elle savait avoir
droit. Si elle n’avait été sûre d’être bien faite et
d’avoir une peau merveilleuse, elle ne se fut point
montrée toute nue. Je n’ai jamais baisé de femme
jolie et bien faite, qui se soit refusée à se dépouiller
complètement ; au contraire, la facilité qu’elles
ont à s’exhiber, est proportionnée à la beauté de
leurs formes.
— Oh Fanny ! que tu es jolie ! Ma chérie, tu
es la perfection de la perfection. Viens que je te
mange.
Les yeux de Fanny brillèrent de plaisir. Elle se
jeta sur moi, tandis que je m’étendais sur ma
chaise longue. Ma pine rencontra son ventre,
elle la poussa de côté afin de pouvoir se coucher
sur moi et d’élever ses lèvres à la hauteur des
miennes. Pendant tout ce temps, elle me murmurait
des mots d’amour, faisait courir les pointes de
ses seins sur ma poitrine. Je pressais de mon côté,
ses hanches charmantes, et essayais d’atteindre par
derrière son petit chat bien chaud qu’elle me refusait
en riant jusqu’à ce qu’un nouvel accès de passion
ne la saisit. Elle se coucha alors à ma gauche,
avec son bras autour de mon cou, et de la
main gauche elle branla mon membre excité palpant
de temps en temps mes couilles rebondies.
— Oh ! Charlie, Charlie ! {{incise|me dit-elle d’une
voix pleine d’excitation et avec un sentiment profond}}
Oh ! Charlie ! tu ne sais pas combien je<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>t’aime, combien je t’adore ! Je croyais connaître
ce que c’était que l’amour, mais je n’en savais
rien. Il fut un temps où je pensais ne jamais pouvoir
me donner à toi sans être sûre auparavant de
pouvoir tuer ta femme. Maintenant, il m’est tout
à fait égal de t’épouser. Ce que je voudrais, c’est
être ta concubine bien-aimée. Parfaitement, il
m’est tout à fait égal d’être servante dans ta maison,
d’être la domestique de ta femme, pourvu que
je puisse quelquefois dormir avec toi et t’avoir
comme je t’ai eu sur l’herbe. Et pourquoi les concubines
ne sont-elles plus permises maintenant ?
Pourquoi ne doit-on avoir qu’une femme ?… Laisse-moi
parler. Quand je suis allée me coucher,
j’étais heureuse, je t’avais eu deux fois. Pense
donc, deux fois, cette chose exquise qui t’appartient
a pénétré profondément en moi. Deux fois
j’ai senti déverser l’essence même de ta vie, et
c’était si sensible que chaque fois j’ai cru mourir
de plaisir. Plus j’y songeais, plus j’avais envie
de toi et de celles-ci (en même temps elle pressait
gentiment mes couilles) car leur frottement
contre mon ''tutu'' m’indiquait que mon Charlie
était tout en moi. Je me souvins que tu avais offert
de venir me retrouver en prétendant que c’était
facile et je regrettai d’avoir refusé, car, somme
toute, nous eussions pu aller dans la pièce à côté et
coucher sur le parquet. Il n’y aurait eu ainsi aucune
chance de réveiller Amy par les craquements de
mon lit. J’essayai de dormir, je ne pus, car mon…<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>comment appelles-tu cela, Charlie ? En Hindoustan,
cela se nomme Choot…
— Con, ma chérie !
— Con ? C’est comme cela et bien, je ne {{Corr|l’oublirai|l’oublierai}}
plus, c’est joli. Mon con donc me démangeait
terriblement et demandai cela… comment l’appelles-tu,
Charlie ?
— Pine, ma chérie !
— Pine ? quel drôle de nom, eh bien ! pine. Mon
con réclamait sa pine chérie, si bien qu’à la fin je
ne pus rester au lit. Amy dormait, je regardai dans
la nursery, les enfants étaient profondément endormis
et Sugdaya reposait sur le plancher. Papa et
maman ronflaient. Aussi ai-je pris mon manteau,
mes pantoufles et suis-je sortie en courant par la salle
de bains et me voilà. Es-tu content, mon chéri ? Es-tu
content que ta Fanny soit maintenant entre tes bras ?
— Oh ! Fanny ! comment pourrais-je être autrement,
petite fille chérie ? Je suis un peu inquiet cependant
à ton sujet. Si l’on s’apercevait que tu es
partie ? Qu’est-ce qu’on te dirait si on te trouvait
ici ? Si l’on me trouvait dans ta chambre, personne
ne pourrait prétendre que tu m’aies invité à y pénétrer.
Mais ici, dans ma maison, ce sera bien différent.
— Ce n’est pas cela qui m’effraie, Charlie !
Tout mon cœur est persuadé que personne ne<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>s’apercevra de mon départ et ne viendra me chercher
ici.
— Mais chérie ! Lavie est un tel oiseau de nuit
qu’il vient souvent plus tard qu’il n’est maintenant
pour me voir… Par Jupiter, ne l’entends-tu pas ?
Fanny s’assit brusquement. Elle avait toujours
ma bite dans la main ; nous écoutâmes. Les pas
s’approchaient de la porte. Nous entendions crier
le gravier de l’avenue, je reconnaissais les pas de
Lavie, encore un instant il allait être là. Fanny
était prête à s’enfuir, mais je la retins. Les pas
s’arrêtèrent en face de la porte, puis, ils continuèrent.
Lavie avait hésité et, changeant d’idée, il
était allé comme il le faisait souvent tourner autour
de la maison des Selwyn avant de venir me
raser.
À l’instant où il reprit sa marche, je dis à Fanny
de ramasser sa chemise, son manteau et ses mules
et d’aller se coucher dans ma chambre, tandis que
s’il était possible, j’arrêterai Lavie et je le renverrai
chez lui.
Fanny s’enfuit et je passai sous la vérandah. Ma
crainte était si réelle que ma queue avait perdu sa
raideur et laissait pendre une tête timide, tandis
que je rattachais les cordons de mon pyjama. Je ramenai
le capuchon sur sa pauvre tête ridée tandis
que j’essayais de rattraper Lavie, mais lorsque je
tournai le coin de la vérandah, je ne pus, nulle part,
ni le voir, ni l’entendre.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Peu rassuré, je me précipitai dans mon salon
avec l’intention de jeter un coup d’œil sur Fanny
et de m’assurer si ma chambre était bien sombre,
au cas où Lavie repasserait par là. Dans les Indes,
en effet, chaque pièce a quatre portes, une de
chaque côté, afin d’établir, autant que possible, la
circulation parfaite de l’air.
Lorsque j’entrai dans mon salon, Lavie sortait de
ma chambre à coucher.
Je suis certain que mes Lecteurs généreux ne me
taxeront pas de manque de courage, et pourtant, je
le confesse, de peur, mes cheveux se dressèrent
sur ma tête en voyant le malheureux docteur sortir
de la pièce où je croyais Fanny couchée nue sur
mon lit. J’espère cependant qu’ils feront crédit à
ma présence d’esprit. Si Lavie avait vu Fanny,
c’en était fait de sa réputation et de son bonheur
futur. À l’aspect de sa figure sombre et absente, je
connus cependant qu’il n’était arrivé aucun malheur.
J’assurai ma voix, car j’étais en vérité dans
une agitation extrême et je lui dis :
— Eh quoi ! Lavie ! où avez-vous donc passé ?
Ayant cru entendre vos pas au dehors, j’étais sorti
pour vous appeler et je n’ai pu vous apercevoir.
J’ai pensé avoir été victime de mon imagination.
— Je suis passé devant votre porte. Je voulais
d’abord entrer, puis j’ai changé d’idée, ensuite j’ai
pensé qu’il valait mieux vous dire ce que je pensais
et j’ai changé d’idée de nouveau. C’est pour<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>cela que je suis entré par l’autre côté de la maison.
— Eh bien ! vieux camarade ! asseyez-vous et
dites-moi ce que vous vouliez me dire.
— Non, Dévereux ! je ne le dirai pas, je ne
m’assiérai pas ; je ne m’assiérai plus jamais dans
votre maison.
— Et pourquoi, bonté divine ?
— Écoutez, Dévereux ! fit-il d’un ton presque
menaçant {{incise|je vous ai cru mon ami.|non}} Je vous ai dit
que j’aimais Fanny Selwyn, et vous m’avez promis
de m’aider à l’obtenir. Mais je suis sûr qu’au lieu
de parler pour moi, vous avez tout fait et dit pour
amener les Selwyn et Fanny en particulier à me
considérer comme un imbécile et un mauvais parti.
Vous ne nierez point, je pense ?
En vérité, rien n’était plus inexact et stupide
que cette injuste accusation. Je m’étais efforcé
tout d’abord d’aider Lavie, autant que je l’avais
pu, en affirmant à Fanny que c’était un excellent
garçon ; en toute chose, j’avais appuyé ses prétentions
comme s’il avait été mon frère. J’avais si entièrement
perdu l’idée de posséder Fanny que cela
m’eut été une joie de la voir mariée avec cet excellent
garçon et ce n’avait été que lorsqu’il me fut
absolument clair que Fanny détestait jusqu’à la pensée
de l’épouser, que je ralentis mes efforts.
Il était absolument futile d’attiser une flamme
qui n’existait pas. C’était alors que j’avais<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>découvert que, tout en me traitant durement depuis
fort longtemps et en ne m’épargnant pas les plus
amers sarcasmes, Fanny m’aimait passionnément.
Allais-je ainsi refuser le con qui s’offrait et que
j’avais jadis tant désiré, à seule fin d’aider un
homme pour lequel aucune aide ne pouvait être
utile. Je n’ai aucune prétention à avoir obtenu par
moi-même de baiser Fanny. Ce n’était pas moi qui
l’avait recherchée, mais bien elle-même qui m’avait
couru après. Je ne me considérais donc pas comme
ayant nui à Lavie en possédant, depuis si peu de
temps d’ailleurs, cette vulve délicieuse qui, n’importe
comment, ne lui eut jamais appartenu. Ses
paroles m’offensèrent.
Je lui eus cependant pardonné si Fanny n’avait
déjà été mienne. Mais en l’état actuel des choses,
je saisis l’occasion de me débarrasser d’un gêneur,
dangereux par ses visites à toutes heures et je le mis à
la porte avec d’autant plus d’entrain que la délicieuse
m’attendait, nue sur mon lit, dans la pièce à {{Corr|côté|côté.}}
— Lavie ! m’écriai-je d’une manière sévère,
si c’est là tout ce que vous avez à me dire, voilà la
porte, monsieur ! Sortez et ne passez jamais plus
le seuil de cette maison. Je vous considère comme
l’ingrat le plus fieffé que j’ai jamais rencontré.
Abasourdi, Lavie me regardait. Il hésita un instant,
puis il marcha vers la porte d’où, se tournant
vers moi, il me dit :
— C’est bien ! Je m’en vais ! Jamais plus je<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>ne vous appellerai mon ami, jamais plus je ne viendrai
sous votre toit, mais prenez garde, Dévereux,
vous ne réussirez pas à éloigner Fanny de moi, car,
aussi vrai qu’il est un Dieu au Ciel, je baiserai
cette fille.
Je crus prudent de ne pas lui répondre. Un instant,
il me regarda, puis, lentement, il s’éloigna
dans la nuit, et disparut.
Pendant quelques minutes, je regardai les
ténèbres dans lesquelles il avait plongé et au moment
où j’allais fermer la porte et la verrouiller,
j’aperçus une lumière qui s’approchait. Maudissant
en mon cœur ce nouveau gêneur qui venait
ainsi prolonger mon impatience, j’attendis. C’était
le Chuprassie du docteur Bridges qui m’apportait
une lettre :
« Cher capitaine Dévereux, rassurez vos esprits
en ce qui concerne la tête du docteur Lavie ;
Simla m’a donné, par télégramme, l’autorisation
de l’envoyer à Bénarès, il partira demain. Sincèrement
votre : J. Bridges ».
— Donnez au docteur sahib ''{{lang|hi|bahut bahut salâam}}'',
criai-je tout joyeux au Chuprassie, et celui-ci,
avec un salut profond, s’en alla. Je fermai la porte
au verrou, et, prenant la lampe, je pénétrai vivement
dans ma chambre. Enfin !!!
Fanny était couchée sur mon lit, couverte de
son manteau. Elle se souleva sur le coude prête à
se recouvrir en cas d’alerte et dévoilant à mes yeux<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>charmés, presque toutes les gloires de sa belle
nudité. Je vis parfaitement son sein charmant et la
position de son corps, en raccourci, me fut une
nouveauté. Encore aujourd’hui, en fermant les yeux,
j’aperçois le buisson doré qui couvrait son piège
à souris et s’affinait vers les cuisses en triangle
pointu. Ses cuisses en effet étaient closes et elle
s’appuyait sur la hanche gauche. Mon dard, presque
mort de toutes ces alertes, se sentit revivre à cette
exquise vue et se leva, de nouveau, dans toute sa
gloire. Courant vers Fanny, je la pressai dans mes
bras, l’assurai que tout était sauf, que Lavie était
parti et je lui donnai à lire le mot de Bridges. Enchantée,
elle jeta les bras autour de mon cou, puis,
sortant complètement de dessous son manteau, elle
ouvrit les genoux et les yeux pleins des désirs les
plus voluptueux et la voix tremblante de passion,
elle s’écria :
— Oh ! Charlie chéri ! ne perdons plus de temps !
Bien que toutes ces scènes auraient pu être suffisantes
pour me faire oublier toutes choses, sauf les
délices que j’espérais goûter entre ses cuisses charmantes,
je n’avais omis aucune précaution. Prévoyant
qu’ayant une fois baisé Fanny, nos copulations
seraient nombreuses et parfois imprévues,
j’avais préparé l’éponge salvatrice qui devait rendre
inoffensifs les torrents de sperme, plaisants par
eux-mêmes, mais singulièrement dangereux, qui
allaient inonder l’autel de mon amour. Je n’avais
pas espéré posséder Fanny dans ma demeure, mais<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>prête, dans une petite bouteille à large goulot,
aisément transportable, la petite éponge était là,
baignant dans une solution diluée d’acide phénique
et attendait que l’occasion jugée possible, m’engageât
à l’emporter. L’occasion était venue et la
petite bouteille n’avait pas {{incise|quel bonheur !}} à
sortir de chez moi. Je la mis à ma portée.
Tout étant prêt, je me déshabillai. Lorsque je
parus complètement nu, devant la jeune fille pantelante
d’admiration, elle poussa un cri de joie et
avança les deux mains pour saisir ma forte pine,
énorme et gonflée, et les deux boules puissantes,
qui y étaient suspendues. Je sentis les doigts lisses
caresser ces objets dont le simple toucher la remplissait
des plus voluptueux désirs.
— Oh ! laisse-moi l’embrasser, mon Charlie !
s’écria-t-elle.
Souriant, je présentai la tête de mon nœud
excité à ses lèvres de rubis et, avec un plaisir extrême,
elle pressa sa bouche contre l’extrémité arrondie
et chatouilla de sa langue le petit orifice. Je
saisis cette occasion et me penchant sur elle, j’ouvris
ses cuisses consentantes, puis, couvrant de ma
bouche l’ardent petit conin, j’y fis pénétrer ma langue
aussi loin que je pus. Fanny, qui n’avait jamais
été caressée de cette manière, jeta un petit cri de
plaisir. Je sentais ses mains se crisper sur ma queue
et, comme pour me rendre le compliment que je
faisais à son con, elle enfouit dans sa bouche la<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>tête entière de mon nœud, passa sa langue tout
autour et me faisant goûter des sensations exquises.
De telles caresses toutefois ne servent qu’à vous
exciter jusqu’à la folie. Me tournant sur elle, je la
saisis dans mes bras et la couchai sur le dos. Je pris
l’éponge dont j’exprimai le liquide superflu et la
poussai dans la petite boutique. Me plaçant alors
entre ses cuisses, j’enfonçais mon bélier et bouche
contre bouche, poitrine contre poitrine et ventre
contre ventre, nous eûmes notre premier réellement
voluptueux, délicieux, délirant et exquis baiser.
Ardente de nature, Fanny était véritablement
constituée pour le coït. Même Lizzie Wilson ne
pouvait, de meilleure manière, exprimer les délices
qu’elle ressentait. Bien que n’ayant jamais été
mise au courant de tous les raffinements de la possession,
Fanny semblait les connaître d’instinct et
rien ne pouvait être plus gracieusement superbe,
que la manière assurée avec laquelle elle lançait sa
motte en avant chaque fois qu’elle sentait mes
couilles contre son derrière. Si je n’avais su que le
même jour j’avais pris son pucelage, j’aurais conclu
de tout cela que Fanny avait été savamment
travaillée auparavant. De ce chef cependant mon
cœur était à l’aise. Chez quelques filles, d’ailleurs,
l’expérience est naturelle, d’autres ne l’acquièrent
jamais, mais la plupart ont besoin d’entraînement.
Lorsque nous arrivâmes aux petits coups précipités
et délicieusement ardents, Fanny perdit presque<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>les sens tant toute la sensibilité en elle était exacerbée.
Sa voix se {{Nec|voila}}, elle devint rauque ; ses
yeux s’ouvrirent tout grands et semblèrent plus
beaux que jamais. Dans toute la force de sa volupté
elle mordit mon épaule, tandis que je lui mettais
ma langue dans l’oreille et que les torrents de mon
sperme brûlant se mêlaient aux flots mousseux du
sien.
Ce fut alors la période exquise pendant laquelle
quoique épuisés, ayant relâché notre étreinte, nous
demeurâmes enlacés. Sa poitrine sous la mienne
se soulevait, me faisant éprouver l’élasticité de ses
adorables tétons ; son ventre se gonflait, sa motte
sursautait et donnait à la mienne de petits coups,
tandis que son casse-noisette, pressant le bout de
mon vit me témoignait, par sa vigueur, de quel plaisir
puissant il était encore troublé.
Vinrent alors ces expressions d’amour et de passion,
ces baisers sur toutes les parties du corps, qui
préludent, d’ordinaire, à la séparation et lorsque
celle-ci est effectuée, l’inspection des charmes qui
ont été les principaux instruments de nos mutuelles
joies.
— Oh ! Charlie ! comme il est grand ! comme il
est beau ! Qui aurait jamais cru que la petite chose
que je possède, aurait pu avaler un pareil monstre ?
— Il est vrai, ma Fanny chérie ! que ta douce
petite vulve est très resserrée, mais enfin elle ne
l’est pas trop.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
— Oh ! non, elle peut engloutir le monstre Charlie.
Mais, dis-moi, pourquoi y as-tu mis une
éponge ?
Je tirai gentiment le cordonnet de soie qui y
était attaché, avec une petite barrette d’argent
l’empêchant d’être poussée dans le vagin, par les
mouvements de va-et-vient de mon nœud. Je fis voir
à Fanny la grande quantité de sperme que j’avais
éjaculé en elle et elle en fut étonnée, J’expliquai la
formation de la matrice, comment il était nécessaire,
pour sa sécurité, afin d’éviter la possibilité d’une
procréation indésirable, que l’orifice de cette matrice
soit protégée contre l’envahissement du flot
tumultueux du prolifique produit de mes couilles.
J’expliquai aussi pourquoi j’avais employé l’acide
phénique. Elle me comprit et m’embrassa de nombreuses
fois, en me remerciant du grand soin que
je prenais de sa réputation.
Je lui racontai alors, que j’avais écrit à
Cawnpore pour avoir un injecteur puissant en même
temps qu’une solution plus agréable à l’odeur que
l’acide {{Corr|phéniqne|phénique}}. Je voulus ensuite la laver moi-même,
ce à quoi elle consentit. Puis, lorsqu’elle
eut goûté la fraîcheur de l’eau, et que j’eus séché
sa jeune forêt, son con et ses cuisses, elle voulut
à son tour laver ma queue, ce qu’elle fit en riant.
— Et maintenant, ma chérie, fis-je, couche-toi en
travers du lit et mets une jambe sur chacune de mes
épaules. Voilà qui est bien.<noinclude></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Ma figure entre ses cuisses, ma bouche sur son con
doux comme une fleur et mes mains étendues pressant
chacune un des globes polis de sa poitrine,
pendant une demi-minute, tandis que je cherchais
du bout de ma langue, les profondeurs du voluptueux
petit conin, et pressais mon nez contre son
clitoris excité, Fanny resta tranquille. Puis, elle
m’arracha brusquement ses charmes en s’écriant :
— Couchons-nous, mon Charlie, de manière que
je puisse te rendre la pareille.
Charmé de la voir si avide de jouer toutes les
mélodies de la sonate de volupté, je me mis sur le lit
et repris ma position sur elle. J’étais appuyé sur mes
coudes et chacun de mes bras embrassait une de ses
cuisses. Ma langue fouillait dans le cœur de sa
rose tandis que mon menton chatouillait son clitoris.
Elle, de son côté avait saisi mon nœud entre
ses lèvres mobiles et sa langue agile l’excitait à
petits coups cependant que ses doigts agitaient et
tripotaient légèrement mes couilles. Lorsque ces
bagatelles eurent provoqué en nous des ardeurs nouvelles,
je me retournai, plaçant de nouveau l’éponge
de sûreté entre les portes de corail du temple de
l’amour, mes coups passionnés firent tressaillir la
fille voluptueuse et délicieusement lascive.
Dans les moments d’amour passionnés, l’homme
et la femme font ce que de sang-froid, on pourrait
considérer comme répulsif. J’interroge les amants ardents.
Qu’y a-t-il de plus doux pour les lèvres que
celles du con de leur maîtresse adorée ? C’était mon<noinclude></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>cas avec Fanny. Jamais dans les mouvements de
passion la plus lascive, je n’eus fait cela avec Lizzie
Wilson, mais, Fanny était la vierge ! je l’aimais
pour autre chose que pour le bijou charmant qui reposait
entre ses cuisses de neige, et, elle avait pour
moi une adoration passionnée, telle que rien de ce
qu’elle pouvait faire n’était suffisant pour apaiser le
désir de son âme.
{{brn|2}}
[[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-3.png|90px|center]]
{{brn|2}}<noinclude></noinclude>
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Discussion Page:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu/196
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Hilarion~frwiki
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/* Transcription avec IA */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
== Transcription avec IA ==
{{ping|Seudo|Hilarion~frwiki}} Merci, Seudo, pour cet essai (peut-être le premier du genre sur wikisource). Y aurait-il une piste à explorer, combinant l'IA et la méthode (extraordinaire) de Hilarion~frwiki, avec leur adaptation aux textes mathématiques et leur efficacité respectives. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 14 mai 2026 à 08:35 (UTC)
:Ma méthode est simplement de donner l'image de la page à un LLM (gpt-5.4 mini pour ce qui concerne la présente page) en lui demandant de la transcrire en wikicode. J'ai décrit cela sur [[Utilisateur:Seudo/WikisourceAICorrector]]. L'utilisateur doit disposer d'une clé OpenAI. J'ai fait une interface graphique dans laquelle on met l'URL de la page à éditer et des instructions spécifiques (très simples pour cet ouvrage : utiliser Latex dans des balises <nowiki><math></math></nowiki> pour les équations), qui appelle l'IA et affiche ensuite le wikicode résultant, voire le publie sur Wikisource.
:Ca ne prend que quelques secondes par page, mais ça pourrait coûter un peu d'argent si on l'appliquait sur un ouvrage entier, en fonction du modèle qu'on utilise. Je ne suis donc pas sûr que cela intéresse un expert de Vim, qui fera certainement mieux avec sa méthode, plus vite et sans rien payer du tout{{sourire}}. Mais cela peut intéresser des gens moins experts, ou qui éditent ce genre de page seulement ponctuellement. (J'ai été autrefois un habitué de vi et d'emacs sous Unix, mais je ne peux guère sortir de Windows aujourd'hui et je passe d'un ordinateur à un autre, donc je préfère personnaliser mon champ d'édition Wikisource qui fonctionne partout, et occasionnellement faire des petites macros dans Notepad++). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 mai 2026 à 09:25 (UTC)
::Wikisource, qui est une vile rapporteuse, m'apprend que deux quidams, que je salue aimablement, causent dans mon dos !
::Je trouve l'idée de Seudo excellente, — l'IA pour l'utilisateur ponctuel — et pour des pages pas trop alambiquées avec des 'tites formules pépères et des 'tites matrices du même métal et à la condition que le Scan soit parfait, ce qui n'est pas toujours le cas.
::Pour la numérisation industrielle, je trouve Vim* supérieur bien que rustique. Il est des pages qui me donnent néanmoins du fil à retordre et qui sont probablement hors compétences de l'IA, sorte de perroquet savant.
::exemple : (2 pages, en une matinée en moyenne, contre une vingtaine de pages matheuses standards)
::[[Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/217]]
::le scan des chiffres n'est jamais parfait et seul un œil humain peut deviner certaines scanilles subtiles.
::par exemple, un crochet peut-être un vrai crochet ou un 1 … mais pas toujours.
::De plus, il y a des ruptures de parenthèses pour cause de largeur de lignes et toutes sortes de désagréabletés qu'un imprimeur du XIXe savait inventer juste pour enquiquiner le pov' wikisourcien qui n'en peut mais.
::Ce qui fait que Homo sapiens a encore sa place !
::*Vim est un truc de vieux qui sont las des mots-croisés et des sudokus. (NDLR)
::[[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 20 mai 2026 à 10:17 (UTC)
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Auteur:Cyril-Berger
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== Œuvres ==
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=== Traductions ===
* [[Auteur:Bernhard Kellermann|Bernhard Kellermann]]
** ''Le Tunnel'' (Flammarion, 1922) {{incise|en collaboration avec Werner Klette.|fin}}
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[[Catégorie:Auteurs sans texte sur WS]]
[[Catégorie:Pseudonymes collectifs]]
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[[Catégorie:Auteurs sans texte sur WS]]
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[[Catégorie:Auteurs sans texte sur WS]]
[[Catégorie:Pseudonymes collectifs]]
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/726
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Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>d’autres disent qu’il vient du Grec {{lang|grc|χάμος}}, qui signifie ''courbé.'' En quelques lieux on dit encore ''haim,'' pour ''hameçon.''
{{sc|Hameçon}}, se dit figurément & bassement des appas, des amorces qu’on présente aux hommes pour les tromper, pour les surprendre. ''{{lang|la|Illex, illicium.}}'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}Mordre à l’''hameçon,'' se laisser séduire, surprendre par l’apparence de quelque chose d’utile ou d’agréable. Ils sont propres à gober tous les ''hameçons'' qu’on veut leur tendre. {{sc|Mol}}. Voyant que le Prince ne mordoit point à l’''hameçon,'' il changea de dessein. {{sc|Rab}}. La dupe mordoit à l’''hameçon.'' {{P.|{{sc|Com}}}}. Tu vois avec quelle avidité l’homme à qui je m’attache a mordu à tous les ''hameçons.'' R.
{{sc|Hameçons}} armés. Ce sont de grands ''hameçons'' de près de deux pouces de long, que l’on met aux lignes pour pêcher le brochet.
{{StdT|l|☞}} On les attache au bout d’un fil de fer, afin que ce poisson, quand il est pris, ne puisse ronger le cordeau de l’''hameçon.'' Du mot ''{{lang|la|hamus}}'' on a appellé en Botanique ''{{lang|la|hami plantæ}},'' les plantes qui ayant des crochets comme les ''hameçons'' s’attachent aux habits, ou aux poils des animaux.
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HAMÉDAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADAN}}.
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HAMÉDANAGER ou ANDANAGER. Nom d’une ville d’Asie. ''{{lang|la|Andanagarium, Omenagara.}}'' Elle est dans la presqu’île de l’Inde deçà le Gange, à la source de la rivière de Mondova, dans le Décan, aux confins de la Province de Balaguate. {{sc|Maty}}.
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HAMEDIS ou MALLEMOLLE. s. f. Commerce de toile. Mousseline ou toile de coton blanche, claire & fine. Elle vient des Indes Orientales, particulièrement de Bengale.
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HAMÉE. s. f. Terme de Canonnier. ''{{lang|la|Manipulum.}}'' C’est le manche du griffon ou écouvillon. C’est la même chose que Hampe.
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HAMEL. s. m. Vieux mot. ''{{lang|la|Hameau.}}'' Petite peuplade, petit village. ''{{lang|la|Viculus, pagulus.}}'' C’est un diminutif de ''ham,'' aussi-bien qu’''hameau.'' Il ne subsiste plus que dans ce nom de lieu ''Hamel'' du bois. ''{{lang|la|Vicus sylvæ.}}'' Village proche de Lire. ''Hamel'' sur la petite reviere qui tombe dans la Somme à Corbie.
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{{StdT|l|☞}} HAMELBOURG. ''Voyez'' {{tr6L|HAMMELBOURG}}.
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HAMELN ou HAMELA. Ville forte d’Allemagne, dans la Basse-Saxe, au Duché de Calemberg, à l’extrémité du Duché de Brunswick, au confluent de la rivière de Hamel avec le Weser. ''{{lang|la|Hamelia.}}'' Elle est à neuf lieues d’Hanovre & d’Hildesheim, du côté du couchant. Cette ville appartenoit autrefois à l’Abbaye de Fulde ; elle est maintenant au Duc de Hanovre, & elle est célèbre par une bataille que les Suédois y gagnérent l’an{{lié}}1633 contre les Impériaux, qui prétendoient leur en faire lever le siège. {{sc|Maty}}. ''Long. 27{{lié}}d. 10{{lié}}m. lat. 52{{lié}}d. 13{{lié}}m.''
<section end="HAMELN ou HAMELA"/>
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HAMES. ''Voyez'' {{tr6L|HAM}}.
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HAMI. {{lang|it|La Selva de ''Hami.}} {{lang|la|Sacer Lucus.}}'' C’est un petit bois du Royaume de Naples. Il est dans la Terre de Labour, à l’embouchure du Gariglan. C’est le lieu où étoit anciennciment la ville d’Hama, dont il a conservé le nom. {{sc|Maty}}.
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<section begin="HAMILTON"/><nowiki/>
HAMILTON. Ville assez considérable de l’Ecosse méridionale. ''{{lang|la|Hamiltonium.}}'' Elle est dans le Comté de Cluyd, sur le Cluyd, à quatre lieues au-dessous de la ville de Glascow. Ce lieu a un château, & il est chef d’un grand Duché qui appartient à la Maison d’Hamilton.
<section end="HAMILTON"/>
<section begin="HAMIR"/><nowiki/>
HAMIR. Mot corrompu de la langue Ecossoise. La Compagnie Ecossoise n’est plus Ecossoise que de nom, & depuis très-long-temps les charges & les places de Gardes ne se donnent qu’à des François… On y observe cependant encore un usage, comme pour conserver le souvenir de ce qu’elle a été autrefois : c’est qu’à l’appel du guet, les Gardes de la Compagnie Ecossoise répondent en Ecossois ''hamir :'' c’est un mot corrompu & abrégé de ''hhay hamier,'' qu’ils répondoient autrefois, & qui veut dire, me voilà. Le Père{{lié}}{{sc|Daniel}}, ''Histoire de la Milice Françoise.''
<section end="HAMIR"/>
<section begin="HAMIRAS"/><nowiki/>
HAMIRAS. s. m. Terme de Calendrier. Nom du neuvième mois des Arméniens de Giulfa ; il répond a notre mois de Juin, leur année conmençant au mois d’Octobre.
<section end="HAMIRAS"/>
<section begin="HAMISMÉTAGARA"/><nowiki/>
HAMISMÉTAGARA. Nom d’une ville d’Afrique, qu’on appelle aussi faims Metgare, Hamismetegara. Elle est dans le Royaume de Fez, entre Fez & Gen- Déacl-hamen. MARMOL, L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}20.
HAMLE. s. m. Nom de l’onzième mois des Ethiopiens. Hamlus, Hamleça. Il a 30 jours comme tous les autres ; car l’année Ethiopienne est la même que l’Egyptienne, composée de douze mois qui font 360 jours, & de cinq épagomènes, ou jours qui s’ajoutent après les douze mois dans les années communes, & dans les billextiles on en ajoute six. Le mois hamle commence le 14 de Juin. Les Ethiopiens l’appellent aussi kmali.
HAMMELBOURG. Petite ville de la basse partie du Cercle du haut Rhin. Hammeloburgum. Elle est dans l’Abbaye de Fulde, sur la Saal, aux confins de la Franconnie, & à huit lieues de la ville de Wirtsburg, du côté du nord, {{sc|Maty}}.
HAMMER, ou Lille Hammer, c’est-à-dire, le petit Hammer. Hammarium, Hamaria, Hameria. C’est une fort petite ville de Norvège. Elle est dans le Gouvernement d’Aggerhus, à vingt-huit lieues d’Anflo, du côté du nord. Hammer avoit autrefois un Evêché suffragant de Drontheim. {{sc|Id}}.
HAMMITE, ou AMMONITE. s. f. Pierre grainue qui fait voir de petits ceufs de poisson ou d’araignée.
HAMMON. s. m. On écrit aussi Ammon. Surnom de Jupiter ; on le lui donnoit en Lybic, où il avoit un temple. Voyez AMMON.
HAMMON & AMMON, sans aspiration. f. & adj. Hammon, Ammon, Hammonius, Ammonius. Nom d’un canton de la Lybie, où il y avoit un temple consacré à Jupiter, d’où on l’appelle Jupiter Hammon. Ce nom vient, selon quelques-uns, de due, qui veut dire, fable, parce que ce pays est rempli de fables. Peucer le dérive du nom de Cham, fils de Noé, qui cut l’Afrique en partage. Ce nom de Cham s’écrit & se prononce en Hébreu, Hham, avec une aspiration forte.
HAMMONITE. ''Voy.'' AMMONITE.
HAMMOTH DOR, Ville Sacerdotale de la Tribu de Nephthali. Hammoth-dor. Jos. XXI, 32. Les Septante la nomment Nemmath & Chamoth, & S. Jérôme, Emathdor, c’est-à-dire, génération ou habitation d’Hammoth, ou d’Emath. On tient que c’est celle que le I. des Paral. VI, 76, appelle Hamon. Adrichonnus en a fait deux villes, Hammoth & Dor ; mais sans raison.
HAMON. Ville. Hamon. 1°. Voyez HAMMOTH-DOR. 2º. C’est une ville de la Tribu d’Afer. Jos. XIX, c.{{lié}}23. Les Septante la nomment Ememaon. D’autres, Amon. Les Des Marais, Hamon. Le P. Lubin conjecture qu’elle est sur les confins des Tribus d’Afer & de Nephthali, & qu’ainsi ce pourroit bien être la même qu’Hammoth-dor ; mais Josué ne l’attribueroit pas à deux Tribus différentes.
HAMONT. Petite ville du Cercle de Westphalie. Hamontium. Elle est dans l’Evêché de Liège, aux confins du Brabant Hollandois, entre Macftricht & Bois- Jeduc. {{sc|Maty}}.
HAMOUS. Voyez HAMA.
HAMPE. s. f. (L’h s’aspire.) Manche d’une hallebarde, le bois où est attaché le fer. Haftile. On le dit par corruption au lieu de hante qu’on disoit autrefois. On le dit aussi du bois qui sert de manche à plusieurs autres choses. La hampe ou hante d’un pinccau.
Quelques-uns dérivent ce mot de l’Allemand, handhabe, qui signifie toutes sottes de bâtons, soit de fourche, de hallebarde, de mais, de marteau. Il est composé de hand, qui signifie main, & de habe, qui signifie avoir, manier, ce qui vient du Latin, hahere. Mais Ménage soutient qu’il vient du Latin, ames, amitis, signifiant un bâton, une perche, un füt anquel on a ajouté une aspiration, en disant han-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>d’autres disent qu’il vient du Grec {{lang|grc|χάμος}}, qui signifie ''courbé.'' En quelques lieux on dit encore ''haim,'' pour ''hameçon.''
{{sc|Hameçon}}, se dit figurément & bassement des appas, des amorces qu’on présente aux hommes pour les tromper, pour les surprendre. ''{{lang|la|Illex, illicium.}}'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}Mordre à l’''hameçon,'' se laisser séduire, surprendre par l’apparence de quelque chose d’utile ou d’agréable. Ils sont propres à gober tous les ''hameçons'' qu’on veut leur tendre. {{sc|Mol}}. Voyant que le Prince ne mordoit point à l’''hameçon,'' il changea de dessein. {{sc|Rab}}. La dupe mordoit à l’''hameçon.'' {{P.|{{sc|Com}}}}. Tu vois avec quelle avidité l’homme à qui je m’attache a mordu à tous les ''hameçons.'' R.
{{sc|Hameçons}} armés. Ce sont de grands ''hameçons'' de près de deux pouces de long, que l’on met aux lignes pour pêcher le brochet.
{{StdT|l|☞}} On les attache au bout d’un fil de fer, afin que ce poisson, quand il est pris, ne puisse ronger le cordeau de l’''hameçon.'' Du mot ''{{lang|la|hamus}}'' on a appellé en Botanique ''{{lang|la|hami plantæ}},'' les plantes qui ayant des crochets comme les ''hameçons'' s’attachent aux habits, ou aux poils des animaux.
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HAMÉDAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADAN}}.
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HAMÉDANAGER ou ANDANAGER. Nom d’une ville d’Asie. ''{{lang|la|Andanagarium, Omenagara.}}'' Elle est dans la presqu’île de l’Inde deçà le Gange, à la source de la rivière de Mondova, dans le Décan, aux confins de la Province de Balaguate. {{sc|Maty}}.
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HAMEDIS ou MALLEMOLLE. s. f. Commerce de toile. Mousseline ou toile de coton blanche, claire & fine. Elle vient des Indes Orientales, particulièrement de Bengale.
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HAMEL. s. m. Vieux mot. ''{{lang|la|Hameau.}}'' Petite peuplade, petit village. ''{{lang|la|Viculus, pagulus.}}'' C’est un diminutif de ''ham,'' aussi-bien qu’''hameau.'' Il ne subsiste plus que dans ce nom de lieu ''Hamel'' du bois. ''{{lang|la|Vicus sylvæ.}}'' Village proche de Lire. ''Hamel'' sur la petite reviere qui tombe dans la Somme à Corbie.
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HAMELN ou HAMELA. Ville forte d’Allemagne, dans la Basse-Saxe, au Duché de Calemberg, à l’extrémité du Duché de Brunswick, au confluent de la rivière de Hamel avec le Weser. ''{{lang|la|Hamelia.}}'' Elle est à neuf lieues d’Hanovre & d’Hildesheim, du côté du couchant. Cette ville appartenoit autrefois à l’Abbaye de Fulde ; elle est maintenant au Duc de Hanovre, & elle est célèbre par une bataille que les Suédois y gagnérent l’an{{lié}}1633 contre les Impériaux, qui prétendoient leur en faire lever le siège. {{sc|Maty}}. ''Long. 27{{lié}}d. 10{{lié}}m. lat. 52{{lié}}d. 13{{lié}}m.''
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HAMILTON. Ville assez considérable de l’Ecosse méridionale. ''{{lang|la|Hamiltonium.}}'' Elle est dans le Comté de Cluyd, sur le Cluyd, à quatre lieues au-dessous de la ville de Glascow. Ce lieu a un château, & il est chef d’un grand Duché qui appartient à la Maison d’Hamilton.
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HAMIR. Mot corrompu de la langue Ecossoise. La Compagnie Ecossoise n’est plus Ecossoise que de nom, & depuis très-long-temps les charges & les places de Gardes ne se donnent qu’à des François… On y observe cependant encore un usage, comme pour conserver le souvenir de ce qu’elle a été autrefois : c’est qu’à l’appel du guet, les Gardes de la Compagnie Ecossoise répondent en Ecossois ''hamir :'' c’est un mot corrompu & abrégé de ''hhay hamier,'' qu’ils répondoient autrefois, & qui veut dire, me voilà. Le Père{{lié}}{{sc|Daniel}}, ''Histoire de la Milice Françoise.''
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HAMIRAS. s. m. Terme de Calendrier. Nom du neuvième mois des Arméniens de Giulfa ; il répond a notre mois de Juin, leur année conmençant au mois d’Octobre.
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HAMLE. s. m. Nom de l’onzième mois des Ethiopiens. ''{{lang|la|Hamlus, Hamleça.}}'' Il a 30{{lié}}jours comme tous les autres ; car l’année Ethiopienne est la même que l’Egyptienne, composée de douze mois qui font 360{{lié}}jours, & de cinq épagomènes, ou jours qui s’ajoutent après les douze mois dans les années communes, & dans les bissextiles on en ajoute six. Le mois ''hamle'' commence le 14 de Juin. Les Ethiopiens l’appellent aussi ''kmali.''
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HAMMELBOURG. Petite ville de la basse partie du Cercle du haut Rhin. ''{{lang|la|Hammeloburgum.}}'' Elle est dans l’Abbaye de Fulde, sur la Saal, aux confins de la Franconnie, & à huit lieues de la ville de Wirtsburg, du côté du nord. {{sc|Maty}}.
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HAMMER, ou ''Lille Hammer,'' c’est-à-dire, le petit ''Hammer. {{lang|la|Hammarium, Hamaria, Hameria.}}'' C’est une fort petite ville de Norvège. Elle est dans le Gouvernement d’Aggerhus, à vingt-huit lieues d’Anslo, du côté du nord. ''Hammer'' avoit autrefois un Evêché suffragant de Drontheim. {{sc|Id}}.
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HAMMITE, ou AMMONITE. s. f. Pierre grainue qui fait voir de petits œufs de poisson ou d’araignée.
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HAMMON. s. m. On écrit aussi ''Ammon.'' Surnom de Jupiter ; on le lui donnoit en Lybic, où il avoit un temple. ''Voyez'' {{tr6L|AMMON}}.
HAMMON & AMMON, sans aspiration. s. & adj. ''{{lang|la|Hammon, Ammon, Hammonius, Ammonius.}}'' Nom d’un canton de la Lybie, où il y avoit un temple consacré à Jupiter, d’où on l’appelle Jupiter ''Hammon.''
Ce nom vient, selon quelques-uns, de due, qui veut dire, fable, parce que ce pays est rempli de fables. Peucer le dérive du nom de Cham, fils de Noé, qui cut l’Afrique en partage. Ce nom de Cham s’écrit & se prononce en Hébreu, Hham, avec une aspiration forte.
HAMMONITE. ''Voy.'' AMMONITE.
HAMMOTH DOR, Ville Sacerdotale de la Tribu de Nephthali. Hammoth-dor. Jos. XXI, 32. Les Septante la nomment Nemmath & Chamoth, & S. Jérôme, Emathdor, c’est-à-dire, génération ou habitation d’Hammoth, ou d’Emath. On tient que c’est celle que le I. des Paral. VI, 76, appelle Hamon. Adrichonnus en a fait deux villes, Hammoth & Dor ; mais sans raison.
HAMON. Ville. Hamon. 1°. Voyez HAMMOTH-DOR. 2º. C’est une ville de la Tribu d’Afer. Jos. XIX, c.{{lié}}23. Les Septante la nomment Ememaon. D’autres, Amon. Les Des Marais, Hamon. Le P. Lubin conjecture qu’elle est sur les confins des Tribus d’Afer & de Nephthali, & qu’ainsi ce pourroit bien être la même qu’Hammoth-dor ; mais Josué ne l’attribueroit pas à deux Tribus différentes.
HAMONT. Petite ville du Cercle de Westphalie. Hamontium. Elle est dans l’Evêché de Liège, aux confins du Brabant Hollandois, entre Macftricht & Bois- Jeduc. {{sc|Maty}}.
HAMOUS. Voyez HAMA.
HAMPE. s. f. (L’h s’aspire.) Manche d’une hallebarde, le bois où est attaché le fer. Haftile. On le dit par corruption au lieu de hante qu’on disoit autrefois. On le dit aussi du bois qui sert de manche à plusieurs autres choses. La hampe ou hante d’un pinccau.
Quelques-uns dérivent ce mot de l’Allemand, handhabe, qui signifie toutes sottes de bâtons, soit de fourche, de hallebarde, de mais, de marteau. Il est composé de hand, qui signifie main, & de habe, qui signifie avoir, manier, ce qui vient du Latin, hahere. Mais Ménage soutient qu’il vient du Latin, ames, amitis, signifiant un bâton, une perche, un füt anquel on a ajouté une aspiration, en disant han-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>d’autres disent qu’il vient du Grec {{lang|grc|χάμος}}, qui signifie ''courbé.'' En quelques lieux on dit encore ''haim,'' pour ''hameçon.''
{{sc|Hameçon}}, se dit figurément & bassement des appas, des amorces qu’on présente aux hommes pour les tromper, pour les surprendre. ''{{lang|la|Illex, illicium.}}'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}Mordre à l’''hameçon,'' se laisser séduire, surprendre par l’apparence de quelque chose d’utile ou d’agréable. Ils sont propres à gober tous les ''hameçons'' qu’on veut leur tendre. {{sc|Mol}}. Voyant que le Prince ne mordoit point à l’''hameçon,'' il changea de dessein. {{sc|Rab}}. La dupe mordoit à l’''hameçon.'' {{P.|{{sc|Com}}}}. Tu vois avec quelle avidité l’homme à qui je m’attache a mordu à tous les ''hameçons.'' R.
{{sc|Hameçons}} armés. Ce sont de grands ''hameçons'' de près de deux pouces de long, que l’on met aux lignes pour pêcher le brochet.
{{StdT|l|☞}} On les attache au bout d’un fil de fer, afin que ce poisson, quand il est pris, ne puisse ronger le cordeau de l’''hameçon.'' Du mot ''{{lang|la|hamus}}'' on a appellé en Botanique ''{{lang|la|hami plantæ}},'' les plantes qui ayant des crochets comme les ''hameçons'' s’attachent aux habits, ou aux poils des animaux.
<section end="HAMEÇON"/>
<section begin="HAMÉDAN"/><nowiki/>
HAMÉDAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADAN}}.
<section end="HAMÉDAN"/>
<section begin="HAMÉDANAGER ou ANDANAGER"/><nowiki/>
HAMÉDANAGER ou ANDANAGER. Nom d’une ville d’Asie. ''{{lang|la|Andanagarium, Omenagara.}}'' Elle est dans la presqu’île de l’Inde deçà le Gange, à la source de la rivière de Mondova, dans le Décan, aux confins de la Province de Balaguate. {{sc|Maty}}.
<section end="HAMÉDANAGER ou ANDANAGER"/>
<section begin="HAMEDIS ou MALLEMOLLE"/><nowiki/>
HAMEDIS ou MALLEMOLLE. s. f. Commerce de toile. Mousseline ou toile de coton blanche, claire & fine. Elle vient des Indes Orientales, particulièrement de Bengale.
<section end="HAMEDIS ou MALLEMOLLE"/>
<section begin="HAMÉE"/><nowiki/>
HAMÉE. s. f. Terme de Canonnier. ''{{lang|la|Manipulum.}}'' C’est le manche du griffon ou écouvillon. C’est la même chose que Hampe.
<section end="HAMÉE"/>
<section begin="HAMEIDE"/><nowiki/>
HAMEIDE. s. f. Terme de Blason. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADE}}.
<section end="HAMEIDE"/>
<section begin="HAMEL"/><nowiki/>
HAMEL. s. m. Vieux mot. ''{{lang|la|Hameau.}}'' Petite peuplade, petit village. ''{{lang|la|Viculus, pagulus.}}'' C’est un diminutif de ''ham,'' aussi-bien qu’''hameau.'' Il ne subsiste plus que dans ce nom de lieu ''Hamel'' du bois. ''{{lang|la|Vicus sylvæ.}}'' Village proche de Lire. ''Hamel'' sur la petite reviere qui tombe dans la Somme à Corbie.
<section end="HAMEL"/>
<section begin="HAMELBOURG"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} HAMELBOURG. ''Voyez'' {{tr6L|HAMMELBOURG}}.
<section end="HAMELBOURG"/>
<section begin="HAMELN ou HAMELA"/><nowiki/>
HAMELN ou HAMELA. Ville forte d’Allemagne, dans la Basse-Saxe, au Duché de Calemberg, à l’extrémité du Duché de Brunswick, au confluent de la rivière de Hamel avec le Weser. ''{{lang|la|Hamelia.}}'' Elle est à neuf lieues d’Hanovre & d’Hildesheim, du côté du couchant. Cette ville appartenoit autrefois à l’Abbaye de Fulde ; elle est maintenant au Duc de Hanovre, & elle est célèbre par une bataille que les Suédois y gagnérent l’an{{lié}}1633 contre les Impériaux, qui prétendoient leur en faire lever le siège. {{sc|Maty}}. ''Long. 27{{lié}}d. 10{{lié}}m. lat. 52{{lié}}d. 13{{lié}}m.''
<section end="HAMELN ou HAMELA"/>
<section begin="HAMES"/><nowiki/>
HAMES. ''Voyez'' {{tr6L|HAM}}.
<section end="HAMES"/>
<section begin="HAMI"/><nowiki/>
HAMI. {{lang|it|La Selva de ''Hami.}} {{lang|la|Sacer Lucus.}}'' C’est un petit bois du Royaume de Naples. Il est dans la Terre de Labour, à l’embouchure du Gariglan. C’est le lieu où étoit anciennciment la ville d’Hama, dont il a conservé le nom. {{sc|Maty}}.
<section end="HAMI"/>
<section begin="HAMILTON"/><nowiki/>
HAMILTON. Ville assez considérable de l’Ecosse méridionale. ''{{lang|la|Hamiltonium.}}'' Elle est dans le Comté de Cluyd, sur le Cluyd, à quatre lieues au-dessous de la ville de Glascow. Ce lieu a un château, & il est chef d’un grand Duché qui appartient à la Maison d’Hamilton.
<section end="HAMILTON"/>
<section begin="HAMIR"/><nowiki/>
HAMIR. Mot corrompu de la langue Ecossoise. La Compagnie Ecossoise n’est plus Ecossoise que de nom, & depuis très-long-temps les charges & les places de Gardes ne se donnent qu’à des François… On y observe cependant encore un usage, comme pour conserver le souvenir de ce qu’elle a été autrefois : c’est qu’à l’appel du guet, les Gardes de la Compagnie Ecossoise répondent en Ecossois ''hamir :'' c’est un mot corrompu & abrégé de ''hhay hamier,'' qu’ils répondoient autrefois, & qui veut dire, me voilà. Le Père{{lié}}{{sc|Daniel}}, ''Histoire de la Milice Françoise.''
<section end="HAMIR"/>
<section begin="HAMIRAS"/><nowiki/>
HAMIRAS. s. m. Terme de Calendrier. Nom du neuvième mois des Arméniens de Giulfa ; il répond a notre mois de Juin, leur année conmençant au mois d’Octobre.
<section end="HAMIRAS"/>
<section begin="HAMISMÉTAGARA"/><nowiki/>
HAMISMÉTAGARA. Nom d’une ville d’Afrique, qu’on appelle aussi ''{{lang|la|Camis Metgare, Hamismetegara}}''. Elle est dans le Royaume de Fez, entre Fez & Gennéael-hamen. {{sc|Marmol}}, ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}20.''
<section end="HAMISMÉTAGARA"/>
<section begin="HAMLE"/><nowiki/>
HAMLE. s. m. Nom de l’onzième mois des Ethiopiens. ''{{lang|la|Hamlus, Hamleça.}}'' Il a 30{{lié}}jours comme tous les autres ; car l’année Ethiopienne est la même que l’Egyptienne, composée de douze mois qui font 360{{lié}}jours, & de cinq épagomènes, ou jours qui s’ajoutent après les douze mois dans les années communes, & dans les bissextiles on en ajoute six. Le mois ''hamle'' commence le 14 de Juin. Les Ethiopiens l’appellent aussi ''kmali.''
<section end="HAMLE"/>
<section begin="HAMMELBOURG"/><nowiki/>
HAMMELBOURG. Petite ville de la basse partie du Cercle du haut Rhin. ''{{lang|la|Hammeloburgum.}}'' Elle est dans l’Abbaye de Fulde, sur la Saal, aux confins de la Franconnie, & à huit lieues de la ville de Wirtsburg, du côté du nord. {{sc|Maty}}.
<section end="HAMMELBOURG"/>
<section begin="HAMMER"/><nowiki/>
HAMMER, ou ''Lille Hammer,'' c’est-à-dire, le petit ''Hammer. {{lang|la|Hammarium, Hamaria, Hameria.}}'' C’est une fort petite ville de Norvège. Elle est dans le Gouvernement d’Aggerhus, à vingt-huit lieues d’Anslo, du côté du nord. ''Hammer'' avoit autrefois un Evêché suffragant de Drontheim. {{sc|Id}}.
<section end="HAMMER"/>
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HAMMITE, ou AMMONITE. s. f. Pierre grainue qui fait voir de petits œufs de poisson ou d’araignée.
<section end="HAMMITE"/>
<section begin="HAMMON"/><nowiki/>
HAMMON. s. m. On écrit aussi ''Ammon.'' Surnom de Jupiter ; on le lui donnoit en Lybic, où il avoit un temple. ''Voyez'' {{tr6L|AMMON}}.
HAMMON & AMMON, sans aspiration. s. & adj. ''{{lang|la|Hammon, Ammon, Hammonius, Ammonius.}}'' Nom d’un canton de la Lybie, où il y avoit un temple consacré à Jupiter, d’où on l’appelle Jupiter ''Hammon.''
Ce nom vient, selon quelques-uns, de {{lang|grc|ἄμμος}}, qui veut dire, sable, parceque ce pays est rempli de sables. Peucer le dérive du nom de ''Cham,'' fils de Noé, qui eut l’Afrique en partage. Ce nom de ''Cham'' s’écrit & se prononce en Hébreu, ''Hham,'' avec une aspiration forte.
<section end="HAMMON"/>
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HAMMONITE. ''Voy.'' {{tr6L|AMMONITE}}.
<section end="HAMMONITE"/>
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HAMMOTH-DOR, Ville Sacerdotale de la Tribu de Nephthali. ''{{lang|la|Hammoth-dor.}}'' Jos. ''{{romm|XXI}},{{lié}}32.'' Les Septante la nomment ''Nemmath'' & ''Chamoth,'' & {{St.|Jérôme}}, Emathdor, c’est-à-dire, génération ou habitation d’''Hammoth,'' ou d’Emath. On tient que c’est celle que le ''1.{{lié}}des Paral. {{romm|VI}},{{lié}}76,'' appelle ''Hamon.'' Adrichomius en a fait deux villes, ''Hammoth'' & ''Dor ;'' mais sans raison.
<section end="HAMMOTH-DOR"/>
<section begin="HAMON"/><nowiki/>
HAMON. Ville. ''{{lang|la|Hamon.}}'' 1º.{{lié}}Voyez {{tr6L|HAMMOTH-DOR}}. 2º.{{lié}}C’est une ville de la Tribu d’Aser. Jos. ''{{Romm|XIX}},{{lié}}c.{{lié}}23.'' Les Septante la nomment ''Emémaon.'' D’autres, ''Amon.'' Les Des-Marais, ''Hamon.'' Le {{P.|Lubin}} conjecture qu’elle est sur les confins des Tribus d’Aser & de Nephthali, & qu’ainsi ce pourroit bien être la même qu’''Hammoth-dor ;'' mais Josué ne l’attribueroit pas à deux Tribus différentes.
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HAMONT. Petite ville du Cercle de Westphalie. ''{{lang|la|Hamontium.}}'' Elle est dans l’Evêché de Liège, aux confins du Brabant Hollandois, entre Maestricht & Bois-leduc. {{sc|Maty}}.
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HAMOUS. ''Voyez'' {{tr6L|HAMA}}.
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HAMPE. s. f. (L’''h'' s’aspire.) Manche d’une hallebarde, le bois où est attaché le fer. ''{{lang|la|Hastile.}}'' On le dit par corruption au lieu de ''hante'' qu’on disoit autrefois. On le dit aussi du bois qui sert de manche à plusieurs autres choses. La ''hampe'' ou ''hante'' d’un pinceau.
Quelques-uns dérivent ce mot de l’Allemand, ''{{lang|de|handhabe,}}'' qui signifie toutes sortes de bâtons, soit de fourche, de hallebarde, de mail, de marteau. Il est composé de ''{{lang|de|hand}},'' qui signifie ''main,'' & de ''{{lang|de|habe}},'' qui signifie ''avoir, manier,'' ce qui vient du Latin, ''{{lang|la|habere}}.'' Mais Ménage soutient qu’il vient du Latin, ''{{lang|la|ames, amitis}},'' signifiant un ''bâton,'' une perche, un ''fût'' auquel on a ajouté une aspiration, en disant {{tiret|''han''|te}}<noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/727
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>''{{tiret2|han|te}}'' ou ''hampte,'' & ensuite ''hampe.'' Du temps de Vaugelas on a dit ''hante,'' qui est hors d’usage présentement. {{sc|Mén}}.
HAMPE. Terme d’Artillerie, s’appelle aussi boëte ou pilon. Lanternes ou cuillers à charger, ''hampes'' ou boëtes, dites pilons. {{sc|De la Font}}.
On dit sur mer la ''hampe'' d’écouvillon, de cuiller, de refouloir ; pour dire, le manche auquel ces choses sont attachées. ''{{lang|la|Hastile, manubrium.}}''
{{StdT|l|☞}} {{sc|Hampe}}, en Botanique, ''{{lang|la|scapus}},'' se dit d’une tige qui porte des fleurs & des fruits, sans être chargée de feuilles, comme celle du Narcisse.
{{sc|Hampe}}, en termes de Vénérie, se dit de la poitrine du cerf. ''{{lang|la|Cervi pectus.}}''
À la boucherie, on appelle ''hampes'', les deux parties du poumon de bœuf, qui des deux côtés, couvre le foie & la rate, & qu’on ne retranche pas aux fressures de veau & de mouton, mais seulement à celle de bœuf. ''{{lang|la|Pulmonis lobus, fibra, lacinia.}}''
<section end="HAMPE"/>
<section begin="HAMPTONCOURT"/><nowiki/>
HAMPTONCOURT. Bourg du Comté de Middelsex, en Angleterre. ''{{lang|la|Hamptoni Cors, Cortis}}'' ou ''{{lang|la|Curia.}}'' Il est sur la Tamise, à deux ou trois lieues au-dessus de Londres. Il y a un Palais des Rois d’Angleterre, commencé par le Cardinal Thomas Wolsey, achevé & embelli par {{roi|Henri|VIII}}. {{sc|Maty}}. {{sc|Corn}}.
<section end="HAMPTONCOURT"/>
<section begin="HAMPTON WATER"/><nowiki/>
HAMPTON WATER. ''Voyez'' {{tr6L|SOUTHAMPTON}}.
<section end="HAMPTON WATER"/>
<section begin="HAMSA"/><nowiki/>
HAMSA. ''Voyez'' {{tr6L|HEMS}}.
<section end=""/>
{{c3|{{sp|HA}}N.}}
<section begin="HAN"/><nowiki/>
HAN. s. m. (L’''h'' s’aspire.) Terme de Relation & de Voyage. Le ''han'' est un grand lieu couvert, à peu près comme une grange, où il y a plusieurs cheminées & plusieurs petites séparations, pour loger les caravanes. Il y a des ''hans'' plus grands les uns que les autres. C’est dans le Levant que l’on trouve de ces ''hans. Han'' est un serrail ou enclos que les Arabes appellent ''fondoux,'' où se retirent les caravans & les Marchands étrangers, & à Saïde, Halep, Alexandrie, les François en ont de particuliers de l’ordre du Grand-Turc. {{sc|De la Boullaye}}.
Ce mot de ''han'' est Turc, & est le même que ''kiarvansarari'' ou ''karbasara,'' dont parle Bélon au ''{{romm|I}}.{{lié}}L. c.{{lié}}59.'' {{sc|De la Boullaye}}. C’est-à-dire, Caravanseras.
{{sc|Han}} est aussi une interjection. Souffle violent que fait un charpentier, un fendeur de bois, ''&c.''
HAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAM}}. {{tr6L|KAM}}.
<section end="HAN"/>
<section begin="HANAFAT"/><nowiki/>
HANAFAT. s. m. Vieux mot. Mesure de miel. ''{{lang|la|Gothus mellis.}}''
Ce mot vient du mot Breton, ''hanaf,'' qui signifie coupe, d’où l’on a fait ''hanap.''
<section end="HANAFAT"/>
<section begin="HANAP"/><nowiki/>
HANAP. s. m. (L’''h'' s’aspire.) Vieux mot, qui signifie un grand vaisseau servant à boire, & qui ne peut plus être en usage que dans le style burlesque. ''{{lang|la|Patera, crater.}}'' Vider un ''hanap.'' Boire un grand ''hanap'' de vin. {{sc|Ablanc}}. Prononcez ''hana.'' Ce mot est encore en usage dans les Pays-Bas, & dans quelques autres Provinces. Le Roman de Guarin le Loheranes met ''hennepier.''
{{poem|''J’aime mieux les Turcs en campagne ;''
''Que de voir nos vins de Champagne''
''Profanés par des Allemands :''
''Ces gens ont des'' hanaps ''trop grands ;''
''Notre nectar veut d’autres verres.''{{iv|4}}
{{mpom|{{sc|La Fontaine}}.|d}}|m=1em}}
On conserve, dans l’Abbaye de la ville d’Eu, une coupe d’argent appelée le ''hanap'' de {{St.|Laurent}}, parcequ’on croit qu’elle a servi autrefois à {{St.|Laurent}} de Dublin. ''Desc. Géogr. & Hist. de la haute Norm. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|71}}.''
Ce mot vient de l’Allemand, ''heinnap,'' qui signifie une écuelle à oreilles. D’autres croient qu’il vient du Latin, ''{{lang|la|aheneus}},'' parcequ’on les faisoit d’airain. Du Cange le dérive de ''anax'' ou ''anas,'' qui étoit un vaisseau d’argent, dont Grégoire de Tours fait mention. Il dit aussi qu’il peut venir du mot Saxon ''Hnæp'' ou ''Hnappa,'' qui signifie un vaisseau à boire. Il ajoute qu’on a dit aussi anaphus, qui signifie une coupe dorée, and, furfum, & qus, lux, quafi in superiori parte vel superficie luceat. Il y a plus d’apparence qu’il vient du Celtique ou bas Breton, hanaf, qui signifie coupe. L’Auteur du jardin des racines Grecques le dérive de au, qui signifie boire, humer, avaler, ou de l’Allemand, heinnap, une écuelle à oreilles. On trouve hanaperium dans la basse Latinité, pour l’étui d’un hanap ou un coffre à mettre des vases, & à les garder.
HANAPIER & HANEPIER. s. m. Vieux mot. Du Cange croit qu’il signifie le corps, la poitrine. Peaus. Tout le pourfent defei en hanapier. R. DE RONCEV.
HANATHON. Ville de la Tribu de Zabulon, au nord. Hanathon. Jos. XIX, 14. Les Septante la nomment Am, Amoth ; les Des-Marais, Hannathon.
HANAW, ou HANAU. Ville d’Allemagne, capitale du Comté d’Hanaw, en Wétéravie. Hanovia. Elle est à quatre lieues de Francfort du côté de l’Orient, sur la rivière de Kintzing, qui la partage en vieille & en nouvelle ville, & qui se décharge peu après dans le Mein. Cette ville est allez belle, & bien fortifice ; les Comtes d’Hanaw y font leur résidence ordinaire. Long. 26 d. 35 m. lat. 49 d. 58 m.
Le Comté d’Hanaw, petit Etat de la Wétéravie, en Allemagne. Hanovienfis Comitatus. Il est borné vers le levant par le Comté de Reineck, & par l’Abbaye de Fulde, vers le couchant par les Comtés d’ssenbourg & de Sols, par les terres de Mayence, & par le territoire de Francfort. Ce pays peut avoir 18 lieues de longueur d’orient en occident. Sa largeur est petite & fort irrégulière. Son terroir est fertile. Ses principaux lieux font : Hanaw, capitale, Steinaw ou Steinheim, Montzenberg & Bobenhaufen ; Fridberg & Gelenhaufen enclavées dans le Comté, n’en dépendent pas, ce sont des villes Impériales & libres. {{sc|Maty}}. Les Comtes d’Hanaw, si l’on en croit les Auteurs Allemands, descendent d’Ulric, Comte d’Hanaw, qui au commencement du troisiéme siècle eut beaucoup de crédit auprès de l’Empereur Sévère ; & d’Aubry ou Alberic, Comte d’Hanaw, qui au {{s|VII}}, épousa Hedwige, fille de Reimbold, Duc de France. Voyez sur la famille d’Hanaw, Imhoff, Not. Imp. L.{{lié}}{{rom-maj|VI}}, c. s.
HANBALITE.. m. & f. Nom d’une des quatre sectes reconnues pour orthodoxes dans le Musulmanisme. Hanbalita. Les Hanbalites prenoient ce nom de Ahmed Ebn Anbal, leur Chef, qui naquit à Bagder l’an 164 de l’Hégire, 785 de Jésus-Christ, & y mourut l’an 241 de l’Hégire, 862 de Jésus-Christ. Il enseignoit que Dieu devoit placer Mahomet sur son trône, fondé sur un passage de l’Alcoran ; mais les Musulmans des autres sectes regardoient cette explication des Hanbalites comme une impiété. La secte des Hanbalites fit beaucoup de bruit l’an 317 de l’Hégire, 938 de Jésus-Christ. {{sc|D’Herbelot}}.
HANCE. s. f. Voyez HANSE.
HANCHE. s. f. (L’h s’asplre.) Partie du corps qui est entre les dernières côtés & les cuisses : c’est le lieu où l’on met la ceinture des jupes & des haut-dechauffes. Summa coxa. On dit qu’une personne n’a point de hanches, quand ces parties n’avancent pas assez pour soutenir les habits qui font depuis la ceinture : On dit aussi qu’un boiteux boite des deux hanches, quand il boite des deux côtés, quand il a les hanches foibles. Les hanches font composées de trois os, qui font joints ensemble par des cartilages, qui avec le temps se dessèchent & même s’ossifient de telle manière, qu’ils semblent ne plus faire qu’uni même os dans les adultes. Ces trois os font l’os ilion, l’ischion & l’os pubis.
Ce mot vient du Latin inasité anca, qui a été fait du Grec, axasi. M. Huet remarque que Rabanus Maurus, dans ses glofes Latinobarbares, rend le mor illix par ancha ; l’l s’étant perdue, de lancha on a fait anche :<noinclude>
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HAMPE. Terme d’Artillerie, s’appelle aussi boëte ou pilon. Lanternes ou cuillers à charger, ''hampes'' ou boëtes, dites pilons. {{sc|De la Font}}.
On dit sur mer la ''hampe'' d’écouvillon, de cuiller, de refouloir ; pour dire, le manche auquel ces choses sont attachées. ''{{lang|la|Hastile, manubrium.}}''
{{StdT|l|☞}} {{sc|Hampe}}, en Botanique, ''{{lang|la|scapus}},'' se dit d’une tige qui porte des fleurs & des fruits, sans être chargée de feuilles, comme celle du Narcisse.
{{sc|Hampe}}, en termes de Vénérie, se dit de la poitrine du cerf. ''{{lang|la|Cervi pectus.}}''
À la boucherie, on appelle ''hampes'', les deux parties du poumon de bœuf, qui des deux côtés, couvre le foie & la rate, & qu’on ne retranche pas aux fressures de veau & de mouton, mais seulement à celle de bœuf. ''{{lang|la|Pulmonis lobus, fibra, lacinia.}}''
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HAMPTONCOURT. Bourg du Comté de Middelsex, en Angleterre. ''{{lang|la|Hamptoni Cors, Cortis}}'' ou ''{{lang|la|Curia.}}'' Il est sur la Tamise, à deux ou trois lieues au-dessus de Londres. Il y a un Palais des Rois d’Angleterre, commencé par le Cardinal Thomas Wolsey, achevé & embelli par {{roi|Henri|VIII}}. {{sc|Maty}}. {{sc|Corn}}.
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HAN. s. m. (L’''h'' s’aspire.) Terme de Relation & de Voyage. Le ''han'' est un grand lieu couvert, à peu près comme une grange, où il y a plusieurs cheminées & plusieurs petites séparations, pour loger les caravanes. Il y a des ''hans'' plus grands les uns que les autres. C’est dans le Levant que l’on trouve de ces ''hans. Han'' est un serrail ou enclos que les Arabes appellent ''fondoux,'' où se retirent les caravans & les Marchands étrangers, & à Saïde, Halep, Alexandrie, les François en ont de particuliers de l’ordre du Grand-Turc. {{sc|De la Boullaye}}.
Ce mot de ''han'' est Turc, & est le même que ''kiarvansarari'' ou ''karbasara,'' dont parle Bélon au ''{{romm|I}}.{{lié}}L. c.{{lié}}59.'' {{sc|De la Boullaye}}. C’est-à-dire, Caravanseras.
{{sc|Han}} est aussi une interjection. Souffle violent que fait un charpentier, un fendeur de bois, ''&c.''
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HANAFAT. s. m. Vieux mot. Mesure de miel. ''{{lang|la|Gothus mellis.}}''
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HANAP. s. m. (L’''h'' s’aspire.) Vieux mot, qui signifie un grand vaisseau servant à boire, & qui ne peut plus être en usage que dans le style burlesque. ''{{lang|la|Patera, crater.}}'' Vider un ''hanap.'' Boire un grand ''hanap'' de vin. {{sc|Ablanc}}. Prononcez ''hana.'' Ce mot est encore en usage dans les Pays-Bas, & dans quelques autres Provinces. Le Roman de Guarin le Loheranes met ''hennepier.''
{{poem|''J’aime mieux les Turcs en campagne ;''
''Que de voir nos vins de Champagne''
''Profanés par des Allemands :''
''Ces gens ont des'' hanaps ''trop grands ;''
''Notre nectar veut d’autres verres.''{{iv|4}}
{{mpom|{{sc|La Fontaine}}.|d}}|m=1em}}
On conserve, dans l’Abbaye de la ville d’Eu, une coupe d’argent appelée le ''hanap'' de {{St.|Laurent}}, parcequ’on croit qu’elle a servi autrefois à {{St.|Laurent}} de Dublin. ''Desc. Géogr. & Hist. de la haute Norm. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|71}}.''
Ce mot vient de l’Allemand, ''heinnap,'' qui signifie une écuelle à oreilles. D’autres croient qu’il vient du Latin, ''{{lang|la|aheneus}},'' parcequ’on les faisoit d’airain. Du Cange le dérive de ''anax'' ou ''anas,'' qui étoit un vaisseau d’argent, dont Grégoire de Tours fait mention. Il dit aussi qu’il peut venir du mot Saxon ''Hnæp'' ou ''Hnappa,'' qui signifie un vaisseau à boire. Il ajoute qu’on a dit aussi anaphus, qui signifie une coupe dorée, {{lang|grc|ἀνὰ}}, ''{{lang|la|sursum}},'' & {{lang|grc|φῶς}}, ''{{lang|la|lux, quasi in superiori parte vel superficie luceat.}}'' Il y a plus d’apparence qu’il vient du Celtique ou bas Breton, ''hanaf,'' qui signifie coupe. L’Auteur du jardin des racines Grecques le dérive de {{lang|grc|ἀναπίπειν}}, qui signifie ''boire, humer, avaler,'' ou de l’Allemand, ''heinnap,'' une écuelle à oreilles. On trouve ''{{lang|la|hanaperium}}'' dans la basse Latinité, pour l’étui d’un ''hanap'' ou un coffre à mettre des vases, & à les garder.
<section end="HANAP"/>
<section begin="HANAPIER et HANEPIER"/><nowiki/>
HANAPIER & HANEPIER. s. m. Vieux mot. Du Cange croit qu’il signifie le corps, la poitrine. ''{{lang|la|Pectus}}''.
{{poem|''Tout le pourfent desci en'' hanapier. {{sc|R. de Roncev.}}|m=1em}}
<section end="HANAPIER et HANEPIER"/>
<section begin=""/><nowiki/>
HANATHON. Ville de la Tribu de Zabulon, au nord. Hanathon. Jos. XIX,{{lié}}14. Les Septante la nomment {{lang|grc|Ἀμὼθ}}, ''{{lang|la|Amoth}} ;'' les Des-Marais, ''Hannathon.''
<section end="HANATHON"/>
<section begin="HANAW ou HANAU"/><nowiki/>
HANAW, ou HANAU. Ville d’Allemagne, capitale du Comté d’Hanaw, en Wétéravie. Hanovia. Elle est à quatre lieues de Francfort du côté de l’Orient, sur la rivière de Kintzing, qui la partage en vieille & en nouvelle ville, & qui se décharge peu après dans le Mein. Cette ville est allez belle, & bien fortifice ; les Comtes d’Hanaw y font leur résidence ordinaire. Long. 26 d. 35 m. lat. 49 d. 58 m.
Le Comté d’Hanaw, petit Etat de la Wétéravie, en Allemagne. Hanovienfis Comitatus. Il est borné vers le levant par le Comté de Reineck, & par l’Abbaye de Fulde, vers le couchant par les Comtés d’ssenbourg & de Sols, par les terres de Mayence, & par le territoire de Francfort. Ce pays peut avoir 18 lieues de longueur d’orient en occident. Sa largeur est petite & fort irrégulière. Son terroir est fertile. Ses principaux lieux font : Hanaw, capitale, Steinaw ou Steinheim, Montzenberg & Bobenhaufen ; Fridberg & Gelenhaufen enclavées dans le Comté, n’en dépendent pas, ce sont des villes Impériales & libres. {{sc|Maty}}. Les Comtes d’Hanaw, si l’on en croit les Auteurs Allemands, descendent d’Ulric, Comte d’Hanaw, qui au commencement du troisiéme siècle eut beaucoup de crédit auprès de l’Empereur Sévère ; & d’Aubry ou Alberic, Comte d’Hanaw, qui au {{s|VII}}, épousa Hedwige, fille de Reimbold, Duc de France. Voyez sur la famille d’Hanaw, Imhoff, Not. Imp. L.{{lié}}{{rom-maj|VI}}, c. s.
HANBALITE.. m. & f. Nom d’une des quatre sectes reconnues pour orthodoxes dans le Musulmanisme. Hanbalita. Les Hanbalites prenoient ce nom de Ahmed Ebn Anbal, leur Chef, qui naquit à Bagder l’an 164 de l’Hégire, 785 de Jésus-Christ, & y mourut l’an 241 de l’Hégire, 862 de Jésus-Christ. Il enseignoit que Dieu devoit placer Mahomet sur son trône, fondé sur un passage de l’Alcoran ; mais les Musulmans des autres sectes regardoient cette explication des Hanbalites comme une impiété. La secte des Hanbalites fit beaucoup de bruit l’an 317 de l’Hégire, 938 de Jésus-Christ. {{sc|D’Herbelot}}.
<section end="HANAW ou HANAU"/>
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HANCE. s. f. ''Voyez'' {{tr6L|HANSE}}.
<section end="HANCE"/>
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HANCHE. s. f. (L’h s’asplre.) Partie du corps qui est entre les dernières côtés & les cuisses : c’est le lieu où l’on met la ceinture des jupes & des haut-dechauffes. Summa coxa. On dit qu’une personne n’a point de hanches, quand ces parties n’avancent pas assez pour soutenir les habits qui font depuis la ceinture : On dit aussi qu’un boiteux boite des deux hanches, quand il boite des deux côtés, quand il a les hanches foibles. Les hanches font composées de trois os, qui font joints ensemble par des cartilages, qui avec le temps se dessèchent & même s’ossifient de telle manière, qu’ils semblent ne plus faire qu’uni même os dans les adultes. Ces trois os font l’os ilion, l’ischion & l’os pubis.
Ce mot vient du Latin inasité anca, qui a été fait du Grec, axasi. M. Huet remarque que Rabanus Maurus, dans ses glofes Latinobarbares, rend le mor illix par ancha ; l’l s’étant perdue, de lancha on a fait anche :<noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/424
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Miruts
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<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTIKAMÈQUE s. m."/>''poisson ; on y pêche l’''{{sc|artikamèque}} ''et des truites qui pèsent deux cents livres''. (Chateaub.)
<section end="ARTIKAMÈQUE s. m."/>
<section begin="ARTILLANT"/><nowiki/>
'''ARTILLANT''' (ar-ti-llan ; ''ll'' mll.) part. prés. du v. Artiller.
<section end="ARTILLANT"/>
<section begin="ARTILLÉ, ÉE"/><nowiki/>
'''ARTILLÉ, ÉE''' (ar-ti-llé ; ''ll'' mll.) part. pass.
du v. Artiller. Muni, garni, armé : ''Le roi d’Angleterre accompaigné de vingt mille Anglois bien'' {{sc|artillés}}. ({{s|xv}}.) ''Il est certain que l’armée de Monsieur'', {{sc|artillée}} ''à plaisir, eust emporté tous ces gens de pied en huit jours.''
(D’Aub.) Vieux mot.
<section end="ARTILLÉ, ÉE"/>
<section begin="ARTILLEMENT s. m."/><nowiki/>
'''ARTILLEMENT''' s. m. (ar-ti-lle-man ; ''ll'' mll.
— rad. ''artiller''). Action d’artiller. Vieux mot.
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<section begin="ARTILLER v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ARTILLER''' v. a. ou tr. (ar-ti-llé ; ''ll'' mll. — du
lat. ''ars'', ''artis'', dans le sens de engin,
moyen). Pourvoir des engins, des armes nécessaires
pour l’attaque ou pour la défense ;
fortifier, munir, équiper. Vieux mot remplacé
aujourd’hui par le mot ''armer.''
<section end="ARTILLER v. a. ou tr."/>
<section begin="ARTILLER ou ARTILLIER s. m."/><nowiki/>
'''ARTILLER''' ou '''ARTILLIER''' s. m. (ar-ti-llié ;
''ll'' mll. — rad. ''artiller''). Art milit. Au
moyen âge, Celui qui faisait les armes de
trait. Après l’invention de la poudre, on
donna le même nom au soldat chargé de la
manœuvre et de la fabrication des bouches à
feu. Néanmoins, au {{s|xvi}}, le mot ''artiller''
était encore quelquefois employé avec sa première
signification : ''Et mesmes encore, parmi les estats de nos rois, se trouve le mestre'' {{sc|artiller}}, ''qui est celuy qui se mesle de faire des arbalestes, des traits et des flèches.'' (Brantôme.)
<section end="ARTILLER ou ARTILLIER s. m."/>
<section begin="ARTILLERIE s. f."/><nowiki/>
'''ARTILLERIE''' s. f. (ar-ti-lle-ri ; ''ll'' mll. — étym. contestée : suivant Muratori, de l'ital. ''artiglio'', griffe, serre, d'où est venu notre
mot ''orteil'', autrefois ''arteil ;'' suivant d’autres,
du lat. ''ars telorum'', art de la balistique ; mais
plus vraisemblablement du lat. ''ars, artis'',
art, qui a fourni ''artillum'', engin ; ''artillare'',
pourvoir d’engins. En effet, le mot ''artillerie''
n’eut d’abord que le sens de machine de
guerre, et il est antérieur à l’invention de la
poudre à canon, comme le prouvent les deux
exemples suivants :
{{pom|Artillerye est le charroy
Qui par duc, par comte ou par roy,
Ou par aulcun seigneur de terre
Est chargié de quarriaus de guerre,
D’arbalestres, de dars, de lances
Et de targes d’unes semblances.}}
''Tous s’émerveilloient que si hautement et si sagement elle se comportast en fait de guerre, comme si c’eust été un capitaine qui eust guerroyé l’espace de vingt ou trente ans, et surtout en l’ordonnance de l’''{{sc|artillerie.}} — Procès de
Jeanne Darc. — Lorsque la balistique, c’est-à-dire
la chose pour laquelle le mot ''artillerie''
avait été créé, fut détrônée par le canon, celui-ci
hérita, sinon par droit de naissance, du
moins par droit de conquête, d’une appellation
qui exprimait d’ailleurs avec justesse le rôle
décisif qu’il devait jouer dans les armées. — Cette
incertitude sur l’origine de notre mot
''artillerie'' a mis en belle humeur un de nos
étymologistes, qui a découvert un acte de
naissance d’une authenticité irréfutable : suivant
lui, ce serait un moine, Jean Tilleri,
autre inventeur de la poudre, qui aurait eu
l’honneur de donner son nom à l’''artillerie''
art Tilleri : {{lang|it|''Se non è vero, è bene trovato''}}).
Partie du matériel d’une armée qui comprend
les bouches à feu, telles que canons, mortiers,
pierriers, obusiers, etc. : {{sc|Artillerie}} ''de campagne.'' {{sc|Artillerie}} ''de siége. Parc d’''{{sc|artillerie.}} ''C’est à son ''{{sc|artillerie}} ''de campagne que Napoléon dut une grande partie de ses succès.''
(Bouill.) ''L’''{{sc|artillerie}} ''autrichienne, protégée par notre infanterie, prit position à vingt-cinq toises des ouvrages avancés, derrière les gabions épaulés à la hâte.'' (Chateaub.) ''Dumouriez fait, à la tombée de la nuit, filer silencieusement son parc d’''{{sc|artillerie}} ''par les deux ponts qui traversent l’Aisne''. (Lamart.) ''L’armée autrichienne perdit en un jour vingt mille soldats, et presque toute son'' {{sc|artillerie.}}
(Thiers.) ''L’''{{sc|artillerie}} ''de campagne était rapide et bien servie.'' (Thiers.) ''Le cardinal de Polignac a employé beaucoup de temps et de vers à combattre la mauvaise physique de Lucrèce. C’est, disait Voltaire, employer de l’''{{sc|artillerie}} ''pour détruire une chaumière.''
— Troupes employées au service de l’artillerie :
{{sc|Artillerie}} ''à pied.'' {{sc|Artillerie}} ''à cheval.'' {{sc|Artillerie}} ''montée.'' {{sc|Artillerie}} ''de la garde. Officier d’''{{sc|artillerie.}} ''Servir dans l’''{{sc|artillerie. Artillerie}} ''de marine. Dans nos revues, c’est ordinairement l’''{{sc|artillerie}} ''qui ferme la marche. Ce jeune capitaine, immédiatement promu au grade de chef de bataillon, réorganisa l’''{{sc|artillerie.}} (Lamart.)
— Science de l’artilleur : ''Un traité d’''{{sc|artillerie.}} ''Connaître parfaitement l’''{{sc|artillerie.}}
— Fig. : ''L’imprimerie est l’''{{sc|artillerie}} ''de la pensée.'' (Rivar.) ''Fournissez vos preuves, creusez votre mine, arrangez votre'' {{sc|artillerie.}}
(Beaumarch.) ''Le pamphlet est l’''{{sc|artillerie}}
''volante de la presse.'' (Cormen.) ''Enfin, il fera tonner l’''{{sc|artillerie}} ''piquante des suppositions les plus injurieuses.'' (Balz.) ''J’ai toujours prétendu qu’un jour elle démasquerait son ''{{sc|artillerie.}} (Balz.) ''Les chefs de la tribu rapportèrent un orchestre complet d’instruments de cuivre'', {{sc|artillerie}} ''de sons plus terrible encore dans une guerre de bêtes fauves que la balle infaillible lancée par l’œil d’un sauvage.''
(Méry.)
— ''Pièce d’artillerie'', Un canon, un mortier.
— Phys. ''Artillerie électrique'', Appareil
électrique composé de neuf tiges de cuivre terminées par des boules et montées sur un cercle de cuivre.
— '''Épithètes'''. Légère, grosse, lourde, belliqueuse,
funeste, fatale, terrible, redoutable,
effroyable, formidable, tonnante, foudroyante,
fulminante, ruineuse, désastreuse, infernale.
— '''Encycl'''. Au {{s|xiii}}, on appelait ''artillerie'' l’art de fabriquer les armes de trait, et,
par extension, tout ce qui tenait aux engins
de guerre. Après l’invention de la poudre,
pour distinguer l’''artillerie'' nouvelle de l’ancienne,
on l’appela ''artillerie à poudre'' ou ''artillerie à feu.'' Il est question de l’''artillerie'' ancienne au mot {{sc|Machines de guerre}} ; nous
ne parlerons donc ici que de l’''artillerie'' moderne.
I. — ''Histoire de l’artillerie. ''— {{sc|Origine.}}
Les premières bouches à feu furent si imparfaites,
qu’elles n’attirèrent point l’attention
des chroniqueurs. Ceux-ci ne commencèrent
à en parler que lorsqu’on eut introduit
dans leur emploi des perfectionnements assez
importants pour en obtenir des effets
un peu considérables. Encore même le firent-ils
dans des termes si vagues, qu’il est souvent
difficile de comprendre nettement leurs
récits. C’est à ces diverses circonstances que
l’on doit attribuer l’obscurité qui enveloppe
l’origine de l’''artillerie''. On admet généralement
que l’art de lancer des projectiles au
moyen de la poudre est né, dans la seconde
moitié du {{s|xiii}}, chez les Arabes du nord
de l’Afrique ou chez les Maures d’Espagne. Il
est déjà question de bouches à feu en Italie,
en 1299 ; en Allemagne, en 1313, et à Metz, en
1324 ; mais les documents qui en parlent sont
dépourvus d’authenticité ; quelques-uns même
ne nous sont parvenus qu’après avoir été remaniés
à des époques postérieures. Les plus
anciens textes authentiques découverts jusqu’à
présent sont, pour toute l’Europe, un
décret de la république de Florence, du 11 février
1326, et, pour la France, une quittance
du 2 juillet 1328. À partir de ce moment, les
renseignements abondent de plus en plus.
Toutefois, les progrès de la nouvelle ''artillerie''
se produisirent avec une extrême lenteur.
Pendant la première moitié du {{s|xiv}}, les
bouches à feu furent partout d’un très-petit
calibre. On les appelait, suivant les lieux, ''canons, bombardes, pots de feu, tuyaux de tonnerre.'' En France, on s’en servait pour lancer
des carreaux et, par exception, de petits boulets
de plomb, nommés ''plommées'', tandis qu’en
Angleterre et en Italie, on faisait usage de
boulets de fer pesant au plus 1500 grammes.
Dans tous les cas, ils produisaient des effets
si minimes, qu’on ne pouvait avec succès les
employer que contre les hommes. Mais l’artillerie
ne tarda pas à se perfectionner. C’est
ainsi que peu après 1350, on réussit à fabriquer
des pièces assez puissantes pour lancer
des boulets de pierre du poids de 225 kilogrammes,
qui pouvaient écraser par leur
masse les édifices. Au commencement du
siècle suivant, les ingénieurs de tous les pays
imaginèrent des bouches à feu de toutes les
formes, de toutes les dimensions et de tous les
calibres, qui se chargeaient les unes par la
bouche, les autres par la culasse, et lançaient
de simples balles de plomb ou des boulets de
pierre dont le poids atteignait quelquefois
500 kilogrammes. En même temps, pour se
reconnaître au milieu d’engins si divers, on
en forma des groupes, à plusieurs desquels on
donna des noms d’animaux réputés malfaisants.
C’est ainsi, par exemple, que les artilleurs
français distinguèrent six espèces principales
de pièces, chacune renfermant un
grand nombre de variétés. Les ''bombardes'',
qui étaient les plus lourdes et les plus grandes,
se chargeaient par la bouche et envoyaient
des boulets de pierre pesant depuis
50 jusqu’à 500 kilogrammes : elles se tiraient
ordinairement sous des angles très-prononcés.
Les ''veuglaires'' et les ''crapeaudeaux'', qui
venaient ensuite, lançaient aussi des projectiles
de pierre, mais leur calibre était beaucoup
plus faible ; de plus, ils se chargeaient
par la culasse et leur tir se faisait de plein
fouet. Enfin, on appelait ''serpentines'' et ''couleuvres'' ou ''couleuvrines'' des pièces excessivement
longues, qui lançaient de petits boulets de
plomb, se chargeaient par la bouche et avaient
le même tir que les veuglaires. On se servait
aussi, pour lancer les gros boulets de pierre
à la manière des bombardes, de pièces très-courtes
nommées ''mortiers ;'' mais les engins
de ce genre étaient très-rares. À l’exception
des bombardes et des mortiers, qui étaient
généralement faits avec des barres de fer
assemblées comme les douves d’un tonneau,
toutes ces pièces étaient en fer forgé. Les
plus lourdes étaient ajustées sur d’énormes
charpentes que l’on montait sur place, tandis
que les plus légères étaient fixées sur des
affûts, munis quelquefois de petites roues.
Dans tous les cas, les unes et les autres manquaient
de mobilité, et leur pointage était à
peu près impossible. Trois innovations, qui
eurent lieu en France sous le règne de
{{roi|Louis|XI}}, entre les années 1461 et 1483, transformèrent
l’''artillerie'' à tel point, que les progrès
qu’elle fit alors furent plus considérables
que tous ceux oui s’accomplirent depuis, si
l’on en excepte l’invention des pièces rayées.
Ces innovations consistèrent à remplacer les
boulets de pierre et de plomb par des boulets
de fonte de fer, à couler les bouches à feu en
bronze, et à munir ces dernières de tourillons
assez bien liés à la masse du métal pour supporter
toute l’action du recul. L’''artillerie''
française reçut alors la forme qu’elle n’a plus
quittée depuis, et toutes les nations européennes
s’empressèrent de l’imiter. Cette ''artillerie'' fut employée pour la première fois
par {{roi|Charles|VIII}}, lors de son expédition en
Italie, et l’on connaît, par les historiens du
temps, l’impression profonde qu’elle produisit.
Les nouvelles pièces furent appelées, d’une
manière générale, ''canons ;'' mais certaines variétés
conservèrent plusieurs des anciens
noms ou en reçurent de nouveaux, tels que
ceux de ''faucon, fauconneau, sacre, émerillon'',
''courtaut'', etc. Toutefois, elles offrirent pendant
longtemps une si grande multiplicité de
calibres, que le service en éprouvait les plus
grands inconvénients. Charles-Quint essaya le premier de simplifier l’''artillerie'' en ramenant les bouches à feu à un petit nombre de modèles, et ne put y réussir. Ce fut la France
qui réalisa encore cette réforme, et qui, par
conséquent, posséda le plus ancien système
d’''artillerie'' qui ait véritablement existé. Dès
1551, elle réduisit toutes les pièces à six calibres,
dits ''calibres de France'', qui furent appelés,
en allant des plus forts aux plus faibles,
''canon, grande couleuvrine, bâtarde, moyenne, faucon'' et ''fauconneau.'' Le boulet de ces pièces
pesait respectivement 33 livres 4 onces, 15 livres
4 onces, 7 livres 4 onces, 2 livres, 1 livre
2 onces, et 14 onces. Vers la même époque,
les Allemands firent plusieurs tentatives pour
créer le ''mortier'' moderne : mais ce furent les
Hollandais qui, pendant leur lutte avec les
Espagnols, réussirent, pour la première fois,
à rendre possible l’emploi de cette bouche à
feu, qui fut introduite dans l’''artillerie'' française,
en 1634, par l’ingénieur anglais Malthus.
À cette dernière époque, on se servait encore
en France des six calibres de 1551, auxquels
on avait seulement ajouté ceux de 12 et de 24.
Mais, à partir de 1650, on les abandonna peu
à peu, parce qu’ils ne répondaient plus aux
besoins de la guerre, et on les remplaça par
une foule d’autres dont on ne tarda pas à
constater les inconvénients. Sous le règne
de {{roi|Louis|XIV}}, les canons français formaient
deux sections : les ''pièces de campagne'', des calibres
de 8, 4, 2 et 1, et les ''pièces de batterie'',
subdivisées en ''pièces ordinaires'', des calibres
de 32, 24, 16 et 12, et en ''pièces extraordinaires'', des calibres de 60 et 48. À la fin du
{{s|xvii}}, quelques tentatives de réforme
furent faites, mais les premiers résultats importants
ne furent obtenus qu’en 1732, quand le
général de Vallière eut fait adopter à {{roi|Louis|XV}}
le système auquel il a attaché son nom. Ce système
se composait de cinq canons de 24, de
16, de 12, de 8 et de 4 ; de deux mortiers de 8
et 12 pouces, et d’un pierrier de 15 pouces.
C’est à de Vallière qu’appartient l’honneur d’avoir
définitivement fixé les calibres et la forme
des pièces, et d’avoir si bien déterminé leurs
proportions qu’elles n’ont pas varié, jusqu’à
nos jours, pour les canons de siége. En 1749,
on compléta le système en y ajoutant un ''obusier'' de 8 pouces, bouche à feu nouvelle que
les Hollandais venaient d’inventer. Toutefois,
de Vallière s’était contenté de régulariser l’''artillerie'', et ne s’était pas occupé de l’alléger.
Ce soin était réservé au lieutenant général de
Gribeauval. Après avoir étudié avec soin les
perfectionnements apportés à son art en Autriche
et en Prusse, cet officier proposa un
nouveau système qui, après avoir été longtemps
repoussé par l’esprit de routine, fut définitivement
adopté en 1774. Jusqu’à cette
époque, les mêmes pièces avaient servi pour
les mêmes usages. Gribeauval pensa qu’il fallait établir un matériel
distinct pour chacun des services de campagne, de siége, de place et de côtes, et qu’il était utile de faire varier, pour chacun d’eux, les dimensions des pièces
et des affûts. Ce point arrêté, il détermina
avec une extrême précision les bouches à feu
destinées à ces divers services, et il les réduisit
au minimum de poids. L’''artillerie'', modifiée
d’après le système de Gribeauval, fut employée
pendant toutes les guerres de la Révolution,
du Consulat et de l’Empire. Toutefois,
{{roi|Napoléon|Ier}} augmenta l’''artillerie'' de campagne
de quelques nouveaux calibres, afin de
pouvoir tirer parti des munitions que la victoire faisait tomber en son pouvoir. Après la
chute de l’Empire, le gouvernement français
chargea le comité de l’''artillerie'' de créer un
nouveau système, dans lequel il ferait entrer
toutes les améliorations réalisées, depuis le
commencement du siècle, dans les diverses
parties de l’Europe. De là naquit le système
dit ''du comité'', qui fut adopté en 1829. Il diffère
surtout du précédent en ce que l’uniformité en
est le principe essentiel, et que la mobilité des
différentes parties de ce système a été considérablement
augmentée par une construction
mieux entendue. De nos jours, l’empereur {{roi|Napoléon|III}} a complété l’œuvre du comité en introduisant,
dans l’''artillerie'' de campagne, le
principe de l’unité de calibre. Enfin, à une
époque encore plus récente, l’invention des
''canons rayés'' a fait entrer l’''artillerie'' dans une
voie nouvelle, dont il est encore impossible de
calculer les conséquences. Tout ce qu’il est
permis de prévoir, si l’on en juge par les résultats
déjà obtenus, c’est que les nouvelles bouches
à feu produiront probablement dans l’art
militaire une révolution au moins égale à celle
que l’''artillerie'' à âme lisse produisit dans celui
des anciens.
II. {{sc|Organisation}}. {{1o}} ''Personnel''. Chez les
729
anciens, le service des machines de guerre
était confié à des troupes spéciales ; Il en fut
de même pendant le moyen âge. Au xnie siècle,
et probablement avant, ceux qui construisaient
et manœuvraient ces machines
s’appelaient, en France, ''engeigneurs'' ou ''artilters'', et leur chef prenait le titre de ''maître de''
''l’artillerie. ''Après l’invention de ''l’artillerie'' à
pourlre, les nommes chargés de servir les
nouveaux engins furent appelés indistinctement
''traîeurs de canons, canonniers'' ou ''artillers'' ; mais ces deux dernières dénominations
finirent par prévaloir. Vers 1411, on créa des
''maîtres canonniers'' brevetés, qui juraient de
ne point divulguer leur art, et à chacun desquels
étaient attachés plusieurs aides ou ''servants.'' En 1479, Louis XI conféra la direction
de l’''artillerie'' à un ''maître général d’artillerie, ''
que François Ier érigea en ''grand maître.'' Toutefois,
malgré l’extension qu’avait reçue le
service, les maîtres canonniers ne formaient
pas encore un corps spécial au milieu du
xviie siècle. Pendant la guerre, on les attachait
par petits groupes aux diverses parties
de l’armée, et on les licenciait à la paix. Ce
fut seulement vers 1668 que l’on songea à
donner une organisation régulière au personnel
de l’''artillerie''. ''On établit alors des compagnies
de canonniers et des compagnies
d’ouvriers, qui furent réunies, en 1671, sous
le nom de ''régiment des fusiliers du roi.'' Treize
ans après, cest-à-dire en 1684, fut organisé
un second régiment ''d’artillerie, ''celui des ''fusiliers bombardiers'', pour le service spécial
des mortiers. En 1720, ces deux régiments
n’en tirent plus qu’un, qui fut appelé ''royalartillerie'', et dans lequel on incorpora les mineurs.
En 1755, la charge de ''grand maître de''
l’''artillerie'' fut supprimée. En même temps, le
''Besançon, d’Auxonne ''et de ''Tout.'' Enfin ; en
1784, on organisa un ''corps royal d’artillerie''
''des colonies.'' En 1791, les régiments quittèrent
leurs anciennes dénominations et ne furent
plus désignés que par des numéros d’ordre.
Jusqu’à cette époque, tous les canonniers
avaient été k pied. ''L’artillerie à cheval, ''ou ''artillerie volante'', inventée ou plutôt perfectionnée
par Frédéric le Grand, roi de Prusse, fut
introduite alors dans notre armée, et portée,
en quelques mois, de deux compagnies à
trente, formant neuf régiments. Une autre
innovation eut lieu en 1800. Elle eut pour
objet de remplacer les voituriers civils, chargés
précédemment de la conduite des attelages,
par’un corps spécial, qui fut appelé ''train''
''des équipages.'' À partir de ce moment, l’''artillerie'' n’éprouva aucune modification bien importante
jusqu’en 1829, où elle reçut l’organisation
qu’elle a conservée jusqu à nos jours
sauf quelques utiles changements adoptés en
1832, 1850, 1852, 1854 et 1860. Cette organisation
est basée sur ce principe, que ''l’artillerie''
doit avoir autant d espèces de régiments
qu’elle renferme de services spéciaux. En
conséquence, elle comprend des ''régiments d''
''cheval'', destinés à marcher avec la cavalerie
et dont les canonniers sont à cheval ; des ''régiments à pied montés'', destinés à marcher
avec l’infanterie et dont les hommes se placent,
pendant les marches rapides, sur les
coffres et les caissons ; et des ''régiments à pied'',
pour l’attaque et la défense des places et le
service des parcs. ''L’artillerie ''française comprend
aujourd’hui six régiments à pied, dont
ment de Fa garde ; et dix montés, appartenant
tous à l’armée de ligne. Elle comprend, en
outre, un régiment de pontonniers, des compagnies
d’ouvriers, des compagnies d’armuriers,
et un nombre considérable d’employés
civils ou militaires attachés sous divers titres
aux établissements entretenus pour les besoins
du service. À la tête du corps est placé un
''comité consultatif'', qui date de 1822 et siège à
Paris, près du ministère de la guerre. Ce comité
est spécialement chargé de donner son
avis sur toutes les questions qui se rattachent
à l’organisation, à l’administration, à la surveillance
et aux progrès de l’arme. Il a de
plus sous sa direction un vaste établissement,
appelé ''Dépôt central de l’artillerie, ''qui a été
créé à Paris, le 9 thermidor an III, par le Comité
de salut public, et dans lequel se trouvent
réunis un musée (V. plus loin), un atelier
de précision, un atelier die construction, une
bibliothèque, une collection de modèles, de
plans, de cartes, de dessins et de mémoires.
— Le service de l’''artillerie'' exigeant des connaissances
théoriques et pratiques très-éten-r
dues, l’État entretient à Metz une ''École d’application'', où se forment les officiers ; et treize
écoles spéciales, placées dans les principales
garnisons, où les officiers, les soûs-officiers et
les soldats apprenent tout ce qui est nécessaire
à leur instruction. Des directions ''d’artillerie, ''
au nombre de vingt-six, ont leurs chefs-lieux
à Lille, Saint-Omer, Douai, Valenciennes, Mézières,
Metz, Strasbourg, Besançon, Grenoble,
Embrun, Toulon, Montpellier, Perpignan,
Toulouse, Bayonne, La Rochelle, Nantes,
Brest, Rennes, Cherbourg, Le Havre, La Fère,
Paris, Tours, Bastia et Alger. — Ce qui précède
se rapporte particulièrement à l’''artillerie''
''de'' terre. À bord des navires, le service de3
bouches à feu est fait par les marins eux-mêmes,
et il existé, dans les principaux ports
militaires, des établissements où ils puisent les
92<section end="ARTILLERIE s. f."/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTIKAMÈQUE s. m."/>''poisson ; on y pêche l’''{{sc|artikamèque}} ''et des truites qui pèsent deux cents livres''. (Chateaub.)
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'''ARTILLANT''' (ar-ti-llan ; ''ll'' mll.) part. prés. du v. Artiller.
<section end="ARTILLANT"/>
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'''ARTILLÉ, ÉE''' (ar-ti-llé ; ''ll'' mll.) part. pass.
du v. Artiller. Muni, garni, armé : ''Le roi d’Angleterre accompaigné de vingt mille Anglois bien'' {{sc|artillés}}. ({{s|xv}}.) ''Il est certain que l’armée de Monsieur'', {{sc|artillée}} ''à plaisir, eust emporté tous ces gens de pied en huit jours.''
(D’Aub.) Vieux mot.
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'''ARTILLEMENT''' s. m. (ar-ti-lle-man ; ''ll'' mll.
— rad. ''artiller''). Action d’artiller. Vieux mot.
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'''ARTILLER''' v. a. ou tr. (ar-ti-llé ; ''ll'' mll. — du
lat. ''ars'', ''artis'', dans le sens de engin,
moyen). Pourvoir des engins, des armes nécessaires
pour l’attaque ou pour la défense ;
fortifier, munir, équiper. Vieux mot remplacé
aujourd’hui par le mot ''armer.''
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<section begin="ARTILLER ou ARTILLIER s. m."/><nowiki/>
'''ARTILLER''' ou '''ARTILLIER''' s. m. (ar-ti-llié ;
''ll'' mll. — rad. ''artiller''). Art milit. Au
moyen âge, Celui qui faisait les armes de
trait. Après l’invention de la poudre, on
donna le même nom au soldat chargé de la
manœuvre et de la fabrication des bouches à
feu. Néanmoins, au {{s|xvi}}, le mot ''artiller''
était encore quelquefois employé avec sa première
signification : ''Et mesmes encore, parmi les estats de nos rois, se trouve le mestre'' {{sc|artiller}}, ''qui est celuy qui se mesle de faire des arbalestes, des traits et des flèches.'' (Brantôme.)
<section end="ARTILLER ou ARTILLIER s. m."/>
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'''ARTILLERIE''' s. f. (ar-ti-lle-ri ; ''ll'' mll. — étym. contestée : suivant Muratori, de l’ital. ''artiglio'', griffe, serre, d’où est venu notre
mot ''orteil'', autrefois ''arteil ;'' suivant d’autres,
du lat. ''ars telorum'', art de la balistique ; mais
plus vraisemblablement du lat. ''ars, artis'',
art, qui a fourni ''artillum'', engin ; ''artillare'',
pourvoir d’engins. En effet, le mot ''artillerie''
n’eut d’abord que le sens de machine de
guerre, et il est antérieur à l’invention de la
poudre à canon, comme le prouvent les deux
exemples suivants :
{{pom|Artillerye est le charroy
Qui par duc, par comte ou par roy,
Ou par aulcun seigneur de terre
Est chargié de quarriaus de guerre,
D’arbalestres, de dars, de lances
Et de targes d’unes semblances.}}
''Tous s’émerveilloient que si hautement et si sagement elle se comportast en fait de guerre, comme si c’eust été un capitaine qui eust guerroyé l’espace de vingt ou trente ans, et surtout en l’ordonnance de l’''{{sc|artillerie.}} — Procès de
Jeanne Darc. — Lorsque la balistique, c’est-à-dire
la chose pour laquelle le mot ''artillerie''
avait été créé, fut détrônée par le canon, celui-ci
hérita, sinon par droit de naissance, du
moins par droit de conquête, d’une appellation
qui exprimait d’ailleurs avec justesse le rôle
décisif qu’il devait jouer dans les armées. — Cette
incertitude sur l’origine de notre mot
''artillerie'' a mis en belle humeur un de nos
étymologistes, qui a découvert un acte de
naissance d’une authenticité irréfutable : suivant
lui, ce serait un moine, Jean Tilleri,
autre inventeur de la poudre, qui aurait eu
l’honneur de donner son nom à l’''artillerie''
art Tilleri : {{lang|it|''Se non è vero, è bene trovato''}}).
Partie du matériel d’une armée qui comprend
les bouches à feu, telles que canons, mortiers,
pierriers, obusiers, etc. : {{sc|Artillerie}} ''de campagne.'' {{sc|Artillerie}} ''de siége. Parc d’''{{sc|artillerie.}} ''C’est à son ''{{sc|artillerie}} ''de campagne que Napoléon dut une grande partie de ses succès.''
(Bouill.) ''L’''{{sc|artillerie}} ''autrichienne, protégée par notre infanterie, prit position à vingt-cinq toises des ouvrages avancés, derrière les gabions épaulés à la hâte.'' (Chateaub.) ''Dumouriez fait, à la tombée de la nuit, filer silencieusement son parc d’''{{sc|artillerie}} ''par les deux ponts qui traversent l’Aisne''. (Lamart.) ''L’armée autrichienne perdit en un jour vingt mille soldats, et presque toute son'' {{sc|artillerie.}}
(Thiers.) ''L’''{{sc|artillerie}} ''de campagne était rapide et bien servie.'' (Thiers.) ''Le cardinal de Polignac a employé beaucoup de temps et de vers à combattre la mauvaise physique de Lucrèce. C’est, disait Voltaire, employer de l’''{{sc|artillerie}} ''pour détruire une chaumière.''
— Troupes employées au service de l’artillerie :
{{sc|Artillerie}} ''à pied.'' {{sc|Artillerie}} ''à cheval.'' {{sc|Artillerie}} ''montée.'' {{sc|Artillerie}} ''de la garde. Officier d’''{{sc|artillerie.}} ''Servir dans l’''{{sc|artillerie. Artillerie}} ''de marine. Dans nos revues, c’est ordinairement l’''{{sc|artillerie}} ''qui ferme la marche. Ce jeune capitaine, immédiatement promu au grade de chef de bataillon, réorganisa l’''{{sc|artillerie.}} (Lamart.)
— Science de l’artilleur : ''Un traité d’''{{sc|artillerie.}} ''Connaître parfaitement l’''{{sc|artillerie.}}
— Fig. : ''L’imprimerie est l’''{{sc|artillerie}} ''de la pensée.'' (Rivar.) ''Fournissez vos preuves, creusez votre mine, arrangez votre'' {{sc|artillerie.}}
(Beaumarch.) ''Le pamphlet est l’''{{sc|artillerie}}
''volante de la presse.'' (Cormen.) ''Enfin, il fera tonner l’''{{sc|artillerie}} ''piquante des suppositions les plus injurieuses.'' (Balz.) ''J’ai toujours prétendu qu’un jour elle démasquerait son ''{{sc|artillerie.}} (Balz.) ''Les chefs de la tribu rapportèrent un orchestre complet d’instruments de cuivre'', {{sc|artillerie}} ''de sons plus terrible encore dans une guerre de bêtes fauves que la balle infaillible lancée par l’œil d’un sauvage.''
(Méry.)
— ''Pièce d’artillerie'', Un canon, un mortier.
— Phys. ''Artillerie électrique'', Appareil
électrique composé de neuf tiges de cuivre terminées par des boules et montées sur un cercle de cuivre.
— '''Épithètes'''. Légère, grosse, lourde, belliqueuse,
funeste, fatale, terrible, redoutable,
effroyable, formidable, tonnante, foudroyante,
fulminante, ruineuse, désastreuse, infernale.
— '''Encycl'''. Au {{s|xiii}}, on appelait ''artillerie'' l’art de fabriquer les armes de trait, et,
par extension, tout ce qui tenait aux engins
de guerre. Après l’invention de la poudre,
pour distinguer l’''artillerie'' nouvelle de l’ancienne,
on l’appela ''artillerie à poudre'' ou ''artillerie à feu.'' Il est question de l’''artillerie'' ancienne au mot {{sc|Machines de guerre}} ; nous
ne parlerons donc ici que de l’''artillerie'' moderne.
I. — ''Histoire de l’artillerie. ''— {{sc|Origine.}}
Les premières bouches à feu furent si imparfaites,
qu’elles n’attirèrent point l’attention
des chroniqueurs. Ceux-ci ne commencèrent
à en parler que lorsqu’on eut introduit
dans leur emploi des perfectionnements assez
importants pour en obtenir des effets
un peu considérables. Encore même le firent-ils
dans des termes si vagues, qu’il est souvent
difficile de comprendre nettement leurs
récits. C’est à ces diverses circonstances que
l’on doit attribuer l’obscurité qui enveloppe
l’origine de l’''artillerie''. On admet généralement
que l’art de lancer des projectiles au
moyen de la poudre est né, dans la seconde
moitié du {{s|xiii}}, chez les Arabes du nord
de l’Afrique ou chez les Maures d’Espagne. Il
est déjà question de bouches à feu en Italie,
en 1299 ; en Allemagne, en 1313, et à Metz, en
1324 ; mais les documents qui en parlent sont
dépourvus d’authenticité ; quelques-uns même
ne nous sont parvenus qu’après avoir été remaniés
à des époques postérieures. Les plus
anciens textes authentiques découverts jusqu’à
présent sont, pour toute l’Europe, un
décret de la république de Florence, du 11 février
1326, et, pour la France, une quittance
du 2 juillet 1328. À partir de ce moment, les
renseignements abondent de plus en plus.
Toutefois, les progrès de la nouvelle ''artillerie''
se produisirent avec une extrême lenteur.
Pendant la première moitié du {{s|xiv}}, les
bouches à feu furent partout d’un très-petit
calibre. On les appelait, suivant les lieux, ''canons, bombardes, pots de feu, tuyaux de tonnerre.'' En France, on s’en servait pour lancer
des carreaux et, par exception, de petits boulets
de plomb, nommés ''plommées'', tandis qu’en
Angleterre et en Italie, on faisait usage de
boulets de fer pesant au plus 1500 grammes.
Dans tous les cas, ils produisaient des effets
si minimes, qu’on ne pouvait avec succès les
employer que contre les hommes. Mais l’artillerie
ne tarda pas à se perfectionner. C’est
ainsi que peu après 1350, on réussit à fabriquer
des pièces assez puissantes pour lancer
des boulets de pierre du poids de 225 kilogrammes,
qui pouvaient écraser par leur
masse les édifices. Au commencement du
siècle suivant, les ingénieurs de tous les pays
imaginèrent des bouches à feu de toutes les
formes, de toutes les dimensions et de tous les
calibres, qui se chargeaient les unes par la
bouche, les autres par la culasse, et lançaient
de simples balles de plomb ou des boulets de
pierre dont le poids atteignait quelquefois
500 kilogrammes. En même temps, pour se
reconnaître au milieu d’engins si divers, on
en forma des groupes, à plusieurs desquels on
donna des noms d’animaux réputés malfaisants.
C’est ainsi, par exemple, que les artilleurs
français distinguèrent six espèces principales
de pièces, chacune renfermant un
grand nombre de variétés. Les ''bombardes'',
qui étaient les plus lourdes et les plus grandes,
se chargeaient par la bouche et envoyaient
des boulets de pierre pesant depuis
50 jusqu’à 500 kilogrammes : elles se tiraient
ordinairement sous des angles très-prononcés.
Les ''veuglaires'' et les ''crapeaudeaux'', qui
venaient ensuite, lançaient aussi des projectiles
de pierre, mais leur calibre était beaucoup
plus faible ; de plus, ils se chargeaient
par la culasse et leur tir se faisait de plein
fouet. Enfin, on appelait ''serpentines'' et ''couleuvres'' ou ''couleuvrines'' des pièces excessivement
longues, qui lançaient de petits boulets de
plomb, se chargeaient par la bouche et avaient
le même tir que les veuglaires. On se servait
aussi, pour lancer les gros boulets de pierre
à la manière des bombardes, de pièces très-courtes
nommées ''mortiers ;'' mais les engins
de ce genre étaient très-rares. À l’exception
des bombardes et des mortiers, qui étaient
généralement faits avec des barres de fer
assemblées comme les douves d’un tonneau,
toutes ces pièces étaient en fer forgé. Les
plus lourdes étaient ajustées sur d’énormes
charpentes que l’on montait sur place, tandis
que les plus légères étaient fixées sur des
affûts, munis quelquefois de petites roues.
Dans tous les cas, les unes et les autres manquaient
de mobilité, et leur pointage était à
peu près impossible. Trois innovations, qui
eurent lieu en France sous le règne de
{{roi|Louis|XI}}, entre les années 1461 et 1483, transformèrent
l’''artillerie'' à tel point, que les progrès
qu’elle fit alors furent plus considérables
que tous ceux oui s’accomplirent depuis, si
l’on en excepte l’invention des pièces rayées.
Ces innovations consistèrent à remplacer les
boulets de pierre et de plomb par des boulets
de fonte de fer, à couler les bouches à feu en
bronze, et à munir ces dernières de tourillons
assez bien liés à la masse du métal pour supporter
toute l’action du recul. L’''artillerie''
française reçut alors la forme qu’elle n’a plus
quittée depuis, et toutes les nations européennes
s’empressèrent de l’imiter. Cette ''artillerie'' fut employée pour la première fois
par {{roi|Charles|VIII}}, lors de son expédition en
Italie, et l’on connaît, par les historiens du
temps, l’impression profonde qu’elle produisit.
Les nouvelles pièces furent appelées, d’une
manière générale, ''canons ;'' mais certaines variétés
conservèrent plusieurs des anciens
noms ou en reçurent de nouveaux, tels que
ceux de ''faucon, fauconneau, sacre, émerillon'',
''courtaut'', etc. Toutefois, elles offrirent pendant
longtemps une si grande multiplicité de
calibres, que le service en éprouvait les plus
grands inconvénients. Charles-Quint essaya le premier de simplifier l’''artillerie'' en ramenant les bouches à feu à un petit nombre de modèles, et ne put y réussir. Ce fut la France
qui réalisa encore cette réforme, et qui, par
conséquent, posséda le plus ancien système
d’''artillerie'' qui ait véritablement existé. Dès
1551, elle réduisit toutes les pièces à six calibres,
dits ''calibres de France'', qui furent appelés,
en allant des plus forts aux plus faibles,
''canon, grande couleuvrine, bâtarde, moyenne, faucon'' et ''fauconneau.'' Le boulet de ces pièces
pesait respectivement 33 livres 4 onces, 15 livres
4 onces, 7 livres 4 onces, 2 livres, 1 livre
2 onces, et 14 onces. Vers la même époque,
les Allemands firent plusieurs tentatives pour
créer le ''mortier'' moderne : mais ce furent les
Hollandais qui, pendant leur lutte avec les
Espagnols, réussirent, pour la première fois,
à rendre possible l’emploi de cette bouche à
feu, qui fut introduite dans l’''artillerie'' française,
en 1634, par l’ingénieur anglais Malthus.
À cette dernière époque, on se servait encore
en France des six calibres de 1551, auxquels
on avait seulement ajouté ceux de 12 et de 24.
Mais, à partir de 1650, on les abandonna peu
à peu, parce qu’ils ne répondaient plus aux
besoins de la guerre, et on les remplaça par
une foule d’autres dont on ne tarda pas à
constater les inconvénients. Sous le règne
de {{roi|Louis|XIV}}, les canons français formaient
deux sections : les ''pièces de campagne'', des calibres
de 8, 4, 2 et 1, et les ''pièces de batterie'',
subdivisées en ''pièces ordinaires'', des calibres
de 32, 24, 16 et 12, et en ''pièces extraordinaires'', des calibres de 60 et 48. À la fin du
{{s|xvii}}, quelques tentatives de réforme
furent faites, mais les premiers résultats importants
ne furent obtenus qu’en 1732, quand le
général de Vallière eut fait adopter à {{roi|Louis|XV}}
le système auquel il a attaché son nom. Ce système
se composait de cinq canons de 24, de
16, de 12, de 8 et de 4 ; de deux mortiers de 8
et 12 pouces, et d’un pierrier de 15 pouces.
C’est à de Vallière qu’appartient l’honneur d’avoir
définitivement fixé les calibres et la forme
des pièces, et d’avoir si bien déterminé leurs
proportions qu’elles n’ont pas varié, jusqu’à
nos jours, pour les canons de siége. En 1749,
on compléta le système en y ajoutant un ''obusier'' de 8 pouces, bouche à feu nouvelle que
les Hollandais venaient d’inventer. Toutefois,
de Vallière s’était contenté de régulariser l’''artillerie'', et ne s’était pas occupé de l’alléger.
Ce soin était réservé au lieutenant général de
Gribeauval. Après avoir étudié avec soin les
perfectionnements apportés à son art en Autriche
et en Prusse, cet officier proposa un
nouveau système qui, après avoir été longtemps
repoussé par l’esprit de routine, fut définitivement
adopté en 1774. Jusqu’à cette
époque, les mêmes pièces avaient servi pour
les mêmes usages. Gribeauval pensa qu’il fallait établir un matériel
distinct pour chacun des services de campagne, de siége, de place et de côtes, et qu’il était utile de faire varier, pour chacun d’eux, les dimensions des pièces
et des affûts. Ce point arrêté, il détermina
avec une extrême précision les bouches à feu
destinées à ces divers services, et il les réduisit
au minimum de poids. L’''artillerie'', modifiée
d’après le système de Gribeauval, fut employée
pendant toutes les guerres de la Révolution,
du Consulat et de l’Empire. Toutefois,
{{roi|Napoléon|Ier}} augmenta l’''artillerie'' de campagne
de quelques nouveaux calibres, afin de
pouvoir tirer parti des munitions que la victoire faisait tomber en son pouvoir. Après la
chute de l’Empire, le gouvernement français
chargea le comité de l’''artillerie'' de créer un
nouveau système, dans lequel il ferait entrer
toutes les améliorations réalisées, depuis le
commencement du siècle, dans les diverses
parties de l’Europe. De là naquit le système
dit ''du comité'', qui fut adopté en 1829. Il diffère
surtout du précédent en ce que l’uniformité en
est le principe essentiel, et que la mobilité des
différentes parties de ce système a été considérablement
augmentée par une construction
mieux entendue. De nos jours, l’empereur {{roi|Napoléon|III}} a complété l’œuvre du comité en introduisant,
dans l’''artillerie'' de campagne, le
principe de l’unité de calibre. Enfin, à une
époque encore plus récente, l’invention des
''canons rayés'' a fait entrer l’''artillerie'' dans une
voie nouvelle, dont il est encore impossible de
calculer les conséquences. Tout ce qu’il est
permis de prévoir, si l’on en juge par les résultats
déjà obtenus, c’est que les nouvelles bouches
à feu produiront probablement dans l’art
militaire une révolution au moins égale à celle
que l’''artillerie'' à âme lisse produisit dans celui
des anciens.
II. {{sc|Organisation}}. {{1o}} ''Personnel''. Chez les anciens, le service des machines de guerre
était confié à des troupes spéciales. Il en fut
de même pendant le moyen âge. Au {{s|xiii}},
et probablement avant, ceux qui construisaient
et manœuvraient ces machines
s’appelaient, en France, ''engeigneurs'' ou ''artillers'', et leur chef prenait le titre de ''maître de l’artillerie''. Après l’invention de l’''artillerie'' à
poudre, les hommes chargés de servir les
nouveaux engins furent appelés indistinctement
''traïeurs de canons, canonniers'' ou ''artillers ;'' mais ces deux dernières dénominations
finirent par prévaloir. Vers 1411, on créa des
''maîtres canonniers'' brevetés, qui juraient de
ne point divulguer leur art, et à chacun desquels
étaient attachés plusieurs aides ou ''servants.'' En 1479, L{{roi|Louis|XI}} conféra la direction
de l’''artillerie'' à un ''maître général d’artillerie'', que {{roi|François|Ier}} érigea en ''grand maître.'' Toutefois,
malgré l’extension qu’avait reçue le
service, les maîtres canonniers ne formaient
pas encore un corps spécial au milieu du
{{s|xvii}}. Pendant la guerre, on les attachait
par petits groupes aux diverses parties
de l’armée, et on les licenciait à la paix. Ce
fut seulement vers 1668 que l’on songea à
donner une organisation régulière au personnel
de l’''artillerie''. On établit alors des compagnies
de canonniers et des compagnies
d’ouvriers, qui furent réunies, en 1671, sous
le nom de ''régiment des fusiliers du roi.'' Treize
ans après, c’est-à-dire en 1684, fut organisé
un second régiment d’''artillerie'', celui des ''fusiliers bombardiers'', pour le service spécial
des mortiers. En 1720, ces deux régiments
n’en firent plus qu’un, qui fut appelé ''royal-artillerie'', et dans lequel on incorpora les mineurs.
En 1755, la charge de ''grand maître de l’artillerie'' fut supprimée. En même temps, le corps lui-même reçut le nom de ''corps royal d’artillerie'', et fut divisé en six ''brigades'', qui furent portées à sept en 1762, et converties, en 1765, en autant de régiments, dits de ''La Fère'', de ''Metz'', de ''Strasbourg'', de ''Grenoble'', de ''Besançon'', d’''Auxonne'' et de ''Toul''. Enfin, en
1784, on organisa un ''corps royal d’artillerie des colonies.'' En 1791, les régiments quittèrent
leurs anciennes dénominations et ne furent
plus désignés que par des numéros d’ordre.
Jusqu’à cette époque, tous les canonniers
avaient été à pied. L’''artillerie à cheval'', ou ''artillerie volante'', inventée ou plutôt perfectionnée
par Frédéric le Grand, roi de Prusse, fut
introduite alors dans notre armée, et portée,
en quelques mois, de deux compagnies à
trente, formant neuf régiments. Une autre
innovation eut lieu en 1800. Elle eut pour
objet de remplacer les voituriers civils, chargés
précédemment de la conduite des attelages,
par un corps spécial, qui fut appelé ''train des équipages.'' À partir de ce moment, l’''artillerie'' n’éprouva aucune modification bien importante
jusqu’en 1829, où elle reçut l’organisation
qu’elle a conservée jusqu’à nos jours
sauf quelques utiles changements adoptés en
1832, 1850, 1852, 1854 et 1860. Cette organisation
est basée sur ce principe, que l’''artillerie''
doit avoir autant d’espèces de régiments
qu’elle renferme de services spéciaux. En
conséquence, elle comprend des ''régiments à cheval'', destinés à marcher avec la cavalerie
et dont les canonniers sont à cheval ; des ''régiments à pied montés'', destinés à marcher
avec l’infanterie et dont les hommes se placent,
pendant les marches rapides, sur les
coffres et les caissons ; et des ''régiments à pied'',
pour l’attaque et la défense des places et le
service des parcs. L’''artillerie'' française comprend
aujourd’hui six régiments à pied, dont un de la garde ; cinq à cheval, dont un également de la garde ; et dix montés, appartenant
tous à l’armée de ligne. Elle comprend, en
outre, un régiment de pontonniers, des compagnies
d’ouvriers, des compagnies d’armuriers,
et un nombre considérable d’employés
civils ou militaires attachés sous divers titres
aux établissements entretenus pour les besoins
du service. À la tête du corps est placé un
''comité consultatif'', qui date de 1822 et siége à
Paris, près du ministère de la guerre. Ce comité
est spécialement chargé de donner son
avis sur toutes les questions qui se rattachent
à l’organisation, à l’administration, à la surveillance
et aux progrès de l’arme. Il a de
plus sous sa direction un vaste établissement,
appelé ''Dépôt central de l’artillerie'', qui a été
créé à Paris, le 9 thermidor an III, par le Comité
de salut public, et dans lequel se trouvent
réunis un musée (V. plus loin), un atelier
de précision, un atelier de construction, une
bibliothèque, une collection de modèles, de
plans, de cartes, de dessins et de mémoires.
— Le service de l’''artillerie'' exigeant des connaissances
théoriques et pratiques très-étendues, l’État entretient à Metz une ''École d’application'', où se forment les officiers ; et treize
écoles spéciales, placées dans les principales
garnisons, où les officiers, les sous-officiers et
les soldats apprenent tout ce qui est nécessaire
à leur instruction. Des directions d’''artillerie'', au nombre de vingt-six, ont leurs chefs-lieux
à Lille, Saint-Omer, Douai, Valenciennes, Mézières,
Metz, Strasbourg, Besançon, Grenoble,
Embrun, Toulon, Montpellier, Perpignan,
Toulouse, Bayonne, La Rochelle, Nantes,
Brest, Rennes, Cherbourg, Le Havre, La Fère,
Paris, Tours, Bastia et Alger. — Ce qui précède
se rapporte particulièrement à l’''artillerie''
de terre. À bord des navires, le service des
bouches à feu est fait par les marins eux-mêmes,
et il existe, dans les principaux ports
militaires, des établissements où ils puisent les<section end="ARTILLERIE s. f."/><noinclude>
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Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/245
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
TABLE DES MATIÈRES
[[Sous le signe du dragon/Préface|PRÉFACE]]. 7
[[Sous le signe du dragon/1909|SOUS LE SIGNE DU DRAGON (1909)]] 11
[[Sous le signe du dragon/1|CHAPITRE PREMIER]]. 13
[[Sous le signe du dragon/2|CHAPITRE II. La civilisation et le Gouvernement]]. 26
[[Sous le signe du dragon/3|III. Quelques traits de la physionomie chinoise]]. 54
[[Sous le signe du dragon/4|IV. La religion]]. 78
[[Sous le signe du dragon/5|V. L’Europe en Chine]]. 117
[[Sous le signe du dragon/6|VI. Le commerce et l’industrie]]. 148
[[Sous le signe du dragon/7|VII. Les finances et la monnaie]]. 174
[[Sous le signe du dragon/8|VIII. La position actuelle des Puissances]]. 204
APPENDICE
[[Sous le signe du dragon/Préface à un album|PRÉFACE A UN ALBUM DE PHOTOGRAPHIES D’HÉLÈNE HOPPENOT]]. 229<noinclude>
<references/></noinclude>
s6755xor7vhlmh2chwr9euo6tlh4dp8
Les Cruautés du sort
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— Voilà une association assez singulière.
— Ce qui a contribué à rapprocher ces deux être, si différents pourtant par l’âge et l’origine, c’est surtout cette même connaissance qu’ils ont de la nature et des milliers de bêtes qui la peuplent, connaissance qui, chez le savant, est toute scientifique, toute acquise et qui, chez ce grand chasseur qu’est Hubert, est tout instinct, tout intuition.
À ce moment, un silence se propagea sur la pelouse, où les jeunes gens s’entretenaient avec animation de la dernière excentricité accomplie par Chrissie Walker.
Durieux vit alors s’avancer vers la terrasse un vieillard suivi d’une jeune fille. Ils formaient un couple bizarre. Le vieillard qui marchait tête nue, était un petit être d’aspect fragile, au front couronné d’une chevelure toute blanche, que le vent soulevait comme de la soie floche. Il portait un complet de toile qui avait l’air d’avoir subi plusieurs lavages à l’eau de la rivière et s’abritait des rayons du soleil sous une ombrelle à fond vert. La jeune fille vêtue d’une robe légère toute simple, et coiffée d’un chapeau de grosse paille piqué d’une rose naturelle, présentait un type de beauté tout à fait rare. Elle était si blonde et si claire de teint qu’elle en paraissait diaphane, elle était si lumineuse dans le décor ensoleillé, qu elle faisait songer à une de ces filles-fleurs qui se levèrent sur le passage de Parsifal.
— Mais c’est Matéhus et sa fille ! s’exclama Durieux.
— Cela doit être eux, en effet, répondit Marescat sans se retourner, mais en tirant simplement sa montre. Je les ai fait prier de votre part, de venir ici. Vous m’excuserez de la liberté. Mais le contact que nous allons prendre avec ces deux personnages servira sans nul doute notre enquête. Vous allez même les inviter à dîner, cela est à mon sens indispensable.
Le premier moment de surprise passé, quelques jeunes gens, dont le gros Billy, se portèrent à la rencontre du couple : quant à Roger Durieux, qui était en train de tourner en rond sur la pelouse avec l’aéroplane de Chrissie Walker, il sauta prestement de l’appareil, puis écartant Billy, il se découvrit respectueusement devant la jeune fille, en la considérant avec une sorte d’étonnement ravi qu’il ne parvenait pas à dissimuler.
— Je cherche Monsieur Durieux, dit Matéhus.
— Je vais vous conduire à lui… Si mademoiselle veut bien nous suivre.
Durieux s’était levé, la main tendue.
— Mon père, fit Roger en s’inclinant et sans pouvoir détacher son regard de Lucile.
— Très heureux de vous revoir, Monsieur Matéhus, dit Durieux. Lorsque j’ai fait votre connaissance, voici bientôt cinq ans, votre fille n’était encore qu’une enfant. Je me rappelle qu’elle avait alors une natte dans le dos et ses petits pieds nus dans des sabots.
— Si je n’ai plus la natte, j’ai toujours les sabots, répondit Lucile, et je les chausse encore le matin pour jardiner.
— Toute la beauté de ce paysage se reflète en vous, Mademoiselle, et je ne sais trop pourquoi cela me paraît si naturel de vous le dire.
— C’est exactement ce que je me serais permis de vous déclarer si j’avais eu vingt ans de plus, risqua Roger
— Voilà, reprit Durieux. J’ai acquis le droit de faire des compliments aux jeunes filles et même de les embrasser. C’est le privilège de l’âge, et j’entends en user, chaque fois qu’une occasion agréable se présente.
Lucile tendit ses joues, l’une après l’autre, nullement troublée. Elle ne témoignait aucune de ces hypocrites pudeurs montrées par les jeunes filles du monde qui ne protestent en minaudant devant les compliments que pour mieux souligner leur valeur.
— Vous m’excuserez, dit Matéhus, d’avoir attendu cette convocation pour venir vous présenter mes respects. Mais j’ai si peu l’usage du monde.
— C’est un usage que je ne demande moi-même qu’à perdre. Ma maison, en ce moment, est pleine d’excellents amis. Mais ils me quitteront bientôt. Je n’ai pas fait encore l’expérience de la solitude, et je la redoute un peu. J’espère que vous voudrez bien alors devenir mon camarade. Je sais que vous êtes un grand savant, et que si le monde vous ignore, c’est que vous le voulez bien. Vous serez pour moi la plus précieuse compagnie que je puisse souhaiter.
— Vous me flattez beaucoup, Monsieur Durieux.
— Jouez-vous aux échecs ?
— Je ne possède à la Chaumière qu’un vieux jeu de tric-trac.
— Eh bien, vous m’apprendrez le tric-trac… Ce sera charmant par les soirs de pluie… Quant à votre chère Lucile…
Mais Lucile avait déjà disparu. Roger l’avait traînée sur la pelouse où, une tasse de thé à la main, elle mordait comme un enfant dans un gros morceau de brioche.
On l’entourait, on la questionnait à l’envi ; de vieilles douairières, les lèvres pincées, dévisageaient sans nulle bienveillance, derrière leur face-à-main, cette jeune fille si simplement vêtue, qui se permettait d’être aussi belle.
Elle semblait très à son aise au milieu de cette société si nouvelle pour elle.
Et comme le gros Billy lui proposait de voir l’effet que ferait un énorme pavot sur la paille de son chapeau, elle lui tourna le dos sans plus de façons, et courut vers l’aéroplane de Chrissie Walker, qui, à plat ventre sous les ailes argentées, s’escrimait à resserrer un tendeur ; puis elle partit d’un rire clair, auquel fit écho toute la compagnie, à la vue de cette jeune femme qui, dans ta combinaison de cuir, luisante d’huile, présentait la grâce d’un gros phoque.
— Comment se fait-il, interrogea alors Marescat en s’adressant au vieux savant, que le vicomte Hubert de Valbrun ne vous ait pas {{corr|accompagnie|accompagné}} ? Monsieur Durieux l’avait également invité.
— Il est encore plus excusable que moi, car sa sauvagerie dépasse de beaucoup la mienne.
— Je tiens, dit Durieux, à ce que vous lui confirmiez qu’il peut toujours se considérer comme chez lui priez-le aussi de nous considérer comme des amis sincères, et dites-lui que mon fils serait très heureux de chasser un jour en sa compagnie.
— Soyez sûr qu’il n’a aucune prévention contre vous, affirma Matéhus. Il était, du reste, parti pour la forêt, lorsque votre message nous est parvenu.
— Il a bien fait, articula froidement Marescat. La forêt demande à être très explorée en ce moment.
— Pourquoi donc, Monsieur ? demanda Matéhus.
Mais, en même temps qu’il posait cette question toute simple, une pâleur envahit son front, et le verre de porto, qu’on venait de lui tendre trembla légèrement dans sa main.
— J’espère, dit Durieux, que vous allez nous faire le plaisir de rester dîner avec nous.
— Non… non… vraiment, protesta Matéhus, en jetant à la dérobée un regard sur Marescat, j’aurais honte d’accepter. Comment voulez-vous que ma fille et moi, dans cette tenue campagnarde…
— Tu sais, papa, cria au même instant Lucile, j’ai accepté pour nous deux de dîner ici…
— Vous voyez, fit Durieux.<noinclude>
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— En tout cas, il faut que je fasse prévenir Hubert, dit Matéhus avec un léger émoi. S’il ne nous voyait pas rentrer, il pourrait s’inquiéter.
— Qu’à cela ne tienne ! Je vais envoyé aussitôt mon garde à La Chaumière.
Là-bas, sur la vaste pelouse, toute la bande remorquait vers le garage, avec des cris et des rires, le grand oiseau blanc de Chrissie Walker, sur lequel Roger avait hissé la jeune Lucile.
{{PetitTitre|CHAPITRE II}}
Le grand salon, aux larges baies ouvertes sur la fraîcheur de la nuit, offrait un spectacle d’une magnifique élégance.
Les hommes étaient en smoking, les femmes en robe de soirée.
Les lamés, les taffetas et les tulles, les dentelles d’argent et les diamants avaient remplacé les jupes de tennis et les chandails de laine bourrue.
On se serait cru, à Pans, à quelques gala mondain.
Par la porte, qui était restée entre-bâillée sur la salle à manger, s’apercevait toute la valetaille, occupée à desservir la table, en habits de couleur et culottes de soie. Au sein d’énormes coupes de cristal, des ananas baignaient encore dans leur champagne.
Des sorbets achevaient de fondre sur les serviettes. Des grappes de roses et d’orchidées pendaient lourdement le long de la nappe jusque sur le tapis.
Matéhus, que l’abondance des vins avait quelque peu étourdi, fournissait à Durieux et à Marescat les détails les plus pittoresques sur les mœurs des scarabées. Le banquier Lorilleux expliquait son dernier coup de bourse à un vieux général, qui se contentait de tirer sur son cigare avec des aspirations féroces. On servit les liqueurs. Puis la comtesse de Chamaillard, après avoir plaqué sur le piano quelques accords, se prépara à chanter un air d’opéra.
— Un whist ! cria alors Billy pour conjurer cette menace.
— Un whist ! s’exclama {{Mme}} Lorilleux. Je croyais que ça ne se jouait plus depuis Napoléon III.
— Permettez-moi de vous dire, madame, que tous n’êtes pas à la page, fit remarquer le comte de Ferrand. Ignorez-vous que Billy a remis ce jeu à la mode, et qu’il fait fureur maintenant dans les salons qui donnent le ton.
— Vous avez bien ressuscité la robe Empire et les paniers Louis XV ! dit le jeune de Thuringe.
Une table aussitôt s’organisa avec Chrissie Walker et de Saint-Pris.
— Et le mort ? Nous n’avons pas de mort ! reprit Billy.
Et comme Roger passait auprès d’eux, cherchant à rejoindre Lucile qui s’était retirée dans l’embrasure d’une fenêtre, il le happa au passage.
— Tiens, tu vas faire le mort, toi.
— Ah ! non, j’aime encore mieux me faire battre au tennis.
— Laissez-le donc, glissa Chrissie Walker, vous voyez bien qu’il ne pense qu’à sa petite sauvageonne, qui est du reste charmante… Allez… allez, mon cher ami… Vous pouvez… D’autant plus que voilà Mauricet, qui est à moitié endormi, et qui nous fera un mort tout à fait convenable.
Roger en profita pour s’esquiver.
— Pourquoi restez-vous là toute seule ? demanda-t-il à Lucile, dès qu’il l’eut rejointe.
— C’est bien miss Chrissie Walker, à qui vous parliez ? interrogea-t-elle à son tour.
— Mais oui.
— Ainsi, cette personne si jolie et plus légère qu’une vapeur est celle qui, cet après-midi, m’est apparue gonflée comme un ballon dans son enveloppe de cuir ?
Au même instant, Chrissie Walker se leva pour changer de place avec Mauricet. Et comme ce dernier, qui ne faisait que bâiller, tardait à lui céder la place, elle promena son lourd collier de perles sur le crâne chauve du joueur. Elle avait une jupe toute en plumes de différentes couleurs, qui la faisait ressembler à un oiseau des îles, avec un corsage de satin noir, qui découvrait le dos jusqu’à la ceinture et n’était retenu aux épaules que par deux minces rubans de diamants.
— Vous la trouvez, sans doute, un peu excentrique ? demanda Roger.
— Je ne saurais dire…
— C’est que, voyez-vous, elle est si riche, si fabuleusement riche que tout lui est permis. Cette femme que vous voyez là, cette petite personne si frétillante, qui, le jour, se barbouille de cambouis, et le soir s’habille comme une danseuse, possède des mines immenses où peinent des armées d’ouvriers, des compagnies de tramways, des fabriques de papier et de chocolat, des pêcheries, des forêts, des pampas où galopent des troupeaux de buffles, et un tas d’autres choses encore qu’elle n’a jamais vues. Tous les mois, son gérant lui remet un chèque où s’alignent beaucoup de zéros… et avec toute cette fortune, elle risque chaque jour son existence à voler au-dessus des nuages, comme si elle avait besoin de cela pour vivre.
— Et ce gros rougeaud, dont la figure ressemble à un compotier de fraises ?
Roger ne put s’empêcher de rire.
— Oh ! celui-là, c’est Billy, mon meilleur ami. Je ne connais pas de cœur plus ouvert. Il se croit toujours obligé d’obliger. Il a constamment un bon cigare, un dîner ou une place dans son auto à offrir au premier venant.
— Et ce monsieur âgé, qui a toujours l’air de marcher sur des œufs, tant il avance avec précaution ?
— Le colonel Clarke, un vieux compagnon de mon père. Sa marche hésitante provient de ce que, chassant parfois les fauves au Bengale, il eut un volet costal enlevé par la patte d’un tigre.
— Un volet costal ?
— J’entends par là plusieurs côtes. C’est une expression médicale. Et ces côtes manquantes ont été remplacées par une plaque d’argent.
— C’est très drôle, fit Lucile, tous ces gens me font l’effet de venir de loin, de très loin… d’un autre monde.
— Et moi ?
— Oh ! vous, ce n’est pas la même chose, vous vous intéressez à ma forêt ; je suis sûre qu’avec un peu d’application, vous connaîtriez bientôt toutes ses bêtes, tous ses oiseaux. Et vous les aimeriez comme j’ai appris à les aimer.
— Cela nous fera tant d’amis communs que nous ne manquerons pas d’être nous-mêmes de grands amis…
Mais il s’arrêta, car la main de Lucile venait de se crisper sur son bras.
— Qu’avez-vous ? s’écria-t-il si haut que des têtes se retournèrent.
Le regard de Lucile fixait un tableau qu’éclairait faiblement, en face d’elle, la lumière des lampes de table encapuchonnées de mousseline et qui représenterait quelque chasseur du treizième siècle.
— Comment ce portrait est-il là ? demanda— t-elle.
— Mon père l’a trouvé dans le donjon. Il lui a paru si remarquable qu’il l’a fait transporter ici.
Et Roger ayant allumé le plafonnier, le tableau parut emplir toute la pièce de son importance.
— N’est-ce pas, fit alors Alexandre Durieux, que c’est là une chose étonnante de vigueur et de style ?
— Et quel est ce personnage de haute allure ? demanda le colonel Clarke.
— C’est un certain Golo de Valbrun, un des ancêtres du comte de Valbrun qui me vendit ce domaine. Si vous souleviez ce tableau, vous verriez qu’une pointe rougie au feu a gravé dans le bois, au dos du cadre, {{corr|es|les}} exploits de ce personnage qui, pendant près d’un demi-siècle, a fait planer une sorte de terreur sur toute la contrée.
— Laissez donc ça, fit alors Chrissie Walker. vous savez bien que ce {{corr|bnohomme|bonhomme}} me fait peur.
— Vous ! avoir peur ! plaisanta Roger. Vous qui survolez presque tous les jours les monts du Forez, et qui n’hésiteriez pas à atterrir au bord d’un précipice.
— Je vous dis que j’aimerais mieux faire cinquante loopings que de rester en tête-à-tête avec ce portrait… Il n’est pas naturel que quelqu’un vous regarde ainsi au bout de six cents ans… Car ce regard vit, positivement.<noinclude>
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— En tout cas, il faut que je fasse prévenir Hubert, dit Matéhus avec un léger émoi. S’il ne nous voyait pas rentrer, il pourrait s’inquiéter.
— Qu’à cela ne tienne ! Je vais envoyé aussitôt mon garde à La Chaumière.
Là-bas, sur la vaste pelouse, toute la bande remorquait vers le garage, avec des cris et des rires, le grand oiseau blanc de Chrissie Walker, sur lequel Roger avait hissé la jeune Lucile.
{{PetitTitre|CHAPITRE II}}
Le grand salon, aux larges baies ouvertes sur la fraîcheur de la nuit, offrait un spectacle d’une magnifique élégance.
Les hommes étaient en smoking, les femmes en robe de soirée.
Les lamés, les taffetas et les tulles, les dentelles d’argent et les diamants avaient remplacé les jupes de tennis et les chandails de laine bourrue.
On se serait cru, à Pans, à quelques gala mondain.
Par la porte, qui était restée entre-bâillée sur la salle à manger, s’apercevait toute la valetaille, occupée à desservir la table, en habits de couleur et culottes de soie. Au sein d’énormes coupes de cristal, des ananas baignaient encore dans leur champagne.
Des sorbets achevaient de fondre sur les serviettes. Des grappes de roses et d’orchidées pendaient lourdement le long de la nappe jusque sur le tapis.
Matéhus, que l’abondance des vins avait quelque peu étourdi, fournissait à Durieux et à Marescat les détails les plus pittoresques sur les mœurs des scarabées. Le banquier Lorilleux expliquait son dernier coup de bourse à un vieux général, qui se contentait de tirer sur son cigare avec des aspirations féroces. On servit les liqueurs. Puis la comtesse de Chamaillard, après avoir plaqué sur le piano quelques accords, se prépara à chanter un air d’opéra.
— Un whist ! cria alors Billy pour conjurer cette menace.
— Un whist ! s’exclama {{Mme}} Lorilleux. Je croyais que ça ne se jouait plus depuis Napoléon III.
— Permettez-moi de vous dire, madame, que tous n’êtes pas à la page, fit remarquer le comte de Ferrand. Ignorez-vous que Billy a remis ce jeu à la mode, et qu’il fait fureur maintenant dans les salons qui donnent le ton.
— Vous avez bien ressuscité la robe Empire et les paniers Louis XV ! dit le jeune de Thuringe.
Une table aussitôt s’organisa avec Chrissie Walker et de Saint-Pris.
— Et le mort ? Nous n’avons pas de mort ! reprit Billy.
Et comme Roger passait auprès d’eux, cherchant à rejoindre Lucile qui s’était retirée dans l’embrasure d’une fenêtre, il le happa au passage.
— Tiens, tu vas faire le mort, toi.
— Ah ! non, j’aime encore mieux me faire battre au tennis.
— Laissez-le donc, glissa Chrissie Walker, vous voyez bien qu’il ne pense qu’à sa petite sauvageonne, qui est du reste charmante… Allez… allez, mon cher ami… Vous pouvez… D’autant plus que voilà Mauricet, qui est à moitié endormi, et qui nous fera un mort tout à fait convenable.
Roger en profita pour s’esquiver.
— Pourquoi restez-vous là toute seule ? demanda-t-il à Lucile, dès qu’il l’eut rejointe.
— C’est bien miss Chrissie Walker, à qui vous parliez ? interrogea-t-elle à son tour.
— Mais oui.
— Ainsi, cette personne si jolie et plus légère qu’une vapeur est celle qui, cet après-midi, m’est apparue gonflée comme un ballon dans son enveloppe de cuir ?
Au même instant, Chrissie Walker se leva pour changer de place avec Mauricet. Et comme ce dernier, qui ne faisait que bâiller, tardait à lui céder la place, elle promena son lourd collier de perles sur le crâne chauve du joueur. Elle avait une jupe toute en plumes de différentes couleurs, qui la faisait ressembler à un oiseau des îles, avec un corsage de satin noir, qui découvrait le dos jusqu’à la ceinture et n’était retenu aux épaules que par deux minces rubans de diamants.
— Vous la trouvez, sans doute, un peu excentrique ? demanda Roger.
— Je ne saurais dire…
— C’est que, voyez-vous, elle est si riche, si fabuleusement riche que tout lui est permis. Cette femme que vous voyez là, cette petite personne si frétillante, qui, le jour, se barbouille de cambouis, et le soir s’habille comme une danseuse, possède des mines immenses où peinent des armées d’ouvriers, des compagnies de tramways, des fabriques de papier et de chocolat, des pêcheries, des forêts, des pampas où galopent des troupeaux de buffles, et un tas d’autres choses encore qu’elle n’a jamais vues. Tous les mois, son gérant lui remet un chèque où s’alignent beaucoup de zéros… et avec toute cette fortune, elle risque chaque jour son existence à voler au-dessus des nuages, comme si elle avait besoin de cela pour vivre.
— Et ce gros rougeaud, dont la figure ressemble à un compotier de fraises ?
Roger ne put s’empêcher de rire.
— Oh ! celui-là, c’est Billy, mon meilleur ami. Je ne connais pas de cœur plus ouvert. Il se croit toujours obligé d’obliger. Il a constamment un bon cigare, un dîner ou une place dans son auto à offrir au premier venant.
— Et ce monsieur âgé, qui a toujours l’air de marcher sur des œufs, tant il avance avec précaution ?
— Le colonel Clarke, un vieux compagnon de mon père. Sa marche hésitante provient de ce que, chassant parfois les fauves au Bengale, il eut un volet costal enlevé par la patte d’un tigre.
— Un volet costal ?
— J’entends par là plusieurs côtes. C’est une expression médicale. Et ces côtes manquantes ont été remplacées par une plaque d’argent.
— C’est très drôle, fit Lucile, tous ces gens me font l’effet de venir de loin, de très loin… d’un autre monde.
— Et moi ?
— Oh ! vous, ce n’est pas la même chose, vous vous intéressez à ma forêt ; je suis sûre qu’avec un peu d’application, vous connaîtriez bientôt toutes ses bêtes, tous ses oiseaux. Et vous les aimeriez comme j’ai appris à les aimer.
— Cela nous fera tant d’amis communs que nous ne manquerons pas d’être nous-mêmes de grands amis…
Mais il s’arrêta, car la main de Lucile venait de se crisper sur son bras.
— Qu’avez-vous ? s’écria-t-il si haut que des têtes se retournèrent.
Le regard de Lucile fixait un tableau qu’éclairait faiblement, en face d’elle, la lumière des lampes de table encapuchonnées de mousseline et qui représenterait quelque chasseur du treizième siècle.
— Comment ce portrait est-il là ? demanda— t-elle.
— Mon père l’a trouvé dans le donjon. Il lui a paru si remarquable qu’il l’a fait transporter ici.
Et Roger ayant allumé le plafonnier, le tableau parut emplir toute la pièce de son importance.
— N’est-ce pas, fit alors Alexandre Durieux, que c’est là une chose étonnante de vigueur et de style ?
— Et quel est ce personnage de haute allure ? demanda le colonel Clarke.
— C’est un certain Golo de Valbrun, un des ancêtres du comte de Valbrun qui me vendit ce domaine. Si vous souleviez ce tableau, vous verriez qu’une pointe rougie au feu a gravé dans le bois, au dos du cadre, {{corr|es|les}} exploits de ce personnage qui, pendant près d’un demi-siècle, a fait planer une sorte de terreur sur toute la contrée.
— Laissez donc ça, fit alors Chrissie Walker, vous savez bien que ce {{corr|bnohomme|bonhomme}} me fait peur.
— Vous ! avoir peur ! plaisanta Roger. Vous qui survolez presque tous les jours les monts du Forez, et qui n’hésiteriez pas à atterrir au bord d’un précipice.
— Je vous dis que j’aimerais mieux faire cinquante loopings que de rester en tête-à-tête avec ce portrait… Il n’est pas naturel que quelqu’un vous regarde ainsi au bout de six cents ans… Car ce regard vit, positivement.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/216
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|208|FLU — FLU}}</noinclude><section begin="FLÛTE"/>instrument que les Latins appeloient ''{{lang|la|rotis}} ;'' que ce mot ''flutta'' ou ''flotta'', vient de ''flotten'' ou ''vlotten'', {{corr|surnarger|surnager}} ; qu’on le dit métaphoriquement de toute une armée navale ; parce que les navires voguent conjointement ensemble, comme les poutres qui composent l’espèce de bateau qu’on nommoit ''flotte'' ou ''flûte. Acta Sanct. {{t.|{{rom-maj|III}}|cap}}, {{pg|525}}''.
On appelle aussi un vaisseau armé en ''flûte'', ou équipé en ''flûte'', tout bâtiment qui sert de magasin ou d’hôpital à l’armée navale, ou à transporter des troupes, quoiqu’il soit à poupe carrée, & ait été armé en guerre.
{{sc|Flute}}. Espèce de navette, dont se servent les basse-lissiers, & sur laquelle sont dévidées les laines, ou autres matières qu’ils emploient à leurs tapisseries.
{{sc|Flute}} se dit proverbialement en ces phrases, il souvient toujours à Robin de ses ''flûtes'', pour dire qu’un homme fait toujours retomber la conversation sur ce qui l’intéresse. On dit aussi ce qui vient par la ''flûte'', s’en retourne par le tambour, pour dire que ce qui est acquis par de mauvaises voies, s’en retourne comme il est venu : ''{{lang|la|Malè parta, malè dilabuntur}}''. On dit aussi de deux personnes qui sont toujours en différend, que leurs ''flûtes'' ne s’accordent pas ensemble.
{{poem|''Mettez, pour me jouer, vos'' flûtes ''mieux d’accord.'' {{sc|Mol}}.|m=1em}}
C’est préparer les moyens pour faire réussir une chose.
On dit aussi qu’il y a de l’ordure à sa ''flûte ;'' pour dire qu’il n’est pas exempt de reproche, qu’il mérite punition. On dit, avoir toujours la ''flûte'' au derrière ; c’est prendre souvent des lavemens.
Greffer en ''flûte'', terme de jardinier. Tout le monde sait que la manière de greffer les Châtaigniers est en ''flûte'', & se fait à la fin d’Avril, ou au commencement de Mai, quand l’écorce commence à se détacher aisément. {{sc|La Quint}}. ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|55}}''. Voyez {{Tr6L|GREFFER}}.
{{sc|Flute}}. Vieux mot tout-à-fait inusité. Troupe, multitude. Multitudo, turma.
{{sc|Flute}} de berger, plante. ''Voyez'' {{Tr6L|DAMASONIUM}}.
<section end="FLÛTE"/>
<section begin="FLÛTER"/><nowiki />
FLUTER. v. n. Jouer de la flûte. ''{{lang|la|Ludere fistulâ}}''. Il est vieux & ne se dit guère qu’en badinant & par mépris.
On dit, se faire ''flûter'' au derrière ; pour dire, en termes burlesques, se faire donner un lavement.
On dit aussi flûter en verbe actif, pour dire, perdre, dépenser, consumer. Il a ''flûté'' tout son bien, tout son patrimoine, pour dire, il s’est ruiné en folles dépenses.
{{sc|Fluter}}. Terme populaire, dont se servent les Commis des Aides en visitant certaines choses. ''Flûter'' un pot de beurre, c’est le sonder pour voir s’il n’y a point au fond du sel, ou autre marchandise de contrebande. ''{{lang|la|Explorare butyrum}}''.
On dit ''flûter'' absolument, pour boire. Il a ''flûté'' toute l’après-dinée. Il va ''flûter'' au cabaret. Ces expressions sont basses & populaires.
Comme nous avons de grands verres en forme de flûte, nous avons dit ''flûter'', figurément, pour dire, boire à longs traits : ce mot est encore aujourd’hui en usage parmi le peuple en cette signification. ''Voyez'' Bellingen dans son explication des Proverbes François. ''Dict. Etym. de'' Ménage, ''au mot'' {{sc|Laricot}}.
<section end="FLÛTER"/>
<section begin="FLÛTÉ"/><nowiki />
FLUTÉ, ÉE. adj. Harmonieux, qui a le son de la flûte. On appelle voix ''flûtée'', une voix douce. {{M.|le}} Comte de Fiesque auroit chanté, s’il avoit eu encore cette belle voix, dont il charmoit autrefois tout le monde ; mais par malheur elle a quitté ce beau gosier ''flûté'', depuis que le vin de Champagne s’en est emparé… ''Abbé de Chaulieu''.
{{poem|''Si de leur conducteur la gorge si'' flûtée
''A force d’entonner se trouve un peu gâtée,''
''Il doit, essayant maint tonneau,''
''Ne se rebuter point d’entonner de nouveau.''
{{d|''Réponse de {{M.|Genest}}.''|-2}}|m=1em}}
<section end="FLÛTÉ"/>
<section begin="FLûTEUR"/><nowiki />
FLUTEUR. s. m. EUSE. s. f. Qui joue de la flûte. ''{{lang|la|Tibicen, fistulator, tibicina}}''. Il ne se dit qu’en riant & par mépris. On dit un joueur de flûte, en parlant sérieusement. ''Flûteur'' est offensant. On dit proverbialement, en la maison du ''Flûteur'' tout le monde danse. Ce proverbe vient d’Espagne, où on dit : ''{{lang|es|En casa del alboguero todos son baylatores}}''.
☞ {{sc|Fluteur de Vaucanson}}. ''Voyez'' {{Tr6L|AUTOMATE}}.
<section end="FLûTEUR"/>
<section begin="FLUVIA"/><nowiki />
FLUVIA. s. f. Rivière de Catalogne en Espagne. ''Fluvia'', anciennement ''Albia''. Elle a sa source dans la Viguerie de Campredon, traverse le Lampourdan, & se décharge dans la Méditerranée à Ampurias. {{sc|Maty}}.
<section end="FLUVIA"/>
<section begin="FLUVIATILE"/><nowiki />
FLUVIATILE. adj. Terme de Conchyliologie. Il se dit d’un coquillage d’eau douce.
☞ FLUVIATILES. (plantes) Terme de Botanique. ''{{lang|la|Plantaæ fluviatiles}}''. Voyez {{Tr6L|AQUATIQUE}}.
<section end="FLUVIATILE"/>
<section begin="FLUX"/><nowiki />
FLUX. s. m. ''{{lang|la|Fluxus, fluctus, æstus}}''. Qui se dit de ce mouvement périodique & réglé de la mer, qui se fait deux fois pendant le jour, en poussant les eaux vers le rivage ; & c’est le ''flux'' qu’on appelle aussi le ''flot'', ou le ''montant ;'' ou en se retirant du rivage, & ce mouvement s’appelle ''reflux'', ou le ''jousant'', le ''jussant'', l’''ébe'', le ''descendant''. Il y a toujours une espèce de repos qui dure un quart-d’heure entre le ''flux'' & le ''reflux'', & alors, comme la mer est dans sa plus grande hauteur, on l’appelle ''pleine-mer''. Le ''flux'' arrive, lorsque les eaux de la mer venant de l’Equateur, & coulant vers les poles des deux côtés du monde, se répandent & s’élèvent sur les côtes. Le ''flux'' est un mouvement des eaux qui se fait des Tropiques vers les poles ; le ''reflux'' est un mouvement contraire. {{sc|Roh}}. Ce mouvement suit en quelque façon le cours de la lune ; car il recule chaque jour de trois quarts d’heure. Il s’élève davantage dans les pleines lunes, & encore plus dans les Equinoxes. Ce ''flux'' est ordinaire dans l’Océan, où il croît beaucoup. Au Mont {{St.|Michel}}, il s’élève de quatre-vingts pieds, & remonte en quelques fleuves plus de quarante lieues. Il est plus rare dans la Méditerranée. Il est fort sensible à Venise, & un peu sur la côte de Gênes & de Provence, où il n’est que de deux ou trois doigts. Il n’y en a point du tout vers la Morée, quoiqu’il y en ait dans Euripe ; & les courans y sont si fort sensibles & changeans, qu’on a débité qu’Aristote s’y étoit jetté pour ne les pouvoir pas comprendre. En pleine mer l’eau ne s’élève jamais que d’un pied ou deux. Au milieu du détroit de Magellan les deux ''flux'', venant des deux mers contraires, se heurtent avec grande violence.
Les vents augmentent beaucoup les marées, quand ils portent vers les côtes, & ils les diminuent, quand ils portent au large. Les différens détours qu’il faut que les courans prennent dans les côtes, lorsque la mer monte dans l’Océan, retardent l’heure de la pleine mer dans différens endroits ; de sorte que plus les ports sont avancés dans les terres & leurs embouchures étroites, plus la mer est long-temps à y monter, & moins elle y est haute.
Les différentes manières dont les courans frappent les côtes, & sont renvoyés vers d’autres côtes, y font monter la mer beaucoup plus haut. Par exemple, les courans de l’Océan allant frapper les côtes d’Angleterre, sont renvoyés sur les côtes de France, & font monter les eaux jusqu’à {{lié|45 pieds}} en quelques endroits des côtes du nord de Bretagne, quoiqu’elles ne montent qu’à 16 ou {{lié|18 pieds}} sur les côtes du sud de Bretagne, & jusqu’à 12 ou {{lié|15 pieds}} sur les côtes du nord d’Espagne.
L’établissement des marées, ou l’heure de la pleine mer en nouvelle & en pleine Lune, est sur les côtes de France de la manière qui suit.
A 3 heures 0 min. dans toutes les côtes de Gascogne & de Poitou, elle monte {{lié|15 pieds.}}
A 3 h. 45 m. dans les ports de Bayonne, Arcachon, Royan, aux entrées des rivières de Charente, de Seutre, de Garonne, dans les rades de l’Île Daix, de Chef de bois & de la Rochelle, elle monte {{lié|15 pieds.}}
3 h. 45 min. A l’entrée de la rivière de Loire, à la bonne Anse.<section end="FLUX"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/17
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Narilora
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minandor
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>théâtre chinois si curieux avec sa mimique
stylisée, ses évolutions scéniques, sa mélopée
continuelle, ses masques, ses cothurnes, l’intrigue
uniforme de ses drames, où la supposition
d’enfants joue un rôle aussi grand que
dans les comédies de Térence ou de Minandor<ref>Note de Wikisource : Ménandre, dramaturge grec, 342-291 avant J.-C. Voir en discussion.</ref>,
est assez vraisemblablement une adaptation
du théâtre antique. L’aile recourbée
des chevaux funéraires qui gardent les tombes
du Honan, l’allure de ce guerrier d’un bas-relief
qui arrache un trait du poitrail de sa
monture, sont des vestiges de l’Assyrie<ref>Voir aussi les thèses assez aventureuses de Terrien de la Couperie.</ref>.
Enfin il est un trait commun à tout l’art
chinois que nous nous permettons d’indiquer,
en rappelant une fois pour toutes au lecteur
qu’aucune des idées générales exprimées
dans ce livre n’a la valeur d’une affirmation,
mais simplement d’une hypothèse, d’une
proposition. Le trait essentiel de cet art aussi
bien en architecture que dans le bibelot le
plus usuel, c’est le porte-à-faux, l’évidement
par le bas, la moulure concave de la plinthe.
Ne peut-on voir là un héritage de ces temps
oubliés où la Chine constituait en quelque
sorte, non pas le « Far West », mais le « Far<noinclude>
<references/></noinclude>
r85ivtbxr6o3ei94gt8f93jq0se44ad
Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 088, 1879.djvu/1402
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Dudenw
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<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>mun avec M. Schützenberger.) 593
{{table|indentation= -1|titre= DIEULAFAIT (L.). — Étude géologique des terrains traversés par un tunnel de {{unité|14400|mètres}}, destiné à mettre en communication directe avec la mer le bassin à lignite de Fuveau|page= 351}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur la présence de la lithine dans les roches et dans les eaux des mers ; conséquences relatives aux terrains salifères et à certaines classes d’eaux minérales|page= 656}}
{{table|indentation= -1|titre= DIRECTEUR GÉNÉRAL DES DOUANES (M. {{sc|le}}) adresse, pour la bibliothèque de l’Institut, le Tableau général des mouvements du cabotage en 1877|page= 223}}
{{table|indentation= -1|titre= DONDERS est élu Correspondant de la Section de Médecine et Chirurgie, en remplacement de feu M. ''Ehrmann''|page= 1170}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse ses remercîments à l’Académie|page= 1247}}
{{table|indentation= -1|titre= DRAPER (H.) présente une épreuve photographique du spectre solaire (partie bleue et violette) et du spectre de l’oxygène|page= 1332}}
{{table|indentation= -1|titre= DROUARD (P.) adresse des Notes sur le Sahara algérien|page= 411}}
{{table|indentation= -1|titre= DUCHARTRE est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours du prix Thore, 1879|page= 792}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Bordin|page= 792}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Alhumbert|page= 839}}
{{table|indentation= -1|titre= DUCRETET (E.). — Observations à propos de la réclamation de priorité présentée par M. ''E. Reynier'' sur sa lampe électrique|page= 72}}
{{table|indentation= -1|titre= — Perfectionnements apportés à la lampe électrique d’Harrisson|page= 340}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse une réponse aux Observations de M. ''E. Reynier'' sur ces perfectionnements|page= 619}}
{{table|indentation= -1|titre= DUFRÉNOY adresse une Note relative aux bons effets produits par l’application de cendres noires pyriteuses dans certaines vignes malades de la Charente|page= 372}}
{{table|indentation= -1|titre= DUMAS (J.-B.) donne lecture de l’Éloge historique de M. ''A.-J. Balard''|page= 533}}
{{table|indentation= -1|titre= — Remarques relatives à une Note de M. ''Marion'' sur le Phylloxera|page= 1309}}
{{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de présenter une liste de candidats à la place d’Académicien libre, vacante par le décès de M. ''Bienaymé''|page= 71}}
{{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours pour le prix Lacaze|page= 839}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Monlyon (Arts insalubres)|page= 892}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Trémont|page= 892}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Gegner|page= 957}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission chargée de proposer une question de grand prix des Sciences physiques pour l’année 1881|page= 958}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission chargée de proposer une question de prix Bordin (Sciences physiques) pour l’année 1881|page= 958}}
{{table|indentation= -1|titre= — M. le ''Secrétaire perpétuel'' signale, parmi les pièces imprimées de la Correspondance, diverses publications de M. ''Menier'' et de M. ''Ch. Vélain'', 162. — Divers Ouvrages de M. ''Fr. Bouillier'' et de M. ''J. Pierre'', 272. — Une brochure publiée par la Société française d’Hygiène, sous le titre « Hygiène et éducation de la première enfance », 372. — Divers Ouvrages de MM. ''P. Bert'', ''de Pareille'' et ''L. Figuier'', 555. — Le « Bulletin de la Société de Médecine publique et d’Hygiène professionnelle », 960. — Divers Ouvrages de MM. ''J. Lubbock'' et ''J. Violle'', 849. — Divers Ouvrages de MM. ''Schützenberger'' et ''Moigno'', 803. — Une Brochure de M. ''Gaudry'', 1068. — Divers Ouvrages de MM. ''Boucomont'', ''Gaussin'', ''Greene'', ''A. Bajo'', 1178. — Divers Ouvrages de MM. ''Retzius'' et ''Chemin'', 1301. — Une Brochure de M. ''Tommasi Crudeli''|page= 1350}}
{{table|indentation= -1|titre= M. le ''Président de la Commission du passage de Vénus'' présente le fascicule B des
« Documents relatifs aux mesures des épreuves photographiques|page= 337}}
{{table|indentation= -1|titre= DUPLESSIS (J.). — Les fourrages en moyettes|page= 1369}}
{{table|indentation= -1|titre= DUPORT. — Sur une nouvelle représentation des quantités imaginaires|page= 1071}}
{{table|indentation= -1|titre= DUPUY (H.) adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 327}}
{{table|indentation= -1|titre= DUPUY DE LOME est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours du prix extraordinaire de {{unité|6000|francs}}|page= 736}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Plumey|page= 736}}
{{table|indentation= -1|titre= DUROT (J.) adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 162}}
{{table|indentation= -1|titre= DURRANDE. (H.) adresse une Note portant pour titre « Des surfaces et des courbes caractérisant le mode de déplacement d’un système de points »|page= 412}}
{{table|indentation= -1|titre= DUTER. — De la dilatation électrique des armatures des bouteilles de Leyde|page= 1260}}
{{table|indentation= -1|titre= DUVILLIER (E.). — Sur la séparation des éthylamines. (En commun avec M. ''A. Buisine''.)|page= 31}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur les acides amidés, dérivés des acides α-butyrique et isovalérique|page= 425}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur les dérivés de l’acide méthyloxybutyrique normal|page= 598}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur un nouvel isomère de l’acide angélique|page= 913}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur un isomère de l’acide angélique, l’acide diméthylacrylique|page= 1209}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Frédéric II de Prusse - Poésies, tome 2.djvu/143
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<noinclude><pagequality level="1" user="2A02:8440:B50A:8229:E5BC:F904:4C8D:CD31" /></noinclude>A 7~
1~ :
Le faint répond le cceur tout bouS d’ire
Tout : eft ici dans le relâchement
Minos languit, le bon vieillard radote.
J’en fois contrit, mon ame fi dévote
Défireroit un juge violent,
Sévère, & fait pour juger les coupables.
Le roi repart, vous êtes bien méchant,
Pourquoi punir des foibleffes aimables ?
Si l’on vouloit punir à la rigueur ;
Ces lieux bientôt changés, meconnoUÏaMes
N’offriroient plus qu’un féjour plein d’horreur,
Un endroit trifte, un grand défert aride,
Tout dépeuple fanvage en un mot, vide ;
Car où trouver tant de mortels parfaits ?
Vous, cher faint, mort avant qu’on m’ait vu m !tre,
(Je n’en crois rien ) mais vous Pétiez peut-être.
Qui tenteroit d’analyfer de près
La vertu pure & la plus éclatante,
Y trouveroit parmi tous fes attraits,
A fon regret quelque tache frappante.
Ah quel fouhait ah quel cruel deSeia
Pour un Louis & pour un maître faint,
Que d’envoyer tous les mortels du monde, p
Et tout ce qu’en produira l’univers,
Pour s’ablmer an fond d’un gouffre immonde,
Au grand-jamais rôtir dans les enfers !
~~<7JVrZ.Ot/7~.
Quoi c’eft mon fils ?. que mon fang dégénère ! E
Je te renonce & ne fuis plus ton père
Si Richelieu ne m’eût commis le foin
De te mener auprès du du coia~<noinclude>
<references/></noinclude>
b4rq6wqrkq83vid9irdbhxmr97awpni
Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/89
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>croît fort droit & fort haut, & sur tout dans les
hautes montagnes. Son bois est fort sec & leger ;
il jette des feuilles qui sont longues, dures & épaisses,
son écorce est blanchâtre, & se rompt quand
en la plie, & a une espece d’apostume entre le bois
& l’écorce, dans laquelle il y a une excellente liqueur,
qu’on appelle larme de Sapin. Son fruit est
long d’une paume, fort serré par des écailles entrelassées,
où la semence est contenue, qui est blanche.
La Poix se fait avec la Resine de cet Arbre. Les
Resines les plus odorantes, sont celles de Sapin &
du Terebinthe ; mais celle du Sapin est plus chaude
que l’autre. La décoction de ses feuilles guérit
les maladies des Reins ; elle est bonne pour la Gravelle
& pour la Pierre ; elle appaise aussi la Goutte.
Le bois de Sapin est fort propre à faire des Bâtimens,
pourvu qu’il ne soit point enfermé & couvert de
plâtre comme on fait celuy du Chêne.
{{sc|Houx}}, est un Arbrisseau qui est toujours verd.
Ses feuilles qui sont fort piquantes, blessent par leur
pointes aiguës, & sont assez semblables à celles du
Laurier, excepté qu’elles sont épineuses tout autour,
charnuës, & un peu plus grandes que celles
du Lotus. Son bois est fort dur, & l’on en fait des
baguettes & houssines. Ses feuilles & sa racine sont
astringentes, aident à faire digestion, & sont bonnes
au flux de ventre. Son fruit ressemble à celuy
du Cedre ; il est rond & rouge, & a un noyau
d’assez bon goût lorsqu’on le mâche : la vertu de ce
fruit est fort incisive. On met le Houx au nombre
des Plantes arborées, à cause qu’il croît à la hauteur
de sept à huit pieds.
{{sc|Lotus}}, est une Plante medecinale, qui croît en
Egypte au bord du Nil. Son fruit ressemble quasi
à la féve, & il pousse quantité de feüilles entassées,
de la blancheur du Lis. Il plonge sa tête dans l’eau<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/90
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>quand le Soleil est à son Couchant, & il se redresse
quand il est sur l’Horison. Cette Plante porte une
tête & une graine comme le Pavot, semblable au
Millet, dont les Egyptiens font du Pain. Le Lotus
a une racine faite comme une Pomme de Coin,
qui est fort bonne à manger cruë & cuite. Quand
elle est cuite, elle a les mêmes qualitez, à ce qu’on
dit, que le moyeu d’un œuf.
{{sc|Cedre}}, le plus grand de tous les Arbres,
porte des grains ronds & gros comme ceux du
Mirthe. Son bois, dont on fait des parfums, est
presque immortel & incorruptible, à cause qu’il est
fort amer ; aussî les vers ne s’y attachent point : la
raison est qu’ils n’aiment que la douceur. Son ecorce
est polie, lissée & sans mousse, à l’exception
de la partie qui est depuis la terre jusqu’à la cime
en guise de roue. Ses feuilles rellembient à celles
du Pin. Ceux quiont des semences de Cèdre, les
doivent mettredans une terre bien cultivée & amendée,
& à l’exposition du Midi ; ils les releveront
pour les transplanter, quatre ans après que ces semences
seront levées.<noinclude>
<references/></noinclude>
1xs687jlgs505870xtsaapu4tgeke9n
Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/464
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Seudo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude><section begin="s1"/>décourager. Reprenez toujours courage, et ne
cessez point de vouloir vous vaincre ; mais
faites-le sans chagrin, ni âpreté, ni confiance
en vous-même. Profitez de l’humiliation de vos
fautes et de l’expérience de votre infidélité,
sans vous relâcher pour la correction.
Je suis plein de reconnoissance pour la bonté
avec laquelle vous prenez part à la grâce que
le Roi m’a faite<ref>Il venoit d’être nommé a l’archevêché de Cambrai.</ref>. C’est une des plus grandes
qu’on puisse recevoir des hommes ; mais tout
ce que les hommes donnent n’est que ''vanité et''
''affliction d’esprit'', selon les termes de l’Ecclésiate<ref>''Eccles''. {{sc|i}}. 14.</ref>.
Il faut regarder tout ceci comme un
pesant fardeau, et ne songer qu’à le porter
fidèlement. Me voilà dans la condition de saint
Pierre : ''Quand vous étiez jeune, lui dit Jésus-Christ<ref>''Joan.'' {{sc|xxi}}. 18.</ref>,''
''vous alliez où vous vouliez ; mais en''
''vieillissant, vous serez ceint par un autre, qui''
''vous mènera malgré vous''. J’ai passé une jeunesse
douce, libre, pleine d’études agréables
et de commerces avec des amis délicieux. J’entre
dans un état de servitude perpétuelle en terre
étrangère. Quelquefois je sens un peu ce changement ;
mais je serois bien fâché de tenir ni à
ma santé, ni à ma liberté, ni à mes amis, ni à
aucune consolation. Faites de même, je vous
en conjure. Ne regrettez jamais dans le désert
les oignons d’Égypte : la manne journalière
remplira tous les besoins de votre cœur, et vous
n’avez qu’à marcher en esprit de foi vers la terre
promise. Écoutez Dieu, et ne vous écoutez
jamais vous-même ; soyez soumise et docile ;
aimez et souffrez beaucoup ; parlez peu : que le
sel de la sagesse soit dans vos paroles ; je dis,
de la sagesse qui est selon Dieu.
{{séparateur|100%|m=1em}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{Corresp Fénelon|XXX.|À LA SŒUR CÉLESTE-FRANÇOISE
DE LANNOY, RELIGIEUSE DE SAINT-ANDRÉ A TOURNAI.|Il l’exhorte à demeurer en paix dans la place où la Providence l’a mise, en pratiquant les vertus de son état.|À Tournai, vendredi 14 septembre 1714.}}
{{sc|Il}} faut de grandes raisons, et de très-fortes
marques de la volonté de Dieu, pour changer
d’état, et pour abandonner la maison où l’on a
fait ses vœux. Je ne vois rien de semblable,
ma chère sœur, dans la lettre que vous avez
pris la peine de m’écrire. Ainsi je crois que le
meilleur parti pour vous, est de demeurer en
paix dans la place où la Providence vous a mise.
Priez, obéissez, souffrez les peines de votre
état. Travaillez à vous corriger de vos défauts
et à acquérir les vertus. Je suis tout à vous en
notre Seigneur.
{{SéparateurDeTexte|2}}
<section end="s2"/>
<section begin="s3"/>{{t2|LETTRES<br/>{{t|À DIVERSES PERSONNES DU MONDE, QUI COMMENÇOIENT A MENER UNE VIE CHRÉTIENNE|70}}.|fs=150%|m=1em}}
{{séparateur4}}
{{Corresp Fénelon|XXXI.|Combien les voies de Dieu sont douces a quiconque les suit avec amour ; avis pour le règlement, de la conduite.}}
{{sc|Je}} suis ravi, monsieur, de voir la bonté de
cœur avec laquelle vous avez reçu la lettre que
j’ai eu l’honneur de vous écrire. Dieu opère
certainement en vous, puisqu’il vous donne le
goût de la vérité, et le désir d’être soutenu
dans vos bons projets. Je ne demande pas
mieux que de vous y aider. Plus vous ferez
pour Dieu, plus il fera pour vous. Chaque pas
que vous ferez dans le bon chemin se tournera<section end="s3"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/163
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>transporté dans une atmosphère de légende, parmi des existences royales, un train de cour
où trônaient des peintres, des musiciens, des sculpteurs, un faste de cortèges empanachés
et de joyeuses entrées qui faisaient lever des arcs de triomphe au carrefour des rues avant
que le féroce Alvarès de Tolède vint pratiquer ses saignées terribles au cœur des provinces
flamandes. Où finit le réel ? Où commence le mensonge ? On rêve, on croit se souvenir
cependant que de quart d’heure en quart d’heure, le carillon de la cathédrale égrène son
chapelet de notes sautillantes ; leurs vibrations se répercutent dans la ville, s’éteignant, se
réveillant, cognant par moments les vitres comme les tintements d’un rire moqueur, et
d’autres fois s’alanguissant en des points d’orgue, un murmure de soupirs, quelque chose
du vibrant silence qui suit un chant expiré.
{{t3||IV}}
{{c|Grandeur, décadence et renaissance d’Anvers. — Le négociant au travail et au repos. —
Les théâtres. — Le café-concert. — Diverses classes d’Anversois correspondant à des quartiers divers de la ville. — Les démolitions : la porte Royale on de l’Escaut, le Marché aux Poissons et les vestiges des premières fortifications d’Anvers. — La légende de Salvius Brabo et du géant Antigon. — Origine et armoiries d’Anvers. — ''Handwerpen !'' — Le ''Steen'' de l’Inquisition. — La Halle des Bouchers. — Le Guignol anversois. — L’Hôtel de Ville. — La maison hanséatique. — La maison de Hesse. — La maison Hydraulique et Gilbert van Schombeke.}}
Il est des villes privilégiées entre toutes et qui, semblables à l’oiseau fabuleux, renaissent
de leurs cendres. Telle est Anvers. Héritière au quinzième siècle de la prospérité de Bruges,
elle arrive à l’apogée de sa splendeur commerciale à l’époque de la Réforme ; les guerres de
religion, les proscriptions du duc d’Albe, les sièges qu’elle soutient contre Alexandre Farnèse,
duc de Parme, les traités européens qui sacrifient son port, les changements du joug qu’elle
subit la dépeuplent et la ruinent ensuite, jusqu’au moment où la conquête la jette aux
mains de Bonaparte.
Avec cette sûreté de coup d’œil que ses thuriféraires comparaient au regard de l’aigle,
le grand batailleur, qui savait être aussi à l’occasion un grand économiste, comprend le
parti qu’on peut tirer de sa situation topographique, de son fleuve, merveilleux instrument de stratégie, de son port, le plus sûr du monde. Si on l’a condamné à mort, c’est parce que
toutes les puissances convoitaient ce riche morceau : ne pouvant se le partager, elles
ont mieux aimé qu’aucune d’elles ne jouît de sa possession. Mais Napoléon, qui n’a ni les
scrupules ni les craintes des potentats de la Paix de Munster et de Nimègue, décide que
le moment est venu de restituer à la métropole décadente son ancienne importance. Anvers
graduellement voit s’élever ses premières installations maritimes modernes, celles-là même
qui furent étendues plus tard par les rois belges Léopold I et Léopold II, après avoir été
négligées sous le régime hollandais pour ne point porter ombrage à Amsterdam, sa rivale.
Anvers est actuellement la grande ruche où s’opèrent les trafics internationaux, où
s’élaborent les fortunes particulières, où s’alimente la richesse publique ; les millions s’y
enfournent journellement au creuset des affaires : elle est un des foyers les plus puissants
de la prospérité nationale, et son activité n’a de comparable que celle des plus vastes ports de l’Europe.
D’un bout à l’autre de l’année, les vaisseaux abordent en ses eaux et tous les
pavillons du monde flottent à leurs mâts ; ses quais incessamment s’encombrent des ballots
que les Indes, les deux Amériques, les Îles lui envoient, et elle n’a point assez de ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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Franky007
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>transporté dans une atmosphère de légende, parmi des existences royales, un train de cour
où trônaient des peintres, des musiciens, des sculpteurs, un faste de cortèges empanachés
et de joyeuses entrées qui faisaient lever des arcs de triomphe au carrefour des rues avant
que le féroce Alvarès de Tolède vint pratiquer ses saignées terribles au cœur des provinces
flamandes. Où finit le réel ? Où commence le mensonge ? On rêve, on croit se souvenir
cependant que de quart d’heure en quart d’heure, le carillon de la cathédrale égrène son
chapelet de notes sautillantes ; leurs vibrations se répercutent dans la ville, s’éteignant, se
réveillant, cognant par moments les vitres comme les tintements d’un rire moqueur, et
d’autres fois s’alanguissant en des points d’orgue, un murmure de soupirs, quelque chose
du vibrant silence qui suit un chant expiré.
{{t3||IV}}
{{c|Grandeur, décadence et renaissance d’Anvers. — Le négociant au travail et au repos. —
Les théâtres. — Le café-concert. — Diverses classes d’Anversois correspondant à des quartiers divers de la ville. — Les démolitions : la porte Royale ou de l’Escaut, le Marché aux Poissons et les vestiges des premières fortifications d’Anvers. — La légende de Salvius Brabo et du géant Antigon. — Origine et armoiries d’Anvers. — ''Handwerpen !'' — Le ''Steen'' de l’Inquisition. — La Halle des Bouchers. — Le Guignol anversois. — L’Hôtel de Ville. — La maison hanséatique. — La maison de Hesse. — La maison Hydraulique et Gilbert van Schombeke.}}
Il est des villes privilégiées entre toutes et qui, semblables à l’oiseau fabuleux, renaissent
de leurs cendres. Telle est Anvers. Héritière au quinzième siècle de la prospérité de Bruges,
elle arrive à l’apogée de sa splendeur commerciale à l’époque de la Réforme ; les guerres de
religion, les proscriptions du duc d’Albe, les sièges qu’elle soutient contre Alexandre Farnèse,
duc de Parme, les traités européens qui sacrifient son port, les changements du joug qu’elle
subit la dépeuplent et la ruinent ensuite, jusqu’au moment où la conquête la jette aux
mains de Bonaparte.
Avec cette sûreté de coup d’œil que ses thuriféraires comparaient au regard de l’aigle,
le grand batailleur, qui savait être aussi à l’occasion un grand économiste, comprend le
parti qu’on peut tirer de sa situation topographique, de son fleuve, merveilleux instrument de stratégie, de son port, le plus sûr du monde. Si on l’a condamné à mort, c’est parce que
toutes les puissances convoitaient ce riche morceau : ne pouvant se le partager, elles
ont mieux aimé qu’aucune d’elles ne jouît de sa possession. Mais Napoléon, qui n’a ni les
scrupules ni les craintes des potentats de la Paix de Munster et de Nimègue, décide que
le moment est venu de restituer à la métropole décadente son ancienne importance. Anvers
graduellement voit s’élever ses premières installations maritimes modernes, celles-là même
qui furent étendues plus tard par les rois belges Léopold I et Léopold II, après avoir été
négligées sous le régime hollandais pour ne point porter ombrage à Amsterdam, sa rivale.
Anvers est actuellement la grande ruche où s’opèrent les trafics internationaux, où
s’élaborent les fortunes particulières, où s’alimente la richesse publique ; les millions s’y
enfournent journellement au creuset des affaires : elle est un des foyers les plus puissants
de la prospérité nationale, et son activité n’a de comparable que celle des plus vastes ports de l’Europe.
D’un bout à l’autre de l’année, les vaisseaux abordent en ses eaux et tous les
pavillons du monde flottent à leurs mâts ; ses quais incessamment s’encombrent des ballots
que les Indes, les deux Amériques, les Îles lui envoient, et elle n’a point assez de ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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Observations sur l’agriculture et le jardinage/Tome 1/Chapitre 2
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Narilora
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Page:Aquin - Explication suivie des quatre Évangiles, Tome 1, 1868.djvu/25
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Olivier LPB
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<noinclude><pagequality level="1" user="Olivier LPB" />{{Nr||AU PAPE {{roi|URBAIN|IV}}.|XXI}}</noinclude><nowiki />
{{t2|AU TRÈS-VÉNÉRABLE PÈRE EN JÉSUS-CHRIST}}
{{c|LE SEIGNEUR ANNIBAL|fs=120%}}
{{c|CARDINAL PRÊTRE DE LA BASILIQUE DES DOUZE-APOTRES}}
{{c|Le Frère Thomas d’Aquin, de l’ordre des Frères Prêcheurs, tout à lui.
}}
<nowiki/>
Le souverain auteur de toutes choses, Dieu, qui a tout créé par la seule
inspiration de sa bonté, a donné à toute créature l’amour naturel du bien,
afin qu’au moment où elle aime et recherche naturellement le bien qui lui
est propre, on la voie par un retour admirable revenir à son auteur. Mais
la créature raisonnable l’emporte sur les autres en ce qu’elle peut contempler
par la sagesse la source universelle de tout bien, et y puiser avec suavité
par l’amour de la charité. De là vient qu’au jugement de la saine raison,
le don de la sagesse, qui nous conduit à la source même de toute
bonté, doit être préféré à tous les autres biens. C’est cette sagesse qui
n’engendre pas le dégoût ; celui qui s’en nourrit a encore faim, celui qui
la boit ne cesse d’avoir soif. C’est elle qui est si opposée au péché, que
ceux qui agissent d’après ses inspirations n’y tombent jamais. C’est elle
qui donne à ses ministres des fruits vraiment impérissables, car ceux qui
la manifestent aux hommes reçoivent comme récompense la vie éternelle.
Elle est supérieure à toutes les voluptés par sa douceur, aux trônes et aux
royaumes par sa sécurité, à toutes les richesses par les avantages qu’elle
procure. Après avoir goûté le charme de ses faveurs, j’ai essayé, en recueillant
les pensées des saints docteurs, de donner une exposition de cette
sagesse évangélique qui, avant tous les siècles, était cachée dans les mysté-<noinclude>
<references/></noinclude>
5akq3odomh8lfe89vq1cwz8bd4gnoh2
Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/38
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>voulu que l’on n’accordât eux défenseurs qu’un délai
de deux jours.
Le 6 janvier, la garnison quitta le fort avec armes
et bagages, bannières déployées, et emmenant deux
pièces d’artillerie. Elle avait résisté pendant trois mois
et demi, et supporté des privations sans nombre. Le
courage de ces valeureux soldats, que les chefs de l’armée
espagnole surent convenablement honorer, suffit
seul pour expliquer cette longue résistance, et il n’est
pas besoin, comme le fait {{M.|{{lié|de Gazanyola}}}}, de vouloir,
en outre, en chercher la cause dans les dissentiments
qui pouvaient exister entre les chefs des assiégeants.
Les Espagnols ne jouirent pas longtemps de leur
conquête. Les Catalans avaient fini par se révolter ouvertement
contre le gouvernement du duc d’Olivarez,
qui voulait leur enlever leurs privilèges, comme nous
l’avons déjà dit, et ils demandèrent des secours au roi
de France, {{roi|Louis|XIII}}, dont ils se reconnurent les sujets
par une convention conclue le 20 février 1641.
{{formatnum:14000}} Français, commandés par les maréchaux de
Schomberg et de la Meilleraye, entrèrent immédiatement
en Roussillon par le grau de Leucate, en évitant
par conséquent le château de Salses ; ils vinrent bloquer
Perpignan au commencement de 1642, après
avoir emporté Canet, Elne et quelques autres châteaux.
{{formatnum:26000}} hommes s’établirent autour de la ville ;
{{roi|Louis|XIII}} et le cardinal de Richelieu vinrent eux-mêmes
visiter les travaux. Enfin, le 9 septembre, le
gouverneur, marquis de Florès d’Avila, ayant épuisé<noinclude>
<references/></noinclude>
bl60mdo1yq58m77xtvnksiahajil3fb
Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/164
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Franky007
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>docks pour recevoir les cargaisons qui lui viennent de partout. Chaque vague de son fleuve
roule de l’or, sous les espèces des produits variés qu’enfante la terre ou qu’engendre le
travail des hommes ; et régulièrement, d’un effort sans hâte et sans trêve, elle fait au soleil
sa grosse besogne d’ouvrière qui ne connaît pas la lassitude. Parcourez ses rues, vous y
verrez se confondre les types les plus dissemblables : le Russe à l’œil gris, à la barbe
longue, aux membres courts et trapus, l’Anglais roux et flegmatique, l’Éthiopien basané,
le Nègre couleur de vieux bronze, le Hollandais fumé comme un saumon, l’Italien saccadé et
nerveux, l’Espagnol toujours prêt à jouer du couteau, le Norvégien géant et doux,
reflétant dans ses prunelles bleues l’eau dormante de ses lacs, le Français agile et bondissant,
l'Américain largement planté sur ses pieds, enfant d’une terre libre. Toute cette foule,
saturée de senteurs marines, promène dans la ville ses vareuses bigarrées, ayant dans
l’œil la nostalgie des grands voyages, population fluctuante,
amalgamée, furtive, qui se mêle à la race commerçante
du terroir.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 164 crop).jpg|align=left|cap=ENTRÉE DE LA BOURSE.}}
Dès les premières heures du jour, la cité présente une
animation de fourmilière, toutes les rues emplies d’allées
et venues affairées, les longs haquets broyant le pavé sous
leurs énormes roues, un peuple d’êtres poudreux et hâlés
circulant sous des fardeaux. Les commis penchés sur leurs
bureaux font grincer leurs plumes ; un bruit de forge sort
des magasins ; les entrepôts se vident et se comblent ;
principalement le long des quais, sur le fleuve, dans les
docks et les bassins, la vie se fait intense, gronde, halète,
d’un ahan perpétuel qui crie sous le ciel, mêlé au beuglement des machines et au clapotement des eaux.
Jusqu’au soir, l’Anversois est l’homme des affaires et
de l’argent<ref>Je remercie ici, à propos de ces notes sur Anvers, ses habitants et ses particularités locales, l’auteur de La
nouvelle Carthage, le puissant écrivain Georges Eekhoud qui voulut bien mettre à ma disposition sa rare pénétration
d’observateur et fixa les meilleurs traits de cette étude.</ref>. Si vous le rencontrez dans la matinée, il
vous bousculera sans vous regarder, laissera tomber un
bonjour sec, en dérobant sa main. Il ne connaît point d’amis
avant l’heure de dîner, divise l’humanité en acheteurs et
en vendeurs, ne considère plus les choses qu’au point de
vue de l’offre et de la demande. Une demi-heure de répit
à midi pour déjeuner, un quart d’heure de détente après les transactions de la Bourse, voilà
tout ce qu’il ose distraire de sa journée de travail. Toutes les facultés de son être convergent
au merveilleux palais qu’il s’est construit au cœur de la cité, comme la glorification de ses
activités. Là, sous ces voûtes magnifiquement décorées auxquelles s’attachent les puissantes
nervures du fer contourné en arcs et jaillissant en colonnes, dans le cadre splendide d’un hall
gothique distribué selon les nécessités modernes, il se sent maître et roi ; il n’a qu’un pas à faire
pour communiquer avec les deux Amériques : le télégraphe incessamment lui apporte des
nouvelles de toutes les contrées de la terre : des flottes de steamers et de voiliers n’attendent
que son signal pour appareiller. Le puissant organisme commercial de la métropole se résume
véritablement, en ce moment, dans ce gras homme brayant et affairé qui court, les mains
ouvertes devant lui, comme un conquérant. Le port et sa prodigieuse agitation se répercutent
dans les mouvements de son cerveau ; il souffle avec les poumons de ses machines, respire par<noinclude>
<references/></noinclude>
r2ydy9s9hxrzprc0yikstmcpxfhwwbt
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Franky007
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>docks pour recevoir les cargaisons qui lui viennent de partout. Chaque vague de son fleuve
roule de l’or, sous les espèces des produits variés qu’enfante la terre ou qu’engendre le
travail des hommes ; et régulièrement, d’un effort sans hâte et sans trêve, elle fait au soleil
sa grosse besogne d’ouvrière qui ne connaît pas la lassitude. Parcourez ses rues, vous y
verrez se confondre les types les plus dissemblables : le Russe à l’œil gris, à la barbe
longue, aux membres courts et trapus, l’Anglais roux et flegmatique, l’Éthiopien basané,
le Nègre couleur de vieux bronze, le Hollandais fumé comme un saumon, l’Italien saccadé et
nerveux, l’Espagnol toujours prêt à jouer du couteau, le Norvégien géant et doux,
reflétant dans ses prunelles bleues l’eau dormante de ses lacs, le Français agile et bondissant,
l'Américain largement planté sur ses pieds, enfant d’une terre libre. Toute cette foule,
saturée de senteurs marines, promène dans la ville ses vareuses bigarrées, ayant dans
l’œil la nostalgie des grands voyages, population fluctuante,
amalgamée, furtive, qui se mêle à la race commerçante
du terroir.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 164 crop).jpg|align=left|cap=ENTRÉE DE LA BOURSE.}}
Dès les premières heures du jour, la cité présente une
animation de fourmilière, toutes les rues emplies d’allées
et venues affairées, les longs haquets broyant le pavé sous
leurs énormes roues, un peuple d’êtres poudreux et hâlés
circulant sous des fardeaux. Les commis penchés sur leurs
bureaux font grincer leurs plumes ; un bruit de forge sort
des magasins ; les entrepôts se vident et se comblent ;
principalement le long des quais, sur le fleuve, dans les
docks et les bassins, la vie se fait intense, gronde, halète,
d’un ahan perpétuel qui crie sous le ciel, mêlé au beuglement des machines et au clapotement des eaux.
Jusqu’au soir, l’Anversois est l’homme des affaires et
de l’argent<ref>Je remercie ici, à propos de ces notes sur Anvers, ses habitants et ses particularités locales, l’auteur de « La
nouvelle Carthage », le puissant écrivain Georges Eekhoud qui voulut bien mettre à ma disposition sa rare pénétration
d’observateur et fixa les meilleurs traits de cette étude.</ref>. Si vous le rencontrez dans la matinée, il
vous bousculera sans vous regarder, laissera tomber un
bonjour sec, en dérobant sa main. Il ne connaît point d’amis
avant l’heure de dîner, divise l’humanité en acheteurs et
en vendeurs, ne considère plus les choses qu’au point de
vue de l’offre et de la demande. Une demi-heure de répit
à midi pour déjeuner, un quart d’heure de détente après les transactions de la Bourse, voilà
tout ce qu’il ose distraire de sa journée de travail. Toutes les facultés de son être convergent
au merveilleux palais qu’il s’est construit au cœur de la cité, comme la glorification de ses
activités. Là, sous ces voûtes magnifiquement décorées auxquelles s’attachent les puissantes
nervures du fer contourné en arcs et jaillissant en colonnes, dans le cadre splendide d’un hall
gothique distribué selon les nécessités modernes, il se sent maître et roi ; il n’a qu’un pas à faire
pour communiquer avec les deux Amériques : le télégraphe incessamment lui apporte des
nouvelles de toutes les contrées de la terre : des flottes de steamers et de voiliers n’attendent
que son signal pour appareiller. Le puissant organisme commercial de la métropole se résume
véritablement, en ce moment, dans ce gras homme brayant et affairé qui court, les mains
ouvertes devant lui, comme un conquérant. Le port et sa prodigieuse agitation se répercutent
dans les mouvements de son cerveau ; il souffle avec les poumons de ses machines, respire par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Louis-d-elmont-agence-d-amour-1925.djvu/44
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 42- Mais, monsieur le sous-directeur, ce matin, vous-même me félicitiez. - Eh! ce matin peut-être... parce que j'étais insuffisam- ment renseigné... Mais ce soir, je suis fixé !... M. Arsène avait pris son ton le plus sévère pour parler à son subordonné afin que Mme Rouma fut satis- faite. Il n'avait pas remarqué que sa visiteuse, dès qu'elle avait entendu qu'il était question de l'affaire Radulin, s'était tournée du côté opposé à M. Anatole.... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 42 —|}}</noinclude>42-
Mais, monsieur le sous-directeur, ce matin, vous-même
me félicitiez.
-
Eh! ce matin peut-être... parce que j'étais insuffisam-
ment renseigné... Mais ce soir, je suis fixé !...
M. Arsène avait pris son ton le plus sévère pour
parler à son subordonné afin que Mme Rouma fut satis-
faite.
Il n'avait pas remarqué que sa visiteuse, dès qu'elle
avait entendu qu'il était question de l'affaire Radulin, s'était
tournée du côté opposé à M. Anatole.
Maintenant, elle se tenait la tête baissée occupée à se
regarder avec une grande attention dans un petit miroir
qu'elle avait tiré de son sac à main.
Ce geste avait deux buts: d'abord il permettait à Ernes-
tine de cacher son visage à M. Anatole, le détective qui l'avait
suivie à Etretat et ne pouvait ainsi la reconnaître ; en second
lieu, de la façon dont la femme était placée, elle pouvait,
examiner au contraire à loisir la physionomie de celui qui
était chargé de la surveiller...
M. Arsène ne devina pas les motifs de cette attitude; il
n'allait pas chercher des raisons suspectes au geste si simple
et si naturel d'une femme se regardant dans une glace de
poche...
Néanmoins, il était assez curieux de savoir ce que conte-
nait le télégramme apporté par M. Anatole.
-w
Donnez cette dépêche ! dit-il.
L'agent, qui était tout décontenancé et avait perdu sa
belle assurance, tendit le papier bleu à son chef.
Mais, dès qu'il eût pris connaissance du message de
Mlle Pauline, M. Arsène comprit... ce fut comme un trait
de lumière !... Il n'y avait pas à en douter: La femme partie
d'Etretat subitement le matin pour Paris, ce ne pouvait
être que Mme Rouma elle-même...
Il fallit pousser une exclamation, mais il la réprima
aussitôt.
Il donna, sous la table, un coup de pied à Anatole ; celui-
ci comprit que quelque chose d'anormal se passait ; il
écouta, et il regarda...
Chère madame, fit M. Arsène en se tournant vers
Ernestine, vous voudrez bien m'excuser...<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 42 —|}}</noinclude><nowiki />
— Mais, monsieur le sous-directeur, ce matin, vous-même
me félicitiez.
— Eh ! ce matin peut-être… parce que j’étais insuffisamment
renseigné… Mais ce soir, je suis fixé !…
{{M.|Arsène}} avait pris son ton le plus sévère pour
parler à son subordonné afin que {{Mme|Rouma|nx}} fût satisfaite.
Il n’avait pas remarqué que sa visiteuse, dès qu’elle
avait entendu qu’il était question de l’affaire Radulin, s’était
tournée du côté opposé à {{M.|Anatole}}.
Maintenant, elle se tenait la tête baissée, occupée à se
regarder avec une grande attention dans un petit miroir
qu’elle avait tiré de son sac à main.
Ce geste avait deux buts : d’abord, il permettait à Ernestine
de cacher son visage à {{M.|Anatole}}, le détective qui l’avait
suivie à Étretat et ne pouvait ainsi la reconnaître ; en second
lieu, de la façon dont la femme était placée, elle pouvait
examiner au contraire à loisir la physionomie de celui qui
était chargé de la surveiller…
{{M.|Arsène} ne devina pas les motifs de cette attitude ; il
n’allait pas chercher des raisons suspectes au geste si simple
et si naturel d’une femme se regardant dans une glace de
poche…
Néanmoins, il était assez curieux de savoir ce que contenait
le télégramme apporté par {{M.|Anatole}}.
— Donnez cette dépêche ! dit-il.
L’agent, qui était tout décontenancé et avait perdu sa
belle assurance, tendit le papier bleu à son chef.
Mais, dès qu’il eut pris connaissance du message de Mlle Pauline,
M. Arsène comprit… ce fut comme un trait
de lumière !… Il n’y avait pas à en douter : la femme partie
d’Étretat subitement le matin pour Paris, ce ne pouvait
être que Mme Rouma elle-même…
Il faillit pousser une exclamation, mais il la réprima
aussitôt.
Il donna, sous la table, un coup de pied à Anatole ; celui-ci
comprit que quelque chose d’anormal se passait ; il
écouta, et il regarda…
— Chère madame, fit M. Arsène en se tournant vers
Ernestine, vous voudrez bien m’excuser…
<nowiki /><noinclude>
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— Mais, monsieur le sous-directeur, ce matin, vous-même
me félicitiez.
— Eh ! ce matin peut-être… parce que j’étais insuffisamment
renseigné… Mais ce soir, je suis fixé !…
{{M.|Arsène}} avait pris son ton le plus sévère pour
parler à son subordonné afin que {{Mme|Rouma|nx}} fût satisfaite.
Il n’avait pas remarqué que sa visiteuse, dès qu’elle
avait entendu qu’il était question de l’affaire Radulin, s’était
tournée du côté opposé à {{M.|Anatole}}.
Maintenant, elle se tenait la tête baissée, occupée à se
regarder avec une grande attention dans un petit miroir
qu’elle avait tiré de son sac à main.
Ce geste avait deux buts : d’abord, il permettait à Ernestine
de cacher son visage à {{M.|Anatole}}, le détective qui l’avait
suivie à Étretat et ne pouvait ainsi la reconnaître ; en second
lieu, de la façon dont la femme était placée, elle pouvait
examiner au contraire à loisir la physionomie de celui qui
était chargé de la surveiller…
{{M.|Arsène}} ne devina pas les motifs de cette attitude ; il
n’allait pas chercher des raisons suspectes au geste si simple
et si naturel d’une femme se regardant dans une glace de
poche…
Néanmoins, il était assez curieux de savoir ce que contenait
le télégramme apporté par {{M.|Anatole}}.
— Donnez cette dépêche ! dit-il.
L’agent, qui était tout décontenancé et avait perdu sa
belle assurance, tendit le papier bleu à son chef.
Mais, dès qu’il eut pris connaissance du message de {{Mlle|Pauline|nx}},
{{M.|Arsène}} comprit… ce fut comme un trait
de lumière !… Il n’y avait pas à en douter : la femme partie
d’Étretat subitement le matin pour Paris, ce ne pouvait
être que {{Mme|Rouma|nx}} elle-même…
Il faillit pousser une exclamation, mais il la réprima
aussitôt.
Il donna, sous la table, un coup de pied à Anatole ; celui-ci
comprit que quelque chose d’anormal se passait ; il
écouta, et il regarda…
— Chère madame, fit M. Arsène en se tournant vers
Ernestine, vous voudrez bien m’excuser…
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/165
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/166
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Page:Raymond Clauzel L'Ile des hommes 1924.djvu/161
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « L'ILE DES HOMMES 157 Les hommes farouches, le glaive lourd à leur poigne, franchissaient maintenant les ruines de la porte monumentale avec des cris de guerre terri- fiants. Les amazones de la première position, mal- gré les objurgations des centuriones, refluaient dans la deuxième enceinte, sans combattre. Suffoquée, Claudia quitta son poste d'observa- tion. La rage impuissante rentrait toute en son cœur. Elle ordonna aux chefs qui l'entouraient de r...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|157|b=<hr />}}</noinclude>L'ILE DES HOMMES
157
Les hommes farouches, le glaive lourd à leur
poigne, franchissaient maintenant les ruines de la
porte monumentale avec des cris de guerre terri-
fiants. Les amazones de la première position, mal-
gré les objurgations des centuriones, refluaient dans
la deuxième enceinte, sans combattre.
Suffoquée, Claudia quitta son poste d'observa-
tion. La rage impuissante rentrait toute en son
cœur. Elle ordonna aux chefs qui l'entouraient de
rejoindre leurs amazones et d'occuper en force
toutes les issues intérieures des grandes cours
d'honneur. Par cet ordre, Claudia éloignait d'elle
toute troupe armée. Elle restait seule parmi
les femmes et les gens de services, déjà épouvan-
tés.
Seule, et plus seule encore en sa pensée ! Tout ce
qui fut tendre en elle, passionné ou violent s'effa-
çait. Elle n'était plus l'amante, ni la grande
amazone de guerre, pas même la souveraine offen-
sée. Toute sa conscience se recueillait en une
volonté d'héroïsme vengeur, plus impérieuse de
seconde en seconde. Oui, elle devait vaincre, vaincre
autrement, vaincre avec des armes suprêmes, vaincre
par la grandeur et l'immortel exemple du sacrifice
inexpiable d'une reine et d'une déesse ! Prise, elle
ne serait plus que l'usurpatrice humiliée et déchue.
Il fallait qu'elle s'immolât, puisque tout était perdu,
et qu'elle le fît de façon à créer une légende que
les siècles ne pourraient effacer. Claudia Faustina
ne pensait plus ainsi qu'à assurer son règne par<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|157|b=<hr />}}</noinclude><nowiki />
Les hommes farouches, le glaive lourd à leur
poigne, franchissaient maintenant les ruines de la
porte monumentale avec des cris de guerre terrifiants.
Les amazones de la première position, malgré
les objurgations des centuriones, refluaient dans
la deuxième enceinte, sans combattre.
Suffoquée, Claudia quitta son poste d’observation.
La rage impuissante rentrait toute en son
cœur. Elle ordonna aux chefs qui l’entouraient de
rejoindre leurs amazones et d’occuper en force
toutes les issues intérieures des grandes cours
d’honneur. Par cet ordre, Claudia éloignait d’elle
toute troupe armée. Elle restait seule parmi
les femmes et les gens de service, déjà épouvantés.
Seule, et plus seule encore en sa pensée ! Tout ce
qui fut tendre en elle, passionné ou violent s’effaçait.
Elle n’était plus l’amante, ni la grande
amazone de guerre, pas même la souveraine offensée.
Toute sa conscience se recueillait en une
volonté d’héroïsme vengeur, plus impérieuse de
seconde en seconde. Oui, elle devait vaincre, vaincre
autrement, vaincre avec des armes suprêmes, vaincre
par la grandeur et l’immortel exemple du sacrifice
inexpiable d’une reine et d’une déesse ! Prise, elle
ne serait plus que l’usurpatrice humiliée et déchue.
Il fallait qu’elle s’immolât, puisque tout était perdu,
et qu’elle le fît de façon à créer une légende que
les siècles ne pourraient effacer. Claudia Faustina
ne pensait plus ainsi qu’à assurer son règne par<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|157|b=<hr />}}</noinclude><nowiki />
Les hommes farouches, le glaive lourd à leur
poigne, franchissaient maintenant les ruines de la
porte monumentale avec des cris de guerre terrifiants.
Les amazones de la première position, malgré
les objurgations des centuriones, refluaient dans
la deuxième enceinte, sans combattre.
Suffoquée, Claudia quitta son poste d’observation.
La rage impuissante rentrait toute en son
cœur. Elle ordonna aux chefs qui l’entouraient de
rejoindre leurs amazones et d’occuper en force
toutes les issues intérieures des grandes cours
d’honneur. Par cet ordre, Claudia éloignait d’elle
toute troupe armée. Elle restait seule parmi
les femmes et les gens de service, déjà épouvantés.
Seule, et plus seule encore en sa pensée ! Tout ce
qui fut tendre en elle, passionné ou violent s’effaçait.
Elle n’était plus l’amante, ni la grande
amazone de guerre, pas même la souveraine offensée.
Toute sa conscience se recueillait en une
volonté d’héroïsme vengeur, plus impérieuse de
seconde en seconde. Oui, elle devait vaincre, vaincre
autrement, vaincre avec des armes suprêmes, vaincre
par la grandeur et l’immortel exemple du sacrifice
inexpiable d’une reine et d’une déesse ! Prise, elle
ne serait plus que l’usurpatrice humiliée et déchue.
Il fallait qu’elle s’immolât, puisque tout était perdu,
et qu’elle le fît de façon à créer une légende que
les siècles ne pourraient effacer. Claudia Faustina
ne pensait plus ainsi qu’à assurer son règne par<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/136
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 128 L'INVITATION A LA PEUR grog. Elle frappa à la porte de l'oncle, qui l'at- tendait. Une voix joviale lui répondit: Entrez ! » Et Mme Hopkins entra, sans faire attention au joyeux rire que cette voix comprimait. On mesu- rera toute la charité, toute l'excellence et aussi toute l'énergie de Mme Hopkins, quand on saura que le grog ne fut pas renversé sur le parquet ; que le cri naissant dans la gorge de Mme Hopkins s'étrangla dans une espèce de toux s...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|128|{{sc|l’invitation à la peur}}|}}</noinclude>128
L'INVITATION A LA PEUR
grog. Elle frappa à la porte de l'oncle, qui l'at-
tendait. Une voix joviale lui répondit: Entrez ! »
Et Mme Hopkins entra, sans faire attention au
joyeux rire que cette voix comprimait. On mesu-
rera toute la charité, toute l'excellence et aussi
toute l'énergie de Mme Hopkins, quand on saura
que le grog ne fut pas renversé sur le parquet ;
que le cri naissant dans la gorge de Mme Hopkins
s'étrangla dans une espèce de toux suffisamment
imitée; que la sainte femme acheva d'entrer, en
dépit de son irréprochable éducation, et qu'elle
s'exclama d'un ton surpris: «Tiens! Il n'y a
personne Où êtes-vous donc, oncle Patpington ? »
alors que M. Patpington se tenait en vérité de-
vant elle, n'ayant pour toute parure qu'un sourire
farceur et n'étant couvert que de ridicule.
Ah! cette feintise n'était pas une sinécure !
Elle exigeait une vigilance de tous les instants, un
contrôle perpétuel, la prévision de toutes les éven-
tualités, la surveillance pénétrante de soi-même et
d'autrui. Instruire Bob et Lily de cette comédie
familiale, on n'y pouvait songer; force fut donc
de leur interdire l'accès de la chambre où M. Pat-
pington couchait, prenait ses repas et vivait la plu-
part du temps. Les petits obéirent sans barguigner;
mais lorsque le chat fut vendu, Bob et Lily ver-
sèrent des larmes.
Hopkins vendit le chat parce qu'il se défiait con-
fusément de la bête et de son instinct. Il avait<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|128|{{sc|l’invitation à la peur}}|}}</noinclude>grog. Elle frappa à la porte de l’oncle, qui l’attendait.
Une voix joviale lui répondit : « Entrez ! »
Et {{Mme|Hopkins}} entra, sans faire attention au
joyeux rire que cette voix comprimait. On mesurera
toute la charité, toute l’excellence et aussi
toute l’énergie de {{Mme|Hopkins}}, quand on saura
que le grog ne fut pas renversé sur le parquet ;
que le cri naissant dans la gorge de {{Mme|Hopkins}}
s’étrangla dans une espèce de toux suffisamment
imitée ; que la sainte femme acheva d’entrer, en
dépit de son irréprochable éducation, et qu’elle
s’exclama d’un ton surpris : « Tiens ! Il n’y a
personne ! Où êtes-vous donc, oncle Patpington ? »
— alors que {{M.|Patpington}} se tenait en vérité devant
elle, n’ayant pour toute parure qu’un sourire
farceur et n’étant couvert que de ridicule.
Ah ! cette feintise n’était pas une sinécure !
Elle exigeait une vigilance de tous les instants, un
contrôle perpétuel, la prévision de toutes les éventualités,
la surveillance pénétrante de soi-même et
d’autrui. Instruire Bob et Lily de cette comédie
familiale, on n’y pouvait songer ; force fut donc
de leur interdire l’accès de la chambre où {{M.|Patpington}}
couchait, prenait ses repas et vivait la plupart
du temps. Les petits obéirent sans barguigner ;
mais lorsque le chat fut vendu, Bob et Lily versèrent
des larmes.
Hopkins vendit le chat parce qu’il se défiait confusément
de la bête et de son instinct. Il avait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/425
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="ARTILLERIE s. f."/>connaissances dont ils ont besoin. Cependant, sous le nom d’''artillerie de marine'', un décret impérial du 25 juin 1855 a organisé un régiment de canonniers marins, composé d’environ 2,800 hommes, qui fournit des détachements à tous les bâtiments de guerre. {{2o}} ''Matériel.'' — On entend par ''matériel d’artillerie'' l’ensemble des voitures et des machines nécessaires pour le service des bouches à feu,... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTILLERIE s. f."/>connaissances dont ils ont besoin. Cependant,
sous le nom d’''artillerie de marine'', un décret
impérial du 25 juin 1855 a organisé un régiment
de canonniers marins, composé d’environ
2,800 hommes, qui fournit des détachements
à tous les bâtiments de guerre.
{{2o}} ''Matériel.'' — On entend par ''matériel d’artillerie'' l’ensemble des voitures et des
machines nécessaires pour le service des
bouches à feu, le transport des munitions et
la construction des ponts mobiles au moyen
desquels les armées opèrent le passage des
cours d’eau. Au point de vue matériel,
l’''artillerie'' elle-même se divise en ''artillerie navale'' et ''artillerie de terre'', celle-ci subdivisée
en ''artillerie de campagne, artillerie de montagne, artillerie de siége, artillerie de place'' et ''artillerie de côtes ;'' mais ces distinctions
sont uniquement fondées, soit sur le
calibre des pièces, soit sur la manière dont
elles sont montées. Autrefois, le matériel était
fabriqué par l’industrie privée ; aujourd’hui,
le soin de le construire appartient exclusivement
au corps de l’''artillerie'', qui possède à
cet effet une foule d’établissements spéciaux,
tels que fonderies, arsenaux de construction,
etc., auxquels les modèles et les instruments
vérificateurs sont fournis par le dépôt
central. V. {{sc|Arsenal, Affût, Bouche à feu}},
{{sc|Poudre, Ponts militaires, Parc, Équipages}}, etc.
III. {{sc|Rôle de l’artillerie}}. L’extension que l’''artillerie'' a prise depuis le {{s|xv}} est due à la puissance de ses effets. Ce qui lui donne
la supériorité sur les armes portatives, c’est
la fixité des machines qu’elle emploie, ce qui
rend le tir plus indépendant de l’émotion du
combat et permet les vérifications. Toutefois,
elle ne se propose pas de tuer des hommes ou
de démonter des pièces sur des points isolés ;
elle cherche avant tout à faire d’énormes
trouées dans les troupes ennemies, afin de les
démoraliser et de les arrêter, tout en favorisant
les attaques dirigées contre elles. Aussi,
dans les batailles, agit-elle ordinairement par
masses. L’art consiste à faire converger un
grand nombre de feux sur un même point, et
la mêlée une fois établie, celui des deux adversaires
qui a l’adresse de faire arriver subitement
et à l’insu de l’autre, sur un de
ses points, une masse de bouches à feu, est
sûr de l’emporter. C’est ainsi qu’agissait toujours
{{roi|Napoléon|Ier}}, et il dut la plupart de ses
victoires à cette tactique. « Nous avons vu, disait-il,
des occasions ou l’ennemi aurait gagné
la bataille : il occupait, avec une batterie de
cinquante à soixante pièces, une belle position ;
on l’aurait en vain attaqué avec 4,000
chevaux et 8,000 hommes d’infanterie de plus ;
il fallut une batterie d’égale force, sous la
protection de laquelle les colonnes d’attaque
s’avancèrent et se déployèrent. Prétendre,
ajoutait-il, courir sur les pièces, les enlever à
l’arme blanche, ou faire tuer les canonniers
par des tirailleurs, sont des idées chimériques :
cela peut arriver quelquefois ; et n’avons-nous
pas vu des places fortes prises d’un coup
de main, dans les premières campagnes de la
guerre de la Révolution ! Ce que la France a
toujours eu de meilleur, c’est l’''artillerie''. Je
ne sache pas un seul exemple de cette guerre
où vingt pièces de canon convenablement
placées en batterie aient jamais été enlevées
à la baïonnette. » — Relativement à celle des
autres armes, la force de l’''artillerie'' varie de
deux à quatre bouches à feu par mille hommes,
suivant l’importance et la composition de ces armes.
<section end="ARTILLERIE s. f."/>
<section begin="{{sc|Artillerie}} (Musée d’)"/><nowiki/>
{{sc|Artillerie}} (Musée d’), à Paris. En 1694, le
maréchal d’Humières, grand maître de l’artillerie,
obtint de {{roi|Louis|XIV}} l’autorisation de
placer dans une des salles de la Bastille un
dépôt des modèles des bouches à feu alors en
usage, pour servir à l’enseignement des jeunes
officiers. Cette collection avait déjà reçu de
notables accroissements, par les soins des lieutenants
généraux de Vallière (1755), et de Gribeauval
(1788), lorsqu’elle fut dévastée et détruite
presque en entier après la prise de la
Bastille. Le système de réquisition mis en vigueur
par la Convention ayant fait affluer à
Paris un nombre considérable d’armes et d’armures
de toute sorte, le contrôleur Régnier
eut l’heureuse idée de choisir les plus intéressantes
parmi celles qui ne pouvaient être utilisées
pour la défense de la République. Le
ministre de la guerre Petiet, comprenant tout
le parti qu’on pouvait tirer de cette nouvelle
collection, donna ordre de la ranger avec soin
dans une salle de l’ancien couvent des Feuillants ;
il la fit transporter ensuite dans le couvent
des dominicains-jacobins de Saint-Thomas
d’Aquin (1796), et la plaça sous la direction du
comité central d’artillerie. Tels furent les commencements
du musée actuel. Quelques-uns
des modèles qui avaient échappé au pillage de
la Bastille furent joints aux pièces rassemblées
par le contrôleur Régnier ; d’un autre côté, le
comité fut autorisé par le ministre à faire des
recherches dans les anciennes collections des
demeures royales et princières et dans les arsenaux
de province. La ville de Sedan, qui
possédait la riche collection formée jadis par
les ducs de Bouillon, et Chantilly, où se trouvait
celle qui avait été formée par les princes
de Condé, ne cédèrent aux ordres du gouvernement
qu’après une vive résistance. Une
partie même des précieuses armures conservées
à Sedan fut vendue à l’étranger. Strasbourg
ne montra pas moins de répugnance à
envoyer les armes intéressantes que renfer
ART
mait son arsenal. Le musée s’accrut, sous
l’Empire, de plusieurs pièces remarquables
rapportées d’Allemagne et d’Italie. Sous la
Restauration, les salles furent réparées, et
une allocation annuelle de 5,000 fr. fut accordée
par le gouvernement pour frais d’achat
et d’entretien. Depuis, d’importantes acquisitions,
parmi lesquelles nous citerons celle de
la collection du duc de Reggio et de quelquesunes
des pièces les plus intéressantes de la
collection Soltyltoff, sont venues combler les
lacunes qui existaient. Le musée doit beaucoup
aussi aux dons particuliers. Tel qu’il est
aujourd’hui, il offre l’une des suites les plus
complètes que l’on connaisse de toutes les
espèces d’armes offensives et défensives, depuis
la hache de silex, de l’âge de pierre,
jusqu’aux derniers modèles de nos fusils d’infanterie
et de nos canons rayés.
Les séries des armes de l’âge de pierre et
du commencement de l’âge de bronze, commencées
en 1844 par M. de Saulcy, se sont
récemment accrues de plusieurs spécimens
intéressants provenant de découvertes faites
sur divers points de la France. Les armes
antiques (grecques, romaines, étrusques) ont
été, pour la plupart, données au musée par
Napoléon III ; elles sont au nombre de 115 pièces,
presque toutes de la plus grande rareté.
Quelques armes gallo-romaines et mérovingiennes
(30 pièces) et des objets de différentes
formes, trouvés sur les champs de bataille
du xve et du xvie siècle méritent l’attention
des archéologues.
La série des armures du moyen âge (environ
400 pièces) commence par une armure complète
d’homme et de cheval en usage en France
sous Charles VII, vers le milieu du xve siècle.
Elle se continue par des armures allemandes
cannelées dites ''maximiliennes'', et par une suite
nombreuse d’admirables armures italiennes,
ciselées, gravées, damasquinées en or ou en
argent ; nous avons décrit, au mot {{sc|Armurerie}},
les pièces de cette collection les plus remarquables
au point de vue de l’art. Celles qui
offrent quelque intérêt historique sont les armures
qui ont appartenu : à Robert II, comte
de La Marck. fils du Sanglier des Ardennes,
mort en 1535 (G. 27) ; au grand maître de l’artillerie,
Jacques Galliot de Ginouillac, qui
commandait l’artillerie française à la bataille
de Pavie (G. 28) ; à Frédéric V, le Conquérant,
roi de Bohême (G. 63) ; au connétable Anne
de Montmorency, mort en 1567 des suites de ;
Saint-Denis (G. 73) ; à Henri Ier de Montmorency,
fils du précédent (G. 74) ; à Henri de
GuiseleBalafré(G.75) ; à Charles de Lorraine,
dit le gros Mayenne (G. 76) ; au baron des
Adrets (G. 77) ; à Pierre Bruner, capitaine
suisse qui servit sous cinq rois de France,
de Henri II à Henri IV (G. 78) ; au duc d’Epernon,
qui était dans le carrosse d’Henri IV le
jour de l’assassinat de ce prince (G. 87) ; au
comte de Soissons (G. 88) ; à Sully (G. 89) ; à
Henri de la Tour, duc de Bouillon, père de
Turenne (G. 90) ; à Turenne (G. 91). Quelquesunes
de ces armures sont remarquables par
leur poids énorme : celle de Henri de Montmorency
pèse 18 kilog. ; celle du capitaine
Bruner, 22 kilog. 5 ; celle de Henri de Guise le
Balafré, 42 kilog. 20 (y ''compris'', bien entendu,
le casque qui, à lui seul, pèse 10 kilog.). L’armure
du gros Mayenne est d’un poids également
considérable. L’armure (G. 103) que l’on
a attribuée à Jeanne Darc ne date que du
XVI» siècle. La collection de pièces historiques
au musée d’artillerie était beaucoup plus importante
avant qu’on eût eu l’idée d’en distraire
douze armures royales de la plus grande
beauté pour les transporter au musée des
souverains. La série des casques comprend
environ 190 pièces : beaumes et salades de
guerre et de joute, bacinets, armets, bourguignotes,
morions, cabassets, toutes les formes
de coiffures militaires employées au moyen
âge. La collection des boucliers est fort belle :
elle se compose de pavois anglais et allemands,
de rondelles à main, à poing, de targes de
joute, de rondaches en corne, en cuir bouilli,
en bois revêtu de peau, en acier, en fer richement
ornementé (V. {{sc|Armurerie).}} Voilà pour
les armes défensives, dont la série est complétée
par de précieuses armures orientales,
sarrasines, turques, circassiennes, mongoles,
japonaises, indiennes, chinoises : au nombre
de ces dernières figure l’habit de guerre de
l’empereur du Céleste-Empire, pris au palais
d’Été en 1860.
Les armes offensives forment une suite considérable.
Toutes les variétés d’armes blanches
y sont représentées : épées du xiie, du
xme et du xrve siècle ; épées italiennes, à la
poignée artistement ciselée, de- l’époque de la
Renaissance ; belles lames de Tolède et de
Solingen ; épées d’hommes d’armes, épées à
deux mains, épées de ville, épées jumelles
de duel, épées bâtardes, espadons, épées et
couteaux de chasse ; dagues vénitiennes, suisses,
saxonnes ; poignards, sabres ; glaives
de justice : claymores écossaises ; yatagans
turcs, malais, javanais, albanais ; fiissats
kabyles ; khandjar turc ; koukri kora du Népaul ;
doubles sabres japonais et autres armes
orientales. Cette série, qui finit aux derniers
modèles de sabres et d’épées adoptés
pour nos divers corps d’infanterie et de cavalerie,
comprend quelques armes historiques,
entre autres : le sabre du général Desaix
(J. 320) ; l’épée offerte par le Directoire au
général Lefèvre, après l’affaire de Stockach
ART
(J. 321) ; l’épée offerte à Barras, lorsqu’il reçut
le commandement de l’armée de Paris (J. 322) ;
le sabre d’honneur donné par le Directoire à
Augereau, après le passage du pont d’Arcole
(J. 333) ; le sabre offert par la ville de Milan
à Eugène de Beauharnais (J. 340) ; une épée en
vermeil ayant appartenu à Murât (J. 339) ? etc.
D’autres pièces historiques également intéressantes
sont des bâtons de maréchaux de
France. Il faut citer ensuite les masses d’armes
et les armes d’hast, fléaux, marteaux,
haches d’armes, hallebardes, etc. ; les armes
de trait et de jet, de magnifiques arbalètes à
rouet, à jalet, enrichies d’incrustations, etc.
Puis vient la longue suite des armes à feu
portatives, qui commence à la couleuvrine à
main, du xve siècle. La collection des bouches
d’artillerie n’est pas moins complète : elle embrasse
un assez grand nombre de pièces de
tout pays rapportées à la suite de nos victoires.
Une dernière série comprend les modèles
des diverses machines employées dans les manufactures
d’armes, ceux des instruments pour
la réception et la vérification des armes a feu,
ceux des différents systèmes d’affûts, de chariots
de munitions, de caissons de parc, de
pillé par le peuple, qui cherchait des armes
jusque dans les magasins de théâtre ; mais,
disons-le à l’honneur de la population parisienne,
une grande partie des objets enlevés
furent rendus le lendemain et les jours suivants.
En 1848, quelques hommes se présentèrent
encore, mais ils furent pacifiquement
renvoyés ; on n’eut-pas de peine a leur faire
comprendre que le musée n’est pas un arsenal,
et que les armes qu’on y conserve, presque
toutes hors d’usage, n’offrent qu’un intérêt
historique et archéologique.
''poudrière gu’un faible groupe d’<''
{{sc|^’artilleurs}} ''anglais.'' (Journ.)
{{sc|artilleur}} À {{sc|genoux}}, périphrase ironique
qui sert à désigner un infirmier militaire.
On dit aussi ''artilleur, canonnier de la''
''pièce humide.'' Au xvue siècle, on donnait
déjà le nom de ''mousquetaires à genoux'' aux
apothicaires.
ARTILLIER. V. ARSILLER.
ARTIMON s. m. (ar-ti-mon — du lat. ''artimo'' ; tiré du gr. ''artaô'', être suspendu, ou
''arteà'', disposer). Mar. Mât de l’arrière, le
plus petit mât d’un grand bâtiment : {{sc|L’artimon.}} ''Le màt'' d’{{sc|artimon.}} ''J’étais sur le gaillard''
''d’arrière, me tenant accroché aux hauhans du''
''mât'' d’ARTiMON. (E. Sue.) ''Le mût'' {{sc|^’artimon}}
''se compose du bas mût'' d’{{sc|artimon}}, ''du mât de''
''perroquet de fougue ou mât de hune'' d’ARTiMON,
''du mât de perroquet'' d’ARTiMON ''ou mât de perruche, et du mût de cacatoès d’t''
''flèche en l’air. ''(Bachelet.)
''faites border'' {{sc|/’artimon}} à ''plat, et filer les''
''écoutes de foc.'' (E. Sue.) Il ''Vergue d’artimon, ''
Celle qui supporte cette voile.
— ''Passe derrière border l’artimon ! ''Commandement
indiquant aux matelots qu’on va
leur faire une distribution d’eau-de-vie. il
''Jlaidir l’artimon, ''Boire une double ration
d’eau-de-vie, accordée à l’équipage et aux
gens de quart lorsqu’ils sont fatigués par de
rudes manœuvres.
— Moll. ''Artimon entortillé.'' Nom vulgaire
du strombe orné de bandelettes.
ARTINS, village du dép. de Loir-et-Cher,
530 hab. Ville autrefois considérable ; restes
d’un pont romain construit sur le Loir ; église
élevée sur les ruines d’un temple de Jupiter.
{{sc|artiomorphe}} adj. et s. m. (ar-ti-omor-fe
— du gr. ''artios'', pair ; ''morphê'', forme).
Zool. Se dit des animaux dont la forme est
symétrique.
ARTIOPTÉRYX s. m. ^r-ti-o-pté-rikssdu
gr. ''artios'', pair ; ''pterux'', aile). Entom.
Genre d’insectes nevroptères planipennes
l’Australie.
ARTIOZOAIRE adj. et s. m. (ar-ti-o-zoè-re
— du gr. ''artios'', pair ; ''zôon'', animal). So
dit des animaux dont le corps peut être partagé
en deux parties symétriques.
ARTÏPE s. m. (ar-ti-pe — du gr. ''artipous'',
oui a bon pied). Entom. Genre de coléo
ères tétramères, voisin des charençons,
mpren"-* ''■’"*- ''——— — : — ;—*
Antilles.
ARTIPHYLLE adj. (ar-ti-fî-lle ; ''Il'' mil,du
gr. ''arti'', qui, en composition, marque la
perfection ; ''phullon'', feuille). Bot. So dit des
ART1S (Gabriel {{sc|d’)}}, théologien protestant,
né à Milhau vers 1660. Après la révocation de
l’édit de Nantes, il se retira en Prusse et
devint pasteur à Berlin. Il fut mêlé à beaucoup
de disputes théologiques et dut se réfugier
successivement en Hollande et en
Angleterre. Il a laissé des écrits de controverse,
dirigés principalement contre les sociniens,
mais dont la liste n’offrirait aujour- i
d’hui aucun intérêt., , I
. ÀRTIS (Jean »’), ou ARTISIUS, canoniste, |
ART
né à Cahors en 1572, moTt en 1651. Il profes™
le droit canon à la Faculté de Paris, puis au
Collège royal. Ses écrits ont été publiés à
Paris en 1656. On ne trouve pas dans cette
collection son petit traité ''J, Artisii admiranda''
''pedis'' (les Merveilles du pied), qui renferme
des idées singulières sur les rapports entre le
caractère et la forme du pied. Il a été imprimé
à Paris en 1629.
ARTISAN s. m. (ar-ti-zan —rad. ''art).''
Celui qui exerce un art mécanique, un métier :
''Un honnête'' {{sc|artisan.}} ''Ce n’est qu’un simple''
{{sc|artisan.}} ''Choisisses un'' {{sc|artisan}} ''plus habile.''
''Représentez-vous un'' {{sc|artisan}}, ''un laboureur'',
''gui n’a pour tout vaillant que ses bras. ''(Volt.)
''et de ses ressources.'' (D’Alemb.) ''Les'' {{sc|artisans}} ''ne''
''subsistent que du salaire qu’ils reçoivent des''
''riches qui les occupent.'' (Mably.) ''Là famille de''
''Franklin était une famille d’anciens et konnêtes'' {{sc|artisans.}} (Mignet.) V{{sc|artisan}} ''est plus''
''heureux que le riche désoccupé, parce qu’il est''
''soumis à un travail impérieux.'' (Chateaub.)
''En Italie, les'' {{sc|artisans}} ''chargés de couvrir de''
''fresques les plafonds et les murailles sont presque des artistes.'' (G. Sand.)
— Se disait autrefois pour Artiste : ''Vous''
''voyez dans les arts les secrets qui ne sont connus''
''que des'' {{sc|artisans.}} (J.-L- Balz.) ''Il était logé''
''aux galeries du Louvre comme un célèbre'' {{sc|artisan.}} (Tall. des Réaux.) ''Il y a des'' {{sc|artisans}}
''dont l’esprit est aussi vaste que l’art qu’ils''
''professent.'' (La Bruy.)
On exposait une peinture
Où ''l’artisan'' avait tracé
Un lion d’immense stature
Par un seul homme terrassé.
{{sc|La Fontaine.}}
Le caractère de l’idole
Qu’on trouva qu’il ne manquait rien
À Jupiter que la parole.
{{sc|La Fontaine.}}
....... Ce monarque guerrier
Qui ne pouvait souffrir qu’un ''artisan'' grossier
Entreprît de tracer, d’une main criminelle,
Un portrait réservé pour le pinceau d’Apelle.
{{sc|Boileau.}}
— Se dit quelquefois en parlant de Dieu, mais
alors il est accompagne d’une épithète qui
en relève, qui en ennoblit l’idée : ''Dieun’esl-il''
''pas'' {{sc|/’artisan}}, ''l’ouvrier suprême, et ne poursuit-il pas tous Us jours son œuvre ?'' (Vital.)
L’éternel ''artisan'' n’a-t-il pas dans ses mains
Des moyens infinis tout prêts pour ses desseins ?
{{sc|Voltaire.}}
D’un artisan suprême atteste la puissance.
Le divin ''artisan'', auteur de la nature.
De son habile main ébauchant un tableau,
... Aurait-il fait un ouvrage si beau,
Pour n’offrir aux humains que des biens en peinture ?
{{sc|Grécourt.}}
Jouis, grand ''artisan'', de l’œuvre de tes mains,
Je suis pour accomplir tes ordres souverains :
Dispose, ordonne, agis, dans les temps, dans l’espace,
Marque-moi pour ta gloire et mon jour et ma place.
— Fig. Auteur, cause d’une chose : ''Être''
{{sc|/’artisan}} ''de sa fortune. Être'' {{sc|/’artisan}} de ''son''
''malheur, de sa perte. Il y a quelque chose de''
''plus doux à être soi-même'' {{sc|{’artisan}} ''de sa''
''propre grandeur, et à ne devoir rien qu’à soimême.'' (Mlle de Scudéry.) iVous ''sommes presque''
''toujours les'' {{sc|artisans}} ''de nos disgrâces.'' (Volt.)
''Villars avait été'' {{sc|/’artisan}} ''de sa fortune.'' (Volt.)
''Les aristocrates et les mauvais riches sont les''
{{sc|artisans}} ''habiles de la corruption et du malheur''
''des peuples.'' (B. Const.) ''Le savant est le seul''
{{sc|artisan}} ''de sa gloire.'' (E. Sue.) ''Personne ne''
''peut faire ou défaire votre bonheur ; vous en''
''êtes vous-même'' {{sc|/’artisan}} ''et le gardien.'' (G.
Sand.) ''Elle voulut défendre le fournisseur que''
''l’on représentait comme un pernicieux ''{{sc|artisan}}
''d’intrigues. ''(Balz.) ''L’esprit est le souverain''
{{sc|artisan}} ''des grandes choses'', ''des actions militaires aussi bienque des actions civiles.'' (Balz.)
''La volonté dirigée par le jugement peut seule''
''rendre un homme'' {{sc|/’artisan}} de ''sa destinée.''
(Custine.)
Chacun est ''artisan'' de sa propre fortune.
N’appelez point honneur cet enfant de l’orgueil,
■ Eternel ''artisan'' de discorde et de deuil.
Quoi ! ce même Lépide,
De nos derniers malheurs sacrilège ''artisan !''
{{sc|Voltaire.}}
— Des écrivains modernes ont donné un
féminin à ce mot : ''Dans la pastorale d’aujourd’hui '', ''les'' {{sc|artisanes}} ''remplacent les bergères.''
(H. Rigatilt.) ''Habituez-vous à l’idée de vous''
''suffire, comme d’honnêtes ''{{sc|artisanes}} ''doivent''
''et peuvent le faire.'' (G. Sand.)
Elle est née au Croisil, et se nomme Suzanne ;
Or, un noble l’épouse, elle, simple ''artisanc.''
— ''Artisan de la parole'', Celui qui manie
habilement la parole, soit en parlant, soit en
écrivant. C’est la traduction de l’expression
latine ''artifex verborum : Ces'' {{sc|artisans dis la}}
{{sc|parole}}, ''ces premiers maîtres de la langue française.'' (La Bruy.)
— Syn. Artisan, artiste, ouvrier. ''Artisan'' et
''ouvrier'' se disent également de gens qui travaillent
des mains. Mais ''ouvrier'' a un sens plus
étendu ; dans la classe nombreuse des ''ouvriers'',<section end="{{sc|Artillerie}} (Musée d’)"/><noinclude>
<references/></noinclude>
pvyy3cu9vn1o95mrgpzjs7pgwg5g04k
Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/190
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2026-05-19T12:43:16Z
Poslovitch
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<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|180|GAL{{em|12}}GAM}}</noinclude><section begin="Gageur, Gageuse"/><nowiki/>
Gageur, euse, s. qui gage souvent.
<section end="Gageur, Gageuse"/>
<section begin="Gageure"/>Gageure, s. f. (''ju'') pari.
<section end="Gageure"/>
<section begin="Gagiste"/>Gagiste, s. m. salarié non domestique.
<section end="Gagiste"/>
<section begin="Gagnage"/>Gagnage, s. m. pâtis.
<section end="Gagnage"/>
<section begin="Gagnant"/>Gagnant, a. qui gagne.
<section end="Gagnant"/>
<section begin="Gagne-denier"/>Gagne-denier, s. m. porte-faix.
''— pain'', métier. ''— petit'', rémouleur.
<section end="Gagne-denier"/>
<section begin="Gagner"/>Gagner, v. a. ''et'' n. tirer profit ; acquérir ;
vaincre au jeu ; (une maladie),
en être atteint ; (le vent),
en prendre le dessus.
<section end="Gagner"/>
<section begin="Gai"/>Gai, a. joyeux, qui porte à la joie.
ad. gaiement.
<section end="Gai"/>
<section begin="Gaiement"/>Gaiement, ad. (''gaî'') avec gaieté.
<section end="Gaiement"/>
<section begin="Gaieté"/>Gaieté, s. f. (''gaî'') joie ; vivacité.
<section end="Gaieté"/>
<section begin="Gaillard"/>Gaillard, a. ''et'' s. sain, dispos ; (propos)
licencieux ; (vent) froid ; gai. s. m.
élévation sur le tillac. ''mar.'' f.
danse. ''v.'' caractère d’imp.
<section end="Gaillard"/>
<section begin="Gaillardement"/>Gaillardement, ad. gaiement ; hardiment.
<section end="Gaillardement"/>
<section begin="Gaillardise"/>Gaillardise, s. f. gaieté gaillarde.
<section end="Gaillardise"/>
<section begin="Gain"/>Gain, s. m. profit ; succès.
<section end="Gain"/>
<section begin="Gaîne"/>Gaîne, s. f. étui ; t. d’arch.
<section end="Gaîne"/>
<section begin="Gaînier"/>Gaînier, s. m. march. de gaînes ; arbre.
<section end="Gaînier"/>
<section begin="Gala"/>Gala, s. m. festin à la cour.
<section end="Gala"/>
<section begin="Galamment"/>Galamment, ad. d’une man. galante.
<section end="Galamment"/>
<section begin="Galant"/>Galant, s. ''et'' a. probe ; civil ; amoureux ;
agréable. ''Femme —'', qui a
des intrigues d’amour.
<section end="Galant"/>
<section begin="Galanterie"/>Galanterie, s. f. soins empressés auprès
des femmes ; agrément ; petit
cadeau.
<section end="Galanterie"/>
<section begin="Galantin"/>Galantin, s. m. galant ridicule.
<section end="Galantin"/>
<section begin="Galantiser"/>Galantiser, v. a. faire le galantin.
<section end="Galantiser"/>
<section begin="Galaxie"/>Galaxie, s. f. voie lactée. pl. fêtes.
''ant.''
<section end="Galaxie"/>
<section begin="Galbanum"/>Galbanum, s. m. (''om'') plante ; gomme.
<section end="Galbanum"/>
<section begin="Galbe"/>Galbe, s. m. ornement d’architect. ;
contour.
<section end="Galbe"/>
<section begin="Gale"/>Gale, s. f. maladie de peau.
<section end="Gale"/>
<section begin="Galéace"/>Galéace, s. f. grande galère.
<section end="Galéace"/>
<section begin="Galée"/>Galée, s. f. ais à rebord. ''imp.''
<section end="Galée"/>
<section begin="Galefretier"/>Galefretier, s. m. homme de néant. ''pop.''
<section end="Galefretier"/>
<section begin="Galène"/>Galène, s. f. mine de plomb.
<section end="Galène"/>
<section begin="Galénique"/>Galénique, a. de Galien. ''méd.''
<section end="Galénique"/>
<section begin="Galénisme"/>Galénisme, s. m. doctrine de Galien.
<section end="Galénisme"/>
<section begin="Galéniste"/>Galéniste, a. ''et'' s. m. sectateur de
Galien.
<section end="Galéniste"/>
<section begin="Galère"/>Galère, s. f. bâtiment à rames. pl. peine
afflictive.
<section end="Galère"/>
<section begin="Galerie"/>Galerie, s. f. chambre longue ; route
souterraine.
<section end="Galerie"/>
<section begin="Galérien"/>Galérien, s. m. mis aux galères.
<section end="Galérien"/>
<section begin="Galerne"/>Galerne, s. f. vent de nord-ouest.
<section end="Galerne"/>
<section begin="Galet"/>Galet, s. m. caillou plat ; jeu de palet.
<section end="Galet"/>
<section begin="Galetas"/>Galetas, s. m. logement pauvre.
<section end="Galetas"/>
<section begin="Galette"/>Galette, s. f. gâteau plat.
<section end="Galette"/>
<section begin="Galeux, Galeuse"/>Galeux, se, a. ''et'' s. qui a la gale.
<section end="Galeux, Galeuse"/>
<section begin="Galimafrée"/>Galimafrée, s. f. fricassée de restes
de viandes. ''pop.''
<section end="Galimafrée"/>
<section begin="Galimatias"/>Galimatias, s. m. discours confus.
<section end="Galimatias"/>
<section begin="Galion"/>Galion, s. m. grand navire espagnol.
<section end="Galion"/>
<section begin="Galiote"/>Galiote, s. f. galère ; bateau.
<section end="Galiote"/>
<section begin="Galipot"/>Galipot, s. m. résine du pin.
<section end="Galipot"/>
<section begin="Galle"/>Galle, s. f. excroissance végétale.
<section end="Galle"/>
<section begin="Gallican"/>Gallican, a. qui concerne l’église de
France.
<section end="Gallican"/>
<section begin="Gallicisme"/>Gallicisme, s. m. idiotisme français.
<section end="Gallicisme"/>
<section begin="Gallinacées"/>Gallinacées, s. f. pl. genre de poules.
<section end="Gallinacées"/>
<section begin="Gallique"/>Gallique, a. (acide) de la noix de
galle ; gaulois.
<section end="Gallique"/>
<section begin="Galoche"/>Galoche, s. f. sorte de chaussure.
<section end="Galoche"/>
<section begin="Galon"/>Galon, s. m. tissu en forme de ruban
de soie, d’or, etc.
<section end="Galon"/>
<section begin="Galonner"/>Galonner, v. a. orner de galons.
<section end="Galonner"/>
<section begin="Galop"/>Galop, s. m. (''lo'') allure rap. du cheval.
<section end="Galop"/>
<section begin="Galopade"/>Galopade, s. f. action de galoper.
<section end="Galopade"/>
<section begin="Galoper"/>Galoper, v. n. aller ; mettre au galop.
<section end="Galoper"/>
<section begin="Galopin"/>Galopin, s. m. petit commissionnaire.
<section end="Galopin"/>
<section begin="Galoubet"/>Galoubet, s. m. flûte à trois trous.
<section end="Galoubet"/>
<section begin="Galvanique"/>Galvanique, a. qui a rapport au {{corr||galvanisme.}}
<section end="Galvanique"/>
<section begin="Galvanisme"/>Galvanisme, s. m. fluide {{corr|impondédérable|impondérable}}.
<section end="Galvanisme"/>
<section begin="Galvauder"/>Galvauder, v. a. maltraiter de paroles. ''fa.''
<section end="Galvauder"/>
<section begin="Gambade"/>Gambade, s. f. saut sans cadence.<section end="Gambade"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Livre:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu
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SectionFinale
157126
/* Choix éditoriaux */ nouvelle section
15797175
wikitext
text/x-wiki
== Choix éditoriaux ==
{{ChoixEd
| concept = corr
| liste_typo = Symbole de multiplication : Le point pour la multiplication des types ordinaux et pour la multiplication des nombres ordinaux a été rajouté pour uniformiser. Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est.
Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les premiers usages, le point y est aussi.
Il est donc logique de le garder partout.
Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.
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Ajout sous-sous-scripts
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wikitext
text/x-wiki
== Choix éditoriaux ==
{{ChoixEd
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Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les premiers usages, le point y est aussi.
Il est donc logique de le garder partout.
Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.<br />
Utilisation de sous-sous-scripts : Certaines des formules mathématiques utilisent deux niveaux de sous-scripts, des sous-sous-scripts (indice lui-même indicé, pour l'appellation mathématique des indices et des exposants).
À l'époque de cet article, la typographie mécanique ne gérait pas les sous-sous-scripts sans difficulté. Et donc c'est géré avec la concaténation du sous-script avec le sous-sous-script sur le même niveau dans plusieurs.
Avec wikitexte, remplacer cette concaténation par deux vrais niveaux est préféré.
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SectionFinale
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typo
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Il est donc logique de le garder partout.
Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.<br />
Utilisation de sous-sous-scripts : Certaines des formules mathématiques utilisent deux niveaux de sous-scripts, des sous-sous-scripts (indice lui-même indicé, pour l'appellation mathématique des indices et des exposants).
À l'époque de cet article, la typographie mécanique ne gérait pas les sous-sous-scripts sans difficulté. Et donc c'est géré avec la concaténation du sous-script avec le sous-sous-script sur le même niveau dans plusieurs pages.
Avec wikitexte, remplacer cette concaténation par deux vrais niveaux est préféré.
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SectionFinale
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Meilleur choix sur les indices : je tergiverse un peu avant de me lancer dans des améliorations.
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== Choix éditoriaux ==
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Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les premiers usages, le point y est aussi.
Il est donc logique de le garder partout.
Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.<br />
Utilisation de sous-sous-scripts : Certaines des formules mathématiques utilisent deux niveaux de sous-scripts, des sous-sous-scripts (indice lui-même indicé, pour l'appellation mathématique des indices et des exposants).
À l'époque de cet article, la typographie mécanique ne gérait pas les sous-sous-scripts sans difficulté. Et donc c'est géré avec la concaténation du sous-script avec le sous-sous-script sur le même niveau dans plusieurs pages.
Avec wikitexte, remplacer cette concaténation par deux vrais niveaux aurait pu être préféré.
Mais certains sous-sous-scripts sont eux-mêmes indicés. Donc on utilise la notation lexicographique matérialisée avec une virgule comme pour les indices des matrices. On aurait pu garder la matérialisation de la notation lexicographique par une concaténation.
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}} [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:08 (UTC)
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SectionFinale
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/* Choix éditoriaux */ Réponse
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text/x-wiki
== Choix éditoriaux ==
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Il est donc logique de le garder partout.
Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.<br />
Utilisation de sous-sous-scripts : Certaines des formules mathématiques utilisent deux niveaux de sous-scripts, des sous-sous-scripts (indice lui-même indicé, pour l'appellation mathématique des indices et des exposants).
À l'époque de cet article, la typographie mécanique ne gérait pas les sous-sous-scripts sans difficulté. Et donc c'est géré avec la concaténation du sous-script avec le sous-sous-script sur le même niveau dans plusieurs pages.
Avec wikitexte, remplacer cette concaténation par deux vrais niveaux aurait pu être préféré.
Mais certains sous-sous-scripts sont eux-mêmes indicés. Donc on utilise la notation lexicographique matérialisée avec une virgule comme pour les indices des matrices. On aurait pu garder la matérialisation de la notation lexicographique par une concaténation.
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}} [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:08 (UTC)
:Un choix éditorial n'a pas encore été fait pour l'ambiguïté sur l'usage de l'accolade. Dans ces deux articles fondateurs, Cantor ou son traducteur a utilisé l'accolade pour à la fois les ensembles (article 1) et les séries fondamentales de nombres ordinaux (article 2). Est-ce que quelqu'un a une idée pour un autre symbole pour les séries fondamentales ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 14:08 (UTC)
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Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/137
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « CLAUDINE A L’ÉCOLE parce que papa se figure qu’il y tient, et qu’Anaïs serait trop contente si je ne passais pas l’examen.. Vous pouvez me laisser tranquille jusque-là, je ne vous tourmente guère maintenant... Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille pour me dire, subitement redevenue Dire... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>CLAUDINE A L’ÉCOLE
parce que papa se figure qu’il y tient, et qu’Anaïs serait trop
contente si je ne passais pas l’examen.. Vous pouvez me
laisser tranquille jusque-là, je ne vous tourmente guère
maintenant...
Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute
plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a
entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille
pour me dire, subitement redevenue Directrice, au sortir de
cette causerie sur pied d’égalité :
— Allez vite dans la cour, Claudine, il est huit heures
passées, il faut vous mettre en rang.
— Qu’est-ce que tu causais si longtemps là dedans avec
Mademoiselle ? me demande la grande Anaïs. Tu es donc
bien avec elle, maintenant ?
— Une paire d’amies, ma chère |
En classe, la petite Luce se serre contre moi, me lance des
regards affectueux et me prend les mains, mais ses caresses
m’agacent ; j’aime seulement la battre, la tourmenter, et la
protéger quand les autres l’embêtent.
Mie Aimée entre en coup de vent dans la classe en criant
tout bas : « L’inspecteur ! l’inspecteur ! » Rumeur. Tout
est prétexte à désordre ici ; sous couleur de ranger nos
livres irréprochablement, nous avons ouvert tous nos pupitres
et nous bavardons avec rapidité derrière les couvercles.
La grande Anaïs fait sauter en l’air les cahiers de Marie
Belhomme toute désemparée, et enfouit prudemment dans sa
poche un G3/ Blas Illustré qu’elle abritait entre deux feuilles
de son Histoire de France. Moi, je dissimule des histoires
de bêtes merveilleusement contées par Rudyard Kipling
(en voilà un qui connaît les animaux |) — c’est pourtant pas
des lectures bien coupables. On bourdonne, on se lève, on
ramasse les papiers, on retire les bonbons dissimulés dans
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contente si je ne passais pas l’examen… Vous pouvez me
laisser tranquille jusque-là, je ne vous tourmente guère
maintenant…
Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute
plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a
entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille
pour me dire, subitement redevenue Directrice, au sortir de
cette causerie sur pied d’égalité :
— Allez vite dans la cour, Claudine, il est huit heures
passées, il faut vous mettre en rang.
— Qu’est-ce que tu causais si longtemps là-dedans avec
Mademoiselle ? me demande la grande Anaïs. Tu es donc
bien avec elle, maintenant ?
— Une paire d’amies, ma chère !
En classe, la petite Luce se serre contre moi, me lance des
regards affectueux et me prend les mains, mais ses caresses
m’agacent ; j’aime seulement la battre, la tourmenter, et la
protéger quand les autres l’embêtent.
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Mlle Aimée entre en coup de vent dans la classe en criant
tout bas : « L’inspecteur ! l’inspecteur ! » Rumeur. Tout
est prétexte à désordre ici ; sous couleur de ranger nos
livres irréprochablement, nous avons ouvert tous nos pupitres
et nous bavardons avec rapidité derrière les couvercles.
La grande Anaïs fait sauter en l’air les cahiers de Marie
Belhomme toute désemparée, et enfouit prudemment dans sa
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maintenant…
Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute
plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a
entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille
pour me dire, subitement redevenue Directrice, au sortir de
cette causerie sur pied d’égalité :
— Allez vite dans la cour, Claudine, il est huit heures
passées, il faut vous mettre en rang.
— Qu’est-ce que tu causais si longtemps là-dedans avec
Mademoiselle ? me demande la grande Anaïs. Tu es donc
bien avec elle, maintenant ?
— Une paire d’amies, ma chère !
En classe, la petite Luce se serre contre moi, me lance des
regards affectueux et me prend les mains, mais ses caresses
m’agacent ; j’aime seulement la battre, la tourmenter, et la
protéger quand les autres l’embêtent.
{{il}}
Mlle Aimée entre en coup de vent dans la classe en criant
tout bas : « L’inspecteur ! l’inspecteur ! » Rumeur. Tout
est prétexte à désordre ici ; sous couleur de ranger nos
livres irréprochablement, nous avons ouvert tous nos pupitres
et nous bavardons avec rapidité derrière les couvercles.
La grande Anaïs fait sauter en l’air les cahiers de Marie
Belhomme toute désemparée, et enfouit prudemment dans sa
poche un <i>Gil Blas Illustré</i> qu’elle abritait entre deux feuilles
de son Histoire de France. Moi, je dissimule des histoires
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maintenant…
Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute
plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a
entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille
pour me dire, subitement redevenue Directrice, au sortir de
cette causerie sur pied d’égalité :
— Allez vite dans la cour, Claudine, il est huit heures
passées, il faut vous mettre en rang.
— Qu’est-ce que tu causais si longtemps là-dedans avec
Mademoiselle ? me demande la grande Anaïs. Tu es donc
bien avec elle, maintenant ?
— Une paire d’amies, ma chère !
En classe, la petite Luce se serre contre moi, me lance des
regards affectueux et me prend les mains, mais ses caresses
m’agacent ; j’aime seulement la battre, la tourmenter, et la
protéger quand les autres l’embêtent.
{{il}}
Mlle Aimée entre en coup de vent dans la classe en criant
tout bas : « L’inspecteur ! l’inspecteur ! » Rumeur. Tout
est prétexte à désordre ici ; sous couleur de ranger nos
livres irréprochablement, nous avons ouvert tous nos pupitres
et nous bavardons avec rapidité derrière les couvercles.
La grande Anaïs fait sauter en l’air les cahiers de Marie
Belhomme toute désemparée, et enfouit prudemment dans sa
poche un <i>Gil Blas Illustré</i> qu’elle abritait entre deux feuilles
de son Histoire de France. Moi, je dissimule des histoires
de bêtes merveilleusement contées par Rudyard Kipling
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des lectures bien coupables. On bourdonne, on se lève, on
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Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/223
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|1.5|RELATIVES AUX CONFÉERENCES D’ISSY.|110%
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DÉCLARATION
SIGNÉE r-AR L’ABBÉ DE FEKELON, LE 22 JUIN 1694.
JE déclare devant Dieu, comme si j’allois
comparaîtretout à l’heure à son jugement, que
je souscrirai sans équivoque ni restriction à tout
ce que M. Tronson décidera avec messeigneurs
de Meaux et de Châlons, sur les matières de
spiritualité, pour prévenir toutes les erreurs et
illusions du quiétisme et autres semblables. Je
consens même qu’on montre le présent écrit
toutes et quantes fois que ces trois personnes le
jugeront nécessaire, et je promets que je parlerai
en conformité dans toutes les occasions où
ils le croiront à propos. ’Fait à fssy le 22 juin
1694,
Signé, l’abbé DE FÉNELON.
J’ajoute que je suis prêt à souscrire à toutes
les condamnations que l’Eglise fera des personnes
sans aucune exception, si elle le jugeoit
nécessaire dans la suite, pour flétrir davantage
la doctrine erronée.
MEMOIRE
ADRESSÉ A M. L’ÉVÊQUE DE CHALONS
PENDANT LES CONFERENCES D 1SSY.
.
JE ne veux me justifier ni pour le présent,
ni pour le passé ; mais, comme M. de Châlons
m’a fait la grâce de me dire que l’on avoit été
peiné de voir mes sentimens sur la sainte indifférence
,
et sur l’inspiration de l’homme
passif, je rapporterai simplement en peu de
mots ce que j’ai toujours pensé là-dessus.
Pour la sainte indifférence, je l’ai toujours
réduite, non aux seules épreuves intérieures,
comme les propositions qu’on m’a communiquées
semblent le marquer : ce qui, je crois,
ne suffit pas ; mais à l’amour désintéressé sur
la peine et la récompense. C’est ainsi que saint
François de Sales dit qu’une ame abandonnée
à Dieu est également prête à sa salvation et à
sa damnation. C’est ainsi que saint Clément
dit que le gnostique préférerait la gnose à la
gloire céleste. J’ai dit la même chose, avec
cette restriction positive bien des fois répétée
,
que l’amour pur ne peut jamais inspirer l’indifférence
pour cesser d’aimer Dieu. Ainsi j’ai
tout réduit à l’indifférence pour son propre
bonheur ou malheur, en tant que propre, et
détaché de l’amour de Dieu. En un mot, toute<noinclude>
<references/></noinclude>
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Seudo
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DÉCLARATION
SIGNÉE r-AR L’ABBÉ DE FEKELON, LE 22 JUIN 1694.
JE déclare devant Dieu, comme si j’allois
comparaîtretout à l’heure à son jugement, que
je souscrirai sans équivoque ni restriction à tout
ce que M. Tronson décidera avec messeigneurs
de Meaux et de Châlons, sur les matières de
spiritualité, pour prévenir toutes les erreurs et
illusions du quiétisme et autres semblables. Je
consens même qu’on montre le présent écrit
toutes et quantes fois que ces trois personnes le
jugeront nécessaire, et je promets que je parlerai
en conformité dans toutes les occasions où
ils le croiront à propos. ’Fait à fssy le 22 juin
1694,
Signé, l’abbé DE FÉNELON.
J’ajoute que je suis prêt à souscrire à toutes
les condamnations que l’Eglise fera des personnes
sans aucune exception, si elle le jugeoit
nécessaire dans la suite, pour flétrir davantage
la doctrine erronée.
MEMOIRE
ADRESSÉ A M. L’ÉVÊQUE DE CHALONS
PENDANT LES CONFERENCES D 1SSY.
.
JE ne veux me justifier ni pour le présent,
ni pour le passé ; mais, comme M. de Châlons
m’a fait la grâce de me dire que l’on avoit été
peiné de voir mes sentimens sur la sainte indifférence
,
et sur l’inspiration de l’homme
passif, je rapporterai simplement en peu de
mots ce que j’ai toujours pensé là-dessus.
Pour la sainte indifférence, je l’ai toujours
réduite, non aux seules épreuves intérieures,
comme les propositions qu’on m’a communiquées
semblent le marquer : ce qui, je crois,
ne suffit pas ; mais à l’amour désintéressé sur
la peine et la récompense. C’est ainsi que saint
François de Sales dit qu’une ame abandonnée
à Dieu est également prête à sa salvation et à
sa damnation. C’est ainsi que saint Clément
dit que le gnostique préférerait la gnose à la
gloire céleste. J’ai dit la même chose, avec
cette restriction positive bien des fois répétée
,
que l’amour pur ne peut jamais inspirer l’indifférence
pour cesser d’aimer Dieu. Ainsi j’ai
tout réduit à l’indifférence pour son propre
bonheur ou malheur, en tant que propre, et
détaché de l’amour de Dieu. En un mot, toute<noinclude>
<references/></noinclude>
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Seudo
2609
/* Corrigée */
15797407
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude><nowiki />
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|1.5|ŒUVRES DE FÉNELON.|200%
|1.5|PREMIÈRE CLASSE. — SECTION III.|110%
|1.5|OUVRAGES SUR LE QUIÉTISME.|170%
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|1.5|RELATIVES AUX CONFÉRENCES D’ISSY.|110%
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{{t3|DÉCLARATION<br/>{{t|SIGNÉE PAR L’ABBÉ DE FÉNELON, LE 22 JUIN 1694|70}}.}}
{{sc|Je}} déclare devant Dieu, comme si j’allois
comparoître tout à l’heure à son jugement, que
je souscrirai sans équivoque ni restriction à tout
ce que {{M.|Tronson}} décidera avec messeigneurs
de Meaux et de Châlons, sur les matières de
spiritualité, pour prévenir toutes les erreurs et
illusions du quiétisme et autres semblables. Je
consens même qu’on montre le présent écrit
toutes et quantes fois que ces trois personnes le
jugeront nécessaire, et je promets que je parlerai
en conformité dans toutes les occasions où
ils le croiront à propos. Fait à Issy le 22 juin
1694,
{{Droite|Signé, l’abbé DE FÉNELON.|3}}
J’ajoute que je suis prêt à souscrire à toutes
les condamnations que l’Église fera des personnes
sans aucune exception, si elle le jugeoit
nécessaire dans la suite, pour flétrir davantage
la doctrine erronée.
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{{sc|Je}} ne veux me justifier ni pour le présent,
ni pour le passé ; mais, comme {{M.|de Châlons}}
m’a fait la grâce de me dire que l’on avoit été
peiné de voir mes sentimens sur la sainte indifférence,
et sur l’inspiration de l’homme
passif, je rapporterai simplement en peu de
mots ce que j’ai toujours pensé là-dessus.
Pour la sainte indifférence, je l’ai toujours
réduite, non aux seules épreuves intérieures,
comme les propositions qu’on m’a communiquées
semblent le marquer : ce qui, je crois,
ne suffit pas ; mais à l’amour désintéressé sur
la peine et la récompense. C’est ainsi que saint
François de Sales dit qu’une ame abandonnée
à Dieu est également prête ''à sa salvation et à''
''sa damnation''. C’est ainsi que saint Clément
dit que le gnostique préféreroit la gnose à la
gloire céleste. J’ai dit la même chose, avec
cette restriction positive bien des fois répétée,
que l’amour pur ne peut jamais inspirer l’indifférence
pour cesser d’aimer Dieu. Ainsi j’ai
tout réduit à l’indifférence pour son propre
bonheur ou malheur, en tant que propre, et
détaché de l’amour de Dieu. En un mot, toute
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<references/></noinclude>
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Seudo
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{{PageTitre2
|1.5|ŒUVRES DE FÉNELON.|200%
|1.5|PREMIÈRE CLASSE. — SECTION III.|110%
|1.5|OUVRAGES SUR LE QUIÉTISME.|170%
|1.5|{{séparateur|100%}}|100%
|1.5|DIVERSES PIÈCES|150%
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{{séparateur4|m=1em}}
{{t3|DÉCLARATION<br/>{{t|SIGNÉE PAR L’ABBÉ DE FÉNELON, LE 22 JUIN 1694|70}}.}}
{{sc|Je}} déclare devant Dieu, comme si j’allois
comparoître tout à l’heure à son jugement, que
je souscrirai sans équivoque ni restriction à tout
ce que {{M.|Tronson}} décidera avec messeigneurs
de Meaux et de Châlons, sur les matières de
spiritualité, pour prévenir toutes les erreurs et
illusions du quiétisme et autres semblables. Je
consens même qu’on montre le présent écrit
toutes et quantes fois que ces trois personnes le
jugeront nécessaire, et je promets que je parlerai
en conformité dans toutes les occasions où
ils le croiront à propos. Fait à Issy le 22 juin
1694,
{{Droite|Signé, l’abbé DE FÉNELON.|3}}
J’ajoute que je suis prêt à souscrire à toutes
les condamnations que l’Église fera des personnes
sans aucune exception, si elle le jugeoit
nécessaire dans la suite, pour flétrir davantage
la doctrine erronée.
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<section begin="s2"/>{{t3|MÉMOIRE<br/>{{t|ADRESSÉ À {{M.|L’ÉVÊQUE}} DE CHALONS|90}}<br/>{{t|PENDANT LES CONFÉRENCES D’ISSY|70}}.}}
{{sc|Je}} ne veux me justifier ni pour le présent,
ni pour le passé ; mais, comme {{M.|de Châlons}}
m’a fait la grâce de me dire que l’on avoit été
peiné de voir mes sentimens sur la sainte indifférence,
et sur l’inspiration de l’homme
passif, je rapporterai simplement en peu de
mots ce que j’ai toujours pensé là-dessus.
Pour la sainte indifférence, je l’ai toujours
réduite, non aux seules épreuves intérieures,
comme les propositions qu’on m’a communiquées
semblent le marquer : ce qui, je crois,
ne suffit pas ; mais à l’amour désintéressé sur
la peine et la récompense. C’est ainsi que saint
François de Sales dit qu’une ame abandonnée
à Dieu est également prête ''à sa salvation et à''
''sa damnation''. C’est ainsi que saint Clément
dit que le gnostique préféreroit la gnose à la
gloire céleste. J’ai dit la même chose, avec
cette restriction positive bien des fois répétée,
que l’amour pur ne peut jamais inspirer l’indifférence
pour cesser d’aimer Dieu. Ainsi j’ai
tout réduit à l’indifférence pour son propre
bonheur ou malheur, en tant que propre, et
détaché de l’amour de Dieu. En un mot, toute
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Page:Revue pour les français, T2, 1907.djvu/593
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<noinclude><pagequality level="0" user="Hektor" /></noinclude>CREDIT LYONNAIS
Fondé en 1863
SOCIÉTÉ ANONYME
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LYON (Siège Social) : Palais du Commerce
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ATHÈNES<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/167
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>les tubes de ses steamboats, va et vient dans cette multitude qui gronde autour de lui, en
proie à toutes les frénésies de l’argent, comme un capitaine sur le pont d’un navire.
Ce n’est qu’à la tombée du jour qu’il redevient l’homme de la famille, de la société,
d’un autre commerce que celui de Mercure. Le soir il reprendra les manières du gentleman,
que des rapports continuels avec de rogues capitaines de navires, des portefaix indociles,
des charretiers bourrus lui ont fait perdre pendant la journée. Il abandonne alors le ton
du commandement, la parole brusque, l’air distant qu’il se croit obligé de garder devant
sa légion de commis. Dans la tiédeur du milieu familial, près des têtes blondes et brunes
dont les boucles s’allument aux reflets des lampes, son front se déridera, ses sourcils contractés se détendront, et, comme un homme qui se réveille après un rêve pénible, il mettra
une bonne grâce souriante à caresser ses enfants.
Tout ce qui l’entoure chez lui est bien fait d’ailleurs pour le distraire de ses préoccupations habituelles. Cet homme d’argent qui, en barbare expéditif, a déjeuné d’un plat du
jour et d’une lourde pinte d’ale, dans une taverne aux relents rances, entre des coulissiers
et des agents de change glapissant des chiffres, dîne maintenant en gourmet, hume le
bouquet d’un cru princier dans un verre ciselé, prend le temps de s’essuyer la bouche
pour dire des choses aimables aux siens, s’informer de leur santé, plaisanter, s’intéresser
à des ragots de femmes et par moments, renversé dans sa chaise à haut dossier taillée
sur le modèle de celles du vieux temps, les yeux à demi clos, comme en une sorte de
béatitude de gourmet dilettante, il contemple un Teniers, un Ostade, un Ruysdael, dont les
tons mordorés se détachent sur les lambris de l’appartement.
S’il a des convives, le patricien déploiera un entrain surprenant pour égayer la table ;
le même homme qui, sans trop se fâcher, se laisse traiter de ladre et chicane de pauvres
diables pour les plumes, l’encre, le papier qu’ils consomment à son service, stimule par
une large ostentation le zèle d’un cordon bleu auquel il paye souvent des appointements
qu’il refuse à un correspondant pour les langues étrangères.
Après le dîner, on se rend au théâtre. Le théâtre, c’est ici l’opéra, exclusivement : le
monde « comme il faut » délaisse la scène flamande et l’abandonne au peuple, à la petite
bourgeoisie, à un groupe d’artistes et de littérateurs amis de la langue savoureuse des
ancêtres. En réalité, pour une ville de l’importance d’Anvers, qui aime la féérie, les pompes
décoratives, les parades, se pique de dilettantisme musical et a fourni à la scène des
compositeurs originaux et puissants, le théâtre, même lyrique, est peu fréquenté. Cette
indifférence s’explique en partie par la concurrence que suscitent aux auditions publiques
les nombreuses sociétés privées et les réunions particulières où l’on exécute d’excellente
musique de chambre. Les idolâtres de Beethoven, de Mozart, de Haydn ont l’embarras du
choix. Chaque soir ils sont invités chez l’un ou l’autre marchand qui les régale de quatuors
et de quintettes, et l’importance croissante de la colonie allemande dans la ville tend à
répandre de plus en plus le goût de ces concerts intimes.
La jeunesse dorée, elle, est attirée par les salles de cafés-concerts où se débitent les
« scies » qui ont fait trois mois auparavant les délices des habitués de l’Horloge et des
Ambassadeurs. Il n’est pas rare, au surplus, que le gros négociant lui-même, l’important
gentleman de tout à l’heure, après une courte apparition à l’Opéra, brûle la politesse à
Rossini et à Meyerbeer pour les cumulets et les sauts périlleux de quelque compagnie de
trapézistes et s’en vienne au prochain Eldorado accompagner du bout des lèvres, en battant
la mesure avec sa canne, les gaudrioles d’un quart de chanteuse, étalée dans des falbalas
pailletés.
Le goût de la distraction existe d’ailleurs dans toutes les classes, mais plus {{tiret|particu|lièrement}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/365
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>faudrait attendre trois années avant de le voir réparé, mon cœur se serra bien fort.
Cependant mon angoisse dura peu :
« ''Si j’étais dans un autre monastère'', pensai-je, ''qu’est-ce que cela me ferait qu’on coupât entièrement les marronniers du Carmel de Lisieux'' ? »
Je ne veux plus me faire de peine des choses passagères ; mon Bien-Aimé me tiendra lieu de tout.
Je veux me promener sans cesse dans les bosquets de son amour, auxquels personne ne peut toucher. »
{{astérisme|150%}}
Une novice demandait à plusieurs sœurs de lui aider à secouer des couvertures, et leur recommandait, un peu vivement, de veiller à ne pas les déchirer, parce qu’elles étaient passablement usées.
Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus dit :
« Que feriez-vous si vous n’étiez pas chargée de raccommoder ces couvertures ?…
Comme vous agiriez avec dégagement d’esprit !
Et, si vous faisiez remarquer qu’elles sont faciles à déchirer, comme ce serait sans attache !
Ainsi, qu’en toutes vos actions ne se glisse jamais la plus légère ombre d’intérêt personnel. »
{{astérisme|150%}}
Voyant une de nos sœurs très fatiguée, je dis à ma sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus :
« Je n’aime pas à voir souffrir, surtout les âmes saintes. »
Elle reprit aussitôt :
« Oh ! je ne suis pas comme vous !
Les saints qui souffrent ne me font jamais pitié !
Je sais qu’ils ont la force de supporter leurs souffrances, et qu’ils donnent ainsi une grande gloire au bon Dieu ; mais ceux qui ne sont pas saints, qui ne savent pas profiter de leurs souffrances, oh ! que je les plains ! ils me font pitié ceux-là !
Je mettrais tout en œuvre pour les consoler et les soulager. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Revue pour les Français Novembre 1907/VII
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<pages index="Revue pour les français, T2, 1907.djvu" from=586 to=588 prev="[[Revue pour les Français Novembre 1907/VI|Bibliographie]]" next=" " header=1 />
[[Catégorie:Revue pour les Français]]
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[[Catégorie:Revue pour les Français]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>{{tiret2|particu|lièrement}} encore chez les hommes d'affaires, si rares que soient leurs loisirs. Sans le
négociant, le théâtre resterait vide, les sociétés chimeraient, les étalagistes demeureraient
les bras enisés devant des rayons encombrés. C'est le monde de négoce » qui donne à
diner, organise les souteries, prend l'initiative des grandes solennités artistiques, imprime
partout à la vie l'impulsion.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 168 crop).jpg|align=left|cap=LE ZWANEGANG (ALLÉE DU CYGNE).}}
Les rangs de cette grande société anversoise organisée pour le travail et le plaisir, sont,
Al 82
du reste, divisés par de véritables murailles
chinoises de préjugés et de traditions. On
pourrait faire une étude bien curieuse sur la
population, rien qu'à se promener dans les
divers quartiers où elle est répartie. Les
marchands, suivant la nature de leurs affaires,
ont leurs bureaux et leurs mangasins le long du
fleuve, à proximité des bassins on aux envi-
rons de la Bourse, et leurs maisons dans les
quartiers nouveaux, les avenues voisines du
pare et les faubourgs. Le noble, lorsqu'il ne
vit pas, hiver et été, sur ses terres de la
Campine et des Polders, se retire dans un
de ces froids hotels patrimoniaux, fermés et
muets comme un cloitre, qui bordent encore
la rue de l'Hopital, la place de Meir, la me
Neave, la rue Saint-Paul, bien que la plupart
des grandes demeures aristocratiques du passé
tendent à sindustrialiser.
Les descendants des vieilles familles bour-
groises se elaquemurent, d'autre part, dans
les rues étroites et sinueuses du centre de la
ville, principalement du côté de l'ancienne
église des Jésuites. Les petits détaillants
ouvrent leurs boutiques et leurs débits le long
de cette artère qui part du Marché aux Olufs
pour aboutir à la plaine Falcon, tandis que
leurs concurrents, plus ambitieux, installent.
des magasins et des hazars copiés sur ceux
des capitales dans la vaste artère qui part de
la rue Leys ct aboutit an Marché aux Souliers.
Enfin, les quartiers Saint-André. Saint-
Amand, du Stuyvenberg, dn Scheleke, et
les ruelles des centres bourgeois ou aristo-
eratiques, telles que le Zwanegang », cette mal famée allée du Cygne, dérobée en plein
eur de la ville riche, avec ses amas de charrettes, le timon en l'air, son grouillement de
petit peuple, son ramassis de marchandes d'oranges, de moules et de crevettes, le regand
lirdi, le geste cynique, sont dévolus à la plebe et à la ribaudaille. Quant aux marins, aux
ateliers, aux portefaix, aux gens qui vivent exclusivement du fleuve et que leurs occupa-
tions retiennent près de l'eau, «aan 1 water », ils ont choisi la partie la plus ancienne
de la métropole et se lassent dans le labyrinthe des pittoresques venelles entrelacées aux<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>{{tiret2|particu|lièrement}} encore chez les hommes d’affaires, si rares que soient leurs loisirs. Sans le
négociant, le théâtre resterait vide, les sociétés chômeraient, les étalagistes demeureraient
les bras croisés devant des rayons encombrés. C’est le « monde du négoce » qui donne à
dîner, organise les sauteries, prend l’initiative des grandes solennités artistiques, imprime
partout à la vie l’impulsion.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 168 crop).jpg|align=left|cap=LE ZWANEGANG (ALLÉE DU CYGNE).}}
Les rangs de cette grande société anversoise organisée pour le travail et le plaisir, sont,
du reste, divisés par de véritables murailles
chinoises de préjugés et de traditions. On
pourrait faire une étude bien curieuse sur la
population, rien qu’à se promener dans les
divers quartiers où elle est répartie. Les
marchands, suivant la nature de leurs affaires,
ont leurs bureaux et leurs magasins le long du
fleuve, à proximité des bassins ou aux environs de la Bourse, et leurs maisons dans les
quartiers nouveaux, les avenues voisines du
parc et les faubourgs. Le noble, lorsqu’il ne
vit pas, hiver et été, sur ses terres de la
Campine et des Polders, se retire dans un
de ces froids hôtels patrimoniaux, fermés et
muets comme un cloître, qui bordent encore
la rue de l’Hôpital, la place de Meir, la rue
Neuve, la rue Saint-Paul, bien que la plupart
des grandes demeures aristocratiques du passé
tendent à s’industrialiser.
Les descendants des vieilles familles bourgroises se claquemurent, d’autre part, dans
les rues étroites et sinueuses du centre de la
ville, principalement du côté de l’ancienne
église des Jésuites. Les petits détaillants
ouvrent leurs boutiques et leurs débits le long
de cette artère qui part du Marché aux Œufs
pour aboutir à la plaine Falcon, tandis que
leurs concurrents, plus ambitieux, installent
des magasins et des bazars copiés sur ceux
des capitales dans la vaste artère qui part de
la rue Leys et aboutit an Marché aux Souliers.
Enfin, les quartiers Saint-André, Saint-Amand, du Stuyvenberg, du Scheleke, et
les ruelles des centres bourgeois ou aristocratiques, telles que le « Zwanegang », cette mal famée allée du Cygne, dérobée en plein
cœur de la ville riche, avec ses amas de charrettes, le timon en l’air, son grouillement de
petit peuple, son ramassis de marchandes d’oranges, de moules et de crevettes, le regard
hardi, le geste cynique, sont dévolus à la plèbe et à la ribaudaille. Quant aux marins, aux
ateliers, aux portefaix, aux gens qui vivent exclusivement du fleuve et que leurs occupations retiennent près de l’eau, « aan ’t water », ils ont choisi la partie la plus ancienne
de la métropole et se tassent dans le labyrinthe des pittoresques venelles entrelacées aux<noinclude>
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négociant, le théâtre resterait vide, les sociétés chômeraient, les étalagistes demeureraient
les bras croisés devant des rayons encombrés. C’est le « monde du négoce » qui donne à
dîner, organise les sauteries, prend l’initiative des grandes solennités artistiques, imprime
partout à la vie l’impulsion.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 168 crop).jpg|align=left|cap=LE ZWANEGANG (ALLÉE DU CYGNE).}}
Les rangs de cette grande société anversoise organisée pour le travail et le plaisir, sont,
du reste, divisés par de véritables murailles
chinoises de préjugés et de traditions. On
pourrait faire une étude bien curieuse sur la
population, rien qu’à se promener dans les
divers quartiers où elle est répartie. Les
marchands, suivant la nature de leurs affaires,
ont leurs bureaux et leurs magasins le long du
fleuve, à proximité des bassins ou aux environs de la Bourse, et leurs maisons dans les
quartiers nouveaux, les avenues voisines du
parc et les faubourgs. Le noble, lorsqu’il ne
vit pas, hiver et été, sur ses terres de la
Campine et des Polders, se retire dans un
de ces froids hôtels patrimoniaux, fermés et
muets comme un cloître, qui bordent encore
la rue de l’Hôpital, la place de Meir, la rue
Neuve, la rue Saint-Paul, bien que la plupart
des grandes demeures aristocratiques du passé
tendent à s’industrialiser.
Les descendants des vieilles familles bourgroises se claquemurent, d’autre part, dans
les rues étroites et sinueuses du centre de la
ville, principalement du côté de l’ancienne
église des Jésuites. Les petits détaillants
ouvrent leurs boutiques et leurs débits le long
de cette artère qui part du Marché aux Œufs
pour aboutir à la plaine Falcon, tandis que
leurs concurrents, plus ambitieux, installent
des magasins et des bazars copiés sur ceux
des capitales dans la vaste artère qui part de
la rue Leys et aboutit au Marché aux Souliers.
Enfin, les quartiers Saint-André, Saint-Amand, du Stuyvenberg, du Scheleke, et
les ruelles des centres bourgeois ou aristocratiques, telles que le « Zwanegang », cette mal famée allée du Cygne, dérobée en plein
cœur de la ville riche, avec ses amas de charrettes, le timon en l’air, son grouillement de
petit peuple, son ramassis de marchandes d’oranges, de moules et de crevettes, le regard
hardi, le geste cynique, sont dévolus à la plèbe et à la ribaudaille. Quant aux marins, aux
ateliers, aux portefaix, aux gens qui vivent exclusivement du fleuve et que leurs occupations retiennent près de l’eau, « aan ’t water », ils ont choisi la partie la plus ancienne
de la métropole et se tassent dans le labyrinthe des pittoresques venelles entrelacées aux<noinclude>
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« Si je devais vivre encore, l’office d’infirmière serait celui qui me plairait davantage.
Je ne voudrais pas le solliciter ; mais s’il me venait directement de l’obéissance, je me croirais bien privilégiée. Il me semble que je le remplirais avec un tendre amour, pensant toujours à ce que dit Notre-Seigneur :
« ''J’étais malade et vous m’avez visité''<ref>Matt., {{rom|xxv}}, 36.</ref>. »
La cloche de l’infirmerie devrait être pour vous une mélodie céleste.
Il faudrait passer tout exprès sous les fenêtres des malades, pour leur donner la facilité de vous appeler et de vous demander des services.
Ne devez-vous pas vous considérer comme une petite esclave à laquelle tout le monde a le droit de commander ?
Si vous voyiez les Anges qui, du haut du ciel, vous regardent combattre dans l’arène !
Ils attendent la fin de la lutte, pour vous couvrir de fleurs et de couronnes.
Vous savez bien que nous prétendons être de ''petits martyrs'' : à nous de gagner nos palmes !
« Le bon Dieu ne méprise pas ces combats ignorés et d’autant plus méritoires :
« ''L’homme patient vaut mieux que l’homme fort, et celui qui dompte son âme vaut mieux que celui qui prend des villes''<ref>Prov., {{rom|XVI}}, 32.</ref>. »
« Par nos petits actes de charité pratiqués dans l’ombre, nous convertissons au loin les âmes, nous aidons aux missionnaires, nous leur attirons d’abondantes aumônes ; et, par là, nous construisons de véritables demeures spirituelles et matérielles à Jésus-Hostie. » <noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/367
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{{astérisme|150%}}
J’avais vu notre Mère parler de préférence à l’une de nos sœurs et lui témoigner, me semblait-il, plus de confiance et d’affection qu’à moi.
Je racontais ma peine à sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, croyant recevoir de sympathiques condoléances, lorsqu’à ma grande surprise elle me dit :
« Vous croyez aimer beaucoup notre Mère ?
— Certainement ! Si je ne l’aimais pas, il me serait indifférent de lui voir préférer les autres à moi.
— Eh bien, je vais vous prouver que vous vous trompez absolument : ce n’est pas notre Mère que vous aimez, c’est vous-même.
« Lorsqu’on aime réellement, on se réjouit du bonheur de la personne aimée, on fait tous les sacrifices pour le lui procurer.
Donc, si vous aviez cet amour véritable et désintéressé, si vous aimiez notre Mère pour elle-même, vous vous réjouiriez de lui voir trouver du plaisir à vos dépens ; et, puisque vous pensez qu’elle a moins de satisfaction à parler avec vous qu’avec une autre, vous ne devriez pas avoir de peine lorsqu’il vous semble être délaissée. »
{{astérisme|150%}}
Je me désolais de mes nombreuses distractions dans mes prières :
« Moi aussi, j’en ai beaucoup, me dit-elle, mais aussitôt que je m’en aperçois, je prie pour les personnes qui m’occupent l’imagination, et ainsi elles bénéficient de mes distractions.
« … J’accepte tout pour l’amour du bon Dieu, même les pensées les plus extravagantes qui me viennent à l’esprit. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/368
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{{astérisme|150%}}
On m’avait demandé une épingle qui m’était très commode, et je la regrettais.
Elle me dit alors :
« Oh que vous êtes riche ! vous ne pouvez pas être heureuse ! »
{{astérisme|150%}}
Étant chargée de l’ermitage de l’Enfant-Jésus, et sachant que les parfums incommodaient une de nos Mères, elle se priva toujours d’y mettre des fleurs odorantes, même une petite violette, ce qui fut matière à de vrais sacrifices.
Un jour qu’elle venait de placer une belle rose artificielle au pied de la statue, notre bonne Mère l’appela.
Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, devinant bien que c’était pour lui faire enlever la rose, et ne voulant pas l’humilier, prit la fleur et, prévenant toute réflexion, elle lui dit :
« Voyez, ma Mère, comme on imite bien la nature aujourd’hui.
Ne dirait-on pas que cette rose vient d’être cueillie dans le jardin ? »
{{astérisme|150%}}
Elle disait un jour :
« Il y a des instants où l’on est si mal ''chez soi'', dans son intérieur, qu’il faut se hâter d’en sortir.
Le bon Dieu ne nous oblige pas alors à rester en notre compagnie.
Souvent même, il permet qu’elle nous soit désagréable, pour que nous la quittions.
Et je ne vois pas d’autre moyen de sortir de ''chez soi'' que d’aller rendre visite à Jésus et à Marie, en courant aux œuvres de charité. »
{{astérisme|150%}}
« Ce qui me fait du bien, lorsque je me représente l’intérieur de la sainte Famille, c’est de penser à une vie tout ordinaire.<noinclude>
<references/></noinclude>
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J’apprécie aujourd’hui combien je fus heureux de ne point comprendre alors l’abominable forfait de ces heures ; mon père m’eût causé une insurmontable horreur.
Dans les années qui suivirent, il ne s’occupa de moi que lorsque je pouvais aider à ses commodités.
Il ne m’envoya jamais à l’école.
L’après-midi, pendant qu’il dormait sa sieste dans l’arrière-salle où se trouvait son lit, j’étais contraint de garder la première pièce, blotti dans un coin, sans mouvement, et ces heures de solitude me plongeaient dans des tristesses qui faisaient jaillir des larmes de mes yeux.
À moins pourtant qu’un charitable rayon de soleil, se glissant dans la chambre, ne vînt tendre son échelle de lumière à mon âme qui ne demandait qu’à s’évader vers le ciel bleu, ou que je ne prisse plaisir à regarder, derrière la cotonnette à carreaux rouges et blancs des rideaux, l’or pulvérisé de l’astre.
Tout à coup, la porte de l’entrevent s’ouvrait et j’apercevais la face congestionnée de mon père ; ses yeux bleus, qui ne s’arrêtaient jamais sur moi, avaient des froideurs d’acier ; sa peau lisse, tirée sur sa face sanguine, ses lèvres minces, ses {{tiret|mou|vements}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|mou|vements}} lents d’homme fort lui donnaient l’extérieur d’un cynique bourreau.
Je m’esquivais sans bruit, heureux d’être dans la rue, où je séjournais jusqu’au soir et où ma vie commençait à ressembler un peu à celle des enfants de mon âge : cependant, la laideur physique dont j’étais affligé, ma pauvreté, le pitoyable esseulement où je me sentais, ma timidité excessive et une grande bonté naturelle me constituaient le souffre-douleur de mes compagnons et me procuraient une peine quand leur espiègle irréflexion trouvait un plaisir.
Je rentrais à la tombée de la nuit et, le plus souvent sans souper, je grimpais en hâte dans ma pauvre mansarde, où je me tenais d’abord bien coi, éprouvant au départ de mon père, le frissonnement de joie qui salue, dans le cœur de la mère et des enfants, le retour du père aimé.
Alors, il m’arrivait souvent de me lever dans mon lit, de passer la tête au-dehors par la chatière et de rester ainsi longtemps, lors des belles nuits d’étoiles, songeant dans la fraîcheur.
À ce moment, les autres enfants s’assoupissaient douillettement sur les genoux des pères et des mères, mais ma volupté, pour être triste, n’était pas moins intense que la leur.<noinclude>
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Le village dormait.
Par delà les habitations, les collines du Limbourg méridional arrondissaient leurs faîtes blanchis de lune, qui paraissaient des lacs tranquilles de clarté blonde.
Plus près, dans la vallée noire où se perdaient les maisons et les vergers, j’entendais couler la rivière que j’avais toujours cru sans voix.
Je percevais le murmure de la moindre brise, et le sifflement d’un train passant à plusieurs lieues me bouleversait soudain comme l’appel angoissé d’un désespéré.
Les arbres voisins, dans l’ombre ténue, se rapprochaient, conversaient sans gestes brusques et requéraient mes sympathies.
D’ailleurs, cette revanche de l’âme des choses pendant le repos de l’homme m’intéressait plus que la vie même, que je soupçonnais plus hostile.
Une de ces nuits me retraça avec toute son âcreté la scène douloureuse.
Tout à coup, j’aperçus, descendant la rue, la charrette du voisin qui se rendait à Tongres.
Il me sembla que Grand’mère était encore là, cahotée à côté du porc.
Mes yeux fiévreux et pleins de larmes se mirent à percer les ténèbres, pour suivre le véhicule qui s’y enfonça graduellement et disparut.
Durant quelques instants, le roulement arriva à mon oreille, s’étouffant dans les verdures, se {{tiret|ravi|vant}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|ravi|vant}} aux éclaircies.
Puis, mon imagination surexcitée me montra Grand’mère, la grande vieille et bonne mendiante, dans son jupon relevé sur les épaules, qui, à l’horizon, me faisait un signe…
Je tendis les bras vers elle en disant son nom…
Le passage subit d’un chat m’effraya.
Pendant ces heures nocturnes, je fus intrigué par une lumière que j’apercevais à travers la vitre supérieure d’une fenêtre dont le reste était soigneusement obscurci.
Cette fenêtre donnait jour sur le jardin à un estaminet tenu par une forte femme rouge, sans enfant, dont le mari était puddleur dans une usine des bords de la Meuse.
Une fois, je la vis s’éteindre tout à coup, et, pendant que j’observais si elle n’allait pas se rallumer, j’entendis la clef de mon père dans la serrure et me couchai précipitamment.
La persistance de cette lampe solitaire et tardive agaçait ma songerie.
C’était une intruse à une fête intime.
Entre les branches des pommiers, elle me blessait.
Ne l’assimilai-je point à quelque méchante étoile que ses bonnes sœurs du ciel avaient précipitée à terre ?
C’était bien une des étoiles les plus malfaisantes de mon ciel que j’avais découverte.
Un soir, plusieurs détonations successives me<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>firent tressauter dans mon lit…
La rareté d’un pareil bruit ne pouvait manquer de mettre les gens en émoi ; dans la rue, des groupes passèrent qui parlaient haut, de sang, de mort, d’assassins.
Cela dura longtemps et je n’entendis pas rentrer mon père : il s’attardait, pensai-je, à cause de l’incident.
Le vent, qui secouait violemment la maison nette, la pluie qui cinglait la lucarne m’empêchèrent de satisfaire ma curiosité ; finalement, je m’endormis.
Chose étrange ! À mon réveil, en pleine lumière, il me parut que la foule n’avait point quitté la rue, qu’elle s’y était massée ; une rumeur de colère montait jusqu’à moi et la porte du rez-de-chaussée était ébranlée plus que la veille.
Je courus à la trappe et je regardai.
Mon père se tenait devant l’entrée, armé du couperet et criait :
— Le premier qui entre est mort !
Du dehors des voix hurlaient :
— Enfoncez l’huche ! Enfoncez l’huche !
Je tremblais de frayeur, mes dents claquaient.
Cette scène horrible, que je ne m’expliquais point, me remuait comme un cauchemar et m’ôtait la faculté de prononcer le moindre mot.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Soudain, d’un bond, un gendarme sauta par derrière au cou de mon père et, saisissant la hache d’une main, il le renversa d’un coup au milieu de la salle ; sa tête sonna contre la pierre.
Un second policier, entré, de même que le premier, par la fenêtre de la chambre à coucher, vint à la rescousse.
Le monde fit irruption dans la demeure.
Mon père, maintenu à terre par les bras, par les jambes, par les cheveux, n’avait plus rien d’humain : l’écume aux lèvres, les yeux en feu, il rugissait, tel un fauve.
Toutes les figures étaient empreintes de colère, des menaces se croisaient.
— À mort, l’assassin ! Écharpons-le !
Je le vis emmener, ligotté entre les deux gendarmes et suivi par la foule dont les huées et les vociférations le fouettaient comme un vent de tempête.
Un homme du village, qui passait pour son meilleur ami, plus excité que les autres, lui lança un coup de pied dans les reins.
{{interligne}}
C’était mon père qui avait tué, à coups de revolver, la femme de l’estaminet à la mystérieuse lumière.
Il fut condamné à une longue détention.
Je ne l’ai jamais revu.<noinclude>
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{{astérisme|150%}}
J’avais douze ans alors.
Un parent éloigné, du côté maternel, maître d’école dans un village voisin, et qui n’avait qu’un enfant, vint me prendre pour m’emmener chez lui.
Je le suivis en pleurant, quoiqu’il eût l’air bon, et je considérai cet homme qui me recueillait comme un nouvel ennemi ; en chemin, je lui jetai des regards à la dérobée, ne répondant qu’à peine à ses paroles d’amitié.
Quand nous arrivâmes, blancs de poussière, sa femme nous attendait sur le seuil.
Elle m’examina avec un mauvais œil et ne se dérida point, malgré les propos de son mari qui s’efforçait d’atténuer sa froideur.
Je compris que j’étais là contre son gré et mon instinct de défiance fut vite de l’aversion.
Il paraissait d’ailleurs que tout se liguât pour verser plus sûrement à ma jeunesse le philtre amer du pessimisme et du doute.
Le fils de ceux avec qui je vivais et que, selon leur vouloir, j’appelai mon oncle et ma tante, était peu intelligent, d’un esprit rebelle et paresseux.
Nous étudiions ensemble et mes progrès rapides, ayant mis en lumière l’infériorité de mon compagnon, furent pour moi<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>une nouvelle source de souffrance.
Combien de fois une leçon que je connaissais trop bien ne valut-elle pas des gronderies à notre maître !
Sa femme l’accusait d’être plus indulgent envers moi qu’envers son propre fils, et le pauvre homme, afin de conserver la paix dans son ménage, fut souvent injuste et punit mon zèle.
Ces petites vexations n’éteignaient point mon ardeur ; elle ne fit qu’augmenter lorsque, l’instruction élémentaire acquise, nos études s’étendirent aux langues étrangères que mon oncle possédait bien ; j’éprouvai, à pouvoir lire une phrase d’anglais ou d’allemand, la plus grande jouissance que j’eusse ressentie jusqu’à là.
Les tâches ennuyeuses ou malpropres dont on me chargeait exclusivement en étaient allégées et, par la pluie et le vent, je semais le long des chemins boueux des vers entiers, des exclamations étranges retenues de mes auteurs ; nettoyant l’étable des porcs, je tenais à ces animaux, dans la langue de Schiller ou de Byron, de longs discours, auxquels ils répondaient par des grognements que j’entendais à peine.
Mais les mauvais traitements continuaient d’assombrir mon caractère et me donnèrent le regret<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>de la petite maison de malheur dans laquelle j’avais vécu à côté de mon père, sans amour et sans soins.
Les soins d’aujourd’hui ne servaient qu’à m’humilier.
Vêtu des loques délaissées par mon stupide condisciple, j’avais l’air d’être son domestique et je l’étais en effet. La moindre résistance aux caprices du petit monstre sans cœur devenait un crime aux yeux de sa mère, qui me rouait de coups en m’appelant ingrat et me rappelant que leur charité m’avait empêché de mourir de faim.
Un jour que Jules ne voulait point cesser de me frapper les doigts de sa règle, un mouvement brusque que je fis pour éloigner l’instrument le lui renvoya en pleine figure et provoqua un saignement de nez.
La mégère s’élança sur moi, armée d’un bâton, et me meurtrit cruellement en criant :
— Race d’assassin ! Tu suivras l’exemple de ton père ! Assassin !
L’injure m’empêcha de sentir la souffrance et, rouge de colère, je me retournai, prêt à me jeter sur la méchante femme.
Elle appela son mari : ils m’enfermèrent dans la cave, où je restai tout un jour sans manger.
Depuis cinq ans, je vivais de cette vie misérable et le temps avait transformé mon martyre.
{{tiret|L’insou|ciance}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|L’insou|ciance}} du premier âge avait fait place à une perception plus nette de mon malheur ; je commençais à m’apercevoir du poids des bagages que j’emportais.
Mes peines devenaient plus profondes à mesure que j’en discernais mieux les causes ; dans mon cœur délaissé, chargé du forfait d’autrui, germaient une défiance extrême et une haine presque pour l’homme.
Et ne me trompai-je pas cependant… ?
Mes sentiments d’aujourd’hui me font douter de ceux d’alors.
Ne souffrais-je point peut-être au contraire d’un besoin d’amitié que mon âme, depuis toujours repliée sur elle-même et soupçonneuse, rendait impossible ?
Car, maintenant, le crime de mon père me semblait écrit sur mon front ; mon nom m’était un insigne de honte qui éloignait de moi.
On ne m’appelait point Fermel, mais, ''le fils de Fermel''.
Le monde méchant qui me fustigeait sans cesse devait avoir un intérêt à voir souffrir et disparaître ce galeux…
Les enfants des malfaiteurs sont pour la société d’anciennes cicatrices infamantes : c’est la trace de ses propres crimes qu’elle poursuit en eux.
{{interligne}}
Ma présence était devenue une cause de querelles incessantes entre les époux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
L’instituteur ayant été indisposé pendant quelques semaines, ce fut moi qui le remplaçai dans sa classe ; son fils en était incapable.
Cet incident fit entrer ma tante dans une colère aveugle.
— Tu ne vois pas, dit-elle à son mari, que tu as réchauffé un serpent ?
Un beau jour, ce rejeton de bandit volera ton héritage à notre fils.
Il faut qu’il s’en aille, entends-tu, je le veux !
Mon oncle se soumit.
Un examen pour l’obtention de places de commis près un ministère se préparait ; il me fit inscrire parmi les candidats.
Je fus admis et je quittai, pour aller habiter Bruxelles, ma terre natale, qui ne m’avait abreuvé que du lait d’amertume.
J’étais à peine installé, la tête encore perdue du changement subit, qu’un matin, le ministre me fit appeler :
— Voyons… comment votre nom ? demand-t-il, comme s’il voulait à dessein me le faire dire.
— Fermel.
— Fermel… — puis, il pensa quelques secondes.
— Fermel…, répéta-t-il lentement.
Dans l’espace qu’il laissa entre ces deux mots, je crois avoir subi les affres du supplicié dont un premier coup de hache du bourreau maladroit n’a<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>fait qu’entamer le col et qui attend le choc suprême.
Mes jambes se dérobaient, tout mon sang fuyait.
Le ministre n’ajouta rien : c’était simplement un homme distrait.
Il cherchait quelqu’un qui connût les langues ; sur son ordre, je traduisis une page d’un écrivain anglais et une d’un écrivain allemand.
Il lut et me dit :
— C’est bien, vous serez attaché à mon bureau.
Dès lors, mon corps n’aurait plus ni faim, ni froid.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
{{T4|II.}}
Si le cours de ma destinée n’eût point été changé, si j’eusse continué, à la campagne, ma vie d’humiliations et de douleurs, ne me serais-je pas révolté, à quelque moment ?
N’aurais-je point senti le courage de partir à la garde de Dieu ?
Je ne le crois pas : l’atmosphère qui m’entourait était si déprimante, la perfidie des hommes me paraissait tellement universelle, tout tendait à me donner une si pauvre idée de moi-même, que je me serais inévitablement écrié tôt ou tard : À quoi bon !
Les ardeurs de la jeunesse évanouies, je me serais à la longue perdu dans cette mare de caractères, plats comme la contrée où poussent les fleurs d’égoïsme aussi nombreuses que les épis de blé dans le limon fertile.
Sans l’intervention du maître d’école, mon parent, et de sa femme, la charitable tortionnaire, au milieu de tous, je serais sans doute devenu valet de ferme et j’aurais mangé, jusqu’au bout, le pain de la résignation, semblable au vieux Michel que j’ai connu et dont j’ai mainte fois envié la philosophie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>vivant sur une autre planète et dont je suivrais les actions, avec l’intérêt, mêlé de compassion, qu’on accorde à un spectacle curieux d’êtres inférieurs.
Je suis orgueilleux d’avoir beaucoup souffert !
Je suis vêtu de l’étincelante et invulnérable tunique de mes peines !
Les larmes que l’on verse seul, loin du regard des autres hommes, les vraies, les pures, les divines larmes, tombent des yeux comme des gouttes de métal en fusion, s’étirent en longs fils qui s’entrelacent, enveloppent le cœur, lui tissant de l’essence précieuse et solide, une impénétrable cuirasse !
Sainte Souffrance, je te bénis !
Tu es la conscience de l’instant rapide et vain, la chaîne indissoluble de nos heures et de nos jours, la sœur soudée de la joie, l’essence ultime des grands et lumineux amours, l’outil puissant des semeurs d’idées et des remueurs de mondes !
Tu es la raison d’être de l’existence et sa rançon !
Feu ardent qui grandis et purifies l’Humanité, mère de l’exquise Bonté qui doit régénérer le monde, je me prosterne devant toi !
Et, sur un trône haut comme la tour gothique de Saint-Rombaut dans mon pays, s’érige, en plein<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/169
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<noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>abords de l’ancien Marché aux Poissons, sur l’emplacement du « Burg », la première forteresse d’Anvers et le berceau de la cité. De toute cette tassée humaine sort une rumeur de
vie qui, le matin, s’accroit de l’activité des différents marchés où les paysannes de la Campine
et du Polder, coiffées encore, quelques unes, de grands bonnets à barbes flottantes, viennent
vendre les laitages et les légumes.
Parmi les réceptacles habités presque exclusivement par le peuple, le quartier Saint-André montrait autrefois le plus d’animation. Il était traversé par une rue longue et étroite,
baptisée d’un nom significatif, le « Luizen Markt » (Marché aux Poux). De cette artère
s’étendait, à droite vers l’Escaut et à gauche vers la ville, un réseau de ruelles et d’impasses,
suant l’humidité et le miasme, au bord desquelles, rongées de lèpres, les plâtras écroulés, les
portes sans fermeture, oscillaient des façades de bois noircies et comme calcinées, aux
pignons finissant en gnenle de brochet. Certains enfers » de Londres et de Manchester
donneraient seuls nne idée des foules qui s’entassaient là, flopées d’enfants et de commères
Iriant dans les boues de légut, gruppes de faquins arrêtés à l’angle des rues, les mains
dans les poches, l’eil provorateur, bandes de filles impudentes, la lèvre incarnadine, dest
braises dans l’wil, riant aux plaisanteries eyniques de leurs adorateurs en sarratx.
Avec ses maisons décliquetées, ses pignons dentelés, su patine de erasse et de misère.
sa rude population de laboriens et de fiméliques, ce quartier ménageait des
abonklantes aux artistes. De superbes lasears y promenaient leur erinerie picaresque, sous
d’épaisses crinières à reflets lens trahissant une origine semi-mauresque. On était étonné
lorsque partaient, de la bouche d’une fillette évoquant certains portaits de Murillo, de
grossières injures proférées avee on accent rogomme, dans le patois trainard et pejoratif de
l’endroit. Assise en plein vent près de sa brouette, telle marchande de pouues rances, d’aeres
sancissons, de mastelles lapidifiées et de scholle, poissons sales qu’adore le peuple
anversois, aurait pu vendre sur les bords du Xénil, une rouge fleur de cassis dans les
cheveux, les oranges savoureuses et les limons parfumés. Peut-être même cette noiraude
aurait-elle eu à la cour de Madrid un tabouret au pied du trône. Certains des habitants du
quartier Saint-André ou des autres centres ouvriers d’Anvers ont non seulement gardé le
type espagnol, mais même des noms eastillans, souvent retentissants à travers l’histoire de
F’Ibérie. On m’a cité le cas d’une marchande de légumes, veuve et mère de dix enfants, la
femme «Armiroto », du nom de ce marquis Armiroto qui fut un des seigneurs de la suite
du due d’Albe. Sa descendante, indifférente à cette haute origine, bromettait des choux par
les rues, trainant sa fière hérédité dénaturée par un sobriquet ignominicux: «Arme
Rotte ».
La transformation de ces quartiers pestilents et squalides est consonnée; une voie
spacieuse remplace, sous le nom de rue Nationale, l’immonde Luizen Markt » et ses mmi-
fications. L’air et la lumière ainsi ont assaini les cloaques où se vautrait une humanité
vicieuse, gangrenée de maux sans nombre. C’est l’un des résultats, appréciable celui-là.
du bouleversement qui, depuis bientôt vingt-cinq ans, a mis en coupe réglée la vieille
ville, éventré les anciens quartiers, taillé à blane estoc dans le tas des souvenirs historiques.
Qui ne regrette, telle qu’elle s’offrait autrefois, la superbe et triomphante porte de l’Escant,
on porte Royale, surmontée de son énorme dien marin et construite par Arthur Quellyn,
d’après les dessins de Rubens, à l’occasion de la Joyeuse entrée du roi d’Espagne Philippe IV.
Quand on descendait la ree, au lant de laquelle s’élargissait son areature, le Beuve saper-
cevait par delà, comme à travers un porche ouvert sur le ciel et l’ean. Il nous faut faire
notre denil également du marché aux Poissons, ce pittoresque et bruyant rendez-vous des
ménagères s’agitant autour de la marée jetée tonte vive sur les étaux, en longues traînées<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>abords de l’ancien Marché aux Poissons, sur l’emplacement du « Burg », la première forteresse d’Anvers et le berceau de la cité. De toute cette tassée humaine sort une rumeur de
vie qui, le matin, s’accroit de l’activité des différents marchés où les paysannes de la Campine
et du Polder, coiffées encore, quelques unes, de grands bonnets à barbes flottantes, viennent
vendre les laitages et les légumes.
Parmi les réceptacles habités presque exclusivement par le peuple, le quartier Saint-André montrait autrefois le plus d’animation. Il était traversé par une rue longue et étroite,
baptisée d’un nom significatif, le « Luizen Markt » (Marché aux Poux). De cette artère
s’étendait, à droite vers l’Escaut et à gauche vers la ville, un réseau de ruelles et d’impasses,
suant l’humidité et le miasme, au bord desquelles, rongées de lèpres, les plâtras écroulés, les
portes sans fermeture, oscillaient des façades de bois noircies et comme calcinées, aux
pignons finissant en gueule de brochet. Certains « enfers » de Londres et de Manchester
donneraient seuls une idée des foules qui s’entassaient là, flopées d’enfants et de commères
trôlant dans les boues de l’égout, grappes de faquins arrêtés à l’angle des rues, les mains
dans les poches, l’œil provocateur, bandes de filles impudentes, la lèvre incarnadine, des
braises dans l’œil, riant aux plaisanteries cyniques de leurs adorateurs en sarraux.
Avec ses maisons déchiquetées, ses pignons dentelés, sa patine de crasse et de misère,
sa rude population de laborieux et de faméliques, ce quartier ménageait des
ressources abondantes aux artistes. De superbes lascars y promenaient leur crânerie picaresque, sous
d’épaisses crinières à reflets bleus trahissant une origine semi-mauresque. On était étonné
lorsque partaient, de la bouche d’une fillette évoquant certains portraits de Murillo, de
grossières injures proférées avec on accent rogomme, dans le patois traînard et péjoratif de
l’endroit. Assise en plein vent près de sa brouette, telle marchande de pommes rances, d’âcres
saucissons, de « mastelles » lapidifiées et de scholle, poissons sales qu’adore le peuple
anversois, aurait pu vendre sur les bords du Xénil, une rouge fleur de cassis dans les
cheveux, les oranges savoureuses et les limons parfumés. Peut-être même cette noiraude
aurait-elle eu à la cour de Madrid un tabouret au pied du trône. Certains des habitants du
quartier Saint-André ou des autres centres ouvriers d’Anvers ont non seulement gardé le
type espagnol, mais même des noms eastillans, souvent retentissants à travers l’histoire de
F’Ibérie. On m’a cité le cas d’une marchande de légumes, veuve et mère de dix enfants, la
femme «Armiroto », du nom de ce marquis Armiroto qui fut un des seigneurs de la suite
du due d’Albe. Sa descendante, indifférente à cette haute origine, bromettait des choux par
les rues, trainant sa fière hérédité dénaturée par un sobriquet ignominicux: «Arme
Rotte ».
La transformation de ces quartiers pestilents et squalides est consonnée; une voie
spacieuse remplace, sous le nom de rue Nationale, l’immonde Luizen Markt » et ses mmi-
fications. L’air et la lumière ainsi ont assaini les cloaques où se vautrait une humanité
vicieuse, gangrenée de maux sans nombre. C’est l’un des résultats, appréciable celui-là.
du bouleversement qui, depuis bientôt vingt-cinq ans, a mis en coupe réglée la vieille
ville, éventré les anciens quartiers, taillé à blane estoc dans le tas des souvenirs historiques.
Qui ne regrette, telle qu’elle s’offrait autrefois, la superbe et triomphante porte de l’Escant,
on porte Royale, surmontée de son énorme dien marin et construite par Arthur Quellyn,
d’après les dessins de Rubens, à l’occasion de la Joyeuse entrée du roi d’Espagne Philippe IV.
Quand on descendait la ree, au lant de laquelle s’élargissait son areature, le Beuve saper-
cevait par delà, comme à travers un porche ouvert sur le ciel et l’ean. Il nous faut faire
notre denil également du marché aux Poissons, ce pittoresque et bruyant rendez-vous des
ménagères s’agitant autour de la marée jetée tonte vive sur les étaux, en longues traînées<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>abords de l’ancien Marché aux Poissons, sur l’emplacement du « Burg », la première forteresse d’Anvers et le berceau de la cité. De toute cette tassée humaine sort une rumeur de
vie qui, le matin, s’accroît de l’activité des différents marchés où les paysannes de la Campine
et du Polder, coiffées encore, quelques unes, de grands bonnets à barbes flottantes, viennent
vendre les laitages et les légumes.
Parmi les réceptacles habités presque exclusivement par le peuple, le quartier Saint-André montrait autrefois le plus d’animation. Il était traversé par une rue longue et étroite,
baptisée d’un nom significatif, le « Luizen Markt » (Marché aux Poux). De cette artère
s’étendait, à droite vers l’Escaut et à gauche vers la ville, un réseau de ruelles et d’impasses,
suant l’humidité et le miasme, au bord desquelles, rongées de lèpres, les plâtras écroulés, les
portes sans fermeture, oscillaient des façades de bois noircies et comme calcinées, aux
pignons finissant en gueule de brochet. Certains « enfers » de Londres et de Manchester
donneraient seuls une idée des foules qui s’entassaient là, flopées d’enfants et de commères
trôlant dans les boues de l’égout, grappes de faquins arrêtés à l’angle des rues, les mains
dans les poches, l’œil provocateur, bandes de filles impudentes, la lèvre incarnadine, des
braises dans l’œil, riant aux plaisanteries cyniques de leurs adorateurs en sarraux.
Avec ses maisons déchiquetées, ses pignons dentelés, sa patine de crasse et de misère,
sa rude population de laborieux et de faméliques, ce quartier ménageait des
ressources abondantes aux artistes. De superbes lascars y promenaient leur crânerie picaresque, sous
d’épaisses crinières à reflets bleus trahissant une origine semi-mauresque. On était étonné
lorsque partaient, de la bouche d’une fillette évoquant certains portraits de Murillo, de
grossières injures proférées avec on accent rogomme, dans le patois traînard et péjoratif de
l’endroit. Assise en plein vent près de sa brouette, telle marchande de pommes rances, d’âcres
saucissons, de « mastelles » lapidifiées et de « scholle », poissons salés qu’adore le peuple
anversois, aurait pu vendre sur les bords du Xénil, une rouge fleur de cassis dans les
cheveux, les oranges savoureuses et les limons parfumés. Peut-être même cette noiraude
aurait-elle eu à la cour de Madrid un tabouret au pied du trône. Certains des habitants du
quartier Saint-André ou des autres centres ouvriers d’Anvers ont non seulement gardé le
type espagnol, mais même des noms castillans, souvent retentissants à travers l’histoire de
l’Ibérie. On m’a cité le cas d’une marchande de légumes, veuve et mère de dix enfants, la
femme « Armiroto », du nom de ce marquis Armiroto qui fut un des seigneurs de la suite
du duc d’Albe. Sa descendante, indifférente à cette haute origine, brouettait des choux par
les rues, traînant sa fière hérédité dénaturée par un sobriquet ignominieux : « Arme
Rotte ».
La transformation de ces quartiers pestilents et squalides est consommée ; une voie
spacieuse remplace, sous le nom de rue Nationale, l’immonde « Luizen Markt » et ses ramifications. L’air et la lumière ainsi ont assaini les cloaques où se vautrait une humanité
vicieuse, gangrenée de maux sans nombre. C’est l’un des résultats, appréciable celui-là,
du bouleversement qui, depuis bientôt vingt-cinq ans, a mis en coupe réglée la vieille
ville, éventré les anciens quartiers, taillé à blanc estoc dans le tas des souvenirs historiques.
Qui ne regrette, telle qu’elle s’offrait autrefois, la superbe et triomphante porte de l’Escaut,
ou porte Royale, surmontée de son énorme dieu marin et construite par Arthur Quellyn,
d’après les dessins de Rubens, à l’occasion de la Joyeuse entrée du roi d’Espagne Philippe IV.
Quand on descendait la rue, au haut de laquelle s’élargissait son arcature, le fleuve s’apercevait par delà, comme à travers un porche ouvert sur le ciel et l’eau. Il nous faut faire
notre deuil également du marché aux Poissons, ce pittoresque et bruyant rendez-vous des
ménagères s’agitant autour de la marée jetée toute vive sur les étaux, en longues traînées<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/39
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>toutes ses ressources, et supporté avec un courage
héroique des privations sans nombre, fut obligé de
se rendre.
Dès le lendemain, le fort de Salses était investi ; mais
il était mal approvisionné, et, malgré l’assertion de
{{M.|de Gazanyola}}, le gouverneur, don Henriquez de
Quiroga, se défendit assez mollement. D’après le père
Daniel, dom Vaissette et Feliu de la Peña, il capitula
dès le 15 septembre ({{M.|de Gazanyola}} dit le 25 seulement),
convenant de livrer la place le 29, s’il n’était
pas secouru jusque-là, ce qui arriva effectivement.
Une gravure datant de cette époque attribue à la
famine la reddition du château de Salses : elle représente
un Espagnol à genoux tiraillé par un Français,
un Portugais et un Catalan lui enlevant chacun une
partie de son vêtement, piquante allégorie du démembrement
de la monarchie espagnole au moment du
traité des Pyrénées. Dans le haut de la gravure, à
gauche et à droite, sont deux cartouches représentant
les villes de Perpignan et de Salses. Au-dessus de cette
dernière est le titre suivant :
''Pour la réduction de Salses'' (qui signifie ''Sausse'' en
espagnol), ''après une longue faim''.
Le quatrain suivant est au-dessous de ce même cartouche :
{{Interligne|0.5em}}
{{Pom|Ceux de Salses, contraints de se rendre à la France,
Nous ont quitté leur ville au milieu de l’automne ;
Et de vray pouvaient-ils, n’ayant ni chair ni pain
Pour tremper dans le plat, trouver leur Sausse bonne ?|df}}<noinclude>
<references/></noinclude>
jnw9thnrkdhgi2bq6tqbl92nwytz69j
Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/217
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FLU — FLU|209}}</noinclude><section begin="FLUX"/><nowiki />
5 h. 0 m. A Mendin.
5 h. 0 m. A Penbœuf.
8 h. 30 m. A Nantes.
3 h. 0 m. Le long de la côte du Sud de Bretagne, depuis l’entrée de la rivière de Loire, jusqu’au Ras de Fontenay, elle monte {{lié|18 pieds}}.
3 h. 45 m. Dans les entrées des rivières de cette côte, & dans le Ras de Fontenay.
4 h. 0 m. Dans Lyroise, & le passage du Four, elle monte {{lié|18 pieds}}.
3 h. 0 m. Dans les rades de Douarnénez & de Bertaume, elle monte {{lié|20 pieds}}.
5 h. 0 m. A l’Île de Bas, elle monte {{lié|25 pieds}}.
5 h. 15 m. Aux Sept-Îles, elle monte 30 pieds.
6 h. 0 m. A Bréhat, Saint-Malo & Cancale, elle monte {{lié|45 pieds}}.
6 h… A Granville, elle monte 40 pieds.
6 h. 45 m. Dans le Ras de Blanchart, & au cap de la Hague, elle monte {{lié|40 pieds}}.
9 heures 30 m. Aux Îles d’Ornay, de Jarsey & de Garnesey, elle monte {{lié|40 pieds}}.
8 h. 0 m. A Cherbourg & a la Hougue, elle monte 40 pieds.
9 h. 0 min. Dans toute la côte depuis la Hougue jusqu’au cap de Caux ou d’Entifer, elle monte {{lié|18 pieds}}.
4 h. 0 m. Dans le pas de Calais, elle monte 18 pieds.
3 h. 0 m. Dans toutes les Canaries, elle monte jusqu’à 7 ou {{lié|8 pieds}}.
2 h. 15 min. Le long des côtes de Barbarie, depuis le cap de Geer jusqu’au détroit de Gibraltar, elle monte {{lié|10 pieds}}.
1 h. 30 min. Le long des côtes d’Espagne, depuis le détroit de Gibraltar jusqu’au cap de Sainte-Marie, & une heure plus tard dans les rades, elle monte {{lié|10 pieds}}.
3 h. 0 m. Le long de toutes les côtes de Portugal, à l’entrée des rivières & des ports, & une heure plus tard dans les rades depuis le cap de Sainte-Marie jusqu’au cap de Finistère, elle monte {{lié|10 pieds}}.
3 h. 0 m. Le long des côtes depuis le cap Finistère jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, elle monte {{lié|15 pieds}}.
3 h. 45 m. Dans les ports de la Corogne, de Bitance, de Férol, de Fontaine, de Vivrers, de Ribadens, à Villa Sant-Andero, à Bilbao, elle monte {{lié|15 pieds}}.
Depuis 4 h. 30 m. jusqu’à 5 h. 0 m. & une demi-heure plus tard dans les ports, aux Îles Sorlingues, & depuis le bout de l’Angleterre de ce côté là jusqu’à Gouttard, elle monte 20 ou {{lié|24 pieds}}.
7 h. 0 m. & successivement à 9 h. 0 m. 10 h. 30 m. 11 h. 30 m. depuis Gouttard à Porlan, l’île de Wight, à la rade de Sainte-Hélène jusqu’à Douvre, elle monte {{lié|24 pieds}}, & successivement 18 & 16.
Du côté de l’orient d’Angleterre à 11 h. 0 m. à la rade des Dunes, elle monte {{lié|12 pieds}}. A {{lié|12 h.}} {{lié|0 m.}} depuis l’Île de Tanet jusques devant la Tamise, elle monte {{lié|12 pieds}} aussi. A {{lié|10 h.}} {{lié|0 m.}} depuis la Tamise jusques devant Yarmouth, & la pointe de Vinterton, elle monte {{lié|15 pieds}}. A {{lié|9 h.}} {{lié|0 m.}} de Vinterton jus qu’à la pointe de Trimingham, elle monte {{lié|15 pieds}}. A {{lié|3 h.}} {{lié|0 m.}} aux entrées des rivières de Thées & de Tine, elle monte {{lié|18 pieds}}.
3 h. 0 m. Le long des côtes du nord d’Ecosse & des Îles Orcades, elle monte {{lié|18 pieds}}.
Sur les côtes d’Irlande, 6 heures 30 m. du côté du nord, depuis l’Île Raghlins jusqu’au Nord-Cap. A {{lié|4 h.}} {{lié|0 m.}} dans toutes les côtes de l’ouest, du sud, du sud-est depuis le Nord-Cap jusqu’au cap Carnarot, & toujours plus tard dans les ports & dans les rivières, à mesure qu’elles font plus avancées dans les terres. A 9 h. om. Le long de la côte de l’Est d’Irlande depuis le cap Carnarot jusqu’à l’Ile Raghlins, & dans la côte d’Ecosse & d’Angleterre depuis le cap Cantir jusqu’à l’Île d’Anglezey, elle monte 18 pieds. A 6 h. 30 m. depuis l’Île d’Anglezey jusqu’au cap de Saint— David. As h. 45 m. à Penbrock, à l’Île Londey, & {{roi|Tome|IV}}.
FLU 209 dans la baie de Bristol. A 5 h. o m. depuis la pointe de Hartland jusqu’au cap de Cornouaille. Sur les côtes de Flandre, à 12 h. om. en dedans des bancs, depuis le pas de Calais jusqu’à l’embouchure de l’Escaut, elle monte 18 pieds, & au large des bancs de Flandre en la route, elle monte 15 pieds.
Sur les côtes de Hollande, à 1 h. o m. à l’embouchure de l’Escaut, elle monte 20 pieds. A l’embouchure de la Meuse, à 1 h. 45 m. cile monte 20 pieds. Hors le Texel à la côte à 6 h. o m. elle monte 20 pieds. Devant Medemblic, à 10 h. 30 m. elle monte 15 pieds. A Horn, à 12 h. o m. elle monte 15 pieds. A Horne, à 12 heures, o min. elle monte 15 pieds. A Amsterdam, à 3 h. om. elle monte 7 pieds. Sur toutes les autres côtes de Hollande, & sur celles d’Allemagne & de Danemarck, à 12 h. om. elle monte 15 pieds.
Sur la côre du sud de Terre-Neuve, à 7 h. 30 m. elle monte 6 à 7 pieds.
Dans les Mers Méditerranées, dans la Mer Baltique, & aux Îles de l’Amérique, le flux n’est point réglé ; il y est causé par les vents, & les marées ne montent pas sensiblement.
Aux Îles fort éloignées des terres, la mer ne monte ordinairement, depuis la basse jusqu’à la pleine mer, que de 6 à 7 pieds.
On dit qu’aux Indes, & aux côtes de Malabar & de Coromandel, elle ne monte que de 9 à 10 pieds.
A l’Île de Sainte-Catherine au Brésil, les marées sont fort sensibles, mais peu réglées, ou peu connues. FREZIER.
L’an 1609, il y cut flux & reflux deux fois en une heure dans la Tamise. Le fecond n’étoit apparemment qu’un reste du premier, & tous deux n’étoient que la décharge de la même marée ; mais qui l’avoit ainsi coupée en deux ? Larrey, Hist. d’Anglet. Les Anciens feignoient que Neptune avoit deux femmes, pour figurer le flux & le reflux de la mer, Venilia, cùm venit ad terram ; Salacia, cùm redit ad falum. César Draconus a fait un nouveau systéme du flux & du reflux de la mer, où il explique fort bien toutes ses irrégularités. Voyez les nouveaux Philosophes, Descartes, Gaffendi, Régis, &c. & les Mathématiciens qui ont traité de la met, le {{P.|de}} Chales Jésuite, {{M.|Bouguer}} dans son Traité com plet de la Navigation, &c.
La question du flux & reflux est l’écueil de la Philosophie, & l’abyme où se perd l’esprit humain.
{{sc|Bouh}}. Plusieurs pensent que les rivières sont la cause du flux & du reflux ; comme si en sortant de la mer, elles la faisoient couler avec elles, & qu’en y retournant, elles la fissent rebrouffer & se replier sur elle-même. Quelques Docteurs Arabes attribuent le flux & reflux à la révolution journalière du premier mobile, comme si le ciel en tournant, donnoit le branle aux eaux aussi bien qu’aux astres. Un Mathématicien de notre temps pense que le flux & le reflux vient du balancement que le globe de la terre a sur son axe ; comme si la terre s’inclinant deux fois le jour du midi au septentrion, & puis se televant du septentrion au midi, faisoit aller & revenir les eaux selon la diversité de ces mouvemens. D’autres ne pouvant comprendre le flux & reflux, disent, sans tant de façon, que la mer a d’elle-même cette agitation périodique ; ou qu’un Ange n’a d’autre affaire que de balancer ainsi les flots. Enfin, Descartes soutient que la Lune passant sur la mer, presse l’air entre son globe & cet élément ; que l’air pressé pousse l’eau, & la fait couler des deux côtés ; ce qui fait le flux : qu’ensuite l’eau se remet peu-à-peu en sa première situation, à mesure que la Lune passe, & qu’elle cesse de presser l’air ; ce qui fait le reflux. Du tête, Apulée, dans son Livre de Mundo, avoit insinué ce sentiment long-temps avant Descartes. Mais les bisarreries du flax & du reflux font encore plus étranges que celles de la Lune, & on ne voit pas que cet astre, tout changeant qu’il est, puisse Bb<section end="FLUX"/><noinclude>
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5 h. 0 m. A Mendin.
5 h. 0 m. A Penbœuf.
8 h. 30 m. A Nantes.
3 h. 0 m. Le long de la côte du Sud de Bretagne, depuis l’entrée de la rivière de Loire, jusqu’au Ras de Fontenay, elle monte {{lié|18 pieds}}.
3 h. 45 m. Dans les entrées des rivières de cette côte, & dans le Ras de Fontenay.
4 h. 0 m. Dans Lyroise, & le passage du Four, elle monte {{lié|18 pieds}}.
3 h. 0 m. Dans les rades de Douarnénez & de Bertaume, elle monte {{lié|20 pieds}}.
5 h. 0 m. A l’Île de Bas, elle monte {{lié|25 pieds}}.
5 h. 15 m. Aux Sept-Îles, elle monte 30 pieds.
6 h. 0 m. A Bréhat, Saint-Malo & Cancale, elle monte {{lié|45 pieds}}.
6 h… A Granville, elle monte 40 pieds.
6 h. 45 m. Dans le Ras de Blanchart, & au cap de la Hague, elle monte {{lié|40 pieds}}.
9 heures 30 m. Aux Îles d’Ornay, de Jarsey & de Garnesey, elle monte {{lié|40 pieds}}.
8 h. 0 m. A Cherbourg & a la Hougue, elle monte 40 pieds.
9 h. 0 min. Dans toute la côte depuis la Hougue jusqu’au cap de Caux ou d’Entifer, elle monte {{lié|18 pieds}}.
4 h. 0 m. Dans le pas de Calais, elle monte 18 pieds.
3 h. 0 m. Dans toutes les Canaries, elle monte jusqu’à 7 ou {{lié|8 pieds}}.
2 h. 15 min. Le long des côtes de Barbarie, depuis le cap de Geer jusqu’au détroit de Gibraltar, elle monte {{lié|10 pieds}}.
1 h. 30 min. Le long des côtes d’Espagne, depuis le détroit de Gibraltar jusqu’au cap de Sainte-Marie, & une heure plus tard dans les rades, elle monte {{lié|10 pieds}}.
3 h. 0 m. Le long de toutes les côtes de Portugal, à l’entrée des rivières & des ports, & une heure plus tard dans les rades depuis le cap de Sainte-Marie jusqu’au cap de Finistère, elle monte {{lié|10 pieds}}.
3 h. 0 m. Le long des côtes depuis le cap Finistère jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, elle monte {{lié|15 pieds}}.
3 h. 45 m. Dans les ports de la Corogne, de Bitance, de Férol, de Fontaine, de Vivrers, de Ribadens, à Villa Sant-Andero, à Bilbao, elle monte {{lié|15 pieds}}.
Depuis 4 h. 30 m. jusqu’à 5 h. 0 m. & une demi-heure plus tard dans les ports, aux Îles Sorlingues, & depuis le bout de l’Angleterre de ce côté là jusqu’à Gouttard, elle monte 20 ou {{lié|24 pieds}}.
7 h. 0 m. & successivement à 9 h. 0 m. 10 h. 30 m. 11 h. 30 m. depuis Gouttard à Porlan, l’île de Wight, à la rade de Sainte-Hélène jusqu’à Douvre, elle monte {{lié|24 pieds}}, & successivement 18 & 16.
Du côté de l’orient d’Angleterre à 11 h. 0 m. à la rade des Dunes, elle monte {{lié|12 pieds}}. A {{lié|12 h.}} {{lié|0 m.}} depuis l’Île de Tanet jusques devant la Tamise, elle monte {{lié|12 pieds}} aussi. A {{lié|10 h.}} {{lié|0 m.}} depuis la Tamise jusques devant Yarmouth, & la pointe de Vinterton, elle monte {{lié|15 pieds}}. A {{lié|9 h.}} {{lié|0 m.}} de Vinterton jus qu’à la pointe de Trimingham, elle monte {{lié|15 pieds}}. A {{lié|3 h.}} {{lié|0 m.}} aux entrées des rivières de Thées & de Tine, elle monte {{lié|18 pieds}}.
3 h. 0 m. Le long des côtes du nord d’Ecosse & des Îles Orcades, elle monte {{lié|18 pieds}}.
Sur les côtes d’Irlande, 6 heures 30 m. du côté du nord, depuis l’Île Raghlins jusqu’au Nord-Cap. A {{lié|4 h.}} {{lié|0 m.}} dans toutes les côtes de l’ouest, du sud, du sud-est depuis le Nord-Cap jusqu’au cap Carnarot, & toujours plus tard dans les ports & dans les rivières, à mesure qu’elles sont plus avancées dans les terres. A {{lié|9 h.}} {{lié|0 m.}} Le long de la côte de l’Est d’Irlande depuis le cap Carnarot jusqu’à l’Ile Raghlins, & dans la côte d’Ecosse & d’Angleterre depuis le cap Cantir jusqu’à l’Île d’Anglezey, elle monte {{lié|18 pieds}}. A {{lié|6 h.}} {{lié|30 m.}} depuis l’Île d’Anglezey jusqu’au cap de Saint-David. A {{lié|5 h.}} {{lié|45 m.}} à Penbrock, à l’Île Londey, &
dans la baie de Bristol. A {{lié|5 h.}} {{lié|0 m.}} depuis la pointe de Hartland jusqu’au cap de Cornouaille.
Sur les côtes de Flandre, à 12 h. 0 m. en dedans des bancs, depuis le pas de Calais jusqu’à l’embouchure de l’Escaut, elle monte {{lié|18 pieds}}, & au large des bancs de Flandre en la route, elle monte {{lié|15 pieds}}.
Sur les côtes de Hollande, à 1 h. 0 m. à l’embouchure de l’Escaut, elle monte {{lié|20 pieds}}. A l’embouchure de la Meuse, à {{lié|1 h.}} {{lié|45 m.}} elle monte {{lié|20 pieds}}. Hors le Texel à la côte à {{lié|6 h.}} {{lié|0 m.}} elle monte 20 pieds. Devant Medemblic, à 10 h. 30 m. elle monte 15 pieds. A Horn, à {{lié|12 h.}} {{lié|0 m.}} elle monte {{lié|15 pieds}}. A Horne, à {{lié|12 heures}}, {{lié|0 min.}} elle monte {{lié|15 pieds}}. A Amsterdam, à {{lié|3 h.}} {{lié|0 m.}} elle monte {{lié|7 pieds}}. Sur toutes les autres côtes de Hollande, & sur celles d’Allemagne & de Danemarck, à {{lié|12 h.}} {{lié|0m.}} elle monte 15 pieds.
Sur la côte du sud de Terre-Neuve, à 7 h. 30 m. elle monte 6 à {{lié|7 pieds}}.
Dans les Mers Méditerranées, dans la Mer Baltique, & aux Îles de l’Amérique, le flux n’est point réglé ; il y est causé par les vents, & les marées ne montent pas sensiblement.
Aux Îles fort éloignées des terres, la mer ne monte ordinairement, depuis la basse jusqu’à la pleine mer, que de 6 à {{lié|7 pieds}}.
On dit qu’aux Indes, & aux côtes de Malabar & de Coromandel, elle ne monte que de 9 à {{lié|10 pieds}}.
A l’Île de Sainte-Catherine au Brésil, les marées sont fort sensibles, mais peu réglées, ou peu connues. {{sc|Frezier}}.
L’an 1609, il y eut {{lié|flux & reflux}} deux fois en une heure dans la Tamise. Le second n’étoit apparemment qu’un reste du premier, & tous deux n’étoient que la décharge de la même marée ; mais qui l’avoit ainsi coupée en deux ? Larrey, ''Hist. d’Anglet.''
Les Anciens feignoient que Neptune avoit deux femmes, pour figurer le ''flux'' & le ''reflux'' de la mer, ''{{lang|la|Venilia, cùm venit ad terram ; Salacia, cùm redit ad salum}}''. César Draconus a fait un nouveau systême du ''flux'' & du ''reflux'' de la mer, où il explique fort bien toutes ses irrégularités. Voyez les nouveaux Philosophes, Descartes, Gassendi, Régis, ''&c.'' & les Mathématiciens qui ont traité de la mer, le {{P.|de Chales}} Jésuite, {{M.|Bouguer}} dans son Traité complet de la Navigation, &c.
La question du ''flux'' & ''reflux'' est l’écueil de la Philosophie, & l’abyme où se perd l’esprit humain. {{sc|Bouh}}. Plusieurs pensent que les rivières sont la cause du ''flux'' & du ''reflux ;'' comme si en sortant de la mer, elles la faisoient couler avec elles, & qu’en y retournant, elles la fissent rebrousser & se replier sur elle-même. Quelques Docteurs Arabes attribuent le ''flux'' & ''reflux'' à la révolution journalière du premier mobile, comme si le ciel en tournant, donnoit le branle aux eaux aussi bien qu’aux astres. Un Mathématicien de notre temps pense que le ''flux'' & le ''reflux'' vient du balancement que le globe de la terre a sur son axe ; comme si la terre s’inclinant deux fois le jour du midi au septentrion, & puis se relevant du septentrion au midi, faisoit aller & revenir les eaux selon la diversité de ces mouvemens. D’autres ne pouvant comprendre le ''flux'' & ''reflux'', disent, sans tant de façon, que la mer a d’elle-même cette agitation périodique ; ou qu’un Ange n’a d’autre affaire que de balancer ainsi les flots. Enfin, Descartes soutient que la Lune passant sur la mer, presse l’air entre son globe & cet élément ; que l’air pressé pousse l’eau, & la fait couler des deux côtés ; ce qui fait le ''flux :'' qu’ensuite l’eau se remet peu-à-peu en sa première situation, à mesure que la Lune passe, & qu’elle cesse de presser l’air ; ce qui fait le ''reflux''. Du tête, Apulée, dans son Livre ''{{lang|la|de Mundo}}'', avoit insinué ce sentiment long-temps avant Descartes. Mais les bisarreries du ''flux'' & du ''reflux'' sont encore plus étranges que celles de la Lune, & on ne voit pas que cet astre, tout changeant qu’il est, puisse<section end="FLUX"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>part & d’autre, sont fondés ; il y a à parier que cet opéra se soutiendra, sinon par le fond, au moins par les accessoires.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''12 Juillet 1777.'' On connoissoit déjà l’effroyable dénouement de ''Gabrielle de Vergy,'' & l’on avoit peine à le soutenir à la lecture. Il a produit en action un tel effet, que plusieurs femmes se sont trouvées mal & que des vaporeux ont déclaré qu’ils se sentoient le cœur serré, oppressé & qu’ils ne reviendroient point à cette piece. Tout ce qui précede est si faux, si vicieux, si gigantesque, si absurde, que d’autres connoisseurs ont soutenu de sang froid l’atrocité de la catastrophe, & n’y ont vu que le noir délire d’une imagination romanesque. Il est certain que nous n’avons plus rien à envier au théâ tre anglois. {{M.|de}} Voltaire a observé au sujet de certains drames, que nous avions un nouveau genre de comédie, la comédie ''horrible'' ; nous en avons un aussi dans le tragique, la tragédie ''exécrable'' : qualification que mérite à tous égards celle de {{M.|Du}}{{lié}}Belloy même, quant au style, dont la barbarie & l’enflure ordinaires sont encore plus remarquables dans une piece de sentimens. On ne peut nier cependant qu’il n’y ait des tirades, ou plutôt des passages, en petit nombre, dans le vrai langage de la passion, écrits avec correction, élégance, onction même ; quoique l’ame du poëte, en général, ait plus de chaleur & de force que de vraie sensibilité. On remarque encore dans la contexture quelques<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/218
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|210|FLU — FLU}}</noinclude><section begin="FLUX"/>être la cause de tant de diverses agitations. Pour bien démêler un mouvement si régulier, & si irrégulier tout ensemble, il faudroit trouver une cause qui en expliquât tous les accidens ; & c’est ce que les Philosophes ne feront peut-être jamais. ☞ Newton, après avoir supposé avec Copernic, que la terre se meut d’occident en orient dans l’espace de {{lié|24 heures}} sur son axe, & dans l’espace d’une année dans l’écliptique ; après avoir encore supposé que la Lune se meut périodiquement chaque mois dans un orbite qui ne s’écarte pas beaucoup du plan de l’écliptique, attribue à l’attraction que le Soleil & la Lune exercent sur les eaux de l’océan, tous les phénomènes du ''flux'' & du ''reflux''. Il avoue d’abord que ces eaux sont beaucoup plus attirées par la Terre, que par le Soleil & par la Lune ; mais il ajoute que, puisqu’il règne parmi tous les corps de l’univers une attraction mutuelle en raison directe des masses & en raison inverse des carrés des distances, l’action de ces deux astres ne doit pas être comptée pour rien. Elle doit être même d’autant plus sensible, que ces deux astres sont moins éloignés de nous, & plus perpendiculaires sur l’océan. C’est cependant la Lune que Newton regarde en tout ceci comme le principal agent ; & lorsque les eaux montent de {{lié|12 pieds}} au milieu de l’Océan, il a calculé que le Soleil ne les élevoit qu’à deux & un quart, tandis que la Lune les élevoit à {{lié|9 pieds}} & {{lié|3 quarts}}. Ce qui peut faire adopter les principes de ce grand homme, c’est la facilité avec laquelle il explique les phénomènes innombrables que nous présente ce point de physique.
☞ En effet l’eau qui se trouve directement sous la Lune, & qui en est par conséquent la plus voisine, doit en être attirée avec plus de force que le reste des ondes, parce que le reste en est plus éloigné. Au moyen de cette attraction, les flots de l’Océan doivent s’accumuler de toutes parts, & former une montagne liquide, dont le sommet sera sous la Lune même.
☞ La Terre en même-temps est aussi un peu attirée par la Lune ; mais la portion d’eau, qui baigne l’hémisphère antipode, ne l’est presque point à cause de son grand éloignement.
☞ Cette portion sera donc comme abandonnée par la terre, qui suit un peu l’attraction de la Lune, & par conséquent il y aura une seconde montagne d’eau ; ainsi en voilà deux, l’une totalement opposée à l’autre.
☞ L’Océan doit pour lors se gonfler, s’alonger dans l’hémisphère éclairé par la Lune, & dans celui qu’elle n’éclaire pas. Ainsi dans les diverses parties de l’Océan il y aura deux marées pendant le temps que la Lune emploie, pour retourner au même point du ciel. Lorsqu’elle est pour nous au méridien, il doit y avoir un soulèvement d’eau, & lorsqu’elle s’en éloigne, il doit y avoir une dépression. Autre soulèvement quand elle est au méridien des Antipodes ; autre dépression, quand elle s’en écarte. Mais il y a quelques petites irrégularités dans les marées, parce qu’il faut un certain temps pour accumuler les vagues, & que leur cours est interrompu par les côtes de la Terre, par les Détroits, par les Îles & autres causes semblables.
☞ Malgré ces petites irrégularités, nous voyons constamment les eaux monter deux fois vers nos rivages, & descendre deux fois dans l’espace de {{lié|24 heures}}. On observe le même mouvement dans tous les fleuves qui se jettent dans l’Océan. Il n’en est pas de même dans ceux de la Méditerranée. Le Détroit qui joint l’Océan à la Méditerranée, forme un canal trop petit, & situé d’une manière trop désavantageuse ; car il regarde les climats où le Soleil se couche, pendant que les grandes marées suivent la Lune d’orient en occident.
☞ D’ailleurs, par rapport au peu d’étendue de la Méditerranée même, les foibles marées que la Lune y fait naître, souffrent trop d’interruptions. Tant d’Îles, de Côtes & de Détroits empêchent que le ''flux'' & le ''reflux'' n’y {{corr|sointt|soient}} considérables.
☞ Quand la Lune est moyenne, les marées sont les plus foibles du mois, parce qu’alors les deux forces attractives du Soleil & de la Lune se croisent, & sont contraires au gonflement de la mer dans un même lieu. Mais quand la Lune est pleine ou nouvelle, elle se trouve dans la même situation que le Soleil par rapport à la Terre ; leurs forces conspirent ensemble, & pour lors les marées sont les plus grandes du mois.
☞ Enfin les plus considérables de toutes les marées tombent dans les nouvelles & les pleines Lunes des Equinoxes, parcequ’à la conspiration des forces du Soleil & de la Lune, il se joint pour lors une grande agitation dans les eaux. Mais le Soleil étant plus voisin de la Terre pendant l’hiver que dans l’été, fait qu’au lieu d’arriver précisément dans le temps des Equinoxes, ces grosses marées n’arrivent qu’un peu avant celui du printemps, & un peu après celui d’automne, dans le mois de Février & dans le mois d’Octobre.
{{sc|Flux et Reflux}}, s’emploient aussi figurément. Lorsque la passion agite l’esprit, elle l’entraîne sans cesse de côté & d’autre, & dans ce ''flux'' & ''reflux'' perpétuel de sentimens opposés, il change à tous momens de langage & de pensée. {{sc|Boil}}. {{M.|Ménage}} n’approuve pas trop ''flux'' & ''reflux'' dans le figuré, & blame Malherbe pour avoir dit d’une femme,
{{poem|{{em|6}}''Que son ame incertaine,''
''A, comme l’Ocean, son'' flux ''& son'' reflux.|m=1em}}
☞ {{M.|Ménage}} a tort. Nos meilleurs Ecrivains se servent de cette expression : il y a entre nous comme un ''flux'' & ''reflux'' d’empire & de soumission. {{sc|Montesq}}.
FLUX, en termes de Medecine, est un écoulement d’humeurs, qui cause une maladie différente, selon l’endroit où il se fait, & lhumeur qui en découle, comme flux de ventre, ou dévciement. Fluxus, rheuma, fluor, profluvium. Les flux de ventre font de quatre fortes, différens de nature, de cause & de noms ; savoir, lienterie, celiaque, diarrhée & dyssenterie, expliqués à leur ordre. On dit aussi le flux hépatique, dévoiement provenant de ce que le foie ne fait pas bien ses fonctions. Les femmes sont sujettes à trois fortes de flux. Le premier arrive tous les mois, & s’appelle flux menstruel. On l’appelle aussi leurs purgations, leurs temps, leurs semaines, parce qu’ils viennent tous les mois, & durent souvent sept jours aux femmes grasses. On les appelle aussi leurs fleurs, soit que ce mot ait été pris pour flueurs, soit parce qu’elles précèdent la conception, comme les fleurs des plantes précèdent les fruits. Le fecond flux arrive en leur accouchement. Le troisième est désordonné, & faute d’autre nom, s’appelle par les Médecins flux muliebre, & populairement fleurs blanches. Il procède de quelque humeur corrompue, qui fort sans ordre & limitation de temps, laquelle est tantôt claire & blanchâtre, comme du petit lait, ou du coulis d’orge mondé ; tantôt jaune ou pâle, tantôt verdoyante, & le plus souvent si cuisante & brulante, qu’elle écorche presque toutes les parties qu’elle touche. Les fleurs blanches & fanieuses procèdent de pituite ; les pales, jaunes & cuisantes, de bile ; les noires & épaisses, de mélancolic. Voyez tous ces mots.
FLUX DE BOUCHE, autrement falivation, est un écoulement copieux de falive, & d’autres humeurs impures qui se fait par la bouche. Il y a des maladies dans lesquelles le flux de bouche vient quelquefois de foi-même. On provoque ordinairement le flux de bouche par le moven du mercure, pour la guérison des maladies vénériennes.
On dit donner le flux de bouche ; pour dire, exciter le flux de bouche.
On dit figurément qu’un homme a un grand flux de bouche, quand il veut toujours parler, & ne point laisser parler les autres. Loquacitas, profluentia ver— Forum, volubilitas lingus. On dit aussi un grand flux de paroles.<section end="FLUX"/><noinclude>
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☞ En effet l’eau qui se trouve directement sous la Lune, & qui en est par conséquent la plus voisine, doit en être attirée avec plus de force que le reste des ondes, parce que le reste en est plus éloigné. Au moyen de cette attraction, les flots de l’Océan doivent s’accumuler de toutes parts, & former une montagne liquide, dont le sommet sera sous la Lune même.
☞ La Terre en même-temps est aussi un peu attirée par la Lune ; mais la portion d’eau, qui baigne l’hémisphère antipode, ne l’est presque point à cause de son grand éloignement.
☞ Cette portion sera donc comme abandonnée par la terre, qui suit un peu l’attraction de la Lune, & par conséquent il y aura une seconde montagne d’eau ; ainsi en voilà deux, l’une totalement opposée à l’autre.
☞ L’Océan doit pour lors se gonfler, s’alonger dans l’hémisphère éclairé par la Lune, & dans celui qu’elle n’éclaire pas. Ainsi dans les diverses parties de l’Océan il y aura deux marées pendant le temps que la Lune emploie, pour retourner au même point du ciel. Lorsqu’elle est pour nous au méridien, il doit y avoir un soulèvement d’eau, & lorsqu’elle s’en éloigne, il doit y avoir une dépression. Autre soulèvement quand elle est au méridien des Antipodes ; autre dépression, quand elle s’en écarte. Mais il y a quelques petites irrégularités dans les marées, parce qu’il faut un certain temps pour accumuler les vagues, & que leur cours est interrompu par les côtes de la Terre, par les Détroits, par les Îles & autres causes semblables.
☞ Malgré ces petites irrégularités, nous voyons constamment les eaux monter deux fois vers nos rivages, & descendre deux fois dans l’espace de {{lié|24 heures}}. On observe le même mouvement dans tous les fleuves qui se jettent dans l’Océan. Il n’en est pas de même dans ceux de la Méditerranée. Le Détroit qui joint l’Océan à la Méditerranée, forme un canal trop petit, & situé d’une manière trop désavantageuse ; car il regarde les climats où le Soleil se couche, pendant que les grandes marées suivent la Lune d’orient en occident.
☞ D’ailleurs, par rapport au peu d’étendue de la Méditerranée même, les foibles marées que la Lune y fait naître, souffrent trop d’interruptions. Tant d’Îles, de Côtes & de Détroits empêchent que le ''flux'' & le ''reflux'' n’y {{corr|sointt|soient}} considérables.
☞ Quand la Lune est moyenne, les marées sont les plus foibles du mois, parce qu’alors les deux forces attractives du Soleil & de la Lune se croisent, & sont contraires au gonflement de la mer dans un même lieu. Mais quand la Lune est pleine ou nouvelle, elle se trouve dans la même situation que le Soleil par rapport à la Terre ; leurs forces conspirent ensemble, & pour lors les marées sont les plus grandes du mois.
☞ Enfin les plus considérables de toutes les marées tombent dans les nouvelles & les pleines Lunes des Equinoxes, parcequ’à la conspiration des forces du Soleil & de la Lune, il se joint pour lors une grande agitation dans les eaux. Mais le Soleil étant plus voisin de la Terre pendant l’hiver que dans l’été, fait qu’au lieu d’arriver précisément dans le temps des Equinoxes, ces grosses marées n’arrivent qu’un peu avant celui du printemps, & un peu après celui d’automne, dans le mois de Février & dans le mois d’Octobre.
{{sc|Flux et Reflux}}, s’emploient aussi figurément. Lorsque la passion agite l’esprit, elle l’entraîne sans cesse de côté & d’autre, & dans ce ''flux'' & ''reflux'' perpétuel de sentimens opposés, il change à tous momens de langage & de pensée. {{sc|Boil}}. {{M.|Ménage}} n’approuve pas trop ''flux'' & ''reflux'' dans le figuré, & blame Malherbe pour avoir dit d’une femme,
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''A, comme l’Ocean, son'' flux ''& son'' reflux.|m=1em}}
☞ {{M.|Ménage}} a tort. Nos meilleurs Ecrivains se servent de cette expression : il y a entre nous comme un ''flux'' & ''reflux'' d’empire & de soumission. {{sc|Montesq}}.
{{sc|Flux}}, en termes de Médecine, est un écoulement d’humeurs, qui cause une maladie différente, selon l’endroit où il se fait, & l’humeur qui en découle, comme ''flux'' de ventre, ou dévoiement. ''{{lang|la|Fluxus, rheuma, fluor, profluvium}}''. Les ''flux'' de ventre sont de quatre sortes, différens de nature, de cause & de noms ; savoir, ''lienterie, céliaque, diarrhée'' & ''dyssenterie'', expliqués à leur ordre. On dit aussi le ''flux'' hépatique, dévoiement provenant de ce que le foie ne fait pas bien ses fonctions. Les femmes sont sujettes à trois sortes de flux. Le premier arrive tous les mois, & s’appelle ''flux menstruel''. On l’appelle aussi leurs ''purgations'', leurs temps, leurs ''semaines'', parce qu’ils viennent tous les mois, & durent souvent sept jours aux femmes grasses. On les appelle aussi leurs ''fleurs'', soit que ce mot ait été pris pour ''flueurs'', soit parce qu’elles précèdent la conception, comme les ''fleurs'' des plantes précèdent les fruits. Le second ''flux'' arrive en leur accouchement. Le troisième est désordonné, & faute d’autre nom, s’appelle par les Médecins ''flux muliebre'', & populairement ''fleurs blanches''. Il procède de quelque humeur corrompue, qui sort sans ordre & limitation de temps, laquelle est tantôt claire & blanchâtre, comme du petit lait, ou du coulis d’orge mondé ; tantôt jaune ou pâle, tantôt verdoyante, & le plus souvent si cuisante & brûlante, qu’elle écorche presque toutes les parties qu’elle touche. Les ''fleurs'' blanches & sanieuses procèdent de pituite ; les pâles, jaunes & cuisantes, de bile ; les noires & épaisses, de mélancolie. ''Voyez'' tous ces mots.
{{sc|Flux de bouche}}, autrement ''salivation'', est un écoulement copieux de salive, & d’autres humeurs impures qui se fait par la bouche. Il y a des maladies dans lesquelles le ''flux de bouche'' vient quelquefois de soi-même. On provoque ordinairement le ''flux de bouche'' par le moyen du mercure, pour la guérison des maladies vénériennes.
On dit ''donner le flux de bouche ;'' pour dire, exciter le ''flux de bouche''.
On dit figurément qu’un homme a un grand ''flux de bouche'', quand il veut toujours parler, & ne point laisser parler les autres. ''{{lang|la|Loquacitas, profluentia verborum, volubilitas linguæ}}''. On dit aussi un grand ''flux'' de paroles.<section end="FLUX"/><noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/229
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ressources de génie, quelques situations nobles, à travers un cahos d’incidens accumulés dans l’ordre le plus bisarre & le plus extravagant.
Le {{Sr.|la}}{{lié}}Rive faisoit le rôle de ''Fayel'' & n’a réussi que dans peu de momens ; celui de ''Couci'' a été rendu par le {{Sr.|Monvel}}, qui à force de vouloir y mettre du naturel & de la simplicité, l’a souvent manqué. Madame Vestris a déterminé le succès, quoique par sa façon de jouer dans la scene du cœur, elle ait outre-passé la nature, & revenant à plusieurs reprises sur l’urne sanglante, y ramenant les yeux des spectateurs avec les siens, ait plus laissé voir l’actrice que l’amante. Celle-ci, dès le premier instant, auroit rejetté avec horreur le vase & se seroit évanouïe ; Madame Vestris a voulu nuancer toutes les gradations d’un spasme ménagé avec le plus grand art & l’on ne peut qu’applaudir à la beauté de ses tableaux. Le parterre froid jusqu’ici, est entré lui-même dans des accès convulsifs, qui se sont manifestés par des battemens de mains forcenés & le triomphe a été complet.
{{brn|1}}
''13 Juillet 1777.'' Malgré ses importantes occupations le {{Sr.|de}} Beaumarchais ne paroît pas répugner à y joindre un procillon avec les comédiens, qui pour lui sera, sans doute, un passe-tems. On a déjà parlé de ses contestations avec les histrions relativement aux honoraires de son ''Barbier de Seville.'' Il a dernierement rassemblé à un souper des Jurisconsultes & des Gens de lettres ; il leur a exposé la question, il a fait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 088, 1879.djvu/1401
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Favete linguistis
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « général Morin 840 {{table|indentation= -1|titre= — Est élu Correspondant dans la Section de Mécanique, en remplacement de feu M. le général ''Didion''|page= 1345}} {{table|indentation= -1|titre= DAVID ({{sc|Th}}.). — De la greffe dentaire|page= 39}} {{table|indentation= -1|titre= DAVIS adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 372}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}} {{table|inden...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>général Morin 840
{{table|indentation= -1|titre= — Est élu Correspondant dans la Section de Mécanique, en remplacement de feu M. le général ''Didion''|page= 1345}}
{{table|indentation= -1|titre= DAVID ({{sc|Th}}.). — De la greffe dentaire|page= 39}}
{{table|indentation= -1|titre= DAVIS adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 372}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}}
{{table|indentation= -1|titre= DEBRAY (H.). — Sur une particularité d’une expérience de Gay-Lussac et Thenard|page= 1340}}
{{table|indentation= -1|titre= DECAISNE est nommé membre de la Commission centrale administrative pour l’année 1879|page= 14}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Bordin|page= 792}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Alhumbert|page= 839}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Desmazières|page= 839}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission chargée de proposer une question pour le prix Bordin|page= 958}}
{{table|indentation= -1|titre= DECHARME (C.) adresse une Note sur la glace tombée les 22 et 23 janvier|page= 193}}
{{table|indentation= -1|titre= — Note sur la correspondance entre les figures acoustiques de Chladni et les réseaux liquides produits sur les plaques circulaires vibrantes|page= 553}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur un mode particulier de transmission des sons à distance|page= 1082}}
{{table|indentation= -1|titre= — Disposition nouvelle, propre à augmenter la sensibilité de la plaque vibrante du téléphone|page= 1132}}
{{table|indentation= -1|titre= Adresse une Note sur une migration de papillons de l’espèce ''Vanessa Cardia'', observée à Angers le 10 juin dernier|page= 1280}}
{{table|indentation= -1|titre= DEJEAN DE FONROQUE. — Sur diverses expériences faites avec un pendule oscillant avec de grandes amplitudes|page= 771}}
{{table|indentation= -1|titre= DELAGE adresse un Mémoire intitulé « Coupe géologique suivant le profil en long du chemin de fer d’Avranches à Dol »|page= 1018}}
{{table|indentation= -1|titre= DELAURIER. (E.) adresse un Mémoire sur l’utilisation du mouvement horizontal des vagues, comme force motrice fixe et comme force de propulsion pour les navires|page= 636}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse un Mémoire portant pour titre « Sur une application nouvelle des roues hydrauliques sur les côtes de la mer et dans les larges cours d’eau ». (En commun avec M. ''Wiart''.)|page= 1018}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse un Mémoire intitulé « Nouvelles recherches sur l’emploi de l’agitation des vagues pour obtenir des forces motrices fixes et des forces locomotrices et propulsives »|page= 901}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse deux Mémoires intitulés « Sur l’utilisation de la chaleur perdue dans les machines frigorifiques » et « Étude sur la projection de la vapeur comme force motrice et sur les causes qui en ont empêché l’application »|page= 1067}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse un Mémoire intitulé « Recherches scientifiques sur un système de construction de navires inchavirables, insubmersibles, ayant très-peu de tangage et de roulis, et mus par la force des vagues|page= 1126}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse un troisième Mémoire « Sur l’utilisation du mouvement des vagues ». (En commun avec M. ''Wiart''.)|page= 1350}}
{{table|indentation= -1|titre= DELESSE est élu membre de la Section de Minéralogie en remplacement de feu M. ''G. Delafosse''|page= 20}}
{{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours du grand prix des Sciences physiques (Ossements fossiles)|page= 736}}
{{table|indentation= -1|titre= DELLECHENEAU adresse la description d’un appareil qu’il présente comme une modification du phonographe|page= 1140}}
{{table|indentation= -1|titre= DELORME adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 1018}}
{{table|indentation= -1|titre= DEMARÇAY ({{sc|Eug}}.). — Sur l’acide tétrique et ses homologues|page= 126 et 34{{?}}}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur les homologues de l’acide oxyheptique|page= 289}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur les stannpropyles et les isostannpropyles. (En commun avec M. ''Cahours''.)|page= 1112}}
{{table|indentation= -1|titre= DEMECZKY DE GYERGYOSZENTMIKLOS (D.). — Résolution des systèmes de congruences linéaires|page= 1311}}
{{table|indentation= -1|titre= DEMEYER adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}}
{{table|indentation= -1|titre= DESAINS (P.). — Sur la réfraction de la chaleur obscure|page= 1047}}
{{table|indentation= -1|titre= DESBOVES. — Sur la résolution en nombres entiers de l’équation|page= 638 et 722}}
{{table|indentation= -1|titre= — Rectification à sa Note du 24 mars|page= 762}}
{{table|indentation= -1|titre= DESOR (C.). — Sur les anciens glaciers dans les Alpes-Maritimes|page= 760}}
{{table|indentation= -1|titre= DESOR ({{sc|Ed}}.). — Observations sur le projet de la création d’une mer intérieure dans le Sahara oriental. (En commun avec M. ''Martins'')|page= 265}}
{{table|indentation= -1|titre= DESTREM (A.). — Recherches sur la levure de bière. (En commun avec M. ''Schützenberger''.)|page= 287}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur la composition de la levûre de bière. (En commun avec M. ''Schützenberger''.)|page= 383}}
— Sur la fermentation alcoolique. (En com-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/230
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Psephos
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>lecture de sa correspondance avec les comédiens, & tout le monde a reconnu son bon droit & approuvé la sagesse de sa conduite. On attend avec impatience les facéties dont il va nous égayer.
{{brn|1}}
''13 Juillet.'' On savoit depuis longtems que l’abbé Baudeau avoit une pension de 4000{{lié}}livres sur les Oeconomats, mais peu de gens étoient instruits qu’il en étoit redevable à {{M.|de}} Sartine. Ce Ministre lui a dit, comme Auguste au Romain son ennemi : ''soyons amis, Cinna.''
{{brn|1}}
''14 Juillet 1777.'' L’abbé Martin est mort à Senlis des suites de son état.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''14 Juillet 1777.'' Le {{Sr.|Torré}} a donné jeudi dernier une fête à son profit dans son Wauxhall, où il a voulu reproduire des combats de Chevalerie. On sent que dans un pareil emplacement le simulacre ne peut être que mesquin, exigeant d’ailleurs une grande pompe de spectacle & une riche magnificence d’habits.
{{brn|1}}
''15 Juillet.'' L’''Espion Anglois'' n’est qu’une reprise d’un autre ouvrage commencé, en{{lié}}1773, sous le titre de ''l’Observateur Hollandois à Paris,'' qui devoit se distribuer comme un écrit périodique. On en avoit publié un ''Prospectus,'' qui effraya le Ministere de France d’alors, & il profita de son ascendant auprès des Etats Généraux pour l’arrêter, même avant que par la publication on pût juger s’il méritoit la proscription. L’''Observateur,'' qui contient à peu près le premier volume, est une peinture aussi vraie<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
1855
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<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
Avis au Relieur
POUR LE PLACEMENT DES GRAVURES.
{{Séparateur4}}
En regard de la page
Le Frontispice, en regard du titre
Marie de Médicis 13
Richelieu dansant
Présentation de Buckingham
Mme de Chevreuse
Louis XIII
Gaston d’Orléans
Naissance de Louis XIV
Première représentation de ''Mirame''
Richelieu
Présentation du Dauphin au peuple
Mazarin
Bataille de Rocroy
Anne d’Autriche
Le roi des Halles
Duel de Coligny
Bal pour le mariage de la reine de Pologne
Le coadjuteur
Journée des barricades
Le Parlement demandant la grâce de Broussel
Condé
La duchesse de Longueville à l’Hôtel de ville
(1) Turenne
Le peuple au Palais-Royal
Cortège de Louis XIV allant au Parlement
Marion de Lorme
Ninon de Lenclos
Voiture
(1) Molière
(1) Corneille
Ces trois portraits seront envoyés dans les livraisons du 2e volume, pour lequel on<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
1855
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{{table | titre =<ref name=Gravures>Ces trois portraits seront envoyés dans les livraisons du {{2e}} volume, pour lequel on
réservera ''Fouquet, {{Mme|Henriette}}'' et le ''Combat de la Porte Saint-Antoine :'' ces trois dernières
gravures ne devant pas être placées dans le premier volume, on en indiquera plus tard le placement</ref>Turenne| largeurp=40| page =360}}
{{table | titre =Le peuple au Palais-Royal| largeurp=40| page =419}}
{{table | titre =Cortège de {{roi|Louis|XIV}} allant au Parlement| largeurp=40| page =426}}
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Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/59
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''ÉTUDES SUR LE SYSTÈME NERVEUX''|47}}</noinclude>{{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}critique la plupart des expériences basées sur ces deux points que le courant électrique appliqué sur le tronc nerveux fatigue les terminaisons nerveuses sans altérer le nerf même, et que la substance musculaire est directement excitable par le courant induit. De ses expériences personnelles l’auteur tire cette conclusion que les phénomènes de fatigue névro-musculaire arrivent au bout du même temps, soit qu’on excite le nerf, soit qu’on excite le muscle. D’autre part, après que le muscle est devenu complètement énervé par la fatigue de l’élément nerveux, il y a encore persistance de la contraction idio-musculaire : l’on peut donc conclure, sur ce second point, qu’il y a résistance plus grande à la fatigue de la fibre musculaire : un degré de fatigue extrême pour les terminaisons nerveuses n’est qu’un degré moyen de fatigue pour la fibre musculaire. {{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}explique ce point par le fait que la fatigue abolit en premier lieu l’excitabilité (y compris la conductibilité) de l’élément nerveux contenu dans le muscle. Ce muscle fatigué est donc un muscle énervé ; mais la substance musculaire conserve encore son excitabilité, si elle a perdu sa conductibilité (action dromotrope de la fatigue) : par un excitant approprié, agissant directement sur la substance musculaire, on peut donc éveiller la contractilité qui est propre au tissu musculaire quand il est directement excité. Alors apparaît la contraction idio-musculaire, rigoureusement localisée au point excité.
{{il|0.5}}
{{pc|Chap}}. {{rom-maj|III}}. ''La fatigue musculaire''. — {{rom-maj|I}}.{{lié}}Physiologie et physique générales du muscle fatigué : l’auteur étudie successivement les effets de la fatigue sur la consistance, la cohésion, l’élasticité musculaires, la modification des caractères de la contraction dans les courbes ergographiques, (exp{{·}} Mosso. Joteyko,{{lié}}etc.), les effets de la fatigue sur la force musculaire et le travail mécanique (exp{{·}} Weber, Maggiora,{{lié}}etc.) sur la thermogenèse du muscle (les muscles allongés sous l’influence de la fatigue se raccourcissent et s’échauffent moins, à soulèvement égal des charges, que lorsqu’ils ont leur longueur normale), enfin sur les phénomènes {{corr|electriques|électriques}} et la mort du muscle. — {{rom-maj|II}}.{{lié}}Influence de la fatigue musculaire sur la circulation et la respiration : {{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}examine les diverses explications que l’on a données des phénomènes d’accélération cardiaque et respiratoire qui accompagnent le travail. Tandis que l’accélération respiratoire semble due à l’excitation chimique des centres respiratoires par le sang modifié, l’accélération cardiaque apparaît comme un phénomène d’ordre nerveux, au moins dans le travail normal. — {{rom-maj|III}}.{{lié}}Influence des agents modificateurs sur la fatigue musculaire. Sont étudiées successivement : l’influence de la température sur la fatigue, l’anaérobisme dans la fatigue, l’influence des agents {{corr|phamacordinamiques|phamacodynamiques}} et des poisons (l’alcool, dont l’action dynamique est due à une influence centrale, le sucre, la {{corr|cafeine|caféine}},{{lié}}etc.). — {{rom-maj|IV}}.{{lié}}Chimie du muscle fatigué ; la fatigue musculaire est accompagnée d’une augmentation de l’acidité du muscle. La réserve de glycogène diminue, le phosphore organique contenu dans l’extrait aqueux du muscle diminue dans de très larges limites. Il y a dans tous les cas désassimilation des matières albuminoïdes, et ce sont les produits de cette désassimilation, parfois très toxiques, qui constituent l’origine des symptômes de la fatigue.
{{il|0.5}}
{{pc|Chap}}. {{rom-maj|IV}}. ''La fatigue des centres nerveux médullaires''. — Après avoir<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/220
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Acélan
8398
en cours
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|212|FOE — FOI}}</noinclude><section begin="FOCILE"/>de l’éperon, ou de la sousgrève, le petit ''focile'', & en Latin ''{{lang|la|fibula}}''. C’est l’apophyse ou l’éminence qui est la partie inférieure de celui-ci, qui forme la cheville externe du pied. La cheville interne est formée par l’apophyse qui est la partie inférieure & latérale du ''tibia''.
<section end="FOCILE"/>
{{c3|{{sp|FOD}}.}}
<section begin="FODRINGAYE"/><nowiki />
FODRINGAYE. ''Voyez'' {{Tr6L|FOTHERINGUE}}.
<section end="FODRINGAYE"/>
<section begin="FODWAR"/><nowiki />
FODWAR. Ville de Hongrie, vis-à-vis de Colocza & de l’autre côté du Danube.
<section end="FODWAR"/>
{{c3|{{sp|FOE}}.}}
<section begin="FŒHEEN"/><nowiki />
FŒHEEN. Ville de la Chine dans le Pekeli, sur la gauche d’une rivière, qui, un peu au-dessous, tombe dans celle de Caoleang, qui coule à Peking.
FESNE ou FOUANE. s. f. En termes de Marine, est un instrument de fer propre à la pêche. Il est composé de quatre ou cinq piquans ou harpons, en manière de trident. Il a une corde attachée à son manche, pour le retirer après l’avoir dardé sur le poisson. On s’en sert particulièrement pour le Marfoum & la Dorade, à l’avant du navire.
FŒTATION ou FÉTATION. Acte par lequel le foetus est formé dans le corps de la femelle, c’est— à dire, par lequel les rudimens de l’animal contenus dans un auf, reçoivent un principe de mouvement & de vie. Le mot de fatation est relatif à l’embryon vivifié. Le mot de fecondation est relatif à la femelle dans laquelle cet acte s’exécute.
FETUS. s. m. Prononcez l’s finale dans ce mot, pour le distinguer par la prononciation de fétu. Terme de Médecine. Il se dit en général de l’animal qui est formé dans le ventre de la mère ; mais on le dit plus particulièrement de l’enfant qui est formé dans le ventre de la femme. Voyez EMBRYON. Fætus. La génération du fætus, selon les Médecins modernes, se fait par le moyen des œufs qui font contenus dans les ovaires des femelles, & qui sont rendus féconds par la semence du mâle. Ces œufs contiennent en raccourci toutes les parties de l’animal, de sorte que la semence du mâle ne fait que les étendre & les développer ; ils passent des ovaires, par les trompes de fallope, dans la cavité de la matrice, où ils prennent leur nourriture & leur accroissement. Le fatus est enveloppé de deux membranes, qui font le chorion & l’amnios : il y en a une troisieme dans quelques animaux, appelée allantoide : elle reçoit Furine du fætus, laquelle y est portée par l’ouraque. On trouve dans les fætus quelques choses particulières, qu’on ne voit point dans les adultes. A l’embouchure de la veine cave, il y a le trou ovale par lequel cette veine se joint avec la veine pulmonaire. Il y a aussi une communication entre l’artère du poumon & l’aorte, par le moyen d’un canal artérieux qui est éloigné de deux doigts de la base du cœur, & qui fort de l’artère pulmonaire, & va s’inférer dans l’artère-aorte, pour y porter le sang qui fort du ventricule droit. C’est par le moyen de ces deux passages que le sang circule, pendant que le fœtus est enfermé dans la matrice ; mais quelque temps après qu’il est né, ils le bouchent. Le fatus se nourrit par la bouche il reçoit aussi une partie du suc aussitif dont il a besoin par la veine ombilicale : il ne respite point. Voyez GASPARD BARTHOLIN, Specimen historia anatomica, imprimé à Coppenhague en 1701 in-{{4o}}.{{lié}}Albert-le-Grand dit, qu’une femme jetta dans un bassin 150 fatus ou embryons tous formes, grands comme le petit doigt. Et quant à ce qu’on dit de Marguerite, Comtesse de Hollande, qui accoucha de 364 enfans qui furent baptisés, on croit ordinairement que c’est une fable. On voit pourtant encore un tableau de ce fameux accouchement dans l’Eglise de Lofdune, pour servir de monument de cette aventure. Antonius Dessingius a écrit un livre fort curieux de la génération du fætus. Descartes en a fait aussi un Traité. Drelincourt a fait un nouveau systême du fætus humain, imprimé à Leyden
:
FOI en 1685. Les curieux conservent des fætus dans une bouteille avec de l’eau-de-vie. Il faut écrire fœtus, c’est le mot purement Latin que nous avons adopté dans notre langue. L’Académie des Sciences écrit toujours fætus, même dans l’Histoire dont l’Auteur, tout partisan qu’il est du nouveau, n’a point écrit fetus. {{M.|Tauvry}} a donné une espèce d’histoire du fatus.
FŒULX. s. m. Vieux mot qui signifie fau. C’est le nom d’un arbre que les Latins appellent fagus.
FOÉURRE. Ce mot s’est dit autrefois pour jourrage FO F.
FOFE. s. m. Animal qui se trouve à la Chine. Il a presque la forme humaine, les bras fort longs, & le corps noir & velu. Il marche avec beaucoup de légéreté & de vitesse. Il dévore les hommes.
F O G.
FOGGIA. Nom d’une petite ville du Royaume de Naples, en Italie. Foggia, Fovea. Foggia est dans la Capitanate, sur une rivière que Maty nomme Cervaro, & quelques Cartes Cetraro ; elle est dans les terres, non pas à l’orient de Manfredonia, comme dit {{sc|Maty}}, mais à son midi ; à l’orient il n’y a que la mer. Charles d’Anjou, Roi de Sicile, mourut à Foggia l’an 1285 le 7 Mai.
FOGIA. Voyez FOIA.
FOGLIA. Nom d’une rivière d’Italie. Foglia, anciennement Pifaurus ou Ifaurus. Elle a sa source aux confins septentrionaux de la Toscane, au nord de Borgo, traverse le Duché d’Urbin, & se décharge dans le Golfe de Venise à Pefaro. Voyez aussi FOIA
FOL FOI. s. f. Terme dogmatique. Fides. Consentement de l’esprit, jugement que l’on forme, & dont le motif n’est point une évidence intrinsèque, grande ou petite, mais l’autorité, le témoignage de quelqu’un qui a révélé, rapporté la chose que l’on croit. Foi divine, foi humaine.
For. Fides. La première vertu Théologale. C’est un dors de Dieu, qui fait acquiescer fermement aux vérités qu’il a révélées à son Eglise. Saint Paul dit, que la foi est le soutien des choses que l’on espère, & une démonstration de ce qui ne se voit point, aux Hébr {{chap.|11}}, {{v.|1}}. Si on avoit de la foi gros comme un grain de moutarde, on transporteroit les montagnes dans la mer, dit le Sauveur. La vie de la foi qui est la vie des Justes, consiste à servir Dieu sans le connoître d’une manière sensible. Nic. Il ne faut pas prendre pour de la foi ce qui n’est bien souvent que de la superstition. DE {{sc|Vill}}. A moins que la foi n’assujétifle la raison, nous passons la vie à croire & à ne point croire. {{sc|S. Evr}}. Si c’est l’autorité qui fait que l’esprit embrasse ce qui lui est proposé, c’est ce qu’on appelle foi. Loc. La foi ne triomphe pas de la raison ; elle ne la renverse, & ne l’anéantit pas. {{rom-maj|CL}}. Il est nécessaire que la raison répande sur les vérités de la foi la clarté de ses lumières, afin qu’elle rassure fesprit, & qu’elle lui apprenne du moins à se soumettre. {{sc|Maleb}}. C’est la foi scole qui embrasse vivement les myitères de la Religion. MONT. L’objet matériel de la foi, comme parlent les Théologiens, est tout ce qui est révélé de Dieu. L’objet formel de la foi, est la raison qui fait que l’on croit fermement les vérités que Dieu a révélées ; c’est la vérité & la véracité de Dieu ; c’est que Dieu ne peut, ni se tromper dans ses connoissances, ni nous tromper en nous les révélant. C’est là ce qui nous détermine à croire les choses même auxquelles notre raison ne peut atteindre, & les mystères les plus inconcevables.
La Théologie distingue une foi habituelle & une foi actuelle ; une foi implicite & une foi explicite ; une foi vive & formée, & une foi morte & informe.<section end="FŒHEEN"/><noinclude>
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|212|FOE — FOI}}</noinclude><section begin="FOCILE"/>de l’éperon, ou de la sousgrève, le petit ''focile'', & en Latin ''{{lang|la|fibula}}''. C’est l’apophyse ou l’éminence qui est la partie inférieure de celui-ci, qui forme la cheville externe du pied. La cheville interne est formée par l’apophyse qui est la partie inférieure & latérale du ''tibia''.
<section end="FOCILE"/>
{{c3|{{sp|FOD}}.}}
<section begin="FODRINGAYE"/><nowiki />
FODRINGAYE. ''Voyez'' {{Tr6L|FOTHERINGUE}}.
<section end="FODRINGAYE"/>
<section begin="FODWAR"/><nowiki />
FODWAR. Ville de Hongrie, vis-à-vis de Colocza & de l’autre côté du Danube.
<section end="FODWAR"/>
{{c3|{{sp|FOE}}.}}
<section begin="FŒHEEN"/><nowiki />
FŒHEEN. Ville de la Chine dans le Pekeli, sur la gauche d’une rivière, qui, un peu au-dessous, tombe dans celle de Caoleang, qui coule à Peking.
<section end="FŒHEEN"/>
<section begin="FŒSNE"/><nowiki />
FŒSNE ou FOUANE. s. f. En termes de Marine, est un instrument de fer propre à la pêche. Il est composé de quatre ou cinq piquans ou harpons, en manière de trident. Il a une corde attachée à son manche, pour le retirer après l’avoir dardé sur le poisson. On s’en sert particulièrement pour le Marsouin & la Dorade, à l’avant du navire.
<section end="FŒSNE"/>
<section begin="FŒTATION"/><nowiki />
☞ FŒTATION ou FÉTATION. Acte par lequel le fœtus est formé dans le corps de la femelle, c’est-à-dire, par lequel les rudimens de l’animal contenus dans un œuf, reçoivent un principe de mouvement & de vie. Le mot de ''fœtation'' est relatif à l’embryon vivifié. Le mot de ''fécondation'' est relatif à la femelle dans laquelle cet acte s’exécute.
<section end="FŒTATION"/>
<section begin="FŒTUS"/><nowiki />
FŒTUS. s. m. Prononcez l’''s'' finale dans ce mot, pour le distinguer par la prononciation de ''fétu''. Terme de Médecine. Il se dit en général de l’animal qui est formé dans le ventre de la mère ; mais on le dit plus particulièrement de l’enfant qui est formé dans le ventre de la femme. ''Voyez'' {{Tr6L|EMBRYON}}. ''Fœtus''. La génération du ''fœtus'', selon les Médecins modernes, se fait par le moyen des œufs qui sont contenus dans les ovaires des femelles, & qui sont rendus féconds par la semence du mâle. Ces œufs contiennent en raccourci toutes les parties de l’animal, de sorte que la semence du mâle ne fait que les étendre & les développer ; ils passent des ovaires, par les trompes de fallope, dans la cavité de la matrice, où ils prennent leur nourriture & leur accroissement. Le ''fœtus'' est enveloppé de deux membranes, qui sont le ''chorion'' & l’''amnios :'' il y en a une troisième dans quelques animaux, appelée ''allantoïde :'' elle reçoit l’urine du ''fœtus'', laquelle y est portée par l’ouraque. On trouve dans les ''fœtus'' quelques choses particulières, qu’on ne voit point dans les adultes. A l’embouchure de la veine cave, il y a le trou ovale par lequel cette veine se joint avec la veine pulmonaire. Il y a aussi une communication entre l’artère du poumon & l’aorte, par le moyen d’un canal artérieux qui est éloigné de deux doigts de la base du cœur, & qui sort de l’artère pulmonaire, & va s’insérer dans l’artère-aorte, pour y porter le sang qui sort du ventricule droit. C’est par le moyen de ces deux passages que le sang circule, pendant que le ''fœtus'' est enfermé dans la matrice ; mais quelque temps après qu’il est né, ils se bouchent. Le ''fœtus'' se nourrit par la bouche : il reçoit aussi une partie du suc nutritif dont il a besoin par la veine ombilicale : il ne respire point. ''Voyez'' {{sc|Gaspard Bartholin}}, ''{{lang|la|Specimen historiæ anatomicæ}}'', imprimé à Coppenhague en 1701 ''{{in-4°}}''. Albert-le-Grand dit, qu’une femme jetta dans un bassin 150{{lié}}''fœtus'' ou embryons tous formés, grands comme le petit doigt. Et quant à ce qu’on dit de Marguerite, Comtesse de Hollande, qui accoucha de 364{{lié}}enfans qui furent baptisés, on croit ordinairement que c’est une fable. On voit pourtant encore un tableau de ce fameux accouchement dans l’Eglise de Losdune, pour servir de monument de cette aventure. Antonius Dessingius a écrit un livre fort curieux de la génération du ''fœtus''. Descartes en a fait aussi un Traité. Drelincourt a fait un nouveau systême du ''fœtus'' humain, imprimé à Leyden
en 1685. Les curieux conservent des ''fœtus'' dans une bouteille avec de l’eau-de-vie. Il faut écrire ''fœtus'', c’est le mot purement Latin que nous avons adopté dans notre langue. L’Académie des Sciences écrit toujours ''fœtus'', même dans l’Histoire dont l’Auteur, tout partisan qu’il est du nouveau, n’a point écrit ''fétus''. {{M.|Tauvry}} a donné une espèce d’histoire du ''fœtus''.
<section end="FŒTUS"/>
<section begin="FOEULX"/><nowiki />
FOEULX. s. m. Vieux mot qui signifie ''fau''. C’est le nom d’un arbre que les Latins appellent ''{{lang|la|fagus}}''.
<section end="FOEULX"/>
<section begin="FOÉURRE"/><nowiki />
FOÉURRE. Ce mot s’est dit autrefois pour ''fourrage''.
<section end="FOÉURRE"/>
{{c3|{{sp|FOF}}.}}
<section begin="FOFE"/><nowiki />
FOFE. s. m. Animal qui se trouve à la Chine. Il a presque la forme humaine, les bras fort longs, & le corps noir & velu. Il marche avec beaucoup de légéreté & de vitesse. Il dévore les hommes.
<section end="FOFE"/>
{{c3|{{sp|FOG}}.}}
<section begin="FOGGIA"/><nowiki />
FOGGIA. Nom d’une petite ville du Royaume de Naples, en Italie. ''{{lang|la|Foggia, Fovea}}. Foggia'' est dans la Capitanate, sur une rivière que Maty nomme Cervaro, & quelques Cartes Cetraro ; elle est dans les terres, non pas à l’orient de Manfredonia, comme dit {{sc|Maty}}, mais à son midi ; à l’orient il n’y a que la mer. Charles d’Anjou, Roi de Sicile, mourut à Foggia l’an 1285 le {{7e|Mai}}.
<section end="FOGGIA"/>
<section begin="FOGIA"/><nowiki />
FOGIA. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIA}}.
<section end="FOGIA"/>
<section begin="FOGLIA"/><nowiki />
FOGLIA. Nom d’une rivière d’Italie. ''Foglia'', anciennement ''{{lang|la|Pisaurus}}'' ou ''{{lang|la|Isaurus}}''. Elle a sa source aux confins septentrionaux de la Toscane, au nord de Borgo, traverse le Duché d’Urbin, & se décharge dans le Golfe de Venise à Pesaro. ''Voyez'' aussi {{Tr6L|FOIA}}.
<section end="FOGLIA"/>
{{c3|{{sp|FOI}}.}}
<section begin="FOI"/><nowiki />
FOI. s. f. Terme dogmatique. ''{{lang|la|Fides}}''. Consentement de l’esprit, jugement que l’on forme, & dont le motif n’est point une évidence intrinsèque, grande ou petite, mais l’autorité, le témoignage de quelqu’un qui a révélé, rapporté la chose que l’on croit. ''Foi'' divine, ''foi'' humaine.
{{sc|Foi}}. ''{{lang|la|Fides}}''. La première vertu Théologale. C’est un don de Dieu, qui fait acquiescer fermement aux vérités qu’il a révélées à son Eglise. Saint Paul dit, que la ''foi'' est le soutien des choses que l’on espère, & une démonstration de ce qui ne se voit point, ''aux Hébr. {{chap.|11}}, {{v.|1}}''. Si on avoit de la ''foi'' gros comme un grain de moutarde, on transporteroit les montagnes dans la mer, dit le Sauveur. La vie de la ''foi'' qui est la vie des Justes, consiste à servir Dieu sans le connoître d’une manière sensible. {{sc|Nic}}. Il ne faut pas prendre pour de la ''foi'' ce qui n’est bien souvent que de la superstition. {{sc|De Vill}}. A moins que la ''foi'' n’assujétisse la raison, nous passons la vie à croire & à ne point croire. {{sc|S. Evr}}. Si c’est l’autorité qui fait que l’esprit embrasse ce qui lui est proposé, c’est ce qu’on appelle ''foi''. {{sc|Log}}. La ''foi'' ne triomphe pas de la raison ; elle ne la renverse, & ne l’anéantit pas. {{sc|Cl}}. Il est nécessaire que la raison répande sur les vérités de la ''foi'' la clarté de ses lumières, afin qu’elle rassure l’esprit, & qu’elle lui apprenne du moins à se soumettre. {{sc|Maleb}}. C’est la ''foi'' seule qui embrasse vivement les mystères de la Religion. {{sc|Mont}}. L’objet matériel de la ''foi'', comme parlent les Théologiens, est tout ce qui est révélé de Dieu. L’objet formel de la ''foi'', est la raison qui fait que l’on croit fermement les vérités que Dieu a révélées ; c’est la vérité & la véracité de Dieu ; c’est que Dieu ne peut, ni se tromper dans ses connoissances, ni nous tromper en nous les révélant. C’est là ce qui nous détermine à croire les choses même auxquelles notre raison ne peut atteindre, & les mystères les plus inconcevables.
La Théologie distingue une ''foi'' habituelle & une ''foi'' actuelle ; une ''foi'' implicite & une ''foi'' explicite ; une foi ''vive'' & formée, & une ''foi'' morte & informe.<section end="FOI"/><noinclude>
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Fabrice Dury
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œ jugement irrévocable «les mais jugis xuitiquos, qui nïlait autre que le ing-mont dolu
piistêrilé.
PMI-Mn ! Louis XIV «sl-il le swl qui nil encore échappé à œ jngxyment. Èleié trnp
liant par les [lanceurs innnarchiquis, maté trop bas [nir les détracteurs révolutionnaires,
pructmié sans défauts par les uns. accusé du manquer de toutes lies vertus par les
autres, aucun roi n’a été, ilupuissa mort, plus limillé en tous scnsque le grill ! ml. €‘
nul n’a dû, si la sépulcres un écho, entendre bumluiuux, dans le souuneil île l : mon
oû il n’est endumii, apris le plus lung règne qu’ail jamais régné un roi, plus di- [meses
lomnges et plus ifinfiimœ cali-nimes.
Eli bien ! «Si-st le Dieu quïm uvait placé sur un nuage, c’at le milan-e qu’un a
miné aux Garmin», qu’il s’agit aujoimfbui de remeum l sa place. Ce n’est ni un
panégyrique, ni un mimflat que nous éürlwÿnfi, c’œt un portrait de rlinnunc à lwles
les épûquu île sa vie, du, -puis son enfance malliwietise jusqu’à sa vieillesse mivaémbie.
on passant par wutrs les pluies île joie et de ilnuleurs, d’amour et de haine, de laiblœsc
et île gmndrur, qui «nt compusaé cette vie unique iluns son nuire cnnune dans
sou soliàl. c’est MÙXIV, dieu pour le «ronde, roi pour l’Europe, liérœ pour la
France. humm pour ses maîtimes, que nùnllim montrer ; el, nous en surimi-s
etai-laine, il sortira île Fépreuvu, plus vrai, plus réel, plus pulgflb, pluslumnin, plus
muulé si : nature, si nnus pmmns nous expiiinu ainsi, qu’il ù jamis été, suit dans
Phistoîmaoitsurh toile, soit en lamine. Et [seul-élit ylus gmail, on le
uma» : Immune au milieu (hs hommû. qu’il ne lg puise-milano on Pam ! pbl !‘
comme un dieu parmi les dieux. “ ’ ‘.
D’ailleurs, qui plus beau cortège la plus exigeante dviniœ mumu-elle ilimmulcr
que celui quiaocnmpagie lai : XIV ? Où chercliœdes ministres égaux à llichnlimi,
llaarin, à Colbert el à Luuvds ; «les généraux am 53m fasse piiirœue a
Condé, îles Titanic. des Linuùlmurg, des ùlinnl, desllemick et des Villars ; des
marins qui lutlenli l : luis oontmüœîuem et come l’océan, comme. Pont fait les
Dugayäfrouin, les Jean-Ilan etHsTnurvile ; des poètes qui [iurlml la lmgueilutlialièm.
ilo-sümiijlloetilesllaciuenljufiuoralistœoomm Hiscaleth
wmnelfimet ; des mollesses eitñncmulleLal/allière etanmioïontmpnoäqnr
ܰ’Ôeu(llHlIllüN“ de Humain» !. v
Bi bien ! [nut/rené ilefculnnt. " üüu jùme Immune, glaire ‘ilu héros, "l
« hi mi. iléaulmœ du vicilliml, la’dlupüu, mort du chrétien, tout rQylirlä
"“F” "“U” ‘I’ll NN ÜUÜVŒ. SflîlÜ-Üafmain et Viarsailles nu premier pbm, liÏmiœ
dans la chui-Grimm, lläumpe l l’horizon ; car [‘induire de Louis XIV n’est pas de
colles où l’on minute du peuplegu mi, mais «a Pau disœnil du rai au peuple. N’ou-Wæm
pas cette irgmle sacrqmmtdis du “implant se la llolnnile, un zénith du sa gm :
Umm, c’es : mai ! l.‘. —
Ëaile roi «m ; iésumésilctempsm lumpspar un largooupifœil
jeté sur ÏOIOSHÏINC, nou ! lima le «lire, h vieil : hiuisxlvuun linnelngnvitéile l’histoire.
tout le caprice du milan, tnut l’intérêt des mémoires. Ainsi iüêqilons-mus“il. mfllflé nm trams uuéiicuuçt peut-être mèmàœuqe daœslufilü. À livrer
lianliugunt uotœ livre au ©, œflbius que nous wniniœ de su sympathie et île mn
qumi. l
. ÀLÛIANDRI DlfllAs.
. («î<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{Centré|CHAPITRE III.}}
{{Centré|DE LA PEPINIERE.}}
{{AN|Et d’un moyen sûr pour connoitre quelle qualité doit avoir une terre pour être estimée propre pour y semer des pepins & des noyaux ; comment il la faut preparer avant d’y mettre de jeunes Plants, sur lesquels on appliquera dans la suite des Greffes ; & à quelles expositions ils réussiront le mieux.}}
LA semence est le principe & l’origine
de toutes les Plantes, & une partie
dans laquelle est renfermée une multiplication
des especes à l’infini. La prévoyante
Nature, ou pour mieux dire
son adorable Auteur, a donné à chaque
Estre sa semence, & même au-delà de
ses besoins. Les Naturalistes prétendent
que toutes les Plantes viennent de leur
propre semence, & que les Métaux &
les Mineraux ont chacun leur semence
dans leur propre Mine. Le mot de Semence
se dit, en terme d’Agriculture,<noinclude>
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Livre:L Illustration journal universel 10 aout 1878 vol 72 N 1850.djvu
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Narilora
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Tel est le premier trait de la physique chinoise :
c’est ici un pays ''fermé'', c’est un lac
et comme un réservoir d’hommes. Et le
second trait qui ne frappe pas moins l’observation,
c’est le niveau.
Le promeneur qui contemple la campagne
chinoise ne voit jamais, comme en Europe,
un pays largement vallonné, plein de mouvements
et d’ondulations, avec des rivières
profondément encaissées et forcées à de longs
circuits. Et ce que je vais dire est aussi vrai
au sud qu’au nord, à Canton et à Foutchéou
comme à Shanghaï, à Hankéou et à Tientsin.
La distinction entre la montagne et la plaine
apparaît nette et comme dessinée au trait,
ainsi qu’une courbe hypsométrique. La montagne
surgit de la plaine (et je parle d’une
vraie plaine, « aussi plate que le fond d’une
poêle<ref>Paul Claudel, ''Connaissance de l’Est.''</ref> ») comme une île ou un archipel sort
de la mer. Presque partout les limites de la
plaine sont aussi celles de la culture et de
la population. Le Chinois, outre celui de cimetière,
ne fait autre usage des montagnes
que de les ravager et de leur arracher poil
et chair. Quand il les utilise, ce n’est pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/21
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>pour une production qui leur soit propre,
c’est en créant à leur flanc au moyen de terrasses
superposées une série de petites plaines
artificielles. Toute la Chine du sud au nord,
quand on en a franchi l’enceinte extérieure
et en tenant compte de certains compartiments
plus ou moins spacieux ménagés sur
ses glacis<ref>Canton, Sze chuen.</ref>, apparaît comme un vaste niveau,
sans aucun cloisonnement indiqué par la nature.
Au sud le miroir égal des rizières, au
nord la nappe des millets et des moissons de
grains durs qu’entretient la lente circulation
des eaux souterraines. Nulle part l’élément
spécial appelé ''la terre'' ne constitue une
matière plus spécifiée, mieux préparée par la
nature et comme pâtissée d’avance pour les
œuvres des hommes. C’est là où l’on comprend
pleinement cette expression de la Bible
« la graisse de la terre ». Le ''lœss'' par exemple
qui forme le sol de deux ou trois provinces
et dont l’origine reste assez mystérieuse malgré
les théories de Richthofen, n’est ni du
sable, ni de l’argile, ni de l’humus. C’est
comme de la terre ''caillée'', c’est une matière
homogène et compacte que je ne puis mieux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/91
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Khardan
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— Entièrement, fit audacieusement Cora.
Loin de la blesser, ces paroles de Victor Mazilier étaient une nouvelle flatterie à son adresse. Elles lui prouvaient qu’il n’avait pas le moindre soupçon sur son origine.
Que lui importait à elle-même de dire maintenant du mal des filles de couleur ? Depuis qu’elle avait mis le pied en Europe elle ne faisait plus partie de cette race maudite.
— Ah ! ah ! reprit Mazilier fils, c’est le fameux Georges du Hamel… Un beau garçon, m’a-t-on dit… mais sans grande élégance, sans… Pardon, fit-il en s’arrêtant, ma franchise m’emporte trop loin, je craindrais de vous déplaire.
— Allez donc, fit-elle en l’encourageant du regard.
Elle venait de renier sa caste, son sang, elle pouvait bien renier son amant.
Ainsi encouragé, Victor continua :
— Georges du Hamel, si je ne me trompe, est le fils d’un monsieur qui, après avoir dissipé sa fortune en France, est allé là-bas faire du commerce. Il vendait un tas de choses, en gros, en détail. Ce qui n’empêchait pas, je le sais bien, qu’il fût reçu dans la société ; on n’a pas de préjugés en Amérique à ce sujet. En France c’est autre chose.
Chacune de ces phrases cachait une perfidie à l’adresse de Georges, et Cora, dont l’amour-propre, toujours blessé depuis son enfance, n’en était que plus vif, faisait son profit de tout ce qu’elle entendait.
— Ah ! vous allez habiter Paris tous les deux, reprenait-il, bravo ! Vous vous logerez sans doute dans un quartier bien retiré, bien bourgeois. Je vois cela d’ici… Un petit appartement, au quatrième sur la cour, avec une bonne pour tout faire. Vous irez quelquefois au<noinclude>
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Page:L Illustration journal universel 10 aout 1878 vol 72 N 1850.djvu/12
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>parlé des natures mortes, prétextes à tant de médiocrités,
mais où apparait une si prodigieuse dépense d’habileté,
et dont quelques-unes sont des ceuvres d’art dans la plas
haute acception du mot. Si M. Blaise Desgoffes persiste à
ne chercher que le mérite du rendu, M. Vollon et M. Philippe
Rousseau ne reeulent pas devant les difficultés de la composition,
avec un goût exquis, avec une science d’arrange
ment sans égale, ils groupent dans un harmonieux agencement
les objets qu’ils veulent reproduire ; on sent dans
leur travail quelque chose de leur imagination. Voyez le
merveilleux Casque de l’un et les Roses de l’antre ; quelle
puissance chez le premier, quelle printanière gaieté,
quelle grace soutenue chez le second ! Devant la couronne
de roses de M. Chabal-Dussurgey, on devine également un
artiste habitué à composer avec sévérité : tout le panneau
se tient, l’aspect décoratif s’y rehausse de toute cette précision
voulue qui n’enlève rien aux fleurs de leur éclat et
de leur beauté. Citons encore la Gerbe de fleurs des
champs, de M. A. Couder ; la Desserte et les Prunes, de
N. Bergeret ; le Panier d’Huitres, de M Beleys, un début
qui mérite d’être signalé ; le Déjeuner sur Therbe, de
M. Delanoy, remarqué par le jury ; et, pour finir, les
Branches de cerisier et d’églantier en fleur, de M. Kreyder,
d’une si fière et si vibrante exécution.
JULES CONTE.
<section begin=cruautes />
LES CRUAUTÉS DU SORT
NOUVELLE
(''Suite''.)
Les yeux du jeune homme brillaient comme s’ils
nageaient dans une larme, et Rose se sentit prise
de la même émotion.
— Oh ! j’espère bien ne jamais chagriner mon
frère !
Et Rose trouva, pour donner cette assurance,
une pénétrante voix que Jean ne lui connaissait
pas encore.
Cela dit, tous deux se levérent comme d’un
commun accord et se mirent à gravir lentement
le versant qui remontait vers la ferme. Ils marchaient
rêveurs, tandis que la lune éclairait leurs
pas de sa lumière voilée, et jetait par moments
une lueur plus vive sur leurs belles figures
d’éphèbes.
Ils ne songèrent pas à expliquer à leurs parents
comment ils arrivaient ensemble, bien qu’ils fussent
partis le matin pour des localités situées à
l’inverse, et nul ne pensa non plus à les questionner
sur ce fait ; tout était simple pour ces
bons et naïfs esprits : les enfants s’étaient rencontrés…
voilà tout.
{{Interligne|2em}}
{{T3|VIII}}
Rien n’était changé dans leurs habitudes.
Jean n’avait pas l’air de se souvenir qu’il s’était
montré pendant quelques instants plus expansif,
plus tendre que de coutume, et dans une sorte
d’exaltation tout à fait en dehors de son caractère.
Si Rose s’en fût occupée, elle eût pu constater
seulement que son frère de cœur semblait plutôt
fuir que rechercher sa présence et qu’il avait
pendant leurs lectures d’étonnantes distractions.
Mais la paix de ces jeunes âmes n’en était en
rien troublée : les études sérieuses maintenaient
leur esprit dans cette sphère de sagesse où l’imagination
a peu de place, où le cœur est contenu.
Cependant une circonstance mémorable dans
leur vie, bien que simple en elle-mème, vint les
initier à la poésie et donner l’essor à une foule
d’impressions et de pensées qui sommeillaient en
eux, et dont la station à la source avait à peine
provoqué l’éveil.
Le baron de Châteauguet avait envoyé à la
ferme un homme d’affaires chargé de lui rendre
compte de l’état des bâtiments et des procédés
de culture qu’on y employait.
Ce personnage, qui s’appelait Cartier, se piquait
de connaissances littéraires, et, comme il professait
la maxime qu’il est impossible de vivre
plus de trois jours ailleurs qu’à Paris sans mourir
d’ennui », il s’était muni de livres, pour l’aider,
disait-il, à supporter son exil ».
Au nombre des volumes d’Eugène Sue, Dumas
et autres, appelés à lui rendre ce service, s’était
fourvoyé le roman de ''Paul et Virginie''.
— Tenez, ma belle demoiselle, dit-il à Rose
en voyant qu’elle regardait avec un intérêt curieux
tous ces livres étalés sur une table ; et, montrant
le dernier, en voilà un qui est venu là tout
exprès pour vous ! car je ne sais comment il s’y
trouve, n’ayant jamais eu la pensée d’en faire ici
mes délices. Prenez-le, faites-en votre chose
propre… Vous pouvez le lire, c’est innocent
comme vous-même !
Rose reçut avec reconnaissance le roman qu’on
lui offrait de si bonne grâce ; et, dès que le départ
de M. Cartier eut ramené à la ferme le calme
habituel, elle entreprit avec Jean la lecture du
volume.
Ce fut pour eux un charme immense, une
jouissance tout à la fois d’art et de sentiment. À
peine avaient-ils achevé, qu’ils recommençaient
à la première page. Il leur semblait toujours
qu’ils n’avaient pas assez compris et que chaque
jour ou plutôt chaque lecture nouvelle, leur
révélât de plus grandes beautés.
Bernardin de Saint-Pierre fut donc pour les
jeunes amis un précepteur dangereux, malgré la
probité de son âme et sa pure intention ; car il
est bien certain que, depuis cette étude assidue,
Jean devenait de plus en plus mélancolique et
Rose un peu moins gaie.
Il arriva même, un soir, qu’ils devinrent tristes
tout à fait. C’était au coucher du soleil. Ils
étaient assis sous le dôme où les clématites fleuries
répandaient un parfum pénétrant.
Jean lisait à haute voix. Arrivé au moment où
Virginie, sur le point de partir, reçoit les adieux
de Paul, sa parole devint plus lente ; sa voix
tremblait, et bientôt elle se perdit dans les larmes.
On eût dit qu’il lisait ce chapitre pour la
première fois.
Rose ne l’interrogea pas sur cette émotion,
mais elle abandonna l’ouvrage qu’elle tenait dans
ses mains et son regard mouillé erra sur les
feuilles sans se lever une fois vers le jeune
homme.
Jean cessa tout à fait de lire ; et, comme de
temps en temps, un soupir s’échappait de sa poitrine,
l’orpheline fixa enfin sur lui ses yeux pleins
d’amicale sollicitude.
Ceux de Jean semblaient dire :
— Un jour vous partirez comme elle !
— Non, jamais !… dit l’orpheline.
Elle avait compris cette muette douleur.
— Merci, Rose, murmura le jeune fermier.
Ce soir-là, lorsqu’ils furent en famille, il leur
fut impossible de répondre aux mutines agaceries
de Catherine, et les bons mots du père Jacques
obtinrent à peine l’accueil et le sourire
accoutumés.
{{interligne|2em}}
{{T3|IX}}
Quelques mois passèrent encore, et l’hiver arriva.
L’aspect de la ferme était sombre, mais il
ne fallait pas seulement en accuser la saison ;
si l’envoyé de M. de Châteauguet fut revenu à
cet instant, il eut bien compris qu’il était survenu
quelque cause de trouble autre que les
vents froids et l’attente de la neige.
Par un soir de novembre, Jacques et sa femme
étaient assis devant le foyer de la vaste pièce qui
servait de salle à manger. Ils gardaient le silence.
La figure austère, mais bienveillante, de Jacques
trahissait une peine secrète. Le visage doux
et blanc de la mère Jeanne avait passé aux teintes
d’une pâleur maladive. Il était facile de voir que,
tous deux, ils souffraient.
— Femme, dit le fermier, vous ne songez pas
à prendre du repos, et cependant les journées
sont fatigantes pour vous depuis que notre
Catherine est malade… Voyez, reprit-il en regardant
la pendule, — horloge dont le mouvement
faisait entendre un bruit monotone et
attristant, voyez, il va sonner dix heures ;
c’est bien le moment de vous mettre au lit.
— Jacques, je ne sais guère ce que c’est que
de fermer les yeux depuis que le malheur est
tombé sur nous ; je veillerais volontiers toute la
nuit. Mais, vous-même, n’allez-vous pas prendre
un peu de repos ?
— Je puis dire, comme vous l’avez fait tout à
l’heure, Jeanne, que le sommeil ne veut plus de
moi. J’aime encore mieux être devant ce feu, —
car, Dieu merci, ce n’est pas le bois qui manque
à la maison, — que de me retourner cent fois
dans mes draps comme une âme en peine… Je
dormais si bien dans un temps ! ajouta-t-il d’une
voix accablée, mais….
Il n’acheva pas sa pensée.
— Ô mon Dieu ! dit Jeanne en levant les mains,
ce mauvais sort va-t-il durer toujours ? Au moins
si l’on savait la cause de tant de ravages… de tant
de malheurs !…
— Si l’on y regardait bien… on comprendrait
peut-être ! murmura Jacques avec irréflexion et
comme s’il se parlait à lui-même.
Mais Jeanne avait entendu, L’accent de son
mari l’avait frappée… elle était toute tremblante.
— Jacques… s’écria-t-elle, est-ce que vous
le savez ?…
— Quoi donc ?
— Est-ce que je n’ai pas entendu vos paroles :
Que si nous y regardions bien, nous pourrions
comprendre pourquoi nous sommes frappés ? »
— Prenez que je n’aie rien dit, Jeanne… j’ai
parlé étourdiment, comme un jeune garçon que
le besoin de jaser tourmente… ne faites pas
attention.
Jeanne, toujours soumise à son mari, n’insista
pas et se tint silencieuse.
Mais bientôt Flamines, agité par une préoccupation
visible, se remit à parler avec distraction.
— Aussi, qui pourrait conserver sa raison
quand on voit de pareilles choses ! Ce matin encore,
le feu a pris à la cabane des bergers sans
qu’on sache comment… Ça vous donne des
idées…
— Quelles idées, Jacques ? osa demander la
paysanne qui n’avait cessé d’être attentive à ce
monologue.
— J’oublie toujours que vous êtes là ? répliqua
le mari avec un peu de brusquerie. Ne me questionnez
donc pas, Jeanne ; je serais obligé de
vous faire souvenir que les femmes ne doivent
pas tout savoir…
ANGÉLIQUE ARNAUD.
(''La suite prochainement''.)
<section end=cruautes />
EXPOSITION UNIVERSELLE
XII
La Ville de Paris.
La Ville de Paris est chez elle ; elle a tenu à faire à ses
hôtes tous les honneurs. Elle a voulu les initier à son
passé, à son présent, leur dire comment elle entretient
ses rues, comment elle les éclaire, comment elle distribue
l’eau dans ses maisons, comment ces maisons elles-mémes
sont aménagées. Elle va plus loin, eile veut montrer à
tous comment fonctionnent sa police, ses prisons, ses
hôpitaux, ses écoles, son service contre les incendies, et
mille autres organes de ce grand corps, de cette grande
capitale de deux millions d’ames, la ville la plus peuplée
du globe après Londres. C’est pourquoi une visite dans le
pavillon élégant que la Ville de Paris a dressé au milien
da batiment du Champ-de-Mars, entre les sections fran-
çaise et étrangères, ne sera pas sans prolit.
En entrant, nous voyous tout d’abord divers lots
d’objets antiques provenant de fouilles ou trouvés dans la
Seine. L’âge de la pierre et du bronze est représenté par
ces armes et ces outils hien connus, retrouvés en tant
d’autres stations, et qui montrent que Paris a été de tout
temps, lui aussi, habité par les hommes. La capitale de
la France existait avant le déluge.
puis l’époque franque ou mérovingienne, ensuite les
époques carlovingienne et capétienne. De toutes ces
époques diverses on a recueilli nombre d’objets en métal,
en terre cuite, en verre, en os, et ce rudiment de musée
parisien n’est pas la chose la moins curieuse que nous
offre l’exposition de la Ville de Paris.
L’âge de fer vient ensuite, et l’époque gallo-romaine,
J’ai retrouvé lá la hache d’armes ou francisque, des
coquilles de pèlerin, des vases en verre, irisés, émaillés,
comme on en rencontre dans les catacombes de llome.
Parmi les médailles, j’ai cherché, mais vainement, celles
en plomb des nautes de Lutèce, mais j’ai vu celles des
corps de métiers. Sur l’une d’elles apparait déjà le
vaisseau de Paris, et la devise bien connue : Fluctuat nec<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>théâtre dans une baignoire, au fond du parterre ou à la galerie. L’été, au lieu de respirer le grand air comme ici, de courir les bains de mer, les eaux, vous vous promènerez quelquefois le dimanche, en seconde, sur le chemin de fer d’Auteuil… Ah ! c’est que l’existence est chère à Paris… Il faut vivre de privations lorsqu’on ne jouit pas d’une véritable fortune, et celle de {{M.|du Hamel}} ne peut être considérable ; j’en devine le chiffre. Il est vrai que vous vous aimez, ajouta-t-il avec un hypocrite soupir.
Cora le regarda et sourit.
On avait depuis longtemps déchargé les bagages, et ils continuaient à causer sur le seuil de l’hôtel.
Dans les dispositions où se trouvait Cora, cette conversation avait pour elle un très-grand attrait. Victor Mazilier l’initiait à tous les détails de cette existence de dissipation et de luxe qu’elle désirait tant connaître. Il lui nommait les hommes en renom, les femmes à la mode ; il lui apprenait par quels moyens on peut arriver à tenir, en peu de temps, son rang dans une certaine classe de la société parisienne.
— Le moment est admirablement choisi pour se créer une position, disait-il. Toutes nos anciennes célébrités marchent à grands pas vers une aimable décrépitude. Oh ! si, au commencement de l’hiver, vers le mois d’octobre, ajoutait-il en regardant Cora, une vraie femme, bien plantée, bien développée, une belle brune au regard expressif, à la bouche vermeille, avec ce doux accent étranger que nous aimons tant, faisait ses débuts à Paris, sous le patronage de tous les hommes élégants, bien posés et riches, dont elle aurait pu devenir auparavant l’amie ; quel succès, quelle fortune je prédirais à cette femme !<noinclude>
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L’habile corrupteur ne tarissait pas, et comme l’heure s’avançait, comme Georges ne revenait pas, Cora, qui craignait de s’ennuyer seule dans son hôtel, avait fini par prendre le bras de Victor Mazilier.
Ils s’en allaient tout en causant, à pied, par la rue de Paris, s’arrêtant devant les magasins, admirant les étoffes, les bijoux. Tout ce verbiage, toutes ces paroles magiques, ce bruit de la rue que depuis six semaines elle n’entendait plus, ce mouvement, cette vie, ces figures nouvelles, la vue de tous ces magasins, l’avaient pour ainsi dire enivrée.
Bientôt elle se sentit fatiguée et dut accepter la voiture que lui offrit son compagnon.
— Je vais vous faire voir la côte d’Ingouville, lui dit-il, c’est merveilleux. Il y a là de charmantes propriétés, occupées par des millionnaires qui ne demandent qu’à manger leurs millions. Je puis vous présenter à tout ce monde-là. Pour vous être agréable que ne ferais-je pas ? Vous êtes si charmante. Je vous ai aimée dès que je vous ai aperçue.
— Ne me parlez pas ainsi, je vous le défends, disait-elle, ou je retourne tout de suite à mon hôtel.
Mais il ne changeait ni de ton ni de langage, et la voiture montait lentement la côte d’Ingouville.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="NonOriginal" />{{num|LA CHANSON DE ROLAND.||213}}
----</noinclude>{{Poem|De Beſançon juſqu’au port de Guitſand ;
Dans les maiſons vont les murs ſe crevant ;
En plein midi les ténèbres régnant,
N’y a clarté ſi le ciel ne ſe fend ;
On ne le voit ſans épouvantement ;
Et pluſieurs diſent : « C’eſt le grand jugement,
La fin du ſiècle qui nous vient à préſent ! »
Ils diſent mal, rien de vrai ne ſachant ;
C’eſt le grand deuil pour la mort de Roland !|sf|mg=5em}}
{{c|'''{{rom-maj|CXI}}''' ''(eu)''.|mb=1em}}
{{Poem|Les Français frappent avec cœur & vigueur.
Et par milliers le peuple païen meurt.
De cent milliers n’en peuvent ſauver deux.
Turpin a dit : « Nos hommes ſont très-preux.
Sous ciel n’eſt Roi qui en ait de meilleurs.
La geſte Franque dit que notre Empereur
A pour ſoldats des hommes courageux. »
Vont par la plaine en recherchant les leurs,
Pleurent des yeux de tendreſſe & douleur,
Pour leurs parents, par amour & bon cœur.
Marſile avec ſon grand oſt fond ſur eux.|mg=5em}}
{{c|'''{{rom-maj|CXII}}''' ''(é-e)''.|mb=1em}}
{{Poem|Marſile vient ſuivant une vallée
Avec le gros des forces raſſemblées.
En vingt colonnes il les a partagées.
Les heaumes luiſent, aux pierres d’or gemmées,
Et les écus, les cuiraſſes brodées.
Sept mille cors ont la charge ſonnée,
Grand eſt le bruit par toute la contrée.
Roland dit : « Frère, Olivier, quelle armée !|ds|mg=5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/94
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
{{T3|{{rom-maj|XVII}}|mt=5em|mb=3em}}
Pendant ce temps, Georges, qui s’était enfin arraché des bras de sa mère, accourait à l’hôtel des Indes, et demandait la dame qui venait de débarquer du ''Zurich''.
— Nous l’avons vue partir, lui répondit-on, dans la direction de la rue de Paris, avec le jeune homme qui a fait monter ses bagages dans sa chambre.
« Quel jeune homme ? se demanda Georges, qui se sentit pâlir ; elle m’a dit ne connaître personne en France. »
À huit heures du soir, Cora n’était pas encore rentrée et Georges qui s’était fait ouvrir sa chambre, l’attendait toujours.
À deux reprises, ne pouvant tenir en place, impatient, fiévreux, dévoré de jalousie, il était sorti et avait parcouru rapidement les principales rues du Havre. Il ne l’avait aperçue nulle part et était revenu précipitamment avec l’espérance qu’elle était rentrée pendant son absence. Il passait devant le bureau de l’hôtel sans rien demander, montait rapidement l’escalier, ouvrait la porte et d’un regard parcourait la chambre. Rien.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|185}}</noinclude>debout devant la tente, les bras croisés
sur la poitrine, et la contemplait, immobile
Sur ses épaules, enveloppées dans une
chlamyde de soie blanche, l’abondante
chevelure défaite coulait comme du goudron.
« Devant cette belle apparition, Cosma
s’agenouilla face au sol, les bras en avant,
tel un musulman dans sa prière, et resta
longtemps. Puis, comme accablé, il se leva
lentement, se mit debout, et tendit vers le
ciel deux bras nus et musculeux qu’on
aurait pu prendre pour des jambes. Alors
Floritchica me parut moins imposante,
les autres choses, mesquines et ratatinées ;
et Élie, — qui surgit à ce moment de
l’autre tente, en bâillant, — ne fut à mes
yeux qu’un pauvre homme dans une
pauvre ghéba.
« Nous le regardions, tous, et je crois que
les autres aussi pensaient comme moi,
c’est-à-dire que Cosma {{corr|eut|eût}} pu nous écraser
rien qu’en se laissant tomber sur nous ;
mais il ne nous faisait pas peur.
« Il alla prendre Floritchica par la taille.
Elle se laissa porter comme une plume. Ses
brodequins touchaient à peine le tapis
souple de l’emplacement. Et ensemble,
ils firent quelques pas dans le même
rythme parfait. Cependant, à regarder<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/184
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|186|ONCLE ANGHEL}}</noinclude>cette fragile châtelaine à côté de ce rude
braconnier, on aurait dit une nymphe
séduite par un satyre.
« C’est en ce lieu et en ce moment que,
tournant sa face sauvage vers la lune et
serrant sa poitrine entre les mains, Cosma
clama le comble de son bonheur. D’une
voix de bourdon, qui fit aux chevaux
soulever les têtes, il parla :
{{il}}
— Pourquoi ce cœur veut-il rompre ses
attaches ? Pourquoi la carcasse lui semble
étroite ? Pourquoi le sang l’étouffe-t-il ?
« Prenant la main de sa maîtresse, il
avoua sa crainte :
— Floritchica ! Tu es l’abîme qui engloutit
le désir de l’homme ! Connais-tu, au
moins la constance ? Nous repartirons,
tout à l’heure, par clair de lune ; et à
l’aube de ce matin nous joindrons notre
campement. Trente gaillards nous attendent
là-bas, impatients ! Ce sont, tous,
des hommes hors la loi et qui ne craignent
point la mort. En fait de loi, ils n’en connaissent
qu’une : satisfaire leur désir, but
suprême de la vie ! Toute loi qui s’oppose
à ce but, ils l’affrontent au prix de leur
vie même. C’est pourquoi je les appelle
des héros. Héros, ils le sont encore plus
aux yeux de la femme, avec leurs regards<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/95
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
Il se savait attendu par sa mère et il n’avait pas le courage de la rejoindre.
Que lui aurait-il dit ? Aurait-il pu causer avec elle, comme le matin, des cinq années qui venaient de s’écouler, répondre aux mille questions qu’elle ne cessait de lui adresser, l’interroger à son tour, la presser dans ses bras, former des plans d’avenir ?
Non ; sa pensée n’aurait plus été avec elle. Il n’aurait pas cessé de songer à Cora, de se demander ce qu’elle était devenue. La jalousie ne laisse pas un moment de répit ; dès qu’elle a pénétré dans un cœur, elle y règne en souveraine et vous rend insensible à tout ce qui ne se rattache pas directement à la personne aimée.
Que de pensées désolantes, de projets insensés lui traversèrent l’esprit pendant ces quelques heures ! Il se voyait déjà trompé, abandonné. Il allait demander raison à ce jeune homme dont le garçon de l’hôtel lui avait parlé ; il se battait avec lui, il le tuait comme il avait autrefois tué John de B…
Ou bien, comme l’existence lui serait insupportable sans Cora, comme il sentait bien qu’il l’aimait éperdûment et qu’il ne pourrait se passer d’elle, il se tuait, oui, il se tuait sous ses yeux, pour que son sang lui rejaillît au visage.
Il lui arriva aussi de se demander, dans sa folie, s’il ne la tuerait pas. Pourquoi pas ? Ils n’étaient pas mariés ; la loi ne lui donnait aucun droit sur elle, mais, moralement, n’était-elle pas sa femme ? Ne lui appartenait-elle pas ? Est-ce que des liens sacrés ne les liaient pas l’un à l’autre ? Quoi ! elle pourrait lui infliger mille supplices, le torturer sans merci, le faire souffrir comme il souffrait en ce moment, le frapper au cœur, et il n’aurait pas le droit, à son tour, de se venger, de la punir, de lui rendre coup pour coup, blessure pour blessure ?<noinclude>
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Page:L Illustration journal universel 17 aout 1878 vol 72 N 1851.djvu/12
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « suffisamment idéalisée, sans abdiquer toutefois la personnalité du portrait. La Perfidie, de M. Gautier, forme une jolie scène dont on pourrait deviner les paroles, d’après l’expression et le geste des deux personnages. La Fortune, de M. Moreau-Vauthier, un pied sur sa roue, d’une main tient une rame et de l’autre élève une corne d’abondance d’où tombent au hasard ses faveurs sur les mortels ; sa robe légère laisse entrevoir, en les cares... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>suffisamment idéalisée, sans abdiquer toutefois la personnalité
du portrait.
La Perfidie, de M. Gautier, forme une jolie scène dont
on pourrait deviner les paroles, d’après l’expression et le
geste des deux personnages. La Fortune, de M. Moreau-Vauthier,
un pied sur sa roue, d’une main tient une rame
et de l’autre élève une corne d’abondance d’où tombent au
hasard ses faveurs sur les mortels ; sa robe légère laisse
entrevoir, en les caressant, les grâces de son corps aérien.
Le Rére, de M. Baujault, est bien tourmenté et pourrait
bien être un cauchemar. La Galatée, de M. Aubé, semble
aussi sortir d’un rêve, mais plus doux, celui-là c’est celui
de l’amour qui lui donne la vie. La Madeleine, de
M. Itasse, est un peu lourde dans l’expression de son re-
pentir. Les Hirondelles, de M. Peiffer, ont beaucoup de
charme, sans apporter assez de précision dans le sujet, et
la Réverie, de M. Lormier, toute gracieuse qu’elle est,
n’est pas exempte d’un peu de banalité.
Que dire de la Gloire, de M. Gustave Doré ? Le mieux
pourrait bien être de s’en taire pour sa Gloire et pour lui ;
nous ne pensons pas que tout soit avantage dans la place
d’honneur qu’on lui a donnée au Salon.
M. Lefeuvre s’inspire du peintre Millet. Son groupe
Après le travail est une scéne de la vie des champs
rendue avec exactitude ou, mieux, avec vérité. La femme,
dont le chapeau rejeté sur les épaules indique que le soleil
est couché, regarde le jeune homme boire à la source ;
elle attend qu’il ait fini pour prendre dans le creux de sa
main un peu d’eau qu’elle portera à ses lèvres ; le jeune
homme, lui, n’y fait pas de façons : étendu sur le sol, il boit
à même la source, s’appuyant des mains aux deux
rives.
La sculpture religieuse est faiblement représentée, si
nous exceptons la Vierge au lis, de M. Delaplanche. Il
convient de signaler toutefois le Christ, de M. Iajalbert,
un de nos pensionnaires à la villa Médicis, qui a obtenu
une médaille de première classe, et le Christ au tombeau,
de M. Léofanti, qui présente une étude assex sérieuse de
nu. Les sujets funéraires sont nombreux en revanche et
quelques-uus fort bien traités. Le Repos éternel, de
M. Jouandot, est une excellente figure, pleine de grâce
funèbre, bien supérieure au Groupe pour le tombeau de
M L., par M. Printemps, dont le mouvement réel ne
saurait racheter la pauvreté du sujet. C’est un riche mo-
nument que celui du comte Tyszkiewiesz, par M. Lanzirotti.
Des deux statues qui ornent le tombeau, l’une est la Cha-
rité, si l’on en eroit le livret, bien que rien ne l’indique, à
moins que les fleurs et les couronnes qu’elle répand à
profusion sur le sépulcre ; l’autre est la Reconnaissance,
qui se reconnait, à la rigueur, au cœur enflammé qu’elle
tient à la main. Cette œuvre importante, surtout au point
de vue architectural, donne plutôt l’idée d’un grand luxe
que d’un grand art.
Saluons Sivel el Crocé-Spinelli reposant côte à côte,
morts pour la science ; el, puisque nous en sommes à la
glorification des hommes dont le nom fait honneur à la
patrie, arrêtons-nous au Rameau, que M. Guillaume vient
d’exécuter pour la ville de Dijon. Une main sur un clavier,
de l’autre tenant un papier et une plume, l’illustre compositeur
est représenté debout : la figure, austere, sillonnée
de rides, porte l’empreiute de la pensée ; l’attitude est
simple, naturelle, exempte d’emphase et de déclamation.
Cette figure de musicien moderne, tout auprès de l’image
idéale d’Orphée, complète bien l’exposition du maître
éminent qui dirige aujourd’hui les Beaux-Arts en France.
Le soin d’élever un monument à la mémoire de M. Thiers
a été confié à M. Ramus, qui expose une statue et un
buste de l’illustre homme d’Etat. La part faite des difficultés
que présente dans l’art de la statuaire le costume
moderne, on peut dire que rien n’a été fait pour les vaincre
ou du moins que l’effort a bien mal réussi. M. Bartholdi
n’a pas été beaucoup plus heureux avec le costume du
xvii siècle. M. Bartholdi a d’ailleurs la spécialité des colosses :
son Lion de Belfort, au tiers seulement de l’exécution,
nous promet l’aspect d’une montagne sculptée ; nul
doute qu’ileút taillé dans le mont Athos l’image d’Alexandre ;
mais il est peu probable qu’Alexandre l’eut choisi pour ce
travail, si l’on jette les yeux sur son Gribeauval.
Eut-il choisi M. Hiolle, qui nous représente le général
Foy disant à la tribune cette phrase célébre : Il y a de
1 écho en France quand on prononce ici les noms d’hon-
neur et de patrie ? Il y a certainement de la noblesse
dans la pose et dans le gesta de l’orateur, et l’on ne peut
que regretter le mauvais agencement des draperies. Bien
préférable est le général baron Delzons, par M. Dubray,
représenté le sabre au poing, dans une attitude martiale
d’attente et de défi.
Loin de nous la prétention de faire une revue complète
des œuvres remarquables que nous offre le Salon de
sculpture. Nous n’avons pas méme mentionné le Corneille.
de M. Falguière, destiné à orner le foyer de la Comédie-
Française ; non plus que le Chevalier errant et le Grégoire
de Tours, de M. Frémiet ; le Saint Jean, de M. La France ;
l’Enfance de Jupiter, de M. Gaudry ; le Prisonnier, de
M. Chrétien. Nous n’avons pas dit un mot des bustes parmi
lesquels il faut cependant hien citer ceux de M. Baudry,
par M. Paul Dubois, de Me T…, par M. Chapu ; ajoutons
le buste de 31. de Girardin, par M Sarah Bernardht ;
nommons encore MI. Noël, Bayart de la Vingtrie, David
d’Angers, Etex, Durand, Palguière, etc., parmi les auteurs
des meilleurs portraits qui composent cette nombreuse
galerie.
Force nous est de nous arrêter, puisque aussi bien il
est impossible de tout dire ; mais ne nous arrêtons point
sans constater que l’année a été bonne pour la sculpture
française.
LUCIEN PATE,
<section begin=cruautes />
{{c|LES CRUAUTÉS DU SORT}}
NOUVELLE
{{c|(''Suite''.)}}
La pauvre paysanne, peu habituée à ce langage
sévère, ne répondit que par des larmes. Elle
cherchait à les dissimuler, mais Jacques écarta la
main qu’elle avait posée sur ses yeux.
Il ne manquait plus que cela ! exclama-t-il ;
allons ! voilà que je fais pleurer ma femme comme
un mécréant Essuyez vos yeux, Jeanne, reprit-il
avec douceur, je ne vous rudoierai plus.
— Dites-moi ce qui vous tourmente, je vous
en prie ! supplia la paysanne rassurée par ce retour
à la bonté.
— Si je vous l’apprends, vous pleurerez bien
davantage encore !
— Je veux le savoir tout de même ! Il ne faut
pas de cachotteries entre mari et femme. « Joie
pour joie, peine pour peine », ça se partage
comme le pain.
En ce moment, Rose arriva sur la pointe des
pieds. Elle s’était levée pour venir prendre du
sucre dans une armoire et mettre devant le feu
un petit pot plein d’eau.
— Tu n’es pas couchée non plus, petite ?…
dit la mère Flamines ; est-ce que notre pauvre
Catherine est plus malade, ce soir ?
— Non, mère, mais elle dort depuis longtemps
et je voudrais qu’elle pût boire quelque chose de
chaud quand elle se réveillera.
— Bien, ma pauvre enfant, va te mettre au lit,
j’apporterai la tisane.
— En voilà une sainte ! reprit Jeanne dès
qu’elle se fut retirée. Comment se fait-il que ''là-haut''
on n’écoute plus ses prières ? Elle a si longtemps
protégé notre maison !
— Et si elle était la cause de ce qui arrive
maintenant ? répondit Jacques comme si une force
secrète l’obligeait à parler.
— Elle !!! s’écria la fermière effrayée.
Jacques… comment pouvez-vous dire cela ?
Le vieillard secoua la tête, et regardant le feu
qui baissait :
— Femme, dit-il, vrai comme une partie du
bois qui était là est devenue de la cendre, c’est
l’enfant étranger qui nous porte malheur… Voilà
le secret !
— Quel péché a donc commis Rose ?
— Elle n’a pas péché ; mais nous avons péché
à cause d’elle…
— Comment cela… Jacques ? interrogea la
fermière toute frissonnante.
— Vous ne le devinez pas ?
— Je ne cherche pas à deviner de peur de me
tromper… mais parlez, Jacques.
— Eh bien, vous savez comme moi, Jeanne,
que cette enfant ne nous appartient pas…
— C’est vrai, Jacques, mais nous ne l’avons
pas prise à sa famille, et nous avons bien pu
croire que c’était le bon Dieu qui nous l’envoyait.
— Nous avons pu le croire, en effet, et Dieu
nous a bénis d’abord pour l’avoir sauvée de la
misère ; mais, après, nous avions autre chose à
faire…
— Qu’est-ce, donc qu’il aurait fallu faire,
d’après vous, Jacques ?
— Elle a quelque part une mère qui la pleure,
et nous ne nous sommes pas donné grand mal
pour la retrouver, celle mère, et pour faire rentrer
la pauvre dans son rang et dans sa fortune.
Dites, femme, qu’avons-nous fait ?…
Jeanne se cacha le visage et ne répondit pas.
— Dites… qu’avons-nous fait ? répéta le vieillard
avec plus de force…, depuis bientôt dix ans
qu’elle est avec nous ?… D’abord elle nous a
amusés avec ses petits airs si drôles, et nous nous
disions tout de même : Il faudra pourtant bien
chercher sa famille ! Plus tard, elle a montré
de l’esprit autant que M. le curé ; nous en étions
fiers, et nous ne disions plus si souvent : « Comment
ferions-nous pour retrouver sa mère ? »
Enfin elle est devenue une si belle fille, qu’elle
rend le cœur joyeux rien qu’à la regarder ; elle
est si nécessaire dans la maison, que nous ne
saurions plus comment nous passer d’elle ! Si
bien que nous ne parlons plus de la rendre à ceux
à qui elle appartient… nous leur volons leur part
de contentement en ce monde, et nous faisons
d’elle une pauvre paysanne, quand elle pourrait
peut-être demeurer dans un château et porter
des habits comme ceux des plus belles dames de
Thiers et de notre baronne de Châteauguet !
Voilà ce que Dieu ne veut pas permettre, Jeanne,
et pourquoi il nous châtie.
— Comment faire ?… comment faire ?… répétait
la fermière en se tordant les mains. C’est
pourtant dur de penser à se séparer d’une enfant
qui s’est si bien accoutumée à nous regarder
comme père et mère, et qui se trouve heureuse
avec nous sans penser ni aux châteaux ni aux
belles robes ! Hier elle me disait en prenant mes
deux joues avec ses petites mains : Ma mère
Jeanne, si vous saviez comme je vous aime !… »
La bonne paysanne acheva ces paroles d’une
voix presque inintelligible, et sa douleur ne s’exprima
plus que par des sanglots.
— Femme, mettez-vous au lit, dit Jacques
avec bonté. Peut-être que la Providence se souviendra
de nous et qu’elle nous enverra quelque
sage pensée pour nous remettre dans le droit
chemin sans nous déchirer le cœur. J’aime la
petite autant que vous pouvez l’aimer, croyez-moi !
Eh bien, nous verrons. Qui sait, peut-être
qu’elle ne nous quittera jamais, malgré tout !…
La paysanne ne vit que le désir obligeant de
son mari dans les motifs fort illogiques sur lesquels
il appuyait ses espérances. Elle lui sut gré
de cette sollicitude, mais elle n’accepta pas ses
consolations !
De ce moment, l’idée d’une séparation nécessaire,
indispensable, s’empara de son esprit et
porta dans son cœur de mère un profond chagrin ;
mais, en même temps, la voix du devoir se fit
entendre à cette âme droite et sincère, et le sacrifice
fut résolu.
{{Interligne|2em}}
{{T3|X}}
Le lendemain, Jeanne se leva de bonne heure.
Elle avait passé la nuit en prières, et en méditations
sur la conduite qu’elle devait tenir pour
accomplir un devoir trop longtemps négligé.
— Jacques, dit-elle à son mari, vous m’avez
mise dans le bon chemin et je n’en sortirai pas…
Il faut que la chose se fasse ! reprit-elle sans oser
s’expliquer plus clairement dans la crainte de
voir son courage fléchir ; mais de pauvres ignorants
comme nous ne sauraient jamais mener les
affaires comme il faut. M’est avis que nous devons
consulter M. le maire ; c’est un honnête
homme, et qui connaît la loi. Il nous dira comment
nous devons nous y prendre.
— Peut-être que nous serons punis pour ne
pas avoir agi plus tôt ? fit remarquer Jacques.
— Si nous l’avons mérité, il faudra bien souffrir
notre peine. Après tout, qu’est-ce qui pourrait
nous faire plus de mal que de perdre cette
pauvre chère Rose ?
— Je suis content de vous voir dans ces sentiments,
Jeanne ; allez donc trouver le maire. Vous
savez mieux que moi comment tout cela s’est
passé. Et d’ailleurs les paroles des femmes se
font toujours écouter.
M. Courbinat, qui était alors maire de la commune,
entendit Jeanne Flamines avec un indulgent
intérêt. Elle comprenait trop ses torts pour
qu’il eût besoin de les lui rappeler, et il les trouvait
rachetés en partie par l’attachement sans
borne que la famille du fermier avait voué à
l’orpheline.
Le jour même, M. Courbinat s’occupa de l’affaire.
Il envoya d’abord à tous les journaux de Clermont
une note relative à Rose.
ANGÉLIQUE ARNAUD,
(La suite prochainement.)
<section end=cruautes /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/185
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|187}}</noinclude>de taureaux excités qui fascinent, leur
moustache pointue qui perce de loin, leur
barbe ondoyante qui caresse le duvet, la
culotte tendue sur la cuisse et cette sacrée
bourse à semence inquiète. »
« Et Cosma demanda l’impossible :
{{poem|Floritchica, fleur petite,
Tout beau gaillard la soulève ! |i|m=1.5em}}
— Toi, ne te laisse pas soulever… Je ne
suis pas le maître de ces hommes, je suis
leur Dieu ; mais, devant la femme, il n’y a
pas de Dieu qui tienne ! Et moi, je veux
rester Cosma, et je veux mourir Cosma.
Jure-moi, Floritchica, jure-moi fidélité !
« Floritchica éclata dans un rire victorieux,
pareil aux clochettes des traîneaux
en hiver ; et à ce rire, la lune répondit en
parant son image d’un voile d’argent qui
égaya le marécage :
{{poem|Cosma, Cosma, au bras fort,
Guerroyant sur neuf frontières, |i|m=1.5em}}
— Tu demandes à la foudre d’éclater dans
une marmite ? Tu demandes au chêne de
pousser sous le lit ? Tu demandes à la terre
de résister à la charrue qui l’éventre ? de
refuser la semence qui la féconde ? Ha !
ha ! ha !…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:L Illustration journal universel 24 aout 1878 vol 72 N 1852.djvu
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||''LA RUSSIE NUE''|173}}</noinclude>tembre 1925). « Nos écoles du premier degré
n’instruisent ''que la moitié'' des enfants » (''Rabotchaïa''
''Gazeta'', {{lié|10 juin}} 1926). « La récidive d’analphabétisme,
l’oubli des connaissances déjà acquises,
''dépasse actuellement de beaucoup'' le niveau d’avant-guerre »
(''Rab. Gaz.'', {{lié|15 juin}} 1926). Voilà enfin
un niveau d’avant-guerre très élevé dépassé de
beaucoup. « 60 à 70 % des femmes oublient presque
complètement leur instruction en quelques mois »
(même source). Le ''Crocodile'', journal communiste
satirique, représente « la liquidation de l’ignorance »
par un escargot ({{n°|28}}, juillet 1926). « ''Nous organisons''
''nous-mêmes toute une armée d’illettrés'', par
l’insuffisance de nos subventions à l’éducation,
et ensuite nous nous prenons la tête à deux mains
pour arriver à les « liquider » (''Pravda'', {{lié|25 septembre}}
1926). « Il faut recommencer l’instruction
de nombreux illettrés ayant déjà fait leurs classes
car ils ont oublié l’essentiel de ce qu’ils avaient
appris » (''Rab. Gaz.'', {{lié|9 octobre}} 1926). « Le pourcentage
d’enfants ''non admis à l’école'' malgré les
démarches de leurs parents ''augmente''… Il y a
des cas où l’instituteur a dans la même classe
trois groupes d’élèves s’élevant à 100. Dans ces
conditions, le travail pédagogique est un travail
de forçat, et extrêmement peu fructueux… Notre
enseignement de {{lié|4 ans}}, malheur principal, est
illusoire non seulement parce que la quatrième<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/60
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|48|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}
{{corrBandeau}}</noinclude>rappelé et critiqué les expériences de Horsley et de Waller, l’auteur expose ses recherches personnelles. Elles ont consisté à étudier la résistance des centres nerveux médullaires à la fatigue : {{1o}}{{lié}}au moyen de l’{{corr|électro-ton-ation|électrotonisation}} du nerf ; {{2o}}{{lié}}au moyen de l’éthérisation du nerf ; {{3o}}{{lié}}au moyen de la strychnisation de la moelle et de l’éthérisation du nerf. Il semble nécessaire d’admettre, d’après ces expériences, le principe de la grande résistance à la fatigue des centres nerveux médullaires. Sa cause prochaine reste à déterminer.
{{il|0.5}}
{{pc|Chap}}. {{rom-maj|V}}. ''Fatigue des mouvements volontaires''. — {{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}rappelle les expériences de Féré sur l’influence dynamogène exercée par les excitations intercurrentes : le mouvement d’un membre autre que celui qui travaille doit avoir la même influence, en évoquant dans son centre des représentations motrices. Se basant sur ce fait, l’auteur distingue deux types sensitivo-moteurs en prenant pour mesure l’accomplissement d’un travail qui, déprimant pour certains sujets, est excitant pour les autres (type dynamogène caractérisé par l’accroissement de l’énergie musculaire du membre qui n’a pas participé au travail ergographique ; type inhibitoire caractérisé par une diminution, dans ce membre, de l’énergie musculaire et de la sensibilité). Pour des effets plus considérables, la différence entre les types disparaît et le travail produit toujours une diminution de force. La fatigue apparaît alors : elle est caractérisée par une incoordination des mouvements des deux centres volontaires et par une diminution dans la précision de ces actes. Mais l’entraînement, en substituant à l’action de la volonté, sujette à la fatigue, l’action réflexe qui peut se continuer d’une manière à peu près indéfinie, permet d’échapper à la fatigue.
L’auteur examine encore la question du siège de la fatigue des mouvements volontaires. Se basant sur les données de l’ergographe il parvient à établir la loi du quotient de la fatigue {{sfrac||H|N|fs=70%}} {{corr|rapport|— rapport}} entre la hauteur totale des soulèvements et leur nombre dans une courbe ergographique : « Ce quotient qui, dans des circonstances identiques, est constant pour chaque individu, subit une décroissance progressive dans les courbes ergographiques qui se suivent à des intervalles de temps réguliers et insuffisants pour assurer la {{corr|restauraion|restauration}} complète d’une courbe à une autre. » Il s’en suit que la fatigue des mouvements volontaires envahit en premier lieu les organes périphériques, car des deux facteurs constituants du quotient de la fatigue, le premier (hauteur) est fonction du travail des centres nerveux volontaires. Les centres nerveux sont donc plus résistants que les muscles à la fatigue.
{{il|0.5}}
{{pc|Chap}}. {{rom-maj|VII}}. ''Effets de la fatigue sur les phénomènes psychiques''. — Alors que la fatigue s’accumule lentement dans l’organisme, le sentiment de la fatigue, qu’il faut en distinguer, apparaît d’une façon soudaine. On peut l’étudier, soit au point de vue de ses rapports avec le sens kinesthésique, soit au point de vue de son origine, centrale pour Bain et Wundt, périphérique pour la plupart des neurologistes contemporains. {{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}admet cette dernière hypothèse : l’effort nerveux croît avec la fatigue (Mosso) ; les centres nerveux semblent {{corr|dont|donc}} avoir la faculté presque inépuisable d’envoyer des ordres aux appareils périphériques et c’est à l’arrêt de ces appareils<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/60
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Raymonde Lanthier
75548
Pdd.
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wikitext
text/x-wiki
<section begin="correction"/>{{CorrDiscussion/lst|électro-ton-ation|électrotonisation|3=|ligne=|par=|expl=justification [https://jean-paulhan.fr/textes/la-fatigue-joteyko ici] — rechercher ce terme|endroit=}}<section end="correction"/>
<section begin="correction"/>{{CorrDiscussion/lst|rapport|— rapport|3=|ligne=|par=|expl=l’ajout du cadratin permet une coupure entre le quotient lui-même et sa signification|endroit=}}<section end="correction"/>
fqrset8w03sph9pwvlsxf3gnzodeglf
Page:La Chanson de Roland (trad. Petit de Julleville).djvu/221
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2026-05-19T17:17:44Z
NonOriginal
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="NonOriginal" />{{num|LA CHANSON DE ROLAND.||215}}
----</noinclude>{{Poem|Le félon Gane a notre mort jurée !
La trahiſon ne peut être celée ;
Par l’Empereur elle ſera vengée.
Bataille aurons, & forte, & obſtinée.
Jamais nul homme ne vit telle mêlée.
J’ai pour frapper Durendal mon épée,
Vous, compagnon, frappez de Hauteclére ;
Par tant de terres nous les avons portées ;
Tant de batailles avec elles gagnées !
Chanſon méchante n’en doit être chantée. »|sf|mg=5em}}
{{c|'''{{rom-maj|CXIII}}''' ''(an)''.|mb=1em}}
{{Poem|Quand Français voient que les païens ſont tant,
(De toutes parts en ſont couverts les champs)
Cent fois réclament Olivier & Roland,
Les douze pairs, de leur être garants ;
Et l’archevêque leur dit ſon ſentiment :
« Seigneurs barons, ne ſoyez mal penſants
Pour Dieu vous prie que ne ſoyez fuyant,
Et que nul preux n’en faſſe un mauvais chant !
Il vaut bien mieux mourir en combattant.
C’eſt très-certain : nous mourrons ſur ce champ ;
Après ce jour ne ſerons plus vivants.
Mais d’une choſe vous ſuis-je bien garant :
Saint Paradis vous viendra en préſent,
Vous y ſerez auprès des Innocents. »
À un tel mot s’enhardiſſent les Francs,
Et tous : « Monjoie ! » à la fois vont criant.|mg=5em}}
{{c|'''{{rom-maj|CXIV}}''' ''(o-e)''.|mb=1em}}
{{Poem|Un Sarraſin fut là, de Saragoſſe.
De la cité la moitié tient en propre.|ds|mg=5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:L Illustration journal universel 24 aout 1878 vol 72 N 1852.djvu/9
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin=cruautes /><nowiki/> Jean comprit cette fois, et le désespoir entra dans son cœur un désespoir d’instinct qui ne voulait ni penser ni croire. Il obéissait à son père, et, machinalement, il suivait son chemin. Lorsqu’il fut près de Rose, il ne put lui dire que ces mots : - Sœur, vous êtes attendue à la ferme. Puis il s’enfuit et marcha sans but à travers les champs. Le père Jacques n’était pas beaucoup plus tranquille. Aprè... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><section begin=cruautes /><nowiki/>
Jean comprit cette fois, et le désespoir entra
dans son cœur un désespoir d’instinct qui ne
voulait ni penser ni croire. Il obéissait à son
père, et, machinalement, il suivait son chemin.
Lorsqu’il fut près de Rose, il ne put lui dire que
ces mots :
- Sœur, vous êtes attendue à la ferme.
Puis il s’enfuit et marcha sans but à travers les
champs.
Le père Jacques n’était pas beaucoup plus
tranquille. Après avoir mis sa veste, qu’il avait
jetée sur les gerbes pour travailler, il se dirigea
vers la maison.
Bien des explications avaient eu lieu déjà entre
l’inconnue et les paysans lorsque Rose, fort
agitée par le trouble qu’elle avait remarqué dans
les traits, dans la voix et surtout dans la conduite
de son frère, arriva près de ceux qui l’attendaient.
{{T3|XII}}
Rose était alors une belle jeune fille à qui l’on
pouvait supposer de seize à dix-huit ans. Elle
était grande et richement constituée. Son visage
ovale était d’une blancheur de neige et ses cou-
leurs avaient une vivacité de teinte qui s’alliait à
la plus exquise délicatesse.
Sa large poitrine et sa taille bien proportionnée
ressortaient merveilleusement dans son costume
de montagnarde auvergnate. Le fichu de mousseline
blanche dans le corsage ouvert et lacé avec
une petite chaîne d’acier laissait apercevoir un
cou bien dessiné, en rapport par sa blancheur
éclatante avec la fraîcheur du visage.
Un abord franc, des ''yeux aimables'', un front
na¨f bien que penseur, complétaient cet ensemble
harmonieux.
Lorsque la jeune fille parut au seuil de la
porte de la grande chambre, Jeanne vint au-devant
d’elle, se composant de son mieux pour
ne pas l’effrayer.
— Ma mère, dit Rose, qu’est-il donc arrivé à
la ferme ?… Jean n’a pu m’expliquer.
Je ne suis plus ta mère !
Et la voix de Jeanne se perdit dans un gémissement
étouffé.
Puis, entraînant la jeune fille effarée, elle la
jeta dans les bras de l’inconnue, que le saisissement
clouait sur sa chaise.
Ta mère… la voici !
-Oh ! toutes les deux ! dit Rose en gardant
une main de la mère Flamines dans la sienne et
se mettant à genoux devant son autre mère.
Oui !… oui !… répliqua l’étrangère.
Et, vivement, elle releva la jeune fille, essuya
ses larmes et baisa mille fois son front, ses yeux,
ses joues, en répétant dans un ravissement ineffable :
-Oh ! c’est bien elle !… C’est bien ma petite
Marie… je reconnais tous ses traits… ses yeux
gris… ses longs cils… sa bouche fine et fraiche…
et ce petit signe brun qu’elle a sur la joue.
Voyons l’autre à son bras…
Et, relevant la manche large, elle trouva la
nouvelle et irrécusable preuve qu’elle cherchait.
Et cette mère, affolée de joie, ne pouvait se lasser
d’affirmer son bonheur.
— Oui, c’est elle !… elle !… Marie d’Ablandis…
elle que j’ai tant cherchée en Italie sur de
faux indices, après qu’elle m’eût été enlevée, à
Naples, par la faute d’une gouvernante étourdie !…
Elle dont je croyais suivre la trace en
parcourant les îles de l’Archipel !… Elle que j’ai
crue morte sur des assertions menteuses !… Et te
voilà, ma chère petite Marie !… Tu es bien là…
à côté de la mére ! Oh ! que tu es belle et charmante !
La comtesse d’Ablandis s’extasiait sur les mains
de sa fille, conservées si blanches malgré le hale
de la campagne, et sur son langage, qui n’avait
rien de vulgaire. Cette joie de mère fut si vive et
si folle, que, pour un moment, elle entraina tous
les cours ; mais le retour au chagrin ne se fit pas
longtemps attendre.
{{Mme|d’Ablandis}} parla de son départ pour le surlendemain.
Elle devait passer l’hiver à Paris, où,
en qualité de veuve encore jeune et prodigieusement
riche, elle avait de grands succès de salon.
{{Mme|Jacinthe d’Ablandis}} se promettait un immense
plaisir d’initier Rose à toutes les douceurs
d’une existence privilégiée et jouissait d’avance
de toutes les surprises que la grande ville réservait
à cette enfant.
Cependant, dès qu’elle eut laissé voir ses projets
concernant le départ, d’involontaires larmes
coulèrent sur tous les visages, et les yeux de Rose
ne furent pas ceux qui en répandirent le moins.
Jean n’était pas là. Il avait les yeux secs, lui ;
mais il marchait toujours, comme un insensé, à
travers la campagne, franchissant d’un bond les
larges ruisseaux, escaladant les haies, comme
s’il eût oublié qu’il existât des routes frayées.
Rose, que chaque minute de l’absence de son
frère rendait plus inquiète, regardait sans cesse
par la croisée les chemins qu’il pouvait suivre
pour revenir. Mais, lorsque Jean rentra, tout le
monde était couché à la ferme, excepté sa mère,
qui l’attendait.
{{Interligne|2em}}
{{T3|XIII}}
{{Interligne|2em}}
{{Mme|d’Ablandis}} pensa d’abord qu’elle n’avait
affaire qu’à cette sensibilité de peuple et d’enfant
qui a des accès impétueux, mais qui cède vite
aux consolations qui lui sont offertes. Elle parla
aux fermiers de sa reconnaissance et des témoignages
qu’elle se proposait de leur en donner en
assurant à leurs enfants un heureux avenir. Elle
offrit à Catherine une grosse chaîne et des boucles
d’oreilles d’or, et dit qu’elle voulait absolument
faire accepter sa montre au jeune homme
qu’elle avait rencontré le premier lorsqu’elle
s’était présentée à la ferme.
Elle entretint sa fille de fêtes, de spectacles,
de voyages, de toilettes brillantes et de riches
bijoux.
Puis elle s’endormit confiante dans ces compensations
qu’elle croyait infaillibles. Elle n’en
fut pas moins préoccupée par beaucoup de rêves,
et l’on peut dire que la femme de chambre,
{{Mlle|Isidora}}, qui avait accepté assez dédaigneusement
un cabinet aux parois blanchies à la chaux,
fut la seule personne qui dormit d’un sommeil
profond et calme à la ferme des Prés-Fleuris.
Le jour suivant, la patricienne fut bien étonnée,
en retrouvant la famille, de la voir plus
triste encore que la veille. Jean surtout, qui avait
couru à jeun pendant presque tout un jour et
passé une nuit sans sommeil, était aussi changé,
aussi défait qu’il eût pu l’être après trois mois
de maladie.
En le voyant, sombre et muet, devant Rose
qui, elle-même, avait subitement perdu quelque
chose de sa fraîcheur, {{Mme|d’Ablandis}} sentit un
effroi soudain.
Sa conscience de mère et ses préjugés aristocratiques
s’éveillèrent en sursaut et lui présentèrent
comme un fantôme sinistre le passé de cette
enfant, qu’elle n’avait pu ni diriger ni surveiller.
Elle se promit bien de tout observer autour d’elle
en laissant à sa fille l’apparence de la plus par-
faite liberté.
Pour faire vis-à-vis de la comtesse preuve de
courtoisie hospitalière, on laissa chômer le travail.
On se promena dans les prairies et dans les
saulées. Cependant, l’indifférent qui eût suivi ce
petit groupe de promeneurs eût pu compter plus
de soupirs que de paroles.
Ce n’est pas qu’on s’ennuyât : le chagrin,
comme le plaisir, est un compagnon qui s’entend
à remplir les heures. Seule, M Isidora se demandait
comment il était possible d’employer
ses journées dans un lieu aussi désert. Elle ne
pouvait comprendre que sa maîtresse eût cédé
aux instances de ces paysans et eût consenti
à
passer plus de vingt-quatre heures dans leur
métairie.
À cette soubrette de race, les vieux Flamines
apparaissaient comme deux momies qui devraient
rentrer en terre. Elle tenait Catherine pour une
sotte, parce qu’elle ne savait rien du monde, et
la trouvait presque laide, vu qu’elle ne savait pas
arranger ses cheveux. Cette fille émérite était
bien près de rougir en pensant qu’elle aurait à
servir Rose, l’ayant vu accoutrée comme pas une
fille ''en condition'' n’oserait se montrer dans la
capitale.
Le soir, {{Mme|d’Ablandis}} se mit au lit de bonne
heure. Mais Rose, qui partageait sa chambre
avec elle, refusa de se coucher, prétextant qu’elle
avait beaucoup de choses à faire avant son prochain
départ. Toutefois, elle voulut s’installer
près de sa mère pour lui faire compagnie tant
qu’elle ne serait pas endormie.
{{Mme|d’Ablandis}} feignit bientôt de tomber dans
un profond sommeil. Alors elle vit Rose se lever
et marcher sur la pointe des pieds jusqu’à un
petit prie-Dieu qu’on avait acheté pour elle à
l’encan d’un château voisin.
La jeune fille sembla d’abord prier avec ferveur,
mais peu à peu le découragement s’emparait
d’elle. Les larmes tombaient sur ses joues et
se succédaient sans relâche sans qu’elle cherchât
à les retenir. Un accablement profond succéda
bientôt à l’état convulsif qui faisait palpiter sa
poitrine ; les bras fléchirent, ses mains jointes se
détendirent et sa tête s’inclina.
{{Mme|d’Ablandis}} crut qu’elle allait s’évanouir et
fit un mouvement pour se lever. Rose l’entendit,
et, faisant appel à tout ce qu’il y avait de force
dans son âme, elle revint près de la comtesse
avec une attitude assez calme. {{Mme|d’Ablandis}}, la
voyant revenir, avait refermé les yeux pour continuer
ses observations.
— Elle dort encore, pensa la jeune fille ; c’est
le moment d’aller dire adieu à ma sœur.
Elle ouvrit doucement la porte d’un cabinet
attenant à la pièce qu’elle quittait et la referma
sur elle.
{{Mme|d’Ablandis}}, en pantoufles, après avoir jeté
promptement une robe de chambre sur ses
épaules, alla coller son oreille contre une fissure
qui se trouvait dans le bois de la porte faite avec
des planches de sapin ; mais, au premier moment,
elle n’entendit aucune voix. Elle essaya de
voir par le même moyen, ce qui, cette fois, lui
réussit parfaitement.
ANGÉLIQUE ARNAUD.
(La suite prochainement.)
<section end=cruautes />
Arrivée du enpitaine Boyton à Paris.
Le capitaine Boyton est déjà pour nous une vieille
connaissance, car, si nous ne nous trompons, il y aura
bientôt quatre ans qu’il fit parler de lui
pour la pre-
mière fois en traversant le Pas-de-Calais à la nage,
entre Douvre et Boulogne, muni de l’appareil qu’il a
sinon inventé, au moins poussé à sa dernière perfec-
tion.
Cet appareil consiste en un vêtement de caoutchouc
composé d’un pantalon et d’ane blouse avec capuchon,
unis l’un à l’autre et serrés autour du corps par une
ceinture élastique. Les jambes du pantalon se termi-
nent en bottes. Les bouts des manches de la blouse
adhèrent fortement aux poignets comme les bords du
capuchon au visage, qu’ils encadrent en le laissant à
découvert. Dans l’une et l’autre partie du vêtement
ont été ménagées à l’intérieur des poches à air qui se
gonflent au moyen de tuyaux pendant extérieurement
et assez longs pour que l’extrémité en puisse être
portée à la bouche. Cette opération accomplie, la per-
sonne enfermée dans l’appareil acquiert sur l’eau la
légèreté du bouchon et son insubmergibilité. Elle peut
s’abandonner avec confiance à l’élément perlide, dont
elle n’a plus rien à craindre et sur lequel elle se diri-
gera avec la plus grande facilité à l’aide de la pagaie
que l’on voit, dans notre dessin, entre les mains du
capitaine Boyton.
C’est grâce à l’appareil que nous venons de décrire
que ledit capitaine a pu traverser deux ou trois fois le
Pas-de Calais et une fois le détroit de Gibraltar, pour
ne parler que de ses prouesses qui ont fait sensation.
Depuis quelque temps il projetait de venir à Paris ;
mais ce voyage avait toujours été remis. Il vient enfin
d’être effectué, et sans doute c’est à l’Exposition uni-
verselle que nous le devons. Le jeune Américain est
arrivé le 6 août sur un yacht à vapeur qu’il a fait cons-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
420
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><section begin=cruautes /><nowiki/>
Jean comprit cette fois, et le désespoir entra
dans son cœur un désespoir d’instinct qui ne
voulait ni penser ni croire. Il obéissait à son
père, et, machinalement, il suivait son chemin.
Lorsqu’il fut près de Rose, il ne put lui dire que
ces mots :
— Sœur, vous êtes attendue à la ferme.
Puis il s’enfuit et marcha sans but à travers les
champs.
Le père Jacques n’était pas beaucoup plus
tranquille. Après avoir mis sa veste, qu’il avait
jetée sur les gerbes pour travailler, il se dirigea
vers la maison.
Bien des explications avaient eu lieu déjà entre
l’inconnue et les paysans lorsque Rose, fort
agitée par le trouble qu’elle avait remarqué dans
les traits, dans la voix et surtout dans la conduite
de son frère, arriva près de ceux qui l’attendaient.
{{T3|XII}}
Rose était alors une belle jeune fille à qui l’on
pouvait supposer de seize à dix-huit ans. Elle
était grande et richement constituée. Son visage
ovale était d’une blancheur de neige et ses couleurs
avaient une vivacité de teinte qui s’alliait à
la plus exquise délicatesse.
Sa large poitrine et sa taille bien proportionnée
ressortaient merveilleusement dans son costume
de montagnarde auvergnate. Le fichu de mousseline
blanche dans le corsage ouvert et lacé avec
une petite chaîne d’acier laissait apercevoir un
cou bien dessiné, en rapport par sa blancheur
éclatante avec la fraîcheur du visage.
Un abord franc, des ''yeux aimables'', un front
na¨f bien que penseur, complétaient cet ensemble
harmonieux.
Lorsque la jeune fille parut au seuil de la
porte de la grande chambre, Jeanne vint au-devant
d’elle, se composant de son mieux pour
ne pas l’effrayer.
— Ma mère, dit Rose, qu’est-il donc arrivé à
la ferme ?… Jean n’a pu m’expliquer.
Je ne suis plus ta mère !
Et la voix de Jeanne se perdit dans un gémissement
étouffé.
Puis, entraînant la jeune fille effarée, elle la
jeta dans les bras de l’inconnue, que le saisissement
clouait sur sa chaise.
Ta mère… la voici !
— Oh ! toutes les deux ! dit Rose en gardant
une main de la mère Flamines dans la sienne et
se mettant à genoux devant son autre mère.
— Oui !… oui !… répliqua l’étrangère.
Et, vivement, elle releva la jeune fille, essuya
ses larmes et baisa mille fois son front, ses yeux,
ses joues, en répétant dans un ravissement ineffable :
— Oh ! c’est bien elle !… C’est bien ma petite
Marie… je reconnais tous ses traits… ses yeux
gris… ses longs cils… sa bouche fine et fraiche…
et ce petit signe brun qu’elle a sur la joue.
Voyons l’autre à son bras…
Et, relevant la manche large, elle trouva la
nouvelle et irrécusable preuve qu’elle cherchait.
Et cette mère, affolée de joie, ne pouvait se lasser
d’affirmer son bonheur.
— Oui, c’est elle !… elle !… Marie d’Ablandis…
elle que j’ai tant cherchée en Italie sur de
faux indices, après qu’elle m’eût été enlevée, à
Naples, par la faute d’une gouvernante étourdie !…
Elle dont je croyais suivre la trace en
parcourant les îles de l’Archipel !… Elle que j’ai
crue morte sur des assertions menteuses !… Et te
voilà, ma chère petite Marie !… Tu es bien là…
à côté de la mère ! Oh ! que tu es belle et charmante !
La comtesse d’Ablandis s’extasiait sur les mains
de sa fille, conservées si blanches malgré le hale
de la campagne, et sur son langage, qui n’avait
rien de vulgaire. Cette joie de mère fut si vive et
si folle, que, pour un moment, elle entraina tous
les cours ; mais le retour au chagrin ne se fit pas
longtemps attendre.
{{Mme|d’Ablandis}} parla de son départ pour le surlendemain.
Elle devait passer l’hiver à Paris, où,
en qualité de veuve encore jeune et prodigieusement
riche, elle avait de grands succès de salon.
{{Mme|Jacinthe d’Ablandis}} se promettait un immense
plaisir d’initier Rose à toutes les douceurs
d’une existence privilégiée et jouissait d’avance
de toutes les surprises que la grande ville réservait
à cette enfant.
Cependant, dès qu’elle eut laissé voir ses projets
concernant le départ, d’involontaires larmes
coulèrent sur tous les visages, et les yeux de Rose
ne furent pas ceux qui en répandirent le moins.
Jean n’était pas là. Il avait les yeux secs, lui ;
mais il marchait toujours, comme un insensé, à
travers la campagne, franchissant d’un bond les
larges ruisseaux, escaladant les haies, comme
s’il eût oublié qu’il existât des routes frayées.
Rose, que chaque minute de l’absence de son
frère rendait plus inquiète, regardait sans cesse
par la croisée les chemins qu’il pouvait suivre
pour revenir. Mais, lorsque Jean rentra, tout le
monde était couché à la ferme, excepté sa mère,
qui l’attendait.
{{Interligne|2em}}
{{T3|XIII}}
{{Interligne|2em}}
{{Mme|d’Ablandis}} pensa d’abord qu’elle n’avait
affaire qu’à cette sensibilité de peuple et d’enfant
qui a des accès impétueux, mais qui cède vite
aux consolations qui lui sont offertes. Elle parla
aux fermiers de sa reconnaissance et des témoignages
qu’elle se proposait de leur en donner en
assurant à leurs enfants un heureux avenir. Elle
offrit à Catherine une grosse chaîne et des boucles
d’oreilles d’or, et dit qu’elle voulait absolument
faire accepter sa montre au jeune homme
qu’elle avait rencontré le premier lorsqu’elle
s’était présentée à la ferme.
Elle entretint sa fille de fêtes, de spectacles,
de voyages, de toilettes brillantes et de riches
bijoux.
Puis elle s’endormit confiante dans ces compensations
qu’elle croyait infaillibles. Elle n’en
fut pas moins préoccupée par beaucoup de rêves,
et l’on peut dire que la femme de chambre,
{{Mlle|Isidora}}, qui avait accepté assez dédaigneusement
un cabinet aux parois blanchies à la chaux,
fut la seule personne qui dormit d’un sommeil
profond et calme à la ferme des Prés-Fleuris.
Le jour suivant, la patricienne fut bien étonnée,
en retrouvant la famille, de la voir plus
triste encore que la veille. Jean surtout, qui avait
couru à jeun pendant presque tout un jour et
passé une nuit sans sommeil, était aussi changé,
aussi défait qu’il eût pu l’être après trois mois
de maladie.
En le voyant, sombre et muet, devant Rose
qui, elle-même, avait subitement perdu quelque
chose de sa fraîcheur, {{Mme|d’Ablandis}} sentit un
effroi soudain.
Sa conscience de mère et ses préjugés aristocratiques
s’éveillèrent en sursaut et lui présentèrent
comme un fantôme sinistre le passé de cette
enfant, qu’elle n’avait pu ni diriger ni surveiller.
Elle se promit bien de tout observer autour d’elle
en laissant à sa fille l’apparence de la plus par-
faite liberté.
Pour faire vis-à-vis de la comtesse preuve de
courtoisie hospitalière, on laissa chômer le travail.
On se promena dans les prairies et dans les
saulées. Cependant, l’indifférent qui eût suivi ce
petit groupe de promeneurs eût pu compter plus
de soupirs que de paroles.
Ce n’est pas qu’on s’ennuyât : le chagrin,
comme le plaisir, est un compagnon qui s’entend
à remplir les heures. Seule, M Isidora se demandait
comment il était possible d’employer
ses journées dans un lieu aussi désert. Elle ne
pouvait comprendre que sa maîtresse eût cédé
aux instances de ces paysans et eût consenti
à
passer plus de vingt-quatre heures dans leur
métairie.
À cette soubrette de race, les vieux Flamines
apparaissaient comme deux momies qui devraient
rentrer en terre. Elle tenait Catherine pour une
sotte, parce qu’elle ne savait rien du monde, et
la trouvait presque laide, vu qu’elle ne savait pas
arranger ses cheveux. Cette fille émérite était
bien près de rougir en pensant qu’elle aurait à
servir Rose, l’ayant vu accoutrée comme pas une
fille ''en condition'' n’oserait se montrer dans la
capitale.
Le soir, {{Mme|d’Ablandis}} se mit au lit de bonne
heure. Mais Rose, qui partageait sa chambre
avec elle, refusa de se coucher, prétextant qu’elle
avait beaucoup de choses à faire avant son prochain
départ. Toutefois, elle voulut s’installer
près de sa mère pour lui faire compagnie tant
qu’elle ne serait pas endormie.
{{Mme|d’Ablandis}} feignit bientôt de tomber dans
un profond sommeil. Alors elle vit Rose se lever
et marcher sur la pointe des pieds jusqu’à un
petit prie-Dieu qu’on avait acheté pour elle à
l’encan d’un château voisin.
La jeune fille sembla d’abord prier avec ferveur,
mais peu à peu le découragement s’emparait
d’elle. Les larmes tombaient sur ses joues et
se succédaient sans relâche sans qu’elle cherchât
à les retenir. Un accablement profond succéda
bientôt à l’état convulsif qui faisait palpiter sa
poitrine ; les bras fléchirent, ses mains jointes se
détendirent et sa tête s’inclina.
{{Mme|d’Ablandis}} crut qu’elle allait s’évanouir et
fit un mouvement pour se lever. Rose l’entendit,
et, faisant appel à tout ce qu’il y avait de force
dans son âme, elle revint près de la comtesse
avec une attitude assez calme. {{Mme|d’Ablandis}}, la
voyant revenir, avait refermé les yeux pour continuer
ses observations.
— Elle dort encore, pensa la jeune fille ; c’est
le moment d’aller dire adieu à ma sœur.
Elle ouvrit doucement la porte d’un cabinet
attenant à la pièce qu’elle quittait et la referma
sur elle.
{{Mme|d’Ablandis}}, en pantoufles, après avoir jeté
promptement une robe de chambre sur ses
épaules, alla coller son oreille contre une fissure
qui se trouvait dans le bois de la porte faite avec
des planches de sapin ; mais, au premier moment,
elle n’entendit aucune voix. Elle essaya de
voir par le même moyen, ce qui, cette fois, lui
réussit parfaitement.
ANGÉLIQUE ARNAUD.
(La suite prochainement.)
<section end=cruautes />
Arrivée du enpitaine Boyton à Paris.
Le capitaine Boyton est déjà pour nous une vieille
connaissance, car, si nous ne nous trompons, il y aura
bientôt quatre ans qu’il fit parler de lui
pour la pre-
mière fois en traversant le Pas-de-Calais à la nage,
entre Douvre et Boulogne, muni de l’appareil qu’il a
sinon inventé, au moins poussé à sa dernière perfec-
tion.
Cet appareil consiste en un vêtement de caoutchouc
composé d’un pantalon et d’ane blouse avec capuchon,
unis l’un à l’autre et serrés autour du corps par une
ceinture élastique. Les jambes du pantalon se termi-
nent en bottes. Les bouts des manches de la blouse
adhèrent fortement aux poignets comme les bords du
capuchon au visage, qu’ils encadrent en le laissant à
découvert. Dans l’une et l’autre partie du vêtement
ont été ménagées à l’intérieur des poches à air qui se
gonflent au moyen de tuyaux pendant extérieurement
et assez longs pour que l’extrémité en puisse être
portée à la bouche. Cette opération accomplie, la per-
sonne enfermée dans l’appareil acquiert sur l’eau la
légèreté du bouchon et son insubmergibilité. Elle peut
s’abandonner avec confiance à l’élément perlide, dont
elle n’a plus rien à craindre et sur lequel elle se diri-
gera avec la plus grande facilité à l’aide de la pagaie
que l’on voit, dans notre dessin, entre les mains du
capitaine Boyton.
C’est grâce à l’appareil que nous venons de décrire
que ledit capitaine a pu traverser deux ou trois fois le
Pas-de Calais et une fois le détroit de Gibraltar, pour
ne parler que de ses prouesses qui ont fait sensation.
Depuis quelque temps il projetait de venir à Paris ;
mais ce voyage avait toujours été remis. Il vient enfin
d’être effectué, et sans doute c’est à l’Exposition uni-
verselle que nous le devons. Le jeune Américain est
arrivé le 6 août sur un yacht à vapeur qu’il a fait cons-<noinclude>
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Page:L Illustration journal universel 24 aout 1878 vol 72 N 1852.djvu/8
104
4877652
15797427
2026-05-19T17:22:23Z
Sapcal22
420
/* Page non corrigée */ Page créée avec « 125 000 kilogrammes, et les lingots d’acier dans lesquels doivent se forer les gros canons, de poids variant de 50 000 à 100 000 kilogrammes, pouvant lancer des boulets de 200 à 600 ou 700 kilo- grammes. L’Algérien marchand de boissons. L’Arabe excelle aux petits métiers, surtout aux petits com- merces ; il est patient et insinuant, comme on peut s’en faire une idée dans le quartier musulman du Trocadéro. Nous avons déjà entendu les musiciens berb... »
15797427
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>125 000 kilogrammes, et les lingots d’acier dans
lesquels doivent se forer les gros canons, de poids
variant de 50 000 à 100 000 kilogrammes, pouvant
lancer des boulets de 200 à 600 ou 700 kilo-
grammes.
L’Algérien marchand de boissons. L’Arabe
excelle aux petits métiers, surtout aux petits com-
merces ; il est patient et insinuant, comme on peut
s’en faire une idée dans le quartier musulman du
Trocadéro. Nous avons déjà entendu les musiciens
berbères, nous avons pu admirer la flegmatique téna-
cité avec laquelle Algériens et Tunisiens, Marocains
et Ottomans savent attendre le client et lui faire
payer cher quelque bibelot sans valeur. Mohamed ben
Ibrahim, de la province de Constantine, est un type
de ce genre, un type complet. C’est en même temps
un sagace calculateur ; au lieu d’imiter tant de com-
patriotes et de coreligionnaires établis dans des ba-
raques multicolores pour débiter aux chalands quel
ques objets de l’industrie arabe, Mohamed a pensé
aux altérés, ceux à qui le jet Wallace ne dit rien, à
qui la table du café ou de la brasserie est luxe ina-
bordable : il s’est fait marchand de boisson. Limona-
dier rudimentaire, il est au pays du soleil ce que le
marchand de coco est parmi nous : la providence des
petites gens. Il offre une limonade de limons qui se
rairatchit dans des alcarazas en terre poreuse et rou-
geatre ; il offre, que dis-je, il attend philosophique
ment le client envoyé par la Providence, sans daigner
ni s’échauffer, ni s’égosiller, ni faire tinter une clo-
chette. Il attend le client, froid, nonchalant, indifférent
en apparence, mais vif et empressé au premier désir
devine, an premier geste fait vers son primitif éta-
blissement.
Une devouhka » du buffet russe au Champ-de-
Mars. Quelques puissances étrangères ont eu, en
effet, la bonne, l’excellente idée, après avoir charmé
nos yeux, de tenter de séduire nos palais en nous fai-
sant goûter leurs produits dans des spécimens de ca-
barets nationaux, servis par des mains nationales.
Dans le cabaret hollandais, ce sont des Frisonnes
qui nous ont offert le curaçao ; dans le cabaret russe,
ce sont de jeunes et blondes Moscovites qui nous ser-
vent le thé fumant. Un peu frèles, un peu hardies,
sans doute en leur qualité d’étrangères qui ne com-
prennent qu’à demi mot, les demoiselles russes, les
devouhka, sont court vêtues : jupe ou sarafanc de
laine brune à bord inférieur blanc, perednick ou ta-
blier de toile russe, corsage échancré et lacé, laissant
voir la chemisette et entrevoir le col que garnit un
quintuple tchotki ou collier de grosses perles dorées,
la téte ornée d’un kakochenik à haut dialème de
cuivre doré servant à retenir une chevelure abondante
blond cendré, t lle est cette jeunesse que l’on nous
dit venir des bords de la Néva ou du Niémen, de la
Dwina ou du Volga, pour servir aux Parisiens et à leurs
hôtes de l’Exposion le thé ou le caviar, le poisson
salé ou le kolebjaka, espèce de pàté plat contenant
soit du jambon, soit du bœuf fumé ou méme du
poisson.
Notre nouvelle artillerie.
AU DIRECTEUR
Calais, le 1 août 1878.
Les écoles à feu de 1878 ont commencé le 18 du
mois drnier. Elles offraient, cette année, un intérêt
tout particulier, car c’était la première fois que l’ar-
tillerie française faisait un usage régulier de son
nouveau matériel.
Le système des pièces de 5 et de 7, en bronze ou
en acier, système du à M. le général de Reflye, ne
constituait, comme on le sait, qu’un armement essen-
tiellement provisoire.
Au lendemain de nos désastres, il a fallu former
une artillerie nouvelle. On eut alors à choisir entre
deux voies bien différentes : on pouvait adopter un
système d’artillerie transitoire, présentant une puis-
sance suffisante, sans cependant atteindre le maximum
d’effet désirable, afin de permettre l’étude des nou-
velles pièces proposées et le choix parmi des types
très-divers, ou bien continuer les anciens errements,
jusqu’à ce que les commissions d’expériences eussent
terminé leurs travaux, et conserver les pièces de 4 et
de 12, bien qu’elles eussent été reconnues très-infé-
rieures pendant la dernière campagne.
Ce fut la première solution qui prevalut, et l’honneur
en revient presque tout entier à M. le général Berge.
Il contribua puissamment à l’adoption du système
de Reflye, qui, sans être le dernier mot de l’artillerie
moderne, n’en const tue pas moins un armement plus
que respectable et qui aurait pu nous permettre, le
cas échéant, d’entrer sérieusement en ligne.
Actuellement, les longues et laborieuses études de
L’ILLUSTRATION
nos commissions techniques sont terminées ; l’in-
dustrie nationale s’est mise à l’euvre ; elle a cherché
le meilleur métal à canons, et l’acier du Creusot ne le
céde plus en rien au célèbre acier Krupp. Le jour est
done venu où, grâce aux travaux des de Bauge, des
Lahitolle, des Reffye, nous allons nous trouver en
possession d’une artillerie de
formidable.
campagne
vraiment
L’artillerie de corps d’armée a été dotée, il y a deux
ans déjà, des pièces de 95 millimètres du colonel de
Lahitolle. Ces pièces, d’une puissance remarquable,
constitueront, en raison de leur poids, l’artillerie de
position. Dans l’attaque des places, elles remplaceront
avec avantage l’ancien 12 de siége. En outre, les
batteries divisionnaires viennent d’être armées de la
pièce de 90 millimètres, qui se substitue au 7, tandis
que celle de 80 millimètres va bientôt remplacer le
canon de 5 dans les batteries à cheval.
|
24 AOUT 1878.
poser une révélation tardive de la bohémienne,
les démarches de la famille Flamines.
ce qui pouvait expliquer un si long retard dans
A dater de ce moment, la douleur de Jacques
et de sa femme devint calme et résignée. Les en-
fants attribuaient toujours leur tristesse aux
malheurs qui avaient frappé la famille, car ils
avaient jugé prudent de ne pas exposer ces jeu-
nesses à toutes les agitations de l’incertitude et de
l’attente.
Quelques mois après, c’est-à-dire au printemps,
une calèche élégante, attelée de deux chevaux
fiers et magnifiques, s’arrêtait devant la ferme.
ΧΙ
C’était dans la matinée. Rose se trouvait chez le
La pièce de 90 millimètres, dont il convient de curé, occupée à ses études habituelles. Jacques
parler plus spécialement à cause des espérances et Jean battaient le blé dans la grange ; la fermière
qu’elle inspire et des services qu’elle est appelée à soutenait sa fille convalescente, qui essayait une
rendre, vient de faire son apparition dans nos poly-promenade autour de la grande chambre.
gones.
Ce modèle, dù au commandant de Bauge, lance,
avec une vitesse initiale de 435 mètres à la seconde,
un projectile de 8 kilogrammes. Supérieur à la pièce
allemande de même calibre, il possède une just-sse
de tir qu’on ne dépassera probablement pas de
longtemps. La pièce de Bauge est en acier, rayée,
frettée, se charge par la culasse et présente dans sa
fermeture des dispositifs extrêmement ingénieux qui
faciles. De ples, elle est munie d’un obturateur, éga-
en rendent le démontage des plus rapides et des plus
lement imaginé par son inventeur, et qui est, à juste
titre, considéré comme le meilleur des obturateurs
conna ; jusqu’à ce jour.
Il était admis en principe, jusqu’à présent, par
tous les hommes compétents, qu’une pièce d’acier,
pour présenter une garantie suffisante contre l’écla-
tement, ne devait pas employer une charge dépassant
le cinquième du poids du projectile.
Dans le cas actuel, cela donnerait une charge de
1600 grammes, et la pièce de 90 millimètres tire à la
charge de 1900 grammes. Cette augmentation consi-
dérable donne une idée de la perfection à laquelle on
est arrivé dans la construction de nos nouvelles
bouches à feu. Bien plus, le 90 milimetres supporte
facilement des charges de 2000 et même 2100 gram-
mes. Mais ces charges extré nes ayant amené des
traces de fatigue dans quelques affûts de fabrication
défectueuse, n’ont pas été adoptées.
En résumé, on peut affirmer que notre nouvelle
artillerie de campagne égale en puissance-si méme
elle ue les dépasse pas les artilleries européennes
les plus renommées.
Les résultats déjà obtenus par les commissions
permettent d’affirmer que notre futur matériel de
siége et de place ne restera pas en arrière.
Tels sont les renseignements que je puis vous
donner sur les travaux accomplis et les résultats
obtenus pendant ces dernières années par l’artillerie
française.
Ils sont aussi complets que possible, en tenant
compte, bien entendu, du profond esprit de réserve
qui doit présider à toute communication sur un sujet
aussi délicat.
Recevez, etc.
UN CALAISIEN.
P.-S. Le croquis, pris sur place, que vous trou-
verez ci-joint represente deux batteries de 90 milli-
mètres tirant sur des cibles placées à 2500 mètres,
avec des obus lestés, et sur des panneaux situés à
3700 mètres, avec des projectiles à balles.
A ces distances énormes le tir est à la fois terrifiant
et rassurant… pour l’avenir.
LES CRUAUTÉS DU SORT (1)
NOUVELLE
(Suite.)
bien que
Cet avis à une famille inconnue, et qui devait
avoir du retentissement dans toute la France,
était rédigé de telle sorte que nul blâme n’en
pouvait ressortir pour les bons p paysans,
tous les détails nécessaires pour qu’on pût recon-
naître l’identité de l’enfant et de la jeune fille y
fussent mentionnés.
Sans rien préciser, le magistrat laissait sup-
(1) Reproduction autorisée pour les journaux ayant un traite
avec la Société des gens de lettres.
Une dame richement vêtue descendit de la
voiture. Elle paraissait fort émue et s’appuyait
sur le bras d’une femme de chambre qui avait
voyagé avec elle. La dame regardait à l’entour,
comme si elle désirait avoir quelques renseigne-
ments sur le lieu où elle se trouvait ; n’aperce-
vant personne, elle ouvrit la porte de la cour,
fermée par un simple loquet, et s’avança timide-
ment à la découverte.
Les chiens aboyèrent avec fureur. Jean quitta
la grare pour voir ce qui pouvait les exciter
ainsi.
Il arrivait en chantant ; mais il devint immobile
et il rougit à perdre contenance, voyant qu’il se
trouvait en présence d’une femme de haut rang.
Mon bon jeune homme, dit l’inconnue avec
une douce voix, je cherche la demeure du maire
de cette commune, et, d’après les indications
qu’on m’a données et la bonne apparence de
cette maison, j’ai cru devoir m’arrêter à votre
porte. Me serais-je trompée ?
Il n’y avait rien dans ces paroles qui pût
éveiller une inquiétude ; cependant, le jeune
homme sentit des frissons passer dans ses
veines.
-Pardon, madame, dit Flamines, M. le maire
demeure tout à côté, à gauche, au bout de la
grande allée d’ormeaux ; mais on peut aller chez
lui plus vite en traversant notre maison qui a
deux portes de sortie.
-Je craindrais de vous déranger, répondit la
voyageuse dont le trouble croissait à tel point,
qu’elle pouvait se soutenir à peine.
-Bien au contraire, madame, vous nous ferez
honneur et plaisir. Au reste, voici ma mère qui
vient ; elle vous dira tout comme moi.
Jeanne arrivait, en effet, au bruit des voix. Dès
qu’elle aperçut dans la cour cette femme élé-
gante qui était pâle et qui tremblait, elle devint
plus pàle et plus tremblante qu’elle. L’une et
l’autre se regardaient sans rien dire et comme
frappées d’un même pressentiment. Jean répétait
à sa mère ce qu’avait dit l’inconnue et ce qu’il
avait offert.
— Que madame n’aille pas plus loin… dit enfin
la mère Flamines en faisant un violent effort pour
articuler quelques paroles ; qu’elle reste… ce
qu’elle cherche, elle va le trouver ici….
Ce que je cherche ?… Madame sait donc…
Vous devinez… Vous êtes peut-être ?…
Oui ! oui !… s’écria la fermière avec un cri
d’angoisse.
Et Jeanne cacha sa tête dans ses mains, car
elle pleurait à chaudes larmes et ne voulait pas
le montrer ; mais, tout bas, elle répétait avec dé-
sespoir :
-0 ma pauvre Rose !… ma pauvre enfant !…
Jean, à demi mort, mais sans vouloir s’expli-
quer la cause de son trouble, alla trouver Jacques
dans la grange.
Père, dit-il, tout à l’heure il est venu une
dame de la ville, et, depuis ce moment, l’esprit
de ma mère est dérangé.
elle
Le fermier devina tout.
Eh bien ! va chercher Rose à la cure ; c’est
que ça regarde…<noinclude>
<references/></noinclude>
9x5g6neuql4gqlxaaav70fqx1uiu3ul
15797757
15797427
2026-05-20T08:34:20Z
Sapcal22
420
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>125 000 kilogrammes, et les lingots d’acier dans
lesquels doivent se forer les gros canons, de poids
variant de 50 000 à 100 000 kilogrammes, pouvant
lancer des boulets de 200 à 600 ou 700 kilo-
grammes.
L’Algérien marchand de boissons. L’Arabe
excelle aux petits métiers, surtout aux petits com-
merces ; il est patient et insinuant, comme on peut
s’en faire une idée dans le quartier musulman du
Trocadéro. Nous avons déjà entendu les musiciens
berbères, nous avons pu admirer la flegmatique téna-
cité avec laquelle Algériens et Tunisiens, Marocains
et Ottomans savent attendre le client et lui faire
payer cher quelque bibelot sans valeur. Mohamed ben
Ibrahim, de la province de Constantine, est un type
de ce genre, un type complet. C’est en même temps
un sagace calculateur ; au lieu d’imiter tant de com-
patriotes et de coreligionnaires établis dans des ba-
raques multicolores pour débiter aux chalands quel
ques objets de l’industrie arabe, Mohamed a pensé
aux altérés, ceux à qui le jet Wallace ne dit rien, à
qui la table du café ou de la brasserie est luxe ina-
bordable : il s’est fait marchand de boisson. Limona-
dier rudimentaire, il est au pays du soleil ce que le
marchand de coco est parmi nous : la providence des
petites gens. Il offre une limonade de limons qui se
rairatchit dans des alcarazas en terre poreuse et rou-
geatre ; il offre, que dis-je, il attend philosophique
ment le client envoyé par la Providence, sans daigner
ni s’échauffer, ni s’égosiller, ni faire tinter une clo-
chette. Il attend le client, froid, nonchalant, indifférent
en apparence, mais vif et empressé au premier désir
devine, an premier geste fait vers son primitif éta-
blissement.
Une devouhka » du buffet russe au Champ-de-
Mars. Quelques puissances étrangères ont eu, en
effet, la bonne, l’excellente idée, après avoir charmé
nos yeux, de tenter de séduire nos palais en nous fai-
sant goûter leurs produits dans des spécimens de ca-
barets nationaux, servis par des mains nationales.
Dans le cabaret hollandais, ce sont des Frisonnes
qui nous ont offert le curaçao ; dans le cabaret russe,
ce sont de jeunes et blondes Moscovites qui nous ser-
vent le thé fumant. Un peu frèles, un peu hardies,
sans doute en leur qualité d’étrangères qui ne com-
prennent qu’à demi mot, les demoiselles russes, les
devouhka, sont court vêtues : jupe ou sarafanc de
laine brune à bord inférieur blanc, perednick ou ta-
blier de toile russe, corsage échancré et lacé, laissant
voir la chemisette et entrevoir le col que garnit un
quintuple tchotki ou collier de grosses perles dorées,
la téte ornée d’un kakochenik à haut dialème de
cuivre doré servant à retenir une chevelure abondante
blond cendré, t lle est cette jeunesse que l’on nous
dit venir des bords de la Néva ou du Niémen, de la
Dwina ou du Volga, pour servir aux Parisiens et à leurs
hôtes de l’Exposion le thé ou le caviar, le poisson
salé ou le kolebjaka, espèce de pàté plat contenant
soit du jambon, soit du bœuf fumé ou méme du
poisson.
Notre nouvelle artillerie.
AU DIRECTEUR
Calais, le 1 août 1878.
Les écoles à feu de 1878 ont commencé le 18 du
mois drnier. Elles offraient, cette année, un intérêt
tout particulier, car c’était la première fois que l’ar-
tillerie française faisait un usage régulier de son
nouveau matériel.
Le système des pièces de 5 et de 7, en bronze ou
en acier, système du à M. le général de Reflye, ne
constituait, comme on le sait, qu’un armement essen-
tiellement provisoire.
Au lendemain de nos désastres, il a fallu former
une artillerie nouvelle. On eut alors à choisir entre
deux voies bien différentes : on pouvait adopter un
système d’artillerie transitoire, présentant une puis-
sance suffisante, sans cependant atteindre le maximum
d’effet désirable, afin de permettre l’étude des nou-
velles pièces proposées et le choix parmi des types
très-divers, ou bien continuer les anciens errements,
jusqu’à ce que les commissions d’expériences eussent
terminé leurs travaux, et conserver les pièces de 4 et
de 12, bien qu’elles eussent été reconnues très-infé-
rieures pendant la dernière campagne.
Ce fut la première solution qui prevalut, et l’honneur
en revient presque tout entier à M. le général Berge.
Il contribua puissamment à l’adoption du système
de Reflye, qui, sans être le dernier mot de l’artillerie
moderne, n’en const tue pas moins un armement plus
que respectable et qui aurait pu nous permettre, le
cas échéant, d’entrer sérieusement en ligne.
Actuellement, les longues et laborieuses études de
L’ILLUSTRATION
nos commissions techniques sont terminées ; l’in-
dustrie nationale s’est mise à l’euvre ; elle a cherché
le meilleur métal à canons, et l’acier du Creusot ne le
céde plus en rien au célèbre acier Krupp. Le jour est
done venu où, grâce aux travaux des de Bauge, des
Lahitolle, des Reffye, nous allons nous trouver en
possession d’une artillerie de
formidable.
campagne
vraiment
L’artillerie de corps d’armée a été dotée, il y a deux
ans déjà, des pièces de 95 millimètres du colonel de
Lahitolle. Ces pièces, d’une puissance remarquable,
constitueront, en raison de leur poids, l’artillerie de
position. Dans l’attaque des places, elles remplaceront
avec avantage l’ancien 12 de siége. En outre, les
batteries divisionnaires viennent d’être armées de la
pièce de 90 millimètres, qui se substitue au 7, tandis
que celle de 80 millimètres va bientôt remplacer le
canon de 5 dans les batteries à cheval.
|
24 AOUT 1878.
La pièce de 90 millimètres, dont il convient de curé,
parler plus spécialement à cause des espérances
qu’elle inspire et des services qu’elle est appelée à
rendre, vient de faire son apparition dans nos poly-
gones.
Ce modèle, dù au commandant de Bauge, lance,
avec une vitesse initiale de 435 mètres à la seconde,
un projectile de 8 kilogrammes. Supérieur à la pièce
allemande de même calibre, il possède une just-sse
de tir qu’on ne dépassera probablement pas de
longtemps. La pièce de Bauge est en acier, rayée,
frettée, se charge par la culasse et présente dans sa
fermeture des dispositifs extrêmement ingénieux qui
faciles. De ples, elle est munie d’un obturateur, éga-
en rendent le démontage des plus rapides et des plus
lement imaginé par son inventeur, et qui est, à juste
titre, considéré comme le meilleur des obturateurs
conna ; jusqu’à ce jour.
Il était admis en principe, jusqu’à présent, par
tous les hommes compétents, qu’une pièce d’acier,
pour présenter une garantie suffisante contre l’écla-
tement, ne devait pas employer une charge dépassant
le cinquième du poids du projectile.
Dans le cas actuel, cela donnerait une charge de
1600 grammes, et la pièce de 90 millimètres tire à la
charge de 1900 grammes. Cette augmentation consi-
dérable donne une idée de la perfection à laquelle on
est arrivé dans la construction de nos nouvelles
bouches à feu. Bien plus, le 90 milimetres supporte
facilement des charges de 2000 et même 2100 gram-
mes. Mais ces charges extré nes ayant amené des
traces de fatigue dans quelques affûts de fabrication
défectueuse, n’ont pas été adoptées.
En résumé, on peut affirmer que notre nouvelle
artillerie de campagne égale en puissance-si méme
elle ue les dépasse pas les artilleries européennes
les plus renommées.
Les résultats déjà obtenus par les commissions
permettent d’affirmer que notre futur matériel de
siége et de place ne restera pas en arrière.
Tels sont les renseignements que je puis vous
donner sur les travaux accomplis et les résultats
obtenus pendant ces dernières années par l’artillerie
française.
Ils sont aussi complets que possible, en tenant
compte, bien entendu, du profond esprit de réserve
qui doit présider à toute communication sur un sujet
aussi délicat.
Recevez, etc.
UN CALAISIEN.
P.-S. Le croquis, pris sur place, que vous trou-
verez ci-joint represente deux batteries de 90 milli-
mètres tirant sur des cibles placées à 2500 mètres,
avec des obus lestés, et sur des panneaux situés à
3700 mètres, avec des projectiles à balles.
A ces distances énormes le tir est à la fois terrifiant
et rassurant… pour l’avenir.
<section begin=cruautes />
{{c|LES CRUAUTÉS DU SORT<ref>
Reproduction autorisée pour les journaux ayant un traite
avec la Société des gens de lettres.
</ref>}}
{{c|NOUVELLE}}
{{c|(Suite.)}}
Cet avis à une famille inconnue, et qui devait
avoir du retentissement dans toute la France,
était rédigé de telle sorte que nul blâme n’en
pouvait ressortir pour les bons paysans, bien que
tous les détails nécessaires pour qu’on pût reconnaître
l’identité de l’enfant et de la jeune fille y
fussent mentionnés.
Sans rien préciser, le magistrat laissait supposer
une révélation tardive de la bohémienne,
ce qui pouvait expliquer un si long retard dans
les démarches de la famille Flamines.
À dater de ce moment, la douleur de Jacques
et de sa femme devint calme et résignée. Les enfants
attribuaient toujours leur tristesse aux
malheurs qui avaient frappé la famille, car ils
avaient jugé prudent de ne pas exposer ces jeunesses
à toutes les agitations de l’incertitude et de
l’attente.
Quelques mois après, c’est-à-dire au printemps,
une calèche élégante, attelée de deux chevaux
fiers et magnifiques, s’arrêtait devant la ferme.
{{T3|ΧΙ}}
C’était dans la matinée. Rose se trouvait chez le
occupée à ses études habituelles. Jacques
et Jean battaient le blé dans la grange ; la fermière
soutenait sa fille convalescente, qui essayait une
promenade autour de la grande chambre.
Une dame richement vêtue descendit de la
voiture. Elle paraissait fort émue et s’appuyait
sur le bras d’une femme de chambre qui avait
voyagé avec elle. La dame regardait à l’entour,
comme si elle désirait avoir quelques renseignements
sur le lieu où elle se trouvait ; n’apercevant
personne, elle ouvrit la porte de la cour,
fermée par un simple loquet, et s’avança timidement
à la découverte.
Les chiens aboyèrent avec fureur. Jean quitta
la grange pour voir ce qui pouvait les exciter
ainsi.
Il arrivait en chantant ; mais il devint immobile
et il rougit à perdre contenance, voyant qu’il se
trouvait en présence d’une femme ''de haut rang''.
— Mon bon jeune homme, dit l’inconnue avec
une douce voix, je cherche la demeure du maire
de cette commune, et, d’après les indications
qu’on m’a données et la bonne apparence de
cette maison, j’ai cru devoir m’arrêter à votre
porte. Me serais-je trompée ?
Il n’y avait rien dans ces paroles qui pût
éveiller une inquiétude ; cependant, le jeune
homme sentit des frissons passer dans ses
veines.
— Pardon, madame, dit Flamines, M. le maire
demeure tout à côté, à gauche, au bout de la
grande allée d’ormeaux ; mais on peut aller chez
lui plus vite en traversant notre maison qui a
deux portes de sortie.
— Je craindrais de vous déranger, répondit la
voyageuse dont le trouble croissait à tel point,
qu’elle pouvait se soutenir à peine.
— Bien au contraire, madame, vous nous ferez
honneur et plaisir. Au reste, voici ma mère qui
vient ; elle vous dira tout comme moi.
Jeanne arrivait, en effet, au bruit des voix. Dès
qu’elle aperçut dans la cour cette femme élégante
qui était pâle et qui tremblait, elle devint
plus pâle et plus tremblante qu’elle. L’une et
l’autre se regardaient sans rien dire et comme
frappées d’un même pressentiment. Jean répétait
à sa mère ce qu’avait dit l’inconnue et ce qu’il
avait offert.
— Que madame n’aille pas plus loin… dit enfin
la mère Flamines en faisant un violent effort pour
articuler quelques paroles ; qu’elle reste… ce
qu’elle cherche, elle va le trouver ici…
— Ce que je cherche ?… Madame sait donc…
Vous devinez… Vous êtes peut-être ?…
— Oui ! oui !… s’écria la fermière avec un cri
d’angoisse.
Et Jeanne cacha sa tête dans ses mains, car
elle pleurait à chaudes larmes et ne voulait pas
le montrer ; mais, tout bas, elle répétait avec désespoir :
— Ô ma pauvre Rose !… ma pauvre enfant !…
Jean, à demi mort, mais sans vouloir s’expliquer
la cause de son trouble, alla trouver Jacques
dans la grange.
— Père, dit-il, tout à l’heure il est venu une
dame de la ville, et, depuis ce moment, l’esprit
de ma mère est dérangé.
Le fermier devina tout.
— Eh bien ! va chercher Rose à la cure ; c’est
elle que ça regarde…<section end=cruautes /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/96
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
« Non, s’écriait-il encore, je ne me vengerai pas ! je ne la frapperai pas… je la quitterai, je la laisserai seule ici je partirai ce soir même pour Paris. C’est une misérable ! Est-ce que je ne la connais pas depuis longtemps ?… Je ne veux plus la voir ! Je l’ai assez attendue. Je pars ! »
Il se dirigeait vers la porte, l’ouvrait, descendait un étage, et tout à coup remontait précipitamment.
« Non, non, disait-il, il faut que je l’attende pour lui jeter son infamie à la face, pour lui dire qu’elle ne me reverra {{Corr|plus,|plus.}} »
Mais, tout à coup, une voiture s’arrêtait sur le quai, à la porte de l’hôtel.
« C’est elle, » pensait-il, et sa pâleur diminuait, son cœur battait plus vite.
En une seconde, il avait déjà trouvé mille raisons pour l’excuser, pour lui pardonner.
Il courait à la porte, regardait.
Ce n’était pas elle.
Il recommençait à se promener à travers la chambre.
Par moment, il entendait du bruit dans l’escalier, et croyait reconnaître le pas de Cora.
Alors, il prenait un fauteuil, il allumait un cigare et essayait de se composer une figure tranquille, reposée, souriante.
Il ne voulait pas qu’elle devinât les angoisses par lesquelles il avait passé. Il désirait l’interroger avec calme, presque avec indifférence, pour qu’elle ignorât l’empire qu’elle exerçait sur lui, et ne fût pas tentée d’en abuser.
Mais la personne qui montait l’escalier ne s’arrêtait pas à la porte ; le bruit des pas continuait et se perdait bientôt dans l’éloignement.
Le sourire de Georges s’évanouissait, les couleurs, qui lui étaient revenues, disparaissaient, et dans un accès {Corr|pe|de}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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« Non, s’écriait-il encore, je ne me vengerai pas ! je ne la frapperai pas… je la quitterai, je la laisserai seule ici je partirai ce soir même pour Paris. C’est une misérable ! Est-ce que je ne la connais pas depuis longtemps ?… Je ne veux plus la voir ! Je l’ai assez attendue. Je pars ! »
Il se dirigeait vers la porte, l’ouvrait, descendait un étage, et tout à coup remontait précipitamment.
« Non, non, disait-il, il faut que je l’attende pour lui jeter son infamie à la face, pour lui dire qu’elle ne me reverra {{Corr|plus,|plus.}} »
Mais, tout à coup, une voiture s’arrêtait sur le quai, à la porte de l’hôtel.
« C’est elle, » pensait-il, et sa pâleur diminuait, son cœur battait plus vite.
En une seconde, il avait déjà trouvé mille raisons pour l’excuser, pour lui pardonner.
Il courait à la porte, regardait.
Ce n’était pas elle.
Il recommençait à se promener à travers la chambre.
Par moment, il entendait du bruit dans l’escalier, et croyait reconnaître le pas de Cora.
Alors, il prenait un fauteuil, il allumait un cigare et essayait de se composer une figure tranquille, reposée, souriante.
Il ne voulait pas qu’elle devinât les angoisses par lesquelles il avait passé. Il désirait l’interroger avec calme, presque avec indifférence, pour qu’elle ignorât l’empire qu’elle exerçait sur lui, et ne fût pas tentée d’en abuser.
Mais la personne qui montait l’escalier ne s’arrêtait pas à la porte ; le bruit des pas continuait et se perdait bientôt dans l’éloignement.
Le sourire de Georges s’évanouissait, les couleurs, qui lui étaient revenues, disparaissaient, et dans un accès {{Corr|pe|de}}<noinclude>
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Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/97
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>désespoir, épuisé par ces alternatives de crainte et d’espoir, brisé, énervé, il fondait en larmes.
À dix heures, seulement, la porte s’ouvrit et Cora parut.
Pour faire contraste, sans doute, avec la pâleur de Georges, son teint était des plus animés et la rendait encore plus séduisante que d’habitude.
Quelques boucles de cheveux désordonnés s’étaient échappées de sa toque de voyage et tombaient sur son cou. Un charmant sourire s’épanouissait au coin de ses lèvres ; il y avait dans sa démarche, ordinairement languissante, quelque chose de déterminé, de réjoui qui faisait plaisir à voir.
Georges ne s’aperçut de rien de tout cela ; grave, triste, sévère, debout près de la cheminée, il attendit que la porte fût refermée sur Cora et dit :
— D’où venez-vous ?
— Je viens de dîner, répondit-elle tout joyeusement, et de très-bien dîner, ma foi, dans un des premiers restaurants du Havre, chez Léter. Décidément, votre cuisine française me plaît beaucoup ; je la préfère à la cuisine américaine.
— Vous avez dîné seule ? demanda-t-il.
— Seule ! y pensez-vous ? Une femme aller s’installer seule à une table de restaurant, est-ce que c’est l’usage dans votre pays ?
— Avec qui dîniez-vous ?
— Avec un charmant garçon dont j’ai fait la connaissance ce matin, quelques instants après votre départ. Il est très-intelligent, très-aimable, et m’a été d’un grand secours toute la journée. Il m’a fait voir les quais, la place de la Comédie, le Musée, la côte d’Ingouville.
Il l’interrompit en lui disant :<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La Chanson de Roland (trad. Petit de Julleville).djvu/223
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NonOriginal
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="NonOriginal" />{{num|LA CHANSON DE ROLAND.||217}}
----</noinclude>{{Poem|C’eſt Climborin, qui ne fut pas preux homme.
Il prit ſerment de Ganelon le comte.
Baiſer d’ami ſur la bouche il lui donne,
Et ſon épée ; l’eſcarboucle en rayonne.
« Je veux, dit-il, mettre la France à honte.
À l’Empereur je prendrai ſa couronne. »
Sur ſon cheval que Barbamouche il nomme,
Mieux qu’épervier, mieux qu’hirondelle, il vole,
Pique des deux, le frein lui abandonne,
Et va frapper Engelier de Gaſcogne ;
Rien ne le ſauve, ni l’écu, ni la brogne ;
De ſon épieu la pointe au corps lui plonge,
Pouſſe ſi bien, le fer outre il enfonce
À pleine lance ; le preux mort à bas tombe.
L’autre s’écrie : « Ils ſont bons à confondre.
Frappez, païens, pour cette preſſe rompre ! »
Francs, diſent : « Dieu ! quel deuil ! un ſi preux homme. »|sf|mg=5em}}
{{c|'''{{rom-maj|CXV}}''' ''(ié)''.|mb=1em}}
{{Poem|Roland le comte interpelle Olivier :
« Mon compagnon, voici mort Engelier ;
Nous n’avions pas plus vaillant chevalier.
— Dieu me le faſſe venger ! » dit Olivier.
D’éperons d’or pique ſon deſtrier,
Tient Hauteclére, ſanglant en eſt l’acier.
À grand effort va frapper le païen,
Brandit ſon coup, l’abat mort à ſes pieds ;
Son âme ont priſe les ennemis de Dieu.
Puis a occis le duc Alphaïen,
D’Eſcababi tranche le chef altier,
Et ſept Arabes abat de leurs courſiers,
Qui jamais plus ne pourront guerroyer.
Ce dit Roland : « Quand ſe fâche Olivier,|ds|mg=5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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— Ainsi, vous croyez qu’en France une femme qui se respecte peut aller se promener toute la journée et dîner au restaurant avec le premier venu ?
— Pourquoi pas ? demanda-t-elle en tirant un trousseau de clefs de sa poche et en ouvrant une de ses malles.
— Parce que cela ne se fait pas.
— Il est certain que je n’aurais pas songé, reprit Cora, à accepter les bons offices de ce monsieur, si vous aviez été avec moi. Mais vous me laissez seule, en compagnie de mes malles et des vôtres, vous disparaissez…
— J’étais auprès de ma mère, vous le saviez.
— Que m’importe votre mère ! Je n’en étais pas moins seule.
Il réprima un mouvement de colère et reprit :
— Vous pouviez bien rester seule pour quelques instants ; à quatre heures j’étais ici.
— Moi, à quatre heures, fit-elle, en souriant d’une façon charmante, je montais en voiture la côte d’Ingouville. On y jouit d’une vue magnifique : si vous ne la connaissez pas, je vous la recommande.
Il ne put se contenir plus longtemps et s’écria :
— Mais, malheureuse, vous ne savez donc pas tout ce que j’ai souffert pendant les heures qui viennent de s’écouler, pendant que vous vous promeniez ainsi en tête-à-tête avec un inconnu ?
Elle venait de trouver l’objet qu’elle cherchait depuis un instant ; elle le retira de la malle, et, tout en allant le poser sur un meuble, elle dit tranquillement à Georges :
— Je vous en prie, mon cher, ne me recommencez pas en France les scènes que vous me faisiez en Amérique. Je ne suis plus d’humeur à les supporter. Du reste, il est tard, je viens d’être horriblement couchée pendant six semaines à bord du ''Zurich,'' ce lit paraît assez bon et me<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>tend les bras, je vous prie de vouloir bien me permettre de lui rendre sa politesse.
Il garda un instant le silence, se promena de long en large dans la chambre, pour essayer de calmer son sang qui bouillonnait, et dit enfin à Cora :
— Vous savez que nous partons demain à midi.
— Pour où ? demanda-t-elle.
— Pour Paris.
— Qui est-ce qui a décidé cela ?
— N’a-t-il pas été convenu que nous resterions à peine une journée au Havre ?
— Oui, mais je me figurais une ville maussade, impossible. J’ai trouvé, au contraire, de jolies promenades, des habitants empressés à se mettre à mes ordres, et je suis décidée à rester.
— Je ne puis, répondit-il en faisant un violent effort sur lui-même pour garder son sang-froid, laisser ma mère retourner seule à Paris.
— Eh bien ! reconduisez-la.
— Vous resterez avec votre nouveau compagnon, n’est-ce pas ? s’écria-t-il.
— Pourquoi pas ?
Tant de dureté, tant de cynisme l’avaient révolté ; il était hors de lui.
Terrible, menaçant, il s’avança vers elle.
Sa tête toujours vive, son sang jeune, ardent, échauffé par une longue traversée en mer, étaient de mauvais conseillers et pouvaient le porter à quelque extrémité.
Tout à coup, cependant, il s’arrêta.
Il venait de se dire qu’une parole imprudente, une menace, un geste, lui aliéneraient à jamais ce cœur, déjà si porté à s’éloigner de lui ; un mouvement irréfléchi {{tiret|suf|firait}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|suf|firait}} à le séparer pour toujours de cette femme qui était sa vie, cette femme dont il savait, par expérience, ne pouvoir plus se passer.
— Ainsi, dit-il lorsqu’il fut redevenu maître de lui, vous restez au Havre ?
— Pour le moment, oui.
— Savez-vous si votre séjour s’y prolongera ?
— Je l’ignore ; cela dépendra des amusements qui m’y seront offerts.
— Très-bien. Me voilà parfaitement renseigné.
Il réfléchit un instant, sembla prendre une détermination difficile et dit :
— Je vais retrouver ma mère pour lui faire part de mes nouveaux projets.
— Quels projets ?
— Je ne l’accompagne plus à Paris ; je reste au Havre.
— Ah ! fit-elle, vous restez : je ne l’espérais pas ; et quelle raison donnerez-vous à votre mère pour la laisser partir seule ?
— Je ne sais pas. J’y songerai.
— Ce sera bien triste pour elle.
— Ce sera triste aussi pour moi, croyez-le bien. Mais vous m’y contraignez.
— Pas le moins du monde ; conduisez votre mère à Paris, je vous y rejoindrai.
— Non, fit-il, je n’ai pas le courage de vous quitter dans les dispositions d’esprit où vous paraissez vous trouver.
— Libre à vous, et bonsoir, ajouta-t-elle en se disposant à se coucher, je suis morte de fatigue.
— Bonsoir, répondit-il doucement.
Au moment où il allait atteindre la porte, elle lui dit :<noinclude>
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||''Agrémens'' des Chats, opposez à la tristesse des Squelettes des Egyptiens.|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 1#Agrémens|21.]]
||''Amans'' Egyptiens prouvent leur tendresse par le nombre de trente-six.|28. ''note'' 1.
||''Annibal,'' sur quel modele il se conduisoit.|87.
||''Arion,'' Inventeur du Dithrambe.|14. ''note'' 1.
||''Armée'' détruite, parcequ’elle n’avoit point de Chats.|49.
||''Assassins'' des Chats abandonnez en Egypte au bras séculier.|32.
||''Avantage'' des yeux des Chats sur les nôtres.|150.
}}
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{{CorpsTdM|nodots=1
||{{Lettrine4|B}}{{sp|''ALLET''}} d’une grande nouveauté.|''page'' 118.
||''Barometres'' vivans|127.
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— À propos, est-on en sûreté, en France, dans vos chambres d’hôtel ?
— À peu près.
— C’est que j’ai des valeurs sur moi, vous le savez bien, plus de soixante mille francs de traites sur des banquiers de Paris.
— Si vous avez peur, donnez-les-moi.
— Tenez, dit-elle, en lui tendant un petit portefeuille. Vous me rendrez cela demain. Mais, j’y songe, ajouta-t-elle, si l’on voulait me voler, je puis me défendre. N’ai-je pas, dans une de mes malles, le revolver que vous m’avez donné ? Faites-moi donc le plaisir de le prendre, là, dans la valise en cuir… c’est cela… et de le placer près de mon lit, sur cette table, à portée de ma main. Très-bien, merci.
— Faut-il vous rendre vos traites ?
— Non ; gardez-les puisque vous les avez. Ce revolver, fit-elle en souriant, ne me servira plus qu’à défendre ma personne si elle est attaquée.
Les quelques mots qu’ils venaient d’échanger avaient fait diversion à la scène précédente. Déjà Georges se sentait moins irrité, prêt à pardonner peut-être si elle l’avait voulu.
Il essaya de lui prendre la main, mais elle la mit précipitamment sous sa couverture, en disant :
— Non, non, pas de tendresses. Je m’endors. Bonsoir.
Georges partit désolé.
Qu’allait-il dire à sa mère pour lui expliquer sa longue absence ? Comment surtout lui apprendre qu’il restait au Havre ?
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</div>
Voici le colophon du {{ms.}}103 écrit dans ce monastère de Moïse.
{{syriaque}}
Ce (livre du) saint baptême a été écrit et terminé en l’année 1773, selon les années d’Alexandre, fils de Philippe le Macédonien (1462), dans le monastère de saint Mar-Moïse l’Éthiopien, dans la montagne de<noinclude>
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La vocalisation du nom propre <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܬܶܢܳܢܳܐ}}|150}}</span> est donnée dans les {{mss.}} 103 et 160 de Paris (cf. ''{{lang|la|infra}}''). C’est le mont ''Ténono'' ou « fumeux »<ref>On corrigera de même Tanno en Ténono dans le catalogue de {{M.|Zotenberg}}, {{pg}}15, {{ms.}}47 ; {{pg}}42 (cf. infra, 18{{o}}, note), {{ms.}}72 ; {{pg}}115, ms. 160, {{pg}}246, table.</ref> que l’on a traduit en arabe par <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܓܒܠ ܐܠܡܕܟܢ}}|150}}</span> « Djebel Almadkan »<ref>Catalogue des {{ms.|expl=manuscrits}}syriaques de l’Université de Cambridge, {{pg}}737.</ref> ; le monastère de Moïse l’Éthiopien (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܠܚܒܫܝ}}|150}}</span>) était à l’est de Nebk<ref>{{Ibid.|cap}} Voir Nebk et le mont Ténono sur le croquis dans l’introduction.</ref>, dans la province de Qârâ (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܩܐܪܐ}}|150}}</span>)<ref>Le {{ms.}}syriaque 144 de Paris mentionne en 6993 du monde (1493) une église melkite de saint Démétrius dans la ville de Qârâ, cf. ''Catalogue'', {{pg}}104. {{M.|Sachau}} a acheté dans cette région, durant l’expédition française de 1861, un lot de manuscrits melkites qui lui ont servi à faire l’histoire de deux familles de scribes de Qârâ et de Ma‘loulà du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}, cf. {{lang|de|''Sitzungsberichte der Kön. Preuss. Akad. der Wiss. zu Berlin'', phil. hist.}} Classe, {{1er}} juin 1899, {{t.}}{{rom-maj|XXVII}}, {{pg}}502 {{sqq.}} — Voir Qârâ sur le croquis.</ref> ; {{M.|B. Moritz}} l’a localisé sur le Djebel ‘Atšan<ref>''{{lang|de|Zur antiken Topographie der Palmyrene}}'', dans ''{{lang|de|Abhandlungen}}'', Berlin, 25 juillet 1889.</ref>.
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Voici le colophon du {{ms.}}103 écrit dans ce monastère de Moïse.
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<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">({{fol.}}36) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܬܟܬܒ ܘܐܫܬܡܠܝ ܡܿܢ ܥܡܕܐ ܗܢܐ ܩܕܝܫܐ ܒܫܢܬ ܐܠܦ ܘܫܒ̈ܥܡܐܐ ܘܫܒ̈ܥܝܢ ܘܬ̈ܠܬܐ ܐܝܟ ܫ̈ܢܝܐ ܕܐܠܟܘܢܕܪܘܣ ܒܪ ܦܝܠܝܠܦܘܣ ܡܰܩܕܳܢܳܝܳܐ ܒܕܝܪܐ ܕܡܪܝ ܡܘܫܐ ܩܕܝܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܶܢܳܢܳܐ ܒܰܬܪܐ}}|150}} </span> (''{{lang|la|sic}}'') <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܕܢܰܒܟ ܩܪܝܬܐ ܒܝ̈ܘܡܝ ܛܘܒ̈ܬܢܐ ܩܕܝ̈ܫܐ ܡܪܝ ܐܝܓܢܐܛܝܘܣ ܘܡܪܝ ܡܬܝܘܣ ܕܡܨܪܝܢ ܘܚܣܝܐ ܐܦܝܣܩܘܦܐ ܕܝܠܢ ܡܪܝ ܕܝܘܣܩܘܪܘܣ ܡܛܪܘܦܘܠܛܐ ܕܐܘܪܫܠܝܡ ܡܕܝܢܬ ܩܘ̈ܕܫܐ ܗܿܘ ܕܒܝܨܝܦܘܬܗ ܐܬܟܬܒ ܟܬܒܐ ܗܢܐ.}}|150}}</span></p>
</div>
Ce (livre du) saint baptême a été écrit et terminé en l’année 1773, selon les années d’Alexandre, fils de Philippe le Macédonien (1462), dans le monastère de saint Mar-Moïse l’Éthiopien, dans la montagne de<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Dernier § à 90 % */
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text/x-wiki
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La vocalisation du nom propre <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܬܶܢܳܢܳܐ}}|150}}</span> est donnée dans les {{mss.}} 103 et 160 de Paris (cf. ''{{lang|la|infra}}''). C’est le mont ''Ténono'' ou « fumeux »<ref>On corrigera de même Tanno en Ténono dans le catalogue de {{M.|Zotenberg}}, {{pg}}15, {{ms.}}47 ; {{pg}}42 (cf. infra, 18{{o}}, note), {{ms.}}72 ; {{pg}}115, ms. 160, {{pg}}246, table.</ref> que l’on a traduit en arabe par <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܓܒܠ ܐܠܡܕܟܢ}}|150}}</span> « Djebel Almadkan »<ref>Catalogue des {{ms.|expl=manuscrits}}syriaques de l’Université de Cambridge, {{pg}}737.</ref> ; le monastère de Moïse l’Éthiopien (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܠܚܒܫܝ}}|150}}</span>) était à l’est de Nebk<ref>{{Ibid.|cap}} Voir Nebk et le mont Ténono sur le croquis dans l’introduction.</ref>, dans la province de Qârâ (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܩܐܪܐ}}|150}}</span>)<ref>Le {{ms.}}syriaque 144 de Paris mentionne en 6993 du monde (1493) une église melkite de saint Démétrius dans la ville de Qârâ, cf. ''Catalogue'', {{pg}}104. {{M.|Sachau}} a acheté dans cette région, durant l’expédition française de 1861, un lot de manuscrits melkites qui lui ont servi à faire l’histoire de deux familles de scribes de Qârâ et de Ma‘loulà du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}, cf. {{lang|de|''Sitzungsberichte der Kön. Preuss. Akad. der Wiss. zu Berlin'', phil. hist.}} Classe, {{1er}} juin 1899, {{t.}}{{rom-maj|XXVII}}, {{pg}}502 {{sqq.}} — Voir Qârâ sur le croquis.</ref> ; {{M.|B. Moritz}} l’a localisé sur le Djebel ‘Atšan<ref>''{{lang|de|Zur antiken Topographie der Palmyrene}}'', dans ''{{lang|de|Abhandlungen}}'', Berlin, 25 juillet 1889.</ref>.
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Voici le colophon du {{ms.}}103 écrit dans ce monastère de Moïse.
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<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">({{fol.}}36) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܬܟܬܒ ܘܐܫܬܡܠܝ ܡܿܢ ܥܡܕܐ ܗܢܐ ܩܕܝܫܐ ܒܫܢܬ ܐܠܦ ܘܫܒ̈ܥܡܐܐ ܘܫܒ̈ܥܝܢ ܘܬ̈ܠܬܐ ܐܝܟ ܫ̈ܢܝܐ ܕܐܠܟܘܢܕܪܘܣ ܒܪ ܦܝܠܝܠܦܘܣ ܡܰܩܕܳܢܳܝܳܐ ܒܕܝܪܐ ܕܡܪܝ ܡܘܫܐ ܩܕܝܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܶܢܳܢܳܐ ܒܰܬܪܐ}}|150}} </span> (''{{lang|la|sic}}'') <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܕܢܰܒܟ ܩܪܝܬܐ ܒܝ̈ܘܡܝ ܛܘܒ̈ܬܢܐ ܩܕܝ̈ܫܐ ܡܪܝ ܐܝܓܢܐܛܝܘܣ ܘܡܪܝ ܡܬܝܘܣ ܕܡܨܪܝܢ ܘܚܣܝܐ ܐܦܝܣܩܘܦܐ ܕܝܠܢ ܡܪܝ ܕܝܘܣܩܘܪܘܣ ܡܛܪܘܦܘܠܛܐ ܕܐܘܪܫܠܝܡ ܡܕܝܢܬ ܩܘ̈ܕܫܐ ܗܿܘ ܕܒܝܨܝܦܘܬܗ ܐܬܟܬܒ ܟܬܒܐ ܗܢܐ.}}|150}}</span></p>
</div>
{{P début|90}}
Ce (livre du) saint baptême a été écrit et terminé en l’année 1773, selon les années d’Alexandre, fils de Philippe le Macédonien (1462), dans le monastère de saint Mar-Moïse l’Éthiopien, dans la montagne de
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<div style="line-height:185%">
La vocalisation du nom propre <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܬܶܢܳܢܳܐ}}|150}}</span> est donnée dans les {{mss.}} 103 et 160 de Paris (cf. ''{{lang|la|infra}}''). C’est le mont ''Ténono'' ou « fumeux »<ref>On corrigera de même Tanno en Ténono dans le catalogue de {{M.|Zotenberg}}, {{pg}}15, {{ms.}}47 ; {{pg}}42 (cf. infra, 18{{o}}, note), {{ms.}}72 ; {{pg}}115, ms. 160, {{pg}}246, table.</ref> que l’on a traduit en arabe par <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܓܒܠ ܐܠܡܕܟܢ}}|150}}</span> « Djebel Almadkan »<ref>Catalogue des {{ms.|expl=manuscrits}}syriaques de l’Université de Cambridge, {{pg}}737.</ref> ; le monastère de Moïse l’Éthiopien (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܠܚܒܫܝ}}|150}}</span>) était à l’est de Nebk<ref>{{Ibid.|cap}} Voir Nebk et le mont Ténono sur le croquis dans l’introduction.</ref>, dans la province de Qârâ (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܩܐܪܐ}}|150}}</span>)<ref>Le {{ms.}}syriaque 144 de Paris mentionne en 6993 du monde (1493) une église melkite de saint Démétrius dans la ville de Qârâ, cf. ''Catalogue'', {{pg}}104. {{M.|Sachau}} a acheté dans cette région, durant l’expédition française de 1861, un lot de manuscrits melkites qui lui ont servi à faire l’histoire de deux familles de scribes de Qârâ et de Ma‘loulà du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}, cf. {{lang|de|''Sitzungsberichte der Kön. Preuss. Akad. der Wiss. zu Berlin'', phil. hist.}} Classe, {{1er}} juin 1899, {{t.}}{{rom-maj|XXVII}}, {{pg}}502 {{sqq.}} — Voir Qârâ sur le croquis.</ref> ; {{M.|B. Moritz}} l’a localisé sur le Djebel ‘Atšan<ref>''{{lang|de|Zur antiken Topographie der Palmyrene}}'', dans ''{{lang|de|Abhandlungen}}'', Berlin, 25 juillet 1889.</ref>.
</div>
Voici le colophon du {{ms.}}103 écrit dans ce monastère de Moïse.
<div style="text-align:right;line-height:185%;margin:1em auto">
<p style="direction:rtl;text-align:justify;margin-top:0.5em auto;text-indent:0">({{fol.}}36) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܬܟܬܒ ܘܐܫܬܡܠܝ ܡܿܢ ܥܡܕܐ ܗܢܐ ܩܕܝܫܐ ܒܫܢܬ ܐܠܦ ܘܫܒ̈ܥܡܐܐ ܘܫܒ̈ܥܝܢ ܘܬ̈ܠܬܐ ܐܝܟ ܫ̈ܢܝܐ ܕܐܠܟܘܢܕܪܘܣ ܒܪ ܦܝܠܝܠܦܘܣ ܡܰܩܕܳܢܳܝܳܐ ܒܕܝܪܐ ܕܡܪܝ ܡܘܫܐ ܩܕܝܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܶܢܳܢܳܐ ܒܰܬܪܐ}}|150}} </span> (''{{lang|la|sic}}'') <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܕܢܰܒܟ ܩܪܝܬܐ ܒܝ̈ܘܡܝ ܛܘܒ̈ܬܢܐ ܩܕܝ̈ܫܐ ܡܪܝ ܐܝܓܢܐܛܝܘܣ ܘܡܪܝ ܡܬܝܘܣ ܕܡܨܪܝܢ ܘܚܣܝܐ ܐܦܝܣܩܘܦܐ ܕܝܠܢ ܡܪܝ ܕܝܘܣܩܘܪܘܣ ܡܛܪܘܦܘܠܛܐ ܕܐܘܪܫܠܝܡ ܡܕܝܢܬ ܩܘ̈ܕܫܐ ܗܿܘ ܕܒܝܨܝܦܘܬܗ ܐܬܟܬܒ ܟܬܒܐ ܗܢܐ.}}|150}}</span></p>
</div>
{{P début|90|m=1em}}
Ce (livre du) saint baptême a été écrit et terminé en l’année 1773, selon les années d’Alexandre, fils de Philippe le Macédonien (1462), dans le monastère de saint Mar-Moïse l’Éthiopien, dans la montagne de
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{P début de page|90}}Ténono, dans le pays (?) du village de Nebk, aux jours des bienheureux saints Mar Ignace et Mar Mathieu d’Égypte et de notre saint évêque Mar Dioscore, métropolitain de la ville sainte de Jérusalem, qui a pris soin de faire écrire ce livre**1.{{P fin}} Dans ce manuscrit, qui renferme le rite du baptême, on trouve des mentions de baptêmes, analogues à celles d’ordinations relevées plus haut, mais moins intéressantes, parce q... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|522|MAI-JUIN 1915.}}</noinclude>{{P début de page|90}}Ténono, dans le pays (?) du village de Nebk, aux jours des bienheureux saints Mar Ignace et Mar Mathieu d’Égypte et de notre saint évêque Mar Dioscore, métropolitain de la ville sainte de Jérusalem, qui a pris soin de faire écrire ce livre**1.{{P fin}}
Dans ce manuscrit, qui renferme le rite du baptême, on trouve des mentions de baptêmes, analogues à celles d’ordinations relevées plus haut, mais moins intéressantes, parce qu’elles ne renferment pas de noms d’églises ni d’évêques. La formule est en général : ''A été baptisé N., fils de N., au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, avec le parrainage de N''. À noter qu’il n’y a jamais qu’un parrain (ou une marraine pour les filles). Voici quelques exemples, parmi les plus intéressants{{Corr|;|,}} comme exemples d’onomastique syrienne du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}.
{{syriaque}}
1 Il faut rapprocher de ce colophon celui du ms. 73 de Paris, écrit à la même époque au même endroit :
{{syriaque}}
« {{Nec|A}} pris fin, c’est-à-dire achèvement, ce livre [des anaphores], par le soin de notre père saint et louable Mar Dioscore qui est mon père et mon maître, lequel est métropolitain de la ville sainte de Jérusalem. — Ce livre a été terminé dans le monastère de saint Mar Moïse sur le mont Ténono, et il a été achevé au mois de juin, le 26{{e}} jour, un samedi, en l’année 1773 des Grecs (1462). »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/6
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— C’est, ma foi, vrai, remarquèrent quelque personnes.
— Oui… oui… il y a comme une lueur qui brûle et vacille au fond de ces prunelles !
— À votre place, je brûlerais cette toile, conseilla {{Mme}} Lorilleux.
— Il me semble que je n’oserais pas, murmura Durieux.
Or, pendant que s’échangeaient ces réflexions, le gros Billy, les mains en visière, s’était planté devant le portrait.
— Ah ! ça, que cherches-tu ? demanda Roger.
— Je cherche… je cherche une ressemblance.
— Une {{corr|ressembance|ressemblance}} ?… Avec qui ?
— Avec quelqu’un que j’ai rencontré tout dernièrement… Mais c’est épatant, j’ai beau me taper le front…
— Vous avez rencontré un seigneur du treizième siècle ? plaisanta le jeune de Thuringe.
— Ah ! mais, attendez donc, ça y est… j’y suis, parbleu !
Roger s’aperçut alors que Lucile manifestait quelque nervosité.
Et comme Billy s’était adossé à la cheminée, les mains dans les poches, on fit cercle autour de lui, car il savait conter une histoire avec infiniment d’humour.
— Voilà, dit-il. Je me promenais par la forêt, mon fusil sous le bras, très impatient de brûler mes cartouches, lorsque j’aperçois, sur la cime d’une arbre, une corneille. Je l’épaule. Mais, avant que j’aie eu le temps de tirer, un coup de feu éclate dans mon dos, faisant dégringoler la volatile de branche en branche… Quelque chasseur égaré ! me dis-je. Je tourne et n’apercevant personne, je reprends ma promenade. Au bout d’un instant, j’aperçois une seconde corneille.
— Vous épaulez, interrompit de Thuringe.
— J’épaule.
— Un coup de feu éclate dans votre dos…
— Comme vous le dites.
— Et le volatile dégringole de branche en branche.
— On ne peut rien vous cacher, mon cher.
— Et alors ?
— Et alors, je commençais par trouver ça un peu saumâtre. Un sentiment d’admiration se mêlait néanmoins à ma colère, car ayant ramassé l’oiseau, je m’aperçus que l’invisible suiveur ne tirait pas à plomb, mais à balle. N’apercevant personne, je reprends ma marche, et je découvre.
— Une troisième corneille.
— J’épaule…
— Un coup de feu éclate dans votre dos…
— Ah ! non, ce coup-là, vous n’y êtes plus, mon vieux. J’épaule, et j’attends. Je commençais à me fatiguer dans cette position, lorsque je perçus un bruit de pas. Je fis un brusque demi-tour et me trouvai nez à nez avec mon abatteur de corneilles. Figurez-vous un grand gaillard vêtu d’un velours à côtes, passablement râpé, avec un feutre pisseux et des hou seaux tout chargés de terre. N’eût été un certain air de noblesse, un peu sauvage, tenant à l’étonnante ressemblance que je vous signalais tout à l’heure avec ce tableau, on l’eût pris facilement pour un braconnier. Je m’apprêtais à l’interpeller, mais le voilà qui me tire un grand coup de chapeau et s’éloigne d’un pas égal, avec un énorme éclat de rire, me laissant tout désemparé…
— Ce qui est plutôt rare chez vous, ajouta de Thuringe.
Or, Billy avait à peine terminé cette histoire que la porte donnant sur le jardin s’ouvrit lentement, livrant passage à un étranger. Une suprise sans bornes, se peignit aussitôt sur tous les visages. Car on venait de reconnaître, à la description faite par Billy, le mystérieux chasseur qu’il avait rencontré, l’homme à l’infaillible coup de fusil.
Cet étranger n’était autre que Hubert de Valbrun.
Il s’avança jusqu’au milieu du salon. Chacun put alors constater l’extraordinaire ressemblance qu’il offrait avec le fameux portrait.
Son regard ayant effleuré Lucile, celle-ci eut un mouvement instinctif pour s’écarter de Roger.
— Soyez le bienvenu, dit Durieux, en lui tendant la main. Sans doute, aviez-vous quelque inquiétude au sujet de {{M.}} Matéhus et de sa fille ?
— Oui, Monsieur.
— J’espère cependant que vous ne nous priverez pas tout de suite de leur présence.
— Non. Monsieur.
— Oui… non… Cela est aussi sec que son coup de fusil, murmura Billy à l’oreille de Chrissie Walker.
— Dans ce cas, reprit Durieux, prenez donc la peine de vous asseoir.
Hubert accéda à cette offre. Ses mains pendantes entre ses genoux balançaient une vilaine casquette aux oreillères de loutre. Il était certainement moins bien mis que le dernier des gardes-chasse du château. Mais il y avait sous ces dehors grossiers on ne sait quel air de noblesse, qui imposait malgré tout.
Comme Durieux était allé jusqu’à l’extrême limite de l’amabilité sans réussir à l’engager dans la moindre conversation, on prit le parti de se taire.
Mais la petite Suzette Dufresne, toujours étourdie, voulut placer son mot.
— Eh bien, moi, lança-t-elle, je comprends parfaitement l’inquiétude de {{M.}} de Valbrun… Car, c’est une forêt terrible, n’est-ce pas que celle-ci.
— Terrible, elle le fut peut-être au temps de mes aïeux, répondit Hubert. Mais depuis que {{M.}} Durieux y fait percer ces grandes allées, où plusieurs voitures peuvent passer de front…
— Est-ce un reproche ? demanda ce dernier.
— Depuis qu’il a fait abattre des arbres séculaires, pour faciliter la circulation de ses nombreuses autos…
— Voyons, voyons, nous ne sommes plus au moyen-âge, observa Durieux, en affectant une certaine bonhomie.
— Heureusement, fit Chrissie Walker. Je ne me vois pas jouant les Mélisande dans vos taillis et accrochant mes cheveux à toutes les ronces.
— Nos cheveux et nos toilettes ! ajouta la comtesse de Chamaillard.
Hubert posa sa casquette sur sa cuisse et l’écrasa de son poing. Le geste avait été si violent que Matéhus jugea prudent d’intervenir.
— Il faut excuser Hubert, dit-il… Cette forêt est toute sa vie… Savez-vous que c’est une des plus vieilles de France. Elle a son histoire. Des rois y ont chassé en compagnie des comtes d’Auvergne et des ducs d’Aquitaine.
— Qui sait, hasarda Lorilleux, elle a peut-être une âme, cette forêt.
— Et pourquoi pas ? fit une autre.
— Moi, je suis persuadée que les arbres souffrent réellement, comme du reste toutes les choses, et que ces longs craquements qu’on entend, lorsqu’ils tombent sous la cognée du bûcheron, ne sont qu’une manière d’exhaler leur plainte.
La conversation était devenue générale, les appréciations se croisaient autour de Hubert toujours silencieux.
— La forêt qui se venge, alors ? plaisanta Billy.
— Ah non, vous n’allez pas recommencer avec vos histoires de revenants…
— Laissez-le donc, j’adore ça…
— C’est si amusant d’avoir peur… Je suis moi, un fanatique du Grand Guignol.
— Est-il vrai, Monsieur Durieux, qu’il y a des bêtes qui meureut, sans qu’on sache pourquoi, dans votre forêt ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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— C’est, ma foi, vrai, remarquèrent quelque personnes.
— Oui… oui… il y a comme une lueur qui brûle et vacille au fond de ces prunelles !
— À votre place, je brûlerais cette toile, conseilla {{Mme}} Lorilleux.
— Il me semble que je n’oserais pas, murmura Durieux.
Or, pendant que s’échangeaient ces réflexions, le gros Billy, les mains en visière, s’était planté devant le portrait.
— Ah ! ça, que cherches-tu ? demanda Roger.
— Je cherche… je cherche une ressemblance.
— Une {{corr|ressembance|ressemblance}} ?… Avec qui ?
— Avec quelqu’un que j’ai rencontré tout dernièrement… Mais c’est épatant, j’ai beau me taper le front…
— Vous avez rencontré un seigneur du treizième siècle ? plaisanta le jeune de Thuringe.
— Ah ! mais, attendez donc, ça y est… j’y suis, parbleu !
Roger s’aperçut alors que Lucile manifestait quelque nervosité.
Et comme Billy s’était adossé à la cheminée, les mains dans les poches, on fit cercle autour de lui, car il savait conter une histoire avec infiniment d’humour.
— Voilà, dit-il. Je me promenais par la forêt, mon fusil sous le bras, très impatient de brûler mes cartouches, lorsque j’aperçois, sur la cime d’une arbre, une corneille. Je l’épaule. Mais, avant que j’aie eu le temps de tirer, un coup de feu éclate dans mon dos, faisant dégringoler la volatile de branche en branche… Quelque chasseur égaré ! me dis-je. Je tourne et n’apercevant personne, je reprends ma promenade. Au bout d’un instant, j’aperçois une seconde corneille.
— Vous épaulez, interrompit de Thuringe.
— J’épaule.
— Un coup de feu éclate dans votre dos…
— Comme vous le dites.
— Et le volatile dégringole de branche en branche.
— On ne peut rien vous cacher, mon cher.
— Et alors ?
— Et alors, je commençais par trouver ça un peu saumâtre. Un sentiment d’admiration se mêlait néanmoins à ma colère, car ayant ramassé l’oiseau, je m’aperçus que l’invisible suiveur ne tirait pas à plomb, mais à balle. N’apercevant personne, je reprends ma marche, et je découvre.
— Une troisième corneille.
— J’épaule…
— Un coup de feu éclate dans votre dos…
— Ah ! non, ce coup-là, vous n’y êtes plus, mon vieux. J’épaule, et j’attends. Je commençais à me fatiguer dans cette position, lorsque je perçus un bruit de pas. Je fis un brusque demi-tour et me trouvai nez à nez avec mon abatteur de corneilles. Figurez-vous un grand gaillard vêtu d’un velours à côtes, passablement râpé, avec un feutre pisseux et des hou seaux tout chargés de terre. N’eût été un certain air de noblesse, un peu sauvage, tenant à l’étonnante ressemblance que je vous signalais tout à l’heure avec ce tableau, on l’eût pris facilement pour un braconnier. Je m’apprêtais à l’interpeller, mais le voilà qui me tire un grand coup de chapeau et s’éloigne d’un pas égal, avec un énorme éclat de rire, me laissant tout désemparé…
— Ce qui est plutôt rare chez vous, ajouta de Thuringe.
Or, Billy avait à peine terminé cette histoire que la porte donnant sur le jardin s’ouvrit lentement, livrant passage à un étranger. Une suprise sans bornes, se peignit aussitôt sur tous les visages. Car on venait de reconnaître, à la description faite par Billy, le mystérieux chasseur qu’il avait rencontré, l’homme à l’infaillible coup de fusil.
Cet étranger n’était autre que Hubert de Valbrun.
Il s’avança jusqu’au milieu du salon. Chacun put alors constater l’extraordinaire ressemblance qu’il offrait avec le fameux portrait.
Son regard ayant effleuré Lucile, celle-ci eut un mouvement instinctif pour s’écarter de Roger.
— Soyez le bienvenu, dit Durieux, en lui tendant la main. Sans doute, aviez-vous quelque inquiétude au sujet de {{M.}} Matéhus et de sa fille ?
— Oui, Monsieur.
— J’espère cependant que vous ne nous priverez pas tout de suite de leur présence.
— Non. Monsieur.
— Oui… non… Cela est aussi sec que son coup de fusil, murmura Billy à l’oreille de Chrissie Walker.
— Dans ce cas, reprit Durieux, prenez donc la peine de vous asseoir.
Hubert accéda à cette offre. Ses mains pendantes entre ses genoux balançaient une vilaine casquette aux oreillères de loutre. Il était certainement moins bien mis que le dernier des gardes-chasse du château. Mais il y avait sous ces dehors grossiers on ne sait quel air de noblesse, qui imposait malgré tout.
Comme Durieux était allé jusqu’à l’extrême limite de l’amabilité sans réussir à l’engager dans la moindre conversation, on prit le parti de se taire.
Mais la petite Suzette Dufresne, toujours étourdie, voulut placer son mot.
— Eh bien, moi, lança-t-elle, je comprends parfaitement l’inquiétude de {{M.}} de Valbrun… Car, c’est une forêt terrible, n’est-ce pas que celle-ci.
— Terrible, elle le fut peut-être au temps de mes aïeux, répondit Hubert. Mais depuis que {{M.}} Durieux y fait percer ces grandes allées, où plusieurs voitures peuvent passer de front…
— Est-ce un reproche ? demanda ce dernier.
— Depuis qu’il a fait abattre des arbres séculaires, pour faciliter la circulation de ses nombreuses autos…
— Voyons, voyons, nous ne sommes plus au moyen-âge, observa Durieux, en affectant une certaine bonhomie.
— Heureusement, fit Chrissie Walker. Je ne me vois pas jouant les Mélisande dans vos taillis et accrochant mes cheveux à toutes les ronces.
— Nos cheveux et nos toilettes ! ajouta la comtesse de Chamaillard.
Hubert posa sa casquette sur sa cuisse et l’écrasa de son poing. Le geste avait été si violent que Matéhus jugea prudent d’intervenir.
— Il faut excuser Hubert, dit-il… Cette forêt est toute sa vie… Savez-vous que c’est une des plus vieilles de France. Elle a son histoire. Des rois y ont chassé en compagnie des comtes d’Auvergne et des ducs d’Aquitaine.
— Qui sait, hasarda Lorilleux, elle a peut-être une âme, cette forêt.
— Et pourquoi pas ? fit une autre.
— Moi, je suis persuadée que les arbres souffrent réellement, comme du reste toutes les choses, et que ces longs craquements qu’on entend, lorsqu’ils tombent sous la cognée du bûcheron, ne sont qu’une manière d’exhaler leur plainte.
La conversation était devenue générale, les appréciations se croisaient autour de Hubert toujours silencieux.
— La forêt qui se venge, alors ? plaisanta Billy.
— Ah non, vous n’allez pas recommencer avec vos histoires de revenants…
— Laissez-le donc, j’adore ça…
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/487
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>{{lang|la|{{tiret2|synce|ris}} omnium ecclesiarum orthodoxarum confessionibus apertè potiùs acquiescere, quàm novas et ambiguas conciliationum formulas scribendo, suspicionem præbere, quasi fucare potiùs manifestè defensos errores, quàm semel abjectis illis, veram cum fratribus concordiam inire velint. Id verò si fecerint, non dubito quin dextram illis ultrò præbeatis, exultent in cœlis angeli, applaudant omnes ecclesiæ}} <...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||STANCARUS.|479}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>{{lang|la|{{tiret2|synce|ris}} omnium ecclesiarum orthodoxarum
confessionibus apertè potiùs acquiescere,
quàm novas et ambiguas
conciliationum formulas scribendo,
suspicionem præbere, quasi fucare
potiùs manifestè defensos errores,
quàm semel abjectis illis, veram cum
fratribus concordiam inire velint. Id
verò si fecerint, non dubito quin
dextram illis ultrò præbeatis, exultent
in cœlis angeli, applaudant
omnes ecclesiæ}} <ref>{{lang|la|Theod. Beza, epist. XXVIII, ''pag.'' 241,
''tom. III'' Operum.}} Elle est datée du 1{{e|er}}. de septembre
1568.</ref>. Nous verrons
ci-dessous <ref>''Dans la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Stancarus#ancrage_Stancarus-(L)|(L)]].</ref> ce qu’il disait des
persécutions qu’il avait souffertes.
'''{{refa|Stancarus-(G)|(G)}}''' ''Par accident l’arianisme en''
''avait tiré de nouvelles forces.'' ] La
principale batterie de Stancarus était
de dire, si Jésus-Christ a été médiateur
en tant que Dieu, il est moindre
de son père quant à la nature divine,
il n’est donc point co-essentiel à
Dieu le père ; ceux donc qui le font
médiateur en tant que Dieu renouvellent
l’hérésie des ariens. Il pressait
cette conséquence avec toutes les
subtilités que son esprit et la nature
du sujet lui purent fournir. Cela
donna lieu à un tiers parti : il y eut
des gens qui, ébranlés d’un côté par
ses raisons, et de l’autre par les argumens
de ses adversaires, établirent
que Jésus-Christ faisait l’office de
médiateur, et à l’égard de l’humanité
dont il s’était revêtu au sein de Marie,
et à l’égard d’une nature divine
inférieure à celle du Père Éternel.
Blandrata, et quelques autres fugitifs
de Genève pour des erreurs qui
se rapportaient à la trinité, se prévalurent
des raisons de Stancarus ;
ils prétendirent que ses adversaires
ne les pouvant bien résoudre, il fallait
chercher un autre système. Voilà
d’où naquirent les trithéites de Pologne,
les ariens, enfin les sociniens.
Le sieur Lubiénietski prétend
que le synode de Pinczovie, où l’on
discuta profondément la cause de
Stancarus, et où l’avantage du combat
fut égal, ouvrit la porte à la
destruction de la doctrine de la trinité.
{{lang|la|''Hæc mox, ut et illa Serveti de''
''præeminentiâ patris viros pios et''
''doctos ad hoc argumentum discutiendum''
''haud leviter incitavit. Itaque''
''meritò illam synodum Pinczoviæ anno''
1558 ''celebratam Andreas Lubieniecius''
''senior in MS. de synodis''
''magnum ingressum ad demoliendum''
''dogma trinitatis fecisse dixit..... Et''
''certè ex his, quæ secuta sunt in illâ''
''Pinczovianâ synodo portam ad discutienda''
''vulgò recepta dogmata apertam''
''esse, nemo non videbit. Hoc''
''enim ipso anno, cum venisset Pinczoviam''
''Blandrata, quem invidia Calvini''
''Genevâ expulerat, habitis Pinczoviæ''
''cum Lismanino, multis de hoc''
''argumento sermonibus, et videns''
''Stancari adversarios ei non satisfecisse,''
''tantùm effecit, ut et ille de dogmate''
''trinitatis dubitare incæperit.''
''Hinc Lismaninus in suspicionem''
''arianismi apud ministros inolitis erroribus''
''tenacius adhærentes incidit''}}
<ref>{{lang|la|Stanisl. Lubieniecius, ''in'' Hist. Reform.
Polon., ''pag.'' 118.}}</ref>. Calvin avait toujours craint
que les adversaires de Stancarus ne
se jetassent dans une autre extrémité,
et il vit avec douleur que sa
crainte n’avait pas été sans fondement.
Voici ce qu’il écrivit aux frères
de ce pays-là : {{lang|la|''Tabulam nuper''
''in Poloniâ editam, quæ Christum et''
''Spiritum Sanctum alios à Patre deos''
''facit, non sine acerbissimo mœrore''
''inspexi. Pridem me hæc cura non abs''
''re anxium tenuit, ne fratres minùs''
''in Scripturâ exercitatos abriperet''
''Stancari importunitas, ut vitandæ''
''unius absurditatis causâ, in aliam''
''fœdiorem laberentur. Accidit ergò,''
''quod timui, ac tristi exemplo patefactum''
''est quàm noxia sit pestis contentio,''
''ubi magis propositum est, adversarium''
''vincere, quàm bonam causam''
''simpliciter tueri. Crassum Stancari''
''delirium meritò à fratribus polonicis''
''repudiatum est. Sed dum sibi ab unâ''
''diaboli astutiâ cavent, obrepsit alter''
''impostor Blandrata Stancaro''
''deterior : et hâc occcasione abusus''
''est ad errorem non minùs detestabilem''
''spargendum''}} <ref>{{lang|la|Calvin., ''in'' Admonitione ad Fratres polonos,
ne triplicem in Deo essentiam pro tribus
personis imaginando tres sibi deos fabricent. ''Init.'',
pag. 683 Tractatuum theologic.}}</ref>. Tirons d’une
autre lettre, qu’il leur écrivit en
1563, un très-beau passage qui nous
montre les mauvais effets de la dispute,
et la malédiction que Dieu
répand pour l’ordinaire sur le travail
de ceux qui disputent bien :<section end="Stancarus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
i4b9w1838mq7w47gx8v5vlnyihdx9tj
Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/40
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Lorlam
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Il y eut donc à cette époque plutôt un blocus qu’un
siège réel du château de Salses. Au reste, nous avons
déjà eu plusieurs fois l’occasion de signaler la partialité
de {{M.|{{lié|de Gazanyola}}}}.
À partir de cette époque, le château de Salses ne
cessa plus d’appartenir à la France, et son histoire militaire
active est à peu près terminée. C’est une nouvelle
phase dans laquelle nous allons entrer, et nous
aurons pour nous guider les archives du génie, qui
nous fourniront quelques documents intéressants.
Le cardinal de Richelieu voulait d’abord faire raser
la forteresse ; mais le maréchal de Schomberg ayant
représenté qu’elle était nécessaire pour assurer la communication
entre Perpignan et Narbonne, on abandonna
cette idée, et l’on fit, au contraire, quelques
réparations aux murailles.
Le traite des Pyrénées, signe le 16 novembre 1659{{corr|.|,}}
céda le Roussillon à la France, sanctionnant ainsi un
fait accompli. On s’occupa peu d’abord des fortifications
de cette nouvelle conquête ; toute l’attention de
{{roi|Louis|XIV}} était en ce moment tournée du côté de la
Flandre et de l’Alsace, Cependant, vers 1679, Vauban
vint explorer les places du Roussillon, et en 1686 il fit
un mémoire sur les travaux à faire au château de
Salses pour le mettre en état et l’améliorer. Dans ce
mémoire, il parle de réparer les ''picotements'' du canon
sur la maçonnerie, manière ironique de désigner le
peu d’effet produit par le boulet sur ces épaisses murailles.
En 1691, on se mit à l’œuvre sur les idées
de Vauban ; deux petits ouvrages situés au delà de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 088, 1879.djvu/1400
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Favete linguistis
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « flexion magnétique des lignes de force moléculaire » 555 {{table|indentation= -1|titre= — Foyer de la chaleur produite par les chocs moléculaires|page= 743}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse deux nouvelles Notes intitulées « Physique moléculaire dans les espaces très-raréfiés » et « Lois de la rotation magnétique dans les espaces très-raréfiés ou peu raréfiés ; propriétés phosphorogéniques des rayons moléculaires »|page= 767}} {... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>flexion magnétique des lignes de force
moléculaire » 555
{{table|indentation= -1|titre= — Foyer de la chaleur produite par les chocs moléculaires|page= 743}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse deux nouvelles Notes intitulées « Physique moléculaire dans les espaces très-raréfiés » et « Lois de la rotation magnétique dans les espaces très-raréfiés ou peu raréfiés ; propriétés phosphorogéniques des rayons moléculaires »|page= 767}}
{{table|indentation= -1|titre= CROS ({{sc|Ch}}.). — Sur la classification des couleurs et sur les moyens de reproduire les apparences colorées par trois clichés photographiques spéciaux|page= 119}}
{{table|indentation= -1|titre= — De l’action des différentes lumières colorées sur une couche de bromure d’argent, imprégnée de diverses matières colorantes organiques|page= 379}}
{{table|indentation= -1|titre= — Adresse une Note d’après laquelle ses premiers travaux relatifs à l’action des matières colorantes appliquées sur les couches photographiques auraient été publiés en 1869|page= 442}}
{{table|indentation= -1|titre= CROULLEBOIS soumet au jugement de l’Académie un Mémoire « Sur la double réfraction elliptique du quartz »|page= 959}}
{{table|indentation= -1|titre= CRULS. — Sur les diamètres du Soleil et de Mercure, déduits du passage du 6 mai 1878|page= 162}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur la distribution de la chaleur à la surface du Soleil. Résultats de la première série des observations faites à l’Observatoire impérial de Rio de Janeiro (En commun avec M. ''J.-O. La Caille''.)|page= 570}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur les positions de la comète Tempel II, 1867, déduites des quatre premières observations faites à l’Observatoire impérial de Rio de Janeiro|page= 1311}}
{{table|indentation= -1|titre= CUMENGE (E.). — Sur l’état dans lequel se trouvent les métaux précieux dans quelques-unes de leurs combinaisons : minerais, roches, produits d’art. (En commun avec M. ''E. Fuchs''.)|page= 587}}
{{c|D}}
{{table|indentation= -1|titre= DALICHOUX adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}}
{{table|indentation= -1|titre= DARBOUX(G.). — De l’emploi des fonctions elliptiques dans la théorie du quadrilatère plan|page= 1183 et 1252}}
{{table|indentation= -1|titre= DARESTE (C). — Note sur les granules amyloïdes du jaune d’œuf|page= 551}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur l’évolution de l’embryon dans les œufs mis en incubation dans l’eau chaude|page= 1138}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur l’absence totale de l’amnios dans les embryons de poule|page= 1329}}
{{table|indentation= -1|titre= — Est présenté par la Section d’Anatomie et Zoologie, comme candidat à la place vacante par le décès de M. ''Gervais''|page= 722}}
{{table|indentation= -1|titre= DASTRE. — Sur les granules amylacés et amyloïdes de l’œuf|page= 752}}
{{table|indentation= -1|titre= DAUBRÉE. — Sur une météorite appartenant au groupe des eukrites, tombée le 14 juillet 1845 dans la commune du Teilleul (Manche)|page= 544}}
{{table|indentation= -1|titre= — Conformité des systèmes de cassures obtenues expérimentalement, avec les systèmes de joints qui coupent les falaises de la Normandie|page= 677}}
{{table|indentation= -1|titre= — Convenance de dénominations spéciales, pour les divers ordres de cassures de l’écorce terrestre|page= 679}}
{{table|indentation= -1|titre= — Conséquences des expériences faites pour imiter des cassures terrestres, en ce qui concerne divers caractères des formes extérieures du sol|page= 728}}
{{table|indentation= -1|titre= — Remarques sur les chutes de météorites aux États-Unis|page= 1220}}
{{table|indentation= -1|titre= — Fait hommage à l’Académie de la première Partie d’un Ouvrage intitulé « Études synthétiques de Géologie expérimentale »|page= 1246}}
{{table|indentation= -1|titre= — Communique à l’Académie des renseignements sur l’expédition de M. Nordenskiöld|page= 1012}}
{{table|indentation= -1|titre= — Présentation d’un travail de MM. ''Falsan'' et ''Chantre'' sur les blocs erratiques|page= 76}}
{{table|indentation= -1|titre= — Présente un Mémoire de M. ''Abich'', sur la production et les conditions géotechniques de la région à naphte voisine de la Caspienne|page= 891}}
{{table|indentation= -1|titre= — Annonce à l’Académie le prochain départ de M. ''Fouqué'' pour l’Etna|page= 1170}}
{{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours du grand prix des Sciences physiques (Ossements fossiles)|page= 736}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Cuvier|page= 892}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission chargée de proposer une question pour le prix Bordin|page= 958}}
{{table|indentation= -1|titre= M. le ''Président'' annonce à l’Académie la perte douloureuse qu’elle vient de faire dans la personne de M. ''P. Gervais'', Membre de la Section d’Anatomie et Zoologie|page= 307}}
{{table|indentation= -1|titre= DAUSSE. — Addition à une Note précédente sur l’endiguement du Tibre à Rome|page= 634}}
— Rapport sur sa Note relative à l’endiguement du Tibre à Rome, par M. le<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/7
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> • Qu’est-ce qui vous a parié de ça, Made- Boitelle ? fit ce dernier sur un ton sévère. —- Je vous demande pardon, j'ignorais que ce sujet de conversation fût interdit. Il y eut un silence. Depuis un moment, le vent s’était levé. Un •ouffie plus violent chassa dans la pièce des grains de sable, par la baie ouverte. • Si l’on fermait cette fenêtre, dit Mme Lor- inois. On ne sait pas ce qu’il y a dans l’air ce goir. Un... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/>
• Qu’est-ce qui vous a parié de ça, Made- Boitelle ? fit ce dernier sur un ton sévère.
—- Je vous demande pardon, j'ignorais que ce sujet de conversation fût interdit.
Il y eut un silence.
Depuis un moment, le vent s’était levé. Un •ouffie plus violent chassa dans la pièce des grains de sable, par la baie ouverte.
• Si l’on fermait cette fenêtre, dit Mme Lor- inois. On ne sait pas ce qu’il y a dans l’air ce goir.
Un jeune homme se précipita
• Non, laissez ! dit Hubert.
Cette injonction fut lancée sur un ton si ft)îutal que le jeune homme en resta cloué sur place
Un nouveau silence pesa, qui parut interminable
Les regards allaient de la baie à Hubert
• Pour dissiper I étrange malaise qui s’était jptnparc de l’assistance, la comtesse de Chamaillard se remit au piano, mais ses mains, comme incites, glissèrent du clavier.
Et, soudain. Chrissie Walker eut une exclamation d'étonnement, où perçait un peu d’effroi:
• Oh ! fit-elle .en désignant un verre, qui se trouvait bien en évidence sous la clarté d’une lampe de table, et où trempaient deux pailles.
• Eh bien ! qu’y a-t-il ?
• Il y a que ce verre, qui était empli d’une fraisette glacée, vient de se vider lentement sous mes yeux, sans que nul y ait touché.
—• Voyons, c’est impossible !
• Est-ce que vous n’avez pas vu comme moi? demanda-t-elle à sa voisine-
• Je n’ai rien vu. Mais je peux affirmer qu’il n’y a pas quelques secondes le verre était plein.
—- Et maintenant, ajouta de Saint-Pris en «e penchant, c’est à peine s’il reste au fond un tout petit morceau de glace.
• Et vous osez prétendre que cette maison n’est pas hantée?
• Encore une fois, dit Durieux, je vous
prie...
• Oh ! mais cela devient amusant, très .amusant. interrompirent quelques femmes en battant des mains-
• C’est peut-être la prédiction de tout à l’heure qui s’accomplit
• La forêt qui sc venge ! murmura Hubert.
• Pardon ! monsieur, qu’entendez-vous par
là? lui demanda Roger. .
• Vous en avez dit trop ou pas assez, s’emporta Durieux oui s «tait dressé frémissant devant lui-
• Allons, allons, intervint Billy. rien de tout cela ne doit être pris au tragique... Que voulez-vous, je suis, moi, un incorrigible sceptique... Il y a longtemps que je suis revenu des revenants... Et je trouve, comme ces dames, que tout cela est rigolo, sauf, bien entendu, pour ceux dont on vide les verres l
Il y eut quelques rires.
Cependant Marescat, qui s'était rapproché de j Durieux. lui fit observer l’extraordinaire attitude de Maiéhus, qui serrait en ce moment sa fille contre lui, comme s’il eût voulu la préserver de quelque danger effrayant.
• Et vous, cher Monsieur Maiéhus. qu*. pensez-vous de tout cela? lui œmand.t le poli- , cier. son regard planté devant le sien
• Je crois à un simple phénomène J’illu- -ion. répondit Maiéhus. Ce que miss Chrissie j .Walker a cru voir n’est, sans doute, qu’une projection de ses sens vaguement hallucinés. .
Mais Hubert lui ayant mis la main sur l’épaule. il s’arrêta en bredouillant- Et l’expression joviale qu’il s’efforçait de conserver fit place à un petit tremblement nerveux.
• Il n’y a qu’un moyen d’être renseigne, c’est d’évoquer les esprits, proposa la comtesse de Chamaillard. qui était une spirite enragée.
• Oui ! Oui ! approuvèrent de» voix.
) — Qu’il en soit donc ainsi ! conclut le gros
B‘Hy.
Et il courut à l’office où il tourna le commu- ; tateur.
Le salon fut plongé dans l’obscurité.
Dans la pâleur lunaire qui s’épanchait par la baie. on le vit monter sur une chaise.
• Qui que tu sois, clama-t-il. mystérieux revenant, tombé du ciel ou vomi par l’enfer, je t’invite dan-s cette ombre propice aux apparitions à faire éclater ta redoutable présence !
A travers l'obscurité, surgirent quelques applaudissements combattus par des protestations vaguement effrayées
Puis l’ombre se chargea d’une angoisse inexplicable.
Il y eut comme un souffle d'orage
Et. soudain, un cri de femme, un cri de douleur strida.
■— Voulez-vous rallumer ! cria Durieux. Cette plaisanterie a assez duré
La lumière une fois rétablie, on s’empressa autour de Mlle Lorilleux qui avait poussé ce cri. Une pâleur mortelle couvrait sa face. Sur son épaule brillait une étoile de sang On étancha la plaie assez profonde
• Qu'on aille chercher le médecin du bourg.■■ Vite... Vite... Oui... Vous... Billy... Sautez dans votre auto !
On remarqua seulement que Matéhus serrait davantage sa fille contre lui-
Quant à Hubert, il avait disparu à la faveur de la nuit.
Cette scène pénible marqua, du reste, le signal d’une séparation générale. Et les familles impressionnées, regagnèrent leurs appartement' respectifs.
CHAPITRE III
Une fois rentré dans sa chambre, Roger s’assit devant ?a fenêtre ouverte, l’esprit agité par sa plus délicieuse insomnie-
Il lui eût semblé commettre un sacrilège en s’offrant au sommeil à un moment aussi solennel de sa vie. Un sentiment nouveau, jamais éprouvé s'infiltrait dans son âme, faisait de lui un autre être Et la conscience de cette métamorphose le baignait d’un enchantement infini.
Il ne pensait plus aux incidents angoissants dont s était peuplée cette soirée. Il ne pensait qu’à Luciie. il ne voyait plus quelle. La claire image s’extériorisait, nimbée de son jeune rayonnement. elle flottait devant lui à la façon d'un fantôme souriant -
Il l’évoquait dans chacune de ses attitudes, dans ses moindres jeux de physionomie. A un moment donné, tandis qu’ils causaient sur le seuil 6i la nuit, une mèche de se: cheveux soulevée par le vent avait effleuré son visage, et il éprouvait encore sur sa chair le contact de la l délicieuse caresse
Il aimait !.. Il aimait ! .. il ne cessait de se j répéter ic mot magique. 11 se recueillait pour mieux en apprécier le km merveilleux, tel le voyageur s’arrêtant, au détour du chemin, devant l’horizon brusquement surgi devant lui.
Puis il se demanda si, en ce moment, Luciie pensait à lui.
L’aimerait-elle un jour ?...I1 n’avait jusqu’ic. découvert dans ses yeux, dans son sourire, que l’expression d’une immense innocence... Peut- être ignorait-elle encore la possibilité d’un tel
sentiment ? Cette idée lui inspira une joie nouvelle.
S’il était vrai que son âme sommeillait dan* la même virginité que son corps, il aurait dont le magnifique privilège de l’initier au granc mystère, il la verrait s’éveiller aux premiei* frissons, aux premières pudeurs de l’amour il serait pour elle l'instigateur de l’étemel miracle !
Une étoile brillait, toute seule, dans un grand carré de ciel noir. Il se dit que Luciie, en cet instant même, fixait peut-être elle aussi ses yeux sur cet astre solitaire.
Et il lui sembla que cette étoile éclairait toute la nuit, comme un soleil.
Dès l'aube, il courut vers les écuries et sella lui-même son meilleur hunter, après lui avoir octroyé une double ration d’avoine.
Mais, comme il allait s'enfoncer dans la forêt, avec l’espoir d’y rencontrer Lucile. ua bruit de moteur l’arrêta.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Kasskass
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— Qu’est-ce qui vous a parié de ça, Mademoiselle ? fit ce dernier sur un ton sévère.
— Je vous demande pardon, j’ignorais que ce sujet de conversation fût interdit.
Il y eut un silence.
Depuis un moment, le vent s’était levé. Un souffle plus violent chassa dans la pièce des grains de sable, par la baie ouverte.
— Si l’on fermait cette fenêtre, dit Mme Lormois. On ne sait pas ce qu’il y a dans l’air ce soir.
Un jeune homme se précipita
— Non, laissez ! dit Hubert.
Cette injonction fut lancée sur un ton si brutal que le jeune homme en resta cloué sur place.
Un nouveau silence pesa, qui parut interminable.
Les regards allaient de la baie à Hubert.
— Pour dissiper l’étrange malaise qui s’était emparé de l’assistance, la comtesse de Chamaillard se remit au piano, mais ses mains, comme inertes, glissèrent du clavier.
Et, soudain, Chrissie Walker eut une exclamation d’étonnement, où perçait un peu d’effroi :
— Oh ! fit-elle en désignant un verre, qui se trouvait bien en évidence sous la clarté d’une lampe de table, et où trempaient deux pailles.
— Eh bien ! qu’y a-t-il ?
— Il y a que ce verre, qui était empli d’une fraisette glacée, vient de se vider lentement sous mes yeux, sans que nul y ait touché.
— Voyons, c’est impossible !
— Est-ce que vous n’avez pas vu comme moi ? demanda-t-elle à sa voisine.
— Je n’ai rien vu. Mais je peux affirmer qu’il n’y a pas quelques secondes le verre était plein.
— Et maintenant, ajouta de Saint-Pris en se penchant, c’est à peine s’il reste au fond un tout petit morceau de glace.
— Et vous osez prétendre que cette maison n’est pas hantée ?
Encore une fois, dit Durieux, je vous prie…
— Oh ! mais cela devient amusant, très amusant, interrompirent quelques femmes en battant des mains.
— C’est peut-être la prédiction de tout à l’heure qui s’accomplit.
— La forêt qui se venge ! murmura Hubert.
— Pardon ! monsieur, qu’entendez-vous par là ? lui demanda Roger.
— Vous en avez dit trop ou pas assez, s’emporta Durieux qui s’était dressé frémissant devant lui.
— Allons, allons, intervint Billy, rien de tout cela ne doit être pris au tragique… Que voulez-vous, je suis, moi, un incorrigible sceptique… Il y a longtemps que je suis revenu des revenants… Et je trouve, comme ces dames, que tout cela est rigolo, sauf, bien entendu, pour ceux dont on vide les verres !
Il y eut quelques rires.
Cependant Marescat, qui s’était rapproché de Durieux, lui fit observer l’extraordinaire attitude de Matéhus, qui serrait en ce moment sa fille contre lui, comme s’il eût voulu la préserver de quelque danger effrayant.
— Et vous, cher Monsieur Maiéhus, que pensez-vous de tout cela ? lui demande le policier, son regard planté devant le sien.
— Je crois à un simple phénomène d’illusion, répondit Maiéhus. Ce que miss Chrissie Walker a cru voir n’est, sans doute, qu’une projection de ses sens vaguement hallucinés.
Mais Hubert lui ayant mis la main sur l’épaule, il s’arrêta en bredouillant. Et l’expression joviale qu’il s’efforçait de conserver fit place à un petit tremblement nerveux.
— Il n’y a qu’un moyen d’être renseigné, c’est d’évoquer les esprits, proposa la comtesse de Chamaillard, qui était une spirite enragée.
— Oui ! Oui ! approuvèrent des voix.
— Qu’il en soit donc ainsi ! conclut le gros Billy.
Et il courut à l’office où il tourna le commutateur.
Le salon fut plongé dans l’obscurité.
Dans la pâleur lunaire qui s’épanchait par la baie, on le vit monter sur une chaise.
— Qui que tu sois, clama-t-il, mystérieux revenant, tombé du ciel ou vomi par l’enfer, je t’invite dans cette ombre propice aux apparitions à faire éclater ta redoutable présence !
À travers l’obscurité, surgirent quelques applaudissements combattus par des protestations vaguement effrayées.
Puis l’ombre se chargea d’une angoisse inexplicable.
Il y eut comme un souffle d’orage.
Et. soudain, un cri de femme, un cri de douleur strida.
— Voulez-vous rallumer ! cria Durieux. Cette plaisanterie a assez duré.
La lumière une fois rétablie, on s’empressa autour de {{Mlle}} Lorilleux qui avait poussé ce cri. Une pâleur mortelle couvrait sa face. Sur son épaule brillait une étoile de sang On étancha la plaie assez profonde.
— Qu’on aille chercher le médecin du bourg… Vite… Vite… Oui… Vous… Billy… Sautez dans votre auto !
On remarqua seulement que Matéhus serrait davantage sa fille contre lui.
Quant à Hubert, il avait disparu à la faveur de la nuit.
Cette scène pénible marqua, du reste, le signal d’une séparation générale. Et les familles impressionnées, regagnèrent leurs appartements respectifs.
{{PetitTitre|CHAPITRE III}}
Une fois rentré dans sa chambre, Roger s’assit devant sa fenêtre ouverte, l’esprit agité par sa plus délicieuse insomnie.
Il lui eût semblé commettre un sacrilège en s’offrant au sommeil à un moment aussi solennel de sa vie. Un sentiment nouveau, jamais éprouvé s’infiltrait dans son âme, faisait de lui un autre être. Et la conscience de cette métamorphose le baignait d’un enchantement infini.
Il ne pensait plus aux incidents angoissants dont s’était peuplée cette soirée. Il ne pensait qu’à Lucile, il ne voyait plus qu’elle. La claire image s’extériorisait, nimbée de son jeune rayonnement, elle flottait devant lui à la façon d’un fantôme souriant.
Il l’évoquait dans chacune de ses attitudes, dans ses moindres jeux de physionomie. À un moment donné, tandis qu’ils causaient sur le seuil de la nuit, une mèche de ses cheveux soulevée par le vent avait effleuré son visage, et il éprouvait encore sur sa chair le contact de la délicieuse caresse.
Il aimait !… Il aimait !… il ne cessait de se répéter le mot magique. Il se recueillait pour mieux en apprécier le sens merveilleux, tel le voyageur s’arrêtant, au détour du chemin, devant l’horizon brusquement surgi devant lui.
Puis il se demanda si, en ce moment, Lucile pensait à lui.
L’aimerait-elle un jour ?… Il n’avait jusqu’ici découvert dans ses yeux, dans son sourire, que l’expression d’une immense innocence… Peut-être ignorait-elle encore la possibilité d’un tel sentiment ? Cette idée lui inspira une joie nouvelle.
S’il était vrai que son âme sommeillait dans la même virginité que son corps, il aurait donc le magnifique privilège de l’initier au grand mystère, il la verrait s’éveiller aux premiers frissons, aux premières pudeurs de l’amour il serait pour elle l’instigateur de l’éternel miracle !
Une étoile brillait, toute seule, dans un grand carré de ciel noir. Il se dit que Lucile, en cet instant même, fixait peut-être elle aussi ses yeux sur cet astre solitaire.
Et il lui sembla que cette étoile éclairait toute la nuit, comme un soleil.
Dès l’aube, il courut vers les écuries et sella lui-même son meilleur hunter, après lui avoir octroyé une double ration d’avoine.
Mais, comme il allait s’enfoncer dans la forêt, avec l’espoir d’y rencontrer Lucile, un bruit de moteur l’arrêta.<noinclude>
<references/></noinclude>
cxnn533wbpgyz6oo75fr36molascyio
Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/8
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Kasskass
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Devant le château trépidait une auto chargée de bagage?. Il reconnut la Rcll Royce des Fic- quemor.l. Presque aussitôt, en effet, il vit ces derniers descendre précipitamment les marciies de la terrasse et s’installer clans leur voiture qui était énorme comme eux et où, peur être plus à Faire. ils n’avaient lait mettre que deux sièges façonnés sur meture. Bien que dans la fleur de l’âge, les Ficque- monl n avaient d’autrta soucis... »
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Devant le château trépidait une auto chargée de bagage?. Il reconnut la Rcll Royce des Fic- quemor.l. Presque aussitôt, en effet, il vit ces derniers descendre précipitamment les marciies de la terrasse et s’installer clans leur voiture qui était énorme comme eux et où, peur être plus à Faire. ils n’avaient lait mettre que deux sièges façonnés sur meture.
Bien que dans la fleur de l’âge, les Ficque- monl n avaient d’autrta soucis que de dépenser au mieux de leurs appétits les revenus hérités de leurs parents, ni d'autres préoccupations que d'éviter les pièges cachés dent la vie est semée. Pendant la guerre, il» avaient été de toutes le* fuites. Et lorsque, après s'être dérobés à ce fléau, ils s’étaient sentis menacés par celui de la grippe, tout aussi dangereux, ils n’avaient trouvé d’avtfe moyen d'échapper à la contagion que d’aller s'isoler, modernes Robin sons, dans une Üc déserte de l’Adriatique
- • Où allez-vous donc à cotte heure matinale ? leur demanda Roger, après avoir piqué vers eux un petit galop.
• Vous nous demandez où nous allons, apres cette tragique scirée d’hier ?
• Quelle tragique soirée ?
• Ah ça, vous avez donc perdu toute mémoire ! s’exclama Ficquemont en boutonnant les oreillettes de sa casquette-
• J’ai passé une nuit entièrement blanche î gémit sa femme. Et le sommeil est mon bien le plus précieux...
• Mais moi aussi, j’ai passé une nuit blanche, s’écria joyeusement Roger, uœ délicieuse cuit blanche !
• J’ai été visitée par d’affreux cauchemars...
• Et tnci par des rêves dorés !
Les hicqueroont le regardèrent comme s’il était devenu brusquement fou. Mais comme il se pecchi.it vers eux peur leur serrer la main, il y eut un bruit d'embrayage, et la voiture démarra.
Roger sillonna la ferêt dans tous ses sens, sans prendre garde aux branches qui le giflaient, maintenant sa bêle au petit galop, jusqu’à ce que celle-ci, hors de souffle, s’arrêtât, le poitrail blanc d’écume. 11 mit alors pied à terre et. la bride de son cheval à son bras, se perdit dans les sentes étroites ck*s scus-bois.
Il ignorait la direction à suivre pour gagner la chaumière. Du reste, Lucilc, en le quittant la veille, lui avait fait promettre de ne pas s’aventurer de ce côté. Il se demanda pourquoi elle avait fait cette recommandation, pourquoi elle avait tant insisté pour qu’il se conformât à ce vœu. El, aussitôt, il pensa à Hubert. Il revit le feu sombre de scu regard et le pli haineux qui avait déformé sa bouche, lorsqu’il les avait aperçus si près l’un de l’autre, devant la fenêtre du salon ouverte sur le parc.
il marcha longtemps encore avec le vague espoir de rentcr.ïrer Lucile. Puis, de guerre m*?e, il reprit le chemin du château.
Il trouva tous les invités ce son père réunis dans la grande bibliothèque, dont le décor sévère convenait davantage à la gravité de leur discussion.
Le séjour des Grands Giêces offrait il une sécurité suffisante ? N’était-il pas imprudent de le prolonger?
Durieux, conscient de sa responsabilité, ne voulut pas les tenir plus longtemps dans l’ignorance des étrange* phénomènes qu’il avait constatés, et leur raconta tout ce qui s’était pa?*é-
Or il arriva que ce récit agit sur ses hôtes d'une façon absolument contraire à celle qu’il avait présumée. Leur curiosité se trouvait piquée au vif. On leur avait en effet proposé un rébus d’un caractère un peu effrayant : et maintenant ils ne voulaient plus, en dépit du risque encouru, quitter les lieux sans l'avoir déchiffré.
• Et vous, Roger, quel est votre avis ? interrogea de Saint-Pris.
• Mon avis, répondit-il- en saisissant la balle au bond, est eue vous devez tous déguerpir dans le plus bref délai possible.
• Dcmandez-lui donc, plaisanta Billy, si ce conseil s’étend également à Mademoiselle Ma- téhus, qui par le fait est toute aussi exposée c;.ue nous.
—Comme cette jeune fille jouira de sa protection. émit Chrissic Walker, la question r.e se pose pas.
• Alcrc, voyons, que décidons-nous ?
• Eh bien ! moi, dit Billy, qui crois beaucoup moins aux esprits et aux interventions surnaturelles qu’aux ingénieuses manœuvres de quelque farceur intéressé à la chose, je propose qu’on attende encore un peu avant de se séparer aussi pleutrement.
• Oui, oui, Billy a raison ! déclara Mlle Lorilleux.
• Ainsi, s’exclama Chrissie Walker, c’est vous qui montrez le plus d’empressement à rester, vous la victime !
• C’e?t justement à moi de donner I’exesn- pe. répondit-elle en rougissant jusqu'au cou.
Personne, du reste, ne s’étonna de l'intrépidité ainsi manifestée par elle, pas plus que de sa brusque retgeur, car on n’ignorait pas le vif penchant qu’elle entretenait à l’égard de Roget.
- • Au fait, demanda ce dernier, et votre blessure ?
• Nous demandons à voir, fit le gros Billy-
• Je vous trouve, mon cher, un peu curieux, déclara Mile Lorilicux sur un ton offensé.
• Comment !... C’est plutôt vous qui êtes curieux ! Hier soir, vous trouviez tout naturel que votre charmante fille exhibât ses deux épaules à tout venant. Et maintenant, parce qu'il est dix heures du matin, elle ne doit pas en montrer une seule.
Mademoiselle Lorilleux poussa la complaisance jusqu’à enlever sen pansement. Chacun put alors se rendre compte de la réalité du fait. On sc rallia néanmoins à la proposition de Bil- '
ly.
La journée s étant écoulée, sans qu en eût à ■ Doter le moindre incident, les esprits commencèrent à se calmer
Et, peu à peu. la vie reprit sen rythme habituel ! avec ses parties de canot, *cs randonnées en au- ; to, son golf et ren tennis, au grand désespoir de Roger qui se trouva repris dans l’engrenage mondain.
Il se montrait, du reste, de plus en plu?. maussade, guettant toutes les occasions de s’échap- i
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La chose lui était surtout poirible le matin, j Aussi, avant qu’aucun volet n eût claqué sur : la façade du château, il partait à cheval vers la fezét, dont il explorait chaque fois une nouvelle ! région.
Un jour, cj il lui semblait avoir épuisé toutes les chances raisonnables de ren centrer Lucile, il lai csa pendre sa bride sur le cou de sa bctc. Mais, soudain, celle-ci fit un écart.
IL’nc forme blanche, surgie d’un taillis, venait de se dresser devant lui. Il se trouvait cr. fa- 1 ce de Lucile. Un rayon de soleil, qui s’était J glissé par une échancrure des branches, faisait ! briller sa robe, incendiait ses cheveux. Elle lui apparaissait dans cette lumière comme la nymphe, brusquement apparue, de la forêt sauvage.
Il mit pied à terre, et voulut lui prendre la main peur la porter à ses lèvre3. Mais à peine eui-il esquissé ce geste qu’elle se sauva à toutes jambes. Puis elle revint sur scs pas, et cDonta- i rément lui tendit la main qu'elle avait à l’ins- ; tant refusée.
11 éprouva, à son tour, un léger embarras et se 1 contenta de lui donner un vigoureux shake-hand. — Vous savez, lui dit-il, que nous organisons bientôt un rallye.
— Ut rallye?
11 apparaissait clair comme le jour qu’elle ignorait totalement ce que pouvait signifier c& mot.
La soirée, du reste, qu’elle avait passée au château lui avait révélé tout un monde nouveau, insoupçonné.
— Songez, dit-elle, que je ne suis jamais rcTtie de ma forêt... Je ne m’imaginais pas qu’il pût exister des toilettes comme celles que j’ai vues chez vous... Cette demoiselle Lorilleux. par exemple !... N’avait-dle pas l’air de mar cher dans un nuage rose?
#— Vous ne recevez donc aucun journal il lu*, tré à la Chaumière?<noinclude>
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Devant le château trépidait une auto chargée de bagage. Il reconnut la Roll Royce des Ficquemont. Presque aussitôt, en effet, il vit ces derniers descendre précipitamment les marches de la terrasse et s’installer dans leur voiture qui était énorme comme eux et où, pour être plus à l’aise, ils n’avaient fait mettre que deux sièges façonnés sur mesure.
Bien que dans la fleur de l’âge, les Ficquemont n’avaient d’autres soucis que de dépenser au mieux de leurs appétits les revenus hérités de leurs parents, ni d’autres préoccupations que d’éviter les pièges cachés dont la vie est semée. Pendant la guerre, ils avaient été de toutes les fuites. Et lorsque, après s’être dérobés à ce fléau, ils s’étaient sentis menacés par celui de la grippe, tout aussi dangereux, ils n’avaient trouvé d’autre moyen d’échapper à la contagion que d’aller s’isoler, modernes Robinsons, dans une île déserte de l’Adriatique.
— Où allez-vous donc à cette heure matinale ? leur demanda Roger, après avoir piqué vers eux un petit galop.
— Vous nous demandez où nous allons, après cette tragique soirée d’hier ?
— Quelle tragique soirée ?
— Ah ça, vous avez donc perdu toute mémoire ! s’exclama Ficquemont en boutonnant les oreillettes de sa casquette.
— J’ai passé une nuit entièrement blanche ! gémit sa femme. Et le sommeil est mon bien le plus précieux…
— Mais moi aussi, j’ai passé une nuit blanche, s’écria joyeusement Roger, une délicieuse nuit blanche !
— J’ai été visitée par d’affreux cauchemars…
— Et moi par des rêves dorés !
Les Ficquemont le regardèrent comme s’il était devenu brusquement fou. Mais comme il se penchait vers eux peur leur serrer la main, il y eut un bruit d’embrayage, et la voiture démarra.
Roger sillonna la forêt dans tous ses sens, sans prendre garde aux branches qui le giflaient, maintenant sa bêle au petit galop, jusqu’à ce que celle-ci, hors de souffle, s’arrêtât, le poitrail blanc d’écume. Il mit alors pied à terre et, la bride de son cheval à son bras, se perdit dans les sentes étroites des sous-bois.
Il ignorait la direction à suivre pour gagner la chaumière. Du reste, Lucile, en le quittant la veille, lui avait fait promettre de ne pas s’aventurer de ce côté. Il se demanda pourquoi elle avait fait cette recommandation, pourquoi elle avait tant insisté pour qu’il se conformât à ce vœu. Et, aussitôt, il pensa à Hubert. Il revit le feu sombre de son regard et le pli haineux qui avait déformé sa bouche, lorsqu’il les avait aperçus si près l’un de l’autre, devant la fenêtre du salon ouverte sur le parc.
Il marcha longtemps encore avec le vague espoir de rencontrer Lucile. Puis, de guerre lasse, il reprit le chemin du château.
Il trouva tous les invités de son père réunis dans la grande bibliothèque, dont le décor sévère convenait davantage à la gravité de leur discussion.
Le séjour des Grands Chênes offrait-il une sécurité suffisante ? N’était-il pas imprudent de le prolonger ?
Durieux, conscient de sa responsabilité, ne voulut pas les tenir plus longtemps dans l’ignorance des étranges phénomènes qu’il avait constatés, et leur raconta tout ce qui s’était passé.
Or il arriva que ce récit agit sur ses hôtes d’une façon absolument contraire à celle qu’il avait présumée. Leur curiosité se trouvait piquée au vif. On leur avait en effet proposé un rébus d’un caractère un peu effrayant : et maintenant ils ne voulaient plus, en dépit du risque encouru, quitter les lieux sans l’avoir déchiffré.
— Et vous, Roger, quel est votre avis ? interrogea de Saint-Pris.
— Mon avis, répondit-il en saisissant la balle au bond, est que vous devez tous déguerpir dans le plus bref délai possible.
— Demandez-lui donc, plaisanta Billy, si ce conseil s’étend également à Mademoiselle Matéhus, qui par le fait est toute aussi exposée que nous.
— Comme cette jeune fille jouira de sa protection, émit Chrissie Walker, la question ne se pose pas.
— Alors, voyons, que décidons-nous ?
— Eh bien ! moi, dit Billy, qui crois beaucoup moins aux esprits et aux interventions surnaturelles qu’aux ingénieuses manœuvres de quelque farceur intéressé à la chose, je propose qu’on attende encore un peu avant de se séparer aussi pleutrement.
— Oui, oui, Billy a raison ! déclara {{Mlle}} Lorilleux.
— Ainsi, s’exclama Chrissie Walker, c’est vous qui montrez le plus d’empressement à rester, vous la victime !
— C’est justement à moi de donner l’exemple, répondit-elle en rougissant jusqu’au cou.
Personne, du reste, ne s’étonna de l’intrépidité ainsi manifestée par elle, pas plus que de sa brusque rougeur, car on n’ignorait pas le vif penchant qu’elle entretenait à l’égard de Roger.
— Au fait, demanda ce dernier, et votre blessure ?
— Nous demandons à voir, fit le gros Billy.
— Je vous trouve, mon cher, un peu curieux, déclara {{Mlle}} Lorilleux sur un ton offensé.
— Comment !… C’est plutôt vous qui êtes curieux ! Hier soir, vous trouviez tout naturel que votre charmante fille exhibât ses deux épaules à tout venant. Et maintenant, parce qu’il est dix heures du matin, elle ne doit pas en montrer une seule.
Mademoiselle Lorilleux poussa la complaisance jusqu’à enlever son pansement. Chacun put alors se rendre compte de la réalité du fait. On se rallia néanmoins à la proposition de Billy.
La journée s'étant écoulée, sans qu'on eût à noter le moindre incident, les esprits commencèrent à se calmer.
Et, peu à peu, la vie reprit son rythme habituel avec ses parties de canot, ses randonnées en auto, son golf et son tennis, au grand désespoir de Roger qui se trouva repris dans l’engrenage mondain.
Il se montrait, du reste, de plus en plus maussade, guettant toutes les occasions de s’échapper.
La chose lui était surtout pénible le matin. Aussi, avant qu’aucun volet n'eût claqué sur la façade du château, il partait à cheval vers la forêt, dont il explorait chaque fois une nouvelle région.
Un jour, où il lui semblait avoir épuisé toutes les chances raisonnables de rencontrer Lucile, il laissa pendre sa bride sur le cou de sa bête. Mais, soudain, celle-ci fit un écart.
Une forme blanche, surgie d’un taillis, venait de se dresser devant lui. Il se trouvait en face de Lucile. Un rayon de soleil, qui s’était glissé par une échancrure des branches, faisait briller sa robe, incendiait ses cheveux. Elle lui apparaissait dans cette lumière comme la nymphe, brusquement apparue, de la forêt sauvage.
Il mit pied à terre, et voulut lui prendre la main peur la porter à ses lèvres. Mais à peine eut-il esquissé ce geste qu’elle se sauva à toutes jambes. Puis elle revint sur ses pas, et spontanément lui tendit la main qu’elle avait à l’instant refusée.
Il éprouva, à son tour, un léger embarras et se contenta de lui donner un vigoureux shake-hand.
— Vous savez, lui dit-il, que nous organisons bientôt un rallye.
— Un rallye ?
Il apparaissait clair comme le jour qu’elle ignorait totalement ce que pouvait signifier ce mot.
La soirée, du reste, qu’elle avait passée au château lui avait révélé tout un monde nouveau, insoupçonné.
— Songez, dit-elle, que je ne suis jamais sortie de ma forêt… Je ne m’imaginais pas qu’il pût exister des toilettes comme celles que j’ai vues chez vous… Cette demoiselle Lorilleux par exemple !… N’avait-elle pas l’air de marcher dans un nuage rose ?
— Vous ne recevez donc aucun journal illustré à la Chaumière ?<noinclude>
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Kasskass
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> i— Non. Quand papa va au village, il rap- i porte quelquefois le Petit Centre. On y lit que J le préfet a donné un grand dîner pour l’ouverture du conseil général, que Mme la préfète j avait une robe garnie de jais... Seulement, vous I comprenez, cela ne suffit pas peur se faire une ) , idée... Comment voulez-vous... Mais, soudain, elle s’interrompit. Un liom- j me, en costume de chasse, le fusil en bandou- j lière, venait de leur appa... »
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i— Non. Quand papa va au village, il rap- i porte quelquefois le Petit Centre. On y lit que J le préfet a donné un grand dîner pour l’ouverture du conseil général, que Mme la préfète j avait une robe garnie de jais... Seulement, vous I comprenez, cela ne suffit pas peur se faire une )
, idée... Comment voulez-vous...
Mais, soudain, elle s’interrompit. Un liom- j me, en costume de chasse, le fusil en bandou- j lière, venait de leur apparaître entre les arbres, j
Dans un petit mouvement de protection, ! qu’elle n’avait pu réprimer, elle s’était blottie 1 centre Roger.
Or, cet homme n’etait qu’un des gardes au ! service de Durieux. Il souleva sa casquette et j s’éloigna.
— Vous avez cru que c'était Hubert, n’est- i ce pas? demanda Roger-
Elle avoua.
Et comme il l’interrogeait sur ce personnage, dont la visite au château s’était accompagnée d’incidents aussi mystérieux, elle se mit à lui raconter sa vie, depuis son enfance et aussi loin que remontaient ses souvenirs ; car Hubert était mêlé à tous les instants de cette vie.
Elle n’était encore qu’une enfant qu’il était déjà. lui. un grand et fart garçon. C’est avec Hubert qu’elle avait fait ses premiers pas autour de la maison, et, plus tard dans la forêt. Et c’est ainsi que, sa frêle main enfermée dans la main de son protecteur, elle avait exploré le monde qui s’offrait à ses yeux et apprit tout ce qu’une petite fille peut apprendre dans le grand livre de la nature.
Hubert lui avait construit une petite voiture en bois, et ils allaient ainsi très loin en suivant les sentier» frayés par le» bêtes à travers les sous beis.
11 tirait la voiture, silencieux et docile comme un cheval, sans jamais se plaindre de sa fatigue. Elle s’était habituée à sa compagnie, ainsi qu’à celle d’un animal familier capable de vous défendre contre tocs le» dangers. Et. plus tard, quand elle apprit, devant la glace de sa chambre, comment on doit arranger ses cheveux sur sa tête et trasformer en un chignon savant une crinière broussailleuse, il continua à la servir, à veiller sur elle, comme si elle n’avait pas cessé d’être une petite fille qu’on promène dans une voiture en bois.
Puis, brusquement, un changement r.’ctait produit dans l’attitude d’Hubert.
Mais, au moment de lui faire cette nouvelle confidence, elle marqua une certaine hésilaticn. Roger, doucement, insista.
Elle lui avoua alors que cette transformation d’Hubert à son égard, datait surtout de la soirée qu’elle avait pas:éc au château. II lui défendait à présent de s’aventurer trop loin de la Chaumière, de dépasser un certain rayon pour cueillir les simples ou faire la cirasse aux insectes, dont son père avait besoin pour ses travaux. Et surtout, il lui enjoignait de ne pas se montrer dans ce* grandes allées cavalières qui se croisaient à travers la forêt. Et quand il lui répétait ces recommandations, il lui serrait les mains à lui faire mai...
• Peut-être vous aime-t-il? risqua Roger.
• Oui. certes, autant que m’aime mon père.
• Pas autrement ?
Elle le regarda d’un air étonné. Et il y avait une telle candeur dans ce regard, que le doute n était plus permis à Roger. Elle ignorait encore cct clan invincible des êtres, qui se résout dans l’étreinte de la passion, et leur ouvre, dans la sainte communion des âmes, les pertes de l’inbni !
Mystère émouvant, qui ajoutait encore au charme de cette enfant, et la différenciait à ses yeux d’une taçon si précieuse de tous les produits plu? eu moins frelatés qu’il avait connus à Pari?.
• Nous causons, nous causons, dit-elle, et nous ne faisons pas attention au temps qui passe.
Pourquoi vous inquiétez-vous ainsi de l’heure? Pourquoi cette anxiété, toujours?... Ma question est peut-être indiscrète... Mais cette pensée m’obsède d’une façon si douloureuse !
*— Je ne suis pas la seule à être anxieuse ! répondit-elle d’une veix grave... Tous ceux qui l’air de cette foret sont condamnés à partager la même angoisse... Je l’ai bien remarqué chez vous, l'autre soir...
• On dirait que la présence d’Hubert, ou seulement son approche, est pour quelque chose là-dedans, observa Roger... Que se passe-t-il, Voyons ?... Vous qui habitez dans son atmosphère, qu'avez-vous remarqué?
• C’est si vague, si vague.-.
• N'importe. Confiez-vous à moi. J’ai besoin de savoir... J’en ai presque le droit... Je veux, avant toutes choses, votre sécurité.
• Que vous dirai-je?... Cela date à peine de quelques mois. Un matin, vers cinq heures, avant ie lever du soleil, j’ai été éveillée dans tr.cn lit par un bruit terrible, plus terrible que n’importe quel coup de tonnerre. J’ai cru d’a- berd que la foudre était tombée dans le jardin. J’ai regardé à travers les vitres. Le ciel était extraordinairement calme et pur. Quelques étoiles achevaient de s’éteindre. La forêt était immobile. Mon père entra alors dans ma chambre: « Rassure-toi, ma petite, me dit-il. Il arrive souvent qu’un orage se forme dans un ciel clair, fin tout cas, je vais voir s’il n’y a aucun dégât autour de la maison... Hubert n’a pas été réveillé... Il sommeille comme un enfant, dans sa chambre... Fais comme lui... Rer.dors-tci. » C’est surtout à partir de ce jour-là que tout a changé. Papa, qui me soignait autrefois comme une petite poupée, ne s’est plu9 montré aussi attentionné. Une pensée que je ne connais pas l'absorbe, au point qu’il en oublie presque ma présence. Il y a de3 moments où il n’a pas l’air de me voir, même lorsque je lui passe les mains autour du cou. 11 reste là, silencieux, à fixer je ne sais quoi dans le vide.
• Et Hubert ?
« Hubert aussi s’est transformé. Il s’occupe toujours de moi, mais il est devenu bizarre. Quelcucfoi.-, il parle tout seul, ou plutôt il a l’air de parler à quelqu’un qu’on ne voit pas... Souvent, il s'enferme avec mon père dans le laboratoire, et ils discutent là des heures durant, en se livrant à je ne sais quelle besogne, n
• C'est tout ce que vous avez remarqué?
• J’ai oublié de vous dire qu’il y a. donnant sur le laboratoire, une petite pièce qu’on a condamnée, et dans laquelle on m’a toujours défendu d’entrer... Pourquoi tout cela ?... Pourquoi, maintenant ,ai-je de la peine à respirer l’air de cette maison?... Pourquoi, enccre, la forêt commence-t-elle à me faire peur, si peur, quand tombe le soir ?
Tout en causant, il» s'étaient rapprochés de la Chaumière
Un coup de feu se fit entendre.
— Si c’était Hubert ! s’écria-t-elle. Le coup n’est pas parti de loin. Il doit chasse? tout près d’ici.
Et avant qu’il ait eu le temps de la rassurer, il la vit se sauver à toutes jambes et disparaître à travers les branches.
Roger avait conservé de cette entrevue un «ouvenir tout à la fois radieux et inquiet. De plus en plus, il pouvait caresser l’espoir de communiquer à Lucile la flamme de sa passion, mais, d'autre part, ses craintes s’étaient précisées. 11 avait acquis la certitude que le danger, dont la menace rôdait sur cette terre, avait son -iège principal à la Chaumière. Mais quel mystérieux rapport pouvait bien exister entre ce danger et les liôtes de cette humble demeure?
Plusieurs fois, il retourna au même endroit de la forêt, dans l’espeir d’y rencontrer Lucile. Peine perdue !
11 devint de plus en plus sombre, de plus en plus irritable, abdiquant même toute galanterie.
C’est ainsi qu'arriva, sans qu’il l’ait revue, le jour du fameux rallye-paper qu’il lui avait annoncé.
Et ce jour-là fut marqué par un nouvel incident, plus mystérieux, plus déconcertant, plus effrayant même que les précédents, en raison de •on caractère inexplicable !<noinclude>
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— Non. Quand papa va au village, il rapporte quelquefois le ''Petit Centre''. On y lit que le préfet a donné un grand dîner pour l’ouverture du conseil général, que {{Mme}} la préfète avait une robe garnie de jais… Seulement, vous comprenez, cela ne suffit pas peur se faire une idée… Comment voulez-vous…
Mais, soudain, elle s’interrompit. Un homme, en costume de chasse, le fusil en bandoulière, venait de leur apparaître entre les arbres.
Dans un petit mouvement de protection, qu’elle n’avait pu réprimer, elle s’était blottie contre Roger.
Or, cet homme n’était qu’un des gardes au service de Durieux. Il souleva sa casquette et s’éloigna.
— Vous avez cru que c’était Hubert, n’est-ce pas ? demanda Roger.
Elle avoua.
Et comme il l’interrogeait sur ce personnage, dont la visite au château s’était accompagnée d’incidents aussi mystérieux, elle se mit à lui raconter sa vie, depuis son enfance et aussi loin que remontaient ses souvenirs ; car Hubert était mêlé à tous les instants de cette vie.
Elle n’était encore qu’une enfant qu’il était déjà, lui, un grand et fort garçon.
C’est avec Hubert qu’elle avait fait ses premiers pas autour de la maison, et, plus tard dans la forêt. Et c’est ainsi que, sa frêle main enfermée dans la main de son protecteur, elle avait exploré le monde qui s’offrait à ses yeux et apprit tout ce qu’une petite fille peut apprendre dans le grand livre de la nature.
Hubert lui avait construit une petite voiture en bois, et ils allaient ainsi très loin en suivant les sentiers frayés par les bêtes à travers les sous bois.
Il tirait la voiture, silencieux et docile comme un cheval, sans jamais se plaindre de sa fatigue. Elle s’était habituée à sa compagnie, ainsi qu’à celle d’un animal familier capable de vous défendre contre tous les dangers. Et, plus tard, quand elle apprit, devant la glace de sa chambre, comment on doit arranger ses cheveux sur sa tête et transformer en un chignon savant une crinière broussailleuse, il continua à la servir, à veiller sur elle, comme si elle n’avait pas cessé d’être une petite fille qu’on promène dans une voiture en bois.
Puis, brusquement, un changement s’était produit dans l’attitude d’Hubert.
Mais, au moment de lui faire cette nouvelle confidence, elle marqua une certaine hésitation. Roger, doucement, insista.
Elle lui avoua alors que cette transformation d’Hubert à son égard, datait surtout de la soirée qu’elle avait passé au château. II lui défendait à présent de s’aventurer trop loin de la Chaumière, de dépasser un certain rayon pour cueillir les simples ou faire la chasse aux insectes, dont son père avait besoin pour ses travaux. Et surtout, il lui enjoignait de ne pas se montrer dans ces grandes allées cavalières qui se croisaient à travers la forêt. Et quand il lui répétait ces recommandations, il lui serrait les mains à lui faire mal…
— Peut-être vous aime-t-il ? risqua Roger.
— Oui. certes, autant que m’aime mon père.
— Pas autrement ?
Elle le regarda d’un air étonné. Et il y avait une telle candeur dans ce regard, que le doute n’était plus permis à Roger. Elle ignorait encore cet élan invincible des êtres, qui se résout dans l’étreinte de la passion, et leur ouvre, dans la sainte communion des âmes, les pertes de l’infini !
Mystère émouvant, qui ajoutait encore au charme de cette enfant, et la différenciait à ses yeux d’une façon si précieuse de tous les produits plus ou moins frelatés qu’il avait connus à Paris.
— Nous causons, nous causons, dit-elle, et nous ne faisons pas attention au temps qui passe.
Pourquoi vous inquiétez-vous ainsi de l’heure ? Pourquoi cette anxiété, toujours ?… Ma question est peut-être indiscrète… Mais cette pensée m’obsède d’une façon si douloureuse !
— Je ne suis pas la seule à être anxieuse ! répondit-elle d’une voix grave… Tous ceux qui l’air de cette forêt sont condamnés à partager la même angoisse… Je l’ai bien remarqué chez vous, l’autre soir…
— On dirait que la présence d’Hubert, ou seulement son approche, est pour quelque chose là-dedans, observa Roger… Que se passe-t-il, Voyons ?… Vous qui habitez dans son atmosphère, qu’avez-vous remarqué ?
— C’est si vague, si vague…
— N’importe. Confiez-vous à moi. J’ai besoin de savoir… J’en ai presque le droit… Je veux, avant toutes choses, votre sécurité.
— Que vous dirai-je ?… Cela date à peine de quelques mois. Un matin, vers cinq heures, avant le lever du soleil, j’ai été éveillée dans mon lit par un bruit terrible, plus terrible que n’importe quel coup de tonnerre. J’ai cru d’abord que la foudre était tombée dans le jardin. J’ai regardé à travers les vitres. Le ciel était extraordinairement calme et pur. Quelques étoiles achevaient de s’éteindre. La forêt était immobile. Mon père entra alors dans ma chambre : « Rassure-toi, ma petite, me dit-il. Il arrive souvent qu’un orage se forme dans un ciel clair, fin tout cas, je vais voir s’il n’y a aucun dégât autour de la maison… Hubert n’a pas été réveillé… Il sommeille comme un enfant, dans sa chambre… Fais comme lui… Rendors-ici. » C’est surtout à partir de ce jour-là que tout a changé. Papa, qui me soignait autrefois comme une petite poupée, ne s’est plus montré aussi attentionné. Une pensée que je ne connais pas l’absorbe, au point qu’il en oublie presque ma présence. Il y a des moments où il n’a pas l’air de me voir, même lorsque je lui passe les mains autour du cou. Il reste là, silencieux, à fixer je ne sais quoi dans le vide.
— Et Hubert ?
« Hubert aussi s’est transformé. Il s’occupe toujours de moi, mais il est devenu bizarre. Quelquefois, il parle tout seul, ou plutôt il a l’air de parler à quelqu’un qu’on ne voit pas… Souvent, il s’enferme avec mon père dans le laboratoire, et ils discutent là des heures durant, en se livrant à je ne sais quelle besogne. »
— C’est tout ce que vous avez remarqué ?
— J’ai oublié de vous dire qu’il y a, donnant sur le laboratoire, une petite pièce qu’on a condamnée, et dans laquelle on m’a toujours défendu d’entrer… Pourquoi tout cela ?… Pourquoi, maintenant, ai-je de la peine à respirer l’air de cette maison ?… Pourquoi, encore, la forêt commence-t-elle à me faire peur, si peur, quand tombe le soir ?
Tout en causant, ils s’étaient rapprochés de la Chaumière.
Un coup de feu se fit entendre.
— Si c’était Hubert ! s’écria-t-elle. Le coup n’est pas parti de loin. Il doit chasser tout près d’ici.
Et avant qu’il ait eu le temps de la rassurer, il la vit se sauver à toutes jambes et disparaître à travers les branches.
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Roger avait conservé de cette entrevue un souvenir tout à la fois radieux et inquiet. De plus en plus, il pouvait caresser l’espoir de communiquer à Lucile la flamme de sa passion, mais, d’autre part, ses craintes s’étaient précisées. Il avait acquis la certitude que le danger, dont la menace rôdait sur cette terre, avait son siège principal à la Chaumière. Mais quel mystérieux rapport pouvait bien exister entre ce danger et les hôtes de cette humble demeure ?
Plusieurs fois, il retourna au même endroit de la forêt, dans l’espoir d’y rencontrer Lucile. Peine perdue !
Il devint de plus en plus sombre, de plus en plus irritable, abdiquant même toute galanterie.
C’est ainsi qu’arriva, sans qu’il l’ait revue, le jour du fameux rallye-paper qu’il lui avait annoncé.
Et ce jour-là fut marqué par un nouvel incident, plus mystérieux, plus déconcertant, plus effrayant même que les précédents, en raison de son caractère inexplicable !<noinclude>
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— Non. Quand papa va au village, il rapporte quelquefois le ''Petit Centre''. On y lit que le préfet a donné un grand dîner pour l’ouverture du conseil général, que {{Mme}} la préfète avait une robe garnie de jais… Seulement, vous comprenez, cela ne suffit pas peur se faire une idée… Comment voulez-vous…
Mais, soudain, elle s’interrompit. Un homme, en costume de chasse, le fusil en bandoulière, venait de leur apparaître entre les arbres.
Dans un petit mouvement de protection, qu’elle n’avait pu réprimer, elle s’était blottie contre Roger.
Or, cet homme n’était qu’un des gardes au service de Durieux. Il souleva sa casquette et s’éloigna.
— Vous avez cru que c’était Hubert, n’est-ce pas ? demanda Roger.
Elle avoua.
Et comme il l’interrogeait sur ce personnage, dont la visite au château s’était accompagnée d’incidents aussi mystérieux, elle se mit à lui raconter sa vie, depuis son enfance et aussi loin que remontaient ses souvenirs ; car Hubert était mêlé à tous les instants de cette vie.
Elle n’était encore qu’une enfant qu’il était déjà, lui, un grand et fort garçon.
C’est avec Hubert qu’elle avait fait ses premiers pas autour de la maison, et, plus tard dans la forêt. Et c’est ainsi que, sa frêle main enfermée dans la main de son protecteur, elle avait exploré le monde qui s’offrait à ses yeux et apprit tout ce qu’une petite fille peut apprendre dans le grand livre de la nature.
Hubert lui avait construit une petite voiture en bois, et ils allaient ainsi très loin en suivant les sentiers frayés par les bêtes à travers les sous bois.
Il tirait la voiture, silencieux et docile comme un cheval, sans jamais se plaindre de sa fatigue. Elle s’était habituée à sa compagnie, ainsi qu’à celle d’un animal familier capable de vous défendre contre tous les dangers. Et, plus tard, quand elle apprit, devant la glace de sa chambre, comment on doit arranger ses cheveux sur sa tête et transformer en un chignon savant une crinière broussailleuse, il continua à la servir, à veiller sur elle, comme si elle n’avait pas cessé d’être une petite fille qu’on promène dans une voiture en bois.
Puis, brusquement, un changement s’était produit dans l’attitude d’Hubert.
Mais, au moment de lui faire cette nouvelle confidence, elle marqua une certaine hésitation. Roger, doucement, insista.
Elle lui avoua alors que cette transformation d’Hubert à son égard, datait surtout de la soirée qu’elle avait passé au château. II lui défendait à présent de s’aventurer trop loin de la Chaumière, de dépasser un certain rayon pour cueillir les simples ou faire la chasse aux insectes, dont son père avait besoin pour ses travaux. Et surtout, il lui enjoignait de ne pas se montrer dans ces grandes allées cavalières qui se croisaient à travers la forêt. Et quand il lui répétait ces recommandations, il lui serrait les mains à lui faire mal…
— Peut-être vous aime-t-il ? risqua Roger.
— Oui. certes, autant que m’aime mon père.
— Pas autrement ?
Elle le regarda d’un air étonné. Et il y avait une telle candeur dans ce regard, que le doute n’était plus permis à Roger. Elle ignorait encore cet élan invincible des êtres, qui se résout dans l’étreinte de la passion, et leur ouvre, dans la sainte communion des âmes, les pertes de l’infini !
Mystère émouvant, qui ajoutait encore au charme de cette enfant, et la différenciait à ses yeux d’une façon si précieuse de tous les produits plus ou moins frelatés qu’il avait connus à Paris.
— Nous causons, nous causons, dit-elle, et nous ne faisons pas attention au temps qui passe.
Pourquoi vous inquiétez-vous ainsi de l’heure ? Pourquoi cette anxiété, toujours ?… Ma question est peut-être indiscrète… Mais cette pensée m’obsède d’une façon si douloureuse !
— Je ne suis pas la seule à être anxieuse ! répondit-elle d’une voix grave… Tous ceux qui l’air de cette forêt sont condamnés à partager la même angoisse… Je l’ai bien remarqué chez vous, l’autre soir…
— On dirait que la présence d’Hubert, ou seulement son approche, est pour quelque chose là-dedans, observa Roger… Que se passe-t-il, Voyons ?… Vous qui habitez dans son atmosphère, qu’avez-vous remarqué ?
— C’est si vague, si vague…
— N’importe. Confiez-vous à moi. J’ai besoin de savoir… J’en ai presque le droit… Je veux, avant toutes choses, votre sécurité.
— Que vous dirai-je ?… Cela date à peine de quelques mois. Un matin, vers cinq heures, avant le lever du soleil, j’ai été éveillée dans mon lit par un bruit terrible, plus terrible que n’importe quel coup de tonnerre. J’ai cru d’abord que la foudre était tombée dans le jardin. J’ai regardé à travers les vitres. Le ciel était extraordinairement calme et pur. Quelques étoiles achevaient de s’éteindre. La forêt était immobile. Mon père entra alors dans ma chambre : « Rassure-toi, ma petite, me dit-il. Il arrive souvent qu’un orage se forme dans un ciel clair, fin tout cas, je vais voir s’il n’y a aucun dégât autour de la maison… Hubert n’a pas été réveillé… Il sommeille comme un enfant, dans sa chambre… Fais comme lui… Rendors-ici. » C’est surtout à partir de ce jour-là que tout a changé. Papa, qui me soignait autrefois comme une petite poupée, ne s’est plus montré aussi attentionné. Une pensée que je ne connais pas l’absorbe, au point qu’il en oublie presque ma présence. Il y a des moments où il n’a pas l’air de me voir, même lorsque je lui passe les mains autour du cou. Il reste là, silencieux, à fixer je ne sais quoi dans le vide.
— Et Hubert ?
« Hubert aussi s’est transformé. Il s’occupe toujours de moi, mais il est devenu bizarre. Quelquefois, il parle tout seul, ou plutôt il a l’air de parler à quelqu’un qu’on ne voit pas… Souvent, il s’enferme avec mon père dans le laboratoire, et ils discutent là des heures durant, en se livrant à je ne sais quelle besogne. »
— C’est tout ce que vous avez remarqué ?
— J’ai oublié de vous dire qu’il y a, donnant sur le laboratoire, une petite pièce qu’on a condamnée, et dans laquelle on m’a toujours défendu d’entrer… Pourquoi tout cela ?… Pourquoi, maintenant, ai-je de la peine à respirer l’air de cette maison ?… Pourquoi, encore, la forêt commence-t-elle à me faire peur, si peur, quand tombe le soir ?
Tout en causant, ils s’étaient rapprochés de la Chaumière.
Un coup de feu se fit entendre.
— Si c’était Hubert ! s’écria-t-elle. Le coup n’est pas parti de loin. Il doit chasser tout près d’ici.
Et avant qu’il ait eu le temps de la rassurer, il la vit se sauver à toutes jambes et disparaître à travers les branches.
{{séparateur|2}}
Roger avait conservé de cette entrevue un souvenir tout à la fois radieux et inquiet. De plus en plus, il pouvait caresser l’espoir de communiquer à Lucile la flamme de sa passion, mais, d’autre part, ses craintes s’étaient précisées. Il avait acquis la certitude que le danger, dont la menace rôdait sur cette terre, avait son siège principal à la Chaumière. Mais quel mystérieux rapport pouvait bien exister entre ce danger et les hôtes de cette humble demeure ?
Plusieurs fois, il retourna au même endroit de la forêt, dans l’espoir d’y rencontrer Lucile. Peine perdue !
Il devint de plus en plus sombre, de plus en plus irritable, abdiquant même toute galanterie.
C’est ainsi qu’arriva, sans qu’il l’ait revue, le jour du fameux rallye-paper qu’il lui avait annoncé.
Et ce jour-là fut marqué par un nouvel incident, plus mystérieux, plus déconcertant, plus effrayant même que les précédents, en raison de son caractère inexplicable !<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Toute l’assistance se trouvait réunie de très j bonne heure dans la salle à manger- Le» hom- ! mes, en habit rouge, se frappaient les bottes de j leurs cravaches, dans leur impatience du dé- 1 part- Les femmes, pour la plupart, étaient en amazones- Billy, comme à »on ordinaire, prenait tout son temps, installé devant une petite table supportant un cn-cas composé de jambon, d'œuts pochés, de brioches et de stout. • Roger, s’écr... »
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Toute l’assistance se trouvait réunie de très j bonne heure dans la salle à manger- Le» hom- ! mes, en habit rouge, se frappaient les bottes de j leurs cravaches, dans leur impatience du dé- 1 part- Les femmes, pour la plupart, étaient en amazones- Billy, comme à »on ordinaire, prenait tout son temps, installé devant une petite table supportant un cn-cas composé de jambon, d'œuts pochés, de brioches et de stout.
• Roger, s’écria-t-il soudain en voyant entrer son ami, je Ixûs à tes amours !
• Tu feras bien de varier tes plaisanterie» .. Ce n’est vraiment pas drôle !
• Je me doutais qu’il prendrait la mouche... j Enfin, quoi, est-ce que tu vas te laisser mourir | comme ça? Nous avons passé l’époque du ro- j mantismr, que diable !... lu retardes, mon J vieux. Allons, allons, je ne veux plus te voir . Cette face de carême .. Cela finit par devenir I oquictant •
- • Tu inspires encore plus d'inquiétude que moi, répliqua Roger sur un ton agacé. Ta figure est, en ce moment, aussi rouge que ton gilet. En fait de mouche, celle de l’apoplexie te guette, mon cher !
Mais Durieux qui venait de converser, par la fenêtre ouverte, avec son piqueur Jarvis, leur imposa silence.
• On m’en apprend une bonne, dit-il. Le sac aux papiers, que je me suis fait envoyer de Paris, est resté à la gare. Comment voulez-vous courir le rallye sans une piste?
• Voilà une occupation toute trouvée pour Roger ! s’écria Billy. Qu’il saute dans son auto! Cela vaudra mieux pour lui que de tourner en rond dans cette pièce... C’est vrai, tu finirais par nous donner mal au coeur à faire comme ça le cheval de manège I
Roger, qui ne tenait plus en place, saisit cette invitation au bond, et courut jusqu’au garage.
• Décidément, votre fils est bien malade, plaisanta Billy en s'adressant à Durieux, tandis que les chasseurs groupés aux fenêtres, le regardaient s'éloigner, par l’allée des tilleuls, à une aliure folle.
• C’est le coup de foudre dans toute sa beauté ! lança un autre-
• Vous avouerez, en tout cas, qu’il est justifié, répliqua Durieux sur un ton jovial
• Avouez tout de suite qu’elle est de votre goût réitéra Billy.
• Monsieur Billy, je veus prie ! s'exclama Mme Durieux avec un air tout bouleversé.
• L*n jour de chasse, toutes les plaisanteries cont permises. Madame.
• Pardon, ce n’est qu’un rallye.
— Le rallye. Madame, est une imitation de la chasse à courre.
Et la conversation déviant, chacun fit ressortir .«es plus fameuse, anecdotes de chasseur.
Mais bientôt, en entendit le grondement d’un moteur qui se rapprochait.
- • Ah ça ! s’exclama Durieux, on dirait l'auto de Roger.
• Ce n’est pas possible ! fit de Saint-Pris en consultant sa montre.
• 11 n’a pas eu le temps matériel de couvrir l’aller et le retour, observa le comte de Ferrand. La gare est à plus de dix kilomètres.
• Je vous dis que c’est lui I Vous connaissez bien le gaillard, que diable ! et sa vitesse ! C’est lui ! triompha Durieux -
C’était lui, en effet.
On le vit alors descendre en voltige de soo aulo et enjamber quatre à quatre les marches du perron.
Mais à peine eut-il franchi le seuil de la salle à manger, que tout le monde fut saisi par son extraordinaire pâleur.
• Eh bien ! quoi, que se passe-t-il? lui demanda son père. Tu as eu un accident.
il ne put que secouer la tète négativement.
—- Et le sac... le sac? interrogea Billy.
• Je ne suis pas allé jusqu'à la gare, avoua Roger.
• Pourquoi donc ?
• Je viens d’être le témoin d’une chose inexplicable. J’en suis encore à me demander si j’ai vraiment toute ma tête.
• Mais quelle chose?... Parle, voyons, parle, -insista son père.
• Eh bien ! voilà... Je poussais ma terpedo. à toute aliiue. lorsque j'aperçus, à une centaien de mètres, devant moi, une colonne de poussière qui se soulevait de la route en maintenant toujours cette même avance...
11 s'arrêta un instant, hors de souffle.
• Et devant cette colonne de poussière, interrogea Billy, qu’v avait-il? Par quoi était-elle provoquée ?
• Par rien. Il n’y avait devant elle que le vide... Figurez-vous le petit tourbillon gris qui •'envole et s’allonge sous la roue de quelque bicyclette, mais sans qu’il y ait la moindre bicyclette.
• C’est tout simplement affolant !
• J’accélérai, sans parvenir toutefois à combler l’intervalle qui me séparait du singulier phé- némène. Je fis alors jouer ma sirène. Le petit nuage de poussière qui roulait toujours à la même distance, comme en se jouant, dévia soudain de sa ligne, biaisa jusqu’à la lisière d’un champ... et s’évanouit dans l’air matinal...
• Voyons, voyons, mon ami, est-ce que vous parlez sérieusement ?
• Comment pouvez-vous en douter? répou- dit Durieux à la place de son fils.
Une expression bizarre, où flottait un peu d’égarement, se jouait sur les traits de Roger. Et pour qui connaissait son sang-froid, son intrépide nature d’homme, ce trouble était assez significatif.
• Nous ne doutons pas de sa bonne foi, remarqua de Seint-Pris. Mais, peut-être, a-t-il été victime d’une hallucination?
• N’étiez-vous pas nu-tête sous le soleil?
• Nullement, répondit Roger-
• N’aurai s-tu pas plutôt absorbé, avant ton départ, un ben verre de whisky? hasarda Billy. Cela suffit quelquefois pour amener des troubles de la vision.
—- Admettons une hallucination visuelle, concéda Roger dont le visage était encore agité de tics nerveux : mais comment se serait-t-elle doublée d’une hallucination de l’oUïe ?... Car, au moment où l’étrange apparition s’évanouissait, j entendis un cri, ou plutôt une sorte de hurlement qu’on ne peut assimiler à rien de connu.
• Quelque chose qui, après avoir jailli dans le silence, se répand comme une vibration de métal, vous pénètre et vous ébranle jusqu’au fond de l’être, douloureusement, compléta Durieux en saisissant le bras de son fils.
• Oui... oui...
Au même instant, les chevaux, que les lads promenaient par groupes, devant la façade, ae mirent à hennir, et maifestèrent bientôt les signes de la plus intense frayeur.
• Oh !... Oh !... Voilà qui n’est pas naturel ! s’égosilla Lorilleux. Dans les écurie», d’autres hennissements répondirent à ceux-là, mêlés à des coups de sabot contre les bas-flanc» et à des bruits de chaînes violemment agitées.
• Qu’on desselle les chevaux ! cria Durieux aux palefreniers qui avaient toutes le» peins du monde à les maintenir.
• Voyez donc, là... là... dans ce massif ! signala Mme de Saint-Pris.
• Mais oui... Les rhododendrons ont bougé tout seuls... ils se sont couché», comme si une main les avait écartés...
• Et ce vent !
Les arbre» frémirent. Les feuilles arrachées aux branches, et comme déchiquetées, tournoyèrent au-dessus des allées. Une statue de marbre fut renversée de son socle, tandis qu’un énorme chien, de la taille d’un âne, qui depuis quelques instants donnait l’impression d’une bête traquée, était soulevé de terre aussi facilement qu’une plume et rejeté sur le «ol, les membres disloqués.
Puis tout retomba dans le calme.
• Eh bien I Marescat, que pensez-vous de çà? demanda Durieux.
• Je pense que ce n’est plus le moment de faire des cavalcades dan* la forêt.
• Cette fois, en effet, l'avertissement est sérieux. Nous devons songer à nous défendre Vous allez immédiatement téléphoner à la préfecture et demander qu’oo vous envoie d’urgence trois de vos aides les plu* résolus et les plus habile*.<noinclude>
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Toute l’assistance se trouvait réunie de très bonne heure dans la salle à manger. Les hommes, en habit rouge, se frappaient les bottes de leurs cravaches, dans leur impatience du départ. Les femmes, pour la plupart, étaient en amazones. Billy, comme à son ordinaire, prenait tout son temps, installé devant une petite table supportant un en-cas composé de jambon, d’œufs pochés, de brioches et de stout.
— Roger, s’écria-t-il soudain en voyant entrer son ami, je bois à tes amours !
— Tu feras bien de varier tes plaisanteries. Ce n’est vraiment pas drôle !
— Je me doutais qu’il prendrait la mouche… Enfin, quoi, est-ce que tu vas te laisser mourir comme ça ? Nous avons passé l’époque du romantisme, que diable !… Tu retardes, mon vieux. Allons, allons, je ne veux plus te voir. Cette face de carême… Cela finit par devenir inquiétant.
— Tu inspires encore plus d’inquiétude que moi, répliqua Roger sur un ton agacé. Ta figure est, en ce moment, aussi rouge que ton gilet. En fait de mouche, celle de l’apoplexie te guette, mon cher !
Mais Durieux qui venait de converser, par la fenêtre ouverte, avec son piqueur Jarvis, leur imposa silence.
— On m’en apprend une bonne, dit-il. Le sac aux papiers, que je me suis fait envoyer de Paris, est resté à la gare. Comment voulez-vous courir le rallye sans une piste ?
— Voilà une occupation toute trouvée pour Roger ! s’écria Billy. Qu’il saute dans son auto ! Cela vaudra mieux pour lui que de tourner en rond dans cette pièce… C’est vrai, tu finirais par nous donner mal au cœur à faire comme ça le cheval de manège !
Roger, qui ne tenait plus en place, saisit cette invitation au bond, et courut jusqu’au garage.
— Décidément, votre fils est bien malade, plaisanta Billy en s’adressant à Durieux, tandis que les chasseurs groupés aux fenêtres, le regardaient s’éloigner, par l’allée des tilleuls, à une allure folle.
— C’est le coup de foudre dans toute sa beauté ! lança un autre.
— Vous avouerez, en tout cas, qu’il est justifié, répliqua Durieux sur un ton jovial.
— Avouez tout de suite qu’elle est de votre goût réitéra Billy.
— Monsieur Billy, je vous prie ! s’exclama {{Mme}} Durieux avec un air tout bouleversé.
— Un jour de chasse, toutes les plaisanteries sont permises. Madame.
— Pardon, ce n’est qu’un rallye.
— Le rallye, Madame, est une imitation de la chasse à courre.
Et la conversation déviant, chacun fit ressortir ses plus fameuses anecdotes de chasseur.
Mais bientôt, en entendit le grondement d’un moteur qui se rapprochait.
— Ah ça ! s’exclama Durieux, on dirait l’auto de Roger.
— Ce n’est pas possible ! fit de Saint-Pris en consultant sa montre.
— Il n’a pas eu le temps matériel de couvrir l’aller et le retour, observa le comte de Ferrand. La gare est à plus de dix kilomètres.
— Je vous dis que c’est lui ! Vous connaissez bien le gaillard, que diable ! et sa vitesse ! C’est lui ! triompha Durieux.
C’était lui, en effet.
On le vit alors descendre en voltige de son auto et enjamber quatre à quatre les marches du perron.
Mais à peine eut-il franchi le seuil de la salle à manger, que tout le monde fut saisi par son extraordinaire pâleur.
— Eh bien ! quoi, que se passe-t-il ? lui demanda son père. Tu as eu un accident.
Il ne put que secouer la tête négativement.
— Et le sac… le sac ? interrogea Billy.
— Je ne suis pas allé jusqu’à la gare, avoua Roger.
— Pourquoi donc ?
— Je viens d’être le témoin d’une chose inexplicable. J’en suis encore à me demander si j’ai vraiment toute ma tête.
— Mais quelle chose ?… Parle, voyons, parle, insista son père.
— Eh bien ! voilà… Je poussais ma torpedo, à toute allure. lorsque j’aperçus, à une centaine de mètres, devant moi, une colonne de poussière qui se soulevait de la route en maintenant toujours cette même avance…
Il s’arrêta un instant, hors de souffle.
— Et devant cette colonne de poussière, interrogea Billy, qu’y avait-il ? Par quoi était-elle provoquée ?
— Par rien. Il n’y avait devant elle que le vide… Figurez-vous le petit tourbillon gris qui s’envole et s’allonge sous la roue de quelque bicyclette, mais sans qu’il y ait la moindre bicyclette.
— C’est tout simplement affolant !
— J’accélérai, sans parvenir toutefois à combler l’intervalle qui me séparait du singulier phénomène. Je fis alors jouer ma sirène. Le petit nuage de poussière qui roulait toujours à la même distance, comme en se jouant, dévia soudain de sa ligne, biaisa jusqu’à la lisière d’un champ… et s’évanouit dans l’air matinal…
— Voyons, voyons, mon ami, est-ce que vous parlez sérieusement ?
— Comment pouvez-vous en douter ? répondit Durieux à la place de son fils.
Une expression bizarre, où flottait un peu d’égarement, se jouait sur les traits de Roger. Et pour qui connaissait son sang-froid, son intrépide nature d’homme, ce trouble était assez significatif.
— Nous ne doutons pas de sa bonne foi, remarqua de Saint-Pris. Mais, peut-être, a-t-il été victime d’une hallucination ?
— N’étiez-vous pas nu-tête sous le soleil ?
— Nullement, répondit Roger.
— N’aurais-tu pas plutôt absorbé, avant ton départ, un bon verre de whisky ? hasarda Billy. Cela suffit quelquefois pour amener des troubles de la vision.
— Admettons une hallucination visuelle, concéda Roger dont le visage était encore agité de tics nerveux : mais comment se serait-t-elle doublée d’une hallucination de l’ouïe ?… Car, au moment où l’étrange apparition s’évanouissait, j'entendis un cri, ou plutôt une sorte de hurlement qu’on ne peut assimiler à rien de connu.
— Quelque chose qui, après avoir jailli dans le silence, se répand comme une vibration de métal, vous pénètre et vous ébranle jusqu’au fond de l’être, douloureusement, compléta Durieux en saisissant le bras de son fils.
— Oui… oui…
Au même instant, les chevaux, que les lads promenaient par groupes, devant la façade, se mirent à hennir, et manifestèrent bientôt les signes de la plus intense frayeur.
— Oh !… Oh !… Voilà qui n’est pas naturel ! s’égosilla Lorilleux. Dans les écuries, d’autres hennissements répondirent à ceux-là, mêlés à des coups de sabot contre les bas-flancs et à des bruits de chaînes violemment agitées.
— Qu’on desselle les chevaux ! cria Durieux aux palefreniers qui avaient toutes les {{corr|peins|peines}} du monde à les maintenir.
— Voyez donc, là… là… dans ce massif ! signala {{Mme}} de Saint-Pris.
— Mais oui… Les rhododendrons ont bougé tout seuls… ils se sont couchés, comme si une main les avait écartés…
— Et ce vent !
Les arbres frémirent. Les feuilles arrachées aux branches, et comme déchiquetées, tournoyèrent au-dessus des allées. Une statue de marbre fut renversée de son socle, tandis qu’un énorme chien, de la taille d’un âne, qui depuis quelques instants donnait l’impression d’une bête traquée, était soulevé de terre aussi facilement qu’une plume et rejeté sur le sol, les membres disloqués.
Puis tout retomba dans le calme.
— Eh bien ! Marescat, que pensez-vous de çà ? demanda Durieux.
— Je pense que ce n’est plus le moment de faire des cavalcades dans la forêt.
— Cette fois, en effet, l’avertissement est sérieux. Nous devons songer à nous défendre. Vous allez immédiatement téléphoner à la préfecture et demander qu’on vous envoie d’urgence trois de vos aides les plus résolus et les plus habiles.<noinclude>
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Toute l’assistance se trouvait réunie de très bonne heure dans la salle à manger. Les hommes, en habit rouge, se frappaient les bottes de leurs cravaches, dans leur impatience du départ. Les femmes, pour la plupart, étaient en amazones. Billy, comme à son ordinaire, prenait tout son temps, installé devant une petite table supportant un en-cas composé de jambon, d’œufs pochés, de brioches et de stout.
— Roger, s’écria-t-il soudain en voyant entrer son ami, je bois à tes amours !
— Tu feras bien de varier tes plaisanteries. Ce n’est vraiment pas drôle !
— Je me doutais qu’il prendrait la mouche… Enfin, quoi, est-ce que tu vas te laisser mourir comme ça ? Nous avons passé l’époque du romantisme, que diable !… Tu retardes, mon vieux. Allons, allons, je ne veux plus te voir. Cette face de carême… Cela finit par devenir inquiétant.
— Tu inspires encore plus d’inquiétude que moi, répliqua Roger sur un ton agacé. Ta figure est, en ce moment, aussi rouge que ton gilet. En fait de mouche, celle de l’apoplexie te guette, mon cher !
Mais Durieux qui venait de converser, par la fenêtre ouverte, avec son piqueur Jarvis, leur imposa silence.
— On m’en apprend une bonne, dit-il. Le sac aux papiers, que je me suis fait envoyer de Paris, est resté à la gare. Comment voulez-vous courir le rallye sans une piste ?
— Voilà une occupation toute trouvée pour Roger ! s’écria Billy. Qu’il saute dans son auto ! Cela vaudra mieux pour lui que de tourner en rond dans cette pièce… C’est vrai, tu finirais par nous donner mal au cœur à faire comme ça le cheval de manège !
Roger, qui ne tenait plus en place, saisit cette invitation au bond, et courut jusqu’au garage.
— Décidément, votre fils est bien malade, plaisanta Billy en s’adressant à Durieux, tandis que les chasseurs groupés aux fenêtres, le regardaient s’éloigner, par l’allée des tilleuls, à une allure folle.
— C’est le coup de foudre dans toute sa beauté ! lança un autre.
— Vous avouerez, en tout cas, qu’il est justifié, répliqua Durieux sur un ton jovial.
— Avouez tout de suite qu’elle est de votre goût réitéra Billy.
— Monsieur Billy, je vous prie ! s’exclama {{Mme}} Durieux avec un air tout bouleversé.
— Un jour de chasse, toutes les plaisanteries sont permises. Madame.
— Pardon, ce n’est qu’un rallye.
— Le rallye, Madame, est une imitation de la chasse à courre.
Et la conversation déviant, chacun fit ressortir ses plus fameuses anecdotes de chasseur.
Mais bientôt, en entendit le grondement d’un moteur qui se rapprochait.
— Ah ça ! s’exclama Durieux, on dirait l’auto de Roger.
— Ce n’est pas possible ! fit de Saint-Pris en consultant sa montre.
— Il n’a pas eu le temps matériel de couvrir l’aller et le retour, observa le comte de Ferrand. La gare est à plus de dix kilomètres.
— Je vous dis que c’est lui ! Vous connaissez bien le gaillard, que diable ! et sa vitesse ! C’est lui ! triompha Durieux.
C’était lui, en effet.
On le vit alors descendre en voltige de son auto et enjamber quatre à quatre les marches du perron.
Mais à peine eut-il franchi le seuil de la salle à manger, que tout le monde fut saisi par son extraordinaire pâleur.
— Eh bien ! quoi, que se passe-t-il ? lui demanda son père. Tu as eu un accident.
Il ne put que secouer la tête négativement.
— Et le sac… le sac ? interrogea Billy.
— Je ne suis pas allé jusqu’à la gare, avoua Roger.
— Pourquoi donc ?
— Je viens d’être le témoin d’une chose inexplicable. J’en suis encore à me demander si j’ai vraiment toute ma tête.
— Mais quelle chose ?… Parle, voyons, parle, insista son père.
— Eh bien ! voilà… Je poussais ma torpedo, à toute allure, lorsque j’aperçus, à une centaine de mètres, devant moi, une colonne de poussière qui se soulevait de la route en maintenant toujours cette même avance…
Il s’arrêta un instant, hors de souffle.
— Et devant cette colonne de poussière, interrogea Billy, qu’y avait-il ? Par quoi était-elle provoquée ?
— Par rien. Il n’y avait devant elle que le vide… Figurez-vous le petit tourbillon gris qui s’envole et s’allonge sous la roue de quelque bicyclette, mais sans qu’il y ait la moindre bicyclette.
— C’est tout simplement affolant !
— J’accélérai, sans parvenir toutefois à combler l’intervalle qui me séparait du singulier phénomène. Je fis alors jouer ma sirène. Le petit nuage de poussière qui roulait toujours à la même distance, comme en se jouant, dévia soudain de sa ligne, biaisa jusqu’à la lisière d’un champ… et s’évanouit dans l’air matinal…
— Voyons, voyons, mon ami, est-ce que vous parlez sérieusement ?
— Comment pouvez-vous en douter ? répondit Durieux à la place de son fils.
Une expression bizarre, où flottait un peu d’égarement, se jouait sur les traits de Roger. Et pour qui connaissait son sang-froid, son intrépide nature d’homme, ce trouble était assez significatif.
— Nous ne doutons pas de sa bonne foi, remarqua de Saint-Pris. Mais, peut-être, a-t-il été victime d’une hallucination ?
— N’étiez-vous pas nu-tête sous le soleil ?
— Nullement, répondit Roger.
— N’aurais-tu pas plutôt absorbé, avant ton départ, un bon verre de whisky ? hasarda Billy. Cela suffit quelquefois pour amener des troubles de la vision.
— Admettons une hallucination visuelle, concéda Roger dont le visage était encore agité de tics nerveux : mais comment se serait-t-elle doublée d’une hallucination de l’ouïe ?… Car, au moment où l’étrange apparition s’évanouissait, j'entendis un cri, ou plutôt une sorte de hurlement qu’on ne peut assimiler à rien de connu.
— Quelque chose qui, après avoir jailli dans le silence, se répand comme une vibration de métal, vous pénètre et vous ébranle jusqu’au fond de l’être, douloureusement, compléta Durieux en saisissant le bras de son fils.
— Oui… oui…
Au même instant, les chevaux, que les lads promenaient par groupes, devant la façade, se mirent à hennir, et manifestèrent bientôt les signes de la plus intense frayeur.
— Oh !… Oh !… Voilà qui n’est pas naturel ! s’égosilla Lorilleux. Dans les écuries, d’autres hennissements répondirent à ceux-là, mêlés à des coups de sabot contre les bas-flancs et à des bruits de chaînes violemment agitées.
— Qu’on desselle les chevaux ! cria Durieux aux palefreniers qui avaient toutes les {{corr|peins|peines}} du monde à les maintenir.
— Voyez donc, là… là… dans ce massif ! signala {{Mme}} de Saint-Pris.
— Mais oui… Les rhododendrons ont bougé tout seuls… ils se sont couchés, comme si une main les avait écartés…
— Et ce vent !
Les arbres frémirent. Les feuilles arrachées aux branches, et comme déchiquetées, tournoyèrent au-dessus des allées. Une statue de marbre fut renversée de son socle, tandis qu’un énorme chien, de la taille d’un âne, qui depuis quelques instants donnait l’impression d’une bête traquée, était soulevé de terre aussi facilement qu’une plume et rejeté sur le sol, les membres disloqués.
Puis tout retomba dans le calme.
— Eh bien ! Marescat, que pensez-vous de çà ? demanda Durieux.
— Je pense que ce n’est plus le moment de faire des cavalcades dans la forêt.
— Cette fois, en effet, l’avertissement est sérieux. Nous devons songer à nous défendre. Vous allez immédiatement téléphoner à la préfecture et demander qu’on vous envoie d’urgence trois de vos aides les plus résolus et les plus habiles.<noinclude>
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Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/11
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Kasskass
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> II v eut un certain émoi dans l’assistance. • Comment, %’écria de Saint-Pris, Monsieur n’est donc pas un de vos contremaîtres? • J’aime mieux vous l’avouer, M. Mares» cat appartient au Quai des Orfèvres. Il est un des policiers les plus réputés de la jeune école. Je l’ai fait venir ici pour prendre la direction des recherches qui s’imposent de plus en plus. • Et quel est votre avis, là-dessus. Monsieur Ma... »
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II v eut un certain émoi dans l’assistance.
• Comment, %’écria de Saint-Pris, Monsieur n’est donc pas un de vos contremaîtres?
• J’aime mieux vous l’avouer, M. Mares» cat appartient au Quai des Orfèvres. Il est un des policiers les plus réputés de la jeune école. Je l’ai fait venir ici pour prendre la direction des recherches qui s’imposent de plus en plus.
• Et quel est votre avis, là-dessus. Monsieur Marescat? lui demanda-t-on-
• Mon avis est que M. Durieux ne peut assumer la responsabilité de vous garder plus longtemps ici.
Tout le monde, du reste, se rangea à cette opinion.
Les invités regagnèrent précipitamment leurs chambres.
Ce fut un branle-bas général. Avant midi, toutes les malles s’alignaient dans le grand vestibule.
Seuls. Billy et Chrissie Walker n’avaient pas bougé de la salle à manger.
Billy avait entamé un énorme pâté qu’il avait trouvé dans la cuisine, cependant que la jeune Américaine fumait une cigarette devant une tasse de tiré.
Eh bien ! et vous? demanda Durieux.
• Ah ! ça, répondit Billy, est-ce que vous vous imaginez que nous allons déguerpir pour si peu de chose?
• Cela, du reste, devient trop amusant, déclara Chrissie Walker.
• Nous voulons faire équipe avec vous... Voilà !
• Passe encore pour Billy, dit Durieux. Mais vous, Chrissie, une femme...
• Une femme qui a chassé le tigre dans les forêts du Bengale, répliqua-t-elle. Une femme qui est allée autrefois à Pékin pour prendre part à la répression des Boxers, et, qui, engagée sur le front russe, pendant la grande guerre, a fait le coup de feu en première ligne.
• Je réponds de Chrissie Walker, s’écria joyeusement Billy. Et maintenant, il ne nous res» te plus qu’à organiser la défense-
• L'attaque, veux-tu dire ! rectifia Roger, qui venait de pousser la porte.
• Allez, croyez-moi, conclut Marescat. Cela va être une belle aventure... Et du diable, si nous n’avons pas le dernier mot !
CHAPITRE IV
Le lendemain, tous les autres invités étant partis. Chrsisie Walker. Billy et Marescat se trouvaient réunis dès la première heure, avec Durieux et son fils, dans la salle des Chasseurs, que le joyeux président du Club des Cent avait baptisée « L’Arsenal », parce qu’ils y avaient transporté les différentes armes, dont ils pouvaient avoir besoin, en cas d’alerte, fusils de chasse, carabines et brownings automatiques, ainsi que de nombreuses munitions, des cartouches de dynamite, des cordeaux Bickford, et un phare d’automobile à allumage électrique branché sur une prise de courant, qui devait leur servir à explorer, pendant la nuit, les profondeurs ténébreuses du parc et de la forêt.
Ils avaient à peine dormi, dans leur hâte commune de faire face au péril, épaule contre épaule.
Ce n'était, pour ainsi dire, plus les mêmes êtres que la veille.
Ils avaient l'intuition d'étre engagés dans une partie terrible, où leur vie se jouerait à tous les instants.
Durieux, dont la tenue était toujours si correcte, avait gardé sa chemise de nuit et s’était coiffé d’une casquette à carreaux. Billy avait enlevé son faux-col et ses manchettes pour se | livrer à la vérification des armes qui brillaient dans leur râtelier. Marescat. assis devant une table de toilette, se composait une tête de j paysan, avant de se diriger vers la Chaumière, où devait s’exercer sa surveillance. Quant à Chrissie Walker, elle avait revêtu un de se? nombreux costumes de chasse.
• Savez-vous. lui dit Billy, qu’il n’y a pas dans toute l’Amérique une vedette de cinéma pour porter comme vous le travesti?
• Je vous répondrai, mon cher, que ce tra- i vesti est de circonstance, car je présume que j nous allons jouer un film pue ordinaire, un film i qui aura le mérite d’être vécu, et dont les péripéties pourraient bien faire reculer une Pearl
j White en personne !
• EU dire qu’hier, à pareille heure, soupira Durieux, les volets claquaient sur la façade, qu’on s’interpellait d’une fenêtre à l’autre, que les trompes des autos se répondaient, que les cris joyeux et les rires se mêlaient aux abois des chiens gambadant autour des chasseurs !
• Seules sont restées les troupes de choc 1 martela Billy.
Us se regardèrent alors dans les yeux. Il n'y avait au fond de leurs prunelles nulle fanfaronnade, mais seulement une résolution froide, farouche, comme à la veille d’une bataille décisive.
• Et alors, demanda Durieux au policier, comment comptez-vous organiser notre défense ?
• J’ai déjà employé une partie de ma nuit, répondit ce dernier à relier cette pièce...
- • L’arsenal, précisa Biily.
• A relier 1*Arsenal, par un fil téléphonique. avec le pavillon qui se trouve sur la lisière de la forêt, et où je ferai coucher votre piqueur et vetre garde-chasse.
• Excellente précaution.
• J ai fait ensuite baisser le rideau de fer du gTand vestibule et verrouiller toutes les piè- ' ces de la villa, honnis celles qui se trouvent J dans cette aile gauche ,où nous nous tiendrons.
• C est parfait, approuva Durieux. Dans la p.èce voisine, qui est ma bibliothèque1, nous ins- ! tallerons notre salle à manger.
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• Que nous appellerons la « Cantine » dit i joyeusement Billy.
• Et le soir, nous pourrons nous permettre, j pour tuer le temps, quelques parties de poker dans le fumoir du premier étage.
• Que je baptise a Le Cercle » î
• J’ai oublié de vous dire, reprit Marescat, j que j’ai l’intention de faire vendre, avec votre agrément, tontes les bêtes qui sont sur ce domaine, sauf cinq chevaux de selle, un par tête, dont nous pourrons avoir besoin au cas d’une poursuite dans la forêt. J’ai dit. en outre, à Jarvis de nous ramener du haras voisin des Su- drettes deux superbes molosses qu’on m'a signalés, deux boules de Bordeaux, mâtinés de terre- neuve. le mâle et la femelle.
—• Très bien !
Et maintenant, que dites-vous de çà ? j ajouta-t-il en pivotant sur sa chaise.
U y eut une exclamation générale.
Le policier avait fait place à un vieux paysan, { à la physionomie madrée, au teint hâié par le soleil, se disposant à aller vendre ses bestiaux à la foire voisine
• La métamorphose est complète, dit Durieux. On m avait, du reste, signalé que vous étiez un des virtuoses du maquillage.
• J’en conviens, répondit-il. Cette virtuosité qu on veut bien me reconnaître a néanmoins ses inconvénients. C’est ainsi que, m’étant un soir composé une silhouette d’apache, pour une filature dans quelques bals musette de la banlieue j’ai été cueilli dans une rafle, et qu’en dépit d mes protestations, jàai dû passer toute la nuit ai poste, sur le matelas réservé aux macchabées.
• Ça, au moins, c'est du bon vaudeville I 6’esclaffa Billy.
• Cependant, pour le maquillage, il y a en* core plus fort que moi, murmura Marescat.
• Ah oui ! le fameux X !
• Décidément, fit Durieux, cet individu-là est votre marotte ! Ne pensez plus à lui que diable !... Je vous l’ai déjà dit... Vous aurez votre revanche ici.
• En attendant, au boulot ! conclut Marescat. Ben au r’voir la compagnie, ajouta-t-il, j m’en vas tout uniment de c’ pas guetter la cahute de c’ vieux astrologue de Matéhus...
Elt ils le virent s’éloigner dan» le parc, la blouse gonflée par le vent, s’appuyant sur un bâton noueux, et traînant des sabots que débordaient quelques brins de paille.
Durieux sortit à son tour, et il ne resta plut dans « l'Arsenkl » que Roger. Chrissie Walker et le gros Billy, qui s’était endormi sur le divan, aa pipe entre le» dents.
Le ciel s’était assombri.<noinclude>
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Kasskass
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Il y eut un certain émoi dans l’assistance.
— Comment, %’écria de Saint-Pris, Monsieur n’est donc pas un de vos contremaîtres ?
— J’aime mieux vous l’avouer, {{M.}} Marescat appartient au Quai des Orfèvres. Il est un des policiers les plus réputés de la jeune école. Je l’ai fait venir ici pour prendre la direction des recherches qui s’imposent de plus en plus.
— Et quel est votre avis, là-dessus. Monsieur Marescat ? lui demanda-t-on-
— Mon avis est que M. Durieux ne peut assumer la responsabilité de vous garder plus longtemps ici.
Tout le monde, du reste, se rangea à cette opinion.
Les invités regagnèrent précipitamment leurs chambres.
Ce fut un branle-bas général. Avant midi, toutes les malles s’alignaient dans le grand vestibule.
Seuls. Billy et Chrissie Walker n’avaient pas bougé de la salle à manger.
Billy avait entamé un énorme pâté qu’il avait trouvé dans la cuisine, cependant que la jeune Américaine fumait une cigarette devant une tasse de tiré.
Eh bien ! et vous ? demanda Durieux.
• Ah ! ça, répondit Billy, est-ce que vous vous imaginez que nous allons déguerpir pour si peu de chose ?
• Cela, du reste, devient trop amusant, déclara Chrissie Walker.
• Nous voulons faire équipe avec vous… Voilà !
• Passe encore pour Billy, dit Durieux. Mais vous, Chrissie, une femme…
• Une femme qui a chassé le tigre dans les forêts du Bengale, répliqua-t-elle. Une femme qui est allée autrefois à Pékin pour prendre part à la répression des Boxers, et, qui, engagée sur le front russe, pendant la grande guerre, a fait le coup de feu en première ligne.
• Je réponds de Chrissie Walker, s’écria joyeusement Billy. Et maintenant, il ne nous res » te plus qu’à organiser la défense-
• L’attaque, veux-tu dire ! rectifia Roger, qui venait de pousser la porte.
• Allez, croyez-moi, conclut Marescat. Cela va être une belle aventure… Et du diable, si nous n’avons pas le dernier mot !
{{PetitTitre|CHAPITRE IV}}
Le lendemain, tous les autres invités étant partis. Chrsisie Walker. Billy et Marescat se trouvaient réunis dès la première heure, avec Durieux et son fils, dans la salle des Chasseurs, que le joyeux président du Club des Cent avait baptisée « L’Arsenal », parce qu’ils y avaient transporté les différentes armes, dont ils pouvaient avoir besoin, en cas d’alerte, fusils de chasse, carabines et brownings automatiques, ainsi que de nombreuses munitions, des cartouches de dynamite, des cordeaux Bickford, et un phare d’automobile à allumage électrique branché sur une prise de courant, qui devait leur servir à explorer, pendant la nuit, les profondeurs ténébreuses du parc et de la forêt.
Ils avaient à peine dormi, dans leur hâte commune de faire face au péril, épaule contre épaule.
Ce n’était, pour ainsi dire, plus les mêmes êtres que la veille.
Ils avaient l’intuition d’étre engagés dans une partie terrible, où leur vie se jouerait à tous les instants.
Durieux, dont la tenue était toujours si correcte, avait gardé sa chemise de nuit et s’était coiffé d’une casquette à carreaux. Billy avait enlevé son faux-col et ses manchettes pour se | livrer à la vérification des armes qui brillaient dans leur râtelier. Marescat. assis devant une table de toilette, se composait une tête de j paysan, avant de se diriger vers la Chaumière, où devait s’exercer sa surveillance. Quant à Chrissie Walker, elle avait revêtu un de se ? nombreux costumes de chasse.
• Savez-vous. lui dit Billy, qu’il n’y a pas dans toute l’Amérique une vedette de cinéma pour porter comme vous le travesti ?
• Je vous répondrai, mon cher, que ce tra— i vesti est de circonstance, car je présume que j nous allons jouer un film pue ordinaire, un film i qui aura le mérite d’être vécu, et dont les péripéties pourraient bien faire reculer une Pearl
j White en personne !
• EU dire qu’hier, à pareille heure, soupira Durieux, les volets claquaient sur la façade, qu’on s’interpellait d’une fenêtre à l’autre, que les trompes des autos se répondaient, que les cris joyeux et les rires se mêlaient aux abois des chiens gambadant autour des chasseurs !
• Seules sont restées les troupes de choc 1 martela Billy.
Us se regardèrent alors dans les yeux. Il n’y avait au fond de leurs prunelles nulle fanfaronnade, mais seulement une résolution froide, farouche, comme à la veille d’une bataille décisive.
• Et alors, demanda Durieux au policier, comment comptez-vous organiser notre défense ?
• J’ai déjà employé une partie de ma nuit, répondit ce dernier à relier cette pièce…
— • L’arsenal, précisa Biily.
• A relier 1*Arsenal, par un fil téléphonique. avec le pavillon qui se trouve sur la lisière de la forêt, et où je ferai coucher votre piqueur et vetre garde-chasse.
• Excellente précaution.
• J ai fait ensuite baisser le rideau de fer du gTand vestibule et verrouiller toutes les piè—’ces de la villa, honnis celles qui se trouvent J dans cette aile gauche, où nous nous tiendrons.
• C est parfait, approuva Durieux. Dans la p.èce voisine, qui est ma bibliothèque1, nous ins— ! tallerons notre salle à manger.
qudgoènsuv drétus vb qfelaonicfmbmrféra
• Que nous appellerons la « Cantine » dit i joyeusement Billy.
• Et le soir, nous pourrons nous permettre, j pour tuer le temps, quelques parties de poker dans le fumoir du premier étage.
• Que je baptise a Le Cercle » î
• J’ai oublié de vous dire, reprit Marescat, j que j’ai l’intention de faire vendre, avec votre agrément, tontes les bêtes qui sont sur ce domaine, sauf cinq chevaux de selle, un par tête, dont nous pourrons avoir besoin au cas d’une poursuite dans la forêt. J’ai dit. en outre, à Jarvis de nous ramener du haras voisin des Su— drettes deux superbes molosses qu’on m’a signalés, deux boules de Bordeaux, mâtinés de terre— neuve. le mâle et la femelle.
—• Très bien !
Et maintenant, que dites-vous de çà ? j ajouta-t-il en pivotant sur sa chaise.
U y eut une exclamation générale.
Le policier avait fait place à un vieux paysan, { à la physionomie madrée, au teint hâié par le soleil, se disposant à aller vendre ses bestiaux à la foire voisine
• La métamorphose est complète, dit Durieux. On m avait, du reste, signalé que vous étiez un des virtuoses du maquillage.
• J’en conviens, répondit-il. Cette virtuosité qu on veut bien me reconnaître a néanmoins ses inconvénients. C’est ainsi que, m’étant un soir composé une silhouette d’apache, pour une filature dans quelques bals musette de la banlieue j’ai été cueilli dans une rafle, et qu’en dépit d mes protestations, jàai dû passer toute la nuit ai poste, sur le matelas réservé aux macchabées.
• Ça, au moins, c’est du bon vaudeville I 6’esclaffa Billy.
• Cependant, pour le maquillage, il y a en* core plus fort que moi, murmura Marescat.
• Ah oui ! le fameux X !
• Décidément, fit Durieux, cet individu-là est votre marotte ! Ne pensez plus à lui que diable !… Je vous l’ai déjà dit… Vous aurez votre revanche ici.
• En attendant, au boulot ! conclut Marescat. Ben au r’voir la compagnie, ajouta-t-il, j m’en vas tout uniment de c’pas guetter la cahute de c’vieux astrologue de Matéhus…
Elt ils le virent s’éloigner dan » le parc, la blouse gonflée par le vent, s’appuyant sur un bâton noueux, et traînant des sabots que débordaient quelques brins de paille.
Durieux sortit à son tour, et il ne resta plut dans « l’Arsenkl » que Roger. Chrissie Walker et le gros Billy, qui s’était endormi sur le divan, aa pipe entre le » dents.
Le ciel s’était assombri.<noinclude>
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Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/552
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Yland
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{syriaque}} {{P début|90|m=1em}} 1. A été baptisée<ref>Le texte porte le féminin que nous traduisons littéralement.</ref> Anne ({{lang|syr-Latn|Ḥanâ}}), fille de Joseph, fils de Berik, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, avec le parrainage<ref>Nous rendons ainsi la qualité de parrain ou de marraine. Le syriaque a dans les deux cas le même mot : <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܟܥܪܒܘܬܐ}}|150}}</span> «... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|524|MAI-JUIN 1915.}}</noinclude>{{syriaque}}
{{P début|90|m=1em}}
1. A été baptisée<ref>Le texte porte le féminin que nous traduisons littéralement.</ref> Anne ({{lang|syr-Latn|Ḥanâ}}), fille de Joseph, fils de Berik, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, avec le parrainage<ref>Nous rendons ainsi la qualité de parrain ou de marraine. Le syriaque a dans les deux cas le même mot : <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܟܥܪܒܘܬܐ}}|150}}</span> « sous la garantie ».
</ref> de Saqrâ, femme de Sé‘id, son oncle maternel.
2. A été baptisée Marie, fille de Thomas de Hélis{{filet|4|0.5}}, au nom{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de Sara, fille de Jésus ({{lang|syr-Latn|Išon‘}}) de {{lang|syr-Latn|Phašiš}}, l’an 1800 (1489).
3. A été baptisé Thomas, fils de Jésus de Girgis{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de Faradj-Allah, fils de Faradj.
4. A été baptisé Moïse, fils de Ma‘touq{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de {{lang|syr-Latn|Ḥariz}} le sage, fils du prêtre Manṣour.
5. A été baptisé Salomon, fils de Zerîq{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de Jean, fils de Marzouq.
6. A été baptisée Sara, fille de {{lang|syr-Latn|Naḥer Malîsî}}{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de la femme de Selâmah Mâînâ.
7. A été baptisé Salomon ({{lang|syr-Latn|Šlîmoun}}), fils de ‘Azîz, fils du prêtre défunt David, qui est appelé Bar Qetib, avec le parrainage du diacre Faradj, fils de ‘Antar, l’année 1826 (1515).
8. A été baptisé Moïse, fils de Julian (Iouliân), avec le parrainage d’Abraham, fils du prêtre Isaac, en l’année 1827 (1516).
9. A été baptisé Abraham, fils de {{lang|syr-Latn|Ṣouṣ}}{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de Jean, fils de Gabriel, l’année 1834 des Grecs (1523).
10. A été baptisé Joseph, fils de {{lang|syr-Latn|Qaštam}}{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de Jacques de {{lang|syr-Latn|Ṣalaḥ}}.
{{P fin}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/488
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>moins afin que la vérité triomphe, qu’afin qu’ils aient le plaisir de fouler aux pieds leur adversaire. <ref>{{lang|la|Calvin., ''in'' Admonit. ad Fratres polonos, pag. 686.}}</ref> {{lang|la|''Porrò teterrimus hic error, qui apud'' ''vos grassatur, favorem obtinuit ex'' ''immodico contentionis fervore. Nam'' ''cùm Stancarus insulsus sophista, et'' ''rabula improbissimus commenta sua'' ''ingereret, Christum mediatorem dunta...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|480|STANCARUS.}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>moins afin que la vérité triomphe,
qu’afin qu’ils aient le plaisir de
fouler aux pieds leur adversaire. <ref>{{lang|la|Calvin., ''in'' Admonit. ad Fratres polonos,
pag. 686.}}</ref>
{{lang|la|''Porrò teterrimus hic error, qui apud''
''vos grassatur, favorem obtinuit ex''
''immodico contentionis fervore. Nam''
''cùm Stancarus insulsus sophista, et''
''rabula improbissimus commenta sua''
''ingereret, Christum mediatorem duntaxat''
''esse, quatenùs homo est, ideòque''
''apud totam trinitatem intercedere,''
''optimum compendium quidam esse''
''duxerunt, si responderent solum patrem''
''verè et propriè esse Deum. Ita''
''effugium illud nimis cupidè multi''
''arripuerunt, quòd ita putarent nullo''
''negotio refutari Stancari ineptias. Sic''
''ut veteri proverbio dicitur, nimiùm''
''altercando veritas amissa fuit. Equidem''
''non dubito quosdam inscitiâ vel''
''inconsideratâ facilitate lapsos esse :''
''veùm conjicere simul licet, nonnullos''}}
<ref>''Il entend'' Blandrata, Gentilis, Jean-Paul
Alciat, ''qu’il nomme peu après.''</ref> {{lang|la|''astutè captâsse occasionem,''
''ut execrabile delirium, quod plausibile''
''fore sperabant, simplicibus''
''impunè obtruderent.''}} C’est-à-dire, selon
la version française des Opuscules
de Calvin : « Au reste cest erreur
pernicieux et execrable, qui est
semé par votre pays, a obtenu faveur
et credit par le moyen d’une
trop grande ardeur de contention.
Car lors que Stancarus, ce sophiste
et criard enragé, mettoit en avant
ses resveries, à savoir que Jesus-Christ
est seulement mediateur,
entant qu’il est homme, et pourtant
qu’il intercede envers toute
la trinité, aucuns estimerent que
le meilleur et le plus expedient
estoit s’ils respondoyent que le
pere seul est vrayement et proprement
Dieu. Ainsi plusieurs s’arresterent
par trop ardemment à
ce subterfuge-la, pource qu’ils
pensoyent que par ce moyen Stancarus
seroit aisément rembarré
avec toutes ses sottises. Ainsi, comme
dit le proverbe ancien, la verité
a est perdue en trop debatant.
Et pour vray je ne doute
point qu’aucuns ne soyent tombez
par ignorance, ou par une facilité
inconsiderée : mais il y a bien
apparence aussi que d’autres ont
cherché finement l’occasion de
pouvoir sans danger mettre et
avant aux simples et idiots ceste
forcenerie execrable, laquelle ils esperoyent
leur estre agreable et
plaisante <ref>Recueil des Opuscules, c’est-à-dire petit
Traité de M. Jean Calvin, ''pag.'' 2296, ''édit. de''
''Genève'', 1611.</ref>. » Théodore de Beze
reconnaît aussi que le trithéisme et
Parianisme, qui se renouvelèrent
dans la Pologne, tirèrent leur origine
des disputes de Stancarus <ref>{{lang|la|Beza, ''in'' Apologiâ alterâ ad Claudium de
Xainctes, ''pag.'' 345, ''tom. II'' Operum.}} ''Voyez''
''aussi ce qu’il dit dans la'' Vie de Calvin, ''à l’ann.''
1560, ''pag.'' 381 {{lang|la|''tomi III'' Operum.}}</ref>.
'''{{refa|Stancarus-(H)|(H)}}''' ''Cela pourrait donner lieu à''
''beaucoup de réflexions.'' ] Je n’en ferai
néanmoins qu’un petit nombre,
et je commencerai par les plaintes
que font certaines personnes contre
les sciences. Ne vaudrait-il pas mieux
supprimer les académies que d’entretenir
tant de professeurs en toutes
sortes de facultés ? Ce sont eux qui
font naître les hérésies, ou qui élèvent
ceux qui répandent et qui multiplient
l’erreur. Le peuple, c’est-à-dire
tous ceux qui ne sont point appelés
à expliquer les matières de religion,
conservent sain et entier tout
le dépôt de la foi qu’on leur confie.
Apprenez-leur une fois qu’il faut
croire la trinité des personnes, l’unité
de la nature divine, l’incarnation
du Verbe, sa médiation, etc.,
ils croiront tous ces mystères sans jamais
en altérer la pureté, et sans
s’inquiéter les uns les autres. Mais
les docteurs n’en usent pas de cette
manière : les uns veulent se distinguer
par des interprétations subtiles,
et les autres ne veulent pas le leur
permettre. Cela donne lieu à des disputes
qui troublent la source et qui
la partagent en plusieurs ruisseaux
bourbeux. Le premier partage est
bientôt suivi du second, et ainsi de
suite : la fécondité, ou plutôt la contagion
en ce genre-là est surprenante.
Vous n’entendez plus parler bientôt
après que de sectaires apollinaristes,
ariens, eutychiens, macédoniens,
monothélites, nestoriens,
sabelliens, etc. <ref>''On suit l’ordre alphabétique et non pas le''
''chronologique.''</ref>. Si l’on dressait
l’arbre généalogique des hérésies, on
verrait que leur filiation est fondée<section end="Stancarus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|188|ONCLE ANGHEL}}</noinclude><nowiki />
« Déployant ses bras aux manches larges,
tel un cygne prenant le vol, elle se sauva
vers la tente et y disparut, pendant que
Cosma, blême, la démarche lourde, se dirigea
droit sur Élie et dit, à voix basse :
— Que dis-tu, Élie, de la réponse que
cette femme me fit ?
« Élie allongea le cou et le visage :
— Je dis que la femme a raison, et que
sa réponse est juste et méritée.
« Cosma hurla, hors de lui :
— Que le diable t’emporte avec ta raison
et ta justice ! C’est pas ça que je veux savoir !
— Quoi, alors ? fit Élie, très calme.
« L’autre se pencha vers son oreille, maîtrisant
sa rage :
— Ne crois-tu pas, Élie, que cette femme
c’est la ''tchobanitza'' de la forêt de pins, il y a
dix-sept ans de ça ?
— Peut-être bien, Cosma… Il se peut
que ce soit elle.. Mais je n’en suis pas sûr…
Et puis, à quoi bon le savoir ? Si c’est bien
elle la ''tchobantiza'' de la forêt de pins, souviens-toi
de ta fierté de cette nuit-là. Et si
tu la trouves meilleure aujourd’hui, à dix-sept
ans de distance, cela veut dire que la
femme est comme le cheval : plus elle
court, meilleure elle devient.
« Cosma tomba pensif, la pipe oubliée au
coin de la bouche.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|189}}</noinclude><nowiki />
« Et quand la lune toucha au zénith,
nous avions quitté notre dernière halte,
nous frayant un chemin dans les fourrés
de roseaux et les laîches aux feuilles
gluantes qui nous salissaient de bave.
Personne ne parlait.
{{***|150%|m=1em}}
« Personne ne parlait, nom de Dieu ! Et
cependant, il aurait fallu. Parler ? Non,
mais hurler, taper, saccager, broyer. Il
nous aurait fallu, à ce moment-là, un
tremblement de terre, qui {{corr|ouvrit|ouvrît}} des crevasses
béantes ; ou une grêle de glaçons
gros comme des œufs de pintade, qui nous
{{corr|couvrit|couvrît}} les têtes de bosses ; ou une bataille
inégale avec la ''Potéra'', qui nous {{corr|mit|mît}} en
fuite, criblés de blessures ; ou la foudre ;
ou la peste ; ou toute autre calamité, pour
empêcher ce silence pendant lequel la tête
de Cosma s’était mise à germer sa perte.
« Je ne me doutais de rien, bien sûr. Élie,
lui, en savait peut-être quelque chose, et
Floritchica aussi. Mais nous le sûmes bien
dès que les ténèbres s’évanouirent et que
l’aube jeta son blanc linceul sur nos visages
et sur la terre.
« Nous nous trouvions alors sur un champ
désert et avancions sur un rang, au pas des<noinclude>
<references/></noinclude>
1vc5tuo0vcvo72zcp19n41olo1tqzfm
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|190|ONCLE ANGHEL}}</noinclude>chevaux, en suivant la route sinueuse.
Floritchica, blottie dans les bras de Cosma
qui la portait sur son cheval, somnolait,
frileuse, entièrement abandonnée au dandinement
du cheval ; et Cosma, semblant
tout ignorer du monde, la face hagarde,
graisseuse, inspectait son trésor d’un œil
féroce. Cet œil de fauve sanguin s’arrêtait,
tantôt sur ce visage aux traits calmes de
vierge, orné d’un superbe nez de libertine,
tantôt sur ce ventre aux lignes gracieuses
découpées dans le manteau et ondulées
par les secousses.
« Et voilà que, brusquement, Cosma arrête
son cheval et lâche son précieux fardeau ;
Floritchica se laisse plier comme un traversin
sur les genoux de son amant. Ses
yeux, ouverts, sourient. Les cheveux se
déversent vers le sol. Épaules, seins et
cuisses, ne sont plus qu’harmonie diabolique.
« Cosma contemple toute cette fortune
et s’écrie :
— Comment ! Ça c’est une terre qui s’est
laissée labourer par toutes les charrues,
féconder par toutes les semences ? Et moi,
Cosma, qui veux tout ça pour moi seul, je
dois entendre cela sans aller, de suite,
trancher les mains qui ont offensé mon
bien ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|191}}</noinclude><nowiki />
« Floritchica noua les bras au-dessous de
sa tête et dit, avec un mépris indulgent :
— Oui, Cosma… Tu dois entendre tout
cela, et encore ceci : les terres en friche
ne sont estimées par personne, pas même
par toi.
« Et avec un sursaut de son corps de serpent,
elle sauta à terre. Élie et moi, nous
la suivîmes.
{{il}}
« Cosma ne broncha pas, mais le sang lui
affluait à la tête : la réplique de Floritchica
avait frappé juste. Cela ne pouvait se supporter
sans un écrasement de colère ; et
comme les épaules de la femme étaient
trop faibles pour soutenir ce poids, il s’en
prit à lui-même. Avant que nous nous
fussions rendu compte de ce dont il s’agissait,
il s’était laissé glisser à terre, s’était
étendu sous son cheval et prenant de ses
mains fermes le sabot ferré de la bête l’avait
posé sur sa poitrine. Au même instant, il
frappa d’un coup de pied le ventre de
l’animal qui, non habitué à ce genre de
brutalités, lâcha un hennissement et sauta
par-dessus le corps de son maître.
« Épouvantés, nous accourûmes tous
trois à son secours. Cosma avait une face
de cire et vomissait du sang par la bouche
et par le nez. Mais ses yeux étaient bons,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|192|ONCLE ANGHEL}}</noinclude>paisibles. Aux cris de Floritchica, il voulut
répondre quelque chose ; un flux abondant
de sang l’en empêcha. Il ferma doucement
les paupières et s’évanouit.
« Nous le crûmes mort et le transportâmes
dans le champ, où nous nous aperçûmes
aussitôt qu’il respirait, lui lavâmes
la figure ensanglantée et le ramenâmes à
la vie.
« Floritchica, un peu pâle, lui prit la tête
sur ses genoux, lui écarta les cheveux collés
sur le visage, l’embrassa tendrement et
lui dit :
— Mon ami… mon ami… Sois bon ! Ne
sois pas si injuste ! Et ne demande pas
à la vie ce qu’elle ne peut pas nous donner.
« Cosma grommela d’une voix râlante :
— Je m’en moque, du juste… et de
l’injuste… et de ce que la vie donne… et de
ce qu’elle ne donne pas. Ma poitrine, c’est
toute la vie. Ce qu’elle veut, je le veux au
prix de cette vie. Et je veux maintenant
couper les mains qui ont souillé mon bien…
Et je les couperai !
« À ces dernières paroles, sa face blême
se colora de nouveau. Elle flamboya
comme le cuivre frotté, sous un jet soudain
de rayons oranges que le soleil, surgissant
à l’horizon, lui envoya en plein visage.
Cosma ouvrit de grands yeux sur le quart<noinclude>
<references/></noinclude>
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Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux
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Benoit Soubeyran
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|193}}</noinclude>du disque phosphorescent qui montait à vue
d’œil, droit devant lui, à l’infini. Alors,
avec un effort de grand blessé, il lança son
buste en avant et envoya à l’astre un gros
crachat de sang, en prononçant, avec rage,
ces mots :
— Pour celui qui t’a fait, toi… et moi…
et la terre… et…
« Il s’arrêta net, la bouche fermée, comme
pour écouter, mais une explosion de sang
la lui ouvrit et déversa le liquide sur sa
poitrine.
« Cosma retomba sur les genoux de Floritchica,
les yeux ouverts, des yeux qui
criaient toute leur haine contre la vie.
Aucun de nous n’osa lui venir en aide.
« Élie me prit par le bras et m’entraîna
vers le champ en friche.
{{***|150%|m=1em}}
— Tu m’éloignes pour que je ne voie pas
comment il va mourir ? demandai-je, à
Élie, un peu plus loin. Il suivait du regard
le vol majestueux d’un gros charognard :
— Je ne pense pas qu’il meure de cette
blessure ; Cosma c’est un homme à sept
vies. Mais je pense qu’il mourra : demain,
dans une semaine, ou dans un mois, car
il a une douve de trop à son crâne, et elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|194|ONCLE ANGHEL}}</noinclude>le détruira… C’est une maladie qui ne
pardonne pas. Je vais te dire ce que c’est.
—{{lié}}Dans le cœur de tout homme il y a un
ver rongeur qui dort. Chez l’homme mou,
il ne se réveille jamais, ou rarement, et
alors ce n’est que pour bâiller et se rendormir :
ça, c’est l’homme qui se heurte
dix fois par jour contre le même caillou,
se fâche, jure et n’enlève pas la pierre ; ou
bien, quand sa porte grince dans les gonds,
se contente de dire : ah, cette sacrée
porte ! —{{lié}}mais ne lui met pas un peu
d’huile pour la graisser. C’est l’homme que
Dieu créa, je ne sais pas pourquoi, à la fin
de la semaine, lorsqu’il avait le cerveau
fatigué de tant de choses merveilleuses
faites avant l’homme. —{{lié}}Mais, le Démon,
qui n’avait fait que flâner et critiquer le
Créateur pendant les six jours, profita
du dimanche et ajouta au crâne de l’homme
une douve en plus, la douve démoniaque,
celle qui fait rager l’homme dès qu’une
chose n’est pas à son goût, dès qu’il est
contrarié. Bien sûr, pendant la nuit qui
s’était écoulée, l’homme normal avait eu
le temps de peupler la terre d’imbéciles,
et c’est pourquoi l’on voit si peu d’hommes
qui se font du mauvais sang. Néanmoins,
les hommes au crâne à la douve en plus
surgirent assez nombreux pour chambarder<noinclude>
<references/></noinclude>
a99vaop709xaxz8kama9m1ec1l2qvzx
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr|230|LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|}}</noinclude>partais, qui ne te suivait des yeux, le
cou tendu, le regard fixe ? Quelle
épouse, quelle vierge n’a pas brûlé
pour toi en ton absence et n’a pas senti
redoubler ses feux en ta présence ?
Quelle princesse, quelle reine n’a pas
envié et mes joies, et mon lit nuptial ?
Tu avais, je l’avoue, deux talents
particuliers qui pouvaient te gagner à
l’instant le cœur de toutes les femmes :
le talent de la parole et celui du chant :
jamais philosophe ne les avait possédés
à si haut degré. C’est avec ces
talents que, pour te délasser de la
fatigue de tes études philosophiques,
tu as composé ces chansons d’amour,
qui, partout répétées à cause des
charmes de la poésie et de la musique,
mettaient sans cesse ton nom dans
toutes les bouches, tellement que la
douceur de la mélodie ne permettait<noinclude>
<references/></noinclude>
rcpujcvm3b4nye2x0uhqymc7h4f16ib
Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/252
104
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Bananax47
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr||LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|231}}</noinclude>plus même aux gens illettrés d’oublier
tes vers. Aussi, comme les femmes
soupiraient d’amour pour toi ! et la plus
grande partie de ces vers célébrant
nos amours, mon nom retentit dans
beaucoup de pays, et l’envie de beaucoup
de femmes s’alluma contre moi.
En effet, quelle perfection de l’esprit
ou du corps n’ornait pas ton adolescence ?
Des femmes qui m’enviaient
alors, en est-il une qui, me voyant privée
de tant de délices, ne compatirait
à mon infortune ? Quel est celui, quelle
est celle, fussent-ils mes ennemis, qui
ne ressentirait la pitié due à mon sort ?
Je t’ai fait bien du mal, et pourtant,
tu le sais, je suis innocente ; car c’est
moins le fait que l’intention qui caractérise
le crime. L’équité ne pèse pas
l’acte lui-même, mais la pensée qui l’a
inspiré. Quant à ce qui s’est passé<noinclude>
<references/></noinclude>
k055g6kpr2h427eko0tyf4mq98fkfwo
Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/253
104
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Bananax47
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr|232|LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|}}</noinclude>pour toi dans mon cœur, toi qui me
connaissais, toi seul le peux juger.
C’est à ton examen que je confie tout,
j’abandonne tout à ton témoignage.
Dis-moi seulement, si tu le peux,
pourquoi, depuis ma retraite du monde,
retraite que toi seul as exigée, dis
pourquoi tu m’as négligée, oubliée,
au point de me refuser le bonheur de
ta présence et de ton entretien, ainsi
que la consolation de tes lettres, puisque
tu es absent.
Dis-le donc, si tu l’oses ; autrement,
je dirai ce que j’en pense moi-même, ce
que tout le monde en soupçonne…
C’est la concupiscence plutôt que
l’amitié, l’ardeur du plaisir plutôt que
l’amour, qui t’ont attaché à moi. Dès
que tu as cessé de désirer, toutes ces
démonstrations de tendresse ont disparu
à la fois.<noinclude>
<references/></noinclude>
euna818ddcet7p9avsor0tb5lncv0oi
Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/254
104
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Bananax47
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr||LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|233}}</noinclude><nowiki/>
Ceci, mon bien-aimé, n’est pas tant
une conjecture de ma part, que celle
de tout le monde ; ce n’est pas tant une
opinion personnelle et secrète, qu’une
opinion commune et publique. Plût à
Dieu que j’eusse seule cette opinion,
et que ton amour trouvât, pour son
excuse, quelques défenseurs qui pussent
assoupir un peu ma douleur ! Plût
à Dieu que je pusse imaginer des prétextes
pour t’excuser et pour me convaincre !
Fais, je te supplie, ce que je te
demande ; c’est si peu de chose et cela
t’est si facile. Tandis que je suis frustrée
de ta présence, exprime-moi au
moins des vœux qui, grâce à l’éloquence
de tes paroles, me rendront la
douceur de ton image. J’espère en vain
de te trouver libéral dans les choses,
lorsque je te vois avare même de<noinclude>
<references/></noinclude>
o234oco3s309wuciug6pz0uv8okuekk
Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/255
104
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Bananax47
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr|234|LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|}}</noinclude>paroles. J’avais cru, jusqu’à présent,
mériter beaucoup de ta part, puisque
j’ai tout fait pour toi et que je persévère
de plus en plus dans cette soumission.
Lorsque, jeune encore, j’embrassai
les austérités de la profession
monastique, ce n’est pas à une religieuse
vocation, c’est à ton ordre que
j’ai obéi. Si tu ne m’en tiens aucun
compte, je me suis donc sacrifiée en
vain ? Désormais, quelle récompense
dois-je attendre de Dieu, pour l’amour
duquel il est constant que je n’ai rien fait ?
Quand tu as marché vers Dieu, je
t’ai suivi, bien plus, je t’ai devancé.
Comme si tu te souvenais de la femme
de Loth qui regarda derrière elle, tu
m’as enchainée la première par l’habit
et la profession monastiques. C’était
là, je l’avoue, avoir peu de confiance<noinclude>
<references/></noinclude>
33xvnui26pbz5igwoouh8h0aj8gzfrp
Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/256
104
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Bananax47
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr||LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|235}}</noinclude>en moi ; j’en ai profondément gémi, j’en
rougi même, moi qui, pour t’obéir,
n’aurais pas hésité à te suivre, que dis-je,
à te précéder dans les enfers ! Car
mon cœur n’était plus avec moi, mais
avec toi ; et maintenant plus que
jamais, s’il n’est avec toi, il n’est
nulle part, puisqu’il ne peut vraiment
pas exister sans toi. Fais donc qu’il
soit bien avec toi, je t’en conjure, et il
sera bien avec toi s’il te trouve propice,
si tu lui rends amour pour amour : peu
pour beaucoup, et des mots pour des
choses. Plût à Dieu, ô cher, que tu
fusses moins sûr de mon amour, tu en
serais plus inquiet ! Mais pour t’avoir
donné trop de sécurité à ce sujet, j’ai à
souffrir davantage de ta négligence.
Souviens-toi, je t’en supplie, de ce que
j’ai fait pour toi, et réfléchis à tout ce
que tu me dois !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Modèle:Utilisateur SUL
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Sicarov
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Sicarov a déplacé la page [[Modèle:Utilisateur SUL]] vers [[Modèle:Modèle:Utilisateur Identifiant unique]] : a été renommé sur Wikipédia
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text/x-wiki
#REDIRECTION [[Modèle:Modèle:Utilisateur Identifiant unique]]
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Sicarov
121895
Destination de redirection modifiée de [[Modèle:Modèle:Utilisateur Identifiant unique]] en [[Modèle:Utilisateur Identifiant unique]]
15797566
wikitext
text/x-wiki
#REDIRECTION [[Modèle:Utilisateur Identifiant unique]]
k3d6hf67w3m0uvcqfk926hbdh608c23
Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/249
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4877690
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2026-05-19T20:54:33Z
Cantons-de-l'Est
8473
Amorce.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>dures mêlées à la soie, à la laine, au
coton, etc.
ÉPLUCHER v. tr. Enlever les bour-
res des étoffes : éplucher un drap ;
enlever ce qu’il y a de gâté, de mauvais :
éplucher la salade. Fig. Rechercher
minutieusement ce qu’il y a de répréhen-
sible : éplucher la conduite de quel-
qu’un.
ÉPLUCHEUR, EUSE n. Qui épluche.
ÉPLUCHURE n. f. Ordure qu’on enlève en épluchant.
ÉPODE n. f. Nom donné, chez les
Grecs, à la stance qui, dans les odes et
les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et l’antistrophe.
ÉPOINTER v. tr. Casser la pointe.
ÉPONGE n. f. Substance fibreuse,
molle et très-poreuse, qui se trouve au
fond de la mer, attachée aux rochers.
ÉPONGER v. tr. Nettoyer avec une
éponge.
ÉPOPÉE n. f. Récit poétique d’une
grande action, comme l’Iliade, l’Énéide,
la Henriade, etc. ; genre du poëme épi-
que.
ÉPOQUE n. f. Point fixe dans l’his-
toire ; date, moment où un fait remar-
quable s’est passé.
ÉPOUMONER (S’) v. pr. Parler
beaucoup, se fatiguer les poumons.
ÉPOUSAILLES n. f. pl. Célébration
du mariage. Vieux mot.
ÉPOUSE n. f. V. Epoux.
ÉPOUSÉE n. f. Celle qu’un homme
vient d’épouser ou qu’il va épouser.
ÉPOUSER v. tr. Prendre en mariage.
Fig. S’attacher à : épouser un parti.
ÉPOUSEUR n. m. Qui doit se ma-
rier. Fam.
ÉPOUSSETAGE n. m. Action d’é-
pousseter.
ÉPOUSSETER v. tr. Oter la poussière. {{Dclf-}} Prend un ''é'' ouvert devant une syllabe muette.
ÉPOUSSETTE n. f. Brosse pour
nettoyer les habits.
ÉPOUVANTABLE adj. Qui cause
de l’épouvante ; étrange, excessif : laideur épouvantable.
ÉPOUVANTABLEMENT adv. Extrêmement.
ÉPOUVANTAIL. n. m. Mannequin
mis dans les champs, les jardins, pour
effrayer les oiseaux. Fig. Ce qui cause
l’épouvante sans pouvoir faire de mal.
ÉPOUVANTE n. f. Terreur grande
et soudaine.
ÉPOUVANTER v. tr. Causer de
l’épouvante.
ÉPOUX, ÉPOUSE n. Celui, celle
que le mariage unit. Pl. m. Le mari et
la femme.
ÉPREINDRE v. tr. Serrer une chose
pour en exprimer le sue, le jus.
ÉPREINTES n. f. pl. Envies fré-
quentes d’aller à la selle, accompagnées
ÉPLUCHOIR n. m. Instrument pour de douleurs et d’efforts.
éplucher.
ÉPRENDRE (S’) v. pr. Se laisser surprendre par quelque passion.
ÉPREUVE n. f. Expérience, essai
qu’on fait d’une chose. Se dit aussi des
malheurs qui nous arrivent, et qui servent à éprouver le courage. Zèle à toute épreuve, que rien n’ébranle, ne rebute. Cuirasse à l’épreuve de la balle, du feu, que les balles ne percent point, que le feu n’altère point. Impr. Feuille d’impression sur laquelle l’auteur indique les corrections.
ÉPROUVER v. tr. Essayer ; mettre
à l’épreuve. Fig. Ressentir : éprouver
de la crainte ; rencontrer : éprouver des
obstacles.
ÉPROUVETTE n. f. Vase de verre
cylindrique fermé par un bout.
EPUCER v. tr. Oter les puces.
ÉPUISABLE adj. Qui peut être
épuisé.
ÉPUISEMENT n. m. Action d’é-
puiser. Fig. Déperdition de forces ; di-
minution considérable : l’épuisement
des finances.
ÉPUISER v. tr. Tarir, mettre à sec.
Fig. Appauvrir : épuiser une terre,
le trésor public ; affaiblir, abattre :
épuiser le corps, l’esprit. S’épuiser
v. pr. Se tarir, s’affaiblir, se fatiguer.
ÉPURATIF, IVE adj. Qui sert à épurer.
ÉPURATION n. f. Action d’épurer ; son effet.
ÉPURE n. f. Dessin en grand d’un édifice, d’une machine, tracé sur un mur ou sur le sol.
ÉPURER v. tr. Rendre pur, plus pur : épurer de l’huile, et, fig. : épurer les mœurs, le style, le goût, etc.
ÉPYORNIS n. m. Oiseau gigantesque des temps antédiluviens.
ÉQUARRIR v. tr. Tailler à angle droit : équarrir une poutre, un bloc de marbre ; écorcher, dépecer des animaux pour en tirer la peau, la graisse, les os, etc.
'''ÉQUARRISSAGE''' ou '''Équarrisse'''-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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Mise en page.
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>dures mêlées à la soie, à la laine, au coton, etc.
'''ÉPLUCHER''' v. tr. Enlever les bourres des étoffes : ''éplucher un drap'' ; enlever ce qu’il y a de gâté, de mauvais : ''éplucher la salade''. ''Fig.'' Rechercher minutieusement ce qu’il y a de répréhensible : ''éplucher la conduite de quelqu’un''.
'''ÉPLUCHEUR, EUSE''' n. Qui épluche.
'''ÉPLUCHURE''' n. f. Ordure qu’on enlève en épluchant.
'''ÉPODE''' n. f. Nom donné, chez les Grecs, à la stance qui, dans les odes et les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et l’antistrophe.
'''ÉPOINTER''' v. tr. Casser la pointe.
'''ÉPONGE''' n. f. Substance fibreuse, molle et très-poreuse, qui se trouve au fond de la mer, attachée aux rochers.
'''ÉPONGER''' v. tr. Nettoyer avec une éponge.
'''ÉPOPÉE''' n. f. Récit poétique d’une grande action, comme l’Iliade, l’Énéide, la Henriade, etc. ; genre du poëme épique.
'''ÉPOQUE''' n. f. Point fixe dans l’histoire ; date, moment où un fait remarquable s’est passé.
'''ÉPOUMONER''' ('''S’''') v. pr. Parler beaucoup, se fatiguer les poumons.
'''ÉPOUSAILLES''' n. f. pl. Célébration du mariage. ''Vieux mot.''
'''ÉPOUSE''' n. f. V. ''Époux''.
'''ÉPOUSÉE''' n. f. Celle qu’un homme vient d’épouser ou qu’il va épouser.
'''ÉPOUSER''' v. tr. Prendre en mariage. ''Fig.'' S’attacher à : ''épouser un parti''.
'''ÉPOUSEUR''' n. m. Qui doit se marier. ''Fam.''
'''ÉPOUSSETAGE''' n. m. Action d’épousseter.
'''ÉPOUSSETER''' v. tr. Ôter la poussière. {{Dclf-}} Prend un ''é'' ouvert devant une syllabe muette.
'''ÉPOUSSETTE''' n. f. Brosse pour nettoyer les habits.
'''ÉPOUVANTABLE''' adj. Qui cause de l’épouvante ; étrange, excessif : ''laideur épouvantable''.
'''ÉPOUVANTABLEMENT''' adv. Extrêmement.
ÉPOUVANTAIL. n. m. Mannequin mis dans les champs, les jardins, pour effrayer les oiseaux. ''Fig.'' Ce qui cause l’épouvante sans pouvoir faire de mal.
'''ÉPOUVANTE''' n. f. Terreur grande et soudaine.
'''ÉPOUVANTER''' v. tr. Causer de l’épouvante.
'''ÉPOUX, ÉPOUSE''' n. Celui, celle que le mariage unit. Pl. m. Le mari et la femme.
'''ÉPREINDRE''' v. tr. Serrer une chose pour en exprimer le sue, le jus.
'''ÉPREINTES''' n. f. pl. Envies fréquentes d’aller à la selle, accompagnées '''ÉPLUCHOIR''' n. m. Instrument pour de douleurs et d’efforts. éplucher.
'''ÉPRENDRE''' ('''S’''') v. pr. Se laisser surprendre par quelque passion.
'''ÉPREUVE''' n. f. Expérience, essai qu’on fait d’une chose. Se dit aussi des malheurs qui nous arrivent, et qui servent à éprouver le courage. Zèle à toute épreuve, que rien n’ébranle, ne rebute. Cuirasse à l’épreuve de la balle, du feu, que les balles ne percent point, que le feu n’altère point. ''Impr.'' Feuille d’impression sur laquelle l’auteur indique les corrections.
'''ÉPROUVER''' v. tr. Essayer ; mettre à l’épreuve. ''Fig.'' Ressentir : ''éprouver de la crainte'' ; rencontrer : ''éprouver des obstacles''.
'''ÉPROUVETTE''' n. f. Vase de verre cylindrique fermé par un bout.
'''EPUCER''' v. tr. Ôter les puces.
'''ÉPUISABLE''' adj. Qui peut être épuisé.
'''ÉPUISEMENT''' n. m. Action d’épuiser. ''Fig.'' Déperdition de forces ; diminution considérable : ''l’épuisement des finances''.
'''ÉPUISER''' v. tr. Tarir, mettre à sec. ''Fig.'' Appauvrir : ''épuiser une terre, le trésor public'' ; affaiblir, abattre : ''épuiser le corps, l’esprit''. '''S’épuiser''' v. pr. Se tarir, s’affaiblir, se fatiguer.
'''ÉPURATIF, IVE''' adj. Qui sert à épurer.
'''ÉPURATION''' n. f. Action d’épurer ; son effet.
'''ÉPURE''' n. f. Dessin en grand d’un édifice, d’une machine, tracé sur un mur ou sur le sol.
'''ÉPURER''' v. tr. Rendre pur, plus pur : ''épurer de l’huile, et, fig''. : ''épurer les mœurs, le style, le goût'', etc.
'''ÉPYORNIS''' n. m. Oiseau gigantesque des temps antédiluviens.
'''ÉQUARRIR''' v. tr. Tailler à angle droit : ''équarrir une poutre, un bloc de marbre'' ; écorcher, dépecer des animaux pour en tirer la peau, la graisse, les os, etc.
'''ÉQUARRISSAGE''' ou '''Équarrisse'''-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Cantons-de-l'Est
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>dures mêlées à la soie, à la laine, au coton, etc.
'''ÉPLUCHER''' v. tr. Enlever les bourres des étoffes : ''éplucher un drap'' ; enlever ce qu’il y a de gâté, de mauvais : ''éplucher la salade''. ''Fig.'' Rechercher minutieusement ce qu’il y a de répréhensible : ''éplucher la conduite de quelqu’un''.
'''ÉPLUCHEUR, EUSE''' n. Qui épluche.
'''ÉPLUCHURE''' n. f. Ordure qu’on enlève en épluchant.
'''ÉPODE''' n. f. Nom donné, chez les Grecs, à la stance qui, dans les odes et les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et l’antistrophe.
'''ÉPOINTER''' v. tr. Casser la pointe.
'''ÉPONGE''' n. f. Substance fibreuse, molle et très-poreuse, qui se trouve au fond de la mer, attachée aux rochers.
'''ÉPONGER''' v. tr. Nettoyer avec une éponge.
'''ÉPOPÉE''' n. f. Récit poétique d’une grande action, comme l’''Iliade'', l’''Énéide'', la ''Henriade'', etc. ; genre du poëme épique.
'''ÉPOQUE''' n. f. Point fixe dans l’histoire ; date, moment où un fait remarquable s’est passé.
'''ÉPOUMONER''' ('''S’''') v. pr. Parler beaucoup, se fatiguer les poumons.
'''ÉPOUSAILLES''' n. f. pl. Célébration du mariage. ''Vieux mot.''
'''ÉPOUSE''' n. f. V. ''Époux''.
'''ÉPOUSÉE''' n. f. Celle qu’un homme vient d’épouser ou qu’il va épouser.
'''ÉPOUSER''' v. tr. Prendre en mariage. ''Fig.'' S’attacher à : ''épouser un parti''.
'''ÉPOUSEUR''' n. m. Qui doit se marier. ''Fam.''
'''ÉPOUSSETAGE''' n. m. Action d’épousseter.
'''ÉPOUSSETER''' v. tr. Ôter la poussière. {{Dclf-}} Prend un ''é'' ouvert devant une syllabe muette.
'''ÉPOUSSETTE''' n. f. Brosse pour nettoyer les habits.
'''ÉPOUVANTABLE''' adj. Qui cause de l’épouvante ; étrange, excessif : ''laideur épouvantable''.
'''ÉPOUVANTABLEMENT''' adv. Extrêmement.
'''ÉPOUVANTAIL''' n. m. Mannequin mis dans les champs, les jardins, pour effrayer les oiseaux. ''Fig.'' Ce qui cause l’épouvante sans pouvoir faire de mal.
'''ÉPOUVANTE''' n. f. Terreur grande et soudaine.
'''ÉPOUVANTER''' v. tr. Causer de l’épouvante.
'''ÉPOUX, ÉPOUSE''' n. Celui, celle que le mariage unit. Pl. m. Le mari et la femme.
'''ÉPREINDRE''' v. tr. Serrer une chose pour en exprimer le sue, le jus.
'''ÉPREINTES''' n. f. pl. Envies fréquentes d’aller à la selle, accompagnées de douleurs et d’efforts.
'''ÉPLUCHOIR''' n. m. Instrument pour éplucher.
'''ÉPRENDRE''' ('''S’''') v. pr. Se laisser surprendre par quelque passion.
'''ÉPREUVE''' n. f. Expérience, essai qu’on fait d’une chose. Se dit aussi des malheurs qui nous arrivent, et qui servent à éprouver le courage. ''Zèle à toute épreuve'', que rien n’ébranle, ne rebute. ''Cuirasse à l’épreuve de la balle, du feu'', que les balles ne percent point, que le feu n’altère point. ''Impr.'' Feuille d’impression sur laquelle l’auteur indique les corrections.
'''ÉPROUVER''' v. tr. Essayer ; mettre à l’épreuve. ''Fig.'' Ressentir : ''éprouver de la crainte'' ; rencontrer : ''éprouver des obstacles''.
'''ÉPROUVETTE''' n. f. Vase de verre cylindrique fermé par un bout.
'''ÉPUCER''' v. tr. Ôter les puces.
'''ÉPUISABLE''' adj. Qui peut être épuisé.
'''ÉPUISEMENT''' n. m. Action d’épuiser. ''Fig.'' Déperdition de forces ; diminution considérable : ''l’épuisement des finances''.
'''ÉPUISER''' v. tr. Tarir, mettre à sec. ''Fig.'' Appauvrir : ''épuiser une terre, le trésor public'' ; affaiblir, abattre : ''épuiser le corps, l’esprit''. '''S’épuiser''' v. pr. Se tarir, s’affaiblir, se fatiguer.
'''ÉPURATIF, IVE''' adj. Qui sert à épurer.
'''ÉPURATION''' n. f. Action d’épurer ; son effet.
'''ÉPURE''' n. f. Dessin en grand d’un édifice, d’une machine, tracé sur un mur ou sur le sol.
'''ÉPURER''' v. tr. Rendre pur, plus pur : ''épurer de l’huile'', et, ''fig''. : ''épurer les mœurs, le style, le goût'', etc.
'''ÉPYORNIS''' n. m. Oiseau gigantesque des temps antédiluviens.
'''ÉQUARRIR''' v. tr. Tailler à angle droit : ''équarrir une poutre, un bloc de marbre'' ; écorcher, dépecer des animaux pour en tirer la peau, la graisse, les os, etc.
'''ÉQUARRISSAGE''' ou '''Équarrisse'''-<noinclude>
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Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/191
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Poslovitch
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||GAR{{em|12}}GAR|181}}</noinclude><section begin="Gambader"/><nowiki/>
Gambader, v. a. faire des gambades.
<section end="Gambader"/>
<section begin="Gambiller"/>Gambiller, v. n. remuer les jambes. ''fa.''
<section end="Gambiller"/>
<section begin="Gambit"/>Gambit, s. m. t. du jeu d’échecs.
<section end="Gambit"/>
<section begin="Gamelle"/>Gamelle, s. f. écuelle de bois. ''mil.''
<section end="Gamelle"/>
<section begin="Gamin"/>Gamin, s. m. marmiton.
<section end="Gamin"/>
<section begin="Gamme"/>Gamme, s. f. table de notes de musique.
<section end="Gamme"/>
<section begin="Ganache"/>Ganache, s. f. mâchoire inférieure.
''manè.'' t. de mépris.
<section end="Ganache"/>
<section begin="Ganer"/>Ganer, v. n. t. de jeu de cartes.
<section end="Ganer"/>
<section begin="Ganglion"/>Ganglion, s. m. nœud de nerfs.
<section end="Ganglion"/>
<section begin="Gangrène"/>Gangrène, s. f. (''can'') mortification. ''chir.''
<section end="Gangrène"/>
<section begin="Gangréner (se)"/>Gangréner (se), v. pr. se corrompre.
<section end="Gangréner (se)"/>
<section begin="Gangréneux, Gangréneuse"/>Gangréneux, se, a. de la gangrène.
<section end="Gangréneux, Gangréneuse"/>
<section begin="Gangue"/>Gangue, s. f. substance pierreuse qui
adhère au filon.
<section end="Gangue"/>
<section begin="Ganivet"/>Ganivet, s. m. instrument de chir.
<section end="Ganivet"/>
<section begin="Gano"/>Gano, s. m. t. de jeu de cartes.
<section end="Gano"/>
<section begin="Gance"/>Gance, s. f. cordonnet de soie, etc.
<section end="Gance"/>
<section begin="Gant"/>Gant, s. m. partie de l’habillement
qui couvre la main.
<section end="Gant"/>
<section begin="Gantelet"/>Gantelet, s. m. gant revêtu de fer ;
bandage.
<section end="Gantelet"/>
<section begin="Ganter"/>Ganter, v. a. n. ''et'' pr. mettre des gants.
<section end="Ganter"/>
<section begin="Ganterie"/>Ganterie, s. f. fabrique de gants.
<section end="Ganterie"/>
<section begin="Gantier"/>Gantier, s. march. et fabr. de gants.
<section end="Gantier"/>
<section begin="Garance"/>Garance, s. f. plante tinctoriale.
<section end="Garance"/>
<section begin="Garancer"/>Garancer, v. a. teindre en garance.
<section end="Garancer"/>
<section begin="Garancière"/>Garancière, s. f. champ où croît la
garance.
<section end="Garancière"/>
<section begin="Garant"/>Garant, s. caution ; autorité. le fém.
ne s’emploie qu’en style diplomat.
<section end="Garant"/>
<section begin="Garanti"/>Garanti, s. m. qui est garanti. ''pal.''
<section end="Garanti"/>
<section begin="Garantie"/>Garantie, s. f. obligation de garantir.
<section end="Garantie"/>
<section begin="Garantir"/>Garantir, v. a. ''et'' pr. se rendre garant ;
préserver.
<section end="Garantir"/>
<section begin="Garbure"/>Garbure, s. f. potage de pain, choux, etc.
<section end="Garbure"/>
<section begin="Garce"/>Garce, s. f. prostituée. ''bas.''
<section end="Garce"/>
<section begin="Garçon"/>Garçon, s. m. enfant mâle ; célibataire ;
ouvrier ; valet ; serviteur
dans un bureau.
<section end="Garçon"/>
<section begin="Garçonnière"/>Garçonnière, s. f. jeune fille qui hante
les garçons. ''pop.''
<section end="Garçonnière"/>
<section begin="Garde"/>Garde, s. f. action de se tenir en observation ;
guet ; action de garder ;
ceux qui gardent ; t. d’escrime.
s. m. homme armé qui garde.
<section end="Garde"/>
<section begin="Garde-bois, Garde-champêtre, Garde-chasse, Garde-côte, Garde-magasin"/>Garde-bois, ''— champêtre, — chasse, — côte, — magasin'', s. m. qui garde
les bois, les champs, etc.
<section end="Garde-bois, Garde-champêtre, Garde-chasse, Garde-côte, Garde-magasin"/>
<section begin="Garde-bourgeoise, Garde-noble"/>Garde-bourgeoise, ''— noble'', s. f.
droits usufruitiers des veufs sur les
biens de leurs enfants.
<section end="Garde-bourgeoise, Garde-noble"/>
<section begin="Garde-boutique"/>Garde-boutique, s. m. ce qui ne se
vend point.
<section end="Garde-boutique"/>
<section begin="Garde-des-sceaux"/>Garde-des-sceaux, s. m. qui a les
sceaux de l’état.
<section end="Garde-des-sceaux"/>
<section begin="Garde-du-corps"/>Garde-du-corps, s. m. qui garde un
prince.
<section end="Garde-du-corps"/>
<section begin="Garde-feu"/>Garde-feu, s. m. grille autour du feu.
<section end="Garde-feu"/>
<section begin="Garde-fou"/>Garde-fou, s. m. balustrade des ponts.
<section end="Garde-fou"/>
<section begin="Garde-malade"/>Garde-malade, s. qui a soin d’un malade.
<section end="Garde-malade"/>
<section begin="Garde-manger"/>Garde-manger, s. m. lieu pour garder
les aliments.
<section end="Garde-manger"/>
<section begin="Garde-marine"/>Garde-marine, s. m. garde de l’amiral.
<section end="Garde-marine"/>
<section begin="Garde-marteau"/>Garde-marteau, s. m. officier des
eaux et forêts.
<section end="Garde-marteau"/>
<section begin="Garde-meuble"/>Garde-meuble, s. m. lieu pour serrer
les meubles.
<section end="Garde-meuble"/>
<section begin="Garde nationale"/>Garde nationale, s. f. garde de citoyens.
s. m. citoyen de cette
garde. pl. ''aux.''
<section end="Garde nationale"/>
<section begin="Garde-note"/>Garde-note, s. m. titre des notaires.
<section end="Garde-note"/>
<section begin="Garder"/>Garder, v. a. conserver, retenir ;
veiller à la sûreté ; à la conservation ;
garantir. v. pr. se préserver.
<section end="Garder"/>
<section begin="Garde-robe"/>Garde-robe, s. f. où l’on serre les hardes ;
lieux d’aisances.
<section end="Garde-robe"/>
<section begin="Gardeur, Gardeuse"/>Gardeur, euse, s. qui garde les bestiaux.
<section end="Gardeur, Gardeuse"/>
<section begin="Gardien, Gardienne"/>Gardien, ienne, s. qui est commis à la
garde. m. supérieur de couvent.
<section end="Gardien, Gardienne"/>
<section begin="Gare"/>Gare ! interj. pour avertir ou menacer.
''fa.'' s. f. abri des bateaux.
<section end="Gare"/>
<section begin="Garenne"/>Garenne, s. f. bois où l’on entretient
des lapins sauvages.
<section end="Garenne"/>
<section begin="Garennier"/>Garennier, s. m. qui a soin d’une
garenne.<section end="Garennier"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
{{T3|{{rom-maj|XVIII}}|mt=5em|mb=3em}}
Madame du Hamel ne s’était pas couchée ; elle l’attendait à la croisée.
Elle avait été d’abord étonnée de ne pas le voir revenir, à l’étonnement avait bientôt succédé l’inquiétude ; depuis le commencement de la soirée, elle était sérieusement alarmée.
— Que t’est-il arrivé ? s’écria-t-elle lorsqu’il l’eut rejointe. Tu me quittes pour un instant et… Ah ! c’est mal, un jour comme celui-ci.
Il allait répondre, donner quelque explication, inventer quelque fable.
Il eut honte de lui mentir.
Puis, si les amants heureux n’ont pas besoin de confident, ceux qui souffrent, ceux dont le cœur est brisé sont, en quelque sorte, contraints de crier leur douleur ; ils ne peuvent la taire, elle les étoufferait.
Madame du Hamel avait toujours été une amie pour son fils ; il lui avait fait ses confidences d’enfant ; plus tard, dans ce langage si charmant inventé par les fils pour causer de toutes choses avec leur mère, sans blesser aucune<noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>de leurs délicatesses, il lui avait dit tous ses secrets de jeune homme. Pourquoi, malgré les cinq années qui venaient de s’écouler, ne reprendraient-ils pas leur vie où ils l’avaient laissée ? Pourquoi l’homme fait serait-il moins expansif que l’adolescent ?
— Ne m’interroge pas, dit Georges en se laissant tomber sur une chaise, je ne sais que te répondre. Je suis bien malheureux, va !
Elle s’élança vers lui, et, lui prenant les deux mains, le regardant dans les yeux, elle lui dit :
— Qu’as-tu, mon enfant ?
Et comme il hésitait encore à répondre :
— Ne suis-je plus ton amie, ta sœur, fit-elle ? As-tu donc oublié nos longues conversations d’autrefois ? Crains-tu mes remontrances ; je n’ai jamais su te donner que des conseils, mon enfant… Parle, parle sans crainte, tes douleurs m’appartiennent. Dis-moi tout, je saurai tout entendre.
Il lui obéit. Il lui raconta toute sa vie à la Nouvelle-Orléans, depuis son terrible duel avec John de B… Il lui dit comment il avait été amené à se lier avec Cora ; en quelques mots il la dépeignit physiquement et moralement.
Il la connaissait bien ; depuis longtemps il ne se faisait plus d’illusions sur son compte ; le portrait qu’il en traça fut des plus ressemblants. Il dit encore comment il avait été forcé de l’amener en France, de quelle façon elle s’était comportée pendant la traversée : ses coquetteries avec les passagers et les officiers du bord ; enfin, la légèreté de sa conduite depuis son arrivée au Havre.
— Ah ! s’écria-t-il lorsqu’il eut fini ce long récit, je la méprise et je l’aime ! je la hais et je l’adore ! Tu ne peux me comprendre, ma mère ; les honnêtes gens n’{{tiret|admet|tront}}<noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|admet|tront}} jamais de tels sentiments et cependant ils existent, puisque je les éprouve ; tu ne peux te figurer l’empire que cette femme a pris sur ma raison, sur mon cœur ! Mon père, au moment de mourir, m’a fait promettre que je ne l’amènerais pas en France. Eh bien, je l’ai amenée, j’ai manqué au plus sacré des serments… ! Crois-tu maintenant à mon amour pour elle ? Et elle ne m’aime pas ! Non. J’avais encore conservé quelques illusions… elles se sont dissipées aujourd’hui… Ah ! comme elle serait heureuse de me voir partir pour Paris, de rester seule ici !
Elle l’interrompit en s’écriant :
— Quoi ! tu ne pars pas demain avec moi ?
Il la prit dans ses bras, la couvrit de baisers et lui dit :
— Ah ! c’est mal, c’est bien mal je le sais. À peine t’ai-je retrouvée, songer à me séparer de toi ; mais si je pars, si je la laisse seule ici encore un seul jour, on me la prend, on me la vole, elle est si belle ! Laisse-moi défendre mon bien, laisse-moi la conduire à Paris ; peut-être tout n’est-il pas perdu, peut-être y a-t-il encore au fond de son cœur un reste d’affection pour moi… Je m’exagère peut-être ses défauts, vois-tu… Puis là-bas, à Paris, lorsque je serai près de toi, lorsque j’aurai repris mes chères habitudes d’autrefois, je trouverai plus de force pour la quitter… Ici, c’est impossible ! Ne me demande pas cela.
— Ah ! malheureux enfant ! fit-elle, je te le demanderais à mains jointes, je te le demanderais à genoux, si je pouvais espérer que mes prières, mes larmes te toucheraient. Que ne ferais-je pas pour t’arracher au danger que tu cours ? Tu es perdu, entends-tu, perdu, ajouta-t-elle tout à coup, si tu ne parviens pas à vaincre cette fatale passion ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>avancée {{Nec|L}}, qui couvre aujourd’hui la porte d’entrée,
furent rasés, et lours fossés comblés ; les chemins couverts
furent créés ou au moins réparés, car il est possible
qu’ils existassent déja. En même temps, on réparait
les dommages causés aux voûtes dans le siège
de 1639.
Neuf ans aprés, Vauban, dans un mémoire que l’on
trouve aux archives de la direction de Perpignan, mémoire
écrit contre la trop grande quantité de places
fortes qui existent dans le royaume, demande que l’on
en abandonne plusieurs, parmi lesquelles se trouvent,
en Roussillon, celles de Collioure et de Salses, et
même cette forteresse de Mont-Louis, objet de ses prédilections,
dont il avait déterminé le site et rédigé les
projets d’ensemble. Ces projets de destruction ou
d’abandon ne furent point mis à exécution, heureusement
pour la France, qui aurait été privée de la place
si importante de Mont-Louis, et heureusement aussi
pour nous, qui avons pu retrouver dans Salses le type
d’une fortification curieuse à plus d’un titre.
En 1718, {{M.|Joblot}}, ingénieur militaire à Perpignan,
présenta un long mémoire sur l’état du fort de
Salses, sur lequel nous reviendrons dans la seconde
partie : il était suivi de la demande des fonds nécessaires
pour sa mise en état de défense, fonds s’élevant
à {{formatnum:263678}} livres. Cette somme considérable effraya
probablement le secrétaire d’État de la guerre, et ordre
fut donné de faire connaître la dépense nécessaire pour
raser le fort et faire place nette. Nous n’avons pu retrouver
à combien on estima ce travail, mais une<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/42
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>dépêche ministérielle datée du 14 mai 1726, et qui se
trouve aux archives de la direction du génie, donne
l’ordre de commencer la démolition, tout en trouvant
l’estimation de la dépense un peu forte, et prescrivant
de la réduire s’il est possible. Une seconde dépêche
du 3 juillet de la même année renferme une instruction
complète sur le mode de démolition à employer :
la mine doit tre préférée, les emplacements des fourneaux
sont prévus, ainsi que le prix des journées de
mineurs, etc. Tout était prêt pour l’exécution lorsque,
le 29 septembre, arriva un contre-ordre précis dont
nous n’avons pu retrouver au juste les motifs.
Depuis cette époque jusqu’au moment de la Révolution
francaise, on s’occupa fort peu du château de
Sales, qui, malgré quelques restaurations partielles,
allait en se dégradant tous les jours. Les mémoires de
{{M.|d’Auvaret}}, ingénieur militaire à Perpignan, sur les
travaux à exécuter en 1786, 1787 et 1788, le signalent
comme étant dans un état déplorable, et en 1789
il proposa, pour éviter en même temps et les dépenses
d’entretien et les frais de démolition, et pour empêcher
aussi que par un simple abandon on ve fournit
un repaire aux voleurs et aux vagabonds, il proposa,
dis-je, de murer la porte d’entrée, d’enlever les ponts,
et de profiter des sources abondantes qui répondent
aux fossés pour y entretenir constamment 3 ou 4 pieds
d’eau, afin de les rendre impraticables.
Concurremment avec cette proposition, partait une
demande de {{M.|{{lié|de la Houliére}}}}<ref name=p42>Une lettre de Voltaire, datée de 1770, adressée à {{M.|{{lié|de la}}}}</ref>, alors commandant<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>du château, qui offrait d’entretenir et de conserver la
forteresse à ses frais, et sans qu’il en coutât rien à
l’État, pourvu que l’on accordât à lui et à ses descendants
les titres et droits de gouverneurs dudit château.
Cette dernière proposition tomba naturellement lorsque
l’Assemblée nationale décréta l’abolition de tous les
droits seigneuriaux ; mais celles de {{M.|d’Auvaret}}
furent renouvelées par lui en 1790, 1791 et 1792.
Cette année, les commissaires de la Convention nationale
firent, en effet, murer la porte ; mais, l’année
d’après, la guerre contre l’Espagne fit encore une fois
changer d’avis, les portes furent démasquées, et le
château reçut une garnison. Il ne joua cependant aucun
rôle dans cette campagne, même quand les Espagnols
réunis à Peyrestortes étaient le plus près de cette
position, et en 1795 il fut clôturé de nouveau, puis
rouvert en 1798. Son sort était toujours incertain,
mais en attendant on entretenait les bâtiments, et il y
avait un commandant sous le nom d’adjudant-commandant.
Salses ne fut pas compris dans le classement
des places et postes arrêté le 22 germinal {{Nec|an}} {{rom-maj|VIII}} ; on
devait donc croire à son aliénation prochaine, et, en
<ref follow=p42>Houlière, commandant du fort de Salses (ce nom est ainsi écrit dans
l’édition de 1784, Correspondance), montre que le commandant
était le neveu du poëte, à la mode de Bretagne, et que celui-ci avait
obtenu pour son neveu, du duc de Choiseul, alors ministre de la
guerre, la promesse du grade de brigadier des armées du Roi. La
chute du ministre, arrivée le 24 décembre de la même année, empêcha
probablement la réalisation de ces projets, car je n’ai pu
trouver aucune trace de la nomination de {{M.|de la Houlière}} au grade
promis.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>effet, en 1804, un décret impérial en ordonna la suppression,
et au mois de mars 1806, après avoir vendu
à l’enchère les effets et matériaux susceptibles d’être
enlevés, on mura encore une fois la porte principale.
Dans le mois de juillet de la même année, un particulier,
le sieur Roux, s’engagea à démolir le château
dans l’espace de trois ans. Mais la condition de faire
place nette, et de transporter dans les places voisines
ce qui serait jugé de quelque utilité, le fit se désister
de sa proposition.
Une décision du ministre de la guerre du 25 novembre
1808 ordonna d’en faire la remise au ministre
de l’intérieur pour y établir un dépôt de mendicité.
Le local ayant été jugé trop malsain, le dépôt ne fut
pas établi, et au mois de novembre 1810 eut lieu un
commencement d’aliénation ; les fossés et glacis furent
vendus à un sieur Couret pour la somme de {{unité|2050|fr.}}
Eu 1814, le château fut momentanément occupé
par le maréchal Suchet, mais sans lui être d’une
grande utilité.
On résolut, en 1818, de l’utiliser comme dépôt de
poudre. Le donjon était éminemment propre à cet
usage ; il fut restauré dans ce but, ainsi que les parties
avoisinantes, et livré à l’artillerie, qui l’occupe actuellement.
Le fort, classé comme poste, est entretenu,
mais sans que l’on y fasse de grosses réparations ; en
1821, on racheta les parties de glacis et de fossés aliénées
en 1810.
En 1833, {{M.|Crestin d’Oussières}}, colonel du génie
à Perpignan, proposa de nouveau la démolition du<noinclude>
<references/></noinclude>
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Monographie du château de Salses/Deuxième partie
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|DE FONTY.|c}}
Certainement, cher monsieur. Aussi bien vous
arrivez à temps pour rompre un entretien qui commençait
à tourner à l’aigre{{corr||.}}
{{Personnage|PEYROLLES.|c}}
{{M.|de Fonty}}, mademoiselle de Wendel s’est sottement
mise à vous aimer sans me faire l’honneur
de me prévenir.
{{Personnage|BATHILDE.|c}}
Vous dois-je donc les secrets de mon âme ?
{{PersonnageD|PEYROLLES|c|à Bathilde.}}
Oui !… Tout en toi est à moi. {{di|(À de Fonty.)}} Quand
plus tard, trop tard, elle m’a avoué vous appartenir,
j’ai été plus franc qu’elle, moi ! Tant pis pour
toi !… lui ai-je dit ! Cela te fera verser bien des larmes.
Elle ne m’a point écouté ! Elle subit maintenant
les conséquences de cette extravagante liaison !
{{Personnage|DE FONTY.|c}}
On n’est véritablement pas plus aimable que vous
ne l’êtes avec moi, mon cher monsieur de Puyberta.
Tout autre que vous qui me tiendrait pareil
langage, serait immédiatement châtié. Mais vous
êtes le père d’adoption de mademoiselle de Wendel.
Comment ? je l’ignore. Je n’essayerai pas de pénétrer
les mystères dont vous vous environnez, je me contente
de vous céder la place. Au grand plaisir de vous
revoir. Et morigénez quelque peu cette tête folle !
{{di|Il sort à droite.|d|3}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 7.djvu/83
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<noinclude><pagequality level="3" user="Vcelier" />{{nr||ACTE IV, SCÈNE III.|71}}</noinclude>{{pom|
Si le plus digne amour, de quoi qu’il soit d’accord,
{{em|3}}Ne peut décider de mon sort ?|fs=100%|mg=0em|sf}}
{{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}}
{{pom|
{{nvd|1545}}{{em|3}}Ainsi je dois perdre espérance
{{em|3}}D’obtenir de vous aucun d’eux ?|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}}
{{pom|
{{em|3}}Donnez-moi votre indifférence,
{{em|3}}Et je vous les donne tous deux.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}}
{{pom|
C’en seroit un peu trop : leur mérite est si rare,
{{nvd|1550}}{{em|3}}Qu’il en faut être plus avare.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}}
{{pom|
Il est grand, mais bien moins que la félicité
{{em|3}}De votre insensibilité.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}}
{{pom|
Ne me prenez point tant pour une âme insensible :
Je l’ai tendre, et qui souffre aisément de beaux feux ;
{{nvd|1555}}Mais je sais ne vouloir que ce qui m’est possible,
{{em|3}}Quand je ne puis ce que je veux.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}}
{{pom|
Laissez donc faire au ciel, au temps, à la fortune :
{{em|3}}Ne voulez que ce qu’ils voudront ;
Et sans prendre<ref>Il y a, par erreur, ''perdre'', au lieu de ''prendre'', dans l’édition de 1682.</ref> d’attache, ou d’idée importune,
{{nvd|1560}}Attendez en repos les cœurs qui se rendront.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}}
{{pom|
Il m’en pourroit coûter mes plus belles années
Avant qu’ainsi deux rois en devinssent le prix ;
Et j’aime mieux borner mes bonnes destinées
{{em|3}}Au plus digne de vos mépris.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}}
{{pom|
{{nvd|1565}}Donnez-moi donc, Madame, un cœur comme le vôtre,
Et je vous les redonne une seconde fois ;|fs=100%|mg=0em|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ozbbjyxphclj049fx7kd1h5sklu7bpc
Page:Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 7.djvu/84
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Vcelier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Vcelier" />{{nr|72|AGÉSILAS.|}}</noinclude>{{pom|
{{em|3}}Ou si c’est trop de l’un et l’autre,
Laissez-m’en le rebut, et prenez-en le choix.|fs=100%|mg=0em|sf}}
{{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}}
{{pom|
Si vous leur ordonniez à tous deux de m’en croire,
{{nvd|1570}}Et que l’obéissance eût pour eux quelque appas<ref>Voyez tome I, p. 148, note 3.</ref>,
Peut-être que mon choix satisferoit ma gloire,
Et qu’enfin mon rebut ne vous déplairoit pas.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}}
{{pom|
Qui peut vous assurer de cette obéissance ?
Les rois, même en amour, savent mal obéir ;
{{nvd|1575}}Et les plus enflammés s’efforcent de haïr
Sitôt qu’on prend sur eux un peu trop de puissance.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}}
{{pom|
Je vois bien ce que c’est, vous voulez tout garder :
Il est honteux de rendre une de vos conquêtes,
Et quoi qu’au plus heureux le cœur veuille accorder,
{{nvd|1580}}L’œil règne avec plaisir sur deux si grandes têtes ;
Mais craignez que je n’use aussi de tous mes droits.
Peut-être en ai-je encor de garder quelque empire
{{em|3}}Sur l’un et l’autre de ces rois,
Bien qu’à l’envi pour vous l’un et l’autre soupire,
{{nvd|1585}}Et si j’en laisse faire à mon esprit jaloux,
Quoique la jalousie assez peu m’inquiète,
Je ne sais s’ils pourront l’un ni l’autre pour vous
{{em|3}}Tout ce que votre cœur souhaite.|fs=100%|mg=0em}}
{{di|(À Cotys.)|c||sm|n}}
{{pom|
Seigneur, vous le savez, ma sœur a votre foi<ref>Voltaire fait des six derniers vers la scène {{rom|vi}} (voyez ci-dessus, p. 62, note 1), ayant pour personnages {{sc|cotys, mandane, aglatide}}.</ref>.
{{nvd|1590}}{{em|3}}Et ne vous la rend que pour moi.
{{em|3}}Usez-en comme bon vous semble ;
{{em|3}}Mais sachez que je me promets|fs=100%|mg=0em|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 206, 1938.djvu/1638
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 1638 ACADÉMIE DES SCIENCES, répulsions mesurées sont o(- ; s 3) m ^ O =o, ti em- 1 ; of 7s a) Hi=0 = o, u em- 1 ; oC75 s) fll=1 =r o, en bon accord avec celles que Ton peut calculer (7) et qui sont respectivement 0,12, 0,12 et o. Le même calcul donne un eiTet non mesurable entre 7^ 4 et 7^ : c’est effectivement ce que Ton trouve. La répulsion entre 8$ 2 et 8s d n’a pu être mesurée avec certitude, la raie 5486 étant trop faible pour que toutes ses c...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-27868-47" /></noinclude>1638 ACADÉMIE DES SCIENCES,
répulsions mesurées sont
o(- ; s 3) m ^ O =o, ti em- 1 ; of 7s a) Hi=0 = o, u em- 1 ; oC75 s) fll=1 =r o,
en bon accord avec celles que Ton peut calculer (7) et qui sont respectivement
0,12, 0,12 et o. Le même calcul donne un eiTet non mesurable
entre 7^ 4 et 7^ : c’est effectivement ce que Ton trouve. La répulsion entre 8$ 2
et 8s d n’a pu être mesurée avec certitude, la raie 5486 étant trop faible
pour que toutes ses composantes soient mesurables.
SPECTROSCOPIE. — Coefficients d" 1 absorption de Vozone dans la région des
bandes de Chappuis. Note de M me Ablette Vassy, présentée par
M. Charles Fabry.
J’ai indiqué (’) pour quelles raisons il était nécessaire de rendre homogènes
les coefficients d’absorption de l’ozone dans la région des bandes de
Chappuis avec ceux de la région des bandes de Huggins [valeurs de
Ny Tsi-Zé et Choong Shin-Piaw (a)]. J’ai décrit également la méthode
expérimentale employée dans ce but et donné les premiers résultats qui ont
pu ainsi être utilisés en physique atmosphérique (3).
En procédant de la même façon et avec le même dispositif, je me suis
proposé d’étendre les mesures du côté des grandes longueurs d’onde et
d’augmenter la précision en répétant les expériences avec des quantités
d’ozone différentes, de façon à travailler toujours dans la partie rectiligne
des courbes de gradation et à ménager des recoupements. J’ai dû employer
deux types de plaques : Ilford Spécial Rapid, qui convient particulièrement
entre 6500 et 1000 A ; et Ilford Long Range Spectrum, convenable
entre 8000 et 5500 À.
Le tableau ci-contre résulte de 21 mesures portant sur 16 épaisseurs
d’oztfne différentes comprises entre 7 et 2G cm ; la température moyenne
était de 18°C.
(7) Loc. cit, p. a85.
(f) Comptes rendus, 204, 1987, p. 1 4 1 3.
(-) Chinese Jottrn. Phvs., 1, 1981, p. 1.
(") Ar.nulf, Dêjàrdin et Falcon, Comptes rendus, 205, 1987, p. 1086 ; Tien Kwj
Journal de Physique, 1937, p. 32 et suiv.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
{{brn|1}}
''17 Juillet 1777.'' {{M.|le}} Fuel de Méricourt ne s’est pas tenu pour supprimé : à l’exemple de {{Me|Linguet|nx,pt}}, il a seulement transporté à Londres le siege de sa résidence & là, comme lui, il prétend continuer son Journal, malgré le rédacteur existant en France. Il profite de cette liberté pour étendre la sphere & la hardiesse de sa censure. Il annonce le ''Journal Anglois, Italien & François, Dramatique, Lyrique & Politique'' ; ouvrage périodique, avec cette épigraphe : ''{{lang|la|amicus Plato, sed magis amica veritas}}''. Il s’est associé à cet effet, suivant son ''Prospectus,'' à plusieurs gens de lettres versés dans les langues modernes. Ce bisarre assemblage sera composé de trois parties : la premiere, écrite en Italien, contiendra quelques pieces fugitives, une notice & un précis de tous les Drames qui seront représentés sur tous les théâtres d’Italie. La deuxieme, écrite en Anglois, renfermera toutes les nouvelles politiques & littéraires de la France. On y rendra compte de toutes les nouvelles découvertes &, en général, de tout ce qui pourra intéresser la société. On fera un examen critique des pieces de théâtre, Angloises, Italiennes & Françoises, que l’on comparera quelquefois, & l’auteur prétend que de ces comparaisons résultera souvent une connoissance exacte & approfondie du génie de ces trois nations.
Dans la derniere enfin, écrite en François, on annoncera & l’on fera connoître toutes les pieces nouvelles : on fera justice des mauvais ac-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>teurs, en louant les bons & en donnant de sages conseils à ceux qui annonceront des talens. On ne parlera que des livres nouveaux les plus intéressans. On donnera un extrait de tout ce qu’il y aura de plus curieux dans les papiers Anglois, & l’on ne rapportera des nouvelles que celles qui ne seront point hasardées. Cette partie sera terminée par quelques poésies légeres & des vaudevilles. {{M.|le}}{{lié}}Fuel, pour premier essai, distribue son ''Prospectus'' dans les trois langues qu’il doit employer dans son Journal.
C’est le premier Août que paroîtra le premier cahier de ce ''cent millieme Journal'' environ.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''17 Juillet 1777.'' On a donné hier la seconde représentation de ''Gabrielle de Vergy,'' avec un concours plus nombreux qu’à la premiere : on a supprimé quelques vers du dénouement, qui le rendent plus obscur seulement, sans en diminuer l’atrocité ; ensorte qu’il y a encore des femmes qui se sont trouvées mal. Du reste, la piece est montée aux nues, quelque médiocre qu’on la connoisse.
{{brn|1}}
''18 Juillet 1777.'' Toutes les Demoiselles d’opéra & autres, instruites du bonheur que la {{Dlle|Michelot|nx,pt}}, jolie personne, mais simple figurante dans les Ballets, a eu de plaire au Comte d’Artois, envient son bonheur. Il y a cependant à parier qu’elles ne doivent pas désespérer d’avoir leur tour, & que ce n’est qu’une simple passade. On le présume d’autant mieux que son Altesse Royale varie fort dans ses plai-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>sirs. On se rappelle qu’elle a déclaré elle-même avoir beaucoup de rapport avec son ayeul ; elle l’a jusques dans cette inquiétude perpétuelle, qui lui rendoit tout insipide en peu de tems.
{{brn|1}}
''18 Juillet 1777.'' Le désistement de {{Mrrs|de|nx,pt}} la Chalotais & de Caradeuc n’est que le résultat d’un Mémoire manuscrit très curieux, que les Procureurs Généraux se proposoient de présenter au Roi, s’ils n’eussent pas reçu la justice qu’ils en devoient attendre.
Dans cet écrit ils exposoient en long, 1º.{{lié}}l’origine de ce qu’on appelle les troubles de Bretagne, depuis le Requisitoire de {{MM.|de}} la Chalotais & les Arrêts rendus contre les Jésuites, jusqu’au 10 Novembre 1765, jour auquel ils furent arrêtés avec quatre autres Magistrats.
2º. Examen de la procédure faite contre eux.
3º. Discussion des différens chefs d’accusation que le {{Sr.|de}} Calonne leur avoit intentés, & leur réfutation complette : d’où il résulte la pleine & entiere justification des accusés.
Le Mémoire étoit composé pour être joint à une Requête en opposition aux Lettres patentes du 22 Décembre 1776.
{{brn|1}}
<nowiki>*</nowiki> ''19 Juillet 1777.'' Les comédiens Italiens annoncent pour aujourd’hui ''Ernestine,'' comédie nouvelle, mêlée d’ariettes en prose & en trois actes. On la dit tirée d’un très joli conte de Madame Riccoboni, intitulé ''Ernestine.'' Par une singularité fort remarquable, on a mis sur l’affiche ''par ordre'' ; ce qui sembleroit annoncer<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alzog - Histoire universelle de l’Église, tome 2.djvu/128
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>nature étaient autant de demeures des dieux inférieurs, bons et mauvais génies, qu’on honorait dans les bois sacrés, au bord des rivières, sans les représenter d’abord sous des images sensibles.
Plus tard on en fit des idoles bizarres, grossières, sans aucun art.
La plupart avaient plusieurs têtes : ''Triglaw'', à Stettin et à Julin, en avait trois ; ''Swantevit'', à Arcona, quatre.
Pour se les rendre favorables on leur offrait des sacrifices, et jusqu’à des victimes humaines.
Les prêtres exerçaient la plus grande influence, même dans les affaires civiles ou de famille : chaque lundi, jour consacré au dieu de la justice (''Prowe''), ils siégeaient et décidaient des procès<ref>Cf. ''Hanusch'', l. cit., p. 104-107.</ref>.
Cette coutume fait comprendre la haute autorité et la vaste influence dont jouirent plus tard les prêtres chrétiens parmi eux, et le nom de prince qu’ils leur donnèrent (''Knez, Xiadz, Xiadz Biskup, Xiadz Proboszez'', c’est-à-dire prince évêque, prince curé et non M. le curé).
La vie future ne devait être que la continuation de la vie actuelle.
{{interligne}}
{{T5|§ 181. — ''Conversion de quelques nations slaves''.}}
{{interligne|0.5em}}
{{alinéa|''Wittichindus, Ditmarus'' Merseb., Adam. Bremens. Voy. av. § 178. ''Helmoldi'' (prêtre à Bosow, † 1170), Chronica Slavor., ed. Bangert. Lub., 1659, in-4 ; aussi dans ''Leibn''. Script. Bruns., t. II, p. 537. ''Assemanni'' Kalendaria Eccles. univ. Romæ, 1755, in-4, t. I-V. ''Fabricius'', salutaris Lux Evangelii, etc. ''Wegierskiego'', Systema historico-chronologicum Ecclesiarum Slavonicarum per provincias varias, præcipue Poloniæ, Bohemiæ, Lithuaniæ, Russiæ, Prussiæ, Moraviæ, etc., distinctarum VIII, libb. IV, continens historiam Ecclesiæ a Christo ad ann. 1650. Trajecti, 1652, in-4. Voy. Epistola episcopor. Germaniæ ad Joannem papam VIII, de Slavis ad fidem christ. conversis et eorum archiepiscopo et episcopis (''Mansi'', t. XVII, 253 sq. ; ''Harduin'', t. VI, P. I, p. 126 sq.). Cf. ''Gfœrer'', Hist. de l’Église, t. III, p. 1276 sq. Les caractères spéciaux de chaque évêché dans le Lexique eccl. de Frib. aux noms des évêchés.|2.5|-2|fs=85%}}
{{interligne}}
Les Croates (Crovates) s’étaient fixés, sous l’empereur Héraclius, dans les provinces situées entre la mer Adriatique, le Danube et la Save.
Leur prince Porga, ayant {{tiret|de|mandé}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/369
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
« La sainte Vierge et saint Joseph savaient bien que Jésus était Dieu, mais de grandes merveilles leur étaient néanmoins cachées, et, comme nous, ils vivaient de la foi.
N’avez-vous pas remarqué cette parole du texte sacré :
« ''Ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait''<ref>Lucæ, {{rom|ii}}, 50.</ref> », et cette autre non moins mystérieuse :
« ''Ses parents étaient dans l’admiration de ce qu’on disait de lui''<ref>''Ibid''., 33.</ref> » ?
Ne croirait-on pas qu’ils apprenaient quelque chose ? car cette admiration suppose un certain étonnement. »
{{astérisme|150%}}
« À Sexte, il y a un verset que je prononce tous les jours à contre-cœur.
C’est celui-ci : « ''{{lang|la|Inclinavi cor meum ad faciendas justificationes tuas in œternum, propter retributionem}}''<ref>J’ai incliné mon cœur à l’observation de vos préceptes, à cause de la récompense, Ps. {{rom|CXVIII}}, 12.</ref>. »
« Intérieurement je m’empresse de dire : « Ô mon Jésus, vous savez bien que ce n’est pas pour la récompense que je vous sers ; mais uniquement parce que je vous aime et pour sauver des âmes. »
{{astérisme|150%}}
« Au ciel seulement nous verrons la vérité absolue en toutes choses.
Sur la terre, même dans la sainte Écriture, il y a le côté obscur et ténébreux.
Je m’afflige de voir la différence des traductions.
Si j’avais été prêtre, j’aurais appris l’hébreu, afin de pouvoir lire la parole de Dieu telle qu’il daigna l’exprimer dans le langage humain. »
{{astérisme|150%}}
Elle me parlait souvent d’un jeu bien connu, avec lequel elle s’amusait dans son enfance.
C’était un kaléidoscope,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/489
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>principalement sur ces deux causes : 1{{o}}. Les disputans se veulent trop éloigner de leurs adversaires, ce qui fait qu’ils passent jusqu’à l’autre extrémité ; 2{{o}}. le désir de vaincre les engage à pousser si loin leurs objections, qu’elles peuvent ou leur être rétorquées ou favoriser un tiers parti. Que fait-on pour remédier à cet inconvénient ? On abandonne le terrain qu’on ne peut défendre, et l’on se fo... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||STANCARUS.|481}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>principalement sur ces deux causes :
1{{o}}. Les disputans se veulent trop éloigner
de leurs adversaires, ce qui fait
qu’ils passent jusqu’à l’autre extrémité ;
2{{o}}. le désir de vaincre les engage
à pousser si loin leurs objections,
qu’elles peuvent ou leur être
rétorquées ou favoriser un tiers parti.
Que fait-on pour remédier à cet inconvénient ?
On abandonne le terrain
qu’on ne peut défendre, et l’on se
fortifie de quelque nouvelle invention.
Cela produit un système tout
différent, qu’un autre docteur réformera
de nouveau, ne le trouvant
pas assez arrondi ; et ainsi de suite.
Un autre, s’imaginant que les deux
partis vainquent et sont vaincus tour
à tour, selon qu’ils agissent offensivement,
ou qu’ils se tiennent sur la
défensive, se croit obligé de choisir
une nouvelle hypothèse. On a vu tous
ces désordres dans l’affaire de Stancarus.
Il se brouilla avec Osiander,
son collègue dans l’académie de Konigsberg ;
et pour le mieux combattre,
il donna à l’humanité de Jésus-Christ
tout ce que l’autre donnait à
la nature divine. Passant de Konigsberg
à Francfort-sur-l’Oder <ref>{{lang|la|Melch. Adam., ''in'' Vit. theol. Germanor.,
''pag.'' 234.}}</ref>, il y
trouva un antagoniste <ref>''Nommé'' André Musculus.</ref> qui se
jeta dans une nouvelle extrémité pour
le mieux contre-carrer ; car on prétend
<ref>{{lang|la|Staphylus, ''apud'' Prateolum, ''voce'' Stancari,
''pag.'' 48.}}</ref> qu’il enseigna que Jésus-Christ,
notre justification et notre
médiateur en tant que Dieu et en tant
qu’homme, était mort selon sa nature
divine. Stancarus, s’en retournant
en Pologne, y soutint si chaudement
son opinion, et accusa si ardemment
ses adversaires de favoriser
l’arianisme, qu’il donna lieu à plusieurs
personnes de renouveler la secte
des ariens, et puis celle des samosaténiens.
Je crois qu’on jugea,
1{{o}}. que les objections des autres ministres
prouvaient que l’humanité
seule de Jésus-Christ n’était point
notre médiation ; 2{{o}}. que ses objections
prouvaient qu’un fils de Dieu
coessentiel ne pouvait pas être médiateur.
On prit donc un milieu entre
ces extrémités. Ce fut de dire que
Jésus-Christ, fils de Dieu non coessentiel,
et revêtu de notre nature,
était notre médiateur, quant à la nature
humaine et quant à la nature
spirituelle qu’il avait eue avant que
de naître. Voilà les malheureux fruits
des disputes théologiques et des chaires
professorales,
Il y a une autre chose à considérer.
Qu’un professeur avance une nouvelle
pensée, et qu’il donne lieu de
croire qu’il le fait pour s’acquérir du
renom, il s’élève tout aussitôt un antagoniste
qui lui soutient que cette
pensée est mauvaise. Peu à peu ils
s’échauffent, et enfin ils s’entre-haïssent
tout de bon. Pour colorer les
mouvemens qu’ils se donnent, si
semblables aux passions humaines
que rien plus, il faut que l’agresseur
dise qu’il s’agit d’une affaire
très-importante au bien de l’église.
L’attaqué doit dire la même chose,
et faire voir que l’opinion qu’il a
changée donnait de grands avantages
à l’ennemi. Après cela, il n’y a plus
de moyen de reculer ; il faut que les
supérieurs parlent. Or quel est le
fruit ordinaire de leurs décisions ?
Un schisme actuel ou un schisme virtuel.
Rien de tout cela n’arriverait
si l’on n’avait pas pour ses pensées
une opinion avantageuse. Si Stancarus,
par exemple, eût avoué, comme
il le devait, que son opinion importait
peu au bien de l’église, il ne se
fût pas fait un point d’honneur de la
maintenir ; il eût gardé le silence dès
qu’il eût vu qu’en la soutenant, il causait
des troubles. Combien de désordres
eût-on épargnés au monde si
l’on se fût contenté de disputer sur
les choses nécessaires au salut ? Osiander
et Stancarus n’eussent pas écrit
deux pages en ce cas-là l’un contre
l’autre ; car, en bonne foi, y a-t-il
des gens, parmi le peuple, qui se règlent
sur l’un ou l’autre de ces dogmes,
quand ils mettent leur confiance
dans la mort de Jésus-Christ ? Les
docteurs mêmes qui ont le plus discuté
sur ces questions ne l’adorent-ils
pas sans songer à ces distinctions
de nature humaine et de nature divine ?
Voici une autre considération.
Dans tous les pays où il y a bien des
personnes gagées pour expliquer tout
un corps de théologie, il arrivera
toujours que quelqu’un aura la {{tiret|té|mérité}}<section end="Stancarus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/370
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>sorte de petite longue-vue, à l’extrémité de laquelle on aperçoit de jolis dessins de diverses couleurs ; si l’on tourne l’instrument, ces dessins varient à l’infini.
« Cet objet, me disait-elle, causait mon admiration, je me demandais ce qui pouvait produire un si charmant phénomène ; lorsqu’un jour, après un examen sérieux, je vis que c’étaient simplement quelques petits bouts de papier et de laine jetés çà et là, et coupés n’importe comment.
Je poursuivis mes recherches et j’aperçus trois glaces à l’intérieur du tube. J’avais la clef du problème.
« Ce fut pour moi l’image d’un grand mystère : Tant que nos actions, même les plus petites, ne sortent pas du foyer de l’amour, la Sainte Trinité, figurée par les trois glaces, leur donne un reflet et une beauté admirables.
Jésus, nous regardant par la petite lunette, c’est-à-dire comme à travers lui-même, trouve nos démarches toujours belles. Mais, si nous sortons du centre ineffable de l’amour, que verra-t-il ?
Des brins de paille… des actions souillées et de nulle valeur. »
{{astérisme|150%}}
Un jour, je racontais à sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus les phénomènes étranges produits par le magnétisme sur les personnes qui veulent bien remettre leur volonté au magnétiseur.
Ces détails parurent l’intéresser vivement, et le lendemain elle me dit :
« Que votre conversation d’hier m’a fait de bien !
''Oh ! que je voudrais me faire magnétiser par Notre-Seigneur !''
C’est la première pensée qui m’est venue à mon réveil.
Avec quelle douceur je lui ai remis ma volonté !
Oui, je veux qu’il s’empare de mes facultés, de telle sorte que je ne fasse plus d’actions humaines et personnelles, mais des actions toutes divines, inspirées et dirigées par l’Esprit d’amour. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/205
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
La pluie des malheurs s’était abattue sur son dos solide sans que le sourire quittât sa face de bonté tournée vers le sol ; car, ce sourire était un reflet de l’illumination qu’une profonde croyance en une justice infaillible avait toujours entretenue dans sa tête.
Il peinait dur : d’autres plus tard peineraient pendant qu’il se reposerait.
Il ne se trompait point. Un jour, — après quatre-vingts longues années de labeur, il est vrai, — six hommes, et de ceux-là mêmes qui lui avaient commandé, qui s’étaient reposés alors qu’il geignait et ahanait pour eux, le portèrent, à bras comme on portait autrefois les reines et les princesses, à travers tout le village, évitant les heurts.
Ils le déposèrent près d’un autre homme qui l’attendait tête nue et qui, depuis le matin, suait son sang afin de lui préparer une large couche aisée, dans la bonne terre jaune ; qui le glissa avec mille précautions dans cette hospitalière demeure et l’y enferma à l’abri du froid, de la faim, de la soif, des poisons du monde, à l’abri de tout besoin et de tout ennui ; si bien, qu’il n’avait pas été mieux autrefois, il y a quatre-vingts ans, dans le sein de sa mère…
Eussé-je de cette sorte été plus heureux ? La fin<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/206
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>n’est-elle point marquée dès le départ…
Ne porte-t-on pas en soi le but inexorable de sa vie ?…
Les chemins divers et plus ou moins longs que les hommes parcourent ne sont que jeux de la sainte souffrance.
{{astérisme|150%}}
Ma vie dans la grande ville fut lamentable.
J’y débarquai persuadé que j’entrais dans un milieu d’êtres plus malfaisants que ceux que j’avais connus, et qu’il me serait nécessaire de me tenir continuellement en garde vis-à-vis de mes voisins.
Mais la perspective de cette lutte ne m’effrayait qu’à moitié et je la trouvais préférable à l’assujettissement que j’avais subi.
Mes premiers mois furent décevants : personne ne me fit souffrir, personne même ne s’occupa de moi.
Cette inattention, au lieu de me rassurer, me fit concevoir une sournoiserie mille fois plus à craindre que l’hostilité ouverte.
Chaque homme, à mes yeux, cachait un ennemi et chaque parole, pourvu qu’elle ne fût point dure, fouettait ma défiance ; c’est ainsi que la bonté m’exaspéra, je n’osai jamais m’y fier et j’eusse été bien près de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>penser qu’elle n’existait pas, sans le souvenir de Grand’mère.
Ah ! ma pauvre Grand’mère, toi seule avais semé dans mon cœur la bonne graine que les piétinements empêchèrent très longtemps de germer, mais qui conserva sans doute ses précieuses facultés !
Ma curiosité, vivement excitée durant plusieurs années par tout ce que je voyais de nouveau, fut un dérivatif à mes instincts de jeune animal dressé à coups de fouet.
J’errais le plus souvent à l’aventure, cherchant le côté du chemin le moins fréquenté, pressant le pas pour éviter tout voisinage et rougissant quand un regard s’arrêtait sur moi.
Je marchais ainsi des heures sans me reposer et, la nuit tombant, me mettait dans la situation d’un homme égaré dans un bois peuplé d’ennemis, sous le couteau desquels il risquerait de tomber à chaque pas.
Je prêtais alors à ceux que je rencontrais les pires intentions et, comme je n’étais nullement poltron, ayant appris de tout temps à ne compter que sur moi-même, j’étais toujours prêt à défendre ma vie.
Plus d’un promeneur pacifique a dû s’effrayer de mon air méchant et de mon allure.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>{{tiret2|té|mérité}} de remuer des questions qu’il vaudrait mieux laisser en repos <ref><poem style="margin-left:10%; margin-top:-1.5em;"> {{lang|grc|Μὴ κίνει Καμαρίναν, ἀκίνητος γὰρ ἀμείνων.}} {{lang|la|''Ne move Camarinam, immota enim melior.'' }} {{lang|la|Stephan. Bysant., ''voce''}} {{lang|grc|Καμαρίνα}}. </poem></ref>, comme des bornes qui séparent les héritages. Or l’exemple... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|482|STANCARUS.}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>{{tiret2|té|mérité}} de remuer des questions qu’il
vaudrait mieux laisser en repos <ref><poem style="margin-left:10%; margin-top:-1.5em;">
{{lang|grc|Μὴ κίνει Καμαρίναν, ἀκίνητος γὰρ ἀμείνων.}}
{{lang|la|''Ne move Camarinam, immota enim melior.'' }}
{{lang|la|Stephan. Bysant., ''voce''}} {{lang|grc|Καμαρίνα}}.
</poem></ref>,
comme des bornes qui séparent les
héritages. Or l’exemple de celui-là
est fort à craindre ; car chacun se
croit permis ce qu’il voit faire à des
gens qui n’ont pas plus d’autorité que
lui ; et de là vient que les nouvelles
disputes ne s’élèvent jamais plus facilement
que lorsqu’elles ont été précédées
depuis peu par plusieurs autres.
Ceci tend à condamner la multitude
des académies.
Répondons en peu de mots à toutes
ces plaintes. C’est une maxime de
la dernière certitude, que l’abus
des bonnes choses n’en doit pas ôter
l’usage : puis donc qu’il est très-digne
de l’homme de cultiver son esprit, et
que l’établissement des maîtres préposés
à cette culture est bon, il ne
faut pas l’abolir sous prétexte que
quelques savans abusent de leurs lumières
pour exciter des {{corr|disputee|disputes}} théologiques.
Ajoutons à cela que les
maux de l’ignorance sont encore plus
à craindre. Elle n’ôte pas les divisions ;
sans avoir été à l’académie, il
se trouverait des gens moins grossiers
que d’autres, qui auraient l’audace
et la vanité de semer des dogmes, et
qui les établiraient d’autant plus facilement
que leurs auditeurs seraient
sots.
Finissons par déplorer l’état misérable
du genre humain. Il ne peut
sortir d’un mal que par un autre ;
guérissez-le de l’ignorance, vous l’exposez
à des disputes scandaleuses, et
qui quelquefois ébranlent et renversent
même le gouvernement.
'''{{refa|Stancarus-(I)|(I)}}''' ''Il publia divers écrits.'' ] Une
Grammaire hébraïque, à Bâle, 1546.
Une Exposition de l’Épître de saint
Jacques, avec la Conciliation de quelques
passages de l’Écriture, à Bâle,
1547. Cette conciliation fut tirée
presque mot à mot des Commentaires
de Bullinger <ref>{{lang|la|Epit. Biblioth. Gesneri, ''pag.'' 245.}}</ref>. On pourra donc le
joindre au Catalogue des Plagiaires.
{{lang|la|''De decem Captivitatibus Judæorum ;''
''De Sanguine Zachariæ''}}, et plusieurs
autres traités dont vous trouverez le
titre dans l’Épitome de Gesner. Je me
contente de copier ce qui suit : {{lang|la|''De''
''Trinitate et Mediatore Domino nostro''
''Jesu Christo, adversùs Henricum''
''Bullingerum, Petrum Martyrem, et''
''Johannem Calvinum, et reliquos Tigurinæ''
''ac Genevensis ecclesiæ ministros,''
''ecclesiæ Dei perturbatores.''
''De Trinitate, et Unitate Dei, deque''
''Incarnatione et Mediatione Domini''
''nostri Jesu Christi adversùs tritheitas,''
''arianos, eutychianos, macharianos,''
''cerinthianos, ebionitas, et''
''photinianos. Opus novum de Reformatione''
''tùm doctrinæ christianæ,''
''tùm veræ intelligentiæ sacramentorum,''
''cum maturâ consideratione et''
''fundamento Scripturæ Sanctæ et consilio''
''SS. patrum''}}, à Bâle, 1547, ''in''-8{{o}}.
<ref>Tiré de l’Épitome de Gesner, ''{{lang|la|ibidem}}.''</ref>. On remarque dans l’Épitome de
Gesner, que le livre de Stancarus
contre les ministres de Zurich et de
Genève est tout plein d’injures, et
que Josias Simler le réfuta. Voici une
apostrophe de Stancarus : {{lang|la|''Conclusum''
''est, ô Calvine, doctrinam tuam de''
''filio Dei esse planè arianam, à quâ''
''resilias quàm primùm te oro atque''
''obsecro, et has hæreses quam citiùs''
''fieri potest retractes, et liberes ecclesiam''
''Dei ab istis blasphemiis quibus''
''eam contaminâsti''}} <ref>{{lang|la|Stancarus contra ministros Genevenses ac
Tigurinos, ''folio'' 118, 123, ''apud'' Jurgiewicium,
''ubi infrà.''}}</ref>. Il dit ailleurs
qu’il a démontré que les églises qu’on
appelait réformées étaient ariennes et
eutychiennes. {{lang|la|''Omnes ecclesiæ quas''
''vos appellatis reformatas, per Evangelium''
''filii Dei, arianæ et eutychianæ''
''sunt, nec hoc negari potest, ut''
''suprà demonstrativè probavi''}} <ref>{{lang|la|''Idem, ibidem, folio'' 94, 95, ''apud eumd.''}}</ref>.
André Jurgiewski, chanoine de Wilna,
allègue ces deux passages dans
son ''{{lang|la|Bellum quinti Evangelii}}'' <ref>{{lang|la|Andreas Jurgiewicius, Bellum quinti
Evangelii, ''pag.'' 161, 162, ''edit. Colon.'', 1595.}}</ref>.
Vous connaîtrez par-là que Calvin et
Stancarus se disaient les mêmes injures :
chacun d’eux accusait l’autre
d’être un blasphémateur et un perturbateur
de l’église ; et si Calvin
s’en prenait à la vanité de Stancarus,
je ne doute pas que celui-ci ne se servit
du même reproche. {{lang|la|''Est illud non''
''absurdum modo, sed exitiale commentum,''
''quo vir ille fastu turgidus''
''et novitatis nimiùm cupidus orthodoxæ''
''fidei principia labefactare {{tiret|co|natus}}''}}<section end="Stancarus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
Je rentrais exténué.
Ma défiance, jour et nuit en éveil, découragea toutes les bienveillances, à commencer par celle des bonnes gens chez qui je fus logé d’abord.
Je comprends combien durent les blesser mes précautions, qui n’eussent pas été plus minutieuses dans une hôtellerie de bandits.
Je leur répondais à peine et me gardais de leurs amabilités comme de pièges habilement tendus ; je les suspectais injustement à propos du plus insignifiant objet que j’égarais.
Cette conduite singulière m’aliéna certainement leurs sympathies et ils trouvèrent sans doute étrange le nombre d’années que je passai à côté d’eux sans que ma froideur outrée diminuât.
Le moindre contact avec l’homme me devint pénible et le temps que duraient mes repas, dans un restaurant, quoique ridiculement abrégé, me mettait à la torture.
Je mangeai souvent enfermé à clef dans ma chambre, étouffant tout bruit qui pût trahir mon occupation.
À grignoter seul une croûte durcie de pain, je me rappelais soudain la maisonnette de mon enfance, où je mangeais ainsi dans un coin.
Il faut que cet âge soit bien riche de sa propre essence, pour que j’éprouvasse à ce souvenir, {{tiret|au|quel}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>{{lang|la|''{{tiret2|co|natus}} est. Dolendum sanè est, quòd'' ''hominem qui prodesse alioqui poterat'' ''mater hæreseôn ambitio ad nocendum'' ''impulit. Adeò enim frivolæ sunt quas'' ''obtendit rationes, ut satis appareat,'' ''nihil aliud quàm acuti ingenii famam'' ''ab aliis dissentiendo captâsse''}} <ref>{{lang|la|Calvinus, ''in'' Responso ad Fratres polonos, ''pag.'' 682 Tractat. Theolog.}}</ref>... {{lang|la|''Utinam h...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||STANCARUS.|483}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>{{lang|la|''{{tiret2|co|natus}} est. Dolendum sanè est, quòd''
''hominem qui prodesse alioqui poterat''
''mater hæreseôn ambitio ad nocendum''
''impulit. Adeò enim frivolæ sunt quas''
''obtendit rationes, ut satis appareat,''
''nihil aliud quàm acuti ingenii famam''
''ab aliis dissentiendo captâsse''}} <ref>{{lang|la|Calvinus, ''in'' Responso ad Fratres polonos,
''pag.'' 682 Tractat. Theolog.}}</ref>...
{{lang|la|''Utinam his moveatur Stancarus :''
''quod tunc demùm ferè sperandum''
''est ; ubi ingenium, quod suâ vanitate''
''nimis in sublime elatum est, ad''
''mansuetudinem et modestiam se flexerit''}}
<ref>{{lang|la|''Idem, ibidem'', ''pag.'' 683.}}</ref>.
'''{{refa|Stancarus-(K)|(K)}}''' ''En marquant les fautes de''
''{{M.|Moréri}}.'' ] « Il dit que Stancarus
voulut s’opposer aux erreurs d’Osiander,
que l’humanité de Jésus-Christ
est la cause de notre justification ;
et dans ce dessein il tomba
dans l’extrémité contraire, et combattit
en arien la divinité du fils
de Dieu. » Il cite ''Florimond de''
''Rémond, Bellarmin, Onuphre et''
''Gautier.'' {{rom-maj|I.|1}} La première faute est de
prétendre qu’Osiander enseignait que
l'humanité de Jésus-Christ est la cause
de notre justification ; il fallait dire,
au contraire, qu’il enseignait
que la justice essentielle de Dieu, et
que Jésus-Christ, en tant que Dieu, sont
notre justification. {{rom-maj|II.|2}} La deuxième
faute, suite inévitable de la première,
consiste à dire que Stancarus enseigna
que la divinité de Jésus-Christ
est la cause de notre justification.
quel renversement ! son dogme était
diamétralement opposé à celui-là.
{{rom-maj|III.|3}} Tant s’en faut qu’il combattît en
arien la divinité de Jésus-Christ, qu’au
contraire il ne s’aheurta à son dogme
que parce qu’il prétendit que le
sentiment opposé entraînait nécessairement
dans l’arianisme. Standius,
qui a fourré dans le Catalogue des
Antitrinitaires tout autant de gens
qu’il a pu, et quelquefois sous des
prétextes équivoques, n’y a point mis
Stancarus ; marque évidente que ce
n’était pas un théologien qui eût attaqué
le moins du monde la divinité
coessentielle de Jésus-Christ. M. Moréri
erre donc grossièrement quant
au fait. {{rom-maj|IV.|4}} Comptons-lui pour une
quatrième faute son inconséquence.
Il avait cru faussement que le dogme
d’Osiander attribuait toute notre justification
à l’humanité de Jésus-Christ.
Comment donc a-t-il osé dire que
Stancarus, s’opposant à Osiander jusques
à tomber dans l’extrémité contraire,
attaqua la divinité du Messie ?
Car la suite naturelle de l’opposition
diamétrale que {{M.|Moréri}} suppose
entre ces deux hommes est que
Stancarus ait soutenu rigidement les
intérêts de la nature divine du médiateur.
Il le fit aussi. {{rom-maj|V.|5}} Enfin les
auteurs qu’on cite disent le contraire
de ce qu’on leur attribue touchant
l’erreur d’Oriander. Je me contenterai
de prouver cela à l’égard du père
Gaultier, qui d’ailleurs a été le mauvais
guide de {{M.|Moréri}}. {{lang|la|''Franciscus''
''Stancarus Mantuanus''}}, dit-il <ref>{{lang|la|Gualter., in Tab. chronogr., ''sæc. XVI'',
''cap. XXI'', ''pag. m.'' 797. ''Il cite'' Prateol. V. Stancariani
Florim., lib. II de Orig. Hæres., c. XV,
n. 1.}}</ref>,
''{{lang|la|tueri cupiens, ut Osiandro}}'' <ref>''Il venait de rapporter la doctrine d’''Osiander.</ref> {{lang|la|''obsisteret,''
''Jesu Christi humanitatem,''
''esse nostræ justificationis causam,''
''in oppositum extremum eodem circiter''
''tempore se præcipitem egit, Jesu''
''Christi nimirùm divinitatem arianorum''
''more impugnando : ejus enim''
''erat opinio, Christum Dominum esse''
''justificatorem nostrum secundùm solam''
''humanitatem, exclusâ divini naturâ.''}}
Vous voyez manifestement dans
ces paroles la troisième faute de
{{M.|Moréri}}, et une autre qui n’est guère
moindre que la quatrième. Car de
ce qu’un homme soutient que Jésus-Christ
est notre médiateur et notre
justification, en tant qu’homme et
non pas en tant que dieu, il ne
s’ensuit nullement qu’il soit fauteur
de l’arianisme ; ainsi le père
Gaultier s’est servi d’un ''{{lang|la|enim}}'' très-indigne
d’un auteur qui se piquait
de raisonner. Le comble de la bévue
est dans la question de fait, c’est-à-dire
en ce qu’on ignore que Stancarus
attachait la médiation de Jésus-Christ
à l’humanité, parce qu’il
croyait que le sentiment contraire
favorisait l’arianisme. Si l’on avait
dit qu’il renouvelait la doctrine de
Nestorius, on se serait un peu mieux
couvert de quelque ombre de vraisemblance,
et l’en aurait été un peu
plus fidèle dans sa citation ; car Florimond
de Rémond, cité par le jésuite
Gaultier, touche cette corde de<section end="Stancarus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Acélan
8398
1re colonne
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|213}}</noinclude><section begin="FOI"/>La ''foi'' habituelle est une habitude surnaturelle & infuse que Dieu met dans l’ame, & qui nous dispose à croire ce que Dieu a révélé, par la raison seule qu’il l’a révélé. Cette ''foi'' habituelle se donne par le baptême ; c’est un des effets de ce Sacrement. La ''foi'' actuelle est l’exercice de la ''foi'', c’est l’acquiescement actuel de l’esprit à ce que Dieu a révélé. C’est l’acte de la ''foi'', & avoir la ''foi'' actuelle, c’est produire un acte de ''foi'', faire un acte de ''foi''. La ''foi'' explicite est la ''foi'' de ceux qui croient formellement & distinctement une chose révélée, dont ils ont une connoissance. La ''foi'' implicite est la ''foi'' de ceux qui croient tout ce qui a été révélé, sans avoir une connoissance distincte & formelle de chaque article. Les Infidèles qui se convertissoient à la vue des miracles que Dieu opéroit par les Martyrs, ou quand les premiers Chrétiens souffroient le martyre, & qui disoient : Nous sommes Chrétiens, nous croyons ce que les Chrétiens croient, & qui quelquefois étoient martyrisés sur le champ, avoient une ''foi'' implicite de tout ce que les Chrétiens croient. Un Paysan qui croit fermement tout ce que l’Eglise croit, sans savoir en détail chaque article de la croyance de l’Eglise, n’a qu’une ''foi'' implicite sur plusieurs de ces articles. La ''foi'' vive est la foi animée par la charité. La ''foi'' morte est celle qui subsiste sans la charité : telle est la ''foi'' d’un pécheur coupable de tout autre crime que celui de l’infidélité ; j’entends tout crime qui exclut la grace, tout péché mortel, hormis l’infidélité. On appelle la ''foi'' d’un tel homme, une ''foi'' morte, non qu’elle soit éteinte en lui, & qu’il ne fasse encore de vrais actes de ''foi'', mais parce que les actes qu’elle produit sont morts, c’est à dire, ne sont point méritoires de la vie éternelle, ni d’un mérite proprement dit.
☞ {{sc|Foi}}, se prend aussi pour l’objet même de la ''foi'', pour les dogmes que la Religion Chrétienne propose à croire, comme révélés de Dieu, & pour la Religion même. C’est ainsi qu’on dit, article de ''foi'', question de ''foi'', mourir pour la ''foi'', renier la ''foi'', profession de ''foi''.
On appelle profession de ''Foi'', une formule qui contient tous les articles de la croyance de l’Eglise, qu’on fait lire & jurer à ceux qui abjurent l’hérésie, ou à ceux qui entrent dans les dignités Ecclésiastiques. Le Symbole de la ''foi'', c’est le ''Credo'', ou le Symbole des Apôtres. On dit aussi le Symbole de ''foi'', ou simplement la ''foi'' de Nicée, de Constantinople, de Trente ; pour dire, les articles de ''foi'' proposés, éclaircis, soutenus, enseignés par les Peres de ces Conciles.
La ''foi'' de l’Eglise est toujours la même. Quand l’Eglise décide quelque vérité contestée, elle ne fait que déclarer qu’elle est révélée : ce n’est point une nouvelle révélation. La ''foi'', dit le Concile de Trente, est une disposition à la justification. Les bienheureux n’ont plus la ''foi''.
Si S. Paul, qui a pris soin de marquer les caractères de notre ''foi'', en avoit parlé comme d’une ''foi'' subtile, d’une ''foi'' curieuse, d’une ''foi'' savante, d’une ''foi'' de dispute & de contention, alors nous aurions de quoi bénir Dieu, & de quoi nous féliciter, puisque jamais la ''foi'' des Chrétiens n’eut toutes ces qualités, plus avantageusement qu’elle les a dans notre siècle. Mais quand je viens à considérer que ce grand Apôtre ne fait mention que d’une ''foi'' humble, d’une ''foi'' simple, d’une ''foi'' sans artifice, d’une ''foi'' qui n’a de raisonnement que pour apprendre à obéir, je tremble pour la ''foi'' d’une multitude infinie de personnes, qui portent néanmoins le nom de fidèles, & qui se disent enfans de l’Eglise. Jamais peut-être n’y eut-il plus de rafinemens, ni plus de contestations sur la ''foi'', & jamais aussi n’y eut-il moins d’humilité dans la ''foi''. {{sc|Bourdal}}. ''Exh. {{rom-maj|II}}, {{pag.|397}}''.
On appelle ''Foi divine'', la croyance qui est fondée sur l’autorité de Dieu.
{{sc|Foi humaine}}, est la croyance qu’on donne au rapport des hommes. Il faut ajouter ''foi'' à ce qu’un honnête homme affirme. Il y a une ''foi humaine'', que l’on a nommée ''Ecclésiastique :'' c’est la croyance que les Fidèles donnent à certains faits que l’Eglise a décidés, & qu’elle propose à croire comme lorsqu’elle oblige à reconnoître que des livres contiennent une doctrine hérétique, que des personnes jouissent de la gloire du Ciel. On croit ces faits sur l’autorité de l’Eglise : celui qui ne l’écoute pas, doit être tenu selon la parole de {{lié|J. C.}} comme un Païen & un Publicain, & l’Eglise est, selon S. Paul, la colonne & l’appui de la vérité. Cette expression de foi Ecclésiastique est nouvelle. M. de Péréfixe l’a introduite pour distinguer la foi par laquelle on croit les faits révélés, qu’on appelle foi divine, & la foi par laquelle on croit les faits sur lesquels l’Eglise prononce, alliftée du S. Esprit, en vertu des promesses de {{sc|Jesus}}-
CHRIST : For, signifie quelquefois confiance. Fiducia. On dit en ce sens, dans l’usage ordinaire, qu’on n’a pas grande foi en quelqu’un, qu’on n’a pas grande foi en ses promesses.
For, se prend aussi pour conscience. Conscientia. Tout ce qui n’est pas selon la foi est péché, c’est à-dire, selon la connoissance que l’on a, la croyance où l’on est, comme l’a traduit le P. Bouhours. For, se dit encore pour l’assurance que l’on donne de gardet sa parole, pour l’exactitude à observer ce que l’on a promis. Engager la foi, donner sa foi, garder, violer sa foi. Nulles personnes n’engagent leur foi avec plus d’ostentation, que celles qui la violent davantage. {{sc|Bouh}}. Quand la foi & l’assurance des promesses feroient bannies du monde, disoir le Roi Jean, elles devroient toujours demeurer dans la bouche des Rois.
La foi, ce noud sacré, ce lien précieux, N’est plus qu’un bean fantôme, & qu’un nom Specieux.
BONNE FOI. Sentiment & disposition d’un homme qui croit bien faire, quoiqu’il falfe mal ; qui n’a, ni doute, ni scrupule sur sa conduite. Bona fides, conscientia recta.
On dit qu’un homme est dans la bonne foi, qu’il a fait une chose dans la bonne foi, pour dire, qu’il agit ou qu’il a agi selon sa conscience.
BONNE FOI, en matière de prescription, n’est autre chose que l’opinion ou la créance d’une possession légitime comme quand on a acquis de celui qu’on croyoit le propriétaire de la chose vendue, ou au moins qu’il avoit le pouvoir de l’aliéner, quoiqu’en effet elle ne fût pas à lui, & qu’il n’eût pas le droit de la vendre. Un possesseur de bonne foi, est celui qui possede quelque chose qui n’est pas à lui, mais qui le croit, & qui n’a point de raison d’en douter. Le possesseur de bonne foi n’est tenu à la restitution de ce qu’il a consumé, ou appliqué à ses usages, qu’autant qu’il en est devenu plus riche ; mais il doit rendre ce qui lui reste entre les mains. Le possesseur de bonne foi, tant que la bonne foi dure, ne diffère point du véritable maître. Voyez la Loi Qui soit. ff. de Ufuris ; & la 3° Règle du droit in-6". Pour ce qui est du possesseur de bonne foi, on n’a jamais douté qu’il ne gagne les fruits qui proviennent par sa culture & son industrie, suivant la Loi fructus ff. de Ufuris, & la Loi Bona fidei, De acquirendo rerum dominio : mais on va plus avant, & c’est une chose reçue dans le Royaume, par une coutume générale, qu’il gagne encore les fruits qui croissent plutôt de leur propre nature, que par le travail & l’industrie.
BORNIER. Il l’a fait dans la bonne foi. J’étois dans la bonne foi. On est dans la bonne foi, quand on croit prudemment être maître de ce qu’on possède, ou qu’on ignore qu’il est à un autre, à moins que l’ignorance ne fût crasse ou affectée. Bonne foi se dit aussi en d’autres matières ; par exemple, en matière d’opinions & de religion. La bonne foi n’excuse pas, ou, pour mieux parler, n’est pas bonne foi, quand on n’a pas fait ce qu’on devoit pour être éclairci, sur-tout après qu’on a été souvent averti. {{sc|Pélisson}}. En termes de Jurisprudence, on dit aussi qu’il y a<section end="FOI"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|213}}</noinclude><section begin="FOI"/>La ''foi'' habituelle est une habitude surnaturelle & infuse que Dieu met dans l’ame, & qui nous dispose à croire ce que Dieu a révélé, par la raison seule qu’il l’a révélé. Cette ''foi'' habituelle se donne par le baptême ; c’est un des effets de ce Sacrement. La ''foi'' actuelle est l’exercice de la ''foi'', c’est l’acquiescement actuel de l’esprit à ce que Dieu a révélé. C’est l’acte de la ''foi'', & avoir la ''foi'' actuelle, c’est produire un acte de ''foi'', faire un acte de ''foi''. La ''foi'' explicite est la ''foi'' de ceux qui croient formellement & distinctement une chose révélée, dont ils ont une connoissance. La ''foi'' implicite est la ''foi'' de ceux qui croient tout ce qui a été révélé, sans avoir une connoissance distincte & formelle de chaque article. Les Infidèles qui se convertissoient à la vue des miracles que Dieu opéroit par les Martyrs, ou quand les premiers Chrétiens souffroient le martyre, & qui disoient : Nous sommes Chrétiens, nous croyons ce que les Chrétiens croient, & qui quelquefois étoient martyrisés sur le champ, avoient une ''foi'' implicite de tout ce que les Chrétiens croient. Un Paysan qui croit fermement tout ce que l’Eglise croit, sans savoir en détail chaque article de la croyance de l’Eglise, n’a qu’une ''foi'' implicite sur plusieurs de ces articles. La ''foi'' vive est la foi animée par la charité. La ''foi'' morte est celle qui subsiste sans la charité : telle est la ''foi'' d’un pécheur coupable de tout autre crime que celui de l’infidélité ; j’entends tout crime qui exclut la grace, tout péché mortel, hormis l’infidélité. On appelle la ''foi'' d’un tel homme, une ''foi'' morte, non qu’elle soit éteinte en lui, & qu’il ne fasse encore de vrais actes de ''foi'', mais parce que les actes qu’elle produit sont morts, c’est à dire, ne sont point méritoires de la vie éternelle, ni d’un mérite proprement dit.
☞ {{sc|Foi}}, se prend aussi pour l’objet même de la ''foi'', pour les dogmes que la Religion Chrétienne propose à croire, comme révélés de Dieu, & pour la Religion même. C’est ainsi qu’on dit, article de ''foi'', question de ''foi'', mourir pour la ''foi'', renier la ''foi'', profession de ''foi''.
On appelle profession de ''Foi'', une formule qui contient tous les articles de la croyance de l’Eglise, qu’on fait lire & jurer à ceux qui abjurent l’hérésie, ou à ceux qui entrent dans les dignités Ecclésiastiques. Le Symbole de la ''foi'', c’est le ''Credo'', ou le Symbole des Apôtres. On dit aussi le Symbole de ''foi'', ou simplement la ''foi'' de Nicée, de Constantinople, de Trente ; pour dire, les articles de ''foi'' proposés, éclaircis, soutenus, enseignés par les Peres de ces Conciles.
La ''foi'' de l’Eglise est toujours la même. Quand l’Eglise décide quelque vérité contestée, elle ne fait que déclarer qu’elle est révélée : ce n’est point une nouvelle révélation. La ''foi'', dit le Concile de Trente, est une disposition à la justification. Les bienheureux n’ont plus la ''foi''.
Si {{St.|Paul}}, qui a pris soin de marquer les caractères de notre ''foi'', en avoit parlé comme d’une ''foi'' subtile, d’une ''foi'' curieuse, d’une ''foi'' savante, d’une ''foi'' de dispute & de contention, alors nous aurions de quoi bénir Dieu, & de quoi nous féliciter, puisque jamais la ''foi'' des Chrétiens n’eut toutes ces qualités, plus avantageusement qu’elle les a dans notre siècle. Mais quand je viens à considérer que ce grand Apôtre ne fait mention que d’une ''foi'' humble, d’une ''foi'' simple, d’une ''foi'' sans artifice, d’une ''foi'' qui n’a de raisonnement que pour apprendre à obéir, je tremble pour la ''foi'' d’une multitude infinie de personnes, qui portent néanmoins le nom de fidèles, & qui se disent enfans de l’Eglise. Jamais peut-être n’y eut-il plus de rafinemens, ni plus de contestations sur la ''foi'', & jamais aussi n’y eut-il moins d’humilité dans la ''foi''. {{sc|Bourdal}}. ''Exh. {{rom-maj|II}}, {{pag.|397}}''.
On appelle ''Foi divine'', la croyance qui est fondée sur l’autorité de Dieu.
{{sc|Foi humaine}}, est la croyance qu’on donne au rapport des hommes. Il faut ajouter ''foi'' à ce qu’un honnête homme affirme. Il y a une ''foi humaine'', que l’on a nommée ''Ecclésiastique :'' c’est la croyance que les Fidèles donnent à certains faits que l’Eglise a décidés, & qu’elle propose à croire comme lorsqu’elle oblige à reconnoître que des livres contiennent une doctrine hérétique, que des personnes jouissent de la gloire du Ciel. On croit ces faits sur l’autorité de l’Eglise : celui qui ne l’écoute pas, doit être tenu selon la parole de {{lié|J. C.}} comme un Païen & un Publicain, & l’Eglise est, selon {{St.|Paul}}, la colonne & l’appui de la vérité. Cette expression de ''foi Ecclésiastique'' est nouvelle. {{M.|de Péréfixe}} l’a introduite pour distinguer la ''foi'' par laquelle on croit les faits révélés, qu’on appelle ''foi'' divine, & la ''foi'' par laquelle on croit les faits sur lesquels l’Eglise prononce, assistée du {{St.|Esprit}}, en vertu des promesses de {{sc|Jesus-Christ}}.
☞ {{sc|Foi}}, signifie quelquefois confiance. ''{{lang|la|Fiducia}}''. On dit en ce sens, dans l’usage ordinaire, qu’on n’a pas grande ''foi'' en quelqu’un, qu’on n’a pas grande ''foi'' en ses promesses.
☞ {{sc|Foi}}, se prend aussi pour conscience. ''{{lang|la|Conscientia}}''. Tout ce qui n’est pas selon la ''foi'' est péché, c’est à-dire, selon la connoissance que l’on a, la croyance où l’on est, comme l’a traduit le {{P.|Bouhours}}.
☞ {{sc|Foi}}, se dit encore pour l’assurance que l’on donne de garder sa parole, pour l’exactitude à observer ce que l’on a promis. Engager sa ''foi'', donner sa ''foi'', garder, violer sa ''foi''. Nulles personnes n’engagent leur ''foi'' avec plus d’ostentation, que celles qui la violent davantage. {{sc|Bouh}}. Quand la ''foi'' & l’assurance des promesses seroient bannies du monde, disoit le Roi Jean, elles devroient toujours demeurer dans la bouche des Rois.
{{poem|''La ''foi'', ce nœud sacré, ce lien précieux,''
''N’est plus qu’un beau fantôme, & qu’un nom spécieux.''|m=1em}}
{{sc|Bonne foi}}. Sentiment & disposition d’un homme qui croit bien faire, quoiqu’il fasse mal ; qui n’a, ni doute, ni scrupule sur sa conduite. ''{{lang|la|Bona fides, conscientia recta}}''.
☞ On dit qu’un homme est dans la ''bonne foi'', qu’il a fait une chose dans la ''bonne foi'', pour dire, qu’il agit ou qu’il a agi selon sa conscience.
☞ {{sc|Bonne foi}}, en matière de prescription, n’est autre chose que l’opinion ou la créance d’une possession légitime comme quand on a acquis de celui qu’on croyoit le propriétaire de la chose vendue, ou au moins qu’il avoit le pouvoir de l’aliéner, quoiqu’en effet elle ne fût pas à lui, & qu’il n’eût pas le droit de la vendre. Un possesseur de ''bonne foi'', est celui qui possede quelque chose qui n’est pas à lui, mais qui le croit, & qui n’a point de raison d’en douter. Le possesseur de ''bonne foi'' n’est tenu à la restitution de ce qu’il a consumé, ou appliqué à ses usages, qu’autant qu’il en est devenu plus riche ; mais il doit rendre ce qui lui reste entre les mains. Le possesseur de ''bonne foi'', tant que la ''bonne foi'' dure, ne diffère point du véritable maître. ''Voyez'' la Loi ''{{lang|la|Qui scit. ff. de Usuris}} ;'' & la {{3e|Règle}} du droit ''in-{{6o}}''. Pour ce qui est du possesseur de ''bonne foi'', on n’a jamais douté qu’il ne gagne les fruits qui proviennent par sa culture & son industrie, suivant la Loi ''{{lang|la|Fructus ff. de Usuris}}'', & la Loi ''{{lang|la|Bonæ fidei, De acquirendo rerum dominio}} :'' mais on va plus avant, & c’est une chose reçue dans le Royaume, par une coutume générale, qu’il gagne encore les fruits qui croissent plutôt de leur propre nature, que par le travail & l’industrie. {{sc|Bornier}}. Il l’a fait dans la ''bonne foi''. J’étois dans la ''bonne foi''. On est dans la ''bonne foi'', quand on croit prudemment être maître de ce qu’on possède, ou qu’on ignore qu’il est à un autre, à moins que l’ignorance ne fût crasse ou affectée. ''Bonne foi'' se dit aussi en d’autres matières ; par exemple, en matière d’opinions & de religion. La ''bonne foi'' n’excuse pas, ou, pour mieux parler, n’est pas ''bonne foi'', quand on n’a pas fait ce qu’on devoit pour être éclairci, sur-tout après qu’on a été souvent averti. {{sc|Pélisson}}.
En termes de Jurisprudence, on dit aussi qu’il y a<section end="FOI"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>est le plus honteux. Ce qui me causait le plus de rage, c’est que je ne pouvais manger que les quelques bons morceaux partagés avec mes amours passées. »
Assurément il n’y a là rien de bien poétique, rien d’élevé, mais c’est une petite esquisse complète, à grands traits et presque touchante des tourments et de la confusion d’un amoureux trompé par une infidèle. Le trait satirique effleure à peine le sujet ; cette sobriété est presque l’ébauche de l’art.
Quant au vocabulaire de nos patois, il n’est pas riche en idées abstraites ou générales, mais les termes techniques de tout ce qui concerne les travaux des champs et de la maison y abondent avec une variété remarquable. Depuis soixante ans bien des modifications s’y sont opérées ; il a admis nombre de mots français auxquels il a donné le costume villageois, et il en a oublié ou rejeté de fort anciens que les vieillards seuls connaissent aujourd’hui. Comme tous les vieux idiomes, nos patois sont curieux et intéressants à étudier dans leur origine, dans leur lexicologie, dans leur grammaire<ref>{{corr|Une|« Une}} excursion dans les patois est très-semblable, on peut le dire, à une excursion dans les pays où ils sont parlés, car ils doivent assurément être rangés parmi les productions qui en caractérisent le ciel et le sol. C’est une sorte de flore qui varie avec les éloignements et sur laquelle se marque la différence des terrains. » (Littré).</ref>. Ils éclairent souvent quelques points de linguistique et expliquent bien des termes du moyen-âge ; ils ne sont pas inutiles en un mot à la connaissance approfondie de l’histoire de la langue française. Au point de vue littéraire, ils ont le degré d’intérêt qu’on porte aux produits naturels et spontanés de la verve populaire, et, au point de vue du langage, ils servent à l’interprétation des anciens documents historiques, chartes, chroniques, comptes, etc.
Pour l’orthographe de ces idiomes, quelle méthode suivre ? Il n’y en a qu’une : n’exprimer, par l’écriture, que les sons du langage, n’admettre aucune des lettres dites étymologiques qui ne se prononcent pas et donner une seule et même valeur phonétique aux mêmes sons. Le français peut<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>suffire à la grande rigueur, bien que, à défaut de caractères et de signes particuliers, il soit difficile de représenter les nuances des voyelles et des diphthongues, certaines nasales et certaines consonnes. Je ne me suis attaché, pour écrire nos patois, qu’à en reproduire la prononciation, le plus exactement possible, sans me préoccuper de l’analogie que les mots peuvent avoir avec le français ou le latin. Il a fallu cependant faire quelques exceptions. Dans les pièces où le français est mêlé au patois, je n’ai pas cru devoir adopter une méthode aussi rigoureuse. Là où le lecteur verra des mots appartenant à notre langue, il les prononcera à la française. Partout ailleurs il donnera à chaque lettre, à chaque syllabe la valeur écrite. On verra plus loin un tableau explicatif qui aidera à la lecture du texte.
Je termine par un petit glossaire qui m’a semblé devoir avantageusement remplacer une traduction littérale placée en regard ou au bas du texte. Cette forme, tout en ménageant l’espace, permet d’ajouter aux mots des explications étymologiques ou grammaticales et des rapprochements qui ne pourraient se placer ailleurs, et facilite surtout l’étude comparative des patois ; mais en cela, je me suis tenu à l’écart de cette méthode si aventureuse qui, sur quelques faits de détails et d’après des rapports ingénieux et forcés, crée des synthèses et des systèmes qu’un examen un peu sérieux fait crouler. Les maîtres modernes obligent à l’exactitude et à une critique raisonnée que les faits soutiennent. Un vocabulaire scientifique ne serait pas ici à sa place (c’est l’objet d’un travail spécial) ; l’accessoire ne doit pas l’emporter sur le principal. Ici, quand je sors de la simple explication des mots, je n’ai cherché qu’à être clair et bref, et j’évite la discussion.
Qu’il me soit permis, à la fin de ces longs préliminaires, de remercier hautement les nombreux amis qui ont bien voulu coopérer à la formation de ce recueil, en me fournissant soit des pièces complètes, soit des fragments, soit de simples indications. Ils ont compris que je n’étais point mu<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/222
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|214|FOI — FOI}}</noinclude><section begin="FOI"/>des contrats de ''bonne foi'', comme les ventes, échanges, louages & autres, où l’on se confie à la probité des contractans, & dont on interprète favorablement les intentions ; d’autres qui sont de droit étroit, & qu’on doit exécuter à la rigueur. La prescription n’a lieu, que lorsqu’on possede de ''bonne foi'', parcequ’il y a peu de ''bonne foi'' parmi les hommes, on dit de ''foi'' fi, de pleige plaid, de gage reconfort, d’argent comptant, paix & accord. {{sc|Instit. Cout}}.
On dit aussi, qu’une pièce revêtue de ses formes fait foi, (''{{lang|la|fidem facit}}'') pour dire, qu’on y ajoute ''foi'' en Justice. Ce mot est alors synonyme d’attestation & preuve. C’est une formule qu’on met au bout des certificats, lettres-patentes, &c. en ''foi'' de quoi on a fait apposer le scel à ces présentes.
☞ {{sc|Foi}} du contrat, c’est l’obligation qui en résulte. Suivre la ''foi'' du contrat, c’est se fier pour son exécution à la promesse des contractans, sans prendre d’autres suretés, comme des gages, des cautions.
☞ {{sc|Foi}} publique. Créance que la loi accorde à certaines personnes pour ce qui est de leur ministère, aux actes qui sont émanés d’eux en leur qualité.
Ma ''foi''. Par ma ''foi''. Sorte de Sermens. Façons de parler dont on se sert abusivement pour affirmer quelque chose. Jurez par votre ''foi'', si vous voulez que je vous croie. Il en a juré sa ''foi''. Dans les anciens Édits on en promettoit l’exécution en ''foi'' & parole de Roi. La ''foi'' de Gentilhomme, la ''foi'' de Marchand, étoient autrefois fort en crédit. Les Carthaginois renvoyèrent Attilius Régulus sur sa ''foi'', & il revint se remettre prisonnier.
La ''foi'' conjugale est la ''foi'' que le mari & la femme se donnent en se mariant.
{{poem|''Je sais qu’ils'' (les Sultans) ''se sont fait une superbe loi''
''De ne point à l’hymen assujettir leur'' foi. {{sc|Racine}}.|m=1em}}
{{sc|Foi et hommage}}. Terme de Jurisprudence féodale. ''{{lang|la|Fides & hommagium, clientelæ exhibitio, professio}}''. Reconnoissance que le vassal, en qualité de vassal, doit à son Seigneur. Par le mot de ''foi'' on entend la promesse & le serment que le vassal fait, d’être fidèle à son Seigneur ; & par le mot d’''hommage'', on entend l’engagement qu’il prend en qualité de vassal d’être l’homme de son Seigneur, & de le servir en guerre envers & contre tous, fors contre le Roi ; c’est ce qu’on appelle hommage lige ; ce qui n’a point lieu aujourd’hui en France, où les Seigneurs particuliers n’ont pas droit de faire la guerre ; c’est un droit de Souveraineté, & le Roi seul l’a en France. Rendre ''foi & hommage. {{lang|la|Fidem jurare, clientem se profiteri, dominum agnoscere}}''. Exiger la ''foi & hommage'' d’un vassal. Recevoir la ''foi & hommage'', faire la ''foi & hommage'' à son Seigneur. ''{{lang|la|Ex concepta juris formula dominum agnoscere, clientem se illius profiteri}}''. Ce mot ''foi'' n’a point de pluriel ; cependant l’Histoire de la Chancellerie, ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}'', imprimée en 1706, a dit au pluriel ''fois & hommages'' ne peuvent être reçus par les Chambres des Comptes sans lettre de la Chancellerie. Ce n’est pourtant que dans la table ; dans le texte il y a toujours ''foi & hommage'' au singulier ; mais {{M.|Messier}}, Trésorier de France, & Général des Finances en Bretagne, a donné ces dernières années des Mémoires ''Des fois & hommages, & des Fiefs de la Province de Bretagne ;'' ce qui montre que ''foi'' a un pluriel pris en ce sens.
On dit, un homme de ''foi ;'' pour dire, un vassal qui a fait la ''foi & hommage'', ou serment de fidélité à son Seigneur, pour un fief qu’il tient de lui à cette condition. En termes de Jurisprudence féodale, on joint presque toujours ensemble ces deux mots, ''foi & hommage''. Démission de ''foi'', est la disposition libre qu’un vassal fait de son fief, ou en entier, ou en partie.
☞ {{sc|Foi mentie}}. Expression dont se sont servi quelques Auteurs, pour signifier la félonie que commet un vassal envers son Seigneur ; parce que celui qui la commet, manque à la ''foi'' qu’il a jurée à son Seigneur, en lui faisant hommage. {{sc|Ferr}}.
FOI On dit, laisser un homme sur sa foi ; pour dire, l’abandonner à sa conduite. On le dit aussi d’un cheval qu’on laisse en liberté d’aller paitre où il voudra. On dit aussi en termes de Fauconnerie, qu’en laisse aller un oiseau sur sa fo, lorsqu’on ne lui donne plus de filière, & qu’on le réclame en liberté. On dit figurément, Le plus sage s’endort sur la foi des Zéphyrs ; pour dire, sur l’inconstance de la Fortune. On appelle aussi Foi en termes de Blason, de Sculp ture, &c. deux mains jointes ensemble, pour symbole d’alliance & de fidélité. Il porte de gueules à la foi d’argent.
EN BONNE FOI. DE BONNE FOI. adv. Sincèrement. En bonne foi, croyez-vous cesse extravagance ? Voyez
BON.
On dit d’un méchant homme, qu’il n’a, ni foi, ni loi ; pour dire, qu’il n’a aucun sentiment de religion, ni de probité.
Qui méprise Cotin n’estime point son Roi, Et n’a, selon Cotin, ni Dieu, ni foi, ni loi.
{{sc|Boil}}.
For, est aussi un nom propre que plusieurs Saintes Vierges ont porté. Fides, Fidei ; Sainte Foi, née dans la ville d’Agen, fut martyre avec {{St.|Caprais}}, au {{rom-maj|III}} siècle. Hadr. de Valois, Not. Gall. {{pg|501}}> dit en Latin Fides, fidis au génitif, & non pas fidei. C’est du nom de cette Sainte, que Sainte-Foi, village ou bourg de Guienne, sur la Dordogne, vers les confins du Périgord, a pris son nom, comme celui de Crapazi, qui est voisin, l’a pris de Saint Caprais. Vicus fanéta Fidis. Hard. Valef. Not. Gall. {{P.|sol}}.
For, Divinité que les Romains adoroient, introduite par Numa Pompilius. Fides. Ses Prêtres avoient ordinairement la tête & les mains couvertes d’un voile blanc. On la repréfentoit sous la figure d’une femme vêtue de blanc, ou sous la figure de deux jeunes filles qui se donnent la main.
LIGNE DE FOI, terme d’Optique. C’est la ligne qui, partant du centre de l’objet, tembe perpendiculairement sur le centre du verre de la lunette avec laquelle on regarde l’objet. Linea fidei. On dit de même la ligne de foi, des pinnules dans un instrument qui en a au lieu de lunettes.
LIGNE DE FOI. Terme d’Horlogerie. Voyez FIDU
CIELLE.
CHEVALIER DE LA SAINTE FOI OU DE LA FOI DE {{sc|Jesus}}
CHRIST, & de la Croix de Saint Pierre, Martyr. Eques Fidei Sancta, fidei Catholica ou fidei Christi. Association, Compagnie des Gentilshommes dans les Diocèses de Milan, d’Yvrée & de Verceil, lesquels prenoient autrefois la qualité de Chevaliers de la foi de Jésus-Christ, & de la Croix de {{St.|Pierre}}, Martyr, & qui en recevant une Croix, faisoient vœu de porter cette Croix en l’honneur de N. S.
{{sc|Jesus-Christ}}, pour l’exaltation de la foi Catholique & la destruction des Hérétiques, & s’engageoient d’exposer leur vie & leurs biens pour la défense de la même foi, lorsqu’ils en étoient requis, & d’obéir à l’Inquisiteur & à ses Vicaires en tout ce qui regardoit l’Inquisition. Il y a encore dans le Milanois une Compagnie de Gentilshommes, qui font Officiers de l’Inquisition, & qui faisoient autrefois le vœu dont nous venons de parler, mais qui ne font plus présentement qu’un ferment de servir l’Inquisition, & de dénoncer ce qu’ils savent lui être préjudiciable. Quand ils arrêtent un prisonnier, ils portent sur leur habit une croix écartelée de noir & de blanc, à huit pointes comme celle de Malthe. Ce sont comme les Familiers de l’Inquisition en Espagne. {{P.|Helyor}}, {{t.|{{rom-maj|III}}|cap}}, C.{{lié}}31. Il y a de l’apparence que les Chevaliers de la Foi de Jésus-Christ furent institués du temps des Croisades faites contre les Albigeois. ''Voy.'' le {{P.|Helyor}}, {{t.|{{rom-maj|VIII}}|cap}}, C.{{lié}}40.<section end="FOI"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|214|FOI — FOI}}</noinclude><section begin="FOI"/>des contrats de ''bonne foi'', comme les ventes, échanges, louages & autres, où l’on se confie à la probité des contractans, & dont on interprète favorablement les intentions ; d’autres qui sont de droit étroit, & qu’on doit exécuter à la rigueur. La prescription n’a lieu, que lorsqu’on possede de ''bonne foi'', parcequ’il y a peu de ''bonne foi'' parmi les hommes, on dit de ''foi'' fi, de pleige plaid, de gage reconfort, d’argent comptant, paix & accord. {{sc|Instit. Cout}}.
On dit aussi, qu’une pièce revêtue de ses formes fait foi, (''{{lang|la|fidem facit}}'') pour dire, qu’on y ajoute ''foi'' en Justice. Ce mot est alors synonyme d’attestation & preuve. C’est une formule qu’on met au bout des certificats, lettres-patentes, &c. en ''foi'' de quoi on a fait apposer le scel à ces présentes.
☞ {{sc|Foi}} du contrat, c’est l’obligation qui en résulte. Suivre la ''foi'' du contrat, c’est se fier pour son exécution à la promesse des contractans, sans prendre d’autres suretés, comme des gages, des cautions.
☞ {{sc|Foi}} publique. Créance que la loi accorde à certaines personnes pour ce qui est de leur ministère, aux actes qui sont émanés d’eux en leur qualité.
Ma ''foi''. Par ma ''foi''. Sorte de Sermens. Façons de parler dont on se sert abusivement pour affirmer quelque chose. Jurez par votre ''foi'', si vous voulez que je vous croie. Il en a juré sa ''foi''. Dans les anciens Édits on en promettoit l’exécution en ''foi'' & parole de Roi. La ''foi'' de Gentilhomme, la ''foi'' de Marchand, étoient autrefois fort en crédit. Les Carthaginois renvoyèrent Attilius Régulus sur sa ''foi'', & il revint se remettre prisonnier.
La ''foi'' conjugale est la ''foi'' que le mari & la femme se donnent en se mariant.
{{poem|''Je sais qu’ils'' (les Sultans) ''se sont fait une superbe loi''
''De ne point à l’hymen assujettir leur'' foi. {{sc|Racine}}.|m=1em}}
{{sc|Foi et hommage}}. Terme de Jurisprudence féodale. ''{{lang|la|Fides & hommagium, clientelæ exhibitio, professio}}''. Reconnoissance que le vassal, en qualité de vassal, doit à son Seigneur. Par le mot de ''foi'' on entend la promesse & le serment que le vassal fait, d’être fidèle à son Seigneur ; & par le mot d’''hommage'', on entend l’engagement qu’il prend en qualité de vassal d’être l’homme de son Seigneur, & de le servir en guerre envers & contre tous, fors contre le Roi ; c’est ce qu’on appelle hommage lige ; ce qui n’a point lieu aujourd’hui en France, où les Seigneurs particuliers n’ont pas droit de faire la guerre ; c’est un droit de Souveraineté, & le Roi seul l’a en France. Rendre ''foi & hommage. {{lang|la|Fidem jurare, clientem se profiteri, dominum agnoscere}}''. Exiger la ''foi & hommage'' d’un vassal. Recevoir la ''foi & hommage'', faire la ''foi & hommage'' à son Seigneur. ''{{lang|la|Ex concepta juris formula dominum agnoscere, clientem se illius profiteri}}''. Ce mot ''foi'' n’a point de pluriel ; cependant l’Histoire de la Chancellerie, ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}'', imprimée en 1706, a dit au pluriel ''fois & hommages'' ne peuvent être reçus par les Chambres des Comptes sans lettre de la Chancellerie. Ce n’est pourtant que dans la table ; dans le texte il y a toujours ''foi & hommage'' au singulier ; mais {{M.|Messier}}, Trésorier de France, & Général des Finances en Bretagne, a donné ces dernières années des Mémoires ''Des fois & hommages, & des Fiefs de la Province de Bretagne ;'' ce qui montre que ''foi'' a un pluriel pris en ce sens.
On dit, un homme de ''foi ;'' pour dire, un vassal qui a fait la ''foi & hommage'', ou serment de fidélité à son Seigneur, pour un fief qu’il tient de lui à cette condition. En termes de Jurisprudence féodale, on joint presque toujours ensemble ces deux mots, ''foi & hommage''. Démission de ''foi'', est la disposition libre qu’un vassal fait de son fief, ou en entier, ou en partie.
☞ {{sc|Foi mentie}}. Expression dont se sont servi quelques Auteurs, pour signifier la félonie que commet un vassal envers son Seigneur ; parce que celui qui la commet, manque à la ''foi'' qu’il a jurée à son Seigneur, en lui faisant hommage. {{sc|Ferr}}.
On dit, laisser un homme sur sa ''foi ;'' pour dire, l’abandonner à sa conduite. On le dit aussi d’un cheval qu’on laisse en liberté d’aller paître où il voudra. On dit aussi en termes de Fauconnerie, qu’en laisse aller un oiseau sur sa ''foi'', lorsqu’on ne lui donne plus de filière, & qu’on le réclame en liberté.
On dit figurément,
{{poem|''Le plus sage s’endort sur la ''foi'' des Zéphyrs ;''|m=1em}}
{{SA|pour dire, sur l’inconstance de la Fortune.}}
On appelle aussi ''Foi'' en termes de Blason, de Sculpture, ''&c.'' deux mains jointes ensemble, pour symbole d’alliance & de fidélité. Il porte de gueules à la ''foi'' d’argent.
{{sc|En bonne foi. De bonne foi.}} adv. Sincèrement. En bonne ''foi'', croyez-vous cette extravagance ? ''Voyez'' {{Tr6L|BON}}.
On dit d’un méchant homme, qu’il n’a, ni ''foi'', ni loi ; pour dire, qu’il n’a aucun sentiment de religion, ni de probité.
{{poem|''Qui méprise Cotin n’estime point son Roi,''
''Et n’a, selon Cotin, ni Dieu, ni ''foi'', ni loi.'' {{sc|Boil}}.|m=1em}}
{{sc|Foi}}, est aussi un nom propre que plusieurs Saintes Vierges ont porté. ''{{lang|la|Fides, Fidei}} ;'' Sainte ''Foi'', née dans la ville d’Agen, fut martyre avec {{St.|Caprais}}, au {{IIIe|siècle}}. Hadr. de Valois, ''Not. Gall. {{pg|501}}'', dit en Latin ''{{lang|la|Fides, fidis}}'' au génitif, & non pas ''{{lang|la|fidei}}''.
C’est du nom de cette Sainte, que ''Sainte-Foi'', village ou bourg de Guienne, sur la Dordogne, vers les confins du Périgord, a pris son nom, comme celui de Crapazi, qui est voisin, l’a pris de Saint Caprais. ''{{lang|la|Vicus sanctæ Fidis}}''. Hard. Vales. ''Not. Gall. {{pg|501}}''.
☞ {{sc|Foi}}, Divinité que les Romains adoroient, introduite par Numa Pompilius. ''{{lang|la|Fides}}''. Ses Prêtres avoient ordinairement la tête & les mains couvertes d’un voile blanc. On la représentoit sous la figure d’une femme vêtue de blanc, ou sous la figure de deux jeunes filles qui se donnent la main.
{{sc|Ligne de Foi}}, terme d’Optique. C’est la ligne qui, partant du centre de l’objet, tombe perpendiculairement sur le centre du verre de la lunette avec laquelle on regarde l’objet. ''{{lang|la|Linea fidei}}''. On dit de même la ''ligne de foi'', des pinnules dans un instrument qui en a au lieu de lunettes.
{{sc|Ligne de Foi}}. Terme d’Horlogerie. ''Voyez'' {{Tr6L|FIDUCIELLE}}.
{{sc|Chevalier de la Sainte Foi ou De la Foi de Jesus-Christ}}, & de la Croix de Saint Pierre, Martyr. ''{{lang|la|Eques Fidei Sanctæ, fidei Catholicæ}}'' ou ''{{lang|la|fidei Christi}}''. Association, Compagnie des Gentilshommes dans les Diocèses de Milan, d’Yvrée & de Verceil, lesquels prenoient autrefois la qualité de ''Chevaliers de la foi de Jesus-Christ'', & de la Croix de {{St.|Pierre}}, Martyr, & qui en recevant une Croix, faisoient vœu de porter cette Croix en l’honneur de {{abr|N. S.|Notre Seigneur}} {{sc|Jesus-Christ}}, pour l’exaltation de la ''foi'' Catholique & la destruction des Hérétiques, & s’engageoient d’exposer leur vie & leurs biens pour la défense de la même ''foi'', lorsqu’ils en étoient requis, & d’obéir à l’Inquisiteur & à ses Vicaires en tout ce qui regardoit l’Inquisition. Il y a encore dans le Milanois une Compagnie de Gentilshommes, qui sont Officiers de l’Inquisition, & qui faisoient autrefois le vœu dont nous venons de parler, mais qui ne font plus présentement qu’un serment de servir l’Inquisition, & de dénoncer ce qu’ils savent lui être préjudiciable. Quand ils arrêtent un prisonnier, ils portent sur leur habit une croix écartelée de noir & de blanc, à huit pointes comme celle de Malthe. Ce sont comme les Familiers de l’Inquisition en Espagne. {{P.|Helyot}}, ''{{t.|{{rom-maj|III}}|cap}}, C.{{lié}}31''. Il y a de l’apparence que les Chevaliers de la ''Foi'' de {{sc|Jesus Christ}} furent institués du temps des Croisades faites contre les Albigeois. ''Voy.'' le {{P.|Helyot}}, ''{{t.|{{rom-maj|VIII}}|cap}}, C.{{lié}}40''.<section end="FOI"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>par une curiosité futile, mais qu’à ces productions sans culture se rattache l’histoire intellectuelle et morale des Vosges et que, par les efforts de tous pour les recueillir et les publier, la connaissance de notre beau département ne peut que gagner en intérêt.
{{d|{{sc|Louis}} JOUVE.|4|mt=1em}}
{{SDT2|lh=2px|lb=0|esp=0|l=4em}}
{{c|ORTHOGRAPHE ET PRONONCIATION.|mb=1em}}
Toutes les lettres se prononcent excepté dans les mots qui sont purement français et qui se lisent suivant nos règles.<ref>Nous avons conservé l’orthographe de l’article pluriel les, lorsque ''s'' doit sonner comme ''z'' sur la voyelle qui suit, ainsi que celle de la conjonction ''et'' pour moins gêner la lecture des textes.</ref>
L’apostrophe après une consonne remplace toujours la lettre e ; elle est destinée à faire sonner la consonne sur laquelle elle s’appuie, soit au milieu soit à la fin d’un mot. Elle se place quelquefois devant la lettre l ; par exemple : ’l o, pour el o, il est. On fait de même en italien, ’l pour el :
{{poem|Canto l’arme pietosi, e ’l capitano
Che ’l gran seposehro libero di Cristo.|m=0.75em}}
É se prononce toujours comme dans ''santé.''
È est un è ouvert bref et a toujours le son de la conjonction française ''et.''
O a toujours le son bref comme dans ''abricot.''
O, avec accent grave, représente un son ouvert et un peu long, intermédiaire entre ''l’a'' et ''l’o.''
Oua, oa, oué, oé, ne forment qu’une syllabe ; on glisse légèrement sur ''ou'' et ''o.''
Oò, diphthongue particulière à Saulxures et aux environs. Elle ne doit pas se confondre avec ouô qu’on rencontre ailleurs dans les vallées de la Moselle et de la Moselotte. ''Moòhon'' ou ''moòhhon'' (maison) est plus faible que ''mouôhon.'' Cette dipththongue se trouve dans le patois bourguignon.
H seule est la même aspirée qu’en français devant une voyelle ; devant une consonne elle se prononce comme hh<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>(double) et ne pourrait du reste se prononcer autrement.
Hh (double) représente un son chuintant intermédiaire entre j et ch ; c’est le ''ch'' allemand. Hoû (prononcé comme le français une ''houe'') ''crie ;'' hhoû, ''essuie.''
K remplace le ''qu'' français qui gênerait souvent la prononciation. On écrivait ainsi très-souvent au {{s|xiii}}.
{{poem|Kant Dolopathos le voit…
Puis ke leroi en talent vient…
Maintenant k’il orent ce dit…
Car ki veut larron decevoir. (Dolopathos).|m=0.75em}}
Y a le rôle de consonne. Il s’unit à la voyelle qui suit et jamais avec celle qui précède. Crâyan, prononcez crâ-yan ; voiyin, voi-yin.
Ye (''yeu'' faible) est une syllabe féminine qui correspond à notre ''ille'' dans ''bouille :'' Knôye, quenouille. Y’ (avec apostrophe) devant une consonne, indique que cette muette ne compte pas dans le vers ; l’e s’élide.
Y, placé après une consonne, donne à celle-ci un son mouillé qui n’existe en français que pour ll (ill), n (''gn''). ''Poutié,'' porter, ''poutiô,'' portait, ont le ''t'' mouillé, malgré l’apparence. Le pluriel ''poutyin,'' portaient, ne peut se prononcer qu’en prenant ''ty'' comme une consonne d’une seule lettre ; ''poutin, poutiin'' ne sauraient rendre cette prononciation. Il en serait de même de ''poutye,'' (je) porte, où il faut prononcer ''tye'' à la façon d’une muette.
N, finale, se fait entendre sur la voyelle initiale du mot suivant. Souvent on la sépare par un trait d’union de la syllabe à laquelle elle appartient. Exemple : {{lié|y o-n é}}, il y en a ; bé-n èbeuhhi, bien abaissé. Dans ce cas la nasalité a pour ainsi dire disparu ; devant une consonne on dit ''o, bé.''
S à la fin d’un mot sonne ''z'' sur la voyelle initiale du mot suivant, comme dans notre langue.
Z, accompagné d’un trait d’union, est, comme en français, une lettre de liaison souvent hasardée.<noinclude>
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Chansons en patois vosgien/Préface
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Chansons en patois vosgien/La femme du bossu
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Dé lè fouér’ deml péyi,
J’a rècontrè ènn’ véy’ fôme
Kè bètézor so mèri.
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Kè bètézor se mèri.
J’ li d’hé : ô mèchan véy’ fôme,
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J’ li d’hé : « ô mèchan véy’ fôme,
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« Je lo bè, je lo chètie ;
« Ê m’é fâ di dèpiéhhi.
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Dé lè fouér’ deml péyi,
J’a rècontrè ènn’ véy’ fôme
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{{Em|2}}Ma bergère, tu ris.
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Kè bètézor se mèri.
J’ li d’hé : ô mèchan véy’ fôme,
Poquè bètt’ tan to mèri ?
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J’ li d’hé : « ô mèchan véy’ fôme,
Poquè bétt’ tan to mèri ? »
« Je lo bè, je lo chètie ;
« Ê m’é fâ di dèpiéhhi.
{{Em|2}}Tu ris, etc.
« Je lo bè, he lo chètie ;
« E m’é fâ di dèpiéhhi.
« ’l é tu dir drahô lè ville
« K’è préy’hè dâs aut’ ke mi.
{{Em|2}}Tu ris, etc.
« ’l é tu dir drahô lè ville
« K’è préy’hè dâs aut’ ke mk.
« J’ vourô k’ torto cé vî ôme
« Sâyinss’ dâ chapon reuti.
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« Je lo bè, je lo chètie ;
« Ê m’é fâ di dèpiéhhi.
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« Je lo bè, he lo chètie ;
« E m’é fâ di dèpiéhhi.
« ’l é tu dir drahô lè ville
« K’è préy’hè dâs aut’ ke mi.
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« ’l é tu dir drahô lè ville
« K’è préy’hè dâs aut’ ke mk.
« J’ vourô k’ torto cé vî ôme
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{poem|
« J’ vourô k torto cé vî ôme
« Sâyinss’ dâ chapon reuti,
« Et tortot’ lâ véye fôme
« Dâ cancoiyatt’, dâ pédri.
{{Em|2}}Tu ris, etc.
« Et tortot’ lâ véye fôme
« Dâ cancoiyatt’, dâ pédri,
« Et tortot’ cé jôn’ boayesse
« Mériâye è lou piéhhi.
{{Em|2}}Tu ris, etc.
« Et tortot’ cé jôn’ boayesse
« Mériâye è lou piéhhi.
« Y o-n é dò lè compègnéye
« Ké ne dirin mi nâni.
{{Em|2}}Tu ris, etc.
« Y o-n é dò lè compègnéye
« Ké ne dirin mi nâni.
« Revoatyi don mè voisine ;
« Elle o-n é ri et rôgi.
{{Em|2}}Tu ris, tu ris, bergère ;
{{Em|2}}Ma bergère, tu ris.|sf}}
<nowiki/>
Cette chanson se trouve en français dans les ''Noëls et chansons populaires,'' publiés par {{M.|Max Buchon}}, 1863, avec des variantes qui ne portent que sur les formes ; cependant quelques couplets rendent les reproches plus complets et plus vifs.
Le refrain français « Tu ris, tu ris, bergère » vient sans doute d’une ancienne chanson dont la vogue était partout répandue ; je n’ai pu la retrouver dans aucun recueil poétique ou musical.
{{brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Revue pour les français, T2, 1907.djvu/586
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> BIBLIOGRAPHIE L’Afrique aux Européens, par le docteur Rouire, 1 volume in-4° illustré. Hachette. C’est une véritable histoire de la pénétration européenne en Afrique que l’on trouvera dans ce livre d’une information toujours sûre et précise. Elle vient bien à son heure, alors que cette partie du monde, hier encore inconnue dans d’immenses étendues, aujourd’hui explorée en tous sens, n’a plus guère de secrets pour le géog... »
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BIBLIOGRAPHIE
L’Afrique aux Européens, par le docteur Rouire, 1 volume in-4° illustré. Hachette.
C’est une véritable histoire de la pénétration européenne en Afrique que l’on trouvera dans ce livre d’une information toujours sûre et précise. Elle vient bien à son heure, alors que cette partie du monde, hier encore inconnue dans d’immenses étendues, aujourd’hui explorée en tous sens, n’a plus guère de secrets pour le géographe, et que la convention du 8 avril 1904 et l’œuvre de la conférence d’Algésiras complètent l’ensemble des arrangements qui ont donné aux diverses colonies de l’Europe leur configuration territoriale en Afrique. Personne n’était mieux que M. Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.
La Société française pendant le Consulat (6e série), par M. Gilbert Stenger, 1 volume in-8°. Perrin.
Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de M. Gilbert Stenger sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire.
La Crise russe, par Paul Milioukof.
La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples.
Sandro Botticelli, par Emile Gebhart.
M. Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».
Publiée récemment dans une édition d’art, avec de merveilleuses illustrations, cette monographie est à peu près inédite pour le grand public : tous ceux qui avaient feuilleté le livre de luxe, attendaient<noinclude>
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{{t|L’Afrique aux Européens, par le docteur Rouire, 1 volume in-4° illustré. Hachette.
C’est une véritable histoire de la pénétration européenne en Afrique que l’on trouvera dans ce livre d’une information toujours sûre et précise. Elle vient bien à son heure, alors que cette partie du monde, hier encore inconnue dans d’immenses étendues, aujourd’hui explorée en tous sens, n’a plus guère de secrets pour le géographe, et que la convention du 8 avril 1904 et l’œuvre de la conférence d’Algésiras complètent l’ensemble des arrangements qui ont donné aux diverses colonies de l’Europe leur configuration territoriale en Afrique. Personne n’était mieux que M. Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.
La Société française pendant le Consulat (6e série), par M. Gilbert Stenger, 1 volume in-8°. Perrin.
Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de M. Gilbert Stenger sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire.
La Crise russe, par Paul Milioukof.
La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples.
Sandro Botticelli, par Emile Gebhart.
M. Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».
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{{t|C’est une véritable histoire de la pénétration européenne en Afrique que l’on trouvera dans ce livre d’une information toujours sûre et précise. Elle vient bien à son heure, alors que cette partie du monde, hier encore inconnue dans d’immenses étendues, aujourd’hui explorée en tous sens, n’a plus guère de secrets pour le géographe, et que la convention du 8 avril 1904 et l’œuvre de la conférence d’Algésiras complètent l’ensemble des arrangements qui ont donné aux diverses colonies de l’Europe leur configuration territoriale en Afrique. Personne n’était mieux que M. Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.|90}}
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{{t|La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples.|90}}
{{t|Sandro Botticelli, par Emile Gebhart.
{{t|M. Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».|90}}
{{t|Publiée récemment dans une édition d’art, avec de merveilleuses illustrations, cette monographie est à peu près inédite pour le grand public : tous ceux qui avaient feuilleté le livre de luxe, attendaient|90}}<noinclude>
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{{t|L’Afrique aux Européens, par le docteur Rouire, 1 volume in-4° illustré. Hachette.|90}}
{{t|C’est une véritable histoire de la pénétration européenne en Afrique que l’on trouvera dans ce livre d’une information toujours sûre et précise. Elle vient bien à son heure, alors que cette partie du monde, hier encore inconnue dans d’immenses étendues, aujourd’hui explorée en tous sens, n’a plus guère de secrets pour le géographe, et que la convention du 8 avril 1904 et l’œuvre de la conférence d’Algésiras complètent l’ensemble des arrangements qui ont donné aux diverses colonies de l’Europe leur configuration territoriale en Afrique. Personne n’était mieux que M. Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.|90}}
{{t|La Société française pendant le Consulat (6e série), par M. Gilbert Stenger, 1 volume in-8°. Perrin.|90}}
{{t|Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de M. Gilbert Stenger sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire.|90}}
{{t|La Crise russe, par Paul Milioukof.|90}}
{{t|La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples.|90}}
{{t|Sandro Botticelli, par Emile Gebhart.|90}}
{{t|M. Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».|90}}
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{{t|La Société française pendant le Consulat (6e série), par M. Gilbert Stenger, 1 volume in-8°. Perrin.|90}}
{{t|Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de M. Gilbert Stenger sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire.|90}}
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{{t|La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples.|90}}
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{{t|M. Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».|90}}
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Chansons en patois vosgien/La femme jalouse
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Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/FIDUCIELLE
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#REDIRECTION [[Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/FIDUCIEL]]
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Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/64
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 56 —||}}</noinclude><nowiki />
{{T5|{{§|7}}. ''Digestion.''}}
Les Tardigrades se nourrissent d’animaux vivans, dont ils sucent les liquides nourriciers. Ils sont parmi les Systolides, ce que sont parmi les insectes les Hémiptères et les Diptères, c’est-à-dire des animaux suceurs possédant un appareil pour perforer les tégumens de leur proie, et un second appareil propre à en appeler les humeurs par la blessure ainsi pratiquée, pour les chasser ensuite dans le tube digestif.
L’''appareil de préhension des alimens'' se compose en effet : {{1o|d’une}} ''cavité buccale'', — {{2o|d’un}} ''appareil de perforation'', — {{3o|d’un}} ''appareil de succion''.
{{T6|{{1o|Cavité}} buccale ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}, {{fig.|2}},{{Lié}}''b'').}}
Elle a le plus ordinairement la forme d’une ventouse évasée, avec un rebord épais, constituant un bourrelet circulaire qui termine en avant l’anneau buccal.
Chez les ''Emydium'', le bourrelet circulaire n’existe pas ; la bouche est conique, avec un orifice extrêmement étroit.
Chez les ''Macrobiotus'', la ventouse existe ; mais elle n’offre aucun appendice externe ni interne : elle paraît être soutenue intérieurement par des parois solides ou semi solides, à en juger par la saillie circulaire que l’on voit parfois se former en avant et en dedans du rebord épais de la ventouse.
Chez les ''Milnesium'' on observe : {{1o|sur}} le bord externe de la ventouse, six palpes ou cirrhes inégaux mobiles ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=156|p=Pl13|l={{Pl.|13|cap}}|a=Pl.13}}, {{fig.|1}},{{Lié}}''p''). {{2o|Dans}} la cavité même de la bouche, six autres appendices ou lobes qui font saillie au dehors sous une compression forcée, et paraissent alterner avec les précédens ({{fig.|1}} {{Lié|et 2, ''l''}}).
Dans la cavité, viennent se rendre les conduits excréteurs de deux glandes latérales ({{Pl.|13|cap}}, {{fig.|1}},{{Lié}}''gl. b'').<noinclude>
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Page:Revue pour les français, T2, 1907.djvu/594
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TAILLEURS SPORTIFS BREVETES
17, Boulevard Montmartre, 17
PARIS
CATALOGUE GÉNÉRAL
CATALOGUE SPÉCIAL POUR L’AUTO<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « - <-43- Faites, monsieur, faites! répondit Mme Rouma sans lever la tête... Mais l'interpellation de M. Arsène avait suffi pour qu'Ana- tole reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa sur le bras: En même temps, il disait : - Monsieur Anatole, jusqu'à nouvel ordre, ne vous occupez plus de cette affaire... Et télégraphiez à Mlle Pau- line de rentrer à Paris... « Vous viendre....
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 43 —|}}</noinclude>-
<-43-
Faites, monsieur, faites! répondit Mme Rouma sans
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tole reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour
dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa
sur le bras: En même temps, il disait :
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Monsieur Anatole, jusqu'à nouvel ordre, ne vous
occupez plus de cette affaire... Et télégraphiez à Mlle Pau-
line de rentrer à Paris...
« Vous viendrez me voir tous les deux demain matin,
et je vous ferai part de ma décision à votre égard .
Vous pouvez vous retirer.
Le pauvre Anatole sortit, en proie à des sentiments divers.
A la fin de l'entretien, M. Arsène lui avait paru moins
hostile qu'au début, il ne savait que penser. Il comprenait
seulement vaguement que la complice d'Alfred Radulin
devait être une amie du sous-directeur, et il se demandait
avec inquiétude quelles seraient pour lui et pour sa co-
équipière les conséquences de cette complication inatten-
due...
Quant à M. Arsène, resté seul avec Ernestine, il estima
tout de suite le profit qu'il pouvait tirer de la situation.
Les soupçons qu'avaient fait naître en lui la dépêche de
Mlle Pauline avaient été tout de suite confirmés par l'attitude
de M. Anatole. Celui-ci avait certainement reconnu la femme
qui se trouvait dans le bureau du sous-directeur. Les der-
niers doutes que pouvait conserver M. Arsène étaient
dissipés C'était bien Mme Rouma elle-même, et non sa
sœur, qui était la maîtresse de ce Radulin !
Le sous-directeur de l'agence « Amour and Co » n'était pas
flatté du tout de constater que sa patronne l'avait ainsi
berné, lui refusant ce qu'elle accordait si facilement au
mari de l'irascible Aglaé.
Néanmoins, il triomphait... Il se disait :
-
Elle est à ma merci !... Je me tairai, mais à la condi-
tion qu'elle paye mon silence et qu'elle le paye de la façon
qu'une femme doit payer un soupirant trop longtemps
éconduit!
Il ne disait rien, mais il considérait Ernestine toujours
assise devant lui, et il pensait<noinclude>
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— Faites, monsieur, faites ! répondit {{Mme|Rouma|nx}} sans
lever la tête…
Mais l’interpellation de {{M.|Arsène}} avait suffi pour qu’Anatole
reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour
dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa
sur le bras. En même temps, il disait :
— Monsieur Anatole, jusqu’à nouvel ordre, ne vous
occupez plus de cette affaire… Et télégraphiez à {{Mlle|Pauline|nx}}
de rentrer à Paris…
« Vous viendrez me voir tous les deux demain matin,
et je vous ferai part de ma décision à votre égard ».
Vous pouvez vous retirer.
Le pauvre Anatole sortit, en proie à des sentiments divers.
À la fin de l’entretien, {{M.|Arsène}} lui avait paru moins
hostile qu’au début, il ne savait que penser. Il comprenait
seulement vaguement que la complice d’Alfred Radulin
devait être une amie du sous-directeur, et il se demandait
avec inquiétude quelles seraient pour lui et pour sa co-équipière
les conséquences de cette complication inattendue…
Quant à M. Arsène, resté seul avec Ernestine, il estima tout de suite le profit qu’il pouvait tirer de la situation. Les soupçons qu’avaient fait naître en lui la dépêche de Mlle Pauline avaient été tout de suite confirmés par l’attitude de M. Anatole. Celui-ci avait certainement reconnu la femme qui se trouvait dans le bureau du sous-directeur. Les derniers doutes que pouvait conserver M. Arsène étaient dissipés. C’était bien Mme Rouma elle-même, et non sa sœur, qui était la maîtresse de ce Radulin !
Le sous-directeur de l’agence « Amour and Co » n’était pas flatté du tout de constater que sa patronne l’avait ainsi berné, lui refusant ce qu’elle accordait si facilement au mari de l’irascible Aglaé.
Néanmoins, il triomphait… Il se disait :
— Elle est à ma merci !… Je me tairai, mais à la condition qu’elle paye mon silence et qu’elle le paye de la façon qu’une femme doit payer un soupirant trop longtemps éconduit !
Il ne disait rien, mais il considérait Ernestine toujours assise devant lui, et il pensait<noinclude>
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— Faites, monsieur, faites ! répondit {{Mme|Rouma|nx}} sans
lever la tête…
Mais l’interpellation de {{M.|Arsène}} avait suffi pour qu’Anatole
reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour
dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa
sur le bras. En même temps, il disait :
— Monsieur Anatole, jusqu’à nouvel ordre, ne vous
occupez plus de cette affaire… Et télégraphiez à {{Mlle|Pauline|nx}}
de rentrer à Paris…
« Vous viendrez me voir tous les deux demain matin,
et je vous ferai part de ma décision à votre égard ».
Vous pouvez vous retirer.
Le pauvre Anatole sortit, en proie à des sentiments divers.
À la fin de l’entretien, {{M.|Arsène}} lui avait paru moins
hostile qu’au début, il ne savait que penser. Il comprenait
seulement vaguement que la complice d’Alfred Radulin
devait être une amie du sous-directeur, et il se demandait
avec inquiétude quelles seraient pour lui et pour sa co-équipière
les conséquences de cette complication inattendue…
Quant à {{M.|Arsène}}, resté seul avec Ernestine, il estima
tout de suite le profit qu’il pouvait tirer de la situation.
Les soupçons qu’avaient fait naître en lui la dépêche de
{{Mlle|Pauline|nx}} avaient été tout de suite confirmés par l’attitude
de {{M.|Anatole}}. Celui-ci avait certainement reconnu la femme
qui se trouvait dans le bureau du sous-directeur. Les derniers
doutes que pouvait conserver {{M.|Arsène}} étaient
dissipés : C’était bien Mme Rouma elle-même, et non sa
sœur, qui était la maîtresse de ce Radulin !
Le sous-directeur de l’agence « Amour and Co » n’était pas flatté du tout de constater que sa patronne l’avait ainsi berné, lui refusant ce qu’elle accordait si facilement au mari de l’irascible Aglaé.
Néanmoins, il triomphait… Il se disait :
— Elle est à ma merci !… Je me tairai, mais à la condition qu’elle paye mon silence et qu’elle le paye de la façon qu’une femme doit payer un soupirant trop longtemps éconduit !
Il ne disait rien, mais il considérait Ernestine toujours assise devant lui, et il pensait<noinclude>
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— Faites, monsieur, faites ! répondit {{Mme|Rouma|nx}} sans
lever la tête…
Mais l’interpellation de {{M.|Arsène}} avait suffi pour qu’Anatole
reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour
dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa
sur le bras. En même temps, il disait :
— Monsieur Anatole, jusqu’à nouvel ordre, ne vous
occupez plus de cette affaire… Et télégraphiez à {{Mlle|Pauline|nx}}
de rentrer à Paris…
« Vous viendrez me voir tous les deux demain matin,
et je vous ferai part de ma décision à votre égard ».
Vous pouvez vous retirer.
Le pauvre Anatole sortit, en proie à des sentiments divers.
À la fin de l’entretien, {{M.|Arsène}} lui avait paru moins
hostile qu’au début, il ne savait que penser. Il comprenait
seulement vaguement que la complice d’Alfred Radulin
devait être une amie du sous-directeur, et il se demandait
avec inquiétude quelles seraient pour lui et pour sa co-équipière
les conséquences de cette complication inattendue…
Quant à {{M.|Arsène}}, resté seul avec Ernestine, il estima
tout de suite le profit qu’il pouvait tirer de la situation.
Les soupçons qu’avaient fait naître en lui la dépêche de
{{Mlle|Pauline|nx}} avaient été tout de suite confirmés par l’attitude
de {{M.|Anatole}}. Celui-ci avait certainement reconnu la femme
qui se trouvait dans le bureau du sous-directeur. Les derniers
doutes que pouvait conserver {{M.|Arsène}} étaient
dissipés : C’était bien Mme Rouma elle-même, et non sa
sœur, qui était la maîtresse de ce Radulin !
Le sous-directeur de l’agence « Amour and Co » n’était pas
flatté du tout de constater que sa patronne l’avait ainsi
berné, lui refusant ce qu’elle accordait si facilement au
mari de l’irascible Aglaé.
Néanmoins, il triomphait… Il se disait :
— Elle est à ma merci !… Je me tairai, mais à la condition
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Il ne disait rien, mais il considérait Ernestine toujours
assise devant lui, et il pensait {{corr||:}}
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Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/65
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 57 —||}}</noinclude><nowiki />
{{T6|{{Corr|Appareil|{{2o|Appareil}}}} perforant.<ref>Les diverses pièces que nous allons décrire ont été considérées jusqu’ici comme constituant, avec l’organe de succion qui leur fait suite, un appareil mandibulaire et broyeur. C’est l’opinion de {{MM.|Schultze}} et Dujardin, bien que d’ailleurs ils ne soient pas d’accord sur le nombre ni sur la signification des diverses pièces.</ref>}}
On voit représenté {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}, {{fig.|1}}{{Lié|, 2, 3}}, cet appareil fort singulier, chez ''Macrobiotus Hufelandii'' où il est le plus développé et le plus facile à étudier ; je me contenterai de donner une explication détaillée de ces figures.
La cavité buccale (''b'',{{Lié}}{{fig.|2}}) est soutenue en arrière par un cercle {{Lié|solide ''d''}}. C’est là que commence à proprement parler la ''région pharyngienne'' du canal intestinal.
Au fond de cette cavité {{Lié|en ''e''}}, s’ouvre par un orifice un peu évasé, un tube {{Lié|solide ''e f''}}, constitué par une seule pièce ; quelques moyens en effet que j’aie employé, je n’ai jamais pu arriver ni à le séparer en deux, ni à observer une solution de continuité même partielle entre ses deux moitiés, ou un déplacement quelconque de ces deux moitiés l’une par rapport à l’autre.
Ce tube, qui se continue en arrière avec un appareil que nous décrirons plus tard, se recourbe en bas à sa partie antérieure, ef offre en dessous une crête (''i'',{{Lié}}{{fig.|3}}), à droite et à gauche de laquelle se voit une {{Lié|ouverture ''o''}} pratiquée dans le tube lui-même, et donnant directement dans la cavité {{Lié|pharyngienne ''e d''}}.
C’est la {{Lié|crête ''i''}} vue par transparence dans l’appareil étudié par-dessus, qui cause l’apparence d’une ligne médiane (''m'',{{Lié}}{{fig.|2}}), et qui a pu faire croire à la division du tube en deux moitiés, ou même à une fente existant en ce point.
C’est par les deux ouvertures latérales (''o'',{{Lié}}{{fig.|3}}) que pénètrent de l’extérieur du tube dans l’arrière-bouche, et d’arrière en avant, deux pièces, les ''stylets'' ({{fig.|6}}, {{Lié|et ''st''}} {{fig.|2}}). qui sont les organes immédiats de la perforation. Ils sont aplatis, en forme de lame, légèrement courbés, se terminent en avant par une pointe excessivement aiguë, en arrière par une ''base'' (''ba'') formée de deux lobes séparés par {{Sic2|une|un}} intervalle. Ces stylets sont remarquables par leur composition. Ils sont formés de deux parties bien distinctes ({{fig.|7}}), l’une comprenant les deux tiers anté-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/66
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 58 —||}}</noinclude>rieurs, est formée d’une matière animale en petite quantité, ossifiée par un dépôt de carbonate de chaux, la seule concrétion de cette nature qu’il y ait dans l’animal entier ; tandis que la base et le tiers postérieur sont formée d’une substance solide plus flexible, analogue à celle de l’épiderme et de toutes les autres parties solides des Tardigrades.
Si effectivement on fait pénétrer entre les deux lames de verre à l’aide desquelles on tient un Macrobiote emprisonné dans une goutte d’eau sous le microscope, quelques gouttelettes d’un acide extrêmement étendu, on voit très promptement les deux tiers antérieurs des stylets, que nous appellerions volontiers leur ''lame'' disparaître, et être remplacés par quelques globules gazeux, eux-mêmes bientôt absorbés. J’ai même vu plusieurs fois, en employant l’acide sulfurique, apparaître presque instantanément à la place qu’occupaient les stylets, une étoile de cristaux aiguillés d’une finesse excessive, et qui ne tardaient pas à disparaître.
En employant l’acide chlorhydrique ou acétique étendu, le phénomène se manifeste beaucoup mieux encore. Car on voit la base des stylets persister, avec une trace qui paraît se continuer dans la place qu’occupait la ''lame''. L’emploi de la potasse caustique concentrée fournit une contre-preuve en colorant en brun la base des stylets, de même que les autres parties solides du corps, tandis que les lames demeurent transparentes et incolores.
Ces diverses décompositions se voient beaucoup moins bien, et se produisent beaucoup plus lentement, et moins régulièrement dans les stylets des ''Emydium'' ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=155|p=Pl12|l={{Pl.|12|cap}}|a=Pl.12}}, {{fig.|4}}), qui sont droits et dont la lame calcaire est proportionnellement beaucoup plus longue.
Après avoir pénétré dans le fond de la cavité buccale, les deux lames des stylets des Macrobiotes s’adossent l’une contre l’autre, de manière à ce que leurs pointes se confondent presque ; en arrière au contraire, par suite de leur direction et de leur courbure, ils vont s’éloignant du tube de plus en plus, jusqu’à ce qu’ils s’articulent par l’intervalle libre qui sépare les deux lobes de leur base, avec une pièce solide en forme {{Lié|de S}} (''r'',{{Lié}}{{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14}}|a=Pl.14}}, {{fig.|2}} {{Lié|et 3}}) qui s’articule elle-même dans une petite cavité creusée à la face<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/67
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 59 —||}}</noinclude>externe du tube pharyngien. Les deux articulations du {{Lié|support ''r''}}
jouissent d’une grande mobilité. Deux paires de muscles antagonistes
{{Lié|''m u''}} et {{Lié|''m′ u′''}} complètent l’appareil.
Lorsque l’animal saisit, avec sa ventouse, une Furculaire vivante ou quelque autre proie, on voit bientôt la peau de cette proie former une saillie, une sorte de mamelon qui remplit la cavité buccale, où le vide a été produit par le jeu du ''bulbe pharyngien'' que nous allons décrire. Alors, à l’aide de quelques muscles que je n’ai pu nettement reconnaître dans les Macrobiotes, mais qui sont probablement ceux que j’ai découverts sur le bulbe de ''Milnesium'' ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l={{Pl.|15|cap}}|a=Pl.15}}, {{fig.|1}}, {{Lié}}''m''), l’appareil pharyngien se porte tout entier en avant, les muscles {{Lié|extenseurs ''mu''}} entraînent les stylets de l’extérieur du tube dans la bouche, et une ouverture est pratiquée, quelque mouvement que se donne, pour fuir, l’animal dont le Tardigrade veut sucer les humeurs. Indépendamment de ce qu’ils donnent aux deux stylets la direction et la précision de mouvemens convenables, les supports {{Lié|en ''S''}} produisent encore l’élargissement de la plaie, car dès que les {{Lié|bases ''ba''}} se trouvent portées en avant, elles sont forcées de se rapprocher du tube pharyngien ; et comme les stylets prennent leur deuxième point d’appui dans l’ouverture même par laquelle ils pénètrent dans la cavité buccale, c’est-à-dire dans un point qui se rapproche d’autant plus de leur base qu’ils sont portés plus en avant, leurs lames vont s’écartant à mesure qu’elles pénètrent dans la plaie.
Des deux côtés de l’appareil pharyngien, et dans toute l’étendue de l’anneau du même nom, ou voit flotter des masses (''gl. s.'' {{fig.|1}}, {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}) que l’on fait sortir assez facilement de la tête chez ''Milnesium tardigradum'', de façon à pouvoir les étudier. On voit {{fig.|1}}, {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l={{Pl.|15|cap}}|a=Pl.15}}, du côté gauche, l’aspect qu’elles m’ont toujours paru prendre sous le compresseur, et du côté opposé, leur forme bosselée et lobée à l’extérieur quand elles flottent librement dans le liquide. On peut, je crois, les regarder comme des glandes, mais il m’a été impossible de déterminer avec une certitude absolue si elles se rattachent en avant à la cavité buccale ou à la base des stylets, où elles m’ont quelquefois assez nettement paru se terminer, et dont elles semblent suivre assez<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/223
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|215}}</noinclude><section begin="FOIA"/><nowiki />
FOIA. Nom d’anciennes villes de l’Asie mineure. Il y a deux ''Foia'' dans l’Anatolie ; ''Foia nuova'', la nouvelle ''Foia'', que, selon {{sc|Maty}}, on appelle aussi ''Foglia'' ou ''Fochia nova ;'' & ''Foia Vecchia'' ou ''Foia'' la vieille.
''Foia nuova'', en Latin ''{{lang|la|Foia nova}}'', & anciennement ''{{lang|la|Cumæ}}'' ou ''Cyme'', est une ancienne ville de l’Eolide, qui étoit autrefois Episcopale de la Province d’Ephèse. Elle est aujourd’hui dans la Natolie propre, sur le golfe de Smyrne, à douze lieues au nord de la ville de ce nom. ''Foia nuova'' est encore considérable par la bonté de son port, & d’une citadelle qui la défend.
''Foia Vecchia'', ou Phocée, ''{{lang|la|Phocæa, Phocis}}'', ville autrefois de l’Eolide, qui avoit un Evêché sous la Métropole de Smyrne, n’est plus qu’un village, qui a pourtant un bon port, situé sur le golfe de Smyrne, entre ''Foia nuova'' & cette ville. Sanson, dans sa Carte de la Méditerranée, écrit ''Fochia''. Berthelot, Professeur d’Hydrographie à Marseille, dans sa Carte marine de la Méditerranée, nomme ces villes ''Fogia ;'' mais les Grecs modernes prononcent le ''g'' comme nous faisons l’''i'' voyelle ; Caloger, Caloyer. Michelot & Thérin, Pilotes sur les Galères du Roi, dans leurs Cartes marines de la Méditerranée, appellent ces villes ''Fotie''.
<section end="FOIA"/>
<section begin="FOIBLAGE"/><nowiki />
FOIBLAGE. s. m. Terme de Monnoies, qui se dit quand chaque espèce n’est pas précisément du poids porté par l’Ordonnance. ''{{lang|la|Levitas, diminutio}}''. Le ''foiblage'' de poids est de deux sortes : l’un dans le remède, c’est-à-dire, qui est dans l’étendue du remède accordé aux Monnoyeurs : l’autre hors de remède, quand il est plus grand que le remède permis.
Il y a aussi un ''foiblage'' d’aloi, quand la monnoie n’est pas au titre requis. ''{{lang|la|Mixtio, temperatio adulterina, impuritas}}''.
<section end="FOIBLAGE"/>
<section begin="FOIBLE"/><nowiki />
☞ FOIBLE. s. m. ''{{lang|la|Debilitas, infirmitas}}''. (On prononce ''faible''.) C’est le contraire de fort. Ce terme est d’un usage très-étendu, tant au propre, qu’au figuré. Il désigne généralement le principal défaut d’une personne ou d’une chose, l’endroit par où elle peut fléchir, manquer plus aisément. Le ''foible'' d’une place, le ''foible'' d’une poutre, le ''foible'' d’une cuirasse, ''&c''. Les Généraux vont reconnoître une Place, pour en découvrir le ''foible''.
☞ On dit le ''foible'' d’une boule, pour dire le côté le plus léger. Dans la balance Romaine on appelle le ''foible'', le côté où le soutien est le plus éloigné du poids qu’on veut peser, qui est attaché au crochet. En termes d’Escrime, on dit le ''foible'' d’une épée, la partie qui est depuis le milieu jusqu’à la pointe. On dit communément, du fort au ''foible'', le fort portant le ''foible'', c’est-à-dire, toutes choses compensées, ce qui manque à l’une étant suppléé par l’autre. Ainsi vendre une marchandise le fort portant le ''foible'', c’est vendre tout sur le même pied, sans faire distinction de ce qui est de bonne qualité d’avec ce qui est d’une qualité inférieure.
☞ {{sc|Foible}}, dans un sens moral & figuré, s’applique à plusieurs choses, & reçoit des significations différentes suivant les occasions où il est employé. Ce qu’on appelle ''foible'' dans les hommes, désigne un penchant, une passion dominante, d’où dérive ce qu’on appelle foiblesses. Chacun a son ''foible. {{lang|la|Suus cuique attributus est error}}''. Le ''foible'' des jeunes gens, c’est le plaisir. Le ''foible'' des vieillards, c’est l’avarice. Le ''foible'' des Princes, c’est la flatterie. Le ''foible'' des grands, c’est la vanité. Le ''foible'' du peuple, c’est la médisance. Le ''foible'' des femmes, c’est la coquetterie. L’amour de la louange est le ''foible'' de tous les hommes. Il faut connoître le fort & le ''foible'' d’une personne avant que de lui donner de l’emploi. On ne doit pas faire sentir aux gens qu’on connoît leur ''foible ;'' c’est une incivilité. {{sc|S. Evr}}. ''{{lang|la|Nævus, error, vitium}}''.
☞ L’esprit, le cœur & l’ame, ont leurs ''foibles'', tous différens les uns des autres. ''Voyez'' {{sc|Foible}}. adj.
☞ On dit de même, saisir le ''foible'' d’une cause, connoître le fort & le ''foible'' d’une affaire. Voyez {{sc|Foible}}. adj.
{{sc|Foible}}. adj. m. & f. Terme d’un service trèsétendu, & qui s’applique en général à tout ce qui manque de force ; à toutes les choses qui n’ont pas les conditions & les qualités qu’elles devroient avoir ; qui n’ont pas assez de force d’action, assez de ressort pour produire l’effet auquel elles sont destinées. On le dit au propre, du corps des animaux & de toutes ses parties, par opposition à fort. Alors il désigne un défaut de force. Viribus carens, debilis. Ce convalescent et encore ''foible''. On dit qu’un homme a les jambes ''foibles'', les reins ''foibles'', qu’un cheval est ''foible'', qu’il à ses soins ''foibles''. On dit figurément & familièrement, avoir les reins ''foibles'', n’avoir pas allez de crédit pour venir à bout d’une entreprise. On dit l’àge ''foible'', en parlant de l’enfance, temps où les fibres n’ont pas encore acquis la force, la fermeté, le ressort qu’elles ont dans l’âge parfait.
{{sc|Foible}}, se dit encore au propre des choses qui n’ont pas allez de force pour l’usage auquel on les destine, & de tout ce qui n’a pas les qualités requises. Un bâton est ''foible'', losqu’il ne peut pas soutenir celui qui s’appuie dessus. Une poune ''foible'' fléchit bientôt. Un mur ''foible'' ne peut soutenir une voure. Un arbre ''foible'' a besoin d’être étavé. En termes de guerre, on dit qu’une Armée est ''foible'', & qu’elle est ''foible'' de Cavalerie. Un remède ''foible'', des armes ''foibles''.
le poids requis. Un poids ''foible'', qui pefe moins qu’il ne doit. Une lumière ''foible'', qui ne suffit pas pour éclairer.
Une monnoie ''foible'', qui n’a
pas A peine un ''foible'' jour vous éclaire & me guide.
{{sc|Rac}}.
{{sc|Foible}}, transporté au figuré, se dit des personnes par rapport à l’esprit, & de tout ce qui regarde les facultés de l’ame. Alors ce terme est modifié par les substantifs auxquels il est joint. L’homme forble et celui qui n’a aucune fermeté de résolution, 1, qui manque de lumières pour se décider ou qui ne se donne pas la peine d’examiner la vérité des principes qui le déterminent, pour s’y fixer. Son ame nonchalante craint la fatigue, languit dans une espèce d’inertie, hors des atteintes que donnent les fortes passions, & n’est ordinairement mise en action, que par des impressions étrangères. Etat malheureux où l’homme devient le jouet & la victime des passions de ceux qui l’entourent. Cereus in vitium flecti.
L’esprit ''foible'', est celui qui reçoit facilement toutes les impressions qu’on veut lui donner, sans se donner la peine de rien examiner. On l’arrête, on le tourne, on l’intimide, on le fait changer aisément, sans qu’il oppose la moindre résissance. Le cœur ''foible'', est celui qui change facilement d’inclinations, qui n’a pas la force de résister aux attaques qu’on lui porte, ni à la séduction. Un cœur ''foible'', dit {{M.|de}} Voltaire, peut subsister avec un esprit fort ; Caton peut penser fortement & agir foiblement.
On dit, un courage ''foible'' en parlant d’un homme qu’on intimide aisément. Une mémoire ''foible'', qui ne reticnt pas les idées qu’on lui a imprimées.
L’homme est ''foible'' & vain. Nic. Ne confiez pas votre secret à des gens ''foibles'', & qui n’ont pas la force de le retenir. {{M.|Esp}}. Qu’y a-t-il de plus ''foible'' qu’un cœur amoureux ? {{sc|S. Evr}}.
On dit, le sexe ''foible'' (Sexus nequior, infirmior) en parlant du sexe féminin. On dit encore que la chair est ''foible'', pour dire, qu’elle succombe facilement aux tentations. Caro autem infirma.
{{sc|Foible}}, se dit aussi des passions qui ne remuent pas fortement l’ame. Toutes les passions sont ''foibles'' & languissantes, en comparaison de l’amour. {{M.|Esp}}.
{{sc|Foible}}, se dit quelquefois des affections leuables & honnétes.<section end="FOIBLE"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|215}}</noinclude><section begin="FOIA"/><nowiki />
FOIA. Nom d’anciennes villes de l’Asie mineure. Il y a deux ''Foia'' dans l’Anatolie ; ''Foia nuova'', la nouvelle ''Foia'', que, selon {{sc|Maty}}, on appelle aussi ''Foglia'' ou ''Fochia nova ;'' & ''Foia Vecchia'' ou ''Foia'' la vieille.
''Foia nuova'', en Latin ''{{lang|la|Foia nova}}'', & anciennement ''{{lang|la|Cumæ}}'' ou ''Cyme'', est une ancienne ville de l’Eolide, qui étoit autrefois Episcopale de la Province d’Ephèse. Elle est aujourd’hui dans la Natolie propre, sur le golfe de Smyrne, à douze lieues au nord de la ville de ce nom. ''Foia nuova'' est encore considérable par la bonté de son port, & d’une citadelle qui la défend.
''Foia Vecchia'', ou Phocée, ''{{lang|la|Phocæa, Phocis}}'', ville autrefois de l’Eolide, qui avoit un Evêché sous la Métropole de Smyrne, n’est plus qu’un village, qui a pourtant un bon port, situé sur le golfe de Smyrne, entre ''Foia nuova'' & cette ville. Sanson, dans sa Carte de la Méditerranée, écrit ''Fochia''. Berthelot, Professeur d’Hydrographie à Marseille, dans sa Carte marine de la Méditerranée, nomme ces villes ''Fogia ;'' mais les Grecs modernes prononcent le ''g'' comme nous faisons l’''i'' voyelle ; Caloger, Caloyer. Michelot & Thérin, Pilotes sur les Galères du Roi, dans leurs Cartes marines de la Méditerranée, appellent ces villes ''Fotie''.
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<section begin="FOIBLAGE"/><nowiki />
FOIBLAGE. s. m. Terme de Monnoies, qui se dit quand chaque espèce n’est pas précisément du poids porté par l’Ordonnance. ''{{lang|la|Levitas, diminutio}}''. Le ''foiblage'' de poids est de deux sortes : l’un dans le remède, c’est-à-dire, qui est dans l’étendue du remède accordé aux Monnoyeurs : l’autre hors de remède, quand il est plus grand que le remède permis.
Il y a aussi un ''foiblage'' d’aloi, quand la monnoie n’est pas au titre requis. ''{{lang|la|Mixtio, temperatio adulterina, impuritas}}''.
<section end="FOIBLAGE"/>
<section begin="FOIBLE"/><nowiki />
☞ FOIBLE. s. m. ''{{lang|la|Debilitas, infirmitas}}''. (On prononce ''faible''.) C’est le contraire de fort. Ce terme est d’un usage très-étendu, tant au propre, qu’au figuré. Il désigne généralement le principal défaut d’une personne ou d’une chose, l’endroit par où elle peut fléchir, manquer plus aisément. Le ''foible'' d’une place, le ''foible'' d’une poutre, le ''foible'' d’une cuirasse, ''&c''. Les Généraux vont reconnoître une Place, pour en découvrir le ''foible''.
☞ On dit le ''foible'' d’une boule, pour dire le côté le plus léger. Dans la balance Romaine on appelle le ''foible'', le côté où le soutien est le plus éloigné du poids qu’on veut peser, qui est attaché au crochet. En termes d’Escrime, on dit le ''foible'' d’une épée, la partie qui est depuis le milieu jusqu’à la pointe. On dit communément, du fort au ''foible'', le fort portant le ''foible'', c’est-à-dire, toutes choses compensées, ce qui manque à l’une étant suppléé par l’autre. Ainsi vendre une marchandise le fort portant le ''foible'', c’est vendre tout sur le même pied, sans faire distinction de ce qui est de bonne qualité d’avec ce qui est d’une qualité inférieure.
☞ {{sc|Foible}}, dans un sens moral & figuré, s’applique à plusieurs choses, & reçoit des significations différentes suivant les occasions où il est employé. Ce qu’on appelle ''foible'' dans les hommes, désigne un penchant, une passion dominante, d’où dérive ce qu’on appelle foiblesses. Chacun a son ''foible. {{lang|la|Suus cuique attributus est error}}''. Le ''foible'' des jeunes gens, c’est le plaisir. Le ''foible'' des vieillards, c’est l’avarice. Le ''foible'' des Princes, c’est la flatterie. Le ''foible'' des grands, c’est la vanité. Le ''foible'' du peuple, c’est la médisance. Le ''foible'' des femmes, c’est la coquetterie. L’amour de la louange est le ''foible'' de tous les hommes. Il faut connoître le fort & le ''foible'' d’une personne avant que de lui donner de l’emploi. On ne doit pas faire sentir aux gens qu’on connoît leur ''foible ;'' c’est une incivilité. {{sc|S. Evr}}. ''{{lang|la|Nævus, error, vitium}}''.
☞ L’esprit, le cœur & l’ame, ont leurs ''foibles'', tous différens les uns des autres. ''Voyez'' {{sc|Foible}}. adj.
☞ On dit de même, saisir le ''foible'' d’une cause, connoître le fort & le ''foible'' d’une affaire. Voyez {{sc|Foible}}. adj.
{{sc|Foible}}. adj. m. & f. Terme d’un service très-étendu, & qui s’applique en général à tout ce qui manque de force ; à toutes les choses qui n’ont pas les conditions & les qualités qu’elles devroient avoir ; qui n’ont pas assez de force d’action, assez de ressort pour produire l’effet auquel elles sont destinées.
☞ On le dit au propre, du corps des animaux & de toutes ses parties, par opposition à fort. Alors il désigne un défaut de force. ''{{lang|la|Viribus carens, debilis}}''. Ce convalescent et encore ''foible''. On dit qu’un homme a les jambes ''foibles'', les reins ''foibles'', qu’un cheval est ''foible'', qu’il a les reins ''foibles''.
☞ On dit figurément & familièrement, avoir les reins ''foibles'', n’avoir pas assez de crédit pour venir à bout d’une entreprise. On dit l’âge ''foible'', en parlant de l’enfance, temps où les fibres n’ont pas encore acquis la force, la fermeté, le ressort qu’elles ont dans l’âge parfait.
☞ {{sc|Foible}}, se dit encore au propre des choses qui n’ont pas assez de force pour l’usage auquel on les destine, & de tout ce qui n’a pas les qualités requises. Un bâton est ''foible'', losqu’il ne peut pas soutenir celui qui s’appuie dessus. Une poutre ''foible'' fléchit bientôt. Un mur ''foible'' ne peut soutenir une voûte. Un arbre ''foible'' a besoin d’être étayé. En termes de guerre, on dit qu’une Armée est ''foible'', & qu’elle est ''foible'' de Cavalerie. Un remède ''foible'', des armes ''foibles''.
☞ Une monnoie ''foible'', qui n’a pas le poids requis. Un poids ''foible'', qui pese moins qu’il ne doit. Une lumière ''foible'', qui ne suffit pas pour éclairer.
{{poem|''A peine un ''foible'' jour vous éclaire & me guide.'' {{sc|Rac}}.|m=1em}}
{{sc|Foible}}, transporté au figuré, se dit des personnes par rapport à l’esprit, & de tout ce qui regarde les facultés de l’ame. Alors ce terme est modifié par les substantifs auxquels il est joint.
☞ L’homme ''foible'' est celui qui n’a aucune fermeté de résolution, qui manque de lumières pour se décider ou qui ne se donne pas la peine d’examiner la vérité des principes qui le déterminent, pour s’y fixer. Son ame nonchalante craint la fatigue, languit dans une espèce d’inertie, hors des atteintes que donnent les fortes passions, & n’est ordinairement mise en action, que par des impressions étrangères. Etat malheureux où l’homme devient le jouet & la victime des passions de ceux qui l’entourent. ''{{lang|la|Cereus in vitium flecti}}''.
☞ L’esprit ''foible'', est celui qui reçoit facilement toutes les impressions qu’on veut lui donner, sans se donner la peine de rien examiner. On l’arrête, on le tourne, on l’intimide, on le fait changer aisément, sans qu’il oppose la moindre résistance.
☞ Le cœur ''foible'', est celui qui change facilement d’inclinations, qui n’a pas la force de résister aux attaques qu’on lui porte, ni à la séduction. Un cœur ''foible'', dit {{M.|de}} Voltaire, peut subsister avec un esprit fort ; Caton peut penser fortement & agir foiblement.
☞ On dit, un courage ''foible'' en parlant d’un homme qu’on intimide aisément. Une mémoire ''foible'', qui ne retient pas les idées qu’on lui a imprimées.
☞ L’homme est ''foible'' & vain. {{sc|Nic}}. Ne confiez pas votre secret à des gens ''foibles'', & qui n’ont pas la force de le retenir. {{M.|Esp}}. Qu’y a-t-il de plus ''foible'' qu’un cœur amoureux ? {{sc|S. Evr}}.
☞ On dit, le sexe ''foible'' (''{{lang|la|Sexus nequior, infirmior}}'') en parlant du sexe féminin. On dit encore que la chair est ''foible'', pour dire, qu’elle succombe facilement aux tentations. ''{{lang|la|Caro autem infirma}}''.
☞ {{sc|Foible}}, se dit aussi des passions qui ne remuent pas fortement l’ame. Toutes les passions sont ''foibles'' & languissantes, en comparaison de l’amour. {{M.|Esp}}.
☞ {{sc|Foible}}, se dit quelquefois des affections louables & honnêtes.<section end="FOIBLE"/><noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 158 L'ILE DES HOMMES la persistance irrésistible du souvenir surhumain qu'elle léguerait au peuple de Vénusie. Claudia, souveraine et déesse dans les âmes, Claudia invaincue ! Calmée, la dominatrice regarda, sur le faîte de la haute tour octogonale, le vaste socle sur lequel s'érigeait jadis la grande statue d'or de Vénus Vic- trix, avec le mâle écrasé sous ses pieds. - C'est là-haut, dit-elle, que la Vénus vivante mourra, vue de tout son peuple, li... »
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L'ILE DES HOMMES
la persistance irrésistible du souvenir surhumain
qu'elle léguerait au peuple de Vénusie.
Claudia, souveraine et déesse dans les âmes,
Claudia invaincue !
Calmée, la dominatrice regarda, sur le faîte de
la haute tour octogonale, le vaste socle sur lequel
s'érigeait jadis la grande statue d'or de Vénus Vic-
trix, avec le mâle écrasé sous ses pieds.
-
C'est là-haut, dit-elle, que la Vénus vivante
mourra, vue de tout son peuple, livrée à la vénéra-
tion et aux remords posthumes.
Cette décision irrévocable prise, l'irascible Clau-
dia laissa de nouveau se déchaîner la violence de
sa haine contre les pervers et les traîtres qui, abu-
sant de la grande faiblesse où l'avait mise l'amour,
triomphaient si insolemment d'elle.
Cette fougue de détestation passée la Bellatrix
entra dans le temple qui se trouvait sous la tour
octogonale. Ayant déposé sa lance au pied de la
vis d'escalier intérieure de la colonne, elle prit
deux torches parmi celles qui brûlaient, nuit et
jour, dans le sanctuaire, jeta sur son armure le sur-
plis noir d'une officiante et couvrit son visage
d'un voile de deuil.
Ce fut alors que les familiers du palais aper-
çurent dans les appartements de la reine, dans les
bureaux des ministres, dans les antichambres et
bibliothèques, une effrayante Ménade qui propa-
geait l'incendie en hurlant à la mort. La terreur
devint si rapidement effrénée, qu'elle détermina une
D<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|158|{{sc|l’île des hommes}}||b=<hr />}}</noinclude>la persistance irrésistible du souvenir surhumain
qu’elle léguerait au peuple de Vénusie.
Claudia, souveraine et déesse dans les âmes,
Claudia invaincue !
Calmée, la dominatrice regarda, sur le faîte de
la haute tour octogonale, le vaste socle sur lequel
s’érigeait jadis la grande statue d’or de <i>Vénus Victrix</i>,
avec le mâle écrasé sous ses pieds.
— C’est là-haut, dit-elle, que la Vénus vivante
mourra, vue de tout son peuple, livrée à la vénération
et aux remords posthumes.
Cette décision irrévocable prise, l’irascible Claudia
laissa de nouveau se déchaîner la violence de
sa haine contre les pervers et les traîtres qui, abusant
de la grande faiblesse où l’avait mise l’amour,
triomphaient si insolemment d’elle.
Cette fougue de détestation passée, la Bellatrix
entra dans le temple qui se trouvait sous la tour
octogonale. Ayant déposé sa lance au pied de la
vis d’escalier intérieure de la colonne, elle prit
deux torches parmi celles qui brûlaient, nuit et
jour, dans le sanctuaire, jeta sur son armure le
surplis noir d’une officiantе et couvrit son visage
d’un voile de deuil.
Ce fut alors que les familiers du palais aperçurent
dans les appartements de la reine, dans les
bureaux des ministres, dans les antichambres et
bibliothèques, une effrayante Ménade qui propageait
l’incendie en hurlant à la mort. La terreur
devint si rapidement effrénée, qu’elle détermina une<noinclude>
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Livre:L Illustration journal universel 31 aout 1878 vol 72 N 1853.djvu
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 60 —||}}</noinclude>exactement tous les mouvemens. Ajoutons que les Furculaires aux dépens desquels j’ai vu trois ou quatre fois le ''Macrobiotus Hufelandii'' se repaître, bien qu’encore presque intactes, étaient toujours dans un état d’engourdissement complet, et il deviendra probable, ainsi que plusieurs analogies pouvaient déjà nous l’indiquer, que les Tardigrades sont pourvus d’un appareil venimeux dont ces corps glanduleux doivent être considérés comme les organes sécréteurs.
Ces glandes présentent les mêmes formes et les mêmes dispositions chez les ''Macrobiotus'' et les ''Milnesium'', bien que plus développées chez les premiers. Outre les granulations qui semblent en constituer la masse tout entière, on y observe quelques globules peu nombreux, dont les uns sont incolores et paraissent, sous le compresseur, s’entourer d’une auréole libre et transparente ; ils se voient dans toute l’étendue de la glande, et semblent isolés et renfermée chacun dans l’intérieur de l’un des lobes qui constituent ces dernières ; les autres sont des corpuscules beaucoup plus foncés, de couleur brune, sans auréoles, au nombre de quatre, dans la portion antérieure de la glande (''c'', {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l={{Pl.|15|cap}}|a=Pl.15}}, {{fig.|1}}).<ref>Relativement à la structure de ces glandes, voyez une note importante, annexée à l’{{Lien ancre|Explication des planches|Planche_14|explication de la {{Lié|planche 14}}|105}}, {{fig.|1}}.</ref>
Le tube pharyngien se fait remarquer par son grand diamètre et les stylets par leur extrême petitesse chez ''Milnesium tardigradum''. Ces derniers sont droits, très longs, et sans rayons {{Lié|en S}} chez les ''Emydium''. Ainsi se croisent-ils dans leur exsertion, et n’ont-ils que des mouvemens peu réguliers.
{{T6|{{3o|Appareil}} de succion.}}
Le tube pharyngien (''e f'', {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}, {{fig.|3}}) {{Corr|pènétre|pénètre}} en arrière dans un bulbe {{Lié|ovoïde B}}, et s’y termine par un {{Lié|appareil ''f f′''}}, d’une structure assez compliquée. Il consiste chez les ''Macrobiotus'' en une sorte de charpente formée par six séries de quatre pièces solides chacune, disposées circulairement autour de l’appareil. Ces séries s’articulent deux par deux en avant avec le tube dans les intervalles laissés par trois petites pièces, ou sortes d’épiphyses. En arrière, elles s’articulent entre elles par leur extrémité,<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « L'HOMME QUI VOULAIT ÊTRE INVISIBLE 129 bien assez de choses à craindre pour son propre compte et celui de ses semblables, sans aller expo- ser aux gaffes d'un animal le succès d'une mysti- fication aussi louable et aussi compliquée. Un détail donnera l'idée de toutes les précau- tions qu'il fallait prendre avec M. Patpington pour nourrir sa chimère. Comme on le pense, c'était Hopkins qui procédait à la toilette journalière du bon vieux poupon. Eh bien...
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bien assez de choses à craindre pour son propre
compte et celui de ses semblables, sans aller expo-
ser aux gaffes d'un animal le succès d'une mysti-
fication aussi louable et aussi compliquée.
Un détail donnera l'idée de toutes les précau-
tions qu'il fallait prendre avec M. Patpington pour
nourrir sa chimère. Comme on le pense, c'était
Hopkins qui procédait à la toilette journalière du
bon vieux poupon. Eh bien ! que serait-il arrivé,
par exemple, si, pour rogner les ongles de M. Pat-
pington, Hopkins n'avait pas songé à les enduire
préalablement d'une pâte quelconque ? M. Patping-
ton aurait dit : «Oh! Arthur, comment pouvez-
vous rogner mes ongles sans les voir ? » Et tout
aurait été perdu, exactement comme si Mme Hop-
kins avait crié ou s'était enfuie, le jour du grog.
Mais trop longtemps nous avons parlé de la cécité
de M. Patpington sans dire que Hopkins fit le
nécessaire pour en connaître la nature et la cause.
Ici encore se dressait l'inévitable problème: ne
pas détromper M. Patpington et, en l'espèce, lui
cacher que l'on procédait à l'examen de ses yeux,
puisqu'il était convaincu que ses yeux étaient
invisibles.
-
Par chance, M. Patpington ne se lassait pas de
demander à son neveu mille éclaircissements sur
le prodige optique dont il se croyait l'objet. Le
phénomène de la digestion, entre autres, excitait<noinclude>
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compte et celui de ses semblables, sans aller exposer
aux gaffes d’un animal le succès d’une mystification
aussi louable et aussi compliquée.
Un détail donnera l’idée de toutes les précautions qu’il fallait prendre avec M. Patpington pour nourrir sa chimère. Comme on le pense, c’était Hopkins qui procédait à la toilette journalière du bon vieux poupon. Eh bien ! que serait-il arrivé, par exemple, si, pour rogner les ongles de M. Patpington, Hopkins n’avait pas songé à les enduire préalablement d’une pâte quelconque ? M. Patpington aurait dit : « Oh ! Arthur, comment pouvez-vous rogner mes ongles sans les voir ? » Et tout aurait été perdu, exactement comme si Mme Hopkins avait crié ou s’était enfuie, le jour du grog.
{{il}}
Mais trop longtemps nous avons parlé de la cécité
de {{M.|Patpington}} sans dire que Hopkins fit le
nécessaire pour en connaître la nature et la cause.
Ici encore se dressait l’inévitable problème : ne pas détromper M. Patpington et, en l’espèce, lui cacher que l’on procédait à l’examen de ses yeux, puisqu’il était convaincu que ses yeux étaient invisibles.
— Par chance, M. Patpington ne se lassait pas de demander à son neveu mille éclaircissements sur le prodige optique dont il se croyait l’objet. Le phénomène de la digestion, entre autres, excitait<noinclude>
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compte et celui de ses semblables, sans aller exposer
aux gaffes d’un animal le succès d’une mystification
aussi louable et aussi compliquée.
Un détail donnera l’idée de toutes les précautions qu’il fallait prendre avec M. Patpington pour nourrir sa chimère. Comme on le pense, c’était Hopkins qui procédait à la toilette journalière du bon vieux poupon. Eh bien ! que serait-il arrivé, par exemple, si, pour rogner les ongles de M. Patpington, Hopkins n’avait pas songé à les enduire préalablement d’une pâte quelconque ? M. Patpington aurait dit : « Oh ! Arthur, comment pouvez-vous rogner mes ongles sans les voir ? » Et tout aurait été perdu, exactement comme si Mme Hopkins avait crié ou s’était enfuie, le jour du grog.
{{il}}
Mais trop longtemps nous avons parlé de la cécité
de {{M.|Patpington}} sans dire que Hopkins fit le
nécessaire pour en connaître la nature et la cause.
Ici encore se dressait l’inévitable problème : ne
pas détromper {{M.|Patpington}} et, en l’espèce, lui
cacher que l’on procédait à l’examen de ses yeux,
— puisqu’il était convaincu que ses yeux étaient
invisibles.
Par chance, {{M.|Patpington}} ne se lassait pas de
demander à son neveu mille éclaircissements sur
le prodige optique dont il se croyait l’objet. Le
phénomène de la digestion, entre autres, excitait<noinclude>
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compte et celui de ses semblables, sans aller exposer
aux gaffes d’un animal le succès d’une mystification
aussi louable et aussi compliquée.
Un détail donnera l’idée de toutes les précautions
qu’il fallait prendre avec {{M.|Patpington}} pour
nourrir sa chimère. Comme on le pense, c’était
Hopkins qui procédait à la toilette journalière du
bon vieux poupon. Eh bien ! que serait-il arrivé,
par exemple, si, pour rogner les ongles de {{M.|Patpington}},
Hopkins n’avait pas songé à les enduire
préalablement d’une pâte quelconque ? {{M.|Patpington}}
aurait dit : « Oh ! Arthur, comment pouvez-vous
rogner mes ongles sans les voir ? » Et tout
aurait été perdu, exactement comme si {{Mme|Hopkins}}
avait crié ou s’était enfuie, le jour du grog.
{{il}}
Mais trop longtemps nous avons parlé de la cécité
de {{M.|Patpington}} sans dire que Hopkins fit le
nécessaire pour en connaître la nature et la cause.
Ici encore se dressait l’inévitable problème : ne
pas détromper {{M.|Patpington}} et, en l’espèce, lui
cacher que l’on procédait à l’examen de ses yeux,
— puisqu’il était convaincu que ses yeux étaient
invisibles.
Par chance, {{M.|Patpington}} ne se lassait pas de
demander à son neveu mille éclaircissements sur
le prodige optique dont il se croyait l’objet. Le
phénomène de la digestion, entre autres, excitait<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>comparer qu’au gruyère, qui ne se dissout
ni ne se pulvérise.
Les fleuves énormes qui coulent au ras du
sol dans cette vaste plaine, sans vallées,
sans rives naturelles et presque sans aucune
pente<ref>De Ichang à la mer, soit 1000 milles, la pente n’est, jusqu’à Hankéou, que de 2 pouces 1/3 et à partir de Hankéou d’un pouce par mille. Les derniers 200 milles sont au niveau de la mer. ''(Encycl. Britannica.)''</ref>, sont à chaque crue en travail de
déplacement. Le Hoang-ho par exemple hésite
depuis des siècles entre ses deux embouchures
situées au nord et au sud de la péninsule
du Chantoung à de nombreux kilomètres
de distance. On peut comparer le mouvement
de ces fleuves à celui du bras d’un
maçon qui étale son mortier. Mais comme ils
ont servi autrefois à construire la Chine, ils
servent aujourd’hui à la dévaster. Pour suppléer
à l’absence de bords et de reliefs, les
Chinois se sont ingéniés à construire le long
de leurs cours d’eau de grandes digues qui
ont parfois plusieurs centaines de kilomètres.
Ce n’est pas là évidemment la meilleure solution
du problème qui se posait à eux, et
celle des réservoirs et des saignées que l’on
voit pratiquée chez d’autres peuples est bien<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/23
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Narilora
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>supérieure. Mais la race semble incapable de
concevoir ou d’exécuter un plan d’ensemble.
Il lui suffit d’élever au jour le jour un bout
de mur entre elle et le danger.
La Grande Muraille est tout à fait comparable
à ces longues digues de Shasi
et de Kaïfong ou à la jetée marine de
Hang Tchéou. De même que celles-ci ont
été édifiées contre les ''incursions'' des eaux
vagues, celle-là oppose un rempart aux cavaleries
du nord qui, une fois la montagne
franchie par ses défilés, peuvent balayer
l’Empire d’un bout à l’autre. Pendant des
siècles chaque souverain a construit sa tour
et son pan de mur, bouchant tous les trous
par lesquels la bête puante pouvait pénétrer
dans la vaste ferme. Il est vrai que de ce travail
immense une grande partie a certainement
été toujours inutile. De ce réseau de
murailles entrecroisées que l’on voit de la
passe de Nantchang, il en est pour qui l’esprit
ne saurait trouver aucune justification.
Pour ma part, je crois que les travaux militaires
ont toujours été en Chine une source
abondante de « squeezes » et de profits. La
construction de murailles devait être alors
ce qu’est aujourd’hui l’achat des fusils, des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>canons et des bateaux de guerre : il s’agissait
d’en faire le plus possible, de mettre le
plus possible d’argent en mouvement pour
s’en approprier le plus possible.
Le troisième caractère physique de la Chine
qui est une conséquence du précédent, est
que, dans son ensemble, en dehors des bastions
qui la flanquent et de ses compartiments
annexes, elle constitue une région homogène
et communicante dans toutes ses parties.
Ces communications ne se font pas comme
en Europe par un système d’artères largement
épanouies et ramifiées autour d’un
tronc naturel, mais par un réseau à mailles
serrées de canaux qui est l’œuvre confondue
à la fois de l’homme et de la nature : c’est
une circulation capillaire et endosmotique.
On ne voit nulle part une province dépendant
entièrement, au moins pour les denrées
les plus nécessaires, de la production d’une
autre province dont elle n’a pas l’analogue.
Ce n’est pas un corps dont les organes sont
complémentaires l’un de l’autre, c’est une
masse spongieuse dont les cellules se trouvent
à des degrés différents de saturation. Seule la
capitale attire régulièrement à elle les tributs et
les subsides de toutes les parties de l’Empire.<noinclude>
<references/></noinclude>
lf0gjfnb0xgm5140vw4fmzolfaghl4i
Page:L Illustration journal universel 31 aout 1878 vol 72 N 1853.djvu/9
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin=cruautes />porter un bouquet ni à poser une fleur dans ses cheveux. Cela ressemblait à un vœu. Aussi je n’insistai plus. J’aime à vous le dire, à vous surtout, Catherine, à vous, Jean… » On la trouvait belle. On aimait jusqu’à son inexpérience des usages du monde, parce qu’elle avait une grâce naturelle qui valait mieux encore. Sa tristesse, d’ailleurs, la rendait intéressante : elle était si douce et si résignée ! Je l... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><section begin=cruautes />porter un bouquet ni à poser une fleur dans ses
cheveux. Cela ressemblait à un vœu. Aussi je
n’insistai plus. J’aime à vous le dire, à vous surtout,
Catherine, à vous, Jean…
» On la trouvait belle. On aimait jusqu’à son
inexpérience des usages du monde, parce qu’elle
avait une grâce naturelle qui valait mieux encore.
Sa tristesse, d’ailleurs, la rendait intéressante :
elle était si douce et si résignée ! Je l’engageai à
se choisir une amie parmi les jeunes filles dont
nous fréquentions le plus intimement les familles :
elle me répondit :
» — J’ai dans Catherine une amie parfaite, et
pour toujours ! Mon cœur n’en veut pas
d’autre.
» Je lui demandai aussi comment elle trouvait
plusieurs jeunes gens qui paraissaient l’avoir
distinguée :
» — Je les trouve bien, dit-elle, très-élégants
surtout, et ils ont beaucoup d’esprit ; mais ils
n’ont pas le cœur simple comme on l’a dans nos
montagnes.
» Cela aurait dû m’éclairer et me faire voir où
était la vie de cette chère âme ; mais pouvais-je
m’arrêter à l’idée de me séparer d’elle Quand je
m’aperçus que cette existence brillante que je voulais
lui faire ne la séduisait pas, j’essayai de la
distraire par l’étude des langues et des arts. Je
pus croire un moment que j’avais réussi à éloigner
un peu son idée fixe. Le printemps arrivait,
d’ailleurs, et il me semblait qu’il devait la consoler
tout à fait.
» Au mois de mai, je la conduisis à la campagne
dans les environs de Tours ; mais tout ce que je
tentais semblait maudit. La vue de la nature parut
réveiller ses peines secrètes. Elle devint rêveuse
et comme absorbée dans la méditation. Dès le
mois d’août, elle eut comme une atteinte de cette
maladie de poitrine qui l’a emportée ; mais elle
souffrait peu, et l’on eût pu croire que tout son
mal était dans l’esprit.
» À bout de ressources, et pour l’intéresser à
quelque chose, je lui proposai un voyage en
Auvergne. D’abord, son visage s’éclaira, et, passant
ses deux bras autour de mon cou, elle me
remercia avec un élan de reconnaissance. Mais
cette lueur s’éteignit presque aussitôt :
» — Il faudrait revenir ! dit-elle, et ma présence
d’un instant n’aurait fait que renouveler
leur douleur !
» La pensée de vous la rendre traversa mon
esprit ; mais où prendre la force de renoncer à
elle ? Et pourtant il l’a bien fallu !… Ce fut en
rentrant à Paris, à la fin de l’automne, que je
formai le projet de mariage dont je vous ai parlé
dans une de mes lettres. Marie consentit à voir
quelquefois la personne que je lui destinais.
» — Je n’espère pas vous obéir, ma pauvre
mère, me disait-elle de sa douce voix, mais vous
êtes pour moi toute bonté et toute indulgence, et
je n’ai encore rien fait pour vous : je veux au
moins vous prouver ma bonne volonté.
» Ô chère ombre !… c’est moi qui n’ai rien
fait pour toi. Je n’ai pas su t’aimer, et tu es
morte !… Un soir que M. Angélo de Volgan nous
quittait, Marie prit mes mains dans les siennes
et me dit :
» — Chère maman, ne me condamnez plus à
voir ce jeune homme ! J’ai fait tout ce que j’ai
pu pour vaincre l’éloignement qu’il m’inspire ;
mais, depuis qu’il semble s’attacher à moi, sa
présence me fait trop de mal. Le retenir plus
longtemps serait le tromper. Ecrivez-lui que nous
ne pouvons plus le recevoir.
» Je ne la contrariai pas ; mais il fallait deviner
ce que voulait son cœur. Je ne l’ai point assez
cherché. Je n’ai pas consenti à l’entier sacrifice…
Oh ! Dieu sait si j’en ai été punie !…
» L’hiver se passa bien tristement. Je la voyais
mourir de jour en jour, d’heure en heure. Mais
je m’aveuglais à plaisir, j’espérais en je ne sais
quel miracle pour lui rendre la vie et le bonheur…
Vous n’imagineriez jamais à quel point
elle fut douce, patiente et belle pendant cette
dernière maladie, que les médecins ont appelée
la consomption. Elle était plus blanche qu’un lis.
Tous ses traits étaient recueillis, et ses yeux
avaient pris une expression céleste. On nous
avait conseillé un voyage en Italie.
— Non, ma mère, me dit-elle de sa voix persuasive,
c’est là que vous m’aviez perdue, je n’aimerai
jamais ce pays, et il me semble que je n’y
saurais vivre…
» — Eh bien ! lui dis-je en prenant ses pauvres
mains froides et blêmes dans les miennes, ce
n’est point en Italie que nous irons ; c’est en Auvergne,
et nous y resterons toujours ! Vis, sois
heureuse. Je ferai tout ce que tu voudras… tout…
Entends tu bien, ma fille !
» Et je la nommai Rose pour qu’elle se crût
déjà parmi vous.
» Un matin, comme elle se levait encore,
j’avais fait mettre près de son lit le costume auvergnat
qu’elle avait apporté de la ferme.
— Ô ma mère, que vous êtes bonne ! dit-elle
en m’embrassant avec effusion. Vous me donneriez
envie de vivre…
ANGÉLIQUE ARNAUD.
(La suite prochainement.)
<section end=cruautes />
NOS GRAVURES.
Marie-Christine.
La reine douairière d’Espagne, Marie-Christine,
est morte le 22 août, dans sa propriété de Sainte-
Adresse, située près du Havre.
Née à Naples le 27 avril 1806, la reine Marie-
Christine était la seconde fille des onze enfants de
François I", roi des Deux-Siciles, et de sa seconde
femme, Marie-Isabelle, infante d’Espagne. Elle épousa,
le 11 décembre 1829, le roi Ferdinand VII, trois fois
veuf déjà et ayant vingt-six années de plus qu’elle.
Elle devait ce mariage à sa sœur ainée, Louise-Caro-
liue, femme de l’infant d’Espagne don François de
Paule et toute-puissante sur l’esprit de Ferdinand VII.
Une fois mariée, la jeune reine, soutenue par sa
sœur, travailla de toutes ses forces à changer l’ordre
de succession au trône établi en Espagne depuis l’avé
nement des Bourbons et réussit à faire signer au roi
la fameuse pragmatique sanction du 29 mars 1830
qui a supprimé la loi salique dans ce pays. Mais ce
n’est pas sans peine qu’elle parvint à son but, qu’elle
n’eut peut-être jamais atteint sans l’énergie de sa
sœur. Trois ans et demi après avoir signé cet acte
important, le roi mourait, laissant le gouvernement à
Marie-Christine, comme régente de sa fille Isabelle II,
alors àgée de trois ans, qui lui succédait au détri-
ment de don Carlos.
Dès lors, Marie-Christine, qui eut à soutenir une
lutte presque incessante avec les carlistes, suivit assez
passivement, dit Vapereau, l’impulsion des ministres
qui lui furent tour à tour inposès par l’opinon publi-
que. Un instant, sous Zea Bermudez, elle publia un
manifeste pour justifier le despotisme de Ferdi-
nand VII ; puis elle accorda, sous Martinez de la Rosa,
l’Estatuto real. Sous Toreno, elle déclara hors la loi
Jes juntes provinciales, qu’elle reconnut sous Men-
dizabal. Sous Isturiz, elle attaqua violemment la
constitution de 1812, qu’elle rétablit en 1837, sous
Calatrava.
Cependant Marie-Christine avait pris pour favori
un ancien officier des gardes du corps, Fernando
Munoz, qu’elle épousa secrètement et dont elle eut
plusieurs enfants. D’un autre côté, elle s’était brouillée
avec sa sceur alnée, Louise-Caroline, qui se retira en
France avec toute sa famille. Toutes ces intrigues
avaient bien déconsidéré le gouvernement, qu’affai-
blissait encore la guerre civile, lorsque Marie-Chris-
tine proposa aux Cortès la loi impopulaire des ayun-
tamientos, qui aboutit aux émeutes formidables de
Barcelone et de Madrid et à la fuite de la régente, qui
se retira en France le 10 octobre 1840
En 1843, elle rentra en Espagne après la chute
d’Espartero et épousa publiquement le chambellan
Munoz, qu’elle avait fait due de Rianzarès.
Louis-Philippe avait pris un grand ascendant sur
la reine pendant son séjour en France ; cet ascen lant
se manifesta par le triomphe de la politique française
dans la question des mariages espagnols.
La reine Isabelle étant devenue majeure, Marie-
Christine n’en continua pas moins à gouverner l’Es
pagne au nom de sa fille. La révolution de juillet 1854
l’exila. Elle revint alors de nouveau en France, où
elle avait placé une partie de sa fortune, et résida à
la Malmaison.
Depuis, elle rentra à diverses reprises en Espagne
et ne fut mêlée que fort indirectement aux événe-
1853.— 135.
ments des années suivantes. Mais, à partir de 1868,
époque à laquelle sa fille, la reine Isabelle II, dut
quitter le pouvoir, elle se fixa définitivement dans
notre pays et choisit pour sa principa’e résidence
Paris, où elle habitait le magnifique hotel des Champs-
Élysées que tout le monde connaît.
A la mémoire de M. Thiers.
Mardi prochain, 3 septembre, sera célébré à Notre-
Dame le service anniversaire de la mort de M. Thiers.
On sait quel douloureux retentissement eut à Paris,
au milieu de circonstances que personne n’a oubliées,
la nouvelle si inattendue de cette mort. Les services
signalés rendus au pays par l’illustre citoyen se re-
tracèrent aussitôt dans tous les esprits avec une net-
teté, une intensité extraordinaire. On se rappelait de
proche en proche et ses efforts au Corps législatif
pour empêcher la funeste guerre de 1870, alors qu’il
en était temps encore, et son infatigable activité pour
en atténuer les conséquences à l’heure des désastres,
son patriotisme ardent, sa ténacité dans la discussion
des conditions de la paix qui devait sauver Belfort, et
surtout l’habileté incomparable avec laquelle il sut
préparer l’immense mouvement financier qui devait
permettre à la France de se libérer si facilement et
si longtemps avant l’échéance de la formidable lettre
de change souserite par elle.
La libération du territoire ! Oui, ce grand résultat
restera aux yeux de tous le premier titre de M. Thiers
à la reconnaissance du pays. Il a fait sa popularité à
l’heure présente et il fera dans l’avenir sa gloire
inaltérable. En M. Thiers, l’homme d’Etat, l’orateur,
historien, pourront peut-être perdre quelque chose
dans l’éloignement, mais non le patriote, dont au
contraire l’image ira toujours grandissant dans la
Perspective, jusqu’à ce qu’elle ail atteint ces propor-
tions légendaires que se plait à préter aux grands
hommes la reconnaissance des peuples.
Mais nous n’en sommes encore qu’à l’histoire
et à l’histoire contemporaine. Restons donc dans
la simple réalité des faits, assez grands pour se
passer de toute amplification, et qu’a adinirable-
ment symbolisés notre habile collaborateur M. Pau-
quet dans le beau dessin qué nous donnons plus
loin. La France y est représentée appuyée d’une
main sur M. Thiers. De l’autre elle fait un geste
de commandement. En avant de ce groupe se tient
debout M. le maréchal de Mac-Mahon, achevant de
payer à l’ennemi la rançon si habilement rassemblée
par son prédécesseur. Enfin ! voilà donc la France
rendue à elle-même ! Mais, hélas ! elle est aussi dimi-
nuée de deux provinces, qu’alors tous les efforts du
patriotisme eussent été impuissants à sauver l’Alsace
et la Lorraine, pauvres sœurs, violemment enlevées à
la famille française et qu’en se retirant pousse devant
lui un vainqueur inexorable.
L’Exposition universelle.
Le pavillon de la principauté de Monaco. — La
principauté de Monaco a vaillamment affirmé son
existence, d’abord, comme nous l’avons déjà vu, par
un petit pavillon construit de compte à demi avec
Saint-Marin et le Val d’Andorre, dans la rue des Na-
tions, puis par un superbe pavillon, gracieux et élé-
gant d’aspect, dans la partie sud-ouest du Champ-de-
Mars. Ce pavillon, comme le montre notre dessin, est
carré, de dimensions relativement vastes et précédé
d’un porche-véranda, sous lequel s’ouvrent les portes
d’entrée. A l’intérieur de ce pavillon, à vrai dire de ce
petit palais, est une vaste salle dont le centre est oc-
cupé par un bassin creusé dans le sol même, peu
profond, formant nappe d’eau sans rebords. Tout au-
tour de la salle, divisés en quatre groupes, sont
rangés les objets exposés par la principauté. Ce sont
que les
des produits agricoles de haute valeur, tels
olives et les produits qu’on en tire, des grains, des
soies de toute beauté, puis viennent les essences ex-
traites des fleurs qui croissent sous cet heureux cli-
mat, des objets en bois d’olivier, très-curieusement
travaillés, des verreries fines et délicates, et enfin des
faiences et des porcelaines qui sont une révélation.
Sous ce rapport, Monaco a exposé des vases, des
assiettes, des flacons, dans lesquels les motifs d’orne-
ment en relief jouent le rôle principal. Du reste, à
l’entrée même du palais, ce n’est pas sans étonne-
ment que l’on s’arrete devant deux vases énormes à
guirlandes de fleurs et de fruits bien modelés et chau-
dement colorés.
Cette exposition de Monaco est tout à fait intéres-
sante, car elle présente la principauté, non plus seu-
lement comme la reine des stations hivernales, mais
aussi comme un pays plein de ressources qui tient
à justifier une fois de plus sa réputation d’être le
paradis terrestre, mais un paradis terrestre habité
par un peuple intelligent, industrieux et artiste.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Il faut remarquer qu’en Chine les transports
par mer n’ont jamais eu qu’une importance
relativement secondaire et toute locale.
Les déprédations des pirates qui trouvaient
sur cette côte semée d’îles sans nombre
un champ également favorable à l’embuscade
et à la fuite, les dangers d’une mer
difficile avec ses courants et ses tourbillons.
(ce qu’on appelle en pidgin les « chow-chow
waters »), ses vastes bas-fonds, ses écueils,
ses brouillards, ses tempêtes du nord et ses
typhons, l’art médiocre des constructeurs,
tout s’opposait également au développement
de la grande navigation. C’est toujours par
voie de terre jusqu’à l’avènement des Européens,
dans le fossé intérieur qui sous-tend
l’arc du littoral, que les transports d’une
extrémité à l’autre de l’Empire se sont faits.
{{interligne}}
Les considérations qui précèdent conduisent
à comprendre la situation excentrique,
et qui d’abord nous surprend, occupée
par la capitale historique de l’Empire, Pékin :
à regarder simplement la carte, des villes
comme Wuchang ou Nankin sembleraient
plutôt appelées par leur position naturelle à
servir de siège au Gouvernement. Mais en<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Nous entrons maintenant dans la salle de l’isthme de Suez. Le programme de son exposition a changé cette année ; il est le couronnement de son passé. En 1867, la Compagnie avait exposé des modèles de ses merveilleux engins de déblayement ; elle livrait encore bataille et en était à la période de construction. Aujourd’hui que la ba- taille est gagnée, l’isthme est entré dans la période de l’exploitation productive et pacifique. Les e... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
Nous entrons maintenant dans la salle de l’isthme de
Suez. Le programme de son exposition a changé cette
année ; il est le couronnement de son passé. En 1867, la
Compagnie avait exposé des modèles de ses merveilleux
engins de déblayement ; elle livrait encore bataille et en
était à la période de construction. Aujourd’hui que la ba-
taille est gagnée, l’isthme est entré dans la période de
l’exploitation productive et pacifique. Les engins ont dis-
paru, l’œuvre seule reste, représentée par un plan en
relief qui surpasse en perfection et en exactitude tous ceux
que l’on a construits jusqu’à présent (1).
Une vue panoramique du delta tout entier et de l’isthme
de Suez complète les indications fournies par le plan,
indications qui resteraient peut-être stériles pour un grand
nombre si, comme en 1867, M. de Lesseps ne revenait
pas de temps à autre ranimer ces tableaux de sa parole
vivante et sympathique, comme jadis il animait leur scène
immense par son dévouement infatigable et son persévé-
rant génie. Tous ceux qui se sont trouvés dans cette salle
le samedi, à deux heures, en conserveront un souvenir que
plus tard on leur enviera.
Puisque nous y sommes, suivons M. de Lesseps et ses
auditeurs, et traversons avec lui la cour centrale ; entrons
dans la sulle qui occupe l’aile gauche. Nous saurons bien-
tôt le sens des tableaux qui couvrent ses murs et des ob-
jets barbares qui la meublent. Une société s’est formée
sous le patronage du roi des Belges pour l’abolition du
trafic des nègres dans l’Afrique centrale. C’est en qualité
de président pour la France de cette société philanthro-
pique que M. de Lesseps, encouragé et soutenu par le
khedive, fait connaitre à tous l’œuvre commencée, le but
à atteindre et le concours à lui apporter.
Nous avons décrit la maison égyptienne, mais sans par-
ler encore de ce qui lui manque ; le moment de dire toute
la vérité est enfin venu. Entourez notre exilée de groupes
de palmiers élancés et de plantes des pays chauds faites
passer sous son ombre quelque canal aux eaux pures ;
qu’auprès d’elle on fasse disparaître les arbres de France,
les laiteries d’Angleterre, les maisons modernes du
Caires, pour n’y laisser que des champs verts parsemés de
dattiers ; qu’au fond des sables du Champ-de-Mars on
aperçoive les rochers roses et dorés de la chaîne arabi-
que ; que l’on change enfin notre ciel humide et trouble
pour un fond d’or toujours pur, et alors vous compren-
drez, vous aimerez le caractère austère, biblique, pasto-
ral de cette demeure d’un autre âge. En un mot, et c’est
le meilleur avis, allez en Egypte !
(La fin prochainement.)
ARTHUR RHONE.
<section begin=cruautes />
LES CRUAUTÉS DU SORT (2)
NOUVELLE
(Suite.)
Catherine, qui s’était endormie sans doute en
attendant Rose, avait gardé de la lumière. Rose
avança un escabeau et s’assit près de la dor-
meuse. Elle baisa légèrement et à plusieurs re-
prises la main pale de la jeune Flamines, qui ne
s’était jamais bien remise de sa maladie de lan-
gueur. Plus doucement encore, elle souleva une
petite mèche des beaux cheveux chàtains de sa
sœur adoptive, et, après l’avoir coupée, elle la
mit dans un mince papier blanc qu’elle plaça
entre son fichu et sa poitrine.
— Que fais-tu là, Rose ? dit Catherine en ou-
vrant ses yeux languissants, et pourquoi as-tu
pris de mes cheveux ?
Parce que je vais partir, ma pauvre Cathe-
rine, et que je veux emporter quelque chose de
toi !
Hélas ! c’est vrai. J’y rêvais, à ce départ.
Rose, assieds-toi là, sur mon lit, et dis-moi quel-
ques paroles pour me donner du courage ! C’est
donc bien vrai !… Et c’est demain !…..
Rose cacha son visage. Elle pleurait trop pour
qu’il lui füt possible de répondre.
Rose, reprit Catherine, quand tu ne seras
plus là, je ne saurai pas supporter mon mal, et
je crois bien que je mourrai…..
Ne me dis pas cela, Catherine ! tu ne seras
pas si malheureuse que moi ! Tu auras encore
notre père et notre bonne mère Jeanne, et ce
pauvre fière qui fait tout ce que nous voulons,
et qui en est encore à dire un mot pour nous
faire de la peine. Et puis, Catherine, tu ne per-
dras pas nos montagnes… Tu auras toujours le
(1) C’est au musée de mariae du Louvre (salle de Lesseps) que l’on peut
voir aujourd’hui les modeles des grands esgins inventes pour le canal de
L’ILLUSTRATION
grand pré, les vignes, le jardin. Si quelqu’un
doit mourir, c’est bien moi, puisque je vais quit-
ter tout ce que j’aimais !….
Me d’Ablandis entendait tout. Elle sentit son
fonde. Elle fut sur le point d’entrer dans le ca-
cœur défaillir au spectacle d’une douleur si pro-
binet de Catherine et de dire aux deux jeunes
filles qu’elle partirait seule. Dans ce premier
mouvement, si fécond en pensées généreuses,
de s’accoutumer à l’idée de la séparation avant
elle avait résolu de leur donner à tous le temps
de l’accomplir. Mais le souvenir de Jean lui re-
vint et paralysa cet élan.
J’observerai encore, pensa-t-elle après ré-
flexion : si j’ai un devoir de cœur à satisfaire,
j’ai aussi un devoir de dignité et de prudence.
Pour avoir été Rose la fermière, ma fille n’en est
pas moins une d’Ablandis.
La comtesse se remit au lit, et Rose ne tarda
pas à faire comme elle ; mais, un peu avant le
jour, la jeune fille sortit de l’appartement.
M d’Ablandis, qui ne dormait qu’à demi, ayant
toujours l’oreille aux écoutes, se mit à une croi-
sée qui se trouvait en face du jardin. De là, elle
put voir sa fille marcher lentement dans la grande
allée et s’arrêter devant chaque arbuste, comme
pour lui dire un dernier adieu.
Le crépuscule éclairait à peine, et Rose n’offrit
bientôt aux yeux de sa mère qu’une forme vague
qu’elle n’eût pu reconnaître si elle ne lui eût vu
prendre ce chemin. Grâce à la préoccupation de
la jeune fille, la comtesse pourrait la surveiller
sans se montrer, en suivant une allée parallèle,
masquée par des charmilles.
Pressée par son inquiétude maternelle, M d’A-
blandis descendit précipitamment, et bientôt elle
eut atteint celle dont elle suivait la trace ; car la
pauvre Rose n’allait pas vite et son cœur battait
si fort, qu’il l’empêchait d’entendre le bruit léger
des pas sur la terre humide.
Fensant que Marie, il faut bien enfin lui don-
ner ce nom, ne quitterait pas le jardin sans
accorder un tribut de regrets à la petite tonnelle
de clématite et de jasmin, M d’Ablandis alla se
placer sur un banc qui se trouvait derrière et
que dissimulait tout à fait les masses des plantes
grimpantes. Elle s’était assise sans bruit et de-
puis quelques minutes elle attendait, lorsqu’un
fròlement de vêtements contre les branches an-
nonça la présence de quelqu’un sous le dòme.
alarmée, je la vois encore là-bas ; elle s’avance
Ce n’est pas elle, se dit la comtesse très-
de ce côté… Qui donc peut l’attendre ?
Dans sa pensée, M d’Ablandis entendait un
nom qui faisait passer des rougeurs sur son front.
La jeune fille arriva sans se presser ; mais quand
elle entra dans le cabinet, plus sombre encore
que le jardin, elle jeta un léger cri, s’apercevant
qu’elle n’était pas seule.
voix pleine d’affection et de reproche.
O Rose, vous avez peur de moi !… dit une
Si j’ai eu peur, c’est que je ne vous avais
pas reconnu, Jean. Je sais bien que je n’ai rien
à craindre de mon frère. Au contraire, je suis
bien aise de vous voir. J’ai été si inquiète à cause
de vous pendant toute la journée d’avant-hier !
Qu’avez-vous fait, mon Dieu ! pendant cette longue
absence ? Vous ne me l’avez pas encore dit, puis-
que vous n’êtes rentré que pendant la nuit, et
qu’hier je n’ai pas osé vous le demander devant
ma… devant les parents…
Je ne sais trop, Rose… Il me semble que
j’arrachais l’herbe au hasard et que je coupais
les fleurs après les haies pour les jeter au vent.
Je vais aussi couper les tulipes et les jacinthes
du jardin ; mais, celles-ci, je les mettrai dans la
voiture qui doit vous emporter loin d’ici… Il est
bien juste qu’elles vous suivent, puisqu’elles sont
à vous !..
-
Jetez-les aussi au vent ! Pauvre frère ! Don-
nez-moi seulement quelques immortelles de l’an
passé que je puisse garder toujours ! Si vous
attristez votre demeure à cause de mon départ,
Suox par M. Lavalley. Ce modèles et les documents qui les acompagnent je veux que la tristesse m’accompagne partout où
sont das à M. l’amiral Paris, conservuleur de ce nausée.
(2) Reproduction autorisée pour les journaux ayant un traité avec Ja
Soci des gens de lettres.
je serai sans notre père et notre mère Flamines,
sans Catherine et sans vous.
31 AOUT 1878.
-Oh ! je ne veux pas cela. Le bonheur est
fait pour vous, Rose !..
Non, je ne veux pas être heureuse et je ne
veux pas de fleurs, parce qu’elles représentent
tant, d’y renoncer jusqu’à mon retour à la
la joie et la gaieté. Je fais vou, moi qui les aimais
ferme !
Hélas ! Rose, Virginie revint-elle jamais ?..
— Jean, nous disons des choses trop tristes !
davantage parler ainsi, je n’aurais plus la force
Il faut que je m’en aille. Si je vous entendais
d’accomplir mon devoir !
Puisque dès demain vous allez partir, puis-
que je ne vous reverrai plus, ma sœur, ne vous
en allez pas si vite. Au moins, laissez-moi le
temps de dire le dernier adieu !…
Jean, vous me le direz en présence de ma
mère et de toute la famille ; je serai plus forte
pour l’entendre.
Rose se leva résolument et s’éloigna très-vite,
comme si elle sentait que son courage n’aurait
pas une longue durée. Jean sortit pour la regar-
der pendant qu’elle traversait le jardin. Le soleil
commençait à paraître et les plantes étaient bai-
gnées de rosée, comme si toute la nature eut
pleuré le départ de cette jeune fille.
M d’Ablandis, en voyant le fils du fermier
s’éloigner par un chemin opposé à celui qu’avait
pris Rose, respira plus librement : la mère était
rassurée, mais la patricienne craignait encore.
Ces enfants sont l’innocence même, se dit-
elle, mais ils doivent être séparés.
Le soir même elle partait avec Marie.
XIV
La comtesse d’A blandis à Jacques Flamines et
à sa famille.
< Mes bons amis,
› Rassemblez toutes vos forces pour m’enten-
dre ! J’ai besoin moi-même de tout mon courage
pour vous dire cette terrible parole Marie
n’existe plus ! Dieu ne me l’avait rendue un mo-
ment que pour me la retirer… Je l’ai perdue deux
fois… Je suis bien malheureuse !…
» Ne me maudissez pas… Ne dites pas que si
elle ne vous eùt jamais quittés elle vivrait en-
core !… C’est vrai peut-être. mais ne me le
dites pas, je vous en supplie ; je souffre bien
assez !
Mais pourquoi ne souffrirais-je pas si j’ai
des torts à expier ?… O mes enfants, si je l’ai mé
rité, punissez-moi, accablez-moi. Il faut bien que
j’aie mal fait, puisque cet ange m’a quittée !
» Du reste, écoutez-moi ! C’est une confession
que je vais vous faire. Je vais vous raconter sa
vie pendant les dix-huit mois qu’elle a passés loin
de vous : si vous y trouvez ma condamnation,
qu’importe !
» Autant elle m’avait priée de vous cacher sa
mélancolie et le dépérissement de sa santé, autant
elle a désiré, au moment de sa mort, que tout ce
qui la concernait vous fut connu.
» Que sa volonté soit accomplie !
» Lorsque je l’eus ramenée à Paris, je fis tout
ce que je croyais propre à lui rendre la vie hen-
reuse. Je l’entourai de soins et de luxe ; je multi-
pliai pour elle les distractions et les plaisirs dont
j’avais l’habitude.
> Marie se montrait reconnaissante, mais elle
résistait doucement. Elle avait choisi la chambre
la plus simple de la maison ; à peine acceptait-elle
quelques légers services de la femme de chambre
que je lui avais donnée, et je vis bien qu’elle
éprouvait une grande répugnance à quitter le
costume qu’elle portait à la ferme. Je crus devoir
insister sur ce point. Cependant, je ne pouvais
me persuader qu’un tel scrupule füt bien sérieux.
Elle allait être si jolie dans le velours et la den-
telle.
> Elle se laissa conduire quelquefois au bal ;
mais elle semblait alors se soumettre à une péni-
tence plutôt qu’accepter un plaisir. Chaque bijou
que je l’engageais à mettre était l’occasion d’un
petit débat entre nous. Jamais elle ne consentit à<section end=cruautes /><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>fait on s’aperçoit bien vite que la possession
de ces deux villes, au cours des longs siècles
pendant lesquels la Chine a vécu isolée, n’assurait
aucun avantage spécial à ses détenteurs.
L’Empire n’était vulnérable que par
le nord, c’est par là qu’arrivaient tous les
envahisseurs. C’est là où le souverain devait
exercer sa vigilance, c’est là où il devait
avoir sa tente et son camp. Au terme extrême
de ce vaste réseau de canaux qui
couvre la Chine, pénétré jusqu’au fond de ses
circonvallations de cette eau même qui imbibe
tout le vaste corps, Pékin de sa grande
enceinte carrée barre la plaine qui au pied
des montagnes de l’Ouest s’ouvre toute grande
aux invasions et que ferme d’une manière
insuffisante la Grande Muraille qui à Shankaïkevan
vient s’agrafer à la mer. Et de
l’autre côté la capitale surveille cette passe
de Nantchang qui est une des grand’routes
de l’humanité, l’embouchure de l’Asie, le
pôle par où passe tout l’axe du Vieux Continent.
Que les pierres de cet étroit défilé usé
par les files interminables et parallèles des
hommes et des animaux dont le mouvement
alternatif n’a jamais pris fin depuis les premiers
jours de l’histoire, sont émouvantes à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/69
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 61 —||}}</noinclude>autour d’une ouverture qui est l’orifice antérieur de l’œsophage.
Le {{Lié|bulbe B}} est de nature musculaire. Vu au microscope, il paraît constitué par des fibres rayonnantes très courtes.
Dans l’état de repos, les six séries de pièces qui constituent la charpente, sont dans leur plus grande extension, presque appliquées les unes contre les autres, comme les méridiens d’un ballon sphérique dégonflé. La cavité interne est presque nulle. Mais lorsque le bulbe vient à agir, les deux {{Lié|points ''f''}} {{Lié|et ''f′''}} que l’on pourrait comparer aux pôles du ballon, sont ramenés l’un vers l’autre ; les séries s’écartent, et la cavité va s’agrandissant jusqu’à ce qu’elle se soit approchée le plus possible de la forme sphérique. Un vide tendrait donc à s’y produire, si les humeurs que la cavité buccale renferme n’arrivaient pour le remplir à travers le tube {{Lié|pharyngien ''e f''}} ; nous devons supposer {{Lié|en ''f''}} quelque disposition propre à en empêcher le retour vers la bouche, car les liquides ou l’air lui-même, lorsqu’ils sont arrivés dans la cavité du bulbe, et que sa contraction a lieu, pénètrent rapidement par l’œsophage dans le sac stomacal qui lui fait suite.
Je dois signaler avant de passer outre, certains individus chez lesquels la ventouse, et tout l’appareil pharyngien manquent complètement, de sorte que le passage de la bouche à l’estomac a lieu par un simple canal tout pareil à l’œsophage proprement dit des individus ordinaires, et presque droit, n’offrant aucun renflement sur son trajet, aucune pièce solide dans sa composition, de sorte que les appareils de perforation et de succion manquent complètement ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}, {{fig.|10}}). Si cet état de simplification de l’appareil préhenseur des alimens se présentait toujours au même degré, nul doute qu’il ne dût servir de base à l’établissement de groupes distincts ; mais nous devons n’y voir autre chose qu’une atrophie de l’appareil préhenseur des alimens ; car si l’on rencontre un certain nombre d’individus affectés de cette monstruosité, on les verra passer par tous les degrés de simplification depuis le développement complet de l’appareil préhenseur des alimens, jusqu’à sa disparition complète. Il n’est pas rare, par exemple, que les stylets soient réduits à n’être plus que de petites aiguilles calcaires, sans base, sans supports {{Lié|en S}}, agités de mouvemens irréguliers et sans but,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>gravir, et quel spectacle solennel que de voir,
au coucher du soleil, la ligne régulière des
chameaux historier comme une frise ininterrompue
ou comme une autre muraille ou
marche aux créneaux animés, la paroi verticale
de la montagne mongole !
Cette importance politique que sa position
naturelle confère à Pékin est appelée peut-être
à décroître maintenant que la mer s’est
peuplée et que l’arrivée des Européens a
troublé si profondément l’équilibre de l’Empire.
Dès aujourd’hui on peut signaler un
autre site qui est d’une importance vitale
pour tout l’Empire. C’est le point où le doigt
de la mer vient pour ainsi dire se poser sur
le pouls de la Chine, sur l’artère principale
où bat la vie de tout le corps. A quelques
centaines de kilomètres de son embouchure,
le Yangtzé se trouve resserré entre les hautes
collines, aujourd’hui couvertes de fortifications,
de Kiang yin. C’est là un véritable
Gibraltar en pleine terre et celui qui s’en est
saisi tient les clefs du plus énorme réceptacle
de richesses et d’hommes qui existe sur
la planète.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/70
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 62 —||}}</noinclude>à côté du tube pharyngien, et ne pénétrant pas dans la cavité buccale.
C’est l’espèce ''Macrobiotus Hufelandii'', {{Nec|celle}} précisément dont l’appareil préhenseur des alimens est le plus développé, qui offre le plus souvent cette anomalie ; mais je l’ai observée aussi bien que très rarement, chez ''Emydium testudo'', chez ''Milnesium tardigradum'', chez ''Macrobiotus Oberhaeuser''.
{{T6|{{Corr|{{5o}}|{{4o}}}} Canal digestif proprement dit.}}
Il est d’une extrême simplicité chez les ''Milnesium'' et les ''Macrobiotus'' ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=156|p=Pl13|l={{Pl.|13|cap}}|a=Pl.13}}, {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l=14|a=Pl.14}} et {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l=15|a=Pl.15}}, {{fig.|1}}), car on n’y reconnaît qu’une sorte de grand sac droit, irrégulièrement renflé, mais sans régions ni compartimens distincts, et jouant le rôle tout à-la-fois d’estomac et de canal intestinal. Il est précédé par un étranglement très court, qui est l’''œsophage''.
L’œsophage fait immédiatement suite à l’appareil de succion. C’est un tube à parois fort épaisses , comparativement au canal très étroit qui le traverse. Il ne se renfle pas d’une manière bien sensible quand il livre passage aux liquides alimentaires, ce qui ne permet pas de le considérer comme très dilatable : il se rattache au sac stomacal à sa partie antérieure, et un peu en dessus. Dans ce point se voit une sorte d’étranglement, paraissant jouer le rôle d’un sphincter ; car les alimens ne remontent jamais, alors même que la compression exercée sur l’estomac est portée au point d’en faire crever les parois. À son extrémité postérieure, la cavité stomaco-intestinale est fermée par un étranglement, suivi d’une sorte de bulbe allongé (''clo'', {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=159|p=Pl16|l={{Pl.|16|cap}}|a=Pl.16}}, {{fig.|2}} {{Lié|et 3}}), qui paraît ressembler assez, pour sa structure, au bulbe pharyngien. Aussi le regardé-je comme un cloaque à parois musculaires, destiné tout à-la-fois à livrer passage aux résidus de la digestion et aux produits de l’appareil générateur, qui est situé au-dessus du tube digestif et s’abouche avec la face supérieure du cloaque.
De nombreux essais pour colorer, à l’aide de liquides colorés artificiellement, l’intérieur du canal digestif des Tardigrades et pouvoir en reconnaître ainsi la disposition et les fonctions, ont été complètement inutiles. Ces animaux ne se nourrissent que<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 62 —||}}</noinclude>à côté du tube pharyngien, et ne pénétrant pas dans la cavité buccale.
C’est l’espèce ''Macrobiotus Hufelandii'', {{Nec|celle}} précisément dont l’appareil préhenseur des alimens est le plus développé, qui offre le plus souvent cette anomalie ; mais je l’ai observée aussi bien que très rarement, chez ''Emydium testudo'', chez ''Milnesium tardigradum'', chez ''Macrobiotus Oberhaeuser''.
{{T6|{{Corr|{{5o}}|{{4o}}}} Canal digestif proprement dit.}}
Il est d’une extrême simplicité chez les ''Milnesium'' et les ''Macrobiotus'' ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=156|p=Pl13|l={{Pl.|13|cap}}|a=Pl.13}}, {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l=14|a=Pl.14}} et {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l=15|a=Pl.15}}, {{fig.|1}}), car on n’y reconnaît qu’une sorte de grand sac droit, irrégulièrement renflé, mais sans régions ni compartimens distincts, et jouant le rôle tout à-la-fois d’estomac et de canal intestinal. Il est précédé par un étranglement très court, qui est l’''œsophage''.
L’œsophage fait immédiatement suite à l’appareil de succion. C’est un tube à parois fort épaisses, comparativement au canal très étroit qui le traverse. Il ne se renfle pas d’une manière bien sensible quand il livre passage aux liquides alimentaires, ce qui ne permet pas de le considérer comme très dilatable : il se rattache au sac stomacal à sa partie antérieure, et un peu en dessus. Dans ce point se voit une sorte d’étranglement, paraissant jouer le rôle d’un sphincter ; car les alimens ne remontent jamais, alors même que la compression exercée sur l’estomac est portée au point d’en faire crever les parois. À son extrémité postérieure, la cavité stomaco-intestinale est fermée par un étranglement, suivi d’une sorte de bulbe allongé (''clo'', {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=159|p=Pl16|l={{Pl.|16|cap}}|a=Pl.16}}, {{fig.|2}} {{Lié|et 3}}), qui paraît ressembler assez, pour sa structure, au bulbe pharyngien. Aussi le regardé-je comme un cloaque à parois musculaires, destiné tout à-la-fois à livrer passage aux résidus de la digestion et aux produits de l’appareil générateur, qui est situé au-dessus du tube digestif et s’abouche avec la face supérieure du cloaque.
De nombreux essais pour colorer, à l’aide de liquides colorés artificiellement, l’intérieur du canal digestif des Tardigrades et pouvoir en reconnaître ainsi la disposition et les fonctions, ont été complètement inutiles. Ces animaux ne se nourrissent que<noinclude>
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Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/71
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 63 —||}}</noinclude>de substances animales ; mais j’ai été beaucoup plus heureux lorsque j’ai réuni dans un même verre de montre une espèce très vorace et très transparente, le ''Macrobiotus Hufelandii'', avec une espèce dont les liquides sont fortement colorés avec des ''Emydium'', par exemple. Voici ce que l’on observe :
Les ''Macrobiotus'' peuvent supporter très long-temps l’abstinence.
À jeun, leur estomac est d’une transparence complète et dépourvu de toute coloration. C’est un long sac très rétréci, floconneux, dont on ne distingue pas bien nettement la cavité intérieure. On remarque à peine dans les parois quelques traces de globules. Son aspect est celui d’une sorte de flocon nuageux : à bords bien arrêtés, offrant à sa surface externe des sillons et des lobes, en apparence tout-à-fait irréguliers.
Au moment où il vient d’être rempli, sa cavité intérieure se dessine nettement, simple, sans renflemens et surtout extrêmement distincte des parois de l’organe lui-même, qui conservent une grande épaisseur et toujours le même aspect tomenteux ou floconneux, avec des lobes assez inégaux et sans ordre, qui flottent et se déplacent suivant les mouvemens de l’animal.
Ces parois, après deux ou trois jours, se montrent colorées, surtout dans la portion moyenne de la longueur du sac stomaco-intestinal, et comme imprégnées par le liquide qui en remplit la cavité. À mesure que la coloration des parois augmente, leur épaisseur augmente également, et le diamètre de la cavité intérieure diminue.
Beaucoup plus tard la cavité est de nouveau remplie par une matière de couleur verte, ayant assez de consistance pour qu’on puisse par la compression la forcer à sortir tout entière par le cloaque et l’anus, sans qu’elle perde sensiblement ses formes ni ses dimensions, ce qui prouve en même temps l’excessive dilatabilité du cloaque et de la portion terminale de l’intestin ; car la masse dont il s’agit a quelquefois un diamètre double ou triple de celui du bulbe cloacal tout entier.
Cette matière verte est le ''fœces'', le résidu de la digestion. Mais comment s’est fait le passage de l’humeur rouge, puisée dans le corps des ''Emydium'' à ce fœces ? En raisonnant par<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
{{Centré|CHAPITRE II|m=2em}}
{{Centré|LA CIVILISATION <br />ET LE GOUVERNEMENT|fs=120%|mb=2em}}
{{br0}}{{t|N|200}}OUS avons vu dans le précédent chapitre
que la Chine n’était pas, comme
l’Europe, un pays différencié dans sa
nature et ses productions, dont les parties
sont complémentaires et solidaires l’une de
l’autre. Sauf l’éventualité de mauvaises récoltes,
chaque village se suffit à lui-même et
n’a guère à demander au dehors que quelques
instruments, quelques tissus, quelques objets
de luxe. Sur toute l’étendue de son territoire,
le Chinois se voit semblable à lui-même,
cultivant le même sol avec les mêmes méthodes,
sans que la nature pareille oblige ses
voisins à aucun contraste, ni à une opposition
d’occupations et de mœurs. La plante
humaine y est aussi uniforme, épandue en
nappe aussi égale que les moissons intermi-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>nables de gas-liang et de riz. C’est seulement
quand la récolte vient à manquer que
se produisent de grands déplacements de population,
qui en somme aboutissent rarement
à causer un désordre important. On meurt en
masse et tout est fini. Il faut aux mouvements
dits révolutionnaires d’autres causes connexes,
la facilité congénère à d’immenses
troupeaux à fuir devant quelques excitateurs
et, parmi l’apathie commune, cette
étrange hystérie spéciale aux peuples asiatiques
dont je parlerai plus tard. Encore ces
grandes séditions ou pilleries ont-elles eu
jusqu’ici le caractère hasardeux et incertain
des phénomènes de la nature. L’aire qu’elles
dévastent présente le dessin irrégulier de ces
clairières que fait dans une steppe l’incendie
allumé par une flammèche égarée. Rien n’est
plus curieux à cet égard que l’histoire de
l’insurrection des Taipings qui s’est propagée
sans aucun plan préconçu d’un bout à l’autre
de la Chine, s’éteignant ici, se rallumant {{corr|ailleurt|ailleurs}},
ici consumant toute une province, là
s’arrêtant devant un village résolu. Une poignée
de révoltés s’échappe de Hankéou
investi, et, allant tout droit devant eux, sans
aucune opposition, ils mettent le feu à toute<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/30
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>la Chine du Nord jusqu’aux portes de la
capitale, d’où une saute du vent par fortune
les éloigne. Les mêmes traits se sont
reproduits au moment de la guerre des
Boxers.
{{interligne}}
Les pays de nature et de production homogènes
comme la Chine, la Russie, la Pologne,
ne se sont jamais prêtés à l’établissement
d’une féodalité et d’une hiérarchie héréditaires.
Tout y est de plain-pied. Rien ne
peut être mis à part et circonscrit. Toutes
les cloisons s’abolissent entre des milieux indifférents.
Mais tandis que la Russie ou la
Pologne étaient de toutes parts ouvertes aux
envahisseurs et que, pour défendre le sol,
une gendarmerie mobile, une caste militaire,
un « ordre équestre », ont pu s’y constituer,
la Chine, à l’abri derrière ses murailles, n’avait
qu’à payer tribut au souverain, indigène ou
étranger, préposé à la garde de ses barrières.
Les principautés qui par intervalles se sont
élevées à l’intérieur de l’Empire n’ont jamais
été que des phénomènes temporaires et
accidentels. Les querelles intérieures n’étant
jamais commandées par des différences
géographiques profondes, par des besoins orga-<noinclude>
<references/></noinclude>
jiukw5ht41ua165uzgemlrc0h2ktpnh
Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/224
104
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Seudo
2609
/* Page non corrigée */ Page créée avec « ma doctrine (bien ou mal expliquée à des gens si droits et si sages, n’importe), se réduit uniquement et essentiellement à l’amour désintéressé, qu’ils admettent eux-mêmes avec toutes les écoles catholiques. Il est vrai que j’ai ajouté (mais seulement pour le temps des épreuves extrêmes et passagères) que l’ame étant quelquefois dans une conviction<ref></ref> de sa juste réprobation, elle aime Dieu d’un amour d’autant plus pur... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>ma doctrine (bien ou mal expliquée à des gens
si droits et si sages, n’importe), se réduit uniquement
et essentiellement à l’amour désintéressé, qu’ils admettent eux-mêmes avec toutes
les écoles catholiques. Il est vrai que j’ai ajouté
(mais seulement pour le temps des épreuves
extrêmes et passagères) que l’ame étant quelquefois
dans une conviction<ref></ref> de sa juste réprobation,
elle aime Dieu d’un amour d’autant
plus pur qu’elle n’espère plus d’être aimée de
lui. Elle dit : ''Si je ne l’aime pas en l’autre vie,''
''du moins je l’aimerai en celle-ci'', comme saint
François de Sales le dit en entrant dans l’Église
de Saint-Etienne-des-Grès. J’ai même
expliqué que l’espérance est alors cachée à
l’ame ; qu’elle n’a rien perdu de réel ; et que
ses sacrifices ne sont fondés que sur un état où
elle n’est point. Je déclare devant Dieu que
je n’ai jamais rien cru de plus fort sur cet
article. Ainsi, bien loin d’avoir à cacher là-dessus
quelque chose de mes sentimens, je ne
saurois les expliquer trop clairement et trop
nettement.
Pour l’inspiration de l’homme passif, il faut
distinguer soigneusement ce que j’ai rapporté
des autres d’avec ce que je dis affirmativement
de mon chef. Par exemple, j’ai rapporté les
expressions de saint Clément et de Cassien,
comme un traducteur, qui n’est pas responsable
des termes de l’auteur qu’il traduit, et
pour montrer que les mystiques n’ont pas plus
exagéré"que les Pères. Je n’ai pas même prétendu
que saint Clément attribuât à tous les
gnostiques les dons prophétiques et apostoliques
qu’il semble attacher à la gnose ; j’ai voulu
seulement montrer qu’il à cru que Dieu avoit
communiqué ces dons à’certains gnostiques.
Quoi qu’il en soit, je n’ai fait que rapporter
les passages des auteurs, sans répondre de
leur’doctrine. Pour la mienne, la voici préci-.
sèment.
J’ai dit que l’inspiration de l’homme passif
étoit semblable à celle des prophètes et des
apôtres pour l’intérieur seulement. Je l’ai distinguée
expressément de l’inspiration miraculeuse
des prophètes et des apôtres pour le gouvernement
des églises, ou pour écrire les livres
saints. Il ne s’agit que d’une inspiration habituelle
pour les actes intérieurs de la piété
évangélique. Je n’ai point dit même que cette
inspiration n’eût pas été plus pure et plus forte
dans les prophètes et dans les apôtres, que dans
les hommes passifs ; j’ai déclaré qu’elle ne rendoit
l’homme passif ni infaillible ni impeccable,
ni indépendant de l’Eglise, même pour son
régime intérieur, ni exempt du besoin de mériter
et de croître en vertu. Il est vrai que j’ai
dit que cette inspiration étoit en un sens différente
,
dans l’homme passif, de l’inspiration
commune de tous les justes ;, et il faut bien
que tout le monde l’avoue, à moins qu’on ne
veuille se jouer du nom de passif, et admettre
le nom sans admettre aucune différence réelle
entre l’état actif et le passif. Mais j’ai ajouté
aussitôt, que l’inspiration de l’homme passif
n’est différente de celle de tous les justes actifs
qu’en ce qu’elle est plus pure, plus exempte
de tout intérêt propre, plus pleine, plus
simple, plus continuelle et plus développée en
chaque moment. C’est toujours la même inspiration
,
qui va se perfectionnant et se démêlant
davantage, à mesure que l’ame se renonce davantage
,
et devient plus souple aux impressions
divines.
J’avoue que je ne vois pas encore où est le
mal de cette doctrine ; et je prends Dieu à
témoin que je n’en ai jamais eu d’autre.
Pour .ma conduite personneUe
,
on ne doit
m’imputer que les choses précises que j’ai dites
de moi dans ma confession générale ;, tout le
reste ne me regarde qu’autant qu’il se trouvera
dans cette confession *.
Pour le pardon à demander à Dieu, je ne
sais comment je me suis expliqué dans ma
confession ; mais je sais bien que mon intention
n’a jamais été de ne vouloir rien devoir à Dieu
pour le pardon de mes fautes ; ce qui seroit
une impiété et un blasphème : ma disposition
est seulement d’un amour désintéressé, qui ne
demande point le pardon pour son intérêt,
même éternel,’
sur la peine et sur la récom-
pense. D’ailleurs je veux toujours aimer Dieu,
et je sais bien que je ne le puis aimer sans
pardon ; ainsi je veux le pardon pour le seul
*Onlit, sur plusieurs copies de ce Mémoire
,
conviction,
invincible ; mais ou voit assez, par le contexte, que la conviction
dont il s’agit, invincible ou non, n’est que dans la
partie inférieure de l’ame, c’est-à-dire dans l’imagination ;
autrement celle conviction seroit un véritable désespoir.Aussi
une dés copies explique-l -elle ainsi en note la conviction invincible ;
parce qu’on ne peut s’ôter celle peine de l’imagination.
Edit. de Vers.
* Pour l’intelligence de ce passage, il faut se rappeler que
pendant les conférences d’Issy, Bossuel ayant paru craiudre
que l’estime de Fénelon pour madame Guyon ne l’eut entraîné
dans quelque nouveauté dangereuse ; celui-ci, pour détromper
l’évêque de Meaux, lui remit un mémoire secret
dans lequel il cxposoit toutes ses dispositions intérieures, et
tout ce qui pouvoit être compris d3ns une confession générale
de toute sa vie. Nous avons parlé plus au long de cet écrit
dans l’Histoire littéraire
,
a l’occasion de la Réponse de Fénelon
à la Relation sur le Quiélisme. Foycz . part. art. i,
secl.m,§I,n.iS.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Seudo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>ma doctrine (bien ou mal expliquée à des gens
si droits et si sages, n’importe), se réduit uniquement
et essentiellement à l’amour désintéressé, qu’ils admettent eux-mêmes avec toutes
les écoles catholiques. Il est vrai que j’ai ajouté
(mais seulement pour le temps des épreuves
extrêmes et passagères) que l’ame étant quelquefois
dans une conviction<ref>On lit, sur plusieurs copies de ce Mémoire, ''conviction''
''invincible'' ; mais on voit assez, par le contexte, que la ''conviction''
dont il s’agit, invincible ou non, n’est que dans la
partie inférieure de l’ame, c’est-à-dire dans l’imagination ;
autrement celle conviction seroit un véritable désespoir. Aussi
une des copies explique-t-elle ainsi en note la ''conviction invincible ;''
''parce qu’on ne peut s’ôter cette peine de l’imagination.''
Édit. de Vers.</ref> de sa juste réprobation,
elle aime Dieu d’un amour d’autant
plus pur qu’elle n’espère plus d’être aimée de
lui. Elle dit : ''Si je ne l’aime pas en l’autre vie,''
''du moins je l’aimerai en celle-ci'', comme saint
François de Sales le dit en entrant dans l’Église
de Saint-Étienne-des-Grès. J’ai même
expliqué que l’espérance est alors cachée à
l’ame ; qu’elle n’a rien perdu de réel ; et que
ses sacrifices ne sont fondés que sur un état où
elle n’est point. Je déclare devant Dieu que
je n’ai jamais rien cru de plus fort sur cet
article. Ainsi, bien loin d’avoir à cacher là-dessus
quelque chose de mes sentimens, je ne
saurois les expliquer trop clairement et trop
nettement.
Pour l’inspiration de l’homme passif, il faut
distinguer soigneusement ce que j’ai rapporté
des autres d’avec ce que je dis affirmativement
de mon chef. Par exemple, j’ai rapporté les
expressions de saint Clément et de Cassien,
comme un traducteur, qui n’est pas responsable
des termes de l’auteur qu’il traduit, et
pour montrer que les mystiques n’ont pas plus
exagéré que les Pères. Je n’ai pas même prétendu
que saint Clément attribuât à tous les
gnostiques les dons prophétiques et apostoliques
qu’il semble attacher à la gnose ; j’ai voulu
seulement montrer qu’il a cru que Dieu avoit
communiqué ces dons à certains gnostiques.
Quoi qu’il en soit, je n’ai fait que rapporter
les passages des auteurs, sans répondre de
leur doctrine. Pour la mienne, la voici précisément.
J’ai dit que l’inspiration de l’homme passif
étoit semblable à celle des prophètes et des
apôtres pour l’intérieur seulement. Je l’ai distinguée
expressément de l’inspiration miraculeuse
des prophètes et des apôtres pour le gouvernement
des églises, ou pour écrire les livres
saints. Il ne s’agit que d’une inspiration habituelle
pour les actes intérieurs de la piété
évangélique. Je n’ai point dit même que cette
inspiration n’eût pas été plus pure et plus forte
dans les prophètes et dans les apôtres, que dans
les hommes passifs ; j’ai déclaré qu’elle ne rendoit
l’homme passif ni infaillible ni impeccable,
ni indépendant de l’Église, même pour son
régime intérieur, ni exempt du besoin de mériter
et de croître en vertu. Il est vrai que j’ai
dit que cette inspiration étoit en un sens différente,
dans l’homme passif, de l’inspiration
commune de tous les justes ; et il faut bien
que tout le monde l’avoue, à moins qu’on ne
veuille se jouer du nom de passif, et admettre
le nom sans admettre aucune différence réelle
entre l’état actif et le passif. Mais j’ai ajouté
aussitôt, que l’inspiration de l’homme passif
n’est différente de celle de tous les justes actifs
qu’en ce qu’elle est plus pure, plus exempte
de tout intérêt propre, plus pleine, plus
simple, plus continuelle et plus développée en
chaque moment. C’est toujours la même inspiration,
qui va se perfectionnant et se démêlant
davantage, à mesure que l’ame se renonce davantage,
et devient plus souple aux impressions
divines.
J’avoue que je ne vois pas encore où est le
mal de cette doctrine ; et je prends Dieu à
témoin que je n’en ai jamais eu d’autre.
Pour ma conduite personnelle, on ne doit
m’imputer que les choses précises que j’ai dites
de moi dans ma confession générale ; tout le
reste ne me regarde qu’autant qu’il se trouvera
dans cette confession<ref>Pour l’intelligence de ce passage, il faut se rappeler que
pendant les conférences d’Issy, Bossuet ayant paru craindre
que l’estime de Fénelon pour madame Guyon ne l’eût entraîné
dans quelque nouveauté dangereuse ; celui-ci, pour détromper
l’évêque de Meaux, lui remit un mémoire secret
dans lequel il exposoit toutes ses dispositions intérieures, et
tout ce qui pouvoit être compris dans une confession générale
de toute sa vie. Nous avons parlé plus au long de cet écrit
dans ''l’Histoire littéraire'', à l’occasion de la ''Réponse'' de Fénelon
à la ''Relation sur le Quiétisme''. ''Voyez'' 1, part. art.{{lié}}{{sc|i}},
sect.{{lié}}{{sc|iii}}, §1, n.{{lié}}18.</ref>.
Pour le pardon à demander à Dieu, je ne
sais comment je me suis expliqué dans ma
confession ; mais je sais bien que mon intention
n’a jamais été de ne vouloir rien devoir à Dieu
pour le pardon de mes fautes ; ce qui seroit
une impiété et un blasphème : ma disposition
est seulement d’un amour désintéressé, qui ne
demande point le pardon pour son intérêt,
même éternel, sur la peine et sur la récompense.
D’ailleurs je veux toujours aimer Dieu,
et je sais bien que je ne le puis aimer sans
pardon ; ainsi je veux le pardon pour le seul<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>niques, n’ont jamais eu qu’un caractère temporaire
et localisé après quelques brigandages,
pilleries et moulinets de sabre, l’ordre
renaît comme de lui-même. Jamais le besoin
d’une force militaire aux cadres permanents
et fortement assise ne s’est fait sentir dans
ce pays sans voisins. De là la supériorité toujours
reconnue aux magistrats civils sur les
mandarins militaires qui n’étaient que les
commandants d’une mauvaise police. De là
aussi la rapide absorption des envahisseurs
de race plus guerrière qui n’avaient aucune
fonction vitale à assumer, et plutôt une vaste
ferme à exploiter que le commandement de
rien à prendre.
Ces vastes régions agricoles où l’homme
avance et gagne par germination comme une
céréale sont aussi celles où la possession individuelle
a le plus de peine à se constituer.
Là où la terre n’a pas de figure, de ''propriété''
à elle, n’appelle pas pour acquérir sa pleine
valeur une main-d’œuvre intelligente, un art
propre, la ''propriété'', telle que nous la concevons
en Europe, n’a pas de racine. C’est
ainsi que nous voyons subsister en Russie
le régime de la propriété communale, du
''mir'' : c’est ainsi que dans une grande partie<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>de l’Amérique et de l’Australie les titres de
propriété sont comparables à ceux d’une société
par actions. En Chine on peut dire que
le statut normal et de fait de la terre est
celui de l’indivision. Tant que faire se peut,
le chef de famille garde sous son toit ses
enfants et ses alliés qui travaillent tous ensemble
à l’exploitation d’un même patrimoine ;
tant que l’on peut ajouter de nouveaux
bâtiments à la collection de petits pavillons
qui constitue la maison chinoise, tant que
le lopin suffit à la vie commune, le groupe
reste entier et compact. Dès qu’il devient
trop nombreux, la famille dans les temps
antiques essaimait et un nouveau centre se
constituait un peu plus loin ; mais le carré
primitif, le ''ti-fan'' restait à peu près invariable.
Aujourd’hui on remédie à la surabondance
des bouches à nourrir par des expédients,
émigration, meurtre des filles, etc. D’ailleurs
de temps en temps les inondations, les épidémies
et les famines viennent donner de
l’air et creuser dans la masse trop compacte
des vides bientôt comblés<ref name=p30>Il est bien entendu que ce que nous venons de dire de
la propriété chinoise dépeint une situation de fait et non de
droit. En droit la division de l’héritage peut être demandée
et la propriété partagée entre tous les måles. Seule demeure</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
2ud2g52f1paessxgl7ah7px1dq0clod
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Sur cette constitution de la propriété se
fonde celle de la famille : la terre étant indivise,
l’élément principal de la famille est
cette unité originelle en qui elle est indivise :
le père. De là l’autorité absolue dont il est
investi en théorie (et qui en fait est souvent
exercée par la mère, la terrible ''moumou'' que
représentent les comédies populaires, auprès
de laquelle nos plus farouches belles-mères
paraissent timides et suaves).
L’élément principal de la société n’est pas
l’individu, c’est la ''touffe''. C’est elle qui dans
son ensemble est responsable des actes de
chacun des individus qui la composent. L’ensemble
des familles est groupé en l’un de ces
villages compacts qui semblent ne former
qu’une seule demeure comme un guêpier, et
qui sont placés sous le contrôle patriarcal
de l’ancien ou ''ti pao.'' Elle est la cellule vitale
de tout l’Empire. Les autres divisions administratives
ne sont que des formes artificielles.
Souvent et surtout dans le Sud un
village, un groupe de villages, ne forment
qu’une seule famille et constituent alors une
<ref follow=p30>inaliénable et indivisible la partie du bien fonds affectée au culte familial et au culte des ancêtres, aux cérémonies (banquets, processions, etc.)</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
na2hmpscbp5i2narn74blc7gp6ffhdb
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>sorte de clan ; entre ces clans règnent des
inimitiés séculaires et se livrent parfois de
véritables batailles. Le Chinois ne perd jamais
le souvenir de son origine, du plan initial :
à la tablette des ancêtres se rattachent
tous ses droits d’homme et de citoyen. (De
là la grandeur du sacrifice exigé des catéchumènes
chrétiens à qui on en impose la
destruction.) Si l’on demande à un Chinois
son pays, il répondra sans hésiter : Je suis
de Pékin, ou de Canton. Et cependant il y a
parfois plusieurs siècles que sa famille, transplantée
de Pékin ou de Canton, habite le pays.
En règle générale chaque village produit
tout ce qui est nécessaire à l’existence de
ses habitants les céréales, la viande (représentée
uniquement par le porc ou la chèvre),
les volailles (canards et poulets), les œufs,
l’alcool, distillé sur place, les légumes, le
tabac, les textiles, qui sont suivant le climat
le coton, le chanvre, le jute et la ramie ; les
maisons sont faites de terre battue, le bois
arrive facilement par les canaux qui circulent
partout. Il ne reste à acheter au dehors que
le sel, quelques teintures parfois, et les objets
de métal, instruments et ustensiles de cui-<noinclude>
<references/></noinclude>
cus3m0sav4rgk35ss2dgfxqyyf3ih8t
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>sine. (Cette description qui répond à l’état
pur de la civilisation chinoise est encore vraie
aujourd’hui dans une large mesure, mais il
faut ajouter à la liste des importations indispensables
les allumettes et le pétrole.) Le
village, complet par lui-même, dépourvu en
général de troupeaux et d’animaux de transport,
qui seraient pour l’homme des concurrents
autant que des auxiliaires, n’a pas besion
de routes. Quelques sentiers, dans le
Sud, ménagés entre les rizières<ref>Voir le caractère Kiang (limites), levées qui séparent deux pièces de terre.</ref>, quelques
pistes dans le Nord où peut cheminer une
petite charrette, suffisent largement aux communications.
Les routes dites impériales ne
valent guère mieux. Quel voyageur n’a maudit
ces chaussées formées de dalles branlantes
posées à plat comme des dominos ! Les ponts
sont faits de pierres non cimentées ou de
quelques planches posées au hasard sur des
chevalets. Les femmes restent au logis et
pour réprimer leurs tendances vagabondes
les Chinois ont pris une précaution barbare
et naïve, assez analogue à celle de nos paysans
quand ils coupent le bout des ailes de leurs
volailles : ils leur ont mutilé les pieds. Ce<noinclude>
<references/></noinclude>
jb3z5z1it7y116ku6rf96got818xn3v
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>procédé, s’il n’assure pas toujours leur vertu,
garantit au moins leur dépendance et leur
sédentarité.
Ni en droit ni en fait, la personne en Chine
ne possède cette indépendance individuelle,
cette franchise de son propre mouvement, qui
est la condition de l’Européen. L’homme là-bas
fait toujours partie d’un ensemble, il
est, comme les mots de sa langue, ''agglutinant.''
On connaît assez, sans que nous entrions
à ce sujet dans des chemins rebattus, la
force des corporations chinoises, le développement
de l’esprit syndical, la sévérité de
la discipline de groupe, la puissance de ces
organisations de boycottage qui pendant un
temps ont empêché l’importation à Canton
des marchandises américaines et japonaises
et mis en échec la vieille politique des canonnières.
C’est la faiblesse du Gouvernement
qui fait la vigueur et la nécessité de
ces organisations spontanées.
Enfin l’état de civilisation naturel, traditionnel,
et, en quelque sorte, animal, que je
viens de décrire, est éminemment favorable
à la prolificité. Plus les membres d’une famille
sont nombreux, plus sa force de résistance
s’accroît, en même temps que sa capa-<noinclude>
<references/></noinclude>
o8e2wosnl2opmhc7d2f5edezw1wdi34
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>cité d’envahissement. Plus les billets sont
nombreux, plus les chances de gain augmentent
à la loterie de la vie ; plus il y a de semence,
plus il y a de chances de récolte.
L’épargne partout en Chine étant nulle, tout
croît nouveau du cheptel familial profite à
l’actif et ne grève pas sensiblement le passif,
la mort au besoin intervenant toujours en
fin de compte, à la satisfaction générale, pour
rétablir une balance trop chargée. Il en résulte
que la matière première humaine est
toujours surabondante et que les deux tiers
de la population vivent dans un état de demi-servitude,
fournissant le travail en échange
de la nourriture.
Cette abondance de la domesticité jointe
au développement du parasitisme contribue
activement au nivellement des conditions sociales.
Il est rare de voir en Chine, pour ces
raisons et pour bien d’autres, trois générations
d’hommes riches. Celui qui fait fortune
se voit bientôt entouré d’une nuée de serviteurs,
de clients et de parents pauvres, les
siens et ceux de ses femmes, qui vivent à
ses dépens et tiennent garnison chez lui. C’est
une conséquence de la richesse qui est universellement
acceptée et imposée.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/38
104
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Le nivellement des conditions, en même
temps que des raisons de race plus profondes,
a produit celui des capacités. L’individu n’a
aucun champ pour se développer et ne réagit
pas contre son milieu. La grande infériorité
des Chinois et en général des Orientaux
à l’égard des Européens est qu’ils n’ont
pas d’élite. Prenez au hasard dans une classe
quelconque de la Société, cultivateurs, marins,
commerçants, hommes de peine (je ne
parle pas des ouvriers d’industries nouvelles
où la formation traditionnelle n’a pu jouer
aucun rôle), un Chinois et son congénère
européen, le premier sera rarement inférieur
en habileté sinon toujours en force physique
au second, et lui sera souvent supérieur.
Mais l’excellence et l’exception font
également défaut.
L’état social dont j’ai essayé dans les
pages qui précèdent de déterminer les bases
présente deux caractères, dont le premier,
égalitaire et démocratique, a été souvent
signalé par les observateurs européens. Dans
une société de ce genre, du moment où la
force est incapable d’imposer ses directions.
et où, d’ailleurs, nulle autorité n’est là,
comme nous le verrons tout à l’heure, pour<noinclude>
<references/></noinclude>
f3tt7irw2yej9igs4beir0312ze6wzd
Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/39
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>les formuler, les rapports des individus entre
eux ne peuvent être régis que par la coutume
et par un agrément mutuel. De là le
caractère à la fois très simple et très compliqué
de toutes les transactions. Très simples
parce qu’il s’agit d’individus traitant de
plain-pied et de choses dont les valeurs depuis
longtemps établies ne sont guère susceptibles
de varier. Très complexes parce
qu’il ne s’agit jamais d’un individu qui
traite avec un autre individu, mais d’un
groupe qui traite avec un groupe. De là la
longueur et la minutie des discussions, de
là le rôle capital joué en Chine par l’Intermédiaire
''(middleman)'' qui cumule en quelque
sorte les fonctions de courtier, de témoin et
de notaire. Jamais en Chine aucune négociation
de quelque ordre que ce soit, onéreux
ou privé, commercial ou judiciaire, ne se
poursuit directement entre les parties intéressées.
Entre des forces équilibrées joue un
arbitrage permanent. Entre des horizons si
étroits, il faut que le connu couvre l’inconnu,
le représente et le garantisse. C’est ce qui
explique l’importance du rôle que tient auprès
des commerçants européens le « comprador »,
de qui nous aurons à parler ci-après.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki />
Le deuxième caractère de la civilisation
chinoise, qui lui est commun avec les républiques
antiques auxquelles nous la comparions
au début de cet ouvrage, c’est qu’elle
est, si l’on peut dire, ''réelle'' ; j’entends que la
raison de la société est moins la volonté et
la force inégale des individus que le fonds
commun livré à leur exploitation. Il s’agit
moins d’un arrangement, d’une ''convention''
de personnes, que de l’aménagement d’une
propriété au mieux de l’utilité générale.
Dans un pays comme la Chine, l’eau, nourricière
ou destructive, est l’élément commun
qui donne forme à la vie sociale et agrège
les habitants de ces champs qu’elle menace
et fertilise. L’usage de la terre et de l’eau,
c’est la grande préoccupation du législateur
chinois, non moins que de ses congénères
d’Égypte et de Chaldée. L’abornement, l’irrigation,
l’entretien des canaux, les mesures
à prendre contre les inondations, la reprise
des alluvions, tous ces points sont minutieusement
réglés par une Coutume dont
les stipulations sont presque semblables à
celles que formulait, trois mille ans avant le
Christ, le Code rural d’Hammurabi. Si les
personnes n’ont pas d’état civil, les pro-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/48
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2026-05-20T09:26:49Z
Lorlam
85998
/* Corrigée */
15797811
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{Brn|3}}
{{T2|DEUXIÈME PARTIE.}}
{{Interligne|1.5em}}
{{c|DESCRIPTION DU CHÂTEAU.|fs=90%}}
{{Interligne|0.5em}}
{{-|5}}
{{Interligne|2em}}
Pour bien saisir les motifs qui ont guidé l’ingénieur
militaire dans la construction du château de Salses, il
importe d’etre parfaitement au courant des moyens
d’attaque et de défense existant au moment de cette
construction ; nous allons les rappeler en peu de mots,
Nous savons quel était l’état de la fortification au
moyen âge avant l’invention de la poudre : des murs
élevés, crénelés à leur partie supérieure, garnis en
outre de défenses en bois ; des tours de distance en distance,
des enceintes successives composées des mêmes
éléments, et enfin un donjon plus élevé, plus fort que
les autres ouvrages, dernière ressource de l’assiégé.
Les moyens d’attaque étant bornés, la défense avait
alors l’avantage.
Lorsque apparurent les premières armes à feu, leur
peu de valeur ne changea rien à cet état de choses :
les projectiles, trop faibles contre les maçonneries,
avaient cependant une action réelle contre les ap-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|216|FOI — FOI}}</noinclude><section begin="FOIBLE"/><nowiki />
{{poem|''Je suis père, Seigneur, & ''foible'' comme un autre,''
''Mon cœur se met sans peine à la place du vôtre.'' {{sc|Rac}}.|m=1em}}
☞ On l’emploie substantivement dans le même sens. Cet homme aime sa femme & ses enfans : c’est son ''foible''.
☞ {{sc|Foible}}, appliqué aux productions de l’esprit, désigne quelque chose de défectueux, un défaut de force, de beauté, d’ornemens propres à la chose dont on parle.
☞ Un ouvrage est ''foible'' par le défaut de beauté & de justesse dans les pensées, ou par le défaut de tours brillans & de termes énergiques dans le style. Une harangue est ''foible'', quand elle est dénuée des beautés qu’elle doit emprunter de l’éloquence. Un plaidoyer, quoiqu’éloquent, est ''foible'', si les raisons de l’Orateur ne sont pas solides, ni déduites avec clarté. Un ouvrage didactique, de quelque manière qu’il soit écrit, est ''foible'', si le raisonnement n’est pas juste, & si les preuves ne sont pas mises dans leur jour. Des termes communs, sans noblesse, qui ne sont pas sonores, faits pour la prose, rendent les vers ''foibles''. Une Tragédie est ''foible'' par le défaut d’intérêt.
☞ On dit encore, une amitié ''foible'', une ''foible'' espérance, un ''foible'' souvenir, &c.
<section end="FOIBLE"/>
<section begin="FOIBLEMENT"/><nowiki />
FOIBLEMENT. adv. (prononcez fèblement.) D’une manière foible. Cet homme a recommandé ''foiblement'' mon affaire. Il a agi ''foiblement'' en cette rencontre.
<section end="FOIBLEMENT"/>
<section begin="FOIBLESSE"/><nowiki />
FOIBLESSE. s. f. Prononcez ''fèblesse''. Manque de force, qualité de ce qui est foible. ''{{lang|la|Debilitas, infirmitas, imbecillitas}}''. Il a presque les mêmes significations que ''foible'', tant au propre qu’au figuré. ''Foiblesse'' de corps, de voix, de cerveau, de reins. La ''foiblesse'' du pouls. {{sc|Deg}}. La ''foiblesse'' de l’âge, du sexe. La ''foiblesse'' d’une place. La ''foiblesse'' d’un raisonnement, d’une pièce tragique. La ''foiblesse'' d’une République, d’un Gouvernement. Nous ne reconnoissons que trop les ''foiblesses'' de notre misérable raison. {{sc|S. Evr}}. Rien ne fait mieux voir la ''foiblesse'' de la nature humaine, qu’on soit convaincu de la raison, & qu’on ne la suive pas. {{sc|B. Rab}}.
{{poem|''Quoi ! crains-tu d’un vieillard l’impuissante ''foiblesse ! {{sc|Corn}}.|m=1em}}
☞ {{sc|Foiblesse}}, en morale, désigne dans l’ame un défaut de force, d’action, de ressort, une disposition particulière qui fait qu’elle se laisse aller ; qu’elle se livre à tout sans résistance, & qu’elle reçoit toutes les impressions qu’on veut lui donner. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIBLE}}. On donne aussi le nom de ''foiblesses'' aux effets qui résultent de cette disposition ou trempe particulière de l’ame. La ''foiblesse'' est plus opposée à la vertu que le vice. {{sc|Roch}}. Ceux qui croient avoir de la bonté, n’ont d’ordinaire que de la complaisance ou de la ''foiblesse''. {{sc|Id}}. Il n’y a que les gens de bien qui connoissent leurs ''foiblesses'', parce qu’il n’y a qu’eux qui s’efforcent de les surmonter. {{sc|Nic}}. Le cœur le plus fort a des momens de ''foiblesse''. {{sc|Scar}}. Combien de femmes, qui se croyoient au-dessus des ''foiblesses'' communes, ont été séduites par de fausses louanges ?
{{poem|{{filet|4}} ''Vains efforts, qui ne font que m’instruire''
''Des ''foiblesses'' d’un cœur qui cherche à se séduire.'' {{sc|Rac}}.|m=1em}}
☞ On dit qu’une femme a eu de la ''foiblesse'' pour un homme, quand elle a succombé à l’amour qu’elle avoit pour lui.
☞ On a des ''foiblesses'', parcequ’on est entraîné par une passion, ou parcequ’on est séduit par un sentiment louable qu’on écoute trop, ou parcequ’on se livre trop facilement aux impressions étrangères.
☞ On dit encore avoir de la ''foiblesse'' ou du ''foible'' pour quelqu’un, être disposé à trouver bien, à excuser tout ce qui vient de lui.
☞ {{sc|Foiblesse}}, en Médecine, désigne une diminution de forces, ''{{lang|la|defectio virium}}'', plus ou moins considérable, & qui reçoit différens noms, suivant qu’elle suspend plus ou moins l’usage & les fonctions des sens. Tomber en ''foiblesse'', Revenir de la ''foiblesse. Voyez'' {{Tr6L|DÉFAILLANCE}}, {{Tr6L|ÉVANOUISSEMENT}}, {{Tr6L|SYNCOPE}}.
☞ {{sc|Foiblesse}} dans les fibres, état de relâchement, d’où résulte le défaut de force, d’action, de ressort.
<section end="FOIBLESSE"/>
<section begin="FOIBLIR"/><nowiki />
☞ FOIBLIR. v. n. Perdre de sa force, de son courage. La première ligne des ennemis commençoit à ''foiblir''. Après un combat fort opiniâtre, les Moscovites étonnés de l’intrépidité extraordinaire des Suédois, commencerent à ''foiblir'', & à lâcher le pied. On dit que la Muse d’un Poëte n’est plus la même, qu’elle ''foiblit''.
<section end="FOIBLIR"/>
<section begin="FOIE"/><nowiki />
FOIE. s. m. Partie de l’animal, d’une grandeur considérable, située dans l’hypocondre droit, sous le diaphragme & les fausses côtes. ''{{lang|la|Jecur}}''. C’est un viscère destiné à purifier la masse du sang, en la déchargeant des humeurs bilieuses qu’elle contient. Sa substance est continue, quoiqu’Hippocrate le divise en cinq lobes ; ce qui ne se trouve vrai qu’aux bêtes à quatre pieds. Elle ressemble à du sang figé ou caillé ; ce qui a fait qu’Erasistrate le premier l’a appelé ''Parenchyme'', c’est-à-dire, ''effusion'' ou ''amas de sang''. Mais les Modernes ont remarqué que toute la substance du foie n’étoit qu’un amas & un assemblage d’une infinité de petites glandes & de ramifications diverses de vaisseaux, & ils croient, avec beaucoup de raison, que ces glandes ne servent qu’à la séparation de la bile. Platon a cru que c’étoit le principe de l’amour, d’où est venu ce mot Latin, ''{{lang|la|cogit amare jecur}}''. Horace prend souvent le ''foie'' dans ce sens, comme lorsqu’il dit : ''{{lang|la|Si torrere jecur quæris idoneum}}''. Et on tient que les poltrons & les goulus l’ont plus grand que les autres. Sa figure est ronde du côté droit, mais du côté gauche, il s’amenuise & aboutit presque en angle aigu. Sa partie de dessous est cave ou creuse ; mais la supérieure, qu’on appelle sa tête, est gibbeuse, polie & ronde comme une voûte ; ce qui fait que les Grecs l’ont appelé {{lang|grc|ἧπαρ}}, c’est-à-dire, ''suspendu'' & ''voûté''. Les Latins l’ont appelé ''{{lang|la|jecur}}'', comme qui diroit, ''{{lang|la|juxta cor}}'', c’est-à-dire, ''auprès de l’estomac'', que les Anciens appeloient ''cœur''.
Les François l’appellent ''foie'', parce que, suivant le sentiment des Anciens, c’est le foyer ou la cuisine où le cuit & se prépare le sang. Saumaise le dérive de ''{{lang|la|ficatum}}'' Latin, ou du Grec moderne {{lang|el|συκωτόν}}, qui signifie ''foie''. Les Médecins Grecs ont dit {{lang|grc|συκωτόν ἧπαρ}} dans un autre sens. Ménage & Guyot le dérivent de ''feca'', qu’ils prétendent avoir été formé de {{lang|grc|ἧπαρ}}. Voyez leurs raisons. Hippocrate l’appelle souvent par excellence ''hypocondre'', parce qu’il est situé sous le diaphragme, & les fausses côtes du côté droit.
Remarquez que les Anciens plaçoient le siège des passions dans le ''foie''. C’est pourquoi Anacréon dit : L’Amour tendit son arc, & me frappa au milieu du ''foie''. Nous dirions au milieu du ''cœur''. Flaton & ceux de sa secte mettoient aussi l’amour dans le ''foie''. {{sc|Dac}}.
Dans les animaux, lorsqu’ils font jeunes & tendres, le ''foie'' est une partie délicate & de bon goût ; mais quand ils sont avancés en âge, c’est un assez mauvais aliment. Il y en a, comme les jeunes cochons qu’on nourrit de bons alimens, de farine, de lait, de fèves, de figues sèches ; dans ceux-là, le ''foie'' est tendre, succulent & d’un goût agréable. Un ''foie'' de veau. On fait des ragouts de ''foie'' gras de chapons, poulets & pigeons. Le ''foie'' d’un brochet, d’une raie, ''&c.''
Le ''foie'' de morelle est fort estimé ; il est délicat, & d’une saveur exquise, & fort grand par rapport au reste du corps de ce poisson ; il en est de même du ''foie'' de la barbotte ; celui du canard passe pour arrêter le flux hépatique, & est assez bon à manger ; celui du daim est employé pour arrêter le cours de ventre ; celui du lièvre desséché & mis en poudre, arrête la dyssenterie : il y en a qui disent que celui de la raie est bon pour les démangeaisons.
On dit qu’un homme a des chaleurs de ''foie'', quand<section end="FOIE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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== Minandor ==
Claude AI :
Celui-là est savoureux, car il révèle une faute de Claudel — ou du moins une graphie très personnelle.
Minandor → Ménandre (Menander, 342-291 av. J.-C.), le grand auteur grec de la Comédie Nouvelle.
La référence est parfaitement cohérente : Ménandre est effectivement, avec Térence — qui s'en inspirait directement et abondamment —, le maître du quiproquo sur les enfants supposés, les reconnaissances, les jumeaux échangés à la naissance. C'est le ressort dramaturgique central de toute cette tradition comique antique.
Ce qui est amusant, c'est que Claudel écrit "Minandor" comme il entendait sans doute le nom dans sa tête — une translittération presque phonétique du grec Μένανδρος (Ménandros), en sautant par-dessus la forme française consacrée. C'est un lapsus révélateur chez un homme de cette culture : il pensait manifestement au grec plus qu'au français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 20 mai 2026 à 10:16 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
— Je la vaincrai, ma mère, je te le jure.
— Alors je ne pars pas, je reste avec toi ; je veux te donner des forces contre toi-même. Mes supplications finiront par te toucher ; tu reviendras à ta mère. Tu ne m’as pas été rendu pour que je te perde.
Ils causèrent longtemps encore ; le jour commençait à paraître lorsqu’ils se quittèrent pour prendre un peu de repos.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/>
{{T3|{{rom-maj|XIX}}|mt=5em|mb=3em}}
Le lendemain, à neuf heures du matin, Georges entrait dans la chambre de sa mère.
Madame du Hamel était déjà levée.
— Moi, qui espérais te réveiller, comme autrefois, lui dit-il en l’embrassant.
Elle ne voulut pas lui avouer qu’elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit, et lui répondit :
— Comme je serais heureuse, ce matin, sans toutes tes affreuses confidences d’hier soir !
— Ne t’alarme pas ! chère mère, répondit-il. Peut-être le danger n’est-il pas si grand. J’étais malade hier, à moitié fou. Ce matin, je me sens mieux, je vois les choses plus froidement et je suis moins inquiet.
— Tu espères encore qu’elle t’aime, tu crois pouvoir la ramener à toi ?
— Pas le moins du monde. J’espère tout simplement, grâce à ta tendresse, et un peu à ma raison, parvenir à me passer d’elle.
— Oh ! mon Dieu ! si tu disais vrai !
— Cette nuit, après t’avoir quittée, j’ai repassé ma vie avec cette femme depuis deux ans. À l’exception {{tiret|peut|-être}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>priétés en ont un qui s’appelle le cadastre
et qui a toujours été tenu avec assez de soin
(relativement bien entendu). La dernière
révision en a été faite en 1783 sous l’Empereur
Kienlong. Elle est donc à peine plus
vieille que la nôtre. Le titre de propriété,
par une fiction qui devance de bien des
siècles celle de l’Act Torrens, est en quelque
sorte l’image réduite et portative de la terre
elle-même. Tout détenteur du titre est considéré,
jusqu’à preuve du contraire, comme
le propriétaire légal. Cette prise facile permet
le crédit fondé sur toutes les formes de
l’hypothèque.
La nécessité de donner aux différents
états de la propriété une individualité juridique
permanente explique l’importance prise
en Chine, comme en Égypte et en Chaldée,
par l’écriture et le rôle prépondérant, ici
comme là, attribué de bonne heure au scribe,
à l’homme qui sait le secret des injonctions
éternelles. On a cité souvent le testament
du scribe pharaonique qui vante à son fils
les avantages de son métier par rapport à
d’autres, plus actifs :
« Pourquoi dis-tu que l’officier est plus
heureux que le Scribe ? Arrive, que je te<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>peigne le sort de l’officier d’infanterie et
l’étendue de ses misères ! On l’amène tout
enfant, pour l’enfermer dans la caserne, une
plaie coupante se forme sur son ventre, une
plaie d’usure sur son œil, une plaie de déchirure
sur ses deux sourcils ; sa tête est fendue
et pleine de croûtes. Arrive que je te dise
ses marches vers la Syrie, ses expéditions
en pays lointains ! Son pain et son eau sont
sur ses épaules, comme le faix d’un âne ; les
jointures de son échine sont brisées : il boit
d’une eau corrompue, puis il retourne à sa
garde. Atteint-il l’ennemi, il est comme une
oie qui tremble, car il n’a plus de valeur
dans tous ses membres. Finit-il par rentrer
en Égypte, il est comme un bâton vermoulu.
Est-il malade, on le met sur un âne ; ses vêtements,
les voleurs les enlèvent ; ses domestiques
se sauvent. Voilà pour le fantassin.
« Le cavalier n’est pas beaucoup mieux
traité. Arrive que je te dise les devoirs fatigants
de l’officier de chars. Lorsqu’il est
placé à l’école par son père et sa mère, sur
cinq voitures qu’il possède, il en donne deux.
Après qu’on l’a dressé, il part pour choisir
un attelage dans les écuries de Sa Majesté.
A peine a-t-il pris les bonnes cavales, il se<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|peut-|être}} des six premiers mois, cette existence a été un véritable martyre. Je ne sais pas où j’ai trouvé la force, ou plutôt la faiblesse de supporter tout ce qu’elle m’a fait. Si je ne prends pas une résolution énergique, je cours, comme tu le disais hier, un véritable danger : dans un moment de colère, d’exaltation, je suis capable, je le sens bien, de me porter à quelque extrémité.
— Que dis-tu ?
— N’aie pas d’inquiétude ; je raisonne froidement mon état ; je suis donc maintenant hors de danger.
— Alors, nous partons aujourd’hui ? demanda-t-elle ; ce matin même ?
— Non, pas ce matin ; mais peut-être ce soir.
— Prends garde de faillir dans cette journée ! s’écria-t-elle.
— Non ; sois tranquille.
— Je t’en prie, fit-elle, comme si une sorte de pressentiment la tourmentait, partons à midi, comme nous en avions l’intention ; ne la revois pas !
— C’est impossible, chère mère, j’ai, d’abord, à lui remettre des valeurs importantes que je ne saurais confier à personne. Puis, je veux la voir, lui parler, lui dire que décidément elle n’ait plus à compter sur moi.
— Ah ! tu espères encore. Tu crois que tes discours la feront réfléchir.
— Je te jure que non. Mon parti est bien pris. Donne-moi encore cette journée, et demain je suis tout à toi. Ton fils te sera rendu.
Lorsqu’il la quitta, il l’avait presque rassurée : il paraissait si calme, si persuadé de la nécessité d’une rupture, si décidé à la provoquer.
— Reviens vite, fit-elle en le conduisant jusque sur l’escalier de l’hôtel, tu me l’as promis.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Narilora
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>réjouit à grand bruit. Pour arriver avec
elles à son bourg, il se met au galop, mais il
n’est bon qu’à galoper sur un bâton. Comme il
ne connaît pas l’avenir qui l’attend, il lègue
tous ses biens à son père et à sa mère, puis
emmène son char, dont le timon pèse trois
onten, tandis que le char pèse cinq onten.
Aussi lorsqu’il veut s’en aller au galop sur
ce char, il est forcé de mettre pied à terre
et de le tirer. Il tombe sur un reptile, se
jette dans les broussailles. Lorsqu’on vient
inspecter son équipement, sa misère est au
comble. Il est allongé sur le sol et frappé de
cent coups. »
Et ainsi des autres professions.
Pendant de longs siècles, la Chine non
moins que l’antique Égypte, a été pénétrée
de l’importance suréminente qui s’attache
à la connaissance des idéogrammes et des
lois subtiles qui règlent leur assemblement,
et la page que nous venons de citer, avec
son caractère naïvement pratique, trouverait
dans la littérature extrême-orientale,
bien des analogues. Chaque village, chaque
famille souvent avait son lettré qui servait
à la fois de secrétaire, de conseiller, d’avocat,
d’archiviste, de pédagogue, un peu de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
— Je te le jure. Tu me verras dans le courant de la journée. Je t’aime, bonne mère, ajouta-t-il en lui envoyant de la main un baiser.
Il était de bonne foi : décidé à briser sa chaîne, à devenir libre enfin.
C’est dans ces excellentes dispositions qu’il frappait, quelques minutes après, à la porte de Cora.
— Entrez, dit une voix.
Il entra.
Cora, en toilette, malgré l’heure matinale, s’apprêtait à sortir.
Elle était délicieusement habillée, non pas peut-être à la dernière mode parisienne, mais avec un goût exquis.
L’excellente nuit qu’elle venait de passer avait reposé son teint, rendu à ses yeux leur expression langoureuse, rougi ses lèvres, dont les fatigues d’une longue traversée avaient un peu diminué l’éclat.
Sa robe faisait admirablement ressortir l’élégance de sa taille, le développement de ses hanches ; un corsage très-échancré laissait deviner les richesses de la poitrine ; au travers d’une gaze légère qu’elle n’avait encore recouverte d’aucun mantelet, on apercevait des épaules d’un modelé parfait ; de petites bottines neuves, en étoffe, à talons très-hauts, chaussaient un véritable pied créole, petit, élégant, cambré.
Jamais Georges ne l’avait trouvée si jolie, si complète. À la Nouvelle-Orléans, elle sortait fort peu et passait presque toutes ses journées en robes ''volantes'', espèce de grandes robes de chambre flottantes en usage dans le pays. En mer, elle avait nécessairement fait peu de toilette ; la veille, pour le débarquement, elle était en déshabillé. Aussi se révélait-elle, pour ainsi dire, à Georges sous un nouveau jour.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|217}}</noinclude><section begin="FOIE"/>il a quelques boutons au visage qui proviennent d’un sang aduste. On le dit aussi au figuré, pour dire, qu’il a des emportemens de colère.
On dit proverbialement & bassement, vous avez bon ''foie'', Dieu vous sauve la rate, quand un homme est paisible, & va trop à la bonne foi, ou quand on parle de lui avec ironie.
☞ {{sc|Foie}}, en Chimie. Les Chimistes se servent de ce mot pour désigner certaines combinaisons. C’est ainsi qu’on dit du ''foie'' de soufre. ''Voyez'' {{Tr6L|SOUFRE}}. Du ''foie'' d’antimoine, ''&c.''
{{sc|Foie}}. s. m. Terme de pêche. Menu poisson qui sert d’appât aux Pêcheurs.
{{sc|Foie}}, en termes de Vénerie, sont les trous & vestiges des bêtes rousses ou fauves. ''{{lang|la|Vestigia cervina}}''.
<section end="FOIE"/>
<section begin="FOIÉE"/><nowiki />
FOIÉE. s. f. Autrefois ce mot s’est dit pour ''fois''.
{{poem|''Par trois'' foiées ''li criat''. {{sc|Gauvin}}.|m=1em}}
<section end="FOIÉE"/>
<section begin="FOIGNAN"/><nowiki />
FOIGNAN. s. m. Nom d’homme. ''{{lang|la|Fullanus, Foillanus}}''. Foillan, que nous prononçons plus communément ''Foignan'', étoit fils de Fyltan, petit Roi de Mounster ou Momonie en Irlande, & frère de {{St.|Fursy}} & de {{St.|Ourain}} : {{sc|Ball}}. ''au {{3e|d’Oct}}''. Etant venu en France vers l’an{{lié}}650, pour prêcher l’Evangile & la pénitence, il y fut cruellement assassiné dans la forêt qu’on appeloit de Souef, l’an{{lié}}655.
<section end="FOIGNAN"/>
<section begin="FOIGNI"/><nowiki />
FOIGNI. Village de la Tiérache en Picardie. ''{{lang|la|Fusniacum, Fuisniacus}}''. On l’appelle aussi ''Foisni''. Il est du Diocèse de Laon, recommandable par ses pâturages & ses eaux, & plus encore par un ancien Monastère de Clervaux. {{sc|Hadr. Vales}}. ''Not. Gall. {{pg|212}}''.
<section end="FOIGNI"/>
<section begin="FOIL ou FOILE"/><nowiki />
FOIL ou FOILE. Grand lac ou golfe de l’Ultonie en Irlande. ''{{lang|la|Foilus lacus}}'' ou ''{{lang|la|Sinus}}''. Le lac ''Foil'' est dans le Comté de Londondery, entre la ville de ce nom & l’Océan Calédonien, dans lequel il se décharge. Ce lac reçoit du côté du midi la rivière de Dirg ou Derg, laquelle, depuis le confluent du Glan, porte le nom de lac de ''Foile'', de même que ce lac.
<section end="FOIL ou FOILE"/>
<section begin="FOILLAN"/><nowiki />
FOILLAN. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIGNAN}}.
<section end="FOILLAN"/>
<section begin="FOILLU"/><nowiki />
FOILLU. adj. Vieux mot. Touffu, plein de feuilles.
<section end="FOILLU"/>
<section begin="FOI-MENTEUR"/><nowiki />
FOI-MENTEUR. s. m. Terme de Coutume. Vassal qui manque à la fidélité qu’il doit à son Seigneur. ''Foi-menti'' ou ''foi-mentie'' signifie la même chose. ''{{lang|la|Perfidus, perjurus}}''. Dans l’Acte de l’Acquêt de Josselin par Olivier de Clisson fait en 1370, ce Seigneur dit à la fin : Et si je fais & souffre faire le contraire, je veuille être tenu & réputé parjure Chevalier & ''foi-mentie. Hist. de Bret. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|540}}''.
<section end="FOI-MENTEUR"/>
<section begin="FOI-MENTIE"/><nowiki />
FOI-MENTIE. s. f. Terme de Coutume. Déloyauté, félonie, manquement à la foi qu’un vassal doit à son Seigneur. ''{{lang|la|Violatio fidei clientelaris ; fides à cliente violata}}''.
<section end="FOI-MENTIE"/>
<section begin="FOI-MENTIR"/><nowiki />
FOI-MENTIR. Ancien terme de Coutume, composé du mot ''foi'' & de celui de ''mentir. {{lang|la|Fidem fallere, mentiri}}''. Manquer à la foi ou fidélité qu’un Vassal doit à son Seigneur direct. ''{{lang|la|Fidem mentiri}}''. Les chartres sont pleines de cette expression. Dans les Assises de Jérusalem, les parjures sont appelés ''foi-mentis, {{chap.|62}}''.
{{poem|''Traîtres, parjures'', foi-mentis. {{sc|Rom}}.
{{em|6}}{{sc|Roman}} ''de Guarin de Loheranes''.|m=1em}}
<section end="FOI-MENTIR"/>
<section begin="FOIN"/><nowiki />
FOIN. s. m. Herbe des prés fauchée & fanée, qui sert de nourriture aux bestiaux. ''{{lang|la|Fœnum}}''. Le ''foin'' nouveau est dangereux aux chevaux. Une botte de ''foin'', un cent de ''foin'', qu’on vend à la botte ou à la livre.
☞ {{sc|Foin}} se dit proprement de l’herbe des prés fauchée & fanée ; mais dans l’usage ordinaire, on le dit aussi de l’herbe qui est sur pied. Un arpent de ''foin''. Alors on le dit plus souvent au pluriel. Les ''foins'' sont beaux. Faucher les ''foins''.
Il y a des Jurés Commissaires de la marchandise de ''foin''. {{sc|De la Mare}}, ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|177}}''. Voyez au même endroit, ''L.{{lié}}{{rom-maj|I}}, Tit.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, c.{{lié}}3, {{pg|124}}'', ce que la police a réglé pour le ''foin''.
Ce mot se tire du Latin ''{{lang|la|fœnum, à fœnore}}'', disent
quelques-uns, parce que l’herbe demeurant la même, elle ne laisse pas de repousser plusieurs fois en une même année.
☞ On appelle aussi ''foin'' dans l’usage ordinaire, les fleurons bleus, portés sur des embryons de graines, séparés les uns des autres par un poil court & blanchâtre, dont toute la couche du calice d’un artichaud est hérissée, & qu’on ôte quand on le sert sur table.
{{sc|Foin}}, se dit aussi par mépris, pour marquer une chose de néant, peu estimable. C’est un bel Avocat de ''foin'', comme on dit de paille, de brin, & autres choses semblables. Il est vieux. Les Latins disent ''{{lang|la|fœneus, ficulneus, nihili}}''.
On dit en proverbe, chercher une aiguille dans une charretée de ''foin'', pour dire ; chercher une chose difficile à trouver.
On dit, il a bien mis du ''foin'' dans ses bottes, de la paille dans ses souliers, pour dire, il s’est fort enrichi ; ce qui ne se dit d’ordinaire que de ceux qui sont venus de bas lieu, qui ont fait de grandes fortunes par des voies illicites.
{{sc|Sain-foin}}, ou ''Bourgogne'', est expliqué à l’S.
FOIN. Interjection burlesque & triviale. Terme de repentir & d’indignation, qu’on dit lorsqu’on a fait quelque chose qui déplaît contre celui qu’on accuse d’en être cause. ''Foin'' de moi. ''{{lang|la|Væ mihi}}. Foin'' de vous. ''{{lang|la|Malè sit tibi}}. Foin'' de votre conseil. Cela est bas.
<section end="FOIN"/>
<section begin="FOINE"/><nowiki />
FOINE. s. f. Espèce de trident qui sert à darder le poisson, & à harponner le Marsouin, ''{{lang|la|Triceps fuscina}}''. Quelques-uns écrivent ''Foësne'', d’autres ''Fouïne''. Voyez {{Tr6L|FOUINE}}.
{{sc|Foine}}. s. f. ''{{lang|la|Gladius, ensis}}''. Le peuple en Normandie appelle ainsi par dérision une épée.
Ce mot vient de {{lang|grc|Φένος}}, ''meurtre'', {{sc|Huet}}.
<section end="FOINE"/>
<section begin="FOINIER"/><nowiki />
FOINIER. s. m. Marchand qui fait commerce de foin. Il ne se dit guère que des Paysans des environs de Paris, qui font négoce de cette marchandise par terre sur des bêtes de somme & charrettes.
<section end="FOINIER"/>
<section begin="FOIRARD"/><nowiki />
FOIRARD. s. m. Il y a un certain raisin laxatif, appelé ''foirard'' en Gascogne, & ailleurs ''cuidè'', parceque de ceux qui en mangent, tel ne cuide que peter, qui s’embrène. {{M.|{{sc|le Duchat}}}}, ''rem.'' (f) ''sur le 34 chap. de l’Apol. pour Hérodote, tome {{rom-maj|III}}, {{pg|97}}, 98.''
<section end="FOIRARD"/>
<section begin="FOIRE"/><nowiki />
FOIRE. s. f. Lieu public où les Marchands s’assemblent à certains jours, pour vendre en liberté leurs marchandises. ''{{lang|la|Nundinæ}}''. La ''Foire'' de Beaucaire, la ''Foire'' de Guibray, & la ''Foire'' Saint-Germain, sont les trois plus fameuses ''Foires'' de France. La ''Foire'' Saint-Germain a commencé en 1482 sous {{roi|Louis|XI}}. Il y eut différend avec les Religieux de Saint-Denis pour le temps auquel elle se tiendroit ; & par Arrêt du Parlement de Paris, du {{lié|12 Mars}} 1484, il fut ordonné qu’elle commenceroit le {{lié|3 Février}}, c’est-à-dire, le lendemain de la Chandeleur ; & cela s’est toujours observé depuis. {{sc|Du Breuil}}, ''Ant. de Paris''. Il y a de grands privilèges aux ''Foires'' de Lyon : elles ont un Juge particulier, qu’on appelle ''Conservateur'' du privilège des ''Foires ;'' & sa justice la ''Conservation''. Le Roi seul peut octroyer la permission de tenir les ''Foires'' & marchés. ''Voyez'' {{sc|Bacquet}}.
Les ''Foires'' de Francfort sont célèbres, principalement par le grand nombre de livres qui s’y portent & qui s’y débitent. Le catalogue de la ''Foire'' de Francfort est un catalogue des livres qui doivent se vendre à cette ''Foire'', & qui s’imprime tous les ans. Il y en a plusieurs volumes ''in''-{{4°}}. On prétend qu’il y a dans ces catalogues bien de faux ouvrages annoncés, & des titres de livres purement imaginaires. Il y a aussi de faux catalogues de la ''Foire'' de ''Francfort'', qui sont des satyres.
Ericus Puteanus a fait un petit Livre fort bon des ''Foires'' des Romains, ''{{lang|la|de Nundinis Romanorum}}'', qu’il appelle ''{{lang|la|Nova fastorum facula}}''.
A Paris, la ''Foire'' Saint-Germain, la ''Foire'' Saint-Laurent, sont des noms qui se donnent également, & à la ''Foire'' même, c’est-à-dire, à tout l’assemblage des marchandises, des boutiques, des marchands & des spectacles qui se trouvent à ces ''Foires ;'' & aux<section end="FOIRE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/109
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Khardan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki />
— Vous sortez ? lui demanda-t-il après l’avoir un instant contemplée.
— Vous le voyez, répondit-elle en achevant de s’habiller. Je ne me serais pas faite aussi belle pour rester dans cette chambre d’hôtel.
— Serait-ce indiscret de vous demander où vous allez ?
— Je voudrais vous le dire. Mais je n’en sais rien. On m’a parlé de me faire visiter plusieurs grands navires.
— Il ne vous est pas venu à l’idée de vous dire, reprit-il, qu’il était plus naturel de vous promener avec moi qu’avec d’autres personnes ?
— Non ; il eût fallu vous arracher à la société de votre mère, et je respecte la famille.
— Ma mère m’a rendu ma liberté pour toute la journée : voulez-vous de moi ?
— Vous me prévenez trop tard. J’ai pris des engagements ; j’en suis désolée.
Il sentit qu’il allait s’emporter, manquer aux promesses qu’il s’était faites ; il se tut et se contenta de regarder Cora. C’était peut-être la dernière fois qu’il la voyait : décidément il ne pouvait, sans faire l’abandon de toute dignité, accepter le rôle qu’elle lui imposait, tolérer la vie indépendante qu’elle prétendait mener, au mépris des plus simples convenances.
Sans même se préoccuper de l’impression qu’elle produisait, Cora avait jeté une mantille sur ses épaules, mis des gants de Suède, pris une ombrelle et se dirigeant d’un air délibéré vers la porte :
— Au revoir ! dit-elle à Georges.
Il eut une sorte d’éblouissement et fit un pas pour l’empêcher de sortir.
Mais s’arrêtant tout à coup et levant les épaules :
« Bast ! se dit-il, elle ne vaut pas la peine que je lutte contre elle. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/69
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== Erreurs de raisonnement ==
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Dans cette suite, après le terme α′1 peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′2, α′3, …, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′1 ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres {α′ν}.
En effet, quand on prend la suite des différences entre nombre ordinaux consécutifs, on peut avoir toujours le même nombre 1 répété, c'est le cas avec omega qui n'a pas de plus grand élément. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 20 mai 2026 à 10:32 (UTC)
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== Erreur de raisonnement ==
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Dans cette suite, après le terme α′1 peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′2, α′3, …, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′1 ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres {α′ν}.
En effet, quand on prend la suite des différences entre nombre ordinaux consécutifs, on peut avoir toujours le même nombre 1 répété, c'est le cas avec omega qui n'a pas de plus grand élément. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 20 mai 2026 à 10:32 (UTC)
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Au temps pour moi
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Auteur:Léo d'Orfer
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Bertille
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Code gourmand/Préface
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Bertille
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/492
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>nestorianisme. Nous avons donc ici un auteur qui établit mal le fait, et qui tire de mauvaises conséquences, et qui ne cite pas bien. Sa citation de Pratéolus est plus fidèle ; car ce qu’il avance se trouve dans Pratéolus ; mais comme les paroles de ce dernier sont empruntées de Lindanus, il eût mieux valu citer Lindanus, quoiqu’un très-pauvre garant, qui n’avait rien lu de Stancarus, et qui ne s’appuie que sur le témo... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|484|STANCARUS.}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>nestorianisme. Nous avons donc ici
un auteur qui établit mal le fait, et
qui tire de mauvaises conséquences,
et qui ne cite pas bien. Sa citation de
Pratéolus est plus fidèle ; car ce qu’il
avance se trouve dans Pratéolus ;
mais comme les paroles de ce dernier
sont empruntées de Lindanus, il eût
mieux valu citer Lindanus, quoiqu’un
très-pauvre garant, qui n’avait
rien lu de Stancarus, et qui ne s’appuie
que sur le témoignage d’un certain
Palladius <ref>{{lang|la|Lindanus, ''in'' Dubitantio, ''dial. II'', ''pag.''
''m.'' 127.}}</ref>. J’ose dire qu’il
n’y a guère d’ouvrages qui fassent
plus de déshonneur à l’église romaine
que ceux où l’on a donné le catalogue
des hérésies du XVI{{e}}. siècle <ref group=*><sup>*</sup> Joly dit que ces trois ou quatre écrivains que
blâme Bayle n’ont jamais été autorisés par l’église
romaine et ne peuvent lui faire de tort.</ref>.
Il règne deux grands défauts dans ces
catalogues : le premier est qu’on y a
fourré un nombre infini de sectes
imaginaires <ref>''Voyez l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Bézanites|{{sc|Bézanites}}]], ''tom. III'',
''pag.'' 391.</ref> ; le second est que
les auteurs de ces libelles se copient
les uns les autres, sans qu’il paraisse
qu’aucun d’eux ait lu les livres des
hérésiarques dont ils parlent. Mais,
quelque absurde que puisse être leur
conduite à l’égard des autres prétendus
chefs de parti, je ne pense pas
qu’ils aient parlé d’aucun autre avec
plus d’aveuglement que de Stancarus,
puisque, d’un côté, ils lui imputent
une hérésie qu’il faisait profession
de combattre <ref group=*><sup>*</sup> « Eh bien, soit, dit Leclerc, copié par Joly,
c’est une erreur de leur part et rien de plus. »</ref>, et dont il se
plaignait éternellement que ses adversaires
étaient les fauteurs : et que,
de l’autre, l’opinion particulière qui
lui fit des ennemis dans le parti protestant
est une doctrine que les catholiques
romains soutiennent contre
les ministres. Lisez ces paroles du célèbre
{{M.|Turretin}} : {{lang|la|''An Christus sit''
''mediator secundùm utramque naturam ?''
affir. cont. pontificios et Stancarum.
''Quæstio hæc nobis intercedit cum''
''pontificiis, qui ut facilius obtineant''
''plures dari posse mediatores, pertendunt''
''Christum mediatorem fuisse''
''secundùm naturam humanam tantùm,''
''ut post Lombar. lib.'' 3, ''dist.'' q.
19, ''l.'' 9, ''Thom., p.'' 3, ''q.'' 26, ''art.'' 2 ;
''Bell. contro.'' 1 ; ''de Christo lib.'' 5, ''c.'' 3 ;
''Becanus in Manu.'', ''lib.'' 3, ''cap.'' 2, ''et''
''alii asserunt. Quos hic'' Stancarus ''sequitur''}}
<ref>{{lang|la|Franciscus Turrettinus, Institut. Theol.,
Elencticæ, ''part. II'', ''loco XIV'', ''pag.'' 411, ''edit.''
''Genev.'', 1682.}}</ref>. Je viens de consulter la
Somme de Théologie du jésuite Bécan,
et j’y ai trouvé ces paroles : {{lang|la|''Secunda''
''conclusio. Christus secundùm''
''humanitatem est mediator, non secundùm''
''divinitatem. Est contra lutheranos''
''et calvinistas, qui docent''
''mediatorem esse secundùm utramque''
''naturam''}} <ref>{{lang|la|Martinus Becanus, Summa Theolog.,
''part. III'', ''cap. XXI'', ''pag.'' 716, ''edit. Paris.'',
1634.}}</ref>. Il réfute leurs raisons,
il allègue pour lui les pères, et il
nous renvoie à Vasquez et à Bellarmin.
On me demandera peut-être si les
sentimens particuliers de Stancarus
doivent passer pour des hérésies. Ce
n’est pas à moi à faire le juge là-dessus.
Je dirai seulement que pour bien
qualifier un dogme, il faut savoir les
principes et les vues de l’auteur : par
exemple, il faut demander à Stancarus :
Niez-vous la médiation de Jésus-Christ
selon la nature divine, parce
que vous ne prétendez pas qu’il soit
dieu et homme ; ou la niez-vous parce
que vous ne voulez admettre aucune
infériorité dans la nature divine
de Jésus-Christ, et que vous craignez
que ce ne soit ouvrir la porte à
l’arianisme ? S’il allègue la première
raison, il est samosaténien et socinien ;
mais s’il n’allègue que la seconde,
c’est un grand changement de
scène : il est orthodoxe quant à la
divinité coessentielle et consubstantielle
de Jésus-Christ ; et son erreur,
au pis aller, ne consiste qu’en ce
qu’il suppose que la médiation enferme
une infériorité incompatible
avec la divinité du Verbe. Je ne sais
si les circonstances du temps, et les
manières impérieuses de ce personnage,
ne furent pas la vraie raison
pourquoi les ministres suisses et ceux
de Genève crièrent tant contre lui.
L’état des églises de Pologne était tel
alors, que rien ne lui pouvait être
plus dommageable que cette dispute,
et l’on présumait que le zèle avait
moins de part que la vanité à la conduite
de Stancarus. Aujourd’hui peut-être
on ne trouverait que peu de {{tiret|ve|nin}}<section end="Stancarus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Discussion Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, II.djvu/66
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Rene1596
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/* Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 */ nouvelle section
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== Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 ==
Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 :
:{{StdT|l|☞}} BRETIGNY, ''{{lang|la|Bretiniaca}}''. Village de France, au-dessus de Montlhery, à une lieue de Châtres, à cinq de Paris. C’est là que fut conclu en 1360, le traité de paix entre la France & l’Angleterre.
La localisation correspond à la ville appelée de nos jours [[w:Brétigny-sur-Orge|Brétigny-sur-Orge]] à ''"4 km au sud-est de Montlhéry"'', ''"5 km au nord-est d’Arpajon"'' dont l'ancien nom était Châtres, et ''"27 km au sud de Paris-Notre-Dame"''. Une lieue fait environ 5 km.
Le [[w:Traité de Brétigny|traité de Brétigny]] est célèbre, car il a mis un terme à l'expédition en France du roi d'Angleterre, Edouard III, au printemps 1360. Quatre ans plus tôt, le roi de France, Jean le Bon, avait été capturé lors de la bataille de Poitiers. Les Anglais vouloit faire pression pour obtenir la rançon qu'ils demandaient. Les négociations eurent lieu avec le régent, fils de Jean le Bon, qui lui succédera sous le nom de Charles V, surnommé Le sage.
Mais le traité aurait été signé près de la ville de Chartres, et non pas de Châtres, dans un autre lieu appelé Brétigny qui serait situé à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Brétigny-sur-Orge. C'est ce qu'indique Wikipédia en se fiant à une stèle érigée sur la commune de Sours en Eure-et-Loir, et en se référant au livre "Histoire de Chartres", par Ernest de Buchère de Lépinois (1814-1873), page 24, consultable sur Google Livres. Le lien donné en référence par [[w:Traité de Brétigny|Wikipédia]] est fautif, car il pointe vers le tome 1, alors que Lépinois en parle dans son tome 2. Sa source est la "Chronique de Froissart", éd. Buchon, vol. 1er, pages 430 et suivantes. Je ne l'ai pas consultée.
Trévoux ne donne pas sa source. Le paragraphe sur la ville de Brétigny est absent de l'édition de 1743.
<br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 20 mai 2026 à 10:54 (UTC)
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Rene1596
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/* Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 */
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== Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 ==
Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 :
:{{StdT|l|☞}} BRETIGNY, ''{{lang|la|Bretiniaca}}''. Village de France, au-dessus de Montlhery, à une lieue de Châtres, à cinq de Paris. C’est là que fut conclu en 1360, le traité de paix entre la France & l’Angleterre.
La localisation correspond à la ville appelée de nos jours [[w:Brétigny-sur-Orge|Brétigny-sur-Orge]] à ''"4 km au sud-est de Montlhéry"'', ''"5 km au nord-est d’Arpajon"'' dont l'ancien nom était Châtres, et ''"27 km au sud de Paris-Notre-Dame"''. Une lieue fait environ 5 km.
Le [[w:Traité de Brétigny|traité de Brétigny]] est célèbre, car il a mis un terme à l'expédition en France du roi d'Angleterre, Edouard III, au printemps 1360. Quatre ans plus tôt, le roi de France, Jean le Bon, avait été capturé lors de la bataille de Poitiers. Les Anglais voulaient faire pression pour obtenir la rançon qu'ils demandaient. Les négociations eurent lieu avec le régent, fils de Jean le Bon, qui lui succédera sous le nom de Charles V, surnommé Le sage.
Mais le traité aurait été signé près de la ville de Chartres, et non pas de Châtres, dans un autre lieu appelé Brétigny qui serait situé à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Brétigny-sur-Orge. C'est ce qu'indique Wikipédia en se fiant à une stèle érigée sur la commune de Sours en Eure-et-Loir, et en se référant au livre "Histoire de Chartres", par Ernest de Buchère de Lépinois (1814-1873), page 24, consultable sur Google Livres. Le lien donné en référence par [[w:Traité de Brétigny|Wikipédia]] est fautif, car il pointe vers le tome 1, alors que Lépinois en parle dans son tome 2. Sa source est la "Chronique de Froissart", éd. Buchon, vol. 1er, pages 430 et suivantes. Je ne l'ai pas consultée.
Trévoux ne donne pas sa source. Le paragraphe sur la ville de Brétigny est absent de l'édition de 1743.
<br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 20 mai 2026 à 10:54 (UTC)
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Rene1596
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/* Entrée BRETON, ONNE : les charges bretonnes et françoises */ nouvelle section
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text/x-wiki
== Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 ==
Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 :
:{{StdT|l|☞}} BRETIGNY, ''{{lang|la|Bretiniaca}}''. Village de France, au-dessus de Montlhery, à une lieue de Châtres, à cinq de Paris. C’est là que fut conclu en 1360, le traité de paix entre la France & l’Angleterre.
La localisation correspond à la ville appelée de nos jours [[w:Brétigny-sur-Orge|Brétigny-sur-Orge]] à ''"4 km au sud-est de Montlhéry"'', ''"5 km au nord-est d’Arpajon"'' dont l'ancien nom était Châtres, et ''"27 km au sud de Paris-Notre-Dame"''. Une lieue fait environ 5 km.
Le [[w:Traité de Brétigny|traité de Brétigny]] est célèbre, car il a mis un terme à l'expédition en France du roi d'Angleterre, Edouard III, au printemps 1360. Quatre ans plus tôt, le roi de France, Jean le Bon, avait été capturé lors de la bataille de Poitiers. Les Anglais voulaient faire pression pour obtenir la rançon qu'ils demandaient. Les négociations eurent lieu avec le régent, fils de Jean le Bon, qui lui succédera sous le nom de Charles V, surnommé Le sage.
Mais le traité aurait été signé près de la ville de Chartres, et non pas de Châtres, dans un autre lieu appelé Brétigny qui serait situé à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Brétigny-sur-Orge. C'est ce qu'indique Wikipédia en se fiant à une stèle érigée sur la commune de Sours en Eure-et-Loir, et en se référant au livre "Histoire de Chartres", par Ernest de Buchère de Lépinois (1814-1873), page 24, consultable sur Google Livres. Le lien donné en référence par [[w:Traité de Brétigny|Wikipédia]] est fautif, car il pointe vers le tome 1, alors que Lépinois en parle dans son tome 2. Sa source est la "Chronique de Froissart", éd. Buchon, vol. 1er, pages 430 et suivantes. Je ne l'ai pas consultée.
Trévoux ne donne pas sa source. Le paragraphe sur la ville de Brétigny est absent de l'édition de 1743.
<br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 20 mai 2026 à 10:54 (UTC)
== Entrée BRETON, ONNE : les charges bretonnes et françoises ==
Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 :
:Les charges ''bretonnes'' sont au Parlement de Bretagne les charges de Conseillers, qui ne peuvent être possédées que par des ''Bretons'', comme les charges françoises ne peuvent l’être que par d’autres que des ''Bretons''.
Dans l'édition de 1743, il y avait des majuscules, selon la transcription de MSH-LSE :
:Les Charges ''Bretonnes'' sont au Parlement de Bretagne les Charges de Conseillers, qui ne peuvent être possédées que par des ''Bretons'', comme les Charges Françoises ne peuvent l'être que par d'autres que des ''Bretons''.
Les règles de l'orthographe moderne donnent raison à l'édition de 1771. Le mot "charge" est un nom commun, et doit donc s'écrire avec une minuscule quand il ne débute pas une phrase. Mais, la majuscule rend la phrase plus claire, car il ne s'agit pas d'une "charge" en général, mais très spécifiquement d'une "charge de conseiller au Parlement de Bretagne". Ce quota de 50% de Bretons et de 50% de non-Bretons est particulier à ce parlement. Cela a bénéficié au père de René Descartes qui a pu obtenir une charge de conseiller "françois" dans ce parlement. Idem pour le père de Nicolas Fouquet, connu pour Vaux le Vicomte.
<br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 20 mai 2026 à 11:21 (UTC)
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|218|FOI — FOI}}</noinclude><section begin="FOIRE"/>temps qu’elles se tiennent, & aux lieux où elles se tiennent. Ainsi l’on dit la ''Foire'' est belle. La ''Foire'' Saint-Germain commence le {{lié|3 Février}}, & finit la semaine de la Passion. Pendant la ''Foire'' Saint-Laurent. Passons par la ''Foire''. Pour abréger le chemin, il faut passer par la ''Foire'' Saint-Germain.
La ''Foire'' au lard, est une ''Foire'' qui se tient le Mardi-Saint, au Parvis Notre-Dame, pour la vente du lard & des jambons.
☞ La ''Foire'' est un grand ''Marché'', c’est-à-dire, qu’elle ne diffère du Marché, ''{{lang|la|Forum}}'', que par le concours d’un plus grand nombre de Marchands & d’Acheteurs, attirés par les franchises & exemptions de droits dont jouissent les ''Foires''.
Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|Forum}}'', (''Marché'',) ou bien ''{{lang|la|à feriis}}'', parce que de tout temps les ''Foires'' se sont tenues au lieu où l’on célébroit les fêtes ou les dédicaces de l’Eglise. ''Foire'' (''{{lang|la|Feria}}''.) vient de l’ancien mot Breton Ffair, qui signifie la même chose. {{sc|Lobineau}}, ''Glossaire''. Oui, pourvu que ''Ffair'' soit Breton, & qu’il ne soit pas pris du Latin ''{{lang|la|Feria}}''.
On dit proverbialement, s’entendre comme larrons en ''Foire ;'' pour dire, être liés d’une grande intelligence. On dit encore, allez vîte, la ''Foire'' est sur le pont, en se moquant de ceux qui s’empressent pour une affaire de néant. On dit aussi la ''Foire'' sera bonne, voici bien des Marchands, quand plusieurs personnes de connoissance arrivent en même temps en un même lieu. On dit aussi, il ne sait pas toutes les ''Foires'' de Champagne, d’un homme qui ignore beaucoup de choses qui se trouvent à son préjudice. Ce proverbe vient de ce que les ''Foires'' de Champagne étoient autrefois les plus fameuses de France, comme celle de Mai à Provins, de saint Jean à Troyes, de saint Remi à Rheims, de Lagni & de Bar-sur-Aube. On ne s’en va pas des ''Foires'' comme des Marchés, se dit pour marquer la différence qu’il y a entre deux choses, ou celle qu’il y a dans la manière de faire, de traiter les affaires différentes. Ce proverbe vient de ce que les petits marchands prennent souvent à crédit ce qu’ils achètent des gros Marchands du lieu, les jours ordinaires de Marché ; mais les jours de ''Foire'', ils paient aux Marchands venus d’ailleurs ce qu’ils prennent d’eux.
{{sc|Foire}}. Il se dit aussi du présent qu’on fait de quelque chose venant de la ''Foire''. Que me donnerez-vous pour ma ''foire ?'' {{sc|Ac. Fr}}.
{{sc|Foire de respect}}. Terme de commerce par commission. C’est le temps qu’un Commettant accorde à son Commissionnaire, pour lui payer le prix des marchandises que ce dernier a vendues à crédit, & dont il s’est rendu garant.
{{sc|Foire}}, en style populaire, signifie cours de ventre, ''{{lang|la|alvi profluvium}}''. Il est dangereux de boire du vin doux ; il donne la ''foire''. Ce terme a quelque chose de bas ; on doit éviter de s’en servir.
{{sc|Foire}}, est aussi l’excrément liquide qui sort dans les cours de ventre. ''{{lang|la|Liquidum stercus}}''.
Ce mot se tire du Latin ''{{lang|la|foria}}'', qui signifie des excrémens presque tout liquides, & qui vient de l’adverbe ''{{lang|la|foràs}}'', (''dehors'') ''{{lang|la|quòd foràs ejiciantur hujuscemodi excrementa}}''. On pourroit encore y ajouter l’étymologie de Martinius, qui fait venir ce mot de ''foire'' du Grec {{lang|grc|φορβη}}, qui signifie les viandes qu’on a mangées. Ces excrémens ne sont que des restes d’une nourriture mal digérée.
<section end="FOIRE"/>
<section begin="FOIRER"/><nowiki />
FOIRER. v. n. Jetter par le fondement des excrémens liquides, mal liés. ''{{lang|la|Liquidum stercus egerere}}''.
<section end="FOIRER"/>
<section begin="FOIREUX"/><nowiki />
FOIREUX, EUSE, adj. Qui a la foire, ou qui a le visage d’une personne qui a la foire. ''{{lang|la|Foriis inquinatus, foriolus}}''. On appelle une mine ''foireuse'', un homme qui a un visage chagrin, ou malade.
En termes de jeux de cartes, on appelle coupe ''foireuse'', celle où en coupant les cartes, on en laisse tomber quelques unes. ''{{lang|la|Divisio chartarum incerta & ambigua}}''. Au piquet, on appelle un soixante ''foireux'', lorsqu’on ne fait que justement soixante, & qu’on perd les cartes.
Baillet, Jugement des Savans, parle du mauvais
sobriquet que l’on a donné aux habitans de la ville de Blois, que {{M.|de}} la Monnoie dit avoir été nommés ''Foireux'', à cause de plusieurs Foires que les Rois leur ont accordées.
On dit proverbialement qu’un homme est bon à vendre vache ''foireuse'', lorsqu’il ne rit point, & qu’il dit sérieusement des choses plaisantes.
{{sc|Foireux, euse}}, est aussi subst. C’est un ''foireux''. C’est une ''foireuse''. Tous ces termes de ''foire, foirer, foireux'' sont bas & proscrits du discours parmi les honnêtes gens.
L’Auteur de la Harangue du sieur de Rieux, dans la satyre Ménippée, appelle malicieusement foireux, les gens de Justice, du Latin forenfes, terme encore plus méprisant que celui de Robins ; pour dire, Gens de Robe. Voyez le passage sous le mot Grabeler. Foireux est là d’autant mieux imaginé, qu’il signifie aussi timide, lâche, poltron, qui étoient les noms que les vrais Ligueurs donnoient a ceux du Parlement qui abandonnoient la Ligue, pour s’attacher au Roi.
FOIRIAS. Voyez FOQUEUX, nom de Secte.
FOIRRE. s. m. Barbe de foirre, se dit abusivement au lieu de gerbe de fouerre, qui est un proverbe dont on fait venir l’origine de ceux qui, fous l’ancienne Loi, offroient à Dieu des gerbes de paille, en feignant de lui en offrir de bled : il signifie ne donner à quelqu’un que le moins que l’on peut, le tromper & se moquer de lui. Rem. sur la Sat. Menippee.
FOIS. s. f. Terme qui ne s’emploie guère qu’avec un nom de nombre, ou qui marque nombre, pour désigner la quantité & le temps des choses dont on passe une fois. Semel. Une fois ou deux. Semel atque iterùm. Une fois pour toutes. Semel & in perpetuum. Semel ut finiam. Pour finir une bonne fois. Deux fois. Bis. Deux fois par jour. Bis dit. Deux fois autant que… Bis tantò quàm… Plus d’une fois. Deux fois autant. Vice plus simplici. Trois fois. Ter. Trois fois trois. Ter ternus. Trois fois quatre. Ter quatuor. Quatre fois, cinq fois, six fois, &c. plusieurs fois, cent fois, mille fois, une infinité de fois. Quater, quinquies, fexties, &c. pluries, centies, millies, &c. N’écrire qu’une fois en quatre ans. Je l’ai oui dire plus de cent fois en ma vie. Je le connois ; je l’ai vu & entretenu plusieurs fois. Combien de fois vous ai-je averti de votre devoir ? Il ne faut pas faire d’une chose à deux fois, c’est-à-dire, à diverses repriſes. Il ne lui faut pas dire deux fois, c’est à-dire, il est prompt à obéir. Il n’en fit pas à deux fois, c’est-à-dire, il les expédia tout d’un coup. Portez cela à deux fois, c’est-à-dire, à deux voyages. Il faut communier une fois l’an, au moins.
{{sc|Voit}}.
Quand je l’aurois voulu, falloit-il y souscrire ? N’as-tu pas dú cent fois te le faire redire ? {{sc|Rac}}. Ce mot vient à vice. {{sc|Nicot}}. Parceque les Allemands, avec qui les François ont grande communication, changent ordinairement l’v en f. On le dit aussi des actions singulières. Je vous le dis pour une bonne fois, c’est-à-dire, je ne veux pas vous le dire davantage. On dit en ce même sens, une fois pour toutes, une fois entre les autres. De ce mot il se fait plusieurs phrases adverbiales & adverbes. Il m’est arrivé plusieurs affaires à la fois ; pour dire en même-temps. On dit aussi tout à la fois ; pour dire en une fois, d’un seul coup. Ce Prévôt a pris trois voleurs tout à la fois d’un seul coup de filet.
Ma colère revient, & je me reconnois : Immolons, en partant, trois ingrats à la fois.
{{sc|Rac}}.
UNE FOIS, se dit en conversation d’une chose qui peut être arrivée plusieurs fois, lorsqu’on parle de quelqu’une de ces fois-là en particulier. J’étois une fois à Versailles. J’allai une fois chez un tel. Les contes que les Gouvernantes disent aux enfans qu’elles<section end="FOIREUX"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>{{tiret2|ve|nin}} dans sa doctrine ; car puisque les objections des sociniens ont obligé quelques docteurs protestans à dire que Jésus-Christ n’est point adorable en tant que médiateur <ref>{{lang|la|''Hinc nata quæstio de adoratione Christi'' ''quâ mediatoris, circa quam in partes itum est,'' ''aliis affirmantibus, aliis negantibus... licet fatendum'' ''sit... quæstionem hanc prout inter orthodoxos'' ''agitatur problematic...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||STANCARUS.|485}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>{{tiret2|ve|nin}} dans sa doctrine ; car puisque
les objections des sociniens ont obligé
quelques docteurs protestans à dire
que Jésus-Christ n’est point adorable
en tant que médiateur <ref>{{lang|la|''Hinc nata quæstio de adoratione Christi''
''quâ mediatoris, circa quam in partes itum est,''
''aliis affirmantibus, aliis negantibus... licet fatendum''
''sit... quæstionem hanc prout inter orthodoxos''
''agitatur problematicam esse, et minùs''
''principalem, de quâ utrinque disputari potest''
''salvâ fidei compage, imò et multùm logomachiæ''
''involvat.'' Turrettin., Instit. theolog. elencticæ,
''part. II'', ''quæst. XVIII'', ''pag.'' 539.}} ''Voyez aussi''
''{{M.|''Saurin}}, Examen de la Théologie de {{M.|Jutieu}},
''pag.'' 749 ''et suiv.''</ref>, ne
semble-t-il pas qu’ils croient qu’il
n’est point médiateur en tant que
dieu ? Évidemment, il est adorable
en tant que dieu ; s’il ne l’est donc
pas en tant que médiateur, c’est parce
qu’il n’est pas médiateur en tant
que dieu. Quant à la lettre des ministres
de Pologne aux théologiens de
Strasbourg <ref>''Voyez la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Stancarus#ancrage_Stancarus-(F)|(F)]].</ref>, je crois qu’on doit
prendre garde qu’elle fut écrite par
des personnes qui avaient excommunié
Stancarus, et qui avaient disputé
avec lui en plusieurs rencontres. Il
est ordinaire d’attribuer à un homme
les conséquences que l’on prétend
émaner de sa doctrine, soit qu’il les
avoue, soit qu’il ne les avoue pas ;
car on suppose qu’il les désavoue
frauduleusement. Ainsi la prudence
veut que nous jugions de la doctrine
de cet écrivain, non par cette lettre,
mais par ses propres écrits : je ne
pense pas qu’ils contiennent le sabellianisme.
Lisez pourtant ce qui suit
<ref>{{lang|la|Hoornbeek, ''in'' Appar. ad Disput. Socin.,
''pag.'' 29.}}</ref> {{lang|la|''Neque in eo solo substitit Stancari''
''intemperies, quòd doceret, Christum''
''mediatorem esse juxta humanam''
''tantùm naturam ; sed ultra progressus,''
''quoque veram personarum Trinitatem''
''sustulit ; unum Deum confusâ''
''trinitate, apud quem Christus''
''homo mediatorem ageret, Trinomium''
''cum Sabellio imaginans, cæteras''
''ecclesias ut arianas traduxit : quod''
''patet ex litteris ministrorum polonorum,''
''è synodo. Pincoviensi scriptis''
''A.'' {{rom|mdlxii|1562}} ''ad theologos Argentinenses''
''(quæ extat prima inter epistolas''
''Zanchii)...''}} <ref>{{lang|la|''Idem, ibidem'', ''pag.'' 30.}}</ref> {{lang|la|''Præterquàm''
''de Deo et Christo, etiam alia in cæteros''
''fidei articulos movit Stancarus''
''non sana, de justificatione, etc., quod''
''video ex responsione Melanchthonis''
''de controversiis Stancari scriptâ A.''
{{rom|mdliii|1553}}, ''atque extat inter Melanchthonis''
''Declamationes, tom.'' {{rom|iv.|4}}}} Pesez bien
ces paroles de Melchior Adam <ref>{{lang|la|Melchior. Adam., ''in'' Vitâ Buollingeri,
''pag.'' 494.}}</ref>,
{{lang|la|''ita disseruit'' (Stancarus) ''de duabus''
''naturis ut non distinguere, verùm separare''
''plerisque sit visus.''}} Elles insinuent
manifestement que l’on se donnait
la liberté d’imputer à Stancarus
un dogme qu’il n’enseignait pas. Il
sembla à plusieurs qu’il séparait les
deux natures de Jésus-Christ. C’est
une marque qu’il ne faisait pas profession
de les séparer, et que même
il ne posait pas des principes d’où
cette séparation résultât nécessairement ;
car, dans l’un et dans l’autre
de ces deux cas, tous ses adversaires
l’eussent accusé de l’hérésie de Nestorius.
Disons donc que Melchior
Adam parle du sens que plusieurs
donnaient aux doctrines de Stancarus.
Or il n’y a rien de plus trompeur
que de juger de la doctrine d’un
homme par les interprétations de ses
adversaires. Pour mieux appuyer ceci,
je m’en vais citer Stancarus même.
Les théologiens de Zurich s’étaient
servis de ces paroles : {{lang|la|''Videat Stancarus''
''qui nostram sententiam vult''
''gravare suspicione hæreseos, ne ipse''
''intereà jure convincatur nestorianus,''
''à quo tam parùm abest ut difficillimum''
''sit eum ab illo internoscere.''}} Il
leur répond : {{lang|la|''Cùm Tigurini non affirment''
''me esse nestorianum, non''
''opus est ut me defendam ; quòd si''
''etiam affirmarent, cùm non probent,''
''sed simpliciter accusent, illis docti''
''viri non crederent, quia ipsimet Tigurini''
''ignorant prorsùs quod fuerit''
''dogma Nestor, ut jam probabo.''
''Hoc tamen profiteor et coram Deo et''
''hominibus fateor me nihil negotii habere''
''cum Nestorio, et Nestori doctrinâ''}}
<ref>{{lang|la|Stancarus, de Trinitate et Mediatore, adversùs
Tigurin. et Genevenses}}, ''au'' 6{{e}}. ''feuillet''
''verso de la feuille F.''</ref>. Cette protestation ne doit-elle
pas vous tenir en garde ?
Défiez-vous principalement d’Orichovius,
qui a dit qu’Arius, Macédonius,
Nestorius, Aërius, revivaient
dans Stancarus <ref>{{lang|la|Orichovius, ''in'' Chimærâ, ''apud'' Spondanum,
''ad ann.'' 1551.}} ''Voyez le feuillet'' 78 ''de ce''
''livre d’''Orichovius.</ref>. Tout ce<section end="Stancarus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Discussion Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/71
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/* Correction de coquille avec nombre initial 0 plutôt que 1 */ nouvelle section
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== Correction de coquille avec nombre initial 0 plutôt que 1 ==
J'ai pris l'approche contemporaine d'avoir l'ordinal 0 qui est l'ensemble vide. Mais on peut constater que dans ces deux articles, il n'est jamais question d'ensemble vide. D'autant plus que certaines démonstrations supposent que l'on commence à 1, par exemple page 68 : "Si donc nous posons F = (f1, F′) et si nous faisons correspondre à l’élément f′ de F′ l’élément α′ de {α′}, nous obtenons une application de ces deux ensembles.". Cette nécessité de définir F' semble superflue si on commence avec l'ordinal 0 pour l'ensemble vide. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 20 mai 2026 à 11:14 (UTC)
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Fichier:LES-D6 Aubrée-le Général de Lescure .jpg
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|Description= décoration de page Aubrée-le_Général_de_Lescure
|Source= https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9760823x
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de là l’épouvantable goût de térébenthine du lait. Fort bien ; et la viande ? Ah ! la viande ! c’est une autre histoire. Il n’y a, en fait de côtelettes, au couvent, que de la castradina, c’est-à-dire de la viande de chèvre séchée au soleil. Ma mine s’allonge démesurément. Et la volaille ? Pas de volaille ! C’est un luxe inconnu sous le toit de la Panagia tou Machera. Pour en avoir, il faudrait en en- voyer chercher au plus prochain villa... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>de là l’épouvantable goût de térébenthine du lait. Fort
bien ; et la viande ? Ah ! la viande ! c’est une autre histoire.
Il n’y a, en fait de côtelettes, au couvent, que de la castradina,
c’est-à-dire de la viande de chèvre séchée au
soleil. Ma mine s’allonge démesurément. Et la volaille ?
Pas de volaille ! C’est un luxe inconnu sous le toit de la
Panagia tou Machera. Pour en avoir, il faudrait en en-
voyer chercher au plus prochain village, à trois ou quatre
heures d’ici.
En résumé, mon déjeuner se composa de deux ceufs
que je ne mangeai pas, ayant eu la malencontreuse idée
de les demander sur le plat, ne songeant pas que le
beurre qu’on allait employer pour les accommoder serait
parfumé, lui aussi, de cette odieuse odeur du ladanum
dont sont imprégnés tous les produits des troupeaux du
Machera. Force me fut donc de me contenter de pain et
de chocolat, dont j’ai toujours une provision en voyage, et
j’allai dans la cour méditer sur les diflicultés de l’existence
matérielle dans les courents si heureusement situés de
l’ile de Chypre.
Pendant que je fumais ma pipe, je vis un frère moine
cadenasser avec soin une petite porte en bois s’ouvrant
sur une paroi de rocher. Une discrète interrogation, faite
par l’inévitable intermédiaire du drogman, m’apprit que
c’était l’eau de la communauté qu’on mettait ainsi pré-
cieusement sous clef, la source qui la fournissait étant
fort maigre et exposée parfois à tarir.
Je me rendis compte alors du pourquoi de la maigre
ration d’eau de mon lavabe, qui avait rendu mes ablutions
du matin si sommaires. Cela devenait grave. Aussi ma
resolution fut promptement prise ; après avoir dessiné
une vue du couvent et jeté du haut de ma fenêtre ogive
un dernier regard sur le beau paysage qui m’entourait,
je demandai à prendre congé de l’hégoumène.
Il parut surpris, mais je lui adressai le plus gracieux
de mes sourires, en l’accompagnant d’une large offrande
pour la Panagia, et nous nous quittàmes les meilleurs
amis du monde.
Trois heures après, moi et mes gens arrivions à Lithro
donta, où nous passames la nuit. Le lendemain, je rega-
gnai Larnaca, où, avant de prendre le paquebot qui devait
me ramener à Beyrouth, j’inscrivis sur mes tablettes :
Pour passer agréablement l’été sur les montagnes boisées
de l’ile de Chypre, il faudrait commencer par y construire
de confortables résidences, puis assurer leur approvision
nement régulier en pain, viande, volaille, légumes, sans
oublier l’eau. Avis aux colonisateurs futurs de l’ile !
LOUIS DU VERNEY.
<section begin=cruautes />
LES CRUAUTÉS DU SORT<ref>
Reproduction autorisés pour les jouraux ayant un traité avec la
Société des gens de lettres.</ref>
NOUVELLE
(Suite.)
» Un rayon de soleil donnait sur elle. Je la regardai
attentivement, et ce fut la première fois
que les ravages du mal qui la minait me furent
clairement révélés. Les joues étaient profondément
creusées, les lèvres légèrement bleuies,
les yeux éteints. Et, comme je voulus lui servir
moi-même de femme de chambre, je vis bien que
le moindre mouvement lui causait une extrême
fatigue. Je ne pus retenir mes larmes.
Vous comprenez, n’est-ce pas, dit-elle,
que le retour à la vie m’est impossible ?… Ne
songez donc pas à me conduire là-bas ; mais ne
vous en affligez pas trop, c’est au plus si je le
désire ! Depuis bien des nuits il me semble que
je suis à la ferme, et, toujours, quelqu’un y
manque. Il vaut donc mieux que je meure ici,
sans voir l’accomplissement de ce rêve qui, bien
sur, se réalisera !
» J’allais vous écrire pour vous prier de la rassurer ;
mais, de ce jour-là, elle devint si malade,
qu’il me fut impossible de m’occuper d’autre
chose que des soins qu’elle réclamait. La fin ne
se fit
pas attendre. Le jour de sa mort, elle avait
retrouvé ce bon et frais sourire que je lui avais
vu chez vous. Son visage était comme éclairé, et
la fièvre donnait la vie à son regard… Qui aurait
pu croire, à ce moment, qu’elle allait m’échapper ?
Avant d’expirer, elle a prononcé ces mots
3― Jacques… Catherine… Jeanne…
> Mais le dernier nom est resté sur ses lèvres,
s’en allant avec elle….
>La veille, elle m’avait dit, en me remettant
une immortelle qui ne la quittait jamais, à ce
qu’il paraît :
Renvoyez-leur cette fleur ; elle vient de
la ferme, et dites-leur qu’elle est la seule que
j’aie portée depuis que je suis à Paris…
» Tout est dit !… j’ai accompli ma triste tâche.
Mon cœur est brisé… O mes amis ! pardonnez-
moi, et aimez-moi un peu en mémoire d’elle !
JULIE D’ABLANDIS.
» P.-S. Si votre fils forme quelque veu
pour son avenir, je mets à sa disposition ma for-
tune et tout ce qu’il y a en moi de pouvoir et de
bonne volonté. »
{{Interligne|2em}}
{{T3|XIV}}
Cette lettre venait d’être jetée à la poste lors-
que la comtesse d’Ablandis reçut celle qu’on va
lire :
A la ferme des Prés-Fleuris, le 22 d’avril 18…
» Madame la comtesse,
» Je vais vous faire part d’une chose bien triste
et qui vous fera bien de la peine, surtout à ma
sœur Rose… je veux dire à M Marie : notre
pauvre Jean n’est plus de ce monde !..
» C’est le 10 de ce mois, vers six heures du
soir, qu’il est mort. Il y avait bien un mois qu’on
n’espérait plus rien de mon pauvre frère ;
mais je dois prendre les choses un peu plus
loin.
» Après votre départ de la ferme, nous demeu-
rames tous bien tristes : nous aimions tant notre
pauvre Rose, que ça nous saignait le cœur de ne
plus la voir autour de nous. Jean avait l’air d’être
plus fort que les autres. Il travaillait depuis cinq
heures du matin jusqu’au coucher du soleil, soit
au labour, soit à la grange. Et, quand la brune
était arrivée, il allumait sa chandelle, il s’occu-
pait dans les livres pendant la moitié de la nuit.
Cela voulait bien dire qu’il dominait le cha-
grin. Seulement, il était pâle, il ne riait jamais,
il ne voulait plus soigner les fleurs !… lui qui
les cultivait si bien, de moitié avec Rose ; ce qui
faisait dire à notre père :
-Jean souffre encore plus que nous, je
crois, du départ de notre pauvre enfant !
» J’aurais fini par croire comme lui, si ce n’est
que Jean écoutait à peine vos lettres quand vous
racontiez tout ce que faisait votre Marie là-bas :
son talent sur la musique et les belles fêtes où
vous la conduisiez ! C’était moi qui lisais ; et
quand je lui demandais :
0-
heureuse à Paris ?
N’est-ce pas, Jean, notre demoiselle sera
Je n’en sais rien !… me répondait-il en
s’en allant.
» Et il n’en reparlait plus.
> Ma mère s’en étonnait comme moi. Et un
jour que je lui disais :
— Mère, je crois que Jean n’aime plus Rose…
Si Jean n’aime plus Rose, répliqua-t-elle,
c’est qu’il est bien malade.
À ce moment, il me passa un froid dans tous
les membres, et j’eus comme une idée de tout
ce qui arriva plus tard : sa grande peine, sa maladie,
et jusqu’à sa mort…
De ce moment, on aurait dit que nous lui
avions porté malheur. Au lieu de travailler dur,
comme il avait fait pendant des mois, il commençait
à se dégoûter de l’ouvrage. Il laissait aller
mon père tout seul aux champs ; et, quand il se
décidait à le suivre, au lieu de surveiller les ouvriers,
il regardait ou la terre ou le firmament,
comme s’il y cherchait quelque chose. À tout
moment, il laissait. tomber ses bras comme une
personne bien fatiguée. Et souvent, si le père
ou la mère l’appelait, il regardait d’un air étonné,
et il écoutait… comme s’il avait entendu leur
voix venir de bien loin, bien loin !
» Le père Jacques nous a dit depuis que, dans
ce temps-là, il avait eu peur de voir l’esprit de
son enfant dérangé, et qu’il aurait regardé cela
comme un malheur encore plus grand que la
mort…
» Jusqu’au mois de novembre, notre pauvre
Jean prenait encore un peu de plaisir à la lecture ;
mais, quand les feuilles tombèrent, il abandonna
tout pour aller sur les chemins. Plus il
faisait de vent, plus il semblait qu’il aimait à se
promener. Et il marchait, il marchait, sur ces
pauvres feuilles jaunes. Et, quand il était bien
fatigué, il se couchait sous un noyer et les regardait
tomber sur lui, comme pour se faire ensevelir…
J’ai vu cela bien souvent, parce que je le
suivais sans qu’il le sût et que je le regardais à
travers les clôtures. C’était à faire pleurer, ma-
dame la comtesse. Il pouvait encore aller, en ce
moment ; mais, quand la neige vint, ça fut bien
fini !
» On fit appeler un médecin de Thiers. Il dit
que c’était un épuisement causé par un trop fort
travail et qu’il y avait peut-être aussi quelque
chagrin là-dessous. Il n’y avait de chagrin pour
nous lous que d’avoir vu partir notre chère Rose
mais le premier moment était passé. Nous commencions
même à nous accoutumer un peu à
son absence. Ce n’était donc pas ça qui pouvait
le mettre dans cet état ! On le questionna bien
souvent pour savoir ce qui pouvait lui faire de
la peine ; moi, je pensais qu’il n’avait de peine
que le mal, et que c’était le fatiguer inutilement.
Je pris donc sur moi de défendre à la maison
qu’on lui en parlat davantage.
Ce fut dans ce temps-là, madame la comtesse,
que vous nous écrivites pour nous apprendre
que vous pensiez à marier votre fille au
printemps. J’en parlai au pauvre malade, croyant
l’égayer un peu ; mais il était dit.que rien n’y
ferait. Ce jour-là, il fut à la mort !
» Je voulais vous écrire pour vous demander
vos prières et celles de notre Rose-Marie, mais
il me semblait qu’elle était aussi un peu triste
dans ses lettres, et je craignais de l’affliger. Un
jour, je consultai Jean à ce sujet :
Non, me dit-il, ne lui parle pas de moi…
Je te le défends, Catherine ! Mais, quand je serai
mort, tu leur écriras tout ce qui s’est passé, et
tu ajouteras, pour Rose, que je lui souhaite bien
du bonheur dans son mariage.
> J’ai fait tout ce qu’il a voulu. Et c’est encore
pour lui obéir que je prends la liberté de vous
écrire une si longue fettre. J’arrive au pire ;
comment vais-je faire pour le raconter ! Mon
cœur se fend !
Dans les premiers jours de mars, il se fit
conduire au jardin, et il passa, selon sa volonté,
un quart d’heure tout seul dans le cabinet de
clématites. Sans doute qu’il y prit froid, car,
depuis, la fièvre ne le quitta plus, et il toussait à
perdre le souffle. Cela empirait toujours… Seulement,
la veille de la mort, il paraissait bien
mieux, et il nous vint dans l’esprit que nous pourrions
le sauver. Qui eût cru… Mon Dieu… mon
Dieu !… C’est donc bien vrai !
» Le matin du malheureux jour, il m’appela
et me fit renvoyer tout le monde. Alors il me dit
en me mettant un petit livre dans les mains :
— Tiens, Catherine, voilà mon Paul et Virginie.
C’est Rose qui me l’avait donné, c’est à
elle qu’il doit retourner…
» Ce sont ses propres paroles.
Il dit encore… Mais c’était le délire qui le
faisait parler, et je devrais peut-être… C’est égal,
il faut que je tienne ma promesse ; je ne cache-
rai rien, puisqu’il a voulu que Rose connat toutes
ses pensées après sa mort. Eh bien, donc, il
me dit :
» Catherine, ne crois pas à ce mariage de
notre sœur ; il n’est pas écrit dans le livre de
Dieu !…
À ce moment, le pauvre malade était bien
tranquille. Il s’endormit, et il était beau comme
un ange. Il lui était venu des couleurs sur les
joues. Quand il s’éveilla, il regarda vers la fenêtre,
en face de son lit. On l’avait ouverte pour
l’aider à respirer. Mon pauvre Jean tendit les
mains de ce côté. Il parlait, mais si bas, que
personne ne pouvait l’entendre. J’approchai
mon oreille de ses lèvres et je compris qu’il
disait :
» — Oui… oui… le mal est fini…
» Ce fut sa dernière parole. Et, comme six<section end=cruautes /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:L Illustration journal universel 7 septembre 1878 vol 72 N 1854.djvu/9
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin=cruautes />heures sonnaient à l’horloge de la paroisse, il avait passé… Dites cela à notre chère Marie, en la ménageant bien, ma bonne dame, et faites-lui savoir que ceux qui restent l’aiment de tout leur cœur, malgré ce grand chagrin. {{droite|» {{sc|Catherine Flamines}}. » |2}} {{droite|ANGÉLIQUE ARNAUD.|4}} <section end=cruautes /> PETITE MONNAIE DE L’HISTOIRE Nous empruntons à des souvenirs personnels de M. Alexandre Pied... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><section begin=cruautes />heures sonnaient à l’horloge de la paroisse, il
avait passé… Dites cela à notre chère Marie, en
la ménageant bien, ma bonne dame, et faites-lui
savoir que ceux qui restent l’aiment de tout leur
cœur, malgré ce grand chagrin.
{{droite|» {{sc|Catherine Flamines}}. » |2}}
{{droite|ANGÉLIQUE ARNAUD.|4}}
<section end=cruautes />
PETITE MONNAIE DE L’HISTOIRE
Nous empruntons à des souvenirs personnels de
M. Alexandre Piedagnel, sur les dernières années de La-
martine, les lignes suivantes :
….. Nous causions un matin dans sa chambre à cou-
cher. Assis tous deux, l’un en face de l’autre, auprés de
la cheminée, je le regardais. Etenda dans son vaste fau-
teuil, il tournait le dos à la fenêtre. Un levrier dormait à
ses pieds. Sa tête blanche, naguère si expressive, était un
peu inclinée sur son épaule.
-Je ne fais plus de vers, soupira-t-il (nous venions de
parler de Jocelyn), mais je les aime toujours… Qu’avez
vous composé depuis notre dernier entretien ? Un son-
net, répondis-je en souriant. Sincère ? C’est même,
je l’avoue, son unique mérite. Voyons ! dites-moi cela.
Et je lui lus, d’une voix émne, ces vers crayonnés la
veille :
Dans un baiser eàlin, ma muse rougissante
A l’oreille m’a dit un nom connu de tous :
Synonyme charmant de gloire éblouissante,
De bonté, de génie, à la fois noble et doux.
Elle voudrait chanter, la fillette ignorante,
Ce poëte immortel qui fait tant de jaloux !
L’auteur de Jocelyn, dont la voix pénétrante
Semble un écho du ciel arrivé jusqu’à nous.
On l’écoute, et les pleurs se changent en sourire..
Il sait rendre meilleur Aux accents de sa lyre,
On reprend l’espérance alors qu’on était las.
Aimons-le, mais sans brait.Crois-moi, pauvre muline,
Nous sommes trop petits auprès de Lamartine ;
Ton bégaiment contus, il ne l’entendrait pas.
-Oh ! si, fit-il en me serrant la main, mon cœur vous
entend et vous remercie ! Que vous êtes heureux de pos-
séder les illusions de la jeunesse ! Vous croyez encore à la
gloire… Et, après un silence : C’est le poète qui est las
à cette heure, et sa lyre est brisée… Puis il sourit tris-
tement et murmura : Décidément, mon ami, croyez-moi,
on a bien ort de vieillir.
NOS GRAVURES.
Une bonne recette.
Tableau de M. Tony Faivre.
Sommes-nous en Italie ou en France ? Une cloison
de vieilles planches laisse entrevoir un cain du ciel
où se détachent quelques tuyaux de cheminées qui
nous indiquent assez qu’on est plus près de Paris que
de Naples ; mais, aux deux insouciants enfants, cela
n’importe guère. Ils sont là, assis à l’écart, souriant
et comptant dans leurs petites mains hålées le pro-
duit de la quête. La recette a été fructueuse, si l’on
en juge à l’expression des figures qui, s’illuminent de
joie en regardant cette monnaie de bronze qui, pour
eux, luit comme de l’or. La vieille mère sera heureuse
ce soir, à moins qu’un rude maitre ne les attende, la
menace aux lèvres. En tous cas, ils auront de quoi
le satisfaire, et cela peut bien suffire à les rendre
joyeux.
L’Accouchée.
Tableau de M. Duez.
M. Duez continue à être le peintre des plages élé-
gantes et finement ensoleillées ; il nous conduit, cette
année, comme de coutume, au bord de la mer, dans
quelque coin de la Bretagne ou de la Normandie,
chère aux Parisiens ; dans le jardin de quelque co-
quette villa, une jeune femme vêtue de blanc est éten-
due sur une chaise longue, dans l’appareil coquet qui
est de mise en pareille circonstance ; à quelques pas
d’elle, une religieuse tient sur ses genoux le nou-
veau-né endormi sous un voile dans sa pelisse aux
longs plis tombants. Tout autour une ligne de ver-
dure sépare ce groupe exquis de la mer vaste et tran-
quille. Nous sommes ici en plein air, non point dans
cette atmosphère grise et lourde des impression-
nistes, mais dans le plein air diaphane de la nature ;
voyez comme les figures le respirent, comme elles en
sont entourées et haignées !
La tonalité générale est sobre, mais que de richesse
dans cette sobriété même ! Il serait long de compter
les différentes nuances de blanc, rangées les unes à
côté des autres sans qu’il y en ait de sacrifiées ou de
jalouses. Toutes ces notes claires chantent à l’unisson
et forment un concert où les instruments semblent
avoir leurs sourdines pour faire entendre une mé-
L’ILLUSTRATION
Jodie douce et pénétrante. Jamais M. Duez n’a été
mieux inspiré que dans son dernier tableau ; jamais
il n’a obtenu un plus complet et plus légitime succès.
Le concours international de tir, au Tir de Versailles.
Un grand concours international de tir a eu lieu à
Versailles, du 11 au 29 du mois d’août, au Tir de
cette ville.
La Société du tir de Versailles, dont le siége est à
l’hôtel municipal, a été fondée en 1877, dans le but,
comme il est dit à l’article 2 de ses statuts, de vulga-
riser le goût du fir, de faire contracter particulière-
ment l’habitude de se servir des armes de guerre,
d’accorderdes encouragements à cet exercice salutaire
et patriotique, et de former d’habiles et adroits tireurs
en état de rendre d’utiles services à tout appel du
pays. La Société se compose de membres fondateurs,
de membres titulaires et de membres honoraires. Les
membres fondateurs sont ceux qui, en adhérant aux
statuts de la Société, ont versé par anticipation leur
cotisation de cinq années ou qui ont fait don à la
Société d’un capital de 200 francs, une fois versés, ou
qui souscriront pour au moins 1000 francs aux em-
prunts que pourra émettre la Société. Les membres
litulaires sont ceux qui ont payé un droit d’admission
de 10 francs, une fois versés, et payent une cotisation
annuelle de même somme. Une exception est faite en
faveur des officiers des armées de terre et de mer et
des élèves des écoles militaires, qui sont dispensés du
payement du droit d’admission. Enfin, les membres
honoraires sont ceux à qui le comité de direction a
donné ce titre pour avoir été, par des dons successifs,
des services rendus, on tous autres moyens, utiles à
l’œuvre de la Société. Ce titre confère les mêmes
avantages que celui de membre titulaire. Toutefois,
les membres honoraires ne peuvent faire partie du
comité de direction, qui est, avec un président, élu
pour trois ans et rééligible, le représentant de la
Société et l’administrateur de ses affaires. Ce comité
est renouvelable par quart, chaque année, et ses mem-
bres sont également rééligibles. C’est lui qui choisit,
parmi les sociétaires, le directeur du tir, qui fait, de
droit, partie du comité, et, s’il y a lieu, des directeurs
adjoints et des commissaires du tir en nombre pro-
portionné à celui des Sociétaires. Il choisit en outre,
dans son sein, un secrétaire et un trésorier. Le di-
recteur du tir est spécialement chargé de la surveil-
lance intérieure et de la police du tir, des réparations
à faire aux cibles et au stand, et de la direction des
marqueurs, greffiers et autres employés.
Disons, pour dernier détail, que tout sociétaire a le
droit d’amener avec lui, aux séances de tir réservées
aux sociétaires, une ou deux personnes, à charge de
faire inscrire leurs noms sur un registre spécial et de
répondre de leurs faits et gestes, et qu’il doit, dans
les concours, être porteur de sa carte."
N° 1854.151.
Fêtes des noces d’argent du roi et de la reine
des Belges.
C’est un usage qui remonte haut dans l’histoire des
coutumes populaires que la célébration des « noces
d’argent » ou du vingt-cinquième anniversaire de
mariage, usage patriarcal autrefois commun à tous
les peuples et que les contrées du Nord ont à peu
près seules conservé intact aujourd’hui.
En Belgique, ces fêtes familiales sont toujours en
grand honneur, et la bourgeoisie, — qui, dans ce pays
démocratique, tient le haut du pavé,
fidèle à cet usage « du bon vieux temps ».
-
est restée
L’idée de profiter du vingt-cinquième anniversaire
du mariage du roi Léopold et de la reine Marie-Hen-
riette pour organiser de grandes fêtes nationales est
donc venue tout naturellement aux Belges, d’autant
plus que le roi et la reine sont très-sympathiques à
tous les citoyens et très-aimés du pays entier.
Les fêtes ont commencé le jeudi 22 août par un
de ces cortèges originaux, réminiscences des Omme-
gang du xvr siècle, dont les Flandres et les Pays-Bas
ont conservé la tradition.
Dans la célébration des « noces d’argent », c’est
communément la femme, l’épouse, la mère qui est
l’héroïne de la fête. Pour demeurer fidèle à l’usage,
on a pensé à y associer les femmes du pays tout en-
tier. Une souscription a été ouverte dans toutes les
communes belges, à laquelle seules les femmes ont
pu prendre part. Le maximum des dons fut fixé
à 25 centimes, et la somme recueillie ainsi, sou par
sou, a dépassé 100 000 francs !
Cette somme, relativement considérable, a été em-
ployée à payer la confection de deux splendides, sou-
venirs, —une couronne, de brillants et une traîne en
dentelle de Bruxelles, — que les femmes belges ont
offerts elles-mêmes à la reine le premier jour des
fêtes. Elles étaient dix-huit cents, appartenant à toutes
les classes de la société. Le roi et la reine, accompa-
gnés du comte de Flandre, entourés des personnages
de la maison royale, en présence des ministres et des
ambassadeurs extraordinaires envoyés de l’étranger,
les ont accueillies avec la plus grande affabilité. Près
de la reine se trouvaient étalées, sur un guéridon à
tablette dorée, la couronne et la traine que l’on voit
en tête de notre dessin. A gauche figure le cortége
des dames se rendant au palais, et la cérémonie de
leur réception occupe le médaillon. A droite de la
couronne et de la traîne, le dessinateur a placé le
concert populaire donné le 24 sur la Grand’Place,
devant cet admirable Hôtel de ville qui fait l’admira-
tion des étrangers.
Les fêtes des noces d’argent ont été marquées par
une autre cérémonie qui a été également très-god-
tée : la revue des écoles communales de Belgique. Le
samedi 24, d’une heure à trois heures et demie,
vingt-trois mille enfants, filles et garçons,
<— ont
défilé sur la place des Palais, devant le roi et la reine,
placés sur une estrade qu’on avait construite tout
exprès sous le balcon de la demeure royale.
De ces enfants, le plus àgé avait douze ans peut-
L’établissement de la Société de tir de Versailles
est situé route de Saint-Cyr. Un tramway le relie di-
rectement au chemin de fer de l’Ouest, rive droite,
rive gauche et gare des Chantiers. Une belle grille,
en bordure sur la route, le clôt. La grille franchie,
on se trouve dans un jardin. A droite est un buffet-être, si l’on ne comprend point parmi eux les enfants
restaurant. En face, le stand, où se réunissent les
tireurs, vaste rectangle dont le grand côté opposé à
celui où se trouve la porte d’entrée est percé d’un
nombre d’ouvertures égal à celui des cibles placées à
des distances diverses au bout d’allées d’une longueur
variant de 8 à 400 mètres. Le service de chaque cible
est fait par deux hommes qui s’abritent, pendant le
tir, dans un fossé ménagé au-dessous de la cible et
du niveau de l’allée.
Habituellement, le tir est ouvert tous les jours, sauf
le lundi, le matin pour les sociétaires, l’après-midi
pour les sociétaires et le public. Pour le grand
concours international qui vient d’avoir lieu, il a été
ouvert aux mêmes instants de la journée, mais seule-
ment aux dates suivantes : 11, 12, 15, 18, 19, 22, 25,
26, 28 et 29 août. Il y avait une douzaine de cibles,
parmi lesquelles nous citerons la cible P, représentée
par un sanglier mobile fusil de chasse, distance
40 mètres, passage 6 mètres. Il était interdit d’épauler
avant l’apparition du sanglier, que l’on avait le droit
d’ailleurs de tirer à l’aller et au retour, ou successive-
ment, par coup double dans le même passage, mais
pas des deux coups à la fois. A cette cible étaient
affectés vingt prix, dix pour la série et dix pour une
belle balle. Les deux premiers prix, celui de série,
consistant en un sanglier en bronze (ceuvre d’art), et
celui de belle balle, un couteau de chasse avec cein-
turon, étaient donnés par la ville de Versailles. La
cible située à la plus grande distance était la cible B :
400 mètres. Le concours a été fort brillant et les prix
vaillamment disputés. La distribution solennelle de
ces prix a eu lieu au stand, le vendredi 30 août, à trois
heures de l’après-midi.
de troupe qui forment l’école régimentaire d’Alost et
qui ont de dix à quinze ans. Dans les rangs des écoles
communales, il y avait bon nombre de petits garçons
et de petites filles de six ou sept ans. Et c’était un
spectacle vraiment touchant que de voir ces enfants,
la mine réjouie, de bons sourires aux lèvres, les yeux
brillants, allonger leurs petites jambes pour défiler
au pas en criant de leur petite voix : Vice le roi !
vire la reine ! vive la famille a loirale ! » On avait
bien tenté de leur apprendre à dire <royale », mais
en vain ; ils avaient appris à marcher au pas comme
des troupiers, mais jamais à dire « royale ». Ils acela-
maient donc la famille « loirale », et leurs acclama-
tions n’en étaient pas moins sincères.
En passant, chaque députation enfantine déposait
une corbeille de fleurs au pied de l’estrade, si bien
qu’en peu de temps s’étendait aux pieds des souve-
rains un véritable parterre de fleurs qui répandaient au
loin des parfums, encens d’un genre nouveau qui
vaut bien à coup sûr celui que brulent les courtisans
de cour.
Cette revue des écoles, qui occupe le bas de
avait attiré une foule immense ; je
notre dessin,
vous laisse à penser si on a fêté ces enfants, milices
de l’avenir, dont quelqu’un disait pendant qu’ils défi-
laient : Voilà le vingtième siècle qui passe. »
Des collations avaient été préparées dans différents
grands locaux de Bruxelles, où, avant et après la re-
vue, les enfants ont été réunis.
Une autre fête encore, que la pluie a fait remettre
par deux fois, obtiendra certainement un grand suc-
cès : c’est le cortège aux lumières », espèce d’Om-
megang nocturne, qui doit cloturer les réjouissances<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 088, 1879.djvu/1399
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Favete linguistis
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<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>{{table|indentation= -1|titre= CLÉMENT (P.) adresse, pour le Concours du prix Morogues, un Mémoire sur le charançon du pommier|page= 372}}
{{table|indentation= -1|titre= CLERC adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}}
{{table|indentation= -1|titre= CLERMONT ({{sc|Ph. de}}). — Sur la formation de Taurine. (En commun avec M. ''Frontmel''.)|page= 655}}
{{table|indentation= -1|titre= — De l’action des sels ammoniacaux sur quelques sulfures métalliques et de l’application des faits observés à l’analyse minérale|page= 972}}
{{table|indentation= -1|titre= CLOQUET est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours pour le prix Montyon (Médecine et Chirurgie)|page= 792}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Godard|page= 792}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Barbier|page= 839}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Chaussier|page= 892}}
{{table|indentation= -1|titre= COGGIA. — Observations de la planète (193), découverte à l’Observatoire de Marseille|page= 556 et 698}}
{{table|indentation= -1|titre= COLLADON (D.). — Sur quelques observations de verglas analogues à celui du mois de janvier dernier, et sur le mode de formation de la grêle|page= 690}}
{{table|indentation= -1|titre= COLLIN. — Sur un verglas observé en Floride|page= 723}}
{{table|indentation= -1|titre= COLLOT (L.). — Le Phylloxera à Panama, sur le ''Vitis caribœa'' DC|page= 72}}
{{table|indentation= -1|titre= COMBESCURE (E.). — Remarques sur les équations différentielles linéaires et du troisième ordre|page= 275}}
{{table|indentation= -1|titre= CONTEJEAN ({{sc|Ch}}.). — Pourquoi l’on rencontre quelquefois les plantes du calcaire associées à celles de la silice|page= 872}}
{{table|indentation= -1|titre= COQUILLION (J.). — Action de la vapeur d’eau sur l’oxyde de carbone, en présence du fil de platine porté au rouge|page= 1204}}
{{table|indentation= -1|titre= CORENWINDER (B.). — Sur la banane|page= 293}}
{{table|indentation= -1|titre= CORNALIA (E.) informe l’Académie que la Société italienne des Sciences naturelles vient de former une Commission chargée d’établir un service de vedettes antiphylloxériques|page= 554}}
{{table|indentation= -1|titre= CORNIL (V.). — Sur une altération des cellules de l’épithélium rénal, au début de la maladie de Bright|page= 774}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur la structure des cellules du rein à l’état normal|page= 1271}}
{{table|indentation= -1|titre= CORNU (A.). — Observations relatives à un Mémoire de M. ''Dejean de Fonroque'', sur des expériences faites avec un pendule oscillant avec de grandes amplitudes|page= 771}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur la limite ultra-violette du spectre solaire|page= 1101}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur l’absorption par l’atmosphère des radiations ultra-violettes|page= 1285}}
{{table|indentation= -1|titre= CORNU ({{sc|Max}}.). — Note sur un type nouveau de tiges anomales|page= 548}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur une maladie nouvelle qui fait périr les Rubiacées des terres chaudes (anguillules)|page= 668}}
{{table|indentation= -1|titre= — Est présenté comme candidat pour la chaire de Botanique, vacante au Muséumd’Histoire naturelle par le décès de M. ''Brongniart''|page= 839}}
{{table|indentation= -1|titre= COSMOVICI (L.-C.-E.). — Sur les organes segmentaires et les glandes génitales des Annélides polychætes sédentaires|page= 393}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur la cavité du corps des Annélides sédentaires et leurs organes segmentaires ; quelques remarques sur le genre ''Phascolosoma''|page= 1092}}
{{table|indentation= -1|titre= COSSA (A.). — Sur la cendre et la lave de la récente éruption de l’Etna|page= 1358}}
{{table|indentation= -1|titre= COSSON. — Sur un commencement d’incendie qui s’est produit au voisinage d’une bouche de chaleur|page= 216}}
{{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours pour le prix Montyon (Statistique)|page= 839}}
{{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Desmazières|page= 839}}
{{table|indentation= -1|titre= COTTEAU. — Considérations sur les Échinides de l’étage cénomanien de l’Algérie|page= 778}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur les Salénidées du terrain jurassique de la France|page= 1217}}
{{table|indentation= -1|titre= COURSSERANT. — Sur l’emploi méthodique des verres de couleur dans l’achromatopsie|page= 801}}
{{table|indentation= -1|titre= — Rappelle que son père a préconisé en 1855 l’usage de l’atropine dans le traitement du strabisme|page= 825}}
{{table|indentation= -1|titre= COUTY. — Sur la non-excitabilité de l’écorce grise du cerveau|page= 604}}
{{table|indentation= -1|titre= CRAFTS. — Sur quelques dérivés du durol ({{grec}}a-tétraméthylbenzine). (En commun avec MM. ''Friedel'' et ''Ador''.)|page= 880}}
{{table|indentation= -1|titre= — Action de l’anhydride phtalique sur la naphtaline, en présence de chlorure d’aluminium. (En commun avec M. ''Ador''.)|page= 1355}}
{{table|indentation= -1|titre= CRIÉ (L.). — Sur la formation d’une matière amyloïde particulière aux asques de quelques Pyrénomycètes|page= 759}}
{{table|indentation= -1|titre= — Recherches sur les Pyrénomycètes des îles Saint-Paul et Amsterdam|page= 776}}
{{table|indentation= -1|titre= — Sur la matière amyloïde particulière aux asques de quelques Pyrénomycètes|page= 985}}
{{table|indentation= -1|titre= CROOKES (W.). — Sur l’illumination des lignes de pression moléculaire, et sur la trajectoire des molécules|page= 174}}
{{table|indentation= -1|titre= — De la lumière verte et phosphorescente du choc moléculaire|page= 283}}
{{table|indentation= -1|titre= — Promotion des ombres moléculaires|page= 378}}
— Adresse une Note portant pour titre « Dé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>d’or, de nacre et d’azur. La destruction a surtout frappé les quartiers où se commémorait
le vieil Anvers. Ainsi on a abattu, malgré la protestation des artistes belges, malgré
Viollet-le-Duc, qui s’en était ému, le vieux bastion connu sous le nom de « Tour Bleue »,
dernier vestige des fortifications du quinzième siècle : les belles portes historiques, la porte
d’Alençon (Borgerhout), et cette autre, la porte Impériale (Berchem), construite par Pieter Frans ne sont plus ; ainsi a disparu encore le délicieux et fruste hospice de la rue Otto Venius,
dans la cour duquel Leys aimait à s’isoler et qui lui a servi à envelopper de la mélancolique
atmosphère du passé plus d’un de ses tableaux. Du « Burg » du glorieux Burg lui-même,
il ne demeure plus qu’un souvenir effacé : du quai on peut voir un reste des murs d’enceinte
et deux tours trapues, en assez mauvais état. Les respectera-t-on ? Anvers n’a qu’un culte relatif pour ses vénérables origines et les pierres qui en témoignent.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 172 crop).jpg|align=center=width=50%|cap=L’ANCIEN MARCHÉ AUX POISSONS.}}
C’est pourtant dans l’intérieur du Burg que la grande cité prit naissance. En ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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Franky007
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<noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>d’or, de nacre et d’azur. La destruction a surtout frappé les quartiers où se commémorait
le vieil Anvers. Ainsi on a abattu, malgré la protestation des artistes belges, malgré
Viollet-le-Duc, qui s’en était ému, le vieux bastion connu sous le nom de « Tour Bleue »,
dernier vestige des fortifications du quinzième siècle : les belles portes historiques, la porte
d’Alençon (Borgerhout), et cette autre, la porte Impériale (Berchem), construite par Pieter Frans ne sont plus ; ainsi a disparu encore le délicieux et fruste hospice de la rue Otto Venius,
dans la cour duquel Leys aimait à s’isoler et qui lui a servi à envelopper de la mélancolique
atmosphère du passé plus d’un de ses tableaux. Du « Burg » du glorieux Burg lui-même,
il ne demeure plus qu’un souvenir effacé : du quai on peut voir un reste des murs d’enceinte
et deux tours trapues, en assez mauvais état. Les respectera-t-on ? Anvers n’a qu’un culte relatif pour ses vénérables origines et les pierres qui en témoignent.
{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 172 crop).jpg|align=center|width=50%|cap=L’ANCIEN MARCHÉ AUX POISSONS.}}
C’est pourtant dans l’intérieur du Burg que la grande cité prit naissance. En ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/173
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « PROVINCE D'ANVERS, 139 temps-là, un géant, le méchant Druon Antigon, dont l'effigie est encore promenée par les rues les jours de kermesse, ravageait les rives de l'Eseant. Dans la position du colosse de Rhodes, un pied sur la rive du pays de Flandres, l'autre sur la plage anversoise, il guettait le passage des flottilles qui remontaient le cours du fleuve. Malheur aux bateaux navignant à portée de géant Druon se baissait, étendait le bras et empoigna...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>PROVINCE D'ANVERS,
139
temps-là, un géant, le méchant Druon Antigon, dont l'effigie est encore promenée par
les rues les jours de kermesse, ravageait les rives de l'Eseant. Dans la position du colosse
de Rhodes, un pied sur la rive du pays de Flandres, l'autre sur la plage anversoise, il
guettait le passage des flottilles qui remontaient le cours du fleuve. Malheur aux bateaux
navignant à portée de géant Druon se baissait, étendait le bras et empoignait l'esquif
A DERTY
HOSPICE DE LA RUE OTTO VENIUS.
comme un singe eucille une noix. Si les pauvres diables pouvaient payer le péage fixé
par l'horritique écumene, celui-ci les dépesait sans trop les endommager, sur la surface dest
Blots. Mais, s'ils étaient à coat d'argent ou se montraient récalcitrants, le barbare broyait
leur bâtiment et ne leur rendait la liberté qu'après leur avoir coupé la main droite qu'il
jetait dans l'Escaut. Le Druon Antigon, ayant ainsi mutilé grand nombre de mariniers,
rencontra un jour, comme Goliath, un brave paladin, époux de Liviana, sœur d'Oelave, el
cousin de Jules César, qui le provoqua en combat singulier, et finalement l'abattit avec sa<noinclude>
<references/></noinclude>
gdlywe0uvffcwd51l60c8khji4nql5c
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/494
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>qu’il lui impute à l’égard de l’eucharistie <ref>{{lang|la|Orichovius, in Chimærâ, ''apud'' Spondanum, ad ann. 1551.}} Voyez aussi Florimond de Rémond, ''liv. II'', ''chap. XV''.</ref> est si plein d’extravagance, ou, même de contradiction, qu’on doit le traiter de calomnie. On ne voit pas que sur cet article les théologiens de Genève ni ceux de Zurich aient crié contre Stancarus. Nos faiseurs de catalogues d’hér... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|486|STANCARUS.}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>qu’il lui impute à l’égard de l’eucharistie
<ref>{{lang|la|Orichovius, in Chimærâ, ''apud'' Spondanum,
ad ann. 1551.}} Voyez aussi Florimond de
Rémond, ''liv. II'', ''chap. XV''.</ref> est si plein d’extravagance,
ou, même de contradiction, qu’on
doit le traiter de calomnie. On ne
voit pas que sur cet article les théologiens
de Genève ni ceux de Zurich
aient crié contre Stancarus. Nos faiseurs
de catalogues d’hérétiques <ref>Lindanus, Prateolus, Gaultier.</ref>
l’accusent d’avoir enseigné que la cène
nous est donnée comme une arrhe
du corps de Notre-Seigneur. Est-ce
un sentiment contraire à la doctrine
de Zuingle ou à celle de Calvin ? Ils
ajoutent qu’il était infecté de rabbinisme.
Cette accusation n’était fondée
que sur ce qu’il entendait les
rabbins, et qu’il avait quelquefois
parlé de leurs sentimens <ref>''L’un de ces livres est intitulé :'' {{lang|la|de Rabinorum
et Anabaptistarum falsâ Opinione.}} ''Un autre''
''a pour titre :'' {{lang|la|de Locustis, juxta Scripturam et
Rabinos.}} ''Voyez l’''Epitome de Gesner, ''pag.'' 245.</ref>.
'''{{refa|Stancarus-(L)|(L)}}''' ''Il se glorifiait d’avoir été persécuté''
''et condamné comme le fut''
''saint Æthanase.'' ] J’ai averti pour le
moins sept fois Philippe Mélanchthon,
dit-il <ref>{{lang|la|Stancarus de Trinitate et Mediatore adversùs
Tigurinos}}, ''au pénultième feuillet de la''
''feuille K.''</ref>, et Osiander, et
Félix, le surintendant des églises polonaises,
et les ministres de Zurich,
et ceux de Genève : je l’ai fait civilement ;
j’ai dissimulé leurs erreurs ;
j’ai pris le biais de leur demander
s’ils tenaient encore l’orthodoxie à
l’égard de la trinité, et de l’incarnation.
Ils se sont tous bandés contre
moi. Voyons le détail de ses plaintes.
<ref>''{{lang|la|Idem, ibidem}}.''</ref> {{lang|la|''Omnes insurrexerunt contra me.''
''Alii enim vitam meam quæsiverunt''
''ut Melanchthon''}} <ref>''Cela est si éloigné du génie de'' Mélanchthon,
''qu’il ne faut pas y ajouter foi.''</ref>, {{lang|la|''per Joachimum''
''marchionem Brandenburgensem et''
''electorem imperii. Ali carceres præparaverunt''
''perpetuos mihi, nisi admonitus''
''aufugissem, ut Osiander.''
''Alii expulerunt me à domo meâ''}} <ref>''Dans l’épître dédicatoire de ce même livre,''
''sl parle ainsi :'' {{lang|la|Expulistis me paralyticum cum
familiâ ex domo me (non omnes damno) et ex
toto regno quantùm in vobis fuit.}}</ref>
{{lang|la|''et litteras scripserunt ad omnes nobiles''
''majoris et minoris Poloniæ et''
''Russiæ, ut nemo me reciperet, sed''
''expelleret, ut Fœlix ille impius et''
''hypocrita cum suis Pinczovianis. Alii''
''tam in Germaniâ quàm in Hungariâ,''
''Transylvaniâ et Poloniâ minori multas''
''synodos celebraverunt contra me''
''et fidem catholicam de trinitate et''
''mediatore, et multos libellos plenos''
''blasphemiis arianis et eutychianis,''
''conviciis et horrendis calumniis ediderunt,''
''ut me tandem cum purâ doctrinâ''
''catholicæ fidei perderent ; ut''
''nihil facere potuerunt, sicut, nec''
''poterunt. Durum enim est contra stimulum,''
''unum Deum trinitatem calcitrare.''
''Hoc enim modo Constantius''
''imperator Arianus cum Arianis''
''novem concilia celebravit contra D.''
''Athanasium, quem miris modis afflixerunt,''
''proscriptionibus, exiliis, et''
''persecutionibus, sed veritas tandem''
''vicit.''}} Il ajoute que les ministres de
Zurich avaient écrit à ceux de Pologne,
l’an 1560, de le chasser de leurs
Églises. Notez qu’il composa cet ouvrage
à Dubectz, dans la Russie,
l’an 1561, et qu’il le fit imprimer à
Cracovie l’année suivante. Stanislas
Matthieu Stadnicki lui avait donné
une retraite à Dubectz <ref>''Voyez l’épître dédicatoire de cet ouvrage.''</ref>.
'''{{refa|Stancarus-(M)|(M)}}''' ''Orichovius....... avoue qu’il''
''avait épousé une femme pendant sa''
''prêtrise.'' ] Jusque-là il avoue que sa
faute n’était pas moindre que celle
de Stancarus, qui s’était aussi marié
étant prêtre ; mais à d’autres égards
il se disculpe du péché dont il accuse
cet adversaire. Il se fonde sur ce
il était demeuré dans le giron de
l’église, et qu’il s’était abstenu des
fonctions du sacerdoce depuis son
mariage. C’était se soumettre aux
saints canons, et subir la pénitence
qu’ils imposent aux prêtres qui se
marient ; mais Stancarus s’était marié,
et avait quitté la profession de
catholique. <ref>{{lang|la|Stanisl. Orichovius, ''in'' Chimærâ, ''folio'' 5.}}</ref> {{lang|la|''Do hoc tibi, atque''
''concedo, me inter sacerdotes publicos,''
''tantisper sacrificâsse, quoad licuit,''
''et quoad fas fuit : cùm autem''
''sacerdos duxissem uxorem, à sacrificio''
''me funditùs removi, et quod''
''canon jubet, in ordinem redegi, ita''
''unus de multis factus, offero nunc''
''Deo cor contritum et humiliatum,''
''quod ne despiciat Deus, supplex plebe''
''in mediâ posco. An ego te imitarer''
''arrogantem, atque contumacem ? cui''
''parùm erat visum mulieroso sacerdoti''}}<section end="Stancarus"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Utilisateur:Seudo/Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/217
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Seudo
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Page créée avec « <math> \begin{aligned} (467)\quad &+m'\frac{a^2}{a'^3}\Bigg\{ -\frac{5355}{32}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} +\left(\frac{567}{32}\gamma^2 e' -\frac{1575}{32}\gamma^4 e' -\frac{2583}{32}\gamma^2 e^2 e'\right)\frac{n'^2}{n^2} +\frac{3321}{64}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3} +\frac{16713}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} \\ &+\frac{1071}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} -\frac{189}{256}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} +\frac{63}{16}\gamma^4 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{81}{128}\gamm... »
15797900
wikitext
text/x-wiki
<math>
\begin{aligned}
(467)\quad
&+m'\frac{a^2}{a'^3}\Bigg\{
-\frac{5355}{32}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4}
+\left(\frac{567}{32}\gamma^2 e'
-\frac{1575}{32}\gamma^4 e'
-\frac{2583}{32}\gamma^2 e^2 e'\right)\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{3321}{64}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{16713}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4}
\\
&+\frac{1071}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4}
-\frac{189}{256}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4}
+\frac{63}{16}\gamma^4 e'\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{81}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4}
+\frac{27}{16}\gamma^4 e'\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{21}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
\\
&+\frac{21}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{9}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{9}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{27}{16}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{63}{16}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
\\
&+\frac{675}{32}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'}{n}
+\frac{10125}{128}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{525}{16}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'}{n}
+\frac{4125}{128}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{3375}{128}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
\\
&-\frac{375}{64}\gamma^2 e'\frac{a^2}{a'^2}
-\frac{525}{256}\gamma^2 e^4 e'
-\frac{2025}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{459}{64}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{5931}{256}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4}
\\
&-\left(\frac{189}{256}\gamma^2 e'
-\frac{567}{256}\gamma^4 e'
+\frac{2079}{512}\gamma^2 e^2 e'\right)\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{81}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{77679}{16384}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4}
\\
&-\left(\frac{27}{256}\gamma^2 e'
-\frac{189}{256}\gamma^4 e'
+\frac{297}{512}\gamma^2 e^2 e'\right)\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{81}{256}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{8505}{16384}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4}
\Bigg\}
\\
&\times \cos(2h-2h'-2g'-3l').
\end{aligned}
</math>
<math>
\begin{aligned}
(468)\quad
&\frac{51}{4}\gamma^2 e'^2
-\frac{51}{4}\gamma^4 e'^2
+\frac{153}{8}\gamma^2 e^2 e'^2
-\frac{115}{4}\gamma^2 e'^4
\\
&+m'\frac{a^2}{a'^3}\Bigg\{
\left(\frac{81}{32}\gamma^2 e'^2
-\frac{243}{32}\gamma^4 e'^2
+\frac{567}{64}\gamma^2 e^2 e'^2\right)\frac{n'}{n}
+\frac{243}{64}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
\\
&+\left(\frac{189}{16}\gamma^2 e'^2
-\frac{567}{16}\gamma^4 e'^2
+\frac{1323}{32}\gamma^2 e^2 e'^2\right)\frac{n'}{n}
+\frac{51}{8}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{1989}{128}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
\\
&+\frac{51}{8}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{153}{128}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{27}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{585}{256}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
-\frac{729}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{22599}{256}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
\\
&-\frac{1701}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{14823}{64}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{63}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{45}{64}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{63}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{171}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
\\
&+\frac{63}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{333}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{27}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{999}{128}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
+\frac{27}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{999}{128}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
\\
&+\frac{51}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
+\frac{3383}{256}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
-\frac{1377}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2}
-\frac{92259}{256}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3}
\Bigg\}.
\end{aligned}
</math>
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