Wikisource frwikisource https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Accueil MediaWiki 1.47.0-wmf.3 first-letter Média Spécial Discussion Utilisateur Discussion utilisateur Wikisource Discussion Wikisource Fichier Discussion fichier MediaWiki Discussion MediaWiki Modèle Discussion modèle Aide Discussion aide Catégorie Discussion catégorie Transwiki Discussion Transwiki Auteur Discussion Auteur Page Discussion Page Portail Discussion Portail Livre Discussion Livre TimedText TimedText talk Module Discussion module Event Event talk Sujet Auteur:Jonathan Swift 102 2958 15797318 14888612 2026-05-19T14:43:34Z Favete linguistis 129184 15797318 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == * {{L2s|Le Conte du tonneau|Swift - Le Conte du tonneau - tome 1 - Scheurleer 1732.djvu|Le Conte du tonneau, Tome 1}}, 1704, traduction de Scheurleer, éd. 1732, {{validé}} {{export|Le Conte du tonneau - tome 1}} * {{L2s|Le Conte du tonneau|Swift - Le Conte du tonneau - tome 2 - Scheurleer 1732.djvu|Le Conte du tonneau, Tome 2}}, 1704, traduction de Scheurleer, éd. 1732, {{validé}} {{export|Le Conte du tonneau - tome 2}} *{{L2s|Les Voyages de Gulliver|Swift - Gulliver, traduction Desfontaines, 1832.djvu}}, traduction [[Auteur:Pierre-François Guyot Desfontaines|Desfontaines]], 1832 {{validé}} {{Export|Les Voyages de Gulliver}} *{{L2s|Instructions aux domestiques/Instructions aux domestiques|Swift - Instructions aux domestiques.djvu|Instructions aux domestiques}} {{validé}} *Lettre d’avis à un jeune poète et proposition pour l’encouragement de la poésie en Irlande. *Lettre à une très-jeune personne sur son mariage. *Traité sur les bonnes manières et sur la bonne éducation. *{{L2s|Résolutions pour l’époque où je deviendrai vieux|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}. *{{L2s|Bévues, défectuosités, calamités et infortunes de Quilca|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}. *{{L2s|Modeste proposition|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|Modeste proposition pour empêcher les enfants des pauvres en Irlande d’être à charge à leurs parents ou à leur pays et pour les rendre utiles au public}}. *{{L2s|Prédictions pour l’année 1708|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}. *{{L2s|Dernières paroles d’Ebenezer Elliston|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|Dernières paroles d’Ebenezer Elliston au moment d’être exécuté}}. *{{L2s|Méditation sur un balai|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}}. *{{L2s|Irréfutable essai sur les facultés de l’âme|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu}} *{{L2s|Pensées (Swift)|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|Pensées sur divers sujets moraux et divertissants.}} == Recueils de traductions == *{{L2s|Instructions aux domestiques|Swift - Instructions aux domestiques.djvu|''Instructions aux domestiques'' suivi de ''Pensées''}}, traduction [[Auteur:Léon de Wailly|Léon de Wailly]] {{validé}} {{Export|Instructions aux domestiques (Wailly)}} *{{L2s|Opuscules humoristiques (Wailly)|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|''Opuscules humoristiques''}}, traduction [[Auteur:Léon de Wailly|Léon de Wailly]] {{Validé}} {{Export|Opuscules humoristiques (Wailly)}} == Voir aussi == * {{L2s|Revue des Romans/Jonathan Swift|Revue des Romans (1839).djvu|Revue des Romans}} par [[Auteur:Eusèbe Girault de Saint-Fargeau|Eusèbe G*****]], ''analyse raisonnée'' des principaux romans. (1839) * {{L2s|Opuscules humoristiques (Wailly)/Préface du traducteur|Swift - Opuscules humoristiques - Wailly - 1859.djvu|Préface du traducteur}}, en tête du recueil ''Opuscules humoristiques'', par [[Auteur:Léon de Wailly|Léon de Wailly]]. * [[Swift d'après des travaux récens]] d'[[Auteur:Arvède Barine|Arvède Barine]] }} [[Catégorie:Auteurs francs-maçons]] 9ro20q1dgjia08ax26x1jsxxow4oq0c Discours de réception à l’Académie française de Prosper Mérimée 0 3838 15797481 14480536 2026-05-19T19:09:41Z Benoit Soubeyran 111354 Suppression de [[Catégorie:Prosper Mérimée]]; Ajout de la catégorie [[Catégorie:Œuvres de Prosper Mérimée]] avec HotCat 15797481 wikitext text/x-wiki <pages index="Académie française - Recueil des discours, 1840-1849, 1re partie, 1850.djvu" from=418 to=442 header=1 titre="Discours de réception à l’Académie française" auteur="[[Auteur:Prosper Mérimée|Prosper Mérimée]]"/> [[Catégorie:XIXe siècle]] [[Catégorie:Discours de réception à l’Académie française|Mérimée]] [[Catégorie:1845]] [[Catégorie:Œuvres de Prosper Mérimée]] 9nca7rtqy9bl7h7w9n7q8k7vai0nzq7 Les Trois Mousquetaires/Chapitre 38 0 10834 15797794 5948679 2026-05-20T09:06:23Z ~2026-30274-76 163203 15797794 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Dumas - Les Trois Mousquetaires - 1849.pdf" [[en:The Three Musketeers/Chapter 38]] nhxtb42ebgnvrxc3ovs72sns9ihzc15 Essai sur La Guerre sociale - Colomba de Prosper Mérimée 0 99575 15797486 13048417 2026-05-19T19:11:27Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Prosper Mérimée]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797486 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1841 - tome 28.djvu" from=81 to=94 header=1 auteur="[[Auteur:Charles Augustin Sainte-Beuve|Sainte-Beuve]] " prev="" next="" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de 1841]] [[Catégorie:Articles de Sainte-Beuve]] [[Catégorie:Prosper Mérimée]] 5e8cb66o868v6i9euvsklzplx5fp7q3 Revue littéraire — 14 février 1845 0 126518 15797487 14638124 2026-05-19T19:11:46Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Prosper Mérimée]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797487 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}}{{c|[[Revue littéraire|''Retour à la liste'']]}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1845 - tome 9.djvu" from=743 to=754 header=1 auteur="[[Auteur:Charles Labitte|Charles Labitte]] " prev="[[Revue littéraire - 31 octobre 1844|31 octobre 1844]]" next="[[Revue littéraire — 28 février 1845|28 février 1845]]" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de 1845]] [[Catégorie:Articles de Charles Labitte]] [[Catégorie:Académie française]] [[Catégorie:Prosper Mérimée]] 9xycexggx212i5xlkcdq61voctl1is6 Conseils pour la restauration en 1849 par Eugène Viollet-le-Duc et Prosper Mérimée 0 137049 15797484 15769709 2026-05-19T19:10:31Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Prosper Mérimée]] retirée; [[Category:Œuvres de Prosper Mérimée]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797484 wikitext text/x-wiki {{Titre|Conseils pour la restauration en 1849|Rapport de|[[Auteur:Eugène Viollet-le-Duc|Eugène Viollet-le-Duc]] et [[Auteur:Prosper Mérimée|Prosper Mérimée]]| Paris 26 février 1849}} [[Catégorie:XIXe siècle]] [[Catégorie:Architecture]] [[Catégorie:Œuvres de Prosper Mérimée]] [[Catégorie:Œuvres d'Eugène Viollet-le-Duc]] <pages index="Bulletin du comité historique des arts et monuments, volume 1, 1849.djvu" from=149 fromsection=s2 to=173 /> ---- <references/> 8wu8sqkx9mpd5ywccotyaq36a92999y Page:Baudelaire - Œuvres posthumes 1908.djvu/175 104 262054 15797467 7748207 2026-05-19T18:57:17Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ 15797467 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude><nowiki /> ''Une religion au Cinquième.'' — C’est l’histoire, la description de la pot-bouille d’une religion moderne, la peinture au naturel de quelques-uns de ces misérables, comme nous en avons tous connu, qui croient qu’on fait une doctrine comme on fait un enfant, sur une paillasse, le ''Compère Mathieu'' à la main et que ce n’est pas plus difficile que ça. Le dernier volume est dédié à Balzac. Il est impossible de placer des œuvres plus sensées, plus simples, plus naturelles, sous un plus auguste patronage. Cette dédicace est excellente, excellente pour le style, excellente pour les idées. Balzac est en effet un romancier et un savant, un inventeur et un observateur ; un naturaliste qui connaît également la loi de génération des idées et des êtres visibles. C’est un grand homme dans toute la force du terme ; c’est un créateur de méthode et le seul dont la méthode vaille la peine d’être étudiée. Et ceci n’est pas à mon avis propre un des moindres pronostics favorables pour l’avenir littéraire de Champfleury. Ce dernier volume contient ''Feu Miette,'' histoire, véridique comme toujours, d’un charlatan célèbre du quai des Augustins. — Le ''Fuenzès,'' une belle idée, un tableau fatal et qui porte malheur à ceux qui l’achètent ! ''Simple histoire d’un rentier, d’un lampiste et d’une horloge,'' — précieux morceau, constatation des manies engendrées forcément dans la vie stagnante et solitaire de la province. Il est difficile de mieux peindre et de mieux dessiner les automates ambulants, chez qui le cerveau, lui aussi, devient peintre et horloge. ''Van Schaendel, père et fils :'' Peintres-{{tiret|natura|listes}}<noinclude> <references/></noinclude> hb7ywvnkqssxtmpoicebqs79xizytxa Provinciales 0 352009 15797519 12134461 2026-05-19T19:42:22Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797519 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Giraudoux - Provinciales.djvu" /> [[Catégorie:XXe siècle]] [[Catégorie:1909]] [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] f2ztxajkxh7ekmg5ywawhwiv2fzqu0x Modèle:Modèle:Utilisateur Identifiant unique 10 389712 15797564 15797001 2026-05-19T20:42:22Z Sicarov 121895 Sicarov a déplacé la page [[Modèle:Utilisateur SUL]] vers [[Modèle:Modèle:Utilisateur Identifiant unique]] : a été renommé sur Wikipédia 15797001 wikitext text/x-wiki <includeonly>{{BUtilisateur |couleur = #f6f6f6 |img = Wikimedia-logo.svg |titre = Utilisateur SUL |texte = Cet utilisateur a créé un [[:m:Help:Unified login/fr|compte global]] et son compte principal est sur <!-- -->{{#switch:{{{2|w}}}<!-- -->|commons=[[commons:user:{{PAGENAME}}|Commons]]<!-- -->|meta=[[meta:user:{{PAGENAME}}|Méta]]<!-- -->|w=[[w:{{#if:{{{1|}}}|{{{1}}}:}}user:{{PAGENAME}}|Wikipédia en {{ {{{1|fr}}} }}]]<!-- -->|wikt=[[wikt:{{#if:{{{1|}}}|{{{1}}}:}}user:{{PAGENAME}}|le Wiktionnaire en {{ {{{1|fr}}} }}]]<!-- -->|v=[[v:{{#if:{{{1|}}}|{{{1}}}:}}user:{{PAGENAME}}|la Wikiversité en {{ {{{1|fr}}} }}]]<!-- -->|b=[[b:{{#if:{{{1|}}}|{{{1}}}:}}user:{{PAGENAME}}|Wikilivres en {{ {{{1|fr}}} }}]]<!-- -->|s=[[:{{#if:{{{1|}}}|{{{1}}}:}}user:{{PAGENAME}}|Wikisource en {{ {{{1|fr}}} }}]]<!-- -->|q=[[q:{{#if:{{{1|}}}|{{{1}}}:}}user:{{PAGENAME}}|Wikiquote en {{ {{{1|fr}}} }}]]<!-- -->|n=[[n:{{#if:{{{1|}}}|{{{1}}}:}}user:{{PAGENAME}}|Wikinews en {{ {{{1|fr}}} }}]]<!-- -->}} |catégorie=Utilisateurs SUL |nocat={{{nocat|}}} |align={{{align|}}} }}</includeonly><noinclude> {{Documentation}}[[Catégorie:Boîte utilisateur]] </noinclude> l40fmwjl9qvmkn1z35tw8jhrgbp8j4x Catégorie:Utilisateurs SUL 14 424195 15797570 15701406 2026-05-19T20:48:52Z Sicarov 121895 15797570 wikitext text/x-wiki Catégorie des pages contenant {{m|Utilisateur SUL}}. ''Le compte global Wikimedia (parfois appelé Connexion unifiée Wikimedia ou SUL pour single user login)'' {{Utilisateur SUL}} {{clr}} [[Catégorie:Contributeurs|Utilisateur SUL]] 0zprticiaay9qehsnp4l0zxuoz0vkp1 Histoire romaine (Mommsen) 0 425763 15797874 12349975 2026-05-20T11:22:09Z Favete linguistis 129184 15797874 wikitext text/x-wiki {{Voir homonymes|Histoire romaine}} {{TextQuality|25%}} {{Tomes Histoire romaine (Mommsen)}} <pages index="Mommsen - Histoire romaine - Tome 1.djvu" volume="8 tomes" /> <pages index="Mommsen - Histoire romaine - Tome 2.djvu" header_type="empty" /> <pages index="Mommsen - Histoire romaine - Tome 3.djvu" header_type="empty" /> <pages index="Mommsen - Histoire romaine - Tome 4.djvu" header_type="empty" /> <pages index="Mommsen - Histoire romaine - Tome 5.djvu" header_type="empty" /> <pages index="Mommsen - Histoire romaine - Tome 6.djvu" header_type="empty" /> <pages index="Mommsen - Histoire romaine - Tome 7.djvu" header_type="empty" /> <pages index="Mommsen - Histoire romaine - Tome 8.djvu" header_type="empty" /> [[Catégorie:XIXe siècle]] [[Catégorie:Histoire romaine]] [[Catégorie:Bon pour export]] o1c4l9o67jkr55shtmlmizq7o8ku7vb Livre:Stendhal - Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, Lévy, 1854.djvu 112 467580 15797304 15376637 2026-05-19T14:27:52Z Favete linguistis 129184 15797304 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Stendhal|Stendhal]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur={{Éditeur|Michel Lévy Frères}} |School= |Lieu=Paris |Annee=1854 |Publication= |Bibliotheque={{IA|viesdehaydndemoz00sten}} |Clef=Vies de Haydn, de Mozart et de Metastase |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=7 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1to4=- 5=np 6=np 7=Titre 8=- 9=5 12=- 13=np 14=- 206=- 214=- 216=- 274=- 338=- 346=- 347=Catal 348to354=- /> |Tomes={{Tomes Stendhal Lévy}} |Sommaire={{page:Stendhal - Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, Lévy, 1854.djvu/341}} {{page:Stendhal - Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, Lévy, 1854.djvu/342}} {{page:Stendhal - Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, Lévy, 1854.djvu/343}} {{page:Stendhal - Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, Lévy, 1854.djvu/344}} {{page:Stendhal - Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase, Lévy, 1854.djvu/345}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} [[Catégorie:Livres S]] [[Catégorie:Biographies d'artiste]] 38dgoun1n1arm6v18lcszfxadyj8ekx Modèle:ALL PAGES 10 537557 15797699 15796959 2026-05-20T07:00:38Z SodiumBot 145972 Unattended update of statistics templates 15797699 wikitext text/x-wiki 3 949 301 a5szbrj35hscd90upmjoh0ne3ao5ds4 Modèle:PR TEXTS 10 537558 15797701 15796960 2026-05-20T07:00:48Z SodiumBot 145972 Unattended update of statistics templates 15797701 wikitext text/x-wiki 489 589 srs8ml2yyvtjn3qsuzrqjjfqk588pf9 Modèle:ALL TEXTS 10 537559 15797703 15796961 2026-05-20T07:00:58Z SodiumBot 145972 Unattended update of statistics templates 15797703 wikitext text/x-wiki 489 757 piuilhovw3it8m4zi8f88enfr4sc0r4 Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu/1056 104 539532 15797742 8375150 2026-05-20T08:15:53Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797742 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>pertinences ; car cette matière là inspire ''terriblement.'' {{sc|Scar.}} <section end="TERRIBLEMENT"/> <section begin="TERRIEN"/><nowiki/> TERRIEN, ENNE. adj. Ce mot, pour dire terrestre, n’est plus en usage. ''{{lang|la|Terrestris, terreus.}}'' Pleine d’orgueil, elle eût refusé le globe ''terrien.'' {{sc|Bens.}} {{sc|Terrien, enne,}} s. se dit aussi de celui ou de celle qui possède une grande étendue de terre. ''{{lang|la|Tellure multâ dives, ditissimus agri.}}'' Le Roi d’Espagne est le plus grand ''terrien'' du monde depuis la découverte des Indes occidentales. Cette Duchesse est une grande ''terrienne'' en Bretagne, elle y possède beaucoup de terres. {{StdT|l|☞}} En parlant des Particuliers, ''terrien'' désigne celui qui est propriétaire de plusieurs terres. En parlant d’un Souverain, il désigne celui dont la domination s’étend sur beaucoup de pays. <section end="TERRIEN"/> <section begin="TERRIER"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERRIER. s. m. Un ''terrier,'' ou adjectivement, un papier ''terrier.'' Terme de Jurisprudence féodale. Registre contenant le dénombrement, les déclarations & reconnoissance des Particuliers qui relèvent d’une Seigneurie, & le détail des droits, cens & rentes qui sont dus au Seigneur. ''{{lang|la|Codex agrorum vectigalium ; liber censualis.}}'' Faire un ''terrier'' ou un papier ''terrier.'' Il faut obtenir des Lettres Royaux pour la confection d’un papier ''terrier.'' On dit aussi, le ''terrier'' du Domaine. {{sc|Terriers}}, sont ceux qui représentent les droits d’une Communauté. Les Italiens nomment ''{{lang|it|Terrieri}}'' les habitans naturels d’une contrée : à Lyon dans l’Hôtel de Ville, à la nomination des nouveaux Echevins, les deux anciens qui doivent sortir, & qui donnent les premiers leur suffrage pour l’élection des nouveaux, sont nommés ''terriers.'' {{P.|{{sc|Mén}}.}} {{sc|Terrier}}, signifie aussi un trou que les lapins, renards & autres animaux semblables se creusent dans la terre, où ils se sauvent de la poursuite des Chasseurs. ''{{lang|la|Cuniculus, cubile.}}'' On fait mourir les renards en les enfumant dans leurs ''terriers.'' On dit figurément d’un homme, qu’il s’est retiré dans son ''terrier,'' pour dire, qu’il ne paroît plus dans le monde, qu’il vit dans une retraite obscure. {{sc|Ac. Fr.}} <section end="TERRIER"/> <section begin="TERRIERE"/><nowiki/> TERRIERE. s. f. Vieux mot. Trou que les renards & les lapins, & quelques autres animaux font dans la terre pour se cacher. Il vient de ''{{lang|la|terebra}},'' parce que ces sortes de bêtes ''{{lang|la|terram rostro & unguibus terebrant. Valesiana}}, {{pg|10}}.'' <section end="TERRIERE"/> <section begin="TERRINE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERRINE. s. m. Sorte de vaisseau de terre, plat par en-bas, qui n’a ni pied, ni anses, & qui va toujours en s’élargissant par en-haut. ''Terrine'' à mettre du lait, à savonner, &c. ''{{lang|la|Cymbium fictile.}}'' On appelle aussi ''terrine,'' une sorte de ragoût fait dans une espèce de ''terrine,'' & qu’on sert d’ordinaire pour entrée. On servit une ''terrine'' d’ailerons & de queues de mouton. {{sc|Ac. Fr.}} ''{{lang|la|Patrinarium ex.}}'' &c. {{sc|Terrine de départ}}. Sorte de vase dont on se sert dans les opérations de Chimie & de Pharmacie. ''Voyez'' {{tr6L|DÉPART}}. <section end="TERRINE"/> <section begin="TERRINÉE"/><nowiki/> TERRINÉE. s. f. Ce qui est contenu dans une terrine. On a donné une grande ''terrinée'' de pois aux pauvres. Cette fille a une grande ''terrinée'' de linge à savonner. Il est populaire. <section end="TERRINÉE"/> <section begin="TERRIR"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERRIR. v. n. Prendre terre. Il ne se dit proprement que des tortues qui sortent de la mer en certains temps, font un trou dans le sable sur le rivage, y pondent leurs œufs, puis les recouvrent pour les laisser éclore à la chaleur du soleil. ''{{lang|la|Terram petere.}}'' La saison où les tortues ''terrissent.'' Voyez {{tr6L|TORTUE}}. {{sc|Terrir}}, en termes de mer, se dit quelquefois pour, prendre terre après un voyage de long cours, & quelquefois même, avoir la vue de la terre. ''{{lang|la|Ad litus appelllere.}}'' Nous ''terrîmes'' à tel endroit. <section end="TERRIR"/> <section begin="TERRITOIRE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERRITOIRE. s. m. Espace, étendue de terre qui dépend d’une Seigneurie, d’une Juridiction, d’une Ville, d’un Évêché, ''&c. {{lang|la|Territorium.}}'' Un Juge ne peut prononcer, ni un Officier exploiter, hors de son ''territoire.'' Les Juges des privilégiés, comme Messieurs des Requêtes du Palais, ou de l’Hôtel, n’ont point de ''territoire'' particulier. C’est une maxime que l’Eglise n’a point de ''territoire.'' Elle n’a point de Juridiction sur le temporel, & le Juge Ecclésiastique ne peut faire arrêter un Prêtre, même dans son Prétoire. Cujas dit dans le même sens, que l’Eglise a un Auditoire, mais qu’elle n’a point de Juridiction. {{sc|Territoire}}, se dit aussi de la permission que donne un Evêque à un autre pour faire quelque fonction épiscopale dans l’étendue de son diocèse. ''{{lang|la|Territorium concessum.}}'' L’Evêque de Beauvais voulant faire le procès dans Rouen à Jeanne la Pucelle, parce qu’elle avoit été prise dans son Diocèse, demanda au Chapitre de Rouen, le Siége vacant, ''territoire'' pour la juger. On dit en ce sens, prêter, donner ''territoire.'' {{sc|Territoire}}, se dit aussi de l’étendue d’une Paroisse. Le ''territoire'' de ce Marquisat est bien étendu. La Cure de Sainte Marine de Paris n’a que trente maisons dans tout son ''territoire.'' ''Bas territoire.'' Mots comiques, pour dire, la terre. {{poem|''En aigle, un jour, dans ce bas'' territoire, ''Jupiter vit un beau jeune garçon.'' {{sc|Bens.}}|m=1em}} {{StdT|l|☞}} Quelques-uns font venir ce mot ''{{lang|la|à terrendo}},'' parce que le Juge a dans son ''territoire, {{lang|la|jus terrendi}}.'' Il est plus naturel de le faire venir du mot ''{{lang|la|terra}},'' parce qu’en effet le mot ''territoire'' désigne l’universalité des terres qui dépendent d’un certain endroit. Il ne faut point confondre ''territoire'' & ''ressort. Territoire'' désigne uniquement le pays, & ''ressort'' désigne la justice à laquelle ce lieu ressortit. ''Voyez'' {{tr6L|RESSORT}}. <section end="TERRITOIRE"/> <section begin="TERROIR"/><nowiki/> TERROIR. s. m. Terre considérée selon ses qualités par rapport à l’Agriculture. ''{{lang|la|Solum, ager, tellus.}}'' Les plantes, les arbres ne viennent que selon que le ''terroir'' leur est propre. Les saules, les aunes, les peupliers demandent un ''terroir'' humide & {{corr|merécageux|marécageux}} ; la vigne, un ''terroir'' sec, pierreux & de roche ; le blé, un ''terroir'' gras & fertile. Le ''terroir'' des landes ne se cultive pas, parce qu’il est trop ingrat. {{StdT|l|☞}} {{sc|Terroir, Terrain, Territoire.}} Ces trois mots si approchans l’un de l’autre, & qui ont une même origine, ont pourtant un usage si différent, qu’on ne peut employer l’un pour l’autre. ''Terroir'' se dit de la terre, en tant qu’elle produit les fruits ; ''territoire,'' en tant qu’il s’agit de Jurisdiction, & ''terrain,'' en tant qu’il s’agit d’Architecture & de fortifications. Le Laboureur parle du ''terroir,'' le Jurisconsulte du ''territoire,'' l’Ingénieur & l’Architecte du ''terrain.'' Cependant par un usage abusif, ''terrain'' & ''terroir'' sont souvent employés comme synonimes. On dit que le vin a un goût de ''terroir,'' quand il a quelque qualité désagréable, qui lui vient de la nature du ''terroir,'' où la vigne est plantée. ''{{lang|la|Vinum sapit soli naturam.}}'' On le dit aussi au figuré d’une mauvaise habitude qu’on a prise dans le lieu de sa naissance. Les personnes de province ne peuvent se défaire d’une certain vice de ''terroir'' fort opposé à la politesse. {{sc|Bell}}. Le peu d’Arithmétique qu’il savoit étoit une foible semence qui germa bien vite chez lui par la bonne disposition du ''terroir.'' {{sc|Font}}. ''Eloge de {{M.|Roulle}}.'' <section end="TERROIR"/> <section begin="TERROT"/><nowiki/> TERROT. s. m. C’est la même chose que terreau ; mais les Jardiniers & les Fleuristes disent ordinairement ''terrot,'' pour dire, de fumier pourri, mêlé avec de la terre légère & du sable passé dans un crible de fer. ''{{lang|la|Stercus putridum vel veterascens.}}'' Le ''terrot'' grand & chaud ne vaut rien à l’anémone. {{sc|Cult. des Fleurs.}} ''Voyez'' {{tr6L|TERREAU}}. <section end="TERROT"/> <section begin="TERROTER"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERROTER. v. a. Terme de Jardinage. C’est couvrir de terrot ou terreau. On ''terrote'' les asperges de deux ans en deux ans, & on recouvre le terreau de la terre du sentier. {{sc|Pluche}}. Les Jardiniers disent aussi ''terreauder.'' <section end="TERROTER"/> <section begin="TERRURE"/><nowiki/> TERRURE. s. f. Action de terrer. ''Voyez'' {{tr6L|TERRER#agriculture|{{sc|Terrer}}}}, terme d’Agriculture. Il ne faut qu’une médiocre quantité de nouvelle terre au pied des vignes basses, & la règle est de mettre toujours un pied de distance entre une hottée & une autre. Une ''terrure'' plus forte pourroit dénaturer les vignes, ôter la finesse au vin, & former sur le pied une épaisseur capable de le priver de ces influences de l’air qui y portent le feu & les sues les plus parfaits. ''Spect. de la Nat. T.{{lié}}{{romm|II}}, {{pg|351}}, 352.'' <section end="TERRURE"/><noinclude> <references/></noinclude> mdxvukn50axne2uhw3oyamrzkt0l1kj La Tyrannie socialiste/Livre 1/Chapitre 7 0 564295 15797503 14222680 2026-05-19T19:25:36Z Sixdegrés 56197 Textes validés 15797503 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Guyot - La Tyrannie Socialiste.djvu" from="46" to="50" header=1 current="Livre I" prev="[[La Tyrannie Socialiste/Livre 1/Chapitre 6|Chapitre VI]]" next="[[La Tyrannie Socialiste/Livre 2/Chapitre 1|Livre II, chapitre I]]" /> 754eh2ql5l50kzg23tsn4hdmrt54d1y Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, I.djvu/206 104 566266 15797536 15635762 2026-05-19T19:52:37Z Rene1596 21513 1 nombre, 2 mots, des espaces. 15797536 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{numérotation|AIG|182}}</noinclude><section begin="AIGUE"/>ces deux pierres. Celle du Béril est d’un vert de mer ; l’''aigue-marine'' d’un vert tirant sur le bleu. {{StdT|l|☞}} On la distingue en orientale & en commune. L’orientale est dure, & n’a qu’une légère couleur céleste. La commune a les mêmes couleurs ; mais elle est tendre comme du crystal. On en tire des Indes & de Madagascar. {{sc|Aigues-mortes}}. C’est-à-dire, ''eaux-mortes. {{lang|la|Aquæ mortuæ.}}'' Ville de France dans le bas Languedoc, environ à six lieues de Nimes. Quelques Auteurs croient que c’est un ouvrage de Marius, & les ''{{lang|la|Fossæ Marianæ}}'' des Latins. D’autres prétendent qu’''Aigues-mortes'' n’est pas une ville si ancienne. On l’appelle ''Aigues-mortes'' à cause des eaux croupissantes qu’il y avoit en cet endroit-là. C’étoit autrefois un port, & Nangis raconte que ce fut là qu’en 1269, S. Louis s’embarqua. Aujourd’hui elle est éloignée d’une grande demi-lieue ou près d’une lieue de la mer. Au reste, ceux-là se trompent, qui croient que c’est l’ouvrage de Marius appellé ''{{lang|la|Fossæ Marianæ}}'' ; car les fosses de Marius étoient de l’autre côté du Rhône, dans la province de Vienne, au lieu qu’''Aigues-mortes'' est dans la première Narbonnoise, à droite du Rhône. La longitude d’''Aigues-mortes'' est 21°, 44’, 3". Sa latitude 43°, 33’, o". {{sc|Acad. de Montp.}} {{sc|Aigue-perse}}. ''{{lang|la|Aqua sparsa}}''. C’est-à-dire, ''eau éparse''. Petite ville d’Auvergne, capitale du duché de Montpensier. Elle est située sur une petite rivière nommée ''Luron''. {{sc|Aigues-vives}}. ''{{lang|la|Aquæ vivæ}}. Eaux vives''. Bourg de Touraine, & Abbaye de Chanoines réguliers de Saint Augustin & de la Congrégation de Sainte Geneviève. <section end="AIGUE"/> <section begin="AIGUER"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} AIGUER. Vieux v. a. Qui signifioit arroser. ''Aiguer'' un pré. {{StdT|l|☞}} AIGUÉ, ÉE. part. Arrosé. Rabelais dit vin ''aigué'', pour dire, mêlé d’eau. ''{{lang|la|Vinum aquâ mixtum, dilutum}}''. <section end="AIGUER"/> <section begin="AIGUIÈRE"/><nowiki/> AIGUIÈRE, mieux que ÉGUIÈRE. s f. Vaisseau rond & quelquefois couvert, qui a une anse & un bec, propre à servir de l’eau sur la table : il faut que son corps soit cylindrique ; car s''il est plus enflé en un endroit qu’en un autre, on l’appelle alors ''pot à l’eau'', ''{{lang|la|Aqualis, Urceus aquarius}}''. Les ''aiguières'' d’argent doivent être marquées contre-marquées au corps, couvercle, & collet du pied. A l’égard des deux coquilles, de l’anse, du bec, du suage, ou doucine, du carré de pied, ils sont marqués seulement du poinçon du maître. {{sc|Aiguière}} ''à deux becs''. C’est celle qui dans son ouverture a deux becs opposés & propres à verser l’eau. ''{{lang|la|Aqualis utrinque rostratus}}''. Le fruit du Geum a la figure d’une ''aiguière'' à deux becs. <section end="AIGUIÈRE"/> <section begin="AIGUIÉRÉE"/><nowiki/> AIGUIÉRÉE. s. f. Ce que contient une aiguière pleine, la quantité d’eau ou d’autre liqueur qui tient dans une aiguière, & qu’il faut pour la remplir. ''{{lang|la|Urceus aquâ plenus.}}'' <section end="AIGUIÉRÉE"/> <section begin="AIGUILLADE"/><nowiki/> AIGUILLADE. s. f. C’est une espèce de gaule, longue de neuf à dix pieds, dont se servent les Laboureurs & Voituriers dans quelques provinces, & avec laquelle ils piquent leurs bœufs, pour les faire marcher. <section end="AIGUILLADE"/> <section begin="AIGUILLE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} AIGUILLE. s. f. Petite verge d’acier ou d’autre métal, déliée, polie, pointue par un bout, percée d’une ouverture par l’autre bout, pour y passer du fil, de la soie, ''&c''. Servant à coudre, broder, faire de la tapisserie & autres ouvrages. ''{{lang|la|Acus}}''. Broderie faite à l’''aiguille. Aiguille'' à coudre, ''aiguille'' à travailler en tapisserie. Le chas d’une ''aiguille''. C’est le trou de l’''aiguille'', l’endroit où elle est percée pour faire passer le fil, la soie, la laine. La pointe d’une ''aiguille'' la plus déliée vue avec le microscope, ressemble à une cheville rompue par le bout, & ses côtés paroissent raboteux & pleins de cavités. Les Musulmans disent qu’Edris, c’est-à-dire, Enoch, est l’inventeur de l’''{{corr|aiguile|aiguille}}''. On dit, qu’une fille ne sait pas faire un point d’''aiguille'' ; pour dire, qu’elle est entièrement ignorante, ou fainéante. {{sc|Aiguille,}} se dit aussi de plusieurs instrumens pointus. Une ''aiguille'' de tête, est celle qui sert à coiffer les femmes. ''{{lang|la|Acus, discerniculum}}''. ''Aiguille'' à tricoter des bas. ''Aiguille'' d’Emballeur. ''Aiguille'' d’Oculiste, pour ôter les cataractes des yeux. ''Aiguille'' de Graveur, avec laquelle il dessine sur le vernis. Une ''aiguille'' d’Orfévre, pour enfiler des perles. Le fleau d’une balance a aussi une ''aiguille'' au milieu, qui marque la moindre inclination de la balance, & sert à faire remarquer la différente pésanteur des choses qui sont dans les deux bassins de la balance. {{sc|Aiguille}} ''à sétons''. ''Voyez'' {{Tr6L|SÉTON}}. {{sc|Aiguille}} ''à mèche''. Terme de Chandelier. On appelle ainsi dans la fabrique des chandelles moulées, une ''aiguille'' de fil de fer, longue d’un pied, qui a un petit crochet à un bout, & une espèce d’anneau à l’autre. Cette ''aiguille'' sert à passer la mèche dans le moule, en la tirant vers le haut par l’ouverture d’enbas. {{sc|Aiguille}} ''à enfiler.'' Les Chandeliers se servent de cette seconde ''aiguille'' pour enfiler avec des pennes les chandelles, & les mettre par livre. Cette ''aiguille'' n’est autre chose qu’une véritable ''aiguille'' de rembourrage, longue environ d’un pied. Les pennes dont on se sert à cet ouvrage, sont les bouts de fils qui restent de la chaîne des toiles, après que les Tisserans ont levé leur ouvrage de dessus leurs métiers. {{sc|Aiguille}} ''à relier.'' C’est une longue ''aiguille'' d’acier recourbée vers la pointe, qui a plus ou moins de longueur, suivant le format des livres. Elle sert aux Plieuses, & Couseuses, qui travaillent chez les Relieurs, à porter d’une nervure à l’autre, le fil qui traverse le milieu de chaque cahier, & qui l’arrête aux ficelles qui sont perpendiculairement placées sur le cousoir. {{sc|Aiguilles}} ''à Selliers''. Ce sont des ''aiguilles'' à quatre angles, avec lesquelles les Selliers cousent leurs ouvrages. On les appelle aussi ''Carrelets'', à cause de leur forme triangulaire. Les ''aiguilles'' à Selliers sont grosses, moyennes ou fines. {{sc|Aiguilles}} ''à empointer.'' Ce sont des espèces de carrelets beaucoup plus longs & plus forts que ceux des Selliers, dont les Marchands Drapiers, Merciers & Manufacturiers se servent pour arrêter avec de la menue ficelle, ou du gros fil, les plis des pièces d’étoffes ; ce qui s’appelle les ''empointer''. {{sc|Aiguille}} ''à tête'', ou ''à cheveux''. C’est un morceau d’acier, de fer, ou de laiton poli, menu & long d’environ quatre pouces, ayant d’un côté une tête plate, trouée en longueur, & de l’autre une pointe peu piquante, qui sert aux femmes à séparer & passer leurs cheveux lorsqu’elles se coiffent. {{sc|Aiguille}} ''à réseau''. Terme de Perruquier. On appelle ainsi un certain petit morceau d’acier ou de fer fendu par les deux bouts, dont on se sert à faire ces sortes de réseaux, sur lesquels les Perruquiers cousent les tresses de cheveux, dont ils forment les perruques. {{sc|Aiguille}} ''à emballer.'' Grosse ''aiguille'' de fer ou d’acier, longue de cinq à six pouces, ronde du côté de la tête, triangulaire & tranchante du côté de la pointe, qui est fort évidée. {{sc|Aiguille aimantée,}} en termes de Marine, est une petite verge de fer posée au milieu de la boussole, sur une pointe de cuivre sur laquelle elle se meut. Lorsqu’elle est frotée d’aimant, on la voit tourner une de ses extrémités vers le pole boréal de la terre, & l’autre extrémité vers le pole méridional. ''{{lang|la|Acus Magnetica, Magnete perfricta}}''. Nous dirons au mot ''aimant'', que tout le jeu de l’aimant & des corps aimantés, vient des corpuscules magnétiques qui sont dans leurs pores. Ces corpuscules se tournent d’un côté vers le pole boréal de la terre ; & de l’autre, vers le pole méridional. Ils doivent donc tourner leurs aimans avec eux, & communiquer à leur axe une direction constante vers les deux poles de la terre, ''Voyez'' {{Tr6L|AIMANT, AIMAN ou AYMAN|{{sc|Aimant}}}}. {{StdT|l|☞}} De-là l’''aiguille aimantée'' sous l’équateur, se trouve parallèle à l’horizon, parce que l’axe des corpuscules magnétiques conserve la même direction que l’axe de la terre. Par la même raison l’''aiguille aimantée'' doit être sous les poles, perpendiculaire à l’horizon, parce que le mouvement de la matière magnétique se fait là d’une manière perpendiculaire à la superficie de la terre. Mais dans les autres endroits de la superficie de la terre, l’''aiguille'' est diversement inclinée selon la ligne que décrit la matière magnétique. Dans les pays septentrionaux,<section end="AIGUILLE"/><noinclude> <references/></noinclude> fgso4tjbal5daxys7jst5y0bhp1mn7j Revue des Romans/Prosper Mérimée 0 567492 15797488 15405269 2026-05-19T19:12:07Z Benoit Soubeyran 111354 Ajout de la catégorie [[Catégorie:Prosper Mérimée]] avec HotCat 15797488 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Romans (1839).djvu" from=505 to=509 fromsection=mérimée tosection=mérimée header=1 prev="[[../August Gottlieb Meissner|Meissner]]" next="[[../Maria Merlin|Merlin]]" current="" /> [[Catégorie:Prosper Mérimée]] bmu5y83sz8kcibd4h8v0q9yapgnbrps Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, I.djvu/207 104 567660 15797547 15635814 2026-05-19T20:14:51Z Rene1596 21513 1 nombre, 1 mot, 1 espace. 15797547 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{numérotation|AIG||183}}</noinclude><section begin="AIGUILLE"/>l’extrémité qui regarde le pole méridional ; & dans les pays méridionaux, l’extrémité qui regarde le pole boréal, doit s’incliner vers l’horizon : aussi tout cela arrive-t-il dans la pratique. {{StdT|l|☞}} Il faut pourtant remarquer que l’''aiguille aimantée'' ne tourne pas exactement ses deux extrémités vers les deux poles de la terre, mais qu’elle décline tantôt vers l’orient, & tantôt vers l’occident. Pour expliquer ce phénomène, les Physiciens supposent avec raison qu’il y a dans le sein de la terre des mines d’aimant & de fer, dont les atmosphères s’étendent fort loin, & dont les corpuscules magnétiques sont portés vers l’''aiguille aimantée''. Si ces corpuscules viennent des régions occidentales, l’''aiguille'' doit décliner vers l’occident. S’ils viennent de quelque mine située dans les pays orientaux, elle doit décliner vers l’orient. Dans l’Abrégé de la Vie de ''Brunetto Latini'', il y a une notice de son ouvrage qui est appelé ''Trésor''. On lit dans ce Trésor un passage qui prouve que la boussole, ou l’''aiguille'' aimantée étoit en usage quarante ans avant l’an 1300, où l’on fixe communément l’époque de la boussole. Le Cap des ''Aiguilles'' vers le Cap de Bonne-Espérance est ainsi nommé, à cause que l’''aiguille'' n’y décline point. {{sc|Aiguille}}, est aussi en termes de Marine, la partie de l’éperon qui est comprise entre les portes-vergues & la gorgère, ou la partie qui fait une grande saillie en mer. On appelle ''aiguilles de ventre'', ou de ''trevier'', celles qui servent à coudre les voiles. Il y en a de trois sortes, de ''coutures'', d’''œillets'', & de ''ralingues. Aiguilles'' de Bordeaux, sont de petits vaisseaux à pêcher les maigres, poissons de mer. {{sc|Aiguille,}} se dit aussi d’une étaie, ou arc-boutant fait d’une longue pièce de bois, dont les Charpentiers se servent pour appuyer le mât, quand on carène le vaisseau, & qu’on le met sur le côté pour le radouber. On appelle aussi ''aiguilles'', plusieurs pièces de bois posées à plomb, qui servent à fermer les pertuis des rivières pour arrêter l’eau, & qu’on lève quand les bateaux se présentent au passage. {{StdT|l|☞}} AIGUILLE. Terme de rivière. Petit bateau de Pêcheurs dont on se sert sur les rivières de Garonne & de Dordogne. {{sc|Aiguille}}, ''en Gnomonique'', est une verge de fer qui montre l’heure sur les horloges & sur les cadrans. ''{{lang|la|Gnomon}}''. On l’appelle ordinairement {{Tr6L|STYLE|''style''}} en Gnomonique. ''Voy''. ce mot. En termes d’Architecture on appelle ''Aiguille'' une pyramide de pierre ou de charpente, tels que sont les clochers des Eglises, lorsqu’ils sont extrêmement pointus. On les appelle autrement ''flèches''. L’''aiguille'' de la Sainte Chapelle de Paris. On le dit aussi d’un obélisque. L’''aiguille'' de S. Pierre de Rome. ''{{lang|la|Obeliscus, pyrameis.}}'' {{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguille}} ''en Botanique.'' On se sert de ce terme pour donner l’idée, soit d’un pistil, soit d’une semence, soit de toute autre partie des plantes, longue, menue, & qui se termine en pointe. On dit une semence en ''aiguille'', ''{{lang|la|semen acuminatum}}'', ou ''{{lang|la|rostratum}}'', en bec d’oiseau, si elle est un peu recourbée. {{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguilles}} ''d’essai'' ou ''touchaux''. Terme de Chimie. On appelle ainsi un alliage d’or ou d’argent sous des proportions différentes. {{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguille}}, ''en Conchyliogie''. C’est le nom d’une des espèces de coquillage de mer. ''{{lang|la|Acus concha}}''. Gersaint écrit ''éguille''. {{sc|Aiguille}} ''à Berger'', ou ''Aiguille de Berger.'' Terme de Botanique. ''{{lang|la|Scandix, icis}}''. s. m. ou ''{{lang|la|Pecten Veneris}}''. Plante annuelle & ombellifére, dont les tiges sont rondes, hautes d’un pied, assez branchues, garnies de feuilles plus menues que celles du cerfeuil. Elle porte des ombelles de fleurs à cinq pétales inégales, & disposées comme les fleurs de lis des armes de France ; chaque calice qui soutenoit une fleur, devient un fruit composé de deux semences, qui avec leurs enveloppes, représentent assez bien une ''aiguille'' à coudre, longue de deux pouces environ sur une demi-ligne de largeur. Son odeur n’est pas agréable ; elle croît communément dans les champs. Il y en a une autre espèce qui vient en Provence, en Languedoc, & en Italie, plus petite dans toutes ses parties que la précédente, & dont l’odeur est aussi douce que celle du cerfeuil & de l’anis. {{sc|Aiguille}}, se dit proverbialement en ces phrases : de fil en ''aiguille'' ; pour dire, d’un propos à l’autre, d’une chose à une autre. Conter une chose de fil en ''aiguille'', c’est raconter tout par ordre, ne rien omettre, en rapporter toutes les circonstances. Faire un procès sur la pointe d’une ''aiguille'' ; pour dire, contester sans sujet, ou pour une affaire de peu d’importance. On dit de celui qui fait plusieurs petits emprunts d’outils, qu’il lui faut fournir de fil & d’''aiguille''. {{StdT|l|☞}} On dit d’une chose qu’on cherche, mais qui est difficile à trouver à cause de sa petitesse, que c’est chercher une ''aiguille '' dans une botte de foin. La perte de cette Officier a paru ici comme une ''aiguille'' dans une botte de foin. M{{e}} {{sc|de Sev}}. On a fait une devise d’une ''aiguille'' à broder, ''{{lang|la|Pungit ut ornet,}}'' elle pique pour orner. {{sc|Aiguille,}} est un nom qu’on a donné à quelques lieux. ''Aiguille'' est une île de la mer Ethiopique. Ce nom vient de son nom portugais {{lang|pt|Agulha}}. Le Cap des ''Aiguilles'', {{lang|la|''Acuum promontorium''}}, est sur la côte des Cafres, en Afrique. Montagne de l’{{sc|Aiguille}}. Montagne de Dauphiné en France, appelée autrement montagne inaccessible. ''{{lang|la|Mons acus, Mons inaccessus''}}. Sa situation est renversée, & elle est comme plantée sur son sommet car elle n’a par le bas que 200 pas de circuit, & elle en a 1000 par en haut ; de là vient son nom d’''inaccessible''. Quand {{roi|Charles|VIII}} alla en Italie en 1492, il envoya des gens qui furent assez hardis & assez adroits pour monter jusqu’au haut de cette montagne. Ils n’y trouverent que des chamois. On n’y vit point d’arbres, mais seulement un pré. Il pouvoit y avoir demi-lieue à monter par le chemin qu’on prit. Il y a sur la plate-forme de cette montagne une élévation pointue qui lui fait donner le nom de ''Montagne de l’Aiguille''. {{sc|Acad. des S. 1700}}, ''Hist. p. 3.'' <section end="AIGUILLE"/> <section begin="AIGUILLÉ"/><nowiki/> AIGUILLÉ, ÉE. adj. Composé de parties semblables à des aiguilles. {{lang|la|''Obeloides''.}} Les sels alkalis dont on se sert pour absorber les sels acides du soufre commun, réduisent l’argent en masse brune & ''aiguillée'', approchante de l’antimoine. {{sc|Homberg}}, ''Acad. des S. 1700. Mem. p. 41.'' <section end="AIGUILLÉ"/> <section begin="AIGUILLÉE"/><nowiki/> AIGUILLÉE. s. f. Certaine longueur de fil, de soie, de laine, qu’on passe dans une aiguille, proportionnée à l’étendue du bras qui la tire. ''{{lang|la|Acia}}''. <section end="AIGUILLÉE"/> <section begin="AIGUILLER"/><nowiki/> AIGUILLER. v. a. Terme d’Oculiste. C’est ôter la cataracte de l’œil. Les Oculistes sont adroits à ''aiguiller''. Cette expression vient de ce qu’ils se servent d’une aiguille pour cette opération. Il n’est pas en usage. {{StdT|l|☞}} AIGUILLER ''la soie''. Terme de manufacture de soierie. C’est la nettoyer avec des aiguilles ou instrumens semblables, quand elle est sur le dévidoir, ou qu’on l’en a retirée pour la dépouiller des parties étrangères qui n’ont pas été emportées dans les autres préparations. Il est défendu d’''aiguiller'' la soie, parce que cela l’éraille & la détord. <section end="AIGUILLER"/> <section begin="AIGUILLETTE"/><nowiki/> AIGUILLETTE. s. f. Cordon ou tissu ferré par les deux bouts, qui sert à attacher quelque chose a une autre. ''{{lang|la|Ligula}}''. On attachoit le haut des chausses avec une ''aiguillette''. Un ferret d’''aiguillette''. On fait aussi des ''aiguillettes'' de cuir de mouton, coupé en bandelettes ferrées par les deux bouts. On appelle aussi ''aiguillettes'', des touffes de rubans ou de cordons ferrés, qui ne servent quelquefois que d’ornement. Nouer l’''aiguillette'', se dit d’un prétendu maléfice que le peuple croit empêcher la consommation du mariage. ''{{lang|la|Foscinare conjuges}}''. On dit au Manége, nouer l’''aiguillette'', quand un cheval sauteur s’épare, & rue entièrement du train de derrière, alongeant les jambes également de toute leur étendue. ''{{lang|la|Extensis pedibus calcitrare}}''. On dit populairement & bassement, lâcher l’''aiguillette'' ; pour dire, satisfaire aux nécessités naturelles ; ''{{lang|la|Ligulas solvere}}''. On dit proverbialement, qu’on<section end="AIGUILLETTE"/><noinclude> <references/></noinclude> 5c1omwnu0d2cs2ttykcex48pwn3fmgj Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, I.djvu/208 104 586558 15797558 15635956 2026-05-19T20:36:01Z Rene1596 21513 Espaces 15797558 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{Numérotation|AIG — AIL|184|}}</noinclude><section begin="AIGUILLETTE"/>ne doit point servir un maître qui serre ses vieilles ''aiguillettes'' ; c’est-à-dire, qui est trop bon ménager. Courir l’''aiguillette'', se dit d’une femme qui va se prostituer çà & là. Ce qui vient de ce qu’autrefois à Toulouse les femmes débauchées étoient obligées de porter une ''aiguillette'' sur l’épaule, pour marque d’infamie ; ce que Pasquier dit avoir vu encore pratiquer de son temps. C’étoit en exécution de l’Ordonnance de S. Louis. Boyer le dit aussi, sur la Coutume de Bourges. ''{{lang|la|Vitam meretriciam agere, scortari}}''. {{StdT|l|☞}} Ce mot se dit au figuré des morceaux de la peau ou de la chair arrachés ou coupés en long. Les Barbares lui arracherent la peau du dos par ''aiguillettes''. On lève les ''aiguillettes'' d’un oiseau de rivière, on le coupe par ''aiguillettes''. <section end="AIGUILLETTE"/> <section begin="AIGUILLETTER"/><nowiki/> AIGUILLETTER. v. a. Attacher son haut de chausses avec une ou plusieurs aiguillettes. ''{{lang|la|Vestem ligulis astringere}}''. Ce mot, ainsi que la mode de porter des ''aiguillettes'', n’est plus en usage. AIGUILLETTÉE, ÉE. part. ''{{lang|la|Astrictus ligulis}}''. Autrefois on étoit toujours ''aiguilletté'' ; pour dire, qu’on avoit le haut de chausses attaché au pourpoint avec plusieurs aiguillettes. Un amant ''aiguilletté'' sera pour elle un ragoût merveilleux. {{sc|Mol}}. On dit au figuré d’un homme qui a l’air contraint & guindé, que c’est un homme ''aiguilletté''. <section end="AIGUILLETTER"/> <section begin="AIGUILLETTIER"/><nowiki/> AIGUILLETTIER. s. m. Ouvrier qui ferre les aiguillettes & les lacets. ''{{lang|la|Ligularum artifex}}''. <section end="AIGUILLETTIER"/> <section begin="AIGUILLIER"/><nowiki/> AIGUILLIER. s. m. Ouvrier qui fait des aiguilles. ''{{lang|la|Acuum artifex}}''. {{sc|Aiguillier}}, se dit aussi du petit étui où l’on met des aiguilles. ''{{lang|la|Theca acuum}}''. Mon ''aiguillier'' est fort joli. On trouve ''{{lang|la|acuarium}}'' dans la basse latinité. <section end="AIGUILLIER"/> <section begin="AIGUILLON"/><nowiki/> AIGUILLON. s. m. Ce qui est piquant en matière d’aiguille. ''{{lang|la|Aculeus}}''. Les hérissons sont couverts de pointes & d’''aiguillons''. Les abeilles ont un ''aiguillon'', dont la figure se voit dans la Micrographie de M. Hook, & dans le Journal des Savans, ''1666, p. 497''. {{StdT|l|☞}} On a aussi donné le nom d’''aiguillon'' (''Hist. nat.'') aux parties osseuses & pointues qui sont dans les nageoires, & sur d’autres parties du corps de la plûpart des poissons. {{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguillon}}.''{{lang|la|Aculeus}}'' en Botanique, c’est, suivant Linnæus, une pointe fragile, qui est si peu adhérente à la plante, qu’on peut la détacher aisément, sans rien déchirer. Cette circonstance la distingue de l’épine : mais communément ce mot se dit des pointes qu’on trouve autour des feuilles, ou sur les feuilles, comme sont celles des feuilles de choux. {{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguillon}}. (''Manége'') Voyez {{Tr6L|VALET}}. {{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguillons}}. Terme de chasse. Ce sont les fientes & les fumées des bêtes fauves qui ont une pointe au bout. Ces fumées ont des ''aiguillons'' ; c’est une bête fauve qui a passé. {{StdT|l|☞}} {{sc|Aiguillon}}, se dit encore d’une pointe de fer attachée au bout d’un grand bâton, dont on se sert pour piquer les bœufs, & pour les faire marcher. ''{{lang|la|Stimulus}}''. Piquer de l’''aiguillon'', donner de l’''aiguillon''. Les bouviers chassent leurs bœufs avec un ''aiguillon''. {{sc|Aiguillon}}, se dit figurément en Morale de ce qui excite à quelque chose. ''{{lang|la|Incitamentum, irritamentum, stimulus}}''. L’''aiguillon'' de l’amour, c’est la difficulté. {{sc|Malh}}. Nos passions ont plus besoin de bride que d’''aiguillon''. La louange des belles actions sert d’''aiguillon'' à la vertu. {{sc|Ablanc}}. La colère servoit d’''aiguillon'' à son ardeur naturelle. {{sc|Vaug}}. La récompense est un puissant ''aiguillon'' pour nous porter avec courage aux travaux & aux dangers. Aristote disoit de Calistène, qu’il avoit besoin d’''aiguillon'' pour être excité, & Théophraste d’un frein pour le retenir. AIGUILLON. Ville de France. ''{{lang|la|Aguillionum}}''. Elle est dans l’Agenois, qui est une contrée de la Guyenne, au confluent du Lot & de la Garonne, entre Agen & Nérac. ''Aiguillon'' a titre de Duché. <section end="AIGUILLON"/> <section begin="AIGUILLONNER"/><nowiki/> AIGUILLONNER. v. a. Donner de l’aiguillon, piquer de l’aiguillon. Terme de Laboureur. ''{{lang|la|Stimulare ; aculeum admovere}}. Aiguillonnez'' ce bœuf. Il se dit rarement au propre. {{sc|Aiguillonner}}, au figuré, signifie pousser quelqu’un à faire, ou à entreprendre quelque chose, l’exciter par de fortes raisons, par de puissans motifs. {{StdT|l|☞}} Les grands Vocabulistes disent, ''presser quelqu’un à faire quelque chose''. Locution vicieuse. On presse quelqu’un de faire une chose, de parler, de partir : mais on n’a jamais dit, presser quelqu’un à parler, à partir, à faire. ''{{lang|la|Stimulare, excitare, acuere}}''. L’exemple de nos aïeux nous ''aiguillonne'' à la vertu. Il y a de bons Auteurs qui prétendent que, quoique le terme d’''aiguillon'' soit du bel usage, il n’en est pas tout-à-fait de même de celui d’''aiguillonner'', qui, selon eux, ne s’emploie jamais bien noblement, & qu’en sa place il faut dire, ''Provoquer, exciter, enflammer'', &c. {{StdT|l|☞}} AIGUILLONNÉ, ÉE. adj. Terme de chasse qui se dit des fumées qui portent un aiguillon quand elles sont en nœuds ; ce qui marque ordinairement que les cerfs ont eu quelque ennui. <section end="AIGUILLONNER"/> <section begin="AIGUISEMENT"/><nowiki/> AIGUISEMENT. s. m. Action d’aiguiser. ''{{lang|la|Exacutio}}''. Il a tant coûté pour l’''aiguisement'' de ces couteaux. On ne le dit guère. <section end="AIGUISEMENT"/> <section begin="AIGUISER"/><nowiki/> AIGUISER. v. a. Rendre aigu, plus pointu, plus tranchant. ''{{lang|la|Acuere, exacuere}}''. Les faucheurs ''aiguisent'' leurs faux avec des queues, ou des dalles. Les tailleurs de pierres ''aiguisent'' leurs marteaux & leurs ciseaux sur des pavés. On porte les couteaux & les rasoirs chez les émouleurs pour les ''aiguiser'', & les passer sur la meule, sur la pierre. {{sc|Aiguiser}}, se dit figurément de l’esprit & de quelques passions. Les Conférences académiques ''aiguisent'' l’esprit, le rendent plus subtil. Un ragoût ''aiguise'' l’appétit, l’augmente, le renouvelle, le rend plus vif. On dit proverbialement, & familièrement, ''Aiguiser'' ses couteaux ; pour dire, se préparer au combat. ''Aiguiser'' ses dents ; pour dire, se préparer à bien manger. ''{{lang|la|accingere se}}''. AIGUISÉ, ÉE. part. ''{{lang|la|Exacutus}}''. {{sc|Aiguisé}}, en termes de Blason, se dit des pièces qui ont les bouts aigus & terminés en pointe. ''{{lang|la|In mucronem, acumen, cuspidem desinens}}''. Comme une croix ''aiguisée'', une fasce ''aiguisée'', des pals ''aiguisés''. Quand ils ne sont pointus que par le bout d’en bas, on les appelle ''fichés''. <section end="AIGUISER"/> <section begin="AIGÛMENT"/><nowiki/> AIGÛMENT. adv. Nicot écrit ''aguëment'', comme on le prononçoit autrefois ; ce qui revient mieux à l’adverbe latin ''{{lang|la|acutè}}'', finement, ingénieusement, subtilement. Cependant il l’explique par ''{{lang|la|acriter}}'', qui signifie ''rudement, durement'' ; explication convenable à l’exemple qui suit, où il s’agit des Philosophes, qui bien loin de s’étudier à orner leurs discours de fleurs de Rhétorique, affectent de se servir des expressions simples. Il y a des Philosophes, qui, à l’exemple de Chrysippe, affectent de parler ''aigûment'' & séchement, la frugalité leur plaisant en toutes choses, & en paroles autant qu’au reste de la vie. {{sc|Le Vayer}}. ''to. 13, p. 351. Aigûment'' n’est point usité. <section end="AIGÛMENT"/> {{c3|{{sp|AII}}.}} <section begin="AIIS DANGILLON"/><nowiki/> AIIS DANGILLON. ''{{lang|la|Aiatia}}''. Petite ville de Berry. Ce nom est pluriel. Les ''Aiis Dangillon''. Il y a une Collégiale aux ''aiis'' ; car ordinairement on dit simplement les ''aiis'', & il faut prononcer les ''ais''. Ce mot s’est formé du Latin ''{{lang|la|Aiatia}}'', & le second de ''Dam'', ou ''Dom Gillon'', qui en a été autrefois Seigneur. <section end="AIIS DANGILLON"/> {{c3|{{sp|AIL}}.}} <section begin="AIL"/><nowiki/> AIL. s. m. au pluriel ''aulx''. Plante assez connue, & dont il y a diverses sortes. ''{{lang|la|Allium}}''. Le cultivé, qui est celui des jardins, a une tige assez longue, toute unie, & creuse : ses fleurs sont à six feuilles, & naissent en gros bouquets sphériques. Son fruit est divisé en trois loges, remplies de quelques semences presque rondes ; ses feuilles ne sont point fistuleuses comme celles de l’oignon. Sa racine est bulbeuse, ou à oignon, composée de quelques tuniques, qui enveloppent plusieurs tubercules charnus, d’un goût âcre, & d’une odeur forte. L’''ail'' est fort chaud, & caustique ; non-seulement il excite des vessies, mais il ronge, étant appliqué en dehors : il ne fait pas le même effet dans l’estomac,<section end="AIL"/><noinclude>{{d|quand}} <references/></noinclude> 53axr6e22ptjyu210yyqiyvymylt4yq Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, I.djvu/209 104 599183 15797576 15636026 2026-05-19T20:55:37Z Rene1596 21513 Espaces 15797576 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{Numérotation|AIL||185}}</noinclude><section begin="AIL"/>quand on en mange, soit à cause du levain, & des autres alimens qui y sont contenus ; soit parce que la tissure en est différente. On s’en sert dans la peste, dans la colique venteuse & dans plusieurs autres maladies. On l’appelle pour cette raison, ''la Thériaque des paysans''. Son usage est désagréable, à cause de sa puanteur. Outre les ''aulx'' domestiques, il y en a de sauvages. Il y en a un dont les feuilles sont plus larges, semblables à celles du poireau. D’autres ont leurs feuilles menues & très-étroites, & les têtes très-petites, en comparaison du domestique ; elles sont garnies de fleurs, ou blanches, ou purpurines, ou rayées, ou jaunes. Il y en a une espèce commune en France qui vient dans les bois & fleurit au printemps. Cette espèce ne donne qu’une ou deux feuilles aussi larges que celles du muguet ; d’entre ces deux feuilles s’élève une tige haute d’un pied au plus, qui porte à son extrémité une tête garnie de fleurs blanches. On la nomme ''ail d’ours'', ''{{lang|la|Allium ursinum}}''. Les anciens Botanistes avoient donné le nom de ''Moly'' à une partie de ces ''aulx'' sauvages, & ils appelaient ''{{lang|la|Scorodoprasum}}'', les espèces qui portoient des feuilles de poireau. {{sc|Ail}} ''de chien''. ''Voyez'' {{Tr6L|MUSCARI}}. Ses fleurs sont de couleur de pourpre. Il y a aussi un ''ail poireau'', qui est gros comme un poireau, & qui participe aux qualités de l’un & de l’autre : en Grec {{lang|grc|σκοροδπρασον}}. On ne peut souffrir l’haleine de ceux qui ont mangé de l’''ail''. En 1368 Alphonse, Roi de Castille, fit un Ordre de Chevalerie, qu’il appela l’''Ordre de la Bande'' ; il leur défendit par ses Statuts de manger des ''aulx'', ni des oignons, & ordonna que les contrevenans s’abstiendroient pendant un mois de pratiquer la Cour, ni les autres Chevaliers. {{sc|Matth}}. ''Vie de {{roi|Louis|XI}}''. Liv. 6. en ses annot. marg. {{sc|De Roch}}. Les ''aulx'' & les oignons sont les viandes ordinaires des Espagnols & des Gascons ; la dixme de l’''ail'' rend plus de 1000 écus de rente à l’Archevêché d’Alby. La pointe d’une épée qui a touché de l’''ail'' fait une plaie où la gangrène se met d’abord, si l’on n’y remédie. L’''ail'' se sème de gousse, ou autrement de caïeux, à la fin de Février, & se met trois à quatre pouces avant dans la terre, & à trois à quatre pouces de distance. On les tire de terre vers la fin de Juillet, & on les met sécher, pour les garder ensuite d’une année à l’autre dans un lieu qui ne soit pas humide. L’''ail'' mangé à jeun est la Thériaque des Paysans. Il est vrai qu’il cause la soif, la chaleur par tout le corps, & des maux de tête quand on en use souvent ; mais on peut corriger ces accidens en mangeant de l’ache, ou du persil incontinent après. L’''ail'' appliqué en forme de cataplasme sur une morsure de serpent, ou de chien enragé, est, dit-on, un souverain remède. Pour empêcher que les oiseaux ne nuisent aux fruits nouveaux des arbres, il faut pendre aux branches quelque quantité d’''ails''. {{sc|Id}}. En latin ''{{lang|la|allium}}'', qui vient du grec {{lang|grc|ἄγλιθες}}, qui signifie la tête de l’''ail''. Vespasien dit à un jeune homme, qui lui demandoit un gouvernement : j’aimerois mieux que tu sentisses l’''ail'', que le parfum. {{sc|Ablanc}}. Il étoit défendu à ceux qui avoient mangé de l’''ail'', d’entrer dans le temple de la mere des Dieux. {{sc|Bayl}}. Cette plante n’a été appelée ''{{lang|la|allium}}'' en latin, selon saint Isidore, ''Orig. lib. 3, cap. 10'', qu’à cause de la forte odeur qu’elle répand, ''{{lang|la|allium dictum quòd oleat}}''. <section end="AIL"/> <section begin="AILA ou AILATH"/><nowiki/> AILA, ou AILATH, ou ÆLATH, ÉLATH. Ancienne ville de l’Idumée. ''{{lang|la|Aila, Ailath, Ælath}}''. Elle étoit placée sur le bord de la mer rouge, près d’Asiongaber. Elle fut le siége d’un Roi des Iduméens. Saint Jérôme dit que de son temps elle s’appeloit Legio X{{e|a}}, parce que les Romains y avoient fait une colonie de la dixième légion. On prétend que c’est la même que Joséphe appelle ''Elana''. <section end="AILA ou AILATH"/> <section begin="AILBERT"/><nowiki/> AILBERT. s. m. Nom d’homme, qui s’est fait d’Agilbert. ''{{lang|la|Agilbertus}}''. S. ''Ailbert'', ou Agilbert, étoit Evêque de Paris. {{sc|Baillet}}. <section end="AILBERT"/> <section begin="AILE"/><nowiki/> AILE. s. f. La partie de l’oiseau qui l’élève ou qui le soutient en l’air, quand elle est étendue. {{StdT|l|☞}} Parties du corps des oiseaux, qui sont les instrumens du vol, & qui sont façonnées pour cet effet avec beaucoup d’art, & placées à l’endroit le plus propre pour tenir le corps dans un exact équilibre. ''{{lang|la|Ala}}''. L’aigle est un oiseau qui vole à tire d’''aile''. Les Faucons se tiennent long-temps sur ''aile'', ils ont l’''aile'' vîte, tranchante, l’''aile'' forte, l’''aile'' entière. On dit aussi ; faire voir en ''aile'' l’oiseau, le mettre en ''aile'' : voler de belles ''ailes''. Les poussins sont encore sous l’''aile'' de la mere. {{sc|Aile}}, se dit aussi d’une chauve-souris, d’une mouche, d’un papillon, d’un serpent, d’un dragon, & généralement de tout ce qui sert à quelques insectes à voler. La chauve-souris n’a point de plumes à ses ''ailes''. Les ''ailes'' d’un papillon, d’un moucheron, ''&c''. {{sc|Aile}}, se dit aussi de cette partie charnue qui s’étend de l’estomac à la cuisse dans les oiseau qu’on mange. Une ''aile'' de chapon, de perdrix. Il y en a qui préfèrent la cuisse à l’''aile''. {{sc|Aile}}, se dit figurément en choses morales & spirituelles, & signifie, protection, garde. C’est une fille d’honneur qui a toujours été élevée sous l’''aile'' de la mere. Et sur-tout en poësie : Cache-la sous ton ''aile'' au jour épouvantable, dit Desportes en parlant à Dieu en faveur de l’ame pécheresse. Malherbe a dit aussi, <poem class="verse"> ''Et son ame étendant ses'' ailes, ''Fut toute prête à s’envoler.''</poem> On dit aussi familièrement, la peur lui a mis des ''ailes'' aux talons ; pour dire, l’a fait fuir en diligence. Si la peur vous donne des ''ailes'' pour vous sauver, l’espérance lui en donnera de plus fortes pour vous atteindre. {{sc|Vaug}}. {{StdT|l|☞}} On peint ordinairement Mercure avec des ''ailes'' aux talons. Les anciens payens donnoient des ''ailes'' à la victoire, à la renommée, au cheval pégase, à l’amour. Les Peintres & les Poëtes en donnent aux vents, au temps, aux heures. On dit poëtiquement sur les ''ailes'' du temps, sur les ''ailes'' des vents, des zéphirs. On donne aussi figurément des ''ailes'' aux Chérubins, & aux Anges. Les Chérubins devant Dieu se couvrent la face de leurs ''ailes'' : ils couvroient l’arche de leurs ''ailes''. {{sc|Aile}}, en termes d’Anatomie, se dit par analogie, de plusieurs parties du corps. Les lobes du foie s’appellent souvent ''ailes'', ou ''ailerons''. On appelle ''ailes'' ou ''ailerons'', les chaires molles & spongieuses qui sortent de la partie naturelle des femmes, que les Anatomistes appellent ''nymphes'', ou ''dames des eaux'', parce qu’elles servent à conduire l’urine dehors. On appelle aussi ''ailes'', ou ''ailerons'', les deux cartillages qui sont aux côtés du nez, & qui forment les narines. On appelle encore ''ailes'' ou ''ailerons'', le haut des oreilles, les cartilages qui forment la partie supérieure des oreilles. {{sc|Aile}}, en termes de Blason, quand elle est seule, s’appelle un ''demi-vol'' ; & lorsqu’il y en a deux, elle s’appelle un ''vol'' : ce qui se dit de quelque oiseau que ce soit. On appelle au Manége ''ailes'', ces pièces de bois qu’on met aux côtés de la lance pour la charger vers la poignée. {{sc|Aile}}, en termes de Botanique, c’est l’angle que les feuilles d’une plante, ou la queue des feuilles forment avec la tige, ou avec une branche de la plante. Cet angle est ordinairement aigu, & tourne toujours en haut. Il s’appelle ainsi par ressemblance à l’angle que forment les ''ailes'' d’un oiseau avec son corps, ou plutôt à l’angle que forme le bras de l’homme avec le tronc du corps, & qui s’appelle aussi ''aile''. Quelquefois on appelle aussi de ce nom les branches mêmes, ou les feuilles qui poussent à côté l’une de l’autre sur les tiges des arbres ou des plantes, & qui forment avec la tige l’angle dont on vient de parler. Le mot d’aisselle convient mieux ici {{StdT|l|☞}} {{sc|Aile}}, se dit encore en Botanique. 1.{{o}} Des deux pétales latérales des fleurs légumineuses, situées entre le pavillon & la nacelle. 2.{{o}} De l’expansion membraneuse qui accompagne certaines semences. Le bignonia, l’Erable, ''&c''. ont leurs semences ''ailées. {{lang|la|Semina alata}}''. 3.{{o}} De ces feuillets membraneux qui accompagnent les tiges suivant leur longueur. Alors on dit que les tiges sont ''ailées'' : ''{{lang|la|Caulis alatus}}''.<section end="AILE"/><noinclude> <references/></noinclude> ljwevp9x59wi4jsr1f569x6547czqxi Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, I.djvu/210 104 604186 15797585 15595041 2026-05-19T21:16:28Z Rene1596 21513 Espaces 15797585 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Natireland" />{{Numérotation|AIL|186}}</noinclude><section begin="AILE"/><nowiki /> {{sc|Ailes}}, en termes de Jardinage, sont des branches d’arbres ou d’autres plantes, qui poussent à côté l’une de l’autre. Ces branches font des ''ailes''. {{sc|Liger}}. Ce terme se dit en particulier des artichaux ; & ces ''ailes'' sont les pommes qui accompagnent le principal montant sur la même tige, & ne sont pas si grosses que la principale pomme. {{sc|La Quint. Liger}}. Il ne reste plus que des ''ailes'' sur nos pieds d’artichaux. {{sc|Lig}}. On donne ce nom à ces sortes de productions, à cause qu’étant placées vis-à-vis l’une de l’autre, & s’étendant des deux côtés opposés, elles font comme des ''ailes''. {{sc|Id}}. {{sc|Aile}}, se dit aussi d’un moulin à vent. Ce sont quatre {{corr|grand|grands}} chassis couverts de toile & garnis d’échelons, qui traversent l’aissieu en dehors ; & reçoivent le vent pour faire tourner le moulin. Les Meûniers les appellent autrement ''volans''. Les ouvriers nomment aussi les ''ailes'' d’une fiche, ou couplet, ces deux petits morceaux de fer mobiles par le moyen de leurs charnières, qui servent à soutenir & à faire mouvoir des portes ou des fenêtres, ou des volets brisés. Ils appellent ''ailes'' de lucarne les deux côtés qui posent sur les chevrons, & qu’on appelle autrement ''joues'' de la lucarne. {{sc|Aile}} ''de lardoires''. Terme de cuisine. On entend par-là les parties de la lardoire, où l’on met le lardon, lorsqu’on veut larder ou piquer quelque viande. {{sc|Aile}}, est aussi un terme d’Horloger, qui se dit des pignons. L’''aile'' est à l’égard d’un pignon, ce que la dent est à l’égard d’une roue. C’est aussi une des branches du volant de sonnerie. Les Vitriers appellent encore ''ailes'', ou ''ailerons'', ces petites bandes de plomb fort déliées, qui servent à engager les losanges du verre dans les panneaux des vitres, & à les y tenir ferme. {{sc|Aile}} ''en Architecture''. On appelle les ''ailes'' d’un bâtiment, ce qu’on bâtit à droite & à gauche pour accompagner le principal corps de logis, & faire les deux côtés de la cour. Ce sont les deux extrémités d’un bâtiment qui s’avancent en saillie. ''Aile'' droite, ''aile'' gauche. L’''aile'' droite doit s’étendre, non pas par rapport à la personne qui regarde, mais par rapport au bâtiment même. {{sc|Dict. de Peint. et d’Archit}}. Ce bâtiment est imparfait, il n’y a qu’une ''aile'' de bâtie. On appelle aussi ces ''ailes'', ''bras'', ou ''potences''. On dit encore, les ''ailes'' d’un théâtre, les ''ailes'' d’un pont. On appelle aussi ''aile'' dans les Eglises, ce qui est à droite & à gauche de la croisée ; les bas côtés, ou les petites voûtes qui sont à côtés de la grande. Le portail de l’''aile'' droite est plus beau que celui de la gauche. On n’a bâti que le chœur, on va bientôt travailler aux ''ailes''. Quand il y a doubles ''ailes'' dans les Eglises, comme à Notre-Dame de Paris, les secondes qui sont ordinairement plus basses que les autres, s’appellent ''les basses ailes.'' {{StdT|l|☞}} {{sc|Ailes}} ''de pavé''. C’est ainsi qu’on appelle les deux côtés ou pentes de la chaussée d’un pavé. {{sc|Aile}}, se dit en termes de Guerre, des deux extrémités d’une armée rangée en bataille. ''{{lang|la|Ala, cornu}}''. L’''aile'' droite fut la première rompue. La cavalerie se met sur les ''ailes'' ; c’est-à-dire, sur les flancs, ou sur les extrémités de chaque ligne à droite & à gauche. En ce sens, ce mot vient de ''{{lang|la|alauda}}'', selon Bochart, qui signifioit une Légion Gauloise, ainsi nommée à cause de la figure des casques que portoient les soldats, qui étoient crêtés comme des allouettes. On dit que Pan, l’un des capitaines de Bacchus, a été le premier inventeur de cette manière de ranger une armée en bataille : d’où vient que les anciens l’ont peint avec des cornes à la tête, parce qu’ils appeloient ''cornes'', ce que nous appelons les ''ailes''. Il y a beaucoup plus d’apparence, ou plutôt, il est certain que ''aile'' dans ce sens vient du mot latin ''{{lang|la|ala}}, aile'', qui se donnoit à un corps de cavalerie ; parce que dans les armées Romaines, la cavalerie se divisoit en deux corps, qu’on jetoit sur les deux côtés de l’armée, l’un à droite, & l’autre à gauche, & dont on la flanquoit ; ce qu’on appeloit ''{{lang|la|alæ}}'', les deux ''ailes'', parce qu’ils faisoient à peu près, par rapport au corps de l’armée, la figure que font par rapport au corps d’un oiseau, ses ''ailes'', quand elles sont étendues. Les deux côtés, les deux flancs de l’armée, s’appeloient donc ''ailes'' ; c’est de-là que nous avons pris ce mot, pour signifier la même chose. {{sc|Aile}}, se dit aussi des deux côtés {{corr|on|ou}} des files qui terminent chaque bataillon, ou chaque escadron, à droite & à gauche. Les Piquiers sont rangés au milieu, & les Mousquetaires sur les ''ailes''. On a commencé à défiler par l’''aile'' droite. On appelle aussi les ''ailes'' d’un bataillon, ses manches, ou son flanc. {{sc|Aile}}, se dit aussi en termes de Fortification, du flanc d’un bastion, & plus ordinairement des longs côtés qui terminent, à droite & à gauche, un ouvrage à cornes ou couronné, & qui sont flanqués par quelque endroit de la place, par quelque dehors, ou travail particulier. {{sc|Aile}}. Terme de Conchyliologie : ce n’est autre chose que l’extension d’une des lèvres de la bouche d’une coquille, ce qui forme une espèce d’''aile''. On dit un ''Murex ailé'' : on ne doit pas prendre cette ''aile'' pour une oreille, quoiqu’on dise ''{{lang|la|Murex auritus}}''. {{sc|Ailes}}, en termes de Tourneur, signifie deux pièces de bois plattes, de figure triangulaire, qui s’attachent transversalement à une des poupées du Tour, pour servir de support lorsqu’on veut tourner de quatre ronds. On appelle ''Poupées à ailes'', celles qui ont de ces sortes de supports. Dans l’Art d’écrire, on {{corr|applle|appelle}} ''bouts d’ailes'', des plumes à écrire, qui sont tirées du bout des ailes d’une oie. ''{{lang|la|Penna}}''. {{sc|Aile}} ''de S. Michel''. Ordre militaire de Portugal, qui fut institué, selon le P. André Mendo, Jésuite, ''De Ordin. Milit''. l’an 1165, ou l’an 1171 ; selon Joseph di Michieli, dans son ''Tesoro militar. de Cavalleria antiqua y moderna'' ; c’est-à-dire Trésor, militaire de Chevalerie ancienne & moderne, imprimé à Madrid en 1642. Alphonse {{roi|Henri|I}}, Roi de Portugal, l’institua en mémoire d’une victoire qu’il remporta sur le Roi de Séville & les Sarrasins, & dont il crut être redevable à S. Michel, qu’il avoit pris pour patron dans cette guerre contre les Infidèles. Les Chevaliers de l''’aile de S. Michel'' furent ainsi nommés, parce que dans leur enseigne, ils portoient une ''aile'' en forme de celle de Archange, laquelle étoit de couleur de pourpre, environnée de rayons d’or. Ces Chevaliers avoient la règle de S. Benoît, suivant l’institut de Cîteaux. Ils faisoient vœu de défendre la religion chrétienne, & les confins du royaume, & de protéger les veuves & les orphelins. Dans leur étendard on voyoit d’un côté un S. Michel terrassant le démon, & de l’autre la croix de l’Ordre en forme d’épée, avec ce mot ; ''{{lang|la|Quis ut Deus}}'', qui est semblable à Dieu ? Cet Ordre ne subsiste plus. Outre les deux Auteurs que j’ai cités, ''Voyez'' Antonio Bromdon, ''Monarc. Lusitana'', Liv. XI, ch. 22. Antonio Manriquez, T. II, ch. 8. August. Barbosa, ''Summ. Apost. cecis. col. 306''. Caramuel, ''Theolog. Reg''. p. 9. Bernardo Justiniani, ''historia dell’origine de Cavallieri'', ch. 28. {{sc|Aile}}, se dit proverbialement en ces phrases : cet homme ne bat plus que d’une ''aile'' ; pour dire, que son crédit, sa fortune, son esprit, sont diminués, & qu’il n’en peut plus. On lui a tiré une plume de son ''aile'' : pour dire, qu’on lui a arraché quelque chose de son bien : qu’on en tirera pied ou ''aile'' ; pour dire, qu’on tirera quelque chose d’une affaire, & qu’on ne perdra pas tout. On lui a rogné les ''ailes'' ; pour dire, qu’on a retranché de son autorité, de ses richesses. On dit d’un téméraire, qu’il a voulu voler avant que d’avoir des ''ailes'', qu’il n’a pas l’''aile'' encore assez forte ; pour dire, qu’il a commencé trop tôt quelque entreprise au-dessus de ses forces. On dit d’un homme malheureux, qu’il en a dans l’''aile'' ; pour dire, qu’il lui est arrivé quelque accident fâcheux, ou bien qu’il a passé les 50 ans, qu’on marque avec une ''L''. On le dit aussi d’un homme qui a perdu sa liberté. <poem class="verse"> ::''Mon cher ami, j’en ai dans l’''aile. ::''Je suis perdu, j’ai regardé Cloris''. {{sc|Scar}}.</poem><section end="AILE"/><noinclude> <references/></noinclude> fwo75o4525gponcfm7o1uehcne35hdx Modèle:PAGES NOT PROOFREAD 10 605375 15797698 15796958 2026-05-20T07:00:28Z SodiumBot 145972 Unattended update of statistics templates 15797698 wikitext text/x-wiki 668 828 cxcnek8apnu6mjbmu1gq731b6mvuf21 Livre:Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu 112 636146 15797316 15378290 2026-05-19T14:41:53Z Favete linguistis 129184 15797316 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=journal |Titre=[[Revue des Deux Mondes]] |Sous_titre= |Volume=3{{e}} période, tome 69 |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur={{Éditeur|Bureau de la Revue des Deux Mondes}} |School= |Lieu=Paris |Annee=1885 |Publication= |Bibliotheque={{IA|revuedesdeuxmo8503pariuoft}} |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=9 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1to10=- 9=frontispice 11=5 965to966=tdm 967to972=- /> |Tomes={{Tomes RDDM/P3}} |Sommaire={{Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1885_-_tome_69.djvu/965}} {{Page:Revue_des_Deux_Mondes_-_1885_-_tome_69.djvu/966}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} 6i40ch4o4duipl7klyfw50slfn96myd Page:Le Bon - Psychologie politique et défense sociale.djvu/267 104 637668 15797475 13649453 2026-05-19T19:03:32Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ 15797475 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Chrisric" /></noinclude>et même le civilisé lui donnent satisfaction par la chasse, qui n’a guère d’autres motifs que le besoin de tuer. Un magistrat distingué, grand chasseur lui-même, a très bien décrit cette psychologie du chasseur, qui ne se distingue souvent de celle du voyou meurtrier, que parce que leur férocité s’exerce sur des êtres différents. <i>Ah ! les remords d’un chasseur, quel douloureux chapitre ! Tuer impitoyablement, et (c’est plus atroce encore), trouver un plaisir intense, violent, magnifique à tuer, à tuer encore ces animaux de douceur, ces oiseaux charmants, ces merveilles de grâce, de beauté… et ne pas pouvoir s’en empêcher, ne pas pouvoir renoncer à verser ce sang innocent, à répandre ces injustes souffrances, quelle misère !</i> Comme le chasseur, le voyou trouve à tuer "un plaisir intense, violent, magnifique". Pas plus que le chasseur, "il ne peut s’empêcher de tuer". Voilà pourquoi nous devons le supprimer afin d’éviter d’être supprimé par lui. Remarquons en passant combien se sont modifiées en quelques années les idées des médecins et des criminalistes. Il y a peu de temps encore, tous les criminels étaient des fous irresponsables qu’il fallait se borner à soigner. Aujourd’hui, on les considère encore comme des détraqués mais parfaitement responsables. Au point de vue de l’intérêt social, on réclame maintenant, à leur égard, l’application de toutes les rigueurs du Code. Se contenter de les enfermer ne servirait à rien, car au bout de peu de temps jugés guéris, ils seraient relâchés et recommenceraient aussitôt. Je suis d’accord avec l’école nouvelle sur la nécessité de la répression, mais je voudrais qu’elle s’étendît à toutes les variétés de délinquants sans cesse récidivistes. Rappelons à ce sujet ce que j’écrivais dans la '''{{sic2|Revue Philosophique|Revue philosophique de la France et de l’étranger}}''', bien avant l’éclosion des idées actuelles, dans le but de montrer que "tous les criminels sont responsables". J’arrivais alors à cette conclusion pour les criminels d’occasion, des peines corporelles énergiques. Pour les criminels d’habitude qui sont des êtres incurables dont une société doit se défaire, la déportation dans un pays lointain. C’est le traitement qu’on appliquait jadis aux lépreux considérés, eux aussi, comme dangereux et incurables. On pourrait utiliser d’ailleurs les récidivistes en les incorporant dans des compagnies de discipline employées<noinclude> <references/></noinclude> 9d1u8tnvn788iwbwx65ndsqmtlaaxbs Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/12 104 754123 15797128 11592513 2026-05-19T12:22:57Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15797128 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|6|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>jour quelques traits de son effigie. Un danger très sérieux avait d’ailleurs été la conséquence de l’établissement du nouveau mode de transport au Mexique. Des bandes de hardis voleurs avaient exploité l’innovation à leur manière, et ne laissaient passer aucune diligence sans lui faire subir l’outrage de leurs rapines. Le souvenir de mes anciennes relations avec les {{lang|es|''salteadores''}} mexicains, si courtois d’ordinaire pour le voyageur peu chargé de bagage, me rendait plus désagréable encore la perspective d’une pareille humiliation. La nécessité d’acquitter ce triste péage effaçait pour moi, je l’avoue, tous les autres inconvéniens, même celui de passer plusieurs jours sur les banquettes d’une étroite voiture, traînée à toute vitesse par quatre chevaux indomptés, au milieu des accidens d’un terrain défoncé par les pluies ou hérissé de pierres. Un incident bien simple vint mettre fin à mes irrésolutions. Le commerce de Mexico, profitant d’un de ces momens de tranquillité si rares dans la république, expédiait à Vera-Cruz un riche convoi d’argent ({{lang|es|''conducta de platas''}}). Les muletiers chargeaient dans la vaste cour de l’une des maisons de la rue de la Monterilla, où j’étais logé, les sacs de piastres enfermés dans de petites caisses en bois<ref>Chaque {{lang|es|''talega''}}, ou sac de 1,000{{lié}}piastres, pesant environ 60{{lié}}livres françaises, une mule porte d’ordinaire de quatre à six sacs, soit 240 ou 360{{lié}}livres, dont le poids équivaut à 20,000 et à 30,000{{lié}}francs.</ref>. Le spectacle de ces préparatifs avait attiré devant la maison un grand nombre de curieux, parmi lesquels je me trouvais. À mesure que les mules dûment bâtées et sanglées avaient reçu leur précieuse charge, elles se groupaient instinctivement toutes ensemble dans un des coins de la cour. Une vingtaine de {{Lang|es|''mozos de mulas''}} (valets de mules) juraient sur tous les tons en accomplissant leur besogne ; sous le vestibule de la porte cochère, à l’entrée du bureau, l’{{Lang|es|''arriero''}} achevait de signer ses derniers connaissemens, tout en invoquant la Vierge et les saints pour l’heureux succès de son voyage, et en s’interrompant à chaque instant pour gourmander ses aides. Dans la rue, la populace contemplait avec des yeux avides les deux millions environ exposés à toutes les chances d’une route longue et périlleuse, et la plupart de ces spectateurs en haillons ne prenaient pas la peine de dissimuler leur ardente convoitise. — {{Lang|es|''Canario !''}} disait un {{Lang|es|''lepero''}} en cachant sous une couverture en lambeaux les balafres qui sillonnaient sa poitrine, si j’avais seulement un cheval comme celui qu’a ce cavalier entre les jambes ! Le {{Lang|es|''lepero''}} désignait de l’œil un {{Lang|es|''ranchero''}} au teint basané qui montait un cheval noir comme le jais. L’animal, comprimé par son cavalier, jetait à droite et à gauche, en mâchant son frein, des flocons d’écume. Je ne pus m’empêcher d’admirer la beauté du cheval et de remarquer en même temps l’insouciance du cavalier, qui semblait ne contenir sa<noinclude> <references/></noinclude> 1uuhpkcnpe00a1li4rfrh89fdszmpzf Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/13 104 754124 15797136 6216863 2026-05-19T12:31:33Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15797136 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||SCÈNES DE LA VIE MEXICAINE.|7}}</noinclude>monture que par cette force d’une volonté inflexible, qualité distinctive de l’écuyer mexicain. — Eh bien ! que ferais-tu, Gregorito, mon ami ? demanda au {{Lang|es|lepero}} un de ses compagnons. — {{Lang|es|''Canario !''}} j’accompagnerais la {{Lang|es|''conducta''}} jusqu’à un endroit de la route que je connais, et, quoiqu’il soit mal de se vanter, j’aurais bien du malheur si une ou deux charges ne faisaient pas complètement mon affaire. — Une ou deux charges ! reprit l’autre d’un air de surprise. — Oui, trois charges au plus ; j’ai toujours été dépourvu d’ambition, mais ce gaillard-là me paraît encore moins ambitieux que moi. Le {{Lang|es|''ranchero''}} ne laissait effectivement tomber, en apparence du moins, que des regards de dédain sur le convoi, et, quelles que pussent être ses pensées, il eût été difficile de surprendre sur son impassible figure une autre expression que celle d’une indifférence complète. Cependant un escadron de lanciers, destiné à servir d’escorte, avait peine à défendre l’entrée de la cour assiégée par tous ces spectateurs, dont Gregorito n’était que l’un des plus modestes dans l’expression de ses désirs. Les banderoles rouges qui flottaient au fer des lances ajoutaient un trait de plus au tableau mouvant de cette foule. Enfin le chargement se termina, la dernière mule sortit de la cour, et le détachement se mit en marche pour accompagner le convoi. Peu à peu la foule s’écoula, et il ne resta plus bientôt de tous les curieux que le {{Lang|es|''ranchero''}}, qui semblait compter les mules l’une après l’autre, et regarder avec attention chacun des {{Lang|es|''mozos''}} en particulier. Enfin le {{Lang|es|''ranchero''}} parut vouloir s’éloigner à son tour. Le {{Lang|es|''lepero''}} Gregorito s’approcha de lui au même instant pour lui demander la permission d’allumer sa cigarette à la sienne. Une conversation à voix basse et très animée s’engagea entre les deux hommes ; mais je ne me préoccupai pas d’un incident qui me parut insignifiant, et je pris le parti de rentrer à mon logis. La vue de ce convoi avait fait naître en moi une idée que je voulais mettre sans retard à exécution. Le départ de la ''conduite'', à l’escorte de laquelle je pouvais me joindre, m’offrait une occasion unique, non-seulement d’échapper aux ennuis de la diligence, mais de satisfaire une dernière fois ma curiosité de voyageur, en explorant, avec toute sécurité et à petites journées, le long parcours de Mexico à Vera-Cruz. Les mules de charge ne voyageant que très lentement, il devait m’être facile de les rejoindre à quelques lieues de Mexico, grace à la vitesse éprouvée de mon cheval, même en me réservant deux jours pour prendre congé de mes amis. Je me mis en toute hâte à faire mes dispositions de départ. Il fallait d’abord trouver un cheval pour mon valet. Deux fois surmenée pendant de longues traites en poursuivant et en<noinclude> <references/></noinclude> rbx497vwbrm28ucm7st7j17253fjj9y Page:Revue des Deux Mondes - 1848 - tome 22.djvu/14 104 754125 15797145 11592515 2026-05-19T12:38:24Z Berniepyt 17489 /* Validée */ 15797145 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|8|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>fuyant le {{Lang|es|''bravo''}}, sa monture avait succombé à la fatigue quelques jours après notre arrivée à Mexico : je chargeai Cecilio de la remplacer. Quant à mon propre cheval, un de ceux que j’avais ramenés de l’hacienda de la Noria, ce noble animal justifiait parfaitement le nom de ''Storm''<ref>Mot anglais qui signifie ouragan, tempête.</ref> que je lui avais donné ; la vigueur qu’il avait puisée dans les déserts le mettait en état de supporter les plus rudes travaux. Cecilio se mit aussitôt en devoir de faire son acquisition. Je lui avais recommandé d’y mettre toute l’économie désirable, et le drôle ne se conforma que trop scrupuleusement à mes instructions. Au bout de quelques heures, il vint m’annoncer qu’un {{Lang|es|''picador''}} de ses amis allait lui amener un cheval qui remplissait toutes les conditions requises. Bientôt en effet je vis entrer dans la cour, tête basse et à pas lents, un pauvre cheval au poil d’un jaune fauve, échappé sans nul doute, dans la dernière course, aux cornes des taureaux du cirque. Je me récriai fort quand le picador eut l’effronterie de me demander dix piastres pour cette bête efflanquée ; mais enfin j’étais pressé, et puis, à part le trajet qu’il me fallait faire pour rejoindre la {{Lang|es|''conducta''}}, je ne devais voyager qu’à petites journées. Le picador et Cecilio, voyant mon impatience, s’entendirent pour vanter à tour de rôle les qualités cachées du cheval dont l’aspect était si piteux, et je comptai au maquignon une somme que mon honnête valet partagea sans doute avec lui. Tous ces préparatifs terminés, je fixai mon départ au lendemain matin ; mais une série d’événemens imprévus devait retarder de plusieurs jours l’accomplissement de mon projet. Le moment d’expédier à Vera-Cruz le riche convoi d’argent que je m’étais promis d’escorter paraissait avoir été mal choisi. Une sourde inquiétude pesait sur les esprits. Des symptômes alarmans annonçaient une tourmente politique. Ie lendemain même du jour où la {{Lang|es|''conducta''}} avait quitté Mexico, on en était à regretter qu’un convoi de deux millions fût exposé, en de pareilles conjonctures, aux hasards d’une longue route, et les circonstances, il faut bien le reconnaître, justifiaient assez ces craintes. De retour d’un exil employé à parcourir l’Europe et à chercher dans de studieux loisirs l’oubli des malheurs de son pays, le général don Anastasio Bustamante occupait alors la présidence. Si le désintéressement et la probité, unis à un ardent patriotisme, suffisaient pour gouverner un grand état, Bustamante eût été l’homme qu’il fallait au Mexique. Comme presque tous les généraux qui se sont partagé le pouvoir dans la république mexicaine, c’est dans la guerre de l’indépendance qu’il avait fait ses premières armes. Ami et partisan dévoué de l’empereur Iturbide, il avait hautement blâmé l’ingratitude de Santa-Anna, qui avait commencé sa carrière militaire en se révoltant contre<noinclude> <references/></noinclude> l4c1mkntn899tt3u49m5lza4urcgap4 Les Commencemens d’une conquête 0 764572 15797312 11783407 2026-05-19T14:38:00Z Favete linguistis 129184 15797312 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 67.djvu" from=1 to=1 header=1 auteur="[[Auteur:Camille Rousset|Camille Rousset]] " prev="" next="" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de Camille Rousset]] [[Catégorie:Articles de 1885]] * [[/01|I. Le général Clauzel en Algérie (1830-1831)]] * [[/02|II. Le Commandement du général Berthezène]] * [[/03|III. Le Duc de Rovigo en Algérie]] * [[/04|IV. Le Commandement du général Voirol]] * [[/05|V. Le Gouvernement du comte d’Erlon]] * [[/06|VI. Le Gouvernement du maréchal Clauzel - Mascara, Tlemcen, La Tafna, La Sikak]] * [[/07|VII. La Première expédition de Constantine]] * [[/08|VIII. Le Gouvernement de Damrémont, le traité de La Tafna, la prise de Constantine]] * [[/09|IX. Le gouvernement du maréchal Valée (1837-1840)]] * [[/10|X. La Rupture du traité de La Tafna, le col de la Mouzaia, Médéa, Millana]] [[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]] [[Catégorie:Algérie]] 5st09h7rl2nkex48c83yf5uz4lio36w L’Armée et la démocratie 0 764586 15797332 10887797 2026-05-19T14:55:59Z Favete linguistis 129184 15797332 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu" from=1 to=1 header=1 auteur="{{Anonyme}} " prev="" next="" /> * [[/01|I. Le Service de trois ans]] * [[/02|II. Le Service de cinq ans, le remplacement]] [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles anonymes]] [[Catégorie:Articles de 1885]] [[Catégorie:Théorie militaire et stratégie]] [[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]] gp6v4sbl1hsgsq4s2x0rvyf1nwryf29 L’Avenir de la puissance anglaise 0 764606 15797331 10899382 2026-05-19T14:55:02Z Favete linguistis 129184 15797331 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu" from=1 to=1 header=1 auteur="[[Auteur:Athanase Cucheval-Clarigny|Cucheval-Clarigny]] " prev="" next="" /> * [[/01|I. L’Empire indien, le conflit anglo-russe]] * [[/02|II. Les Colonies d’Australie ; les conflits avec l’Allemagne]] * [[/03|III. Les Colonies d’Afrique et d’Amérique]] [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de 1885]] [[Catégorie:Articles de Cucheval-Clarigny]] [[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]] [[Catégorie:Royaume-Uni]] [[Catégorie:Colonisation]] g7i3phdno0zsdkhdg79zecbtxawuufx Le Parti de la démocratie sociale en Allemagne 0 825220 15797875 9896612 2026-05-20T11:23:29Z Favete linguistis 129184 15797875 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1891 - tome 104.djvu" from=1 to=1 header=1 auteur="[[Auteur:Jean Bourdeau|J. Bourdeau]]" prev="" next="" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de Jean Bourdeau]] [[Catégorie:Articles de 1891]] [[Catégorie:Séries d’articles de périodiques]] [[Catégorie:Allemagne]] * [[/01|I. Les Origines philosophique, l’Agitation politique]] * [[/02|II. L'Esprit de la doctrine]] 7a01f6i3891bk3rq9kodzx4ud4ge1ad Page:Œuvres complètes de H. de Balzac, IV.djvu/188 104 880649 15797159 6189305 2026-05-19T12:52:17Z Laurent Jerry 2851 /* Validée */ 15797159 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Laurent Jerry" />{{nr||{{sc|modeste mignon.}}|183}}</noinclude>nous-mêmes par le témoignage de la vie vulgaire ? L’homme est double. Il y a la vie invisible, celle du cœur à laquelle des lettres peuvent suffire, et la vie mécanique à laquelle on attache, hélas ! plus d’importance qu’on ne le croit à votre âge. Ces deux existences doivent concorder à l’idéal que vous caressez ; ce qui, soit dit en passant, est très rare. L’hommage pur, spontané, désintéressé, d’une âme solitaire, à la fois instruite et chaste, est une de ces fleurs célestes dont les couleurs et le parfum consolent de tous les chagrins, de toutes les blessures, de toutes les trahisons que comporte à Paris la vie littéraire, et je vous remercie par un élan semblable au vôtre ; mais, après ce poétique échange de mes douleurs contre les perles de votre aumône, que pouvez-vous attendre ? Je n’ai ni le génie, ni la magnifique position de lord Byron ; je n’ai pas surtout l’auréole de sa damnation postiche et de son faux malheur social ; mais qu’eussiez-vous espéré de lui dans une circonstance pareille ? Son amitié, n’est-ce pas ? Eh bien, lui qui devait n’avoir que de l’orgueil était dévoré de vanités blessantes et maladives qui décourageaient l’amitié. Moi, mille fois plus petit que lui, ne puis-je avoir des dissonances de caractère qui rendent la vie déplaisante, et qui font de l’amitié le fardeau le plus difficile ?… En échange de vos rêveries, que recevriez-vous ? les ennuis d’une vie qui ne serait pas entièrement la vôtre. Ce contrat est insensé. Voici pourquoi. » Tenez, votre {{sic2|poëme|poème}} projeté n’est qu’un plagiat. Une jeune fille de l’Allemagne, qui n’était pas, comme vous, une demi-Allemande, mais une Allemande tout entière, a, dans l’ivresse de ses vingt ans, adoré {{sic2|Gœthe|Goethe}} ; elle en a fait son ami, sa religion, son dieu ! tout en le sachant marié. Madame {{sic2|Gœthe|Goethe}}, en bonne Allemande, en femme de {{sic2|poëte|poète}}, s’est prêtée à ce culte par une complaisance très narquoise, et qui n’a pas guéri Bettina ! Mais qu’est-il arrivé ? Cette extatique a fini par épouser un Allemand. Entre nous, avouons qu’une jeune fille qui se serait faite la servante du génie, qui se serait égalée à lui par la compréhension, qui l’eût pieusement adoré jusqu’à sa mort, comme fait une de ces divines figures tracées par les peintres dans les volets de leurs chapelles mystiques, et qui, lorsque l’Allemagne perdra {{sic2|Gœthe|Goethe}}, se serait retirée en quelque solitude pour ne plus voir personne, comme fit l’amie de lord Bolingbroke, avouons que cette jeune fille se serait incrustée dans la gloire du {{sic2|poëte|poète}} comme {{sic2|Marie Magdeleine|Marie-Madeleine}} l’est à jamais dans le<noinclude> <references/></noinclude> gorkagx4k3y4wnzh37gidvibhpiup6a Auteur:Étienne Vacherot 102 916703 15797326 15249961 2026-05-19T14:51:12Z Favete linguistis 129184 15797326 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == * ''Théorie d'Aristote sur les premiers principes'' (1836) * ''De rationis auctoritate, tum in se, tum secundum sanctum Anselmum consideratae'' (1836) * ''Histoire critique de l’école d’Alexandrie'', 3 tomes, (1846-1851) * ''La Métaphysique et la science'' (1858), éd. Chamerot, Paris, 3 volumes, 1863, 500 pages chaque volume. * ''La Démocratie'', éditions Van Meenen et Cie, Bruxelles, seconde édition, 1860, 388 pages. * ''Essais de philosophie critique'', éd. F. Chamerot, Paris, 1864, 452 pages. * ''La Religion'', éd. F.Chamerot et Lauwereyns, Paris, 1869, 465 pages. * ''La Science et la conscience'', Éd. Germer Baillière, coll. « Bibliothèque de philosophie contemporaine », Paris, 1870, 190 pages. * ''La politique extérieure de la République'', Librairie Germer Baillière et Cie, Paris, 1881, brochure. * ''Le Nouveau Spiritualisme'', Hachette, Paris, 1884, 401 pages. * ''La Démocratie libérale'', Calmann-Lévy, Paris, 1892, 292 pages. {{c|[[:Catégorie:Articles d’Étienne Vacherot|Articles par ordre alphabétique]]}} {{RDDM}} *[[La Science et la Conscience]] *[[La Situation philosophique en France]] *[[La Situation politique et les lois constitutionnelles]] *[[La Science moderne et la philosophie des causes finales]] *[[La Vie et la matière]] *[[La Psychologie contemporaine : L’école naturaliste, l’école expérimentale et l’école spiritualiste]] *[[La Nouvelle philosophie en France]] * [[La Crise religieuse au dix-neuvième siècle]] * [[La Théologie catholique en France]] * [[La Méthode théologique, réplique]] * [[L’Ancien et le nouveau christianisme]] * [[La Difficulté de la situation politique de la France]] * [[La République constitutionnelle et parlementaire]] * [[La République libérale]] * [[La Liberté de l'enseignement supérieur]] * [[Les Nouveaux Jacobins]] * [[Les Trois Etats de l'Esprit humain]] {{RPFé}} * [[Les Antécédents de la philosophie critique]], [[Livre:Revue philosophique de la France et de l’étranger, tome I, 1876.djvu|tome I, 1877]] == Voir aussi == * [[Le Testament d’un philosophe]] de [[Auteur:Paul Janet|Paul Janet]] {{Thieme|V#VACHEROT}} }} [[Catégorie:Auteurs de la Revue philosophique de la France et de l’étranger]] ft84mani78mp6nsd36qtgoqnn0yhmaf Page:La Bruyère - Les Caractères, Flammarion, 1880.djvu/14 104 948344 15797773 13133705 2026-05-20T08:45:45Z ~2026-30241-29 163201 païs (pour pays) 15797773 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Hsarrazin" />{{nr|6|DISCOURS}}</noinclude>païs un certain Leucippe<ref>Un autre que Leucippe, philosophe célèbre et disciple de Zénon.</ref>, qui étoit de la même ville que luy ; de là il passa à l’École de Platon, et s’arrêta ensuite à celle d’Aristote, où il se distingua entre tous ses disciples. Ce nouveau maître, charmé de la facilité de son esprit et de la douceur de son élocution, luy changea son nom, qui étoit Tyrtame, en celui d’Euphraste, qui signifie celui qui parle bien ; et, ce nom ne répondant point assez à la haute estime qu’il avoit de la beauté de son genie et de ses expressions, il l’appela Theophraste, c’est à dire un homme dont le langage est divin. Et il semble que Ciceron ait entré dans les sentimens de ce philosophe lorsque, dans le livre qu’il intitule ''Brutus, ou des Orateurs illustres'', il parle ainsi : « Qui est plus fecond et plus abondant que Platon ? plus solide et plus ferme qu’Aristote ? plus agreable et plus doux que Theophraste ? » Et dans quelques-unes de ses épîtres à Atticus on voit que, parlant du même Theophraste, il l’appelle son amy, que la lecture de ses livres luy étoit familiere, et qu’il en faisoit ses délices. Aristote disoit de luy et de Calistene, un autre de ses disciples, ce que Platon avoit dit la première fois d’Aristote même et de Xenocrate : que Calistene étoit lent à concevoir et avoit l’esprit tardif, et que Theophraste, au contraire, l’avoit si vif, si perçant, si penetrant, qu’il comprenoit d’abord d’une chose tout ce qui en pouvoit être connu ; que l’un avoit besoin d’éperon pour estre excité, et qu’il falloit à l’autre un frein pour le retenir. Il estimoit en celuy-cy sur toutes choses un caractere de douceur qui regnoit également dans ses mœurs et dans son style. L’on raconte que les disciples d’Aristote, voyant leur maître avancé en âge et d’une santé fort affoiblie, le prierent de leur nommer son successeur ; que, comme il avoit deux hommes dans son ecole sur qui seuls ce choix pouvoit tomber, Menedeme<ref>Il y en a eu deux autres de même nom : l’un philosophe cynique, l’autre disciple de Platon.</ref> le Rhodien et Theophraste d’Erese, par un esprit de ménagement pour celuy qu’il vouloit exclure, il se déclara de cette maniere : il feignit, peu de temps après que ses disciples luy eurent fait cette prière, et en leur presence, que le vin dont il faisoit un usage ordinaire luy étoit nuisible ; il se fit apporter des vins de Rhodes et de Lesbos : il goûta de tous les deux, dit qu’ils ne démentoient point leur terroir, et que chacun dans son genre étoit excellent ; que le premier avoit de la force, mais que celui de Lesbos avoit plus de douceur, et qu’il luy donnoit la preference. Quoy qu’il en soit de ce fait, qu’on lit dans Aulu-Gelle, il est certain que, lorsqu’Aristote, accusé par Eurimedon,<noinclude> <references/></noinclude> r4datkcj8uwasgew9250b74li0l9c1h Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, II.djvu/66 104 986954 15797822 15623872 2026-05-20T10:12:17Z Rene1596 21513 Le traité de Brétigny en 1360 (pas en 1560), pour la rançon du roi, Jean le Bon. Voir discussion. 15797822 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BRE|58}}</noinclude><section begin="BRÉTÈCHE"/>à créneaux, & le lieu public où l’on fait les cris & proclamations de Justice. ''{{lang|la|Turris pinnis instructa}}''. Il vient de l’italien ''{{lang|it|Bretesca}}'', qui se dit de cette barrière qu’on met d’ordinaire devant la porte des palais. {{sc|Ménage}}. Les portaux des villes s’appeloient aussi ''bretèches'', parce qu’il y avoit quelques petits forts ou défenses de bois, comme on appelle ''barbacane'', ce qui sert à défendre le fossé. Il a aussi signifié, marche-pied, corridor. <poem class="verse"> ''Mainte pucelle illec avoit'' ''Dessus la ''bretèche'' montée.'' </poem> En quelques coutumes on dit ''bretèque'', ou ''bretesques''. <section end="BRÉTÈCHE"/> <section begin="BRETELLE"/><nowiki/> BRETELLE. s. f. Ce qui sert à attacher, sur les épaules, des hottes, des crochets, des bars, des brouettes, ou autres choses propres à porter des fardeaux. ''{{lang|la|Funales habenæ dossuarii corbis}}''. Ce sont deux sangles, ou deux bandes de cuir ou de grosse étoffe, chacune large de deux pouces, & longue d’environ une demi-aune : on les attache par un bout vers le milieu de la partie platte de la hotte, afin que chacune faisant le tour d’une des épaules, & passant par dessous les aisselles, elles viennent s’accrocher par leur autre bout, qui a une boucle, à deux bouts de bâton qui sortent exprès du bas de la hotte, & qu’ainsi la hotte tienne ferme sur les épaules. Il en est de même à proportion aux crochets. Prenez garde que les bretelles de votre hotte soient assez fortes pour ce fardeau. Ces ''bretelles'' sont trop petites, trop courtes. Borel le dérive de {{lang|grc|βρίθω}}, c’est-à-dire, ''je charge''. {{sc|Bretelle}}, est aussi un terme de Rubanier ; & il signifie un tissu pour soutenir le corps du Rubanier lorsqu’il travaille, de peur qu’il ne tombe en devant. {{sc|Bretelles}}, au pl. signifie encore un tissu de fil ou de soie, qui sert à soutenir les culottes des enfans, ou des hommes un peu gros. On dit proverbialement, ''Il en a par-dessus les bretelles'', ou jusqu’aux ''bretelles'' ; pour dire, il en a par-dessus ses forces, au-delà de ce qu’il peut porter. Ce qui se dit de toutes sortes de méchantes affaires, mais plus ordinairement lorsque quelqu’un a bû trop de vin. {{sc|Bretelles}}. s. f. pl. signifie encore dans le tarif de la Douane de Lyon, ce qu’on nomme à Paris, des charges ou paniers de verre. <section end="BRETELLE"/> <section begin="BRETÈSSES, ou BRETÈCHES"/><nowiki/> BRETÈSSES, ou BRETÈCHES. Terme de Blâson, qui se dit d’une rangée de créneaux sur une fasce, bande, ou pal, ou sur les côtés d’un blâson de platte figure. ''{{lang|la|Pinnarum muralium ordo geminus}}''. Et on appelle Ecu ''bretesse'' simplement, quand les créneaux d’une fasce, d’un pal, d’une bande se rapportent, & sont vis-à-vis l’un de l’autre. Les Martinozzi portent quatre fasces ''bretessées'' à double. {{sc|Masc}}. <section end="BRETÈSSES, ou BRETÈCHES"/> <section begin="BRETEUIL"/><nowiki/> BRETEUIL. Gros bourg de France en Normandie, avec titre de Comté, sur la rivière d’Iton, à six lieues d’Evreux. ''{{lang|la|Britolium}}''. {{StdT|l|☞}} {{sc|Breteuil}}, ''{{lang|la|Bretolium}}''. Petite ville de France, en Picardie, au Diocèse de Beauvais, avec une Abbaye de l’Ordre de St Benoît. <section end="BRETEUIL"/> <section begin="BRETIGNY"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} BRETIGNY, ''{{lang|la|Bretiniaca}}''. Village de France, au-dessus de Montlhery, à une lieue de Châtres, à cinq de Paris. C’est là que fut conclu en 1360, le traité de paix entre la France & l’Angleterre. <section end="BRETIGNY"/> <section begin="BRETON"/><nowiki/> BRETON, ONNE, s m. & f ''{{lang|la|Britannus. Brito}}''. C’est le nom des anciens habitans de l’île que nous appelons aujourd’hui ''Grande-Bretagne''. Ils avoient ce nom au temps de César, & l’ont gardé jusqu’à l’invasion des Saxons. ''Voyez'' ce qu’on dit de son étymologie au mot {{Tr6L|GRANDE-BRETAGNE}}. Aujourd’hui on n’appelle point en françois ''Bretons'' les habitans de cette île, mais ''Anglois'', ceux qui habitent la partie méridionale ; & ''Ecossois'', ceux qui occupent la partie septentrionale. Cependant, en parlant des anciens peuples de ce pays, sur-tout de la partie méridionale, il faudroit dire ''Bretons'', jusqu’à l’invasion des Saxons. {{sc|Breton, onne}}, s. & adj. ''{{lang|la|Armoricus, a}}''. Nom du peuple qui habite la petite Bretagne, province de France, qu’on appeloit autrefois ''Armorique''. Ce sont les seuls qui portent aujourd’hui en notre langue le nom de ''Bretons'', qu’ils ont depuis plusieurs siècles. ''Voyez'' {{Tr6L|BRETAGNE}}. Les ''Bretons'' de France, & les Gallois d’Angleterre, ou Montagnards de la Principauté de Galles, ont une même langue, & s’entendent les uns les autres. La noblesse ''Bretonne''. Grégoire de Tours dit expressément, ''{{liv.|{{rom-maj|IV}}|cap}}, C.''{{lié}}4 que depuis Clovis les ''Bretons'' furent sous la domination des François ; que les ''Bretons'' dès-lors n’eurent plus de Rois, & que leurs Princes se contenterent de porter le titre de ''Comte''. {{sc|P. Dan}}. Les charges ''bretonnes'' sont au Parlement de Bretagne les charges de Conseillers, qui ne peuvent être possédées que par des ''Bretons'', comme les charges françoises ne peuvent l’être que par d’autres que des ''Bretons''. Un cheval ''breton''. On dit ''bas-Breton'' & ''basse-Bretonne'', pour dire un homme ou une femme qui est de Basse-Bretagne. Un gentilhomme ''bas-Breton''. Au lieu de ''basse-Bretonne'', on dit souvent dans le discours familier une ''basse-Brette''. Les ''basses-Brettes'' ont de l’esprit, c’est-à-dire, les ''basses-Bretonnes'', les femmes de Basse-Bretagne. Ce Capitaine de vaisseau a épousé une ''basse-Brette'' qui lui a donné du bien. {{sc|Breton-Bretonnant}}. Si l’on en croit d’Hosier, dans son ''Hist. de Bretagne, pag.'' 43, 44, les ''Bretons'' qui habitoient les côtes de l’Océan du côté de l’occident, prirent des femmes de la Grande-Bretagne, & c’est le langage de ces femmes qui continue encore aujourd’hui, & que nous nommons ''bas-Breton'' ; car c’est le langage des meres que les enfans apprennent ; & c’est pour cela, dit-il, qu’on appelle ceux-ci ''Bretons-bretonnans''. Pour les autres situés vers l’orient {{corr|.|,}} ils prirent des femmes Gauloises, & c’est à raison de leurs meres & de leur langue, qu’on les appelle ''Bretons-Gaulois''. Dans le pays on les appelle ''Gallots''. Il est vrai qu’on appelle ''Bretons-hretonnans'' ceux qui parlent bas-breton ; mais la raison qu’il en rapporte n’est pas bien sure : il y a plus d’apparence que c’est leur peu de commerce avec la France, & leur langue qui leur fit donner ce nom, qui du reste est bas & populaire. Du Tillet, ''Rec. des Rois de Fr., p.''{{lié}}3, dit ''Breton tonnant'', & non pas ''bretonnant''. Ce n’est qu’un retranchement de la première syllabe, & cette expression n’a rien de différent de l’autre ; mais elle ne se dit plus. Cet Auteur n’appelle point ainsi le peuple de Bretagne, mais le langage de ce peuple que nous appelons ''bas-Breton''. Du reste, il dit plus vraisemblablement que d’Hosier, que c’est le langage apporté & conservé jusqu’à présent par les ''Bretons'' qui s’y retirerent chassés par les Anglois-Saxons. Mais après tout, il est difficile de se persuader que quelques réfugiés fissent changer le langage aux Armoriques naturels du pays. Ils s’accommoderent bien plutôt au leur, qui n’étoit pas fort différent de celui des Bretons, parce qu’il est certain, que les Bretons de l’Île Britannique étoient originairement Gaulois. ''Breton'' & ''Britto, Brittus'', au plur. ''Brittones'' & ''Britti'', selon le {{P.|Pezron}}, sont des noms pris de la langue des Gaulois, qui disent ''Brittes, Brith'', pour signifier un homme peint & marqué de diverses couleurs, & chez eux ''Britho'' étoit un verbe, qui signifioit ''{{lang|la|pingere, variegare}}'', c’est-à-dire, peindre & marquer de diverses couleurs. ''Brittones'' & ''Britti'' n’étoient donc autre chose que des hommes peints. En effet, continue-t-il, ces peuples Bretons anciennement se peignoient le corps, & même le visage principalement d’une couleur qui tiroit sur le bleu ; delà-vient que Martial les appelle ''{{lang|la|Picti Britanni}}'', en parlant de ceux d’Angleterre. Sur quoi il est bon de remarquer, dit encore le {{P.|Pezron}}, que ''Britannia'' vient du Celte ''Britt'', c’est-à-dire, ''peint'' ; & de ''tan'', ou ''stan'', qui signifie ''pays'', ou ''région''. Ainsi ''Britannia'', selon lui, veut proprement dire ''région des''<section end="BRETON"/><noinclude> <references/></noinclude> n90yagl3x6v6kjsbqdsfxxzg87hkf4z Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, II.djvu/63 104 986966 15797268 15622682 2026-05-19T14:10:54Z Rene1596 21513 1 ligne manquante, 3 mots incorrects dont une régression lors de la validation, ponctuation, italique. 15797268 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BRE||55}}</noinclude><section begin="BRÉSIL"/>& Edouard d’Albuquerque, ''Guerra del Bresil''. Nous avons en François l’histoire d’un voyage fait en la terre du ''Brésil'', autrement dite Amérique, recueillie sur les lieux, par Jean de Léry. BRÉSIL. s. m. Bois rouge & pesant, qui est fort sec, & qui pétille beaucoup dans le feu, où il ne fait presque point de fumée, à cause de sa grande sécheresse. ''{{lang|la|Brasilicum lignum}}''. On peut voir au mot {{Tr6L|BRÉSIL}}, nom de Contrée, que ce bois n’a point été ainsi nommé, parce qu’il a été d’abord apporté du Brésil, & qu’il se nommoit ainsi avant la découverte de l’Amérique, & l’on ne sait d’où il a pris son nom. Les Arabes l’appellent ''Bacam'', & le Géographe Persien, aussi-bien qu’Edressi, cités par d’Herbelot, disent que ses feuilles sont semblables à celles du jujubier ; que son bois est extrêmement rouge ; que ses racines sont un excellent remède contre la morsure des vipères ; & que la ville de Caulem, à la côte de Malabar, est située dans une plaine qui en est toute couverte, aussi-bien que l’Île Ramy. ''Voyez'' d’{{sc|Herbelot}} à ces mots. Quelques Teinturiers s’en servent pour les teintures : néanmoins il est défendu par les Réglemens ; & on l’appelle une fausse couleur, parce que son rouge s’évapore facilement. Néanmoins le rouge incarnat, la rose séche, & les canelas, sont teints avec du ''brésil'' & bois d’Inde ; & les violets sont montés de ''brésil'' & d’orseille, puis passés sur la cuve d’Inde. Les acides changent le ''brésil'' en jaune ; mais si on y met quelque alcali, il deviendra de couleur de pourpre : de sorte que si on met du citron, ou du vinaigre distillé dans la décoction du ''brésil'', il deviendra jaune ; si on y met ensuite de l’huile de tartre, il se changera en violet, de même si on y met du bois d’Inde. L’arbre du bois de ''brésil'' qui s’appelle, dit {{M.|de la Neuville}}, ''Arabouten'', dans l’Amérique, est fort gros & fort grand, garni de longues branches, qui sont chargées d’une quantité prodigieuse de petites feuilles à demi rondes, d’un très-beau vert luisant, après lesquelles naissent les fleurs, qui sont d’un très-beau rouge, & d’une odeur très-agréable, du reste semblables à celles du muguet ; de ces fleurs il sort des fruits plats, dans chacun desquels il y a deux amandes plates, semblables aux graines de citrouilles. Cet arbre a une grande quantité d’aubourg qu’on ôte, aussi-bien que les branches, avant que de l’envoyer en Europe. On dit proverbialement d’une chose très-séche, & qui brûle aisément, qu’elle est séche comme du ''brésil'', qu’elle brûle comme ''brésil'' ; qu’elle prend feu comme ''brésil''. On le dit aussi d’une personne fort séche & fort maigre, ou qui se met aisément en colère, qui prend feu pour peu de chose, ou qui a des manières séches ; & même du style d’un Auteur sec & sans aménité ; mais tout cela, comme on la dit, est proverbial, & par conséquent du style simple & familier. <section end="BRÉSIL"/> <section begin="BRÉSILIEN"/><nowiki/> BRÉSILIEN, ENNE. s. m. & f. Qui est du Brésil. ''Voy.'' {{Tr6L|BRASILIEN}}. <section end="BRÉSILIEN"/> <section begin="BRÉSILIER"/><nowiki/> BRÉSILIER. v. a. Terme de Teinturier. Teindre avec du brésil. ''{{lang|la|Brasilico ligno tingere, inficere}}''. On ne doit ''brésiller'' aucunes toiles, ni fils à marquer, qu’ils ne soient teints en bonne cuve. {{sc|Brésiller}}, signifie aussi, rompre par petits morceaux. Voilà qui est tout ''bresillé''. BRÉSILLÉ, ÉE. part. & adj. Qui est si sec, qu’il se brise & se réduit en poudre. Il se dit des choses qui étoient vertes, dociles & pliantes, & qui deviennent friables, en les faisant sécher au feu ou au soleil. <section end="BRÉSILIER"/> <section begin="BRÉSILLET"/><nowiki/> BRÉSILLET. s. m. Espèce de bois de Brésil. Le ''brésillet'' des Îles Antilles : c’est de toutes les espèces de bois de ''brésil'' la moins bonne. {{sc|Pomet}}. <section end="BRÉSILLET"/> <section begin="BRÉSIMI, ou BRÉSINI"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} BRÉSIMI, ou BRÉSINI, petite ville de la grande Pologne, au Palatinat de Lencieza. <section end="BRÉSIMI, ou BRÉSINI"/> <section begin="BRESLAW"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} BRESLAW, ville d’Allemagne, capitale de la Silésie & d’un Duché particulier, avec un Evêché suffragant de Gnesne & une Université, sur l’Oder. ''{{lang|la|Vratislavia, Budorgis}}'' & ''{{lang|la|Budorgium}}''. Cette ville est à 3°. 39’, 3”, de longitude, & 51°. 3’, 0”, de latitude. {{sc|De la Hire}}, ''Tabl. Astr.'' {{sc|Le {{P.|Heinrich}}}}. <section end="BRESLAW"/> <section begin="BRESLE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} BRESLE (la), ''{{lang|la|Bresla}}'', petite ville de France, dans le Lyonnois, sur la Turdine, à trois lieues de Lyon. On l’appeloit autrefois ''Arbreste''. {{StdT|l|☞}} BRESLE, ou BRESSELLE, rivière de France, qui a sa source en Normandie, au dessus d’Aumale, sépare la Picardie de la Normandie, arrose Gamache, Eu, & se jette peu après dans l’Océan. <section end="BRESLE"/> <section begin="BRESSAN"/><nowiki/> BRESSAN. Pays d’Italie, auquel Brésica, ou Bresse qui en est la capitale, a donné son nom. ''{{lang|la|Brixianus ager}}''. Le ''Bressan'' a pour bornes du côté du nord une partie du Tirol & de la Walteline, au couchant le Bergamasque, & la Walteline encore, au midi le Crémonois & le Mantouan, au levant le Trentin, le Véronois, & le lac de Garde. {{sc|Bressan, ane}}, s. m. & f. Qui est de Brescia en Italie, ou du ''Bressan. {{lang|la|Brixianus}}''. L’an 1427, les ''Bressans'' ne pouvant plus souffrir les excessives tyrannies des Ducs de Milan, se donnerent aux Vénitiens. {{sc|Vigen}}. {{sc|Bressan}}, signifie aussi, qui est de Bresse, province de France. ''{{lang|la|Bressianus}}''. La rivière d’Yone séparoit les Allobroges, c’est-à-dire, les Dauphinois, & les Savoyards, des ''Bressans'' & des Lyonnois, que César appelle ''{{lang|la|Segusiani}}''. {{sc|Thiroux}}. Le peuple ''Bressan''. {{sc|Id}}. César appelle les ''Bressans'' alliés & Confédérés des Anthunois. {{sc|Id}}. D’autres disent ''Bressande'' au féminin. J’ai vû le ''Guemen dou poure Labory de Breissy su la pau che la de la garra'', en rime ''Bressande'', par Bernardin Uchard, avec l’explication françoise des mots ''Bressans'' ce qui fait que ledit livret n’est pas moins nécessaire que plaisant. {{sc|Masc}}. <section end="BRESSAN"/> <section begin="BRESSE"/><nowiki/> {{sc|Bresse}}. ''Voyez'' {{Tr6L|BRESCIA}}. C’est la même ville. BRESSE. Province de France, qui a la Franche-Comté au septentrion, le Bugey à l’orient, une partie du Duché de Bourgogne, & une partie du Lyonnois au couchant, & le Dauphiné au midi. ''{{lang|la|Bressia}}'', ou ''{{lang|la|Brexia}}''. La Principauté de Dombes, dont Trévoux est la capitale, est enclavée dans la ''Bresse''. Bourg est capitale de la ''Bresse''. Il y a une contrée de cette province qu’on appelle la ''Bresse Châlonnoise'' ; parce qu’elle approche de Châlons sur Saone. La ''Bresse'' fut cédée à la France par le Duc de Savoye au commencement du dernier siècle. ''Voyez la Notice des Gaules'' de {{M.|de Valois}} au mot ''Brexia''. Sam. Guichenon, Avocat au Présid. de Bourg en ''Bresse'', a donné l’Histoire de ''Bresse'' & de Bugey, ''in-fol''. à Lyon 1650. <section end="BRESSE"/> <section begin="BRESSELLE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} BRESSELLE, rivière. ''Voyez'' {{Tr6L|BRESLE}}. <section end="BRESSELLE"/> <section begin="BRESSIN"/><nowiki/> BRESSIN. s. m. Terme de Marine. C’est une corde qui sert à isser & à amener une vergue, ou une voile. ''{{lang|la|Funis antennæ adducendæ destinatus}}''. On l’appelle autrement ''guinderesse. Bressins'' signifie aussi sur mer, des crocs de fer. ''{{lang|la|Uncus ferreus}}''. <section end="BRESSIN"/> <section begin="BREST"/><nowiki/> BREST. Ville & port de mer de France en Bretagne, dans le Diocèse de Léon. ''{{lang|la|Bivœtes portus, Brestia, Brestum}}. Brest'' est le plus excellent port de mer de toute la Bretagne, & duquel peut-être toute la province a pris l’origine de son nom. {{sc|Du Chesne}}, ''dans ses Antiq. & Recherches des villes de France''. Au reste, c’est {{corr|un|une}} erreur de croire que ''Brest'' ait donné le nom à la Bretagne. L’entrée de la baie de ''Brest'', qu’on nomme le ''Goulet'', est très-difficile. ''Brest'' a été choisi pour y faire le principal arsenal de mer de la France. C’est un magasin de mer pour l’Océan. ''Brest'' a 12°. 57’, 33”, de longitude, & 48°. 23’, 0”, de latitude. {{sc|Picard}} & {{sc|De la Hire}}. La ''fondante de Brest'' est une espèce de poire. ''Voyez'' {{Tr6L|FONDANTE}}. <section end="BREST"/> <section begin="BRESTE"/><nowiki/> BRESTE. s. m. Chasse aux petits oiseaux, qu’on prend à la glu avec un appas. <section end="BRESTE"/> <section begin="BRESTER"/><nowiki/> BRESTER. v. n. Vieux mot. Crier, clabauder. <section end="BRESTER"/> <section begin="BRETAGNE"/><nowiki/> BRETAGNE. Nom de lieu. ''{{lang|la|Britannia}}''. {{sc|La grande Bretagne}}. ''{{lang|la|Magna Britannia}}''. Grande Île de l’océan, qui comprend l’Angleterre & l’Ecosse. C’est une espèce de triangle dont la base est<section end="BRETAGNE"/><noinclude> <references/></noinclude> kpzz0qc7kapfkvqhj4fxx2pne0bhjeg Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, II.djvu/64 104 986967 15797336 14576960 2026-05-19T14:58:33Z Rene1596 21513 /* Validée */ 1 ligne manquante et 12 erreurs. 15797336 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{numérotation|BRE|56}}</noinclude><section begin="BRETAGNE"/>la côte méridionale qui regarde la France. Tite-Live & Fabius Rusticus lui donnent la figure d’une hache. Quelques Anciens ont cru que cette Île avoit été autrefois jointe à notre continent. Ils prétendent que c’est le sens de ce vers de Virgile, <poem>''Et penitus toto divisos orbe Britannos''. Ecl. 1, v. 67.</poem> Et Servius l’assure positivement, en expliquant ce vers de Claudien. ''In Consul. Manlii. v.'' 51. <poem>''Et nostro diducta Britannia mundo''.</poem> Et peut-être pourroit-on trouver dans le nom de cette Île de quoi appuyer ce sentiment, comme on le verra ci-après. Quoi qu’il en soit les premiers habitans de la ''Grande Bretagne'' furent des Gaulois qui y passerent, ou qui y furent jetés des côtes de Picardie & de Flandres. On ne peut en douter, quand on fait réflexion. {{1°}}. Qu’ils sont appelés ''Cumeri'', & ''Kimbri'', & leur langue ''Kimry'', de même que les Gaulois ont été appelés ''Cimbri'', selon la remarque de Cambden. {{2°}}. Que la religion étoit la même dans la Gaule & dans la ''Grande Bretagne'', comme l’a remarqué Tacite ; que l’une & l’autre nation avoit ses Druïdes & ses Bardes, ''&c''. {{3°}}. Que l’ancienne langue des Bretons étoit la même que la langue des Gaulois, comme on peut s’en convaincre dans l’Archæologie Britannique de Lhuyd, & dans Cambden, ''Britan. p.'' 12, ''& suiv''. Ce sont apparemment ces premiers habitans de l’Île qui lui donnerent son nom. On dit qu’ils la nommoient ''Pridain'', ou ''Phridain'', & que c’est de-là que s’est fait le mot de ''Bretagne'' & de Breton. Au reste, ce n’est pas la seule Île que nous appelons aujourd’hui ''Grande Bretagne'' que l’antiquité a donné ce nom ; toutes les Îles de la mer, qui sont aux environs de la ''Grande Bretagne'', furent appelées îLes Britanniques, comme il paroît par Denys le Géographe, l’Auteur du livre du monde attribué à Aristote, ''&c''. Celle-ci fut cependant appelée par excellence Britannique, {{lang|grc|Βριταννικής}} ; ''{{lang|la|Britannia}}'', ou ''{{lang|la|Bretannia}}'', {{lang|grc|Βρέτανις}}, {{lang|grc|Βρετάνια}}. Elle se nomma aussi Albion. Quelques anciens Auteurs fabuleux prétendent qu’elle fut nommée d’abord Samothée, puis Albion, & enfin ''Bretagne''. Elle avoit ce nom du temps de César, & elle l’a porté jusqu’à l’invasion des Saxons, ou Anglois-Saxons, qui donnerent le leur à la partie qu’ils occupèrent, & la firent nommer Engelland, c’est-à-dire, Angleterre, tandis que la partie septentrionale, s’appeloit Ecosse, du nom d’un peuple Irlandois qui s’y étoit établi. On a repris ce nom de ''Bretagne'' dans ces derniers siècles. {{roi|Jacques|I}}, qui avoit réuni les deux couronnes d’Angleterre & d’Ecosse en sa personne, projettoit aussi la réunion des deux Royaumes, & fit même battre des médailles à ce sujet, dont les Légendes étoient : ''{{lang|la|Quæ Deus conjunxit, nemo separet}}'' : Et, ''{{lang|la|Faciam eos in Gentem unam}}'' : &, ''{{lang|la|Tueatur unita Deus}}'' ; &, ''{{lang|la|Henricus rosas, regna Jacobus}}'', par allusion à {{roi|Henri|VII}}, qui avoit réuni les deux factions de la rose blanche & de la rose rouge, en réunissant par son mariage avec Elizabeth fille d’{{roi|Edouard|IV}}, les droits des maisons de Lancastre & d’Yorck. Cependant Jacques ne put venir à bout de son dessin, auquel les Parlemens d’Angleterre & d’Ecosse s’opposerent également. Enfin, la Reine Anne l’a exécuté, en ne faisant qu’un Royaume des deux, & ordonnant qu’on l’appelât ''Grande Bretagne''. Ainsi l’on a rappelé l’ancien nom, de l’étymologie & de la signification duquel on ne convient pas. Un certain Galfredus Aturius, qui sous {{roi|Henri|II}}, donna une Histoire Britannique qu’il avoit tirée, disoit-il, des anciens Auteurs Bretons, prétendit que Brutus Troien, fils de Sylvius, petit-fils d’Ascanius, & arrière petit-fils d’Enée, après bien des avantures romanesques, étoit passé dans l’Île dont nous parlons, habitée pour-lors par des géans, & lui avoit donné son nom. Le Chevalier Thomas Eliot le titre du nom grec {{lang|grc|πρυτάνια}}, qui signifioit chez les Atheniens, les revenus publics de la République. Humfroy Lhuyd veut que ce mot soit formé de ''Pridcain'', qui signifie fort blanche. Cela reviendroit au nom Albion que les Grecs lui donnerent. Ainsi ce n’auroit été qu’une interprétation du nom propre ; & ce qui pourroit appuyer ce sentiment, c’est qu’on en a usé de même en d’autres noms semblables, comme en celui d’Aquitaine, appelée par les Gaulois Armorique, ainsi qu’on le peut voir au mot {{Tr6L|AQUITAINE|Aquitaine}}. Mais Cambden prétend que cette étymologie est dure, & que ''cain'', blanc, a passé, du latin ''{{lang|la|candidus}}'', dans l’anglois, & qu’il ne vient pas de plus loin. Pomponius Gallus dit que ce sont les Bretons de Gaule, ou les Armoriques, qui ont porté ce nom en Angleterre ; Goropius Becanus, que les Danois qui s’y établirent lui donnerent le nom ''{{lang|la|Bridanium}}'', qui signifie ''{{lang|la|Libera Dania}}'', & que de-là s’est fait ''{{lang|la|Britania}}''. D’autres tirent ce nom de ''{{lang|la|Prutenia}}'', la Prusse ; Bodin de ''{{lang|es|Bretta}}'', espagnol, qui signifie terre ; d’autres de ''Britin'' ; qui dans l’Athénée s’est dit pour signifier un port ; d’autre des Brutiens, peuples d’Italie, & quelques-uns du mot latin ''{{lang|la|brutus}}'', brutal, à cause des mœurs sauvages & barbares des habitans de cette Île. Cambden réfute toutes ces opinions. Bochart, qui rapporte tout aux Phéniciens, prétend que ce nom est phénicien, formé de {{lang|he|ברת}}, ''terre'', & {{lang|he|אנה}}, ''étain'', dont les mines qui sont en Angleterre donnèrent le nom à toute l’Île ; que les Bretons sont des colonies de Phéniciens, ou de Chananéens, que Josué chassa de leur pays, & qui se répandirent en Espagne, en Gaule, & en Angleterre plus de 300 ans avant le temps où l’on place le Brutus dont nous avons parlé. On pourroit dire que ce nom, ''pridain'', venoit de {{lang|he|{{corr|קרד|פרד}}}}, ''{{lang|la|separavit, disjunxit}}'', pour marquer que cette terre a été séparée de notre continent. Cambden croit que ''Britannia'' vient de ''Brit'', qui signifie ''peint'', parce que ces peuples avoient coutume de se peindre le corps, pour se rendre, disent quelques-uns, plus effroyables dans les combats. On ne sut que l’Angleterre étoit une Île que sous Domitien, & sur la fin du gouvernement d’Agricola, par une aventure que Tacite & Dion racontent. M. Lhuyd a fait un recueil de toutes les Grammaires & Dictionnaires de l’ancien breton , ou du bas-breton, qui ont rapport à l’ancien-breton, qu’il a intitulé ''{{lang|la|Archæologia Britannica}}''. On trouve beaucoup de choses curieuses & savantes sur l’ancienne Bretagne dans la ''Britannia'' de Cambden ; cet ouvrage a été traduit en anglois, & augmenté par Edmond Gibson, & cette traduction fut imprimée à Londres en 1695. Les ''{{lang|la|Reliquiæ Cambdenianæ}}'' est aussi un bon livre, imprimé à Londres en 1637, dans lequel il y a des remarques curieuses touchant le langage des anciens Bretons. Pitsæus, Balæus, Wood, & en dernier lieu Nicholson, ont donné des listes & bibliothéques des Ecrivains de leur nation, tant anciens que modernes. M. Blair, Médecin Ecossois, a fait un ouvrage intitulé, ''Pharmaco Botanologia'', ou Histoire complette des plantes médecinales de la ''Grande Bretagne''. Les Îles de la ''Grande Bretagne. {{lang|la|Insulæ Britannicæ}}''. Ce sont des Îles d’Europe, situées entre le 50, & le 61, ou 62° degré de latitude septentrionale, & entre le {{9e}} & le {{23e}} degré de longitude. On les divise en cinq parties {{1°}}. La ''Grande Bretagne'', dont nous avons parlé. {{2°}}. L’Irlande. {{3°}}. Les Sorlingues. {{4°}}. Les Hébudes, ou Inch Galles, ou Westernes. {{5°}}. les Orcades, auxquelles on joint les Schetlandiques. Toutes ces Îles dépendent aujourd’hui du Roi de la ''Grande Bretagne''. {{sc|Maty}}. La nouvelle ''Bretagne''. Grand pays de l’Amérique septentrionale au nord du Canada. ''{{lang|la|Nova {{tiret|Bri|tannia}}}}.''<section end="BRETAGNE"/><noinclude>''{{d|tannia}}'' <references/></noinclude> 6i16ahcoxw33tfg5qavsghjozlncr65 Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, II.djvu/65 104 986987 15797347 15622887 2026-05-19T15:24:19Z Rene1596 21513 5 corrections dont 2 régressions du valideur, qui a transformé S. Malo en S. Masc, et ajouté un espace superflu. 15797347 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|BRE||57}}</noinclude><section begin="BRETAGNE"/>''{{lang|la|{{tiret2|Bri|tannia}}}}''. On l’appelle aussi ''Estotilande'', ou terre de ''Labrador'', ou de ''Corta-real''. BRETAGNE. ''{{lang|la|Armorica, Britannia minor}}''. Petite ''Bretagne''. Province de France qui a titre de Duché. C’est une grande presqu’Île baignée au nord par la mer de ''Bretagne'', au couchant par l’Océan, au midi par la mer de Gascogne, & du côté de la terre elle est bornée par le Poitou, l’Anjou, le Maine, & une petite partie de la Normandie. C’est une des plus grandes Provinces de France, qui s’étend depuis environ le 12{{e}} degré 50 minutes de longitude jusqu’au 16{{e|d}} 30’, selon les cartes de {{M.|de l’Isle}}, faites sur les observations de l’Académie des Sciences, & qui est entre le 47{{e}} & le 49{{e}} de latitude septentrionale. La capitale de ''Bretagne'' est Rennes. Cette province se divise en Haute-''Bretagne'', & en Basse-''Bretagne''. La Haute-''Bretagne'' comprend les Evêchés de Rennes, de {{St.|Brieu}}, de {{St.|Malo}}, de Dol & de Nantes. On trouve dans la Basse-''Bretagne'' les Diocèses de Vannes, de Cornouailles{{corr|.|,}} de Léon & de Tréguier. Ces neuf Evêchés sont suffragans de Tours. On ne dit guère la Haute-''Bretagne'', mais on dit souvent Basse-''Bretagne''. <poem> :''Le Phaéton d’une voiture à foin'' ''Vit son char embourbé. Le pauvre homme étoit loin'' ''De tout humain secours : c’étoit à la campagne,'' ''Près d’un certain canton de la ''Basse-Bretagne :''Appelle Quimper-Corentin :'' :''On sait assez que le destin'' ''Adresse-là les gens, quand il veut qu’on enrage :'' :''Dieu nous préserve du voyage.''</poem> La ''Bretagne'' s’appeloit Armorique du temps des Romains. On convient assez qu’elle a reçu le nom de ''Bretagne'' des habitans de la ''Grande-Bretagne'' qui s’y sont établis, mais on ne convient pas du temps où cela s’est fait. Il y a des Auteurs, qui fondés sur quelques endroits de Pline & de Bède, prétendent que dès les premiers siècles de l’Eglise, des Bretons avoient passé la mer, & conduit des colonies dans l’Armorique. Ils ne disent pas cependant que dès-lors elle prit le nom de ces nouveaux hôtes. D’autres soutiennent qu’au quatrième siècle l’Empereur Maxime s’étant rendu maître de cette province, il la donna aux Bretons qui l’avoient suivi dans ses expéditions ; d’autres que Vortiger, ou Vortigem, que les Bretons avoient appelé à leur secours contre les Ecossois, peuple d’Hibernie ou d’Irlande, qui vouloit envahir la ''Grande-Bretagne'' ; que ce Vortiger, dis-je, après avoir repoussé les Ecossois, se rendit maître de la ''Bretagne'' ; qu’un grand nombre de Bretons, pour éviter sa tyrannie, passerent en Armorique, & s’y étant établis, donnerent leur nom à cette partie de la Gaule. D’autres écrivent que ceux qui s’y retirerent, & lui donnerent ce nom, sont les Bretons chassés de leur Île par les Anglois-Saxons, qui y entrerent sous la conduite de Hengist en 446. La Chronique Bretonne, ou Britannique de l’Eglise de Nantes, que le {{P.|Lobineau}} a imprimée dans le ''II{{e}} Tome de l’Hist. de Bret. p.''{{lié}}3, dit ''p.''{{lié}}31, que ce fut en 513, sous le règne de Clotaire fils de Clovis, que ces Bretons passerent dans l’Armorique. {{roi|Clotaire|II}} vaincu par Théodebert & Théodoric, fils de Childebert, céda à Théodoric tous les pays renfermés entre la Seine, la Loire & l’Océan, ''jusqu’à la frontière des Bretons'', mots, dit le {{P.|Lobineau}}, qui font voir que nos premiers Rois n’avoient aucun droit de souveraineté sur la ''Bretagne''. Le même Auteur dit que son gouvernement étoit aristocratique, ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, p.''{{lié}}73. Quelques-uns prétendent que la ''Bretagne'' a eu titre de Royaume ; que Conan, le chef des Bretons, que Maxime mit dans l’Armorique, la reçut de cet Empereur à titre de Royaume ; que ce Royaume, après avoir duré jusqu’à Charlemagne, fut rendu feudataire par cet Empereur, & changé en Comté. D’autres disent qu’il ne dura que jusqu’à Clovis & Chilperic, qui obligerent ces petits Rois de se contenter de la qualité de Comte ; qu’ensuite cependant, s’étant remis en liberté, ils furent rendus tributaires par {{roi|Dagobert|II}} jusqu’à Charlemagne, qui les subjugua & les réduisit à la qualité de Comtes ; depuis, la ''Bretagne'' fut érigée en Duché, & a eu long-temps ses Ducs particuliers. C’est Philippe le Bel, qui étant à Courtray en 1247, au mois de Septembre, en considération des grands services que le Duc de Bretagne {{roi|Jean|II}} lui avoit rendus, le créa Pair de France, avec les mêmes prérogatives dont jouissoit le Duc de Bourgogne, déclarant que la Pairie seroit attachée au Duché de ''Bretagne'', & que le Duc qui n’avoit été jusques-là nommé que Comte dans les Lettres Royaux, seroit désormais appellé Duc. {{sc|Lobineau}}. Le dernier Duc de ''Bretagne'' fut {{roi|François|II}}, qui n’eut qu’une fille, Anne de ''Bretagne'', qui apporta la ''Bretagne'' à la France par son mariage avec {{roi|Charles|VIII}}, & puis avec {{roi|Louis|XII}}. La ''Bretagne'' relevoit de Richard troisième Duc de Normandie, & dès le temps du premier Duc (Rolon, Fondateur de ce Duché) elle étoit devenue comme un arrière fief de la Couronne, par le consentement de Charles le Simple. Au commencement de la troisième race on vit les Bretons se relever, & donner de l’inquiétude aux Ducs de Normandie. {{sc|P. Dan}}. Il fut réglé par le traité de Guérande, conclu le 12 d’Avril de l’an 1365, que désormais les femmes ne pourroient prétendre au Duché de ''Bretagne'' qu’au défaut de tous les mâles légitimes de la Maison de ''Bretagne''. {{sc|Id}}. ''{{tom.|{{rom-maj|II}}|cap}}, pag.'' 628. ''La Bretagne'' est un pays d’Etats. Les Etats de ''Bretagne'' se tiennent de deux ans en deux ans dans le lieu de la Province que le Roi désigne. ''Voyez'' encore le mot {{Tr6L|ARMORIQUE}}. Il y a des ''Chroniques Annales de Bretagne'', par M{{e}} Alain Bouchard, Avocat au Parlement ; l'''Histoire de Bretagne'' par Bertrand d’Argentré ; une autre par d’Hosier, avec les ''Chroniques des Maisons de Vitré & de Laval'' ; & enfin la dernière en deux tomes, dont le second contient les preuves données par D. Alexis Lobineau, Bénédictin. Il y a des Dissertations sur la mouvance de la ''Bretagne'', de {{M.|l’Abbé}} de Vertot & d’un Anonyme. ''Voyez'' encore de Hauteserre, ''{{lang|la|Notæ in Greg. Tur.}} L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, p.''{{lié}}114. La mer de ''Bretagne'', autrement la Manche, ou le Canal. C’est un grand détroit de l’Océan Atlantique, qui s’étend entre les côtes de France au midi, & celles d’Angleterre au nord. Il y a une contrée en Canada, à la pointe du golfe de Saint Laurent, à laquelle on a donné le nom de ''Nouvelle-Bretagne''. On écrivoit autrefois ''Bretaigne''. <section end="BRETAGNE"/> <section begin="BRETAILLER"/><nowiki/> BRETAILLER. v. n. Tirer souvent l’épée & fréquenter les salles d’armes. Ce terme est méprisant, & ne convient qu’à de jeunes étourdis qui veulent faire les bravaches. Les honnêtes gens ne s’amusent point à ''bretailler''. Ce mot vient de ''brette'', qui signifie une longue épée. Il n’est que du style familier. <section end="BRETAILLER"/> <section begin="BRETAILLEUR"/><nowiki/> BRETAILLEUR. s. m. Jeune fanfaron qui met l’épée à la main pour la moindre bagatelle. ''{{lang|la|Thraso}}''. Les ''brétailleurs'' sont bannis de la société des honnêtes gens. Il se dit aussi de ceux qui fréquentent souvent les salles d’armes. <section end="BRETAILLEUR"/> <section begin="BRETANNION"/><nowiki/> BRETANNION. s. m. Nom d’homme. ''{{lang|la|Bretannio}}'', ou ''{{lang|la|Vetrannio}}''. D’autres disent ''Vetrannion''. L’un peut s’être formé de l’autre. S. ''Bretannion'', Evêque de Tomes, dans la petite Scythie, près du Pont-Euxin, parla hautement à Valens pour la défense de la foi de Nicée, & ne voulut point communiquer avec lui. <section end="BRETANNION"/> <section begin="BRETAUDER"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} BRETAUDER. Vieux verbe qui signifioit autrefois tondre inégalement. ''{{lang|la|Inæqualiter tondere}}''. Il a conservé cette signification chez les tondeurs de drap : il s’emploie aussi activement en maréchallerie. ''Brétauder'' un cheval, c’est lui couper les oreilles. ''{{lang|la|Aures resecare, truncare}}''. {{StdT|l|☞}} Quelques-uns s’en servent aussi pour châtrer. En style comique & burlesque, ''brétauder quelqu’un'', c’est lui couper les cheveux plus courts qu’il n’a coutume de les porter. <section end="BRETAUDER"/> <section begin="BRÉTÈCHE"/><nowiki/> BRÉTÈCHE. s. f. Vieux mot, qui signifie une forteresse<section end="BRÉTÈCHE"/><noinclude> <references/></noinclude> mnq9rcnqbkqfprtg8dkjz55kv23fsdp Page:Tocqueville - Œuvres complètes, édition 1866, volume 1.djvu/24 104 1257165 15797512 13477433 2026-05-19T19:36:17Z Kaderousse 52629 /* Validée */ 15797512 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>partie formera deux volumes, qui seront les tomes premier et deuxième de l’édition. Le tome troisième contiendra toute la seconde. Cette seconde partie de la ''Démocratie en Amérique'' a eu, il faut le reconnaître, un moindre succès que la première. Elle n’a pas sans doute été moins achetée, mais je crois qu’elle a été moins lue. Beaucoup moins de feuilles périodiques en ont rendu compte. Elle renferme une si grande quantité d’idées condensées dans un étroit espace et toutes rigoureusement enchaînées les unes aux autres, que plus d’un lecteur recule, avant de s’engager dans un labyrinthe dont il craint de perdre le fil. Je ne sais plus quel écrivain a fait la remarque que, toutes les fois qu’on veut lire cet ouvrage d’un bout à l’autre et d’une seule traite, on éprouve quelque fatigue, et que si on se borne à en lire une page prise au hasard, on ne ressent que le charme d’une œuvre supérieure. Il semblerait, dit-il, que le rayonnement continu des idées qui abondent dans ce livre, exerce sur l’esprit du lecteur l’effet produit par une vive lumière sur les yeux, que cette lumière attire et qui ne peuvent la regarder longtemps en face. Les meilleurs esprits et les meilleurs juges<ref name=p24>« C’est dans le volume où il est traité de l’influence de la démocratie sur les mœurs, et où l’auteur a placé en finissant une vue générale du sujet de tout l’ouvrage, que, selon moi, {{M.|de Tocqueville}} fait voir le plus</ref> persistent cependant à regarder cette seconde partie de ''la Démocratie'' comme l’œuvre de {{tiret|Toc|queville}}<noinclude> <references/></noinclude> cr9e4vz5lo1rrwywg1nb18qa8eh60ey Page:Tocqueville - Œuvres complètes, édition 1866, volume 1.djvu/25 104 1257166 15797518 12011023 2026-05-19T19:40:37Z Kaderousse 52629 /* Validée */ 15797518 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>{{tiret2|Toc|queville}} qui atteste le plus de puissance intellectuelle ; et elle sera peut-être son principal titre aux yeux de la postérité. Il en est d’elle comme de ces mines, dont la profondeur effraie et rebute d’abord, et qui à mesure qu’on les creuse, découvrent leurs trésors, et récompensent le labeur de l’ouvrier<ref>Dans l’étude remarquable qu’il a faite des ouvrages de Tocqueville, {{M.|de Laboulaye}}, qui n’épargne pas les critiques à cette seconde partie de ''la Démocratie'', la juge, sous quelques rapports, supérieure à la première. « J’en considère, dit-il, le dernier chapitre intitulé de ''l’Influence des idées démocratiques sur la société politique'', comme le chef-d’œuvre de Tocqueville. » (''Journal des Débats'' du 2 octobre 1859.) Cette partie de ''la Démocratie'' fut aussi, beaucoup moins que la première, analysée dans les revues étrangères. V. cependant un article remarquable du ''{{lang|en|Blackwood’s Magazine}}'' (octobre 1840, numéro 300).</ref>. {{il}} Immédiatement après les ouvrages sur l’Amérique, nous classons, en suivant l’ordre des publications antérieures, le livre intitulé : ''l’Ancien Régime et la Révolution'', qui formera le tome quatrième. La publication de ce livre fut pour Tocqueville un événement solennel. Tout le monde comprend que, lorsque après un silence de quinze années passées exclusivement dans l’action politique, l’auteur de ''la Démocratie en Amérique'' fit paraître un nouvel ouvrage, l’attention {{tiret|gé|nérale}}<ref follow=p24>de finesse et le plus de profondeur ; et ce volume restera peut-être, parmi tous ceux dont se compose ''la Démocratie en Amérique'', comme son titre le plus singulier à l’admiration des hommes. » ({{sc|Ampère}}, ''Correspondant'' du 2 juin 1859.)</ref><noinclude> <references/></noinclude> t2pesx4sonzxv74lvez1kes45s2frog Page:Tocqueville - Œuvres complètes, édition 1866, volume 1.djvu/26 104 1257167 15797879 13477436 2026-05-20T11:34:03Z Kaderousse 52629 /* Validée */ 15797879 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>{{tiret2|gé|nérale}} fut vivement excitée. Les conditions réciproques dans lesquelles s’étaient trouvés dans l’origine l’écrivain et ses juges avaient changé. Le public devant lequel comparaissait Tocqueville n’était plus le même public devant lequel l’auteur de ''la Démocratie'' avait comparu en 1835 et en 1839. Lui-même se montrait aux yeux de ce public sous un aspect nouveau. Il avait cessé d’être un publiciste étranger aux luttes et aux passions des partis ; et s’il est permis de penser que, chez quelques lecteurs, la sympathie politique inspirée par les derniers événements (1851 et 1852) ajoutait à la sympathie éprouvée pour l’homme de lettres, il faut admettre aussi que d’autres, placés sous l’influence d’un sentiment tout opposé, auraient vu, sans grand déplaisir, sinon la chute, du moins la diminution d’un écrivain qui ne s’était point rallié à leur cause et pour lequel, après tant d’éclatants succès, un échec ne serait après tout que l’épisode naturel des destinées littéraires. La faveur qui accueillit le livre de ''l’Ancien Régime et la Révolution'', ne peut cependant se comparer qu’à celle dont ''la Démocratie en Amérique'' avait été l’objet<ref name=p26>Toutes les revues et tous les journaux n’eurent qu’une voix pour célébrer l’apparition du livre. Et si, dans leur examen, {{MM.|Villemain, de Rémusat, de Pontmartin, Léon Plée, Hauréau}}, etc., etc., n’apportèrent pas le même esprit et n’aboutirent pas à la même appréciation que {{MM.|Nisard, de Parieu, Forcade de la Roquette}}, etc., etc., tous du moins s’unirent pour rendre hommage au talent du livre et au caractère de l’écrivain. « Les qualités de l’''ancien régime et de la Révolution'', dit</ref>.<noinclude> <references/></noinclude> b0avz26afwprhs5z8yugbd8grxa2gnp Page:Tocqueville - Œuvres complètes, édition 1866, volume 1.djvu/27 104 1257168 15797880 13477440 2026-05-20T11:38:16Z Kaderousse 52629 /* Validée */ 15797880 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>La faveur fut la même en Angleterre<ref>Voyez ''{{lang|en|the Saturday Review}}'' (28 juin 1856) ; <p>(Pour les revues et les journaux anglais on ne peut indiquer les auteurs des articles, qui paraissent toujours anonymes).</p> <p>''{{lang|en|The Athæneum}}'' (9 août 1856) ;</p> <p>''{{lang|en|The Illustraded Times}}'' (16 août 1856) ;</p> <p>''{{lang|en|The Examiner}}'' (2 août 1856) ;</p> <p>''{{lang|en|The Press}}'' août 1856) ;</p> <p>''{{lang|en|The Spectator}}'' (2 août 1856) ;</p> <p>''{{lang|en|The Leader}}'' (9 août 1850) ;</p> <p>''{{lang|en|The Economist}}'' (9 août 1850) ;</p> <p>''{{lang|en|The Litterary Gazette}}'' (9 août 1850) ;</p> <p>''{{lang|en|The Times}}'' (3 et 10 septembre 1856) ;</p> <p>''{{lang|en|Fraser’s Magazine}}'' (septembre 1856) ;</p> <p>''{{lang|en|The Edinburgh Review}}'' (octobre 1856) ;</p></ref> qu’en France. Il est même une partie du continent, l’Allemagne, où il eut {{tiret|en|core}}<ref follow=p26>{{M.|Nisard}}, sont les mêmes qui ont fait la juste renommée de la ''Démocratie en Amérique''. Dans l’un comme dans l’autre ouvrage, ce qui domine, c’est l’observateur à la fois patient et pénétrant. » Voici, du reste, l’indication par ordre de dates des principaux articles qui, au moment où le livre parut, signalèrent sa publication : <p>{{M.|Villemain}} (''Journal des Débats'', du {{1er}} juillet 1856) ;</p> <p>{{M.|de Pontmartin}} (''l’Assemblée nationale'', du 5 juillet 1856) ;</p> <p>{{MM.|Texier et Léon Plée}} (''le Siècle'', des 6, 18, 19, 21 et 27 juillet 1856) ;</p> <p>{{M.|Hauréau}} (''l’Illustration'', du 19 juillet 1856) ;</p> <p>{{M.|de Rémusat}} (''Revue des Deux Mondes'', du {{1er}} août 1856) ;</p> <p>{{M.|Laurentie}} (''l’Union'', des 16 août et 4 septembre 1856) ;</p> <p>{{M.|E. Despois}} (''Revue de Paris'', du {{1er}} octobre 1856) ;</p> <p>{{M.|Forcade de la Roquette}} (''Revue contemporaine'', du 15 décembre 1856).</p> <p>{{M.|Frédéric Passy}} (''Journal des Économistes'', janvier 1857) ;</p> <p>{{M.|Lavertujon}} (''la Gironde'', du 29 janvier 1857) ;</p> <p>{{M.|Nisard}} (''la Patrie'', du 6 mars 1857) ;</p> <p>En France, ''l’Ancien Régime et la Révolution'' a déjà été réimprimé quatre fois. Cette édition sera la cinquième.</p></ref><noinclude> <references/></noinclude> 0x2l5ra7yoeo51ljse64xfupz9x8ag8 Page:Tocqueville - Œuvres complètes, édition 1866, volume 1.djvu/28 104 1257169 15797884 12012735 2026-05-20T11:41:02Z Kaderousse 52629 /* Validée */ 15797884 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>{{tiret2|en|core}} plus de retentissement que n’en avaient eu les ouvrages sur l’Amérique : ce qui s’explique par l’état social et politique de ce pays, dont la révolution non encore achevée, aspirant à s’accomplir, porte sans cesse ses yeux vers la première révolution française, ''la grande révolution'', selon l’expression des publicistes allemands, et vers l’assemblée constituante de 1789, la ''véritable'', comme ils l’appellent<ref>V. ''la Gazette d’Augsbourg'' (''{{lang|de|Allgemeine Zeitung}}'') 10 juillet, 22, 24, 25, 27 et 31 août 1856) ; <p>''{{lang|de|Die Kölnische Zeitung}}'' (15 juillet 1856) ; <p>''{{lang|de|Das Deutsche Museum}}'' (4 septembre 1856) ; <p>''{{lang|de|Der Grenzbote}}'' (7 novembre 1856) ; <p>''{{lang|de|Das Jahrhundert}}'' (6 décembre 1856). Parmi les publications étrangères dont le livra a été le sujet, nous citerons encore les articles qu’ont publiés ''la Bibliothèque universelle de Genève'' (décembre 1856). articles de {{M.|W. de la Rive}}, et ''la Revista contemporanea de Turin'' (du 25 juillet 1856), article écrit par Ampère.</ref>. En suivant toujours l’ordre chronologique des publications antérieures, nous placerons, après les ouvrages qui précèdent, les deux volumes de ''Correspondance et Œuvres inédites'', qui parurent pour la première fois en 1860, et qui formeront les tomes cinquième et sixième.<ref follow=p27><p>''{{lang|en|London Litterary Journal}}'' (15 novembre 1856) ;</p> <p>''{{lang|en|The Monthly Review}}'' (novembre 1850).</p> <p>''L’Ancien Régime et la Révolution'' a été traduit en anglais par {{M.|Henry Reeve}}, traducteur de la ''Démocratie''. « Ce livre, dit une revue de Londres, est l’ouvrage historique le plus philosophique qui ait paru depuis Burke. »</p></ref><noinclude> <references/></noinclude> g4c9amuerqzl56xw6ip6ljyb0582vag Page:Tocqueville - Œuvres complètes, édition 1866, volume 1.djvu/29 104 1257170 15797888 12012740 2026-05-20T11:42:56Z Kaderousse 52629 /* Validée */ 15797888 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude><nowiki /> On sait le succès qu’ont obtenu ces deux volumes de Lettres et de Mélanges. L’un des mérites de cette publication a été de jeter sur le talent et sur le caractère de Tocqueville un jour nouveau. Bien des gens croyaient jusqu’ici que le talent de Tocqueville, monotone de sa nature, était exclusivement celui d’un génie austère et mélancolique. On ne voyait en lui que le penseur profond, mais un peu morose, ourdissant la trame toujours serrée de ses idées dans un style toujours grave. La publication de sa correspondance et de quelques pièces fugitives a révélé dans Tocqueville tout à la fois un autre style et un autre homme. Elle a montré non-seulement que Tocqueville possédait une nouvelle supériorité dans les lettres, celle du genre épistolaire ; mais encore elle a fait voir dans l’écrivain l’homme jusqu’alors inconnu du plus grand nombre, l’homme bon, simple, naturel, accessible à toutes les impressions, prompt à ressentir toutes les joies de ce monde, sensible aux moindres comme aux plus grands intérêts de la vie. Dès son apparition, ce livre reçut une immense publicité, à l’étranger comme en France. Une excellente traduction anglaise, due à la plume élégante d’un écrivain distingué<ref>''Le Traducteur de la correspondance de Napoléon avec le roi Joseph''. Tout le monde sait que cet écrivain anonyme n’est autre que ''mademoiselle Senior''.</ref>, obtint en Angleterre et aux États-Unis le<noinclude> <references/></noinclude> tjtflsaclg2eyil1lsg4rpvwgng8ql9 Page:Tocqueville - Œuvres complètes, édition 1866, volume 1.djvu/30 104 1257171 15797892 13477441 2026-05-20T11:45:24Z Kaderousse 52629 /* Validée */ 15797892 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude>même succès que l’ouvrage original avait en France. Et telle fut la faveur avec laquelle l’ouvrage fut accueilli du public dans les deux mondes, que, au milieu de la multitude d’articles de journaux et de revues de tous les pays qui en ont rendu compte, on en trouverait à peine un seul d’où soit sortie une critique<ref name=p30>Indiquons seulement les principaux organes de la presse quotidienne et périodique, auxquels on fait ici allusion : <p>''Le Correspondant'', du 25 décembre 1860 (article de {{M.|Albert Gigot}}). ''Le Correspondant'' avait peu de temps auparavant, le 2 juin 1859, publié une charmante notice d’Ampère sur Tocqueville. La même revue fit paraître, le 25 avril 1861, un travail très-remarquable du comte Louis de Kergorlay, intitulé : ''Étude littéraire sur Alexis de Tocqueville'', et que nous mentionnons ici parce que, si la publication des ''Lettres'' de Tocqueville n’était pas précisément le sujet de cette étude, elle en était l’occasion.</p> <p>''Le Moniteur universel'', des 31 décembre 1860 et 7 janvier 1861 (articles de {{M.|Sainte-Beuve}}) ;</p> <p>''La Revue contemporaine'', du 31 décembre 1860 (article de {{M.|de Parieu}}) ;</p> <p>''Le Journal des Débats'', du 4 janvier 1861 (article de {{M.|Prévost Paradol}}) :</p> <p>''La Critique française'', du 15 janvier 1861 (article de {{M.|Élias Regnault}}) ;</p> <p>''Le Siècle'', du 21 janvier 1861 (article de {{M.|Taxile Delort}}) ;</p> <p>''L’Opinion nationale'', du 5 mai 1861 (article de {{M.|Jules Levallois}}) ;</p> <p>''Le Temps'', du 7 mai 1861 (article de {{M.|Scherer}}) ;</p> <p>''La Revue de l’Instruction publique'', du 9 mai 1861 (article de {{M.|Mourin}}) ;</p> <p>''La Revue britannique'' (août 1861), de {{M.|Pichot}} (emprunté à la ''Revue d’Édimbourg'') ;</p> </ref>. Toutes les voix du dedans et du dehors se sont confondues en un concert de bienveillance et d’éloges. Partout on a été frappé du<noinclude> <references/></noinclude> ndup6kzpc8q95bldwtett6rwq9roqax Monuments historiques : Rapport au ministre de l’Intérieur 0 1257974 15797483 14480541 2026-05-19T19:10:20Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Prosper Mérimée]] retirée; [[Category:Œuvres de Prosper Mérimée]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797483 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Mérimée - Monuments historiques - Rapport au ministre de l’Intérieur.djvu" from=1 to=27 header=1/> [[Catégorie:Textes entiers]] [[Catégorie:Lettres]] [[Catégorie:Monuments historiques]] [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Œuvres de Prosper Mérimée]] pzp1h0xwitcfdr7arv2vz9cdu41k38m Modèle:Tr6L/documentation 10 1258032 15797711 15784440 2026-05-20T07:19:03Z Acélan 8398 /* Sur un article existant */ 15797711 wikitext text/x-wiki __NOTOC__ == Utilisation == <section begin=description />Permet de faire un lien dans le [[Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition (1771)|Dictionnaire de Trévoux, 6e édition]]<section end=description />. === Remarques === Ce modèle dédié est utilisé pour les liens dans le [[Dictionnaire universel françois et latin, 6e édition (1771)|Dictionnaire de Trévoux, 6e édition]]. == Syntaxe == <code><nowiki>{{Tr6L|Nom de l’article (majuscule)|affichage du lien}}</nowiki></code> == Paramètres == <templatedata> { "params": { "1": { "label": "Nom de l’article", "description": "Nom de l’article dans le dictionnaire de Trévoux, 6e édition", "example": "AACH", "type": "string" }, "2": { "label": "Modificateur textuel", "description": "Modificateur du style du texte", "example": "sc, uc, it", "type": "string" } }, "description": "Permet de faire un lien dans le Dictionnaire de Trévoux, 6e édition.", "format": "inline" } </templatedata> == Exemple == == Sur un article existant == {{Code rendu}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AACH}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AACH}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AACH|Sc}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AACH|Sc}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AACH|Uc}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AACH|Uc}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AACH|It}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AACH|It}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AACH|{{sc|''Aach''}}}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AACH|{{sc|''Aach''}}}} |} Attention si le nom de l'article contient plusieurs majuscules : {{Code rendu}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|DEUX-PONTS}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|DEUX-PONTS}} (n'affiche qu'une majuscule) |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|DEUX-PONTS|{{sc|Deux-Ponts}}}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|DEUX-PONTS|{{sc|Deux-Ponts}}}} (plus correct) |} === Article inexistant === {{Code rendu}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AAH}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AAH}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AAH|Sc}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AAH|Sc}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AAH|Uc}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AAH|Uc}} |- | <pre><nowiki>{{Tr6L|AAH|It}}</nowiki></pre> || {{Tr6L|AAH|It}} |} <!--== Voir aussi == * {{m|}}--> <includeonly> [[Catégorie:Modèles dédiés]] [[Catégorie:Modèles pour dictionnaires]] [[Catégorie:Modèles de liens]]</includeonly> <noinclude>[[Catégorie:Documentations de modèles]]</noinclude> 7eekqb0racmydbnjf1gzh3d6f3s4rj5 Catégorie:Les Grands Artistes 14 1263416 15797272 3588496 2026-05-19T14:13:09Z Favete linguistis 129184 15797272 wikitext text/x-wiki Henri Laurens, éditeur Catalogue : [[Page:Schneider - Botticelli, Laurens.djvu/10]] [[Catégorie:Collections]] [[Catégorie:Arts]] [[Catégorie:Biographies]] {{DEFAULTSORT:Grands Artistes}} bnkec5s39h8qeo2ybx7vmivyon5cpj1 15797289 15797272 2026-05-19T14:22:24Z Favete linguistis 129184 15797289 wikitext text/x-wiki Henri Laurens, éditeur Catalogue : [[Page:Schneider - Botticelli, Laurens.djvu/10]] [[Catégorie:Collections]] [[Catégorie:Biographies d'artiste]] {{DEFAULTSORT:Grands Artistes}} 504evtgrrx37wppqpogv12cco8vj97h Livre:Stein - Les Architectes des cathédrales gothiques, Laurens.djvu 112 1263849 15797276 15403243 2026-05-19T14:15:13Z Favete linguistis 129184 15797276 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Les Architectes des cathédrales gothiques]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Henri Stein|Henri Stein]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Henri Laurens, éditeur (Les Grands Artistes) |School= |Lieu=Paris |Annee=s.d. 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Wagnien, 1842.djvu 112 1474517 15797303 11563237 2026-05-19T14:27:09Z Favete linguistis 129184 15797303 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=Poésies |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Adam Billaut|Adam Billaut]] |Traducteur= |Editeur_scientifique=Wagnien |Illustrateur= |Editeur= |School= |Lieu=Nevers |Annee=1842 |Publication= |Bibliotheque= |Clef=Poesies de Billaut |wikidata_item= |BNF_ARK=bpt6k2059377 |Source=djvu |Image=12 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1to7=- 8=couv. 9=- 10to15=np 16=1 28=1 16to47=roman 48=1 683to690=- 691to693=tdm /> |Tomes= |Sommaire={{page:Billaut - Poésies, éd. Wagnien, 1842.djvu/674}} {{page:Billaut - Poésies, éd. Wagnien, 1842.djvu/675}} {{page:Billaut - Poésies, éd. Wagnien, 1842.djvu/676}} {{page:Billaut - Poésies, éd. Wagnien, 1842.djvu/677}} {{page:Billaut - Poésies, éd. Wagnien, 1842.djvu/678}} {{page:Billaut - Poésies, éd. Wagnien, 1842.djvu/679}} {{page:Billaut - Poésies, éd. Wagnien, 1842.djvu/680}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} [[Catégorie:Livres de poèmes]] 1gynsvxye0ha8r80b3wg3c3ro76g85o Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/367 104 1483877 15797534 8802325 2026-05-19T19:46:51Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797534 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>par la lâcheté que les grands empires se soutenaient ; il fallait des hommes, des armes, des combats. Entre puissances, l’équité, c’est la force. Conserver ce qui est à soi, suffit à un particulier ; combattre pour ce qui est à d’autres, c’est la gloire d’un roi. » {{Ancre+|II}}. Entraîné par tous ces motifs, Vologèse assemble son conseil, place Tiridate auprès de lui, et parle en ces termes : « Ce prince, né du même père que moi, m’ayant, à cause de mon âge, cédé la couronne la plus noble, je l’ai mis en possession de l’Arménie, troisième trône de notre famille ; car Pacorus occupait déjà celui des Mèdes. Je croyais avoir ainsi préservé notre maison des haines et des rivalités qui de tout temps régnèrent entre frères. Les Romains s’y opposent ; et la paix, qu’ils ne troublèrent jamais impunément, ils la rompent encore aujourd’hui pour leur perte. Je l’avouerai, c’est par l’équité plutôt que par le sang, par les négociations plutôt que par les armes, que j’ai voulu d’abord conserver les conquêtes de mes ancêtres. Si ce délai fut une faute, mon courage la réparera. Votre force, du moins, et votre gloire sont entières ; et vous avez de plus l’honneur de la modération, que les mortels les plus grands ne doivent pas dédaigner, et qui a son prix chez les dieux. » Ensuite il ceint du diadème le front de Tiridate, donne à Monèse, un des nobles, sa garde à cheval avec les auxiliaires de l’Adiabénie, et commande qu’on chasse Tigrane de l’Arménie : lui-même, après s’être réconcilié avec les Hyrcaniens, lève au cœur de ses États une armée formidable, et menace les provinces romaines. {{Ancre+|III}}. Corbulon, instruit de ces faits par des rapports certains, envoie au secours de Tigrane Vérulanus Sévérus et Vettius Bolanus à la tête de deux légions, avec l’ordre secret de mettre dans leurs mouvements plus de précaution que de rapidité ; car il aimait mieux avoir la guerre que de la faire. Il avait même écrit à l’empereur qu’il fallait un chef particulier pour défendre l’Arménie ; que la Syrie, menacée par Vologèse, était dans un danger plus pressant. En attendant, il place le reste de ses légions sur la rive de l’Euphrate, arme un corps levé à la hâte dans la province, ferme avec des troupes les passages par où l’ennemi pouvait pénétrer, et, comme le pays est presque sans eau, il s’assure des sources en y élevant des forts ; il ensevelit aussi quelques ruisseaux sous des amas de sable. {{Ancre+|IV}}. Pendant que Corbulon mettait ainsi la Syrie à rouvert, Monèse voulut, par une marche rapide, devancer jusqu’au<noinclude> <references/></noinclude> sdyokrnjlqajz6je6rfhdgtfc3aln30 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/368 104 1483878 15797540 8802327 2026-05-19T20:05:06Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797540 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>bruit de son approche, et n’en trouva pas moins Tigrane prévenu et sur ses gardes. Ce prince s’était jeté dans Tigranocerte, ville également forte par ses défenseurs et par la hauteur de ses murailles. En outre le fleuve Nicéphore<ref>Selon d’Anville, c’est le Khabour, et il passe près d’une ville nommée Séred, qui, dit ce géographe, pourrait tenir la place de l’ancienne Tigranocerte.</ref>, d’un assez large cours, environne une partie des remparts, et un vaste fossé défend ce que le fleuve eût trop peu garanti. Des soldats romains étaient dans la place, et on l’avait munie d’approvisionnements. Quelques-uns des hommes chargés de ce soin s’étant emportés trop avant, l’ennemi les avait subitement enveloppés, et cette perte avait inspiré aux autres plus de colère que de crainte. D’ailleurs le Parthe réussit mal dans les siéges, faute d’audace pour attaquer de près : il lance au hasard quelques flèches, qui trompent ses efforts et n’effrayent point un ennemi retranché. Les Adiabéniens, ayant approché des échelles et des machines, furent aisément renversés, et les nôtres, dans une brusque sortie, les taillèrent en pièces. {{Ancre+|V}}. Corbulon, persuadé, malgré ces heureux succès, qu’il fallait user modérément de la fortune, députa vers Vologèse pour se plaindre qu’on eût attaqué sa province, qu’on tînt assiégés un roi allié et ami et des cohortes romaines. Il l’avertissait de lever le siége, ou lui-même irait camper sur les terres ennemies. Le centurion Caspérius chargé de cette mission trouva le roi dans Nisibe<ref>Ville forte de l’ancienne Mygdonie, partie de la Mésopotamie : il n’en reste que de faibles traces dans le bourg de Nesbin.</ref>, à trente-sept milles de Tigranocerte, et lui exposa fièrement ses ordres. Vologèse avait depuis longtemps pour maxime invariable d’éviter les armes romaines. D’un autre côté, ses affaires prenaient un cours malheureux : le siége était sans résultat ; Tigrane ne manquait ni de soldats ni de vivres ; un assaut venait d’être repoussé ; des légions étaient entrées en Arménie, et d’autres, sur les frontières de Syrie, n’attendaient que le signal d’envahir ses États : lui, cependant, n’avait qu’une cavalerie épuisée par le manque de fourrages ; car une multitude de sauterelles avait dévoré tout ce qu’il y avait dans le pays d’herbes et de feuilles. Il renferme donc ses craintes, et, prenant un langage modéré, il répond qu’il va envoyer une ambassade à l’empereur des Romains pour lui demander l’Arménie et affermir la paix. Il {{tiret|or|donne}}<noinclude> <references/></noinclude> 16v4zixu19rebllhxa4eptdu08bngq6 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/369 104 1483879 15797543 8802328 2026-05-19T20:08:36Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797543 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|or|donne}} à Monèse d’abandonner Tigranocerte, et lui-même se retire. {{Ancre+|VI}}. La plupart, attribuant cette retraite aux craintes du roi et aux menaces de Corbulon, en parlaient avec enthousiasme. D’autres supposaient un accord secret par lequel, la guerre cessant des deux côtés, et Vologèse retirant ses troupes, Tigrane quitterait aussi l’Arménie. « Car pourquoi avoir rappelé l’armée romaine de Tigranocerte ? Pourquoi abandonner dans la paix ce qu’on avait défendu par la guerre ? Avait-on plus commodément passé l’hiver au fond de la Cappadoce, sous des huttes construites à la hâte, que dans la capitale d’un royaume qu’on venait de sauver ? Non, ce n’était qu’une trêve consentie par Vologèse pour avoir en tête un autre ennemi que Corbulon, par Corbulon pour ne plus exposer une gloire, ouvrage de tant d’années. » J’ai dit en effet que ce général avait demandé pour l’Arménie un chef particulier, et l’on parlait de l’arrivée prochaine de Césennius Pétus. Il parut bientôt, et les troupes furent ainsi divisées : la quatrième et la douzième légion, avec la cinquième, appelée récemment de Mésie, ainsi que les auxiliaires du Pont, de la Galatie et de la Cappadoce, obéirent à Pétus. La troisième, la sixième, la dixième et les anciens soldats de Syrie restèrent à Corbulon. Du reste, ils devaient, suivant les circonstances, unir ou partager leurs forces. Mais Corbulon ne souffrait pas de rival ; et Pétus, à qui l’honneur du second rang aurait dû suffire, rabaissait les exploits de ce chef. Il ne cessait de dire « qu’il n’avait ni tué d’ennemis ni enlevé de butin ; que les villes qu’il avait forcées se réduisaient à de vains noms ; qu’il saurait, lui, imposer aux vaincus des lois, des tributs, et, au lieu d’un fantôme de roi, la domination romaine. » {{Ancre+|VII}}. Vers le même temps, les ambassadeurs que Vologèse avait, comme je l’ai dit, envoyés vers le prince, revinrent sans avoir rien obtenu, et les Parthes commencèrent ouvertement la guerre. Pétus ne refusa pas le défi ; il prend avec lui deux légions, la quatrième, commandée alors par Funisulanus Vettonianus, la douzième, par Calavius Sabinus, et entre en Arménie sous de sinistres auspices. Au passage de l’Euphrate, qu’il traversait sur un pont, le cheval qui portait les ornements consulaires prit l’effroi sans cause apparente, et s’échappa en retournant sur ses pas. Pendant qu’on fortifiait un camp, une victime, debout près des travaux, rompit les palissades à moitié terminées et se sauva hors des retranchements.<noinclude> <references/></noinclude> eowj8zfde3v7aqfkz5vuvk5cdqek0ip Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/370 104 1483880 15797544 8802331 2026-05-19T20:12:22Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797544 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Enfin les javelots des soldats jetèrent des flammes, prodige d’autant plus frappant que c’est avec des armes de trait que combattent les Parthes. {{Ancre+|VIII}}. Pétus méprisa ces présages, et, sans avoir achevé ses fortifications, sans avoir pourvu aux subsistances, il entraîna l’armée au delà du mont Taurus, afin, disait-il, de reprendre Tigranocerte et de ravager des pays que Corbulon avait laissés intacts. Il prit en effet plusieurs forts, et il eût remporté quelque gloire et quelque butin, s’il eût su chercher l’une avec mesure et prendre soin de l’autre. Après avoir parcouru de vastes espaces qu’on ne pouvait garder, et détruit les provisions qu’on avait enlevées, pressé par l’approche de l’hiver, il ramena ses troupes, et adressa au prince une lettre où, supposant la guerre terminée, il cachait le vide des choses sous la magnificence des paroles. {{Ancre+|IX}}. Pendant ce temps, Corbulon, qui n’avait pas un moment négligé la rive de l’Euphrate, la garnit de postes plus rapprochés que jamais ; et, afin que les bandes ennemies, qui déjà voltigeaient avec un appareil redoutable dans la plaine opposée, ne pussent l’empêcher de jeter un pont, il fait avancer sur le fleuve de très-grands bateaux, liés ensemble avec des poutres et surmontés de tours. De là, il repousse les barbares au moyen de balistes et de catapultes, d’où les pierres et les javelines volaient à une distance que ne pouvait égaler la portée de leurs flèches. Le pont est ensuite achevé, et les collines de l’autre rive occupées par les cohortes auxiliaires, ensuite par le camp des légions, avec une telle promptitude et un déploiement de forces si imposant, que les Parthes renoncèrent à envahir la Syrie, et tournèrent vers l’Arménie toutes leurs espérances. {{Ancre+|X}}. Pétus, sans prévoir l’orage qui s’approchait de lui, tenait au loin dans le Pont la cinquième légion, et avait affaibli les autres en prodiguant les congés, lorsqu’il apprit que Vologèse accourait avec une armée nombreuse et menaçante. Il appelle la douzième légion, et ce qui devait faire croire ses forces augmentées ne fit que trahir sa faiblesse. On pouvait toutefois conserver le camp, et déconcerter, en temporisant, les desseins des Parthes, si Pétus avait su marcher en ses conseils ou en ceux d’autrui d’un pas plus constant. Mais à peine des hommes habiles dans la guerre l’avaient-ils fortifié contre un péril imminent, que, afin de paraître n’avoir pas besoin de lumières étrangères, il changeait tout pour faire plus mal.<noinclude> <references/></noinclude> sf05tdor1vl4d87yqqx67fez669x3e4 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/371 104 1483881 15797552 8802332 2026-05-19T20:25:50Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797552 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>C’est ainsi qu’il abandonna ses quartiers, en s’écriant que ce n’était pas un fossé et des retranchements, mais des hommes et du fer qu’on lui avait donnés contre l’ennemi, et fit avancer ses légions comme pour combattre. Ensuite, ayant perdu un centurion et quelques soldats qu’il avait envoyés reconnaître les troupes barbares, il revint avec précipitation. Mais le peu d’ardeur que Vologèse avait mis à le poursuivre lui rendit sa folle confiance, et il plaça trois mille fantassins d’élite sur le sommet le plus voisin du mont Taurus, afin d’empêcher le passage du roi. Des Pannoniens qui faisaient la force de sa cavalerie furent confinés dans une partie de la plaine ; enfin il cacha sa femme et son fils dans un château nommé Arsamosate<ref>Place considérable, dont, selon d’Anville, on retrouve le nom sous la forme de Simsat ou Shimshat. On croit que cette ville avait été fondée par Arsamès, qui régnait en Arménie vers 245 avant J.{{lié}}C.</ref>, sous la garde d’une cohorte. Il dispersait ainsi son armée, qui, réunie, eût mieux résisté à des bandes vagabondes. On ne le détermina, dit-on, qu’avec peine à faire à Corbulon l’aveu de sa détresse ; et celui-ci ne se pressait pas non plus de le secourir, afin que, le péril devenant plus grave, il y eût plus de gloire à l’en délivrer. Il ordonna cependant que mille hommes de chacune de ses trois légions, huit cents cavaliers, et un pareil nombre de soldats auxiliaires, se tinssent prêts à partir. {{Ancre+|XI}}. Vologèse, informé que les passages étaient gardés, ici par la cavalerie, là par l’infanterie de Pétus, n’en suivit pas moins son dessein ; et, joignant la force aux menaces, il effraya les hommes à cheval, écrasa les fantassins. Un seul centurion, Tarquitius Crescens, osa défendre une tour confiée à sa garde ; il fit plusieurs sorties, tailla en pièces ceux des barbares qui approchaient le plus près, jusqu’à ce que des feux lancés du dehors l’enveloppassent de toutes parts. Ceux qui étaient sans blessures se sauvèrent loin des routes pratiquées ; les blessés regagnèrent le camp, faisant de la valeur du roi, du nombre et de la férocité de ces peuples, mille récits exagérés par la crainte et facilement accueillis par une crainte semblable. Le général lui-même ne luttait plus contre ce cours fâcheux d’événements. Il avait abandonné tous les soins de la guerre, et conjuré Corbulon, par un second message, « de venir au plus tôt, de sauver les étendards, les aigles, le nom presque anéanti d’une armée malheureuse. Eux, en attendant, feraient leur devoir jusqu’au dernier soupir. »<noinclude> <references/></noinclude> 9ir7rgjo3mtsx872un82wetet3vyak1 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/372 104 1483882 15797554 8802334 2026-05-19T20:28:40Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797554 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/> {{Ancre+|XII}}. Corbulon, sans s’effrayer, laisse une partie de ses troupes en Syrie pour garder les fortifications construites sur l’Euphrate ; et, prenant le chemin qui était le moins long et offrait le plus de ressources, il traverse la Commagène, puis la Cappadoce, et entre en Arménie. Il menait avec l’armée, outre l’attirail ordinaire de guerre, une grande quantité de chameaux chargés de blé, afin de repousser à la fois la famine et l’ennemi. Le premier des fuyards qu’il trouva sur la route fut le primipilaire Pactius, et après lui beaucoup de soldats. Aux prétextes dont ils s’efforçaient de couvrir leur fuite, il répondait en leur conseillant « de retourner aux drapeaux et d’essayer la clémence de Pétus ; que, pour sa part, il fallait vaincre, ou il était sans pitié. » Ensuite il parcourt ses légions, les encourage, les fait souvenir de leurs premiers exploits, leur montre une gloire nouvelle. « Ce n’étaient plus des bourgades ou de petites villes d’Arménie, mais un camp romain, et, dans ce camp, deux légions assiégées, qui allaient être le prix de leurs travaux. Si chaque soldat recevait de la main du général une couronne particulière pour le citoyen qu’il aurait sauvé, combien serait glorieux le jour où il y aurait autant de couronnes civiques à distribuer qu’il y avait eu de citoyens en péril ! » Par ces paroles et d’autres semblables, animés pour la cause commune d’une ardeur que doublait chez quelques-uns le danger particulier d’un parent ou d’un frère, ils hâtaient jour et nuit leur marche non interrompue. {{Ancre+|XIII}}. Vologèse n’en pressait que plus vivement les assiégés, insultant tour à tour le camp des légions et le château où l’on gardait ceux que l’âge rend inhabiles à la guerre. Il s’approchait même plus qu’il n’est ordinaire aux Parthes, dans l’espoir que cette témérité attirerait ses ennemis au combat. Mais on avait peine à les arracher de leurs tentes, et ils se bornaient à la défense des retranchements, les uns pour obéir au général, les autres par lâcheté, alléguant qu’ils attendaient Corbulon, et prêts à faire valoir, si l’attaque devenait trop violente, les exemples de Numance et des fourches Caudines. « Et combien moins redoutables étaient les Samnites, peuple d’Italie, et les Carthaginois, quoique rivaux de notre empire ! Oui, cette glorieuse antiquité avait aussi, dans les périls extrêmes, mis le salut avant tout. » Vaincu par le désespoir de son armée, le général écrivit à Vologèse une première lettre qui n’avait rien de suppliant. Il s’y plaignait au contraire que le roi nous fît la guerre pour l’Arménie, « de tout temps possédée par les {{tiret|Ro|mains}}<noinclude> <references/></noinclude> kkhnvknnd4tvanrqiraonahpx8849p1 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/373 104 1483883 15797555 8802336 2026-05-19T20:31:55Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797555 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|Ro|mains}} ou soumise à un prince du choix de l’empereur. » Il ajoutait « que la paix serait utile aux deux partis ; que Vologèse ne devait pas seulement envisager le présent ; qu’il était venu contre deux légions avec toutes les forces de son royaume, mais qu’il restait aux Romains l’univers pour soutenir leur querelle. » {{Ancre+|XIV}}. Vologèse, sans rien discuter, répondit : « qu’il était obligé d’attendre ses frères Pacorus et Tiridate ; que ce lieu même et ce temps étaient désignés pour un conseil où ils prononceraient sur le sort de l’Arménie, et (puisque les justes dieux donnaient ce triomphe au sang d’Arsace) où ils fixeraient de plus le destin des légions romaines. » Pétus députa vers le roi pour lui demander un entretien : celui-ci envoya Vasacès, commandant de sa cavalerie. Alors le général parla des Lucullus, des Pompée, de tous les actes des Césars, soit pour garder, soit pour donner l’Arménie. Vasacès soutenait que, si nous avions l’image de ce pouvoir, les Parthes en avaient la réalité. Après de longs débats, Monobaze d’Adiabénie fut appelé le lendemain comme témoin de leur accord. On convint que le siége du camp serait levé, que tous les soldats sortiraient de l’Arménie, que les forts et les approvisionnements seraient livrés aux Parthes, et que, toutes ces choses accomplies, on donnerait le temps à Vologèse d’envoyer au prince des ambassadeurs. {{Ancre+|XV}}. Cependant Pétus jeta un pont sur le fleuve Arsanias<ref>Fleuve aujourd’hui nommé Arsen, qui traverse la Sophène et se rend dans l’Euphrate, après avoir passé par Arsamosate. (D’Anville.)</ref>, qui coulait près du camp ; il feignit d’en avoir besoin pour son passage ; mais les Parthes avaient imposé ce travail en preuve de leur victoire, car ce fut à eux qu’il servit : les nôtres prirent la route opposée. La renommée ajouta que les légions avaient subi l’infamie du joug, et d’autres ignominies vraisemblables en de tels revers, et dont les Parthes se donnèrent le spectacle simulé ; car ils entrèrent dans le camp avant que l’armée romaine en fût sortie, et à son départ, ils se placèrent des deux côtés de la route, reconnaissant et emmenant des esclaves et des bêtes de somme depuis longtemps entre nos mains. Des habits même furent enlevés, des armes retenues, et le soldat tremblant n’osait s’y opposer, de peur d’être obligé de combattre. Vologèse, pour constater notre défaite, fit amonceler les armes et les corps des hommes tués ; du reste il se<noinclude> <references/></noinclude> qz337hgce6uusjcfgehbm9xuujvr565 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/374 104 1483884 15797560 8802338 2026-05-19T20:37:39Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797560 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>refusa à la vue de nos légions en fuite : son orgueil rassasié aspirait aux honneurs de la modération. Il affronta le courant de l’Arsanias monté sur un éléphant, et ceux qui étaient près de lui le traversèrent à cheval, parce que le bruit s’était répandu que le pont romprait sous le faix par la fraude des constructeurs ; mais ceux qui osèrent y passer reconnurent qu’il était solide et ne cachait aucun piége. Au reste, il demeura constant que les assiégés étaient si bien pourvus de vivres qu’ils mirent le feu à des magasins de blé ; tandis qu’au rapport de Corbulon les Parthes, dénués de ressources, et voyant leurs fourrages épuisés, allaient abandonner le siége, et que lui-même n’était plus qu’à trois jours de marche. Corbulon ajouta que Pétus avait juré au pied des enseignes devant les envoyés de Vologèse, présents comme témoins, qu’aucun Romain n’entrerait en Arménie, jusqu’à ce qu’un message de l’empereur annonçât s’il consentait à la paix. Si ces récits furent arrangés en vue d’aggraver l’infamie, il est d’autres faits d’une évidence incontestable : c’est que Pétus fit quarante milles en un jour, laissant les blessés sur les chemins, et qu’une déroute en face de l’ennemi n’eût pas étalé un spectacle plus affreux que cette fuite précipitée. Corbulon, qui les rencontra au bord de l’Euphrate, ne voulut pas que son armée leur fît voir, dans l’éclat de ses armes et de ses décorations, un contraste humiliant. Tristes et plaignant le sort de leurs malheureux compagnons, les soldats ne purent même retenir leurs larmes : à peine, au milieu des pleurs, pensèrent-ils à donner et à rendre le salut. Ce n’était plus cette rivalité de courage, cette ambition de gloire, passions faites pour les cœurs heureux : la pitié régnait seule, plus vive dans les rangs moins élevés. {{Ancre+|XVII}}. Les deux chefs eurent ensemble un court entretien. Corbulon se plaignit d’avoir inutilement fatigué son armée, tandis que la guerre pouvait finir par la fuite des Parthes. Pétus répondit que rien n’était perdu ni pour l’un ni pour l’autre ; qu’ils n’avaient qu’à porter leurs aigles en avant, et à fondre tous deux sur l’Arménie, affaiblie par la retraite de Vologèse. Corbulon répliqua qu’il n’avait pas l’ordre de César ; que le danger seul des légions l’avait tiré de sa province ; que, dans l’incertitude de ce que voulaient faire les Parthes, il allait retourner en Syrie ; qu’encore il lui faudrait implorer la bonne fortune, pour qu’une infanterie épuisée par de si longues marches n’y fût pas devancée par des cavaliers<noinclude> <references/></noinclude> 3xfkqpzrts6rfmp1un0d09ua144yxy2 15797562 15797560 2026-05-19T20:40:08Z Susuman77 51799 15797562 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>refusa à la vue de nos légions en fuite : son orgueil rassasié aspirait aux honneurs de la modération. Il affronta le courant de l’Arsanias monté sur un éléphant, et ceux qui étaient près de lui le traversèrent à cheval, parce que le bruit s’était répandu que le pont romprait sous le faix par la fraude des constructeurs ; mais ceux qui osèrent y passer reconnurent qu’il était solide et ne cachait aucun piége. {{Ancre+|XVI}}. Au reste, il demeura constant que les assiégés étaient si bien pourvus de vivres qu’ils mirent le feu à des magasins de blé ; tandis qu’au rapport de Corbulon les Parthes, dénués de ressources, et voyant leurs fourrages épuisés, allaient abandonner le siége, et que lui-même n’était plus qu’à trois jours de marche. Corbulon ajouta que Pétus avait juré au pied des enseignes devant les envoyés de Vologèse, présents comme témoins, qu’aucun Romain n’entrerait en Arménie, jusqu’à ce qu’un message de l’empereur annonçât s’il consentait à la paix. Si ces récits furent arrangés en vue d’aggraver l’infamie, il est d’autres faits d’une évidence incontestable : c’est que Pétus fit quarante milles en un jour, laissant les blessés sur les chemins, et qu’une déroute en face de l’ennemi n’eût pas étalé un spectacle plus affreux que cette fuite précipitée. Corbulon, qui les rencontra au bord de l’Euphrate, ne voulut pas que son armée leur fît voir, dans l’éclat de ses armes et de ses décorations, un contraste humiliant. Tristes et plaignant le sort de leurs malheureux compagnons, les soldats ne purent même retenir leurs larmes : à peine, au milieu des pleurs, pensèrent-ils à donner et à rendre le salut. Ce n’était plus cette rivalité de courage, cette ambition de gloire, passions faites pour les cœurs heureux : la pitié régnait seule, plus vive dans les rangs moins élevés. {{Ancre+|XVII}}. Les deux chefs eurent ensemble un court entretien. Corbulon se plaignit d’avoir inutilement fatigué son armée, tandis que la guerre pouvait finir par la fuite des Parthes. Pétus répondit que rien n’était perdu ni pour l’un ni pour l’autre ; qu’ils n’avaient qu’à porter leurs aigles en avant, et à fondre tous deux sur l’Arménie, affaiblie par la retraite de Vologèse. Corbulon répliqua qu’il n’avait pas l’ordre de César ; que le danger seul des légions l’avait tiré de sa province ; que, dans l’incertitude de ce que voulaient faire les Parthes, il allait retourner en Syrie ; qu’encore il lui faudrait implorer la bonne fortune, pour qu’une infanterie épuisée par de si longues marches n’y fût pas devancée par des cavaliers<noinclude> <references/></noinclude> 7d5qc3hrtx5oh7hn2vqn5j4qe2kq4w8 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/375 104 1483885 15797567 8802340 2026-05-19T20:43:44Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797567 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>alertes, dont de vastes plaines facilitaient la course. Pétus alla passer l’hiver dans la Cappadoce. Bientôt Vologèse envoya sommer Corbulon de retirer les postes qu’il avait au delà de l’Euphrate, afin que le fleuve séparât comme autrefois les deux empires. Corbulon demandait à son tour que les garnisons des Parthes sortissent de l’Arménie : le roi finit par y consentir. Les ouvrages élevés par Corbulon de l’autre côté de l’Euphrate furent démolis, et les Arméniens restèrent sans maîtres. {{Ancre+|XVIII}}. Cependant, à Rome, on érigeait des trophées pour la défaite des Parthes, et, sur le penchant du mont Capitolin, s’élevaient des arcs de triomphe ordonnés par le sénat quand les chances de la guerre étaient entières, et continués malgré nos revers, pour flatter les yeux en dépit de la conscience publique. Afin de mieux dissimuler ses inquiétudes sur les affaires du dehors, Néron fit plus : une partie des blés destinés au peuple étaient vieux et gâtés ; il les jeta dans le Tibre, comme sûr de l’abondance ; et quoiqu’une tempête eût submergé dans le port même près de deux cents navires, et qu’un incendie en eût consumé cent autres qui avaient déjà remonté le fleuve, le prix des vivres ne fut point augmenté. Le prince confia ensuite les revenus publics à trois consulaires, L.{{lié}}Pison, Ducennius Géminus et Pompéius Paulinus, en blâmant ses prédécesseurs « d’avoir, par l’énormité de leurs dépenses, excédé la mesure des recettes : lui, au contraire, faisait à la république un présent annuel de soixante millions de sesterces. » {{Ancre+|XIX}}. Une coutume des plus condamnables s’était établie vers ce temps. À l’approche des comices, ou lorsqu’on était près de tirer au sort les provinces, beaucoup de gens sans enfants se donnaient des fils par de feintes adoptions<ref>La loi Papia Poppéa, rendue sous Auguste, l’an de Rome{{lié}}762, qui renouvelait et complétait la loi Julia, portée vingt-cinq ans plus tôt, accordait ou confirmait certains priviléges aux citoyens mariés et qui avaient des enfants. Ainsi, ils étaient préférés pour les magistratures et le gouvernement des provinces, et, entre plusieurs candidats, celui qui avait le plus d’enfants devait l’emporter ; ils pouvaient aspirer aux dignités avant l’âge légal, etc.</ref>, et à peine avaient-ils concouru, à titre de pères, au partage des prétures et des gouvernements, qu’ils émancipaient ceux qu’ils venaient d’adopter. Des plaintes amères furent portées au sénat ; on fit valoir « les droits de la nature, les soins de l’éducation, contre des adoptions frauduleuses, calculées, éphémères. N’était-ce pas assez de priviléges pour les hommes sans enfants, de voir,<noinclude> <references/></noinclude> fhucm8agjkpbyvcykxig2w4ozc87w29 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/376 104 1483886 15797569 8802342 2026-05-19T20:48:19Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797569 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>exempts de soucis et de charges, toutes les routes du crédit et des honneurs ouvertes à leurs désirs ? Fallait-il que les promesses de la loi, si longtemps attendues, fussent enfin éludées, et que le prétendu père d’enfants qu’il possède sans inquiétude et perd sans regret vînt tout à coup balancer les vœux longs et patients d’un père véritable ? » Un sénatus-consulte prononça que les adoptions simulées ne donneraient aucun droit aux fonctions publiques, et n’autoriseraient pas même à recevoir des héritages. {{Ancre+|XX}}. Ensuite on instruisit le procès du Crétois Timarchus. Outre ces injustices que la richesse orgueilleuse et puissante fait éprouver aux faibles dans toutes les provinces, on lui reprochait une parole dont l’injurieuse atteinte pénétrait jusqu’au sénat : il avait affecté de dire « qu’il dépendait de lui que les gouverneurs de la Crète reçussent, ou non, des actions de grâces. » Thraséas, faisant tourner cette occasion au profit de la chose publique, vota d’abord l’exil du coupable hors de la province de Crète, ensuite il ajouta : « L’expérience prouve, pères conscrits, que les bonnes lois, les actes faits pour servir d’exemple, sont inspirés aux gens de bien par les vices des méchants. Ainsi doivent naissance à la licence des orateurs la loi Cincia, aux brigues des candidats les lois Juliennes<ref>Portées par Auguste pour réprimer la brigue.</ref>, aux magistrats avares les plébiscites Calpurniens<ref>L’an de Rome 605, le tribun L. Calpurnius Piso fit rendre la première loi contre les concussionnaires : elle donnait aux habitants des provinces le droit de poursuivre à Rome la restitution des sommes extorquées par les magistrats, et un tribunal permanent fut établi pour en connaître.</ref> ; car, dans l’ordre des temps, la faute précède la peine, et la réforme vient après l’abus. Prenons aussi, contre cet orgueil nouveau des hommes de province, une résolution digne de la justice et de la gravité romaine, et qui, sans rien diminuer de la protection due aux alliés, nous désabuse de l’erreur qu’un Romain a d’autres juges de sa réputation que ses concitoyens. {{Ancre+|XXI}}. « Jadis ce n’était pas seulement un préteur ou un consul qu’on envoyait dans les provinces : des particuliers même allaient quelquefois s’assurer de la soumission de chacun, afin d’en rendre compte, et des nations entières attendaient en tremblant le jugement d’un seul homme. Maintenant nous caressons les étrangers, nous rampons devant eux ; et si, d’un geste, ils disposent ici des remerciements, plus facilement en-<noinclude> <references/></noinclude> mef1hasf0g7ly85erichrmbp2f0jm6w 15797571 15797569 2026-05-19T20:50:45Z Susuman77 51799 15797571 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>exempts de soucis et de charges, toutes les routes du crédit et des honneurs ouvertes à leurs désirs ? Fallait-il que les promesses de la loi, si longtemps attendues, fussent enfin éludées, et que le prétendu père d’enfants qu’il possède sans inquiétude et perd sans regret vînt tout à coup balancer les vœux longs et patients d’un père véritable ? » Un sénatus-consulte prononça que les adoptions simulées ne donneraient aucun droit aux fonctions publiques, et n’autoriseraient pas même à recevoir des héritages. {{Ancre+|XX}}. Ensuite on instruisit le procès du Crétois Timarchus. Outre ces injustices que la richesse orgueilleuse et puissante fait éprouver aux faibles dans toutes les provinces, on lui reprochait une parole dont l’injurieuse atteinte pénétrait jusqu’au sénat : il avait affecté de dire « qu’il dépendait de lui que les gouverneurs de la Crète reçussent, ou non, des actions de grâces. » Thraséas, faisant tourner cette occasion au profit de la chose publique, vota d’abord l’exil du coupable hors de la province de Crète, ensuite il ajouta : « L’expérience prouve, pères conscrits, que les bonnes lois, les actes faits pour servir d’exemple, sont inspirés aux gens de bien par les vices des méchants. Ainsi doivent naissance à la licence des orateurs la loi Cincia, aux brigues des candidats les lois Juliennes<ref>Portées par Auguste pour réprimer la brigue.</ref>, aux magistrats avares les plébiscites Calpurniens<ref>L’an de Rome 605, le tribun L. Calpurnius Piso fit rendre la première loi contre les concussionnaires : elle donnait aux habitants des provinces le droit de poursuivre à Rome la restitution des sommes extorquées par les magistrats, et un tribunal permanent fut établi pour en connaître.</ref> ; car, dans l’ordre des temps, la faute précède la peine, et la réforme vient après l’abus. Prenons aussi, contre cet orgueil nouveau des hommes de province, une résolution digne de la justice et de la gravité romaine, et qui, sans rien diminuer de la protection due aux alliés, nous désabuse de l’erreur qu’un Romain a d’autres juges de sa réputation que ses concitoyens. {{Ancre+|XXI}}. « Jadis ce n’était pas seulement un préteur ou un consul qu’on envoyait dans les provinces : des particuliers même allaient quelquefois s’assurer de la soumission de chacun, afin d’en rendre compte, et des nations entières attendaient en tremblant le jugement d’un seul homme. Maintenant nous caressons les étrangers, nous rampons devant eux ; et si, d’un geste, ils disposent ici des remercîments, plus facilement en-<noinclude> <references/></noinclude> 14kysdracb56yebphb9fnrwzpumkcfb Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/377 104 1483887 15797572 8802343 2026-05-19T20:52:36Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797572 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>core ils y dictent les accusations. Accusons donc à leur voix, et laissons aux habitants des provinces ce moyen d’étaler leur puissance. Mais que toute louange fausse et mendiée soit interdite aussi sévèrement que la calomnie, que la cruauté. Souvent on commet plus de fautes en obligeant qu’en offensant ; il est même des vertus dont la haine est le prix ; telles sont une sévérité inflexible, une âme que la faveur ne peut vaincre. Aussi les commencements de nos magistrats sont-ils généralement meilleurs ; la fin dégénère, parce que ce ne sont plus que des candidats qui cherchent des suffrages. Empêchons ce désordre, et les provinces seront gouvernées avec une équité plus égale et plus ferme. Car, si la crainte des poursuites a mis un frein à l’avarice, la prohibition des actions de grâces préviendra les ménagements intéressés. » {{Ancre+|XXII}}. Cet avis fut reçu avec un applaudissement universel. Toutefois le sénatus-consulte ne put être rendu, parce que les consuls refusèrent de le mettre en délibération. Bientôt après, sur la proposition du prince, un décret défendit que jamais on parlât dans le conseil des alliés de remercîments à demander au sénat pour les préteurs ou les proconsuls, et que personne vînt en députation pour cet objet. Sous les mêmes consuls, le feu du ciel brûla le Gymnase, et la statue de Néron qui s’y trouvait fut fondue en un bronze informe. Un tremblement de terre renversa en grande partie Pompéi, ville considérable de la Campanie. Enfin la vestale Lélia mourut et fut remplacée par Cornélia, de la branche de Cossus. {{Ancre+|XXIII}}. Sous le consulat de Memmius Régulus et de Virginius Rufus, Néron reçut, avec les démonstrations d’une joie plus qu’humaine, une fille qui lui naquit de Poppée ; il l’appela Augusta, et donna en même temps ce surnom à la mère. Les couches se firent dans la colonie d’Antium, où lui-même était né. Déjà le sénat avait recommandé aux dieux la grossesse de Poppée et décrété des vœux solennels ; de nouveaux furent ajoutés, et on les accomplit tous. On décerna en outre des prières publiques, un temple à la Fécondité, des combats semblables aux jeux sacrés d’Actium. On ordonna que les images en or des deux Fortunes<ref>Les Antiates adoraient la Fortune sous deux noms divers, la Fortune équestre et la Fortune prospère.</ref> seraient placées sur le trône de Jupiter Capitolin, et que les jeux du Cirque, établis à Boville en l’honneur de la maison des Jules, seraient également donnés à<noinclude> <references/></noinclude> od4b6m5o4cer82wxqx4qfh6k4czgmj5 Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/378 104 1483888 15797579 8802345 2026-05-19T21:02:38Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797579 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>Antium, au nom des Domitius et des Claudes ; institutions oubliées aussitôt, l’enfant étant mort avant l’âge de quatre mois. Ce furent alors de nouvelles adulations : on vota l’apothéose, le coussin sacré, un temple avec un prêtre. Pour Néron, sa douleur ne fut pas moins démesurée que sa joie. On fit la remarque qu’à la nouvelle de la naissance, le sénat s’étant précipité tout entier à Antium, Thraséas ne fut pas reçu, et qu’il soutint sans s’émouvoir cet affront, avant-coureur d’un prochain arrêt de mort. Bientôt le prince se vanta, dit-on, à Sénèque, de s’être réconcilié avec Thraséas, et Sénèque en félicita le prince : franchise qui augmentait tout ensemble la gloire et les périls de ces deux grands hommes. {{Ancre+|XXIV}}. Au commencement du printemps arrivèrent les ambassadeurs des Parthes, avec des instructions de Vologèse et une lettre conçue dans le même sens. « Il se tairait, disait-il, sur la question tant de fois débattue de la souveraineté de l’Arménie, puisque les dieux, arbitres des nations les plus puissantes, avaient livré aux Parthes, non sans honte pour les Romains, la possession de ce royaume. Dernièrement il avait tenu Tigrane enfermé dans une place ; plus tard, pouvant écraser Pétus et ses légions, il les avait renvoyés sans aucun mal. Déjà sa force s’était assez fait connaître ; il venait de prouver également sa clémence. Tiridate ne refuserait pas d’aller à Rome pour y recevoir le diadème, s’il n’était retenu par les devoirs sacrés du sacerdoce<ref>Tiridate était mage.</ref>. Il irait auprès des étendards et des images du prince ; et là, en présence des légions, se ferait l’inauguration de sa royauté. » {{Ancre+|XXV}}. Comme cette lettre de Vologèse était en contradiction avec celles de Pétus, qui laissaient croire que rien n’était encore décidé, on interrogea sur l’état de l’Arménie le centurion venu avec les ambassadeurs. Il répondit que tous les Romains l’avaient quittée. Alors on sentit l’ironie des barbares, qui demandaient ce qu’ils avaient pris ; et Néron délibéra, avec les premiers de Rome, sur le choix à faire entre une guerre hasardeuse et une paix déshonorante : on ne balança pas à préférer la guerre ; et, Corbulon connaissant par une longue expérience le soldat et l’ennemi, on lui en remit la conduite, de peur que l’ignorance d’un autre Pétus n’amenât encore des fautes et des regrets. Les ambassadeurs furent donc renvoyés sans avoir rien obtenu, et toutefois avec des présents, afin<noinclude> <references/></noinclude> 28b7gazjvs8u20nxjtme3lxkczg3suw Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/379 104 1483889 15797581 8802347 2026-05-19T21:05:38Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797581 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>qu’il restât l’espérance que Tiridate ne demanderait pas en vain, s’il apportait sa prière en personne. L’administration de la Syrie fut confiée à Cincius, les forces militaires à Corbulon. On y ajouta la quinzième légion, qui lui fut amenée de Panonie par Marius Celsus. On écrivit aux tétrarques et aux rois, aux préfets et aux procurateurs, enfin à ceux des préteurs qui gouvernaient les provinces voisines, d’obéir aux ordres de Corbulon, dont le pouvoir, ainsi augmenté, égalait presque celui que Pompée avait reçu du peuple romain pour faire la guerre aux pirates. Pétus, de retour, craignait un traitement sévère : le prince, bornant son châtiment à quelques railleries, lui dit à peu près « qu’il se hâtait de lui pardonner, de peur qu’un homme aussi prompt à s’alarmer que lui ne tombât malade d’inquiétude. » {{Ancre+|XXVI}}. La perte des plus braves soldats et le découragement des autres rendait la quatrième et la douzième légion peu propres au combat. Corbulon les transporta en Syrie, et, de cette province, il conduisit en Arménie la sixième et la troisième, troupes fraîches et aguerries par beaucoup de travaux et de succès ; il y ajouta la cinquième légion, qui, restée dans le Pont, n’avait point eu part au désastre, ainsi que la quinzième, récemment arrivée, des vexillaires choisis d’Illyrie et d’Égypte, ce qu’il avait d’auxiliaires à pied et à cheval, enfin les troupes des rois alliés, réunies en un seul corps à Mélitène<ref>Aujourd’hui Malatié. Mélitène n’était alors qu’un camp romain.</ref>, où il se proposait de passer l’Euphrate. Là, il rassembla son armée après les lustrations d’usage, et, promettant sous les auspices de César de brillantes prospérités, rappelant ses propres exploits, imputant les revers à l’inexpérience de Pétus, il parla aux soldats avec cet ascendant qui, dans un tel guerrier, tenait lieu d’éloquence. {{Ancre+|XXVII}}. Ensuite il prend le chemin frayé autrefois par Lucullus, et rouvre les passages que le temps avait fermés. Des ambassadeurs de Tiridate et de Vologèse étant venus pour traiter de la paix, loin de les repousser, il envoie avec eux des centurions qui portaient des paroles conciliantes : « On n’en était pas réduit à la nécessité d’un combat à outrance. Beaucoup d’événements avaient été heureux pour les Romains, quelques-uns pour les Parthes ; c’était une leçon contre l’orgueil. Il convenait aux intérêts de Tiridate de recevoir en présent un royaume qui ne fût pas ravagé ; et Vologèse servirait<noinclude> <references/></noinclude> 18gzdogmz1km0tlnrb538nyg0yfr0jm Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/380 104 1483890 15797582 8802349 2026-05-19T21:12:34Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797582 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>mieux la nation des Parthes par son alliance avec Rome, que par des hostilités mutuellement funestes. Le général n’ignorait pas leurs discordes intestines, et quels peuples indomptables le roi gouvernait. Son empereur au contraire jouissait partout d’une paix profonde, et n’avait que cette seule guerre. » Aux conseils ajoutant la terreur, il chasse de leurs habitations les grands d’Arménie qui avaient commencé la révolte, et il rase leurs châteaux. Plaines et hauteurs, puissants et faibles, il remplit tout d’une égale consternation. {{Ancre+|XXVIII}}. Le nom de Corbulon n’inspirait aux barbares mêmes aucune prévention, encore moins cette haine qu’on ressent pour un ennemi : aussi eurent-ils foi à ses conseils ; et Vologèse, qui ne repoussait pas un accommodement, demanda une trêve pour plusieurs de ses provinces. Tiridate désira une entrevue. Le temps fut fixé à un jour prochain : le lieu fut celui où Pétus avait été naguère assiégé avec ses légions. Les barbares le choisirent à cause du succès qu’il leur rappelait, et Corbulon ne l’évite pas, dans l’idée que le contraste rehausserait sa gloire. Le mauvais renom de Pétus le touchait peu d’ailleurs : il en donna une preuve éclatante en chargeant le fils même de Pétus, tribun des soldats, d’aller avec un détachement et d’ensevelir les restes de la dernière défaite. Au jour convenu, Tibérius Alexander<ref>Le même qui depuis fut préfet d’Égypte et fit le premier reconnaître Vespasien comme empereur.</ref>, chevalier romain du premier rang, donné à Corbulon pour l’aider dans cette guerre, et Vivianus Annius, gendre de ce général, trop jeune encore pour être sénateur, mais placé, avec les fonctions de lieutenant, à la tête de la cinquième légion, se rendirent dans le camp de Tiridate pour faire honneur à ce prince, et le rassurer, par un tel gage, contre toute crainte d’embûches. Les deux chefs prirent chacun vingt cavaliers. À la vue de Corbulon, le roi descendit le premier de cheval : Corbulon l’imita aussitôt, et l’un et l’autre, s’avançant à pied, se donnèrent la main. {{Ancre+|XXIX}}. Alors le Romain loua le jeune prince de ce que, au lieu de se précipiter dans les hasards, il revenait aux conseils de la prudence. Celui-ci parla beaucoup de sa noble origine ; puis, avec plus de modestie, il ajouta « qu’ainsi donc il irait à Rome, et porterait à César un triomphe inconnu jusqu’alors, un Arsacide suppliant, quand les Parthes n’étaient pas vaincus. » On convint que Tiridate déposerait devant l’effigie de<noinclude> <references/></noinclude> mqe5ibz7qotlvcw9kobt3qnzmlfvxbu 15797583 15797582 2026-05-19T21:12:51Z Susuman77 51799 15797583 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>mieux la nation des Parthes par son alliance avec Rome, que par des hostilités mutuellement funestes. Le général n’ignorait pas leurs discordes intestines, et quels peuples indomptables le roi gouvernait. Son empereur au contraire jouissait partout d’une paix profonde, et n’avait que cette seule guerre. » Aux conseils ajoutant la terreur, il chasse de leurs habitations les grands d’Arménie qui avaient commencé la révolte, et il rase leurs châteaux. Plaines et hauteurs, puissants et faibles, il remplit tout d’une égale consternation. {{Ancre+|XXVIII}}. Le nom de Corbulon n’inspirait aux barbares mêmes aucune prévention, encore moins cette haine qu’on ressent pour un ennemi : aussi eurent-ils foi à ses conseils ; et Vologèse, qui ne repoussait pas un accommodement, demanda une trêve pour plusieurs de ses provinces. Tiridate désira une entrevue. Le temps fut fixé à un jour prochain : le lieu fut celui où Pétus avait été naguère assiégé avec ses légions. Les barbares le choisirent à cause du succès qu’il leur rappelait, et Corbulon ne l’évite pas, dans l’idée que le contraste rehausserait sa gloire. Le mauvais renom de Pétus le touchait peu d’ailleurs : il en donna une preuve éclatante en chargeant le fils même de Pétus, tribun des soldats, d’aller avec un détachement et d’ensevelir les restes de la dernière défaite. 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Après quelques jours d’intervalle, on vit se déployer, dans un appareil également imposant, d’un côté les cavaliers parthes, rangés par escadrons et parés des décorations de leurs pays, de l’autre les légions romaines, à la tête desquelles brillaient les aigles, les enseignes, et les images des dieux, dont l’aspect donnait à ce lieu la majesté d’un temple. Au centre s’élevait un tribunal, surmonté d’une chaise curule où était placée la statue de Néron. Tiridate, après avoir, suivant l’usage, immolé des victimes, s’avance, détache le diadème de sa tête, et le dépose aux pieds de la statue ; spectacle qui remua profondément toutes les âmes, et dont l’impression fut d’autant plus vive, qu’on avait encore devant les yeux le massacre ou le siége des armées romaines. « Mais combien était changé le cours des destins ! Tiridate allait se montrer aux nations ; et que manquait-il pour que ce fût en captif ? » {{Ancre+|XXX}}. Aux soins de la gloire, Corbulon joignit les attentions de la politesse et donna un festin. Le roi, à chaque objet nouveau qui frappait ses regards, lui en demandait l’explication : « Pourquoi un centurion annonçait-il le commencement des veilles ? d’où venait l’usage de se lever de table au son de la trompette, d’aller, avec une torche, allumer le feu sur un autel construit devant l’augural ? » Corbulon, par des réponses où les paroles agrandissaient les choses, le remplit d’admiration pour nos anciennes coutumes. Le lendemain, Tiridate demanda que, avant d’entreprendre un si long voyage, il lui fût permis d’aller voir ses frères et sa mère. En attendant, il laissa sa fille en otage, avec une lettre suppliante pour Néron. {{Ancre+|XXXI}}. Il part, et trouve Pacorus chez les Mèdes, Vologèse à Ecbatane<ref>Ecbatane, capitale de la Grande-Médie, maintenant Ramadan, ville considérable de l’Irak-Adjemi.</ref>. Ce roi n’oubliait pas son frère. Il avait même, par des envoyés particuliers, demandé à Corbulon « qu’on lui épargnât toutes les formes de la servitude, qu’il ne rendît point son épée, qu’il fût admis à embrasser les gouverneurs de nos provinces, dispensé d’attendre à leur porte, traité à Rome avec la même distinction que les consuls. » C’est que Vologèse, accoutumé à l’orgueil des cours étrangères, ne connaissait pas l’esprit des Romains, pour qui la réalité du pouvoir est tout, ses vanités peu de chose.<noinclude> <references/></noinclude> fwayr7cfqmw1sskhxq0fivogiump97c Les Architectes des cathédrales gothiques 0 1537245 15797273 14406057 2026-05-19T14:14:17Z Favete linguistis 129184 15797273 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Stein - Les Architectes des cathédrales gothiques, Laurens.djvu" /> [[Catégorie:1909]] [[Catégorie:Histoire Moyen Âge]] [[Catégorie:Cathédrale française]] [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Essais français]] [[Catégorie:Publiés à Paris]] [[Catégorie:Architecture française]] [[Catégorie:Les Grands Artistes]] 2bzjt6wxemsit1l2b0fafvgyto2962o Page:Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu/965 104 1538978 15797305 12969509 2026-05-19T14:29:54Z Favete linguistis 129184 15797305 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hsarrazin" />{{SDT}}</noinclude><noinclude> {{c|TABLE DES MATIÈRES|fs=200%|lh=2}} {{c|<small>DU</small>}} </noinclude> {{c|[[Page:Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu/965|SOIXANTE-NEUVIÈME VOLUME.]]|fs=150%|lh=2}}{{—|lh=1}} {{c|TROISIÈME PÉRIODE. — LV{{e}} ANNÉE.|lh=3}}{{—|lh=1}} {{c|MAI — JUIN 1885}} {{—|lh=1}} {{c|'''Livraison du {{1er}} Mai.'''|m=2em}} {{table|indentation=-2|titre={{sc|Le Roman d’un fataliste}}, deuxième partie, par M. 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Fondée de 932 à 937, elle fut supprimée en 1801. <section end="QUEDLINBOURG"/> <section begin="QUEEN'S-COUNTY"/><nowiki/> [[w:Comté_de_Laois|'''QUEEN’S-COUNTY''']] (c.-à-d. ''Comté de la Reine''), comté d’Irlande (Leinster), entre ceux du Roi (King’s-County) au N. et à l’O., de Kildare à l’E., de Car-low au S. E., de Kilkenny au S. et de Tipperary au S. O. ; {{unité2|155 000 hab.}} ; ch.-l. Maryborough. On en exporte grains, bestiaux, beurre, fromage, fils, toiles, laines, etc. Ce comté doit son nom à la reine Marie, sous le règne de laquelle il fut formé. <section end="QUEEN'S-COUNTY"/> <section begin="QUELEN"/><nowiki/> [[w:Hyacinthe-Louis_de_Quélen|'''QUÉLEN''' (Hyacinthe, comte de)]], archevêque de Paris, né en 1778, d’une famille noble de Bretagne, m. en 1839, fut successivement secrétaire du cardinal Fesch, grand vicaire de l’évêque de St-Brieuc, évêque ''in partibus'' de Samosate, coadjuteur de l’archevêque de Paris (Talleyrand de Périgord), et succéda à ce prélat en 1821. Il se signala par sa piété et sa charité, et sut toujours unir la douceur à la fermeté. Peu sympathique au gouvernement issu de la révolution de 1830, il vit éclater contre sa personne, en février 1831, une violente émeute, dans laquelle l’archevêché fut saccagé. Il ne s’empressa pas moins, lorsqu’en 1832 le choléra vint affliger Paris, d’offrir un asile aux malades dans son château de Conflans et de leur prodiguer ses soins : il créa, pour recueillir les enfants des victimes, l’établissement des ''Orphelins du choléra''. On a de lui de nombreux ''Mandements, l’Oraison funèbre de {{roi|Louis|XVI}}'' et celle du ''duc de Berry''. Il avait été admis en 1824 à l’Académie française. <section end="QUELEN"/> <section begin="QUELLIN"/><nowiki/> [[w:Érasme_II_Quellin|'''QUELLIN''' (Érasme)]], ''le Vieux'', peintre flamand, né à Anvers en 1607, m. en 1678, abandonna l’enseignement de la philosophie pour la peinture et se fit élève de Rubens. Il imita son maître avec indépendance et comme lui réussit à la fois dans l’histoire et le portrait. Ses principaux tableaux sont l’Ange gardien, à Anvers, la ''Naissance de Jésus'', à Malines, le ''Repos en Égypte'', à Gand. — [[w:Jean-Érasme Quellin|Jean Q., ''le Jeune'']], son fils, 1629-1715, étudia aussi sous Rubens, puis alla en Italie, où il prit pour modèle Paul Véronèse. Il aimait à peindre les vastes monuments, les somptueux festins, les scènes compliquées, l’abondance des personnages. Sa ''Piscine de Bethsaïde'', au musée d’Anvers, est sans doute la plus grande toile qui existe ; les ''Noces de Cana'', dont il avait orné le réfectoire du monastère de Tougerloo, n’étaient pas moins colossales. Son chef-d’œuvre est ''Jésus-Christ guérissant les malades'', à St-Michel d’Anvers. <section end="QUELLIN"/> <section begin="QUELUS"/><nowiki/> [[w:Jacques_de_Lévis,_comte_de_Caylus|'''QUÉLUS''' (Jacq. {{BCsc|DE LÉVIS}}, comte de)]], un des mignons de {{roi|Henri|III}}, provoqua en duel Ch. d’Entragues, qui l’avait insulté, fut blessé mortellement, et expira dans les bras du roi, qui lui fit élever un mausolée avec cette épitaphe : {{pom|''{{lang|la|Non injuriam, sed mortem, patienter tulit.}}''}} <section end="QUELUS"/> <section begin="QUELUZ"/><nowiki/> [[w:Palais_royal_de_Queluz|'''QUÉLUZ''']], chât. royal du Portugal, à {{nobr|12 k.}} N. O. de Lisbonne. Résidence ordinaire de la cour ; beau parc. <section end="QUELUZ"/> <section begin="QUENTIN"/><nowiki/> [[w:Saint_Quentin|'''QUENTIN''' (S.)]], apôtre du Vermandois et de l’Amiénois, souffrit le martyre en 287. Il a donné son nom à la ville de St-Quentin, où ses reliques furent transportées en 825. On le fête le 31 oct. <section end="QUENTIN"/> <section begin="QUERASQUE"/><nowiki/> '''QUÉRASOUE'''. ''V.'' {{BCsc|CHERASCO}}. <section end="QUERASQUE"/> <section begin="QUERBEUF"/><nowiki/> [[w:Yves_Mathurin_Marie_Tréaudet_de_Querbeuf|'''QUERBEUF''' (l’abbé Yves de)]], jésuite, né à Landerneau en 1726, enseigna la rhétorique dans différents colléges, émigra en 1792, et mourut en Allemagne en 1799. Il a donné de nouvelles éditions des ''Lettres édifiantes et curieuses, écrites des missions étrangères'', Paris, 1780-83, {{nobr|26 v.}} in-12, et des ''Mémoires pour servir à l’histoire de Louis, Dauphin de France'', du P. Griffet, 1777 ; a publié des Sermons du P. de Neuville, 1776, et a fait paraître {{nobr|9 vol.}} d’une belle édition in-4 de Fénelon (1787-92), qui n’a pu être achevée. Il possédait une riche bibliothèque qui fut confisquée pendant l’émigration et transportée à la Bibliothèque nationale. <section end="QUERBEUF"/> <section begin="QUERCETANUS"/><nowiki/> '''QUERCETANUS'''. ''V.'' {{BCsc|DUCHESNE}}. <section end="QUERCETANUS"/> <section begin="QUERCY"/><nowiki/> [[w:Quercy|'''QUERCY''']], ''Cadurcensis pagus'', ancien pays de France, dans la Guyenne, était divisé en Ht-Quercy (ch.-l. Cahors), et B.-Querey (ch.-l. Montauban). Il est compris dans les dép. du Lot et de Tarn-et-Garonne. Le Quercy fit partie de l’Aquitaine jusqu’au {{s|X|e|s.}} ; les comtes de Toulouse s’en emparèrent alors ; après la croisade contre les Albigeois, dont ce pays eut beaucoup à souffrir, {{roi|Louis|IX}} le confisqua, 1228 ; mais ce même prince le céda à l’Angleterre par le traité d’Abbeville, 1259. Il fut repris par Philippe le Bel, rendu par le traité de Brétigny, 1360, et suivit depuis les destinées de la Guyenne. <section end="QUERCY"/> <section begin="QUERETARO"/><nowiki/> [[w:Santiago_de_Querétaro|'''QUERETARO''']], v. du Mexique, ch.-l. d’un État de même nom, à {{nobr|80 kil.}} N. N. O. de Mexico ; {{unité2|30 000 h.}} Collége, bibliothèque. C’est une des plus belles villes du Mexique : trois grandes places, aqueduc magnifique ; plusieurs couvents. Fabriques de drap, de cigares, de papier. — L’[[w:Querétaro|État de Q.]], entre ceux de San-Luis-de-Potosi au N., de la Puebla à l’E., de Mexico au S., de Mechoacan au S. O. et de Guanaxuato au N. O., compte env. {{unité2|200 000 hab.}} Climat assez tempéré. Mines nombreuses et très-riches. <section end="QUERETARO"/> <section begin="QUERIGUT"/><nowiki/> [[w:Quérigut|'''QUÉRIGUT''']], ch.-l. de c. (Ariège), à {{nobr|58 k.}} S. E. de Foix, dans l’anc. Donnezan ; {{nobr|660 hab.}} Anc. château. <section end="QUERIGUT"/> <section begin="QUERIMBES"/><nowiki/> [[w:Îles_Quirimbas|'''QUÉRIMBES''' (îles)]], groupes d’îles de l’Afrique portugaise, dans le canal de Querimbé, par {{BCcoord|10 35}}–{{BCcoord|12 30 - lat. S.}}, font partie de la capitainerie générale de Mozambique et du district de Cabo-Delgado. Les principales sont Querimbé, Amice, Ibo, l’Île-Longue. <section end="QUERIMBES"/> <section begin="QUERINI"/><nowiki/> [[w:Angelo_Maria_Quirini|'''QUERINI''' (Ange Marie)]], savant italien, né à Venise en 1680, mort en 1759, se fit bénédictin en 1698, voyagea en Allemagne, en Hollande, en France, passa deux mois à l’abbaye de St-Germain des Prés, se lia avec les érudits de l’époque, devint archevêque de Corfou, évêque de Brescia, enfin cardinal. {{roi|Clément|XII}} le nomma en 1730 bibliothécaire du Vatican. Il a laissé, entre autres ouvrages : ''Primordia Corcyræ'', Brescia, 1738, ''Vie de {{roi|Paul|II}}'', 1740, a donné bon nombre d’éditions savantes, notamment celle de S. Éphrem, en grec, syriaque et latin, 1742, et a traduit en vers latins une partie de la ''Henriade ;'' mais il est moins connu par ses ouvrages que par les encouragements et les secours de toute espèce qu’il fournit aux gens de lettres. Il était correspondant de l’Académie des inscriptions. <section end="QUERINI"/> <section begin="QUERLON"/><nowiki/> [[w:Anne-Gabriel_Meusnier_de_Querlon|'''QUERLON''' (Gabriel {{BCsc|MEUSNIER}} de)]], né à Nantes en 1702, m. en 1780, coopéra à la rédaction du ''Mercure'' et de la ''Gazette de France'', obtint en 1752 le privilége des ''Petites Affiches'', et fit pendant vingt ans le succès de ce journal. Il travailla en outre au Journal étranger, au ''Journal encyclopédique'', et laissa de nombreux ouvrages, entre autres des ''Mémoires pour servir à l’histoire de la guerre terminée par la paix à Aix-la-Chapelle'', Paris, 1758. En outre, il rédigea la Continuation de ''l’histoire des Voyages'' (de l’abbé Prévost), et donna des éditions de Lucrèce, de Phèdre, etc. <section end="QUERLON"/> <section begin="QUESNAY"/><nowiki/> [[w:François_Quesnay|'''QUESNAY''' (Fr.)]], économiste, né en 1694 à Merye près de Montfort-l’Amaury, m. en 1774, avait débuté comme chirurgien à Mantes. Après s’être fait connaître par quelques écrits sur son art, il vint en 1727 se fixer à Paris et y devint secrétaire perpétuel de l’Académie de chirurgie, chirurgien ordinaire du roi, professeur aux écoles de chirurgie. Il se fit recevoir médecin en 1744, à 50 ans, et fut nommé {{1er|médecin}} consultant du roi ({{roi|Louis|XV}}). Il prit une part très-active aux querelles entre la Faculté de médecine et le Collége de chirurgie. Élevé dans une ferme, Quesnay s’était occupé dès sa jeunesse d’agriculture, et fut toujours animé du besoin d’améliorer le sort des habitants des campagnes et de remettre l’agriculture en honneur. Il commença à exposer ses idées sur ce sujet dans des articles qu’il fournit à l’''Encyclopédie'' (''Grains'', ''Fermiers'', et autres du même genre), soutint la même cause dans les ''Journaux de physique et d’agriculture'', dans les ''Éphémérides d’un citoyen'', dans l’''Ami des hommes'', de Mirabeau le père, vit ses doctrines adoptées et pratiquées par une foule d’adeptes, devint ainsi le père de la science qu’on a nommée depuis ''économie politique'' et le <section end="QUESNAY"/><noinclude> <references/> {{Alinéa|H. 99|0|25}}</noinclude> bhyn6bq2mt9jo0a9q97uivdqwcviyx1 Introduction aux études historiques/1/2 0 1612106 15797500 4287116 2026-05-19T19:21:06Z Sixdegrés 56197 Textes validés 15797500 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Langlois - Seignobos - Introduction aux études historiques, 1899.djvu" from=49 to=66 header=1 current="Livre I" next="[[Introduction aux études historiques/2/1|{{sc|Livre II, Chap. I}}]]" /> <references /> 9v6e204wpj4fbmd5mue7d8jicdh30b7 Gros (Lemonnier) 0 1742374 15797301 5669878 2026-05-19T14:26:24Z Favete linguistis 129184 15797301 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Lemonnier - Gros, Laurens.djvu" /> [[Catégorie:Les Grands Artistes]] 8mp5nce9mnogxp1ow1x22y290o0lrcz L’École des indifférents 0 1788372 15797520 4771090 2026-05-19T19:42:36Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797520 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|25%}} <pages index="Giraudoux - L’École des indifférents.djvu" header=sommaire/> [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] 2sp0mhgy0nytrvkzmh7npg8su3n10cf Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/368 104 1827337 15797694 15660293 2026-05-20T06:56:21Z Acélan 8398 15797694 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|360|FUT — FUY}}</noinclude><section begin="FUTUR"/><nowiki /> En terme de Grammaire, on appelle le temps ''futur'', une certaine inflexion des verbes qui distingue du passé & du présent, l’avenir dont on veut parler. En Grec, outre les deux ''futurs'', il y a pour les verbes passifs un temps qu’on appelle ''{{lang|la|paulo post futur}}''. Dans la langue Françoise le ''futur'' de l’indicatif marque seulement le dessein, l’intention de faire la chose, ou simplement que la chose sera ; par exemple, ''je louerai, je serai approuvé'', &c. Et le ''futur'' du subjonctif marque que la chose sera faite en certaines circonstances ; par exemple, quand ''j’aurai vu'' Versailles, je vous en ''parlerai :'' le premier est ''futur'' du subjonctif, & le second est ''futur'' de l’indicatif. Le ''futur'' s’exprime quelquefois en François par le présent ; par exemple, si je ''rencontre'' votre ami, je vous l’adresserai. ''{{lang|la|Si offendero, si incidero in}}'', &c. La même chose est en usage dans d’autres langues, comme la Latine, l’Italienne. Nous n’avons point de ''futur'' à l’impératif, qui soit distingué du présent du même mode, comme les Latins en ont : ''faites, dites'', n’ont point d’autre sens que celui-ci, je vous ordonne de faire, de dire ; je veux que vous fassiez, que vous disiez. Ce n’est point une richesse de la langue Latine d’avoir ces deux temps : car l’un ou l’autre est inutile, puisqu’il y a toujours distinction de temps entre l’ordre qu’on donne de faire une chose, & l’exécution de cette chose, lorsqu’elle se fait en vertu de l’ordre qui est donné : cependant l’abondance qui met de la variété dans une langue n’est pas toujours à mépriser. {{sc|Futur, ure}}, se dit aussi des personnes. On dit, par exemple, ''Futur'' Editeur, quand il est question d’un livre dont on doit faire une nouvelle édition. Les ''futurs'' Editeurs auront encore à travailler. Il a de quoi exercer la sagacité des Editeurs ''futurs''. En termes de Grammaire, le mot de ''futur'' se met souvent seul comme un substantif ; & l’on dit le ''futur'', au lieu de dire, le temps ''futur ;'' comme on dit l’indicatif, au lieu de dire le mode indicatif. En termes de Palais, on appelle les ''futurs'' époux, les ''futurs'' conjoints, entre lesquels il y a promesse de mariage, le ''futur'' & la ''future'', ceux qui se lient par un contrat de mariage, qui ne se peuvent lier alors par paroles de présent. On appelle aussi un examen à ''futur'', une enquête qui se fait en vertu de Lettres de Chancellerie sur les faits dont on ne veut pas laisser dépérir la preuve, & même avant que l’instance soit commencée. Cette procédure a été abrogée par la dernière Ordonnance de 1667. ''Voyez'' {{Tr6L|ENQUÊTE}}. ☞ {{sc|Futur contingent}}, en Métaphysique, se dit d’une chose qui doit arriver, mais qui n’arrivera pas nécessairement. ''J’irai demain à la campagne''. Voilà une proposition qu’on appelle de futur contingent, non-seulement parceque je puis changer de résolution, mais encore parceque j’aurois pu ne la pas prendre, & qu’il n’implique point contradiction que j’aille ou que je n’aille pas à la campagne un tel jour. <section end="FUTUR"/> <section begin="FUTURITION"/><nowiki /> ☞ FUTURITION. s. f. Terme Didactique, dont on se sert en Théologie, en parlant d’un effet dont on considère l’événement à venir, relativement à la préscience de Dieu, qui voyoit en lui-même, ou dans les choses, cet événement avant qu’il fût. Quelques Théologiens prétendent que Dieu voit les actions libres, avant que d’avoir formé aucun décret sur leur ''futurition''. D’autres soutiennent au contraire que ce qu’on appelle ''futurition'', dépend absolument de la volonté de Dieu, & que rien n’est futur que parceque Dieu l’a ordonné, & qu’il est inconcevable qu’il puisse prévoir comme futurs des objets dans lesquels il n’a rien ordonné. ''Voyez'' {{Tr6L|PRÉSCIENCE}}. <section end="FUTURITION"/> {{c3|{{sp|FUY}}.}} <section begin="FUYANT"/><nowiki /> FUYANT, ANTE. adj. Qui fuit. ''{{lang|la|Fugiens}}''. Il n’est guère en usage au simple : mais son composé ''Faux-fuyant'', ☞ est en usage au propre & au figuré. ''Voyez'' {{Tr6L|FAUX-FUYANT}}. {{sc|Fuyant, ante}}. Terme de Peinture, ☞ qui se dit d’un objet qui, comparé avec un autre, paroît s’enfoncer dans un tableau. Cela est ''fuyant''. Cette partie est ''fuyante''. Voyez {{Tr6L|FUIR}}. ☞ Un front ''fuyant'', est celui dont le haut va fort en arrière. ☞ Une échelle ''fuyante'', en Perspective, est celle qu’on trace pour trouver la diminution des objets, relativement à leur enfoncement. {{sc|Acad. Fr.}} <section end="FUYANT"/> <section begin="FUYARD"/><nowiki /> FUYARD, ARDE. adj. & s. Qui est sujet à s’enfuir, ou qui fuit effectivement. ''{{lang|la|Fugax, transfuga}}''. Les Caraïbes ne rendent point de combat : ce sont des peuples timides & ''fuyards. Fuyard'' est sur-tout un terme de guerre, pour signifier ceux qui prennent la fuite ☞ après leur défaite, & quittent le champ de bataille en désordre. Ce Général a fait son possible pour arrêter les ''fuyards'', pour rallier les ''fuyards''. Poursuivre les ''fuyards''. On appelle, Pigeons ''fuyards'', des Pigeons sauvages qui sont dans les colombiers à pied, & qui ne s’arrêtent pas dans les volières & les basse-cours. En termes de Fauconnerie, on dit oiseau pillard ou ''fuyard'', celui qui prend, qui ravit sa proie & la détourne. ''{{lang|la|Fur, latro, fugitivus}}''. <section end="FUYARD"/> <section begin="FUYE"/><nowiki /> FUYE. ''Voyez'' {{Tr6L|FUIE}}. <section end="FUYE"/> <section begin="FUYNEN"/><nowiki /> FUYNEN. ''Voyez'' {{Tr6L|FYONIE}}. <section end="FUYNEN"/> {{c3|{{sp|FUZ}}.}} <section begin="FUZAIN"/><nowiki /> FUZAIN, ''&c. Voyez'' {{Tr6L|FUSAIN}}, ''&c.'' <section end="FUZAIN"/> {{c3|{{sp|FY}}.}} <section begin="FY"/><nowiki /> FY. ''Voyez'' {{Tr6L|FI}}. Quelquefois le mot de ''fy'' est un nom substantif féminin, qui se dit dans les juremens pour ''foy''. Par ma ''fy'' a été introduit par corruption par le peuple ; car l’expression est basse ; ou par scrupule, par ceux qui craignoient de dire par ma ''foi''. Beaucoup d’autres mots ont été altérés dans les juremens, & on a quelquefois de la peine à en reconnoître l’origine. ''Voyez'' {{Tr6L|FI}}. FY. s. m. Maladie des bœufs & des vaches. ''Voyez'' {{Tr6L|FI}}. <section end="FY"/> <section begin="FYONIE"/><nowiki /> FYONIE. ''Voyez'' {{Tr6L|FIONIE}}.<section end="FYONIE"/><noinclude> <references/></noinclude> jg8zxmd6yicnkpktwm8edq7yo78fv3f La guerre de Troie n’aura pas lieu 0 1834918 15797514 7036086 2026-05-19T19:37:54Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Jean Giraudoux]] retirée; [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797514 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Giraudoux - La guerre de Troie n’aura pas lieu.djvu" header=Sommaire /> [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] [[Catégorie:Théâtre]] [[Catégorie:Bon pour export]] 2ovj70nu0b1pqft750rylgipg7ifhkm Judith (Jean Giraudoux) 0 1879006 15797515 15355825 2026-05-19T19:38:10Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Jean Giraudoux]] retirée; [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797515 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} {{Voir homonymes|Judith}} <pages index="Giraudoux - Judith, tragédie en trois actes, 1932.djvu" /> [[Catégorie:Tragédies]] [[Catégorie:1932]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] fnprdt326wiiyemgqzzr0w5y75o9nvs Page:Revue des Deux Mondes - 1920 - tome 57.djvu/915 104 1978825 15797485 11693278 2026-05-19T19:10:44Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ 15797485 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>charmer, deux fois aussi, nous venons heureusement d’avoir, dans ''Masques et Bergamasques'', à l’Opéra-Comique, un délicieux échantillon, musical et décoratif, de notre art et de notre goût français. Oui, les raisons du cœur elles-mêmes, raisons patriotiques ici, nous font souhaiter une Russie un peu plus discrète. Après le gala de l’Opéra « pour les Russes malheureux, » n’en donnera-t-on pas un pour les Français malheureux par les Russes ? Hélas ! de combien et de quels malheurs ! Aussi bien, n’en doutez pas, nos ennemis eux-mêmes auront leur tour, ou leur retour. Je nommerais, — mais je ne le nommerai point, — certain imprésario tout prêt à nous ramener, oh ! pas avant un an ou deux ! un célèbre chef d’orchestre allemand aussi digne de notre admiration que de notre haine. Hier, une association de musiciens français a trouvé bon de désigner l’un de ses membres pour aller la représenter, — en pays neutre, il est vrai, mais tout de même ! — à certain festival où ne furent exécutées, quinze jours durant, que les œuvres de l’Autrichien Gustav Mahler. Enfin, à Paris, quand j’entends acclamer le ''Rheingold'' ou la ''Walkyrie'', je ne puis oublier que des milliers, des centaines de milliers de nos soldats sont tombés devant des lignes qui portaient les noms de Wotan, de Siegfried et de Brunnhilde, et je m’étonne alors que dans l’âme de la foule il n’y ait pas plus de douleur et de colère que de joie. {{interligne}} {{d|Camille Bellaigue.|4|sc}} Le ''Saint-Christophe'' de {{M.|Vincent d’Indy}} vient à peine d’être joué à l’Opéra. L’Opéra-Comique nous promet ''Cosi fan tutte'' pour les derniers jours de ce mois. Nous parlerons de l’un et de l’autre, — ou des autres, — dans une prochaine chronique. En attendant l’adorable opéra de Mozart, et pour vous y préparer, lisez, ou relisez les pages que lui consacra naguère un certain Frédéric-Thomas Graindorge, dont le vrai nom, (cela pour notre voisine de ''Méphistophélès''), était Hippolyte Taine. {{interligne}} {{d|C. B.|3}} {{brn|3}}<noinclude> <references/></noinclude> tcd826imxjeoe4xbzidlbcqo9gq4xb9 Page:Revue des Deux Mondes - 1921 - tome 65.djvu/191 104 2021245 15797468 15784735 2026-05-19T18:58:36Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ 15797468 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>{{tiret2|ren|fermait,}} et sans le coup de botte donné par l’un de mes grenadiers à celui qui devait mettre le feu au tonneau, j’aurais infailliblement péri avec toute ma suite. Depuis cette époque, tous ceux qui m’entouraient avaient constamment l’attention de ne pas me laisser approcher de trop près et faisaient prendre par la police toutes les mesures convenables, particulièrement si je devais aller en public. C’est de cette manière que je me suis garanti des surprises de mes ennemis. « De tous les assassins, continua-t-il, les fanatiques sont les plus dangereux : on ne se garantit que très difficilement de la férocité de ces hommes. Un homme qui a l’intention, la volonté de se sacrifier, est toujours maître de la vie d’un autre homme, et quand il est fanatique et surtout fanatique religieux, il porte ses coups avec plus d’assurance. L’histoire fourmille de pareilles actions : César, {{roi|Henri|III}}, {{roi|Henri|IV}}, Gustave, Kléber, etc., etc. furent au nombre de leurs victimes. Fanatiques religieux, fanatiques politiques, tous sont à craindre. Les complices de ces tigres, si toutefois ils en ont, car ces grands criminels n’ont souvent de complices qu’eux-mêmes, sont toujours enveloppés d’un voile impénétrable qui les dérobe aux recherches les plus actives, les plus exactes. Il est bon de paraître populaire, mais il faut agir avec circonspection ; les malheurs arrivent assez tôt sans qu’on aille les chercher. » Quand l’Empereur apprit que le prince Eugène avait fait mettre en vente le musée de la Malmaison, il en fut outré. « Est-il possible qu’Eugène, mon fils adoptif, aille se salir en faisant de l’argent des objets précieux que renferme ce château ? Ne l’ai-je pas fait assez riche pour qu’il se dispense de faire une pareille vilenie ? Malheureux intérêt ! Toutes ces belles choses, qui, pour la plupart, ont été acquises au prix du sang français, devaient-elles avoir une pareille destination ? Il eût été digne, il eût été noble à Eugène d’en faire hommage à la France, et le musée de Paris eût été quelque peu indemnisé des pertes qu’il a faites en 1815. À cet acte, on eût reconnu un cœur français et un des miens. Il ne lui reste plus maintenant que d’en faire autant de la Malmaison. Cette habitation pour lui doit être sacrée et doit lui être chère à plus d’un titre ; il doit la transmettre, à ses descendants ; mais, non ! il semble que ceux qui m’appartiennent et ceux qui m’ont entouré se donnent la main pour se confondre dans la foule la plus abjecte. On dirait qu’ils prennent à tâche<noinclude> <references/></noinclude> 5o5vz28fqy8cap4xyil16vz6l95ang7 Livre:Bonaparte - Un mois en Afrique, 1850.djvu 112 2022693 15797269 11545362 2026-05-19T14:11:10Z Favete linguistis 129184 15797269 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Un mois en Afrique]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Pierre-Napoléon Bonaparte|Pierre-Napoléon Bonaparte]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Pagnerre, éditeur |School= |Lieu=Paris |Annee=1850 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK=bpt6k1042544 |Source=djvu |Image=3 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist /> |Tomes= |Sommaire= |Epigraphe= |Width= |Css= }} [[Catégorie:Livres issus de textes corrigés]] [[Catégorie:Livres B]] [[Catégorie:Sommaires à construire]] buo90gd8d8e6u46trgnz7soorf7mna6 Carpaccio (Rosenthal) 0 2026124 15797293 9536678 2026-05-19T14:23:31Z Favete linguistis 129184 15797293 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Rosenthal - Carpaccio, Laurens.djvu" /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Arts italiens]] [[Catégorie:Les Grands Artistes]] [[Catégorie:XVe siècle]] [[Catégorie:Venise]] r24y6c0h2ndvc1r3g2zjse9uz7pf8qa Page:Pouget - La Confédération générale du travail, 1908.djvu/19 104 2087569 15797466 11951741 2026-05-19T18:55:50Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ de la Métallurgie et non "des Métaux" 15797466 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaviraf" /></noinclude>organique, d’un type uniforme. La dominante est, toujours, le fédéralisme avec, à la base, l’autonomie pour le syndicat. Cependant, il est quelques fédérations, parmi les plus anciennes, où subsiste encore un centralisme qui aurait tendance à étouffer l’autonomie du syndicat ; mais ce sont là les vestiges d’un passé qui s’abolit sous la poussée de la conscience révolutionnaire. La Fédération, à base essentiellement fédérale, est administrée par un Comité fédéral formé d’un délégué de chaque syndicat affilié. Ce délégué, toujours révocable par le syndicat dont il relève, reste donc, par correspondance, en contact permanent avec l’organisation qui le mandate ; de la sorte est apporté, au Comité fédéral, avec le plus de fidélité, l’esprit des divers syndicats. Les Fédérations de l’Alimentation, des Cuirs et Peaux, de la Métallurgie, etc., sont ainsi constituées. Le type de la Fédération centraliste est donné par la Fédération du Livre ; elle est administrée par un Comité central, nommé pour plusieurs années, au scrutin de liste, par l’ensemble des fédérés. Il est inutile de montrer les inconvénients qui peuvent résulter d’une telle administration : le Comité central est un pouvoir qui ne relève quasiment de personne et il peut arriver qu’il ne représente pas l’esprit de la corporation. Un autre mode de groupement fédératif est le Syndicat national, avec sections à la base, n’ayant qu’une autonomie très relative. Cette forme d’agrégation syndicale peut être tenue pour spéciale aux travailleurs relevant de l’État ou de grandes compagnies. Les sections syndicales d’un Syndicat national ont une vie autonome infime. Les trois quarts des cotisations perçues sont centralisées au Syndicat, de sorte que la section,<noinclude> <references/></noinclude> qvu3kgcey6bpmnsmhygjrygpa5tr998 Auteur:Pierre-Alexandre Monsigny 102 2142684 15797652 15760317 2026-05-20T01:33:34Z Psephos 145984 15797652 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == === Opéras === * 1769 : {{l2s|Le Déserteur (Monsigny)|Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu|Le Déserteur}} (paroles de [[Auteur:Michel-Jean Sedaine|Sedaine]]) === Airs === * {{L2s|Adieu chère Louise|Échos de France, volume 1.djvu}} (''Le Déserteur'') * {{L2s|C’est ici que Rose respire|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Rose et Colas'') * {{L2s|Il était un oiseau gris|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Rose et Colas'') * {{L2s|Ce n’est qu’ici, ce n’est qu’au village|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Le Roi et le Fermier'') * {{L2s|Non, vous ne m’avez jamais traitée ainsi|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Le Roi et le Fermier'') * {{L2s|Si l’éclat du diadème|Échos de France, volume 2.djvu}} (''Aline, reine de Golconde'') }} m483zjazxfehsrbzeuw70yoi3jrhfcd Adorable Clio 0 2142923 15797524 9866104 2026-05-19T19:43:25Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797524 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Giraudoux - Adorable Clio.djvu" /> [[Catégorie:Récit de guerre 14-18]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] 5toqy8pha3cn8z5mai4sqwptuqqtkt8 Page:Vigny - Stello ou Les diables bleus, 1832.djvu/163 104 2157329 15797804 8890453 2026-05-20T09:19:43Z Courvey 93945 /* Corrigée */ {{t3|{{t|'''TRISTESSE ET PITIÉ. + minuscule 15797804 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><nowiki /> {{t3|{{t|'''TRISTESSE ET PITIÉ.'''|60}}|CHAPITRE XIX.}} {{interligne|5em}} Pendant les longs récits et les plus longs silences du Docteur noir, la nuit était venue. Une haute lampe éclairait une partie de la chambre de Stello ; car cette chambre était si grande, que la lueur n’en pouvait atteindre les angles ni le haut plafond. Des rideaux épais et longs, un<noinclude> <references/></noinclude> aqxqwywfrkk1dwpwwq25zj2nx7emut3 Page:Vigny - Stello ou Les diables bleus, 1832.djvu/164 104 2157330 15797810 8890457 2026-05-20T09:26:35Z Courvey 93945 /* Corrigée */ ponctuation + ... 15797810 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>antique ameublement, des armes jetées sur des livres, une énorme table couverte d’un tapis qui en cachait les pieds, et sur cette table deux tasses de thé ; tout cela était sombre, et brillait par intervalle de la flamme rouge d’un large feu, ou bien se laissait deviner à demi, et par reflets, sous la lueur jaunâtre de la lampe. Les rayons de cette lampe tombaient d’aplomb sur la figure impassible du Docteur noir, et sur le large front de Stello, qui reluisait comme un crâne d’ivoire poli. Le Docteur attachait sur ce front un œil fixe, dont la paupière ne s’abaissait jamais. Il semblait y suivre en silence le passage de ses idées et la lutte qu’elles avaient à livrer aux idées de l’homme dont il avait entrepris la guérison, comme un général contemplerait, d’une hauteur, l’attaque de son corps d’armée montant à la brèche, et le combat intérieur qui lui resterait à gagner contre la garnison, au milieu de la forteresse à demi conquise. Stello se leva brusquement et se mit à marcher à grands pas d’un bout à l’autre de la chambre. Il avait passé sa main droite sous ses habits, comme pour contenir ou pour déchirer son cœur. On n’entendait que le bruit de ses<noinclude> <references/></noinclude> 23ca0orwuymrv94qscy0h0v92xs0c3n Page:Vigny - Stello ou Les diables bleus, 1832.djvu/165 104 2157331 15797814 8890461 2026-05-20T09:32:22Z Courvey 93945 /* Corrigée */ ponctuation + juremens + italiques 15797814 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>talons qui frappaient sourdement sur le tapis, et le sifflement monotone d’une grande bouilloire d’argent placée sur la table, source inépuisable d’eau chaude et de délices pour les deux causeurs nocturnes. Stello laissait échapper, en marchant vite, des exclamations douloureuses, des hésitations pénibles, des juremens étouffés, des imprécations violentes, autant que ces signes se pouvaient manifester dans un homme à qui l’usage du grand monde avait donné la retenue comme seconde nature. Il s’arrêta tout d’un coup et toucha de ses deux mains les mains du Docteur. — Vous l’avez donc vu aussi ? s’écria-t-il. — Vous avez vu et tenu dans vos bras le malheureux jeune homme qui s’était dit : ''Désespère et meurs !'' comme souvent vous me l’avez entendu crier la nuit. — Mais j’aurais honte d’avoir pu gémir, j’aurais honte d’avoir souffert, s’il n’était vrai que les tortures que l’on se donne par les passions égalent celles que l’on reçoit par le malheur. — Oui, cela s’est dû passer ainsi ; oui, je vois chaque jour des hommes semblables à ce Beckford, qui est miraculeusement incarné d’âge en âge sous<noinclude> <references/></noinclude> juszx6q319bgzg75vnmgo87ql7mkjmh Page:Vigny - Stello ou Les diables bleus, 1832.djvu/166 104 2157332 15797821 8890465 2026-05-20T09:58:22Z Courvey 93945 /* Corrigée */ ponctuation + Ô + minuscule + raisonnemens + italiques 15797821 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>la peau blafarde des plaideurs d’affaires publiques. Ô cérémonieux complimenteurs, lents paraphraseurs de banalités sentencieuses ! fabricateurs légers de cette chaîne lourde et croissante pompeusement appelée Code, dont vous forgez les quarante mille anneaux qui s’entrelacent au hasard, sans suite, le plus souvent inégaux comme les grains du chapelet, et ne remontant jamais à l’immuable anneau d’or d’un religieux principe ! — Ô membres rachitiques des corps politiques, impolitiques plutôt ! fibres détendues des assemblées, dont la pensée flasque, vacillante, multiple, égarée, corrompue, effarée, sautillante, colérique, engourdie, évaporée, émerillonnée, et toujours et sempiternellement commune et vulgaire ; dont la pensée, dis-je, ne vaut pas, pour l’unité et l’accord des raisonnemens, la simple et sérieuse pensée d’un Fellah jugeant sa famille, au désert, selon son cœur ! n’est-ce pas assez pour vous d’être glorieusement employés à charger de tout votre poids le bât, le double bât du maître, que le pauvre âne appelle son ennemi ''en bon français !'' faut-il encore que<noinclude> <references/></noinclude> n6v6x5tgxk2aqhedjm8a9ogy4hcf9bc Page:Vigny - Stello ou Les diables bleus, 1832.djvu/167 104 2157333 15797842 8890469 2026-05-20T10:29:33Z Courvey 93945 /* Corrigée */ ponctuation + minuscule + italiques 15797842 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>vous ayez hérité du dédain monarchique, moins sa grâce héréditaire et plus votre grossièreté élective ? Oui, noir et trop véridique Docteur ! oui, ils sont ainsi. — Ce qu’il faut au poète, dit l’un, c’est trois cents francs et un grenier ! La misère est leur muse, dit un autre. — Bravo ! — Courage ! — Ce rossignol a une belle voix ! crevez-lui les yeux, il chantera mieux encore ! l’expérience en a été faite. Ils ont raison, vive Dieu ! Triple divinité du ciel ! que t’ont-ils donc fait, ces poètes que tu créas les premiers des hommes, pour que les derniers des hommes les renient et les repoussent ainsi ! Stello parlait à peu près de la sorte en marchant. Le Docteur tournait la pomme de sa canne sous son menton et souriait. — Où se sont envolés vos ''diables bleus'', dit-il ! Le malade s’arrêta, il ferma les yeux et sourit aussi, mais ne répondit pas, comme s’il n’eût pas voulu donner au Docteur le plaisir d’avouer sa maladie vaincue. Paris était plongé dans le silence du sommeil, et l’on n’entendait au-dehors que la voix<noinclude> <references/></noinclude> 7m7009xqmf4sl4dptsk8ywewitvd8s4 Page:Vigny - Stello ou Les diables bleus, 1832.djvu/168 104 2157335 15797872 8890473 2026-05-20T11:17:29Z Courvey 93945 /* Corrigée */ ponctuation + très-avancée + ame + sentimens + italiques 15797872 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>rouillée d’une horloge sonnant lourdement les trois quarts d’une heure très-avancée au-delà de minuit. Stello s’arrêta tout à coup au milieu de l’appartement, écoutant le marteau dont le bruit parut lui plaire ; il passa ses doigts dans ses cheveux comme pour s’imposer les mains à lui-même et calmer sa tête. On aurait pu dire, en l’examinant bien, qu’il ressaisissait intérieurement les rênes de son ame, et que sa volonté redevenait assez forte pour contenir la violence de ses sentimens désespérés. — Ses yeux se rouvrirent, s’arrêtèrent fixement sur les yeux du Docteur, et il se mit à parler avec tristesse, mais avec fermeté : — Les heures de la nuit, quand elles sonnent, sont pour moi comme les voix douces de quelques tendres amies, qui m’appellent et me disent, l’une après l’autre : ''Qu’as-tu ?'' Jamais je ne les entends avec indifférence quand je me trouve seul, à cette place où vous êtes, dans ce dur fauteuil où vous voilà. — Ce sont les heures des Esprits, des Esprits légers qui soutiennent nos idées sur leurs ailes transparentes, et les font étinceler de clartés plus vives.<noinclude> <references/></noinclude> quxabcm5xbutvtkqobtmqw2srh95mof Page:Code civil des Français, 1804.djvu/322 104 2273552 15797664 6892713 2026-05-20T05:12:34Z Integra Domino 77605 15797664 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude><nowiki/> {{centré|1324.}} Dans le cas où la partie désavoue son écriture ou sa signature, et dans le cas où ses héritiers ou ayant-cause déclarent ne les point connaître, la vérification en est ordonnée en justice. {{centré|1325.}} Les actes sous seing privé qui contiennent des conventions synallagmatique, ne sont valables qu’autant qu’ils ont été faits en autant d’originaux qu’il y a de parties ayant un intérêt distinct. Il suffit d’un original pour toutes les personnes ayant le même intérêt. Chaque original doit contenir la mention du nombre des originaux qui en ont été faits. Néanmoins le défaut de mention que les originaux ont été faits doubles, triples &c. ne peut être opposé par celui qui a exécuté de sa part la convention portée dans l’acte. {{centré|1326.}} Le billet ou la promesse sous seing privé par lequel une seule partie s’engage envers l’autre à lui payer une somme d’argent ou une chose appréciable, doit être écrit en entier de la main de celui qui le souscrit ; ou du moins il faut qu’outre sa signature il ait écrit de sa main un ''bon'' ou un ''approuvé'' portant en toutes lettres la somme ou la quantité de la chose ; Excepté dans le cas où l’acte émane de marchands, artisans, laboureurs, vignerons, gens de journée et de service. {{centré|1327.}} Lorsque la somme exprimée au corps de l’acte est différente <noinclude>de</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> qi76l50v7ewc4z0nns8q5bzlqwzlako 15797666 15797664 2026-05-20T05:14:59Z Integra Domino 77605 15797666 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Artocarpus" /></noinclude><nowiki/> {{centré|1324.}} Dans le cas où la partie désavoue son écriture ou sa signature, et dans le cas où ses héritiers ou ayant-cause déclarent ne les point connaître, la vérification en est ordonnée en justice. {{centré|1325.}} Les actes sous seing privé qui contiennent des conventions synallagmatiques, ne sont valables qu’autant qu’ils ont été faits en autant d’originaux qu’il y a de parties ayant un intérêt distinct. Il suffit d’un original pour toutes les personnes ayant le même intérêt. Chaque original doit contenir la mention du nombre des originaux qui en ont été faits. Néanmoins le défaut de mention que les originaux ont été faits doubles, triples &c. ne peut être opposé par celui qui a exécuté de sa part la convention portée dans l’acte. {{centré|1326.}} Le billet ou la promesse sous seing privé par lequel une seule partie s’engage envers l’autre à lui payer une somme d’argent ou une chose appréciable, doit être écrit en entier de la main de celui qui le souscrit ; ou du moins il faut qu’outre sa signature il ait écrit de sa main un ''bon'' ou un ''approuvé'' portant en toutes lettres la somme ou la quantité de la chose ; Excepté dans le cas où l’acte émane de marchands, artisans, laboureurs, vignerons, gens de journée et de service. {{centré|1327.}} Lorsque la somme exprimée au corps de l’acte est différente <noinclude>de</noinclude><noinclude> <references/></noinclude> kn4iikj1kwx1em3jrm5l7axi4896mbu Page:Chopard - Quelques personnages officiels à Tahiti, sous le règne de S. M. Napoléon III.djvu/63 104 2277610 15797463 6133678 2026-05-19T18:51:21Z Raymonde Lanthier 75548 /* Validée */ profiler → profiter 15797463 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Viticulum" />{{nr||— 56 —}}</noinclude>d’Atirikigaro. Là, sans doute, il rencontra des choses qui l’intéressèrent puisqu’il y retourna le 19 du même mois, et en ce jour il lui advint une histoire, que nous allons lui laisser raconter à sa guise, puis nous donnerons le récit des Mangarèviens. C’est M. Caillet qui parle : « Le 19 décembre 1865, je tombai en plein dans un guet-à-pens, tendu, m’a-t-on dit, par ordre sous nos pas. J’étais descendu à terre vers trois heures et demie du soir, avec l’intention de me rendre à un village situé de l’autre côté de la montagne, où se trouvaient campés des sujets du protectorat tahitien que le R. P. Laval avait fait venir des autres îles de l’archipel Tuamotu et qui désiraient vivement retourner chez eux. Ne voulant pas être épié dans ma course, je cherchai, une pente douce en dehors du sentier pour atteindre les crêtes qu’il me fallait dépasser. Le temps étouffant et le soleil qui dardait avec force sur la montagne, me firent plusieurs fois reculer devant cette pénible ascension. Après quelques minutes d’hésitation, je pris le parti de chercher à contourner la pointe Nord de l’île. Je comptais profiter du clair de lune pour revenir par la montagne. « Il y avait environ une heure que j’étais en marche lorsque j’arrivai à un village que j’avais visité quelques jours avant en baleinière. J’étais très-fatigué ; pour me reposer quelques moments, j’entrai dans une maison dont je croyais connaître le propriétaire et où j’avais été bien accueilli. « Le malheur qui m’a frappé<ref>M. Caillet a eu les paupières brûlées dans un incendie, en sauvant un enfant des flammes. Sa vue en a souffert.</ref> m’empêcha de saisir à temps la scène qu’on avait préparé pour me recevoir. Seulement j’aperçus un agent de police qui me menaçait du poing et d’autres affidés qui criaient et gesticulaient. « Peu de temps après, mes yeux s’accoutumant à l’obscurité, je distinguai dans une chambre deux ou trois jeunes filles gardées à vue, qui riaient de mon étonnement. À la porte de cette chambre se tenait une véritable harpie, jouant son rôle à merveille. Indigné de cette réception j’en demandai les motifs aux personnes qui m’entouraient, mais leurs réponses vagues étaient loin de me satisfaire. Ils feignaient surtout de ne pas<noinclude> <references/></noinclude> 8ra6ngdw5uxsy8hanj5tm956g1niise Page:Chopard - Quelques personnages officiels à Tahiti, sous le règne de S. M. Napoléon III.djvu/45 104 2277656 15797462 11561682 2026-05-19T18:50:21Z Raymonde Lanthier 75548 /* Validée */ Guillemet anglais en trop. 15797462 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Yann" /></noinclude>{{tiret2|jan|vier}} 1861<ref>Il y a une erreur de rédaction dans le nom du mois et dans le chiffre de l’année ; car Dupuy a quitté Mangarèva le 10 mai 1860, sur l’''Antonia,'' capitaine Schulze. C’est avril 1860 qu’il fallait écrire.<br /> {{c|''Décision du Conseil mixte, dans l’affaire de J. Dupuy et de Rose Guilloux, femme d’Étienne Temareveriano.''}} Le sieur J. Dupuy et Rose ayant été convaincus d’adultère, commis dans la nuit du 7 au 8 avril 1860, ont été condamnés, par le Conseil mixte, à l’unanimité :<br /> 1{{o}} Le susdit J. Dupuy, à trois mois de prison et aux frais et dépens, temps qui ne doit pas être confondu avec l’année de prison prononcée précédemment, et à 100 piastres de dommages et intérêts, pour faire droit à la requête du mari, le nommé Étienne Temareveriano (Teakorotu) et du père de Rose, le sieur Jean Guilloux. En outre, J. Dupuy est condamné à 20 piastres d’amende en punition du susdit adultère ;<br /> 2{{o}} Rose Guilloux, à 3 mois de prison et à un baril de nacre d’amende.<br /> {{D|Fait à Mangarèva, le 17 avril 1860.|3}} {{G|En foi de quoi ont signé :|3}} Fr. Honoré Laval, président ; P. A. Chosson, A. Marion, Fabien Coste, G. Soulié, Jacques Matereikura, Elias Téoa, Akakio Matereikura, Paoro Reotika, juges.</ref>, qui condamne Dupuy pour avoir ''voulu commettre'' l’adultère, certifié par M. Laval, président du Conseil mixte, et diverses autres pièces, entre autres l’interrogatoire à la prison de Mangarèva. » <ref follow="p44">faire accroire au peuple qu’il était délégué de l’empereur Napoléon, pour n’être point repris dans ses actions. {{…|24}} {{…|24}} En conséquence, le susdit Urbain Daniel est condamné à un an de prison, tant prison que travail d’utilité publique ; puis à un baril de nacre pour amende et aux frais et dépens de la procédure, avec M. J. Dupuy, une moitié chacun.<br /> M. Dupuy, lui, est condamné à un an de prison, à ses frais et dépens et à être renvoyé pour toujours des îles Mangarèva par le premier navire qui pourra le prendre pour Tahiti ou pour Valparaiso, et, en outre, à 100 francs d’amende et 40 piastres de frais, conjointement avec le susdit Urbain. {{D|Fait à Mangarèva, le 16 avril 1860.|3}} {{G|En foi de quoi ont signé :|3}} Fr. Honoré Laval, président du Conseil mixte ; P. A. Chosson, A. Marion, G. Soulié, Fabien Coste, Jacques Matereikura, — Elias Téoa, Marino Putéoa, Antonio Marakauke, Fauro Reotika, juges.</ref><noinclude> <references/></noinclude> copahnddp0bcuima5r15pkhrrawsud4 Page:Chopard - Quelques personnages officiels à Tahiti, sous le règne de S. M. Napoléon III.djvu/75 104 2277764 15797464 6134342 2026-05-19T18:52:24Z Raymonde Lanthier 75548 /* Validée */ Trait d’union. 15797464 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bernard54" /></noinclude><nowiki /> {{t3|LE COMMERCE DES MISSIONNAIRES|mb=2em}} {{séparateur|4}} {{épigraphe|<poem>Le prince voulut voir ces richesses immenses ; Il ne trouva partout que médiocrité, Louanges du désert et de la pauvreté.</poem>| ({{sc|Lafontaine}}.) |marge=30|margeauteur=12}} S’il est une assertion qui ne s’appuie sur aucune base sérieuse, c’est celle qui impute à la congrégation de Picpus d’avoir fait exploiter, à son profit, les pauvres richesses de Mangarèva. Pour bien des gens qui n’ont jamais voulu se rendre compte des choses, et qui ont tiré leurs renseignements de sources aussi peu sérieuses et si peu dignes de foi que celles où a puisé M. de Kératry, c’est un vrai bonheur que de crier ''haro'' sur cette humble congrégation. Ces gens s’indignent contre ces missionnaires qui, disent-ils, exploitent le « pauvre monde » et veulent acquérir des richesses contrairement aux prescriptions de Notre Seigneur Jésus-Christ. Or, il est à remarquer que les plus animés dans ces sortes de discours, sont ordinairement ceux qui n’ont aucune espèce de religion. S’ils sont chrétiens, ce n’est point leur faute, et leur volonté n’y est pour rien, car on les baptisa le lendemain de leur naissance. Plus tard, ils se sont empressés d’oublier tout ce qu’on leur avait appris lors de leur première communion, et, en parlant de ce qu’ils ne connaissent plus, ils disent, avec une conviction pétrie d’orgueil et de sottise, « qu’ils n’ont que du mépris pour cette religion catholique, apostolique et romaine, qui est une religion de bigots, de calotins, d’idiots, et qui ne sert qu’à enrayer les progrès de l’humanité. ». Mais alors toutes ces criailleries qu’ils profèrent contre les missionnaires et contre le commerce qu’ils leur attribuent, à quoi viennent-elles ? puisqu’elles ne sont pas dans l’intérêt d’une religion qu’ils méprisent. Est-ce que la loi civile défend à un prêtre de commercer, c’est-à-dire d’acheter pour revendre ? Est-ce que si un prêtre catholique faisait le commerce et avait comme le révérend Pritchard, jadis ministre protestant à Tahiti, son magasin à côté du temple, la justice humaine aurait à s’en mêler ?<noinclude> <references/></noinclude> 0hmpwuwkopupbu1vhsxoab0wx5oyyvd Page:Chopard - Quelques personnages officiels à Tahiti, sous le règne de S. M. Napoléon III.djvu/27 104 2277821 15797461 11506882 2026-05-19T18:48:04Z Raymonde Lanthier 75548 /* Validée */ Accent. 15797461 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Barsetti46" />{{nr||— 20 —}}</noinclude>{{Corr|a|à}} l’évêque, et en outre il achevait de faire preuve d’un jugement vraiment ''rare et droit'' en demandant deux ministres protestants français, l’un pour Papeete, où les Indiens sont congréganistes indépendants<ref>L’Église tahitienne protestante a été fondée et façonnée par des ministres ''congréganistes indépendants''. ''Elle'' ''ne peut avoir un chef''. Une paroisse ou congrégation choisit son ministre sans contrôle et ne doit avoir aucun trait d’union avec une autre. Comment cette Église aurait-elle pu s’accommoder de ministres qui l’auraient gouvernée au moyen d’un consistoire comme le veulent les réformés français ?</ref>, et l’autre pour les îles Tuamotu, où il n’y a que des catholiques et des mormons. Quelque temps avant, M. de la Richerie, dans une lettre ''confidentielle'', où il épanchait son cœur, promettait à monseigneur Jaussen de lui donner toutes les écoles « ''mais officiellement, '' dit-il, ''pour que cela soit durable''. » Il « ''est sur d’être'' ''approuvé, à Paris, si les formes légales sont observées'' » ; et il ajoutait que : « ''comme homme et comme chef actuel de Tahiti'', ''il tient à lui dire que la mission doit et peut avoir toute'' ''confiance en lui.'' » « ''Attendez et vous verrez'' », dit-il. En effet, attendons et voyons ! Lisons les lois qu’il fait paraître et n’oublions point que tous les articles en sont rédigés ou inspirés par lui. Nous citons : ''Loi sur le culte national tahitien''. Article 6. Ils (les ministres protestants français) prendront la direction de nos écoles. ''Loi sur l’instruction publique tahitienne''. Article 9. Il n’y aura qu’une école et qu’un instituteur par district et cette école sera placée près de la demeure du chef. ''Même loi''. Article 11. Cette rétribution comprend une indemnité aux ministres chargés par la loi de diriger les écoles et aux instituteurs suppléants. ''Même loi''. Article 12. L’indemnité au ministre de chaque district sera de dix centimes par enfant présent et par mois<ref>Le salaire de l’instituteur suppléant sera de trente centimes par enfant présent et par mois.</ref>. Nous avons attendu et nous avons vu que : M. de la Richerie après avoir promis « ''toutes les écoles aux catholiques, mais officiellement'' ''pour que cela soit durable'' » (j’ai sa lettre confidentielle sous les yeux) s’est empressé de placer toutes les écoles sous la direction des ministres protestants ; qu’à la tête de l’école dans chaque<noinclude> <references/></noinclude> o707iyqq9w9kzmv0xki40ute8249z5q Siegfried et le Limousin 0 2289764 15797526 7115034 2026-05-19T19:43:44Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797526 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Giraudoux - Siegfried et le Limousin.djvu" header=Sommaire /> [[Catégorie:Romans]] [[Catégorie:Romans parus en 1922]] [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] a5vy0mzjc5avwiaayuj3jgqwl4s9ml5 Amphitryon 38 0 2290470 15797528 11481228 2026-05-19T19:44:05Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797528 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Giraudoux - Amphitryon 38.djvu" header=1 /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:1929]] [[Catégorie:Théâtre]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] fxgggzbqmqjyrki3n22ezvl7b0ynvz3 Électre (Giraudoux) 0 2290493 15797530 11133380 2026-05-19T19:44:22Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797530 wikitext text/x-wiki {{Voir homonymes|Électre}} {{TextQuality|75%}} <pages index="Giraudoux - Électre.djvu" /> <div class="text"> Électre ''a été joué pour la première fois le jeudi 13 mai 1937 au théâtre Louis Jouvet (Athénée) sous la direction de Louis Jouvet et avec la distribution suivante :'' {| |- | Électre | style="width:2em" | | Renée Devillers |- | Clytemnestre | | Gabrielle Dorziat |- | Agathe | | Madeleine Ozeray |- | La femme Narsès | | Raymone |- | Les Euménides | | Marthe Herlin, Monique Mélinand, Denise Pezzani |- | Les petites Euménides | | Vera Phares, Nicole Munie, Clairette Fournier |- | Le mendiant | | Louis Jouvet |- | Égisthe | | Pierre Renoir |- | Le président | | Romain Bouquet |- | Oreste | | Paul Cambo |- | Le jardinier | | Alfred Adam |- | Le jeune homme | | Jean Deninx |- | Le capitaine | | Robert Bogar |- | Le garçon d’honneur | | Maurice Castel |- | Les majordomes | | Julien Barrot, René Belloc |- | Un mendiant | | André Moreau |} {{center|Invités villageois. Soldats. Serviteurs. Écuyers et suivantes. Mendiantes et mendiants :}} {{center|Pamela Stirling. Émile Villard. Paul Ménager. Robert Geller. Constant Darras. Fernand Bellan. Roger Astruc.}} {{center|Cour intérieure dans le palais d’Agamemnon.}} ''Une musique de scène avait été composée pour la pièce par Vittorio Rieti. Le décor était de Guillaume Monin, les costumes de Dimitri Bouchene et Karinska.'' </div> [[Category:1937]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] 1lhavzcjjvomz6hyxpxuvxievmxhk7c Amica America 0 2295223 15797522 6390290 2026-05-19T19:42:58Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797522 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Giraudoux - Amica America, 1918.djvu" header=Sommaire /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] 15sri98ku8uwqf0xmfpa3cpkpm9y2jh Armistice à Bordeaux 0 2297202 15797533 14406066 2026-05-19T19:45:08Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797533 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Giraudoux - Armistice à Bordeaux.djvu" include=10,13-29,32-50 header=sommaire /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Essais français]] [[Catégorie:Seconde Guerre mondiale]] [[Catégorie:Publiés à Monaco]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] npas5qfv1sl5sxgnwgewt19cmm8o46b Retour d’Alsace, août 1914 0 2301106 15797521 6350009 2026-05-19T19:42:47Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797521 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Giraudoux - Retour d’Alsace, août 1914.djvu" /> [[Catégorie:1916]] [[Catégorie:Première Guerre mondiale]] [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] ekm1nqna1s7o6ftmqx892gpo39rmfyw La Première Disparition de Jérôme Bardini 0 2303155 15797527 6374457 2026-05-19T19:43:55Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797527 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Giraudoux - La Première Disparition de Jérôme Bardini.djvu" header=Sommaire from=7 to=102 exclude="8-15,17-18" /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:1926]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] g4heus4chkpsneskhclj1dzobedlo8m Fontranges au Niagara 0 2345242 15797529 6390280 2026-05-19T19:44:14Z Benoit Soubeyran 111354 Ajout de la catégorie [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] avec HotCat 15797529 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Giraudoux - Fontranges au Niagara.djvu" header=sommaire /> [[Catégorie:1932]] [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] 9cpurwpob0sx5m1c5ea0lih3zm733lq Page:Reymond - Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle, Laurens.djvu/132 104 2348302 15797282 11752452 2026-05-19T14:18:59Z Favete linguistis 129184 15797282 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Toto256" /></noinclude><nowiki/> {{Centré|TABLE DES MATIÈRES|lh=2em|fs=140%}} {{Séparateur|l=4|m=2em}} <div class=text> {| width="100%" |- |width="100px"|{{sc|[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/Idées générales|Idées générales]]}} ||{{table|section= |titre=&nbsp; |page={{pli|5|4}} |largeurp=30|largeurs=25|indentation=-1}} |} {| width="100%" |- | largeur=120 |{{sc|Chapitre}}|| align=right | I.&nbsp;— || {{table| aligns=right | titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/1|Pontificat de {{roi|Jules|II}}]] |page={{pli|15|4}}|largeurp=25|indentation=-1}} |- | || align=right | &nbsp; || {{table|titre={{caché|-}}''Bramante.'' |page=&nbsp; |largeurp=25 |indentation=-1 |nodots}} |- |largeur=120 |{{sc|Chapitre}} || align=right | II.&nbsp;— || {{table|aligns=right | titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/2|Pontificat de {{roi|Léon|X}}]] |page={{pli|39|4}}|largeurp=25|indentation=-1}} |- | || align=right | &nbsp; || {{table|titre={{caché|-}}''Michel-Ange. Raphaël. École de Bramante et de Raphaël.'' |page=&nbsp; |largeurp=25 |indentation=-1 |nodots}} |- |largeur=120 |{{sc|Chapitre}}|| align=right | III.&nbsp;— || {{table|aligns=right | titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/3|Pontificats de {{roi|Clément|VII}} et de {{roi|Paul|III}}]] |page={{pli|62|4}}|largeurp=25|indentation=-1}} |- | || align=right | &nbsp; || {{table|titre={{caché|-}}''Michel-Ange. Antonio da San Gallo le Jeune. Vignole.'' |page=&nbsp; |largeurp=25 |indentation=-1 |nodots}} |- |largeur=120 |{{sc|Chapitre}}|| align=right | IV.&nbsp;— || {{table|aligns=right | titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/4|L’art en dehors de Rome]] |page={{pli|76|4}}|largeurp=25|indentation=-1}} |- | || align=right | &nbsp; || {{table|titre={{caché|-}}''Vasari. Sansovino. San Micheli. Palladio.'' |page=&nbsp; |largeurp=25 | indentation=-1 |nodots}} |- |largeur=120 |{{sc|Chapitre}}|| align=right | V.&nbsp;— || {{table|aligns=right | titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/5|Les Papes de la Contre-Réforme]] |page={{pli|99|4}}|largeurp=25|indentation=-1}} |- | || align=right | &nbsp; || {{table|titre={{caché|-}}''Michel-Ange. Vignole. Giacomo della Porta. Domenico Fontana.'' |page=&nbsp; |largeurp=25 |indentation=-1 |nodots}} |} {{table|largeurp=25|indentation=-2|titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/Chronologie des monuments|Chronologie des monuments]]|page={{pli|122|4}}}} {{table|largeurp=25|indentation=-2|titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/Liste des œuvres classées par ordre de lieux|Liste des œuvres classées par ordre de lieux]]|page={{pli|124|4}}}} {{table|largeurp=25|indentation=-2|titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/Chronologie des Papes|Chronologie des Papes]]|page={{pli|125|4}}}} {{table|largeurp=25|indentation=-2|titre=[[Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/Chronologie des architectes|Chronologie des architectes]]|page={{pli|125|4}}}} {{table|largeurp=25|indentation=-2|titre=Table des gravures|page={{pli|126|4}}}} </div> {{interligne|2em}}<noinclude> {{Séparateur|5}} {{c|<small>7224-13. — {{sc|Corbeil}}. Imprimerie {{sc|Crété}}.</small>}} <references/></noinclude> 2hd8jwrh8347o0z117yrl95akkth492 Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle 0 2354195 15797281 6598236 2026-05-19T14:18:29Z Favete linguistis 129184 15797281 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Reymond - Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle, Laurens.djvu" /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Architecture]] [[Catégorie:Italie]] [[Catégorie:1914]] [[Catégorie:Histoire de l’art]] [[Catégorie:Les Grands Artistes]] scxgjgz7h3cf29twb7n6yap8yr4uto4 15797290 15797281 2026-05-19T14:22:57Z Favete linguistis 129184 15797290 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Reymond - Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle, Laurens.djvu" /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Architecture]] [[Catégorie:Italie]] [[Catégorie:1914]] [[Catégorie:Les Grands Artistes]] 5s9d7klc93d9rogtog4cym20hu3aekd Bramante et l’Architecture italienne au XVIe siècle/Table des gravures 0 2354270 15797279 6399339 2026-05-19T14:17:24Z Favete linguistis 129184 Page blanchie 15797279 wikitext text/x-wiki phoiac9h4m842xq45sp7s6u21eteeq1 Page:Mirecourt - Pierre Dupont.djvu/82 104 2652438 15797492 7175861 2026-05-19T19:14:17Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ La plupart des œuvres de Pierre Dupont son connues -> La plupart des œuvres de Pierre Dupont sont connues 15797492 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>{{g|<poem> L’épingle, sérieuse et sage, Se repose le plus souvent ; Du progrès l’aiguille est l’image, Elle va toujours en avant. </poem>|fs=85%}} <br /> Malgré beaucoup d’incorrections, échappées à un travail trop facile, notre poëte restera populaire. En France, on aime ce qui a du cachet. La plupart des œuvres de Pierre Dupont sont connues avant d’être imprimées. Il les chante dans les salons, et il lui arrive quelquefois d’en donner une copie à ceux qui la lui demandent. Mais les éditeurs trouvent à redire à cette espèce de publication anticipée. Une dame du monde, excellente musicienne, le pria, devant nous, il y a quinze jours, de lui copier une de ses chansons<noinclude> <references/></noinclude> 9shfnd5f68hljefzk4r242q1j046372 Page:Faguet - Propos littéraires, 2e série, 1904.djvu/12 104 2667638 15797788 7208523 2026-05-20T09:03:24Z ~2026-30064-80 163202 15797788 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Tomthepsg" /></noinclude>8 PROPOS LITTERRAIRES avoir une marche rationnelle d’un point à un autre, sans panse inutile, ni scène sans but. Cela est si peu du Descartes, que c’est du Sarcey. Raison, logique dramatique. Voyons autre chose. J'aime sur le théâtre un agréable auteur Qui sans se diffamer aux yeux du spectateur. Plaît par la raison seule et jamais ne la choque. Qu’a dit Boileau avant, qu’a dit Boileau après ? Avant : « Jamais de la nature il ne faut s’écarter. » Voyez les personnages de Térence : « c’est un amant, un fils, un père véritable. » Raison ne veut rien dire autre chose que naturel. Après : « Pas de gros- sièretés, d’équivoques, de saletés. Bon pour le Pont-Neuf. » Raison veut dire naturel sans naturalisme, naturel capable de plaire à un homme raisonnable. C’est exactement dans le même sens que, huit vers plus haut, il employait son synonyme ordi- naire du mot raison, le mot bon sens : Aux dépens du ''bon sens'' gardez de plaisanter. Jamais de la ''nature'' il ne faut s'écarter. Vraiment, il n’y a guère de mystère dans tout cela. Et, souple à. la raison, corrigez sans murmure. Boileau indique lui-même de quel passage il faut rapprocher celui-ci. Il fait un renvoi : « ''Je vous l’ai'' ''déjà dit'', aimez qu’on vous censure, et, souple à la raison...» — Où l’a-t-il ''déjà dit'' ? au vers 192 du<noinclude> <references/></noinclude> 83mewaiq3w67s0u5mrjzwy37h1nk2gw 15797790 15797788 2026-05-20T09:04:26Z ~2026-30064-80 163202 15797790 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Tomthepsg" /></noinclude>8 PROPOS LITTERRAIRES avoir une marche rationnelle d’un point à un autre, sans panse inutile, ni scène sans but. Cela est si peu du Descartes, que c’est du Sarcey. Raison, logique dramatique. Voyons autre chose. J'aime sur le théâtre un agréable auteur Qui sans se diffamer aux yeux du spectateur. Plaît par la raison seule et jamais ne la choque. Qu’a dit Boileau avant, qu’a dit Boileau après ? Avant : « Jamais de la nature il ne faut s’écarter. » Voyez les personnages de Térence : « c’est un amant, un fils, un père véritable. » Raison ne veut rien dire autre chose que naturel. Après : « Pas de gros- sièretés, d’équivoques, de saletés. Bon pour le Pont-Neuf. » Raison veut dire naturel sans naturalisme, naturel capable de plaire à un homme raisonnable. C’est exactement dans le même sens que, huit vers plus haut, il employait son synonyme ordi- naire du mot raison, le mot bon sens : Aux dépens du ''bon sens'' gardez de plaisanter. Jamais de la ''nature'' il ne faut s'écarter. Vraiment, il n’y a guère de mystère dans tout cela. Et, souple à. la raison, corrigez sans murmure. Boileau indique lui-même de quel passage il faut rapprocher celui-ci. Il fait un renvoi : « ''Je vous l’ai déjà dit'', aimez qu’on vous censure, et, souple à la raison...» — Où l’a-t-il ''déjà dit'' ? au vers 192 du<noinclude> <references/></noinclude> 8h406ic5ownrftcujhvemu37dfzgvab 15797792 15797790 2026-05-20T09:05:24Z ~2026-30064-80 163202 15797792 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Tomthepsg" /></noinclude>8 PROPOS LITTERRAIRES avoir une marche rationnelle d’un point à un autre, sans panse inutile, ni scène sans but. Cela est si peu du Descartes, que c’est du Sarcey. Raison, logique dramatique. Voyons autre chose. J'aime sur le théâtre un agréable auteur Qui sans se diffamer aux yeux du spectateur. Plaît par la raison seule et jamais ne la choque. Qu’a dit Boileau avant, qu’a dit Boileau après ? Avant : « Jamais de la nature il ne faut s’écarter. » Voyez les personnages de Térence : « c’est un amant, un fils, un père véritable. » Raison ne veut rien dire autre chose que naturel. Après : « Pas de gros- sièretés, d’équivoques, de saletés. Bon pour le Pont-Neuf. » Raison veut dire naturel sans naturalisme, naturel capable de plaire à un homme raisonnable. C’est exactement dans le même sens que, huit vers plus haut, il employait son synonyme ordi- naire du mot raison, le mot bon sens : Aux dépens du ''bon sens'' gardez de plaisanter. Jamais de la ''nature'' il ne faut s'écarter. Vraiment, il n’y a guère de mystère dans tout cela. Et, souple à. la raison, corrigez sans murmure. Boileau indique lui-même de quel passage il faut rapprocher celui-ci. 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Après : « Pas de gros- sièretés, d’équivoques, de saletés. Bon pour le Pont-Neuf. » Raison veut dire naturel sans naturalisme, naturel capable de plaire à un homme raisonnable. C’est exactement dans le même sens que, huit vers plus haut, il employait son synonyme ordi- naire du mot raison, le mot bon sens : Aux dépens du ''bon sens'' gardez de plaisanter. Jamais de la ''nature'' il ne faut s'écarter. Vraiment, il n’y a guère de mystère dans tout cela. Et, souple à. la raison, corrigez sans murmure. Boileau indique lui-même de quel passage il faut rapprocher celui-ci. Il fait un renvoi : « ''Je vous l’ai ''déjà dit'', aimez qu’on vous censure, et, souple à la raison...» — Où l’a-t-il ''déjà dit'' ? au vers 192 du<noinclude> <references/></noinclude> 8j86p3ay5tj1bmkv4ntsyycgmtwenbn Page:Henry - Lexique étymologique du breton moderne.djvu/52 104 2742949 15797653 15517431 2026-05-20T01:51:50Z Yun 4441 /* Validée */ 15797653 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Yun" />{{nr|16|ARBOELL-ARC’HENNA|}}</noinclude><nowiki /> '''Arboell''' (C.), s. m., épargne, cf. cymr. ''arbwyll'' « prudence » : préf. ''ar-'' et ''poell''. V. ces mots. '''Ardamez''', s. f., marque, étiquette, observation attentive : si ce dernier sens était le primitif, le mot pourrait signifier « action de diviser par fragments », d’où « analyse ». V. sous ''ar-'' et ''tamm''. — Conj. '''Arem''', s. m., airain. Empr. fr. ancien ''arem'' < lat. ''aerāmen'' dér. de ''aes''. '''Argad''', s. m., huée : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*are-katu-'' « [cri] qui précède la bataille ». V. sous ''ar-'' et ''kadarn''. '''Argaden''', s. f., attaque, razzia : dér. du précédent. '''Argarzi''', vb., avoir en répugnance, en horreur : le sens littéral est « considérer comme une ordure ». V. sous ''ar-'' et ''karz''. '''Argil''', s. m., recul : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*are-kūlo-'' « dans la direction du dos ». V. sous ''ar-'' et ''kîl''<ref>La formation est donc identique en celtique et en français.</ref>. '''Argoat''', s. m., la Bretagne intérieure, forestière, en opposition au littoral ou Arvor. V. sous ''ar-'' et ''koat''. '''Argoured''', s. m., foret : suppose un dér. {{abréviation|celt.|celtique}} ''*are-ko-writ-o-'', où la rac. (à l’état réduit) est WERT « tourner ». Cf. {{abréviation|lat.|latin}} ''vert-ere''. V. les préfixes ''ar-'' et ''*ke-'', et ''gwerzid''. '''Argourou''', s. m. pl., dot, cymr. ''argyfreu'' pl., exactement « apports » : suppose un dér. {{abréviation|celt.|celtique}} pl. ''*are-ko-br-ow-es'', où la rac. (à l’état réduit) est BHER « porter ». V. sous ''ar-'', ''*ke-'' et ''kémérout''. '''Argud''', s. m., assoupissement : le sens primitif pourrait être « à l’ombre », d’où « sieste », du préf. ''ar-'' et d’un mot aujourd’hui perdu ''*kud'', attesté par le {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''cud-ennec'' « obscur »<ref>Cité au Gloss. Ern. p. 137, et cf. notre article ''kudon''.</ref> (mais sans rapport avec le cymr. ''cyhudd'' « ombre »), dont au surplus l’origine est incertaine. '''Arc’h''', s. f., coffre, {{abréviation|corn.|cornique}} et cymr. ''arch''. Empr. {{abréviation|lat.|latin}} ''arca''. '''Arc’haṅt''', s. m., argent, {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''argant'', {{abréviation|corn.|cornique}} ''argant'', cymr. ''ariant'', ir. ''argat'', ''airget'', gaul. ''argenton'', {{abréviation|lat.|latin}} ''arg-ent-u-m'', sk. ''raj-at-á-m''<ref>Quelle qu’en soit l’origine indo-européenne, ce mot est donc très ancien et authentiquement celtique ; mais c’est par empr. fr. qu’il a pris en outre le sens de « monnaie ».</ref>, cf. {{abréviation|gr.|grec}} {{lang|grc|texte=ἄργ-υρο-ς}}. '''Arc’henna''', vb., chausser, cf. cymr. ''archen'' « soulier », ''archenu'' « chausser », vbr. ''archenatou'' « chaussures ». Origine inconnue (lat. ''ocrea'' « botte » avec métathèse ?), mais tout au moins vague rappel de l’idée de « revêtir de cuir » (préf. ''ar-'' et ''kenn'').<noinclude> <references/></noinclude> nkshpg1wdpds20mffukum7bt36flk1h Page:Henry - Lexique étymologique du breton moderne.djvu/53 104 2742951 15797654 15517495 2026-05-20T02:34:40Z Yun 4441 /* Validée */ 15797654 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Yun" />{{nr||ARI-ARVAR|17}}</noinclude><nowiki /> '''Ari''' (V.), s. m., lien : pour ''*az-rig''. V. sous ''éré'' et ''kéfré''. '''Arléc’houein, arléouein''' (V.), vb., aiguiser : préf. ''ar-'' devant le radical de ''lib-onik''. V. ce mot. '''Arm''', s. m., variante de ''arem''. V. ce mot<ref>En tant que signifiant « arme » il vient naturellement du fr., tandis que corn. ''arv'' et cymr. ''arf'' viennent du latin.</ref>. '''Armé''' (V.), s. m., saxifrage (casse-pierre), aussi ''arc’hmé'', {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''arhme'', cymr. ''archmain''<ref>Le premier élément doit évidemment signifier « briser », mais il est étymologiquement obscur.</ref>. V. sous ''méan'' et cf. ''torvéan''. '''Armerc’h''' (V.), s. m., épargne : exactement « attention, prudence », préf. ''ar-'' et ''merzout''<ref>Ou serait-ce d’aventure l’article coagulé et ne faisant qu’un avec le nom ? Car le préfixe aurait dû causer mutation.</ref>. V. ces mots, et cf. ''arboell''. '''Arné, arnéô, arnev''', s. m., orage, temps orageux : peut représenter un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*arnawio-'' « pluie torrentielle », qui serait {{abréviation|dér.|dérivé}} de ''*arno-'', « fluide, eau courante », {{abréviation|gaul.|gaulois}} ''Arnos'' > {{abréviation|lat.|latin}} ''Arnus'' « l’Arno » ; cf. {{abréviation|sk.|sanskrit}} ''arṇavá-'' « rivière », {{abréviation|dér.|dérivé}} de ''árṇa-'' « flot », qu’on rattache à la {{abréviation|rac.|racine}} de ''ṛ-ṇ-óti'' « il met en mouvement », ''ṛ-ṇu-té'' « il se meut ». — {{abréviation|Conj.|Conjecture}} '''Arnod''', s. m., essai, début : abstrait du vb. ''arnodi'', « essayer, commencer », cf. cymr. ''arnod'' synonyme de ''nod'' « marque », préf. ''ar-'' et ''nod''<ref>La filière des sens est « noter [les linéaments principaux] — ébaucher — essayer — commencer ».</ref>. Empr. lat. ''nota'' en dérivation verbale. '''Aros''', s. m., poupe, {{abréviation|corn.|cornique}} ''airos'', ir. ''eross'', d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*are-sos-to-'', exactement « le siège d’à côté, à l’écart » (la place du pilote), où l’élément ''-sos-'' est l’état fléchi de la rac. SED « s’asseoir ». Cf. ''annez'', ''azéza'', ''aé'', ''éc’hoaz'', etc. '''Arré''', adv., pour ''ad-arré'' sans le préf. initial. V. ce mot. '''Arrébeûri''', s. m. pl., mobilier : exactement « les [accessoires] de pâture » ou « d’exploitation en général », d’où « le mobilier de la ferme » et enfin « celui d’une maison quelconque ». V. sous ''ar'' (article), ''ré'' et ''peûri''. '''Arréval''', s. m., mouture : décomposer en ''*ar-ré-mal'', et voir les préfixes ''ar-'' et ''ra-'', et ''mala'' « moudre »<ref>Il existe aussi, paraît-il, une forme synonyme ''arval'', qui dès lors ne contient que le premier des deux préfixes.</ref>. '''Arrez''', s. m., arrhes, gages. Empr. fr. ''arrhes''. '''Arruout''', vb., aborder, arriver. Empr. fr. ancien ''arriver''. '''Arsaḷ''', s. m., assaut : abstrait du vb. ''arsaḷa''. Empr. fr. ''assaillir''<ref>L’initiale modelée sur les nombreux mots à préf. ''ar-''.</ref>. '''Arvar''', s. m., doute, soupçon : préf. ''ar-'', et ''mar''.<noinclude>{{d|2}}</noinclude> 693v238r3emujjojk91rsshllptwkxd Mœurs financières de la France/04 0 2948878 15797307 9540606 2026-05-19T14:32:01Z Favete linguistis 129184 15797307 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1874 - tome 5.djvu" from=656 to=684 header=1 auteur="[[Auteur:Alexis_Bailleux_de_Marisy|Bailleux de Marisy]]" prev="[[../03]]" next="[[../05]]" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de 1874]] [[Catégorie:Articles d’Alexis Bailleux de Marisy]] [[Catégorie:Turquie]] [[Catégorie:Égypte]] dvpo2o0cggyk58c1f534ocirrgpodbf Page:Annales du Musée Guimet, tome 2.djvu/296 104 2995563 15797714 9696525 2026-05-20T07:27:13Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15797714 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|278|ANNALES DU MUSÉE GUIMET}}<div style="line-height:1.6em"><p style="text-indent:0"></noinclude>{{tiret2|compi|lateur|}} de la classe ''{{lang|bo-Latn|Dul-va}}'', dit ce qui caractérise un bon et un mauvais ''{{lang|bo-Latn|Gelong}}''. Il recommande la chasteté et la moralité.<noinclude></p></div></noinclude> <div style="line-height:1.6em"> 3. ''{{lang|sa-Latn|Çîla-samyata sûtra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Ts’ul-khrims-yang-dag-par''-l''dan-pahi''-m''do}}'', {{t|{{lang|bo|ཚུལ་ཁྲིམས་ཡང་དག་པར་ལྡན་པའི་མདོ}}|185}}. ''{{lang|sa-Latn|Sûtra}}'' sur la pureté des mœurs (folios 192-193). Éloge de la moralité. 4. ''{{lang|sa-Latn|Çûbhâcubha phala parixa}}'', tib. {{lang|bo-Latn|D''ge-va-dang-mi'' d''ge-vahi'' h''bras-bu''-br''tag-pa}}'', {{t|{{lang|bo|དགེ་བ་དང་མི་དགེ་བའི་འབྲས་བུ་བརྟག་པ}}|185}} (folios 193-197) : Examen des fruits des bonnes œuvres et des mauvaises. 5. ''{{lang|sa-Latn|Vimukta mârga dhuta}}'' (ou ''{{lang|sa-Latn|bhûta}}'') ''{{lang|sa-Latn|guna nirdeça}}'', tib. {{lang|bo-Latn|R''nam-par-grol-vahi lam-las''-s''byangs pahi yon-tan'' bs''tan-pa}}'', {{t|{{lang|bo|རྣམ་པར་གྲོལ་བའི་ལམ་ལས་སྦྱངས་པའི་ཡོན་ཏན་བསྟན་པ}}|185}} (folios 198-217). Description des bonnes qualités acquises par un jugement analytique. 6. ''{{lang|sa-Latn|Ayuṣparyanta-sûtra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Ts’ehi''-m''thahi'' m''do}}''. {{t|{{lang|bo|ཚེའི་མཐའི་མདོ}}|185}} « Fin de la vie » (folios 217-228). Évaluation de la durée de la vie des six espèces d’êtres animés, selon la durée des jours et des années de chacune d’elles. 7. ''{{lang|sa-Latn|Ayupatti yathâkâro paripṛccha}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Ts’e'' h''pho-va-ji''-l''tar-gyur-pa-j̈us pahi''-m''do}}'', {{t|{{lang|bo|ཚེ་འཔོ་བ་ཇི་ལྟར་གྱུར་པ་ཞུས་པའི་མདོ}}|185}} (folios 228-243) : ''{{lang|sa-Latn|Sûtra}}'' où l’on demande (et où l’on dit en réponse) ce qui arrivera après la mort. Prononcé par {{sc|Çâkya}}, à la demande de {{sc|Zas}} ''g''{{sc|tsang}}, roi de ''{{lang|bo-Latn|Ser-skya}}'' (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Kapila}}'') à l’occasion de funérailles célébrées avec une grande solennité. 8. ''{{lang|sa-Latn|Anityatâ-sûtra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Mi''-r''tag-pa ñid-kyi''-m''do}}'', {{t|{{lang|bo|མི་རྟག་པ་ཉིད་ཀྱི་མདོ}}|185}} : ''{{lang|sa-Latn|Sûtra}}'' sur l’instabilité (folios 243-244). Plusieurs exemples d’instabilité, — santé, jeunesse, richesse, vie, etc. 9. Même sujet (folios 244-246). Énumération de plusieurs choses périssables. 10. ''{{lang|sa-Latn|Sañjñâna-ekadaça-nirdeça}}'', tib. {{lang|bo-Latn|H''du-çes''-v''cu'' g''cig''-vs''tan-pa}}'', {{t|{{lang|bo|འདུ་ཤེས་བཅུ་གཅིག་བསྟན་པ}}|185}}. Énumération de onze choses dont il faut se souvenir (folios 246-247), ou réflexions au moment de la mort. 11. ''{{lang|sa-Latn|Vaiçali praveça-sûtra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Yangs-pahi grong-khyer-du'' h''jug-pahi''-m''do}}'', {{t|{{lang|bo|ཡངས་པའི་གྲོང་ཁྱེར་དུ་འཇུག་པའི་མདོ}}|185}} (folios 247-253). Entrée à ''{{lang|sa-Latn|Vaiçalî}}'', ville située où est maintenant ''{{lang|hi-Latn|Allahabad}}''. {{sc|Çâkya}}, étant dans un parc près de cette ville dans le temps d’une épidémie, charge {{sc|Kun-dgah-vo}} (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Ananda}}'')<noinclude> </div> <references/></noinclude> 66h0glqx9eaqc7d9n4kda5flx5gcsy7 Page:Tremblay - Trouées dans les novales, scènes canadiennes, 1921.djvu/61 104 3033801 15797472 9767947 2026-05-19T19:01:26Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ {{lié}} 15797472 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ernest-Mtl" /></noinclude><nowiki/> {{t2|UNE GUIGNOLÉE}} Depuis deux heures de trajet, les ''guignoleux'' vont de porte en porte, saluant {{Bloc centré|<poem style="font-size:90%;"> :… le maître et la maîtresse, Et tout le mond’{{lié}}de la maison. »</poem>}} {{astérisme-plat|200%}} Dès le souper fini, tous ont quitté hâtivement la table familiale, et se sont empressés vers la salle de paroisse. Ici, les voitures attendent. Ce sont des traîneaux de charroyage, immensément longs, attelés en double. Vieux et jeunes gens ont réalisé le type citadin du Bonhomme Noël : grand capot de chat sauvage réquisitionné chez un voisin généreux, avec la ceinture fléchée des anciens jours ; souliers de ''chevreuil'' à passementerie polychrome, mitaines à carrelages gris-bleu en<noinclude> <references/></noinclude> 8d2sk3sbbg1hs1xs3orpy86xkwqotrv Page:Tremblay - Trouées dans les novales, scènes canadiennes, 1921.djvu/32 104 3071349 15797470 9863328 2026-05-19T18:59:47Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Apostrophe courbe. 15797470 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Stamlou" />{{nr|34|Trouées dans les Novales||b=<hr/>}}</noinclude><nowiki /> Ne se l’était-il pas imposée dans son for intime ? Et le mirage grandit, grossit, s’arrondit, devint réalité. La terre acquise et la maison restaurée, la chapelle de saint Gérard était toute trouvée ; la chapelle devenait bientôt l’église d’une paroisse florissante, car les défrichages mettaient en valeur la forêt séculaire ; le noyau social mûrissait, jetait ses pousses, se ramifiait. Eh ! allez donc ! voyez-vous ! le hameau devenait village, le village petite ville, la petite ville grande cité, sous le vocable passionnant de Saint-Gérard-de-Provence, et la gloire du vaillant thaumaturge rejaillissait sur tous les Cantons-de-l’Est, sur toute la province de Québec, sur tout le Canada, et sur toi, Beaucaire, patrie du missionnaire, ''Te Deum !'' Arrivé sur la hauteur où se dressait l’habitation des Gordons, dominant le lac, le Père Patentane ne put retenir son<noinclude> <references/></noinclude> 9x6woqp2cz3rghtrm1n3pkh9jm17qh8 Page:Tremblay - Trouées dans les novales, scènes canadiennes, 1921.djvu/63 104 3071891 15797473 11939015 2026-05-19T19:02:07Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Ponctuation en trop. 15797473 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Stamlou" /></noinclude><nowiki /> Chaque voiture portera deux groupes qui auront chacun leur côté de la rue à parcourir. On a soin de disposer au fond des voitures beaucoup de foin et les chaudes robes de carriole, pour couper le froid, très vif, de ce soir glacé. Le signal du départ est donné. Les rues se réveillent au bruit des voix claires chantant le répertoire accoutumé du quartier. Le programme commence invariablement par ''La Guignolée, la Guignoloche.'' Des chanteurs prononcent avec une forte aspiration : ''Ha Hignolée.'' Viennent à la suite, selon la longueur de la région confiée à chaque voiture : ''Allouette ! Y moissonnent ! Youp, youp, sur la rivière ! Mon père a tué le loup, À Saint-Malo…'' Les règles de l’harmonie sont peut-être transgressées dans l’ensemble, mais l’intention est saine et le zèle indubitable.<noinclude> <references/></noinclude> kmatislmexrg4nyfl7s1gcv1pn3dabg Page:Tremblay - Trouées dans les novales, scènes canadiennes, 1921.djvu/65 104 3072104 15797474 11389125 2026-05-19T19:02:57Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ {{lié}} 15797474 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>être ?… Une porte seulement… Les voici ! Et c’est un ''haria'' dans la maison. Les vieux se lèvent aux premiers accents de la chanson commandée. Le père aspire plus vite les bouffées de sa pipe. La mère aplatit les plissements de son grand tablier carreauté. Les petits se précipitent vers la porte, mais la ''d’moiselle'' les repousse avec indignation. En minaudant elle vient ouvrir, et aussitôt le trio zélateur se met à hurler : {{interligne}} <poem><small>« Bonjour, le maître et la maîtresse, Et tout le mond’{{lié}}de la maison.»</small></poem> {{interligne}} Non. la fille aînée, malgré le désir d’imprévu qu’elle glisse dans son rêve des barbes futures, n’a pas l’intention de se ''faire chauffer les pieds,'' et elle apporte avec alacrité le ''présent'' que la maisonnée destine aux pauvres de l’Hospice. Ailleurs, le vieux tire lui-même la porte. Il est plus humain, plus {{tiret|géné|reux}}<noinclude> <references/></noinclude> 1duqxcd7xuhuv064a8s5l335t91fg2a Page:Tremblay - Trouées dans les novales, scènes canadiennes, 1921.djvu/67 104 3072113 15797477 9865176 2026-05-19T19:05:00Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ pédé → pâle, {{nec|}}, 15797477 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Stamlou" /></noinclude><nowiki /> {{astérisme-plat|200%}} Depuis deux heures de trajet, les guignoleux vont de porte en porte… Les voilà rue Saint-Joseph, près de l’église Sainte-Anne. La rue n’est pas riche, mais les gens sont plus charitables. Ils comprennent la misère. Les cheminées sont panachées. La fumée monte, droite et blanchâtre, dans le bleu sombre constellé du ciel d’hiver. {{nec|No}} 17. cependant ; la lumière est bien pâle. La cheminée sommeille. Les trois {{sic2|guignoleux|Québecquoises}} qui passent là, René. Bébé et le Frais, portent un panier déjà chargé de choses reçues en cours de route. Ils ont une dinde, une oie, des pommes de terre, du beurre, du pain, des bonbons, donnés par de braves ouvriers… pour les pauvres. Ils frappent au panneau de bois. Il est bien dix heures passées, et cette visite tardive doit faire impression dans<noinclude> <references/></noinclude> kwzvx62ogpingj7875raalx8k166zi5 Page:Tremblay - Trouées dans les novales, scènes canadiennes, 1921.djvu/68 104 3072116 15797478 12291552 2026-05-19T19:05:33Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Ponctuation. 15797478 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" /></noinclude>le logis, car on perçoit à travers l’huis le bruit de pas amortis glissant sur le parquet, des pleurs craintifs d’enfant, une parole tendre de vieille, disant : — N’ayez pas peur, les p’tits : je suis là, moi. Les guignoleux regrettent presque d’avoir frappé. Ils n’osent pas chanter. Lu sentiment qu’ils ne peuvent définir arrête leur voix. Ils sont saisis d’une crainte respectueuse à l’aspect triste de l’habitation. La porte s’ouvre enfin, après un temps d’hésitation, que le froid excessif prolonge. Une sexagénaire paraît, fermant de sa main parcheminée les plis d’un vieux châle laineux sur sa poitrine : — Que voulez-vous, messieurs ? Le Frais est la porte-parole des Guignoleux. Il explique : — C’est pour la Guignolée, madame<noinclude> <references/></noinclude> 1mwq97fnbeybzub7ego9lv3vr045is5 Page:Tremblay - Trouées dans les novales, scènes canadiennes, 1921.djvu/69 104 3074734 15797479 9872843 2026-05-19T19:06:50Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Apostrophe courbe, ponctuation, espace. 15797479 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Newnewlaw" />{{nr||Une Guignolée|71}}</noinclude><nowiki/>…pour les vieux de l’Hospice… pour les pauvres… Il dit cela, et le ton de ses paroles s’affaiblit, devient un balbutiement, pendant qu’il regarde la pièce où la femme le fait entrer avec ses compagnons. — Ah ! mes bons messieurs, vous passez pour les pauvres… c ? est beau…je voudrais bien… Mais… Et la vieille, doucement, doucement, se met à pleurer, sans force contre les larmes, pendant que deux bambins se lèvent dans la chambre voisine et viennent, en grelottant, se mettre près de la vieillarde en pleurs ; ils regardent avec de grands yeux apeurés ces étrangers habillés de poil et couverts, de barbes blanches. — Veulent-ils te faire mal, mémère ? L’intérieur est propre, mais les meubles manquent. Une table sans tapis, une chaise posée sur une catalogne<noinclude> <references/></noinclude> pqkbkmsi6yclzhz19yle4tojeb6vj1f Page:Feydeau - Monsieur chasse !.djvu/83 104 3096618 15797502 13987472 2026-05-19T19:24:34Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ Ponctuation 15797502 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki /> {{personnageD|Léontine|c|ouvrant la porte du fond et parlant dans la direction où s’est opérée la sortie de son mari.}} Ah ! vous viendrez me jouer la comédie ! me faire le bon apôtre ! {{personnageD|Cassagne|c|même jeu}} Moi !… {{di|(À part.)}} Ah ! mon Dieu ! mais elle est folle ! {{di|Il redescend vivement.|g|6}} {{personnageD|Léontine|c|redescendant sur lui, ce qui l’oblige à gagner la droite}} Mais, Dieu merci ! Le masque est tombé et vous apparaissez avec toute la noirceur de votre âme ! {{A|{{di|Léontine est à la hauteur de la table, à gauche.|g|6}}}} {{personnageD|Cassagne|c|se rapprochant de la table sur laquelle il pose les mains. — Il fait face à Léontine, essayant de l’amadouer.}} Voyons, madame, voyons… {{personnageD|Léontine|c|prenant la canne que Cassagne a posée sur la table et en frappant fortement la table en même temps que les doigts de Cassagne.}} Laissez-moi tranquille !… {{personnageD|Cassagne|c|reculant au fond et soufflant sur ses doigts}} Oh !<noinclude> <references/></noinclude> lqbosol912aswfnehxcu02ndr053sot Page:Léon Daudet – Le Monde des images.djvu/160 104 3122171 15797480 10010376 2026-05-19T19:07:25Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ 15797480 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>pas. C’est une substitution de mémoire personnelle. Le deuxième stade est de critique et de psychologie pure ; c’est celui d’un Sainte-Beuve, d’un Taine, d’un Renan, d’un Lemaître, d’un Bourget. Le troisième est critique, psychologique et moral. Maurras l’atteint dans ''les Amants de Venise'' et ''l’Avenir de l’intelligence''. Il pose le problème de l’influence rétroactive de la mémoire personnelle sur la mémoire héréditaire. Ce problème sera étudié à part, dans le chapitre du présent ouvrage consacré à l’oubli, interférence de mémoires. Le grand défaut, en général, de la critique, même impartiale et savante, c’est la timidité. Elle hésite à replacer l’imprimé sur le plan de la vie et l’auteur sur le plan de l’homme, avec ses petitesses et ses grandeurs, ses vertus et ses vices. Elle hésite à confesser ce qui, dans un ouvrage ou dans un auteur, a eu, sur nous critiques, telle ou telle influence. Il en résulte une sorte d’inhibition, qui fait conclure aux gens peu clairvoyants (et, parmi eux aux auteurs critiqués) que critique signifie impuissance. Or, critique, au contraire, signifie puissance : conception nette de la valeur des mots, de l’ampleur et de la profondeur du style, de l’action mentale et corporelle de tel ou tel style, de l’aide apportée ou soustraite, par telle ou telle œuvre, au perfectionnement du lecteur, à son enrichissement psychologique. Il y a des ouvrages qui sont des ponts hardiment lancés entre les époques, et des ondes de<noinclude> <references/></noinclude> quwyq3heg2km6mqj201wef9xnqqmt59 Page:Kant-Critique de la raison pratique, trad. Barni, 1848.djvu/19 104 3162327 15797600 10121320 2026-05-19T21:47:42Z ASchopi 152598 point → virgule 15797600 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t|10|80}}|{{t|FONDEMENTS|80}}|{{t||80}}}}</noinclude> espèce à leurs yeux), et ils forment ainsi leur concept d’''obligation''. Ce concept, assurément, n’est rien moins que moral, mais c’est le seul qu’on puisse obtenir dans une philosophie qui néglige l’''origine'' de tous les concepts pratiques possibles et ne s’inquiète pas de savoir s’ils sont ''a priori'' ou seulement ''a posteriori''. Or, ayant dessein de donner plus tard une métaphysique des mœurs, je fais d’abord paraître ces fondements. A la vérité il n’y a d’autres fondements de la métaphysique des mœurs qu’une ''critique de la raison pure pratique'', de même que la critique de la raison pure spéculative, que j’ai déjà publiée, sert de base à la métaphysique de la nature. Mais d’abord celle-là n’est pas aussi absolument nécessaire que celle-ci, parce que, dans les choses morales, la raison humaine, même la plus vulgaire, peut arriver aisément à un haut degré d’exactitude et de développement, tandis qu’au contraire, dans son usage théorique mais pur, elle est entièrement dialectique. Et puis, pour que la critique de la raison pure pratique soit complète, il faut qu’on puisse montrer l’union de la raison pratique avec la raison spéculative en un principe commun car en définitive il ne peut y avoir qu’une seule et même raison, dont les applications seules sont distinctes. Or je ne pourrais aller si loin sans entrer ici dans des considérations d’un tout autre ordre et sans embrouiller le lecteur. C’est pourquoi, au lieu du titre de ''critique de la raison pratique'', je me suis servi de celui de ''fondements de la métaphysique des mœurs''.<noinclude> <references/></noinclude> ah8vi7gxsw505vo3gnt65rw2zum81wc Page:Kant-Critique de la raison pratique, trad. Barni, 1848.djvu/20 104 3162329 15797599 10121336 2026-05-19T21:45:19Z ASchopi 152598 Ajout nowiki 15797599 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t||80}}|{{t|DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS|80}}|{{t|11|80}}}}</noinclude><nowiki /> Enfin, comme une métaphysique des mœurs, quelque effrayant que soit ce titre, peut recevoir aisément une forme populaire et appropriée au sens commun, il m’a paru bon d’en détacher ce travail préliminaire, où en sont posés les fondements, afin de préparer le lecteur aux choses subtiles et aux difficultés, inévitables en pareille matière. Ces fondements ne sont autre chose que la recherche et l’établissement du principe suprême de la moralité, ce qui constitue un travail tout particulier et qui doit être séparé de toute autre étude morale. Il est vrai que mes assertions sur cette importante question, qui n’a pas été traitée jusqu’ici d’une manière satisfaisante, recevraient une vive lumière de l’application du principe à tout le système et seraient grandement confirmées par ce caractère de principe suffisant qu’il montre partout ; mais j’ai dû renoncer à cet avantage, qui au fond serait plutôt personnel que général, parce que la facile application d’un principe et le caractère de principe suffisant, qu’il peut avoir en apparence, ne nous donnent pas une preuve entièrement assurée de son exactitude, mais excitent au contraire en nous une certaine partialité, qui nous empêche de l’examiner sévèrement en lui-même et indépendamment des conséquences. J’ai suivi dans cet écrit lu méthode que j’ai jugée la plus convenable, lorsqu’on veut s’élever analytiquement de la connaissance vulgaire à la détermination du principe suprême sur lequel elle se fonde, et ensuite redescendre synthétiquement de l’examen de ce {{tiret|prin|cipe}}<noinclude> <references/></noinclude> jwzw5i8ukb1fsvoxepqb0f8ivwhwsq5 Page:Kant-Critique de la raison pratique, trad. Barni, 1848.djvu/47 104 3163863 15797590 11654568 2026-05-19T21:22:00Z ASchopi 152598 Ajout nowiki 15797590 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t|38|80}}|{{t|FONDEMENTS|80}}|{{t||80}}}}</noinclude><nowiki /> Aussi n’y aurait-il rien de plus de plus funeste à la moralité que de vouloir la tirer d’exemples. En effet quelque exemple qu’on m’en propose, il faut d’abord que je le juge d’après les principes de la moralité, pour savoir s’il est digne de servir de modèle, et, par conséquent, il ne peut me fournir lui-même le concept de la moralité. Le Juste même de l’Évangile ne peut être reconnu pour tel qu’à la condition d’avoir été comparé à notre idéal de perfection morale ; aussi dit-il de lui-même : « Pourquoi m’appelez-vous bon (moi que vous voyez) ? Nul n’est bon (le type du bien) que Dieu seul (que vous ne voyez pas) *<ref>Evangile selon saint Marc, chap. x, vers. 18.</ref> » Mais d’où avons-nous tirée l’idée de Dieu conçu comme souverain bien ? Uniquement de l’idée que la raison nous trace ''a priori'' de la perfection morale et lie inséparablement au concept d’une volonté libre. L’imitation est exclue de la morale, et les exemples ne peuvent servir qu’a encourager, en montrant que ce que la loi ordonne est praticable, et en rendant visible **<ref>** anschaulich</ref> ce que la règle pratique exprime d’une manière générale, mais ils ne peuvent remplacer leur véritable original, qui réside dans la raison, et servir eux-mêmes de règles de conduite. Si donc il n’y a pas de véritable principe suprême de la moralité qui ne soit indépendant de toute expérience, et qui ne repose uniquement sur la raison pure, je crois qu’il n’est pas nécessaire de demander s’il est bon, lorsqu’on veut donner à-propos la connaissance morale un<noinclude> <references/></noinclude> 2vzmh1ksu5fp32ejao4i639hs8tkjtz Page:Kant-Critique de la raison pratique, trad. Barni, 1848.djvu/57 104 3164329 15797589 11626928 2026-05-19T21:20:45Z ASchopi 152598 Ajout nowiki 15797589 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t|48|80}}|{{t|FONDEMENTS|80}}|{{t||80}}}}</noinclude><nowiki /> L’impératif ''hypothétique'' exprime seulement que telle action est bonne pour quelque but ''possible'' ou ''réel''. Dans le premier cas, le principe est ''problématiquement'' pratique ; dans le second, ''assertoriquement''. L’impératif catégorique, qui présente l’action comme objectivement nécessaire par elle-même et indépendamment de tout autre but, est un principe (pratique) ''apodictique''. On conçoit que tout ce que les forces d’un être raisonnable sont capables de produire puisse devenir une fin pour quelque volonté, et, par conséquent, les principes qui présentent une action comme nécessaire pour arriver à une certaine fin, qu’il est possible d’atteindre par ce moyen, sont dans le fait infiniment nombreux. Toutes les sciences ont une partie pratique qui se compose de propositions où l’on établit qu’une certaine fin est possible pour nous, et d’impératifs qui indiquent comment on y peut arriver. Ceux-ci peuvent donc être appelés en général des impératifs de l’''habileté'' *<ref>* Geschlichkeit</ref>. La question ici n’est pas de savoir si le but qu’on se propose est raisonnable et bon, il ne s’agit que de ce qu’il faut faire pour l’atteindre. Les préceptes que suit le médecin, qui veut guérir radicalement son malade, et ceux que suit l’empoisonneur, qui veut tuer son homme à coup sur, ont pour tous deux une égale valeur, en ce sens qu’ils leur servent également à atteindre parfaitement leur but. Comme on ne sait pas dans la jeunesse quels buts l’on pourra avoir<noinclude> <references/></noinclude> t07eeow7y23tehga6cofde10q3uz99m Utilisateur:Ineuw/vector.css 2 3169374 15797818 15770725 2026-05-20T09:49:40Z Ineuw 10482 15797818 css text/css @charset "UTF-8"; /* 260502-1853-Modification de Utilisateur:Ineuw/vector.css-Wikisource — Mozilla Firefox */ /* Hide popup of edit has been saved. 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Barni, 1848.djvu/86 104 3176099 15797580 11654569 2026-05-19T21:05:38Z ASchopi 152598 la → Le 15797580 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t||80}}|{{t|DE LA MÉTAPHYSIQUE DES MŒURS|80}}|{{t|77|80}}}}</noinclude> des lois ; mais on ne voyait pas qu’il n’est soumis qu’à une ''législation'' qui lui est ''propre'', mais qui est en même temps universelle, et qu’il n’est obligé d’obéir qu’à sa propre volonté, mais à sa volonté constituant une législation universelle, conformément à sa destination naturelle. En effet, si l’on se bornait à concevoir l’homme soumis à une loi (quelle qu’elle fut), il faudrait admettre en même temps un attrait ou une contrainte extérieure, en un mot un intérêt qui l’attachât à l’exécution de cette loi, puisque, ne dérivant pas comme loi de sa volonté, elle aurait besoin de ''quelque autre chose'' pour le forcer à agir d’une certaine manièro. C’est cette conséquence nécessaire qui rendait absolument vaine toute recherche d’un principe suprême du devoir. Car on ne trouvait jamais le devoir, mais seulement la nécessité d’agir dans un certain intérêt. Que cet intérêt fut personnel ou étranger, l’impératif était toujours conditionnel et ne pouvait avoir la valeur d’un principe moral. J’appellerai donc ce dernier le principe de l’''autonomie'' de la volonté, pour le distinguer de tous les autres, que je rapporte à l’''hétéronomie''. Le concept d’après lequel tout être raisonnable doit se considérer comme constituant, par toutes les maximes de sa volonté, une législation universelle, pour se juger lui-même et juger ses actions de ce point du vue, ce concept conduit a un autre qui s’y rattache et qui est tres-fécond, à savoir au concept d’un règne des fins *<ref>* ''eines Reiches der Zwecke''</ref>.<noinclude> <references/></noinclude> 3u0u04cm8wnghgog5gdqnhg02ugdo0e Page:Kant-Critique de la raison pratique, trad. Barni, 1848.djvu/87 104 3176123 15797584 11645058 2026-05-19T21:15:32Z ASchopi 152598 Ajout nowiki 15797584 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t|78|80}}|{{t|FONDEMENTS|80}}|{{t||80}}}}</noinclude><nowiki /> J’entends par règne *<ref>* Le mot règne, que j’emploie pour traduire le mot allemand ''Reich'', ne va guère avec la définition que Kant donne de ce mot ; le mot royaume conviendrait mieux ici, mais comme l’autre mot m’a paru préférable pour la traduction de l’expression ''Reich des Zwecke'', j’ai dû l’employer aussi dans cet endroit. J. B.</ref> la liaison systématique de divers êtres raisonnables réunis par des lois communes. Or, comme des lois donnent aux fins une valeur universelle, si l’on fait abstraction de la différence personnelle des êtres raisonnables et de tout ce que contiennent leurs fins particulières, on pourra concevoir un ensemble systématique de toutes les fins (des êtres raisonnables considérés comme fins en soi, comme aussi des fins particulières que chacun peut se propose à lui-même), c’est-à-dire un règne des fins. Cela est conforme aux principes établis précédemment. En effet tous les êtres raisonnables sont soumis à cette loi, de ne jamais se traiter, eux-mêmes ou les uns les autres, comme de ''simples moyens'', mais de se toujours respecter comme des ''fins en soi''. De là résulte une liaison systématique d’êtres raisonnables réunis par des lois objectives communes, c’est-à-dire un règne (qui n’est à la vérité qu’un idéal), qu’on peut appeler un règne des fins, puisque ces lois ont précisément pour but d’établir entre ces êtres un rapport réciproque de fins et moyens. Un être raisonnable appartient comme ''membre'' au règne des fins, lorsque, tout en y donnant des lois universelles il est lui-même soumis à ces lois. Il y<noinclude> <references/></noinclude> skmlvddzf56e2goald40o5hjg5vw642 Page:Kant-Critique de la raison pratique, trad. Barni, 1848.djvu/103 104 3176356 15797591 11654560 2026-05-19T21:23:39Z ASchopi 152598 Ajout nowiki 15797591 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t|94|80}}|{{t|FONDEMENTS|80}}|{{t||80}}}}</noinclude><nowiki /> Parmi les principes rationnels de la moralité, le concept ontologique de la perfection (si vide, si indéterminé, et partant si inutile qu’il soit, lorsqu’il s’agit de découvrir, dans le champ immense de la réalité possible, la plus grande somme de réalité convenable pour nous, et quoique, lorsqu’il s’agit de distinguer la réalité dont il est ici question de toute autre, il soit condamné à tourner dans un cercle, et ne puisse éviter de supposer tacitement la moralité, qu’il s’agit d’expliquer), ce concept, malgré ses défauts, est encore préférable au concept théologique, qui fait dériver la moralité d’une volonté divine absolument parfaite. Car nous n’avons pas l’intuition *<ref>* ''wir… nicht anschauen''.</ref> de cette perfection, et nous sommes réduits à la dériver de nos concepts, dont le principal est celui de la moralité ; ou, si nous ne voulons pas procéder ainsi (pour ne pas faire, comme il arriverait en effet, un cercle grossier dans notre explication), le seul concept de la volonté divine que nous pourrons donner pour fondement au système des mœurs sera celui d’une volonté possédée de l’amour de la gloire et de la domination, puissante et vindicative, partant redoutable, et rien ne serait plus contraire à la moralité. Si maintenant il me fallait opter entre le concept du sens moral et celui de la perfection en général (lesquels, au moins, ne portent pas atteinte à la moralité, quoiqu’ils ne soient pas propres à lui servir de fondement), je donnerais la préférence au dernier, parce qu’il ne laisse pas à la sensibilité le soin de décider la<noinclude> <references/></noinclude> qsmlpsptnb1ppfam5f8tstmmib6gwsd 15797593 15797591 2026-05-19T21:24:58Z ASchopi 152598 italique 15797593 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Pibewiki" />{{nr|{{t|94|80}}|{{t|FONDEMENTS|80}}|{{t||80}}}}</noinclude><nowiki /> Parmi les principes ''rationnels'' de la moralité, le concept ontologique de la ''perfection'' (si vide, si indéterminé, et partant si inutile qu’il soit, lorsqu’il s’agit de découvrir, dans le champ immense de la réalité possible, la plus grande somme de réalité convenable pour nous, et quoique, lorsqu’il s’agit de distinguer la réalité dont il est ici question de toute autre, il soit condamné à tourner dans un cercle, et ne puisse éviter de supposer tacitement la moralité, qu’il s’agit d’expliquer), ce concept, malgré ses défauts, est encore préférable au concept théologique, qui fait dériver la moralité d’une volonté divine absolument parfaite. Car nous n’avons pas l’intuition *<ref>* ''wir… nicht anschauen''.</ref> de cette perfection, et nous sommes réduits à la dériver de nos concepts, dont le principal est celui de la moralité ; ou, si nous ne voulons pas procéder ainsi (pour ne pas faire, comme il arriverait en effet, un cercle grossier dans notre explication), le seul concept de la volonté divine que nous pourrons donner pour fondement au système des mœurs sera celui d’une volonté possédée de l’amour de la gloire et de la domination, puissante et vindicative, partant redoutable, et rien ne serait plus contraire à la moralité. Si maintenant il me fallait opter entre le concept du sens moral et celui de la perfection en général (lesquels, au moins, ne portent pas atteinte à la moralité, quoiqu’ils ne soient pas propres à lui servir de fondement), je donnerais la préférence au dernier, parce qu’il ne laisse pas à la sensibilité le soin de décider la<noinclude> <references/></noinclude> 5jffug2mjdx8wq4zwin6thqmnkg2z8x Suzanne et le Pacifique (Giraudoux) 0 3178532 15797525 10185563 2026-05-19T19:43:34Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797525 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Giraudoux - Suzanne et le Pacifique, 1925.djvu" header="Sommaire"/> [[Catégorie:Romans]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] nx4i2viv329b1tn4v7woxhj38rltesi Une Comédienne au XVIIe siècle - Madeleine Béjart 0 3214025 15797308 10890369 2026-05-19T14:32:22Z Favete linguistis 129184 15797308 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu" from=129 to=163 header=1 auteur="[[Auteur:Gustave Larroumet|Gustave Larroumet]] " prev="" next="" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles par Auteur]] [[Catégorie:Articles de 1885]] [[Catégorie:Notices biographiques]] 2dahv98nv3iiml4fpdg44upvuk5ys9s Le Nouvel Enseignement de l’économie politique dans les facultés de droit 0 3214615 15797310 10881926 2026-05-19T14:32:50Z Favete linguistis 129184 15797310 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu" from=164 to=191 header=1 auteur="[[Auteur : Henri Baudrillart|Henri Baudrillart]] " prev="" next="" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles de 1885]] [[Catégorie:Articles d’Henri Baudrillart]] [[Catégorie:Éducation]] b9dgrqovqtx72p76zf3s3ic8s1ok2f7 Swift d'après des travaux récens 0 3215233 15797317 10256981 2026-05-19T14:42:47Z Favete linguistis 129184 15797317 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu" from=327 to=362 header=1 auteur="[[Auteur : Arvède Barine|Arvède Barine]] " prev="" next="" /> [[Catégorie:Notices bibliographiques]] b9skqotmfrl02p5j9nnimcobz4hrryg La Survivance et la Sélection des idées dans la mémoire 0 3215432 15797319 10887625 2026-05-19T14:44:56Z Favete linguistis 129184 15797319 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu" from=363 to=395 header=1 auteur="[[Auteur : Alfred Fouillée|Alfred Fouillée]] " prev="" next="" /> [[Catégorie:Articles de la Revue des Deux Mondes]] [[Catégorie:Articles d’Alfred Fouillée]] [[Catégorie:Articles de 1885]] [[Catégorie:Philosophie]] [[Catégorie:Notices bibliographiques]] n1q0nd4i704ufm9lq9yked28h1mzvxp Le Pays des Turcomans 0 3215767 15797320 10263443 2026-05-19T14:45:45Z Favete linguistis 129184 15797320 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Revue des Deux Mondes - 1885 - tome 69.djvu" from=396 to=426 header=1 auteur="[[Auteur:Henri Moser|H. 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Segond.djvu/1244 104 3306209 15797662 10523452 2026-05-20T05:04:09Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797662 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/> '''''Chap. VII.''''' {{verset|7|1}} La quatrième année du roi Darius, la parole de l’Éternel fut adressée à Zacharie, le quatrième jour du neuvième mois, qui est le mois de Kisleu. {{verset|7|2}} On avait envoyé à la maison de Dieu Scharetser et Réguem-Mélec avec ses gens pour implorer l’Éternel, {{verset|7|3}} et pour dire aux prêtres de la maison de l’Éternel des armées et aux prophètes : Faut-il que je pleure au cinquième mois<ref>''Au cinquième mois'', dans lequel le temple fut brûlé.</ref> et que je fasse abstinence, comme je l’ai fait tant d’années ? {{verset|7|4}} La parole de l’Éternel des armées me fut adressée, en ces mots : {{verset|7|5}} Dis à tout le peuple du pays et aux prêtres : Quand vous avez jeûné et pleuré au cinquième et au septième mois<ref>''Au septième mois'', dans lequel eut lieu l’assassinat de Guedalin, gouverneur du pays de Juda, après la prise de Jérusalem. Voy. Jér. 41, 2.</ref>, et cela depuis soixante-dix ans, est-ce pour moi que vous avez jeûné ? {{verset|7|6}} Et quand vous mangez et buvez, n’est-ce pas vous qui mangez et vous qui buvez ? {{verset|7|7}} Ne connaissez-vous pas les paroles qu’a proclamées l’Éternel par les premiers prophètes, lorsque Jérusalem était habitée et tranquille avec ses villes à l’entour, et que le midi et la plaine étaient habités ? {{verset|7|8}} La parole de l’Éternel fut adressée à Zacharie, en ces mots : {{P début|95|m=1em}} {{poem| {{em|2}}{{verset|7|9}} Ainsi parlait l’Éternel des armées : {{em|1}}Rendez véritablement la justice, Et ayez l’un pour l’autre de la bonté et de la miséricorde. {{em|2}}{{verset|7|10}} N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre, {{em|1}}Et ne méditez pas l’un contre l’autre le mal dans vos cœurs. |df}} {{P fin}} {{verset|7|11}} Mais ils refusèrent d’être attentifs, ils eurent l’épaule rebelle, et ils endurcirent leurs oreilles pour ne pas entendre. {{verset|7|12}} Ils rendirent leur cœur dur comme le diamant, pour ne pas écouter la loi et les paroles que l’Éternel des armées leur adressait par son esprit, par les premiers prophètes. Ainsi l’Éternel des armées s’enflamma d’une grande colère. {{verset|7|13}} Quand il appelait, ils n’ont pas écouté : aussi n’ai-je pas écouté, quand ils ont appelé, dit l’Éternel des armées. {{verset|7|14}} Je les ai dispersés parmi toutes les nations qu’ils ne connaissaient pas ; le pays a été dévasté derrière eux, il n’y a plus eu ni allants ni venants ; et d’un pays de délices ils ont fait un désert. '''''Chap. VIII.''''' {{verset|8|1}} La parole de l’Éternel des armées se révéla, en ces mots : {{verset|8|2}} Ainsi parle l’Éternel des armées : Je suis ému pour Sion d’une grande jalousie, et je suis saisi pour elle d’une grande fureur. {{verset|8|3}} Ainsi parle l’Éternel : Je retourne à Sion, et je veux habiter au milieu de Jérusalem. Jérusalem sera appelée ville fidèle, et la montagne de l’Éternel des armées montagne sainte. {{verset|8|4}} Ainsi parle l’Éternel des armées : Des vieillards et des femmes âgées s’assiéront encore dans les rues de Jérusalem, chacun le bâton à la main, à cause du grand nombre de leurs jours. {{verset|8|5}} Les rues de la ville seront remplies de jeunes garçons et de jeunes filles, jouant dans les rues. {{verset|8|6}} Ainsi parle l’Éternel des armées : Si la chose paraît étonnante aux yeux du reste de ce peuple en ces jours-là, sera-t-elle de même étonnante à mes yeux ? dit l’Éternel des armées. {{verset|8|7}} Ainsi parle l’Éternel des armées :<noinclude> <references/></div></noinclude> b6lgyilw89nyuhp7f2dwthpxg2p2erp Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/532 104 3479307 15797748 15783692 2026-05-20T08:22:17Z Psephos 145984 15797748 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>examine si c’est une espèce différente de ''Gladiateurs,'' ou si c’est une faute, pour Essédaire. On appeloit ''Fiscaux'' ou ''Césariens, {{lang|la|Fiscales, Cæsariani,}}'' ceux qui étoient à l’Empereur, & parcequ’ils étoient plus adroits & plus robustes que les autres, on les demandoit souvent, & on leur donna pour cela le nom de ''{{lang|la|Postulatitii}}.'' Juste-Lipse, ''Satur. L.{{lié}}{{rom-maj|II}}. c.{{lié}}16.'' Les autres espèces, dont nous parlerons en leur lieu, sont les Héplomaques, les {{tr6L|MÉRIDIEN|Méridiens}}, les {{tr6L|MIRMILLON|Mirmillons}}, les {{tr6L|ORDINAIRE|Ordinaires}}, les {{tr6L|PROVOCATEUR|Provocateurs}}, les {{tr6L|RÉTIAIRE|Rétiaires}}, les {{tr6L|RUTIAIRE|Rudiaires}}, les ''{{lang|la|Secutores}},'' ou {{tr6L|SÉCUTEUR|Sécuteurs}}, les Spectateurs & les Thraces. ''Voyez'' tous ces noms chacun en leur place. Quelques Auteurs, comme Vigénère, sur Tite-Live, ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|1432}},'' mettent les ''Obséquentes,'' dont parle Spartien, dans Marc-Aurèle, au nombre des ''gladiateurs.'' Lipse s’en moque, Saturn. L.{{lié}}{{rom-maj|II}}, c.{{lié}}16, & il a raison. Ce nom fut donné à des troupes que cet Empereur prit parmi les ''gladiateurs,'' que de ''gladiateurs'' il fit soldats. Hoffman, ou ses Continuateurs eussent dû profiter de la remarque de Lipse. Le ''Gladiateur'' expirant est une des plus excellentes pièces de l’antique. Il étoit autrefois dans la vigne ''Ludovise,'' & on l’a vu depuis au Palais ''Chigi.'' C’est un homme qui vient de recevoir le coup mortel, mais qui a l’attention, à sa contenance, ''{{lang|la|Ne non procumbat honestè}}''. Il est assis à terre, & il a encore la force de se soutenir sur le bras droit. ''Dict. de Peint. & d’Arch.'' La guerre des ''gladiateurs. {{lang|la|Bellum gladiatorium}}'' ou ''{{lang|la|Spartacum.}}'' Guerre que les Romains eurent à soutenir vers l’an{{lié}}680 de Rome. Spartacus, Crinus & Œnomaüs s’étant sauvés avec trente autres ''gladiateurs'' de l’endroit, où ils étoient enfermés à Capoue, amassèrent des esclaves, se mirent à leur tête, se rendirent maîtres de la Campanie, remportèrent plusieurs avantages sur les Préteurs Romains ; mais enfin ils furent défaits l’an{{lié}}682 à l’extrémité de l’Italie, ayant en vain tenté de passer. en Sicile. ''Voyez'' {{sc|Florus}}, ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, c.{{lié}}20.'' La guerre des ''gladiateurs'' devint redoutable à la puissance Romaine : Crassus avoit peine à la finir, & il fallut envoyer contre eux le Grand Pompée. {{sc|Bossuet}}. {{sc|L’Ordre des Gladiateurs}}, ou Porte-épées. Ordre Religieux suppose par Schoonebeck, & quelques autres Auteurs qu’il a suivis. {{P.|{{sc|Héliot}}}}, ''Hist. des Ordr. Relig. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, Préf. {{pg|{{rom-maj|X}}}}.'' On appelle en France ''Gladiateurs,'' ceux qui sont prompts à tirer l’épée en toutes sortes de querelles & d’occasions, & qui provoquent de gaieté de cœur les autres au combat. C’est un gladiateur, qui peut vous battre comme tous les Diables. {{sc|Scar}}. {{sc|Gladiateur}}, s’emploie aussi dans le style plaisant, & en parlant de ceux qui combattent de la plume. Voilà une belle matière qui se présente aux ''gladiateurs'' de plume. {{sc|Mauc}}. Mauvais style. <section end="GLADIATEUR"/> <section begin="GLADIATOIRE"/><nowiki/> GLADIATOIRE. s. f. Meurtrière, ou qui tient une épée. ''Gloss. sur Marot.'' Ce mot n’est plus usité. <section end="GLADIATOIRE"/> <section begin="GLADIATRICE"/><nowiki/> GLADIATRICE. Femme de Gladiateur. C’est un mot que {{M.|Prévost}}, {{pg|259}} du {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}} de son ''Pour & Contre,'' a été obligé de faire à l’occasion de deux femmes Angloises, qui ont arraché le sabre des mains de leurs maris, & qui s’en servent l’une contre l’autre avec autant d’adresse que d’intrépidité. Les jours qu’elles doivent en venir aux mains, sont annoncés dans les Gazettes, & un spectacle si rare ne manque point de leur attirer une assemblée nombreuse. L’une prend le titre de ''Championne invincible.'' L’autre se contente modestement de porter le nom de son mari. Soit excès d’adresse à parer les coups ; soit qu’elles s’épargnent de concert & qu’elles imposent au Public, elles se sont séparées jusqu’aujourd’hui sans blessures. Cependant si elles veulent plaire long-temps, il faut qu’elles éprouvent le tranchant du sabre. Les Spectateurs ne s’en retournent point satisfaits lorsqu’ils n’ont pas vu couler du sang. <section end="GLADIATRICE"/> <section begin="GLAÏEUL"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} GLAÏEUL. ''Voyez'' {{tr6L|GLAYEUL}}. <section end="GLAÏEUL"/> <section begin="GLAIRE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} GLAIRE. s. f. Humeur gluante & visqueuse qui ne se détache qu’avec peine. ''{{lang|la|Lentus humor, lentor.}}'' Cette médecine lui a fait rendre des ''glaires'' teintes de sang. {{StdT|l|☞}} Avoir des ''glaires'' dans l’estomac. Ce terme vulgaire signifie la même chose que flegme. ''Voyez'' {{tr6L|FLEGME|ce mot}}. {{StdT|l|☞}} On appelle aussi ''glaire'' le blanc d’œuf qui n’est pas cuit. ''{{lang|la|Albumen, album ovi.}}'' Quelques-uns dérivent ce mot de ''{{lang|la|clarum ovi}}''. {{sc|Ménage}}. D’autres le tirent de ''{{lang|la|clarea}},'' dont les Médecins se servent en la même signification. {{sc|Glaire}}, se dit aussi des chairs & des fruits qui n’ont pas une consistance ferme. Les amandes vertes n’ont au-dedans que de la glaire. ''{{lang|la|Lactens, lactescens.}}'' On appelle aussi ''glaire,'' une eau qui se trouve dans les diamans imparfaits, & qui ne commencent qu’à se former. GLAIRER. v. a. Terme de Relieur. C’est frotter la couverture d’un livre avec une éponge pleine de ''glaire,'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}c’est-à-dire, de blancs d’œufs. On ''glaire'' à plusieurs reprises pour éclaircir & donner du lustre. ''{{lang|la|Albumine illinere.}}'' GLAIRES de Coquillages. Il y a des poissons à coquille qui font des ''glaires'' baveuses, ainsi que les autres poissons. De ces ''glaires'' fécondées par l’humeur prolifique que le mâle y répand, & échauffées par l’ardeur du soleil, il en sort des œufs qui éclosent dans la suite. <section end="GLAIRE"/> <section begin="GLAIREUX"/><nowiki/> GLAIREUX, EUSE. adj. Qui est plein de glaire. Des matières ''glaireuses.'' Les fibres du sang dont la liqueur rouge a été détrempée par l’eau, forment des pelotons ''glaireux'' en manière de tourbillons. {{sc|Dionis}}. Une terre glaireuse. {{P.|{{sc|Le Comte}}}}, en parlant du fond de la mer à la hauteur de la côte de la secherie. Peut-être a-t-il voulu dire ''glaiseux.'' <section end="GLAIREUX"/> <section begin="GLAIS"/><nowiki/> GLAIS. ''Voyez'' {{tr6L|GLAS}}. GLAIS. ''Voyez'' {{tr6L|GLAYEUL}}. C’est la même chose. <section end="GLAIS"/> <section begin="GLAISE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} GLAISE. s. f. On appelle ainsi une espèce de terre grasse & tenace, laquelle étant pêtrie, sert à faire de la poterie. ''Voyez'' {{tr6L|ARGILLE}} & {{tr6L|TERRE#architecture|{{sc|Terre}}}}. On la nomme autrement ''terre à Potier.'' On dit aussi terre ''glaise.'' Alors c’est une espèce d’adjectif. {{StdT|l|☞}} Cette terre est difficile à labourer. Elle peut servir à rendre les sables fertiles. ''Voyez'' {{tr6L|GLAISEUX}}. On s’en sert aussi pour faire des batardeaux, des bassins de fontaine, des chaussées d’étang, parceque l’eau ne peut passer à travers quand elle est bien foulée. Pasquier, ''Rech. L.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, c.{{lié}}2,'' croit que ce mot ''glaise,'' ou comme il dit ''glase,'' pourroit venir de ''galba,'' qui en ancien Celtique signifioit un homme gras, dit Suétone en parlant de l’Empereur ''Galba. Galba'' venoit de l’Hébreu '''{{lang|he|חלב}}''', ''cheleb,'' qui veut dire ''graisse.'' <section end="GLAISE"/> <section begin="GLAISER"/><nowiki/> GLAISER. v. a. Enduire ou couvrir de glaise. Faire un corroi de glaise bien pêtrie, & battue avec un pilon. ''{{lang|la|Argillâ induere.}}'' Le fond de la fosse d’un privé doit être ''glaisé'' de six pouces d’épaisseur avec un bon corroi, & pavé à chaux & ciment. {{StdT|l|☞}} {{sc|Glaiser}}, se dit aussi des terres. C’est engraisser des terres maigres, séches & sablonneuses avec de la glaise : pratique usitée en Angleterre. GLAISÉ, ÉE. part. Il a les significations de son verbe. On le dit des citernes, des batardeaux, des réservoirs, des privés, ''&c.'' <section end="GLAISER"/> <section begin="GLAISEUX"/><nowiki/> GLAISEUX, EUSE. adj. Les terres ''glaiseuses'' sont peu propres à la végétation. {{StdT|l|☞}}{{lié}}Ces terres compactes, ténaces, ne sont point pénétrées par l’eau. Elle est donc obligée de séjourner ; & par-là les semences doivent se noyer ou se pourrir. De plus la liaison trop étroite des parties des terres ''glaiseuses,'' nuit aux plantes & empêche les racines de s’étendre. On remédie à ces inconvéniens par des labours réitérés qui divisent ces parties & les rendent pénétrables aux eaux : on y mêle de la marne, de la craie, des sables, ''&c.'' Voyez {{tr6L|TERRE#jardinage|{{sc|Terre}}}} en {{tr6L|AGRICULTURE}} & {{tr6L|JARDINAGE}}. <section end="GLAISEUX"/> <section begin="GLAIVE"/><nowiki/> GLAIVE. s. m. Vieux mot, qui signifioit autrefois tou-<noinclude> <references/></noinclude> om5xc73jeseb11xiqffte4gdty3u1dh Page:Leblanc — Contes du soleil et de la pluie, parus dans L’Auto, 1902-1907.djvu/306 104 3700625 15797482 11996194 2026-05-19T19:10:18Z Alfort14 88715 15797482 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki /> {{brn|2}} {{c|''CONTES DU SOLEIL ET DE LA PLUIE''}} {{-|2}} {{t3|{{Séparateur4}}|'''LE CORPS & L’ESPRIT'''|m=1em}} Paul Archain est resté longtemps pour moi un véritable problème, pour tous ceux d’ailleurs qui considèrent comme un problème des plus compliqués et des plus attachants les rapports du cerveau et de la matière, de l’intelligence pure et de la force brutale. Paul Archain, nous le connaissons tous. Il y a six ans, il se révélait par ce double coup de maître, qui met bien en lumière son étonnante personnalité ; au mois d’avril il publiait les ''Passionnés'', ce recueil de contes admirables, dont la forme exquise, la {{corr|phylosophie|philosophie}} profonde, l’invention pittoresque et charmante, conquirent les foules autant que l’élite, et le rendirent célèbre du jour au lendemain ; au mois de juillet il gagnait sur la piste de Buffalo le Championnat de France amateurs. La coïncidence de ces deux événements lui valut une gloire bien plus retentissante que s’il n’eût été que très grand écrivain où que coureur invincible. Cette gloire, du reste, il la justifia par des manifestations répétées de son double mérite. Depuis six ans il n’a cessé de prouver qu’il en était digne. La simple énumération de ses triomphes littéraires et sportifs en dit plus que de longues phrases. Rappelez-vous. En 1900 Archain publie son premier volume, ''Les Cimes'', qui consacrent sa réputation, bat, sur la piste, le fameux amateur anglais Huxley, et remporte le Championnat international d’escrime. En 1901, apparition du ''Livre de Joie'', son chef-d’œuvre : Grand Prix de Paris à Vincennes, champion de patinage à Amsterdam.<noinclude> <references/></noinclude> qixppumc8m4dqdlezkjs65bg4cfso5r Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/66 104 3721023 15797224 15796467 2026-05-19T13:39:44Z SectionFinale 157126 Choix éditorial sur les indices/sous-scripts. 15797224 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Denis Gagne52" /></noinclude>partir d’un certain nombre{{lié}}ν, α′<sub>ν</sub> serait donc plus grand que β ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]) et par suite, à partir d’un certain nombre{{lié}}μ, α<sub>μ</sub> serait plus grand que β (11). Mais ceci est impossible, puisque {{nobr|β <nowiki>=</nowiki> lim. ''a''<sub>ν</sub>}} et que l’on a, pour toutes les valeurs de μ, {{nobr|α<sub>μ</sub> < β}}. Réciproquement, si l’on suppose que {{nobr|β <nowiki>=</nowiki> γ}}, α<sub>ν</sub> est constamment plus petit que γ et, par suite, à partir d’un certain nombre{{lié}}λ, {{nobr|α′<sub>λ</sub> > α<sub>ν</sub>}} ; de même, puisque {{nobr|α′<sub>ν</sub> < β}}, à partir d’un certain nombre{{lié}}μ, α<sub>μ</sub> sera plus grand que α′<sub>ν</sub> ; donc {{nobr|{''a''<sub>ν</sub>} ǁ {''a''′<sub>ν</sub><nowiki>}</nowiki>}}. {{Interligne|1.5em}} E. ''Si ''α'' est un nombre quelconque de la deuxième classe numérique, ''ν<sub>0</sub>'' un nombre ordinal fini quelconque, on a :'' {{nobr|ν<sub>0</sub> + α <nowiki>=</nowiki> α}} ''et par suite'' {{nobr|α − ν<sub>0</sub> <nowiki>=</nowiki> α}}. ''Démonstration.'' — Examinons d’abord le cas où {{nobr|α <nowiki>=</nowiki> ω}}.<br> Soit {{c|ω <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|(''f''<sub>1</sub>, ''f''<sub>2</sub>,{{lié}}…, ''f''<sub>ν</sub>,{{lié}}…)}}|mt=1em}} {{c|ν<sub>0</sub> <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|(''g''<sub>1</sub>, ''g''<sub>2</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν<sub>0</sub></sub>)}}}} {{c|ν<sub>0</sub> + ω <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|(''g''<sub>1</sub>, ''g''<sub>2</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν<sub>0</sub></sub>, ''f''<sub>1</sub>, ''f''<sub>2</sub>,{{lié}}…, ''f''<sub>ν</sub>,{{lié}}…)}} <nowiki>=</nowiki> ω.|mb=1em}} Mais si {{nobr|α > ω}}, nous avons {{c|α <nowiki>=</nowiki> ω + (α − ω)|mt=1em}} {{c|ν<sub>0</sub> + α {{nobr|<nowiki>=</nowiki> ν<sub>0</sub> + ω + (α − ω)}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> ω + (α − ω) <nowiki>=</nowiki> α}}.}} {{Interligne|1.5em}} F. ''Si ''ν<sub>0</sub>'' est un nombre ordinal fini quelconque,'' {{nobr|ν<sub>0</sub>.ω <nowiki>=</nowiki> ω}}. ''Démonstration.'' — Pour obtenir un ensemble de type{{lié}}{{nobr|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}}}}, il faut remplacer les éléments{{lié}}''f''<sub>ν</sub> de l’ensemble {{nobr|(''f''<sub>1</sub>, ''f''<sub>2</sub>, …, ''f''<sub>ν</sub>, …)}} par des ensembles {{nobr|{{corr|(''g''<sub>ν1</sub>, ''g''<sub>ν2</sub>, …, ''g''<sub>νν<sub>0</sub></sub>)|(''g''<sub>ν,1</sub>, ''g''<sub>ν,2</sub>, …, ''g''<sub>ν,ν<sub>0</sub></sub>)}}}} de type{{lié}}ν<sub>0</sub>. On obtient ainsi l’ensemble {{c|{{corr|(''g''<sub>11</sub>, ''g''<sub>12</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>1ν<sub>0</sub></sub>, ''g''<sub>21</sub>, ''g''<sub>22</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>2ν<sub>0</sub></sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν1</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>νν<sub>0</sub></sub>,{{lié}}…)|(''g''<sub>1,1</sub>, ''g''<sub>1,2</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>1,ν<sub>0</sub></sub>, ''g''<sub>2,1</sub>, ''g''<sub>2,2</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>2,ν<sub>0</sub></sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν,1</sub>,{{lié}}…, ''g''<sub>ν,ν<sub>0</sub></sub>,{{lié}}…)}}|m=1em}} {{SA|qui est évidemment semblable à l’ensemble{{lié}}{f<sub>ν</sub>}, donc}} {{c|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}} <nowiki>=</nowiki> ω.|m=1em}} On peut aussi le démontrer brièvement comme il suit : on a {{nobr|ω <nowiki>=</nowiki> lim. ν}} et par suite, d’après{{lié}}(24), [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]], {{c|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}} <nowiki>=</nowiki> lim. ν<sub>0</sub>ν.|m=1em}}<noinclude> <references/></noinclude> 3qm62b4f5hdgcbzndo1pcgofzs01wee Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/67 104 3721364 15797254 15796461 2026-05-19T13:58:44Z SectionFinale 157126 /* Validée */ J'ai bien relu. 15797254 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude>{{SA|D’ailleurs}} {{c|{ν<sub>0</sub>ν} ǁ {ν}|mt=1em}} {{c|lim. ν<sub>0</sub>ν <nowiki>=</nowiki> lim. ν <nowiki>=</nowiki> ω.|mb=1em}} {{SA|Donc}} {{c|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}} <nowiki>=</nowiki> ω.|m=1em}} {{Interligne|1.5em}} G. ''Si ''α'' est un nombre de la deuxième classe, ''ν<sub>0</sub>'' nombre de la première, on a toujours'' {{c|{{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ω|(α + ν<sub>0</sub>).ω}} <nowiki>=</nowiki> {{corr|αω|α.ω}}.|m=1em}} ''Démonstration.'' — Nous avons {{c|lim. ν <nowiki>=</nowiki> ω.|mb=1em}} Donc, d’après{{lié}}(24), [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]], {{c|{{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ω|(α + ν<sub>0</sub>).ω}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> lim. {{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ν|(α + ν<sub>0</sub>).ν}}}}.|m=1em}} Mais on a {{Bloc centré|{{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ν|(α + ν<sub>0</sub>).ν}} <nowiki>=</nowiki> (α {{suscrit|+|1}} ν<sub>0</sub>) + (α {{suscrit|+|2}} ν<sub>0</sub>) + … + (α {{suscrit|+|ν}} ν<sub>0</sub>) <br /> {{Cach|(α + ν<sub>0</sub>)ν}} <nowiki>=</nowiki> α + (ν<sub>0</sub> {{suscrit|+|1}} α) + (ν<sub>0</sub> {{suscrit|+|2}} α) + … + (ν<sub>0</sub> {{suscrit|+|ν−1}} α) + ν<sub>0</sub> <br /> {{Cach|(α + ν<sub>0</sub>)ν}} <nowiki>=</nowiki> α + α + α + … + α + ν<sub>0</sub> <br /> {{Cach|(α + ν<sub>0</sub>)ν}} <nowiki>=</nowiki> {{corr|αν|α.ν}} + ν<sub>0</sub>.|m=1em}} Il est maintenant facile de voir que {{c|{{corr|{αν + ν<sub>0</sub>} ǁ {αν}|{α.ν + ν<sub>0</sub>} ǁ {α.ν}}}|m=1em}} {{SA|et par suite que}} {{c|{{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ω|(α + ν<sub>0</sub>).ω}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> lim. {{corr|(α + ν<sub>0</sub>)ν|(α + ν<sub>0</sub>).ν}}}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> lim. {{corr|αν|α.ν}} <nowiki>=</nowiki> {{corr|αω|α.ω}}}}.|m=1em}} {{Interligne|1.5em}} H. ''Si ''α'' est un nombre quelconque de la deuxième classe, l’ensemble{{lié}}''{α′}'' de tous les nombres{{lié}}''α′'' des première et deuxième classes qui sont plus petits que ''α'', rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné de type{{lié}}''α. ''Démonstration.'' — Soit F un ensemble bien ordonné tel que {{nobr|{{lignesup|F}} <nowiki>=</nowiki> α}}, et ''f''<sub>1</sub> l’élément initial de F. Si α′ est un nombre<noinclude> <references/></noinclude> rg5mgljvbkrls772mccmq72yi0xi8sv Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/68 104 3721595 15797825 12063663 2026-05-20T10:16:39Z SectionFinale 157126 /* Validée */ J'ai bien relu. 15797825 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude>ordinal plus petit que α, il y a ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]) un segment déterminé{{lié}}A′ de F, tel que {{c|{{lignesup|A′}} <nowiki>=</nowiki> α′,|m=1em}} {{SA|et réciproquement chaque segment{{lié}}A′ a comme type un nombre {{nobr|α′ < α}} de la première ou de la deuxième classe ; car puisque {{nobr|{{lignesup|F|style=double}} <nowiki>=</nowiki> ℵ<sub>0</sub>}}, {{lignesup|A′|style=double}} ne peut être qu’un nombre cardinal fini ou{{lié}}ℵ<sub>0</sub>.}} Le segment{{lié}}A′ est déterminé par un élément {{nobr|''f''′ ≻ ''f''<sub>1</sub>}} de F et réciproquement chaque élément {{nobr|''f''′ ≻ ''f''<sub>1</sub>}} de F détermine un segment{{lié}}A′ de F. Si les deux éléments ''f''′ et {{nobr|''f''″ ≻ ''f''<sub>1</sub>}} déterminent dans F les segments A′ et A″ dont les types ordinaux sont α′ et α″, la condition {{nobr|''f''′ ≺ ''f''″}} entraîne ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par13|{{lié|§ 13}}]]) {{nobr|A′ < A″}} et par suite {{nobr|α′ < α″}}. Si donc nous posons {{nobr|F <nowiki>=</nowiki> (''f''<sub>1</sub>, F′)}} et si nous faisons correspondre à l’élément{{lié}}''f''′ de F′ l’élément{{lié}}α′ de {α′}, nous obtenons une application de ces deux ensembles. Donc {{c|{{lignesup|{α′<nowiki>}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|F′}}.|m=1em}} Mais maintenant {{nobr|F′ <nowiki>=</nowiki> α − 1}}, et d’après le théorème{{lié}}E, {{nobr|α − 1 <nowiki>=</nowiki> α}}. Donc {{c|{{lignesup|{α′<nowiki>}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> α.|m=1em}} Comme {{nobr|{{lignesup|α}} <nowiki>=</nowiki> ℵ<sub>0</sub>}}, il en résulte {{nobr|{{lignesup|{α′}|style=double}} <nowiki>=</nowiki> ℵ<sub>0</sub>}}, ce qui s’énonce : I. ''L’ensemble{{lié}}''{α′}'' de tous les nombres{{lié}}''α′'' de la première et de la deuxième classe qui sont plus petits qu’un nombre{{lié}}''α'' de la deuxième classe a le nombre cardinal{{lié}}''ℵ<sub>0</sub>. K. ''Tout nombre{{lié}}''α'' de la deuxième classe numérique peut s’obtenir ou en ajoutant{{lié}}''1'' à un nombre immédiatement inférieur{{lié}}''{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} {{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1.|m=1em}} {{SA|''ou en cherchant la limite d’une série fondamentale{{lié}}''{α<sub>ν</sub>}'' de nombres de la première ou de la deuxième classe{{corr|.|}}''}} {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}}<noinclude> <references/></noinclude> bel5zn884auor6wypl3iltoxz7keizz Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/69 104 3721600 15797849 12063664 2026-05-20T10:39:44Z SectionFinale 157126 Correction de coquille et clarification de la preuve 15797849 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki/> ''Démonstration.'' — Soit {{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|F}}}}. Si F a un élément{{lié}}''g'' de rang plus élevé que tous les autres, on a {{nobr|F <nowiki>=</nowiki> (A, ''g'')}} où A est le segment déterminé par ''g'' dans F. C’est alors le premier cas, on a {{c|{{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|A}} + 1}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1}}.|m=1em}} Il existe alors un nombre immédiatement inférieur à α qui est nommé {{ligneinf|α<sub>1</sub>}}. Si F ne possède aucun élément supérieur, considérons l’ensemble{{lié}}{α′} de tous les nombres de la première et de la deuxième classe qui sont plus petits que α. Cet ensemble où les éléments sont rangés par ordre de grandeur croissante est semblable à l’ensemble{{lié}}F ({{abr|th.|théorème}}{{lié}}H) ; parmi les nombres{{lié}}α′, aucun donc n’est supérieur à tous les autres. D’après le théorème{{lié}}I, l’ensemble{{lié}}{α′} peut se mettre sous la forme d’une {{corr|série|suite}} simplement infinie{{lié}}{α′<sub>ν</sub>} {{corr|car I implique la dénombrabilité|indexée par les entiers naturels}}. Dans cette suite, après le terme{{lié}}α′<sub>1</sub> peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′<sub>2</sub>, α′<sub>3</sub>,{{lié}}…, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′<sub>1</sub> ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres{{lié}}{α′<sub>ν</sub>}. Soit α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>{{corr|ν|1}}</sub>. Soit de même α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>. En poursuivant ainsi, nous obtenons une série infinie de nombres croissants, c’est-à-dire une série fondamentale {{c|α′<sub>1</sub>, α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>, α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub>,{{lié}}…, α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>,{{lié}}…|m=1em}} Nous avons {{c|1 < ρ<sub>2</sub> < ρ<sub>3</sub> < … < ρ<sub>ν</sub> < ρ<sub>ν + 1</sub>{{corr|,…|…}}|mt=1em}} {{c|α′<sub>1</sub> < α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> < … < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub>…}} {{c|α′<sub>μ</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> {{nobr|lorsque μ < ρ<sub>ν</sub>}}|mb=1em}} {{SA|et comme évidemment {{nobr|ν ≤ ρ<sub>ν</sub>}} nous avons}} {{c|α′<sub>ν</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>.|m=1em}} Il en résulte que tout nombre{{lié}}α′<sub>ν</sub> et par suite tout nombre<noinclude> <references/></noinclude> ikh9ygnp0l4pxhdc5imex2jvtuh3epf 15797852 15797849 2026-05-20T10:43:04Z SectionFinale 157126 correction transcription 15797852 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki/> ''Démonstration.'' — Soit {{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|F}}}}. Si F a un élément{{lié}}''g'' de rang plus élevé que tous les autres, on a {{nobr|F <nowiki>=</nowiki> (A, ''g'')}} où A est le segment déterminé par ''g'' dans F. C’est alors le premier cas, on a {{c|{{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|A}} + 1}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1}}.|m=1em}} Il existe alors un nombre immédiatement inférieur à α qui est nommé {{ligneinf|α<sub>1</sub>}}. Si F ne possède aucun élément supérieur, considérons l’ensemble{{lié}}{α′} de tous les nombres de la première et de la deuxième classe qui sont plus petits que α. Cet ensemble où les éléments sont rangés par ordre de grandeur croissante est semblable à l’ensemble{{lié}}F ({{abr|th.|théorème}}{{lié}}H) ; parmi les nombres{{lié}}α′, aucun donc n’est supérieur à tous les autres. D’après le théorème{{lié}}I, l’ensemble{{lié}}{α′} peut se mettre sous la forme d’une {{corr|série|suite}} simplement infinie{{lié}}{α′<sub>ν</sub>} {{corr|car I implique la dénombrabilité|indexée par les entiers naturels}}. Dans cette suite, après le terme{{lié}}α′<sub>1</sub> peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′<sub>2</sub>, α′<sub>3</sub>,{{lié}}…, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′<sub>1</sub> ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres{{lié}}{α′<sub>ν</sub>}. Soit α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>{{corr|ν|1}}</sub>. Soit de même α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>. En poursuivant ainsi, nous obtenons une série infinie de nombres croissants, c’est-à-dire une série fondamentale {{c|α′<sub>1</sub>, α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>, α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub>,{{lié}}…, α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>,{{lié}}…|m=1em}} Nous avons {{c|1 < ρ<sub>2</sub> < ρ<sub>3</sub> < … < ρ<sub>ν</sub> < ρ<sub>ν + 1</sub>{{corr|,…|…}}|mt=1em}} {{c|α′<sub>1</sub> < α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> < … < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub>…}} {{c|α′<sub>μ</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> {{nobr|lorsque μ < ρ<sub>ν</sub>}}|mb=1em}} {{SA|et comme évidemment {{nobr|ν ≤ ρ<sub>ν</sub>}}, nous avons}} {{c|α′<sub>ν</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>.|m=1em}} Il en résulte que tout nombre{{lié}}α′<sub>ν</sub> et par suite tout nombre<noinclude> <references/></noinclude> f52ls0pw2g7ga3z1a4eezd68o6b2xmm 15797853 15797852 2026-05-20T10:43:45Z SectionFinale 157126 /* Validée */ J'ai bien relu. 15797853 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude><nowiki/> ''Démonstration.'' — Soit {{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|F}}}}. Si F a un élément{{lié}}''g'' de rang plus élevé que tous les autres, on a {{nobr|F <nowiki>=</nowiki> (A, ''g'')}} où A est le segment déterminé par ''g'' dans F. C’est alors le premier cas, on a {{c|{{nobr|α <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|A}} + 1}} {{nobr|<nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1}}.|m=1em}} Il existe alors un nombre immédiatement inférieur à α qui est nommé {{ligneinf|α<sub>1</sub>}}. Si F ne possède aucun élément supérieur, considérons l’ensemble{{lié}}{α′} de tous les nombres de la première et de la deuxième classe qui sont plus petits que α. Cet ensemble où les éléments sont rangés par ordre de grandeur croissante est semblable à l’ensemble{{lié}}F ({{abr|th.|théorème}}{{lié}}H) ; parmi les nombres{{lié}}α′, aucun donc n’est supérieur à tous les autres. D’après le théorème{{lié}}I, l’ensemble{{lié}}{α′} peut se mettre sous la forme d’une {{corr|série|suite}} simplement infinie{{lié}}{α′<sub>ν</sub>} {{corr|car I implique la dénombrabilité|indexée par les entiers naturels}}. Dans cette suite, après le terme{{lié}}α′<sub>1</sub> peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′<sub>2</sub>, α′<sub>3</sub>,{{lié}}…, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′<sub>1</sub> ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres{{lié}}{α′<sub>ν</sub>}. Soit α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>{{corr|ν|1}}</sub>. Soit de même α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> le terme de plus petit indice supérieur à α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>. En poursuivant ainsi, nous obtenons une série infinie de nombres croissants, c’est-à-dire une série fondamentale {{c|α′<sub>1</sub>, α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub>, α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub>,{{lié}}…, α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>,{{lié}}…|m=1em}} Nous avons {{c|1 < ρ<sub>2</sub> < ρ<sub>3</sub> < … < ρ<sub>ν</sub> < ρ<sub>ν + 1</sub>{{corr|,…|…}}|mt=1em}} {{c|α′<sub>1</sub> < α′<sub>ρ<sub>2</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>3</sub></sub> < … < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> < α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub>…}} {{c|α′<sub>μ</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> {{nobr|lorsque μ < ρ<sub>ν</sub>}}|mb=1em}} {{SA|et comme évidemment {{nobr|ν ≤ ρ<sub>ν</sub>}}, nous avons}} {{c|α′<sub>ν</sub> < α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>.|m=1em}} Il en résulte que tout nombre{{lié}}α′<sub>ν</sub> et par suite tout nombre<noinclude> <references/></noinclude> g871g08tstesiwhhvg9zfrba8iy4qyb Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/70 104 3721602 15797857 12063580 2026-05-20T10:48:44Z SectionFinale 157126 Correction de deux coquilles : incise pour éviter un nombre impaire de virgules entre sujet et verbe, accord selon le genre "façons" "nommés" -> "nommées" 15797857 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude>{{nobr|α′ < α}} est surpassé par les nombres{{lié}}α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> pour des valeurs suffisamment grandes de{{lié}}ν. Mais α est le nombre immédiatement supérieur à tous les α′ ; par suite il est aussi le nombre immédiatement supérieur à tous les α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>. Donc, si nous posons {{nobr|α′<sub>1</sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>1</sub>}}, {{nobr|α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>ν + 1</sub>}}, il vient {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}} {{—|4|m=2em}} Il résulte des théorèmes{{lié}}B, C,{{lié}}…, K, que les nombres de la deuxième classe s’engendrent de deux manières à partir des nombres plus petits. Les uns que nous nommerons ''nombres de première espèce'', sont obtenus en ajoutant{{lié}}1 à un nombre immédiatement inférieur {{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1 ;|m=1em}} {{SA|les autres que nous nommerons ''nombres de deuxième espèce'', sont tels ''qu’il n’y a pas pour eux de nombre immédiatement inférieur''{{lié}}{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} ; ils sont définis comme limites de séries fondamentales par la formule}} {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}} {{SA|α est ici le nombre immédiatement supérieur à tous les nombres{{lié}}α<sub>ν</sub>.}} Ces deux façons d’engendrer de grands nombres{{corr||,} à partir de plus petits, seront {{corr|nommés|nommées}} ''le premier et le deuxième principe de formation'' des nombres de la deuxième classe. {{t3|{{ancre|par16|§ 16.}} — ''La{{lié}}puissance de{{lié}}la{{lié}}deuxième classe numérique est{{lié}}égale au{{lié}}deuxième nombre cardinal transfini {{nobr|alef-un}}.'' |fs=100%|fw=normal|mt=3em|mb=2em}} Avant de commencer, aux paragraphes suivants, l’étude détaillée des nombres de la deuxième classe et des principes qui les dominent, nous voulons rechercher quel nombre cardinal correspond à la classe {{nobr|Z(ℵ<sub>0</sub>) <nowiki>= {α}</nowiki>}} de tous ces nombres.<noinclude> <references/></noinclude> lxbw7d84hqrksjp1pudhnmjilwu1soq 15797858 15797857 2026-05-20T10:49:32Z SectionFinale 157126 typo dans le code source sur ma correction précédente 15797858 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude>{{nobr|α′ < α}} est surpassé par les nombres{{lié}}α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> pour des valeurs suffisamment grandes de{{lié}}ν. Mais α est le nombre immédiatement supérieur à tous les α′ ; par suite il est aussi le nombre immédiatement supérieur à tous les α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>. Donc, si nous posons {{nobr|α′<sub>1</sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>1</sub>}}, {{nobr|α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>ν + 1</sub>}}, il vient {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}} {{—|4|m=2em}} Il résulte des théorèmes{{lié}}B, C,{{lié}}…, K, que les nombres de la deuxième classe s’engendrent de deux manières à partir des nombres plus petits. Les uns que nous nommerons ''nombres de première espèce'', sont obtenus en ajoutant{{lié}}1 à un nombre immédiatement inférieur {{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1 ;|m=1em}} {{SA|les autres que nous nommerons ''nombres de deuxième espèce'', sont tels ''qu’il n’y a pas pour eux de nombre immédiatement inférieur''{{lié}}{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} ; ils sont définis comme limites de séries fondamentales par la formule}} {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}} {{SA|α est ici le nombre immédiatement supérieur à tous les nombres{{lié}}α<sub>ν</sub>.}} Ces deux façons d’engendrer de grands nombres{{corr||,}} à partir de plus petits, seront {{corr|nommés|nommées}} ''le premier et le deuxième principe de formation'' des nombres de la deuxième classe. {{t3|{{ancre|par16|§ 16.}} — ''La{{lié}}puissance de{{lié}}la{{lié}}deuxième classe numérique est{{lié}}égale au{{lié}}deuxième nombre cardinal transfini {{nobr|alef-un}}.'' |fs=100%|fw=normal|mt=3em|mb=2em}} Avant de commencer, aux paragraphes suivants, l’étude détaillée des nombres de la deuxième classe et des principes qui les dominent, nous voulons rechercher quel nombre cardinal correspond à la classe {{nobr|Z(ℵ<sub>0</sub>) <nowiki>= {α}</nowiki>}} de tous ces nombres.<noinclude> <references/></noinclude> 8nb4snidcgoa27upi1u3t7tvb58h13i 15797859 15797858 2026-05-20T10:52:26Z SectionFinale 157126 Ajout du caractère hébreu alef indicé avec 1, pour le titre avec alef-un, possible qu'au moment de la composition typographique le caractère en italique n'était pas disponible 15797859 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude>{{nobr|α′ < α}} est surpassé par les nombres{{lié}}α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> pour des valeurs suffisamment grandes de{{lié}}ν. Mais α est le nombre immédiatement supérieur à tous les α′ ; par suite il est aussi le nombre immédiatement supérieur à tous les α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>. Donc, si nous posons {{nobr|α′<sub>1</sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>1</sub>}}, {{nobr|α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>ν + 1</sub>}}, il vient {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}} {{—|4|m=2em}} Il résulte des théorèmes{{lié}}B, C,{{lié}}…, K, que les nombres de la deuxième classe s’engendrent de deux manières à partir des nombres plus petits. Les uns que nous nommerons ''nombres de première espèce'', sont obtenus en ajoutant{{lié}}1 à un nombre immédiatement inférieur {{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1 ;|m=1em}} {{SA|les autres que nous nommerons ''nombres de deuxième espèce'', sont tels ''qu’il n’y a pas pour eux de nombre immédiatement inférieur''{{lié}}{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} ; ils sont définis comme limites de séries fondamentales par la formule}} {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}} {{SA|α est ici le nombre immédiatement supérieur à tous les nombres{{lié}}α<sub>ν</sub>.}} Ces deux façons d’engendrer de grands nombres{{corr||,}} à partir de plus petits, seront {{corr|nommés|nommées}} ''le premier et le deuxième principe de formation'' des nombres de la deuxième classe. {{t3|{{ancre|par16|§ 16.}} — ''La{{lié}}puissance de{{lié}}la{{lié}}deuxième classe numérique est{{lié}}égale au{{lié}}deuxième nombre cardinal transfini {{nobr|alef-un}} : ℵ<sub>1</sub>.'' |fs=100%|fw=normal|mt=3em|mb=2em}} Avant de commencer, aux paragraphes suivants, l’étude détaillée des nombres de la deuxième classe et des principes qui les dominent, nous voulons rechercher quel nombre cardinal correspond à la classe {{nobr|Z(ℵ<sub>0</sub>) <nowiki>= {α}</nowiki>}} de tous ces nombres.<noinclude> <references/></noinclude> 0fc22bln53nx4oonmmhjg3j76cmdp6i 15797863 15797859 2026-05-20T10:54:43Z SectionFinale 157126 /* Validée */ J'ai bien relu. 15797863 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude>{{nobr|α′ < α}} est surpassé par les nombres{{lié}}α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub> pour des valeurs suffisamment grandes de{{lié}}ν. Mais α est le nombre immédiatement supérieur à tous les α′ ; par suite il est aussi le nombre immédiatement supérieur à tous les α′<sub>ρ<sub>ν</sub></sub>. Donc, si nous posons {{nobr|α′<sub>1</sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>1</sub>}}, {{nobr|α′<sub>ρ<sub>ν + 1</sub></sub> <nowiki>=</nowiki> α<sub>ν + 1</sub>}}, il vient {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}} {{—|4|m=2em}} Il résulte des théorèmes{{lié}}B, C,{{lié}}…, K, que les nombres de la deuxième classe s’engendrent de deux manières à partir des nombres plus petits. Les uns que nous nommerons ''nombres de première espèce'', sont obtenus en ajoutant{{lié}}1 à un nombre immédiatement inférieur {{c|α <nowiki>=</nowiki> {{ligneinf|α<sub>1</sub>}} + 1 ;|m=1em}} {{SA|les autres que nous nommerons ''nombres de deuxième espèce'', sont tels ''qu’il n’y a pas pour eux de nombre immédiatement inférieur''{{lié}}{{ligneinf|α<sub>1</sub>}} ; ils sont définis comme limites de séries fondamentales par la formule}} {{c|α <nowiki>=</nowiki> lim. α<sub>ν</sub>.|m=1em}} {{SA|α est ici le nombre immédiatement supérieur à tous les nombres{{lié}}α<sub>ν</sub>.}} Ces deux façons d’engendrer de grands nombres{{corr||,}} à partir de plus petits, seront {{corr|nommés|nommées}} ''le premier et le deuxième principe de formation'' des nombres de la deuxième classe. {{t3|{{ancre|par16|§ 16.}} — ''La{{lié}}puissance de{{lié}}la{{lié}}deuxième classe numérique est{{lié}}égale au{{lié}}deuxième nombre cardinal transfini {{nobr|alef-un}} : ℵ<sub>1</sub>.'' |fs=100%|fw=normal|mt=3em|mb=2em}} Avant de commencer, aux paragraphes suivants, l’étude détaillée des nombres de la deuxième classe et des principes qui les dominent, nous voulons rechercher quel nombre cardinal correspond à la classe {{nobr|Z(ℵ<sub>0</sub>) <nowiki>= {α}</nowiki>}} de tous ces nombres.<noinclude> <references/></noinclude> 4vt8ejm2qzmn0tkci019f2fppiv7hjp Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/71 104 3721826 15797865 12064426 2026-05-20T10:59:49Z SectionFinale 157126 Correction de coquille avec espace interligne trop faible qui fait penser à des fractions : la typographie originale n'aligne pas horizontalement, mais celle informatique en wikitexte donne un rendu assez bof 15797865 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki /> {{Interligne|1.5em}} A. ''L’ensemble{{lié}}''{α}'' de tous les nombres de la deuxième classe, rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné.'' ''Démonstration.'' — Désignons par A<sub>α</sub> la réunion de tous les nombres de la ''deuxième'' classe, qui sont plus petits qu’un nombre donné{{lié}}α, ces nombres étant rangés par ordre de grandeur croissante ; A<sub>α</sub> est un ensemble bien ordonné de type {{nobr|α − ω}}. Ceci résulte du théorème{{lié}}H, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]. L’ensemble désigné là par {α′}, de tous les nombres{{lié}}α′ de la ''première'' et de la ''deuxième'' classe est composé de {ν} et de A<sub>α</sub>, de sorte que {{c|{α′} <nowiki>=</nowiki> ({ν}, A<sub>α</sub>) ;|mt=1em}} {{corr|Ajout de "donc" pour éviter que ça ressemble à des fractions|donc}} {{c|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} + {{lignesup|A<sub>α</sub>}}|mb=1em}} {{SA|et comme}} {{c|{{nobr|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> α}} {{em}} {{nobr|{{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> ω}},|m=1em}} {{SA|on a}} {{c|{{lignesup|A<sub>α</sub>}} <nowiki>=</nowiki> α − ω.|m=1em}} Soit J une partie quelconque de {α}, telles qu’il y ait dans {α} des nombres plus grands que tous les nombres de J. Soit par exemple α<sub>0</sub> un de ces nombres. J est aussi une partie de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> telle qu’au moins le nombre{{lié}}α<sub>0</sub> de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est plus grand que tous les nombres de J. Comme A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est un ensemble bien ordonné, il doit exister ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]]) un nombre{{lié}}α′ de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub>, appartenant donc aussi à {α}, qui va immédiatement après tous les nombres de J. La condition{{lié}}{{rom-maj|II}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], est donc remplie pour {α}, et la condition{{lié}}{{rom-maj|I}} aussi, puisque {α} a le nombre initial{{lié}}ω. — Si l’on applique à l’ensemble bien ordonné{{lié}}{α} les théorèmes A et {{rom-maj|C}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], on obtient les théorèmes suivants : {{Interligne|1.5em}} B. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes a un nombre plus petit, un minimum.'' {{Interligne|1.5em}} C. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes, rangés par ordre de grandeur, forme un ensemble bien ordonné.'' {{—|4|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 9bxq86m59q7bbqppx98mblyorjl7otx 15797867 15797865 2026-05-20T11:03:04Z SectionFinale 157126 Correction coquille : une partie telles -> telle 15797867 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki /> {{Interligne|1.5em}} A. ''L’ensemble{{lié}}''{α}'' de tous les nombres de la deuxième classe, rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné.'' ''Démonstration.'' — Désignons par A<sub>α</sub> la réunion de tous les nombres de la ''deuxième'' classe, qui sont plus petits qu’un nombre donné{{lié}}α, ces nombres étant rangés par ordre de grandeur croissante ; A<sub>α</sub> est un ensemble bien ordonné de type {{nobr|α − ω}}. Ceci résulte du théorème{{lié}}H, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]. L’ensemble désigné là par {α′}, de tous les nombres{{lié}}α′ de la ''première'' et de la ''deuxième'' classe est composé de {ν} et de A<sub>α</sub>, de sorte que {{c|{α′} <nowiki>=</nowiki> ({ν}, A<sub>α</sub>) ;|mt=1em}} {{corr|Ajout de "donc" pour éviter que ça ressemble à des fractions|donc}} {{c|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} + {{lignesup|A<sub>α</sub>}}|mb=1em}} {{SA|et comme}} {{c|{{nobr|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> α}} {{em}} {{nobr|{{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> ω}},|m=1em}} {{SA|on a}} {{c|{{lignesup|A<sub>α</sub>}} <nowiki>=</nowiki> α − ω.|m=1em}} Soit J une partie quelconque de {α}, {{corr|telles|telle}} qu’il y ait dans {α} des nombres plus grands que tous les nombres de J. Soit par exemple α<sub>0</sub> un de ces nombres. J est aussi une partie de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> telle qu’au moins le nombre{{lié}}α<sub>0</sub> de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est plus grand que tous les nombres de J. Comme A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est un ensemble bien ordonné, il doit exister ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]]) un nombre{{lié}}α′ de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub>, appartenant donc aussi à {α}, qui va immédiatement après tous les nombres de J. La condition{{lié}}{{rom-maj|II}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], est donc remplie pour {α}, et la condition{{lié}}{{rom-maj|I}} aussi, puisque {α} a le nombre initial{{lié}}ω. — Si l’on applique à l’ensemble bien ordonné{{lié}}{α} les théorèmes A et {{rom-maj|C}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], on obtient les théorèmes suivants : {{Interligne|1.5em}} B. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes a un nombre plus petit, un minimum.'' {{Interligne|1.5em}} C. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes, rangés par ordre de grandeur, forme un ensemble bien ordonné.'' {{—|4|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> lsnhisbas4p8bfd82rjbdr78w3sqwsa 15797868 15797867 2026-05-20T11:09:34Z SectionFinale 157126 Correction de coquille car alpha a le nombre initial 0, c'est A_alpha qui commence par omega. 15797868 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="ElioPrrl" /></noinclude><nowiki /> {{Interligne|1.5em}} A. ''L’ensemble{{lié}}''{α}'' de tous les nombres de la deuxième classe, rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné.'' ''Démonstration.'' — Désignons par A<sub>α</sub> la réunion de tous les nombres de la ''deuxième'' classe, qui sont plus petits qu’un nombre donné{{lié}}α, ces nombres étant rangés par ordre de grandeur croissante ; A<sub>α</sub> est un ensemble bien ordonné de type {{nobr|α − ω}}. Ceci résulte du théorème{{lié}}H, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par14|{{lié|§ 14}}]]. L’ensemble désigné là par {α′}, de tous les nombres{{lié}}α′ de la ''première'' et de la ''deuxième'' classe est composé de {ν} et de A<sub>α</sub>, de sorte que {{c|{α′} <nowiki>=</nowiki> ({ν}, A<sub>α</sub>) ;|mt=1em}} {{corr|Ajout de "donc" pour éviter que ça ressemble à des fractions|donc}} {{c|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> {{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} + {{lignesup|A<sub>α</sub>}}|mb=1em}} {{SA|et comme}} {{c|{{nobr|{{lignesup|<nowiki>{α′}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> α}} {{em}} {{nobr|{{lignesup|<nowiki>{ν}</nowiki>}} <nowiki>=</nowiki> ω}},|m=1em}} {{SA|on a}} {{c|{{lignesup|A<sub>α</sub>}} <nowiki>=</nowiki> α − ω.|m=1em}} Soit J une partie quelconque de {α}, {{corr|telles|telle}} qu’il y ait dans {α} des nombres plus grands que tous les nombres de J. Soit par exemple α<sub>0</sub> un de ces nombres. J est aussi une partie de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> telle qu’au moins le nombre{{lié}}α<sub>0</sub> de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est plus grand que tous les nombres de J. Comme A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub> est un ensemble bien ordonné, il doit exister ([[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]]) un nombre{{lié}}α′ de A<sub>α<sub>0</sub> + 1</sub>, appartenant donc aussi à {α}, qui va immédiatement après tous les nombres de J. La condition{{lié}}{{rom-maj|II}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], est donc remplie pour {α}, et la condition{{lié}}{{rom-maj|I}} aussi, puisque {α} a le nombre initial{{lié}}{{corr|ω|0}}. — Si l’on applique à l’ensemble bien ordonné{{lié}}{α} les théorèmes A et {{rom-maj|C}}, [[Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis/Deuxième article#par12|{{lié|§ 12}}]], on obtient les théorèmes suivants : {{Interligne|1.5em}} B. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes a un nombre plus petit, un minimum.'' {{Interligne|1.5em}} C. ''Tout ensemble de nombres différents des première et deuxième classes, rangés par ordre de grandeur, forme un ensemble bien ordonné.'' {{—|4|m=2em}}<noinclude> <references/></noinclude> 7nscaz8gkirvj30e8o3yehfp4evghmv 15797871 15797868 2026-05-20T11:16:14Z SectionFinale 157126 /* Validée */ 15797871 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="SectionFinale" /></noinclude><nowiki /> {{Interligne|1.5em}} A. ''L’ensemble{{lié}}''{α}'' de tous les nombres de la deuxième classe, rangés par ordre de grandeur croissante, est un ensemble bien ordonné.'' ''Démonstration.'' — Désignons par A<sub>α</sub> la réunion de tous les nombres de la ''deuxième'' classe, qui sont plus petits qu’un nombre donné{{lié}}α, ces nombres étant rangés par ordre de grandeur croissante ; A<sub>α</sub> est un ensemble bien ordonné de type {{nobr|α − ω}}. 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Il semble bien l’avoir cité, Luc, {{rom|vi}}, 28-31, 35, à moins qu’il n’ait emprunté ces passages à la même source que saint Luc. Il paraît avoir connu les Actes des apôtres, témoin le rapport d’idées et de termes qui existe entre les Actes, {{rom|iv}}, 32, et Did., {{rom|iv}}, 8. De l’Évangile de saint Jean il n’existe aucune citation textuelle dans la Didaché ; il y a cependant des ressemblances très frappantes entre les discours de la cène dans saint Jean, {{rom|xiv-xvii}} et les prières eucharistiques dans la Didaché, {{rom|x}}. Ces ressemblances s’expliquent parce fait que la Didaché reproduit les prières eucharistiques, composées d’après la prière sacerdotale de Notre-Seigneur, redite par saint Jean. On a compté 75 références aux Épitres de saint Paul ; aucune n’est textuelle et la plupart sont très vagues. La première Épitre de saint Pierre, {{rom|ii}}, 11, est citée textuellement. Did., I, 4. Nous avons vu plus haut l’usage qui a été fait des livres de l’Ancien Testament. {{refa|8|VIII. {{sc|Conclusion}}.}} En résumé la Doctrine des douze apôtres, manuel élémentaire de religion, écrit dans la deuxième moitié du premier siècle, se place au point de vue tant dogmatique que liturgique entre le Nouveau Testament et les écrits post-apostoliques. Elle a été compilée par un juif converti et présente des traces nombreuses de judaïsme et de dialectique rabbinique. Elle montre comment s’est effectué le passage du judaïsme au christianisme, signale ce qui a été conservé des cérémonies juives et comment s’est opérée la transformation qui leur a infusé une vie nouvelle. Enfin, elle permet de comprendre quel était l’état moral et social des premières communautés chrétiennes ; c’est donc pour les théologiens, les historiens de l’Eglise et les liturgistes un document très précieux. {{P début|90}}Nous citerons seulement les ouvrages les plus importants ; on trouvera une liste plus complète dans E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres, p. 261. — Bryennios Philotheos, {{lang|grc|Διδαχὴ τῶν δώδεκα ἀποστόλων}}, Constantinople, 1883 (édition princeps) ; Funk, Doctrinn duodecim apostotorum, {{in-8°}}, Tubingue, 1887 ; Harnack, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', in-8 Leipzig, 1884 ; ''{{lang|de|Die Apostellehre und die jüdischen beiden Wege}}'', in-12, 1896 ; Harris, The teaching of the twelve apostles, in-’i Baltimore, Londres, 1887 ; Ad. Hilgenfeld, Novum Testamentum extra canonem receptum, fasc. 4% 2— éd., in-8-, Leipzig, 1884 ; Hitchkoek et Brown, Teaching of the twelve apostles, 2’« ’dit., {{in-8°}}, New-York, 1886 ; E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres et ses enseignements, in-8° Paris-Lyon, 1891 ; Majocchi, La dottrina dei dodici apostoti, Modène, in-12, 1886 ; Uinasi, La dottrina del Signore, detta la dottrina dei dodici apostoli, in-8% Rome, 1891 ; von Renesse, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', {{in-8°}}, Cïiessen, 1897 ; Sabatier, La Didaché ou l’enseign des’douze apôtres, in-8 « , Paris, 18a", ; Schaff, The teaching of the twelve apostles or the oldest Church manital, in-8 —, 3{{e}} édit., New-York, 1889 ; Taylor, The teaching o) the ardre apostles. tritli illustrations fromthe Talmud, {{in-8°}}, Cambridge, 1886 ; Wohlenberg, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in ihrem Verhältniss zum neutestamentlichen Schrifttum}}'', {{in-8°}}, Erlangen, 1888 ; J. Schlecbt, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in der Liturgie der katholischen Kirche}}'', Fiïbourg-en-Brisgau, 1900.{{P fin}} {{d|E. Jacquier.|3|sc}} <section end="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/> <section begin="APPARITIONS"/>'''APPARITIONS.''' <br>I. {{refl|1|nosup|num=Notion}}. <br>II. {{refl|2|nosup|num=Espèces}}. <br>III. {{refl|3|nosup|num=Possibilité}}. <br>IV. {{refl|4|nosup|num=Convenance}}. <br>V. {{refl|5|nosup|num=Formes corporelles}}. {{refa|1|I. {{sc|Notion.}}}} Ce nom, dans le langage théologique, désigne toute manifestation sensible d’une personne ou d’un être dont la présence, dans les circonstances ou elle se produit, ne saurait s’expliquer par le cours ordinaire et naturel des choses. En toute rigueur du tenue et d’après l’étymologie, une apparition s’adresse aux yeux de celui qui en est le témoin. Toutefois, d’après l’emploi commun du mot, il n’est pas indispensable que ce qui apparaît soit proprement rendu visible : il suffit que, échappant aux sens ou en vertu de sa nature, comme Dieu et les esprits créés, ou par les conidtions concrètes dans lesquelles il se trouve, comme un homme qu’une distance considérable sépare actuellement de nous, il se révèle pourtant de manière à être perçu par un sens extérieur. On distingue généralement l’''apparition'' de la ''vision'', qui n’implique pas nécessairement l’existence réelle de l’objet perçu, tandis que l’apparition la suppose. Elle diffère donc de la vision purement spirituelle, telle que la vision intuitive de Dieu par les bienheureux, et de la vision simplement imaginaire, qui peut avoir lieu en songe et dans l’état d’extase ou de ravissement. C’est une vision qui est manifeste aux sens extérieurs. Elle est dite apparition par rapport à l’objet qui apparaît au sens, et vision par rapport a ceux qui perçoivent l’objet apparaissant. {{refa|2|II. {{sc|Espèces.}}}} Les apparitions ne peuvent point, si l’on considère le degré de certitude des faits et la nécessité d’assentiment qui en résulte pour le croyant, être placées toutes sur le même rang : il en est qui sont consignées dans l’Écriture et attestées par la parole divine ; d’autres ne nous sont connues que par des documents profanes ou des témoignages historiques plus ou moins authentiques et plus ou moins dignes de foi. ''I. APPARITIONS BIBLQUES.'' La Bible atteste des apparitions de différentes sortes. 1. ''De Dieu''. Des les premiers temps de l’humanité, Dieu lui-mème se révèle sensiblement à l’homme : il converse avec Adam et Eve, Gen., {{rom|ii}}, 16, {{rom|iii}}. 8-24, pour leur défendre de toucher au fruit de l’arbre de la science du bien et du mal, puis pour leur annoncer les suites de leur désobéissance ; il intime à Caïn, Gen., {{rom|iv}}, 9-15, la sentence de condamnation qu’il a encourue en punition du meurtre d’Abel ; il donne ses instructions à Noé, Gen., {{rom|vi}}, 12-21 ; {{rom|viii}}, 15-22 ; {{rom-maj|ix}}, 1-17, avant et après le déluge. Abraham est le premier dont il soit dit expressément que Dieu ''s’est montré'' à lui : il voit le Seigneur d’abord en Mésopotamie, Gen., {{rom-maj|XII}}, 1-3 ; ensuite à Sichem. Gen., {{rom-maj|XII}}, 7 ; puis, lorsqu’il avait déjà atteint l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans. Gen., {{rom|xvii}}, 1-22. Sous le chêne de Mambré, il reçoit la visite de trois étrangers, dont l’un est appelé Adonaï et Jéhovah. Gen., {{rom|xviii}}, 1-33. Dans d’autres faits analogues, le caractère strict de l’apparition est moins évident, notamment dans la vision d’Abraham, Gen., {{rom|XV}}. 1-19, et dans le Songe de Jacob, Gen., {{rom|XXVIII}}. 11-16. Dans la suite des temps, le Seigneur apparaît encore à Isaac, Gen., {{rom|xxvi}}, 2-23, à Jacob, Gen. {{rom|xxxii}}, 24-30, à Moïse, dans le buisson ardent, Exod. {{rom|III}}, 2, et sur le Sinaï, Exod., {{rom|xix}}, 3, enfin à un grand nombre de prophètes. — Dieu s’est aussi montré aux hommes sous une forme symbolique, celle d’une flamme, Gen., {{rom|xv}}, 17 ; Exod., {{rom|ii}}, 3 ; d'une colonne de nuée, Exod., {{rom|xiii}}, 21 ; {{rom|xix}}, 9 ; {{rom|xxxiv}}, 5 ; {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|viii}}, 10 ; {{rom-maj|II}} Par., {{rom|v}}, 13 ; d’un souffle léger, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 12. Le Saint-Esprit est descendu en forme de colombe sur Jésus baptisé au Jourdain, Luc., {{rom|ii}}, 22, et en langues de feu sur les apôtres à la Pentecôte. Act., {{rom|ii}}, 3. 2. ''Des anges.'' La Bible nous parle aussi d’apparitions d’anges. Ainsi, un ange vient consoler Agar dans le désert, Gen., {{rom|xvi}}, 9-13 ; des anges, envoyés pour détruire Sodome, reçoivent l’hospitalité dans la tente d’Abraham, Gen., {{rom|xviii}}, 2-16 ; l’ange Raphaël devient le compagnon de voyage du jeune Tobie, Tob., v. 5-{{rom|xii}}, 22 ; un ange apparaît à Balaam, Num., {{rom|xxii}}, 22 ; à Josué, Jos., {{rom|v}}, 13 ; à Gédéon, Jud., {{rom|vi}}, 11 ; à Manué et à son épouse, Jud., {{rom|xiii}}, 3-6 ; à David sur l'aire d’Ornan le Jébuséen, à celui-ci et à ses fils, {{rom-maj|II}} Reg., {{rom|xxiv}}, 16, 17 ; {{rom-maj|I}} Par., {{rom|xxi}}, 15-21 ; au prophète Élie, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 5-7 ; {{rom-maj|IV}} Reg., {{rom|i}}, 3 ; aux trois jeunes Israélites dans la fournaise ardente, Dan., {{rom|iii}}, 49, 92 ; a Habacuc, Dan., {{rom|xiv}}, 33, etc. Dans le Nouveau Testament, le rôle souvent visible des anges est signalé en bien des endroits. Rappelons seulement les apparitions de Gabriel à Zacharie, Luc., {{rom|i}}, 8-22, et à Marie, Luc., {{rom|i}}. 26-38. Des anges annoncèrent aux bergers de<section end="APPARITIONS"/><noinclude> <references/></noinclude> ghuhq1zwd36fjbgkpf3qswc3f27dllf 15797352 15797348 2026-05-19T15:27:13Z ~2026-30154-72 163181 15797352 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1687|APÔTRES (LA DOCTRINE DES DOUZE) — APPARITIONS|1688 }}</noinclude><section begin="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/>L’auteur de la Didaché ne paraît pas avoir connu l’Évangile de saint Marc ; il ne le cite jamais textuellement, et dans les passages parallèles, qui se retrouvent dans saint Marc, on voit clairement qu’il s’est servi de saint Matthieu. A-t-il connu l’Évangile de saint Luc ? Il semble bien l’avoir cité, Luc, {{rom|vi}}, 28-31, 35, à moins qu’il n’ait emprunté ces passages à la même source que saint Luc. 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Nous avons vu plus haut l’usage qui a été fait des livres de l’Ancien Testament. {{refa|8|VIII. {{sc|Conclusion}}.}} En résumé la Doctrine des douze apôtres, manuel élémentaire de religion, écrit dans la deuxième moitié du premier siècle, se place au point de vue tant dogmatique que liturgique entre le Nouveau Testament et les écrits post-apostoliques. Elle a été compilée par un juif converti et présente des traces nombreuses de judaïsme et de dialectique rabbinique. Elle montre comment s’est effectué le passage du judaïsme au christianisme, signale ce qui a été conservé des cérémonies juives et comment s’est opérée la transformation qui leur a infusé une vie nouvelle. Enfin, elle permet de comprendre quel était l’état moral et social des premières communautés chrétiennes ; c’est donc pour les théologiens, les historiens de l’Eglise et les liturgistes un document très précieux. {{P début|90}}Nous citerons seulement les ouvrages les plus importants ; on trouvera une liste plus complète dans E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres, p. 261. — Bryennios Philotheos, {{lang|grc|Διδαχὴ τῶν δώδεκα ἀποστόλων}}, Constantinople, 1883 (édition princeps) ; Funk, Doctrinn duodecim apostotorum, {{in-8°}}, Tubingue, 1887 ; Harnack, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', in-8 Leipzig, 1884 ; ''{{lang|de|Die Apostellehre und die jüdischen beiden Wege}}'', in-12, 1896 ; Harris, The teaching of the twelve apostles, in-’i Baltimore, Londres, 1887 ; Ad. Hilgenfeld, Novum Testamentum extra canonem receptum, fasc. 4% 2— éd., in-8-, Leipzig, 1884 ; Hitchkoek et Brown, Teaching of the twelve apostles, 2’« ’dit., {{in-8°}}, New-York, 1886 ; E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres et ses enseignements, in-8° Paris-Lyon, 1891 ; Majocchi, La dottrina dei dodici apostoti, Modène, in-12, 1886 ; Uinasi, La dottrina del Signore, detta la dottrina dei dodici apostoli, in-8% Rome, 1891 ; von Renesse, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', {{in-8°}}, Cïiessen, 1897 ; Sabatier, La Didaché ou l’enseign des’douze apôtres, in-8 « , Paris, 18a", ; Schaff, The teaching of the twelve apostles or the oldest Church manital, in-8 —, 3{{e}} édit., New-York, 1889 ; Taylor, The teaching o) the ardre apostles. tritli illustrations fromthe Talmud, {{in-8°}}, Cambridge, 1886 ; Wohlenberg, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in ihrem Verhältniss zum neutestamentlichen Schrifttum}}'', {{in-8°}}, Erlangen, 1888 ; J. Schlecbt, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in der Liturgie der katholischen Kirche}}'', Fiïbourg-en-Brisgau, 1900.{{P fin}} {{d|E. 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''Des anges.'' La Bible nous parle aussi d’apparitions d’anges. Ainsi, un ange vient consoler Agar dans le désert, Gen., {{rom|xvi}}, 9-13 ; des anges, envoyés pour détruire Sodome, reçoivent l’hospitalité dans la tente d’Abraham, Gen., {{rom|xviii}}, 2-16 ; l’ange Raphaël devient le compagnon de voyage du jeune Tobie, Tob., v. 5-{{rom|xii}}, 22 ; un ange apparaît à Balaam, Num., {{rom|xxii}}, 22 ; à Josué, Jos., {{rom|v}}, 13 ; à Gédéon, Jud., {{rom|vi}}, 11 ; à Manué et à son épouse, Jud., {{rom|xiii}}, 3-6 ; à David sur l’aire d’Ornan le Jébuséen, à celui-ci et à ses fils, {{rom-maj|II}} Reg., {{rom|xxiv}}, 16, 17 ; {{rom-maj|I}} Par., {{rom|xxi}}, 15-21 ; au prophète Élie, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 5-7 ; {{rom-maj|IV}} Reg., {{rom|i}}, 3 ; aux trois jeunes Israélites dans la fournaise ardente, Dan., {{rom|iii}}, 49, 92 ; a Habacuc, Dan., {{rom|xiv}}, 33, etc. Dans le Nouveau Testament, le rôle souvent visible des anges est signalé en bien des endroits. Rappelons seulement les apparitions de Gabriel à Zacharie, Luc., {{rom|i}}, 8-22, et à Marie, Luc., {{rom|i}}. 26-38. Des anges annoncèrent aux bergers de<section end="APPARITIONS"/><noinclude> <references/></noinclude> aq0nkbqm9v2h9skdhr93l4yj3p6ceim 15797353 15797352 2026-05-19T15:29:05Z Sicarov 121895 15797353 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1687|APÔTRES (LA DOCTRINE DES DOUZE) — APPARITIONS|1688 }}</noinclude> <section begin="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/>L’auteur de la Didaché ne paraît pas avoir connu l’Évangile de saint Marc ; il ne le cite jamais textuellement, et dans les passages parallèles, qui se retrouvent dans saint Marc, on voit clairement qu’il s’est servi de saint Matthieu. A-t-il connu l’Évangile de saint Luc ? Il semble bien l’avoir cité, Luc, {{rom|vi}}, 28-31, 35, à moins qu’il n’ait emprunté ces passages à la même source que saint Luc. Il paraît avoir connu les Actes des apôtres, témoin le rapport d’idées et de termes qui existe entre les Actes, {{rom|iv}}, 32, et Did., {{rom|iv}}, 8. De l’Évangile de saint Jean il n’existe aucune citation textuelle dans la Didaché ; il y a cependant des ressemblances très frappantes entre les discours de la cène dans saint Jean, {{rom|xiv-xvii}} et les prières eucharistiques dans la Didaché, {{rom|x}}. Ces ressemblances s’expliquent par ce fait que la Didaché reproduit les prières eucharistiques, composées d’après la prière sacerdotale de Notre-Seigneur, redite par saint Jean. On a compté 75 références aux Épîtres de saint Paul ; aucune n’est textuelle et la plupart sont très vagues. La première Épître de saint Pierre, {{rom|ii}}, 11, est citée textuellement. Did., I, 4. Nous avons vu plus haut l’usage qui a été fait des livres de l’Ancien Testament. {{refa|8|VIII. {{sc|Conclusion}}.}} En résumé la Doctrine des douze apôtres, manuel élémentaire de religion, écrit dans la deuxième moitié du premier siècle, se place au point de vue tant dogmatique que liturgique entre le Nouveau Testament et les écrits post-apostoliques. Elle a été compilée par un juif converti et présente des traces nombreuses de judaïsme et de dialectique rabbinique. Elle montre comment s’est effectué le passage du judaïsme au christianisme, signale ce qui a été conservé des cérémonies juives et comment s’est opérée la transformation qui leur a infusé une vie nouvelle. Enfin, elle permet de comprendre quel était l’état moral et social des premières communautés chrétiennes ; c’est donc pour les théologiens, les historiens de l’Eglise et les liturgistes un document très précieux. {{P début|90}}Nous citerons seulement les ouvrages les plus importants ; on trouvera une liste plus complète dans E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres, p. 261. — Bryennios Philotheos, {{lang|grc|Διδαχὴ τῶν δώδεκα ἀποστόλων}}, Constantinople, 1883 (édition princeps) ; Funk, Doctrinn duodecim apostotorum, {{in-8°}}, Tubingue, 1887 ; Harnack, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', in-8 Leipzig, 1884 ; ''{{lang|de|Die Apostellehre und die jüdischen beiden Wege}}'', in-12, 1896 ; Harris, The teaching of the twelve apostles, in-’i Baltimore, Londres, 1887 ; Ad. Hilgenfeld, Novum Testamentum extra canonem receptum, fasc. 4% 2— éd., in-8-, Leipzig, 1884 ; Hitchkoek et Brown, Teaching of the twelve apostles, 2’« ’dit., {{in-8°}}, New-York, 1886 ; E. Jacquier, La doctrine des douze apôtres et ses enseignements, in-8° Paris-Lyon, 1891 ; Majocchi, La dottrina dei dodici apostoti, Modène, in-12, 1886 ; Uinasi, La dottrina del Signore, detta la dottrina dei dodici apostoli, in-8% Rome, 1891 ; von Renesse, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel}}'', {{in-8°}}, Cïiessen, 1897 ; Sabatier, La Didaché ou l’enseign des’douze apôtres, in-8 « , Paris, 18a", ; Schaff, The teaching of the twelve apostles or the oldest Church manital, in-8 —, 3{{e}} édit., New-York, 1889 ; Taylor, The teaching o) the ardre apostles. tritli illustrations fromthe Talmud, {{in-8°}}, Cambridge, 1886 ; Wohlenberg, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in ihrem Verhältniss zum neutestamentlichen Schrifttum}}'', {{in-8°}}, Erlangen, 1888 ; J. Schlecbt, ''{{lang|de|Die Lehre der zwölf Apostel in der Liturgie der katholischen Kirche}}'', Fiïbourg-en-Brisgau, 1900.{{P fin}} {{d|E. Jacquier.|3|sc}} <section end="APÔTRES (La Doctrine des douze)"/> <section begin="APPARITIONS"/>'''APPARITIONS.''' <br>I. {{refl|1|nosup|num=Notion}}. <br>II. {{refl|2|nosup|num=Espèces}}. <br>III. {{refl|3|nosup|num=Possibilité}}. <br>IV. {{refl|4|nosup|num=Convenance}}. <br>V. {{refl|5|nosup|num=Formes corporelles}}. {{refa|1|I. {{sc|Notion.}}}} Ce nom, dans le langage théologique, désigne toute manifestation sensible d’une personne ou d’un être dont la présence, dans les circonstances ou elle se produit, ne saurait s’expliquer par le cours ordinaire et naturel des choses. En toute rigueur du tenue et d’après l’étymologie, une apparition s’adresse aux yeux de celui qui en est le témoin. Toutefois, d’après l’emploi commun du mot, il n’est pas indispensable que ce qui apparaît soit proprement rendu visible : il suffit que, échappant aux sens ou en vertu de sa nature, comme Dieu et les esprits créés, ou par les conidtions concrètes dans lesquelles il se trouve, comme un homme qu’une distance considérable sépare actuellement de nous, il se révèle pourtant de manière à être perçu par un sens extérieur. On distingue généralement l’''apparition'' de la ''vision'', qui n’implique pas nécessairement l’existence réelle de l’objet perçu, tandis que l’apparition la suppose. Elle diffère donc de la vision purement spirituelle, telle que la vision intuitive de Dieu par les bienheureux, et de la vision simplement imaginaire, qui peut avoir lieu en songe et dans l’état d’extase ou de ravissement. C’est une vision qui est manifeste aux sens extérieurs. Elle est dite apparition par rapport à l’objet qui apparaît au sens, et vision par rapport a ceux qui perçoivent l’objet apparaissant. {{refa|2|II. {{sc|Espèces.}}}} Les apparitions ne peuvent point, si l’on considère le degré de certitude des faits et la nécessité d’assentiment qui en résulte pour le croyant, être placées toutes sur le même rang : il en est qui sont consignées dans l’Écriture et attestées par la parole divine ; d’autres ne nous sont connues que par des documents profanes ou des témoignages historiques plus ou moins authentiques et plus ou moins dignes de foi. ''I. APPARITIONS BIBLQUES.'' La Bible atteste des apparitions de différentes sortes. 1. ''De Dieu''. Des les premiers temps de l’humanité, Dieu lui-mème se révèle sensiblement à l’homme : il converse avec Adam et Ève, Gen., {{rom|ii}}, 16, {{rom|iii}}. 8-24, pour leur défendre de toucher au fruit de l’arbre de la science du bien et du mal, puis pour leur annoncer les suites de leur désobéissance ; il intime à Caïn, Gen., {{rom|iv}}, 9-15, la sentence de condamnation qu’il a encourue en punition du meurtre d’Abel ; il donne ses instructions à Noé, Gen., {{rom|vi}}, 12-21 ; {{rom|viii}}, 15-22 ; {{rom-maj|ix}}, 1-17, avant et après le déluge. Abraham est le premier dont il soit dit expressément que Dieu ''s’est montré'' à lui : il voit le Seigneur d’abord en Mésopotamie, Gen., {{rom-maj|XII}}, 1-3 ; ensuite à Sichem. Gen., {{rom-maj|XII}}, 7 ; puis, lorsqu’il avait déjà atteint l’âge de quatre-vingt-dix-neuf ans. Gen., {{rom|xvii}}, 1-22. Sous le chêne de Mambré, il reçoit la visite de trois étrangers, dont l’un est appelé Adonaï et Jéhovah. Gen., {{rom|xviii}}, 1-33. Dans d’autres faits analogues, le caractère strict de l’apparition est moins évident, notamment dans la vision d’Abraham, Gen., {{rom|XV}}. 1-19, et dans le Songe de Jacob, Gen., {{rom|XXVIII}}. 11-16. Dans la suite des temps, le Seigneur apparaît encore à Isaac, Gen., {{rom|xxvi}}, 2-23, à Jacob, Gen. {{rom|xxxii}}, 24-30, à Moïse, dans le buisson ardent, Exod. {{rom|III}}, 2, et sur le Sinaï, Exod., {{rom|xix}}, 3, enfin à un grand nombre de prophètes. — Dieu s’est aussi montré aux hommes sous une forme symbolique, celle d’une flamme, Gen., {{rom|xv}}, 17 ; Exod., {{rom|ii}}, 3 ; d’une colonne de nuée, Exod., {{rom|xiii}}, 21 ; {{rom|xix}}, 9 ; {{rom|xxxiv}}, 5 ; {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|viii}}, 10 ; {{rom-maj|II}} Par., {{rom|v}}, 13 ; d’un souffle léger, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 12. Le Saint-Esprit est descendu en forme de colombe sur Jésus baptisé au Jourdain, Luc., {{rom|ii}}, 22, et en langues de feu sur les apôtres à la Pentecôte. Act., {{rom|ii}}, 3. 2. ''Des anges.'' La Bible nous parle aussi d’apparitions d’anges. Ainsi, un ange vient consoler Agar dans le désert, Gen., {{rom|xvi}}, 9-13 ; des anges, envoyés pour détruire Sodome, reçoivent l’hospitalité dans la tente d’Abraham, Gen., {{rom|xviii}}, 2-16 ; l’ange Raphaël devient le compagnon de voyage du jeune Tobie, Tob., v. 5-{{rom|xii}}, 22 ; un ange apparaît à Balaam, Num., {{rom|xxii}}, 22 ; à Josué, Jos., {{rom|v}}, 13 ; à Gédéon, Jud., {{rom|vi}}, 11 ; à Manué et à son épouse, Jud., {{rom|xiii}}, 3-6 ; à David sur l’aire d’Ornan le Jébuséen, à celui-ci et à ses fils, {{rom-maj|II}} Reg., {{rom|xxiv}}, 16, 17 ; {{rom-maj|I}} Par., {{rom|xxi}}, 15-21 ; au prophète Élie, {{rom-maj|III}} Reg., {{rom|xix}}, 5-7 ; {{rom-maj|IV}} Reg., {{rom|i}}, 3 ; aux trois jeunes Israélites dans la fournaise ardente, Dan., {{rom|iii}}, 49, 92 ; a Habacuc, Dan., {{rom|xiv}}, 33, etc. Dans le Nouveau Testament, le rôle souvent visible des anges est signalé en bien des endroits. Rappelons seulement les apparitions de Gabriel à Zacharie, Luc., {{rom|i}}, 8-22, et à Marie, Luc., {{rom|i}}. 26-38. Des anges annoncèrent aux bergers de <section end="APPARITIONS"/><noinclude> <references/></noinclude> rqsfq8gn5cykenxhg5uvbawkrs94mui Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.2.djvu/98 104 3835177 15797360 15656149 2026-05-19T15:40:47Z Sicarov 121895 15797360 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|IG91|APPARITIONS APPÉTIT|1092}}</noinclude><section begin="APPARITIONS"/><nowiki/> faitement libre des voies diverses par lesquelles il peut conduire les âmes à la vérité et les attirer à lui. C’est un fait d’expérience que non seulement de rares individualités, mais des foules innombrables, peu sensibles aux prédications, aux exhortations et à tous les moyens ordinaires de l’action religieuse, sont profondément remuces par des manifestations célestes. Les unes, sous le coup d’un événement de cette sorte, abandonnent une vie d’indifférence, d’impiété ou de désordres ; d’autres, qui se portaient péniblement et sans ardeur à l’accomplissement de leurs obligations les plus strictes, ou qui vivaient dans la tiédeur, se trouvent, par une cause semblable, subiteinent transformées et capables des efforts les plus méritoires, des vertus les plus héroïques. Tel, jadis, un saint Paul ; telle, plus récemment, une sainte Térése ; telles des légions de saints et de saintes. Loin donc que les apparitions soient inutiles ou indignes de Dieu, elles ont de grands avantages et elles témoignent de la bonté du créateur : elles montrent à l’œuvre cette inellable providence qui dispose tout avec autant de suavité que de force ; elles sont pour l’homme un des moyens de connaître sûrement la religion révélée, c’est à-dire la seule voie par laquelle il pourra parvenir au salut éternel, ou un stimulant, un facteur de cette perfection morale, la plus haute à laquelle il lui soit donné de prétendre, parce que, dès cette vie, elle le rapproche de la perfection divine et devient pour lui un titre à une somme plus considérable de gloire et de félicité dans la vie future. {{refa|5|V. {{sc|Formes corporelles}}.}} 1. ''Diversité''. C’est le plus souvent revêtus de la forme humaine que Dieu et les anges ont apparu, et cette manière semble cadrer parfaitement à leur but, qui est d’entrer en relation avec les hommes, de leur parler, de les instruire. Parfois, cependant, ils se sont montrés sous des enveloppes diverses, surtout en empruntant les dehors de choses qui prennent facilement une signification symbolique. Le Saint-Esprit a apparu sous la forme d’une colombe, au baptême de Notre-Seigneur, et sous celle de langues de feu, au jour de la Pentecôte. Aucune de ces diversités dans les manifestations extérieures de purs esprits, aucun de ces rapprochements entre Dieu et une créature visible, n’a rien qui répugne à la raison ; il n’y a même en tout cela rien qui puisse nous étonner beaucoup, quand on pense que, dans l’incarnation, la seconde personne de la sainte Trinité a contracté avec la nature humaine une union hypostatique. Est-il besoin d’ajouter que, dans les apparitions, nulle raison ne nous contraint à admettre ou n’indique une union aussi intime ? S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|XLIII}}, a. 7 ; III{{e|a}}, q. {{rom|xxxix}}, a. 6-8 ; Gonet, ''stypeus theologiæ thomisticæ'', tr. VI. disp. X. digressio v, 3e édit., Paris, 1669, t. {{rom|ii}}, {{pg|270}}-276. — 2. Réalité. Sur la nature intime des corps, humains ou autres, que prennent les esprits qui apparaissent, il est impossible d’arriver à une certitude absolue et même de formuler un jugement conjectural qui embrasse tous les cas. Saint Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|li}}, a. 2 admet la réalité objective des corps sous lesquels les anges se sont montrés aux hommes. Il remarque justement que des impressions imaginaires n’auraient pu affecter de la même façon et en même temps un grand nombre de spectateurs. Il faut toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad Qum el a. 3, se garder de croire à une union hypostatique ou à une union proprement vitale de ces esprits célestes avec des enveloppes charnelles. Cf. Gonet, ''stypeus theol. thomist.'', tr. VII, disp. III, {{t.|1}}, {{pg|329}}-331. Parlant des apparitions du Christ après sa résurrection et après son ascension, Sum, theol., III{{e|a}}, q. {{rom|LIV}}, a. 1 ; q. {{rom|lvii}}, a. 6, ad 3{{e|um}}, il reconnait à la fois la réalité du corps apparaissant et son identité avec le corps né de la Vierge Marie et élevé à la droite du Père. Sans cette identité, dit-il, il n’y aurait pas eu résurrection au sens propre et rigoureux du mot, 1692 et sans cette réalité, que vaudrait la preuve de la résurrection ainsi résumée par saint Paul, I Cor., {{rom|xv}}, 8 : « Enfin, aprés tous les autres, il s’est montré aussi moi, comme à l’avorton » ? Des théologiens pensent qu’il en a été de même dans les apparitions de la sainte Vierge. La mère de Dieu, ayant repris son corps naturel au jour de sa glorieuse assomption, se montre aux hommes dans la réalité de son corps ressuscite. Puisque le prophète Élie n’est pas mort, c’est aussi dans son propre corps qu’il a pu apparaitre sur le Thabor. Matth.. {{rom-maj|XVII}}, 3. Quant aux apparitions des morts, le docteur angélique, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|LXXXIX}}, a. 8, ad 1{{e|um}} ; II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xcv}}, a. 4.ad 1{{e|um}} ; q. {{rom|CLXXIV}}, a. 5, ad 4{{e|um}}, propose diverses explications de l’apparition de l’âme de Samuel à Saul ; il ne lui parait pas impossible que, Dieu le voulant, cette âme ait réellement apparu au roi qui la faisait évoquer. Ailleurs, ''Sum. theol.'', Suppl., q. {{rom|LXIX}}, a. 3, il se demande si les åmes des défunts peuvent sortir du paradis ou de l’enfer. Si elles ne peuvent en sortir naturellement, même pour un temps, elles le peuvent eu vertu d’une disposition spéciale de la providence, les saints, toutes les fois qu’ils le veulent, les damnés, quelquefois seulement et avec la permission de Dieu. Toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad 3{{e|um}}, elles ne seront pas toujours réellement présentes au lieu où elles apparaissent, car ces apparitions ont lieu souvent en songe ou à l’état de veille, par l’opération des bons ou des mauvais anges, aussi bien que celles des hommes vivants à d’autres vivants. Benoît {{rom-maj|XIV}}, ''De servorum Dei beatificat. et canonizatione.l.{{lié}}{{rom-maj|III}}'', c.{{lié}}1, Opera, 3º édit., Venise, 1767, {{t.|111}}. {{pg|259}}-265 ; Schram, Theologie mystique, trad. frane.. 2 édit., Paris, 1879, {{t.|11}}, {{pg|247}}-265 ; Bergier, ''Dictionnaire de théologie'', Toulouse, 1819, {{t.|i}}, {{pg|220}}-227 ; ''Kirchenlexikon'', {{2o}} édit., t. {{rom|vi}}, Fribourg-en— Brisgau, 1886, {{col.}}841-852 ; Jaugey. Dictionnaire apologétique de la foi catholique, Paris, 1879. {{col.}}252-255 ; dom Maréchaux, ''La réalité des apparitions angéliques'', Paris, 1901. <section end="APPARITIONS"/> <section begin="APPEL"/><nowiki/> '''APPEL'''. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/PAPE|{{sc|Pape}}]] et [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/CONCILE|{{sc|Concile}}]]. <section end="APPEL"/> <section begin="APPELANTS"/><nowiki/> '''APPELANTS'''. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/JANSÉNISME|{{sc|Jansénisme}}]]. {{d|J. Forget.|3|sc}} <section end="APPELANTS"/> <section begin="APPÉTIT"/><nowiki/> '''APPÉTIT suivant la doctrine de saint Thomas d’Aquin'''. Nous traiterons ce sujet en cinq points en développant de préférence les aspects et applications théologiques dont il est l’occasion. — I. {{refl|1|nosup|num=Définitions}}. II. {{refl|2|nosup|num=Appétit sensitif et appétit volontaire}}. III. {{refl|3|nosup|num=Appétit irascible et concupiscible}}. IV. {{refl|4|nosup|num=Appétit naturel et élicite}}. V. {{refl|5|nosup|num=Applications aux rapports de la nature et de la grâce}}. I. {{refa|1|{{sc|Définitions}}}}. ''I. NOTION.'' — Le mot appétit, {{grec}}&pet, ''Ethic.'', l. VI. c.{{lié}}{{rom-maj|II}}, désigne dans la langue scolastique l’inclination propre aux êtres qui n’ont pas ce qu’ils peuvent ou doivent avoir. ''{{lang|la|Appetitus nihil est aliud quam inclinatio appetentis in aliquid}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|viii}}, a. 1. ''{{lang|la|Appetitus autem omnis est propter indigentiam qui a est non habiti}}''. S. Thomas, 1, ''Phys.'', lect. {{rom|xv}}. La tendance appétitive se rencontre tantôt à l’état potentiel, tantôt à l’état actuel. ''{{lang|la|Appetitus est nomen potentiæ et nomen actus}}''. S. Thomas, ''IV Sent.'', l. III, dist. {{rom|XXIV}}, q. {{rom|ii}}, a. 1, sol 1, ad 5{{e|um}}. On peut réserver à ce deuxième état le nom d’appétition. A l’état potentiel on distingue : {{1o}} l’appétit naturel conséquent à toute nature et qui en est la propriété transcendantale : ''{{lang|la|appetitus naturalis est inclinatio cujuslibet rei ex natura sua ; unde naturait appetitu quælibet potentia desiderat sibi conveniens}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|IXXVIII}}, a. 1. ad aussi. Tel est l’appétit, de la matière première pour la forme, de la volonté pour le bien, de l’intelligence pour le vrai, etc. Cette sorte d’appétit ne forme pas une puissance spéciale des êtres : elle ne se confond pas cependant avec l’ordination essentielle à la nature : ''{{lang|la|est aliud natura ipsa quam inclinatio naturæ}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', 14, q. {{rom|lx}}, a. 1. Elle en est lap-<section end="APPÉTIT"/><noinclude> <references/></noinclude> k4y0b28ikq1xgxgxlhts8flvs30o7nb 15797367 15797360 2026-05-19T15:56:11Z ~2026-30154-72 163181 15797367 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1691|APPARITIONS APPÉTIT|1692}}</noinclude>{{tiret2|par|faitement}} libre des voies diverses par lesquelles il peut conduire les âmes à la vérité et les attirer à lui. C’est un fait d’expérience que non seulement de rares individualités, mais des foules innombrables, peu sensibles aux prédications, aux exhortations et à tous les moyens ordinaires de l’action religieuse, sont profondément remuées par des manifestations célestes. Les unes, sous le coup d’un événement de cette sorte, abandonnent une vie d’indifférence, d’impiété ou de désordres ; d’autres, qui se portaient péniblement et sans ardeur à l’accomplissement de leurs obligations les plus strictes, ou qui vivaient dans la tiédeur, se trouvent, par une cause semblable, subitement transformées et capables des efforts les plus méritoires, des vertus les plus héroïques. Tel, jadis, un saint Paul ; telle, plus récemment, une sainte Thérése ; telles des légions de saints et de saintes. Loin donc que les apparitions soient inutiles ou indignes de Dieu, elles ont de grands avantages et elles témoignent de la bonté du créateur : elles montrent à l’œuvre cette ineffable providence qui dispose tout avec autant de suavité que de force ; elles sont pour l’homme un des moyens de connaître sûrement la religion révélée, c’est-à-dire la seule voie par laquelle il pourra parvenir au salut éternel, ou un stimulant, un facteur de cette perfection morale, la plus haute à laquelle il lui soit donné de prétendre, parce que, dès cette vie, elle le rapproche de la perfection divine et devient pour lui un titre à une somme plus considérable de gloire et de félicité dans la vie future. {{refa|5|V. {{sc|Formes corporelles}}.}} 1. ''Diversité''. C’est le plus souvent revêtus de la forme humaine que Dieu et les anges ont apparu, et cette manière semble cadrer parfaitement à leur but, qui est d’entrer en relation avec les hommes, de leur parler, de les instruire. Parfois, cependant, ils se sont montrés sous des enveloppes diverses, surtout en empruntant les dehors de choses qui prennent facilement une signification symbolique. Le Saint-Esprit a apparu sous la forme d’une colombe, au baptême de Notre-Seigneur, et sous celle de langues de feu, au jour de la Pentecôte. Aucune de ces diversités dans les manifestations extérieures de purs esprits, aucun de ces rapprochements entre Dieu et une créature visible, n’a rien qui répugne à la raison ; il n’y a même en tout cela rien qui puisse nous étonner beaucoup, quand on pense que, dans l’incarnation, la seconde personne de la sainte Trinité a contracté avec la nature humaine une union hypostatique. Est-il besoin d’ajouter que, dans les apparitions, nulle raison ne nous contraint à admettre ou n’indique une union aussi intime ? S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|XLIII}}, a. 7 ; III{{e|a}}, q. {{rom|xxxix}}, a. 6-8 ; Gonet, ''stypeus theologiæ thomisticæ'', tr. VI. disp. X. digressio v, 3e édit., Paris, 1669, t. {{rom|ii}}, {{pg|270}}-276. 2. ''Réalité''. Sur la nature intime des corps, humains ou autres, que prennent les esprits qui apparaissent, il est impossible d’arriver à une certitude absolue et même de formuler un jugement conjectural qui embrasse tous les cas. Saint Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|li}}, a. 2 admet la réalité objective des corps sous lesquels les anges se sont montrés aux hommes. Il remarque justement que des impressions imaginaires n’auraient pu affecter de la même façon et en même temps un grand nombre de spectateurs. Il faut toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad Qum el a. 3, se garder de croire à une union hypostatique ou à une union proprement vitale de ces esprits célestes avec des enveloppes charnelles. Cf. Gonet, ''stypeus theol. thomist.'', tr. VII, disp. III, {{t.|1}}, {{pg|329}}-331. Parlant des apparitions du Christ après sa résurrection et après son ascension, Sum, theol., III{{e|a}}, q. {{rom|LIV}}, a. 1 ; q. {{rom|lvii}}, a. 6, ad 3{{e|um}}, il reconnaît à la fois la réalité du corps apparaissant et son identité avec le corps né de la Vierge Marie et élevé à la droite du Père. Sans cette identité, dit-il, il n’y aurait pas eu résurrection au sens propre et rigoureux du mot, 1692 et sans cette réalité, que vaudrait la preuve de la résurrection ainsi résumée par saint Paul, I Cor., {{rom|xv}}, 8 : « Enfin, après tous les autres, il s’est montré aussi moi, comme à l’avorton » ? Des théologiens pensent qu’il en a été de même dans les apparitions de la sainte Vierge. La mère de Dieu, ayant repris son corps naturel au jour de sa glorieuse assomption, se montre aux hommes dans la réalité de son corps ressuscite. Puisque le prophète Élie n’est pas mort, c’est aussi dans son propre corps qu’il a pu apparaitre sur le Thabor. Matth.. {{rom-maj|XVII}}, 3. Quant aux apparitions des morts, le docteur angélique, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|LXXXIX}}, a. 8, ad 1{{e|um}} ; II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|xcv}}, a. 4.ad 1{{e|um}} ; q. {{rom|CLXXIV}}, a. 5, ad 4{{e|um}}, propose diverses explications de l’apparition de l’âme de Samuel à Saul ; il ne lui paraît pas impossible que, Dieu le voulant, cette âme ait réellement apparu au roi qui la faisait évoquer. Ailleurs, ''Sum. theol.'', Suppl., q. {{rom|LXIX}}, a. 3, il se demande si les âmes des défunts peuvent sortir du paradis ou de l’enfer. Si elles ne peuvent en sortir naturellement, même pour un temps, elles le peuvent eu vertu d’une disposition spéciale de la providence, les saints, toutes les fois qu’ils le veulent, les damnés, quelquefois seulement et avec la permission de Dieu. Toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad 3{{e|um}}, elles ne seront pas toujours réellement présentes au lieu où elles apparaissent, car ces apparitions ont lieu souvent en songe ou à l’état de veille, par l’opération des bons ou des mauvais anges, aussi bien que celles des hommes vivants à d’autres vivants. Benoît {{rom-maj|XIV}}, ''De servorum Dei beatificat. et canonizatione.l.{{lié}}{{rom-maj|III}}'', c.{{lié}}1, Opera, 3º édit., Venise, 1767, {{t.|111}}. {{pg|259}}-265 ; Schram, Theologie mystique, trad. frane.. 2 édit., Paris, 1879, {{t.|11}}, {{pg|247}}-265 ; Bergier, ''Dictionnaire de théologie'', Toulouse, 1819, {{t.|i}}, {{pg|220}}-227 ; ''Kirchenlexikon'', {{2o}} édit., t. {{rom|vi}}, Fribourg-en— Brisgau, 1886, {{col.}}841-852 ; Jaugey. Dictionnaire apologétique de la foi catholique, Paris, 1879. {{col.}}252-255 ; dom Maréchaux, ''La réalité des apparitions angéliques'', Paris, 1901. <section begin="APPEL"/><nowiki/> '''APPEL'''. 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A l’état potentiel on distingue : {{1o}} l’appétit naturel conséquent à toute nature et qui en est la propriété transcendantale : ''{{lang|la|appetitus naturalis est inclinatio cujuslibet rei ex natura sua ; unde naturait appetitu quælibet potentia desiderat sibi conveniens}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|IXXVIII}}, a. 1. ad aussi. Tel est l’appétit, de la matière première pour la forme, de la volonté pour le bien, de l’intelligence pour le vrai, etc. Cette sorte d’appétit ne forme pas une puissance spéciale des êtres : elle ne se confond pas cependant avec l’ordination essentielle à la nature : ''{{lang|la|est aliud natura ipsa quam inclinatio naturæ}}''. S. Thomas, ''Sum. theol.'', 14, q. {{rom|lx}}, a. 1. 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Les unes, sous le coup d’un événement de cette sorte, abandonnent une vie d’indifférence, d’impiété ou de désordres ; d’autres, qui se portaient péniblement et sans ardeur à l’accomplissement de leurs obligations les plus strictes, ou qui vivaient dans la tiédeur, se trouvent, par une cause semblable, subitement transformées et capables des efforts les plus méritoires, des vertus les plus héroïques. Tel, jadis, un saint Paul ; telle, plus récemment, une sainte Thérése ; telles des légions de saints et de saintes. Loin donc que les apparitions soient inutiles ou indignes de Dieu, elles ont de grands avantages et elles témoignent de la bonté du créateur : elles montrent à l’œuvre cette ineffable providence qui dispose tout avec autant de suavité que de force ; elles sont pour l’homme un des moyens de connaître sûrement la religion révélée, c’est-à-dire la seule voie par laquelle il pourra parvenir au salut éternel, ou un stimulant, un facteur de cette perfection morale, la plus haute à laquelle il lui soit donné de prétendre, parce que, dès cette vie, elle le rapproche de la perfection divine et devient pour lui un titre à une somme plus considérable de gloire et de félicité dans la vie future. {{refa|5|V. {{sc|Formes corporelles}}.}} 1. ''Diversité''. C’est le plus souvent revêtus de la forme humaine que Dieu et les anges ont apparu, et cette manière semble cadrer parfaitement à leur but, qui est d’entrer en relation avec les hommes, de leur parler, de les instruire. Parfois, cependant, ils se sont montrés sous des enveloppes diverses, surtout en empruntant les dehors de choses qui prennent facilement une signification symbolique. Le Saint-Esprit a apparu sous la forme d’une colombe, au baptême de Notre-Seigneur, et sous celle de langues de feu, au jour de la Pentecôte. Aucune de ces diversités dans les manifestations extérieures de purs esprits, aucun de ces rapprochements entre Dieu et une créature visible, n’a rien qui répugne à la raison ; il n’y a même en tout cela rien qui puisse nous étonner beaucoup, quand on pense que, dans l’incarnation, la seconde personne de la sainte Trinité a contracté avec la nature humaine une union hypostatique. Est-il besoin d’ajouter que, dans les apparitions, nulle raison ne nous contraint à admettre ou n’indique une union aussi intime ? S. Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|XLIII}}, a. 7 ; III{{e|a}}, q. {{rom|xxxix}}, a. 6-8 ; Gonet, ''stypeus theologiæ thomisticæ'', tr. VI. disp. X. digressio v, 3e édit., Paris, 1669, t. {{rom|ii}}, {{pg|270}}-276. 2. ''Réalité''. Sur la nature intime des corps, humains ou autres, que prennent les esprits qui apparaissent, il est impossible d’arriver à une certitude absolue et même de formuler un jugement conjectural qui embrasse tous les cas. Saint Thomas, ''Sum. theol.'', I{{e|a}}, q. {{rom|li}}, a. 2 admet la réalité objective des corps sous lesquels les anges se sont montrés aux hommes. Il remarque justement que des impressions imaginaires n’auraient pu affecter de la même façon et en même temps un grand nombre de spectateurs. Il faut toutefois, ajoute-t-il, ''ibid.'', ad Qum el a. 3, se garder de croire à une union hypostatique ou à une union proprement vitale de ces esprits célestes avec des enveloppes charnelles. Cf. Gonet, ''stypeus theol. thomist.'', tr. VII, disp. III, {{t.|1}}, {{pg|329}}-331. 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line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "15." } << \set Staff.midiInstrument = "bagpipe" \key g \major \time 6/8 \relative c' { \partial 4. d4 8 | g4 fis8 e4 fis8 | g4 r8 a4 b8 | a4 g8 fis4 e8 | d4 r8 g4 b8 | a4 b8 g4 b8 | a4 r8 g4 b8 | a4 b8 g4 b8 | a4 r8 a4 b8 | c4 c8 d4 c8 | b4 r8 a4 a8 | g4 fis8 e4 fis8 | g4 r8 r4 r8 | } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Je4 m’seu8 l’vé4 di8 gran4 mè8 -- "tî ;"4 _8 ç’o4 pou8 nol4 -- lè8 voir4 m’è8 \break mie.4 _8 Je4 peur8 -- nô4 not’8 gran4 che8 -- vau4 _8 Ke4 j’è8 -- plô4 lo8 nar4 mou8 -- riau.4 _8 To4 lo8 \break lon4 de8 lè4 con8 -- trâye4 _8 je4 nol8 -- lai4 è8 lè4 hug’8 -- nâye.4 _2 \bar "|." }>> \midi { \tempo 4 = 105 } </score>}}<noinclude> <references/></noinclude> 8inp938l1jyqmdor07s8a8sjofcbn7q 15797686 15797680 2026-05-20T06:27:55Z Psephos 145984 15797686 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(3)}}</noinclude><section begin="12"/>{{a|''Air : {{lang|la|In exitu Israël.}}''|5}} {{C|<score sound=1> \layout { indent = 2 \cm line-width = 15 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \omit "TimeSignature" } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "12." } << \set Staff.midiInstrument = "concertina" \key f \major \relative c'' { \cadenzaOn a2 a a8 a2 a a a8 a4 bes2 a4 g2 f4( g) g2 g g a4 g2 g d8 d4 f4 f8 e2( d4) } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Jean2 -- jean mo8 bé2 è -- fan Jean8 -- jean4 mo2 bè4 \bar ""\break é2 -- mi, Kan -- tès -- que t’te4 ma2 -- ri -- ra,8 di4 -- me lo di.2. \bar "|." }>> </score>}} <section end="12"/> <section begin="13"/> {{C|<score sound=1> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical 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\layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } } \new Staff \with { instrumentName = \markup\bold\sans\huge "14." } << \set Staff.midiInstrument = "concertina" \key g \major \time 3/8 \relative c'' { \tempo \markup\italic "Allegretto." \partial 8 g16 a16 | b4 8 | a4 c8 | b4 g16 a | b4 8 | a4 c8 | b4 g16 a | b4 8 | a4 8 | 4 fis16 g | a4 8 | g4 fis8 | e4 g16 a | b4 8 | a4 8 | 4 fis16 g | a4. | a8 g fis | e4 r8 | } \new Lyrics \lyricmode { \override LyricText.font-shape = #'italic Le16 pre -- mier4 soir8 de4 mes8 no4 -- ces16 de -- vi4 -- nez8 \break c’que4 je8 "fis ;"4 je16 lais -- sai4 dor8 -- mir4 ma8 fem4 -- me16 tout le4 long8 de4 la8 \break nuit,4 On16 dit qu’il4 n’en8 faut4 pas8 rir’4 de16 rir’ l’on4. n’s’en8 peut te -- nir.4 _8 \bar "|." }>> \midi { \tempo 4 = 105 } </score>}} <section end="14"/> <section begin="15"/> {{C|<score sound=1> \layout { indent = 2 \cm line-width = 14 \cm \context { \Score \remove 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2026-05-20T07:46:36Z Psephos 145984 15797725 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(6)}}</noinclude>{{partition}} <section end="24"/> <section begin="31"/> {{Partition}} <section end="31"/> <section begin="34"/> {{Partition}}<noinclude> <references/></noinclude> 6od0kl5uo1saicmtie2tqxi80s5ftwi 15797786 15797725 2026-05-20T09:01:00Z Psephos 145984 15797786 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Poslovitch" />{{nr||(6)}}</noinclude><nowiki/> {{C|''Refrain en chœur.''}} {{C|<score sound> \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" } \context {\Staff \remove "Time_signature_engraver" \autoBeamOff }} \new PianoStaff<< \time 6/8 \set PianoStaff.midiInstrument = "synth voice" \new Staff << \key a \major \relative c'{ \partial 4. e16 a8. b8 | cis8. d16 e8. fis16 e8. dis16 | e4 e8 r16 e,16 a8. b16 | cis8. } >> \new Lyrics \lyricmode {\override LyricText.font-shape = #'italic "Oh !"16 Sé8. -- gue8 Sé8. -- gue16 Se8. -- gue16 pri8. bé16 Dé4 -- ye8 _16 "Oh !" Sé8. -- gue16 \break Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 bé8. sé16 -- gar…4 _8. Ch16 sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 "ho !"8. trè16 \break dé4 -- ye8 _16 "Oh !" Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Sé8. -- gue16 Déy’8. tè16 gar4 } \new Staff << \key a \major \relative c'{ e16 8. 8 | a8. b16 cis8. d16 cis8. bis16 | cis4 cis8 r16 e,16 8. 16 | a8. } >> >> </score>}} <section end="24"/> <section begin="31"/> {{Partition}} <section end="31"/> <section begin="34"/> {{Partition}}<noinclude> <references/></noinclude> 3xdlnqy5k2axcu7o4a1o4m8p3exjv5p Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/13 104 3891308 15797508 12674338 2026-05-19T19:29:19Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Accent. 15797508 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Béa Dupat" /></noinclude>{{c| ITINÉRAIRE DE CLERMONT AU PUY DE DOME. }} {{-}} {{Initiale|L}}{{sc|e}} puy de Dôme fut le premier objet qui frappa nos regards en arrivant en Auvergne. À la distance de vingt lieues, nous apercevions déjà cette montagne isolée, dont la cime s’élevait majestueusement dans les airs, et dont les formes se dessinaient à mesure que nous approchions de Clermont. De cette ville, on voit ce puy, sous la forme d’un cône élargi par la base, et dont le pied est caché par un rideau de collines qui lui sont subordonnées. Par une illusion qui a lieu dans tous les pays montagneux, on croit que le puy de Dôme est très-près de la ville, et qu’aussitôt arrivé au sommet des montagnes surbaissées, sur lesquelles il semble s’élever, rien ne s’opposera à ce que l’on commence de suite à gravir ses flancs : cependant il n’en est pas ainsi, et le pied du puy de Dôme est à deux lieues de poste de la barrière de Clermont<ref name="p13">La distance de la place de Jaude, à Clermont, au sommet du puy de Dôme, est, d’après les observations de Cassini, de</ref>.<noinclude> <references/></noinclude> 8rq7s6mmmuud7luh2cfyl1s9goj6rgx Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/57 104 3894800 15797493 12611821 2026-05-19T19:16:37Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Accent. 15797493 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(49)|}}</noinclude>servir d’abri. On y voit l’''apollon'' et quelques ''polyomates'', parmi lesquels on distingue l’''arion'', le ''chryseis'', le ''gordius'' et celui de la ''ronce''. Dans les beaux jours, ces polyomates, excepté l’''arion'', montent jusque sur la plaine, couverte de fleurs, qui termine la montagne. On y rencontre aussi plusieurs espèces de ''satyres'' aux ailes foncées, la ''piéride gazée'', le beau ''machaon'', la ''belle dame'', l’''argine aglaée'', offrant quelquefois des variétés, et la ''petite tortue'' qui paraît surtout à la floraison des scabieuses, et dont les couleurs sont bien plus vives que dans les jardins et les prairies. Les petites espèces y sont assez communes ; on y distingue le ''ptérophore pentadactyle'' et quelques ''teignes rouleuses''. Les nocturnes cependant sont moins communs que les diurnes, et moins rares que les crépusculaires. Le ''petit paon'' remplace le grand ; le ''bombix du chêne'' et celui de la ''ronce'', l’''écaille du plantain'' et sa variété ''hospita'', l’''écaille fermière'', et même l’''hébé'', tombent quelquefois dans le filet du chasseur. Cette abondance d’insectes, et surtout de diptères, a déterminé un grand nombre d’''araignées'' à se fixer au puy de Dôme. Celles qui appartiennent à la section des ''tendeuses'', et que l’on connaît vulgairement sous le nom d’''araignées de jardin'', sont les moins com-<noinclude> <references/></noinclude> nmzta2kpkiigbckenre9bdkm2gnkr7j Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/60 104 3894865 15797490 12611922 2026-05-19T19:12:48Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Accent. 15797490 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(52)|}}</noinclude>chapeau jusqu’au lendemain matin, puis on le voit diminuer de densité, jusqu’à devenir translucide, puis transparent, et disparaître comme il s’est formé. Ce chapeau, exactement appliqué sur le sol, démontre bien l’attraction qu’exerce la masse du puy sur ce nuage ; son épaisseur est égale partout, et l’on en voit quelquefois deux l’un sur l’autre, et conservant toujours la forme que détermine la surface sur laquelle ils sont appliqués. Les rayons affaiblis du soleil qui disparaît au delà des plaines de la Creuse, viennent souvent dorer ce dôme de vapeurs qu’un léger coup de vent enlève quelquefois avec une rapidité incroyable. <ref follow="p51">beaux temps, d’un petit chapeau de vapeurs très-différent des nuages qui s’arrêtent habituellement à sa cime. La forme de ce chapeau est régulièrement convexe, son contour circulaire ; il a toujours une demi-transparence ; ses bords vont en s’amincissant, et se perdent insensiblement dans l’air ambiant. On n’observe ce phénomène que sur les montagnes très-dominantes et isolées. Il y a long-temps qu’on l’a remarqué au ''mont Pilate'', dont le sommet se voit de Lucerne et le domine, et cette montagne en a pris son nom, ''mons Pileatus''. Je l’ai souvent observé aussi à la cime du pic du midi de Bagnères ; et dans le nombre des noms qu’il a anciennement portés, je trouve celui de ''Pic Peylade''. On comprend sans peine comment ce petit nuage se forme ; c’est l’humidité de l’atmosphère que l’absorption de la chaleur condense autour du sommet, quand la température de celui-ci est inférieure à celle de la couche d’air dont il est environné. »</ref><noinclude> <references/></noinclude> tfhb2rkzvahkcqcrwcvnez917umv7ih Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/62 104 3894870 15797491 12611941 2026-05-19T19:13:37Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Accent. 15797491 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(54)|}}</noinclude>vos habits sont bientôt mouillés par une pluie invisible, et si vous atteignez le sommet d’une montagne, à peine osez-vous en descendre. Si le brouillard moins épais permet de distinguer quelques objets, leurs dimensions sont toujours augmentées ; un rocher que l’on est sur le point d’atteindre paraît une montagne isolée, et l’œil qui ne peut mesurer la profondeur des ravins les prend souvent pour des précipices. Mais qu’un coup de vent balaye les nuages, toute l’illusion cesse, chaque objet reprend sa place, et le soleil achève de débarrasser l’atmosphère de quelques nuages pelotonnés, qui semblent se dissoudre à mesure qu’ils s’élèvent. D’autres fois les nuages arrêtés autour du puy de Dôme se transforment en pluie qu’un vent d’ouest dirige toujours du même côté, et dont on ne peut prévoir la fin. Le meilleur parti à prendre lorsqu’on se trouve en course avec de telles circonstances, et surtout quand on a le projet de gravir le puy de Dôme, est de remettre à une autre fois un voyage que l’on pourrait faire sans danger, mais qui deviendrait très-désagréable. La pluie a dans les montagnes un caractère particulier ; les gouttes d’eau moins éloignées de leur point de départ, touchent la terre pour ainsi dire sans faire de<noinclude> <references/></noinclude> 35eoymo8ke57eksg9s2q2uybr1tmkss Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/65 104 3894879 15797501 12611982 2026-05-19T19:23:02Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ celle → cette, ponctuation. 15797501 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(57)|}}</noinclude>latérale du petit puy de Dôme. Nous y rencontrâmes des scories très-fraîches, qui composent à elles seules toute la saillie que le chuquet fait au-dessus du sol. Ces scories contiennent du pyroxène, et adhèrent quelquefois à des fragmens de granité, dont la surface a été entièrement fondue ou vitrifiée par l’intensité de la chaleur. Ces morceaux de granitée qui ont évidemment été lancés par ce petit volcan, sont communs autour de lui ; ils sont plus tendres que la même roche, quand elle n’a pas subi d’altération, et le mica qu’ils renferment présente une couleur bronzée due au violent coup de feu qui a arraché ces masses au terrain primitif qui fait la base de toute la plaine. Aucune apparence de cratère ne rappelle cette petite éruption ; mais les traces du feu volcanique sont encore si fraîches qu’on ne peut les méconnaître<ref name="p57">Outre le Chuquet-Genestoux, on voit encore au pied du puy de Dôme plusieurs points d’éruption très-remarquables. Quelques courans de lave se sont fait jour tout autour de cette lourde masse, qui s’est opposée à leur émission en un seul point. Dans certains endroits on distingue très-bien l’origine de ces laves, aux petits boutons scorifiés, qui sont placés en tête des courans ; mais, en d’autres lieux, il est très-difficile de rattacher les coulées morcelées qui couvrent la plaine qui s’étend de la base du puy de Dôme à Prudelles d’un côté et à Laschamps de l’autre. En étudiant cette plaine avec soin} on y voit une série d’éruptions successives, dont</ref>.<noinclude> <references/></noinclude> earda7ebvlub4gkrx3jct829chvroib Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/68 104 3894885 15797494 12613327 2026-05-19T19:17:30Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Accent. 15797494 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(60)|}}</noinclude><nowiki /> {{c| DESCRIPTION DE LA VALLÉE DE ROYAT ET FONTANAT. }} {{-}} {{Initiale|D}}{{sc|u}} sommet de Montrodeix, nous voyions naître à nos pieds la riante vallée de Royat, et nous descendîmes assez rapidement pour nous y rendre et la suivre dans tous ses détails. Quelques maisons entourées d’arbres et prairies, nous annonçaient un terrain moins aride que celui que nous venions de parcourir depuis la base du puy de Dôme. La fraîcheur de la végétation nous indiqua bientôt la présence de l’eau que nous n’avions pas rencontrée depuis long-temps. Nous arrivâmes à la Font-de-l’Arbre, hameau bâti sur la lave, et où nous vîmes quelques sources qui sortaient de dessous la coulée de lave. Plus loin, nous en trouvâmes une autre bien plus abondante, et qui sert de lavoir aux habitans ; elle est assez profonde, abondante et d’une limpidité parfaite. À peine ces eaux sont-elles sorties des rochers, qu’elles sont dirigées avec intelli-<noinclude> <references/></noinclude> g73xim53niru032dgar6jxrah8qv2b2 Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/77 104 3894919 15797496 12612104 2026-05-19T19:18:42Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Accent. 15797496 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(69)|}}</noinclude>lave ; mais à peine étions-nous sortis de ce défilé, que nous aperçûmes à une petite distance une grande quantité de ces blocs arrondis, qui atteignaient quelquefois des dimensions considérables ; nous en vîmes le long du chemin, sur les hauteurs qui le dominent à gauche, et plusieurs de ces masses avaient roulé dans la vallée, ou s’étaient arrêtées sur ses flancs. Nous en trouvâmes plusieurs qui étaient empilées, et dont la supérieure était comme suspendue. Une autre était fendue, et les deux fragmens rapprochés n’adhéraient plus par aucun point. Nous aperçûmes sur le versant opposé des boules semblables et qui peut-être étaient encore plus grosses. Les plus belles sont auprès du parc de Solagnat. Nous suivîmes pendant long-temps ce chemin tracé sur le granite, et presque toujours bordé d’arbres du côté de la vallée. Celle-ci s’élargit insensiblement, et le chemin conservant une pente très-douce, nous éloignait de plus en plus du ruisseau dont nous entendions toujours le bruit<ref name="p69">Les personnes qui s’occupent de géologie, feront bien d’aller de Fontanat au Cheix, hameau qui en est situé à une petite distance. Elles y verront un cirque granitique d’une grande beauté. C’est au Cheix même qu’il faut se placer pour en voir l’ensemble. C’est là aussi que se trouve une des échancrures de ce cratère ancien. </ref>.<noinclude> <references/></noinclude> njll8ba65ep5ijr2j2lmlbp59l2bhlv Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/107 104 3896614 15797504 12616143 2026-05-19T19:26:21Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Nbp, ponctuation, {{tiret|}} 15797504 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(95)|}}</noinclude>magne. Au granité à gros grains succèdent dès grès qui paraissent cristallisés, et qui passent, par nuances insensibles, au granite auquel ils sont adossés. C’est à ces grès que M. Brongniart a donné le nom d’arkoses. Ils sont très-variés sur la montagne de Châteix ; tantôt très-compacts, tantôt plus friables, ils sont riches en felspath, et présentent parfois l’apparence de porphyres terreux. Un filon puissant vient affleurer et former le sommet du puy. Il est composé de fragmens de ce même grès, liés par un ciment d’oxide de fer et de chaux carbonatée<ref>À peu près dans la direction de ce filon, et à environ 600 pas au midi du village, on voit dans un ravin appelé la ''Mine'', un filon assez puissant de sufalte de baryte blanc contenant des indices de galène à moyennes facettes.</ref>. Nous y vîmes des veines de sulfate baryte en cristaux très-réguliers et d’une teinté jaunâtre. Enfin, en descendant, les grès deviennent plus terreux ; quelques couches ne paraissent plus que des sables agglutinés. Si on descend vers Chamalières, on trouve une portion de ces grès pénétrée de bitume, et enfin, quand on arrive dans la plaine, ils sont recouverts par des marnes calcaires qui furent déposées par les eaux de la Limagne. Ainsi Châteix offre la série des dépôts qui se sont successivement recouverts en s’adossant {{tiret|tou|jours}}<noinclude> <references/></noinclude> 5un5w5ipgwrjuo6xnokw1dewsrfvyqk Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/108 104 3896616 15797505 12616197 2026-05-19T19:27:02Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ {{tiret2|}} 15797505 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="VIGNERON en résidence" />{{nr||(96)|}}</noinclude>{{tiret2|tou|jours}} aux montagnes granitiques qui forment les bords du bassin de la Limaane. En descendant de Châteix, du côté de la vallée de Royat, nous arrivâmes au moulin des hospices, qui barre la vallée, et qu’il fallut traverser pour en sortir. C’est le premier moulin de ce genre qui fut construit dans les environs de Clermont, et son mécanisme contraste singulièrement avec celui des moulins à farine que l’on rencontre plus haut dans la vallée. À peine avions-nous traversé ce moulin, que nous étions à Saint-Mart, lieu qui tire son nom d’une ancienne chapelle rurale, bâtie au sixième siècle par saint Mart, qui y mourut et y fut inhumé. En cotoyant le ruisseau, nous trouvâmes plusieurs masses de pierre calcaire qui sont dues à des eaux minérales qui s’échappaient du pied de la montagne de Châteix. Plusieurs de ces sources existent encore ; mais elles déposent plus qu’un peu d’oxide de fer qui colore en jaune le sol sur lequel les eaux s’épanchent. Une d’elles, plus considérable que les autres, alimente un établissement thermal, dont l’inspection est confiée à M. le docteur Lizet. La source est abondante ; sa température est d’environ 25 degrés ; elle renferme<noinclude> <references/></noinclude> 48o10adi024586e14uzyzi4xsdvj7aw Page:Henri Lecoq Itinéraire de Clermont au puy de Dôme 1836 (FR631136102 A 30162 IV).pdf/83 104 3917916 15797507 13186000 2026-05-19T19:28:05Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ Apostrophe courbe. 15797507 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Tata poussière" />{{nr||(73)|}}</noinclude>Pl. 4. Lecoq Del. Lith. de Desrosiers à Moulins. La Grotte de Royat lors de l’Inondation de 1835.<noinclude> <references/></noinclude> j1g9bgyqb1jpkwntjg0hcretdehshk8 Livre:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu 112 3932449 15797243 15372298 2026-05-19T13:49:09Z Susuman77 51799 15797243 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=Œuvres, tome 6 — [[Un crime]] ; [[Monsieur Ouine]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur=[[Auteur:Georges Bernanos|Georges Bernanos]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur={{Éditeur|Plon}} — {{Éditeur|La Palatine}} |School= |Lieu=Paris - Genève |Annee=1947 |Publication= |Bibliotheque={{Google|hWInAAAAMAAJ|PA7}} |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=11 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist 1to6=- 7=Titre 8=- 9 Titre 10=- 11to13=np 15=11 /> |Tomes= |Sommaire={{Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/375}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} b6ncwzoso43i2krdxm6i6ihbyqzt2kj Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/113 104 3962368 15797416 14000104 2026-05-19T17:10:07Z ~2026-30154-72 163181 15797416 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>citée, cf. Œuvres, t. {{rom|iii}}, p. 89-119, sans compter l’appendice à cette Instruction, p. L32-1 16, où il a rassemblé un grand nombre de textes « sur la question (le la prière continuelle par les bonnes œuvres », pour répondre aux critiques de Suarez ; le P. Grou, L’école de Jésus-Christ, M’leçon. De la prière continuelle, l’entend de « la prière du cœur ». Cf. R. Plus, (’.uniment toujours prier ? Toulouse, 1932. Si nous ne sommes pas obligés de toujours prier, c’est-à-dire de consacrer tous nos loisirs à la prière, il n’en reste pas moins vrai que les textes scripturaires paraissent bien nous obliger à prier souvent, fréquemment. Mais peut-on préciser davantage quelle doit être la fréquence de la prière ? Est il obligatoire de prier eliaque jour, ou même trois fois par jour, comme le voulait Origène ? Cf. son traité De la prière, trad. Bardy, t. {{rom|xii}}, 2{{e}} part., p. 62. Pour répondre à cette question, n’oublions pas que nous ne parlons ici que de la prière de demande, qui n’est obligatoire que dans la mesure où elle est nécessaire, et non des prières d’adoration, d’action de grâces ou de repentir, qui sont obligatoires à d’autres titres. Tous les théologiens sont d’accord avec saint Thomas pour déclarer qu’il est impossible d’apporter des précisions rigoureuses en cette matière : Doctores catlwlici fatentur præceplum hoc, quatenus divinum et naturale est, non afjerre secum certam et claram temporis delerminationem. Suarez, ''op. cit''., t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxx}}, n. 8. Le texte de saint Thomas sur lequel on s’appuie est celui de Y In 1 V am ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, sol. 3 : « La prière est obligatoire et determinate et indeterminate. Sont tenus à certaines prières determinate ceux qui sont établis intermédiaires d’office entre Dieu et le peuple… Est tenu de prier indeterminate quiconque est obligé de se procurer des biens spirituels qui ne peuvent lui venir que de Dieu et qu’il ne peut par conséquent se procurer qu’en les lui demandant. » Il semblerait que le motif de l’obligation suffirait à en déterminer l’étendue et les limites : nous serions obligés de prier toutes les fois que nous aurions besoin du secours de Dieu pour repousser une tentation grave ou pour accomplir un devoir grave, mais nous n’y serions obligés que dans ces cas de nécessité. C’est, en effet, l’opinion que Suarez déclare « commune » : Est tertia et communis sententia, quæ hoc tempus determinandum pulat ex necessitale diuini auxilii pro aliquo tempore occurrentis. ''Ibid''., n. 13. Suarez la trouve insuffisante, particulièrement parce que, selon lui, l’obligation de prier ne repose pas seulement sur le besoin que nous avons du secours de Dieu, mais s’impose, comme nous l’avons {{rom|vii}}, col. 209, ex vi solius religionis ; et par conséquent non tantum nbligat quasi per accidens propler necessilatem contingentent et extrinsecam sed habet proprium tempus suæ obligationis, et hoc est quod inquirimus. N. 14. De plus, même en se plaçant au point de vue de l’opinion commune, ce n’est pas seulement en certaines circonstances particulièrement graves que nous avons besoin du secours de Dieu, c’est à tous les instants de la vie : « la vie humaine est une guerre continuelle, et par conséquent constitue un danger continuel, que nous savons ne pouvoir surmonter que par l’assistance et la protection continuelles de Dieu ». N. 15. Donc, ce n’est pas seulement en ces circonstances particulièrement graves que nous sommes obligés de prier, mais en d’autres temps encore. Il ne faut pas seulement demander du secours au moment de la tentation pour n’y pas succomber, il faut encore demander d’être préservé de la tentation. N. 17. On ne peut contester la justesse de ces observations ; il faut donc compléter la règle posée par l’opinion dite commune et dire : il ne suffit pas de prier au moment même où l’on a un besoin plus urgent du secours divin, il faut prier à intervalles réguliers et assez rapprochés pour qu’on puisse encore appeler cette prière une prière fréquente : obligal ergo oratio swpius ac per se ralione pressentis status. N. 15. Oui, mais peut-on déterminer d’une manière plus précise quelle doit être la fréquence de la prière ? On est un peu étonné quand, après qu’on les a entendus proclamer si fort la nécessité de la prière, on voit ensuite les théologiens réduire extrêmement les exigences du précepte divin à son sujet : « Je pense, dit Suarez, que la prière est si nécessaire pour mener une vie honnête, ad reditudincm vitse, qu’il ne faudrait pas manquer de prier tous les ans, ni même peut-être tous les mois, ut non sit permittenda ditalio unius anni. nec fartasse unius mensis. » N. l(i. Encore hésitent-ils à déclarer que cette obligation de prier une fois par mois, ou tous les deux mois, soit une obligation grave. Pour le détail des opinions, voir Ballerini-Palmieri, Optu theologicum morale, 3{{e}} éd., t. {{rom|ii}}, Prati. 1899, p. 237. Pratiquement, il n’y a pas à se demander si l’on est en règle avec le précepte divin de la prière quand on observe le précepte ecclésiastique de la messe dominicale. C’est ce que faisait déjà remarquer saint Thomas, loc. cit. : « Pour tous les fidèles, l’Église paraît avoir établi un temps déterminé où ils doivent prier, puisque, d’après les canons, ils sont obligés d’assister aux divins offices les jours de fête et de s’y unir d’intention aux ministres qui prient pour eux. » Suarez, ''ibid''., n. 11-12, chipote un peu à ce sujet, mais Jean de Saint-Thomas, ''loc. cit''., p. 77-1, montre bien qu’il n’y a pas lieu de s’arrêter à ses chicanes. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|5|V. {{sc|Qualités et conditions de la prière.}}}} Il importe de distinguer la question que nous abordons maintenant de celle que nous nous poserons au sujet de l’efficacité de la prière : plus tard, nous nous demanderons à quelles conditions la prière sera efficace, c’est-à-dire sûre d’être exaucée ; parmi ces conditions figureront certaines des qualités de la prière que nous allons étudier, par exemple la persévérance, mais encore d’autres conditions qui n’ont rien à voir avec les qualités de la prière, par exemple qu’elle soit faite à l’intention de celui qui prie et non au profit du prochain. Ici, il s’agit de savoir quelles qualités doit avoir la prière pour être une vraie prière, une bonne prière, une prière chrétienne, selon les enseignements de l’Écriture et de la tradition catholique. Ces qualités sont fort diverses et difficiles à classer selon un ordre logique. Saint Thomas, Opusc, {{rom|v}}, Expositio orationis dominicæ, en énumère cinq : débet enim esse oratio secura, recta, ordinata, devola et humilis. Le P Grou, L’école de Jésus-Christ, 32{{e}} leçon, cinq aussi, mais qui ne coïncident pas tout à fait avec celles de saint Thomas : « Quelle autre prière peut nous inspirer ce divin Esprit qu’une prière attentive, une prière humble et respectueuse, une prière amoureuse, une prière pleine de confiance, une prière persévérante ? En outre, parlant, dans la 33{{e}} leçon, des dispositions requises pour bien prier, ce qui n’est guère différent des qualités de la prière, il en signale trois : l’humilité, la simplicité, la docilité. Landriot, dans Y Instruction pastorale de 1864, Œuvres, t. {{rom|iii}}, p. 507-594, indique huit « conditions et qualités de la prière » : l’humilité, l’attention, la ferveur, la confiance, la persévérance, qu’elle soit faite au nom de Jésus-Christ, la pureté de vie, la joie. Enfin le Catéchisme romain, part. IV. c. {{rom|viiviii}}, veut qu’on apporte à la prière les dispositions suivantes : l’humilité et la reconnaissance de sa misère spirituelle ; la douleur des fautes qu’on a commises, ou du moins une certaine peine de ne pas s’en repentir assez ; une conscience pure de certains péchés et de certaines passions : la foi et l’espérance certaine d’être exaucé ; la conformité à la loi et à la volonté de Dieu ; il faut prier « en esprit et en vérité », ce qui veut dire « de toute l’ardeur et de toute I’alTcction de son cœur » ; il ne faut pas prier comme les païens en multipliant les<noinclude> <references/></noinclude> fe5plbr3pavhy4m1u2wvu8y45muva2y 15797542 15797416 2026-05-19T20:08:34Z Sicarov 121895 15797542 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|209|PRIÈRE. LE PRÉCEPTE DE LA PRIÈRE|208}}</noinclude>citée, cf. Œuvres, t. {{rom|iii}}, p. 89-119, sans compter l’appendice à cette Instruction, p. L32-1 16, où il a rassemblé un grand nombre de textes « sur la question (le la prière continuelle par les bonnes œuvres », pour répondre aux critiques de Suarez ; le P. Grou, ''L’école de Jésus-Christ'', M’leçon. De la prière continuelle, l’entend de « la prière du cœur ». Cf. R. Plus, (’.uniment toujours prier ? Toulouse, 1932. Si nous ne sommes pas obligés de toujours prier, c’est-à-dire de consacrer tous nos loisirs à la prière, il n’en reste pas moins vrai que les textes scripturaires paraissent bien nous obliger à prier souvent, fréquemment. Mais peut-on préciser davantage quelle doit être la fréquence de la prière ? Est il obligatoire de prier chaque jour, ou même trois fois par jour, comme le voulait Origène ? Cf. son traité De la prière, trad. Bardy, t. {{rom|xii}}, 2{{e}} part., p. 62. Pour répondre à cette question, n’oublions pas que nous ne parlons ici que de la prière de demande, qui n’est obligatoire que dans la mesure où elle est nécessaire, et non des prières d’adoration, d’action de grâces ou de repentir, qui sont obligatoires à d’autres titres. Tous les théologiens sont d’accord avec saint Thomas pour déclarer qu’il est impossible d’apporter des précisions rigoureuses en cette matière : ''{{lang|la|Doctores catlwlici fatentur præceplum hoc, quatenus divinum et naturale est, non afjerre secum certam et claram temporis delerminationem}}''. Suarez, ''op. cit.'', l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxx}}, n. 8. Le texte de saint Thomas sur lequel on s’appuie est celui de Y ''In IVam Sent.'', dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, col. 3 : « La prière est obligatoire et determinate et indeterminate. Sont tenus à certaines prières determinate ceux qui sont établis intermédiaires d’office entre Dieu et le peuple… Est tenu de prier indeterminate quiconque est obligé de se procurer des biens spirituels qui ne peuvent lui venir que de Dieu et qu’il ne peut par conséquent se procurer qu’en les lui demandant. » Il semblerait que le motif de l’obligation suffirait à en déterminer l’étendue et les limites : nous serions obligés de prier toutes les fois que nous aurions besoin du secours de Dieu pour repousser une tentation grave ou pour accomplir un devoir grave, mais nous n’y serions obligés que dans ces cas de nécessité. C’est, en effet, l’opinion que Suarez déclare « commune » : ''{{lang|la|Est tertia et communis sententia, quæ hoc tempus determinandum pulat ex necessitale diuini auxilii pro aliquo tempore occurrentis}}''. ''Ibid.'', n. 13. Suarez la trouve insuffisante, particulièrement parce que, selon lui, l’obligation de prier ne repose pas seulement sur le besoin que nous avons du secours de Dieu, mais s’impose, comme nous l’avons {{rom|vii}}, col. 209, ''{{lang|la|ex vi solius religionis}}'' ; et par conséquent ''{{lang|la|non tantum nbligat quasi per accidens propler necessilatem contingentent et extrinsecam sed habet proprium tempus suæ obligationis, et hoc est quod inquirimus}}''. N. 14. De plus, même en se plaçant au point de vue de l’opinion commune, ce n’est pas seulement en certaines circonstances particulièrement graves que nous avons besoin du secours de Dieu, c’est à tous les instants de la vie : « la vie humaine est une guerre continuelle, et par conséquent constitue un danger continuel, que nous savons ne pouvoir surmonter que par l’assistance et la protection continuelles de Dieu ». N. 15. Donc, ce n’est pas seulement en ces circonstances particulièrement graves que nous sommes obligés de prier, mais en d’autres temps encore. Il ne faut pas seulement demander du secours au moment de la tentation pour n’y pas succomber, il faut encore demander d’être préservé de la tentation. N. 17. On ne peut contester la justesse de ces observations ; il faut donc compléter la règle posée par l’opinion dite commune et dire : il ne suffit pas de prier au moment même où l’on a un besoin plus urgent du secours divin, il faut prier à intervalles réguliers et assez rapprochés pour qu’on puisse encore appeler cette prière une prière fréquente : ''{{lang|la|obligat ergo oratio swpius ac per se ratione pressentis status}}''. N. 15. Oui, mais peut-on déterminer d’une manière plus précise quelle doit être la fréquence de la prière ? On est un peu étonné quand, après qu’on les a entendus proclamer si fort la nécessité de la prière, on voit ensuite les théologiens réduire extrêmement les exigences du précepte divin à son sujet : « Je pense, dit Suarez, que la prière est si nécessaire pour mener une vie honnête, ad reditudincm vitse, qu’il ne faudrait pas manquer de prier tous les ans, ni même peut-être tous les mois, ''{{lang|la|ut non sit permittenda ditalio unius anni. nec fartasse unius mensis}}''. » N. l(i. Encore hésitent-ils à déclarer que cette obligation de prier une fois par mois, ou tous les deux mois, soit une obligation grave. Pour le détail des opinions, voir Ballerini-Palmieri, ''Optu theologicum morale'', 3{{e}} éd., t. {{rom|ii}}, Prati. 1899, p. 237. Pratiquement, il n’y a pas à se demander si l’on est en règle avec le précepte divin de la prière quand on observe le précepte ecclésiastique de la messe dominicale. C’est ce que faisait déjà remarquer saint Thomas, loc. cit. : « Pour tous les fidèles, l’Église paraît avoir établi un temps déterminé où ils doivent prier, puisque, d’après les canons, ils sont obligés d’assister aux divins offices les jours de fête et de s’y unir d’intention aux ministres qui prient pour eux. » Suarez, ''ibid.'', n. 11-12, chipote un peu à ce sujet, mais Jean de Saint-Thomas, ''loc. cit.'', p. 774, montre bien qu’il n’y a pas lieu de s’arrêter à ses chicanes. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|5|V. {{sc|Qualités et conditions de la prière.}}}} Il importe de distinguer la question que nous abordons maintenant de celle que nous nous poserons au sujet de l’efficacité de la prière : plus tard, nous nous demanderons à quelles conditions la prière sera efficace, c’est-à-dire sûre d’être exaucée ; parmi ces conditions figureront certaines des qualités de la prière que nous allons étudier, par exemple la persévérance, mais encore d’autres conditions qui n’ont rien à voir avec les qualités de la prière, par exemple qu’elle soit faite à l’intention de celui qui prie et non au profit du prochain. Ici, il s’agit de savoir quelles qualités doit avoir la prière pour être une vraie prière, une bonne prière, une prière chrétienne, selon les enseignements de l’Écriture et de la tradition catholique. Ces qualités sont fort diverses et difficiles à classer selon un ordre logique. Saint Thomas, Opusc, {{rom|v}}, ''Expositio orationis dominicæ'', en énumère cinq : ''{{lang|la|debet enim esse oratio secura, recta, ordinata, devola et humilis}}''. Le P Grou, ''L’école de Jésus-Christ'', 32{{e}} leçon, cinq aussi, mais qui ne coïncident pas tout à fait avec celles de saint Thomas : « Quelle autre prière peut nous inspirer ce divin Esprit qu’une prière attentive, une prière humble et respectueuse, une prière amoureuse, une prière pleine de confiance, une prière persévérante ? En outre, parlant, dans la 33{{e}} leçon, des dispositions requises pour bien prier, ce qui n’est guère différent des qualités de la prière, il en signale trois : l’humilité, la simplicité, la docilité. Landriot, dans ''L’Instruction pastorale de 1864'', ''Œuvres'', t. {{rom|iii}}, p. 507-594, indique huit « conditions et qualités de la prière » : l’humilité, l’attention, la ferveur, la confiance, la persévérance, qu’elle soit faite au nom de Jésus-Christ, la pureté de vie, la joie. Enfin le ''Catéchisme romain'', part. IV. c. {{rom|vii}}-{{rom|viii}}, veut qu’on apporte à la prière les dispositions suivantes : l’humilité et la reconnaissance de sa misère spirituelle ; la douleur des fautes qu’on a commises, ou du moins une certaine peine de ne pas s’en repentir assez ; une conscience pure de certains péchés et de certaines passions : la foi et l’espérance certaine d’être exaucé ; la conformité à la loi et à la volonté de Dieu ; il faut prier « en esprit et en vérité », ce qui veut dire « de toute l’ardeur et de toute l’affection de son cœur » ; il ne faut pas prier comme les païens en multipliant les<noinclude> <references/></noinclude> 8tr2q6ia4w1vsnxjo427959w0jogp2m Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/119 104 3962385 15797417 15357619 2026-05-19T17:12:09Z ~2026-30154-72 163181 15797417 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|223|PRIÈRE. QUI PEUT-ON PRIER ?|224}}</noinclude>juxta velocilatem orantis. Pour suint Thomas, la durée, comme la fréquence, de la prière facultative doheni être calculées d’après les dispositions de celui qui prie et d’après l’utilité spirituelle qu’on en retire ; la refile ou le principe posé par saint Thomas n’est pas exactement le même dans les Sentences et dans la II-’-II 1’ : là, il nous dit : « I) ; uis la prière, il faut tenir compte de la dévotion de celui qui prie, et par conséquent la prière devra se prolonger autant de temps que la dévotion pourra se conserver ; donc, si la dévotion peut se conserver longtemps, la prière doit être diuturna et prolixa ; si, au contraire. la prolixité engendre le dégoût ou l’ennui, il ne faut pas la prolonger. » Dans la IIM I’, la durée de la prière variera d’après le profit spirituel qui en résultera : « Toute chose doit se proportionner à sa fin. I) convient donc que la prière dure aussi longtemps qu’il est utile pour entretenir la ferveur du désir. Lorsqu’elle dépasse cette mesure au point de ne pouvoir se prolonger sans dégoût, il ne faut pas s’y étendre davantage. » Et cette règle si sage, qu’il emprunte à saint Augustin, saint Thomas voudrait qu’on l’appliquât à la prière publique aussi bien qu’à la prière privée : et sicut hoc est atlendendum in oratione singulari per comparationem ad intentionem orantis, ita etiam in oratione communi per comparationem ad populi devotionem. Donc, pas de trop longs offices pour « le peuple », et, a pari, pouvons-nous ajouter, que la longueur du bréviaire soit calculée de telle sorte que le prêtre puisse le réciter avec dévotion et qu’il ne lui soit pas trop à charge : la qualité vaut mieux que la quantité. De la règle posée par saint Thomas, Suarez tire cette conclusion qu’on ne doit pas s’imposer une multitude de prières vocales que, vu ses occupations, on ne pourrait réciter qu’en les expédiant : cavendum est ne tôt multiplicentur vocales oraliones, ut sese quodammodo impediant, quia, consideratis aliis occupationibus, non possunt nisi nimia velocitale expleri. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|6|VI. {{sc|Qui peut-on prier}} ?}} I. {{sc|la prière ne peut-elle s’adresser qu’à dieu}} ? — Cf. saint Thomas, In IV*™ ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 5 ; dist. {{rom-maj|XLV}}, q. {{rom|iii}}, a. 1-2 ; Ila-II*, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 4 ; Suarez, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|ix}}-{{rom|xi}}. A première vue, il semblerait bien que la prière ne peut s’adresser qu’à Dieu : « par définition » d’abord, comme dit saint Thomas, puisqu’on définit la prière ascensus intellectus in Deum ; puis, parce qu’elle est un acte de religion ou, ce qui revient au même, de latrie, donc un acte réservé à Dieu ; ensuite. Dieu seul, omniprésent et omniscient, est à même de connaître nos prières, même celles que nous faisons à haute voix ; enfin, même à supposer que les anges et les saints qui sont au ciel puissent nous entendre et intercéder pour nous, quel avantage aurions-nous à recourir à leur intercession ? « Dieu est infiniment plus miséricordieux que n’importe quel saint, et son cœur plus porté à nous exaucer que celui de n’importe quel saint. Il semble donc bien inutile de placer les saints entre Dieu et nous, pour qu’ils intercèdent pour nous. » D’ailleurs, il semble encore inutile de prier les saints pour une autre raison : « Si nous sommes dignes de leur intercession, ils prieront pour nous, même si nous ne le leur demandons pas ; et, si nous n’en sommes pas dignes, ils ne prieront pas pour nous, même si nous le leur demandons. » Suarez, après avoir énuméré tous les hérétiques qui ont contesté la légitimité de la prière adressée aux saints, Vigilantius, les apostoliques, les cathares, les pauvres de Lyon, les vaudois, Wiclef, Luther, etc., c. {{rom|x}}, n 1, rapporte toutes les raisons qu’ils lui opposent, n. 2 : il n’en est qu’une que nous n’ayons pas encore mentionnée, celle qui se tire de la parole de saint Faul : Unus enim Deus, unui et mediator Dei et hominum, homo Christus Jésus, I Tim., {{rom|ii}}, 5 : " prendre les saints comme médiateurs entre Dieu et nous, c’est faire injure au Christ ». Parmi les erreurs de Nicolas Serru rier, condamnées par Martin Y, dans la bulle Ad hoc prœcipue du G janvier 1120, figure cette proposition : Oralio non débet diriiji nisi ad Deum solummodo, et non ad sanctos. De Guibert, Documenta…, n. 333. Le concile de Trente, en sa x.w" session, Denz.-Bannw. , n. 981, a défini la doctrine opposée à i erreur : « Le saint concile ordonne, à tous les évêques et à tous ceux qui ont charge d’enseigner, d’instruire avec soin les fidèles de ce qui concerne l’intercession et l’invocation des saints, d’après l’usage reçu dès les premiers temps du christianisme dans l’Église catholique, d’après le sentiment unanime des saints Pères et d’après les décrets des sacrés conciles ; leur enseigne que les saints qui régnent avec le Christ ofïrent à Dieu leurs prières pour les hommes, qu’il est bon et utile de leur adresser des supplications et invocations et de recourir à leurs prières et à leur aide et secours pour obtenir de Dieu ses bienfaits par l’intermédiaire de son Fils, Jésus-Christ, Notre-Seigneur, qui est notre seul rédempteur et sauveur ; et que ceux-là sont animés de sentiments impies : 1. qui disent que les saints qui jouissent dans le ciel de l’éternelle félicité ne doivent pas être invoqués ; 2. ou qui prétendent : a) ou bien qu’ils ne prient pas pour les hommes ; b) ou bien que les invoquer, afin qu’ils prient pour chacun de nous en particulier, est une idolâtrie, ou que cela est contraire à la parole de Dieu et opposé à l’honneur de Jésus-Christ, l’unique médiateur entre Dieu et les hommes ; c) ou bien enfin que c’est une folie d’adresser des supplications vocales ou mentales à des êtres qui régnent dans le ciel. On peut donc commettre à ce sujet cinq hérésies. La solution du problème se trouve dans la considération de la manière bien différente dont nous prions Dieu et dont nous prions les saints, différence qui fait qu’en réalité le recours à l’intercession des saints n’est pas une véritable prière et qu’en réalité la vraie prière ne s’adresse qu’à Dieu, directement ou indirectement. » Il y a deux manières de présenter sa requête à celui qu’on prie : on peut lui demander d’accomplir lui-même ce qu’on désire, ou bien de nous le faire obtenir. Dans le premier cas, la prière ne peut s’adresser qu’à Dieu… [Je laisse de côté pour l’instant la raison qu’en donne saint Thomas ] C’est l’autre forme de prière que nous adressons aux saints, aux anges et aux hommes. Ce faisant, nous n’attendons pas d’eux qu’ils fassent connaître à Dieu notre requête, mais nous attendons de leur intercession et de leurs mérites qu’elle obtienne son effet… Cette différence (entre la manière dont nous prions Dieu et celle dont nous prions les saints) ressort des expressions mêmes que l’Église emploie dans ses prières officielles : à la sainte Trinité nous demandons d’avoir pitié de nous ; aux saints, quels qu’ils soient, de prier pour nous. » Ila-II®, toc. {{rom|cil}}. Aucune prière adressée à un saint, quel qu’il soit, donc pas même à la très sainte Vierge, pour ne pas parler de celles qui s’adressent aux saints anges, ne devrait donc lui demander de nous donner lui-même ce que nous souhaitons, pas même des biens ou avantages temporels, si minimes qu’ils soient, par exemple de retrouver un objet perdu, mais seulement de nous l’obtenir de Dieu, non quasi per ipsum implenda, sed sicut per ipsum impetranda ; cf. Suarez, c. {{rom|ix}}, n. t-5. La raison en est que Dieu seul est capable de nous procurer « par lui-même » ce que nous désirons ; car ce per seipsum, explique Suarez. comporte quatre choses : primo, quod propria virtute possil conferre bonum quod postulatur ; secundo, ut in co bono conjerendo, si velit, a nullo pendeat ; tertio, quod a nemine impediri possil ; quarto, ut ipse sua virtute et voluntate possit vcl aujerre impedimenta, vcl disponerc omnia aliunde necessaria ut talis efjectus fiai. S’il se rencontre, dans les prières que l’Église adresse aux saints, des expressions qui pa-<noinclude> <references/></noinclude> g495w7yvgihaf63ghcyxz661tiw7j8j Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/121 104 3962388 15797419 15552535 2026-05-19T17:14:03Z ~2026-30154-72 163181 15797419 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|227|PRIÈRE. QUE PEUT-ON DEMANDER ?|228}}</noinclude> saillis ; l’Église Me prie dune pas le Christ en tant qu’homme, mais en tant que Dieu, et cela pour éviter le scandale, pour ne pas paraître ! < prier tanquam ad purum imminent. N. 1<h. Cependant, per se et intrinsece, ou pourrait demander au Christ d’intercéder pour nous, puisque, en réalité, contrairement a l’opinion de certains théologiens, n. l I. le Chris ! continue de prier pour nous dans le eiel. comme il le faisait dans sa vie terrestre, n. 15 ; veriOT sententm est. Mais il faudrait bien prendre garde, si on le faisait, de ne pas tomber dans le ncsloriauisiue, id est non dividende) personas sed mitants. X. 18. {{2o}} L"s âmes du purgatoire ? Cf. saint Thomas, In /V"" ''Sent''., disl. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}. a.."), qu. 2 ; II » -I{{1o}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 4, ad3{{e|um}} ; a. 11, ad 3 "" ; Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|x}}, n. 2. r)-28. Suarez constate que la doctrine commune, commuais sententia, enseigne qu’il ne faut pas prier les âmes du purgatoire. Elle s’appuie particulièrement sur l’autorité de saint Thomas, qui en donne les raisons suivantes : 1. D’abord, ce n’est pas l’usage dans l’Église : et idzo eorum sufjràgia non imploramus orando, a. 1, ad 3 '" s’il avait trouvé l’usage établi, il aurait bien su découvrir des raisons pour le légitimer). — 2. fuis, « comme ceux qui so : it en purgatoire ne jouissent pas encore de la vision du Verbe, il n’est pas en leur pouvoir de connaître ce que nous pensons ou disons ». tbid. — 3. « Dieu veut que les êtres inférieurs soient secourus par ceux qui leur sont supérieurs. Or, ceux qui sont en purgatoire, s’ils nous sont supérieurs par leur impeceabilité, nous sont inférieurs par les peines qu’ils endurent », a. 11, ad 4 ura et ad 3 nm ; dans les Sentences, au lieu de l’impeccabilité, c’est leur sécurité qu’il oppose à leur peine, quamvis sinl in majori securitate quam nos, tamen sunt in majori afjlictione ; en outre, ils ne sont plus en état de mériter ; donc « ils ont plus besoin qu’on prie pour eux qu’ils ne sont en état de prier pour les autres ». — 4. « On ne prie pas ceux pour qui l’on prie », non est ejusdem orari et quod pro eo oretur. — 5. « On ne prie les saints qu’en tant qu’ils participent pleinement à la divinité ; mais ils ne participent pleinement à la divinité qu’en tant qu’ils participent à la béatitude ; donc il ne faut prier que ceux qui sont dans la béatitude. » — 6. Enfin, nemo dat quod non habet ; < par conséquent, comme, en priant, c’est toujours en définitive la béatitude que nous demandons, la prière ne peut être adressée qu’à ceux qui possèdent déjà cette béatitude ». Toutes ces raisons, d’inégale valeur, n’ont semblé péremptoires, ni à.Médina, Codex de oratione, q. iv et {{rom|v}}, ni à Suarez ; cf. la note de Mennessier, p. 264-267. Celui-ci constate d’abord « la pratique privée des fidèles qui prient fréquemment les âmes du purgatoire », pratique que l’Église n’a pas réprouvée, donc qu’elle tolère, bien qu’elle « ne la confirme pas de sa pratique publique ». Pour la justifier, dit Suarez, deux choses sont suffisantes mais nécessaires : que les âmes du purgatoire puissent prier pour nous et qu’elles puissent connaître les prières que nous leur adressons ; encore la seconde paraît-elle moins nécessaire que la première, car elles pourraient toujours prier, comme nous le faisons nous-mêmes, pour ceux qui se recommandent spécialement à leurs prières, ou pour ceux qui, par leurs suffrages, leur viennent en aide, sans les connaître nommimsnt ; Suarez n’admet pas cependant cette restriction : pour qu’on puisse prier les âmes du purgatoire, il faut, selon lui. qu’elles puissent avoir connaissance de nos prières. Or, pourquoi ne pourraient-elles pas prier pour nous '? Xi les peines qu’elles endurent, ni le fait qu’elles sont hors d’état de mériter, ne peuvent les empêcher de prier pour nous ; les raisons invoquées par saint Thomas à ce sujet ne paraissent pas très sérieuses Mais peuvent-elles, et comment, avoir connaissance de nos prières ? Médina et Suarez estiment qu’il n’est pas incroyable que nos prières leur soient transmises par le ministère des anges gardiens. Quoi qu’il en soit, conclut Suarez, on ne peut blâmer ceux qui estiment pouvoir recourir aux suffrages des âmes du purgatoire ; d’ailleurs, quand leur épreuve sera terminée, elles auront sans doute connaissance des prières que nous leur aurons adressées durant I temps de leur épreuve, et par conséquent, un jour ou l’autre, notre prière parviendra à destination ; et. comme pour Dieu le temps ne compte pas, c’est au moment même où nous aurons prié les âmes du purgatoire que nous pourrons bénéficier de leurs suffrages ultérieurs. Cf. J.-B. Walz, Die h' tir bitte der armen Seelen und ihre Anrufung durcit dit : Claubigen auf Erden, Bamberg, 1933. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|7|VII. {{sc|Que peut-on demander et pour qui}} ?}} I. LA QUKSTIOX PRÉALABLE : EST-IL PERMIS, EST-IL 1 VANTA QEUX D’ADRESSER.1 DIBO DE8DEMANDES PARTlCULifilŒS ? — Cf. saint Thomas, In IV"" ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1 ; ID-II ', q. {{rom|lxxxiii}}, a. 5 ; Suarez, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xvii}}, n. 1-2. Au rapport de Valère Maxime, dit saint Thomas, « Socrate pensait qu’on devait se borner à demander aux dieux immortels de nous être bienfaisants : il estimait qu’ils savent ce qui est utile à chacun, tandis que la plupart du temps nous escomptons de nos vœux ce qu’il vaudrait mieux que nous n’obtenions pas. » Wiclef. dit Suarez, devait penser comme Socrate, puisqu’il prétendait qu’il ne fallait pas prier spécialement pour telle ou telle personne en particulier : logiquement cette interdiction entraîne l’autre, puisqu’elles s’appuient sur la même raison. Enfin, Suarez fait encore allusion à des « hérétiques appelés illuminés, qu’on dit avoir aussi partagé ce sentiment : ils déclaraient qu’il ne faut rien demander à Dieu, sinon que sa volonté s’accomplisse, parce que nous ne pouvons désirer que cela et que cela est préférable à tous les biens ». La raison principale qui semblerait justifier cette interdiction se trouve dans la parole de saint Paul, qui paraît faire écho à celle de Socrate : Quid oremus sicut oportet, nescimus. Rom., {{rom|viii}}, 26. Si nous ne savons pas ce qu’il nous faut demander, parce que nous ne savons pas si telle ou telle chose ne nous sera pas plus nuisible qu’utile, ne vaut-il pas mieux nous abstenir de formuler à Dieu des demandes particulières ? Si Dieu allait nous exaucer, cela tournerait à notre dam. Et puis. « adresser à quelqu’un une demande déterminée, c’est tenter d’incliner sa volonté à faire ce que nous voulons : or, nous ne devons point tendre à ce que Dieu veuille ce que nous voulons, mais bien à conformer notre volonté à la sienne ». Enfin, celui qui adresse à Dieu des demandes particulières ne paraît pas dans les dispositions de confiance et d’abandon à Dieu recommandées par le psalmiste : {{lang|la|Jacta super Dnminum curam tuam, et ipse te enutriet}}. A rencontre : l’autorité décisive en cette matière, c’est la formule de prière que le Seigneur nous a donnée et qui contient des demandes particulières. Aussi, Suarez n’hésite pas à dire que la légitimité de demandes spécifiées est de foi : {{lang|la|quod censeo esse de fide, sufficienterque probari ex oratione dominica}}. Le principe de solution de toutes les difficultés soulevées contre cette thèse se trouve dans la distinction entre les choses dont nous pouvons bien ou mal user, comme « les richesses, qui, pour continuer la citation de Valère Maxime, ont été la ruine de bien des gens ; les honneurs, qui en ont perdu un grand nombre ; les règnes dont on voit l’issue souvent misérable ; les alliances splendides qui plus d’une fois bouleversent à fond les familles » ; et les biens dont on ne peut mal user et qui ne peuvent avoir d’issue fâcheuse : ce sont<noinclude> <references/></noinclude> cpmgz6t9uo6s87hgfxb68ojaxy8xxir 15797546 15797419 2026-05-19T20:14:38Z Sicarov 121895 15797546 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|227|PRIÈRE. QUE PEUT-ON DEMANDER ?|228}}</noinclude>saillis ; l’Église Me prie dune pas le Christ en tant qu’homme, mais en tant que Dieu, et cela pour éviter le scandale, pour ne pas paraître de prier ''{{lang|la|tanquam ad purum imminent}}''. N. 18. Cependant, ''{{lang|la|per se et intrinsece}}'', ou pourrait demander au Christ d’intercéder pour nous, puisque, en réalité, contrairement a l’opinion de certains théologiens, n. 11. le Christ continue de prier pour nous dans le ciel. comme il le faisait dans sa vie terrestre, n. 15 ; ''{{lang|la|verior sententia est}}''. Mais il faudrait bien prendre garde, si on le faisait, de ne pas tomber dans le N. 18. {{2o}} ''Les âmes du purgatoire ?'' Cf. saint Thomas, ''In IV{{e|am}} Sent.'', dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}. a. 5, qu. 2 ; II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 4, ad 3{{e|um}} ; a. 11, ad 3{{e|um}} ; Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|x}}, n. 25-28. Suarez constate que la doctrine commune, ''{{lang|la|communis sententia}}'', enseigne qu’il ne faut pas prier les âmes du purgatoire. Elle s’appuie particulièrement sur l’autorité de saint Thomas, qui en donne les raisons suivantes : 1. D’abord, ce n’est pas l’usage dans l’Église : ''{{lang|la|et idzo eorum sufjràgia non imploramus orando}}'', a. 1, ad 3{{e|um}} s’il avait trouvé l’usage établi, il aurait bien su découvrir des raisons pour le légitimer). — 2. fuis, « comme ceux qui so : it en purgatoire ne jouissent pas encore de la vision du Verbe, il n’est pas en leur pouvoir de connaître ce que nous pensons ou disons ». ibid. — 3. « Dieu veut que les êtres inférieurs soient secourus par ceux qui leur sont supérieurs. Or, ceux qui sont en purgatoire, s’ils nous sont supérieurs par leur impeceabilité, nous sont inférieurs par les peines qu’ils endurent », a. 11, ad 4 ura et ad 3{{e|um}} ; dans les Sentences, au lieu de l’impeccabilité, c’est leur sécurité qu’il oppose à leur peine, quamvis sinl in majori securitate quam nos, tamen sunt in majori afjlictione ; en outre, ils ne sont plus en état de mériter ; donc « ils ont plus besoin qu’on prie pour eux qu’ils ne sont en état de prier pour les autres ». — 4. « On ne prie pas ceux pour qui l’on prie », non est ejusdem orari et quod pro eo oretur. — 5. « On ne prie les saints qu’en tant qu’ils participent pleinement à la divinité ; mais ils ne participent pleinement à la divinité qu’en tant qu’ils participent à la béatitude ; donc il ne faut prier que ceux qui sont dans la béatitude. » — 6. Enfin, ''{{lang|la|nemo dat quod non habet}}'' ; < par conséquent, comme, en priant, c’est toujours en définitive la béatitude que nous demandons, la prière ne peut être adressée qu’à ceux qui possèdent déjà cette béatitude ». Toutes ces raisons, d’inégale valeur, n’ont semblé péremptoires, ni à.Médina, ''Codex de oratione'', q. {{rom|iv}} et {{rom|v}}, ni à Suarez ; cf. la note de Mennessier, p. 264-267. Celui-ci constate d’abord « la pratique privée des fidèles qui prient fréquemment les âmes du purgatoire », pratique que l’Église n’a pas réprouvée, donc qu’elle tolère, bien qu’elle « ne la confirme pas de sa pratique publique ». Pour la justifier, dit Suarez, deux choses sont suffisantes mais nécessaires : que les âmes du purgatoire puissent prier pour nous et qu’elles puissent connaître les prières que nous leur adressons ; encore la seconde paraît-elle moins nécessaire que la première, car elles pourraient toujours prier, comme nous le faisons nous-mêmes, pour ceux qui se recommandent spécialement à leurs prières, ou pour ceux qui, par leurs suffrages, leur viennent en aide, sans les connaître nommimsnt ; Suarez n’admet pas cependant cette restriction : pour qu’on puisse prier les âmes du purgatoire, il faut, selon lui. qu’elles puissent avoir connaissance de nos prières. Or, pourquoi ne pourraient-elles pas prier pour nous’? Ni les peines qu’elles endurent, ni le fait qu’elles sont hors d’état de mériter, ne peuvent les empêcher de prier pour nous ; les raisons invoquées par saint Thomas à ce sujet ne paraissent pas très sérieuses Mais peuvent-elles, et comment, avoir connaissance de nos prières ? Médina et Suarez estiment qu’il n’est pas incroyable que nos prières leur soient transmises par le ministère des anges gardiens. Quoi qu’il en soit, conclut Suarez, on ne peut blâmer ceux qui estiment pouvoir recourir aux suffrages des âmes du purgatoire ; d’ailleurs, quand leur épreuve sera terminée, elles auront sans doute connaissance des prières que nous leur aurons adressées durant le temps de leur épreuve, et par conséquent, un jour ou l’autre, notre prière parviendra à destination ; et, comme pour Dieu le temps ne compte pas, c’est au moment même où nous aurons prié les âmes du purgatoire que nous pourrons bénéficier de leurs suffrages ultérieurs. Cf. J.-B. Walz, ''Die h’tir bitte der armen Seelen und ihre Anrufung durcit dit : Claubigen auf Erden'', Bamberg, 1933. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|7|VII. {{sc|Que peut-on demander et pour qui}} ? }} I. LA QUKSTIOX PRÉALABLE : EST-IL PERMIS, EST-IL 1 VANTA QEUX D’ADRESSER.1 DIBO DE8DEMANDES PARTlCULifilŒS ? — Cf. saint Thomas, ''In IV{{e|am}} Sent.'', dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1 ; I{{e|a}}-II{{e|æ}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 5 ; Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xvii}}, n. 1-2. Au rapport de Valère Maxime, dit saint Thomas, « Socrate pensait qu’on devait se borner à demander aux dieux immortels de nous être bienfaisants : il estimait qu’ils savent ce qui est utile à chacun, tandis que la plupart du temps nous escomptons de nos vœux ce qu’il vaudrait mieux que nous n’obtenions pas. » Wiclef. dit Suarez, devait penser comme Socrate, puisqu’il prétendait qu’il ne fallait pas prier spécialement pour telle ou telle personne en particulier : logiquement cette interdiction entraîne l’autre, puisqu’elles s’appuient sur la même raison. Enfin, Suarez fait encore allusion à des « hérétiques appelés illuminés, qu’on dit avoir aussi partagé ce sentiment : ils déclaraient qu’il ne faut rien demander à Dieu, sinon que sa volonté s’accomplisse, parce que nous ne pouvons désirer que cela et que cela est préférable à tous les biens ». La raison principale qui semblerait justifier cette interdiction se trouve dans la parole de saint Paul, qui paraît faire écho à celle de Socrate : Quid oremus sicut oportet, nescimus. Rom., {{rom|viii}}, 26. Si nous ne savons pas ce qu’il nous faut demander, parce que nous ne savons pas si telle ou telle chose ne nous sera pas plus nuisible qu’utile, ne vaut-il pas mieux nous abstenir de formuler à Dieu des demandes particulières ? Si Dieu allait nous exaucer, cela tournerait à notre dam. Et puis. « adresser à quelqu’un une demande déterminée, c’est tenter d’incliner sa volonté à faire ce que nous voulons : or, nous ne devons point tendre à ce que Dieu veuille ce que nous voulons, mais bien à conformer notre volonté à la sienne ». Enfin, celui qui adresse à Dieu des demandes particulières ne paraît pas dans les dispositions de confiance et d’abandon à Dieu recommandées par le psalmiste : {{lang|la|Jacta super Dnminum curam tuam, et ipse te enutriet}}. A rencontre : l’autorité décisive en cette matière, c’est la formule de prière que le Seigneur nous a donnée et qui contient des demandes particulières. Aussi, Suarez n’hésite pas à dire que la légitimité de demandes spécifiées est de foi : {{lang|la|quod censeo esse de fide, sufficienterque probari ex oratione dominica}}. Le principe de solution de toutes les difficultés soulevées contre cette thèse se trouve dans la distinction entre les choses dont nous pouvons bien ou mal user, comme « les richesses, qui, pour continuer la citation de Valère Maxime, ont été la ruine de bien des gens ; les honneurs, qui en ont perdu un grand nombre ; les règnes dont on voit l’issue souvent misérable ; les alliances splendides qui plus d’une fois bouleversent à fond les familles » ; et les biens dont on ne peut mal user et qui ne peuvent avoir d’issue fâcheuse : ce sont<noinclude> <references/></noinclude> 7vapidmihc3tg9pa88c85j67varqgti Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/124 104 3962395 15797420 15688376 2026-05-19T17:15:08Z ~2026-30154-72 163181 15797420 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|233|PRIÈRE EFFICACITÉ|234}}</noinclude>à la personne pour qui l’on prie » ; cette prière ne sera pas néanmoins dépourvue fie toute efficacité : si elle procède de la charité, clic augmentera les mérites de la personne qui prie, meriloria erit uranli..’î. Non, il n’est pas défendu de prier pour les pécheurs, ni inutile de prier pour les justes : « Il faut prier pour les premiers, « fin qu’ils se convertissent, et pour les seconds, afin qu’ils persévèrent et progressent. Sans doute, en ce qui couenne les pécheurs, ne sont exaucées que les prières faites pro » r : rdrs(inatis et non celles qui sont faites pro prœscilis ml mortem ; mais, comme nous sommes dans impossibilité de discerner les prédestinés des réprouvés, il s’ensuit que nous ne devons refuser à personne le suffrage de nos prières. Quant aux justes, on a trois motifs de prier pour eux : d’abord, pane que les prières d’un grand nombre sont plus facilement exaucées ; ensuite, afin que de nombreuses personnes rendent grâces à Dieu pour les bienfaits qu’il accorde aux [estes, bienfaits qui tournent aussi à leur profit, comme le dit l’Apôtre, II Cor., {{rom|i}}, 11 ; en dernier lieu, afin que les Ames plus avancées évitent l’orgueil, en considérant qu’elles ont besoin des suffrages de celles qui le sont moins. » 1 Enfin, prier pour autrui n’est pas usurper le rôle du Christ, pane que celui qui prie n’entend pas obtenir ce qu’il demande propria virtute, sed virtute ejus quem oral ; el par conséquent, celui qui prie pour autrui ne s’attribue pas la grâce pléniere. gratiam pienitudinis, mais il la reconnaît en celui qu’il prie et de qui il sollicite la grâce à donner au prochain Les trois premières réponses, comme les objections correspondantes, se trouvent dans la II’II 1, la quatrième dans les Sentences. Une question subsidiaire : peut-on prier pour quelqu’un en particulier, ou doit-on se contenter de prier pour tout le monde en général 1 Wiclef aurai ! soutenu cette idée qu’il n’esl pas permis de prier i i une personne en particulier, pas plus pour soi même que pour n’importe qui. cf. Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiii}}, n. 1. SOUS prétexte qu’il ne faut priver personne d’un bienfait qui par lui-même appartient à tout le momie et que d’ailleurs la prière n’est pas plus utile à telle personne déterminée si elle est faite exclusivement pour elle que si elle est faite pour tOUt le monde. Le concile de Constance, en sa VIII" session, a condamne cette criciir de Wiclef : Spéciales oraliones applicala uni pertona per prmlalos vel religiosos, non plus prosunt eidem quam générales, céleris paribus, Denz.-Bannw., n. L’Ecriture mentionne un certain nombre de prières faites pour telle OU telle personne en particulier : le Christ a prié pour Pierre, Luc, {{rom|xxii}}, 32 ; ainsi que l’Eglise de Jérusalem, <ct„ {{rom|xii}}, 5 ; saint Paul demande qu’on prie pour lui. Eph., {{rom|vi}}, 19 ; Col., {{rom|i}}, 3, etc Suarez, n. : t. prouve que les deux raisons invoquées pin Wiclef sont sans valeur. Cf., l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom-maj|XXVII}}, n.. r >-7. {{2o}} Pour qui doue peut on et doit "’î prier :’poUT qui ne Ir peut-on pas ? Le Catéchisme romain part. {{rom|IV}}. c. {{rom|v}}, abordant celle question, commence par déclarer que personne au monde ne doit être exclu de nos prières. ni nos ennemis particuliers, ni ceux qui n’appartiennent pas à noire pays ou à noire religion : orandum est pro omnibus sine ulla exceptione vel inimicitiarum, vel genlis, vel religionis ; el que noire prière doit viser à procurer à tous les hommes d’abord le salul de leur ame, ensuite la conservai ion de leur vie : qua m ora-Hone primum petenda suni quæ salutem anima complectuniur, deinde quæ corporis ; el ceci n’esl pas un simple conseil, c’est un devoir impose par la charité. Puis le Catéchisme énumère wnc série de personnes OU de catégories de personnes pour qui nous devons particulièrement prier : les pasteurs des âmes, les princes, les justes, nos ennemis personnels, tous ceux qui n’appartiennent pas à l’Église, les morts qui sont en purgatoire, les pécheurs. Enfin, on peut se demander si le Catéchisme ne reconnaîtrait pas une sorte de prière pour les saints, sanctorum omnium causa : ce ne serait plus, il est vrai, une prière de demande, mais une prière d’action de grâces, par laquelle nous louons et bénissons Dieu « des victoires et du triomphe qu’ils ont remportés par un effet de sa bonté sur tous leurs ennemis, tant intérieurs qu’extérieurs ». Mais ne pouvons-nous pas demander aussi pour les saints, cf. Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiv}}, et non seulement cette gloire extrinsèque, qui consiste dans le fait d’être connus, aimés et honorés de ceux qui vivent encore sur la terre, ce que l’Église paraît vper dans le Suscipr sancta Trinilas de l’offertoire : ut illis proficiat ad honorent, nobis nulem ml salutem, mais un accroissement de leur gloire essentielle, du degré de béatitude qu’ils ont mérité pendant leur vie terrestre ? Le pape Innocent III, cap. Cum Marthse, De celebratimie missarum, rapporte, sans la faire sienne, mais non plus, semblet-il. sans la réprouver expressément, l’opinion assez répandue de son temps, d’âpres laquelle la gloire des saints [pourrait recevoir des accroissements Jusqu’à la lin du monde et il ajoute que c’est pour cela que l’Église de temps en temps pense pouvoir souhaiter l’augmentation « le leur gloire, lieel plerique repuieni non indignum sanctorum glortam vaque ad fudieium augTnentari, et ideo Ecclesia intérim rep augmentum gloriftcaiionis et, mm optari. Le pape ne partage pas cette opinion, mais il reconnaît qu’elle sous jacente à I criailles prières de l’Église Les théolO giens postérieurs se sont rangea à l’opinion du : qui ne VeUi voir dans toutes les formules on II demande que talit oblalio prosit vel proficiat haie nando vel’il’"il gloriam et honorent, que la demande de l’augmentation de la gloire extrinsèque, tta débet inii ut ml hoc prosit quod magit æ mag Ubus. CI. saint Thomas. In l ''Sent.'', dlst. {{rom-maj|XLV}}, , ,. {{rom|ii}}, a 2, qu. I ; Suarez, op. clt :.ban de Saint-Thomas, In II II. q. I KXXIII, : I Har min, Sexta i ontrooersia gênerait », l>< purgatorio, l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xiii}}. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|8|VIII. {{sc|Valeurs et efficacité de la prière}}.}} Saint Thomas reconnait à la prière quatre t ipi i es de valeurs, dont deux seulement lui conviennent en tant que prière, II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q i kxxiii, a. 12 el 13 dans l’art. 12, il signale sa valeur d’œuvre satisfactoire et, dans l’art. 13, les trois nui us valeurs Les effets de la prière sont au nombre de trois. {{rom-maj|I}}{{e}} premier est coin inun a tous les actes qu’Informe la charité : « est h mérite. Le second appartient en propre à la pi c’est l’obtention ou Impétration {{rom-maj|I}}{{e}} trolsll n celui qu’elle produit dans l’âme par sa présence même c’est une certaine réfection spirituelle. ''I. VALEUR D’ACTE MÉRITOIRE'' , ,. CI saint Thomas, ''In IV Sent.'', dist., q. {{rom-maj|IV}}, a 7. qu. 2 : Il il. q. {{rom|lxxxiii}}. a. 7. ad 2 ; a. 15 ; Suarez, l. {{rom|i}}, c. {{rom|xxii}}. Il en va de la prière comme de tout autre actes vertueux : elle tient sa valeur méritoire de la charité dont elle est issue, celle et ayant en effet pour objet propre le bien éternel dont la jouissance est l’objet de nos mérites, l >r, la pi 1ère procède de la charité par Tinter médiaire de la religion, dont elle est un acte : c’est à la religion, en effet, de présenter la prière a Dieu, tandis que la Charité nous fait désirer ce dont elle demande l’accomplissement II » II", a. 15 Le même raisonnement se rencontrait déjà dans les Sentences, avec cette différence que saint Thomas n’j affirmait pas que la prière procédait toujours et comme essentiellement de la charité, mais seulement aliquando ; d’où il concluait, non pas que la prière est un acte méritoire, mais seulement qu’elle le peut être. Il est une autre condition nécessaire pour que la prière, comme tout autn vertueux, soit méritoire : c’est qu’elle soit faite en état de grâce, a {{1o}}>. ad {{1o}} : maison pourrait dire que cette<noinclude> <references/></noinclude> 9oc2jm9iwbfi2zhh7qnc31ye2fogc1a 15797549 15797420 2026-05-19T20:21:24Z Sicarov 121895 15797549 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|233|PRIÈRE EFFICACITÉ|234}}</noinclude>à la personne pour qui l’on prie » ; cette prière ne sera pas néanmoins dépourvue fie toute efficacité : si elle procède de la charité, clic augmentera les mérites de la personne qui prie, ''{{lang|la|meritoria erit oranti}}''. 3. Non, il n’est pas défendu de prier pour les pécheurs, ni inutile de prier pour les justes : « Il faut prier pour les premiers, « fin qu’ils se convertissent, et pour les seconds, afin qu’ils persévèrent et progressent. Sans doute, en ce qui couenne les pécheurs, ne sont exaucées que les prières faites ''{{lang|la|pro prædestinatis}}'' et non celles qui sont faites ''{{lang|la|pro præscitis ad mortem}}'' ; mais, comme nous sommes dans impossibilité de discerner les prédestinés des réprouvés, il s’ensuit que nous ne devons refuser à personne le suffrage de nos prières. Quant aux justes, on a trois motifs de prier pour eux : d’abord, pane que les prières d’un grand nombre sont plus facilement exaucées ; ensuite, afin que de nombreuses personnes rendent grâces à Dieu pour les bienfaits qu’il accorde aux [estes, bienfaits qui tournent aussi à leur profit, comme le dit l’Apôtre, ''II Cor.'', {{rom|i}}, 11 ; en dernier lieu, afin que les âmes plus avancées évitent l’orgueil, en considérant qu’elles ont besoin des suffrages de celles qui le sont moins. » 1 Enfin, prier pour autrui n’est pas usurper le rôle du Christ, pane que celui qui prie n’entend pas obtenir ce qu’il demande ''{{lang|la|propria virtute, sed virtute ejus quem orat}}'' ; et par conséquent, celui qui prie pour autrui ne s’attribue pas la grâce pléniere. ''{{lang|la|gratiam pienitudinis}}'', mais il la reconnaît en celui qu’il prie et de qui il sollicite la grâce à donner au prochain Les trois premières réponses, comme les objections correspondantes, se trouvent dans la II’II 1, la quatrième dans les Sentences. Une question subsidiaire : peut-on prier pour quelqu’un en particulier, ou doit-on se contenter de prier pour tout le monde en général 1 Wiclef aurai ! soutenu cette idée qu’il n’est pas permis de prier pour une personne en particulier, pas plus pour soi même que pour n’importe qui. cf. Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiii}}, n. 1. SOUS prétexte qu’il ne faut priver personne d’un bienfait qui par lui-même appartient à tout le momie et que d’ailleurs la prière n’est pas plus utile à telle personne déterminée si elle est faite exclusivement pour elle que si elle est faite pour tOUt le monde. Le concile de Constance, en sa {{rom|VIII}}{{e|e}} session, a condamne cette criciir de Wiclef : Spéciales oraliones applicala uni pertona per prmlalos vel religiosos, non plus prosunt eidem quam générales, céleris paribus, Denz.-Bannw., n. L’Ecriture mentionne un certain nombre de prières faites pour telle OU telle personne en particulier : le Christ a prié pour Pierre, Luc, {{rom|xxii}}, 32 ; ainsi que l’Eglise de Jérusalem, <ct„ {{rom|xii}}, 5 ; saint Paul demande qu’on prie pour lui. Eph., {{rom|vi}}, 19 ; Col., {{rom|i}}, 3, etc Suarez, n. : t. prouve que les deux raisons invoquées pin Wiclef sont sans valeur. Cf., l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom-maj|XXVII}}, n.. r >-7. {{2o}} ''Pour qui douc peut-on et doit-on prier ? pour qui ne le peut-on pas ?'' Le Catéchisme romain part. {{rom|IV}}. c. {{rom|v}}, abordant celle question, commence par déclarer que personne au monde ne doit être exclu de nos prières, ni nos ennemis particuliers, ni ceux qui n’appartiennent pas à noire pays ou à noire religion : ''{{lang|la|orandum est pro omnibus sine ulla exceptione vel inimicitiarum, vel genlis, vel religionis}}'' ; et que notre prière doit viser à procurer à tous les hommes d’abord le salut de leur âme, ensuite la conservai ion de leur vie : qua m ora-Hone primum petenda suni quæ salutem anima complectuniur, deinde quæ corporis ; el ceci n’est pas un simple conseil, c’est un devoir impose par la charité. puis le catéchisme énumère wnc série de personnes ou de catégories de personnes pour qui nous devons particulièrement prier : les pasteurs des âmes, les princes, les justes, nos ennemis personnels, tous ceux qui n’appartiennent pas à l’Église, les morts qui sont en purgatoire, les pécheurs. Enfin, on peut se demander si le Catéchisme ne reconnaîtrait pas une sorte de prière pour les saints, sanctorum omnium causa : ce ne serait plus, il est vrai, une prière de demande, mais une prière d’action de grâces, par laquelle nous louons et bénissons Dieu « des victoires et du triomphe qu’ils ont remportés par un effet de sa bonté sur tous leurs ennemis, tant intérieurs qu’extérieurs ». Mais ne pouvons-nous pas demander aussi pour les saints, cf. Suarez, l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xiv}}, et non seulement cette gloire extrinsèque, qui consiste dans le fait d’être connus, aimés et honorés de ceux qui vivent encore sur la terre, ce que l’Église paraît vper dans le Suscipr sancta Trinilas de l’offertoire : ''{{lang|la|ut illis proficiat ad honorent, nobis nulem ml salutem}}'', mais un accroissement de leur gloire essentielle, du degré de béatitude qu’ils ont mérité pendant leur vie terrestre ? Le pape Innocent III, cap. ''{{lang|la|Cum Marthse, De celebratimie missarum}}'', rapporte, sans la faire sienne, mais non plus, semblet-il. sans la réprouver expressément, l’opinion assez répandue de son temps, d’âpres laquelle la gloire des saints pourrait recevoir des accroissements Jusqu’à la lin du monde et il ajoute que c’est pour cela que l’Église de temps en temps pense pouvoir souhaiter l’augmentation « le leur gloire, ''{{lang|la|lieel plerique repuieni non indignum sanctorum glortam vaque ad fudieium augTnentari, et ideo Ecclesia intérim rep augmentum gloriftcaiionis et, mm optari}}''. Le pape ne partage pas cette opinion, mais il reconnaît qu’elle sous jacente à I criailles prières de l’Église Les théolO giens postérieurs se sont rangea à l’opinion du : qui ne VeUi voir dans toutes les formules on II demande que ''{{lang|la|talit oblalio prosit vel proficiat haie nando vel’il’"il gloriam et honorent}}'', que la demande de l’augmentation de la gloire extrinsèque, ''{{lang|la|tta débet inii ut ml hoc prosit quod magit æ mag Ubus}}''. Cf. saint Thomas. ''In l Sent.'', dist. {{rom-maj|XLV}}, , ,. {{rom|ii}}, a 2, qu. I ; Suarez, op. cit. :.ban de Saint-Thomas, ''In II{{e|a}}-IIae. q. {{rom|I}} KXXIII, : I Har min, Sexta i ontrooersia gênerait », l>< purgatorio, l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|xiii}}. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|8|VIII. {{sc|Valeurs et efficacité de la prière}}.}} Saint Thomas reconnait à la prière quatre t ipi i es de valeurs, dont deux seulement lui conviennent en tant que prière, II{{e|a}}-II{{e|æ}}, q i kxxiii, a. 12 el 13 dans l’art. 12, il signale sa valeur d’œuvre satisfactoire et, dans l’art. 13, les trois nui us valeurs Les effets de la prière sont au nombre de trois. {{rom-maj|I}}{{e}} premier est coin inun a tous les actes qu’Informe la charité : « est h mérite. Le second appartient en propre à la pi c’est l’obtention ou Impétration {{rom-maj|I}}{{e}} trolsll n celui qu’elle produit dans l’âme par sa présence même c’est une certaine réfection spirituelle. ''I. VALEUR D’ACTE MÉRITOIRE'' , ,. Cf. saint Thomas, ''In IV Sent.'', dist., q. {{rom-maj|IV}}, a 7. qu. 2 : Il il. q. {{rom|lxxxiii}}. a. 7. ad 2 ; a. 15 ; Suarez, l. {{rom|i}}, c. {{rom|xxii}}. Il en va de la prière comme de tout autre actes vertueux : elle tient sa valeur méritoire de la charité dont elle est issue, celle et ayant en effet pour objet propre le bien éternel dont la jouissance est l’objet de nos mérites, l >r, la pi 1ère procède de la charité par Tinter médiaire de la religion, dont elle est un acte : c’est à la religion, en effet, de présenter la prière a Dieu, tandis que la Charité nous fait désirer ce dont elle demande l’accomplissement II{{e|a}}-II{{e|æ}}, a. 15 Le même raisonnement se rencontrait déjà dans les Sentences, avec cette différence que saint Thomas n’y affirmait pas que la prière procédait toujours et comme essentiellement de la charité, mais seulement ''{{lang|la|aliquando}}'' ; d’où il concluait, non pas que la prière est un acte méritoire, mais seulement qu’elle le peut être. Il est une autre condition nécessaire pour que la prière, comme tout acte vertueux, soit méritoire : c’est qu’elle soit faite en état de grâce, a {{1o}}>. ad {{1o}} : maison pourrait dire que cette<noinclude> <references/></noinclude> q9j3ae2a6mxp03ukd06psp7rom2og6j Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/92 104 3962409 15797390 15659702 2026-05-19T16:39:45Z ~2026-30154-72 163181 15797390 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|169|PRÉVOSTIN DE CRÉMONE — PRIÈRE|170}}</noinclude><section begin="PRÉVOSTIN DE CRÉMONE"/><nowiki/> (Va/, lai. 2074, fol. 17), Jean de Trévise ( Val. lut. 1187, fol. 8 v°), Hugues de Saint-Cher (Leipzig, Univ. Bibl., 573, fol. 101), etc. ; cf. A. Landgraf, Die Erkenntniss der helfenden Gnade in der Friiliscltolaslik, dans Zeilschri /t /tir kath. Theol., t. {{rom|lv}}, 1931, p. 403-407. On ne peut pas dire que I’révostin ait été chef d’école ; il est le représentant du sentiment commun des docteurs de l’époque : Viam magistrorum nostrorum conséquentes est une de ses expressions favorites. A. Landgraf a découvert dans le Val. lai. 1074 un ouvrage qui est, quant à la doctrine et quant au texte, inspiré de la Summa de Prévostin ; cf. Eine ncuenldeckle Summe aus der Schule des Præposittnus, dans Colleclanea franciscana, Assise, 1931, p. 289-318. I’révostin est cité nominalement par Gaufredus Pictaviensis, Guy d’Orchelles, Etienne Langton, l’anonyme du ms. d’Erlangen, 363, Guillaume d’Auxerre, Roland de Crémone, Albert le Grand, et saint Thomas, (l’est sur l’école franciscaine qu’il a exercé le plus d’influence, par l’Intermédiaire de i es deux grands docteurs, Alexandre de Haies et saint Bonaventure. Le Docteur sérapliique rapporte dans un de ses sermons un trait d’humilité de I’révostin qui montre la haute estime dans laquelle il le tenait, Opéra, éd. Quaraccbi, t. {{rom|ix}}, p. 500. (. Lacombe, Privosltn de Crémone, su vie et se » œuvres. Bibliothèque thomiste, t. {{rom|xi}}, Kain, 1927, el comptes rendus signalés dans Bulletin thomiste, t. {{rom|viii}}, 1931, p. 23 1. {{d|G. Lacombe.|3|sc}} <section end="PRÉVOSTIN DE CRÉMONE"/> <section begin="PRIÈRE"/><nowiki/> '''PRIÈRE'''. — L’étude qui va suivre sera de caractère strictement théologique, c’est-à-dire qu’elle s’inspirera uniquement des travaux des théologiens catholiques sur la prière, et surtout de ceux de saint Thomas d’Aquin et de Suarez, « en qui l’on entend toute l’École ». Nous négligerons donc volontairement tous les travaux des auteurs contemporains, croyants ou incroyants, consacrés soit à la ''psychologie'', soit à l’''histoire'', soit enfin à la ''philosophie'' de la prière. (Notre bibliographie contiendra néanmoins l’indication de quelques-uns de ces ouvrages, que pourront consulter ceux qui s’intéressent à ces questions.) Les théologiens, en effet, ne se demandent pas comment on prie, comment on a prié et si l’on peut tirer du fait de la prière des conclusions métaphysiques ; ils n’envisagent la prière qu’en tant qu’elle est un devoir de l’homme ; ils établissent sa nécessité, son obligation ; ils enseignent quand et comment il faut prier, etc. En un mot, nous sommes ici en morale, pour dire ce que doit être la prière selon les instructions du Christ et de l’Église, et conformément aux doctrines de la théologie catholique. <br/>I. {{refl|1|nosup|num=Nature de la prière.}} <br/> II. {{refl|2|nosup|num=Les espèces de prières (col. 180).}} <br/> III. {{refl|3|nosup|num=Légitimité et convenance de la prière (col. 199).}} <br/> IV. {{refl|4|nosup|num=Nécessité et obligation de la prière (col. 204).}} <br/> V. {{refl|5|nosup|num=Qualités et conditions de la prière (col. 212).}} <br/> VI. {{refl|6|nosup|num=Qui peut-on prier ? (col. 223).}} <br/> VII. {{refl|7|nosup|num=Que peut on demander ? (col. 228).}} <br/> VIII. {{refl|1|nosup|num=Valeurs et efficacité de la prière (col. 234).}} <section end="PRIÈRE"/> <section begin="PRIÈRE I"/><nowiki/> {{refa|1|I. {{sc|Nature de la prière}}.}} I. {{sc|définition.}} Avant de proposer leurs propres définitions de la prière, les théologiens recueillent, pour en faire la synthèse ou la critique, celles qui leur viennent de la tradition, particulièrement des Pères. C’est ainsi que saint Thomas, ''Sum. theol.'', Il’11’, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 1, cite successivement : 1. le pseudo-Denys, qui dit au c. {{rom|iii}} du ''De div. nom.'' : ''Ante omnia ab'' ''oratione incipere est utile, sicut Deo nos ipsos tradentes'' ''et unientes'' ; 2. Isidore, qui, in lib. X Etymol., enseigne que : orare idem est ac dicere ; 3. Cassiodore, pour qui oratio dicitur quasi mis ratio ; I. saint Augustin, qui dit fn lit<. <te Verb. Dom., sermo {{rom|v}}, que : oratio petitio quædam est ; 5. saint Jean Damascène, qui, au I. 1Il du De ftd. orth., c. {{rom|xxiv}}, définit la prière : petitio decen tium a Deo ; 6. de nouveau le pseudo-Denys, ''ibid.'', qui affirme que : quando orationibus invocamus Deum, reuelata mente adsumus ipsi ; 7. de nouveau enfin, saint Jean Damascène, ''ibid''., qui définit encore la prière : ascensus mentis in Deum. Dans son commentaire sur les Sentences, t. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, saint Thomas cite encore les définitions suivantes : 1. du pseudo-Augustin, De spiritu et anima, c. i. : oratio est pius affeclus mentis in Deum directus ; 2. d’Hugues de Saint-Victor, De modo orandi, c. i : oratio est devolio quiedam mpunctione procedens ; 3. de saint Grégoire, Moral.. I. {{rom-maj|XXXIII}}, c. xxin : orare est amaros gemilus in compunrtione resonare. Enfin, pour revenir à la fameuse question de la Somme théologique mentionnée ri-dessii dans l’ad’.', de l’art. 2, saint Thomas transcrit ce texte de saint Jean Chrysostome, In Gènes., hom., xiii Considera quanta est tibi enneessa felicitas, quanta gloria attributa, orationibus fabulari eum Deo, cum Christo miscere colloquia, optare quod velis, quod desideras postulare. Pour appuyer ses définitions de la prière d’autorités patristiques, Suarez nous apporte encore d’autres textes : 1. saint Jérôme. Epist., {{rom|cxxxix}}, Ad Cyprianum : Nam oratio, juxta grammaticos, omnis sermo loquentium est, cujus etymologiam sic explicant : oratio et oris ratio. In Scripturis autem tandis, difficile orationem juxta hunc sensum legimus, sed quæ ad preces et obsecrationes pertinet, De religione, tr. I., De oratione, devotione et horis canonicis, I. I. c i. n. l ; 2 saint Augustii Serm.. < {{rom|xxx}}. De tempore : Quid autem est oratio, nis ascensio anima de ierreslribus ad cseleslia, inquisitio supernorum, invisibitium desiderium, ''ibid''. n. 6 (ce sermon n’est pas de saint Augustin ; il figure dans P. L., t. {{rom|xxxix}}. col. 1886-1887, sous le n. {{rom|lxxiii}} (alias, De tempore, {{rom|ccxxx}}) des Sermones supposititii) ; 3. le texte du ''De spiritu et anima'', c. i. est cité par Suarez autrement que par saint Thomas : Oratio est conversio mentis in Deum, per pium et humilem affectum, ibid ; 4. saint Basile, llom. in a martyrem Julittam : Oratio est boni cujusdam petitio, quæ ad Deum a plis effunditur, ''ibid''.. c. ii. n. 2 ; 5. saint Grégoire de Nysse, De oratione : Oratio conversatio et sermocinato cum Deo est, et malorum subversio ac peccatorum emendatio, et encore : Oratio est petitio bonorum, quæ Deo cum supplicatione offertur, ''ibid.'', n. 3 ; 6. Jean Chrysostome : Per orationem Angelis copulamur… Angelorum est deprecatio, interim eorum superans dignitatem, siquidem majus est Angelorum dignitate colloquium miscere cum Deo, ''ibid''. I. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|i}}, n. 3 ; 7 saint Nil, qui dit qu’il faut prier sensu, ce qu’il explique ainsi : Sensus est consideratio cum reverentia, et compunctione, et dolore animi, cum suspiriis, sine voce, ''ibid.'', n. 4 ; 8, encore Jean Chrysostome, in lib. I De orando Deum : … Deus, qui nobis tantum honoris largiatur, ut dignos nos habuerlt qui cum ipso colloquamur, nostraque vota apud ipsum deponamus nam vere cum Deo confabulamur, quoties vacamus deprecationi, ''ibid.'', n. 5. Le P. Vermeersch, Quæstiones de virtutibus religionis et pietatis…, Bruges, 1912, p. 57, cite encore cette définition de la prière, qu’on trouve dans l’Epist. ad fratres de monte Dei : Oratio est hominis Deo adhærentis affectio, et familiaris quædam et pia allocutio, et statio illuminatæ mentis ml fruendum quamdiu licet. Cf. P. L., t. {{rom|clxxxiv}}, col. 337. 1° ''La synthèse thomiste.'' — Saint Thomas rattache la prière à la vertu de religion et la range, avec la dévotion, parmi les actes intérieurs, qui sont aussi ses actes principaux, tandis qu’il range parmi ses actes extérieurs l’adoration, ''per quam aliquis suum corpus ad'' ''Deum venerandum exhibet.'' Cf. en tête des q. {{rom|lxxxii}} et {{rom|lxxxii}} de la I I 1 1’. De plus, il ne reconnaît, à vrai dire, qu’une sorte de prière, la prière de demande, mais qu’il considère comme un tout complexe renfermant des parties diverses, parmi lesquelles se trouve<section end="PRIÈRE I"/><noinclude> <references/></noinclude> qs2npvszvh0f7gddss7la6yi6rsrvhq 15797424 15797390 2026-05-19T17:18:14Z ~2026-30154-72 163181 15797424 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|169|PRÉVOSTIN DE CRÉMONE — PRIÈRE|170}}</noinclude><section begin="PRÉVOSTIN DE CRÉMONE"/><nowiki/> (Va/, lai. 2074, fol. 17), Jean de Trévise ( Val. lut. 1187, fol. 8 v°), Hugues de Saint-Cher (Leipzig, Univ. Bibl., 573, fol. 101), etc. ; cf. A. Landgraf, Die Erkenntniss der helfenden Gnade in der Friiliscltolaslik, dans Zeilschri /t /tir kath. Theol., t. {{rom|lv}}, 1931, p. 403-407. On ne peut pas dire que I’révostin ait été chef d’école ; il est le représentant du sentiment commun des docteurs de l’époque : Viam magistrorum nostrorum conséquentes est une de ses expressions favorites. A. Landgraf a découvert dans le Val. lai. 1074 un ouvrage qui est, quant à la doctrine et quant au texte, inspiré de la Summa de Prévostin ; cf. Eine ncuenldeckle Summe aus der Schule des Præposittnus, dans Colleclanea franciscana, Assise, 1931, p. 289-318. I’révostin est cité nominalement par Gaufredus Pictaviensis, Guy d’Orchelles, Etienne Langton, l’anonyme du ms. d’Erlangen, 363, Guillaume d’Auxerre, Roland de Crémone, Albert le Grand, et saint Thomas, (l’est sur l’école franciscaine qu’il a exercé le plus d’influence, par l’Intermédiaire de i es deux grands docteurs, Alexandre de Haies et saint Bonaventure. Le Docteur sérapliique rapporte dans un de ses sermons un trait d’humilité de I’révostin qui montre la haute estime dans laquelle il le tenait, Opéra, éd. Quaraccbi, t. {{rom|ix}}, p. 500. (. Lacombe, Privosltn de Crémone, su vie et se » œuvres. Bibliothèque thomiste, t. {{rom|xi}}, Kain, 1927, el comptes rendus signalés dans Bulletin thomiste, t. {{rom|viii}}, 1931, p. 23 1. {{d|G. Lacombe.|3|sc}} <section end="PRÉVOSTIN DE CRÉMONE"/> <section begin="PRIÈRE"/><nowiki/> '''PRIÈRE'''. — L’étude qui va suivre sera de caractère strictement théologique, c’est-à-dire qu’elle s’inspirera uniquement des travaux des théologiens catholiques sur la prière, et surtout de ceux de saint Thomas d’Aquin et de Suarez, « en qui l’on entend toute l’École ». Nous négligerons donc volontairement tous les travaux des auteurs contemporains, croyants ou incroyants, consacrés soit à la ''psychologie'', soit à l’''histoire'', soit enfin à la ''philosophie'' de la prière. (Notre bibliographie contiendra néanmoins l’indication de quelques-uns de ces ouvrages, que pourront consulter ceux qui s’intéressent à ces questions.) Les théologiens, en effet, ne se demandent pas comment on prie, comment on a prié et si l’on peut tirer du fait de la prière des conclusions métaphysiques ; ils n’envisagent la prière qu’en tant qu’elle est un devoir de l’homme ; ils établissent sa nécessité, son obligation ; ils enseignent quand et comment il faut prier, etc. En un mot, nous sommes ici en morale, pour dire ce que doit être la prière selon les instructions du Christ et de l’Église, et conformément aux doctrines de la théologie catholique. <br/>I. {{refl|1|nosup|num=Nature de la prière.}} <br/> II. {{refl|2|nosup|num=Les espèces de prières (col. 180).}} <br/> III. {{refl|3|nosup|num=Légitimité et convenance de la prière (col. 199).}} <br/> IV. {{refl|4|nosup|num=Nécessité et obligation de la prière (col. 204).}} <br/> V. {{refl|5|nosup|num=Qualités et conditions de la prière (col. 212).}} <br/> VI. {{refl|6|nosup|num=Qui peut-on prier ? (col. 223).}} <br/> VII. {{refl|7|nosup|num=Que peut on demander ? (col. 228).}} <br/> VIII. {{refl|8|nosup|num=Valeurs et efficacité de la prière (col. 234).}} <section end="PRIÈRE"/> <section begin="PRIÈRE I"/><nowiki/> {{refa|1|I. {{sc|Nature de la prière}}.}} I. {{sc|définition.}} Avant de proposer leurs propres définitions de la prière, les théologiens recueillent, pour en faire la synthèse ou la critique, celles qui leur viennent de la tradition, particulièrement des Pères. C’est ainsi que saint Thomas, ''Sum. theol.'', Il’11’, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 1, cite successivement : 1. le pseudo-Denys, qui dit au c. {{rom|iii}} du ''De div. nom.'' : ''Ante omnia ab'' ''oratione incipere est utile, sicut Deo nos ipsos tradentes'' ''et unientes'' ; 2. Isidore, qui, in lib. X Etymol., enseigne que : orare idem est ac dicere ; 3. Cassiodore, pour qui oratio dicitur quasi mis ratio ; I. saint Augustin, qui dit fn lit<. <te Verb. Dom., sermo {{rom|v}}, que : oratio petitio quædam est ; 5. saint Jean Damascène, qui, au I. 1Il du De ftd. orth., c. {{rom|xxiv}}, définit la prière : petitio decen tium a Deo ; 6. de nouveau le pseudo-Denys, ''ibid.'', qui affirme que : quando orationibus invocamus Deum, reuelata mente adsumus ipsi ; 7. de nouveau enfin, saint Jean Damascène, ''ibid''., qui définit encore la prière : ascensus mentis in Deum. Dans son commentaire sur les Sentences, t. {{rom-maj|IV}}, dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, saint Thomas cite encore les définitions suivantes : 1. du pseudo-Augustin, De spiritu et anima, c. i. : oratio est pius affeclus mentis in Deum directus ; 2. d’Hugues de Saint-Victor, De modo orandi, c. i : oratio est devolio quiedam mpunctione procedens ; 3. de saint Grégoire, Moral.. I. {{rom-maj|XXXIII}}, c. xxin : orare est amaros gemilus in compunrtione resonare. Enfin, pour revenir à la fameuse question de la Somme théologique mentionnée ri-dessii dans l’ad’.', de l’art. 2, saint Thomas transcrit ce texte de saint Jean Chrysostome, In Gènes., hom., xiii Considera quanta est tibi enneessa felicitas, quanta gloria attributa, orationibus fabulari eum Deo, cum Christo miscere colloquia, optare quod velis, quod desideras postulare. Pour appuyer ses définitions de la prière d’autorités patristiques, Suarez nous apporte encore d’autres textes : 1. saint Jérôme. Epist., {{rom|cxxxix}}, Ad Cyprianum : Nam oratio, juxta grammaticos, omnis sermo loquentium est, cujus etymologiam sic explicant : oratio et oris ratio. In Scripturis autem tandis, difficile orationem juxta hunc sensum legimus, sed quæ ad preces et obsecrationes pertinet, De religione, tr. I., De oratione, devotione et horis canonicis, I. I. c i. n. l ; 2 saint Augustii Serm.. < {{rom|xxx}}. De tempore : Quid autem est oratio, nis ascensio anima de ierreslribus ad cseleslia, inquisitio supernorum, invisibitium desiderium, ''ibid''. n. 6 (ce sermon n’est pas de saint Augustin ; il figure dans P. L., t. {{rom|xxxix}}. col. 1886-1887, sous le n. {{rom|lxxiii}} (alias, De tempore, {{rom|ccxxx}}) des Sermones supposititii) ; 3. le texte du ''De spiritu et anima'', c. i. est cité par Suarez autrement que par saint Thomas : Oratio est conversio mentis in Deum, per pium et humilem affectum, ibid ; 4. saint Basile, llom. in a martyrem Julittam : Oratio est boni cujusdam petitio, quæ ad Deum a plis effunditur, ''ibid''.. c. ii. n. 2 ; 5. saint Grégoire de Nysse, De oratione : Oratio conversatio et sermocinato cum Deo est, et malorum subversio ac peccatorum emendatio, et encore : Oratio est petitio bonorum, quæ Deo cum supplicatione offertur, ''ibid.'', n. 3 ; 6. Jean Chrysostome : Per orationem Angelis copulamur… Angelorum est deprecatio, interim eorum superans dignitatem, siquidem majus est Angelorum dignitate colloquium miscere cum Deo, ''ibid''. I. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|i}}, n. 3 ; 7 saint Nil, qui dit qu’il faut prier sensu, ce qu’il explique ainsi : Sensus est consideratio cum reverentia, et compunctione, et dolore animi, cum suspiriis, sine voce, ''ibid.'', n. 4 ; 8, encore Jean Chrysostome, in lib. I De orando Deum : … Deus, qui nobis tantum honoris largiatur, ut dignos nos habuerlt qui cum ipso colloquamur, nostraque vota apud ipsum deponamus nam vere cum Deo confabulamur, quoties vacamus deprecationi, ''ibid.'', n. 5. Le P. Vermeersch, Quæstiones de virtutibus religionis et pietatis…, Bruges, 1912, p. 57, cite encore cette définition de la prière, qu’on trouve dans l’Epist. ad fratres de monte Dei : Oratio est hominis Deo adhærentis affectio, et familiaris quædam et pia allocutio, et statio illuminatæ mentis ml fruendum quamdiu licet. Cf. P. L., t. {{rom|clxxxiv}}, col. 337. 1° ''La synthèse thomiste.'' — Saint Thomas rattache la prière à la vertu de religion et la range, avec la dévotion, parmi les actes intérieurs, qui sont aussi ses actes principaux, tandis qu’il range parmi ses actes extérieurs l’adoration, ''per quam aliquis suum corpus ad'' ''Deum venerandum exhibet.'' Cf. en tête des q. {{rom|lxxxii}} et {{rom|lxxxii}} de la I I 1 1’. De plus, il ne reconnaît, à vrai dire, qu’une sorte de prière, la prière de demande, mais qu’il considère comme un tout complexe renfermant des parties diverses, parmi lesquelles se trouve<section end="PRIÈRE I"/><noinclude> <references/></noinclude> pxi645odvnpvszt0dgmm5dzwqenyadd Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/93 104 3962412 15797395 14606500 2026-05-19T16:43:00Z ~2026-30154-72 163181 15797395 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|171|PRIÈRE. DÉFINITION|172}}</noinclude>l’oratio, cf. q. {{rom|lxxxiii}}, a. 17 ; en sorte que le mot ''oratio'' peut s’entendre dans un sens large, et en ce sens la prière comprend quatre parties, on pourrait dire quatre phases, quatre mouvements : l’''obsecratio'', l’''oratio'', la ''postulatio'' et la ''gratiarum actio'' ; ou dans un sens restreint, et en ce sens l’''oratio'' n’est plus que l’''ascensus'' ''in Deum'', le commencement, ou plutôt le prélude de la prière, cf. ''ibid''., ad 2 nm. Voici deux définitions de la prière données par saint Thomas : oratio ratianis est actus, appticantis desiderium’iluntatis ad eum gui non est sub potestate nostra sed supra nos, scilicet Deum, In /V llm ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, sol. 1 ; oratio est gusedam explicatio propriæ voluntatis apud Deum ut eam implcat, ''Sum. theol''., III », q. {{rom|xxi}}, a. 1. Psychologiquement, la prière, comme le commandement, est, selon saint Thomas, un acte de la raison prat ique, laquelle n’est pas seulement apprehensiva, mais encore causativa ; la raison, en effet, « peut être cause de quelque chose de deux manières : d’une première manière, sicut necessitatem imponens ; c’est de cette manière qu’elle commande non seulement aux puissances inférieures et aux membres du corps, mais encore aux hommes qui sont sous notre dépendance ; c’est la causalité du commandement. D’une seconde manière, sicut inducens et guodammodo disponens : c’est de cette manière qu’elle agit lorsqu’elle demande l’accomplissement de quelque chose à qui ne lui est point soumis, mais égal ou supérieur. » ''Sum. theol''., IIMI*, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 1 : cf. //) IV™ ''Sent''., toc. cit. Dans ce dernier texte, saint Thomas a commencé par rappeler les sens profanes du mot oratio et affirmé que ce mot est passé du langage judiciaire dans la langue religieuse. Si l’on objecte certaines définitions des Pères qui paraissent faire de la prière un acte de la volonté ou de la sensibilité (afjectivæ partis), comme celui du pseudo-Dcnys, sicut Deo nos ipsos tradentes et unienles, de saint Jean Damascène, asrensus mentis in Deum, du pseudo-Augustin, pius afjectus mentis in Deum directus, et d’Hugues de Saint-Victor, devolio gusedam ex compunctione procedens, cf. supra, col. 170, saint Thomas répondra que ces formules ne sont pas de véritables définitions exprimant l’essence de la prière ; elles n’en montrent que certains aspects ; ainsi le texte du pseudo-Denys nous dit non pas ce qu’est la prière, mais à quoi elle tend, quelle en est la fin, guia hoc præcipue est in oratione pelendum ut Deo uniamur ; celui du Damascène ; nous l’avons déjà {{rom|vii}}, ne concerne que les préliminaires de la prière, oportet (petentem) accedcrc ad eum a guo petit, vel loco sicut ad hominem, vel mente sicut ad Deum, ''Sum. theol''., toc. cit., ad 2° m ; Yafjectus mentis in Deum directus dont parle ici le pseudo-Augustin ne serait pas, selon saint Thomas, In IV im Sent., toc. cit., ad l u " quelque sentiment ayant Dieu pour objet, mais le désir de l’homme transmis à Dieu, si l’on peut dire, ut in illum guo afjectus mentis desiderantis explendus est ; enfin, dire, avec Hugues de Saint-Victor, que la devolio est une prière, c’est une manière de parler ; ce n’est pas une prière proprement dite, mais une sorte d’équivalent de la prière, comme le fait de tendre la main ou d’exposer ses besoins : recogitatio necessilalum propriarum, et creetio spei ad Deum, vel indicatio sui desiderii, vel etiam humiliatio spiritus ad Deum sunt gusedam oraliones per quamdam interprelationem, ''ibid''., ad 2° » ’. Scholion : de la prière « secundum sensualitatem >. 1 me la prière soit un acte de l’intelligence ou de la olonté, c’est en tout cas un acte de l’esprit, des facultés supérieures de l’âme. Pourtant, à propos de la prière du Christ, saint Thomas se demande s’il n’y a pas aussi une prière de nos facultés inférieures, de notre appétit sensible. Cꝟ. 7/1 //P ! » > ''Sent''., dist. XVII. q. i. a. 3, qu..’i ; ''Sum. theol''., III 1, q. {{rom|xxi}}, a. 2. La réponse est évidemment négative. Le cor meum et caro meu exullaverunt in Deum vivum doit s’entendre du retentissement dans l’appétit sensible des mouvements de l’appétit rationnel : caro exultât in Deum vivum non per actum carnis ascendentem in Deum, sed per redundantiam a corde in carnem, inguantum appetitus sensitious seguitur motum appetitus rationalis. ''Sum. theol''., ''ibid''., ad 1’"’. 2° ''La synthèse suarézienne''. 1. Suarez remarque d’abord que les théologiens ont coutume de distinguer une triple acception du mot firière : a) dans un sens très large, on dit que le mot prière désigne toute bonne action ; la glose ordinaire sur le sine inlermissione orale de I ''Thess''., {{rom|v}}, 17, autorise cette acception : « Priez sans cesse, c’est-à-dire vivez toujours saintement ; celui-là prie toujours qui toujours agit bien. » ''Op. cit''., t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|i}}, n. 2. Suarez rejette comme absolument impropre cette acception du mot prière, qui a de plus le tort de favoriser la distinction établie par Wiclef d’une triple prière, mentale, vocale, vitale : « Cette dernière, il la faisait consister dans les bonnes œuvres, afin de ravaler les autres et de déclarer qu’elles n’avaient aucune importance. » b) D’une manière générale, on a coutume d’entendre par le mot prière tout mouvement intérieur de l’âme vers Dieu, soit par la pensée, soit par le cœur, omnis interior motus animi in Deum, sive per ejus cogilalionem, sive per afjectum, ''ibid''., n. 6. C’est l’{{lié}}« oraison mentale », à laquelle Suarez consacrera son second livre. La définition qu’il en donne ici paraît bien y inclure la simple méditation ; pourtant, il déclare se rallier aux explications de Clicntove sur la définition de la prière selon saint Jean Damascène (ascensio mentis in Deum). explications qui semblent établir une distinction entre la prière et la méditation, ''ibid''., n. 7. Mais nous reviendrons sur ce sujet, cf. col. 176 sq.. c) Enfin, le sens propre qu’on donne au mot prière est celui de demande, oratio proprie significare dicitur pelilionem, et particulièrement de demande adressée à Dieu. Entendue dans ce sens, la prière peut d’ailleurs être vocale ou mentale, n. 8 ; il ne faut donc pas confondre prière mentale au sens de demande formulée mentalement, et oraison mentale au sens d’interior motus animi in Deum. 2. Mais la définition du Damascène : pelitio decenlium a Deo, et celle de saint Basile : boni cujusdam pelitio guæ ad Deum a piis efjunditur, doivent-elles être maintenues ? N’introduisent-elles pas dans l’essence de la prière des éléments qui n’en font pas partie ? a) Contre Navarre, qui pourtant peut revendiquer en sa faveur l’autorité de saint Thomas, In I V jn » Sent., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom-maj|IV}}, a. 1, sol. 4, Suarez maintient la définition restrictive du Damascène. ''Ibid''., c. {{rom|ii}}, n. 2. La raison qu’il en donne, c’est que tout le monde s’accorde à reconnaître que la prière est un acte de religion qui honore Dieu ; or, celui-là n’honore pas Dieu, mais l’outrage plutôt (sed potius contumelia illum afjicil), qui lui demande quelque chose de mauvais. ''Ibid''., n. 3. b) En revanche, Suarez ne maintient pas, dans la définition de la prière, la restriction de saint Basile : a piis, parce que, dit-il, une véritable prière peut être aussi produite ab impiis, c’est-à-dire par ceux qui sont en état de péché. ''Ibid''., n. 2. c) Enfin, Suarez n’est pas d’avis qu’on introduise d’autre restriction dans la définition de la prière, par exemple qu’elle soit faite decenter ; parce que la demande qu’on fait à Dieu de choses convenables l pelitio decentium a Deo), même si parfois elle se fait d’une manière, en un temps ou en un lieu qui ne conviendrait pas, conserve néanmoins ce qui est essentiel à la prière et est su stanticllement bonne, bien qu’elle possède<noinclude> <references/></noinclude> q24jqwfxbvhwa5baanxm9balyev4qlt Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/95 104 3962414 15797410 15542931 2026-05-19T16:58:34Z ~2026-30154-72 163181 15797410 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|175|PRIÈRE. DÉFINITION|176}}</noinclude>peuvent bien être ces états affectifs en l’absence de la prière qui les avait fait naître, sinon « une certaine disposition du corps et de ses humeurs, en vertu de laquelle on revient facilement ''ad priorem affectum'', à l’occupation qui l’a produite, quand l’attention revient ? N. 14. 3° ''Conclusion''. — Une bonne définition, disent les logiciens, doit contenir le genre prochain et la différence spécifique ; de plus, elle doit convenir ''toti definito'' ''et soli definito''. Nous devons donc commencer par nous demander quels sont les actes religieux que l’on désigne généralement par ce mot de prière : en d’autres termes, déterminer son extension d’après l’usage. Puis il nous faut examiner ce groupe d’actes religieux, voir ce qu’ils ont de commun et de distinctif ; en d’autres termes, déterminer la compréhension du mot prière, non à priori, mais d’après l’observation. A suivre ces règles, il n’y a pas de doute que, des trois définitions de la prière qu’on trouve dans les Pères : « demande faite à Dieu, entretien avec Dieu, élévation de l’âme vers Dieu », cf. J. de Guibcrt, Essence de la prière et prière pure, dans Revue d’ascétique et de mystique, 1930, p. 227, il n’y a pas de doute que ce ne soit la seconde qui s’applique le mieux ''toti et soli definito'' : toute prière n’étant pas une « demande faite à Dieu » et toute « élévation de l’âme vers Dieu » n’étant pas une prière. Somme toute, on pourrait adopter la définition de Mutz : « une dévote et humble élévation de l’âme vers Dieu pour exprimer devant lui nos sentiments et nos désirs ». ''Ibid''., p. 228. Ajoutons d’ailleurs que cet « entretien avec Dieu », ou plutôt cette ''locutio ad Deum'', peut se faire par le langage du cœur aussi bien que par celui de l’esprit. Nous avons dit : « entretien avec Dieu, ou plutôt ''locutio ad Deum'' » ; car, bien que les termes d’entretien ou de « colloque » par lesquels on désigne la prière suggèrent l’idée d’un dialogue, notre prière, hélas ! n’est bien le plus souvent qu’un monologue. A ce sujet, Bellarmin distinguait trois degrés de prière : « Le premier est celui de ceux qui prient, mais n’entendent pas de réponse et ne savent s’ils sont exaucés (''an audiantur'' ; faut-il traduire : s’ils sont entendus ?) ; le second est celui de ceux qui ont quelques raisons de croire qu’ils sont exaucés (''habent aliqua signa quod audiantur''), mais n’entendent pas de réponse ; le troisième est celui de ceux qui vraiment conversent avec Dieu et Dieu avec eux. Ceux-ci reçoivent des lumières, n’ont pas de distractions et ne se fatiguent pas en priant, parce qu’ils écoutent plus qu’ils ne parlent. » Cité par E. Raitz von Frentz, ''Rev. d’ascét. et de myst.'', 1926. p. 143. Puisque prier c’est parler à Dieu d’une manière ou d’une autre, c’est « exprimer devant lui nos sentiments et nos désirs », et puisque, selon saint Augustin, ce n’est pas seulement la bouche ou le cœur qui parlent, mais aussi notre action, pourquoi ne pourrait-on pas dire que toute bonne action est une prière et que, par conséquent, tant qu’on demeure attentif à éviter ce qui met en danger de déplaire à Dieu et qu’on tâche de faire en tout sa volonté, on prie sans prier, et Dieu entend ce langage » ? Bossuet, cité par Landriot, appendice à l’''Instruction pastorale pour le carême 1862'', dans ''Œuvres'', 2{{e}} éd., t. {{rom|iii}}, Paris, 1864, p. 144. Landriot a recueilli un grand nombre de textes scripturaires ou patristiques, de théologiens, de prédicateurs ou d’auteurs spirituels, où l’on retrouve cette idée qu’une bonne vie est le meilleur des sacrifices, la meilleure des prières qu’on puisse offrir à Dieu ; cf. t. {{rom|ii}}, p. 207-209 ; t. {{rom|iii}}, p. 91-100, 108-110, 132-146. Que peut-on tirer de ces textes ? Tout juste le contraire de ce que l’on veut y trouver, à savoir que toute bonne action, ''sans être une prière proprement dite, équivaut'' à une prière : « on prie sans prier », dit fort bien Bossuet. Le théologien se doit d’adopter un langage plus précis que l’orateur ; il a le droit de reconnaître que celui-ci recourt à des figures de mots ; dire qu’une bonne action est une prière ou un sacrifice, c’est employer les mots prière et sacrifice non dans leur sens propre, mais dans un sens métaphorique. En vérité, cependant, une bonne vie deviendra une vraie prière quand elle baignera, si l’on peut dire, dans la prière : quand elle sera rapportée à Dieu par l’offrande formelle, plus ou moins fréquente, que nous en ferons à la gloire de Dieu, quand elle sera accompagnée de ce regard amoureux sur Dieu qui constitue la prière du cœur et qui, chez les saints, est pour ainsi dire permanent. Cf. ''Le témoignage de Marie'' ''de l’Incarnation'', ursuline de Tours et de Québec, texte préparé et publié avec une introduction par D. Jamet, Paris, 1932. Et ceci nous amène à ce que Landriot appelle l’''esprit'' ''de prière'', qui s’apparente assez étroitement avec la « prière pure » ou l’{{lié}}« essence de la prière » de H. Bremond. Cf. J. de Guibert, ''loc. cit''., p. 226-234. L’esprit de prière, dit Landriot, ce n’est aucune prière eu particulier… : c’est, si l’on peut s’exprimer ainsi, la partie subtile et éthérée de chacun de ces exercices, qui remonte dans les hautes régions de l’âme, et y forme comme un ''réservoir'' ''habituel de saintes pensées et de pieux sentiments'' dont le parfum s’exhale, lors même que l’âme s’occupe des devoirs extérieurs… L’esprit d’une chose est la quintessence de cette chose… De même, l’esprit de prière… : c’est une huile essentielle, composée de ce qu’il y a de plus divin dans les rapports de l’âme avec le ciel, et qui, venant à surnager dans notre âme, y ''brûle perpétuellement en l’honneur de Dieu''. Alors, toutes nos actions, nos pensées, nos désirs, nos volontés, sont imprégnés de cette huile céleste ; tout dans notre être et dans notre vie devient une prière continuelle, un hymne sans fin, une immolation de tous les instants… L’esprit de prière est comme une vapeur céleste qui domine toute notre vie, qui l’enveloppe tout entière… L’homme ne peut pas toujours réciter des prières vocales, toujours méditer, toujours être agenouillé dans les églises ; mais toujours il peut avoir en son cœur cet esprit de prière qui s’exhale de l’âme comme le parfum de la fleur, et qui embaume par une brise céleste toutes les heures de la vie… Le ''principe'', la ''racine'' véritable et l’''essence'' la plus intime de la prière, ''ce qui'' ''la constitue'' et la rend agréable à Dieu, c’est la soumission à la volonté du Seigneur et le désir de lui plaire… T. {{rom|iii}}, p. 89-92. Cet esprit de prière ne nous abandonne pas un seul instant, lors même que ''nous n’en avons pas toujours la conscience'' ''réfléchie'' : c’est le soleil de notre âme, et au milieu de la multiplicité des affaires, au milieu du bruit de ce monde et des nuages de la terre, ce soleil intérieur luit pour nous et fait tressaillir notre cœur par des ''jubilations d’autant plus'' ''profondes qu’elles semblent inaperçues.'' ''Ibid''., p. 104. Cependant, il est difficile que cette ''disposition habituelle'' de l’âme, ne ''se manifeste'' point ''souvent par des actes réfléchis'' ; quand l’âme est pleine, il se forme nécessairement des puits artésiens, et l’eau vole dans toutes les directions. De là, ces aspirations secrètes du cœur, ces oraisons jaculatoires, qui s’élancent comme les étincelles d’un feu ardent… ''Ibid''.. p. 117. (C’est nous qui avons souligné.) En somme, de quoi s’agit il ? Mais tout simplement, il nous semble, de ce que les théologiens appellent la dévotion, qui naît de l’amour et nous porte à nous adonner totalement et généreusement au service de Dieu ; cf. 1I’-II’q. {{rom|lxxxii}}. Dévotion serait le terme technique dans la langue exacte de la théologie ; les psychologues non théologiens parleraient d’{{lié}}« esprit religieux », les auteurs spirituels d’{{lié}}« esprit surnaturel ». Tous ces termes seraient, en tout cas, préférables à celui d’{{lié}}« esprit de prière », qui repose sur une conception pour le moins discutable de la prière. Pour saint Alphonse, l’esprit de prière est tout simplement l’habitude de recourir à Dieu en tout, tout de suite et toujours. Cf. Bouchage, ''Pratique des vertus'', t. {{rom|iii}}, p. 318-319. {{refa|2|II. {{sc|prière et méditation}}.}} La méditation est-elle une prière ? Cf. J. de Guibcrt, ''Rev. d’ascét. et de myst.''<noinclude> <references/></noinclude> nox7892rcztvse0xn8mjuc6xs1ngtvo 15797411 15797410 2026-05-19T16:59:57Z ~2026-30154-72 163181 15797411 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|175|PRIÈRE. DÉFINITION|176}}</noinclude>peuvent bien être ces états affectifs en l’absence de la prière qui les avait fait naître, sinon « une certaine disposition du corps et de ses humeurs, en vertu de laquelle on revient facilement ''ad priorem affectum'', à l’occupation qui l’a produite, quand l’attention revient ? N. 14. 3° ''Conclusion''. — Une bonne définition, disent les logiciens, doit contenir le genre prochain et la différence spécifique ; de plus, elle doit convenir ''toti definito'' ''et soli definito''. Nous devons donc commencer par nous demander quels sont les actes religieux que l’on désigne généralement par ce mot de prière : en d’autres termes, déterminer son extension d’après l’usage. Puis il nous faut examiner ce groupe d’actes religieux, voir ce qu’ils ont de commun et de distinctif ; en d’autres termes, déterminer la compréhension du mot prière, non à priori, mais d’après l’observation. A suivre ces règles, il n’y a pas de doute que, des trois définitions de la prière qu’on trouve dans les Pères : « demande faite à Dieu, entretien avec Dieu, élévation de l’âme vers Dieu », cf. J. de Guibcrt, Essence de la prière et prière pure, dans Revue d’ascétique et de mystique, 1930, p. 227, il n’y a pas de doute que ce ne soit la seconde qui s’applique le mieux ''toti et soli definito'' : toute prière n’étant pas une « demande faite à Dieu » et toute « élévation de l’âme vers Dieu » n’étant pas une prière. Somme toute, on pourrait adopter la définition de Mutz : « une dévote et humble élévation de l’âme vers Dieu pour exprimer devant lui nos sentiments et nos désirs ». ''Ibid''., p. 228. Ajoutons d’ailleurs que cet « entretien avec Dieu », ou plutôt cette ''locutio ad Deum'', peut se faire par le langage du cœur aussi bien que par celui de l’esprit. Nous avons dit : « entretien avec Dieu, ou plutôt ''locutio ad Deum'' » ; car, bien que les termes d’entretien ou de « colloque » par lesquels on désigne la prière suggèrent l’idée d’un dialogue, notre prière, hélas ! n’est bien le plus souvent qu’un monologue. A ce sujet, Bellarmin distinguait trois degrés de prière : « Le premier est celui de ceux qui prient, mais n’entendent pas de réponse et ne savent s’ils sont exaucés (''an audiantur'' ; faut-il traduire : s’ils sont entendus ?) ; le second est celui de ceux qui ont quelques raisons de croire qu’ils sont exaucés (''habent aliqua signa quod audiantur''), mais n’entendent pas de réponse ; le troisième est celui de ceux qui vraiment conversent avec Dieu et Dieu avec eux. Ceux-ci reçoivent des lumières, n’ont pas de distractions et ne se fatiguent pas en priant, parce qu’ils écoutent plus qu’ils ne parlent. » Cité par E. Raitz von Frentz, ''Rev. d’ascét. et de myst.'', 1926. p. 143. Puisque prier c’est parler à Dieu d’une manière ou d’une autre, c’est « exprimer devant lui nos sentiments et nos désirs », et puisque, selon saint Augustin, ce n’est pas seulement la bouche ou le cœur qui parlent, mais aussi notre action, pourquoi ne pourrait-on pas dire que toute bonne action est une prière et que, par conséquent, tant qu’on demeure attentif à éviter ce qui met en danger de déplaire à Dieu et qu’on tâche de faire en tout sa volonté, on prie sans prier, et Dieu entend ce langage » ? Bossuet, cité par Landriot, appendice à l’''Instruction pastorale pour le carême 1862'', dans ''Œuvres'', 2{{e}} éd., t. {{rom|iii}}, Paris, 1864, p. 144. Landriot a recueilli un grand nombre de textes scripturaires ou patristiques, de théologiens, de prédicateurs ou d’auteurs spirituels, où l’on retrouve cette idée qu’une bonne vie est le meilleur des sacrifices, la meilleure des prières qu’on puisse offrir à Dieu ; cf. t. {{rom|ii}}, p. 207-209 ; t. {{rom|iii}}, p. 91-100, 108-110, 132-146. Que peut-on tirer de ces textes ? Tout juste le contraire de ce que l’on veut y trouver, à savoir que toute bonne action, ''sans être une prière proprement dite, équivaut'' à une prière : « on prie sans prier », dit fort bien Bossuet. Le théologien se doit d’adopter un langage plus précis que l’orateur ; il a le droit de reconnaître que celui-ci recourt à des figures de mots ; dire qu’une bonne action est une prière ou un sacrifice, c’est employer les mots prière et sacrifice non dans leur sens propre, mais dans un sens métaphorique. En vérité, cependant, une bonne vie deviendra une vraie prière quand elle baignera, si l’on peut dire, dans la prière : quand elle sera rapportée à Dieu par l’offrande formelle, plus ou moins fréquente, que nous en ferons à la gloire de Dieu, quand elle sera accompagnée de ce regard amoureux sur Dieu qui constitue la prière du cœur et qui, chez les saints, est pour ainsi dire permanent. Cf. ''Le témoignage de Marie'' ''de l’Incarnation'', ursuline de Tours et de Québec, texte préparé et publié avec une introduction par D. Jamet, Paris, 1932. Et ceci nous amène à ce que Landriot appelle l’''esprit'' ''de prière'', qui s’apparente assez étroitement avec la « prière pure » ou l’{{lié}}« essence de la prière » de H. Bremond. Cf. J. de Guibert, ''loc. cit''., p. 226-234. L’esprit de prière, dit Landriot, ce n’est aucune prière eu particulier… : c’est, si l’on peut s’exprimer ainsi, la partie subtile et éthérée de chacun de ces exercices, qui remonte dans les hautes régions de l’âme, et y forme comme un ''réservoir'' ''habituel de saintes pensées et de pieux sentiments'' dont le parfum s’exhale, lors même que l’âme s’occupe des devoirs extérieurs… L’esprit d’une chose est la quintessence de cette chose… De même, l’esprit de prière… : c’est une huile essentielle, composée de ce qu’il y a de plus divin dans les rapports de l’âme avec le ciel, et qui, venant à surnager dans notre âme, y ''brûle perpétuellement en l’honneur de Dieu''. Alors, toutes nos actions, nos pensées, nos désirs, nos volontés, sont imprégnés de cette huile céleste ; tout dans notre être et dans notre vie devient une prière continuelle, un hymne sans fin, une immolation de tous les instants… L’esprit de prière est comme une vapeur céleste qui domine toute notre vie, qui l’enveloppe tout entière… L’homme ne peut pas toujours réciter des prières vocales, toujours méditer, toujours être agenouillé dans les églises ; mais toujours il peut avoir en son cœur cet esprit de prière qui s’exhale de l’âme comme le parfum de la fleur, et qui embaume par une brise céleste toutes les heures de la vie… Le ''principe'', la ''racine'' véritable et l’''essence'' la plus intime de la prière, ''ce qui'' ''la constitue'' et la rend agréable à Dieu, c’est la soumission à la volonté du Seigneur et le désir de lui plaire… T. {{rom|iii}}, p. 89-92. Cet esprit de prière ne nous abandonne pas un seul instant, lors même que ''nous n’en avons pas toujours la conscience'' ''réfléchie'' : c’est le soleil de notre âme, et au milieu de la multiplicité des affaires, au milieu du bruit de ce monde et des nuages de la terre, ce soleil intérieur luit pour nous et fait tressaillir notre cœur par des ''jubilations d’autant plus'' ''profondes qu’elles semblent inaperçues.'' ''Ibid''., p. 104. Cependant, il est difficile que cette ''disposition habituelle'' de l’âme, ne ''se manifeste'' point ''souvent par des actes réfléchis'' ; quand l’âme est pleine, il se forme nécessairement des puits artésiens, et l’eau vole dans toutes les directions. De là, ces aspirations secrètes du cœur, ces oraisons jaculatoires, qui s’élancent comme les étincelles d’un feu ardent… ''Ibid''.. p. 117. (C’est nous qui avons souligné.) En somme, de quoi s’agit il ? Mais tout simplement, il nous semble, de ce que les théologiens appellent la dévotion, qui naît de l’amour et nous porte à nous adonner totalement et généreusement au service de Dieu ; cf. 1I’-II’q. {{rom|lxxxii}}. Dévotion serait le terme technique dans la langue exacte de la théologie ; les psychologues non théologiens parleraient d’{{lié}}« esprit religieux », les auteurs spirituels d’{{lié}}« esprit surnaturel ». Tous ces termes seraient, en tout cas, préférables à celui d’{{lié}}« esprit de prière », qui repose sur une conception pour le moins discutable de la prière. Pour saint Alphonse, l’esprit de prière est tout simplement l’habitude de recourir à Dieu en tout, tout de suite et toujours. Cf. Bouchage, ''Pratique des vertus'', t. {{rom|iii}}, p. 318-319. II. {{sc|prière et méditation}}. — La méditation est-elle une prière ? Cf. J. de Guibcrt, ''Rev. d’ascét. et de myst.''<noinclude> <references/></noinclude> 7kw4ccl9qdp1geopvf732jw91ky035n Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/96 104 3962416 15797782 15579929 2026-05-20T08:56:37Z Sicarov 121895 15797782 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|177|PRIÈRE. NATURE|178}}</noinclude><nowiki /> 1930 p 337-344. H. Hremond répond catégoriquement non. « Méditer n’est pas prier, dit expressément saint François de Sales. [Aucune référence ! Dans le Traité de l’amour de Dieu, l. VI. c {{rom|ii}}. la méditation est cependant désignée comme le « premier degré de l’oraison ou théologie mystique ».] Et plus philosophiquement Mgr Paulot. Pesez, je vous prie, tous les mots de ce texte Chaque opération, envisagée dans son point de vue formel, est exclusive de l’autre. Une méditation formelle n’est pas une prière formelle. Quand on médite, on ne prie pas ; quand on prie, on ne médite pas. Raisonner explicitement et prier explicitement sont deux choses inconciliables dans le même instant.. Hist. litt., t. {{rom|viii}}, p 362-363 ; cf. ''Introd''. à la philosophie de la prière, n 66 note : « la méditation n’est pas tant l’oraison que l’introduction à l’oraison », [citation, d’ailleurs, inexacte de Lchodey, Les noies de fora, son mentale, p 131 qui avait écrit « l’introductrice de l’oraison Ce n’est pas l’avis du P. de Guiberl : « N’est-il pas un peu exagéré de ne faire commencer réellement I orafson qu’au moment où la volonté échauffée prend Burnaturcllement contact par l’affection avec le Bien divinl Les actes, même discursifs, de l’intelligence, précédés d’actes préliminaires de prière fervente, Jien liant avec l’aide de Dieu à mieux comprendre ventes ou mystères, ne sont-ils pas déjà une vrai.— oraison{{7o}} Rev d’ascét. et de my st., 1920, p. 184, note.. La m< Mon, dans l’oraison mentale discursive, n’est pas une simple préparation ou prélude, mais une partie de cette oraison môme. » // « ., 1930, p. 342. Il est vrai que, sous ce mot « ..raison., le P. de Huibert ne nul pas exactement ce que Hremond met sous le mot I puisque, pour lui, l’oraison n’est une prière <|U. au | sens général d’élévation de l’âme è Dieu en vue de le mieux servir en se sanctifiant soi même,. P. 341 I I i Saint Thomas distingue nettement la méditation de la prière : « Le mot de contemplatio, dit-il, s emploie parfois en un sens strict pour l’acte de l’intelligence méditant les choses divines… Il s’emploie aussi de façon plus générale pour tOUt acte par lequel I aine, se séparant des affaires extérieures, s’occupe uniquement de Dieu ; ce qui peut arriver de deux manières : ou quand l’homme.route Dieu qui lui parle dans I Ecriture sainte, Ce qui se fait par la lectioi OU quand lui même parle à Dieu, ce qui a lieu dans l’oratio. Quant B la meditatio, elle est, par rapport aux deux autres parties, comme un iul eruiediaire : car. nous servant de ce que Dieu nous d’il dans l’I’aiiture. nous nous mettons, grâce à la méditation, en sa présence par la pensée et l’affection ; et lui étant ainsi présents ou l ayant présent, nous pouvons lui parler par la prière (oratio) ; et c’est pourquoi Hugues de Saint-Victor, dans le passage cité, De modo orandi, c. {{rom|i}} Est ce bien là que saint Thomas a trouve cette division de la contemplation. J’ai beau relire ce chapitre, je ne l’y trouve pas |. dis tiuuue trois parties dans la contemplation : la lecture, la méditation et la prière (oratio) Mais, l ne s ensuit pas que celle Ci doive être un acte produit par le don de Sagesse, bien que cette sagesse, par la méditation, prépare la voie à la prière. In P..Se/1L.dist. W.qiv. a 1, qu. 2. ad 1um. Ce texte se passe de commentaire : encore que, par la méditation, nous nous mettions en présence de Dieu (ci præsentamur ; prtesentali ei vel prœsentem eum habentes) par la pensée et l’affection, la méditation n’est pourtant pas encore la prière, quj consiste à parler à Dieu : elle n’en est que la préparation ou le prélude : pour parler à quelqu’un, il teut évidemment d’abord se trouver en sa présence, se présenter à lui. Simulions, en passant, ce texte d’Hugues de Saint-Victor sur la nécessite de la méditation pour la prière : Sic ergo orationi sancta meditatio necessarta est, ut omnino perfecta esse oratio nequeat, si eam meditatio non comiletur aut præcedat, ''Loc. cit''. Suarez est d’avis que l’oraison mentale, cet. exercice », ''op. cit.'', l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|i}}, n. 5, tant recommande par tes Pères et les auteurs spirituels, comprend quatre actes successifs qui sont, d’après la Scala claustrait{{e|um}} cf ici t. {{rom|M}}, art. GuiguL, col. 1966) : la lecho.U meditatio, Y oratio et la contemplatio ''ibid.'', c a, , m 2 Et voilà du coup la méditation tout a la fois distinguée de la prière au sens strict, qui est, pour Suarez, la prier, demande, et rangée parmi les. parties. intégrantes de l’oraison mentale ou prière au sens large Suarez accepte la définition qu’en donne la Scala. ; Meditatio est studiosa mentis acho, occultæ veritalis notitiam ductu proprim raiionis investigans. ''ibid.'', n. 4. Mais ainsi entendue, la méditation n’est pas nécessairement une prière, même au sens large du mot. Pour qu’elle le sort. lieux conditions sont nécessaires : Il faut d abord qu’elle procède ex afjectu orandi, id est colendi Deum per adm mentis. ''Ibid''. Laméditation satisfera à première condition ; elle sera un hommage rendu à D îe u ^ deux manières : d’abord, wtendendo ipsarn meditalionem ut cultum quemdan, Del, en considérant !.. méditation elle même comme une sorte de culte ou d’hommage rendu à Dieu et en te voulant comme telle. n, Pest elle pas,., , elle., puisqu’elle s’appuie M, r la fo, s’exerce fréquemment par des a. tes de foi et qu, ,., p, i s’v passe n’a pas d’autre but que de soi, toujours davantage notre Intelligence à Dieu r& dément, en ordonnant.notre méditation au culte de Di eu c’est-à-dire en nous y proposant dexdter en , 1(, us une plus grande estime de la globe et de te majesté divines, un plus fervent esprit de l>nr.— ….. dévotion plus ardente. Ibid La seconde condition requise pour que la méditation soit vraiment une prière, c’est qu’elle soit, , rat, que, c’est ad, re qu{{e}} le.ù, pour but d’exciter OU d’attiser en BOUS des senti me „t, , parce que tel doit être te but de l’oraison men taie ; autrement, elle ne serait pas un acte de religion ou de charité, et par conséquent elle ne serait pas une prière. ""<I. » ''., , ,., Ces deux condltlpns m pour que te médita Uon so, t une prière, Suarez les voit Indiquées dans la parole du ps. kviii ; Meditatio cordis nui in tuosemper. Bien que te méditation soit surtout œuvre d’intelligence, le psalmlste l’appelle méditation du cœur, quia et ex afjectu extre ei ad illum Un De plus la méditation doit se faire en p Dieu quia Iota débet re/erri ad cultum e/us.el DOurOUOl tous les ailleurs spirituels cns, ,.„ent qU, 1 faut commencer l’oraison mentale par se met ! présence de Dieu ''Ibid''. m p „n acte qui procède de la vertu de religion CI i Thomas, ''Sum. theol.'', Il II M {{rom|lxxxiii}}, a.3 ; ln/1 Sent, dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. {{rom-maj|I}}, qu. 2. I, prière soit un acte de religion, i Ecriture l< marque dans cette parole du ps {{rom|cxi}}. : Dirigatur oratio mea sicui incensum in eonspectu tuo. La raison le prouve par ce syllogisme : L’objet propre de te vertu de rei ï, on, c’est de rendre à Dieu le respect et I honneur auxquels, 1 adroit, et donc tous les actes par lesquels On rend a Dieu ce respect appartiennent a la vertu de religion. Or, par te prière, on rend à Dieu ce respect, en tant que par elle On se soumet., lui et nm pro avoir besoin de lui comme de l’auteur de tout bien Donc, manifestement, la prière relevée, , propre de la vert n de religion. Tel est l’enseignement de la somme Cf Catéchisme romain, part. {{rom-maj|IV}}, c. n. n. i..m pourrait objecter que « l’office de la religion pareil être de présenter a Dieu son culte et ses cérémonies et que la prière ne paraît pas apporter quelque chose a Dieu. mais plutôt chercher à obtenir de lui quelque chose saint Thomas répond, ibid., ad 3 ; : » En priant l’homme livre à Dieu son esprit, qu’il lui soumet paru<noinclude> <references/></noinclude> 6igwarlsian2lvbucatbhe51dk26xqm Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/97 104 3962417 15797412 14844664 2026-05-19T17:04:36Z ~2026-30154-72 163181 15797412 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|170|PRIERE. ESPÈCES|180}}</noinclude>rospect et qu’il lui présente d’une certaine manière (et quodammodo preesentat, c’est-à-dire dont il lui fait présent i. comme il est dit dans le texte de Denys. Et c’est pourquoi, de même que l’esprit de l’homme l’emporte sur ses membres corporels et sur toutes les choses extérieures qu’on emploie au service de Dieu, ainsi la prière l’emporte sur tous les autres actes religieux. Mais, quand ils se posent ce problème : ulrurn oraiio sit actus rcligionis, les théologiens ne se demandent pas seulement si la prière est un acte de religion, mais encore si elle procède de la vertu de religion, ou de quelque autre vertu, ou de quelque autre habilus de l’âme, par exemple de l’un des dons du Saint-Esprit. L’âme de l’homme pourrait être comparée à un arbre dont le tronc porterait deux branches charpentières, l’intelligence et la volonté, desquelles sortiraient divers rameaux, qui sont les vertus et les dons. De quelle branche, de quel rameau procède la prière ? Or, voici la difficulté : « La vertu de religion, étant une partie potentielle de la vertu de justice, réside dans la volonté aient in suhjecto ; mais la prière, comme on l’a vu antérieurement, est un acte de la raison pratique, donc appartient à la partie intellective de l’âme (pertinct ad parlent intellectivam) ; donc, elle ne paraît pas être un acte émanant de la vertu de religion, mais plutôt du don d’intelligence, dont le rôle est d’élever l’âme à Dieu. » lbid., objectio l a. Dans les Sentences, Inc. cit., saint Thomas s’objecte que, d’après certaines définitions traditionnelles, on pourrait aussi la rattacher aux dons de sagesse ou de science. A l’objection principale, saint Thomas répond, ''ibid''., ad 1’"" : « La volonté meut les autres puissances vers la fin à laquelle elle tend ; résidant en la volonté, la religion pourra donc ordonner à l’honneur de Dieu les actes des autres puissances. Or, parmi celles-ci, c’est l’intellect qui est la plus haute et la plus voisine de la volonté. C’est pourquoi, après la dévotion, qui émane de la volonté elle-même, c’est la prière, par laquelle la religion meut vers Dieu l’intellect humain, qui tient le premier rang parmi les actes de religion. » Mais enfin, si la prière est un acte de la raison, dont la religion, c’est-à-dire la volonté, « se sert pour témoigner à Dieu du respect », comme il est dit dans les Sentences, Inc. cit., peut-on maintenir cette affirmation, qu’on y trouve aussi, que la prière est un acte « élicite » de la vertu de religion : cum Deo reverentiam exhibere sit actus lalriæ, oratin actus latrise erit clicitive’.' Dans l’article de la Somme, clicitive est remplacé par proprie. Suarez distingue : « La prière, dit-il, est un acte produit immédiatement (immédiate elicitus) par la vertu de religion quand afjectum pelendi, c’est-à-dire pour ce qui concerne le désir, la détermination de prier ; mais, pour ce qui est de la prière elle-même, c’est un acte impéré, en tant que la locutio, en quoi consiste formellement la prière, est un acte intellectuel, bien que, en tant qu’acte moral et vertueux fin esse moral ; et virtutis), on puisse la considérer aussi comme un acte élicite, avec un grand nombre de théologiens. » Op. cit., t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vii}}, n. 7. Cette distinction n’a pas l’heur de plaire à Jean de Saint-Thomas, qui la réfute longuement, Cursus theol., In II* m -// « ’, q. lxxxiii. a. 3, éd. Vives, t. {{rom|vii}}, p. 759-709 ; cf. Vermeersch, ''op. cit''., p. 6. Sclwlia : {{1o}} Pour que la prière soit un acte de religion, il n’est pas nécessaire qu’on sache qu’elle l’est et qu’on la veuille comme telle ; il suffit que l’on reconnaisse que l’on a besoin du secours de Dieu et qu’en priant on veuille se soumettre à Dieu. Suarez, ''loc. cit''., n. 13. {{2o}} En revanche, il peut advenir qu’une prière soit totalement dépourvue de cette qualité, qu’elle ne soit pas un acte de religion et donc pas une vraie prière : « si quelqu’un, par exemple, n’envisageant que son intérêt (ex nimio afjectu ad suum commodum vcl alio simili), ne pense nullement, lorsqu’il demande quelque chose, a se soumettre à Dieu et à l’honorer, ni à reconnaître sa toute-puissance et la dépendance où il se trouve à son égard, mais est uniquement préoccupé d’obtenir le bien qu’il désire ou d’échapper au mal qu’il redoute », ''ibid''., n. Il ; cf. Bremond, llisl. titt…, t. {{rom|vii}}, p. 10. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> <nowiki/> {{refa|2|II. {{sc|Les espèces de prières.}}}} Les parties de la prière peuvent s’entendre de deux manières : il peut s’agir soit des parties intégrantes, soit des parties subjectives. Par parties intégrantes de la prière, on entend tout ce qui est requis pour former une prière complète. Les parties subjectives de la prière se distinguent ou selon la diversité des choses qu’on demande, ou selon les différentes manières dont se fait la demande. « Saint Thomas, In IV’<" ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 3, sol 1. Cela à propos du texte de saint Paul, I Tim., {{rom|ii}}, l : obsecro igitur primum omnium fieri obsecraliones, nra~ tiones, poslulationes, gratiarum actiones ; duquel il faut rapprocher celui de Phil., {{rom|iv}}, (i : sed in nmni oratione et obsecratione, cum gratiarum actione, petitiones oestrse innotescant apud Deum. Ces textes posaient un problème : parlaient-ils de diverses sortes de prières (parles subjectivœ), eu seulement des divers éléments qui doivent entrer dans la composition de toute prière pour qu’elle soit complète (partes intégrales)’Sa définition de la prière devait porter saint Thomas à y voir principalement d’abord, puis exclusivement l’indication des parties intégrantes de la prière. Le Catéchisme romain, c. {{rom|iii}}, n. 1, adopta cette manière de voir. I. {{sc|les parties intégrantes de la prière selon saint thomas}} — Dans le commentaire des Sentences, loc. cit., seules, les obsecraliones et les gratiarum actiones sont considérées comme parties intégrantes de la prière ; les nraliones et les poslulationes en sont des parties subjectives : celles-là concernant les biens de la vie présente, celles-ci ceux de la vie future. C’est d’après cette conception qu’est interprétée la distinction des parties de la messe donnée par la glose ordinaire : tout ce qui se dit avant la consécration peut être considéré quasi quædam obsecrationes ; ce qui se dit dans la consécration peut être appelé nralianes, quia sacramentum quod illis verbis conficitur, in via nos adjuvat ; ce qui suit la consécration constitue des postulaliones. quia bona wierna postulantur et mortuis el vivis ; enfin ce qui suit la communion a le caractère de gratiarum actiones. Pendant que nous sommes dans le commentaire des Sentences, remarquons, dans la qu. 3’du même art. 3, les divisions de la prière données par Hugues de Saint-Victor, qui seront intégrées dans l’art. 17 de la II -II*, q. {{rom|lxxxiii}}. La supplicatio, la pnstulalio et Vinsinuatio, distinguées par le Victorin, sunt partes subjective et dislinguuntur secundum diversos modos. Dans une prière, en effet, on peut rencontrer deux éléments : l’exposé de nos besoins (narralio) et la demande proprement dite (petitio) ; la prière qui contiendra ces deux éléments sera une pnstulalio. définie par Hugues : dctcrminaUe pelitinni inserta narralio. Si l’un de ces éléments vient à manquer, si nous avons une petitio sans narralio, ce sera une supplicatio, définie : sine determinatione petilionis, humilis et devota precalin Si. au contraire, nous avons une narratio sans petitio. ce sera insinuatin. définie : sine petitione per solam narrattonem voluntatis jacta signiflealin. Dans son commentaire de l’épîtrc aux Pbillppiens et de la l re à Timothée, saint Thomas ne voit plus, dans les quatre termes employés par saint Pau), que l’indication des quatre éléments qui doivent se retrouver en toute prière : Et pnnit quatuor quæ necessaria sunt in qualibet oratione. In episl. ad Phil., c. {{rom|iv}}, lect. 1. Toute prière, en effet, comporte d’abord ascensum intcllectus<noinclude> <references/></noinclude> mblbi2h3qcb7ltseljkzd62dv6ty5ow Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/107 104 3962433 15797413 15348857 2026-05-19T17:06:07Z ~2026-30154-72 163181 15797413 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|199|PRIÈRE. LÉGITIMITÉ|200}}</noinclude> ''Ibid''., c. {{rom|xxxvii}}, p. 165. Les deux monosyllabes Godai tin sont encore conseillés pour la prière, parce qu’ils résument « tout bien et tout mal » : « Ne t’étonne pas si j’indique ces mots de préférence à tous autres. Si j’en pouvais trouver de plus courts renfermant aussi complètement en eux tout bien et tout mal, ou si Dieu m’avait enseigné à en employer d’autres, je les aurais pris et aurais laissé ceux-là de côté, et je te conseille de faire de même. » ''Ibid''., c. {{rom|xxxix}}. p. 170-171. « Et ce petit mot pénètre mieux les oreilles de Dieu toutpuissant que ne le ferait un psautier tout entier marmotté sans attention par les lèvres seules… Pourquoi cette courte prière d’une seule syllabe perce-t-elle les cicux ? C’est sans doute parce qu’elle est dite dans toute l’intensité de l’âme… » ''Ibid''., c. {{rom|xxxvii}}-{{rom|xxxvi}}n, p. 166-167. Somme toute, cette prière monosyllabique n’est qu’une variété de l’oraison jaculatoire. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> <nowiki/> {{refa|3|III. LÉGITIMITÉ ET CONVENANCE DE LA PRIÈRE.}} I. {{sc|LES difficultés et OBJECTIONS}}. — Toute prière suppose trois choses : 1. que Dieu existe ; 2. qu’il entend, d’une manière ou d’une autre, ce que nous lui disons : 3. qu’il n’est pas indifférent à ce que nous lui disons, qu’il en est au contraire agréablement « affecté », que notre prière lui fait plaisir, qu’il l’agrée, qu’il nous en tient compte, qu’à cause d’elle nous lui devenons agréables, qu’il nous en aime davantage, que nous entrons en sa familiarité : ipsa oratio quee ad Deum emittitur familiares ans Deo jacit, dit saint Thomas, Opusc., {{rom|i}}, Compendium theologiæ ad fr. Reginaldum, part. {{rom-maj|II}}, c. n. En outre, la prière de demande suppose : 4. que Dieu peut nous accorder ce que nous lui demandons et 5. que notre prière peut l’amener, le déterminer à nous l’accorder : si nous savions que notre prière n’exerce aucune action sur le cœur de Dieu, qu’elle n’est pour rien dans ce qui nous arrive, que, priant ou ne priant pas, le résultat serait le même, de toute évidence nous ne prierions pas. Or, tous ces présupposés sont-ils réalisés ? La philosophie, la théologie, donnent-elles raison au sens commun, autorisent-elles la prière ? Nous ne nous attarderons pas aux deux premières conditions ; toute saine philosophie admet l’existence de Dieu, son omniprésence, son omniscience, et ratifie sur ces deux points les intuitions du sens commun. Nombreux sont pourtant les philosophes qui les rejettent et qui, partant, rejettent ou, du moins, devraient rejeter, s’ils étaient conséquents avec eux-mêmes, toute prière. Cf. Fr. Heiler, La prière, trad. d’après la 5{{e}} éd. allemande, Paris, 1931, L’idéal de la prière et la critique de la prière dans la pensée philosophique, p. 221-244 ; F. Ménégoz, Le problème de la prière, Strasbourg, 1925, c. {{rom|i}}, Le problème de la prière dans la théologie moderne ; c. {{rom|ii}}, L’attaque, p. 10-61. La troisième et la cinquième condition de la prière ne supposent-elles pas une conception anthropomorphique, « anthropopathique », de Dieu, que la philosophie et la théologie se doivent de rejeter ? « Toute prière naïve, écrit Heiler, ''ibid''., p. 232, suppose une croyance à l’existence réelle et à la manière d’être anthropomorphique du Dieu que l’on invoque… La métaphysique théiste elle-même exclut, aussi bien que la métaphysique panthéiste, tout anthropomorphisme de la notion du divin ; c’est cette contradiction entre la représentation anthropopathique qui est à la base de la prière du simple fidèle et la notion philosophique de Dieu, qui explique le jugement sévère que beaucoup de philosophes expriment sur la prière. » Saint Thomas ne nie pas que la « prière naïve ». la prière qu’on trouve dan f l’Écriture, la prière de l’Église, soit anthropomorphique, au moins qu’elle en ait toutes les apparences, secundum id quod prima fade apparet, Cont. cent., t. {{rom-maj|III}}, c. xevi ; « si l’on entend (certains textes de l’Écri ture qui concernent la prière) secundum sunin superficiem. W s’ensuit d’abord que la volonté divine peut être modifiée, puis que quelque chose arrive à Dieu ex (empare, et enfin que certaines choses qui existent lemporalilT dans les créatures sont cause de quelque chose qui existe en Dieu : toutes choses manifestement Impossibles ». Les deux premières objections que rencontre saint Thomas, quand il se demande s’il convient de prier, sont tirées du caractère apparemment anthropomorphique de la prière : « Il ne convient pas, à ce qu’il semble, de prier Dieu ; car, si la prière nous est nécessaire, c’est pour notifier nos besoins à celui à qui nous l’adressons ; unis, convns il est dit en M itth., {{rom|vi}}, 32 : « Votre Père sait bien que vous avez besoin de tout « cela. » La prière fléchit celui à qui on l’adresse et l’amène à faire ce qu’on lui denvinde. Mais Dieu est immuable et inflexible en ses desseins. Il nous est donc inutile de prier Dieu. » II’-II{{e}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 2. Sur l’anthropomorphisme sous-jacent à la prière naïve «, voir Vermeersch, ''op. cit''., p. 6 et 24-26. Enfin, la quatrième condition de la prière, à savoir que Dieu peut nous accorder ce que nous lui demandons, suppose qu’en considération de notre prière Dieu va intervenir dans le cours des choses et le modifier, l’infléchir d ins le sens de notre demande. Or, « pour les penseurs philosophiques, en revanche, il est essentiel que les lois qui gouvernent le mande ne permattent pas une telle intervention, que ces lois soient représentées sous l’aspect d’une nécessité causale inéluctable, ou bien comme la réalisation téléologique d’un plan divin… Pour le philosophe, seul un entêtement puéril ou une naïveté intellectuelle peut vouloir mettre un frein à l’action du destin et tenter d’obliger un Dieu infini à interrompre le cours normal des lois de la nature et à modifier le plan éternellement conçu du monde. » Heiler, ''ibid''., p. 234. Il n’arrivera que ce qui doit arriver, notre prière n’y fera rien. Saint Thomas a bien formulé cette objection, cette difficulté : « Les anciens, dit-il, ont commis, touchant la prière, trois sortes d’erreurs. Les uns ont soutenu que les affaires humaines ne dépendent point de la providence de Dieu : d’où l’inutilité de la prière et de tout culte religieux. .. Pour d’autres, tout, même les choses humaines, se produit suivant un cours nécessaire ; qu’on l’explique par l’immutabilité de la Providence, les influences astrales ou l’enchaînement des causes ; ils aboutissent à la même conséquence : prier ne sert de rien. D’autres enfin | et tel paraît bien être le sentiment de quiconque use de la prière pour obtenir quelque chose ] admettent bien que les choses humaines, régies par la providence de Dieu, ne se produisent pas fatalement ; mais ils disent que la divine Providence peut varier en ses dispositions et que les prières et autres pratiques cultuelles peuvent changer quelque chose à l’ordre par elle établi. » ''Ibid''., a. 2, corp. ; cf. Cont. gent., L {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xcvi}}. Suarez, Tractatus de oratione, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vi}}, se demande si l’on a le droit de conclure, comme fait saint Thomas, de la nécessité du cours des choses à l’inutilité de la prière ; nous n’entrerons pas dans la discussion de cette question. Il reste une dernière objection : supposons qu’on ait résolu toutes les difficultés précédentes, qu’on ait établi que toutes les conditions exigées par la prière sont bien réalisées, on pourrait encore se demander s’il convient de prier, si la prière ne déshonore pas, ne rabaisse pas Dieu : « Il est plus libéral de donner à qui ne demande point qu’à celui qui demande ; Sénèque le dit : rien n’est plus chèrement acheté que ce qu’on paie de ses prières. Mais Dieu est la libéralité même. Il ne paraît donc pas qu’on le doive prier. » C’est le troisième videtur quod non que saint Thomas oppose à la convenance de la prière, ''ibid''., a. 2 : cf. In IV dm ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, qu. 3.<noinclude> <references/></noinclude> t3ap2htnkmkaf2zuyowam9eorb9sh04 15797421 15797413 2026-05-19T17:16:31Z ~2026-30154-72 163181 15797421 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|199|PRIÈRE. LÉGITIMITÉ|200}}</noinclude> ''Ibid''., c. {{rom|xxxvii}}, p. 165. Les deux monosyllabes Godai tin sont encore conseillés pour la prière, parce qu’ils résument « tout bien et tout mal » : « Ne t’étonne pas si j’indique ces mots de préférence à tous autres. Si j’en pouvais trouver de plus courts renfermant aussi complètement en eux tout bien et tout mal, ou si Dieu m’avait enseigné à en employer d’autres, je les aurais pris et aurais laissé ceux-là de côté, et je te conseille de faire de même. » ''Ibid''., c. {{rom|xxxix}}. p. 170-171. « Et ce petit mot pénètre mieux les oreilles de Dieu toutpuissant que ne le ferait un psautier tout entier marmotté sans attention par les lèvres seules… Pourquoi cette courte prière d’une seule syllabe perce-t-elle les cicux ? C’est sans doute parce qu’elle est dite dans toute l’intensité de l’âme… » ''Ibid''., c. {{rom|xxxvii}}-{{rom|xxxvi}}n, p. 166-167. Somme toute, cette prière monosyllabique n’est qu’une variété de l’oraison jaculatoire. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> <nowiki/> {{refa|3|III. {{sc|légitimité et convenance de la prière}}.}} I. {{sc|LES difficultés et OBJECTIONS}}. — Toute prière suppose trois choses : 1. que Dieu existe ; 2. qu’il entend, d’une manière ou d’une autre, ce que nous lui disons : 3. qu’il n’est pas indifférent à ce que nous lui disons, qu’il en est au contraire agréablement « affecté », que notre prière lui fait plaisir, qu’il l’agrée, qu’il nous en tient compte, qu’à cause d’elle nous lui devenons agréables, qu’il nous en aime davantage, que nous entrons en sa familiarité : ipsa oratio quee ad Deum emittitur familiares ans Deo jacit, dit saint Thomas, Opusc., {{rom|i}}, Compendium theologiæ ad fr. Reginaldum, part. {{rom-maj|II}}, c. n. En outre, la prière de demande suppose : 4. que Dieu peut nous accorder ce que nous lui demandons et 5. que notre prière peut l’amener, le déterminer à nous l’accorder : si nous savions que notre prière n’exerce aucune action sur le cœur de Dieu, qu’elle n’est pour rien dans ce qui nous arrive, que, priant ou ne priant pas, le résultat serait le même, de toute évidence nous ne prierions pas. Or, tous ces présupposés sont-ils réalisés ? La philosophie, la théologie, donnent-elles raison au sens commun, autorisent-elles la prière ? Nous ne nous attarderons pas aux deux premières conditions ; toute saine philosophie admet l’existence de Dieu, son omniprésence, son omniscience, et ratifie sur ces deux points les intuitions du sens commun. Nombreux sont pourtant les philosophes qui les rejettent et qui, partant, rejettent ou, du moins, devraient rejeter, s’ils étaient conséquents avec eux-mêmes, toute prière. Cf. Fr. Heiler, La prière, trad. d’après la 5{{e}} éd. allemande, Paris, 1931, L’idéal de la prière et la critique de la prière dans la pensée philosophique, p. 221-244 ; F. Ménégoz, Le problème de la prière, Strasbourg, 1925, c. {{rom|i}}, Le problème de la prière dans la théologie moderne ; c. {{rom|ii}}, L’attaque, p. 10-61. La troisième et la cinquième condition de la prière ne supposent-elles pas une conception anthropomorphique, « anthropopathique », de Dieu, que la philosophie et la théologie se doivent de rejeter ? « Toute prière naïve, écrit Heiler, ''ibid''., p. 232, suppose une croyance à l’existence réelle et à la manière d’être anthropomorphique du Dieu que l’on invoque… La métaphysique théiste elle-même exclut, aussi bien que la métaphysique panthéiste, tout anthropomorphisme de la notion du divin ; c’est cette contradiction entre la représentation anthropopathique qui est à la base de la prière du simple fidèle et la notion philosophique de Dieu, qui explique le jugement sévère que beaucoup de philosophes expriment sur la prière. » Saint Thomas ne nie pas que la « prière naïve ». la prière qu’on trouve dan f l’Écriture, la prière de l’Église, soit anthropomorphique, au moins qu’elle en ait toutes les apparences, secundum id quod prima fade apparet, Cont. cent., t. {{rom-maj|III}}, c. xevi ; « si l’on entend (certains textes de l’Écri ture qui concernent la prière) secundum sunin superficiem. W s’ensuit d’abord que la volonté divine peut être modifiée, puis que quelque chose arrive à Dieu ex (empare, et enfin que certaines choses qui existent lemporalilT dans les créatures sont cause de quelque chose qui existe en Dieu : toutes choses manifestement Impossibles ». Les deux premières objections que rencontre saint Thomas, quand il se demande s’il convient de prier, sont tirées du caractère apparemment anthropomorphique de la prière : « Il ne convient pas, à ce qu’il semble, de prier Dieu ; car, si la prière nous est nécessaire, c’est pour notifier nos besoins à celui à qui nous l’adressons ; unis, convns il est dit en M itth., {{rom|vi}}, 32 : « Votre Père sait bien que vous avez besoin de tout « cela. » La prière fléchit celui à qui on l’adresse et l’amène à faire ce qu’on lui denvinde. Mais Dieu est immuable et inflexible en ses desseins. Il nous est donc inutile de prier Dieu. » II’-II{{e}}, q. {{rom|lxxxiii}}, a. 2. Sur l’anthropomorphisme sous-jacent à la prière naïve «, voir Vermeersch, ''op. cit''., p. 6 et 24-26. Enfin, la quatrième condition de la prière, à savoir que Dieu peut nous accorder ce que nous lui demandons, suppose qu’en considération de notre prière Dieu va intervenir dans le cours des choses et le modifier, l’infléchir d ins le sens de notre demande. Or, « pour les penseurs philosophiques, en revanche, il est essentiel que les lois qui gouvernent le mande ne permattent pas une telle intervention, que ces lois soient représentées sous l’aspect d’une nécessité causale inéluctable, ou bien comme la réalisation téléologique d’un plan divin… Pour le philosophe, seul un entêtement puéril ou une naïveté intellectuelle peut vouloir mettre un frein à l’action du destin et tenter d’obliger un Dieu infini à interrompre le cours normal des lois de la nature et à modifier le plan éternellement conçu du monde. » Heiler, ''ibid''., p. 234. Il n’arrivera que ce qui doit arriver, notre prière n’y fera rien. Saint Thomas a bien formulé cette objection, cette difficulté : « Les anciens, dit-il, ont commis, touchant la prière, trois sortes d’erreurs. Les uns ont soutenu que les affaires humaines ne dépendent point de la providence de Dieu : d’où l’inutilité de la prière et de tout culte religieux. .. Pour d’autres, tout, même les choses humaines, se produit suivant un cours nécessaire ; qu’on l’explique par l’immutabilité de la Providence, les influences astrales ou l’enchaînement des causes ; ils aboutissent à la même conséquence : prier ne sert de rien. D’autres enfin | et tel paraît bien être le sentiment de quiconque use de la prière pour obtenir quelque chose ] admettent bien que les choses humaines, régies par la providence de Dieu, ne se produisent pas fatalement ; mais ils disent que la divine Providence peut varier en ses dispositions et que les prières et autres pratiques cultuelles peuvent changer quelque chose à l’ordre par elle établi. » ''Ibid''., a. 2, corp. ; cf. Cont. gent., L {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xcvi}}. Suarez, Tractatus de oratione, t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|vi}}, se demande si l’on a le droit de conclure, comme fait saint Thomas, de la nécessité du cours des choses à l’inutilité de la prière ; nous n’entrerons pas dans la discussion de cette question. Il reste une dernière objection : supposons qu’on ait résolu toutes les difficultés précédentes, qu’on ait établi que toutes les conditions exigées par la prière sont bien réalisées, on pourrait encore se demander s’il convient de prier, si la prière ne déshonore pas, ne rabaisse pas Dieu : « Il est plus libéral de donner à qui ne demande point qu’à celui qui demande ; Sénèque le dit : rien n’est plus chèrement acheté que ce qu’on paie de ses prières. Mais Dieu est la libéralité même. Il ne paraît donc pas qu’on le doive prier. » C’est le troisième videtur quod non que saint Thomas oppose à la convenance de la prière, ''ibid''., a. 2 : cf. In IV dm ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, qu. 3.<noinclude> <references/></noinclude> 6r8rrfg2mw21tdsso1i8jm6rna8ozih Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 13.1.djvu/109 104 3962438 15797414 15446536 2026-05-19T17:08:09Z ~2026-30154-72 163181 15797414 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki/> Mais la réponse à l’objection est-elle pertinente ? Que la prière n’ait pas pour but « le changer l’ordre établi par Dieu, mais d’obtenir ce que Dieu a décidé d’accomplir à cause de notre prière, soit ; mais le problème de l’cfficacité de la prière n’est pas expliqué pour cela : pourquoi Dieu exaucc-t-il certaines prières et non d’autres ? Que Dieu soit immuable et inflexible une fois qu’il a décidé que telle chose arriverait en conséquence de telle prière, oui évidemment ; mais pourquoi telle prière a-t-elle déterminé Dieu, s’il est permis de parler ainsi, à produire tel événement, et non tel autre ? Saint Thomas, Cont. gent., t. {{rom-maj|III}}, c. xevi, donne quelques raisons du rejet de certaines prières, comme il a donné au chapitre précédent des raisons de l’exaucement d’autres prières ; Dieu a égard à la qualité de la prière. Pourquoi, dès lors, les obsecrationes n’agiraient-elles pas sur Dieu ? Pourquoi la prière n’agirait-elle pas sur Dieu comme une cause morale ? La position de Suarez à ce sujet paraît embarrassée : « Ces titres, dit-il à propos des obsecrationes, nous ne les alléguons pas auprès de Dieu pour les lui faire connaître ; unde nec videntur reprœsenlari ut ipsum moveant secundum se, quandoquidem jam ipse per se illos novit, et per cos a se cognitos moveri potest, si velit. » ''Op. cit''., t. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|iii}}, n. 10. Dieu peut être influencé dans sa décision d’exaucer telle prière plutôt que telle autre par ces obsecrationes, par ces titres à l’exaucement qu’elle possède et dont l’autre est dépourvue : Suarez paraît l’admettre ; mais aussitôt, par peur de l’anthropomorphisme, il se rétracte et déclare que ces titres sont invoqués primo in exercitium fidei noslræ ; secundo ad spem augendam ; tertio ad exercitium aliarum virtutum… Cf. Vermeersch, ''op. cit''., p. 25 et 44 : « Ces raisons, dit-il, nous les proposons, non pas comme si Dieu lui-même devait être déterminé par elles, mais pour nous démontrer à nous-mêmes la convenance de la grâce que nous demandons, pour nous exciter et produire en nous les dispositions conformes à cette grâce. » Faut-il en croire les théologiens ou le sens commun ? Et que signifie alors la parole de l’Évangile : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donnera » ? Joa., {{rom|xvi}}, 23. Sans doute, affirmer que certaines prières sont plus puissantes que d’autres sur le cœur de Dieu, c’est parler un langage anthropomorphique, mais n’est-ce pas aussi exprimer à la manière humaine une réalité ? Tout se passe comme si la prière était une cause morale. 3° La prière est-elle contraire à la libéralité divine ? — « Il est plus libéral de donner à qui ne demande pas qu’à celui qui demande ; car, comme le dit Sénèque, rien n’est plus chèrement acheté que ce qu’on paie de ses prières. Mais Dieu est la libéralité même. Il ne paraît donc pas convenable de prier Dieu. » Telle est la troisième objection à la convenance de la prière dans la Somme de saint Thomas, ''loc. cit''., a. 2 : la prière méconnaîtrait la libéralité divine. Dans le Commentaire des Sentences, la libéralité divine est invoquée contre l’obligation de prier Dieu ; cf. In IV{{e|um}} ''Sent''., dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, qu. 3 : il ne convient pas que Dieu exige que nous lui demandions ses bienfaits, qu’il mette cette condition à l’octroi de ses dons. Voici la réponse de saint Thomas à ces objections : « Dieu, dans sa libéralité, nous accorde bien des choses sans même que nous les lui demandions. S’il exige en certains cas notre prière, c’est que cela nous est utile. Cela nous vaut l’assurance de pouvoir recourir à lui et nous fait reconnaître en lui l’auteur de tous nos biens. D’où ces paroles de Chrysostome : « Considère quel bonheur t’est accordé, quelle gloire est ton partage ; « voilà que tu peux converser avec Dieu, échanger avec le Christ d’intimes colloques, exprimer en tes « souhaits ce que tu veux, en tes demandes ce que » tu désires. » ''Sum. theol''., ''loc. cit''., ad 3{{e|um}}. Selon sa méthode coutumière, saint Thomas s’applique à rechercher les convenances des institutions divines ; étant infiniment sage et infiniment bon, tout ce que Dieu fait doit être marqueau coin de la sagesse et de la bonté ; or, « il exige en certains cas notre prière > ; c’est donc que la prière « nous est utile. Voyons donc quelle utilité nous en pouvons retirer. Premièrement, elle nous donne fiduciam quamdam recurrendi ad Deum, ce que le P. Mennessier traduit : « l’assurance de pouvoir recourir à Dieu >, ce qui veut peut-être dire : « une certaine confiance pour recourir à Dieu » ; si Dieu ne nous l’avait ordonné, nous n’oserions peut-être pas recourir à lui. Secondement, l’obligation de prier Dieu » nous fait reconnaître en lui l’auteur de tous nos biens ». Enfin, cette obligation est pour nous une source de bonheur et de gloire. La réponse donnée à l’objection dans le Commentaire des Sentences nous transporte sur un autre plan. Si Dieu exige que nous lui demandions ce qu’il se propose de nous donner, c’est, dit saint Thomas, pour que nous soyons aptes à le recevoir de lui ; ce qui ruserait pas, si nous n’attendions pas de lui ce que nous désirons, ut idonei simus ab ipso accipere ; quod non essef, si ab co non speraremus quod desideramus ». Nous avons déjà rencontré cette idée (voir col. 201) et renvoyé aux développements du P. Mennessier sur ce sujet. Ensuite, répondant directement, semble-t-il. à la parole de Sénèque, saint Thomas ajoute : « D’ailleurs, il ne doit pas être dur pour l’homme de se soumettre a Dieu par la prière, comme il le serait s’il s’agissait de se soumettre à un autre homme en le priant, parce que tout notre bien consiste précisément à être soumis à Dieu, mais non à être soumis à un autre homme. N’ayant rien par nous-mêmes et tenant tout de Dieu, notre bien consiste en effet à être rattachés à Dieu, à être mis en communication avec la source, avec le réservoir de tous les biens ; or, c’est là précisément le rôle de la prière de nous mettre « sous l’influence miséricordieuse et puissante » de Dieu, « de nous subordonner à la bienfaisance magnifique de Dieu, nous mettant ainsi en disposition ultime à recevoir ses dons ». Mennessier, ''loc. cit''., p. 352. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|4|IV. {{sc|Nécessité et obligation de la prière.}}}} De quelle prière s’agit-il ? Quand on parle de la nécessité de la prière, il ne s’agit que de la prière proprement dite, de la prière de demande : pour obtenir de Dieu tout ce dont nous avons besoin, est-il nécessaire de le lui demander ? Mais, quand on parle de l’obligation de la prière, il pourrait s’agir aussi des autres sortes de prières, des prières d’adoration, d’action de grâces et de pénitence en particulier ; mais ces questions ressortissent à d’autres traités : à celui de la religion, où l’on établit le devoir qui s’impose à l’homme de rendre à Dieu le culte qui lui est dû, spécialement le culte d’adoration et d’action de grâces ; à celui de la pénitence, où l’on se demande si l’homme doit témoigner à Dieu du regret de l’avoir offensé par le péché et quand s’impose à lui cette obligation. Nous nous bornerons donc ici, pour la question de l’obligation comme pour la question de la nécessité de la prière, à la prière de demande. I. {{sc|la NÉCESSITÉ DR la PRIÈRE}}. Que la prière soit nécessaire dans un sens large, à savoir que sans elle on ne pourrait qu’à peine et difficilement, vix et cum magna difficultate, obtenir de Dieu ce dont on a besoin, cela, dit Suarez, ''op. cit''., t. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxviii}}, n. 1, ne fait pas de doute. Mais que la prière soit nécessaire au sens strict du mot, c’est-à-dire qu’elle constitue le moyen indispensable, irremplaçable, d’obtenir de Dieu les secours dont on a besoin pour faire son salut, c’est ce qu’il est plus difficile de prouver. Et, d’abord, elle ne l’est pas ex se et ex natura sua. puisqu’il est d’autres moyens d’obtenir les grâces de Dieu, en particulier les bonnes œuvres, qui possèdent aussi une valeur impetratoire ; cf. Vermeersch, ''op. cit''., p. 26. Elle ne le pour-<noinclude> <references/></noinclude> 8wkrfsrfzsgeeckiqcvoz3h3e1wia7g 15797539 15797414 2026-05-19T20:04:20Z Sicarov 121895 presque fin, reste le latin, merci pour les début de correction faites, n'hésitez pas à poursuivre 15797539 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude><nowiki/> Mais la réponse à l’objection est-elle pertinente ? Que la prière n’ait pas pour but « le changer l’ordre établi par Dieu, mais d’obtenir ce que Dieu a décidé d’accomplir à cause de notre prière, soit ; mais le problème de l’efficacité de la prière n’est pas expliqué pour cela : pourquoi Dieu exauce-t-il certaines prières et non d’autres ? Que Dieu soit immuable et inflexible une fois qu’il a décidé que telle chose arriverait en conséquence de telle prière, oui évidemment ; mais pourquoi telle prière a-t-elle déterminé Dieu, s’il est permis de parler ainsi, à produire tel événement, et non tel autre ? Saint Thomas, ''Cont. gent.'', l. {{rom-maj|III}}, c. {{rom|xcvi}}, donne quelques raisons du rejet de certaines prières, comme il a donné au chapitre précédent des raisons de l’exaucement d’autres prières ; Dieu a égard à la qualité de la prière. Pourquoi, dès lors, les obsecrationes n’agiraient-elles pas sur Dieu ? Pourquoi la prière n’agirait-elle pas sur Dieu comme une cause morale ? La position de Suarez à ce sujet paraît embarrassée : « Ces titres, dit-il à propos des obsecrationes, nous ne les alléguons pas auprès de Dieu pour les lui faire connaître ; ''{{lang|la|unde nec videntur reprœsenlari ut ipsum moveant secundum se, quandoquidem jam ipse per se illos novit, et per cos a se cognitos moveri potest, si velit}}''. » ''Op. cit.'', l. {{rom-maj|II}}, c. {{rom|iii}}, n. 10. Dieu peut être influencé dans sa décision d’exaucer telle prière plutôt que telle autre par ces obsecrationes, par ces titres à l’exaucement qu’elle possède et dont l’autre est dépourvue : Suarez paraît l’admettre ; mais aussitôt, par peur de l’anthropomorphisme, il se rétracte et déclare que ces titres sont invoqués ''{{lang|la|primo in exercitium fidei noslræ ; secundo ad spem augendam ; tertio ad exercitium aliarum virtutum…}}'' Cf. Vermeersch, ''op. cit.'', p. 25 et 44 : « Ces raisons, dit-il, nous les proposons, non pas comme si Dieu lui-même devait être déterminé par elles, mais pour nous démontrer à nous-mêmes la convenance de la grâce que nous demandons, pour nous exciter et produire en nous les dispositions conformes à cette grâce. » Faut-il en croire les théologiens ou le sens commun ? Et que signifie alors la parole de l’Évangile : « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donnera » ? Joa., {{rom|xvi}}, 23. Sans doute, affirmer que certaines prières sont plus puissantes que d’autres sur le cœur de Dieu, c’est parler un langage anthropomorphique, mais n’est-ce pas aussi exprimer à la manière humaine une réalité ? Tout se passe comme si la prière était une cause morale. {{3o}} ''La prière est-elle contraire à la libéralité divine ?'' — « Il est plus libéral de donner à qui ne demande pas qu’à celui qui demande ; car, comme le dit Sénèque, rien n’est plus chèrement acheté que ce qu’on paie de ses prières. Mais Dieu est la libéralité même. Il ne paraît donc pas convenable de prier Dieu. » Telle est la troisième objection à la convenance de la prière dans la Somme de saint Thomas, ''loc. cit.'', a. 2 : la prière méconnaîtrait la libéralité divine. Dans le Commentaire des Sentences, la libéralité divine est invoquée contre l’obligation de prier Dieu ; cf. ''In IV{{e|um}} Sent.'', dist. {{rom-maj|XV}}, q. {{rom|iv}}, a. 1, qu. 3 : il ne convient pas que Dieu exige que nous lui demandions ses bienfaits, qu’il mette cette condition à l’octroi de ses dons. Voici la réponse de saint Thomas à ces objections : « Dieu, dans sa libéralité, nous accorde bien des choses sans même que nous les lui demandions. S’il exige en certains cas notre prière, c’est que cela nous est utile. Cela nous vaut l’assurance de pouvoir recourir à lui et nous fait reconnaître en lui l’auteur de tous nos biens. D’où ces paroles de Chrysostome : « Considère quel bonheur t’est accordé, quelle gloire est ton partage ; « voilà que tu peux converser avec Dieu, échanger avec le Christ d’intimes colloques, exprimer en tes « souhaits ce que tu veux, en tes demandes ce que » tu désires. » ''Sum. theol.'', ''loc. cit.'', ad 3{{e|um}}. Selon sa méthode coutumière, saint Thomas s’applique à rechercher les convenances des institutions divines ; étant infiniment sage et infiniment bon, tout ce que Dieu fait doit être marqueau coin de la sagesse et de la bonté ; or, « il exige en certains cas notre prière > ; c’est donc que la prière « nous est utile. Voyons donc quelle utilité nous en pouvons retirer. Premièrement, elle nous donne fiduciam quamdam recurrendi ad Deum, ce que le P. Mennessier traduit : « l’assurance de pouvoir recourir à Dieu », ce qui veut peut-être dire : « une certaine confiance pour recourir à Dieu » ; si Dieu ne nous l’avait ordonné, nous n’oserions peut-être pas recourir à lui. Secondement, l’obligation de prier Dieu » nous fait reconnaître en lui l’auteur de tous nos biens ». Enfin, cette obligation est pour nous une source de bonheur et de gloire. La réponse donnée à l’objection dans le Commentaire des Sentences nous transporte sur un autre plan. Si Dieu exige que nous lui demandions ce qu’il se propose de nous donner, c’est, dit saint Thomas, pour que nous soyons aptes à le recevoir de lui ; ce qui ruserait pas, si nous n’attendions pas de lui ce que nous désirons, ''{{lang|la|ut idonei simus ab ipso accipere ; quod non essef, si ab co non speraremus quod desideramus}}'' ». Nous avons déjà rencontré cette idée (voir col. 201) et renvoyé aux développements du P. Mennessier sur ce sujet. Ensuite, répondant directement, semble-t-il. à la parole de Sénèque, saint Thomas ajoute : « D’ailleurs, il ne doit pas être dur pour l’homme de se soumettre a Dieu par la prière, comme il le serait s’il s’agissait de se soumettre à un autre homme en le priant, parce que tout notre bien consiste précisément à être soumis à Dieu, mais non à être soumis à un autre homme. N’ayant rien par nous-mêmes et tenant tout de Dieu, notre bien consiste en effet à être rattachés à Dieu, à être mis en communication avec la source, avec le réservoir de tous les biens ; or, c’est là précisément le rôle de la prière de nous mettre « sous l’influence miséricordieuse et puissante » de Dieu, « de nous subordonner à la bienfaisance magnifique de Dieu, nous mettant ainsi en disposition ultime à recevoir ses dons ». Mennessier, ''loc. cit.'', p. 352. <section end="PRI" /> <section begin="PRI" /> {{refa|4|IV. {{sc|Nécessité et obligation de la prière.}}}} De quelle prière s’agit-il ? Quand on parle de la nécessité de la prière, il ne s’agit que de la prière proprement dite, de la prière de demande : pour obtenir de Dieu tout ce dont nous avons besoin, est-il nécessaire de le lui demander ? Mais, quand on parle de l’obligation de la prière, il pourrait s’agir aussi des autres sortes de prières, des prières d’adoration, d’action de grâces et de pénitence en particulier ; mais ces questions ressortissent à d’autres traités : à celui de la religion, où l’on établit le devoir qui s’impose à l’homme de rendre à Dieu le culte qui lui est dû, spécialement le culte d’adoration et d’action de grâces ; à celui de la pénitence, où l’on se demande si l’homme doit témoigner à Dieu du regret de l’avoir offensé par le péché et quand s’impose à lui cette obligation. Nous nous bornerons donc ici, pour la question de l’obligation comme pour la question de la nécessité de la prière, à la prière de demande. ''I. LA NÉCESSITÉ DE LA PRIÈRE.'' Que la prière soit nécessaire dans un sens large, à savoir que sans elle on ne pourrait qu’à peine et difficilement, ''{{lang|la|vix et cum magna difficultate}}'', obtenir de Dieu ce dont on a besoin, cela, dit Suarez, ''op. cit.'', l. {{rom-maj|I}}, c. {{rom|xxviii}}, n. 1, ne fait pas de doute. Mais que la prière soit nécessaire au sens strict du mot, c’est-à-dire qu’elle constitue le moyen indispensable, irremplaçable, d’obtenir de Dieu les secours dont on a besoin pour faire son salut, c’est ce qu’il est plus difficile de prouver. Et, d’abord, elle ne l’est pas ''{{lang|la|ex se et ex natura sua}}''. puisqu’il est d’autres moyens d’obtenir les grâces de Dieu, en particulier les bonnes œuvres, qui possèdent aussi une valeur impétratoire ; cf. Vermeersch, ''op. cit.'', p. 26. Elle ne le pour-<noinclude> <references/></noinclude> ivldy2rfvmsmqf0lc5g1xmhydz6wzus Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III.djvu/411 104 4007997 15797446 15794481 2026-05-19T18:28:06Z Verbex 1987 15797446 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|791|HYÈNE — HYMNE|792}}</noinclude>mot ''ṣabûaʿ'' est rendu fort probable par la similitude du mot arabe ''ddubbà'', de l’hébreu rabbinique çetooa' et surtout par la traduction des Septante, {{lang|grc|ὑαίνη}}. La Vulgate traduit ''ʿayît ṣabûa'' par ''avis discolor'', « oiseau bigarré. » Mais ''ʿayit'', qui vient de '''it'', « se ruer, » peut désigner aussi bien une bête de proie, comme dans ce passage, qu’un oiseau de proie, comme dans Job, {{rom|xxviii}}, "7 ; Is., {{rom|xlvi}}, 11. Au lieu de sabûa’, la Vulgate paraît avoir lu ''sébaʿ'', « objet coloré. » Jud., {{rom|v}}, 30. Frd. Delitzsch, ''Prolegomena eines neuen hebr. aram. Wörterbuchs zum A. T.'', Leipzig, 1886, p, 172, rapproche ''ṣâbûaʿ'' de l’assyrien ''ṣibû'', « saisir, » et traduit ''ʿayit ṣâbûaʿ'' par « oiseau captif ». {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=163. — L’hyène. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Le sens que nous avons attribué à l’hébreu s’harmonise mieux avec celui du verset précédent. Cf. Rosenmüller, ''Jeremias'', Leipzig, 1826, t. {{rom|i}}, p. 365. — La répulsion que l’hyène inspirait fait sans doute qu’elle n’est pas nommée souvent par les écrivains sacrés. Mais l’animal était autrefois aussi abondant qu’aujourd’hui en Palestine, comme le prouve le nom donné à une vallée, ''gê-haṣṣebo’îm'', « vallée des hyènes. » I Reg., {{rom|xiii}}, 18. Voir {{sc|Seboïm}}. — On lit encore dans l’Ecclésiastique, {{rom|xiii}}, 22, d’après la Vulgate : « Quelle union entre le saint homme et le chien ? » Les Septante lisent différemment : « Quelle paix entre l’hyène, {{lang|grc|ὑαίνη}}, et le chien’! » Cette leçon représente plus sûrement le texte primitif que celle de la Vulgate ; le contexte la rend même nécessaire. Au lieu de ûafvi], la Vulgate a dû lire un autre mot, peut-être {{lang|grc|ὑγιεῖ}}. D’après W. Carpenter, ''Script. historia naturalis'', dans Migne, ''Curs. Script. Sacr.'', t. {{rom|ii}}, col. 681, il serait impossible de forcer de chien, même le plus féroce, à poursuivre une hyène. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="HYMÉNÉE"/><nowiki/> '''HYMÉNÉE''' ({{lang|grc|Ὑμέναιος}} ; Vulgate : ''Hymenæus''), chrétien d’Éphèse, devenu l’un des premiers hérétiques. Il est nommé deux fois par saint Paul. I ''Tim.'', {{rom|i}}, 20 ; II ''Tim.'', Il, 17-18. La première fois, il est mentionné avec Alexandre (voir Alexandre 6, t. {{rom|i}}, col. 351), comme ayant « fait naufrage dans la foi ». Dans le second passage, nous lisons que « Hyménée et Philète se sont éloignés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà accomplie et en détruisant la foi de quelques-uns ». L’Apôtre, I ''Tim.'', {{rom|i}}, 20, « a livré (Hyménée et Alexandre) à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » Ces dernières paroles montrent que saint Paul, en les excommuniant, se proposait de les corriger, mais nous ignorons quel fut le résultat de sa sentence. Quelques commentateurs ont imaginé à tort deux Hyménée, l’un associé dans son erreur à Alexandre et l’autre à Philète. Rien n’autorise cette distinction. On s’accorde généralement à voir dans Hyménée un des premiers gnostiques. La tendance de ces sectaires consistait à mépriser le corps outre mesure ; ils niaient qu’il dût ressusciter un jour ; ils entendaient la résurrection dans un sens spirituel et allégorique. Cf. S. Irénée, ''Hær.'', {{rom|ii}}, 31, 2, t. {{rom|vii}}, col. 825 ; Tertullien, ''De resurr.'', 19, t. {{rom|ii}}, col. 820-821. Ce fut là l’erreur d’Hyménée. — Quant à la nature du châtiment qui lui fut infligé par saint Paul, l’opinion commune des anciens exégètes c’est qu’il s’agit simplement de l’excommunication. Cf. Cornélius a Lapide, Comm. in ''Cor.'', I ''Cor.'', {{rom|v}}, 5, édit. Vives, t. {{rom|xviii}}, 1858, p. Î86. Plusieurs exégètes modernes pensent que, en le livrant à Satan, l’Apôtre l’affligea en même temps d’une infirmité ou d’une maladie corporelle. Cf. Job, {{rom|i}}, 6-12 ; {{rom|ii}}, 1-17 ; ''Act.'', {{rom|v}}, 5, 20. Il est difficile de se prononcer sur ce point. <section end="HYMÉNÉE"/> <section begin="HYMNE"/><nowiki/> '''HYMNE''' (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}} ; Vulgate : ''hymnus''). Ce mot, dans la langue ecclésiastique, désigne un petit poème qu’on chante en l’honneur de Dieu ou des saints. Saint Augustin, ''Enarr. in Ps''. {{rom|lxxii}}, {{rom|i}}, t. {{rom|xxxvi}}, col. 914, le définit avec beaucoup de précision : Hymni laudes sunt Dei cum cantico. Hymni cantus sunt continentes laudes Dei. Si sit laus et non sit Dei, non est hymnus. Si sit laus et laus Dei et non cantetur, non est hymnus. Oportet ergo ut, si sit hymnus, habeat hæc tria : et laudem, et Dei, et canticum. « Hymne » n’a pas toujours cette signification dans les Septante et dans la Vulgate, où il est employé d’une manière assez vague. I. Il traduit divers mots hébreux de sens différent dans les livres protocanoniques de l’Ancien Testament : — 1° ''Rinnâh'', « cri, supplication, » I (III) Reg., {{rom|viii}}, 28 (les Septante n’ont pas traduit le mot hébreu). — {{2o}} ''Hallêl'', « louer » (Septante : {{lang|grc|ἤνεσαν}}), I Par., {{rom-maj|XVI}}, 36 ; II Par., {{rom|vii}}, 6 ({{lang|grc|ὕμνoις}}) ; I Esd., {{rom-maj|III}}, 11 (a"vo>). Voir {{sc|Hallel}}, col. 404. — {{3o}} ''Neginâh'' « instrument à cordes, » Ps. lxi ({{rom|lx}}), 1, ''neginôṭ'' (pluriel), Ps. lxvii ({{rom|lxvi}}), 1. La Vulgate a traduit les Septante qui ont : {{lang|grc|ἐν ὕμνoις}}. — {{4o}} ''Ṭehillâh'', « louange » (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}}) » Ps. LXV ( L *IV), 2 ; (dans ce même Psaume, v 14, ''yašîrû'', « [les vallées] chanteront » est traduit par ''hymnum dicent'' [Septante : {{lang|grc|ὑμνήσουσιν}}) ; Ps. C ({{rom|xcix}}), 4 ; exix ({{rom|cxviii}}), 171 ; cxlviii ; 14. — {{5o}} L’impératif ''šîrû'', « chantez, » Ps. cxxxvii ({{rom|cxxxvi}}), 2, est traduit dans les Septante par {{lang|grc|ὑμνός ἄσατε}}, et dans la Vulgate par ''hymnum dicite'', et le mot ''šîr'', « chant, » employé une fois comme complément du verbe ''šîrû'', et répété deux autres fois, ji. 3-4, est rendu en grec par {{lang|grc|ᾠδαί}} (2 fois), {{lang|grc|ᾠδή}} (1 fois), et en latin par ''cantiones'' (1 fois) et ''canticum'' (2 fois). II. Dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, « hymne » est employé pour chant, cantique sacré en général. Judith, {{rom|xvi}}, 15 (deux fois) ; I Mach., {{rom|iv}}, 24, 33 ; {{rom|xiii}}, 47, 51 ; II Mach., {{rom|i}}, 30 ; {{rom|x}}, 38 ; {{rom|xii}}, 37. Dans la version grecque de l’Ecclésiastique, le ch. {{rom|xliv}}, qui est le commencement de l’éloge des saints de l’Ancien Testament, est intitulé {{lang|grc|iraiépcov ὑμνός}}. Le texte hébreu porte dVw msN mv, « éloge des pères d’autrefois. » III. Dans le Nouveau Testament. —{{1o}} Le mot « hymne » doit s’entendre du ''hallêl'', Matth., {{rom|xxvi}}, 30 ; Marc. ; {{rom|xiv}}, 26 (byM-liawezi ;). Voir {{sc|Hallel}}, col. 404. — {{2o}} Saint Paul appelle « hymne », comme les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, un chant sacré en l’honneur de Dieu ; Eph., {{rom|v}}, 19 ; Col., {{rom|iii}}, 16. — {{3o}} Dans les Actes, {{rom|xvi}}, 25, Paul et Silas, dans la prison de Philippes, chantent des hymnes ({{lang|grc|ὑμνός mv τὸν Θεόν}} ; Vulgate : ''laudabant Deum'') à assez haute voix pour être entendus par leurs compagnons de captivité. Ces hymnes étaient sans doute des Psaumes. Cf. I ''Cor.'', {{rom|xiv}}, 15, 26 ; Jac, {{rom|v}}, 13. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|xii}}, 3, désigne les Psaumes de David par les termes {{lang|grc|ὔμνoι}} et {{lang|grc|ᾠδαί}}. — Les Acta Johannis (dans les ''Texts and Studies'', t. {{rom|v}}, n » 1), Cambridge, 1897, p. 10-14, contiennent< un vJjivo apocryphe que Notre-Seigneur aurait chanté à la Cène. Saint Augustin, ''Ep. {{rom|ccxxxvii}}, 2, ad Ceret.'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1034, le mentionne comme étant en usage parmi plusieurs sectes hérétiques. IV. Le mot « hymne » prit un sens plus précis pendant<section end="HYMNE"/><noinclude> <references/></noinclude> nfo44pebejg4en5tp7zq5ja76294u0t 15797453 15797446 2026-05-19T18:38:08Z Verbex 1987 /* Corrigée */ 15797453 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|791|HYÈNE — HYMNE|792}}</noinclude>mot ''ṣabûaʿ'' est rendu fort probable par la similitude du mot arabe ''ddubbà'', de l’hébreu rabbinique çetooa' et surtout par la traduction des Septante, {{lang|grc|ὑαίνη}}. La Vulgate traduit ''ʿayît ṣabûa'' par ''avis discolor'', « oiseau bigarré. » Mais ''ʿayit'', qui vient de '''it'', « se ruer, » peut désigner aussi bien une bête de proie, comme dans ce passage, qu’un oiseau de proie, comme dans Job, {{rom|xxviii}}, "7 ; Is., {{rom|xlvi}}, 11. Au lieu de sabûa’, la Vulgate paraît avoir lu ''sébaʿ'', « objet coloré. » Jud., {{rom|v}}, 30. Frd. Delitzsch, ''Prolegomena eines neuen hebr. aram. Wörterbuchs zum A. T.'', Leipzig, 1886, p, 172, rapproche ''ṣâbûaʿ'' de l’assyrien ''ṣibû'', « saisir, » et traduit ''ʿayit ṣâbûaʿ'' par « oiseau captif ». {{Img float-p |file={{??|image}} |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=163. — L’hyène. |capalign=center|style=font-size : 12px ;}} Le sens que nous avons attribué à l’hébreu s’harmonise mieux avec celui du verset précédent. Cf. Rosenmüller, ''Jeremias'', Leipzig, 1826, t. {{rom|i}}, p. 365. — La répulsion que l’hyène inspirait fait sans doute qu’elle n’est pas nommée souvent par les écrivains sacrés. Mais l’animal était autrefois aussi abondant qu’aujourd’hui en Palestine, comme le prouve le nom donné à une vallée, ''gê-haṣṣebo’îm'', « vallée des hyènes. » I Reg., {{rom|xiii}}, 18. Voir {{sc|Seboïm}}. — On lit encore dans l’Ecclésiastique, {{rom|xiii}}, 22, d’après la Vulgate : « Quelle union entre le saint homme et le chien ? » Les Septante lisent différemment : « Quelle paix entre l’hyène, {{lang|grc|ὑαίνη}}, et le chien’! » Cette leçon représente plus sûrement le texte primitif que celle de la Vulgate ; le contexte la rend même nécessaire. Au lieu de ûafvi], la Vulgate a dû lire un autre mot, peut-être {{lang|grc|ὑγιεῖ}}. D’après W. Carpenter, ''Script. historia naturalis'', dans Migne, ''Curs. Script. 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Cf. Job, {{rom|i}}, 6-12 ; {{rom|ii}}, 1-17 ; ''Act.'', {{rom|v}}, 5, 20. Il est difficile de se prononcer sur ce point. <section end="HYMÉNÉE"/> <section begin="HYMNE"/><nowiki/> '''HYMNE''' (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}} ; Vulgate : ''hymnus''). Ce mot, dans la langue ecclésiastique, désigne un petit poème qu’on chante en l’honneur de Dieu ou des saints. Saint Augustin, ''Enarr. in Ps''. {{rom|lxxii}}, {{rom|i}}, t. {{rom|xxxvi}}, col. 914, le définit avec beaucoup de précision : Hymni laudes sunt Dei cum cantico. Hymni cantus sunt continentes laudes Dei. Si sit laus et non sit Dei, non est hymnus. Si sit laus et laus Dei et non cantetur, non est hymnus. Oportet ergo ut, si sit hymnus, habeat hæc tria : et laudem, et Dei, et canticum. « Hymne » n’a pas toujours cette signification dans les Septante et dans la Vulgate, où il est employé d’une manière assez vague. I. Il traduit divers mots hébreux de sens différent dans les livres protocanoniques de l’Ancien Testament : — 1° ''Rinnâh'', « cri, supplication, » I (III) Reg., {{rom|viii}}, 28 (les Septante n’ont pas traduit le mot hébreu). — {{2o}} ''Hallêl'', « louer » (Septante : {{lang|grc|ἤνεσαν}}), I Par., {{rom-maj|XVI}}, 36 ; II Par., {{rom|vii}}, 6 ({{lang|grc|ὕμνoις}}) ; I Esd., {{rom-maj|III}}, 11 ({{lang|grc|αἴνῳ}}). Voir {{sc|Hallel}}, col. 404. — {{3o}} ''Neginâh'' « instrument à cordes, » Ps. lxi ({{rom|lx}}), 1, ''neginôṭ'' (pluriel), Ps. lxvii ({{rom|lxvi}}), 1. La Vulgate a traduit les Septante qui ont : {{lang|grc|ἐν ὕμνoις}}. — {{4o}} ''Ṭehillâh'', « louange » (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}}), Ps. LXV ( LXIV), 2 ; (dans ce même Psaume, v 14, ''yašîrû'', « [les vallées] chanteront » est traduit par ''hymnum dicent'' [Septante : {{lang|grc|ὑμνήσουσιν}}) ; Ps. 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Le texte hébreu porte {{lang|he|שבח אבזת עזלם}}, « éloge des pères d’autrefois. » III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Le mot « hymne » doit s’entendre du ''hallêl'', Matth., {{rom|xxvi}}, 30 ; Marc. ; {{rom|xiv}}, 26 ({{lang|grc|ὑμνήσαντες}}). Voir {{sc|Hallel}}, col. 404. — {{2o}} Saint Paul appelle « hymne », comme les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, un chant sacré en l’honneur de Dieu ; Eph., {{rom|v}}, 19 ; Col., {{rom|iii}}, 16. — {{3o}} Dans les Actes, {{rom|xvi}}, 25, Paul et Silas, dans la prison de Philippes, chantent des hymnes ({{lang|grc|ὑμνός mv τὸν Θεόν}} ; Vulgate : ''laudabant Deum'') à assez haute voix pour être entendus par leurs compagnons de captivité. Ces hymnes étaient sans doute des Psaumes. Cf. I ''Cor.'', {{rom|xiv}}, 15, 26 ; Jac., {{rom|v}}, 13. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|xii}}, 3, désigne les Psaumes de David par les termes {{lang|grc|ὔμνoι}} et {{lang|grc|ᾠδαί}}. — Les Acta Johannis (dans les ''Texts and Studies'', t. {{rom|v}}, n » 1), Cambridge, 1897, p. 10-14, contiennent< un {{lang|grc|ὕμνoς}} apocryphe que Notre-Seigneur aurait chanté à la Cène. Saint Augustin, ''Ep. {{rom|ccxxxvii}}, 2, ad Ceret.'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1034, le mentionne comme étant en usage parmi plusieurs sectes hérétiques. IV. Le mot « hymne » prit un sens plus précis pendant<section end="HYMNE"/><noinclude> <references/></noinclude> pcj12bay20x8zqi9q2u21e326h3fgxv 15797557 15797453 2026-05-19T20:35:51Z Sicarov 121895 Création d’une Image via le gadget CropTool : Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III (page 411 crop).jpg 15797557 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|791|HYÈNE — HYMNE|792}}</noinclude>mot ''{{lang|he-Latn|ṣabûaʿ}}'' est rendu fort probable par la similitude du mot arabe ''ddubbà'', de l’hébreu rabbinique çetooa’et surtout par la traduction des Septante, {{lang|grc|ὑαίνη}}. La Vulgate traduit ''{{lang|he-Latn|ʿayît ṣabûa}}'' par ''avis discolor'', « oiseau bigarré. » Mais ''{{lang|he-Latn|ʿayit}}'', qui vient de '''it'', « se ruer, » peut désigner aussi bien une bête de proie, comme dans ce passage, qu’un oiseau de proie, comme dans Job, {{rom|xxviii}}, "7 ; Is., {{rom|xlvi}}, 11. Au lieu de ''{{lang|he-Latn|sabûa’}}'', la Vulgate paraît avoir lu ''{{lang|he-Latn|sébaʿ}}'', « objet coloré. » Jud., {{rom|v}}, 30. Frd. Delitzsch, ''Prolegomena eines neuen hebr. aram. Wörterbuchs zum A. 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La première fois, il est mentionné avec Alexandre (voir Alexandre 6, t. {{rom|i}}, col. 351), comme ayant « fait naufrage dans la foi ». Dans le second passage, nous lisons que « Hyménée et Philète se sont éloignés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà accomplie et en détruisant la foi de quelques-uns ». L’Apôtre, I Tim., {{rom|i}}, 20, « a livré (Hyménée et Alexandre) à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » Ces dernières paroles montrent que saint Paul, en les excommuniant, se proposait de les corriger, mais nous ignorons quel fut le résultat de sa sentence. Quelques commentateurs ont imaginé à tort deux Hyménée, l’un associé dans son erreur à Alexandre et l’autre à Philète. Rien n’autorise cette distinction. On s’accorde généralement à voir dans Hyménée un des premiers gnostiques. La tendance de ces sectaires consistait à mépriser le corps outre mesure ; ils niaient qu’il dût ressusciter un jour ; ils entendaient la résurrection dans un sens spirituel et allégorique. Cf. S. Irénée, ''Hær.'', {{rom|ii}}, 31, 2, t. {{rom|vii}}, col. 825 ; Tertullien, ''De resurr.'', 19, t. {{rom|ii}}, col. 820-821. Ce fut là l’erreur d’Hyménée. — Quant à la nature du châtiment qui lui fut infligé par saint Paul, l’opinion commune des anciens exégètes c’est qu’il s’agit simplement de l’excommunication. Cf. Cornélius a Lapide, Comm. in ''Cor.'', I ''Cor.'', {{rom|v}}, 5, édit. Vives, t. {{rom|xviii}}, 1858, p. Î86. Plusieurs exégètes modernes pensent que, en le livrant à Satan, l’Apôtre l’affligea en même temps d’une infirmité ou d’une maladie corporelle. Cf. Job, {{rom|i}}, 6-12 ; {{rom|ii}}, 1-17 ; ''Act.'', {{rom|v}}, 5, 20. Il est difficile de se prononcer sur ce point. <section end="HYMÉNÉE"/> <section begin="HYMNE"/><nowiki/> '''HYMNE''' (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}} ; Vulgate : ''{{lang|la|hymnus}}''). Ce mot, dans la langue ecclésiastique, désigne un petit poème qu’on chante en l’honneur de Dieu ou des saints. Saint Augustin, ''Enarr. in Ps''. {{rom|lxxii}}, {{rom|i}}, t. {{rom|xxxvi}}, col. 914, le définit avec beaucoup de précision : ''{{lang|la|Hymni laudes sunt Dei cum cantico. Hymni cantus sunt continentes laudes Dei. Si sit laus et non sit Dei, non est hymnus. Si sit laus et laus Dei et non cantetur, non est hymnus. Oportet ergo ut, si sit hymnus, habeat hæc tria : et laudem, et Dei, et canticum}}''. « Hymne » n’a pas toujours cette signification dans les Septante et dans la Vulgate, où il est employé d’une manière assez vague. I. Il traduit divers mots hébreux de sens différent dans les livres protocanoniques de l’Ancien Testament : — {{1o}} ''{{lang|he-Latn|Rinnâh}}'', « cri, supplication, » I (III) Reg., {{rom|viii}}, 28 (les Septante n’ont pas traduit le mot hébreu). — {{2o}} ''''{{lang|la|Hallêl}}'''', « louer » (Septante : {{lang|grc|ἤνεσαν}}), I Par., {{rom-maj|XVI}}, 36 ; II Par., {{rom|vii}}, 6 ({{lang|grc|ὕμνoις}}) ; I Esd., {{rom-maj|III}}, 11 ({{lang|grc|αἴνῳ}}). Voir [[Dictionnaire_de_la_Bible/Hallel|{{sc|Hallel}}]], col. 404. — {{3o}} ''N{{lang|he-Latn|eginâh}}'' « instrument à cordes, » Ps. {{rom|lxi}} ({{rom|lx}}), 1, ''{{lang|he-Latn|neginôṭ}}'' (pluriel), Ps. {{rom|lxvii}} ({{rom|lxvi}}), 1. La Vulgate a traduit les Septante qui ont : {{lang|grc|ἐν ὕμνoις}}. — {{4o}} ''{{lang|he-Latn|Ṭehillâh}}'', « louange » (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}}), Ps. {{rom|LXV}} ({{rom|LXIV}}), 2 ; (dans ce même Psaume, v 14, ''{{lang|he-Latn|yašîrû}}'', « [les vallées] chanteront » est traduit par ''{{lang|la|hymnum dicent}}'' [Septante : {{lang|grc|ὑμνήσουσιν}}) ; Ps. C ({{rom|xcix}}), 4 ; {{rom|cxix}} ({{rom|cxviii}}), 171 ; {{rom|cxlviii}} ; 14. — {{5o}} L’impératif ''{{lang|he-Latn|šîrû}}'', « chantez, » Ps. {{rom|cxxxvii}} ({{rom|cxxxvi}}), 2, est traduit dans les Septante par {{lang|grc|ὑμνός ἄσατε}}, et dans la Vulgate par ''{{lang|la|hymnum dicite}}'', et le mot ''{{lang|he-Latn|šîr}}'', « chant, » employé une fois comme complément du verbe ''{{lang|he-Latn|šîrû}}'', et répété deux autres fois, ji. 3-4, est rendu en grec par {{lang|grc|ᾠδαί}} (2 fois), {{lang|grc|ᾠδή}} (1 fois), et en latin par ''cantiones'' (1 fois) et ''canticum'' (2 fois). II. Dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, « hymne » est employé pour chant, cantique sacré en général. Judith, {{rom|xvi}}, 15 (deux fois) ; I Mach., {{rom|iv}}, 24, 33 ; {{rom|xiii}}, 47, 51 ; II Mach., {{rom|i}}, 30 ; {{rom|x}}, 38 ; {{rom|xii}}, 37. Dans la version grecque de l’Ecclésiastique, le ch. {{rom|xliv}}, qui est le commencement de l’éloge des saints de l’Ancien Testament, est intitulé {{lang|grc|πατέρων ὑμνός}}. Le texte hébreu porte {{lang|he|שבח אבזת עזלם}}, « éloge des pères d’autrefois. » III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Le mot « hymne » doit s’entendre du ''hallêl'', Matth., {{rom|xxvi}}, 30 ; Marc. ; {{rom|xiv}}, 26 ({{lang|grc|ὑμνήσαντες}}). Voir [[Dictionnaire_de_la_Bible/Hallel|{{sc|Hallel}}]], col. 404. — {{2o}} Saint Paul appelle « hymne », comme les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, un chant sacré en l’honneur de Dieu ; Eph., {{rom|v}}, 19 ; Col., {{rom|iii}}, 16. — {{3o}} Dans les Actes, {{rom|xvi}}, 25, Paul et Silas, dans la prison de Philippes, chantent des hymnes ({{lang|grc|ὑμνός mv τὸν Θεόν}} ; Vulgate : ''laudabant Deum'') à assez haute voix pour être entendus par leurs compagnons de captivité. Ces hymnes étaient sans doute des Psaumes. Cf. I Cor., {{rom|xiv}}, 15, 26 ; Jac., {{rom|v}}, 13. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|xii}}, 3, désigne les Psaumes de David par les termes {{lang|grc|ὔμνoι}} et {{lang|grc|ᾠδαί}}. — Les ''Acta Johannis'' (dans les ''Texts and Studies'', t. {{rom|v}}, n » 1), Cambridge, 1897, p. 10-14, contiennent un {{lang|grc|ὕμνoς}} apocryphe que Notre-Seigneur aurait chanté à la Cène. Saint Augustin, ''Ep. {{rom|ccxxxvii}}, 2, ad Ceret.'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1034, le mentionne comme étant en usage parmi plusieurs sectes hérétiques. IV. Le mot « hymne » prit un sens plus précis pendant<section end="HYMNE"/><noinclude> <references/></noinclude> 40vhkkw1t0gojkj3dvujo4ihk2566fj 15797559 15797557 2026-05-19T20:36:07Z Sicarov 121895 15797559 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|791|HYÈNE — HYMNE|792}}</noinclude>mot ''{{lang|he-Latn|ṣabûaʿ}}'' est rendu fort probable par la similitude du mot arabe ''ddubbà'', de l’hébreu rabbinique çetooa’et surtout par la traduction des Septante, {{lang|grc|ὑαίνη}}. La Vulgate traduit ''{{lang|he-Latn|ʿayît ṣabûa}}'' par ''avis discolor'', « oiseau bigarré. » Mais ''{{lang|he-Latn|ʿayit}}'', qui vient de '''it'', « se ruer, » peut désigner aussi bien une bête de proie, comme dans ce passage, qu’un oiseau de proie, comme dans Job, {{rom|xxviii}}, "7 ; Is., {{rom|xlvi}}, 11. Au lieu de ''{{lang|he-Latn|sabûa’}}'', la Vulgate paraît avoir lu ''{{lang|he-Latn|sébaʿ}}'', « objet coloré. » Jud., {{rom|v}}, 30. Frd. Delitzsch, ''Prolegomena eines neuen hebr. aram. Wörterbuchs zum A. T.'', Leipzig, 1886, p, 172, rapproche ''{{lang|he-Latn|ṣâbûaʿ}}'' de l’assyrien ''{{lang|he-Latn|ṣibû}}'', « saisir, » et traduit ''{{lang|he-Latn|ʿayit ṣâbûaʿ}}'' par « oiseau captif ». {{Img float-p |file=Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III (page 411 crop)163.L’hyène.jpg |align=center|width=300px|padt=25px|padb=12px |cap=163. — L’hyène. |capalign=center|style=font-size : 12px ; }} Le sens que nous avons attribué à l’hébreu s’harmonise mieux avec celui du verset précédent. Cf. Rosenmüller, ''Jeremias'', Leipzig, 1826, t. {{rom|i}}, p. 365. — La répulsion que l’hyène inspirait fait sans doute qu’elle n’est pas nommée souvent par les écrivains sacrés. Mais l’animal était autrefois aussi abondant qu’aujourd’hui en Palestine, comme le prouve le nom donné à une vallée, ''{{lang|he-Latn|gê-haṣṣebo’îm}}'', « vallée des hyènes. » I Reg., {{rom|xiii}}, 18. Voir {{sc|Seboïm}}. — On lit encore dans l’Ecclésiastique, {{rom|xiii}}, 22, d’après la Vulgate : « Quelle union entre le saint homme et le chien ? » Les Septante lisent différemment : « Quelle paix entre l’hyène, {{lang|grc|ὑαίνη}}, et le chien’! » Cette leçon représente plus sûrement le texte primitif que celle de la Vulgate ; le contexte la rend même nécessaire. Au lieu de {{lang|grc|ὑαίνη}}, la Vulgate a dû lire un autre mot, peut-être {{lang|grc|ὑγιεῖ}}. D’après W. Carpenter, ''Script. historia naturalis'', dans Migne, ''Curs. Script. Sacr.'', t. {{rom|ii}}, col. 681, il serait impossible de forcer de chien, même le plus féroce, à poursuivre une hyène. {{d|H. Lesêtre.|3|sc}} <section begin="HYMÉNÉE"/><nowiki/> '''HYMÉNÉE''' ({{lang|grc|Ὑμέναιος}} ; Vulgate : ''{{lang|la|Hymenæus}}''), chrétien d’Éphèse, devenu l’un des premiers hérétiques. Il est nommé deux fois par saint Paul. I Tim., {{rom|i}}, 20 ; II Tim., {{rom|ii}}, 17-18. La première fois, il est mentionné avec Alexandre (voir Alexandre 6, t. {{rom|i}}, col. 351), comme ayant « fait naufrage dans la foi ». Dans le second passage, nous lisons que « Hyménée et Philète se sont éloignés de la vérité, en disant que la résurrection est déjà accomplie et en détruisant la foi de quelques-uns ». L’Apôtre, I Tim., {{rom|i}}, 20, « a livré (Hyménée et Alexandre) à Satan, afin qu’ils apprennent à ne pas blasphémer. » Ces dernières paroles montrent que saint Paul, en les excommuniant, se proposait de les corriger, mais nous ignorons quel fut le résultat de sa sentence. Quelques commentateurs ont imaginé à tort deux Hyménée, l’un associé dans son erreur à Alexandre et l’autre à Philète. Rien n’autorise cette distinction. On s’accorde généralement à voir dans Hyménée un des premiers gnostiques. La tendance de ces sectaires consistait à mépriser le corps outre mesure ; ils niaient qu’il dût ressusciter un jour ; ils entendaient la résurrection dans un sens spirituel et allégorique. Cf. S. Irénée, ''Hær.'', {{rom|ii}}, 31, 2, t. {{rom|vii}}, col. 825 ; Tertullien, ''De resurr.'', 19, t. {{rom|ii}}, col. 820-821. Ce fut là l’erreur d’Hyménée. — Quant à la nature du châtiment qui lui fut infligé par saint Paul, l’opinion commune des anciens exégètes c’est qu’il s’agit simplement de l’excommunication. Cf. Cornélius a Lapide, Comm. in ''Cor.'', I ''Cor.'', {{rom|v}}, 5, édit. Vives, t. {{rom|xviii}}, 1858, p. Î86. Plusieurs exégètes modernes pensent que, en le livrant à Satan, l’Apôtre l’affligea en même temps d’une infirmité ou d’une maladie corporelle. Cf. Job, {{rom|i}}, 6-12 ; {{rom|ii}}, 1-17 ; ''Act.'', {{rom|v}}, 5, 20. Il est difficile de se prononcer sur ce point. <section end="HYMÉNÉE"/> <section begin="HYMNE"/><nowiki/> '''HYMNE''' (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}} ; Vulgate : ''{{lang|la|hymnus}}''). Ce mot, dans la langue ecclésiastique, désigne un petit poème qu’on chante en l’honneur de Dieu ou des saints. Saint Augustin, ''Enarr. in Ps''. {{rom|lxxii}}, {{rom|i}}, t. {{rom|xxxvi}}, col. 914, le définit avec beaucoup de précision : ''{{lang|la|Hymni laudes sunt Dei cum cantico. Hymni cantus sunt continentes laudes Dei. Si sit laus et non sit Dei, non est hymnus. Si sit laus et laus Dei et non cantetur, non est hymnus. Oportet ergo ut, si sit hymnus, habeat hæc tria : et laudem, et Dei, et canticum}}''. « Hymne » n’a pas toujours cette signification dans les Septante et dans la Vulgate, où il est employé d’une manière assez vague. I. Il traduit divers mots hébreux de sens différent dans les livres protocanoniques de l’Ancien Testament : — {{1o}} ''{{lang|he-Latn|Rinnâh}}'', « cri, supplication, » I (III) Reg., {{rom|viii}}, 28 (les Septante n’ont pas traduit le mot hébreu). — {{2o}} ''''{{lang|la|Hallêl}}'''', « louer » (Septante : {{lang|grc|ἤνεσαν}}), I Par., {{rom-maj|XVI}}, 36 ; II Par., {{rom|vii}}, 6 ({{lang|grc|ὕμνoις}}) ; I Esd., {{rom-maj|III}}, 11 ({{lang|grc|αἴνῳ}}). Voir [[Dictionnaire_de_la_Bible/Hallel|{{sc|Hallel}}]], col. 404. — {{3o}} ''N{{lang|he-Latn|eginâh}}'' « instrument à cordes, » Ps. {{rom|lxi}} ({{rom|lx}}), 1, ''{{lang|he-Latn|neginôṭ}}'' (pluriel), Ps. {{rom|lxvii}} ({{rom|lxvi}}), 1. La Vulgate a traduit les Septante qui ont : {{lang|grc|ἐν ὕμνoις}}. — {{4o}} ''{{lang|he-Latn|Ṭehillâh}}'', « louange » (Septante : {{lang|grc|ὑμνός}}), Ps. {{rom|LXV}} ({{rom|LXIV}}), 2 ; (dans ce même Psaume, v 14, ''{{lang|he-Latn|yašîrû}}'', « [les vallées] chanteront » est traduit par ''{{lang|la|hymnum dicent}}'' [Septante : {{lang|grc|ὑμνήσουσιν}}) ; Ps. C ({{rom|xcix}}), 4 ; {{rom|cxix}} ({{rom|cxviii}}), 171 ; {{rom|cxlviii}} ; 14. — {{5o}} L’impératif ''{{lang|he-Latn|šîrû}}'', « chantez, » Ps. {{rom|cxxxvii}} ({{rom|cxxxvi}}), 2, est traduit dans les Septante par {{lang|grc|ὑμνός ἄσατε}}, et dans la Vulgate par ''{{lang|la|hymnum dicite}}'', et le mot ''{{lang|he-Latn|šîr}}'', « chant, » employé une fois comme complément du verbe ''{{lang|he-Latn|šîrû}}'', et répété deux autres fois, ji. 3-4, est rendu en grec par {{lang|grc|ᾠδαί}} (2 fois), {{lang|grc|ᾠδή}} (1 fois), et en latin par ''cantiones'' (1 fois) et ''canticum'' (2 fois). II. Dans les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, « hymne » est employé pour chant, cantique sacré en général. Judith, {{rom|xvi}}, 15 (deux fois) ; I Mach., {{rom|iv}}, 24, 33 ; {{rom|xiii}}, 47, 51 ; II Mach., {{rom|i}}, 30 ; {{rom|x}}, 38 ; {{rom|xii}}, 37. Dans la version grecque de l’Ecclésiastique, le ch. {{rom|xliv}}, qui est le commencement de l’éloge des saints de l’Ancien Testament, est intitulé {{lang|grc|πατέρων ὑμνός}}. Le texte hébreu porte {{lang|he|שבח אבזת עזלם}}, « éloge des pères d’autrefois. » III. {{sc|Dans le Nouveau Testament.}} —{{1o}} Le mot « hymne » doit s’entendre du ''hallêl'', Matth., {{rom|xxvi}}, 30 ; Marc. ; {{rom|xiv}}, 26 ({{lang|grc|ὑμνήσαντες}}). Voir [[Dictionnaire_de_la_Bible/Hallel|{{sc|Hallel}}]], col. 404. — {{2o}} Saint Paul appelle « hymne », comme les livres deutérocanoniques de l’Ancien Testament, un chant sacré en l’honneur de Dieu ; Eph., {{rom|v}}, 19 ; Col., {{rom|iii}}, 16. — {{3o}} Dans les Actes, {{rom|xvi}}, 25, Paul et Silas, dans la prison de Philippes, chantent des hymnes ({{lang|grc|ὑμνός mv τὸν Θεόν}} ; Vulgate : ''laudabant Deum'') à assez haute voix pour être entendus par leurs compagnons de captivité. Ces hymnes étaient sans doute des Psaumes. Cf. I Cor., {{rom|xiv}}, 15, 26 ; Jac., {{rom|v}}, 13. Josèphe, ''Ant. jud.'', {{rom-maj|VII}}, {{rom|xii}}, 3, désigne les Psaumes de David par les termes {{lang|grc|ὔμνoι}} et {{lang|grc|ᾠδαί}}. — Les ''Acta Johannis'' (dans les ''Texts and Studies'', t. {{rom|v}}, n » 1), Cambridge, 1897, p. 10-14, contiennent un {{lang|grc|ὕμνoς}} apocryphe que Notre-Seigneur aurait chanté à la Cène. Saint Augustin, ''Ep. {{rom|ccxxxvii}}, 2, ad Ceret.'', t. {{rom|xxxiii}}, col. 1034, le mentionne comme étant en usage parmi plusieurs sectes hérétiques. IV. Le mot « hymne » prit un sens plus précis pendant<section end="HYMNE"/><noinclude> <references/></noinclude> nbi4bs3wm4rdtmq0ez36z6npkkvw0y1 Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III.djvu/412 104 4007998 15797561 15767251 2026-05-19T20:37:58Z Sicarov 121895 15797561 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|793|HYMNE — HYPERBOLE|794}}</noinclude>les premiers siècles de l’ère chrétienne. L’introduction des hymnes dans l’Église latine est attribuée à saint Ambroise, mais l’usage en existait depuis longtemps dans l’Église grecque. Cf. Pline, ''Épist.'', 97 ; S. Ignace, ''Eph. ii ; Rom.'', 2, t. {{rom|v}}, col. 648, 688 ; Tertullien, ''Apol.'', 39, t. {{rom|i}}, col. 477 ; S. Justin, ''Apol''. I », 13, t. {{rom|vi}}, col. 345. Dans l’antique religion des Hellènes, iptiiiç avait déjà une signification sacrée et liturgique et désignait des chants sacrés composés sous une forme particulière. "Y(ivot |ièv, dit Arrien, Anab., {{rom|iv}}, 11, 2, édit. Didot, p. 100, àç toùç Seoù ; rcoioOvtai, èVaivoi 51 è ; àvOpciitouç. Les plus anciens hymnes, connus sous le nom d’hymnes orphiques et homériques, n’étaient pas chantés, mais les hymnes de Pindare et d’autres l’étaient ; leur mètre s’adaptait à la musique et l’on a retrouvé à Delphes la notation de quelques-uns de ces vieux chants. Voir Th. Reinach, ''La musique grecque et l’hymne à Apollon'', {{in-8°}}, Paris, 1894, L’hymne chrétien le plus ancien se trouve dans Clément d’Alexandrie, Pœdag., {{rom|iii}}, 12, t. ’toi, col. 681. — On a vu une allusion à Une sorte d’hymnes improvisés dans I ''Cor.'', {{rom|xiv}}, 26 : Unusquisque vestrum psalmum habet ; on a même tenté de découvrir des fragments d’hymnes d’un mètre déterminé dans Eph., {{rom|v}}, 14 ; Jac, {{rom|i}}, 17 ; Apoc, {{rom|i}}, 4-8 ; {{rom|v}}, 9 ; {{rom|xi}}, 15-19 ;{{rom|xv}}, 3, 4 ; {{rom|xxi}}, 3-8 ; spécialement I Tim., {{rom|iii}}, 16, où il est dit de Notre-Seigneur au sujet du mystère de l’Incarnation : {{ColG|èf aveptuOr) bi <rapx, £8txottu6T) iv Ttvs-JjtaTt, tî ? 81) àyyéXoiç, âxepû) ; 6r) èv ê8ve<riv, âmureiSOi) èv xôtrpLb), àveXrif81) êv So’ït].}} {{ColD|manifesté dans la chair, justifié par l’Esprit, montré aux anges, prêché aux Gentils, cru dans le monde, élevé dans la gloire.}} J. Kayser, ''Beiträge'', 1881, p. 19 ; C. Fouard, ''S. Paul, ses missions'', {{in-8°}}, 1892, p. 251-252 ; S. Paul,’ses dernières années, {{in-8°}}, 1897, p. 286 ; mais on n’a pas réussi à en établir l’existence d’une façon incontestable. La prière des Apôtres, ''Act.'', {{rom-maj|IV}}, 24-30, à laquelle on a quelquefois donné le nom d’hymne, n’a pas droit à ce titre, car elle n’a pas de mètre. — Voir Daniel, ''Thesaurus, hymnologicus'', {{in-8°}}, Halle et Leipzig, 1841-1856 ; F. J. Mone, ''Lateinische Hymnen'', in-{{8o}}, Fribourg-en-Brisgau, 18531855 ; F. W. E. Roth, ''Latinische Hymnen'', {{in-8°}}, Augsbourg, 1888 ; J. Kayser, ''Beiträge, zur Geschichte und Erklärung der ältesten Kirchenhymnen'', 2{{e}} édit., Paderborn, 1881 ; C. Fortlage, ''Gesänge christlichen Vorzeit'', {{in-8°}}, Berlin, 1844 ; J.-B. Pitra, ''Hymnographie de l’Église grecque'', {{in-4°}}, Rome, 1867 ; J. Julian, ''Dictionary of Hymnology'', {{in-8°}}, Londres, 1892, p. 456-466 ; W. Christ et M. Paranikas, ''Anthologiæ græca carminum christianorum'', {{in-8°}}, Leipzig, 1871 ; R. of Selbourne, ''Hymns, their history and development in the Greek and Latin Churches'', in-1&>, Londres, 1892, p. 9-13 ; L. Duchesne, ''Origines du culte chrétien'', {{rom|iv}}, 3, 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Paris 1898, p. 107-112 ; A. Galli, ''Estetica della musica'', in-12, Turin, 1900, p. 228. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}} <section begin="HYPERBOLE"/><nowiki/> '''HYPERBOLE''', figure de langage qui consiste à exagérer dans les termes le fond de sa pensée. Cette figure est en usage dans toutes les langues et dans tous les pays. Elle n’était inconnue ni aux Grecs ni aux Romains. Homère, ''Iliad.'', {{rom|xx}}, 246-247, met ces paroles dans la bouche d’Énée : « Cessons de nous outrager l’un l’autre, car nous pourrions nous jeter l’un à l’autre tant d’injures qu’un vaisseau à cent rames ne pourrait pas en porter la charge. » Cicéron lui-même dit, Phil., H, 44 : Præsertim quum illi eam gloriam consecuti sint, quæ vix cœlo capi posse videatur. Voir d’autres exemples dans J. 1.V ? etstem, ''Novum Testamentum græcum'', t. 1, 1751, p. 966. Mais les Orientaux surtout aiment l’exagération et l’hyperbole ; l’habitude leur apprenant d’ailleurs avec quelles restrictions il faut les entendre. {{1o}} Nous trouvons donc des hyperboles dans la Sainte Écriture, non seulement dans les livres poétiques, mais aussi en prose. « Tes pères, dit Moïse à son peuple, sont descendus en Égypte au nombre de soixante et dix, et, maintenant Jéhovah ton Dieu t’a multiplié comme les. étoiles du ciel. » Deut., {{rom|x}}, 22. Voir aussi {{rom|i}}, 10 ; Gen., {{rom|xiii}}, 16. « Juda et Israël étaient aussi nombreux que le sable sur le bord de la mer. » III Reg., {{rom|iv}}, 20. Les espions envoyés par Moïse en Palestine pour explorer le pays rapportent que les fils d’Énac, qu’ils ont vus dans les environs d’Hébron, sont d’une si haute stature qu’à côté d’eux ils paraissent n’être que des sauterelles, Num., {{rom|xiii}}, 31, et qu’ils habitent des villes fortifiées dont les murailles « s’élèvent jusqu’au ciel ». Deut., {{rom|i}}, 28. Cette hyperbole revient souvent dans l’Écriture. Deut., {{rom|ix}}, 1. Cf. Gen., {{rom-maj|XI}}, 4 ; Matth., {{rom|xi}}, 23 ; Luc, {{rom|xi}}, 15. Dans Daniel, iv, 7-9, Nabuchodonosor aperçoit, en songe il est vrai, un arbre dont le sommet atteint le ciel et qui se voit de toutes les extrémités de la terre. Dans sa prophétie, Gen., {{rom|xlix}}, 9, Jacob, pour peindre la bravoure de Juda, la compare à un lion : <small><poem>Juda est un lionceau… Il ploie les genoux, il se couche comme un lion. Comme une lionne. Qui osera le réveiller ?</poem></small> Isaïe, {{rom|xl}}, 31, compare à l’aigle ceux qui se confient en Dieu : <small><poem>Ils prennent le vol comme les aigles, Ils courent et ne se lassent point.</poem></small> Cf. Jer., {{rom|xlviii}}, 40. Ce sont là des images classiques dans toutes les langues. Mais David, dans son élégie sur la mort de Saül et de Jonathas, les rend hyperboliques, II Reg., {{rom|i}}, 23 ; il ne se contente pas de comparer simplement ces deux guerriers au roi de l’air et au roi des quadrupèdes, il dit : <small><poem>Es étaient plus légers que des aigles ; Ils étaient plus forts que des lions.</poem></small> Voir aussi Lam., {{rom|iv}}, 19, et d’autres images, Cant., IV, 4 ; {{rom|vii}}, 4 ; {{rom|viii}}, 10. {{2o}} Le Nouveau Testament renferme des hyperboles comme l’Ancien. Matth, , {{rom|xix}}, 24 ; {{rom|xxiii}}, 24, etc. La plus forte est celle que nous lisons à la fin du dernier chapitre de saint Jean, {{rom|xxi}}, 25 : « Il y a beaucoup d’autres choses que Jésus a faites. Si elles étaient écrites en détail, je ne pense pas que le monde entier pût contenir les livres qu’on écrirait. » — Quelque forte que soit l’hyperbole finale de saint Jean, il convient de remarquer que l’Écriture Sainte, en généra), est moins hyperbolique que les autres livres orientaux, et que la phrase de l’Évangéliste elle-même est une atténuation d’exagérations courantes en Palestine, à en juger par le langage de certains rabbins : « Si tous les cieux étaient du parchemin, dit Rabbi Jochanan Ben Zaccaï, si tous les enfants des hommes étaient des scribes, et tous les arbres de la forêt des plumes, ils ne suffiraient pas à écrire toute la sagesse que j’ai apprise de mon maître. » Jalkut, <small>℣</small>. {{rom|i}}, 1. — « Si toutes les mers étaient de l’encre, disent d’autres rabbins, si tous les roseaux étaient des plumes, si tout le ciel et toute la terre étaient du parchemin et si tous les enfants des hommes étaient des scribes, ils ne pourraient pas suffire pour décrire toute la profondeur du cœur des princes, i Sabbath, <small>℣</small>. 11, 1 ; Aboth Nathan, 25 ; J. J. Wetstein, Nov. Test, gr., t. {{rom|i}}, p. 966. Voir des exemples d’autres exagérations des rabbins dans J. Basnage, ''Histoire des Juifs'', l. {{rom-maj|IX}}, c. {{rom|iii}}, 14 ; c. {{rom|iv}}, 15, t. {{rom|vi}}, Paris, 1710, p. 269, 286, etc. — Josèphe lui-même, ''Ant. jud.'', I, {{rom|xix}}, 1, racontant comment Dieu avait promis à Jacob qu’il lui donnerait la terre de Chanaan, à lui et à ses descendants, met ces paroles dans sa bouche : « Ils rempliront toute la mer et la terre que le soleil éclaire. » Et, {{rom-maj|I}}, {{rom|xx}}, 2, après la ruine de Jérusalem par Titus, il<section end="HYPERBOLE"/><noinclude> <references/></noinclude> 777qiub770nt3r4dtvqhxge2kgz9vhi Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome III.djvu/415 104 4008001 15797237 15796907 2026-05-19T13:47:37Z Sicarov 121895 /* Validée */ 15797237 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sicarov" />{{nr|799|HYSOPE — HYSTASPE|800}}</noinclude>{{rom|}}{{rom|}}######## {{rom|}}{{rom|{{rom|}}}}{{rom|}}<nowiki /> Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. L’''Origanum Maru'' pousse aussi sur les vieux murs et remplit suffisamment les conditions demandées par le texte du troisième livre des Rois. {{3o}} Le passage qui embarrasse le plus dans l’identification de l’hysope est celui do l’Évangile de saint Jean, {{rom|xix}}, 29, où il est dit que, pendant la Passion, un des assistants, après avoir trempé une éponge dans le vin amer et épicé des soldats romains, la fixa à une branche d’hysope et l’approcha, des lèvres de Jésus. Les tiges de l’''{{lang|la|Hyssopus officinalis}}'' ou de l’''{{lang|la|Origanum Maru}}'', ou d’une des labiées d’espèce voisine, paraissent trop faibles pour servir de bâton et supporter le poids de l’éponge imbibée, Il est à remarquer que, dans les passages parallèles de Matth., {{rom|xxvii}}, 48, et de Marc, {{rom|xv}}, 36, à la place de {{lang|grc|περένθες ὑσσώπῳ}}, on lit {{lang|grc|περιθεὶς μαλάμῳ}}. Le terme des synoptiques désigne un roseau d’espèce indéterminée et ne semble pas être l’équivalent d’une branche d’hysope. On peut concilier les synoptiques et saint Jean, en observant que pour l’aspersion on attachait trois rameaux d’hysope à un bâton de cèdre (''{{lang|la|Juniperus Oxycedrus}}'') avec un fil d’écarlate, de façon à former un petit balai ou aspersoir qui s’appelait l’hysope, J. Maii, ''De purificatione'', dans ''Ugolini'', ''Thesaurus antiquitatum sacrarum'', t. {{rom|xxii}}, col. {{rom|mxxi}}. On peut dire que le roseau ou bâton auquel on fixa l’éponge imbibée de vinaigre rappelait à saint Jean l’aspersoir ou hysope, imbibé du sang de l’agneau, qui servait à la Pâque. Un certain rapport symbolique qu’il voyait entre l’un et l’autre lui permettait d’appeler hysope le bâton avec son éponge. Bochart, ''loc. cit.'', p. 592, pense qu’un bouquet d’hysope aurait été attaché au roseau, autour de l’éponge, ce qui, croit-il à tort, devait rendre le vinaigre amer. D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberj et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. Johannes'', 2 {{in-8°}}, Tubingue, 1885, t. {{rom|ii}}. p. 559. {{d|E. Levesque.|3|sc}} <section begin="HYSTASPE"/><nowiki/> '''HYSTASPE''' ({{lang|grc|Ὑστάπης}}, ''{{lang|la|Hystaspas, Hydaspes}}''), sage ou mage perse sous le nom duquel avait été publié à l’origine de l’Église une sorte d’apocalypse apocryphe ; on y lisait de prétendues prophéties relatives à Jésus-Christ et à son règne. Elle a pour but, comme les livres sibyllins, de faire prédire la religion nouvelle par des personnages païens. Cette apocalypse est rapprochée expressément des livres sibyllins par saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 20, t. {{rom|vi}}, col. 357, le plus ancien écrivain connu qui en ait parlé : {{lang|grc|Kαὶ Σίϐυλλα καὶ Ὑστάπις γεήσεσθαι τῶν φταρθῶν ἀναλωσιν διὰ πυρὸς ἔφασαν}} ; « la Sibylle et Hystaspe ont dit que le monde corruptible périrait par le feu. » — D’après saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. Au {{rom|vi}}{{e}} siècle, l’historien byzantin Agathias, ''Hist. libri {{rom-maj|V}}'', l. {{rom|ii}}, 24, édit. de Rome, 1828, p. 117, mentionne un Hystaspe contemporain de Zoroastre, mais sans l’identifier avec le père de Darius {{Ier}}. L’auteur des prophéties divulguées sous le nom d’Hystaspe était probablement, à en juger par les légendes, considéré comme ayant vécu du temps de Zoroastre, et son écrit était une sorte d’adaptation du parsisme aux idées chrétiennes, mais les renseignements précis font défaut pour déterminer exactement l’origine, la forme, le contenu et les tendances de ses prédictions apocryphes. — Voir Chr. W. Fr. Walch, ''De Hystaspe ejusque vaticiniis'', dans les ''Comment. Societ. Gotting. hist. et philosoph.'', t. {{rom|ii}}, 1779, p. 1-18 ; Fabricius, ''Bibliotlieca græca'', édit. Harles, 1790, t. {{rom|i}}, p. 108 ; A. G. Hoffmann, dans ''Ersch et Gruber'', ''Allg. Encyklopädie'', sect. {{rom|ii}}, t. {{rom|xiii}}, p. 71-72 ; C. Alexandre, ''Oracula sibyllina'', 3 in-8°. Paris, 1841-1859, t. {{rom|ii}}, p. 257 ; Wagenmann, dans ''Herzog'', ''Real-Encyklopädie'', 2{{e}} édit., t. {{rom|vi}}, 1880, p. 413-415. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}} ####<section end="HYSTASPE"/><noinclude> <references/></noinclude> mmj16h0ww5o7d3lsd80tz4vgk7mv9lr 15797239 15797237 2026-05-19T13:48:09Z Sicarov 121895 15797239 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sicarov" />{{nr|799| — HYSTASPE|800}}</noinclude><section begin="HYSOPE"/><nowiki /> Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. 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D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberj et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. 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I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. Au {{rom|vi}}{{e}} siècle, l’historien byzantin Agathias, ''Hist. libri {{rom-maj|V}}'', l. {{rom|ii}}, 24, édit. de Rome, 1828, p. 117, mentionne un Hystaspe contemporain de Zoroastre, mais sans l’identifier avec le père de Darius {{Ier}}. L’auteur des prophéties divulguées sous le nom d’Hystaspe était probablement, à en juger par les légendes, considéré comme ayant vécu du temps de Zoroastre, et son écrit était une sorte d’adaptation du parsisme aux idées chrétiennes, mais les renseignements précis font défaut pour déterminer exactement l’origine, la forme, le contenu et les tendances de ses prédictions apocryphes. — Voir Chr. W. Fr. Walch, ''De Hystaspe ejusque vaticiniis'', dans les ''Comment. Societ. Gotting. hist. et philosoph.'', t. {{rom|ii}}, 1779, p. 1-18 ; Fabricius, ''Bibliotlieca græca'', édit. Harles, 1790, t. {{rom|i}}, p. 108 ; A. G. Hoffmann, dans ''Ersch et Gruber'', ''Allg. Encyklopädie'', sect. {{rom|ii}}, t. {{rom|xiii}}, p. 71-72 ; C. Alexandre, ''Oracula sibyllina'', 3 in-8°. Paris, 1841-1859, t. {{rom|ii}}, p. 257 ; Wagenmann, dans ''Herzog'', ''Real-Encyklopädie'', 2{{e}} édit., t. {{rom|vi}}, 1880, p. 413-415. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}} ####<section end="HYSTASPE"/><noinclude> <references/></noinclude> o4xvixwz8kuebt3osq7a0q52219nqlx 15797442 15797240 2026-05-19T18:09:14Z Verbex 1987 15797442 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sicarov" />{{nr|799|HYSOPE — HYSTASPE|800}}</noinclude><section begin="HYSOPE"/><nowiki /> Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. L’''Origanum Maru'' pousse aussi sur les vieux murs et remplit suffisamment les conditions demandées par le texte du troisième livre des Rois. {{3o}} Le passage qui embarrasse le plus dans l’identification de l’hysope est celui do l’Évangile de saint Jean, {{rom|xix}}, 29, où il est dit que, pendant la Passion, un des assistants, après avoir trempé une éponge dans le vin amer et épicé des soldats romains, la fixa à une branche d’hysope et l’approcha, des lèvres de Jésus. Les tiges de l’''{{lang|la|Hyssopus officinalis}}'' ou de l’''{{lang|la|Origanum Maru}}'', ou d’une des labiées d’espèce voisine, paraissent trop faibles pour servir de bâton et supporter le poids de l’éponge imbibée, Il est à remarquer que, dans les passages parallèles de Matth., {{rom|xxvii}}, 48, et de Marc, {{rom|xv}}, 36, à la place de {{lang|grc|περένθες ὑσσώπῳ}}, on lit {{lang|grc|περιθεὶς μαλάμῳ}}. Le terme des synoptiques désigne un roseau d’espèce indéterminée et ne semble pas être l’équivalent d’une branche d’hysope. On peut concilier les synoptiques et saint Jean, en observant que pour l’aspersion on attachait trois rameaux d’hysope à un bâton de cèdre (''{{lang|la|Juniperus Oxycedrus}}'') avec un fil d’écarlate, de façon à former un petit balai ou aspersoir qui s’appelait l’hysope, J. Maii, ''De purificatione'', dans ''Ugolini'', ''Thesaurus antiquitatum sacrarum'', t. {{rom|xxii}}, col. {{rom|mxxi}}. On peut dire que le roseau ou bâton auquel on fixa l’éponge imbibée de vinaigre rappelait à saint Jean l’aspersoir ou hysope, imbibé du sang de l’agneau, qui servait à la Pâque. Un certain rapport symbolique qu’il voyait entre l’un et l’autre lui permettait d’appeler hysope le bâton avec son éponge. Bochart, ''loc. cit.'', p. 592, pense qu’un bouquet d’hysope aurait été attaché au roseau, autour de l’éponge, ce qui, croit-il à tort, devait rendre le vinaigre amer. D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberg et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. Johannes'', 2 {{in-8°}}, Tubingue, 1885, t. {{rom|ii}}. p. 559. {{d|E. Levesque.|3|sc}} <section end="HYSOPE"/> <section begin="HYSTASPE"/><nowiki/> '''HYSTASPE''' ({{lang|grc|Ὑστάπης}}, ''{{lang|la|Hystaspas, Hydaspes}}''), sage ou mage perse sous le nom duquel avait été publié à l’origine de l’Église une sorte d’apocalypse apocryphe ; on y lisait de prétendues prophéties relatives à Jésus-Christ et à son règne. Elle a pour but, comme les livres sibyllins, de faire prédire la religion nouvelle par des personnages païens. Cette apocalypse est rapprochée expressément des livres sibyllins par saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 20, t. {{rom|vi}}, col. 357, le plus ancien écrivain connu qui en ait parlé : {{lang|grc|Kαὶ Σίϐυλλα καὶ Ὑστάπις γεήσεσθαι τῶν φταρθῶν ἀναλωσιν διὰ πυρὸς ἔφασαν}} ; « la Sibylle et Hystaspe ont dit que le monde corruptible périrait par le feu. » — D’après saint Justin, ''Apol''. I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. Au {{rom|vi}}{{e}} siècle, l’historien byzantin Agathias, ''Hist. libri {{rom-maj|V}}'', l. {{rom|ii}}, 24, édit. de Rome, 1828, p. 117, mentionne un Hystaspe contemporain de Zoroastre, mais sans l’identifier avec le père de Darius {{Ier}}. L’auteur des prophéties divulguées sous le nom d’Hystaspe était probablement, à en juger par les légendes, considéré comme ayant vécu du temps de Zoroastre, et son écrit était une sorte d’adaptation du parsisme aux idées chrétiennes, mais les renseignements précis font défaut pour déterminer exactement l’origine, la forme, le contenu et les tendances de ses prédictions apocryphes. — Voir Chr. W. Fr. Walch, ''De Hystaspe ejusque vaticiniis'', dans les ''Comment. Societ. Gotting. hist. et philosoph.'', t. {{rom|ii}}, 1779, p. 1-18 ; Fabricius, ''Bibliotlieca græca'', édit. Harles, 1790, t. {{rom|i}}, p. 108 ; A. G. Hoffmann, dans ''Ersch et Gruber'', ''Allg. Encyklopädie'', sect. {{rom|ii}}, t. {{rom|xiii}}, p. 71-72 ; C. Alexandre, ''Oracula sibyllina'', 3 in-8°. Paris, 1841-1859, t. {{rom|ii}}, p. 257 ; Wagenmann, dans ''Herzog'', ''Real-Encyklopädie'', 2{{e}} édit., t. {{rom|vi}}, 1880, p. 413-415. {{d|F. Vigouroux.|3|sc}} ####<section end="HYSTASPE"/><noinclude> <references/></noinclude> t8bxjadvvjy68fhkri7lc943pic8fd3 15797443 15797442 2026-05-19T18:10:38Z Verbex 1987 15797443 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sicarov" />{{nr|799|HYSOPE — HYSTASPE|800}}</noinclude><section begin="HYSOPE"/><nowiki /> Ce qui peut-être amenait on rapprochement entre le cèdre et l’hysope, c’est que leurs noms se trouvaient unis dans le rituel des purifications, et par là l’idée de l’un devait éveiller par contraste la pensée de l’autre. D’après d’autres auteurs, comme J. F. Boyle, ''On the hyssop of Scripture'', dans le ''Journal of the Asiatic society'', t. {{rom|viii}}, p. 193, 212, et B. Tristram, ''The natural history of the Bible'', in-12, Londres, 1889, p. 456, l’''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}'' ne serait autre que le câprier, plante qui se trouve fréquemment en Égypte comme au Sinaï et en Palestine, croît dans les fentes des murs, et dont le nom arabe, ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}'', offre une ressemblance avec le mot hébreu ''{{lang|he-Latn|ʿêzôb}}''. Mais la ressemblance des noms est par trop éloignée et la nature des lettres hébraïques se refuse à un passage régulier en ''{{lang|he-Latn|’aṣaf}}''. S’ils avaient reconnu cette identification, les Septante n’auraient pas traduit par {{lang|grc|ὕσσωπος}}, mais par {{lang|grc|καππάρις}}, puisque c’est le nom du câprier en grec. L’''Origanum Maru'' pousse aussi sur les vieux murs et remplit suffisamment les conditions demandées par le texte du troisième livre des Rois. {{3o}} Le passage qui embarrasse le plus dans l’identification de l’hysope est celui de l’Évangile de saint Jean, {{rom|xix}}, 29, où il est dit que, pendant la Passion, un des assistants, après avoir trempé une éponge dans le vin amer et épicé des soldats romains, la fixa à une branche d’hysope et l’approcha, des lèvres de Jésus. Les tiges de l’''{{lang|la|Hyssopus officinalis}}'' ou de l’''{{lang|la|Origanum Maru}}'', ou d’une des labiées d’espèce voisine, paraissent trop faibles pour servir de bâton et supporter le poids de l’éponge imbibée, Il est à remarquer que, dans les passages parallèles de Matth., {{rom|xxvii}}, 48, et de Marc, {{rom|xv}}, 36, à la place de {{lang|grc|περένθες ὑσσώπῳ}}, on lit {{lang|grc|περιθεὶς μαλάμῳ}}. Le terme des synoptiques désigne un roseau d’espèce indéterminée et ne semble pas être l’équivalent d’une branche d’hysope. On peut concilier les synoptiques et saint Jean, en observant que pour l’aspersion on attachait trois rameaux d’hysope à un bâton de cèdre (''{{lang|la|Juniperus Oxycedrus}}'') avec un fil d’écarlate, de façon à former un petit balai ou aspersoir qui s’appelait l’hysope, J. Maii, ''De purificatione'', dans ''Ugolini'', ''Thesaurus antiquitatum sacrarum'', t. {{rom|xxii}}, col. {{rom|mxxi}}. On peut dire que le roseau ou bâton auquel on fixa l’éponge imbibée de vinaigre rappelait à saint Jean l’aspersoir ou hysope, imbibé du sang de l’agneau, qui servait à la Pâque. Un certain rapport symbolique qu’il voyait entre l’un et l’autre lui permettait d’appeler hysope le bâton avec son éponge. Bochart, ''loc. cit.'', p. 592, pense qu’un bouquet d’hysope aurait été attaché au roseau, autour de l’éponge, ce qui, croit-il à tort, devait rendre le vinaigre amer. D’autres croient que saint Matthieu et saint Marc appellent la plante « roseau », parce qu’elle en remplit l’office ; qu’on ne trouvait pas de roseaux sur le Calvaire et que ceux qui présentèrent le vinaigre à Notre-Seigneur prirent la première chose qui leur tomba sous la main, que saint Jean, qui était présent à la scène, détermina avec précision la nature de la plante, tandis que les autres évangélistes ne la désignent que vaguement. Ces auteurs supposent que la croix étant très basse et les pieds du crucifié élevés au-dessus de terre d’environ 60 centimètres il suffisait pour atteindre les lèvres d’une tige d’hysope de 40 à 50 centimètres en même temps assez forte pour porter une éponge imbibée. J. Corluy, ''Commentarius in Evang. S. Johannis,'' & édit., {{in-8°}}, Gand, 1880, p. 453 ; D. E. von Haneberg et P. Schegg, ''Evangelium nach Johannes'', 2 {{in-8°}}, Munich, 1880, t. {{rom|ii}}, p. 482 ; P. Schanz, ''Commentar über das Evangelium des h. 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I{{e|a}}, 44, col. 396, les chrétiens et les païens lisaient beaucoup Hystaspe, quoique la lecture en fût interdite sous peine de mort, mais cet écrivain ne nous apprend rien sur son contenu. Clément d’Alexandrie est un peu plus explicite dans ses ''Stromates'', {{rom-maj|V}}, t. {{rom|IX}}, col. 264, et la note, ''ibid''. Ce qu’il dit est diversement interprété par les savants, mais il en résulte, en tout cas, qu’il existait au {{rom|II}}{{e}} siècle un livre écrit en grec, {{lang|grc|Ἑλληνιϰὴ βίϐλος}}, œuvre d’Hystaspe, {{lang|grc|ὁ Ὑστάπης}}, où les chrétiens trouvaient, plus clairement encore que dans les livres sibyllins, des prophéties relatives au Christ, à sa filiation divine, à ses souffrances, aux persécutions que devaient endurer ses disciples avec une patience invincible et au second avènement du Sauveur. D’après Lactance, le troisième et le dernier des écrivains ecclésiastiques qui aient parlé de cet apocryphe dans ses écrits, ''Inst. div.'', {{rom|vii}}, 15 et 18, t {{rom|vi}}, col. 790, 795 ; cf. 1007, Hystaspe était un roi mède, qui vivait avant la guerre de Troie et qui donna son nom au fleuve Hystaspe ; il prophétisa la ruine de l’empire de Rome. Son nom est probablement celui du père de Darius {{Ier}}, roi de Perse, et l’on réunit en sa personne, au moyen d’anachronismes et de beaucoup d’imagination, un certain nombre de légendes alors courantes. Ammien Marcellin, {{rom|xxiii}}, 6, 32, édit. Teubner, 1874, t. {{rom|i}}, p, 327, écrit au {{rom-maj|iv}}{{e}} siècle, qu’Hystaspe, père de Darius, ''{{lang|la|rex prudentissimus}}'', avait visité les Brahmanes de l’Inde et appris à leur école les lois des mouvements du monde et du ciel, et que, à son retour, il avait communiqué aux mages sa science religieuse et l’art de prédire l’avenir. 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Vigouroux - Tome IV.djvu/454 104 4009037 15797178 15794011 2026-05-19T13:11:41Z Dudenw 32095 Correction d'une coquille en grec ancien et d'une coquille en allemand 15797178 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|873|MATTHIEU (SAINT)|874}}</noinclude>à de nombreux exemples analogues qu’on trouve dans l’Ancien Testament. {{lang|he|מַתַּי}} a en sa faveur les noms hébreux en {{lang|he|־ַי}} transcrits en {{lang|grc|αῖος}} comme {{lang|grc|Μαρδοχαῖος, Σαββθαῖος, Βηβαῖος}}, etc. » {{lang|he|מַתִּי}} ressemblerait aux noms de peuples terminés en{{lié}}{{lang|he|י}} et devenus, par exemple, {{lang|grc|Ἰουδαῖος, {{corr|Χαναναἶος|Χαναναῖος}}}}, etc. {{lang|he|מַתִּיָּה}} semble moins probable, car les noms en {{lang|he|יָּה}} ont ordinairement une transcription grecque en {{lang|grc|ια, ιας}} ; ainsi {{lang|he|מַתַּנְיָּה}} est devenu {{lang|grc|Ματθανίας}}. La forme araméenne {{lang|he|מַתָּאִי}}, qu’on trouve dans le Talmud, traité ''Sanhédrin'', 43, {{lang|de|Laible-Dalmann, ''Jesus Christus im Talmud''}}, {{pg}}15*, serait analogue à {{lang|he|זְכַאָי}}, {{lang|grc|Ζακχαῖος}}. Cf. {{lang|de|Dalmann, ''Die Worte Jesu'', Leipzig}}, 1898, {{t.}}{{rom|i}}, {{pg}}40-41. {{2°}} ''Étymologie''. — Quelle qu’ait été la lecture du nom de Matthieu, on en a proposé diverses étymologies. {{lang|de|Gesenius, ''Thesaurus'', Leipzig}}, 1839, {{t.}}{{rom|ii}}, {{pg}}929, et {{lang|de|Fürst, ''Hebr.-chald. Handwörterbuch''}}, 3{{e}} {{édit.}}, Leipzig, 1876, t. {{rom|i}}, {{pg}}806, pensent que {{lang|he|מַתַּי}}, qui est une abréviation de {{lang|he|מַתַּתַי}}, a le même sens que {{lang|he|מַתִּתְיָה}}, {{lang|grc|Ματταθῖας}}, contracté parfois en {{lang|grc|Ματθίας}}, et signifie « don de Jéhovah ». On aboutit à la même signification en rapprochant {{lang|he|מַתַּי}} de » {{lang|he|מַתִּנַי}} et de {{lang|he|מַתַּנְיָה}}. Les critiques, qui comparent {{lang|he|מַתַּי}} aux autres noms propres de même terminaison et de signification passive, le traduisent par « donné, gratifié ». Cf. S. Jérôme, Liber de nominibus hebraicis, {{t.}}{{rom|xxiii}}, {{col.}}842. {{lang|de|Ewald, Hitzig, Nöldeke}}, etc., font dériver {{lang|he|מַתַּי}} de {{lang|he|אַמִתַּי}} et traduisent « le fidèle ». Ils supposent que le {{lang|he|א}} initial est tombé sous l’influence de la langue araméenne. Enfin Grimm, dans les ''{{lang|de|Theolog. Studien und Kritiken}}'', 1870, {{pg|expl=pages}}723-729 ; ''Lexicon græco-latinum in libros N. T.'', 1879, a fait venir ce nom de {{lang|he|מְתִים}}, pluriel du singulier inusité {{lang|he|מַת}}, de telle sorte qu’il signifierait « le viril ». {{lang|he|מַתַּי}} serait alors un adjectif semblable à {{lang|he|חַגַּי}}, {{lang|grc|Ἀγγαῖος}}, venant de {{lang|he|חַג}}, « fête. » Voir {{t.}}{{rom|i}}, {{col.}}266. {{rom-maj|II}}. {{sc|Son identité avec Lévi}}. — La première fois que saint Matthieu est nommé dans l’Évangile, Matth., {{rom|ix}}, 9, c’est au sujet de sa vocation. Or dans les passages parallèles de saint Marc, {{rom|ii}}, 14, et de saint Luc, {{rom|v}}, 27, il est appelé Lévi. Cette différence de nom a donné occasion au problème, depuis longtemps discuté, de la distinction des personnages nommés Matthieu et Lévi ou de leur identité. Au rapport de Clément d’Alexandrie, ''Strom.'', iv, 9, {{t.}}{{rom|viii}}, {{col.}}1281, le valentinien Héracléon distinguait Matthieu de Lévi et les citait tous deux au nombre de ceux qui n’avaient pas confessé Jésus-Christ devant les tribunaux. Clément, en reproduisant les paroles d’Héracléon, approuve seulement la distinction faite par cet hérétique entre ceux qui ont confessé la foi par la pratique de toute leur vie et ceux qui l’ont confessée devant les juges. Il ne porte pas de jugement sur les exemples donnés par Héracléon. D’ailleurs, dans une note sur les Constitutions apostoliques, l. {{rom-maj|VIII}}, c. {{rom|xxii}}, t. {{rom|i}}, {{col.}}1118, Cotelier pense qu’Héracléon a écrit {{lang|grc|Λευΐς}} pour {{lang|grc|Λεβι}} ou {{lang|grc|Λεββαῖος}}. Origène, ''{{lang|la|Cont. Celsum}}'', {{rom|i}}, 62, t. {{rom|xi}}, {{col.}}773, distingue le publicain Matthieu d’un autre publicain nommé {{lang|grc|Λεβής}}, qui a suivi Jésus, mais n’a pas été apôtre, sinon suivant certains exemplaires de l’Évangile de Marc. Par ces derniers mots, Origène faisait allusion sans doute aux manuscrits du second Évangile qui, comme le ''{{lang|la|Codex Bezæ}}'', D, les manuscrits ''a, b, c, d, e, ff, i, q, r'' de l’ancienne Vulgate avaient, {{rom|iii}}, 18, Lebbée, au lieu de Thaddée. Wordsworth et White, Novum Testamentum D. N. J. {{rom-maj|C}}, Oxford, 1891, {{t.}}{{rom|i}}, {{abr|fasc.|fascicule}} 2, {{pg}}201. Origène confondait donc Lévi avec Lebbée. Presque tous les mêmes manuscrits avec les cursifs grecs, 13, 69, 124, et le manuscrit G de la Vulgate (''{{lang|la|Sangermanensis}}'') du {{s|IX}}, avaient, Marc, {{rom|ii}}, 14, au lieu de Lévi, fils d’Alphée, Jacques, fils d’Alphée. Wordsworth et White, {{op. cit.}}, {{pg}}201. Saint Chrysostome, In Matth., hom. {{rom|xxxii}}, {{n.}}3, {{t.}}{{rom|lvii}}, {{col.}}381, croyait que Jacques, fils d’Alphée, comme Matthieu, avait été, lui aussi, publicain. Cette opinion aurait été aussi adoptée par Photius, dans Possin, ''{{lang|la|Catena Patrum græcorum}}'', Marc, {{rom|ii}}, 14, et exprimée dans une des deux listes d’apôtres publiées par Cotelier, ''{{abr|Constit. apost.|Constitutions apostoliques}}'', {{rom-maj|II}}, {{rom|lxiii}}, {{t.}}{{rom|i}}, {{col.}}755. Certains manuscrits grecs de Théodoret, ''{{lang|la|In Num.}}'', q. {{rom|xvi}}, {{t.}}{{rom|lxxx}}, {{col.}}368, présentent la leçon {{lang|grc|Θαδδαῖος ὁ καὶ Λεβί}}, tandis que d’autres disent {{lang|grc|Θαδδαῖος ὁ καὶ Λεββαῖος}}. Cf. {{lang|la|''Acta sanctorum'', septembris}} {{t.}}{{rom-maj|VI}}, {{pg}}200. On ne peut pas citer comme représentant la pensée d’Origène, la préface de son commentaire sur l’Épître aux Romains, {{t.}}{{rom|xiv}}, {{col.}}836, car elle est de Rufin qui a traduit en latin ce commentaire. Quoi qu’il en soit de la confusion de Lévi avec Lebbée et conséquemment de sa distinction d’avec Matthieu par Origène, il semble difficile de ne pas admettre l’identité de Lévi et de Matthieu. En effet, les trois récits évangéliques de la vocation du publicain se ressemblent pour le fond et pour le style et ne diffèrent qu’au sujet du nom, Matthieu ou Lévi. En outre, ils sont placés dans le même ensemble de l’histoire de Jésus. Ils sont précédés tous trois du même miracle, la guérison du paralytique de Capharnaüm et suivis du repas offert par le publicain à Jésus et à ses disciples avec les mêmes circonstances du blâme des pharisiens et de la réponse du Maître. Ils rapportent donc évidemment le même fait. Les différents noms du héros ne s’opposent pas à l’identité de la personne, car plusieurs autres personnages évangéliques ont porté deux noms, non seulement un nom hébreu et un nom grec ou latin, mais même deux noms hébreux, par exemple Joseph et Barsabas, voir {{t.}}{{rom|i}}, {{col.}}1470, Joseph et Barnabas, {{ibid.}}, {{col.}}1461, et même trois, comme Jude, Lebbée et Thaddée, voir col.143 et {{t.}}{{rom|iii}}, {{col.}}1802. L’analogie avec Simon, surnommé Céphas, Joseph, surnommé Barnabas, permet de conclure que Lévi était le nom juif du publicain, et Matthieu le surnom qu’il reçut comme chrétien. L’auteur du premier Évangile le laisse entendre, en disant {{lang|grc|Μαθθαῖον λεγόμενον}}, {{rom|IX}}, 9. Cette façon de parler signifie : « l’homme connu sous le nom de… » Cf. Matth., {{rom|i}}, 16 ; {{rom|x}}, 2 ; {{rom|xxvii}}, 17, 22 ; Eph., H, 11. Elle indique ici que le publicain était connu dans l’Église sous le nom de Matthieu au moment où écrivait l’auteur qui l’employait. Donc plus probablement il se nommait Lévi à l’époque de sa vocation, Marc, {{rom|ii}}, 14 ; Luc, {{rom|v}}, 27, 29 ; plus tard, il fut appelé Matthieu et ce dernier nom fut transporté par le premier évangéliste dans le récit de sa vocation. Eusèbe, Demonst. evang., iii, 5, {{t.}}{{rom|xxil}}, {{col.}}216 ; saint Jérôme, In Matth., {{rom|ix}}, 9, t. {{rom|xxvi}}, {{col.}}55, 56 ; saint Chrysostome, In Matth., hom. {{rom|xxx}}, {{n.}}1, {{t.}}{{rom|lvii}}, {{col.|expl=colonnes}}361-362, y ont reconnu un acte d’humilité de la part du premier évangéliste. Tandis que par respect pour sa personne saint Marc et saint Luc citent son ancien nom de Lévi, lui-même ne craint pas d’avouer sa première profession et de se nommer, Matthieu le publicain. Resch, ''Aussercanonische {{corr|Paralleltext|Paralleltexte}} zu den Evangelien'', dans ''Texte und Unters.'', Leipzig, 1896, {{t.}}{{rom|x}}, {{abr|fasc.|fascicule}} 4, {{pg}}69, a cherché à identifier saint Matthieu avec Nathanæl. Celui-ci, en effet, semble avoir été appelé par Jésus à l’apostolat, Joa., {{rom|i}}, 45-51. Or, son nom ne se trouve expressément dans aucune des listes apostoliques. Cependant, si Nathanael a été apôtre, son nom> doit être l’un des douze, et précisément Nathanael, « Dieu a donné, » a le même sens étymologique que Matthieu, « don de Jéhovah. » Nathanael est donc la même personne que Matthieu. Cette identification est inadmissible, car la vocation de Nathanael n’a rien de commun avec celle de Matthieu. Aussi Nathanael étant un apôtre, vaut-il mieux l’identifier, comme on le fait plus généralement, avec saint Barthélémy. Voir {{t.}}{{rom|i}}, {{col.|expl=colonnes }}1470-1472.<noinclude> <references/></noinclude> po2dzsgwuogz6j1vckoefspbu1mzxh9 Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 10.2.djvu/587 104 4029975 15797709 15697747 2026-05-20T07:15:13Z Oimabe 20134 2. L’homme doit diriger ses actes vers Dieu, sa fin dernière. Est-il donc nécessaire que dans chacune de ses actions, il se propose d’agir explicitement pour Dieu, seule intention qui puisse rendre bonne la volonté ? Baïus, les jansénistes et certains docteurs de Louvain l’ont pensé : puisque la nature humaine est profondément corrompue par le péché originel, tout ce que l’homme fait conformément à cette nature viciée est nécessairement péché, et ne peuvent être bonnes que les actions faites exp 15797709 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" /></noinclude>MORALITE DE LACTE HUMAIN 2418 blasphemamur, et sicut aiunt quidam nos dicere) laciamus ma la, ut veniant bona ; quorum damnât io justa est, Rom., {{rom|iii}}, 8, avec saint Augustin : Interest quidem plurimum qua causa, quo fine, qua intentione quid fiai ; sed ea quæ constat esse peccata, nullo bonæ causæ obtentu, nullo quasi bono fine, nulla velut bona intentione facienda sunt, Contr. mend., {{rom|vii}}, 18, ''P. L.'', t. {{rom|xl}}, col. 528, et avec saint Thomas : Mullum malum bona intentione factum excusatur. Opusc, ni, c. VI. Quelques anciens cependant ont pensé que le mensonge officieux pouvait être licite en cas de nécessité. Cassien, Coll., {{rom|xvii}}, 17-19, ''P. L.'', t. {{rom|xlix}}, col. 1062-1070. (’/était d’ailleurs la seule application qu’ils donnaient de ce principe, et encore le faisaient-ils pour expliquer certains cas difficiles de l’Ancien Testament dont ils n’avaient pas la véritable solution. Sur le reproche fait aux jésuites d’avoir appliqué ce principe, cf. P. Bernard, La fin justifie les moyens, dans les Éludes, 5 août 1904, p. 357-365, et G. Goyau, dans le Diction, apolog., t. {{rom|ii}}, col. 9-17. Cette accusation a été utilisée par les protestants. Or il est curieux de voir le plus récent apologiste de Luther le montrer comme un homme « professant que la fin justifie les moyens, dans certains cas privilégiés ». L. Febvre, Un destin, Martin Luther. Éditions Rieder, Paris, 1928, p. 281. 3, > Intention requise pour la moralité d’un acte qui est bon de sa nature. — Pour qu’un tel acte soit moralement bon, il faut 1. que nous nous proposions une lin moralement bonne, au moins implicitement, et non pas simplement utile ou agréable ; 2. que nous agissions implicitement pour Dieu. 1. L’utilité et le plaisir ne sont pas en eux-mêmes des fins suffisantes pour que l’acte soit moralement bon. Accomplir un acte à cause de son utilité, c’est considérer cette utilité ou bien comme une fin à laquelle la volonté s’arrête et dans laquelle elle se c /triplait, ou tin comme un moyen à l’aide duquel on pourra poursuivre un autre but. Dans le premier cas, par exemple, chanter pour gagner de l’argent, on fait du gain le mobile unique de l’acte. Mais vouloir le gain pour lui-même n’est pas conforme à la droite raison qui le considère comme un instrument à l’aide duquel on pourra atteindre une autre fin : il y a désordre à s’arrêter à mi-chemin, à transformer en fin ultime ce qui ne peut être qu’une fin intermédiaire, l’acte ne peut être bon. Dans le second cas l’ordre de la raison est respecté. La volonté ne s’arrête pas de façon définitive à l’objet considéré comme utile, elle le recherche en vue d’un autre but, et c’est ce dernier qui donnera à l’acte sa moralité. Il en est de même du plaisir ; il doit être regardé ainsi que l’utile comme une lin intermédiaire et ne saurait constituer la fin exclusive et ultime de nos actes. Il a été attaché par le Créateur à certains de nos actes, p. ex., à ceux de boire, de manger, d’engendrer, etc., dans le but de pourvoir plus efficacement à la conservation de l’individu et à la propagition de l’espèce. Dans l’ordre divin, le plaisir n’est donc qu’un moyen destiné à faciliter l’obtention de buts plus élevés. Le rechercher pour lui-même, sans aucune relation avec la fin pour laquelle il a été créé, c’est aller contre l’ordre établi par Dieu. Delectatio est propter operationcm, et non{{e}} converso. S. Thomas, (’.ont. Cent., {{rom-maj|III}}, 26. Innocent XI a condamné le 2 mars 1679, les deux propositions suivantes : Licet comedere et biberc usque ad satietatem absque necessitate ob solam voluptatem, modo non obsil valetudini, quia licite potest appetitus naturalis suis actions frai. — Opiu conjugii ob solam voluptatem exercitum omni penitus culpa caret et dc/ectu veniali. Denz.-Ban., n. 1 158-1159. Est-ce à dire que, pour qu’un tel acte soit moralement bon, il faille toujours se proposer explicitement une fin conforme à la raison, celle que l’on désigne sous le nom de bonum honestum, par opposition au bonum utile et au bonum delectabile ? Il est évident qu’il n’en est pas ainsi. Combien peu de nos actes, en effet, auraient leur bonté morale si nous devions toujours rechercher explicitement ce bonum honestum, si, avant de manger ou de boire, nous devions diriger notre intention vers la conservation ou l’amélioration de notre santé. Il suffit que cette intention ne soit pas exclue, et que la façon dont nous accomplissons ces actes soit un indice que nous agissons conformément à la raison. C’est ainsi que la modération peut généralement s’interpréter comme une preuve que l’on ne recherche pas seulement le plaisir, mais sa fin même. On peut donc rechercher le plaisir, à condition de le faire modérément, raisonnablement, et de ne pas exclure la fin même pour laquelle il a été attaché à certains actes. C’est la doctrine commune, ainsi exprimée par saint Alphonse : Quamvis aliquis accedens ad mensam non cogitet de conservatione vitse, sed solum de cibi delectatione, non propterea peccat, quia lalem dclectationem, saltem virtualiter vult propter conservationem vitse ; sicque non inordinale illam appétit. Theol. mor., t. {{rom-maj|V}}, Tr. præamb., n. 44. Cependant dans ce texte de saint Alphonse, implicite sera iiplus exact que virtualiter. Virtualiter se rapporte en effet à une intention formulée explicitement et qui n’a pas été rétractée, tandis qu’implicite désigne une intention contenue dans une autre ou dans la façon d’agir, ici, dans la modération qui rend notre acte parfaitement raisonnable. 2. L’homme doit diriger ses actes vers Dieu, sa fin dernière. Est-il donc nécessaire que dans chacune de ses actions, il se propose d’agir explicitement pour Dieu, seule intention qui puisse rendre bonne la volonté ? Baïus, les jansénistes et certains docteurs de Louvain l’ont pensé : puisque la nature humaine est profondément corrompue par le péché originel, tout ce que l’homme fait conformément à cette nature viciée est nécessairement péché, et ne peuvent être bonnes que les actions faites explicitement pour Dieu, accomplies sous l’influence de la charité. La conséquence était que toutes les actions des infidèles et des impies, n’étant pas informées par la charité, étaient des péchés. Saint Pie V a rejeté cette conclusion et, avec elle, la théorie d’où elle découle, en condamnant cette proposition de Baïus : ''{{Lang|la|texte=Omnia opéra infidelium sunt peccata et philosophorum virtutes sunt vitia}}''. Denz.-Ban., n. 1025. Cette doctrine était trop sévère, imposant un joug insupportable. Celle de saint Alphonse, exigeant que nous rapportions virtuellement tous nos actes à Dieu, pèche également par exagération : Homo tenetur omnes actus suos ad Dciim referre, quando agit cum deliberatione et propter aliquem finem. Inquit enim Apostolus (I Cor., {{rom|x}}, 31) : Sive manducalis, sive bibitis, sive atiud quid facitis, omnia in gloriam Dei facile. Si ergo ad Dcum refert saltem per intentionem virtualem, actus erit bonus ; si non refert, eril malus : nnlliis igitur indifférais. .. Ilinc pro praxi colligimus : oportet sapius in die saltem mane, generalitcr offerre Dco omnes actus suos ut sic adimpleatur preeceptum Apostoli, saltem intentione virtuali omnia fariendi in gloriam Dei. Theol. mor., t. {{rom-maj|V}}, n. 44. A moins que l’on ne donne au terme virtualiter une signification différente de celle qu’il comporte généralement, ce que ne laisse pas supposer le contexte, la conséquence de la doctrine liguorienne semble bien devoir être la même que celle de la théorie janséniste, exigeant une relation actuelle : les actions des païens, des Impies, qui n’ont jamais songé à rapporter leurs actions à Dieu, ne seraient jamais moralement bonnes, mais toujours des péchés, par défaut d’intention virtuelle. Aussi les moralistes n’ont ils pas suivi saint Al-<noinclude> <references/></noinclude> 6qhm5drmykz0ku1tz2bescywakjae47 15797767 15797709 2026-05-20T08:42:45Z Sicarov 121895 15797767 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|2417|MORALITÉ DE L'ACTE HUMAIN|2418}}</noinclude>''{{lang|la|blasphemamur, et sicut aiunt quidam nos dicere) laciamus ma la, ut veniant bona ; quorum damnât io justa est}}'', Rom., {{rom|iii}}, 8, avec saint Augustin : ''{{lang|la|Interest quidem plurimum qua causa, quo fine, qua intentione quid fiai ; sed ea quæ constat esse peccata, nullo bonæ causæ obtentu, nullo quasi bono fine, nulla velut bona intentione facienda sunt}}'', Contr. mend., {{rom|vii}}, 18, ''P. L.'', t. {{rom|xl}}, col. 528, et avec saint Thomas : ''{{lang|la|Mullum malum bona intentione factum excusatur}}''. Opusc, ni, c. VI. Quelques anciens cependant ont pensé que le mensonge officieux pouvait être licite en cas de nécessité. Cassien, Coll., {{rom|xvii}}, 17-19, ''P. L.'', t. {{rom|xlix}}, col. 1062-1070. C’était d’ailleurs la seule application qu’ils donnaient de ce principe, et encore le faisaient-ils pour expliquer certains cas difficiles de l’Ancien Testament dont ils n’avaient pas la véritable solution. Sur le reproche fait aux jésuites d’avoir appliqué ce principe, cf. P. Bernard, ''La fin justifie les moyens'', dans les ''Éludes'', 5 août 1904, p. 357-365, et G. Goyau, dans le ''Diction'', apolog., t. {{rom|ii}}, col. 9-17. Cette accusation a été utilisée par les protestants. Or il est curieux de voir le plus récent apologiste de Luther le montrer comme un homme « professant que la fin justifie les moyens, dans certains cas privilégiés ». L. Febvre, ''Un destin'', Martin Luther. Éditions Rieder, Paris, 1928, p. 281. 3o ''Intention requise pour la moralité d’un acte qui est bon de sa nature''. — Pour qu’un tel acte soit moralement bon, il faut 1. que nous nous proposions une lin moralement bonne, au moins implicitement, et non pas simplement utile ou agréable ; 2. que nous agissions implicitement pour Dieu. 1. L’utilité et le plaisir ne sont pas en eux-mêmes des fins suffisantes pour que l’acte soit moralement bon. Accomplir un acte à cause de son utilité, c’est considérer cette utilité ou bien comme une fin à laquelle la volonté s’arrête et dans laquelle elle se complait, ou {{?}}tin comme un moyen à l’aide duquel on pourra poursuivre un autre but. Dans le premier cas, par exemple, chanter pour gagner de l’argent, on fait du gain le mobile unique de l’acte. Mais vouloir le gain pour lui-même n’est pas conforme à la droite raison qui le considère comme un instrument à l’aide duquel on pourra atteindre une autre fin : il y a désordre à s’arrêter à mi-chemin, à transformer en fin ultime ce qui ne peut être qu’une fin intermédiaire, l’acte ne peut être bon. Dans le second cas l’ordre de la raison est respecté. La volonté ne s’arrête pas de façon définitive à l’objet considéré comme utile, elle le recherche en vue d’un autre but, et c’est ce dernier qui donnera à l’acte sa moralité. Il en est de même du plaisir ; il doit être regardé ainsi que l’utile comme une lin intermédiaire et ne saurait constituer la fin exclusive et ultime de nos actes. Il a été attaché par le Créateur à certains de nos actes, p. ex., à ceux de boire, de manger, d’engendrer, etc., dans le but de pourvoir plus efficacement à la conservation de l’individu et à la propagition de l’espèce. Dans l’ordre divin, le plaisir n’est donc qu’un moyen destiné à faciliter l’obtention de buts plus élevés. Le rechercher pour lui-même, sans aucune relation avec la fin pour laquelle il a été créé, c’est aller contre l’ordre établi par Dieu. ''Delectatio est propter operationem'', et non{{e}} converso. S. Thomas, Cont. Cent., {{rom-maj|III}}, 26. Innocent {{rom-maj|XI}} a condamné le 2 mars 1679, les deux propositions suivantes : ''{{lang|la|Licet comedere et biberc usque ad satietatem absque necessitate ob solam voluptatem, modo non obsil valetudini, quia licite potest appetitus naturalis suis actions frai. — Opiu conjugii ob solam voluptatem exercitum omni penitus culpa caret et dc/ectu veniali}}''. Denz.-Ban., n. 1 158-1159. Est-ce à dire que, pour qu’un tel acte soit moralement bon, il faille toujours se proposer explicitement une fin conforme à la raison, celle que l’on désigne sous le nom de ''{{lang|la|bonum honestum}}'', par opposition au ''{{lang|la|bonum utile}}'' et au ''{{lang|la|bonum delectabile}}'' ? Il est évident qu’il n’en est pas ainsi. Combien peu de nos actes, en effet, auraient leur bonté morale si nous devions toujours rechercher explicitement ce ''{{lang|la|bonum honestum}}'', si, avant de manger ou de boire, nous devions diriger notre intention vers la conservation ou l’amélioration de notre santé. Il suffit que cette intention ne soit pas exclue, et que la façon dont nous accomplissons ces actes soit un indice que nous agissons conformément à la raison. C’est ainsi que la modération peut généralement s’interpréter comme une preuve que l’on ne recherche pas seulement le plaisir, mais sa fin même. On peut donc rechercher le plaisir, à condition de le faire modérément, raisonnablement, et de ne pas exclure la fin même pour laquelle il a été attaché à certains actes. C’est la doctrine commune, ainsi exprimée par saint Alphonse : ''{{lang|la|Quamvis aliquis accedens ad mensam non cogitet de conservatione vitse, sed solum de cibi delectatione, non propterea peccat, quia lalem dclectationem, saltem virtualiter vult propter conservationem vitse ; sicque non inordinale illam appétit}}''. Theol. mor., t. {{rom-maj|V}}, Tr. præamb., n. 44. Cependant dans ce texte de saint Alphonse, implicite sera ''{{lang|la|iiplus exact}}'' que ''{{lang|la|virtualiter}}''. ''{{lang|la|Virtualiter}}'' se rapporte en effet à une intention formulée explicitement et qui n’a pas été rétractée, tandis qu’implicite désigne une intention contenue dans une autre ou dans la façon d’agir, ici, dans la modération qui rend notre acte parfaitement raisonnable. 2. L’homme doit diriger ses actes vers Dieu, sa fin dernière. Est-il donc nécessaire que dans chacune de ses actions, il se propose d’agir explicitement pour Dieu, seule intention qui puisse rendre bonne la volonté ? Baïus, les jansénistes et certains docteurs de Louvain l’ont pensé : puisque la nature humaine est profondément corrompue par le péché originel, tout ce que l’homme fait conformément à cette nature viciée est nécessairement péché, et ne peuvent être bonnes que les actions faites explicitement pour Dieu, accomplies sous l’influence de la charité. La conséquence était que toutes les actions des infidèles et des impies, n’étant pas informées par la charité, étaient des péchés. Saint Pie V a rejeté cette conclusion et, avec elle, la théorie d’où elle découle, en condamnant cette proposition de Baïus : ''{{Lang|la|texte=Omnia opera infidelium sunt peccata et philosophorum virtutes sunt vitia}}''. Denz.-Ban., n. 1025. Cette doctrine était trop sévère, imposant un joug insupportable. Celle de saint Alphonse, exigeant que nous rapportions virtuellement tous nos actes à Dieu, pèche également par exagération : Homo tenetur omnes actus suos ad Dciim referre, quando agit cum deliberatione et propter aliquem finem. Inquit enim Apostolus (I Cor., {{rom|x}}, 31) : ''{{lang|la|Sive manducalis, sive bibitis, sive atiud quid facitis, omnia in gloriam Dei facile. Si ergo ad Dcum refert saltem per intentionem virtualem, actus erit bonus ; si non refert, eril malus : nnlliis igitur indifférais. .. Ilinc pro praxi colligimus : oportet sapius in die saltem mane, generalitcr offerre Dco omnes actus suos ut sic adimpleatur preeceptum Apostoli, saltem intentione virtuali omnia fariendi in gloriam Dei}}''. Theol. mor., t. {{rom-maj|V}}, n. 44. A moins que l’on ne donne au terme ''{{lang|la|virtualiter}}'' une signification différente de celle qu’il comporte généralement, ce que ne laisse pas supposer le contexte, la conséquence de la doctrine liguorienne semble bien devoir être la même que celle de la théorie janséniste, exigeant une relation actuelle : les actions des païens, des Impies, qui n’ont jamais songé à rapporter leurs actions à Dieu, ne seraient jamais moralement bonnes, mais toujours des péchés, par défaut d’intention virtuelle. Aussi les moralistes n’ont ils pas suivi saint Al-<noinclude> <references/></noinclude> dfav7s1pj3j2ndqztdmbpovkvsj7x1y Page:Alfred Vacant - Dictionnaire de théologie catholique, 1908, Tome 1.2.djvu/97 104 4033229 15797358 15447032 2026-05-19T15:33:24Z Sicarov 121895 15797358 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1689|APPARITIONS|1090}}</noinclude>Bethléhem la naissance de Jésus. Luc, {{rom|ii}}, 8-15. Des anges servaient Jésus après sa tentation. Matth., {{rom|iv}}, 11. Un ange annonça aux saintes femmes la résurrection du Sauveur. Matth., {{rom|xviii}}, 2-5. Un ange délivra saint Pierre de la prison, Act., {{rom|v}}, 19 ; {{rom|xii}}, 7-15 ; un ange apparut au centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 3, etc. Les livres de l’Ancien Testament ne mentionnent que des apparitions de bons anges ; c’est en saint Matthieu, {{rom|iv}}, 1-11, à propos de la tentation de Notre-Seigneur, qu’il est pour la première fois question d’apparitions de l’ange déchu. 3. ''Des morts''. Peu nombreuses sont les apparitions de morts mentionnées dans les pages inspirées. Nous lisons toutefois, I Reg., {{rom|xxviii}}, 8-21, que Samuel se présenta à la pylhonisse d’Endor, qui l’avait évoqué par ordre de Saùl. Tous les Pères cependant n’ont pas admis la réalité de cette apparition. Vigouroux, Manuel biblique, 10{{e}} édit., Paris, 1899, t. {{rom|il}}, p. 109. De même, Judas Machabée vit, mais en songe, II Mach., {{rom|xv}}, 11-16, le grand-prêtre Onias et Jérémie, qui s’entretinrent avec lui. Moïse apparut sur le Thabor. Matth., {{rom|xvii}}, 3. Parmi les prodiges qui marquèrent le moment solennel où le Sauveur expira sur la croix, saint Matthieu, {{rom|xxvii}}, 52-53, rapporte que des morts sortirent de leurs tombeaux, entrèrent à Jérusalem et apparurent à plusieurs personnes. Jésus ressuscité apparut à Marie-Madeleine, Marc, {{rom|xvi}}, 9 ; aux saintes femmes, Matth., {{rom|xxviii}}, 9 ; à deux disciples, sur le chemin d’Emmaiis, Luc, {{rom|xxiv}}, 15 ; aux apôtres réunis, Marc, {{rom|xvi}}, 14 ; Matth., {{rom|xxviii}}, 16 ; à saint Paul, Act., {{rom|ix}}, 3-7, etc. Jésus apparaîtra encore à la fin du monde pour juger les vivants et les morts. — Toutes ces apparitions, attestées par la Ri ble, s’imposent évidemment à notre croyance, lorsque le sens du texte sacré est clair et indubitable. ''II. APPARITIONS EXTRA-BIBLIQUES.'' En dehors des apparitions dont la réalité repose sur l’autorité même de Dieu, il en est d’autres dont l’authenticité n’est appuyée que sur des témoignages ordinaires et des documents profanes. L’Église admet l’existence de plusieurs apparitions de cette seconde catégorie. Souvent, dans les procès de canonisation, des récils d’apparitions sont examinés, discutés et appréciés selon la nature et la valeur des garanties qu’offre chaque cas particulier. Les relations de ce genre ne sont pas rares dans les leçons du bréviaire, et l’institution de plusieurs fêtes se rattache à une apparition de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge ou d’autres saints ; telles les fêtes du Sacré-Cœur, de Notre-Dame-aux-Neiges, de l’apparition de la Vierge immaculée à Lourdes, de l’apparition de saint Michel archange au mont Gargan. Est-ce à dire que ces apparitions sont imposées à noire croyance comme des articles de foi, de telle sorte qu’un catholique deviendrait hérétique par le seul fait qu’il les rejetterait ? Nullement. D’abord, il ne peut être question d’articles de foi divine en dehors des limites de la révélation publique, conservée et transmise par le double organe de l’Ecriture et de la tradition ; et les faits dont il s’agit sont en dehors de ces limites. Ensuite, quoique des faits de ce paissent être compris dans le domaine de l’infaillibilité ecclésiastique, lorsqu’ils se rattachent nécessairement, par certains côtés, au dépôt de la révélation, l’Eglise ne porte sur aucun d’eux un de ces jugements définitifs qui entraînent l’obligation d’un assenti nt absolu, fin les acceptant, elle indique seulement qu’on peut les regarder coi authentiques. Si dune il faut éviter à leur sujet des négations téméraires, superbes, mu moins systématiques, on conserve aussi le droit d’examiner chacun d’eux, selon les règles de la prudence et les principes de la critique historique. Nul catholique intelligent n’a jamais pris les leçons du bréviaire, bien qu’adoptées, maintenues ou tolérée ; par » une, comme une règle de foi, ni inèi omme des document dont la certitude historique est démontrée. Dans les procès de béatification et de canonisation, les tribunaux ecclésiastiques discutent avec un soin minutieux et une critique sévère les apparitions qui sont soumises à leur jugement. On trouvera dans Benoit XIV, ''De servor. Dei beatif.'' et canon., {{rom|iii}}, 51, 52, ''Opera omnia'', Venise, 1767, t. {{rom|iii}}, p. 265-272, les règles suivies pour discerner les véritables apparitions des fausses. Il y a toujours en ces matières à se défier des erreurs d’une imagination exaltée. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/HALLUCINATION|{{sc|Hallucination}}]]. L’extrême rigueur avec laquelle est menée la procédure des tribunaux ecclésiastiques est à elle seule, indépendamment même de l’assistance du Saint-Esprit, une assurance de la vérité des apparitions dont la réalité est reconnue par l’Eglise. Néanmoins, cette réalité n’est pas imposée à la foi des fidèles. {{refa|3|III. {{sc|Possibilité}}.}} Les apparitions de Dieu, des anges, des saints ou des morts, quand elles se produisent dans les circonstances exigées par la définition, dépassent le cours ordinaire des choses et sont de vrais miracles. Nier leur possibilité serait nier la possibilité du miracle, qui sera prouvée plus loin. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/MIRACLE|{{sc|Miracle}}]]. Bornons-nous ici à quelques remarques. {{1o}} Dans les apparitions divines, ce n’était pas évidemment l’être divin lui-même, sa substance spirituelle, qui entrait directement en rapport avec les sens de l’homme ; son absolue spiritualité s’y opposait. Dieu recourait à un instrument, à un intermédiaire matériel, forme humaine ou autre, pour se mettre à la portée des facultés organiques de ceux à qui il apparaissait. C’est en cet intermédiaire, dont il se faisait le moteur, et par son moyen, qu’il se rendait perceptible aux yeux mortels. Dieu, créateur et maître absolu de la matière, a la puissance nécessaire pour adapter une forme corporelle et sensible et l’employer à cette fin. A l’article [[Dictionnaire de théologie catholique/THÉOPHANIE|{{sc|Théophanie}}]], on déterminera quelle personne divine mouvait, par elle-même ou par l’intermédiaire d’un ange, la forme corporelle qui apparaissait. {{2o}} La manifestation sensible des esprits angéliques sous une forme corporelle n’est pas plus difficile à concevoir et à réaliser que celle de Dieu lui-même. Par la volonté divine, ces substances purement spirituelles peuvent, pour un temps, prendre et mouvoir un corps humain. {{3o}} Pour ce qui est des apparitions des morts, leur possibilité se conçoit d’autant plus facilement qu’il est naturel à une âme d’habiter et d’animer un corps humain. Que Dieu, d’ailleurs, puisse avoir de bonnes raisons de vouloir exceptionnellement, rarement, ces retours momentanés des âmes qui avaient quille la terre, c’est ce que personne ne contestera avec quelque vraisemblance ; n’est-il pas manifeste qu’un événement de ce genre est de nature, selon les circonstances, à humilier et à punir davantage l’âme qui réapparaîtrait ainsi, ou à éclairer les vivants, à les émouvoir plus fortement, pour les porterai ! bien ou les retirer du mal ? J’ai dil : exceptionnellement, rarement, parce que, en se multipliant, ces faits dérangeraient l’ordre établi, porteraient nécessairement l’agitation et la frayeur parmi les hommes, conséquence qu’un Dieu infiniment bon et infiniment sage ne saurait permettre. Celle réserve doit suffire à rassurer tous ceux que troublerait la pensée de pareille éventualité. {{refa|4|IV. {{sc|Convenance}}.}} Les apparitions d’ailleurs ne sont pas inutiles. Dans les desseins de Dieu qui les opère, elles ont un but digne de sa sagesse et de sa puissance. Le but que Dieu s’est proposé dans les apparitions bibliques n’est pas douteux. Comme tous les miracles rapports dans la Bible, elles « .ni l’avantage de confirmer la révélation primitive, larévélation mosaïque etla révélation chrétienne, et de les présenter comme munies d’un sceau < I i in. Voir cul. 1368. Les apparitions extrabibliques produisent souvent un effet analogue En tout cas, elles -" justifient suffisamment par celle considération, que Dieu est le maître absolu et le juge par-<noinclude> <references/></noinclude> dmpzkenf3mv2f6020jtwp4jwbm60xmq 15797361 15797358 2026-05-19T15:47:50Z ~2026-30154-72 163181 15797361 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1689|APPARITIONS|1090}}</noinclude>Bethléhem la naissance de Jésus. Luc, {{rom|ii}}, 8-15. Des anges servaient Jésus après sa tentation. Matth., {{rom|iv}}, 11. Un ange annonça aux saintes femmes la résurrection du Sauveur. Matth., {{rom|xviii}}, 2-5. Un ange délivra saint Pierre de la prison, Act., {{rom|v}}, 19 ; {{rom|xii}}, 7-15 ; un ange apparut au centurion Corneille. Act., {{rom|x}}, 3, etc. Les livres de l’Ancien Testament ne mentionnent que des apparitions de bons anges ; c’est en saint Matthieu, {{rom|iv}}, 1-11, à propos de la tentation de Notre-Seigneur, qu’il est pour la première fois question d’apparitions de l’ange déchu. 3. ''Des morts''. Peu nombreuses sont les apparitions de morts mentionnées dans les pages inspirées. Nous lisons toutefois, I Reg., {{rom|xxviii}}, 8-21, que Samuel se présenta à la pylhonisse d’Endor, qui l’avait évoqué par ordre de Saül. Tous les Pères cependant n’ont pas admis la réalité de cette apparition. Vigouroux, Manuel biblique, 10{{e}} édit., Paris, 1899, t. {{rom|il}}, p. 109. De même, Judas Machabée vit, mais en songe, II Mach., {{rom|xv}}, 11-16, le grand-prêtre Onias et Jérémie, qui s’entretinrent avec lui. Moïse apparut sur le Thabor. Matth., {{rom|xvii}}, 3. Parmi les prodiges qui marquèrent le moment solennel où le Sauveur expira sur la croix, saint Matthieu, {{rom|xxvii}}, 52-53, rapporte que des morts sortirent de leurs tombeaux, entrèrent à Jérusalem et apparurent à plusieurs personnes. Jésus ressuscité apparut à Marie-Madeleine, Marc, {{rom|xvi}}, 9 ; aux saintes femmes, Matth., {{rom|xxviii}}, 9 ; à deux disciples, sur le chemin d’Emmaiis, Luc, {{rom|xxiv}}, 15 ; aux apôtres réunis, Marc, {{rom|xvi}}, 14 ; Matth., {{rom|xxviii}}, 16 ; à saint Paul, Act., {{rom|ix}}, 3-7, etc. Jésus apparaîtra encore à la fin du monde pour juger les vivants et les morts. — Toutes ces apparitions, attestées par la Ri ble, s’imposent évidemment à notre croyance, lorsque le sens du texte sacré est clair et indubitable. ''II. APPARITIONS EXTRA-BIBLIQUES.'' En dehors des apparitions dont la réalité repose sur l’autorité même de Dieu, il en est d’autres dont l’authenticité n’est appuyée que sur des témoignages ordinaires et des documents profanes. L’Église admet l’existence de plusieurs apparitions de cette seconde catégorie. Souvent, dans les procès de canonisation, des récits d’apparitions sont examinés, discutés et appréciés selon la nature et la valeur des garanties qu’offre chaque cas particulier. Les relations de ce genre ne sont pas rares dans les leçons du bréviaire, et l’institution de plusieurs fêtes se rattache à une apparition de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge ou d’autres saints ; telles les fêtes du Sacré-Cœur, de Notre-Dame-aux-Neiges, de l’apparition de la Vierge immaculée à Lourdes, de l’apparition de saint Michel archange au mont Gargan. Est-ce à dire que ces apparitions sont imposées à notre croyance comme des articles de foi, de telle sorte qu’un catholique deviendrait hérétique par le seul fait qu’il les rejetterait ? Nullement. D’abord, il ne peut être question d’articles de foi divine en dehors des limites de la révélation publique, conservée et transmise par le double organe de l’Ecriture et de la tradition ; et les faits dont il s’agit sont en dehors de ces limites. Ensuite, quoique des faits de ce genre puissent être compris dans le domaine de l’infaillibilité ecclésiastique, lorsqu’ils se rattachent nécessairement, par certains côtés, au dépôt de la révélation, l’Eglise ne porte sur aucun d’eux un de ces jugements définitifs qui entraînent l’obligation d’un assentiment absolu. En les acceptant, elle indique seulement qu’on peut les regarder comme authentiques. Si donc il faut éviter à leur sujet des négations téméraires, superbes, plus ou moins systématiques, on conserve aussi le droit d’examiner chacun d’eux, selon les règles de la prudence et les principes de la critique historique. Nul catholique intelligent n’a jamais pris les leçons du bréviaire, bien qu’adoptées, maintenues ou tolérées par l'Eglise romaine, comme une règle de foi, ni même comme des documents dont la certitude historique est démontrée. Dans les procès de béatification et de canonisation, les tribunaux ecclésiastiques discutent avec un soin minutieux et une critique sévère les apparitions qui sont soumises à leur jugement. On trouvera dans Benoit XIV, ''De servor. Dei beatif.'' et canon., {{rom|iii}}, 51, 52, ''Opera omnia'', Venise, 1767, t. {{rom|iii}}, p. 265-272, les règles suivies pour discerner les véritables apparitions des fausses. Il y a toujours en ces matières à se défier des erreurs d’une imagination exaltée. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/HALLUCINATION|{{sc|Hallucination}}]]. L’extrême rigueur avec laquelle est menée la procédure des tribunaux ecclésiastiques est à elle seule, indépendamment même de l’assistance du Saint-Esprit, une assurance de la vérité des apparitions dont la réalité est reconnue par l’Eglise. Néanmoins, cette réalité n’est pas imposée à la foi des fidèles. {{refa|3|III. {{sc|Possibilité}}.}} Les apparitions de Dieu, des anges, des saints ou des morts, quand elles se produisent dans les circonstances exigées par la définition, dépassent le cours ordinaire des choses et sont de vrais miracles. Nier leur possibilité serait nier la possibilité du miracle, qui sera prouvée plus loin. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/MIRACLE|{{sc|Miracle}}]]. Bornons-nous ici à quelques remarques. {{1o}} Dans les apparitions divines, ce n’était pas évidemment l’être divin lui-même, sa substance spirituelle, qui entrait directement en rapport avec les sens de l’homme ; son absolue spiritualité s’y opposait. Dieu recourait à un instrument, à un intermédiaire matériel, forme humaine ou autre, pour se mettre à la portée des facultés organiques de ceux à qui il apparaissait. C’est en cet intermédiaire, dont il se faisait le moteur, et par son moyen, qu’il se rendait perceptible aux yeux mortels. Dieu, créateur et maître absolu de la matière, a la puissance nécessaire pour adapter une forme corporelle et sensible et l’employer à cette fin. A l’article [[Dictionnaire de théologie catholique/THÉOPHANIE|{{sc|Théophanie}}]], on déterminera quelle personne divine mouvait, par elle-même ou par l’intermédiaire d’un ange, la forme corporelle qui apparaissait. {{2o}} La manifestation sensible des esprits angéliques sous une forme corporelle n’est pas plus difficile à concevoir et à réaliser que celle de Dieu lui-même. Par la volonté divine, ces substances purement spirituelles peuvent, pour un temps, prendre et mouvoir un corps humain. {{3o}} Pour ce qui est des apparitions des morts, leur possibilité se conçoit d’autant plus facilement qu’il est naturel à une âme d’habiter et d’animer un corps humain. Que Dieu, d’ailleurs, puisse avoir de bonnes raisons de vouloir exceptionnellement, rarement, ces retours momentanés des âmes qui avaient quille la terre, c’est ce que personne ne contestera avec quelque vraisemblance ; n’est-il pas manifeste qu’un événement de ce genre est de nature, selon les circonstances, à humilier et à punir davantage l’âme qui réapparaîtrait ainsi, ou à éclairer les vivants, à les émouvoir plus fortement, pour les porterai ! bien ou les retirer du mal ? J’ai dil : exceptionnellement, rarement, parce que, en se multipliant, ces faits dérangeraient l’ordre établi, porteraient nécessairement l’agitation et la frayeur parmi les hommes, conséquence qu’un Dieu infiniment bon et infiniment sage ne saurait permettre. Celle réserve doit suffire à rassurer tous ceux que troublerait la pensée de pareille éventualité. {{refa|4|IV. {{sc|Convenance}}.}} Les apparitions d’ailleurs ne sont pas inutiles. Dans les desseins de Dieu qui les opère, elles ont un but digne de sa sagesse et de sa puissance. Le but que Dieu s’est proposé dans les apparitions bibliques n’est pas douteux. Comme tous les miracles rapportés dans la Bible, elles ont l’avantage de confirmer la révélation primitive, la révélation mosaïque et la révélation chrétienne, et de les présenter comme munies d’un sceau divin. Voir col. 1368. Les apparitions extrabibliques produisent souvent un effet analogue. En tout cas, elles se justifient suffisamment par cette considération, que Dieu est le maître absolu et le juge par-<noinclude> <references/></noinclude> 5qhviuew27sdh1lkxf4rwp56pig2q1d 15797362 15797361 2026-05-19T15:50:08Z ~2026-30154-72 163181 15797362 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|1689|APPARITIONS|1090}}</noinclude>Bethléhem la naissance de Jésus. Luc, {{rom|ii}}, 8-15. Des anges servaient Jésus après sa tentation. Matth., {{rom|iv}}, 11. 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De même, Judas Machabée vit, mais en songe, II Mach., {{rom|xv}}, 11-16, le grand-prêtre Onias et Jérémie, qui s’entretinrent avec lui. Moïse apparut sur le Thabor. Matth., {{rom|xvii}}, 3. Parmi les prodiges qui marquèrent le moment solennel où le Sauveur expira sur la croix, saint Matthieu, {{rom|xxvii}}, 52-53, rapporte que des morts sortirent de leurs tombeaux, entrèrent à Jérusalem et apparurent à plusieurs personnes. Jésus ressuscité apparut à Marie-Madeleine, Marc, {{rom|xvi}}, 9 ; aux saintes femmes, Matth., {{rom|xxviii}}, 9 ; à deux disciples, sur le chemin d’Emmaiis, Luc, {{rom|xxiv}}, 15 ; aux apôtres réunis, Marc, {{rom|xvi}}, 14 ; Matth., {{rom|xxviii}}, 16 ; à saint Paul, Act., {{rom|ix}}, 3-7, etc. Jésus apparaîtra encore à la fin du monde pour juger les vivants et les morts. — Toutes ces apparitions, attestées par la Ri ble, s’imposent évidemment à notre croyance, lorsque le sens du texte sacré est clair et indubitable. ''II. APPARITIONS EXTRA-BIBLIQUES.'' En dehors des apparitions dont la réalité repose sur l’autorité même de Dieu, il en est d’autres dont l’authenticité n’est appuyée que sur des témoignages ordinaires et des documents profanes. L’Église admet l’existence de plusieurs apparitions de cette seconde catégorie. Souvent, dans les procès de canonisation, des récits d’apparitions sont examinés, discutés et appréciés selon la nature et la valeur des garanties qu’offre chaque cas particulier. Les relations de ce genre ne sont pas rares dans les leçons du bréviaire, et l’institution de plusieurs fêtes se rattache à une apparition de Notre-Seigneur, de la sainte Vierge ou d’autres saints ; telles les fêtes du Sacré-Cœur, de Notre-Dame-aux-Neiges, de l’apparition de la Vierge immaculée à Lourdes, de l’apparition de saint Michel archange au mont Gargan. Est-ce à dire que ces apparitions sont imposées à notre croyance comme des articles de foi, de telle sorte qu’un catholique deviendrait hérétique par le seul fait qu’il les rejetterait ? Nullement. D’abord, il ne peut être question d’articles de foi divine en dehors des limites de la révélation publique, conservée et transmise par le double organe de l’Ecriture et de la tradition ; et les faits dont il s’agit sont en dehors de ces limites. Ensuite, quoique des faits de ce genre puissent être compris dans le domaine de l’infaillibilité ecclésiastique, lorsqu’ils se rattachent nécessairement, par certains côtés, au dépôt de la révélation, l’Eglise ne porte sur aucun d’eux un de ces jugements définitifs qui entraînent l’obligation d’un assentiment absolu. En les acceptant, elle indique seulement qu’on peut les regarder comme authentiques. Si donc il faut éviter à leur sujet des négations téméraires, superbes, plus ou moins systématiques, on conserve aussi le droit d’examiner chacun d’eux, selon les règles de la prudence et les principes de la critique historique. Nul catholique intelligent n’a jamais pris les leçons du bréviaire, bien qu’adoptées, maintenues ou tolérées par l'Eglise romaine, comme une règle de foi, ni même comme des documents dont la certitude historique est démontrée. Dans les procès de béatification et de canonisation, les tribunaux ecclésiastiques discutent avec un soin minutieux et une critique sévère les apparitions qui sont soumises à leur jugement. On trouvera dans Benoit XIV, ''De servor. Dei beatif.'' et canon., {{rom|iii}}, 51, 52, ''Opera omnia'', Venise, 1767, t. {{rom|iii}}, p. 265-272, les règles suivies pour discerner les véritables apparitions des fausses. Il y a toujours en ces matières à se défier des erreurs d’une imagination exaltée. Voir [[Dictionnaire_de_théologie_catholique/HALLUCINATION|{{sc|Hallucination}}]]. L’extrême rigueur avec laquelle est menée la procédure des tribunaux ecclésiastiques est à elle seule, indépendamment même de l’assistance du Saint-Esprit, une assurance de la vérité des apparitions dont la réalité est reconnue par l’Eglise. Néanmoins, cette réalité n’est pas imposée à la foi des fidèles. {{refa|3|III. {{sc|Possibilité}}.}} Les apparitions de Dieu, des anges, des saints ou des morts, quand elles se produisent dans les circonstances exigées par la définition, dépassent le cours ordinaire des choses et sont de vrais miracles. Nier leur possibilité serait nier la possibilité du miracle, qui sera prouvée plus loin. Voir [[Dictionnaire de théologie catholique/MIRACLE|{{sc|Miracle}}]]. Bornons-nous ici à quelques remarques. {{1o}} Dans les apparitions divines, ce n’était pas évidemment l’être divin lui-même, sa substance spirituelle, qui entrait directement en rapport avec les sens de l’homme ; son absolue spiritualité s’y opposait. Dieu recourait à un instrument, à un intermédiaire matériel, forme humaine ou autre, pour se mettre à la portée des facultés organiques de ceux à qui il apparaissait. C’est en cet intermédiaire, dont il se faisait le moteur, et par son moyen, qu’il se rendait perceptible aux yeux mortels. Dieu, créateur et maître absolu de la matière, a la puissance nécessaire pour adapter une forme corporelle et sensible et l’employer à cette fin. 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Dans l’''Hoplopée''<ref>{{Id.|cap}} {{Ibid.|cap}}, {{rom-maj|XVIII}}, 607.</ref> aussi, il fait de l’Océan la bordure circulaire du bouclier d’Achille. Ajoutons comme une nouvelle preuve de la curiosité scientifique qui possédait Homère, que le double phénomène du flux et du reflux de l’Océan ne lui était pas demeuré inconnu, témoin l’expression suivante<ref>{{Id.|cap}}, ''Iliade'', 399.</ref>, « l’Océan aux flots rétrogrades » et ce passage [à propos de Charybde]<ref>{{Id.|cap}}, ''Odyssée'', {{rom-maj|XII}}, 105.</ref> : {{p début|90|m=1em}} « Trois fois par jour elle vomit, et trois fois elle ravale ses ondes. » {{p fin}} Il est vrai qu’il eût fallu dire ici ''deux'' fois au lieu de ''trois'' ; mais, que la différence tienne à une erreur d’observation ou à une erreur de copie, toujours est-il que le but du poëte était bien de décrire le phénomène en question. L’épithète « ''au courant paisible''<ref>{{Id.|cap}}, ''Iliade'', {{rom-maj|VII}}, 422.</ref> » semble aussi une image exacte de la marée montante, qui, de fait, a l’allure plutôt douce qu’impétueuse. Posidonius, de son côté, croit voir dans ce<noinclude></noinclude> kbn68fgxkrorj0gzceoqe589igsyxn3 Page:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu/31 104 4081254 15797335 15344880 2026-05-19T14:58:32Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15797335 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|I}}.}}|19}} {{corrBandeau}}</noinclude>{{tiret2|no|tions}} vulgaires suffisent à constater la réalité. Il est évident, par exemple, que la courbure de la mer empêche seule le navigateur d’apercevoir au loin les lumières placées à la hauteur ordinaire de l’œil, et qui n’ont besoin que d’être un peu haussées pour devenir visibles, même à une distance plus grande, de même que l’œil n’a besoin que de regarder de plus haut pour découvrir ce qui auparavant lui demeurait caché. Homère déjà en avait fait la remarque, car tel est le sens de ce vers : {{p début|90|m=1em}} « Une fois soulevé par la vague immense, il put porter très loin sa vue perçante<ref>''Odyssée'', {{corr|V, ?|{{rom-maj|IV}}, 83}}.</ref>. » {{p fin}} On sait aussi que, plus un vaisseau approche de la terre, plus chacune des parties de la côte se dessine nettement aux yeux des passagers, et que ce qui leur paraissait bas en commençant va s’élevant sans cesse devant eux. La révolution ou marche circulaire des corps célestes est de même rendue manifeste par diverses expériences, notamment au moyen du gnomon, qu’il suffit d’observer une fois pour concevoir aussitôt que, si les racines de la terre se prolongeaient à l’infini, la susdite révolution ne saurait avoir lieu. Quant à la théorie des ''climats'', elle est exposée en détail dans des traités spéciaux sur les ''œkèses'' ou positions géographiques. 21. Mais encore une fois, pour le moment, nous n’avons besoin d’emprunter à ces différentes sciences qu’un petit nombre de notions, et de notions élémentaires, à l’usage surtout du politique et du capitaine. Car s’il importe, d’une part, qu’ils ne demeurent ni l’un ni l’autre tellement étrangers à l’astronomie et à la géographie, que, se trouvant transportés dans des lieux où les phénomènes célestes les plus familiers au vulgaire viendraient à se produire avec quelques légères anomalies, ils perdent tout à coup la tête et s’écrient dans leur trouble : {{p début|90|m=1em}} « Allons, amis, puisque nous ignorons et le côté du couchant et le côté de l’aurore, et le point où le soleil, ce flambeau {{p fin de page}}<noinclude></noinclude> 2h76lu6kylsoyfgefpa1tul0yo7aq6a 15797337 15797335 2026-05-19T15:03:23Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15797337 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|I}}.}}|19}} {{corrBandeau}}</noinclude>{{tiret2|no|tions}} vulgaires suffisent à constater la réalité. Il est évident, par exemple, que la courbure de la mer empêche seule le navigateur d’apercevoir au loin les lumières placées à la hauteur ordinaire de l’œil, et qui n’ont besoin que d’être un peu haussées pour devenir visibles, même à une distance plus grande, de même que l’œil n’a besoin que de regarder de plus haut pour découvrir ce qui auparavant lui demeurait caché. Homère déjà en avait fait la remarque, car tel est le sens de ce vers : {{p début|90|m=1em}} « Une fois soulevé par la vague immense, il put porter très loin sa vue perçante<ref>''Odyssée'', V, {{corr|illisible|283}}.</ref>. » {{p fin}} On sait aussi que, plus un vaisseau approche de la terre, plus chacune des parties de la côte se dessine nettement aux yeux des passagers, et que ce qui leur paraissait bas en commençant va s’élevant sans cesse devant eux. La révolution ou marche circulaire des corps célestes est de même rendue manifeste par diverses expériences, notamment au moyen du gnomon, qu’il suffit d’observer une fois pour concevoir aussitôt que, si les racines de la terre se prolongeaient à l’infini, la susdite révolution ne saurait avoir lieu. Quant à la théorie des ''climats'', elle est exposée en détail dans des traités spéciaux sur les ''œkèses'' ou positions géographiques. 21. Mais encore une fois, pour le moment, nous n’avons besoin d’emprunter à ces différentes sciences qu’un petit nombre de notions, et de notions élémentaires, à l’usage surtout du politique et du capitaine. Car s’il importe, d’une part, qu’ils ne demeurent ni l’un ni l’autre tellement étrangers à l’astronomie et à la géographie, que, se trouvant transportés dans des lieux où les phénomènes célestes les plus familiers au vulgaire viendraient à se produire avec quelques légères anomalies, ils perdent tout à coup la tête et s’écrient dans leur trouble : {{p début|90|m=1em}} « Allons, amis, puisque nous ignorons et le côté du couchant et le côté de l’aurore, et le point où le soleil, ce flambeau {{p fin de page}}<noinclude></noinclude> 6id8ly2c4bfswtjnkh4icswsetjfrmg Page:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu/47 104 4081273 15797339 15667142 2026-05-19T15:09:22Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15797339 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|I}}.}}|35}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1em}}{{tiret2|Éthio|piens}} ; du haut des monts Solymes, il découvre au loin le héros<ref>Hom., ''Odyssée'', {{rom-maj|V}},{{lié}}282.</ref>. » {{p fin}} Peut-être enfin Homère a-t-il emprunté à l’histoire des Scythes l’idée de son mythe des ''Cyclopes à un œil'', les Scythes-Arimaspes, qu’Aristée de Proconnèse a le premier fait connaître dans son poëme des ''Arimaspies'', passant aussi pour n’avoir qu’un{{lié}}œil. 11.{{iv|0.5}}Cela posé, examinons ce que veulent dire ceux qui ont prétendu qu’il fallait chercher dans les parages de la Sicile ou de l’Italie le théâtre attribué par Homère aux erreurs d’Ulysse. La chose en effet peut s’entendre de deux façons, bien ou mal : bien, si l’on conçoit qu’Homère, sérieusement convaincu de la réalité des courses d’Ulysse dans ces parages, a accepté cette donnée comme vraie historiquement, mais l’a traitée avec la libre imagination d’un poëte (et l’on est d’autant plus autorisé à croire que c’est là ce qu’a fait Homère qu’aujourd’hui encore on retrouve, non seulement en Italie, mais jusqu’aux derniers confins de l’Ibérie, les traces du passage d’Ulysse et de celui de maint autre héros) ; mal, si l’on veut voir de l’histoire dans de pures fictions, sans reconnaître, ce qui pourtant saute aux yeux, qu’en parlant comme il fait de l’Océan, de l’Enfer, des Bœufs du Soleil, du séjour d’Ulysse et des métamorphoses de ses compagnons dans le palais des déesses, de la stature colossale des Cyclopes et des Læstrygons, de la figure monstrueuse de Scylla, des distances énormes {{corr|parcourue|parcourues}} par le vaisseau d’Ulysse et de mainte autre circonstance analogue, Homère emploie à dessein le merveilleux poétique. Or, suivant nous, l’homme qui peut méconnaître à ce point les procédés du poëte ne mérite pas même qu’on le réfute, car il n’eût pas fait pis en affirmant que le retour d’Ulysse dans Ithaque, le massacre des prétendants et le combat du héros contre les Ithaciens hors de l’enceinte de la ville se sont réellement passés comme le raconte Homère ; et d’autre part il nous paraît souverainement {{tiret|in|juste}}<noinclude></noinclude> fec83ypb0n7axsx3mvfu35nfmxkdnrj Page:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu/82 104 4081312 15797344 15727453 2026-05-19T15:21:42Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15797344 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|70|{{all-sc|Géographie de Strabon.}}||}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1em}}naguère ramenées de Sidon, sur le même vaisseau qui emportait Hélène<ref>Hom., ''Iliade'', {{rom-maj|VI}},{{lié}}289.</ref> ; » {{p fin}} {{SA|et le palais de Ménélas également, car ce héros dit à Télémaque :}} {{p début|90|m=1em}} « Je veux te donner cette coupe ciselée ; elle est d’argent massif, l’or en couronne les lèvres ; c’est l’œuvre de Vulcain ; elle me fut offerte en présent par l’illustre roi des Sidoniens, lorsque, regagnant ma patrie, je m’arrêtai sous son toit hospitalier<ref>{{Id.|cap}}, ''Odyssée'', {{rom-maj|IV}},{{lié}}615. Cf.{{lié}}{{ibid.}}, {{rom-maj|XV}},{{lié}}115.</ref>. » {{p fin}} Et nul doute qu’ici l’expression « ''c’est l’œuvre de Vulcain'' » ne doive être prise dans un sens figuré, comme une hyperbole analogue à ce qu’on dit tous les jours des belles choses, qu’elles sont l’œuvre de Minerve, l’œuvre des Grâces et des Muses ; c’est qu’en effet les Sidoniens étaient de très-habiles artistes, le poëte le dit formellement dans le passage où il parle de la beauté du vase qu’Eunée avait donné pour racheter Lycaon : {{p début|90|m=1em}} « Il n’était rien sur la terre qu’il n’effaçât par sa beauté : les Sidoniens avaient mis tout leur art à le décorer et des marchands phéniciens l’avaient apporté sur leur vaisseau<ref>Hom., ''Iliade'', {{rom-maj|XXIII}},{{lié}}742.</ref>. » {{p fin}} 34.{{iv|0.5}}Sur les Érembes maintenant que n’a-t-on point dit ! Mais de toutes les opinions émises la plus vraisemblable est celle qui veut que sous ce nom le poëte ait désigné les Arabes. Zénon, notre Zénon, va plus loin, et corrigeant le texte d’Homère, il lit le vers ainsi : {{p début|90|m=1em}} « Tour à tour je visitai Éthiopiens, Sidoniens, {{pc|Arabes}} [au lieu d’''Érembes'']. » {{p fin}} Il n’est pas nécessaire pourtant de changer cette leçon, qui est assurément fort ancienne ; mieux vaut croire que c’est le nom lui-même qui a éprouvé quelqu’une de ces altérations si fréquentes, si communes dans toutes les langues ; et c’est<noinclude></noinclude> anh532ym877nzq6b0vocuh0pysv95ru Page:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu/91 104 4081321 15797350 15731196 2026-05-19T15:26:56Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15797350 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||{{all-sc|Livre {{rom-maj|I}}.}}|79}}</noinclude>vestige du passage de Jason et de celui de Phrixus ; on retrouve, qui plus est, les traces de Jason et des Colkhes envoyés à sa poursuite en Crète, en Italie, dans l’Adriatique même, ce que rappelle, en partie du moins Callimaque, quand il nomme {{p début|90|m=1em}} « Et le temple d’Æglète et l’île d’Anaphé, proche voisine de Théra, cette noble fille de Lacédémone<ref>Cf. {{corr|Callimachi|''Callimachi''}} ''{{lang|la|fragmenta a R. Bentleio collecta}}'' (ed. Ernesti, Lugd. Batav., 1761){{lié}}{{n°|113}}.</ref>, » {{p fin}} {{SA|dans l’élégie dont voici le début,}} {{p début|90|m=1em}} « Je dirai d’abord comment du séjour d’Æétès le Cytéen une troupe de héros put à travers les mers regagner les rivages de l’antique Hæmonie, » {{p fin}} {{SA|et qu’il ajoute à propos de ces Colkhes ou Colchidiens :}} {{p début|90|m=1em}} « À peine entrés dans la mer d’Illyrie, ils suspendent le mouvement de leurs rames ; et non loin de la pierre qui recouvre la dépouille de la blonde Harmonie, ils fondent une humble cité : c’est pour le Grec {{pc|la ville des Proscrits}}, mais, d’un mot de leur langue, ils l’ont nommée POLÆ<ref>Cf. {{ibid.|cap}},{{lié}}{{n°|104}}.</ref>. » {{p fin}} Enfin, suivant certains auteurs, Jason aurait remonté la plus grande partie du cours de l’Ister ; mais d’autres se bornent à le faire pénétrer par cette voie jusqu’à l’Adriatique, et, si les premiers ont montré qu’ils ignoraient complétement la géographie de ces contrées, ceux-ci, du moins, en supposant l’existence d’un second fleuve Ister, qui sortirait du grand Ister pour aller se jeter dans l’Adriatique, n’ont pas avancé quelque chose de tout à fait invraisemblable et absurde. 40.{{iv|0.5}}Or, ce sont des données de ce genre que le poëte a eues à sa disposition et qu’il a mises en œuvre, tantôt suivant rigoureusement l’histoire, et tantôt ajoutant à l’histoire les fictions de son imagination, conformément à la méthode générale des poëtes et à la sienne en particulier : il suit l’histoire par exemple, quand il nomme Æétès, qu’il parle<noinclude></noinclude> kt57620rg70609xib8lc3sbs25wl9f2 Page:Macé - Les vertus du républicain, 1848.djvu/5 104 4125153 15797497 14056471 2026-05-19T19:18:54Z Sixdegrés 56197 /* Validée */ Ponctuation 15797497 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude><nowiki/> {{il|4}} {{Centré|'''{{t|LES VERTUS|200}}{{il|1}}{{t|DU|130}}{{il|1}}{{t|{{sp|0.1em|RÉPUBLICAIN}}|250}}'''|sp=0.05em|ff=times, serif}} {{il|3}} {{séparateur4}} {{il|2}} {{t2|L’AMOUR.|{{rom-maj|i}}.}} {{brn|2}} {{g|Frères,|6|sc}} {{interligne}} Aimons-nous d’abord. Tout est facile entre gens qui s’aiment. S’il y a encore des cœurs indécis qui hésitent à s’ouvrir à l’amour, crions bien fort que ce n’est pas vrai : ce ne sera pas vrai demain. L’amour est contagieux : luttons ensemble à qui aimera le premier. Vous avez entendu parler de théories qui s’avancent. On vous a jeté à la face des<noinclude> <references/></noinclude> khn15akzfkc1jkzt565ef431mubzgd8 Livre:McCarthy - Dictionnaire de l'ancien droit du Canada, 1809.pdf 112 4190288 15797889 13612872 2026-05-20T11:43:07Z Favete linguistis 129184 15797889 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Dictionaire de l’ancien droit du Canada]] |Sous_titre=ou Compilation des édits, déclaration royaux, et arrêts du conseil d’État des rois de France concernant le Canada, &c. |Volume= |Auteur=[[Auteur:Justin McCarthy|Justin McCarthy]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=John Neilson |School= |Lieu=Québec |Annee=1809 |Publication= |Bibliotheque=[https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/2036278?docref=olfViqq51BS0vy9Gv1zsgQ BAnQ] |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=pdf |Image=1 |Avancement=C |Compilation=false |Pages={{PQC}} <pagelist 1="Titre" 2="-" 3="Dédicace" 4="-" 6="-" 5="highroman" 7="1" 5="1" /> |Tomes= |Sommaire={{Page:McCarthy - Dictionnaire de l'ancien droit du Canada, 1809.pdf/1}} {{Page:McCarthy - Dictionnaire de l'ancien droit du Canada, 1809.pdf/3}} {{Page:McCarthy - Dictionnaire de l'ancien droit du Canada, 1809.pdf/6}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} [[Catégorie:Sommaires à construire]] m5agnlcb6tb9m2fhvssgojyp6nibt7l Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/543 104 4279800 15797425 15413852 2026-05-19T17:20:17Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15797425 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|515}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܒܛܪܣ ܩܫܝܫܐ ܠܥܕܬܐ ܐܥܗܝܕܬܐ.}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܓܪܓܝܣ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܬܘܡܐ ܒܛܪܝܦܘܠܣ ܡܕܝܢܬܐ ܡܢ ܬܚܝܬ ܐܘܬܢܛܝܐ ܕܟܘܪܣܝܐ ܕܐܢܛܝܘܟܝܐ… ܒܐܝ̈ܕܝ ܓܪܝܓܥܪܝܘܣ ܕܐܘܪܫܠܡ ܒܫܢܬ ܐܦܦܗ. ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܬܘܡܐ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܬܘܡܐ ܒܛܪܝܦܘܠܝܣ.}}|150}}</span> ({{fol.}}248 {{vo}})</p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܣܦ ܟܘܪܐܦܝܩܘܦܘܣ}}|150}}</span> (''{{lang|la|sic}}'') <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܠܥܕܬܐ ܕܡܪܝ ܬܘܡܐ ܒܛܪܝܦܘܠܝܣ ܒܐܝ̈ܕܝ ܓܪܝܓܘܪܝܘܣ ܕܐܘܪܫܠܝܡ ܒܫܢܬ ܐܦ{{surligner|ܥܘ}} ܒܬܫܪܝ ܩܕܝܡ.}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin-bottom:0.5em;text-indent:0;"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܣܪܓܝܣ ܩܫܝܫܐ ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܡܪܝ ܕܝܡܝܛ ܒܩܪܝܬܐ ܡܒܪܟܬܐ ܥܝܢ ܚܠܝܐ ܒܝܘܡ ܣܘܒܪܗ ܕܙܟܪܝܐ ܒܫܢܬ ܐܦܥܘ ܒܐܝܕ̈ܝ ܓܪܝܓܘܪܝܘܣ ܬܚܘܒܐ ܕܐܘܪܫܠܡ ܡܪܝܐ ܢܫܡܠܐ ܥܡܗ ܒܟܠܗܝܢ ܝܡܝ̈ܢܝܬܐ. ܐܡܝܢ.}}|150}}</span></p> </div> <p style="line-height:170%;margin-left:2em">On trouve encore mentionnés les diacres <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|dir=rtl|ܬܘܡܐ ,ܓܪܓܣ}}|150}}</span> et les lecteurs <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܣܛܝܦܢ (ܓܢܣܛ)}}|150}}</span> et <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܣܪܓܝܣ}}|150}}</span> le même jour pour la même église (Thomas de Tripoli) et les diacres <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܡܘܫܐ}}|150}}</span> et <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܝܘܣܦܝ}}|150}}</span> pour <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܥܝܢ ܚܠܝܐ}}|150}}</span>.</p> {{P début|90|m=1em}} {{rom-maj|I}}. ({{fol.}}1). Le Saint Esprit a ordonné Moïse diacre pour les saintes églises de Dieu, l’an 1790 (1679). Le Saint Esprit a ordonné Abraham prêtre pour la sainte église de Mar Michel et pour toutes les saintes églises, en 1790 des Grecs (1479). Le Saint Esprit a ordonné ''Michel'' prêtre pour la sainte église de Mar ''Georges'' à ''Jérusalem'' et pour toutes les églises de Dieu. Le Saint Esprit a ordonné ''Georges'' diacre pour les saintes églises de Dieu, l’an 1790 des Grecs (1479). Le Saint Esprit a ordonné ''Job'' prêtre pour la sainte église de Mar ''Mennas'' (au-dessus de la ligne on a écrit : ''de Mar Behnam'') et pour toutes les saintes églises, l’an 1790 (1479). (On a ajouté en marge : ''en Égypte'', ce qui se rapporte sans doute à Mennas.) {{P fin de page}}<noinclude> <references/></noinclude> qs53zsly2ndrfhp1lk47lxkl54p2sqx Page:Karl Marx et Friedrich Engels - Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu/84 104 4282115 15797498 13984781 2026-05-19T19:19:51Z Lepticed7 77329 /* Corrigée */ 15797498 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude><nowiki /> Tous les singes anthropoïdes vivant encore de nos jours peuvent se tenir debout et se déplacer sur leurs deux jambes seulement; mais ils ne le font qu’en cas de nécessité et avec la plus extrême maladresse. Leur marche naturelle s’accomplit en position à demi verticale et implique l’usage des mains. La plupart appuient sur le sol les phalanges médianes de leurs doigts repliés et, rentrant les jambes, font passer le corps entre leurs longs bras, comme un paralytique qui marche avec des béquilles. En général, nous pouvons aujourd’hui encore observer chez les singes tous stades du passage de la marche à quatre pattes à la marche sur deux jambes. Mais chez aucun d’eux cette dernière n’a dépassé le niveau d’un moyen de fortune. Si, chez nos ancêtres velus, la marche verticale devait devenir d’abord la règle, puis une nécessité, cela suppose que les mains devaient s’acquitter de plus en plus d’activités d’une autre sorte. Même chez les singes, il règne déjà une certaine division des fonctions entre les mains et les pieds. Comme nous l’avons déjà dit, la main est utilisée d’une autre façon que le pied pour grimper. Elle sert plus spécialement à cueillir et à tenir la nourriture, comme le font déjà avec leurs pattes de devant certains mammifères inférieurs. Beaucoup de singes s’en servent pour construire des nids dans les arbres ou même, comme le chimpanzé, des toits entre les branches pour se garantir du mauvais temps. Avec la main ils saisissent des bâtons pour se défendre contre leurs ennemis ou les bombardent avec des fruits et des pierres. En captivité, elle leur sert à accomplir un certain nombre d’opérations simples qu’ils imitent de l’homme. Mais c’est ici précisément qu’apparaît toute la différence entre la main non développée du singe même le plus semblable à l’homme et la main de l’homme hautement perfectionnée par le travail de milliers de siècles. Le nombre et la disposition générale des os et des muscles sont les mêmes chez l’un et chez l’autre; mais la main du sauvage le plus inférieur peut exécuter des centaines d’opérations qu’aucune main de singe ne peut imiter. Aucune main de singe n’a jamais fabriqué le couteau de pierre le plus grossier. Aussi les opérations auxquelles nos ancêtres, au cours de nombreux millénaires, ont appris à adapter peu à peu leur main à l’époque du passage du singe à l’homme, n’ont-elles pu être au début que des opérations très simples. Les sauvages les plus<noinclude></noinclude> p3l25eyh0hjijqyapw794k0bc934enz Page:Karl Marx et Friedrich Engels - Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu/85 104 4282116 15797551 13984782 2026-05-19T20:23:57Z Lepticed7 77329 /* Corrigée */ 15797551 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude>inférieurs, même ceux chez lesquels on peut supposer une rechute à un état assez proche de l’animal, accompagnée de régression physique, sont à un niveau bien plus élevé encore que ces créatures de transition. Avant que le premier caillou ait été façonné par la main de l’homme pour en faire un couteau, il a dû s’écouler des périodes au regard desquelles la période historique connue de nous apparaît insignifiante. Mais le pas décisif était accompli: ''la main s’était libérée'' ; elle pouvait désormais acquérir de plus en plus d’habiletés nouvelles, et la souplesse plus grande ainsi acquise se transmit par l’hérédité et augmenta de génération en génération. Ainsi, la main n’est pas seulement l’organe du travail, ''elle'' ''est aussi le produit du travail''. Ce n’est que grâce à lui, grâce à l’adaptation à des opérations toujours nouvelles, grâce à la transmission héréditaire du développement particulier ainsi acquis des muscles, des tendons et, à intervalles plus longs, des os eux-mêmes, grâce enfin à l’application sans cesse répétée de cet affinement héréditaire à des opérations nouvelles, toujours plus compliquées, que la main de l’homme a atteint ce haut degré de perfection où elle peut faire surgir le miracle des tableaux de Raphaël, des statues de Thorwaldsen, de la musique de Paganini. Mais la main n’était pas seule. Elle était simplement un des membres de tout un organisme extrêmement complexe. Ce qui profitait à la main profitait au corps tout entier, au service duquel elle travaillait, — et cela de deux façons. Tout d’abord, en vertu de la loi de corrélation de croissance, comme l’a nommée Darwin. Selon cette loi, les formes déterminées de diverses parties d’un être organique sont toujours liées à certaines formes d’autres parties qui apparemment n’ont aucun lien avec elles. Ainsi, tous les animaux sans exception qui ont des globules rouges sans noyau cellulaire et dont l’occiput est relié à la première vertèbre par une double articulation (condyles) ont aussi sans exception des glandes mammaires pour allaiter leurs petits. Ainsi, chez les mammifères, les sabots fourchus sont régulièrement associés à l’estomac multiple du ruminant. La modification de formes déterminées entraîne le changement de forme d’autres parties du corps sans que nous puissions expliquer cette connexion. Les chats tout blancs aux yeux bleus sont toujours, ou presque toujours, sourds. L’affinement<noinclude></noinclude> lzy88p98p8shcamnvr7n12jjbw4n2zv Page:Karl Marx et Friedrich Engels - Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu/86 104 4282117 15797563 13984783 2026-05-19T20:40:31Z Lepticed7 77329 /* Corrigée */ 15797563 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude>progressif de la main humaine et le perfectionnement simultané du pied pour la marche verticale ont à coup sûr réagi également, par l’effet d’une corrélation semblable, sur d’autres parties de l’organisme. Toutefois, cette action est encore beaucoup trop peu étudiée pour qu’on puisse faire plus ici que la constater en général. La réaction directe et susceptible de preuve du développement de la main sur le reste de l’organisme est bien plus importante. Comme nous l’avons déjà dit, nos ancêtres simiesques étaient des êtres sociables ; il est évidemment impossible de faire dériver l’homme, le plus sociable des animaux, d’un ancêtre immédiat qui ne le serait pas. La domination de la nature qui commence avec le développement de la main, avec le travail, a élargi à chaque progrès l’horizon de l’homme. Dans les objets naturels, il découvrait constamment des propriétés nouvelles, inconnues jusqu’alors. D’autre part, le développement du travail a nécessairement contribué à resserrer les liens entre les membres de la société en multipliant les cas d’assistance mutuelle, de coopération commune, et en rendant plus claire chez chaque individu la conscience de l’utilité de cette coopération. Bref, les hommes en formation en arrivèrent au point où ils avaient réciproquement ''quelque chose à se dire''. Le besoin se créa son organe : le larynx non développé du singe se transforma, lentement mais sûrement, grâce à la modulation pour s’adapter à une modulation sans cesse développée, et les organes de la bouche apprirent peu à peu à prononcer un son articulé après l’autre. La comparaison avec les animaux démontre que cette explication de l’origine du langage, né du travail et l’accompagnant, est la seule exacte. Ce que ceux-ci, même les plus développés, ont à se communiquer est si minime qu’ils peuvent le faire sans recourir au langage articulé. À l’état de nature, aucun animal ne ressent comme une imperfection le fait de ne pouvoir parler ou comprendre le langage humain. Il en va tout autrement quand il est domestiqué par l’homme. Dans les relations avec les hommes, le chien et le cheval ont acquis une oreille si fine pour le langage articulé qu’ils peuvent facilement apprendre à comprendre tout langage, dans les limites du champ de leur représentation. Ils ont gagné en outre la faculté de ressentir par exemple de l’attachement pour les hommes, de la reconnaissance, etc., sentiments qui leur étaient autrefois<noinclude></noinclude> s8bj8jkyidrsf2heks5pznd8lm1klef Page:Karl Marx et Friedrich Engels - Œuvres choisies en deux volumes, tome II, 1955.djvu/87 104 4282119 15797568 13984785 2026-05-19T20:46:34Z Lepticed7 77329 /* Corrigée */ 15797568 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude>étrangers ; et quiconque a eu beaucoup affaire à ces animaux, pourra difficilement échapper à la conviction qu’il y a suffisamment de cas où ils ressentent ''maintenant'' le fait de ne pouvoir parler comme une imperfection à laquelle il n’est toutefois plus possible de remédier, étant donné la trop grande spécialisation dans une direction déterminée de leurs organes vocaux. Mais là où l’organe existe, cette incapacité disparaît aussi à l’intérieur de certaines limites. Les organes {{corr|bucaux|buccaux}} des oiseaux sont assurément aussi différents que possible de ceux de l’homme ; et pourtant les oiseaux sont les seuls animaux qui apprennent à parler, et c’est l’oiseau à la voix la plus effroyable, le perroquet, qui parle le mieux. Qu’on ne dise pas qu’il ne comprend pas ce qu’il dit. Sans doute répétera-t-il pendant des heures, en jacassant, tout son vocabulaire, par pur plaisir de parler ou d’être dans la société d’hommes. Mais, dans les limites du champ de sa représentation, il peut aussi apprendre à comprendre ce qu’il dit. Apprenez des injures à un perroquet de sorte qu’il ait quelque idée de leur sens (un des amusements de prédilection des matelots qui reviennent des régions tropicales) ; excitez-le, et vous verrez bien vite qu’il sait utiliser ses injures avec autant de pertinence qu’une marchande de légumes de Berlin. De même lorsqu’il s’agit de mendier des friandises. D’abord le travail, et puis en même temps que lui, le langage : tels sont les deux stimulants essentiels sous l’influence desquels le cerveau d’un singe s’est peu à peu transformé en un cerveau d’homme, qui malgré toute ressemblance, le dépasse de loin en taille et en perfection. Mais marchant de pair avec le développement du cerveau, il y eut celui de ses outils immédiats, les organes des sens. De même que, déjà, le développement progressif du langage s’accompagne nécessairement d’une amélioration correspondante de l’organe de l’ouïe, de même le développement du cerveau s’accompagne en général de celui de tous les sens. La vue de l’aigle porte beaucoup plus loin que celle de l’homme ; mais l’œil de l’homme remarque beaucoup plus dans les choses que celui de l’aigle. Le chien a le nez bien plus fin que l’homme, mais il ne distingue pas le centième des odeurs qui sont pour celui-ci les signes certains de diverses choses. Et le sens du toucher qui, chez le singe, existe à peine dans ses rudiments les plus grossiers, n’a été développé qu’avec la main humaine elle-même, grâce au travail.<noinclude></noinclude> d15bwl2crov3kmmcdurxaj0ybvmkl27 Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/5 104 4285351 15797860 14015103 2026-05-20T10:52:44Z Ineuw 10482 /* Corrigée */ 15797860 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||A. FOUGÉRES|155}}</noinclude>fuyards pris entre-deux feux, entrent dans les maisons particulières, s’y cachent ou tirent par les fenêtres pendant que les royalistes fougerais tirent aussi par leurs fenêtres sur les patriotes en déroute. C'est un siège de maisons, c’est le combat qui se prolonge, c'est l'état de légitime défense, Que les défenseurs ce Fougères n’aient pas été anéantis alors, c’est presque miracle : 800 parviennent a se réfugier au château et ils sont faits prisonniers — on leur rasa seulement les cheveux ; — 200 volontaires sont morts, environ 15 civils tués, la plupart dans la rue Pinterie, en plein combat, vers 5 heures du soir, De cet atroce combat, les Fougerais d’alors gardent un souvenir sanglant parce qu'ils ont assisté, ''de visu'', aux horreurs de la guerre ou chacun défend sa vie aux dépens de celle de l’adversaire. {{Astérisme}} Nous lisons a la page 122 du manuscrit des Mémoires inédits de la marquise de Donnissan, belle-mère du général de Lescure, les lignes suivantes ayant trait au siège de Fougères : « On ne pouvoit rester a Laval malgré la victoire remportée parce que sept routes y {{sic2|}}conduisoient et que l’on pouvoit être attaqué sur toutes. Il fut décidé dans le Conseil d’aller à Rennes ; mais des espions ou des gens intéressés firent changer la marche. L’armée prit la route de Mayenne. A Fougères la résistance dura quatre heures. Il y avoit des retranchements, un château qui pouvoit se {{sic2|}}déffendre plus longtemps. Je me rappelle avec effroi que j’entrois pelle melle avec les soldats. On tuoit auprès de moi ;<noinclude> <references/></noinclude> g8ajuqd07vacf4u4hb1ni6wbsji88nf Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/6 104 4285353 15797866 14015121 2026-05-20T11:01:08Z Ineuw 10482 /* Problématique */ 15797866 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="2" user="Ineuw" />{{rh|156|LE GENERAL DE LESCURE|}}</noinclude>on fracassoit les portes pour entrer dans les maisons. J’étois entrainée par mon cheval ; je n’avois plus la force de le tenir. Dans une grande rue plusieurs mourans demandoient des prêtres, une chaise couvroit la tête du blessé et le prêtre a terre l’écoutoit. Jamais, jamais ce tableau ne s’effacera de ma mémoire. L’armée se reposa trois jours à Fougères. On fit grace à 800 hommes, qui étoient dans le château, Le pauvre M. de Lescure ne put survivre à ses douleurs que jusqu’á Ernée. Il mourut le mettant dans sa voiture (''sic : elle veut dire quand on le mit dans sa voiture, nous accordons davantage foi au récit fait par la veuve du général''). La malheureuse femme en fut très malade a Fougères. Une saignée faite à propos la rétablit ; l'instint de sa conservation lui rendit des forces. Elle étoit alors grosse de quatre mois. » {{image}}<noinclude> <references/></noinclude> h48v3cn0m0ryxrkgk7xhv543i3qajtb 15797877 15797866 2026-05-20T11:24:31Z Ineuw 10482 /* Corrigée */ 15797877 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|156|LE GÉNÉRAL DE LESCURE|}}</noinclude>on fracassoit les portes pour entrer dans les maisons. J’étois entrainée par mon cheval ; je n’avois plus la force de le tenir. Dans une grande rue plusieurs mourans demandoient des prêtres, une chaise couvroit la tête du blessé et le prêtre a terre l’écoutoit. Jamais, jamais ce tableau ne s’effacera de ma mémoire. L’armée se reposa trois jours à Fougères. On fit grâce à 800 hommes, qui étoient dans le château, Le pauvre M. de Lescure ne put survivre à ses douleurs que jusqu’á Ernée. Il mourut le mettant dans sa voiture (''sic : elle veut dire quand on le mit dans sa voiture, nous accordons davantage foi au récit fait par la veuve du général''). La malheureuse femme en fut très malade a Fougères. Une saignée faite à propos la rétablit ; l'instint de sa conservation lui rendit des forces. Elle étoit alors grosse de quatre mois. » {{Img float-p | file = LES-D6 Aubrée-le Général de Lescure .jpg | width = 250px | align = center | padt = 2em | padb = 2em }}<noinclude> <references/></noinclude> ret0mik25y2u6klu8sx1u99f6t5hnzl Page:Cavallucci - Bibliographie critique de Marceline Desbordes-Valmore, tome 1.pdf/33 104 4285624 15797659 14322613 2026-05-20T04:54:52Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15797659 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||POÉSIES DE 1819|19}}</noinclude>couronnes de fleurs et où elles viennent pleurer quand elles sont abandonnées… {{il}} 9. ''Cette couleur autrefois adorée'' (LE RUBAN). {{il}} 10. ''Message inattendu, cache-toi sur mon cœur'' (LE BILLET). Marceline révèle dans cette pièce un joli trait de sa sensibilité, que connaissait tout son entourage. Quand elle recevait la lettre la plus impatiemment attendue, elle ne la décachetait pas tout de suite, mais la portait sur elle pendant quelques jours ou quelques heures, en rêvant à son contenu. {{Pom|« On souffre de l’incertitude, On meurt de la réalité ».|df}} {{il}} 11. ''Je ne veux pas dormir, ô ma chère insomnie'' (L’INSOMNIE). Cette poésie fait suite à la précédente. Le billet où son amant lui donne un rendez-vous la remplit de bonheur, et elle craint le sommeil qui lui enlèverait pendant quelques instants la conscience de sa félicité. {{Pom|« Je n’ose pas dormir : non, ma joie est trop pure, Un rêve en distrairait mes sens. »|df}} {{il}} 12. ''Elle avait fui de mon âme offensée'' (SON IMAGE). {{il}} 13. ''Je m’ignorais encore ; je n’avais pas aimé'' (LES DEUX AMOURS). {{il}} 14. ''Il est deux amitiés, comme il est deux amours'' (LES DEUX AMITIÉS). {{il}} Cette pièce est dédiée « À mon amie Albertine Gantier ». « Cette Albertine Gantier, pour qui l’affection de Marceline était si profonde, était d’un an plus jeune qu’elle. Fille d’un petit commerçant de Douai qui fut plus tard receveur de l’octroi de Bruxelles, elle était née à Douai le 14 mars 1787. Ayant suivi sa famille à Bruxelles, elle se maria en cette ville, le 7 novembre 1810, avec François-Joseph Gantier (son cousin, je<noinclude> <references/></noinclude> pjsoo4hgruvfba3ep348dnry2fxezyj 15797660 15797659 2026-05-20T04:57:08Z FreeCorp 50516 15797660 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr||POÉSIES DE 1819|19}}</noinclude>couronnes de fleurs et où elles viennent pleurer quand elles sont abandonnées… {{il}} 9. ''Cette couleur autrefois adorée'' (LE RUBAN). {{il}} 10. ''Message inattendu, cache-toi sur mon cœur'' (LE BILLET). Marceline révèle dans cette pièce un joli trait de sa sensibilité, que connaissait tout son entourage. Quand elle recevait la lettre la plus impatiemment attendue, elle ne la décachetait pas tout de suite, mais la portait sur elle pendant quelques jours ou quelques heures, en rêvant à son contenu. {{Pom|« On souffre de l’incertitude, On meurt de la réalité ».|df}} {{il}} 11. ''Je ne veux pas dormir, ô ma chère insomnie'' (L’INSOMNIE). Cette poésie fait suite à la précédente. Le billet où son amant lui donne un rendez-vous la remplit de bonheur, et elle craint le sommeil qui lui enlèverait pendant quelques instants la conscience de sa félicité. {{Pom|« Je n’ose pas dormir : non, ma joie est trop pure, Un rêve en distrairait mes sens. »|df}} {{il}} 12. ''Elle avait fui de mon âme offensée'' (SON IMAGE). {{il}} 13. ''Je m’ignorais encore ; je n’avais pas aimé'' (LES DEUX AMOURS). {{il}} 14. ''Il est deux amitiés, comme il est deux amours'' (LES DEUX AMITIÉS). Cette pièce est dédiée « À mon amie Albertine Gantier ». « Cette Albertine Gantier, pour qui l’affection de Marceline était si profonde, était d’un an plus jeune qu’elle. Fille d’un petit commerçant de Douai qui fut plus tard receveur de l’octroi de Bruxelles, elle était née à Douai le 14 mars 1787. Ayant suivi sa famille à Bruxelles, elle se maria en cette ville, le 7 novembre 1810, avec François-Joseph Gantier (son cousin, je<noinclude> <references/></noinclude> s3owvxbdso8vrfnuil9hxozcx7owges Page:Cavallucci - Bibliographie critique de Marceline Desbordes-Valmore, tome 1.pdf/34 104 4285625 15797661 14322614 2026-05-20T05:02:53Z FreeCorp 50516 /* Corrigée */ 15797661 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="FreeCorp" />{{nr|20|POÉSIES DE 1819}}</noinclude>crois), garde du corps impérial du génie, né à Béthune le {{1er}} avril 1775, qui devint par la suite architecte-adjoint de la ville de Bruxelles. Albertine mourut à Bruxelles à peine âgée de 32 ans, le 7 avril 1819, et son mari, qui quelques années après avait épousé en secondes noces sa belle-sœur, Héloïse Gantier, mourut lui-même en cette ville, le 30 juillet 1835. Albertine était un peu musicienne et mit en musique des vers de son amie Marceline, ce que prouve cette annonce du ''Journal des Dames'' (Bruxelles, du 22 février 1818) : « ''Trois romances'', paroles de Madame Desbordes-Valmore, musique et accompagnement de guitare, composées et dédiées à madame Vanderfosse, née Gouban d’Hoogvorst, par {{Mme|Albertine Gantier}}, amateur. Prix du cahier 2 francs. » (Note d’A. Pougin, dans ''La jeunesse de {{Mme|Desbordes-Valmore}}'', p.{{lié}}22). Le souvenir d’Albertine resta toujours présent au cœur de celle qui l’avait tant aimée. Sur une page d’un des albums de Marceline que l’on peut voir à la Bibliothèque de Douai, on remarque un dessin représentant l’ombre blanche et vaporeuse d’une jeune fille debout près d’une tombe. Au-dessous se lisent ces mots : ''La première au rendez-vous'', et, au revers, le nom : « Albertine Gantier ! » À d’autres pages l’on retrouve le même visage, le même nom, entourés de fleurs, de pensées et de myosotis. C’est qu’en effet l’une de ces affections de jeunesse qui ne se remplacent plus, affections ingénues et passionnées, pleines d’enthousiasme et de candeur, avait uni, l’une à l’autre, Marceline et Albertine. « Je rencontre sur mon chemin, écrit Frédéric Loliée (''Œuvres choisies de Marceline''), de petites lettres toutes simples d’Albertine à {{Mlle|Desbordes}}. Quelle impatience de camaraderie jaseuse ! Quels innocents transports d’une amitié pressée de se répandre en douces paroles et en chères confidences : {{gauche|« Ma Marceline,|5}} « J’apprends que tu arrives et je ne puis contenir ma joie. Ah ! ma chère petite, que nous allons nous retrouver ! Crois-tu que je n’y peux penser sans aussitôt sentir mes larmes couler<noinclude> <references/></noinclude> 7iaij1l413xblkh9fzdisyycyf7oakx Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/9 104 4286846 15797891 14019414 2026-05-20T11:44:29Z Ineuw 10482 /* Corrigée */ 15797891 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|160|LE GÉNÉRAL DE LESCURE|}}</noinclude>une heure, et ensuite me conduisirent au château avec environ deux a trois... volontaires, qui avaient été comme moi faits prisonniers. Arrivés, on nous dépouilla, et nos habits furent mis en morceaux. Enfermés dans le château, nous y ayons resté trois jours sans pain ; le quatrième, on nous apporta un pain de six livres pour cent cinquante hommes que nous étions dans un appartement, avec un peu d’eau. J’ai resté enfermé pendant six jours, et le septième, a six heures, on m’a délivré un soi-disant passeport, et j’ai parti aussitôt que j’en ai été saisi pour me rendre au district de Carentan, pour m’informer des administrateurs du parti que j’avais a prendre dans les circonstances. » Signé Jean Lesourdain, sans date. {{Dhr|2em}} La seconde, du volontaire nommé Sinion, en date du 9 novembre : « Je viens de Fougères, où j’ai été fait prisonnier dimanche dernier. Les brigands m’ont enlevé mon fusil, mon habit et m’ont coupé les cheveux. Ils m’ont arraché mon casque et ont marché dessus. Ils m’ont proposé de servir avec eux. Sur mon refus de marcher contre les nôtres, ils m’ont fait mettre au château, ou je suis resté jusqu’à mercredi soir, qu’ils m’ont donné un billet, dont suit copie, après m’avoir fait promettre que je ne servirais plus contre eux et m’avoir fait crier : « Vive le Roy ! », ce que je n’ai fait que pour sauver ma vie, parce qu’ils allaient me fusiller. « La ville de Fougères était pleine ; ils venaient dans les campagnes, comme des chasseurs. Il y avait beaucoup de paysans, ils étaient pour la plupart<noinclude> <references/></noinclude> 6gb3sik5dvc6936rxznzjzv1m3fdm74 Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/10 104 4286847 15797897 14019383 2026-05-20T11:52:16Z Ineuw 10482 /* Corrigée */ 15797897 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||A FOUGÈRES|161}}</noinclude>armés de fusils de chasse. Les sentinelles qui nous gardaient m’ont dit qu’ils avaient plus de 1.500 prêtres dans leur armée, qu’ils avaient 18 pièces de canon. Ils faisaient un feu d’artillerie et de mousqueterie soutenu dans la ville. Les bourgeois de Fougères liraient sur nous par les fenêtres ; ils disaient aux brigands : « Mes amis, il y a longtemps que nous vous attendions. » Les brigands ont fusillé tous ceux qu’ils ont pu reconnaître comme ayant anciennement servi. Ils en prirent une vingtaine dans la chambre ou nous étions et les fusillèrent dans la cour. Je ne dois la vie qu’a une femme que les républicains avaient incarcérée et qui demanda grace pour moi et pour mes camarades. « Les brigands disaient qu’ils allaient à Rennes et de la & Saint-Malo, qu’il fallait que sous peu ils eussent un port de mer et qu’ils auraient ensuite la France entière. Au surplus ils ont prodigieusement perdu du monde, sans que je puisse en fixer le nombre. » Voici le « billet » qui avait été remis à Sinion par les Chouans : « De par le Roy et les chefs de l'armée catholique et royale, permetions au sieur Sinion de s’en retourner et prions tous les bons Français de lui être utiles. — Donnissan, commandant en chef. » Ce mot du beau-père du général de Lescure montre la clémence des Vendéens envers les prisonniers. Ainsi donc, tous les soldats patriotes ne furent pas massacrés lors de l’irruption de l'armée vendéenne par les portes Saint-Sulpice et Saint-<noinclude> <references/></noinclude> sa1tbhusc0tcghssl1n7gu475ia8wx1 15797899 15797897 2026-05-20T11:52:38Z Ineuw 10482 15797899 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||A FOUGÈRES|161}}</noinclude>armés de fusils de chasse. Les sentinelles qui nous gardaient m’ont dit qu’ils avaient plus de 1.500 prêtres dans leur armée, qu’ils avaient 18 pièces de canon. Ils faisaient un feu d’artillerie et de mousqueterie soutenu dans la ville. Les bourgeois de Fougères liraient sur nous par les fenêtres ; ils disaient aux brigands : « Mes amis, il y a longtemps que nous vous attendions. » Les brigands ont fusillé tous ceux qu’ils ont pu reconnaître comme ayant anciennement servi. Ils en prirent une vingtaine dans la chambre ou nous étions et les fusillèrent dans la cour. Je ne dois la vie qu’a une femme que les républicains avaient incarcérée et qui demanda grace pour moi et pour mes camarades. « Les brigands disaient qu’ils allaient à Rennes et de la & Saint-Malo, qu’il fallait que sous peu ils eussent un port de mer et qu’ils auraient ensuite la France entière. Au surplus ils ont prodigieusement perdu du monde, sans que je puisse en fixer le nombre. » Voici le « billet » qui avait été remis à Sinion par les Chouans : « De par le Roy et les chefs de l’armée catholique et royale, permetions au sieur Sinion de s’en retourner et prions tous les bons Français de lui être utiles. — Donnissan, commandant en chef. » Ce mot du beau-père du général de Lescure montre la clémence des Vendéens envers les prisonniers. Ainsi donc, tous les soldats patriotes ne furent pas massacrés lors de l’irruption de l'armée vendéenne par les portes Saint-Sulpice et Saint-<noinclude> <references/></noinclude> t8x1ngfsnei0yl37mt121h4yhrw55zv Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/8 104 4286848 15797881 14019394 2026-05-20T11:38:35Z Ineuw 10482 /* Corrigée */ 15797881 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh||A FOUGÈRES|159}}</noinclude>Lesourdain, originaire du district de Carentan (Manche) : « J’ai été volontaire en résultance de la loi du 24 février dernier sur le recrutement. J’ai été incorporé dans le bataillon de la Cote-d’Or, compagnie de Cheneta. Lors de l'invasion des brigands a Ernée, mon bataillon était à Fougères. Nous marchâmes vers eux ; le combat, quoique nous fussions en nombre inférieur, puisque nous n’étions pas trois mille hommes et que l’ennemi se présentait avec des forces d’environ dix mille hommes, fut opiniâtre et sanglant. J’ai combattu, pour mon compte, pendant environ cinq heures ; il y a eu une grande boucherie faite des brigands. Nous perdîmes aussi du monde ; mais un nommé Bachelet, qui commandait soit en second ou autrement, lorsqu’il y eut eu huit coups de canon tirés et deux décharges de mousqueterie de faites, cria : « Sauve qui peut ! » Alors toute notre armée se débanda. Le déposant déclare que le nommé Bachelet rentra dans la ville de Fougères, reçut une balle a la tête et qu'il est mort de cette blessure. « Le déposant, rentré également dans Fougères, fut fait prisonnier sur le champ de bataille, avec huit de ses camarades de sa compagnie. II fut atteint par trois ennemis qui le sommèrent de se rendre et aussitôt le saisirent. L’un d’eux lui lâcha un coup de plat de sabre sur les reins avec une telle force que le déposant a encore de la peine à marcher. « Ces brigands me désarmèrent sur la place, devant l’arbre de la Liberté ; ensuite me conduisirent sous la boucherie, ow je restai pendant environ<noinclude> <references/></noinclude> detb9is0yavkngg1vam680stdfj0z5m Page:Comarieu - Elise Dumenil tome 1.djvu/11 104 4289402 15797538 14028678 2026-05-19T19:54:46Z Kaderousse 52629 /* Validée */ 15797538 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Kaderousse" /></noinclude><nowiki/> {{interligne|4em}} {{T3|AVIS DE L’ÉDITEUR.}} {{interligne|4em}} {{---}} {{interligne|3em}} Nous croyons devoir faire précéder cet ouvrage de la lettre suivante, qui nous a été adressée par un de nos correspondans de Hambourg : {{droite|Hambourg, le 8 février 1801.|2}} « Le Roman d’''Élise Duménil'', que vous trouverez dans l’envoi que je vous annonce, vient d’obtenir un brillant succès en Angleterre. Les journaux en ont fait le plus grand éloge, et déjà il est admis dans les écoles de la langue française, comme un modèle de bon goût et de style épistolaire. » Cet ouvrage a le mérite rare d’offrir tout l’intérêt du Roman, sans avoir rien de roma-<noinclude> <references/></noinclude> gpv5y9wk9hr33ro2f11ghz40a1hl2kf Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1815 104 4298157 15797673 15795893 2026-05-20T05:55:32Z CyrMatt 110082 /* Corrigée */ 15797673 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxvi.]}}|JÉRÉMIE.|1783}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki /> 2.{{lié}}Prends un rouleau de livre et tu y écriras toutes les paroles que je t’ai dites contre Israël, et contre Juda, et contre tous les peuples, depuis le jour où je t’ai parlé, depuis les jours de Josias, jusqu’à ce jour ;<ref>Jr. 36,2, etc. : ''Rouleau de livre'', ou ''rouleau de feuille'', selon l’hébreu ; expression que la Vulgate elle-même rend quelquefois simplement par ''livre''. Anciennement on faisait les livres d’écorces d’arbres, de papyrus, de toile, etc. Ceux qui étaient d’une matière flexible se roulaient autour d’un bâton ; de là le nom de ''volume ({{lang|la|volumen}})'' ou ''rouleau''.</ref> 3.{{lié}}''Pour voir'' si par hasard, la maison de Juda apprenant tous les maux que moi je pense leur faire, chacun reviendra de ses voies très mauvaises ; et je lui pardonnerai son iniquité et son péché. 4.{{lié}}Jérémie appela donc Baruch, fils de Nérias, et Baruch écrivit, sorties de la bouche de Jérémie sur un rouleau de livre, toutes les paroles que le Seigneur lui avait dites.<ref>Jr. 36,4 : * ''Baruch''. Voir sur lui l’Introduction à sa prophétie.</ref> 5.{{lié}}Et Jérémie ordonna à Baruch, disant : Moi je suis enfermé, et je ne puis entrer dans la maison du Seigneur. 6.{{lié}}Entre donc, toi, et lis d’après le rouleau dans lequel tu as écrit, ''sorties'' de ma bouche, les paroles du Seigneur, le peuple entendant dans la maison du Seigneur, au jour de jeûne ; de plus tous ceux de Juda qui viennent de leurs cités entendant, tu les leur liras ;<ref>Jr. 36,6 : ''Au jour de jeûne''. Si ce jeûne est le même que celui qui, d’après le vers. 9, fut publié au neuvième mois, c’était un jeûne extraordinaire ; car la loi n’en ordonnait aucun pour le neuvième mois.</ref> 7.{{lié}}''Pour voir'' si par hasard leur prière tombera devant le Seigneur, et s’ils reviendront chacun de sa voie très mauvaise ; parce que grande est la fureur et l’indignation avec laquelle a parlé le Seigneur contre son peuple. 8.{{lié}}Et Baruch, fils de Nérias, fit selon tout ce que lui avait ordonné Jérémie, le prophète, lisant dans le rouleau les paroles du Seigneur, dans la maison du Seigneur. 9.{{lié}}Or il arriva en la cinquième année de Joakim, fils de Josias, roi de Juda, dans le neuvième mois, qu’on publia un jeûne en présence du Seigneur, pour tout le peuple dans Jérusalem et pour toute la multitude qui avait afflué des cités de Juda dans Jérusalem.<ref>Jr. 36,9 : * ''En la cinquième année de Joakim'', en 604. ― ''Dans le neuvième mois'', novembre-décembre.</ref> 10.{{lié}}Et Baruch lut dans le rouleau les paroles de Jérémie dans la maison du Seigneur, dans la chambre du trésor de Gamarias, fils de Saphan, le scribe, dans le vestibule supérieur, à l’entrée de la porte neuve de la maison du Seigneur, tout le peuple entendant.<ref>Jr. 36,10 : ''Chambre du trésor de Gamarias''. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 35.|Jérémie, 35, 2]]. ― ''Le vestibule supérieur'' ; c’était probablement le parvis des prêtres. ― ''La porte neuve''. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 26.|Jérémie, 26, 10]].</ref> 11.{{lié}}Et lorsque Michée, fils de Gamarias, fils de Saphan, eut entendu toutes les paroles du Seigneur ''écrites'' dans le livre,<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude> e8rkmpcnnvaj1hh04zoflyy7yfi2wt0 Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1816 104 4298159 15797675 15796089 2026-05-20T05:56:35Z CyrMatt 110082 /* Corrigée */ 15797675 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1784|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxxvi.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki /> 12.{{lié}}Il descendit dans la maison du roi, en la chambre du trésor du scribe ; et voilà que là tous les princes étaient assis : Elisama le Scribe, et Dalaïas, fils de Séméias, et Elnathan, fils d’Achobor, et Gamarias, fils de Saphan, et Sédécias, fils d’Hananias, et tous les princes. 13.{{lié}}Et Michée leur rapporta toutes les paroles qu’il avait entendues de Baruch, lisant dans le rouleau aux oreilles du peuple. 14.{{lié}}C’est pourquoi tous les princes envoyèrent à Baruch Judi, fils de Nathanias, fils de Sélémias, fils de Chusi, disant : Prends en ta main le rouleau que tu as lu, le peuple entendant, et viens. Baruch, fils de Nérias, prit donc le rouleau en sa main, et vint à eux. 15.{{lié}}Et ils lui dirent : Assieds-toi, et lis ces choses à nos oreilles. Et Baruch lut à leurs oreilles. 16.{{lié}}Ainsi, lorsqu’ils eurent entendu toutes les paroles, ils se regardèrent les uns les autres avec étonnement, et ils dirent à Baruch : Nous devons rapporter au roi toutes ces paroles. 17.{{lié}}Et ils l’interrogèrent, disant : Déclare-nous comment tu as écrit toutes ces paroles ''sorties'' de la bouche de Jérémie. 18.{{lié}}Or Baruch leur dit : Il me disait de sa bouche toutes ces paroles comme s’il les avait lues ; et moi je les écrivais dans le rouleau avec de l’encre. 19.{{lié}}Et les princes dirent à Baruch : Va, et cache-toi, ainsi que Jérémie, et que personne ne sache où vous serez. 20.{{lié}}Et ils entrèrent chez le roi dans le vestibule ; quant au rouleau, ils l’avaient déposé dans la chambre du trésor d’Elisama, le scribe, et ils rapportèrent, le roi entendant, toutes les paroles. 21.{{lié}}Et le roi envoya Judi afin de prendre le rouleau ; lequel l’ayant pris de la chambre du trésor d’Elisama, le scribe, le lut, le roi entendant, ainsi que tous les princes qui étaient autour du roi. 22.{{lié}}Or le roi était assis dans ''sa'' maison d’hiver au neuvième mois ; et un brasier était placé devant lui, plein de charbons ardents.<ref>Jr. 36,22 : * ''Le neuvième mois'' correspondant à novembre-décembre est relativement froid à Jérusalem, surtout quand souffle le vent du nord. La neige tombe quelquefois dans cette ville à cette époque. ― ''Dans sa maison d’hiver'' ; dans la partie de la maison que le roi habitait l’hiver. ― ''Un brasier''. Les maisons orientales n’ayant pas de cheminées, on les chauffait avec des charbons ardents mis dans un brasier, vase ou réchaud.</ref> 23.{{lié}}Lorsque Judi eut lu trois ou quatre pages, ''le roi'' coupa le rouleau avec le canif du scribe, et le jeta dans le feu qui était sur le brasier, jusqu’à ce que le volume entier fût consumé par le feu qui était dans le brasier.<ref>Jr. 36,23 : * ''Trois ou quatre pages'' ; hébreu : ''colonnes'' du volume, qui était de papyrus ou de cuir ; c’est pour cela qu’il est coupé avec un petit couteau.</ref> 24.{{lié}}Et le roi et tous ses serviteurs qui entendirent toutes ces paroles, ne craignirent pas, et ne déchirèrent pas leurs vêtements.<ref>Jr. 36,24 : ''Ces paroles'' ; les paroles contenues dans le rouleau.</ref> 25.{{lié}}Mais cependant Elnathan et Dalaïas et Gamarias, s’opposèrent au roi, afin qu’il ne brûlât point le livre ; et il ne les écouta point.<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude> k2rchnlgf4kkfox99qubl9uzg3yhhvn Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1817 104 4298160 15797677 15796119 2026-05-20T05:58:10Z CyrMatt 110082 /* Corrigée */ 15797677 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxvii.]}}|JÉRÉMIE.|1785}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki /> 26.{{lié}}Et le roi ordonna à Jérémiel, fils d’Amélech, et à Saraïas, fils d’Ezriel, et à Sélémias, fils d’Abdéel, de prendre Baruch, le scribe, et Jérémie, le prophète ; mais le Seigneur les cacha. 27.{{lié}}Et la parole du Seigneur fut adressée à Jérémie, le prophète, après que le roi eut brûlé le rouleau et les paroles que Baruch avait écrites et ''qui étaient sorties'' de la bouche de Jérémie, disant :<ref>Jr. 36,27 : ''Disant''. Voir, sur ce mot, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 1.|Jérémie, 1, 4]].</ref> 28.{{lié}}Reprends un autre rouleau, et écris-y toutes les paroles qui étaient dans le premier rouleau qu’a brûlé Joakim, roi de Juda. 29.{{lié}}Et à Joakim, roi de Juda, tu diras : Voici ce que dit le Seigneur : Tu as brûlé ce rouleau, disant : Pourquoi as-tu écrit dans ce livre en publiant : Soudain viendra le roi de Babylone, et il dévastera cette terre et il en fera disparaître l’homme et la bête ? 30.{{lié}}À cause de cela, voici ce que dit le Seigneur contre Joakim, roi de Juda : Il n’y aura pas de lui ''de prince'' qui s’assiéra sur le trône de David ; et son cadavre sera jeté à la chaleur du jour et à la gelée de la nuit.<ref>Jr. 36,30 : ''Il n’y aura pas'', etc. Jéchonias, fils de Joakim, n’ayant régné que trois mois, et encore sous la dépendance des Chaldéens, son règne n’est compté pour rien. Son successeur fut Sédécias, son oncle, et dernier roi de Juda. ― * Voir plus haut note sur [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 2]].</ref> 31.{{lié}}Et je visiterai contre lui, et contre sa race, et contre ses serviteurs, leurs iniquités ; et j’amènerai sur eux et sur les habitants de Jérusalem et sur les hommes de Juda tout le mal que je leur ai annoncé, et ils ne m’ont pas entendu. 32.{{lié}}Or Jérémie prit un autre rouleau et le donna à Baruch, fils de Nérias, le scribe, qui y écrivit, ''sorties'' de la bouche de Jérémie, toutes les paroles qui étaient dans le livre qu’avait brûlé Joakim, roi de Juda ; et il y ajouta en outre beaucoup plus de paroles qu’il n’y en avait auparavant. {{t4|CHAPITRE 37.<ref>* Les deux premiers versets de ce chapitre peuvent être considérés comme la conclusion du précédent. Ce qui suit paraît être la 9{{e}} année de Sédécias, et par conséquent beaucoup postérieur à ce qui précède. Si l’on veut suivre l’ordre des temps, il paraît qu’il faut retourner d’ici au chapitre {{rom|xxv}}.</ref>}} {{Alinéa|Sédécias se recommande aux prières de Jérémie. Nabuchodonosor marche contre le roi d’Égypte ; Jérémie prédit qu’il reviendra contre Jérusalem. Le Prophète est arrêté, et mis dans un cachot ; Sédécias l’en retire.|1.3|-1.3|lh=1.2|fs=85%|mt=0.5em}} 1.{{lié}}Et le roi Sédécias, fils de Josias, régna en la place de Jéchonias, fils de Joakim, Nabuchodonosor, roi de Babylone, l’ayant établi roi dans la terre de Juda.<ref>Jr. 37,1-2 : ''La terre'' ; de Juda.<br/>Jr. 37,1 : * Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/IV Rois#CHAPITRE 24.|4 Rois, 24, 17]].</ref> 2.{{lié}}Et il n’obéit pas, lui, ni ses serviteurs, ni tout le peuple de la terre aux paroles du Seigneur qu’il avait dites par l’entremise de Jérémie, le prophète. 3.{{lié}}Et le roi Sédécias envoya Juchal, fils de Sélémias, et Sophonias, le prêtre, fils de Maasias, vers Jérémie, le prophète, disant : Priez pour nous le Seigneur notre Dieu.<ref>Jr. 37,3 : ''Sophonias'', le prêtre. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 1]]. ― * ''Juchal'' se montre plus loin, voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 38.|Jérémie, 38, 1]], ennemi de Jérémie.</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude> 6b1l90va7sktlm1yj1otw4bqphe0n5q Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1818 104 4298161 15797678 15796126 2026-05-20T05:59:05Z CyrMatt 110082 /* Corrigée */ 15797678 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1786|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxxvii.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki /> 4.{{lié}}Or, Jérémie se promenait librement au milieu du peuple ; car on ne l’avait pas encore mis dans la garde de la prison. Enfin l’armée de Pharaon sortit de l’Egypte ; et les Chaldéens qui assiégeaient Jérusalem, entendant cette nouvelle, s’éloignèrent de Jérusalem.<ref>Jr. 37,4 : * ''Dans la garde de la prison''. Voir plus haut, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 32.|Jérémie, 32, 2]]. ― ''L’armée de Pharaon'', Apriès ou Hophra, appelé plus loin, voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 44.|Jérémie, 44, 30]], Éphrée, Pharaon de la XXVI{{e}} dynastie, originaire de Saïs, fils de {{roi|Psammétique|II}}, petit-fils de {{roi|Néchao|II}}. Il partit pour attaquer les Chaldéens, qui suspendirent le siège de Jérusalem afin d’aller à sa rencontre et arrêtèrent sa marche. Plus tard, il reçut avec bienveillance les Juifs qui se réfugièrent en Égypte. Il régna de 590 à 571 avant Jésus-Christ.</ref> 5.{{lié}}Et la parole du Seigneur fut adressée à Jérémie, le prophète, disant :<ref>Jr. 37,5 : ''Disant''. Voir, sur ce mot, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 1.|Jérémie, 1, 4]].</ref> 6.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur, Dieu d’Israël : Ainsi vous direz au roi de Juda, qui vous a envoyés pour me consulter : Voilà que l’armée de Pharaon, qui est sortie à votre secours, retournera dans sa terre en Égypte ; 7.{{lié}}Et les Chaldéens reviendront, et ils combattront contre cette cité ; et ils la prendront et ils y mettront le feu. 8.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur : Ne trompez pas vos âmes, disant : Les Chaldéens s’en iront et se retireront de nous ; parce qu’ils ne s’en iront pas. 9.{{lié}}Mais quand même vous auriez battu toute l’armée des Chaldéens qui combattent contre vous, et qu’il en serait resté ''seulement'' quelques blessés, ils sortiraient chacun de leur tente, et mettraient à feu cette cité. 10.{{lié}}Ainsi lorsque l’armée des Chaldéens se fut retirée de Jérusalem, à cause de l’armée de Pharaon, 11.{{lié}}Jérémie sortit de Jérusalem, afin d’aller dans la terre de Benjamin, et d’y partager son bien en présence des citoyens.<ref>Jr. 37,11 : * ''D’y partager son bien''. Locution obscure. Le sens le plus naturel est, comme l’explique Théodoret, qu’il voulait aller faire ses provisions de vivres pour passer le temps du siège.</ref> 12.{{lié}}Et lorsqu’il fut parvenu à la porte de Benjamin, il y avait là un garde ''qui veillait'' à la porte à son tour, du nom de Jérias, fils de Sélémias, fils d’Hananias ; et il arrêta Jérémie, le prophète, disant : Tu fuis vers les Chaldéens.<ref>Jr. 37,12 : * ''La porte de Benjamin'' ; probablement au nord de Jérusalem, peut-être vers l’endroit où est aujourd’hui la porte de Damas.</ref> 13.{{lié}}Et Jérémie répondit : Cela est faux, je ne fuis point vers les Chaldéens. Et Jérias ne l’écouta pas ; mais il saisit Jérémie, et l’amena devant les princes. 14.{{lié}}À cause de cela les princes, irrités contre Jérémie, le firent battre et l’envoyèrent en la prison qui était dans la maison de Jonathan, le scribe ; car c’est lui qui était préposé sur la prison.<ref>Jr. 37,14 : * ''En la prison''. C’était une prison souterraine, comme ont le voit par le verset 15, insalubre et fort dure, voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 38.|Jérémie, 38, 26]].</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude> jyvn2gzjv0pbcn7kpr50qscwjx7d1zo Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1819 104 4298162 15797679 15795872 2026-05-20T06:00:06Z CyrMatt 110082 /* Corrigée */ 15797679 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxviii.]}}|JÉRÉMIE.|1787}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki /> 15.{{lié}}C’est pourquoi Jérémie entra dans la maison de la fosse et dans le cachot des esclaves ; et Jérémie y demeura bien des jours.<ref>Jr. 37,15 : ''La maison de la fosse'' ; c’est-à-dire la maison dans laquelle il y avait une fosse, une prison souterraine, une basse-fosse. Comparer au verset précédent.</ref> 16.{{lié}}Or le roi Sédécias l’envoya retirer, et il l’interrogea en secret dans sa maison, et dit : Crois-tu qu’il y a quelque parole ''venant'' du Seigneur ? Et Jérémie : Il y en a ; et il ajouta : Vous serez livré aux mains du roi de Babylone.<ref>Jr. 37,16 : * ''Quelque parole venant du Seigneur'' ; une prédiction.</ref> 17.{{lié}}Et Jérémie dit au roi Sédécias : En quoi ai-je péché contre vous, contre vos serviteurs et contre votre peuple, pour que vous m’ayez envoyé dans la maison de la prison ?<ref>Jr. 37,17 : ''La maison de la prison''. Voir la note sur [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 37.|Jérémie, 37, 14]].</ref> 18.{{lié}}Où sont vos prophètes qui vous prophétisaient, et qui disaient : Le roi de Babylone ne viendra pas contre vous et contre cette terre ? 19.{{lié}}Maintenant donc, écoutez, je vous conjure, mon seigneur roi ; que ma prière instante soit puissante en votre présence ; et ne me renvoyez pas dans la maison de Jonathan, le scribe, de peur que je n’y meure. 20.{{lié}}Le roi Sédécias ordonna donc que Jérémie fût mis dans le vestibule de la prison, et qu’on lui donnât tous les jours une miche de pain, outre les mets ''ordinaires'', jusqu’à ce que tout le pain de la cité fût consumé ; et Jérémie demeura dans le vestibule de la prison.<ref>Jr. 37,20 : Si on veut suivre l’ordre des temps, il faut passer d’ici aux chapitres 32 et 33. ― * ''Dans le vestibule de la prison'' du palais royal.</ref> {{t4|CHAPITRE 38.}} {{Alinéa|Jérémie est mis dans une basse-fosse. Abdémélech l’en retire. Sédécias le consulte en secret ; Jérémie lui conseille de se rendre aux Chaldéens. Sédécias lui recommande le secret sur cet entretien. Jérémie le lui garde.|1.3|-1.3|lh=1.2|fs=85%|mt=0.5em}} 1.{{lié}}Or Saphatias, fils de Mathan, et Gédélias, fils de Phassur, et Juchal, fils de Sélémias, et Phassur, fils de Melchias, entendirent les paroles que Jérémie adressait à tout le peuple, disant :<ref>Jr. 38,1 : * ''Phassur''. Voir plus haut, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 1]]. ― ''Juchal''. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 37.|Jérémie, 37, 3]].</ref> 2.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur : Quiconque demeurera dans cette cité mourra par le glaive, et par la famine et par la peste ; mais celui qui s’enfuira vers les Chaldéens vivra, et son âme sera saine et sauve, et il vivra.<ref>Jr. 38,2 : Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 9]]. ― ''Son âme'' ; hébraïsme, pour ''sa personne, lui''. Dieu avait expressément ordonna aux Juifs de se rendre aux Chaldéens. Voir [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 9]], sur le motif de ce commandement.</ref> 3.{{lié}}Voici ce que dit le Seigneur : En étant livrée, cette cité sera livrée en la main de l’armée du roi de Babylone, et il la prendra.<ref>Jr. 38,3 : ''Étant livrée, sera livrée'' ; hébraïsme pour ''sera certainement'' ou ''entièrement'' livrée.</ref> 4.{{lié}}Et les princes dirent au roi : Nous vous prions que cet homme soit mis à mort, car c’est à dessein qu’il affaiblit les mains des hommes de guerre qui sont demeurés dans cette cité, et les mains de tout le peuple, leur disant ces paroles ; vu que cet homme ne cherche pas la paix de ce peuple, mais son malheur.<ref>Jr. 38,4 : ''Les mains'' ; en les décourageant. ― ''La paix'' ; ou selon l’hébreu, ''le bien, le salut, le bonheur complet''.</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude> 97ef8d7g528rog52syaoe315wbyd4kq Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1820 104 4298163 15797681 15796135 2026-05-20T06:05:00Z CyrMatt 110082 /* Corrigée */ 15797681 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|1788|JÉRÉMIE.|{{sc|[ch. xxxviii.]}}}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude><nowiki /> 5.{{lié}}Et le roi Sédécias dit : Voici qu’il est entre vos mains ; car il n’est pas juste que le roi vous refuse quelque chose. 6.{{lié}}Ils prirent donc Jérémie et le jetèrent dans la fosse de Melchias, fils d’Amélech, qui était dans le vestibule de la prison ; et ils descendirent Jérémie avec des cordes dans cette fosse dans laquelle il n’y avait pas d’eau, mais de la boue ; c’est pourquoi Jérémie descendit dans la boue.<ref>Jr. 38,6 : * ''Dans la fosse'' ; dans la citerne. ― ''De Melchias'' ; fils du roi ou de race royale, d’après l’hébreu.</ref> 7.{{lié}}Mais Abdémélech, l’Éthiopien, eunuque qui était dans la maison du roi, apprit qu’on avait jeté Jérémie dans la fosse ; or le roi était assis à la porte de Benjamin.<ref>Jr. 38,7 : * ''À la porte de Benjamin''. Voir plus haut, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 37.|Jérémie, 37, 12]]. ― ''Abdémélech'' l’Éthiopien devait être un esclave qui avait été acheté par le roi.</ref> 8.{{lié}}Et Abdémélech sortit de la maison du roi, et parla au roi, disant : 9.{{lié}}Mon Seigneur roi, ces hommes ont mal agi en tout ce qu’ils ont fait contre Jérémie, le prophète, le jetant dans la fosse afin qu’il y meure de faim, car il n’y a plus de pain dans la cité. 10.{{lié}}C’est pourquoi le roi ordonna à Abdémélech, l’Éthiopien, disant : Prends avec toi trente hommes, et ôte Jérémie, le prophète, de la fosse, avant qu’il meure. 11.{{lié}}Abdémélech donc, ayant pris ces hommes avec lui, entra dans la maison du roi, ''dans un lieu'' qui était sous le cellier ; et il en tira de vieilles étoffes et de vieux chiffons qui étaient pourris, et les descendit jusqu’à Jérémie avec des cordes.<ref>Jr. 38,11 : * ''Qui était sous le cellier''. Hébreu : ''sous la chambre du trésor''.</ref> 12.{{lié}}Et Abdémélech, l’Éthiopien, dit à Jérémie : Mets ces vieilles étoffes et ces ''chiffons'' déchirés et pourris sous tes aisselles et sur les cordes. Jérémie fit donc ainsi. 13.{{lié}}Et ils enlevèrent Jérémie avec les cordes, et ils le tirèrent de la fosse ; mais Jérémie demeura dans le vestibule de la prison. 14.{{lié}}Et le roi Sédécias envoya, et fit venir vers lui Jérémie, le prophète, à la troisième porte qui était dans la maison du Seigneur ; et le roi dit à Jérémie : Moi je te demande une chose ; ne me cache rien.<ref>Jr. 38,14 : ''La troisième porte'' ; elle est inconnue ; le savant rabbin Kimchi, et après lui D. Calmet, Menochius, etc., pensent que c’est celle par laquelle on entrait du palais du roi dans le temple. ― ''Une chose'' ; ou ''quelque chose'' ; c’est le sens que paraît avoir ici comme dans une foule d’autres passages le terme hébreu correspondant, rendu dans la Vulgate par ''discours, entretien ({{lang|la|sermonem}})''.</ref> 15.{{lié}}Or Jérémie dit à Sédécias : Si je vous annonce la vérité, est-ce que vous ne me tuerez pas ? et si je vous donne un conseil, vous ne m’écouterez pas. 16.{{lié}}Le roi Sédécias jura donc à Jérémie secrètement, disant : Le<noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude> rtyu4vieymshsc6hzp2dn31fj8g3gep Page:La sainte Bible selon la Vulgate traduite en français, avec des notes par J.-B. Glaire. Nouvelle édition avec introductions, notes complémentaires et appendices par F. Vigouroux (1905).djvu/1821 104 4298164 15797682 15796134 2026-05-20T06:06:18Z CyrMatt 110082 /* Corrigée */ 15797682 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="CyrMatt" />{{nr|{{sc|[ch. xxxviii.]}}|JÉRÉMIE.|1789}}{{Début de colonnes|nombre=2|filet=1.5px solid}}</noinclude>Seigneur vit ! qui nous a fait cette âme, si je te fais mourir, et si je te livre aux mains de ces hommes qui cherchent ton âme.<ref>Jr. 38,16 : ''Le Seigneur vit !'' c’est-à-dire je jure par le Seigneur. ― ''Qui nous'', etc. ; qui a créé en nous cette âme qui nous fait vivre. ― ''Si je te fais mourir'', etc. ; pour ''je ne te ferai pas mourir'', etc. Dans les formules du serment, les Hébreux employaient la particule si, quand ils juraient qu’ils ne feraient pas une chose, et ils y ajoutaient la négation, lorsqu’ils juraient qu’ils la feraient. Cette manière de s’exprimer vient de ce qu’ils omettaient par euphémisme, l’imprécation qui suit les jurements ; par exemple : ''Je veux qu’il m’arrive tel mal, tel malheur, si'', etc. ― ''Qui cherchent ton âme'' ; hébraïsme, pour ''qui cherchent à t’ôter la vie''.</ref> 17.{{lié}}Et Jérémie dit à Sédécias : Voici ce que dit le Seigneur des armées, le Dieu d’Israël : Si tu sors pour aller voir les princes du roi de Babylone, ton âme vivra, et le feu ne sera pas mis à cette cité, et tu seras sauvé, ainsi que ta maison.<ref>Jr. 38,17 : ''Si tu sors'', etc. Voir sur le motif de ce commandement, [[La sainte Bible selon la Vulgate (J.-B. Glaire)/Jérémie#CHAPITRE 21.|Jérémie, 21, 9]]. Le roi Nabuchodonosor n’était pas alors en personne au siège de Jérusalem, où son armée était commandée par ses généraux ; il se trouvait à Réblatha, en Syrie.</ref> 18.{{lié}}Mais si tu ne sors pas vers les princes du roi de Babylone, cette cité sera livrée aux mains des Chaldéens, et ils y mettront le feu, et toi, tu n’échapperas pas de leurs mains. 19.{{lié}}Et le roi Sédécias dit à Jérémie : Je suis en peine à cause des Juifs qui ont passé du côté des Chaldéens ; dans la crainte que je ne sois livré entre leurs mains, et qu’ils ne se jouent de moi. 20.{{lié}}Mais Jérémie répondit : On ne vous livrera pas ; écoutez, je vous prie, la voix du Seigneur que je vous annonce ; et bien vous sera, et votre âme vivra. 21.{{lié}}Si vous ne voulez point sortir, voici ce que le Seigneur m’a montré : 22.{{lié}}Voilà que toutes les femmes qui seront demeurées dans la maison du roi de Juda seront conduites aux princes du roi de Babylone ; et elles diront elles-mêmes : Ils ''vous'' ont séduit, et ils ont prévalu contre vous, les hommes qui vivaient en paix avec vous ; ils vous ont plongé dans la fange et ''ont mis'' vos pieds dans des lieux glissants, et ils se sont retirés de vous. 23.{{lié}}Et toutes vos femmes et vos enfants seront conduits aux Chaldéens ; et vous n’échapperez pas à leurs mains, mais vous serez pris dans la main du roi de Babylone ; et cette cité, il y mettra le feu. 24.{{lié}}Sédécias dit donc à Jérémie : Que personne ne sache ces paroles ''que tu m’as dites'', et tu ne mourras pas. 25.{{lié}}Mais si les princes apprennent que je t’ai parlé, et qu’ils viennent te dire : Fais-nous connaître ce que tu as dit au roi, ne nous cache rien, et nous ne te tuerons pas, et ce que t’a dit le roi ; 26.{{lié}}Tu leur diras : Moi j’ai répandu mes prières devant le roi, afin qu’il ne me fît pas ramener dans la maison de Jonathan ; car j’y mourrais. 27.{{lié}}Tous les princes vinrent donc vers Jérémie et l’interrogèrent, et il parla selon tout ce que le roi lui avait ordonné, et ils le laissèrent en paix ; car rien n’avait été entendu.<ref>Jr. 38,27 : ''Rien n’avait'', etc. ; rien n’avait été su de ce qu’ils s’étaient dit l’un à l’autre.</ref><noinclude>{{Fin de colonnes}}</noinclude> 6cdcon7c41mn2b4lcf80n172psczh8t Page:Journal asiatique, série 9, tome 5-6.djvu/123 104 4344526 15797340 15791314 2026-05-19T15:11:07Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15797340 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ÉLOGE DE {{Roi|MAR DENḤA|Ier}}|115}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܢܨܒ ܒܗܿ ܠܘܩܕܡ ܐܣܟܘܠܐ ܪܒܬܐ ܒܗܕܐ ܥܕܬܐ: ܘܥܠܝܗܿ ܒܛܝܠ ܗܘܐ ܒܟܠܗ ܠܒܐ ܘܫܦܝܘܬ ܬܐܪܬܐ. ܙܪܥ ܫ̈ܬܠܬܐ ܪ̈ܘܚܢܝܬܐ ܒܕܪ̈ܝ ܥܕܬܐ: ܘܪܒܝ ܐܢܝܢ ܒܡܛܪܐ ܘܛܠܐ ܐܝܟ ܪܒܝܬܐ. ܚܣܠܗ ܠܦܘܡܗ ܡܢ ܦܘܢܩ̈ܐ ܕܟܠ ܒܘܣܡ̈ܝܢ: ܘܒܙܘܠܗܙܐ ܕܡܢ ܬܘܪܣܝܐ ܥܢܐ ܗܘܐ ܒܐܡܝܢ. ܟܪܣܐ ܥܒܝܬܐ ܗܘܢܐ ܕܒܣܪܐ ܡܥܕܐ ܠܡܐܠܕ: ܟܕ ܬܘܠܕ ܠܡ ܗܘܢܐ ܕܩܛܝܢ [ܕܪܘܚܐ] ܡܦܠܗܕ. ܩܕ ܫܗ ܠܦܓܪܗ ܐܝܟ ܩܘܪܒܢܐ ܕܟܝܐ ܠܡܪܗ: ܘܕܟܝܗ ܠܐܒܗ ܡܢ ܟܠ ܚܫ̈ܝܢ ܩܕܡ ܒ̈ܢܝ ܕܪܗ. ܢܗܪܬ ܢܦܫܗ ܒܟܠ ܣܘܟ̈ܠܐ ܕܣܬܝܪ̈ܬܐ: ܘܗܘܬ ܚܒܪܬܐ ܠܪ̈ܘܚܢܝܐ ܒܡܝܬܪ̈ܬܐ. ܘܗܘܬ ܚܒܪܬܐ ܠܪ̈ܘܚܢܝܐ ܒܡܝܬܪ̈ܬܐ. ܠܥܝܢܘ̈ܗܝ ܟܠܫܥ ܒܣܦܪ̈ܝ ܪܘܚܐ ܐܨܕ ܐܢܝܢ: ܐܦ ܐܝܕ̈ܝܐ ܒܝܕ ܙܕܩ̈ܬܐ ܩܕܫ ܐܢܝܢ. ܪܒܐ ܘܐܫܛܘܫܛ ܒܟܠ ܚܟܡ̈ܬܐ ܕܙܢܝ̈ܢ [ܘ]ܙܢܝ̈ܢ: ܘܨܒܬܗܿ ܠܢܦܫܗ ܒܟܠܗܘܢ ܫܘܦܪ̈ܐ ܕܪ̈ܘܚܢܝܢ. ܒܫܗܪܗ ܙܗܝܐ ܒܨܘܡܗ ܕܟܝܐ ܪܥܝ ܠܡܪܗ: ܘܕܟܝܗ ܠܡܕܥܗ ܘܒܙܗܝܘܬܗ ܩܕܫܗ ܠܦܓܪܗ. ܡܪܩ ܬܪܥܝܬܗ ܡܢ ܪ̈ܓܝܓܬܐ ܥܒܘܪ̈ܝܬܐ: ܘܨܠܠ ܗܘܢܐ ܒܗܪܓܐ ܫܒܝܗܐ ܕܡܝܬܪ̈ܬܐ.}}|150}}</span></p></div><noinclude> <references/></noinclude> mvq53gujjjkaxxeqa0l2o8lh1lte4cy 15797341 15797340 2026-05-19T15:16:54Z Yland 11394 /* Versifié, comme dans le FS */ 15797341 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ÉLOGE DE {{Roi|MAR DENḤA|Ier}}|115}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%"> <poem style="direction:rtl;text-align:right;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܢܨܒ ܒܗܿ ܠܘܩܕܡ ܐܣܟܘܠܐ ܪܒܬܐ ܒܗܕܐ ܥܕܬܐ: ܘܥܠܝܗܿ ܒܛܝܠ ܗܘܐ ܒܟܠܗ ܠܒܐ ܘܫܦܝܘܬ 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style="text-align:right;line-height:185%"> <poem style="direction:rtl;text-align:right;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܪ̈ܓܠܥܗܝ ܒܠܘܪܚܐ ܕܬܪܝܨܘܬܐ ܗܠܟ ܠܝܘܢ: ܘܠܡܚܫܒ̈ܬܗ ܒܬܐܘܪܝܐ ܡܟܟ ܐܢܝܢ. ܐܝܬܘܗܝ ܗܘܐ ܕܝܢ ܢܘܣܐ ܘܡܥܡܪܐ ܠܐܠܠܗ ܟܠ: ܘܒܗ ܥܡܪ ܗܘܐ ܕܝܢ ܨܒܝܢ ܡܪܗ ܟܥܒܕ ܘܡܠܐ. ܟܟܪ̈ܐ ܕܢܣܒ ܪܥܝܐ ܛܒܐ ܥܦܦ ܐܢܝܢ: ܘܠܬܠܡܝܕ̈ܘܗܝ ܒܝܕ ܦܘܪܢܣܐ ܐܘܣܦ ܐܢܝܢ. ܒܐܗܝܪܘܬܐ ܘܒܚܦܝܛܘܬܐ ܢܛܪ ܗܘܐ ܠܗܘܢ: ܠܥܪ̈ܒܘܗܝ ܡܠܝ̈ܠܐ ܡܢ ܢܟܝ̈ܢܐ ܘܓܪ̈ܫܐ ܟܠܗܘܢ. ܒܡܟܝܟܘܬܗ ܘܒܣܝܡܘܬܗ ܬܗܪܘ ܗܘܘ ܐܢ̈ܫܐ: ܘܟܡܐ ܡܪܢ ܣܝܥܗ ܒܚܝܠܐ ܕܪܘܚܐ ܕܩܘܕܫܐ. ܠܪܡܝܣܘܬܗ ܘܡܗܘܢܘܬܗ ܘܡܫܝܢܘܬܗ: ܡܢܘ ܣܦܿܩ ܕܢܐܡܪ ܐܢܝܢ ܠܡܩ̈ܠܣܬܗ. ܡܟܝܟ ܗܘܐ ܛܒ ܘܒܣܝܡ ܦܓܥܗ ܘܗܢܝ ܡܡܠܠܗ: ܘܠܐ ܣܟ ܡܿܨܐ ܐܢܐ ܕܐܬܢܐ ܕܟܡܐ ܣܗܝܕ ܗܘܐ ܥܡܠܗ. ܚܡܬܐ ܢܕܝܕܬܐ ܡܘܠܕܬ ܬܘܟ̈ܐ ܠܕܒܗ ܥܡܪܐ: ܠܝܬ ܗܘܐ ܒܓܘܗ ܘܐܦܠܐ ܗܪܬܐ ܘܪܡܘܬ ܝܨܪܐ. ܡܣܝܒܪܢܘܬܐ ܘܒܣܝܡܘܬܐ ܫܟܝܚܐ ܗܘܬ ܠܗ: ܘܠܐ ܡܙܕܥܦ ܗܘܐ ܟܕ ܚܪܝܝܐ ܡܬܚܪܐ ܠܩܘܟܠܗ. ܠܐ ܡܬܬܥܝܩ ܗܘܐ ܠܐ ܟܥܩ̈ܬܐ ܘܠܐ ܒܫܚܩ̈ܐ: ܘܠܐ ܒܢܣܝܘܢ̈ܐ ܘܠܐ ܒܐܘܠܨܢ̈ܐ ܕܡܢ ܫܚܘܩ̈ܐ.}}|150}}</span></poem></div><noinclude> <references/></noinclude> bshlmv1hiost4lia3savjqzk0q8l6pb Livre:Poilay - Souvenirs d'un engagé volontaire, 1907.pdf 112 4362681 15797265 15307505 2026-05-19T14:09:15Z Favete linguistis 129184 15797265 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[Souvenirs d'un engagé volontaire]] |Sous_titre=Belfort (1870-1871) |Volume= |Auteur=[[Auteur:Marcel Poilay|Marcel Poilay]] |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur=Librairie académique Perrin et {{Cie}} |School= |Lieu=Paris |Annee=1907 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item=Q125859203 |BNF_ARK=bpt6k9310330 |Source=pdf |Image=4 |Avancement=V |Compilation=false |Pages=<pagelist 1to4="-" 5="8" 5to9="highroman" 10="1" 271to272="-" /> |Tomes= |Sommaire=__NOTOC__ {{Page:Poilay - Souvenirs d'un engagé volontaire, 1907.pdf/268}} {{Page:Poilay - Souvenirs d'un engagé volontaire, 1907.pdf/269}} {{Page:Poilay - Souvenirs d'un engagé volontaire, 1907.pdf/270}} |Epigraphe= |Width= |Css= }} p6cfz47gnkbgcw57qajzuvfi0isrdoe Souvenirs d'un engagé volontaire/Préface 0 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Sur cette page par exemple https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Les_%C5%93uvres_diverses_de_Mr_de_Cyrano_Bergerac_-_1654.pdf/8, que j'ai corrigée en respectant scrupuleusement l'originale, elle est difficilement lisible car les u sont des v et inversement (DVC au lieu de DUC, Liure au lieu de Livre), les j sont des i (ARPAION au lieu de ARPAJON), les s sont des ſ.<br> * Il est évident que le mot DVC n'a jamais existé (imprononçable d'ailleurs) en langue française quelle que soit l'époque, idem pour Liure ou pour le duc d'arpaion (quand il allait dans des soirées et qu'il était annoncé à son arrivée par un valet, j'imagine bien que ce dernier disait "le duc d'Arpajon"). J'ai donc très envie de corriger ces "coquilles".<br> * Par contre le ſ à la place du s est je crois très répandu pour ne pas dire normal pour l'époque (1654) car eſ est l'ancienne écriture pour l'accent circonflexe ê (par exemple meſme au lieu de même aujourd'hui), donc je pensais les laisser (même pour le mot ieuneſſe, qui pourrait être réécrit en jeuneſſe en gardant les 2 ſſ car cela reste lisible). Ma seule question à propos de ce caractère est : est-ce que ce ſ est le bon caractère à utiliser (proposé par l'OCR de Tesseact quand l'OCR de Google propose la lettre f). Y a t-il un 3e caractère mieux adapté ?<br> Votre avis sur ces 2 points ? [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 2 avril 2025 à 15:16 (UTC) :Salut, peut-être que c'est un début de réponse, mais j'ai trouvé cette astuce dans préférences > Gadgets > Convertir les caractères anciens (ex. ſ en s) [[Utilisateur:Krakena|Krakena]] ([[Discussion utilisateur:Krakena|d]]) 3 avril 2025 à 12:20 (UTC) ::Ah, oui, cool. J'ai trouvé d'autres gadgets intéressants, j'avoue n'y avoir jamais prêté attention. Merci à toi. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 4 avril 2025 à 12:36 (UTC) :Bonjour, :Attention, ce que vous signalez n'est pas une erreur de l'imprimeur ou de l'auteur, mais une graphie ancienne. :Jusqu'au XVIe siècle, on avait l'habitude d'employer une seule lettre, ''u'' en minuscules et ''V'' en majuscules, pour la voyelle [y] ("u") et la consonne [v] ("v"). C'est au XVIe qu'on a commencé à spécialiser ''u'' pour la voyelle, en créant une forme ''U'', et ''V/v'' pour la consonne. Cette transformation a mis du temps à s'imposer, si bien qu'on trouve des livres du XVIIe et même du XVIIIe siècle avec l'ancienne graphie. :De même une seule lettre ''I'' servait à noter [i] et [j], la lettre ''J'' est une invention du XVIe siècle. :Si vous voulez en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_ramistes :Si le fac-similé sur lequel vous travaillez date de 1654, je vous déconseille donc de corriger ces "erreurs", car ce n'en est pas : c'est une pratique de l'époque, comme les ſ longs. En général, si vous débutez sur Wikisource, peut-être faut-il commencer plutôt par des textes avec peu de différences orthographiques par rapport à l'usage actuel : par exemple des éditions du XIXe ou du XXe siècle. :Bonne lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 6 avril 2025 à 16:17 (UTC) ::Ok, merci pour le lien. ::Question subsidiaire : le livre La mort d'Agrippine (édition 1654) a été validé par 2 contributeurs : si vous regardez cette page https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Savinien_Cyrano_de_Bergerac_-_La_mort_d%27Agrippine_-_1654.djvu/3 : ::* le j a été utilisé par l'éditeur ("j'ay cru vous devoir" à la 3ème ligne du texte original) : donc le j existait et les i qu'on trouve dans la page (que j’appellerai P) de ma question initiale (même éditeur, même année : la mort d'agrippine a été publié quelques semaines avant le livre de la page P) donc les i de la page P semblent être des erreurs typographiques ::* les V ont été modifiés et validés en U (sous-titre "AV LECTEVR" devenu "AU LECTEUR"), les u en v ("vous deuoir" devenu "vous devoir'). ::Dans la version complète de la mort d'Agrippine https://fr.wikisource.org/wiki/La_mort_d%E2%80%99Agrippine, livre validé par 2 contributeurs, les ſ de cette page, qui avaient été laissés tels quel, ont tous été remplacés par des s ("impreſſion" dans le texte original ligne 2 et dans la version page validée, est devenu "impression" dans le livre validé). ::Il semble donc que la "modernisation" du texte soit possible (en particulier pour le ſ puisque wikisource propose un gadget pour automatiser leurs remplacements). ::Cordialement. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 7 avril 2025 à 12:24 (UTC) :::En effet l'usage du J et du V s'est imposé de manière non uniforme, et en général, si vous fouillez les éditions anciennes, vous verrez que beaucoup d'entre elles varient allègrement les graphies pour un même mot (dans un même livre de 1798 j'ai rencontré ''écrire'', ''ecrire'' et ''êcrire''). L'orthographe et l'unification des orthographes au sein d'un même livre sont des principes inégalement appliqués au moins jusqu'au XIXe siècle... Suivre l'évolution des usages des imprimeurs est aussi intéressant, cela permet d'accéder à une autre histoire du livre, celle des typographes, de leurs règles, de leurs usages. C'est pourquoi je vous invite à garder la main légère lors de vos corrections. :::S'agissant de Cyrano, je vous invite à laisser un message en page de discussion sur le livre pour demander au reste des contributeurs si la modernisation au sein des pages est souhaitable, et peut-être pour définir un parti pour l'ensemble du livre avec les autres contributeurs. :::Par ailleurs il existe des manières (que je n'ai pas utilisées donc que je ne connais pas) de moderniser automatiquement le texte tout en gardant l'orthographe dans la saisie du fac-similé. Peut-être ne faut-il pas corriger les pages elles-mêmes mais générer une version modernisée, comme cela a dû être fait pour ''La Mort d'Agrippine''. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 7 avril 2025 à 13:34 (UTC) ::::Bonjour @[[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ! Le « s long » (ſ) n’est pas l’ancienne façon d’écrire le circonflexe. Ce dernier ne remplace un « s » que dans 50% des cas. Et le « s » remplace même souvent le « ſ » avant soit de disparaître, soit d’être marqué par un circonflexe, soit d’être conservé car il y a bien une période où tous les « s » sont écrit « ſ » sauf en fin de mot. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] ([[Discussion utilisateur:Lyokoï|d]]) 12 juin 2025 à 08:44 (UTC) == Questions de mise en page == Bonjour, J'ai commencé à travailler sur les contes d'Andersen (en prenant exemple sur [[Le Sarrasin]]) et j'ai plusieurs questions : # [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/185| Sur la première page du conte]] j'ai utilisé {{modèle|T3}} et {{modèle|T2}} pour rendre le titre en deux tailles différentes. Est-ce la bonne technique ? # Que faut-il faire de l'illustration et de sa légende ? Il y en une sur la première page et sur certaines des pages suivantes. # Pour les pages suivantes, faut-il transférer le haut de la page du livre (titre et numéro de page) vers l'en-tête de la "Page:" créée ? # Dans [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/196|une page]], il y a manifestement une erreur de typo dans l'impression originale (1er mot de la 2e ligne du 3e paragraphe : le '''a''' est imprimé tête en bas). Est-ce qu'il faut signaler cette erreur ? Comment ? Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 14 mai 2025 à 19:20 (UTC). :Bonjour, :1. Non, ce n'est pas la bonne technique. Les deux modèles renvoient à des niveaux de titre différents. Ici, il faut faire varier la taille en utilisant un modèle, mais rester à l'intérieur du même modèle (t2, puisque c'est le premier niveau de titre) ; j'ai rectifié. :2. Les illustrations, si on choisit de les intégrer, doivent être déposées sur Commons. Les légendes sont à transcrire si on intègre les illustrations, et uniquement dans ce cas. Il est possible de se faire aider pour l'opération, qui peut être réalisée plus tard, de toute façon. :3. Les en-têtes de page peuvent être transcrits dans la zone d'en-tête, c'est tout à fait facultatif. Ils ne doivent en tout cas pas figurer dans la zone principale. :4. En cas d'erreur évidente, on utilise le modèle {{m|corr}} ; mais quand il s'agit de lettres qui ne sont pas dans le bon sens, on peut se contenter de les remettre à l'endroit sans signaler la correction. :Par ailleurs, quelques conseils basiques : :* Il y a plusieurs gadgets à activer qui facilitent le respect des conventions typographiques en usage : il faut aller dans "Préférences", puis "Gadgets", et dans la rubrique "Édition", cocher "Caractères spéciaux automatiques", "Scanilles", "Gadget généraliste..." et "Typo". Il y en d'autres qui sont utiles, mais ceux-là sont à peu près indispensables, et permettent de gagner du temps. Le gadget scanilles surligne en rose un certain nombre d'erreurs courantes d'OCR difficiles à voir à la relecture. :* Quand une page commence par un nouveau paragraphe, il faut le faire débuter par <nowiki><nowiki /></nowiki> suivi d'une ligne vide, sinon, il sera collé au dernier paragraphe de la page précédente. :[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 14 mai 2025 à 20:31 (UTC) == Renommage == Bonjour !<br>Je voudrais renommer [https://en.wikisource.org/wiki/Constitution_of_the_Fifth_French_Republic_(amended,_2008) un texte] sur [https://en.wikisource.org/wiki/Main_Page en:Wikisource]. *Est-ce possible ? *Comment faire, s'il vous plaît ? Je vous remercie d'avance.<br/><br/>[[Utilisateur:Antilegomenon|Antilegomenon]] ([[Discussion utilisateur:Antilegomenon|d]]) 19 mai 2025 à 15:14 (UTC) :Bonjour {{notif|Antilegomenon}} et bienvenue sur Wikisource. :Comme je viens de l'indiquer sur votre page de discussion, il n'y a pas lieu de renommer ou modifier cette page, que ce soit sur le Wikisource anglophone ou ici. Une page une fois publiée n'a pas vocation à être mise à jour (différence fondamentale avec Wikipédia), sauf pour corriger des erreurs éventuelles de transcription. Wikisource n'est pas un site juridique (Légifrance fait cela bien mieux) et ne cherche pas à donner un état du droit en vigueur. En outre, l'intégration à Wikisource de textes légaux est en principe prohibée (voir [[WS:Loi]]), donc cette page disparaîtra peut-être purement et simplement un de ces jours. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mai 2025 à 16:19 (UTC) == Est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource? == Bonjour, est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource? C'est en tout cas ce que j'ai commencé d'entreprendre: [[Livre:Karl Friedrich Heinrich Marx Konrad Victor Schneider und die Katarrhe 1873.pdf]] Si non, qu'en est-il par exemple des ouvrages bilingue? [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 06:47 (UTC) :{{ping|Oimabe}}, Il me semble que c’est toi qui l’a importé. :Sinon on peut importer un ouvrage dans une autre langue que le français si et seulement si on fait l'a traduction en regard du texte. Et depuis qu’on n’accepte plus les textes sans fac-similé, c’est même devenu obligatoire exemple : :[[Livre:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu]] est un livre en anglais, le texte de la traduction se trouve ici [[La Musique d’Erich Zann]] et comme tu peux le voir ici [[Page:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu/28]] la traduction à remplacer le texte anglais. :Maintenant pour les livres bilingues, on ne corrige que le français, en général il sont présentés une page sur deux, dans ce cas la page qui n’est pas en français est mise en "gris" et à la transclusion on rajoute dans la syntaxe <nowiki>"step=2"</nowiki> (où on efface le contenu de la page, ce qui revient au même mais qui est beaucoup plus long) , mais là je n’ai pas d’exemple qui me viennent. S’il y a une autre présentation, n’hésite pas à venir me voir en citant la page concernée. :J’espère avoir répondu à tes interrogations, bonne journée :--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:02 (UTC) ::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], ::Cela semble assez clair. ::Je vais donc m'affairer sur les deux Wikisource. ::* En allemand sur la wikisource allemande ::* En français sur la wikisource française, une traduction personnelle depuis l'allemand ::Cela me semble assez étrange que Wikisource accepte des traductions [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:11 (UTC) :::{{ping|Oimabe}} Depuis le début du projet les traductions des contributeur ont toujours été acceptées. Ça permet aussi d’avoir des inédits d’auteur DP qui n’ont jamais été publiés en français à la date de leur publication sur WS. Le lecteur est averti par la catégorie "Traduction Wikisource". --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:21 (UTC) ::::Merci [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:24 (UTC) == Journal publié sur Wikisource ? == Avec mon équipe, nous avons décidé de publier un journal de presse complet, couvrant la période de 1881 à 1951. Je me pose plusieurs questions concernant la meilleure façon de procéder sur Wikisource. En effet, jusqu'à présent, je n’ai trouvé que des exemples d’extraits de journaux (articles, reportages, etc.), mais aucun exemple de journal publié dans son intégralité, numéro par numéro. #Existe-t-il un exemple de journal entièrement publié sur Wikisource que je pourrais suivre comme modèle ? #Comment faut-il structurer les pages pour chaque numéro ? Faut-il créer une page par date ? #Quel titre donner à chaque numéro (par exemple : Nom du journal - 12 janvier 1881) ? #Comment organiser une page principale permettant de visualiser tous les numéros, classés par année ? Je serais très reconnaissant si quelqu’un pouvait me guider ou me montrer un exemple concret. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 11 juin 2025 à 19:19 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] :) :Bienvenue chez les amateurs de textes ! :Je vois que tu n'as encore jamais contribué ''sur Wikisource'' - nous avons certes des outils puissants pour nous aider dans le travail, mais c'est quand même un travail long, délicat, nécessitant attention et persévérance... :Un journal entier sur 70 ans... oulahhhh ! c'est très très ambitieux ! vous êtes combien dans l'équipe ?! :De quel journal/type de journal s'agit-il ? un quotidien ? un hebdo ? un journal d'actualité ? de chroniques ? sur combien de colonnes ? :Les journaux sont particulièrement complexes à traiter sur Wikisource à cause du multicolonnage : ça rend les scans très difficiles à lire, et la création des articles (souvent non titrés) dans l'espace principal très complexe. C'est une des raisons pour lesquelles il n'y a actuellement pas de collection de ''journaux'' sur Wikisource. voir par exemple [[Page:18830317_Le_Figaro.pdf/1]] :De plus, dans un journal, il y a plein d'informations qui ne sont pas particulièrement intéressantes... comme les publicités, par ex. voir [[Page:18830317 Le Figaro.pdf/4]] :L'autre est le volume que ça représente ! une revue, comme la [[Revue des Deux Mondes]], qui paraît 2 fois par mois depuis presque un siècle, c'est plus de 500 de numéros..., plus de 15000 articles ou textes littéraires, et plus de 15 ans de travail de transcription par un grand nombre de contributeurs - et un énoorme travail d'organisation des textes pour s'y retrouver... :Du coup, avant de se lancer, il faut vraiment : :# réfléchir à ce qu'on veut faire - est-il vraiment utile de mettre en ligne un journal déjà numérisé et océrisé sur un site public, par exemple ? :# évaluer la quantité de travail à fournir : une page de journal, c'est - selon les cas - plusieurs ''heures'' de transcription... : un quotidien de 4 pages sur un an, c'est 1200 pages... sur 80 ans, c'est 96000 pages !! :# mesurer l'intérêt pour les lecteurs : est-ce que tous les articles, y compris les entrefilets, ont leur place dans wikisource ? -- Rappel, le but de wikisource est de "mettre en ligne des textes", pas de transcrire ''tout ce qu'il y a dans un journal''... :# et ne surtout pas se lancer à mettre en ligne des centaines de scans qui ne seront jamais corrigés, car on va baisser les bras devant la masse... -> le cas échéant, tester avec ''1'' numéro... ''pour voir''... :Bref, il ne s'agit pas de te décourager, mais de t'inciter à bien réfléchir à votre projet avant de vous lancer... :Et avant de vous lancer dans ce travail très lourd, je vous incite (toi et toute ton équipe) à commencer par apprendre à contribuer - sur des documents déjà en ligne -, pour vous faire une idée de la réalité du travail de transcription... - ''on ne se lance pas à traverser la Manche à la nage sans avoir appris à nager d'abord'' {{clin}} [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 juin 2025 à 08:08 (UTC) :: Bonjour :)<br>Merci beaucoup pour ton accueil chaleureux et ton retour très détaillé — c’est exactement ce dont on avait besoin pour mieux comprendre les enjeux d’un tel projet sur Wikisource ! :: Effectivement, je n’ai encore jamais contribué directement sur Wikisource, mais je suis en train d’apprendre, et je vais bientôt commencer à m’y mettre sérieusement. :: Concernant le journal : il paraît depuis 1881, tous les 5 jours. Nous avons accès à 2909 numéros, ce qui représente environ 11 400 pages, dont une page de publicité par numéro. L’équipe est composée de 3 à 4 personnes, et nous prévoyons de travailler dessus sur une période de 6 mois à un an. Bien sûr, on reste ouverts à ajuster le rythme ou le format si besoin. :: Tout ce que tu as soulevé — la complexité, le volume, la lisibilité, l'intérêt réel pour les lecteurs — ce sont des points qu’on a effectivement déjà discutés en interne. C’est aussi pour ça que je suis venu chercher des retours d’expérience : pour éviter de partir tête baissée dans un projet irréaliste. :: Si je comprends bien ton conseil, il serait plus pertinent de ne pas viser l'intégralité du journal dès le départ, mais plutôt de se concentrer sur des articles vraiment intéressants, éventuellement en les catégorisant par auteur ou par thème. Cela ferait sens, et permettrait de rester fidèle à l’objectif principal de Wikisource : mettre en valeur des textes significatifs. :: Donc merci encore pour tes remarques franches, ça nous aide beaucoup à cadrer notre démarche. Si toi ou d’autres avez des exemples de bonnes pratiques, ou des retours sur ce qui a fonctionné ou non dans d’autres projets similaires, on est preneurs ! [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 08:30 (UTC) ::{{ping|Reda Kerbouche}} 1881 ou 1981 ?, dans le premier cas, c’est possible, dans le second, ce n’est pas possible (violation des droits d’auteur). --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 12 juin 2025 à 10:33 (UTC) ::: Il s'agit de 1881, et non de 1981 — c'était une erreur de ma part. J'ai corrigé. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 10:37 (UTC) == Téléchargement en doublon == Bonjour, Apparemment, une même édition a été téléchargée deux fois : * [[Livre:Andersen - Souliers rouges, et autres contes, trad. Grégoire et Moland, 1880.djvu]] * [[Livre:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu]] Que faut-il faire {{clin}} ? [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 24 juin 2025 à 11:28 (UTC) {{ping|Habertix}} Je m’en occupe, on va conserver le deuxième dont un texte est déjà transcrit --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:34 (UTC) {{ping|Habertix}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:42 (UTC) == Importer un livre déjà en PDF sur Commons ? == Bonjour, J'essaie de me (re)mettre à Wikisource, et j'ai tout oublié de ma première expérience il y a une dizaine d'années. Je voudrais éditer ce livre bilingue : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Indicazione_antiquaria_del_Pontificio_Museo_Pio-Clementino_in_Vaticano_(IA_indicazioneantiq00mass).pdf Il se trouve qu'il est déjà en PDF, mais pas en djvu... Comment puis-je le créer sur Wikisource ? J'en ai profité pour lui créer une entité Wikidata mais je ne suis pas bien sûre de la façon de tout lier https://www.wikidata.org/wiki/Q135196431 Toute aide est la bienvenue ! Merci d'avance [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 09:43 (UTC) :Bonjour, :Si le format djvu est préféré pour certains usages, le pdf est loin d'être interdit sur Wikisource. On peut donc créer l'index du livre à partir du fichier existant, ce que je viens de faire, vous le [[Livre:Indicazione antiquaria del Pontificio Museo Pio-Clementino in Vaticano (IA indicazioneantiq00mass).pdf|trouverez ici]]. Je l'ai relié à l'entité WD que vous avez créée. Pour le texte, si vous ne comptez pas publier la version italienne sur it.ws, vous pouvez vous contenter de transcrire la colonne en français de chaque page ; pas la peine de conserver l'italique, qui n'a pas grand sens dans une version monolingue. Je constate en ouvrant une page au hasard que l'OCR existant est très mauvais ; vous pouvez vous aider du bouton de transcription en haut à droite, en choisissant l'OCR de Google, pour récupérer une meilleure version brute comme base de travail. Si vous avez d'autres questions à divers stades du travail, n'hésitez pas à me solliciter, je me ferai un plaisir de vous aider autant que je pourrai. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 juillet 2025 à 12:46 (UTC) ::Merci beaucoup pour votre aide ! Je vais m'y mettre sans tarder ! [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 12:49 (UTC) :::Bonsoir {{Notif|Peccadille}}, Quand vous devrez mettre en colonne, voici un exemple d’un modèle bilingue d’un texte : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/110]]. Bonnes contributions ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC) == Lien dans une table des nouvelles == Bonjour, Comment est construite la table des nouvelles de [[Livre:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu]] (moitié droite de l'écran) ? Pour L'ANGE, le numéro 215 est cliquable et emmène à la première page de la nouvelle ; pour LE VIEUX FERME-L’OEIL, le numéro 219 est le bon numéro de page, il est cliquable mais il mène à la page 217. De même "LE SANGLIER DE BRONZE . . . 239" mène à la page 237. Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:27 (UTC) :C'est peut-être lié à [[#Téléchargement en doublon]] plus haut sur ce forum. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:31 (UTC) ::Il y avait une erreur dans les paramètres qui font le lien entre le numéro de page dans l'ouvrage et le numéro de page dans le fac-similé. Normalement j'ai corrigé. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2025 à 17:43 (UTC) :::Merci et j’ai compris que cette table n’était pas magique mais qu’elle était présente dans l’original. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) == Cas des traductions multiples. == Bonjour, Sur [[Auteur:Hans_Christian_Andersen]], comment peut-on faire apparaître que Wikisource propose plusieurs traductions d'un même conte ? Et parfois avec de titres français différents ? Cas à traiter (qui montre qu'un elfe peut donc être petit et vieux {{rire}}) : * [[Contes d’Andersen/Une semaine du petit elfe Ferme-l’Œil]] * [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/239 LE VIEUX FERME L'OEIL] Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:51 (UTC) :Bonsoir {{Notif|Habertix}} :Pour un texte d’une même langue, il faut créer une page similaire à ce que sont les pages d’homonymie de Wikipédia : exemple : [[L’Albatros]]. Wikisource repère que c’est une liste d’éditions. Quand on clique sur n’importe laquelle des éditions, une annonce se retrouve pour introduire l’édition : "Pour les autres éditions de ce texte, voir L'Albatros." :Pour donner à cette page du contenu, il faut la lier à un élément Wikidata à créer ([[d:Q3201688]], pour notre exemple), et créer des éléments Wikidata pour chaque version, édition ou traduction, sur ce modèle : [[d:Q135233361]]. :Il y avait une autre méthode que je ne retrouve plus, mais celle-ci est la plus courante. Bonnes contributions à vous ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC) ::Bonsoir, ::Pour le cas spécifique des traductions, j'ajouterai à ces bons conseils l'exemple de [[Robinson Crusoé (Defoe)|Robinson Crusoé]], avec le modèle {{m|traductions}}, plus précis que {{m|éditions}}. Le choix du titre à retenir pour cette page d'homonymie quand les choix des traducteurs divergent est une question qui me tarabuste aussi depuis quelques jours, j'ai à la résoudre pour certaines nouvelles de Gogol et je ne me suis pas encore décidé. Il convient sans doute de privilégier le titre le plus courant (quand plusieurs traducteurs convergent), le plus populaire (une traduction est elle plus populaire que d'autres, donc le titre plus connu parmi les lecteurs ?) ou simplement celui de la première traduction publiée en français (mais qui est parfois loin d'être la meilleure...). Peut-être {{ping|Acélan}} qui publie sur WS pas mal de littérature traduite pourrait-il nous conseiller ? [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 9 juillet 2025 à 23:23 (UTC) :::Bonjour @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]], :::Je ne me rappelle pas avoir eu à trancher des cas complexes, mais j'aurais tendance à adopter le [[w:Principe de moindre surprise|principe de moindre surprise]], c'est-à-dire à retenir, pour la page utilisant le modèle {{m|traductions}} que préconise justement @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], le titre le plus familier au lecteur contemporain. Mais quand il s'agit de contes ou de nouvelles pas forcément connus, c'est assez difficile à trancher. Dans ce cas, je crois que je me référerais au titre original : ici, ''Ole Lukøje'' (non, je ne parle pas danois, j'ai mis un peu de temps à trouver), donc plutôt ''Le Vieux Ferme-l’Œil''. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 10 juillet 2025 à 07:00 (UTC) ::::Bonjour {{Notif|Susuman77}} ::::Heureusement que tu es là, la réponse s’en trouve peaufinée. Ce que je ne retrouvais plus étais sans doute {{m|traductions}}. Et avec le regard d’Acélan sur le titre à retenir, Habertix va désormais y trouver son compte. --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 10 juillet 2025 à 07:02 (UTC) == Cas d'un conte absent de la Table du FS == Bonjour, Que peut-on faire quand un conte est absent de la Table du FS ? Je l'ai ajouté en tant que coquille, voir [[Spécial:Diff/15228409]]. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 21:18 (UTC) :Bonsoir ! J'aurais fait exactement la même chose, ne vous inquiétez pas, c'est assez fréquent, notamment pour des éditions assez anciennes, que les éditeurs négligent la table des matières et que celle-ci se retrouve avec des coquilles plus abondantes que le corps du texte, voire des divisions manquantes, comme c'est le cas ici. Encore plus fréquent est le cas où l'éditeur néglige de faire figurer dans la TDM une introduction ou un avant-propos bien distincts du corps du texte. Le mieux dans ce cas est de corriger la table, comme on se permet de la créer quand elle manque tout à fait, soit avec le modèle {{m|corr}}, comme vous l'avez fait, soit avec des balises includeonly. Aucun souci donc ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 22:45 (UTC) ::Je fais pareil pour les numéros de page incorrects ? ::Comme pour le dernier conte de [[Page:Andersen_-_Nouveaux_Contes,_trad._Soldi.djvu/306]] qui est mentionné en page 292 (numéro de page pair) qui est une page vide et que le conte commence bien-sûr en page impaire. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 23:04 (UTC). :::Oui, j’avais oublié, c’est aussi une erreur très fréquente, {{m|corr}} est tout à fait adapté dans ce cas aussi, en mettant {{m|pli}} à l’intérieur pour la valeur correcte seulement. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 23:19 (UTC) J’ai corrigé les coquilles de numérotation. J’ai des questions sur des détails, dont je ne sais si c’est l’orthographe de l’époque ou des coquilles. * Que faire de "toute le monde" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/58|sur cette page]]), de "geôlier" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/59|ici]]), de "poëte" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/52|ici]]) ? Correction silencieuse ou comme coquille ? * [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/544|Dans cette page]], il y a un animal fabuleux écrit "basilique". Faut-il corriger en "basilic" ? Silencieusement ou comme coquille ? * [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/539|Ici]], il y a un "sopha". Faut-il corriger en "sofa" ? * Et enfin [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/256|ici]], est-ce qu’on ajoute un deuxième r à "charette" ? [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 19 juillet 2025 à 21:17 (UTC). :Bonsoir ! Le mieux est de toujours rester prudent dans son approche des corrections. Ce n'est qu'avec l'expérience qu'on peut prendre la confiance et, parfois, se dispenser du modèle {{m|corr}} ; si vous apprenez encore, mieux vaut ne pas procéder à des corrections silencieuses qui pourraient s'avérer erronées et être plus difficile à débusquer à la relecture suivante. :Le choix éditorial "par défaut" sur WS étant la correction des coquilles "au sens de l'époque de l'édition", il convient de rechercher quelle(s) graphie(s) étaient admises ou non à l'époque, en l'occurrence 1882. En préambule, allez voir [[w:Réforme de l'orthographe française de 1878]], vous y trouverez les principales différences orthographiques entre les éditions du {{s|xix}} et la pratique actuelle. ''Poëte'' est l'une des orthographes qui a changé alors. En 1882, peu de temps a passé, c'est normal de trouver des orthographes pré-réforme, ça peut aussi témoigner d'un certain archaïsme ou conservatisme de l'éditeur ; si vous décidez de le corriger, l'important est de le faire à chaque occurrence du mot, histoire d'être cohérent. :Pour "toute le monde", coquille, donc {{m|corr}}. :Pour les autres cas que vous citez, il faut aller chercher dans des dictionnaires, et aussi admettre que, surtout pour des mots rares ou fantastiques comme basilic, les auteurs (et traducteurs !) peuvent se permettre un peu de fantaisie qu'il serait dommage de censurer au profit de l'orthographe la plus courante aujourd'hui. Je ne corrigerais donc pas ''basilique'', d'autant que vu le contexte et l'emploi du masculin on ne peut pas à la lecture le confondre avec l'église. :Les dictionnaires qui vous serviront le plus pour ces vérifications sont [https://www.littre.org le Littré], [https://www.dictionnaire-academie.fr/ les dictionnaires de l'Académie française] (surtout l'édition de 1878 pour ce qui vous concerne), mais le plus précieux est [https://www.cnrtl.fr/definition/ le TLF] (Trésor de la Langue française), qui recense énormément de variantes attestées au fil des siècles : cherchez le mot dans son orthographe courante, et ensuite la graphie douteuse dans la page obtenue : ainsi vous verrez que [https://www.cnrtl.fr/definition/sofa sopha] était une variante courante de ''sofa'', qu'il ne faut donc pas corriger ; [https://www.cnrtl.fr/definition/ge%C3%B4lier geôlier] semble par contre toujours écrit avec un accent, et [https://www.cnrtl.fr/definition/charrette charrette] avec deux ''r'', donc on corrige (avec {{m|corr}} toujours). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2025 à 21:52 (UTC) ::Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 20 juillet 2025 à 16:04 (UTC) == Italiques et césure de fin de page == Bonjour, Comment faut-il coder ''Fantaisies sur la vie domes- tique'' à la fin de [[Page:Andersen - Livre d images - Minssen.djvu/66|cette page]] pour respecter les italiques et la césure ? Par ailleurs, {{m|tiret}} [[WS:Scriptorium/Septembre_2018#Words_hyphenated_across_pages_in_Wikisource_are_now_joined_(simplification_de_la_césure_de_fin_de_page)|ne semble plus indispensable depuis septembre 2018]]. Est-ce que vous l'utilisez encore ? Faut-il simplifier [[Aide:Éditer un texte dans l’espace « Page »#Césure]] ? -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 16 août 2025 à 12:14 (UTC) :Bonjour, :En effet, {{m|tiret}} n'est plus requis dans la plupart des cas ; la présence d'italiques est l'une des exceptions à cette simplification. Dans ce cas, la méthode indiquée dans la page d'aide que vous citez est la bonne ; en l'occurrence, sur la première page, codez ainsi : <nowiki>''Fantaisies sur la vie'' {{tiret|''domes''|tique}}</nowiki>, sur la seconde <nowiki>''{{tiret2|domes|tique}}''</nowiki>. Dans tous les cas, ce qui est transclus dans l'espace principal est le contenu de {{m|tiret2}}, c'est donc à celui-là qu'il importe d'être le plus attentif (cela impose aussi d'inclure dans les modèles les articles ou pronoms élidés qui précèdent le mot coupé, faute de quoi une espace apparaît à la transclusion après l'apostrophe). Les trois autres exceptions (peut-être en oublie-je encore) imposant l'emploi des modèles sont {{1o}} un mot composé où le tiret doit être conservé, auquel cas on code <nowiki>{{tiret|peut|-être}}</nowiki> et <nowiki>{{tiret2|peut-|être}}</nowiki> ; {{2o}} la présence de notes se suivant sur plusieurs pages avec une balise <nowiki><ref follow></nowiki> en fin de page après le tiret ; {{3o}} un sectionnement de l'une et/ou l'autre des deux pages concernées. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 16 août 2025 à 17:02 (UTC) ::{{Notif|Susuman77}} J'ai bien vu [[Spécial:diff/15275133|votre annulation]] et vous avez raison, ma proposition {{m|tiret|peut- | être}} fait apparaître deux tirets en mode page. Mais l'aide de {{m|tiret}} explique "Les modèles tiret et tiret2 doivent comporter exactement les mêmes lettres, dans les mêmes paramètres". <u>C'est une erreur, non ?</u> ::D'autre part (c'est un avis personnel), je trouve ce double tiret plutôt utile car en relecture en mode page, il permet de savoir que le tiret va être conservé ([[Page:Blaud_-_Histoire_du_dacus_de_l'olivier.djvu/49|comme j'ai fait ici]]). ::-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 1 septembre 2025 à 19:37 (UTC) :::Je ne saurais parler pour le créateur du modèle, mais cette phrase de la documentation me semble inexacte, ou en tout cas ne pas s'appliquer au cas particulier des mots composés, qui est détaillé dans la section "Exemples" plus bas. J'ai de toute façon l'impression que la transclusion se fait à partir du seul contenu de {{m|tiret2}}, le débat sur l'emplacement du tiret dans {{m|tiret}} est donc d'importance toute relative, et si procéder de la sorte vous aide dans la relecture, allez-y, puisque cela n'a aucune incidence dans l'espace principal. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 1 septembre 2025 à 21:13 (UTC) == Partitions musicales sur Wikisource == Je viens de découvrir et admirer les partitions des chants du Barzaz Breiz, par exemple [[Page:Barzaz Breiz, huitième édition.djvu/642|DIOUGAN GWENC’HLAN]]; Avec quel outil cela est-il fabriqué ? Je vais avoir à importer des fragments de partition qui illustrent un texte de musicologie en projet. Suffit-il d'importer des images, ou y a-t-il mieux à faire ? [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 31 août 2025 à 12:40 (UTC) :Comme vous le pouvez voir en regardant [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Barzaz_Breiz,_huiti%C3%A8me_%C3%A9dition.djvu/642&action=edit le code source] de cette page, on peut créer des partitions directement dans le wikicode. La syntaxe est expliquée sur [[w:Aide:Partitions|Aide:Partitions]]. Si cela vous paraît trop compliqué, vous pouvez aussi importer l'image elle-même, mais une vraie partition qu'on peut en plus écouter, c'est sympa... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 septembre 2025 à 08:12 (UTC) ::Remerciements pour les explications et encouragement. Je vais essayer. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 1 septembre 2025 à 09:40 (UTC) Exemple : <score sound="1"> \relative c' { e16-.->a(b gis)a-.->c(d b)c-.->e(f dis)e-.->a(b a) gis(b e)e,(gis b)b,(e gis)gis,(b e)e,(gis? b e) } </score> == pourquoi je ne vois pas ma transcription correctement == bonjour, j'ai retranscrit le livre avec modification mais rien n'est pris en compte lorsque je regarde elle ne se voient pas. [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 2 septembre 2025 à 10:04 (UTC) :Bonjour {{ping|Fabkervi}} et bienvenue sur Wikisource, :Je ne sais pas répondre à votre question mais je crois que vous avez commencé un travail qui ne peut pas être conservé ici. :Wikisource n'accepte que les textes sous licence libre, c'est-à-dire, grossièrement, les ouvrages publiés sous [[:wikipedia:Licence libre|licence libre]] et les ouvrages dont les auteurs sont morts depuis plus de 70 ans. :Si j'ai bien compris vous travaillez sur {{gallica|bd6t510067273}}, un ouvrage publié il y a seulement une quarantaine d'années (1984) et qui n'est pas la reproduction d'un ouvrage plus ancien. Certes il est disponible sur Gallica et, selon sa fiche BnF {{BNF|365929764}}, il s'agit d'un auteur institutionnel (France. Ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Direction des archives) mais je crois que cela ne suffit par pour considérer que cet ouvrage est sous licence libre ; surtout qu'il mentionne nominativement les collaborateurs ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t510067273/f21.item page 5]). :D'autres bénévoles vont voir votre message et ils ne confirmeront peut-être pas mes craintes. :Cordialement. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 3 septembre 2025 à 19:53 (UTC) ::Oui, je crains que l'analyse de @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] soit juste et que l'ouvrage soit impossible à conserver sur WS. Si je me souviens bien (et gardant à l'esprit que ceci n'est nullement un avis légal), le fait qu'un texte soit publié par un acteur institutionnel ne retire nullement à son auteur ses droits, contrairement à ce qui peut se passer aux États-Unis par exemple. En l'espèce, l'ouvrage présent sur Gallica (où il est simplement marqué ''consultable en ligne'' et non ''domaine public'') n'a certes pas de mention de copyright, mais les auteurs/contributeurs sont listés, comme l'a relevé Habertix, et certaines parties de l'ouvrage sont même attribuées clairement à l'une d'entre eux. Dès lors, l'ouvrage pouvant être analysé comme une œuvre collective, il est protégé en droit français pour 70 ans après sa publication, donc jusqu'en 2054 ; les parties nommément attribuées à Mme Paulette Enjalran (1915-2004) pourraient même l'être au-delà, jusque 70 ans après son décès, donc 2074. Je ne puis donc que vous dissuader de consacrer plus d'efforts à un projet qui ne saurait prospérer ici... Si les archives diplomatiques vous intéressent, il y en a de nombreuses, plus anciennes et donc libres de droits, qui attendent encore d'être transcrites ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 septembre 2025 à 20:51 (UTC) :::Merci pour votre réponse. J'ai trouvé la solution :D, j'ai tout effacé et recommencé merci à copilote :D [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 4 septembre 2025 à 09:53 (UTC) ::::Il n'y a pas de solution qui tienne puisque l'ouvrage est sous droits d'auteur. Je continue sur votre page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 septembre 2025 à 10:06 (UTC) == Modèle pour Mufi == Bonjour! À en.WS, il y a [https://en.wikisource.org/wiki/Template:Mufi Template:Mufi], qui me permet à incorporer des conventions orthographiques de manuscrits médièvals. Y a-t-il quelque chose d'équivalent içi à fr.WS? Si non, pourrait-on l'importer? Merci! [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 15 novembre 2025 à 17:32 (UTC) :Voilà qui est intéressant. Ca permettrait de faire des <span style="font-style:Junicode">&#8580;&#405;&#335;&#7836;es</span> bien curieuses, et même ceci<span style="font-style:Junicode">&#8313;</span> dont on parlait récemment sur le [[WS:S|Scriptorium]]. Il serait très facile d'intégrer ce modèle. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 novembre 2025 à 21:22 (UTC) ::Super! Y a-t-il un endroit pour demander l'import? Ou, ça suffit de le créer moi-même? Je préfère le laisser aux experts car j'aurais peur de casser quelque chose. [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 00:31 (UTC) :::Voilà qui est fait : {{m|Mufi}}. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 novembre 2025 à 03:15 (UTC) ::::Merci :) [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 03:56 (UTC) == Guillemets dans le paragraphe suivant d’une réplique poursuivie par le même personnage == Bonjour, est-ce que dans une page de livre comme [[Page:Zola - Madame Sourdis, 1929.djvu/60|celle-ci]] faudrait-il mettre des guillemets dans le paragraphe du second dialogue (edit : une réplique) qui suit le dialogue précédent du même personnage, ou les remplacer par un tiret cadratin au début du second ? Je n’ai pas clairement compris le [[Aide:Guide typographique|guide typographique]] dans les sections « Guillemets » et « Tirets et trait d’union ». Merci d’avance pour vos réponses. --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 18:58 (UTC) :Bonjour, oui, quand les dialogues sont marqués par des tirets seuls, et qu'une même réplique se poursuit sur plusieurs paragraphes, on emploie généralement des guillemets ouvrants à chaque paragraphe d'une même réplique. (L'usage existe encore dans les ouvrages actuels.) :Vous pouvez donc rétablir la ponctuation du fac-similé dans votre transcription. :Bonne suite de lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 novembre 2025 à 20:00 (UTC) :@[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] Le tiret serait adapté si un nouveau personnage prenait la parole ; si c'est le même, les guillemets vont bien. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 novembre 2025 à 20:03 (UTC) ::Merci ! --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 20:12 (UTC) == Les documents qu'on peut mettre sur Wikisource == Bonjour à tous ! Je suis KONATEYaya, wikimédien burkinabè. Actuellement, nous sommes en train de mener la campagne Wiki For Human Rights et j'aimerais mettre certains documents sur Wikisource. Voici les documents : 1. Loi N°039-2017/AN du 25 juin 2017 portant protection des defenseurs des droits humais au Burikina Faso Auteur : Assemblée nationale du Burkina Faso 2017 2. Stratégie nationale de l'état civil au Burkina Faso Auteur : Ministère de l'administration territoriale, de la decentralisation et de la sécurite 2012 3. Rapport sur l'état des droits des personnes agées au Burkina Faso Auteur : Ministère de la justice et de la promotion des droits humains sept.-11 4. Les droits de l'enfant Auteur : issa Touré 2009, ISBN 9782844873903 5. Rapport synthèse des études de cas recurrents de violations des droits humains dans les 12 régions du Burkina Faso Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique 2016 6. Feuille de route de prévention, de retrait et de réinsertion des enfants issus des sites d'orpallaige et des carrières artisanales (2015-2019) Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique août-15 7. Droits humains au Burkina Faso, Rapport 2010 Auteur : Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP) 2010, ISBN : 978-2-914707-58-10 8. Unité pédagogique sur l'éducation aux droits humains pour la formation initiale des enseignants du primaire Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique nov.-15 9. Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (ONAPREGECC) Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique 2015 10. Manuel sur l'approche basée sur les droits humains Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique déc.-15 11. Guide pour le traitement et le suivi desd cas de violation et d'atteinte aux droits humains Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique juil.-15 12. Politique nationale genre Auteur : Premier ministère juil.-09 Pouvons-nous mettre ces documents sur Wikisource ? [[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] ([[Discussion utilisateur:KONATEYaya226|d]]) 23 décembre 2025 à 12:38 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] ! :Malheureusement, cela paraît impossible pour des raisons légales. En effet, la [https://www.wipo.int/wipolex/fr/legislation/details/19510 loi du Burkina Faso] relative à la propriété littéraire et artistique ne prévoit pas d'exceptions au droit d'auteur pour les publications officielles et gouvernementales : l'Etat et l'auteur, s'il est identifié, conservent leurs droits patrimoniaux ; ces droits courent jusque 70 ans après le décès de l'auteur ou après la publication s'il s'agit d'une œuvre anonyme ou collective. Ces règles sont similaires à celles qui s'appliquent dans la plupart des pays. Comme Wikisource ne peut publier que des textes appartenant au domaine public dans leur pays d'origine ou placés par leurs auteurs sous une licence libre, nous ne pourrons pas publier ces documents. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 décembre 2025 à 15:04 (UTC) == problème avec <page index/> == Pourquoi [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué|cette page]] n'affiche pas le contenu de la page de l'indexe quand [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1|celle-ci]] le fait bien, trop lourd ?. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 12:58 (UTC) :@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] J'ai modifié la syntaxe de transclusion, ça passe bien. Pour information, quand la page d'index affiche le sommaire, il faut indiquer, dans la page de transclusion, index=Sommaire, sans indiquer de page. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:02 (UTC) ::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Bien essayé mais c'était pas l'idée : une table des matières non incluse dans l'ouvrage initial pour chaque volume et une table des matières (pas plus présent dans l'ouvrage papier) général pour la collection, c'est ce que j'essayé de mettre en place (sûrement pas de la bonne manière) en liant la page 600 de l'index. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 13:29 (UTC) :::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] OK, je n'avais pas compris ça. La syntaxe n'est pas top mais le problème n'est pas là, en effet. La page est effectivement trop lourde pour s'afficher. Je n'ai pas de solution : soit faire simplement un lien vers chaque volume, soit essayer d'alléger la page. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], qui vient de faire une proposition pour alléger les modèles de sommaire, aurait peut-être la solution ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:48 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] j'avais une solution mais elle nécessite trop de modèles, la page ne pouvait pas tous les afficher, si tu as des conseils sur la synthaxe/apparence que devrait avoir la page, je suis prenant, je n'ai pas vraiment d'exemple, un cas similaire me suffirait, à copier j'entends. Si vous trouvez la solution concernant les sommaires, recontactez moi. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 14:43 (UTC) ::::::{{ping|Saumache|Acélan}} L’espace principal de Wikisource n’a pas été construit pour regrouper plusieurs sommaires mais plutôt pour reproduire un livre dans l’état où il se trouve afin de le rendre exportable en format ebook. Il suffit alors d’appuyer sur le bouton télécharger. Il faut savoir que tous les liens contenus dans le sommaire vont mener à la production d’un chapitre dont le contenu sera celui de la page cible. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de limiter les liens à des pages de l’espace principal qui seront accessibles dans une liseuse. Quand on regroupe plusieurs œuvres d’un même auteur non seulement on finit par dépasser la taille qui nous est allouée mais on fragilise l’outil de téléchargement. Voilà le donc le contexte à considérer et les contraintes à respecter. :::::: Maintenant comment procéder pour confectionner un sommaire général qui s’affichera au complet comme vous le souhaitiez au départ ? ::::::#D’abord s’assurer que la page ne sera pas exportable en englobant sont contenu dans un div avec class="ws-noexport" et aussi ajouter <nowiki>__DISAMBIG__</nowiki> en début de page pour éviter l’apparition du bouton Télécharger. Vous pourrez alors vous permettre quelques fantaisies sans compromettre la survie de ws-export. ::::::#Pour éviter de dépasser la limite de la taille d’inclusion des modèles vous pourriez aussi remplacer tous vos appels au modèle table par {{m|Table/css/prototype}} ::::::TOUTEFOIS : Je considère que ce que vous avez fait offrira un bien meilleur service car il permet plus rapidement d’accéder au contenu de chaque volume. Il vous suffirait de bloquer le téléchargement de la page [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué]] qui devra se faire un volume à la fois dans l’état actuel de l’outil d’exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 18:34 (UTC) :::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] :::::::Merci pour cette réponse ! J'ai bien fait en sorte que le sommaire ne soit téléchargeable, et ai fait de même pour chaque volume. Reste que je trouve maintenant bien complexe au premier coup d'oeuil de tomber sur les différents textes entiers à télécharger (je viens de Wiktionary et n'avais pas la référentiel liseuse, ayant surtout en tête d'avoir des textes bien compartimentés et citables, mes excuses), il y a peut-être moyen de les rendre plus visibles, à vous de me dire (et si tout va en fait bien). :::::::Questions à part: :::::::* Comment peut-on relier différents volumes (sommaires) dans les headers? je n'ai réussi que pour les textes entiers. :::::::* Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches, donnant lieu à un rendu parfois assez ridicule, à mon goût, voir le début [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1/Texte entier|ici]]. :::::::* De même parfois un espace se trouve entre deux pages que je voudrais jointes par le bas de l'une et le haut de l'autre, voir [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 4/Table|ici]] entre page 2 et 3. :::::::[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 19:24 (UTC) ::::::::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] Voici quelques précisions : ::::::::#Les seules pages qu’on doit rendre non exportables sont celles qui impliquent un travail trop lourd pour l’outil. On ne peut pas exporter les 14 volumes dans une seule opération et, comme ces volumes sont présents sur une page, on désactive le bouton sur cette page mais on doit pouvoir télécharger chacun des volumes séparément. C’est la mission première de l’espace principal. Merci de les réactiver sur la page de chaque volume. ::::::::#comment relier les volumes. Réponse : On ne peut pas le faire par le header quand header=sommaire. Vous pourriez ajouter au haut de la première page de chaque volume un lien vers tous les volumes. Comme ceci : <nowiki><includeonly><div class="ws-noexport">{{c|[[../Volume 1|Volume 1]] — [[../Volume 2|Volume 2]] — etc}} </div></includeonly></nowiki>. '''À placer dans la la section Épigraphe de la page index.''' ::::::::#Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches : à vous de prévoir un espacement minimal mais pas trop car il s’ajoutera à la page exportée et en pdf des marges sont déjà prévues. N-B Votre page de titre ne logera pas dans une page pdf A5. Mais quelqu’un pourra l’ajuster quand ws-export aura été ressuscité ::::::::#c’est corrigé margin:10% appliquait une marge en haut, à gauche, … Il fallait utiliser margin-left: ::::::::--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:39 (UTC) :::::::::Les pages volumes ne faisant pas partie de l'ouvrage papier original et ne faisant office que de sommaires pour y tenir les liens vers sections et lettres, je pensais que ça n'aurait pas d'intêret pour un lecteur ailleurs que sur wikisource, je les ai d'ailleurs biens sûr exclus des textes entiers. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 20:49 (UTC) ::::::::::{{ping|Saumache}}Non ces pages sont essentielles pour pouvoir exporter chaque volume avec un découpage par chapitre ce que texte entier ne permet pas. Dans cette transcription j’ai noté aussi un problème de raccordement entre les pages disposées sur 2 colonnes. J’avais déjà proposé une [[Quelques considérations sur la cautérisation actuelle#17|solution]] sur ce [[Wikisource:Questions_techniques#Colonnes|forum]] si ça peut aider.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:58 (UTC) :::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] OK c'est fait. Je ne comptais pas aller plus loin avec ce projet, j'ai régularisé tout ce que je pouvais régulariser, je reviendrai refaire une ou deux pages quand je citerai depuis le Wiktionary et mettrai main à la pâte si quelqu'un décide d'y remettre l'anarchie, autrement je laisse tout ça à d'autres. Je met le lien du forum [[Discussion Livre:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu|ici]] au cas où quelqu'un tombe dessus. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 21:08 (UTC) == Remplacement d'un FS par un autre de meilleure qualité == J'ai entrepris l'édition de [[Lettres juives (éd. Paupie 1754)]], huit volumes. Les trois premiers volumes avaient été créés en 2007 et associés à un FS en 2017. J'ai entrepris le tome 4, mais le FS est de mauvaise qualité et l'OCR à la limite de l'inutilisable. J'ai trouvé un exemplaire d'excellente qualité sur Gallica, j'ai créé le .DJVU et je l'ai ajusté au découpage existant. Mais impossible de le mettre en ligne. Commons refuse le téléversement d'une nouvelle version parce que je n'ai pas créé le fichier. Je ne peux pas demander l'aide de celui qui l'a créé (Phe), il n'a plus contribué depuis 2016. Je n'ai pas pu le téléverser sur Wikisource parce qu'il existe déjà. L'idée de créer un autre fichier avec un nom un peu différent ne me parait pas satisfaisante. Je copie la couche texte du .DJVU page par page pour la coller à la place de l'OCR défectueux mais c'est désagréable et je suis privé des automatismes. Y a-t-il un moyen de téléverser le "bon" FS sur Commons ? Fichier : [[:File:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]]. Le fichier .DJVU a un volume de 43 Mo. Il peut être téléchargé à l'adresse https://www.swisstransfer.com/d/ad505c2b-98db-43a5-999f-669091f49d2d . --[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 10 janvier 2026 à 19:49 (UTC) :{{bonjour|Narilora}}Il faut sans doute être membre du groupe utilisateurs-autoconfirmés sur Commons. Je pense que cela se fait automatiquement après un certain nombre de téléversement. Voir dans vos préférences. J’ai téléversé le fichier. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 janvier 2026 à 03:26 (UTC) ::Très efficace. Remerciements. Le wiki est donc une méritocratie. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 11 janvier 2026 à 10:04 (UTC) == cas particulier de <page index> == [[Lettre de Sévigné 687]] me pose un problème bien piquant, je dois sauter la section ## 688 ## de la page 435 (441) tout en affichant la fin de note de la lettre 687 qui apparaît en page 436 (442). Quelqu'un peut m'aiguiller ? Le même soucis de devoir sauter la note de la lettre précédente pour [[Lettre de Sévigné 688]] s'impose donc. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 21:17 (UTC) :Ah ! Mais oui vous venez de découvrir une petite faille dans prp. On peut la signaler mais qui sait quand ce sera corrigé. Je vous ai suggéré une façon de la contourner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 janvier 2026 à 22:07 (UTC) ::Aïe on a dû intervenir en même temps, j'espère dans le même sens ;-) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 janvier 2026 à 22:11 (UTC) :::Ingénieux ! Merci pour vôtre aide. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 23:28 (UTC) == Cadre et texte à l'envers == Bonjour, j'ai des soucis de mise en page pour ce texte de [[Claude Cahun]] et en particulier ces 2 pages : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/5 https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/38 - Est-il possible de modifier l'épaisseur du cadre du modèle "Encadré", est-il possible de modifier la largeur du cadre, en % de la page par exemple? (j'imagine que c'est gérable en utilisant un tableau avec une seule cellule, mais j’espérais une solution plus directe. - Comment afficher le texte tête en bas? [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 23 février 2026 à 11:56 (UTC) :@[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] Pour mettre le texte à l'envers, il y a le modèle {{m|rotation}}. Pour l'encadré, il faudrait modifier le modèle, mais ce n'est pas dans mes compétences. Peut-être {{ping|Denis Gagne52}} aurait-il une piste ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 12:42 (UTC) ::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] @[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]], Comme il fallait apporter plusieurs ajustements à l’encadré (largeur, épaisseur du cadre, centrage sur la page) en plus de la rotation du texte et de la diminution de l’interlignage, j’ai tout regroupé dans une seule commande. Je ne crois pas que ce résultat soit atteignable uniquement avec les modèles disponibles sur Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:45 (UTC) :::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci pour la solution. Si le modèle n'est pas vraiment améliorable, tant pis, je ferai à nouveau appel à tes services {{clin}} [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 21:25 (UTC) ::::Mais tout est améliorable ! Bientôt tu n’auras plus d’occasion pour faire appel à mes services. {{sourire}}. N’hésitez pas à reprendre les deux pages avec {{m|Encadré/début}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 24 février 2026 à 00:46 (UTC) :::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : merci à tous les 2 pour votre aide [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 24 février 2026 à 17:02 (UTC) == Où est le clavier du grec ancien? == Bonjour, J'ai besoin de taper un mot en grec ancien dans une page d'Aulu-Gelle. Vous pourriez m'indiquer où on trouve ce clavier? Merci d'avance! [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 31 mars 2026 à 08:24 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]], Vous pouvez le trouver tout en bas de la fenêtre d'édition, là où il y a un menu déroulant "Wiki et Wikisource" vous pouvez trouver aussi le grec ; il y a aussi tout en haut dans l'onglet "Caractères spéciaux" deux rubriques "Grec" et "Grec étendu" (avec les caractères accentués spécifiques au grec ancien), mais la séparation en deux rend peu pratique son emploi. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 31 mars 2026 à 09:14 (UTC) ::Bonjour et merci. ::J'ai trouvé, mais le clavier fourni ne correspond pas à mon clavier Azerty, du coup je ne trouve pas l'accès à l'accent aigu, dont j'ai besoin sur un alpha... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:14 (UTC) :En fait, j'ai trouvé en testant tout le clavier. L'accent aigu était sous le ; :Problème résolu pour cette page au moins... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:21 (UTC) == Traduction == Pour le poème Immortality de Clare Harner (en anglais: "Do not stand at my grave and weep..."), cité dans Wikisource et dans un article de la version anglaise de Wikipedia,je voudrais contribuer une traduction française que j'ai faite moi-même. Dites-moi comment faire. [[Utilisateur:Peterandreas 1972|Peterandreas 1972]] ([[Discussion utilisateur:Peterandreas 1972|d]]) 24 avril 2026 à 15:55 (UTC) ::Il faut que la traduction soit appuyée par un fac-similé. Voici un exemple : [[Livre:Teleny, or The Reverse of the Medal, t. I.djvu]]. Comme cette œuvre semble encore sous droit d’auteur, elle ne pourrait pas être déposée sur Commons ce qui explique pourquoi je ne l’ai pas trouvée non plus sur ws.en. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:42 (UTC) == Template rule == Bonjour. Je voudrais créer deux lignes sur toute la largeur de la page telles qu'elles apparaissent en dessous du titre du chapitre. – Cousturier_-_Des_inconnus_chez_moi,_1920.djvu/13 – J'ai trouvé le template rule : les deux lignes n'apparaissent pas ! Faut-il insérer ce style quelque part pour pouvoir l'utiliser ? Y-a-t-il un autre moyen pour créer ces deux lignes ? Merci [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 6 mai 2026 à 23:01 (UTC) ::Les templates de ws.en ont habituellement des équivalents ici mais sous un nom différent. On a {{m|SéparateurDeTexte}} qui peut faire ce que vous recherchez. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:18 (UTC) :::Merci. [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 8 mai 2026 à 21:06 (UTC) == La commande corr bugue dans MathForm1 == Bonjour, J'ai voulu corriger une coquille sur cette page : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64 Mais ma correction ne donne pas le résultat graphique souhaité à l'écran : https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64&diff=prev&oldid=15793319 Comment signaler ce bug, s'il vous plaît ? Ou si ce n'est pas un bug, comment faire la modification proprement ? Après révérification, la modification ci-dessus est erronée. On ne passe pas du nombre/type ordinal au nombre cardinal avec deux barres mais avec une seule. Donc en fait l'erreur à corriger n'est pas page 64, mais page 63 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63 https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63&diff=prev&oldid=15793378 Mais la correction faite en deuxième illustre exactement le même bug de la commande corr dans MathForm1. J'ai une autre correction de coquille avec un bug similaire: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15793461 J'ai essayé deux syntaxes possibles, mais aucune ne marche, et les deux donnent le même rendu visuel. <nowiki> {{nobr|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}}}} {{corr|{{nobr|ν<sub>0</sub>ω}}|{{nobr|ν<sub>0</sub>.ω}}}} </nowiki> D'avance merci, amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 16 mai 2026 à 17:01 (UTC) :@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Une modification a été apportée au modèle corr pour lui permettre de supporter ces expressions. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 21:16 (UTC) ::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci beaucoup pour cette correction rapide :). [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 17 mai 2026 à 05:25 (UTC) == Comment revalider une page ? == Bonjour, J'ai fait deux boulettes dans l'historique de cette page : https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&action=history On peut voir que j'avais passé la page en validée le 17, car j'avais vu que le bug d'affichage sur ma correction du 16 était corrigée. Mais j'ai vu que je n'avais pas fini de relire donc je l'ai annulée. Sauf que maintenant que j'ai fini de bien relire et que j'ai corrigé deux coquilles de plus, je ne peux plus mettre la page en "Validée", le cercle vert n'apparaît plus. Comment faire, s'il vous plaît ? D'ailleurs, j'ai corrigé les deux coquilles en plus sans me connecter, du coup c'est sur un compte anonyme. Je m'en suis aperçu juste après et dans le même onglet, je me suis connecté. Je pensais que cela remettrait automatiquement la contribution sur mon compte, mais cela n'a pas été le cas. Comment est-ce que je peux faire pour que ma contribution anonyme retourne sur mon compte, s'il vous plaît ? D'avance merci, amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 06:08 (UTC) :{{ping|SectionFinale}} [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15794539 Pour cette correction], vous n'étiez pas logué, donc vous ne pouvez pas marquer comme "corrigé" ou "validé". Oui, il faut qu'une autre personne valide les pages. :Et pour les formules de math, il vaudrait mieux utiliser LaTex. Example en cours de correction : [[Livre:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu]]. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:56 (UTC) ::@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Effectivement en ayant déjà validé une fois, vous ne pourrez pas répéter l’opération. ElioPrrl qui a corrigé toutes ces pages étudiait alors en mathématique à un niveau assez avancé. Je pense qu’il n’utilisait pas Latex car il avait réalisé que le résultat s’exportait mal avec ws-export. ::Si un point était nécessaire entre v<sub>0</sub> et w, il aurait sûrement appliquer la correction. En algèbre classique, ab, a.b et a x b ne sont-ils pas équivalents, pourquoi un point est-il nécessaire ici ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 11:55 (UTC) :::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Le point est nécessaire pour uniformiser. :::Il y est avant. :::Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est. :::Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les usages jusque là, le point y est aussi. :::Il est donc logique de le garder. :::J'ai un doctorat en informatique théorique, à la frontière avec les mathématiques discrètes. :::Dans mes articles récents, je prends l'habitude d'utiliser le symbole de multiplication systématiquement. :::Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple. :::Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place. [[Spécial:Contributions/&#126;2026-29838-34|&#126;2026-29838-34]] ([[Discussion utilisateur:&#126;2026-29838-34|discussion]]) 18 mai 2026 à 15:53 (UTC) ::::Pénible, j'ai répondu avec un compte temporaire. ::::Il faudrait vraiment qu'il y ait une action "Fusionner ce compte temporaire vers un compte existant". ::::Il me semblait qu'avant il y avait fusion automatique quand on se connectait dans la foulée de la modification. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 15:58 (UTC) :::::Pour éviter d’avoir à vous authentifier à chaque fois simplement cocher la case Garder ma session active sinon ce sera votre adresse IP qui sera utilisée. Uniformisation permet de justifier la correction. J’ai validé votre page. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 18:56 (UTC) ::::::Merci. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 12:56 (UTC) ::J'étais logué avant de chercher à valider, la bonne explication est celle de Denis. ::À tout hasard, est-ce que vous auriez un avis sur ma remarque sur la page de discussion, s'il vous plaît ? ::https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66 [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 18:23 (UTC) :::Je vous suggère de poursuivre en utilisant le modèle corr et, comme cette situation se répète, vous pourriez en traiter sur la page de discussion de l’index et ainsi éviter à devoir le justifier à chaque fois. Voici un exemple sur cette [[Discussion Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|page de discussion]] et [[Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|sur la page d’index]]. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 19:12 (UTC) 27df6uv4pbdtysbggmn545lste6kcp7 15797196 15797164 2026-05-19T13:20:51Z SectionFinale 157126 /* Comment revalider une page ? */ Réponse 15797196 wikitext text/x-wiki {{Wikisource:Forum des nouveaux/En-tête}} == erreurs de typographie == Bonjour,<br> j'ai lu dans le guide lexicographique qu'il fallait respecter le texte d'origine mais qu'on pouvait faire des corrections pour des erreurs évidentes. Sur cette page par exemple https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Les_%C5%93uvres_diverses_de_Mr_de_Cyrano_Bergerac_-_1654.pdf/8, que j'ai corrigée en respectant scrupuleusement l'originale, elle est difficilement lisible car les u sont des v et inversement (DVC au lieu de DUC, Liure au lieu de Livre), les j sont des i (ARPAION au lieu de ARPAJON), les s sont des ſ.<br> * Il est évident que le mot DVC n'a jamais existé (imprononçable d'ailleurs) en langue française quelle que soit l'époque, idem pour Liure ou pour le duc d'arpaion (quand il allait dans des soirées et qu'il était annoncé à son arrivée par un valet, j'imagine bien que ce dernier disait "le duc d'Arpajon"). J'ai donc très envie de corriger ces "coquilles".<br> * Par contre le ſ à la place du s est je crois très répandu pour ne pas dire normal pour l'époque (1654) car eſ est l'ancienne écriture pour l'accent circonflexe ê (par exemple meſme au lieu de même aujourd'hui), donc je pensais les laisser (même pour le mot ieuneſſe, qui pourrait être réécrit en jeuneſſe en gardant les 2 ſſ car cela reste lisible). Ma seule question à propos de ce caractère est : est-ce que ce ſ est le bon caractère à utiliser (proposé par l'OCR de Tesseact quand l'OCR de Google propose la lettre f). Y a t-il un 3e caractère mieux adapté ?<br> Votre avis sur ces 2 points ? [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 2 avril 2025 à 15:16 (UTC) :Salut, peut-être que c'est un début de réponse, mais j'ai trouvé cette astuce dans préférences > Gadgets > Convertir les caractères anciens (ex. ſ en s) [[Utilisateur:Krakena|Krakena]] ([[Discussion utilisateur:Krakena|d]]) 3 avril 2025 à 12:20 (UTC) ::Ah, oui, cool. J'ai trouvé d'autres gadgets intéressants, j'avoue n'y avoir jamais prêté attention. Merci à toi. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 4 avril 2025 à 12:36 (UTC) :Bonjour, :Attention, ce que vous signalez n'est pas une erreur de l'imprimeur ou de l'auteur, mais une graphie ancienne. :Jusqu'au XVIe siècle, on avait l'habitude d'employer une seule lettre, ''u'' en minuscules et ''V'' en majuscules, pour la voyelle [y] ("u") et la consonne [v] ("v"). C'est au XVIe qu'on a commencé à spécialiser ''u'' pour la voyelle, en créant une forme ''U'', et ''V/v'' pour la consonne. Cette transformation a mis du temps à s'imposer, si bien qu'on trouve des livres du XVIIe et même du XVIIIe siècle avec l'ancienne graphie. :De même une seule lettre ''I'' servait à noter [i] et [j], la lettre ''J'' est une invention du XVIe siècle. :Si vous voulez en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_ramistes :Si le fac-similé sur lequel vous travaillez date de 1654, je vous déconseille donc de corriger ces "erreurs", car ce n'en est pas : c'est une pratique de l'époque, comme les ſ longs. En général, si vous débutez sur Wikisource, peut-être faut-il commencer plutôt par des textes avec peu de différences orthographiques par rapport à l'usage actuel : par exemple des éditions du XIXe ou du XXe siècle. :Bonne lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 6 avril 2025 à 16:17 (UTC) ::Ok, merci pour le lien. ::Question subsidiaire : le livre La mort d'Agrippine (édition 1654) a été validé par 2 contributeurs : si vous regardez cette page https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Savinien_Cyrano_de_Bergerac_-_La_mort_d%27Agrippine_-_1654.djvu/3 : ::* le j a été utilisé par l'éditeur ("j'ay cru vous devoir" à la 3ème ligne du texte original) : donc le j existait et les i qu'on trouve dans la page (que j’appellerai P) de ma question initiale (même éditeur, même année : la mort d'agrippine a été publié quelques semaines avant le livre de la page P) donc les i de la page P semblent être des erreurs typographiques ::* les V ont été modifiés et validés en U (sous-titre "AV LECTEVR" devenu "AU LECTEUR"), les u en v ("vous deuoir" devenu "vous devoir'). ::Dans la version complète de la mort d'Agrippine https://fr.wikisource.org/wiki/La_mort_d%E2%80%99Agrippine, livre validé par 2 contributeurs, les ſ de cette page, qui avaient été laissés tels quel, ont tous été remplacés par des s ("impreſſion" dans le texte original ligne 2 et dans la version page validée, est devenu "impression" dans le livre validé). ::Il semble donc que la "modernisation" du texte soit possible (en particulier pour le ſ puisque wikisource propose un gadget pour automatiser leurs remplacements). ::Cordialement. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 7 avril 2025 à 12:24 (UTC) :::En effet l'usage du J et du V s'est imposé de manière non uniforme, et en général, si vous fouillez les éditions anciennes, vous verrez que beaucoup d'entre elles varient allègrement les graphies pour un même mot (dans un même livre de 1798 j'ai rencontré ''écrire'', ''ecrire'' et ''êcrire''). L'orthographe et l'unification des orthographes au sein d'un même livre sont des principes inégalement appliqués au moins jusqu'au XIXe siècle... Suivre l'évolution des usages des imprimeurs est aussi intéressant, cela permet d'accéder à une autre histoire du livre, celle des typographes, de leurs règles, de leurs usages. C'est pourquoi je vous invite à garder la main légère lors de vos corrections. :::S'agissant de Cyrano, je vous invite à laisser un message en page de discussion sur le livre pour demander au reste des contributeurs si la modernisation au sein des pages est souhaitable, et peut-être pour définir un parti pour l'ensemble du livre avec les autres contributeurs. :::Par ailleurs il existe des manières (que je n'ai pas utilisées donc que je ne connais pas) de moderniser automatiquement le texte tout en gardant l'orthographe dans la saisie du fac-similé. Peut-être ne faut-il pas corriger les pages elles-mêmes mais générer une version modernisée, comme cela a dû être fait pour ''La Mort d'Agrippine''. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 7 avril 2025 à 13:34 (UTC) ::::Bonjour @[[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ! Le « s long » (ſ) n’est pas l’ancienne façon d’écrire le circonflexe. Ce dernier ne remplace un « s » que dans 50% des cas. Et le « s » remplace même souvent le « ſ » avant soit de disparaître, soit d’être marqué par un circonflexe, soit d’être conservé car il y a bien une période où tous les « s » sont écrit « ſ » sauf en fin de mot. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] ([[Discussion utilisateur:Lyokoï|d]]) 12 juin 2025 à 08:44 (UTC) == Questions de mise en page == Bonjour, J'ai commencé à travailler sur les contes d'Andersen (en prenant exemple sur [[Le Sarrasin]]) et j'ai plusieurs questions : # [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/185| Sur la première page du conte]] j'ai utilisé {{modèle|T3}} et {{modèle|T2}} pour rendre le titre en deux tailles différentes. Est-ce la bonne technique ? # Que faut-il faire de l'illustration et de sa légende ? Il y en une sur la première page et sur certaines des pages suivantes. # Pour les pages suivantes, faut-il transférer le haut de la page du livre (titre et numéro de page) vers l'en-tête de la "Page:" créée ? # Dans [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/196|une page]], il y a manifestement une erreur de typo dans l'impression originale (1er mot de la 2e ligne du 3e paragraphe : le '''a''' est imprimé tête en bas). Est-ce qu'il faut signaler cette erreur ? Comment ? Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 14 mai 2025 à 19:20 (UTC). :Bonjour, :1. Non, ce n'est pas la bonne technique. Les deux modèles renvoient à des niveaux de titre différents. Ici, il faut faire varier la taille en utilisant un modèle, mais rester à l'intérieur du même modèle (t2, puisque c'est le premier niveau de titre) ; j'ai rectifié. :2. Les illustrations, si on choisit de les intégrer, doivent être déposées sur Commons. Les légendes sont à transcrire si on intègre les illustrations, et uniquement dans ce cas. Il est possible de se faire aider pour l'opération, qui peut être réalisée plus tard, de toute façon. :3. Les en-têtes de page peuvent être transcrits dans la zone d'en-tête, c'est tout à fait facultatif. Ils ne doivent en tout cas pas figurer dans la zone principale. :4. En cas d'erreur évidente, on utilise le modèle {{m|corr}} ; mais quand il s'agit de lettres qui ne sont pas dans le bon sens, on peut se contenter de les remettre à l'endroit sans signaler la correction. :Par ailleurs, quelques conseils basiques : :* Il y a plusieurs gadgets à activer qui facilitent le respect des conventions typographiques en usage : il faut aller dans "Préférences", puis "Gadgets", et dans la rubrique "Édition", cocher "Caractères spéciaux automatiques", "Scanilles", "Gadget généraliste..." et "Typo". Il y en d'autres qui sont utiles, mais ceux-là sont à peu près indispensables, et permettent de gagner du temps. Le gadget scanilles surligne en rose un certain nombre d'erreurs courantes d'OCR difficiles à voir à la relecture. :* Quand une page commence par un nouveau paragraphe, il faut le faire débuter par <nowiki><nowiki /></nowiki> suivi d'une ligne vide, sinon, il sera collé au dernier paragraphe de la page précédente. :[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 14 mai 2025 à 20:31 (UTC) == Renommage == Bonjour !<br>Je voudrais renommer [https://en.wikisource.org/wiki/Constitution_of_the_Fifth_French_Republic_(amended,_2008) un texte] sur [https://en.wikisource.org/wiki/Main_Page en:Wikisource]. *Est-ce possible ? *Comment faire, s'il vous plaît ? Je vous remercie d'avance.<br/><br/>[[Utilisateur:Antilegomenon|Antilegomenon]] ([[Discussion utilisateur:Antilegomenon|d]]) 19 mai 2025 à 15:14 (UTC) :Bonjour {{notif|Antilegomenon}} et bienvenue sur Wikisource. :Comme je viens de l'indiquer sur votre page de discussion, il n'y a pas lieu de renommer ou modifier cette page, que ce soit sur le Wikisource anglophone ou ici. Une page une fois publiée n'a pas vocation à être mise à jour (différence fondamentale avec Wikipédia), sauf pour corriger des erreurs éventuelles de transcription. Wikisource n'est pas un site juridique (Légifrance fait cela bien mieux) et ne cherche pas à donner un état du droit en vigueur. En outre, l'intégration à Wikisource de textes légaux est en principe prohibée (voir [[WS:Loi]]), donc cette page disparaîtra peut-être purement et simplement un de ces jours. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mai 2025 à 16:19 (UTC) == Est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource? == Bonjour, est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource? C'est en tout cas ce que j'ai commencé d'entreprendre: [[Livre:Karl Friedrich Heinrich Marx Konrad Victor Schneider und die Katarrhe 1873.pdf]] Si non, qu'en est-il par exemple des ouvrages bilingue? [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 06:47 (UTC) :{{ping|Oimabe}}, Il me semble que c’est toi qui l’a importé. :Sinon on peut importer un ouvrage dans une autre langue que le français si et seulement si on fait l'a traduction en regard du texte. Et depuis qu’on n’accepte plus les textes sans fac-similé, c’est même devenu obligatoire exemple : :[[Livre:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu]] est un livre en anglais, le texte de la traduction se trouve ici [[La Musique d’Erich Zann]] et comme tu peux le voir ici [[Page:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu/28]] la traduction à remplacer le texte anglais. :Maintenant pour les livres bilingues, on ne corrige que le français, en général il sont présentés une page sur deux, dans ce cas la page qui n’est pas en français est mise en "gris" et à la transclusion on rajoute dans la syntaxe <nowiki>"step=2"</nowiki> (où on efface le contenu de la page, ce qui revient au même mais qui est beaucoup plus long) , mais là je n’ai pas d’exemple qui me viennent. S’il y a une autre présentation, n’hésite pas à venir me voir en citant la page concernée. :J’espère avoir répondu à tes interrogations, bonne journée :--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:02 (UTC) ::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]], ::Cela semble assez clair. ::Je vais donc m'affairer sur les deux Wikisource. ::* En allemand sur la wikisource allemande ::* En français sur la wikisource française, une traduction personnelle depuis l'allemand ::Cela me semble assez étrange que Wikisource accepte des traductions [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:11 (UTC) :::{{ping|Oimabe}} Depuis le début du projet les traductions des contributeur ont toujours été acceptées. Ça permet aussi d’avoir des inédits d’auteur DP qui n’ont jamais été publiés en français à la date de leur publication sur WS. Le lecteur est averti par la catégorie "Traduction Wikisource". --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:21 (UTC) ::::Merci [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:24 (UTC) == Journal publié sur Wikisource ? == Avec mon équipe, nous avons décidé de publier un journal de presse complet, couvrant la période de 1881 à 1951. Je me pose plusieurs questions concernant la meilleure façon de procéder sur Wikisource. En effet, jusqu'à présent, je n’ai trouvé que des exemples d’extraits de journaux (articles, reportages, etc.), mais aucun exemple de journal publié dans son intégralité, numéro par numéro. #Existe-t-il un exemple de journal entièrement publié sur Wikisource que je pourrais suivre comme modèle ? #Comment faut-il structurer les pages pour chaque numéro ? Faut-il créer une page par date ? #Quel titre donner à chaque numéro (par exemple : Nom du journal - 12 janvier 1881) ? #Comment organiser une page principale permettant de visualiser tous les numéros, classés par année ? Je serais très reconnaissant si quelqu’un pouvait me guider ou me montrer un exemple concret. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 11 juin 2025 à 19:19 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] :) :Bienvenue chez les amateurs de textes ! :Je vois que tu n'as encore jamais contribué ''sur Wikisource'' - nous avons certes des outils puissants pour nous aider dans le travail, mais c'est quand même un travail long, délicat, nécessitant attention et persévérance... :Un journal entier sur 70 ans... oulahhhh ! c'est très très ambitieux ! vous êtes combien dans l'équipe ?! :De quel journal/type de journal s'agit-il ? un quotidien ? un hebdo ? un journal d'actualité ? de chroniques ? sur combien de colonnes ? :Les journaux sont particulièrement complexes à traiter sur Wikisource à cause du multicolonnage : ça rend les scans très difficiles à lire, et la création des articles (souvent non titrés) dans l'espace principal très complexe. C'est une des raisons pour lesquelles il n'y a actuellement pas de collection de ''journaux'' sur Wikisource. voir par exemple [[Page:18830317_Le_Figaro.pdf/1]] :De plus, dans un journal, il y a plein d'informations qui ne sont pas particulièrement intéressantes... comme les publicités, par ex. voir [[Page:18830317 Le Figaro.pdf/4]] :L'autre est le volume que ça représente ! une revue, comme la [[Revue des Deux Mondes]], qui paraît 2 fois par mois depuis presque un siècle, c'est plus de 500 de numéros..., plus de 15000 articles ou textes littéraires, et plus de 15 ans de travail de transcription par un grand nombre de contributeurs - et un énoorme travail d'organisation des textes pour s'y retrouver... :Du coup, avant de se lancer, il faut vraiment : :# réfléchir à ce qu'on veut faire - est-il vraiment utile de mettre en ligne un journal déjà numérisé et océrisé sur un site public, par exemple ? :# évaluer la quantité de travail à fournir : une page de journal, c'est - selon les cas - plusieurs ''heures'' de transcription... : un quotidien de 4 pages sur un an, c'est 1200 pages... sur 80 ans, c'est 96000 pages !! :# mesurer l'intérêt pour les lecteurs : est-ce que tous les articles, y compris les entrefilets, ont leur place dans wikisource ? -- Rappel, le but de wikisource est de "mettre en ligne des textes", pas de transcrire ''tout ce qu'il y a dans un journal''... :# et ne surtout pas se lancer à mettre en ligne des centaines de scans qui ne seront jamais corrigés, car on va baisser les bras devant la masse... -> le cas échéant, tester avec ''1'' numéro... ''pour voir''... :Bref, il ne s'agit pas de te décourager, mais de t'inciter à bien réfléchir à votre projet avant de vous lancer... :Et avant de vous lancer dans ce travail très lourd, je vous incite (toi et toute ton équipe) à commencer par apprendre à contribuer - sur des documents déjà en ligne -, pour vous faire une idée de la réalité du travail de transcription... - ''on ne se lance pas à traverser la Manche à la nage sans avoir appris à nager d'abord'' {{clin}} [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 juin 2025 à 08:08 (UTC) :: Bonjour :)<br>Merci beaucoup pour ton accueil chaleureux et ton retour très détaillé — c’est exactement ce dont on avait besoin pour mieux comprendre les enjeux d’un tel projet sur Wikisource ! :: Effectivement, je n’ai encore jamais contribué directement sur Wikisource, mais je suis en train d’apprendre, et je vais bientôt commencer à m’y mettre sérieusement. :: Concernant le journal : il paraît depuis 1881, tous les 5 jours. Nous avons accès à 2909 numéros, ce qui représente environ 11 400 pages, dont une page de publicité par numéro. L’équipe est composée de 3 à 4 personnes, et nous prévoyons de travailler dessus sur une période de 6 mois à un an. Bien sûr, on reste ouverts à ajuster le rythme ou le format si besoin. :: Tout ce que tu as soulevé — la complexité, le volume, la lisibilité, l'intérêt réel pour les lecteurs — ce sont des points qu’on a effectivement déjà discutés en interne. C’est aussi pour ça que je suis venu chercher des retours d’expérience : pour éviter de partir tête baissée dans un projet irréaliste. :: Si je comprends bien ton conseil, il serait plus pertinent de ne pas viser l'intégralité du journal dès le départ, mais plutôt de se concentrer sur des articles vraiment intéressants, éventuellement en les catégorisant par auteur ou par thème. Cela ferait sens, et permettrait de rester fidèle à l’objectif principal de Wikisource : mettre en valeur des textes significatifs. :: Donc merci encore pour tes remarques franches, ça nous aide beaucoup à cadrer notre démarche. Si toi ou d’autres avez des exemples de bonnes pratiques, ou des retours sur ce qui a fonctionné ou non dans d’autres projets similaires, on est preneurs ! [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 08:30 (UTC) ::{{ping|Reda Kerbouche}} 1881 ou 1981 ?, dans le premier cas, c’est possible, dans le second, ce n’est pas possible (violation des droits d’auteur). --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 12 juin 2025 à 10:33 (UTC) ::: Il s'agit de 1881, et non de 1981 — c'était une erreur de ma part. J'ai corrigé. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 10:37 (UTC) == Téléchargement en doublon == Bonjour, Apparemment, une même édition a été téléchargée deux fois : * [[Livre:Andersen - Souliers rouges, et autres contes, trad. Grégoire et Moland, 1880.djvu]] * [[Livre:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu]] Que faut-il faire {{clin}} ? [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 24 juin 2025 à 11:28 (UTC) {{ping|Habertix}} Je m’en occupe, on va conserver le deuxième dont un texte est déjà transcrit --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:34 (UTC) {{ping|Habertix}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:42 (UTC) == Importer un livre déjà en PDF sur Commons ? == Bonjour, J'essaie de me (re)mettre à Wikisource, et j'ai tout oublié de ma première expérience il y a une dizaine d'années. Je voudrais éditer ce livre bilingue : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Indicazione_antiquaria_del_Pontificio_Museo_Pio-Clementino_in_Vaticano_(IA_indicazioneantiq00mass).pdf Il se trouve qu'il est déjà en PDF, mais pas en djvu... Comment puis-je le créer sur Wikisource ? J'en ai profité pour lui créer une entité Wikidata mais je ne suis pas bien sûre de la façon de tout lier https://www.wikidata.org/wiki/Q135196431 Toute aide est la bienvenue ! Merci d'avance [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 09:43 (UTC) :Bonjour, :Si le format djvu est préféré pour certains usages, le pdf est loin d'être interdit sur Wikisource. On peut donc créer l'index du livre à partir du fichier existant, ce que je viens de faire, vous le [[Livre:Indicazione antiquaria del Pontificio Museo Pio-Clementino in Vaticano (IA indicazioneantiq00mass).pdf|trouverez ici]]. Je l'ai relié à l'entité WD que vous avez créée. Pour le texte, si vous ne comptez pas publier la version italienne sur it.ws, vous pouvez vous contenter de transcrire la colonne en français de chaque page ; pas la peine de conserver l'italique, qui n'a pas grand sens dans une version monolingue. Je constate en ouvrant une page au hasard que l'OCR existant est très mauvais ; vous pouvez vous aider du bouton de transcription en haut à droite, en choisissant l'OCR de Google, pour récupérer une meilleure version brute comme base de travail. Si vous avez d'autres questions à divers stades du travail, n'hésitez pas à me solliciter, je me ferai un plaisir de vous aider autant que je pourrai. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 juillet 2025 à 12:46 (UTC) ::Merci beaucoup pour votre aide ! Je vais m'y mettre sans tarder ! [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 12:49 (UTC) :::Bonsoir {{Notif|Peccadille}}, Quand vous devrez mettre en colonne, voici un exemple d’un modèle bilingue d’un texte : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/110]]. Bonnes contributions ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC) == Lien dans une table des nouvelles == Bonjour, Comment est construite la table des nouvelles de [[Livre:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu]] (moitié droite de l'écran) ? Pour L'ANGE, le numéro 215 est cliquable et emmène à la première page de la nouvelle ; pour LE VIEUX FERME-L’OEIL, le numéro 219 est le bon numéro de page, il est cliquable mais il mène à la page 217. De même "LE SANGLIER DE BRONZE . . . 239" mène à la page 237. Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:27 (UTC) :C'est peut-être lié à [[#Téléchargement en doublon]] plus haut sur ce forum. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:31 (UTC) ::Il y avait une erreur dans les paramètres qui font le lien entre le numéro de page dans l'ouvrage et le numéro de page dans le fac-similé. Normalement j'ai corrigé. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2025 à 17:43 (UTC) :::Merci et j’ai compris que cette table n’était pas magique mais qu’elle était présente dans l’original. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) == Cas des traductions multiples. == Bonjour, Sur [[Auteur:Hans_Christian_Andersen]], comment peut-on faire apparaître que Wikisource propose plusieurs traductions d'un même conte ? Et parfois avec de titres français différents ? Cas à traiter (qui montre qu'un elfe peut donc être petit et vieux {{rire}}) : * [[Contes d’Andersen/Une semaine du petit elfe Ferme-l’Œil]] * [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/239 LE VIEUX FERME L'OEIL] Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:51 (UTC) :Bonsoir {{Notif|Habertix}} :Pour un texte d’une même langue, il faut créer une page similaire à ce que sont les pages d’homonymie de Wikipédia : exemple : [[L’Albatros]]. Wikisource repère que c’est une liste d’éditions. Quand on clique sur n’importe laquelle des éditions, une annonce se retrouve pour introduire l’édition : "Pour les autres éditions de ce texte, voir L'Albatros." :Pour donner à cette page du contenu, il faut la lier à un élément Wikidata à créer ([[d:Q3201688]], pour notre exemple), et créer des éléments Wikidata pour chaque version, édition ou traduction, sur ce modèle : [[d:Q135233361]]. :Il y avait une autre méthode que je ne retrouve plus, mais celle-ci est la plus courante. Bonnes contributions à vous ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC) ::Bonsoir, ::Pour le cas spécifique des traductions, j'ajouterai à ces bons conseils l'exemple de [[Robinson Crusoé (Defoe)|Robinson Crusoé]], avec le modèle {{m|traductions}}, plus précis que {{m|éditions}}. Le choix du titre à retenir pour cette page d'homonymie quand les choix des traducteurs divergent est une question qui me tarabuste aussi depuis quelques jours, j'ai à la résoudre pour certaines nouvelles de Gogol et je ne me suis pas encore décidé. Il convient sans doute de privilégier le titre le plus courant (quand plusieurs traducteurs convergent), le plus populaire (une traduction est elle plus populaire que d'autres, donc le titre plus connu parmi les lecteurs ?) ou simplement celui de la première traduction publiée en français (mais qui est parfois loin d'être la meilleure...). Peut-être {{ping|Acélan}} qui publie sur WS pas mal de littérature traduite pourrait-il nous conseiller ? [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 9 juillet 2025 à 23:23 (UTC) :::Bonjour @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]], :::Je ne me rappelle pas avoir eu à trancher des cas complexes, mais j'aurais tendance à adopter le [[w:Principe de moindre surprise|principe de moindre surprise]], c'est-à-dire à retenir, pour la page utilisant le modèle {{m|traductions}} que préconise justement @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], le titre le plus familier au lecteur contemporain. Mais quand il s'agit de contes ou de nouvelles pas forcément connus, c'est assez difficile à trancher. Dans ce cas, je crois que je me référerais au titre original : ici, ''Ole Lukøje'' (non, je ne parle pas danois, j'ai mis un peu de temps à trouver), donc plutôt ''Le Vieux Ferme-l’Œil''. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 10 juillet 2025 à 07:00 (UTC) ::::Bonjour {{Notif|Susuman77}} ::::Heureusement que tu es là, la réponse s’en trouve peaufinée. Ce que je ne retrouvais plus étais sans doute {{m|traductions}}. Et avec le regard d’Acélan sur le titre à retenir, Habertix va désormais y trouver son compte. --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 10 juillet 2025 à 07:02 (UTC) == Cas d'un conte absent de la Table du FS == Bonjour, Que peut-on faire quand un conte est absent de la Table du FS ? Je l'ai ajouté en tant que coquille, voir [[Spécial:Diff/15228409]]. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 21:18 (UTC) :Bonsoir ! J'aurais fait exactement la même chose, ne vous inquiétez pas, c'est assez fréquent, notamment pour des éditions assez anciennes, que les éditeurs négligent la table des matières et que celle-ci se retrouve avec des coquilles plus abondantes que le corps du texte, voire des divisions manquantes, comme c'est le cas ici. Encore plus fréquent est le cas où l'éditeur néglige de faire figurer dans la TDM une introduction ou un avant-propos bien distincts du corps du texte. Le mieux dans ce cas est de corriger la table, comme on se permet de la créer quand elle manque tout à fait, soit avec le modèle {{m|corr}}, comme vous l'avez fait, soit avec des balises includeonly. Aucun souci donc ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 22:45 (UTC) ::Je fais pareil pour les numéros de page incorrects ? ::Comme pour le dernier conte de [[Page:Andersen_-_Nouveaux_Contes,_trad._Soldi.djvu/306]] qui est mentionné en page 292 (numéro de page pair) qui est une page vide et que le conte commence bien-sûr en page impaire. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 23:04 (UTC). :::Oui, j’avais oublié, c’est aussi une erreur très fréquente, {{m|corr}} est tout à fait adapté dans ce cas aussi, en mettant {{m|pli}} à l’intérieur pour la valeur correcte seulement. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 23:19 (UTC) J’ai corrigé les coquilles de numérotation. J’ai des questions sur des détails, dont je ne sais si c’est l’orthographe de l’époque ou des coquilles. * Que faire de "toute le monde" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/58|sur cette page]]), de "geôlier" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/59|ici]]), de "poëte" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/52|ici]]) ? Correction silencieuse ou comme coquille ? * [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/544|Dans cette page]], il y a un animal fabuleux écrit "basilique". Faut-il corriger en "basilic" ? Silencieusement ou comme coquille ? * [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/539|Ici]], il y a un "sopha". Faut-il corriger en "sofa" ? * Et enfin [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/256|ici]], est-ce qu’on ajoute un deuxième r à "charette" ? [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 19 juillet 2025 à 21:17 (UTC). :Bonsoir ! Le mieux est de toujours rester prudent dans son approche des corrections. Ce n'est qu'avec l'expérience qu'on peut prendre la confiance et, parfois, se dispenser du modèle {{m|corr}} ; si vous apprenez encore, mieux vaut ne pas procéder à des corrections silencieuses qui pourraient s'avérer erronées et être plus difficile à débusquer à la relecture suivante. :Le choix éditorial "par défaut" sur WS étant la correction des coquilles "au sens de l'époque de l'édition", il convient de rechercher quelle(s) graphie(s) étaient admises ou non à l'époque, en l'occurrence 1882. En préambule, allez voir [[w:Réforme de l'orthographe française de 1878]], vous y trouverez les principales différences orthographiques entre les éditions du {{s|xix}} et la pratique actuelle. ''Poëte'' est l'une des orthographes qui a changé alors. En 1882, peu de temps a passé, c'est normal de trouver des orthographes pré-réforme, ça peut aussi témoigner d'un certain archaïsme ou conservatisme de l'éditeur ; si vous décidez de le corriger, l'important est de le faire à chaque occurrence du mot, histoire d'être cohérent. :Pour "toute le monde", coquille, donc {{m|corr}}. :Pour les autres cas que vous citez, il faut aller chercher dans des dictionnaires, et aussi admettre que, surtout pour des mots rares ou fantastiques comme basilic, les auteurs (et traducteurs !) peuvent se permettre un peu de fantaisie qu'il serait dommage de censurer au profit de l'orthographe la plus courante aujourd'hui. Je ne corrigerais donc pas ''basilique'', d'autant que vu le contexte et l'emploi du masculin on ne peut pas à la lecture le confondre avec l'église. :Les dictionnaires qui vous serviront le plus pour ces vérifications sont [https://www.littre.org le Littré], [https://www.dictionnaire-academie.fr/ les dictionnaires de l'Académie française] (surtout l'édition de 1878 pour ce qui vous concerne), mais le plus précieux est [https://www.cnrtl.fr/definition/ le TLF] (Trésor de la Langue française), qui recense énormément de variantes attestées au fil des siècles : cherchez le mot dans son orthographe courante, et ensuite la graphie douteuse dans la page obtenue : ainsi vous verrez que [https://www.cnrtl.fr/definition/sofa sopha] était une variante courante de ''sofa'', qu'il ne faut donc pas corriger ; [https://www.cnrtl.fr/definition/ge%C3%B4lier geôlier] semble par contre toujours écrit avec un accent, et [https://www.cnrtl.fr/definition/charrette charrette] avec deux ''r'', donc on corrige (avec {{m|corr}} toujours). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2025 à 21:52 (UTC) ::Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 20 juillet 2025 à 16:04 (UTC) == Italiques et césure de fin de page == Bonjour, Comment faut-il coder ''Fantaisies sur la vie domes- tique'' à la fin de [[Page:Andersen - Livre d images - Minssen.djvu/66|cette page]] pour respecter les italiques et la césure ? Par ailleurs, {{m|tiret}} [[WS:Scriptorium/Septembre_2018#Words_hyphenated_across_pages_in_Wikisource_are_now_joined_(simplification_de_la_césure_de_fin_de_page)|ne semble plus indispensable depuis septembre 2018]]. Est-ce que vous l'utilisez encore ? Faut-il simplifier [[Aide:Éditer un texte dans l’espace « Page »#Césure]] ? -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 16 août 2025 à 12:14 (UTC) :Bonjour, :En effet, {{m|tiret}} n'est plus requis dans la plupart des cas ; la présence d'italiques est l'une des exceptions à cette simplification. Dans ce cas, la méthode indiquée dans la page d'aide que vous citez est la bonne ; en l'occurrence, sur la première page, codez ainsi : <nowiki>''Fantaisies sur la vie'' {{tiret|''domes''|tique}}</nowiki>, sur la seconde <nowiki>''{{tiret2|domes|tique}}''</nowiki>. Dans tous les cas, ce qui est transclus dans l'espace principal est le contenu de {{m|tiret2}}, c'est donc à celui-là qu'il importe d'être le plus attentif (cela impose aussi d'inclure dans les modèles les articles ou pronoms élidés qui précèdent le mot coupé, faute de quoi une espace apparaît à la transclusion après l'apostrophe). Les trois autres exceptions (peut-être en oublie-je encore) imposant l'emploi des modèles sont {{1o}} un mot composé où le tiret doit être conservé, auquel cas on code <nowiki>{{tiret|peut|-être}}</nowiki> et <nowiki>{{tiret2|peut-|être}}</nowiki> ; {{2o}} la présence de notes se suivant sur plusieurs pages avec une balise <nowiki><ref follow></nowiki> en fin de page après le tiret ; {{3o}} un sectionnement de l'une et/ou l'autre des deux pages concernées. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 16 août 2025 à 17:02 (UTC) ::{{Notif|Susuman77}} J'ai bien vu [[Spécial:diff/15275133|votre annulation]] et vous avez raison, ma proposition {{m|tiret|peut- | être}} fait apparaître deux tirets en mode page. Mais l'aide de {{m|tiret}} explique "Les modèles tiret et tiret2 doivent comporter exactement les mêmes lettres, dans les mêmes paramètres". <u>C'est une erreur, non ?</u> ::D'autre part (c'est un avis personnel), je trouve ce double tiret plutôt utile car en relecture en mode page, il permet de savoir que le tiret va être conservé ([[Page:Blaud_-_Histoire_du_dacus_de_l'olivier.djvu/49|comme j'ai fait ici]]). ::-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 1 septembre 2025 à 19:37 (UTC) :::Je ne saurais parler pour le créateur du modèle, mais cette phrase de la documentation me semble inexacte, ou en tout cas ne pas s'appliquer au cas particulier des mots composés, qui est détaillé dans la section "Exemples" plus bas. J'ai de toute façon l'impression que la transclusion se fait à partir du seul contenu de {{m|tiret2}}, le débat sur l'emplacement du tiret dans {{m|tiret}} est donc d'importance toute relative, et si procéder de la sorte vous aide dans la relecture, allez-y, puisque cela n'a aucune incidence dans l'espace principal. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 1 septembre 2025 à 21:13 (UTC) == Partitions musicales sur Wikisource == Je viens de découvrir et admirer les partitions des chants du Barzaz Breiz, par exemple [[Page:Barzaz Breiz, huitième édition.djvu/642|DIOUGAN GWENC’HLAN]]; Avec quel outil cela est-il fabriqué ? Je vais avoir à importer des fragments de partition qui illustrent un texte de musicologie en projet. Suffit-il d'importer des images, ou y a-t-il mieux à faire ? [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 31 août 2025 à 12:40 (UTC) :Comme vous le pouvez voir en regardant [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Barzaz_Breiz,_huiti%C3%A8me_%C3%A9dition.djvu/642&action=edit le code source] de cette page, on peut créer des partitions directement dans le wikicode. La syntaxe est expliquée sur [[w:Aide:Partitions|Aide:Partitions]]. Si cela vous paraît trop compliqué, vous pouvez aussi importer l'image elle-même, mais une vraie partition qu'on peut en plus écouter, c'est sympa... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 septembre 2025 à 08:12 (UTC) ::Remerciements pour les explications et encouragement. Je vais essayer. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 1 septembre 2025 à 09:40 (UTC) Exemple : <score sound="1"> \relative c' { e16-.->a(b gis)a-.->c(d b)c-.->e(f dis)e-.->a(b a) gis(b e)e,(gis b)b,(e gis)gis,(b e)e,(gis? b e) } </score> == pourquoi je ne vois pas ma transcription correctement == bonjour, j'ai retranscrit le livre avec modification mais rien n'est pris en compte lorsque je regarde elle ne se voient pas. [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 2 septembre 2025 à 10:04 (UTC) :Bonjour {{ping|Fabkervi}} et bienvenue sur Wikisource, :Je ne sais pas répondre à votre question mais je crois que vous avez commencé un travail qui ne peut pas être conservé ici. :Wikisource n'accepte que les textes sous licence libre, c'est-à-dire, grossièrement, les ouvrages publiés sous [[:wikipedia:Licence libre|licence libre]] et les ouvrages dont les auteurs sont morts depuis plus de 70 ans. :Si j'ai bien compris vous travaillez sur {{gallica|bd6t510067273}}, un ouvrage publié il y a seulement une quarantaine d'années (1984) et qui n'est pas la reproduction d'un ouvrage plus ancien. Certes il est disponible sur Gallica et, selon sa fiche BnF {{BNF|365929764}}, il s'agit d'un auteur institutionnel (France. Ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Direction des archives) mais je crois que cela ne suffit par pour considérer que cet ouvrage est sous licence libre ; surtout qu'il mentionne nominativement les collaborateurs ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t510067273/f21.item page 5]). :D'autres bénévoles vont voir votre message et ils ne confirmeront peut-être pas mes craintes. :Cordialement. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 3 septembre 2025 à 19:53 (UTC) ::Oui, je crains que l'analyse de @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] soit juste et que l'ouvrage soit impossible à conserver sur WS. Si je me souviens bien (et gardant à l'esprit que ceci n'est nullement un avis légal), le fait qu'un texte soit publié par un acteur institutionnel ne retire nullement à son auteur ses droits, contrairement à ce qui peut se passer aux États-Unis par exemple. En l'espèce, l'ouvrage présent sur Gallica (où il est simplement marqué ''consultable en ligne'' et non ''domaine public'') n'a certes pas de mention de copyright, mais les auteurs/contributeurs sont listés, comme l'a relevé Habertix, et certaines parties de l'ouvrage sont même attribuées clairement à l'une d'entre eux. Dès lors, l'ouvrage pouvant être analysé comme une œuvre collective, il est protégé en droit français pour 70 ans après sa publication, donc jusqu'en 2054 ; les parties nommément attribuées à Mme Paulette Enjalran (1915-2004) pourraient même l'être au-delà, jusque 70 ans après son décès, donc 2074. Je ne puis donc que vous dissuader de consacrer plus d'efforts à un projet qui ne saurait prospérer ici... Si les archives diplomatiques vous intéressent, il y en a de nombreuses, plus anciennes et donc libres de droits, qui attendent encore d'être transcrites ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 septembre 2025 à 20:51 (UTC) :::Merci pour votre réponse. J'ai trouvé la solution :D, j'ai tout effacé et recommencé merci à copilote :D [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 4 septembre 2025 à 09:53 (UTC) ::::Il n'y a pas de solution qui tienne puisque l'ouvrage est sous droits d'auteur. Je continue sur votre page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 septembre 2025 à 10:06 (UTC) == Modèle pour Mufi == Bonjour! À en.WS, il y a [https://en.wikisource.org/wiki/Template:Mufi Template:Mufi], qui me permet à incorporer des conventions orthographiques de manuscrits médièvals. Y a-t-il quelque chose d'équivalent içi à fr.WS? Si non, pourrait-on l'importer? Merci! [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 15 novembre 2025 à 17:32 (UTC) :Voilà qui est intéressant. Ca permettrait de faire des <span style="font-style:Junicode">&#8580;&#405;&#335;&#7836;es</span> bien curieuses, et même ceci<span style="font-style:Junicode">&#8313;</span> dont on parlait récemment sur le [[WS:S|Scriptorium]]. Il serait très facile d'intégrer ce modèle. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 novembre 2025 à 21:22 (UTC) ::Super! Y a-t-il un endroit pour demander l'import? Ou, ça suffit de le créer moi-même? Je préfère le laisser aux experts car j'aurais peur de casser quelque chose. [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 00:31 (UTC) :::Voilà qui est fait : {{m|Mufi}}. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 novembre 2025 à 03:15 (UTC) ::::Merci :) [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 03:56 (UTC) == Guillemets dans le paragraphe suivant d’une réplique poursuivie par le même personnage == Bonjour, est-ce que dans une page de livre comme [[Page:Zola - Madame Sourdis, 1929.djvu/60|celle-ci]] faudrait-il mettre des guillemets dans le paragraphe du second dialogue (edit : une réplique) qui suit le dialogue précédent du même personnage, ou les remplacer par un tiret cadratin au début du second ? Je n’ai pas clairement compris le [[Aide:Guide typographique|guide typographique]] dans les sections « Guillemets » et « Tirets et trait d’union ». Merci d’avance pour vos réponses. --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 18:58 (UTC) :Bonjour, oui, quand les dialogues sont marqués par des tirets seuls, et qu'une même réplique se poursuit sur plusieurs paragraphes, on emploie généralement des guillemets ouvrants à chaque paragraphe d'une même réplique. (L'usage existe encore dans les ouvrages actuels.) :Vous pouvez donc rétablir la ponctuation du fac-similé dans votre transcription. :Bonne suite de lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 novembre 2025 à 20:00 (UTC) :@[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] Le tiret serait adapté si un nouveau personnage prenait la parole ; si c'est le même, les guillemets vont bien. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 novembre 2025 à 20:03 (UTC) ::Merci ! --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 20:12 (UTC) == Les documents qu'on peut mettre sur Wikisource == Bonjour à tous ! Je suis KONATEYaya, wikimédien burkinabè. Actuellement, nous sommes en train de mener la campagne Wiki For Human Rights et j'aimerais mettre certains documents sur Wikisource. Voici les documents : 1. Loi N°039-2017/AN du 25 juin 2017 portant protection des defenseurs des droits humais au Burikina Faso Auteur : Assemblée nationale du Burkina Faso 2017 2. Stratégie nationale de l'état civil au Burkina Faso Auteur : Ministère de l'administration territoriale, de la decentralisation et de la sécurite 2012 3. Rapport sur l'état des droits des personnes agées au Burkina Faso Auteur : Ministère de la justice et de la promotion des droits humains sept.-11 4. Les droits de l'enfant Auteur : issa Touré 2009, ISBN 9782844873903 5. Rapport synthèse des études de cas recurrents de violations des droits humains dans les 12 régions du Burkina Faso Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique 2016 6. Feuille de route de prévention, de retrait et de réinsertion des enfants issus des sites d'orpallaige et des carrières artisanales (2015-2019) Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique août-15 7. Droits humains au Burkina Faso, Rapport 2010 Auteur : Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP) 2010, ISBN : 978-2-914707-58-10 8. Unité pédagogique sur l'éducation aux droits humains pour la formation initiale des enseignants du primaire Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique nov.-15 9. Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (ONAPREGECC) Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique 2015 10. Manuel sur l'approche basée sur les droits humains Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique déc.-15 11. Guide pour le traitement et le suivi desd cas de violation et d'atteinte aux droits humains Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique juil.-15 12. Politique nationale genre Auteur : Premier ministère juil.-09 Pouvons-nous mettre ces documents sur Wikisource ? [[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] ([[Discussion utilisateur:KONATEYaya226|d]]) 23 décembre 2025 à 12:38 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] ! :Malheureusement, cela paraît impossible pour des raisons légales. En effet, la [https://www.wipo.int/wipolex/fr/legislation/details/19510 loi du Burkina Faso] relative à la propriété littéraire et artistique ne prévoit pas d'exceptions au droit d'auteur pour les publications officielles et gouvernementales : l'Etat et l'auteur, s'il est identifié, conservent leurs droits patrimoniaux ; ces droits courent jusque 70 ans après le décès de l'auteur ou après la publication s'il s'agit d'une œuvre anonyme ou collective. Ces règles sont similaires à celles qui s'appliquent dans la plupart des pays. Comme Wikisource ne peut publier que des textes appartenant au domaine public dans leur pays d'origine ou placés par leurs auteurs sous une licence libre, nous ne pourrons pas publier ces documents. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 décembre 2025 à 15:04 (UTC) == problème avec <page index/> == Pourquoi [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué|cette page]] n'affiche pas le contenu de la page de l'indexe quand [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1|celle-ci]] le fait bien, trop lourd ?. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 12:58 (UTC) :@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] J'ai modifié la syntaxe de transclusion, ça passe bien. Pour information, quand la page d'index affiche le sommaire, il faut indiquer, dans la page de transclusion, index=Sommaire, sans indiquer de page. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:02 (UTC) ::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Bien essayé mais c'était pas l'idée : une table des matières non incluse dans l'ouvrage initial pour chaque volume et une table des matières (pas plus présent dans l'ouvrage papier) général pour la collection, c'est ce que j'essayé de mettre en place (sûrement pas de la bonne manière) en liant la page 600 de l'index. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 13:29 (UTC) :::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] OK, je n'avais pas compris ça. La syntaxe n'est pas top mais le problème n'est pas là, en effet. La page est effectivement trop lourde pour s'afficher. Je n'ai pas de solution : soit faire simplement un lien vers chaque volume, soit essayer d'alléger la page. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], qui vient de faire une proposition pour alléger les modèles de sommaire, aurait peut-être la solution ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:48 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] j'avais une solution mais elle nécessite trop de modèles, la page ne pouvait pas tous les afficher, si tu as des conseils sur la synthaxe/apparence que devrait avoir la page, je suis prenant, je n'ai pas vraiment d'exemple, un cas similaire me suffirait, à copier j'entends. Si vous trouvez la solution concernant les sommaires, recontactez moi. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 14:43 (UTC) ::::::{{ping|Saumache|Acélan}} L’espace principal de Wikisource n’a pas été construit pour regrouper plusieurs sommaires mais plutôt pour reproduire un livre dans l’état où il se trouve afin de le rendre exportable en format ebook. Il suffit alors d’appuyer sur le bouton télécharger. Il faut savoir que tous les liens contenus dans le sommaire vont mener à la production d’un chapitre dont le contenu sera celui de la page cible. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de limiter les liens à des pages de l’espace principal qui seront accessibles dans une liseuse. Quand on regroupe plusieurs œuvres d’un même auteur non seulement on finit par dépasser la taille qui nous est allouée mais on fragilise l’outil de téléchargement. Voilà le donc le contexte à considérer et les contraintes à respecter. :::::: Maintenant comment procéder pour confectionner un sommaire général qui s’affichera au complet comme vous le souhaitiez au départ ? ::::::#D’abord s’assurer que la page ne sera pas exportable en englobant sont contenu dans un div avec class="ws-noexport" et aussi ajouter <nowiki>__DISAMBIG__</nowiki> en début de page pour éviter l’apparition du bouton Télécharger. Vous pourrez alors vous permettre quelques fantaisies sans compromettre la survie de ws-export. ::::::#Pour éviter de dépasser la limite de la taille d’inclusion des modèles vous pourriez aussi remplacer tous vos appels au modèle table par {{m|Table/css/prototype}} ::::::TOUTEFOIS : Je considère que ce que vous avez fait offrira un bien meilleur service car il permet plus rapidement d’accéder au contenu de chaque volume. Il vous suffirait de bloquer le téléchargement de la page [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué]] qui devra se faire un volume à la fois dans l’état actuel de l’outil d’exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 18:34 (UTC) :::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] :::::::Merci pour cette réponse ! J'ai bien fait en sorte que le sommaire ne soit téléchargeable, et ai fait de même pour chaque volume. Reste que je trouve maintenant bien complexe au premier coup d'oeuil de tomber sur les différents textes entiers à télécharger (je viens de Wiktionary et n'avais pas la référentiel liseuse, ayant surtout en tête d'avoir des textes bien compartimentés et citables, mes excuses), il y a peut-être moyen de les rendre plus visibles, à vous de me dire (et si tout va en fait bien). :::::::Questions à part: :::::::* Comment peut-on relier différents volumes (sommaires) dans les headers? je n'ai réussi que pour les textes entiers. :::::::* Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches, donnant lieu à un rendu parfois assez ridicule, à mon goût, voir le début [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1/Texte entier|ici]]. :::::::* De même parfois un espace se trouve entre deux pages que je voudrais jointes par le bas de l'une et le haut de l'autre, voir [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 4/Table|ici]] entre page 2 et 3. :::::::[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 19:24 (UTC) ::::::::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] Voici quelques précisions : ::::::::#Les seules pages qu’on doit rendre non exportables sont celles qui impliquent un travail trop lourd pour l’outil. On ne peut pas exporter les 14 volumes dans une seule opération et, comme ces volumes sont présents sur une page, on désactive le bouton sur cette page mais on doit pouvoir télécharger chacun des volumes séparément. C’est la mission première de l’espace principal. Merci de les réactiver sur la page de chaque volume. ::::::::#comment relier les volumes. Réponse : On ne peut pas le faire par le header quand header=sommaire. Vous pourriez ajouter au haut de la première page de chaque volume un lien vers tous les volumes. Comme ceci : <nowiki><includeonly><div class="ws-noexport">{{c|[[../Volume 1|Volume 1]] — [[../Volume 2|Volume 2]] — etc}} </div></includeonly></nowiki>. '''À placer dans la la section Épigraphe de la page index.''' ::::::::#Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches : à vous de prévoir un espacement minimal mais pas trop car il s’ajoutera à la page exportée et en pdf des marges sont déjà prévues. N-B Votre page de titre ne logera pas dans une page pdf A5. Mais quelqu’un pourra l’ajuster quand ws-export aura été ressuscité ::::::::#c’est corrigé margin:10% appliquait une marge en haut, à gauche, … Il fallait utiliser margin-left: ::::::::--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:39 (UTC) :::::::::Les pages volumes ne faisant pas partie de l'ouvrage papier original et ne faisant office que de sommaires pour y tenir les liens vers sections et lettres, je pensais que ça n'aurait pas d'intêret pour un lecteur ailleurs que sur wikisource, je les ai d'ailleurs biens sûr exclus des textes entiers. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 20:49 (UTC) ::::::::::{{ping|Saumache}}Non ces pages sont essentielles pour pouvoir exporter chaque volume avec un découpage par chapitre ce que texte entier ne permet pas. Dans cette transcription j’ai noté aussi un problème de raccordement entre les pages disposées sur 2 colonnes. J’avais déjà proposé une [[Quelques considérations sur la cautérisation actuelle#17|solution]] sur ce [[Wikisource:Questions_techniques#Colonnes|forum]] si ça peut aider.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:58 (UTC) :::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] OK c'est fait. Je ne comptais pas aller plus loin avec ce projet, j'ai régularisé tout ce que je pouvais régulariser, je reviendrai refaire une ou deux pages quand je citerai depuis le Wiktionary et mettrai main à la pâte si quelqu'un décide d'y remettre l'anarchie, autrement je laisse tout ça à d'autres. Je met le lien du forum [[Discussion Livre:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu|ici]] au cas où quelqu'un tombe dessus. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 21:08 (UTC) == Remplacement d'un FS par un autre de meilleure qualité == J'ai entrepris l'édition de [[Lettres juives (éd. Paupie 1754)]], huit volumes. Les trois premiers volumes avaient été créés en 2007 et associés à un FS en 2017. J'ai entrepris le tome 4, mais le FS est de mauvaise qualité et l'OCR à la limite de l'inutilisable. J'ai trouvé un exemplaire d'excellente qualité sur Gallica, j'ai créé le .DJVU et je l'ai ajusté au découpage existant. Mais impossible de le mettre en ligne. Commons refuse le téléversement d'une nouvelle version parce que je n'ai pas créé le fichier. Je ne peux pas demander l'aide de celui qui l'a créé (Phe), il n'a plus contribué depuis 2016. Je n'ai pas pu le téléverser sur Wikisource parce qu'il existe déjà. L'idée de créer un autre fichier avec un nom un peu différent ne me parait pas satisfaisante. Je copie la couche texte du .DJVU page par page pour la coller à la place de l'OCR défectueux mais c'est désagréable et je suis privé des automatismes. Y a-t-il un moyen de téléverser le "bon" FS sur Commons ? Fichier : [[:File:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]]. Le fichier .DJVU a un volume de 43 Mo. Il peut être téléchargé à l'adresse https://www.swisstransfer.com/d/ad505c2b-98db-43a5-999f-669091f49d2d . --[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 10 janvier 2026 à 19:49 (UTC) :{{bonjour|Narilora}}Il faut sans doute être membre du groupe utilisateurs-autoconfirmés sur Commons. Je pense que cela se fait automatiquement après un certain nombre de téléversement. Voir dans vos préférences. J’ai téléversé le fichier. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 janvier 2026 à 03:26 (UTC) ::Très efficace. Remerciements. Le wiki est donc une méritocratie. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 11 janvier 2026 à 10:04 (UTC) == cas particulier de <page index> == [[Lettre de Sévigné 687]] me pose un problème bien piquant, je dois sauter la section ## 688 ## de la page 435 (441) tout en affichant la fin de note de la lettre 687 qui apparaît en page 436 (442). Quelqu'un peut m'aiguiller ? Le même soucis de devoir sauter la note de la lettre précédente pour [[Lettre de Sévigné 688]] s'impose donc. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 21:17 (UTC) :Ah ! Mais oui vous venez de découvrir une petite faille dans prp. On peut la signaler mais qui sait quand ce sera corrigé. Je vous ai suggéré une façon de la contourner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 janvier 2026 à 22:07 (UTC) ::Aïe on a dû intervenir en même temps, j'espère dans le même sens ;-) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 janvier 2026 à 22:11 (UTC) :::Ingénieux ! Merci pour vôtre aide. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 23:28 (UTC) == Cadre et texte à l'envers == Bonjour, j'ai des soucis de mise en page pour ce texte de [[Claude Cahun]] et en particulier ces 2 pages : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/5 https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/38 - Est-il possible de modifier l'épaisseur du cadre du modèle "Encadré", est-il possible de modifier la largeur du cadre, en % de la page par exemple? (j'imagine que c'est gérable en utilisant un tableau avec une seule cellule, mais j’espérais une solution plus directe. - Comment afficher le texte tête en bas? [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 23 février 2026 à 11:56 (UTC) :@[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] Pour mettre le texte à l'envers, il y a le modèle {{m|rotation}}. Pour l'encadré, il faudrait modifier le modèle, mais ce n'est pas dans mes compétences. Peut-être {{ping|Denis Gagne52}} aurait-il une piste ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 12:42 (UTC) ::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] @[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]], Comme il fallait apporter plusieurs ajustements à l’encadré (largeur, épaisseur du cadre, centrage sur la page) en plus de la rotation du texte et de la diminution de l’interlignage, j’ai tout regroupé dans une seule commande. Je ne crois pas que ce résultat soit atteignable uniquement avec les modèles disponibles sur Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:45 (UTC) :::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci pour la solution. Si le modèle n'est pas vraiment améliorable, tant pis, je ferai à nouveau appel à tes services {{clin}} [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 21:25 (UTC) ::::Mais tout est améliorable ! Bientôt tu n’auras plus d’occasion pour faire appel à mes services. {{sourire}}. N’hésitez pas à reprendre les deux pages avec {{m|Encadré/début}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 24 février 2026 à 00:46 (UTC) :::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : merci à tous les 2 pour votre aide [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 24 février 2026 à 17:02 (UTC) == Où est le clavier du grec ancien? == Bonjour, J'ai besoin de taper un mot en grec ancien dans une page d'Aulu-Gelle. Vous pourriez m'indiquer où on trouve ce clavier? Merci d'avance! [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 31 mars 2026 à 08:24 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]], Vous pouvez le trouver tout en bas de la fenêtre d'édition, là où il y a un menu déroulant "Wiki et Wikisource" vous pouvez trouver aussi le grec ; il y a aussi tout en haut dans l'onglet "Caractères spéciaux" deux rubriques "Grec" et "Grec étendu" (avec les caractères accentués spécifiques au grec ancien), mais la séparation en deux rend peu pratique son emploi. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 31 mars 2026 à 09:14 (UTC) ::Bonjour et merci. ::J'ai trouvé, mais le clavier fourni ne correspond pas à mon clavier Azerty, du coup je ne trouve pas l'accès à l'accent aigu, dont j'ai besoin sur un alpha... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:14 (UTC) :En fait, j'ai trouvé en testant tout le clavier. L'accent aigu était sous le ; :Problème résolu pour cette page au moins... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:21 (UTC) == Traduction == Pour le poème Immortality de Clare Harner (en anglais: "Do not stand at my grave and weep..."), cité dans Wikisource et dans un article de la version anglaise de Wikipedia,je voudrais contribuer une traduction française que j'ai faite moi-même. Dites-moi comment faire. [[Utilisateur:Peterandreas 1972|Peterandreas 1972]] ([[Discussion utilisateur:Peterandreas 1972|d]]) 24 avril 2026 à 15:55 (UTC) ::Il faut que la traduction soit appuyée par un fac-similé. Voici un exemple : [[Livre:Teleny, or The Reverse of the Medal, t. I.djvu]]. Comme cette œuvre semble encore sous droit d’auteur, elle ne pourrait pas être déposée sur Commons ce qui explique pourquoi je ne l’ai pas trouvée non plus sur ws.en. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:42 (UTC) == Template rule == Bonjour. Je voudrais créer deux lignes sur toute la largeur de la page telles qu'elles apparaissent en dessous du titre du chapitre. – Cousturier_-_Des_inconnus_chez_moi,_1920.djvu/13 – J'ai trouvé le template rule : les deux lignes n'apparaissent pas ! Faut-il insérer ce style quelque part pour pouvoir l'utiliser ? Y-a-t-il un autre moyen pour créer ces deux lignes ? Merci [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 6 mai 2026 à 23:01 (UTC) ::Les templates de ws.en ont habituellement des équivalents ici mais sous un nom différent. On a {{m|SéparateurDeTexte}} qui peut faire ce que vous recherchez. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:18 (UTC) :::Merci. [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 8 mai 2026 à 21:06 (UTC) == La commande corr bugue dans MathForm1 == Bonjour, J'ai voulu corriger une coquille sur cette page : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64 Mais ma correction ne donne pas le résultat graphique souhaité à l'écran : https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64&diff=prev&oldid=15793319 Comment signaler ce bug, s'il vous plaît ? Ou si ce n'est pas un bug, comment faire la modification proprement ? Après révérification, la modification ci-dessus est erronée. On ne passe pas du nombre/type ordinal au nombre cardinal avec deux barres mais avec une seule. Donc en fait l'erreur à corriger n'est pas page 64, mais page 63 : https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63 https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63&diff=prev&oldid=15793378 Mais la correction faite en deuxième illustre exactement le même bug de la commande corr dans MathForm1. J'ai une autre correction de coquille avec un bug similaire: https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15793461 J'ai essayé deux syntaxes possibles, mais aucune ne marche, et les deux donnent le même rendu visuel. <nowiki> {{nobr|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}}}} {{corr|{{nobr|ν<sub>0</sub>ω}}|{{nobr|ν<sub>0</sub>.ω}}}} </nowiki> D'avance merci, amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 16 mai 2026 à 17:01 (UTC) :@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Une modification a été apportée au modèle corr pour lui permettre de supporter ces expressions. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 21:16 (UTC) ::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci beaucoup pour cette correction rapide :). [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 17 mai 2026 à 05:25 (UTC) == Comment revalider une page ? == Bonjour, J'ai fait deux boulettes dans l'historique de cette page : https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&action=history On peut voir que j'avais passé la page en validée le 17, car j'avais vu que le bug d'affichage sur ma correction du 16 était corrigée. Mais j'ai vu que je n'avais pas fini de relire donc je l'ai annulée. Sauf que maintenant que j'ai fini de bien relire et que j'ai corrigé deux coquilles de plus, je ne peux plus mettre la page en "Validée", le cercle vert n'apparaît plus. Comment faire, s'il vous plaît ? D'ailleurs, j'ai corrigé les deux coquilles en plus sans me connecter, du coup c'est sur un compte anonyme. Je m'en suis aperçu juste après et dans le même onglet, je me suis connecté. Je pensais que cela remettrait automatiquement la contribution sur mon compte, mais cela n'a pas été le cas. Comment est-ce que je peux faire pour que ma contribution anonyme retourne sur mon compte, s'il vous plaît ? D'avance merci, amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 06:08 (UTC) :{{ping|SectionFinale}} [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15794539 Pour cette correction], vous n'étiez pas logué, donc vous ne pouvez pas marquer comme "corrigé" ou "validé". Oui, il faut qu'une autre personne valide les pages. :Et pour les formules de math, il vaudrait mieux utiliser LaTex. Example en cours de correction : [[Livre:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu]]. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:56 (UTC) ::@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Effectivement en ayant déjà validé une fois, vous ne pourrez pas répéter l’opération. ElioPrrl qui a corrigé toutes ces pages étudiait alors en mathématique à un niveau assez avancé. Je pense qu’il n’utilisait pas Latex car il avait réalisé que le résultat s’exportait mal avec ws-export. ::Si un point était nécessaire entre v<sub>0</sub> et w, il aurait sûrement appliquer la correction. En algèbre classique, ab, a.b et a x b ne sont-ils pas équivalents, pourquoi un point est-il nécessaire ici ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 11:55 (UTC) :::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Le point est nécessaire pour uniformiser. :::Il y est avant. :::Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est. :::Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les usages jusque là, le point y est aussi. :::Il est donc logique de le garder. :::J'ai un doctorat en informatique théorique, à la frontière avec les mathématiques discrètes. :::Dans mes articles récents, je prends l'habitude d'utiliser le symbole de multiplication systématiquement. :::Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple. :::Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place. [[Spécial:Contributions/&#126;2026-29838-34|&#126;2026-29838-34]] ([[Discussion utilisateur:&#126;2026-29838-34|discussion]]) 18 mai 2026 à 15:53 (UTC) ::::Pénible, j'ai répondu avec un compte temporaire. ::::Il faudrait vraiment qu'il y ait une action "Fusionner ce compte temporaire vers un compte existant". ::::Il me semblait qu'avant il y avait fusion automatique quand on se connectait dans la foulée de la modification. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 15:58 (UTC) :::::Pour éviter d’avoir à vous authentifier à chaque fois simplement cocher la case Garder ma session active sinon ce sera votre adresse IP qui sera utilisée. Uniformisation permet de justifier la correction. J’ai validé votre page. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 18:56 (UTC) ::::::Merci. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 12:56 (UTC) ::J'étais logué avant de chercher à valider, la bonne explication est celle de Denis. ::À tout hasard, est-ce que vous auriez un avis sur ma remarque sur la page de discussion, s'il vous plaît ? ::https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66 [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 18:23 (UTC) :::Je vous suggère de poursuivre en utilisant le modèle corr et, comme cette situation se répète, vous pourriez en traiter sur la page de discussion de l’index et ainsi éviter à devoir le justifier à chaque fois. Voici un exemple sur cette [[Discussion Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|page de discussion]] et [[Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|sur la page d’index]]. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 19:12 (UTC) ::::Merci, j'ai créé la page de discussion du livre. Et je vais peaufiner les choix éditoriaux, même si jusqu'à présent quasi tout est identique à l'original. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:20 (UTC) kgdi837anvi7hhbz9uzo6nn6099ncao Chants et Chansons (Pierre Dupont)/Le Dahlia bleu 0 4550904 15797489 14836362 2026-05-19T19:12:12Z Sixdegrés 56197 Textes validés 15797489 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|Textes validés}} <pages index="Dupont - Chants et Chansons, t. 1, 1855.djvu" from=198 to=201 header=1 /> 2c3lsnwsv8n7rxe7rzjvqyr3ur8da19 Page:Chaudon, Delandine, Goigoux - Dictionnaire historique, tome 9.djvu/1 104 4570801 15797471 15796564 2026-05-19T19:01:06Z Favete linguistis 129184 15797471 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>DICTIONNAIRE HISTORIQUE, CRITIQUE ET BIBLIOGRAPHIQUE. <section begin="D"/>{{table|nodots|titre= Dies (Gaspard)}} {{table|nodots|titre= Diesbach (Nicolas de)}} {{table|nodots|titre= Diesbach (Jean de)}} {{table|nodots|titre= Diesbach (Guillaume de)}} {{table|nodots|titre= Diesbach (Sébastien de)}} {{table|nodots|titre= Diesbach (Jean-Frédéric de)}} {{table|nodots|titre= Diesbach (François-Romain)}} {{table|nodots|titre= Diesbach (Jean)}} {{table|nodots|titre= Diest (Henri-Von)}} {{table|nodots|titre= Diest (Adrien van)}} {{table|nodots|titre= Dietenberger (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dieterich (Helvicus)}} {{table|nodots|titre= Dieterich (Jean-Conrad)}} {{table|nodots|titre= Dietrich (Jean-George-Nicolas)}} {{table|nodots|titre= Dietrich (Chrétien-Guillaume-Ernest)}} {{table|nodots|titre= Dietrich (Philippe-Frédéric, baron de)}} {{table|nodots|titre= Dietrichstein (Adam, seigneur de)}} {{table|nodots|titre= Dietrichstein (François, cardinal de)}} {{table|nodots|titre= Dietzsch (Jean-Christophe)}} {{table|nodots|titre= Dieu (Antoine)}} {{table|nodots|titre= Dieu (S. Jean de)}} {{table|nodots|titre= Dieu (Louis de)}} {{table|nodots|titre= Dieu-Donné {{Ier}} ou Deusdedit (Saint)}} {{table|nodots|titre= Dieu-Donné II ou Adeodat}} {{table|nodots|titre= Dieze (Jean-André)}} {{table|nodots|titre= Digard de Kerguette (Jean)}} {{table|nodots|titre= Digby (Everard)}} {{table|nodots|titre= Digby (Kenelm)}} {{table|nodots|titre= Digby (Jean)}} {{table|nodots|titre= Digby (George)}} {{table|nodots|titre= Digges (Léonard)}} {{table|nodots|titre= Digges (Thomas), écrivain}} {{table|nodots|titre= Digges (Sir Dudley), chevalier}} {{table|nodots|titre= Digges (Thomas), traducteur}} {{table|nodots|titre= Digges (Sir Dudley), écrivain}} {{table|nodots|titre= Digna ou Dugna}} {{table|nodots|titre= Digne. ''Voyez'' Ledigne.}} {{table|nodots|titre= Digoretzy (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dikmann (Pierre)}} {{table|nodots|titre= Dilavez-Pacha}} {{table|nodots|titre= Dilherr (Jean-Michel)}} {{table|nodots|titre= Dillenius ou Dillen (Jean-Jacques)}} {{table|nodots|titre= Dillen (Juste-Frédéric)}} {{table|nodots|titre= Dillon (Arthur, comte de), lieutenant-général}} {{table|nodots|titre= Dillon (Wentworth). ''Voy''. Roscommon.}} {{table|nodots|titre= Dillon (Arthur, comte de), officier général}} {{table|nodots|titre= Dillon (Jean-Talbot)}} {{table|nodots|titre= Dillon (le comte Théobald de)}} {{table|nodots|titre= Dilworth (Thomas)}} {{table|nodots|titre= Dimas de La Croix (le P.)}} {{table|nodots|titre= Dimitronicius (Basile)}} {{table|nodots|titre= Dimsdale (Thomas)}} {{table|nodots|titre= Dina}} {{table|nodots|titre= Dinarque}} {{table|nodots|titre= Dinet (François)}} {{table|nodots|titre= Dinghens de Dinghen (Léonard-François)}} {{table|nodots|titre= Dini (Benoit)}} {{table|nodots|titre= Dini (François)}} {{table|nodots|titre= Diniz da Cruz (Antoine)}} {{table|nodots|titre= Dino}} {{table|nodots|titre= Dino. ''Voyez'' Compagni et Garbo.}} {{table|nodots|titre= Dinocrates ou Dioclès}} {{table|nodots|titre= Dinomènes ou Dinomèdes}} {{table|nodots|titre= Dinostrate}} {{table|nodots|titre= Dinoth (Richard)}} {{table|nodots|titre= Dinouart (Joseph-Antoine-Toussaint)}} {{table|nodots|titre= Dinter ou Dinterus (Edmond)}} {{table|nodots|titre= Dinus. ''Voyez'' Dini et Dino.}} {{table|nodots|titre= Dio-Chrisostome. ''Voyez'' Dion.}} {{table|nodots|titre= Dioclès (médecin)}} {{table|nodots|titre= Dioclès (géomètre)}} {{table|nodots|titre= Dioclès. ''Voyez'' Dinocrate.}} {{table|nodots|titre= Dioclétien (Caïus Valerianus Diocletianus)}} {{table|nodots|titre= Diocre (Raimond)}} {{table|nodots|titre= Diodati (Jean)}} {{table|nodots|titre= Diodati (Alexandre)}} {{table|nodots|titre= Diode de Carlus ou Caylus}} {{table|nodots|titre= Diode}} {{table|nodots|titre= Diodore de Sicile}} {{table|nodots|titre= Diodore d’Antioche}} {{table|nodots|titre= Diogène (banquier)}} {{table|nodots|titre= Diogène-Laërce}} {{table|nodots|titre= Diogène (disciple d’Anaximènes)}} {{table|nodots|titre= Diogène (philosophe stoïcien)}} {{table|nodots|titre= Diogène (sculpteur)}} {{table|nodots|titre= Diogène. ''Voyez'' Romain.}} {{table|nodots|titre= Diogenien}} {{table|nodots|titre= Diognète (philosophe)}} {{table|nodots|titre= Diognète (ingénieur)}} {{table|nodots|titre= Diognétus. ''Voyez'' Clitomachus.}} {{table|nodots|titre= Diogo Bernardès. ''Voyez Bernardès.}} {{table|nodots|titre= Diomedes}} {{table|nodots|titre= Dion de Syracuse}} {{table|nodots|titre= Dion-Cassius}} {{table|nodots|titre= Dion, surnommé Chrysostôme ou Bouche d’or}} {{table|nodots|titre= Dionis (Pierre)}} {{table|nodots|titre= Dionis (Charles)}} {{table|nodots|titre= Dionis du Séjour (Louis-Achille)}} {{table|nodots|titre= Dionis du Séjour (Achille-Pierre)}} {{table|nodots|titre= Dionisi (Philippe-Laurent)}} {{table|nodots|titre= Dionysius (peintre du V{{e}} siècle av. J.-C.)}} {{table|nodots|titre= Dionysius (statuaire)}} {{table|nodots|titre= Dionysius (peintre du {{Ier}} siècle av. J.-C.)}} {{table|nodots|titre= Dionysius. ''Voyez'' Denis et Denys.}} {{table|nodots|titre= Diophante}} {{table|nodots|titre= Dioscore (évêque)}} {{table|nodots|titre= Dioscore (patriarche mort en 454)}} {{table|nodots|titre= Dioscore (patriarche mort en 519}} {{table|nodots|titre= Dioscore (diacre)}} {{table|nodots|titre= Dioscoride}} {{table|nodots|titre= Dioscorides (Pédanius)}} {{table|nodots|titre= Diot}} {{table|nodots|titre= Diotallevi (François)}} {{table|nodots|titre= Diotallevi (Alexandre)}} {{table|nodots|titre= Diotime}} {{table|nodots|titre= Dioti Salvi}} {{table|nodots|titre= Diotogène}} {{table|nodots|titre= Dipêne}} {{table|nodots|titre= Diphile}} {{table|nodots|titre= Diplovatazio (Thomas)}} {{table|nodots|titre= Dippel (Jean-Conrad)}} {{table|nodots|titre= Diradour (docteur)}} {{table|nodots|titre= Diradour (évêque)}} {{table|nodots|titre= Diranoun}} {{table|nodots|titre= Diratzou-Baghdassar (savant)}} {{table|nodots|titre= Diratzou-Baghdassar (grammairien)}} {{table|nodots|titre= Diroys (François)}} {{table|nodots|titre= Diroug}} {{table|nodots|titre= Discordano ou Calzolario (Pierre)}} {{table|nodots|titre= Discret (L. C.)}} {{table|nodots|titre= Disdier (Henri-François-Michel)}} {{table|nodots|titre= Disney (Jean)}} {{table|nodots|titre= Distelmeyer (Lambert)}} {{table|nodots|titre= Dithmar (Juste-Christophe)}} {{table|nodots|titre= Ditmar (historien)}} {{table|nodots|titre= Ditmar (Théodore-Jacques)}} {{table|nodots|titre= Ditmer ou Ditmar (Jean)}} {{table|nodots|titre= Ditters (Charles)}} {{table|nodots|titre= Dittliger (Jean)}} {{table|nodots|titre= Ditton (Humphrey)}} {{table|nodots|titre= Divæus ou Van Diève (Pierre)}} {{table|nodots|titre= Divicon}} {{table|nodots|titre= Divini (Eustache)}} {{table|nodots|titre= Divino (Louis de el Moralès)}} {{table|nodots|titre= Divitiac}} {{table|nodots|titre= Divo ou Divus (André)}} {{table|nodots|titre= Divry ou Divery (Jehan)}} {{table|nodots|titre= Diwisch (Procope)}} {{table|nodots|titre= Diwo ou Diwonis}} {{table|nodots|titre= Dixmerie (Nicolas-Bricaire de la)}} {{table|nodots|titre= Djaafar-Khan}} {{table|nodots|titre= Djafar-Ben-Mohammed-Ben-Omar. ''Voyez'' Albumazar.}} {{table|nodots|titre= Djafar (imam)}} {{table|nodots|titre= Djahedh ou Grand-Œil}} {{table|nodots|titre= Djalamy (Aboul-Abbas-el)}} {{table|nodots|titre= Djamy}} {{table|nodots|titre= Djannaby}} {{table|nodots|titre= Djelal-Eddyn Mankberny}} {{table|nodots|titre= Djelal-Eddyn Roumy}} {{table|nodots|titre= Dhelal-Eddyn (Keljy)}} {{table|nodots|titre= Djelal-Eddyn (Mahmoud-al-Margany)}} {{table|nodots|titre= Djémal et Polta}} {{table|nodots|titre= Djémal-Eddyn (Ali ben Youssef)}} {{table|nodots|titre= Djémal-Eddyn (Ben Hescham)}} {{table|nodots|titre= Djemchyd}} {{table|nodots|titre= Djemlah (l’Émyr Mohammed)}} {{table|nodots|titre= Djenguyz-Khan. ''Voyez'' Gengiskan.}} {{table|nodots|titre= Djevhéry (Ismaïl-ben-Hammad)}} {{table|nodots|titre= Djeypal-Rajah}} {{table|nodots|titre= Djey-Tchand}} {{table|nodots|titre= Djézary (Aboul-a’z Isma’il al)}} {{table|nodots|titre= Djezlah (Ben Yahya Ben Yssa)}} {{table|nodots|titre= Djezzar (Ahmed)}} {{table|nodots|titre= Djihan-Guyr (Ahoul-Maz’-affer-Nour-eddyn-Mohammed)}} {{table|nodots|titre= Djouban}} {{table|nodots|titre= Djounah}} {{table|nodots|titre= Dlugosz (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dmochowski (François)}} {{table|nodots|titre= Do (Jean)}} {{table|nodots|titre= Doara (Buoso de)}} {{table|nodots|titre= Dobeilh (François)}} {{table|nodots|titre= Dobelius ou Von Dobeln (Jean-Jacques)}} {{table|nodots|titre= Dobelius (Jean-Jacques)}} {{table|nodots|titre= Dobert (Antoine)}} {{table|nodots|titre= Dobi Armed Ben Yahya}} {{table|nodots|titre= Dobner (Gélase)}} {{table|nodots|titre= Dobracki (Matthieu)}} {{table|nodots|titre= Dobritzhoffer (Martin)}} {{table|nodots|titre= Dobson (Guillaume)}} {{table|nodots|titre= Docampo (Florian)}} {{table|nodots|titre= Docampo (Gonzalve)}} {{table|nodots|titre= Docteurs (les quatre) de l’Église latine. ''V''. SS. Augustin, Ambroise, Jérôme, Grégoire.}} {{table|nodots|titre= Dod (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dodane, Dodena ou Duodena}} {{table|nodots|titre= Dodart (Denis)}} {{table|nodots|titre= Dodd (Guillaume)}} {{table|nodots|titre= Dodd (prêtre)}} {{table|nodots|titre= Doddridge (sir John)}} {{table|nodots|titre= Doddridge (Philippe)}} {{table|nodots|titre= Dodechin}} {{table|nodots|titre= Dodieu (Claude)}} {{table|nodots|titre= Dodoens ou Dodonæus (Rembert)}} {{table|nodots|titre= Dodsley (Robert)}} {{table|nodots|titre= Dodson (James)}} {{table|nodots|titre= Dodson (Michel)}} {{table|nodots|titre= Dodsworth (Roger)}} {{table|nodots|titre= Dodwell (Henri)}} {{table|nodots|titre= Doebeln (Jean-Jacques de)}} {{table|nodots|titre= Doebler (Joachim)}} {{table|nodots|titre= Doederlein (Jean-Alexandre)}} {{table|nodots|titre= Doederlein (Jean-Christophe)}} {{table|nodots|titre= Doeg}} {{table|nodots|titre= Doenhoff (Gaspard)}} {{table|nodots|titre= Doerfel (George-Samuel)}} {{table|nodots|titre= Does (van der). ''Voyez'' Douza.}} {{table|nodots|titre= Does (Antoine van der)}} {{table|nodots|titre= Does (Jacques van der)}} {{table|nodots|titre= Doete de Troyes} {{table|nodots|titre= Doeveren (Gautier van)}} {{table|nodots|titre= Dofin (Olivier)}} {{table|nodots|titre= Dogget (Thomas)}} {{table|nodots|titre= Dogiel (Matthieu)}} {{table|nodots|titre= Doglioni (Jean-Nicolas)}} {{table|nodots|titre= Dohna (Fabien, bourgrave de)}} {{table|nodots|titre= Dohna (Acace, bourgrave de)}} {{table|nodots|titre= Dohna (Christophe, bourgrave de)}} {{table|nodots|titre= Dohna (Christian-Albert, bourgrave de)}} {{table|nodots|titre= Dohna (Alexandre, comte de)}} {{table|nodots|titre= Dohna (Albert-Christophe de)}} {{table|nodots|titre= Dohna (Christophe de)}} {{table|nodots|titre= Doison (Marc)}} {{table|nodots|titre= Doissin (Louis)}} {{table|nodots|titre= Doisy (Pierre)}} {{table|nodots|titre= Dolabella (Publius Cornelius)}} {{table|nodots|titre= Dolben (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dolce (Louis)}} {{table|nodots|titre= Dolci (Charles)}} {{table|nodots|titre= Dolci (Sébastien)}} {{table|nodots|titre= Dolcini (Barthélemi)}} {{table|nodots|titre= Dolder (Jean-Rodolphe)}} {{table|nodots|titre= Dolendo (Barthélemi)}} {{table|nodots|titre= Dolendo (Zacharie)}} {{table|nodots|titre= Dolera (Clément)}} {{table|nodots|titre= Doleson (Claude)}} {{table|nodots|titre= Dolet (Étienne)}} {{table|nodots|titre= Dolgorouki (Iwan, prince)}} {{table|nodots|titre= Dolianus}} {{table|nodots|titre= Dolivar (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dolivet. ''Voy''. Oliver (d’).}} {{table|nodots|titre= Dolle (Charles-Antoine)}} {{table|nodots|titre= Dollières}} {{table|nodots|titre= Doloeus ou Dolée (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dolomieu (Déodat-Gui-Sylvain Tancrède de Gratet de)}} {{table|nodots|titre= Dolscius (Paul)}} {{table|nodots|titre= Domairy ou Demiri (Kémal-Eddyn-Aboulbaca-Mohammed)}} {{table|nodots|titre= Domairon (Louis)}} {{table|nodots|titre= Domat ou Daumat (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dombay (François de)}} {{table|nodots|titre= Dombey (Joseph)}} {{table|nodots|titre= Dombrowka}} {{table|nodots|titre= Domeier (Jean-Gabriel)}} {{table|nodots|titre= Domenichi (Louis)}} {{table|nodots|titre= Domenico des Camées}} {{table|nodots|titre= Domenico de Santis. ''V''. Santis.}} {{table|nodots|titre= Domergue (François-Urbain)}} {{table|nodots|titre= Dominica (Annia)}} {{table|nodots|titre= Dominici (Dominique-Paul)}} {{table|nodots|titre= Dominici (Marc-Antoine)}} {{table|nodots|titre= Dominique (Saint), ermite}} {{table|nodots|titre= Dominique (Saint), dominicain}} {{table|nodots|titre= Dominique de Venise. ''V''. Castagno (André del).}} {{table|nodots|titre= Dominique. ''Voy''. Burchiello.}} {{table|nodots|titre= Dominique de Pistoie et Pierre de Pise}} {{table|nodots|titre= Dominique Del Barbiere ou de La Barrière}} {{table|nodots|titre= Dominique Barrière. ''V''. Barrière.}} {{table|nodots|titre= Dominique (Alexis)}} {{table|nodots|titre= Dominique (rabbin)}} {{table|nodots|titre= Dominique (Pierre-François-Biancolelli)}} {{table|nodots|titre= Dominique (Jacques de St.)}} {{table|nodots|titre= Dominique ou Dominici (Jean)}} {{table|nodots|titre= Dominique (jurisconsulte)}} {{table|nodots|titre= Dominiquin (Domenico Zampieri, dit le)}} {{table|nodots|titre= Dominis (Marc-Antoine de)}} {{table|nodots|titre= Domitia-Lepida}} {{table|nodots|titre= Domitia-Longina}} {{table|nodots|titre= Domitianus (Lucius Domitius ou Domitius Domitianus)}} {{table|nodots|titre= Domitien (Titus Flavius Sabinus)}} {{table|nodots|titre= Domitien (Lucius Domitius. ''Voy''. Domitianus).}} {{table|nodots|titre= Domitille (Flavia Domitilla), femme de Vespasien}} {{table|nodots|titre= Domitille (Flavia Domitilla), fille de Vespasien}} {{table|nodots|titre= Domitius Ahenobarbus (Cnéius), consul}} {{table|nodots|titre= Domitius Ahenobarbus (Cnéius), époux d’Agrippine}} {{table|nodots|titre= Domitius. ''Voyez'' Afer.}} {{table|nodots|titre= Domitius (grammairien)}} {{table|nodots|titre= Domitius Marsus. ''Voyez'' Marsus.}} {{table|nodots|titre= Dommartin}} {{table|nodots|titre= Dommerich (Jean-Christophe)}} {{table|nodots|titre= Domna-Julia. ''Voyez'' Julia.}} {{table|nodots|titre= Domnine (Sainte)}} {{table|nodots|titre= Domnizo ou Donizo}} {{table|nodots|titre= Domnus. 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''Voyez'' Hegesippe.}} {{table|nodots|titre= Egg (Jean-Gaspard)}} {{table|nodots|titre= Eggeling (Jean-Henri)}} {{table|nodots|titre= Eggenfeld (Chrysostôme ou Jean-Chrysostôme)}} {{table|nodots|titre= Egger (Brandolf)}} {{table|nodots|titre= Eggers (Jacques, baron d’)}} {{table|nodots|titre= Eggers (Henri-Frédéric d’)}} {{table|nodots|titre= Eggesteyn (Henri)}} {{table|nodots|titre= Eggs (Jean-Ignace)}} {{table|nodots|titre= Eggs (Richard)}} {{table|nodots|titre= Eggs (Léon ou Léonce)}} {{table|nodots|titre= Eggs (George-Joseph)}} {{table|nodots|titre= Eghivartetzy (Moyse)}} {{table|nodots|titre= Eghivartetzy (Machdotz)}} {{table|nodots|titre= Eghpar}} {{table|nodots|titre= Egidio (cardinal)}} {{table|nodots|titre= Egidio (Fontana)}} {{table|nodots|titre= Egidio de Viterbe}} {{table|nodots|titre= Egidio (Macursio)}} {{table|nodots|titre= Egidio-Bossio}} {{table|nodots|titre= Egidio. ''V''. 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BARJON<br />Musique : J. MOHR — F. 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" Dou -- _ ce nuit, sain -- _ te nuit! Dans les _ cieux! l’as -- tre _ luit. \set stanza = "1." Le mys -- tère an -- non -- cé s’ac -- com -- plit. Cet en -- fant, sur la paille en -- dor -- mi, \set stanza = "1." C’est l’a -- mour in -- fi -- ni! __ C’est _ l’a -- mour in -- fi -- ni! __ } \new Lyrics \lyricsto "Soprano" { \set stanza = "2. " C’est _ vers nous qu’il _ ac -- court En un _ don sans re -- _ tour! \set stanza = "2." De ce monde i -- gno -- rant de l’a -- mour Où com -- mence au -- jour -- d’hui son sé -- jour, \set stanza = "2." Qu’il soit Roi pour tou -- jours! __ Qu’il _ soit Roi pour tou -- jours! __ } \new Lyrics \lyricsto "Soprano" { \set stanza = "3. " Paix _ à tous! Gloire _ au ciel! Gloire au _ sein ma -- ter -- _ nel, \set stanza = "3." Qui, pour nous en ce jour de No -- ël, En -- fan ta le Sau -- veur é -- ter -- nel, \set stanza = "3." Qu’at -- ten -- dait Is -- ra -- ël! __ Qu’at --_ ten -- dait Is -- ra -- ël! __ } >> \new Staff \with { instrumentName = \markup \column { \line{"T."} \line{"B."} } midiInstrument = \instrument } << \clef F \new Voice = "Ténor" \relative c' { \voiceOne \once \omit Voice.DynamicText c4_\p c8 g4. c4 c8 g4. b4 b16 d d4. c4 c8 c4. c4 c8 c8. c16 c8 \autoBeamOff c8. c16 c8 g4. \autoBeamOn f8_\< c' c c8.\! c16 c8 \autoBeamOff c8._\> c16 c8 g4.\! \autoBeamOn b4_\< b8 b8.\! b16 d8 c4.~_\> c4\! s8 c4 g8 g8. g16 f8 e4.~_\> e4\! s8 } \new Voice = "Basse" \relative c { \voiceTwo c4_\p c8 c4. c4 c8 c4. g'4 g8 g4. c,4 c8 c4. f4 f8 f8. f16 f8 \autoBeamOff c8. c16 c8 c4. \once \omit Voice.Hairpin f4_\< f8 a8.\! g16 f8 \once \omit Voice.Hairpin c8._\> c16 c8 c4.\! \autoBeamOn \once \omit Voice.Hairpin g'4_\< g8 g8.\! g16 g8 \once \omit Voice.Hairpin c,4.~_\> c4\! d8\rest c4 c8 g8. g16 g8 \once \omit Voice.Hairpin c4.~_\> c4\! d8\rest } >> >> \layout {} \midi { \tempo 8. = 60} } </score> <poem>1. Douce nuit, sainte nuit, Dans les cieux, l’astre luit. Le mystère annoncé s’accomplit Cet enfant sur la paille endormi C’est l’amour infini C’est l’amour infini. 2. C’est vers nous qu’il accourt, En un don sans retour, De ce monde ignorant de l’amour, Où commence aujourd’hui son séjour, Qu’il soit Roi pour toujours Qu’il soit Roi pour toujours. 4. Paix à tous, gloire au Ciel Gloire au sein maternel Qui pour nous en ce jour de Noël Enfanta le Sauveur éternel Qu’attendait Israël Qu’attendait Israël.</poem> {{??|Partition}}<noinclude> <references/></noinclude> 85tg6jhag04ed9w84nx6jrxlbq049j7 15797894 15797886 2026-05-20T11:51:02Z CetaGM 69905 Ajout des paroles en allemand 15797894 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Le ciel est par dessus le toit" /></noinclude><nowiki /> {{T2|Douce nuit}} {{d|Texte : R.-P. BARJON<br />Musique : J. MOHR — F. GRUBER (1818)}} <score raw sound> \version "2.22.0" \paper { indent = .7\cm make-footer = ##f } \layout { \context { \Score systemStartDelimiterHierarchy = #'(SystemStartBar (SystemStartBracket a b)) \override SystemStartSquare.thickness = #6 \omit BarNumber } } % Instrument au son MIDI à peu près correct, et dont les notes sont tenues (comme la voix, et contrairement au piano, instrument par défaut) instrument = "french horn" \score { << \new Staff \with { instrumentName = \markup \column { \line{"S."} \line{"A."} } midiInstrument = \instrument } << \time 6/8 \tempo "Assez lent" \new Voice = "Soprano" \relative c'' { % Groupement des deux premiers tiers de temps ensemble, puis séparation des autres notes \set Timing.beamExceptions = #'() \set Timing.beatStructure = 2,1,1,1,1 \voiceOne g8.^\p a16 g8 e4. g8. a16 g8 e4. d'4 d16 b b4. c4 c16 g g4. a4 a8 c8. b16 a8 \autoBeamOff g8. a16 g8 e4. a4^\< a8 c8.\! b16 a8 g8.^\> a16 g8 e4.\! \autoBeamOn d'4^\< d8 f8.\! d16 b8 c4.(^\> e4)\! b8\rest c8. g16 e8 g8. f16 d8 c4.~^\> c4\! b'8\rest \bar "|." } \new Voice = "Alto" \relative c' { \set Timing.beamExceptions = #'() \set Timing.beatStructure = 2,1,1,1,1 \voiceTwo \once \omit Voice.DynamicText e8.^\p f16 e8 c4. e8. f16 e8 c4. f4 f8 f4. e4 e8 e4. f4 f8 a8. g16 f8 \autoBeamOff e8. f16 e8 c4. \autoBeamOn \once \omit Voice.Hairpin c8^\< f f f8.\! f16 f8 \autoBeamOff \once \omit Voice.Hairpin e8.^\> f16 e8 c4.\! \autoBeamOn \once \omit Voice.Hairpin f4^\< f8 d8.\! f16 f8 \once \omit Voice.Hairpin e4.(^\> g4)\! s8 e4 c8 b8. b16 b8 \once \omit Voice.Hairpin c4.~^\> c4\! s8 } \new Lyrics \lyricsto "Soprano" { \set stanza = "1. 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Douce nuit, sainte nuit, Dans les cieux, l’astre luit. Le mystère annoncé s’accomplit Cet enfant sur la paille endormi C’est l’amour infini C’est l’amour infini. 2. C’est vers nous qu’il accourt, En un don sans retour, De ce monde ignorant de l’amour, Où commence aujourd’hui son séjour, Qu’il soit Roi pour toujours Qu’il soit Roi pour toujours. 4. Paix à tous, gloire au Ciel Gloire au sein maternel Qui pour nous en ce jour de Noël Enfanta le Sauveur éternel Qu’attendait Israël Qu’attendait Israël.</poem> {{??|Partition}} <poem>1. Stille Nacht, heilige Nacht! allest schläft, einsam wacht nur das traute hochheilige Paar. Holder Knabe im lokkigen Haar, schlaf in himmlischer Ruh, schlaf in himmlischer Ruh! 2. Stille Nacht, heilige Nacht! Hirten erst kund gemacht, durch der Engel Hallelujah tönt es laut von fern und nah: Christ, der Retter ist da! Christ, der Retter ist da! 3. Stille Nacht, heilige Nacht! Gottes Sohn, o wie lacht Lieb aus deinem göttlichen Mund, da uns schlägt die rettende Stund, Christ, in deiner Geburt, Christ, in deiner Geburt. </poem><noinclude> <references/></noinclude> j2sael0ukg66593k7allzatql7ymujx Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/541 104 4670792 15797365 15223422 2026-05-19T15:50:58Z Yland 11394 /* Correction en cours */ 15797365 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|513}}</noinclude>(au-dessus de la ligne :<span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr| ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܡܝܢܐ (ܕܡܪܝ ܒܗܢܡ ܘܠܟܠܗܝܢ ܥܪ̈ܬܐ ܩܕܝ̈ܫܬܐ ܫܢܬ ܐܘ}}{{surligner|ܥܨ}}.|140}}</span> On lit en marge <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܪܝܢ}}|140}}</span> qui se rapporte sans doute à <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܝܢܐ}}|140}}</span> (Mennas). <div style="text-align:right;line-height:185%"> <poem style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܐܝܣܝܐܣ ܡ**ܫܡ** ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܒܝܬ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܡܘܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܢ[ܢܐ]. ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܡ**ܫܡ** ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܡܪܝܡ ܘ{{surligner|ܩܕ}} ܡܪܝ ܝܘܠܝܐܢ ܒܩܘܪܝܐ ܬ[ܝܡ]}}|150}}</span></poem></div> {{Syriaque}}<noinclude> <references/></noinclude> phm2dc0mscqa4g62xm9ry9d99jp41ip 15797368 15797365 2026-05-19T15:57:32Z Yland 11394 /* Correction en cours */ 15797368 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|513}}</noinclude>(au-dessus de la ligne :<span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr| ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܡܝܢܐ (ܕܡܪܝ ܒܗܢܡ ܘܠܟܠܗܝܢ ܥܪ̈ܬܐ ܩܕܝ̈ܫܬܐ ܫܢܬ ܐܘ}}{{surligner|ܥܨ}}.|140}}</span> On lit en marge <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܪܝܢ}}|140}}</span> qui se rapporte sans doute à <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܝܢܐ}}|140}}</span> (Mennas). <div style="text-align:right;line-height:185%"> <poem style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">(fol. 217 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܐܝܣܝܐܣ ܡ**ܫܡ** ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܒܝܬ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܡܘܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܢ[ܢܐ]. ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܡ**ܫܡ** ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܡܪܝܡ ܘ{{surligner|ܩܕ}} ܡܪܝ ܝܘܠܝܐܢ ܒܩܘܪܝܐ ܬ[ܝܡ]}}|150}}</span></poem></div> {{Syriaque}}<noinclude> <references/></noinclude> qn1mo0x1441d99tros8wxy9icpss6ua 15797371 15797368 2026-05-19T16:02:22Z Yland 11394 /* Correction en cours */ 15797371 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|513}}</noinclude>(au-dessus de la ligne :<span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr| ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܡܝܢܐ (ܕܡܪܝ ܒܗܢܡ ܘܠܟܠܗܝܢ ܥܪ̈ܬܐ ܩܕܝ̈ܫܬܐ ܫܢܬ ܐܘ}}{{surligner|ܥܨ}}.|140}}</span> On lit en marge <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܪܝܢ}}|140}}</span> qui se rapporte sans doute à <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܝܢܐ}}|140}}</span> (Mennas). <div style="text-align:right;line-height:185%"> <poem style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">(fol. 217 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܐܝܣܝܐܣ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܒܝܬ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܡܘܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܢ[ܢܐ]. ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܡܪܝܡ ܘ{{surligner|ܩܕ}} ܡܪܝ ܝܘܠܝܐܢ ܒܩܘܪܝܐ ܬ[ܝܡ]}}|150}}</span></poem></div> {{Syriaque}}<noinclude> <references/></noinclude> 7wyi41moopamamlgh35et1dok9h7yhm 15797406 15797371 2026-05-19T16:53:34Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15797406 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|513}}</noinclude>(au-dessus de la ligne :<span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr| ܩܕܝܫܬܐ ܕܡܪܝ ܡܝܢܐ (ܕܡܪܝ ܒܗܢܡ ܘܠܟܠܗܝܢ ܥܪ̈ܬܐ ܩܕܝ̈ܫܬܐ ܫܢܬ ܐܘ}}{{surligner|ܥܨ}}.|140}}</span> On lit en marge <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܒܡܨܪܝܢ}}|140}}</span> qui se rapporte sans doute à <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܡܝܢܐ}}|140}}</span> (Mennas). <div style="text-align:right;line-height:185%"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin-top:0.5em;text-indent:0">({{fol.}}217 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܐܝܣܝܐܣ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܒܝܬ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܡܘܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܢ[ܢܐ].}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ {{surligner|ܩܕ}} ܕܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܡܪܝܡ ܘ{{surligner|ܩܕ}} ܡܪܝ ܝܘܠܝܐܢ ܒܩܘܪܝܐ ܬ[ܝܡ]}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:right;text-indent:0">({{fol.}}219) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ {{surligner|ܩܕ}} ܡܝܟܐܝܠ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܠܥܕܬܐ ܩܕܝܫܬܐ ܕܒܝܬ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܘܕܩܕܝܫܐ ܡܪܝ ܓܘܪܓܣ ܒܕܪܡܣܘܩ ܫܢܐ ܐܘܬܡܢܡܐܐ {{surligner|ܝܐ}} ܕܝܘܢ}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0">({{fol.}}223 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܙܟܐ ܩܫܝܫܐ ܠܡܪ̈ܒܚܐ {{surligner|ܩ̈ܕ}} ܕܒܝܬ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܡܪܝܡ ܘܕܬܪܥܣܪ ܫܠ̈ܝܚܐ {{surligner|ܩ̈ܕ}} ܘܕܐܪܟܥܝܢ ܣܗ̈ܕܐ ܩܕܝ̈ܫܐ. ܘܕܢܨܝ̈ܚܐ ܘܪ̈ܡܝ ܒܓܒ̈ܝܐ. ܡܕܝ ܒܗܢܡ ܘܡܪܝ ܓܐܘܪܓܝܣ. ܕܒܕܪܡܣܘܩ ܡܕܝܢܬܐ ܡܚܣܢܬܐ. ܒܩܝܢ{{surligner|ܕܘ}} ܕܗܠܝܢ ܕܩܰܪܒܘ. ܒܐܝ̈ܕܝ ܓܪܝܓܥܪܝܘܣ ܬܚܘܒܐ ܕܐܘܪܫܠܡ. ܒܫܢܬ ܐܦܠ ܕܝܘܢ. {{surligner|ܙ}} ܠܬܫܪܝ ܐܚܪܝ. ܒܝܘܡ ܚܕܒܫܒܐ ܕܩܘܕܫ ܥܕܬܐ. ܟܥܕܬܐ ܕܣܗܕܐ ܡܪܝ ܓܐܘܪܓܝܣ ܕܥܗܝܕ. ܡܪܝܐ ܢܫܰܡܠܐ ܥܡܗ ܒܟܠܗܝܢ ܝܡ̈ܝܢܬܐ. ܐܡܝܢ}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;text-indent:0">({{fol.}}224) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܓܪܝܓܘܪܝܘܣ ܬܚܘܒܐ ܕܐܘܪܫܠܡ. ܫܡܗ̈ܝ ܛ̈ܝܝ ܐܣܟܘܠܝ ܕܥܝܢ ܚܰܠܝܐ. ܐ. ܐܣܚܐܩ ܐܒܢ ܦܪܓ ܐܠܠܗ. — ܒ. ܓܪܓܣ ܐܒܢܓܪܓܣ. — ܓ. ܝܘܣܦ ܒܢ ܡܥܬܘܩ. — ܕ. ܝܚܢܐ ܒܢ ܩܥܝܕ. — ܗ. ܓܪܓܣ ܒܢ ܚܓ ܣܐܠܡ. — }}|150}}</span></p> </div><noinclude> <references/></noinclude> j4lu6wifbjzoi54jvokarg0kfzimm6j Utilisateur:Psephos 2 4681525 15797656 15796828 2026-05-20T04:13:34Z Psephos 145984 15797656 wikitext text/x-wiki <div style=width:36em;max-width:100%;margin:auto>{{SDT2|lh=0.667em|esp=0|lb=0|mb=0|mt=0|c=#3d8089}}{{SDT2|lh=0.667em|esp=0|lb=0|mt=0|mb=0|c=#144d7b}}{{SDT2|lh=0.667em|esp=0|lb=0|mt=0|c=#3e1a52|mb=0.5}} <div style=column-count:3;font-size:80%;> * {{coloré|#fff|ajouts|#f00}} : {{i|[[Utilisateur:Psephos/Ajouts|𓆏]]}} * {{coloré|#ffffff|musique|linear-gradient(90deg,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59)}} : {{i|[[Utilisateur :Psephos/Musique|𓆏]]}} * {{coloré|#ffffff|brouillon|linear-gradient(90deg,#3e1a52,#144d7b,#3d8089)}} : {{i|[[Utilisateur :Psephos/Brouillon|𓆏]]}} * {{coloré|#ffffff|test|#144d7b}} : {{i|[[Utilisateur :Psephos/Test|𓆏]]}} * {{coloré|#ffffff|test2|#3d8089}} : {{i|[[Utilisateur :Psephos/Test2|𓆏]]}} * {{coloré|#ffffff|DSS|#000000}} : {{i|[[Utilisateur :Psephos/DSS|𓆏]]}} * [[Utilisateur:Psephos/common.js|common.js]] * [[Utilisateur:Psephos/Raccourcis.js|raccourcis.js]] * [[Utilisateur:Psephos/common.css|common.css]] * [[Utilisateur:Psephos/Test.js|Test.js]] </div> {{brn|1}} <div style="color:light-dark(darkslategray,#b4eaea);font-size:0.85em;background-color:light-dark(#f4f4f4, #171717);padding:2em;font-size:85%;column-count:2;"><u>en cours</u> : {{Il}} * (travail) ** [[Livre:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu#pages|Mémoires secrets t.&#160;10]] * Correction ** {{L2s|Livre:Moncrif - Les Chats (1727).djvu}} ** [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#H|'''H''' du Trévoux]] (ou peut-être [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu#G|'''G''']] ou [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu#L|'''L''']] ou [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VIII.djvu#U|'''V''']] ou même [[Livre:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu#S|'''S''']]) ** {{l2s|Livre:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu}} * Mise en espace principal ** [[Mercure galant, tome I (1672)]] ** [[Journal des Dames/Mars 1759]] ** {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}} * Suspendu / obstacle... ** {{l2s|Dictionnaire des abréviations latines et françaises|Livre:Chassant - Dictionnaire des abréviations françaises et latines (5e éd, 1884).djvu}} ** {{L2s|Livre:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu}} </div> {{brn|1}} {{c|[[Fichier:Flag of Canada.svg|60px]] {{iv}} [[Fichier:Flag of the Franco-Colombiens.svg|60px]]}} {{brn|1}} Je suis canadien anglophone bilingue. Heure du Pacifique chez moi. Mon prénom est Stuart. [[wikt:ψῆφος]] J'arrive ici à travers un parcours académique. Avant de commencer à contribuer à WS août 2025, j’avais déjà passé beaucoup de temps à transcrire des textes (99% des périodiques) du {{s|xviii|e}}. Je suis le plus à l'aise au 18e mais je fais des explorations tentatives en avant & en arrière et je n'exclus aucune contribution éventuelle... Je soutiens très fort la mission de rendre accessible, c'est-à-dire, lisible & trouvable, les textes Si vous trouvez quelque chose que j'ai laissé incomplet et vous voulez que je le termine, dites-le-moi {{brn|1}} ==''Mercures''== Je connais très bien le ''[[Mercure de France|Mercure]]'' (plus précisément '''les''' ''Mercures'' du {{s|xviii}}; j'ai au moins jeté un coup d’œil à chaque numéro entre 1714 et 1793) et j'ai beaucoup travaillé dessus dans le domaine académique. Je voudrais améliorer les infos facilement accessibles là-dessus… Je commence ici par le premier ''Mercure'' de chaque « période » selon mon classement personnel, qui part des changements de directeurs/détenteurs du privilège. Numéros intéressants qui contiennent toujours(?) une préface/un avertissement où il y a les commentaires du/des rédacteur(s) SUR le Mercure… À sçavoir, * {{l2s|Mercure galant, tome I (1672)|Mercure de France - 1672 - Tome 1.djvu}} (Donneau de Visé) ** {{taille|Quelqu'un d'autre l'a ajouté, j'ai validé toutes les pages corrigées & corrigé toutes les pages nonexistantes|80}} * {{l2s|Mercure galant/Juin, juillet et août 1710|Mercure galant - 1710-06,-07,-08.djvu}} (Dufresny) ** {{t|Le premier avec un Mercure|80}} [[Fichier:Mercure galant - 1710-06,-07,-08 (Page 1 crop).png|50px]] * {{l2s|Nouveau Mercure galant, mai 1714|Nouveau Mercure galant - 1714-05.djvu}} mai 1714 (Le Fèvre) * {{l2s|Nouveau Mercure, janvier 1717|Nouveau Mercure - 1717-01.djvu}} (Buchet) * ''Le Mercure'' de juin et juillet 1721 (La Roque & Fuzelier (& Dufresny)) ** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (i) 1721|Le Mercure de juin et juillet 1721 (première partie).djvu}} ** {{l2s|Le Mercure, juin et juillet (ii) 1721|Le Mercure - 1721-06,07b.djvu}} * {{l2s|Mercure de France, janvier 1724|Mercure de France - 1724-01.djvu}} (La Roque seul) **{{t|Le premier à porter ce titre et le premier que j'ai lu en 2018|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1724-01 (page 1 crop).png|50px]] * ''Mercure de France, '' novembre 1744 (Fuzelier & La Bruère) ** {{l2s|Mercure de France, novembre (i) 1744|Mercure de France - 1744-11a.djvu}} ** {{l2s|Mercure de France, novembre (ii) 1744|Mercure de France - 1744-11.djvu}} (fichier était déjà ici) * {{l2s|Mercure de France, janvier 1755|Mercure de France - 1755-01.djvu}} (Boissy) **{{t|le premier à avoir des rubriques numérotées, etc|80}} [[Fichier:Mercure de France - 1755-02 (page 1 crop).png|50px]] * {{l2s|Mercure de France, août 1758|Mercure de France - 1758-08.djvu}} (Marmontel) * ''Mercure de France, '' février 1760 (La Place) ({{gallica|bpt6k3747781d}}) * ''Mercure de France, '' janvier (i) 1768 (Lacombe) ({{gallica|bpt6k3813244k}}) * ''Mercure de France, '' juin 1778 (Panckoucke) ({{gallica|bpt6k37449296}}) * {{l2s|Mercure français, 17 décembre 1791|Mercure français - 1791-12-17.djvu}} == {{t|ouvrages abandonnés qui pourraient être intéressants|90}} == <div style=font-size:75%>Et auxquels je contribuerais éventuellement {{colonnes|nombre=2| * {{L2s|Livre:Anonyme - Guillaume de Palerne.djvu}} * {{L2s|Livre:Artus - Description de l'isle des hermaphrodites.djvu}} * {{L2s|Livre:Basses danses dites de Marguerite d'Autriche}} * ceux de [[Auteur:Marie de l’Incarnation]] * {{l2s|Livre:Œuvres Hélisenne de Crenne 1560.djvu}} (qui ne contient pas en fait les ''Epistres'') * {{l2s|Livre:Durand - Rires et pleurs, poésies. Première partie - Poèmes, élégies, satires, odelettes, 1896.djvu}} * {{l2s|Livre:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu}} (depuis 2011 abandonné ! 😔) * {{l2s|Livre:Smith-Grouchy - Théorie des Sentimens moraux.djvu}} (pour la partie Après la traduction) * {{l2s|Nouveau théâtre italien recueil de etc., tome 1|Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf}} (abandonné sur commons même... j'ai fait la page livre) * {{l2s|Livre:Barbier - Théâtre, 1745.pdf}} (pour Cornélie) * {{l2s|Livre:Viau - Œuvres complètes, Jannet, 1856, tome 1.djvu}} * {{L2s|Livre:Du Bellay - La Deffence, et illustration de la langue francoyse.djvu}} * {{l2s|Livre:Vidampierre - Melanges de poesie et de prose.djvu}} (« abandon » exagéré) }}</div> == Mes « principes d'édition » personnels == (à raffiner contenu & ton lol) * Respecter l'orthographe d'origine. Les vieux textes où les choses sont écrits avec accentuation différente etc. C’est pas que ces écrivain.e.s ne scauoient pas écrire. Ne s'étaient pas rendu compte de la façon correcte que nous avons découvert. Cette façon n'existait pas. La langue change toujours * Accentuation des majuscules ** Seulement dans les cas où on est certain qu'ils auraient mis l'accent sur une minusucule. C'est-à-dire, juste sur '''À''' généralement * Accentuation des minuscules ** Laisse ** C'est une des habitudes ici qui me dérange le plus. Je ne comprends absolument pas pourquoi ça se ferait, mettre des '''è''' où il n'y en a pas. Les imprimeurs les ont pas mis, puis dans certains cas ils on mis des aigus, puis ils ont commencé à mettre des graves sur ''certains mots,'' (a)près, excès, succès, dès, etc., mais PAS SUR pere, mere, singuliere, etc. Donc ils avaient les caractères pour mettre un '''è''' mais ils l'ont pas fait. Peut-être !! Était-ce !! Pour une raison !! * Modernisation ''typographique'' ** Oui généralement. Laisser certains particularités selon moi, donne une fausse impression du niveau de différence avec le français moderne, et peut détourner des lecteurs ** S long sert à absolument rien sauf à embêter les lecteurs modernes. Fonctionnement identique à S courbe qui a bien servi avant et depuis. C'est un S ** Normalement je préfère dissimiler i/j et u/v dans les textes où cette distinction n'avait pas encore été faite. Pour eux c'était la même lettre, pour nous non ** Abréviations c'est une bonne idée de les développer c'est pas un choix Littéraire de les mettre généralement... Notre espace n'est pas limité par les bornes d'un bout de papier * Mise en page ** Mon instinct est d'imiter la présentation originale. Mais c'est pas forcément la meilleure chose à faire. Ayant le Lecteur éventuel en tête ** Toutes sortes de choix (comme. Tous) de mise en page ont été faites pour conserver le papier. Ça on a pas besoin de les reproduire. Mieux vaut être fidèle à l’''ordre'' des éléments sur la page, et l’''emphase'' etc, sans nécessairement les coincer ensemble de si près, avoit du texte illisible de taille 0.1, etc * Liens 👀 ** C'est tout à fait justifié & pertinent de mettre des liens à des éditions Wikisource de textes mentionnés dans des ouvrages du genre critique, référence, publicité, etc. *** (Perso je pense à la presse principalement, Mercure, Mémoires secrets, &c.) ** Non dans les textes « littéraires » /de fiction == Modèles extrêmement utiles == Que j'aurais vraiment voulu découvrir plus tôt {{colonnes|nombre=3| * {{m|CorpsTdM}} * {{m|PageTitre2}} * {{m|mpom}} * {{m|pds}} (moins extrême mais quand même) }} == boîtes == {{BUdébut}} {{Utilisateur Lilypond}} {{Utilisateur Discord|Psephos}} {{#babel:en|en-CA-N|fr-5|es-2|grc-1|la-1}} {{BUfin}} </div> it3za1pppif8w9lx9czv9pifgnwuyud Ondine (Giraudoux) 0 4690855 15797532 15283768 2026-05-19T19:44:51Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797532 wikitext text/x-wiki <pages index="Giraudoux - Ondine.djvu" header=sommaire /> [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] p8ddy702bo1yzdmu583d2jkik89nmp0 Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale 4 4718687 15797812 15571267 2026-05-20T09:29:19Z RenéLC 103438 /* Voir aussi */ 15797812 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027 003 2.jpg|vignette|Page d'''Un de la territoriale'', un manuscrit de Gaston Lavy richement illustré, portant sur son expérience de la Première Guerre mondiale.]] [http://www.lacontemporaine.fr/ La Contemporaine], — Bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains, située à l’entrée du campus universitaire de [[:w:Université Paris-Nanterre|Paris Nanterre]] vous invite à participer à un premier atelier Wikisource autour de de l’œuvre de [[:w:Gaston Lavy|Gaston Lavy]], ''[[:d:Q135188724|Un de la territoriale]]'', '''le samedi 24 janvier 2026 de 13h à 19h'''. == Présentation détaillée == ''[[:d:Q135188724|Un de la territoriale]]'' est un manuscrit de 265 p. richement illustrées. Cette œuvre, débutée en 1920 a été poursuivie par Lavy sur une vingtaine d’années. Elle est restée inédite du vivant de son auteur, [[:w:Gaston Lavy|Gaston Lavy]] (1875-1949) et a été acquise par La Contemporaine au début des années 1980. En 2004, une édition fac-similée du document est parue sous la direction de l’historien [[w:Stéphane Audoin-Rouzeau|Stéphane Audoin-Rouzeau]], ''Ma grande guerre'', 2004, 336 p., Larousse, ISBN:978-2-03-505459-3. L’appareil critique de cet ouvrage est d’une aide précieuse pour comprendre le manuscrit, le parcours de son auteur, le contexte de sa production et de son acquisition par la Contemporaine ainsi que certains des termes employés. Deux exemplaires du fac-similé seront mis à disposition des participants à l’atelier. Une copie numérique du document original peut être consultée sur Commons : [[:c:Category:Un de la territoriale 1914-1918|Category:Un de la territoriale 1914-1918]] Fichiers Djvu importés (un pour chaque tome) : #[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027.djvu]] #[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028.djvu]] #[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part III) OR 4029.djvu]] == Quelques mots sur la Contemporaine et infos pratiques == La Contemporaine a obtenu en 2025 le [https://www.wikimedia.fr/label-culture-libre/institutions-labellisees/ label culture libre] qui confirme sa politique d’open content et de participation aux projets Wikimedia. Nous participons à Wikipedia, Commons et Wikidata et avons déjà organisé trois ateliers Wikipédia. Forts de cette expérience, nous souhaitons maintenant aussi nous investir dans Wikisource. === Venir à la Contemporaine === '''Adresse''' : 184, cours Nicole Dreyfus 92 000 Nanterre ([http://www.lacontemporaine.fr/informations-pratiques/horaires-et-acces#la-contemporaine voir plan]) La contemporaine est située à l'entrée du campus de l'[[:w:Université Paris-Nanterre|Université Paris Nanterre]]. Pour venir en transports publics : arrêt Nanterre-Université sur le RER A (branche Saint-Germain en Laye) ou la ligne L (au départ de Paris Saint-Lazare). L'atelier aura lieu en salle 3 à l'étage, accessible par escalier ou ascenseur depuis le hall d'entrée. [[Fichier:Handicapped Accessible sign.svg|Accessible aux personnes handicapées|link=Accessibilité aux personnes handicapées|{{{1|20px}}}]] L'ensemble du lieu est accessible aux personnes à mobilité réduite. === Programme === * Brunch (complètement facultatif), rdv à 11h30 au [https://www.openstreetmap.org/node/13477672842 Warry's Coffee], prise en charge par le budget du groupe local (moment convivial de rentrée), cf. [[Discussion Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale#Brunch|page de discussion]] *On ira dans [https://www.lacontemporaine.fr/fr/atelier-histoire/ l’atelier de l’histoire] (l’expo permanente de La contemporaine) faire un petit topo historiographique sur la Contemporaine, sa fondation pendant la Première Guerre mondiale et la prise en compte croissante des sources émanant de particuliers dans l’écriture de l’histoire. *Présentation de l’original du manuscrit *Atelier proprement dit. *Il n’est pas interdit de s’accorder une pause pour aller visiter [https://www.lacontemporaine.fr/fr/agenda/couper-coller-imprimer-le-photomontage-politique-au-xxe-siecle/ l’expo temporaire sur le photomontage] (visite guidée à 15h30) === Contact === Vous pouvez écrire à [[Utilisateur:RenéLC|RenéLC]] sur sa page de discussion ou bien écrire à contact{{@}}lacontemporaine.fr == Participant·e·s == # [[Utilisateur:Sukkoria|Sukkoria]] ([[Discussion utilisateur:Sukkoria|d]]) 16 octobre 2025 à 07:36 (UTC) # [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 21 octobre 2025 à 06:29 (UTC) # Plutôt pour Commons que Wikisource a priori [[Utilisateur:Léna|Léna]] ([[Discussion utilisateur:Léna|d]]) 24 novembre 2025 à 13:31 (UTC) # [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 25 novembre 2025 à 00:00 (UTC) # [[Utilisateur:Fonctorÿel|Fonctorÿel]] ([[Discussion utilisateur:Fonctorÿel|d]]) 23 décembre 2025 à 11:54 (UTC) # [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 janvier 2026 à 16:58 (UTC) # --[[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 24 janvier 2026 à 08:43 (UTC) # --[[Utilisateur:Wikinade|Wikinade]] ([[Discussion utilisateur:Wikinade|d]]) 24 janvier 2026 à 12:40 (UTC) # [[Utilisateur:Assassas77|Assassas77]] ([[Discussion utilisateur:Assassas77|d]]) 24 janvier 2026 à 13:23 (UTC) # [[Utilisateur:LadyBirdy38|LadyBirdy38]] ([[Discussion utilisateur:LadyBirdy38|d]]) 24 janvier 2026 à 13:26 (UTC) == Résultats == [[Fichier:Gaston Lavy à la Contemporaine - photo de groupe.jpg|vignette|Photo de groupe (manquent LadyBird, déjà partie, et Sukkoria qui prend la photo).|alt=photo de 9 personnes tout à fait sympathiques]] Lors de l’atelier, les [[Discussion Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027.djvu|choix éditoriaux]] ont été élaborés de façon collaborative et les personnes présentes ont procédé à 107 relectures de pages : * 86 (66 premières relectures, 20 deuxièmes relectures) dans le [[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027.djvu|tome 1]] * 8 (premières relectures) dans le [[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028.djvu|tome 2]] * 13 (premières relectures) dans le [[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part III) OR 4029.djvu|tome 3]] Par ailleurs, 46 illustrations ont été extraites de l’ouvrage et déposées [[commons:Category:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) (cropped items)|sur Wikimedia Commons]]. La catégorie Commons de l’événement : [[commons:Category:Atelier Wikisource Gaston Lavy à La Contemporaine - 24 janvier 2026]]. == Pages d’aide == * [https://ledeuxiemetexte.frama.space/s/jbDJjs2snRkbmnn Diaporama de présentation générale de Wikisource], [https://indymotion.fr/w/37aPgBzfy8b2sAZDnykkzT vidéo de présentation] (20 min) et [https://indymotion.fr/a/ledeuxiemetexte/videos vidéos d'approfondissement]. Trois excellents supports de l’association Le deuxième texte pour commencer à éditer Wikisource. *[[Aide:Transcription]] *[[Aide:Guide typographique]] *[[Aide:Manuscrit]] *[[Aide:Insérer une image]] == Voir aussi == Ateliers de contribution à Wikipédia déjà organisés par La Contemporaine : * [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Femmes résistantes|Femmes résistantes]] (15/10/2022) * [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Deuxième vague féministe|Deuxième vague féministe]] (17/06/2023) * [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Deuxième vague féministe 2|Deuxième vague féministe 2]] (09/12/2023) * '''[[Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale (2)|''Un de la territoriale'' (2)]]''' (06/06/2026) [[Catégorie:Projets de Wikisource]] cjk48pp3xncldk7lu7hi7poisup71is Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/213 104 4720244 15797238 15373037 2026-05-19T13:47:59Z Susuman77 51799 15797238 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> Mais dès le seuil, une fois de plus, hélas ! le cœur lui manque. Le docteur Malépine tourne vers la porte un visage fleuri et sa bouche essaie un sourire menaçant, tel que d’une nourrice à son poupon. — Hé ! hé ! encore l’entorse au régime ! L’administré vous rend hommage et le docteur s’insurge. Fâcheuse contradiction. Sa main vermeille, au poignet cerclé d’or, caresse distraitement la poitrine grise du mort, maintenant aussi dure que la pierre. — Impossible de venir plus tôt, quel temps ! Dites-moi, cher ami, l’affaire est simple comme bonjour. Il y a eu crime. — Vous êtes sûr ? — Allons donc ! De l’index, il fait basculer le menton du cadavre, découvre sur le cou ridé une autre ligne plus profonde, un mince bourrelet, couleur d’aubergine. — Étranglé… Je dis étranglé à l’aide d’une corde très fine, ou peut-être d’un petit {{Nec|fil}} de laiton. Voyez : la coupure y est. Hein ? Quoi ? Quoi donc ? Ça vous remue tellement, cette petite mise en scène ? Excusez-moi, j’ai parlé sans précaution, comme à un confrère. Allons ! allons ! ne le regardez pas, voilà tout. — Docteur, fit tout à coup le pauvre homme avec une gravité comique, ils en veulent à mon écharpe. Ils en veulent à mon écharpe, ils l’auront. J’ai connu des heures difficiles. Sept ans après avoir acquis notre fonds, vous ne le croiriez pas, docteur, je mettais encore mes billets dans une vessie de porc : la vieille m’a payé mon premier portefeuille en{{lié}}1895. Un portefeuille tout plein, tout rond, plein à faire péter la couture, voilà qui vous chauffe le cœur d’un homme. Je le portais sous ma chemise, été comme hiver, il avait pris ma chaleur, il était à moi comme ma peau. Nom de Dieu ! Et voilà que je perds confiance, moi, un garçon qui ne doit rien à personne, un garçon qui connaît la vie ! Sacré va-nu-pieds de gosse ! Il hausse les épaules avec dégoût. — On appelle ça une victime. En un sens, docteur, je trouve ça peut-être plus répugnant à voir que le coupable. Un coupable, c’est pareil à vous, ça vient, ça va, ça respire, c’est vivant. Bien fin qui déchiffrerait sa figure. Tenez : une supposition que vous le rencontreriez demain, à Montreuil, à Boulogne, vous pourriez aussi bien trinquer avec lui, sans savoir.<noinclude></noinclude> 17zcri0f2lo8rt41dggu0cwjl0amv2l Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/329 104 4720372 15797127 15367990 2026-05-19T12:22:54Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797127 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> {{il|6}} Au sommet de la côte, le curé de Fenouille ralentit le pas, mais il ne s’arrêta que la porte du jardin franchie, sous la ridicule petite tonnelle que le zèle de son prédécesseur avait garnie de roses pompon pareilles à des fleurs de papier, conformément à l’esthétique des séminaires. La sueur coulait de son front, de ses joues et, les deux mains posées à plat sur la porte, il s’étonna des battements précipités de son cœur. « Ai-je donc marché si vite ? » se dit-il. Derrière lui, la route déserte fuyait en tournoyant vers la vallée et il l’interrogeait en vain, comme si elle eût pu lui livrer son secret. Les arbres y faisaient de grandes ombres. Il avança d’un pas vers la triste maison de briques, si triste dans sa nudité, parmi les arbres nains, les ifs grêles et les {{corr|framboises|framboisiers|Voir Pléiade 2015 p. 716}}. Une persienne entrouverte laissait voir le papier gris de la salle toujours humide, même au cœur de l’été. L’odeur âcre du salpêtre flottait jusque dans l’air surchauffé, plein du bourdonnement des abeilles. Tournant brusquement le dos, il prit la minuscule allée sablée qui mène à l’enclos, gagna la haie qu’il enjamba, puis le long des pâtures, se dirigea vers l’église. Il n’y espérait d’ailleurs trouver en ce moment que le repos, l’ombre, l’espèce de sécurité qui l’avait tant de fois, et comme malgré lui, disposé à la prière au cours des dernières semaines. La prière ? Cette idée lui vint tout à coup : depuis quand ai-je prié, réellement prié, prié comme jadis ? Il ne sut que répondre. Certes, il n’avait manqué à aucune de ses dévotions quotidiennes et même elles lui étaient douces, toutes douces, d’une espèce de douceur traîtresse, où s’exaspérait peu à peu, presque jusqu’au vertige, le sentiment exalté de sa solitude avec derrière lui le silence, l’immobilité, la terreur de ce village mort.<noinclude></noinclude> 9j7s7e0mxtcf7a3wffd1uw5m6r4c8so Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/330 104 4720373 15797135 15367991 2026-05-19T12:30:19Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797135 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> Méritaient-elles le nom de prières ? N’avaient-elles pas plutôt brisé les derniers liens qui l’attachaient à son dur labeur, à sa paroisse ? Jamais auparavant la tentation ne lui venait de se plaindre, de s’attendrir ainsi sur lui-même. Et, dans cette pitié insolite, il croyait reconnaître à présent le germe de la révolte qui, de jour en jour, avait empoisonné son cœur. Il leva vers l’église, vers son église, un regard lourd. La peur de quoi ? De quel danger ? Il s’approcha de la porte à petits pas, prudemment —{{lié}}l’ouvrit. L’immense vaisseau lui apparut désert, avec ses bancs luisants, ses grandes dalles rongées par le temps, crevassées, d’où monte une odeur funèbre, les hauts murs nus avec leur épaisse carapace de chaux, leurs bosses d’où pendent des nids d’hirondelles… Un autre que lui bientôt… Qu’importe ! Il n’avait jamais été ici qu’un passant et la vieille église le repoussait sans colère comme le rejetait ce village dont il pouvait apercevoir les toits, car église et village ne faisaient qu’un. Aussi longtemps que l’antique citadelle dresserait ici sa tour, aussi longtemps qu’elle lancerait dans l’espace son cri d’appel, elle serait du parti de la paroisse, elle serait du parti des gens d’en face. Ils pourraient bien la profaner, l’abattre, elle leur appartiendrait jusqu’au bout, jusqu’à la dernière pierre elle ne les renierait jamais. Oui, couchée dans l’herbe, elle offrirait encore aux traîtres, aux parjures, ses beaux flancs éventrés —{{lié}}leurs petits viendraient jouer dans ses ruines. Faute de mieux la vieille Mère les protégerait de la pluie et du soleil. Oh ! sans doute, elle l’avait accueilli lui-même avec douceur, mais c’était comme un hôte provisoire. Quoi qu’il arrivât, elle ne le protégerait pas contre eux, eux, ses fils. Et, dès qu’il aurait quitté {{corr|Fenouille|Fenouille,}} elle —{{lié}}la paroisse{{lié}}— elle ne le connaîtrait plus. Il laisse tomber sa main, la porte se referme d’elle-même avec un grincement léger. Non, ce n’est pas ce soir qu’il trouvera refuge à sa place favorite, au coin le plus obscur du chœur ! Et, tandis qu’il remonte, pas à pas, le chemin pierreux, il jette encore une fois, à la dérobée, derrière lui, un regard jaloux. Mon Dieu ! que la soirée va lui paraître longue ! Comme d’habitude, il lui faudra tout à l’heure préparer son bizarre souper : l’écuelle d’eau chaude où il jette pêle-mêle les légumes pris au hasard dans la cave avec un morceau de lard. Car il n’a jamais eu de bonne, la sonneuse Élisa vient une fois chaque<noinclude></noinclude> kuykjh78de4ps2v31lk3q3xakxltgl0 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/331 104 4720374 15797142 15367992 2026-05-19T12:36:22Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797142 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>semaine pour le ménage et la lessive. Tant pis ! il se passera donc de soupe ce soir. Cette grande pauvreté dans laquelle il est né, il a grandi, devenue si familière qu’il n’espérait pas, ne souhaitait même plus qu’elle cessât, voilà maintenant qu’il lui arrive d’en ressentir l’humiliation avec une sorte de joie sombre, orgueilleuse. Lorsque son courage défaille, la seule image qui lui rend désormais la paix, détend ses nerfs, c’est celle d’un mendiant sur une route, un vrai mendiant, besace au dos, poursuivi par les chiens. La cuisine était telle qu’il l’avait laissée quatre heures plus tôt et pourtant son cœur sauta dans sa poitrine… Ce n’était qu’un verre à demi rempli d’eau, mais qu’il ne se souvenait pas d’avoir laissé à cette place. Les yeux firent le tour de la pièce. Les volets clos ne laissaient passer qu’un jour gris et terne, qui allait d’ailleurs s’affaiblissant. Une longue minute, il resta debout, immobile, en proie à une espèce de terreur inexplicable. La porte du jardin restait ouverte nuit et jour : rien de plus vraisemblable que le passage au presbytère du sacristain, par exemple, ou du jardinier Denis qui lui a vendu des graines et doit cette semaine présenter la facture. Haussant les épaules, il sortit, se retrouva au bas de l’étroit escalier déjà plein d’ombre. Combien de minutes resta-t-il ainsi, les deux mains posées sur la rampe, ses genoux à demi ployés, dans une posture si incommode qu’il dut faire pour se redresser un effort douloureux qui lui arracha un cri ? Le sommeil l’avait pris debout, par surprise, comme un enfant. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il lui sembla d’abord que la nuit était tout à fait tombée, mais la lumière du jour filtrant à travers les fentes de la porte le détrompa. Il avança vers la salle, et s’arrêta de nouveau. {{il}} — Monsieur… Le maire levait vers lui un visage qu’on aurait dit tranquille ou même heureux, car la bouffissure de toute la face en accusait encore l’expression niaise. Le curé de Fenouille y fut trompé. — Que faites-vous là ? commença-t-il avec un sourire. On va vous chercher partout. L’ancien brasseur fit le mouvement de se lever, mais ne réussit qu’à se tasser un peu plus dans l’angle du mur où il se<noinclude></noinclude> d9rmzmg5y3cq7ylhiyqv7ne7wlh9nnd Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/332 104 4720375 15797156 15367994 2026-05-19T12:49:22Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797156 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>tenait accroupi, les genoux à la hauteur du menton. Il jeta les yeux sur son pyjama fripé, ses galoches, et dit avec un calme surprenant : — Ils ont mis mes habits sous clef, c’est idiot. Et ils parlent, ils parlent… Demain les hommes de l’asile viendront et m’emmèneront, n’importe ! Je ne suis pourtant pas plus fou qu’eux, monsieur le curé. Mais madame a des vues sur moi —{{lié}}voilà… Il répéta deux fois sa phrase dont il semblait content : « Elle a des vues sur moi… » — Que me voulez-vous ? Le maire de Fenouille parut ne pas entendre, il continua de caresser des deux mains son crâne ras, mais le regard qu’il tournait parfois à la dérobée vers la porte, bien qu’encore assombri par la peur, restait étrangement attentif et lucide. — Avouez que je leur en ai fait voir, dit-il, avec mon nez !… C’est des bêtises. Et pareillement j’ai eu tort l’autre jour, au cimetière. À quoi bon ? Faut rester ce qu’on est, pas vrai ? Subir son sort. Et justement, à ce propos, je… Il cligna les paupières avec un petit rire sournois. — Madame — c’est ainsi qu’il ne manquait jamais de nommer la mairesse, jadis, aux jours de la brasserie prospère, aux jours triomphants de sa vie —{{lié}}madame n’est pas trop d’avis de m’enfermer, rapport au scandale. Je la connais, je connais sa nature. Tant plus que le docteur insiste, tant plus elle s’entête, elle est méfiante comme une souris. Tel que, voyez-vous, ça peut durer des mois et des mois. Mais si vous… Il s’interrompit brusquement, et son visage poupin penché sur l’épaule eut une expression inattendue et si douce que le curé de Fenouille se demanda, le temps d’un éclair, s’ils n’avaient pas tous été dupes de ce gros homme et de ses imaginations compliquées. — Vous savez mon opinion, dit-il, et je ne l’ai pas cachée à votre femme, non plus qu’au docteur. Mais sans doute est-il vrai qu’un séjour de quelques mois… le calme… l’isolement… Hélas ! les moyens humains sont ce qu’ils sont ! Les yeux du maire ne le quittaient pas, et il croyait y lire tour à tour l’ironie ou la pitié. — Pourquoi que vous regardez mes mains ? Elles sont toutes griffées, vous pensez ? D’accord. Est-ce que je n’ai pas<noinclude></noinclude> rgvrpzaoje97s13osm1nnjmli2leld5 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/333 104 4720376 15797160 15367995 2026-05-19T12:52:41Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797160 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>le droit de tailler ma haie ? Seulement, je garde la chose devers moi, qu’ils cherchent ! qu’ils se débrouillent ! j’aurais voulu que vous entendiez le docteur… Il frottait son binocle dessus, il les reniflait, quasi. « Hé !… Hé !… curieux ! excessivement curieux ! » qu’il disait. Pour un rien, il m’aurait soupçonné d’avoir tué le petit valet. Que voulez-vous ? C’est ma faute. C’est mes paroles du cimetière qui leur ont tourné la tête. Imbécile ! Parce que j’ai… Quoi ! Un homme ne peut-il une fois, une seule fois —{{lié}}une fois dans toute la vie{{lié}}— espérer le salut ! Sa voix se brisa tandis que son regard, comme ouvert sur une autre âme, sur une part plus profonde et plus ignorée de son âme, continuait de sourire. Un moment, le prêtre lutta contre l’absurde tentation de laisser là ce misérable, de s’enfuir, puis les larmes lui vinrent aux yeux. Il comprit qu’il lui avait été donné de voir briller la suprême lueur d’une raison déjà entrée dans les ténèbres. Il pensa au dernier hublot éclairé d’un bâtiment qui coule à pic, sous la pluie, par une nuit noire. — Quel salut ? bégaya-t-il enfin. — Le salut ? Le fou semblait avoir oublié le mot qu’il venait de prononcer et qu’il répéta plusieurs fois, en clignant de l’œil. — Je ne vous soupçonne d’aucun crime, reprit le curé de Fenouille. Et vous avez tort de croire que monsieur le docteur… Hélas ! Serez-vous toujours ainsi l’ennemi de vous-même ? Il n’est pas permis de se haïr. Eussiez-vous commis un meurtre que vous n’en paraîtriez —{{lié}}à mes yeux du moins{{lié}}— que plus digne de pitié, de compassion. — À l’asile, voyez-vous, j’aurai mes aises, reprit le malheureux d’un ton de confidence. L’idée m’est venue ces jours-ci. Que je me dégoûte ou non, monsieur, il n’y a rien à faire, c’est pas explicable… — Si vous vouliez bien me laisser vous parler franchement… — … Pas explicable. Le dégoût, personne ne sait ce que c’est, moi je vous le dis, c’est dans l’homme. Ça peut y dormir, comme un grain sous la terre. Les types n’en parlent qu’à tort. Pour moi, je pense que ça ressemble à la mort. Qu’est-ce que pense de lui un mort, un vrai mort —{{lié}}je ne vous parle pas d’un agonisant{{lié}}— un vrai mort dans son cercueil, quand chacun<noinclude></noinclude> ryuhj28pxgx6xa4tgs9m3mx3gfggve7 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/334 104 4720377 15797163 15367997 2026-05-19T12:55:42Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797163 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>a repris là-haut ses habitudes, mange et boit et dort comme auparavant, un mort sous la terre, bien consommé, bien pourri ?… — Voyons, monsieur Arsène, nous avons tous connu des moments… — Des moments… des moments… La chose dont je vous parle, ça n’est pas un moment. Il parut faire un grand effort pour tirer de lui le mot rebelle et laissant tomber ses bras : — C’est la vie, conclut-il découragé. Ça doit être la vie. Mais vous n’en savez pas là-dessus plus long que les autres, pas vrai ? Personne ne sait rien. Remarquez que je ne dis pas de mal des prêtres, ils ont des secrets, des secrets bien à eux et qui datent de loin, du temps des pharaons —{{lié}}voyez les momies ? C’étaient leurs saints, les saints de l’époque. Bref, les prêtres conviennent à beaucoup de monde, seulement que voulez-vous ? Je ne suis pas superstitieux, la superstition n’est pas dans ma nature. — Monsieur Arsène, dit le pauvre prêtre à la torture, j’ai toujours pensé que vos… que vos inquiétudes n’étaient… ne paraissaient étranges… bizarres… qu’à des gens trop superficiels pour les partager, ou trop… trop lâches pour oser les chercher en eux-mêmes, car elles se trouvent au fond de chacun de nous. — Possible, murmura le maire de Fenouille d’une voix sombre. Mon idée est pourtant que je ne suis point pareil aux autres, reprit-il avec une sorte de mélancolie poignante. Ça m’a contrarié plus d’un coup. À cette heure, l’idée ne m’est point déplaisante. Tout de même ! Un maire en pyjama, en galoches, chez son curé, et qui causent ensemble comme nous voilà, vous avez vu la chose des fois, vous ? — Justement : il n’eût dépendu que de votre bonne volonté d’être convenablement vêtu. Je me permets de parler ainsi parce que c’est mon devoir, monsieur Arsène. Et si vous voulez réellement la vérité… Il se tut, effrayé par le gémissement que les derniers mots prononcés venaient d’arracher au malheureux homme qui reculait peu à peu, se tassait dans l’angle du mur, ainsi qu’à la vue de quelque abominable fantôme visible pour lui seul. — La vérité ? Si je la veux ? Et si je ne la voulais pas,<noinclude></noinclude> pptx73r5o5brlnkncy1uedvlbc28417 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/335 104 4720378 15797168 15367998 2026-05-19T13:00:08Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797168 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>pourquoi aurais-je parlé le jour de l’enterrement, hein ? Des riens de rien, des sans-cœur qui se fichaient de moi au lieu de m’aider. « Je leur raconterai tout, que je me disais —{{lié}}tout, tel que je suis{{lié}}— c’est mes amis, mes frères. » Un moment, j’ai cru que j’étais libre. « Encore un petit effort, que je pensais. » Et juste alors, voilà que j’ouvre les yeux et je les vois tous la bouche fendue jusqu’aux oreilles, qui se tenaient le ventre à force de rigoler. — C’était sans mauvaise intention, monsieur Arsène. Ils n’ont pas compris, que voulez-vous ? — Pas compris ! Allons donc ! Je me comprenais très bien, moi. J’entendais chaque mot, je parlais comme personne n’a jamais parlé, j’aurais attendri des pierres… D’ailleurs vous, monsieur le curé, vous ? Répondez oui ou non. Entre nous, d’homme à homme ? — Je ne vous mentirai pas, fit le curé de Fenouille. Il est vrai que je me trouvais mal placé pour… Il s’arrêta. Le maire s’était péniblement mis debout, et il s’efforçait de fermer son pyjama sur sa poitrine nue. Les gros doigts tremblants s’attardaient aux boutonnières. — Je vous salue, monsieur le desservant, fit-il avec hauteur. — Si j’avais entendu vos paroles, je les aurais comprises, reprit le prêtre, mais quel miracle espériez-vous de ces hommes livrés aux passions les plus basses et qui allaient quelques minutes plus tard tremper leurs mains dans le sang ? — Le sang ? s’écria le maire en pivotant sur lui-même avec une vivacité surprenante. Le sang ! Je me suis laissé dire par le docteur que le sang était considéré par les anciens comme… comme… Ils égorgeaient un taureau, et… — Ce sont de vieilles histoires. Ni le sang ni l’eau, à eux seuls, ne pourraient rendre à un homme la pureté du cœur, s’il l’a une fois perdue. — Possible ! dit l’autre, d’une voix lente et basse. — Et qui de nous n’a jamais perdu la pureté de son cœur ? Qui de nous peut se croire sans tache ? Mais la grâce de Dieu fait du plus endurci un petit enfant. — Un petit enfant ? répéta docilement l’ancien brasseur sur le même ton. — Si vous avez… dans votre passé… de ces… ces fautes qui troublent notre conscience… ne semblent pas… mériter de<noinclude></noinclude> i38wj6h3f0j5dbuy8p7i9gly1wscj8z Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/336 104 4720379 15797200 15368000 2026-05-19T13:23:55Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797200 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>pardon… des fautes en apparence irréparables, je puis, —{{lié}}oui ! sachez-le{{lié}}— je puis… j’ai le pouvoir… le pouvoir m’est donné de vous absoudre. — Absoudre… répéta encore le malheureux, et aussitôt son visage eut, le temps d’un éclair, cette expression de méfiance rusée dont il accueillait jadis les courtiers d’orge et de houblon. Supposez que je vous dise mes secrets, bon. Nous serons deux à savoir, et après ? Faudrait d’abord me les enlever de là, reprit-il en se frappant le front. Un homme est un homme. Pouvez-vous le jeter bas comme une vieille grange pourrie pleine de rats, et le reconstruire avec du neuf ? Non. Alors que parlez-vous d’absoudre ? Tel je suis, tel je resterai. Il passa sur ses flancs, sur ses hanches, avec une grimace de dégoût, ses mains frémissantes. — L’absolution, ça serait de renaître, dit-il enfin de sa voix étrange, et il se dirigea vers la porte. — Je vous jure, commença le prêtre. (L’entreprise d’atteindre le cœur de ce fou lui semblait absurde et il ne pouvait pourtant se taire.) Un moment ! s’écria-t-il. Qu’auriez-vous désiré de moi ? — J’avais mon idée, répliqua le maire de Fenouille, mystérieusement. D’une manière ou d’une autre, ils finiront par m’enfermer chez les fous, sûr. Je n’ai pas grand-chose à dire là-contre : ce sera de mon gré. Mais… (il loucha vers la fenêtre avec inquiétude) faut que vous sachiez le fin mot… Il y a comme un sacré mouvement au fond de moi qui me force à sortir de ma nature, comprenez-vous ? À n’être pas selon ma nature. Parfois je m’imagine que je ne suis plus le même, que je sors réellement de ma peau, parfois non. Et des fois encore, je doute, c’est le plus dur… Je me joue le guignol tout seul, pour moi seul. Rien à faire. Il me prend des envies de finir par un grand coup, je ne sais quoi. « Va-t’en de toi-même chez les fous, mon garçon, que je me dis. Chez les fous, chacun joue son guignol, ni vu ni connu, je t’embrouille, tu auras tes aises… » Un fou, à mon avis, c’est un homme qui sort de sa maison, ferme la porte derrière lui et jette la clé dans la citerne, vlan ! Pas vrai ? — On ne sort pas de son âme aussi facilement que de sa maison, monsieur Arsène.<noinclude></noinclude> gbp4eee6tdco0ca73t76kz8jv0wst13 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/337 104 4720380 15797204 15368001 2026-05-19T13:26:59Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797204 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> — Manière de dire. Mettons, si vous voulez, que c’est un homme qui s’est maudit, qui s’est renié… qui s’a craché dessus, quoi ! — Ce serait alors un crime, monsieur Arsène, le crime des crimes, un suicide. — Possible, répliqua le maire de Fenouille. Que voulez-vous ? Je ne suis pas trop vaillant de nature, je ne me fais pas à l’idée de me détruire autrement. Sinon ! — Vous détruire ! Il faudrait que vous en eussiez le droit. Il faudrait encore que vous en ayez le pouvoir. Car Dieu m’est témoin que vous ne détruirez rien. Aucune haine ne saurait s’assouvir en ce monde ni dans l’autre, et la haine qu’on se porte à soi-même est probablement celle entre toutes pour laquelle il n’est pas de pardon ! — Je ne veux pas me pardonner, dit l’ancien brasseur de sa voix lente. Point de pardon ! — C’est Dieu qui vous le donne. Et moi qui vous parle, monsieur Arsène —{{lié}}ne fermez pas d’avance votre cœur aux paroles que je vais prononcer{{lié}}— moi qui vous parle, je puis vous le donner en son nom. — Je n’ai rien contre Dieu, dit le maire de Fenouille après un silence. Ni contre vous. Dans le temps, j’ai jamais mis les pieds au catéchisme, comme de juste ; mon père n’aimait pas les prêtres. « Gare à l’enfer ! » que me disait le curé quand il me rencontrait sur la route. Un grand diable qui vous roulait une pièce de bière aussi facilement qu’un gosse roule son cerceau. L’enfer, vous comprenez, ça me faisait plutôt rire. Aujourd’hui je ne trouve pas l’idée si bête. Le feu vient à bout de tout. Il n’y a pas de crasse qui résiste au feu, pas d’odeur. On ne connaît pas d’eau pure aussi pure que le feu, le feu trouverait à manger dans l’eau pure, pas vrai ? J’ai vu à Boulogne des gars en train de démolir un vieux cargo, des tôles d’acier qu’on avait repeintes des fois et des fois, avec des écailles aussi grosses que ma main —{{lié}}une vraie ordure ! Eh bien ! le type apporte son chalumeau, et voilà cette saleté de tôle qui se met à siffler et à cracher comme un dragon. En un clin d’œil, vous auriez cru un soleil, elle pissait des rayons de soleil, la tôle ! J’aurais dû comprendre ce jour-là que l’eau ne pouvait rien sur mes misères, qu’il n’y avait rien au-dessus du feu. « Le feu, c’est Dieu », que je me dis.<noinclude></noinclude> b1cripa78clm3i8jk2sc3eubr7aquyk 15797234 15797204 2026-05-19T13:45:24Z Susuman77 51799 15797234 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> — Manière de dire. Mettons, si vous voulez, que c’est un homme qui s’est maudit, qui s’est renié… qui s’a craché dessus, quoi ! — Ce serait alors un crime, monsieur Arsène, le crime des crimes, un suicide. — Possible, répliqua le maire de Fenouille. Que voulez-vous ? Je ne suis pas trop vaillant de nature, je ne me fais pas à l’idée de me détruire autrement. Sinon ! — Vous détruire ! Il faudrait que vous en eussiez le droit. Il faudrait encore que vous en ayez le pouvoir. Car Dieu m’est témoin que vous ne détruirez rien. Aucune haine ne saurait s’assouvir en ce monde ni dans l’autre, et la haine qu’on se porte à soi-même est probablement celle entre toutes pour laquelle il n’est pas de pardon ! — Je ne veux pas me pardonner, dit l’ancien brasseur de sa voix lente. Point de pardon ! — C’est Dieu qui vous le donne. Et moi qui vous parle, monsieur Arsène —{{lié}}ne fermez pas d’avance votre cœur aux paroles que je vais prononcer{{lié}}— moi qui vous parle, je puis vous le donner en son nom. — Je n’ai rien contre Dieu, dit le maire de Fenouille après un silence. Ni contre vous. Dans le temps, j’ai jamais mis les pieds au catéchisme, comme de juste ; mon père n’aimait pas les prêtres. « Gare à l’enfer ! » que me disait le curé quand il me rencontrait sur la route. Un grand diable qui vous roulait une pièce de bière aussi facilement qu’un gosse {{Nec|roule}} son cerceau. L’enfer, vous comprenez, ça me faisait plutôt rire. Aujourd’hui je ne trouve pas l’idée si bête. Le feu vient à bout de tout. Il n’y a pas de crasse qui résiste au feu, pas d’odeur. On ne connaît pas d’eau pure aussi pure que le feu, le feu trouverait à manger dans l’eau pure, pas vrai ? J’ai vu à Boulogne des gars en train de démolir un vieux cargo, des tôles d’acier qu’on avait repeintes des fois et des fois, avec des écailles aussi grosses que ma main —{{lié}}une vraie ordure ! Eh bien ! le type apporte son chalumeau, et voilà cette saleté de tôle qui se met à siffler et à cracher comme un dragon. En un clin d’œil, vous auriez cru un soleil, elle pissait des rayons de soleil, la tôle ! J’aurais dû comprendre ce jour-là que l’eau ne pouvait rien sur mes misères, qu’il n’y avait rien au-dessus du feu. « Le feu, c’est Dieu », que je me dis.<noinclude></noinclude> n3t6ngexa0iyr2tzax48ah2g3cha3ow Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/338 104 4720381 15797208 15368002 2026-05-19T13:28:42Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797208 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> Il leva la main vers le plafond, et la légère manche de pyjama, en glissant jusqu’à l’épaule, découvrit son bras gras et glabre. — Vous n’allez pas sortir ainsi vêtu, s’écria le curé de Fenouille, je vais vous prêter une pèlerine. En prenant par les pâtures, vous ne rencontrerez personne. Le fou se laissait faire. Mais son visage avait pris l’expression sournoise et têtue d’un enfant rebelle. Le sourire presque espiègle dans cette face tourmentée parut au prêtre ainsi qu’un présage sinistre. — Permettez-moi de vous accompagner, dit-il. Ou mieux encore d’aller chercher quelque vêtement plus… plus convenable. — Chez moi ? demanda le fou inquiet. Je ne m’y oppose point. Mais ils ont caché mes habits. Savoir s’ils vous les donneront. Madame est plus obstinée qu’une bourrique. Il revint s’asseoir au coin de la cheminée. Un instant, le malheureux prêtre hésita sur le parti qu’il allait prendre, puis repoussant derrière lui la porte, il fit tourner doucement la clef dans la serrure et s’enfuit. {{***|180%|m=1.5em}} La maison du maire semblait déserte. Après un long moment le docteur parut enfin sur le seuil. — Excusez-moi d’avoir tardé, fit-il. Les craintes que j’exprimais tout à l’heure viennent malheureusement d’être confirmées par un incident des plus fâcheux. Notre malade s’est échappé. — Il est au presbytère. À la grande surprise du curé, son interlocuteur ne perdit rien de sa gravité lugubre. — Seul ? — Pour plus de sûreté, j’ai cru devoir fermer la porte sur moi. — Calme ? — Très calme. Et si vous voulez me permettre d’exprimer un avis, je garde de notre entretien (à la vérité un peu extravagant) l’impression que… que notre infortuné malade est moins…<noinclude></noinclude> osmtbm0x6lyodb6sgreix80kbzdfsge Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/339 104 4720382 15797212 15368004 2026-05-19T13:32:38Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797212 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> — Moins fou qu’il ne le veut paraître, acheva le docteur d’une voix sarcastique. Admirable trouvaille ! Singulière pénétration ! Le premier confrère venu vous dira qu’un dément n’est presque jamais sincère, que l’image démente qu’il porte là (il se frappa le front) ne le convainc pas, qu’elle exerce seulement sur lui une espèce de fascination. Mais trêve de plaisanteries ! Voilà déjà plusieurs semaines que nous aurions dû prendre des mesures. Il est scandaleux de laisser à la tête d’une commune —{{lié}}sa fonction fût-elle honoraire{{lié}}— un maniaque qui peut devenir brusquement un danger pour tous. Oh ! votre indulgence à son égard ne me surprend pas ! Le pauvre diable a fini par trouver quelques formules heureuses, émouvantes, pittoresques, et qui éveillent en vous —{{lié}}permettez-moi l’expression{{lié}}— un réflexe professionnel. Les prêtres d’aujourd’hui —{{lié}}heureusement{{lié}}— nous abandonnent volontiers le contrôle de certains états qui eussent passé jadis, bon gré mal gré, pour des états mystiques. Il en est de ces symptômes comme de ces prétendus cas de possession qui n’intéressent guère que nous… Au {{s|xii}}, je suppose, notre maire de Fenouille eût passé pour être la proie de quelque esprit luxurieux, et d’une puanteur exceptionnelle, s’il est permis d’en juger par sa marotte —{{lié}}de véritables hallucinations de l’odorat, en somme. Parlons sérieusement (il mit sa bouche contre l’oreille du curé) ; je viens de trouver dans ses tiroirs un document du plus vif intérêt, une espèce de confession. La chose est d’importance, car dans le moment même où notre homme s’abandonne à ses obsessions dégoûtantes, il reste visiblement hanté par le fantôme de ses innocences perdues, car elle pourrait légitimer certaine crainte… Bref, un suicide ne me paraît plus tout à fait impossible. — Mon Dieu ! Alors, ne croyez-vous pas que je doive… Il est seul. — Du calme, mon cher. Du sang-froid. J’ai dit certaine crainte, le mot de scrupule eût mieux exprimé ma pensée. La lecture de ce document m’a fait réfléchir, voilà tout. Car, entre beaucoup de mensonges et fariboles, je crois avoir rencontré un fait —{{lié}}oh ! très probablement, presque sûrement imaginaire{{lié}}— mais qui me paraît être comme le noyau de cette bizarre tumeur de l’esprit, ou —{{lié}}si vous voulez{{lié}}— l’éclat de nacre autour duquel les huîtres, dit-on, sécrètent leur perle. Hé ! hé ! cette perle-là m’a tout l’air d’une perle noire… Je puis d’ailleurs<noinclude></noinclude> 9qdms68fde69dymaotfigyqb392zj1w Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/340 104 4720383 15797217 15368005 2026-05-19T13:35:11Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797217 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>vous donner immédiatement connaissance de ce curieux morceau de littérature. J’avoue même que je ne serais pas fâché… — Monsieur, répliqua froidement le curé de Fenouille, je vous remercie de votre confiance, mais si peu d’espoir que je garde d’entrer un jour dans la confidence de ce malheureux, il me serait très pénible de devoir à un autre que lui-même la connaissance d’un secret si capital à ses yeux. — Je m’étonne, fit le docteur sur le même ton, que de telles considérations puissent vous arrêter dans l’accomplissement du devoir. Le salut du malade est ma seule loi, je n’en connais pas d’autre. La soudaine rougeur qui couvrit les joues de son rival lui parut sans doute une satisfaction convenable, car il reprit d’un accent de bonne humeur, en tirant de sa poche une liasse de papiers maculés de larges taches de bougie : — Le gaillard, comme Jean-Jacques Rousseau, a dû écrire ses ''Confessions'' à la chandelle. Le style en est singulier. Mais plus singulières encore les notes marginales truffées de dessins dont vous n’approuveriez guère, je pense, le caractère de monotone obscénité. — Je vous en prie, murmura le curé de Fenouille. Ces sortes de misères mériteraient plutôt la compassion. Mon expérience, sans doute, est bien différente de la vôtre, mais si jeune que je sois, l’envers de certaines vies que le monde feint de croire irréprochables m’est apparu trop souvent pour que… — C’est de la folie ! de la folie pure !… Si je vous entends bien, vous prétendez qu’une certaine déficience… du sentiment religieux… pourrait se traduire par… certains phénomènes pathologiques… qui iraient même… jusqu’à une transformation profonde de… de l’espèce ?… Avez-vous pensé qu’une thèse… aussi extravagante… justifierait… enfin, pourrait tendre à justifier certaines révoltes contre la société… Quoi ! les hommes sont les hommes. Peut-être vous trouvez-vous, dans l’exercice de votre ministère, plus souvent que moi en face de véritables détresses morales. Celles que j’approche ne se distinguent guère des épreuves physiques dont elles ne sont que la traduction, en un langage plus noble. Avouez plutôt que la conversation que vous venez d’avoir avec notre malade vous a surpris dans un état de… d’ébranlement nerveux, bien excusable d’ailleurs. Croyez-moi : le pauvre diable n’est qu’un obsédé<noinclude></noinclude> 83xpjdcmjboynuh0vpaa2xkbn25vd38 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/341 104 4720384 15797221 15368006 2026-05-19T13:37:37Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797221 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>sexuel banal, et la forme insolite de l’obsession n’a d’intérêt que pour les psychiatres. — N’importe ! dit le prêtre. Vous aurez un jour la preuve qu’on ne fait pas au surnaturel sa part. Oui, reprit-il après un silence, de cette voix qui contrastait chaque fois si étrangement avec son ton habituel qu’elle semblait appartenir à un autre, lorsque vous aurez tari chez les êtres non seulement le langage mais jusqu’au sentiment de la pureté, jusqu’à la faculté de discernement du pur et de l’impur, il restera l’instinct. L’instinct sera plus fort que vos lois, vos mœurs. Et si l’instinct même est détruit, la souffrance subsistera encore, une souffrance à laquelle personne ne saura plus donner de nom, une épine empoisonnée au cœur des hommes. Supposons qu’un jour soit consommée l’espèce de révolution qu’appellent de leurs vœux les ingénieurs et les biologistes, que soit abolie toute hiérarchie des besoins, que la luxure apparaisse ainsi qu’un appétit des entrailles analogue aux autres et dont une stricte hygiène règle seule l’assouvissement, vous verrez ! — oui, vous verrez ! surgir de toutes parts des maires de Fenouille qui tourneront contre eux, contre leur propre chair, une haine désormais aveugle, car les causes en resteront enfouies au plus obscur, au plus profond de la mémoire héréditaire. Alors que vous vous flatterez d’avoir résolu cette contradiction fondamentale, assuré la paix intérieure de vos misérables esclaves, réconcilié notre espèce avec ce qui fait aujourd’hui son tourment et sa honte, je vous annonce une rage de suicides contre laquelle vous ne pourrez rien. Plus que l’obsession de l’impur, craignez donc la nostalgie de la pureté. Il vous plaît de reconnaître dans la sourde révolte contre le désir, la crainte entretenue depuis tant de siècles par les religions, servantes sournoises du législateur et du juge. Mais l’amour de la pureté, voilà le mystère, l’amour chez les plus nobles, et chez les autres la tristesse, le regret, l’indéfinissable et poignante amertume plus chère au débauché que la souillure elle-même. Passe pour les lâches traqués par l’angoisse de la souffrance ou de la mort qui viennent implorer du médecin leur grâce, mais j’ai vu —{{lié}}oui, j’ai vu{{lié}}— se lever vers moi d’autres regards ! Et d’ailleurs, il n’est plus temps de convaincre, le proche avenir se chargera de nous départager. Au train où va le monde, nous saurons bientôt si l’homme peut se réconcilier avec lui-même, au point d’oublier<noinclude></noinclude> lbbkbjpncfo0pjyh7ekinuvh7pw31k5 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/342 104 4720385 15797226 15368008 2026-05-19T13:41:35Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797226 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>sans retour ce que nous appelons de son vrai nom l’antique Paradis sur la terre, la Joie perdue, le Royaume perdu de la joie. Si la Piété n’est qu’une illusion, fût-elle des milliers de fois séculaire… Il s’arrêta, comme effrayé de l’accent de sa voix et rougit jusqu’au blanc des yeux. Son visage avait retrouvé instantanément son expression douloureuse et résignée qui le faisait paraître {{Nec|niais}}. — Ne nous emballons pas, fit le docteur. Il sera toujours temps de reprendre cette controverse passionnante. Le plus utile pour l’instant est de mettre la main sur les habits de notre malade, ceux du moins qu’il a quittés hier soir, avant de se mettre au lit. Je crois que sa femme, craignant d’être surprise ce matin, les a fourrés dans le coffre à avoine, où nous les trouverons sans doute encore. Je me permettrai, si vous le voulez bien, de vous accompagner au presbytère. Ils reprirent lentement, côte à côte, en silence, le chemin parcouru un moment plus tôt par le curé de Fenouille. Résolu à ne pas gâter son habit neuf au passage des haies trempées de rosée, l’élégant docteur entraînait son compagnon de barrière en barrière, parmi les pâturages si étroitement imbriqués les uns dans les autres, ainsi que les pièces d’un puzzle, qu’ils devaient s’orienter sans cesse et perdaient ainsi beaucoup de temps. La porte du petit enclos était ouverte. Le prêtre crut se souvenir de l’avoir fermée en partant, et son cœur se serra. En mettant la clef dans la serrure, au haut du minuscule perron, sa main tremblait. — Allons ! allons ! même si notre homme a pris la poudre d’escampette, dit le médecin de Fenouille, le mal n’est pas grand, nous le rattraperons vite. Ils trouvèrent la salle vide. Une cruche pleine d’eau reposait sur la table, auprès d’un verre renversé dont le contenu achevait de couler sur les dalles. — Je ne comprends pas, fit le prêtre. Les volets sont clos, même à l’étage. Ils vérifièrent en vain chaque fenêtre, grimpèrent jusqu’aux combles. Comme ils exploraient une dernière fois le vestibule obscur, le curé de Fenouille revint précipitamment vers la cuisine. Une trappe y permettait l’accès d’un cellier encombré de bouteilles et d’antiques futailles hors d’usage débitées en {{tiret|mor|ceaux}}<noinclude></noinclude> mye4r354f7ixiq90e8qzsmlqf8oh4q4 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/343 104 4720386 15797229 15368009 2026-05-19T13:42:34Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797229 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|mor|ceaux}} par le sacristain, et dont l’ancien desservant bourrait son poêle. Le cellier s’ouvrait lui-même sur la route, placée en contre-bas, par une porte condamnée depuis longtemps. Le pauvre prêtre en avait même oublié l’existence. — Il s’est enfui par là, s’écria-t-il d’une voix désespérée. Qu’ai-je fait ! — L’étourderie est réparable, dit le docteur, toujours calme. Je vais prévenir discrètement le garde champêtre. Il s’agit d’éviter le scandale. Sur les épais panneaux marron, recouverts d’une couche épaisse de poussière, la main du maire de Fenouille avait écrit en lettres capitales, mais d’un dessin puéril : ADIEU. {{Brn|2}}<noinclude></noinclude> fa5oald1tx7k05pp2928zb1w4xvmbvw Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/344 104 4720387 15797231 15368010 2026-05-19T13:44:27Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797231 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> {{il|6}} — Baissez la lumière, mon enfant, dit {{M.|Ouine}}, nous jouirons encore de ce déclin du jour. La chambre est déjà pleine de l’écœurante odeur de pétrole et la petite flamme tapie au fond du verre de lampe bat doucement, prête à s’éteindre. Le lit de fer est si étroit qu’au moindre mouvement, les hanches épaisses de {{M.|Ouine}} soulèvent les couvertures et l’on voit paraître le gras d’un mollet glabre, livide, où s’enroule une varice. Mais le professeur s’applique depuis un moment à rester tranquille, les mains croisées sur son ventre. Ses vêtements pliés comme d’habitude avec un soin minutieux garnissent le dos de l’unique fauteuil sous lequel il a rangé ses souliers noirs, les bas de laine grise qu’il porte tout l’hiver retenus par des jarretières ecclésiastiques, et son chapeau de feutre dont la coiffe grenat luit dans l’ombre. — J’ai toujours craint l’air vif à l’aube, je ne saurais trop me défendre contre sa malignité, reprit-il après un long silence. Même en ces mois, la chaleur du jour n’en a pas aisément raison, il a mille subterfuges, mille retraites, il se glisse au fond des chemins creux, tourne au plus épais des bois, et il m’arrive de le rencontrer tout à coup, en plein midi, ainsi que ces courants glacés qui courent, dit-on, au sein des mers tropicales —{{lié}}de sentir son acidité… mais, quand tombe le soir, à cette heure du crépuscule, la terre harassée dégorge une vapeur tiède et grasse, une espèce de sueur qu’il faudra toute la nuit pour dissoudre. Ce qui reste de l’aube dans l’air y est pris comme une mouche dans la glu. Philippe n’ose pas répondre. Le grand pin noir est toujours debout, en face de la fenêtre, et l’extrême pointe d’une de ses<noinclude></noinclude> thgtawb04gd06aznoyj855ri9rravdv Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/345 104 4720388 15797602 15368011 2026-05-19T21:51:09Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797602 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>branches grince imperceptiblement contre la vitre. Mais le soleil pèse de tout son poids sur la campagne, un soleil terne, noyé de brume, et {{M.|Ouine}} ne semble pas le voir. — Ouvrez la fenêtre, s’il vous plaît, dit-il. Steeny feint d’obéir, fait jouer deux fois la crémone. Il sait que son maître redoute plus encore que l’air vif du matin l’odeur de résine surchauffée qui provoque sa gorge malade, le jette dans d’effrayants accès de toux. {{M.|Ouine}}, d’ailleurs, ne détourne même pas la tête. Son visage gonflé où les rides s’effacent, et qui à l’approche de la mort prend un air de jeunesse et comme d’une enfance sinistre, exprime un soulagement indicible. La bouche s’ouvre et se ferme plusieurs fois, lentement, avec gourmandise. Quel soir mystérieux, connu de lui seul, descend en ce moment dans sa poitrine ? — La nuit vient, dit-il. Vous pouvez monter la lampe. (Elle sent décidément trop mauvais.) Philippe la souffle. — Lu… mière, articule le malade. Sa voix même à l’issue des crises vibre sourdement, ainsi qu’un violoncelle dont les cordes sont lâches, et certaines syllabes manquent tout à fait, roulent au fond de la gorge, bizarrement répercutées par les larges parois du thorax, où les poumons crevés achèvent de pourrir. (« Il en a pour douze heures ou six mois, déclare le médecin de Montreuil. Un homme vraiment robuste serait enterré depuis longtemps, mais celui-ci est de complexion molle, humide. C’est comme si vous tapiez sur un édredon avec un sabre. ») Philippe reste debout, dans l’angle du mur. Il a faim, il a sommeil, il s’ennuie. L’idée de fuir, pourtant, ne lui vient pas. Chaque après-midi, le déjeuner avalé en hâte, il arrive ainsi échauffé par la course, étourdi de soleil et, dès le seuil, la maison solitaire l’enveloppe d’ombre et de silence, ainsi que d’un frais linceul. Il a maintenant renoncé à comprendre quelle force l’y retient, quel charme, quel dieu secret, plus secret qu’aucun de ceux qui lui parlaient jadis lorsqu’il s’échappait de l’insipide maison blanche, pleine du parfum, des pas, du chuchotement des deux femmes trop tendres, de leurs insupportables caresses. Parfois miss l’appelait à travers le parc, revenait longtemps après, les pommettes rouges, avec des aiguilles de pin dans ses cheveux blonds : « Il est parti Dieu sait où ! » Et maman<noinclude></noinclude> 7u0stfmczy213cb7duct5u2f91dfd46 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/346 104 4720389 15797603 15368012 2026-05-19T21:54:56Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797603 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>répondait de sa voix douce : « Il me fera mourir. Oh ! chère, chère, est-ce possible ? » Ni l’une ni l’autre ne l’eussent cherché au fond du pigeonnier si proche qu’en levant seulement les yeux elles l’eussent découvert, blotti contre le grillage, le menton posé sur ses petites mains croisées. L’odeur sauvage des oiseaux imprégnait les murs de torchis, les planches vermoulues, les mangeoires criblées de coups de bec : « Voilà quinze ans qu’il ne sert plus à rien, vous devriez l’abattre, » disait parfois miss. Quinze ans ! Il imaginait le départ des oiseaux, leur détresse. Des heures, des jours, des mois peut-être, ils avaient dû cerner la vieille tour close de leur vol, de leurs cris, de leurs ombres… Puis ils étaient partis un matin, vers quelque pays fabuleux. — Ayez la bonté d’appeler {{Mme|Marchal}}, dit {{M.|Ouine}}. Je désire prendre un peu de bouillon. Le timbre de sa voix s’est raffermi —{{lié}}les cordes du violoncelle sont de nouveau tendues. C’est l’heure, en effet, où la piqûre, faite chaque matin, lui rend des forces. Il arrive même qu’elle excite dangereusement ses nerfs, car cette vie moribonde a de soudaines lueurs, s’embrase. Et déjà Steeny prévoit la crise. Les joues de {{M.|Ouine}} se colorent, et ses pupilles dilatées lui font ce regard anxieux qui fascine. {{Mme|Marchal}} est sage-femme de son état, mais voilà longtemps que les gens de Fenouille lui préfèrent {{Mlle|Solonge}}, jeune diplômée dont les blouses immaculées, le serre-tête, les gants de caoutchouc impressionnent favorablement la clientèle. Les grosses mains paysannes, si adroites pourtant, restent désormais sans emploi. Heureusement que la vieille a des rentes et une jolie maison de briques près de la gendarmerie où, ses larges flancs ceints du tablier bleu, écroulée sur la chaise basse qui a vu débarbouiller tant de nouveau-nés, elle savoure sa bistouille, généreusement arrosée de genièvre, et broie le morceau de sucre entre ses vieilles gencives… C’est par pure bonté d’âme qu’elle accepte de donner des soins à {{M.|Ouine}}, car elle avoue que ce malade lui fait peur. Il est vrai que le professeur est venu jadis plus d’une fois visiter les lapins russes qu’elle élève et dont elle est fière. {{M.|Ouine}}, en effet, s’intéresse à ces animaux. Le moribond fait de la main signe qu’il portera lui-même à ses lèvres le bol fumant. Il boit à petits coups, lentement, posément, s’efforçant de masquer le plus qu’il peut, par une toux<noinclude></noinclude> fdz6ex1pgrcdcmgvwd9klp5av70e9wj Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/347 104 4720390 15797604 15368013 2026-05-19T21:58:52Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797604 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>discrète, l’affreux bruit de déglutition. Sa gorge, gonflée par le pus, se contracte au passage du liquide et la luette fait chaque fois, au terme du spasme, un bruit analogue à ce claquement de langue dont Jambe-de-Laine excitait la grande jument. — Madame Marchal, dit-il, emmenez ce jeune homme avec vous, et servez-lui à goûter. Je ne serais pas fâché de m’assoupir. Son regard filtre difficilement à travers les paupières paresseuses, Philippe y lit la surprise et la confusion. Évidemment, {{M.|Ouine}} vient de reconnaître que le soir mystérieux qui lui versait sa fraîcheur n’était qu’un rêve, après tant d’autres, un des mille rêves qui remontent, de plus en plus nombreux —{{lié}}innombrables{{lié}}— des profondeurs de sa mémoire. Quelques jours encore et, selon l’idée qu’il se forme de la vie future (car son orgueil n’a jamais accepté la grossière hypothèse de l’anéantissement), ce tourbillon d’images errantes, affolées, se fixera tout à coup, les mille notes de la symphonie éclateront en un seul accord. Mais a-t-il parlé ? S’est-il trahi ? La vue de la lampe éteinte le rassure, et aussi l’air innocent de Steeny. Alors, après un coup d’œil furtif vers la fenêtre, il joue de sa grosse main avec le rayon de soleil qui d’une fente de la persienne vient barrer le lit d’un trait de flamme. La maison vide inspire à {{Mme|Marchal}} autant de terreur que de dégoût. Elle ne quitte guère la cuisine, et s’est fait un lit à l’office. Jusqu’ici, le malade n’a pas supporté qu’on le veillât. En cas de nécessité, il prétend pouvoir très bien se servir de la sonnette dont le cordon pend à son chevet et fait dans la cage de l’escalier, lorsqu’elle tinte, le bruit d’une cloche de collège. Parfois, quand la chaleur du jour pénètre à travers les pierres et que les vieilles murailles sont tièdes sous la paume, il arrive que la sage-femme, après une dernière lampée de genièvre, se risque jusqu’au premier étage, le seul, dit-elle, qui donne l’idée d’une maison de chrétien, car Jambe-de-Laine y avait rassemblé ses derniers meubles. Les placards, vastes comme des chambres, présentent l’aspect d’un désordre affreux mais si ancien qu’il inspire à l’âme simple et pourtant ménagère de {{Mme|Marchal}} du respect. Le malheur est qu’ils sont tous percés, ainsi que des écumoires, de trous à souris et à rats dont les crottes font sur les planches un tapis mou, qui a une odeur {{corr|sûrette|surette}} de pommes mûres.<noinclude></noinclude> 1q957qr60v8iovqiqufhyedfkv9hsi6 15797605 15797604 2026-05-19T21:59:13Z Susuman77 51799 15797605 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>discrète, l’affreux bruit de déglutition. Sa gorge, gonflée par le pus, se contracte au passage du liquide et la luette fait chaque fois, au terme du spasme, un bruit analogue à ce claquement de langue dont Jambe-de-Laine excitait la grande jument. — Madame Marchal, dit-il, emmenez ce jeune homme avec vous, et servez-lui à goûter. Je ne serais pas fâché de m’assoupir. Son regard filtre difficilement à travers les paupières paresseuses, Philippe y lit la surprise et la confusion. Évidemment, {{M.|Ouine}} vient de reconnaître que le soir mystérieux qui lui versait sa fraîcheur n’était qu’un rêve, après tant d’autres, un des mille rêves qui remontent, de plus en plus nombreux —{{lié}}innombrables{{lié}}— des profondeurs de sa mémoire. Quelques jours encore et, selon l’idée qu’il se forme de la vie future (car son orgueil n’a jamais accepté la grossière hypothèse de l’anéantissement), ce tourbillon d’images errantes, affolées, se fixera tout à coup, les mille notes de la symphonie éclateront en un seul accord. Mais a-t-il parlé ? S’est-il trahi ? La vue de la lampe éteinte le rassure, et aussi l’air innocent de Steeny. Alors, après un coup d’œil furtif vers la fenêtre, il joue de sa grosse main avec le rayon de soleil qui d’une fente de la persienne vient barrer le lit d’un trait de flamme. La maison vide inspire à {{Mme|Marchal}} autant de terreur que de dégoût. Elle ne quitte guère la cuisine, et s’est fait un lit à l’office. Jusqu’ici, le malade n’a pas supporté qu’on le veillât. En cas de nécessité, il prétend pouvoir très bien se servir de la sonnette dont le cordon pend à son chevet et fait dans la cage de l’escalier, lorsqu’elle tinte, le bruit d’une cloche de collège. Parfois, quand la chaleur du jour pénètre à travers les pierres et que les vieilles murailles sont tièdes sous la paume, il arrive que la sage-femme, après une dernière lampée de genièvre, se risque jusqu’au premier étage, le seul, dit-elle, qui donne l’idée d’une maison de chrétien, car Jambe-de-Laine y avait rassemblé ses derniers meubles. Les placards, vastes comme des chambres, présentent l’aspect d’un désordre affreux mais si ancien qu’il inspire à l’âme simple et pourtant ménagère de {{Mme|Marchal}} du respect. Le malheur est qu’ils sont tous percés, ainsi que des écumoires, de trous à souris et à rats dont les crottes font sur les planches un tapis {{Nec|mou}}, qui a une odeur {{corr|sûrette|surette}} de pommes mûres.<noinclude></noinclude> gjx5r96o033ercclb2nju7izppo4vkn Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/348 104 4720391 15797606 15368015 2026-05-19T22:07:08Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797606 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> La sage-femme dispose devant Philippe, comme d’habitude, la motte de beurre frais « montée de la cave », le pain bis, et le pot de faïence plein de confiture. Une mouche nage à la surface de la cruche de bière, couleur de caramel. — Monsieur Philippe, dit-elle, ça fait plaisir de vous voir manger. — Vous trouvez ? répond Steeny la bouche pleine. (Hors de la présence de {{M.|Ouine}}, il retrouve aussitôt le ton d’insolence qui exaspère, là-bas, les deux amies.) — Moi, dit-elle, ici dedans, je perds le goût de me nourrir. Sans le café, je ne tiendrais pas. Elle remplit de genièvre sa tasse, glisse un autre morceau de sucre entre ses gencives, boit à petits coups. — Je me demande ce qui peut attirer un jeune homme dans une maison pareille, si triste, reprend-elle après un long silence. Le monsieur a de l’affection pour vous, probable, mais à votre âge, l’affection des vieux, ça n’a guère de prix. Et malade comme le voilà, est-il seulement capable de bien parler ? Car bien parler, jadis, c’était son fort. Il n’avait qu’à vouloir pour tourner la tête des gens. Mais petit à petit, sans en avoir l’air, avec son sourire de Monseigneur et ses grosses mains qu’il manie si doucement. S’il avait voulu ! Seulement quoi ! dans les dernières années il ne sortait plus d’ici, c’est qu’il y trouvait son plaisir. — Quel plaisir ? — Ben ! Jambe-de-Laine, parbleu ! Avant que la sage-femme eût ouvert la bouche pour répondre, Philippe avait senti monter sa colère. Il avait beau trouver cette colère ridicule, la honte qu’elle lui inspirait l’exaltait encore, au lieu de l’apaiser. Et tout à coup, à sa grande surprise, sa fureur creva en un rire nerveux, inextinguible. — {{M.}} Ouine se moque bien des femmes, s’écria-t-il, de n’importe quelle femme ! Et des hommes, madame Marchal, il ne s’en soucie pas davantage. Mais vous ne pouvez pas le juger, vous ne pouvez même pas le comprendre ! — Bah ! bah ! Voyez-vous le petit coq ! De n’importe quelle femme, vous dites ? Apprenez, mon garçon, que je connais un peu mieux que vous le dessous des familles. Le plus malin n’est pas exempt de faire des bêtises pour une femme, et pas toujours pour une belle femme, au contraire.<noinclude></noinclude> h73j2xip1shmmgd5yrq39ucoq1397c3 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/349 104 4720392 15797607 15368016 2026-05-19T22:10:12Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797607 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> — Les femmes… commença Philippe. — Les femmes… les femmes… on dirait que le mot va vous cuire la langue. Attendez seulement de savoir… — De savoir quoi ? C’est justement lorsque les garçons courent après qu’ils ne savent pas ce que c’est, les femmes. Ils sont fous, enragés. Tandis que moi… — Oui, un petit monsieur choyé comme vous, tout en sucre… Mais la colère de Philippe était déjà tombée. Chaque fois qu’il échappait à l’espèce de trouble où le jetaient la voix, le regard de {{M.|Ouine}}, un sentiment obscur d’affranchissement, de délivrance, provoquait en lui une agitation stupide, qu’il tâchait d’épuiser en paroles. — Les jeunes gens d’aujourd’hui sont bien différents de ceux d’autrefois, madame Marchal. Les femmes ne nous intéressent pas beaucoup. Oui, oui, vous pouvez rire, je ne suis pas seul, tous mes camarades me ressemblent. — Vos camarades ? Et où sont-ils, vos camarades ? Vous devriez rougir de parler ainsi, alors que vous n’avez quasi pas quitté les jupons de votre maman et de votre jolie institutrice. — Qu’est-ce que vous pensez de miss, vous ? Les paupières se sont brusquement abaissées, presque closes. — Je ne pense rien, dit la vieille femme sans se troubler. La connais-je seulement ? Depuis qu’elle est à Fenouille, elle ne m’a pas causé dix fois, et je la vois presque chaque soir, elle passe contre ma porte, ainsi ! Mais si vous voulez que je vous parle franchement, c’est un maître qu’il vous avait fallu, monsieur Philippe, un vrai maître, un homme, quoi ! — {{M.}} Ouine est mon maître, dit Steeny. Je n’en aurai jamais d’autre. — Dommage que vous allez le perdre si vite. Baste ! un garçon tel que vous n’est pas fait pour vivre à Fenouille et quand vous aurez vu le monde… Allez ! Allez ! À vingt ans, mon diplôme en poche, moi qui vous parle, je me croyais aussi bien finaude… Remarquez que je ne discute pas votre amitié. N’empêche que vous trouveriez, rien qu’à Montreuil, des hommes très supérieurs à celui-ci. {{M.|Valéry}}, par exemple, l’ancien receveur général. Votre maître et lui étaient jadis camarades… — Et maintenant ?<noinclude></noinclude> 8snwpznm94l4ctj41ewylnakildokik Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/350 104 4720394 15797608 15368018 2026-05-19T22:15:41Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797608 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> La sage-femme jeta de nouveau vers la porte un regard furtif : — Il dit… — Qu’est-ce qu’il dit ? — Je voudrais que vous me promettiez de tenir votre langue. Il dit que {{M.|Ouine}} est l’homme le plus dangereux qu’il ait jamais rencontré. — Pourquoi dangereux ? — Dame, vous devez le savoir mieux que moi ! Depuis la mort de Jambe-de-Laine, vous ne quittez plus la maison, autant dire. Tout le pays en jase. Faut croire que vous avez votre idée, vous aussi ? Probable que vous parliez d’autre chose que de la pluie ou du beau temps ? — C’est ce qui vous trompe, dit solennellement Philippe. Son visage prit une expression de gravité comique, et qui pourtant ne prêtait pas à rire. Les joues avaient deux trous d’ombre. — {{M.}} Ouine peut parler de n’importe quoi ; les choses les plus simples (parfois même vous le croiriez naïf, ou même bête, et il ne le fait pas exprès), oui, la chose la plus simple, dans sa bouche, on ne la reconnaît plus. Ainsi, par exemple, il ne dit jamais de mal de personne, et il est très bon, très indulgent. Mais on voit au fond de ses yeux je ne sais quoi qui fait comprendre le ridicule des gens. Et ce ridicule ôté, ils n’intéressent plus, ils sont vides. La vie aussi est vide. Une grande maison vide, où chacun entre à son tour. À travers les murs, vous entendez le piétinement de ceux qui vont entrer, de ceux qui sortent. Mais ils ne se rencontrent jamais. Vos pas sonnent dans les couloirs, et si vous parlez, vous croyez entendre la réponse. C’est l’écho de vos paroles, rien de plus. Lorsque vous vous trouvez brusquement en face de quelqu’un, il n’y a qu’à regarder d’un peu près, vous reconnaissez votre propre image au fond d’une de ces glaces usées, verdies, sous une {{corr|caresse|crasse|Voir Pléiade 2015, p. 738}} de poussière, pareilles à celles qui sont ici… Les creux d’ombre de ses joues s’élargissaient à mesure et la vieille femme, à sa grande surprise, voyait monter dans le regard d’enfant une lumière trouble, pareille à celle des matins d’automne, d’une inexplicable tristesse. — C’est malheureux, dit-elle enfin, d’entendre un garçon de votre âge qui ne devrait penser qu’au plaisir comparer la… la vie à… à une maison vide.<noinclude></noinclude> 6mn97vc0kpe9nzt5vkbl5dx9duot2p1 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/351 104 4720395 15797610 15368020 2026-05-19T22:28:21Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797610 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> Elle avait posé sa tasse dans l’âtre et le buste penché en avant, soutenant son énorme poitrine des deux bras croisés sur ses genoux, elle observait Philippe avec l’attention cynique des femmes de son espèce, une moue étrange aux lèvres. — Méfiez-vous de lui quand même. Méfiez-vous de lui tant qu’il vivra. Et il peut vivre longtemps encore. A-t-on jamais vu un tuberculeux garder sa graisse ? Le docteur n’en revient pas. — Me méfier ? — Il s’est passé ici des choses extraordinaires. Ici, oui, dans cette maison. J’ai connu {{M.|Anthelme}}. Avant son mariage avec Jambe-de-Laine, c’était un homme pareil aux autres messieurs de l’époque, pas trop malin si vous voulez, mais tranquille, ménager de son bien, courant les champs du matin au soir, le fusil en bandoulière, avec ses camarades. Bon. Le voilà parti un matin. « Je serai de retour dimanche », qu’il dit. Bernique ! Il rentre six mois plus tard, pas seul… Oh ! Jambe-de-Laine, au début, n’allez pas croire ! Tout le monde lui faisait risette, même les dames. Vous auriez ri de voir les petits châtelains tourner autour de ses jupes, monocle à l’œil, avec leurs vestons noisette, leurs pantalons collants, et leurs diables de bottines pointues. Elle n’avait pas l’air de s’en apercevoir. Ils lui tapaient dans le dos. Sacre Anthelme ! Des ménages comme ça, il y en a des mille et des mille, pas vrai ?… Jusqu’au jour… Elle se baissa péniblement pour ramasser sa tasse. — {{M.}} Ouine est venu d’on ne sait où un soir. Le père Anthelme a pris sa valise. {{M.|Ouine}} avait sa redingote, son chapeau melon, ses gros souliers, et il suait à grosses gouttes, car la chaleur lui a toujours été contraire. « J’ai jamais vu un homme suer comme ça », disait le père Anthelme. Ils l’ont reçu dans l’office, ils avaient l’air de se moquer de lui. Mais six semaines plus tard, c’était le roi de la maison. J’ai connu, à l’époque, le jardinier Florent qui avait servi le défunt père de monsieur. Sa fille venait ici à journées, une jolie fille. « On ne le voit guère, me disait Florent, on ne l’entend pas, il trotte d’un étage à l’autre sur ses pattes de velours, un vrai matou, bien luisant, bien gras. Et des propos qu’il tient ! Vous croiriez un curé. N’importe : sa tête ne me revient pas. Il a même une drôle d’odeur, il sent le sauvage. C’est pourtant un homme très soigneux de sa personne, plutôt trop. Il s’intéresse aussi beaucoup aux fleurs, seulement il ne les cueille pas lui-même, je<noinclude></noinclude> dwip5kgp49d6f8dkvph41i69vb6cue9 15797623 15797610 2026-05-19T23:08:39Z Susuman77 51799 15797623 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> Elle avait posé sa tasse dans l’âtre et le buste penché en avant, soutenant son énorme poitrine des deux bras croisés sur ses genoux, elle observait Philippe avec l’attention cynique des femmes de son espèce, une moue étrange aux lèvres. — Méfiez-vous de lui quand même. Méfiez-vous de lui tant qu’il vivra. Et il peut vivre longtemps encore. A-t-on jamais vu un tuberculeux garder sa graisse ? Le docteur n’en revient pas. — Me méfier ? — Il s’est passé ici des choses extraordinaires. Ici, oui, dans cette maison. J’ai connu {{M.|Anthelme}}. Avant son mariage avec Jambe-de-Laine, c’était un homme pareil aux autres messieurs de l’époque, pas trop malin si vous voulez, mais tranquille, ménager de son bien, courant les champs du matin au soir, le fusil en bandoulière, avec ses camarades. Bon. Le voilà parti un matin. « Je serai de retour dimanche », qu’il dit. Bernique ! Il rentre six mois plus tard, pas seul… Oh ! Jambe-de-Laine, au début, n’allez pas croire ! Tout le monde lui faisait risette, même les dames. Vous auriez ri de voir les petits châtelains tourner autour de ses jupes, monocle à l’œil, avec leurs vestons noisette, leurs pantalons collants, et leurs diables de bottines pointues. Elle n’avait pas l’air de s’en apercevoir. Ils lui tapaient dans le dos. Sacre Anthelme ! Des ménages comme ça, il y en a des mille et des mille, pas vrai ?… Jusqu’au jour… Elle se baissa péniblement pour ramasser sa tasse. — {{M.}} Ouine est venu d’on ne sait où un soir. Le père {{corr|Anthelme|Anselme|voir Pléiade 20151 pp. 739 et 1158, distinction entre le père Anselme, domestique, et M. Anthelme le maître, effacée dans cette édition}} a pris sa valise. {{M.|Ouine}} avait sa redingote, son chapeau melon, ses gros souliers, et il suait à grosses gouttes, car la chaleur lui a toujours été contraire. « J’ai jamais vu un homme suer comme ça », disait {{corr|le père Anthelme|{{M.|Anthelme}}|voir corr précédente}}. Ils l’ont reçu dans l’office, ils avaient l’air de se moquer de lui. Mais six semaines plus tard, c’était le roi de la maison. J’ai connu, à l’époque, le jardinier Florent qui avait servi le défunt père de monsieur. Sa fille venait ici à journées, une jolie fille. « On ne le voit guère, me disait Florent, on ne l’entend pas, il trotte d’un étage à l’autre sur ses pattes de velours, un vrai matou, bien luisant, bien gras. Et des propos qu’il tient ! Vous croiriez un curé. N’importe : sa tête ne me revient pas. Il a même une drôle d’odeur, il sent le sauvage. C’est pourtant un homme très soigneux de sa personne, plutôt trop. Il s’intéresse aussi beaucoup aux fleurs, seulement il ne les cueille pas lui-même, je<noinclude></noinclude> 8ca20qrkrkfuzdrldyzjd2xl96lw8a5 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/352 104 4720396 15797622 15368021 2026-05-19T23:06:22Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797622 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>choisis les plus avancées, il les écrase au creux de ses deux mains jointes, il incline dessus sa grosse face ronde, et il reste ainsi longtemps, les yeux tournés de plaisir. » — « Voyons, père Florent, lui disais-je, ce ne sont pas de mauvaises manières. » Je l’entends encore qui me répond : « Des mauvaises manières, non. Ce serait plutôt un mauvais air qu’il apporte avec lui, sans savoir. » Mauvais air ou pas, six semaines plus tard, le bonhomme était mort. — De quoi ? — De quoi ? De la grippe, on suppose. Enfin, d’une fièvre maligne ? Vous pouvez rire ! — Je ne ris pas, madame Marchal, dit Philippe (et il regardait par-dessus l’épaule de la vieille femme, sans cligner les yeux, l’immense ciel embrasé). Il serait peut-être aussi bien mort de… Je pense souvent qu’on ne résiste pas à {{M.|Ouine}}. — Résister ? Le père Florent était bien trop bête pour résister à n’importe qui. À la fin de la première semaine il serait passé dans le feu pour votre {{M.|Ouine}}. {{M.|Ouine}} allait s’asseoir près de lui, dans le potager, tandis qu’il bêchait. Il lui expliquait le ciel, les étoiles, l’ordre des mondes. Et même, depuis la mort de Florent, les gens disent que le professeur va parfois sur sa tombe, à l’ancien cimetière, qu’il reste là une heure ou deux, son diable de chapeau à la main, debout, avec une poignée de fleurs des champs qu’il finit par remporter telle quelle, comme s’il n’y pensait plus. Vous voyez donc qu’au fond ils s’accordaient très bien. — Justement. On n’imagine pas qu’un vieil imbécile puisse vivre dans le même air que {{M.|Ouine}}. Passe si {{M.|Ouine}} était capable de se mettre en colère, ou seulement de se moquer. Il ne se moque jamais de personne. Il est bon. On ne supporte pas aisément, voyez-vous, la bonté d’un homme tel que lui. La sage-femme écoutait gravement. — Ma foi, dit-elle enfin, faut avouer que vous ne la supportez guère non plus. Je vous trouve bien mauvaise mine, monsieur Philippe. Sans vouloir de mal à votre maître, puisqu’il est perdu, vaudrait mieux pour vous qu’il s’en aille, pas vrai ? Heureusement, vous êtes plus jeune que {{M.|Anthelme}}. Sans quoi… — Bah ! {{M.}} Anthelme est mort vieux. — Vieux ? À quarante-six ans ?<noinclude></noinclude> leu3cg8uuw22oykpntmanizcfnmjo41 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/353 104 4720397 15797624 15368022 2026-05-19T23:12:42Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797624 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> — Ça m’étonne qu’il ait duré jusque-là. Miss prétend qu’il n’avait pas plus de cervelle que ses chiens et ses furets. Mais quoi ! {{M.|Ouine}} ferait penser des pierres ! — {{M.}} Anthelme ne pensait pas. Il était las de tout. Un homme qui se laisse aller. Et des marottes ! Je l’ai rencontré un jour chez une cliente, {{Mme|Dorsenne}}, sa nièce. Il lui disait qu’il avait vécu jusqu’alors comme une brute, qu’il commençait seulement à comprendre. Comprendre quoi ? Il disait aussi : « J’aurais dû être un grand musicien. » Remarquez qu’il n’avait jamais joué que du cor de chasse. Il a vendu sa ferme de Bloqueville pour acheter un orgue, mais les créanciers ont eu vent de la chose, et l’orgue n’a finalement pas été livré. Il est resté des semaines dans sa caisse, à la gare d’Ouchy. — Que voulez-vous, madame Marchal ? Un imbécile ne devrait pas rêver de devenir musicien ou poète. {{M.|Ouine}} dit qu’on meurt toujours d’un rêve. Il prononça les derniers mots sur un ton de gravité risible, mais son visage crispé, l’étrange grimace de sa bouche, l’expression fuyante de son regard inspirait à la vieille femme une sorte de gêne qui ressemblait à la crainte, bien qu’elle ne s’avouât rien de tel. — Mourir d’un rêve ? Qu’est-ce que vous me {{corr|chantez là ? monsieur Philippe.|chantez là, monsieur Philippe ?}} Ce sont des mots que vous répétez sans les comprendre. Philippe haussa les épaules. — Si les hommes ne rêvaient pas, fit-il sur le même ton de suffisance ridicule, je suppose qu’ils vivraient vieux, beaucoup plus vieux —{{lié}}toujours peut-être. — Et les bêtes, monsieur Philippe ? Elles meurent aussi pourtant ! — Les bêtes rêvent à leur manière. Si on pouvait lire dans leur cervelle, on y verrait sans doute qu’elles désirent aussi ce qu’elles n’ont pas, et elles ne savent quoi au juste. C’est cela rêver. — Alors {{M.}} Ouine ne rêve pas, lui ? — Si, dit l’enfant. Mais il s’est défendu longtemps. « Je ne souhaite rien, disait-il, ni bien, ni mal. » Aujourd’hui il prétend qu’il s’ouvre au rêve comme un vieux bateau pourri s’ouvre à la mer.<noinclude></noinclude> 7rio8eu3v96dnyhz7f7xxli9w8z3cml Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/354 104 4720398 15797626 15368023 2026-05-19T23:21:17Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797626 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki /> — Vous filez un mauvais coton, reprit la sage-femme après un long silence. Vous n’êtes pas seul, d’ailleurs. On croirait que ce maudit village est sous le coup d’un sort. Depuis l’assassinat du petit valet, on ne le reconnaît plus, parole ! Les yeux gris observaient sournoisement Philippe, et elle continua d’une voix sourde, perceptible à peine, sans timbre, comme si elle eût récité une leçon. — Les juges, les gendarmes, toute la police enfin suppose que le gendre de {{M.|de}} Vandomme a fait le coup. Il s’est tué, donc il est coupable, voilà comment ils raisonnent. Un braconnier, vous pensez ! Les Vandomme sont fiers d’ailleurs, ils ont des ennemis. Bref, je pensais : « L’action de la justice est éteinte, les esprits vont se calmer. » Ben oui ! Jamais le village n’a été plus sens dessus dessous. Il ressemble à une énorme toupie folle, ça tourne, ça ronfle, ça jetterait bas les murs. Des personnes tranquilles qui ne lisaient même pas les gazettes sont maintenant les plus enragées. Paraît que ces messieurs du Parquet reçoivent tous les jours des pleins sacs de dénonciations. Mais les autorités ont perdu la tête. Y a-t-il du bon sens, par exemple, à vouloir enterrer un petit valet comme un notaire, avec des fleurs, des délégations, des discours ? Et puisqu’on savait Jambe-de-Laine capable de tout, est-ce qu’on aurait pas pu la surveiller ? Tenez ! lorsque j’ai vu votre {{M.|Ouine}} se glisser hors de l’église, tout doucement, le long des murs, je me suis dit : « Sûr que la chose va mal tourner, voilà que le vieux renard flaire le vent. » J’étais moi-même hors de mon naturel, le sermon du curé m’avait retournée, ce n’était pas tant les paroles, c’était plutôt la voix, l’accent. Toute la peau me faisait mal, on aurait dit un cent d’épingles. Les gens l’écoutaient bouche bée, sans l’interrompre, mais avec un mauvais regard. Ça les enrageait de ne pas comprendre, quoi ! Et puis, voilà cet imbécile de maire. Notez que depuis longtemps chacun est fixé sur son compte. C’est un homme qui a trop vécu, un vieux débauché. Il a peur de la mort, de l’enfer. On raconte qu’avant son mariage, il a mis à mal une de ses servantes, qui s’est pendue dans l’étable. Ce qu’il a pu dire au cimetière, personne n’en sait rien. Des propos de fou, pas plus. Ailleurs, il aurait fait rire. Mais là, devant cette tombe —{{lié}}il a même failli tomber dans la fosse{{lié}}— c’était un drôle de spectacle, pour des hommes qui<noinclude></noinclude> h6obkn29s60qd8n2jyp313hvlqniykd Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/355 104 4720399 15797629 15368025 2026-05-19T23:26:03Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797629 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>depuis le matin vidaient des verres de genièvre au cabaret ! Alors, Jambe-de-Laine… La voix de la sage-femme s’était faite plus douce. Le menton dans ses mains, Philippe regardait droit devant lui, avec une fixité presque effrayante. — C’est un malheur qu’elle soit morte, reprit {{Mme|Marchal}}. Ils n’auraient pas voulu la tuer. Ils se sont jetés dessus comme les pies et les corbeaux sur une alouette, en plein jour. On ne devrait jamais jouer avec l’imagination des gens d’ici. Je ne veux rien dire contre Jambe-de-Laine. J’en ai vu de plus vicieuses qu’elle, et tout le monde leur tirait la casquette. Nos garçons n’ont pas mauvais naturel, suffit de respecter leurs habitudes. Elle ne les respectait pas. Une châtelaine qui court les routes, dès quatre ou cinq heures du matin, derrière une grande diablesse de jument, si haute que de mémoire d’homme personne ne se souvient d’avoir vu la pareille, une châtelaine reniée par les autres dames des châteaux, il y avait d’abord là de quoi les humilier. Mais le pis, voyez-vous monsieur Philippe, c’est qu’elle a voulu prêter à rire, elle faisait rire. Une femme qui se débauche ne doit pas faire rire. Les jeunes gens ne sont plus ce qu’ils étaient dans ma jeunesse, d’accord. N’empêche que leur apparence trompe souvent. Ils ont beau se coiffer de travers, mettre des souliers de toutes les couleurs, et danser à la manière des jolis cœurs de ville, une femme sans mœurs qui veut prendre d’eux son plaisir devrait les traiter comme des gamins. Autrement, ils rigolent, et quand ils rigolent, vous voyez leurs dents blanches, des dents de loup, ils sont prêts à mordre. Pensez ! les grand-mères de ces gosses-là ne plaisantaient pas sur la chose, ils ont la pudeur dans le sang. Une dévergondée, ça leur fait d’abord un peu peur, et lorsqu’il n’ont plus de crainte, ils joueraient aussi bien avec elle comme avec un chat perdu —{{lié}}gare les pierres ! Si les pierres s’en mettent, on peut parier pour du vilain. D’ailleurs, les blessures de Jambe-de-Laine n’étaient pas si dangereuses qu’on a dit, mais elle était trop rebelle de nature, elle ne pouvait s’habituer à l’hôpital, elle a supplié deux ou trois fois qu’on la ramenât ici —{{lié}}deux ou trois fois, pas plus{{lié}}— puis elle n’a plus desserré les dents. Elle s’est laissée mourir. Les médecins n’en revenaient pas. S’ils avaient pu prévoir, ils l’auraient laissée revenir, bien que la maison passe pour malsaine. Entre nous, je crois qu’on<noinclude></noinclude> srw8cpwz7736rydhcjhwa8gyuscqqj4 Page:Bernanos - Œuvres, tome 6 - Un crime ; Monsieur Ouine, 1947.djvu/356 104 4720400 15797625 15368027 2026-05-19T23:17:48Z Susuman77 51799 /* Corrigée */ 15797625 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>exagère un peu. Depuis des années, Jambe-de-Laine s’était {{corr|mise|mis}} en tête de laisser les persiennes closes, hiver comme été. L’humidité a grimpé partout le long des murs. Mais Philippe n’écoutait plus. Les bûches croulaient une à une dans la cendre. Fatiguée par son interminable monologue, {{Mme|Marchal}} fermait les yeux, hochait lentement la tête. Placée trop près des braises rouges, la tasse vide claqua brusquement avec un bruit sec. — Qui a tué le petit valet ? demanda l’enfant tout à coup. {{Brn|2}}<noinclude></noinclude> qvgj6qynkub5u1slqiqp2w1wicwzu2s Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/542 104 4732666 15797409 15661987 2026-05-19T16:58:05Z Yland 11394 15797409 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|514|MAI-JUIN 1915.}}</noinclude><div style="text-align:right;line-height:185%"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܘ. ܣܠܐܡܗ ܟܢ ܐܠܝܐܣ. — ܙ. ܥܠܝܣܝ ܟܢ ܡܥܬܘܩ. — ܚ. ܝܚܢܐ ܟܢ ܥܟܝܝ. — ܛ. ܝܚܢܐ ܟܢ… — ܝ. ܐܠܝܐܣ ܟܢ ܝܘܣܦ.}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܒܢ̈ܝ ܥܝܢ ܚܘܪ. — ܝܐ. ܝܘܣܦ ܟܢ ܚܓ ܡܚܦܘܛ. — ܝܒ. ܝܘܣܦ ܟܢ ܟܠܦ}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">({{fol.}} 246 r{{o}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܡܘܫܐ ܩܫܝܫܐ ܠܥܪ̈ܬܐ ܝܠܕܬ ܐܠܗܐ ܕܒܡܕܝܢܬܐ ܐܡܕ ܒܗ ܒܝܘܡܐ ܒܐܝ̈ܕܝ ܓܪܝܓܘܪܝܘܣ ܕܐܘܪܫܠܡ ܕܗܘ ܒܗܢܐܡ ܒܗܿ ܒܫܢܬܐ ܡܪܝܐ ܢܫܡܠܐ ܥܡܗ ܒܕܠܗܝܢ ܝܡܝܢ̈ܝܬܐ. ܐܡܝܢ}}|150}}</span></p> </div> <div style="line-height:185%"> {{em|2}}On trouve à cette même page les diacres <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܝܫܘܥ, ܣܪܓܝܣ, ܡܢܨܘܪ, ܥܒܕ ܐܠܥܙܝܐ, ܡܘܫܐ}}|150}}</span>, ordonnés « pour la même église, le même jour ?). </div> <div style="text-align:right;line-height:185%"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">(fol. 246 {{vo}}) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܡܘܫܐ ܩܫܝܫܐ ܠܥܕ̈ܬܐ ܩܕ̈ܝܫܬܐ ܡܪܬ ܡܪܝܡ ܘܡܪܝ ܒܚܢܡ ܕܒܩܪܝܬܐ ܟܦܪ ܚܘܪܐ ܒܬܚܘܡ ܕܛܪܝܦܘܠܝܣ ܡܕܝܢܬܐ. ܡܪܝܐ ܢܫܡܠܐ ܥܡܗ ܒܟܠܗܝܢ ܝܡܝܢ̈ܬܐ. ܐܡܝܢ}}|150}}</span></p> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܐ {{surligner|ܩܕ}} ܡܢܨܘܪ ܡ{{surligner|ܫܡ}} ܒܗ ܒܝܘܡܐ ܠܗ̈ܝܢ ܠܥ̈ܕܬܐ ܒܫܢܬ ܐܦܠܚ ܟܐ ܒܐܝܠܘܠ.}}|150}}</span></p> </div> <div style="line-height:185%"> On mentionne aussi les diacres <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܥܘܚܢܢ}}|150}}</span> et <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܣܛܝܦܢܘܣ}}|150}}</span> et le prêtre <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܢܝܩܠܐܘܣ}}|150}}</span> « pour ces églises en ce jour ». Ensuite quatre notes de la même écriture : </div> <div style="text-align:right;line-height:185%"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0"><span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|syr|ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܓܝܓܣ ܟܘܪܐܦܣܟܐܦܘܣ<br> ܐܣܪܚ ܪܘܚܐ ܩܕܝܫܐ ܝܘܚܢܢ ܩܫܝܫܐ ܠܥܕܬܐ ܩܕܝܫܬܐ<br> ܕܡܪܝ ܬܘܡܐ.}}|150}}</span></p></div> </div><noinclude> <references/></noinclude> 3de549ik8jtg44ioz8nue26u6eswx48 Page:Wells - Les Premiers Hommes dans la lune.pdf/27 104 4745075 15797609 15473958 2026-05-19T22:26:19Z Habertix 20529 /* Corrigée */ 15797609 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude>derrière nous, une fois pour toutes, la partie théorique, et nous éviterons, si possible, le chambardement de notre petite planète. Mais… il ''faut'' qu’il y ait des risques ! Il en faut ! Dans les travaux d’expérimentation il y en a toujours. Et ici, en votre qualité d’homme pratique, vous entrez en jeu. Pour ma part, il me semble que nous pourrions peut-être l’obtenir en feuilles très fines et droites. Cependant, je ne sais pas. J’ai une vague idée d’une autre méthode qu’il me serait difficile d’expliquer encore. Chose curieuse, cela m’est venu à l’esprit tandis que le vent me roulait dans la boue et que j’étais fort incertain de l’issue de l’aventure… Je suis absolument persuadé que c’est là ce que j’aurais dû faire. <section begin="fin02"/>Malgré toute ma bonne volonté, nous rencontrâmes maints obstacles ; néanmoins, nous nous obstinions à réédifier le laboratoire. Nous eûmes bien des choses à faire avant qu’il devînt absolument urgent de prendre une décision sur la méthode et la forme précise de notre seconde expérience. Notre seul ennui sérieux fut la grève des trois aides qui s’opposèrent à mon ingérence comme contremaître. Mais nous en vînmes à un compromis sur ce sujet après deux jours de pourparlers. <section end="fin02"/> <section begin="deb03"/>{{t2|LA CONSTRUCTION DE LA SPHÈRE.|III}} Je me rappelle distinctement à quelle occasion Cavor me parla de son idée de la sphère. Il y avait déjà pensé vaguement mais cette fois-là le projet tout entier sembla lui venir d’un seul coup. Nous rentrions chez moi pour le thé, et en route, il cessa brusquement son bourdonnement et s’écria soudain : — Ça y est ! Cela le termine ! Une sorte de store à cylindre ! — Termine quoi ? questionnai-je. — L’espace, n’importe où… la lune ! — Que voulez-vous dire ? — Dire ? Mais il faut que ce soit une sphère ! Voilà ce que je veux dire. Je fus obligé de m’avouer que je ne saisissais pas très bien, et le laissai pendant un instant causer à sa fantaisie. Je n’avais alors aucune idée de ce qu’il méditait. Mais, après le thé, il me donna quelques éclaircissements. — C’est comme cela, dit-il. La dernière fois, j’ai liquéfié cette matière qui soustrait les objets à la gravitation dans un réservoir plat, avec un couvercle pour le maintenir. Aussitôt qu’elle se fut refroidie, tout ce vacarme est arrivé. Rien de ce qui se trouvait au-dessus ne pesait plus. L’air s’élança en tourbillonnant, la maison tourbillonna, et si la chose elle-même n’avait pas aussi tourbillonné, je ne sais pas ce qui serait arrivé. Mais supposez que la substance soit flottante et complètement libre de s’élever ? — Elle s’élèvera aussitôt. — Exactement. Sans plus de fracas que si l’on tirait un coup de canon.<section end="deb03"/><noinclude> <references/></noinclude> c2pbqvs33e2rtw7su6ddbwley0i3db2 Page:Wells - Les Premiers Hommes dans la lune.pdf/28 104 4745077 15797612 15459962 2026-05-19T22:31:07Z Habertix 20529 /* Corrigée */ Ok 15797612 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude><nowiki /> — Mais à quoi cela servira-t-il ? — Je monte avec ! Je posai ma tasse et fixai les yeux sur Cavor. — Imaginez une sphère assez grande pour contenir deux personnes et leurs bagages. Elle serait faite en acier et revêtue intérieurement de verre épais ; elle contiendrait une réserve suffisante d’air solidifié, des nourritures concentrées, de l’eau, un appareil à distiller, et ainsi de suite ; sur le revêtement extérieur d’acier, elle serait pour ainsi dire émaillée… — De ''Cavorite'' ? — Oui ! — Mais de quelle façon pénétrerez-vous l’intérieur ? — C’est parfaitement aisé. Une ouverture pneumatique suffira. Il faudra naturellement qu’elle soit assez compliquée : une valve sera nécessaire pour permettre, en cas de besoin, de jeter certaines choses au dehors sans une trop grande perte d’air. — Comme dans le projectile de Jules Verne, alors ? Mais Cavor n’avait jamais été un lecteur de ce genre de fiction. — Je commence à comprendre, dis-je lentement. Vous entrerez et vous fermerez pendant que la ''Cavorite'' est encore chaude, et aussitôt qu’elle sera refroidie elle deviendra impénétrable à la gravitation et vous partirez. — Par la tangente ! — Vous partirez en droite ligne… Je m’arrêtai brusquement. — Qui empêcherait la sphère de voyager en droite ligne, pour toujours dans l’espace ? demandai-je. Vous n’êtes pas certain d’atterrir quelque part, et même, en ce cas, comment reviendriez-vous ? — J’y ai pensé, dit Cavor. C’est ce que je voulais dire quand je me suis écrié {{corr|que que|que}} la chose était finie. La sphère intérieure de verre sera impénétrable à l’air et, excepté l’ouverture, elle sera continue ; la sphère d’acier peut être faite par sections dont chacune s’enroulera sur une armature à la façon d’un store à cylindres. On pourrait les actionner facilement par des ressorts, les ouvrir et les fermer au moyen de l’électricité transmise par des fils de platine fondus dans le verre. Tout cela n’est qu’une question de détails. Vous voyez donc que, à part ; l’épaisseur des cylindres, l’extérieur de la sphère enduit de ''Cavorite'' consistera en fenêtres ou en stores, comme vous voudrez les appeler, Or, quand toutes ces fenêtres ou ces stores seront fermés, ni lumière, ni chaleur, ni gravitation, ni énergie radiante d’aucune sorte ne pourra pénétrer à l’intérieur de la sphère ; elle envolera à travers l’espace en ligne droite, comme vous l’avez dit. Mais ouvrez une fenêtre… Imaginez une des fenêtres ouvertes ! Alors, immédiatement, tout corps pesant qui se trouve dans nos parages nous attirera. Je m’assis, essayant de mieux comprendre. — Vous y êtes ? fit-il. — Oh oui, j’y suis. — Pratiquement, il nous sera possible de virer et de louvoyer dans l’espace à notre fantaisie, d être attirés par ceci et cela… — Oh ! oui. C’est assez clair. Seulement… — Quoi ? — Je ne vois pas très bien à quoi cela servirait. Ce ne serait que faire un saut hors du monde pour y retomber. — À coup sûr ! Par exemple, on pourrait aller dans la lune ! — Et quand on y serait, qu’est-ce que vous y trouveriez ? — Nous verrions ! Oh ! pensez aux connaissances nouvelles !… — Y trouverait-on de l’air ? — C’est possible. — C’est une belle idée, dis-je. Cela serait tout de même une fameuse entreprise. La lune ! J’aimerais mieux me risquer d’abord dans quelque petite chose. — Il ne peut en être question… à cause de la difficulté de trouver de l’air. — Pourquoi ne pas appliquer cette idée de stores à ressorts — des plaques de ''Cavorite'' dans de solides armatures d’acier — pour soulever les gros poids ? — Ça ne marcherait pas, affirma-t-il. Après tout, s’en aller dans l’espace, en dehors, n’est pas pire qu’une expédition polaire… Et pourtant il y a des gens qui tentent ces expéditions !… — Pas les gens d’affaires ; d’ailleurs, on les paie pour cela, et si la moindre chose ne va pas, on envoie d’autres expéditions à leur secours. Mais ceci, c’est simplement nous lancer hors du monde pour rien. — Pour la découverte ! — Il faut bien que vous donniez un nom à vos projets téméraires. On pourra peut-être en faire un livre ?<noinclude> <references/></noinclude> lxtvoq1wjsgwl5eil714kxwzr07718l Page:Wells - Les Premiers Hommes dans la lune.pdf/29 104 4745078 15797614 15459966 2026-05-19T22:36:50Z Habertix 20529 /* Corrigée */ 15797614 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude><nowiki /> — Je ne doute pas qu’il y ait des minéraux, — dit Cavor. — Par exemple ? — Oh ! du soufre, des minerais, de l’or peut-être, et, qui sait, de nouveaux éléments… — Avec les frais de transport… Vous savez que vous n’êtes pas un homme pratique. La lune est à un quart de million de milles de nous… — Il me semble qu’il ne coûterait pas grand’chose de transporter n’importe où un poids quel qu’il soit, s’il est enfermé dans un emballage de ''Cavorite''. — Je n’avais pas pensé à cela… Livré franco sur la tête de l’acheteur, eh ? — Ce n’est pas d’ailleurs comme si nous étions bornés à la lune… — Vous dites ? — Il y a Mars… une atmosphère claire, un milieu nouveau, une sensation ''exhilarante'' de légèreté… Ce serait agréable d’y aller !… — Il y a de l’air dans Mars ? — Oui, certes, — On dirait que ce n’est pas plus difficile d’y atteindre que de grimper jusqu’à un sanatorium. À propos, combien y a-t-il d’ici à Mars ? — Deux cent millions de milles à présent, dit Cavor allègrement, et on va tout près du soleil. Mon imagination cherchait à se reconnaître. — Après tout, dis-je, il y a quelque chose dans cela… quand ce ne serait que le voyage… Une extraordinaire possibilité me traversa précipitamment l’esprit. Je vis soudain, comme dans une vision, le système solaire tout entier parcouru par des projectiles à la ''Cavorite'' et des convois de ''sphères de luxe''. « Droits de préemption » fut le refrain qui me trotta dans la tête… « droits de préemption interplanétaire ». Je pensai à l’ancien monopole espagnol des ors de l’Amérique. Il ne s’agissait plus de cette planète-ci ou de celle-là, mais bien de toutes. Je fixai la face rubiconde de Cavor, et soudain mon imagination se prit à sauter et à danser. Je me mis à marcher de long en large ; ma langue était débridée. — Je commence à y voir clair, dis-je, à y voir clair d’un bout à l’autre, La transition du doute à l’enthousiasme parut n’exiger qu’une infime parcelle de temps. — Mais c’est extraordinaire ! m’écriai-je. C’est énorme ! Je n’aurais jamais rêvé chose pareille. Une fois la froideur de mon opposition disparue, la surexcitation de Cavor, un instant contenue, eut libre jeu. Il se leva aussi et se mit à arpenter la pièce en gesticulant et en parlant très fort. Nous nous conduisions comme des hommes inspirés — nous ''étions'' des hommes inspirés. — Nous arrangerons tout cela, déclara-t-il en réponse à quelques difficultés incidentelles qui m’avaient arrèté. Nous allons commencer les dessins pour la fonte ce soir même. — Nous allons les commencer tout de suite, répondis-je, et nous regagnâmes en hâte le laboratoire pour nous mettre incontinent à l’ouvrage. Je fus toute cette nuit-là comme un enfant au pays des fées. L’aube nous trouva tous deux encore attelés à la besogne ; nous n’avions pas éteint la lampe électrique malgré le grand jour. Je me rappelle exactement l’aspect de ce dessin. J’ombrais et je colorais, tandis que Cavor dessinait ; ils étaient bien, ces lavis, barbouillés et bâclés, mais merveilleusement corrects. Nous pûmes, après cette nuit de travail, commander les cadres et les stores d’acier qu’il nous fallait, et la sphère de verre fut dessinée en moins d’une semaine. Nous abandonnâmes nos conversations et toute notre route des après-midi : nous travaillions, nous dormions et nous mangions quand la faim et la fatigue nous empêchaient de continuer. Notre enthousiasme gagna nos trois hommes, bien qu’ils n’eussent aucune idée de la destination de la sphère. Pendant tout ce temps-là, Gibbs perdit l’habitude de marcher, et on le vit courir en tout sens avec des airs extraordinairement affairés. Elle avançait vite, la sphère. Décembre et janvier s’enfuirent. J’employai, armé d’un balai, une journée entière à nous faire un sentier dans la neige, du pavillon jusqu’au laboratoire. Février et mars disparurent. Vers la fin de mars, l’achèvement fut proche. En janvier, un fardier attelé de nombreux chevaux avait amené une immense caisse ; nous avions, maintenant, notre sphère de verre épais toute prête et en position sous la grue que nous avions équipée pour l’installer dans son manteau d’acier ; tous les barreaux et tous les stores de la carcasse étaient<noinclude> <references/></noinclude> 8j1wuudvaktveaee0todhab1ak60nvf Page:Wells - Les Premiers Hommes dans la lune.pdf/30 104 4745080 15797616 15459971 2026-05-19T22:44:32Z Habertix 20529 /* Corrigée */ 15797616 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude>arrivés en février, et la partie inférieure avait été montée : ce n’était pas réellement une carapace sphérique, mais de forme polyédrique munie d’un store à cylindre sur chaque facette. La ''Cavorite'' fut à demi achevée en mars : la pâte métallique avait déjà subi deux états et les barres et les stores d’acier en étaient en partie revêtus. Il était surprenant de voir comme nous suivions de près, en exécutant nos plans, les lignes de la première inspiration de Cavor. Quand le premier montage de la sphère fut entièrement terminé, il proposa de démolir, le toit grossier du laboratoire dans lequel nous travaillions, et de construire un four tout autour. Ainsi la dernière phase de la fabrication de la ''Cavorite'', dans laquelle la pâte est chauffée jusqu’au rouge sombre dans un courant d’helium, s’accomplirait lorsque l’enduit serait déjà sur la sphère. Alors, nous eûmes à discuter et à décider quelles provisions nous devions prendre : aliments comprimés, essences concentrées, cylindres d’acier contenant une réserve d’oxygène, un appareil pour se débarrasser de l’acide carbonique et des déchets, et pour rendre à l’air son oxygène au moyen de peroxyde de sodium, des condensateurs d’eau, et autres instruments. Je me rappelle le petit amoncellement qu’ils faisaient dans un coin : caisses, rouleaux et boîtes, ensemble évidemment fort banal. Ce fut une période de surmenage avec fort peu de loisir pour penser. Mais un jour, alors que nous approchions de la fin, je me sentis dans un état d’esprit bizarre. Toute la matinée, j’avais maçonné des briques pour le fourneau, et je m’assis absolument abattu auprès de ma besogne. Tout cela me paraissait morne et incroyable. — Mais dites donc, Cavor, en somme, pourquoi faire tout cela ? Il sourit. — La chose est prête à partir maintenant. — La lune…, dis-je d’un air pensif. Mais qu’espérez-vous ? Je croyais que la lune était un monde mort ? Il haussa les épaules. — Mais qu’espérez-vous ? répétai-je. — Nous le verrons quand nous y serons. — Nous y allons, alors ? dis-je, le regard morne et vague. Vous êtes fatigué, remarqua-t-il, vous devriez faire un tour cette après-midi. — Non, fis-je avec obstination, je veux finir ce briquetage. Je continuai donc ma besogne, me préparant ainsi une nuit d’insomnie. Je ne pense pas avoir jamais subi une nuit pareille. Quelques-unes, avant la culbute de mes affaires, avaient été fort mauvaises, mais la pire d’entre elles avait été une douce somnolence en comparaison de cette infinité de réveils douloureux. Je me trouvais tout à coup plongé dans la terreur de ce que nous allions faire. Je ne me rappelle pas avoir songé, avant cette nuit-là, aux risques que nous pourrions courir. Ils arrivaient maintenant, semblables à ces bandes de spectres qui, jadis, assiégèrent Prague. L’étrangeté de notre tentative, ce qu’elle avait de surnaturel, m’accablait. J’étais comme un homme qui s’éveille de beaux rêves pour se trouver au milieu de la plus horrible réalité. Je restais sur mon lit, les yeux ouverts, et la sphère semblait devenir de plus en plus confuse et vague, et Cavor de plus en plus irréel et fantastique, et toute l’entreprise m’apparaissait à chaque moment plus folle. Je quittai mon lit et me mis à marcher ; puis, je m’assis près de la fenêtre et contemplai l’immensité de l’espace. Entre les astres étaient le vide, les insondables ténèbres. J’essayai de me souvenir des quelques connaissances acquises dans mes lectures irrégulières, mais elles étaient trop vagues pour me fournir aucune idée des choses auxquelles nous devions nous attendre. Enfin, je regagnai mon lit et j’obtins quelques instants de sommeil, de cauchemar plutôt, pendant lesquels je tombais infiniment dans les abîmes du ciel. Au déjeuner, je causai quelque étonnement à Cavor, en lui disant brièvement : — Je ne pars pas avec vous dans la sphère. J’accueillis toutes ses protestations avec une obstination revêche. — C’est une folie, et je ne veux pas en être, dis-je. C’est une folie ! Je refusai de l’accompagner au laboratoire. Je tournai quelque temps sans but dans mon pavillon ; puis, prenant mon chapeau et ma canne, je me mis en route seul, pour je ne sais où. La matinée, par<noinclude> <references/></noinclude> dp2ljd90jmo2bqbv1mdb1p7k7z9zv0u Page:Wells - Les Premiers Hommes dans la lune.pdf/31 104 4745086 15797617 15473963 2026-05-19T22:48:45Z Habertix 20529 /* Corrigée */ 15797617 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude>hasard, était superbe, une brise tiède, un ciel bleu et profond ; les premières verdures du printemps se montraient et des multitudes d’oiseaux chantaient. Je déjeunai sommairement de bœuf et de bière, dans une petite auberge d’Elham, et j’ahuris l’aubergiste en remarquant à propos du temps : — Un homme qui quitte le monde par un temps pareil est un fou. — C’est ce que j’ai répondu quand on me l’a annoncé, répliqua simplement l’aubergiste. Je sus que, pour une pauvre âme au moins, ce bas monde s’était montré dur, et il y avait eu en effet un suicide commis en cet endroit. Je repris mon chemin avec un nouvel aliment pour mes pensées. Dans l’après-midi, j’eus quelques heures de sommeil agréable sur l’herbe, au soleil, et je continuai ma route frais et dispos. J’arrivai à une auberge d’aspect engageant près de Canterbury ; sa façade était toute revêtue de plantes grimpantes, et la patronne était une vieille femme très propre dont l’aspect me plut. Je trouvai sur moi juste assez de monnaie pour m’offrir d’y passer la nuit. La vieille était fort loquace, et, entre autres détails, j’appris qu’elle n’avait jamais été jusqu’à Londres. — Mes plus longs voyages ont été d’aller jusqu’à Canterbury, dit-elle. Je ne suis pas de ces coureurs qui ne tiennent pas en place. — Qu’est-ce que vous diriez d’une excursion dans la lune ? m’écriai-je. — Tous vos ballons ne m’ont jamais rien dit de bon ! répliqua-t-elle, croyant évidemment qu’il s’agissait d’une excursion facile et fréquente. Je ne voudrais pas y monter pour rien au monde ! Cette façon de voir la chose me parut assez drôle. Après souper, je m’assis sur un banc, à la porte de l’auberge, et bavardai avec deux ouvriers sur le briquetage, les automobiles, et le jeu de cricket. Dans le ciel, un croissant faible, bleu et vague comme une alpe lointaine, s’enfonçait dans l’Ouest sur la trace du soleil. Le jour suivant, je rentrai auprès de Cavor. — Je vous accompagne, dis-je. Je me trouvais un peu dérangé, et c’est fini. Ce fut la seule fois où j’éprouvai des doutes sérieux sur notre entreprise. Affaire de nerfs, simplement. Après cela, je travaillai avec un peu plus de méthode et pris chaque jour une heure d’exercice. <section begin="fin03"/>Enfin, à part le chauffage du fourneau, les travaux furent achevés. <section end="fin03"/> <section begin="deb04"/>{{t3|DANS LA SPHÈRE|IV}} — Allons donc ! dit Cavor, tandis que j’étais assis, une jambe pendante par l’ouverture de la sphère, dans l’intérieur obscur de laquelle mon regard plongeait. Nous étions seuls : c’était le soir, le soleil venait de se coucher, et la tranquillité du crépuscule enveloppait toutes choses. Je passai mon autre jambe dans l’intérieur et me laissai glisser sur le verre poli jusqu au fond de la boule ; puis, je me tournai pour prendre les bidons, les boîtes de nourriture et les autres objets que me tendait Cavor. L’intérieur était tiède : le thermomètre marquait 80 degrés Fahrenheit et, comme nous ne devions perdre que fort peu de cette chaleur par la radiation, nous étions en pantoufles et vêtus de flanelle mince. Nous avions néanmoins un ballot de vêtements épais en laine et plusieurs grosses couvertures, en prévision de quelque malechance. D’après les ordres de Cavor, je plaçai les paquets, les cylindres d’oxygène et les autres bagages les uns à côté des autres, à mes pieds, et bientôt nous eûmes tout installé ; pendant un moment, il alla de côté et d’autre dans l’atelier sans toit, cherchant ce que nous pourrions avoir oublié, puis il vint me rejoindre. Je remarquai quelque chose dans sa main. — Qu’avez-vous là ? demandai-je. — N’avez-vous rien pris pour lire ? — Seigneur ! non ! — J’ai oublié de vous le dire, mais il y a des incertitudes… Le voyage peut durer… Nous pourrons être des semaines… — Mais… — Nous serons à flotter dans cette sphère sans la moindre occupation… — Vous auriez bien dû me le dire. Il passa la tête par l’ouverture. <section end="deb04"/><noinclude> <references/></noinclude> i3w1cv1gc6wpobo0imylsfezcu7olg8 Page:Wells - Les Premiers Hommes dans la lune.pdf/33 104 4745100 15797620 15460001 2026-05-19T22:52:17Z Habertix 20529 /* Corrigée */ 15797620 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude><nowiki/> — Voyez ! fit-il ; voici quelque chose… là. — Ai-je le temps ? — Nous en avons pour une heure encore… Je passai la tête à mon tour, c’était un vieux numéro de ''Tit-Bits'' qu’un des hommes avait dû apporter ; plus loin dans un coin, je vis un fascicule du ''Lloyd’s News''. Je regrimpai dans la sphère muni de ces papiers. — Quel livre avez-vous ? demandai-je. Je lui pris le volume et lus le titre… ''Œuvres complètes de William Shakespeare''. Il rougit légèrement. — Mon éducation a été si purement scientifique, — dit-il en manière d’excuse. — Vous ne l’avez jamais lu ? — Jamais. — Vous allez vous régaler, fis-je. C’est la sorte de phrase qu’il faut dire en pareil cas, bien qu’à parler vrai je n’eusse moi-même jamais beaucoup lu Shakespeare. Je doute même qu’il y ait beaucoup de gens qui le lisent réellement. Je l’aidai à visser le couvercle de l’ouverture ; puis, il pressa un bouton pour clore le store correspondant dans le cadre extérieur. Le cercle de lumière crépusculaire disparut. Nous étions dans les ténèbres. Pendant un certain temps, ni l’un ni l’autre de nous ne parla. Bien que notre prison ne fût pas imperméable au son, tout était absolument silencieux. Je m’aperçus que nous n’aurions rien à saisir quand le choc de notre départ viendrait, et je me rendis compte que je serais mal à l’aise, à cause du manque de fauteuils. — Pourquoi n’avons-nous pas de sièges ? demandai-je. — J’ai arrangé tout cela, — dit Cavor. Nous n’en aurons pas besoin. — Pourquoi pas ? — Vous verrez, dit-il, du ton d’un homme qui se refuse à parler. Je gardai le silence… Soudain, il me vint à l’esprit que j’étais un imbécile de m’être laissé enfermer dans la sphère. « Est-il trop tard maintenant pour me retirer ? » me demandai-je. Le monde, hors de la sphère, serait pour moi, je le savais, assez froid et inhospitalier ; — depuis des semaines, j’avais vécu sur des subsides que m’avait fournis Cavor. Mais, après tout, serait-il aussi froid que le zéro infini, aussi inhospitalier que l’espace vide ? Si ce n’avait été la crainte de paraître poltron, je crois qu’à ce moment je l’aurais fait me rendre la liberté. Mais j’hésitai, je tergiversai, je devins inquiet et irrité, et le temps passa. Il y eut une petite secousse, un bruit comme celui d’un bouchon de champagne qui sauterait dans une pièce voisine, suivi d’un sifflement affaibli… Pendant un court instant, j’eus la sensation d’une tension énorme, la conviction passagère que mes pieds pressaient vers en bas avec une force d’innombrables tonnes ; cela dura un espace de temps infinitésimal, mais suffisant pour m’inviter à agir. — Cavor ! appelai-je dans l’obscurité, mes nerfs sont en loques… Je ne crois pas… Je m’arrêtai. Il ne fit aucune réponse. — Au diable ! m’écriai-je. Je suis un imbécile ! Qu’ai-je à faire ici ? Je ne pars pas, Cavor ! La chose est trop risquée, je veux sortir ! — Impossible, dit-il. — Impossible. Nous allons bien voir ! Il ne répondit pas, l’espace de dix secondes. — Il est trop tard pour nous quereller maintenant, Bedford, dit-il. La petite secousse de tout à l’heure était le départ. Déjà nous avançons aussi vite qu’un boulet dans le gouffre de l’espace. — Je… je…, balbutiai-je. Après quoi, il me sembla que peu importait ce qui pourrait arriver. Pendant un certain temps, je fus pour ainsi dire étourdi. Je ne trouvai rien à dire. C’était absolument comme si je n’avais pas encore entendu parler de cette idée de quitter la terre. Puis, je perçus dans mes sensations corporelles un inexplicable changement et c’était une sorte de légèreté, d’irréalité. À cela s’ajoutait une sensation bizarre dans la tête, un effet apoplectique presque, et le battement des vaisseaux sanguins dans les oreilles. Aucun de ces effets physiques ne diminua à mesure que le temps s’écoulait, mais, à la fin, je m’y habituai si bien que je n’en éprouvai aucune incommodité. J’entendis un déclic, et une petite lampe à incandescence apparut. Je vis la figure de Cavor, aussi pâle que je sentais être la mienne. Nous nous regardâmes en silence. La transparente<noinclude> <references/></noinclude> cgtplmh5wf8wjevk4n4k4e6x8otrh75 Page:Wells - Les Premiers Hommes dans la lune.pdf/34 104 4748724 15797621 15473977 2026-05-19T22:55:22Z Habertix 20529 /* Corrigée */ Ok 15797621 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Habertix" /></noinclude>obscurité du verre derrière lui eût fait croire qu’il flottait dans le vide. — Eh bien ! nous y sommes, finis-je par dire. — Oui, répéta-t-il, nous y sommes. — Ne bougez pas exclama-t-il au bout d’un instant, en me voyant faire mine de gesticuler. Gardez vos muscles absolument flasques, comme si vous étiez au lit. Nous sommes dans un petit univers à nous. Regardez ces objets. Il m’indiqua du doigt les boîtes et les caisses que nous avions posées sur les couvertures, dans la partie inférieure de la sphère. Je constatai avec étonnement qu’elles flottaient maintenant à une distance d’un pied au moins du mur de verre. Alors, je vis, d’après son ombre, que Cavor n’était plus appuyé contre la paroi. Je passai mon bras derrière mon dos et trouvai que j’étais, moi aussi, suspendu dans l’espace sans toucher à la sphère. Je n’eus ni un cri ni un geste, mais la crainte me saisit. Il me semblait que j’étais tenu et soulevé par quelque chose, sans que je susse quoi. Le simple contact de ma main contre la paroi m’en éloignait rapidement. Je compris ce qui arrivait, sans que pour cela ma crainte disparût. Nous étions séparés de toute gravitation extérieure et, seule, s’effectuait l’attraction des objets contenus dans notre sphère. En conséquence, tout ce qui n’était pas fixé contre le verre tombait lentement, à cause de l’exiguïté de nos masses, vers le centre de gravité de notre petit monde, vers le centre de notre sphère. — Il faut nous tourner, dit Cavor, et flotter dos à dos, avec ces objets entre nous. <section begin="fin04"/>Ce fut la sensation la plus étrange qu’il soit possible de concevoir, ce flottement libre dans l’espace. D’abord, à vrai dire, ce fut une horreur étrange, et quand cette horreur eut disparu, une sensation nullement désagréable et extrêmement reposante. <section end="fin04"/> <section begin="deb05"/>{{T2|EN ROUTE POUR LA LUNE.|V}} Bientôt, Cavor éteignit la lumière. Il déclara que nous n’avions pas une trop grande provision d’énergie électrique et que nous devions l’économiser pour lire. Pendant un certain temps, — je ne saurais dire si ce fut long ou court, — il n’y eut autre chose que l’absolue obscurité. Dans ce vide, une question sembla se préciser. — Comment marchons-nous ? demandai-je. Quelle est notre direction ? — Nous nous échappons de la terre par la tangente, et comme la lune est proche de sa troisième phase, nous allons quelque part vers elle. Je vais ouvrir un store… J’entendis un déclic, puis une fenêtre de la carapace s’ouvrit toute grande. Le ciel, au dehors, était aussi noir que l’intérieur de la sphère, mais le cadre de la fenêtre ouverte renfermait une infinité d’étoiles. Ceux qui n’ont vu que de la terre la voûte étoilée ne peuvent imaginer son aspect quand le voile vague et à demi lumineux de notre atmosphère n’est plus interposé. Les astres que nous apercevons de la terre ne sont que les survivants épars qui réussissent à traverser notre brumeuse couche d’air. Alors, au moins, je pus comprendre ce que l’on voulait dire en parlant des multitudes célestes. Nous allions bientôt voir des choses plus étranges, mais ce ciel sans air et tout empoussiéré d’étoiles… Entre toutes, je crois que cette chose-là sera une des dernières que j’oublierai. La petite fenêtre se referma avec un déclic ; une autre s’ouvrit brusquement et se referma aussitôt, puis une troisième, et je dus un instant fermer les yeux, à cause de l’aveuglante splendeur de la lune décroissante. Il me fallut porter mes regards tour à tour sur Cavor et les objets qui m’entouraient, baignés de clarté blanche, pour habituer peu à peu mes yeux à cette intense lumière, et pouvoir regarder le pâle éblouissement. Quatre fenêtres furent ouvertes, afin que la gravitation de la lune pût agir sur toutes les substances de notre sphère. Je m’aperçus que je ne flottais plus librement dans l’espace, mais que mes pieds reposaient sur le verre, dans la direction de la lune. Nos couvertures et nos caisses de provisions aussi glissèrent lentement, au long de la paroi, et s’arrêtèrent bientôt de façon à intercepter une partie de la vue. Naturellement, il me sembla qu’en<section end="deb05"/><noinclude> <references/></noinclude> 4ncsfhyg8jm7ngy5i06f9gssdux2zuq Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/1 104 4758969 15797717 15740808 2026-05-20T07:36:07Z Ineuw 10482 15797717 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude><div {{ts|mc|ac|pt4|pb1.5|sm|bc|bgt}}> {{fs=120%|ÉTIENNE AUBRÉE}} {{Dhr|2em}} {{—}} {{Dhr|2em}} {{fs=180%|LE GÉNÉRAL}} {{fs=240%|DE LESCURE}} {{Dhr|2em}} {| {{ts|mc|flr|ar|bc|bgt}} border |- |Ici, saint Leseure est mort ! |- |Ne le vengerez-vous pas ? |- |{{sc|Balzac.}}{{écart}} |} {{clear}} {{Dhr|2em}} {{—}} {{Dhr|2em}} Ouvrage couronné par I’Académie Franĉaise {{Dhr|2em}} Nouvelle Édition {{Dhr|2em}} {{—}} {{Dhr|2em}} {{fs=120%|PARIS}} LIBRAIRIE ACADÉMIQUE PERRIN ÉDITEUR 35, Quai des Grands-Augustins {{Dhr|2em}} {{—}} {{Dhr|2em}} 1936 </div><noinclude> <references/></noinclude> ttozqqv4o2f6fn87i33rxr6637c99aq 15797816 15797717 2026-05-20T09:45:30Z Ineuw 10482 15797816 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude><div {{ts|ac|mc|pt4|pb1.5|sm|bc|bgt}}> {{Taille|ÉTIENNE AUBRÉE|140%}} {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} {{Taille|LE GÉNÉRAL|180%}} {{Taille|DE LESCURE|240%}} {{Dhr|2em}} {| {{ts|mc|lh12|flr|ar|bc|bgt}} |- |Ici, saint Leseure est mort ! |- |Ne le vengerez-vous pas ? |- |{{sc|Balzac.}}{{écart}} |} {{clear}} {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} Ouvrage couronné par l’Académie Franĉaise {{Dhr|2em}} Nouvelle Édition {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} {{t|PARIS|120%}} LIBRAIRIE ACADÉMIQUE PERRIN ÉDITEUR 35, Quai des Grands-Augustins {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} 1936 </div><noinclude> <references/></noinclude> ehh55i9zt21q003axsuren47c9dx74w 15797817 15797816 2026-05-20T09:46:45Z Ineuw 10482 15797817 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Ineuw" /></noinclude><div {{ts|ac|mc|pt4|pb1.5|sm|bc|bgt}}> {{Taille|ÉTIENNE AUBRÉE|140%}} {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} {{Taille|LE GÉNÉRAL|180%}} {{Taille|DE LESCURE|240%}} {{Dhr|2em}} {| {{ts|mc|lh12|flr|ar|bc|bgt}} |- |Ici, saint Lescure est mort ! |- |Ne le vengerez-vous pas ? |- |{{sc|Balzac.}}{{écart}} |} {{clear}} {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} Ouvrage couronné par l’Académie Franĉaise {{Dhr|2em}} Nouvelle Édition {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} {{t|PARIS|120%}} LIBRAIRIE ACADÉMIQUE PERRIN ÉDITEUR 35, Quai des Grands-Augustins {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} 1936 </div><noinclude> <references/></noinclude> mwt24skfsr9pj1zf3rcngya12ui8tqo 15797819 15797817 2026-05-20T09:54:47Z Ineuw 10482 /* Problématique */ 15797819 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="2" user="Ineuw" /></noinclude><div {{ts|ac|mc|pt4|pb1.5|sm|bc|bgt}}> {{Taille|ÉTIENNE AUBRÉE|140}} {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} {{Taille|LE GÉNÉRAL|180}} {{Taille|DE LESCURE|240}} {{Dhr|2em}} {| {{ts|mc|lh12|flr|ar|bc|bgt}} |- |Ici, saint Lescure est mort ! |- |Ne le vengerez-vous pas ? |- |{{sc|Balzac.}}{{écart}} |} {{clear}} {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} Ouvrage couronné par l’Académie Franĉaise {{Dhr|2em}} Nouvelle Édition {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} {{t|PARIS|120}} LIBRAIRIE ACADÉMIQUE PERRIN ÉDITEUR 35, Quai des Grands-Augustins {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} 1936 </div><noinclude> <references/></noinclude> lrjmxtzpiosn94y6a98pef7wy2qeqso 15797820 15797819 2026-05-20T09:57:05Z Ineuw 10482 /* Corrigée */ 15797820 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" /></noinclude><div {{ts|ac|mc|pt4|pb1.5|sm|bc|bgt}}> {{Taille|ÉTIENNE AUBRÉE|140}} {{Dhr|2em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|4em}} {{Taille|LE GÉNÉRAL|180}} {{Taille|DE LESCURE|240}} {{Dhr|4em}} {| {{ts|mc|lh12|flr|ar|bc|bgt}} |- |Ici, saint Lescure est mort ! |- |Ne le vengerez-vous pas ? |- |{{sc|Balzac.}}{{écart}} |} {{clear}} {{Dhr|4em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|3em}} Ouvrage couronné par l’Académie Franĉaise {{Dhr|3em}} {{sc|Nouvelle Édition}} {{Dhr|4em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|4em}} {{t|PARIS|120}} LIBRAIRIE ACADÉMIQUE PERRIN ÉDITEUR 35, Quai des Grands-Augustins {{Dhr|3em}} {{—|8|align=center}} {{Dhr|2em}} 1936 </div><noinclude> <references/></noinclude> 8x3gqjxg5d9tdk3jkub0nioyiltaxo5 Page:Aubrée - Le général de Lescure (extraits - 3 témoignages), 1936.djvu/3 104 4761737 15797702 15500213 2026-05-20T07:00:50Z Ineuw 10482 /* Corrigée */ 15797702 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Ineuw" />{{rh|82|LE GÉNÉRAL DE LESCURE|}}</noinclude><nowiki/> En approchant de Fougères, nous trouvons la ville prise ; on y avait tué six cents hommes. Il y avait des retranchements très forts, faits avec des arbres et du gazon, nos gens avaient pratiqué a la hâte une brèche pour le passage de la voiture. Nous étions partis d’Ernée les derniers, tous les chariots, canons, caissons se trouvaient devant nous ; la nuit était très obscure ; au milieu de la foule, de tout cet encombrement de monde et de bagages, nous voyons que nous serons arrêtés plus de deux heures. M. de Beauvollier, moi et deux autres avançons pour voir ce qui obstrue le chemin et si nous pouvons faire faire place à la voiture : nous en reconnaissons l’impossibilité. Le chevalier de Beauvollier aperçoit une ouverture étroite, basse, pratiquée par les Bleus dans le retranchement pour le défilé des fantassins ; il me prie de laisser nos chevaux au principal de Thouars, qui propose de s’en charger ; tous deux m’engagent a me rendre par ce passage à Fougères, dont les premières maisons étaient & cent pas ; ils se servent, pour me convaincre, du désir que javais de conserver mon enfant, ce moyen leur avait déjà réussi ; je souffrais des douleurs de reins insupportables, je me laissai persuader en exigeant du chevalier sa parole d’honneur de me mener près de M. de Lescure, s'il respirait encore, a Fougères, malgré l’opposition de maman qui avait voulu, depuis le commencement de son agonie, m’en arracher plusieurs fois. Je cherchai à marcher ; j’étais si souffrante et si fatiguée, que j’étais absolument courbée ; M. de Beauvollier voulut m’emporter, mais, épuisé lui même-par la douleur et pleurant a chaudes larmes,<noinclude> <references/></noinclude> 27rn2cqyexlfvq8npkyt4yg4k0qtu5h Utilisateur:Psephos/Raccourcis.js 2 4779789 15797342 15796949 2026-05-19T15:18:55Z Psephos 145984 15797342 javascript text/javascript mw.loader.using('jquery.textSelection'); // Ctrl + Alt + p //entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas function raccPom() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" }); } } // Ctrl + Alt + q // met la sélection en petites capitales function raccSc() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } } // Ctrl + Alt + w //entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques function raccLa() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"}); } } // Ctrl + Alt + s //entoure la sélection de {{ }} function raccMod() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"}); } } // Ctrl + Alt + b //insère {{Brn|1}} function raccBrn() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'peri': "{{brn|1}}", 'post': "\n"}); } } // Ctrl + Alt + c // entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé function raccCorr() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true}); if (str != '') { var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition'); $('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2}); } } // Ctrl + Alt + a // italiques mais avec seulement la main gauche. function raccIta() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"}); } } // Ctrl + Alt + d //met {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec | //par exemple « M. Dupont » devient « {{M.|Dupont}} » function raccMon() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); str = str.replace(/( )/g, "|"); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"}); } } // Ctrl + Alt + f //même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e. function raccNxpt() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); str = str.replace(/( )/g, "|") str= str.replace (/./g, ''); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"}); } } // Ctrl + Alt + v //entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné //OU si sélection = une espace normale, remplace par {{lié}} function raccLié() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != ' ') { if (selection != '') { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié}}", 'post': "" }); } } else { $('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', '{{lié}}' ); } } // Ctrl + Alt + k // kill les coupures de ligne d'après Sicarov function raccKillLf() { const textbox = $('#wpTextbox1'); const selection = textbox.textSelection('getSelection'); const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex if (selection && selection.length > 0) { // Cas sélection let str = selection.toString(); str = str.replace(/( \n)/g, "\n"); str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 "); textbox.textSelection('encapsulateSelection', { pre: "", peri: str, post: "", replace: true }); } else { let content = textbox.val() || textbox.text() || ''; //Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne content = content.replace(/-$\n/g, ''); // Supprimer espaces en début de ligne content = content.replace(/^[ \t]+/gm, ''); // Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__'); // Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ]) content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' '); // Restaurer les doubles sauts de ligne content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n'); //Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. L''., content = content.replace(/\. (\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule //Chiffres romains content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse //content = content.replace( // new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"), // "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\ content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom textbox.val(content); // ✅ Activer le gadget Typo if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') { $.typo.exec(); } } } // Ctrl + Alt + l // kill les s long (qui le méritent généralement) function raccKillSLong() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); str = str.replace(/ſ/g, "s"); $('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str); } } // Ctrl + Alt + 2 // enter 2x / laisse 1 ligne vide function raccSaut() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { $('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', "\n\n"); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'post': "\n" }); } } // aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début... // puis pour la continuation qui a fait fonctionner... if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") { document.addEventListener("keydown", function (event) { if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccPom(); } if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccSc(); } if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccLa(); } if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccMon(); } if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccNxpt(); } if (event.key === "s" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccMod(); } if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccBrn(); } if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccCorr(); } if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccIta(); } if (event.key === "k" && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccKillLf(); } if (event.key === "l" && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccKillSLong(); } if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) { event.preventDefault(); raccLié(); } if (event.key === "2" && event.altKey && event.ctrlKey ) { event.preventDefault(); raccSaut(); } }); } /* BOUTONS ??? */ function BoutonRaccMon() { $(function() { $('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', { section: 'main', group: 'insert', tools: { 'wpRep': { label: 'Remplacement auto', type: 'button', icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/Orchesographie_%281589%29_decorative_letter_M.png', action: { type: 'callback', execute: raccMon } } } }); $('[rel="wpRep"]').width(36); }); } function BoutonNxpt() { $(function() { $('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', { section: 'main', group: 'insert', tools: { 'wpRep': { label: 'Remplacement auto', type: 'button', icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/28/Fryderyk_Chopin%28Szymanowski%29_-_inicja%C5%82_N.png', action: { type: 'callback', execute: raccNxpt } } } }); $('[rel="wpRep"]').width(36); }); } /* ACTIVER BOUTONS ??? PCQ JE SAIS PAS COMMENT ÇA MARCHE ??*/ if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) { var modules = [ 'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor' ]; $.when( mw.loader.using( modules ), $.ready ).then( BoutonRaccMon ); } if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) { var modules = [ 'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor' ]; $.when( mw.loader.using( modules ), $.ready ).then( BoutonNxpt ); } i44wy9jveqifsme0ctu4x8jxkwikwcj 15797354 15797342 2026-05-19T15:29:10Z Psephos 145984 15797354 javascript text/javascript mw.loader.using('jquery.textSelection'); // Ctrl + Alt + p //entoure la sélection du modèle Pom avec marge 1.5em en haut & bas function raccPom() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'peri': str, 'post': "|m=1.5em}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{pom|", 'post': "|m=1.5em}}" }); } } // Ctrl + Alt + q // met la sélection en petites capitales function raccSc() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{sc|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } } // Ctrl + Alt + w //entoure la sélection de modèle Lang pour latin et le met en italiques function raccLa() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''{{lang|la|", 'peri': str, 'post': "}}''"}); } } // Ctrl + Alt + s //entoure la sélection de {{ }} function raccMod() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'post': "}}"}); } } // Ctrl + Alt + b //insère {{Brn|1}} function raccBrn() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'peri': "{{brn|1}}", 'post': "\n"}); } } // Ctrl + Alt + c // entoure la sélection du modèle Corr, et la copie dans le zone pour le texte corrigé function raccCorr() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{corr|"+str+"|", 'peri': str, 'post': "}}", 'replace':true}); if (str != '') { var posCurseur = $('#wpTextbox1').textSelection('getCaretPosition'); $('#wpTextbox1').textSelection('setSelection', {'start':posCurseur - 2}); } } // Ctrl + Alt + a // italiques mais avec seulement la main gauche. function raccIta() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (!selection.collapsed) { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "''", 'peri': str, 'post': "''"}); } } // Ctrl + Alt + d //met {{ au début, }} à la fin, et remplace les espaces dans la sélection avec | //par exemple « M. 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L''., content = content.replace(/\. 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Dupont » devient « {{M.|Dupont}} » function raccMon() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); str = str.replace(/( )/g, "|"); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "}}"}); } } // Ctrl + Alt + f //même chose raccMon mais ça met |nx,pt pour les modèles comme Mlle, St, Me, Dlle, Mrrs... où c'est utile pour certains ouvrages pré-19e. function raccNxpt() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); str = str.replace(/( )/g, "|") str= str.replace (/(\.)/g, ''); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{", 'peri': str, 'replace': true, 'post': "|nx,pt}}"}); } } // Ctrl + Alt + v //entoure sélection de {{lié| }} ou insère {{lié}} si rien de sélectionné //OU si sélection = une espace normale, remplace par {{lié}} function raccLié() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != ' ') { if (selection != '') { var str = selection.toString(); $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié|", 'peri': str, 'post': "}}"}); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "{{lié}}", 'post': "" }); } } else { $('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', '{{lié}}' ); } } // Ctrl + Alt + k // kill les coupures de ligne d'après Sicarov function raccKillLf() { const textbox = $('#wpTextbox1'); const selection = textbox.textSelection('getSelection'); const romanStrict = "(m{0,3}(cm|cd|d?c{0,3})(xc|xl|l?x{0,3})(ix|iv|v?i{0,3}))"; // Variable regex if (selection && selection.length > 0) { // Cas sélection let str = selection.toString(); str = str.replace(/( \n)/g, "\n"); str = str.replace(/(?<![#])([^\n])\n/g, "$1 "); textbox.textSelection('encapsulateSelection', { pre: "", peri: str, post: "", replace: true }); } else { let content = textbox.val() || textbox.text() || ''; //Supprimer les coupures de mots et sauts de ligne content = content.replace(/-$\n/g, ''); // Supprimer espaces en début de ligne content = content.replace(/^[ \t]+/gm, ''); // Protéger les doubles sauts de ligne en marqueur temporaire content = content.replace(/\n\n+/g, '__PARA__'); // Supprimer les retours à la ligne simples sauf ceux après certains caractères (pour le tableau \n|- et \n|+, pour les section #, les points, les fin de balise } et >, les liens ]) content = content.replace(/(?<![#>\]'}\.|\n\|\-|\n\|\+])\n/g, ' '); // Restaurer les doubles sauts de ligne content = content.replace(/__PARA__/g, '\n\n'); //Point de citation mal placé ''op. cit''., ''P. 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(\w+)\'\'\.,/g, '\. $1.\'\','); //pour le citation "x. y''.," italique suivi d'une virgule //Chiffres romains content = content.replace(/\{\{rom\|([ivxlcdm]+)\}\}\.\s([0-9])/gi, '{{rom|$1}}, $2'); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse //content = content.replace( // new RegExp("\\{\\{rom\\|" + romanStrict + "\\}\\}\\.\s([0-9])", "gi"), // "{{rom|$1}}, $2" ); //Rom, point après Rom suivi d'un chiffre g=tout, i=insensible casse avec romanStrict /!\ dans new RegExp il faut deux contre slasch \\ content = content.replace(/([0-9])\s\:\s\{\{rom\|/g, '$1 ; \{\{rom\|'); //Rom remplace : par ; si entre chiffre et rom textbox.val(content); // ✅ Activer le gadget Typo if ($.typo && typeof $.typo.exec === 'function') { $.typo.exec(); } } } // Ctrl + Alt + l // kill les s long (qui le méritent généralement) function raccKillSLong() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { var str = selection.toString(); str = str.replace(/ſ/g, "s"); $('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str); } } // Ctrl + Alt + 2 // enter 2x / laisse 1 ligne vide function raccSaut() { var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection'); if (selection != '') { $('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', "\n\n"); } else { $('#wpTextbox1').textSelection('encapsulateSelection', {'pre': "\n", 'post': "\n" }); } } // aucune idée comment ça marche merci Acélan pour le début... // puis pour la continuation qui a fait fonctionner... if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") { document.addEventListener("keydown", function (event) { if (event.key === "p" && event.altKey && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccPom(); } if (event.key === "q" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccSc(); } if (event.key === "w" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccLa(); } if (event.key === "d" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccMon(); } if (event.key === "f" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccNxpt(); } if (event.key === "s" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccMod(); } if (event.key === "b" && event.ctrlKey && event.altKey) { event.preventDefault(); raccBrn(); } if (event.key === "c" && event.altKey && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccCorr(); } if (event.key === "a" && event.altKey && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccIta(); } if (event.key === "k" && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccKillLf(); } if (event.key === "l" && event.ctrlKey) { event.preventDefault(); raccKillSLong(); } if (event.key === "v" && event.altKey && event.ctrlKey ) { event.preventDefault(); raccLié(); } if (event.key === "2" && event.altKey && event.ctrlKey ) { event.preventDefault(); raccSaut(); } }); } /* BOUTONS ??? */ function BoutonRaccMon() { $(function() { $('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', { section: 'main', group: 'insert', tools: { 'wpRep': { label: 'Remplacement auto', type: 'button', icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/Orchesographie_%281589%29_decorative_letter_M.png', action: { type: 'callback', execute: raccMon } } } }); $('[rel="wpRep"]').width(36); }); } function BoutonNxpt() { $(function() { $('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', { section: 'main', group: 'insert', tools: { 'wpRep': { label: 'Remplacement auto', type: 'button', icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/2/28/Fryderyk_Chopin%28Szymanowski%29_-_inicja%C5%82_N.png', action: { type: 'callback', execute: raccNxpt } } } }); $('[rel="wpRep"]').width(36); }); } /* ACTIVER BOUTONS ??? PCQ JE SAIS PAS COMMENT ÇA MARCHE ??*/ if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) { var modules = [ 'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor' ]; $.when( mw.loader.using( modules ), $.ready ).then( BoutonRaccMon ); } if ($.inArray(mw.config.get('wgAction'), ['edit', 'submit']) !== -1 ) { var modules = [ 'ext.gadget.correct_long_s_data', 'ext.wikiEditor' ]; $.when( mw.loader.using( modules ), $.ready ).then( BoutonNxpt ); } laamk4mda4bwyzvz5zgrcizyn8klfcn Page:Moncrif - Les Chats (1727).djvu/24 104 4788718 15797437 15582605 2026-05-19T17:44:20Z Psephos 145984 15797437 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>legereté des passages, la douceur du son, ou l’aigu qui peut-être en faisoit l’agrément : De-là ce qui ne nous semble qu’un bruit confus, un charivari, n’est que l’effet de notre ignorance, un manque de délicatesse dans nos organes, de justesse & de discernement. La Musique des peuples de l’Asie nous paroît au moins ridicule. De leur côté ils ne trouvent pas le sens commun dans la nôtre. Nous croyons réciproquement n’entendre que miauler ; ainsi chaque Nation à cet égard, est pour ainsi dire, le Chat de l’autre, & des deux parts peut-être. Conduits par l’ignorance, on ne porte que de faux jugemens. {{Ancre|Agrémens}}À ce raisonnement qui, simple comme il est, leur fera sans doute grande impression, nous ajouterons une reflexion qui achevra de les convaincre. Les Egyptiens mettoient tout à profit pour sentir le bonheur de l’existence. Les squelettes apportez pendant les festins, avertissoient de profiter des momens de la vie. ''Bois,'' disoit-on, ''& t’éjouis :''<noinclude> <references/></noinclude> 27b9ok0g49clygvx5luc9hgabcmi1pi Page:Code gourmand - 1923.pdf/9 104 4794878 15797835 15605067 2026-05-20T10:22:46Z Bertille 15499 /* Corrigée */ 15797835 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude><nowiki/> {{t2|PRÉFACE|sp=0.1em|m=1.5em}} ''Horace Raisson est un oublié et un dédaigné, de ceux qui furent chers à Monselet. Lettré, artiste et gourmand, il aurait dû attirer l’attention de l’auteur des ''Vignes du Seigneur''… ''Mais Monselet n’alla pas plus loin que le dix-huitième siècle.'' {{lang|lat|Habent sua fata…}} {{Astérisme}} ''Nous savons peu de chose de la vie d’Horace Raisson. Les dictionnaires et les ouvrages encyclopédiques sont muets sur lui et sur son œuvre, pourtant considérable. Fayot, le fameux secrétaire d’Antonin Carême et après lui Justin Améro l’ont complètement et fort injustement oublié dans leurs bizarres ''Classiques de la Table'' où il avait pourtant sa place marquée.'' ''Outre le ''Code gourmand'', qui eut de nombreuses éditions, et fut donc un succès, complétant Cadet de Gassicourt, Grimod de la Reynière et même Brillat-Savarin, il écrivit aussi, sous de nombreux {{tiret|pseudo|nymes}}''<noinclude></noinclude> tv3a0aw5c4kq0nuf0o4ba3xfb0ofowt Page:Code gourmand - 1923.pdf/10 104 4795835 15797838 15605066 2026-05-20T10:26:09Z Bertille 15499 /* Corrigée */ 15797838 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" /></noinclude>''{{tiret2|pseudo|nymes}} et même sous celui de « Mademoiselle Marguerite », divers ouvrages gastronomiques et culinaires qui se vendirent « comme des petits pains » et dont plusieurs eurent même les honneurs de la contrefaçon bruxelloise.'' ''Le ''Dictionnaire de la Conversation'' ne dit pas un mot d’Horace Raisson et les autres compilations que j’ai sous les yeux ne sont pas plus loquaces. Les auteurs des ouvrages gastronomiques assez nombreux, publiés durent la seconde moitié du dix-neuvième siècle, semblent avoir signé un contrat pour le passer sous silence.'' ''Peut-être n’eut-il pas pour intimes et commensaux des petits encyclopédistes et polygraphes de son époque et hors de ces Larousses avant Pierre Larousse, il n’y a pas de salut, et on est voué d’avance aux « livides oublis » tant redoutés d’Horace.'' ''Heureusement pour la mémoire d’Horace Raisson, il s’est trouvé un éditeur audacieux, Eugène Figuière et un écrivain épris des joliesses et des charmes du passé, Georges Aubault de la Haulte Chambre, qui ont entrepris de donner une seconde vie à un inglorieux et attirant disparu, qui s’est évanoui sans laisser de plus fermes traces de sa personnalité. Et n’est-ce point faire revivre un écrivain que de galvaniser son œuvre en la rééditant intelligemment ? Cela''<noinclude> <references/></noinclude> ol3jakmdjschajtzlhr86kwj8nivdev Page:Code gourmand - 1923.pdf/16 104 4795836 15797848 15605071 2026-05-20T10:37:19Z Bertille 15499 /* Corrigée */ 15797848 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|12|PRÉFACE|}}</noinclude>''Il prend l’humanité par son grand faible.'' ''Les Codes de Bonaparte ont déjà vieilli, de l’avis de tout le monde puisqu’on les rafistole tous les jours. Ceux de Raisson restent jeunes et frais et il réalise un miracle unique : car on n’a jamais de juriste qui ait pu tenir et qu’il soit possible de relire « cent ans après ». {{Droite|Léo d’Orfer.|3|sc}}<noinclude> <references/></noinclude> glnoc0ht15n1y5hkp5rfl77blzkqsd3 Page:Code gourmand - 1923.pdf/31 104 4796070 15797828 15606106 2026-05-20T10:17:42Z Bertille 15499 /* Validée */ 15797828 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><nowiki /> {{t2|{{t|{{sc|des trouble-fêtes.}}|70}}|TITRE TROISIÈME.|sp=0.1em|lh=0.7}} {{c|'''Considérant'''|m=1.5em}} Le vrai gourmand doit chercher à bannir de sa table tout élément de désordre et d’ennui ; il est indispensable, avant d’envoyer les invitations, de méditer la catégorie suivante dans laquelle se trouvent classés les ''Trouble-Fêtes'', gens qui détruisent inévitablement tout le charme d’un repas. {{t3|{{t|DES MALADROITS ET MAL-APPRIS.|70}}|CHAPITRE PREMIER.|m=1em|lh=1em}} Un monsieur est à côté de vous à table ; en vous versant à boire, il répand sur la nappe une portion du vin qu’il destinait à votre verre ; s’il étend son bras pour prendre l’assiette qu’on lui offre, il culbute en chemin la poivrière, dont le contenu s’élève en un poudreux nuage que vos poumons et votre larynx ne tardent pas à recueillir ; son couteau appuyé avec force sur la jointure d’une aile de volaille, projette en s’échappant tout d’un coup une fusée de jus qui vient dorer votre cravate ;<noinclude> <references/></noinclude> rwx51zdg2sb7ugd8cwcq6uqyhi4viue Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/20 104 4802355 15797697 15614940 2026-05-20T06:59:41Z Acélan 8398 15797697 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|12|FAC — FAC}}</noinclude><section begin="FAÇONNER"/><nowiki /> FAÇONNER. v. a. Donner à un ouvrage sa façon, sa figure, ses ornemens. ''{{lang|la|Operi formam addere}}''. Cet habit, ce bassin, sont bien ''façonnés'' ; il y a bien de la façon, du travail. Du ruban ''façonné''. Cet ouvrier ''façonne'' bien ses étoffes. {{poem|''Tous les ans je dois lui donner'' ''Une guirlande nouvelle.'' {{mpom|''Qu’avec plaisir j’irai la'' façonner !|-2}} {{em|6}}{{sc|Nouv. choix de vers.}}|m=1em}} {{sc|Façonner}}, se dit figurément de l’esprit & des mœurs, des manières, de l’air, des talens de l’esprit & des qualités du corps, & signifie, former, polir par l’instruction, par l’usage. ''{{lang|la|Mollire, erudire, instituere, formare, polire}}''. La conversation des Dames ''{{corr|façonnne|façonne}}'' bien un jeune homme. C’est à la Cour qu’on se ''façonne''. {{poem|''J’ai le plaisir de satisfaire'' ''A l’hommage que je lui dois.'' {{mpom|''Si j’ai quelque talent pour ce que j’ose faire,''|-2}} ''Ce Maître a façonné ma voix.'' {{d|Rec. de vers.|sc}}|m=1em}} {{sc|Façonner}}, se dit aussi pour accoutumer quelqu’un aux façons d’un autre. Je l’ai ''façonné'' à mes manières. ''{{lang|la|Fingere, assuefacere}}'' {{poem|''Au joug depuis long-tems ils se sont'' façonnés. {{sc|Rac}}.|m=1em}} Le peuple Romain n’étoit pas encore ''façonné'' à l’Empire de Charlemagne. Les Saxons n’étoient pas ''façonnés'' en ce tems à sa domination. {{M.|{{sc|de la Bru}}}}. Le corps ne sauroit aisément se ''façonner'' à toutes ces manières. La voix se ''façonne'' difficilement à ces inflexions. {{sc|Façonner}}, se dit aussi de ceux qui font des cérémonies & des complimens incommodes. Il faut trop ''façonner'' avec les étrangers. On ne ''façonne'' point avec ses amis. On ne ''façonne'' pas davantage. {{sc|Bens}}. {{sc|Façonner}}, se dit aussi de ceux qui dans les affaires cachent leurs sentimens, & avec qui il est difficile de traiter, ou qui se défendent le plus qu’ils peuvent de faire une chose. ''{{lang|la|Dissimulare, moras trahere}}''. Ce mariage eût été conclu, si ce pere n’eût point tant ''façonné'', tant barguigné. {{poem|{{em|4}}''C’est en vain qu’on'' façonne, ''Tout fléchit sous l’amour, il n’exempte personne.'' {{d|Bens.|3|sc}}|m=1em}} ☞ Dans ces dernières acceptions il est neutre, & ne s’emploie que dans le discours familier. ☞ {{sc|Façonner}}. v. a. En Agriculture, c’est donner une façon, un labour. ''Façonner'' une vigne, un champ. {{sc|Façonné, ée}}. part. & adj. Il a les significations de son verbe. Les ouvrages les plus hardis & les plus ''façonnés'' du Gothique, ne sont pas les meilleurs. {{sc|De Fén}}. ☞ On dit qu’un drap est bien ''façonné'', quand la fabrique en est bonne, & que l’ouvrier lui a donné toutes les façons qui font la perfection de ces sortes de draps. ☞ Quelquefois ce mot se prend par opposition à uni. Une étoffe ''façonnée'', qui a des façons, des desseins sur sa superficie. {{poem|''Sur une table longue & ''façonnée'' exprès,'' ''D’un tournoi de bassette ordonner les apprêts.'' {{d|Des-Pr.|2|sc}}|m=1em}} <section end="FAÇONNER"/> <section begin="FAÇONNERIE"/><nowiki /> FAÇONNERIE. s. f. Manière de façonner les étoffes. Ordonnance du mois de Juillet 1667 portant réglement sur les Manufactures. <section end="FAÇONNERIE"/> <section begin="FAÇONNEUR"/><nowiki /> ☞ FAÇONNEUR. s. m. {{M.|Pluche}} s’est servi de ce mot pour signifier celui qui façonne, qui donne la façon. ''Façonneur'' d’Écaille. <section end="FAÇONNEUR"/> <section begin="FAÇONNIER"/><nowiki /> FAÇONNIER. s. m. Terme de Manufacture. Artisan ou compagnon qui travaille aux façons de Manufactures de toutes sortes d’étoffes, soit or, argent, soie, ou laine. ''{{lang|la|Artifex, panni textor}}''. Il y a des réglemens qui concernent les ''façonniers'' dans l’Ordonnance des Manufactures ; & ils sont tenus, au sortir du foullon, à l’égard des étoffes, d’apporter leurs marchandises aux Bureaux des Jurés-Drapiers, pour être visitées & marquées. {{sc|Façonnier, iere}}. adj. Qui fait trop de cérémonies, qui est incommode par des formalités outrées, par trop d’attention dans les petites choses. ''{{lang|la|Nimius officiorum affectator, urbanitatum}}''. Que vous êtes ''façonnier''. Les personnes du vieux tems sont plus formalistes & plus ''façonnieres'' que les modernes, qui ne sauroient s’assujettir à ces grimaces concertées. {{sc|Bell}}. {{poem|''De tous vos ''façonniers'' je ne suis point l’esclave.'' {{d|Mol.|sc}} ''Peu ''façonnier'', aimant le badinage.'' {{d|Nouv. ch. de vers.|sc}}|m=1em}} Les précieuses sont ridicules, parcequ’elles sont trop ''façonnieres''. <section end="FAÇONNIER"/> <section begin="FACQUE"/><nowiki /> FACQUE. s. f. Vieux mot, qui signifie poche, ou quelque chose de semblable. ''{{lang|la|Pera}}''. Ce mot & le suivant viennent, selon quelques uns, de l’Allemand ''{{lang|de|fach}}'', qu’ils expliquent par les mots d’étui & de boîte : ''{{lang|de|facher}}'' est plutôt que ''{{lang|de|fach}}'' la racine du mot de ''facque'' ; car ''{{lang|de|facher}}'' signifie en Allemand ''tiroirs, cassettes, petites armoires ;'' & ''{{lang|de|fach}}'' signifie, du moins aujourd’hui, l’espace qui est entre deux colonnes. <section end="FACQUE"/> <section begin="FACTEUR"/><nowiki /> FACTEUR. s. m. Dans le Droit ce mot signifie celui qui est chargé d’une procuration qui lui donne pouvoir d’agir au nom d’un autre : dans l’usage il signifie, Commissionnaire de Marchand ; celui qui achete pour d’autres Marchands des marchandises, ou qui les vend en leur nom. ''{{lang|la|Institor}}''. Quelques-uns maintenant par honneur les appellent ''Commis''. Le ''facteur'' n’est point reçu à faire cession contre son commettant. {{lié|C. B.}} Celui qui établit un ''facteur'', est tenu du fait du ''facteur'' dans l’étendue de sa fonction. La minorité n’excuse pas le ''facteur'', & ne le dispense pas de payer. Les ''facteurs'' des Marchands forains de vivres sont défendus par la Police de Paris. {{sc|De la Mare}}, ''Tr. de Police, L.{{lié}}{{rom-maj|V}}, Tit.{{lié}}{{rom-maj|I}}, c.{{lié}}2, {{pag.|657}}''. Ces ''facteurs'' sont Porteurs, Gagne-deniers & autres gens attitrés. {{sc|Ib}}. Le même auteur au même Livre, ''{{t.|{{rom-maj|XIII}}|cap}}, c.{{lié}}9''. traite des Réglemens qui concernent les Courtiers & facteurs de marchandises, de volailles, de gibier, d’agneaux, de chevreaux, de cochons de lait, d’œufs, de beurre & de fromage, &c. ☞ {{sc|Facteur}} de Marchand de bois. Terme de forêts. C’est la même chose que Conduiseur de vente, ou Garde-vente. {{sc|Facteur}}, se dit aussi de celui qui tient le bureau, & les registres des Messagers. ☞ On le dit encore d’un Commis ambulant des Postes qui distribue par la ville les lettres & les paquets arrivés par les Couriers. {{sc|Facteur}} ''d’orgues'', est l’ouvrier qui fait toute la machine des orgues, à la réserve du buffet. On dit aussi ''Facteur'' de Clavecin, & ''Facteur'' d’Epinette, ouvrier qui accorde des instrumens de musique. Remarquez que les ''Facteurs'' de Clavecin & d’Epinette mettent toujours des touches noires pour les sons naturels, & des blanches pour les feintes ; & les Facteurs d’orgues font ordinairement le contraire. {{sc|Sauveur}}, ''Ac. des Sc. 1702, Mém. {{pg|309}}''. Autrefois ''facteur'' s’est dit pour ''criminel''. Forjurer les ''facteurs. Voyez'' {{Tr6L|FORJURER}}. Les Arithméticiens Anglois appellent ''facteurs'', le multiplicande & le multiplicateur, parceque c’est par eux que se fait le produit. {{sc|Harris}}, au mot ''{{lang|en|factors}}''. {{sc|Facteur}}, s’est dit autrefois pour celui qui fait, qui crée, créateur. ''{{lang|la|Creator, conditor}}''.<section end="FACTEUR"/><noinclude> <references/></noinclude> k7pmxpoy5pe04p6p4zqp476j0jtlebb Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/505 104 4802516 15797712 15615667 2026-05-20T07:20:01Z Acélan 8398 /* Validée */ 15797712 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Acélan" />{{numérotation|GES||497}}</noinclude><section begin="GÉSINE"/>''{{tiret2|gési|ne}}'', c’est payer les frais de l’accouchement. Être en ''gésine''. <section end="GÉSINE"/> <section begin="GÉSIR"/><nowiki /> GÉSIR. v. n. Vieux mot, qui signifioit autrefois, être couché. ''{{lang|la|Jacere}}''. Coucher. ''{{Nec|Gloss. sur Marot}}''. On disoit anciennement ''gésir :'' de-là vient qu’il se dit encore des morts qui sont dans le sépulcre. Ci ''gît'', ci ''gisent, {{lang|la|hic jacet, hic jacent}}'', c’est le commencement des épitaphes. Cependant il y a plus d’apparence que cela vient de ''gir'', qui se conjuguoit ainsi, ''je gis, tu gis, il git, nous gisons, vous gisez, ils gisent ; je gisois ; gisant'', &c. Ce verbe a encore aujourd’hui quelques-uns de ses temps en usage, soit qu’ils viennent de ''gésir'' ou de ''gir''. Car on dit encore, il ''git'', ils ''gisent'', il ''gisoit'', ils ''gisoient, gisant''. Ils firent un étrange ravage de tout ce qu’ils rencontroient ; car les membres coupés ''gisoient'' çà & là. {{sc|Vaug}}. Il sortit du Louvre pour aller jetter de l’eau bénite sur le corps de son frère ''gisant'' à Saint Magloire. {{sc|Vie de {{roi|Henri|III}}}}. Benserade commence l’épitaphe d’un médecin par ces vers. {{Poem|{{mpom|''Ci'' gît ''par qui'' gisent ''les autres.'' ''Ci'' gît ''qui assez mal préchoit.''{{em|2}}{{sc|Marot.}} ''Ci'' gît ''ma femme, ah ! qu’elle est bien'' ''Pour son repos & pour le mien.''|2}} ''{{lang|la|Hic uxor jacet, ô factum benè ! uterque quiescit :}}'' {{em}}''{{lang|la|Illa quiescit humi, dum requiesco domi.}}''|m=1em}} On avoit écrit sur la porte de Vatia, le plus paresseux de son temps, ci ''gît'' Vatia. Ci ''gît'' dessous, qui a bien bu dessus ; c’est l’épitaphe d’un ivrogne, à qui on donna pour tombe, après sa mort, une table de pierre, sur laquelle il avoit souvent fait débauche pendant sa vie. L’Epitaphe suivante est fameuse, parceque c’est une énigme : on dit qu’elle est à Alincourt. {{Poem|''Ci'' gît ''le fils, ci'' gît ''la mère, ''Ci'' gît ''la fille avec le père,'' ''Ci'' gît ''la sœur, ci'' gît ''le frère,'' ''Ci'' gît ''la femme & le mari,'' ''Et n’y a que trois corps ici.''|m=1em}} ''Geust'', c’est-à-dire, ''coucha'', préterit indéfini hors d’usage. {{Poem|''Lors va jusqu’à Charlac aller'' ''Jounte la ville pour soy loger.'' ''En une vigne'' geust ''à ce jour,'' ''Où il n’y avoit pourtaux ne tour,'' ''Fors des buissons & des épines.'' {{em}}{{sc|{{abr|Guill.|Guillaume}} de S. André}}, ''dans la Vie du Duc de {{abr|Bret.|Bretagne}} {{roi|Jean|IV}}.|m=1em}} {{SA|''Voyez'' l’{{abr|Hist. de Bret.|Histoire de Bretagne}} ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|721}}''. De Beaumanoir a dit, on a ''geu'', pour exprimer qu’on a couché.}} Ce verbe se dit au figuré du point où consiste la difficulté d’une affaire, d’une question. Tout le différent de ces parties ne ''gît'' qu’à savoir l’usage de la Coutume. Cela ''gît'' en fait, c’est-à-dire, c’est un fait, cela consiste dans un fait ou dans des faits. En termes de Marine, on le dit des côtes, des terres, des montagnes, ''&c.'' & il exprime leur situation, le côté vers lequel elles sont tournées, vers lequel elles s’étendent ; & ce verbe est fort en usage en certaines phrases : par exemple, ces îles ''gisent'' nord & sud à la distance de trois lieues, c’est-à-dire, sont situées l’une au nord & l’autre au sud & éloignées de trois lieues. Ce rocher ''gît'', est avec ce port. Ces ports ''gisent'' SE & NO du monde, {{sc|Frézier}}, c’est-à-dire, sont posés ou situés. {{M.|Frézier}} emploie ce mot ailleurs que dans la Marine, en parlant de la situation des lieux. Les montagnes de la Cordillère ''gissent'' ordinairement nord & sud. {{sc|Frézier}}. On peut encore remarquer en ces exemples que l’on double l’''s'', non pas que l’on en prononce deux, mais parceque l’''s'' a dans ce mot son propre son, qui est dur & ferme, & non pas le son doux du{{lié}}''z''. On dit proverbialement, c’est là que ''gît'' le lièvre, pour dire, c’est là le principal point de l’affaire. ''{{lang|la|Hic est nodus, hic cardo}}'', &c. ''Voyez'' {{Tr6L|GISANT}} & {{Tr6L|GISTE}}. Ce mot de ''gésir'' vient, selon Bavillius, du Latin ''{{lang|la|jacere}}'', qui signifie la même chose, en changeant l’''j'' en ''g'', & le ''c'' en{{lié}}''s''. <section end="GÉSIR"/> <section begin="GESNANT"/><nowiki /> GESNANT. ''Voyez'' {{Tr6L|GÊNANT}}. <section end="GESNANT"/> <section begin="GESNE"/><nowiki /> GESNE. ''Voyez'' {{Tr6L|GÊNE}}. <section end="GESNE"/> <section begin="GESNER"/><nowiki /> GESNER. ''Voyez'' {{Tr6L|GÊNER}}. <section end="GESNER"/> <section begin="GESNERA"/><nowiki /> GESNERA. s. f. Plante de l’Amérique, à qui le {{P.|Plumier}} a donné ce nom en l’honneur de Conrad Gesner, Botaniste fameux & Historien Naturaliste. ☞{{lié}}La fleur est en masque & irrégulière. Le calice devient un fruit membraneux, couronné, divisé en deux loges & rempli de petites semences. <section end="GESNERA"/> <section begin="GESOLE"/><nowiki /> GESOLE. ''Voyez'' {{Tr6L|HABITACLE}}, c’est la même chose. <section end="GESOLE"/> <section begin="GESSATE ou GESATE"/><nowiki /> GESSATE ou GESATE. s. m. Chevalier Gaulois allant faire la guerre hors de son pays, qui se louoit pour faire la guerre. ''{{lang|la|Gessata, Gasata}}''. Quand la guerre n’étoit pas dans leur pays, les Chevaliers Gaulois alloient la chercher ailleurs ; & si quelqu’un de leurs voisins faisoit une levée, ils le suivoient, persuadés qu’on les auroit regardés comme des gens sans honneur, s’ils étoient demeurés en leurs maisons. On donnoit à ces aventuriers les noms de ''Gessates'', à cause d’un grand dard appelé ''{{lang|la|gessum}}'', qu’ils portoient, ou, comme dit Polybe, à cause de la solde qu’on leur donnoit. {{sc|Cord.}} ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|5}}''. D’autres disent que c’étoit une nation particulière de Gaulois. Le premier sentiment est plus vraisemblable. On dit encore que ce nom vient de ce qu’ils s’appeloient tous entre eux ''Gesell'', c’est-à-dire, alliés. Polybe, ''L.{{lié}}{{rom-maj|II}}'' & ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}} ;'' Plutarque, dans Marcellus ; Strabon, ''L.{{lié}}{{rom-maj|V}} ;'' Orosius, ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}13 ;'' Sabellicus Ennead. ''{{rom-maj|IV}}, L.{{lié}}9'', ont parlé des ''Gessates''. Polybe, qui parle des ''Gessates'' en plusieurs endroits de son histoire, écrit constamment en tous, que les ''Gessates'' habitent entre les Alpes & le Rhône, & sur le rivage même de cette rivière. Polybe les nomme ''Gaissates'', & Plutarque aussi ''Gairates''. De ''Gaissates'' les Latins ont fait ''Gessates ;'' Servius a remarqué que ''Gessates'' étoit un titre d’honneur parmi les Gaulois, qui n’étoit donné qu’aux plus vaillans. Chorier croit que de-là peut s’être fait le nom de ''guerre'' & celui de ''guerrier''. Voyez cet Auteur, {{abr|hist.|histoire}} du Dauphiné, ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, {{pg|140}}.'' <section end="GESSATE ou GESATE"/> <section begin="GESSE"/><nowiki /> GESSE. s. f. ''{{lang|la|Lathyrus}}''. Plante à fleurs légumineuses & annuelles. Les racines de la ''gesse'' ordinaire, ''{{lang|la|lathyrus sativus}}'', C.{{lié}}B. dont on mange les semences, qu’on nomme ''gesses'' au pluriel, sont fibreuses & annuelles ; elles poussent des tiges branchues, aplaties, ou un peu anguleuses, hautes d’un demi pied environ, garnies de feuilles longues, étroites, d’un vert pâle, & deux à deux au bout d’une côte qui est terminée par une vrille, ou main, par le moyen de laquelle elle s’accroche aux corps voisins. Ses fleurs, qui sont blanchâtres & tachées dans leur milieu d’une couleur de pourpre noirâtre, donnent des gousses composées de deux cosses qui renferment des semences anguleuses & blanchâtres. On sème les ''gesses'', parce qu’on les mange comme les pois. Les autres espèces de ''gesses'' ne sont pas d’usage. {{sc|Gesse sauvage}} est une espèce de ''gesse'' qui croît aux bords des chemins, & qu’on appelle autrement ''gland de terre''. Voyez {{Tr6L|GLAND}} {{sc|de terre}}. {{sc|Gesse}}. Ce mot dans quelques Coutumes signifie {{Nec|goutière}}. <section end="GESSE"/> <section begin="GESSEN"/><nowiki /> GESSEN. Nom d’un Quartier d’Egypte. ''{{lang|la|Gessen, Goschen}}''. Les Hébraïsans disent ''Goschen ;'' c’est la ponctuation Hébraïque. Pharaon donna à Jacob & à ses enfans la Terre de ''Gessen'', pour y demeurer, lorsque Joseph les appela en Egypte. ''Gen.'' {{rom-maj|XLV}},{{lié}}10 ; {{rom-maj|XLVI}}, 28, 29 ; {{rom-maj|XLVII}}, 1, 4, 27, & où ils demeurèrent jusqu’à leur sortie d’Egypte. ''Exod.'' {{rom-maj|IX}},{{lié}}26. Les Septante, dans la ''Gen.'' {{rom-maj|XLVI}},{{lié}}28, insinuent que la terre de ''Gessen'' étoit aux environs de la Ville des Héros : il paroît au moins par cet endroit, qu’elle<section end="GESSEN"/><noinclude> <references/></noinclude> 7ha14e144szjfaay4119fl311yean6p Page:Moncrif - Les Chats (1727).djvu/85 104 4802563 15797436 15615696 2026-05-19T17:42:19Z Psephos 145984 15797436 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/> {{Ancre|Abailard}}Il tomba donc dans les mains de son ennemi, qui dans sa fureur en fit un nouvel Atys. Représentez-vous la douleur de la Minette Amante, quand elle découvrit ce mystere d’inhumanité. Ne vous imaginez pas que notre Heloïse moderne allât comme l’épouse d’Abaïlard, regrettant le bien être que son époux ne pouvoit plus lui procurer. {{pom|Le cœur fait tout, le reste est inutile.|m=1.5em}} {{M.|de la Fontaine}} semble l’avoir dit exprès pour la gloire de notre Chatte : En vain une foule de Minons aimables & entreprenans lui offrirent des soins qu’ils regardoient comme la plus sûre consolation qu’elle put recevoir. Rien ne put ébranler sa fidelité. Heloïse consentit à se renfermer dans un Cloître dont l’austerité ne lui laissa pas les occasions de manquer de foi à son Abaïlard. Notre Chatte plus sûre d’elle-même & plus attachée à son Amant, ne se força point à être vertueuse ; elle se conserva sa liberté toute entiere, & ne l’employa qu’à rester fidelle. Elle ne perdit pas de vûe un moment ce Chat si cheri ; & comme<noinclude> <references/></noinclude> 1vh3m3u6anwkterzg1ne2vvbb5j75us Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/48 104 4806396 15797700 15625250 2026-05-20T07:00:41Z Acélan 8398 15797700 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|40|FAM — FAM}}</noinclude><section begin="FAMILLE"/>du bas peuple, & par des mœurs cultivées, qui passent de pere en fils. Les ''maisons'' se forment par les titres, par les hautes dignités dont elles sont illustrées, & par les grands emplois continués aux parens du même nom. Dans l’Antiquité Ecclésiastique, ''famille'' se dit pour une certaine quantité de Moines d’un Monastère, qui avoient sous l’Abbé, ou Supérieur-Général, leurs Chefs, ou Supérieurs particuliers, & qui demeuroient dans un même corps de logis. ''{{lang|la|Familia Monachorum}}''. Les Monastères (de {{St.|Pacôme}}) étoient divisés chacun en plusieurs maisons, classes, ou ''familles ;'' & trois ou quatre familles unies ensemble faisoient ce qu’on appeloit une tribu. Chaque ''famille'' avoit son Chef, ou Prévôt, avec un second pour l’aider. {{sc|Tillemont}}, ''Hist. Eccl. {{tom.|{{rom-maj|VII}}|cap}}, {{pg|179}}''. Il paroît que chaque ''famille'' avoit sa maison ou son corps de logis à part. {{sc|Id}}. Ceux qui faisoient le même métier étoient tous dans la même ''famille'', & ils alloient tous ensemble à leur ouvrage. Les ''familles'' se succédoient les unes aux autres par semaine dans les services & les ouvrages communs. {{sc|Id}}. La première ''famille'' étoit de ceux qui avoient soin de la table & de la cuisine ; la seconde des Infirmiers ; la troisième des Portiers. {{sc|Id}}. Il y avoit d’autres ''familles'' pour faire les nattes, & les autres métiers nécessaires. {{sc|Id}}. On prétend que dans chaque Monastère il y avoit trente ou quarante ''familles''. {{sc|Id}}. La Sainte ''Famille''. C’est, en termes de peinture, un tableau qui représente notre Seigneur, la Vierge, saint Joseph & quelquefois saint Jean. Une Sainte ''Famille'' de Raphaël, du Poussin. {{sc|Famille}}, se dit aussi figurément des choses qui ont quelque alliance entr’elles, ou quelque dépendance, comme en Grammaire, d’un mot & de ses dérivés, ou composés. Dans les Dictionnaires qui se font par racines, on met premièrement le mot, & puis toute sa ''famille''. En matière d’Ordre, on dit {{St.|François}}, & toute sa ''famille ;'' pour dire, les Religieux de son Ordre. Saint Benoît a une grande ''famille''. La société Religieuse est une famille mystique. {{sc|Cl}}. Les Latins disoient tout de même ''{{lang|la|familia}}'', pour les sectes des Philosophes. ''{{lang|la|Platonis familia}}'', les Platoniciens. ''Famille'' se dit en particulier d’une Congrégation de l’Ordre de saint François, {{corr|on|ou}} des Freres Mineurs. Cet Ordre s’étant divisé en Conventuels & en Observans, ou Observantins, & les Conventuels s’étant beaucoup relâchés, on leur ôta plusieurs Couvens en Italie & en Espagne, & on voulut les obliger à se soumettre aux Observans. On les inquiéta de même beaucoup en France & en Allemagne. Les Princes & les peuples édifiés de la vie exemplaire des Observans, & scandalisés du relâchement des Conventuels, obligeoient ceux-ci à céder leurs Couvens aux autres. Les Provinces de Touraine avec celle de {{St.|Bonaventure}}, & celle de Saxe, voulant prévenir ce qu’elles ne pouvoient éviter, après la Bulle de concorde de {{roi|Léon|X}}, qui ordonnoit la réunion des Conventuels & des Observans, passerent volontairement sous la juridiction du Ministre-Général de l’Ordre de {{St.|François}}, & furent reçus dans le Chapitre qui se tint à Lyon en 1518, sous le Général Licheto, à condition qu’elles embrasseroient l’Observance, & renonceroient à tous les privilèges de pouvoir posséder. Elles le firent, & ses Conventuels, qui se soumirent à la juridiction de l’Ordre, s’appelerent la ''Famille''. Mais parcequ’il y avoit beaucoup d’autres Conventuels qui ne vouloient point abandonner leurs privilèges, ni observer la règle dans toute sa pureté, il fut ordonné dans un autre Chapitre général, que les anciens Couvens des Freres de la ''Famille'' auroient une Province sous le nom de France Parisienne, & que les autres, qu’on appeloit Réformés, en auroient aussi une sous le nom de France ; que ceux de la ''Famille'' en Saxe, auroient une Province sous le nom de Sainte-Croix de Saxe, & les Réformés une autre sous le titre de {{St.|Jean-Baptiste}}, & qu’il y auroit encore en France une Province de Touraine pour les Réformés, & une de Touraine Pictavienne pour ceux de la ''Famille''. {{sc|P. Helyot}}, ''{{t.|{{rom-maj|VII}}|cap}}, C.{{lié}}22''. Les Bons Freres appellent aussi {{sc|Familles}} leurs Communautés. FAMILLE. En termes d’Algèbre, on appelle ''famille'' de courbes, un amas de courbes de différent genre, lesquelles se résolvent toutes par une équation d’un degré indéterminé ; & l’on dit que ces courbes sont de la même ''famille''. Les équations par lesquelles on définit les ''familles'' des courbes, ne doivent pas se confondre avec les transcendantes. Toutes les courbes algébriques composent une ''famille'' qui est composée elle-même d’une infinité d’autres, dont chacune comprend encore une infinité de genres. Les Chimistes divisent la nature en trois ''familles'', ou regnes ; les minéraux, les végétaux & les animaux. Cette expression a passé de la Chimie dans la Médecine & la Botanique, & elle est aujourd’hui fort en usage. ☞ Les Naturalistes appellent ''famille'', un assemblage de plusieurs genres ou espèces qui ont entr’eux un grand nombre de rapports. ☞ Les Botanistes appellent ''famille'', un assemblage de plusieurs plantes qui ont un même caractère dans la fleur ; & ces genres sont établis sur la différence du calice, du réceptacle des semences & des fruits ; mais sur-tout sur la situation différente des parties qui composent la fleur, qui sont les pétales ou corelles, les étamines & le pistil. Les labicès, les ombellifères, les légumineuses, &c. sont autant de ''familles'' différentes. <section end="FAMILLE"/> <section begin="FAMILLEUX"/><nowiki /> FAMILLEUX, EUSE, adj. Terme de Fauconnerie, qui se dit du faucon qui veut toujours manger. ''{{lang|la|Esuriens, famelicus}}''. Les faucons ''familleux'' sont les meilleurs. <section end="FAMILLEUX"/> <section begin="FAMINE"/><nowiki /> FAMINE. s. f. Disette générale de fruits, de blés, ou d’autres alimens. ''{{lang|la|Fames}}''. La ''famine'' fut générale sept ans durant en Egypte. On a pris cette ville par ''famine''. {{sc|Ablanc}}. {{poem|''On verra par quels soins ta sage prévoyance,'' ''Au fort de la ''famine'' entretient l’abondance.'' {{sc|Boil}}.|m=1em}} On dit proverbialement, crier ''famine'' sur un tas de blé, en parlant des avares, qui se plaignent de la nécessité du tems, quoiqu’ils aient assez chez eux de quoi vivre. Les Anciens ont personnifié la ''Famine'', comme ils ont personnifié l’Honneur, la Victoire ; & un de nos Poëtes a dit dans ce systême poëtique, {{poem|''La ''Famine'' au corps sec, aux pas mal assurés.'' {{d|Recueil de Vers.|sc}}|m=1em}} {{SA|''Voyez'' {{Tr6L|FAIM}}.}} FAMINE, ou FAMÈNE. Petite contrée des Pays-Bas, dans le Duché de Luxembourg. ''{{lang|la|Falemania, Falmannia, Falmennia, Falemannensis Ager}}'', ou ''{{lang|la|Tractus Faminensis}}''. On n’en sait pas les limites : seulement les petites villes de Marche en ''Famine'', & de la Roche en ''Famine'', qui en conservent le nom, montrent qu’elles étoient dans ce district. ''Hadr. Val. Notit. Gal. {{pg|191}}''. Il écrit ''Famenne'', ou ''Faminne''. On appelle Port ''Famine'' un lieu de la terre Magellanique, où les Espagnols établirent une Colonie l’an 1585, & dans lequel ils bâtirent ''Ciudad del Rey Feelipe'', autrement Saint-Philippe. ☞ Mais les {{corr|hahitans|habitans}} qu’on y laissa, manquant de vivres & de munitions, périrent de froid & de faim. C’est delà qu’on a donné depuis à l’endroit le nom de Port ''Famine''. <section end="FAMINE"/> <section begin="FAMIS"/><nowiki /> FAMIS. On appelle à Smyrne draps d’or ''famis'', une des sortes d’étoffes mêlées d’or qu’on y envoie d’Europe. <section end="FAMIS"/> <section begin="FAMMARS"/><nowiki /> FAMMARS. ''Voyez'' {{Tr6L|FAN}}, & {{Tr6L|FANMARS}}.<section end="FAMMARS"/><noinclude> <references/></noinclude> l12q0rn48w4ygfytn9pke0qnidrgx17 Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/50 104 4806582 15797713 15625701 2026-05-20T07:21:39Z Acélan 8398 15797713 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|42|FAN — FAN}}</noinclude><section begin="FANATISER"/>l’applaudissement des spectateurs. ''Hist. des Anab.'' <section end="FANATISER"/> <section begin="FANATISME"/><nowiki /> FANATISME. s. m. Vision, inspiration imaginaire, zele aveugle & passionné, qui naît des opinions superstitieuses, & fait commettre des actions ridicules, injustes & cruelles. L’ignorance conduit au ''fanatisme'', & le ''fanatisme'' se porte à toutes sortes d’attentats. Le ''fanatisme'' fit Roi {{roi|Guillaume|III}}, plutôt que la nation Angloise. Le ''fanatisme'' de ces gens, à illuminations & à prophéties, est pernicieux à la Religion & à la société. {{sc|Bay}}. ''{{lang|la|Fanatismus}}''. ☞ {{sc|Fanatisme}}, se dit aussi d’une secte de fanatiques. On a eu bien de la peine à éteindre le ''fanatisme''. On a écrit l’histoire du ''Fanatisme'' de France : c’est un reste du Calvinisme. Outre l’histoire des ''Fanatiques'' des Cévennes par {{M.|de}} Brueys, il y en a deux imprimées à Paris en 1712 & 1713. Avant tout cela il y en a eu une intitulée ''Fanatisme renouvellé''. <section end="FANATISME"/> <section begin="FANCHON"/><nowiki /> FANCHON. s. f. Diminutif de Françoise. Nom que l’on donne à une petite fille qui se nomme Françoise. ''{{lang|la|Francisca}}''. Ecoute, ma petite ''Fanchon. Fanchon'' devient grande. C’est un terme populaire dont l’usage est très-ordinaire pour nommer des filles, sur-tout si elles sont jeunes. <section end="FANCHON"/> <section begin="FANDESTEUF"/><nowiki /> FANDESTEUF. s. m. Vieux mot, qui se trouve dans la Chronique de Flandres : il signifie siège du Roi, ou royal, trône. ''{{lang|la|Thronus, sedes regia, faldistorium}}''. De ''{{lang|la|faldistorium}}'' on a fait ''fandesteuf'', ensuite ''fandesteuil'', & enfin ''fauteuil''. Skinner dérive le mot de ''{{lang|la|faldistorium}}'' de deux mots de la langue Anglo-Saxonne, ''falde, {{lang|la|septum}}'', & ''{{lang|en|Stow}}, {{lang|la|locus}}'', lieu fermé, parceque le ''fandesteuf'' étoit un siège à bras enfermé d’un balustre, ou de quelque chose de semblable. <section end="FANDESTEUF"/> <section begin="FANE"/><nowiki /> FANE. s. f. On s’en sert indifféremment en Jardinage pour ''feuille''. La ''fane'', ou la feuille de cette plante, est large : la ''fane'', ou la feuille de cette plante, est différente de celle de cette autre. {{sc|La Quint}}. ☞ Les Fleuristes emploient principalement ce mot pour signifier l’herbe de leurs oignons. La ''fane'' des jonquilles, des jacinthes, &c. Ce mot pourroit bien venir de ''{{lang|la|fœnum}}'', d’où nous avons fait venir ''faner, faneur'', &c. FANE. f. Terme de Mythologie. ''{{lang|la|Fana}}''. Martianus Capella joint les ''Fanes'' aux Pans, aux Faunes, aux Satyres, aux Sylvains, aux Nymphes, & aux autres espèces de Divinités, ou de Génies qui vivoient dans les bois & les forêts. <section end="FANE"/> <section begin="FANÉGA, ou FANÉGUE, ou FANÉQUE"/><nowiki /> FANÉGA, ou FANÉGUE, ou FANÉQUE. Terme de commerce. C’est le nom d’une mesure d’Espagne, pour les choses seches, comme blé, avoine, noix, pois, &c. dit Covarruvias. ☞ Ce mot est du genre féminin en Espagnol. Nous le faisons masculin en François. Un ''fanéga'', un ''fanéque''. Vingt-&-un ''fanéques''. Selon Ricard, dans son Traité de commerce, cinquante ''fanégas'' valent dix-neuf setiers de Paris : ainsi un ''fanéga'' vaut neuf boisseaux de Paris & un tiers, ou un peu plus : {{M.|Frézier}}, dans sa Relation du voyage de la mer du Sud, a donné une terminaison Françoise à ce mot, & il dit ''fanégue'', & non pas ''fanéga ;'' il ajoute que six mille ''fanégues'' font trois mille charges de mule, & suffisent pour nourrir environ six mille hommes par an : c’est-à-dire, que deux ''fanégues'' font la charge d’une mule, & qu’un ''fanégue'', qui pese cent cinquante livres, suffit par année à un homme pour la nourriture. <section end="FANÉGA, ou FANÉGUE, ou FANÉQUE"/> <section begin="FANER"/><nowiki /> FANER. v. a. Étendre l’herbe d’un pré fauché, la tourner & retourner avec des fourches pour la faire secher. ''{{lang|la|Herbam fœnifecio sectam furcillis insolandam versare, fænum versare furcillis. Insolare}}''. On a été huit jours à ''faner'' cette prairie. Il a fait beau ''faner'' cette année, le tems a été sec. ☞ {{sc|Faner}}, signifie aussi faire perdre l’éclat. Le grand hâle ''fane'' les fleurs. {{sc|Faner}}, avec le pronom personnel, se dit aussi des fleurs & des fruits qui se sechent, ou se flétrissent. ''{{lang|la|Marcescere, deflorescere, flaccescere}}''. Une rose cueillie se ''fane'' bientôt. Les Fleuristes étendent des toiles sur leurs beaux carreaux de tulipes, pour empêcher qu’elles ne se ''fanent''. Il y a des fruits qui se ''fanent'' en mûrissant. {{sc|Faner}}, se dit figurément de la beauté, du teint ; & même de toute la personne, de sa vigueur, de son embonpoint, & de la fleur de son âge, qui se passe & perd de son éclat. Quand une femme passe 40{{lié}}ans, son teint se ''fane'', sa beauté est ''fanée''. Les débauchés passent en un moment de l’enfance à la vieillesse, & se ''fanent'' en leur fleur. {{sc|Ablanc}}. {{poem|''Tout ce que prête l’art à tes beautés'' fanées, ''Ne te ramene point tes premières années.'' {{sc|Corn}}.|m=1em}} Quelques-uns ont dérivé ce mot de ''{{lang|la|vanescere}}'', en le prononçant ''{{lang|la|fanescere}}''. D’autres ont cru qu’on avoit dit ''faner'', au lieu de ''fouiner'', faire du ''fouin''. Ou bien ''faner'' se dit dans le sens propre du foin, ''{{lang|la|fœnum}} ;'' & parceque le foin, quand on le ''fane'', se seche, perd sa couleur, devient pâle & blafâtre, comme parle Nicot, on a dit aussi dans le sens figuré ''faner'' de tout ce qui perdoit sa première couleur, sa beauté, son air vif. ''Voyez'' {{sc|Nicot}}. ☞ FANÉ, ÉE. part. & adj. ''{{lang|la|Marcidus, flaccidus}}''. Une plante est ''fanée'', lorsque par la cessation ou diminution du mouvement de la sève, ses feuilles, au lieu de se tenir droites & fermes, baissent, s’affaissent les unes sur les autres, comme il arrive souvent à celles qui sont exposées à l’ardeur du soleil. Une fleur est ''fanée'', lorsque ses feuilles sont dans le même état : ce qui lui ôte son éclat. ☞ {{sc|Fané}} & ''flétri'' diffèrent entr’eux du plus au moins ; le second enchérit au-dessus du premier. Une fleur qui n’est que ''fanée'' peut quelquefois reprendre son éclat ; mais une fleur ''flétrie'' n’y revient plus. {{sc|Syn. Fr.}} ☞ La beauté, comme la fleur, se ''fane'' par la longueur du tems, & peut se ''flétrir'' promptement par accident. <section end="FANER"/> <section begin="FANÉROMINI"/><nowiki /> FANÉROMINI. ''Voyez'' {{Tr6L|FARÉNOMINI}}. <section end="FANÉROMINI"/> <section begin="FANESTRIA"/><nowiki /> FANESTRIA. Village d’Italie, dans la Romagne. ''{{lang|la|Fanestria}}''. C’étoit autrefois une ville Épiscopale. <section end="FANESTRIA"/> <section begin="FANEUR"/><nowiki /> FANEUR, EUSE. s. m. & f. Celui ou celle qui fane le foin. ''{{lang|la|Herbæ sectæ insolator, versator, fœnifex}}''. On donne tant aux ''faneurs'', & tant aux ''faneuses'' pour faner. Les ''faneurs'' doivent avoir une fourche & un rateau. <section end="FANEUR"/> <section begin="FANFAN"/><nowiki /> FANFAN. s. m. & f. Terme familier dont les peres & les maris se servent pour caresser leurs femmes & leurs enfans. Les femmes & les meres s’en servent aussi à l’égard de leurs enfans & de leurs maris. On a vu des vieilles se rendre ridicules pour appeler encore leurs maris ''fanfan''. {{poem|''Oui, ma pauvre ''fanfan'', pouponne de mon âme,'' {{d|Moliere.|2|sc}} {{mpom|''Mais le moyen qu’on s’en défende !'' ''C’est le Papa, c’est la Maman,'' ''C’est le pauvre petit'' fanfan, ''Qui par ses cris me le demande.''}} {{d|Nouveau choix de vers.|2|sc}}|m=1em}} Ce mot est formé de ''fan'', & de son réduplicatif ; & ''fan'' est l’abrégé ou la dernière syllabe d’enfant. La répétition de cette dernière syllabe est une espèce de mignardise, comme dans papa, maman, tata, joujou, & autres termes dont on se sert avec les enfans qui commencent à parler. Je crois que ce sont les enfans eux-mêmes, en quelque sorte, qui ont formé, ou qui ont donné occasion de former ces mots ; parceque, quand ils commencent à parler, ils ne disent que quelques syllabes des mots qu’on leur suggère, la première ou la dernière, & la répetent assez souvent deux fois. <section end="FANFAN"/> <section begin="FANFARE"/><nowiki /> FANFARE. s. f. Bruit ou concert d’instrumens militaires, comme trompettes, fifres, tambours, tymbales, ou hautbois. ''{{lang|la|Tubarum structum}}'', &c. ''{{lang|la|concentus, clangor}}''. Sonner des ''fanfares''. La réception de cet Officier Général se fit avec plusieurs ''fanfares''. Il se dit plus particulièrement du son des clairons. ☞ En termes de chasse, on appelle ''fanfare'' les airs qu’on sonne au lancer du cerf.<section end="FANFARE"/><noinclude> <references/></noinclude> o89q00uaa4znchfflxhlijqappbpuiq Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/53 104 4807007 15797705 15627318 2026-05-20T07:02:02Z Acélan 8398 15797705 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FAN — FAN|45}}</noinclude><section begin="FANTAISIE"/>''{{tiret2|fan|taisies}}''. Les hommes suivent témérairement leurs passions & leurs ''fantaisies''. {{sc|Nic}}. ''{{lang|la|Vitiosa libido, cupido}}''. ☞ {{sc|Fantaisie}} se dit dans les arts, des ouvrages dans lesquels on a suivi son goût particulier, son imagination, plutôt que les regles de l’art. ☞ On dit une ''fantaisie'' de Poëte, de Peintre, ''&c''. On dit d’un Peintre qu’il peint de ''fantaisie'', pour dire qu’il peint sans avoir de modèle qu’il se propose d’imiter. Une tête de ''fantaisie ;'' qui est de pure imagination, qui n’est d’après aucun modèle. On le dit quelquefois d’une composition qui tient du grotesque. ☞ En musique, on appelle ''fantaisie'', une pièce de musique instrumentale qu’on exécute en la composant, qui ne s’écrit point. Si on l’écrit, c’est une pièce ordinaire, distinguée du ''caprice'' qui peut être médité, compose à loisir, & qui peut s’écrire comme les autres pièces de musique. ☞ On dit dans la conversation familière, des ''fantaisies'' musquées, pour dire complettes, auxquelles il ne manque rien pour être de vraies ''fantaisies''. Cette épithète ne fait qu’ajouter à la force du mot. <section end="FANTAISIE"/> <section begin="FANTASIER"/><nowiki /> FANTASIER. Vieux v. a. Fâcher, irriter, choquer. ''{{lang|la|Irritare, dolorem creare}}''. <section end="FANTASIER"/> <section begin="FANTASIEUX"/><nowiki /> FANTASIEUX. Autrefois ce mot s’est dit pour ''fantasque''. <section end="FANTASIEUX"/> <section begin="FANTASQUE"/><nowiki /> ☞ FANTASQUE. adj. Ce terme, ainsi que ceux de bizarre, de capricieux & de bourru, exprime des qualités opposées à la bonne société, & qui sont l’effet & en même-tems l’expression d’un goût particulier, qui s’écarte mal-à-propos de celui des autres. Mais ils ont leurs nuances particulières, qui les distinguent. On appelle proprement ''fantasque'' celui qui s’écarte du goût par excès de délicatesse, ou par une recherche du mieux faire hors de saison. Le ''fantasque'', dit {{M.|l’Abbé}} Girard, dit proprement quelque chose de difficile. ''{{lang|la|Difficilis, exlex}}''. Voyez les autres mots. Esprit ''fantasque'', humeur ''fantasque''. On a de la peine à gouverner un homme ''fantasque''. ☞ {{M.|de}} Voltaire dit que ce mot désigne un caractère inégal & brusque. L’idée d’agrément est exclue du mot ''fantasque :'' au lieu qu’il y a des fantaisies agreables. {{sc|Fantasque}}, se dit des choses qui sont extraordinaires dans leur genre. Un habit ''fantasque'', un ouvrage ''fantasque'', une opinion ''fantasque''. ☞ On appelle cheval ''fantasque'' celui dont les actions, les mouvemens sont suggérés par une volonté opiniâtre & rebelle. On dit proverbialement qu’un homme est ''fantasque'' comme une mule, parceque cet animal est sujet à plusieurs caprices. On dit aussi qu’il y a de quoi contenter les ''fantasques'', quand on donne à choisir de plusieurs choses différentes. Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|phantasticus}}''. <section end="FANTASQUE"/> <section begin="FANTASQUEMENT"/><nowiki /> FANTASQUEMENT. adv. D’une manière fantasque & bizarre. ''{{lang|la|Ex libidine, nullâ lege, nullo more certo ac modo}}''. Tous les danseurs de ce ballet étoient ''fantasquement'' vêtus. <section end="FANTASQUEMENT"/> <section begin="FANTASSIN"/><nowiki /> FANTASSIN. s. m. Soldat qui marche & combat à pied, qui est partie d’une compagnie d’infanterie. ''{{lang|la|Pedes}}''. Ce mot vient de ''{{lang|it|fante}}'', Italien, qui signifie la même chose, & originairement ''jeune-homme :'' le diminutif de ''{{lang|it|fante}}'', est ''fantassin''. Icquez remonte plus haut, & dit que ''{{lang|it|fante}}'' vient de ''fantur :'' ce mot des anciennes langues du Nord, signifie garde, archer. De ''fantur'' on a fait aussi ''infanterie''. <section end="FANTASSIN"/> <section begin="FANTASTIQUE"/><nowiki /> FANTASTIQUE. adj. de t. g. Imaginaire, qui n’a que l’apparence, sans réalité{{corr||.}} ''{{lang|la|Commentitius, fictus, falsus}}''. Les esprits foibles sont sujets à avoir plusieurs visions ''fantastiques :'' il leur apparoit des Esprits qui n’ont que des corps ''fantastiques''. ☞ On le dit aussi dans le même sens que chimérique. Desseins, projets ''fantastiques''. <section end="FANTASTIQUE"/> <section begin="FANTASTIQUER"/><nowiki /> FANTASTIQUER. v. a. ''{{lang|la|Imaginare, fingere, comminisci}}''. Suivre sa fantaisie dans un dessein, dans un ouvrage, s’abandonner à son imagination sans suivre les règles de l’art, sans s’arrêter aux usages reçus, aux coutumes les mieux autorisées, au sentiment, au goût des plus habiles connoisseurs. Je ne crois pas que ''fantastiquer'' se puisse dire dans le discours ordinaire. Ce terme ne se peut dire qu’en badinant, & toujours en mauvaise part. Ainsi Monsieur Freart, dans l’avant-propos de son parallèle de l’architecture, se moquant des Architectes qui dédaignant de suivre les meilleurs exemples de l’antiquité, disent qu’ils veulent tout composer à leur fantaisie, & pensent que l’imitation est un travail d’apprenti ; que pour être maître il faut nécessairement produire quelque nouveauté : pauvres gens qu’ils sont, de croire qu’en ''fantastiquant'' une espèce de corniche particulière, ou telle autre chose, ils aient fait un ordre nouveau, & qu’en cela seulement consiste ce qu’on appelle inventer. <section end="FANTASTIQUER"/> <section begin="FANTESQUE"/><nowiki /> FANTESQUE. s. f. Vieux mot, qui, selon Nicot, se prend pour femme d’intrigue. ''{{lang|la|Lena}}''. <section end="FANTESQUE"/> <section begin="FANTI"/><nowiki /> FANTI. s. m. Terme d’Histoire & de Commerce. Les ''Fanti'' sont à Venise les serviteurs du Collège du Commerce : ils sont comme les facteurs de ce Collège. Les protêts des lettres de change se font à Venise par les ''Fanti''. <section end="FANTI"/> <section begin="FANTIN"/><nowiki /> FANTIN. Ville, & Royaume dont elle est capitale. ''{{lang|la|Fantium}}. Fantin'' est une ville, ou plutôt un village de la Côte d’or en Guinée. Il est un peu au nord du fort de Nallaw, & situé à six lieues de la côte, au milieu de plusieurs autres. C’est à ''Fantin'' que le Roi fait sa demeure ordinaire. Le Royaume de ''Fantin'' est sur la Côte d’Or. Il a Sabou au couchant, Ati, Aqua & Fonqua au nord, la mer au midi, & Agwana au levant. C’est un pays fort peuplé, qui prend son nom de la ville de ''Fantin'' sa capitale. La principale habitation n’est pourtant pas ''Fantin'', c’est Cormantin. On y trouve aussi le fort Nassaw, {{St.|George}} de la Mine, & le village d’Anémabo, un mille au couchant de Cormantin. Il y a dans ce Royaume deux quartiers : l’un habité par des Pêcheurs de la Mine ; l’autre par des Nègres de ''Fantin'', qui s’adonnent aussi à la Pêche. Le fort Nassaw est aux Hollandois ; il y a un bon port. Le village où il est s’appelle Adja. Entre Adja & Anémabo il y a un autre village nommé Janatia, où les Anglois ont aussi un fort. Le Gouvernement de Fantin est presque aristocratique, & dépend de plusieurs Chefs, dont il y en a un au-dessus de tous les autres, qui est le Roi. Sa domination ne s’étend que de quinze ou seize lieues à la ronde. Il peut mettre au plus huit ou dix mille hommes sur pied. Ses revenus consistent dans certains droits que lui paient les habitans, & dans les impôts des marchandises, dont le négoce se fait à Mouré, à Anémabo & à Cormantin. De la Croix parle de ce Royaume dans sa Relation de l’Afrique, ''Tome{{lié}}{{rom-maj|III}}''. <section end="FANTIN"/> <section begin="FANTÔME"/><nowiki /> FANTÔME, ou PHANTÔME. s. m. Terme de Philosophis. L’image qui se forme en notre esprit par l’impression que font les objets sur nos sens. ''{{lang|la|Phantasma, simulachrum, imago}}''. L’âme ne connoît rien que par les ''fantômes''. Ce mot vient de ''{{lang|la|phantasma}}'', mot dérivé du verbe {{lang|grc|φαίνω}}, ''je parois''. ☞ {{sc|Fantôme}}, se dit aussi d’une apparition, qui nous trouble, & nous épouvante, de toutes les images qui nous font imaginer hors de nous des êtres qui n’existent point. ''{{lang|la|Imago vana, spectrum}}''. Un ''fantôme'' troubla Brutus à la bataille de Philippes. Orphée croyoit emmener son Eurydice, & ce n’étoit qu’un vain ''fantôme''. {{poem|Fantôme ''injurieux qui trouble mon repos''. {{d|Tristan.|-1|sc}}|m=1em}} On dit figurément d’une personne maigre & décharnée, que ce n’est plus qu’un ''fantôme'', comme si elle n’avoit plus de corps. {{sc|Fantôme}}, signifie encore, une vaine image, un personnage supposé, une chimere. Ecartez ces ''fantômes'' ridicules qui traversent vos plaisirs. Ce ''fantôme'' qu’on<section end="FANTÔME"/><noinclude> <references/></noinclude> 9i9x0magc57u0up2bvalevu8j2zjebz Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/54 104 4807011 15797704 15628856 2026-05-20T07:01:23Z Acélan 8398 15797704 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|46|FAN — FAQ}}</noinclude><section begin="FANTÔME"/>met aujourd’hui sur la scène est un ouvrage de fraude & d’artifice. {{sc|Pat}}. Le Doge de Venise est une image & un véritable ''fantôme'' de la Majesté du Prince, dont la République a retenu toute l’autorité. {{St.|{{sc|Didier}}}}. Toutes les grandeurs du monde ne sont que de vains ''fantômes''. {{sc|Nic}}. Il n’y a rien de plus ordinaire que de voir ces vains ''fantômes'' de gloire, composés de faux jugemens des hommes, donner le branle aux plus grandes entreprises, & servir de principal objet à toute la conduite des hommes. {{sc|Log}}. L’esprit de ceux qui n’aiment que le monde, n’a pour objet que de vains ''fantômes'', qui l’amusent & l’occupent misérablement, en ne le repaissant que d’illusions & de songes. {{sc|Id}}. Il a plu aux Stoïciens d’appeler Sage, le ''fantôme'' de vertu & de constance qu’ils avoient imaginé. {{sc|La Br}}. {{poem|{{em|2}}''Souvent sur des ''fantômes'' vains'' ''Notre raison séduite avec plaisir, s’égare ;'' ''Et cette illusion pour quelque tems répare'' ''Le défaut des vrais biens, que la nature avare'' {{em|2}}''N’a pas accordé aux humains''. {{sc|Font}}. {{filet|8}}''Pourquoi m’alléguez-vous'' ''Ces'' fantômes ''d’honneur, & ces vaines chimères ?'' {{sc|Corn}}.|m=1em}} Ce qu’il y a de bizarre dans la conduite des hérétiques (les Protestans) c’est qu’en même tems qu’ils renonçoient à la vraie Eglise, & qu’ils la traitoient avec le dernier mépris, ils se fesoient un ''fantôme'' d’Eglise, pour lequel il marquoient de la vénération. Je dis un ''fantôme'' d’Eglise : car quel ''fantôme'' qu’une Eglise qui ne leur parloit point, qui ne les reprenoit point, qui ne les gênoit en rien, & qui leur laissoit la liberté de tout croire & de tout dire ? Quel ''fantôme'' qu’une Eglise invisible qu’on ne connoissoit point, & à qui par conséquent on ne pouvoit avoir recours, & qui demeuroit renfermée dans le cœur des prétendus fidèles, sans se produire au dehors ! Idées chimériques, ''&c.'' {{sc|Bourdal}}. ''Exhort. {{rom-maj|II}}. {{pg|393|cap}}.'' On dit aussi d’une chose qui a dégénéré, qui n’a plus ni le lustre, ni l’éclat qu’elle avoit autrefois, ou d’une personnes qui soutient mal son rang & sa dignité, que ce n’est plus qu’un ''fantôme''. L’Empire d’Occident n’est plus qu’un ''fantôme''. Les Ministres d’État sous un Roi foible font toutes les affaires, le Roi n’est qu’un ''fantôme''. <section end="FANTÔME"/> <section begin="FANTON"/><nowiki /> ☞ FANTON. ''Voyez'' {{Tr6L|FENTON}}. <section end="FANTON"/> <section begin="FANU"/><nowiki /> FANU, ou MERLERE FANU. Petite Île de la mer Ionienne. ''{{lang|la|Thoronus, Othronus, Fana}}''. Elle est à dix lieues de l’Île de Corfou, en tirant vers Otrante. {{sc|Maty}}. <section end="FANU"/> <section begin="FANUM"/><nowiki /> ☞ FANUM. s. m. Mot emprunté du Latin, dont on se sert pour désigner les temples ou monumens qu’on élevoit aux héros déïfiés, aux Empereurs, après leur apothéose. Il est parlé du ''fanum'' de Tullia ; c’est-à-dire, du temple ou monument que Cicéron vouloit ériger en l’honneur de sa fille Tullie. ☞ Plusieurs lieux ont été nommés ''fanum'', à cause d’un Temple ou d’une Chapelle qui étoit consacrée aux faux Dieux, dans le Paganisme, ou au vrai Dieu, sous l’invocation de quelque Saint, depuis l’établissement de la religion Chrétienne. Alors au mot ''fanum'' on joint le nom de la fausse divinité, ou celui du Saint ou de la Sainte dont le Temple, l’Eglise ou la Chapelle porte le nom. <section end="FANUM"/> <section begin="FANUS"/><nowiki /> FANUS. s. m. On lit dans le Dictionnaire de Moréri que ce mot est le nom d’un Dieu des Païens. C’est une erreur. Au lieu de ''Fanus'', il falloit mettre EANUS, qui est le même que Janus. Ce Dieu présidoit à l’année, & aux voyages : les Phéniciens le représentoient sous la figure d’un serpent qui mord sa queue. ''Voyez'' {{sc|Macrobe}}. <section end="FANUS"/> <section begin="FANZARA"/><nowiki /> FANZARA. Bourg ou petite ville de la Province de Fez en Barbarie. ''{{lang|la|Fanzara}}''. Elle est environ à six lieues de Salé, du côté du sud-est. Quelques Géographes la prennent pour l’ancienne Banasa ou Banassa, ville de la Mauritanie Tingitane, que d’autres placent à Theselfeta. {{sc|Maty}}. <section end="FANZARA"/> {{c3|{{sc|FAO}}.}} <section begin="FAON"/><nowiki /> FAON. s. m. Le petit d’une biche. On le dit aussi du petit d’un chevreuil. ''{{lang|la|Hinnulus, catulus, pullus cervæ}}''. On prononce ''Fan'', de même qu’on prononce ''pan, lan'', quoiqu’on écrive ''Paon, Laon''. On appelle aussi ''fan'', le petit d’un éléphant. Cependant Nicot dit que le mot de ''fan'' ne convient point aux bêtes mordantes. Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|infans}}''. Voyez {{sc|Ménage}}. Il semble, dit Guichard, que des radicales {{lang|he|בהﬦ}}, ''vaham, faon, fan'', pourroit avoir dégénéré en François. De {{lang|he|בהﬦ}}, les Hébreux ont fait {{lang|he|בהמה}}, ''behema'', qui signifie, une bête ; ce qui doit s’entendre des bêtes à quatre pieds, en tant qu’on les distingue des reptiles. <section end="FAON"/> <section begin="FAONNER"/><nowiki /> FAONNER. v. n. On prononce ''fanner''. Il se dit des biches, des chevrettes ou femelles de chevreuils, qui mettent bas leur faon. ''{{lang|la|Catulum, hinnulum, partum edere}}''. <section end="FAONNER"/> {{c3|{{sc|FAP}}.}} <section begin="FAPESMO"/><nowiki /> FAPESMO. Terme technique ou artificiel, dont on se sert en Logique pour exprimer, par la différente disposition de ses voyelles, un mode de la quatrième figure, ou de la figure Galénique. C’est celui dont la majeure A, est universelle affirmative ; la mineure E, universelle négative ; la conclusion O, particulière négative par exemple. {{g|A{{em}}Toute lumière est mouvement,|6|mt=1.5em}} {{g|E{{em}}Nul mouvement n’est substance,|6|m=0.5em}} {{g|O{{em}}Donc quelque substance n’est point lumière.|6}} <section end="FAPESMO"/> {{c3|{{sc|FAQ}}.}} <section begin="FAQUIN"/><nowiki /> FAQUIN. s. m. Il se disoit autrefois pour crocheteur, homme de la lie du peuple, vil & méprisable. ''{{lang|la|Bajulus, vilis homo}}''. Il y a beaucoup de grands Seigneurs qui ont des ames de ''faquins''. On le trouve en ce sens dans Rabelais, ''{{liv.|3}}, {{chap.|36}}'', dans Nicot & dans Monet. Ainsi ''faguena'' seroit une odeur de faquin, comme qui diroit ''faquena''. Le mot ''faguena'', au reste, n’est pas Bourguignon. Quelques-uns écrivent ''faguenas'', d’autres ''faguenar''. Saint Amant, dans sa description du ''Cantal'', fromage ainsi appelé du nom d’une montagne en la Haute-Auvergne, commence son poëme par ces quatre très-mauvaises odeurs. Gousset, escafignon, ''faguenas'', cambouis. {{sc|Gloss. Bourg.}} Ce mot vient de l’Italien ''{{lang|it|facchino}}'', qui signifie porte-faix, qui a été formé de ''fasculino'', diminutif de ''{{lang|la|fasciculus}}''. Selon {{M.|Huet}}, ce mot vient de l’Arabe ''fakiron, gueux, mendiant''. {{sc|Faquin}}, se dit aussi en quelque sorte au figuré, pour un homme sans mérite, sans honneur, sans cœur digne de toutes sortes de mépris. C’est un ''faquin'' à nasardes. {{sc|Mol}}. Traiter quelqu’un comme un ''faquin''. {{poem|''Je ne sais point, en lâche, essuyer les outrages'' ''D’un ''faquin'' orgueilleux qui me tient à ses gages''. {{sc|Boil}}. ''Qu’on fasse d’un ''faquin'' un Conseiller du Roi,'' ''Il se ressent toujours de son premier emploi.'' {{sc|Id}}. ''Quel avantage a-t-on qu’un homme vous caresse,'' ''Lorsqu’au premier ''faquin'' il court en faire autant ?'' {{sc|Mol}}.|m=1em}} {{sc|Faquin}}, est aussi un fantôme, ou un homme de bois qui tourne sur un pivot, & sert à faire les exercices de manège, contre lequel on court, pour passer sa lance dans un trou qui y est fait exprès. ''{{lang|la|Pugil duratus}}''. On appelle cette figure ''faquin'', parcequ’on se<section end="FAQUIN"/><noinclude> <references/></noinclude> 3xb5wppadiop8ralboarm8upaxkl2i3 Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/864 104 4809727 15797695 15637463 2026-05-20T06:57:33Z Acélan 8398 15797695 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|856|HOM — HOM}}</noinclude><nowiki /> Un homme de rien, c’est un homme de la lie du peuple, ''{{lang|la|terræ filius, homo nihili}}''. {{poem|''Si vous lisez dans l’épitaphe'' {{mpom|''De Fabrice, qu’il fut toujours ''homme'' de bien ;''|-2}} ''C’est une faute d’orthographe :'' ''Passant, lisez ''homme'' de rien''. {{sc|Le Brun}}.|m=1em}} {{sc|Homme}} d’honneur. Façon de parler adverbiale, en affirmant quelque chose ; pour dire, en ''homme'' d’honneur. On le dit aussi de ses qualités. C’est un galant ''homme''. C’est un ''homme'' ferme, qui s’est montré ''homme'' en toutes les occasions. Ce n’est pas un ''homme'', c’est un petit bout d’''homme''. C’est un ''homme'' plaisant & récréatif. On le dit aussi ironiquement. Vous êtes un plaisant ''homme'', un bel ''homme''. Venez-çà, ''homme'' de bien. ''Homme'' du vieux temps, ''homme'' du temps passé, celui qui conserve la simplicité ou les manières de nos pères. ☞ Vilain {{sc|Homme}}. Ce caractère suppose toujours dans un ''homme'' une extrême mal-propreté, & une négligence pour sa personne qui passe dans l’excès, & qui blesse ceux qui s’en apperçoivent. {{sc|Homme}}, signifie aussi, qui a du courage, de la force, de la vigueur. ''{{lang|la|Vir strenuus, sortis, virilis animi}}''. Les Grecs & les Latins l’ont employé dans la même signification. La femme de Léonidas disoit qu’il n’y avoit que les Lacédémoniennes qui fissent des ''hommes''. {{sc|Abl}}. C’est-à-dire, de braves gens. Il a montré qu’il étoit ''homme''. Diogène disoit au retour des jeux Olympiques, qu’il venoit de voir beaucoup de gens, mais peu d’''hommes ;'' il entendoit peu de personnes sages & raisonnables : c’est dans le même sens qu’il alloit en plein midi cherchant un ''homme'' avec sa lanterne. {{sc|Abl}}. C’est aussi en quoi consiste la penſée & l’opposition, exprimées dans ces vers. {{poem|{{mpom|''Si ce qu’on dit est vrai, rien ne manque à sa gloire ;''|-2}} ''Et dans lui, qui pourroit le croire ?'' ''L’''homme'' est aussi grand que le Roi.'' ''Et malgré sa force il montre'' ''L’''homme'' à travers le Héros.'' {{sc|Des-H}}.|m=1em}} En termes de Théologie, on dit que tous les ''hommes'' ont péché en Adam ; que Dieu s’est fait ''homme'' pour les racheter ; qu’il est vrai Dieu & vrai ''homme''. Jésus-Christ étant sur terre s’est appelé le Fils de l’''homme''. On dit aussi, les quatre fins de l’''homme'', la Mort, le Jugement, le Paradis & l’Enfer. {{sc|Homme gentil}}, s’est dit autrefois pour Gentilhomme. ''{{lang|la|Vir nobilis}}''. Sachent tous que comme nous eussons accoutumé nos, & nos anceseurs avant nous à prendre & à avoir par raison de bail les fruits & les essues des terres & des rentes à nos ''hommes gentils'' amprès leur déceiz, ''&c.'' Ceci est tiré d’un titre de l’an 1276, rapporté dans le {{rom-maj|II}} T. de l’Hist. de Bret. {{pag.|424}} & suiv. {{sc|Haut Homme}}. ''Voyez'' {{Tr6L|HAUT}}. {{sc|Homme d’intelligence}}. Nom de secte. ''{{lang|la|Homo intelligens, Gnosticus}}''. Il parut l’an 1412 dans les Pays-Bas, voisins de la France, des hérétiques qui se donnoient ce nom, qui revient à-peu-près à celui de Gnostique en Grec. Leur doctrine impure avoit aussi beaucoup de rapport aux excès que les Pères reprochent aux anciens Gnostiques. Ils eurent deux Chefs, un Carme Allemand, nommé Guillaume de Hildernissen, & un Séculier, nommé Gilles Le Chantre. Gilles disoit qu’il étoit le Sauveur des hommes ; que c’étoit par lui que les Fidelles verroient Jesus-Christ ; qu’ils verroient le Père ; que les plaisirs charnels n’étoient jamais des péchés, parceque ce ne sont que des actions naturelles ; que c’étoient même des avant-goûts du Paradis ; que le temps de l’ancienne loi avoit été celui du Père, que le temps de la nouvelle étoit celui du Fils, que celui du {{St.|Esprit}} viendroit bien-tôt, & qu’il mettroit les hommes en liberté. Guillaume le rétracta dans les lieux où il avoit prêché, & la secte des ''hommes d’intelligence'' se dissipa. En termes de Jurisprudence féodale, on appelle ''homme'', ou ''homme de foi'', le vassal qui tient un fief dépendant d’un autre. ''{{lang|la|Clientelaris}}''. Un Seigneur fait saisir le fief relevant de lui, & fait les fruits siens faute d’''homme'', ou par défaut d’''homme'', & de devoirs non faits, c’est-à-dire, faute de lui avoir rendu la foi & hommage, lorsqu’il y a mort ou mutation de propriétaire. {{sc|Homme}} de commune. On appeloit ainsi ceux qui étoient compris dans une commune, qui en juroient les articles, & qui en avoient les privilèges. {{sc|Homme}} de corps. Les serfs qui étoient autrefois dans le Royaume, sont nommés indifféremment ''hommes'' de corps dans les actes. On disoit un ''homme'' de corps, une femme de corps d’une telle Abbaye, pour dire un serf d’Abbaye. {{sc|Homme feudal}}, signifie deux choses dans les Coutumes, {{1o}}.{{lié}}le Seigneur qui a des ''hommes'' tenans en fief de lui ; {{2o}}.{{lié}}''le Vassal''. {{sc|Homme de fief}}, étoit autrefois un Vassal ou Seigneur de fief qui étoit tenu de servir à la justice, & de donner conseil au Bailli, tant en son assise qu’aux plaids ordinaires, qui étoit même tenu de l’amende en cas de mal jugé. On appeloit ces ''hommes de fief, Pairs & hommes jugeans, hommes de loi, hommes de la Cour du Seigneur & hommes feudeaux''. {{sc|Homme-Lige}}, Vassal qui est non-seulement en foi d’hommage, mais aussi en la juridiction & domaine de son Seigneur, & obligé à un plus étroit serment que le simple Vassal. {{sc|Homme de main-morte}}, est celui dont le Seigneur hérite, quand il meurt sans enfans légitimes & mâles. {{sc|Homme sans moyen}}, est celui qui tient immédiatement du Roi en hommage. {{sc|Homme de plejure}}, est celui qui doit se faire pleige & caution pour son Seigneur. {{sc|Homme de Pote}}. Autrefois en France, parmi les gens non libres, les uns étoient tout-à-fait serfs, & d’autres n’étoient qu’''hommes de pote''. Les serfs étoient attachés à la glebe, c’est-à-dire, à l’héritage. On les vendoit avec le fonds ; ils ne pouvoient s’établir ailleurs. Ils ne pouvoient ni se marier, ni changer de profession, sans la permission du Seigneur. Ce qu’ils gagnoient étoit pour lui, ''&c.'' Il s’en falloit beaucoup que les ''hommes de pote'' ne dépendissent autant du Seigneur. Le Seigneur n’étoit point le maître ni de leur vie, ni de leurs biens. Leur servitude étoit bornée à lui payer de certains droits, & à faire pour lui des corvées. {{sc|Le Gendre}}. {{sc|Riche-Homme}}. Titre de fiefs. Les ''Riches-Hommes'' d’Arragon, sont les Grands-Seigneurs de ce Royaume qui possèdent des Baronnies. Michel del Molino dit que les Comtes, Ducs, Marquis & Vicomtes d’Arragon, sont des ''Riches-Hommes'', parcequ’ils ont plusieurs Baronnies. Du Chêne dit que les ''Riches-Hommes'' sont comme autrefois les Barons en France. Le Roman de Vasse dit que Thibaut le Tricheur avoit dans sa Baronnie plusieurs ''Riches-Homs'', c’est-à-dire, plusieurs grand Vassaux. L’an 1325 le Roi Philippe le Bel fit & créa Alphonse d’Espagne, Baron & ''Riche-Homme'' de Navarre ; & afin qu’il pût maintenir plus honorablement l’état de ''Riche-Homme'', il lui donna de grâce spéciale soixante Chevaleries. {{sc|Homme}} de service. ''Voyez'' {{Tr6L|HOMMAGE}} de service. {{sc|Hommes}} allodiaux, sont ceux qui tiennent des terres en aleu. {{sc|Hommes}} profitables, sont ceux dont le Seigneur tire profit & revenus. {{sc|Hommes}} de servitude, sont des hommes de condition servile. {{sc|Homme vivant}}, ''mourant'', est un ''homme'' que les Communautés, ou gens de main-morte, sont obligés de fournir au Seigneur de fief, afin que par sa mort, le Seigneur puisse jouir des droits qui lui sont acquis<noinclude> <references/></noinclude> qrxkqcbp5krwt77f05nejokoqfhkrx0 15797696 15797695 2026-05-20T06:57:53Z Acélan 8398 15797696 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|856|HOM — HOM}}</noinclude><nowiki /> Un ''homme'' de rien, c’est un ''homme'' de la lie du peuple, ''{{lang|la|terræ filius, homo nihili}}''. {{poem|''Si vous lisez dans l’épitaphe'' {{mpom|''De Fabrice, qu’il fut toujours ''homme'' de bien ;''|-2}} ''C’est une faute d’orthographe :'' ''Passant, lisez ''homme'' de rien''. {{sc|Le Brun}}.|m=1em}} {{sc|Homme}} d’honneur. Façon de parler adverbiale, en affirmant quelque chose ; pour dire, en ''homme'' d’honneur. On le dit aussi de ses qualités. C’est un galant ''homme''. C’est un ''homme'' ferme, qui s’est montré ''homme'' en toutes les occasions. Ce n’est pas un ''homme'', c’est un petit bout d’''homme''. C’est un ''homme'' plaisant & récréatif. On le dit aussi ironiquement. Vous êtes un plaisant ''homme'', un bel ''homme''. Venez-çà, ''homme'' de bien. ''Homme'' du vieux temps, ''homme'' du temps passé, celui qui conserve la simplicité ou les manières de nos pères. ☞ Vilain {{sc|Homme}}. Ce caractère suppose toujours dans un ''homme'' une extrême mal-propreté, & une négligence pour sa personne qui passe dans l’excès, & qui blesse ceux qui s’en apperçoivent. {{sc|Homme}}, signifie aussi, qui a du courage, de la force, de la vigueur. ''{{lang|la|Vir strenuus, sortis, virilis animi}}''. Les Grecs & les Latins l’ont employé dans la même signification. La femme de Léonidas disoit qu’il n’y avoit que les Lacédémoniennes qui fissent des ''hommes''. {{sc|Abl}}. C’est-à-dire, de braves gens. Il a montré qu’il étoit ''homme''. Diogène disoit au retour des jeux Olympiques, qu’il venoit de voir beaucoup de gens, mais peu d’''hommes ;'' il entendoit peu de personnes sages & raisonnables : c’est dans le même sens qu’il alloit en plein midi cherchant un ''homme'' avec sa lanterne. {{sc|Abl}}. C’est aussi en quoi consiste la penſée & l’opposition, exprimées dans ces vers. {{poem|{{mpom|''Si ce qu’on dit est vrai, rien ne manque à sa gloire ;''|-2}} ''Et dans lui, qui pourroit le croire ?'' ''L’''homme'' est aussi grand que le Roi.'' ''Et malgré sa force il montre'' ''L’''homme'' à travers le Héros.'' {{sc|Des-H}}.|m=1em}} En termes de Théologie, on dit que tous les ''hommes'' ont péché en Adam ; que Dieu s’est fait ''homme'' pour les racheter ; qu’il est vrai Dieu & vrai ''homme''. Jésus-Christ étant sur terre s’est appelé le Fils de l’''homme''. On dit aussi, les quatre fins de l’''homme'', la Mort, le Jugement, le Paradis & l’Enfer. {{sc|Homme gentil}}, s’est dit autrefois pour Gentilhomme. ''{{lang|la|Vir nobilis}}''. Sachent tous que comme nous eussons accoutumé nos, & nos anceseurs avant nous à prendre & à avoir par raison de bail les fruits & les essues des terres & des rentes à nos ''hommes gentils'' amprès leur déceiz, ''&c.'' Ceci est tiré d’un titre de l’an 1276, rapporté dans le {{rom-maj|II}} T. de l’Hist. de Bret. {{pag.|424}} & suiv. {{sc|Haut Homme}}. ''Voyez'' {{Tr6L|HAUT}}. {{sc|Homme d’intelligence}}. Nom de secte. ''{{lang|la|Homo intelligens, Gnosticus}}''. Il parut l’an 1412 dans les Pays-Bas, voisins de la France, des hérétiques qui se donnoient ce nom, qui revient à-peu-près à celui de Gnostique en Grec. Leur doctrine impure avoit aussi beaucoup de rapport aux excès que les Pères reprochent aux anciens Gnostiques. Ils eurent deux Chefs, un Carme Allemand, nommé Guillaume de Hildernissen, & un Séculier, nommé Gilles Le Chantre. Gilles disoit qu’il étoit le Sauveur des hommes ; que c’étoit par lui que les Fidelles verroient Jesus-Christ ; qu’ils verroient le Père ; que les plaisirs charnels n’étoient jamais des péchés, parceque ce ne sont que des actions naturelles ; que c’étoient même des avant-goûts du Paradis ; que le temps de l’ancienne loi avoit été celui du Père, que le temps de la nouvelle étoit celui du Fils, que celui du {{St.|Esprit}} viendroit bien-tôt, & qu’il mettroit les hommes en liberté. Guillaume le rétracta dans les lieux où il avoit prêché, & la secte des ''hommes d’intelligence'' se dissipa. En termes de Jurisprudence féodale, on appelle ''homme'', ou ''homme de foi'', le vassal qui tient un fief dépendant d’un autre. ''{{lang|la|Clientelaris}}''. Un Seigneur fait saisir le fief relevant de lui, & fait les fruits siens faute d’''homme'', ou par défaut d’''homme'', & de devoirs non faits, c’est-à-dire, faute de lui avoir rendu la foi & hommage, lorsqu’il y a mort ou mutation de propriétaire. {{sc|Homme}} de commune. On appeloit ainsi ceux qui étoient compris dans une commune, qui en juroient les articles, & qui en avoient les privilèges. {{sc|Homme}} de corps. Les serfs qui étoient autrefois dans le Royaume, sont nommés indifféremment ''hommes'' de corps dans les actes. On disoit un ''homme'' de corps, une femme de corps d’une telle Abbaye, pour dire un serf d’Abbaye. {{sc|Homme feudal}}, signifie deux choses dans les Coutumes, {{1o}}.{{lié}}le Seigneur qui a des ''hommes'' tenans en fief de lui ; {{2o}}.{{lié}}''le Vassal''. {{sc|Homme de fief}}, étoit autrefois un Vassal ou Seigneur de fief qui étoit tenu de servir à la justice, & de donner conseil au Bailli, tant en son assise qu’aux plaids ordinaires, qui étoit même tenu de l’amende en cas de mal jugé. On appeloit ces ''hommes de fief, Pairs & hommes jugeans, hommes de loi, hommes de la Cour du Seigneur & hommes feudeaux''. {{sc|Homme-Lige}}, Vassal qui est non-seulement en foi d’hommage, mais aussi en la juridiction & domaine de son Seigneur, & obligé à un plus étroit serment que le simple Vassal. {{sc|Homme de main-morte}}, est celui dont le Seigneur hérite, quand il meurt sans enfans légitimes & mâles. {{sc|Homme sans moyen}}, est celui qui tient immédiatement du Roi en hommage. {{sc|Homme de plejure}}, est celui qui doit se faire pleige & caution pour son Seigneur. {{sc|Homme de Pote}}. Autrefois en France, parmi les gens non libres, les uns étoient tout-à-fait serfs, & d’autres n’étoient qu’''hommes de pote''. Les serfs étoient attachés à la glebe, c’est-à-dire, à l’héritage. On les vendoit avec le fonds ; ils ne pouvoient s’établir ailleurs. Ils ne pouvoient ni se marier, ni changer de profession, sans la permission du Seigneur. Ce qu’ils gagnoient étoit pour lui, ''&c.'' Il s’en falloit beaucoup que les ''hommes de pote'' ne dépendissent autant du Seigneur. Le Seigneur n’étoit point le maître ni de leur vie, ni de leurs biens. Leur servitude étoit bornée à lui payer de certains droits, & à faire pour lui des corvées. {{sc|Le Gendre}}. {{sc|Riche-Homme}}. Titre de fiefs. Les ''Riches-Hommes'' d’Arragon, sont les Grands-Seigneurs de ce Royaume qui possèdent des Baronnies. Michel del Molino dit que les Comtes, Ducs, Marquis & Vicomtes d’Arragon, sont des ''Riches-Hommes'', parcequ’ils ont plusieurs Baronnies. Du Chêne dit que les ''Riches-Hommes'' sont comme autrefois les Barons en France. Le Roman de Vasse dit que Thibaut le Tricheur avoit dans sa Baronnie plusieurs ''Riches-Homs'', c’est-à-dire, plusieurs grand Vassaux. L’an 1325 le Roi Philippe le Bel fit & créa Alphonse d’Espagne, Baron & ''Riche-Homme'' de Navarre ; & afin qu’il pût maintenir plus honorablement l’état de ''Riche-Homme'', il lui donna de grâce spéciale soixante Chevaleries. {{sc|Homme}} de service. ''Voyez'' {{Tr6L|HOMMAGE}} de service. {{sc|Hommes}} allodiaux, sont ceux qui tiennent des terres en aleu. {{sc|Hommes}} profitables, sont ceux dont le Seigneur tire profit & revenus. {{sc|Hommes}} de servitude, sont des hommes de condition servile. {{sc|Homme vivant}}, ''mourant'', est un ''homme'' que les Communautés, ou gens de main-morte, sont obligés de fournir au Seigneur de fief, afin que par sa mort, le Seigneur puisse jouir des droits qui lui sont acquis<noinclude> <references/></noinclude> pdgbdrnho691evahc5k8muh5mu4n8yh Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/219 104 4813018 15797366 15645800 2026-05-19T15:52:31Z Acélan 8398 15797366 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FLU — FOC|211}}</noinclude><section begin="FLUX"/><nowiki/> ''Flux'' de bouche, ''flux'' de paroles. ''{{lang|la|Logodiarrhœa}}''. {{sc|Masc}}. un ''flux'' de bourse, en parlant d’une dépense qui se fait avec profusion. Ce dernier est burlesque. ''Flux'' de larmes, ne se dit point élégamment. {{sc|Mén}}. {{sc|Flux}}, en Chimie, se dit des matières qui facilitent la fusion. C’est en général toute matière destinée à accélérer la fusion des substances, qui n’y entrent que difficilement, ou à la procurer à celles qui sont absolument infusibles par elles-mêmes. {{sc|Flux}}, se dit aussi en plusieurs jeux de cartes, quand il y en a plusieurs de suite de même couleur. Jouer à la Belle, au ''flux'', & au trente & un. La même chose au Hoc s’appelle ''Séquence'', au Piquet, ''quinte, quarte, tierce''. Au jeu d’Ombre être à ''flux'', c’est n’avoir que des triomphes, & ne pouvoir lâcher. <section end="FLUX"/> <section begin="FLUXION"/><nowiki /> FLUXION. s. f. Chûte d’humeurs sur quelque partie du corps. ''{{lang|la|Fluxus, epiphora}}''. Les ''fluxions'' sur le poumon sont dangereuses. Il lui est tombé sur les yeux une ''fluxion'' qui le rend presque aveugle. ''Défluxion'' n’est en usage que parmi le peuple. {{sc|Fluxion}} de poitrine, se dit en particulier de la {{Tr6L|PÉRIPNEUMONIE|Ic}}. Voyez ce mot. {{sc|Fluxion}}. Terme d’Analyse. ''{{lang|la|Fluxio}}''. Newton, & après lui tous les Anglois, appellent ''fluxions'', les infinitésimes, ou les différences infiniment petites de deux quantités, parce qu’ils les considèrent comme des accroissemens momentanés des quantités, & que la ligne, par exemple, est ''{{lang|la|fluxus puncti}} ;'' la surface, ''{{lang|la|fluxus lineæ}} ;'' le solide, ''{{lang|la|fluxus superficiei}}''. Ce qu’ils appellent ''fluxions'', nous l’appelons infiniment petit. {{M.|Leibnitz}} a prétendu que sa méthode des infinimens petits ou du calcul différentiel, est différente de celle de {{M.|Newton}}, en ce que ce n’est pas par des ''fluxions'' de lignes, mais par les différences des nombres qu’il y est parvenu. ''Voyez'' {{Tr6L|INFINITÉSIME|{{sc|Infiniment petit}}}}, calcul différentiel, ''&c''. <section end="FLUXION"/> <section begin="FLUXIONAIRE"/><nowiki /> FLUXIONAIRE. adj. m. & f. Qui est sujet à des fluxions, à des rhumatismes. ''{{lang|la|Epiphoram sæpe patiens}}''. Podagre se dit par extension d’un ''Fluxionaire'', de celui qui a du mal à marcher ou à se remuer. {{sc|Furetière}}, au mot {{sc|Podagre}}. Le bain doit être interdit en toute saison aux personnes d’un âge avancé, & même aux jeunes gens qui sont d’une complexion froide, pituiteuse, ''fluxionaire. Mém. de Trév. Nov. 1723, {{pg|2118}}''. <section end="FLUXIONAIRE"/> {{c3|{{sp|FLY}}.}} <section begin="FLY"/><nowiki /> FLY ou FLIX, autrement FLAY. Nom de lieu. ''{{lang|la|Flavianum}}''. Saint-Germer de ''Flay'', ou par corruption ''Fly'' ou ''Flix'', est une Abbaye de France dans le Beauvaisis, dont {{St.|Germer}} a été le premier Abbé au {{VIIe|siècle}}. Ces mots se font faits par corruption du Latin ''{{lang|la|Flavianum}}. Flavian, Flavy, Flay, Fli'', que quelques-uns ont écrit ensuite ''Flix''. <section end="FLY"/> {{c3|{{sp|FNE}}.}} <section begin="FNÉ"/><nowiki /> FNÉ. s. m. C’est une de ces sortes de bâtimens dont on se sert encore au Japon, après la défense qui y a été faite de ne plus en avoir pour passer la mer, & aller faire commerce avec les étrangers. Il sert à porter de grosses charges, & à transporter les marchandises dans tout l’Empire, tant sur les grandes rivières, que sur les chemins qui se trouvent vers la haute mer, au delà des passes & des entrées des ports, & le long de la côte, d’un port à l’autre. <section end="FNÉ"/> {{c3|{{sp|FO}}.}} <section begin="FO"/><nowiki /> FO. ''Voyez'' {{corr|FÉ|{{Tr6L|FÈ}}}}. <section end="FO"/> {{c3|{{sp|FOA}}.}} <section begin="FOA"/><nowiki /> FOA. Petite ville d’Afrique dans la basse Egypte, & qu’on appelle aussi Fura. ''Foa, Fura'', anciennement ''{{lang|la|Nicii, Niciæ villa, Nicii vicus}}''. Elle est dans le Delta, sur la branche occidentale du Nil ; elle est à 13{{lié}}lieues environ du Caire vers le sud-ouest, & à 45 de Rosette. {{sc|Maty, de la Croix}}, ''Hist. d’Afr. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}''. {{sc|Corn}}. <section end="FOA"/> <section begin="FOANG"/><nowiki /> FOANG. s. m. Petite monnoie d’argent qui a cours à Siam. Elle vaut quatre sous & la moitié d’un denier de France, à estimer l’once d’argent trois livres dix sols. Le ''foang'' est la moitié du ''mayon''. {{M.|l’Abbé}} de Choisi, dans le Journal de son voyage de Siam parle de cette monnoie, & des autres du même pays. <section end="FOANG"/> <section begin="FOARRE, ou FOERRE"/><nowiki /> FOARRE, ou FOERRE, ou FEURRE. s. m. Paille de seigle, de froment. Tous les baux des métairies doivent porter une clause de convertir tous les ''foarres'' en engrais. La rue du ''Foarre'' est celle où l’on vendoit autrefois la paille. Ce mot vieillit. Il vient de ''{{lang|la|farrago}}'', selon Nicot. On l’a aussi appelé en Latin ''{{lang|la|fodrum, stramen, pasca, farrago}}''. Voyez {{Tr6L|FEURRE}}. On dit proverbialement, faire gerbe de ''foarre'' à Dieu, pour dire, payer les dîmes à son Curé avec la plus mauvaise gerbe, où il n’y a que de la paille & peu de grain. Ce qui signifie, dans un sens spirituel, traiter les choses de la Religion avec irrévérence. On a aussi corrompu ce proverbe, & on a dit, faire ''barbe de foarre'', au-lieu de ''gerbe de foarre''. <section end="FOARRE, ou FOERRE"/> {{c3|{{sp|FOB}}.}} <section begin="FOBOURG ou BOBOURG"/><nowiki /> FOBOURG ou BOBOURG. Petite ville de Danemarck, située sur la côte méridionale de l’île de Funen. ''{{lang|la|Foburgum}}. Fobourg'' est placé sur un petit golfe, vis-à-vis de l’île d’Arroë. {{sc|Maty, Corn}}. <section end="FOBOURG ou BOBOURG"/> {{c3|{{sp|FO}}.}} <section begin="FOC ou FOCH"/><nowiki /> FOC ou FOCH, terme de Marine. Voiles triangulaires qui s’orientent sur le beaupré & sur le mât de misaine. Il y a le grand ''foc'', le faux ''foc'', le petit ''foc''. <section end="FOC ou FOCH"/> <section begin="FOCAFOCAS"/><nowiki /> FOCAFOCAS. s. m. Fruit de la forme & de la grosseur d’une poire de bon-chrétien, qui se trouve dans l’île de Formosa. Il vient & rampe sur la terre comme les melons ; il est de couleur de pourpre & d’un excellent goût. <section end="FOCAFOCAS"/> <section begin="FOCAGE"/><nowiki /> FOCAGE. ''Voyez'' {{Tr6L|FOUAGE}}. <section end="FOCAGE"/> <section begin="FOCALE"/><nowiki /> FOCALE. s. m. Espèce de mouchoir que les Anciens portoient autour du cou, pour garantir la gorge des injures de l’air : il est encore en usage chez les Allemands. ''Diction. de James''. <section end="FOCALE"/> <section begin="FOCESCHIO"/><nowiki /> FOCESCHIO. ''Voyez'' {{Tr6L|FUCÉCHIO}}. <section end="FOCESCHIO"/> <section begin="FOCHAN"/><nowiki /> FOCHAN. Village de la Chine. ''{{lang|la|Fochanum}}. Fochan'' est à trois lieues trois quarts vers l’ouest de Canton. Ce lieu est réputé village ; mais il y a presqu’autant de monde qu’à Canton. Il y a un nombre infini de gens sur les barques comme à Canton. C’est un des endroits des plus considérables de la Chine pour le commerce. Les Jésuites Portugais y avoient une belle Eglise. {{P.|{{sc|Souciet}}}}, ''Observ. 1729, {{pg|127}}.'' <section end="FOCHAN"/> <section begin="FOCHEU"/><nowiki /> FOCHEU. Grande ville de la Chine. ''{{lang|la|Focheum}}''. C’est la capitale de la Province de Fokien. Mary écrit que ''Focheu'' est situé sur une rivière de même nom, mais l’Auteur de l’Ambassade des Hollandois à la Chine, ''c.{{lié}}52'', dit que cette ville est arrosée des eaux du Mari & de celles de l’Océan, qui, par une large embouchure, porte de grands vaisseaux jusqu’à ses murailles. Cet Auteur dit que la magnificence des bâtimens publics de ''Focheu'', le grand nombre de Marchands qui y trafiquent, la quantité de gens savans qui s’y trouvent, la somptuosité de ses ponts, dont l’un a cinquante perches de longueur, la fertilité de son terroir, & l’opulence de ses habitans, lui donnent place entre les plus nobles villes de l’Empire Chinois. <section end="FOCHEU"/> <section begin="FOCHIA"/><nowiki /> FOCHIA. ''Voyez'' {{Tr6L|FOÏA}}. <section end="FOCHIA"/> <section begin="FOCHIEN"/><nowiki /> FOCHIEN. ''Voyez'' {{Tr6L|FOKIEN}}. <section end="FOCHIEN"/> <section begin="FOCILE"/><nowiki /> FOCILE. s. m. Terme de Médecine. C’est le nom que les Médecins Arabes donnent aux os du bras qui s’étendent depuis le coude jusqu’au poignet. Le plus grand, qui s’appelle proprement le ''coude'', est le grand ''focile''. Le moindre, qui se nomme aussi ''rayon'', est le petit ''focile''. Il en est de même des os de la jambe, dont le plus grand, que les Latins nomment ''tibia'', s’appelle le grand ''focile'', & le moindre, ou l’os<section end="FOCILE"/><noinclude> <references/></noinclude> 98z4vhcl5lo3qawj6yf0629q45xf8nb Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/144 104 4830003 15797728 15683097 2026-05-20T08:01:19Z Acélan 8398 15797728 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|136|FID — FID}}</noinclude><section begin="FIDELLE"/>garde contre la séduction : il est stable, constant & ferme. Caractère rare ; ce qui rend inutile le conseil de Saint-Evremont. Détrompez-vous du faux mérite d’être ''fidelle'' en amour. {{sc|Fidelle}}, signifie aussi conforme à la vérité. ''{{lang|la|Verus, verax}}''. Un témoin ''fidelle'' est celui qui fait le véritable récit de ce qu’il a vu. Un Historien ''fidelle ;'' un portrait ''fidelle'' est un portrait bien ressemblant. Une traduction ''fidelle'', est celle qui ne change point le sens de l’Auteur, qui n’y ajoute, ni n’y diminue. Rendre un bon & ''fidelle'' compte. {{sc|Fidelle}}, se dit aussi de la mémoire. Une mémoire ''fidelle'' est celle qui se ressouvient à propos des choses dont on a besoin. ☞ {{sc|Fidelle}} en Théologie, signifie en général celui qui a la foi en Jesus-Christ, par opposition à ceux qui professent de fausses Religions. ''{{lang|la|Fidelis}}''. Les Hébreux sont nommés par toute l’Ecriture, le peuple ''fidelle''. L’homme ''fidelle'' ne doit point converser avec l’Infidelle. {{sc|Fidelle}}, se dit au même sens ; & il ne signifie pas généralement celui qui a la foi, & qui croit en Jesus-Christ : car un Catéchumène, avant son baptême, a la foi & croit en Jesus-Christ ; il n’est pourtant pas encore du nombre de ceux qu’on appelle ''Fidelles''. On ne comprend sous ce nom que ceux qui sont baptisés & Catholiques. ''{{lang|la|Fidelis Christianus, baptisatus, & Catholicus}}''. Dans le Concile d’Elvire, ''Canons 39, 45 & 46'', le Catéchumène est appelé Chrétien, & ceux qui sont baptisés, ''Fidelles''. L’Eglise est l’Assemblée des ''Fidelles''. En terme de Liturgie, ''Fidelles'' se prend dans un sens plus étroit ; & la signification de ce mot exclut non seulement les Catéchumènes, mais aussi les Pénitens, qui ne pouvoient, ni les uns, ni les autres assister à la Messe des ''Fidelles :'' cette Messe des ''Fidelles'' commençoit après l’Evangile ; c’est proprement là que commence le sacrifice par l’offertoire ; ce qui précède n’est qu’instruction & prière préparatoire. Les ''Fidelles'' étoient donc les Chrétiens dont la vie étoit irréprochable, & qui avoient droit, pour cette raison, d’assister à toute la Messe. <section end="FIDELLE"/> <section begin="FIDELLEMENT"/><nowiki /> FIDELLEMENT. adv. D’une manière fidelle, avec fidélité. ''{{lang|la|Fideliter}}''. Ce valet a bien & ''fidellement'' servi son Maître. J’aime ''fidellement'' en quatre, ou cinq lieux à la fois. {{sc|Voit}}. Rapporter ''fidellement'' un fait. <section end="FIDELLEMENT"/> <section begin="FIDÉNATE"/><nowiki /> FIDÉNATE. s. m. Qui est de Fidène. ''{{lang|la|Fidenas}}''. Les ''Fidénates'' étoient une Colonie des Albains, ou de la ville d’Albe. Tite-Live dit qu’ils étoient Etruriens. Les ''Fidénates'' firent plusieurs fois la guerre aux Romains, & tâchèrent de détruire Rome dès ses commencemens, mais ils furent détruits eux-mêmes. ''Voyez'' Tite-Live, ''L.{{lié}}{{rom-maj|I}} & {{rom-maj|II}}''. Florus, ''L.{{lié}}1, c.{{lié}}2 & 12''. <section end="FIDÉNATE"/> <section begin="FIDÈNE, ou FIDÈNES"/><nowiki /> FIDÈNE, ou FIDÈNES. Ancienne ville du pays des Sabins en Italie. ''{{lang|la|Fidena, Fidenæ}}''. Cette ville qui a été plusieurs fois ruinée, & plusieurs fois rebâtie sur ses ruines, étoit au lieu où est à présent ''Castel Giubiler'', à deux lieues au nord de Rome. <section end="FIDÈNE, ou FIDÈNES"/> <section begin="FIDICULE"/><nowiki /> FIDICULE. s. f. Terme d’Astronomie. ''{{lang|la|Fidicula}}''. C’est le nom d’une étoile de la Lyre. <section end="FIDICULE"/> <section begin="FIDIUS"/><nowiki /> ☞ FIDIUS. s. m. Dieu des Romains qui présidoit aux alliances & aux promesses ; en sorte que l’on juroit par le nom du Dieu ''Fidius'', en faisant une alliance, ou en donnant quelque parole. ''{{lang|la|Me dius Fidius}}'', en sous-entendant, ''{{lang|la|adjuvet}}''. C’étoit la formule de ce serment. Ainsi les Romains avoient un Dieu & une Déesse qui présidoient à la bonne foi, à la sûreté des engagemens & des promesses. Le nom de ''Fidius'', selon quelques-uns, vient du Latin ''{{lang|la|fides}}'', fidélité, bonne foi. Le Dieu ''Fidius'' étoit fils de Jupiter, & se nommoit ainsi, parce qu’il étoit le Dieu de la Bonne-Foi, de la Fidélité. Les Sabins l’honoroient avant les Romains ; & si l’on en croit Ovide, Fast. ''L.{{lié}}{{rom-maj|VI}}, {{v.|215}}'', c’est eux qui les premiers lui donnèrent un Temple, sur le Mont Quirinal. Le même Auteur dit que les Sabins lui donnoient trois noms, ''Sancus'', ou ''Sanctus, Fidius'', & ''Semus'', ou ''Semo''. Quelques-uns ajoutent qu’il étoit encore nommé Sabus, & Caton dit, que c’est de ce nom que les Sabins avoient pris leur nom ; mais il distingue Sabus de Sancus. Celui-ci étoit le père & l’autre le fils. Du reste, c’étoit, comme il paroît par ce fragment des Origines de Caton, un de leurs compatriotes que les Sabins avoient déifié. Une inscription trouvée à Rieti en Italie, l’appelle ''{{lang|la|Semipater}}'' & ''Sancus'', & porte {{sc|{{lang|la|Semipatri Sanco}}}}. On trouva à Rome dans le siècle passé une statue de ce Dieu, avec cette inscription {{sc|{{lang|la|Semoni deo Sanco Fid}}}}. Les Savans croient que la Statue que {{St.|Justin}} vit à Rome, & qu’il prit pour une Statue de Simon le Magicien, étoit quelque figure du Dieu ''Fidius'', semblable à celle-ci. Un marbre qui se voit encore à Rome, & qui a pour inscription, {{sc|{{lang|la|Simulacrum Fidei}}}}, représente ce Dieu, sous un ingénieux emblême. On y voit sous une espèce de pavillon l’Honneur à droite, sous la figure d’un homme fait ; la Vérité à gauche couronnée de laurier & donnant la main à l’Honneur : au milieu d’eux est l’Amour sous la figure d’un enfant, pour marquer, à mon sens, que le Dieu ''Fidius'', ou de la Bonne-Foi, n’est autre chose que l’amour de l’honneur & de la vérité. Denis d’Halicarnasse l’appelle {{lang|grc|Ζεύς Πίστος}}. ''Fidius'' a été dit comme ''{{lang|la|Fidei Deus}}''. D’autres croient qu’il vient de ''{{lang|la|Fides Diei}} ;'' quelques-uns que dans ''{{lang|la|Medius Fidius, Fidius}}'' est mis pour ''{{lang|la|filius}} ;'' de sorte que ''{{lang|la|Dius Fidius}}'' soit la même chose que {{lang|grc|Δίος}} ''{{lang|la|filius}}'', c’est-à-dire, fils de Jupiter, & que ''M'' est le {{lang|grc|μα}} des Grecs, particule qu’ils employoient dans les juremens, comme les Latins ''{{lang|la|per}} ;'' & que ce fils de Jupiter, par lequel on jure en prononçant ces mots est Hercule. ''Voyez'' Festus & Scaliger sur cet Auteur, le Léxique de Martinius, & Vossius, ''de Idolol. L.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, c.{{lié}}13'', où il parle de ce Dieu. Tarquin le Superbe bâtit un Temple à Rome à Jupiter ''Fidius'', & Spurius Posthumius le dédia. Voyez sur ce Dieu & sur ''Semo Sancus Fidius'', le premier Livre de Vossius, ''de Idolol. c.{{lié}}12 ;'' & le huitième Livre, ''c.{{lié}}13 ;'' & Struvius, ''Antiq. Rom. Synt. c.{{lié}}1, {{pg|125}} & suiv''. Le Dieu ''Fidius'' étoit aux Sabins, dit Lactance, ''L.{{lié}}1, c.{{lié}}11 ;'' ce qu’étoit Quirinus aux Romains. <section end="FIDIUS"/> <section begin="FIDOL, ou FIDOLE"/><nowiki /> FIDOL, ou FIDOLE. ''Voyez'' {{Tr6L|FALE}}. <section end="FIDOL, ou FIDOLE"/> <section begin="FIDONISI"/><nowiki /> FIDONISI. Presqu’Île des Tartares Nogais en Europe. On dit aussi ''Sidonisi, Fidonisa, Sidonisa ;'' anciennement ''{{lang|la|Achillea}}'', ou ''{{lang|la|Achillis cursus}}''. La presqu’Île de ''Fidonisi'' s’étend d’Orient en Occident, entre le Golfe de Négrépoli & l’embouchure du Boristhène. Elle a environ trente lieues de long, trois au plus de large ; & l’Isthme qui la joint à la terre ferme, n’est large que d’une lieue. <section end="FIDONISI"/> <section begin="FIDUCIAIRE"/><nowiki /> FIDUCIAIRE. adj. m. & f. Héritier ''Fiduciaire''. Celui qui est chargé par le défunt de remettre à quelqu’un une succession en tout, ou en partie. <section end="FIDUCIAIRE"/> <section begin="FIDUCIE"/><nowiki /> FIDUCIE. s. f. Terme de Palais, en usage sur-tout dans les pays du Droit écrit. La ''Fiducie'' approche beaucoup du ''Fidéicommis''. Cependant les Jurisconsultes y mettent de la différence. Si le délai de la remise de l’hérédité a été apposé plutôt en faveur du substitué que du grevé, & si le grevé doit remettre l’hérédité à un temps certain, comme à la puberté du substitué, ou à sa majorité, ou à son mariage, c’est alors une ''Fiducie :'' mais si la remise de l’hérédité paroît avoir été apposée plutôt en faveur du grevé que du substitué, & si le grevé ne doit remettre l’hérédité qu’au substitué, après son décès, en l’état qu’elle se trouvera, c’est un ''Fidéicommis'' qui porte une vraie institution d’héritier, & qui rend maître & propriétaire ; toutefois à la charge de remettre l’hérédité au substitué : en un mot, c’est un véritable héritier, grevé d’un ''Fidéicommis''. <section end="FIDUCIE"/> <section begin="FIDUCIEL"/><nowiki /> FIDUCIEL, ELLE. adj. Ligne ''fiducielle'', ou Ligne de foi. Terme d’Horlogerie. C’est la ligne de l’''alidade'', qui passe toujours par le centre de la graduation. Quand on ajoute, par exemple, une portion de cercle au bas d’une pendule, pour connoître les dégrés de vibrations, le point du repos s’appelle ''fiducielle''. Les Horlogers l’appellent ordinairement point perpendiculaire. ☞{{lié}}Ainsi ce mot se dit du point de la<section end="FIDUCIEL"/><noinclude> <references/></noinclude> laqw06ynfkyiwvy4w5zdpavzgjoe1ss Modèle:Utilisateur Wikiliens 10 4831883 15797689 15691369 2026-05-20T06:45:13Z Sicarov 121895 15797689 wikitext text/x-wiki {{BUtilisateur | couleur = #D0E9FF | img = Wikimedia_logo_family_complete-2025.svg | titre = [[w:Aide:Lien_interwiki|Wikiliens "{{{1|{{PAGENAME}}}}}"]] | texte = {{ColG| {{lié|[[{{{2|w}}}:Special:RandomRootpage/NS:0|{{{3|Wikipédia}}}]] [[{{{2|w}}}:Utilisateur:{{{1|{{PAGENAME}}}}}|• {{{2|w}}}]]}} {{lié|[[{{{4|s}}}:Special:RandomRootpage/NS:0|{{{5|Wikisource}}}]] [[{{{4|s}}}:Utilisateur:{{{1|{{PAGENAME}}}}}|• {{{4|s}}}]]}} {{lié|[[{{{6|wikt}}}:Special:RandomRootpage/NS:0|{{{7|Wiktionaire}}}]] [[{{{6|wikt}}}:Utilisateur:{{{1|{{PAGENAME}}}}}|• {{{6|wikt}}}]]}} }} {{ColD| {{lié|[[{{{8|c}}}:Special:RandomRootpage/NS:0|{{{9|Commons}}}]] [[{{{8|c}}}:Utilisateur:{{{1|{{PAGENAME}}}}}|• {{{8|c}}}]]}} {{lié|[[{{{10|d}}}:Special:RandomRootpage/NS:0|{{{11|Wikidata}}}]] [[{{{10|d}}}:Utilisateur:{{{1|{{PAGENAME}}}}}|• {{{10|d}}}]]}} {{lié|[[{{{12|w:nl}}}:Special:RandomRootpage/NS:0|{{{13|Wikipédia nl}}}]] [[{{{12|w:nl}}}:Utilisateur:{{{1|{{PAGENAME}}}}}|• {{{12|w:nl}}}]]}} }}}}<noinclude> [[Catégorie:Modèles de l'espace "Utilisateur"]][[Catégorie:Boîte utilisateur]][[Catégorie:Modèles interwiki]] {{Documentation}} </noinclude> cuskee2g201tc34gqaozxjaqytzthst Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale (2) 4 4835068 15797813 15743337 2026-05-20T09:30:29Z RenéLC 103438 /* Voir aussi */ 15797813 wikitext text/x-wiki [[Fichier:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028 009.jpg|vignette|Page d'''Un de la territoriale'', un manuscrit de Gaston Lavy richement illustré, portant sur son expérience de la Première Guerre mondiale.]] [http://www.lacontemporaine.fr/ La Contemporaine], — Bibliothèque, archives, musée des mondes contemporains, située à l’entrée du campus universitaire de [[:w:Université Paris-Nanterre|Paris Nanterre]] vous invite à participer à un second atelier Wikisource autour de de l’œuvre de [[:w:Gaston Lavy|Gaston Lavy]], ''[[:d:Q135188724|Un de la territoriale]]'', '''le samedi 6 juin 2026 de 13h30 à 19h'''. == Présentation détaillée == ''[[:d:Q135188724|Un de la territoriale]]'' est un manuscrit de 265 p. richement illustrées. Cette œuvre, débutée en 1920 a été poursuivie par Lavy sur une vingtaine d’années. Elle est restée inédite du vivant de son auteur, [[:w:Gaston Lavy|Gaston Lavy]] (1875-1949) et a été acquise par La Contemporaine au début des années 1980. En 2004, une édition fac-similée du document est parue sous la direction de l’historien [[w:Stéphane Audoin-Rouzeau|Stéphane Audoin-Rouzeau]], ''Ma grande guerre'', 2004, 336 p., Larousse, ISBN:978-2-03-505459-3. L’appareil critique de cet ouvrage est d’une aide précieuse pour comprendre le manuscrit, le parcours de son auteur, le contexte de sa production et de son acquisition par la Contemporaine ainsi que certains des termes employés. Deux exemplaires du fac-similé seront mis à disposition des participants à l’atelier. Une copie numérique du document original peut être consultée sur Commons : [[:c:Category:Un de la territoriale 1914-1918|Category:Un de la territoriale 1914-1918]] Fichiers Djvu importés (un pour chaque tome) : #[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part I) OR 4027.djvu]] #[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028.djvu]] #[[Livre:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part III) OR 4029.djvu]] == Quelques mots sur la Contemporaine et infos pratiques == La Contemporaine a obtenu en 2025 le [https://www.wikimedia.fr/label-culture-libre/institutions-labellisees/ label culture libre] qui confirme sa politique d’open content et de participation aux projets Wikimedia. Nous participons à Wikipedia, Commons et Wikidata et avons déjà organisé trois ateliers Wikipédia. Forts de cette expérience, nous souhaitons maintenant aussi nous investir dans Wikisource. === Venir à la Contemporaine === '''Adresse''' : 184, cours Nicole Dreyfus 92 000 Nanterre ([http://www.lacontemporaine.fr/informations-pratiques/horaires-et-acces#la-contemporaine voir plan]) La contemporaine est située à l'entrée du campus de l'[[:w:Université Paris-Nanterre|Université Paris Nanterre]]. Pour venir en transports publics : arrêt Nanterre-Université sur le RER A (branche Saint-Germain en Laye) ou la ligne L (au départ de Paris Saint-Lazare). L'atelier aura lieu en salle 3 à l'étage, accessible par escalier ou ascenseur depuis le hall d'entrée. [[Fichier:Handicapped Accessible sign.svg|Accessible aux personnes handicapées|link=Accessibilité aux personnes handicapées|{{{1|20px}}}]] L'ensemble du lieu est accessible aux personnes à mobilité réduite. === Programme === *Présentation de Gaston Lavy, de son œuvre et des sources portant sur la Première Guerre mondiale à la Contemporaine. *Récapitulatif du travail déjà effectué sur le manuscrit, des règles d’édition adoptées et définition des objectifs de la séance. *Atelier proprement dit. === Contact === Vous pouvez écrire à [[Utilisateur:RenéLC|RenéLC]] sur sa page de discussion ou bien écrire à contact{{@}}lacontemporaine.fr == Participant·e·s == # [[Utilisateur:Sukkoria|Sukkoria]] ([[Discussion utilisateur:Sukkoria|d]]) 25 mars 2026 à 11:03 (UTC) (80% de probabilité de participation) # [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 25 mars 2026 à 20:48 (UTC) # [[Utilisateur:RenéLC|RenéLC]] ([[Discussion utilisateur:RenéLC|d]]) 3 avril 2026 à 09:55 (UTC) (contactez moi si vous voulez des infos supplémentaires sur l’atelier) # [[Utilisateur:FreeCorp|FreeCorp]] ([[Discussion utilisateur:FreeCorp|d]]) 17 avril 2026 à 05:09 (UTC) == Résultats == == Pages d’aide == * [https://ledeuxiemetexte.frama.space/s/jbDJjs2snRkbmnn Diaporama de présentation générale de Wikisource], [https://indymotion.fr/w/37aPgBzfy8b2sAZDnykkzT vidéo de présentation] (20 min) et [https://indymotion.fr/a/ledeuxiemetexte/videos vidéos d'approfondissement]. Trois excellents supports de l’association Le deuxième texte pour commencer à éditer Wikisource. *[[Aide:Transcription]] *[[Aide:Guide typographique]] *[[Aide:Manuscrit]] *[[Aide:Insérer une image]] == Voir aussi == Ateliers de contribution à Wikisource déjà organisés par La Contemporaine : *'''[[Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale|''Un de la territoriale'']]''' (24/01/2026) *[[Wikisource:La Contemporaine/Gabrielle Duchêne|Gabrielle Duchêne]] (14/03/2026) Ateliers de contribution à Wikipedia déjà organisés par La Contemporaine : * [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Femmes résistantes|Femmes résistantes]] (15/10/2022) * [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Deuxième vague féministe|Deuxième vague féministe]] (17/06/2023) * [[w:Projet:Les sans pagEs/La Contemporaine/Deuxième vague féministe 2|Deuxième vague féministe 2]] (09/12/2023) [[Catégorie:Projets de Wikisource]] l9oflzjjsa4iglxds1fizeegey967bj Page:Code gourmand - 1923.pdf/13 104 4840462 15797840 15712593 2026-05-20T10:28:41Z Bertille 15499 /* Corrigée */ 15797840 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{Numérotation|PRÉFACE||9}}</noinclude>''été confiée la charge d’{{corr|amphytrion|amphitryon}} national.'' ''Les douze Codes d’Horace Raisson ne coûtèrent que quelques flacons d’encre et pas une seule goutte de sang. Dans ces petits livres, l’écrivain sut mettre l’inextinguible flamme que tous les autres réunis ne surent pas allumer dans leurs vastes et pesants in-quarto. Et tandis que ces derniers passaient à l’état de sombres et poudreux documents historiques, bons tout au plus à meubler de froides salles d’archives, Raisson avait su insuffler aux siens la vie et une jeunesse éternelles, faites de sourire et de joyeuse fantaisie.'' ''C’est pourquoi ils devaient nous être rendus. Et l’éditeur Figuière en accomplissant un acte pieux, ne peut manquer d’avoir la faveur du public contemporain, plus encore peut-être que Raisson n’obtint celle du public de son temps.'' ''Interrogé par une lectrice, Aubault de la Haulte Chambre a déclaré que Raisson avait dû être galant. À n’en point douter, il fut gourmand aussi. Il vivait d’ailleurs à l’époque où Vénus faisait bon ménage avec Comus et où on lisait beaucoup le'' Journal des Gourmands et des Belles. ''N’y a-t-il pas toujours eu, d’ailleurs, liaison intime entre les choses de l’amour et celles de la gastronomie ?<noinclude> <references/></noinclude> h4x61jave63zr5a1xzq6srrzldjiszh Page:Code gourmand - 1923.pdf/14 104 4842416 15797844 15716670 2026-05-20T10:32:13Z Bertille 15499 /* Corrigée */ 15797844 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|10|PRÉFACE}}</noinclude>''Dans tous les ouvrages de Raisson qui sont les proches parents de ce Code, on voit, quand on sait lire entre les lignes, qu’il s’y connaissait en bonnes choses et qu’il savait les apprécier.'' ''Cela se sent, aussi, tout comme dans les œuvres de Grimod de la Reynière, qui les a vécues et trouvait que ce n’était pas trop cher de payer dix mille francs un bon plat de cochon.'' ''Dès le début du siècle, Grimod de la Reynière avait défriché les terrains et tracé les grandes voies gourmandes. Nous voyons en Horace Raisson un de ses disciples les plus purs. Pendant qu’il va mourir lentement dans son castel de Villiers-sur-Orge, au sein d’abondants et gais repas, mais sans avoir le courage de reprendre sa plume et de la tenir à la hauteur de sa fourchette, Raisson publie en 1825 et 1826 l''’Almanach des Gourmands, ''dont le gentilhomme campagnard a laissé tomber le titre sans pouvoir parvenir à le relever.'' ''Raisson arrive parfois à sa fantaisie et à sa truculence. Mais il a connu des règles d’esprit plus sévères. L’ingénieur n’est pas mort avant notre Ali-Bab, il fut l’Ali-Bab du dix-neuvième siècle.'' ''Il fut certainement un gourmand sage et raisonné, exquis entre les plus exquis. Je me le représente fort bien à une table {{tiret|fleu|rie}}''<noinclude> <references/></noinclude> 6zx3itywjg5okqphunvbi1o71rjsbr1 15797855 15797844 2026-05-20T10:46:07Z Bertille 15499 15797855 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|10|PRÉFACE}}</noinclude><nowiki/> ''Dans tous les ouvrages de Raisson qui sont les proches parents de ce Code, on voit, quand on sait lire entre les lignes, qu’il s’y connaissait en bonnes choses et qu’il savait les apprécier.'' ''Cela se sent, aussi, tout comme dans les œuvres de Grimod de la Reynière, qui les a vécues et trouvait que ce n’était pas trop cher de payer dix mille francs un bon plat de cochon.'' ''Dès le début du siècle, Grimod de la Reynière avait défriché les terrains et tracé les grandes voies gourmandes. Nous voyons en Horace Raisson un de ses disciples les plus purs. Pendant qu’il va mourir lentement dans son castel de Villiers-sur-Orge, au sein d’abondants et gais repas, mais sans avoir le courage de reprendre sa plume et de la tenir à la hauteur de sa fourchette, Raisson publie en 1825 et 1826 l''’Almanach des Gourmands, ''dont le gentilhomme campagnard a laissé tomber le titre sans pouvoir parvenir à le relever.'' ''Raisson arrive parfois à sa fantaisie et à sa truculence. Mais il a connu des règles d’esprit plus sévères. L’ingénieur n’est pas mort avant notre Ali-Bab, il fut l’Ali-Bab du dix-neuvième siècle.'' ''Il fut certainement un gourmand sage et raisonné, exquis entre les plus exquis. Je me le représente fort bien à une table {{tiret|fleu|rie}}''<noinclude> <references/></noinclude> tvyis9komgtbhn3h2q77xcflf3t6coy Page:Code gourmand - 1923.pdf/15 104 4846566 15797847 15726022 2026-05-20T10:35:12Z Bertille 15499 /* Corrigée */ 15797847 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{Numérotation|PRÉFACE||11}}</noinclude>''{{tiret2|fleu|rie}}, sous des lustres étincelants, entres des amis souriants et spirituels, mais sans pétulance excessive.'' ''Ses livres sont écrits avec une sorte de tendresse passionnée. La bonne humeur qui les assaisonne n’indique pas un écrivain connaissant l’alourdissement des digestions difficiles.'' ''Il ne m’a pas été encore donné de lire le roman historique en quatre volumes qu’il a consacré à Marie Stuart, mais je suis persuadé que le romancier a {{corr|du|dû}} devenir amoureux de son héroïne, comme il s’éprend de tous les sujets qu’il traite et qu’il embellit, et qu’il a paré la malheureuse reine d’Écosse des plus belles couleurs de la poésie.'' ''Horace Raisson me paraît avoir réalisé le type de l’écrivain qui sait joindre l’agréable au solide et dont le « charme » voile à peine la réelle valeur.'' ''Il dut connaître à peu près toutes choses, puisqu’il lui a été possible de légiférer sur tout. Ses Codes ne connaissent pas plus les gendarmes que les sergents de ville et ne laissent voir à l’horizon ni prison ni guillotine. Ils seront toujours aimés et respectés par les gens qui veulent vivre et savent bien vivre.'' ''Le'' Code gourmand ''nous gouverne avec de bons mots et de bons mets, des mets fins et choisis, délicats et préparés avec amour.''<noinclude> <references/></noinclude> fr4zthrof6bthkti9er9d5b3f7yg4fv Page:Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906).djvu/95 104 4849007 15797218 15788839 2026-05-19T13:35:27Z Olivier LPB 36880 /* Validée */ 15797218 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Olivier LPB" />{{Nr|78|ARMORIAL DES PRÉLATS}}</noinclude>d’argent{{Img float | style = | above = | file = Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906) (page 95 crop1).jpg | width = 120px | align = right }} rangées en fasces, qui est de Pellerin. — En 1802 ses initiales (voir ci-avant). — Sous l’Empire le {{2e}} quartier était des barons-évêques. Plusieurs de ses sceaux à impression (même un de ses ''ex-libris'', que nous donnons, gravé par lui avant la Révolution) portent par erreur un champ de ''sinople'' ou un ''palmier''. {{Sc|DE GUALY (SAINT-ROME) (Joseph-Julien)}},{{Img float | style = | above = | file = Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906) (page 95 crop2).jpg | width = 100px | align = left }} né à Milhau le {{1er}} juin 1765, préconisé en 1824, décédé le 6 octobre 1847. {{Sc|Armes.}} — D’or à la bande d’azur chargée de 3 quintefeuilles (''le scel à impression, reproduit ci-contre, donné des'' roses ''et les losanges de'' pourpre) d’argent, accompagné de 10 losanges de sable en bande, 5 en chef 2 et 3, 5 en pointe 3 et 2. [[w:Henri de Bonnechose|{{Sc|DE BONNE CHOSE (DE BOISMORAND) (Henri-Marie-Gaston)}}]]. Né à Paris le 30 mai 1800,{{Img float | style = | above = | file = Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906) (page 95 crop3).jpg | width = 150px | align = right }} il fut sacré à Rome le 30 janvier 1848, transféré à Évreux par préconisation du 23 mars, ''aliàs'' mai 1855, et nommé archevêque de Rouen par décret du 21 février 1858 ; il est mort le 27, ''aliàs'' 28 et 29, octobre 1883 à Rouen. Il fut avocat général à la cour de Besançon, sénateur, commandeur de la Légion d’honneur et cardinal le 21 décembre 1863. {{Sc|Armes.}} — D’argent à 3 têtes de mores de sable (''quelquefois'' de carnation). {{Sc|Devise.}} — ''{{langue|la|Fide ac virtute}}''. {{Sc|Biog.}} — ''Vie du cardinal de Bonnechose'', par Mgr Bessou. Paris, 1887. [[w:François-Alexandre Roullet de La Bouillerie|{{Sc|ROULLET DE LA BOUILLERIE (François-Alexandre)}}]]. Il naquit à Paris le {{1er}} ou le 10 mars 1810, y fut{{Img float | style = | above = | file = Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906) (page 95 crop4).jpg | width = 100px | align = left }} sacré le 20 mai 1855, et promu archevêque titulaire de Perga, le 21 mars 1873, pour être coadjuteur, a Bordeaux, du cardinal Donnet{{Img float | style = | above = | file = Aymar de Saint-Saud - Armorial des prélats français du XIXe siècle (1906) (page 95 crop5).jpg | width = 200px | align = right }} ; mais il mourut avant lui, dans cette ville, le 8 juillet 1882. Il était chevalier de la Légion d’honneur. {{Sc|Armes.}} — De gueules au chevron d’argent surmonté d’un croissant du même, et accompagné de 3 pommes de pin d’or. {{Sc|Sceau.}} — {{Corr|A|À}} Carcassonne le prélat se servait d’un sceau de forme ronde, représentant saint François d’Assise, son patron, et<noinclude> <references/></noinclude> bwf5f1nzgyl6cpm37ile98r6b98sns2 Corot (Moreau-Nélaton) 0 4854134 15797295 15741596 2026-05-19T14:25:03Z Favete linguistis 129184 15797295 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|25%}} <pages index="Moreau-Nélaton - Corot, Laurens.djvu" /> [[Catégorie:Les Grands Artistes]] 4du3yvjs0cah6ohd8p1es798nqq95wd Page:Malassez - Histoire d’un dictionnaire latin, 1905.pdf/140 104 4857365 15797587 15765108 2026-05-19T21:17:59Z Frédéric-FR 45409 tiret 15797587 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="DMontagne en résidence" />{{nr||HISTOIRE D’UN DICTIONNAIRE LATIN|135}}</noinclude>Genève étant le point d’attache du vieux colporteur, c’est là que nous mena l’étudiant. <noinclude>{{IllustPP|img=Malassez - Histoire d’un dictionnaire latin, 1905 (page 140 crop).jpg|taille=400px|txt=« Où avez-vous eu ce livre, jeune homme ? »}}</noinclude> Il nous examina tous avec soin ; la plupart des livres, mes compagnons, étaient suisses d’origine. De chacun d’eux il aurait pu dire l’histoire : tous avaient passé entre ses mains. Sur chacun d’eux, le vieux marchand remarquait les nouvelles {{tiret|déprécia|tions}}<noinclude> <references/></noinclude> h7hgf5k4f2w8w54bvnbiqq69ng0tfbb Page:Malassez - Histoire d’un dictionnaire latin, 1905.pdf/141 104 4857366 15797586 15762866 2026-05-19T21:17:26Z Frédéric-FR 45409 tiret ; ponctuation 15797586 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" />{{nr|136|HISTOIRE D’UN DICTIONNAIRE LATIN}}</noinclude>{{tiret2|déprécia|tions}} subies : pages froissés, taches d’encre, etc. Mon tour vint ; il me soupesa, me retourna dans tous les sens. « Connais pas, fit-il enfin. C’est étrange, car je les connais tous, les dictionnaires latins qui voyagent en Suisse. Édité à Paris, celui-là… très fatigué… pour son âge… « Où avez-vous eu ce livre, jeune homme ? dit l’oncle Moser, avec la familiarité dont il usait avec sa clientèle de jeunes gens. <includeonly>{{IllustPP|img=Malassez - Histoire d’un dictionnaire latin, 1905 (page 140 crop).jpg|taille=400px|txt=« Où avez-vous eu ce livre, jeune homme ? »}}</includeonly> — Devinez, oncle Moser, lui répondit non moins familièrement l’étudiant ; devinez son histoire… C’est le fameux dictionnaire de « l’École du plein air ». C’est lui qui a exécuté le plongeon… C’est lui qui a fait découvrir le prétendu assassin. Voici la place où était l’étiquette rouge, enlevée par le « Chaudron ». Voici les prétendues taches de sang ; … du rouge d’aniline… — Ah ! vraiment, dit l’oncle Moser, enchanté au fond d’avoir en moi un sujet de marque. Ce que je ne m’explique pas toutefois, c’est le bord roussi des feuilles ; on dirait qu’il a passé par un incendie ? — Vous avez deviné juste. Le pauvre bouquin a échappé aux flammes d’un incendie, non sans se griller le bout des ailes… » Le vieux marchand m’acheta pour presque rien, après avoir déprécié mes mérites tant qu’il put. Je me séparai de l’étudiant avec indifférence :<noinclude> <references/></noinclude> 9zudrti47jfm5t7ltdz5ktq5omfxftc Page:Malassez - Histoire d’un dictionnaire latin, 1905.pdf/144 104 4857370 15797592 15762859 2026-05-19T21:23:52Z Frédéric-FR 45409 ponctuation 15797592 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="FreeCorp" /></noinclude><nowiki/> {{il|5em}} {{t2|{{t|PÉRIL SUR PÉRIL|70}}|{{rom-maj|XVIII}}}} {{il}} Mon Anglais, un vrai lord, voyageait en Suisse, et de là retournait en Sicile y habiter un très beau château qu’il avait délaissé depuis plusieurs années. C’est là qu’il comptait exposer les nouvelles pièces de sa collection, acquises pendant sa dernière promenade à travers l’Europe. Dans la malle où milord me plaça, j’étais en étrange compagnie, tous objets ayant un passé dramatique : les uns ayant servi à faire retrouver un assassin ou sa victime ; les autres à égarer la justice sur de fausses pistes… Ici, un couteau encore taché de sang (du vrai sang, celui-là) ; plus loin, une tasse où restait encore un peu de café empoisonné ; là, des lettres ou des bijoux révélateurs ; une mèche de cheveux arrachée à des mains crispées. Mon cœur se serrait en telle société.<noinclude> <references/></noinclude> efbxapnw98pihkemzfclsf3viiow69h Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/5 104 4861625 15797650 15796213 2026-05-20T00:31:12Z Psephos 145984 15797650 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/> {{c|'''LE DÉSERTEUR'''|fs=200%|sp=2px}} {{c|''DRAME''|fs=175%|m=1rem|sp=1px}} {{c|en Trois Actes|fs=200%|mb=2rem|sp=1px}} {{t3|'''OUVERTURE'''|mb=2.5rem|sp=0.1em}} <score sound raw> % PREMIERS VIOLONS violonsA = { \partial 4 a8[\pp a] | d4. e8 fis4 e\trill | d a b\trill a | d4. e8 fis4 e\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e'4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | % p 2 d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( g,) g' e] d4 cis^+ | d2 \appoggiatura cis8\p b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a4 a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 e'4. d8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8[ b] a4 g | \appoggiatura a8 g4 fis fis'4. e8 | \appoggiatura e8 d4 d8[ cis] b4 a | \appoggiatura a8 gis2 b4 c8[ a] | b2 e4. d8 | \appoggiatura d8 c4 b a' e | % p 3 \appoggiatura g8 fis4 e8[ d] cis4 b^+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | d'4. e8 fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % p 4 \key d\minor d,16[\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 \repeat tremolo 8 d16 | d4~\f d8[ f16 a] d,4~ d8[ a'16 d] | d,4~ d8[ d'16 f] d,4~ d8[ f'16 a] | bes16[ bes bes bes] bes[ bes bes bes] \repeat tremolo 8 bes16 | \repeat tremolo 8 bes16 bes4-! r4 | r8 d,,8[_(\p cis d] ees)[_( d cis d)] | cis'16[\f cis cis cis] e[ e e e] g4-! r4 | r8 d,8[_(\p cis d] ees)[_( d cis d)] | d'16[\f d d d] f[ f f f] a4-! r4 | r8 a4 g f e8~ | e f4 e d cis8~ | % p 5 cis a4 g f e8~ | e f4 e d cis8 | a8.[ cis16]( e4) a,8.[ d16]( f4) | a,8.[ e'16]( g4) a,8.[ f'16]( a4) | a,2 r2 | \clef treble \time 6/8 R1*6/8^\markup\italic\large{Pastorelle} | \repeat unfold 14 {R1*6/8} % p 6 \time 4/4 f'1\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} | aes | b16[\f b b b] \repeat tremolo 4 b16 \repeat tremolo 8 b16 | \repeat tremolo 8 f'16 aes16[ aes aes aes] \repeat tremolo 4 f16 | e16[ e c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c e e] g[ g e e] | f[ f c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c f f] aes[ aes f f] | d[ d bes bes] \repeat tremolo 4 bes16 bes16[ bes d d] f[ f d d] | ees[ ees bes bes] \repeat tremolo 4 bes16 bes16[ bes ees ees] g[ g ees ees] | c[ c aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes c c] e[ e c c] | d[ d aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes d d] f[ f d d] | b8[ g'^\(_\p fis g] aes[ g fis g] | fis4\) a16[\f a a a] c4-! r4 | % p 7 r8 f,8[\p^( e f] g)[^( f e f] | e4) g16[\f g g g] c4-! r4 | <e,, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ gis'16 gis] b[ b gis gis] | <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 <e c'>8[ a'16 a] c[ c a a] | <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ gis'16 gis] b[ b gis gis] | <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 <e c'>8[ a'16 a] c[ c a a] | <e, b' gis'>4 <e c' a'>4 <e b' gis'>4 <e c' a'>4 | <e b' gis'>2 r2 | a,16[\p a a a] a[ a a a] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 a16} | a4~\f a8[ c16 e] a,4~ a8[ e'16 a] | a,4~ a8[ a'16 c] a,4~ a8[ c'16 e] | f[ f f f] \repeat tremolo 4 f16 \repeat tremolo 8 f16 | \repeat tremolo 8 f16 f4-! r4 | % p 8 r8 a,,8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 gis'16\f \repeat tremolo 4 b16 d4-! r4 | r8 a,8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 a'16\f \repeat tremolo 4 c16 e4-! r4 | r8 e'4 d c b8~ | b c4 b a gis8~ | gis e4 d c b8~ | b c4 b a gis8 | e8.[ gis16]( b4) e,8.[ a16]( c4) | e,8.[ b'16]( d4) e,8.[ c'16]( e4) | e,2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*6/8} % p 9 [...] R1*6/8\fermata a'1\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} | ees | fis16[\f fis fis fis] \repeat tremolo 4 fis16 \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 c16 \repeat tremolo 4 ees16 \repeat tremolo 4 c16 | b16[ b g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g b b] d[ d b b] | c[ c g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g c c] ees[ ees c c] | a[ a f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f a a] c[ c a a] | % p 10 bes[ bes f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f bes bes] d[ d bes bes] | g[ g ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees g g] bes[ bes g g] | a[ a ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees a a] c[ c a a] | gis8[\p( d cis d] ees[ d c d]) | cis4 e16[\f e e e] g4-! r4 | r8 c,8[^(\p b c] d)[( c b c] | b4) d16[\f d d d] g4-! r4 | <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 <d a'>8[ fis'16 fis] a[ a fis fis] | <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 <d bes'>8[ g'16 g] bes[ bes g g] | <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 <d a'>8[ fis'16 fis] a[ a fis fis] | <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 <d bes'>8[ g'16 g] bes[ bes g g] | % p 11 <d, a' fis'>4 <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> | <d a' fis'>2 r2 | r8 bes''16[-!\ff bes]-! bes8[-!_\markup\italic{et detachés} bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 bes16 } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,,16[\f bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | r2^\markup\italic\large{All.º Marqués} a4\ff a8.[_\markup\italic{et marqués} a16] | a2 cis4 8.[ 16] | % p 12 cis2 e4 8.[ 16] | e2 a4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | 2^+ 4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | a1~^+ | a~^+ | a2^+ r4\fermata a,8[ a] | \time 2/2 \key d \major d4.^\p_\markup\italic\large{Allegretto Soutenato} e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | % p 13 d4. e8 fis4 e^\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis8[ b,] g'[ e] d4 cis^\trill | d2 \appoggiatura cis8\p b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a4 a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 e'4. d8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8[ b] a4 g | \appoggiatura a8 g4 fis fis'4. e8 | \appoggiatura e8 d4 d8[ cis] b4 a | \appoggiatura a8 gis2 b4 c8[ a] | % p 14 b2 e4. d8 | \appoggiatura d8 c4^+ b a' e | \appoggiatura g8 fis4 e8[ d] cis4 d^+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | d'4. e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4.-! e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | d8.[ d16] d'16[ cis b a] d[ cis b a] d[ cis b a] | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'[ a g fis]} | % p 15 g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] fis4 e^+ | d8.[ d16] \repeat unfold 3 {d'[ cis b a]} | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'16[ a g fis]} | g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] fis4 e^+ | d4 a'8[ d] <d,, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d,, a' fis'>4 4 | 4 a'8[ d] <a, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d, fis a>4 4 | 2 r4 } % SECONDS VIOLONS violonsB = { a8[\pp g] | fis4. g8 a4 g_\trill | fis fis g_\trill fis | fis4. g8 a4 g_\trill | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | % violon2 p 2 fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis,_+ g fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 \appoggiatura a'8\p g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 fis2 a4 e~ | e2 e8 a,4 a8~ | a2 b'4 fis~ | fis2 fis8 b,4 b8~ | b2 gis'4 a8[ fis] | gis2 c4. b8 | \appoggiatura b8 a4_+ gis e' \appoggiatura d8 cis4 | % violon2 p 3 a4. b8 a4 gis_+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | fis4. g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 g4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ | % violon2 p 4 \key d \minor d16[\p d d d] d[ d d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 d16} | d4~\f d8[ d16 f] d4~ d8[ f16 a] | d,4~ d8[ a'16 d] d,4~ d8[ d'16 f] | g16[ g g g] g[ g g g] \repeat unfold 2 {\repeat tremolo 8 g16} g4-! r4 | r8 d,[(\p cis d] ees)[( d cis d]) | g16[\f g g g] e[ e e e] cis4-! r4 | r8 d8[(\p cis d] ees)[( d cis d]) | a'16[\f a a a] f[ f f f] d4-! r4 | r8 f'4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ | % p 5 e8 a4 % unis g f e8~ | e f4 e d cis8 |% fin unis a8.[ a16]( cis4) a8.[ a16]( d4) | a8.[ cis16]( e4) a,8.[ d16]( f4) | a,2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 15 {R1*3/4} | % violon2 p 6 \time 4/4 R1 | f'1\p | \repeat tremolo 8 aes16\f \repeat tremolo 8 aes16 | \repeat tremolo 8 d16 \repeat tremolo 4 f16 \repeat tremolo 4 d16 | g,16[ g e e] \repeat tremolo 4 e16 e16[ e c' c] e[ e c c] | c[ c aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes c c] f[ f c c] | f,[ f d d] \repeat tremolo 4 d16 d16[ d bes' bes] d[ d bes bes] | bes[ bes g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g bes bes] ees[ ees bes bes] | ees,[ ees c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c aes' aes] c[ c aes aes] | aes[ aes f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f aes aes] d[ d aes aes] | d,4 b'2\p b4( | c) c16[\f c c c] fis4-! r4 | % violon2 p 7 g,4 d'2\p d4( | c) e16[\f e e e] g4-! r4 | <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ b'16 b] d[ d b b] | % unis <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 % fin unis <e c'>8[ c'16 c] e[ e c c] | % unis <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 % fin unis <e b'>8[ b'16 b] d[ d b b] | % unis <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 % fin unis <e c'>8[ c'16 c] e[ e c c] | <e, b' gis'>4 <e c' a'> <e b' gis'> <e c' a'> | % fin unis <e b' gis'>2 <<{\voiceOne r2}\new Voice{\voiceTwo r2}\new Voice{\voiceFour r2}>>\oneVoice | a,16[\p a a a] a[ a a a] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 a16} | a4~\f a8[ a16 c] a4~ a8[ c16 e] | a,4~ a8[ e'16 a] a,4~ a8[ a'16 c] | \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 d16} d4-! r4 | % violon2 p 8 % unis r8 a,8[^\( gis a] bes[ a gis a]\) |% fin unis \repeat tremolo 4 d16\f \repeat tremolo 4 b16 gis4-! r4 |% unis r8 bes8[\p^\( gis a] bes[ a gis a]\) |% fin unis \repeat tremolo 4 e'16\f \repeat tremolo 4 c16 a4-! r4 | r8 c''4 b a gis8~ | gis e4 d c b8~ | b e4 %unis d c b8~ | b c4 b a gis8 |%fin unis e8.[ e16]( gis4) e8.[ e16]( a4) | e8.[ gis16]( b4) e,8.[ a16]( c4) | e,2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*6/8} % violon2 p 9 [...] R1*6/8\fermata | \time 4/4 R1 | a1\p | \repeat tremolo 8 ees'16\f \repeat tremolo 8 ees16 | \repeat tremolo 8 a16 \repeat tremolo 4 c16 \repeat tremolo 4 a16 | d,16[ d b b] \repeat tremolo 4 b16 b16[ b g' g] b[ b g g] | g[ g ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees g g] c[ c g g] | c,[ c a a] \repeat tremolo 4 a16 a16[ a f' f] a[ a f f] | % violon2 p 10 f16[ f d d] \repeat tremolo 4 d16 d16[ d f f] bes[ bes f f] | bes,[ bes g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g ees' ees] g[ g ees ees] | ees[ ees c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c ees ees] a[ a ees ees] | a,4 fis2\p fis4( | g) g16[\f g g g] cis4-! r4 | d,4 a'2\p a4( | g) b16[\f b b b] d4-! r4 | % unis <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 % fin unis <d a'>8[ a'16 a] c[ c a a] | % unis <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 % fin unis <e bes'>8 bes'16 bes] d[ d bes bes] |% unis <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 % fin unis <d a'>8[ a'16 a] c[ c a a] | % unis <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 % fin unis <e bes'>8 bes'16 bes] d[ d bes bes] | % violon2 p 11 % unis <d, a' fis'>4 <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> | <d a' fis'>2 r2 | r8 bes''16[-!\ff bes]-! bes8[-!_\markup\italic{et detachés} bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 bes16 } | % fin unis bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 % unis g,,16[\f bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | % fin unis f2 r2 | R1 | r2 cis4 8.[ 16] | cis2 e4 8.[ 16] | % violon2 p 12 e2 cis'4 8.[ 16] | \repeat unfold 2 { cis2 4 8.[ 16] | e4 cis8.[ 16] e4 cis8.[ 16] } | cis1~^+ | cis~^+ | cis2^+ r4\fermata a8[ g] | \time 2/2 \key d \major fis4.\p g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | % violon2 p 13 fis4. d'8 d4 cis\trill | d2 a4 a4~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura g8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 \appoggiatura a'8\p g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 a4 e~ | e2 e8 a,4 a8~ | a2 b'4 fis4~ | 2 8 b,4 8~ | 2 gis'4 a8[ fis] | % violon2 p 14 gis2 c4. b8 | a4_+ gis e' \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura b8 a4. b8 a4 gis4_+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | fis4. g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4.-! d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ | d8.[ d'16] %unis d'16[ cis b a] d[ cis b a] d[ cis b a] | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'[ a g fis]} | % violon2 p 15 g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] %fin unis d4 cis^+ | % unis d8.[ d16] \repeat unfold 3 {d'[ cis b a]} | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'16[ a g fis]} | g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] d4 cis^+ | % unis d4 a'8[ d] <d,, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d,, a' fis'>4 4 | 4 a'8[ d] <a, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d, fis a>4 4 | % fin unis 2 r4 } % PREMIERS HAUTBOIS hautboisA = { r4 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ a] % p 2 d4.\ff e8 %unisson fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( g,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} % p 3 \repeat unfold 9 {R1} | r2 r4 a8[ a] | d4.\ff e8 %unisson fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson % p 4 \key d \minor d2\p r2 | R1 | f,4~ f8.[ a16] a4~ a8.[ d16] | d4~ d8.[ f16] f4~ f8.[ a16] | bes1~ | bes2 bes4-! r4 | R1 | cis,4-!\f e-! g-! r4 | R1 | d4-!\f f-! a-! r4 | r8 a4 g f e8~ | e f4 e d cis8~ | % p 5 cis r8 r4 r2 | R1 | e2 f | g f | e r2 | \clef treble \time 6/8 d4.~^\markup\italic{dolcé}_\markup\italic{solo} d4 cis8^+ | d4 e8 \appoggiatura g8 f4 e8 | \appoggiatura e8 d4 cis8 \appoggiatura cis8 d4.~ | d4 e8 \appoggiatura g8 f4 e8 | \appoggiatura e8 d4 cis8 \appoggiatura cis8 d4 d8 | bes'4( g8) r4 d8 | a'4( f8) r4 d8 | bes'4( g8) r4 d8 | a'4( f8) r4 a8 | a8[( g) f] f[( e) d] | d[( cis) e] e[( d) f] | f[( e) g] f[( e) d] | d[( cis) e] e[( d) f] | f[( e) g] f[( e) d] | a'2.\fermata | % p 6 \time 4/4 R1 | R1 | R1 | R1 | e1\f | f | d | ees | c | d | b4 r4 r2 | r4 a'4-!\f c-! r4 | % p 7 R1 | r4 g4\f c-! r4 | gis1 | a | gis | a |\break gis4 a gis a | gis2 r2 | R1 | R1 | e,4~\f e8.[ a16] a4~ a8.[ c16] | a4~ a8.[ c16] c4~ c8.[ e16] | f1~ | f2 f4-! r4 |\break % p 8 R1 | gis,4-! b-! d-! r4 | R1 | a4-!\f c-! e-! r4 | r8 e'4 % unisson d c b8~ | b c4 b a gis8~ | % fin unisson gis r8 r4 r2 |\break R1 | b2 c | d c | b r2 | \time 6/8 a,4.~^\markup\italic{Solo}_\markup\italic{dolcé} a4 gis8_+ | a4 b8 \appoggiatura d8 c4 b8 | \appoggiatura b8 a4 gis8 \appoggiatura gis8 a4.~ | a4 b8 \appoggiatura d8 c4 b8 |\break % p 9 \appoggiatura b8 a4 gis8 \appoggiatura gis8 a4 a8 | f'4( d8) r4 a8 | e'4( c8) r4 a8 | f'4( d8) r4 a8 | e'4( c8) r4 e8 | e8[( d) c] c[( b) a] | a[( gis) b] b[( a) c] | c[( b) d] c[( b) a] | a[( gis) b] b[( a) c] | c[( b) d] c[( b) a] | \grace d8 e2.\fermata |\break \time 4/4 R1 | R1 | R1 | R1 | b'1\f | c | a |\break % p 10 bes | g | a | fis4 r4 r2 | r4 e4-!\f g-! r4 |\break R1 | r4 d4-!\f g-! r4 | fis1 | g | fis | g |\break % p 11 fis4 g fis g | fis2 r2 | r8 bes16[ bes] % unisson bes8[-!\ff bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 8 bes16} | % fin unisson bes4-! r4 r2 | g2.(\p g8[ e])( e2) r2 |\break R1 | e2.\p( e8[ cis])( | cis2) r2 | r2 a'2(\p | gis1) | g | r2 g2( | fis1) | f | R1 | R1 | r2 a,4\ff a8.[ a16] | a2 cis4 cis8.[ cis16] |\break % p 12 cis2 % unisson e4 e8.[ e16] | e2 a4 a8.[ a16] | cis4 a8.[ a16] cis4 a8.[ a16] | a2^+ 4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | a1~^+ | a~^+ | % fin unisson a2^+ r2\fermata |\break \key d\major \time 2/2 \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a,8[ a] | d4.\ff e8 % unisson fis4 e4^+ | d4 a b_+ a | \break % p 13 d4. e8 fis4 e4\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis8[ b,] g'[ e] d4 cis\trill | % fin unisson d2 r2 | R1 | R1 | R1 | R1 |\break \repeat unfold 8 {R1} \break % p 14 \repeat unfold 11 {R1} | r2 r4 a8[ a] |\break d4.\ff e8 % unisson fis4 e^+ | d a \once\stemUp b_+ a | d4.-! e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson d4 d'2 d4 | b b2 b4 |\break % p 15 g4 g2 g4~ | g2 a~ | a4 g fis e^+ | d d'2 d4 | b4 b~ \bar "" \break b b | g g2 g4~ | g2 a~ | a4 g fis e^+ | d2 fis4 fis | fis2 4 4 | 2 d4 4 | 2 4 4 | 2 r4 \bar ".." } % SECONDS HAUTBOIS hautboisB = { r4 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ g] % bois2 p 2 fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis,_+ g fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 r2 | \repeat unfold 23 {R1} % bois2 p 3 r2 r4 a'8[ g] | fis4.\ff d'8 %unis d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |%fin unis % bois2 p 4 \key d \minor d2\p r2 | R1 | d4~\f d8.[ f16] f4~ f8.[ a16] | a4~ a8.[ d16] d4~ d8.[ f16] | g1~ | g2 g4-! r4 | R1 | a,4-!\f cis-! e-! r4 | R1 | a,4-!\f d-! f-! r4 | r8 f4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ | % bois2 p 5 e r8 r4 r2 | R1 | cis'2 d | e d | cis r2 | \time 6/8 a2.~_\markup\italic\small"dolcé" | a~ | a~ | a~ | a | r4 r8 f'4 r8 | r4 r8 d4 r8 | r4 r8 f4 r8 | r4 r8 d4 r8 | a2.~ | a~ | a~ | a~ | a~ | a\fermata | % bois2 p 6 \time 4/4 R1 | R1 | R1 | R1 | g1\f | aes | f | g | ees | f | d4 r4 r2 | r4 c'4-! fis4-! r4 | % bois2 p 7 R1 | r4 e4 g-! r4 | b,1 | c | b | c | b4 c b c | b2 r2 | R1 | R1 | c,4~\f c8.[ e16] e4~ e8.[ a16] | e4~ e8.[ a16] a4~ a8.[ c16] | d1~ | d2 d4-! r4 | % bois2 p 8 R1 | e,4-!\f gis-! b-! r4 | R1 | e,4-! a-! c-! r4 | r8 c'4 %unis b a gis8~ | gis e4 d c b8~ |%fin unis b r8 r4 r2 | R1 | gis'2 a | b a | gis r2 | \time 6/8 e,2.~_\markup\italic\small"dolcé" e~ | e~ | e~ | % bois2 p 9 e | \repeat unfold 2 {r4 r8 c'4 r8 | r4 r8 a4 r8} | e2.~ | e~ | e~ | e~ | e~ | e\fermata | \time 4/4 R1 | R1 | R1 | R1 | d'1\f | ees | c | % bois2 p 10 d | bes | c | a4 r4 r2 | r4 g4-!\f cis-! r4 | R1 | r4 b4-!\f d-! r4 | a1 | bes | a | bes | % bois2 p 11 a4 bes a bes | a2 r2 | r8 bes'16[ bes] %unis bes8[-! bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 { bes16 } } |%fin unis bes4-! r4 r2 | bes,2.\p( bes8[ g])( g2) r2 | R1 | cis2.\p( cis8[)( a] | a2) r2 | r2 a2\p( | b1) | cis | r2 cis2(\p | d1) | gis, | R1 | R1 | r2 cis,4\ff 8.[_\markup\italic\small"et Marqués" 16] | 2 e4 8.[ 16] | % bois2 p 12 e2 %unis cis'4 8.[ 16] | \repeat unfold 2 { cis2 4 8.[ 16] | e4 cis8.[ 16] e4 cis8.[ 16] } | cis1~^+ | cis~^+ |%fin unis cis2^+ r2\fermata | \time 2/2 \key d \major \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ g] | fis4.\ff d'8 %unis d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | % bois2 p 13 fis4. d'8 d4 cis\trill | d2 a4 a4~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura g8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ |%fin unis d2 r2 | \repeat unfold 23 {R1} % bois2 p 14 [...] r2 r4 a'8[ g] | fis4.\ff d'8 %unis d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4.-! d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |%fin unis d4 fis'2 d4~ | d d2 b4~ | % bois2 p 15 b b2 b4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis e d cis^+ | d fis2 d4~ | d d~ d b~ | b b2 b4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis e d cis^+ | d2 a4 4 | 2 4 4 | 2 fis4 4 | 2 4 4 | 2 r4 } % PREMIERS CORS corsA = { r4 | \repeat unfold 8 {R1} | % corsa p 2 c2^\ff g4 g | g2 c4 c | c2 g4 g | g2 g | g g4 c | g2 c | c c4 g | g2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} | % corsa p 3 \repeat unfold 10 {R1} c2^\ff g4 g | g2 c4 c | c2 g4 g | g2 g~ | g g4 c | g2 c | c c4 g | % corsa p 4 g1~^\p | g~ | g4~^\f 8.[ 16] \repeat unfold 3{ 4~ 8.[ 16]} | c4 c c c | c c c-! r4 | R1 | g4 g g-! r4 | R1 | c,4^\f c c-! r4 | g'1~ | g~ % corsa p 5 g~ | g | \repeat unfold 8 {g4-!} | g2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 15 {R1*6/8} % corsa p 6 \time 4/4 \repeat unfold 12 {R1} % corsa p 7 R1 | R1 | d'1~ | d~ | d~ | d | d4 d d d | d2 r2 | d1^\p | d | d4~^\f d8.[ 16] \repeat unfold 3 {d4~ d8.[ 16]} | g4 g g g | g g g r4 | % corsa p 8 R1 | d4\f d d-! r4 | R1 | g,4^\f g g-! r4 | d'1~ | d~ | d~ | d~ | d4 d d d | d d d d | d2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | % corsa p 9 R1*3/4\fermata | \time 4/4 \repeat unfold 14 {R1} % corsa p 10 c1~ | c~ | c~ | c | % corsa p 11 c4 c c c | c2 r2 | \repeat unfold 20 {R1} | r2 g4^\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % corsa p 12 2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata | \time 2/2 \repeat unfold 8 {R1} | c2\ff g4 g | g2 c4 c | % corsa p 13 c2 g4 g | g2 g~ | g g4 c4 | g2 c | c c4 g | g2 r2 | \repeat unfold 24 {R1} % corsa p 14 c2 g4 g | g2 c4 c | c2-! g4 g | g2 g~ | g g4 c | g2 c | c c4 g | g2 g'2 | f f~ | % corsa p 15 f f | d c4 c | c c c g | g2 g' | f f~ | f f | d c4 c | c c c g | g2 c4 c | \repeat unfold 3 {c2 c4 c} | c2 r4 } % SECONDS CORS corsB = { r4 | \repeat unfold 8 {R1} | % corsb p 2 c2\ff g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g, | g g'4 c | g2 c | c g4 g | g2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} % corsb p 3 \repeat unfold 10 {R1} c,2\ff g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c | g2 c | c g4 g | % corsb p 4 g1~\p | g~ | g4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3{ 4~ 8.[ 16]} | c,4 c c c | c c c-! r4 | R1 | g'4 g g-! r4 | R1 | c,4\f c c-! r4 | g'1~ | g~ % corsb p 5 g~ | g | \repeat unfold 8 {g4-!} | g2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 15 {R1*6/8} % corsb p 6 \time 4/4 \repeat unfold 12 {R1} % corsb p 7 R1 | R1 | d'1~ | d~ | d~ | d | d4 d d d | d2 r2 | d1\p | d | d4~\f d8.[ 16] \repeat unfold 3 {d4~ d8.[ 16]} | g,4 g g g | g g g r4 | % corsb p 8 R1 | d'4\f d d-! r4 | R1 | g,4\f g g-! r4 | d'1~ | d~ | d~ | d~ | d4 d d d | d d d d | d2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | % corsb p 9 R1*3/4\fermata | \time 4/4 \repeat unfold 14 {R1} % corsb p 10 c1~ | c~ | c~ | c | % corsb p 11 c4 c c c | c2 r2 | \repeat unfold 20 {R1} | r2 g,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % corsb p 12 2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata | \time 2/2 \repeat unfold 8 {R1} | c2\ff g'4 g | g2 c,4 c | % corsb p 13 c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c4 | g2 c | c g4 g | e2 r2 | \repeat unfold 24 {R1} % corsb p 14 c2 g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c | g2 c | c g4 g | g2 e'~ | e e | % corsb p 15 d d | g, g4 g | c c g g | e2 e'~ | e e | d d | g, g4 g | c c g g | g2 \repeat unfold 4 {c,4 c c2} r4 } % ALTO alto = { r4 | a1~\pp | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | % alto p 2 a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis2 d4\p a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 a'4. gis8 | a4 e2 e4 | e4^+ d b'4. ais8 | b4 fis2 fis4 | e2 e~ | e a4. gis8 | a4 e2 a,4 | % alto p 3 b4 f' e d | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | a,1~ | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a2~ | a1 | a | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | c e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | % alto p 4 \key d \minor f8[\p f f f] \repeat unfold 3 { \repeat tremolo 4 f8 } | f4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 {f4~ 8.[ 16]} | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 d4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees)[( d cis d]) | e,16[\f e e e] a[ a a a] cis4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees)[( d cis d]) | e,16[\f e e e] a[ a a a] d4-! r4 | a8 a4 %colbas 4 4 8~ | a8 4 4 4 8~| % alto p 5 8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8 | \repeat unfold 8 {a4-!} | %fin colbas a2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | R1*3/4\fermata | % alto p 6 \time 4/4 R1 | R1 | d2\f f8[ f aes aes] | \repeat tremolo 4 aes8 \repeat tremolo 4 aes8 | g8[ g g g] g[ g c, g'] | aes[ aes f e] f[ aes c, aes'] | f[ f f f] f[ f bes, f'] | g[ g ees d] ees[ g bes, g'] | ees[ ees ees ees] ees[ ees aes, ees'] | f[ f d c] d[ f aes, f'] | d4 d2\p d4~ | d4 d8[\f d] d4-! r4 | % alto p 7 g4 g2\p g4~ | g4 g8[\f g] g4-! r4 | \repeat unfold 2 { e8[ gis gis gis] gis4 e8[ e] | e[ e a a] e4 e8[ e] } | e4 a, e' a, | e'2 r2 | c8[\p c c c] c[ c c c] | \repeat tremolo 4 c8 \repeat tremolo 4 c8 | c4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { c4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] % faut remplir... \repeat tremolo 8 a16 \repeat tremolo 8 a16 a4-! r4 | % alto p 8 r8 a'8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 b,16\f \repeat tremolo 4 e16 gis4-! r4 | r8 a8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | c,4-!\f e-! a-! r4 | e8 e4 %colbas e4 \repeat unfold 3 {e4 8~ | 8 4 4} e4 e8 | \repeat unfold 8 {e4-!} |%fin colbas e2 r2 \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} % alto p 9 R1*3/4\fermata | \time 4/4 R1 | R1 | \repeat tremolo 4 a8 c8[ c ees ees] | \repeat tremolo 4 ees8 \repeat tremolo 4 ees8 | d8[ d d d] d[ d g, d'] | ees[ ees c b] c[ ees g, ees'] | c[ c c c] c[ c f, c'] | % alto p 10 d[ d bes a] bes[ d f, d'] | bes[ bes bes bes] bes[ bes ees, bes'] | c[ c a g] a[ c ees, c'] | a4 a2\p a4~ | a a8[\f a] a4-! r4 | d,4 d2\p d4~ | d d8[\f d] d4-! r4 |\repeat unfold 2 { d8[ fis fis fis] fis4 d8[ d] | d[ d g g] d4 d8[ d] } | % alto p 11 d4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[\ff-! bes] % colbas bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 8 bes16} | % fin colbas bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[\f bes e] | g2 r2 |%colbas R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[ b d] |%fin colbas f2 r2 | R1 | r2 e4\ff 8.[ 16] | 2 a,4 8.[ 16] | % alto p 12 2 4 8.[ 16] | 2 e'4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata | \time 2/2 \key d\major a,1~\p | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a2~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | % alto p 13 a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis2 d4\p a4~ | a g2 d'4~ | \repeat unfold 3 { d2 d4 a~ | a g2 d'4~ } | d2 a'4. gis8 | a4 e2 e4 | e^+ d b'4. ais8 | b4 fis2 fis4 | e2 e2~ | % alto p 14 e a4. gis8 | a4 e2 a,4 | b fis' e d | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | a,1~ | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a~ | a1~ | a~ | a~ | a8^[ a'_[ a b] a[ g fis e] | a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis8[ fis a a] fis[ fis fis fis] | fis[ fis fis fis] fis[ fis d d] | % alto p 15 \repeat tremolo 4 d8 b8[ b e e] | \repeat tremolo 4 e8 fis8[ fis d d] | d[ d d d] a'[ a g g] | fis[ fis a a] \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 fis8 fis8[ fis d d] | \repeat tremolo 4 d8 a8[ a d d] | \repeat tremolo 4 e8 fis8[ fis d d] | \repeat tremolo 4 d8 a'8[ a g g] | fis2 d4 4 | 2 4 4 | 2 a4 4 | 2 4 4 | 2 r4 } % PREMIERS BASSONS bassonsA = { r4 | \repeat unfold 8 {R1} | % bassonsa p 2 d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} % bassonsa p 3 \repeat unfold 10 {R1} d4.\ff e8 %colbas a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas % bassonsa p 4 \key d\minor d8[\p d] %colbas d[ d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 % fin colbas d4-! r4 | R1 | %colbas e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 |% fin colbas R1 | %colbas f'16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 % fin colbas 8~ | % bassonsa p 5 a f''4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ | e4 a,-! %colbas \repeat unfold 6 {a4-!} |% fin colbas a2 r2 | \time 6/8 f'4.(^\markup\italic"dolcé"_\markup\italic"Solo" f4) e8^+ | f4 g8 \appoggiatura bes8 a4 g8 | \appoggiatura g8 f4 e8 \appoggiatura e8 f4.~ | f4 g8 \appoggiatura bes8 a4 g8 | \grace g8 f4( e8) \grace e8 f4 f'8 | \repeat unfold 2 {g4( e8) r4 f8 | f4( d8) r4 f8} | f8[( e) d] a[( g) f] | f[( e) g] g[( f) a] | a[( g) bes] a[( g) f] | f[( e) g] g[( f) a] | a[ g bes] a[ g f] | cis2._\fermata | % bassonsa p 6 \time 4/4 R1 | R1 | f8[\f f f f] %colbas f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] | g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 | % bassonsa p 7 b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 %fin colbas a4-! r4 | % bassonsa p 8 R1 |%colbas \repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e %fin colbas e8~ | e c'4 b a gis8~ | gis e'4 d c b8~ | b4 e,4-! %colbas \repeat unfold 6 {e-!} |%fin colbas e2 r2 | % time 6/8 c4.~^\markup\italic\small"solo"_\markup\italic\small"dolcé" c4 b8_+ | c4 d8 \appoggiatura f8 e4 d8 | \appoggiatura d8 c4 b8 \appoggiatura b8 c4.~ | c4 d8 \appoggiatura f8 e4 d8 | % bassonsa p 9 \appoggiatura d8 c4 b8 c4 c'8 | \repeat unfold 2 {d4( b8) r4 c8 | c4( a8) r4 c8 } | c8[( b) a] e[( d) c] | c[( b) d] d[( c) e] | e[( d) f] e[( d) c] | c[( b) d] d[( c) e] | e[( d) f] e[( d) c] | gis2.\fermata | \time 4/4 R1 | R1 | c'8[\f c c c] %colbas c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] | % bassonsa p 10 d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 | fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | % bassonsa p 11 d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | \tempo 4 = 102 r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % bassonsa p 12 a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ |%fin colbas 2 r2\fermata | } % SECONDS BASSONS bassonsB = { r4 | \repeat unfold 8 {R1} | % bassonsb p 2 d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} % bassonsb p 3 \repeat unfold 10 {R1} d4.\ff e8 %colbas a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas % bassonsb p 4 \key d\minor d8[\p d] %colbas d[ d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 % fin colbas d4-! r4 | R1 | %colbas e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 |% fin colbas R1 | %colbas f'16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 % fin colbas 8~ | % bassonsb p 5 a f''4 % unis e d cis8~ | cis a4 g f e8~ |% fin unis e4 a,-! %colbas \repeat unfold 6 {a4-!} |% fin colbas a2 r2 | \time 6/8 d2.~_\markup\italic"dolcé" | d~ | d~ | d~ | d | \repeat unfold 2 {r4 r8 a'4 r8 | r4 r8 f4 r8} | a,2.~ | a~ | a~ | a~ | a~ | a^\fermata % bassonsb p 6 \time 4/4 R1 | R1 | f'8[\f f f f] %colbas f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] | g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 | % bassonsb p 7 b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 %fin colbas a4-! r4 | % bassonsb p 8 R1 |%colbas \repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e %fin colbas e8~ | e c'4 %unis b a gis8~ | gis e'4 d c b8~ |%fin unis b4 e,4-! %colbas \repeat unfold 6 {e-!} |%fin colbas e2 r2 | % time 6/8 a,2.~_\markup\italic\small"dolcé" | a~ | a~ | a~ | % bassonsb p 9 a | \repeat unfold 2 {r4 r8 e'4 r8 | r4 r8 c4 r8} | e,2.~ | \repeat unfold 4 {e~} | e\fermata | \time 4/4 R1 | R1 | c''8[\f c c c] %colbas c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] | % bassonsb p 10 d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 | fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | % bassonsb p 11 d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | \tempo 4 = 102 r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % bassonsb p 12 a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ |%fin colbas 2 r2\fermata | } % BASSE CONTINUE bcontinue = { r4 | d1~\pp | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |\break % bcont p 2 d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d,1~\p | d~ | d~ | d~ |\break d~ | d~ | d~ | d~ | d2 cis'4. b8 | a2 cis | d d4. cis8 | b2 dis | e e,~ | e1~ | e2 cis' |\break % bcont p 3 d2 e | a,8[ a' a b] a[ g fis e] | d,1~ | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |\break d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |\break % bcont p 4 \key d\minor \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 120 d8[\p d d d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 d4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees[)^( d cis d]) |\break e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 | r8 d8[\p_( cis d] ees[)_( d cis d]) | f16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8~ |\break % bcont p 5 8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8 | \repeat unfold 8{a4-!} | a2 r2 | \tempo 4 = 85 \clef bass \time 6/8 R1*3/4 | R1*3/4 | R1*3/4 |\break \repeat unfold 11 {R1*3/4} | R1*3/4\fermata |\break % bcont p 6 \tempo 4 = 120 \time 4/4 R1 | R1| f'8[\f f f f] f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] |\break g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 |\break % bcont p 7 b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] % corr faut ça pour remplir mesure (ou remplace par a8) \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 a4-! r4 | % bcont p 8 r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e e8~ | e e4 e e e8~ | e e4 e e e8 | \repeat unfold 8 {e4-!} | e2 r2 \time 6/8 \tempo 4 = 85 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | % bcont p 9 % [...] R1*3/4\fermata | \time 4/4 \tempo 4 = 120 R1 | R1 | c'8[\f c c c] c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] | % bcont p 10 d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 | fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | % bcont p 11 d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | \tempo 4 = 102 r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % bcont p 12 a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata | \time 2/2 \key d \major \tempo 4 = 95 d,1~\p | d~ | d~ | d2 a'2~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | d4.\ff g8 a4 a, | d d2 d4 | % bcont p 13 d4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d,1~\p | d~ | d~ | d~ | d~ | d~ | d~ | d~ | d2 cis'4. b8 | a2 cis | d2 4. cis8 | b2 dis | e e,~ | % bcont p 14 e1~ | e2 cis' | d e | a,8[ a' a b] a[ g fis e] | d,1~ | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4.-! g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d8[ d d d] d[ d d d] | g[ g g g] g[ g g g] | % bcont p 15 \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d,8 \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 g8 | \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | d,2 4 4 | \repeat unfold 3 {d,2 d'4 4} | d,2 r4 } \score { % SCORE AFFICHAGE \layout { \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical }} \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff << \key d \major \relative c'' { \tempo\markup\italic{"Allegretto Soutenato"} \violonsA }>> \new Staff << \key d \major \relative c'' { \violonsB }>> \new Staff << \key d \major \relative c'' { \hautboisA }>> \new Staff << \key d \major \relative c'' { \hautboisB }>> \new Staff << \relative c'' { \voiceOne \corsA } \new Voice { \relative c' { \voiceTwo \corsB }}>> \new Staff << \key d \major \clef alto \relative c' { \alto }>> \new Staff << \key d \major \clef F \relative c { \bassonsA }>> \new Staff << \key d \major \clef F \relative c { \bassonsB }>> \new Staff << \key d \major \clef F \relative c, { \bcontinue }>> >> % FIN STAFFgROUP } % FIN SCORE aFFICHAGE \header {tagline = ##f} \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % SCORE MIDI \midi { \tempo 4 = 95 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="lead 2 (sawtooth)" \relative c'' { \unfoldRepeats { \violonsA }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="lead 2 (sawtooth)" \relative c'' { \unfoldRepeats { \violonsB }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "lead 1 (square)" \relative c'' { \unfoldRepeats { \hautboisA }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "lead 1 (square)" \relative c'' { \unfoldRepeats { \hautboisB }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="overdriven guitar" \transpose c d { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c d { \relative c' { \corsB }}}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="pad 2 (warm)" \relative c' { \unfoldRepeats { \alto }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="synthbrass 1" \relative c { \unfoldRepeats { \bassonsA }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="synthbrass 1" \relative c { \unfoldRepeats { \bassonsB }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="synthstrings 1" \relative c, { \unfoldRepeats { \bcontinue }}>> >> }% FIN SCORE MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> r91sf8fssj40nqfexeo6for4kprng7q 15797651 15797650 2026-05-20T01:23:35Z Psephos 145984 transcrip de base terminée 💀 15797651 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/> {{c|'''LE DÉSERTEUR'''|fs=200%|sp=2px}} {{c|''DRAME''|fs=175%|m=1rem|sp=1px}} {{c|en Trois Actes|fs=200%|mb=2rem|sp=1px}} {{t3|'''OUVERTURE'''|mb=2.5rem|sp=0.1em}} <score sound raw> % PREMIERS VIOLONS violonsA = { \partial 4 a8[\pp a] | d4. e8 fis4 e\trill | d a b\trill a | d4. e8 fis4 e\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e'4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | % p 2 d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( g,) g' e] d4 cis^+ | d2 \appoggiatura cis8\p b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a4 a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 e'4. d8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8[ b] a4 g | \appoggiatura a8 g4 fis fis'4. e8 | \appoggiatura e8 d4 d8[ cis] b4 a | \appoggiatura a8 gis2 b4 c8[ a] | b2 e4. d8 | \appoggiatura d8 c4 b a' e | % p 3 \appoggiatura g8 fis4 e8[ d] cis4 b^+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | d'4. e8 fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % p 4 \key d\minor d,16[\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 \repeat tremolo 8 d16 | d4~\f d8[ f16 a] d,4~ d8[ a'16 d] | d,4~ d8[ d'16 f] d,4~ d8[ f'16 a] | bes16[ bes bes bes] bes[ bes bes bes] \repeat tremolo 8 bes16 | \repeat tremolo 8 bes16 bes4-! r4 | r8 d,,8[_(\p cis d] ees)[_( d cis d)] | cis'16[\f cis cis cis] e[ e e e] g4-! r4 | r8 d,8[_(\p cis d] ees)[_( d cis d)] | d'16[\f d d d] f[ f f f] a4-! r4 | r8 a4 g f e8~ | e f4 e d cis8~ | % p 5 cis a4 g f e8~ | e f4 e d cis8 | a8.[ cis16]( e4) a,8.[ d16]( f4) | a,8.[ e'16]( g4) a,8.[ f'16]( a4) | a,2 r2 | \clef treble \time 6/8 R1*6/8^\markup\italic\large{Pastorelle} | \repeat unfold 14 {R1*6/8} % p 6 \time 4/4 f'1\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} | aes | b16[\f b b b] \repeat tremolo 4 b16 \repeat tremolo 8 b16 | \repeat tremolo 8 f'16 aes16[ aes aes aes] \repeat tremolo 4 f16 | e16[ e c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c e e] g[ g e e] | f[ f c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c f f] aes[ aes f f] | d[ d bes bes] \repeat tremolo 4 bes16 bes16[ bes d d] f[ f d d] | ees[ ees bes bes] \repeat tremolo 4 bes16 bes16[ bes ees ees] g[ g ees ees] | c[ c aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes c c] e[ e c c] | d[ d aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes d d] f[ f d d] | b8[ g'^\(_\p fis g] aes[ g fis g] | fis4\) a16[\f a a a] c4-! r4 | % p 7 r8 f,8[\p^( e f] g)[^( f e f] | e4) g16[\f g g g] c4-! r4 | <e,, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ gis'16 gis] b[ b gis gis] | <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 <e c'>8[ a'16 a] c[ c a a] | <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ gis'16 gis] b[ b gis gis] | <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 <e c'>8[ a'16 a] c[ c a a] | <e, b' gis'>4 <e c' a'>4 <e b' gis'>4 <e c' a'>4 | <e b' gis'>2 r2 | a,16[\p a a a] a[ a a a] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 a16} | a4~\f a8[ c16 e] a,4~ a8[ e'16 a] | a,4~ a8[ a'16 c] a,4~ a8[ c'16 e] | f[ f f f] \repeat tremolo 4 f16 \repeat tremolo 8 f16 | \repeat tremolo 8 f16 f4-! r4 | % p 8 r8 a,,8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 gis'16\f \repeat tremolo 4 b16 d4-! r4 | r8 a,8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 a'16\f \repeat tremolo 4 c16 e4-! r4 | r8 e'4 d c b8~ | b c4 b a gis8~ | gis e4 d c b8~ | b c4 b a gis8 | e8.[ gis16]( b4) e,8.[ a16]( c4) | e,8.[ b'16]( d4) e,8.[ c'16]( e4) | e,2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*6/8} % p 9 [...] R1*6/8\fermata a'1\p^\markup\italic\large{Presto ma non tropo} | ees | fis16[\f fis fis fis] \repeat tremolo 4 fis16 \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 c16 \repeat tremolo 4 ees16 \repeat tremolo 4 c16 | b16[ b g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g b b] d[ d b b] | c[ c g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g c c] ees[ ees c c] | a[ a f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f a a] c[ c a a] | % p 10 bes[ bes f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f bes bes] d[ d bes bes] | g[ g ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees g g] bes[ bes g g] | a[ a ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees a a] c[ c a a] | gis8[\p( d cis d] ees[ d c d]) | cis4 e16[\f e e e] g4-! r4 | r8 c,8[^(\p b c] d)[( c b c] | b4) d16[\f d d d] g4-! r4 | <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 <d a'>8[ fis'16 fis] a[ a fis fis] | <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 <d bes'>8[ g'16 g] bes[ bes g g] | <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 <d a'>8[ fis'16 fis] a[ a fis fis] | <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 <d bes'>8[ g'16 g] bes[ bes g g] | % p 11 <d, a' fis'>4 <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> | <d a' fis'>2 r2 | r8 bes''16[-!\ff bes]-! bes8[-!_\markup\italic{et detachés} bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 bes16 } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,,16[\f bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | r2^\markup\italic\large{All.º Marqués} a4\ff a8.[_\markup\italic{et marqués} a16] | a2 cis4 8.[ 16] | % p 12 cis2 e4 8.[ 16] | e2 a4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | 2^+ 4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | a1~^+ | a~^+ | a2^+ r4\fermata a,8[ a] | \time 2/2 \key d \major d4.^\p_\markup\italic\large{Allegretto Soutenato} e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | % p 13 d4. e8 fis4 e^\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis8[ b,] g'[ e] d4 cis^\trill | d2 \appoggiatura cis8\p b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a4 a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura e8 d4 d \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a2 e'4. d8 | \appoggiatura d8 cis4 cis8[ b] a4 g | \appoggiatura a8 g4 fis fis'4. e8 | \appoggiatura e8 d4 d8[ cis] b4 a | \appoggiatura a8 gis2 b4 c8[ a] | % p 14 b2 e4. d8 | \appoggiatura d8 c4^+ b a' e | \appoggiatura g8 fis4 e8[ d] cis4 d^+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | d'4. e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 e' fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | e8[ a, a b] a[ g fis e] | d'4.\ff e8 fis4 e^+ | d a b_+ a | d4.-! e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | d8.[ d16] d'16[ cis b a] d[ cis b a] d[ cis b a] | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'[ a g fis]} | % p 15 g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] fis4 e^+ | d8.[ d16] \repeat unfold 3 {d'[ cis b a]} | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'16[ a g fis]} | g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] fis4 e^+ | d4 a'8[ d] <d,, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d,, a' fis'>4 4 | 4 a'8[ d] <a, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d, fis a>4 4 | 2 r4 } % SECONDS VIOLONS violonsB = { a8[\pp g] | fis4. g8 a4 g_\trill | fis fis g_\trill fis | fis4. g8 a4 g_\trill | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | % violon2 p 2 fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis,_+ g fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 \appoggiatura a'8\p g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | fis b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 fis2 a4 e~ | e2 e8 a,4 a8~ | a2 b'4 fis~ | fis2 fis8 b,4 b8~ | b2 gis'4 a8[ fis] | gis2 c4. b8 | \appoggiatura b8 a4_+ gis e' \appoggiatura d8 cis4 | % violon2 p 3 a4. b8 a4 gis_+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | fis4. g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 g4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | a a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ | % violon2 p 4 \key d \minor d16[\p d d d] d[ d d d] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 d16} | d4~\f d8[ d16 f] d4~ d8[ f16 a] | d,4~ d8[ a'16 d] d,4~ d8[ d'16 f] | g16[ g g g] g[ g g g] \repeat unfold 2 {\repeat tremolo 8 g16} g4-! r4 | r8 d,[(\p cis d] ees)[( d cis d]) | g16[\f g g g] e[ e e e] cis4-! r4 | r8 d8[(\p cis d] ees)[( d cis d]) | a'16[\f a a a] f[ f f f] d4-! r4 | r8 f'4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ | % p 5 e8 a4 % unis g f e8~ | e f4 e d cis8 |% fin unis a8.[ a16]( cis4) a8.[ a16]( d4) | a8.[ cis16]( e4) a,8.[ d16]( f4) | a,2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 15 {R1*3/4} | % violon2 p 6 \time 4/4 R1 | f'1\p | \repeat tremolo 8 aes16\f \repeat tremolo 8 aes16 | \repeat tremolo 8 d16 \repeat tremolo 4 f16 \repeat tremolo 4 d16 | g,16[ g e e] \repeat tremolo 4 e16 e16[ e c' c] e[ e c c] | c[ c aes aes] \repeat tremolo 4 aes16 aes16[ aes c c] f[ f c c] | f,[ f d d] \repeat tremolo 4 d16 d16[ d bes' bes] d[ d bes bes] | bes[ bes g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g bes bes] ees[ ees bes bes] | ees,[ ees c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c aes' aes] c[ c aes aes] | aes[ aes f f] \repeat tremolo 4 f16 f16[ f aes aes] d[ d aes aes] | d,4 b'2\p b4( | c) c16[\f c c c] fis4-! r4 | % violon2 p 7 g,4 d'2\p d4( | c) e16[\f e e e] g4-! r4 | <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 <e b'>8[ b'16 b] d[ d b b] | % unis <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 % fin unis <e c'>8[ c'16 c] e[ e c c] | % unis <e, b' gis'>8[ <e b'>16 16] \repeat tremolo 4 <e b'>16 % fin unis <e b'>8[ b'16 b] d[ d b b] | % unis <e, c' a'>8[ <e c'>16 16] \repeat tremolo 4 <e c'>16 % fin unis <e c'>8[ c'16 c] e[ e c c] | <e, b' gis'>4 <e c' a'> <e b' gis'> <e c' a'> | % fin unis <e b' gis'>2 <<{\voiceOne r2}\new Voice{\voiceTwo r2}\new Voice{\voiceFour r2}>>\oneVoice | a,16[\p a a a] a[ a a a] \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 a16} | a4~\f a8[ a16 c] a4~ a8[ c16 e] | a,4~ a8[ e'16 a] a,4~ a8[ a'16 c] | \repeat unfold 3 {\repeat tremolo 8 d16} d4-! r4 | % violon2 p 8 % unis r8 a,8[^\( gis a] bes[ a gis a]\) |% fin unis \repeat tremolo 4 d16\f \repeat tremolo 4 b16 gis4-! r4 |% unis r8 bes8[\p^\( gis a] bes[ a gis a]\) |% fin unis \repeat tremolo 4 e'16\f \repeat tremolo 4 c16 a4-! r4 | r8 c''4 b a gis8~ | gis e4 d c b8~ | b e4 %unis d c b8~ | b c4 b a gis8 |%fin unis e8.[ e16]( gis4) e8.[ e16]( a4) | e8.[ gis16]( b4) e,8.[ a16]( c4) | e,2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*6/8} % violon2 p 9 [...] R1*6/8\fermata | \time 4/4 R1 | a1\p | \repeat tremolo 8 ees'16\f \repeat tremolo 8 ees16 | \repeat tremolo 8 a16 \repeat tremolo 4 c16 \repeat tremolo 4 a16 | d,16[ d b b] \repeat tremolo 4 b16 b16[ b g' g] b[ b g g] | g[ g ees ees] \repeat tremolo 4 ees16 ees16[ ees g g] c[ c g g] | c,[ c a a] \repeat tremolo 4 a16 a16[ a f' f] a[ a f f] | % violon2 p 10 f16[ f d d] \repeat tremolo 4 d16 d16[ d f f] bes[ bes f f] | bes,[ bes g g] \repeat tremolo 4 g16 g16[ g ees' ees] g[ g ees ees] | ees[ ees c c] \repeat tremolo 4 c16 c16[ c ees ees] a[ a ees ees] | a,4 fis2\p fis4( | g) g16[\f g g g] cis4-! r4 | d,4 a'2\p a4( | g) b16[\f b b b] d4-! r4 | % unis <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 % fin unis <d a'>8[ a'16 a] c[ c a a] | % unis <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 % fin unis <e bes'>8 bes'16 bes] d[ d bes bes] |% unis <d, a' fis'>8[ <d a'>16 16] \repeat tremolo 4 <d a'>16 % fin unis <d a'>8[ a'16 a] c[ c a a] | % unis <d, bes' g'>8[ <d bes'>16 16] \repeat tremolo 4 <d bes'>16 % fin unis <e bes'>8 bes'16 bes] d[ d bes bes] | % violon2 p 11 % unis <d, a' fis'>4 <d bes' g'> <d a' fis'> <d bes' g'> | <d a' fis'>2 r2 | r8 bes''16[-!\ff bes]-! bes8[-!_\markup\italic{et detachés} bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 bes16 } | % fin unis bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 % unis g,,16[\f bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | % fin unis f2 r2 | R1 | r2 cis4 8.[ 16] | cis2 e4 8.[ 16] | % violon2 p 12 e2 cis'4 8.[ 16] | \repeat unfold 2 { cis2 4 8.[ 16] | e4 cis8.[ 16] e4 cis8.[ 16] } | cis1~^+ | cis~^+ | cis2^+ r4\fermata a8[ g] | \time 2/2 \key d \major fis4.\p g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | % violon2 p 13 fis4. d'8 d4 cis\trill | d2 a4 a4~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura g8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 \appoggiatura a'8\p g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis fis \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 | \appoggiatura e8 fis4 b \appoggiatura cis8 b4 \appoggiatura a8 g4 | fis2 a4 e~ | e2 e8 a,4 a8~ | a2 b'4 fis4~ | 2 8 b,4 8~ | 2 gis'4 a8[ fis] | % violon2 p 14 gis2 c4. b8 | a4_+ gis e' \appoggiatura d8 cis4 | \appoggiatura b8 a4. b8 a4 gis4_+ | a8[ a a b] a[ g fis e] | fis4. g8 a4 g_+ | fis fis g_+ fis | fis4. g8 a4 g_+ | fis2 cis'4 d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a cis d | \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 \appoggiatura g8 fis4 | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4.-! d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ | d8.[ d'16] %unis d'16[ cis b a] d[ cis b a] d[ cis b a] | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'[ a g fis]} | % violon2 p 15 g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] %fin unis d4 cis^+ | % unis d8.[ d16] \repeat unfold 3 {d'[ cis b a]} | b8.[ b,16] \repeat unfold 3 {b'16[ a g fis]} | g8.[ g,16] \repeat unfold 3 {g'[ fis e d]} | cis16[ a b cis] d[ e fis g] a[ g fis e] d[ cis b a] | b[ ais' b ais] b[ ais fis e] d4 cis^+ | % unis d4 a'8[ d] <d,, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d,, a' fis'>4 4 | 4 a'8[ d] <a, fis' d'>4 4 | 4 fis'8[ a] <d, fis a>4 4 | % fin unis 2 r4 } % PREMIERS HAUTBOIS hautboisA = { r4 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ a] % p 2 d4.\ff e8 %unisson fis4 e^+ | d a b^+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( g,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} % p 3 \repeat unfold 9 {R1} | r2 r4 a8[ a] | d4.\ff e8 %unisson fis4 e^+ | d a b_+ a | d4. e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson % p 4 \key d \minor d2\p r2 | R1 | f,4~ f8.[ a16] a4~ a8.[ d16] | d4~ d8.[ f16] f4~ f8.[ a16] | bes1~ | bes2 bes4-! r4 | R1 | cis,4-!\f e-! g-! r4 | R1 | d4-!\f f-! a-! r4 | r8 a4 g f e8~ | e f4 e d cis8~ | % p 5 cis r8 r4 r2 | R1 | e2 f | g f | e r2 | \clef treble \time 6/8 d4.~^\markup\italic{dolcé}_\markup\italic{solo} d4 cis8^+ | d4 e8 \appoggiatura g8 f4 e8 | \appoggiatura e8 d4 cis8 \appoggiatura cis8 d4.~ | d4 e8 \appoggiatura g8 f4 e8 | \appoggiatura e8 d4 cis8 \appoggiatura cis8 d4 d8 | bes'4( g8) r4 d8 | a'4( f8) r4 d8 | bes'4( g8) r4 d8 | a'4( f8) r4 a8 | a8[( g) f] f[( e) d] | d[( cis) e] e[( d) f] | f[( e) g] f[( e) d] | d[( cis) e] e[( d) f] | f[( e) g] f[( e) d] | a'2.\fermata | % p 6 \time 4/4 R1 | R1 | R1 | R1 | e1\f | f | d | ees | c | d | b4 r4 r2 | r4 a'4-!\f c-! r4 | % p 7 R1 | r4 g4\f c-! r4 | gis1 | a | gis | a |\break gis4 a gis a | gis2 r2 | R1 | R1 | e,4~\f e8.[ a16] a4~ a8.[ c16] | a4~ a8.[ c16] c4~ c8.[ e16] | f1~ | f2 f4-! r4 |\break % p 8 R1 | gis,4-! b-! d-! r4 | R1 | a4-!\f c-! e-! r4 | r8 e'4 % unisson d c b8~ | b c4 b a gis8~ | % fin unisson gis r8 r4 r2 |\break R1 | b2 c | d c | b r2 | \time 6/8 a,4.~^\markup\italic{Solo}_\markup\italic{dolcé} a4 gis8_+ | a4 b8 \appoggiatura d8 c4 b8 | \appoggiatura b8 a4 gis8 \appoggiatura gis8 a4.~ | a4 b8 \appoggiatura d8 c4 b8 |\break % p 9 \appoggiatura b8 a4 gis8 \appoggiatura gis8 a4 a8 | f'4( d8) r4 a8 | e'4( c8) r4 a8 | f'4( d8) r4 a8 | e'4( c8) r4 e8 | e8[( d) c] c[( b) a] | a[( gis) b] b[( a) c] | c[( b) d] c[( b) a] | a[( gis) b] b[( a) c] | c[( b) d] c[( b) a] | \grace d8 e2.\fermata |\break \time 4/4 R1 | R1 | R1 | R1 | b'1\f | c | a |\break % p 10 bes | g | a | fis4 r4 r2 | r4 e4-!\f g-! r4 |\break R1 | r4 d4-!\f g-! r4 | fis1 | g | fis | g |\break % p 11 fis4 g fis g | fis2 r2 | r8 bes16[ bes] % unisson bes8[-!\ff bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 8 bes16} | % fin unisson bes4-! r4 r2 | g2.(\p g8[ e])( e2) r2 |\break R1 | e2.\p( e8[ cis])( | cis2) r2 | r2 a'2(\p | gis1) | g | r2 g2( | fis1) | f | R1 | R1 | r2 a,4\ff a8.[ a16] | a2 cis4 cis8.[ cis16] |\break % p 12 cis2 % unisson e4 e8.[ e16] | e2 a4 a8.[ a16] | cis4 a8.[ a16] cis4 a8.[ a16] | a2^+ 4 8.[ 16] | cis4 a8.[ 16] cis4 a8.[ 16] | a1~^+ | a~^+ | % fin unisson a2^+ r2\fermata |\break \key d\major \time 2/2 \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a,8[ a] | d4.\ff e8 % unisson fis4 e4^+ | d4 a b_+ a | \break % p 13 d4. e8 fis4 e4\trill | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis8[ b,] g'[ e] d4 cis\trill | % fin unisson d2 r2 | R1 | R1 | R1 | R1 |\break \repeat unfold 8 {R1} \break % p 14 \repeat unfold 11 {R1} | r2 r4 a8[ a] |\break d4.\ff e8 % unisson fis4 e^+ | d a \once\stemUp b_+ a | d4.-! e8 fis4 e^+ | d2 e4 fis | \appoggiatura a8 g4 \appoggiatura fis8 e4 \appoggiatura g8 fis4 \appoggiatura e8 d4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis8[( b,) g' e] d4 cis^+ | % fin unisson d4 d'2 d4 | b b2 b4 |\break % p 15 g4 g2 g4~ | g2 a~ | a4 g fis e^+ | d d'2 d4 | b4 b~ \bar "" \break b b | g g2 g4~ | g2 a~ | a4 g fis e^+ | d2 fis4 fis | fis2 4 4 | 2 d4 4 | 2 4 4 | 2 r4 \bar ".." } % SECONDS HAUTBOIS hautboisB = { r4 | \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ g] % bois2 p 2 fis4.\ff d'8 d4 cis^+ | d fis,_+ g fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ | d2 r2 | \repeat unfold 23 {R1} % bois2 p 3 r2 r4 a'8[ g] | fis4.\ff d'8 %unis d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4. d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |%fin unis % bois2 p 4 \key d \minor d2\p r2 | R1 | d4~\f d8.[ f16] f4~ f8.[ a16] | a4~ a8.[ d16] d4~ d8.[ f16] | g1~ | g2 g4-! r4 | R1 | a,4-!\f cis-! e-! r4 | R1 | a,4-!\f d-! f-! r4 | r8 f4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ | % bois2 p 5 e r8 r4 r2 | R1 | cis'2 d | e d | cis r2 | \time 6/8 a2.~_\markup\italic\small"dolcé" | a~ | a~ | a~ | a | r4 r8 f'4 r8 | r4 r8 d4 r8 | r4 r8 f4 r8 | r4 r8 d4 r8 | a2.~ | a~ | a~ | a~ | a~ | a\fermata | % bois2 p 6 \time 4/4 R1 | R1 | R1 | R1 | g1\f | aes | f | g | ees | f | d4 r4 r2 | r4 c'4-! fis4-! r4 | % bois2 p 7 R1 | r4 e4 g-! r4 | b,1 | c | b | c | b4 c b c | b2 r2 | R1 | R1 | c,4~\f c8.[ e16] e4~ e8.[ a16] | e4~ e8.[ a16] a4~ a8.[ c16] | d1~ | d2 d4-! r4 | % bois2 p 8 R1 | e,4-!\f gis-! b-! r4 | R1 | e,4-! a-! c-! r4 | r8 c'4 %unis b a gis8~ | gis e4 d c b8~ |%fin unis b r8 r4 r2 | R1 | gis'2 a | b a | gis r2 | \time 6/8 e,2.~_\markup\italic\small"dolcé" e~ | e~ | e~ | % bois2 p 9 e | \repeat unfold 2 {r4 r8 c'4 r8 | r4 r8 a4 r8} | e2.~ | e~ | e~ | e~ | e~ | e\fermata | \time 4/4 R1 | R1 | R1 | R1 | d'1\f | ees | c | % bois2 p 10 d | bes | c | a4 r4 r2 | r4 g4-!\f cis-! r4 | R1 | r4 b4-!\f d-! r4 | a1 | bes | a | bes | % bois2 p 11 a4 bes a bes | a2 r2 | r8 bes'16[ bes] %unis bes8[-! bes]-! \repeat unfold 3 { bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 { bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 { bes16 } } |%fin unis bes4-! r4 r2 | bes,2.\p( bes8[ g])( g2) r2 | R1 | cis2.\p( cis8[)( a] | a2) r2 | r2 a2\p( | b1) | cis | r2 cis2(\p | d1) | gis, | R1 | R1 | r2 cis,4\ff 8.[_\markup\italic\small"et Marqués" 16] | 2 e4 8.[ 16] | % bois2 p 12 e2 %unis cis'4 8.[ 16] | \repeat unfold 2 { cis2 4 8.[ 16] | e4 cis8.[ 16] e4 cis8.[ 16] } | cis1~^+ | cis~^+ |%fin unis cis2^+ r2\fermata | \time 2/2 \key d \major \repeat unfold 7 {R1} | r2 r4 a8[ g] | fis4.\ff d'8 %unis d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | % bois2 p 13 fis4. d'8 d4 cis\trill | d2 a4 a4~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura g8 a4 a a a~ | a8[ g] b[ g] fis4 e_+ |%fin unis d2 r2 | \repeat unfold 23 {R1} % bois2 p 14 [...] r2 r4 a'8[ g] | fis4.\ff d'8 %unis d4 cis^+ | d fis, g_+ fis | fis4.-! d'8 d4 cis^+ | d2 a4 a~ | a4. cis8 \appoggiatura e8 d4 \appoggiatura cis8 b4 | \appoggiatura b8 a4 a a a~ | a8[ g b g] fis4 e_+ |%fin unis d4 fis'2 d4~ | d d2 b4~ | % bois2 p 15 b b2 b4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis | fis e d cis^+ | d fis2 d4~ | d d~ d b~ | b b2 b4 | \appoggiatura d8 cis4 \appoggiatura b8 a4 d fis~ | fis e d cis^+ | d2 a4 4 | 2 4 4 | 2 fis4 4 | 2 4 4 | 2 r4 } % PREMIERS CORS corsA = { r4 | \repeat unfold 8 {R1} | % corsa p 2 c2^\ff g4 g | g2 c4 c | c2 g4 g | g2 g | g g4 c | g2 c | c c4 g | g2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} | % corsa p 3 \repeat unfold 10 {R1} c2^\ff g4 g | g2 c4 c | c2 g4 g | g2 g~ | g g4 c | g2 c | c c4 g | % corsa p 4 g1~^\p | g~ | g4~^\f 8.[ 16] \repeat unfold 3{ 4~ 8.[ 16]} | c4 c c c | c c c-! r4 | R1 | g4 g g-! r4 | R1 | c,4^\f c c-! r4 | g'1~ | g~ % corsa p 5 g~ | g | \repeat unfold 8 {g4-!} | g2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 15 {R1*6/8} % corsa p 6 \time 4/4 \repeat unfold 12 {R1} % corsa p 7 R1 | R1 | d'1~ | d~ | d~ | d | d4 d d d | d2 r2 | d1^\p | d | d4~^\f d8.[ 16] \repeat unfold 3 {d4~ d8.[ 16]} | g4 g g g | g g g r4 | % corsa p 8 R1 | d4\f d d-! r4 | R1 | g,4^\f g g-! r4 | d'1~ | d~ | d~ | d~ | d4 d d d | d d d d | d2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | % corsa p 9 R1*3/4\fermata | \time 4/4 \repeat unfold 14 {R1} % corsa p 10 c1~ | c~ | c~ | c | % corsa p 11 c4 c c c | c2 r2 | \repeat unfold 20 {R1} | r2 g4^\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % corsa p 12 2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata | \time 2/2 \repeat unfold 8 {R1} | c2\ff g4 g | g2 c4 c | % corsa p 13 c2 g4 g | g2 g~ | g g4 c4 | g2 c | c c4 g | g2 r2 | \repeat unfold 24 {R1} % corsa p 14 c2 g4 g | g2 c4 c | c2-! g4 g | g2 g~ | g g4 c | g2 c | c c4 g | g2 g'2 | f f~ | % corsa p 15 f f | d c4 c | c c c g | g2 g' | f f~ | f f | d c4 c | c c c g | g2 c4 c | \repeat unfold 3 {c2 c4 c} | c2 r4 } % SECONDS CORS corsB = { r4 | \repeat unfold 8 {R1} | % corsb p 2 c2\ff g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g, | g g'4 c | g2 c | c g4 g | g2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} % corsb p 3 \repeat unfold 10 {R1} c,2\ff g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c | g2 c | c g4 g | % corsb p 4 g1~\p | g~ | g4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3{ 4~ 8.[ 16]} | c,4 c c c | c c c-! r4 | R1 | g'4 g g-! r4 | R1 | c,4\f c c-! r4 | g'1~ | g~ % corsb p 5 g~ | g | \repeat unfold 8 {g4-!} | g2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 15 {R1*6/8} % corsb p 6 \time 4/4 \repeat unfold 12 {R1} % corsb p 7 R1 | R1 | d'1~ | d~ | d~ | d | d4 d d d | d2 r2 | d1\p | d | d4~\f d8.[ 16] \repeat unfold 3 {d4~ d8.[ 16]} | g,4 g g g | g g g r4 | % corsb p 8 R1 | d'4\f d d-! r4 | R1 | g,4\f g g-! r4 | d'1~ | d~ | d~ | d~ | d4 d d d | d d d d | d2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | % corsb p 9 R1*3/4\fermata | \time 4/4 \repeat unfold 14 {R1} % corsb p 10 c1~ | c~ | c~ | c | % corsb p 11 c4 c c c | c2 r2 | \repeat unfold 20 {R1} | r2 g,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % corsb p 12 2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata | \time 2/2 \repeat unfold 8 {R1} | c2\ff g'4 g | g2 c,4 c | % corsb p 13 c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c4 | g2 c | c g4 g | e2 r2 | \repeat unfold 24 {R1} % corsb p 14 c2 g'4 g | g2 c,4 c | c2 g'4 g | g2 g,~ | g g'4 c | g2 c | c g4 g | g2 e'~ | e e | % corsb p 15 d d | g, g4 g | c c g g | e2 e'~ | e e | d d | g, g4 g | c c g g | g2 \repeat unfold 4 {c,4 c c2} r4 } % ALTO alto = { r4 | a1~\pp | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | % alto p 2 a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis2 d4\p a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 d4 a4~ | a g2 d'4~ | d2 a'4. gis8 | a4 e2 e4 | e4^+ d b'4. ais8 | b4 fis2 fis4 | e2 e~ | e a4. gis8 | a4 e2 a,4 | % alto p 3 b4 f' e d | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | a,1~ | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a2~ | a1 | a | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | c e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | % alto p 4 \key d \minor f8[\p f f f] \repeat unfold 3 { \repeat tremolo 4 f8 } | f4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 {f4~ 8.[ 16]} | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 d4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees)[( d cis d]) | e,16[\f e e e] a[ a a a] cis4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees)[( d cis d]) | e,16[\f e e e] a[ a a a] d4-! r4 | a8 a4 %colbas 4 4 8~ | a8 4 4 4 8~| % alto p 5 8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8 | \repeat unfold 8 {a4-!} | %fin colbas a2 r2 | \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | R1*3/4\fermata | % alto p 6 \time 4/4 R1 | R1 | d2\f f8[ f aes aes] | \repeat tremolo 4 aes8 \repeat tremolo 4 aes8 | g8[ g g g] g[ g c, g'] | aes[ aes f e] f[ aes c, aes'] | f[ f f f] f[ f bes, f'] | g[ g ees d] ees[ g bes, g'] | ees[ ees ees ees] ees[ ees aes, ees'] | f[ f d c] d[ f aes, f'] | d4 d2\p d4~ | d4 d8[\f d] d4-! r4 | % alto p 7 g4 g2\p g4~ | g4 g8[\f g] g4-! r4 | \repeat unfold 2 { e8[ gis gis gis] gis4 e8[ e] | e[ e a a] e4 e8[ e] } | e4 a, e' a, | e'2 r2 | c8[\p c c c] c[ c c c] | \repeat tremolo 4 c8 \repeat tremolo 4 c8 | c4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { c4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] % faut remplir... \repeat tremolo 8 a16 \repeat tremolo 8 a16 a4-! r4 | % alto p 8 r8 a'8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | \repeat tremolo 4 b,16\f \repeat tremolo 4 e16 gis4-! r4 | r8 a8[^\(\p gis a] bes[ a gis a]\) | c,4-!\f e-! a-! r4 | e8 e4 %colbas e4 \repeat unfold 3 {e4 8~ | 8 4 4} e4 e8 | \repeat unfold 8 {e4-!} |%fin colbas e2 r2 \time 6/8 \repeat unfold 14 {R1*3/4} % alto p 9 R1*3/4\fermata | \time 4/4 R1 | R1 | \repeat tremolo 4 a8 c8[ c ees ees] | \repeat tremolo 4 ees8 \repeat tremolo 4 ees8 | d8[ d d d] d[ d g, d'] | ees[ ees c b] c[ ees g, ees'] | c[ c c c] c[ c f, c'] | % alto p 10 d[ d bes a] bes[ d f, d'] | bes[ bes bes bes] bes[ bes ees, bes'] | c[ c a g] a[ c ees, c'] | a4 a2\p a4~ | a a8[\f a] a4-! r4 | d,4 d2\p d4~ | d d8[\f d] d4-! r4 |\repeat unfold 2 { d8[ fis fis fis] fis4 d8[ d] | d[ d g g] d4 d8[ d] } | % alto p 11 d4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[\ff-! bes] % colbas bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes]-! } | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-! } | \repeat unfold 4 {\repeat tremolo 8 bes16} | % fin colbas bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[\f bes e] | g2 r2 |%colbas R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[ b d] |%fin colbas f2 r2 | R1 | r2 e4\ff 8.[ 16] | 2 a,4 8.[ 16] | % alto p 12 2 4 8.[ 16] | 2 e'4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata | \time 2/2 \key d\major a,1~\p | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a2~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | % alto p 13 a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis2 d4\p a4~ | a g2 d'4~ | \repeat unfold 3 { d2 d4 a~ | a g2 d'4~ } | d2 a'4. gis8 | a4 e2 e4 | e^+ d b'4. ais8 | b4 fis2 fis4 | e2 e2~ | % alto p 14 e a4. gis8 | a4 e2 a,4 | b fis' e d | cis8[ a' a b] a[ g fis e] | a,1~ | a4 d2 a4~ | a1~ | a2 a~ | a1~ | a~ | a~ | a8^[ a'_[ a b] a[ g fis e] | a,4.\ff b8 a4 g | fis d' d d | a4. b8 a4 g | fis2 g'4 fis | cis e d fis | e e d d | d4. b'8 a4 g | fis8[ fis a a] fis[ fis fis fis] | fis[ fis fis fis] fis[ fis d d] | % alto p 15 \repeat tremolo 4 d8 b8[ b e e] | \repeat tremolo 4 e8 fis8[ fis d d] | d[ d d d] a'[ a g g] | fis[ fis a a] \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 fis8 fis8[ fis d d] | \repeat tremolo 4 d8 a8[ a d d] | \repeat tremolo 4 e8 fis8[ fis d d] | \repeat tremolo 4 d8 a'8[ a g g] | fis2 d4 4 | 2 4 4 | 2 a4 4 | 2 4 4 | 2 r4 } % PREMIERS BASSONS bassonsA = { r4 | \repeat unfold 8 {R1} | % bassonsa p 2 d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} % bassonsa p 3 \repeat unfold 10 {R1} d4.\ff e8 %colbas a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas % bassonsa p 4 \key d\minor d8[\p d] %colbas d[ d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 % fin colbas d4-! r4 | R1 | %colbas e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 |% fin colbas R1 | %colbas f'16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 % fin colbas 8~ | % bassonsa p 5 a f''4 e d cis8~ | cis a4 g f e8~ | e4 a,-! %colbas \repeat unfold 6 {a4-!} |% fin colbas a2 r2 | \time 6/8 f'4.(^\markup\italic"dolcé"_\markup\italic"Solo" f4) e8^+ | f4 g8 \appoggiatura bes8 a4 g8 | \appoggiatura g8 f4 e8 \appoggiatura e8 f4.~ | f4 g8 \appoggiatura bes8 a4 g8 | \grace g8 f4( e8) \grace e8 f4 f'8 | \repeat unfold 2 {g4( e8) r4 f8 | f4( d8) r4 f8} | f8[( e) d] a[( g) f] | f[( e) g] g[( f) a] | a[( g) bes] a[( g) f] | f[( e) g] g[( f) a] | a[ g bes] a[ g f] | cis2._\fermata | % bassonsa p 6 \time 4/4 R1 | R1 | f8[\f f f f] %colbas f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] | g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 | % bassonsa p 7 b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 %fin colbas a4-! r4 | % bassonsa p 8 R1 |%colbas \repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e %fin colbas e8~ | e c'4 b a gis8~ | gis e'4 d c b8~ | b4 e,4-! %colbas \repeat unfold 6 {e-!} |%fin colbas e2 r2 | % time 6/8 c4.~^\markup\italic\small"solo"_\markup\italic\small"dolcé" c4 b8_+ | c4 d8 \appoggiatura f8 e4 d8 | \appoggiatura d8 c4 b8 \appoggiatura b8 c4.~ | c4 d8 \appoggiatura f8 e4 d8 | % bassonsa p 9 \appoggiatura d8 c4 b8 c4 c'8 | \repeat unfold 2 {d4( b8) r4 c8 | c4( a8) r4 c8 } | c8[( b) a] e[( d) c] | c[( b) d] d[( c) e] | e[( d) f] e[( d) c] | c[( b) d] d[( c) e] | e[( d) f] e[( d) c] | gis2.\fermata | \time 4/4 R1 | R1 | c'8[\f c c c] %colbas c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] | % bassonsa p 10 d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 | fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | % bassonsa p 11 d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | \tempo 4 = 102 r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % bassonsa p 12 a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ |%fin colbas 2 r2\fermata | \key d \major \repeat unfold 8 {R1} | d4.\ff g8 %colbas a4 a, | d d2 d4 | % bassonsa p 13 d4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas d2 r2 | \repeat unfold 24 {R1} | % bassonsa p 14 [...] d4.\ff g8 %colbas a4 a, | d4 2 4 | 4.-! g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d8[ d d d] d[ d d d] | g[ g g g] g[ g g g] | % bassonsa p 15 \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d,8 \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 g8 | \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | d,2 4 4 | \repeat unfold 3 {d,2 d'4 4} |%fin colbas d,2 r4 } % SECONDS BASSONS bassonsB = { r4 | \repeat unfold 8 {R1} | % bassonsb p 2 d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d2 r2 | \repeat unfold 14 {R1} % bassonsb p 3 \repeat unfold 10 {R1} d4.\ff e8 %colbas a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas % bassonsb p 4 \key d\minor d8[\p d] %colbas d[ d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 % fin colbas d4-! r4 | R1 | %colbas e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 |% fin colbas R1 | %colbas f'16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 % fin colbas 8~ | % bassonsb p 5 a f''4 % unis e d cis8~ | cis a4 g f e8~ |% fin unis e4 a,-! %colbas \repeat unfold 6 {a4-!} |% fin colbas a2 r2 | \time 6/8 d2.~_\markup\italic"dolcé" | d~ | d~ | d~ | d | \repeat unfold 2 {r4 r8 a'4 r8 | r4 r8 f4 r8} | a,2.~ | a~ | a~ | a~ | a~ | a^\fermata % bassonsb p 6 \time 4/4 R1 | R1 | f'8[\f f f f] %colbas f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] | g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 | % bassonsb p 7 b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 %fin colbas a4-! r4 | % bassonsb p 8 R1 |%colbas \repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e %fin colbas e8~ | e c'4 %unis b a gis8~ | gis e'4 d c b8~ |%fin unis b4 e,4-! %colbas \repeat unfold 6 {e-!} |%fin colbas e2 r2 | % time 6/8 a,2.~_\markup\italic\small"dolcé" | a~ | a~ | a~ | % bassonsb p 9 a | \repeat unfold 2 {r4 r8 e'4 r8 | r4 r8 c4 r8} | e,2.~ | \repeat unfold 4 {e~} | e\fermata | \time 4/4 R1 | R1 | c''8[\f c c c] %colbas c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] | % bassonsb p 10 d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 | fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | % bassonsb p 11 d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | \tempo 4 = 102 r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % bassonsb p 12 a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ |%fin colbas 2 r2\fermata | \key d \major \repeat unfold 8 {R1} | d4.\ff g8 %colbas a4 a, | d d2 d4 | % bassonsb p 13 d4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |%fin colbas d2 r2 | \repeat unfold 24 {R1} | % bassonsb p 14 [...] d4.\ff g8 %colbas a4 a, | d4 2 4 | 4.-! g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d8[ d d d] d[ d d d] | g[ g g g] g[ g g g] | % bassonsb p 15 \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d,8 \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 g8 | \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | d,2 4 4 | \repeat unfold 3 {d,2 d'4 4} | %fin colbas d,2 r4 } % BASSE CONTINUE bcontinue = { r4 | d1~\pp | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |\break % bcont p 2 d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d,1~\p | d~ | d~ | d~ |\break d~ | d~ | d~ | d~ | d2 cis'4. b8 | a2 cis | d d4. cis8 | b2 dis | e e,~ | e1~ | e2 cis' |\break % bcont p 3 d2 e | a,8[ a' a b] a[ g fis e] | d,1~ | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] |\break d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, |\break % bcont p 4 \key d\minor \set Score.tempoHideNote = ##t \tempo 4 = 120 d8[\p d d d] \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 d8 \repeat tremolo 4 d8 | d4~\f 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | 4~ 8.[ 16] 4~ 8.[ 16] | d16[ d d d] d[ d d d] \repeat tremolo 8 d16 | \repeat tremolo 8 d16 d4-! r4 | r8 d8[^(\p cis d] ees[)^( d cis d]) |\break e16[\f e e e] cis[ cis cis cis] a4-! r4 | r8 d8[\p_( cis d] ees[)_( d cis d]) | f16[\f f f f] d[ d d d] f,4-! r4 | a8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8~ |\break % bcont p 5 8 4 4 4 8~ | 8 4 4 4 8 | \repeat unfold 8{a4-!} | a2 r2 | \tempo 4 = 85 \clef bass \time 6/8 R1*3/4 | R1*3/4 | R1*3/4 |\break \repeat unfold 11 {R1*3/4} | R1*3/4\fermata |\break % bcont p 6 \tempo 4 = 120 \time 4/4 R1 | R1| f'8[\f f f f] f[ f f f] | \repeat tremolo 4 b,8 \repeat tremolo 4 b8 | c8[ c] e[ g] c,[ c] bes[ bes] | aes[ aes] f'[ e] f[ f] f,[ f] | bes[ bes] d[ f] bes,[ bes] aes[ aes] |\break g[ g] ees'[ d] ees[ ees] ees,[ ees] | aes[ aes] c[ ees] aes,[ aes] g[ g] | f[ f] d'[ c] d[ d] d,[ d] | g4 g'2\p g4( | a)\f a8[ a] a,4-! r4 |\break % bcont p 7 b4\p b'2 c4~ | c c8[\f c] e,4-! r4 | e8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e'8[ e] gis[ bes] e4 e,8[ d] | c[ a c e] a4 a, | e' a, e' a, | e'2 r2 | a,8[\p a a a] a[ a a a] | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 a8 | a4~\f 8.[ 16] \repeat unfold 3 { a4~ 8.[ 16] } | a16[ a a a] a[ a a a] % corr faut ça pour remplir mesure (ou remplace par a8) \repeat tremolo 8 a16 | \repeat tremolo 8 a16 a4-! r4 | % bcont p 8 r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 b16\f \repeat tremolo 4 gis16 e4^! r4 | r8 a8[_(\p gis a] bes[ a gis a]) | \repeat tremolo 4 c16\f \repeat tremolo 4 a16 c,4^! r4 | e'8 e4 e e e8~ | e e4 e e e8~ | e e4 e e e8~ | e e4 e e e8 | \repeat unfold 8 {e4-!} | e2 r2 \time 6/8 \tempo 4 = 85 \repeat unfold 14 {R1*3/4} | % bcont p 9 % [...] R1*3/4\fermata | \time 4/4 \tempo 4 = 120 R1 | R1 | c'8[\f c c c] c[ c c c] | \repeat tremolo 4 fis,8 \repeat tremolo 4 fis8 | g8[ g] b[ d] g,[ g] f[ f] | ees[ ees] c'[ b] c[ c] c,[ c] | f[ f] a[ c] f,[ f] ees[ ees] | % bcont p 10 d[ d] bes'[ a] bes[ bes] bes,[ bes] | ees[ ees] g[ bes] ees,[ ees] d[ d] | c[ c] a'[ g] a[ a] a,[ a] | d,4 d'2\p d4( | e) e8[\f e] e,4-! r4 | fis4 fis'2\p fis4( | g) g8[\f g] b,4-! r4 | d8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | d'8[ d] fis[ a] d4 d,8[ c] | bes[ g bes d] g4 g, | % bcont p 11 d'4 g, d' g, | d'2 r2 | r8 bes'16[-!\ff bes]-! bes8[-! bes-! bes-! bes-! bes-! bes]-! | \repeat unfold 2 {bes8[-! bes-! bes-! bes-!]} | \repeat unfold 4 {bes8[-! f-! bes-! f]-!} | \repeat unfold 4 { \repeat tremolo 8 {bes16} } | bes4-! r4 r2 | R1 | r2 r4 r16 g,16[ bes e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | a2 r2 | R1 | r2 r4 r16 a,16[\f cis e] | g2 r2 | R1 | r2 r4 r16 gis,16[\f b d] | f2 r2 | R1 | \tempo 4 = 102 r2 a,4\ff 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | % bcont p 12 a2 4 8.[ 16] | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 2 4 8.[ 16] | 2 2 | 1~ | 1~ | 2 r2\fermata | \time 2/2 \key d \major \tempo 4 = 95 d,1~\p | d~ | d~ | d2 a'2~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | d4.\ff g8 a4 a, | d d2 d4 | % bcont p 13 d4. g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d,1~\p | d~ | d~ | d~ | d~ | d~ | d~ | d~ | d2 cis'4. b8 | a2 cis | d2 4. cis8 | b2 dis | e e,~ | % bcont p 14 e1~ | e2 cis' | d e | a,8[ a' a b] a[ g fis e] | d,1~ | d~ | d~ | d2 a'~ | a1~ | a~ | a~ | a8[ a' a b] a[ g fis e] | d4.\ff g8 a4 a, | d4 2 4 | 4.-! g8 a4 a, | d2 cis8[ a d a] | e'[ a, cis a] d4 gis, | a a'8[ g] fis4 d | g e a a, | d8[ d d d] d[ d d d] | g[ g g g] g[ g g g] | % bcont p 15 \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | \repeat tremolo 4 d,8 \repeat tremolo 4 d8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 g8 | \repeat tremolo 4 e8 \repeat tremolo 4 e8 | \repeat tremolo 4 a8 \repeat tremolo 4 fis8 | \repeat tremolo 4 g8 \repeat tremolo 4 a8 | d,2 4 4 | \repeat unfold 3 {d,2 d'4 4} | d,2 r4 } \score { % SCORE AFFICHAGE \layout { \context { \Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical }} \new StaffGroup << \override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f \new Staff << \key d \major \relative c'' { \tempo\markup\italic{"Allegretto Soutenato"} \violonsA }>> \new Staff << \key d \major \relative c'' { \violonsB }>> \new Staff << \key d \major \relative c'' { \hautboisA }>> \new Staff << \key d \major \relative c'' { \hautboisB }>> \new Staff << \relative c'' { \voiceOne \corsA } \new Voice { \relative c' { \voiceTwo \corsB }}>> \new Staff << \key d \major \clef alto \relative c' { \alto }>> \new Staff << \key d \major \clef F \relative c { \bassonsA }>> \new Staff << \key d \major \clef F \relative c { \bassonsB }>> \new Staff << \key d \major \clef F \relative c, { \bcontinue }>> >> % FIN STAFFgROUP } % FIN SCORE aFFICHAGE \header {tagline = ##f} \paper { ragged-bottom = ##t print-page-number = ##f } \score { % SCORE MIDI \midi { \tempo 4 = 95 } \new StaffGroup << \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="lead 2 (sawtooth)" \relative c'' { \unfoldRepeats { \violonsA }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="lead 2 (sawtooth)" \relative c'' { \unfoldRepeats { \violonsB }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "lead 1 (square)" \relative c'' { \unfoldRepeats { \hautboisA }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument = "lead 1 (square)" \relative c'' { \unfoldRepeats { \hautboisB }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="overdriven guitar" \transpose c d { \relative c'' { \corsA }} \new Voice { \transpose c d { \relative c' { \corsB }}}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="pad 2 (warm)" \relative c' { \unfoldRepeats { \alto }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="synthbrass 1" \relative c { \unfoldRepeats { \bassonsA }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="synthbrass 1" \relative c { \unfoldRepeats { \bassonsB }}>> \new Staff << \set Staff.midiInstrument ="synthstrings 1" \relative c, { \unfoldRepeats { \bcontinue }}>> >> }% FIN SCORE MIDI </score><noinclude> <references/></noinclude> qcvarsz5rqi7v9eyauq23muii7xokww Wikisource:Scriptorium/Mai 2026 4 4864719 15797260 15796379 2026-05-19T14:05:06Z Luc Hervier WMFr 135267 /* Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? */ nouvelle section 15797260 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Mai 2026 = == Modification des icones en mode édition == Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC) ::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC) :::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC) ::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC) :::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC) ::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ? ::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]] ::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC) ::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC) :::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️‍⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC) ::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC) == Qualité des pages == Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...). Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte». Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»? Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page? Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC) :* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages. :En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte". :* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion). :* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition. :[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC) ::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC) :::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC) ::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC) :::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC) ::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201. ::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte. ::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification. ::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC) :::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC) ::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC) == [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" == Bonjour à toutes et tous. {{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ? --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC) :Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela! :-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC) ::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC) ::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC) ::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage. ::Bien cordialement, ::[[Utilisateur:*j*jac|&#x2A;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC) ::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens. ::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC) :::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage. :::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC) :::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC) == Trévoux == Bonjour, Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues. http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC) :Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC) ::Merci pour cette information, qui me bouleverse. ::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ? ::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis. ::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante. ::B. Mais, on est meilleur : ::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas. ::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici. ::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC) :::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC) == Match et Split hors service ? == Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC) :Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC) ::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC) == Changement du fonctionnement des sections ? == Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] :*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11. :*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections. :*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux. :*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus. :*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise. :*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves. :N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC) ::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org. ::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit : ::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ; ::* de rajouter ceci dans son common.js : ::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC) :::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo ! ::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué. ::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne. ::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>. ::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC) :::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC) ::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC) == Livre validé mais texte en deux tomes == Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC) ::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC) :::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC) ::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC) :::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC) :::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC) ::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC) == Anthologie de la poésie française == Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC) :@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC) ::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC) ::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC) :::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC) ::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC) :::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC) ::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC) :::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC) ::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC) :::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC) ::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC) == Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} == Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC) :Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC) ::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC) :::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci). ::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas. ::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC) :::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC) ::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC) :::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC) ::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples : ::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}} ::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}} :::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC) :::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet : :::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki> ::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}} :::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC) ::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC) == Coquille énigmatique : inarrételle == Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC) :"inarrêtable" ? :Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC) ::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC) == modèle {{m|PageTitre2}} == Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant : * largeur du cadre * famille de police en particulier "serif" * couleur du fond de page. * éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC) :Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] :Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC) ::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC) :::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC) == Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques == Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC) :Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC) ::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC) :::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC) ::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC) :::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC) ::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC) ::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC). == Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? == [[File:Wikiheart.svg|right|300px]] '''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !''' ▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris. ▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits. ▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement. ▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer ! ▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]''' {{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC) e402b97lilaofnb0od9shteq00nyhu5 15797575 15797260 2026-05-19T20:55:00Z Lepticed7 77329 /* Sous-pages ou pas sous-pages ? */ nouvelle section 15797575 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Mai 2026 = == Modification des icones en mode édition == Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC) ::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC) :::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC) ::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC) :::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC) ::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ? ::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]] ::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC) ::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC) :::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️‍⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC) ::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC) == Qualité des pages == Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...). Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte». Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»? Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page? Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC) :* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages. :En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte". :* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion). :* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition. :[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC) ::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC) :::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC) ::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC) :::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC) ::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201. ::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte. ::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification. ::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC) :::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC) ::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC) == [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" == Bonjour à toutes et tous. {{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ? --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC) :Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela! :-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC) ::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC) ::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC) ::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage. ::Bien cordialement, ::[[Utilisateur:*j*jac|&#x2A;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC) ::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens. ::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC) :::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage. :::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC) :::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC) == Trévoux == Bonjour, Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues. http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC) :Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC) ::Merci pour cette information, qui me bouleverse. ::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ? ::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis. ::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante. ::B. Mais, on est meilleur : ::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas. ::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici. ::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC) :::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC) == Match et Split hors service ? == Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC) :Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC) ::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC) == Changement du fonctionnement des sections ? == Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] :*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11. :*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections. :*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux. :*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus. :*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise. :*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves. :N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC) ::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org. ::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit : ::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ; ::* de rajouter ceci dans son common.js : ::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC) :::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo ! ::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué. ::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne. ::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>. ::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC) :::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC) ::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC) == Livre validé mais texte en deux tomes == Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC) ::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC) :::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC) ::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC) :::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC) :::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC) ::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC) == Anthologie de la poésie française == Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC) :@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC) ::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC) ::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC) :::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC) ::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC) :::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC) ::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC) :::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC) ::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC) :::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC) ::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC) == Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} == Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC) :Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC) ::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC) :::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci). ::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas. ::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC) :::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC) ::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC) :::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC) ::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples : ::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}} ::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}} :::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC) :::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet : :::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki> ::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}} :::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC) ::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC) == Coquille énigmatique : inarrételle == Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC) :"inarrêtable" ? :Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC) ::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC) == modèle {{m|PageTitre2}} == Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant : * largeur du cadre * famille de police en particulier "serif" * couleur du fond de page. * éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC) :Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] :Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC) ::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC) :::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC) == Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques == Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC) :Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC) ::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC) :::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC) ::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC) :::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC) ::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC) ::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC). == Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? == [[File:Wikiheart.svg|right|300px]] '''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !''' ▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris. ▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits. ▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement. ▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer ! ▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]''' {{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC) == Sous-pages ou pas sous-pages ? == Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc : * [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ; * [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ; * [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ; * [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ; * [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ; * [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ; * [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]]. Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC) kja5vth586igrqugrgnkmi08aeetgdk 15797578 15797575 2026-05-19T21:01:33Z Sicarov 121895 /* Sous-pages ou pas sous-pages ? */ Réponse 15797578 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Mai 2026 = == Modification des icones en mode édition == Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC) ::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC) :::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC) ::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC) :::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC) ::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ? ::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]] ::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC) ::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC) :::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️‍⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC) ::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC) == Qualité des pages == Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...). Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte». Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»? Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page? Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC) :* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages. :En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte". :* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion). :* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition. :[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC) ::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC) :::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC) ::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC) :::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC) ::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201. ::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte. ::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification. ::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC) :::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC) ::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC) == [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" == Bonjour à toutes et tous. {{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ? --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC) :Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela! :-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC) ::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC) ::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC) ::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage. ::Bien cordialement, ::[[Utilisateur:*j*jac|&#x2A;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC) ::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens. ::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC) :::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage. :::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC) :::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC) == Trévoux == Bonjour, Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues. http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC) :Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC) ::Merci pour cette information, qui me bouleverse. ::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ? ::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis. ::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante. ::B. Mais, on est meilleur : ::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas. ::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici. ::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC) :::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC) == Match et Split hors service ? == Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC) :Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC) ::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC) == Changement du fonctionnement des sections ? == Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] :*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11. :*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections. :*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux. :*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus. :*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise. :*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves. :N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC) ::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org. ::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit : ::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ; ::* de rajouter ceci dans son common.js : ::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC) :::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo ! ::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué. ::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne. ::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>. ::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC) :::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC) ::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC) == Livre validé mais texte en deux tomes == Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC) ::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC) :::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC) ::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC) :::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC) :::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC) ::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC) == Anthologie de la poésie française == Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC) :@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC) ::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC) ::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC) :::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC) ::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC) :::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC) ::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC) :::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC) ::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC) :::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC) ::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC) == Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} == Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC) :Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC) ::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC) :::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci). ::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas. ::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC) :::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC) ::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC) :::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC) ::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples : ::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}} ::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}} :::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC) :::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet : :::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki> ::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}} :::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC) ::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC) == Coquille énigmatique : inarrételle == Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC) :"inarrêtable" ? :Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC) ::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC) == modèle {{m|PageTitre2}} == Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant : * largeur du cadre * famille de police en particulier "serif" * couleur du fond de page. * éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC) :Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] :Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC) ::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC) :::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC) == Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques == Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC) :Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC) ::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC) :::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC) ::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC) :::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC) ::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC) ::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC). == Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? == [[File:Wikiheart.svg|right|300px]] '''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !''' ▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris. ▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits. ▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement. ▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer ! ▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]''' {{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC) == Sous-pages ou pas sous-pages ? == Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc : * [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ; * [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ; * [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ; * [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ; * [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ; * [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ; * [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]]. Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC) :Bonne idée [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 mai 2026 à 21:01 (UTC) l2ag6gw5t0xf949b3imwfghkkbfgeqo 15797595 15797578 2026-05-19T21:32:57Z Susuman77 51799 /* Sous-pages ou pas sous-pages ? */ Réponse 15797595 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Mai 2026 = == Modification des icones en mode édition == Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC) ::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC) :::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC) ::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC) :::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC) ::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ? ::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]] ::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC) ::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC) :::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️‍⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC) ::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC) == Qualité des pages == Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...). Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte». Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»? Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page? Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC) :* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages. :En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte". :* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion). :* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition. :[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC) ::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC) :::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC) ::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC) :::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC) ::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201. ::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte. ::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification. ::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC) :::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC) ::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC) == [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" == Bonjour à toutes et tous. {{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ? --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC) :Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela! :-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC) ::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC) ::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC) ::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage. ::Bien cordialement, ::[[Utilisateur:*j*jac|&#x2A;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC) ::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens. ::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC) :::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage. :::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC) :::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC) == Trévoux == Bonjour, Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues. http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC) :Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC) ::Merci pour cette information, qui me bouleverse. ::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ? ::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis. ::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante. ::B. Mais, on est meilleur : ::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas. ::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici. ::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC) :::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC) == Match et Split hors service ? == Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC) :Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC) ::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC) == Changement du fonctionnement des sections ? == Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] :*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11. :*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections. :*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux. :*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus. :*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise. :*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves. :N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC) ::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org. ::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit : ::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ; ::* de rajouter ceci dans son common.js : ::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC) :::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo ! ::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué. ::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne. ::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>. ::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC) :::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC) ::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC) == Livre validé mais texte en deux tomes == Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC) ::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC) :::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC) ::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC) :::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC) :::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC) ::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC) == Anthologie de la poésie française == Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC) :@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC) ::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC) ::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC) :::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC) ::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC) :::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC) ::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC) :::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC) ::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC) :::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC) ::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC) == Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} == Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC) :Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC) ::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC) :::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci). ::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas. ::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC) :::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC) ::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC) :::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC) ::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples : ::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}} ::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}} :::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC) :::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet : :::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki> ::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}} :::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC) ::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC) == Coquille énigmatique : inarrételle == Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC) :"inarrêtable" ? :Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC) ::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC) == modèle {{m|PageTitre2}} == Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant : * largeur du cadre * famille de police en particulier "serif" * couleur du fond de page. * éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC) :Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] :Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC) ::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC) :::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC) == Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques == Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC) :Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC) ::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC) :::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC) ::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC) :::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC) ::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC) ::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC). == Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? == [[File:Wikiheart.svg|right|300px]] '''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !''' ▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris. ▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits. ▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement. ▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer ! ▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]''' {{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC) == Sous-pages ou pas sous-pages ? == Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc : * [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ; * [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ; * [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ; * [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ; * [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ; * [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ; * [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]]. Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC) :Bonne idée [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 mai 2026 à 21:01 (UTC) ::Bonsoir @[[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ! Oui, ça me paraît tout à fait pertinent, peut-être en choisissant pour titre commun [[Le Socialisme (Rappoport)]] afin d'éviter d'avoir à renommer tout si l'un des autres ouvrages et périodiques ayant ce titre devait un jour être importé (j'en vois quelques-uns dans le catalogue de la BNF). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 mai 2026 à 21:32 (UTC) co30a9pedq4fcwuk2m4tngahnbasmcu 15797783 15797595 2026-05-20T08:57:30Z Olivier LPB 36880 /* Sous-pages ou pas sous-pages ? */ Réponse 15797783 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Mai 2026 = == Modification des icones en mode édition == Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC) ::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC) :::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC) ::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC) :::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC) ::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ? ::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]] ::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC) ::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC) :::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️‍⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC) ::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC) == Qualité des pages == Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...). Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte». Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»? Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page? Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC) :* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages. :En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte". :* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion). :* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition. :[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC) ::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC) :::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC) ::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC) :::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC) ::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201. ::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte. ::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification. ::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC) :::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC) ::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC) == [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" == Bonjour à toutes et tous. {{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ? --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC) :Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela! :-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC) ::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC) ::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC) ::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage. ::Bien cordialement, ::[[Utilisateur:*j*jac|&#x2A;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC) ::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens. ::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC) :::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage. :::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC) :::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC) == Trévoux == Bonjour, Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues. http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC) :Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC) ::Merci pour cette information, qui me bouleverse. ::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ? ::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis. ::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante. ::B. Mais, on est meilleur : ::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas. ::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici. ::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC) :::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC) == Match et Split hors service ? == Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC) :Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC) ::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC) == Changement du fonctionnement des sections ? == Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] :*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11. :*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections. :*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux. :*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus. :*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise. :*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves. :N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC) ::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org. ::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit : ::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ; ::* de rajouter ceci dans son common.js : ::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC) :::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo ! ::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué. ::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne. ::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>. ::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC) :::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC) ::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC) == Livre validé mais texte en deux tomes == Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC) ::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC) :::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC) ::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC) :::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC) :::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC) ::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC) == Anthologie de la poésie française == Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC) :@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC) ::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC) ::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC) :::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC) ::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC) :::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC) ::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC) :::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC) ::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC) :::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC) ::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC) == Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} == Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC) :Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC) ::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC) :::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci). ::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas. ::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC) :::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC) ::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC) :::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC) ::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples : ::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}} ::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}} :::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC) :::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet : :::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki> ::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}} :::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC) ::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC) == Coquille énigmatique : inarrételle == Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC) :"inarrêtable" ? :Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC) ::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC) == modèle {{m|PageTitre2}} == Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant : * largeur du cadre * famille de police en particulier "serif" * couleur du fond de page. * éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC) :Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] :Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC) ::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC) :::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC) == Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques == Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC) :Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC) ::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC) :::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC) ::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC) :::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC) ::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC) ::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC). == Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? == [[File:Wikiheart.svg|right|300px]] '''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !''' ▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris. ▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits. ▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement. ▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer ! ▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]''' {{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC) == Sous-pages ou pas sous-pages ? == Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc : * [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ; * [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ; * [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ; * [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ; * [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ; * [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ; * [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]]. Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC) :Bonne idée [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 mai 2026 à 21:01 (UTC) ::Bonsoir @[[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ! Oui, ça me paraît tout à fait pertinent, peut-être en choisissant pour titre commun [[Le Socialisme (Rappoport)]] afin d'éviter d'avoir à renommer tout si l'un des autres ouvrages et périodiques ayant ce titre devait un jour être importé (j'en vois quelques-uns dans le catalogue de la BNF). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 mai 2026 à 21:32 (UTC) :::Bonne idée aussi, et avec le titre proposé de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] (trop générique "Le socialisme"). [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 20 mai 2026 à 08:57 (UTC) d5k7mpbsot68gcckyaetvhghx5u9nil 15797795 15797783 2026-05-20T09:06:47Z RenéLC 103438 /* Atelier à la Contemporaine ce 6 juin */ nouvelle section 15797795 wikitext text/x-wiki <noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude> __TOC__ __NEWSECTIONLINK__ = Mai 2026 = == Modification des icones en mode édition == Bonjour, depuis hier, il me semble, les icones <code><nowiki>{{}}</nowiki></code> qui étaient dans la barre d'outils du mode d’édition de page / avancé / ont disparu au profit de "citation" et d'outils "math". Je regrette ces changements d'interface sans concertation aucune. Il me semble qui les changements qui modifient l'ergonomie et annulent les automatismes acquis qui facilitent la vie devraient être discutés avant installation. Désolé pour cette petite mauvaise humeur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : cela fait déjà une dixaine de jours. Elles n'ont pas disparues, elles sont invisibles mais fonctionnelles entre les math et les guillemets. De même, « Poème » et « Modifier la casse » après « Saut de ligne ». • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 08:25 (UTC) ::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour le truc. Cependant, je ne suis pas convaincu que l'invisibilité soit une amélioration en matière d'ergonomie (même s'il y a une infobulle au passage de la souris). [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 1 mai 2026 à 08:53 (UTC) :::Sans aucun doute. C'est également le cas de l'icône du bouton « Fermer » dans l'éditeur regex. Il faut de la chance pour savoir qu'il fonctionne. Ces changements sont soit involontaires, soit très taquins. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 09:02 (UTC) ::::Est-ce qu'un admin. interface pourrait essayer de modifier [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] en changeant les tailles des vignettes : 23px-P_writing_icon.svg.png, 23px-Wynn.svg.png, 22px-Toolbar_Template_A.svg.png, 22px-Toolbar_Template_B.svg.png, en remplaçant 22px ou 23px par 40px ? • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 1 mai 2026 à 17:24 (UTC) :::::Oui, la Fondation a dû réduire les tailles possibles de génération de vignettes parce que les serveurs étaient écrasés par les requêtes des IA sur toutes les tailles possibles et imaginables, ce qui posait de sérieux problème de performance et de coût. Une raison de plus de détester l'IA... Il faut donc effectuer certains ajustements sur certaines icônes pour les faire s'afficher à nouveau. [[Utilisateur:M0tty|M0tty]] ([[Discussion utilisateur:M0tty|d]]) 3 mai 2026 à 09:25 (UTC) ::::::@[[Utilisateur:Acer11|Acer11]] @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]] @[[Utilisateur:VIGNERON|Vigneron]] : est-ce que vous pourriez modifier le gadget [[MediaWiki:Gadget-wikiEditor.js]] ? ::::::[[Fichier:Barre_d'outil_améliorée_2026-05-04_113821.png|droite|300x300px]] ::::::J'ai testé la correction mentionnée plus haut. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 09:56 (UTC) ::::::::On semble aussi nous imposer le bouton « Mise en évidence de la syntaxe » dans l’espace page alors qu’il entre en conflit avec LST. J’ai déjà commencé à voir apparaître des croisillons # à la place des sections. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 12:14 (UTC) :::::::Salut, c’est fait {{Fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️‍⚧️]]) 4 mai 2026 à 18:55 (UTC) ::::::::👍Merci @[[Utilisateur:Danÿa|Danÿa]], c'est rentré dans l'ordre. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 4 mai 2026 à 20:48 (UTC) == Qualité des pages == Bonjour! En lisant [[Aide:Qualité des pages]], je ne comprends pas bien si une page ne contenant qu'une seule image doit être marquée «sans texte» ([[Page:Ségur - Nouveaux contes de fées.djvu/203|ex.1]], [[Page:Vimar - Le Boy de Marius Bouillabès.djvu/55|ex.2]]...) ou «corrigé» et depuis «validée» ([[Page:Œuvres de Fermat, Tannery, tome 1, 1891.djvu/11|ex.3]], [[Page:Fierens-Gevaert - Van Dyck, Laurens.djvu/39|ex.4]]...). Je comprends que les ex-libris et les tampons de bibliothèque doivent être marqués «sans texte». Qu’en est-il des listes d’œuvres qui ne font pas partie de l’ouvrage lui-même, mais qui sont incluses dans une édition ([[Page:Burnouf - La Science des religions.djvu/295|ex. 5]])? «Sans texte»? Mais s'ils ont été transcrits, que dire alors de «corrigé» et depuis «validée»? Enfin, qu'en est-il des pages contenant des informations sur l'imprimante, généralement une ligne en bas de page? Merci beaucoup!-[[User talk:Aleator|Aleator]] 3 mai 2026 à 17:02 (UTC) :* Si l'image fait partie de l'ouvrage tel que l'a conçu l'éditeur (illustration, frontispice, etc.), la page qui la contient doit passer par les mêmes étapes que les pages de texte. Au lieu de corriger le texte, on est amené en général à recadrer l'image, voire améliorer les couleurs. Le statut "sans texte" ne s'applique pas à ces pages. :En revanche, tout ce qui a été rajouté dans l'exemplaire papier scanné et qui ne fait pas partie de l'édition (ex-libris, tampons de bibliothèque, annotations manuscrites du lecteur, et bien sûr les marques de numérisation de Google) doit être supprimé, avec le statut "sans texte". :* J'ai tendance à considérer que les listes d'oeuvres font partie de l'ouvrage et ne doivent donc pas être supprimées (cela dit, je fais rarement l'effort de transcrire ces pages, qui n'ont pas vocation à se retrouver dans la transclusion). :* Quand aux informations sur ''l'imprimeur'', je considère qu'elles font partie de l'ouvrage et je les transcris. C'est une information utile car cela sert parfois à identifier l'édition. :[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 mai 2026 à 17:53 (UTC) ::Je souscris en tout point à la réponse de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], avec peut-être juste une distinction entre listes d’œuvres : je transcris systématiquement les listes "du même auteur", généralement d'une page en début d'ouvrage, qui sont intrinsèques au livre publié, mais pas les catalogues ("chez le même éditeur") qui occupaient souvent un cahier en fin d'ouvrage pouvant être détaché (sauf erreur de ma part) et figurent assez rarement dans les exemplaires numérisés : donc corrigé/validé pour les premières, sans texte pour les secondes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 mai 2026 à 18:13 (UTC) :::À tous... je suis moi aussi tout à fait d'accord avec l'explication de @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] amendée par @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] {{sourire}} [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 mai 2026 à 21:59 (UTC) ::::Idem, je garde ''Ouvrages du même auteur'' où l'on peut trouver des informations importantes (notamment sur l'attribution dans le cas d’œuvres anonymes). Je connais un cas d’un ouvrage attribué à un auteur et faisant partie des ''Ouvrages du même auteur'' d'un autre auteur. De même je conserve dans le fac-similé toutes les mentions manuscrites ou imprimées permettant d'identifier précisément une édition, mais je passe ces informations en "sans texte". [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 4 mai 2026 à 09:09 (UTC) :::::Bon là chacun y est allé de son interprétation personnelle mais ce qui me semble important avant toute chose est de mentionner qu’avant d’apporter des modifications à un livre validé, sur lequel est intervenu deux administrateurs, il faut s’assurer qu’on corrige bien une erreur et que le changement apporté soit réellement profitable. La question est donc pertinente. Je félicite la personne qui a rédigé l’aide destiné aux nouveaux car cette personne s’est limitée au principe général : « Le niveau Sans texte est destiné aux pages qu’il n’est pas utile de transcrire ». Je ne vois rien qui indique qu’on doive vider ces pages de tout contenu ce qui, dans les ex. 1 et 2, aurait pour effet de compromettre l’affichage des images dans les pages où elles ont été transclues en includeonly. Voir la [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:S%C3%A9gur_-_Nouveaux_contes_de_f%C3%A9es.djvu/201&action=edit transclusion du premier exemple en page 201], soit la page où l’image est destinée. Cette transclusion évite d’apposer un lien vers cette page à partir de la page d’origine. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 13:09 (UTC) ::::::Ok, donc si je comprends bien, la page contenant l'image de la page 203 a été marquée « sans texte » afin d'éviter qu'elle n'apparaisse dans les transclusions, parce que l'image en question a été incluse manuellement à un endroit jugé plus pertinent, à savoir la page 201. ::::::# Cet exemple très particulier ne remet pas en cause nos échanges, qui portent sur le principe général : une page avec image se traite de la même manière qu'une page avec du texte. ::::::# Cette pratique est contestable car elle est très difficilement compréhensible par les contributeurs ultérieurs. Je comprends qu'on ait envie de placer l'illustration au meilleur endroit, mais, dès qu'on commence à faire du noinclude/includeonly, il faudrait au minimum avertir les contributeurs ultérieurs en mettant des explications sur la page de discussion et dans les commentaires de modification. ::::::[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 mai 2026 à 13:37 (UTC) :::::::Tu as raison sur toute la ligne tant sur le principe général que sur la pratique à adopter. Si on faisait appel à IA, il nous appliquerait cela sans rechigner. Mais mon attention et ma mémoire n’étant plus ce qu’elle était, je ne commencerai pas à ajouter des explications à chaque fois qu’une situation sort de l’ordinaire et, quand je vois une image dans une page sans texte, je sais pertinemment, même si je ne procède pas ainsi, que l’image a été déplacée et je n’ai pas à chercher plus loin. Alors cela me convient très bien et en bon québécois considère qu’on ne doit pas non plus s’enfarger dans les fleurs du tapis. Cela n’en demeure pas moins une très bonne question. {{bravo}} [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 4 mai 2026 à 17:34 (UTC) ::::::::Personnellement, même dans les cas ou il m'arrive de mettre un "noinclude" sur l'image parce que je la déplace, je passe néanmoins la page en "Corrigé" dans la mesure ou l'image est bien retranscrite et visible sur la page. [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 4 mai 2026 à 19:04 (UTC) == [[Arthur Conan Doyle]] : liens vers des ouvrages de "Ebooks libres et gratuits" == Bonjour à toutes et tous. {{u|Gabmeg24}} a placé sur cette page auteur des liens qui ne pointent pas vers des fac-similés. Je propose donc qu’on supprime ces liens. Qu’en pensez-vous ? --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 18:18 (UTC) :Ils proviennent du site de bénévoles Ebooks libres et gratuits, qui se basent sur des traductions d'époque autant dans le domaine public que les textes anglais, même s'ils ne montrent pas des photos des pages des originaux. Il y a eu plusieurs projets entre Ebooks libres et gratuits, la Bibliothèque électronique du Québec et Wikisource. L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème. On peut rechercher sur Gallica, au besoin, mais le site à but non lucratif garantit que ses sources sont du domaine public. Informez-vous avant de tout supprimer, s'il vous plaît. Vous pouvez également voir le site de la Bibliothèque électronique du Québec et sa page Wikipédia, qui lui, pour ses Word, PDF et EPUB, mentionne le texte source utilisé. Néanmoins, Ebooks libres et gratuits sont un organisme de préservation et de transmission des œuvres du domaine public bénévole et à but non lucratif fiable. Je ne pensais pas devoir même justifier cela! :-Bonne journée [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 19:22 (UTC) ::La page d'accueil de ce site mentionne Wikisource parmi ses "partenaires", ce qui n'est pas mentionné sur [[Wikisource:Partenariats]] (page, il est vrai, rarement mise à jour). Qu'en est-il exactement ? [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 10 mai 2026 à 19:38 (UTC) ::Le problème de ce site, à ce que j'ai pu remarquer à plusieurs reprises, est son approche disons cavalière des droits d'auteur, notamment pour les traductions. Je me rappelle qu'on a dû récemment supprimer la version présente ici du ''Dracula'' de Bram Stoker, parce que la traduction, qui dans mon souvenir provenait de ce site et était attribuée à un traducteur libre de droits, était en fait l’œuvre d'une personne toujours vivante, qui n'aurait pas eu de mal à nous faire condamner si l'envie lui était venue d'attaquer en justice. Pour les Conan Doyle, je ne vois aucun traducteur mentionné, ni aucune indication de l'édition ayant servi de base, et la seule date donnée est celle de la parution en anglais, ce qui n'inspire pas grande confiance quant au sérieux bibliographique et juridique de la chose. Je serais donc favorable à la suppression de ces liens. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 10 mai 2026 à 20:08 (UTC) ::@[[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]], vous écrivez : "L'absence de fac-similés ne devrait pas être un facteur posant problème." Désolé, c'est justement un des principes fondamentaux de Wikisource que de se conformer à un fac-similé pour pouvoir publier un ouvrage. ::Bien cordialement, ::[[Utilisateur:*j*jac|&#x2A;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 10 mai 2026 à 21:16 (UTC) ::::Je n'avais pas tout vu, je comprends pourquoi vous vous méfiez maintenant. Je les aurais cru plus soucieux du droit d'auteur, surtout en tant que bénévoles. Peut-être y en a-t-il sur Bibliothèque électronique du Québec, qui lui mentionne ses sources. Bonne idée de supprimer ces liens. ::::Cordialement, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:03 (UTC) :::::J'ai enlevé les liens vers ce site. J'avais pu tout de même classer "La Rivale", traduit par Louis Labat, déjà sur Wikisource mais inclassé, comme étant "Le Problème du pont de Thor", ayant trouvé par hasard quel texte auquel il correspondait en comparant avec mon édition papier de Sherlock Holmes, que je suis en train de lire. C'est au moins ça de plus pour Wikisource. Je suis désolé, établi et bénévole comme ce site est, je l'aurais cru plus fiable que cela. Mais en effet, l'utilisation de traductions qui elles ne sont pas dans le domaine public est grave et inadmissible. C'est bien dommage. :::::Bien à vous, [[Utilisateur:Gabmeg24|Gabmeg24]] ([[Discussion utilisateur:Gabmeg24|d]]) 10 mai 2026 à 22:16 (UTC) :::::::{{ping|Gabmeg24}} merci et bonne continuation avec nous. --[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 11 mai 2026 à 08:02 (UTC) == Trévoux == Bonjour, Des chercheurs viennent d'annoncer la mise en ligne du dictionnaire du Trévoux (édition 1743 en mode texte). D'autres éditions sont prévues. http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/ [[Utilisateur:Pyb en résidence|Pyb en résidence]] ([[Discussion utilisateur:Pyb en résidence|d]]) 11 mai 2026 à 06:58 (UTC) :Intéressant. Je vois qu'ils ont beaucoup utilisé l'IA. En regardant [http://trevoux.huma-num.fr/DUFLT/dictionnaire/navigate/5/1 un article au hasard], le niveau me semble toutefois inférieur à celui que nous attendons pour le niveau "correction" : ''s long'' confondu avec un ''f'', problèmes de ponctuation, petites capitales non conservées, diverses coquilles. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 07:15 (UTC) ::Merci pour cette information, qui me bouleverse. ::Vont-ils nous écraser ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de continuer à transcrire le Trévoux ? ::La réponse est non. On va gagner, de même que Wikipedia a gagné contre l'Encyclopedia Britanica et l'Universalis. ::A. D'abord, il faut reconnaitre qu'ils ont fait un travail fantastique. En quantité, ils ont retranscrit plus de pages que nous, en moins de temps. En qualité, ils produisent un texte qui contient beaucoup moins d'erreurs, et une indexation beaucoup plus puissante. ::B. Mais, on est meilleur : ::- Au niveau démocratique et juridique, la consultation du texte transcris par nous est vraiment publique. Je n'en suis pas sûr pour eux. Actuellement, c'est en libre-accès, mais pour combien de temps ? Dans leur équipe, seule Isabelle Turcan déclare être attachée à la mise à la disposition pour le grand public. Les sept autres personnes principales du projet n'en parlent pas. ::- La qualité n'est pas très bonne chez nous, actuellement, mais elle s'améliore tous les jours. Pour eux, qu'est-il prévu pour les corrections ? Apparamment, rien ! L'onglet "Documentation" http://trevoux.huma-num.fr/documentation.html présente un tableau des six "états du traitement" dont "OCR corrigé manuellement", qui a sa pastille verte. C'est donc fini, terminado, circulez, ya-rien-à-voir, et surtout, il y a plus de financement pour ça. Cela dit, il y a un phénomène de régressions, de retour à la moyenne bien connu sur Wikipedia, qui se produit aussi ici. ::- Leur équipe n'est pas très diversifiée. Parmi les huit principaux membres, je compte cinq passionnés des graphes (Moncla, Duchateau, Loudcher, Laforest, et Velcin), et trois intéressés par le langage et l'histoire (Vigier, Eglin et Turcan). Cette domination des grapheurs les conduit droit dans le mur. Ils sont comme ceux qui croyaient à l'éther (dont Descartes, hélas), alors que ce furent les atomistes (Gassendi, etc) qui ont permis les plus grandes avancées. En résumé, ce sont des unificateurs, des monopolistes, alors que nous misons sur la diversité, la multipolarité. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 12 mai 2026 à 12:36 (UTC) :::Par ailleurs, il ne s'agit pas de la même édition. Celle de 1743 comporte 6 tomes, celle de 1771, sur laquelle nous travaillons, en comporte 8. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 mai 2026 à 13:22 (UTC) == Match et Split hors service ? == Bonjour, j'essaie d'utiliser Match et split https://matchandsplit.toolforge.org/ ce matin et j'obtiens une message : "no healthy upstream". Apparemment il y aurait eu une mise à jour hier : [https://wikitech.wikimedia.org/wiki/Nova_Resource:Tools.matchandsplit/SAL Nova Resource:Tools.matchandsplit]. Une idée de ce qu'il se passe ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 11 mai 2026 à 09:28 (UTC) :Je l'ai signalé au [[meta:User_talk:Sohom_Datta|mainteneur]] de l'outil. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 mai 2026 à 13:14 (UTC) ::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ça y est, après une première tentative infructueuse, Sohom a réparé Match et Split dont la mise a jour avait produit des incompatibilités. Il fonctionne de nouveau. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 12 mai 2026 à 04:04 (UTC) == Changement du fonctionnement des sections ? == Bonjour tout le monde. Il semblerait qu'il y ait eu un changement dans le fonctionnement du raccourci ## pour les sections, et cela cause des problèmes : cf [[Spécial:Diff/15783311]]. [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 11 mai 2026 à 21:13 (UTC) :@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] :*Tu as créé la page le 8 mai et tu l’as modifiée le 11. :*Le 9 mai quelqu’un a modifié base.js où se trouve le script pour convertir les croisillons en véritables sections. :*Les modifications me semblent tout à fait correctes mais cela a peut-être modifié l’ordre de préséance dans la procédure événementielle. Ainsi lorsque j’examine cette nême [[Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/239|page]] en prévisualisation, curieusement elle ne s’affiche correctement qu’une fois sur deux. :*Si j’active une ancienne version de Easy_Lst le problème ne se manifeste plus. :*J’ai déjà demandé à {{mention|Danÿa}} de récupérer base.js sur ws.fr pour éviter que cette situation se répète et, en même temps, de modifier une ligne du script pour corriger un autre problème. Elle ne semblait pas trop à l’aise. :*Il faudrait peut-être reconsidérer le niveau de priorité considérant la difficulté que tu soulèves. :N-B : Puisque qu’il est question de Easy_Lst, si on ne trouve pas une façon de désactiver le gadget ''Mise ne évidence de la syntaxe'' dans l’espace Page, on s’expose à des problèmes pas mal plus sérieux. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 01:28 (UTC) ::Si je comprends bien, le problème est qu'il supprime les fins de ligne ? J'ai un mis un message là-bas, car j'ai l'impression qu'il se manifeste également sur wikisource.org. Mais je suis aussi d'accord qu'il faudrait récupérer le code de [[:mul:MediaWiki:Base.js]] (et de mettre dans un gadget distinct ce qui concerne EasyLST), comme l'a fait par exemple en.wikisource.org. ::En tout cas de manière temporaire, il me semble qu'il suffit : ::* de cocher le gadget « Utiliser l'ancienne syntaxe <section/> pour les transclusions de sections dans l'espace Page » ; ::* de rajouter ceci dans son common.js : ::<code>importScript('en:MediaWiki:Gadget-Easy LST.js');</code> [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 08:25 (UTC) :::Aussi, Base.js contient désormais deux définitions de <code>restore_lst()</code>, ce qui explique peut-être pourquoi cela marche une fois sur deux {{sourire}}. Et je pense avoir trouvé l'erreur (ajout d'un appel à <code>trimEnd()</code>). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 mai 2026 à 09:00 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Mais oui ! Tu viens de nous fournir l’explication. Bravo ! ::::*Avec ce trimEnd(), je pense qu’on souhaite corriger un bogue qui existe dans EasyLst depuis sa création et auquel ici on s’est habitué. ::::*La vraie représentation de la page indiquée par @[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] est bien celle qui ne comprend pas de sauts de ligne entre les items. C’est ce qu’on obtient quand le gadget est désactivé de même qu’avec sa nouvelle mouture. L’ancienne version du gadget modifie pourtant le wikicode et ajoute des sauts de ligne. ::::*J’ai bien peur qu’on doive quand même maintenir l’ancienne version de EasyLst mais il faudrait au moins s’assurer qu’un paragraphe qui s’étend sur deux pages ne soit pas coupé par la présence d’une section en première page. C’est cette modification que j’avais demandée. Ce que je souhaite c’est appliquer trimEnd() uniquement en fin de page résultat obtenu avec ceci <code>var a = editbox.value.replace(/(\n+)$/, "").split(search);</code>. ::::*Cela implique aussi qu’en utilisant la syntaxe ## section ##, on n’aura pas toujours le même résultat qu’en appelant directement l’extension LabeledSectionTransclusion, la seule supportée par prp. Ce n’est vraiment pas idéal mais je ne vois vraiment pas d’autre solution. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 mai 2026 à 14:32 (UTC) :::::@[[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] Base.js a été rétabli à son contenu du 8 mai. Il te faudra charger la page et la sauvegarder pour que les articles ne soient plus regroupés dans un paragraphe. Je fais appel à un admin d’interface pour que base.js soit enfin récupéré sur ws.fr avant qu’un incident fâcheux ne survienne. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 01:45 (UTC) ::::::noté, merci beaucoup ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 13 mai 2026 à 09:34 (UTC) == Livre validé mais texte en deux tomes == Bonjour, je viens enfin de finir la validation de [[Livre:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu]], mais son texte complet comprend aussi le tome II. Dans ce cas il ne faut pas l'ajouter à la liste des nouveaux ouvrages validés ? Dites moi {{=)}} [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 12 mai 2026 à 15:32 (UTC) :Bonjour @[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ! Dans des cas similaires, j'attends d'avoir fait le deuxième volume pour le mettre dans les nouvelles validations, puisque l'ensemble ([[Œuvres posthumes (Verlaine)]] en l'occurrence) vers lequel le lien pointe comprend les deux volumes. Bon courage pour la suite, bravo pour ce qui est déjà fait, et pas trop de déception à avoir : ce message sur le Scriptorium aura fait autant de publicité pour le travail accompli que l'inscription dans les validations ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 19:35 (UTC) ::Pour être sincère, je compte faire une petite pause avec Verlaine, le premier tome a été tellement long à valider... et puis au bout d'un moment j'en fais une indigestion. Mais je te remercie de tes encouragements ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 08:30 (UTC) :::Je vois tout de même que le tome III de l'Histoire de France de Michelet figure parmi les derniers ouvrages validés. Et je ne sais pas ce qu'est un « ouvrage » exactement, mais en l'occurrence le volume contient plusieurs recueils de poèmes indépendants : ce n'est pas comme un roman qui laisserait son lecteur haletant à la fin du premier volume... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 mai 2026 à 08:56 (UTC) ::::Touché😁 je n’avais pas pensé aux Michelet, dont les premiers tomes sont moins indépendants les uns des autres que les derniers… mais je m’appuyais plus sur un point formel, l’existence ou non d’une page dans l’espace principal ne couvrant que le tome transclus. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 09:02 (UTC) :::::À la base dans mon imaginaire, un ouvrage = un livre:XXX.djvu ... [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 13 mai 2026 à 09:55 (UTC) :::@[[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] : Je peux m'occuper des croquis, si vous voulez. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 10:34 (UTC) ::::Pourquoi pas... merci de la proposition ! [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 14 mai 2026 à 22:14 (UTC) == Anthologie de la poésie française == Bonjour, La table des matières de l'index ([[Livre:Gide - Anthologie de la poésie francaise, NRF, 1949.djvu]]) est incomplète comparé à [[Anthologie de la poésie française]], pourtant la liste des poèmes correspond. On pourrait la reconstruire... Le fichiers source sur IA a disparu. Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 20:40 (UTC) :@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Je devrais pouvoir accéder demain à l'ouvrage papier et scanner les pages manquantes. J'avais été tenté de travailler sur cette anthologie, mais n'étais jamais passé à l'acte... On en avait parlé il y a quelque temps avec @[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] qui avait pointé quelques points de vigilance droits d'auteur : il faudrait éviter de transclure Max Jacob, DP en 2045 seulement, mais aussi Rutebeuf, les textes reproduits étant des "adaptations" en français moderne par Gustave Cohen, DP en 2029, et au mieux caviarder le fichier. Par ailleurs, le djvu devrait être rapatrié de Commons sur WS, le PD-US est éminemment contestable vu la publication en 1949. L'éditeur peut se montrer assez agressif, alors reproduire intégralement une Pléiade pas tout à fait libre pourrait avoir des conséquences fâcheuses, je pense que la prudence s'impose. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 12 mai 2026 à 21:29 (UTC) ::{{ping|Susuman77}} En fait, le livre est intégralement sur Gallica : [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k201866/f1.item]. Je vais donc faire un DjVu à partir de la version de Gallica. Et oui, je vais la mettre sur Wikisource. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 mai 2026 à 21:52 (UTC) ::Voilà. J'ai importé une nouvelle version du fichier DjVu, et j'ai fait les modifications nécessaires sur l'index et les pages déjà corrigées. À noter que Gallica dit que le livre est dans le domaine public. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:08 (UTC) :::Les indications de Gallica sont hélas peu fiables en la matière, d'autant que c'est généralement seulement la version anglophone qui dit "Public Domain", avec juste "Consultable en ligne" en français, comme c'est le cas ici de mon côté. Pour les ouvrages collectifs ils ne s'embêtent pas à entrer dans le détail... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:18 (UTC) ::::OK. On a pourtant quelques poèmes de [[Auteur:Max Jacob]]. J'ai demandé sur Commons la question des droits. Pas de réponse pour l'instant... J'ai presque fini la table des matières, mais il y a maintenant un problème de cache. La suite sera donc pour plus tard... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 18:41 (UTC) :::::J'ai finalement importé le fichier ici. J'ai fini la table des matières, et corrigé la Préface (je ne suis pas sûr de la mise en page des vers au milieu de la prose). Y a plus qu'à... ;o) [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 mai 2026 à 17:43 (UTC) ::::::Oui, l'hébergement ici est plus sûr pour ces cas limites... Pour les citations de vers, si tu veux les faire ressortir à peu près comme dans l'original je te suggère le modèle {{m|Pom}}, qui les centre et diminue le caractère, tu peux aussi jouer avec les paramètres de marge. Et {{m|Poem}} modèle équivalent pour les poèmes en pleine taille ensuite, je les trouve d'emploi plus souple que les balises poem. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 mai 2026 à 19:47 (UTC) :::::::{{ping|Susuman77}} OK, merci. Je me demandais surtout sur l'emploi de l'italique... [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:47 (UTC) ::::::::{{notif|Yann}} C'est un choix de ne pas mettre la préface entière en italique ? Cela peut être fait relativement simplement avec {{m|P début}} et les modèles associés, mais il est vrai que c'est moins lisible qu'en caractères droits. Quoi qu'il en soit, je pense qu'il faut mettre les poèmes en italiques si le texte de la préface ne l'est pas, et inversement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 18 mai 2026 à 10:14 (UTC) :::::::::Oui, je pense aussi qu'il faut garder le texte principal droit, et mettre les poèmes cités en italique. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 10:20 (UTC) ::::::::Ah, pas de souci, je comprends maintenant. D'accord avec le passage du texte principal en romain pour lisibilité ; pour les poèmes cités, l'important est qu'ils se distinguent aisément, ça peut se faire avec ital et/ou corps réduit, à toi de voir ce que tu préfères [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 10:51 (UTC) == Combiner le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} avec le modèle {{m|tiret}} == Bonjour il arrive régulièrement qu'un nom de famille normalement codé avec le modèle {{m|Mme|Monnomdefamille}} se trouve situé en fin de page (page 1 : Mme Monnom-<br/>page 2 : defamille) avec césure normalement codé avec les modèles {{m|tiret}} et {{m|tiret2}}. Or les modèles {{m|tiret}}/{{m|tiret2}} sont incompatibles avec les modèles de mise en forme tels M. ou Mme. Existe-t-il une solution propre pour résoudre cette situation ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 10:59 (UTC) :Bonjour, Sur Wikisource en anglais, ce n'est plus obligatoire d'utiliser un modèle pour une césure d'un mot en fin de page. Pourquoi ne pas utiliser la même solution ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 13 mai 2026 à 11:12 (UTC) ::Bonjour, ce n'est plus obligatoire ici non plus sauf exceptions (tiret à conserver, reffollow en bas de page, sectionnement). Pour le cas d'espèce, si les modèles ne sont pas nécessaires, je mettrais "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}Monnom-</nowiki>" sur la première page et "defamille" sur la seconde ; s'ils le sont : "<nowiki>{{Mme}}{{lié}}{{tiret|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la première et "<nowiki>{{tiret2|Monnom|defamille}}</nowiki>" sur la seconde. On conserve ainsi le développement en infobulle et l'espace insécable. Mais peut-être y a-t-il plus élégant... [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 13 mai 2026 à 11:36 (UTC) :::Ou encore : <nowiki>{{tiret|{{Mme|Une}}|telle|motcomplet=Mme Unetelle}}</nowiki>--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 mai 2026 à 11:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] les modèles sont parfois nécessaires, et je préfère les utiliser dans tous les cas, cela m'évite de vérifier qu'il n'y a pas de problème sur ce point dans les transclusions (ma façon de travailler hors ligne avant import en utilisant des regex automatise la mise en place de nombreux modèles, dont ceux-ci). ::::Merci @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], je pense que cette solution doit pouvoir fonctionner dans tous les cas. ::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], mais si cette solution fonctionne pour {{m|tiret}}, dont l'usage avec motcomplet est similaire aux mots en italique, je n'y arrive pas pour {{m|tiret2}} ou je n'ai pas compris comment l'utiliser dans ce cas. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 13 mai 2026 à 12:26 (UTC) :::::Il faudrait probablement modifier {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}} comme cela a été fait pour {{m|T2}}, {{m|T3}} : remplacer <code><nowiki>title="{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}"</nowiki></code> par <code><nowiki>title="{{anchorencode:{{{motcomplet|{{{1|}}}{{{2|}}}}}}}}"</nowiki></code>. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 13 mai 2026 à 22:02 (UTC) ::::::Bonne idée ! si je lis bien, cela permettrait d’insérer dans motcomplet exactement ce qu’on souhaite récupérer en transclusion incluant tout modèle de mise en forme et même d’appliquer le modèle {{m|corr}} sur le mot en césure ce qu’on ne peut faire actuellement. Je n’y vois que des avantages. Alors je vote {{pour}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 02:05 (UTC) :::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]]e et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour vos suggestions. Je vote également avec un grand {{pour}}, la modification proposée des deux modèles {{m|Tiret}} et {{m|Tiret2}}. Je rencontre également régulièrement des coquilles à la césure des pages. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 14 mai 2026 à 03:31 (UTC) ::::::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et tous : la modification est faite. Veuillez signaler au plus vite si vous constatez une régression. Exemples : ::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}}</nowiki> => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|{{corr|poin|pion}}}} ::::::::*<nowiki>{{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}}</nowiki> => {{tiret2|Mme Tartem|pion|motcomplet={{Mme|Tartempion}}}} :::::::: • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 14 mai 2026 à 21:07 (UTC) :::::::::ou encore si on souhaite appliquer la correction sur le mot complet : :::::::::*<nowiki>{{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}}</nowiki> ::::::::::::qui donnera => {{tiret2|{{Mme|Tartem}}|pion|motcomplet={{Mme|{{corr|Tartempoin|Tartempion}}}}}} :::::::::Merci @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] pour ce rehaussement ! --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 mai 2026 à 23:30 (UTC) ::::::::::{{Merci}} @[[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] et @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] J'ai essayé avec {{m|Mme}} et pas de problème. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 15 mai 2026 à 04:39 (UTC) == Coquille énigmatique : inarrételle == Bonjour en corrigeant un livre, je suis tombé sur une coquille que je n'arrive pas à décoder (voir ci-dessus). La phrase se trouve ici : [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/100|p. 96]]. Faute de trouver le mot écorché, j'ai mis une note de Wikisource. Dans le même livre, il y a aussi une coquille savoureuse : « vous inspirez le '''supplice d’un tas d’ail''' à votre monde » cf. [[Page:Momas - Fétichisme amoureux, 1923.djvu/83|p. 79]]. L'auteur n'étant pas amateur de jeux de mots, je penche là aussi pour une coquille. Si quelqu'un a une idée pour '''inarrételle''', je suis preneur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 12:40 (UTC) :"inarrêtable" ? :Si le texte a été mis en page à partir d'une version manuscrite, cela pourrait être une erreur du compositeur, car à la main, -elle et -able peuvent se ressembler. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 mai 2026 à 13:10 (UTC) ::{{Merci}} @[[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] Cela me paraît très probable. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:20 (UTC) == modèle {{m|PageTitre2}} == Bonjour, j’utilise très régulièrement {{m|PageTitre2}} que je trouve très pratique pour mettre en forme les Grands Titres. Je regrette cependant que l'on ne puisse pas modifier la mise en forme de la page autrement que par un codage css avant le modèle. Est-il possible, souhaitable d'introduire des paramètres de modification suivant : * largeur du cadre * famille de police en particulier "serif" * couleur du fond de page. * éventuellement une bordure avec ses paramètres solid, dotted, double Qu'en pensez-vous ? [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 16 mai 2026 à 13:17 (UTC) :Bonjour, @[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] :Oui ce serai une bonne idée, j'ai découvert ce modèle pour le page titre qui est vraiment facilitateur. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 16 mai 2026 à 15:32 (UTC) ::{{m|PageTitre2}} permet déjà d’introduire des styles tant pour la page que pour chacune de ses composantes. Les styles css sont supportés de même que les abréviations définies dans le module {{Module|StyleM}}. Exemple : [[Page:Pailleron - À la brebis sans tache, 1936.djvu/7]] --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 15:58 (UTC) :::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] j'arrive à le faire fonctionner avec {{m|pt2}} avec une syntaxe du type <code>{{pt2|style=font-family:serif;background-color:#c8baa0|</code> exemple '''[[Page:Vingt ans de la vie d’une jolie femme, 1894.djvu/7|ici]]''' mais pas avec {{m|PageTitre2}}. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 17 mai 2026 à 06:53 (UTC) ::::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] Oupsss ! Si je comprends bien, depuis 5 ans, j’utilise {{m|pt2}} destiné au départ à tester la dernière version du modèle. Il était temps de les rendre disponibles ces dernières améliorations. Alors c’est fait et la page de documentation a été mise à jour. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 17 mai 2026 à 15:34 (UTC) == Encore un mot ou une coquille énigmatique : d’ononiaques == Bonjour, j'ai trouvé en corrigeant une page, le mot '''d’ononiaques''', qui se trouve dans le livre ''Sous le ciel bleu'' [[Page:Belz de Villas - Sous le ciel bleu, 1884.djvu/35|p. 35]]. J’ai pensé à monomaniaques, mais ni la présence du "l’", ni le contexte ne s'y prête vraiment. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:00 (UTC) :Je sèche... Au vu du contexte, une collusion entre ''onanistes'' et ''maniaques'' ?? Peut-être, dans cette hypothèse, un néologisme douteux plutôt qu'une coquille ? S'il y a une chance que ce soit la fantaisie lexicale de l'auteur qui s'exprime, autant ne pas corriger, mais peut-être y a-t-il une meilleure explication. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 mai 2026 à 13:22 (UTC) ::@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] : je pencherais pour une coquille de "démoniaques" !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:33 (UTC) :::@[[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] : pardon... la réponse est pour toi : "''démoniaques''" !?!? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 18 mai 2026 à 13:35 (UTC) ::::{{Merci}}@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] et @[[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] Je trouve ''démoniaque'' convaincant au vu du contexte général du livre, et du langage plutôt soutenu de l'auteur. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 13:40 (UTC) :::::{{notif|Cunegonde1}} Et si c’était « d’onaniaques », qui viendrait « d’onanisme » ? --[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 18 mai 2026 à 13:45 (UTC) ::::::{{Merci}} beaucoup @[[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] On ne trouve pas onaniaque dans les principaux dictionnaires usuels, mais dans certains dictionnaires médicaux, et dans [[Charlot s’amuse]], à 7 reprises. En tout cas c’est sûrement cela. Merci encore pour vos recherches à tous les trois. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 18 mai 2026 à 14:02 (UTC) ::::::: J'arrive après l'arrivée, mais ce serait sûrement, comme le dit [[utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ''onaniaque'' (adepte de l'onanisme), dont on trouve quelques ''traces'' dans Gallica. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 18 mai 2026 à 17:20 (UTC). == Envie d'un climat plus serein sur Wikipédia et les autres projets Wikimédia ? == [[File:Wikiheart.svg|right|300px]] '''Il reste quelques places pour la formation "Adopter une communication écrite bienveillante dans les échanges en ligne" !''' ▶ Quand ? Vendredi 5 et samedi 6 juin 2026 à Paris. ▶ Au programme : Gérer les biais, exprimer un désaccord sans blesser et désamorcer les conflits. ▶ 100% gratuit : Wikimédia France prend en charge votre transport et votre hébergement. ▶ Le + : Un dîner convivial et une sortie culturelle pour se rencontrer ! ▶ Places limitées (15 max). Ne tardez pas, '''[https://www.wikimedia.fr/inscription-formation-adopter-une-communication-ecrite-bienveillante-dans-les-echanges-en-ligne-juin-2026/ inscrivez-vous dès maintenant !]''' {{Clr}} [[Utilisateur:Luc Hervier WMFr|Luc Hervier WMFr]] ([[Discussion utilisateur:Luc Hervier WMFr|d]]) 19 mai 2026 à 14:05 (UTC) == Sous-pages ou pas sous-pages ? == Salut, je suis récemment tombé sur la série Le Socialisme qui contient 17 « chapitres » en dix volumes. Et ces livres ont été transclus sans utiliser de sous-pages. On a donc : * [[Le Socialisme I. Socialisme utopique et socialisme scientifique]] ; * [[Le Socialisme II. Le Socialisme dans l'antiquité]] ; * [[Le Socialisme III. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Morelly)]] ; * [[Le Socialisme V. Le Socialisme au XVIIIe siècle (Mably), Les précurseurs du Socialisme moderne (Saint-Simon)]] ; * [[Le Socialisme VII. Les Précurseurs du Socialisme moderne : Charles FOURIER]] ; * [[Le Socialisme VIII et IX. Les Précurseurs du Socialisme moderne : P.-J. PROUDHON]] ; * [[Le Socialisme X. Les Précurseurs du Socialisme moderne Louis BLANC, Pierre LEROUX, CABET, Introduction à l'étude du marxisme]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XI. Karl Marx]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XII. La philosophie et la sociologie marxistes]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIII. La conception matérialiste de l’Histoire]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XIV. L’économie marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XV. La politique marxiste]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVI. Frédéric Engels et Ferdinand Lassalle]] ; * [[Le Socialisme XI à XVII. Le Socialisme scientifique./XVII. Le marxisme et la révolution russe]]. Y a-t-il une opposition à ce que je transforme tout ça en sous-pages de [[Le Socialisme]] ? Bonne soirée, [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ([[Discussion utilisateur:Lepticed7|Viens tcharer !]] :D) 19 mai 2026 à 20:55 (UTC) :Bonne idée [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 19 mai 2026 à 21:01 (UTC) ::Bonsoir @[[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]] ! Oui, ça me paraît tout à fait pertinent, peut-être en choisissant pour titre commun [[Le Socialisme (Rappoport)]] afin d'éviter d'avoir à renommer tout si l'un des autres ouvrages et périodiques ayant ce titre devait un jour être importé (j'en vois quelques-uns dans le catalogue de la BNF). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 mai 2026 à 21:32 (UTC) :::Bonne idée aussi, et avec le titre proposé de @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] (trop générique "Le socialisme"). [[Utilisateur:Olivier LPB|Olivier LPB]] ([[Discussion utilisateur:Olivier LPB|d]]) 20 mai 2026 à 08:57 (UTC) == Atelier à la Contemporaine ce 6 juin == [[Fichier:Gaston Lavy - Un de la territoriale (part II) OR 4028 009.jpg|vignette|Page d'''Un de la territoriale'', un manuscrit de Gaston Lavy richement illustré, portant sur son expérience de la Première Guerre mondiale.]] Bonjour, je vous signale la tenue d'une seconde édition de [[Wikisource:La Contemporaine/Un de la territoriale (2)|l'atelier ''Un de la territoriale'']] le 6 juin à la Contemporaine (Université Paris Nanterre, juste à la sortie de la station Nanterre Université sur le RER A). [[Utilisateur:RenéLC|RenéLC]] ([[Discussion utilisateur:RenéLC|d]]) 20 mai 2026 à 09:06 (UTC) h58o6ri0kqr4amx4atu2xcetsjda0h7 Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 10.djvu/214 104 4869786 15797176 15777389 2026-05-19T13:08:29Z Seudo 2609 15797176 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>{|class="_tdm" |-class=desc |colspan=2|Dans le ''Recueil d’Opuscules'', 1718. |- |X. ''Opuscules théologiques''. (1820.) |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/202|202]] |-class=niveau2 |1. Sur le commencement d’amour de Dieu nécessaire au pécheur dans le sacrement de Pénitence. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/202|202]] |-class=niveau2 |2. Avis aux confesseurs pour le temps d’une Mission. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/203|203]] |-class=niveau2 |3. Consultation pour un chevalier de Malte. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/205|205]] |-class=niveau2 |4. Consultation sur une alliance projetée entre deux illustres maisons. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/209|209]] |- |''Plans de dissertations sur divers points de philosophie et de théologie.'' |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/211|211]] |-class=niveau2 |1. Sur la liberté de l’homme. |Ibid. |-class=niveau2 |2. Sur l’immortalité de l’ame. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/212|212]] |-class=niveau2 |3. Sur le culte divin. |Ibid. |-class=niveau2 |4. Autorité de Moise. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/214|214]] |-class=niveau2 |5. Autorité de Jésus-Christ. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/215|215]] |-class=niveau2 |6. Nécessité d’une Église. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/216|216]] |-class=niveau2 |7. Sur la tolérance. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/217|217]] |-class=niveau2 |8. Moyen de croire proportionné à tous les hommes pour toute vérité nécessaire au salut. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/218|218]] |-class=niveau2 |9. Mystères révélés par Jésus-Christ, défendu contre les Sociniens. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/219|219]] |-class=niveau2 |10. Présence réelle. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/220|220]] |-class=niveau2 |11. Retranchement de la coupe. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/221|221]] |} {{séparateur|m=1em}} {{c|{{sc|Section ii}}. — ''Ouvrages sur le Quiétisme''.|m=1em}} {|class=_tdm |- |colspan=2|I. ''Diverses pièces relatives aux conférences d’Issy'', savoir : |-class=niveau2 |1. Déclaration signée par Fénelon, le 23 juin 1694. |T. II, p. [[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/223|223]] |-class=niveau2 |2. Mémoire adressé à l’évêque de Châlons pendant les conférences d’Issy. |Ibid. |-class=niveau2 |3. Acte d’adhésion à la doctrine du cardinal de Bérulle sur l’état passif. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/225|225]] |-class=niveau2 |4. Articles arrêtés à Issy le 10 mars 1695. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/226|226]] |-class=niveau2 |5. Projet d’addition aux Articles précédens, sur l’état passif. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/229|229]] |-class=desc |colspan=2|Ces pièces ont paru pour la première fois en 1820, à l’exception des ''Articles d’Issy'', qui furent publiés par Bossuet et par {{M.|de Noailles}}, dans leurs ''Ordonnances'' du mois d’avril 1695. |- |II. Explication et réfutation des LXVIII Propositions de Molinos. (1820.) |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/230|230]] |- |III. Mémoire sur le refus d’approuver l’''Instruction'' de {{M.|de Meaux}} ''sur les États d’oraison''. (1820.) |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/248|248]] |- |IV. Vingt questions proposées à {{M.|l’archevêque}} de Paris par {{M.|de Cambrai}}, dans la conférence du mois de février 1697. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/252|252]] |-class=desc |colspan=2|Cette pièce fut insérée en latin dans la ''Réponse'' à {{M.|de Noailles}} (1698), cotée ci-après, n. {{sc|xv}}. |- |V. Mémoire à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur le projet d’examiner de nouveau le livre des ''Maximes''. (1820.) |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/254|254]] |- |VI. ''Éclaircissemens adressés à l’évêque de Chartres, sur le {{corr|livres|livre}} des'' Maximes'', pendant les conférences tenues en 1697, à l’archevêché de Paris''. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/256|256]] |-class=desc |colspan=2|Nous comprenons sous ce titre les deux pièces suivantes : |-class=niveau2 |Première réponse donnée par {{M.|de Cambrai}} aux difficultés de {{M.|de Chartres}}, surle livre des ''Maximes des Saints''. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/256|256]] |-class=desc |colspan=2|Publiée par l’évêque de Chartres à la suite de sa ''Lettre pastorale'' du 10 juin 1698. |-class=niveau2 |Réponse aux observations de {{M.|l’évêque}} de Chartres sur les explications données par {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à quelques passages du livre des ''Maximes''. (1821. ) |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/260|260]] |- |VII. ''Éclaircissemens, en forme de questions, sur la doctrine du livre des'' Maximes. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/275|275]] |-class=desc |Sous ce titre, nous donnons quatre pièces, dont les trois dernières ont paru pour la première fois en 1820. |-class=niveau2 |1. Vingt questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/275|275]] |-class=desc |colspan=2|Publiées par D. Déforis ; ''Œuvres de Bossuet'', 788, {{in-4o}} ; 1. {{sc|xiii}}. |-class=niveau2 |2. Quatre questions de {{M.|de}} Meaux à {{M.|de}} Cambrai. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/276|276]] |-class=niveau2 |3. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux quatre questions de {{M.|de Meaux}}. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/275|275]] |-class=niveau2 |4. Quatre nouvelles questions proposées à {{M.|de Meaux}} par {{M.|de Cambrai}}. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/278|278]] |- |VIII. Réponse de {{M.|de Cambrai}} aux difficultés proposées par {{M.|l’archevêque}} de Paris contre le livre des ''Maximes'', dans la conférence du 18 juillet 1697. (1820.) |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/279|279]] |- |IX. Lettres (2) de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai à un de ses amis. (1697.) In-12. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/282|282]] |- |X. Instruction pastorale de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai, sur le livre intitulé : ''Explication des Maximes des Saints. Cambrai'', 1697, {{in-4o}}. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/286|286]] |- |XI. Réponse à la ''Déclaration'' de {{M.|l’archevêque}} de Paris, de {{M.|l’évêque}} de Meaux, et de {{M.|l’évêque}} de Chartres, contre le livre intitulé : ''Explication, etc.'' (''Lyon'') 1697, {{in-12}}. |{{corr|239|[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/329|329]]}} |-class=desc |colspan=2|Réimprimée à Bruxelles sans nom de ville, aussi bien que la plupart des écrits suivans. |- |XII. Réponse à l’ouvrage de {{M.|de Meaux}}, intitulé : ''Summa doctrinæ, etc.'' 1697, {{in-12}}. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/382|382]] |- |XIII. Dissertation sur les oppositions véritables entre la doctrine de {{M.|l’évêque}} de Meaux et celle de {{M.|l’archevêque}} de Cambrai. (1698.) In-12. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/402|402]] |- |XIV. Lettres (4) à {{M.|l’archevêque}} de Paris, sur son ''Instruction pastorale'' du 27 octobre 1697. (1698.) In-8°. |[[Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/467|467]] |-class=desc |colspan=2|Elles sont précédées de l’''Instruction pastorale'' de {{M.|de Paris}}, nécessaire pour les bien entendre ({{pg|420}}). |}<noinclude> <references/></noinclude> c7jl17z29emiv8bp325ccwecrsa555u L’Impromptu de Paris 0 4869991 15797531 15795733 2026-05-19T19:44:41Z Benoit Soubeyran 111354 [[Category:Œuvres de Jean Giraudoux]] ajoutée avec [[Help:Gadget-HotCat|HotCat]] 15797531 wikitext text/x-wiki <pages index="Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu" from=13 to=13 header=1 /> <pages index="Giraudoux - L Impromptu de Paris, Grasset, 1937.djvu" from=15 to=150 /> [[Catégorie:Bon pour export]] [[Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux]] 7ndsf706coifgiqhg2ekycnsi0j8o83 Page:Dumas - Louis XIV et son siècle.djvu/6 104 4871490 15797596 15782273 2026-05-19T21:33:00Z Fabrice Dury 1855 /* Corrigée */ 15797596 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki /> {{il|5em}} {{c|PRÉFACE.|fs=200%}} {{il|2em}} {{Séparateur4}} {{il|4em}} {{Lettrine|I|lignes=5}}{{sc|l}} y a eu quatre grands siècles au monde : celui de Périclès, celui d'Auguste, celui de {{roi|Léon|X}} et celui de {{roi|Louis|XIV}}. Le siècle de Périclès produisit Miltiade, Léonidas, Thémistocle, Aristide, Pausanias, Alcibiade, Sophocle, Euripide, Phidias, Aristophane, Xeuxis, Parrhasius, Socrate, Diogène, Hérodote et Xénophon. Celui d’Auguste : Sylla, Cicéron, César, Lucrèce, Catule, Virgile, Horace, Properce, Ovide, Tibule et Caton, Salluste, Cormélius Népos, Diodore de Sicile, Tite-Live, Denys d'Halicarnasse, Scipion l'Africain et Vitruve. Celui de {{roi|Léon|X}} : Guichardin, Machiavel, Paul Jove, l'Arioste, Michel-Ange , Raphaël, Titien et Galilée. Celui de {{roi|Louis|XIV}} : Richelieu, Montmorency, Mazarin, Jean-Bart, Luxembourg, Condé, Turenne, Tourville, Catinat, Louvois, Villars, Corneille, Descartes, Mézeray, La Rochefoucauld, Bayle, Molière, La Fontaine, Lebrun, Perrault, Girardon, Bossuet, Mallebranche, Puget, Racine, Boileau, Lully, {{Mme|de Sévigné}}, Fontenelle, Fénélon, Jean-Baptiste Rousseau, Rollin, Chaulieu, Mignard et Quinault, Nous avons, parmi ces quatre siècles, choisi, pour le mettre sous les yeux de nos lecteurs, nous n'osons pas dire, le plus noble, le plus beau, le plus grand, quoique nous le pensions, mais le plus rapproché de notre époque, et, par conséquent, celui qui nous semble avoir le plus d'intérêt pour nous. Une nouvelle manière d'écrire l'histoire a été créée ; les mémoires particuliers nous ont introduits dans l’intimité des dieux de notre monarchie ; et nous avons vu que ces dieux, comme ceux de l’antiquité, à côté de suprêmes grandeurs, avaient bon nombre de petites faiblesses ; qu’éblouissants aux yeux, quand on les regardait de loin, ils perdaient une partie de leur éclat quand on parvenait à se glisser sous l'ombre qu’ils projetaient. Enfin, pareils à ces juges devant lesquels on conduisait les anciens Pharaons morts, et qui, après les avoir couronnés de lierre, dépouillés de leur sceptre et de leur manteau royal, les jugeaent dignes ou indignes de la sépulture, nous avons, à notre tour, dans notre justice ou dans notre colére, ôté la couronne, le sceptre et le manteau aux rois morts et quelquefois même aux roits vivants, et nous avons prononcé sur eux<noinclude> <references/></noinclude> 4tkv26eem34bifkq1x65w4gtpo35kkf Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu/1051 104 4872550 15797744 15787281 2026-05-20T08:19:42Z Psephos 145984 15797744 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>les Papous sont si estimés par leur valeur & leur fidélité, que les Princes voisins en prennent pour leur garde. {{sc|Terre de Quir}}. ''Voyez'' {{tr6L|QUIR}}. {{sc|Terre-Sainte}}. ''Voyez'' {{tr6L|JUDÉE}}. On appelle en termes de mer, ''terre-basse,'' des rivages bas, plats & sans remarques, & des plages où il y a peu de cale & de profondeur d’eau. ''{{lang|la|Terra plana.}}'' Les ''terres hautes'' sont les montagnes ou rivages de bonne remarque. En Marine, on appelle vent de ''terre,'' le vent qui souffle des côtes. ''{{lang|la|Ventus è terra flans.}}'' Le mal de ''terre,'' est le scorbut. Il faut s’allier de ''terre'' pour reconnoître l’entrée de la baie. {{sc|Fréz}}. ''{{pg|116}}.'' {{StdT|l|☞}} En termes de Marine, le mot ''terre'' signifie souvent rivage. Une ''terre'' enbrumée, c’est un rivage que couvrent les brouillards. ''Terre'' défigurée, celle qu’on ne peut pas bien reconnoître à cause de quelques nuages. ''Terre'' fine, que l’on découvre clairement & sans obstacle. Aller ''terre à terre,'' {{corr|naviger|naviguer}} le long des côtes ; prendre ''terre,'' aborder. Perdre ''terre,'' quand le bâtiment s’éloigne assez en pleine mer, pour ''perdre'' la ''terre'' de vue. On dit encore, perdre ''terre,'' lorsque dans une rivière on trouve des endroits, dont on ne peut pas, étant de bout, toucher le fond avec les pieds. {{ancre|architecture}}{{sc|Terre}}, en termes d’Architecture, s’entend de la consistance du terrain sur lequel on bâtit ; & suivant ses bonnes ou mauvaises qualités, par rapport à cet Art, on lui donne différens noms ou épithètes. ''Terre'' naturelle, ''{{lang|la|terra naturalis, nativum solum}},'' c’est celle qui n’a point encore été éventée ni fouillée. ''Terre'' rapportée, ''{{lang|la|terra comportata}},'' celle qui a été transportée d’un lieu à un autre, pour combler quelque fossé ou pour égaler & dresser de niveau un terrain. ''Terre'' massive, ''{{lang|la|terra solida}},'' c’est toute ''terre'' considérée solide & sans vide, & roisée cubiquement, ou réduite à la toise cube, pour faire l’estimation de sa fouille. ''Terres'' jectisses, ''{{lang|la|terræ motæ, injectæ}}.'' On appelle ainsi, non-seulement les terres qui sont remuées pour être enlevées, mais encore celles qui restent pour faire quelque exhaussement de terrasse ou de parterre dans un jardin. Si cet exhaussement se fait contre un mur mitoyen, comme il est à craindre que la poussée de ces ''terres jectisses'' ne le fasse périr ; parce que les rez-de-chaussée des deux héritages ne sont plus pareils, la Coutume de Paris, art.{{lié}}192, veut que pour résister à cette poussée, on fasse un contre-mur suffisant, séduit au tiers de l’exhaussement, & même avec des éperons du côté des ''terres,'' au dire de gens experts & connoissans. ''Terre'' franche, ''{{lang|la|terra fuliginosa}},'' espèce de ''terre'' grasse sans gravier, dont on fait du mortier & de la bauge en quelques endroits. {{sc|Davil}}. ''Terre'' glaise. ''Voyez'' {{tr6L|GLAISE}}. {{sc|Terre}}, par rapport au jardinage, & suivant ses bonnes ou ses mauvaises qualités, a aussi différens noms, suivant les bonnes qualités : on dit ''terre bonne'' & ''fertile,'' c’est celle où tout ce qui y est semé ou planté, croît aisément & sans beaucoup d’amendement & de façon. Elle est ordinairement noire, grasse & légère. ''{{lang|la|Terra bona & fertilis.}}'' Elle ne doit avoir aucune odeur désagréable, ni aucun mauvais goût : parce que les légumes & les fruits participent de l’odeur & du goût du terrain où ils croissent. Elle doit être meuble, quand on la manie, sans être trop séche & trop légère. Dans les ''terres'' trop séches, la plupart des plantes montent en graine avant le temps. On ne doit rien espérer de celle qui est gluante & ténace, qui s’attache aux mains quand on la manie, & aux instrumens, quand on la laboure. {{StdT|l|☞}} Un moyen assez sûr de connoître si le fonds d’un jardin est bon, est d’examiner ses productions. Il est certainement bon, particulièrement pour les arbres fruitiers, lorsque tout ce qu’il produit, soit de lui-même, soit par culture, est beau, vigoureux & abondant. Des arbres couverts de mousse annoncent généralement un mauvais fonds. L’Auteur de la culture parfaite des jardins fruitiers & potagers, enseigne le secret de rendre les jardins fertiles par la fouille des ''terres,'' par les différens fumiers & par les cendres de lessive. ''Terre'' franche, ''{{lang|la|terra pura}},'' celle qui n’étant point mélangée, est saine sans pierres ni gravois, & qui étant grasse tient aux doigts, & se pétrit aisément, comme le fonds des bonnes prairies. ''Terre'' neuve, ''{{lang|la|terra nova, novalis.}}'' Celle qui n’a encore rien produit, comme une terre tirée à cinq ou six pieds de superficie. {{sc|Davil}}. Les ''terres'' neuves sont celles qui n’ont jamais vu le soleil. {{sc|La Quint}}. ''P.{{lié}}{{romm|II}}, c.{{lié}}{{rom|IV}}, {{lié|p. sect. 11.}}'' Il n’est pas difficile d’entendre ce que c’est que ''terre'' neuve ; toutes les ''terres'' l’ont été originairement, c’est à dire, au moment de leur création, Dieu par son commandement leur ayant fait le don de la faculté de produire. Depuis ce temps-là toutes les ''terres'' de la superficie de ce corps terrestre ne peuvent plus être appelées ''neuves,'' puisque toutes celles qui ont été capables de produire, n’ont pas cessé d’agir jusqu’à présent ; mais parce qu’il y a bien des endroits où le fonds de la ''terre,'' à deux ou trois pieds de la superficie, est toujours demeuré sans action, & d’autres où la superficie même a été empêchée d’agir, cela fait que nous avons des ''terres'' neuves, pour nous en servir dans nos besoins ; ainsi ce que nous entendons par ''terres'' neuves, ce sont celles qui n’ont encore servi à la nourriture d’aucune plante, par exemple, celles qui sont au-dessous de trois pieds de la superficie jusqu’à quelque profondeur que ce puisse être, pourvu qu’elles soient effectivement ''terres :'' ou bien nous entendons celles qui ayant déjà nourri plusieurs plantes, ont été ensuite long-temps sans en nourrir d’autres ; par exemple, celles sur lesquelles on est venu a faire des édifices. L’expérience nous apprend que dans les premières années les unes & les autres de ces ''terres'' sont merveilleuses, particulièrement pour les jardins. Toutes sortes de plantes y embélissent, croissent & grossissent à vue d’œil, & il y a peu d’arbres qui n’y réussissent. Les ''terres neuves'' ont non-seulement le premier sel qui leur a été donné au moment de la creation, mais aussi la plupart de celui des ''terres'' de la superficie, lequel est venu à celles de dessous par le moyen de l’eau, des pluies & des arrosemens. Ce sel se conserve dans ces ''terres'' cachées, jusqu’à ce que devenant elles-mêmes superficie, l’air leur donne une disposition propre à employer la fécondité dont {{corr|elles-sont|elles sont}} douées. Les yeux ne peuvent distinguer si une ''terre'' est neuve ou usée. Il faut avoir des espèces de magasins de ''terres neuves,'' afin d’y avoir recours quand on a besoin de planter quelques arbres nouveaux. La place des allées est très-propre pour ces sortes de provisions, au lieu de la remplir de gravois & ordure. {{sc|La Quint}}. ''P.{{lié}}{{Romm|II}}, c.{{lié}}{{rom|iv}}, sect.{{lié}}11. Terre'' meuble, celle qui est légère & en poussière, & que les Jardiniers appellent miette. Elle est propre à garnir le dessous d’un arbre, quand on le plante, & à l’entretenir à plomb. {{sc|Davil}}. ''Voyez'' {{tr6L|MEUBLE}}. ''Terre'' hâtive, celle qui est d’une bonne qualité & en belle exposition, comme au midi sur une côte, & où ce qu’on plante produit de bonne heure. Suivant les mauvaises qualités, on dit, ''terre forte,'' c’est celle qui tient de l’argile ou de la glaise, & qui étant trop serrée, ne vaut rien sans être amendée. ''Terre grouette,'' celle qui est pierreuse, & qu’on passe à la claie pour l’améliorer. ''Terre chaude,'' ou ''brûlante,'' celle qui étant légère & séche, fait périr les plantes dans la chaleur, si elle n’est amendée. On l’emploie ordinairement pour les espaliers. ''Terre froide,'' celle qui étant humide a peine à s’échauffer au printemps, & est tardive, mais qu’on amende avec du fumier. ''Terre légère, {{lang|la|terra levis}},'' c’est le terreau de cheval, la ''terre'' de jardin usée & commune, la ''terre'' de saule, la ''terre'' jaune, ''&c. Terre maigre, {{lang|la|terra arida, macra, iners,}}'' celle qui est sablonneuse, sèche & stérile, & ne vaut pas la peine d’être façonnée. ''Terre veule, {{lang|la|terra levior}},'' celle où les plantes ne peuvent prendre racine, parce qu’elle est trop légère, & qui s’amende avec de la ''terre'' franche. ''Voy.'' {{tr6L|VEULE}}. ''Terre taffière, {{lang|la|terra lapidea, lapidescens}},'' celle qui approche du tuf, & ainsi étant trop ingrate & maigre, on l’ôte d’un jardin, parce qu’elle coûteroit plus à amender qu’à y apporter de bonne terre. Suivant les façons qu’on donne à la ''terre,'' on l’appelle<noinclude> <references/></noinclude> cex3w1dccprp6ues127basroat4wf84 15797747 15797744 2026-05-20T08:21:52Z Psephos 145984 15797747 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>les Papous sont si estimés par leur valeur & leur fidélité, que les Princes voisins en prennent pour leur garde. {{sc|Terre de Quir}}. ''Voyez'' {{tr6L|QUIR}}. {{sc|Terre-Sainte}}. ''Voyez'' {{tr6L|JUDÉE}}. On appelle en termes de mer, ''terre-basse,'' des rivages bas, plats & sans remarques, & des plages où il y a peu de cale & de profondeur d’eau. ''{{lang|la|Terra plana.}}'' Les ''terres hautes'' sont les montagnes ou rivages de bonne remarque. En Marine, on appelle vent de ''terre,'' le vent qui souffle des côtes. ''{{lang|la|Ventus è terra flans.}}'' Le mal de ''terre,'' est le scorbut. Il faut s’allier de ''terre'' pour reconnoître l’entrée de la baie. {{sc|Fréz}}. ''{{pg|116}}.'' {{StdT|l|☞}} En termes de Marine, le mot ''terre'' signifie souvent rivage. Une ''terre'' enbrumée, c’est un rivage que couvrent les brouillards. ''Terre'' défigurée, celle qu’on ne peut pas bien reconnoître à cause de quelques nuages. ''Terre'' fine, que l’on découvre clairement & sans obstacle. Aller ''terre à terre,'' {{corr|naviger|naviguer}} le long des côtes ; prendre ''terre,'' aborder. Perdre ''terre,'' quand le bâtiment s’éloigne assez en pleine mer, pour ''perdre'' la ''terre'' de vue. On dit encore, perdre ''terre,'' lorsque dans une rivière on trouve des endroits, dont on ne peut pas, étant de bout, toucher le fond avec les pieds. {{ancre|architecture}}{{sc|Terre}}, en termes d’Architecture, s’entend de la consistance du terrain sur lequel on bâtit ; & suivant ses bonnes ou mauvaises qualités, par rapport à cet Art, on lui donne différens noms ou épithètes. ''Terre'' naturelle, ''{{lang|la|terra naturalis, nativum solum}},'' c’est celle qui n’a point encore été éventée ni fouillée. ''Terre'' rapportée, ''{{lang|la|terra comportata}},'' celle qui a été transportée d’un lieu à un autre, pour combler quelque fossé ou pour égaler & dresser de niveau un terrain. ''Terre'' massive, ''{{lang|la|terra solida}},'' c’est toute ''terre'' considérée solide & sans vide, & roisée cubiquement, ou réduite à la toise cube, pour faire l’estimation de sa fouille. ''Terres'' jectisses, ''{{lang|la|terræ motæ, injectæ}}.'' On appelle ainsi, non-seulement les terres qui sont remuées pour être enlevées, mais encore celles qui restent pour faire quelque exhaussement de terrasse ou de parterre dans un jardin. Si cet exhaussement se fait contre un mur mitoyen, comme il est à craindre que la poussée de ces ''terres jectisses'' ne le fasse périr ; parce que les rez-de-chaussée des deux héritages ne sont plus pareils, la Coutume de Paris, art.{{lié}}192, veut que pour résister à cette poussée, on fasse un contre-mur suffisant, séduit au tiers de l’exhaussement, & même avec des éperons du côté des ''terres,'' au dire de gens experts & connoissans. ''Terre'' franche, ''{{lang|la|terra fuliginosa}},'' espèce de ''terre'' grasse sans gravier, dont on fait du mortier & de la bauge en quelques endroits. {{sc|Davil}}. ''Terre'' glaise. ''Voyez'' {{tr6L|GLAISE}}. {{ancre|jardinage}}{{sc|Terre}}, par rapport au jardinage, & suivant ses bonnes ou ses mauvaises qualités, a aussi différens noms, suivant les bonnes qualités : on dit ''terre bonne'' & ''fertile,'' c’est celle où tout ce qui y est semé ou planté, croît aisément & sans beaucoup d’amendement & de façon. Elle est ordinairement noire, grasse & légère. ''{{lang|la|Terra bona & fertilis.}}'' Elle ne doit avoir aucune odeur désagréable, ni aucun mauvais goût : parce que les légumes & les fruits participent de l’odeur & du goût du terrain où ils croissent. Elle doit être meuble, quand on la manie, sans être trop séche & trop légère. Dans les ''terres'' trop séches, la plupart des plantes montent en graine avant le temps. On ne doit rien espérer de celle qui est gluante & ténace, qui s’attache aux mains quand on la manie, & aux instrumens, quand on la laboure. {{StdT|l|☞}} Un moyen assez sûr de connoître si le fonds d’un jardin est bon, est d’examiner ses productions. Il est certainement bon, particulièrement pour les arbres fruitiers, lorsque tout ce qu’il produit, soit de lui-même, soit par culture, est beau, vigoureux & abondant. Des arbres couverts de mousse annoncent généralement un mauvais fonds. L’Auteur de la culture parfaite des jardins fruitiers & potagers, enseigne le secret de rendre les jardins fertiles par la fouille des ''terres,'' par les différens fumiers & par les cendres de lessive. ''Terre'' franche, ''{{lang|la|terra pura}},'' celle qui n’étant point mélangée, est saine sans pierres ni gravois, & qui étant grasse tient aux doigts, & se pétrit aisément, comme le fonds des bonnes prairies. ''Terre'' neuve, ''{{lang|la|terra nova, novalis.}}'' Celle qui n’a encore rien produit, comme une terre tirée à cinq ou six pieds de superficie. {{sc|Davil}}. Les ''terres'' neuves sont celles qui n’ont jamais vu le soleil. {{sc|La Quint}}. ''P.{{lié}}{{romm|II}}, c.{{lié}}{{rom|IV}}, {{lié|p. sect. 11.}}'' Il n’est pas difficile d’entendre ce que c’est que ''terre'' neuve ; toutes les ''terres'' l’ont été originairement, c’est à dire, au moment de leur création, Dieu par son commandement leur ayant fait le don de la faculté de produire. Depuis ce temps-là toutes les ''terres'' de la superficie de ce corps terrestre ne peuvent plus être appelées ''neuves,'' puisque toutes celles qui ont été capables de produire, n’ont pas cessé d’agir jusqu’à présent ; mais parce qu’il y a bien des endroits où le fonds de la ''terre,'' à deux ou trois pieds de la superficie, est toujours demeuré sans action, & d’autres où la superficie même a été empêchée d’agir, cela fait que nous avons des ''terres'' neuves, pour nous en servir dans nos besoins ; ainsi ce que nous entendons par ''terres'' neuves, ce sont celles qui n’ont encore servi à la nourriture d’aucune plante, par exemple, celles qui sont au-dessous de trois pieds de la superficie jusqu’à quelque profondeur que ce puisse être, pourvu qu’elles soient effectivement ''terres :'' ou bien nous entendons celles qui ayant déjà nourri plusieurs plantes, ont été ensuite long-temps sans en nourrir d’autres ; par exemple, celles sur lesquelles on est venu a faire des édifices. L’expérience nous apprend que dans les premières années les unes & les autres de ces ''terres'' sont merveilleuses, particulièrement pour les jardins. Toutes sortes de plantes y embélissent, croissent & grossissent à vue d’œil, & il y a peu d’arbres qui n’y réussissent. Les ''terres neuves'' ont non-seulement le premier sel qui leur a été donné au moment de la creation, mais aussi la plupart de celui des ''terres'' de la superficie, lequel est venu à celles de dessous par le moyen de l’eau, des pluies & des arrosemens. Ce sel se conserve dans ces ''terres'' cachées, jusqu’à ce que devenant elles-mêmes superficie, l’air leur donne une disposition propre à employer la fécondité dont {{corr|elles-sont|elles sont}} douées. Les yeux ne peuvent distinguer si une ''terre'' est neuve ou usée. Il faut avoir des espèces de magasins de ''terres neuves,'' afin d’y avoir recours quand on a besoin de planter quelques arbres nouveaux. La place des allées est très-propre pour ces sortes de provisions, au lieu de la remplir de gravois & ordure. {{sc|La Quint}}. ''P.{{lié}}{{Romm|II}}, c.{{lié}}{{rom|iv}}, sect.{{lié}}11. Terre'' meuble, celle qui est légère & en poussière, & que les Jardiniers appellent miette. Elle est propre à garnir le dessous d’un arbre, quand on le plante, & à l’entretenir à plomb. {{sc|Davil}}. ''Voyez'' {{tr6L|MEUBLE}}. ''Terre'' hâtive, celle qui est d’une bonne qualité & en belle exposition, comme au midi sur une côte, & où ce qu’on plante produit de bonne heure. Suivant les mauvaises qualités, on dit, ''terre forte,'' c’est celle qui tient de l’argile ou de la glaise, & qui étant trop serrée, ne vaut rien sans être amendée. ''Terre grouette,'' celle qui est pierreuse, & qu’on passe à la claie pour l’améliorer. ''Terre chaude,'' ou ''brûlante,'' celle qui étant légère & séche, fait périr les plantes dans la chaleur, si elle n’est amendée. On l’emploie ordinairement pour les espaliers. ''Terre froide,'' celle qui étant humide a peine à s’échauffer au printemps, & est tardive, mais qu’on amende avec du fumier. ''Terre légère, {{lang|la|terra levis}},'' c’est le terreau de cheval, la ''terre'' de jardin usée & commune, la ''terre'' de saule, la ''terre'' jaune, ''&c. Terre maigre, {{lang|la|terra arida, macra, iners,}}'' celle qui est sablonneuse, sèche & stérile, & ne vaut pas la peine d’être façonnée. ''Terre veule, {{lang|la|terra levior}},'' celle où les plantes ne peuvent prendre racine, parce qu’elle est trop légère, & qui s’amende avec de la ''terre'' franche. ''Voy.'' {{tr6L|VEULE}}. ''Terre taffière, {{lang|la|terra lapidea, lapidescens}},'' celle qui approche du tuf, & ainsi étant trop ingrate & maigre, on l’ôte d’un jardin, parce qu’elle coûteroit plus à amender qu’à y apporter de bonne terre. Suivant les façons qu’on donne à la ''terre,'' on l’appelle<noinclude> <references/></noinclude> 376ine8lu714i4ehg0a57yu9vns9t0w Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, VII.djvu/1055 104 4872555 15797737 15793874 2026-05-20T08:10:12Z Psephos 145984 15797737 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>fins, bornes, limites, ou deschemins. ''Voyez'' la Cou tume de {{St.|Séver}}, ''tit.{{lié}}{{rom-maj|I}}, art.{{lié}}20.'' <section end="TERREGRADE"/> <section begin="TERREIN"/><nowiki/> TERREIN. s. m. ''Voyez'' {{tr6L|TERRAIN}}. <section end="TERREIN"/> <section begin="TERREMOTTO ou BOAGRIO"/><nowiki/> TERREMOTTO, ou BOAGRIO. Nom d’un torrent de Grèce. ''{{lang|la|Boagrius.}}'' Il coule dans les confins de la Thessalie & de l’Achaïe, & se décharge dans le golfe de Zéïton, vis-à-vis la pointe occidentale de l’île de Négrepont. <section end="TERREMOTTO ou BOAGRIO"/> <section begin="TERRE-PLAIN ou TERRE-PLEIN"/><nowiki/> TERRE-PLAIN, ou TERRE-PLEIN. s. m. Terme de Fortification. ''{{lang|la|Terreni aggeris planities.}}'' C’est la partie la plus haute du rempart, la défense solide d’une place, qui est faite de terre avec talus & parapet. C’est la partie supérieure du rempart, où l’on place le canon, & où les assiégés se mettent pour défendre la place. On le dit aussi en Architecture civile, de toute terre rapportée entre deux murs de maçonnerie pour servir de terrasse, ou de chemin, pour communiquer d’un lieu à un autre. {{sc|Daviler}}. ''{{lang|la|Planities terrea, terrenæ molis agger.}}'' <section end="TERRE-PLAIN ou TERRE-PLEIN"/> <section begin="TERRER"/><nowiki/> TERRER. v. récip. Il n’a d’usage qu’avec le pronom personnel. Se cacher sous terre. ''{{lang|la|Abdere se, immittere se in latibulum, in cubile subterraneum, delitescere cubilibus.}}'' Il se dit proprement des animaux qui font des trous en terre, ou des terriers pour se retirer & se mettre à couvert des poursuites des Chasseurs, comme les lapins & les renards. Ce lapin, ce renard s’est ''terré.'' On dit communément que des gens de guerre se sont bien ''terrés,'' pour dire, qu’ils se sont bien mis à couvert par des travaux de terre, que le feu des ennemis ne peut leur nuire. ''{{lang|la|Vallati aggeribus.}}'' {{ancre|agriculture}}{{StdT|l|☞}} {{sc|Terrer}}. v. a. Terme de Jardinage. Garnir de nouvelle terre. La vigne a besoin d’être plantée, provignée, labourée, liée, ''terrée'' & fumée. Le ravalement profond que l’on donne aux vignes hautes, dispense de les ''terrer,'' c’est-à-dire, d’y transporter de la terre-neuve qui lui vaut mieux que le fumier. {{sc|Pluche}}. On ne le dit guère que de la vigne. {{sc|Terrer}} du sucre. Terme de Sucrerie. C’est le blanchir par le moyen d’une sorte de terre grasse dont on couvre le fond des formes où on le fait purger. {{sc|Terrer}} l’étoffe. Terme de Dégraisseur. C’est la glaiser ou l’enduire de terre à foulon. {{sc|Terrer}} un artifice. Terme d’Artificier. C’est garnir sa gorge de poussière de terre sèche, pilée & pressée, pour empêcher que le feu qui en sort, n’agrandisse le trou du dégorgement, en brûlant le cartouche. <section end="TERRER"/> <section begin="TERRESTRE"/><nowiki/> TERRESTRE. adj. de t. g. Qui appartient à la terre, qui vient de la terre, qui tient de la nature de la terre. ''{{lang|la|Terrestris, terrenus, terreus.}}'' Le globe céleste & le globe ''terrestre'' sont en représentation dans les cabinets. Adam fut créé dans le Paradis ''terrestre.'' On appelle ainsi le lieu délicieux où Dieu mit Adam & Eve aussitôt qu’il les eut créés. La{{lié}}Peyre a fait une grande Dissertation sur cette matière dans sa Géographie sainte. {{M.|Huet}}, Evêques d’Avranches, a fait un Traité fort savant sur la situation du Paradis ''terrestre,'' qu’il prouve avoir été dans la Babylonie appelée aujourd’hui l’Yérack. {{M.|Van{{lié}}Til}} a fait aussi une Dissertation sur le Paradis ''terrestre.'' Elle est imprimée à la fin de son Commentaire sur le Prophète Malachie. {{M.|Bochart}} avoit fait aussi une Dissertation sur le Paradis ''terrestre.'' Elle est imprimée dans le Recueil de ses Ouvrages. Celle de {{M.|Huet}} a été mise en Latin. On dit figurément d’une belle maison de campagne, que c’est un paradis ''terrestre.'' On divise les animaux en ''terrestres,'' aquatiques & volatils. La foudre & les orages se forment des vapeurs & des exhalaisons ''terrestres.'' La Chimie par art sépare des corps tout ce qu’il y a d’impur, de crasse & de ''terrestre.'' {{sc|Terrestre}}, se dit aussi figurément par opposition à spirituel & éternel. ''{{lang|la|Terrestris, caducus, temporarius.}}'' Les desirs ''terrestres'' sont indignes du Sage & du Chrétien. Les plaisirs ''terrestres'' ne sont qu’ombre & fumée. Le Philosophe doit dépouiller tout ce qu’il a de ''terrestre.'' {{sc|Abl}}. Vous avez purgé mon Ouvrage de tout ce qu’il avoit de grossier & de ''terrestre.'' {{sc|Voit}}. <section end="TERRESTRE"/> <section begin="TERRESTRÉÏTÉ"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERRESTRÉITÉ. s. f. Terme abstrait & de Métaphysique. Qualité de ce qui est ''terrestre.'' Les esprits sont dégagés de toute ''terrestréïté.'' Les Chymistes appellent ''terrestréïtés, partes terrestres, crassiores,'' les parties grossières des corps. <section end="TERRESTRÉÏTÉ"/> <section begin="TERREUR"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERREUR. s. f. Emotion causée dans l’ame par l’image d’un grand mal ou d’un grand péril prochain ; effroi causé par la présence ou par le récit de quelque grande catastrophe. ''{{lang|la|Terror.}}'' Voyez {{tr6L|CRAINTE}}, {{tr6L|ÉPOUVANTE}}, {{tr6L|EFFROI}}, {{tr6L|FRAYEUR}}, ''&c.'' Jetter la ''terreur'' parmi les ennemis. Répandre la ''terreur'' partout. Philippe a répandu dans vos esprits la ''terreur'' qui l’y peint en invincible. {{sc|Tour}}. Il ne faut pas jeter dans les ames de vaines ''terreurs'' & de fausses alarmes. La cruauté des supplices n’a pas été capable de donner de la ''terreur'' aux Martyrs. La Tragédie doit inspirer la ''terreur'' & la pitié. {{StdT|l|☞}} En parlant d’un Conquérant, on dit qu’il remplit tout de la ''terreur'' de son nom, pour dire, que son nom porte, imprime la ''terreur'' partout. En parlant d’un grand Capitaine, on dit qu’il est la ''terreur'' des ennemis ; & d’un Juge sévère, qu’il est la ''terreur'' des scélérats. {{sc|Ac. Fr}}. {{StdT|l|☞}} On appelle ''terreur'' panique, une frayeur subite dont on est saisi sans aucun fondement. ''{{lang|la|Terror panicus.}}'' Il survint une ''terreur'' panique qui les rendit maîtres de la place. {{sc|Abl}}. Il se dit aussi de chaque particulier qui craint sans fondement. {{poem|{{Iv|6}}''J’ai voulu le guérir'' ''Des paniques'' terreurs ''qui l’avoient pu surprendre.'' {{mpom|{{sc|Corn}}.|d}}|m=1em}} Les Egyptiens disoient que ces ''terreurs'' venoient du Dieu Pan qu’ils adoroient. Pausanias dit que les ''terreurs'' mal fondées & non attendues étoient appelées ''terreurs'' paniques. Ce qui fait voir que cette expression aussi-bien que son origine, sont fort anciennes. ''Voyez'' une Idylle de Théocrite & ses Commentateurs, & le mot {{tr6L|PANIQUE}}. <section end="TERREUR"/> <section begin="TERREUX"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERREUX, EUSE. adj. Mêlé de terre. Sable, métal terreux. ''{{lang|la|Terrosus, terrulentus.}}'' {{sc|Terreux}}, signifie encore qui est couvert, sali de terre, plein de crasse, de poussière. ''{{lang|la|Terrulentus, pulvere, terrâ sordidatus.}}'' Ceux qui travaillent à la terre ont les mains ''terreuses.'' Cet enfant a le visage tout ''terreux.'' Quand on dit qu’un homme, un vieillard a le visage ''terreux,'' on entend un visage mal sain, le visage d’un mort. {{sc|Terreux}}. Terme de Joaillier. ''Voyez'' {{tr6L|TÉNÉBREUX}}. <section end="TERREUX"/> <section begin="TERRIBLE"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERRIBLE. adj. de t. g. Qui donne ou qui est propre à donner de la terreur. ''{{lang|la|Terribilis, metuendus.}}'' L’heure de la mort est ''terrible.'' Un Ancien dit que la mort est le ''terrible'' des ''terribles.'' Il est ''terrible'' de tomber entre les mains du Dieu vivant. Les Jugemens de Dieu doivent paroître terribles aux méchans. {{sc|{{st.|Cyran}}.}} La pauvreté est quelque chose de ''terrible,'' quand on ne la supporte pas en vrai Chrétien. {{sc|Id}}. Héros ''terrible'' au reste des Héros. {{sc|Terrible}}, peut se prendre en bonne part, & suppose une crainte mêlée de respect. Il ne faut pas le confondre avec ''effrayant'' & ''épouvantable.'' Cri ''effrayant,'' bruit ''épouvantable,'' Dieu ''terrible.'' Ces deux mots supposent d’ailleurs un objet présent. ''Terrible'' peut s’appliquer à un objet non présent. {{StdT|l|☞}} Ce mot prend quelquefois un sens figuré, & se dit familièrement pour étonnant, extraordinaire. Un bruit ''terrible.'' Une nouvelle, une aventure ''terrible.'' Il faut une dépense ''terrible.'' Un jeu ''terrible.'' {{StdT|l|☞}} On dit dans la conversation, c’est un ''terrible'' homme, en bonne ou en mauvaise part, relativement à ce qui a été dit auparavant. C’est quelquefois un terme de dérision & de mépris, comme quand on dit, c’est un ''terrible'' faiseur de vers, un ''terrible'' harangueur. <section end="TERRIBLE"/> <section begin="TERRIBLEMENT"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} TERRIBLEMENT. adv. D’une manière à inspirer de la terreur. ''{{lang|la|Terribilem in modum.}}'' Il roule ''terriblement'' les yeux. Le Lion rugit ''terriblement.'' On le dit aussi dans la conversation pour excessivement. Il pleut, il neige ''terriblement.'' Il a gagné, perdu au jeu ''terriblement.'' C’est un homme qui parle ''terriblement.'' Il est ''terriblement'' ménager. Il a ''terriblement'' de l’esprit. J’aime ''terriblement'' les énigmes. {{sc|Mol}}. Je ne sai s’il ne hasarda point un grand nombre de pathétiques im-<noinclude> <references/></noinclude> ti5ax90pvbj794ociy2dbtkb3ew83mx Page:Oscar Bonneau - Cuisine saine économique - 1920.pdf/42 104 4872738 15797172 15785189 2026-05-19T13:05:35Z JLTB34 21327 15797172 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="JLTB34" /></noinclude>{| width=100% |width=45% | {{T|{{em|1}}''NOTA — Pour composer un menu, choisir dans chaque colonne le plat préféré en ayant égard à sa valeur alimentaire ou à sa digestibilité.''|75}} |width=5%|&nbsp; |width=50% align=center valign=top | MÉMORANDUM<br />{{T|'''des vivres et préparations'''|75}} |} {|width=100% |width=25%| {{em|1}}SOUPES<br />{{em|2}}{{sc|et}}<br />{{em|1}}POTAGES |width=15%| {{em|1}}ŒUFS |width=15%| POISSONS<br />{{T|{{sc|crustacés,<br />molusques}}|85}} |width=30%| {{em|3}}MODES<br />{{T|{{em|1.5}}{{sc|de&nbsp;&nbsp;&nbsp;préparation<br />{{em|2.5}}préconisés}}|85}} |width=15%| VIANDES |- | ''brunoise'', 14 || ''sur le plat''|| Ablette… || ''frite'', 18|| |- | ''aux carottes'' || ''à la poêle'' || Anguille… || ''sautée<br />grillée<br />en matelote'', 19 || <br /><br />Bœuf… |} <poem> col. 1 SOUPE ET POTAGE Brunoise, 14 aux carottes aux choux à la citrouille à l'eau de cuisson de légumes frais, 12 aux fèves aux haricots Julienne au lait à l'oignon à l'oseille, 15 panade col. 2 ŒUFS sur le plat à la poêle pochés brouillés frits mollets à la coque durs en omelette à la Béchamel col. 3 POISSONS, CRUSTACÉS, MOLLUSQUES. Ablette Anguille Carrelet Congre Coquille-St-Jacques Crabe Éperlan Escargots Frai d'Anguille Gardons Grenouilles Grondin gris Hareng frais col. 4 MODES DE PRÉPARATION PRÉCONISÉS. frits, 18 sautés grillés en matelote, 19 meunière au gratin Sauces blanche, au vin blanc en matelote au gratin bouilli, à la vinaigrette farcis, gratiné frit, 18 farcis à la bordelaise à la bourguignonne sautés, à la Villedieu persillade, 28 frits, 18 sautées, 22 sauce poulette sauce au vin blanc (Filets de) au gratin sauce moutarde, 26 grillé, 20 col. 5 VIANDES Bœuf Veau Mouton Porc Chevreau col. 6 MORCEAUX À CHOISIR Joue Plat de côte Collet Queue Cœur Langue Bouilli Panse Poitrine Collet Tendons Poitrine Collet Tendons Fraise Pieds Poitrine Collet Basses côtes Épaule Cœur Pieds Petit salé Pieds Saucisses Boudins blancs Lard Quartier col. 7 MODES DE PRÉPARATION PRÉCONISÉS pot-au-feu à la lyonnaise, 29 sauce piquante, 30 en hachis, 31 gras-double, 32 tripes à la mode de Caen, 33 en blanquette, 34 sauté aux marrons, 35 en ragoût à la vinaigrette, 36 navarin, 37 cassoulet, 38 aux navets, 39 braisé, 40 à la poulette, 41 aux choux panés, grillés, 42 au riz, 43 poêlés, 44 pâté, 48 rôti à la poitevine, 45 col. 8 LÉGUMES PÂTES ALIMENTAIRES Artichauts Asperges Aubergines Betteraves Brocolis Cardons Carottes Céleri en branches Céleri-rave Cèpes Champignons Chicorée Choux Choux de Bruxelles Choucroute Coquillettes Courgettes Crosnes Épinards Endives Fèves Flageolets Haricots Haricots verts col. 9 MODES DE PRÉPARATION PRÉCONISÉS sauce blanche, 60 (fond d’) farci, 66 sauce blanche, 60 frites au gratin, 66 sauce à la crème, 60 à la vinaigrette, 75 braisé, 67 sauce à la crème, 60 braisés, 67 sauté, 61 en salade, 73 sautés persillade, 63 sautés persillade, 62 hachée, au beurre, 64 bouillis, à l'anglaise, 63 farcis, 69 sautés, 61 braisée, 72 gratinées, 77 farcies, 66 sautés, au beurre, 60 hachés, au beurre, 64 braisées, 68 bouillies, à l'anglaise, 63—65 à l'anglaise, 63 bouillis, au lard, 65 sautés, 61 poulette, 41 col. 10 DESSERTS Abricots Amandes Ananas Bananes Biscuits Brugnons Coings Dattes Figues Fraises Framboises Fromages Fruits secs Gâteaux Gaufres Grenades Groseilles Kakis Marrons Mandarines Melons Nèfles Noix Noisettes Oranges Pain d'épices Pêches Poires Pommes Prunes Pruneaux Raisins Raisins secs </poem><noinclude> <references/></noinclude> gb15eix0l6ilcmohuwjf4st0z0gpzno Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/189 104 4873366 15797120 15788118 2026-05-19T12:17:54Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797120 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> [[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-2.png|450px|center]] {{T2|XII|mt=4em|mb=2em}} {{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-E.png|40px|E]]}}{{sc|n}} arrivant à Akhora, je me rendis immédiatement dans la tente des {{Corr|Selvyn|Selwyn|cohérence avec les autres occurrences}}. Le colonel et sa femme étaient assis à l’ombre. Fanny, près de sa mère, devint à ma vue aussi rouge qu’une betterave. Mabel, appuyée au poteau de la tente, me fit des grimaces et rougit également. Elle gonflait les seins autant qu’elle le pouvait et, appuyant le pied assez haut contre ce poteau, me permettait d’admirer sa jambe bien faite et sa cheville fine. Jardine et Amy étaient assis un peu à l’écart. Le colonel nous quitta pour inspecter le camp. Je racontai à madame {{Corr|Selvyn|Selwyn|idem}} ce que Louise venait de m’écrire, Fanny devint blanche comme une morte. Je crus qu’elle allait s’évanouir et sa mère, l’ayant remarqué, s’en émut, puis, sans pouvoir toutefois discerner la véritable cause, elle mit cette pâleur sur le compte de la fatigue.<noinclude></noinclude> 6o8iwkp1orzdib7zbxi9eagxfj0dh4g Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/190 104 4873367 15797122 15788119 2026-05-19T12:19:27Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797122 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Mais non, ma mère, s’écria Fanny, ce n’est rien, je suis forte comme un cheval et je pourrais supporter… elle s’arrêta cherchant une comparaison. — Le poids d’un homme et avoir des enfants ! s’écria Mabel. — Que dites-vous ? fit madame Selwyn. Rentrez sous la tente, Mabel, vous serez fouettée. Oh ! ces Indes ! Oh ! ces Indes ! Fanny, vois donc si ton père ne revient pas. Fanny s’en alla à la recherche de son père invisible, comprenant fort bien qu’on voulait l’éloigner. — Les enfants en savent ici plus que les jeunes filles de dix-huit ans en Angleterre, continua madame Selwyn. Tout le monde devrait s’efforcer d’éviter à leur esprit toute {{Corr|souilllure|souillure}} et c’est pourquoi je vous apprécie tant, capitaine, je le dirai à votre femme quand elle viendra. Mes pauvres châteaux en Espagne ! — Mais c’est étonnant, ajouta madame Selwyn, comme cette précocité n’est pas seulement dans l’esprit, mais aussi dans le corps. Vous seriez surpris de voir ce que Mabel est développée. Elle est entièrement formée. Je me souvenais de certains attouchements. Ma pauvre queue, hélas ! n’avait plus rien non plus à espérer de ce côté-là.<noinclude></noinclude> myqexsyrqct3965zpshdtfhq8buvxpc Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/191 104 4873368 15797124 15788120 2026-05-19T12:21:15Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797124 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Chère madame Selwyn, fis-je, pourquoi n’essayeriez-vous pas de paraître ignorer toutes les réflexions un peu trop hardies de ces jeunes filles. Il vaudrait mieux, j’en suis sûr, avoir l’air de n’y attacher aucune importance et essayer de conduire ces jeunes esprits dans une autre direction. Je vous promets que je ferai de mon mieux pour vous y aider. — Ah ! cher capitaine, comme vous êtes bon. Et la pauvre dame pleurait presque d’attendrissement. Quant à moi, je me faisais l’effet d’une bête horrible. Avais-je jamais eu l’idée de conduire ces jeunes esprits dans une direction autre que celle qui devait amener le plus tôt possible leurs grottes profondes à la portée de mon nœud puissant. Et dire que ma Louise allait arriver. J’aurais dû ne plus penser à baiser ces donzelles, mais je m’obstinais, je les baiserais… Et cependant j’aimais Louise. Dans mes désirs passionnés, deux cons maintenant dansaient devant mes yeux : celui de Louise et celui de Fanny. Et Mabel ? Mabel ne comptait pas. En réfléchissant toutefois, dans la crainte de peiner Louise, et aussi dans la peur de la perdre si elle venait à découvrir mon intrigue, j’arrivai enfin à la conclusion que je devais abandonner toute idée de posséder Fanny. Mais l’homme est un curieux animal. J’eus {{tiret|be|soin}}<noinclude></noinclude> msyb86u3f9ptsec02nzvrk87mdsog7d Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/192 104 4873369 15797129 15788121 2026-05-19T12:23:33Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797129 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|be|soin}} de me persuader (exactement comme le renard qui, dans son for intérieur, ne {{corr|reconnait|reconnaît}} pas que l’objet de sa convoitise n’a aucune valeur, mais qui, cependant, pour calmer son orgueil, déclare les raisins trop verts) que j’avais été tenté par le vice et qu’étant vertueux de tempérament, j’étais sauvé par ma vertu. Ce qui m’aida à me confirmer dans mon idée de vertu furent les nombreuses fausses alarmes qui se succédèrent. D’abord une lettre annonçant que le nombre des passagers empêchait Louise de s’embarquer et reculait son voyage de trois semaines. Sûr cependant de son arrivée, je m’efforçais d’espacer mes visites chez le colonel. Pour permettre à celui-ci, pourtant, de voir aisément madame {{Corr|Soubratie|Soubratié|Cohérence}}, j’avais choisi un bungalow voisin de celui qu’habitait la famille, ce qui me mettait, fort souvent, sans le vouloir, sur le chemin de Fanny. Elle me dit un jour : — Capitaine Dévereux, jadis je vous ai tenu pour l’homme le plus intelligent que je connaisse. — Et maintenant, mademoiselle Selwyn ? — Pour un idiot ! s’écria-t-elle avec emphase. Et relevant la tête de la manière la plus dédaigneuse du monde, elle me quitta. Que pouvais-je désirer après cela ? Une seule chose. Que Louise arrivât le plus tôt possible. Le<noinclude></noinclude> 2uduc344s8hsxo8ptl2n9as2f9p37u0 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/193 104 4873370 15797131 15788122 2026-05-19T12:25:16Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797131 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>dédain d’une femme laisse à un homme peu de chance de la conquérir. Mais il était écrit que Louise ne viendrait pas. Après avoir dû attendre, elle manqua le paquebot qu’elle devait prendre. Puis, voulant empêcher notre fille de tomber dans l’escalier, elle tomba elle-même, entraînant l’enfant dans sa chute qui eut pour résultat de lui faire faire une fausse couche, à la suite de laquelle elle faillit mourir. Les membres de la famille Selwyn prirent part à ma douleur d’une manière différente. Mabel, devenue très dévergondée, avait des mots à double entente au sujet de l’accident ; madame Selwyn, naturellement maternelle, essayait de me consoler ; quant à Fanny, elle semblait avoir pris ma femme en grippe et ne pensait que fort peu les souhaits que du bout des lèvres elle m’exprimait pour son rétablissement. Cela cependant ne fut qu’une trêve. Vénus nous avait pris sous sa sauvegarde et le temps du sacrifice était arrivé. Baisabad est une grande ville. Plusieurs régiments, tant européens qu’indigènes, y sont casernés et de nombreux civils y habitent. Il y a aussi dans cette cité un certain nombre de charmantes jeunes personnes qui appartiennent à l’œuvre connue sous le nom de la « Mission des Zénana ». Elles exhortent les femmes indigènes à mener une vie pure et sans tache.<noinclude></noinclude> 1o9r3vhbmatc3ujekhq24un3ruva6yq Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/194 104 4873371 15797132 15788124 2026-05-19T12:27:27Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797132 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> Toutes les réceptions en usage dans les colonies se succèdent avec animation. Le tennis, le polo et le criquet occupent les loisirs. Et de plus, sauf les jeudis et les dimanches, le service de garnison était dans ce temps-là assez chargé. Le cantonnement étant dispersé sur une grande étendue de terrain. Lavie et moi nous ne nous rencontrions plus aussi souvent qu’à Chérat. Nous nous voyions cependant au mess, mais j’y demeurai peu après le dîner, préférant le confort du déshabillé négligé dont je jouissais chez moi, à la stricte tenue de nos réunions d’officiers. J’étais anxieux en outre de savoir ma Louise malade, et en ce qui concerne Fanny Selwyn, ce n’était pas sans appréhension que je la rencontrais, me sentant, à ses yeux, parfaitement ridicule de n’avoir pas accepté le pucelage qu’elle m’offrait. J’avais conscience qu’elle me méprisait et, au lieu de tout faire pour regagner son estime, je persévérais dans une bouderie qui semblait n’avoir aucune issue. Vénus, nue dans un nuage d’ambroisie, souriait en voyant le trouble de mon cœur. J’aurais pu continuer à rendre {{Corr|assiduement|assidument}} visite aux Selwyn, si ce n’avait été de Mabel. Depuis que j’avais chatouillé le conin de cette petite espiègle, elle n’attendait plus de moi que le dépucelage tant désiré. Elle me taquinait, et sa joie était de me faire bander, soit par un mot, un geste, ou un {{tiret|frôle|ment,}}<noinclude></noinclude> ft3sjiqdt5uzoyvqqscoszvmrndld64 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/195 104 4873372 15797140 15788125 2026-05-19T12:34:30Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797140 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|frôle|ment,}} et, cela, même en présence de sa mère. Prétendant n’être encore qu’une enfant, elle s’asseyait sur mes genoux, et glissant une main adroite, attrapait ma queue qui se mettait furieusement à bander. Si dans la soirée, je jouais aux échecs chez son père, avec une de ses sœurs, elle se glissait sans être vue sous la table, d’un doigt habile défaisait ma braguette et d’un geste sûr prenait possession de tout ce qu’elle y trouvait. J’aurais certes aimé tout cela, mais j’avais peur que nous ne {{Corr|soyions|soyons}} découverts et je me tenais droit et raide contre la table, faisant mon possible pour ne pas paraître occupé par toutes les agaceries que Mabel m’y prodiguait en dessous. Par grand bonheur heureusement, elle ne me fit jamais décharger. Je saisis l’occasion, un jour que je la rencontrai seule, pour la prier de cesser ces jeux dangereux. Pour toute réponse, elle leva ses jupes, me montra ses cuisses, sa motte au duvet léger et insista pour que je {{Corr|touchâsse|touchasse}} son con assoiffé de caresses. Je fus assez faible pour satisfaire à sa fantaisie. C’était le supplice de Tantale. Pourtant, je sentais fort bien, si je m’abstenais de venir chez son père, que Fanny croirait de ma part à un désir de l’éviter. Pouvais-je lui dire la vérité ? Elle en eut été furieuse. Comment aurais-je pu avouer que j’avais branlé Mabel, immédiatement après le moment où Fanny venait si tendrement de me raconter son rêve et de m’offrir la rareté de son pucelage charmant ?<noinclude></noinclude> rx62ucw80lh8bpptkizcxhudn6s9cw0 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/196 104 4873373 15797141 15788126 2026-05-19T12:36:14Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797141 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> Le mois de mars arriva. C’est, aux Indes, la grande saison des fruits, et le facteur m’ayant apporté des nouvelles plus rassurantes, je pus recommencer à jouir un peu de la vie. Un jour enfin, j’eus la certitude que ma Louise était sauvée. Le docteur, toutefois, avait défendu qu’elle partît pour un climat chaud, et lui avait interdit de plus toutes relations avec un homme ; aussi, désespérée de ne pouvoir retrouver dans mes bras les baisers et les étreintes passionnés, m’écrivait-elle qu’il était providentiel que mon service m’eût appelé aux Indes, loin d’elle, car elle n’aurait pu résister au désir de provoquer le baiser de son mari adoré. Elle ajoutait : « C’est seulement pour peu de temps, mon chéri, deux ans sont vite passés et pourtant combien pendant ce temps vais-je désirer cette splendide chose que tu m’as appris à nommer : ta pine. Il serait vraiment trop dangereux que je te rejoignisse, car pourrions-nous résister à la tentation, aussi vaut-il que comme une sage nonne, je reste solitaire à la maison ; et, quand tu reviendras, mon cher mari, ce sera une nouvelle fiancée que tu retrouveras pleine d’ardeurs et qui n’aura rien conservé de la timidité craintive, qui m’avait empêché, la première fois, de goûter tous les délices que me procurait ta queue. » Je fus joyeux, et triste tout à la fois. Cependant, la joie dominait non seulement parce<noinclude></noinclude> 0m161lx05e2cv84h8xgkof7yiyqv5fc Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/197 104 4873374 15797144 15788471 2026-05-19T12:37:57Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797144 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>que je savais Louise hors de danger, mais aussi, et sans vouloir me l’avouer d’ailleurs, parce que je ne voyais plus d’obstacle qui m’empêchât d’atteindre le fruit délicieux qui était à cueillir entre les cuisses de Fanny. C’est inconsciemment que j’eus cette impression, car Louise n’était pas là pour me dire en levant un doigt menaçant : « Ce n’est pas dans ce con, mais dans le mien, que ta pine doit se glisser, ô mon Charlie. » Après la lecture de cette lettre et ayant fait les cent pas sous la vérandah, je m’assis pour prendre le thé et manger mon ''{{lang|hi|chotah hâzri}}'' de fruit et de pain et de beurre, puis j’allumai un cigare et aperçus Lavie se dirigeant vers moi. — Eh ! bonjour, Lavie ! comment allez-vous, vieux garçon ? asseyez-vous. — Non, merci, Dévereux ! fit-il avec un {{Corr|soupir|soupir.}} — Eh quoi ! qu’avez-vous donc ? Vous soupirez comme un veau chassé à coups de sabots par sa mère. Est-ce que Jumali, ou quelqu’autre personne, vous aurait collé la chaude pisse ? — Oh ! ne me parlez pas ainsi, Dévereux, je suis de mauvaise humeur. — Et pourquoi donc, mon vieux ? — Mais, je n’en sais rien. — Ma foi, mon cher, votre foie doit être en mauvais état, rentrez chez vous, prenez une dose de<noinclude></noinclude> ju3mnmmyoagcht3o071k21g04cnbfuy Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/198 104 4873375 15797146 15788129 2026-05-19T12:39:12Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797146 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>médecine, ou mieux encore asseyez-vous, fumez un cigare et dites-moi les nouvelles. — Ah ! Dévereux ! vous bavardez ! Vous n’êtes jamais de mauvaise humeur. — Excepté lorsque je crains de ne plus bander jamais. — C’est vrai, j’avais oublié cela. Lavie s’assit. Il était pâle comme s’il n’avait pas dormi et se couvrit les yeux de sa main. — Allons ! voyons ! Lavie, fis-je sérieusement, vous avez quelque chose, confessez-vous, c’est moi qui vais être votre docteur. Il leva lentement la tête et me regardant fixement : — Dévereux, fit-il, je peux me fier à vous, vous ne répéterez à personne ce que je vais vous dire ? — Mais, naturellement, répondis-je étonné. — Eh bien, j’aime Fanny Selwyn ! — Grand Dieu ! fis-je, en éclatant de rire, c’est tout ? Mais vous devriez être très heureux ; au contraire, vous avez l’air d’un chat malade. — Mais c’est qu’elle ne m’aime pas, gémit-il. — Comment le savez-vous ? — Oh ! Je le sais bien, trop bien. — Alors, mon cher, dites-moi tout ; comment le savez-vous ? — Eh bien, dimanche dernier, elle n’a pas voulu venir à l’église avec moi.<noinclude></noinclude> tvbmgk1yjdtmwpzzmddswbo3c7gyx40 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/199 104 4873376 15797147 15788130 2026-05-19T12:40:45Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797147 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> De nouveau, j’éclatai de rire. C’était absurde. Parce qu’une jeune fille ne veut pas aller à l’église avec celui qui l’admire, il ne s’en suit pas pour cela qu’elle ne l’aime pas. J’entendis alors toute l’histoire. Depuis Chérat, il l’aimait. Il n’avait en vérité jamais laissé voir à Fanny l’affection qu’il éprouvait et quoique celle-ci lui ait toujours parlé gentiment, mais sans manifester aucune émotion, il s’était bien aperçu qu’elle avait deviné son sentiment. Petit à petit, espérait-il, elle aurait compris qu’il voulait l’épouser. Le malheureux dimanche survint. Assis sous sa vérandah, il attendait qu’elle passât avec ses sœurs et voulait leur crier d’arrêter, comme il l’avait déjà fait. Ce jour-là, cependant, elles ne l’attendirent point et, au contraire, elles se mirent à courir ; parfaitement, à courir ! N’était-ce pas là une preuve que Fanny ne l’aimait pas ? Je connaissais Lavie comme étant un garçon particulièrement sensible. Cependant, cette histoire et le raisonnement qu’il en tirait étaient si enfantins que je ne pus m’empêcher de le considérer comme un âne. Comme je l’aimais, cela ne m’empêcha pas de le plaindre et de lui déclarer qu’à mon avis, rien n’était prouvé sinon, que Fanny Selwyn avait voulu s’amuser et lui démontrer qu’elle était assez belle fille pour qu’un homme fit quelques efforts pour l’avoir. Je ne pus convaincre Lavie. Je ne pus surtout lui<noinclude></noinclude> kyt4fd23rs4tc0l1d2dbrezjoqrgibt Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/200 104 4873378 15797149 15788131 2026-05-19T12:42:20Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797149 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>persuader d’avoir le courage d’aller faire sa déclaration sur le champ. Tout ce que je réussis à obtenir de lui, fut qu’il demandât au colonel et à madame Selwyn d’approuver son amour et de lui permettre de se déclarer. Lavie était cependant un homme aux passions fortes, qui avait chez Jumali et ses compagnes, la réputation d’être le meilleur baiseur de Baisabad. Et dans l’espèce il me sembla qu’il était plus sous le coup du désir de déflorer le con de Fanny, qu’il n’était vraiment amoureux. Il revint bientôt ayant vu le colonel et sa femme. Ceux-ci, bien que ne voulant d’aucune manière forcer Fanny à une union qui lui déplairait, n’avaient marqué aucune objection à ce qu’il l’obtienne d’elle-même. À leur idée, les jeunes filles devaient choisir. Si Fanny acceptait, ce n’était pas eux qui diraient non. Et fort de cette permission, Lavie n’avait cependant pas profité des circonstances pour se déclarer et obtenir de Fanny le « oui » bienheureux. Il semblait en quelque sorte satisfait de l’acquiescement tacite des parents. Pour moi, qui connaissait Fanny mieux que lui, je savais bien qu’elle ne serait guère enchantée qu’il eût essayé de l’obtenir de son père et de sa mère, avant d’avoir reçu son consentement. Contre toute espérance pourtant, j’espérais qu’elle accepterait. Pourquoi ? simplement parce que, plus je regardais dans le passé, plus il me semblait impossible de jamais rentrer en grâce auprès de Fanny. {{tiret|Déli|bérément,}}<noinclude></noinclude> 3t8mlmnnp0e8b3ga70mbc0iia2sbd98 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/201 104 4873379 15797150 15788473 2026-05-19T12:43:14Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797150 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|Déli|bérément,}} elle m’avait appelé imbécile, et, avec cette tactique féminine, si acide, elle m’avait montré de cent manières qu’elle me méprisait. Je craignais qu’elle ne soit encore plus acerbe si j’essayais de nouveau de lui faire quelques compliments. Quand une fille s’offre, prenez-la ; sinon c’est elle qui, jamais plus, ne voudra vous prendre. Je ne lui en voulais certes pas, et, considérant Lavie comme un gentleman, je pensais que ce serait pour elle un très bon mari. Je savais d’autre part qu’il la forniquerait comme il faut et que bien des filles se sont mariées sans amour, qui sont devenues des femmes très heureuses, du fait que leurs maris ont su les baiser de magistrale façon. {{brn|2}} [[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-2.png|110px|center]] {{brn|2}}<noinclude></noinclude> qooo0p4fkoj2oxvqbh3d1y3127ew8cf Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/203 104 4873382 15797152 15788474 2026-05-19T12:44:34Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797152 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> [[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-1.png|450px|center]] {{T2|XIII|mt=4em|mb=2em}} {{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-J.png|30px|J]]}}{{sc|e}} relisais, pour la cinquantième fois peut-être, la lettre passionnée si délicieuse de ma Louise. Ma queue se dressait désespérément contre mon ventre comme si l’adorable vagin que j’avais si souvent enfilé était là. Fanny était fort loin de ma pensée et je fus bien étonné de la voir entrer dans ma chambre avec sa mère. Ce qui ajoutait encore à ma surprise de voir madame Selwyn était que la délicatesse de sa santé rendait très dangereux pour elle de s’exposer aux rayons trop ardents du soleil. — Oh ! madame Selwyn ! m’écriai-je, qu’est-ce qui me vaut l’honneur de cette visite par un soleil aussi torride ? Il était si simple de me faire venir. Je vous en prie, asseyez-vous dessous le {{lang|hi|punkah}}. Et comment allez-vous, mademoiselle Selwyn, voilà une chaise, que puis-je faire pour vous ?<noinclude></noinclude> htspzzq3ilprh2ie6tqrpbfm4ew9mzd Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/204 104 4873383 15797153 15788137 2026-05-19T12:46:08Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797153 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> Madame Selwyn regarda Fanny en souriant : Fanny me regarda avec une expression curieuse, mi-moquerie et mi-sérieux. Elle avait fort bonne mine. À travers la mousseline de sa robe, ses seins semblaient avoir grossi depuis Chérat. La finesse du tissu modelait ses cuisses si bien formées ; l’on voyait ses pieds petits, ses chevilles fines, terminant une paire de jambes si bien faites, que je ne m’étonnais point que le désir de Lavie fut de les ouvrir afin de cueillir au milieu d’elles le plaisir qu’il était sûr d’y trouver. Fanny me sembla ce jour-là, plus belle que jamais. Et cependant ce n’était pas pour elle que ma queue se dressait si terriblement, mais bien pour ma Louise chérie, dont le con délicieux m’espérait à des mille et des mille lieues de là. — Chère madame Selwyn, je serais très heureux que vous me disiez à quoi je dois cette visite si agréable et si inattendue ? — Eh bien, capitaine Dévereux, je… ou plutôt Fanny et moi avons quelque chose à vous demander. Pour quelle raison avez-vous envoyé le docteur Lavie faire une démarche matrimoniale auprès du colonel et de moi ? — Mais, je ne l’ai jamais envoyé, madame {{Corr|Selvyn|Selwyn}}. — Alors il n’a pas dit la vérité, car il a assuré au colonel et à moi que c’était vous qui l’aviez envoyé pour demander la permission de faire sa cour à Fanny.<noinclude></noinclude> hywpwawaw326m8h1xnoqxm52bm1x2i7 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/205 104 4873384 15797154 15788139 2026-05-19T12:47:31Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797154 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Ceci est vrai, mais… et je racontais l’histoire telle qu’elle s’était passée. Pendant un instant, les deux dames restèrent muettes. Les yeux de Fanny me lançaient des reproches. Madame Selwyn méditait une réponse. Ma queue que le con de Fanny n’intéressait plus et que le cours de la conversation avait éloignée de la pensée des charmes secrets de ma Louise, commençait à baisser. J’attendais que madame Selwyn voulut bien parler. — Ni le colonel ni moi n’avons d’objections envers le docteur Lavie. C’est un gentleman qui a fort bien soigné Amy après l’attaque des Afghans, mais nous pensons qu’il n’est que juste que Fanny choisisse pour elle-même. Tout le monde peut prétendre à la main d’une jeune fille et les parents n’ont qu’à s’occuper de savoir si le prétendant est un gentleman et a des ressources suffisantes pour fonder une famille. Fanny choisira elle-même. Je regardais Fanny, elle était devenue pâle. Les mouvements de sa poitrine montraient l’agitation de sa pensée. — Tout ce que je puis dire pour le moment, fit-elle, est que je n’ai pas encore rencontré l’homme que je peux épouser. Et elle appuya sur le mot épouser. — Peut-être, lorsque vous aurez examiné la demande du docteur Lavie, pourrez-vous le considérer comme éligible.<noinclude></noinclude> gi7rpp9m7wkrkvum5b1jkw0w9slg1de Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/206 104 4873385 15797155 15788140 2026-05-19T12:48:54Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797155 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Je ne crois pas, fit-elle, j’aime le docteur Lavie comme un ami, mais je ne pense pas pouvoir ''l’aimer'' et je ne prendrai jamais un homme que je n’aime pas. — Écoutez-le toujours : si vous voulez examiner sa demande comme il désire vous l’exprimer, peut-être changerez-vous d’avis ? — Je suppose, répondit-elle d’une manière aigre, que vous seriez charmé de me voir l’épouser, n’est-ce pas, capitaine ? — Certainement, si j’étais sûr que vous dussiez être heureuse avec lui ! Lavie est un de mes grands amis, et je sais que c’est un bon garçon. Pour le moment il a le cerveau un peu dérangé, mais ce n’est pas étonnant lorsqu’on vous regarde. La mère et la fille furent charmées du compliment qui exprimait d’ailleurs la vérité. Fanny était vraiment délicieuse. — Je me suis souvent demandé, continuais-je, comment mademoiselle n’avait pas déjà, depuis longtemps, une cour d’adorateurs. Je ne sais vraiment où les hommes ont les yeux. — Oh ! mais Fanny peut vous le dire, répondit sa mère, elle a eu plusieurs propositions et le docteur Jardine lui a fait une déclaration en règle et une demande. — Quoi ! le docteur Jardine ! m’écriais-je. — Mais oui, il a demandé Fanny, elle a {{tiret|répon|du}}<noinclude></noinclude> fd0nga4tgjk0kmqf78jmn8apumaxz01 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/207 104 4873386 15797157 15788141 2026-05-19T12:50:22Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797157 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|répon|du}} « ''non'' » puis il s’est adressé au colonel et à moi pour que nous fassions pression sur elle. Nous avons refusé naturellement. — Je suis content que Fanny ait dit non. — Pourquoi ? — Parce que le docteur Jardine peut être un bon docteur, mais c’est un méchant homme et mon opinion est qu’il ne convenait pas du tout à Fanny. — C’est mon avis, appuya madame Selwyn, et pourtant, si Fanny avait dit oui, ni le colonel, ni moi n’aurions cru pouvoir nous opposer à ce mariage. — Pourquoi vous êtes-vous marié, capitaine Dévereux ? demanda soudain Fanny. — Quelle question, mon enfant, s’écria madame Selwyn. — Je me suis marié, répondis-je en riant, parce que j’avais enfin trouvé la jeune fille que je désirais, celle que je croyais supérieure à toutes les autres, et l’unique dont je me croyais réellement amoureux. — Et je suppose, fit Fanny, essayant de paraître joyeuse, que vous n’avez depuis rencontré personne que vous eussiez épousé si votre femme n’avait pas été la première ? La question était adressée d’une manière trop directe pour que je puisse résister au désir de donner la réponse qu’elle désirait, mais qu’elle ne s’attendait pas à recevoir.<noinclude></noinclude> 2dkel08nm292u6xptr9qgetyzolkahi Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/208 104 4873387 15797158 15788147 2026-05-19T12:52:04Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797158 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Je vais vous répondre aisément à cette question, mademoiselle Selwyn. Il est exact qu’il soit difficile de me plaire, et, cependant, depuis que je suis marié, j’ai rencontré une femme que j’eusse épousée, si déjà je n’avais été uni à une autre devant Dieu et devant les hommes. Et mes yeux dirent à Fanny qu’elle était cette femme. Les couleurs lui montèrent au visage, ses yeux brillèrent de plaisir et toute sa personne semblait me répondre : « <i>Si vous m’aviez demandé, je vous aurais dit oui et le plus tôt eût été le mieux.</i> » Pauvre Lavie, il avait bien raison, elle ne l’aimait pas. Une satisfaction secrète remplissait mon âme. Un voluptueux désir me submergea et comme Fanny dressait sa charmante personne devant moi, je crus que ma queue grossissante allait faire sauter les boutons de mon pantalon et apparaître menaçante pour effrayer la mère et la fille. Madame Selwyn fit sortir Fanny, afin de me parler en particulier. Les yeux de la jeune fille rencontrèrent les miens et leur éloquence était grande. Elle était véritablement transportée par mes dernières paroles et sa démarche était celle d’une personne qui vient enfin d’obtenir ce qu’elle désire le plus au monde. En dépit de l’impression que j’avais du mauvais tour que je jouerais à Lavie en faisant la cour à Fanny, je ne pouvais m’empêcher de penser que le con de cette gentille fille était à moi et que je n’avais qu’à avancer la main pour le prendre.<noinclude></noinclude> 9t495sq8b2659gyrkzvv12r6vmzr0qy Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/209 104 4873388 15797161 15788148 2026-05-19T12:53:31Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797161 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> Dès que l’heureuse créature fut passée sous la vérandah, madame Selwyn me murmura tout bas : — Cher capitaine Dévereux, je connais trop bien Fanny pour penser qu’elle puisse jamais accepter le docteur Lavie. Faites-lui comprendre, je vous prie, qu’il est préférable pour lui d’abandonner cette idée. Il en sera malheureux, je le sais, mais je ne suis pas assez forte pour supporter les scènes. Je promis de faire de mon mieux et, à ce moment, j’aurais voulu ne pas désirer le conin de Fanny ; il me semblait que cette démarche n’aurait qu’un but : écarter Lavie afin de baiser moi-même, plus aisément, l’adorable entre-cuisses. J’accompagnai Fanny et sa mère jusque chez elles. La main moite de la jeune fille pressa la mienne et nous frissonnâmes tous les deux. Elle était décidée, je le voyais bien, à m’avoir à la première occasion. Grands Dieux ! mes couilles et mes reins furent tout le jour bien douloureux. Lavie fit encore sa cour à la jeune fille pendant quinze jours. Malgré ce que madame Selwyn m’avait chargé de lui faire comprendre, il persista à jouer les amoureux transis. Ne pouvant le décourager, je le laissai faire et durant les visites qu’il fit à Fanny, il demeura régulièrement muet comme un veau ; la bouche ouverte et en admiration béate, tout à fait incapable d’émettre une parole. La mère et la fille s’affolaient de cette persistance jusqu’à ce que survint une dernière scène au cours de {{tiret|la|quelle}}<noinclude></noinclude> 4uofacyett2yae58hzqbd9ppacuusym Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/210 104 4873389 15797162 15788476 2026-05-19T12:55:32Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797162 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|la|quelle}} il pleura et gémit aux pieds de madame Selwyn qui n’en pouvait mais, parce que Fanny avait refusé de le recevoir. Nous étions maintenant au milieu de mars. La chaleur était accablante ; les corneilles, les ninas, la basse-cour, tous les oiseaux, frappés par la chaleur, se mouvaient à l’ombre, le bec ouvert et les ailes écartées. Étendu sur ma chaise longue, avec un tricot fin, sans manches, et le plus léger des pyjamas, le {{lang|hi|punkah}} m’éventant doucement, je me délectais d’un {{lang|hi|chéroot}} lorsque madame Selwyn et Fanny se précipitèrent dans ma chambre. Madame Selwyn semblait à demi folle. Fanny avait pleuré. Toutes deux me regardaient pleines de reproches. Je m’excusai de mon déshabillé, nu pieds, j’avançai des chaises, pour elles, sous le {{lang|hi|punkah}}. — Capitaine Dévereux ! en vérité, il faut absolument que vous nous débarrassiez du docteur Lavie. Il nous tue, Fanny et moi, et certainement, il est hors de son bon sens. Fanny ne disait rien et madame Selwyn me raconta alors que Lavie venait à toute heure de jour et de la nuit se plaindre, pleurer et désespérer. En vain, le colonel lui avait parlé sur tous les tons, rien à faire. Toute la famille était à bout d’idées, craignant un scandale et déjà désespérée de voir les gens rire et se moquer de la cour misérable dans laquelle s’était engagé ce brave Lavie.<noinclude></noinclude> 1gmzn7qq09fua2zg2hpmktoup3pvunu Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/211 104 4873390 15797165 15788153 2026-05-19T12:57:03Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797165 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> Tandis qu’elle me racontait ceci, Lavie entra. Il était pâle, ses yeux brillaient et ses lèvres étaient serrées. Il marcha droit à madame Selwyn et la pria de le suivre dans une pièce voisine. La pauvre et faible femme obéit, tandis que Fanny approchait sa chaise de la mienne. — Oh cher ! très cher capitaine Dévereux ! débarrassez-nous de ce monstre ! Je lui pris la main et l’assurai que j’avais un plan et qu’avec l’amitié du commandant d’armes, j’essaierai de le faire changer de garnison. La pauvre Fanny fut heureuse, son regard semblait me dire « ''embrassez-moi'' », et ma foi, je n’hésitai pas plus longtemps. Je la saisis par la taille, la dressai sur ses pieds et la pressant contre moi, je couvris de baisers répétés la rougeur pimentée de sa bouche. — Oh ! ma chérie ! m’écriai-je, combien je me blâme d’avoir jamais aidé cet idiot à vous faire la cour. — Oh ! Charlie ! Charlie ! s’écria-t-elle, je sais maintenant que vous m’aimez. Et si ce n’était de cela, je vous eusse haï pour ce que vous avez fait. Pendant ce temps, nos corps, l’un contre l’autre, ne formaient plus qu’un et la jeune fille consentante me laissait presser ma cuisse contre {{Corr|se|sa}} motte délicieuse. — Alors, vous m’aimez réellement, Fanny ? Si ce n’est pas vrai, je vous en prie, ne permettez pas<noinclude></noinclude> fyswq3h1038gz4y6ngc42fe9rgjf5xs Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/212 104 4873391 15797166 15788155 2026-05-19T12:59:09Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797166 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>que je vous revoie car je vous aime passionnément, Fanny, cœur, âme, corps et tout. — Mais moi aussi, cria la jeune fille excitée ; ne le sentez-vous donc pas ? — Avec votre cœur, mon amour ? Et je pressai son téton de ma main. — Oui ! Oui ! Oui ! — Et toute votre âme ? Et en même temps je glissai une main agile entre ses cuisses pressant son con charmant du bout de mes doigts. Un instant, Fanny retira ses hanches, puis immédiatement, elle pressa sa motte contre mes doigts et son vagin palpitant sur ma main, qu’elle emprisonna entre ses cuisses. Sa réponse fut un baiser ; mais quel baiser ! Ma pine furieuse se dressait comme un piquet de tente, tendant l’étoffe de mon pyjama, tandis que je pressai cette arme valeureuse contre la motte de la chérie. Je l’embrassais, je taquinais ses seins tumultueux, et elle-même se pressait contre moi comme si elle avait voulu aplatir sa poitrine. Un instant, nous restâmes ainsi. Inconsciemment, j’appuyai sur sa motte étonnée ; et voilà que, soudain, elle porta la main vers ma queue en s’écriant : — Mais qu’est-ce que je sens donc là ? — C’est moi, ma chérie. Ma voix, d’émotion contenue, était presque inarticulée — C’est moi, {{tiret|ré|pétai-je.}}<noinclude></noinclude> b3rnxnque31q1zpbx710w0t6hl6bev6 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/213 104 4873392 15797169 15788156 2026-05-19T13:02:01Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797169 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|ré|pétai-je.}} Là, prends-moi dans ta main, prends possession d’un trésor qui t’appartient désormais. — Oh ! mon aimé ! mon aimé ! s’écria Fanny absolument hors d’elle {{incise|oh ! mon aimé !|non}} et sa petite main se ferma nerveusement sur ma pine brûlante, comme dans un délire inconscient et sans savoir ce qu’elle faisait. — Oui, cela est pour toi. Il faudra pour nous satisfaire que cette chose soit admise dans le temple de l’Amour. De nouveau, ma main caressa son con excité entre ses cuisses prêtes à s’ouvrir. Fanny ne put alors résister à ces caresses. Elle lâcha ma queue et essaya, malgré ses vêtements, de s’empaler. Ma queue glissa contre sa motte. Elle le sentit, et, relevant sa robe, elle ouvrit les cuisses et emprisonna soudain l’objet, tandis que je faisais exactement comme si j’avais pénétré en elle. Je crois que j’aurais éclaté si la nature n’était venue à mon aide et ne m’avait fait répandre un flot de sperme brûlant. Cela me rappela à la réalité. Poussant Fanny gentiment, je la priai de s’asseoir, tandis que j’allais me changer. L’intelligente fille, en voyant mon pyjama mouillé et maintenant transparent, comprit. Mais au lieu de s’asseoir, elle vint jeter un coup d’œil tandis que je me déshabillai, et repaître ses yeux de la beauté délicieuse que je lui montrai. Elle vit la pine puissante, les couilles bien modelées et la forêt qui les encadrait. Elle {{Corr|su|sut}}<noinclude></noinclude> 07na5g7qq65myyn0y1nu4y1fbfdxh1x Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/214 104 4873394 15797170 15788157 2026-05-19T13:03:45Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797170 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>que tout cela était à elle, maintenant, et pour essayer de calmer les palpitations de son con échauffé, elle glissa la main entre ses jolies cuisses. Avant que j’aie fini, un bruit dans la pièce à côté lui fit regagner sa chaise. Je revins bientôt m’asseoir près d’elle, tout habillé. Elle cherchait des yeux le trésor qu’elle venait d’acquérir et me demanda où il se cachait ? Pour toute réponse, je pris sa main consentante et la pressai sur ma queue qui était maintenant serrée contre mon ventre. J’entendis encore une fois des « ''mon chéri'' » excités, mais de peur que le désordre de nos esprits ne sautât aux yeux de madame Selwyn, lorsque celle-ci reviendrait, je sortis un album de photographies que nous feignîmes de regarder. — Tu as fait venir le mouillé sur moi, murmura-t-elle. — Vrai ? Eh bien, ma chérie, la prochaine fois, ce n’est pas sur toi, mais dans toi qu’il faudra que le mouillé aille, comprends-tu, ma chérie ? Pour toute réponse, Fanny m’embrassa, tandis qu’elle pressait la main que j’avais glissé entre ses cuisses, qui, si elles devaient jamais s’ouvrir pour un homme, s’ouvriraient certainement pour moi. Tandis que nous étions ainsi délicieusement occupés à nous peloter mutuellement, madame Selwyn entra presque titubante dans la pièce, sans remarquer aucun changement sur nos figures. Elle<noinclude></noinclude> fqm67v0yrc1ixf0my41odmzdj18yur7 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/215 104 4873395 15797171 15788158 2026-05-19T13:05:34Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797171 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>s’écroula sur une chaise et pour un moment ne put dire un mot. Effrayés, Fanny et moi nous précipitâmes à ses côtés. — Oh ! capitaine Dévereux, murmura-t-elle, vite, vite, c’est un fou, allez le calmer. Dites-lui de ne plus me persécuter comme il le fait. Il parle de se couper la gorge si je ne lui donne pas Fanny. — Je vais régler cela, madame Selwyn, fis-je, aussi calme que je le pus. J’y vais de suite. Fanny, occupez-vous de votre mère, je vous prie. Ses yeux me répondaient « Débarrassez-nous de Lavie, mon chéri, pour que nous puissions être l’un à l’autre ». J’entrai dans la pièce voisine où je trouvai le misérable amoureux qui, lui, n’avait fait que parler tandis que j’agissais. Et quoi, y avait-il plus de cinq minutes que ma queue était sinon dans le con chéri de Fanny, du moins entre ses cuisses, où j’avais déchargé ? Ne lui avais-je point montré ma pine et mes couilles toutes nues ? ne les avait-elle pas caressées en m’appelant « ''chéri'' » et en m’avouant que comme moi, elle avait mouillé. Mon mépris pour Lavie était, je dois le dire, considérable et tout le bon sens dont je l’avais cru capable avait si complètement disparu de ses actes que je me demandai vraiment comment j’avais pu supposer qu’il en ait jamais eu une {{Corr|once|once.}} Le fait est que son état confinait à la folie et que cette folie avait prit la forme d’une passion érotique pour<noinclude></noinclude> b92ml375a2i1tbrynz1tpps1b0esw40 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/216 104 4873397 15797173 15788161 2026-05-19T13:06:47Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797173 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>Fanny. Pour quelques jours encore, personne ne soupçonnerait la réalité des choses, et comme il était absolument inutile de lui parler de ses prétentions à la main de mademoiselle Selwyn, ne fis-je que l’engager à retourner tranquillement chez lui et à se reposer. Dès qu’il eut disparu, je pris mon casque et allai trouver le docteur Bridges, notre commandant d’armes, auquel je racontai toute l’histoire. Je lui demandai l’affectation de Lavie à une autre garnison. Après des « ''si'' » et des « ''car'' », Bridges avoua qu’il avait remarqué des imperfections dans le service de Lavie. Il accepta de faire une enquête sur le cas de cet officier et de rendre sa réponse dans les quarante-huit heures. Il fallut que je me contente de cela et, ma foi, c’était déjà quelque chose. Cet après-midi, je reçus un petit mot de Fanny me demandant, de la part de sa mère, de venir dîner. Ceci était la partie officiellement mondaine de la note, mais dans un coin, en tout petits caractères, je pus lire « Viens mon chéri ». {{brn|2}} [[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-1.png|120px|center]] {{brn|2}}<noinclude></noinclude> 3uy8jj20my6mtma9g3ca7zqj0a6jc72 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/217 104 4873398 15797174 15788479 2026-05-19T13:08:11Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797174 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> [[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-3.png|450px|center]] {{T2|XIV|mt=4em|mb=2em}} {{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-J.png|30px|J]]}}{{sc|’acceptai}} l’invitation. Ainsi que je le pensai, c’était un conseil de guerre qui allait se tenir. Je racontai au colonel et à sa femme ma visite au vieux Bridges et tous deux l’approuvèrent, le pauvre colonel était surtout désireux de se débarrasser de Lavie, car ce garçon avait pris l’habitude, en passant devant la porte de mon bungalow, de pénétrer chez moi à toute heure du jour, et par deux fois déjà le colonel avait failli être pris en train de baiser madame Soubratié. À la suite de cela, par crainte, depuis huit jours déjà, il renonçait aux ébats coutumiers qu’il prenait entre les cuisses brunes de cette Vénus indigène. Il abonda donc dans mon sens et résolut de voir lui-même le docteur Bridges. Après dîner, profitant de la fraîcheur, nous nous promenâmes tous dans la superbe avenue ombragée de grands arbres sous le ciel nocturne scintillant<noinclude></noinclude> j41p66x5l4t51f2mc2wprx111xm0bui Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/218 104 4873399 15797177 15788166 2026-05-19T13:09:51Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797177 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>de myriades d’étoiles. Lavie fut d’abord le seul sujet de la conversation, puis, madame Selwyn ayant entraîné le colonel dans la maison, Fanny, Amy et Mabel continuèrent seules la promenade. Amy, sous un prétexte, se débarrassa de Mabel, et j’eusse été heureux si Fanny avait pu en faire autant d’Amy. Notre entretien ayant alors dévié tomba naturellement, sur l’amour et le mariage, à propos de quoi Amy me dit : — J’espère bien que personne ne demandera jamais ma main, car je la lui refuserais certainement. — Et pourquoi ? fis-je en riant. — Parce que je ne veux pas me mettre au lit avec un homme ; j’en mourrais certainement de honte. — Mais votre mère couche toutes les nuits pourtant avec votre père et elle ne meurt pas de honte, que je sache ? — Oh ! c’est différent. — Je ne vois pas. — En tout cas, moi j’en mourrais. Et toi, Fanny ? Fanny hésita. Elle tenait ma main qu’elle pressa gentiment et répondit : — Cela dépendrait si j’aimais ou non cet homme. — C’est exact, fis-je — ainsi, ma femme était<noinclude></noinclude> 6ap9wd9zlyygpbytwcz4qegbut9wp4d Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/219 104 4873400 15797179 15788167 2026-05-19T13:12:35Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797179 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>assez honteuse la première nuit où j’ai couché avec elle, mais bien avant le matin, elle riait déjà de ses peurs ridicules. — Oh ! racontez-nous tout cela ! fit Fanny, qui semblait ardemment désirer connaître comment un tel changement avait pu survenir en si peu de temps. — Eh bien, c’est entendu, je vais tout vous raconter. Mais remarquez que je vais avoir à toucher quelques points délicats dont on ne parle généralement pas devant les jeunes vierges. — Cela ne fait rien, fit Amy, il fait sombre et vous ne nous verrez pas rougir. J’étais charmé à l’idée d’enflammer encore, si possible, les sens déjà fort excités de Fanny, dont la petite main tremblait dans la mienne : — Je ne vous dirai rien du mariage, dont vous connaissez certes la seule cérémonie habituellement visible. C’est du mariage secret, du véritable, dont je vous parlerai. Je vous préviens que, si je commence ce récit, vous devrez l’écouter en silence et sans m’interrompre, même si ce que je vous dis vous paraissait « ''{{lang|en|{{Corr|shoking|shocking}}}}'' ». Est-ce entendu ? — Parfaitement ! répondirent ensemble les deux jeunes filles et la nuit ne fut pas assez sombre pour m’empêcher de voir Amy presser sa main fiévreuse entre ses cuisses. J’étais satisfait ; évidemment, son petit chat la démangeait déjà avant que j’ai commencé. Que serait-ce après ? Je<noinclude></noinclude> ezht6kejhef46fps9k5p9koaiu5s2rk Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/220 104 4873401 15797183 15788168 2026-05-19T13:14:20Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797183 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>n’avais cependant aucun dessein sur le con d’Amy, et celui seul de Fanny m’intéressait. — Donc, ma femme et moi, nous partîmes pour Brighton afin d’y passer notre lune de miel. Tout le long du chemin, dans le train, nous nous efforçâmes de dissimuler autant qu’il fut en notre pouvoir notre véritable position. Je dois dire cependant que Louise, en essayant de paraître naturelle, ne l’était point et que certaine pensée devait la tracasser. Cette pensée, vous vous en doutez bien, était celle du changement qui allait intervenir dans sa vie et de tous les droits de mari, dont j’allais être autorisé à me prévaloir. Elle me raconta, plus tard, qu’elle avait souvent désiré ce moment, mais que la réalisation imminente de ses désirs ne laissait pas que de la rendre nerveuse. — Ce n’est pas étonnant, s’écria Amy, et, de nouveau, elle pressa son conin d’une main tremblante. Aussi rapide qu’il ait été, j’avais vu le mouvement et je fus obligé d’arranger mon vit dans une position plus confortable. Fanny s’en aperçut et me pressa rapidement les doigts. — Comme vous le dites, Amy, ce n’est pas étonnant. Pourtant, si la cour que nous faisons à nos fiancées était plus naturelle, on ne rencontrerait pas des retenues aussi peu naturelles. Eh quoi, j’aimais Louise comme je n’avais jamais aimé personne. Il n’était aucune partie de son corps que je<noinclude></noinclude> 8v1gf3ef6t74h19iencxn95hd2sgk6t Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/221 104 4873402 15797185 15788169 2026-05-19T13:15:57Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797185 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>ne désirasse dévorer de caresses, j’adorais le sol même sur lequel elle marchait, les chaises où elle s’asseyait, les arbres contre lesquels elle se reposait, en un mot, je l’aimais. J’avais bien souvent cru aimer auparavant, mais je m’apercevais que c’était cette fois-ci seulement que j’avais l’entière connaissance de l’amour. Je me demande souvent si vous, les jeunes filles, vous connaissez quoi que ce soit de la passion. La passion, c’est l’émoi que la simple idée d’une présence chère vous fait passer dans tout l’être. Je suppose que les jeunes filles perçoivent des excitations physiques comme les hommes, mais, chez ceux-ci, le passage de la quiétude à l’état de tempête est marqué d’une manière très caractéristique. Cependant, dans nos manières frigides de faire la cour, dans ces méthodes conventionnelles, il ne paraît pas convenable de faire entrer l’idée de la différence des sexes, ni même de la signification de mariage. Un amoureux peut parler des traits superbes de sa maîtresse, de ses bras, et de ses pieds, mais il ne peut convenir qu’il a pensé à son buste, à ses seins, à ses hanches, à ses cuisses et encore moins à ses charmes exquis et cachés, à ce charme des charmes qui est fait pour lui et pour lui seul, et qui repose caché entre ses cuisses charmantes. — Oh ! capitaine Dévereux, s’écria Amy, c’est honteux. — Reste donc tranquille, fit Fanny, le capitaine a raison et tu le sais bien.<noinclude></noinclude> 6wnebs3uu6utcfxec9xgtfcf6pypcv6 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/222 104 4873403 15797188 15788172 2026-05-19T13:17:31Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797188 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> Amy se mit à rire d’une manière gênée et garda le silence. — Donc, tout le long de la route vers Brighton, je pensais à ces charmes qui allaient m’appartenir tout en me demandant cependant comment j’allais m’y prendre. Comment porter la main sur Louise sans effaroucher sa modestie ? Même si ses pensées s’étaient arrêtées sur le but du mariage, chose possible, car malgré sa candeur et sa vertu il semblait ressortir de la conduite de ma Louise, que, quoique innocente elle n’était pas ignorante, comment franchir le dernier obstacle ? Plus tard, Louise me raconta que les mêmes pensées l’avaient tracassée. Elle désirait fortement les baisers d’amant sur la couche nuptiale, mais les premiers pas l’effrayaient. Elle désirait se donner, mais elle craignait en ce faisant de perdre quelque chose du respect que je lui avait toujours témoigné. Elle avait peur d’être immodeste et comment en aurait-il pu en être autrement, puisque depuis toujours on lui avait appris à considérer comme immodeste l’exhibition nue de ses appas. Comme si la nudité, qui est une glorieuse chose pouvait dans la passion, devenir une indécence et une horreur. — Je ne peux pas m’imaginer que ce puisse être autre chose, s’écria Amy, qui continuait cependant à caresser son entre-cuisses. — Amy, n’y a-t-il pas moyen que tu te tiennes tranquille et que tu laisses le capitaine Dévereux<noinclude></noinclude> q83zxrh9cn5k24p0ryixjk3pq47e7b5 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/223 104 4873404 15797192 15788173 2026-05-19T13:19:14Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797192 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>raconter son histoire, fit Fanny avec pétulance. Tandis qu’elle parlait, elle gardait la main constamment pressée sur son petit con palpitant, sans s’occuper aucunement que je remarque ou non ce détail. Je fis semblant de ne rien voir. — Enfin, continuai-je, nous arrivâmes à Brighton. Nous dînâmes en essayant de paraître calmes. Louise se hasarda à s’asseoir sur mes genoux, les bras autour de mon cou, mais en s’efforçant de ne pas presser sa poitrine contre la mienne. Ayant épuisé tous les sujets de conversation, nous étant conduits comme un couple d’imbéciles, effrayés l’un de l’autre, je hasardais l’idée qu’il était presque temps d’aller au lit. Louise cacha sa figure rougissante dans mon cou et prétendit ne pas être habituée à se coucher si tôt. Alors, pour la première fois, je rassemblai un peu de courage, la pressai contre moi, embrassai ses lèvres consentantes et murmurai : « Mais c’est notre nuit de noces, ma chérie ». Elle me lança un rapide regard, puis baissant les yeux, me donna un baiser en balbutiant : « Je t’en prie, sois un bon garçon, ne monte pas trop tôt, oh Charlie ! je voudrais bien être à demain. » Et elle sortit de la pièce en courant. D’avoir songé que c’était notre nuit de noces et d’en avoir parlé avait ranimé mon courage et avec le courage est venu le désir. L’envie de la posséder me consumait ; les minutes semblaient des heures et lorsqu’au bout de dix, ne pouvant résister davantage, je résolus de monter retrouver ma {{tiret|fem|me,}}<noinclude></noinclude> otjv9olgygpnmxy0sfkmpamn55n2fkd Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/224 104 4873406 15797195 15788175 2026-05-19T13:20:41Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797195 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|fem|me,}} je souffrais réellement. La passion a beau être un plaisir, si elle est retardée, elle devient une peine. Ici, Fanny me regarda et pressa ma main. Par Dieu, j’aurais voulu qu’Amy fût n’importe où, mais autre part qu’où elle était en ce moment. Ma voix tremblait lorsque je repris mon récit : — En gagnant notre chambre, je vis les petites bottines de Louise à la porte. Cela me parut d’un bon présage. Je les ramassai, les embrassai et frappai à la porte. Sans attendre la réponse, j’entrai, Louise, en robe de nuit, montait dans le lit. Elle poussa un petit cri : « Vous êtes venu plus tôt que je ne vous attendais » et elle se cacha sous les couvertures. De la voir au lit me fit reprendre tout mon courage ! Je mis le verrou, et courant vers elle, je découvris sa figure et son cou. Un bras autour de ses épaules je couvris ses lèvres de baisers ardents, glissant en même temps ma main sur sa poitrine et prenant pour la première fois possession des deux beaux petits globes qui l’ornaient. Elle ne fit aucun mouvement pour se dérober à mes caresses, et de plus en plus, je fus tenté de laisser ma main s’égarer plus bas et de chercher ce temple de l’amour, dont la porte soigneusement close se trouve au pied de la colline boisée, consacrée à Vénus. — Qu’est-ce que c’est que cela ? fit Amy, et où est-ce ? — Comme si tu ne le savais pas, s’écria Fanny indignée.<noinclude></noinclude> hmk5ogkdggutkw2i03geyxdtk59kfsn Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/225 104 4873407 15797198 15788176 2026-05-19T13:22:39Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797198 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Vous allez bientôt l’apprendre Amy, continuai-je. Je ne glissais pas encore ma main. Louise avait les deux bras autour de mon cou et me serrait, m’empêchant ainsi de défaire la chemise de nuit pour embrasser les deux seins qui s’y dérobaient à mes regards. Ma pauvre Louise eut aimé cela, mais elle était toujours en proie à sa modestie expirante. Enfin, je lui chatouillai l’aisselle. Elle poussa un cri et me lâcha ; mais déjà elle n’eut plus l’envie de se cacher la figure sous les draps. Tandis que je me déshabillai rapidement, elle me regardait avec des yeux pleins de désirs. Je mis ma chemise sans offenser par trop sa modestie, posai ma montre sur la table, et me dirigeai vers l’autre côté du lit lorsque Louise me fit remarquer que je n’avais pas remonté ma montre et qu’elle même avait oublié d’en faire autant à la sienne. « Cela n’a pas d’importance, m’écriai-je ! — Oh si ! fit-elle, Charlie mon chéri, ne commençons pas notre vie de ménage en laissant sans être fait ce que nous devons faire. » Pour la contenter je remontai les deux montres, la main tremblante, puis je sautai dans le lit. — Est-ce que vous n’avez pas soufflé la bougie ? demanda Amy. — Amy, si vous continuez à interrompre, je demande au capitaine Dévereux de ne pas vous raconter la suite. — Non, Amy, je n’ai pas soufflé la chandelle.<noinclude></noinclude> 4tyilt910qwal2njhas9ohm6kvt9nc7 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/226 104 4873408 15797201 15788177 2026-05-19T13:24:44Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797201 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>Louise me fit une réflexion à ce sujet, mais je fis semblant de pas entendre. Dans le lit, je la pris dans mes bras, et la serrai contre moi. Elle résista un instant, mais céda bientôt en cachant dans mon cou sa face rougissante. Tandis que je l’embrassais frénétiquement, je glissai la main et relevai le voile qui s’interposait toujours entre moi et ses charmes glorieux. Avec autant de délicatesse qu’il est possible d’en avoir, je passai ma main tremblante sur la surface si douce de ses cuisses, j’atteignis, comme dit Milton, « ''le buisson et les poils frisotants'' ». — Capitaine Dévereux ! cria Amy. — Et trouvant la porte de la douce entrée du temple, je la caressai avec une ardeur, que Louise sentit s’irradier du bout de mes doigts. Elle se pressa contre moi davantage, en murmurant simplement : « Oh Charlie ! Oh Charlie ! » La trouvant si tranquille je… — Quoi ? firent les deux filles haletantes. — Je la priai de me faire place afin de pouvoir l’adorer avec mon corps, ainsi que le comportaient les vœux maritaux que j’avais prononcés. Gentiment, elle se mit sur le dos et, passant un genou, puis l’autre entre les siens, je me couchai doucement, mais plein d’excitation, sur son beau corps et éveillai en elle toutes les sources cachées du désir et de la passion, en faisant entrer le grand prêtre dans le Saint des Saints. Oh ! mes filles {{tiret|ché|ries !}}<noinclude></noinclude> o7xv12yatvbkjlk9gk0m422vpz9oitb Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/227 104 4873409 15797202 15788480 2026-05-19T13:26:41Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797202 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|ché|ries !}} quel délicieux moment. Il était réellement divin de sentir que j’étais vraiment maintenant et dans toute la force du terme le mari de Louise ; que nous étions unis, que chaque pulsation de son corps adoré correspondait à une pulsation du mien. C’était une vision du ciel. C’était l’Amour. Louise se donnait sans contrainte, toute crainte bannie, et toute modestie déplacée disparue à jamais. Lorsque le jour naissant vint remplacer la lumière des bougies consumées, ma Louise était parfaitement nue et reposait sans rougeur dans mon étreinte également nue. Aucune partie de nos corps n’avait échappé aux caresses et aux baisers, et nos sacrifices avaient été sans nombre. La nuit entière s’était passée en réjouissances que les anges {{sic2|insexués}} eussent enviées s’ils avaient eu le moyen de se rendre compte ce qu’elles pouvaient être. Pendant cette dernière partie du récit, Fanny et Amy respiraient à peine. Leurs pas étaient si lents que nous restions presqu’en place. À la manière embarrassée avec laquelle elles se mouvaient, je {{corr|pouvai|pouvais}} me rendre compte que chacune d’elles essayait de calmer les palpitations puissantes de son petit con en serrant fortement les cuisses. Nous étions maintenant près du bungalow et Amy, sans un mot, la main toujours pressée sur son conin s’élança soudain vers la maison. Fanny resta près de moi. Je mis sa main sur ma pine brûlante et terriblement dure, tandis qu’en même temps je l’embrassai en caressant délicatement sa motte chérie.<noinclude></noinclude> emb32lrba8soiqci62iejv1fq8zknw3 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/228 104 4873410 15797207 15788179 2026-05-19T13:28:20Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797207 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Viens ! viens ! oh viens vite ! fit-elle. Je la laissai m’entraîner rapidement de l’autre côté de la pelouse, où croissaient quelques buissons épais. Arrivés au bord de l’herbe, je défis ma braguette et glissai sa main à l’intérieur. Fanny saisit avec ardeur l’arme puissante, mais hélas ! ma chemise la recouvrait toujours : — Oh, mon chéri ! oh mon chéri ! s’écria-t-elle, si excitée qu’elle ne pouvait que saisir ma pine brûlante en serrant et en relâchant l’étreinte de ses doigts fiévreux. Pendant qu’Amy était allé soulager son con trépidant, soit d’un doigt secourable, soit avec une baguette ou quelque chose enfin qui pouvait imiter le grand prêtre dont j’avais parlé, je goûtais l’extrême excitation de Fanny et le plaisir que sa main me donnait. J’étais heureusement demeuré debout et par bonheur, je vis Amy revenir. — Prends garde ! voilà Amy ! murmurai-je doucement. — Ah ! ah ! vous voilà, vous vous embrassez, je crois. — Mais non, répondit Fanny d’une voix étouffée, je me suis froissé la cheville. — C’est vrai, appuyais-je heureux de voir Fanny trouver si aisément une excuse. Mon vit était dehors toujours couvert de la chemise qui avait empêché la pauvre Fanny de le tâter tout nu<noinclude></noinclude> 3xamltv6ucapo2nkykv3pcrchxnd396 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/229 104 4873411 15797209 15788198 2026-05-19T13:29:43Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797209 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>comme elle le désirait. Amy l’eût certainement vu, si Fanny ne s’était appuyée contre moi, faisant semblant de chercher un soutien, tandis que je m’efforçais de repousser ce membre rebelle. — Oui, répétais-je, cette pauvre Fanny s’est fait mal à la cheville, elle doit souffrir beaucoup. Puis, m’adressant à Fanny, je continuai : — Si vous voulez me permettre d’essayer un remède de grand’mère, je pourrai, sans doute vous enlever la douleur, mais il faut faire vite, le résultat en dépend. — Faites ce que vous voudrez et vivement, car je souffre beaucoup, répondit Fanny avec un gémissement. Je mis un genou en terre, en me tenant aussi près que possible de la jupe de Fanny, et d’un doigt rapide je reboutonnai mon pantalon de manière à contenir mon membre tumultueux. De la main gauche, je saisis alors sa cheville en faisant semblant de la presser de mon autre main. La tentation fut trop forte, et Fanny sentit bientôt, avec délices, ma main polissonne monter le long de sa jambe, en pressant amoureusement le mollet puis la cuisse. De temps en temps, elle faisait entendre un petit gémissement. — Je pense que cela va aller mieux maintenant, m’écriai-je. Ma pine palpitait.<noinclude></noinclude> 2amqwsfoamflq1ghwem953n090h5tu2 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/230 104 4873412 15797211 15788199 2026-05-19T13:31:30Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797211 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — En vérité, je crois que cela va aller mieux, répéta Fanny avec un arrêt dans la voix, surtout si vous continuez ce que vous faites maintenant. Amy se tenait debout et regardait pleine de sympathie. Il lui était cependant impossible de distinguer quoi que ce soit de ma manœuvre. Rapide, je fis courir ma main le long de cette cuisse virginale jusqu’à ce que, parvenu au haut de ces colonnes d’ivoire, il ne me resta plus qu’à tourner la paume en l’air et à presser doucement les lèvres si pleines de ce grassouillet conin. J’appuyais et je relâchais les attouchements de manière à chatouiller le clitoris excité et bientôt Fanny put difficilement demeurer tranquille. Alors, plongeant mon médium jusqu’à la jointure et me servant des autres doigts pour chatouiller sa motte ombragée, j’imitai ce que ma queue aurait fait si j’en avais eu l’occasion, jusqu’à ce qu’expirant presque de plaisir, Fanny inonda ma main excitante et lascive d’un véritable torrent de liquide brûlant, qui coula le long de mon poignet et de mon bras. C’était délicieux. Je donnais à ce doux conin les caresses les plus voluptueuses, auxquelles il répondit avec joie. Puis, peu capable de parler d’une voix assurée, je murmurai : — Comment vous sentez-vous maintenant, Fanny ? — Tout à fait bien… c’est-à-dire… c’était bon… maintenant que la… la peine est passée.<noinclude></noinclude> 2n6qyute2vyqs8ht4bf3vft20m7te8d Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/231 104 4873413 15797213 15788200 2026-05-19T13:32:56Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797213 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Alors, ça t’a réellement fait du bien ? demanda Amy étonnée. — Naturellement, ça m’a fait du bien, sotte, s’écria Fanny ; sans cela, je ne l’aurais pas dit. — Voilà qui est merveilleux, fit Amy, j’en parlerai à maman. — Tu n’en diras rien du tout, s’écria Fanny, cela ne ferait que l’effrayer ; d’ailleurs, ce n’était pas une entorse et cela est tout à fait remis maintenant. — Maman m’envoyait vous dire de rentrer, fit Amy. — C’est assommant, répondit Fanny. Amy, sois bonne fille, va lui demander de nous laisser rester dehors plus longtemps. Mais Amy n’en voulut rien faire et, à notre entier désappointement, nous dûmes rentrer. Cependant, avant de pénétrer dans la maison, Fanny réussit à m’entourer le cou de ses bras et à me donner deux ardents baisers sans être aperçue par Amy. Grand Dieu ! je crus que mes couilles et mes reins allaient éclater sous la douleur du désir. Une fois rentré chez moi, j’eus l’inévitable visite de Lavie. Ce garçon était une véritable plaie. Je fis de mon mieux, comme d’habitude, pour essayer de le réconcilier avec son sort et je l’engageai à baiser le plus qu’il pourrait. Il me répondit qu’il avait fait cela régulièrement<noinclude></noinclude> l1nrv7eip84u8xskl4xqqwm75krfwbk Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/232 104 4873414 15797216 15788201 2026-05-19T13:33:52Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797216 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>et irrégulièrement, toutes les nuits, mais que rien ne pouvait le distraire de sa passion pour Fanny. Je résolus alors de faire tous mes efforts pour l’écarter. J’écrivis au docteur Bridges, lui disant combien je craignais pour mademoiselle Selwyn, les promenades nocturnes de Lavie autour de sa maison ; que sa fièvre de désirs pouvait faire craindre qu’il n’essayât de la violer, qu’il {{Corr|marmotait|marmottait}} entre ses dents des choses indistinctes, mais dans lesquelles j’avais cru comprendre qu’il se promettait de posséder la demoiselle qu’elle le veuille ou non. Réveillant Soubratié, je le chargeai de donner la lettre dès la première heure au docteur Bridges et le résultat vint dès le lendemain couronner mes efforts. {{brn|2}} [[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-3.png|90px|center]] {{brn|2}}<noinclude></noinclude> 9ru4xskzc35strakktbsmdmfvypuy31 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/233 104 4873415 15797220 15788481 2026-05-19T13:35:57Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797220 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> [[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-1.png|450px|center]] {{T2|XV|mt=4em|mb=2em}} {{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-C.png|50px|C]]}}{{sc|e}} lendemain… Jour inoubliable, 17 mars, anniversaire de la naissance de Fanny. Elle atteignit à cette date mémorable, sa dix-septième année et devint femme, car, ce jour-là, sacrifiant son charmant pucelage, je la baisai à son grand contentement et au mien. Du même coup furent délivrés du fardeau qui les oppressait son con adorable et mes couilles et mes reins. Je savais que le 17 était l’anniversaire de Fanny. Je n’avais cependant aucune idée que je serais invité à cette fête de famille. Après déjeuner, j’eus deux agréables visites. Le soleil était trop violent pour que j’attendisse quelqu’un, aussi n’avais-je pour {{Corr|tour tout|tout|doublon}} vêtement qu’un pyjama et un tricot sans manches. Le premier qui vint me voir fut le vieux Bridges, qui me parla naturellement de Lavie. Ma lettre lui avait produit un effet désagréable et il me demandait de vouloir bien lui confirmer<noinclude></noinclude> bdhuhnqh3exkonuswwgi4hgckne5fe4 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/234 104 4873417 15797222 15788208 2026-05-19T13:37:37Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797222 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>la vérité de mes alarmes, afin qu’il puisse sans remords, télégraphier à Simla pour demander l’autorisation de faire partir immédiatement Lavie vers Bénarès, où l’on avait besoin d’un autre docteur. Apercevant à travers mon jersey, les cicatrices encore apparentes du couteau de l’Afghan, il se fit raconter l’histoire. Il me félicita sur la manière quasi-merveilleuse, dont j’avais échappé aux coups. Je ne lui parlai naturellement pas d’Amy, mais il me raconta que le bruit courait qu’elle avait été enculée. Je lui mentis en cherchant à lui persuader qu’il n’en était rien et j’eus le plaisir de réussir. Heureux de ce résultat, car je savais Bridges bavard, je fus sûr que désormais il raconterait l’histoire telle que je la lui faisais avaler et considérerait dorénavant comme un diffamateur celui qui persisterait à affirmer qu’Amy avait été enculée. À peine était-il parti, que Mabel entra précipitamment. Elle se jeta dans mes bras, m’embrassa ardemment plusieurs fois et, lançant un coup d’œil, par dessus mon épaule, s’assura que personne n’était encore entré dans la pièce. Alors, tirant les cordons de mon pyjama et avant que j’ai pu comprendre ce qu’elle voulait, elle prit dans sa petite main mon nœud, aussi raide qu’un tisonnier. Je l’ai déjà dit maintes fois qu’il ne m’est jamais désagréable et que je n’ai jamais refusé à une jolie petite fille, que je sais baisable, le plaisir de tripoter mon nœud et mes couilles. {{tiret|L’au|dace}}<noinclude></noinclude> fk2j6836yw82t0kpwbiztisphakxzne Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/235 104 4873418 15797227 15788212 2026-05-19T13:41:37Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797227 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|L’au|dace}} de Mabel m’effraya cependant. Je supposai qu’elle n’était pas venue seule et je le lui demandai. Je fus horrifié lorsqu’elle me répondit que sa mère et ses deux sœurs la suivaient. Elle était partie devant, simplement pour donner, si elle le pouvait, un coup d’œil à son petit joujou. Pendant qu’elle parlait, j’entendis la voix de madame Selwyn et le piétinement des trois femmes sous la vérandah. J’écartai rapidement Mabel et me précipitai dans ma salle de bain, m’aspergeant d’eau. Pour cacher la raideur de mon membre terriblement excité et qui se dressait comme un piquet de tente, je fixai une serviette comme un tablier autour de mes reins. Je revins dans le salon où je priai ces dames d’excuser mon déshabillé. Mon jersey, toujours ouvert, montrait les terribles cicatrices et madame Selwyn et Amy qui ne les avaient jamais vues depuis que les bandages avaient été enlevés, poussèrent des petits cris d’horreur et de sympathie. Elles les inspectèrent soigneusement ; Fanny, prétendant les tâter, prit autant de mon sein gauche, qu’elle put en contenir dans sa main et le pressa gentiment comme je l’eusse fait à l’un de ses tétons ; Amy se récria à la quantité de poils que j’avais sur la poitrine, et je lui murmurai de manière à n’être entendu que d’elle et de Fanny : {{Poem|Et vous êtes, Amy, belle comme on peut l’être Vos traits ont la beauté des traits du pieux Jacob Et celle d’Esaü brille où elle doit être|df|i|mg=3em|m=1em|fs=85%}} {{Br0}}tandis que moi je suis Esaü partout.<noinclude></noinclude> lbsjm1er4ikg0aevwtoi4w589yxjatb Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/236 104 4873419 15797230 15788213 2026-05-19T13:43:18Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797230 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Oh fi ! s’écria Amy. Fanny sourit seulement, et rougit. Je devinais bien qu’elle aurait désiré me faire voir qu’elle aussi, possédait la beauté d’Esaü et que, comme une couronne, celle-ci se dressait sur le mont et ombrageait sa fente féminine. Lorsque les visiteuses eurent épuisé de nouveau tous les détails de l’horrible attaque de Chérat, elles abordèrent l’objet de leur visite, qui était de m’inviter à dîner pour ce soir-là. Ils n’avaient prié personne à cette fête, mais, madame Selwyn m’avait considéré si longtemps comme quelqu’un de la famille, qu’elle espérait bien que j’allais recommencer à les visiter aussi fréquemment qu’auparavant et que, pour inaugurer la nouvelle série de nos rencontres, je dînerais ce soir-là chez elle. Fanny me regarda avec des yeux suppliants, pleins de passion et de désirs et tels que, même si mes intentions vertueuses avaient persisté, je n’eusse pu refuser l’invitation. Mais ces intentions vertueuses étaient mortes, et ma pine se dressait triomphante et dure, comme un conquérant sur le cadavre de son ennemi. J’acceptai et, en accompagnant Fanny hors de la maison, derrière sa mère et ses sœurs, je saisis l’occasion de lui faire connaître la sincérité de ma passion, par la dureté intense de mon bâton. Si, au premier abord j’avais été mécontent de l’audace insensée de Mabel, je ne pouvais plus maintenant que lui<noinclude></noinclude> 4qdjhszi5304i3av8v5mku9j4oxydxk Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/237 104 4873420 15797233 15788214 2026-05-19T13:45:14Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797233 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>être reconnaissant d’avoir permis, grâce au voile de cette serviette, que Fanny prit le plaisir de cette constatation. Et maintenant, très chers Lecteurs, j’espère que vous êtes aussi intéressés à ce qui va arriver au petit con palpitant de Fanny, que je l’étais moi-même. Chères lectrices de ces pages polissonnes vos petits conins ne se mouillent-ils pas de sympathie ? Oh ! Lecteurs, puissiez-vous avoir à votre portée des vagins hospitaliers pour calmer les ardeurs de vos membres raidis. Les dix-sept ans de Fanny l’autorisaient à arborer des robes longues. Je la trouvai, ce soir-là, fière comme un paon et si elle ne portait pas une queue étalée, tout au moins sa poitrine se montrait-elle libéralement dans son décolletage. Mes yeux parcouraient la partie, malheureusement trop restreinte, qui était visible de ses seins polis. Hélas, la présence de sa famille m’empêchait de goûter le privilège des amants et de tâter, une fois de plus, les jolis tétons. J’avais donné à mes yeux une telle fête que mon terrible membre hors de tout contrôle rendait mes mouvements difficiles. À table, je fus assis près de Fanny et chaque fois que l’occasion s’offrit, je pressai sa cuisse. Elle me rendit le compliment. Si la chance m’était tant soit peu favorable, j’étais certain, dans le cours de cette soirée, de fourrager dans un certain endroit secret.<noinclude></noinclude> 0h7l1uxkaqnlp9eepjcoavllgvyr1ox Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/238 104 4873421 15797236 15788215 2026-05-19T13:47:05Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797236 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> La bien aimée Vénus me favorisa. Après le dîner, nous nous promenâmes le long de l’avenue dans une demi-clarté due aux étoiles, et qui me permit plusieurs fois de faire Fanny juge de mes sentiments par l’érection ininterrompue de ma verge. Malheureusement, je ne pus prendre avec elle aucune privauté, car Mabel, soit qu’elle soupçonnât quelque chose ou par simple coïncidence, nous observait de très près. Quoiqu’elle ne pût voir ce que je faisais avec la main de Fanny pendant cette promenade, tout mouvement de ma main vers la grotte de Fanny eut certainement été remarqué par elle. La souffrance me mettait sur des épines et mes couilles, réellement en feu, paraissaient vouloir éclater des provisions de sperme accumulées. Enfin madame Selwyn proposa que nous jouions aux cartes. Fanny et moi nous nous arrangeâmes pour perdre rapidement. Nous prîmes alors un air de sérieux intérêt dans la partie, mais, en réalité, j’étais surtout occupé par une des jambes de Fanny, qui reposait sur mes genoux, tandis que je pressais son pied entre mes mollets. Nous étions à l’extrémité de la table, enragés de perdre une semblable occasion. Je déboutonnai ma braguette, sortis ma queue, la dégageai de ma chemise et la mis nue dans la main de Fanny. Elle eut un sursaut, sa main se serra sur cet objet de toutes ses pensées et de tous ses désirs et la couleur monta de telle manière à son visage, que je crus qu’elle allait éclater. Après un moment, elle<noinclude></noinclude> qs50mc8n2k901t2gm29va1jxm7zjrvd Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/239 104 4873422 15797241 15788216 2026-05-19T13:48:42Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797241 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>se leva et déclara qu’elle allait sortir pour un instant, car il faisait trop chaud. — Parfaitement, ma chérie, lui dit sa mère, je suppose que le capitaine voudra bien t’accompagner ? Fanny sortit, et je me levai tournant le dos précipitamment. Je marchai derrière elle à grands pas, mon bâton complètement à l’air, pointant comme un beaupré vers le plafond. Je ne craignais qu’une chose, c’est que quelqu’un ne m’appelât. Mais Vénus protège ses serviteurs. Bientôt je fus près de Fanny sous la vérandah. Sans un mot, tant notre agitation était grande, nous marchâmes vers les buissons. Je mis mon nœud dans la petite main de Fanny et rapidement je défis mes bretelles, puis je finis de déboutonner mon pantalon, car Fanny, qui s’en était chargée, était trop excitée pour en venir à bout. J’eus bientôt le plaisir de mettre mes {{Corr|baloches|balloches}} douloureusement gonflées dans les mains curieuses de la chérie, qui, avec une tendresse instinctive, les caressa doucement comme si elle avait peur de briser ces joyaux délicats. Tout cela était délicieux pour moi, mais j’étais pourtant dans une hâte extrême d’en finir avec notre premier coup, de crainte que quelqu’un ne vînt nous interrompre. Je roulai ma chemise de manière à dégager mon ventre le plus possible et baissant mon pantalon, je saisis Fanny consentante par la<noinclude></noinclude> kkpozsurvthd0e405swaopw2z8s303f Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/240 104 4873423 15797244 15788220 2026-05-19T13:50:38Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797244 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>taille et la couchai sur le sol. Il n’y {{corr|eu|eut}} de sa part aucune manifestation de fausse modestie. Elle me permit de relever ses jupes et de les arranger sur sa poitrine, de manière à éviter qu’elles ne soient chiffonnées. J’avais découvert la veille qu’elle ne portait pas de pantalon, aussi son ventre fût-il bientôt exposé nu avec sa fossette délicate. Aussi faible qu’était la lumière, je pouvais distinguer la blancheur de ses cuisses superbes et le noir triangle de son buisson. Que dis-je ? la mince ligne de sa fente précieuse était apparente. J’y déposai un baiser ce qui fit sursauter la jeune fille et, sans plus de délais, je pris position entre ses cuisses, soulevai un peu sa tête de la main gauche, afin de lui éviter les contacts de l’herbe un peu rude et tandis que je pressais mes lèvres contre les siennes, j’approchai la pointe de mon dard excité de son chat également haletant. Gloire ! gloire ! je suis à l’intérieur du sanctuaire. En entrant dans ce temple chaud et passionné, mon lion dépouille l’ornement de sa tête et rien ne l’arrête dans ses progrès, jusqu’à ce qu’il rencontre le voile toujours existant de la virginité. — Soulève un peu tes cuisses, ma chérie, que je puisse glisser ma main en dessous. Elle obéit et ayant assuré ma position, je me reculai légèrement, afin de prendre mon élan pour le coup décisif. Je n’avais pas le temps de l’épargner ;<noinclude></noinclude> kg32zflqpnou89bp1da73q2dhed96zg Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/241 104 4873425 15797246 15788221 2026-05-19T13:52:23Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797246 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>d’ailleurs, Fanny n’avait pas besoin d’être avertie ; elle n’ignorait rien de ce qui rend d’ordinaire un peu craintives les douces victimes. Elle voulait que toute ma queue pénétrât en elle et la manière ferme dont elle poussa son con contre moi, montrait qu’elle acceptait volontiers la peine pour avoir le plaisir. Je poussai. {{incise|Une petite résistance, puis tout céda|non}}. Le corps de Fanny eut un léger sursaut, elle poussa un cri à peine perceptible, et je fus dans le Saint des Saints. J’agis cette fois-là comme j’ai coutume de le faire. Aussi grand que doive être mon plaisir, mon principal objet en baisant une fille, est de la faire jouir ; aussi ne fut-ce que par des mouvements répétés en avant et en arrière, par des grands coups de ma pine brûlante, commençant à l’orifice de la grotte et ne se terminant que lorsque la résistance était trop grande que je finis par enterrer, si je peux ainsi m’exprimer, mon nœud jusqu’aux couilles dans ce recoin caché de la fillette passionnée. Mes sensations étaient si nouvelles qu’il me semblait que je n’avais jamais encore dépucelé une vierge. Le délicieux amour fait découvrir sans cesse la jouissance et donne le charme de l’inconnu aux plaisirs déjà goûtés. Bien avant que j’en vienne aux petites secousses répétées, Fanny retenait difficilement ses cris et avait toutes les peines du monde à s’empêcher d’exprimer tout haut l’extase {{Corr|juqu’alors|jusqu’alors}} inconnue, qu’elle ressentait à être baisée.<noinclude></noinclude> o8wlh77ca7ohsp2ywntba8hcs69ihjp Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/242 104 4873426 15797248 15788223 2026-05-19T13:54:50Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797248 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> De tempérament généreux et ardent, ses voyages furent nombreux et lui secouèrent le corps d’un précieux tremblement. Elle déchargea abondamment. Pour moi, je retins aussi longtemps que possible ma jouissance, car une fois entré dans Fanny, le danger d’être découvert ne me préoccupa plus. Mon sang était excité, ma pine se dressait follement, aussi fis-je durer la première fornication de Fanny aussi longtemps que je le pus. Malheureusement, ce fut tout de même trop court. Les torrents de lave brûlante jaillirent, provoquant chez la jeune fille et chez moi-même, un duo de soupirs, de petits cris et de grognements voluptueux. Et avec le dernier jet, comme il est d’usage chez les hommes, le javelot pénétra comme s’il avait voulu transpercer son gentil adversaire et mes poils s’écrasèrent contre ceux de Fanny. Certes, pour cette première fois, la jeune fille avait été bien lubrifiée par l’huile sainte. Depuis, en effet, que j’avais « ''obligé'' » Lizzie Wilson, mes réserves étaient grandes car je n’avais déchargé que deux fois. La première, on s’en souviendra, dans ma fausse-couche, à Nowshéra, et la seconde la veille même, entre les cuisses de Fanny, dans mon bungalow Mais toute chose a sa fin et lorsque j’eus goûté un instant les sursauts de la motte toujours excitée et les contractions du casse-noisettes, je retirai ma queue toujours aussi raide. J’essuyai la toison mouillée de la jeune fille avec mon mouchoir ; elle restait étalée sur le dos, les<noinclude></noinclude> t80c3i39c3f6fpyzj976h4kj44vrfet Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/243 104 4873427 15797250 15788224 2026-05-19T13:56:30Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797250 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>cuisses ouvertes, dans la plus voluptueuse attitude, pendant que je restaurais rapidement le désordre de ma toilette. Je la fis sortir de son extase avec un baiser et l’aidai à se relever. Pendant un instant, il sembla qu’elle ne pourrait se tenir sur ses jambes, puis elle reprit des forces et, se jetant à mon cou, me couvrit de baisers que je lui rendis avec usure. — Oh ! mon chéri ! enfin, tu m’as aimé comme j’en avais tant envie ; mais, qu’est-ce donc qui coule le long de mes cuisses, je suis toute mouillée ? Naturellement, sa petite boutique entièrement inondée laissait échapper le surplus. Je me souvins alors que je devais faire attention à ne pas compromettre Fanny. Me mettant à genoux, j’introduisis deux doigts aussi loin que je le pus, dans la douce et chaude fourrure et m’en servant comme d’un extenseur à gants, je réussis à faire couler un nouveau flot de sperme le long de mon bras. — Que fais-tu là ? me dit-elle. — Je te l’expliquerai une autre fois, en attendant, laisse-moi recommencer. Ensuite, nous irons le long de l’avenue voir si par hasard quelqu’un vient. Fanny se soumit à ce nouvel essuyage avec une abnégation d’elle-même qui m’était exquise. Quel bijou ! elle m’aimait, je le savais et maintenant, je savais également qu’elle aimait aussi mon<noinclude></noinclude> prudpgqa65h8q0jvddbh2xry3qtape4 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/244 104 4873428 15797252 15788225 2026-05-19T13:57:43Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797252 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>priape. C’était à moi de faire en sorte qu’elle l’adorât bientôt, sans toutefois m’aimer moins. Doucement, bras dessus bras dessous, nous fîmes quelques pas sur la route, devant la maison, regardant si quelqu’un ne menaçait pas de sortir. Tous semblaient profondément occupés à jouer. Alors, Fanny fit une chose audacieuse ; elle entra dans la pièce et demanda à sa mère si quelqu’un n’allait pas bientôt venir nous retrouver pour nous tenir compagnie. Sa mère lui répondit que non, que la partie était loin d’être finie. Rayonnante, elle revint vers moi. — Viens ! mon Charlie ! Je savais ce qu’elle voulait dire. Nous nous dépêchâmes de retourner vers notre couche nuptiale temporaire, et, aussi nus que nous pouvions l’être, nous recommençâmes une de ces luttes que ni l’homme ni la femme ne peuvent oublier jusqu’à la fin de leur vie. Chers lecteurs, ma plume est impuissante à transcrire les réminiscences brûlantes de ces moments ardents. Mon cœur, mon âme, ma vie étaient concentrés en Fanny, et, dans l’immense plaisir d’être entre ses cuisses, dans son chat adoré. — Fanny, dis-je en recommençant la promenade, pour te posséder confortablement il nous faudrait un bon lit et que nous soyons tous nus, {{tiret|en|tièrement}}<noinclude></noinclude> obdoug9rbsfilj8pi91to52onrmxfs3 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/245 104 4873429 15797253 15788229 2026-05-19T13:58:43Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797253 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>{{tiret2|en|tièrement}} nus. Ne puis-je pas venir dans ta chambre par la salle de bains ? — Mais non, c’est impossible, Amy dort dans la même pièce et mon lit craque. Laisse-moi faire mon chéri, je trouverai bien un moyen, jamais je ne pourrai t’avoir autant que je le voudrais. Si Mabel, rarement tranquille, n’était survenue à ce moment, et qu’elle eut attendu quelques minutes, elle nous eut certainement surpris, baisant pour la troisième fois en une demi-heure. Mais cette gosse libidineuse ne découvrit rien, Fanny, dans l’intensité de son plaisir était calme et cela fut un bonheur car des démonstrations trop vives eussent pu exciter des soupçons. Le reste de la soirée se passa dans la sérénité. Je rentrai chez moi vers onze heures, et fis soigneusement sécher mon mouchoir qui portait avec le sperme de nos offrandes, les tâches de sang du sacrifice. {{brn|2}} [[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-3.png|90px|center]] {{brn|2}}<noinclude></noinclude> iljj3kkwuipa2y0ui26sjqkyaa2ywv8 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/247 104 4873431 15797256 15788234 2026-05-19T14:00:08Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797256 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> [[Image:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - bandeau-2.png|450px|center]] {{T2|XVI|mt=4em|mb=2em}} {{Lettrine/I|[[Fichier:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - lettrine-A.png|40px|A]]}}{{sc|vant}} de me coucher, je m’assis comme d’habitude pour réfléchir. Mon excitation subsistait toujours aussi grande. J’avais baisé Fanny deux fois, mais mes couilles étaient encore sensibles. Était-il vraiment impossible d’aller la retrouver ? C’était urgent, et je venais de me décider à risquer le coup, lorsqu’à ma grande surprise, Fanny elle-même apparut. — Oh ! mon Charlie à moi ! Dans mon lit, je ne pouvais dormir, je me retournais, j’avais envie de toi et ma foi j’ai tout risqué. Regarde comme je suis. Nue comme la nature m’a faite. En même temps elle se dépouilla de son manteau et de la chemise qui la couvrait. M’aimes-tu comme cela, mon Charlie ? Suis-je assez jolie pour te plaire ? Assez jolie. Dans le noir, éclairée simplement<noinclude></noinclude> 4g03rvd4dzpmzqiy4sk3t5o7gmff21m Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/248 104 4873432 15797257 15788236 2026-05-19T14:01:56Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797257 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>par ma lampe de travail, c’était l’apparition parfaite d’une nymphe, l’incarnation idéale de la jeunesse de la fraîcheur et de la beauté. Devant des juges impartiaux, Lizzie eut pu peut-être remporter la palme, mais il me semblait que je n’avais jamais vu de fille plus exquise que Fanny. Elle avait une de ces peaux claires qui sont désirables chez les femmes. La chute de ses épaules était harmonieuse, ses bras ronds et bien formés, et, sur sa poitrine, ses seins se dressaient turgescents, avec un bouton de corail rouge comme ses lèvres. La perfection de l’élégance était dans ses formes et son ventre d’ivoire, orné d’une fossette, était une couche digne de Jupiter. Je remarquai avec plaisir que la forêt, croissant sur son mont de Vénus, était bien plus épaisse que je ne l’avais vue à Chérat. En dessous de la colline consacrée à la déesse, une ligne profonde marquait ce con qui m’appartenait maintenant, ce con digne du désir des dieux, ce con qui n’avait jamais été caressé, ni baisé que par moi et qu’elle m’apportait en hommage, pour que je le serve encore, car je n’avais fait que d’y goûter et il me restait à en savourer la possession. Plus je regardais ses charmes exquis, plus ma queue se raidissait et plus je me rendais compte de la bonne fortune qui m’était échue. Fanny était consciente d’ailleurs, du pouvoir que sa beauté exerçait sur moi. Souriante et les lèvres entr’ouvertes, elle attendait l’expression de mon<noinclude></noinclude> brniq7cng14veirc3cboroai4h6zjnz Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/249 104 4873433 15797259 15788237 2026-05-19T14:03:35Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797259 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>admiration passionnée à laquelle elle savait avoir droit. Si elle n’avait été sûre d’être bien faite et d’avoir une peau merveilleuse, elle ne se fut point montrée toute nue. Je n’ai jamais baisé de femme jolie et bien faite, qui se soit refusée à se dépouiller complètement ; au contraire, la facilité qu’elles ont à s’exhiber, est proportionnée à la beauté de leurs formes. — Oh Fanny ! que tu es jolie ! Ma chérie, tu es la perfection de la perfection. Viens que je te mange. Les yeux de Fanny brillèrent de plaisir. Elle se jeta sur moi, tandis que je m’étendais sur ma chaise longue. Ma pine rencontra son ventre, elle la poussa de côté afin de pouvoir se coucher sur moi et d’élever ses lèvres à la hauteur des miennes. Pendant tout ce temps, elle me murmurait des mots d’amour, faisait courir les pointes de ses seins sur ma poitrine. Je pressais de mon côté, ses hanches charmantes, et essayais d’atteindre par derrière son petit chat bien chaud qu’elle me refusait en riant jusqu’à ce qu’un nouvel accès de passion ne la saisit. Elle se coucha alors à ma gauche, avec son bras autour de mon cou, et de la main gauche elle branla mon membre excité palpant de temps en temps mes couilles rebondies. — Oh ! Charlie, Charlie ! {{incise|me dit-elle d’une voix pleine d’excitation et avec un sentiment profond}} Oh ! Charlie ! tu ne sais pas combien je<noinclude></noinclude> bv29hvhnrqhqwsgxhkp4g9s2q29sgiy Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/250 104 4873434 15797261 15788238 2026-05-19T14:05:41Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797261 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>t’aime, combien je t’adore ! Je croyais connaître ce que c’était que l’amour, mais je n’en savais rien. Il fut un temps où je pensais ne jamais pouvoir me donner à toi sans être sûre auparavant de pouvoir tuer ta femme. Maintenant, il m’est tout à fait égal de t’épouser. Ce que je voudrais, c’est être ta concubine bien-aimée. Parfaitement, il m’est tout à fait égal d’être servante dans ta maison, d’être la domestique de ta femme, pourvu que je puisse quelquefois dormir avec toi et t’avoir comme je t’ai eu sur l’herbe. Et pourquoi les concubines ne sont-elles plus permises maintenant ? Pourquoi ne doit-on avoir qu’une femme ?… Laisse-moi parler. Quand je suis allée me coucher, j’étais heureuse, je t’avais eu deux fois. Pense donc, deux fois, cette chose exquise qui t’appartient a pénétré profondément en moi. Deux fois j’ai senti déverser l’essence même de ta vie, et c’était si sensible que chaque fois j’ai cru mourir de plaisir. Plus j’y songeais, plus j’avais envie de toi et de celles-ci (en même temps elle pressait gentiment mes couilles) car leur frottement contre mon ''tutu'' m’indiquait que mon Charlie était tout en moi. Je me souvins que tu avais offert de venir me retrouver en prétendant que c’était facile et je regrettai d’avoir refusé, car, somme toute, nous eussions pu aller dans la pièce à côté et coucher sur le parquet. Il n’y aurait eu ainsi aucune chance de réveiller Amy par les craquements de mon lit. J’essayai de dormir, je ne pus, car mon…<noinclude></noinclude> 3yh6mitckv7vi9pkm0y75vz0l0reo5r Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/251 104 4873435 15797262 15788239 2026-05-19T14:07:13Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797262 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>comment appelles-tu cela, Charlie ? En Hindoustan, cela se nomme Choot… — Con, ma chérie ! — Con ? C’est comme cela et bien, je ne {{Corr|l’oublirai|l’oublierai}} plus, c’est joli. Mon con donc me démangeait terriblement et demandai cela… comment l’appelles-tu, Charlie ? — Pine, ma chérie ! — Pine ? quel drôle de nom, eh bien ! pine. Mon con réclamait sa pine chérie, si bien qu’à la fin je ne pus rester au lit. Amy dormait, je regardai dans la nursery, les enfants étaient profondément endormis et Sugdaya reposait sur le plancher. Papa et maman ronflaient. Aussi ai-je pris mon manteau, mes pantoufles et suis-je sortie en courant par la salle de bains et me voilà. Es-tu content, mon chéri ? Es-tu content que ta Fanny soit maintenant entre tes bras ? — Oh ! Fanny ! comment pourrais-je être autrement, petite fille chérie ? Je suis un peu inquiet cependant à ton sujet. Si l’on s’apercevait que tu es partie ? Qu’est-ce qu’on te dirait si on te trouvait ici ? Si l’on me trouvait dans ta chambre, personne ne pourrait prétendre que tu m’aies invité à y pénétrer. Mais ici, dans ma maison, ce sera bien différent. — Ce n’est pas cela qui m’effraie, Charlie ! Tout mon cœur est persuadé que personne ne<noinclude></noinclude> nohnpuy773467xsnrfta2st5h9xbf58 Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/252 104 4873437 15797263 15788240 2026-05-19T14:08:49Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797263 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>s’apercevra de mon départ et ne viendra me chercher ici. — Mais chérie ! Lavie est un tel oiseau de nuit qu’il vient souvent plus tard qu’il n’est maintenant pour me voir… Par Jupiter, ne l’entends-tu pas ? Fanny s’assit brusquement. Elle avait toujours ma bite dans la main ; nous écoutâmes. Les pas s’approchaient de la porte. Nous entendions crier le gravier de l’avenue, je reconnaissais les pas de Lavie, encore un instant il allait être là. Fanny était prête à s’enfuir, mais je la retins. Les pas s’arrêtèrent en face de la porte, puis, ils continuèrent. Lavie avait hésité et, changeant d’idée, il était allé comme il le faisait souvent tourner autour de la maison des Selwyn avant de venir me raser. À l’instant où il reprit sa marche, je dis à Fanny de ramasser sa chemise, son manteau et ses mules et d’aller se coucher dans ma chambre, tandis que s’il était possible, j’arrêterai Lavie et je le renverrai chez lui. Fanny s’enfuit et je passai sous la vérandah. Ma crainte était si réelle que ma queue avait perdu sa raideur et laissait pendre une tête timide, tandis que je rattachais les cordons de mon pyjama. Je ramenai le capuchon sur sa pauvre tête ridée tandis que j’essayais de rattraper Lavie, mais lorsque je tournai le coin de la vérandah, je ne pus, nulle part, ni le voir, ni l’entendre.<noinclude></noinclude> 7dtxr8kpp7ha2ini1xtn8nv0j8d46jm Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/253 104 4873438 15797267 15788242 2026-05-19T14:10:20Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797267 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> Peu rassuré, je me précipitai dans mon salon avec l’intention de jeter un coup d’œil sur Fanny et de m’assurer si ma chambre était bien sombre, au cas où Lavie repasserait par là. Dans les Indes, en effet, chaque pièce a quatre portes, une de chaque côté, afin d’établir, autant que possible, la circulation parfaite de l’air. Lorsque j’entrai dans mon salon, Lavie sortait de ma chambre à coucher. Je suis certain que mes Lecteurs généreux ne me taxeront pas de manque de courage, et pourtant, je le confesse, de peur, mes cheveux se dressèrent sur ma tête en voyant le malheureux docteur sortir de la pièce où je croyais Fanny couchée nue sur mon lit. J’espère cependant qu’ils feront crédit à ma présence d’esprit. Si Lavie avait vu Fanny, c’en était fait de sa réputation et de son bonheur futur. À l’aspect de sa figure sombre et absente, je connus cependant qu’il n’était arrivé aucun malheur. J’assurai ma voix, car j’étais en vérité dans une agitation extrême et je lui dis : — Eh quoi ! Lavie ! où avez-vous donc passé ? Ayant cru entendre vos pas au dehors, j’étais sorti pour vous appeler et je n’ai pu vous apercevoir. J’ai pensé avoir été victime de mon imagination. — Je suis passé devant votre porte. Je voulais d’abord entrer, puis j’ai changé d’idée, ensuite j’ai pensé qu’il valait mieux vous dire ce que je pensais et j’ai changé d’idée de nouveau. C’est pour<noinclude></noinclude> b2ehjdm5btwzb3j4jxjuyy8kxjtw0kg Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/254 104 4873439 15797270 15788243 2026-05-19T14:11:49Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797270 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>cela que je suis entré par l’autre côté de la maison. — Eh bien ! vieux camarade ! asseyez-vous et dites-moi ce que vous vouliez me dire. — Non, Dévereux ! je ne le dirai pas, je ne m’assiérai pas ; je ne m’assiérai plus jamais dans votre maison. — Et pourquoi, bonté divine ? — Écoutez, Dévereux ! fit-il d’un ton presque menaçant {{incise|je vous ai cru mon ami.|non}} Je vous ai dit que j’aimais Fanny Selwyn, et vous m’avez promis de m’aider à l’obtenir. Mais je suis sûr qu’au lieu de parler pour moi, vous avez tout fait et dit pour amener les Selwyn et Fanny en particulier à me considérer comme un imbécile et un mauvais parti. Vous ne nierez point, je pense ? En vérité, rien n’était plus inexact et stupide que cette injuste accusation. Je m’étais efforcé tout d’abord d’aider Lavie, autant que je l’avais pu, en affirmant à Fanny que c’était un excellent garçon ; en toute chose, j’avais appuyé ses prétentions comme s’il avait été mon frère. J’avais si entièrement perdu l’idée de posséder Fanny que cela m’eut été une joie de la voir mariée avec cet excellent garçon et ce n’avait été que lorsqu’il me fut absolument clair que Fanny détestait jusqu’à la pensée de l’épouser, que je ralentis mes efforts. Il était absolument futile d’attiser une flamme qui n’existait pas. C’était alors que j’avais<noinclude></noinclude> je3t7ccwvrr32wjo0557sfmflygfpmx Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/255 104 4873440 15797271 15788244 2026-05-19T14:13:08Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797271 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>découvert que, tout en me traitant durement depuis fort longtemps et en ne m’épargnant pas les plus amers sarcasmes, Fanny m’aimait passionnément. Allais-je ainsi refuser le con qui s’offrait et que j’avais jadis tant désiré, à seule fin d’aider un homme pour lequel aucune aide ne pouvait être utile. Je n’ai aucune prétention à avoir obtenu par moi-même de baiser Fanny. Ce n’était pas moi qui l’avait recherchée, mais bien elle-même qui m’avait couru après. Je ne me considérais donc pas comme ayant nui à Lavie en possédant, depuis si peu de temps d’ailleurs, cette vulve délicieuse qui, n’importe comment, ne lui eut jamais appartenu. Ses paroles m’offensèrent. Je lui eus cependant pardonné si Fanny n’avait déjà été mienne. Mais en l’état actuel des choses, je saisis l’occasion de me débarrasser d’un gêneur, dangereux par ses visites à toutes heures et je le mis à la porte avec d’autant plus d’entrain que la délicieuse m’attendait, nue sur mon lit, dans la pièce à {{Corr|côté|côté.}} — Lavie ! m’écriai-je d’une manière sévère, si c’est là tout ce que vous avez à me dire, voilà la porte, monsieur ! Sortez et ne passez jamais plus le seuil de cette maison. Je vous considère comme l’ingrat le plus fieffé que j’ai jamais rencontré. Abasourdi, Lavie me regardait. Il hésita un instant, puis il marcha vers la porte d’où, se tournant vers moi, il me dit : — C’est bien ! Je m’en vais ! Jamais plus je<noinclude></noinclude> scb1ix76yfpvwicmcn1uyn8d07izepx Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/256 104 4873441 15797275 15788250 2026-05-19T14:14:35Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797275 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>ne vous appellerai mon ami, jamais plus je ne viendrai sous votre toit, mais prenez garde, Dévereux, vous ne réussirez pas à éloigner Fanny de moi, car, aussi vrai qu’il est un Dieu au Ciel, je baiserai cette fille. Je crus prudent de ne pas lui répondre. Un instant, il me regarda, puis, lentement, il s’éloigna dans la nuit, et disparut. Pendant quelques minutes, je regardai les ténèbres dans lesquelles il avait plongé et au moment où j’allais fermer la porte et la verrouiller, j’aperçus une lumière qui s’approchait. Maudissant en mon cœur ce nouveau gêneur qui venait ainsi prolonger mon impatience, j’attendis. C’était le Chuprassie du docteur Bridges qui m’apportait une lettre : « Cher capitaine Dévereux, rassurez vos esprits en ce qui concerne la tête du docteur Lavie ; Simla m’a donné, par télégramme, l’autorisation de l’envoyer à Bénarès, il partira demain. Sincèrement votre : J. Bridges ». — Donnez au docteur sahib ''{{lang|hi|bahut bahut salâam}}'', criai-je tout joyeux au Chuprassie, et celui-ci, avec un salut profond, s’en alla. Je fermai la porte au verrou, et, prenant la lampe, je pénétrai vivement dans ma chambre. Enfin !!! Fanny était couchée sur mon lit, couverte de son manteau. Elle se souleva sur le coude prête à se recouvrir en cas d’alerte et dévoilant à mes yeux<noinclude></noinclude> fr9g2diybj0oyvdid52oobc8gn98ieg Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/257 104 4873442 15797278 15788252 2026-05-19T14:16:20Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797278 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>charmés, presque toutes les gloires de sa belle nudité. Je vis parfaitement son sein charmant et la position de son corps, en raccourci, me fut une nouveauté. Encore aujourd’hui, en fermant les yeux, j’aperçois le buisson doré qui couvrait son piège à souris et s’affinait vers les cuisses en triangle pointu. Ses cuisses en effet étaient closes et elle s’appuyait sur la hanche gauche. Mon dard, presque mort de toutes ces alertes, se sentit revivre à cette exquise vue et se leva, de nouveau, dans toute sa gloire. Courant vers Fanny, je la pressai dans mes bras, l’assurai que tout était sauf, que Lavie était parti et je lui donnai à lire le mot de Bridges. Enchantée, elle jeta les bras autour de mon cou, puis, sortant complètement de dessous son manteau, elle ouvrit les genoux et les yeux pleins des désirs les plus voluptueux et la voix tremblante de passion, elle s’écria : — Oh ! Charlie chéri ! ne perdons plus de temps ! Bien que toutes ces scènes auraient pu être suffisantes pour me faire oublier toutes choses, sauf les délices que j’espérais goûter entre ses cuisses charmantes, je n’avais omis aucune précaution. Prévoyant qu’ayant une fois baisé Fanny, nos copulations seraient nombreuses et parfois imprévues, j’avais préparé l’éponge salvatrice qui devait rendre inoffensifs les torrents de sperme, plaisants par eux-mêmes, mais singulièrement dangereux, qui allaient inonder l’autel de mon amour. Je n’avais pas espéré posséder Fanny dans ma demeure, mais<noinclude></noinclude> 5g2h95lrzsdu0xws0q65lhlufkhw19w Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/258 104 4873443 15797280 15788253 2026-05-19T14:18:26Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797280 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>prête, dans une petite bouteille à large goulot, aisément transportable, la petite éponge était là, baignant dans une solution diluée d’acide phénique et attendait que l’occasion jugée possible, m’engageât à l’emporter. L’occasion était venue et la petite bouteille n’avait pas {{incise|quel bonheur !}} à sortir de chez moi. Je la mis à ma portée. Tout étant prêt, je me déshabillai. Lorsque je parus complètement nu, devant la jeune fille pantelante d’admiration, elle poussa un cri de joie et avança les deux mains pour saisir ma forte pine, énorme et gonflée, et les deux boules puissantes, qui y étaient suspendues. Je sentis les doigts lisses caresser ces objets dont le simple toucher la remplissait des plus voluptueux désirs. — Oh ! laisse-moi l’embrasser, mon Charlie ! s’écria-t-elle. Souriant, je présentai la tête de mon nœud excité à ses lèvres de rubis et, avec un plaisir extrême, elle pressa sa bouche contre l’extrémité arrondie et chatouilla de sa langue le petit orifice. Je saisis cette occasion et me penchant sur elle, j’ouvris ses cuisses consentantes, puis, couvrant de ma bouche l’ardent petit conin, j’y fis pénétrer ma langue aussi loin que je pus. Fanny, qui n’avait jamais été caressée de cette manière, jeta un petit cri de plaisir. Je sentais ses mains se crisper sur ma queue et, comme pour me rendre le compliment que je faisais à son con, elle enfouit dans sa bouche la<noinclude></noinclude> q6g4p8owmon5h1fdsfv0w72f4wjf29f Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/259 104 4873444 15797284 15788255 2026-05-19T14:19:56Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797284 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>tête entière de mon nœud, passa sa langue tout autour et me faisant goûter des sensations exquises. De telles caresses toutefois ne servent qu’à vous exciter jusqu’à la folie. Me tournant sur elle, je la saisis dans mes bras et la couchai sur le dos. Je pris l’éponge dont j’exprimai le liquide superflu et la poussai dans la petite boutique. Me plaçant alors entre ses cuisses, j’enfonçais mon bélier et bouche contre bouche, poitrine contre poitrine et ventre contre ventre, nous eûmes notre premier réellement voluptueux, délicieux, délirant et exquis baiser. Ardente de nature, Fanny était véritablement constituée pour le coït. Même Lizzie Wilson ne pouvait, de meilleure manière, exprimer les délices qu’elle ressentait. Bien que n’ayant jamais été mise au courant de tous les raffinements de la possession, Fanny semblait les connaître d’instinct et rien ne pouvait être plus gracieusement superbe, que la manière assurée avec laquelle elle lançait sa motte en avant chaque fois qu’elle sentait mes couilles contre son derrière. Si je n’avais su que le même jour j’avais pris son pucelage, j’aurais conclu de tout cela que Fanny avait été savamment travaillée auparavant. De ce chef cependant mon cœur était à l’aise. Chez quelques filles, d’ailleurs, l’expérience est naturelle, d’autres ne l’acquièrent jamais, mais la plupart ont besoin d’entraînement. Lorsque nous arrivâmes aux petits coups précipités et délicieusement ardents, Fanny perdit presque<noinclude></noinclude> h8uuzyyvoy59b244cqjyqiaeuk13tvn Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/260 104 4873445 15797286 15788256 2026-05-19T14:21:32Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797286 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>les sens tant toute la sensibilité en elle était exacerbée. Sa voix se {{Nec|voila}}, elle devint rauque ; ses yeux s’ouvrirent tout grands et semblèrent plus beaux que jamais. Dans toute la force de sa volupté elle mordit mon épaule, tandis que je lui mettais ma langue dans l’oreille et que les torrents de mon sperme brûlant se mêlaient aux flots mousseux du sien. Ce fut alors la période exquise pendant laquelle quoique épuisés, ayant relâché notre étreinte, nous demeurâmes enlacés. Sa poitrine sous la mienne se soulevait, me faisant éprouver l’élasticité de ses adorables tétons ; son ventre se gonflait, sa motte sursautait et donnait à la mienne de petits coups, tandis que son casse-noisette, pressant le bout de mon vit me témoignait, par sa vigueur, de quel plaisir puissant il était encore troublé. Vinrent alors ces expressions d’amour et de passion, ces baisers sur toutes les parties du corps, qui préludent, d’ordinaire, à la séparation et lorsque celle-ci est effectuée, l’inspection des charmes qui ont été les principaux instruments de nos mutuelles joies. — Oh ! Charlie ! comme il est grand ! comme il est beau ! Qui aurait jamais cru que la petite chose que je possède, aurait pu avaler un pareil monstre ? — Il est vrai, ma Fanny chérie ! que ta douce petite vulve est très resserrée, mais enfin elle ne l’est pas trop.<noinclude></noinclude> otistpvoad3lf8geq44rkx0sxs6d49l Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/261 104 4873446 15797292 15788257 2026-05-19T14:23:31Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797292 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> — Oh ! non, elle peut engloutir le monstre Charlie. Mais, dis-moi, pourquoi y as-tu mis une éponge ? Je tirai gentiment le cordonnet de soie qui y était attaché, avec une petite barrette d’argent l’empêchant d’être poussée dans le vagin, par les mouvements de va-et-vient de mon nœud. Je fis voir à Fanny la grande quantité de sperme que j’avais éjaculé en elle et elle en fut étonnée, J’expliquai la formation de la matrice, comment il était nécessaire, pour sa sécurité, afin d’éviter la possibilité d’une procréation indésirable, que l’orifice de cette matrice soit protégée contre l’envahissement du flot tumultueux du prolifique produit de mes couilles. J’expliquai aussi pourquoi j’avais employé l’acide phénique. Elle me comprit et m’embrassa de nombreuses fois, en me remerciant du grand soin que je prenais de sa réputation. Je lui racontai alors, que j’avais écrit à Cawnpore pour avoir un injecteur puissant en même temps qu’une solution plus agréable à l’odeur que l’acide {{Corr|phéniqne|phénique}}. Je voulus ensuite la laver moi-même, ce à quoi elle consentit. Puis, lorsqu’elle eut goûté la fraîcheur de l’eau, et que j’eus séché sa jeune forêt, son con et ses cuisses, elle voulut à son tour laver ma queue, ce qu’elle fit en riant. — Et maintenant, ma chérie, fis-je, couche-toi en travers du lit et mets une jambe sur chacune de mes épaules. Voilà qui est bien.<noinclude></noinclude> kje5l51kjywk9zin60npzfk8xtaoldf Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/262 104 4873447 15797297 15788258 2026-05-19T14:25:14Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797297 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/> Ma figure entre ses cuisses, ma bouche sur son con doux comme une fleur et mes mains étendues pressant chacune un des globes polis de sa poitrine, pendant une demi-minute, tandis que je cherchais du bout de ma langue, les profondeurs du voluptueux petit conin, et pressais mon nez contre son clitoris excité, Fanny resta tranquille. Puis, elle m’arracha brusquement ses charmes en s’écriant : — Couchons-nous, mon Charlie, de manière que je puisse te rendre la pareille. Charmé de la voir si avide de jouer toutes les mélodies de la sonate de volupté, je me mis sur le lit et repris ma position sur elle. J’étais appuyé sur mes coudes et chacun de mes bras embrassait une de ses cuisses. Ma langue fouillait dans le cœur de sa rose tandis que mon menton chatouillait son clitoris. Elle, de son côté avait saisi mon nœud entre ses lèvres mobiles et sa langue agile l’excitait à petits coups cependant que ses doigts agitaient et tripotaient légèrement mes couilles. Lorsque ces bagatelles eurent provoqué en nous des ardeurs nouvelles, je me retournai, plaçant de nouveau l’éponge de sûreté entre les portes de corail du temple de l’amour, mes coups passionnés firent tressaillir la fille voluptueuse et délicieusement lascive. Dans les moments d’amour passionnés, l’homme et la femme font ce que de sang-froid, on pourrait considérer comme répulsif. J’interroge les amants ardents. Qu’y a-t-il de plus doux pour les lèvres que celles du con de leur maîtresse adorée ? C’était mon<noinclude></noinclude> ef5bt9voku31hoa71n1cba27yavwpui Page:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914.djvu/263 104 4873448 15797300 15788259 2026-05-19T14:25:47Z Jim Bey 28586 /* Validée */ 15797300 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="4" user="Jim Bey" /></noinclude>cas avec Fanny. Jamais dans les mouvements de passion la plus lascive, je n’eus fait cela avec Lizzie Wilson, mais, Fanny était la vierge ! je l’aimais pour autre chose que pour le bijou charmant qui reposait entre ses cuisses de neige, et, elle avait pour moi une adoration passionnée, telle que rien de ce qu’elle pouvait faire n’était suffisant pour apaiser le désir de son âme. {{brn|2}} [[File:Devereux - Vénus dans l’Inde, 1914 - vignette-3.png|90px|center]] {{brn|2}}<noinclude></noinclude> ibptf5m0eq96ht1wmx4z9k3iwdc4j9t Discussion Page:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu/196 105 4873560 15797827 15788133 2026-05-20T10:17:17Z Hilarion~frwiki 89559 /* Transcription avec IA */ Réponse 15797827 wikitext text/x-wiki == Transcription avec IA == {{ping|Seudo|Hilarion~frwiki}} Merci, Seudo, pour cet essai (peut-être le premier du genre sur wikisource). Y aurait-il une piste à explorer, combinant l'IA et la méthode (extraordinaire) de Hilarion~frwiki, avec leur adaptation aux textes mathématiques et leur efficacité respectives. Cordialement. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 14 mai 2026 à 08:35 (UTC) :Ma méthode est simplement de donner l'image de la page à un LLM (gpt-5.4 mini pour ce qui concerne la présente page) en lui demandant de la transcrire en wikicode. J'ai décrit cela sur [[Utilisateur:Seudo/WikisourceAICorrector]]. L'utilisateur doit disposer d'une clé OpenAI. J'ai fait une interface graphique dans laquelle on met l'URL de la page à éditer et des instructions spécifiques (très simples pour cet ouvrage : utiliser Latex dans des balises <nowiki><math></math></nowiki> pour les équations), qui appelle l'IA et affiche ensuite le wikicode résultant, voire le publie sur Wikisource. :Ca ne prend que quelques secondes par page, mais ça pourrait coûter un peu d'argent si on l'appliquait sur un ouvrage entier, en fonction du modèle qu'on utilise. Je ne suis donc pas sûr que cela intéresse un expert de Vim, qui fera certainement mieux avec sa méthode, plus vite et sans rien payer du tout{{sourire}}. Mais cela peut intéresser des gens moins experts, ou qui éditent ce genre de page seulement ponctuellement. (J'ai été autrefois un habitué de vi et d'emacs sous Unix, mais je ne peux guère sortir de Windows aujourd'hui et je passe d'un ordinateur à un autre, donc je préfère personnaliser mon champ d'édition Wikisource qui fonctionne partout, et occasionnellement faire des petites macros dans Notepad++). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 mai 2026 à 09:25 (UTC) ::Wikisource, qui est une vile rapporteuse, m'apprend que deux quidams, que je salue aimablement, causent dans mon dos ! ::Je trouve l'idée de Seudo excellente, — l'IA pour l'utilisateur ponctuel — et pour des pages pas trop alambiquées avec des 'tites formules pépères et des 'tites matrices du même métal et à la condition que le Scan soit parfait, ce qui n'est pas toujours le cas. ::Pour la numérisation industrielle, je trouve Vim* supérieur bien que rustique. Il est des pages qui me donnent néanmoins du fil à retordre et qui sont probablement hors compétences de l'IA, sorte de perroquet savant. ::exemple : (2 pages, en une matinée en moyenne, contre une vingtaine de pages matheuses standards) ::[[Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/217]] ::le scan des chiffres n'est jamais parfait et seul un œil humain peut deviner certaines scanilles subtiles. ::par exemple, un crochet peut-être un vrai crochet ou un 1 … mais pas toujours. ::De plus, il y a des ruptures de parenthèses pour cause de largeur de lignes et toutes sortes de désagréabletés qu'un imprimeur du XIXe savait inventer juste pour enquiquiner le pov' wikisourcien qui n'en peut mais. ::Ce qui fait que Homo sapiens a encore sa place ! ::*Vim est un truc de vieux qui sont las des mots-croisés et des sudokus. (NDLR) ::[[Utilisateur:Hilarion~frwiki|Hilarion~frwiki]] ([[Discussion utilisateur:Hilarion~frwiki|d]]) 20 mai 2026 à 10:17 (UTC) m11irjlkkbvlddu1hj25h9pi21nd02e Auteur:Cyril-Berger 102 4876236 15797381 15794297 2026-05-19T16:14:48Z Kasskass 56026 mef 15797381 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == {{liste documents début}} {{document|date=1911|titre=La Merveilleuse Aventure| avancement=}} {{incise|réédité sous les titres ''Jim Stappleton, boxeur'' (1912) et ''La Merveilleuse Aventure de Jim Stappleton'' (1919)|fin}} {{document|date=1913|titre=Cri-Cri| avancement=}} {{document|date=1913|titre=Les Têtes baissées| avancement=}} {{document|date=1913-1914|titre=L’Expérience du docteur Lorde| avancement=}} {{document|date=1917|titre=Un as| avancement=}} {{document|date=1918|titre=Pendant qu’il se bat…| avancement=}} {{document|date=1922|titre=L’Adversaire inconnu|livre=Cyril-Berger — L’Adversaire inconnu, 1922.djvu|avancement=2}} {{liste documents fin}} === Traductions === * [[Auteur:Bernhard Kellermann|Bernhard Kellermann]] ** ''Le Tunnel'' (Flammarion, 1922) {{incise|en collaboration avec Werner Klette.|fin}} }} [[Catégorie:Auteurs sans texte sur WS]] [[Catégorie:Pseudonymes collectifs]] qim76lik8d8t28v6k4rf85gbuz8v5eg 15797382 15797381 2026-05-19T16:15:19Z Kasskass 56026 15797382 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == {{liste documents début}} {{document|date=1911|titre=La Merveilleuse Aventure| avancement=}} {{incise|réédité sous les titres ''Jim Stappleton, boxeur'' (1912) et ''La Merveilleuse Aventure de Jim Stappleton'' (1919)|fin}} {{document|date=1913|titre=Cri-Cri| avancement=}} {{document|date=1913|titre=Les Têtes baissées| avancement=}} {{document|date=1913-1914|titre=L’Expérience du docteur Lorde| avancement=}} {{document|date=1917|titre=Un as| avancement=}} {{document|date=1918|titre=Pendant qu’il se bat…| avancement=}} {{document|date=1922|titre=L’Adversaire inconnu|livre=Cyril-Berger - L’Adversaire inconnu, 1922.djvu|avancement=2}} {{liste documents fin}} === Traductions === * [[Auteur:Bernhard Kellermann|Bernhard Kellermann]] ** ''Le Tunnel'' (Flammarion, 1922) {{incise|en collaboration avec Werner Klette.|fin}} }} [[Catégorie:Auteurs sans texte sur WS]] [[Catégorie:Pseudonymes collectifs]] tr8rnf4oozfp8m0des00kjlqigfe2pa 15797383 15797382 2026-05-19T16:15:40Z Kasskass 56026 15797383 wikitext text/x-wiki {{Auteur |contenu= == Œuvres == {{liste documents début}} {{document|date=1911|titre=La Merveilleuse Aventure| avancement=}} {{incise|réédité sous les titres ''Jim Stappleton, boxeur'' (1912) et ''La Merveilleuse Aventure de Jim Stappleton'' (1919)|fin}} {{document|date=1913|titre=Cri-Cri| avancement=}} {{document|date=1913|titre=Les Têtes baissées| avancement=}} {{document|date=1913-1914|titre=L’Expérience du docteur Lorde| avancement=}} {{document|date=1917|titre=Un as| avancement=}} {{document|date=1918|titre=Pendant qu’il se bat…| avancement=}} {{document|date=1922|titre=L’Adversaire inconnu|livre=Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu|avancement=2}} {{liste documents fin}} === Traductions === * [[Auteur:Bernhard Kellermann|Bernhard Kellermann]] ** ''Le Tunnel'' (Flammarion, 1922) {{incise|en collaboration avec Werner Klette.|fin}} }} [[Catégorie:Auteurs sans texte sur WS]] [[Catégorie:Pseudonymes collectifs]] p4yw8ypl9gwz5f0idzy8ajwlq90zabc Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/726 104 4876774 15797315 15796827 2026-05-19T14:41:46Z Psephos 145984 15797315 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>d’autres disent qu’il vient du Grec {{lang|grc|χάμος}}, qui signifie ''courbé.'' En quelques lieux on dit encore ''haim,'' pour ''hameçon.'' {{sc|Hameçon}}, se dit figurément & bassement des appas, des amorces qu’on présente aux hommes pour les tromper, pour les surprendre. ''{{lang|la|Illex, illicium.}}'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}Mordre à l’''hameçon,'' se laisser séduire, surprendre par l’apparence de quelque chose d’utile ou d’agréable. Ils sont propres à gober tous les ''hameçons'' qu’on veut leur tendre. {{sc|Mol}}. Voyant que le Prince ne mordoit point à l’''hameçon,'' il changea de dessein. {{sc|Rab}}. La dupe mordoit à l’''hameçon.'' {{P.|{{sc|Com}}}}. Tu vois avec quelle avidité l’homme à qui je m’attache a mordu à tous les ''hameçons.'' R. {{sc|Hameçons}} armés. Ce sont de grands ''hameçons'' de près de deux pouces de long, que l’on met aux lignes pour pêcher le brochet. {{StdT|l|☞}} On les attache au bout d’un fil de fer, afin que ce poisson, quand il est pris, ne puisse ronger le cordeau de l’''hameçon.'' Du mot ''{{lang|la|hamus}}'' on a appellé en Botanique ''{{lang|la|hami plantæ}},'' les plantes qui ayant des crochets comme les ''hameçons'' s’attachent aux habits, ou aux poils des animaux. <section end="HAMEÇON"/> <section begin="HAMÉDAN"/><nowiki/> HAMÉDAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADAN}}. <section end="HAMÉDAN"/> <section begin="HAMÉDANAGER ou ANDANAGER"/><nowiki/> HAMÉDANAGER ou ANDANAGER. Nom d’une ville d’Asie. ''{{lang|la|Andanagarium, Omenagara.}}'' Elle est dans la presqu’île de l’Inde deçà le Gange, à la source de la rivière de Mondova, dans le Décan, aux confins de la Province de Balaguate. {{sc|Maty}}. <section end="HAMÉDANAGER ou ANDANAGER"/> <section begin="HAMEDIS ou MALLEMOLLE"/><nowiki/> HAMEDIS ou MALLEMOLLE. s. f. Commerce de toile. Mousseline ou toile de coton blanche, claire & fine. Elle vient des Indes Orientales, particulièrement de Bengale. <section end="HAMEDIS ou MALLEMOLLE"/> <section begin="HAMÉE"/><nowiki/> HAMÉE. s. f. Terme de Canonnier. ''{{lang|la|Manipulum.}}'' C’est le manche du griffon ou écouvillon. C’est la même chose que Hampe. <section end="HAMÉE"/> <section begin="HAMEIDE"/><nowiki/> HAMEIDE. s. f. Terme de Blason. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADE}}. <section end="HAMEIDE"/> <section begin="HAMEL"/><nowiki/> HAMEL. s. m. Vieux mot. ''{{lang|la|Hameau.}}'' Petite peuplade, petit village. ''{{lang|la|Viculus, pagulus.}}'' C’est un diminutif de ''ham,'' aussi-bien qu’''hameau.'' Il ne subsiste plus que dans ce nom de lieu ''Hamel'' du bois. ''{{lang|la|Vicus sylvæ.}}'' Village proche de Lire. ''Hamel'' sur la petite reviere qui tombe dans la Somme à Corbie. <section end="HAMEL"/> <section begin="HAMELBOURG"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} HAMELBOURG. ''Voyez'' {{tr6L|HAMMELBOURG}}. <section end="HAMELBOURG"/> <section begin="HAMELN ou HAMELA"/><nowiki/> HAMELN ou HAMELA. Ville forte d’Allemagne, dans la Basse-Saxe, au Duché de Calemberg, à l’extrémité du Duché de Brunswick, au confluent de la rivière de Hamel avec le Weser. ''{{lang|la|Hamelia.}}'' Elle est à neuf lieues d’Hanovre & d’Hildesheim, du côté du couchant. Cette ville appartenoit autrefois à l’Abbaye de Fulde ; elle est maintenant au Duc de Hanovre, & elle est célèbre par une bataille que les Suédois y gagnérent l’an{{lié}}1633 contre les Impériaux, qui prétendoient leur en faire lever le siège. {{sc|Maty}}. ''Long. 27{{lié}}d. 10{{lié}}m. lat. 52{{lié}}d. 13{{lié}}m.'' <section end="HAMELN ou HAMELA"/> <section begin="HAMES"/><nowiki/> HAMES. ''Voyez'' {{tr6L|HAM}}. <section end="HAMES"/> <section begin="HAMI"/><nowiki/> HAMI. {{lang|it|La Selva de ''Hami.}} {{lang|la|Sacer Lucus.}}'' C’est un petit bois du Royaume de Naples. Il est dans la Terre de Labour, à l’embouchure du Gariglan. C’est le lieu où étoit anciennciment la ville d’Hama, dont il a conservé le nom. {{sc|Maty}}. <section end="HAMI"/> <section begin="HAMILTON"/><nowiki/> HAMILTON. Ville assez considérable de l’Ecosse méridionale. ''{{lang|la|Hamiltonium.}}'' Elle est dans le Comté de Cluyd, sur le Cluyd, à quatre lieues au-dessous de la ville de Glascow. Ce lieu a un château, & il est chef d’un grand Duché qui appartient à la Maison d’Hamilton. <section end="HAMILTON"/> <section begin="HAMIR"/><nowiki/> HAMIR. Mot corrompu de la langue Ecossoise. La Compagnie Ecossoise n’est plus Ecossoise que de nom, & depuis très-long-temps les charges & les places de Gardes ne se donnent qu’à des François… On y observe cependant encore un usage, comme pour conserver le souvenir de ce qu’elle a été autrefois : c’est qu’à l’appel du guet, les Gardes de la Compagnie Ecossoise répondent en Ecossois ''hamir :'' c’est un mot corrompu & abrégé de ''hhay hamier,'' qu’ils répondoient autrefois, & qui veut dire, me voilà. Le Père{{lié}}{{sc|Daniel}}, ''Histoire de la Milice Françoise.'' <section end="HAMIR"/> <section begin="HAMIRAS"/><nowiki/> HAMIRAS. s. m. Terme de Calendrier. Nom du neuvième mois des Arméniens de Giulfa ; il répond a notre mois de Juin, leur année conmençant au mois d’Octobre. <section end="HAMIRAS"/> <section begin="HAMISMÉTAGARA"/><nowiki/> HAMISMÉTAGARA. Nom d’une ville d’Afrique, qu’on appelle aussi faims Metgare, Hamismetegara. Elle est dans le Royaume de Fez, entre Fez & Gen- Déacl-hamen. MARMOL, L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}20. HAMLE. s. m. Nom de l’onzième mois des Ethiopiens. Hamlus, Hamleça. Il a 30 jours comme tous les autres ; car l’année Ethiopienne est la même que l’Egyptienne, composée de douze mois qui font 360 jours, & de cinq épagomènes, ou jours qui s’ajoutent après les douze mois dans les années communes, & dans les billextiles on en ajoute six. Le mois hamle commence le 14 de Juin. Les Ethiopiens l’appellent aussi kmali. HAMMELBOURG. Petite ville de la basse partie du Cercle du haut Rhin. Hammeloburgum. Elle est dans l’Abbaye de Fulde, sur la Saal, aux confins de la Franconnie, & à huit lieues de la ville de Wirtsburg, du côté du nord, {{sc|Maty}}. HAMMER, ou Lille Hammer, c’est-à-dire, le petit Hammer. Hammarium, Hamaria, Hameria. C’est une fort petite ville de Norvège. Elle est dans le Gouvernement d’Aggerhus, à vingt-huit lieues d’Anflo, du côté du nord. Hammer avoit autrefois un Evêché suffragant de Drontheim. {{sc|Id}}. HAMMITE, ou AMMONITE. s. f. Pierre grainue qui fait voir de petits ceufs de poisson ou d’araignée. HAMMON. s. m. On écrit aussi Ammon. Surnom de Jupiter ; on le lui donnoit en Lybic, où il avoit un temple. Voyez AMMON. HAMMON & AMMON, sans aspiration. f. & adj. Hammon, Ammon, Hammonius, Ammonius. Nom d’un canton de la Lybie, où il y avoit un temple consacré à Jupiter, d’où on l’appelle Jupiter Hammon. Ce nom vient, selon quelques-uns, de due, qui veut dire, fable, parce que ce pays est rempli de fables. Peucer le dérive du nom de Cham, fils de Noé, qui cut l’Afrique en partage. Ce nom de Cham s’écrit & se prononce en Hébreu, Hham, avec une aspiration forte. HAMMONITE. ''Voy.'' AMMONITE. HAMMOTH DOR, Ville Sacerdotale de la Tribu de Nephthali. Hammoth-dor. Jos. XXI, 32. Les Septante la nomment Nemmath & Chamoth, & S. Jérôme, Emathdor, c’est-à-dire, génération ou habitation d’Hammoth, ou d’Emath. On tient que c’est celle que le I. des Paral. VI, 76, appelle Hamon. Adrichonnus en a fait deux villes, Hammoth & Dor ; mais sans raison. HAMON. Ville. Hamon. 1°. Voyez HAMMOTH-DOR. 2º. C’est une ville de la Tribu d’Afer. Jos. XIX, c.{{lié}}23. Les Septante la nomment Ememaon. D’autres, Amon. Les Des Marais, Hamon. Le P. Lubin conjecture qu’elle est sur les confins des Tribus d’Afer & de Nephthali, & qu’ainsi ce pourroit bien être la même qu’Hammoth-dor ; mais Josué ne l’attribueroit pas à deux Tribus différentes. HAMONT. Petite ville du Cercle de Westphalie. Hamontium. Elle est dans l’Evêché de Liège, aux confins du Brabant Hollandois, entre Macftricht & Bois- Jeduc. {{sc|Maty}}. HAMOUS. Voyez HAMA. HAMPE. s. f. (L’h s’aspire.) Manche d’une hallebarde, le bois où est attaché le fer. Haftile. On le dit par corruption au lieu de hante qu’on disoit autrefois. On le dit aussi du bois qui sert de manche à plusieurs autres choses. La hampe ou hante d’un pinccau. Quelques-uns dérivent ce mot de l’Allemand, handhabe, qui signifie toutes sottes de bâtons, soit de fourche, de hallebarde, de mais, de marteau. Il est composé de hand, qui signifie main, & de habe, qui signifie avoir, manier, ce qui vient du Latin, hahere. Mais Ménage soutient qu’il vient du Latin, ames, amitis, signifiant un bâton, une perche, un füt anquel on a ajouté une aspiration, en disant han-<noinclude> <references/></noinclude> lmq9h703njxbqty55exjyjpxdeor48n 15797393 15797315 2026-05-19T16:42:32Z Psephos 145984 15797393 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>d’autres disent qu’il vient du Grec {{lang|grc|χάμος}}, qui signifie ''courbé.'' En quelques lieux on dit encore ''haim,'' pour ''hameçon.'' {{sc|Hameçon}}, se dit figurément & bassement des appas, des amorces qu’on présente aux hommes pour les tromper, pour les surprendre. ''{{lang|la|Illex, illicium.}}'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}Mordre à l’''hameçon,'' se laisser séduire, surprendre par l’apparence de quelque chose d’utile ou d’agréable. Ils sont propres à gober tous les ''hameçons'' qu’on veut leur tendre. {{sc|Mol}}. Voyant que le Prince ne mordoit point à l’''hameçon,'' il changea de dessein. {{sc|Rab}}. La dupe mordoit à l’''hameçon.'' {{P.|{{sc|Com}}}}. Tu vois avec quelle avidité l’homme à qui je m’attache a mordu à tous les ''hameçons.'' R. {{sc|Hameçons}} armés. Ce sont de grands ''hameçons'' de près de deux pouces de long, que l’on met aux lignes pour pêcher le brochet. {{StdT|l|☞}} On les attache au bout d’un fil de fer, afin que ce poisson, quand il est pris, ne puisse ronger le cordeau de l’''hameçon.'' Du mot ''{{lang|la|hamus}}'' on a appellé en Botanique ''{{lang|la|hami plantæ}},'' les plantes qui ayant des crochets comme les ''hameçons'' s’attachent aux habits, ou aux poils des animaux. <section end="HAMEÇON"/> <section begin="HAMÉDAN"/><nowiki/> HAMÉDAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADAN}}. <section end="HAMÉDAN"/> <section begin="HAMÉDANAGER ou ANDANAGER"/><nowiki/> HAMÉDANAGER ou ANDANAGER. Nom d’une ville d’Asie. 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''Long. 27{{lié}}d. 10{{lié}}m. lat. 52{{lié}}d. 13{{lié}}m.'' <section end="HAMELN ou HAMELA"/> <section begin="HAMES"/><nowiki/> HAMES. ''Voyez'' {{tr6L|HAM}}. <section end="HAMES"/> <section begin="HAMI"/><nowiki/> HAMI. {{lang|it|La Selva de ''Hami.}} {{lang|la|Sacer Lucus.}}'' C’est un petit bois du Royaume de Naples. Il est dans la Terre de Labour, à l’embouchure du Gariglan. C’est le lieu où étoit anciennciment la ville d’Hama, dont il a conservé le nom. {{sc|Maty}}. <section end="HAMI"/> <section begin="HAMILTON"/><nowiki/> HAMILTON. Ville assez considérable de l’Ecosse méridionale. ''{{lang|la|Hamiltonium.}}'' Elle est dans le Comté de Cluyd, sur le Cluyd, à quatre lieues au-dessous de la ville de Glascow. Ce lieu a un château, & il est chef d’un grand Duché qui appartient à la Maison d’Hamilton. <section end="HAMILTON"/> <section begin="HAMIR"/><nowiki/> HAMIR. Mot corrompu de la langue Ecossoise. 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Elle est dans le Royaume de Fez, entre Fez & Gennéael-hamen. {{sc|Marmol}}, ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}20.'' <section end="HAMISMÉTAGARA"/> <section begin="HAMLE"/><nowiki/> HAMLE. s. m. Nom de l’onzième mois des Ethiopiens. ''{{lang|la|Hamlus, Hamleça.}}'' Il a 30{{lié}}jours comme tous les autres ; car l’année Ethiopienne est la même que l’Egyptienne, composée de douze mois qui font 360{{lié}}jours, & de cinq épagomènes, ou jours qui s’ajoutent après les douze mois dans les années communes, & dans les bissextiles on en ajoute six. Le mois ''hamle'' commence le 14 de Juin. Les Ethiopiens l’appellent aussi ''kmali.'' <section end="HAMLE"/> <section begin="HAMMELBOURG"/><nowiki/> HAMMELBOURG. Petite ville de la basse partie du Cercle du haut Rhin. ''{{lang|la|Hammeloburgum.}}'' Elle est dans l’Abbaye de Fulde, sur la Saal, aux confins de la Franconnie, & à huit lieues de la ville de Wirtsburg, du côté du nord. {{sc|Maty}}. <section end="HAMMELBOURG"/> <section begin="HAMMER"/><nowiki/> HAMMER, ou ''Lille Hammer,'' c’est-à-dire, le petit ''Hammer. {{lang|la|Hammarium, Hamaria, Hameria.}}'' C’est une fort petite ville de Norvège. Elle est dans le Gouvernement d’Aggerhus, à vingt-huit lieues d’Anslo, du côté du nord. ''Hammer'' avoit autrefois un Evêché suffragant de Drontheim. {{sc|Id}}. <section end="HAMMER"/> <section begin="HAMMITE"/><nowiki/> HAMMITE, ou AMMONITE. s. f. Pierre grainue qui fait voir de petits œufs de poisson ou d’araignée. <section end="HAMMITE"/> <section begin="HAMMON"/><nowiki/> HAMMON. s. m. On écrit aussi ''Ammon.'' Surnom de Jupiter ; on le lui donnoit en Lybic, où il avoit un temple. ''Voyez'' {{tr6L|AMMON}}. HAMMON & AMMON, sans aspiration. s. & adj. ''{{lang|la|Hammon, Ammon, Hammonius, Ammonius.}}'' Nom d’un canton de la Lybie, où il y avoit un temple consacré à Jupiter, d’où on l’appelle Jupiter ''Hammon.'' Ce nom vient, selon quelques-uns, de due, qui veut dire, fable, parce que ce pays est rempli de fables. Peucer le dérive du nom de Cham, fils de Noé, qui cut l’Afrique en partage. Ce nom de Cham s’écrit & se prononce en Hébreu, Hham, avec une aspiration forte. HAMMONITE. ''Voy.'' AMMONITE. HAMMOTH DOR, Ville Sacerdotale de la Tribu de Nephthali. Hammoth-dor. Jos. XXI, 32. Les Septante la nomment Nemmath & Chamoth, & S. Jérôme, Emathdor, c’est-à-dire, génération ou habitation d’Hammoth, ou d’Emath. On tient que c’est celle que le I. des Paral. VI, 76, appelle Hamon. Adrichonnus en a fait deux villes, Hammoth & Dor ; mais sans raison. HAMON. Ville. Hamon. 1°. Voyez HAMMOTH-DOR. 2º. C’est une ville de la Tribu d’Afer. Jos. XIX, c.{{lié}}23. Les Septante la nomment Ememaon. D’autres, Amon. Les Des Marais, Hamon. Le P. Lubin conjecture qu’elle est sur les confins des Tribus d’Afer & de Nephthali, & qu’ainsi ce pourroit bien être la même qu’Hammoth-dor ; mais Josué ne l’attribueroit pas à deux Tribus différentes. HAMONT. Petite ville du Cercle de Westphalie. Hamontium. Elle est dans l’Evêché de Liège, aux confins du Brabant Hollandois, entre Macftricht & Bois- Jeduc. {{sc|Maty}}. HAMOUS. Voyez HAMA. HAMPE. s. f. (L’h s’aspire.) Manche d’une hallebarde, le bois où est attaché le fer. Haftile. On le dit par corruption au lieu de hante qu’on disoit autrefois. On le dit aussi du bois qui sert de manche à plusieurs autres choses. La hampe ou hante d’un pinccau. Quelques-uns dérivent ce mot de l’Allemand, handhabe, qui signifie toutes sottes de bâtons, soit de fourche, de hallebarde, de mais, de marteau. Il est composé de hand, qui signifie main, & de habe, qui signifie avoir, manier, ce qui vient du Latin, hahere. Mais Ménage soutient qu’il vient du Latin, ames, amitis, signifiant un bâton, une perche, un füt anquel on a ajouté une aspiration, en disant han-<noinclude> <references/></noinclude> 340bpp6gmahjvvl2k4z3ny45ningqv7 15797428 15797393 2026-05-19T17:24:13Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797428 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>d’autres disent qu’il vient du Grec {{lang|grc|χάμος}}, qui signifie ''courbé.'' En quelques lieux on dit encore ''haim,'' pour ''hameçon.'' {{sc|Hameçon}}, se dit figurément & bassement des appas, des amorces qu’on présente aux hommes pour les tromper, pour les surprendre. ''{{lang|la|Illex, illicium.}}'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}Mordre à l’''hameçon,'' se laisser séduire, surprendre par l’apparence de quelque chose d’utile ou d’agréable. Ils sont propres à gober tous les ''hameçons'' qu’on veut leur tendre. {{sc|Mol}}. Voyant que le Prince ne mordoit point à l’''hameçon,'' il changea de dessein. {{sc|Rab}}. La dupe mordoit à l’''hameçon.'' {{P.|{{sc|Com}}}}. Tu vois avec quelle avidité l’homme à qui je m’attache a mordu à tous les ''hameçons.'' R. {{sc|Hameçons}} armés. Ce sont de grands ''hameçons'' de près de deux pouces de long, que l’on met aux lignes pour pêcher le brochet. {{StdT|l|☞}} On les attache au bout d’un fil de fer, afin que ce poisson, quand il est pris, ne puisse ronger le cordeau de l’''hameçon.'' Du mot ''{{lang|la|hamus}}'' on a appellé en Botanique ''{{lang|la|hami plantæ}},'' les plantes qui ayant des crochets comme les ''hameçons'' s’attachent aux habits, ou aux poils des animaux. <section end="HAMEÇON"/> <section begin="HAMÉDAN"/><nowiki/> HAMÉDAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADAN}}. <section end="HAMÉDAN"/> <section begin="HAMÉDANAGER ou ANDANAGER"/><nowiki/> HAMÉDANAGER ou ANDANAGER. Nom d’une ville d’Asie. ''{{lang|la|Andanagarium, Omenagara.}}'' Elle est dans la presqu’île de l’Inde deçà le Gange, à la source de la rivière de Mondova, dans le Décan, aux confins de la Province de Balaguate. {{sc|Maty}}. <section end="HAMÉDANAGER ou ANDANAGER"/> <section begin="HAMEDIS ou MALLEMOLLE"/><nowiki/> HAMEDIS ou MALLEMOLLE. s. f. Commerce de toile. Mousseline ou toile de coton blanche, claire & fine. Elle vient des Indes Orientales, particulièrement de Bengale. <section end="HAMEDIS ou MALLEMOLLE"/> <section begin="HAMÉE"/><nowiki/> HAMÉE. s. f. Terme de Canonnier. ''{{lang|la|Manipulum.}}'' C’est le manche du griffon ou écouvillon. C’est la même chose que Hampe. <section end="HAMÉE"/> <section begin="HAMEIDE"/><nowiki/> HAMEIDE. s. f. Terme de Blason. ''Voyez'' {{tr6L|HAMADE}}. <section end="HAMEIDE"/> <section begin="HAMEL"/><nowiki/> HAMEL. s. m. Vieux mot. ''{{lang|la|Hameau.}}'' Petite peuplade, petit village. ''{{lang|la|Viculus, pagulus.}}'' C’est un diminutif de ''ham,'' aussi-bien qu’''hameau.'' Il ne subsiste plus que dans ce nom de lieu ''Hamel'' du bois. ''{{lang|la|Vicus sylvæ.}}'' Village proche de Lire. ''Hamel'' sur la petite reviere qui tombe dans la Somme à Corbie. <section end="HAMEL"/> <section begin="HAMELBOURG"/><nowiki/> {{StdT|l|☞}} HAMELBOURG. ''Voyez'' {{tr6L|HAMMELBOURG}}. <section end="HAMELBOURG"/> <section begin="HAMELN ou HAMELA"/><nowiki/> HAMELN ou HAMELA. Ville forte d’Allemagne, dans la Basse-Saxe, au Duché de Calemberg, à l’extrémité du Duché de Brunswick, au confluent de la rivière de Hamel avec le Weser. ''{{lang|la|Hamelia.}}'' Elle est à neuf lieues d’Hanovre & d’Hildesheim, du côté du couchant. Cette ville appartenoit autrefois à l’Abbaye de Fulde ; elle est maintenant au Duc de Hanovre, & elle est célèbre par une bataille que les Suédois y gagnérent l’an{{lié}}1633 contre les Impériaux, qui prétendoient leur en faire lever le siège. {{sc|Maty}}. ''Long. 27{{lié}}d. 10{{lié}}m. lat. 52{{lié}}d. 13{{lié}}m.'' <section end="HAMELN ou HAMELA"/> <section begin="HAMES"/><nowiki/> HAMES. ''Voyez'' {{tr6L|HAM}}. <section end="HAMES"/> <section begin="HAMI"/><nowiki/> HAMI. {{lang|it|La Selva de ''Hami.}} {{lang|la|Sacer Lucus.}}'' C’est un petit bois du Royaume de Naples. Il est dans la Terre de Labour, à l’embouchure du Gariglan. C’est le lieu où étoit anciennciment la ville d’Hama, dont il a conservé le nom. {{sc|Maty}}. <section end="HAMI"/> <section begin="HAMILTON"/><nowiki/> HAMILTON. Ville assez considérable de l’Ecosse méridionale. ''{{lang|la|Hamiltonium.}}'' Elle est dans le Comté de Cluyd, sur le Cluyd, à quatre lieues au-dessous de la ville de Glascow. Ce lieu a un château, & il est chef d’un grand Duché qui appartient à la Maison d’Hamilton. <section end="HAMILTON"/> <section begin="HAMIR"/><nowiki/> HAMIR. Mot corrompu de la langue Ecossoise. La Compagnie Ecossoise n’est plus Ecossoise que de nom, & depuis très-long-temps les charges & les places de Gardes ne se donnent qu’à des François… On y observe cependant encore un usage, comme pour conserver le souvenir de ce qu’elle a été autrefois : c’est qu’à l’appel du guet, les Gardes de la Compagnie Ecossoise répondent en Ecossois ''hamir :'' c’est un mot corrompu & abrégé de ''hhay hamier,'' qu’ils répondoient autrefois, & qui veut dire, me voilà. Le Père{{lié}}{{sc|Daniel}}, ''Histoire de la Milice Françoise.'' <section end="HAMIR"/> <section begin="HAMIRAS"/><nowiki/> HAMIRAS. s. m. Terme de Calendrier. Nom du neuvième mois des Arméniens de Giulfa ; il répond a notre mois de Juin, leur année conmençant au mois d’Octobre. <section end="HAMIRAS"/> <section begin="HAMISMÉTAGARA"/><nowiki/> HAMISMÉTAGARA. Nom d’une ville d’Afrique, qu’on appelle aussi ''{{lang|la|Camis Metgare, Hamismetegara}}''. Elle est dans le Royaume de Fez, entre Fez & Gennéael-hamen. {{sc|Marmol}}, ''L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, c.{{lié}}20.'' <section end="HAMISMÉTAGARA"/> <section begin="HAMLE"/><nowiki/> HAMLE. s. m. Nom de l’onzième mois des Ethiopiens. ''{{lang|la|Hamlus, Hamleça.}}'' Il a 30{{lié}}jours comme tous les autres ; car l’année Ethiopienne est la même que l’Egyptienne, composée de douze mois qui font 360{{lié}}jours, & de cinq épagomènes, ou jours qui s’ajoutent après les douze mois dans les années communes, & dans les bissextiles on en ajoute six. Le mois ''hamle'' commence le 14 de Juin. Les Ethiopiens l’appellent aussi ''kmali.'' <section end="HAMLE"/> <section begin="HAMMELBOURG"/><nowiki/> HAMMELBOURG. Petite ville de la basse partie du Cercle du haut Rhin. ''{{lang|la|Hammeloburgum.}}'' Elle est dans l’Abbaye de Fulde, sur la Saal, aux confins de la Franconnie, & à huit lieues de la ville de Wirtsburg, du côté du nord. {{sc|Maty}}. <section end="HAMMELBOURG"/> <section begin="HAMMER"/><nowiki/> HAMMER, ou ''Lille Hammer,'' c’est-à-dire, le petit ''Hammer. {{lang|la|Hammarium, Hamaria, Hameria.}}'' C’est une fort petite ville de Norvège. Elle est dans le Gouvernement d’Aggerhus, à vingt-huit lieues d’Anslo, du côté du nord. ''Hammer'' avoit autrefois un Evêché suffragant de Drontheim. {{sc|Id}}. <section end="HAMMER"/> <section begin="HAMMITE"/><nowiki/> HAMMITE, ou AMMONITE. s. f. Pierre grainue qui fait voir de petits œufs de poisson ou d’araignée. <section end="HAMMITE"/> <section begin="HAMMON"/><nowiki/> HAMMON. s. m. On écrit aussi ''Ammon.'' Surnom de Jupiter ; on le lui donnoit en Lybic, où il avoit un temple. ''Voyez'' {{tr6L|AMMON}}. HAMMON & AMMON, sans aspiration. s. & adj. ''{{lang|la|Hammon, Ammon, Hammonius, Ammonius.}}'' Nom d’un canton de la Lybie, où il y avoit un temple consacré à Jupiter, d’où on l’appelle Jupiter ''Hammon.'' Ce nom vient, selon quelques-uns, de {{lang|grc|ἄμμος}}, qui veut dire, sable, parceque ce pays est rempli de sables. Peucer le dérive du nom de ''Cham,'' fils de Noé, qui eut l’Afrique en partage. Ce nom de ''Cham'' s’écrit & se prononce en Hébreu, ''Hham,'' avec une aspiration forte. <section end="HAMMON"/> <section begin="HAMMONITE"/><nowiki/> HAMMONITE. ''Voy.'' {{tr6L|AMMONITE}}. <section end="HAMMONITE"/> <section begin="HAMMOTH-DOR"/><nowiki/> HAMMOTH-DOR, Ville Sacerdotale de la Tribu de Nephthali. ''{{lang|la|Hammoth-dor.}}'' Jos. ''{{romm|XXI}},{{lié}}32.'' Les Septante la nomment ''Nemmath'' & ''Chamoth,'' & {{St.|Jérôme}}, Emathdor, c’est-à-dire, génération ou habitation d’''Hammoth,'' ou d’Emath. On tient que c’est celle que le ''1.{{lié}}des Paral. {{romm|VI}},{{lié}}76,'' appelle ''Hamon.'' Adrichomius en a fait deux villes, ''Hammoth'' & ''Dor ;'' mais sans raison. <section end="HAMMOTH-DOR"/> <section begin="HAMON"/><nowiki/> HAMON. Ville. ''{{lang|la|Hamon.}}'' 1º.{{lié}}Voyez {{tr6L|HAMMOTH-DOR}}. 2º.{{lié}}C’est une ville de la Tribu d’Aser. Jos. ''{{Romm|XIX}},{{lié}}c.{{lié}}23.'' Les Septante la nomment ''Emémaon.'' D’autres, ''Amon.'' Les Des-Marais, ''Hamon.'' Le {{P.|Lubin}} conjecture qu’elle est sur les confins des Tribus d’Aser & de Nephthali, & qu’ainsi ce pourroit bien être la même qu’''Hammoth-dor ;'' mais Josué ne l’attribueroit pas à deux Tribus différentes. <section end="HAMON"/> <section begin="HAMONT"/><nowiki/> HAMONT. Petite ville du Cercle de Westphalie. ''{{lang|la|Hamontium.}}'' Elle est dans l’Evêché de Liège, aux confins du Brabant Hollandois, entre Maestricht & Bois-leduc. {{sc|Maty}}. <section end="HAMONT"/> <section begin="HAMOUS"/><nowiki/> HAMOUS. ''Voyez'' {{tr6L|HAMA}}. <section end="HAMOUS"/> <section begin="HAMPE"/><nowiki/> HAMPE. s. f. (L’''h'' s’aspire.) Manche d’une hallebarde, le bois où est attaché le fer. ''{{lang|la|Hastile.}}'' On le dit par corruption au lieu de ''hante'' qu’on disoit autrefois. On le dit aussi du bois qui sert de manche à plusieurs autres choses. La ''hampe'' ou ''hante'' d’un pinceau. Quelques-uns dérivent ce mot de l’Allemand, ''{{lang|de|handhabe,}}'' qui signifie toutes sortes de bâtons, soit de fourche, de hallebarde, de mail, de marteau. Il est composé de ''{{lang|de|hand}},'' qui signifie ''main,'' & de ''{{lang|de|habe}},'' qui signifie ''avoir, manier,'' ce qui vient du Latin, ''{{lang|la|habere}}.'' Mais Ménage soutient qu’il vient du Latin, ''{{lang|la|ames, amitis}},'' signifiant un ''bâton,'' une perche, un ''fût'' auquel on a ajouté une aspiration, en disant {{tiret|''han''|te}}<noinclude> <references/></noinclude> 5k5hdgireyudzm8fkruv5r21fcllo9e Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/727 104 4876776 15797627 15795256 2026-05-19T23:24:30Z Psephos 145984 colonne 1 15797627 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>''{{tiret2|han|te}}'' ou ''hampte,'' & ensuite ''hampe.'' Du temps de Vaugelas on a dit ''hante,'' qui est hors d’usage présentement. {{sc|Mén}}. HAMPE. Terme d’Artillerie, s’appelle aussi boëte ou pilon. Lanternes ou cuillers à charger, ''hampes'' ou boëtes, dites pilons. {{sc|De la Font}}. On dit sur mer la ''hampe'' d’écouvillon, de cuiller, de refouloir ; pour dire, le manche auquel ces choses sont attachées. ''{{lang|la|Hastile, manubrium.}}'' {{StdT|l|☞}} {{sc|Hampe}}, en Botanique, ''{{lang|la|scapus}},'' se dit d’une tige qui porte des fleurs & des fruits, sans être chargée de feuilles, comme celle du Narcisse. {{sc|Hampe}}, en termes de Vénérie, se dit de la poitrine du cerf. ''{{lang|la|Cervi pectus.}}'' À la boucherie, on appelle ''hampes'', les deux parties du poumon de bœuf, qui des deux côtés, couvre le foie & la rate, & qu’on ne retranche pas aux fressures de veau & de mouton, mais seulement à celle de bœuf. ''{{lang|la|Pulmonis lobus, fibra, lacinia.}}'' <section end="HAMPE"/> <section begin="HAMPTONCOURT"/><nowiki/> HAMPTONCOURT. Bourg du Comté de Middelsex, en Angleterre. ''{{lang|la|Hamptoni Cors, Cortis}}'' ou ''{{lang|la|Curia.}}'' Il est sur la Tamise, à deux ou trois lieues au-dessus de Londres. Il y a un Palais des Rois d’Angleterre, commencé par le Cardinal Thomas Wolsey, achevé & embelli par {{roi|Henri|VIII}}. {{sc|Maty}}. {{sc|Corn}}. <section end="HAMPTONCOURT"/> <section begin="HAMPTON WATER"/><nowiki/> HAMPTON WATER. ''Voyez'' {{tr6L|SOUTHAMPTON}}. <section end="HAMPTON WATER"/> <section begin="HAMSA"/><nowiki/> HAMSA. ''Voyez'' {{tr6L|HEMS}}. <section end=""/> {{c3|{{sp|HA}}N.}} <section begin="HAN"/><nowiki/> HAN. s. m. (L’''h'' s’aspire.) Terme de Relation & de Voyage. Le ''han'' est un grand lieu couvert, à peu près comme une grange, où il y a plusieurs cheminées & plusieurs petites séparations, pour loger les caravanes. Il y a des ''hans'' plus grands les uns que les autres. C’est dans le Levant que l’on trouve de ces ''hans. Han'' est un serrail ou enclos que les Arabes appellent ''fondoux,'' où se retirent les caravans & les Marchands étrangers, & à Saïde, Halep, Alexandrie, les François en ont de particuliers de l’ordre du Grand-Turc. {{sc|De la Boullaye}}. Ce mot de ''han'' est Turc, & est le même que ''kiarvansarari'' ou ''karbasara,'' dont parle Bélon au ''{{romm|I}}.{{lié}}L. c.{{lié}}59.'' {{sc|De la Boullaye}}. C’est-à-dire, Caravanseras. {{sc|Han}} est aussi une interjection. Souffle violent que fait un charpentier, un fendeur de bois, ''&c.'' HAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAM}}. {{tr6L|KAM}}. <section end="HAN"/> <section begin="HANAFAT"/><nowiki/> HANAFAT. s. m. Vieux mot. Mesure de miel. ''{{lang|la|Gothus mellis.}}'' Ce mot vient du mot Breton, ''hanaf,'' qui signifie coupe, d’où l’on a fait ''hanap.'' <section end="HANAFAT"/> <section begin="HANAP"/><nowiki/> HANAP. s. m. (L’''h'' s’aspire.) Vieux mot, qui signifie un grand vaisseau servant à boire, & qui ne peut plus être en usage que dans le style burlesque. ''{{lang|la|Patera, crater.}}'' Vider un ''hanap.'' Boire un grand ''hanap'' de vin. {{sc|Ablanc}}. Prononcez ''hana.'' Ce mot est encore en usage dans les Pays-Bas, & dans quelques autres Provinces. Le Roman de Guarin le Loheranes met ''hennepier.'' {{poem|''J’aime mieux les Turcs en campagne ;'' ''Que de voir nos vins de Champagne'' ''Profanés par des Allemands :'' ''Ces gens ont des'' hanaps ''trop grands ;'' ''Notre nectar veut d’autres verres.''{{iv|4}} {{mpom|{{sc|La Fontaine}}.|d}}|m=1em}} On conserve, dans l’Abbaye de la ville d’Eu, une coupe d’argent appelée le ''hanap'' de {{St.|Laurent}}, parcequ’on croit qu’elle a servi autrefois à {{St.|Laurent}} de Dublin. ''Desc. Géogr. & Hist. de la haute Norm. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|71}}.'' Ce mot vient de l’Allemand, ''heinnap,'' qui signifie une écuelle à oreilles. D’autres croient qu’il vient du Latin, ''{{lang|la|aheneus}},'' parcequ’on les faisoit d’airain. Du Cange le dérive de ''anax'' ou ''anas,'' qui étoit un vaisseau d’argent, dont Grégoire de Tours fait mention. Il dit aussi qu’il peut venir du mot Saxon ''Hnæp'' ou ''Hnappa,'' qui signifie un vaisseau à boire. Il ajoute qu’on a dit aussi anaphus, qui signifie une coupe dorée, and, furfum, & qus, lux, quafi in superiori parte vel superficie luceat. Il y a plus d’apparence qu’il vient du Celtique ou bas Breton, hanaf, qui signifie coupe. L’Auteur du jardin des racines Grecques le dérive de au, qui signifie boire, humer, avaler, ou de l’Allemand, heinnap, une écuelle à oreilles. On trouve hanaperium dans la basse Latinité, pour l’étui d’un hanap ou un coffre à mettre des vases, & à les garder. HANAPIER & HANEPIER. s. m. Vieux mot. Du Cange croit qu’il signifie le corps, la poitrine. Peaus. Tout le pourfent defei en hanapier. R. DE RONCEV. HANATHON. Ville de la Tribu de Zabulon, au nord. Hanathon. Jos. XIX, 14. Les Septante la nomment Am, Amoth ; les Des-Marais, Hannathon. HANAW, ou HANAU. Ville d’Allemagne, capitale du Comté d’Hanaw, en Wétéravie. Hanovia. Elle est à quatre lieues de Francfort du côté de l’Orient, sur la rivière de Kintzing, qui la partage en vieille & en nouvelle ville, & qui se décharge peu après dans le Mein. Cette ville est allez belle, & bien fortifice ; les Comtes d’Hanaw y font leur résidence ordinaire. Long. 26 d. 35 m. lat. 49 d. 58 m. Le Comté d’Hanaw, petit Etat de la Wétéravie, en Allemagne. Hanovienfis Comitatus. Il est borné vers le levant par le Comté de Reineck, & par l’Abbaye de Fulde, vers le couchant par les Comtés d’ssenbourg & de Sols, par les terres de Mayence, & par le territoire de Francfort. Ce pays peut avoir 18 lieues de longueur d’orient en occident. Sa largeur est petite & fort irrégulière. Son terroir est fertile. Ses principaux lieux font : Hanaw, capitale, Steinaw ou Steinheim, Montzenberg & Bobenhaufen ; Fridberg & Gelenhaufen enclavées dans le Comté, n’en dépendent pas, ce sont des villes Impériales & libres. {{sc|Maty}}. Les Comtes d’Hanaw, si l’on en croit les Auteurs Allemands, descendent d’Ulric, Comte d’Hanaw, qui au commencement du troisiéme siècle eut beaucoup de crédit auprès de l’Empereur Sévère ; & d’Aubry ou Alberic, Comte d’Hanaw, qui au {{s|VII}}, épousa Hedwige, fille de Reimbold, Duc de France. Voyez sur la famille d’Hanaw, Imhoff, Not. Imp. L.{{lié}}{{rom-maj|VI}}, c. s. HANBALITE.. m. & f. Nom d’une des quatre sectes reconnues pour orthodoxes dans le Musulmanisme. Hanbalita. Les Hanbalites prenoient ce nom de Ahmed Ebn Anbal, leur Chef, qui naquit à Bagder l’an 164 de l’Hégire, 785 de Jésus-Christ, & y mourut l’an 241 de l’Hégire, 862 de Jésus-Christ. Il enseignoit que Dieu devoit placer Mahomet sur son trône, fondé sur un passage de l’Alcoran ; mais les Musulmans des autres sectes regardoient cette explication des Hanbalites comme une impiété. La secte des Hanbalites fit beaucoup de bruit l’an 317 de l’Hégire, 938 de Jésus-Christ. {{sc|D’Herbelot}}. HANCE. s. f. Voyez HANSE. HANCHE. s. f. (L’h s’asplre.) Partie du corps qui est entre les dernières côtés & les cuisses : c’est le lieu où l’on met la ceinture des jupes & des haut-dechauffes. Summa coxa. On dit qu’une personne n’a point de hanches, quand ces parties n’avancent pas assez pour soutenir les habits qui font depuis la ceinture : On dit aussi qu’un boiteux boite des deux hanches, quand il boite des deux côtés, quand il a les hanches foibles. Les hanches font composées de trois os, qui font joints ensemble par des cartilages, qui avec le temps se dessèchent & même s’ossifient de telle manière, qu’ils semblent ne plus faire qu’uni même os dans les adultes. Ces trois os font l’os ilion, l’ischion & l’os pubis. Ce mot vient du Latin inasité anca, qui a été fait du Grec, axasi. M. Huet remarque que Rabanus Maurus, dans ses glofes Latinobarbares, rend le mor illix par ancha ; l’l s’étant perdue, de lancha on a fait anche :<noinclude> <references/></noinclude> nfacjuqc6uf49lng1ma55ysa0thdfj1 15797771 15797627 2026-05-20T08:45:21Z Psephos 145984 15797771 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>''{{tiret2|han|te}}'' ou ''hampte,'' & ensuite ''hampe.'' Du temps de Vaugelas on a dit ''hante,'' qui est hors d’usage présentement. {{sc|Mén}}. HAMPE. Terme d’Artillerie, s’appelle aussi boëte ou pilon. Lanternes ou cuillers à charger, ''hampes'' ou boëtes, dites pilons. {{sc|De la Font}}. On dit sur mer la ''hampe'' d’écouvillon, de cuiller, de refouloir ; pour dire, le manche auquel ces choses sont attachées. ''{{lang|la|Hastile, manubrium.}}'' {{StdT|l|☞}} {{sc|Hampe}}, en Botanique, ''{{lang|la|scapus}},'' se dit d’une tige qui porte des fleurs & des fruits, sans être chargée de feuilles, comme celle du Narcisse. {{sc|Hampe}}, en termes de Vénérie, se dit de la poitrine du cerf. ''{{lang|la|Cervi pectus.}}'' À la boucherie, on appelle ''hampes'', les deux parties du poumon de bœuf, qui des deux côtés, couvre le foie & la rate, & qu’on ne retranche pas aux fressures de veau & de mouton, mais seulement à celle de bœuf. ''{{lang|la|Pulmonis lobus, fibra, lacinia.}}'' <section end="HAMPE"/> <section begin="HAMPTONCOURT"/><nowiki/> HAMPTONCOURT. Bourg du Comté de Middelsex, en Angleterre. ''{{lang|la|Hamptoni Cors, Cortis}}'' ou ''{{lang|la|Curia.}}'' Il est sur la Tamise, à deux ou trois lieues au-dessus de Londres. Il y a un Palais des Rois d’Angleterre, commencé par le Cardinal Thomas Wolsey, achevé & embelli par {{roi|Henri|VIII}}. {{sc|Maty}}. {{sc|Corn}}. <section end="HAMPTONCOURT"/> <section begin="HAMPTON WATER"/><nowiki/> HAMPTON WATER. ''Voyez'' {{tr6L|SOUTHAMPTON}}. <section end="HAMPTON WATER"/> <section begin="HAMSA"/><nowiki/> HAMSA. ''Voyez'' {{tr6L|HEMS}}. <section end=""/> {{c3|{{sp|HA}}N.}} <section begin="HAN"/><nowiki/> HAN. s. m. (L’''h'' s’aspire.) Terme de Relation & de Voyage. Le ''han'' est un grand lieu couvert, à peu près comme une grange, où il y a plusieurs cheminées & plusieurs petites séparations, pour loger les caravanes. Il y a des ''hans'' plus grands les uns que les autres. C’est dans le Levant que l’on trouve de ces ''hans. Han'' est un serrail ou enclos que les Arabes appellent ''fondoux,'' où se retirent les caravans & les Marchands étrangers, & à Saïde, Halep, Alexandrie, les François en ont de particuliers de l’ordre du Grand-Turc. {{sc|De la Boullaye}}. Ce mot de ''han'' est Turc, & est le même que ''kiarvansarari'' ou ''karbasara,'' dont parle Bélon au ''{{romm|I}}.{{lié}}L. c.{{lié}}59.'' {{sc|De la Boullaye}}. C’est-à-dire, Caravanseras. {{sc|Han}} est aussi une interjection. Souffle violent que fait un charpentier, un fendeur de bois, ''&c.'' HAN. ''Voyez'' {{tr6L|HAM}}. {{tr6L|KAM}}. <section end="HAN"/> <section begin="HANAFAT"/><nowiki/> HANAFAT. s. m. Vieux mot. Mesure de miel. ''{{lang|la|Gothus mellis.}}'' Ce mot vient du mot Breton, ''hanaf,'' qui signifie coupe, d’où l’on a fait ''hanap.'' <section end="HANAFAT"/> <section begin="HANAP"/><nowiki/> HANAP. s. m. (L’''h'' s’aspire.) Vieux mot, qui signifie un grand vaisseau servant à boire, & qui ne peut plus être en usage que dans le style burlesque. ''{{lang|la|Patera, crater.}}'' Vider un ''hanap.'' Boire un grand ''hanap'' de vin. {{sc|Ablanc}}. Prononcez ''hana.'' Ce mot est encore en usage dans les Pays-Bas, & dans quelques autres Provinces. Le Roman de Guarin le Loheranes met ''hennepier.'' {{poem|''J’aime mieux les Turcs en campagne ;'' ''Que de voir nos vins de Champagne'' ''Profanés par des Allemands :'' ''Ces gens ont des'' hanaps ''trop grands ;'' ''Notre nectar veut d’autres verres.''{{iv|4}} {{mpom|{{sc|La Fontaine}}.|d}}|m=1em}} On conserve, dans l’Abbaye de la ville d’Eu, une coupe d’argent appelée le ''hanap'' de {{St.|Laurent}}, parcequ’on croit qu’elle a servi autrefois à {{St.|Laurent}} de Dublin. ''Desc. Géogr. & Hist. de la haute Norm. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|71}}.'' Ce mot vient de l’Allemand, ''heinnap,'' qui signifie une écuelle à oreilles. D’autres croient qu’il vient du Latin, ''{{lang|la|aheneus}},'' parcequ’on les faisoit d’airain. Du Cange le dérive de ''anax'' ou ''anas,'' qui étoit un vaisseau d’argent, dont Grégoire de Tours fait mention. Il dit aussi qu’il peut venir du mot Saxon ''Hnæp'' ou ''Hnappa,'' qui signifie un vaisseau à boire. Il ajoute qu’on a dit aussi anaphus, qui signifie une coupe dorée, {{lang|grc|ἀνὰ}}, ''{{lang|la|sursum}},'' & {{lang|grc|φῶς}}, ''{{lang|la|lux, quasi in superiori parte vel superficie luceat.}}'' Il y a plus d’apparence qu’il vient du Celtique ou bas Breton, ''hanaf,'' qui signifie coupe. L’Auteur du jardin des racines Grecques le dérive de {{lang|grc|ἀναπίπειν}}, qui signifie ''boire, humer, avaler,'' ou de l’Allemand, ''heinnap,'' une écuelle à oreilles. On trouve ''{{lang|la|hanaperium}}'' dans la basse Latinité, pour l’étui d’un ''hanap'' ou un coffre à mettre des vases, & à les garder. <section end="HANAP"/> <section begin="HANAPIER et HANEPIER"/><nowiki/> HANAPIER & HANEPIER. s. m. Vieux mot. Du Cange croit qu’il signifie le corps, la poitrine. ''{{lang|la|Pectus}}''. {{poem|''Tout le pourfent desci en'' hanapier. {{sc|R. de Roncev.}}|m=1em}} <section end="HANAPIER et HANEPIER"/> <section begin=""/><nowiki/> HANATHON. Ville de la Tribu de Zabulon, au nord. Hanathon. Jos. XIX,{{lié}}14. Les Septante la nomment {{lang|grc|Ἀμὼθ}}, ''{{lang|la|Amoth}} ;'' les Des-Marais, ''Hannathon.'' <section end="HANATHON"/> <section begin="HANAW ou HANAU"/><nowiki/> HANAW, ou HANAU. Ville d’Allemagne, capitale du Comté d’Hanaw, en Wétéravie. Hanovia. Elle est à quatre lieues de Francfort du côté de l’Orient, sur la rivière de Kintzing, qui la partage en vieille & en nouvelle ville, & qui se décharge peu après dans le Mein. Cette ville est allez belle, & bien fortifice ; les Comtes d’Hanaw y font leur résidence ordinaire. Long. 26 d. 35 m. lat. 49 d. 58 m. Le Comté d’Hanaw, petit Etat de la Wétéravie, en Allemagne. Hanovienfis Comitatus. Il est borné vers le levant par le Comté de Reineck, & par l’Abbaye de Fulde, vers le couchant par les Comtés d’ssenbourg & de Sols, par les terres de Mayence, & par le territoire de Francfort. Ce pays peut avoir 18 lieues de longueur d’orient en occident. Sa largeur est petite & fort irrégulière. Son terroir est fertile. Ses principaux lieux font : Hanaw, capitale, Steinaw ou Steinheim, Montzenberg & Bobenhaufen ; Fridberg & Gelenhaufen enclavées dans le Comté, n’en dépendent pas, ce sont des villes Impériales & libres. {{sc|Maty}}. Les Comtes d’Hanaw, si l’on en croit les Auteurs Allemands, descendent d’Ulric, Comte d’Hanaw, qui au commencement du troisiéme siècle eut beaucoup de crédit auprès de l’Empereur Sévère ; & d’Aubry ou Alberic, Comte d’Hanaw, qui au {{s|VII}}, épousa Hedwige, fille de Reimbold, Duc de France. Voyez sur la famille d’Hanaw, Imhoff, Not. Imp. L.{{lié}}{{rom-maj|VI}}, c. s. HANBALITE.. m. & f. Nom d’une des quatre sectes reconnues pour orthodoxes dans le Musulmanisme. Hanbalita. Les Hanbalites prenoient ce nom de Ahmed Ebn Anbal, leur Chef, qui naquit à Bagder l’an 164 de l’Hégire, 785 de Jésus-Christ, & y mourut l’an 241 de l’Hégire, 862 de Jésus-Christ. Il enseignoit que Dieu devoit placer Mahomet sur son trône, fondé sur un passage de l’Alcoran ; mais les Musulmans des autres sectes regardoient cette explication des Hanbalites comme une impiété. La secte des Hanbalites fit beaucoup de bruit l’an 317 de l’Hégire, 938 de Jésus-Christ. {{sc|D’Herbelot}}. <section end="HANAW ou HANAU"/> <section begin="HANCE"/><nowiki/> HANCE. s. f. ''Voyez'' {{tr6L|HANSE}}. <section end="HANCE"/> <section begin="HANCHE"/><nowiki/> HANCHE. s. f. (L’h s’asplre.) Partie du corps qui est entre les dernières côtés & les cuisses : c’est le lieu où l’on met la ceinture des jupes & des haut-dechauffes. Summa coxa. On dit qu’une personne n’a point de hanches, quand ces parties n’avancent pas assez pour soutenir les habits qui font depuis la ceinture : On dit aussi qu’un boiteux boite des deux hanches, quand il boite des deux côtés, quand il a les hanches foibles. Les hanches font composées de trois os, qui font joints ensemble par des cartilages, qui avec le temps se dessèchent & même s’ossifient de telle manière, qu’ils semblent ne plus faire qu’uni même os dans les adultes. Ces trois os font l’os ilion, l’ischion & l’os pubis. Ce mot vient du Latin inasité anca, qui a été fait du Grec, axasi. M. Huet remarque que Rabanus Maurus, dans ses glofes Latinobarbares, rend le mor illix par ancha ; l’l s’étant perdue, de lancha on a fait anche :<noinclude> <references/></noinclude> rp77fbfqxd0j5pwjc63oj31h8psrdjn Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/424 104 4877180 15797117 15797094 2026-05-19T12:15:41Z Miruts 45498 15797117 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTIKAMÈQUE s. m."/>''poisson ; on y pêche l’''{{sc|artikamèque}} ''et des truites qui pèsent deux cents livres''. (Chateaub.) <section end="ARTIKAMÈQUE s. m."/> <section begin="ARTILLANT"/><nowiki/> '''ARTILLANT''' (ar-ti-llan ; ''ll'' mll.) part. prés. du v. Artiller. <section end="ARTILLANT"/> <section begin="ARTILLÉ, ÉE"/><nowiki/> '''ARTILLÉ, ÉE''' (ar-ti-llé ; ''ll'' mll.) part. pass. du v. Artiller. Muni, garni, armé : ''Le roi d’Angleterre accompaigné de vingt mille Anglois bien'' {{sc|artillés}}. ({{s|xv}}.) ''Il est certain que l’armée de Monsieur'', {{sc|artillée}} ''à plaisir, eust emporté tous ces gens de pied en huit jours.'' (D’Aub.) Vieux mot. <section end="ARTILLÉ, ÉE"/> <section begin="ARTILLEMENT s. m."/><nowiki/> '''ARTILLEMENT''' s. m. (ar-ti-lle-man ; ''ll'' mll. — rad. ''artiller''). Action d’artiller. Vieux mot. <section end="ARTILLEMENT s. m."/> <section begin="ARTILLER v. a. ou tr."/><nowiki/> '''ARTILLER''' v. a. ou tr. (ar-ti-llé ; ''ll'' mll. — du lat. ''ars'', ''artis'', dans le sens de engin, moyen). Pourvoir des engins, des armes nécessaires pour l’attaque ou pour la défense ; fortifier, munir, équiper. Vieux mot remplacé aujourd’hui par le mot ''armer.'' <section end="ARTILLER v. a. ou tr."/> <section begin="ARTILLER ou ARTILLIER s. m."/><nowiki/> '''ARTILLER''' ou '''ARTILLIER''' s. m. (ar-ti-llié ; ''ll'' mll. — rad. ''artiller''). Art milit. Au moyen âge, Celui qui faisait les armes de trait. Après l’invention de la poudre, on donna le même nom au soldat chargé de la manœuvre et de la fabrication des bouches à feu. Néanmoins, au {{s|xvi}}, le mot ''artiller'' était encore quelquefois employé avec sa première signification : ''Et mesmes encore, parmi les estats de nos rois, se trouve le mestre'' {{sc|artiller}}, ''qui est celuy qui se mesle de faire des arbalestes, des traits et des flèches.'' (Brantôme.) <section end="ARTILLER ou ARTILLIER s. m."/> <section begin="ARTILLERIE s. f."/><nowiki/> '''ARTILLERIE''' s. f. (ar-ti-lle-ri ; ''ll'' mll. — étym. contestée : suivant Muratori, de l'ital. ''artiglio'', griffe, serre, d'où est venu notre mot ''orteil'', autrefois ''arteil ;'' suivant d’autres, du lat. ''ars telorum'', art de la balistique ; mais plus vraisemblablement du lat. ''ars, artis'', art, qui a fourni ''artillum'', engin ; ''artillare'', pourvoir d’engins. En effet, le mot ''artillerie'' n’eut d’abord que le sens de machine de guerre, et il est antérieur à l’invention de la poudre à canon, comme le prouvent les deux exemples suivants : {{pom|Artillerye est le charroy Qui par duc, par comte ou par roy, Ou par aulcun seigneur de terre Est chargié de quarriaus de guerre, D’arbalestres, de dars, de lances Et de targes d’unes semblances.}} ''Tous s’émerveilloient que si hautement et si sagement elle se comportast en fait de guerre, comme si c’eust été un capitaine qui eust guerroyé l’espace de vingt ou trente ans, et surtout en l’ordonnance de l’''{{sc|artillerie.}} — Procès de Jeanne Darc. — Lorsque la balistique, c’est-à-dire la chose pour laquelle le mot ''artillerie'' avait été créé, fut détrônée par le canon, celui-ci hérita, sinon par droit de naissance, du moins par droit de conquête, d’une appellation qui exprimait d’ailleurs avec justesse le rôle décisif qu’il devait jouer dans les armées. — Cette incertitude sur l’origine de notre mot ''artillerie'' a mis en belle humeur un de nos étymologistes, qui a découvert un acte de naissance d’une authenticité irréfutable : suivant lui, ce serait un moine, Jean Tilleri, autre inventeur de la poudre, qui aurait eu l’honneur de donner son nom à l’''artillerie'' art Tilleri : {{lang|it|''Se non è vero, è bene trovato''}}). Partie du matériel d’une armée qui comprend les bouches à feu, telles que canons, mortiers, pierriers, obusiers, etc. : {{sc|Artillerie}} ''de campagne.'' {{sc|Artillerie}} ''de siége. Parc d’''{{sc|artillerie.}} ''C’est à son ''{{sc|artillerie}} ''de campagne que Napoléon dut une grande partie de ses succès.'' (Bouill.) ''L’''{{sc|artillerie}} ''autrichienne, protégée par notre infanterie, prit position à vingt-cinq toises des ouvrages avancés, derrière les gabions épaulés à la hâte.'' (Chateaub.) ''Dumouriez fait, à la tombée de la nuit, filer silencieusement son parc d’''{{sc|artillerie}} ''par les deux ponts qui traversent l’Aisne''. (Lamart.) ''L’armée autrichienne perdit en un jour vingt mille soldats, et presque toute son'' {{sc|artillerie.}} (Thiers.) ''L’''{{sc|artillerie}} ''de campagne était rapide et bien servie.'' (Thiers.) ''Le cardinal de Polignac a employé beaucoup de temps et de vers à combattre la mauvaise physique de Lucrèce. C’est, disait Voltaire, employer de l’''{{sc|artillerie}} ''pour détruire une chaumière.'' — Troupes employées au service de l’artillerie : {{sc|Artillerie}} ''à pied.'' {{sc|Artillerie}} ''à cheval.'' {{sc|Artillerie}} ''montée.'' {{sc|Artillerie}} ''de la garde. Officier d’''{{sc|artillerie.}} ''Servir dans l’''{{sc|artillerie. Artillerie}} ''de marine. Dans nos revues, c’est ordinairement l’''{{sc|artillerie}} ''qui ferme la marche. Ce jeune capitaine, immédiatement promu au grade de chef de bataillon, réorganisa l’''{{sc|artillerie.}} (Lamart.) — Science de l’artilleur : ''Un traité d’''{{sc|artillerie.}} ''Connaître parfaitement l’''{{sc|artillerie.}} — Fig. : ''L’imprimerie est l’''{{sc|artillerie}} ''de la pensée.'' (Rivar.) ''Fournissez vos preuves, creusez votre mine, arrangez votre'' {{sc|artillerie.}} (Beaumarch.) ''Le pamphlet est l’''{{sc|artillerie}} ''volante de la presse.'' (Cormen.) ''Enfin, il fera tonner l’''{{sc|artillerie}} ''piquante des suppositions les plus injurieuses.'' (Balz.) ''J’ai toujours prétendu qu’un jour elle démasquerait son ''{{sc|artillerie.}} (Balz.) ''Les chefs de la tribu rapportèrent un orchestre complet d’instruments de cuivre'', {{sc|artillerie}} ''de sons plus terrible encore dans une guerre de bêtes fauves que la balle infaillible lancée par l’œil d’un sauvage.'' (Méry.) — ''Pièce d’artillerie'', Un canon, un mortier. — Phys. ''Artillerie électrique'', Appareil électrique composé de neuf tiges de cuivre terminées par des boules et montées sur un cercle de cuivre. — '''Épithètes'''. Légère, grosse, lourde, belliqueuse, funeste, fatale, terrible, redoutable, effroyable, formidable, tonnante, foudroyante, fulminante, ruineuse, désastreuse, infernale. — '''Encycl'''. Au {{s|xiii}}, on appelait ''artillerie'' l’art de fabriquer les armes de trait, et, par extension, tout ce qui tenait aux engins de guerre. Après l’invention de la poudre, pour distinguer l’''artillerie'' nouvelle de l’ancienne, on l’appela ''artillerie à poudre'' ou ''artillerie à feu.'' Il est question de l’''artillerie'' ancienne au mot {{sc|Machines de guerre}} ; nous ne parlerons donc ici que de l’''artillerie'' moderne. I. — ''Histoire de l’artillerie. ''— {{sc|Origine.}} Les premières bouches à feu furent si imparfaites, qu’elles n’attirèrent point l’attention des chroniqueurs. Ceux-ci ne commencèrent à en parler que lorsqu’on eut introduit dans leur emploi des perfectionnements assez importants pour en obtenir des effets un peu considérables. Encore même le firent-ils dans des termes si vagues, qu’il est souvent difficile de comprendre nettement leurs récits. C’est à ces diverses circonstances que l’on doit attribuer l’obscurité qui enveloppe l’origine de l’''artillerie''. On admet généralement que l’art de lancer des projectiles au moyen de la poudre est né, dans la seconde moitié du {{s|xiii}}, chez les Arabes du nord de l’Afrique ou chez les Maures d’Espagne. Il est déjà question de bouches à feu en Italie, en 1299 ; en Allemagne, en 1313, et à Metz, en 1324 ; mais les documents qui en parlent sont dépourvus d’authenticité ; quelques-uns même ne nous sont parvenus qu’après avoir été remaniés à des époques postérieures. Les plus anciens textes authentiques découverts jusqu’à présent sont, pour toute l’Europe, un décret de la république de Florence, du 11 février 1326, et, pour la France, une quittance du 2 juillet 1328. À partir de ce moment, les renseignements abondent de plus en plus. Toutefois, les progrès de la nouvelle ''artillerie'' se produisirent avec une extrême lenteur. Pendant la première moitié du {{s|xiv}}, les bouches à feu furent partout d’un très-petit calibre. On les appelait, suivant les lieux, ''canons, bombardes, pots de feu, tuyaux de tonnerre.'' En France, on s’en servait pour lancer des carreaux et, par exception, de petits boulets de plomb, nommés ''plommées'', tandis qu’en Angleterre et en Italie, on faisait usage de boulets de fer pesant au plus 1500 grammes. Dans tous les cas, ils produisaient des effets si minimes, qu’on ne pouvait avec succès les employer que contre les hommes. Mais l’artillerie ne tarda pas à se perfectionner. C’est ainsi que peu après 1350, on réussit à fabriquer des pièces assez puissantes pour lancer des boulets de pierre du poids de 225 kilogrammes, qui pouvaient écraser par leur masse les édifices. Au commencement du siècle suivant, les ingénieurs de tous les pays imaginèrent des bouches à feu de toutes les formes, de toutes les dimensions et de tous les calibres, qui se chargeaient les unes par la bouche, les autres par la culasse, et lançaient de simples balles de plomb ou des boulets de pierre dont le poids atteignait quelquefois 500 kilogrammes. En même temps, pour se reconnaître au milieu d’engins si divers, on en forma des groupes, à plusieurs desquels on donna des noms d’animaux réputés malfaisants. C’est ainsi, par exemple, que les artilleurs français distinguèrent six espèces principales de pièces, chacune renfermant un grand nombre de variétés. Les ''bombardes'', qui étaient les plus lourdes et les plus grandes, se chargeaient par la bouche et envoyaient des boulets de pierre pesant depuis 50 jusqu’à 500 kilogrammes : elles se tiraient ordinairement sous des angles très-prononcés. Les ''veuglaires'' et les ''crapeaudeaux'', qui venaient ensuite, lançaient aussi des projectiles de pierre, mais leur calibre était beaucoup plus faible ; de plus, ils se chargeaient par la culasse et leur tir se faisait de plein fouet. Enfin, on appelait ''serpentines'' et ''couleuvres'' ou ''couleuvrines'' des pièces excessivement longues, qui lançaient de petits boulets de plomb, se chargeaient par la bouche et avaient le même tir que les veuglaires. On se servait aussi, pour lancer les gros boulets de pierre à la manière des bombardes, de pièces très-courtes nommées ''mortiers ;'' mais les engins de ce genre étaient très-rares. À l’exception des bombardes et des mortiers, qui étaient généralement faits avec des barres de fer assemblées comme les douves d’un tonneau, toutes ces pièces étaient en fer forgé. Les plus lourdes étaient ajustées sur d’énormes charpentes que l’on montait sur place, tandis que les plus légères étaient fixées sur des affûts, munis quelquefois de petites roues. Dans tous les cas, les unes et les autres manquaient de mobilité, et leur pointage était à peu près impossible. Trois innovations, qui eurent lieu en France sous le règne de {{roi|Louis|XI}}, entre les années 1461 et 1483, transformèrent l’''artillerie'' à tel point, que les progrès qu’elle fit alors furent plus considérables que tous ceux oui s’accomplirent depuis, si l’on en excepte l’invention des pièces rayées. Ces innovations consistèrent à remplacer les boulets de pierre et de plomb par des boulets de fonte de fer, à couler les bouches à feu en bronze, et à munir ces dernières de tourillons assez bien liés à la masse du métal pour supporter toute l’action du recul. L’''artillerie'' française reçut alors la forme qu’elle n’a plus quittée depuis, et toutes les nations européennes s’empressèrent de l’imiter. Cette ''artillerie'' fut employée pour la première fois par {{roi|Charles|VIII}}, lors de son expédition en Italie, et l’on connaît, par les historiens du temps, l’impression profonde qu’elle produisit. Les nouvelles pièces furent appelées, d’une manière générale, ''canons ;'' mais certaines variétés conservèrent plusieurs des anciens noms ou en reçurent de nouveaux, tels que ceux de ''faucon, fauconneau, sacre, émerillon'', ''courtaut'', etc. Toutefois, elles offrirent pendant longtemps une si grande multiplicité de calibres, que le service en éprouvait les plus grands inconvénients. Charles-Quint essaya le premier de simplifier l’''artillerie'' en ramenant les bouches à feu à un petit nombre de modèles, et ne put y réussir. Ce fut la France qui réalisa encore cette réforme, et qui, par conséquent, posséda le plus ancien système d’''artillerie'' qui ait véritablement existé. Dès 1551, elle réduisit toutes les pièces à six calibres, dits ''calibres de France'', qui furent appelés, en allant des plus forts aux plus faibles, ''canon, grande couleuvrine, bâtarde, moyenne, faucon'' et ''fauconneau.'' Le boulet de ces pièces pesait respectivement 33 livres 4 onces, 15 livres 4 onces, 7 livres 4 onces, 2 livres, 1 livre 2 onces, et 14 onces. Vers la même époque, les Allemands firent plusieurs tentatives pour créer le ''mortier'' moderne : mais ce furent les Hollandais qui, pendant leur lutte avec les Espagnols, réussirent, pour la première fois, à rendre possible l’emploi de cette bouche à feu, qui fut introduite dans l’''artillerie'' française, en 1634, par l’ingénieur anglais Malthus. À cette dernière époque, on se servait encore en France des six calibres de 1551, auxquels on avait seulement ajouté ceux de 12 et de 24. Mais, à partir de 1650, on les abandonna peu à peu, parce qu’ils ne répondaient plus aux besoins de la guerre, et on les remplaça par une foule d’autres dont on ne tarda pas à constater les inconvénients. Sous le règne de {{roi|Louis|XIV}}, les canons français formaient deux sections : les ''pièces de campagne'', des calibres de 8, 4, 2 et 1, et les ''pièces de batterie'', subdivisées en ''pièces ordinaires'', des calibres de 32, 24, 16 et 12, et en ''pièces extraordinaires'', des calibres de 60 et 48. À la fin du {{s|xvii}}, quelques tentatives de réforme furent faites, mais les premiers résultats importants ne furent obtenus qu’en 1732, quand le général de Vallière eut fait adopter à {{roi|Louis|XV}} le système auquel il a attaché son nom. Ce système se composait de cinq canons de 24, de 16, de 12, de 8 et de 4 ; de deux mortiers de 8 et 12 pouces, et d’un pierrier de 15 pouces. C’est à de Vallière qu’appartient l’honneur d’avoir définitivement fixé les calibres et la forme des pièces, et d’avoir si bien déterminé leurs proportions qu’elles n’ont pas varié, jusqu’à nos jours, pour les canons de siége. En 1749, on compléta le système en y ajoutant un ''obusier'' de 8 pouces, bouche à feu nouvelle que les Hollandais venaient d’inventer. Toutefois, de Vallière s’était contenté de régulariser l’''artillerie'', et ne s’était pas occupé de l’alléger. Ce soin était réservé au lieutenant général de Gribeauval. Après avoir étudié avec soin les perfectionnements apportés à son art en Autriche et en Prusse, cet officier proposa un nouveau système qui, après avoir été longtemps repoussé par l’esprit de routine, fut définitivement adopté en 1774. Jusqu’à cette époque, les mêmes pièces avaient servi pour les mêmes usages. Gribeauval pensa qu’il fallait établir un matériel distinct pour chacun des services de campagne, de siége, de place et de côtes, et qu’il était utile de faire varier, pour chacun d’eux, les dimensions des pièces et des affûts. Ce point arrêté, il détermina avec une extrême précision les bouches à feu destinées à ces divers services, et il les réduisit au minimum de poids. L’''artillerie'', modifiée d’après le système de Gribeauval, fut employée pendant toutes les guerres de la Révolution, du Consulat et de l’Empire. Toutefois, {{roi|Napoléon|Ier}} augmenta l’''artillerie'' de campagne de quelques nouveaux calibres, afin de pouvoir tirer parti des munitions que la victoire faisait tomber en son pouvoir. Après la chute de l’Empire, le gouvernement français chargea le comité de l’''artillerie'' de créer un nouveau système, dans lequel il ferait entrer toutes les améliorations réalisées, depuis le commencement du siècle, dans les diverses parties de l’Europe. De là naquit le système dit ''du comité'', qui fut adopté en 1829. Il diffère surtout du précédent en ce que l’uniformité en est le principe essentiel, et que la mobilité des différentes parties de ce système a été considérablement augmentée par une construction mieux entendue. De nos jours, l’empereur {{roi|Napoléon|III}} a complété l’œuvre du comité en introduisant, dans l’''artillerie'' de campagne, le principe de l’unité de calibre. Enfin, à une époque encore plus récente, l’invention des ''canons rayés'' a fait entrer l’''artillerie'' dans une voie nouvelle, dont il est encore impossible de calculer les conséquences. Tout ce qu’il est permis de prévoir, si l’on en juge par les résultats déjà obtenus, c’est que les nouvelles bouches à feu produiront probablement dans l’art militaire une révolution au moins égale à celle que l’''artillerie'' à âme lisse produisit dans celui des anciens. II. {{sc|Organisation}}. {{1o}} ''Personnel''. Chez les 729 anciens, le service des machines de guerre était confié à des troupes spéciales ; Il en fut de même pendant le moyen âge. Au xnie siècle, et probablement avant, ceux qui construisaient et manœuvraient ces machines s’appelaient, en France, ''engeigneurs'' ou ''artilters'', et leur chef prenait le titre de ''maître de'' ''l’artillerie. ''Après l’invention de ''l’artillerie'' à pourlre, les nommes chargés de servir les nouveaux engins furent appelés indistinctement ''traîeurs de canons, canonniers'' ou ''artillers'' ; mais ces deux dernières dénominations finirent par prévaloir. Vers 1411, on créa des ''maîtres canonniers'' brevetés, qui juraient de ne point divulguer leur art, et à chacun desquels étaient attachés plusieurs aides ou ''servants.'' En 1479, Louis XI conféra la direction de l’''artillerie'' à un ''maître général d’artillerie, '' que François Ier érigea en ''grand maître.'' Toutefois, malgré l’extension qu’avait reçue le service, les maîtres canonniers ne formaient pas encore un corps spécial au milieu du xviie siècle. Pendant la guerre, on les attachait par petits groupes aux diverses parties de l’armée, et on les licenciait à la paix. Ce fut seulement vers 1668 que l’on songea à donner une organisation régulière au personnel de l’''artillerie''. ''On établit alors des compagnies de canonniers et des compagnies d’ouvriers, qui furent réunies, en 1671, sous le nom de ''régiment des fusiliers du roi.'' Treize ans après, cest-à-dire en 1684, fut organisé un second régiment ''d’artillerie, ''celui des ''fusiliers bombardiers'', pour le service spécial des mortiers. En 1720, ces deux régiments n’en tirent plus qu’un, qui fut appelé ''royalartillerie'', et dans lequel on incorpora les mineurs. En 1755, la charge de ''grand maître de'' l’''artillerie'' fut supprimée. En même temps, le ''Besançon, d’Auxonne ''et de ''Tout.'' Enfin ; en 1784, on organisa un ''corps royal d’artillerie'' ''des colonies.'' En 1791, les régiments quittèrent leurs anciennes dénominations et ne furent plus désignés que par des numéros d’ordre. Jusqu’à cette époque, tous les canonniers avaient été k pied. ''L’artillerie à cheval, ''ou ''artillerie volante'', inventée ou plutôt perfectionnée par Frédéric le Grand, roi de Prusse, fut introduite alors dans notre armée, et portée, en quelques mois, de deux compagnies à trente, formant neuf régiments. Une autre innovation eut lieu en 1800. Elle eut pour objet de remplacer les voituriers civils, chargés précédemment de la conduite des attelages, par’un corps spécial, qui fut appelé ''train'' ''des équipages.'' À partir de ce moment, l’''artillerie'' n’éprouva aucune modification bien importante jusqu’en 1829, où elle reçut l’organisation qu’elle a conservée jusqu à nos jours sauf quelques utiles changements adoptés en 1832, 1850, 1852, 1854 et 1860. Cette organisation est basée sur ce principe, que ''l’artillerie'' doit avoir autant d espèces de régiments qu’elle renferme de services spéciaux. En conséquence, elle comprend des ''régiments d'' ''cheval'', destinés à marcher avec la cavalerie et dont les canonniers sont à cheval ; des ''régiments à pied montés'', destinés à marcher avec l’infanterie et dont les hommes se placent, pendant les marches rapides, sur les coffres et les caissons ; et des ''régiments à pied'', pour l’attaque et la défense des places et le service des parcs. ''L’artillerie ''française comprend aujourd’hui six régiments à pied, dont ment de Fa garde ; et dix montés, appartenant tous à l’armée de ligne. Elle comprend, en outre, un régiment de pontonniers, des compagnies d’ouvriers, des compagnies d’armuriers, et un nombre considérable d’employés civils ou militaires attachés sous divers titres aux établissements entretenus pour les besoins du service. À la tête du corps est placé un ''comité consultatif'', qui date de 1822 et siège à Paris, près du ministère de la guerre. Ce comité est spécialement chargé de donner son avis sur toutes les questions qui se rattachent à l’organisation, à l’administration, à la surveillance et aux progrès de l’arme. Il a de plus sous sa direction un vaste établissement, appelé ''Dépôt central de l’artillerie, ''qui a été créé à Paris, le 9 thermidor an III, par le Comité de salut public, et dans lequel se trouvent réunis un musée (V. plus loin), un atelier de précision, un atelier die construction, une bibliothèque, une collection de modèles, de plans, de cartes, de dessins et de mémoires. — Le service de l’''artillerie'' exigeant des connaissances théoriques et pratiques très-éten-r dues, l’État entretient à Metz une ''École d’application'', où se forment les officiers ; et treize écoles spéciales, placées dans les principales garnisons, où les officiers, les soûs-officiers et les soldats apprenent tout ce qui est nécessaire à leur instruction. Des directions ''d’artillerie, '' au nombre de vingt-six, ont leurs chefs-lieux à Lille, Saint-Omer, Douai, Valenciennes, Mézières, Metz, Strasbourg, Besançon, Grenoble, Embrun, Toulon, Montpellier, Perpignan, Toulouse, Bayonne, La Rochelle, Nantes, Brest, Rennes, Cherbourg, Le Havre, La Fère, Paris, Tours, Bastia et Alger. — Ce qui précède se rapporte particulièrement à l’''artillerie'' ''de'' terre. À bord des navires, le service de3 bouches à feu est fait par les marins eux-mêmes, et il existé, dans les principaux ports militaires, des établissements où ils puisent les 92<section end="ARTILLERIE s. f."/><noinclude> <references/></noinclude> lz7r218ff6vhlyl4pdl11r1uvv6wb8z 15797134 15797117 2026-05-19T12:29:22Z Miruts 45498 /* Corrigée */ 15797134 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTIKAMÈQUE s. m."/>''poisson ; on y pêche l’''{{sc|artikamèque}} ''et des truites qui pèsent deux cents livres''. (Chateaub.) <section end="ARTIKAMÈQUE s. m."/> <section begin="ARTILLANT"/><nowiki/> '''ARTILLANT''' (ar-ti-llan ; ''ll'' mll.) part. prés. du v. Artiller. <section end="ARTILLANT"/> <section begin="ARTILLÉ, ÉE"/><nowiki/> '''ARTILLÉ, ÉE''' (ar-ti-llé ; ''ll'' mll.) part. pass. du v. Artiller. Muni, garni, armé : ''Le roi d’Angleterre accompaigné de vingt mille Anglois bien'' {{sc|artillés}}. ({{s|xv}}.) ''Il est certain que l’armée de Monsieur'', {{sc|artillée}} ''à plaisir, eust emporté tous ces gens de pied en huit jours.'' (D’Aub.) Vieux mot. <section end="ARTILLÉ, ÉE"/> <section begin="ARTILLEMENT s. m."/><nowiki/> '''ARTILLEMENT''' s. m. (ar-ti-lle-man ; ''ll'' mll. — rad. ''artiller''). Action d’artiller. Vieux mot. <section end="ARTILLEMENT s. m."/> <section begin="ARTILLER v. a. ou tr."/><nowiki/> '''ARTILLER''' v. a. ou tr. (ar-ti-llé ; ''ll'' mll. — du lat. ''ars'', ''artis'', dans le sens de engin, moyen). Pourvoir des engins, des armes nécessaires pour l’attaque ou pour la défense ; fortifier, munir, équiper. Vieux mot remplacé aujourd’hui par le mot ''armer.'' <section end="ARTILLER v. a. ou tr."/> <section begin="ARTILLER ou ARTILLIER s. m."/><nowiki/> '''ARTILLER''' ou '''ARTILLIER''' s. m. (ar-ti-llié ; ''ll'' mll. — rad. ''artiller''). Art milit. Au moyen âge, Celui qui faisait les armes de trait. Après l’invention de la poudre, on donna le même nom au soldat chargé de la manœuvre et de la fabrication des bouches à feu. Néanmoins, au {{s|xvi}}, le mot ''artiller'' était encore quelquefois employé avec sa première signification : ''Et mesmes encore, parmi les estats de nos rois, se trouve le mestre'' {{sc|artiller}}, ''qui est celuy qui se mesle de faire des arbalestes, des traits et des flèches.'' (Brantôme.) <section end="ARTILLER ou ARTILLIER s. m."/> <section begin="ARTILLERIE s. f."/><nowiki/> '''ARTILLERIE''' s. f. (ar-ti-lle-ri ; ''ll'' mll. — étym. contestée : suivant Muratori, de l’ital. ''artiglio'', griffe, serre, d’où est venu notre mot ''orteil'', autrefois ''arteil ;'' suivant d’autres, du lat. ''ars telorum'', art de la balistique ; mais plus vraisemblablement du lat. ''ars, artis'', art, qui a fourni ''artillum'', engin ; ''artillare'', pourvoir d’engins. En effet, le mot ''artillerie'' n’eut d’abord que le sens de machine de guerre, et il est antérieur à l’invention de la poudre à canon, comme le prouvent les deux exemples suivants : {{pom|Artillerye est le charroy Qui par duc, par comte ou par roy, Ou par aulcun seigneur de terre Est chargié de quarriaus de guerre, D’arbalestres, de dars, de lances Et de targes d’unes semblances.}} ''Tous s’émerveilloient que si hautement et si sagement elle se comportast en fait de guerre, comme si c’eust été un capitaine qui eust guerroyé l’espace de vingt ou trente ans, et surtout en l’ordonnance de l’''{{sc|artillerie.}} — Procès de Jeanne Darc. — Lorsque la balistique, c’est-à-dire la chose pour laquelle le mot ''artillerie'' avait été créé, fut détrônée par le canon, celui-ci hérita, sinon par droit de naissance, du moins par droit de conquête, d’une appellation qui exprimait d’ailleurs avec justesse le rôle décisif qu’il devait jouer dans les armées. — Cette incertitude sur l’origine de notre mot ''artillerie'' a mis en belle humeur un de nos étymologistes, qui a découvert un acte de naissance d’une authenticité irréfutable : suivant lui, ce serait un moine, Jean Tilleri, autre inventeur de la poudre, qui aurait eu l’honneur de donner son nom à l’''artillerie'' art Tilleri : {{lang|it|''Se non è vero, è bene trovato''}}). Partie du matériel d’une armée qui comprend les bouches à feu, telles que canons, mortiers, pierriers, obusiers, etc. : {{sc|Artillerie}} ''de campagne.'' {{sc|Artillerie}} ''de siége. Parc d’''{{sc|artillerie.}} ''C’est à son ''{{sc|artillerie}} ''de campagne que Napoléon dut une grande partie de ses succès.'' (Bouill.) ''L’''{{sc|artillerie}} ''autrichienne, protégée par notre infanterie, prit position à vingt-cinq toises des ouvrages avancés, derrière les gabions épaulés à la hâte.'' (Chateaub.) ''Dumouriez fait, à la tombée de la nuit, filer silencieusement son parc d’''{{sc|artillerie}} ''par les deux ponts qui traversent l’Aisne''. (Lamart.) ''L’armée autrichienne perdit en un jour vingt mille soldats, et presque toute son'' {{sc|artillerie.}} (Thiers.) ''L’''{{sc|artillerie}} ''de campagne était rapide et bien servie.'' (Thiers.) ''Le cardinal de Polignac a employé beaucoup de temps et de vers à combattre la mauvaise physique de Lucrèce. C’est, disait Voltaire, employer de l’''{{sc|artillerie}} ''pour détruire une chaumière.'' — Troupes employées au service de l’artillerie : {{sc|Artillerie}} ''à pied.'' {{sc|Artillerie}} ''à cheval.'' {{sc|Artillerie}} ''montée.'' {{sc|Artillerie}} ''de la garde. Officier d’''{{sc|artillerie.}} ''Servir dans l’''{{sc|artillerie. Artillerie}} ''de marine. Dans nos revues, c’est ordinairement l’''{{sc|artillerie}} ''qui ferme la marche. Ce jeune capitaine, immédiatement promu au grade de chef de bataillon, réorganisa l’''{{sc|artillerie.}} (Lamart.) — Science de l’artilleur : ''Un traité d’''{{sc|artillerie.}} ''Connaître parfaitement l’''{{sc|artillerie.}} — Fig. : ''L’imprimerie est l’''{{sc|artillerie}} ''de la pensée.'' (Rivar.) ''Fournissez vos preuves, creusez votre mine, arrangez votre'' {{sc|artillerie.}} (Beaumarch.) ''Le pamphlet est l’''{{sc|artillerie}} ''volante de la presse.'' (Cormen.) ''Enfin, il fera tonner l’''{{sc|artillerie}} ''piquante des suppositions les plus injurieuses.'' (Balz.) ''J’ai toujours prétendu qu’un jour elle démasquerait son ''{{sc|artillerie.}} (Balz.) ''Les chefs de la tribu rapportèrent un orchestre complet d’instruments de cuivre'', {{sc|artillerie}} ''de sons plus terrible encore dans une guerre de bêtes fauves que la balle infaillible lancée par l’œil d’un sauvage.'' (Méry.) — ''Pièce d’artillerie'', Un canon, un mortier. — Phys. ''Artillerie électrique'', Appareil électrique composé de neuf tiges de cuivre terminées par des boules et montées sur un cercle de cuivre. — '''Épithètes'''. Légère, grosse, lourde, belliqueuse, funeste, fatale, terrible, redoutable, effroyable, formidable, tonnante, foudroyante, fulminante, ruineuse, désastreuse, infernale. — '''Encycl'''. Au {{s|xiii}}, on appelait ''artillerie'' l’art de fabriquer les armes de trait, et, par extension, tout ce qui tenait aux engins de guerre. Après l’invention de la poudre, pour distinguer l’''artillerie'' nouvelle de l’ancienne, on l’appela ''artillerie à poudre'' ou ''artillerie à feu.'' Il est question de l’''artillerie'' ancienne au mot {{sc|Machines de guerre}} ; nous ne parlerons donc ici que de l’''artillerie'' moderne. I. — ''Histoire de l’artillerie. ''— {{sc|Origine.}} Les premières bouches à feu furent si imparfaites, qu’elles n’attirèrent point l’attention des chroniqueurs. Ceux-ci ne commencèrent à en parler que lorsqu’on eut introduit dans leur emploi des perfectionnements assez importants pour en obtenir des effets un peu considérables. Encore même le firent-ils dans des termes si vagues, qu’il est souvent difficile de comprendre nettement leurs récits. C’est à ces diverses circonstances que l’on doit attribuer l’obscurité qui enveloppe l’origine de l’''artillerie''. On admet généralement que l’art de lancer des projectiles au moyen de la poudre est né, dans la seconde moitié du {{s|xiii}}, chez les Arabes du nord de l’Afrique ou chez les Maures d’Espagne. Il est déjà question de bouches à feu en Italie, en 1299 ; en Allemagne, en 1313, et à Metz, en 1324 ; mais les documents qui en parlent sont dépourvus d’authenticité ; quelques-uns même ne nous sont parvenus qu’après avoir été remaniés à des époques postérieures. Les plus anciens textes authentiques découverts jusqu’à présent sont, pour toute l’Europe, un décret de la république de Florence, du 11 février 1326, et, pour la France, une quittance du 2 juillet 1328. À partir de ce moment, les renseignements abondent de plus en plus. Toutefois, les progrès de la nouvelle ''artillerie'' se produisirent avec une extrême lenteur. Pendant la première moitié du {{s|xiv}}, les bouches à feu furent partout d’un très-petit calibre. On les appelait, suivant les lieux, ''canons, bombardes, pots de feu, tuyaux de tonnerre.'' En France, on s’en servait pour lancer des carreaux et, par exception, de petits boulets de plomb, nommés ''plommées'', tandis qu’en Angleterre et en Italie, on faisait usage de boulets de fer pesant au plus 1500 grammes. Dans tous les cas, ils produisaient des effets si minimes, qu’on ne pouvait avec succès les employer que contre les hommes. Mais l’artillerie ne tarda pas à se perfectionner. C’est ainsi que peu après 1350, on réussit à fabriquer des pièces assez puissantes pour lancer des boulets de pierre du poids de 225 kilogrammes, qui pouvaient écraser par leur masse les édifices. Au commencement du siècle suivant, les ingénieurs de tous les pays imaginèrent des bouches à feu de toutes les formes, de toutes les dimensions et de tous les calibres, qui se chargeaient les unes par la bouche, les autres par la culasse, et lançaient de simples balles de plomb ou des boulets de pierre dont le poids atteignait quelquefois 500 kilogrammes. En même temps, pour se reconnaître au milieu d’engins si divers, on en forma des groupes, à plusieurs desquels on donna des noms d’animaux réputés malfaisants. C’est ainsi, par exemple, que les artilleurs français distinguèrent six espèces principales de pièces, chacune renfermant un grand nombre de variétés. Les ''bombardes'', qui étaient les plus lourdes et les plus grandes, se chargeaient par la bouche et envoyaient des boulets de pierre pesant depuis 50 jusqu’à 500 kilogrammes : elles se tiraient ordinairement sous des angles très-prononcés. Les ''veuglaires'' et les ''crapeaudeaux'', qui venaient ensuite, lançaient aussi des projectiles de pierre, mais leur calibre était beaucoup plus faible ; de plus, ils se chargeaient par la culasse et leur tir se faisait de plein fouet. Enfin, on appelait ''serpentines'' et ''couleuvres'' ou ''couleuvrines'' des pièces excessivement longues, qui lançaient de petits boulets de plomb, se chargeaient par la bouche et avaient le même tir que les veuglaires. On se servait aussi, pour lancer les gros boulets de pierre à la manière des bombardes, de pièces très-courtes nommées ''mortiers ;'' mais les engins de ce genre étaient très-rares. À l’exception des bombardes et des mortiers, qui étaient généralement faits avec des barres de fer assemblées comme les douves d’un tonneau, toutes ces pièces étaient en fer forgé. Les plus lourdes étaient ajustées sur d’énormes charpentes que l’on montait sur place, tandis que les plus légères étaient fixées sur des affûts, munis quelquefois de petites roues. Dans tous les cas, les unes et les autres manquaient de mobilité, et leur pointage était à peu près impossible. Trois innovations, qui eurent lieu en France sous le règne de {{roi|Louis|XI}}, entre les années 1461 et 1483, transformèrent l’''artillerie'' à tel point, que les progrès qu’elle fit alors furent plus considérables que tous ceux oui s’accomplirent depuis, si l’on en excepte l’invention des pièces rayées. Ces innovations consistèrent à remplacer les boulets de pierre et de plomb par des boulets de fonte de fer, à couler les bouches à feu en bronze, et à munir ces dernières de tourillons assez bien liés à la masse du métal pour supporter toute l’action du recul. L’''artillerie'' française reçut alors la forme qu’elle n’a plus quittée depuis, et toutes les nations européennes s’empressèrent de l’imiter. Cette ''artillerie'' fut employée pour la première fois par {{roi|Charles|VIII}}, lors de son expédition en Italie, et l’on connaît, par les historiens du temps, l’impression profonde qu’elle produisit. Les nouvelles pièces furent appelées, d’une manière générale, ''canons ;'' mais certaines variétés conservèrent plusieurs des anciens noms ou en reçurent de nouveaux, tels que ceux de ''faucon, fauconneau, sacre, émerillon'', ''courtaut'', etc. Toutefois, elles offrirent pendant longtemps une si grande multiplicité de calibres, que le service en éprouvait les plus grands inconvénients. Charles-Quint essaya le premier de simplifier l’''artillerie'' en ramenant les bouches à feu à un petit nombre de modèles, et ne put y réussir. Ce fut la France qui réalisa encore cette réforme, et qui, par conséquent, posséda le plus ancien système d’''artillerie'' qui ait véritablement existé. Dès 1551, elle réduisit toutes les pièces à six calibres, dits ''calibres de France'', qui furent appelés, en allant des plus forts aux plus faibles, ''canon, grande couleuvrine, bâtarde, moyenne, faucon'' et ''fauconneau.'' Le boulet de ces pièces pesait respectivement 33 livres 4 onces, 15 livres 4 onces, 7 livres 4 onces, 2 livres, 1 livre 2 onces, et 14 onces. Vers la même époque, les Allemands firent plusieurs tentatives pour créer le ''mortier'' moderne : mais ce furent les Hollandais qui, pendant leur lutte avec les Espagnols, réussirent, pour la première fois, à rendre possible l’emploi de cette bouche à feu, qui fut introduite dans l’''artillerie'' française, en 1634, par l’ingénieur anglais Malthus. À cette dernière époque, on se servait encore en France des six calibres de 1551, auxquels on avait seulement ajouté ceux de 12 et de 24. Mais, à partir de 1650, on les abandonna peu à peu, parce qu’ils ne répondaient plus aux besoins de la guerre, et on les remplaça par une foule d’autres dont on ne tarda pas à constater les inconvénients. Sous le règne de {{roi|Louis|XIV}}, les canons français formaient deux sections : les ''pièces de campagne'', des calibres de 8, 4, 2 et 1, et les ''pièces de batterie'', subdivisées en ''pièces ordinaires'', des calibres de 32, 24, 16 et 12, et en ''pièces extraordinaires'', des calibres de 60 et 48. À la fin du {{s|xvii}}, quelques tentatives de réforme furent faites, mais les premiers résultats importants ne furent obtenus qu’en 1732, quand le général de Vallière eut fait adopter à {{roi|Louis|XV}} le système auquel il a attaché son nom. Ce système se composait de cinq canons de 24, de 16, de 12, de 8 et de 4 ; de deux mortiers de 8 et 12 pouces, et d’un pierrier de 15 pouces. C’est à de Vallière qu’appartient l’honneur d’avoir définitivement fixé les calibres et la forme des pièces, et d’avoir si bien déterminé leurs proportions qu’elles n’ont pas varié, jusqu’à nos jours, pour les canons de siége. En 1749, on compléta le système en y ajoutant un ''obusier'' de 8 pouces, bouche à feu nouvelle que les Hollandais venaient d’inventer. Toutefois, de Vallière s’était contenté de régulariser l’''artillerie'', et ne s’était pas occupé de l’alléger. Ce soin était réservé au lieutenant général de Gribeauval. Après avoir étudié avec soin les perfectionnements apportés à son art en Autriche et en Prusse, cet officier proposa un nouveau système qui, après avoir été longtemps repoussé par l’esprit de routine, fut définitivement adopté en 1774. Jusqu’à cette époque, les mêmes pièces avaient servi pour les mêmes usages. Gribeauval pensa qu’il fallait établir un matériel distinct pour chacun des services de campagne, de siége, de place et de côtes, et qu’il était utile de faire varier, pour chacun d’eux, les dimensions des pièces et des affûts. Ce point arrêté, il détermina avec une extrême précision les bouches à feu destinées à ces divers services, et il les réduisit au minimum de poids. L’''artillerie'', modifiée d’après le système de Gribeauval, fut employée pendant toutes les guerres de la Révolution, du Consulat et de l’Empire. Toutefois, {{roi|Napoléon|Ier}} augmenta l’''artillerie'' de campagne de quelques nouveaux calibres, afin de pouvoir tirer parti des munitions que la victoire faisait tomber en son pouvoir. Après la chute de l’Empire, le gouvernement français chargea le comité de l’''artillerie'' de créer un nouveau système, dans lequel il ferait entrer toutes les améliorations réalisées, depuis le commencement du siècle, dans les diverses parties de l’Europe. De là naquit le système dit ''du comité'', qui fut adopté en 1829. Il diffère surtout du précédent en ce que l’uniformité en est le principe essentiel, et que la mobilité des différentes parties de ce système a été considérablement augmentée par une construction mieux entendue. De nos jours, l’empereur {{roi|Napoléon|III}} a complété l’œuvre du comité en introduisant, dans l’''artillerie'' de campagne, le principe de l’unité de calibre. Enfin, à une époque encore plus récente, l’invention des ''canons rayés'' a fait entrer l’''artillerie'' dans une voie nouvelle, dont il est encore impossible de calculer les conséquences. Tout ce qu’il est permis de prévoir, si l’on en juge par les résultats déjà obtenus, c’est que les nouvelles bouches à feu produiront probablement dans l’art militaire une révolution au moins égale à celle que l’''artillerie'' à âme lisse produisit dans celui des anciens. II. {{sc|Organisation}}. {{1o}} ''Personnel''. Chez les anciens, le service des machines de guerre était confié à des troupes spéciales. Il en fut de même pendant le moyen âge. Au {{s|xiii}}, et probablement avant, ceux qui construisaient et manœuvraient ces machines s’appelaient, en France, ''engeigneurs'' ou ''artillers'', et leur chef prenait le titre de ''maître de l’artillerie''. Après l’invention de l’''artillerie'' à poudre, les hommes chargés de servir les nouveaux engins furent appelés indistinctement ''traïeurs de canons, canonniers'' ou ''artillers ;'' mais ces deux dernières dénominations finirent par prévaloir. Vers 1411, on créa des ''maîtres canonniers'' brevetés, qui juraient de ne point divulguer leur art, et à chacun desquels étaient attachés plusieurs aides ou ''servants.'' En 1479, L{{roi|Louis|XI}} conféra la direction de l’''artillerie'' à un ''maître général d’artillerie'', que {{roi|François|Ier}} érigea en ''grand maître.'' Toutefois, malgré l’extension qu’avait reçue le service, les maîtres canonniers ne formaient pas encore un corps spécial au milieu du {{s|xvii}}. Pendant la guerre, on les attachait par petits groupes aux diverses parties de l’armée, et on les licenciait à la paix. Ce fut seulement vers 1668 que l’on songea à donner une organisation régulière au personnel de l’''artillerie''. On établit alors des compagnies de canonniers et des compagnies d’ouvriers, qui furent réunies, en 1671, sous le nom de ''régiment des fusiliers du roi.'' Treize ans après, c’est-à-dire en 1684, fut organisé un second régiment d’''artillerie'', celui des ''fusiliers bombardiers'', pour le service spécial des mortiers. En 1720, ces deux régiments n’en firent plus qu’un, qui fut appelé ''royal-artillerie'', et dans lequel on incorpora les mineurs. En 1755, la charge de ''grand maître de l’artillerie'' fut supprimée. En même temps, le corps lui-même reçut le nom de ''corps royal d’artillerie'', et fut divisé en six ''brigades'', qui furent portées à sept en 1762, et converties, en 1765, en autant de régiments, dits de ''La Fère'', de ''Metz'', de ''Strasbourg'', de ''Grenoble'', de ''Besançon'', d’''Auxonne'' et de ''Toul''. Enfin, en 1784, on organisa un ''corps royal d’artillerie des colonies.'' En 1791, les régiments quittèrent leurs anciennes dénominations et ne furent plus désignés que par des numéros d’ordre. Jusqu’à cette époque, tous les canonniers avaient été à pied. L’''artillerie à cheval'', ou ''artillerie volante'', inventée ou plutôt perfectionnée par Frédéric le Grand, roi de Prusse, fut introduite alors dans notre armée, et portée, en quelques mois, de deux compagnies à trente, formant neuf régiments. Une autre innovation eut lieu en 1800. Elle eut pour objet de remplacer les voituriers civils, chargés précédemment de la conduite des attelages, par un corps spécial, qui fut appelé ''train des équipages.'' À partir de ce moment, l’''artillerie'' n’éprouva aucune modification bien importante jusqu’en 1829, où elle reçut l’organisation qu’elle a conservée jusqu’à nos jours sauf quelques utiles changements adoptés en 1832, 1850, 1852, 1854 et 1860. Cette organisation est basée sur ce principe, que l’''artillerie'' doit avoir autant d’espèces de régiments qu’elle renferme de services spéciaux. En conséquence, elle comprend des ''régiments à cheval'', destinés à marcher avec la cavalerie et dont les canonniers sont à cheval ; des ''régiments à pied montés'', destinés à marcher avec l’infanterie et dont les hommes se placent, pendant les marches rapides, sur les coffres et les caissons ; et des ''régiments à pied'', pour l’attaque et la défense des places et le service des parcs. L’''artillerie'' française comprend aujourd’hui six régiments à pied, dont un de la garde ; cinq à cheval, dont un également de la garde ; et dix montés, appartenant tous à l’armée de ligne. Elle comprend, en outre, un régiment de pontonniers, des compagnies d’ouvriers, des compagnies d’armuriers, et un nombre considérable d’employés civils ou militaires attachés sous divers titres aux établissements entretenus pour les besoins du service. À la tête du corps est placé un ''comité consultatif'', qui date de 1822 et siége à Paris, près du ministère de la guerre. Ce comité est spécialement chargé de donner son avis sur toutes les questions qui se rattachent à l’organisation, à l’administration, à la surveillance et aux progrès de l’arme. Il a de plus sous sa direction un vaste établissement, appelé ''Dépôt central de l’artillerie'', qui a été créé à Paris, le 9 thermidor an III, par le Comité de salut public, et dans lequel se trouvent réunis un musée (V. plus loin), un atelier de précision, un atelier de construction, une bibliothèque, une collection de modèles, de plans, de cartes, de dessins et de mémoires. — Le service de l’''artillerie'' exigeant des connaissances théoriques et pratiques très-étendues, l’État entretient à Metz une ''École d’application'', où se forment les officiers ; et treize écoles spéciales, placées dans les principales garnisons, où les officiers, les sous-officiers et les soldats apprenent tout ce qui est nécessaire à leur instruction. Des directions d’''artillerie'', au nombre de vingt-six, ont leurs chefs-lieux à Lille, Saint-Omer, Douai, Valenciennes, Mézières, Metz, Strasbourg, Besançon, Grenoble, Embrun, Toulon, Montpellier, Perpignan, Toulouse, Bayonne, La Rochelle, Nantes, Brest, Rennes, Cherbourg, Le Havre, La Fère, Paris, Tours, Bastia et Alger. — Ce qui précède se rapporte particulièrement à l’''artillerie'' de terre. À bord des navires, le service des bouches à feu est fait par les marins eux-mêmes, et il existe, dans les principaux ports militaires, des établissements où ils puisent les<section end="ARTILLERIE s. f."/><noinclude> <references/></noinclude> kuvaevu2bljdlegksitql0j7yzi2e4j Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/245 104 4877242 15797776 15797065 2026-05-20T08:52:18Z Narilora 147413 liens 15797776 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> TABLE DES MATIÈRES [[Sous le signe du dragon/Préface|PRÉFACE]]. 7 [[Sous le signe du dragon/1909|SOUS LE SIGNE DU DRAGON (1909)]] 11 [[Sous le signe du dragon/1|CHAPITRE PREMIER]]. 13 [[Sous le signe du dragon/2|CHAPITRE II. La civilisation et le Gouvernement]]. 26 [[Sous le signe du dragon/3|III. Quelques traits de la physionomie chinoise]]. 54 [[Sous le signe du dragon/4|IV. La religion]]. 78 [[Sous le signe du dragon/5|V. L’Europe en Chine]]. 117 [[Sous le signe du dragon/6|VI. Le commerce et l’industrie]]. 148 [[Sous le signe du dragon/7|VII. Les finances et la monnaie]]. 174 [[Sous le signe du dragon/8|VIII. La position actuelle des Puissances]]. 204 APPENDICE [[Sous le signe du dragon/Préface à un album|PRÉFACE A UN ALBUM DE PHOTOGRAPHIES D’HÉLÈNE HOPPENOT]]. 229<noinclude> <references/></noinclude> s6755xor7vhlmh2chwr9euo6tlh4dp8 Les Cruautés du sort 0 4877303 15797392 15796657 2026-05-19T16:42:07Z Sapcal22 420 15797392 wikitext text/x-wiki <pages index="L Illustration journal universel 13 juillet 1878 vol 72 N 1846.djvu" from=9 to=9 fromsection=cruautes1 tosection=cruautes1 header=1 auteur="[[Auteur:Angélique Arnaud|Angélique Arnaud]]" titre="Les Cruautés du sort" /> <pages index="L Illustration journal universel 13 juillet 1878 vol 72 N 1846.djvu" from=11 to=11 fromsection=cruautes tosection=cruautes header_type=empty /> <pages index="L Illustration journal universel 20 juillet 1878 vol 72 N 1847.djvu" from=9 to=9 fromsection=cruautes tosection=cruautes header_type=empty /> <pages index="L Illustration journal universel 20 juillet 1878 vol 72 N 1847.djvu" from=11 to=11 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2026-05-19T16:26:25Z Sapcal22 420 15797387 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[L’Illustration]] |Sous_titre=N° 1850. |Volume= |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur= |School= |Lieu= |Annee=1878 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source= |Image=3 |Avancement= |Compilation=false |Pages=<pagelist /> |Tomes= |Sommaire= |Epigraphe= |Width= |Css= }} 7sjvdi1502x4ci7w4azf1k8ured0yew Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/4 104 4877525 15797357 15797022 2026-05-19T15:33:00Z Kasskass 56026 /* Corrigée */ 15797357 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> — Voilà une association assez singulière. — Ce qui a contribué à rapprocher ces deux être, si différents pourtant par l’âge et l’origine, c’est surtout cette même connaissance qu’ils ont de la nature et des milliers de bêtes qui la peuplent, connaissance qui, chez le savant, est toute scientifique, toute acquise et qui, chez ce grand chasseur qu’est Hubert, est tout instinct, tout intuition. À ce moment, un silence se propagea sur la pelouse, où les jeunes gens s’entretenaient avec animation de la dernière excentricité accomplie par Chrissie Walker. Durieux vit alors s’avancer vers la terrasse un vieillard suivi d’une jeune fille. Ils formaient un couple bizarre. Le vieillard qui marchait tête nue, était un petit être d’aspect fragile, au front couronné d’une chevelure toute blanche, que le vent soulevait comme de la soie floche. Il portait un complet de toile qui avait l’air d’avoir subi plusieurs lavages à l’eau de la rivière et s’abritait des rayons du soleil sous une ombrelle à fond vert. La jeune fille vêtue d’une robe légère toute simple, et coiffée d’un chapeau de grosse paille piqué d’une rose naturelle, présentait un type de beauté tout à fait rare. Elle était si blonde et si claire de teint qu’elle en paraissait diaphane, elle était si lumineuse dans le décor ensoleillé, qu elle faisait songer à une de ces filles-fleurs qui se levèrent sur le passage de Parsifal. — Mais c’est Matéhus et sa fille ! s’exclama Durieux. — Cela doit être eux, en effet, répondit Marescat sans se retourner, mais en tirant simplement sa montre. Je les ai fait prier de votre part, de venir ici. Vous m’excuserez de la liberté. Mais le contact que nous allons prendre avec ces deux personnages servira sans nul doute notre enquête. Vous allez même les inviter à dîner, cela est à mon sens indispensable. Le premier moment de surprise passé, quelques jeunes gens, dont le gros Billy, se portèrent à la rencontre du couple : quant à Roger Durieux, qui était en train de tourner en rond sur la pelouse avec l’aéroplane de Chrissie Walker, il sauta prestement de l’appareil, puis écartant Billy, il se découvrit respectueusement devant la jeune fille, en la considérant avec une sorte d’étonnement ravi qu’il ne parvenait pas à dissimuler. — Je cherche Monsieur Durieux, dit Matéhus. — Je vais vous conduire à lui… Si mademoiselle veut bien nous suivre. Durieux s’était levé, la main tendue. — Mon père, fit Roger en s’inclinant et sans pouvoir détacher son regard de Lucile. — Très heureux de vous revoir, Monsieur Matéhus, dit Durieux. Lorsque j’ai fait votre connaissance, voici bientôt cinq ans, votre fille n’était encore qu’une enfant. Je me rappelle qu’elle avait alors une natte dans le dos et ses petits pieds nus dans des sabots. — Si je n’ai plus la natte, j’ai toujours les sabots, répondit Lucile, et je les chausse encore le matin pour jardiner. — Toute la beauté de ce paysage se reflète en vous, Mademoiselle, et je ne sais trop pourquoi cela me paraît si naturel de vous le dire. — C’est exactement ce que je me serais permis de vous déclarer si j’avais eu vingt ans de plus, risqua Roger — Voilà, reprit Durieux. J’ai acquis le droit de faire des compliments aux jeunes filles et même de les embrasser. C’est le privilège de l’âge, et j’entends en user, chaque fois qu’une occasion agréable se présente. Lucile tendit ses joues, l’une après l’autre, nullement troublée. Elle ne témoignait aucune de ces hypocrites pudeurs montrées par les jeunes filles du monde qui ne protestent en minaudant devant les compliments que pour mieux souligner leur valeur. — Vous m’excuserez, dit Matéhus, d’avoir attendu cette convocation pour venir vous présenter mes respects. Mais j’ai si peu l’usage du monde. — C’est un usage que je ne demande moi-même qu’à perdre. Ma maison, en ce moment, est pleine d’excellents amis. Mais ils me quitteront bientôt. Je n’ai pas fait encore l’expérience de la solitude, et je la redoute un peu. J’espère que vous voudrez bien alors devenir mon camarade. Je sais que vous êtes un grand savant, et que si le monde vous ignore, c’est que vous le voulez bien. Vous serez pour moi la plus précieuse compagnie que je puisse souhaiter. — Vous me flattez beaucoup, Monsieur Durieux. — Jouez-vous aux échecs ? — Je ne possède à la Chaumière qu’un vieux jeu de tric-trac. — Eh bien, vous m’apprendrez le tric-trac… Ce sera charmant par les soirs de pluie… Quant à votre chère Lucile… Mais Lucile avait déjà disparu. Roger l’avait traînée sur la pelouse où, une tasse de thé à la main, elle mordait comme un enfant dans un gros morceau de brioche. On l’entourait, on la questionnait à l’envi ; de vieilles douairières, les lèvres pincées, dévisageaient sans nulle bienveillance, derrière leur face-à-main, cette jeune fille si simplement vêtue, qui se permettait d’être aussi belle. Elle semblait très à son aise au milieu de cette société si nouvelle pour elle. Et comme le gros Billy lui proposait de voir l’effet que ferait un énorme pavot sur la paille de son chapeau, elle lui tourna le dos sans plus de façons, et courut vers l’aéroplane de Chrissie Walker, qui, à plat ventre sous les ailes argentées, s’escrimait à resserrer un tendeur ; puis elle partit d’un rire clair, auquel fit écho toute la compagnie, à la vue de cette jeune femme qui, dans ta combinaison de cuir, luisante d’huile, présentait la grâce d’un gros phoque. — Comment se fait-il, interrogea alors Marescat en s’adressant au vieux savant, que le vicomte Hubert de Valbrun ne vous ait pas {{corr|accompagnie|accompagné}} ? Monsieur Durieux l’avait également invité. — Il est encore plus excusable que moi, car sa sauvagerie dépasse de beaucoup la mienne. — Je tiens, dit Durieux, à ce que vous lui confirmiez qu’il peut toujours se considérer comme chez lui priez-le aussi de nous considérer comme des amis sincères, et dites-lui que mon fils serait très heureux de chasser un jour en sa compagnie. — Soyez sûr qu’il n’a aucune prévention contre vous, affirma Matéhus. Il était, du reste, parti pour la forêt, lorsque votre message nous est parvenu. — Il a bien fait, articula froidement Marescat. La forêt demande à être très explorée en ce moment. — Pourquoi donc, Monsieur ? demanda Matéhus. Mais, en même temps qu’il posait cette question toute simple, une pâleur envahit son front, et le verre de porto, qu’on venait de lui tendre trembla légèrement dans sa main. — J’espère, dit Durieux, que vous allez nous faire le plaisir de rester dîner avec nous. — Non… non… vraiment, protesta Matéhus, en jetant à la dérobée un regard sur Marescat, j’aurais honte d’accepter. Comment voulez-vous que ma fille et moi, dans cette tenue campagnarde… — Tu sais, papa, cria au même instant Lucile, j’ai accepté pour nous deux de dîner ici… — Vous voyez, fit Durieux.<noinclude> <references/></noinclude> daarmzf093jnn9a9ksn87k95h1bpj71 Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/5 104 4877526 15797372 15797023 2026-05-19T16:04:04Z Kasskass 56026 /* Corrigée */ 15797372 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> — En tout cas, il faut que je fasse prévenir Hubert, dit Matéhus avec un léger émoi. S’il ne nous voyait pas rentrer, il pourrait s’inquiéter. — Qu’à cela ne tienne ! Je vais envoyé aussitôt mon garde à La Chaumière. Là-bas, sur la vaste pelouse, toute la bande remorquait vers le garage, avec des cris et des rires, le grand oiseau blanc de Chrissie Walker, sur lequel Roger avait hissé la jeune Lucile. {{PetitTitre|CHAPITRE II}} Le grand salon, aux larges baies ouvertes sur la fraîcheur de la nuit, offrait un spectacle d’une magnifique élégance. Les hommes étaient en smoking, les femmes en robe de soirée. Les lamés, les taffetas et les tulles, les dentelles d’argent et les diamants avaient remplacé les jupes de tennis et les chandails de laine bourrue. On se serait cru, à Pans, à quelques gala mondain. Par la porte, qui était restée entre-bâillée sur la salle à manger, s’apercevait toute la valetaille, occupée à desservir la table, en habits de couleur et culottes de soie. Au sein d’énormes coupes de cristal, des ananas baignaient encore dans leur champagne. Des sorbets achevaient de fondre sur les serviettes. Des grappes de roses et d’orchidées pendaient lourdement le long de la nappe jusque sur le tapis. Matéhus, que l’abondance des vins avait quelque peu étourdi, fournissait à Durieux et à Marescat les détails les plus pittoresques sur les mœurs des scarabées. Le banquier Lorilleux expliquait son dernier coup de bourse à un vieux général, qui se contentait de tirer sur son cigare avec des aspirations féroces. On servit les liqueurs. Puis la comtesse de Chamaillard, après avoir plaqué sur le piano quelques accords, se prépara à chanter un air d’opéra. — Un whist ! cria alors Billy pour conjurer cette menace. — Un whist ! s’exclama {{Mme}} Lorilleux. Je croyais que ça ne se jouait plus depuis Napoléon III. — Permettez-moi de vous dire, madame, que tous n’êtes pas à la page, fit remarquer le comte de Ferrand. Ignorez-vous que Billy a remis ce jeu à la mode, et qu’il fait fureur maintenant dans les salons qui donnent le ton. — Vous avez bien ressuscité la robe Empire et les paniers Louis XV ! dit le jeune de Thuringe. Une table aussitôt s’organisa avec Chrissie Walker et de Saint-Pris. — Et le mort ? Nous n’avons pas de mort ! reprit Billy. Et comme Roger passait auprès d’eux, cherchant à rejoindre Lucile qui s’était retirée dans l’embrasure d’une fenêtre, il le happa au passage. — Tiens, tu vas faire le mort, toi. — Ah ! non, j’aime encore mieux me faire battre au tennis. — Laissez-le donc, glissa Chrissie Walker, vous voyez bien qu’il ne pense qu’à sa petite sauvageonne, qui est du reste charmante… Allez… allez, mon cher ami… Vous pouvez… D’autant plus que voilà Mauricet, qui est à moitié endormi, et qui nous fera un mort tout à fait convenable. Roger en profita pour s’esquiver. — Pourquoi restez-vous là toute seule ? demanda-t-il à Lucile, dès qu’il l’eut rejointe. — C’est bien miss Chrissie Walker, à qui vous parliez ? interrogea-t-elle à son tour. — Mais oui. — Ainsi, cette personne si jolie et plus légère qu’une vapeur est celle qui, cet après-midi, m’est apparue gonflée comme un ballon dans son enveloppe de cuir ? Au même instant, Chrissie Walker se leva pour changer de place avec Mauricet. Et comme ce dernier, qui ne faisait que bâiller, tardait à lui céder la place, elle promena son lourd collier de perles sur le crâne chauve du joueur. Elle avait une jupe toute en plumes de différentes couleurs, qui la faisait ressembler à un oiseau des îles, avec un corsage de satin noir, qui découvrait le dos jusqu’à la ceinture et n’était retenu aux épaules que par deux minces rubans de diamants. — Vous la trouvez, sans doute, un peu excentrique ? demanda Roger. — Je ne saurais dire… — C’est que, voyez-vous, elle est si riche, si fabuleusement riche que tout lui est permis. Cette femme que vous voyez là, cette petite personne si frétillante, qui, le jour, se barbouille de cambouis, et le soir s’habille comme une danseuse, possède des mines immenses où peinent des armées d’ouvriers, des compagnies de tramways, des fabriques de papier et de chocolat, des pêcheries, des forêts, des pampas où galopent des troupeaux de buffles, et un tas d’autres choses encore qu’elle n’a jamais vues. Tous les mois, son gérant lui remet un chèque où s’alignent beaucoup de zéros… et avec toute cette fortune, elle risque chaque jour son existence à voler au-dessus des nuages, comme si elle avait besoin de cela pour vivre. — Et ce gros rougeaud, dont la figure ressemble à un compotier de fraises ? Roger ne put s’empêcher de rire. — Oh ! celui-là, c’est Billy, mon meilleur ami. Je ne connais pas de cœur plus ouvert. Il se croit toujours obligé d’obliger. Il a constamment un bon cigare, un dîner ou une place dans son auto à offrir au premier venant. — Et ce monsieur âgé, qui a toujours l’air de marcher sur des œufs, tant il avance avec précaution ? — Le colonel Clarke, un vieux compagnon de mon père. Sa marche hésitante provient de ce que, chassant parfois les fauves au Bengale, il eut un volet costal enlevé par la patte d’un tigre. — Un volet costal ? — J’entends par là plusieurs côtes. C’est une expression médicale. Et ces côtes manquantes ont été remplacées par une plaque d’argent. — C’est très drôle, fit Lucile, tous ces gens me font l’effet de venir de loin, de très loin… d’un autre monde. — Et moi ? — Oh ! vous, ce n’est pas la même chose, vous vous intéressez à ma forêt ; je suis sûre qu’avec un peu d’application, vous connaîtriez bientôt toutes ses bêtes, tous ses oiseaux. Et vous les aimeriez comme j’ai appris à les aimer. — Cela nous fera tant d’amis communs que nous ne manquerons pas d’être nous-mêmes de grands amis… Mais il s’arrêta, car la main de Lucile venait de se crisper sur son bras. — Qu’avez-vous ? s’écria-t-il si haut que des têtes se retournèrent. Le regard de Lucile fixait un tableau qu’éclairait faiblement, en face d’elle, la lumière des lampes de table encapuchonnées de mousseline et qui représenterait quelque chasseur du treizième siècle. — Comment ce portrait est-il là ? demanda— t-elle. — Mon père l’a trouvé dans le donjon. Il lui a paru si remarquable qu’il l’a fait transporter ici. Et Roger ayant allumé le plafonnier, le tableau parut emplir toute la pièce de son importance. — N’est-ce pas, fit alors Alexandre Durieux, que c’est là une chose étonnante de vigueur et de style ? — Et quel est ce personnage de haute allure ? demanda le colonel Clarke. — C’est un certain Golo de Valbrun, un des ancêtres du comte de Valbrun qui me vendit ce domaine. Si vous souleviez ce tableau, vous verriez qu’une pointe rougie au feu a gravé dans le bois, au dos du cadre, {{corr|es|les}} exploits de ce personnage qui, pendant près d’un demi-siècle, a fait planer une sorte de terreur sur toute la contrée. — Laissez donc ça, fit alors Chrissie Walker. vous savez bien que ce {{corr|bnohomme|bonhomme}} me fait peur. — Vous ! avoir peur ! plaisanta Roger. Vous qui survolez presque tous les jours les monts du Forez, et qui n’hésiteriez pas à atterrir au bord d’un précipice. — Je vous dis que j’aimerais mieux faire cinquante loopings que de rester en tête-à-tête avec ce portrait… Il n’est pas naturel que quelqu’un vous regarde ainsi au bout de six cents ans… Car ce regard vit, positivement.<noinclude> <references/></noinclude> 2e6tjgs3o9xiq0rdo2khm87ry94qkoo 15797373 15797372 2026-05-19T16:05:29Z Kasskass 56026 15797373 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> — En tout cas, il faut que je fasse prévenir Hubert, dit Matéhus avec un léger émoi. S’il ne nous voyait pas rentrer, il pourrait s’inquiéter. — Qu’à cela ne tienne ! Je vais envoyé aussitôt mon garde à La Chaumière. Là-bas, sur la vaste pelouse, toute la bande remorquait vers le garage, avec des cris et des rires, le grand oiseau blanc de Chrissie Walker, sur lequel Roger avait hissé la jeune Lucile. {{PetitTitre|CHAPITRE II}} Le grand salon, aux larges baies ouvertes sur la fraîcheur de la nuit, offrait un spectacle d’une magnifique élégance. Les hommes étaient en smoking, les femmes en robe de soirée. Les lamés, les taffetas et les tulles, les dentelles d’argent et les diamants avaient remplacé les jupes de tennis et les chandails de laine bourrue. On se serait cru, à Pans, à quelques gala mondain. Par la porte, qui était restée entre-bâillée sur la salle à manger, s’apercevait toute la valetaille, occupée à desservir la table, en habits de couleur et culottes de soie. Au sein d’énormes coupes de cristal, des ananas baignaient encore dans leur champagne. Des sorbets achevaient de fondre sur les serviettes. Des grappes de roses et d’orchidées pendaient lourdement le long de la nappe jusque sur le tapis. Matéhus, que l’abondance des vins avait quelque peu étourdi, fournissait à Durieux et à Marescat les détails les plus pittoresques sur les mœurs des scarabées. Le banquier Lorilleux expliquait son dernier coup de bourse à un vieux général, qui se contentait de tirer sur son cigare avec des aspirations féroces. On servit les liqueurs. Puis la comtesse de Chamaillard, après avoir plaqué sur le piano quelques accords, se prépara à chanter un air d’opéra. — Un whist ! cria alors Billy pour conjurer cette menace. — Un whist ! s’exclama {{Mme}} Lorilleux. Je croyais que ça ne se jouait plus depuis Napoléon III. — Permettez-moi de vous dire, madame, que tous n’êtes pas à la page, fit remarquer le comte de Ferrand. Ignorez-vous que Billy a remis ce jeu à la mode, et qu’il fait fureur maintenant dans les salons qui donnent le ton. — Vous avez bien ressuscité la robe Empire et les paniers Louis XV ! dit le jeune de Thuringe. Une table aussitôt s’organisa avec Chrissie Walker et de Saint-Pris. — Et le mort ? Nous n’avons pas de mort ! reprit Billy. Et comme Roger passait auprès d’eux, cherchant à rejoindre Lucile qui s’était retirée dans l’embrasure d’une fenêtre, il le happa au passage. — Tiens, tu vas faire le mort, toi. — Ah ! non, j’aime encore mieux me faire battre au tennis. — Laissez-le donc, glissa Chrissie Walker, vous voyez bien qu’il ne pense qu’à sa petite sauvageonne, qui est du reste charmante… Allez… allez, mon cher ami… Vous pouvez… D’autant plus que voilà Mauricet, qui est à moitié endormi, et qui nous fera un mort tout à fait convenable. Roger en profita pour s’esquiver. — Pourquoi restez-vous là toute seule ? demanda-t-il à Lucile, dès qu’il l’eut rejointe. — C’est bien miss Chrissie Walker, à qui vous parliez ? interrogea-t-elle à son tour. — Mais oui. — Ainsi, cette personne si jolie et plus légère qu’une vapeur est celle qui, cet après-midi, m’est apparue gonflée comme un ballon dans son enveloppe de cuir ? Au même instant, Chrissie Walker se leva pour changer de place avec Mauricet. Et comme ce dernier, qui ne faisait que bâiller, tardait à lui céder la place, elle promena son lourd collier de perles sur le crâne chauve du joueur. Elle avait une jupe toute en plumes de différentes couleurs, qui la faisait ressembler à un oiseau des îles, avec un corsage de satin noir, qui découvrait le dos jusqu’à la ceinture et n’était retenu aux épaules que par deux minces rubans de diamants. — Vous la trouvez, sans doute, un peu excentrique ? demanda Roger. — Je ne saurais dire… — C’est que, voyez-vous, elle est si riche, si fabuleusement riche que tout lui est permis. Cette femme que vous voyez là, cette petite personne si frétillante, qui, le jour, se barbouille de cambouis, et le soir s’habille comme une danseuse, possède des mines immenses où peinent des armées d’ouvriers, des compagnies de tramways, des fabriques de papier et de chocolat, des pêcheries, des forêts, des pampas où galopent des troupeaux de buffles, et un tas d’autres choses encore qu’elle n’a jamais vues. Tous les mois, son gérant lui remet un chèque où s’alignent beaucoup de zéros… et avec toute cette fortune, elle risque chaque jour son existence à voler au-dessus des nuages, comme si elle avait besoin de cela pour vivre. — Et ce gros rougeaud, dont la figure ressemble à un compotier de fraises ? Roger ne put s’empêcher de rire. — Oh ! celui-là, c’est Billy, mon meilleur ami. Je ne connais pas de cœur plus ouvert. Il se croit toujours obligé d’obliger. Il a constamment un bon cigare, un dîner ou une place dans son auto à offrir au premier venant. — Et ce monsieur âgé, qui a toujours l’air de marcher sur des œufs, tant il avance avec précaution ? — Le colonel Clarke, un vieux compagnon de mon père. Sa marche hésitante provient de ce que, chassant parfois les fauves au Bengale, il eut un volet costal enlevé par la patte d’un tigre. — Un volet costal ? — J’entends par là plusieurs côtes. C’est une expression médicale. Et ces côtes manquantes ont été remplacées par une plaque d’argent. — C’est très drôle, fit Lucile, tous ces gens me font l’effet de venir de loin, de très loin… d’un autre monde. — Et moi ? — Oh ! vous, ce n’est pas la même chose, vous vous intéressez à ma forêt ; je suis sûre qu’avec un peu d’application, vous connaîtriez bientôt toutes ses bêtes, tous ses oiseaux. Et vous les aimeriez comme j’ai appris à les aimer. — Cela nous fera tant d’amis communs que nous ne manquerons pas d’être nous-mêmes de grands amis… Mais il s’arrêta, car la main de Lucile venait de se crisper sur son bras. — Qu’avez-vous ? s’écria-t-il si haut que des têtes se retournèrent. Le regard de Lucile fixait un tableau qu’éclairait faiblement, en face d’elle, la lumière des lampes de table encapuchonnées de mousseline et qui représenterait quelque chasseur du treizième siècle. — Comment ce portrait est-il là ? demanda— t-elle. — Mon père l’a trouvé dans le donjon. Il lui a paru si remarquable qu’il l’a fait transporter ici. Et Roger ayant allumé le plafonnier, le tableau parut emplir toute la pièce de son importance. — N’est-ce pas, fit alors Alexandre Durieux, que c’est là une chose étonnante de vigueur et de style ? — Et quel est ce personnage de haute allure ? demanda le colonel Clarke. — C’est un certain Golo de Valbrun, un des ancêtres du comte de Valbrun qui me vendit ce domaine. Si vous souleviez ce tableau, vous verriez qu’une pointe rougie au feu a gravé dans le bois, au dos du cadre, {{corr|es|les}} exploits de ce personnage qui, pendant près d’un demi-siècle, a fait planer une sorte de terreur sur toute la contrée. — Laissez donc ça, fit alors Chrissie Walker, vous savez bien que ce {{corr|bnohomme|bonhomme}} me fait peur. — Vous ! avoir peur ! plaisanta Roger. Vous qui survolez presque tous les jours les monts du Forez, et qui n’hésiteriez pas à atterrir au bord d’un précipice. — Je vous dis que j’aimerais mieux faire cinquante loopings que de rester en tête-à-tête avec ce portrait… Il n’est pas naturel que quelqu’un vous regarde ainsi au bout de six cents ans… Car ce regard vit, positivement.<noinclude> <references/></noinclude> 8h1dn10r2pnyiqpj73jzts24xljx2um Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/216 104 4877541 15797313 15797064 2026-05-19T14:40:21Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797313 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|208|FLU — FLU}}</noinclude><section begin="FLÛTE"/>instrument que les Latins appeloient ''{{lang|la|rotis}} ;'' que ce mot ''flutta'' ou ''flotta'', vient de ''flotten'' ou ''vlotten'', {{corr|surnarger|surnager}} ; qu’on le dit métaphoriquement de toute une armée navale ; parce que les navires voguent conjointement ensemble, comme les poutres qui composent l’espèce de bateau qu’on nommoit ''flotte'' ou ''flûte. Acta Sanct. {{t.|{{rom-maj|III}}|cap}}, {{pg|525}}''. On appelle aussi un vaisseau armé en ''flûte'', ou équipé en ''flûte'', tout bâtiment qui sert de magasin ou d’hôpital à l’armée navale, ou à transporter des troupes, quoiqu’il soit à poupe carrée, & ait été armé en guerre. {{sc|Flute}}. Espèce de navette, dont se servent les basse-lissiers, & sur laquelle sont dévidées les laines, ou autres matières qu’ils emploient à leurs tapisseries. {{sc|Flute}} se dit proverbialement en ces phrases, il souvient toujours à Robin de ses ''flûtes'', pour dire qu’un homme fait toujours retomber la conversation sur ce qui l’intéresse. On dit aussi ce qui vient par la ''flûte'', s’en retourne par le tambour, pour dire que ce qui est acquis par de mauvaises voies, s’en retourne comme il est venu : ''{{lang|la|Malè parta, malè dilabuntur}}''. On dit aussi de deux personnes qui sont toujours en différend, que leurs ''flûtes'' ne s’accordent pas ensemble. {{poem|''Mettez, pour me jouer, vos'' flûtes ''mieux d’accord.'' {{sc|Mol}}.|m=1em}} C’est préparer les moyens pour faire réussir une chose. On dit aussi qu’il y a de l’ordure à sa ''flûte ;'' pour dire qu’il n’est pas exempt de reproche, qu’il mérite punition. On dit, avoir toujours la ''flûte'' au derrière ; c’est prendre souvent des lavemens. Greffer en ''flûte'', terme de jardinier. Tout le monde sait que la manière de greffer les Châtaigniers est en ''flûte'', & se fait à la fin d’Avril, ou au commencement de Mai, quand l’écorce commence à se détacher aisément. {{sc|La Quint}}. ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|55}}''. Voyez {{Tr6L|GREFFER}}. {{sc|Flute}}. Vieux mot tout-à-fait inusité. Troupe, multitude. Multitudo, turma. {{sc|Flute}} de berger, plante. ''Voyez'' {{Tr6L|DAMASONIUM}}. <section end="FLÛTE"/> <section begin="FLÛTER"/><nowiki /> FLUTER. v. n. Jouer de la flûte. ''{{lang|la|Ludere fistulâ}}''. Il est vieux & ne se dit guère qu’en badinant & par mépris. On dit, se faire ''flûter'' au derrière ; pour dire, en termes burlesques, se faire donner un lavement. On dit aussi flûter en verbe actif, pour dire, perdre, dépenser, consumer. Il a ''flûté'' tout son bien, tout son patrimoine, pour dire, il s’est ruiné en folles dépenses. {{sc|Fluter}}. Terme populaire, dont se servent les Commis des Aides en visitant certaines choses. ''Flûter'' un pot de beurre, c’est le sonder pour voir s’il n’y a point au fond du sel, ou autre marchandise de contrebande. ''{{lang|la|Explorare butyrum}}''. On dit ''flûter'' absolument, pour boire. Il a ''flûté'' toute l’après-dinée. Il va ''flûter'' au cabaret. Ces expressions sont basses & populaires. Comme nous avons de grands verres en forme de flûte, nous avons dit ''flûter'', figurément, pour dire, boire à longs traits : ce mot est encore aujourd’hui en usage parmi le peuple en cette signification. ''Voyez'' Bellingen dans son explication des Proverbes François. ''Dict. Etym. de'' Ménage, ''au mot'' {{sc|Laricot}}. <section end="FLÛTER"/> <section begin="FLÛTÉ"/><nowiki /> FLUTÉ, ÉE. adj. Harmonieux, qui a le son de la flûte. On appelle voix ''flûtée'', une voix douce. {{M.|le}} Comte de Fiesque auroit chanté, s’il avoit eu encore cette belle voix, dont il charmoit autrefois tout le monde ; mais par malheur elle a quitté ce beau gosier ''flûté'', depuis que le vin de Champagne s’en est emparé… ''Abbé de Chaulieu''. {{poem|''Si de leur conducteur la gorge si'' flûtée ''A force d’entonner se trouve un peu gâtée,'' ''Il doit, essayant maint tonneau,'' ''Ne se rebuter point d’entonner de nouveau.'' {{d|''Réponse de {{M.|Genest}}.''|-2}}|m=1em}} <section end="FLÛTÉ"/> <section begin="FLûTEUR"/><nowiki /> FLUTEUR. s. m. EUSE. s. f. Qui joue de la flûte. ''{{lang|la|Tibicen, fistulator, tibicina}}''. Il ne se dit qu’en riant & par mépris. On dit un joueur de flûte, en parlant sérieusement. ''Flûteur'' est offensant. On dit proverbialement, en la maison du ''Flûteur'' tout le monde danse. Ce proverbe vient d’Espagne, où on dit : ''{{lang|es|En casa del alboguero todos son baylatores}}''. ☞ {{sc|Fluteur de Vaucanson}}. ''Voyez'' {{Tr6L|AUTOMATE}}. <section end="FLûTEUR"/> <section begin="FLUVIA"/><nowiki /> FLUVIA. s. f. Rivière de Catalogne en Espagne. ''Fluvia'', anciennement ''Albia''. Elle a sa source dans la Viguerie de Campredon, traverse le Lampourdan, & se décharge dans la Méditerranée à Ampurias. {{sc|Maty}}. <section end="FLUVIA"/> <section begin="FLUVIATILE"/><nowiki /> FLUVIATILE. adj. Terme de Conchyliologie. Il se dit d’un coquillage d’eau douce. ☞ FLUVIATILES. (plantes) Terme de Botanique. ''{{lang|la|Plantaæ fluviatiles}}''. Voyez {{Tr6L|AQUATIQUE}}. <section end="FLUVIATILE"/> <section begin="FLUX"/><nowiki /> FLUX. s. m. ''{{lang|la|Fluxus, fluctus, æstus}}''. Qui se dit de ce mouvement périodique & réglé de la mer, qui se fait deux fois pendant le jour, en poussant les eaux vers le rivage ; & c’est le ''flux'' qu’on appelle aussi le ''flot'', ou le ''montant ;'' ou en se retirant du rivage, & ce mouvement s’appelle ''reflux'', ou le ''jousant'', le ''jussant'', l’''ébe'', le ''descendant''. Il y a toujours une espèce de repos qui dure un quart-d’heure entre le ''flux'' & le ''reflux'', & alors, comme la mer est dans sa plus grande hauteur, on l’appelle ''pleine-mer''. Le ''flux'' arrive, lorsque les eaux de la mer venant de l’Equateur, & coulant vers les poles des deux côtés du monde, se répandent & s’élèvent sur les côtes. Le ''flux'' est un mouvement des eaux qui se fait des Tropiques vers les poles ; le ''reflux'' est un mouvement contraire. {{sc|Roh}}. Ce mouvement suit en quelque façon le cours de la lune ; car il recule chaque jour de trois quarts d’heure. Il s’élève davantage dans les pleines lunes, & encore plus dans les Equinoxes. Ce ''flux'' est ordinaire dans l’Océan, où il croît beaucoup. Au Mont {{St.|Michel}}, il s’élève de quatre-vingts pieds, & remonte en quelques fleuves plus de quarante lieues. Il est plus rare dans la Méditerranée. Il est fort sensible à Venise, & un peu sur la côte de Gênes & de Provence, où il n’est que de deux ou trois doigts. Il n’y en a point du tout vers la Morée, quoiqu’il y en ait dans Euripe ; & les courans y sont si fort sensibles & changeans, qu’on a débité qu’Aristote s’y étoit jetté pour ne les pouvoir pas comprendre. En pleine mer l’eau ne s’élève jamais que d’un pied ou deux. Au milieu du détroit de Magellan les deux ''flux'', venant des deux mers contraires, se heurtent avec grande violence. Les vents augmentent beaucoup les marées, quand ils portent vers les côtes, & ils les diminuent, quand ils portent au large. Les différens détours qu’il faut que les courans prennent dans les côtes, lorsque la mer monte dans l’Océan, retardent l’heure de la pleine mer dans différens endroits ; de sorte que plus les ports sont avancés dans les terres & leurs embouchures étroites, plus la mer est long-temps à y monter, & moins elle y est haute. Les différentes manières dont les courans frappent les côtes, & sont renvoyés vers d’autres côtes, y font monter la mer beaucoup plus haut. Par exemple, les courans de l’Océan allant frapper les côtes d’Angleterre, sont renvoyés sur les côtes de France, & font monter les eaux jusqu’à {{lié|45 pieds}} en quelques endroits des côtes du nord de Bretagne, quoiqu’elles ne montent qu’à 16 ou {{lié|18 pieds}} sur les côtes du sud de Bretagne, & jusqu’à 12 ou {{lié|15 pieds}} sur les côtes du nord d’Espagne. L’établissement des marées, ou l’heure de la pleine mer en nouvelle & en pleine Lune, est sur les côtes de France de la manière qui suit. A 3 heures 0 min. dans toutes les côtes de Gascogne & de Poitou, elle monte {{lié|15 pieds.}} A 3 h. 45 m. dans les ports de Bayonne, Arcachon, Royan, aux entrées des rivières de Charente, de Seutre, de Garonne, dans les rades de l’Île Daix, de Chef de bois & de la Rochelle, elle monte {{lié|15 pieds.}} 3 h. 45 min. A l’entrée de la rivière de Loire, à la bonne Anse.<section end="FLUX"/><noinclude> <references/></noinclude> tcffm4cnz95ay8f0prrp5qs8c96393t Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/17 104 4877551 15797823 15797075 2026-05-20T10:15:13Z Narilora 147413 minandor 15797823 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>théâtre chinois si curieux avec sa mimique stylisée, ses évolutions scéniques, sa mélopée continuelle, ses masques, ses cothurnes, l’intrigue uniforme de ses drames, où la supposition d’enfants joue un rôle aussi grand que dans les comédies de Térence ou de Minandor<ref>Note de Wikisource : Ménandre, dramaturge grec, 342-291 avant J.-C. Voir en discussion.</ref>, est assez vraisemblablement une adaptation du théâtre antique. L’aile recourbée des chevaux funéraires qui gardent les tombes du Honan, l’allure de ce guerrier d’un bas-relief qui arrache un trait du poitrail de sa monture, sont des vestiges de l’Assyrie<ref>Voir aussi les thèses assez aventureuses de Terrien de la Couperie.</ref>. Enfin il est un trait commun à tout l’art chinois que nous nous permettons d’indiquer, en rappelant une fois pour toutes au lecteur qu’aucune des idées générales exprimées dans ce livre n’a la valeur d’une affirmation, mais simplement d’une hypothèse, d’une proposition. Le trait essentiel de cet art aussi bien en architecture que dans le bibelot le plus usuel, c’est le porte-à-faux, l’évidement par le bas, la moulure concave de la plinthe. Ne peut-on voir là un héritage de ces temps oubliés où la Chine constituait en quelque sorte, non pas le « Far West », mais le « Far<noinclude> <references/></noinclude> r85ivtbxr6o3ei94gt8f93jq0se44ad Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 088, 1879.djvu/1402 104 4877552 15797167 15797076 2026-05-19T12:59:44Z Dudenw 32095 Ajout de la lettre alpha 15797167 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>mun avec M. Schützenberger.) 593 {{table|indentation= -1|titre= DIEULAFAIT (L.). — Étude géologique des terrains traversés par un tunnel de {{unité|14400|mètres}}, destiné à mettre en communication directe avec la mer le bassin à lignite de Fuveau|page= 351}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur la présence de la lithine dans les roches et dans les eaux des mers ; conséquences relatives aux terrains salifères et à certaines classes d’eaux minérales|page= 656}} {{table|indentation= -1|titre= DIRECTEUR GÉNÉRAL DES DOUANES (M. {{sc|le}}) adresse, pour la bibliothèque de l’Institut, le Tableau général des mouvements du cabotage en 1877|page= 223}} {{table|indentation= -1|titre= DONDERS est élu Correspondant de la Section de Médecine et Chirurgie, en remplacement de feu M. ''Ehrmann''|page= 1170}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse ses remercîments à l’Académie|page= 1247}} {{table|indentation= -1|titre= DRAPER (H.) présente une épreuve photographique du spectre solaire (partie bleue et violette) et du spectre de l’oxygène|page= 1332}} {{table|indentation= -1|titre= DROUARD (P.) adresse des Notes sur le Sahara algérien|page= 411}} {{table|indentation= -1|titre= DUCHARTRE est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours du prix Thore, 1879|page= 792}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Bordin|page= 792}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Alhumbert|page= 839}} {{table|indentation= -1|titre= DUCRETET (E.). — Observations à propos de la réclamation de priorité présentée par M. ''E. Reynier'' sur sa lampe électrique|page= 72}} {{table|indentation= -1|titre= — Perfectionnements apportés à la lampe électrique d’Harrisson|page= 340}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse une réponse aux Observations de M. ''E. Reynier'' sur ces perfectionnements|page= 619}} {{table|indentation= -1|titre= DUFRÉNOY adresse une Note relative aux bons effets produits par l’application de cendres noires pyriteuses dans certaines vignes malades de la Charente|page= 372}} {{table|indentation= -1|titre= DUMAS (J.-B.) donne lecture de l’Éloge historique de M. ''A.-J. Balard''|page= 533}} {{table|indentation= -1|titre= — Remarques relatives à une Note de M. ''Marion'' sur le Phylloxera|page= 1309}} {{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de présenter une liste de candidats à la place d’Académicien libre, vacante par le décès de M. ''Bienaymé''|page= 71}} {{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours pour le prix Lacaze|page= 839}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Monlyon (Arts insalubres)|page= 892}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Trémont|page= 892}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Gegner|page= 957}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission chargée de proposer une question de grand prix des Sciences physiques pour l’année 1881|page= 958}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission chargée de proposer une question de prix Bordin (Sciences physiques) pour l’année 1881|page= 958}} {{table|indentation= -1|titre= — M. le ''Secrétaire perpétuel'' signale, parmi les pièces imprimées de la Correspondance, diverses publications de M. ''Menier'' et de M. ''Ch. Vélain'', 162. — Divers Ouvrages de M. ''Fr. Bouillier'' et de M. ''J. Pierre'', 272. — Une brochure publiée par la Société française d’Hygiène, sous le titre « Hygiène et éducation de la première enfance », 372. — Divers Ouvrages de MM. ''P. Bert'', ''de Pareille'' et ''L. Figuier'', 555. — Le « Bulletin de la Société de Médecine publique et d’Hygiène professionnelle », 960. — Divers Ouvrages de MM. ''J. Lubbock'' et ''J. Violle'', 849. — Divers Ouvrages de MM. ''Schützenberger'' et ''Moigno'', 803. — Une Brochure de M. ''Gaudry'', 1068. — Divers Ouvrages de MM. ''Boucomont'', ''Gaussin'', ''Greene'', ''A. Bajo'', 1178. — Divers Ouvrages de MM. ''Retzius'' et ''Chemin'', 1301. — Une Brochure de M. ''Tommasi Crudeli''|page= 1350}} {{table|indentation= -1|titre= M. le ''Président de la Commission du passage de Vénus'' présente le fascicule B des « Documents relatifs aux mesures des épreuves photographiques|page= 337}} {{table|indentation= -1|titre= DUPLESSIS (J.). — Les fourrages en moyettes|page= 1369}} {{table|indentation= -1|titre= DUPORT. — Sur une nouvelle représentation des quantités imaginaires|page= 1071}} {{table|indentation= -1|titre= DUPUY (H.) adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 327}} {{table|indentation= -1|titre= DUPUY DE LOME est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours du prix extraordinaire de {{unité|6000|francs}}|page= 736}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Plumey|page= 736}} {{table|indentation= -1|titre= DUROT (J.) adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 162}} {{table|indentation= -1|titre= DURRANDE. (H.) adresse une Note portant pour titre « Des surfaces et des courbes caractérisant le mode de déplacement d’un système de points »|page= 412}} {{table|indentation= -1|titre= DUTER. — De la dilatation électrique des armatures des bouteilles de Leyde|page= 1260}} {{table|indentation= -1|titre= DUVILLIER (E.). — Sur la séparation des éthylamines. (En commun avec M. ''A. Buisine''.)|page= 31}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur les acides amidés, dérivés des acides α-butyrique et isovalérique|page= 425}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur les dérivés de l’acide méthyloxybutyrique normal|page= 598}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur un nouvel isomère de l’acide angélique|page= 913}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur un isomère de l’acide angélique, l’acide diméthylacrylique|page= 1209}}<noinclude> <references/></noinclude> gknljux8tgfbjrc25nbo98ly64osu2o Page:Frédéric II de Prusse - Poésies, tome 2.djvu/143 104 4877571 15797108 15797105 2026-05-19T12:00:09Z ~2026-29847-91 163178 15797108 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="2A02:8440:B50A:8229:E5BC:F904:4C8D:CD31" /></noinclude>A 7~ 1~ : Le faint répond le cceur tout bouS d’ire Tout : eft ici dans le relâchement Minos languit, le bon vieillard radote. J’en fois contrit, mon ame fi dévote Défireroit un juge violent, Sévère, & fait pour juger les coupables. Le roi repart, vous êtes bien méchant, Pourquoi punir des foibleffes aimables ? Si l’on vouloit punir à la rigueur ; Ces lieux bientôt changés, meconnoUÏaMes N’offriroient plus qu’un féjour plein d’horreur, Un endroit trifte, un grand défert aride, Tout dépeuple fanvage en un mot, vide ; Car où trouver tant de mortels parfaits ? Vous, cher faint, mort avant qu’on m’ait vu m !tre, (Je n’en crois rien ) mais vous Pétiez peut-être. Qui tenteroit d’analyfer de près La vertu pure & la plus éclatante, Y trouveroit parmi tous fes attraits, A fon regret quelque tache frappante. Ah quel fouhait ah quel cruel deSeia Pour un Louis & pour un maître faint, Que d’envoyer tous les mortels du monde, p Et tout ce qu’en produira l’univers, Pour s’ablmer an fond d’un gouffre immonde, Au grand-jamais rôtir dans les enfers ! ~~<7JVrZ.Ot/7~. Quoi c’eft mon fils ?. que mon fang dégénère ! E Je te renonce & ne fuis plus ton père Si Richelieu ne m’eût commis le foin De te mener auprès du du coia~<noinclude> <references/></noinclude> b4rq6wqrkq83vid9irdbhxmr97awpni Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/89 104 4877572 15797107 2026-05-19T11:59:39Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15797107 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>croît fort droit & fort haut, & sur tout dans les hautes montagnes. Son bois est fort sec & leger ; il jette des feuilles qui sont longues, dures & épaisses, son écorce est blanchâtre, & se rompt quand en la plie, & a une espece d’apostume entre le bois & l’écorce, dans laquelle il y a une excellente liqueur, qu’on appelle larme de Sapin. Son fruit est long d’une paume, fort serré par des écailles entrelassées, où la semence est contenue, qui est blanche. La Poix se fait avec la Resine de cet Arbre. Les Resines les plus odorantes, sont celles de Sapin & du Terebinthe ; mais celle du Sapin est plus chaude que l’autre. La décoction de ses feuilles guérit les maladies des Reins ; elle est bonne pour la Gravelle & pour la Pierre ; elle appaise aussi la Goutte. Le bois de Sapin est fort propre à faire des Bâtimens, pourvu qu’il ne soit point enfermé & couvert de plâtre comme on fait celuy du Chêne. {{sc|Houx}}, est un Arbrisseau qui est toujours verd. Ses feuilles qui sont fort piquantes, blessent par leur pointes aiguës, & sont assez semblables à celles du Laurier, excepté qu’elles sont épineuses tout autour, charnuës, & un peu plus grandes que celles du Lotus. Son bois est fort dur, & l’on en fait des baguettes & houssines. Ses feuilles & sa racine sont astringentes, aident à faire digestion, & sont bonnes au flux de ventre. Son fruit ressemble à celuy du Cedre ; il est rond & rouge, & a un noyau d’assez bon goût lorsqu’on le mâche : la vertu de ce fruit est fort incisive. On met le Houx au nombre des Plantes arborées, à cause qu’il croît à la hauteur de sept à huit pieds. {{sc|Lotus}}, est une Plante medecinale, qui croît en Egypte au bord du Nil. Son fruit ressemble quasi à la féve, & il pousse quantité de feüilles entassées, de la blancheur du Lis. Il plonge sa tête dans l’eau<noinclude> <references/></noinclude> 7shg26p19wconfdh7no5tn1rm7o8275 Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/90 104 4877573 15797109 2026-05-19T12:02:08Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15797109 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude>quand le Soleil est à son Couchant, & il se redresse quand il est sur l’Horison. Cette Plante porte une tête & une graine comme le Pavot, semblable au Millet, dont les Egyptiens font du Pain. Le Lotus a une racine faite comme une Pomme de Coin, qui est fort bonne à manger cruë & cuite. Quand elle est cuite, elle a les mêmes qualitez, à ce qu’on dit, que le moyeu d’un œuf. {{sc|Cedre}}, le plus grand de tous les Arbres, porte des grains ronds & gros comme ceux du Mirthe. Son bois, dont on fait des parfums, est presque immortel & incorruptible, à cause qu’il est fort amer ; aussî les vers ne s’y attachent point : la raison est qu’ils n’aiment que la douceur. Son ecorce est polie, lissée & sans mousse, à l’exception de la partie qui est depuis la terre jusqu’à la cime en guise de roue. Ses feuilles rellembient à celles du Pin. Ceux quiont des semences de Cèdre, les doivent mettredans une terre bien cultivée & amendée, & à l’exposition du Midi ; ils les releveront pour les transplanter, quatre ans après que ces semences seront levées.<noinclude> <references/></noinclude> 1xs687jlgs505870xtsaapu4tgeke9n Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 8.djvu/464 104 4877574 15797110 2026-05-19T12:03:25Z Seudo 2609 /* Corrigée */ 15797110 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude><section begin="s1"/>décourager. Reprenez toujours courage, et ne cessez point de vouloir vous vaincre ; mais faites-le sans chagrin, ni âpreté, ni confiance en vous-même. Profitez de l’humiliation de vos fautes et de l’expérience de votre infidélité, sans vous relâcher pour la correction. Je suis plein de reconnoissance pour la bonté avec laquelle vous prenez part à la grâce que le Roi m’a faite<ref>Il venoit d’être nommé a l’archevêché de Cambrai.</ref>. C’est une des plus grandes qu’on puisse recevoir des hommes ; mais tout ce que les hommes donnent n’est que ''vanité et'' ''affliction d’esprit'', selon les termes de l’Ecclésiate<ref>''Eccles''. {{sc|i}}. 14.</ref>. Il faut regarder tout ceci comme un pesant fardeau, et ne songer qu’à le porter fidèlement. Me voilà dans la condition de saint Pierre : ''Quand vous étiez jeune, lui dit Jésus-Christ<ref>''Joan.'' {{sc|xxi}}. 18.</ref>,'' ''vous alliez où vous vouliez ; mais en'' ''vieillissant, vous serez ceint par un autre, qui'' ''vous mènera malgré vous''. J’ai passé une jeunesse douce, libre, pleine d’études agréables et de commerces avec des amis délicieux. J’entre dans un état de servitude perpétuelle en terre étrangère. Quelquefois je sens un peu ce changement ; mais je serois bien fâché de tenir ni à ma santé, ni à ma liberté, ni à mes amis, ni à aucune consolation. Faites de même, je vous en conjure. Ne regrettez jamais dans le désert les oignons d’Égypte : la manne journalière remplira tous les besoins de votre cœur, et vous n’avez qu’à marcher en esprit de foi vers la terre promise. Écoutez Dieu, et ne vous écoutez jamais vous-même ; soyez soumise et docile ; aimez et souffrez beaucoup ; parlez peu : que le sel de la sagesse soit dans vos paroles ; je dis, de la sagesse qui est selon Dieu. {{séparateur|100%|m=1em}} <section end="s1"/> <section begin="s2"/>{{Corresp Fénelon|XXX.|À LA SŒUR CÉLESTE-FRANÇOISE DE LANNOY, RELIGIEUSE DE SAINT-ANDRÉ A TOURNAI.|Il l’exhorte à demeurer en paix dans la place où la Providence l’a mise, en pratiquant les vertus de son état.|À Tournai, vendredi 14 septembre 1714.}} {{sc|Il}} faut de grandes raisons, et de très-fortes marques de la volonté de Dieu, pour changer d’état, et pour abandonner la maison où l’on a fait ses vœux. Je ne vois rien de semblable, ma chère sœur, dans la lettre que vous avez pris la peine de m’écrire. Ainsi je crois que le meilleur parti pour vous, est de demeurer en paix dans la place où la Providence vous a mise. Priez, obéissez, souffrez les peines de votre état. Travaillez à vous corriger de vos défauts et à acquérir les vertus. Je suis tout à vous en notre Seigneur. {{SéparateurDeTexte|2}} <section end="s2"/> <section begin="s3"/>{{t2|LETTRES<br/>{{t|À DIVERSES PERSONNES DU MONDE, QUI COMMENÇOIENT A MENER UNE VIE CHRÉTIENNE|70}}.|fs=150%|m=1em}} {{séparateur4}} {{Corresp Fénelon|XXXI.|Combien les voies de Dieu sont douces a quiconque les suit avec amour ; avis pour le règlement, de la conduite.}} {{sc|Je}} suis ravi, monsieur, de voir la bonté de cœur avec laquelle vous avez reçu la lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire. Dieu opère certainement en vous, puisqu’il vous donne le goût de la vérité, et le désir d’être soutenu dans vos bons projets. Je ne demande pas mieux que de vous y aider. Plus vous ferez pour Dieu, plus il fera pour vous. Chaque pas que vous ferez dans le bon chemin se tournera<section end="s3"/><noinclude> <references/></noinclude> qdceqedpf3milogzwviqxt5gt4qrd7z Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/163 104 4877575 15797111 2026-05-19T12:03:37Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15797111 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>transporté dans une atmosphère de légende, parmi des existences royales, un train de cour où trônaient des peintres, des musiciens, des sculpteurs, un faste de cortèges empanachés et de joyeuses entrées qui faisaient lever des arcs de triomphe au carrefour des rues avant que le féroce Alvarès de Tolède vint pratiquer ses saignées terribles au cœur des provinces flamandes. Où finit le réel ? Où commence le mensonge ? On rêve, on croit se souvenir cependant que de quart d’heure en quart d’heure, le carillon de la cathédrale égrène son chapelet de notes sautillantes ; leurs vibrations se répercutent dans la ville, s’éteignant, se réveillant, cognant par moments les vitres comme les tintements d’un rire moqueur, et d’autres fois s’alanguissant en des points d’orgue, un murmure de soupirs, quelque chose du vibrant silence qui suit un chant expiré. {{t3||IV}} {{c|Grandeur, décadence et renaissance d’Anvers. — Le négociant au travail et au repos. — Les théâtres. — Le café-concert. — Diverses classes d’Anversois correspondant à des quartiers divers de la ville. — Les démolitions : la porte Royale on de l’Escaut, le Marché aux Poissons et les vestiges des premières fortifications d’Anvers. — La légende de Salvius Brabo et du géant Antigon. — Origine et armoiries d’Anvers. — ''Handwerpen !'' — Le ''Steen'' de l’Inquisition. — La Halle des Bouchers. — Le Guignol anversois. — L’Hôtel de Ville. — La maison hanséatique. — La maison de Hesse. — La maison Hydraulique et Gilbert van Schombeke.}} Il est des villes privilégiées entre toutes et qui, semblables à l’oiseau fabuleux, renaissent de leurs cendres. Telle est Anvers. Héritière au quinzième siècle de la prospérité de Bruges, elle arrive à l’apogée de sa splendeur commerciale à l’époque de la Réforme ; les guerres de religion, les proscriptions du duc d’Albe, les sièges qu’elle soutient contre Alexandre Farnèse, duc de Parme, les traités européens qui sacrifient son port, les changements du joug qu’elle subit la dépeuplent et la ruinent ensuite, jusqu’au moment où la conquête la jette aux mains de Bonaparte. Avec cette sûreté de coup d’œil que ses thuriféraires comparaient au regard de l’aigle, le grand batailleur, qui savait être aussi à l’occasion un grand économiste, comprend le parti qu’on peut tirer de sa situation topographique, de son fleuve, merveilleux instrument de stratégie, de son port, le plus sûr du monde. Si on l’a condamné à mort, c’est parce que toutes les puissances convoitaient ce riche morceau : ne pouvant se le partager, elles ont mieux aimé qu’aucune d’elles ne jouît de sa possession. Mais Napoléon, qui n’a ni les scrupules ni les craintes des potentats de la Paix de Munster et de Nimègue, décide que le moment est venu de restituer à la métropole décadente son ancienne importance. Anvers graduellement voit s’élever ses premières installations maritimes modernes, celles-là même qui furent étendues plus tard par les rois belges Léopold I et Léopold II, après avoir été négligées sous le régime hollandais pour ne point porter ombrage à Amsterdam, sa rivale. Anvers est actuellement la grande ruche où s’opèrent les trafics internationaux, où s’élaborent les fortunes particulières, où s’alimente la richesse publique ; les millions s’y enfournent journellement au creuset des affaires : elle est un des foyers les plus puissants de la prospérité nationale, et son activité n’a de comparable que celle des plus vastes ports de l’Europe. D’un bout à l’autre de l’année, les vaisseaux abordent en ses eaux et tous les pavillons du monde flottent à leurs mâts ; ses quais incessamment s’encombrent des ballots que les Indes, les deux Amériques, les Îles lui envoient, et elle n’a point assez de ses<noinclude> <references/></noinclude> 5p7gq1wtoz22yv0vvozoykoh9xibk9v 15797113 15797111 2026-05-19T12:04:07Z Franky007 50939 15797113 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>transporté dans une atmosphère de légende, parmi des existences royales, un train de cour où trônaient des peintres, des musiciens, des sculpteurs, un faste de cortèges empanachés et de joyeuses entrées qui faisaient lever des arcs de triomphe au carrefour des rues avant que le féroce Alvarès de Tolède vint pratiquer ses saignées terribles au cœur des provinces flamandes. Où finit le réel ? Où commence le mensonge ? On rêve, on croit se souvenir cependant que de quart d’heure en quart d’heure, le carillon de la cathédrale égrène son chapelet de notes sautillantes ; leurs vibrations se répercutent dans la ville, s’éteignant, se réveillant, cognant par moments les vitres comme les tintements d’un rire moqueur, et d’autres fois s’alanguissant en des points d’orgue, un murmure de soupirs, quelque chose du vibrant silence qui suit un chant expiré. {{t3||IV}} {{c|Grandeur, décadence et renaissance d’Anvers. — Le négociant au travail et au repos. — Les théâtres. — Le café-concert. — Diverses classes d’Anversois correspondant à des quartiers divers de la ville. — Les démolitions : la porte Royale ou de l’Escaut, le Marché aux Poissons et les vestiges des premières fortifications d’Anvers. — La légende de Salvius Brabo et du géant Antigon. — Origine et armoiries d’Anvers. — ''Handwerpen !'' — Le ''Steen'' de l’Inquisition. — La Halle des Bouchers. — Le Guignol anversois. — L’Hôtel de Ville. — La maison hanséatique. — La maison de Hesse. — La maison Hydraulique et Gilbert van Schombeke.}} Il est des villes privilégiées entre toutes et qui, semblables à l’oiseau fabuleux, renaissent de leurs cendres. Telle est Anvers. Héritière au quinzième siècle de la prospérité de Bruges, elle arrive à l’apogée de sa splendeur commerciale à l’époque de la Réforme ; les guerres de religion, les proscriptions du duc d’Albe, les sièges qu’elle soutient contre Alexandre Farnèse, duc de Parme, les traités européens qui sacrifient son port, les changements du joug qu’elle subit la dépeuplent et la ruinent ensuite, jusqu’au moment où la conquête la jette aux mains de Bonaparte. Avec cette sûreté de coup d’œil que ses thuriféraires comparaient au regard de l’aigle, le grand batailleur, qui savait être aussi à l’occasion un grand économiste, comprend le parti qu’on peut tirer de sa situation topographique, de son fleuve, merveilleux instrument de stratégie, de son port, le plus sûr du monde. Si on l’a condamné à mort, c’est parce que toutes les puissances convoitaient ce riche morceau : ne pouvant se le partager, elles ont mieux aimé qu’aucune d’elles ne jouît de sa possession. Mais Napoléon, qui n’a ni les scrupules ni les craintes des potentats de la Paix de Munster et de Nimègue, décide que le moment est venu de restituer à la métropole décadente son ancienne importance. Anvers graduellement voit s’élever ses premières installations maritimes modernes, celles-là même qui furent étendues plus tard par les rois belges Léopold I et Léopold II, après avoir été négligées sous le régime hollandais pour ne point porter ombrage à Amsterdam, sa rivale. Anvers est actuellement la grande ruche où s’opèrent les trafics internationaux, où s’élaborent les fortunes particulières, où s’alimente la richesse publique ; les millions s’y enfournent journellement au creuset des affaires : elle est un des foyers les plus puissants de la prospérité nationale, et son activité n’a de comparable que celle des plus vastes ports de l’Europe. D’un bout à l’autre de l’année, les vaisseaux abordent en ses eaux et tous les pavillons du monde flottent à leurs mâts ; ses quais incessamment s’encombrent des ballots que les Indes, les deux Amériques, les Îles lui envoient, et elle n’a point assez de ses<noinclude> <references/></noinclude> 9x6ph2vaxc3p9bb24slpugftyjtcbmk Observations sur l’agriculture et le jardinage/Tome 1/Chapitre 2 0 4877576 15797112 2026-05-19T12:03:57Z Narilora 147413 Page créée avec « <pages index="Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu" from=70 fromsection=s2 to=90 header=1 /> » 15797112 wikitext text/x-wiki <pages index="Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu" from=70 fromsection=s2 to=90 header=1 /> e61x0oay50t7t828tyk9haxkhz6w3c1 Page:Aquin - Explication suivie des quatre Évangiles, Tome 1, 1868.djvu/25 104 4877577 15797114 2026-05-19T12:04:40Z Olivier LPB 36880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> {{t2|AU TRÈS-VÉNÉRABLE PÈRE EN JÉSUS-CHRIST}} {{c|LE SEIGNEUR ANNIBAL|fs=120%}} {{c|CARDINAL PRÊTRE DE LA BASILIQUE DES DOUZE-APOTRES}} {{c|Le Frère Thomas d’Aquin, de l’ordre des Frères Prêcheurs, tout à lui. }} <nowiki/> Le souverain auteur de toutes choses, Dieu, qui a tout créé par la seule inspiration de sa bonté, a donné à toute créature l’amour naturel du bien, afin qu’au moment où elle aime et recherche naturelleme... » 15797114 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Olivier LPB" />{{Nr||AU PAPE {{roi|URBAIN|IV}}.|XXI}}</noinclude><nowiki /> {{t2|AU TRÈS-VÉNÉRABLE PÈRE EN JÉSUS-CHRIST}} {{c|LE SEIGNEUR ANNIBAL|fs=120%}} {{c|CARDINAL PRÊTRE DE LA BASILIQUE DES DOUZE-APOTRES}} {{c|Le Frère Thomas d’Aquin, de l’ordre des Frères Prêcheurs, tout à lui. }} <nowiki/> Le souverain auteur de toutes choses, Dieu, qui a tout créé par la seule inspiration de sa bonté, a donné à toute créature l’amour naturel du bien, afin qu’au moment où elle aime et recherche naturellement le bien qui lui est propre, on la voie par un retour admirable revenir à son auteur. Mais la créature raisonnable l’emporte sur les autres en ce qu’elle peut contempler par la sagesse la source universelle de tout bien, et y puiser avec suavité par l’amour de la charité. De là vient qu’au jugement de la saine raison, le don de la sagesse, qui nous conduit à la source même de toute bonté, doit être préféré à tous les autres biens. C’est cette sagesse qui n’engendre pas le dégoût ; celui qui s’en nourrit a encore faim, celui qui la boit ne cesse d’avoir soif. C’est elle qui est si opposée au péché, que ceux qui agissent d’après ses inspirations n’y tombent jamais. C’est elle qui donne à ses ministres des fruits vraiment impérissables, car ceux qui la manifestent aux hommes reçoivent comme récompense la vie éternelle. Elle est supérieure à toutes les voluptés par sa douceur, aux trônes et aux royaumes par sa sécurité, à toutes les richesses par les avantages qu’elle procure. Après avoir goûté le charme de ses faveurs, j’ai essayé, en recueillant les pensées des saints docteurs, de donner une exposition de cette sagesse évangélique qui, avant tous les siècles, était cachée dans les mysté-<noinclude> <references/></noinclude> 5akq3odomh8lfe89vq1cwz8bd4gnoh2 Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/38 104 4877578 15797116 2026-05-19T12:11:53Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797116 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>voulu que l’on n’accordât eux défenseurs qu’un délai de deux jours. Le 6 janvier, la garnison quitta le fort avec armes et bagages, bannières déployées, et emmenant deux pièces d’artillerie. Elle avait résisté pendant trois mois et demi, et supporté des privations sans nombre. Le courage de ces valeureux soldats, que les chefs de l’armée espagnole surent convenablement honorer, suffit seul pour expliquer cette longue résistance, et il n’est pas besoin, comme le fait {{M.|{{lié|de Gazanyola}}}}, de vouloir, en outre, en chercher la cause dans les dissentiments qui pouvaient exister entre les chefs des assiégeants. Les Espagnols ne jouirent pas longtemps de leur conquête. Les Catalans avaient fini par se révolter ouvertement contre le gouvernement du duc d’Olivarez, qui voulait leur enlever leurs privilèges, comme nous l’avons déjà dit, et ils demandèrent des secours au roi de France, {{roi|Louis|XIII}}, dont ils se reconnurent les sujets par une convention conclue le 20 février 1641. {{formatnum:14000}} Français, commandés par les maréchaux de Schomberg et de la Meilleraye, entrèrent immédiatement en Roussillon par le grau de Leucate, en évitant par conséquent le château de Salses ; ils vinrent bloquer Perpignan au commencement de 1642, après avoir emporté Canet, Elne et quelques autres châteaux. {{formatnum:26000}} hommes s’établirent autour de la ville ; {{roi|Louis|XIII}} et le cardinal de Richelieu vinrent eux-mêmes visiter les travaux. Enfin, le 9 septembre, le gouverneur, marquis de Florès d’Avila, ayant épuisé<noinclude> <references/></noinclude> bl60mdo1yq58m77xtvnksiahajil3fb Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/164 104 4877579 15797118 2026-05-19T12:17:18Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15797118 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>docks pour recevoir les cargaisons qui lui viennent de partout. Chaque vague de son fleuve roule de l’or, sous les espèces des produits variés qu’enfante la terre ou qu’engendre le travail des hommes ; et régulièrement, d’un effort sans hâte et sans trêve, elle fait au soleil sa grosse besogne d’ouvrière qui ne connaît pas la lassitude. Parcourez ses rues, vous y verrez se confondre les types les plus dissemblables : le Russe à l’œil gris, à la barbe longue, aux membres courts et trapus, l’Anglais roux et flegmatique, l’Éthiopien basané, le Nègre couleur de vieux bronze, le Hollandais fumé comme un saumon, l’Italien saccadé et nerveux, l’Espagnol toujours prêt à jouer du couteau, le Norvégien géant et doux, reflétant dans ses prunelles bleues l’eau dormante de ses lacs, le Français agile et bondissant, l'Américain largement planté sur ses pieds, enfant d’une terre libre. Toute cette foule, saturée de senteurs marines, promène dans la ville ses vareuses bigarrées, ayant dans l’œil la nostalgie des grands voyages, population fluctuante, amalgamée, furtive, qui se mêle à la race commerçante du terroir. {{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 164 crop).jpg|align=left|cap=ENTRÉE DE LA BOURSE.}} Dès les premières heures du jour, la cité présente une animation de fourmilière, toutes les rues emplies d’allées et venues affairées, les longs haquets broyant le pavé sous leurs énormes roues, un peuple d’êtres poudreux et hâlés circulant sous des fardeaux. Les commis penchés sur leurs bureaux font grincer leurs plumes ; un bruit de forge sort des magasins ; les entrepôts se vident et se comblent ; principalement le long des quais, sur le fleuve, dans les docks et les bassins, la vie se fait intense, gronde, halète, d’un ahan perpétuel qui crie sous le ciel, mêlé au beuglement des machines et au clapotement des eaux. Jusqu’au soir, l’Anversois est l’homme des affaires et de l’argent<ref>Je remercie ici, à propos de ces notes sur Anvers, ses habitants et ses particularités locales, l’auteur de La nouvelle Carthage, le puissant écrivain Georges Eekhoud qui voulut bien mettre à ma disposition sa rare pénétration d’observateur et fixa les meilleurs traits de cette étude.</ref>. Si vous le rencontrez dans la matinée, il vous bousculera sans vous regarder, laissera tomber un bonjour sec, en dérobant sa main. Il ne connaît point d’amis avant l’heure de dîner, divise l’humanité en acheteurs et en vendeurs, ne considère plus les choses qu’au point de vue de l’offre et de la demande. Une demi-heure de répit à midi pour déjeuner, un quart d’heure de détente après les transactions de la Bourse, voilà tout ce qu’il ose distraire de sa journée de travail. Toutes les facultés de son être convergent au merveilleux palais qu’il s’est construit au cœur de la cité, comme la glorification de ses activités. Là, sous ces voûtes magnifiquement décorées auxquelles s’attachent les puissantes nervures du fer contourné en arcs et jaillissant en colonnes, dans le cadre splendide d’un hall gothique distribué selon les nécessités modernes, il se sent maître et roi ; il n’a qu’un pas à faire pour communiquer avec les deux Amériques : le télégraphe incessamment lui apporte des nouvelles de toutes les contrées de la terre : des flottes de steamers et de voiliers n’attendent que son signal pour appareiller. Le puissant organisme commercial de la métropole se résume véritablement, en ce moment, dans ce gras homme brayant et affairé qui court, les mains ouvertes devant lui, comme un conquérant. Le port et sa prodigieuse agitation se répercutent dans les mouvements de son cerveau ; il souffle avec les poumons de ses machines, respire par<noinclude> <references/></noinclude> r2ydy9s9hxrzprc0yikstmcpxfhwwbt 15797121 15797118 2026-05-19T12:18:08Z Franky007 50939 15797121 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>docks pour recevoir les cargaisons qui lui viennent de partout. Chaque vague de son fleuve roule de l’or, sous les espèces des produits variés qu’enfante la terre ou qu’engendre le travail des hommes ; et régulièrement, d’un effort sans hâte et sans trêve, elle fait au soleil sa grosse besogne d’ouvrière qui ne connaît pas la lassitude. Parcourez ses rues, vous y verrez se confondre les types les plus dissemblables : le Russe à l’œil gris, à la barbe longue, aux membres courts et trapus, l’Anglais roux et flegmatique, l’Éthiopien basané, le Nègre couleur de vieux bronze, le Hollandais fumé comme un saumon, l’Italien saccadé et nerveux, l’Espagnol toujours prêt à jouer du couteau, le Norvégien géant et doux, reflétant dans ses prunelles bleues l’eau dormante de ses lacs, le Français agile et bondissant, l'Américain largement planté sur ses pieds, enfant d’une terre libre. Toute cette foule, saturée de senteurs marines, promène dans la ville ses vareuses bigarrées, ayant dans l’œil la nostalgie des grands voyages, population fluctuante, amalgamée, furtive, qui se mêle à la race commerçante du terroir. {{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 164 crop).jpg|align=left|cap=ENTRÉE DE LA BOURSE.}} Dès les premières heures du jour, la cité présente une animation de fourmilière, toutes les rues emplies d’allées et venues affairées, les longs haquets broyant le pavé sous leurs énormes roues, un peuple d’êtres poudreux et hâlés circulant sous des fardeaux. Les commis penchés sur leurs bureaux font grincer leurs plumes ; un bruit de forge sort des magasins ; les entrepôts se vident et se comblent ; principalement le long des quais, sur le fleuve, dans les docks et les bassins, la vie se fait intense, gronde, halète, d’un ahan perpétuel qui crie sous le ciel, mêlé au beuglement des machines et au clapotement des eaux. Jusqu’au soir, l’Anversois est l’homme des affaires et de l’argent<ref>Je remercie ici, à propos de ces notes sur Anvers, ses habitants et ses particularités locales, l’auteur de « La nouvelle Carthage », le puissant écrivain Georges Eekhoud qui voulut bien mettre à ma disposition sa rare pénétration d’observateur et fixa les meilleurs traits de cette étude.</ref>. Si vous le rencontrez dans la matinée, il vous bousculera sans vous regarder, laissera tomber un bonjour sec, en dérobant sa main. Il ne connaît point d’amis avant l’heure de dîner, divise l’humanité en acheteurs et en vendeurs, ne considère plus les choses qu’au point de vue de l’offre et de la demande. Une demi-heure de répit à midi pour déjeuner, un quart d’heure de détente après les transactions de la Bourse, voilà tout ce qu’il ose distraire de sa journée de travail. Toutes les facultés de son être convergent au merveilleux palais qu’il s’est construit au cœur de la cité, comme la glorification de ses activités. Là, sous ces voûtes magnifiquement décorées auxquelles s’attachent les puissantes nervures du fer contourné en arcs et jaillissant en colonnes, dans le cadre splendide d’un hall gothique distribué selon les nécessités modernes, il se sent maître et roi ; il n’a qu’un pas à faire pour communiquer avec les deux Amériques : le télégraphe incessamment lui apporte des nouvelles de toutes les contrées de la terre : des flottes de steamers et de voiliers n’attendent que son signal pour appareiller. Le puissant organisme commercial de la métropole se résume véritablement, en ce moment, dans ce gras homme brayant et affairé qui court, les mains ouvertes devant lui, comme un conquérant. Le port et sa prodigieuse agitation se répercutent dans les mouvements de son cerveau ; il souffle avec les poumons de ses machines, respire par<noinclude> <references/></noinclude> 1odj4yltpsf9dpsw145xu636mcvfds5 Page:Louis-d-elmont-agence-d-amour-1925.djvu/44 104 4877580 15797119 2026-05-19T12:17:36Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « 42- Mais, monsieur le sous-directeur, ce matin, vous-même me félicitiez. - Eh! ce matin peut-être... parce que j'étais insuffisam- ment renseigné... Mais ce soir, je suis fixé !... M. Arsène avait pris son ton le plus sévère pour parler à son subordonné afin que Mme Rouma fut satis- faite. Il n'avait pas remarqué que sa visiteuse, dès qu'elle avait entendu qu'il était question de l'affaire Radulin, s'était tournée du côté opposé à M. Anatole.... » 15797119 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 42 —|}}</noinclude>42- Mais, monsieur le sous-directeur, ce matin, vous-même me félicitiez. - Eh! ce matin peut-être... parce que j'étais insuffisam- ment renseigné... Mais ce soir, je suis fixé !... M. Arsène avait pris son ton le plus sévère pour parler à son subordonné afin que Mme Rouma fut satis- faite. Il n'avait pas remarqué que sa visiteuse, dès qu'elle avait entendu qu'il était question de l'affaire Radulin, s'était tournée du côté opposé à M. Anatole. Maintenant, elle se tenait la tête baissée occupée à se regarder avec une grande attention dans un petit miroir qu'elle avait tiré de son sac à main. Ce geste avait deux buts: d'abord il permettait à Ernes- tine de cacher son visage à M. Anatole, le détective qui l'avait suivie à Etretat et ne pouvait ainsi la reconnaître ; en second lieu, de la façon dont la femme était placée, elle pouvait, examiner au contraire à loisir la physionomie de celui qui était chargé de la surveiller... M. Arsène ne devina pas les motifs de cette attitude; il n'allait pas chercher des raisons suspectes au geste si simple et si naturel d'une femme se regardant dans une glace de poche... Néanmoins, il était assez curieux de savoir ce que conte- nait le télégramme apporté par M. Anatole. -w Donnez cette dépêche ! dit-il. L'agent, qui était tout décontenancé et avait perdu sa belle assurance, tendit le papier bleu à son chef. Mais, dès qu'il eût pris connaissance du message de Mlle Pauline, M. Arsène comprit... ce fut comme un trait de lumière !... Il n'y avait pas à en douter: La femme partie d'Etretat subitement le matin pour Paris, ce ne pouvait être que Mme Rouma elle-même... Il fallit pousser une exclamation, mais il la réprima aussitôt. Il donna, sous la table, un coup de pied à Anatole ; celui- ci comprit que quelque chose d'anormal se passait ; il écouta, et il regarda... Chère madame, fit M. Arsène en se tournant vers Ernestine, vous voudrez bien m'excuser...<noinclude> <references/></noinclude> j35bvzz6y0zuldijlt400sf8igmxuk5 15797125 15797119 2026-05-19T12:22:01Z Hektor 294 15797125 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 42 —|}}</noinclude><nowiki /> — Mais, monsieur le sous-directeur, ce matin, vous-même me félicitiez. — Eh ! ce matin peut-être… parce que j’étais insuffisamment renseigné… Mais ce soir, je suis fixé !… {{M.|Arsène}} avait pris son ton le plus sévère pour parler à son subordonné afin que {{Mme|Rouma|nx}} fût satisfaite. Il n’avait pas remarqué que sa visiteuse, dès qu’elle avait entendu qu’il était question de l’affaire Radulin, s’était tournée du côté opposé à {{M.|Anatole}}. Maintenant, elle se tenait la tête baissée, occupée à se regarder avec une grande attention dans un petit miroir qu’elle avait tiré de son sac à main. Ce geste avait deux buts : d’abord, il permettait à Ernestine de cacher son visage à {{M.|Anatole}}, le détective qui l’avait suivie à Étretat et ne pouvait ainsi la reconnaître ; en second lieu, de la façon dont la femme était placée, elle pouvait examiner au contraire à loisir la physionomie de celui qui était chargé de la surveiller… {{M.|Arsène} ne devina pas les motifs de cette attitude ; il n’allait pas chercher des raisons suspectes au geste si simple et si naturel d’une femme se regardant dans une glace de poche… Néanmoins, il était assez curieux de savoir ce que contenait le télégramme apporté par {{M.|Anatole}}. — Donnez cette dépêche ! dit-il. L’agent, qui était tout décontenancé et avait perdu sa belle assurance, tendit le papier bleu à son chef. Mais, dès qu’il eut pris connaissance du message de Mlle Pauline, M. Arsène comprit… ce fut comme un trait de lumière !… Il n’y avait pas à en douter : la femme partie d’Étretat subitement le matin pour Paris, ce ne pouvait être que Mme Rouma elle-même… Il faillit pousser une exclamation, mais il la réprima aussitôt. Il donna, sous la table, un coup de pied à Anatole ; celui-ci comprit que quelque chose d’anormal se passait ; il écouta, et il regarda… — Chère madame, fit M. Arsène en se tournant vers Ernestine, vous voudrez bien m’excuser… <nowiki /><noinclude> <references/></noinclude> 8t0jt47sap9tth1g6e8bnsyq6i8r8cy 15797130 15797125 2026-05-19T12:23:41Z Hektor 294 15797130 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 42 —|}}</noinclude><nowiki /> — Mais, monsieur le sous-directeur, ce matin, vous-même me félicitiez. — Eh ! ce matin peut-être… parce que j’étais insuffisamment renseigné… Mais ce soir, je suis fixé !… {{M.|Arsène}} avait pris son ton le plus sévère pour parler à son subordonné afin que {{Mme|Rouma|nx}} fût satisfaite. Il n’avait pas remarqué que sa visiteuse, dès qu’elle avait entendu qu’il était question de l’affaire Radulin, s’était tournée du côté opposé à {{M.|Anatole}}. Maintenant, elle se tenait la tête baissée, occupée à se regarder avec une grande attention dans un petit miroir qu’elle avait tiré de son sac à main. Ce geste avait deux buts : d’abord, il permettait à Ernestine de cacher son visage à {{M.|Anatole}}, le détective qui l’avait suivie à Étretat et ne pouvait ainsi la reconnaître ; en second lieu, de la façon dont la femme était placée, elle pouvait examiner au contraire à loisir la physionomie de celui qui était chargé de la surveiller… {{M.|Arsène}} ne devina pas les motifs de cette attitude ; il n’allait pas chercher des raisons suspectes au geste si simple et si naturel d’une femme se regardant dans une glace de poche… Néanmoins, il était assez curieux de savoir ce que contenait le télégramme apporté par {{M.|Anatole}}. — Donnez cette dépêche ! dit-il. L’agent, qui était tout décontenancé et avait perdu sa belle assurance, tendit le papier bleu à son chef. Mais, dès qu’il eut pris connaissance du message de {{Mlle|Pauline|nx}}, {{M.|Arsène}} comprit… ce fut comme un trait de lumière !… Il n’y avait pas à en douter : la femme partie d’Étretat subitement le matin pour Paris, ce ne pouvait être que {{Mme|Rouma|nx}} elle-même… Il faillit pousser une exclamation, mais il la réprima aussitôt. Il donna, sous la table, un coup de pied à Anatole ; celui-ci comprit que quelque chose d’anormal se passait ; il écouta, et il regarda… — Chère madame, fit M. Arsène en se tournant vers Ernestine, vous voudrez bien m’excuser… <nowiki /><noinclude> <references/></noinclude> g0b26uobzw4vaem5o9vurjne6e8ui1i Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/165 104 4877581 15797123 2026-05-19T12:19:31Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15797123 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 165 crop).jpg|align=center|width=100%|cap=INTÉRIEUR DE LA BOURSE D’ANVERS.}}<noinclude> <references/></noinclude> emzeckkgaavzh52lb9veoo9s9zuv12c Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/166 104 4877582 15797126 2026-05-19T12:22:41Z Franky007 50939 /* Sans texte */ 15797126 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Franky007" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> klhw6cm5xq6bd0rydbhbrxqfcgzx57c Page:Raymond Clauzel L'Ile des hommes 1924.djvu/161 104 4877583 15797133 2026-05-19T12:28:15Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « L'ILE DES HOMMES 157 Les hommes farouches, le glaive lourd à leur poigne, franchissaient maintenant les ruines de la porte monumentale avec des cris de guerre terri- fiants. Les amazones de la première position, mal- gré les objurgations des centuriones, refluaient dans la deuxième enceinte, sans combattre. Suffoquée, Claudia quitta son poste d'observa- tion. La rage impuissante rentrait toute en son cœur. Elle ordonna aux chefs qui l'entouraient de r... 15797133 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|157|b=<hr />}}</noinclude>L'ILE DES HOMMES 157 Les hommes farouches, le glaive lourd à leur poigne, franchissaient maintenant les ruines de la porte monumentale avec des cris de guerre terri- fiants. Les amazones de la première position, mal- gré les objurgations des centuriones, refluaient dans la deuxième enceinte, sans combattre. Suffoquée, Claudia quitta son poste d'observa- tion. La rage impuissante rentrait toute en son cœur. Elle ordonna aux chefs qui l'entouraient de rejoindre leurs amazones et d'occuper en force toutes les issues intérieures des grandes cours d'honneur. Par cet ordre, Claudia éloignait d'elle toute troupe armée. Elle restait seule parmi les femmes et les gens de services, déjà épouvan- tés. Seule, et plus seule encore en sa pensée ! Tout ce qui fut tendre en elle, passionné ou violent s'effa- çait. Elle n'était plus l'amante, ni la grande amazone de guerre, pas même la souveraine offen- sée. Toute sa conscience se recueillait en une volonté d'héroïsme vengeur, plus impérieuse de seconde en seconde. Oui, elle devait vaincre, vaincre autrement, vaincre avec des armes suprêmes, vaincre par la grandeur et l'immortel exemple du sacrifice inexpiable d'une reine et d'une déesse ! Prise, elle ne serait plus que l'usurpatrice humiliée et déchue. Il fallait qu'elle s'immolât, puisque tout était perdu, et qu'elle le fît de façon à créer une légende que les siècles ne pourraient effacer. Claudia Faustina ne pensait plus ainsi qu'à assurer son règne par<noinclude> <references/></noinclude> hn2kx0nk5wsih099v1eallm2y24zrm3 15797137 15797133 2026-05-19T12:32:36Z Hektor 294 15797137 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’île des hommes}}|157|b=<hr />}}</noinclude><nowiki /> Les hommes farouches, le glaive lourd à leur poigne, franchissaient maintenant les ruines de la porte monumentale avec des cris de guerre terrifiants. Les amazones de la première position, malgré les objurgations des centuriones, refluaient dans la deuxième enceinte, sans combattre. Suffoquée, Claudia quitta son poste d’observation. La rage impuissante rentrait toute en son cœur. Elle ordonna aux chefs qui l’entouraient de rejoindre leurs amazones et d’occuper en force toutes les issues intérieures des grandes cours d’honneur. Par cet ordre, Claudia éloignait d’elle toute troupe armée. Elle restait seule parmi les femmes et les gens de service, déjà épouvantés. Seule, et plus seule encore en sa pensée ! Tout ce qui fut tendre en elle, passionné ou violent s’effaçait. Elle n’était plus l’amante, ni la grande amazone de guerre, pas même la souveraine offensée. Toute sa conscience se recueillait en une volonté d’héroïsme vengeur, plus impérieuse de seconde en seconde. Oui, elle devait vaincre, vaincre autrement, vaincre avec des armes suprêmes, vaincre par la grandeur et l’immortel exemple du sacrifice inexpiable d’une reine et d’une déesse ! Prise, elle ne serait plus que l’usurpatrice humiliée et déchue. Il fallait qu’elle s’immolât, puisque tout était perdu, et qu’elle le fît de façon à créer une légende que les siècles ne pourraient effacer. 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Elle restait seule parmi les femmes et les gens de service, déjà épouvantés. Seule, et plus seule encore en sa pensée ! Tout ce qui fut tendre en elle, passionné ou violent s’effaçait. Elle n’était plus l’amante, ni la grande amazone de guerre, pas même la souveraine offensée. Toute sa conscience se recueillait en une volonté d’héroïsme vengeur, plus impérieuse de seconde en seconde. Oui, elle devait vaincre, vaincre autrement, vaincre avec des armes suprêmes, vaincre par la grandeur et l’immortel exemple du sacrifice inexpiable d’une reine et d’une déesse ! Prise, elle ne serait plus que l’usurpatrice humiliée et déchue. Il fallait qu’elle s’immolât, puisque tout était perdu, et qu’elle le fît de façon à créer une légende que les siècles ne pourraient effacer. Claudia Faustina ne pensait plus ainsi qu’à assurer son règne par<noinclude> <references/></noinclude> pl76j298iug1etd02awl8ku94nj78h8 Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/136 104 4877584 15797139 2026-05-19T12:33:50Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « 128 L'INVITATION A LA PEUR grog. Elle frappa à la porte de l'oncle, qui l'at- tendait. Une voix joviale lui répondit: Entrez ! » Et Mme Hopkins entra, sans faire attention au joyeux rire que cette voix comprimait. On mesu- rera toute la charité, toute l'excellence et aussi toute l'énergie de Mme Hopkins, quand on saura que le grog ne fut pas renversé sur le parquet ; que le cri naissant dans la gorge de Mme Hopkins s'étrangla dans une espèce de toux s... 15797139 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|128|{{sc|l’invitation à la peur}}|}}</noinclude>128 L'INVITATION A LA PEUR grog. Elle frappa à la porte de l'oncle, qui l'at- tendait. Une voix joviale lui répondit: Entrez ! » Et Mme Hopkins entra, sans faire attention au joyeux rire que cette voix comprimait. On mesu- rera toute la charité, toute l'excellence et aussi toute l'énergie de Mme Hopkins, quand on saura que le grog ne fut pas renversé sur le parquet ; que le cri naissant dans la gorge de Mme Hopkins s'étrangla dans une espèce de toux suffisamment imitée; que la sainte femme acheva d'entrer, en dépit de son irréprochable éducation, et qu'elle s'exclama d'un ton surpris: «Tiens! Il n'y a personne Où êtes-vous donc, oncle Patpington ? » alors que M. Patpington se tenait en vérité de- vant elle, n'ayant pour toute parure qu'un sourire farceur et n'étant couvert que de ridicule. Ah! cette feintise n'était pas une sinécure ! Elle exigeait une vigilance de tous les instants, un contrôle perpétuel, la prévision de toutes les éven- tualités, la surveillance pénétrante de soi-même et d'autrui. Instruire Bob et Lily de cette comédie familiale, on n'y pouvait songer; force fut donc de leur interdire l'accès de la chambre où M. Pat- pington couchait, prenait ses repas et vivait la plu- part du temps. Les petits obéirent sans barguigner; mais lorsque le chat fut vendu, Bob et Lily ver- sèrent des larmes. Hopkins vendit le chat parce qu'il se défiait con- fusément de la bête et de son instinct. Il avait<noinclude> <references/></noinclude> ebo3d727aip1kgs7rowpn9a8lmbr9pq 15797143 15797139 2026-05-19T12:37:43Z Hektor 294 15797143 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|128|{{sc|l’invitation à la peur}}|}}</noinclude>grog. Elle frappa à la porte de l’oncle, qui l’attendait. Une voix joviale lui répondit : « Entrez ! » Et {{Mme|Hopkins}} entra, sans faire attention au joyeux rire que cette voix comprimait. On mesurera toute la charité, toute l’excellence et aussi toute l’énergie de {{Mme|Hopkins}}, quand on saura que le grog ne fut pas renversé sur le parquet ; que le cri naissant dans la gorge de {{Mme|Hopkins}} s’étrangla dans une espèce de toux suffisamment imitée ; que la sainte femme acheva d’entrer, en dépit de son irréprochable éducation, et qu’elle s’exclama d’un ton surpris : « Tiens ! Il n’y a personne ! Où êtes-vous donc, oncle Patpington ? » — alors que {{M.|Patpington}} se tenait en vérité devant elle, n’ayant pour toute parure qu’un sourire farceur et n’étant couvert que de ridicule. Ah ! cette feintise n’était pas une sinécure ! Elle exigeait une vigilance de tous les instants, un contrôle perpétuel, la prévision de toutes les éventualités, la surveillance pénétrante de soi-même et d’autrui. Instruire Bob et Lily de cette comédie familiale, on n’y pouvait songer ; force fut donc de leur interdire l’accès de la chambre où {{M.|Patpington}} couchait, prenait ses repas et vivait la plupart du temps. Les petits obéirent sans barguigner ; mais lorsque le chat fut vendu, Bob et Lily versèrent des larmes. Hopkins vendit le chat parce qu’il se défiait confusément de la bête et de son instinct. Il avait<noinclude> <references/></noinclude> ql6j1njoiswvakszgxs67sz9sscl5xp Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/425 104 4877585 15797148 2026-05-19T12:41:43Z Miruts 45498 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="ARTILLERIE s. f."/>connaissances dont ils ont besoin. Cependant, sous le nom d’''artillerie de marine'', un décret impérial du 25 juin 1855 a organisé un régiment de canonniers marins, composé d’environ 2,800 hommes, qui fournit des détachements à tous les bâtiments de guerre. {{2o}} ''Matériel.'' — On entend par ''matériel d’artillerie'' l’ensemble des voitures et des machines nécessaires pour le service des bouches à feu,... » 15797148 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ARTILLERIE s. f."/>connaissances dont ils ont besoin. Cependant, sous le nom d’''artillerie de marine'', un décret impérial du 25 juin 1855 a organisé un régiment de canonniers marins, composé d’environ 2,800 hommes, qui fournit des détachements à tous les bâtiments de guerre. {{2o}} ''Matériel.'' — On entend par ''matériel d’artillerie'' l’ensemble des voitures et des machines nécessaires pour le service des bouches à feu, le transport des munitions et la construction des ponts mobiles au moyen desquels les armées opèrent le passage des cours d’eau. Au point de vue matériel, l’''artillerie'' elle-même se divise en ''artillerie navale'' et ''artillerie de terre'', celle-ci subdivisée en ''artillerie de campagne, artillerie de montagne, artillerie de siége, artillerie de place'' et ''artillerie de côtes ;'' mais ces distinctions sont uniquement fondées, soit sur le calibre des pièces, soit sur la manière dont elles sont montées. Autrefois, le matériel était fabriqué par l’industrie privée ; aujourd’hui, le soin de le construire appartient exclusivement au corps de l’''artillerie'', qui possède à cet effet une foule d’établissements spéciaux, tels que fonderies, arsenaux de construction, etc., auxquels les modèles et les instruments vérificateurs sont fournis par le dépôt central. V. {{sc|Arsenal, Affût, Bouche à feu}}, {{sc|Poudre, Ponts militaires, Parc, Équipages}}, etc. III. {{sc|Rôle de l’artillerie}}. L’extension que l’''artillerie'' a prise depuis le {{s|xv}} est due à la puissance de ses effets. Ce qui lui donne la supériorité sur les armes portatives, c’est la fixité des machines qu’elle emploie, ce qui rend le tir plus indépendant de l’émotion du combat et permet les vérifications. Toutefois, elle ne se propose pas de tuer des hommes ou de démonter des pièces sur des points isolés ; elle cherche avant tout à faire d’énormes trouées dans les troupes ennemies, afin de les démoraliser et de les arrêter, tout en favorisant les attaques dirigées contre elles. Aussi, dans les batailles, agit-elle ordinairement par masses. L’art consiste à faire converger un grand nombre de feux sur un même point, et la mêlée une fois établie, celui des deux adversaires qui a l’adresse de faire arriver subitement et à l’insu de l’autre, sur un de ses points, une masse de bouches à feu, est sûr de l’emporter. C’est ainsi qu’agissait toujours {{roi|Napoléon|Ier}}, et il dut la plupart de ses victoires à cette tactique. « Nous avons vu, disait-il, des occasions ou l’ennemi aurait gagné la bataille : il occupait, avec une batterie de cinquante à soixante pièces, une belle position ; on l’aurait en vain attaqué avec 4,000 chevaux et 8,000 hommes d’infanterie de plus ; il fallut une batterie d’égale force, sous la protection de laquelle les colonnes d’attaque s’avancèrent et se déployèrent. Prétendre, ajoutait-il, courir sur les pièces, les enlever à l’arme blanche, ou faire tuer les canonniers par des tirailleurs, sont des idées chimériques : cela peut arriver quelquefois ; et n’avons-nous pas vu des places fortes prises d’un coup de main, dans les premières campagnes de la guerre de la Révolution ! Ce que la France a toujours eu de meilleur, c’est l’''artillerie''. Je ne sache pas un seul exemple de cette guerre où vingt pièces de canon convenablement placées en batterie aient jamais été enlevées à la baïonnette. » — Relativement à celle des autres armes, la force de l’''artillerie'' varie de deux à quatre bouches à feu par mille hommes, suivant l’importance et la composition de ces armes. <section end="ARTILLERIE s. f."/> <section begin="{{sc|Artillerie}} (Musée d’)"/><nowiki/> {{sc|Artillerie}} (Musée d’), à Paris. En 1694, le maréchal d’Humières, grand maître de l’artillerie, obtint de {{roi|Louis|XIV}} l’autorisation de placer dans une des salles de la Bastille un dépôt des modèles des bouches à feu alors en usage, pour servir à l’enseignement des jeunes officiers. Cette collection avait déjà reçu de notables accroissements, par les soins des lieutenants généraux de Vallière (1755), et de Gribeauval (1788), lorsqu’elle fut dévastée et détruite presque en entier après la prise de la Bastille. Le système de réquisition mis en vigueur par la Convention ayant fait affluer à Paris un nombre considérable d’armes et d’armures de toute sorte, le contrôleur Régnier eut l’heureuse idée de choisir les plus intéressantes parmi celles qui ne pouvaient être utilisées pour la défense de la République. Le ministre de la guerre Petiet, comprenant tout le parti qu’on pouvait tirer de cette nouvelle collection, donna ordre de la ranger avec soin dans une salle de l’ancien couvent des Feuillants ; il la fit transporter ensuite dans le couvent des dominicains-jacobins de Saint-Thomas d’Aquin (1796), et la plaça sous la direction du comité central d’artillerie. Tels furent les commencements du musée actuel. Quelques-uns des modèles qui avaient échappé au pillage de la Bastille furent joints aux pièces rassemblées par le contrôleur Régnier ; d’un autre côté, le comité fut autorisé par le ministre à faire des recherches dans les anciennes collections des demeures royales et princières et dans les arsenaux de province. La ville de Sedan, qui possédait la riche collection formée jadis par les ducs de Bouillon, et Chantilly, où se trouvait celle qui avait été formée par les princes de Condé, ne cédèrent aux ordres du gouvernement qu’après une vive résistance. Une partie même des précieuses armures conservées à Sedan fut vendue à l’étranger. Strasbourg ne montra pas moins de répugnance à envoyer les armes intéressantes que renfer ART mait son arsenal. Le musée s’accrut, sous l’Empire, de plusieurs pièces remarquables rapportées d’Allemagne et d’Italie. Sous la Restauration, les salles furent réparées, et une allocation annuelle de 5,000 fr. fut accordée par le gouvernement pour frais d’achat et d’entretien. Depuis, d’importantes acquisitions, parmi lesquelles nous citerons celle de la collection du duc de Reggio et de quelquesunes des pièces les plus intéressantes de la collection Soltyltoff, sont venues combler les lacunes qui existaient. Le musée doit beaucoup aussi aux dons particuliers. Tel qu’il est aujourd’hui, il offre l’une des suites les plus complètes que l’on connaisse de toutes les espèces d’armes offensives et défensives, depuis la hache de silex, de l’âge de pierre, jusqu’aux derniers modèles de nos fusils d’infanterie et de nos canons rayés. Les séries des armes de l’âge de pierre et du commencement de l’âge de bronze, commencées en 1844 par M. de Saulcy, se sont récemment accrues de plusieurs spécimens intéressants provenant de découvertes faites sur divers points de la France. Les armes antiques (grecques, romaines, étrusques) ont été, pour la plupart, données au musée par Napoléon III ; elles sont au nombre de 115 pièces, presque toutes de la plus grande rareté. Quelques armes gallo-romaines et mérovingiennes (30 pièces) et des objets de différentes formes, trouvés sur les champs de bataille du xve et du xvie siècle méritent l’attention des archéologues. La série des armures du moyen âge (environ 400 pièces) commence par une armure complète d’homme et de cheval en usage en France sous Charles VII, vers le milieu du xve siècle. Elle se continue par des armures allemandes cannelées dites ''maximiliennes'', et par une suite nombreuse d’admirables armures italiennes, ciselées, gravées, damasquinées en or ou en argent ; nous avons décrit, au mot {{sc|Armurerie}}, les pièces de cette collection les plus remarquables au point de vue de l’art. Celles qui offrent quelque intérêt historique sont les armures qui ont appartenu : à Robert II, comte de La Marck. fils du Sanglier des Ardennes, mort en 1535 (G. 27) ; au grand maître de l’artillerie, Jacques Galliot de Ginouillac, qui commandait l’artillerie française à la bataille de Pavie (G. 28) ; à Frédéric V, le Conquérant, roi de Bohême (G. 63) ; au connétable Anne de Montmorency, mort en 1567 des suites de ; Saint-Denis (G. 73) ; à Henri Ier de Montmorency, fils du précédent (G. 74) ; à Henri de GuiseleBalafré(G.75) ; à Charles de Lorraine, dit le gros Mayenne (G. 76) ; au baron des Adrets (G. 77) ; à Pierre Bruner, capitaine suisse qui servit sous cinq rois de France, de Henri II à Henri IV (G. 78) ; au duc d’Epernon, qui était dans le carrosse d’Henri IV le jour de l’assassinat de ce prince (G. 87) ; au comte de Soissons (G. 88) ; à Sully (G. 89) ; à Henri de la Tour, duc de Bouillon, père de Turenne (G. 90) ; à Turenne (G. 91). Quelquesunes de ces armures sont remarquables par leur poids énorme : celle de Henri de Montmorency pèse 18 kilog. ; celle du capitaine Bruner, 22 kilog. 5 ; celle de Henri de Guise le Balafré, 42 kilog. 20 (y ''compris'', bien entendu, le casque qui, à lui seul, pèse 10 kilog.). L’armure du gros Mayenne est d’un poids également considérable. L’armure (G. 103) que l’on a attribuée à Jeanne Darc ne date que du XVI» siècle. La collection de pièces historiques au musée d’artillerie était beaucoup plus importante avant qu’on eût eu l’idée d’en distraire douze armures royales de la plus grande beauté pour les transporter au musée des souverains. La série des casques comprend environ 190 pièces : beaumes et salades de guerre et de joute, bacinets, armets, bourguignotes, morions, cabassets, toutes les formes de coiffures militaires employées au moyen âge. La collection des boucliers est fort belle : elle se compose de pavois anglais et allemands, de rondelles à main, à poing, de targes de joute, de rondaches en corne, en cuir bouilli, en bois revêtu de peau, en acier, en fer richement ornementé (V. {{sc|Armurerie).}} Voilà pour les armes défensives, dont la série est complétée par de précieuses armures orientales, sarrasines, turques, circassiennes, mongoles, japonaises, indiennes, chinoises : au nombre de ces dernières figure l’habit de guerre de l’empereur du Céleste-Empire, pris au palais d’Été en 1860. Les armes offensives forment une suite considérable. Toutes les variétés d’armes blanches y sont représentées : épées du xiie, du xme et du xrve siècle ; épées italiennes, à la poignée artistement ciselée, de- l’époque de la Renaissance ; belles lames de Tolède et de Solingen ; épées d’hommes d’armes, épées à deux mains, épées de ville, épées jumelles de duel, épées bâtardes, espadons, épées et couteaux de chasse ; dagues vénitiennes, suisses, saxonnes ; poignards, sabres ; glaives de justice : claymores écossaises ; yatagans turcs, malais, javanais, albanais ; fiissats kabyles ; khandjar turc ; koukri kora du Népaul ; doubles sabres japonais et autres armes orientales. Cette série, qui finit aux derniers modèles de sabres et d’épées adoptés pour nos divers corps d’infanterie et de cavalerie, comprend quelques armes historiques, entre autres : le sabre du général Desaix (J. 320) ; l’épée offerte par le Directoire au général Lefèvre, après l’affaire de Stockach ART (J. 321) ; l’épée offerte à Barras, lorsqu’il reçut le commandement de l’armée de Paris (J. 322) ; le sabre d’honneur donné par le Directoire à Augereau, après le passage du pont d’Arcole (J. 333) ; le sabre offert par la ville de Milan à Eugène de Beauharnais (J. 340) ; une épée en vermeil ayant appartenu à Murât (J. 339) ? etc. D’autres pièces historiques également intéressantes sont des bâtons de maréchaux de France. Il faut citer ensuite les masses d’armes et les armes d’hast, fléaux, marteaux, haches d’armes, hallebardes, etc. ; les armes de trait et de jet, de magnifiques arbalètes à rouet, à jalet, enrichies d’incrustations, etc. Puis vient la longue suite des armes à feu portatives, qui commence à la couleuvrine à main, du xve siècle. La collection des bouches d’artillerie n’est pas moins complète : elle embrasse un assez grand nombre de pièces de tout pays rapportées à la suite de nos victoires. Une dernière série comprend les modèles des diverses machines employées dans les manufactures d’armes, ceux des instruments pour la réception et la vérification des armes a feu, ceux des différents systèmes d’affûts, de chariots de munitions, de caissons de parc, de pillé par le peuple, qui cherchait des armes jusque dans les magasins de théâtre ; mais, disons-le à l’honneur de la population parisienne, une grande partie des objets enlevés furent rendus le lendemain et les jours suivants. En 1848, quelques hommes se présentèrent encore, mais ils furent pacifiquement renvoyés ; on n’eut-pas de peine a leur faire comprendre que le musée n’est pas un arsenal, et que les armes qu’on y conserve, presque toutes hors d’usage, n’offrent qu’un intérêt historique et archéologique. ''poudrière gu’un faible groupe d’<'' {{sc|^’artilleurs}} ''anglais.'' (Journ.) {{sc|artilleur}} À {{sc|genoux}}, périphrase ironique qui sert à désigner un infirmier militaire. On dit aussi ''artilleur, canonnier de la'' ''pièce humide.'' Au xvue siècle, on donnait déjà le nom de ''mousquetaires à genoux'' aux apothicaires. ARTILLIER. V. ARSILLER. ARTIMON s. m. (ar-ti-mon — du lat. ''artimo'' ; tiré du gr. ''artaô'', être suspendu, ou ''arteà'', disposer). Mar. Mât de l’arrière, le plus petit mât d’un grand bâtiment : {{sc|L’artimon.}} ''Le màt'' d’{{sc|artimon.}} ''J’étais sur le gaillard'' ''d’arrière, me tenant accroché aux hauhans du'' ''mât'' d’ARTiMON. (E. Sue.) ''Le mût'' {{sc|^’artimon}} ''se compose du bas mût'' d’{{sc|artimon}}, ''du mât de'' ''perroquet de fougue ou mât de hune'' d’ARTiMON, ''du mât de perroquet'' d’ARTiMON ''ou mât de perruche, et du mût de cacatoès d’t'' ''flèche en l’air. ''(Bachelet.) ''faites border'' {{sc|/’artimon}} à ''plat, et filer les'' ''écoutes de foc.'' (E. Sue.) Il ''Vergue d’artimon, '' Celle qui supporte cette voile. — ''Passe derrière border l’artimon ! ''Commandement indiquant aux matelots qu’on va leur faire une distribution d’eau-de-vie. il ''Jlaidir l’artimon, ''Boire une double ration d’eau-de-vie, accordée à l’équipage et aux gens de quart lorsqu’ils sont fatigués par de rudes manœuvres. — Moll. ''Artimon entortillé.'' Nom vulgaire du strombe orné de bandelettes. ARTINS, village du dép. de Loir-et-Cher, 530 hab. Ville autrefois considérable ; restes d’un pont romain construit sur le Loir ; église élevée sur les ruines d’un temple de Jupiter. {{sc|artiomorphe}} adj. et s. m. (ar-ti-omor-fe — du gr. ''artios'', pair ; ''morphê'', forme). Zool. Se dit des animaux dont la forme est symétrique. ARTIOPTÉRYX s. m. ^r-ti-o-pté-rikssdu gr. ''artios'', pair ; ''pterux'', aile). Entom. Genre d’insectes nevroptères planipennes l’Australie. ARTIOZOAIRE adj. et s. m. (ar-ti-o-zoè-re — du gr. ''artios'', pair ; ''zôon'', animal). So dit des animaux dont le corps peut être partagé en deux parties symétriques. ARTÏPE s. m. (ar-ti-pe — du gr. ''artipous'', oui a bon pied). Entom. Genre de coléo ères tétramères, voisin des charençons, mpren"-* ''■’"*- ''——— — : — ;—* Antilles. ARTIPHYLLE adj. (ar-ti-fî-lle ; ''Il'' mil,du gr. ''arti'', qui, en composition, marque la perfection ; ''phullon'', feuille). Bot. So dit des ART1S (Gabriel {{sc|d’)}}, théologien protestant, né à Milhau vers 1660. Après la révocation de l’édit de Nantes, il se retira en Prusse et devint pasteur à Berlin. Il fut mêlé à beaucoup de disputes théologiques et dut se réfugier successivement en Hollande et en Angleterre. Il a laissé des écrits de controverse, dirigés principalement contre les sociniens, mais dont la liste n’offrirait aujour- i d’hui aucun intérêt., , I . ÀRTIS (Jean »’), ou ARTISIUS, canoniste, | ART né à Cahors en 1572, moTt en 1651. Il profes™ le droit canon à la Faculté de Paris, puis au Collège royal. Ses écrits ont été publiés à Paris en 1656. On ne trouve pas dans cette collection son petit traité ''J, Artisii admiranda'' ''pedis'' (les Merveilles du pied), qui renferme des idées singulières sur les rapports entre le caractère et la forme du pied. Il a été imprimé à Paris en 1629. ARTISAN s. m. (ar-ti-zan —rad. ''art).'' Celui qui exerce un art mécanique, un métier : ''Un honnête'' {{sc|artisan.}} ''Ce n’est qu’un simple'' {{sc|artisan.}} ''Choisisses un'' {{sc|artisan}} ''plus habile.'' ''Représentez-vous un'' {{sc|artisan}}, ''un laboureur'', ''gui n’a pour tout vaillant que ses bras. ''(Volt.) ''et de ses ressources.'' (D’Alemb.) ''Les'' {{sc|artisans}} ''ne'' ''subsistent que du salaire qu’ils reçoivent des'' ''riches qui les occupent.'' (Mably.) ''Là famille de'' ''Franklin était une famille d’anciens et konnêtes'' {{sc|artisans.}} (Mignet.) V{{sc|artisan}} ''est plus'' ''heureux que le riche désoccupé, parce qu’il est'' ''soumis à un travail impérieux.'' (Chateaub.) ''En Italie, les'' {{sc|artisans}} ''chargés de couvrir de'' ''fresques les plafonds et les murailles sont presque des artistes.'' (G. Sand.) — Se disait autrefois pour Artiste : ''Vous'' ''voyez dans les arts les secrets qui ne sont connus'' ''que des'' {{sc|artisans.}} (J.-L- Balz.) ''Il était logé'' ''aux galeries du Louvre comme un célèbre'' {{sc|artisan.}} (Tall. des Réaux.) ''Il y a des'' {{sc|artisans}} ''dont l’esprit est aussi vaste que l’art qu’ils'' ''professent.'' (La Bruy.) On exposait une peinture Où ''l’artisan'' avait tracé Un lion d’immense stature Par un seul homme terrassé. {{sc|La Fontaine.}} Le caractère de l’idole Qu’on trouva qu’il ne manquait rien À Jupiter que la parole. {{sc|La Fontaine.}} ....... Ce monarque guerrier Qui ne pouvait souffrir qu’un ''artisan'' grossier Entreprît de tracer, d’une main criminelle, Un portrait réservé pour le pinceau d’Apelle. {{sc|Boileau.}} — Se dit quelquefois en parlant de Dieu, mais alors il est accompagne d’une épithète qui en relève, qui en ennoblit l’idée : ''Dieun’esl-il'' ''pas'' {{sc|/’artisan}}, ''l’ouvrier suprême, et ne poursuit-il pas tous Us jours son œuvre ?'' (Vital.) L’éternel ''artisan'' n’a-t-il pas dans ses mains Des moyens infinis tout prêts pour ses desseins ? {{sc|Voltaire.}} D’un artisan suprême atteste la puissance. Le divin ''artisan'', auteur de la nature. De son habile main ébauchant un tableau, ... Aurait-il fait un ouvrage si beau, Pour n’offrir aux humains que des biens en peinture ? {{sc|Grécourt.}} Jouis, grand ''artisan'', de l’œuvre de tes mains, Je suis pour accomplir tes ordres souverains : Dispose, ordonne, agis, dans les temps, dans l’espace, Marque-moi pour ta gloire et mon jour et ma place. — Fig. Auteur, cause d’une chose : ''Être'' {{sc|/’artisan}} ''de sa fortune. Être'' {{sc|/’artisan}} de ''son'' ''malheur, de sa perte. Il y a quelque chose de'' ''plus doux à être soi-même'' {{sc|{’artisan}} ''de sa'' ''propre grandeur, et à ne devoir rien qu’à soimême.'' (Mlle de Scudéry.) iVous ''sommes presque'' ''toujours les'' {{sc|artisans}} ''de nos disgrâces.'' (Volt.) ''Villars avait été'' {{sc|/’artisan}} ''de sa fortune.'' (Volt.) ''Les aristocrates et les mauvais riches sont les'' {{sc|artisans}} ''habiles de la corruption et du malheur'' ''des peuples.'' (B. Const.) ''Le savant est le seul'' {{sc|artisan}} ''de sa gloire.'' (E. Sue.) ''Personne ne'' ''peut faire ou défaire votre bonheur ; vous en'' ''êtes vous-même'' {{sc|/’artisan}} ''et le gardien.'' (G. Sand.) ''Elle voulut défendre le fournisseur que'' ''l’on représentait comme un pernicieux ''{{sc|artisan}} ''d’intrigues. ''(Balz.) ''L’esprit est le souverain'' {{sc|artisan}} ''des grandes choses'', ''des actions militaires aussi bienque des actions civiles.'' (Balz.) ''La volonté dirigée par le jugement peut seule'' ''rendre un homme'' {{sc|/’artisan}} de ''sa destinée.'' (Custine.) Chacun est ''artisan'' de sa propre fortune. N’appelez point honneur cet enfant de l’orgueil, ■ Eternel ''artisan'' de discorde et de deuil. Quoi ! ce même Lépide, De nos derniers malheurs sacrilège ''artisan !'' {{sc|Voltaire.}} — Des écrivains modernes ont donné un féminin à ce mot : ''Dans la pastorale d’aujourd’hui '', ''les'' {{sc|artisanes}} ''remplacent les bergères.'' (H. Rigatilt.) ''Habituez-vous à l’idée de vous'' ''suffire, comme d’honnêtes ''{{sc|artisanes}} ''doivent'' ''et peuvent le faire.'' (G. Sand.) Elle est née au Croisil, et se nomme Suzanne ; Or, un noble l’épouse, elle, simple ''artisanc.'' — ''Artisan de la parole'', Celui qui manie habilement la parole, soit en parlant, soit en écrivant. C’est la traduction de l’expression latine ''artifex verborum : Ces'' {{sc|artisans dis la}} {{sc|parole}}, ''ces premiers maîtres de la langue française.'' (La Bruy.) — Syn. Artisan, artiste, ouvrier. ''Artisan'' et ''ouvrier'' se disent également de gens qui travaillent des mains. Mais ''ouvrier'' a un sens plus étendu ; dans la classe nombreuse des ''ouvriers'',<section end="{{sc|Artillerie}} (Musée d’)"/><noinclude> <references/></noinclude> pvyy3cu9vn1o95mrgpzjs7pgwg5g04k Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/190 104 4877586 15797151 2026-05-19T12:43:16Z Poslovitch 68529 /* Corrigée */ 15797151 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|180|GAL{{em|12}}GAM}}</noinclude><section begin="Gageur, Gageuse"/><nowiki/> Gageur, euse, s. qui gage souvent. <section end="Gageur, Gageuse"/> <section begin="Gageure"/>Gageure, s. f. (''ju'') pari. <section end="Gageure"/> <section begin="Gagiste"/>Gagiste, s. m. salarié non domestique. <section end="Gagiste"/> <section begin="Gagnage"/>Gagnage, s. m. pâtis. <section end="Gagnage"/> <section begin="Gagnant"/>Gagnant, a. qui gagne. <section end="Gagnant"/> <section begin="Gagne-denier"/>Gagne-denier, s. m. porte-faix. ''— pain'', métier. ''— petit'', rémouleur. <section end="Gagne-denier"/> <section begin="Gagner"/>Gagner, v. a. ''et'' n. tirer profit ; acquérir ; vaincre au jeu ; (une maladie), en être atteint ; (le vent), en prendre le dessus. <section end="Gagner"/> <section begin="Gai"/>Gai, a. joyeux, qui porte à la joie. ad. gaiement. <section end="Gai"/> <section begin="Gaiement"/>Gaiement, ad. (''gaî'') avec gaieté. <section end="Gaiement"/> <section begin="Gaieté"/>Gaieté, s. f. (''gaî'') joie ; vivacité. <section end="Gaieté"/> <section begin="Gaillard"/>Gaillard, a. ''et'' s. sain, dispos ; (propos) licencieux ; (vent) froid ; gai. s. m. élévation sur le tillac. ''mar.'' f. danse. ''v.'' caractère d’imp. <section end="Gaillard"/> <section begin="Gaillardement"/>Gaillardement, ad. gaiement ; hardiment. <section end="Gaillardement"/> <section begin="Gaillardise"/>Gaillardise, s. f. gaieté gaillarde. <section end="Gaillardise"/> <section begin="Gain"/>Gain, s. m. profit ; succès. <section end="Gain"/> <section begin="Gaîne"/>Gaîne, s. f. étui ; t. d’arch. <section end="Gaîne"/> <section begin="Gaînier"/>Gaînier, s. m. march. de gaînes ; arbre. <section end="Gaînier"/> <section begin="Gala"/>Gala, s. m. festin à la cour. <section end="Gala"/> <section begin="Galamment"/>Galamment, ad. d’une man. galante. <section end="Galamment"/> <section begin="Galant"/>Galant, s. ''et'' a. probe ; civil ; amoureux ; agréable. ''Femme —'', qui a des intrigues d’amour. <section end="Galant"/> <section begin="Galanterie"/>Galanterie, s. f. soins empressés auprès des femmes ; agrément ; petit cadeau. <section end="Galanterie"/> <section begin="Galantin"/>Galantin, s. m. galant ridicule. <section end="Galantin"/> <section begin="Galantiser"/>Galantiser, v. a. faire le galantin. <section end="Galantiser"/> <section begin="Galaxie"/>Galaxie, s. f. voie lactée. pl. fêtes. ''ant.'' <section end="Galaxie"/> <section begin="Galbanum"/>Galbanum, s. m. (''om'') plante ; gomme. <section end="Galbanum"/> <section begin="Galbe"/>Galbe, s. m. ornement d’architect. ; contour. <section end="Galbe"/> <section begin="Gale"/>Gale, s. f. maladie de peau. <section end="Gale"/> <section begin="Galéace"/>Galéace, s. f. grande galère. <section end="Galéace"/> <section begin="Galée"/>Galée, s. f. ais à rebord. ''imp.'' <section end="Galée"/> <section begin="Galefretier"/>Galefretier, s. m. homme de néant. ''pop.'' <section end="Galefretier"/> <section begin="Galène"/>Galène, s. f. mine de plomb. <section end="Galène"/> <section begin="Galénique"/>Galénique, a. de Galien. ''méd.'' <section end="Galénique"/> <section begin="Galénisme"/>Galénisme, s. m. doctrine de Galien. <section end="Galénisme"/> <section begin="Galéniste"/>Galéniste, a. ''et'' s. m. sectateur de Galien. <section end="Galéniste"/> <section begin="Galère"/>Galère, s. f. bâtiment à rames. pl. peine afflictive. <section end="Galère"/> <section begin="Galerie"/>Galerie, s. f. chambre longue ; route souterraine. <section end="Galerie"/> <section begin="Galérien"/>Galérien, s. m. mis aux galères. <section end="Galérien"/> <section begin="Galerne"/>Galerne, s. f. vent de nord-ouest. <section end="Galerne"/> <section begin="Galet"/>Galet, s. m. caillou plat ; jeu de palet. <section end="Galet"/> <section begin="Galetas"/>Galetas, s. m. logement pauvre. <section end="Galetas"/> <section begin="Galette"/>Galette, s. f. gâteau plat. <section end="Galette"/> <section begin="Galeux, Galeuse"/>Galeux, se, a. ''et'' s. qui a la gale. <section end="Galeux, Galeuse"/> <section begin="Galimafrée"/>Galimafrée, s. f. fricassée de restes de viandes. ''pop.'' <section end="Galimafrée"/> <section begin="Galimatias"/>Galimatias, s. m. discours confus. <section end="Galimatias"/> <section begin="Galion"/>Galion, s. m. grand navire espagnol. <section end="Galion"/> <section begin="Galiote"/>Galiote, s. f. galère ; bateau. <section end="Galiote"/> <section begin="Galipot"/>Galipot, s. m. résine du pin. <section end="Galipot"/> <section begin="Galle"/>Galle, s. f. excroissance végétale. <section end="Galle"/> <section begin="Gallican"/>Gallican, a. qui concerne l’église de France. <section end="Gallican"/> <section begin="Gallicisme"/>Gallicisme, s. m. idiotisme français. <section end="Gallicisme"/> <section begin="Gallinacées"/>Gallinacées, s. f. pl. genre de poules. <section end="Gallinacées"/> <section begin="Gallique"/>Gallique, a. (acide) de la noix de galle ; gaulois. <section end="Gallique"/> <section begin="Galoche"/>Galoche, s. f. sorte de chaussure. <section end="Galoche"/> <section begin="Galon"/>Galon, s. m. tissu en forme de ruban de soie, d’or, etc. <section end="Galon"/> <section begin="Galonner"/>Galonner, v. a. orner de galons. <section end="Galonner"/> <section begin="Galop"/>Galop, s. m. (''lo'') allure rap. du cheval. <section end="Galop"/> <section begin="Galopade"/>Galopade, s. f. action de galoper. <section end="Galopade"/> <section begin="Galoper"/>Galoper, v. n. aller ; mettre au galop. <section end="Galoper"/> <section begin="Galopin"/>Galopin, s. m. petit commissionnaire. <section end="Galopin"/> <section begin="Galoubet"/>Galoubet, s. m. flûte à trois trous. <section end="Galoubet"/> <section begin="Galvanique"/>Galvanique, a. qui a rapport au {{corr||galvanisme.}} <section end="Galvanique"/> <section begin="Galvanisme"/>Galvanisme, s. m. fluide {{corr|impondédérable|impondérable}}. <section end="Galvanisme"/> <section begin="Galvauder"/>Galvauder, v. a. maltraiter de paroles. ''fa.'' <section end="Galvauder"/> <section begin="Gambade"/>Gambade, s. f. saut sans cadence.<section end="Gambade"/><noinclude> <references/></noinclude> 6g3t779k4i5ez6yke6e5urs4puu17e5 Discussion Livre:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu 113 4877587 15797175 2026-05-19T13:08:18Z SectionFinale 157126 /* Choix éditoriaux */ nouvelle section 15797175 wikitext text/x-wiki == Choix éditoriaux == {{ChoixEd | concept = corr | liste_typo = Symbole de multiplication : Le point pour la multiplication des types ordinaux et pour la multiplication des nombres ordinaux a été rajouté pour uniformiser. Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est. Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les premiers usages, le point y est aussi. Il est donc logique de le garder partout. Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple. Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place. | liste_scanilles = | rem_texte = | liste_chapitre = | liste_tables = | liste_notes = | liste_ref = | rem_miseenpage = | utilisateur_création = SectionFinale | utilisateur_contrib = | rem_utilisateur = }} [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:08 (UTC) tjdnisw253ob9yhl7uh0e4ogee92wvx 15797205 15797175 2026-05-19T13:27:25Z SectionFinale 157126 Ajout sous-sous-scripts 15797205 wikitext text/x-wiki == Choix éditoriaux == {{ChoixEd | concept = corr | liste_typo = Symbole de multiplication : Le point pour la multiplication des types ordinaux et pour la multiplication des nombres ordinaux a été rajouté pour uniformiser. Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est. Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les premiers usages, le point y est aussi. Il est donc logique de le garder partout. Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple. Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.<br /> Utilisation de sous-sous-scripts : Certaines des formules mathématiques utilisent deux niveaux de sous-scripts, des sous-sous-scripts (indice lui-même indicé, pour l'appellation mathématique des indices et des exposants). À l'époque de cet article, la typographie mécanique ne gérait pas les sous-sous-scripts sans difficulté. Et donc c'est géré avec la concaténation du sous-script avec le sous-sous-script sur le même niveau dans plusieurs. Avec wikitexte, remplacer cette concaténation par deux vrais niveaux est préféré. | liste_scanilles = | rem_texte = | liste_chapitre = | liste_tables = | liste_notes = | liste_ref = | rem_miseenpage = | utilisateur_création = SectionFinale | utilisateur_contrib = | rem_utilisateur = }} [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:08 (UTC) 55efw1g8waw2c7in2h304w8lw23szz5 15797206 15797205 2026-05-19T13:28:02Z SectionFinale 157126 typo 15797206 wikitext text/x-wiki == Choix éditoriaux == {{ChoixEd | concept = corr | liste_typo = Symbole de multiplication : Le point pour la multiplication des types ordinaux et pour la multiplication des nombres ordinaux a été rajouté pour uniformiser. Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est. Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les premiers usages, le point y est aussi. Il est donc logique de le garder partout. Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple. Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.<br /> Utilisation de sous-sous-scripts : Certaines des formules mathématiques utilisent deux niveaux de sous-scripts, des sous-sous-scripts (indice lui-même indicé, pour l'appellation mathématique des indices et des exposants). À l'époque de cet article, la typographie mécanique ne gérait pas les sous-sous-scripts sans difficulté. Et donc c'est géré avec la concaténation du sous-script avec le sous-sous-script sur le même niveau dans plusieurs pages. Avec wikitexte, remplacer cette concaténation par deux vrais niveaux est préféré. | liste_scanilles = | rem_texte = | liste_chapitre = | liste_tables = | liste_notes = | liste_ref = | rem_miseenpage = | utilisateur_création = SectionFinale | utilisateur_contrib = | rem_utilisateur = }} [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:08 (UTC) q0jr8yy8qs2m3fjy4in2n25beflqf3j 15797214 15797206 2026-05-19T13:33:32Z SectionFinale 157126 Meilleur choix sur les indices : je tergiverse un peu avant de me lancer dans des améliorations. 15797214 wikitext text/x-wiki == Choix éditoriaux == {{ChoixEd | concept = corr | liste_typo = Symbole de multiplication : Le point pour la multiplication des types ordinaux et pour la multiplication des nombres ordinaux a été rajouté pour uniformiser. Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est. Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les premiers usages, le point y est aussi. Il est donc logique de le garder partout. Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple. Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.<br /> Utilisation de sous-sous-scripts : Certaines des formules mathématiques utilisent deux niveaux de sous-scripts, des sous-sous-scripts (indice lui-même indicé, pour l'appellation mathématique des indices et des exposants). À l'époque de cet article, la typographie mécanique ne gérait pas les sous-sous-scripts sans difficulté. Et donc c'est géré avec la concaténation du sous-script avec le sous-sous-script sur le même niveau dans plusieurs pages. Avec wikitexte, remplacer cette concaténation par deux vrais niveaux aurait pu être préféré. Mais certains sous-sous-scripts sont eux-mêmes indicés. Donc on utilise la notation lexicographique matérialisée avec une virgule comme pour les indices des matrices. On aurait pu garder la matérialisation de la notation lexicographique par une concaténation. | liste_scanilles = | rem_texte = | liste_chapitre = | liste_tables = | liste_notes = | liste_ref = | rem_miseenpage = | utilisateur_création = SectionFinale | utilisateur_contrib = | rem_utilisateur = }} [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:08 (UTC) inti1v1zc4b3xwv2wxs5maz29hrvghc 15797264 15797214 2026-05-19T14:08:55Z SectionFinale 157126 /* Choix éditoriaux */ Réponse 15797264 wikitext text/x-wiki == Choix éditoriaux == {{ChoixEd | concept = corr | liste_typo = Symbole de multiplication : Le point pour la multiplication des types ordinaux et pour la multiplication des nombres ordinaux a été rajouté pour uniformiser. Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est. Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les premiers usages, le point y est aussi. Il est donc logique de le garder partout. Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple. Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on n'est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place.<br /> Utilisation de sous-sous-scripts : Certaines des formules mathématiques utilisent deux niveaux de sous-scripts, des sous-sous-scripts (indice lui-même indicé, pour l'appellation mathématique des indices et des exposants). À l'époque de cet article, la typographie mécanique ne gérait pas les sous-sous-scripts sans difficulté. Et donc c'est géré avec la concaténation du sous-script avec le sous-sous-script sur le même niveau dans plusieurs pages. Avec wikitexte, remplacer cette concaténation par deux vrais niveaux aurait pu être préféré. Mais certains sous-sous-scripts sont eux-mêmes indicés. Donc on utilise la notation lexicographique matérialisée avec une virgule comme pour les indices des matrices. On aurait pu garder la matérialisation de la notation lexicographique par une concaténation. | liste_scanilles = | rem_texte = | liste_chapitre = | liste_tables = | liste_notes = | liste_ref = | rem_miseenpage = | utilisateur_création = SectionFinale | utilisateur_contrib = | rem_utilisateur = }} [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:08 (UTC) :Un choix éditorial n'a pas encore été fait pour l'ambiguïté sur l'usage de l'accolade. Dans ces deux articles fondateurs, Cantor ou son traducteur a utilisé l'accolade pour à la fois les ensembles (article 1) et les séries fondamentales de nombres ordinaux (article 2). Est-ce que quelqu'un a une idée pour un autre symbole pour les séries fondamentales ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 14:08 (UTC) r88sl7dhm2aiyichozwm2uqjp8e8ts0 Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/137 104 4877588 15797180 2026-05-19T13:12:43Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « CLAUDINE A L’ÉCOLE parce que papa se figure qu’il y tient, et qu’Anaïs serait trop contente si je ne passais pas l’examen.. Vous pouvez me laisser tranquille jusque-là, je ne vous tourmente guère maintenant... Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille pour me dire, subitement redevenue Dire... » 15797180 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>CLAUDINE A L’ÉCOLE parce que papa se figure qu’il y tient, et qu’Anaïs serait trop contente si je ne passais pas l’examen.. Vous pouvez me laisser tranquille jusque-là, je ne vous tourmente guère maintenant... Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille pour me dire, subitement redevenue Directrice, au sortir de cette causerie sur pied d’égalité : — Allez vite dans la cour, Claudine, il est huit heures passées, il faut vous mettre en rang. — Qu’est-ce que tu causais si longtemps là dedans avec Mademoiselle ? me demande la grande Anaïs. Tu es donc bien avec elle, maintenant ? — Une paire d’amies, ma chère | En classe, la petite Luce se serre contre moi, me lance des regards affectueux et me prend les mains, mais ses caresses m’agacent ; j’aime seulement la battre, la tourmenter, et la protéger quand les autres l’embêtent. Mie Aimée entre en coup de vent dans la classe en criant tout bas : « L’inspecteur ! l’inspecteur ! » Rumeur. Tout est prétexte à désordre ici ; sous couleur de ranger nos livres irréprochablement, nous avons ouvert tous nos pupitres et nous bavardons avec rapidité derrière les couvercles. La grande Anaïs fait sauter en l’air les cahiers de Marie Belhomme toute désemparée, et enfouit prudemment dans sa poche un G3/ Blas Illustré qu’elle abritait entre deux feuilles de son Histoire de France. Moi, je dissimule des histoires de bêtes merveilleusement contées par Rudyard Kipling (en voilà un qui connaît les animaux |) — c’est pourtant pas des lectures bien coupables. On bourdonne, on se lève, on ramasse les papiers, on retire les bonbons dissimulés dans 126<noinclude> <references/></noinclude> p2peg0ahrvuije8qp27rje8fcfie5cz 15797184 15797180 2026-05-19T13:15:48Z Hektor 294 15797184 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>parce que papa se figure qu’il y tient, et qu’Anaïs serait trop contente si je ne passais pas l’examen… Vous pouvez me laisser tranquille jusque-là, je ne vous tourmente guère maintenant… Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille pour me dire, subitement redevenue Directrice, au sortir de cette causerie sur pied d’égalité : — Allez vite dans la cour, Claudine, il est huit heures passées, il faut vous mettre en rang. — Qu’est-ce que tu causais si longtemps là-dedans avec Mademoiselle ? me demande la grande Anaïs. Tu es donc bien avec elle, maintenant ? — Une paire d’amies, ma chère ! En classe, la petite Luce se serre contre moi, me lance des regards affectueux et me prend les mains, mais ses caresses m’agacent ; j’aime seulement la battre, la tourmenter, et la protéger quand les autres l’embêtent. {{il}} Mlle Aimée entre en coup de vent dans la classe en criant tout bas : « L’inspecteur ! l’inspecteur ! » Rumeur. Tout est prétexte à désordre ici ; sous couleur de ranger nos livres irréprochablement, nous avons ouvert tous nos pupitres et nous bavardons avec rapidité derrière les couvercles. La grande Anaïs fait sauter en l’air les cahiers de Marie Belhomme toute désemparée, et enfouit prudemment dans sa poche un <i>Gil Blas Illustré</i> qu’elle abritait entre deux feuilles de son Histoire de France. Moi, je dissimule des histoires de bêtes merveilleusement contées par Rudyard Kipling (en voilà un qui connaît les animaux !) — c’est pourtant pas des lectures bien coupables. On bourdonne, on se lève, on ramasse les papiers, on retire les bonbons dissimulés dans<noinclude> <references/></noinclude> dq9q7z9eci6l9f9q04lfxx7y5c9mj40 15797186 15797184 2026-05-19T13:16:09Z Hektor 294 15797186 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{c|{{espacé|0.2em|CLAUDINE À L’ÉCOLE}}}}</noinclude>parce que papa se figure qu’il y tient, et qu’Anaïs serait trop contente si je ne passais pas l’examen… Vous pouvez me laisser tranquille jusque-là, je ne vous tourmente guère maintenant… Je pourrais parler longtemps, je crois, elle ne m’écoute plus. Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille pour me dire, subitement redevenue Directrice, au sortir de cette causerie sur pied d’égalité : — Allez vite dans la cour, Claudine, il est huit heures passées, il faut vous mettre en rang. — Qu’est-ce que tu causais si longtemps là-dedans avec Mademoiselle ? me demande la grande Anaïs. Tu es donc bien avec elle, maintenant ? — Une paire d’amies, ma chère ! En classe, la petite Luce se serre contre moi, me lance des regards affectueux et me prend les mains, mais ses caresses m’agacent ; j’aime seulement la battre, la tourmenter, et la protéger quand les autres l’embêtent. {{il}} Mlle Aimée entre en coup de vent dans la classe en criant tout bas : « L’inspecteur ! l’inspecteur ! » Rumeur. Tout est prétexte à désordre ici ; sous couleur de ranger nos livres irréprochablement, nous avons ouvert tous nos pupitres et nous bavardons avec rapidité derrière les couvercles. La grande Anaïs fait sauter en l’air les cahiers de Marie Belhomme toute désemparée, et enfouit prudemment dans sa poche un <i>Gil Blas Illustré</i> qu’elle abritait entre deux feuilles de son Histoire de France. Moi, je dissimule des histoires de bêtes merveilleusement contées par Rudyard Kipling (en voilà un qui connaît les animaux !) — c’est pourtant pas des lectures bien coupables. 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Je ne lui disputerai pas sa petite, c’est tout ce qu’elle a entendu ; elle regarde en dedans, suit une idée, et se réveille pour me dire, subitement redevenue Directrice, au sortir de cette causerie sur pied d’égalité : — Allez vite dans la cour, Claudine, il est huit heures passées, il faut vous mettre en rang. — Qu’est-ce que tu causais si longtemps là-dedans avec Mademoiselle ? me demande la grande Anaïs. Tu es donc bien avec elle, maintenant ? — Une paire d’amies, ma chère ! En classe, la petite Luce se serre contre moi, me lance des regards affectueux et me prend les mains, mais ses caresses m’agacent ; j’aime seulement la battre, la tourmenter, et la protéger quand les autres l’embêtent. {{il}} Mlle Aimée entre en coup de vent dans la classe en criant tout bas : « L’inspecteur ! l’inspecteur ! » Rumeur. Tout est prétexte à désordre ici ; sous couleur de ranger nos livres irréprochablement, nous avons ouvert tous nos pupitres et nous bavardons avec rapidité derrière les couvercles. La grande Anaïs fait sauter en l’air les cahiers de Marie Belhomme toute désemparée, et enfouit prudemment dans sa poche un <i>Gil Blas Illustré</i> qu’elle abritait entre deux feuilles de son Histoire de France. Moi, je dissimule des histoires de bêtes merveilleusement contées par Rudyard Kipling (en voilà un qui connaît les animaux !) — c’est pourtant pas des lectures bien coupables. 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JE déclare devant Dieu, comme si j’allois comparaîtretout à l’heure à son jugement, que je souscrirai sans équivoque ni restriction à... » 15797181 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>{{PageTitre2 |1.5|ŒUVRES DE FÉNELON.|200% |1.5|PREMIÈRE CLASSE. — SECTION III.|110% |1.5|OUVRAGES SUR LE QUIÉTISME.|170% |1.5|{{séparateur}}|100% |1.5|DIVERSES PIÈCES|150% |1.5|RELATIVES AUX CONFÉERENCES D’ISSY.|110% }} {{séparateur4|100µ}} DÉCLARATION SIGNÉE r-AR L’ABBÉ DE FEKELON, LE 22 JUIN 1694. JE déclare devant Dieu, comme si j’allois comparaîtretout à l’heure à son jugement, que je souscrirai sans équivoque ni restriction à tout ce que M. Tronson décidera avec messeigneurs de Meaux et de Châlons, sur les matières de spiritualité, pour prévenir toutes les erreurs et illusions du quiétisme et autres semblables. Je consens même qu’on montre le présent écrit toutes et quantes fois que ces trois personnes le jugeront nécessaire, et je promets que je parlerai en conformité dans toutes les occasions où ils le croiront à propos. ’Fait à fssy le 22 juin 1694, Signé, l’abbé DE FÉNELON. J’ajoute que je suis prêt à souscrire à toutes les condamnations que l’Eglise fera des personnes sans aucune exception, si elle le jugeoit nécessaire dans la suite, pour flétrir davantage la doctrine erronée. MEMOIRE ADRESSÉ A M. L’ÉVÊQUE DE CHALONS PENDANT LES CONFERENCES D 1SSY. . JE ne veux me justifier ni pour le présent, ni pour le passé ; mais, comme M. de Châlons m’a fait la grâce de me dire que l’on avoit été peiné de voir mes sentimens sur la sainte indifférence , et sur l’inspiration de l’homme passif, je rapporterai simplement en peu de mots ce que j’ai toujours pensé là-dessus. Pour la sainte indifférence, je l’ai toujours réduite, non aux seules épreuves intérieures, comme les propositions qu’on m’a communiquées semblent le marquer : ce qui, je crois, ne suffit pas ; mais à l’amour désintéressé sur la peine et la récompense. C’est ainsi que saint François de Sales dit qu’une ame abandonnée à Dieu est également prête à sa salvation et à sa damnation. C’est ainsi que saint Clément dit que le gnostique préférerait la gnose à la gloire céleste. J’ai dit la même chose, avec cette restriction positive bien des fois répétée , que l’amour pur ne peut jamais inspirer l’indifférence pour cesser d’aimer Dieu. Ainsi j’ai tout réduit à l’indifférence pour son propre bonheur ou malheur, en tant que propre, et détaché de l’amour de Dieu. En un mot, toute<noinclude> <references/></noinclude> gv00jh4wcqa463yij59m25lxrkx17ft 15797182 15797181 2026-05-19T13:13:42Z Seudo 2609 15797182 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>{{PageTitre2 |1.5|ŒUVRES DE FÉNELON.|200% |1.5|PREMIÈRE CLASSE. — SECTION III.|110% |1.5|OUVRAGES SUR LE QUIÉTISME.|170% |1.5|{{séparateur|100%}}|100% |1.5|DIVERSES PIÈCES|150% |1.5|RELATIVES AUX CONFÉERENCES D’ISSY.|110% }} {{séparateur4}} DÉCLARATION SIGNÉE r-AR L’ABBÉ DE FEKELON, LE 22 JUIN 1694. JE déclare devant Dieu, comme si j’allois comparaîtretout à l’heure à son jugement, que je souscrirai sans équivoque ni restriction à tout ce que M. Tronson décidera avec messeigneurs de Meaux et de Châlons, sur les matières de spiritualité, pour prévenir toutes les erreurs et illusions du quiétisme et autres semblables. Je consens même qu’on montre le présent écrit toutes et quantes fois que ces trois personnes le jugeront nécessaire, et je promets que je parlerai en conformité dans toutes les occasions où ils le croiront à propos. ’Fait à fssy le 22 juin 1694, Signé, l’abbé DE FÉNELON. J’ajoute que je suis prêt à souscrire à toutes les condamnations que l’Eglise fera des personnes sans aucune exception, si elle le jugeoit nécessaire dans la suite, pour flétrir davantage la doctrine erronée. MEMOIRE ADRESSÉ A M. L’ÉVÊQUE DE CHALONS PENDANT LES CONFERENCES D 1SSY. . JE ne veux me justifier ni pour le présent, ni pour le passé ; mais, comme M. de Châlons m’a fait la grâce de me dire que l’on avoit été peiné de voir mes sentimens sur la sainte indifférence , et sur l’inspiration de l’homme passif, je rapporterai simplement en peu de mots ce que j’ai toujours pensé là-dessus. 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Je consens même qu’on montre le présent écrit toutes et quantes fois que ces trois personnes le jugeront nécessaire, et je promets que je parlerai en conformité dans toutes les occasions où ils le croiront à propos. Fait à Issy le 22 juin 1694, {{Droite|Signé, l’abbé DE FÉNELON.|3}} J’ajoute que je suis prêt à souscrire à toutes les condamnations que l’Église fera des personnes sans aucune exception, si elle le jugeoit nécessaire dans la suite, pour flétrir davantage la doctrine erronée. {{séparateur}} <section begin="s2"/>{{t3|MÉMOIRE<br/>{{t|ADRESSÉ A {{M.|L’ÉVÊQUE}} DE CHALONS|90}}<br/>{{t|PENDANT LES CONFÉRENCES D’ISSY|70}}.}} {{sc|Je}} ne veux me justifier ni pour le présent, ni pour le passé ; mais, comme {{M.|de Châlons}} m’a fait la grâce de me dire que l’on avoit été peiné de voir mes sentimens sur la sainte indifférence, et sur l’inspiration de l’homme passif, je rapporterai simplement en peu de mots ce que j’ai toujours pensé là-dessus. Pour la sainte indifférence, je l’ai toujours réduite, non aux seules épreuves intérieures, comme les propositions qu’on m’a communiquées semblent le marquer : ce qui, je crois, ne suffit pas ; mais à l’amour désintéressé sur la peine et la récompense. C’est ainsi que saint François de Sales dit qu’une ame abandonnée à Dieu est également prête ''à sa salvation et à'' ''sa damnation''. C’est ainsi que saint Clément dit que le gnostique préféreroit la gnose à la gloire céleste. J’ai dit la même chose, avec cette restriction positive bien des fois répétée, que l’amour pur ne peut jamais inspirer l’indifférence pour cesser d’aimer Dieu. Ainsi j’ai tout réduit à l’indifférence pour son propre bonheur ou malheur, en tant que propre, et détaché de l’amour de Dieu. En un mot, toute <section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> 0z5d30vs2hdyajjy5chod4f00z6g9h6 15797752 15797407 2026-05-20T08:25:28Z Seudo 2609 15797752 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude><nowiki /> {{PageTitre2 |1.5|ŒUVRES DE FÉNELON.|200% |1.5|PREMIÈRE CLASSE. — SECTION III.|110% |1.5|OUVRAGES SUR LE QUIÉTISME.|170% |1.5|{{séparateur|100%}}|100% |1.5|DIVERSES PIÈCES|150% |1.5|RELATIVES AUX CONFÉRENCES D’ISSY.|110% }} {{séparateur4|m=1em}} {{t3|DÉCLARATION<br/>{{t|SIGNÉE PAR L’ABBÉ DE FÉNELON, LE 22 JUIN 1694|70}}.}} {{sc|Je}} déclare devant Dieu, comme si j’allois comparoître tout à l’heure à son jugement, que je souscrirai sans équivoque ni restriction à tout ce que {{M.|Tronson}} décidera avec messeigneurs de Meaux et de Châlons, sur les matières de spiritualité, pour prévenir toutes les erreurs et illusions du quiétisme et autres semblables. Je consens même qu’on montre le présent écrit toutes et quantes fois que ces trois personnes le jugeront nécessaire, et je promets que je parlerai en conformité dans toutes les occasions où ils le croiront à propos. Fait à Issy le 22 juin 1694, {{Droite|Signé, l’abbé DE FÉNELON.|3}} J’ajoute que je suis prêt à souscrire à toutes les condamnations que l’Église fera des personnes sans aucune exception, si elle le jugeoit nécessaire dans la suite, pour flétrir davantage la doctrine erronée. {{séparateur}} <section begin="s2"/>{{t3|MÉMOIRE<br/>{{t|ADRESSÉ À {{M.|L’ÉVÊQUE}} DE CHALONS|90}}<br/>{{t|PENDANT LES CONFÉRENCES D’ISSY|70}}.}} {{sc|Je}} ne veux me justifier ni pour le présent, ni pour le passé ; mais, comme {{M.|de Châlons}} m’a fait la grâce de me dire que l’on avoit été peiné de voir mes sentimens sur la sainte indifférence, et sur l’inspiration de l’homme passif, je rapporterai simplement en peu de mots ce que j’ai toujours pensé là-dessus. Pour la sainte indifférence, je l’ai toujours réduite, non aux seules épreuves intérieures, comme les propositions qu’on m’a communiquées semblent le marquer : ce qui, je crois, ne suffit pas ; mais à l’amour désintéressé sur la peine et la récompense. C’est ainsi que saint François de Sales dit qu’une ame abandonnée à Dieu est également prête ''à sa salvation et à'' ''sa damnation''. C’est ainsi que saint Clément dit que le gnostique préféreroit la gnose à la gloire céleste. J’ai dit la même chose, avec cette restriction positive bien des fois répétée, que l’amour pur ne peut jamais inspirer l’indifférence pour cesser d’aimer Dieu. Ainsi j’ai tout réduit à l’indifférence pour son propre bonheur ou malheur, en tant que propre, et détaché de l’amour de Dieu. En un mot, toute <section end="s2"/><noinclude> <references/></noinclude> 617gxl1jx7w50nk37wg42fz6khzk9yc Page:Revue pour les français, T2, 1907.djvu/593 104 4877590 15797189 2026-05-19T13:18:19Z Hektor 294 /* Sans texte */ 15797189 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Hektor" /></noinclude>CREDIT LYONNAIS Fondé en 1863 SOCIÉTÉ ANONYME Capital 2SO millions (entièrement versés) LYON (Siège Social) : Palais du Commerce PARIS : Boulevard des Italiens Le Crédit Lyonnais, dans son immeuble du Boulevard des Italiens, possède une installation spéciale four la réception des étrangers. Il reçoit dans ses caveaux les bagages de ses accrédités et se charge de leur réexpédition. Il délivre des lettres de crédit sur tous pays, service spécial de location de coffres- forls dans des conditions présentant toute garantie contre les risques d’incendie et de vol (compartiments depuis 5 frans par mois). Plus de Chaussures déformées par le Nouveau TENDEUR AUTOMATIQUE Breveté ■Son emploi maintient la chaussure à l’état neuf, s’applique instan tanément d toutes /ormes de pointures et formes employées d ce jour. Envoi franco gares France, tout monté NICKEL contre FACILE mandat poste. - La paire : 4 h-. 50. - BONNEFONT, SIMPLE Fournisseur de MM. les Officiers des Armées de terre et de mer LÉGER 43. Rue d’Enxhlen. PARIS CHOCOLAT DARDENINE Son goût exquis, VENDU DIRECTEMENT Sa grande valeur nutritive, AUX CONSOMMATEURS. Sa pureté absolue Usine à t ont fait surnommer LE VÉRITABLE CHOCOLAT DES FAMILLES. ENVOI FRANCO D’ÉCHANTILLONS SUR DEMANDE LUCHON f)AUX MINÉRALES DE L’AUVERGNE CENTRALE ——» CLEMENSAT la plus efficace contre V ANÉMIE SAINT-GERON la plus légère des EAUX DIGESTIVE8 ZMtC ■ CASATI Frères, à ARVANT (Haute-Loire) Dépôt dans Us principalts pharmacies Hôtel de la Grande-Bretagne ATHÈNES<noinclude> <references/></noinclude> 7lfdgdven1e8oo2z6ec0zzrkhg470km Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/167 104 4877591 15797190 2026-05-19T13:18:50Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15797190 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>les tubes de ses steamboats, va et vient dans cette multitude qui gronde autour de lui, en proie à toutes les frénésies de l’argent, comme un capitaine sur le pont d’un navire. Ce n’est qu’à la tombée du jour qu’il redevient l’homme de la famille, de la société, d’un autre commerce que celui de Mercure. Le soir il reprendra les manières du gentleman, que des rapports continuels avec de rogues capitaines de navires, des portefaix indociles, des charretiers bourrus lui ont fait perdre pendant la journée. Il abandonne alors le ton du commandement, la parole brusque, l’air distant qu’il se croit obligé de garder devant sa légion de commis. Dans la tiédeur du milieu familial, près des têtes blondes et brunes dont les boucles s’allument aux reflets des lampes, son front se déridera, ses sourcils contractés se détendront, et, comme un homme qui se réveille après un rêve pénible, il mettra une bonne grâce souriante à caresser ses enfants. Tout ce qui l’entoure chez lui est bien fait d’ailleurs pour le distraire de ses préoccupations habituelles. Cet homme d’argent qui, en barbare expéditif, a déjeuné d’un plat du jour et d’une lourde pinte d’ale, dans une taverne aux relents rances, entre des coulissiers et des agents de change glapissant des chiffres, dîne maintenant en gourmet, hume le bouquet d’un cru princier dans un verre ciselé, prend le temps de s’essuyer la bouche pour dire des choses aimables aux siens, s’informer de leur santé, plaisanter, s’intéresser à des ragots de femmes et par moments, renversé dans sa chaise à haut dossier taillée sur le modèle de celles du vieux temps, les yeux à demi clos, comme en une sorte de béatitude de gourmet dilettante, il contemple un Teniers, un Ostade, un Ruysdael, dont les tons mordorés se détachent sur les lambris de l’appartement. S’il a des convives, le patricien déploiera un entrain surprenant pour égayer la table ; le même homme qui, sans trop se fâcher, se laisse traiter de ladre et chicane de pauvres diables pour les plumes, l’encre, le papier qu’ils consomment à son service, stimule par une large ostentation le zèle d’un cordon bleu auquel il paye souvent des appointements qu’il refuse à un correspondant pour les langues étrangères. Après le dîner, on se rend au théâtre. Le théâtre, c’est ici l’opéra, exclusivement : le monde « comme il faut » délaisse la scène flamande et l’abandonne au peuple, à la petite bourgeoisie, à un groupe d’artistes et de littérateurs amis de la langue savoureuse des ancêtres. En réalité, pour une ville de l’importance d’Anvers, qui aime la féérie, les pompes décoratives, les parades, se pique de dilettantisme musical et a fourni à la scène des compositeurs originaux et puissants, le théâtre, même lyrique, est peu fréquenté. Cette indifférence s’explique en partie par la concurrence que suscitent aux auditions publiques les nombreuses sociétés privées et les réunions particulières où l’on exécute d’excellente musique de chambre. Les idolâtres de Beethoven, de Mozart, de Haydn ont l’embarras du choix. Chaque soir ils sont invités chez l’un ou l’autre marchand qui les régale de quatuors et de quintettes, et l’importance croissante de la colonie allemande dans la ville tend à répandre de plus en plus le goût de ces concerts intimes. La jeunesse dorée, elle, est attirée par les salles de cafés-concerts où se débitent les « scies » qui ont fait trois mois auparavant les délices des habitués de l’Horloge et des Ambassadeurs. Il n’est pas rare, au surplus, que le gros négociant lui-même, l’important gentleman de tout à l’heure, après une courte apparition à l’Opéra, brûle la politesse à Rossini et à Meyerbeer pour les cumulets et les sauts périlleux de quelque compagnie de trapézistes et s’en vienne au prochain Eldorado accompagner du bout des lèvres, en battant la mesure avec sa canne, les gaudrioles d’un quart de chanteuse, étalée dans des falbalas pailletés. Le goût de la distraction existe d’ailleurs dans toutes les classes, mais plus {{tiret|particu|lièrement}}<noinclude> <references/></noinclude> mkoikgguzhje8otbzr14n8x4x9h3tob Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/365 104 4877592 15797191 2026-05-19T13:19:10Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797191 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>faudrait attendre trois années avant de le voir réparé, mon cœur se serra bien fort. Cependant mon angoisse dura peu : « ''Si j’étais dans un autre monastère'', pensai-je, ''qu’est-ce que cela me ferait qu’on coupât entièrement les marronniers du Carmel de Lisieux'' ? » Je ne veux plus me faire de peine des choses passagères ; mon Bien-Aimé me tiendra lieu de tout. Je veux me promener sans cesse dans les bosquets de son amour, auxquels personne ne peut toucher. » {{astérisme|150%}} Une novice demandait à plusieurs sœurs de lui aider à secouer des couvertures, et leur recommandait, un peu vivement, de veiller à ne pas les déchirer, parce qu’elles étaient passablement usées. Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus dit : « Que feriez-vous si vous n’étiez pas chargée de raccommoder ces couvertures ?… Comme vous agiriez avec dégagement d’esprit ! Et, si vous faisiez remarquer qu’elles sont faciles à déchirer, comme ce serait sans attache ! Ainsi, qu’en toutes vos actions ne se glisse jamais la plus légère ombre d’intérêt personnel. » {{astérisme|150%}} Voyant une de nos sœurs très fatiguée, je dis à ma sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus : « Je n’aime pas à voir souffrir, surtout les âmes saintes. » Elle reprit aussitôt : « Oh ! je ne suis pas comme vous ! Les saints qui souffrent ne me font jamais pitié ! Je sais qu’ils ont la force de supporter leurs souffrances, et qu’ils donnent ainsi une grande gloire au bon Dieu ; mais ceux qui ne sont pas saints, qui ne savent pas profiter de leurs souffrances, oh ! que je les plains ! ils me font pitié ceux-là ! Je mettrais tout en œuvre pour les consoler et les soulager. »<noinclude> <references/></noinclude> 9o45da96ojm2dx5l1jp0a9jptlpk7co Revue pour les Français Novembre 1907/VII 0 4877593 15797193 2026-05-19T13:19:23Z Hektor 294 Page créée avec « <pages index="Revue pour les français, T2, 1907.djvu" from=586 to=588 prev="[[Revue pour les Français Novembre 1907/VI|Bibliographie]]" next=" " header=1 /> [[Catégorie:Revue pour les Français]] » 15797193 wikitext text/x-wiki <pages index="Revue pour les français, T2, 1907.djvu" from=586 to=588 prev="[[Revue pour les Français Novembre 1907/VI|Bibliographie]]" next=" " header=1 /> [[Catégorie:Revue pour les Français]] nhfnai78pht6nk1i98n1qtsv8eoekna 15797194 15797193 2026-05-19T13:20:12Z Hektor 294 15797194 wikitext text/x-wiki <pages index="Revue pour les français, T2, 1907.djvu" from=586 to=588 prev="[[Revue pour les Français Novembre 1907/VI|L’exposition franco-anglaise de 1908]]" next=" " header=1 /> [[Catégorie:Revue pour les Français]] h5jic7ohg232l1us5o7rym6dpgi3x12 Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/168 104 4877594 15797197 2026-05-19T13:21:50Z Franky007 50939 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{tiret2|particu|lièrement}} encore chez les hommes d'affaires, si rares que soient leurs loisirs. Sans le négociant, le théâtre resterait vide, les sociétés chimeraient, les étalagistes demeureraient les bras enisés devant des rayons encombrés. C'est le monde de négoce » qui donne à diner, organise les souteries, prend l'initiative des grandes solennités artistiques, imprime partout à la vie l'impulsion. {{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belg... » 15797197 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>{{tiret2|particu|lièrement}} encore chez les hommes d'affaires, si rares que soient leurs loisirs. Sans le négociant, le théâtre resterait vide, les sociétés chimeraient, les étalagistes demeureraient les bras enisés devant des rayons encombrés. C'est le monde de négoce » qui donne à diner, organise les souteries, prend l'initiative des grandes solennités artistiques, imprime partout à la vie l'impulsion. {{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 168 crop).jpg|align=left|cap=LE ZWANEGANG (ALLÉE DU CYGNE).}} Les rangs de cette grande société anversoise organisée pour le travail et le plaisir, sont, Al 82 du reste, divisés par de véritables murailles chinoises de préjugés et de traditions. On pourrait faire une étude bien curieuse sur la population, rien qu'à se promener dans les divers quartiers où elle est répartie. Les marchands, suivant la nature de leurs affaires, ont leurs bureaux et leurs mangasins le long du fleuve, à proximité des bassins on aux envi- rons de la Bourse, et leurs maisons dans les quartiers nouveaux, les avenues voisines du pare et les faubourgs. Le noble, lorsqu'il ne vit pas, hiver et été, sur ses terres de la Campine et des Polders, se retire dans un de ces froids hotels patrimoniaux, fermés et muets comme un cloitre, qui bordent encore la rue de l'Hopital, la place de Meir, la me Neave, la rue Saint-Paul, bien que la plupart des grandes demeures aristocratiques du passé tendent à sindustrialiser. Les descendants des vieilles familles bour- groises se elaquemurent, d'autre part, dans les rues étroites et sinueuses du centre de la ville, principalement du côté de l'ancienne église des Jésuites. Les petits détaillants ouvrent leurs boutiques et leurs débits le long de cette artère qui part du Marché aux Olufs pour aboutir à la plaine Falcon, tandis que leurs concurrents, plus ambitieux, installent. des magasins et des hazars copiés sur ceux des capitales dans la vaste artère qui part de la rue Leys ct aboutit an Marché aux Souliers. Enfin, les quartiers Saint-André. Saint- Amand, du Stuyvenberg, dn Scheleke, et les ruelles des centres bourgeois ou aristo- eratiques, telles que le Zwanegang », cette mal famée allée du Cygne, dérobée en plein eur de la ville riche, avec ses amas de charrettes, le timon en l'air, son grouillement de petit peuple, son ramassis de marchandes d'oranges, de moules et de crevettes, le regand lirdi, le geste cynique, sont dévolus à la plebe et à la ribaudaille. Quant aux marins, aux ateliers, aux portefaix, aux gens qui vivent exclusivement du fleuve et que leurs occupa- tions retiennent près de l'eau, «aan 1 water », ils ont choisi la partie la plus ancienne de la métropole et se lassent dans le labyrinthe des pittoresques venelles entrelacées aux<noinclude> <references/></noinclude> 8ya0swnkhcwr4w0ex5skuh6attm9kjf 15797287 15797197 2026-05-19T14:21:47Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15797287 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>{{tiret2|particu|lièrement}} encore chez les hommes d’affaires, si rares que soient leurs loisirs. Sans le négociant, le théâtre resterait vide, les sociétés chômeraient, les étalagistes demeureraient les bras croisés devant des rayons encombrés. C’est le « monde du négoce » qui donne à dîner, organise les sauteries, prend l’initiative des grandes solennités artistiques, imprime partout à la vie l’impulsion. {{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 168 crop).jpg|align=left|cap=LE ZWANEGANG (ALLÉE DU CYGNE).}} Les rangs de cette grande société anversoise organisée pour le travail et le plaisir, sont, du reste, divisés par de véritables murailles chinoises de préjugés et de traditions. On pourrait faire une étude bien curieuse sur la population, rien qu’à se promener dans les divers quartiers où elle est répartie. Les marchands, suivant la nature de leurs affaires, ont leurs bureaux et leurs magasins le long du fleuve, à proximité des bassins ou aux environs de la Bourse, et leurs maisons dans les quartiers nouveaux, les avenues voisines du parc et les faubourgs. Le noble, lorsqu’il ne vit pas, hiver et été, sur ses terres de la Campine et des Polders, se retire dans un de ces froids hôtels patrimoniaux, fermés et muets comme un cloître, qui bordent encore la rue de l’Hôpital, la place de Meir, la rue Neuve, la rue Saint-Paul, bien que la plupart des grandes demeures aristocratiques du passé tendent à s’industrialiser. Les descendants des vieilles familles bourgroises se claquemurent, d’autre part, dans les rues étroites et sinueuses du centre de la ville, principalement du côté de l’ancienne église des Jésuites. Les petits détaillants ouvrent leurs boutiques et leurs débits le long de cette artère qui part du Marché aux Œufs pour aboutir à la plaine Falcon, tandis que leurs concurrents, plus ambitieux, installent des magasins et des bazars copiés sur ceux des capitales dans la vaste artère qui part de la rue Leys et aboutit an Marché aux Souliers. Enfin, les quartiers Saint-André, Saint-Amand, du Stuyvenberg, du Scheleke, et les ruelles des centres bourgeois ou aristocratiques, telles que le « Zwanegang », cette mal famée allée du Cygne, dérobée en plein cœur de la ville riche, avec ses amas de charrettes, le timon en l’air, son grouillement de petit peuple, son ramassis de marchandes d’oranges, de moules et de crevettes, le regard hardi, le geste cynique, sont dévolus à la plèbe et à la ribaudaille. Quant aux marins, aux ateliers, aux portefaix, aux gens qui vivent exclusivement du fleuve et que leurs occupations retiennent près de l’eau, « aan ’t water », ils ont choisi la partie la plus ancienne de la métropole et se tassent dans le labyrinthe des pittoresques venelles entrelacées aux<noinclude> <references/></noinclude> htq3r96xjoaerg4e0qc9sxuixkgv51a 15797288 15797287 2026-05-19T14:22:22Z Franky007 50939 15797288 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>{{tiret2|particu|lièrement}} encore chez les hommes d’affaires, si rares que soient leurs loisirs. Sans le négociant, le théâtre resterait vide, les sociétés chômeraient, les étalagistes demeureraient les bras croisés devant des rayons encombrés. C’est le « monde du négoce » qui donne à dîner, organise les sauteries, prend l’initiative des grandes solennités artistiques, imprime partout à la vie l’impulsion. {{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 168 crop).jpg|align=left|cap=LE ZWANEGANG (ALLÉE DU CYGNE).}} Les rangs de cette grande société anversoise organisée pour le travail et le plaisir, sont, du reste, divisés par de véritables murailles chinoises de préjugés et de traditions. On pourrait faire une étude bien curieuse sur la population, rien qu’à se promener dans les divers quartiers où elle est répartie. Les marchands, suivant la nature de leurs affaires, ont leurs bureaux et leurs magasins le long du fleuve, à proximité des bassins ou aux environs de la Bourse, et leurs maisons dans les quartiers nouveaux, les avenues voisines du parc et les faubourgs. Le noble, lorsqu’il ne vit pas, hiver et été, sur ses terres de la Campine et des Polders, se retire dans un de ces froids hôtels patrimoniaux, fermés et muets comme un cloître, qui bordent encore la rue de l’Hôpital, la place de Meir, la rue Neuve, la rue Saint-Paul, bien que la plupart des grandes demeures aristocratiques du passé tendent à s’industrialiser. Les descendants des vieilles familles bourgroises se claquemurent, d’autre part, dans les rues étroites et sinueuses du centre de la ville, principalement du côté de l’ancienne église des Jésuites. Les petits détaillants ouvrent leurs boutiques et leurs débits le long de cette artère qui part du Marché aux Œufs pour aboutir à la plaine Falcon, tandis que leurs concurrents, plus ambitieux, installent des magasins et des bazars copiés sur ceux des capitales dans la vaste artère qui part de la rue Leys et aboutit au Marché aux Souliers. Enfin, les quartiers Saint-André, Saint-Amand, du Stuyvenberg, du Scheleke, et les ruelles des centres bourgeois ou aristocratiques, telles que le « Zwanegang », cette mal famée allée du Cygne, dérobée en plein cœur de la ville riche, avec ses amas de charrettes, le timon en l’air, son grouillement de petit peuple, son ramassis de marchandes d’oranges, de moules et de crevettes, le regard hardi, le geste cynique, sont dévolus à la plèbe et à la ribaudaille. Quant aux marins, aux ateliers, aux portefaix, aux gens qui vivent exclusivement du fleuve et que leurs occupations retiennent près de l’eau, « aan ’t water », ils ont choisi la partie la plus ancienne de la métropole et se tassent dans le labyrinthe des pittoresques venelles entrelacées aux<noinclude> <references/></noinclude> 71s2hy4pffw0s8h5wys2td4dg9e6ug3 Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/366 104 4877595 15797199 2026-05-19T13:23:22Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797199 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> {{astérisme|150%}} « Si je devais vivre encore, l’office d’infirmière serait celui qui me plairait davantage. Je ne voudrais pas le solliciter ; mais s’il me venait directement de l’obéissance, je me croirais bien privilégiée. Il me semble que je le remplirais avec un tendre amour, pensant toujours à ce que dit Notre-Seigneur : « ''J’étais malade et vous m’avez visité''<ref>Matt., {{rom|xxv}}, 36.</ref>. » La cloche de l’infirmerie devrait être pour vous une mélodie céleste. Il faudrait passer tout exprès sous les fenêtres des malades, pour leur donner la facilité de vous appeler et de vous demander des services. Ne devez-vous pas vous considérer comme une petite esclave à laquelle tout le monde a le droit de commander ? Si vous voyiez les Anges qui, du haut du ciel, vous regardent combattre dans l’arène ! Ils attendent la fin de la lutte, pour vous couvrir de fleurs et de couronnes. Vous savez bien que nous prétendons être de ''petits martyrs'' : à nous de gagner nos palmes ! « Le bon Dieu ne méprise pas ces combats ignorés et d’autant plus méritoires : « ''L’homme patient vaut mieux que l’homme fort, et celui qui dompte son âme vaut mieux que celui qui prend des villes''<ref>Prov., {{rom|XVI}}, 32.</ref>. » « Par nos petits actes de charité pratiqués dans l’ombre, nous convertissons au loin les âmes, nous aidons aux missionnaires, nous leur attirons d’abondantes aumônes ; et, par là, nous construisons de véritables demeures spirituelles et matérielles à Jésus-Hostie. » <noinclude> <references/></noinclude> 8vloqxlf8v1p2rpyiwwfigul78l52ud Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/367 104 4877596 15797203 2026-05-19T13:26:57Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797203 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/> {{astérisme|150%}} J’avais vu notre Mère parler de préférence à l’une de nos sœurs et lui témoigner, me semblait-il, plus de confiance et d’affection qu’à moi. Je racontais ma peine à sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, croyant recevoir de sympathiques condoléances, lorsqu’à ma grande surprise elle me dit : « Vous croyez aimer beaucoup notre Mère ? — Certainement ! Si je ne l’aimais pas, il me serait indifférent de lui voir préférer les autres à moi. — Eh bien, je vais vous prouver que vous vous trompez absolument : ce n’est pas notre Mère que vous aimez, c’est vous-même. « Lorsqu’on aime réellement, on se réjouit du bonheur de la personne aimée, on fait tous les sacrifices pour le lui procurer. Donc, si vous aviez cet amour véritable et désintéressé, si vous aimiez notre Mère pour elle-même, vous vous réjouiriez de lui voir trouver du plaisir à vos dépens ; et, puisque vous pensez qu’elle a moins de satisfaction à parler avec vous qu’avec une autre, vous ne devriez pas avoir de peine lorsqu’il vous semble être délaissée. » {{astérisme|150%}} Je me désolais de mes nombreuses distractions dans mes prières : « Moi aussi, j’en ai beaucoup, me dit-elle, mais aussitôt que je m’en aperçois, je prie pour les personnes qui m’occupent l’imagination, et ainsi elles bénéficient de mes distractions. « … J’accepte tout pour l’amour du bon Dieu, même les pensées les plus extravagantes qui me viennent à l’esprit. »<noinclude> <references/></noinclude> dzuj2cya0z7rohksmythjh8oddjyo8e Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/368 104 4877597 15797210 2026-05-19T13:30:14Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797210 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> {{astérisme|150%}} On m’avait demandé une épingle qui m’était très commode, et je la regrettais. Elle me dit alors : « Oh que vous êtes riche ! vous ne pouvez pas être heureuse ! » {{astérisme|150%}} Étant chargée de l’ermitage de l’Enfant-Jésus, et sachant que les parfums incommodaient une de nos Mères, elle se priva toujours d’y mettre des fleurs odorantes, même une petite violette, ce qui fut matière à de vrais sacrifices. Un jour qu’elle venait de placer une belle rose artificielle au pied de la statue, notre bonne Mère l’appela. Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus, devinant bien que c’était pour lui faire enlever la rose, et ne voulant pas l’humilier, prit la fleur et, prévenant toute réflexion, elle lui dit : « Voyez, ma Mère, comme on imite bien la nature aujourd’hui. Ne dirait-on pas que cette rose vient d’être cueillie dans le jardin ? » {{astérisme|150%}} Elle disait un jour : « Il y a des instants où l’on est si mal ''chez soi'', dans son intérieur, qu’il faut se hâter d’en sortir. Le bon Dieu ne nous oblige pas alors à rester en notre compagnie. Souvent même, il permet qu’elle nous soit désagréable, pour que nous la quittions. Et je ne vois pas d’autre moyen de sortir de ''chez soi'' que d’aller rendre visite à Jésus et à Marie, en courant aux œuvres de charité. » {{astérisme|150%}} « Ce qui me fait du bien, lorsque je me représente l’intérieur de la sainte Famille, c’est de penser à une vie tout ordinaire.<noinclude> <references/></noinclude> cmwav07ibsddxqzilkuxfqprudo3qll Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/192 104 4877598 15797215 2026-05-19T13:33:33Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797215 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> J’apprécie aujourd’hui combien je fus heureux de ne point comprendre alors l’abominable forfait de ces heures ; mon père m’eût causé une insurmontable horreur. Dans les années qui suivirent, il ne s’occupa de moi que lorsque je pouvais aider à ses commodités. Il ne m’envoya jamais à l’école. L’après-midi, pendant qu’il dormait sa sieste dans l’arrière-salle où se trouvait son lit, j’étais contraint de garder la première pièce, blotti dans un coin, sans mouvement, et ces heures de solitude me plongeaient dans des tristesses qui faisaient jaillir des larmes de mes yeux. À moins pourtant qu’un charitable rayon de soleil, se glissant dans la chambre, ne vînt tendre son échelle de lumière à mon âme qui ne demandait qu’à s’évader vers le ciel bleu, ou que je ne prisse plaisir à regarder, derrière la cotonnette à carreaux rouges et blancs des rideaux, l’or pulvérisé de l’astre. Tout à coup, la porte de l’entrevent s’ouvrait et j’apercevais la face congestionnée de mon père ; ses yeux bleus, qui ne s’arrêtaient jamais sur moi, avaient des froideurs d’acier ; sa peau lisse, tirée sur sa face sanguine, ses lèvres minces, ses {{tiret|mou|vements}}<noinclude> <references/></noinclude> 633n1hpyaribhdz3vcall956tkfv2ut Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/193 104 4877599 15797219 2026-05-19T13:35:37Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797219 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|mou|vements}} lents d’homme fort lui donnaient l’extérieur d’un cynique bourreau. Je m’esquivais sans bruit, heureux d’être dans la rue, où je séjournais jusqu’au soir et où ma vie commençait à ressembler un peu à celle des enfants de mon âge : cependant, la laideur physique dont j’étais affligé, ma pauvreté, le pitoyable esseulement où je me sentais, ma timidité excessive et une grande bonté naturelle me constituaient le souffre-douleur de mes compagnons et me procuraient une peine quand leur espiègle irréflexion trouvait un plaisir. Je rentrais à la tombée de la nuit et, le plus souvent sans souper, je grimpais en hâte dans ma pauvre mansarde, où je me tenais d’abord bien coi, éprouvant au départ de mon père, le frissonnement de joie qui salue, dans le cœur de la mère et des enfants, le retour du père aimé. Alors, il m’arrivait souvent de me lever dans mon lit, de passer la tête au-dehors par la chatière et de rester ainsi longtemps, lors des belles nuits d’étoiles, songeant dans la fraîcheur. À ce moment, les autres enfants s’assoupissaient douillettement sur les genoux des pères et des mères, mais ma volupté, pour être triste, n’était pas moins intense que la leur.<noinclude> <references/></noinclude> avg08d5qhbjzg20sgdyj1q2h96gtoib Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/194 104 4877600 15797223 2026-05-19T13:37:59Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797223 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Le village dormait. Par delà les habitations, les collines du Limbourg méridional arrondissaient leurs faîtes blanchis de lune, qui paraissaient des lacs tranquilles de clarté blonde. Plus près, dans la vallée noire où se perdaient les maisons et les vergers, j’entendais couler la rivière que j’avais toujours cru sans voix. Je percevais le murmure de la moindre brise, et le sifflement d’un train passant à plusieurs lieues me bouleversait soudain comme l’appel angoissé d’un désespéré. Les arbres voisins, dans l’ombre ténue, se rapprochaient, conversaient sans gestes brusques et requéraient mes sympathies. D’ailleurs, cette revanche de l’âme des choses pendant le repos de l’homme m’intéressait plus que la vie même, que je soupçonnais plus hostile. Une de ces nuits me retraça avec toute son âcreté la scène douloureuse. Tout à coup, j’aperçus, descendant la rue, la charrette du voisin qui se rendait à Tongres. Il me sembla que Grand’mère était encore là, cahotée à côté du porc. Mes yeux fiévreux et pleins de larmes se mirent à percer les ténèbres, pour suivre le véhicule qui s’y enfonça graduellement et disparut. Durant quelques instants, le roulement arriva à mon oreille, s’étouffant dans les verdures, se {{tiret|ravi|vant}}<noinclude> <references/></noinclude> rb6khtayxjo3gmcpq2hgh8v9ctkoo3f Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/195 104 4877601 15797225 2026-05-19T13:40:04Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797225 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|ravi|vant}} aux éclaircies. Puis, mon imagination surexcitée me montra Grand’mère, la grande vieille et bonne mendiante, dans son jupon relevé sur les épaules, qui, à l’horizon, me faisait un signe… Je tendis les bras vers elle en disant son nom… Le passage subit d’un chat m’effraya. Pendant ces heures nocturnes, je fus intrigué par une lumière que j’apercevais à travers la vitre supérieure d’une fenêtre dont le reste était soigneusement obscurci. Cette fenêtre donnait jour sur le jardin à un estaminet tenu par une forte femme rouge, sans enfant, dont le mari était puddleur dans une usine des bords de la Meuse. Une fois, je la vis s’éteindre tout à coup, et, pendant que j’observais si elle n’allait pas se rallumer, j’entendis la clef de mon père dans la serrure et me couchai précipitamment. La persistance de cette lampe solitaire et tardive agaçait ma songerie. C’était une intruse à une fête intime. Entre les branches des pommiers, elle me blessait. Ne l’assimilai-je point à quelque méchante étoile que ses bonnes sœurs du ciel avaient précipitée à terre ? C’était bien une des étoiles les plus malfaisantes de mon ciel que j’avais découverte. Un soir, plusieurs détonations successives me<noinclude> <references/></noinclude> 10cg5s16e0xlb8unqn1ikcecm0v445h Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/196 104 4877602 15797228 2026-05-19T13:42:19Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797228 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>firent tressauter dans mon lit… La rareté d’un pareil bruit ne pouvait manquer de mettre les gens en émoi ; dans la rue, des groupes passèrent qui parlaient haut, de sang, de mort, d’assassins. Cela dura longtemps et je n’entendis pas rentrer mon père : il s’attardait, pensai-je, à cause de l’incident. Le vent, qui secouait violemment la maison nette, la pluie qui cinglait la lucarne m’empêchèrent de satisfaire ma curiosité ; finalement, je m’endormis. Chose étrange ! À mon réveil, en pleine lumière, il me parut que la foule n’avait point quitté la rue, qu’elle s’y était massée ; une rumeur de colère montait jusqu’à moi et la porte du rez-de-chaussée était ébranlée plus que la veille. Je courus à la trappe et je regardai. Mon père se tenait devant l’entrée, armé du couperet et criait : — Le premier qui entre est mort ! Du dehors des voix hurlaient : — Enfoncez l’huche ! Enfoncez l’huche ! Je tremblais de frayeur, mes dents claquaient. Cette scène horrible, que je ne m’expliquais point, me remuait comme un cauchemar et m’ôtait la faculté de prononcer le moindre mot.<noinclude> <references/></noinclude> sqdtrpy1jb23172sqtqdv0bezb0sthn Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/197 104 4877603 15797232 2026-05-19T13:44:45Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797232 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Soudain, d’un bond, un gendarme sauta par derrière au cou de mon père et, saisissant la hache d’une main, il le renversa d’un coup au milieu de la salle ; sa tête sonna contre la pierre. Un second policier, entré, de même que le premier, par la fenêtre de la chambre à coucher, vint à la rescousse. Le monde fit irruption dans la demeure. Mon père, maintenu à terre par les bras, par les jambes, par les cheveux, n’avait plus rien d’humain : l’écume aux lèvres, les yeux en feu, il rugissait, tel un fauve. Toutes les figures étaient empreintes de colère, des menaces se croisaient. — À mort, l’assassin ! Écharpons-le ! Je le vis emmener, ligotté entre les deux gendarmes et suivi par la foule dont les huées et les vociférations le fouettaient comme un vent de tempête. Un homme du village, qui passait pour son meilleur ami, plus excité que les autres, lui lança un coup de pied dans les reins. {{interligne}} C’était mon père qui avait tué, à coups de revolver, la femme de l’estaminet à la mystérieuse lumière. Il fut condamné à une longue détention. Je ne l’ai jamais revu.<noinclude> <references/></noinclude> bl4vp48srh3b46n36h795x2sxpf776s Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/198 104 4877604 15797235 2026-05-19T13:46:41Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797235 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> {{astérisme|150%}} J’avais douze ans alors. Un parent éloigné, du côté maternel, maître d’école dans un village voisin, et qui n’avait qu’un enfant, vint me prendre pour m’emmener chez lui. Je le suivis en pleurant, quoiqu’il eût l’air bon, et je considérai cet homme qui me recueillait comme un nouvel ennemi ; en chemin, je lui jetai des regards à la dérobée, ne répondant qu’à peine à ses paroles d’amitié. Quand nous arrivâmes, blancs de poussière, sa femme nous attendait sur le seuil. Elle m’examina avec un mauvais œil et ne se dérida point, malgré les propos de son mari qui s’efforçait d’atténuer sa froideur. Je compris que j’étais là contre son gré et mon instinct de défiance fut vite de l’aversion. Il paraissait d’ailleurs que tout se liguât pour verser plus sûrement à ma jeunesse le philtre amer du pessimisme et du doute. Le fils de ceux avec qui je vivais et que, selon leur vouloir, j’appelai mon oncle et ma tante, était peu intelligent, d’un esprit rebelle et paresseux. Nous étudiions ensemble et mes progrès rapides, ayant mis en lumière l’infériorité de mon compagnon, furent pour moi<noinclude> <references/></noinclude> 51a6k3fija2vkpqcc01gt7q5tp28hbx Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/199 104 4877605 15797242 2026-05-19T13:48:45Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797242 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>une nouvelle source de souffrance. Combien de fois une leçon que je connaissais trop bien ne valut-elle pas des gronderies à notre maître ! Sa femme l’accusait d’être plus indulgent envers moi qu’envers son propre fils, et le pauvre homme, afin de conserver la paix dans son ménage, fut souvent injuste et punit mon zèle. Ces petites vexations n’éteignaient point mon ardeur ; elle ne fit qu’augmenter lorsque, l’instruction élémentaire acquise, nos études s’étendirent aux langues étrangères que mon oncle possédait bien ; j’éprouvai, à pouvoir lire une phrase d’anglais ou d’allemand, la plus grande jouissance que j’eusse ressentie jusqu’à là. Les tâches ennuyeuses ou malpropres dont on me chargeait exclusivement en étaient allégées et, par la pluie et le vent, je semais le long des chemins boueux des vers entiers, des exclamations étranges retenues de mes auteurs ; nettoyant l’étable des porcs, je tenais à ces animaux, dans la langue de Schiller ou de Byron, de longs discours, auxquels ils répondaient par des grognements que j’entendais à peine. Mais les mauvais traitements continuaient d’assombrir mon caractère et me donnèrent le regret<noinclude> <references/></noinclude> gs3oukk6w59em12lqaoy3uaiuqvshcg Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/200 104 4877606 15797245 2026-05-19T13:51:09Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797245 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>de la petite maison de malheur dans laquelle j’avais vécu à côté de mon père, sans amour et sans soins. Les soins d’aujourd’hui ne servaient qu’à m’humilier. Vêtu des loques délaissées par mon stupide condisciple, j’avais l’air d’être son domestique et je l’étais en effet. La moindre résistance aux caprices du petit monstre sans cœur devenait un crime aux yeux de sa mère, qui me rouait de coups en m’appelant ingrat et me rappelant que leur charité m’avait empêché de mourir de faim. Un jour que Jules ne voulait point cesser de me frapper les doigts de sa règle, un mouvement brusque que je fis pour éloigner l’instrument le lui renvoya en pleine figure et provoqua un saignement de nez. La mégère s’élança sur moi, armée d’un bâton, et me meurtrit cruellement en criant : — Race d’assassin ! Tu suivras l’exemple de ton père ! Assassin ! L’injure m’empêcha de sentir la souffrance et, rouge de colère, je me retournai, prêt à me jeter sur la méchante femme. Elle appela son mari : ils m’enfermèrent dans la cave, où je restai tout un jour sans manger. Depuis cinq ans, je vivais de cette vie misérable et le temps avait transformé mon martyre. {{tiret|L’insou|ciance}}<noinclude> <references/></noinclude> nn12dp4cw514z9h0zmntvp8g5sroy0l Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/201 104 4877607 15797247 2026-05-19T13:53:47Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797247 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|L’insou|ciance}} du premier âge avait fait place à une perception plus nette de mon malheur ; je commençais à m’apercevoir du poids des bagages que j’emportais. Mes peines devenaient plus profondes à mesure que j’en discernais mieux les causes ; dans mon cœur délaissé, chargé du forfait d’autrui, germaient une défiance extrême et une haine presque pour l’homme. Et ne me trompai-je pas cependant… ? Mes sentiments d’aujourd’hui me font douter de ceux d’alors. Ne souffrais-je point peut-être au contraire d’un besoin d’amitié que mon âme, depuis toujours repliée sur elle-même et soupçonneuse, rendait impossible ? Car, maintenant, le crime de mon père me semblait écrit sur mon front ; mon nom m’était un insigne de honte qui éloignait de moi. On ne m’appelait point Fermel, mais, ''le fils de Fermel''. Le monde méchant qui me fustigeait sans cesse devait avoir un intérêt à voir souffrir et disparaître ce galeux… Les enfants des malfaiteurs sont pour la société d’anciennes cicatrices infamantes : c’est la trace de ses propres crimes qu’elle poursuit en eux. {{interligne}} Ma présence était devenue une cause de querelles incessantes entre les époux.<noinclude> <references/></noinclude> ffxqmqe4jd9pbh2ufdeq8zv5bxjq82a Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/202 104 4877608 15797249 2026-05-19T13:56:00Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797249 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> L’instituteur ayant été indisposé pendant quelques semaines, ce fut moi qui le remplaçai dans sa classe ; son fils en était incapable. Cet incident fit entrer ma tante dans une colère aveugle. — Tu ne vois pas, dit-elle à son mari, que tu as réchauffé un serpent ? Un beau jour, ce rejeton de bandit volera ton héritage à notre fils. Il faut qu’il s’en aille, entends-tu, je le veux ! Mon oncle se soumit. Un examen pour l’obtention de places de commis près un ministère se préparait ; il me fit inscrire parmi les candidats. Je fus admis et je quittai, pour aller habiter Bruxelles, ma terre natale, qui ne m’avait abreuvé que du lait d’amertume. J’étais à peine installé, la tête encore perdue du changement subit, qu’un matin, le ministre me fit appeler : — Voyons… comment votre nom ? demand-t-il, comme s’il voulait à dessein me le faire dire. — Fermel. — Fermel… — puis, il pensa quelques secondes. — Fermel…, répéta-t-il lentement. Dans l’espace qu’il laissa entre ces deux mots, je crois avoir subi les affres du supplicié dont un premier coup de hache du bourreau maladroit n’a<noinclude> <references/></noinclude> 867jzvjr91la3pa0otkl1j1e9lncxca Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/203 104 4877609 15797251 2026-05-19T13:57:11Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797251 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>fait qu’entamer le col et qui attend le choc suprême. Mes jambes se dérobaient, tout mon sang fuyait. Le ministre n’ajouta rien : c’était simplement un homme distrait. Il cherchait quelqu’un qui connût les langues ; sur son ordre, je traduisis une page d’un écrivain anglais et une d’un écrivain allemand. Il lut et me dit : — C’est bien, vous serez attaché à mon bureau. Dès lors, mon corps n’aurait plus ni faim, ni froid.<noinclude> <references/></noinclude> h5p8qdohobk85udsn8nklr282b6y712 Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/204 104 4877610 15797255 2026-05-19T13:59:44Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797255 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> {{T4|II.}} Si le cours de ma destinée n’eût point été chan­gé, si j’eusse continué, à la campagne, ma vie d’hu­miliations et de douleurs, ne me serais-je pas révol­té, à quelque moment ? N’aurais-je point senti le courage de partir à la garde de Dieu ? Je ne le crois pas : l’atmosphère qui m’entourait était si déprimante, la perfidie des hommes me paraissait tellement universelle, tout tendait à me donner une si pauvre idée de moi-même, que je me serais inévitablement écrié tôt ou tard : À quoi bon ! Les ardeurs de la jeunesse évanouies, je me serais à la longue perdu dans cette mare de carac­tères, plats comme la contrée où poussent les fleurs d’égoïsme aussi nombreuses que les épis de blé dans le limon fertile. Sans l’intervention du maître d’école, mon pa­rent, et de sa femme, la charitable tortionnaire, au milieu de tous, je serais sans doute devenu valet de ferme et j’aurais mangé, jusqu’au bout, le pain de la résignation, semblable au vieux Mi­chel que j’ai connu et dont j’ai mainte fois envié la philosophie.<noinclude> <references/></noinclude> pqovuyggjcll3keccgcoyz581vggmw9 Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/243 104 4877611 15797258 2026-05-19T14:02:06Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797258 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>vivant sur une autre planète et dont je suivrais les actions, avec l’intérêt, mêlé de compassion, qu’on accorde à un spectacle curieux d’êtres inférieurs. Je suis orgueilleux d’avoir beaucoup souffert ! Je suis vêtu de l’étincelante et invulnérable tunique de mes peines ! Les larmes que l’on verse seul, loin du regard des autres hommes, les vraies, les pures, les divines larmes, tombent des yeux comme des gouttes de métal en fusion, s’étirent en longs fils qui s’entrelacent, enveloppent le cœur, lui tissant de l’essence précieuse et solide, une impénétrable cuirasse ! Sainte Souffrance, je te bénis ! Tu es la conscience de l’instant rapide et vain, la chaîne indissoluble de nos heures et de nos jours, la sœur soudée de la joie, l’essence ultime des grands et lumineux amours, l’outil puissant des semeurs d’idées et des remueurs de mondes ! Tu es la raison d’être de l’existence et sa rançon ! Feu ardent qui grandis et purifies l’Humanité, mère de l’exquise Bonté qui doit régénérer le monde, je me prosterne devant toi ! Et, sur un trône haut comme la tour gothique de Saint-Rombaut dans mon pays, s’érige, en plein<noinclude> <references/></noinclude> ki4gu3fekrxnnefc0yyy3g5zlj29vuv Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/169 104 4877612 15797296 2026-05-19T14:25:03Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15797296 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>{{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 169 crop).jpg|align=center|width=100%|cap=UN MARCHÉ À ANVERS.}}<noinclude> <references/></noinclude> 9yon1awxxrzc1okzda6vpu5j22k117u Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/170 104 4877613 15797299 2026-05-19T14:25:30Z Franky007 50939 /* Sans texte */ 15797299 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Franky007" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> klhw6cm5xq6bd0rydbhbrxqfcgzx57c Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/171 104 4877614 15797309 2026-05-19T14:32:25Z Franky007 50939 /* Page non corrigée */ Page créée avec « abords de l’ancien Marché aux Poissons, sur l’emplacement du « Burg », la première forteresse d’Anvers et le berceau de la cité. De toute cette tassée humaine sort une rumeur de vie qui, le matin, s’accroit de l’activité des différents marchés où les paysannes de la Campine et du Polder, coiffées encore, quelques unes, de grands bonnets à barbes flottantes, viennent vendre les laitages et les légumes. Parmi les réceptacles habités presqu... » 15797309 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>abords de l’ancien Marché aux Poissons, sur l’emplacement du « Burg », la première forteresse d’Anvers et le berceau de la cité. De toute cette tassée humaine sort une rumeur de vie qui, le matin, s’accroit de l’activité des différents marchés où les paysannes de la Campine et du Polder, coiffées encore, quelques unes, de grands bonnets à barbes flottantes, viennent vendre les laitages et les légumes. Parmi les réceptacles habités presque exclusivement par le peuple, le quartier Saint-André montrait autrefois le plus d’animation. Il était traversé par une rue longue et étroite, baptisée d’un nom significatif, le « Luizen Markt » (Marché aux Poux). De cette artère s’étendait, à droite vers l’Escaut et à gauche vers la ville, un réseau de ruelles et d’impasses, suant l’humidité et le miasme, au bord desquelles, rongées de lèpres, les plâtras écroulés, les portes sans fermeture, oscillaient des façades de bois noircies et comme calcinées, aux pignons finissant en gnenle de brochet. Certains enfers » de Londres et de Manchester donneraient seuls nne idée des foules qui s’entassaient là, flopées d’enfants et de commères Iriant dans les boues de légut, gruppes de faquins arrêtés à l’angle des rues, les mains dans les poches, l’eil provorateur, bandes de filles impudentes, la lèvre incarnadine, dest braises dans l’wil, riant aux plaisanteries eyniques de leurs adorateurs en sarratx. Avec ses maisons décliquetées, ses pignons dentelés, su patine de erasse et de misère. sa rude population de laboriens et de fiméliques, ce quartier ménageait des abonklantes aux artistes. De superbes lasears y promenaient leur erinerie picaresque, sous d’épaisses crinières à reflets lens trahissant une origine semi-mauresque. On était étonné lorsque partaient, de la bouche d’une fillette évoquant certains portaits de Murillo, de grossières injures proférées avee on accent rogomme, dans le patois trainard et pejoratif de l’endroit. Assise en plein vent près de sa brouette, telle marchande de pouues rances, d’aeres sancissons, de mastelles lapidifiées et de scholle, poissons sales qu’adore le peuple anversois, aurait pu vendre sur les bords du Xénil, une rouge fleur de cassis dans les cheveux, les oranges savoureuses et les limons parfumés. Peut-être même cette noiraude aurait-elle eu à la cour de Madrid un tabouret au pied du trône. Certains des habitants du quartier Saint-André ou des autres centres ouvriers d’Anvers ont non seulement gardé le type espagnol, mais même des noms eastillans, souvent retentissants à travers l’histoire de F’Ibérie. On m’a cité le cas d’une marchande de légumes, veuve et mère de dix enfants, la femme «Armiroto », du nom de ce marquis Armiroto qui fut un des seigneurs de la suite du due d’Albe. Sa descendante, indifférente à cette haute origine, bromettait des choux par les rues, trainant sa fière hérédité dénaturée par un sobriquet ignominicux: «Arme Rotte ». La transformation de ces quartiers pestilents et squalides est consonnée; une voie spacieuse remplace, sous le nom de rue Nationale, l’immonde Luizen Markt » et ses mmi- fications. L’air et la lumière ainsi ont assaini les cloaques où se vautrait une humanité vicieuse, gangrenée de maux sans nombre. C’est l’un des résultats, appréciable celui-là. du bouleversement qui, depuis bientôt vingt-cinq ans, a mis en coupe réglée la vieille ville, éventré les anciens quartiers, taillé à blane estoc dans le tas des souvenirs historiques. Qui ne regrette, telle qu’elle s’offrait autrefois, la superbe et triomphante porte de l’Escant, on porte Royale, surmontée de son énorme dien marin et construite par Arthur Quellyn, d’après les dessins de Rubens, à l’occasion de la Joyeuse entrée du roi d’Espagne Philippe IV. Quand on descendait la ree, au lant de laquelle s’élargissait son areature, le Beuve saper- cevait par delà, comme à travers un porche ouvert sur le ciel et l’ean. Il nous faut faire notre denil également du marché aux Poissons, ce pittoresque et bruyant rendez-vous des ménagères s’agitant autour de la marée jetée tonte vive sur les étaux, en longues traînées<noinclude> <references/></noinclude> 9j7gc8csr004ain8amlyd5n6i90xjl7 15797778 15797309 2026-05-20T08:53:05Z Franky007 50939 15797778 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>abords de l’ancien Marché aux Poissons, sur l’emplacement du « Burg », la première forteresse d’Anvers et le berceau de la cité. De toute cette tassée humaine sort une rumeur de vie qui, le matin, s’accroit de l’activité des différents marchés où les paysannes de la Campine et du Polder, coiffées encore, quelques unes, de grands bonnets à barbes flottantes, viennent vendre les laitages et les légumes. Parmi les réceptacles habités presque exclusivement par le peuple, le quartier Saint-André montrait autrefois le plus d’animation. Il était traversé par une rue longue et étroite, baptisée d’un nom significatif, le « Luizen Markt » (Marché aux Poux). De cette artère s’étendait, à droite vers l’Escaut et à gauche vers la ville, un réseau de ruelles et d’impasses, suant l’humidité et le miasme, au bord desquelles, rongées de lèpres, les plâtras écroulés, les portes sans fermeture, oscillaient des façades de bois noircies et comme calcinées, aux pignons finissant en gueule de brochet. Certains « enfers » de Londres et de Manchester donneraient seuls une idée des foules qui s’entassaient là, flopées d’enfants et de commères trôlant dans les boues de l’égout, grappes de faquins arrêtés à l’angle des rues, les mains dans les poches, l’œil provocateur, bandes de filles impudentes, la lèvre incarnadine, des braises dans l’œil, riant aux plaisanteries cyniques de leurs adorateurs en sarraux. Avec ses maisons déchiquetées, ses pignons dentelés, sa patine de crasse et de misère, sa rude population de laborieux et de faméliques, ce quartier ménageait des ressources abondantes aux artistes. De superbes lascars y promenaient leur crânerie picaresque, sous d’épaisses crinières à reflets bleus trahissant une origine semi-mauresque. On était étonné lorsque partaient, de la bouche d’une fillette évoquant certains portraits de Murillo, de grossières injures proférées avec on accent rogomme, dans le patois traînard et péjoratif de l’endroit. Assise en plein vent près de sa brouette, telle marchande de pommes rances, d’âcres saucissons, de « mastelles » lapidifiées et de scholle, poissons sales qu’adore le peuple anversois, aurait pu vendre sur les bords du Xénil, une rouge fleur de cassis dans les cheveux, les oranges savoureuses et les limons parfumés. Peut-être même cette noiraude aurait-elle eu à la cour de Madrid un tabouret au pied du trône. Certains des habitants du quartier Saint-André ou des autres centres ouvriers d’Anvers ont non seulement gardé le type espagnol, mais même des noms eastillans, souvent retentissants à travers l’histoire de F’Ibérie. On m’a cité le cas d’une marchande de légumes, veuve et mère de dix enfants, la femme «Armiroto », du nom de ce marquis Armiroto qui fut un des seigneurs de la suite du due d’Albe. Sa descendante, indifférente à cette haute origine, bromettait des choux par les rues, trainant sa fière hérédité dénaturée par un sobriquet ignominicux: «Arme Rotte ». La transformation de ces quartiers pestilents et squalides est consonnée; une voie spacieuse remplace, sous le nom de rue Nationale, l’immonde Luizen Markt » et ses mmi- fications. L’air et la lumière ainsi ont assaini les cloaques où se vautrait une humanité vicieuse, gangrenée de maux sans nombre. C’est l’un des résultats, appréciable celui-là. du bouleversement qui, depuis bientôt vingt-cinq ans, a mis en coupe réglée la vieille ville, éventré les anciens quartiers, taillé à blane estoc dans le tas des souvenirs historiques. Qui ne regrette, telle qu’elle s’offrait autrefois, la superbe et triomphante porte de l’Escant, on porte Royale, surmontée de son énorme dien marin et construite par Arthur Quellyn, d’après les dessins de Rubens, à l’occasion de la Joyeuse entrée du roi d’Espagne Philippe IV. Quand on descendait la ree, au lant de laquelle s’élargissait son areature, le Beuve saper- cevait par delà, comme à travers un porche ouvert sur le ciel et l’ean. Il nous faut faire notre denil également du marché aux Poissons, ce pittoresque et bruyant rendez-vous des ménagères s’agitant autour de la marée jetée tonte vive sur les étaux, en longues traînées<noinclude> <references/></noinclude> ib7z3wpzumh19p6jz0kijjzskhx30lv 15797890 15797778 2026-05-20T11:43:36Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15797890 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>abords de l’ancien Marché aux Poissons, sur l’emplacement du « Burg », la première forteresse d’Anvers et le berceau de la cité. De toute cette tassée humaine sort une rumeur de vie qui, le matin, s’accroît de l’activité des différents marchés où les paysannes de la Campine et du Polder, coiffées encore, quelques unes, de grands bonnets à barbes flottantes, viennent vendre les laitages et les légumes. Parmi les réceptacles habités presque exclusivement par le peuple, le quartier Saint-André montrait autrefois le plus d’animation. Il était traversé par une rue longue et étroite, baptisée d’un nom significatif, le « Luizen Markt » (Marché aux Poux). De cette artère s’étendait, à droite vers l’Escaut et à gauche vers la ville, un réseau de ruelles et d’impasses, suant l’humidité et le miasme, au bord desquelles, rongées de lèpres, les plâtras écroulés, les portes sans fermeture, oscillaient des façades de bois noircies et comme calcinées, aux pignons finissant en gueule de brochet. Certains « enfers » de Londres et de Manchester donneraient seuls une idée des foules qui s’entassaient là, flopées d’enfants et de commères trôlant dans les boues de l’égout, grappes de faquins arrêtés à l’angle des rues, les mains dans les poches, l’œil provocateur, bandes de filles impudentes, la lèvre incarnadine, des braises dans l’œil, riant aux plaisanteries cyniques de leurs adorateurs en sarraux. Avec ses maisons déchiquetées, ses pignons dentelés, sa patine de crasse et de misère, sa rude population de laborieux et de faméliques, ce quartier ménageait des ressources abondantes aux artistes. De superbes lascars y promenaient leur crânerie picaresque, sous d’épaisses crinières à reflets bleus trahissant une origine semi-mauresque. On était étonné lorsque partaient, de la bouche d’une fillette évoquant certains portraits de Murillo, de grossières injures proférées avec on accent rogomme, dans le patois traînard et péjoratif de l’endroit. Assise en plein vent près de sa brouette, telle marchande de pommes rances, d’âcres saucissons, de « mastelles » lapidifiées et de « scholle », poissons salés qu’adore le peuple anversois, aurait pu vendre sur les bords du Xénil, une rouge fleur de cassis dans les cheveux, les oranges savoureuses et les limons parfumés. Peut-être même cette noiraude aurait-elle eu à la cour de Madrid un tabouret au pied du trône. Certains des habitants du quartier Saint-André ou des autres centres ouvriers d’Anvers ont non seulement gardé le type espagnol, mais même des noms castillans, souvent retentissants à travers l’histoire de l’Ibérie. On m’a cité le cas d’une marchande de légumes, veuve et mère de dix enfants, la femme « Armiroto », du nom de ce marquis Armiroto qui fut un des seigneurs de la suite du duc d’Albe. Sa descendante, indifférente à cette haute origine, brouettait des choux par les rues, traînant sa fière hérédité dénaturée par un sobriquet ignominieux : « Arme Rotte ». La transformation de ces quartiers pestilents et squalides est consommée ; une voie spacieuse remplace, sous le nom de rue Nationale, l’immonde « Luizen Markt » et ses ramifications. L’air et la lumière ainsi ont assaini les cloaques où se vautrait une humanité vicieuse, gangrenée de maux sans nombre. C’est l’un des résultats, appréciable celui-là, du bouleversement qui, depuis bientôt vingt-cinq ans, a mis en coupe réglée la vieille ville, éventré les anciens quartiers, taillé à blanc estoc dans le tas des souvenirs historiques. Qui ne regrette, telle qu’elle s’offrait autrefois, la superbe et triomphante porte de l’Escaut, ou porte Royale, surmontée de son énorme dieu marin et construite par Arthur Quellyn, d’après les dessins de Rubens, à l’occasion de la Joyeuse entrée du roi d’Espagne Philippe IV. Quand on descendait la rue, au haut de laquelle s’élargissait son arcature, le fleuve s’apercevait par delà, comme à travers un porche ouvert sur le ciel et l’eau. Il nous faut faire notre deuil également du marché aux Poissons, ce pittoresque et bruyant rendez-vous des ménagères s’agitant autour de la marée jetée toute vive sur les étaux, en longues traînées<noinclude> <references/></noinclude> 9d20ikz40rpsgdv78kdpu06vawdit3i Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/39 104 4877615 15797311 2026-05-19T14:36:48Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797311 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>toutes ses ressources, et supporté avec un courage héroique des privations sans nombre, fut obligé de se rendre. Dès le lendemain, le fort de Salses était investi ; mais il était mal approvisionné, et, malgré l’assertion de {{M.|de Gazanyola}}, le gouverneur, don Henriquez de Quiroga, se défendit assez mollement. D’après le père Daniel, dom Vaissette et Feliu de la Peña, il capitula dès le 15 septembre ({{M.|de Gazanyola}} dit le 25 seulement), convenant de livrer la place le 29, s’il n’était pas secouru jusque-là, ce qui arriva effectivement. Une gravure datant de cette époque attribue à la famine la reddition du château de Salses : elle représente un Espagnol à genoux tiraillé par un Français, un Portugais et un Catalan lui enlevant chacun une partie de son vêtement, piquante allégorie du démembrement de la monarchie espagnole au moment du traité des Pyrénées. Dans le haut de la gravure, à gauche et à droite, sont deux cartouches représentant les villes de Perpignan et de Salses. Au-dessus de cette dernière est le titre suivant : ''Pour la réduction de Salses'' (qui signifie ''Sausse'' en espagnol), ''après une longue faim''. Le quatrain suivant est au-dessous de ce même cartouche : {{Interligne|0.5em}} {{Pom|Ceux de Salses, contraints de se rendre à la France, Nous ont quitté leur ville au milieu de l’automne ; Et de vray pouvaient-ils, n’ayant ni chair ni pain Pour tremper dans le plat, trouver leur Sausse bonne ?|df}}<noinclude> <references/></noinclude> jnw9thnrkdhgi2bq6tqbl92nwytz69j Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/217 104 4877616 15797322 2026-05-19T14:47:50Z Acélan 8398 début 15797322 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FLU — FLU|209}}</noinclude><section begin="FLUX"/><nowiki /> 5 h. 0 m. A Mendin. 5 h. 0 m. A Penbœuf. 8 h. 30 m. A Nantes. 3 h. 0 m. Le long de la côte du Sud de Bretagne, depuis l’entrée de la rivière de Loire, jusqu’au Ras de Fontenay, elle monte {{lié|18 pieds}}. 3 h. 45 m. Dans les entrées des rivières de cette côte, & dans le Ras de Fontenay. 4 h. 0 m. Dans Lyroise, & le passage du Four, elle monte {{lié|18 pieds}}. 3 h. 0 m. Dans les rades de Douarnénez & de Bertaume, elle monte {{lié|20 pieds}}. 5 h. 0 m. A l’Île de Bas, elle monte {{lié|25 pieds}}. 5 h. 15 m. Aux Sept-Îles, elle monte 30 pieds. 6 h. 0 m. A Bréhat, Saint-Malo & Cancale, elle monte {{lié|45 pieds}}. 6 h… A Granville, elle monte 40 pieds. 6 h. 45 m. Dans le Ras de Blanchart, & au cap de la Hague, elle monte {{lié|40 pieds}}. 9 heures 30 m. Aux Îles d’Ornay, de Jarsey & de Garnesey, elle monte {{lié|40 pieds}}. 8 h. 0 m. A Cherbourg & a la Hougue, elle monte 40 pieds. 9 h. 0 min. Dans toute la côte depuis la Hougue jusqu’au cap de Caux ou d’Entifer, elle monte {{lié|18 pieds}}. 4 h. 0 m. Dans le pas de Calais, elle monte 18 pieds. 3 h. 0 m. Dans toutes les Canaries, elle monte jusqu’à 7 ou {{lié|8 pieds}}. 2 h. 15 min. Le long des côtes de Barbarie, depuis le cap de Geer jusqu’au détroit de Gibraltar, elle monte {{lié|10 pieds}}. 1 h. 30 min. Le long des côtes d’Espagne, depuis le détroit de Gibraltar jusqu’au cap de Sainte-Marie, & une heure plus tard dans les rades, elle monte {{lié|10 pieds}}. 3 h. 0 m. Le long de toutes les côtes de Portugal, à l’entrée des rivières & des ports, & une heure plus tard dans les rades depuis le cap de Sainte-Marie jusqu’au cap de Finistère, elle monte {{lié|10 pieds}}. 3 h. 0 m. Le long des côtes depuis le cap Finistère jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, elle monte {{lié|15 pieds}}. 3 h. 45 m. Dans les ports de la Corogne, de Bitance, de Férol, de Fontaine, de Vivrers, de Ribadens, à Villa Sant-Andero, à Bilbao, elle monte {{lié|15 pieds}}. Depuis 4 h. 30 m. jusqu’à 5 h. 0 m. & une demi-heure plus tard dans les ports, aux Îles Sorlingues, & depuis le bout de l’Angleterre de ce côté là jusqu’à Gouttard, elle monte 20 ou {{lié|24 pieds}}. 7 h. 0 m. & successivement à 9 h. 0 m. 10 h. 30 m. 11 h. 30 m. depuis Gouttard à Porlan, l’île de Wight, à la rade de Sainte-Hélène jusqu’à Douvre, elle monte {{lié|24 pieds}}, & successivement 18 & 16. Du côté de l’orient d’Angleterre à 11 h. 0 m. à la rade des Dunes, elle monte {{lié|12 pieds}}. A {{lié|12 h.}} {{lié|0 m.}} depuis l’Île de Tanet jusques devant la Tamise, elle monte {{lié|12 pieds}} aussi. A {{lié|10 h.}} {{lié|0 m.}} depuis la Tamise jusques devant Yarmouth, & la pointe de Vinterton, elle monte {{lié|15 pieds}}. A {{lié|9 h.}} {{lié|0 m.}} de Vinterton jus qu’à la pointe de Trimingham, elle monte {{lié|15 pieds}}. A {{lié|3 h.}} {{lié|0 m.}} aux entrées des rivières de Thées & de Tine, elle monte {{lié|18 pieds}}. 3 h. 0 m. Le long des côtes du nord d’Ecosse & des Îles Orcades, elle monte {{lié|18 pieds}}. Sur les côtes d’Irlande, 6 heures 30 m. du côté du nord, depuis l’Île Raghlins jusqu’au Nord-Cap. A {{lié|4 h.}} {{lié|0 m.}} dans toutes les côtes de l’ouest, du sud, du sud-est depuis le Nord-Cap jusqu’au cap Carnarot, & toujours plus tard dans les ports & dans les rivières, à mesure qu’elles font plus avancées dans les terres. A 9 h. om. Le long de la côte de l’Est d’Irlande depuis le cap Carnarot jusqu’à l’Ile Raghlins, & dans la côte d’Ecosse & d’Angleterre depuis le cap Cantir jusqu’à l’Île d’Anglezey, elle monte 18 pieds. A 6 h. 30 m. depuis l’Île d’Anglezey jusqu’au cap de Saint— David. As h. 45 m. à Penbrock, à l’Île Londey, & {{roi|Tome|IV}}. FLU 209 dans la baie de Bristol. A 5 h. o m. depuis la pointe de Hartland jusqu’au cap de Cornouaille. Sur les côtes de Flandre, à 12 h. om. en dedans des bancs, depuis le pas de Calais jusqu’à l’embouchure de l’Escaut, elle monte 18 pieds, & au large des bancs de Flandre en la route, elle monte 15 pieds. Sur les côtes de Hollande, à 1 h. o m. à l’embouchure de l’Escaut, elle monte 20 pieds. A l’embouchure de la Meuse, à 1 h. 45 m. cile monte 20 pieds. Hors le Texel à la côte à 6 h. o m. elle monte 20 pieds. Devant Medemblic, à 10 h. 30 m. elle monte 15 pieds. A Horn, à 12 h. o m. elle monte 15 pieds. A Horne, à 12 heures, o min. elle monte 15 pieds. A Amsterdam, à 3 h. om. elle monte 7 pieds. Sur toutes les autres côtes de Hollande, & sur celles d’Allemagne & de Danemarck, à 12 h. om. elle monte 15 pieds. Sur la côre du sud de Terre-Neuve, à 7 h. 30 m. elle monte 6 à 7 pieds. Dans les Mers Méditerranées, dans la Mer Baltique, & aux Îles de l’Amérique, le flux n’est point réglé ; il y est causé par les vents, & les marées ne montent pas sensiblement. Aux Îles fort éloignées des terres, la mer ne monte ordinairement, depuis la basse jusqu’à la pleine mer, que de 6 à 7 pieds. On dit qu’aux Indes, & aux côtes de Malabar & de Coromandel, elle ne monte que de 9 à 10 pieds. A l’Île de Sainte-Catherine au Brésil, les marées sont fort sensibles, mais peu réglées, ou peu connues. FREZIER. L’an 1609, il y cut flux & reflux deux fois en une heure dans la Tamise. Le fecond n’étoit apparemment qu’un reste du premier, & tous deux n’étoient que la décharge de la même marée ; mais qui l’avoit ainsi coupée en deux ? Larrey, Hist. d’Anglet. Les Anciens feignoient que Neptune avoit deux femmes, pour figurer le flux & le reflux de la mer, Venilia, cùm venit ad terram ; Salacia, cùm redit ad falum. César Draconus a fait un nouveau systéme du flux & du reflux de la mer, où il explique fort bien toutes ses irrégularités. Voyez les nouveaux Philosophes, Descartes, Gaffendi, Régis, &c. & les Mathématiciens qui ont traité de la met, le {{P.|de}} Chales Jésuite, {{M.|Bouguer}} dans son Traité com plet de la Navigation, &c. La question du flux & reflux est l’écueil de la Philosophie, & l’abyme où se perd l’esprit humain. {{sc|Bouh}}. Plusieurs pensent que les rivières sont la cause du flux & du reflux ; comme si en sortant de la mer, elles la faisoient couler avec elles, & qu’en y retournant, elles la fissent rebrouffer & se replier sur elle-même. Quelques Docteurs Arabes attribuent le flux & reflux à la révolution journalière du premier mobile, comme si le ciel en tournant, donnoit le branle aux eaux aussi bien qu’aux astres. Un Mathématicien de notre temps pense que le flux & le reflux vient du balancement que le globe de la terre a sur son axe ; comme si la terre s’inclinant deux fois le jour du midi au septentrion, & puis se televant du septentrion au midi, faisoit aller & revenir les eaux selon la diversité de ces mouvemens. D’autres ne pouvant comprendre le flux & reflux, disent, sans tant de façon, que la mer a d’elle-même cette agitation périodique ; ou qu’un Ange n’a d’autre affaire que de balancer ainsi les flots. Enfin, Descartes soutient que la Lune passant sur la mer, presse l’air entre son globe & cet élément ; que l’air pressé pousse l’eau, & la fait couler des deux côtés ; ce qui fait le flux : qu’ensuite l’eau se remet peu-à-peu en sa première situation, à mesure que la Lune passe, & qu’elle cesse de presser l’air ; ce qui fait le reflux. Du tête, Apulée, dans son Livre de Mundo, avoit insinué ce sentiment long-temps avant Descartes. Mais les bisarreries du flax & du reflux font encore plus étranges que celles de la Lune, & on ne voit pas que cet astre, tout changeant qu’il est, puisse Bb<section end="FLUX"/><noinclude> <references/></noinclude> 4xxiktgbwj2zai0hk1s4qbs9u1ddo3i 15797338 15797322 2026-05-19T15:08:59Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797338 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FLU — FLU|209}}</noinclude><section begin="FLUX"/><nowiki /> 5 h. 0 m. A Mendin. 5 h. 0 m. A Penbœuf. 8 h. 30 m. A Nantes. 3 h. 0 m. Le long de la côte du Sud de Bretagne, depuis l’entrée de la rivière de Loire, jusqu’au Ras de Fontenay, elle monte {{lié|18 pieds}}. 3 h. 45 m. Dans les entrées des rivières de cette côte, & dans le Ras de Fontenay. 4 h. 0 m. Dans Lyroise, & le passage du Four, elle monte {{lié|18 pieds}}. 3 h. 0 m. Dans les rades de Douarnénez & de Bertaume, elle monte {{lié|20 pieds}}. 5 h. 0 m. A l’Île de Bas, elle monte {{lié|25 pieds}}. 5 h. 15 m. 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Le long de toutes les côtes de Portugal, à l’entrée des rivières & des ports, & une heure plus tard dans les rades depuis le cap de Sainte-Marie jusqu’au cap de Finistère, elle monte {{lié|10 pieds}}. 3 h. 0 m. Le long des côtes depuis le cap Finistère jusqu’à Saint-Jean-de-Luz, elle monte {{lié|15 pieds}}. 3 h. 45 m. Dans les ports de la Corogne, de Bitance, de Férol, de Fontaine, de Vivrers, de Ribadens, à Villa Sant-Andero, à Bilbao, elle monte {{lié|15 pieds}}. Depuis 4 h. 30 m. jusqu’à 5 h. 0 m. & une demi-heure plus tard dans les ports, aux Îles Sorlingues, & depuis le bout de l’Angleterre de ce côté là jusqu’à Gouttard, elle monte 20 ou {{lié|24 pieds}}. 7 h. 0 m. & successivement à 9 h. 0 m. 10 h. 30 m. 11 h. 30 m. depuis Gouttard à Porlan, l’île de Wight, à la rade de Sainte-Hélène jusqu’à Douvre, elle monte {{lié|24 pieds}}, & successivement 18 & 16. Du côté de l’orient d’Angleterre à 11 h. 0 m. à la rade des Dunes, elle monte {{lié|12 pieds}}. A {{lié|12 h.}} {{lié|0 m.}} depuis l’Île de Tanet jusques devant la Tamise, elle monte {{lié|12 pieds}} aussi. A {{lié|10 h.}} {{lié|0 m.}} depuis la Tamise jusques devant Yarmouth, & la pointe de Vinterton, elle monte {{lié|15 pieds}}. A {{lié|9 h.}} {{lié|0 m.}} de Vinterton jus qu’à la pointe de Trimingham, elle monte {{lié|15 pieds}}. A {{lié|3 h.}} {{lié|0 m.}} aux entrées des rivières de Thées & de Tine, elle monte {{lié|18 pieds}}. 3 h. 0 m. Le long des côtes du nord d’Ecosse & des Îles Orcades, elle monte {{lié|18 pieds}}. Sur les côtes d’Irlande, 6 heures 30 m. du côté du nord, depuis l’Île Raghlins jusqu’au Nord-Cap. A {{lié|4 h.}} {{lié|0 m.}} dans toutes les côtes de l’ouest, du sud, du sud-est depuis le Nord-Cap jusqu’au cap Carnarot, & toujours plus tard dans les ports & dans les rivières, à mesure qu’elles sont plus avancées dans les terres. A {{lié|9 h.}} {{lié|0 m.}} Le long de la côte de l’Est d’Irlande depuis le cap Carnarot jusqu’à l’Ile Raghlins, & dans la côte d’Ecosse & d’Angleterre depuis le cap Cantir jusqu’à l’Île d’Anglezey, elle monte {{lié|18 pieds}}. A {{lié|6 h.}} {{lié|30 m.}} depuis l’Île d’Anglezey jusqu’au cap de Saint-David. A {{lié|5 h.}} {{lié|45 m.}} à Penbrock, à l’Île Londey, & dans la baie de Bristol. A {{lié|5 h.}} {{lié|0 m.}} depuis la pointe de Hartland jusqu’au cap de Cornouaille. Sur les côtes de Flandre, à 12 h. 0 m. en dedans des bancs, depuis le pas de Calais jusqu’à l’embouchure de l’Escaut, elle monte {{lié|18 pieds}}, & au large des bancs de Flandre en la route, elle monte {{lié|15 pieds}}. Sur les côtes de Hollande, à 1 h. 0 m. à l’embouchure de l’Escaut, elle monte {{lié|20 pieds}}. A l’embouchure de la Meuse, à {{lié|1 h.}} {{lié|45 m.}} elle monte {{lié|20 pieds}}. Hors le Texel à la côte à {{lié|6 h.}} {{lié|0 m.}} elle monte 20 pieds. Devant Medemblic, à 10 h. 30 m. elle monte 15 pieds. A Horn, à {{lié|12 h.}} {{lié|0 m.}} elle monte {{lié|15 pieds}}. A Horne, à {{lié|12 heures}}, {{lié|0 min.}} elle monte {{lié|15 pieds}}. A Amsterdam, à {{lié|3 h.}} {{lié|0 m.}} elle monte {{lié|7 pieds}}. Sur toutes les autres côtes de Hollande, & sur celles d’Allemagne & de Danemarck, à {{lié|12 h.}} {{lié|0m.}} elle monte 15 pieds. Sur la côte du sud de Terre-Neuve, à 7 h. 30 m. elle monte 6 à {{lié|7 pieds}}. Dans les Mers Méditerranées, dans la Mer Baltique, & aux Îles de l’Amérique, le flux n’est point réglé ; il y est causé par les vents, & les marées ne montent pas sensiblement. Aux Îles fort éloignées des terres, la mer ne monte ordinairement, depuis la basse jusqu’à la pleine mer, que de 6 à {{lié|7 pieds}}. On dit qu’aux Indes, & aux côtes de Malabar & de Coromandel, elle ne monte que de 9 à {{lié|10 pieds}}. A l’Île de Sainte-Catherine au Brésil, les marées sont fort sensibles, mais peu réglées, ou peu connues. {{sc|Frezier}}. L’an 1609, il y eut {{lié|flux & reflux}} deux fois en une heure dans la Tamise. Le second n’étoit apparemment qu’un reste du premier, & tous deux n’étoient que la décharge de la même marée ; mais qui l’avoit ainsi coupée en deux ? Larrey, ''Hist. d’Anglet.'' Les Anciens feignoient que Neptune avoit deux femmes, pour figurer le ''flux'' & le ''reflux'' de la mer, ''{{lang|la|Venilia, cùm venit ad terram ; Salacia, cùm redit ad salum}}''. César Draconus a fait un nouveau systême du ''flux'' & du ''reflux'' de la mer, où il explique fort bien toutes ses irrégularités. Voyez les nouveaux Philosophes, Descartes, Gassendi, Régis, ''&c.'' & les Mathématiciens qui ont traité de la mer, le {{P.|de Chales}} Jésuite, {{M.|Bouguer}} dans son Traité complet de la Navigation, &c. La question du ''flux'' & ''reflux'' est l’écueil de la Philosophie, & l’abyme où se perd l’esprit humain. {{sc|Bouh}}. Plusieurs pensent que les rivières sont la cause du ''flux'' & du ''reflux ;'' comme si en sortant de la mer, elles la faisoient couler avec elles, & qu’en y retournant, elles la fissent rebrousser & se replier sur elle-même. Quelques Docteurs Arabes attribuent le ''flux'' & ''reflux'' à la révolution journalière du premier mobile, comme si le ciel en tournant, donnoit le branle aux eaux aussi bien qu’aux astres. Un Mathématicien de notre temps pense que le ''flux'' & le ''reflux'' vient du balancement que le globe de la terre a sur son axe ; comme si la terre s’inclinant deux fois le jour du midi au septentrion, & puis se relevant du septentrion au midi, faisoit aller & revenir les eaux selon la diversité de ces mouvemens. D’autres ne pouvant comprendre le ''flux'' & ''reflux'', disent, sans tant de façon, que la mer a d’elle-même cette agitation périodique ; ou qu’un Ange n’a d’autre affaire que de balancer ainsi les flots. Enfin, Descartes soutient que la Lune passant sur la mer, presse l’air entre son globe & cet élément ; que l’air pressé pousse l’eau, & la fait couler des deux côtés ; ce qui fait le ''flux :'' qu’ensuite l’eau se remet peu-à-peu en sa première situation, à mesure que la Lune passe, & qu’elle cesse de presser l’air ; ce qui fait le ''reflux''. Du tête, Apulée, dans son Livre ''{{lang|la|de Mundo}}'', avoit insinué ce sentiment long-temps avant Descartes. Mais les bisarreries du ''flux'' & du ''reflux'' sont encore plus étranges que celles de la Lune, & on ne voit pas que cet astre, tout changeant qu’il est, puisse<section end="FLUX"/><noinclude> <references/></noinclude> 314ywxnn4i0oj96uqmwyegn2sm7crv3 Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/228 104 4877617 15797343 2026-05-19T15:21:29Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797343 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>part & d’autre, sont fondés ; il y a à parier que cet opéra se soutiendra, sinon par le fond, au moins par les accessoires. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''12 Juillet 1777.'' On connoissoit déjà l’effroyable dénouement de ''Gabrielle de Vergy,'' & l’on avoit peine à le soutenir à la lecture. Il a produit en action un tel effet, que plusieurs femmes se sont trouvées mal & que des vaporeux ont déclaré qu’ils se sentoient le cœur serré, oppressé & qu’ils ne reviendroient point à cette piece. Tout ce qui précede est si faux, si vicieux, si gigantesque, si absurde, que d’autres connoisseurs ont soutenu de sang froid l’atrocité de la catastrophe, & n’y ont vu que le noir délire d’une imagination romanesque. Il est certain que nous n’avons plus rien à envier au théâ tre anglois. {{M.|de}} Voltaire a observé au sujet de certains drames, que nous avions un nouveau genre de comédie, la comédie ''horrible'' ; nous en avons un aussi dans le tragique, la tragédie ''exécrable'' : qualification que mérite à tous égards celle de {{M.|Du}}{{lié}}Belloy même, quant au style, dont la barbarie & l’enflure ordinaires sont encore plus remarquables dans une piece de sentimens. On ne peut nier cependant qu’il n’y ait des tirades, ou plutôt des passages, en petit nombre, dans le vrai langage de la passion, écrits avec correction, élégance, onction même ; quoique l’ame du poëte, en général, ait plus de chaleur & de force que de vraie sensibilité. On remarque encore dans la contexture quelques<noinclude> <references/></noinclude> 8sf1hymrhzrsi4o705znt03xju4vebr Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/218 104 4877618 15797345 2026-05-19T15:22:00Z Acélan 8398 en cours 15797345 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|210|FLU — FLU}}</noinclude><section begin="FLUX"/>être la cause de tant de diverses agitations. Pour bien démêler un mouvement si régulier, & si irrégulier tout ensemble, il faudroit trouver une cause qui en expliquât tous les accidens ; & c’est ce que les Philosophes ne feront peut-être jamais. ☞ Newton, après avoir supposé avec Copernic, que la terre se meut d’occident en orient dans l’espace de {{lié|24 heures}} sur son axe, & dans l’espace d’une année dans l’écliptique ; après avoir encore supposé que la Lune se meut périodiquement chaque mois dans un orbite qui ne s’écarte pas beaucoup du plan de l’écliptique, attribue à l’attraction que le Soleil & la Lune exercent sur les eaux de l’océan, tous les phénomènes du ''flux'' & du ''reflux''. Il avoue d’abord que ces eaux sont beaucoup plus attirées par la Terre, que par le Soleil & par la Lune ; mais il ajoute que, puisqu’il règne parmi tous les corps de l’univers une attraction mutuelle en raison directe des masses & en raison inverse des carrés des distances, l’action de ces deux astres ne doit pas être comptée pour rien. Elle doit être même d’autant plus sensible, que ces deux astres sont moins éloignés de nous, & plus perpendiculaires sur l’océan. C’est cependant la Lune que Newton regarde en tout ceci comme le principal agent ; & lorsque les eaux montent de {{lié|12 pieds}} au milieu de l’Océan, il a calculé que le Soleil ne les élevoit qu’à deux & un quart, tandis que la Lune les élevoit à {{lié|9 pieds}} & {{lié|3 quarts}}. Ce qui peut faire adopter les principes de ce grand homme, c’est la facilité avec laquelle il explique les phénomènes innombrables que nous présente ce point de physique. ☞ En effet l’eau qui se trouve directement sous la Lune, & qui en est par conséquent la plus voisine, doit en être attirée avec plus de force que le reste des ondes, parce que le reste en est plus éloigné. Au moyen de cette attraction, les flots de l’Océan doivent s’accumuler de toutes parts, & former une montagne liquide, dont le sommet sera sous la Lune même. ☞ La Terre en même-temps est aussi un peu attirée par la Lune ; mais la portion d’eau, qui baigne l’hémisphère antipode, ne l’est presque point à cause de son grand éloignement. ☞ Cette portion sera donc comme abandonnée par la terre, qui suit un peu l’attraction de la Lune, & par conséquent il y aura une seconde montagne d’eau ; ainsi en voilà deux, l’une totalement opposée à l’autre. ☞ L’Océan doit pour lors se gonfler, s’alonger dans l’hémisphère éclairé par la Lune, & dans celui qu’elle n’éclaire pas. Ainsi dans les diverses parties de l’Océan il y aura deux marées pendant le temps que la Lune emploie, pour retourner au même point du ciel. Lorsqu’elle est pour nous au méridien, il doit y avoir un soulèvement d’eau, & lorsqu’elle s’en éloigne, il doit y avoir une dépression. Autre soulèvement quand elle est au méridien des Antipodes ; autre dépression, quand elle s’en écarte. Mais il y a quelques petites irrégularités dans les marées, parce qu’il faut un certain temps pour accumuler les vagues, & que leur cours est interrompu par les côtes de la Terre, par les Détroits, par les Îles & autres causes semblables. ☞ Malgré ces petites irrégularités, nous voyons constamment les eaux monter deux fois vers nos rivages, & descendre deux fois dans l’espace de {{lié|24 heures}}. On observe le même mouvement dans tous les fleuves qui se jettent dans l’Océan. Il n’en est pas de même dans ceux de la Méditerranée. Le Détroit qui joint l’Océan à la Méditerranée, forme un canal trop petit, & situé d’une manière trop désavantageuse ; car il regarde les climats où le Soleil se couche, pendant que les grandes marées suivent la Lune d’orient en occident. ☞ D’ailleurs, par rapport au peu d’étendue de la Méditerranée même, les foibles marées que la Lune y fait naître, souffrent trop d’interruptions. Tant d’Îles, de Côtes & de Détroits empêchent que le ''flux'' & le ''reflux'' n’y {{corr|sointt|soient}} considérables. ☞ Quand la Lune est moyenne, les marées sont les plus foibles du mois, parce qu’alors les deux forces attractives du Soleil & de la Lune se croisent, & sont contraires au gonflement de la mer dans un même lieu. Mais quand la Lune est pleine ou nouvelle, elle se trouve dans la même situation que le Soleil par rapport à la Terre ; leurs forces conspirent ensemble, & pour lors les marées sont les plus grandes du mois. ☞ Enfin les plus considérables de toutes les marées tombent dans les nouvelles & les pleines Lunes des Equinoxes, parcequ’à la conspiration des forces du Soleil & de la Lune, il se joint pour lors une grande agitation dans les eaux. Mais le Soleil étant plus voisin de la Terre pendant l’hiver que dans l’été, fait qu’au lieu d’arriver précisément dans le temps des Equinoxes, ces grosses marées n’arrivent qu’un peu avant celui du printemps, & un peu après celui d’automne, dans le mois de Février & dans le mois d’Octobre. {{sc|Flux et Reflux}}, s’emploient aussi figurément. Lorsque la passion agite l’esprit, elle l’entraîne sans cesse de côté & d’autre, & dans ce ''flux'' & ''reflux'' perpétuel de sentimens opposés, il change à tous momens de langage & de pensée. {{sc|Boil}}. {{M.|Ménage}} n’approuve pas trop ''flux'' & ''reflux'' dans le figuré, & blame Malherbe pour avoir dit d’une femme, {{poem|{{em|6}}''Que son ame incertaine,'' ''A, comme l’Ocean, son'' flux ''& son'' reflux.|m=1em}} ☞ {{M.|Ménage}} a tort. Nos meilleurs Ecrivains se servent de cette expression : il y a entre nous comme un ''flux'' & ''reflux'' d’empire & de soumission. {{sc|Montesq}}. FLUX, en termes de Medecine, est un écoulement d’humeurs, qui cause une maladie différente, selon l’endroit où il se fait, & lhumeur qui en découle, comme flux de ventre, ou dévciement. Fluxus, rheuma, fluor, profluvium. Les flux de ventre font de quatre fortes, différens de nature, de cause & de noms ; savoir, lienterie, celiaque, diarrhée & dyssenterie, expliqués à leur ordre. On dit aussi le flux hépatique, dévoiement provenant de ce que le foie ne fait pas bien ses fonctions. Les femmes sont sujettes à trois fortes de flux. Le premier arrive tous les mois, & s’appelle flux menstruel. On l’appelle aussi leurs purgations, leurs temps, leurs semaines, parce qu’ils viennent tous les mois, & durent souvent sept jours aux femmes grasses. On les appelle aussi leurs fleurs, soit que ce mot ait été pris pour flueurs, soit parce qu’elles précèdent la conception, comme les fleurs des plantes précèdent les fruits. Le fecond flux arrive en leur accouchement. Le troisième est désordonné, & faute d’autre nom, s’appelle par les Médecins flux muliebre, & populairement fleurs blanches. Il procède de quelque humeur corrompue, qui fort sans ordre & limitation de temps, laquelle est tantôt claire & blanchâtre, comme du petit lait, ou du coulis d’orge mondé ; tantôt jaune ou pâle, tantôt verdoyante, & le plus souvent si cuisante & brulante, qu’elle écorche presque toutes les parties qu’elle touche. Les fleurs blanches & fanieuses procèdent de pituite ; les pales, jaunes & cuisantes, de bile ; les noires & épaisses, de mélancolic. Voyez tous ces mots. FLUX DE BOUCHE, autrement falivation, est un écoulement copieux de falive, & d’autres humeurs impures qui se fait par la bouche. Il y a des maladies dans lesquelles le flux de bouche vient quelquefois de foi-même. On provoque ordinairement le flux de bouche par le moven du mercure, pour la guérison des maladies vénériennes. On dit donner le flux de bouche ; pour dire, exciter le flux de bouche. On dit figurément qu’un homme a un grand flux de bouche, quand il veut toujours parler, & ne point laisser parler les autres. Loquacitas, profluentia ver— Forum, volubilitas lingus. On dit aussi un grand flux de paroles.<section end="FLUX"/><noinclude> <references/></noinclude> nnifadewtq2c1fx9h7ovglsy5iaxglz 15797363 15797345 2026-05-19T15:50:10Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797363 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|210|FLU — FLU}}</noinclude><section begin="FLUX"/>être la cause de tant de diverses agitations. Pour bien démêler un mouvement si régulier, & si irrégulier tout ensemble, il faudroit trouver une cause qui en expliquât tous les accidens ; & c’est ce que les Philosophes ne feront peut-être jamais. ☞ Newton, après avoir supposé avec Copernic, que la terre se meut d’occident en orient dans l’espace de {{lié|24 heures}} sur son axe, & dans l’espace d’une année dans l’écliptique ; après avoir encore supposé que la Lune se meut périodiquement chaque mois dans un orbite qui ne s’écarte pas beaucoup du plan de l’écliptique, attribue à l’attraction que le Soleil & la Lune exercent sur les eaux de l’océan, tous les phénomènes du ''flux'' & du ''reflux''. Il avoue d’abord que ces eaux sont beaucoup plus attirées par la Terre, que par le Soleil & par la Lune ; mais il ajoute que, puisqu’il règne parmi tous les corps de l’univers une attraction mutuelle en raison directe des masses & en raison inverse des carrés des distances, l’action de ces deux astres ne doit pas être comptée pour rien. Elle doit être même d’autant plus sensible, que ces deux astres sont moins éloignés de nous, & plus perpendiculaires sur l’océan. C’est cependant la Lune que Newton regarde en tout ceci comme le principal agent ; & lorsque les eaux montent de {{lié|12 pieds}} au milieu de l’Océan, il a calculé que le Soleil ne les élevoit qu’à deux & un quart, tandis que la Lune les élevoit à {{lié|9 pieds}} & {{lié|3 quarts}}. Ce qui peut faire adopter les principes de ce grand homme, c’est la facilité avec laquelle il explique les phénomènes innombrables que nous présente ce point de physique. ☞ En effet l’eau qui se trouve directement sous la Lune, & qui en est par conséquent la plus voisine, doit en être attirée avec plus de force que le reste des ondes, parce que le reste en est plus éloigné. Au moyen de cette attraction, les flots de l’Océan doivent s’accumuler de toutes parts, & former une montagne liquide, dont le sommet sera sous la Lune même. ☞ La Terre en même-temps est aussi un peu attirée par la Lune ; mais la portion d’eau, qui baigne l’hémisphère antipode, ne l’est presque point à cause de son grand éloignement. ☞ Cette portion sera donc comme abandonnée par la terre, qui suit un peu l’attraction de la Lune, & par conséquent il y aura une seconde montagne d’eau ; ainsi en voilà deux, l’une totalement opposée à l’autre. ☞ L’Océan doit pour lors se gonfler, s’alonger dans l’hémisphère éclairé par la Lune, & dans celui qu’elle n’éclaire pas. Ainsi dans les diverses parties de l’Océan il y aura deux marées pendant le temps que la Lune emploie, pour retourner au même point du ciel. Lorsqu’elle est pour nous au méridien, il doit y avoir un soulèvement d’eau, & lorsqu’elle s’en éloigne, il doit y avoir une dépression. Autre soulèvement quand elle est au méridien des Antipodes ; autre dépression, quand elle s’en écarte. Mais il y a quelques petites irrégularités dans les marées, parce qu’il faut un certain temps pour accumuler les vagues, & que leur cours est interrompu par les côtes de la Terre, par les Détroits, par les Îles & autres causes semblables. ☞ Malgré ces petites irrégularités, nous voyons constamment les eaux monter deux fois vers nos rivages, & descendre deux fois dans l’espace de {{lié|24 heures}}. On observe le même mouvement dans tous les fleuves qui se jettent dans l’Océan. Il n’en est pas de même dans ceux de la Méditerranée. Le Détroit qui joint l’Océan à la Méditerranée, forme un canal trop petit, & situé d’une manière trop désavantageuse ; car il regarde les climats où le Soleil se couche, pendant que les grandes marées suivent la Lune d’orient en occident. ☞ D’ailleurs, par rapport au peu d’étendue de la Méditerranée même, les foibles marées que la Lune y fait naître, souffrent trop d’interruptions. Tant d’Îles, de Côtes & de Détroits empêchent que le ''flux'' & le ''reflux'' n’y {{corr|sointt|soient}} considérables. ☞ Quand la Lune est moyenne, les marées sont les plus foibles du mois, parce qu’alors les deux forces attractives du Soleil & de la Lune se croisent, & sont contraires au gonflement de la mer dans un même lieu. Mais quand la Lune est pleine ou nouvelle, elle se trouve dans la même situation que le Soleil par rapport à la Terre ; leurs forces conspirent ensemble, & pour lors les marées sont les plus grandes du mois. ☞ Enfin les plus considérables de toutes les marées tombent dans les nouvelles & les pleines Lunes des Equinoxes, parcequ’à la conspiration des forces du Soleil & de la Lune, il se joint pour lors une grande agitation dans les eaux. Mais le Soleil étant plus voisin de la Terre pendant l’hiver que dans l’été, fait qu’au lieu d’arriver précisément dans le temps des Equinoxes, ces grosses marées n’arrivent qu’un peu avant celui du printemps, & un peu après celui d’automne, dans le mois de Février & dans le mois d’Octobre. {{sc|Flux et Reflux}}, s’emploient aussi figurément. Lorsque la passion agite l’esprit, elle l’entraîne sans cesse de côté & d’autre, & dans ce ''flux'' & ''reflux'' perpétuel de sentimens opposés, il change à tous momens de langage & de pensée. {{sc|Boil}}. {{M.|Ménage}} n’approuve pas trop ''flux'' & ''reflux'' dans le figuré, & blame Malherbe pour avoir dit d’une femme, {{poem|{{em|6}}''Que son ame incertaine,'' ''A, comme l’Ocean, son'' flux ''& son'' reflux.|m=1em}} ☞ {{M.|Ménage}} a tort. Nos meilleurs Ecrivains se servent de cette expression : il y a entre nous comme un ''flux'' & ''reflux'' d’empire & de soumission. {{sc|Montesq}}. {{sc|Flux}}, en termes de Médecine, est un écoulement d’humeurs, qui cause une maladie différente, selon l’endroit où il se fait, & l’humeur qui en découle, comme ''flux'' de ventre, ou dévoiement. ''{{lang|la|Fluxus, rheuma, fluor, profluvium}}''. Les ''flux'' de ventre sont de quatre sortes, différens de nature, de cause & de noms ; savoir, ''lienterie, céliaque, diarrhée'' & ''dyssenterie'', expliqués à leur ordre. On dit aussi le ''flux'' hépatique, dévoiement provenant de ce que le foie ne fait pas bien ses fonctions. Les femmes sont sujettes à trois sortes de flux. Le premier arrive tous les mois, & s’appelle ''flux menstruel''. On l’appelle aussi leurs ''purgations'', leurs temps, leurs ''semaines'', parce qu’ils viennent tous les mois, & durent souvent sept jours aux femmes grasses. On les appelle aussi leurs ''fleurs'', soit que ce mot ait été pris pour ''flueurs'', soit parce qu’elles précèdent la conception, comme les ''fleurs'' des plantes précèdent les fruits. Le second ''flux'' arrive en leur accouchement. Le troisième est désordonné, & faute d’autre nom, s’appelle par les Médecins ''flux muliebre'', & populairement ''fleurs blanches''. Il procède de quelque humeur corrompue, qui sort sans ordre & limitation de temps, laquelle est tantôt claire & blanchâtre, comme du petit lait, ou du coulis d’orge mondé ; tantôt jaune ou pâle, tantôt verdoyante, & le plus souvent si cuisante & brûlante, qu’elle écorche presque toutes les parties qu’elle touche. Les ''fleurs'' blanches & sanieuses procèdent de pituite ; les pâles, jaunes & cuisantes, de bile ; les noires & épaisses, de mélancolie. ''Voyez'' tous ces mots. {{sc|Flux de bouche}}, autrement ''salivation'', est un écoulement copieux de salive, & d’autres humeurs impures qui se fait par la bouche. Il y a des maladies dans lesquelles le ''flux de bouche'' vient quelquefois de soi-même. On provoque ordinairement le ''flux de bouche'' par le moyen du mercure, pour la guérison des maladies vénériennes. On dit ''donner le flux de bouche ;'' pour dire, exciter le ''flux de bouche''. On dit figurément qu’un homme a un grand ''flux de bouche'', quand il veut toujours parler, & ne point laisser parler les autres. ''{{lang|la|Loquacitas, profluentia verborum, volubilitas linguæ}}''. On dit aussi un grand ''flux'' de paroles.<section end="FLUX"/><noinclude> <references/></noinclude> miau3zz110t23ji5nq1a5py5it1veon Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/229 104 4877619 15797346 2026-05-19T15:24:10Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797346 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>ressources de génie, quelques situations nobles, à travers un cahos d’incidens accumulés dans l’ordre le plus bisarre & le plus extravagant. Le {{Sr.|la}}{{lié}}Rive faisoit le rôle de ''Fayel'' & n’a réussi que dans peu de momens ; celui de ''Couci'' a été rendu par le {{Sr.|Monvel}}, qui à force de vouloir y mettre du naturel & de la simplicité, l’a souvent manqué. Madame Vestris a déterminé le succès, quoique par sa façon de jouer dans la scene du cœur, elle ait outre-passé la nature, & revenant à plusieurs reprises sur l’urne sanglante, y ramenant les yeux des spectateurs avec les siens, ait plus laissé voir l’actrice que l’amante. Celle-ci, dès le premier instant, auroit rejetté avec horreur le vase & se seroit évanouïe ; Madame Vestris a voulu nuancer toutes les gradations d’un spasme ménagé avec le plus grand art & l’on ne peut qu’applaudir à la beauté de ses tableaux. Le parterre froid jusqu’ici, est entré lui-même dans des accès convulsifs, qui se sont manifestés par des battemens de mains forcenés & le triomphe a été complet. {{brn|1}} ''13 Juillet 1777.'' Malgré ses importantes occupations le {{Sr.|de}} Beaumarchais ne paroît pas répugner à y joindre un procillon avec les comédiens, qui pour lui sera, sans doute, un passe-tems. On a déjà parlé de ses contestations avec les histrions relativement aux honoraires de son ''Barbier de Seville.'' Il a dernierement rassemblé à un souper des Jurisconsultes & des Gens de lettres ; il leur a exposé la question, il a fait<noinclude> <references/></noinclude> avlg27esoydgull6a4ulrj2fly077u4 Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 088, 1879.djvu/1401 104 4877620 15797349 2026-05-19T15:26:28Z Favete linguistis 129184 /* Page non corrigée */ Page créée avec « général Morin 840 {{table|indentation= -1|titre= — Est élu Correspondant dans la Section de Mécanique, en remplacement de feu M. le général ''Didion''|page= 1345}} {{table|indentation= -1|titre= DAVID ({{sc|Th}}.). — De la greffe dentaire|page= 39}} {{table|indentation= -1|titre= DAVIS adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 372}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}} {{table|inden... 15797349 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>général Morin 840 {{table|indentation= -1|titre= — Est élu Correspondant dans la Section de Mécanique, en remplacement de feu M. le général ''Didion''|page= 1345}} {{table|indentation= -1|titre= DAVID ({{sc|Th}}.). — De la greffe dentaire|page= 39}} {{table|indentation= -1|titre= DAVIS adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 372}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}} {{table|indentation= -1|titre= DEBRAY (H.). — Sur une particularité d’une expérience de Gay-Lussac et Thenard|page= 1340}} {{table|indentation= -1|titre= DECAISNE est nommé membre de la Commission centrale administrative pour l’année 1879|page= 14}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Bordin|page= 792}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Alhumbert|page= 839}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Desmazières|page= 839}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission chargée de proposer une question pour le prix Bordin|page= 958}} {{table|indentation= -1|titre= DECHARME (C.) adresse une Note sur la glace tombée les 22 et 23 janvier|page= 193}} {{table|indentation= -1|titre= — Note sur la correspondance entre les figures acoustiques de Chladni et les réseaux liquides produits sur les plaques circulaires vibrantes|page= 553}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur un mode particulier de transmission des sons à distance|page= 1082}} {{table|indentation= -1|titre= — Disposition nouvelle, propre à augmenter la sensibilité de la plaque vibrante du téléphone|page= 1132}} {{table|indentation= -1|titre= Adresse une Note sur une migration de papillons de l’espèce ''Vanessa Cardia'', observée à Angers le 10 juin dernier|page= 1280}} {{table|indentation= -1|titre= DEJEAN DE FONROQUE. — Sur diverses expériences faites avec un pendule oscillant avec de grandes amplitudes|page= 771}} {{table|indentation= -1|titre= DELAGE adresse un Mémoire intitulé « Coupe géologique suivant le profil en long du chemin de fer d’Avranches à Dol »|page= 1018}} {{table|indentation= -1|titre= DELAURIER. (E.) adresse un Mémoire sur l’utilisation du mouvement horizontal des vagues, comme force motrice fixe et comme force de propulsion pour les navires|page= 636}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse un Mémoire portant pour titre « Sur une application nouvelle des roues hydrauliques sur les côtes de la mer et dans les larges cours d’eau ». (En commun avec M. ''Wiart''.)|page= 1018}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse un Mémoire intitulé « Nouvelles recherches sur l’emploi de l’agitation des vagues pour obtenir des forces motrices fixes et des forces locomotrices et propulsives »|page= 901}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse deux Mémoires intitulés « Sur l’utilisation de la chaleur perdue dans les machines frigorifiques » et « Étude sur la projection de la vapeur comme force motrice et sur les causes qui en ont empêché l’application »|page= 1067}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse un Mémoire intitulé « Recherches scientifiques sur un système de construction de navires inchavirables, insubmersibles, ayant très-peu de tangage et de roulis, et mus par la force des vagues|page= 1126}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse un troisième Mémoire « Sur l’utilisation du mouvement des vagues ». (En commun avec M. ''Wiart''.)|page= 1350}} {{table|indentation= -1|titre= DELESSE est élu membre de la Section de Minéralogie en remplacement de feu M. ''G. Delafosse''|page= 20}} {{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours du grand prix des Sciences physiques (Ossements fossiles)|page= 736}} {{table|indentation= -1|titre= DELLECHENEAU adresse la description d’un appareil qu’il présente comme une modification du phonographe|page= 1140}} {{table|indentation= -1|titre= DELORME adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 1018}} {{table|indentation= -1|titre= DEMARÇAY ({{sc|Eug}}.). — Sur l’acide tétrique et ses homologues|page= 126 et 34{{?}}}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur les homologues de l’acide oxyheptique|page= 289}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur les stannpropyles et les isostannpropyles. (En commun avec M. ''Cahours''.)|page= 1112}} {{table|indentation= -1|titre= DEMECZKY DE GYERGYOSZENTMIKLOS (D.). — Résolution des systèmes de congruences linéaires|page= 1311}} {{table|indentation= -1|titre= DEMEYER adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}} {{table|indentation= -1|titre= DESAINS (P.). — Sur la réfraction de la chaleur obscure|page= 1047}} {{table|indentation= -1|titre= DESBOVES. — Sur la résolution en nombres entiers de l’équation|page= 638 et 722}} {{table|indentation= -1|titre= — Rectification à sa Note du 24 mars|page= 762}} {{table|indentation= -1|titre= DESOR (C.). — Sur les anciens glaciers dans les Alpes-Maritimes|page= 760}} {{table|indentation= -1|titre= DESOR ({{sc|Ed}}.). — Observations sur le projet de la création d’une mer intérieure dans le Sahara oriental. (En commun avec M. ''Martins'')|page= 265}} {{table|indentation= -1|titre= DESTREM (A.). — Recherches sur la levure de bière. (En commun avec M. ''Schützenberger''.)|page= 287}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur la composition de la levûre de bière. (En commun avec M. ''Schützenberger''.)|page= 383}} — Sur la fermentation alcoolique. (En com-<noinclude> <references/></noinclude> p06hcgwrhmaiyrfh3fw4hjkd35mr1hh Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/230 104 4877621 15797351 2026-05-19T15:27:04Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797351 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>lecture de sa correspondance avec les comédiens, & tout le monde a reconnu son bon droit & approuvé la sagesse de sa conduite. On attend avec impatience les facéties dont il va nous égayer. {{brn|1}} ''13 Juillet.'' On savoit depuis longtems que l’abbé Baudeau avoit une pension de 4000{{lié}}livres sur les Oeconomats, mais peu de gens étoient instruits qu’il en étoit redevable à {{M.|de}} Sartine. Ce Ministre lui a dit, comme Auguste au Romain son ennemi : ''soyons amis, Cinna.'' {{brn|1}} ''14 Juillet 1777.'' L’abbé Martin est mort à Senlis des suites de son état. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''14 Juillet 1777.'' Le {{Sr.|Torré}} a donné jeudi dernier une fête à son profit dans son Wauxhall, où il a voulu reproduire des combats de Chevalerie. On sent que dans un pareil emplacement le simulacre ne peut être que mesquin, exigeant d’ailleurs une grande pompe de spectacle & une riche magnificence d’habits. {{brn|1}} ''15 Juillet.'' L’''Espion Anglois'' n’est qu’une reprise d’un autre ouvrage commencé, en{{lié}}1773, sous le titre de ''l’Observateur Hollandois à Paris,'' qui devoit se distribuer comme un écrit périodique. On en avoit publié un ''Prospectus,'' qui effraya le Ministere de France d’alors, & il profita de son ascendant auprès des Etats Généraux pour l’arrêter, même avant que par la publication on pût juger s’il méritoit la proscription. L’''Observateur,'' qui contient à peu près le premier volume, est une peinture aussi vraie<noinclude> <references/></noinclude> ndst5ipu77j47qbbjprsnwwleman38n Page:Dumas - Louis XIV et son siècle.djvu/8 104 4877622 15797359 2026-05-19T15:33:53Z Fabrice Dury 1855 /* Page non corrigée */ Page créée avec « Ayjç au llelîeur f POUR LB “ANNE-VT DES GllAVUllES. { — C .* l &‘ ’nflibh. Il is|iœ, eu ngnrclnll lilre., ” p“ lia 15 leliduen.…… ….. … Rain :… o {‘r, -o —o-o.oo.gnooo u ; . onooon-clco-onooo n-o - o o o -. — - -. oiflôiæ-ooooovou. . OÙ. O Ô O C Û O I I C l’. » Ul . ÙÛ-r… ‘ g, ./… Æ ocooo c c-ooco o çùuoooo uooocoa-o-coooq —a"-.-… Oo o-noo-o.’i 000-çou … A. :… Pulenmuldamndamlamœde uuo... » 15797359 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" /></noinclude>Ayjç au llelîeur f POUR LB “ANNE-VT DES GllAVUllES. { — C .* l &‘ ’nflibh. Il is|iœ, eu ngnrclnll lilre., ” p“ lia 15 leliduen.…… ….. … Rain :… o {‘r, -o —o-o.oo.gnooo u ; . onooon-clco-onooo n-o - o o o -. — - -. oiflôiæ-ooooovou. . OÙ. O Ô O C Û O I I C l’. » Ul . ÙÛ-r… ‘ g, ./… Æ ocooo c c-ooco o çùuoooo uooocoa-o-coooq —a"-.-… Oo o-noo-o.’i 000-çou … A. :… Pulenmuldamndamlamœde uuool’nî‘ : oo ’onoaoo’ ’o-o o oooo’oooooo | C)Tumm-.O0çooo o… - u o oono& fuflfië [‘ :No-Kaya… ’ XIV fin ! lu Pukuænl… “‘ ÿflfültîïzîtztzç :ôîzfifi … A.., m u)… g m CDculwiue-c-cgoo’uo ooooo.voo.. O mùulnlopovlnlnnrufl ‘ Où—, pœrlauullon vacuum Raquel, I{{er}} lknflclhdl| Foru$dnl4nldæ : mlwblærüüq. nauunùwflpuaæphoüuüu. aügîngüÿuoplmudhçünæefl. Q.. Ü {a<noinclude> <references/></noinclude> dkt4k0w36p4nn5tggc2budrfbv28hjl 15797364 15797359 2026-05-19T15:50:28Z Fabrice Dury 1855 15797364 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki /> Avis au Relieur POUR LE PLACEMENT DES GRAVURES. {{Séparateur4}} En regard de la page Le Frontispice, en regard du titre Marie de Médicis 13 Richelieu dansant Présentation de Buckingham Mme de Chevreuse Louis XIII Gaston d’Orléans Naissance de Louis XIV Première représentation de ''Mirame'' Richelieu Présentation du Dauphin au peuple Mazarin Bataille de Rocroy Anne d’Autriche Le roi des Halles Duel de Coligny Bal pour le mariage de la reine de Pologne Le coadjuteur Journée des barricades Le Parlement demandant la grâce de Broussel Condé La duchesse de Longueville à l’Hôtel de ville (1) Turenne Le peuple au Palais-Royal Cortège de Louis XIV allant au Parlement Marion de Lorme Ninon de Lenclos Voiture (1) Molière (1) Corneille Ces trois portraits seront envoyés dans les livraisons du 2e volume, pour lequel on<noinclude> <references/></noinclude> hayd8riz7wwt67k0rrxne0z6y8dpaq4 15797375 15797364 2026-05-19T16:08:29Z Fabrice Dury 1855 /* Corrigée */ 15797375 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki /> {{il|2em}} {{c|'''Avis au Relieur'''|fs=140%}} {{il|2em}} {{c|POUR LE PLACEMENT DES GRAVURES.}} {{il|2em}} {{Séparateur4}} {{d|En regard de la page|fs=80%}} {{table | titre =Le Frontispice, en regard du titre| largeurp=40| nodots|page =&nbsp;}} {{table | titre =Marie de Médicis| largeurp=40| page =13}} {{table | titre =Richelieu dansant| largeurp=40| page =27}} {{table | titre =Présentation de Buckingham| largeurp=40| page =33}} {{table | titre ={{Mme|de Chevreuse}}| largeurp=40| page =41}} {{table | titre ={{roi|Louis|XIII}}| largeurp=40| page =65}} {{table | titre =Gaston d’Orléans| largeurp=40| page =81}} {{table | titre =Naissance de {{roi|Louis|XIV}}| largeurp=40| page =111}} {{table | titre =Première représentation de ''Mirame''| largeurp=40| page =124}} {{table | titre =Richelieu| largeurp=40| page =144}} {{table | titre =Présentation du Dauphin au peuple| largeurp=40| page =171}} {{table | titre =Mazarin| largeurp=40| page =179}} {{table | titre =Bataille de Rocroy| largeurp=40| page =199}} {{table | titre =Anne d’Autriche| largeurp=40| page =203}} {{table | titre =Le roi des Halles| largeurp=40| page =211}} {{table | titre =Duel de Coligny| largeurp=40| page =231}} {{table | titre =Bal pour le mariage de la reine de Pologne| largeurp=40| page =249}} {{table | titre =Le coadjuteur| largeurp=40| page =273}} {{table | titre =Journée des barricades| largeurp=40| page =312}} {{table | titre =Le Parlement demandant la grâce de Broussel| largeurp=40| page =313}} {{table | titre =Condé| largeurp=40| page =321}} {{table | titre =La duchesse de Longueville à l’Hôtel de ville| largeurp=40| page =345}} {{table | titre =<ref name=Gravures>Ces trois portraits seront envoyés dans les livraisons du {{2e}} volume, pour lequel on réservera ''Fouquet, {{Mme|Henriette}}'' et le ''Combat de la Porte Saint-Antoine :'' ces trois dernières gravures ne devant pas être placées dans le premier volume, on en indiquera plus tard le placement</ref>Turenne| largeurp=40| page =360}} {{table | titre =Le peuple au Palais-Royal| largeurp=40| page =419}} {{table | titre =Cortège de {{roi|Louis|XIV}} allant au Parlement| largeurp=40| page =426}} {{table | titre =Marion de Lorme| largeurp=40| page =430}} {{table | titre =Ninon de Lenclos| largeurp=40| page =434}} {{table | titre =Voiture| largeurp=40| page =457}} {{table | titre =<ref name=Gravures/>Molière| largeurp=40| page =469}} {{table | titre =<ref name=Gravures/>Corneille| largeurp=40| page =477}}<noinclude> <references/></noinclude> as4x5wr0yzn1bg7dkhc63yaks1aqtxi Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/59 104 4877623 15797370 2026-05-19T16:01:38Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15797370 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''ÉTUDES SUR LE SYSTÈME NERVEUX''|47}}</noinclude>{{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}critique la plupart des expériences basées sur ces deux points que le courant électrique appliqué sur le tronc nerveux fatigue les terminaisons nerveuses sans altérer le nerf même, et que la substance musculaire est directement excitable par le courant induit. De ses expériences personnelles l’auteur tire cette conclusion que les phénomènes de fatigue névro-musculaire arrivent au bout du même temps, soit qu’on excite le nerf, soit qu’on excite le muscle. D’autre part, après que le muscle est devenu complètement énervé par la fatigue de l’élément nerveux, il y a encore persistance de la contraction idio-musculaire : l’on peut donc conclure, sur ce second point, qu’il y a résistance plus grande à la fatigue de la fibre musculaire : un degré de fatigue extrême pour les terminaisons nerveuses n’est qu’un degré moyen de fatigue pour la fibre musculaire. {{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}explique ce point par le fait que la fatigue abolit en premier lieu l’excitabilité (y compris la conductibilité) de l’élément nerveux contenu dans le muscle. Ce muscle fatigué est donc un muscle énervé ; mais la substance musculaire conserve encore son excitabilité, si elle a perdu sa conductibilité (action dromotrope de la fatigue) : par un excitant approprié, agissant directement sur la substance musculaire, on peut donc éveiller la contractilité qui est propre au tissu musculaire quand il est directement excité. Alors apparaît la contraction idio-musculaire, rigoureusement localisée au point excité. {{il|0.5}} {{pc|Chap}}. {{rom-maj|III}}. ''La fatigue musculaire''. — {{rom-maj|I}}.{{lié}}Physiologie et physique générales du muscle fatigué : l’auteur étudie successivement les effets de la fatigue sur la consistance, la cohésion, l’élasticité musculaires, la modification des caractères de la contraction dans les courbes ergographiques, (exp{{·}} Mosso. Joteyko,{{lié}}etc.), les effets de la fatigue sur la force musculaire et le travail mécanique (exp{{·}} Weber, Maggiora,{{lié}}etc.) sur la thermogenèse du muscle (les muscles allongés sous l’influence de la fatigue se raccourcissent et s’échauffent moins, à soulèvement égal des charges, que lorsqu’ils ont leur longueur normale), enfin sur les phénomènes {{corr|electriques|électriques}} et la mort du muscle. — {{rom-maj|II}}.{{lié}}Influence de la fatigue musculaire sur la circulation et la respiration : {{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}examine les diverses explications que l’on a données des phénomènes d’accélération cardiaque et respiratoire qui accompagnent le travail. Tandis que l’accélération respiratoire semble due à l’excitation chimique des centres respiratoires par le sang modifié, l’accélération cardiaque apparaît comme un phénomène d’ordre nerveux, au moins dans le travail normal. — {{rom-maj|III}}.{{lié}}Influence des agents modificateurs sur la fatigue musculaire. Sont étudiées successivement : l’influence de la température sur la fatigue, l’anaérobisme dans la fatigue, l’influence des agents {{corr|phamacordinamiques|phamacodynamiques}} et des poisons (l’alcool, dont l’action dynamique est due à une influence centrale, le sucre, la {{corr|cafeine|caféine}},{{lié}}etc.). — {{rom-maj|IV}}.{{lié}}Chimie du muscle fatigué ; la fatigue musculaire est accompagnée d’une augmentation de l’acidité du muscle. La réserve de glycogène diminue, le phosphore organique contenu dans l’extrait aqueux du muscle diminue dans de très larges limites. Il y a dans tous les cas désassimilation des matières albuminoïdes, et ce sont les produits de cette désassimilation, parfois très toxiques, qui constituent l’origine des symptômes de la fatigue. {{il|0.5}} {{pc|Chap}}. {{rom-maj|IV}}. ''La fatigue des centres nerveux médullaires''. — Après avoir<noinclude> <references/></noinclude> ig1qlupsl21neh06n4jqkgzx15f7u7v Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/220 104 4877624 15797374 2026-05-19T16:08:06Z Acélan 8398 en cours 15797374 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|212|FOE — FOI}}</noinclude><section begin="FOCILE"/>de l’éperon, ou de la sousgrève, le petit ''focile'', & en Latin ''{{lang|la|fibula}}''. C’est l’apophyse ou l’éminence qui est la partie inférieure de celui-ci, qui forme la cheville externe du pied. La cheville interne est formée par l’apophyse qui est la partie inférieure & latérale du ''tibia''. <section end="FOCILE"/> {{c3|{{sp|FOD}}.}} <section begin="FODRINGAYE"/><nowiki /> FODRINGAYE. ''Voyez'' {{Tr6L|FOTHERINGUE}}. <section end="FODRINGAYE"/> <section begin="FODWAR"/><nowiki /> FODWAR. Ville de Hongrie, vis-à-vis de Colocza & de l’autre côté du Danube. <section end="FODWAR"/> {{c3|{{sp|FOE}}.}} <section begin="FŒHEEN"/><nowiki /> FŒHEEN. Ville de la Chine dans le Pekeli, sur la gauche d’une rivière, qui, un peu au-dessous, tombe dans celle de Caoleang, qui coule à Peking. FESNE ou FOUANE. s. f. En termes de Marine, est un instrument de fer propre à la pêche. Il est composé de quatre ou cinq piquans ou harpons, en manière de trident. Il a une corde attachée à son manche, pour le retirer après l’avoir dardé sur le poisson. On s’en sert particulièrement pour le Marfoum & la Dorade, à l’avant du navire. FŒTATION ou FÉTATION. Acte par lequel le foetus est formé dans le corps de la femelle, c’est— à dire, par lequel les rudimens de l’animal contenus dans un auf, reçoivent un principe de mouvement & de vie. Le mot de fatation est relatif à l’embryon vivifié. Le mot de fecondation est relatif à la femelle dans laquelle cet acte s’exécute. FETUS. s. m. Prononcez l’s finale dans ce mot, pour le distinguer par la prononciation de fétu. Terme de Médecine. Il se dit en général de l’animal qui est formé dans le ventre de la mère ; mais on le dit plus particulièrement de l’enfant qui est formé dans le ventre de la femme. Voyez EMBRYON. Fætus. La génération du fætus, selon les Médecins modernes, se fait par le moyen des œufs qui font contenus dans les ovaires des femelles, & qui sont rendus féconds par la semence du mâle. Ces œufs contiennent en raccourci toutes les parties de l’animal, de sorte que la semence du mâle ne fait que les étendre & les développer ; ils passent des ovaires, par les trompes de fallope, dans la cavité de la matrice, où ils prennent leur nourriture & leur accroissement. Le fatus est enveloppé de deux membranes, qui font le chorion & l’amnios : il y en a une troisieme dans quelques animaux, appelée allantoide : elle reçoit Furine du fætus, laquelle y est portée par l’ouraque. On trouve dans les fætus quelques choses particulières, qu’on ne voit point dans les adultes. A l’embouchure de la veine cave, il y a le trou ovale par lequel cette veine se joint avec la veine pulmonaire. Il y a aussi une communication entre l’artère du poumon & l’aorte, par le moyen d’un canal artérieux qui est éloigné de deux doigts de la base du cœur, & qui fort de l’artère pulmonaire, & va s’inférer dans l’artère-aorte, pour y porter le sang qui fort du ventricule droit. C’est par le moyen de ces deux passages que le sang circule, pendant que le fœtus est enfermé dans la matrice ; mais quelque temps après qu’il est né, ils le bouchent. Le fatus se nourrit par la bouche il reçoit aussi une partie du suc aussitif dont il a besoin par la veine ombilicale : il ne respite point. Voyez GASPARD BARTHOLIN, Specimen historia anatomica, imprimé à Coppenhague en 1701 in-{{4o}}.{{lié}}Albert-le-Grand dit, qu’une femme jetta dans un bassin 150 fatus ou embryons tous formes, grands comme le petit doigt. Et quant à ce qu’on dit de Marguerite, Comtesse de Hollande, qui accoucha de 364 enfans qui furent baptisés, on croit ordinairement que c’est une fable. On voit pourtant encore un tableau de ce fameux accouchement dans l’Eglise de Lofdune, pour servir de monument de cette aventure. Antonius Dessingius a écrit un livre fort curieux de la génération du fætus. Descartes en a fait aussi un Traité. Drelincourt a fait un nouveau systême du fætus humain, imprimé à Leyden : FOI en 1685. Les curieux conservent des fætus dans une bouteille avec de l’eau-de-vie. Il faut écrire fœtus, c’est le mot purement Latin que nous avons adopté dans notre langue. L’Académie des Sciences écrit toujours fætus, même dans l’Histoire dont l’Auteur, tout partisan qu’il est du nouveau, n’a point écrit fetus. {{M.|Tauvry}} a donné une espèce d’histoire du fatus. FŒULX. s. m. Vieux mot qui signifie fau. C’est le nom d’un arbre que les Latins appellent fagus. FOÉURRE. Ce mot s’est dit autrefois pour jourrage FO F. FOFE. s. m. Animal qui se trouve à la Chine. Il a presque la forme humaine, les bras fort longs, & le corps noir & velu. Il marche avec beaucoup de légéreté & de vitesse. Il dévore les hommes. F O G. FOGGIA. Nom d’une petite ville du Royaume de Naples, en Italie. Foggia, Fovea. Foggia est dans la Capitanate, sur une rivière que Maty nomme Cervaro, & quelques Cartes Cetraro ; elle est dans les terres, non pas à l’orient de Manfredonia, comme dit {{sc|Maty}}, mais à son midi ; à l’orient il n’y a que la mer. Charles d’Anjou, Roi de Sicile, mourut à Foggia l’an 1285 le 7 Mai. FOGIA. Voyez FOIA. FOGLIA. Nom d’une rivière d’Italie. Foglia, anciennement Pifaurus ou Ifaurus. Elle a sa source aux confins septentrionaux de la Toscane, au nord de Borgo, traverse le Duché d’Urbin, & se décharge dans le Golfe de Venise à Pefaro. Voyez aussi FOIA FOL FOI. s. f. Terme dogmatique. Fides. Consentement de l’esprit, jugement que l’on forme, & dont le motif n’est point une évidence intrinsèque, grande ou petite, mais l’autorité, le témoignage de quelqu’un qui a révélé, rapporté la chose que l’on croit. Foi divine, foi humaine. For. Fides. La première vertu Théologale. C’est un dors de Dieu, qui fait acquiescer fermement aux vérités qu’il a révélées à son Eglise. Saint Paul dit, que la foi est le soutien des choses que l’on espère, & une démonstration de ce qui ne se voit point, aux Hébr {{chap.|11}}, {{v.|1}}. Si on avoit de la foi gros comme un grain de moutarde, on transporteroit les montagnes dans la mer, dit le Sauveur. La vie de la foi qui est la vie des Justes, consiste à servir Dieu sans le connoître d’une manière sensible. Nic. Il ne faut pas prendre pour de la foi ce qui n’est bien souvent que de la superstition. DE {{sc|Vill}}. A moins que la foi n’assujétifle la raison, nous passons la vie à croire & à ne point croire. {{sc|S. Evr}}. Si c’est l’autorité qui fait que l’esprit embrasse ce qui lui est proposé, c’est ce qu’on appelle foi. Loc. La foi ne triomphe pas de la raison ; elle ne la renverse, & ne l’anéantit pas. {{rom-maj|CL}}. Il est nécessaire que la raison répande sur les vérités de la foi la clarté de ses lumières, afin qu’elle rassure fesprit, & qu’elle lui apprenne du moins à se soumettre. {{sc|Maleb}}. C’est la foi scole qui embrasse vivement les myitères de la Religion. MONT. L’objet matériel de la foi, comme parlent les Théologiens, est tout ce qui est révélé de Dieu. L’objet formel de la foi, est la raison qui fait que l’on croit fermement les vérités que Dieu a révélées ; c’est la vérité & la véracité de Dieu ; c’est que Dieu ne peut, ni se tromper dans ses connoissances, ni nous tromper en nous les révélant. C’est là ce qui nous détermine à croire les choses même auxquelles notre raison ne peut atteindre, & les mystères les plus inconcevables. La Théologie distingue une foi habituelle & une foi actuelle ; une foi implicite & une foi explicite ; une foi vive & formée, & une foi morte & informe.<section end="FŒHEEN"/><noinclude> <references/></noinclude> 8hnld7felj9znvuv9cshwiybt3dy3mq 15797684 15797374 2026-05-20T06:18:42Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797684 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|212|FOE — FOI}}</noinclude><section begin="FOCILE"/>de l’éperon, ou de la sousgrève, le petit ''focile'', & en Latin ''{{lang|la|fibula}}''. C’est l’apophyse ou l’éminence qui est la partie inférieure de celui-ci, qui forme la cheville externe du pied. La cheville interne est formée par l’apophyse qui est la partie inférieure & latérale du ''tibia''. <section end="FOCILE"/> {{c3|{{sp|FOD}}.}} <section begin="FODRINGAYE"/><nowiki /> FODRINGAYE. ''Voyez'' {{Tr6L|FOTHERINGUE}}. <section end="FODRINGAYE"/> <section begin="FODWAR"/><nowiki /> FODWAR. Ville de Hongrie, vis-à-vis de Colocza & de l’autre côté du Danube. <section end="FODWAR"/> {{c3|{{sp|FOE}}.}} <section begin="FŒHEEN"/><nowiki /> FŒHEEN. Ville de la Chine dans le Pekeli, sur la gauche d’une rivière, qui, un peu au-dessous, tombe dans celle de Caoleang, qui coule à Peking. <section end="FŒHEEN"/> <section begin="FŒSNE"/><nowiki /> FŒSNE ou FOUANE. s. f. En termes de Marine, est un instrument de fer propre à la pêche. Il est composé de quatre ou cinq piquans ou harpons, en manière de trident. Il a une corde attachée à son manche, pour le retirer après l’avoir dardé sur le poisson. On s’en sert particulièrement pour le Marsouin & la Dorade, à l’avant du navire. <section end="FŒSNE"/> <section begin="FŒTATION"/><nowiki /> ☞ FŒTATION ou FÉTATION. Acte par lequel le fœtus est formé dans le corps de la femelle, c’est-à-dire, par lequel les rudimens de l’animal contenus dans un œuf, reçoivent un principe de mouvement & de vie. Le mot de ''fœtation'' est relatif à l’embryon vivifié. Le mot de ''fécondation'' est relatif à la femelle dans laquelle cet acte s’exécute. <section end="FŒTATION"/> <section begin="FŒTUS"/><nowiki /> FŒTUS. s. m. Prononcez l’''s'' finale dans ce mot, pour le distinguer par la prononciation de ''fétu''. Terme de Médecine. Il se dit en général de l’animal qui est formé dans le ventre de la mère ; mais on le dit plus particulièrement de l’enfant qui est formé dans le ventre de la femme. ''Voyez'' {{Tr6L|EMBRYON}}. ''Fœtus''. La génération du ''fœtus'', selon les Médecins modernes, se fait par le moyen des œufs qui sont contenus dans les ovaires des femelles, & qui sont rendus féconds par la semence du mâle. Ces œufs contiennent en raccourci toutes les parties de l’animal, de sorte que la semence du mâle ne fait que les étendre & les développer ; ils passent des ovaires, par les trompes de fallope, dans la cavité de la matrice, où ils prennent leur nourriture & leur accroissement. Le ''fœtus'' est enveloppé de deux membranes, qui sont le ''chorion'' & l’''amnios :'' il y en a une troisième dans quelques animaux, appelée ''allantoïde :'' elle reçoit l’urine du ''fœtus'', laquelle y est portée par l’ouraque. On trouve dans les ''fœtus'' quelques choses particulières, qu’on ne voit point dans les adultes. A l’embouchure de la veine cave, il y a le trou ovale par lequel cette veine se joint avec la veine pulmonaire. Il y a aussi une communication entre l’artère du poumon & l’aorte, par le moyen d’un canal artérieux qui est éloigné de deux doigts de la base du cœur, & qui sort de l’artère pulmonaire, & va s’insérer dans l’artère-aorte, pour y porter le sang qui sort du ventricule droit. C’est par le moyen de ces deux passages que le sang circule, pendant que le ''fœtus'' est enfermé dans la matrice ; mais quelque temps après qu’il est né, ils se bouchent. Le ''fœtus'' se nourrit par la bouche : il reçoit aussi une partie du suc nutritif dont il a besoin par la veine ombilicale : il ne respire point. ''Voyez'' {{sc|Gaspard Bartholin}}, ''{{lang|la|Specimen historiæ anatomicæ}}'', imprimé à Coppenhague en 1701 ''{{in-4°}}''. Albert-le-Grand dit, qu’une femme jetta dans un bassin 150{{lié}}''fœtus'' ou embryons tous formés, grands comme le petit doigt. Et quant à ce qu’on dit de Marguerite, Comtesse de Hollande, qui accoucha de 364{{lié}}enfans qui furent baptisés, on croit ordinairement que c’est une fable. On voit pourtant encore un tableau de ce fameux accouchement dans l’Eglise de Losdune, pour servir de monument de cette aventure. Antonius Dessingius a écrit un livre fort curieux de la génération du ''fœtus''. Descartes en a fait aussi un Traité. Drelincourt a fait un nouveau systême du ''fœtus'' humain, imprimé à Leyden en 1685. Les curieux conservent des ''fœtus'' dans une bouteille avec de l’eau-de-vie. Il faut écrire ''fœtus'', c’est le mot purement Latin que nous avons adopté dans notre langue. L’Académie des Sciences écrit toujours ''fœtus'', même dans l’Histoire dont l’Auteur, tout partisan qu’il est du nouveau, n’a point écrit ''fétus''. {{M.|Tauvry}} a donné une espèce d’histoire du ''fœtus''. <section end="FŒTUS"/> <section begin="FOEULX"/><nowiki /> FOEULX. s. m. Vieux mot qui signifie ''fau''. C’est le nom d’un arbre que les Latins appellent ''{{lang|la|fagus}}''. <section end="FOEULX"/> <section begin="FOÉURRE"/><nowiki /> FOÉURRE. Ce mot s’est dit autrefois pour ''fourrage''. <section end="FOÉURRE"/> {{c3|{{sp|FOF}}.}} <section begin="FOFE"/><nowiki /> FOFE. s. m. Animal qui se trouve à la Chine. Il a presque la forme humaine, les bras fort longs, & le corps noir & velu. Il marche avec beaucoup de légéreté & de vitesse. Il dévore les hommes. <section end="FOFE"/> {{c3|{{sp|FOG}}.}} <section begin="FOGGIA"/><nowiki /> FOGGIA. Nom d’une petite ville du Royaume de Naples, en Italie. ''{{lang|la|Foggia, Fovea}}. Foggia'' est dans la Capitanate, sur une rivière que Maty nomme Cervaro, & quelques Cartes Cetraro ; elle est dans les terres, non pas à l’orient de Manfredonia, comme dit {{sc|Maty}}, mais à son midi ; à l’orient il n’y a que la mer. Charles d’Anjou, Roi de Sicile, mourut à Foggia l’an 1285 le {{7e|Mai}}. <section end="FOGGIA"/> <section begin="FOGIA"/><nowiki /> FOGIA. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIA}}. <section end="FOGIA"/> <section begin="FOGLIA"/><nowiki /> FOGLIA. Nom d’une rivière d’Italie. ''Foglia'', anciennement ''{{lang|la|Pisaurus}}'' ou ''{{lang|la|Isaurus}}''. Elle a sa source aux confins septentrionaux de la Toscane, au nord de Borgo, traverse le Duché d’Urbin, & se décharge dans le Golfe de Venise à Pesaro. ''Voyez'' aussi {{Tr6L|FOIA}}. <section end="FOGLIA"/> {{c3|{{sp|FOI}}.}} <section begin="FOI"/><nowiki /> FOI. s. f. Terme dogmatique. ''{{lang|la|Fides}}''. Consentement de l’esprit, jugement que l’on forme, & dont le motif n’est point une évidence intrinsèque, grande ou petite, mais l’autorité, le témoignage de quelqu’un qui a révélé, rapporté la chose que l’on croit. ''Foi'' divine, ''foi'' humaine. {{sc|Foi}}. ''{{lang|la|Fides}}''. La première vertu Théologale. C’est un don de Dieu, qui fait acquiescer fermement aux vérités qu’il a révélées à son Eglise. Saint Paul dit, que la ''foi'' est le soutien des choses que l’on espère, & une démonstration de ce qui ne se voit point, ''aux Hébr. {{chap.|11}}, {{v.|1}}''. Si on avoit de la ''foi'' gros comme un grain de moutarde, on transporteroit les montagnes dans la mer, dit le Sauveur. La vie de la ''foi'' qui est la vie des Justes, consiste à servir Dieu sans le connoître d’une manière sensible. {{sc|Nic}}. Il ne faut pas prendre pour de la ''foi'' ce qui n’est bien souvent que de la superstition. {{sc|De Vill}}. A moins que la ''foi'' n’assujétisse la raison, nous passons la vie à croire & à ne point croire. {{sc|S. Evr}}. Si c’est l’autorité qui fait que l’esprit embrasse ce qui lui est proposé, c’est ce qu’on appelle ''foi''. {{sc|Log}}. La ''foi'' ne triomphe pas de la raison ; elle ne la renverse, & ne l’anéantit pas. {{sc|Cl}}. Il est nécessaire que la raison répande sur les vérités de la ''foi'' la clarté de ses lumières, afin qu’elle rassure l’esprit, & qu’elle lui apprenne du moins à se soumettre. {{sc|Maleb}}. C’est la ''foi'' seule qui embrasse vivement les mystères de la Religion. {{sc|Mont}}. L’objet matériel de la ''foi'', comme parlent les Théologiens, est tout ce qui est révélé de Dieu. L’objet formel de la ''foi'', est la raison qui fait que l’on croit fermement les vérités que Dieu a révélées ; c’est la vérité & la véracité de Dieu ; c’est que Dieu ne peut, ni se tromper dans ses connoissances, ni nous tromper en nous les révélant. C’est là ce qui nous détermine à croire les choses même auxquelles notre raison ne peut atteindre, & les mystères les plus inconcevables. La Théologie distingue une ''foi'' habituelle & une ''foi'' actuelle ; une ''foi'' implicite & une ''foi'' explicite ; une foi ''vive'' & formée, & une ''foi'' morte & informe.<section end="FOI"/><noinclude> <references/></noinclude> qltmh2egshj7fjqfqmhg81ohskqqkfb Page:Dumas - Louis XIV et son siècle.djvu/9 104 4877625 15797376 2026-05-19T16:08:50Z Fabrice Dury 1855 /* Sans texte */ 15797376 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Fabrice Dury" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> saz90c9lja9qp6sh25sg5bqni4iq1vq Page:Dumas - Louis XIV et son siècle.djvu/7 104 4877626 15797377 2026-05-19T16:09:29Z Fabrice Dury 1855 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ., NIEFMZIZ. œ jugement irrévocable «les mais jugis xuitiquos, qui nïlait autre que le ing-mont dolu piistêrilé. PMI-Mn ! Louis XIV «sl-il le swl qui nil encore échappé à œ jngxyment. Èleié trnp liant par les [lanceurs innnarchiquis, maté trop bas [nir les détracteurs révolutionnaires, pructmié sans défauts par les uns. accusé du manquer de toutes lies vertus par les autres, aucun roi n’a été, ilupuissa mort, plus limillé en tous scnsque... » 15797377 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" /></noinclude>., NIEFMZIZ. œ jugement irrévocable «les mais jugis xuitiquos, qui nïlait autre que le ing-mont dolu piistêrilé. PMI-Mn ! Louis XIV «sl-il le swl qui nil encore échappé à œ jngxyment. Èleié trnp liant par les [lanceurs innnarchiquis, maté trop bas [nir les détracteurs révolutionnaires, pructmié sans défauts par les uns. accusé du manquer de toutes lies vertus par les autres, aucun roi n’a été, ilupuissa mort, plus limillé en tous scnsque le grill ! ml. €‘ nul n’a dû, si la sépulcres un écho, entendre bumluiuux, dans le souuneil île l : mon oû il n’est endumii, apris le plus lung règne qu’ail jamais régné un roi, plus di- [meses lomnges et plus ifinfiimœ cali-nimes. Eli bien ! «Si-st le Dieu quïm uvait placé sur un nuage, c’at le milan-e qu’un a miné aux Garmin», qu’il s’agit aujoimfbui de remeum l sa place. Ce n’est ni un panégyrique, ni un mimflat que nous éürlwÿnfi, c’œt un portrait de rlinnunc à lwles les épûquu île sa vie, du, -puis son enfance malliwietise jusqu’à sa vieillesse mivaémbie. on passant par wutrs les pluies île joie et de ilnuleurs, d’amour et de haine, de laiblœsc et île gmndrur, qui «nt compusaé cette vie unique iluns son nuire cnnune dans sou soliàl. c’est MÙXIV, dieu pour le «ronde, roi pour l’Europe, liérœ pour la France. humm pour ses maîtimes, que nùnllim montrer ; el, nous en surimi-s etai-laine, il sortira île Fépreuvu, plus vrai, plus réel, plus pulgflb, pluslumnin, plus muulé si : nature, si nnus pmmns nous expiiinu ainsi, qu’il ù jamis été, suit dans Phistoîmaoitsurh toile, soit en lamine. Et [seul-élit ylus gmail, on le uma» : Immune au milieu (hs hommû. qu’il ne lg puise-milano on Pam ! pbl !‘ comme un dieu parmi les dieux. “ ’ ‘. D’ailleurs, qui plus beau cortège la plus exigeante dviniœ mumu-elle ilimmulcr que celui quiaocnmpagie lai : XIV ? Où chercliœdes ministres égaux à llichnlimi, llaarin, à Colbert el à Luuvds ; «les généraux am 53m fasse piiirœue a Condé, îles Titanic. des Linuùlmurg, des ùlinnl, desllemick et des Villars ; des marins qui lutlenli l : luis oontmüœîuem et come l’océan, comme. Pont fait les Dugayäfrouin, les Jean-Ilan etHsTnurvile ; des poètes qui [iurlml la lmgueilutlialièm. ilo-sümiijlloetilesllaciuenljufiuoralistœoomm Hiscaleth wmnelfimet ; des mollesses eitñncmulleLal/allière etanmioïontmpnoäqnr ܰ’Ôeu(llHlIllüN“ de Humain» !. v Bi bien ! [nut/rené ilefculnnt. " üüu jùme Immune, glaire ‘ilu héros, "l « hi mi. iléaulmœ du vicilliml, la’dlupüu, mort du chrétien, tout rQylirlä "“F” "“U” ‘I’ll NN ÜUÜVŒ. SflîlÜ-Üafmain et Viarsailles nu premier pbm, liÏmiœ dans la chui-Grimm, lläumpe l l’horizon ; car [‘induire de Louis XIV n’est pas de colles où l’on minute du peuplegu mi, mais «a Pau disœnil du rai au peuple. N’ou-Wæm pas cette irgmle sacrqmmtdis du “implant se la llolnnile, un zénith du sa gm : Umm, c’es : mai ! l.‘. — Ëaile roi «m ; iésumésilctempsm lumpspar un largooupifœil jeté sur ÏOIOSHÏINC, nou ! lima le «lire, h vieil : hiuisxlvuun linnelngnvitéile l’histoire. tout le caprice du milan, tnut l’intérêt des mémoires. Ainsi iüêqilons-mus“il. mfllflé nm trams uuéiicuuçt peut-être mèmàœuqe daœslufilü. À livrer lianliugunt uotœ livre au ©, œflbius que nous wniniœ de su sympathie et île mn qumi. l . ÀLÛIANDRI DlfllAs. . («î<noinclude> <references/></noinclude> 7kq7i7oaibuqmsls0rs6gx8li140byu Discussion utilisateur:ImpureBuyout1092 3 4877627 15797378 2026-05-19T16:13:33Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15797378 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 19 mai 2026 à 16:13 (UTC) iq2uecd4dt03rrgsc02k7s7w5ocpm4v Discussion utilisateur:Ellechoral 3 4877628 15797379 2026-05-19T16:13:48Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15797379 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 19 mai 2026 à 16:13 (UTC) iq2uecd4dt03rrgsc02k7s7w5ocpm4v Discussion utilisateur:Triti56 3 4877629 15797380 2026-05-19T16:14:03Z *j*jac 33121 bienvenue ! 15797380 wikitext text/x-wiki {{bv}}--[[Utilisateur:&#42;j*jac|&#42;j*jac]] ([[Discussion utilisateur:&#42;j*jac|d]]) 19 mai 2026 à 16:13 (UTC) iq2uecd4dt03rrgsc02k7s7w5ocpm4v Page:Angran de Rueneuve - Observations sur l agriculture et le jardinage, 1712, tome 1.djvu/91 104 4877630 15797384 2026-05-19T16:22:46Z Narilora 147413 /* Non corrigée */ 15797384 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{Centré|CHAPITRE III.}} {{Centré|DE LA PEPINIERE.}} {{AN|Et d’un moyen sûr pour connoitre quelle qualité doit avoir une terre pour être estimée propre pour y semer des pepins & des noyaux ; comment il la faut preparer avant d’y mettre de jeunes Plants, sur lesquels on appliquera dans la suite des Greffes ; & à quelles expositions ils réussiront le mieux.}} LA semence est le principe & l’origine de toutes les Plantes, & une partie dans laquelle est renfermée une multiplication des especes à l’infini. La prévoyante Nature, ou pour mieux dire son adorable Auteur, a donné à chaque Estre sa semence, & même au-delà de ses besoins. Les Naturalistes prétendent que toutes les Plantes viennent de leur propre semence, & que les Métaux & les Mineraux ont chacun leur semence dans leur propre Mine. Le mot de Semence se dit, en terme d’Agriculture,<noinclude> <references/></noinclude> poodx9nrz9imscoyvo42e2yxt25mts4 Livre:L Illustration journal universel 10 aout 1878 vol 72 N 1850.djvu 112 4877631 15797385 2026-05-19T16:25:32Z Sapcal22 420 Page créée avec «  » 15797385 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[L’Illustration]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur= |School= |Lieu= |Annee= |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=3 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist /> |Tomes= |Sommaire= |Epigraphe= |Width= |Css= }} tkezw7iilf9jldlep5dqaacumwjjvuh Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/20 104 4877632 15797386 2026-05-19T16:25:32Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797386 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Tel est le premier trait de la physique chinoise : c’est ici un pays ''fermé'', c’est un lac et comme un réservoir d’hommes. Et le second trait qui ne frappe pas moins l’observation, c’est le niveau. Le promeneur qui contemple la campagne chinoise ne voit jamais, comme en Europe, un pays largement vallonné, plein de mouvements et d’ondulations, avec des rivières profondément encaissées et forcées à de longs circuits. Et ce que je vais dire est aussi vrai au sud qu’au nord, à Canton et à Foutchéou comme à Shanghaï, à Hankéou et à Tientsin. La distinction entre la montagne et la plaine apparaît nette et comme dessinée au trait, ainsi qu’une courbe hypsométrique. La montagne surgit de la plaine (et je parle d’une vraie plaine, « aussi plate que le fond d’une poêle<ref>Paul Claudel, ''Connaissance de l’Est.''</ref> ») comme une île ou un archipel sort de la mer. Presque partout les limites de la plaine sont aussi celles de la culture et de la population. Le Chinois, outre celui de cimetière, ne fait autre usage des montagnes que de les ravager et de leur arracher poil et chair. Quand il les utilise, ce n’est pas<noinclude> <references/></noinclude> 1m9rbcmlim80a81bwf5vue5lk63hwdz Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/21 104 4877633 15797388 2026-05-19T16:28:38Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797388 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>pour une production qui leur soit propre, c’est en créant à leur flanc au moyen de terrasses superposées une série de petites plaines artificielles. Toute la Chine du sud au nord, quand on en a franchi l’enceinte extérieure et en tenant compte de certains compartiments plus ou moins spacieux ménagés sur ses glacis<ref>Canton, Sze chuen.</ref>, apparaît comme un vaste niveau, sans aucun cloisonnement indiqué par la nature. Au sud le miroir égal des rizières, au nord la nappe des millets et des moissons de grains durs qu’entretient la lente circulation des eaux souterraines. Nulle part l’élément spécial appelé ''la terre'' ne constitue une matière plus spécifiée, mieux préparée par la nature et comme pâtissée d’avance pour les œuvres des hommes. C’est là où l’on comprend pleinement cette expression de la Bible « la graisse de la terre ». Le ''lœss'' par exemple qui forme le sol de deux ou trois provinces et dont l’origine reste assez mystérieuse malgré les théories de Richthofen, n’est ni du sable, ni de l’argile, ni de l’humus. C’est comme de la terre ''caillée'', c’est une matière homogène et compacte que je ne puis mieux<noinclude> <references/></noinclude> 8chibi7umlq0yw96952sczae41n53ay Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/91 104 4877634 15797389 2026-05-19T16:37:15Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797389 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> — Entièrement, fit audacieusement Cora. Loin de la blesser, ces paroles de Victor Mazilier étaient une nouvelle flatterie à son adresse. Elles lui prouvaient qu’il n’avait pas le moindre soupçon sur son origine. Que lui importait à elle-même de dire maintenant du mal des filles de couleur ? Depuis qu’elle avait mis le pied en Europe elle ne faisait plus partie de cette race maudite. — Ah ! ah ! reprit Mazilier fils, c’est le fameux Georges du Hamel… Un beau garçon, m’a-t-on dit… mais sans grande élégance, sans… Pardon, fit-il en s’arrêtant, ma franchise m’emporte trop loin, je craindrais de vous déplaire. — Allez donc, fit-elle en l’encourageant du regard. Elle venait de renier sa caste, son sang, elle pouvait bien renier son amant. Ainsi encouragé, Victor continua : — Georges du Hamel, si je ne me trompe, est le fils d’un monsieur qui, après avoir dissipé sa fortune en France, est allé là-bas faire du commerce. Il vendait un tas de choses, en gros, en détail. Ce qui n’empêchait pas, je le sais bien, qu’il fût reçu dans la société ; on n’a pas de préjugés en Amérique à ce sujet. En France c’est autre chose. Chacune de ces phrases cachait une perfidie à l’adresse de Georges, et Cora, dont l’amour-propre, toujours blessé depuis son enfance, n’en était que plus vif, faisait son profit de tout ce qu’elle entendait. — Ah ! vous allez habiter Paris tous les deux, reprenait-il, bravo ! Vous vous logerez sans doute dans un quartier bien retiré, bien bourgeois. Je vois cela d’ici… Un petit appartement, au quatrième sur la cour, avec une bonne pour tout faire. Vous irez quelquefois au<noinclude> <references/></noinclude> qu5rsjmdty53e073crjcxxgznddu0v1 Page:L Illustration journal universel 10 aout 1878 vol 72 N 1850.djvu/12 104 4877635 15797391 2026-05-19T16:40:54Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « parlé des natures mortes, prétextes à tant de médiocrités, mais où apparait une si prodigieuse dépense d’habileté, et dont quelques-unes sont des ceuvres d’art dans la plas haute acception du mot. Si M. Blaise Desgoffes persiste à ne chercher que le mérite du rendu, M. Vollon et M. Philippe Rousseau ne reeulent pas devant les difficultés de la composition, avec un goût exquis, avec une science d’arrange ment sans égale, ils groupent dans un har... » 15797391 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>parlé des natures mortes, prétextes à tant de médiocrités, mais où apparait une si prodigieuse dépense d’habileté, et dont quelques-unes sont des ceuvres d’art dans la plas haute acception du mot. Si M. Blaise Desgoffes persiste à ne chercher que le mérite du rendu, M. Vollon et M. Philippe Rousseau ne reeulent pas devant les difficultés de la composition, avec un goût exquis, avec une science d’arrange ment sans égale, ils groupent dans un harmonieux agencement les objets qu’ils veulent reproduire ; on sent dans leur travail quelque chose de leur imagination. Voyez le merveilleux Casque de l’un et les Roses de l’antre ; quelle puissance chez le premier, quelle printanière gaieté, quelle grace soutenue chez le second ! Devant la couronne de roses de M. Chabal-Dussurgey, on devine également un artiste habitué à composer avec sévérité : tout le panneau se tient, l’aspect décoratif s’y rehausse de toute cette précision voulue qui n’enlève rien aux fleurs de leur éclat et de leur beauté. Citons encore la Gerbe de fleurs des champs, de M. A. Couder ; la Desserte et les Prunes, de N. Bergeret ; le Panier d’Huitres, de M Beleys, un début qui mérite d’être signalé ; le Déjeuner sur Therbe, de M. Delanoy, remarqué par le jury ; et, pour finir, les Branches de cerisier et d’églantier en fleur, de M. Kreyder, d’une si fière et si vibrante exécution. JULES CONTE. <section begin=cruautes /> LES CRUAUTÉS DU SORT NOUVELLE (''Suite''.) Les yeux du jeune homme brillaient comme s’ils nageaient dans une larme, et Rose se sentit prise de la même émotion. — Oh ! j’espère bien ne jamais chagriner mon frère ! Et Rose trouva, pour donner cette assurance, une pénétrante voix que Jean ne lui connaissait pas encore. Cela dit, tous deux se levérent comme d’un commun accord et se mirent à gravir lentement le versant qui remontait vers la ferme. Ils marchaient rêveurs, tandis que la lune éclairait leurs pas de sa lumière voilée, et jetait par moments une lueur plus vive sur leurs belles figures d’éphèbes. Ils ne songèrent pas à expliquer à leurs parents comment ils arrivaient ensemble, bien qu’ils fussent partis le matin pour des localités situées à l’inverse, et nul ne pensa non plus à les questionner sur ce fait ; tout était simple pour ces bons et naïfs esprits : les enfants s’étaient rencontrés… voilà tout. {{Interligne|2em}} {{T3|VIII}} Rien n’était changé dans leurs habitudes. Jean n’avait pas l’air de se souvenir qu’il s’était montré pendant quelques instants plus expansif, plus tendre que de coutume, et dans une sorte d’exaltation tout à fait en dehors de son caractère. Si Rose s’en fût occupée, elle eût pu constater seulement que son frère de cœur semblait plutôt fuir que rechercher sa présence et qu’il avait pendant leurs lectures d’étonnantes distractions. Mais la paix de ces jeunes âmes n’en était en rien troublée : les études sérieuses maintenaient leur esprit dans cette sphère de sagesse où l’imagination a peu de place, où le cœur est contenu. Cependant une circonstance mémorable dans leur vie, bien que simple en elle-mème, vint les initier à la poésie et donner l’essor à une foule d’impressions et de pensées qui sommeillaient en eux, et dont la station à la source avait à peine provoqué l’éveil. Le baron de Châteauguet avait envoyé à la ferme un homme d’affaires chargé de lui rendre compte de l’état des bâtiments et des procédés de culture qu’on y employait. Ce personnage, qui s’appelait Cartier, se piquait de connaissances littéraires, et, comme il professait la maxime qu’il est impossible de vivre plus de trois jours ailleurs qu’à Paris sans mourir d’ennui », il s’était muni de livres, pour l’aider, disait-il, à supporter son exil ». Au nombre des volumes d’Eugène Sue, Dumas et autres, appelés à lui rendre ce service, s’était fourvoyé le roman de ''Paul et Virginie''. — Tenez, ma belle demoiselle, dit-il à Rose en voyant qu’elle regardait avec un intérêt curieux tous ces livres étalés sur une table ; et, montrant le dernier, en voilà un qui est venu là tout exprès pour vous ! car je ne sais comment il s’y trouve, n’ayant jamais eu la pensée d’en faire ici mes délices. Prenez-le, faites-en votre chose propre… Vous pouvez le lire, c’est innocent comme vous-même ! Rose reçut avec reconnaissance le roman qu’on lui offrait de si bonne grâce ; et, dès que le départ de M. Cartier eut ramené à la ferme le calme habituel, elle entreprit avec Jean la lecture du volume. Ce fut pour eux un charme immense, une jouissance tout à la fois d’art et de sentiment. À peine avaient-ils achevé, qu’ils recommençaient à la première page. Il leur semblait toujours qu’ils n’avaient pas assez compris et que chaque jour ou plutôt chaque lecture nouvelle, leur révélât de plus grandes beautés. Bernardin de Saint-Pierre fut donc pour les jeunes amis un précepteur dangereux, malgré la probité de son âme et sa pure intention ; car il est bien certain que, depuis cette étude assidue, Jean devenait de plus en plus mélancolique et Rose un peu moins gaie. Il arriva même, un soir, qu’ils devinrent tristes tout à fait. C’était au coucher du soleil. Ils étaient assis sous le dôme où les clématites fleuries répandaient un parfum pénétrant. Jean lisait à haute voix. Arrivé au moment où Virginie, sur le point de partir, reçoit les adieux de Paul, sa parole devint plus lente ; sa voix tremblait, et bientôt elle se perdit dans les larmes. On eût dit qu’il lisait ce chapitre pour la première fois. Rose ne l’interrogea pas sur cette émotion, mais elle abandonna l’ouvrage qu’elle tenait dans ses mains et son regard mouillé erra sur les feuilles sans se lever une fois vers le jeune homme. Jean cessa tout à fait de lire ; et, comme de temps en temps, un soupir s’échappait de sa poitrine, l’orpheline fixa enfin sur lui ses yeux pleins d’amicale sollicitude. Ceux de Jean semblaient dire : — Un jour vous partirez comme elle ! — Non, jamais !… dit l’orpheline. Elle avait compris cette muette douleur. — Merci, Rose, murmura le jeune fermier. Ce soir-là, lorsqu’ils furent en famille, il leur fut impossible de répondre aux mutines agaceries de Catherine, et les bons mots du père Jacques obtinrent à peine l’accueil et le sourire accoutumés. {{interligne|2em}} {{T3|IX}} Quelques mois passèrent encore, et l’hiver arriva. L’aspect de la ferme était sombre, mais il ne fallait pas seulement en accuser la saison ; si l’envoyé de M. de Châteauguet fut revenu à cet instant, il eut bien compris qu’il était survenu quelque cause de trouble autre que les vents froids et l’attente de la neige. Par un soir de novembre, Jacques et sa femme étaient assis devant le foyer de la vaste pièce qui servait de salle à manger. Ils gardaient le silence. La figure austère, mais bienveillante, de Jacques trahissait une peine secrète. Le visage doux et blanc de la mère Jeanne avait passé aux teintes d’une pâleur maladive. Il était facile de voir que, tous deux, ils souffraient. — Femme, dit le fermier, vous ne songez pas à prendre du repos, et cependant les journées sont fatigantes pour vous depuis que notre Catherine est malade… Voyez, reprit-il en regardant la pendule, — horloge dont le mouvement faisait entendre un bruit monotone et attristant, voyez, il va sonner dix heures ; c’est bien le moment de vous mettre au lit. — Jacques, je ne sais guère ce que c’est que de fermer les yeux depuis que le malheur est tombé sur nous ; je veillerais volontiers toute la nuit. Mais, vous-même, n’allez-vous pas prendre un peu de repos ? — Je puis dire, comme vous l’avez fait tout à l’heure, Jeanne, que le sommeil ne veut plus de moi. J’aime encore mieux être devant ce feu, — car, Dieu merci, ce n’est pas le bois qui manque à la maison, — que de me retourner cent fois dans mes draps comme une âme en peine… Je dormais si bien dans un temps ! ajouta-t-il d’une voix accablée, mais…. Il n’acheva pas sa pensée. — Ô mon Dieu ! dit Jeanne en levant les mains, ce mauvais sort va-t-il durer toujours ? Au moins si l’on savait la cause de tant de ravages… de tant de malheurs !… — Si l’on y regardait bien… on comprendrait peut-être ! murmura Jacques avec irréflexion et comme s’il se parlait à lui-même. Mais Jeanne avait entendu, L’accent de son mari l’avait frappée… elle était toute tremblante. — Jacques… s’écria-t-elle, est-ce que vous le savez ?… — Quoi donc ? — Est-ce que je n’ai pas entendu vos paroles : Que si nous y regardions bien, nous pourrions comprendre pourquoi nous sommes frappés ? » — Prenez que je n’aie rien dit, Jeanne… j’ai parlé étourdiment, comme un jeune garçon que le besoin de jaser tourmente… ne faites pas attention. Jeanne, toujours soumise à son mari, n’insista pas et se tint silencieuse. Mais bientôt Flamines, agité par une préoccupation visible, se remit à parler avec distraction. — Aussi, qui pourrait conserver sa raison quand on voit de pareilles choses ! Ce matin encore, le feu a pris à la cabane des bergers sans qu’on sache comment… Ça vous donne des idées… — Quelles idées, Jacques ? osa demander la paysanne qui n’avait cessé d’être attentive à ce monologue. — J’oublie toujours que vous êtes là ? répliqua le mari avec un peu de brusquerie. Ne me questionnez donc pas, Jeanne ; je serais obligé de vous faire souvenir que les femmes ne doivent pas tout savoir… ANGÉLIQUE ARNAUD. (''La suite prochainement''.) <section end=cruautes /> EXPOSITION UNIVERSELLE XII La Ville de Paris. La Ville de Paris est chez elle ; elle a tenu à faire à ses hôtes tous les honneurs. Elle a voulu les initier à son passé, à son présent, leur dire comment elle entretient ses rues, comment elle les éclaire, comment elle distribue l’eau dans ses maisons, comment ces maisons elles-mémes sont aménagées. Elle va plus loin, eile veut montrer à tous comment fonctionnent sa police, ses prisons, ses hôpitaux, ses écoles, son service contre les incendies, et mille autres organes de ce grand corps, de cette grande capitale de deux millions d’ames, la ville la plus peuplée du globe après Londres. C’est pourquoi une visite dans le pavillon élégant que la Ville de Paris a dressé au milien da batiment du Champ-de-Mars, entre les sections fran- çaise et étrangères, ne sera pas sans prolit. En entrant, nous voyous tout d’abord divers lots d’objets antiques provenant de fouilles ou trouvés dans la Seine. L’âge de la pierre et du bronze est représenté par ces armes et ces outils hien connus, retrouvés en tant d’autres stations, et qui montrent que Paris a été de tout temps, lui aussi, habité par les hommes. La capitale de la France existait avant le déluge. puis l’époque franque ou mérovingienne, ensuite les époques carlovingienne et capétienne. De toutes ces époques diverses on a recueilli nombre d’objets en métal, en terre cuite, en verre, en os, et ce rudiment de musée parisien n’est pas la chose la moins curieuse que nous offre l’exposition de la Ville de Paris. L’âge de fer vient ensuite, et l’époque gallo-romaine, J’ai retrouvé lá la hache d’armes ou francisque, des coquilles de pèlerin, des vases en verre, irisés, émaillés, comme on en rencontre dans les catacombes de llome. Parmi les médailles, j’ai cherché, mais vainement, celles en plomb des nautes de Lutèce, mais j’ai vu celles des corps de métiers. Sur l’une d’elles apparait déjà le vaisseau de Paris, et la devise bien connue : Fluctuat nec<noinclude> <references/></noinclude> 0ywllkfgd8k3qdvvvbh4scrat4e23di Livre:L Illustration journal universel 17 aout 1878 vol 72 N 1851.djvu 112 4877636 15797394 2026-05-19T16:42:59Z Sapcal22 420 Page créée avec «  » 15797394 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[L’Illustration]] |Sous_titre=N° 1851. |Volume= |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur= |School= |Lieu= |Annee= |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=3 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist /> |Tomes= |Sommaire= |Epigraphe= |Width= |Css= }} 3ki2wc9ntvhx9ichvmq35v5jhl2212b Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/92 104 4877637 15797396 2026-05-19T16:43:35Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797396 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>théâtre dans une baignoire, au fond du parterre ou à la galerie. L’été, au lieu de respirer le grand air comme ici, de courir les bains de mer, les eaux, vous vous promènerez quelquefois le dimanche, en seconde, sur le chemin de fer d’Auteuil… Ah ! c’est que l’existence est chère à Paris… Il faut vivre de privations lorsqu’on ne jouit pas d’une véritable fortune, et celle de {{M.|du Hamel}} ne peut être considérable ; j’en devine le chiffre. Il est vrai que vous vous aimez, ajouta-t-il avec un hypocrite soupir. Cora le regarda et sourit. On avait depuis longtemps déchargé les bagages, et ils continuaient à causer sur le seuil de l’hôtel. Dans les dispositions où se trouvait Cora, cette conversation avait pour elle un très-grand attrait. Victor Mazilier l’initiait à tous les détails de cette existence de dissipation et de luxe qu’elle désirait tant connaître. Il lui nommait les hommes en renom, les femmes à la mode ; il lui apprenait par quels moyens on peut arriver à tenir, en peu de temps, son rang dans une certaine classe de la société parisienne. — Le moment est admirablement choisi pour se créer une position, disait-il. Toutes nos anciennes célébrités marchent à grands pas vers une aimable décrépitude. Oh ! si, au commencement de l’hiver, vers le mois d’octobre, ajoutait-il en regardant Cora, une vraie femme, bien plantée, bien développée, une belle brune au regard expressif, à la bouche vermeille, avec ce doux accent étranger que nous aimons tant, faisait ses débuts à Paris, sous le patronage de tous les hommes élégants, bien posés et riches, dont elle aurait pu devenir auparavant l’amie ; quel succès, quelle fortune je prédirais à cette femme !<noinclude> <references/></noinclude> 1rj4gr0xkq5ji2ys5vokctkp89l6z94 Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/93 104 4877638 15797397 2026-05-19T16:46:05Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797397 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> L’habile corrupteur ne tarissait pas, et comme l’heure s’avançait, comme Georges ne revenait pas, Cora, qui craignait de s’ennuyer seule dans son hôtel, avait fini par prendre le bras de Victor Mazilier. Ils s’en allaient tout en causant, à pied, par la rue de Paris, s’arrêtant devant les magasins, admirant les étoffes, les bijoux. Tout ce verbiage, toutes ces paroles magiques, ce bruit de la rue que depuis six semaines elle n’entendait plus, ce mouvement, cette vie, ces figures nouvelles, la vue de tous ces magasins, l’avaient pour ainsi dire enivrée. Bientôt elle se sentit fatiguée et dut accepter la voiture que lui offrit son compagnon. — Je vais vous faire voir la côte d’Ingouville, lui dit-il, c’est merveilleux. Il y a là de charmantes propriétés, occupées par des millionnaires qui ne demandent qu’à manger leurs millions. Je puis vous présenter à tout ce monde-là. Pour vous être agréable que ne ferais-je pas ? Vous êtes si charmante. Je vous ai aimée dès que je vous ai aperçue. — Ne me parlez pas ainsi, je vous le défends, disait-elle, ou je retourne tout de suite à mon hôtel. Mais il ne changeait ni de ton ni de langage, et la voiture montait lentement la côte d’Ingouville.<noinclude> <references/></noinclude> 7o2sla6dss5swaveuuieeh0acvfoefd Page:La Chanson de Roland (trad. Petit de Julleville).djvu/219 104 4877639 15797398 2026-05-19T16:47:38Z NonOriginal 134029 /* Corrigée */ 15797398 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="NonOriginal" />{{num|LA CHANSON DE ROLAND.||213}} ----</noinclude>{{Poem|De Beſançon juſqu’au port de Guitſand ; Dans les maiſons vont les murs ſe crevant ; En plein midi les ténèbres régnant, N’y a clarté ſi le ciel ne ſe fend ; On ne le voit ſans épouvantement ; Et pluſieurs diſent : « C’eſt le grand jugement, La fin du ſiècle qui nous vient à préſent ! » Ils diſent mal, rien de vrai ne ſachant ; C’eſt le grand deuil pour la mort de Roland !|sf|mg=5em}} {{c|'''{{rom-maj|CXI}}''' ''(eu)''.|mb=1em}} {{Poem|Les Français frappent avec cœur & vigueur. Et par milliers le peuple païen meurt. De cent milliers n’en peuvent ſauver deux. Turpin a dit : « Nos hommes ſont très-preux. Sous ciel n’eſt Roi qui en ait de meilleurs. La geſte Franque dit que notre Empereur A pour ſoldats des hommes courageux. » Vont par la plaine en recherchant les leurs, Pleurent des yeux de tendreſſe & douleur, Pour leurs parents, par amour & bon cœur. Marſile avec ſon grand oſt fond ſur eux.|mg=5em}} {{c|'''{{rom-maj|CXII}}''' ''(é-e)''.|mb=1em}} {{Poem|Marſile vient ſuivant une vallée Avec le gros des forces raſſemblées. En vingt colonnes il les a partagées. Les heaumes luiſent, aux pierres d’or gemmées, Et les écus, les cuiraſſes brodées. Sept mille cors ont la charge ſonnée, Grand eſt le bruit par toute la contrée. Roland dit : « Frère, Olivier, quelle armée !|ds|mg=5em}}<noinclude> <references/></noinclude> 7iz65uecvzld9bv8f4b5u4lfcoexz6b Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/94 104 4877640 15797399 2026-05-19T16:48:00Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797399 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> {{T3|{{rom-maj|XVII}}|mt=5em|mb=3em}} Pendant ce temps, Georges, qui s’était enfin arraché des bras de sa mère, accourait à l’hôtel des Indes, et demandait la dame qui venait de débarquer du ''Zurich''. — Nous l’avons vue partir, lui répondit-on, dans la direction de la rue de Paris, avec le jeune homme qui a fait monter ses bagages dans sa chambre. « Quel jeune homme ? se demanda Georges, qui se sentit pâlir ; elle m’a dit ne connaître personne en France. » À huit heures du soir, Cora n’était pas encore rentrée et Georges qui s’était fait ouvrir sa chambre, l’attendait toujours. À deux reprises, ne pouvant tenir en place, impatient, fiévreux, dévoré de jalousie, il était sorti et avait parcouru rapidement les principales rues du Havre. Il ne l’avait aperçue nulle part et était revenu précipitamment avec l’espérance qu’elle était rentrée pendant son absence. Il passait devant le bureau de l’hôtel sans rien demander, montait rapidement l’escalier, ouvrait la porte et d’un regard parcourait la chambre. Rien.<noinclude> <references/></noinclude> lqkwfu7dd2ev09go40sr94avoytcmzn Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/183 104 4877641 15797400 2026-05-19T16:49:19Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797400 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|185}}</noinclude>debout devant la tente, les bras croisés sur la poitrine, et la contemplait, immobile Sur ses épaules, enveloppées dans une chlamyde de soie blanche, l’abondante chevelure défaite coulait comme du goudron. « Devant cette belle apparition, Cosma s’agenouilla face au sol, les bras en avant, tel un musulman dans sa prière, et resta longtemps. Puis, comme accablé, il se leva lentement, se mit debout, et tendit vers le ciel deux bras nus et musculeux qu’on aurait pu prendre pour des jambes. Alors Floritchica me parut moins imposante, les autres choses, mesquines et ratatinées ; et Élie, — qui surgit à ce moment de l’autre tente, en bâillant, — ne fut à mes yeux qu’un pauvre homme dans une pauvre ghéba. « Nous le regardions, tous, et je crois que les autres aussi pensaient comme moi, c’est-à-dire que Cosma {{corr|eut|eût}} pu nous écraser rien qu’en se laissant tomber sur nous ; mais il ne nous faisait pas peur. « Il alla prendre Floritchica par la taille. Elle se laissa porter comme une plume. Ses brodequins touchaient à peine le tapis souple de l’emplacement. Et ensemble, ils firent quelques pas dans le même rythme parfait. Cependant, à regarder<noinclude> <references/></noinclude> mkezwnisucjxqf5c71rob4vmn0p8n96 Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/184 104 4877642 15797401 2026-05-19T16:50:41Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797401 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|186|ONCLE ANGHEL}}</noinclude>cette fragile châtelaine à côté de ce rude braconnier, on aurait dit une nymphe séduite par un satyre. « C’est en ce lieu et en ce moment que, tournant sa face sauvage vers la lune et serrant sa poitrine entre les mains, Cosma clama le comble de son bonheur. D’une voix de bourdon, qui fit aux chevaux soulever les têtes, il parla : {{il}} — Pourquoi ce cœur veut-il rompre ses attaches ? Pourquoi la carcasse lui semble étroite ? Pourquoi le sang l’étouffe-t-il ? « Prenant la main de sa maîtresse, il avoua sa crainte : — Floritchica ! Tu es l’abîme qui engloutit le désir de l’homme ! Connais-tu, au moins la constance ? Nous repartirons, tout à l’heure, par clair de lune ; et à l’aube de ce matin nous joindrons notre campement. Trente gaillards nous attendent là-bas, impatients ! Ce sont, tous, des hommes hors la loi et qui ne craignent point la mort. En fait de loi, ils n’en connaissent qu’une : satisfaire leur désir, but suprême de la vie ! Toute loi qui s’oppose à ce but, ils l’affrontent au prix de leur vie même. C’est pourquoi je les appelle des héros. Héros, ils le sont encore plus aux yeux de la femme, avec leurs regards<noinclude> <references/></noinclude> cleta30xw6tm52xc0eovaxg3firlxg1 Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/95 104 4877643 15797402 2026-05-19T16:51:10Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797402 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> Il se savait attendu par sa mère et il n’avait pas le courage de la rejoindre. Que lui aurait-il dit ? Aurait-il pu causer avec elle, comme le matin, des cinq années qui venaient de s’écouler, répondre aux mille questions qu’elle ne cessait de lui adresser, l’interroger à son tour, la presser dans ses bras, former des plans d’avenir ? Non ; sa pensée n’aurait plus été avec elle. Il n’aurait pas cessé de songer à Cora, de se demander ce qu’elle était devenue. La jalousie ne laisse pas un moment de répit ; dès qu’elle a pénétré dans un cœur, elle y règne en souveraine et vous rend insensible à tout ce qui ne se rattache pas directement à la personne aimée. Que de pensées désolantes, de projets insensés lui traversèrent l’esprit pendant ces quelques heures ! Il se voyait déjà trompé, abandonné. Il allait demander raison à ce jeune homme dont le garçon de l’hôtel lui avait parlé ; il se battait avec lui, il le tuait comme il avait autrefois tué John de B… Ou bien, comme l’existence lui serait insupportable sans Cora, comme il sentait bien qu’il l’aimait éperdûment et qu’il ne pourrait se passer d’elle, il se tuait, oui, il se tuait sous ses yeux, pour que son sang lui rejaillît au visage. Il lui arriva aussi de se demander, dans sa folie, s’il ne la tuerait pas. Pourquoi pas ? Ils n’étaient pas mariés ; la loi ne lui donnait aucun droit sur elle, mais, moralement, n’était-elle pas sa femme ? Ne lui appartenait-elle pas ? Est-ce que des liens sacrés ne les liaient pas l’un à l’autre ? Quoi ! elle pourrait lui infliger mille supplices, le torturer sans merci, le faire souffrir comme il souffrait en ce moment, le frapper au cœur, et il n’aurait pas le droit, à son tour, de se venger, de la punir, de lui rendre coup pour coup, blessure pour blessure ?<noinclude> <references/></noinclude> fwb265z1g8n42oprvp3maafwn5h2a3g Page:L Illustration journal universel 17 aout 1878 vol 72 N 1851.djvu/12 104 4877644 15797403 2026-05-19T16:52:04Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « suffisamment idéalisée, sans abdiquer toutefois la personnalité du portrait. La Perfidie, de M. Gautier, forme une jolie scène dont on pourrait deviner les paroles, d’après l’expression et le geste des deux personnages. La Fortune, de M. Moreau-Vauthier, un pied sur sa roue, d’une main tient une rame et de l’autre élève une corne d’abondance d’où tombent au hasard ses faveurs sur les mortels ; sa robe légère laisse entrevoir, en les cares... » 15797403 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>suffisamment idéalisée, sans abdiquer toutefois la personnalité du portrait. La Perfidie, de M. Gautier, forme une jolie scène dont on pourrait deviner les paroles, d’après l’expression et le geste des deux personnages. La Fortune, de M. Moreau-Vauthier, un pied sur sa roue, d’une main tient une rame et de l’autre élève une corne d’abondance d’où tombent au hasard ses faveurs sur les mortels ; sa robe légère laisse entrevoir, en les caressant, les grâces de son corps aérien. Le Rére, de M. Baujault, est bien tourmenté et pourrait bien être un cauchemar. La Galatée, de M. Aubé, semble aussi sortir d’un rêve, mais plus doux, celui-là c’est celui de l’amour qui lui donne la vie. La Madeleine, de M. Itasse, est un peu lourde dans l’expression de son re- pentir. Les Hirondelles, de M. Peiffer, ont beaucoup de charme, sans apporter assez de précision dans le sujet, et la Réverie, de M. Lormier, toute gracieuse qu’elle est, n’est pas exempte d’un peu de banalité. Que dire de la Gloire, de M. Gustave Doré ? Le mieux pourrait bien être de s’en taire pour sa Gloire et pour lui ; nous ne pensons pas que tout soit avantage dans la place d’honneur qu’on lui a donnée au Salon. M. Lefeuvre s’inspire du peintre Millet. Son groupe Après le travail est une scéne de la vie des champs rendue avec exactitude ou, mieux, avec vérité. La femme, dont le chapeau rejeté sur les épaules indique que le soleil est couché, regarde le jeune homme boire à la source ; elle attend qu’il ait fini pour prendre dans le creux de sa main un peu d’eau qu’elle portera à ses lèvres ; le jeune homme, lui, n’y fait pas de façons : étendu sur le sol, il boit à même la source, s’appuyant des mains aux deux rives. La sculpture religieuse est faiblement représentée, si nous exceptons la Vierge au lis, de M. Delaplanche. Il convient de signaler toutefois le Christ, de M. Iajalbert, un de nos pensionnaires à la villa Médicis, qui a obtenu une médaille de première classe, et le Christ au tombeau, de M. Léofanti, qui présente une étude assex sérieuse de nu. Les sujets funéraires sont nombreux en revanche et quelques-uus fort bien traités. Le Repos éternel, de M. Jouandot, est une excellente figure, pleine de grâce funèbre, bien supérieure au Groupe pour le tombeau de M L., par M. Printemps, dont le mouvement réel ne saurait racheter la pauvreté du sujet. C’est un riche mo- nument que celui du comte Tyszkiewiesz, par M. Lanzirotti. Des deux statues qui ornent le tombeau, l’une est la Cha- rité, si l’on en eroit le livret, bien que rien ne l’indique, à moins que les fleurs et les couronnes qu’elle répand à profusion sur le sépulcre ; l’autre est la Reconnaissance, qui se reconnait, à la rigueur, au cœur enflammé qu’elle tient à la main. Cette œuvre importante, surtout au point de vue architectural, donne plutôt l’idée d’un grand luxe que d’un grand art. Saluons Sivel el Crocé-Spinelli reposant côte à côte, morts pour la science ; el, puisque nous en sommes à la glorification des hommes dont le nom fait honneur à la patrie, arrêtons-nous au Rameau, que M. Guillaume vient d’exécuter pour la ville de Dijon. Une main sur un clavier, de l’autre tenant un papier et une plume, l’illustre compositeur est représenté debout : la figure, austere, sillonnée de rides, porte l’empreiute de la pensée ; l’attitude est simple, naturelle, exempte d’emphase et de déclamation. Cette figure de musicien moderne, tout auprès de l’image idéale d’Orphée, complète bien l’exposition du maître éminent qui dirige aujourd’hui les Beaux-Arts en France. Le soin d’élever un monument à la mémoire de M. Thiers a été confié à M. Ramus, qui expose une statue et un buste de l’illustre homme d’Etat. La part faite des difficultés que présente dans l’art de la statuaire le costume moderne, on peut dire que rien n’a été fait pour les vaincre ou du moins que l’effort a bien mal réussi. M. Bartholdi n’a pas été beaucoup plus heureux avec le costume du xvii siècle. M. Bartholdi a d’ailleurs la spécialité des colosses : son Lion de Belfort, au tiers seulement de l’exécution, nous promet l’aspect d’une montagne sculptée ; nul doute qu’ileút taillé dans le mont Athos l’image d’Alexandre ; mais il est peu probable qu’Alexandre l’eut choisi pour ce travail, si l’on jette les yeux sur son Gribeauval. Eut-il choisi M. Hiolle, qui nous représente le général Foy disant à la tribune cette phrase célébre : Il y a de 1 écho en France quand on prononce ici les noms d’hon- neur et de patrie ? Il y a certainement de la noblesse dans la pose et dans le gesta de l’orateur, et l’on ne peut que regretter le mauvais agencement des draperies. Bien préférable est le général baron Delzons, par M. Dubray, représenté le sabre au poing, dans une attitude martiale d’attente et de défi. Loin de nous la prétention de faire une revue complète des œuvres remarquables que nous offre le Salon de sculpture. Nous n’avons pas méme mentionné le Corneille. de M. Falguière, destiné à orner le foyer de la Comédie- Française ; non plus que le Chevalier errant et le Grégoire de Tours, de M. Frémiet ; le Saint Jean, de M. La France ; l’Enfance de Jupiter, de M. Gaudry ; le Prisonnier, de M. Chrétien. Nous n’avons pas dit un mot des bustes parmi lesquels il faut cependant hien citer ceux de M. Baudry, par M. Paul Dubois, de Me T…, par M. Chapu ; ajoutons le buste de 31. de Girardin, par M Sarah Bernardht ; nommons encore MI. Noël, Bayart de la Vingtrie, David d’Angers, Etex, Durand, Palguière, etc., parmi les auteurs des meilleurs portraits qui composent cette nombreuse galerie. Force nous est de nous arrêter, puisque aussi bien il est impossible de tout dire ; mais ne nous arrêtons point sans constater que l’année a été bonne pour la sculpture française. LUCIEN PATE, <section begin=cruautes /> {{c|LES CRUAUTÉS DU SORT}} NOUVELLE {{c|(''Suite''.)}} La pauvre paysanne, peu habituée à ce langage sévère, ne répondit que par des larmes. Elle cherchait à les dissimuler, mais Jacques écarta la main qu’elle avait posée sur ses yeux. Il ne manquait plus que cela ! exclama-t-il ; allons ! voilà que je fais pleurer ma femme comme un mécréant Essuyez vos yeux, Jeanne, reprit-il avec douceur, je ne vous rudoierai plus. — Dites-moi ce qui vous tourmente, je vous en prie ! supplia la paysanne rassurée par ce retour à la bonté. — Si je vous l’apprends, vous pleurerez bien davantage encore ! — Je veux le savoir tout de même ! Il ne faut pas de cachotteries entre mari et femme. « Joie pour joie, peine pour peine », ça se partage comme le pain. En ce moment, Rose arriva sur la pointe des pieds. Elle s’était levée pour venir prendre du sucre dans une armoire et mettre devant le feu un petit pot plein d’eau. — Tu n’es pas couchée non plus, petite ?… dit la mère Flamines ; est-ce que notre pauvre Catherine est plus malade, ce soir ? — Non, mère, mais elle dort depuis longtemps et je voudrais qu’elle pût boire quelque chose de chaud quand elle se réveillera. — Bien, ma pauvre enfant, va te mettre au lit, j’apporterai la tisane. — En voilà une sainte ! reprit Jeanne dès qu’elle se fut retirée. Comment se fait-il que ''là-haut'' on n’écoute plus ses prières ? Elle a si longtemps protégé notre maison ! — Et si elle était la cause de ce qui arrive maintenant ? répondit Jacques comme si une force secrète l’obligeait à parler. — Elle !!! s’écria la fermière effrayée. Jacques… comment pouvez-vous dire cela ? Le vieillard secoua la tête, et regardant le feu qui baissait : — Femme, dit-il, vrai comme une partie du bois qui était là est devenue de la cendre, c’est l’enfant étranger qui nous porte malheur… Voilà le secret ! — Quel péché a donc commis Rose ? — Elle n’a pas péché ; mais nous avons péché à cause d’elle… — Comment cela… Jacques ? interrogea la fermière toute frissonnante. — Vous ne le devinez pas ? — Je ne cherche pas à deviner de peur de me tromper… mais parlez, Jacques. — Eh bien, vous savez comme moi, Jeanne, que cette enfant ne nous appartient pas… — C’est vrai, Jacques, mais nous ne l’avons pas prise à sa famille, et nous avons bien pu croire que c’était le bon Dieu qui nous l’envoyait. — Nous avons pu le croire, en effet, et Dieu nous a bénis d’abord pour l’avoir sauvée de la misère ; mais, après, nous avions autre chose à faire… — Qu’est-ce, donc qu’il aurait fallu faire, d’après vous, Jacques ? — Elle a quelque part une mère qui la pleure, et nous ne nous sommes pas donné grand mal pour la retrouver, celle mère, et pour faire rentrer la pauvre dans son rang et dans sa fortune. Dites, femme, qu’avons-nous fait ?… Jeanne se cacha le visage et ne répondit pas. — Dites… qu’avons-nous fait ? répéta le vieillard avec plus de force…, depuis bientôt dix ans qu’elle est avec nous ?… D’abord elle nous a amusés avec ses petits airs si drôles, et nous nous disions tout de même : Il faudra pourtant bien chercher sa famille ! Plus tard, elle a montré de l’esprit autant que M. le curé ; nous en étions fiers, et nous ne disions plus si souvent : « Comment ferions-nous pour retrouver sa mère ? » Enfin elle est devenue une si belle fille, qu’elle rend le cœur joyeux rien qu’à la regarder ; elle est si nécessaire dans la maison, que nous ne saurions plus comment nous passer d’elle ! Si bien que nous ne parlons plus de la rendre à ceux à qui elle appartient… nous leur volons leur part de contentement en ce monde, et nous faisons d’elle une pauvre paysanne, quand elle pourrait peut-être demeurer dans un château et porter des habits comme ceux des plus belles dames de Thiers et de notre baronne de Châteauguet ! Voilà ce que Dieu ne veut pas permettre, Jeanne, et pourquoi il nous châtie. — Comment faire ?… comment faire ?… répétait la fermière en se tordant les mains. C’est pourtant dur de penser à se séparer d’une enfant qui s’est si bien accoutumée à nous regarder comme père et mère, et qui se trouve heureuse avec nous sans penser ni aux châteaux ni aux belles robes ! Hier elle me disait en prenant mes deux joues avec ses petites mains : Ma mère Jeanne, si vous saviez comme je vous aime !… » La bonne paysanne acheva ces paroles d’une voix presque inintelligible, et sa douleur ne s’exprima plus que par des sanglots. — Femme, mettez-vous au lit, dit Jacques avec bonté. Peut-être que la Providence se souviendra de nous et qu’elle nous enverra quelque sage pensée pour nous remettre dans le droit chemin sans nous déchirer le cœur. J’aime la petite autant que vous pouvez l’aimer, croyez-moi ! Eh bien, nous verrons. Qui sait, peut-être qu’elle ne nous quittera jamais, malgré tout !… La paysanne ne vit que le désir obligeant de son mari dans les motifs fort illogiques sur lesquels il appuyait ses espérances. Elle lui sut gré de cette sollicitude, mais elle n’accepta pas ses consolations ! De ce moment, l’idée d’une séparation nécessaire, indispensable, s’empara de son esprit et porta dans son cœur de mère un profond chagrin ; mais, en même temps, la voix du devoir se fit entendre à cette âme droite et sincère, et le sacrifice fut résolu. {{Interligne|2em}} {{T3|X}} Le lendemain, Jeanne se leva de bonne heure. Elle avait passé la nuit en prières, et en méditations sur la conduite qu’elle devait tenir pour accomplir un devoir trop longtemps négligé. — Jacques, dit-elle à son mari, vous m’avez mise dans le bon chemin et je n’en sortirai pas… Il faut que la chose se fasse ! reprit-elle sans oser s’expliquer plus clairement dans la crainte de voir son courage fléchir ; mais de pauvres ignorants comme nous ne sauraient jamais mener les affaires comme il faut. M’est avis que nous devons consulter M. le maire ; c’est un honnête homme, et qui connaît la loi. Il nous dira comment nous devons nous y prendre. — Peut-être que nous serons punis pour ne pas avoir agi plus tôt ? fit remarquer Jacques. — Si nous l’avons mérité, il faudra bien souffrir notre peine. Après tout, qu’est-ce qui pourrait nous faire plus de mal que de perdre cette pauvre chère Rose ? — Je suis content de vous voir dans ces sentiments, Jeanne ; allez donc trouver le maire. Vous savez mieux que moi comment tout cela s’est passé. Et d’ailleurs les paroles des femmes se font toujours écouter. M. Courbinat, qui était alors maire de la commune, entendit Jeanne Flamines avec un indulgent intérêt. Elle comprenait trop ses torts pour qu’il eût besoin de les lui rappeler, et il les trouvait rachetés en partie par l’attachement sans borne que la famille du fermier avait voué à l’orpheline. Le jour même, M. Courbinat s’occupa de l’affaire. Il envoya d’abord à tous les journaux de Clermont une note relative à Rose. ANGÉLIQUE ARNAUD, (La suite prochainement.) <section end=cruautes /><noinclude> <references/></noinclude> m0cfh1lz27g91ymnp88hham4y5puiv7 Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/185 104 4877645 15797405 2026-05-19T16:52:46Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797405 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|187}}</noinclude>de taureaux excités qui fascinent, leur moustache pointue qui perce de loin, leur barbe ondoyante qui caresse le duvet, la culotte tendue sur la cuisse et cette sacrée bourse à semence inquiète. » « Et Cosma demanda l’impossible : {{poem|Floritchica, fleur petite, Tout beau gaillard la soulève ! |i|m=1.5em}} — Toi, ne te laisse pas soulever… Je ne suis pas le maître de ces hommes, je suis leur Dieu ; mais, devant la femme, il n’y a pas de Dieu qui tienne ! Et moi, je veux rester Cosma, et je veux mourir Cosma. Jure-moi, Floritchica, jure-moi fidélité ! « Floritchica éclata dans un rire victorieux, pareil aux clochettes des traîneaux en hiver ; et à ce rire, la lune répondit en parant son image d’un voile d’argent qui égaya le marécage : {{poem|Cosma, Cosma, au bras fort, Guerroyant sur neuf frontières, |i|m=1.5em}} — Tu demandes à la foudre d’éclater dans une marmite ? Tu demandes au chêne de pousser sous le lit ? Tu demandes à la terre de résister à la charrue qui l’éventre ? de refuser la semence qui la féconde ? Ha ! ha ! ha !…<noinclude> <references/></noinclude> ce55n7rf200uohay156rchifnciz37u Livre:L Illustration journal universel 24 aout 1878 vol 72 N 1852.djvu 112 4877646 15797408 2026-05-19T16:53:53Z Sapcal22 420 Page créée avec «  » 15797408 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[L’Illustration]] |Sous_titre=N° 1852. |Volume= |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur= |School= |Lieu= |Annee=1878 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=3 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist /> |Tomes= |Sommaire= |Epigraphe= |Width= |Css= }} iib0ld4crtom75ozjgbyhdgrib4aor6 Page:Istrati - Vers l’autre flamme, 1929, volume 3.djvu/175 104 4877647 15797415 2026-05-19T17:09:05Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797415 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||''LA RUSSIE NUE''|173}}</noinclude>tembre 1925). « Nos écoles du premier degré n’instruisent ''que la moitié'' des enfants » (''Rabotchaïa'' ''Gazeta'', {{lié|10 juin}} 1926). « La récidive d’analphabétisme, l’oubli des connaissances déjà acquises, ''dépasse actuellement de beaucoup'' le niveau d’avant-guerre » (''Rab. Gaz.'', {{lié|15 juin}} 1926). Voilà enfin un niveau d’avant-guerre très élevé dépassé de beaucoup. « 60 à 70 % des femmes oublient presque complètement leur instruction en quelques mois » (même source). Le ''Crocodile'', journal communiste satirique, représente « la liquidation de l’ignorance » par un escargot ({{n°|28}}, juillet 1926). « ''Nous organisons'' ''nous-mêmes toute une armée d’illettrés'', par l’insuffisance de nos subventions à l’éducation, et ensuite nous nous prenons la tête à deux mains pour arriver à les « liquider » (''Pravda'', {{lié|25 septembre}} 1926). « Il faut recommencer l’instruction de nombreux illettrés ayant déjà fait leurs classes car ils ont oublié l’essentiel de ce qu’ils avaient appris » (''Rab. Gaz.'', {{lié|9 octobre}} 1926). « Le pourcentage d’enfants ''non admis à l’école'' malgré les démarches de leurs parents ''augmente''… Il y a des cas où l’instituteur a dans la même classe trois groupes d’élèves s’élevant à 100. Dans ces conditions, le travail pédagogique est un travail de forçat, et extrêmement peu fructueux… Notre enseignement de {{lié|4 ans}}, malheur principal, est illusoire non seulement parce que la quatrième<noinclude> <references/></noinclude> e4mezhjoot2mm9m5v6lc5mynve951bl Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/60 104 4877648 15797418 2026-05-19T17:12:50Z Raymonde Lanthier 75548 /* Corrigée */ 15797418 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|48|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}} {{corrBandeau}}</noinclude>rappelé et critiqué les expériences de Horsley et de Waller, l’auteur expose ses recherches personnelles. Elles ont consisté à étudier la résistance des centres nerveux médullaires à la fatigue : {{1o}}{{lié}}au moyen de l’{{corr|électro-ton-ation|électrotonisation}} du nerf ; {{2o}}{{lié}}au moyen de l’éthérisation du nerf ; {{3o}}{{lié}}au moyen de la strychnisation de la moelle et de l’éthérisation du nerf. Il semble nécessaire d’admettre, d’après ces expériences, le principe de la grande résistance à la fatigue des centres nerveux médullaires. Sa cause prochaine reste à déterminer. {{il|0.5}} {{pc|Chap}}. {{rom-maj|V}}. ''Fatigue des mouvements volontaires''. — {{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}rappelle les expériences de Féré sur l’influence dynamogène exercée par les excitations intercurrentes : le mouvement d’un membre autre que celui qui travaille doit avoir la même influence, en évoquant dans son centre des représentations motrices. Se basant sur ce fait, l’auteur distingue deux types sensitivo-moteurs en prenant pour mesure l’accomplissement d’un travail qui, déprimant pour certains sujets, est excitant pour les autres (type dynamogène caractérisé par l’accroissement de l’énergie musculaire du membre qui n’a pas participé au travail ergographique ; type inhibitoire caractérisé par une diminution, dans ce membre, de l’énergie musculaire et de la sensibilité). Pour des effets plus considérables, la différence entre les types disparaît et le travail produit toujours une diminution de force. La fatigue apparaît alors : elle est caractérisée par une incoordination des mouvements des deux centres volontaires et par une diminution dans la précision de ces actes. Mais l’entraînement, en substituant à l’action de la volonté, sujette à la fatigue, l’action réflexe qui peut se continuer d’une manière à peu près indéfinie, permet d’échapper à la fatigue. L’auteur examine encore la question du siège de la fatigue des mouvements volontaires. Se basant sur les données de l’ergographe il parvient à établir la loi du quotient de la fatigue {{sfrac||H|N|fs=70%}} {{corr|rapport|— rapport}} entre la hauteur totale des soulèvements et leur nombre dans une courbe ergographique : « Ce quotient qui, dans des circonstances identiques, est constant pour chaque individu, subit une décroissance progressive dans les courbes ergographiques qui se suivent à des intervalles de temps réguliers et insuffisants pour assurer la {{corr|restauraion|restauration}} complète d’une courbe à une autre. » Il s’en suit que la fatigue des mouvements volontaires envahit en premier lieu les organes périphériques, car des deux facteurs constituants du quotient de la fatigue, le premier (hauteur) est fonction du travail des centres nerveux volontaires. Les centres nerveux sont donc plus résistants que les muscles à la fatigue. {{il|0.5}} {{pc|Chap}}. {{rom-maj|VII}}. ''Effets de la fatigue sur les phénomènes psychiques''. — Alors que la fatigue s’accumule lentement dans l’organisme, le sentiment de la fatigue, qu’il faut en distinguer, apparaît d’une façon soudaine. On peut l’étudier, soit au point de vue de ses rapports avec le sens kinesthésique, soit au point de vue de son origine, centrale pour Bain et Wundt, périphérique pour la plupart des neurologistes contemporains. {{abr|J.|Joteyko}}{{lié}}admet cette dernière hypothèse : l’effort nerveux croît avec la fatigue (Mosso) ; les centres nerveux semblent {{corr|dont|donc}} avoir la faculté presque inépuisable d’envoyer des ordres aux appareils périphériques et c’est à l’arrêt de ces appareils<noinclude> <references/></noinclude> aaslhzzcaq507axe3ojrq2nzldt101k Discussion Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/60 105 4877649 15797422 2026-05-19T17:17:05Z Raymonde Lanthier 75548 Pdd. 15797422 wikitext text/x-wiki <section begin="correction"/>{{CorrDiscussion/lst|électro-ton-ation|électrotonisation|3=|ligne=|par=|expl=justification [https://jean-paulhan.fr/textes/la-fatigue-joteyko ici] — rechercher ce terme|endroit=}}<section end="correction"/> <section begin="correction"/>{{CorrDiscussion/lst|rapport|— rapport|3=|ligne=|par=|expl=l’ajout du cadratin permet une coupure entre le quotient lui-même et sa signification|endroit=}}<section end="correction"/> fqrset8w03sph9pwvlsxf3gnzodeglf Page:La Chanson de Roland (trad. Petit de Julleville).djvu/221 104 4877650 15797423 2026-05-19T17:17:44Z NonOriginal 134029 /* Corrigée */ 15797423 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="NonOriginal" />{{num|LA CHANSON DE ROLAND.||215}} ----</noinclude>{{Poem|Le félon Gane a notre mort jurée ! La trahiſon ne peut être celée ; Par l’Empereur elle ſera vengée. Bataille aurons, & forte, & obſtinée. Jamais nul homme ne vit telle mêlée. J’ai pour frapper Durendal mon épée, Vous, compagnon, frappez de Hauteclére ; Par tant de terres nous les avons portées ; Tant de batailles avec elles gagnées ! Chanſon méchante n’en doit être chantée. »|sf|mg=5em}} {{c|'''{{rom-maj|CXIII}}''' ''(an)''.|mb=1em}} {{Poem|Quand Français voient que les païens ſont tant, (De toutes parts en ſont couverts les champs) Cent fois réclament Olivier & Roland, Les douze pairs, de leur être garants ; Et l’archevêque leur dit ſon ſentiment : « Seigneurs barons, ne ſoyez mal penſants Pour Dieu vous prie que ne ſoyez fuyant, Et que nul preux n’en faſſe un mauvais chant ! Il vaut bien mieux mourir en combattant. C’eſt très-certain : nous mourrons ſur ce champ ; Après ce jour ne ſerons plus vivants. Mais d’une choſe vous ſuis-je bien garant : Saint Paradis vous viendra en préſent, Vous y ſerez auprès des Innocents. » À un tel mot s’enhardiſſent les Francs, Et tous : « Monjoie ! » à la fois vont criant.|mg=5em}} {{c|'''{{rom-maj|CXIV}}''' ''(o-e)''.|mb=1em}} {{Poem|Un Sarraſin fut là, de Saragoſſe. De la cité la moitié tient en propre.|ds|mg=5em}}<noinclude> <references/></noinclude> kli29x9i90mgf9yog67fid7v6prg5hw Page:L Illustration journal universel 24 aout 1878 vol 72 N 1852.djvu/9 104 4877651 15797426 2026-05-19T17:22:01Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin=cruautes /><nowiki/> Jean comprit cette fois, et le désespoir entra dans son cœur un désespoir d’instinct qui ne voulait ni penser ni croire. Il obéissait à son père, et, machinalement, il suivait son chemin. Lorsqu’il fut près de Rose, il ne put lui dire que ces mots : - Sœur, vous êtes attendue à la ferme. Puis il s’enfuit et marcha sans but à travers les champs. Le père Jacques n’était pas beaucoup plus tranquille. Aprè... » 15797426 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><section begin=cruautes /><nowiki/> Jean comprit cette fois, et le désespoir entra dans son cœur un désespoir d’instinct qui ne voulait ni penser ni croire. Il obéissait à son père, et, machinalement, il suivait son chemin. Lorsqu’il fut près de Rose, il ne put lui dire que ces mots : - Sœur, vous êtes attendue à la ferme. Puis il s’enfuit et marcha sans but à travers les champs. Le père Jacques n’était pas beaucoup plus tranquille. Après avoir mis sa veste, qu’il avait jetée sur les gerbes pour travailler, il se dirigea vers la maison. Bien des explications avaient eu lieu déjà entre l’inconnue et les paysans lorsque Rose, fort agitée par le trouble qu’elle avait remarqué dans les traits, dans la voix et surtout dans la conduite de son frère, arriva près de ceux qui l’attendaient. {{T3|XII}} Rose était alors une belle jeune fille à qui l’on pouvait supposer de seize à dix-huit ans. Elle était grande et richement constituée. Son visage ovale était d’une blancheur de neige et ses cou- leurs avaient une vivacité de teinte qui s’alliait à la plus exquise délicatesse. Sa large poitrine et sa taille bien proportionnée ressortaient merveilleusement dans son costume de montagnarde auvergnate. Le fichu de mousseline blanche dans le corsage ouvert et lacé avec une petite chaîne d’acier laissait apercevoir un cou bien dessiné, en rapport par sa blancheur éclatante avec la fraîcheur du visage. Un abord franc, des ''yeux aimables'', un front na¨f bien que penseur, complétaient cet ensemble harmonieux. Lorsque la jeune fille parut au seuil de la porte de la grande chambre, Jeanne vint au-devant d’elle, se composant de son mieux pour ne pas l’effrayer. — Ma mère, dit Rose, qu’est-il donc arrivé à la ferme ?… Jean n’a pu m’expliquer. Je ne suis plus ta mère ! Et la voix de Jeanne se perdit dans un gémissement étouffé. Puis, entraînant la jeune fille effarée, elle la jeta dans les bras de l’inconnue, que le saisissement clouait sur sa chaise. Ta mère… la voici ! -Oh ! toutes les deux ! dit Rose en gardant une main de la mère Flamines dans la sienne et se mettant à genoux devant son autre mère. Oui !… oui !… répliqua l’étrangère. Et, vivement, elle releva la jeune fille, essuya ses larmes et baisa mille fois son front, ses yeux, ses joues, en répétant dans un ravissement ineffable : -Oh ! c’est bien elle !… C’est bien ma petite Marie… je reconnais tous ses traits… ses yeux gris… ses longs cils… sa bouche fine et fraiche… et ce petit signe brun qu’elle a sur la joue. Voyons l’autre à son bras… Et, relevant la manche large, elle trouva la nouvelle et irrécusable preuve qu’elle cherchait. Et cette mère, affolée de joie, ne pouvait se lasser d’affirmer son bonheur. — Oui, c’est elle !… elle !… Marie d’Ablandis… elle que j’ai tant cherchée en Italie sur de faux indices, après qu’elle m’eût été enlevée, à Naples, par la faute d’une gouvernante étourdie !… Elle dont je croyais suivre la trace en parcourant les îles de l’Archipel !… Elle que j’ai crue morte sur des assertions menteuses !… Et te voilà, ma chère petite Marie !… Tu es bien là… à côté de la mére ! Oh ! que tu es belle et charmante ! La comtesse d’Ablandis s’extasiait sur les mains de sa fille, conservées si blanches malgré le hale de la campagne, et sur son langage, qui n’avait rien de vulgaire. Cette joie de mère fut si vive et si folle, que, pour un moment, elle entraina tous les cours ; mais le retour au chagrin ne se fit pas longtemps attendre. {{Mme|d’Ablandis}} parla de son départ pour le surlendemain. Elle devait passer l’hiver à Paris, où, en qualité de veuve encore jeune et prodigieusement riche, elle avait de grands succès de salon. {{Mme|Jacinthe d’Ablandis}} se promettait un immense plaisir d’initier Rose à toutes les douceurs d’une existence privilégiée et jouissait d’avance de toutes les surprises que la grande ville réservait à cette enfant. Cependant, dès qu’elle eut laissé voir ses projets concernant le départ, d’involontaires larmes coulèrent sur tous les visages, et les yeux de Rose ne furent pas ceux qui en répandirent le moins. Jean n’était pas là. Il avait les yeux secs, lui ; mais il marchait toujours, comme un insensé, à travers la campagne, franchissant d’un bond les larges ruisseaux, escaladant les haies, comme s’il eût oublié qu’il existât des routes frayées. Rose, que chaque minute de l’absence de son frère rendait plus inquiète, regardait sans cesse par la croisée les chemins qu’il pouvait suivre pour revenir. Mais, lorsque Jean rentra, tout le monde était couché à la ferme, excepté sa mère, qui l’attendait. {{Interligne|2em}} {{T3|XIII}} {{Interligne|2em}} {{Mme|d’Ablandis}} pensa d’abord qu’elle n’avait affaire qu’à cette sensibilité de peuple et d’enfant qui a des accès impétueux, mais qui cède vite aux consolations qui lui sont offertes. Elle parla aux fermiers de sa reconnaissance et des témoignages qu’elle se proposait de leur en donner en assurant à leurs enfants un heureux avenir. Elle offrit à Catherine une grosse chaîne et des boucles d’oreilles d’or, et dit qu’elle voulait absolument faire accepter sa montre au jeune homme qu’elle avait rencontré le premier lorsqu’elle s’était présentée à la ferme. Elle entretint sa fille de fêtes, de spectacles, de voyages, de toilettes brillantes et de riches bijoux. Puis elle s’endormit confiante dans ces compensations qu’elle croyait infaillibles. Elle n’en fut pas moins préoccupée par beaucoup de rêves, et l’on peut dire que la femme de chambre, {{Mlle|Isidora}}, qui avait accepté assez dédaigneusement un cabinet aux parois blanchies à la chaux, fut la seule personne qui dormit d’un sommeil profond et calme à la ferme des Prés-Fleuris. Le jour suivant, la patricienne fut bien étonnée, en retrouvant la famille, de la voir plus triste encore que la veille. Jean surtout, qui avait couru à jeun pendant presque tout un jour et passé une nuit sans sommeil, était aussi changé, aussi défait qu’il eût pu l’être après trois mois de maladie. En le voyant, sombre et muet, devant Rose qui, elle-même, avait subitement perdu quelque chose de sa fraîcheur, {{Mme|d’Ablandis}} sentit un effroi soudain. Sa conscience de mère et ses préjugés aristocratiques s’éveillèrent en sursaut et lui présentèrent comme un fantôme sinistre le passé de cette enfant, qu’elle n’avait pu ni diriger ni surveiller. Elle se promit bien de tout observer autour d’elle en laissant à sa fille l’apparence de la plus par- faite liberté. Pour faire vis-à-vis de la comtesse preuve de courtoisie hospitalière, on laissa chômer le travail. On se promena dans les prairies et dans les saulées. Cependant, l’indifférent qui eût suivi ce petit groupe de promeneurs eût pu compter plus de soupirs que de paroles. Ce n’est pas qu’on s’ennuyât : le chagrin, comme le plaisir, est un compagnon qui s’entend à remplir les heures. Seule, M Isidora se demandait comment il était possible d’employer ses journées dans un lieu aussi désert. Elle ne pouvait comprendre que sa maîtresse eût cédé aux instances de ces paysans et eût consenti à passer plus de vingt-quatre heures dans leur métairie. À cette soubrette de race, les vieux Flamines apparaissaient comme deux momies qui devraient rentrer en terre. Elle tenait Catherine pour une sotte, parce qu’elle ne savait rien du monde, et la trouvait presque laide, vu qu’elle ne savait pas arranger ses cheveux. Cette fille émérite était bien près de rougir en pensant qu’elle aurait à servir Rose, l’ayant vu accoutrée comme pas une fille ''en condition'' n’oserait se montrer dans la capitale. Le soir, {{Mme|d’Ablandis}} se mit au lit de bonne heure. Mais Rose, qui partageait sa chambre avec elle, refusa de se coucher, prétextant qu’elle avait beaucoup de choses à faire avant son prochain départ. Toutefois, elle voulut s’installer près de sa mère pour lui faire compagnie tant qu’elle ne serait pas endormie. {{Mme|d’Ablandis}} feignit bientôt de tomber dans un profond sommeil. Alors elle vit Rose se lever et marcher sur la pointe des pieds jusqu’à un petit prie-Dieu qu’on avait acheté pour elle à l’encan d’un château voisin. La jeune fille sembla d’abord prier avec ferveur, mais peu à peu le découragement s’emparait d’elle. Les larmes tombaient sur ses joues et se succédaient sans relâche sans qu’elle cherchât à les retenir. Un accablement profond succéda bientôt à l’état convulsif qui faisait palpiter sa poitrine ; les bras fléchirent, ses mains jointes se détendirent et sa tête s’inclina. {{Mme|d’Ablandis}} crut qu’elle allait s’évanouir et fit un mouvement pour se lever. Rose l’entendit, et, faisant appel à tout ce qu’il y avait de force dans son âme, elle revint près de la comtesse avec une attitude assez calme. {{Mme|d’Ablandis}}, la voyant revenir, avait refermé les yeux pour continuer ses observations. — Elle dort encore, pensa la jeune fille ; c’est le moment d’aller dire adieu à ma sœur. Elle ouvrit doucement la porte d’un cabinet attenant à la pièce qu’elle quittait et la referma sur elle. {{Mme|d’Ablandis}}, en pantoufles, après avoir jeté promptement une robe de chambre sur ses épaules, alla coller son oreille contre une fissure qui se trouvait dans le bois de la porte faite avec des planches de sapin ; mais, au premier moment, elle n’entendit aucune voix. Elle essaya de voir par le même moyen, ce qui, cette fois, lui réussit parfaitement. ANGÉLIQUE ARNAUD. (La suite prochainement.) <section end=cruautes /> Arrivée du enpitaine Boyton à Paris. Le capitaine Boyton est déjà pour nous une vieille connaissance, car, si nous ne nous trompons, il y aura bientôt quatre ans qu’il fit parler de lui pour la pre- mière fois en traversant le Pas-de-Calais à la nage, entre Douvre et Boulogne, muni de l’appareil qu’il a sinon inventé, au moins poussé à sa dernière perfec- tion. Cet appareil consiste en un vêtement de caoutchouc composé d’un pantalon et d’ane blouse avec capuchon, unis l’un à l’autre et serrés autour du corps par une ceinture élastique. Les jambes du pantalon se termi- nent en bottes. Les bouts des manches de la blouse adhèrent fortement aux poignets comme les bords du capuchon au visage, qu’ils encadrent en le laissant à découvert. Dans l’une et l’autre partie du vêtement ont été ménagées à l’intérieur des poches à air qui se gonflent au moyen de tuyaux pendant extérieurement et assez longs pour que l’extrémité en puisse être portée à la bouche. Cette opération accomplie, la per- sonne enfermée dans l’appareil acquiert sur l’eau la légèreté du bouchon et son insubmergibilité. Elle peut s’abandonner avec confiance à l’élément perlide, dont elle n’a plus rien à craindre et sur lequel elle se diri- gera avec la plus grande facilité à l’aide de la pagaie que l’on voit, dans notre dessin, entre les mains du capitaine Boyton. C’est grâce à l’appareil que nous venons de décrire que ledit capitaine a pu traverser deux ou trois fois le Pas-de Calais et une fois le détroit de Gibraltar, pour ne parler que de ses prouesses qui ont fait sensation. Depuis quelque temps il projetait de venir à Paris ; mais ce voyage avait toujours été remis. Il vient enfin d’être effectué, et sans doute c’est à l’Exposition uni- verselle que nous le devons. Le jeune Américain est arrivé le 6 août sur un yacht à vapeur qu’il a fait cons-<noinclude> <references/></noinclude> 6wgvd9xo9v4qty70e19mktdstzthggs 15797761 15797426 2026-05-20T08:36:36Z Sapcal22 420 15797761 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><section begin=cruautes /><nowiki/> Jean comprit cette fois, et le désespoir entra dans son cœur un désespoir d’instinct qui ne voulait ni penser ni croire. Il obéissait à son père, et, machinalement, il suivait son chemin. Lorsqu’il fut près de Rose, il ne put lui dire que ces mots : — Sœur, vous êtes attendue à la ferme. Puis il s’enfuit et marcha sans but à travers les champs. Le père Jacques n’était pas beaucoup plus tranquille. Après avoir mis sa veste, qu’il avait jetée sur les gerbes pour travailler, il se dirigea vers la maison. Bien des explications avaient eu lieu déjà entre l’inconnue et les paysans lorsque Rose, fort agitée par le trouble qu’elle avait remarqué dans les traits, dans la voix et surtout dans la conduite de son frère, arriva près de ceux qui l’attendaient. {{T3|XII}} Rose était alors une belle jeune fille à qui l’on pouvait supposer de seize à dix-huit ans. Elle était grande et richement constituée. Son visage ovale était d’une blancheur de neige et ses couleurs avaient une vivacité de teinte qui s’alliait à la plus exquise délicatesse. Sa large poitrine et sa taille bien proportionnée ressortaient merveilleusement dans son costume de montagnarde auvergnate. Le fichu de mousseline blanche dans le corsage ouvert et lacé avec une petite chaîne d’acier laissait apercevoir un cou bien dessiné, en rapport par sa blancheur éclatante avec la fraîcheur du visage. Un abord franc, des ''yeux aimables'', un front na¨f bien que penseur, complétaient cet ensemble harmonieux. Lorsque la jeune fille parut au seuil de la porte de la grande chambre, Jeanne vint au-devant d’elle, se composant de son mieux pour ne pas l’effrayer. — Ma mère, dit Rose, qu’est-il donc arrivé à la ferme ?… Jean n’a pu m’expliquer. Je ne suis plus ta mère ! Et la voix de Jeanne se perdit dans un gémissement étouffé. Puis, entraînant la jeune fille effarée, elle la jeta dans les bras de l’inconnue, que le saisissement clouait sur sa chaise. Ta mère… la voici ! — Oh ! toutes les deux ! dit Rose en gardant une main de la mère Flamines dans la sienne et se mettant à genoux devant son autre mère. — Oui !… oui !… répliqua l’étrangère. Et, vivement, elle releva la jeune fille, essuya ses larmes et baisa mille fois son front, ses yeux, ses joues, en répétant dans un ravissement ineffable : — Oh ! c’est bien elle !… C’est bien ma petite Marie… je reconnais tous ses traits… ses yeux gris… ses longs cils… sa bouche fine et fraiche… et ce petit signe brun qu’elle a sur la joue. Voyons l’autre à son bras… Et, relevant la manche large, elle trouva la nouvelle et irrécusable preuve qu’elle cherchait. Et cette mère, affolée de joie, ne pouvait se lasser d’affirmer son bonheur. — Oui, c’est elle !… elle !… Marie d’Ablandis… elle que j’ai tant cherchée en Italie sur de faux indices, après qu’elle m’eût été enlevée, à Naples, par la faute d’une gouvernante étourdie !… Elle dont je croyais suivre la trace en parcourant les îles de l’Archipel !… Elle que j’ai crue morte sur des assertions menteuses !… Et te voilà, ma chère petite Marie !… Tu es bien là… à côté de la mère ! Oh ! que tu es belle et charmante ! La comtesse d’Ablandis s’extasiait sur les mains de sa fille, conservées si blanches malgré le hale de la campagne, et sur son langage, qui n’avait rien de vulgaire. Cette joie de mère fut si vive et si folle, que, pour un moment, elle entraina tous les cours ; mais le retour au chagrin ne se fit pas longtemps attendre. {{Mme|d’Ablandis}} parla de son départ pour le surlendemain. Elle devait passer l’hiver à Paris, où, en qualité de veuve encore jeune et prodigieusement riche, elle avait de grands succès de salon. {{Mme|Jacinthe d’Ablandis}} se promettait un immense plaisir d’initier Rose à toutes les douceurs d’une existence privilégiée et jouissait d’avance de toutes les surprises que la grande ville réservait à cette enfant. Cependant, dès qu’elle eut laissé voir ses projets concernant le départ, d’involontaires larmes coulèrent sur tous les visages, et les yeux de Rose ne furent pas ceux qui en répandirent le moins. Jean n’était pas là. Il avait les yeux secs, lui ; mais il marchait toujours, comme un insensé, à travers la campagne, franchissant d’un bond les larges ruisseaux, escaladant les haies, comme s’il eût oublié qu’il existât des routes frayées. Rose, que chaque minute de l’absence de son frère rendait plus inquiète, regardait sans cesse par la croisée les chemins qu’il pouvait suivre pour revenir. Mais, lorsque Jean rentra, tout le monde était couché à la ferme, excepté sa mère, qui l’attendait. {{Interligne|2em}} {{T3|XIII}} {{Interligne|2em}} {{Mme|d’Ablandis}} pensa d’abord qu’elle n’avait affaire qu’à cette sensibilité de peuple et d’enfant qui a des accès impétueux, mais qui cède vite aux consolations qui lui sont offertes. Elle parla aux fermiers de sa reconnaissance et des témoignages qu’elle se proposait de leur en donner en assurant à leurs enfants un heureux avenir. Elle offrit à Catherine une grosse chaîne et des boucles d’oreilles d’or, et dit qu’elle voulait absolument faire accepter sa montre au jeune homme qu’elle avait rencontré le premier lorsqu’elle s’était présentée à la ferme. Elle entretint sa fille de fêtes, de spectacles, de voyages, de toilettes brillantes et de riches bijoux. Puis elle s’endormit confiante dans ces compensations qu’elle croyait infaillibles. Elle n’en fut pas moins préoccupée par beaucoup de rêves, et l’on peut dire que la femme de chambre, {{Mlle|Isidora}}, qui avait accepté assez dédaigneusement un cabinet aux parois blanchies à la chaux, fut la seule personne qui dormit d’un sommeil profond et calme à la ferme des Prés-Fleuris. Le jour suivant, la patricienne fut bien étonnée, en retrouvant la famille, de la voir plus triste encore que la veille. Jean surtout, qui avait couru à jeun pendant presque tout un jour et passé une nuit sans sommeil, était aussi changé, aussi défait qu’il eût pu l’être après trois mois de maladie. En le voyant, sombre et muet, devant Rose qui, elle-même, avait subitement perdu quelque chose de sa fraîcheur, {{Mme|d’Ablandis}} sentit un effroi soudain. Sa conscience de mère et ses préjugés aristocratiques s’éveillèrent en sursaut et lui présentèrent comme un fantôme sinistre le passé de cette enfant, qu’elle n’avait pu ni diriger ni surveiller. Elle se promit bien de tout observer autour d’elle en laissant à sa fille l’apparence de la plus par- faite liberté. Pour faire vis-à-vis de la comtesse preuve de courtoisie hospitalière, on laissa chômer le travail. On se promena dans les prairies et dans les saulées. Cependant, l’indifférent qui eût suivi ce petit groupe de promeneurs eût pu compter plus de soupirs que de paroles. Ce n’est pas qu’on s’ennuyât : le chagrin, comme le plaisir, est un compagnon qui s’entend à remplir les heures. Seule, M Isidora se demandait comment il était possible d’employer ses journées dans un lieu aussi désert. Elle ne pouvait comprendre que sa maîtresse eût cédé aux instances de ces paysans et eût consenti à passer plus de vingt-quatre heures dans leur métairie. À cette soubrette de race, les vieux Flamines apparaissaient comme deux momies qui devraient rentrer en terre. Elle tenait Catherine pour une sotte, parce qu’elle ne savait rien du monde, et la trouvait presque laide, vu qu’elle ne savait pas arranger ses cheveux. Cette fille émérite était bien près de rougir en pensant qu’elle aurait à servir Rose, l’ayant vu accoutrée comme pas une fille ''en condition'' n’oserait se montrer dans la capitale. Le soir, {{Mme|d’Ablandis}} se mit au lit de bonne heure. Mais Rose, qui partageait sa chambre avec elle, refusa de se coucher, prétextant qu’elle avait beaucoup de choses à faire avant son prochain départ. Toutefois, elle voulut s’installer près de sa mère pour lui faire compagnie tant qu’elle ne serait pas endormie. {{Mme|d’Ablandis}} feignit bientôt de tomber dans un profond sommeil. Alors elle vit Rose se lever et marcher sur la pointe des pieds jusqu’à un petit prie-Dieu qu’on avait acheté pour elle à l’encan d’un château voisin. La jeune fille sembla d’abord prier avec ferveur, mais peu à peu le découragement s’emparait d’elle. Les larmes tombaient sur ses joues et se succédaient sans relâche sans qu’elle cherchât à les retenir. Un accablement profond succéda bientôt à l’état convulsif qui faisait palpiter sa poitrine ; les bras fléchirent, ses mains jointes se détendirent et sa tête s’inclina. {{Mme|d’Ablandis}} crut qu’elle allait s’évanouir et fit un mouvement pour se lever. Rose l’entendit, et, faisant appel à tout ce qu’il y avait de force dans son âme, elle revint près de la comtesse avec une attitude assez calme. {{Mme|d’Ablandis}}, la voyant revenir, avait refermé les yeux pour continuer ses observations. — Elle dort encore, pensa la jeune fille ; c’est le moment d’aller dire adieu à ma sœur. Elle ouvrit doucement la porte d’un cabinet attenant à la pièce qu’elle quittait et la referma sur elle. {{Mme|d’Ablandis}}, en pantoufles, après avoir jeté promptement une robe de chambre sur ses épaules, alla coller son oreille contre une fissure qui se trouvait dans le bois de la porte faite avec des planches de sapin ; mais, au premier moment, elle n’entendit aucune voix. Elle essaya de voir par le même moyen, ce qui, cette fois, lui réussit parfaitement. ANGÉLIQUE ARNAUD. (La suite prochainement.) <section end=cruautes /> Arrivée du enpitaine Boyton à Paris. Le capitaine Boyton est déjà pour nous une vieille connaissance, car, si nous ne nous trompons, il y aura bientôt quatre ans qu’il fit parler de lui pour la pre- mière fois en traversant le Pas-de-Calais à la nage, entre Douvre et Boulogne, muni de l’appareil qu’il a sinon inventé, au moins poussé à sa dernière perfec- tion. Cet appareil consiste en un vêtement de caoutchouc composé d’un pantalon et d’ane blouse avec capuchon, unis l’un à l’autre et serrés autour du corps par une ceinture élastique. Les jambes du pantalon se termi- nent en bottes. Les bouts des manches de la blouse adhèrent fortement aux poignets comme les bords du capuchon au visage, qu’ils encadrent en le laissant à découvert. Dans l’une et l’autre partie du vêtement ont été ménagées à l’intérieur des poches à air qui se gonflent au moyen de tuyaux pendant extérieurement et assez longs pour que l’extrémité en puisse être portée à la bouche. Cette opération accomplie, la per- sonne enfermée dans l’appareil acquiert sur l’eau la légèreté du bouchon et son insubmergibilité. Elle peut s’abandonner avec confiance à l’élément perlide, dont elle n’a plus rien à craindre et sur lequel elle se diri- gera avec la plus grande facilité à l’aide de la pagaie que l’on voit, dans notre dessin, entre les mains du capitaine Boyton. C’est grâce à l’appareil que nous venons de décrire que ledit capitaine a pu traverser deux ou trois fois le Pas-de Calais et une fois le détroit de Gibraltar, pour ne parler que de ses prouesses qui ont fait sensation. Depuis quelque temps il projetait de venir à Paris ; mais ce voyage avait toujours été remis. Il vient enfin d’être effectué, et sans doute c’est à l’Exposition uni- verselle que nous le devons. Le jeune Américain est arrivé le 6 août sur un yacht à vapeur qu’il a fait cons-<noinclude> <references/></noinclude> 6lbu700esa8d3d91vl5xkbl7eiro1ga Page:L Illustration journal universel 24 aout 1878 vol 72 N 1852.djvu/8 104 4877652 15797427 2026-05-19T17:22:23Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « 125 000 kilogrammes, et les lingots d’acier dans lesquels doivent se forer les gros canons, de poids variant de 50 000 à 100 000 kilogrammes, pouvant lancer des boulets de 200 à 600 ou 700 kilo- grammes. L’Algérien marchand de boissons. L’Arabe excelle aux petits métiers, surtout aux petits com- merces ; il est patient et insinuant, comme on peut s’en faire une idée dans le quartier musulman du Trocadéro. Nous avons déjà entendu les musiciens berb... » 15797427 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>125 000 kilogrammes, et les lingots d’acier dans lesquels doivent se forer les gros canons, de poids variant de 50 000 à 100 000 kilogrammes, pouvant lancer des boulets de 200 à 600 ou 700 kilo- grammes. L’Algérien marchand de boissons. L’Arabe excelle aux petits métiers, surtout aux petits com- merces ; il est patient et insinuant, comme on peut s’en faire une idée dans le quartier musulman du Trocadéro. Nous avons déjà entendu les musiciens berbères, nous avons pu admirer la flegmatique téna- cité avec laquelle Algériens et Tunisiens, Marocains et Ottomans savent attendre le client et lui faire payer cher quelque bibelot sans valeur. Mohamed ben Ibrahim, de la province de Constantine, est un type de ce genre, un type complet. C’est en même temps un sagace calculateur ; au lieu d’imiter tant de com- patriotes et de coreligionnaires établis dans des ba- raques multicolores pour débiter aux chalands quel ques objets de l’industrie arabe, Mohamed a pensé aux altérés, ceux à qui le jet Wallace ne dit rien, à qui la table du café ou de la brasserie est luxe ina- bordable : il s’est fait marchand de boisson. Limona- dier rudimentaire, il est au pays du soleil ce que le marchand de coco est parmi nous : la providence des petites gens. Il offre une limonade de limons qui se rairatchit dans des alcarazas en terre poreuse et rou- geatre ; il offre, que dis-je, il attend philosophique ment le client envoyé par la Providence, sans daigner ni s’échauffer, ni s’égosiller, ni faire tinter une clo- chette. Il attend le client, froid, nonchalant, indifférent en apparence, mais vif et empressé au premier désir devine, an premier geste fait vers son primitif éta- blissement. Une devouhka » du buffet russe au Champ-de- Mars. Quelques puissances étrangères ont eu, en effet, la bonne, l’excellente idée, après avoir charmé nos yeux, de tenter de séduire nos palais en nous fai- sant goûter leurs produits dans des spécimens de ca- barets nationaux, servis par des mains nationales. Dans le cabaret hollandais, ce sont des Frisonnes qui nous ont offert le curaçao ; dans le cabaret russe, ce sont de jeunes et blondes Moscovites qui nous ser- vent le thé fumant. Un peu frèles, un peu hardies, sans doute en leur qualité d’étrangères qui ne com- prennent qu’à demi mot, les demoiselles russes, les devouhka, sont court vêtues : jupe ou sarafanc de laine brune à bord inférieur blanc, perednick ou ta- blier de toile russe, corsage échancré et lacé, laissant voir la chemisette et entrevoir le col que garnit un quintuple tchotki ou collier de grosses perles dorées, la téte ornée d’un kakochenik à haut dialème de cuivre doré servant à retenir une chevelure abondante blond cendré, t lle est cette jeunesse que l’on nous dit venir des bords de la Néva ou du Niémen, de la Dwina ou du Volga, pour servir aux Parisiens et à leurs hôtes de l’Exposion le thé ou le caviar, le poisson salé ou le kolebjaka, espèce de pàté plat contenant soit du jambon, soit du bœuf fumé ou méme du poisson. Notre nouvelle artillerie. AU DIRECTEUR Calais, le 1 août 1878. Les écoles à feu de 1878 ont commencé le 18 du mois drnier. Elles offraient, cette année, un intérêt tout particulier, car c’était la première fois que l’ar- tillerie française faisait un usage régulier de son nouveau matériel. Le système des pièces de 5 et de 7, en bronze ou en acier, système du à M. le général de Reflye, ne constituait, comme on le sait, qu’un armement essen- tiellement provisoire. Au lendemain de nos désastres, il a fallu former une artillerie nouvelle. On eut alors à choisir entre deux voies bien différentes : on pouvait adopter un système d’artillerie transitoire, présentant une puis- sance suffisante, sans cependant atteindre le maximum d’effet désirable, afin de permettre l’étude des nou- velles pièces proposées et le choix parmi des types très-divers, ou bien continuer les anciens errements, jusqu’à ce que les commissions d’expériences eussent terminé leurs travaux, et conserver les pièces de 4 et de 12, bien qu’elles eussent été reconnues très-infé- rieures pendant la dernière campagne. Ce fut la première solution qui prevalut, et l’honneur en revient presque tout entier à M. le général Berge. Il contribua puissamment à l’adoption du système de Reflye, qui, sans être le dernier mot de l’artillerie moderne, n’en const tue pas moins un armement plus que respectable et qui aurait pu nous permettre, le cas échéant, d’entrer sérieusement en ligne. Actuellement, les longues et laborieuses études de L’ILLUSTRATION nos commissions techniques sont terminées ; l’in- dustrie nationale s’est mise à l’euvre ; elle a cherché le meilleur métal à canons, et l’acier du Creusot ne le céde plus en rien au célèbre acier Krupp. Le jour est done venu où, grâce aux travaux des de Bauge, des Lahitolle, des Reffye, nous allons nous trouver en possession d’une artillerie de formidable. campagne vraiment L’artillerie de corps d’armée a été dotée, il y a deux ans déjà, des pièces de 95 millimètres du colonel de Lahitolle. Ces pièces, d’une puissance remarquable, constitueront, en raison de leur poids, l’artillerie de position. Dans l’attaque des places, elles remplaceront avec avantage l’ancien 12 de siége. En outre, les batteries divisionnaires viennent d’être armées de la pièce de 90 millimètres, qui se substitue au 7, tandis que celle de 80 millimètres va bientôt remplacer le canon de 5 dans les batteries à cheval. | 24 AOUT 1878. poser une révélation tardive de la bohémienne, les démarches de la famille Flamines. ce qui pouvait expliquer un si long retard dans A dater de ce moment, la douleur de Jacques et de sa femme devint calme et résignée. Les en- fants attribuaient toujours leur tristesse aux malheurs qui avaient frappé la famille, car ils avaient jugé prudent de ne pas exposer ces jeu- nesses à toutes les agitations de l’incertitude et de l’attente. Quelques mois après, c’est-à-dire au printemps, une calèche élégante, attelée de deux chevaux fiers et magnifiques, s’arrêtait devant la ferme. ΧΙ C’était dans la matinée. Rose se trouvait chez le La pièce de 90 millimètres, dont il convient de curé, occupée à ses études habituelles. Jacques parler plus spécialement à cause des espérances et Jean battaient le blé dans la grange ; la fermière qu’elle inspire et des services qu’elle est appelée à soutenait sa fille convalescente, qui essayait une rendre, vient de faire son apparition dans nos poly-promenade autour de la grande chambre. gones. Ce modèle, dù au commandant de Bauge, lance, avec une vitesse initiale de 435 mètres à la seconde, un projectile de 8 kilogrammes. Supérieur à la pièce allemande de même calibre, il possède une just-sse de tir qu’on ne dépassera probablement pas de longtemps. La pièce de Bauge est en acier, rayée, frettée, se charge par la culasse et présente dans sa fermeture des dispositifs extrêmement ingénieux qui faciles. De ples, elle est munie d’un obturateur, éga- en rendent le démontage des plus rapides et des plus lement imaginé par son inventeur, et qui est, à juste titre, considéré comme le meilleur des obturateurs conna ; jusqu’à ce jour. Il était admis en principe, jusqu’à présent, par tous les hommes compétents, qu’une pièce d’acier, pour présenter une garantie suffisante contre l’écla- tement, ne devait pas employer une charge dépassant le cinquième du poids du projectile. Dans le cas actuel, cela donnerait une charge de 1600 grammes, et la pièce de 90 millimètres tire à la charge de 1900 grammes. Cette augmentation consi- dérable donne une idée de la perfection à laquelle on est arrivé dans la construction de nos nouvelles bouches à feu. Bien plus, le 90 milimetres supporte facilement des charges de 2000 et même 2100 gram- mes. Mais ces charges extré nes ayant amené des traces de fatigue dans quelques affûts de fabrication défectueuse, n’ont pas été adoptées. En résumé, on peut affirmer que notre nouvelle artillerie de campagne égale en puissance-si méme elle ue les dépasse pas les artilleries européennes les plus renommées. Les résultats déjà obtenus par les commissions permettent d’affirmer que notre futur matériel de siége et de place ne restera pas en arrière. Tels sont les renseignements que je puis vous donner sur les travaux accomplis et les résultats obtenus pendant ces dernières années par l’artillerie française. Ils sont aussi complets que possible, en tenant compte, bien entendu, du profond esprit de réserve qui doit présider à toute communication sur un sujet aussi délicat. Recevez, etc. UN CALAISIEN. P.-S. Le croquis, pris sur place, que vous trou- verez ci-joint represente deux batteries de 90 milli- mètres tirant sur des cibles placées à 2500 mètres, avec des obus lestés, et sur des panneaux situés à 3700 mètres, avec des projectiles à balles. A ces distances énormes le tir est à la fois terrifiant et rassurant… pour l’avenir. LES CRUAUTÉS DU SORT (1) NOUVELLE (Suite.) bien que Cet avis à une famille inconnue, et qui devait avoir du retentissement dans toute la France, était rédigé de telle sorte que nul blâme n’en pouvait ressortir pour les bons p paysans, tous les détails nécessaires pour qu’on pût recon- naître l’identité de l’enfant et de la jeune fille y fussent mentionnés. Sans rien préciser, le magistrat laissait sup- (1) Reproduction autorisée pour les journaux ayant un traite avec la Société des gens de lettres. Une dame richement vêtue descendit de la voiture. Elle paraissait fort émue et s’appuyait sur le bras d’une femme de chambre qui avait voyagé avec elle. La dame regardait à l’entour, comme si elle désirait avoir quelques renseigne- ments sur le lieu où elle se trouvait ; n’aperce- vant personne, elle ouvrit la porte de la cour, fermée par un simple loquet, et s’avança timide- ment à la découverte. Les chiens aboyèrent avec fureur. Jean quitta la grare pour voir ce qui pouvait les exciter ainsi. Il arrivait en chantant ; mais il devint immobile et il rougit à perdre contenance, voyant qu’il se trouvait en présence d’une femme de haut rang. Mon bon jeune homme, dit l’inconnue avec une douce voix, je cherche la demeure du maire de cette commune, et, d’après les indications qu’on m’a données et la bonne apparence de cette maison, j’ai cru devoir m’arrêter à votre porte. Me serais-je trompée ? Il n’y avait rien dans ces paroles qui pût éveiller une inquiétude ; cependant, le jeune homme sentit des frissons passer dans ses veines. -Pardon, madame, dit Flamines, M. le maire demeure tout à côté, à gauche, au bout de la grande allée d’ormeaux ; mais on peut aller chez lui plus vite en traversant notre maison qui a deux portes de sortie. -Je craindrais de vous déranger, répondit la voyageuse dont le trouble croissait à tel point, qu’elle pouvait se soutenir à peine. -Bien au contraire, madame, vous nous ferez honneur et plaisir. Au reste, voici ma mère qui vient ; elle vous dira tout comme moi. Jeanne arrivait, en effet, au bruit des voix. Dès qu’elle aperçut dans la cour cette femme élé- gante qui était pâle et qui tremblait, elle devint plus pàle et plus tremblante qu’elle. L’une et l’autre se regardaient sans rien dire et comme frappées d’un même pressentiment. Jean répétait à sa mère ce qu’avait dit l’inconnue et ce qu’il avait offert. — Que madame n’aille pas plus loin… dit enfin la mère Flamines en faisant un violent effort pour articuler quelques paroles ; qu’elle reste… ce qu’elle cherche, elle va le trouver ici…. Ce que je cherche ?… Madame sait donc… Vous devinez… Vous êtes peut-être ?… Oui ! oui !… s’écria la fermière avec un cri d’angoisse. Et Jeanne cacha sa tête dans ses mains, car elle pleurait à chaudes larmes et ne voulait pas le montrer ; mais, tout bas, elle répétait avec dé- sespoir : -0 ma pauvre Rose !… ma pauvre enfant !… Jean, à demi mort, mais sans vouloir s’expli- quer la cause de son trouble, alla trouver Jacques dans la grange. Père, dit-il, tout à l’heure il est venu une dame de la ville, et, depuis ce moment, l’esprit de ma mère est dérangé. elle Le fermier devina tout. Eh bien ! va chercher Rose à la cure ; c’est que ça regarde…<noinclude> <references/></noinclude> 9x5g6neuql4gqlxaaav70fqx1uiu3ul 15797757 15797427 2026-05-20T08:34:20Z Sapcal22 420 15797757 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>125 000 kilogrammes, et les lingots d’acier dans lesquels doivent se forer les gros canons, de poids variant de 50 000 à 100 000 kilogrammes, pouvant lancer des boulets de 200 à 600 ou 700 kilo- grammes. L’Algérien marchand de boissons. L’Arabe excelle aux petits métiers, surtout aux petits com- merces ; il est patient et insinuant, comme on peut s’en faire une idée dans le quartier musulman du Trocadéro. Nous avons déjà entendu les musiciens berbères, nous avons pu admirer la flegmatique téna- cité avec laquelle Algériens et Tunisiens, Marocains et Ottomans savent attendre le client et lui faire payer cher quelque bibelot sans valeur. Mohamed ben Ibrahim, de la province de Constantine, est un type de ce genre, un type complet. C’est en même temps un sagace calculateur ; au lieu d’imiter tant de com- patriotes et de coreligionnaires établis dans des ba- raques multicolores pour débiter aux chalands quel ques objets de l’industrie arabe, Mohamed a pensé aux altérés, ceux à qui le jet Wallace ne dit rien, à qui la table du café ou de la brasserie est luxe ina- bordable : il s’est fait marchand de boisson. Limona- dier rudimentaire, il est au pays du soleil ce que le marchand de coco est parmi nous : la providence des petites gens. Il offre une limonade de limons qui se rairatchit dans des alcarazas en terre poreuse et rou- geatre ; il offre, que dis-je, il attend philosophique ment le client envoyé par la Providence, sans daigner ni s’échauffer, ni s’égosiller, ni faire tinter une clo- chette. Il attend le client, froid, nonchalant, indifférent en apparence, mais vif et empressé au premier désir devine, an premier geste fait vers son primitif éta- blissement. Une devouhka » du buffet russe au Champ-de- Mars. Quelques puissances étrangères ont eu, en effet, la bonne, l’excellente idée, après avoir charmé nos yeux, de tenter de séduire nos palais en nous fai- sant goûter leurs produits dans des spécimens de ca- barets nationaux, servis par des mains nationales. Dans le cabaret hollandais, ce sont des Frisonnes qui nous ont offert le curaçao ; dans le cabaret russe, ce sont de jeunes et blondes Moscovites qui nous ser- vent le thé fumant. Un peu frèles, un peu hardies, sans doute en leur qualité d’étrangères qui ne com- prennent qu’à demi mot, les demoiselles russes, les devouhka, sont court vêtues : jupe ou sarafanc de laine brune à bord inférieur blanc, perednick ou ta- blier de toile russe, corsage échancré et lacé, laissant voir la chemisette et entrevoir le col que garnit un quintuple tchotki ou collier de grosses perles dorées, la téte ornée d’un kakochenik à haut dialème de cuivre doré servant à retenir une chevelure abondante blond cendré, t lle est cette jeunesse que l’on nous dit venir des bords de la Néva ou du Niémen, de la Dwina ou du Volga, pour servir aux Parisiens et à leurs hôtes de l’Exposion le thé ou le caviar, le poisson salé ou le kolebjaka, espèce de pàté plat contenant soit du jambon, soit du bœuf fumé ou méme du poisson. Notre nouvelle artillerie. AU DIRECTEUR Calais, le 1 août 1878. Les écoles à feu de 1878 ont commencé le 18 du mois drnier. Elles offraient, cette année, un intérêt tout particulier, car c’était la première fois que l’ar- tillerie française faisait un usage régulier de son nouveau matériel. Le système des pièces de 5 et de 7, en bronze ou en acier, système du à M. le général de Reflye, ne constituait, comme on le sait, qu’un armement essen- tiellement provisoire. Au lendemain de nos désastres, il a fallu former une artillerie nouvelle. On eut alors à choisir entre deux voies bien différentes : on pouvait adopter un système d’artillerie transitoire, présentant une puis- sance suffisante, sans cependant atteindre le maximum d’effet désirable, afin de permettre l’étude des nou- velles pièces proposées et le choix parmi des types très-divers, ou bien continuer les anciens errements, jusqu’à ce que les commissions d’expériences eussent terminé leurs travaux, et conserver les pièces de 4 et de 12, bien qu’elles eussent été reconnues très-infé- rieures pendant la dernière campagne. Ce fut la première solution qui prevalut, et l’honneur en revient presque tout entier à M. le général Berge. Il contribua puissamment à l’adoption du système de Reflye, qui, sans être le dernier mot de l’artillerie moderne, n’en const tue pas moins un armement plus que respectable et qui aurait pu nous permettre, le cas échéant, d’entrer sérieusement en ligne. Actuellement, les longues et laborieuses études de L’ILLUSTRATION nos commissions techniques sont terminées ; l’in- dustrie nationale s’est mise à l’euvre ; elle a cherché le meilleur métal à canons, et l’acier du Creusot ne le céde plus en rien au célèbre acier Krupp. Le jour est done venu où, grâce aux travaux des de Bauge, des Lahitolle, des Reffye, nous allons nous trouver en possession d’une artillerie de formidable. campagne vraiment L’artillerie de corps d’armée a été dotée, il y a deux ans déjà, des pièces de 95 millimètres du colonel de Lahitolle. Ces pièces, d’une puissance remarquable, constitueront, en raison de leur poids, l’artillerie de position. Dans l’attaque des places, elles remplaceront avec avantage l’ancien 12 de siége. En outre, les batteries divisionnaires viennent d’être armées de la pièce de 90 millimètres, qui se substitue au 7, tandis que celle de 80 millimètres va bientôt remplacer le canon de 5 dans les batteries à cheval. | 24 AOUT 1878. La pièce de 90 millimètres, dont il convient de curé, parler plus spécialement à cause des espérances qu’elle inspire et des services qu’elle est appelée à rendre, vient de faire son apparition dans nos poly- gones. Ce modèle, dù au commandant de Bauge, lance, avec une vitesse initiale de 435 mètres à la seconde, un projectile de 8 kilogrammes. Supérieur à la pièce allemande de même calibre, il possède une just-sse de tir qu’on ne dépassera probablement pas de longtemps. La pièce de Bauge est en acier, rayée, frettée, se charge par la culasse et présente dans sa fermeture des dispositifs extrêmement ingénieux qui faciles. De ples, elle est munie d’un obturateur, éga- en rendent le démontage des plus rapides et des plus lement imaginé par son inventeur, et qui est, à juste titre, considéré comme le meilleur des obturateurs conna ; jusqu’à ce jour. Il était admis en principe, jusqu’à présent, par tous les hommes compétents, qu’une pièce d’acier, pour présenter une garantie suffisante contre l’écla- tement, ne devait pas employer une charge dépassant le cinquième du poids du projectile. Dans le cas actuel, cela donnerait une charge de 1600 grammes, et la pièce de 90 millimètres tire à la charge de 1900 grammes. Cette augmentation consi- dérable donne une idée de la perfection à laquelle on est arrivé dans la construction de nos nouvelles bouches à feu. Bien plus, le 90 milimetres supporte facilement des charges de 2000 et même 2100 gram- mes. Mais ces charges extré nes ayant amené des traces de fatigue dans quelques affûts de fabrication défectueuse, n’ont pas été adoptées. En résumé, on peut affirmer que notre nouvelle artillerie de campagne égale en puissance-si méme elle ue les dépasse pas les artilleries européennes les plus renommées. Les résultats déjà obtenus par les commissions permettent d’affirmer que notre futur matériel de siége et de place ne restera pas en arrière. Tels sont les renseignements que je puis vous donner sur les travaux accomplis et les résultats obtenus pendant ces dernières années par l’artillerie française. Ils sont aussi complets que possible, en tenant compte, bien entendu, du profond esprit de réserve qui doit présider à toute communication sur un sujet aussi délicat. Recevez, etc. UN CALAISIEN. P.-S. Le croquis, pris sur place, que vous trou- verez ci-joint represente deux batteries de 90 milli- mètres tirant sur des cibles placées à 2500 mètres, avec des obus lestés, et sur des panneaux situés à 3700 mètres, avec des projectiles à balles. A ces distances énormes le tir est à la fois terrifiant et rassurant… pour l’avenir. <section begin=cruautes /> {{c|LES CRUAUTÉS DU SORT<ref> Reproduction autorisée pour les journaux ayant un traite avec la Société des gens de lettres. </ref>}} {{c|NOUVELLE}} {{c|(Suite.)}} Cet avis à une famille inconnue, et qui devait avoir du retentissement dans toute la France, était rédigé de telle sorte que nul blâme n’en pouvait ressortir pour les bons paysans, bien que tous les détails nécessaires pour qu’on pût reconnaître l’identité de l’enfant et de la jeune fille y fussent mentionnés. Sans rien préciser, le magistrat laissait supposer une révélation tardive de la bohémienne, ce qui pouvait expliquer un si long retard dans les démarches de la famille Flamines. À dater de ce moment, la douleur de Jacques et de sa femme devint calme et résignée. Les enfants attribuaient toujours leur tristesse aux malheurs qui avaient frappé la famille, car ils avaient jugé prudent de ne pas exposer ces jeunesses à toutes les agitations de l’incertitude et de l’attente. Quelques mois après, c’est-à-dire au printemps, une calèche élégante, attelée de deux chevaux fiers et magnifiques, s’arrêtait devant la ferme. {{T3|ΧΙ}} C’était dans la matinée. Rose se trouvait chez le occupée à ses études habituelles. Jacques et Jean battaient le blé dans la grange ; la fermière soutenait sa fille convalescente, qui essayait une promenade autour de la grande chambre. Une dame richement vêtue descendit de la voiture. Elle paraissait fort émue et s’appuyait sur le bras d’une femme de chambre qui avait voyagé avec elle. La dame regardait à l’entour, comme si elle désirait avoir quelques renseignements sur le lieu où elle se trouvait ; n’apercevant personne, elle ouvrit la porte de la cour, fermée par un simple loquet, et s’avança timidement à la découverte. Les chiens aboyèrent avec fureur. Jean quitta la grange pour voir ce qui pouvait les exciter ainsi. Il arrivait en chantant ; mais il devint immobile et il rougit à perdre contenance, voyant qu’il se trouvait en présence d’une femme ''de haut rang''. — Mon bon jeune homme, dit l’inconnue avec une douce voix, je cherche la demeure du maire de cette commune, et, d’après les indications qu’on m’a données et la bonne apparence de cette maison, j’ai cru devoir m’arrêter à votre porte. Me serais-je trompée ? Il n’y avait rien dans ces paroles qui pût éveiller une inquiétude ; cependant, le jeune homme sentit des frissons passer dans ses veines. — Pardon, madame, dit Flamines, M. le maire demeure tout à côté, à gauche, au bout de la grande allée d’ormeaux ; mais on peut aller chez lui plus vite en traversant notre maison qui a deux portes de sortie. — Je craindrais de vous déranger, répondit la voyageuse dont le trouble croissait à tel point, qu’elle pouvait se soutenir à peine. — Bien au contraire, madame, vous nous ferez honneur et plaisir. Au reste, voici ma mère qui vient ; elle vous dira tout comme moi. Jeanne arrivait, en effet, au bruit des voix. Dès qu’elle aperçut dans la cour cette femme élégante qui était pâle et qui tremblait, elle devint plus pâle et plus tremblante qu’elle. L’une et l’autre se regardaient sans rien dire et comme frappées d’un même pressentiment. Jean répétait à sa mère ce qu’avait dit l’inconnue et ce qu’il avait offert. — Que madame n’aille pas plus loin… dit enfin la mère Flamines en faisant un violent effort pour articuler quelques paroles ; qu’elle reste… ce qu’elle cherche, elle va le trouver ici… — Ce que je cherche ?… Madame sait donc… Vous devinez… Vous êtes peut-être ?… — Oui ! oui !… s’écria la fermière avec un cri d’angoisse. Et Jeanne cacha sa tête dans ses mains, car elle pleurait à chaudes larmes et ne voulait pas le montrer ; mais, tout bas, elle répétait avec désespoir : — Ô ma pauvre Rose !… ma pauvre enfant !… Jean, à demi mort, mais sans vouloir s’expliquer la cause de son trouble, alla trouver Jacques dans la grange. — Père, dit-il, tout à l’heure il est venu une dame de la ville, et, depuis ce moment, l’esprit de ma mère est dérangé. Le fermier devina tout. — Eh bien ! va chercher Rose à la cure ; c’est elle que ça regarde…<section end=cruautes /><noinclude> <references/></noinclude> bilibgjv9h5ew70wzb3l8en1zs58r2f Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/96 104 4877653 15797429 2026-05-19T17:31:40Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797429 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> « Non, s’écriait-il encore, je ne me vengerai pas ! je ne la frapperai pas… je la quitterai, je la laisserai seule ici je partirai ce soir même pour Paris. C’est une misérable ! Est-ce que je ne la connais pas depuis longtemps ?… Je ne veux plus la voir ! Je l’ai assez attendue. Je pars ! » Il se dirigeait vers la porte, l’ouvrait, descendait un étage, et tout à coup remontait précipitamment. « Non, non, disait-il, il faut que je l’attende pour lui jeter son infamie à la face, pour lui dire qu’elle ne me reverra {{Corr|plus,|plus.}} » Mais, tout à coup, une voiture s’arrêtait sur le quai, à la porte de l’hôtel. « C’est elle, » pensait-il, et sa pâleur diminuait, son cœur battait plus vite. En une seconde, il avait déjà trouvé mille raisons pour l’excuser, pour lui pardonner. Il courait à la porte, regardait. Ce n’était pas elle. Il recommençait à se promener à travers la chambre. Par moment, il entendait du bruit dans l’escalier, et croyait reconnaître le pas de Cora. Alors, il prenait un fauteuil, il allumait un cigare et essayait de se composer une figure tranquille, reposée, souriante. Il ne voulait pas qu’elle devinât les angoisses par lesquelles il avait passé. Il désirait l’interroger avec calme, presque avec indifférence, pour qu’elle ignorât l’empire qu’elle exerçait sur lui, et ne fût pas tentée d’en abuser. Mais la personne qui montait l’escalier ne s’arrêtait pas à la porte ; le bruit des pas continuait et se perdait bientôt dans l’éloignement. Le sourire de Georges s’évanouissait, les couleurs, qui lui étaient revenues, disparaissaient, et dans un accès {Corr|pe|de}}<noinclude> <references/></noinclude> 9jo85fl9as76af4q2dr8xubjri0do50 15797430 15797429 2026-05-19T17:32:10Z Khardan 13512 15797430 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> « Non, s’écriait-il encore, je ne me vengerai pas ! je ne la frapperai pas… je la quitterai, je la laisserai seule ici je partirai ce soir même pour Paris. C’est une misérable ! Est-ce que je ne la connais pas depuis longtemps ?… Je ne veux plus la voir ! Je l’ai assez attendue. Je pars ! » Il se dirigeait vers la porte, l’ouvrait, descendait un étage, et tout à coup remontait précipitamment. « Non, non, disait-il, il faut que je l’attende pour lui jeter son infamie à la face, pour lui dire qu’elle ne me reverra {{Corr|plus,|plus.}} » Mais, tout à coup, une voiture s’arrêtait sur le quai, à la porte de l’hôtel. « C’est elle, » pensait-il, et sa pâleur diminuait, son cœur battait plus vite. En une seconde, il avait déjà trouvé mille raisons pour l’excuser, pour lui pardonner. Il courait à la porte, regardait. Ce n’était pas elle. Il recommençait à se promener à travers la chambre. Par moment, il entendait du bruit dans l’escalier, et croyait reconnaître le pas de Cora. Alors, il prenait un fauteuil, il allumait un cigare et essayait de se composer une figure tranquille, reposée, souriante. Il ne voulait pas qu’elle devinât les angoisses par lesquelles il avait passé. Il désirait l’interroger avec calme, presque avec indifférence, pour qu’elle ignorât l’empire qu’elle exerçait sur lui, et ne fût pas tentée d’en abuser. Mais la personne qui montait l’escalier ne s’arrêtait pas à la porte ; le bruit des pas continuait et se perdait bientôt dans l’éloignement. Le sourire de Georges s’évanouissait, les couleurs, qui lui étaient revenues, disparaissaient, et dans un accès {{Corr|pe|de}}<noinclude> <references/></noinclude> sp6tzacuq2bzc5v0pb2dupy5yzs5n7r Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/97 104 4877654 15797431 2026-05-19T17:34:43Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797431 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>désespoir, épuisé par ces alternatives de crainte et d’espoir, brisé, énervé, il fondait en larmes. À dix heures, seulement, la porte s’ouvrit et Cora parut. Pour faire contraste, sans doute, avec la pâleur de Georges, son teint était des plus animés et la rendait encore plus séduisante que d’habitude. Quelques boucles de cheveux désordonnés s’étaient échappées de sa toque de voyage et tombaient sur son cou. Un charmant sourire s’épanouissait au coin de ses lèvres ; il y avait dans sa démarche, ordinairement languissante, quelque chose de déterminé, de réjoui qui faisait plaisir à voir. Georges ne s’aperçut de rien de tout cela ; grave, triste, sévère, debout près de la cheminée, il attendit que la porte fût refermée sur Cora et dit : — D’où venez-vous ? — Je viens de dîner, répondit-elle tout joyeusement, et de très-bien dîner, ma foi, dans un des premiers restaurants du Havre, chez Léter. Décidément, votre cuisine française me plaît beaucoup ; je la préfère à la cuisine américaine. — Vous avez dîné seule ? demanda-t-il. — Seule ! y pensez-vous ? Une femme aller s’installer seule à une table de restaurant, est-ce que c’est l’usage dans votre pays ? — Avec qui dîniez-vous ? — Avec un charmant garçon dont j’ai fait la connaissance ce matin, quelques instants après votre départ. Il est très-intelligent, très-aimable, et m’a été d’un grand secours toute la journée. Il m’a fait voir les quais, la place de la Comédie, le Musée, la côte d’Ingouville. Il l’interrompit en lui disant :<noinclude> <references/></noinclude> fzw961o3b8kgqlalgo0djovw6sx5qh9 Page:La Chanson de Roland (trad. Petit de Julleville).djvu/223 104 4877655 15797432 2026-05-19T17:36:32Z NonOriginal 134029 /* Corrigée */ 15797432 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="NonOriginal" />{{num|LA CHANSON DE ROLAND.||217}} ----</noinclude>{{Poem|C’eſt Climborin, qui ne fut pas preux homme. Il prit ſerment de Ganelon le comte. Baiſer d’ami ſur la bouche il lui donne, Et ſon épée ; l’eſcarboucle en rayonne. « Je veux, dit-il, mettre la France à honte. À l’Empereur je prendrai ſa couronne. » Sur ſon cheval que Barbamouche il nomme, Mieux qu’épervier, mieux qu’hirondelle, il vole, Pique des deux, le frein lui abandonne, Et va frapper Engelier de Gaſcogne ; Rien ne le ſauve, ni l’écu, ni la brogne ; De ſon épieu la pointe au corps lui plonge, Pouſſe ſi bien, le fer outre il enfonce À pleine lance ; le preux mort à bas tombe. L’autre s’écrie : « Ils ſont bons à confondre. Frappez, païens, pour cette preſſe rompre ! » Francs, diſent : « Dieu ! quel deuil ! un ſi preux homme. »|sf|mg=5em}} {{c|'''{{rom-maj|CXV}}''' ''(ié)''.|mb=1em}} {{Poem|Roland le comte interpelle Olivier : « Mon compagnon, voici mort Engelier ; Nous n’avions pas plus vaillant chevalier. — Dieu me le faſſe venger ! » dit Olivier. D’éperons d’or pique ſon deſtrier, Tient Hauteclére, ſanglant en eſt l’acier. À grand effort va frapper le païen, Brandit ſon coup, l’abat mort à ſes pieds ; Son âme ont priſe les ennemis de Dieu. Puis a occis le duc Alphaïen, D’Eſcababi tranche le chef altier, Et ſept Arabes abat de leurs courſiers, Qui jamais plus ne pourront guerroyer. Ce dit Roland : « Quand ſe fâche Olivier,|ds|mg=5em}}<noinclude> <references/></noinclude> n23ufzen6dddx7qvradj0na42k9qzao Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/98 104 4877656 15797433 2026-05-19T17:37:13Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797433 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> — Ainsi, vous croyez qu’en France une femme qui se respecte peut aller se promener toute la journée et dîner au restaurant avec le premier venu ? — Pourquoi pas ? demanda-t-elle en tirant un trousseau de clefs de sa poche et en ouvrant une de ses malles. — Parce que cela ne se fait pas. — Il est certain que je n’aurais pas songé, reprit Cora, à accepter les bons offices de ce monsieur, si vous aviez été avec moi. Mais vous me laissez seule, en compagnie de mes malles et des vôtres, vous disparaissez… — J’étais auprès de ma mère, vous le saviez. — Que m’importe votre mère ! Je n’en étais pas moins seule. Il réprima un mouvement de colère et reprit : — Vous pouviez bien rester seule pour quelques instants ; à quatre heures j’étais ici. — Moi, à quatre heures, fit-elle, en souriant d’une façon charmante, je montais en voiture la côte d’Ingouville. On y jouit d’une vue magnifique : si vous ne la connaissez pas, je vous la recommande. Il ne put se contenir plus longtemps et s’écria : — Mais, malheureuse, vous ne savez donc pas tout ce que j’ai souffert pendant les heures qui viennent de s’écouler, pendant que vous vous promeniez ainsi en tête-à-tête avec un inconnu ? Elle venait de trouver l’objet qu’elle cherchait depuis un instant ; elle le retira de la malle, et, tout en allant le poser sur un meuble, elle dit tranquillement à Georges : — Je vous en prie, mon cher, ne me recommencez pas en France les scènes que vous me faisiez en Amérique. Je ne suis plus d’humeur à les supporter. Du reste, il est tard, je viens d’être horriblement couchée pendant six semaines à bord du ''Zurich,'' ce lit paraît assez bon et me<noinclude> <references/></noinclude> 7bmn2e1dwuhso6b0ue82xepthe1pg0a Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/99 104 4877657 15797434 2026-05-19T17:39:18Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797434 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>tend les bras, je vous prie de vouloir bien me permettre de lui rendre sa politesse. Il garda un instant le silence, se promena de long en large dans la chambre, pour essayer de calmer son sang qui bouillonnait, et dit enfin à Cora : — Vous savez que nous partons demain à midi. — Pour où ? demanda-t-elle. — Pour Paris. — Qui est-ce qui a décidé cela ? — N’a-t-il pas été convenu que nous resterions à peine une journée au Havre ? — Oui, mais je me figurais une ville maussade, impossible. J’ai trouvé, au contraire, de jolies promenades, des habitants empressés à se mettre à mes ordres, et je suis décidée à rester. — Je ne puis, répondit-il en faisant un violent effort sur lui-même pour garder son sang-froid, laisser ma mère retourner seule à Paris. — Eh bien ! reconduisez-la. — Vous resterez avec votre nouveau compagnon, n’est-ce pas ? s’écria-t-il. — Pourquoi pas ? Tant de dureté, tant de cynisme l’avaient révolté ; il était hors de lui. Terrible, menaçant, il s’avança vers elle. Sa tête toujours vive, son sang jeune, ardent, échauffé par une longue traversée en mer, étaient de mauvais conseillers et pouvaient le porter à quelque extrémité. Tout à coup, cependant, il s’arrêta. Il venait de se dire qu’une parole imprudente, une menace, un geste, lui aliéneraient à jamais ce cœur, déjà si porté à s’éloigner de lui ; un mouvement irréfléchi {{tiret|suf|firait}}<noinclude> <references/></noinclude> 80x1gclw9nmesuy48hqlpuf7ebx4fud Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/100 104 4877658 15797435 2026-05-19T17:41:49Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797435 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|suf|firait}} à le séparer pour toujours de cette femme qui était sa vie, cette femme dont il savait, par expérience, ne pouvoir plus se passer. — Ainsi, dit-il lorsqu’il fut redevenu maître de lui, vous restez au Havre ? — Pour le moment, oui. — Savez-vous si votre séjour s’y prolongera ? — Je l’ignore ; cela dépendra des amusements qui m’y seront offerts. — Très-bien. Me voilà parfaitement renseigné. Il réfléchit un instant, sembla prendre une détermination difficile et dit : — Je vais retrouver ma mère pour lui faire part de mes nouveaux projets. — Quels projets ? — Je ne l’accompagne plus à Paris ; je reste au Havre. — Ah ! fit-elle, vous restez : je ne l’espérais pas ; et quelle raison donnerez-vous à votre mère pour la laisser partir seule ? — Je ne sais pas. J’y songerai. — Ce sera bien triste pour elle. — Ce sera triste aussi pour moi, croyez-le bien. Mais vous m’y contraignez. — Pas le moins du monde ; conduisez votre mère à Paris, je vous y rejoindrai. — Non, fit-il, je n’ai pas le courage de vous quitter dans les dispositions d’esprit où vous paraissez vous trouver. — Libre à vous, et bonsoir, ajouta-t-elle en se disposant à se coucher, je suis morte de fatigue. — Bonsoir, répondit-il doucement. Au moment où il allait atteindre la porte, elle lui dit :<noinclude> <references/></noinclude> 58onf52pxpwh5ljt8qabgojxx5hdre9 Page:Moncrif - Les Chats (1727).djvu/216 104 4877659 15797438 2026-05-19T17:45:13Z Psephos 145984 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{C|TABLE|fs=300%|sp=0.5em}} {{C|{{sp|DES MATIERE}}S.|fs=150%%}} {{C|A.}} {{CorpsTdM|largeurp=50|nodots=1 ||{{Lettrine4|'''A'''}}''{{sp|BAILAR}}D,'' moins aimé qu’un Chat qui éprouva les mêmes malheurs que les siens,|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 5#Abailard|''page'' 78]] ||''Agrémens'' des Chats, opposez à la tristesse des Squelettes des Egyptiens.|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 1#Agrémens|21.]] }} » 15797438 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/> {{C|TABLE|fs=300%|sp=0.5em}} {{C|{{sp|DES MATIERE}}S.|fs=150%%}} {{C|A.}} {{CorpsTdM|largeurp=50|nodots=1 ||{{Lettrine4|'''A'''}}''{{sp|BAILAR}}D,'' moins aimé qu’un Chat qui éprouva les mêmes malheurs que les siens,|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 5#Abailard|''page'' 78]] ||''Agrémens'' des Chats, opposez à la tristesse des Squelettes des Egyptiens.|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 1#Agrémens|21.]] }}<noinclude> <references/></noinclude> q1zkypsz15aqu643dea8ssajv47p351 15797440 15797438 2026-05-19T17:45:49Z Psephos 145984 15797440 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/> {{C|TABLE|fs=300%|sp=0.5em}} {{C|{{sp|DES MATIERE}}S.|fs=150%}} {{C|A.|mt=1em|mb=0.5em}} {{CorpsTdM|largeurp=50|nodots=1 ||{{Lettrine4|'''A'''}}''{{sp|BAILAR}}D,'' moins aimé qu’un Chat qui éprouva les mêmes malheurs que les siens,|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 5#Abailard|''page'' 78]] ||''Agrémens'' des Chats, opposez à la tristesse des Squelettes des Egyptiens.|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 1#Agrémens|21.]] }}<noinclude> <references/></noinclude> b04cmgnr48ji6nzhvverw4y1h3fceob 15797465 15797440 2026-05-19T18:53:31Z Psephos 145984 15797465 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude> {{C|TABLE|fs=300%|sp=0.6em}} {{C|{{sp|0.4em|DES MATIERE}}S.|fs=150%}} {{C|A.|mt=1em|mb=0.5em}} {{CorpsTdM|largeurp=50|nodots=1 ||{{Lettrine4|A}}''{{sp|BAILAR}}D,'' moins aimé qu’un Chat qui éprouva les mêmes malheurs que les siens,|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 5#Abailard|''page'' 78]] ||''Agrémens'' des Chats, opposez à la tristesse des Squelettes des Egyptiens.|[[Les Chats (Moncrif)/Lettre 1#Agrémens|21.]] ||''Amans'' Egyptiens prouvent leur tendresse par le nombre de trente-six.|28. ''note'' 1. ||''Annibal,'' sur quel modele il se conduisoit.|87. ||''Arion,'' Inventeur du Dithrambe.|14. ''note'' 1. ||''Armée'' détruite, parcequ’elle n’avoit point de Chats.|49. ||''Assassins'' des Chats abandonnez en Egypte au bras séculier.|32. ||''Avantage'' des yeux des Chats sur les nôtres.|150. }} {{C|A.|mt=1em|mb=0.5em}} {{CorpsTdM|nodots=1 ||{{Lettrine4|B}}{{sp|''ALLET''}} d’une grande nouveauté.|''page'' 118. ||''Barometres'' vivans|127. }}<noinclude> <references/></noinclude> o0ou7b2q9fd33e8gvxg510fo27wwlp6 Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/101 104 4877660 15797439 2026-05-19T17:45:20Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797439 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> — À propos, est-on en sûreté, en France, dans vos chambres d’hôtel ? — À peu près. — C’est que j’ai des valeurs sur moi, vous le savez bien, plus de soixante mille francs de traites sur des banquiers de Paris. — Si vous avez peur, donnez-les-moi. — Tenez, dit-elle, en lui tendant un petit portefeuille. Vous me rendrez cela demain. Mais, j’y songe, ajouta-t-elle, si l’on voulait me voler, je puis me défendre. N’ai-je pas, dans une de mes malles, le revolver que vous m’avez donné ? Faites-moi donc le plaisir de le prendre, là, dans la valise en cuir… c’est cela… et de le placer près de mon lit, sur cette table, à portée de ma main. Très-bien, merci. — Faut-il vous rendre vos traites ? — Non ; gardez-les puisque vous les avez. Ce revolver, fit-elle en souriant, ne me servira plus qu’à défendre ma personne si elle est attaquée. Les quelques mots qu’ils venaient d’échanger avaient fait diversion à la scène précédente. Déjà Georges se sentait moins irrité, prêt à pardonner peut-être si elle l’avait voulu. Il essaya de lui prendre la main, mais elle la mit précipitamment sous sa couverture, en disant : — Non, non, pas de tendresses. Je m’endors. Bonsoir. Georges partit désolé. Qu’allait-il dire à sa mère pour lui expliquer sa longue absence ? Comment surtout lui apprendre qu’il restait au Havre ? {{sep|4|h=2|mt=3em|c=black}}<noinclude> <references/></noinclude> 5sq73m22pxryqn5lbsuuvfedu5s9n8f Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/549 104 4877661 15797441 2026-05-19T17:49:13Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> <div style="line-height:185%"> La vocalisation du nom propre <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܬܶܢܳܢܳܐ}}|150}}</span> est donnée dans les {{mss.}} 103 et 160 de Paris (cf. ''{{lang|la|infra}}''). C’est le mont ''Ténono'' ou « fumeux »<ref>On corrigera de même Tanno en Ténono dans le catalogue de {{M.|Zotenberg}}, {{pg}}15, {{ms.}}47 ; {{pg}}42 (cf. infra, 18{{o}}, note), {{ms.}}72 ; {{pg}}115, ms. 160, {{pg}... » 15797441 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|521}}</noinclude><nowiki/> <div style="line-height:185%"> La vocalisation du nom propre <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܬܶܢܳܢܳܐ}}|150}}</span> est donnée dans les {{mss.}} 103 et 160 de Paris (cf. ''{{lang|la|infra}}''). C’est le mont ''Ténono'' ou « fumeux »<ref>On corrigera de même Tanno en Ténono dans le catalogue de {{M.|Zotenberg}}, {{pg}}15, {{ms.}}47 ; {{pg}}42 (cf. infra, 18{{o}}, note), {{ms.}}72 ; {{pg}}115, ms. 160, {{pg}}246, table.</ref> que l’on a traduit en arabe par <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܓܒܠ ܐܠܡܕܟܢ}}|150}}</span> « Djebel Almadkan »<ref>Catalogue des {{ms.|expl=manuscrits}}syriaques de l’Université de Cambridge, {{pg}}737.</ref> ; le monastère de Moïse l’Éthiopien (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܠܚܒܫܝ}}|150}}</span>) était à l’est de Nebk<ref>{{Ibid.|cap}} Voir Nebk et le mont Ténono sur le croquis dans l’introduction.</ref>, dans la province de Qârâ (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܩܐܪܐ}}|150}}</span>)<ref>Le {{ms.}}syriaque 144 de Paris mentionne en 6993 du monde (1493) une église melkite de saint Démétrius dans la ville de Qârâ, cf. ''Catalogue'', {{pg}}104. {{M.|Sachau}} a acheté dans cette région, durant l’expédition française de 1861, un lot de manuscrits melkites qui lui ont servi à faire l’histoire de deux familles de scribes de Qârâ et de Ma‘loulà du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}, cf. {{lang|de|''Sitzungsberichte der Kön. Preuss. Akad. der Wiss. zu Berlin'', phil. hist.}} Classe, {{1er}} juin 1899, {{t.}}{{rom-maj|XXVII}}, {{pg}}502 {{sqq.}} — Voir Qârâ sur le croquis.</ref> ; {{M.|B. Moritz}} l’a localisé sur le Djebel ‘Atšan<ref>''{{lang|de|Zur antiken Topographie der Palmyrene}}'', dans ''{{lang|de|Abhandlungen}}'', Berlin, 25 juillet 1889.</ref>. </div> Voici le colophon du {{ms.}}103 écrit dans ce monastère de Moïse. {{syriaque}} Ce (livre du) saint baptême a été écrit et terminé en l’année 1773, selon les années d’Alexandre, fils de Philippe le Macédonien (1462), dans le monastère de saint Mar-Moïse l’Éthiopien, dans la montagne de<noinclude> <references/></noinclude> 2s026c1cy03xi0jt783148dafmpb0kl 15797444 15797441 2026-05-19T18:14:57Z Yland 11394 /* Corrigée */ 15797444 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|521}}</noinclude><nowiki/> <div style="line-height:185%"> La vocalisation du nom propre <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܬܶܢܳܢܳܐ}}|150}}</span> est donnée dans les {{mss.}} 103 et 160 de Paris (cf. ''{{lang|la|infra}}''). 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''Catalogue'', {{pg}}104. {{M.|Sachau}} a acheté dans cette région, durant l’expédition française de 1861, un lot de manuscrits melkites qui lui ont servi à faire l’histoire de deux familles de scribes de Qârâ et de Ma‘loulà du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}, cf. {{lang|de|''Sitzungsberichte der Kön. Preuss. Akad. der Wiss. zu Berlin'', phil. hist.}} Classe, {{1er}} juin 1899, {{t.}}{{rom-maj|XXVII}}, {{pg}}502 {{sqq.}} — Voir Qârâ sur le croquis.</ref> ; {{M.|B. Moritz}} l’a localisé sur le Djebel ‘Atšan<ref>''{{lang|de|Zur antiken Topographie der Palmyrene}}'', dans ''{{lang|de|Abhandlungen}}'', Berlin, 25 juillet 1889.</ref>. </div> Voici le colophon du {{ms.}}103 écrit dans ce monastère de Moïse. <div style="text-align:right;line-height:185%;margin:1em auto"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">({{fol.}}36) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܬܟܬܒ ܘܐܫܬܡܠܝ ܡܿܢ ܥܡܕܐ ܗܢܐ ܩܕܝܫܐ ܒܫܢܬ ܐܠܦ ܘܫܒ̈ܥܡܐܐ ܘܫܒ̈ܥܝܢ ܘܬ̈ܠܬܐ ܐܝܟ ܫ̈ܢܝܐ ܕܐܠܟܘܢܕܪܘܣ ܒܪ ܦܝܠܝܠܦܘܣ ܡܰܩܕܳܢܳܝܳܐ ܒܕܝܪܐ ܕܡܪܝ ܡܘܫܐ ܩܕܝܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܶܢܳܢܳܐ ܒܰܬܪܐ}}|150}} </span> (''{{lang|la|sic}}'') <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܕܢܰܒܟ ܩܪܝܬܐ ܒܝ̈ܘܡܝ ܛܘܒ̈ܬܢܐ ܩܕܝ̈ܫܐ ܡܪܝ ܐܝܓܢܐܛܝܘܣ ܘܡܪܝ ܡܬܝܘܣ ܕܡܨܪܝܢ ܘܚܣܝܐ ܐܦܝܣܩܘܦܐ ܕܝܠܢ ܡܪܝ ܕܝܘܣܩܘܪܘܣ ܡܛܪܘܦܘܠܛܐ ܕܐܘܪܫܠܝܡ ܡܕܝܢܬ ܩܘ̈ܕܫܐ ܗܿܘ ܕܒܝܨܝܦܘܬܗ ܐܬܟܬܒ ܟܬܒܐ ܗܢܐ.}}|150}}</span></p> </div> Ce (livre du) saint baptême a été écrit et terminé en l’année 1773, selon les années d’Alexandre, fils de Philippe le Macédonien (1462), dans le monastère de saint Mar-Moïse l’Éthiopien, dans la montagne de<noinclude> <references/></noinclude> i1tscwqg4nupsrvudomjgroyubsa8jq 15797445 15797444 2026-05-19T18:21:25Z Yland 11394 /* Dernier § à 90 % */ 15797445 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|521}}</noinclude><nowiki/> <div style="line-height:185%"> La vocalisation du nom propre <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܬܶܢܳܢܳܐ}}|150}}</span> est donnée dans les {{mss.}} 103 et 160 de Paris (cf. 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''Catalogue'', {{pg}}104. {{M.|Sachau}} a acheté dans cette région, durant l’expédition française de 1861, un lot de manuscrits melkites qui lui ont servi à faire l’histoire de deux familles de scribes de Qârâ et de Ma‘loulà du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}, cf. {{lang|de|''Sitzungsberichte der Kön. Preuss. Akad. der Wiss. zu Berlin'', phil. hist.}} Classe, {{1er}} juin 1899, {{t.}}{{rom-maj|XXVII}}, {{pg}}502 {{sqq.}} — Voir Qârâ sur le croquis.</ref> ; {{M.|B. Moritz}} l’a localisé sur le Djebel ‘Atšan<ref>''{{lang|de|Zur antiken Topographie der Palmyrene}}'', dans ''{{lang|de|Abhandlungen}}'', Berlin, 25 juillet 1889.</ref>. </div> Voici le colophon du {{ms.}}103 écrit dans ce monastère de Moïse. <div style="text-align:right;line-height:185%;margin:1em auto"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin:0.5em auto;text-indent:0">({{fol.}}36) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܬܟܬܒ ܘܐܫܬܡܠܝ ܡܿܢ ܥܡܕܐ ܗܢܐ ܩܕܝܫܐ ܒܫܢܬ ܐܠܦ ܘܫܒ̈ܥܡܐܐ ܘܫܒ̈ܥܝܢ ܘܬ̈ܠܬܐ ܐܝܟ ܫ̈ܢܝܐ ܕܐܠܟܘܢܕܪܘܣ ܒܪ ܦܝܠܝܠܦܘܣ ܡܰܩܕܳܢܳܝܳܐ ܒܕܝܪܐ ܕܡܪܝ ܡܘܫܐ ܩܕܝܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܶܢܳܢܳܐ ܒܰܬܪܐ}}|150}} </span> (''{{lang|la|sic}}'') <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܕܢܰܒܟ ܩܪܝܬܐ ܒܝ̈ܘܡܝ ܛܘܒ̈ܬܢܐ ܩܕܝ̈ܫܐ ܡܪܝ ܐܝܓܢܐܛܝܘܣ ܘܡܪܝ ܡܬܝܘܣ ܕܡܨܪܝܢ ܘܚܣܝܐ ܐܦܝܣܩܘܦܐ ܕܝܠܢ ܡܪܝ ܕܝܘܣܩܘܪܘܣ ܡܛܪܘܦܘܠܛܐ ܕܐܘܪܫܠܝܡ ܡܕܝܢܬ ܩܘ̈ܕܫܐ ܗܿܘ ܕܒܝܨܝܦܘܬܗ ܐܬܟܬܒ ܟܬܒܐ ܗܢܐ.}}|150}}</span></p> </div> {{P début|90}} Ce (livre du) saint baptême a été écrit et terminé en l’année 1773, selon les années d’Alexandre, fils de Philippe le Macédonien (1462), dans le monastère de saint Mar-Moïse l’Éthiopien, dans la montagne de {{P fin de page}}<noinclude> <references/></noinclude> qa3itrqrdgk0z7fhchfi1hz4zc6f7or 15797448 15797445 2026-05-19T18:29:24Z Yland 11394 15797448 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|521}}</noinclude><nowiki/> <div style="line-height:185%"> La vocalisation du nom propre <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܬܶܢܳܢܳܐ}}|150}}</span> est donnée dans les {{mss.}} 103 et 160 de Paris (cf. ''{{lang|la|infra}}''). C’est le mont ''Ténono'' ou « fumeux »<ref>On corrigera de même Tanno en Ténono dans le catalogue de {{M.|Zotenberg}}, {{pg}}15, {{ms.}}47 ; {{pg}}42 (cf. infra, 18{{o}}, note), {{ms.}}72 ; {{pg}}115, ms. 160, {{pg}}246, table.</ref> que l’on a traduit en arabe par <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܓܒܠ ܐܠܡܕܟܢ}}|150}}</span> « Djebel Almadkan »<ref>Catalogue des {{ms.|expl=manuscrits}}syriaques de l’Université de Cambridge, {{pg}}737.</ref> ; le monastère de Moïse l’Éthiopien (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܠܚܒܫܝ}}|150}}</span>) était à l’est de Nebk<ref>{{Ibid.|cap}} Voir Nebk et le mont Ténono sur le croquis dans l’introduction.</ref>, dans la province de Qârâ (<span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܩܐܪܐ}}|150}}</span>)<ref>Le {{ms.}}syriaque 144 de Paris mentionne en 6993 du monde (1493) une église melkite de saint Démétrius dans la ville de Qârâ, cf. ''Catalogue'', {{pg}}104. {{M.|Sachau}} a acheté dans cette région, durant l’expédition française de 1861, un lot de manuscrits melkites qui lui ont servi à faire l’histoire de deux familles de scribes de Qârâ et de Ma‘loulà du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}, cf. {{lang|de|''Sitzungsberichte der Kön. Preuss. Akad. der Wiss. zu Berlin'', phil. hist.}} Classe, {{1er}} juin 1899, {{t.}}{{rom-maj|XXVII}}, {{pg}}502 {{sqq.}} — Voir Qârâ sur le croquis.</ref> ; {{M.|B. Moritz}} l’a localisé sur le Djebel ‘Atšan<ref>''{{lang|de|Zur antiken Topographie der Palmyrene}}'', dans ''{{lang|de|Abhandlungen}}'', Berlin, 25 juillet 1889.</ref>. </div> Voici le colophon du {{ms.}}103 écrit dans ce monastère de Moïse. <div style="text-align:right;line-height:185%;margin:1em auto"> <p style="direction:rtl;text-align:justify;margin-top:0.5em auto;text-indent:0">({{fol.}}36) <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܐܬܟܬܒ ܘܐܫܬܡܠܝ ܡܿܢ ܥܡܕܐ ܗܢܐ ܩܕܝܫܐ ܒܫܢܬ ܐܠܦ ܘܫܒ̈ܥܡܐܐ ܘܫܒ̈ܥܝܢ ܘܬ̈ܠܬܐ ܐܝܟ ܫ̈ܢܝܐ ܕܐܠܟܘܢܕܪܘܣ ܒܪ ܦܝܠܝܠܦܘܣ ܡܰܩܕܳܢܳܝܳܐ ܒܕܝܪܐ ܕܡܪܝ ܡܘܫܐ ܩܕܝܫܐ ܒܛܘܪܐ ܕܬܶܢܳܢܳܐ ܒܰܬܪܐ}}|150}} </span> (''{{lang|la|sic}}'') <span style="font-family:'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܕܢܰܒܟ ܩܪܝܬܐ ܒܝ̈ܘܡܝ ܛܘܒ̈ܬܢܐ ܩܕܝ̈ܫܐ ܡܪܝ ܐܝܓܢܐܛܝܘܣ ܘܡܪܝ ܡܬܝܘܣ ܕܡܨܪܝܢ ܘܚܣܝܐ ܐܦܝܣܩܘܦܐ ܕܝܠܢ ܡܪܝ ܕܝܘܣܩܘܪܘܣ ܡܛܪܘܦܘܠܛܐ ܕܐܘܪܫܠܝܡ ܡܕܝܢܬ ܩܘ̈ܕܫܐ ܗܿܘ ܕܒܝܨܝܦܘܬܗ ܐܬܟܬܒ ܟܬܒܐ ܗܢܐ.}}|150}}</span></p> </div> {{P début|90|m=1em}} Ce (livre du) saint baptême a été écrit et terminé en l’année 1773, selon les années d’Alexandre, fils de Philippe le Macédonien (1462), dans le monastère de saint Mar-Moïse l’Éthiopien, dans la montagne de {{P fin de page}}<noinclude> <references/></noinclude> elwh6d4w3wavybru0p5eizhlevc89x7 Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/550 104 4877662 15797447 2026-05-19T18:28:21Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{P début de page|90}}Ténono, dans le pays (?) du village de Nebk, aux jours des bienheureux saints Mar Ignace et Mar Mathieu d’Égypte et de notre saint évêque Mar Dioscore, métropolitain de la ville sainte de Jérusalem, qui a pris soin de faire écrire ce livre**1.{{P fin}} Dans ce manuscrit, qui renferme le rite du baptême, on trouve des mentions de baptêmes, analogues à celles d’ordinations relevées plus haut, mais moins intéressantes, parce q... » 15797447 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|522|MAI-JUIN 1915.}}</noinclude>{{P début de page|90}}Ténono, dans le pays (?) du village de Nebk, aux jours des bienheureux saints Mar Ignace et Mar Mathieu d’Égypte et de notre saint évêque Mar Dioscore, métropolitain de la ville sainte de Jérusalem, qui a pris soin de faire écrire ce livre**1.{{P fin}} Dans ce manuscrit, qui renferme le rite du baptême, on trouve des mentions de baptêmes, analogues à celles d’ordinations relevées plus haut, mais moins intéressantes, parce qu’elles ne renferment pas de noms d’églises ni d’évêques. La formule est en général : ''A été baptisé N., fils de N., au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, avec le parrainage de N''. À noter qu’il n’y a jamais qu’un parrain (ou une marraine pour les filles). Voici quelques exemples, parmi les plus intéressants{{Corr|;|,}} comme exemples d’onomastique syrienne du {{s|xv|e|-}} au {{s|xvi}}. {{syriaque}} 1 Il faut rapprocher de ce colophon celui du ms. 73 de Paris, écrit à la même époque au même endroit : {{syriaque}} « {{Nec|A}} pris fin, c’est-à-dire achèvement, ce livre [des anaphores], par le soin de notre père saint et louable Mar Dioscore qui est mon père et mon maître, lequel est métropolitain de la ville sainte de Jérusalem. — Ce livre a été terminé dans le monastère de saint Mar Moïse sur le mont Ténono, et il a été achevé au mois de juin, le 26{{e}} jour, un samedi, en l’année 1773 des Grecs (1462). »<noinclude> <references/></noinclude> cuqqulyj95n08l3ih1zms6wfp2va7y7 Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/6 104 4877663 15797449 2026-05-19T18:34:58Z Kasskass 56026 /* Corrigée */ 15797449 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> — C’est, ma foi, vrai, remarquèrent quelque personnes. — Oui… oui… il y a comme une lueur qui brûle et vacille au fond de ces prunelles ! — À votre place, je brûlerais cette toile, conseilla {{Mme}} Lorilleux. — Il me semble que je n’oserais pas, murmura Durieux. Or, pendant que s’échangeaient ces réflexions, le gros Billy, les mains en visière, s’était planté devant le portrait. — Ah ! ça, que cherches-tu ? demanda Roger. — Je cherche… je cherche une ressemblance. — Une {{corr|ressembance|ressemblance}} ?… Avec qui ? — Avec quelqu’un que j’ai rencontré tout dernièrement… Mais c’est épatant, j’ai beau me taper le front… — Vous avez rencontré un seigneur du treizième siècle ? plaisanta le jeune de Thuringe. — Ah ! mais, attendez donc, ça y est… j’y suis, parbleu ! Roger s’aperçut alors que Lucile manifestait quelque nervosité. Et comme Billy s’était adossé à la cheminée, les mains dans les poches, on fit cercle autour de lui, car il savait conter une histoire avec infiniment d’humour. — Voilà, dit-il. Je me promenais par la forêt, mon fusil sous le bras, très impatient de brûler mes cartouches, lorsque j’aperçois, sur la cime d’une arbre, une corneille. Je l’épaule. Mais, avant que j’aie eu le temps de tirer, un coup de feu éclate dans mon dos, faisant dégringoler la volatile de branche en branche… Quelque chasseur égaré ! me dis-je. Je tourne et n’apercevant personne, je reprends ma promenade. Au bout d’un instant, j’aperçois une seconde corneille. — Vous épaulez, interrompit de Thuringe. — J’épaule. — Un coup de feu éclate dans votre dos… — Comme vous le dites. — Et le volatile dégringole de branche en branche. — On ne peut rien vous cacher, mon cher. — Et alors ? — Et alors, je commençais par trouver ça un peu saumâtre. Un sentiment d’admiration se mêlait néanmoins à ma colère, car ayant ramassé l’oiseau, je m’aperçus que l’invisible suiveur ne tirait pas à plomb, mais à balle. N’apercevant personne, je reprends ma marche, et je découvre. — Une troisième corneille. — J’épaule… — Un coup de feu éclate dans votre dos… — Ah ! non, ce coup-là, vous n’y êtes plus, mon vieux. J’épaule, et j’attends. Je commençais à me fatiguer dans cette position, lorsque je perçus un bruit de pas. Je fis un brusque demi-tour et me trouvai nez à nez avec mon abatteur de corneilles. Figurez-vous un grand gaillard vêtu d’un velours à côtes, passablement râpé, avec un feutre pisseux et des hou seaux tout chargés de terre. N’eût été un certain air de noblesse, un peu sauvage, tenant à l’étonnante ressemblance que je vous signalais tout à l’heure avec ce tableau, on l’eût pris facilement pour un braconnier. Je m’apprêtais à l’interpeller, mais le voilà qui me tire un grand coup de chapeau et s’éloigne d’un pas égal, avec un énorme éclat de rire, me laissant tout désemparé… — Ce qui est plutôt rare chez vous, ajouta de Thuringe. Or, Billy avait à peine terminé cette histoire que la porte donnant sur le jardin s’ouvrit lentement, livrant passage à un étranger. Une suprise sans bornes, se peignit aussitôt sur tous les visages. Car on venait de reconnaître, à la description faite par Billy, le mystérieux chasseur qu’il avait rencontré, l’homme à l’infaillible coup de fusil. Cet étranger n’était autre que Hubert de Valbrun. Il s’avança jusqu’au milieu du salon. Chacun put alors constater l’extraordinaire ressemblance qu’il offrait avec le fameux portrait. Son regard ayant effleuré Lucile, celle-ci eut un mouvement instinctif pour s’écarter de Roger. — Soyez le bienvenu, dit Durieux, en lui tendant la main. Sans doute, aviez-vous quelque inquiétude au sujet de {{M.}} Matéhus et de sa fille ? — Oui, Monsieur. — J’espère cependant que vous ne nous priverez pas tout de suite de leur présence. — Non. Monsieur. — Oui… non… Cela est aussi sec que son coup de fusil, murmura Billy à l’oreille de Chrissie Walker. — Dans ce cas, reprit Durieux, prenez donc la peine de vous asseoir. Hubert accéda à cette offre. Ses mains pendantes entre ses genoux balançaient une vilaine casquette aux oreillères de loutre. Il était certainement moins bien mis que le dernier des gardes-chasse du château. Mais il y avait sous ces dehors grossiers on ne sait quel air de noblesse, qui imposait malgré tout. Comme Durieux était allé jusqu’à l’extrême limite de l’amabilité sans réussir à l’engager dans la moindre conversation, on prit le parti de se taire. Mais la petite Suzette Dufresne, toujours étourdie, voulut placer son mot. — Eh bien, moi, lança-t-elle, je comprends parfaitement l’inquiétude de {{M.}} de Valbrun… Car, c’est une forêt terrible, n’est-ce pas que celle-ci. — Terrible, elle le fut peut-être au temps de mes aïeux, répondit Hubert. Mais depuis que {{M.}} Durieux y fait percer ces grandes allées, où plusieurs voitures peuvent passer de front… — Est-ce un reproche ? demanda ce dernier. — Depuis qu’il a fait abattre des arbres séculaires, pour faciliter la circulation de ses nombreuses autos… — Voyons, voyons, nous ne sommes plus au moyen-âge, observa Durieux, en affectant une certaine bonhomie. — Heureusement, fit Chrissie Walker. Je ne me vois pas jouant les Mélisande dans vos taillis et accrochant mes cheveux à toutes les ronces. — Nos cheveux et nos toilettes ! ajouta la comtesse de Chamaillard. Hubert posa sa casquette sur sa cuisse et l’écrasa de son poing. Le geste avait été si violent que Matéhus jugea prudent d’intervenir. — Il faut excuser Hubert, dit-il… Cette forêt est toute sa vie… Savez-vous que c’est une des plus vieilles de France. Elle a son histoire. Des rois y ont chassé en compagnie des comtes d’Auvergne et des ducs d’Aquitaine. — Qui sait, hasarda Lorilleux, elle a peut-être une âme, cette forêt. — Et pourquoi pas ? fit une autre. — Moi, je suis persuadée que les arbres souffrent réellement, comme du reste toutes les choses, et que ces longs craquements qu’on entend, lorsqu’ils tombent sous la cognée du bûcheron, ne sont qu’une manière d’exhaler leur plainte. La conversation était devenue générale, les appréciations se croisaient autour de Hubert toujours silencieux. — La forêt qui se venge, alors ? plaisanta Billy. — Ah non, vous n’allez pas recommencer avec vos histoires de revenants… — Laissez-le donc, j’adore ça… — C’est si amusant d’avoir peur… Je suis moi, un fanatique du Grand Guignol. — Est-il vrai, Monsieur Durieux, qu’il y a des bêtes qui meureut, sans qu’on sache pourquoi, dans votre forêt ?<noinclude> <references/></noinclude> j2yo0md5tl0wgaq3s60fhqjmdp7s5c3 15797450 15797449 2026-05-19T18:35:29Z Kasskass 56026 15797450 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> — C’est, ma foi, vrai, remarquèrent quelque personnes. — Oui… oui… il y a comme une lueur qui brûle et vacille au fond de ces prunelles ! — À votre place, je brûlerais cette toile, conseilla {{Mme}} Lorilleux. — Il me semble que je n’oserais pas, murmura Durieux. Or, pendant que s’échangeaient ces réflexions, le gros Billy, les mains en visière, s’était planté devant le portrait. — Ah ! ça, que cherches-tu ? demanda Roger. — Je cherche… je cherche une ressemblance. — Une {{corr|ressembance|ressemblance}} ?… Avec qui ? — Avec quelqu’un que j’ai rencontré tout dernièrement… Mais c’est épatant, j’ai beau me taper le front… — Vous avez rencontré un seigneur du treizième siècle ? plaisanta le jeune de Thuringe. — Ah ! mais, attendez donc, ça y est… j’y suis, parbleu ! Roger s’aperçut alors que Lucile manifestait quelque nervosité. Et comme Billy s’était adossé à la cheminée, les mains dans les poches, on fit cercle autour de lui, car il savait conter une histoire avec infiniment d’humour. — Voilà, dit-il. Je me promenais par la forêt, mon fusil sous le bras, très impatient de brûler mes cartouches, lorsque j’aperçois, sur la cime d’une arbre, une corneille. Je l’épaule. Mais, avant que j’aie eu le temps de tirer, un coup de feu éclate dans mon dos, faisant dégringoler la volatile de branche en branche… Quelque chasseur égaré ! me dis-je. Je tourne et n’apercevant personne, je reprends ma promenade. Au bout d’un instant, j’aperçois une seconde corneille. — Vous épaulez, interrompit de Thuringe. — J’épaule. — Un coup de feu éclate dans votre dos… — Comme vous le dites. — Et le volatile dégringole de branche en branche. — On ne peut rien vous cacher, mon cher. — Et alors ? — Et alors, je commençais par trouver ça un peu saumâtre. Un sentiment d’admiration se mêlait néanmoins à ma colère, car ayant ramassé l’oiseau, je m’aperçus que l’invisible suiveur ne tirait pas à plomb, mais à balle. N’apercevant personne, je reprends ma marche, et je découvre. — Une troisième corneille. — J’épaule… — Un coup de feu éclate dans votre dos… — Ah ! non, ce coup-là, vous n’y êtes plus, mon vieux. J’épaule, et j’attends. Je commençais à me fatiguer dans cette position, lorsque je perçus un bruit de pas. Je fis un brusque demi-tour et me trouvai nez à nez avec mon abatteur de corneilles. Figurez-vous un grand gaillard vêtu d’un velours à côtes, passablement râpé, avec un feutre pisseux et des hou seaux tout chargés de terre. N’eût été un certain air de noblesse, un peu sauvage, tenant à l’étonnante ressemblance que je vous signalais tout à l’heure avec ce tableau, on l’eût pris facilement pour un braconnier. Je m’apprêtais à l’interpeller, mais le voilà qui me tire un grand coup de chapeau et s’éloigne d’un pas égal, avec un énorme éclat de rire, me laissant tout désemparé… — Ce qui est plutôt rare chez vous, ajouta de Thuringe. Or, Billy avait à peine terminé cette histoire que la porte donnant sur le jardin s’ouvrit lentement, livrant passage à un étranger. Une suprise sans bornes, se peignit aussitôt sur tous les visages. Car on venait de reconnaître, à la description faite par Billy, le mystérieux chasseur qu’il avait rencontré, l’homme à l’infaillible coup de fusil. Cet étranger n’était autre que Hubert de Valbrun. Il s’avança jusqu’au milieu du salon. Chacun put alors constater l’extraordinaire ressemblance qu’il offrait avec le fameux portrait. Son regard ayant effleuré Lucile, celle-ci eut un mouvement instinctif pour s’écarter de Roger. — Soyez le bienvenu, dit Durieux, en lui tendant la main. Sans doute, aviez-vous quelque inquiétude au sujet de {{M.}} Matéhus et de sa fille ? — Oui, Monsieur. — J’espère cependant que vous ne nous priverez pas tout de suite de leur présence. — Non. Monsieur. — Oui… non… Cela est aussi sec que son coup de fusil, murmura Billy à l’oreille de Chrissie Walker. — Dans ce cas, reprit Durieux, prenez donc la peine de vous asseoir. Hubert accéda à cette offre. Ses mains pendantes entre ses genoux balançaient une vilaine casquette aux oreillères de loutre. Il était certainement moins bien mis que le dernier des gardes-chasse du château. Mais il y avait sous ces dehors grossiers on ne sait quel air de noblesse, qui imposait malgré tout. Comme Durieux était allé jusqu’à l’extrême limite de l’amabilité sans réussir à l’engager dans la moindre conversation, on prit le parti de se taire. Mais la petite Suzette Dufresne, toujours étourdie, voulut placer son mot. — Eh bien, moi, lança-t-elle, je comprends parfaitement l’inquiétude de {{M.}} de Valbrun… Car, c’est une forêt terrible, n’est-ce pas que celle-ci. — Terrible, elle le fut peut-être au temps de mes aïeux, répondit Hubert. Mais depuis que {{M.}} Durieux y fait percer ces grandes allées, où plusieurs voitures peuvent passer de front… — Est-ce un reproche ? demanda ce dernier. — Depuis qu’il a fait abattre des arbres séculaires, pour faciliter la circulation de ses nombreuses autos… — Voyons, voyons, nous ne sommes plus au moyen-âge, observa Durieux, en affectant une certaine bonhomie. — Heureusement, fit Chrissie Walker. Je ne me vois pas jouant les Mélisande dans vos taillis et accrochant mes cheveux à toutes les ronces. — Nos cheveux et nos toilettes ! ajouta la comtesse de Chamaillard. Hubert posa sa casquette sur sa cuisse et l’écrasa de son poing. Le geste avait été si violent que Matéhus jugea prudent d’intervenir. — Il faut excuser Hubert, dit-il… Cette forêt est toute sa vie… Savez-vous que c’est une des plus vieilles de France. Elle a son histoire. Des rois y ont chassé en compagnie des comtes d’Auvergne et des ducs d’Aquitaine. — Qui sait, hasarda Lorilleux, elle a peut-être une âme, cette forêt. — Et pourquoi pas ? fit une autre. — Moi, je suis persuadée que les arbres souffrent réellement, comme du reste toutes les choses, et que ces longs craquements qu’on entend, lorsqu’ils tombent sous la cognée du bûcheron, ne sont qu’une manière d’exhaler leur plainte. La conversation était devenue générale, les appréciations se croisaient autour de Hubert toujours silencieux. — La forêt qui se venge, alors ? plaisanta Billy. — Ah non, vous n’allez pas recommencer avec vos histoires de revenants… — Laissez-le donc, j’adore ça… — C’est si amusant d’avoir peur… Je suis moi, un fanatique du Grand Guignol. — Est-il vrai, Monsieur Durieux, qu’il y a des bêtes qui meurent, sans qu’on sache pourquoi, dans votre forêt ?<noinclude> <references/></noinclude> bo9umxdkldbuwmq5kzmvrq815nm5xwj Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/551 104 4877664 15797451 2026-05-19T18:35:39Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{syriaque}} » 15797451 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr||MÉLANGES.|523}}</noinclude>{{syriaque}}<noinclude> <references/></noinclude> qmou7aw504lzv634jvozx0kf7nt9wrz Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/487 104 4877665 15797452 2026-05-19T18:36:08Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>{{lang|la|{{tiret2|synce|ris}} omnium ecclesiarum orthodoxarum confessionibus apertè potiùs acquiescere, quàm novas et ambiguas conciliationum formulas scribendo, suspicionem præbere, quasi fucare potiùs manifestè defensos errores, quàm semel abjectis illis, veram cum fratribus concordiam inire velint. Id verò si fecerint, non dubito quin dextram illis ultrò præbeatis, exultent in cœlis angeli, applaudant omnes ecclesiæ}} <... 15797452 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||STANCARUS.|479}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>{{lang|la|{{tiret2|synce|ris}} omnium ecclesiarum orthodoxarum confessionibus apertè potiùs acquiescere, quàm novas et ambiguas conciliationum formulas scribendo, suspicionem præbere, quasi fucare potiùs manifestè defensos errores, quàm semel abjectis illis, veram cum fratribus concordiam inire velint. Id verò si fecerint, non dubito quin dextram illis ultrò præbeatis, exultent in cœlis angeli, applaudant omnes ecclesiæ}} <ref>{{lang|la|Theod. Beza, epist. XXVIII, ''pag.'' 241, ''tom. III'' Operum.}} Elle est datée du 1{{e|er}}. de septembre 1568.</ref>. Nous verrons ci-dessous <ref>''Dans la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Stancarus#ancrage_Stancarus-(L)|(L)]].</ref> ce qu’il disait des persécutions qu’il avait souffertes. '''{{refa|Stancarus-(G)|(G)}}''' ''Par accident l’arianisme en'' ''avait tiré de nouvelles forces.'' ] La principale batterie de Stancarus était de dire, si Jésus-Christ a été médiateur en tant que Dieu, il est moindre de son père quant à la nature divine, il n’est donc point co-essentiel à Dieu le père ; ceux donc qui le font médiateur en tant que Dieu renouvellent l’hérésie des ariens. Il pressait cette conséquence avec toutes les subtilités que son esprit et la nature du sujet lui purent fournir. Cela donna lieu à un tiers parti : il y eut des gens qui, ébranlés d’un côté par ses raisons, et de l’autre par les argumens de ses adversaires, établirent que Jésus-Christ faisait l’office de médiateur, et à l’égard de l’humanité dont il s’était revêtu au sein de Marie, et à l’égard d’une nature divine inférieure à celle du Père Éternel. Blandrata, et quelques autres fugitifs de Genève pour des erreurs qui se rapportaient à la trinité, se prévalurent des raisons de Stancarus ; ils prétendirent que ses adversaires ne les pouvant bien résoudre, il fallait chercher un autre système. Voilà d’où naquirent les trithéites de Pologne, les ariens, enfin les sociniens. Le sieur Lubiénietski prétend que le synode de Pinczovie, où l’on discuta profondément la cause de Stancarus, et où l’avantage du combat fut égal, ouvrit la porte à la destruction de la doctrine de la trinité. {{lang|la|''Hæc mox, ut et illa Serveti de'' ''præeminentiâ patris viros pios et'' ''doctos ad hoc argumentum discutiendum'' ''haud leviter incitavit. Itaque'' ''meritò illam synodum Pinczoviæ anno'' 1558 ''celebratam Andreas Lubieniecius'' ''senior in MS. de synodis'' ''magnum ingressum ad demoliendum'' ''dogma trinitatis fecisse dixit..... Et'' ''certè ex his, quæ secuta sunt in illâ'' ''Pinczovianâ synodo portam ad discutienda'' ''vulgò recepta dogmata apertam'' ''esse, nemo non videbit. Hoc'' ''enim ipso anno, cum venisset Pinczoviam'' ''Blandrata, quem invidia Calvini'' ''Genevâ expulerat, habitis Pinczoviæ'' ''cum Lismanino, multis de hoc'' ''argumento sermonibus, et videns'' ''Stancari adversarios ei non satisfecisse,'' ''tantùm effecit, ut et ille de dogmate'' ''trinitatis dubitare incæperit.'' ''Hinc Lismaninus in suspicionem'' ''arianismi apud ministros inolitis erroribus'' ''tenacius adhærentes incidit''}} <ref>{{lang|la|Stanisl. Lubieniecius, ''in'' Hist. Reform. Polon., ''pag.'' 118.}}</ref>. Calvin avait toujours craint que les adversaires de Stancarus ne se jetassent dans une autre extrémité, et il vit avec douleur que sa crainte n’avait pas été sans fondement. Voici ce qu’il écrivit aux frères de ce pays-là : {{lang|la|''Tabulam nuper'' ''in Poloniâ editam, quæ Christum et'' ''Spiritum Sanctum alios à Patre deos'' ''facit, non sine acerbissimo mœrore'' ''inspexi. Pridem me hæc cura non abs'' ''re anxium tenuit, ne fratres minùs'' ''in Scripturâ exercitatos abriperet'' ''Stancari importunitas, ut vitandæ'' ''unius absurditatis causâ, in aliam'' ''fœdiorem laberentur. Accidit ergò,'' ''quod timui, ac tristi exemplo patefactum'' ''est quàm noxia sit pestis contentio,'' ''ubi magis propositum est, adversarium'' ''vincere, quàm bonam causam'' ''simpliciter tueri. Crassum Stancari'' ''delirium meritò à fratribus polonicis'' ''repudiatum est. Sed dum sibi ab unâ'' ''diaboli astutiâ cavent, obrepsit alter'' ''impostor Blandrata Stancaro'' ''deterior : et hâc occcasione abusus'' ''est ad errorem non minùs detestabilem'' ''spargendum''}} <ref>{{lang|la|Calvin., ''in'' Admonitione ad Fratres polonos, ne triplicem in Deo essentiam pro tribus personis imaginando tres sibi deos fabricent. ''Init.'', pag. 683 Tractatuum theologic.}}</ref>. Tirons d’une autre lettre, qu’il leur écrivit en 1563, un très-beau passage qui nous montre les mauvais effets de la dispute, et la malédiction que Dieu répand pour l’ordinaire sur le travail de ceux qui disputent bien :<section end="Stancarus"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> i4b9w1838mq7w47gx8v5vlnyihdx9tj Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/40 104 4877666 15797454 2026-05-19T18:38:18Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797454 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/> Il y eut donc à cette époque plutôt un blocus qu’un siège réel du château de Salses. Au reste, nous avons déjà eu plusieurs fois l’occasion de signaler la partialité de {{M.|{{lié|de Gazanyola}}}}. À partir de cette époque, le château de Salses ne cessa plus d’appartenir à la France, et son histoire militaire active est à peu près terminée. C’est une nouvelle phase dans laquelle nous allons entrer, et nous aurons pour nous guider les archives du génie, qui nous fourniront quelques documents intéressants. Le cardinal de Richelieu voulait d’abord faire raser la forteresse ; mais le maréchal de Schomberg ayant représenté qu’elle était nécessaire pour assurer la communication entre Perpignan et Narbonne, on abandonna cette idée, et l’on fit, au contraire, quelques réparations aux murailles. Le traite des Pyrénées, signe le 16 novembre 1659{{corr|.|,}} céda le Roussillon à la France, sanctionnant ainsi un fait accompli. On s’occupa peu d’abord des fortifications de cette nouvelle conquête ; toute l’attention de {{roi|Louis|XIV}} était en ce moment tournée du côté de la Flandre et de l’Alsace, Cependant, vers 1679, Vauban vint explorer les places du Roussillon, et en 1686 il fit un mémoire sur les travaux à faire au château de Salses pour le mettre en état et l’améliorer. Dans ce mémoire, il parle de réparer les ''picotements'' du canon sur la maçonnerie, manière ironique de désigner le peu d’effet produit par le boulet sur ces épaisses murailles. En 1691, on se mit à l’œuvre sur les idées de Vauban ; deux petits ouvrages situés au delà de<noinclude> <references/></noinclude> mb3fytp3m00sp2kdnvcebqbnyrlrcsn Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 088, 1879.djvu/1400 104 4877667 15797455 2026-05-19T18:38:41Z Favete linguistis 129184 /* Page non corrigée */ Page créée avec « flexion magnétique des lignes de force moléculaire » 555 {{table|indentation= -1|titre= — Foyer de la chaleur produite par les chocs moléculaires|page= 743}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse deux nouvelles Notes intitulées « Physique moléculaire dans les espaces très-raréfiés » et « Lois de la rotation magnétique dans les espaces très-raréfiés ou peu raréfiés ; propriétés phosphorogéniques des rayons moléculaires »|page= 767}} {... » 15797455 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>flexion magnétique des lignes de force moléculaire » 555 {{table|indentation= -1|titre= — Foyer de la chaleur produite par les chocs moléculaires|page= 743}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse deux nouvelles Notes intitulées « Physique moléculaire dans les espaces très-raréfiés » et « Lois de la rotation magnétique dans les espaces très-raréfiés ou peu raréfiés ; propriétés phosphorogéniques des rayons moléculaires »|page= 767}} {{table|indentation= -1|titre= CROS ({{sc|Ch}}.). — Sur la classification des couleurs et sur les moyens de reproduire les apparences colorées par trois clichés photographiques spéciaux|page= 119}} {{table|indentation= -1|titre= — De l’action des différentes lumières colorées sur une couche de bromure d’argent, imprégnée de diverses matières colorantes organiques|page= 379}} {{table|indentation= -1|titre= — Adresse une Note d’après laquelle ses premiers travaux relatifs à l’action des matières colorantes appliquées sur les couches photographiques auraient été publiés en 1869|page= 442}} {{table|indentation= -1|titre= CROULLEBOIS soumet au jugement de l’Académie un Mémoire « Sur la double réfraction elliptique du quartz »|page= 959}} {{table|indentation= -1|titre= CRULS. — Sur les diamètres du Soleil et de Mercure, déduits du passage du 6 mai 1878|page= 162}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur la distribution de la chaleur à la surface du Soleil. Résultats de la première série des observations faites à l’Observatoire impérial de Rio de Janeiro (En commun avec M. ''J.-O. La Caille''.)|page= 570}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur les positions de la comète Tempel II, 1867, déduites des quatre premières observations faites à l’Observatoire impérial de Rio de Janeiro|page= 1311}} {{table|indentation= -1|titre= CUMENGE (E.). — Sur l’état dans lequel se trouvent les métaux précieux dans quelques-unes de leurs combinaisons : minerais, roches, produits d’art. (En commun avec M. ''E. Fuchs''.)|page= 587}} {{c|D}} {{table|indentation= -1|titre= DALICHOUX adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}} {{table|indentation= -1|titre= DARBOUX(G.). — De l’emploi des fonctions elliptiques dans la théorie du quadrilatère plan|page= 1183 et 1252}} {{table|indentation= -1|titre= DARESTE (C). — Note sur les granules amyloïdes du jaune d’œuf|page= 551}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur l’évolution de l’embryon dans les œufs mis en incubation dans l’eau chaude|page= 1138}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur l’absence totale de l’amnios dans les embryons de poule|page= 1329}} {{table|indentation= -1|titre= — Est présenté par la Section d’Anatomie et Zoologie, comme candidat à la place vacante par le décès de M. ''Gervais''|page= 722}} {{table|indentation= -1|titre= DASTRE. — Sur les granules amylacés et amyloïdes de l’œuf|page= 752}} {{table|indentation= -1|titre= DAUBRÉE. — Sur une météorite appartenant au groupe des eukrites, tombée le 14 juillet 1845 dans la commune du Teilleul (Manche)|page= 544}} {{table|indentation= -1|titre= — Conformité des systèmes de cassures obtenues expérimentalement, avec les systèmes de joints qui coupent les falaises de la Normandie|page= 677}} {{table|indentation= -1|titre= — Convenance de dénominations spéciales, pour les divers ordres de cassures de l’écorce terrestre|page= 679}} {{table|indentation= -1|titre= — Conséquences des expériences faites pour imiter des cassures terrestres, en ce qui concerne divers caractères des formes extérieures du sol|page= 728}} {{table|indentation= -1|titre= — Remarques sur les chutes de météorites aux États-Unis|page= 1220}} {{table|indentation= -1|titre= — Fait hommage à l’Académie de la première Partie d’un Ouvrage intitulé « Études synthétiques de Géologie expérimentale »|page= 1246}} {{table|indentation= -1|titre= — Communique à l’Académie des renseignements sur l’expédition de M. Nordenskiöld|page= 1012}} {{table|indentation= -1|titre= — Présentation d’un travail de MM. ''Falsan'' et ''Chantre'' sur les blocs erratiques|page= 76}} {{table|indentation= -1|titre= — Présente un Mémoire de M. ''Abich'', sur la production et les conditions géotechniques de la région à naphte voisine de la Caspienne|page= 891}} {{table|indentation= -1|titre= — Annonce à l’Académie le prochain départ de M. ''Fouqué'' pour l’Etna|page= 1170}} {{table|indentation= -1|titre= — Est nommé membre de la Commission chargée de juger le Concours du grand prix des Sciences physiques (Ossements fossiles)|page= 736}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission du prix Cuvier|page= 892}} {{table|indentation= -1|titre= — Et de la Commission chargée de proposer une question pour le prix Bordin|page= 958}} {{table|indentation= -1|titre= M. le ''Président'' annonce à l’Académie la perte douloureuse qu’elle vient de faire dans la personne de M. ''P. Gervais'', Membre de la Section d’Anatomie et Zoologie|page= 307}} {{table|indentation= -1|titre= DAUSSE. — Addition à une Note précédente sur l’endiguement du Tibre à Rome|page= 634}} — Rapport sur sa Note relative à l’endiguement du Tibre à Rome, par M. le<noinclude> <references/></noinclude> cuvqpgt7htb7cdhx06mrs11pxyt6tdq Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/7 104 4877668 15797456 2026-05-19T18:41:23Z Kasskass 56026 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> • Qu’est-ce qui vous a parié de ça, Made- Boitelle ? fit ce dernier sur un ton sévère. —- Je vous demande pardon, j'ignorais que ce sujet de conversation fût interdit. Il y eut un silence. Depuis un moment, le vent s’était levé. Un •ouffie plus violent chassa dans la pièce des grains de sable, par la baie ouverte. • Si l’on fermait cette fenêtre, dit Mme Lor- inois. On ne sait pas ce qu’il y a dans l’air ce goir. Un... » 15797456 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> • Qu’est-ce qui vous a parié de ça, Made- Boitelle ? fit ce dernier sur un ton sévère. —- Je vous demande pardon, j'ignorais que ce sujet de conversation fût interdit. Il y eut un silence. Depuis un moment, le vent s’était levé. Un •ouffie plus violent chassa dans la pièce des grains de sable, par la baie ouverte. • Si l’on fermait cette fenêtre, dit Mme Lor- inois. On ne sait pas ce qu’il y a dans l’air ce goir. Un jeune homme se précipita • Non, laissez ! dit Hubert. Cette injonction fut lancée sur un ton si ft)îutal que le jeune homme en resta cloué sur place Un nouveau silence pesa, qui parut intermi­nable Les regards allaient de la baie à Hubert • Pour dissiper I étrange malaise qui s’était jptnparc de l’assistance, la comtesse de Chamaillard se remit au piano, mais ses mains, com­me incites, glissèrent du clavier. Et, soudain. Chrissie Walker eut une excla­mation d'étonnement, où perçait un peu d’effroi: • Oh ! fit-elle .en désignant un verre, qui se trouvait bien en évidence sous la clarté d’une lampe de table, et où trempaient deux pailles. • Eh bien ! qu’y a-t-il ? • Il y a que ce verre, qui était empli d’une fraisette glacée, vient de se vider lentement sous mes yeux, sans que nul y ait touché. —• Voyons, c’est impossible ! • Est-ce que vous n’avez pas vu comme moi? demanda-t-elle à sa voisine- • Je n’ai rien vu. Mais je peux affirmer qu’il n’y a pas quelques secondes le verre était plein. —- Et maintenant, ajouta de Saint-Pris en «e penchant, c’est à peine s’il reste au fond un tout petit morceau de glace. • Et vous osez prétendre que cette maison n’est pas hantée? • Encore une fois, dit Durieux, je vous prie... • Oh ! mais cela devient amusant, très .amu­sant. interrompirent quelques femmes en bat­tant des mains- • C’est peut-être la prédiction de tout à l’heure qui s’accomplit • La forêt qui sc venge ! murmura Hu­bert. • Pardon ! monsieur, qu’entendez-vous par là? lui demanda Roger. . • Vous en avez dit trop ou pas assez, s’em­porta Durieux oui s «tait dressé frémissant de­vant lui- • Allons, allons, intervint Billy. rien de tout cela ne doit être pris au tragique... Que voulez-vous, je suis, moi, un incorrigible scep­tique... Il y a longtemps que je suis revenu des revenants... Et je trouve, comme ces dames, que tout cela est rigolo, sauf, bien entendu, pour ceux dont on vide les verres l Il y eut quelques rires. Cependant Marescat, qui s'était rapproché de j Durieux. lui fit observer l’extraordinaire attitude de Maiéhus, qui serrait en ce moment sa fille contre lui, comme s’il eût voulu la préserver de quelque danger effrayant. • Et vous, cher Monsieur Maiéhus. qu*. pensez-vous de tout cela? lui œmand.t le poli- , cier. son regard planté devant le sien • Je crois à un simple phénomène J’illu- -ion. répondit Maiéhus. Ce que miss Chrissie j .Walker a cru voir n’est, sans doute, qu’une projection de ses sens vaguement hallucinés. . Mais Hubert lui ayant mis la main sur l’é­paule. il s’arrêta en bredouillant- Et l’expres­sion joviale qu’il s’efforçait de conserver fit place à un petit tremblement nerveux. • Il n’y a qu’un moyen d’être renseigne, c’est d’évoquer les esprits, proposa la comtesse de Chamaillard. qui était une spirite enragée. • Oui ! Oui ! approuvèrent de» voix. ) — Qu’il en soit donc ainsi ! conclut le gros B‘Hy. Et il courut à l’office où il tourna le commu- ; tateur. Le salon fut plongé dans l’obscurité. Dans la pâleur lunaire qui s’épanchait par la baie. on le vit monter sur une chaise. • Qui que tu sois, clama-t-il. mystérieux revenant, tombé du ciel ou vomi par l’enfer, je t’invite dan-s cette ombre propice aux apparitions à faire éclater ta redoutable présence ! A travers l'obscurité, surgirent quelques ap­plaudissements combattus par des protestations vaguement effrayées Puis l’ombre se chargea d’une angoisse inex­plicable. Il y eut comme un souffle d'orage Et. soudain, un cri de femme, un cri de dou­leur strida. ■— Voulez-vous rallumer ! cria Durieux. Cette plaisanterie a assez duré La lumière une fois rétablie, on s’empressa autour de Mlle Lorilleux qui avait poussé ce cri. Une pâleur mortelle couvrait sa face. Sur son épaule brillait une étoile de sang On étan­cha la plaie assez profonde • Qu'on aille chercher le médecin du bourg.■■ Vite... Vite... Oui... Vous... Bil­ly... Sautez dans votre auto ! On remarqua seulement que Matéhus serrait davantage sa fille contre lui- Quant à Hubert, il avait disparu à la faveur de la nuit. Cette scène pénible marqua, du reste, le si­gnal d’une séparation générale. Et les familles impressionnées, regagnèrent leurs appartement' respectifs. CHAPITRE III Une fois rentré dans sa chambre, Roger s’as­sit devant ?a fenêtre ouverte, l’esprit agité par sa plus délicieuse insomnie- Il lui eût semblé commettre un sacrilège en s’offrant au sommeil à un moment aussi solennel de sa vie. Un sentiment nouveau, jamais éprou­vé s'infiltrait dans son âme, faisait de lui un autre être Et la conscience de cette métamor­phose le baignait d’un enchantement infini. Il ne pensait plus aux incidents angoissants dont s était peuplée cette soirée. Il ne pensait qu’à Luciie. il ne voyait plus quelle. La claire image s’extériorisait, nimbée de son jeune rayon­nement. elle flottait devant lui à la façon d'un fantôme souriant - Il l’évoquait dans chacune de ses attitudes, dans ses moindres jeux de physionomie. A un moment donné, tandis qu’ils causaient sur le seuil 6i la nuit, une mèche de se: cheveux sou­levée par le vent avait effleuré son visage, et il éprouvait encore sur sa chair le contact de la l délicieuse caresse Il aimait !.. Il aimait ! .. il ne cessait de se j répéter ic mot magique. 11 se recueillait pour mieux en apprécier le km merveilleux, tel le voyageur s’arrêtant, au détour du chemin, de­vant l’horizon brusquement surgi devant lui. Puis il se demanda si, en ce moment, Luciie pensait à lui. L’aimerait-elle un jour ?...I1 n’avait jusqu’ic. découvert dans ses yeux, dans son sourire, que l’expression d’une immense innocence... Peut- être ignorait-elle encore la possibilité d’un tel sentiment ? Cette idée lui inspira une joie nouvelle. S’il était vrai que son âme sommeillait dan* la même virginité que son corps, il aurait dont le magnifique privilège de l’initier au granc mystère, il la verrait s’éveiller aux premiei* frissons, aux premières pudeurs de l’amour il serait pour elle l'instigateur de l’étemel mi­racle ! Une étoile brillait, toute seule, dans un grand carré de ciel noir. Il se dit que Luciie, en cet instant même, fixait peut-être elle aussi ses yeux sur cet astre solitaire. Et il lui sembla que cette étoile éclairait toute la nuit, comme un soleil. Dès l'aube, il courut vers les écuries et sella lui-même son meilleur hunter, après lui avoir octroyé une double ration d’avoine. Mais, comme il allait s'enfoncer dans la fo­rêt, avec l’espoir d’y rencontrer Lucile. ua bruit de moteur l’arrêta.<noinclude> <references/></noinclude> cz5h6sw6fnwkwi4wdiup7ors6857f1k 15797720 15797456 2026-05-20T07:43:42Z Kasskass 56026 /* Corrigée */ 15797720 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> — Qu’est-ce qui vous a parié de ça, Mademoiselle ? fit ce dernier sur un ton sévère. — Je vous demande pardon, j’ignorais que ce sujet de conversation fût interdit. Il y eut un silence. Depuis un moment, le vent s’était levé. Un souffle plus violent chassa dans la pièce des grains de sable, par la baie ouverte. — Si l’on fermait cette fenêtre, dit Mme Lormois. On ne sait pas ce qu’il y a dans l’air ce soir. Un jeune homme se précipita — Non, laissez ! dit Hubert. Cette injonction fut lancée sur un ton si brutal que le jeune homme en resta cloué sur place. Un nouveau silence pesa, qui parut interminable. Les regards allaient de la baie à Hubert. — Pour dissiper l’étrange malaise qui s’était emparé de l’assistance, la comtesse de Chamaillard se remit au piano, mais ses mains, comme inertes, glissèrent du clavier. Et, soudain, Chrissie Walker eut une exclamation d’étonnement, où perçait un peu d’effroi : — Oh ! fit-elle en désignant un verre, qui se trouvait bien en évidence sous la clarté d’une lampe de table, et où trempaient deux pailles. — Eh bien ! qu’y a-t-il ? — Il y a que ce verre, qui était empli d’une fraisette glacée, vient de se vider lentement sous mes yeux, sans que nul y ait touché. — Voyons, c’est impossible ! — Est-ce que vous n’avez pas vu comme moi ? demanda-t-elle à sa voisine. — Je n’ai rien vu. Mais je peux affirmer qu’il n’y a pas quelques secondes le verre était plein. — Et maintenant, ajouta de Saint-Pris en se penchant, c’est à peine s’il reste au fond un tout petit morceau de glace. — Et vous osez prétendre que cette maison n’est pas hantée ? Encore une fois, dit Durieux, je vous prie… — Oh ! mais cela devient amusant, très amusant, interrompirent quelques femmes en battant des mains. — C’est peut-être la prédiction de tout à l’heure qui s’accomplit. — La forêt qui se venge ! murmura Hubert. — Pardon ! monsieur, qu’entendez-vous par là ? lui demanda Roger. — Vous en avez dit trop ou pas assez, s’emporta Durieux qui s’était dressé frémissant devant lui. — Allons, allons, intervint Billy, rien de tout cela ne doit être pris au tragique… Que voulez-vous, je suis, moi, un incorrigible sceptique… Il y a longtemps que je suis revenu des revenants… Et je trouve, comme ces dames, que tout cela est rigolo, sauf, bien entendu, pour ceux dont on vide les verres ! Il y eut quelques rires. Cependant Marescat, qui s’était rapproché de Durieux, lui fit observer l’extraordinaire attitude de Matéhus, qui serrait en ce moment sa fille contre lui, comme s’il eût voulu la préserver de quelque danger effrayant. — Et vous, cher Monsieur Maiéhus, que pensez-vous de tout cela ? lui demande le policier, son regard planté devant le sien. — Je crois à un simple phénomène d’illusion, répondit Maiéhus. Ce que miss Chrissie Walker a cru voir n’est, sans doute, qu’une projection de ses sens vaguement hallucinés. Mais Hubert lui ayant mis la main sur l’épaule, il s’arrêta en bredouillant. Et l’expression joviale qu’il s’efforçait de conserver fit place à un petit tremblement nerveux. — Il n’y a qu’un moyen d’être renseigné, c’est d’évoquer les esprits, proposa la comtesse de Chamaillard, qui était une spirite enragée. — Oui ! Oui ! approuvèrent des voix. — Qu’il en soit donc ainsi ! conclut le gros Billy. Et il courut à l’office où il tourna le commutateur. Le salon fut plongé dans l’obscurité. Dans la pâleur lunaire qui s’épanchait par la baie, on le vit monter sur une chaise. — Qui que tu sois, clama-t-il, mystérieux revenant, tombé du ciel ou vomi par l’enfer, je t’invite dans cette ombre propice aux apparitions à faire éclater ta redoutable présence ! À travers l’obscurité, surgirent quelques applaudissements combattus par des protestations vaguement effrayées. Puis l’ombre se chargea d’une angoisse inexplicable. Il y eut comme un souffle d’orage. Et. soudain, un cri de femme, un cri de douleur strida. — Voulez-vous rallumer ! cria Durieux. Cette plaisanterie a assez duré. La lumière une fois rétablie, on s’empressa autour de {{Mlle}} Lorilleux qui avait poussé ce cri. Une pâleur mortelle couvrait sa face. Sur son épaule brillait une étoile de sang On étancha la plaie assez profonde. — Qu’on aille chercher le médecin du bourg… Vite… Vite… Oui… Vous… Billy… Sautez dans votre auto ! On remarqua seulement que Matéhus serrait davantage sa fille contre lui. Quant à Hubert, il avait disparu à la faveur de la nuit. Cette scène pénible marqua, du reste, le signal d’une séparation générale. Et les familles impressionnées, regagnèrent leurs appartements respectifs. {{PetitTitre|CHAPITRE III}} Une fois rentré dans sa chambre, Roger s’assit devant sa fenêtre ouverte, l’esprit agité par sa plus délicieuse insomnie. Il lui eût semblé commettre un sacrilège en s’offrant au sommeil à un moment aussi solennel de sa vie. Un sentiment nouveau, jamais éprouvé s’infiltrait dans son âme, faisait de lui un autre être. Et la conscience de cette métamorphose le baignait d’un enchantement infini. Il ne pensait plus aux incidents angoissants dont s’était peuplée cette soirée. Il ne pensait qu’à Lucile, il ne voyait plus qu’elle. La claire image s’extériorisait, nimbée de son jeune rayonnement, elle flottait devant lui à la façon d’un fantôme souriant. Il l’évoquait dans chacune de ses attitudes, dans ses moindres jeux de physionomie. À un moment donné, tandis qu’ils causaient sur le seuil de la nuit, une mèche de ses cheveux soulevée par le vent avait effleuré son visage, et il éprouvait encore sur sa chair le contact de la délicieuse caresse. Il aimait !… Il aimait !… il ne cessait de se répéter le mot magique. Il se recueillait pour mieux en apprécier le sens merveilleux, tel le voyageur s’arrêtant, au détour du chemin, devant l’horizon brusquement surgi devant lui. Puis il se demanda si, en ce moment, Lucile pensait à lui. L’aimerait-elle un jour ?… Il n’avait jusqu’ici découvert dans ses yeux, dans son sourire, que l’expression d’une immense innocence… Peut-être ignorait-elle encore la possibilité d’un tel sentiment ? Cette idée lui inspira une joie nouvelle. S’il était vrai que son âme sommeillait dans la même virginité que son corps, il aurait donc le magnifique privilège de l’initier au grand mystère, il la verrait s’éveiller aux premiers frissons, aux premières pudeurs de l’amour il serait pour elle l’instigateur de l’éternel miracle ! Une étoile brillait, toute seule, dans un grand carré de ciel noir. Il se dit que Lucile, en cet instant même, fixait peut-être elle aussi ses yeux sur cet astre solitaire. Et il lui sembla que cette étoile éclairait toute la nuit, comme un soleil. Dès l’aube, il courut vers les écuries et sella lui-même son meilleur hunter, après lui avoir octroyé une double ration d’avoine. Mais, comme il allait s’enfoncer dans la forêt, avec l’espoir d’y rencontrer Lucile, un bruit de moteur l’arrêta.<noinclude> <references/></noinclude> cxnn533wbpgyz6oo75fr36molascyio Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/8 104 4877669 15797457 2026-05-19T18:42:46Z Kasskass 56026 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Devant le château trépidait une auto chargée de bagage?. Il reconnut la Rcll Royce des Fic- quemor.l. Presque aussitôt, en effet, il vit ces derniers descendre précipitamment les marciies de la terrasse et s’installer clans leur voiture qui était énorme comme eux et où, peur être plus à Faire. ils n’avaient lait mettre que deux sièges façonnés sur meture. Bien que dans la fleur de l’âge, les Ficque- monl n avaient d’autrta soucis... » 15797457 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> Devant le château trépidait une auto chargée de bagage?. Il reconnut la Rcll Royce des Fic- quemor.l. Presque aussitôt, en effet, il vit ces derniers descendre précipitamment les marciies de la terrasse et s’installer clans leur voiture qui était énorme comme eux et où, peur être plus à Faire. ils n’avaient lait mettre que deux sièges façonnés sur meture. Bien que dans la fleur de l’âge, les Ficque- monl n avaient d’autrta soucis que de dépenser au mieux de leurs appétits les revenus hérités de leurs parents, ni d'autres préoccupations que d'éviter les pièges cachés dent la vie est semée. Pendant la guerre, il» avaient été de toutes le* fuites. Et lorsque, après s'être dérobés à ce fléau, ils s’étaient sentis menacés par celui de la grippe, tout aussi dangereux, ils n’avaient trou­vé d’avtfe moyen d'échapper à la contagion que d’aller s'isoler, modernes Robin sons, dans une Üc déserte de l’Adriatique - • Où allez-vous donc à cotte heure matina­le ? leur demanda Roger, après avoir piqué vers eux un petit galop. • Vous nous demandez où nous allons, apres cette tragique scirée d’hier ? • Quelle tragique soirée ? • Ah ça, vous avez donc perdu toute mé­moire ! s’exclama Ficquemont en boutonnant les oreillettes de sa casquette- • J’ai passé une nuit entièrement blanche î gémit sa femme. Et le sommeil est mon bien le plus précieux... • Mais moi aussi, j’ai passé une nuit blan­che, s’écria joyeusement Roger, uœ délicieuse cuit blanche ! • J’ai été visitée par d’affreux cauche­mars... • Et tnci par des rêves dorés ! Les hicqueroont le regardèrent comme s’il était devenu brusquement fou. Mais comme il se pecchi.it vers eux peur leur serrer la main, il y eut un bruit d'embrayage, et la voiture dé­marra. Roger sillonna la ferêt dans tous ses sens, sans prendre garde aux branches qui le giflaient, maintenant sa bêle au petit galop, jusqu’à ce que celle-ci, hors de souffle, s’arrêtât, le poi­trail blanc d’écume. 11 mit alors pied à terre et. la bride de son cheval à son bras, se perdit dans les sentes étroites ck*s scus-bois. Il ignorait la direction à suivre pour gagner la chaumière. Du reste, Lucilc, en le quittant la veille, lui avait fait promettre de ne pas s’aven­turer de ce côté. Il se demanda pourquoi elle avait fait cette recommandation, pourquoi elle avait tant insisté pour qu’il se conformât à ce vœu. El, aussitôt, il pensa à Hubert. Il revit le feu sombre de scu regard et le pli haineux qui avait déformé sa bouche, lorsqu’il les avait aperçus si près l’un de l’autre, devant la fenê­tre du salon ouverte sur le parc. il marcha longtemps encore avec le vague espoir de rentcr.ïrer Lucile. Puis, de guerre m*?e, il reprit le chemin du château. Il trouva tous les invités ce son père réunis dans la grande bibliothèque, dont le décor sé­vère convenait davantage à la gravité de leur discussion. Le séjour des Grands Giêces offrait il une sécurité suffisante ? N’était-il pas imprudent de le prolonger? Durieux, conscient de sa responsabilité, ne voulut pas les tenir plus longtemps dans l’igno­rance des étrange* phénomènes qu’il avait cons­tatés, et leur raconta tout ce qui s’était pa?*é- Or il arriva que ce récit agit sur ses hôtes d'une façon absolument contraire à celle qu’il avait présumée. Leur curiosité se trouvait piquée au vif. On leur avait en effet proposé un rébus d’un caractère un peu effrayant : et maintenant ils ne voulaient plus, en dépit du risque encouru, quitter les lieux sans l'avoir déchiffré. • Et vous, Roger, quel est votre avis ? in­terrogea de Saint-Pris. • Mon avis, répondit-il- en saisissant la balle au bond, est eue vous devez tous déguerpir dans le plus bref délai possible. • Dcmandez-lui donc, plaisanta Billy, si ce conseil s’étend également à Mademoiselle Ma- téhus, qui par le fait est toute aussi exposée c;.ue nous. —Comme cette jeune fille jouira de sa pro­tection. émit Chrissic Walker, la question r.e se pose pas. • Alcrc, voyons, que décidons-nous ? • Eh bien ! moi, dit Billy, qui crois beau­coup moins aux esprits et aux interventions sur­naturelles qu’aux ingénieuses manœuvres de quelque farceur intéressé à la chose, je propose qu’on attende encore un peu avant de se sépa­rer aussi pleutrement. • Oui, oui, Billy a raison ! déclara Mlle Lorilleux. • Ainsi, s’exclama Chrissie Walker, c’est vous qui montrez le plus d’empressement à res­ter, vous la victime ! • C’e?t justement à moi de donner I’exesn- pe. répondit-elle en rougissant jusqu'au cou. Personne, du reste, ne s’étonna de l'intrépi­dité ainsi manifestée par elle, pas plus que de sa brusque retgeur, car on n’ignorait pas le vif penchant qu’elle entretenait à l’égard de Roget. - • Au fait, demanda ce dernier, et votre blessure ? • Nous demandons à voir, fit le gros Billy- • Je vous trouve, mon cher, un peu curieux, déclara Mile Lorilicux sur un ton offensé. • Comment !... C’est plutôt vous qui êtes curieux ! Hier soir, vous trouviez tout naturel que votre charmante fille exhibât ses deux épau­les à tout venant. Et maintenant, parce qu'il est dix heures du matin, elle ne doit pas en montrer une seule. Mademoiselle Lorilleux poussa la complai­sance jusqu’à enlever sen pansement. Chacun put alors se rendre compte de la réalité du fait. On sc rallia néanmoins à la proposition de Bil- ' ly. La journée s étant écoulée, sans qu en eût à ■ Doter le moindre incident, les esprits commencè­rent à se calmer Et, peu à peu. la vie reprit sen rythme habituel ! avec ses parties de canot, *cs randonnées en au- ; to, son golf et ren tennis, au grand désespoir de Roger qui se trouva repris dans l’engrenage mondain. Il se montrait, du reste, de plus en plu?. maus­sade, guettant toutes les occasions de s’échap- i P" La chose lui était surtout poirible le matin, j Aussi, avant qu’aucun volet n eût claqué sur : la façade du château, il partait à cheval vers la fezét, dont il explorait chaque fois une nouvelle ! région. Un jour, cj il lui semblait avoir épuisé toutes les chances raisonnables de ren centrer Lucile, il lai csa pendre sa bride sur le cou de sa bctc. Mais, soudain, celle-ci fit un écart. IL’nc forme blanche, surgie d’un taillis, ve­nait de se dresser devant lui. Il se trouvait cr. fa- 1 ce de Lucile. Un rayon de soleil, qui s’était J glissé par une échancrure des branches, faisait ! briller sa robe, incendiait ses cheveux. Elle lui apparaissait dans cette lumière comme la nym­phe, brusquement apparue, de la forêt sauvage. Il mit pied à terre, et voulut lui prendre la main peur la porter à ses lèvre3. Mais à peine eui-il esquissé ce geste qu’elle se sauva à toutes jambes. Puis elle revint sur scs pas, et cDonta- i rément lui tendit la main qu'elle avait à l’ins- ; tant refusée. 11 éprouva, à son tour, un léger embarras et se 1 contenta de lui donner un vigoureux shake-hand. — Vous savez, lui dit-il, que nous organi­sons bientôt un rallye. — Ut rallye? 11 apparaissait clair comme le jour qu’elle ignorait totalement ce que pouvait signifier c& mot. La soirée, du reste, qu’elle avait passée au château lui avait révélé tout un monde nouveau, insoupçonné. — Songez, dit-elle, que je ne suis jamais rcTtie de ma forêt... Je ne m’imaginais pas qu’il pût exister des toilettes comme celles que j’ai vues chez vous... Cette demoiselle Lorilleux. par exemple !... N’avait-dle pas l’air de mar cher dans un nuage rose? #— Vous ne recevez donc aucun journal il lu*, tré à la Chaumière?<noinclude> <references/></noinclude> lpqrszft5xtulr0nvx8dpa4fnntpd01 15797772 15797457 2026-05-20T08:45:24Z Kasskass 56026 /* Corrigée */ 15797772 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> Devant le château trépidait une auto chargée de bagage. Il reconnut la Roll Royce des Ficquemont. Presque aussitôt, en effet, il vit ces derniers descendre précipitamment les marches de la terrasse et s’installer dans leur voiture qui était énorme comme eux et où, pour être plus à l’aise, ils n’avaient fait mettre que deux sièges façonnés sur mesure. Bien que dans la fleur de l’âge, les Ficquemont n’avaient d’autres soucis que de dépenser au mieux de leurs appétits les revenus hérités de leurs parents, ni d’autres préoccupations que d’éviter les pièges cachés dont la vie est semée. Pendant la guerre, ils avaient été de toutes les fuites. Et lorsque, après s’être dérobés à ce fléau, ils s’étaient sentis menacés par celui de la grippe, tout aussi dangereux, ils n’avaient trouvé d’autre moyen d’échapper à la contagion que d’aller s’isoler, modernes Robinsons, dans une île déserte de l’Adriatique. — Où allez-vous donc à cette heure matinale ? leur demanda Roger, après avoir piqué vers eux un petit galop. — Vous nous demandez où nous allons, après cette tragique soirée d’hier ? — Quelle tragique soirée ? — Ah ça, vous avez donc perdu toute mémoire ! s’exclama Ficquemont en boutonnant les oreillettes de sa casquette. — J’ai passé une nuit entièrement blanche ! gémit sa femme. Et le sommeil est mon bien le plus précieux… — Mais moi aussi, j’ai passé une nuit blanche, s’écria joyeusement Roger, une délicieuse nuit blanche ! — J’ai été visitée par d’affreux cauchemars… — Et moi par des rêves dorés ! Les Ficquemont le regardèrent comme s’il était devenu brusquement fou. Mais comme il se penchait vers eux peur leur serrer la main, il y eut un bruit d’embrayage, et la voiture démarra. Roger sillonna la forêt dans tous ses sens, sans prendre garde aux branches qui le giflaient, maintenant sa bêle au petit galop, jusqu’à ce que celle-ci, hors de souffle, s’arrêtât, le poitrail blanc d’écume. Il mit alors pied à terre et, la bride de son cheval à son bras, se perdit dans les sentes étroites des sous-bois. Il ignorait la direction à suivre pour gagner la chaumière. Du reste, Lucile, en le quittant la veille, lui avait fait promettre de ne pas s’aventurer de ce côté. Il se demanda pourquoi elle avait fait cette recommandation, pourquoi elle avait tant insisté pour qu’il se conformât à ce vœu. Et, aussitôt, il pensa à Hubert. Il revit le feu sombre de son regard et le pli haineux qui avait déformé sa bouche, lorsqu’il les avait aperçus si près l’un de l’autre, devant la fenêtre du salon ouverte sur le parc. Il marcha longtemps encore avec le vague espoir de rencontrer Lucile. Puis, de guerre lasse, il reprit le chemin du château. Il trouva tous les invités de son père réunis dans la grande bibliothèque, dont le décor sévère convenait davantage à la gravité de leur discussion. Le séjour des Grands Chênes offrait-il une sécurité suffisante ? N’était-il pas imprudent de le prolonger ? Durieux, conscient de sa responsabilité, ne voulut pas les tenir plus longtemps dans l’ignorance des étranges phénomènes qu’il avait constatés, et leur raconta tout ce qui s’était passé. Or il arriva que ce récit agit sur ses hôtes d’une façon absolument contraire à celle qu’il avait présumée. Leur curiosité se trouvait piquée au vif. On leur avait en effet proposé un rébus d’un caractère un peu effrayant : et maintenant ils ne voulaient plus, en dépit du risque encouru, quitter les lieux sans l’avoir déchiffré. — Et vous, Roger, quel est votre avis ? interrogea de Saint-Pris. — Mon avis, répondit-il en saisissant la balle au bond, est que vous devez tous déguerpir dans le plus bref délai possible. — Demandez-lui donc, plaisanta Billy, si ce conseil s’étend également à Mademoiselle Matéhus, qui par le fait est toute aussi exposée que nous. — Comme cette jeune fille jouira de sa protection, émit Chrissie Walker, la question ne se pose pas. — Alors, voyons, que décidons-nous ? — Eh bien ! moi, dit Billy, qui crois beaucoup moins aux esprits et aux interventions surnaturelles qu’aux ingénieuses manœuvres de quelque farceur intéressé à la chose, je propose qu’on attende encore un peu avant de se séparer aussi pleutrement. — Oui, oui, Billy a raison ! déclara {{Mlle}} Lorilleux. — Ainsi, s’exclama Chrissie Walker, c’est vous qui montrez le plus d’empressement à rester, vous la victime ! — C’est justement à moi de donner l’exemple, répondit-elle en rougissant jusqu’au cou. Personne, du reste, ne s’étonna de l’intrépidité ainsi manifestée par elle, pas plus que de sa brusque rougeur, car on n’ignorait pas le vif penchant qu’elle entretenait à l’égard de Roger. — Au fait, demanda ce dernier, et votre blessure ? — Nous demandons à voir, fit le gros Billy. — Je vous trouve, mon cher, un peu curieux, déclara {{Mlle}} Lorilleux sur un ton offensé. — Comment !… C’est plutôt vous qui êtes curieux ! Hier soir, vous trouviez tout naturel que votre charmante fille exhibât ses deux épaules à tout venant. Et maintenant, parce qu’il est dix heures du matin, elle ne doit pas en montrer une seule. Mademoiselle Lorilleux poussa la complaisance jusqu’à enlever son pansement. Chacun put alors se rendre compte de la réalité du fait. On se rallia néanmoins à la proposition de Billy. La journée s'étant écoulée, sans qu'on eût à noter le moindre incident, les esprits commencèrent à se calmer. Et, peu à peu, la vie reprit son rythme habituel avec ses parties de canot, ses randonnées en auto, son golf et son tennis, au grand désespoir de Roger qui se trouva repris dans l’engrenage mondain. Il se montrait, du reste, de plus en plus maussade, guettant toutes les occasions de s’échapper. La chose lui était surtout pénible le matin. Aussi, avant qu’aucun volet n'eût claqué sur la façade du château, il partait à cheval vers la forêt, dont il explorait chaque fois une nouvelle région. Un jour, où il lui semblait avoir épuisé toutes les chances raisonnables de rencontrer Lucile, il laissa pendre sa bride sur le cou de sa bête. Mais, soudain, celle-ci fit un écart. Une forme blanche, surgie d’un taillis, venait de se dresser devant lui. Il se trouvait en face de Lucile. Un rayon de soleil, qui s’était glissé par une échancrure des branches, faisait briller sa robe, incendiait ses cheveux. Elle lui apparaissait dans cette lumière comme la nymphe, brusquement apparue, de la forêt sauvage. Il mit pied à terre, et voulut lui prendre la main peur la porter à ses lèvres. Mais à peine eut-il esquissé ce geste qu’elle se sauva à toutes jambes. Puis elle revint sur ses pas, et spontanément lui tendit la main qu’elle avait à l’instant refusée. Il éprouva, à son tour, un léger embarras et se contenta de lui donner un vigoureux shake-hand. — Vous savez, lui dit-il, que nous organisons bientôt un rallye. — Un rallye ? Il apparaissait clair comme le jour qu’elle ignorait totalement ce que pouvait signifier ce mot. La soirée, du reste, qu’elle avait passée au château lui avait révélé tout un monde nouveau, insoupçonné. — Songez, dit-elle, que je ne suis jamais sortie de ma forêt… Je ne m’imaginais pas qu’il pût exister des toilettes comme celles que j’ai vues chez vous… Cette demoiselle Lorilleux par exemple !… N’avait-elle pas l’air de marcher dans un nuage rose ? — Vous ne recevez donc aucun journal illustré à la Chaumière ?<noinclude> <references/></noinclude> e347wbkrjx83cu373ukhz235a9n6u9n Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/9 104 4877670 15797458 2026-05-19T18:44:07Z Kasskass 56026 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> i— Non. Quand papa va au village, il rap- i porte quelquefois le Petit Centre. On y lit que J le préfet a donné un grand dîner pour l’ouver­ture du conseil général, que Mme la préfète j avait une robe garnie de jais... Seulement, vous I comprenez, cela ne suffit pas peur se faire une ) , idée... Comment voulez-vous... Mais, soudain, elle s’interrompit. Un liom- j me, en costume de chasse, le fusil en bandou- j lière, venait de leur appa... » 15797458 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> i— Non. Quand papa va au village, il rap- i porte quelquefois le Petit Centre. On y lit que J le préfet a donné un grand dîner pour l’ouver­ture du conseil général, que Mme la préfète j avait une robe garnie de jais... Seulement, vous I comprenez, cela ne suffit pas peur se faire une ) , idée... Comment voulez-vous... Mais, soudain, elle s’interrompit. Un liom- j me, en costume de chasse, le fusil en bandou- j lière, venait de leur apparaître entre les arbres, j Dans un petit mouvement de protection, ! qu’elle n’avait pu réprimer, elle s’était blottie 1 centre Roger. Or, cet homme n’etait qu’un des gardes au ! service de Durieux. Il souleva sa casquette et j s’éloigna. — Vous avez cru que c'était Hubert, n’est- i ce pas? demanda Roger- Elle avoua. Et comme il l’interrogeait sur ce personnage, dont la visite au château s’était accompagnée d’incidents aussi mystérieux, elle se mit à lui raconter sa vie, depuis son enfance et aussi loin que remontaient ses souvenirs ; car Hubert était mêlé à tous les instants de cette vie. Elle n’était encore qu’une enfant qu’il était déjà. lui. un grand et fart garçon. C’est avec Hubert qu’elle avait fait ses premiers pas au­tour de la maison, et, plus tard dans la forêt. Et c’est ainsi que, sa frêle main enfermée dans la main de son protecteur, elle avait exploré le monde qui s’offrait à ses yeux et apprit tout ce qu’une petite fille peut apprendre dans le grand livre de la nature. Hubert lui avait construit une petite voiture en bois, et ils allaient ainsi très loin en suivant les sentier» frayés par le» bêtes à travers les sous beis. 11 tirait la voiture, silencieux et docile comme un cheval, sans jamais se plaindre de sa fati­gue. Elle s’était habituée à sa compagnie, ainsi qu’à celle d’un animal familier capable de vous défendre contre tocs le» dangers. Et. plus tard, quand elle apprit, devant la glace de sa cham­bre, comment on doit arranger ses cheveux sur sa tête et trasformer en un chignon savant une crinière broussailleuse, il continua à la servir, à veiller sur elle, comme si elle n’avait pas cessé d’être une petite fille qu’on promène dans une voiture en bois. Puis, brusquement, un changement r.’ctait pro­duit dans l’attitude d’Hubert. Mais, au moment de lui faire cette nouvelle confidence, elle marqua une certaine hésilaticn. Roger, doucement, insista. Elle lui avoua alors que cette transformation d’Hubert à son égard, datait surtout de la soirée qu’elle avait pas:éc au château. II lui défendait à présent de s’aventurer trop loin de la Chau­mière, de dépasser un certain rayon pour cueil­lir les simples ou faire la cirasse aux insectes, dont son père avait besoin pour ses travaux. Et surtout, il lui enjoignait de ne pas se montrer dans ce* grandes allées cavalières qui se croi­saient à travers la forêt. Et quand il lui répétait ces recommandations, il lui serrait les mains à lui faire mai... • Peut-être vous aime-t-il? risqua Roger. • Oui. certes, autant que m’aime mon père. • Pas autrement ? Elle le regarda d’un air étonné. Et il y avait une telle candeur dans ce regard, que le doute n était plus permis à Roger. Elle ignorait en­core cct clan invincible des êtres, qui se résout dans l’étreinte de la passion, et leur ouvre, dans la sainte communion des âmes, les pertes de l’inbni ! Mystère émouvant, qui ajoutait encore au charme de cette enfant, et la différenciait à ses yeux d’une taçon si précieuse de tous les pro­duits plu? eu moins frelatés qu’il avait connus à Pari?. • Nous causons, nous causons, dit-elle, et nous ne faisons pas attention au temps qui passe. Pourquoi vous inquiétez-vous ainsi de l’heure? Pourquoi cette anxiété, toujours?... Ma question est peut-être indiscrète... Mais cet­te pensée m’obsède d’une façon si douloureuse ! *— Je ne suis pas la seule à être anxieuse ! répondit-elle d’une veix grave... Tous ceux qui l’air de cette foret sont condamnés à partager la même angoisse... Je l’ai bien remarqué chez vous, l'autre soir... • On dirait que la présence d’Hubert, ou seulement son approche, est pour quelque chose là-dedans, observa Roger... Que se passe-t-il, Voyons ?... Vous qui habitez dans son atmos­phère, qu'avez-vous remarqué? • C’est si vague, si vague.-. • N'importe. Confiez-vous à moi. J’ai be­soin de savoir... J’en ai presque le droit... Je veux, avant toutes choses, votre sécurité. • Que vous dirai-je?... Cela date à peine de quelques mois. Un matin, vers cinq heures, avant ie lever du soleil, j’ai été éveillée dans tr.cn lit par un bruit terrible, plus terrible que n’importe quel coup de tonnerre. J’ai cru d’a- berd que la foudre était tombée dans le jardin. J’ai regardé à travers les vitres. Le ciel était extraordinairement calme et pur. Quelques étoiles achevaient de s’éteindre. La forêt était im­mobile. Mon père entra alors dans ma cham­bre: « Rassure-toi, ma petite, me dit-il. Il ar­rive souvent qu’un orage se forme dans un ciel clair, fin tout cas, je vais voir s’il n’y a aucun dégât autour de la maison... Hubert n’a pas été réveillé... Il sommeille comme un enfant, dans sa chambre... Fais comme lui... Rer.dors-tci. » C’est surtout à partir de ce jour-là que tout a changé. Papa, qui me soignait autrefois comme une petite poupée, ne s’est plu9 montré aussi at­tentionné. Une pensée que je ne connais pas l'absorbe, au point qu’il en oublie presque ma présence. Il y a de3 moments où il n’a pas l’air de me voir, même lorsque je lui passe les mains autour du cou. 11 reste là, silencieux, à fixer je ne sais quoi dans le vide. • Et Hubert ? « Hubert aussi s’est transformé. Il s’occupe toujours de moi, mais il est devenu bizarre. Quelcucfoi.-, il parle tout seul, ou plutôt il a l’air de parler à quelqu’un qu’on ne voit pas... Souvent, il s'enferme avec mon père dans le laboratoire, et ils discutent là des heures du­rant, en se livrant à je ne sais quelle besogne, n • C'est tout ce que vous avez remarqué? • J’ai oublié de vous dire qu’il y a. don­nant sur le laboratoire, une petite pièce qu’on a condamnée, et dans laquelle on m’a toujours défendu d’entrer... Pourquoi tout cela ?... Pourquoi, maintenant ,ai-je de la peine à respi­rer l’air de cette maison?... Pourquoi, enccre, la forêt commence-t-elle à me faire peur, si peur, quand tombe le soir ? Tout en causant, il» s'étaient rapprochés de la Chaumière Un coup de feu se fit entendre. — Si c’était Hubert ! s’écria-t-elle. Le coup n’est pas parti de loin. Il doit chasse? tout près d’ici. Et avant qu’il ait eu le temps de la rassurer, il la vit se sauver à toutes jambes et disparaître à travers les branches. Roger avait conservé de cette entrevue un «ouvenir tout à la fois radieux et inquiet. De plus en plus, il pouvait caresser l’espoir de communiquer à Lucile la flamme de sa passion, mais, d'autre part, ses craintes s’étaient préci­sées. 11 avait acquis la certitude que le danger, dont la menace rôdait sur cette terre, avait son -iège principal à la Chaumière. Mais quel mys­térieux rapport pouvait bien exister entre ce dan­ger et les liôtes de cette humble demeure? Plusieurs fois, il retourna au même endroit de la forêt, dans l’espeir d’y rencontrer Lucile. Peine perdue ! 11 devint de plus en plus sombre, de plus en plus irritable, abdiquant même toute galanterie. C’est ainsi qu'arriva, sans qu’il l’ait revue, le jour du fameux rallye-paper qu’il lui avait an­noncé. Et ce jour-là fut marqué par un nouvel inci­dent, plus mystérieux, plus déconcertant, plus effrayant même que les précédents, en raison de •on caractère inexplicable !<noinclude> <references/></noinclude> 8u320d0crsgoj0hbibgb9hd54x0grra 15797797 15797458 2026-05-20T09:07:29Z Kasskass 56026 /* Corrigée */ 15797797 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> — Non. Quand papa va au village, il rapporte quelquefois le ''Petit Centre''. On y lit que le préfet a donné un grand dîner pour l’ouverture du conseil général, que {{Mme}} la préfète avait une robe garnie de jais… Seulement, vous comprenez, cela ne suffit pas peur se faire une idée… Comment voulez-vous… Mais, soudain, elle s’interrompit. Un homme, en costume de chasse, le fusil en bandoulière, venait de leur apparaître entre les arbres. Dans un petit mouvement de protection, qu’elle n’avait pu réprimer, elle s’était blottie contre Roger. Or, cet homme n’était qu’un des gardes au service de Durieux. Il souleva sa casquette et s’éloigna. — Vous avez cru que c’était Hubert, n’est-ce pas ? demanda Roger. Elle avoua. Et comme il l’interrogeait sur ce personnage, dont la visite au château s’était accompagnée d’incidents aussi mystérieux, elle se mit à lui raconter sa vie, depuis son enfance et aussi loin que remontaient ses souvenirs ; car Hubert était mêlé à tous les instants de cette vie. Elle n’était encore qu’une enfant qu’il était déjà, lui, un grand et fort garçon. C’est avec Hubert qu’elle avait fait ses premiers pas autour de la maison, et, plus tard dans la forêt. Et c’est ainsi que, sa frêle main enfermée dans la main de son protecteur, elle avait exploré le monde qui s’offrait à ses yeux et apprit tout ce qu’une petite fille peut apprendre dans le grand livre de la nature. Hubert lui avait construit une petite voiture en bois, et ils allaient ainsi très loin en suivant les sentiers frayés par les bêtes à travers les sous bois. Il tirait la voiture, silencieux et docile comme un cheval, sans jamais se plaindre de sa fatigue. Elle s’était habituée à sa compagnie, ainsi qu’à celle d’un animal familier capable de vous défendre contre tous les dangers. Et, plus tard, quand elle apprit, devant la glace de sa chambre, comment on doit arranger ses cheveux sur sa tête et transformer en un chignon savant une crinière broussailleuse, il continua à la servir, à veiller sur elle, comme si elle n’avait pas cessé d’être une petite fille qu’on promène dans une voiture en bois. Puis, brusquement, un changement s’était produit dans l’attitude d’Hubert. Mais, au moment de lui faire cette nouvelle confidence, elle marqua une certaine hésitation. Roger, doucement, insista. Elle lui avoua alors que cette transformation d’Hubert à son égard, datait surtout de la soirée qu’elle avait passé au château. II lui défendait à présent de s’aventurer trop loin de la Chaumière, de dépasser un certain rayon pour cueillir les simples ou faire la chasse aux insectes, dont son père avait besoin pour ses travaux. Et surtout, il lui enjoignait de ne pas se montrer dans ces grandes allées cavalières qui se croisaient à travers la forêt. Et quand il lui répétait ces recommandations, il lui serrait les mains à lui faire mal… — Peut-être vous aime-t-il ? risqua Roger. — Oui. certes, autant que m’aime mon père. — Pas autrement ? Elle le regarda d’un air étonné. Et il y avait une telle candeur dans ce regard, que le doute n’était plus permis à Roger. Elle ignorait encore cet élan invincible des êtres, qui se résout dans l’étreinte de la passion, et leur ouvre, dans la sainte communion des âmes, les pertes de l’infini ! Mystère émouvant, qui ajoutait encore au charme de cette enfant, et la différenciait à ses yeux d’une façon si précieuse de tous les produits plus ou moins frelatés qu’il avait connus à Paris. — Nous causons, nous causons, dit-elle, et nous ne faisons pas attention au temps qui passe. Pourquoi vous inquiétez-vous ainsi de l’heure ? Pourquoi cette anxiété, toujours ?… Ma question est peut-être indiscrète… Mais cette pensée m’obsède d’une façon si douloureuse ! — Je ne suis pas la seule à être anxieuse ! répondit-elle d’une voix grave… Tous ceux qui l’air de cette forêt sont condamnés à partager la même angoisse… Je l’ai bien remarqué chez vous, l’autre soir… — On dirait que la présence d’Hubert, ou seulement son approche, est pour quelque chose là-dedans, observa Roger… Que se passe-t-il, Voyons ?… Vous qui habitez dans son atmosphère, qu’avez-vous remarqué ? — C’est si vague, si vague… — N’importe. Confiez-vous à moi. J’ai besoin de savoir… J’en ai presque le droit… Je veux, avant toutes choses, votre sécurité. — Que vous dirai-je ?… Cela date à peine de quelques mois. Un matin, vers cinq heures, avant le lever du soleil, j’ai été éveillée dans mon lit par un bruit terrible, plus terrible que n’importe quel coup de tonnerre. J’ai cru d’abord que la foudre était tombée dans le jardin. J’ai regardé à travers les vitres. Le ciel était extraordinairement calme et pur. Quelques étoiles achevaient de s’éteindre. La forêt était immobile. Mon père entra alors dans ma chambre : « Rassure-toi, ma petite, me dit-il. Il arrive souvent qu’un orage se forme dans un ciel clair, fin tout cas, je vais voir s’il n’y a aucun dégât autour de la maison… Hubert n’a pas été réveillé… Il sommeille comme un enfant, dans sa chambre… Fais comme lui… Rendors-ici. » C’est surtout à partir de ce jour-là que tout a changé. Papa, qui me soignait autrefois comme une petite poupée, ne s’est plus montré aussi attentionné. Une pensée que je ne connais pas l’absorbe, au point qu’il en oublie presque ma présence. Il y a des moments où il n’a pas l’air de me voir, même lorsque je lui passe les mains autour du cou. Il reste là, silencieux, à fixer je ne sais quoi dans le vide. — Et Hubert ? « Hubert aussi s’est transformé. Il s’occupe toujours de moi, mais il est devenu bizarre. Quelquefois, il parle tout seul, ou plutôt il a l’air de parler à quelqu’un qu’on ne voit pas… Souvent, il s’enferme avec mon père dans le laboratoire, et ils discutent là des heures durant, en se livrant à je ne sais quelle besogne. » — C’est tout ce que vous avez remarqué ? — J’ai oublié de vous dire qu’il y a, donnant sur le laboratoire, une petite pièce qu’on a condamnée, et dans laquelle on m’a toujours défendu d’entrer… Pourquoi tout cela ?… Pourquoi, maintenant, ai-je de la peine à respirer l’air de cette maison ?… Pourquoi, encore, la forêt commence-t-elle à me faire peur, si peur, quand tombe le soir ? Tout en causant, ils s’étaient rapprochés de la Chaumière. Un coup de feu se fit entendre. — Si c’était Hubert ! s’écria-t-elle. Le coup n’est pas parti de loin. Il doit chasser tout près d’ici. Et avant qu’il ait eu le temps de la rassurer, il la vit se sauver à toutes jambes et disparaître à travers les branches. {{séparateur|1}} Roger avait conservé de cette entrevue un souvenir tout à la fois radieux et inquiet. De plus en plus, il pouvait caresser l’espoir de communiquer à Lucile la flamme de sa passion, mais, d’autre part, ses craintes s’étaient précisées. Il avait acquis la certitude que le danger, dont la menace rôdait sur cette terre, avait son siège principal à la Chaumière. Mais quel mystérieux rapport pouvait bien exister entre ce danger et les hôtes de cette humble demeure ? Plusieurs fois, il retourna au même endroit de la forêt, dans l’espoir d’y rencontrer Lucile. Peine perdue ! Il devint de plus en plus sombre, de plus en plus irritable, abdiquant même toute galanterie. C’est ainsi qu’arriva, sans qu’il l’ait revue, le jour du fameux rallye-paper qu’il lui avait annoncé. Et ce jour-là fut marqué par un nouvel incident, plus mystérieux, plus déconcertant, plus effrayant même que les précédents, en raison de son caractère inexplicable !<noinclude> <references/></noinclude> c2ttk0zwjoa9karlpmvils5xmjdrk73 15797798 15797797 2026-05-20T09:09:07Z Kasskass 56026 15797798 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> — Non. Quand papa va au village, il rapporte quelquefois le ''Petit Centre''. On y lit que le préfet a donné un grand dîner pour l’ouverture du conseil général, que {{Mme}} la préfète avait une robe garnie de jais… Seulement, vous comprenez, cela ne suffit pas peur se faire une idée… Comment voulez-vous… Mais, soudain, elle s’interrompit. Un homme, en costume de chasse, le fusil en bandoulière, venait de leur apparaître entre les arbres. Dans un petit mouvement de protection, qu’elle n’avait pu réprimer, elle s’était blottie contre Roger. Or, cet homme n’était qu’un des gardes au service de Durieux. Il souleva sa casquette et s’éloigna. — Vous avez cru que c’était Hubert, n’est-ce pas ? demanda Roger. Elle avoua. Et comme il l’interrogeait sur ce personnage, dont la visite au château s’était accompagnée d’incidents aussi mystérieux, elle se mit à lui raconter sa vie, depuis son enfance et aussi loin que remontaient ses souvenirs ; car Hubert était mêlé à tous les instants de cette vie. Elle n’était encore qu’une enfant qu’il était déjà, lui, un grand et fort garçon. C’est avec Hubert qu’elle avait fait ses premiers pas autour de la maison, et, plus tard dans la forêt. Et c’est ainsi que, sa frêle main enfermée dans la main de son protecteur, elle avait exploré le monde qui s’offrait à ses yeux et apprit tout ce qu’une petite fille peut apprendre dans le grand livre de la nature. Hubert lui avait construit une petite voiture en bois, et ils allaient ainsi très loin en suivant les sentiers frayés par les bêtes à travers les sous bois. Il tirait la voiture, silencieux et docile comme un cheval, sans jamais se plaindre de sa fatigue. Elle s’était habituée à sa compagnie, ainsi qu’à celle d’un animal familier capable de vous défendre contre tous les dangers. Et, plus tard, quand elle apprit, devant la glace de sa chambre, comment on doit arranger ses cheveux sur sa tête et transformer en un chignon savant une crinière broussailleuse, il continua à la servir, à veiller sur elle, comme si elle n’avait pas cessé d’être une petite fille qu’on promène dans une voiture en bois. Puis, brusquement, un changement s’était produit dans l’attitude d’Hubert. Mais, au moment de lui faire cette nouvelle confidence, elle marqua une certaine hésitation. Roger, doucement, insista. Elle lui avoua alors que cette transformation d’Hubert à son égard, datait surtout de la soirée qu’elle avait passé au château. II lui défendait à présent de s’aventurer trop loin de la Chaumière, de dépasser un certain rayon pour cueillir les simples ou faire la chasse aux insectes, dont son père avait besoin pour ses travaux. Et surtout, il lui enjoignait de ne pas se montrer dans ces grandes allées cavalières qui se croisaient à travers la forêt. Et quand il lui répétait ces recommandations, il lui serrait les mains à lui faire mal… — Peut-être vous aime-t-il ? risqua Roger. — Oui. certes, autant que m’aime mon père. — Pas autrement ? Elle le regarda d’un air étonné. Et il y avait une telle candeur dans ce regard, que le doute n’était plus permis à Roger. Elle ignorait encore cet élan invincible des êtres, qui se résout dans l’étreinte de la passion, et leur ouvre, dans la sainte communion des âmes, les pertes de l’infini ! Mystère émouvant, qui ajoutait encore au charme de cette enfant, et la différenciait à ses yeux d’une façon si précieuse de tous les produits plus ou moins frelatés qu’il avait connus à Paris. — Nous causons, nous causons, dit-elle, et nous ne faisons pas attention au temps qui passe. Pourquoi vous inquiétez-vous ainsi de l’heure ? Pourquoi cette anxiété, toujours ?… Ma question est peut-être indiscrète… Mais cette pensée m’obsède d’une façon si douloureuse ! — Je ne suis pas la seule à être anxieuse ! répondit-elle d’une voix grave… Tous ceux qui l’air de cette forêt sont condamnés à partager la même angoisse… Je l’ai bien remarqué chez vous, l’autre soir… — On dirait que la présence d’Hubert, ou seulement son approche, est pour quelque chose là-dedans, observa Roger… Que se passe-t-il, Voyons ?… Vous qui habitez dans son atmosphère, qu’avez-vous remarqué ? — C’est si vague, si vague… — N’importe. Confiez-vous à moi. J’ai besoin de savoir… J’en ai presque le droit… Je veux, avant toutes choses, votre sécurité. — Que vous dirai-je ?… Cela date à peine de quelques mois. Un matin, vers cinq heures, avant le lever du soleil, j’ai été éveillée dans mon lit par un bruit terrible, plus terrible que n’importe quel coup de tonnerre. J’ai cru d’abord que la foudre était tombée dans le jardin. J’ai regardé à travers les vitres. Le ciel était extraordinairement calme et pur. Quelques étoiles achevaient de s’éteindre. La forêt était immobile. Mon père entra alors dans ma chambre : « Rassure-toi, ma petite, me dit-il. Il arrive souvent qu’un orage se forme dans un ciel clair, fin tout cas, je vais voir s’il n’y a aucun dégât autour de la maison… Hubert n’a pas été réveillé… Il sommeille comme un enfant, dans sa chambre… Fais comme lui… Rendors-ici. » C’est surtout à partir de ce jour-là que tout a changé. Papa, qui me soignait autrefois comme une petite poupée, ne s’est plus montré aussi attentionné. Une pensée que je ne connais pas l’absorbe, au point qu’il en oublie presque ma présence. Il y a des moments où il n’a pas l’air de me voir, même lorsque je lui passe les mains autour du cou. Il reste là, silencieux, à fixer je ne sais quoi dans le vide. — Et Hubert ? « Hubert aussi s’est transformé. Il s’occupe toujours de moi, mais il est devenu bizarre. Quelquefois, il parle tout seul, ou plutôt il a l’air de parler à quelqu’un qu’on ne voit pas… Souvent, il s’enferme avec mon père dans le laboratoire, et ils discutent là des heures durant, en se livrant à je ne sais quelle besogne. » — C’est tout ce que vous avez remarqué ? — J’ai oublié de vous dire qu’il y a, donnant sur le laboratoire, une petite pièce qu’on a condamnée, et dans laquelle on m’a toujours défendu d’entrer… Pourquoi tout cela ?… Pourquoi, maintenant, ai-je de la peine à respirer l’air de cette maison ?… Pourquoi, encore, la forêt commence-t-elle à me faire peur, si peur, quand tombe le soir ? Tout en causant, ils s’étaient rapprochés de la Chaumière. Un coup de feu se fit entendre. — Si c’était Hubert ! s’écria-t-elle. Le coup n’est pas parti de loin. Il doit chasser tout près d’ici. Et avant qu’il ait eu le temps de la rassurer, il la vit se sauver à toutes jambes et disparaître à travers les branches. {{séparateur|2}} Roger avait conservé de cette entrevue un souvenir tout à la fois radieux et inquiet. De plus en plus, il pouvait caresser l’espoir de communiquer à Lucile la flamme de sa passion, mais, d’autre part, ses craintes s’étaient précisées. Il avait acquis la certitude que le danger, dont la menace rôdait sur cette terre, avait son siège principal à la Chaumière. Mais quel mystérieux rapport pouvait bien exister entre ce danger et les hôtes de cette humble demeure ? Plusieurs fois, il retourna au même endroit de la forêt, dans l’espoir d’y rencontrer Lucile. Peine perdue ! Il devint de plus en plus sombre, de plus en plus irritable, abdiquant même toute galanterie. C’est ainsi qu’arriva, sans qu’il l’ait revue, le jour du fameux rallye-paper qu’il lui avait annoncé. Et ce jour-là fut marqué par un nouvel incident, plus mystérieux, plus déconcertant, plus effrayant même que les précédents, en raison de son caractère inexplicable !<noinclude> <references/></noinclude> f73quw3b52nc67l40pavjd0384teczn Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/10 104 4877671 15797459 2026-05-19T18:45:21Z Kasskass 56026 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Toute l’assistance se trouvait réunie de très j bonne heure dans la salle à manger- Le» hom- ! mes, en habit rouge, se frappaient les bottes de j leurs cravaches, dans leur impatience du dé- 1 part- Les femmes, pour la plupart, étaient en amazones- Billy, comme à »on ordinaire, pre­nait tout son temps, installé devant une petite table supportant un cn-cas composé de jambon, d'œuts pochés, de brioches et de stout. • Roger, s’écr... » 15797459 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> Toute l’assistance se trouvait réunie de très j bonne heure dans la salle à manger- Le» hom- ! mes, en habit rouge, se frappaient les bottes de j leurs cravaches, dans leur impatience du dé- 1 part- Les femmes, pour la plupart, étaient en amazones- Billy, comme à »on ordinaire, pre­nait tout son temps, installé devant une petite table supportant un cn-cas composé de jambon, d'œuts pochés, de brioches et de stout. • Roger, s’écria-t-il soudain en voyant en­trer son ami, je Ixûs à tes amours ! • Tu feras bien de varier tes plaisanterie» .. Ce n’est vraiment pas drôle ! • Je me doutais qu’il prendrait la mouche... j Enfin, quoi, est-ce que tu vas te laisser mourir | comme ça? Nous avons passé l’époque du ro- j mantismr, que diable !... lu retardes, mon J vieux. Allons, allons, je ne veux plus te voir . Cette face de carême .. Cela finit par devenir I oquictant • - • Tu inspires encore plus d'inquiétude que moi, répliqua Roger sur un ton agacé. Ta figure est, en ce moment, aussi rouge que ton gilet. En fait de mouche, celle de l’apoplexie te guette, mon cher ! Mais Durieux qui venait de converser, par la fenêtre ouverte, avec son piqueur Jarvis, leur imposa silence. • On m’en apprend une bonne, dit-il. Le sac aux papiers, que je me suis fait envoyer de Paris, est resté à la gare. Comment voulez-vous courir le rallye sans une piste? • Voilà une occupation toute trouvée pour Roger ! s’écria Billy. Qu’il saute dans son auto! Cela vaudra mieux pour lui que de tour­ner en rond dans cette pièce... C’est vrai, tu finirais par nous donner mal au coeur à faire comme ça le cheval de manège I Roger, qui ne tenait plus en place, saisit cette invitation au bond, et courut jusqu’au garage. • Décidément, votre fils est bien malade, plaisanta Billy en s'adressant à Durieux, tandis que les chasseurs groupés aux fenêtres, le re­gardaient s'éloigner, par l’allée des tilleuls, à une aliure folle. • C’est le coup de foudre dans toute sa beauté ! lança un autre- • Vous avouerez, en tout cas, qu’il est jus­tifié, répliqua Durieux sur un ton jovial • Avouez tout de suite qu’elle est de votre goût réitéra Billy. • Monsieur Billy, je veus prie ! s'exclama Mme Durieux avec un air tout bouleversé. • L*n jour de chasse, toutes les plaisanteries cont permises. Madame. • Pardon, ce n’est qu’un rallye. — Le rallye. Madame, est une imitation de la chasse à courre. Et la conversation déviant, chacun fit ressor­tir .«es plus fameuse, anecdotes de chasseur. Mais bientôt, en entendit le grondement d’un moteur qui se rapprochait. - • Ah ça ! s’exclama Durieux, on dirait l'auto de Roger. • Ce n’est pas possible ! fit de Saint-Pris en consultant sa montre. • 11 n’a pas eu le temps matériel de cou­vrir l’aller et le retour, observa le comte de Ferrand. La gare est à plus de dix kilomètres. • Je vous dis que c’est lui I Vous con­naissez bien le gaillard, que diable ! et sa vi­tesse ! C’est lui ! triompha Durieux - C’était lui, en effet. On le vit alors descendre en voltige de soo aulo et enjamber quatre à quatre les marches du perron. Mais à peine eut-il franchi le seuil de la salle à manger, que tout le monde fut saisi par son extraordinaire pâleur. • Eh bien ! quoi, que se passe-t-il? lui de­manda son père. Tu as eu un accident. il ne put que secouer la tète négativement. —- Et le sac... le sac? interrogea Billy. • Je ne suis pas allé jusqu'à la gare, avoua Roger. • Pourquoi donc ? • Je viens d’être le témoin d’une chose inexplicable. J’en suis encore à me demander si j’ai vraiment toute ma tête. • Mais quelle chose?... Parle, voyons, parle, -insista son père. • Eh bien ! voilà... Je poussais ma terpedo. à toute aliiue. lorsque j'aperçus, à une centaien de mètres, devant moi, une colonne de pous­sière qui se soulevait de la route en maintenant toujours cette même avance... 11 s'arrêta un instant, hors de souffle. • Et devant cette colonne de poussière, in­terrogea Billy, qu’v avait-il? Par quoi était-elle provoquée ? • Par rien. Il n’y avait devant elle que le vide... Figurez-vous le petit tourbillon gris qui •'envole et s’allonge sous la roue de quelque bicyclette, mais sans qu’il y ait la moindre bi­cyclette. • C’est tout simplement affolant ! • J’accélérai, sans parvenir toutefois à com­bler l’intervalle qui me séparait du singulier phé- némène. Je fis alors jouer ma sirène. Le petit nuage de poussière qui roulait toujours à la même distance, comme en se jouant, dévia sou­dain de sa ligne, biaisa jusqu’à la lisière d’un champ... et s’évanouit dans l’air matinal... • Voyons, voyons, mon ami, est-ce que vous parlez sérieusement ? • Comment pouvez-vous en douter? répou- dit Durieux à la place de son fils. Une expression bizarre, où flottait un peu d’égarement, se jouait sur les traits de Roger. Et pour qui connaissait son sang-froid, son in­trépide nature d’homme, ce trouble était assez significatif. • Nous ne doutons pas de sa bonne foi, re­marqua de Seint-Pris. Mais, peut-être, a-t-il été victime d’une hallucination? • N’étiez-vous pas nu-tête sous le soleil? • Nullement, répondit Roger- • N’aurai s-tu pas plutôt absorbé, avant ton départ, un ben verre de whisky? hasarda Billy. Cela suffit quelquefois pour amener des trou­bles de la vision. —- Admettons une hallucination visuelle, concéda Roger dont le visage était encore agité de tics nerveux : mais comment se serait-t-elle doublée d’une hallucination de l’oUïe ?... Car, au moment où l’étrange apparition s’évanouis­sait, j entendis un cri, ou plutôt une sorte de hurlement qu’on ne peut assimiler à rien de connu. • Quelque chose qui, après avoir jailli dans le silence, se répand comme une vibration de métal, vous pénètre et vous ébranle jusqu’au fond de l’être, douloureusement, compléta Du­rieux en saisissant le bras de son fils. • Oui... oui... Au même instant, les chevaux, que les lads promenaient par groupes, devant la façade, ae mirent à hennir, et maifestèrent bientôt les si­gnes de la plus intense frayeur. • Oh !... Oh !... Voilà qui n’est pas na­turel ! s’égosilla Lorilleux. Dans les écurie», d’autres hennissements répondirent à ceux-là, mêlés à des coups de sabot contre les bas-flanc» et à des bruits de chaînes violemment agitées. • Qu’on desselle les chevaux ! cria Du­rieux aux palefreniers qui avaient toutes le» pei­ns du monde à les maintenir. • Voyez donc, là... là... dans ce massif ! signala Mme de Saint-Pris. • Mais oui... Les rhododendrons ont bougé tout seuls... ils se sont couché», comme si une main les avait écartés... • Et ce vent ! Les arbre» frémirent. Les feuilles arrachées aux branches, et comme déchiquetées, tour­noyèrent au-dessus des allées. Une statue de marbre fut renversée de son socle, tandis qu’un énorme chien, de la taille d’un âne, qui depuis quelques instants donnait l’impression d’une bête traquée, était soulevé de terre aussi facilement qu’une plume et rejeté sur le «ol, les membres disloqués. Puis tout retomba dans le calme. • Eh bien I Marescat, que pensez-vous de çà? demanda Durieux. • Je pense que ce n’est plus le moment de faire des cavalcades dan* la forêt. • Cette fois, en effet, l'avertissement est sérieux. Nous devons songer à nous défendre Vous allez immédiatement téléphoner à la pré­fecture et demander qu’oo vous envoie d’ur­gence trois de vos aides les plu* résolus et les plus habile*.<noinclude> <references/></noinclude> 6i3beuh4vpbzc3m9xwtulltye8kgqxb 15797829 15797459 2026-05-20T10:18:54Z Kasskass 56026 /* Corrigée */ 15797829 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> Toute l’assistance se trouvait réunie de très bonne heure dans la salle à manger. Les hommes, en habit rouge, se frappaient les bottes de leurs cravaches, dans leur impatience du départ. Les femmes, pour la plupart, étaient en amazones. Billy, comme à son ordinaire, prenait tout son temps, installé devant une petite table supportant un en-cas composé de jambon, d’œufs pochés, de brioches et de stout. — Roger, s’écria-t-il soudain en voyant entrer son ami, je bois à tes amours ! — Tu feras bien de varier tes plaisanteries. Ce n’est vraiment pas drôle ! — Je me doutais qu’il prendrait la mouche… Enfin, quoi, est-ce que tu vas te laisser mourir comme ça ? Nous avons passé l’époque du romantisme, que diable !… Tu retardes, mon vieux. Allons, allons, je ne veux plus te voir. Cette face de carême… Cela finit par devenir inquiétant. — Tu inspires encore plus d’inquiétude que moi, répliqua Roger sur un ton agacé. Ta figure est, en ce moment, aussi rouge que ton gilet. En fait de mouche, celle de l’apoplexie te guette, mon cher ! Mais Durieux qui venait de converser, par la fenêtre ouverte, avec son piqueur Jarvis, leur imposa silence. — On m’en apprend une bonne, dit-il. Le sac aux papiers, que je me suis fait envoyer de Paris, est resté à la gare. Comment voulez-vous courir le rallye sans une piste ? — Voilà une occupation toute trouvée pour Roger ! s’écria Billy. Qu’il saute dans son auto ! Cela vaudra mieux pour lui que de tourner en rond dans cette pièce… C’est vrai, tu finirais par nous donner mal au cœur à faire comme ça le cheval de manège ! Roger, qui ne tenait plus en place, saisit cette invitation au bond, et courut jusqu’au garage. — Décidément, votre fils est bien malade, plaisanta Billy en s’adressant à Durieux, tandis que les chasseurs groupés aux fenêtres, le regardaient s’éloigner, par l’allée des tilleuls, à une allure folle. — C’est le coup de foudre dans toute sa beauté ! lança un autre. — Vous avouerez, en tout cas, qu’il est justifié, répliqua Durieux sur un ton jovial. — Avouez tout de suite qu’elle est de votre goût réitéra Billy. — Monsieur Billy, je vous prie ! s’exclama {{Mme}} Durieux avec un air tout bouleversé. — Un jour de chasse, toutes les plaisanteries sont permises. Madame. — Pardon, ce n’est qu’un rallye. — Le rallye, Madame, est une imitation de la chasse à courre. Et la conversation déviant, chacun fit ressortir ses plus fameuses anecdotes de chasseur. Mais bientôt, en entendit le grondement d’un moteur qui se rapprochait. — Ah ça ! s’exclama Durieux, on dirait l’auto de Roger. — Ce n’est pas possible ! fit de Saint-Pris en consultant sa montre. — Il n’a pas eu le temps matériel de couvrir l’aller et le retour, observa le comte de Ferrand. La gare est à plus de dix kilomètres. — Je vous dis que c’est lui ! Vous connaissez bien le gaillard, que diable ! et sa vitesse ! C’est lui ! triompha Durieux. C’était lui, en effet. On le vit alors descendre en voltige de son auto et enjamber quatre à quatre les marches du perron. Mais à peine eut-il franchi le seuil de la salle à manger, que tout le monde fut saisi par son extraordinaire pâleur. — Eh bien ! quoi, que se passe-t-il ? lui demanda son père. Tu as eu un accident. Il ne put que secouer la tête négativement. — Et le sac… le sac ? interrogea Billy. — Je ne suis pas allé jusqu’à la gare, avoua Roger. — Pourquoi donc ? — Je viens d’être le témoin d’une chose inexplicable. J’en suis encore à me demander si j’ai vraiment toute ma tête. — Mais quelle chose ?… Parle, voyons, parle, insista son père. — Eh bien ! voilà… Je poussais ma torpedo, à toute allure. lorsque j’aperçus, à une centaine de mètres, devant moi, une colonne de poussière qui se soulevait de la route en maintenant toujours cette même avance… Il s’arrêta un instant, hors de souffle. — Et devant cette colonne de poussière, interrogea Billy, qu’y avait-il ? Par quoi était-elle provoquée ? — Par rien. Il n’y avait devant elle que le vide… Figurez-vous le petit tourbillon gris qui s’envole et s’allonge sous la roue de quelque bicyclette, mais sans qu’il y ait la moindre bicyclette. — C’est tout simplement affolant ! — J’accélérai, sans parvenir toutefois à combler l’intervalle qui me séparait du singulier phénomène. Je fis alors jouer ma sirène. Le petit nuage de poussière qui roulait toujours à la même distance, comme en se jouant, dévia soudain de sa ligne, biaisa jusqu’à la lisière d’un champ… et s’évanouit dans l’air matinal… — Voyons, voyons, mon ami, est-ce que vous parlez sérieusement ? — Comment pouvez-vous en douter ? répondit Durieux à la place de son fils. Une expression bizarre, où flottait un peu d’égarement, se jouait sur les traits de Roger. Et pour qui connaissait son sang-froid, son intrépide nature d’homme, ce trouble était assez significatif. — Nous ne doutons pas de sa bonne foi, remarqua de Saint-Pris. Mais, peut-être, a-t-il été victime d’une hallucination ? — N’étiez-vous pas nu-tête sous le soleil ? — Nullement, répondit Roger. — N’aurais-tu pas plutôt absorbé, avant ton départ, un bon verre de whisky ? hasarda Billy. Cela suffit quelquefois pour amener des troubles de la vision. — Admettons une hallucination visuelle, concéda Roger dont le visage était encore agité de tics nerveux : mais comment se serait-t-elle doublée d’une hallucination de l’ouïe ?… Car, au moment où l’étrange apparition s’évanouissait, j'entendis un cri, ou plutôt une sorte de hurlement qu’on ne peut assimiler à rien de connu. — Quelque chose qui, après avoir jailli dans le silence, se répand comme une vibration de métal, vous pénètre et vous ébranle jusqu’au fond de l’être, douloureusement, compléta Durieux en saisissant le bras de son fils. — Oui… oui… Au même instant, les chevaux, que les lads promenaient par groupes, devant la façade, se mirent à hennir, et manifestèrent bientôt les signes de la plus intense frayeur. — Oh !… Oh !… Voilà qui n’est pas naturel ! s’égosilla Lorilleux. Dans les écuries, d’autres hennissements répondirent à ceux-là, mêlés à des coups de sabot contre les bas-flancs et à des bruits de chaînes violemment agitées. — Qu’on desselle les chevaux ! cria Durieux aux palefreniers qui avaient toutes les {{corr|peins|peines}} du monde à les maintenir. — Voyez donc, là… là… dans ce massif ! signala {{Mme}} de Saint-Pris. — Mais oui… Les rhododendrons ont bougé tout seuls… ils se sont couchés, comme si une main les avait écartés… — Et ce vent ! Les arbres frémirent. Les feuilles arrachées aux branches, et comme déchiquetées, tournoyèrent au-dessus des allées. Une statue de marbre fut renversée de son socle, tandis qu’un énorme chien, de la taille d’un âne, qui depuis quelques instants donnait l’impression d’une bête traquée, était soulevé de terre aussi facilement qu’une plume et rejeté sur le sol, les membres disloqués. Puis tout retomba dans le calme. — Eh bien ! Marescat, que pensez-vous de çà ? demanda Durieux. — Je pense que ce n’est plus le moment de faire des cavalcades dans la forêt. — Cette fois, en effet, l’avertissement est sérieux. Nous devons songer à nous défendre. Vous allez immédiatement téléphoner à la préfecture et demander qu’on vous envoie d’urgence trois de vos aides les plus résolus et les plus habiles.<noinclude> <references/></noinclude> qjtf6ovgskj6uk7rbhcfuvp8ep2b4um 15797830 15797829 2026-05-20T10:19:29Z Kasskass 56026 15797830 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> Toute l’assistance se trouvait réunie de très bonne heure dans la salle à manger. Les hommes, en habit rouge, se frappaient les bottes de leurs cravaches, dans leur impatience du départ. Les femmes, pour la plupart, étaient en amazones. Billy, comme à son ordinaire, prenait tout son temps, installé devant une petite table supportant un en-cas composé de jambon, d’œufs pochés, de brioches et de stout. — Roger, s’écria-t-il soudain en voyant entrer son ami, je bois à tes amours ! — Tu feras bien de varier tes plaisanteries. Ce n’est vraiment pas drôle ! — Je me doutais qu’il prendrait la mouche… Enfin, quoi, est-ce que tu vas te laisser mourir comme ça ? Nous avons passé l’époque du romantisme, que diable !… Tu retardes, mon vieux. Allons, allons, je ne veux plus te voir. Cette face de carême… Cela finit par devenir inquiétant. — Tu inspires encore plus d’inquiétude que moi, répliqua Roger sur un ton agacé. Ta figure est, en ce moment, aussi rouge que ton gilet. En fait de mouche, celle de l’apoplexie te guette, mon cher ! Mais Durieux qui venait de converser, par la fenêtre ouverte, avec son piqueur Jarvis, leur imposa silence. — On m’en apprend une bonne, dit-il. Le sac aux papiers, que je me suis fait envoyer de Paris, est resté à la gare. Comment voulez-vous courir le rallye sans une piste ? — Voilà une occupation toute trouvée pour Roger ! s’écria Billy. Qu’il saute dans son auto ! Cela vaudra mieux pour lui que de tourner en rond dans cette pièce… C’est vrai, tu finirais par nous donner mal au cœur à faire comme ça le cheval de manège ! Roger, qui ne tenait plus en place, saisit cette invitation au bond, et courut jusqu’au garage. — Décidément, votre fils est bien malade, plaisanta Billy en s’adressant à Durieux, tandis que les chasseurs groupés aux fenêtres, le regardaient s’éloigner, par l’allée des tilleuls, à une allure folle. — C’est le coup de foudre dans toute sa beauté ! lança un autre. — Vous avouerez, en tout cas, qu’il est justifié, répliqua Durieux sur un ton jovial. — Avouez tout de suite qu’elle est de votre goût réitéra Billy. — Monsieur Billy, je vous prie ! s’exclama {{Mme}} Durieux avec un air tout bouleversé. — Un jour de chasse, toutes les plaisanteries sont permises. Madame. — Pardon, ce n’est qu’un rallye. — Le rallye, Madame, est une imitation de la chasse à courre. Et la conversation déviant, chacun fit ressortir ses plus fameuses anecdotes de chasseur. Mais bientôt, en entendit le grondement d’un moteur qui se rapprochait. — Ah ça ! s’exclama Durieux, on dirait l’auto de Roger. — Ce n’est pas possible ! fit de Saint-Pris en consultant sa montre. — Il n’a pas eu le temps matériel de couvrir l’aller et le retour, observa le comte de Ferrand. La gare est à plus de dix kilomètres. — Je vous dis que c’est lui ! Vous connaissez bien le gaillard, que diable ! et sa vitesse ! C’est lui ! triompha Durieux. C’était lui, en effet. On le vit alors descendre en voltige de son auto et enjamber quatre à quatre les marches du perron. Mais à peine eut-il franchi le seuil de la salle à manger, que tout le monde fut saisi par son extraordinaire pâleur. — Eh bien ! quoi, que se passe-t-il ? lui demanda son père. Tu as eu un accident. Il ne put que secouer la tête négativement. — Et le sac… le sac ? interrogea Billy. — Je ne suis pas allé jusqu’à la gare, avoua Roger. — Pourquoi donc ? — Je viens d’être le témoin d’une chose inexplicable. J’en suis encore à me demander si j’ai vraiment toute ma tête. — Mais quelle chose ?… Parle, voyons, parle, insista son père. — Eh bien ! voilà… Je poussais ma torpedo, à toute allure, lorsque j’aperçus, à une centaine de mètres, devant moi, une colonne de poussière qui se soulevait de la route en maintenant toujours cette même avance… Il s’arrêta un instant, hors de souffle. — Et devant cette colonne de poussière, interrogea Billy, qu’y avait-il ? Par quoi était-elle provoquée ? — Par rien. Il n’y avait devant elle que le vide… Figurez-vous le petit tourbillon gris qui s’envole et s’allonge sous la roue de quelque bicyclette, mais sans qu’il y ait la moindre bicyclette. — C’est tout simplement affolant ! — J’accélérai, sans parvenir toutefois à combler l’intervalle qui me séparait du singulier phénomène. Je fis alors jouer ma sirène. Le petit nuage de poussière qui roulait toujours à la même distance, comme en se jouant, dévia soudain de sa ligne, biaisa jusqu’à la lisière d’un champ… et s’évanouit dans l’air matinal… — Voyons, voyons, mon ami, est-ce que vous parlez sérieusement ? — Comment pouvez-vous en douter ? répondit Durieux à la place de son fils. Une expression bizarre, où flottait un peu d’égarement, se jouait sur les traits de Roger. Et pour qui connaissait son sang-froid, son intrépide nature d’homme, ce trouble était assez significatif. — Nous ne doutons pas de sa bonne foi, remarqua de Saint-Pris. Mais, peut-être, a-t-il été victime d’une hallucination ? — N’étiez-vous pas nu-tête sous le soleil ? — Nullement, répondit Roger. — N’aurais-tu pas plutôt absorbé, avant ton départ, un bon verre de whisky ? hasarda Billy. Cela suffit quelquefois pour amener des troubles de la vision. — Admettons une hallucination visuelle, concéda Roger dont le visage était encore agité de tics nerveux : mais comment se serait-t-elle doublée d’une hallucination de l’ouïe ?… Car, au moment où l’étrange apparition s’évanouissait, j'entendis un cri, ou plutôt une sorte de hurlement qu’on ne peut assimiler à rien de connu. — Quelque chose qui, après avoir jailli dans le silence, se répand comme une vibration de métal, vous pénètre et vous ébranle jusqu’au fond de l’être, douloureusement, compléta Durieux en saisissant le bras de son fils. — Oui… oui… Au même instant, les chevaux, que les lads promenaient par groupes, devant la façade, se mirent à hennir, et manifestèrent bientôt les signes de la plus intense frayeur. — Oh !… Oh !… Voilà qui n’est pas naturel ! s’égosilla Lorilleux. Dans les écuries, d’autres hennissements répondirent à ceux-là, mêlés à des coups de sabot contre les bas-flancs et à des bruits de chaînes violemment agitées. — Qu’on desselle les chevaux ! cria Durieux aux palefreniers qui avaient toutes les {{corr|peins|peines}} du monde à les maintenir. — Voyez donc, là… là… dans ce massif ! signala {{Mme}} de Saint-Pris. — Mais oui… Les rhododendrons ont bougé tout seuls… ils se sont couchés, comme si une main les avait écartés… — Et ce vent ! Les arbres frémirent. Les feuilles arrachées aux branches, et comme déchiquetées, tournoyèrent au-dessus des allées. Une statue de marbre fut renversée de son socle, tandis qu’un énorme chien, de la taille d’un âne, qui depuis quelques instants donnait l’impression d’une bête traquée, était soulevé de terre aussi facilement qu’une plume et rejeté sur le sol, les membres disloqués. Puis tout retomba dans le calme. — Eh bien ! Marescat, que pensez-vous de çà ? demanda Durieux. — Je pense que ce n’est plus le moment de faire des cavalcades dans la forêt. — Cette fois, en effet, l’avertissement est sérieux. Nous devons songer à nous défendre. Vous allez immédiatement téléphoner à la préfecture et demander qu’on vous envoie d’urgence trois de vos aides les plus résolus et les plus habiles.<noinclude> <references/></noinclude> t79s3wkm5pgc3ajg8vjxanncehvlvgx Page:Cyril-Berger - L'Adversaire inconnu, 1922.djvu/11 104 4877672 15797460 2026-05-19T18:47:25Z Kasskass 56026 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> II v eut un certain émoi dans l’assistance. • Comment, %’écria de Saint-Pris, Mon­sieur n’est donc pas un de vos contremaîtres? • J’aime mieux vous l’avouer, M. Mares» cat appartient au Quai des Orfèvres. Il est un des policiers les plus réputés de la jeune école. Je l’ai fait venir ici pour prendre la direction des recherches qui s’imposent de plus en plus. • Et quel est votre avis, là-dessus. Mon­sieur Ma... » 15797460 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> II v eut un certain émoi dans l’assistance. • Comment, %’écria de Saint-Pris, Mon­sieur n’est donc pas un de vos contremaîtres? • J’aime mieux vous l’avouer, M. Mares» cat appartient au Quai des Orfèvres. Il est un des policiers les plus réputés de la jeune école. Je l’ai fait venir ici pour prendre la direction des recherches qui s’imposent de plus en plus. • Et quel est votre avis, là-dessus. Mon­sieur Marescat? lui demanda-t-on- • Mon avis est que M. Durieux ne peut as­sumer la responsabilité de vous garder plus long­temps ici. Tout le monde, du reste, se rangea à cette opinion. Les invités regagnèrent précipitamment leurs chambres. Ce fut un branle-bas général. Avant midi, toutes les malles s’alignaient dans le grand ves­tibule. Seuls. Billy et Chrissie Walker n’avaient pas bougé de la salle à manger. Billy avait entamé un énorme pâté qu’il avait trouvé dans la cuisine, cependant que la jeune Américaine fumait une cigarette devant une tasse de tiré. Eh bien ! et vous? demanda Durieux. • Ah ! ça, répondit Billy, est-ce que vous vous imaginez que nous allons déguerpir pour si peu de chose? • Cela, du reste, devient trop amusant, dé­clara Chrissie Walker. • Nous voulons faire équipe avec vous... Voilà ! • Passe encore pour Billy, dit Durieux. Mais vous, Chrissie, une femme... • Une femme qui a chassé le tigre dans les forêts du Bengale, répliqua-t-elle. Une femme qui est allée autrefois à Pékin pour prendre part à la répression des Boxers, et, qui, engagée sur le front russe, pendant la grande guerre, a fait le coup de feu en première ligne. • Je réponds de Chrissie Walker, s’écria joyeusement Billy. Et maintenant, il ne nous res» te plus qu’à organiser la défense- • L'attaque, veux-tu dire ! rectifia Roger, qui venait de pousser la porte. • Allez, croyez-moi, conclut Marescat. Cela va être une belle aventure... Et du diable, si nous n’avons pas le dernier mot ! CHAPITRE IV Le lendemain, tous les autres invités étant partis. Chrsisie Walker. Billy et Marescat se trouvaient réunis dès la première heure, avec Durieux et son fils, dans la salle des Chasseurs, que le joyeux président du Club des Cent avait baptisée « L’Arsenal », parce qu’ils y avaient transporté les différentes armes, dont ils pou­vaient avoir besoin, en cas d’alerte, fusils de chasse, carabines et brownings automatiques, ainsi que de nombreuses munitions, des cartou­ches de dynamite, des cordeaux Bickford, et un phare d’automobile à allumage électrique bran­ché sur une prise de courant, qui devait leur ser­vir à explorer, pendant la nuit, les profondeurs ténébreuses du parc et de la forêt. Ils avaient à peine dormi, dans leur hâte com­mune de faire face au péril, épaule contre épaule. Ce n'était, pour ainsi dire, plus les mêmes êtres que la veille. Ils avaient l'intuition d'étre engagés dans une partie terrible, où leur vie se jouerait à tous les instants. Durieux, dont la tenue était toujours si cor­recte, avait gardé sa chemise de nuit et s’était coiffé d’une casquette à carreaux. Billy avait enlevé son faux-col et ses manchettes pour se | livrer à la vérification des armes qui brillaient dans leur râtelier. Marescat. assis devant une table de toilette, se composait une tête de j paysan, avant de se diriger vers la Chaumière, où devait s’exercer sa surveillance. Quant à Chrissie Walker, elle avait revêtu un de se? nombreux costumes de chasse. • Savez-vous. lui dit Billy, qu’il n’y a pas dans toute l’Amérique une vedette de cinéma pour porter comme vous le travesti? • Je vous répondrai, mon cher, que ce tra- i vesti est de circonstance, car je présume que j nous allons jouer un film pue ordinaire, un film i qui aura le mérite d’être vécu, et dont les péri­péties pourraient bien faire reculer une Pearl j White en personne ! • EU dire qu’hier, à pareille heure, soupira Durieux, les volets claquaient sur la façade, qu’on s’interpellait d’une fenêtre à l’autre, que les trompes des autos se répondaient, que les cris joyeux et les rires se mêlaient aux abois des chiens gambadant autour des chasseurs ! • Seules sont restées les troupes de choc 1 martela Billy. Us se regardèrent alors dans les yeux. Il n'y avait au fond de leurs prunelles nulle fanfaron­nade, mais seulement une résolution froide, fa­rouche, comme à la veille d’une bataille déci­sive. • Et alors, demanda Durieux au policier, comment comptez-vous organiser notre défense ? • J’ai déjà employé une partie de ma nuit, répondit ce dernier à relier cette pièce... - • L’arsenal, précisa Biily. • A relier 1*Arsenal, par un fil téléphoni­que. avec le pavillon qui se trouve sur la lisière de la forêt, et où je ferai coucher votre piqueur et vetre garde-chasse. • Excellente précaution. • J ai fait ensuite baisser le rideau de fer du gTand vestibule et verrouiller toutes les piè- ' ces de la villa, honnis celles qui se trouvent J dans cette aile gauche ,où nous nous tiendrons. • C est parfait, approuva Durieux. Dans la p.èce voisine, qui est ma bibliothèque1, nous ins- ! tallerons notre salle à manger. qudgoènsuv drétus vb qfelaonicfmbmrféra • Que nous appellerons la « Cantine » dit i joyeusement Billy. • Et le soir, nous pourrons nous permettre, j pour tuer le temps, quelques parties de poker dans le fumoir du premier étage. • Que je baptise a Le Cercle » î • J’ai oublié de vous dire, reprit Marescat, j que j’ai l’intention de faire vendre, avec votre agrément, tontes les bêtes qui sont sur ce do­maine, sauf cinq chevaux de selle, un par tête, dont nous pourrons avoir besoin au cas d’une poursuite dans la forêt. J’ai dit. en outre, à Jarvis de nous ramener du haras voisin des Su- drettes deux superbes molosses qu’on m'a signa­lés, deux boules de Bordeaux, mâtinés de terre- neuve. le mâle et la femelle. —• Très bien ! Et maintenant, que dites-vous de çà ? j ajouta-t-il en pivotant sur sa chaise. U y eut une exclamation générale. Le policier avait fait place à un vieux paysan, { à la physionomie madrée, au teint hâié par le soleil, se disposant à aller vendre ses bestiaux à la foire voisine • La métamorphose est complète, dit Du­rieux. On m avait, du reste, signalé que vous étiez un des virtuoses du maquillage. • J’en conviens, répondit-il. Cette virtuosité qu on veut bien me reconnaître a néanmoins ses inconvénients. C’est ainsi que, m’étant un soir composé une silhouette d’apache, pour une fila­ture dans quelques bals musette de la banlieue j’ai été cueilli dans une rafle, et qu’en dépit d mes protestations, jàai dû passer toute la nuit ai poste, sur le matelas réservé aux macchabées. • Ça, au moins, c'est du bon vaudeville I 6’esclaffa Billy. • Cependant, pour le maquillage, il y a en* core plus fort que moi, murmura Marescat. • Ah oui ! le fameux X ! • Décidément, fit Durieux, cet individu-là est votre marotte ! Ne pensez plus à lui que diable !... Je vous l’ai déjà dit... Vous aurez votre revanche ici. • En attendant, au boulot ! conclut Mares­cat. Ben au r’voir la compagnie, ajouta-t-il, j m’en vas tout uniment de c’ pas guetter la cahute de c’ vieux astrologue de Matéhus... Elt ils le virent s’éloigner dan» le parc, la blouse gonflée par le vent, s’appuyant sur un bâton noueux, et traînant des sabots que débor­daient quelques brins de paille. Durieux sortit à son tour, et il ne resta plut dans « l'Arsenkl » que Roger. Chrissie Walker et le gros Billy, qui s’était endormi sur le divan, aa pipe entre le» dents. Le ciel s’était assombri.<noinclude> <references/></noinclude> koco33tqlthrml8fse0fkwyj5bnwcsb 15797833 15797460 2026-05-20T10:21:20Z Kasskass 56026 15797833 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Kasskass" /></noinclude><nowiki/> Il y eut un certain émoi dans l’assistance. — Comment, %’écria de Saint-Pris, Monsieur n’est donc pas un de vos contremaîtres ? — J’aime mieux vous l’avouer, {{M.}} Marescat appartient au Quai des Orfèvres. Il est un des policiers les plus réputés de la jeune école. Je l’ai fait venir ici pour prendre la direction des recherches qui s’imposent de plus en plus. — Et quel est votre avis, là-dessus. Monsieur Marescat ? lui demanda-t-on- — Mon avis est que M. Durieux ne peut assumer la responsabilité de vous garder plus longtemps ici. Tout le monde, du reste, se rangea à cette opinion. Les invités regagnèrent précipitamment leurs chambres. Ce fut un branle-bas général. Avant midi, toutes les malles s’alignaient dans le grand vestibule. Seuls. Billy et Chrissie Walker n’avaient pas bougé de la salle à manger. Billy avait entamé un énorme pâté qu’il avait trouvé dans la cuisine, cependant que la jeune Américaine fumait une cigarette devant une tasse de tiré. Eh bien ! et vous ? demanda Durieux. • Ah ! ça, répondit Billy, est-ce que vous vous imaginez que nous allons déguerpir pour si peu de chose ? • Cela, du reste, devient trop amusant, déclara Chrissie Walker. • Nous voulons faire équipe avec vous… Voilà ! • Passe encore pour Billy, dit Durieux. Mais vous, Chrissie, une femme… • Une femme qui a chassé le tigre dans les forêts du Bengale, répliqua-t-elle. Une femme qui est allée autrefois à Pékin pour prendre part à la répression des Boxers, et, qui, engagée sur le front russe, pendant la grande guerre, a fait le coup de feu en première ligne. • Je réponds de Chrissie Walker, s’écria joyeusement Billy. Et maintenant, il ne nous res » te plus qu’à organiser la défense- • L’attaque, veux-tu dire ! rectifia Roger, qui venait de pousser la porte. • Allez, croyez-moi, conclut Marescat. Cela va être une belle aventure… Et du diable, si nous n’avons pas le dernier mot ! {{PetitTitre|CHAPITRE IV}} Le lendemain, tous les autres invités étant partis. Chrsisie Walker. Billy et Marescat se trouvaient réunis dès la première heure, avec Durieux et son fils, dans la salle des Chasseurs, que le joyeux président du Club des Cent avait baptisée « L’Arsenal », parce qu’ils y avaient transporté les différentes armes, dont ils pouvaient avoir besoin, en cas d’alerte, fusils de chasse, carabines et brownings automatiques, ainsi que de nombreuses munitions, des cartouches de dynamite, des cordeaux Bickford, et un phare d’automobile à allumage électrique branché sur une prise de courant, qui devait leur servir à explorer, pendant la nuit, les profondeurs ténébreuses du parc et de la forêt. Ils avaient à peine dormi, dans leur hâte commune de faire face au péril, épaule contre épaule. Ce n’était, pour ainsi dire, plus les mêmes êtres que la veille. Ils avaient l’intuition d’étre engagés dans une partie terrible, où leur vie se jouerait à tous les instants. Durieux, dont la tenue était toujours si correcte, avait gardé sa chemise de nuit et s’était coiffé d’une casquette à carreaux. Billy avait enlevé son faux-col et ses manchettes pour se | livrer à la vérification des armes qui brillaient dans leur râtelier. Marescat. assis devant une table de toilette, se composait une tête de j paysan, avant de se diriger vers la Chaumière, où devait s’exercer sa surveillance. Quant à Chrissie Walker, elle avait revêtu un de se ? nombreux costumes de chasse. • Savez-vous. lui dit Billy, qu’il n’y a pas dans toute l’Amérique une vedette de cinéma pour porter comme vous le travesti ? • Je vous répondrai, mon cher, que ce tra— i vesti est de circonstance, car je présume que j nous allons jouer un film pue ordinaire, un film i qui aura le mérite d’être vécu, et dont les péripéties pourraient bien faire reculer une Pearl j White en personne ! • EU dire qu’hier, à pareille heure, soupira Durieux, les volets claquaient sur la façade, qu’on s’interpellait d’une fenêtre à l’autre, que les trompes des autos se répondaient, que les cris joyeux et les rires se mêlaient aux abois des chiens gambadant autour des chasseurs ! • Seules sont restées les troupes de choc 1 martela Billy. Us se regardèrent alors dans les yeux. Il n’y avait au fond de leurs prunelles nulle fanfaronnade, mais seulement une résolution froide, farouche, comme à la veille d’une bataille décisive. • Et alors, demanda Durieux au policier, comment comptez-vous organiser notre défense ? • J’ai déjà employé une partie de ma nuit, répondit ce dernier à relier cette pièce… — • L’arsenal, précisa Biily. • A relier 1*Arsenal, par un fil téléphonique. avec le pavillon qui se trouve sur la lisière de la forêt, et où je ferai coucher votre piqueur et vetre garde-chasse. • Excellente précaution. • J ai fait ensuite baisser le rideau de fer du gTand vestibule et verrouiller toutes les piè—’ces de la villa, honnis celles qui se trouvent J dans cette aile gauche, où nous nous tiendrons. • C est parfait, approuva Durieux. Dans la p.èce voisine, qui est ma bibliothèque1, nous ins— ! tallerons notre salle à manger. qudgoènsuv drétus vb qfelaonicfmbmrféra • Que nous appellerons la « Cantine » dit i joyeusement Billy. • Et le soir, nous pourrons nous permettre, j pour tuer le temps, quelques parties de poker dans le fumoir du premier étage. • Que je baptise a Le Cercle » î • J’ai oublié de vous dire, reprit Marescat, j que j’ai l’intention de faire vendre, avec votre agrément, tontes les bêtes qui sont sur ce domaine, sauf cinq chevaux de selle, un par tête, dont nous pourrons avoir besoin au cas d’une poursuite dans la forêt. J’ai dit. en outre, à Jarvis de nous ramener du haras voisin des Su— drettes deux superbes molosses qu’on m’a signalés, deux boules de Bordeaux, mâtinés de terre— neuve. le mâle et la femelle. —• Très bien ! Et maintenant, que dites-vous de çà ? j ajouta-t-il en pivotant sur sa chaise. U y eut une exclamation générale. Le policier avait fait place à un vieux paysan, { à la physionomie madrée, au teint hâié par le soleil, se disposant à aller vendre ses bestiaux à la foire voisine • La métamorphose est complète, dit Durieux. On m avait, du reste, signalé que vous étiez un des virtuoses du maquillage. • J’en conviens, répondit-il. Cette virtuosité qu on veut bien me reconnaître a néanmoins ses inconvénients. C’est ainsi que, m’étant un soir composé une silhouette d’apache, pour une filature dans quelques bals musette de la banlieue j’ai été cueilli dans une rafle, et qu’en dépit d mes protestations, jàai dû passer toute la nuit ai poste, sur le matelas réservé aux macchabées. • Ça, au moins, c’est du bon vaudeville I 6’esclaffa Billy. • Cependant, pour le maquillage, il y a en* core plus fort que moi, murmura Marescat. • Ah oui ! le fameux X ! • Décidément, fit Durieux, cet individu-là est votre marotte ! Ne pensez plus à lui que diable !… Je vous l’ai déjà dit… Vous aurez votre revanche ici. • En attendant, au boulot ! conclut Marescat. Ben au r’voir la compagnie, ajouta-t-il, j m’en vas tout uniment de c’pas guetter la cahute de c’vieux astrologue de Matéhus… Elt ils le virent s’éloigner dan » le parc, la blouse gonflée par le vent, s’appuyant sur un bâton noueux, et traînant des sabots que débordaient quelques brins de paille. Durieux sortit à son tour, et il ne resta plut dans « l’Arsenkl » que Roger. Chrissie Walker et le gros Billy, qui s’était endormi sur le divan, aa pipe entre le » dents. Le ciel s’était assombri.<noinclude> <references/></noinclude> 9gz41jroulv9crocpfy7el8gsusei2u Page:Journal asiatique, série 11, tome 5.djvu/552 104 4877673 15797469 2026-05-19T18:59:04Z Yland 11394 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{syriaque}} {{P début|90|m=1em}} 1. A été baptisée<ref>Le texte porte le féminin que nous traduisons littéralement.</ref> Anne ({{lang|syr-Latn|Ḥanâ}}), fille de Joseph, fils de Berik, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, avec le parrainage<ref>Nous rendons ainsi la qualité de parrain ou de marraine. Le syriaque a dans les deux cas le même mot : <span style="font-family :'Serto Chahane 4'">{{t|{{lang|rtl|syr|ܟܥܪܒܘܬܐ}}|150}}</span> «... » 15797469 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|524|MAI-JUIN 1915.}}</noinclude>{{syriaque}} {{P début|90|m=1em}} 1. A été baptisée<ref>Le texte porte le féminin que nous traduisons littéralement.</ref> Anne ({{lang|syr-Latn|Ḥanâ}}), fille de Joseph, fils de Berik, au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, avec le parrainage<ref>Nous rendons ainsi la qualité de parrain ou de marraine. 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A été baptisé Salomon ({{lang|syr-Latn|Šlîmoun}}), fils de ‘Azîz, fils du prêtre défunt David, qui est appelé Bar Qetib, avec le parrainage du diacre Faradj, fils de ‘Antar, l’année 1826 (1515). 8. A été baptisé Moïse, fils de Julian (Iouliân), avec le parrainage d’Abraham, fils du prêtre Isaac, en l’année 1827 (1516). 9. A été baptisé Abraham, fils de {{lang|syr-Latn|Ṣouṣ}}{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de Jean, fils de Gabriel, l’année 1834 des Grecs (1523). 10. A été baptisé Joseph, fils de {{lang|syr-Latn|Qaštam}}{{filet|4|0.5}}, avec le parrainage de Jacques de {{lang|syr-Latn|Ṣalaḥ}}. {{P fin}}<noinclude> <references/></noinclude> oiuxfm6q4173rhri0kq8qbe3si3qz1x Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/488 104 4877674 15797499 2026-05-19T19:20:18Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>moins afin que la vérité triomphe, qu’afin qu’ils aient le plaisir de fouler aux pieds leur adversaire. <ref>{{lang|la|Calvin., ''in'' Admonit. ad Fratres polonos, pag. 686.}}</ref> {{lang|la|''Porrò teterrimus hic error, qui apud'' ''vos grassatur, favorem obtinuit ex'' ''immodico contentionis fervore. 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Ita'' ''effugium illud nimis cupidè multi'' ''arripuerunt, quòd ita putarent nullo'' ''negotio refutari Stancari ineptias. Sic'' ''ut veteri proverbio dicitur, nimiùm'' ''altercando veritas amissa fuit. Equidem'' ''non dubito quosdam inscitiâ vel'' ''inconsideratâ facilitate lapsos esse :'' ''veùm conjicere simul licet, nonnullos''}} <ref>''Il entend'' Blandrata, Gentilis, Jean-Paul Alciat, ''qu’il nomme peu après.''</ref> {{lang|la|''astutè captâsse occasionem,'' ''ut execrabile delirium, quod plausibile'' ''fore sperabant, simplicibus'' ''impunè obtruderent.''}} C’est-à-dire, selon la version française des Opuscules de Calvin : « Au reste cest erreur pernicieux et execrable, qui est semé par votre pays, a obtenu faveur et credit par le moyen d’une trop grande ardeur de contention. Car lors que Stancarus, ce sophiste et criard enragé, mettoit en avant ses resveries, à savoir que Jesus-Christ est seulement mediateur, entant qu’il est homme, et pourtant qu’il intercede envers toute la trinité, aucuns estimerent que le meilleur et le plus expedient estoit s’ils respondoyent que le pere seul est vrayement et proprement Dieu. Ainsi plusieurs s’arresterent par trop ardemment à ce subterfuge-la, pource qu’ils pensoyent que par ce moyen Stancarus seroit aisément rembarré avec toutes ses sottises. Ainsi, comme dit le proverbe ancien, la verité a est perdue en trop debatant. Et pour vray je ne doute point qu’aucuns ne soyent tombez par ignorance, ou par une facilité inconsiderée : mais il y a bien apparence aussi que d’autres ont cherché finement l’occasion de pouvoir sans danger mettre et avant aux simples et idiots ceste forcenerie execrable, laquelle ils esperoyent leur estre agreable et plaisante <ref>Recueil des Opuscules, c’est-à-dire petit Traité de M. Jean Calvin, ''pag.'' 2296, ''édit. de'' ''Genève'', 1611.</ref>. » Théodore de Beze reconnaît aussi que le trithéisme et Parianisme, qui se renouvelèrent dans la Pologne, tirèrent leur origine des disputes de Stancarus <ref>{{lang|la|Beza, ''in'' Apologiâ alterâ ad Claudium de Xainctes, ''pag.'' 345, ''tom. II'' Operum.}} ''Voyez'' ''aussi ce qu’il dit dans la'' Vie de Calvin, ''à l’ann.'' 1560, ''pag.'' 381 {{lang|la|''tomi III'' Operum.}}</ref>. '''{{refa|Stancarus-(H)|(H)}}''' ''Cela pourrait donner lieu à'' ''beaucoup de réflexions.'' ] Je n’en ferai néanmoins qu’un petit nombre, et je commencerai par les plaintes que font certaines personnes contre les sciences. Ne vaudrait-il pas mieux supprimer les académies que d’entretenir tant de professeurs en toutes sortes de facultés ? Ce sont eux qui font naître les hérésies, ou qui élèvent ceux qui répandent et qui multiplient l’erreur. Le peuple, c’est-à-dire tous ceux qui ne sont point appelés à expliquer les matières de religion, conservent sain et entier tout le dépôt de la foi qu’on leur confie. Apprenez-leur une fois qu’il faut croire la trinité des personnes, l’unité de la nature divine, l’incarnation du Verbe, sa médiation, etc., ils croiront tous ces mystères sans jamais en altérer la pureté, et sans s’inquiéter les uns les autres. Mais les docteurs n’en usent pas de cette manière : les uns veulent se distinguer par des interprétations subtiles, et les autres ne veulent pas le leur permettre. Cela donne lieu à des disputes qui troublent la source et qui la partagent en plusieurs ruisseaux bourbeux. Le premier partage est bientôt suivi du second, et ainsi de suite : la fécondité, ou plutôt la contagion en ce genre-là est surprenante. Vous n’entendez plus parler bientôt après que de sectaires apollinaristes, ariens, eutychiens, macédoniens, monothélites, nestoriens, sabelliens, etc. <ref>''On suit l’ordre alphabétique et non pas le'' ''chronologique.''</ref>. Si l’on dressait l’arbre généalogique des hérésies, on verrait que leur filiation est fondée<section end="Stancarus"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> dma47f60bm0tqp3yipqywflpuaht5gr Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/186 104 4877675 15797506 2026-05-19T19:28:00Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797506 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|188|ONCLE ANGHEL}}</noinclude><nowiki /> « Déployant ses bras aux manches larges, tel un cygne prenant le vol, elle se sauva vers la tente et y disparut, pendant que Cosma, blême, la démarche lourde, se dirigea droit sur Élie et dit, à voix basse : — Que dis-tu, Élie, de la réponse que cette femme me fit ? « Élie allongea le cou et le visage : — Je dis que la femme a raison, et que sa réponse est juste et méritée. « Cosma hurla, hors de lui : — Que le diable t’emporte avec ta raison et ta justice ! C’est pas ça que je veux savoir ! — Quoi, alors ? fit Élie, très calme. « L’autre se pencha vers son oreille, maîtrisant sa rage : — Ne crois-tu pas, Élie, que cette femme c’est la ''tchobanitza'' de la forêt de pins, il y a dix-sept ans de ça ? — Peut-être bien, Cosma… Il se peut que ce soit elle.. Mais je n’en suis pas sûr… Et puis, à quoi bon le savoir ? Si c’est bien elle la ''tchobantiza'' de la forêt de pins, souviens-toi de ta fierté de cette nuit-là. Et si tu la trouves meilleure aujourd’hui, à dix-sept ans de distance, cela veut dire que la femme est comme le cheval : plus elle court, meilleure elle devient. « Cosma tomba pensif, la pipe oubliée au coin de la bouche.<noinclude> <references/></noinclude> ratb5ooaxxms72skykf4wibjgyw9343 Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/187 104 4877676 15797509 2026-05-19T19:29:53Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797509 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|189}}</noinclude><nowiki /> « Et quand la lune toucha au zénith, nous avions quitté notre dernière halte, nous frayant un chemin dans les fourrés de roseaux et les laîches aux feuilles gluantes qui nous salissaient de bave. Personne ne parlait. {{***|150%|m=1em}} « Personne ne parlait, nom de Dieu ! Et cependant, il aurait fallu. Parler ? Non, mais hurler, taper, saccager, broyer. Il nous aurait fallu, à ce moment-là, un tremblement de terre, qui {{corr|ouvrit|ouvrît}} des crevasses béantes ; ou une grêle de glaçons gros comme des œufs de pintade, qui nous {{corr|couvrit|couvrît}} les têtes de bosses ; ou une bataille inégale avec la ''Potéra'', qui nous {{corr|mit|mît}} en fuite, criblés de blessures ; ou la foudre ; ou la peste ; ou toute autre calamité, pour empêcher ce silence pendant lequel la tête de Cosma s’était mise à germer sa perte. « Je ne me doutais de rien, bien sûr. Élie, lui, en savait peut-être quelque chose, et Floritchica aussi. Mais nous le sûmes bien dès que les ténèbres s’évanouirent et que l’aube jeta son blanc linceul sur nos visages et sur la terre. « Nous nous trouvions alors sur un champ désert et avancions sur un rang, au pas des<noinclude> <references/></noinclude> 1vc5tuo0vcvo72zcp19n41olo1tqzfm Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/188 104 4877677 15797510 2026-05-19T19:31:12Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797510 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|190|ONCLE ANGHEL}}</noinclude>chevaux, en suivant la route sinueuse. Floritchica, blottie dans les bras de Cosma qui la portait sur son cheval, somnolait, frileuse, entièrement abandonnée au dandinement du cheval ; et Cosma, semblant tout ignorer du monde, la face hagarde, graisseuse, inspectait son trésor d’un œil féroce. Cet œil de fauve sanguin s’arrêtait, tantôt sur ce visage aux traits calmes de vierge, orné d’un superbe nez de libertine, tantôt sur ce ventre aux lignes gracieuses découpées dans le manteau et ondulées par les secousses. « Et voilà que, brusquement, Cosma arrête son cheval et lâche son précieux fardeau ; Floritchica se laisse plier comme un traversin sur les genoux de son amant. Ses yeux, ouverts, sourient. Les cheveux se déversent vers le sol. Épaules, seins et cuisses, ne sont plus qu’harmonie diabolique. « Cosma contemple toute cette fortune et s’écrie : — Comment ! Ça c’est une terre qui s’est laissée labourer par toutes les charrues, féconder par toutes les semences ? Et moi, Cosma, qui veux tout ça pour moi seul, je dois entendre cela sans aller, de suite, trancher les mains qui ont offensé mon bien ?<noinclude> <references/></noinclude> 68wecbq35c4tz53nwtpces8y345gb7t Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/189 104 4877678 15797511 2026-05-19T19:33:56Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797511 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|191}}</noinclude><nowiki /> « Floritchica noua les bras au-dessous de sa tête et dit, avec un mépris indulgent : — Oui, Cosma… Tu dois entendre tout cela, et encore ceci : les terres en friche ne sont estimées par personne, pas même par toi. « Et avec un sursaut de son corps de serpent, elle sauta à terre. Élie et moi, nous la suivîmes. {{il}} « Cosma ne broncha pas, mais le sang lui affluait à la tête : la réplique de Floritchica avait frappé juste. Cela ne pouvait se supporter sans un écrasement de colère ; et comme les épaules de la femme étaient trop faibles pour soutenir ce poids, il s’en prit à lui-même. Avant que nous nous fussions rendu compte de ce dont il s’agissait, il s’était laissé glisser à terre, s’était étendu sous son cheval et prenant de ses mains fermes le sabot ferré de la bête l’avait posé sur sa poitrine. Au même instant, il frappa d’un coup de pied le ventre de l’animal qui, non habitué à ce genre de brutalités, lâcha un hennissement et sauta par-dessus le corps de son maître. « Épouvantés, nous accourûmes tous trois à son secours. Cosma avait une face de cire et vomissait du sang par la bouche et par le nez. Mais ses yeux étaient bons,<noinclude> <references/></noinclude> 89lmqa4ceefz28jzsyfxrj1c6n9ys4x Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/190 104 4877679 15797513 2026-05-19T19:37:14Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797513 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|192|ONCLE ANGHEL}}</noinclude>paisibles. Aux cris de Floritchica, il voulut répondre quelque chose ; un flux abondant de sang l’en empêcha. Il ferma doucement les paupières et s’évanouit. « Nous le crûmes mort et le transportâmes dans le champ, où nous nous aperçûmes aussitôt qu’il respirait, lui lavâmes la figure ensanglantée et le ramenâmes à la vie. « Floritchica, un peu pâle, lui prit la tête sur ses genoux, lui écarta les cheveux collés sur le visage, l’embrassa tendrement et lui dit : — Mon ami… mon ami… Sois bon ! Ne sois pas si injuste ! Et ne demande pas à la vie ce qu’elle ne peut pas nous donner. « Cosma grommela d’une voix râlante : — Je m’en moque, du juste… et de l’injuste… et de ce que la vie donne… et de ce qu’elle ne donne pas. Ma poitrine, c’est toute la vie. Ce qu’elle veut, je le veux au prix de cette vie. Et je veux maintenant couper les mains qui ont souillé mon bien… Et je les couperai ! « À ces dernières paroles, sa face blême se colora de nouveau. Elle flamboya comme le cuivre frotté, sous un jet soudain de rayons oranges que le soleil, surgissant à l’horizon, lui envoya en plein visage. Cosma ouvrit de grands yeux sur le quart<noinclude> <references/></noinclude> o4ylk1im9k4ysjjo7oyrkxt5dse1u2p Catégorie:Œuvres de Jean Giraudoux 14 4877680 15797517 2026-05-19T19:39:50Z Benoit Soubeyran 111354 Page créée avec « {{cat}} Catégorie de regroupement de tout ce qui concerne les œuvres de [[Auteur:Jean Giraudoux|Jean Giraudoux]]. Ses œuvres sont à ranger en sous-catégories. [[Catégorie:Jean Giraudoux]] [[Catégorie:Œuvres par Auteur|Giraudoux, Jean]] [[Catégorie:Œuvres par auteurs français]] » 15797517 wikitext text/x-wiki {{cat}} Catégorie de regroupement de tout ce qui concerne les œuvres de [[Auteur:Jean Giraudoux|Jean Giraudoux]]. Ses œuvres sont à ranger en sous-catégories. [[Catégorie:Jean Giraudoux]] [[Catégorie:Œuvres par Auteur|Giraudoux, Jean]] [[Catégorie:Œuvres par auteurs français]] ippj0gax1t3aibd1rzadvvbnfth86j4 Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/191 104 4877681 15797535 2026-05-19T19:51:24Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797535 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||COSMA|193}}</noinclude>du disque phosphorescent qui montait à vue d’œil, droit devant lui, à l’infini. Alors, avec un effort de grand blessé, il lança son buste en avant et envoya à l’astre un gros crachat de sang, en prononçant, avec rage, ces mots : — Pour celui qui t’a fait, toi… et moi… et la terre… et… « Il s’arrêta net, la bouche fermée, comme pour écouter, mais une explosion de sang la lui ouvrit et déversa le liquide sur sa poitrine. « Cosma retomba sur les genoux de Floritchica, les yeux ouverts, des yeux qui criaient toute leur haine contre la vie. Aucun de nous n’osa lui venir en aide. « Élie me prit par le bras et m’entraîna vers le champ en friche. {{***|150%|m=1em}} — Tu m’éloignes pour que je ne voie pas comment il va mourir ? demandai-je, à Élie, un peu plus loin. Il suivait du regard le vol majestueux d’un gros charognard : — Je ne pense pas qu’il meure de cette blessure ; Cosma c’est un homme à sept vies. Mais je pense qu’il mourra : demain, dans une semaine, ou dans un mois, car il a une douve de trop à son crâne, et elle<noinclude> <references/></noinclude> 6sihh6kwndc9m1aniar6y7alb5btkze Page:Istrati - Oncle Anghel, 1924.djvu/192 104 4877682 15797537 2026-05-19T19:52:55Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797537 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|194|ONCLE ANGHEL}}</noinclude>le détruira… C’est une maladie qui ne pardonne pas. Je vais te dire ce que c’est. —{{lié}}Dans le cœur de tout homme il y a un ver rongeur qui dort. Chez l’homme mou, il ne se réveille jamais, ou rarement, et alors ce n’est que pour bâiller et se rendormir : ça, c’est l’homme qui se heurte dix fois par jour contre le même caillou, se fâche, jure et n’enlève pas la pierre ; ou bien, quand sa porte grince dans les gonds, se contente de dire : ah, cette sacrée porte ! —{{lié}}mais ne lui met pas un peu d’huile pour la graisser. C’est l’homme que Dieu créa, je ne sais pas pourquoi, à la fin de la semaine, lorsqu’il avait le cerveau fatigué de tant de choses merveilleuses faites avant l’homme. —{{lié}}Mais, le Démon, qui n’avait fait que flâner et critiquer le Créateur pendant les six jours, profita du dimanche et ajouta au crâne de l’homme une douve en plus, la douve démoniaque, celle qui fait rager l’homme dès qu’une chose n’est pas à son goût, dès qu’il est contrarié. Bien sûr, pendant la nuit qui s’était écoulée, l’homme normal avait eu le temps de peupler la terre d’imbéciles, et c’est pourquoi l’on voit si peu d’hommes qui se font du mauvais sang. Néanmoins, les hommes au crâne à la douve en plus surgirent assez nombreux pour chambarder<noinclude> <references/></noinclude> a99vaop709xaxz8kama9m1ec1l2qvzx Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/251 104 4877683 15797541 2026-05-19T20:08:27Z Bananax47 155652 /* Corrigée */ 15797541 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr|230|LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|}}</noinclude>partais, qui ne te suivait des yeux, le cou tendu, le regard fixe ? Quelle épouse, quelle vierge n’a pas brûlé pour toi en ton absence et n’a pas senti redoubler ses feux en ta présence ? Quelle princesse, quelle reine n’a pas envié et mes joies, et mon lit nuptial ? Tu avais, je l’avoue, deux talents particuliers qui pouvaient te gagner à l’instant le cœur de toutes les femmes : le talent de la parole et celui du chant : jamais philosophe ne les avait possédés à si haut degré. C’est avec ces talents que, pour te délasser de la fatigue de tes études philosophiques, tu as composé ces chansons d’amour, qui, partout répétées à cause des charmes de la poésie et de la musique, mettaient sans cesse ton nom dans toutes les bouches, tellement que la douceur de la mélodie ne permettait<noinclude> <references/></noinclude> rcpujcvm3b4nye2x0uhqymc7h4f16ib Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/252 104 4877684 15797545 2026-05-19T20:12:50Z Bananax47 155652 /* Corrigée */ 15797545 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr||LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|231}}</noinclude>plus même aux gens illettrés d’oublier tes vers. Aussi, comme les femmes soupiraient d’amour pour toi ! et la plus grande partie de ces vers célébrant nos amours, mon nom retentit dans beaucoup de pays, et l’envie de beaucoup de femmes s’alluma contre moi. En effet, quelle perfection de l’esprit ou du corps n’ornait pas ton adolescence ? Des femmes qui m’enviaient alors, en est-il une qui, me voyant privée de tant de délices, ne compatirait à mon infortune ? Quel est celui, quelle est celle, fussent-ils mes ennemis, qui ne ressentirait la pitié due à mon sort ? Je t’ai fait bien du mal, et pourtant, tu le sais, je suis innocente ; car c’est moins le fait que l’intention qui caractérise le crime. L’équité ne pèse pas l’acte lui-même, mais la pensée qui l’a inspiré. Quant à ce qui s’est passé<noinclude> <references/></noinclude> k055g6kpr2h427eko0tyf4mq98fkfwo Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/253 104 4877685 15797548 2026-05-19T20:16:45Z Bananax47 155652 /* Corrigée */ 15797548 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr|232|LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|}}</noinclude>pour toi dans mon cœur, toi qui me connaissais, toi seul le peux juger. C’est à ton examen que je confie tout, j’abandonne tout à ton témoignage. Dis-moi seulement, si tu le peux, pourquoi, depuis ma retraite du monde, retraite que toi seul as exigée, dis pourquoi tu m’as négligée, oubliée, au point de me refuser le bonheur de ta présence et de ton entretien, ainsi que la consolation de tes lettres, puisque tu es absent. Dis-le donc, si tu l’oses ; autrement, je dirai ce que j’en pense moi-même, ce que tout le monde en soupçonne… C’est la concupiscence plutôt que l’amitié, l’ardeur du plaisir plutôt que l’amour, qui t’ont attaché à moi. Dès que tu as cessé de désirer, toutes ces démonstrations de tendresse ont disparu à la fois.<noinclude> <references/></noinclude> euna818ddcet7p9avsor0tb5lncv0oi Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/254 104 4877686 15797550 2026-05-19T20:23:18Z Bananax47 155652 /* Corrigée */ 15797550 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr||LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|233}}</noinclude><nowiki/> Ceci, mon bien-aimé, n’est pas tant une conjecture de ma part, que celle de tout le monde ; ce n’est pas tant une opinion personnelle et secrète, qu’une opinion commune et publique. Plût à Dieu que j’eusse seule cette opinion, et que ton amour trouvât, pour son excuse, quelques défenseurs qui pussent assoupir un peu ma douleur ! Plût à Dieu que je pusse imaginer des prétextes pour t’excuser et pour me convaincre ! Fais, je te supplie, ce que je te demande ; c’est si peu de chose et cela t’est si facile. Tandis que je suis frustrée de ta présence, exprime-moi au moins des vœux qui, grâce à l’éloquence de tes paroles, me rendront la douceur de ton image. J’espère en vain de te trouver libéral dans les choses, lorsque je te vois avare même de<noinclude> <references/></noinclude> o234oco3s309wuciug6pz0uv8okuekk Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/255 104 4877687 15797553 2026-05-19T20:27:15Z Bananax47 155652 /* Corrigée */ 15797553 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr|234|LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|}}</noinclude>paroles. J’avais cru, jusqu’à présent, mériter beaucoup de ta part, puisque j’ai tout fait pour toi et que je persévère de plus en plus dans cette soumission. Lorsque, jeune encore, j’embrassai les austérités de la profession monastique, ce n’est pas à une religieuse vocation, c’est à ton ordre que j’ai obéi. Si tu ne m’en tiens aucun compte, je me suis donc sacrifiée en vain ? Désormais, quelle récompense dois-je attendre de Dieu, pour l’amour duquel il est constant que je n’ai rien fait ? Quand tu as marché vers Dieu, je t’ai suivi, bien plus, je t’ai devancé. Comme si tu te souvenais de la femme de Loth qui regarda derrière elle, tu m’as enchainée la première par l’habit et la profession monastiques. C’était là, je l’avoue, avoir peu de confiance<noinclude> <references/></noinclude> 33xvnui26pbz5igwoouh8h0aj8gzfrp Page:Bertheroy - La Passion d Héloise et d Abelard.pdf/256 104 4877688 15797556 2026-05-19T20:34:38Z Bananax47 155652 /* Corrigée */ 15797556 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Bananax47" />{{nr||LA PASSION D'HÉLOÏSE ET D'ABÉLARD|235}}</noinclude>en moi ; j’en ai profondément gémi, j’en rougi même, moi qui, pour t’obéir, n’aurais pas hésité à te suivre, que dis-je, à te précéder dans les enfers ! Car mon cœur n’était plus avec moi, mais avec toi ; et maintenant plus que jamais, s’il n’est avec toi, il n’est nulle part, puisqu’il ne peut vraiment pas exister sans toi. Fais donc qu’il soit bien avec toi, je t’en conjure, et il sera bien avec toi s’il te trouve propice, si tu lui rends amour pour amour : peu pour beaucoup, et des mots pour des choses. Plût à Dieu, ô cher, que tu fusses moins sûr de mon amour, tu en serais plus inquiet ! Mais pour t’avoir donné trop de sécurité à ce sujet, j’ai à souffrir davantage de ta négligence. Souviens-toi, je t’en supplie, de ce que j’ai fait pour toi, et réfléchis à tout ce que tu me dois !<noinclude> <references/></noinclude> nggamzzcxeuh8gibuhfelh1olulhw1o Modèle:Utilisateur SUL 10 4877689 15797565 2026-05-19T20:42:22Z Sicarov 121895 Sicarov a déplacé la page [[Modèle:Utilisateur SUL]] vers [[Modèle:Modèle:Utilisateur Identifiant unique]] : a été renommé sur Wikipédia 15797565 wikitext text/x-wiki #REDIRECTION [[Modèle:Modèle:Utilisateur Identifiant unique]] ed8ccui904a0xzxfe0kt0aqnk7epxi7 15797566 15797565 2026-05-19T20:42:49Z Sicarov 121895 Destination de redirection modifiée de [[Modèle:Modèle:Utilisateur Identifiant unique]] en [[Modèle:Utilisateur Identifiant unique]] 15797566 wikitext text/x-wiki #REDIRECTION [[Modèle:Utilisateur Identifiant unique]] k3d6hf67w3m0uvcqfk926hbdh608c23 Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/249 104 4877690 15797573 2026-05-19T20:54:33Z Cantons-de-l'Est 8473 Amorce. 15797573 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>dures mêlées à la soie, à la laine, au coton, etc. ÉPLUCHER v. tr. Enlever les bour- res des étoffes : éplucher un drap ; enlever ce qu’il y a de gâté, de mauvais : éplucher la salade. Fig. Rechercher minutieusement ce qu’il y a de répréhen- sible : éplucher la conduite de quel- qu’un. ÉPLUCHEUR, EUSE n. Qui épluche. ÉPLUCHURE n. f. Ordure qu’on enlève en épluchant. ÉPODE n. f. Nom donné, chez les Grecs, à la stance qui, dans les odes et les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et l’antistrophe. ÉPOINTER v. tr. Casser la pointe. ÉPONGE n. f. Substance fibreuse, molle et très-poreuse, qui se trouve au fond de la mer, attachée aux rochers. ÉPONGER v. tr. Nettoyer avec une éponge. ÉPOPÉE n. f. Récit poétique d’une grande action, comme l’Iliade, l’Énéide, la Henriade, etc. ; genre du poëme épi- que. ÉPOQUE n. f. Point fixe dans l’his- toire ; date, moment où un fait remar- quable s’est passé. ÉPOUMONER (S’) v. pr. Parler beaucoup, se fatiguer les poumons. ÉPOUSAILLES n. f. pl. Célébration du mariage. Vieux mot. ÉPOUSE n. f. V. Epoux. ÉPOUSÉE n. f. Celle qu’un homme vient d’épouser ou qu’il va épouser. ÉPOUSER v. tr. Prendre en mariage. Fig. S’attacher à : épouser un parti. ÉPOUSEUR n. m. Qui doit se ma- rier. Fam. ÉPOUSSETAGE n. m. Action d’é- pousseter. ÉPOUSSETER v. tr. Oter la poussière. {{Dclf-}} Prend un ''é'' ouvert devant une syllabe muette. ÉPOUSSETTE n. f. Brosse pour nettoyer les habits. ÉPOUVANTABLE adj. Qui cause de l’épouvante ; étrange, excessif : laideur épouvantable. ÉPOUVANTABLEMENT adv. Extrêmement. ÉPOUVANTAIL. n. m. Mannequin mis dans les champs, les jardins, pour effrayer les oiseaux. Fig. Ce qui cause l’épouvante sans pouvoir faire de mal. ÉPOUVANTE n. f. Terreur grande et soudaine. ÉPOUVANTER v. tr. Causer de l’épouvante. ÉPOUX, ÉPOUSE n. Celui, celle que le mariage unit. Pl. m. Le mari et la femme. ÉPREINDRE v. tr. Serrer une chose pour en exprimer le sue, le jus. ÉPREINTES n. f. pl. Envies fré- quentes d’aller à la selle, accompagnées ÉPLUCHOIR n. m. Instrument pour de douleurs et d’efforts. éplucher. ÉPRENDRE (S’) v. pr. Se laisser surprendre par quelque passion. ÉPREUVE n. f. Expérience, essai qu’on fait d’une chose. Se dit aussi des malheurs qui nous arrivent, et qui servent à éprouver le courage. Zèle à toute épreuve, que rien n’ébranle, ne rebute. Cuirasse à l’épreuve de la balle, du feu, que les balles ne percent point, que le feu n’altère point. Impr. Feuille d’impression sur laquelle l’auteur indique les corrections. ÉPROUVER v. tr. Essayer ; mettre à l’épreuve. Fig. Ressentir : éprouver de la crainte ; rencontrer : éprouver des obstacles. ÉPROUVETTE n. f. Vase de verre cylindrique fermé par un bout. EPUCER v. tr. Oter les puces. ÉPUISABLE adj. Qui peut être épuisé. ÉPUISEMENT n. m. Action d’é- puiser. Fig. Déperdition de forces ; di- minution considérable : l’épuisement des finances. ÉPUISER v. tr. Tarir, mettre à sec. Fig. Appauvrir : épuiser une terre, le trésor public ; affaiblir, abattre : épuiser le corps, l’esprit. S’épuiser v. pr. Se tarir, s’affaiblir, se fatiguer. ÉPURATIF, IVE adj. Qui sert à épurer. ÉPURATION n. f. Action d’épurer ; son effet. ÉPURE n. f. Dessin en grand d’un édifice, d’une machine, tracé sur un mur ou sur le sol. ÉPURER v. tr. Rendre pur, plus pur : épurer de l’huile, et, fig. : épurer les mœurs, le style, le goût, etc. ÉPYORNIS n. m. Oiseau gigantesque des temps antédiluviens. ÉQUARRIR v. tr. Tailler à angle droit : équarrir une poutre, un bloc de marbre ; écorcher, dépecer des animaux pour en tirer la peau, la graisse, les os, etc. '''ÉQUARRISSAGE''' ou '''Équarrisse'''-<noinclude> <references/></noinclude> e2huu8omlsw148kn6ebh1vpg1lksn2l 15797574 15797573 2026-05-19T20:55:00Z Cantons-de-l'Est 8473 Mise en page. 15797574 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>dures mêlées à la soie, à la laine, au coton, etc. '''ÉPLUCHER''' v. tr. Enlever les bourres des étoffes : ''éplucher un drap'' ; enlever ce qu’il y a de gâté, de mauvais : ''éplucher la salade''. ''Fig.'' Rechercher minutieusement ce qu’il y a de répréhensible : ''éplucher la conduite de quelqu’un''. '''ÉPLUCHEUR, EUSE''' n. Qui épluche. '''ÉPLUCHURE''' n. f. Ordure qu’on enlève en épluchant. '''ÉPODE''' n. f. Nom donné, chez les Grecs, à la stance qui, dans les odes et les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et l’antistrophe. '''ÉPOINTER''' v. tr. Casser la pointe. '''ÉPONGE''' n. f. Substance fibreuse, molle et très-poreuse, qui se trouve au fond de la mer, attachée aux rochers. '''ÉPONGER''' v. tr. Nettoyer avec une éponge. '''ÉPOPÉE''' n. f. Récit poétique d’une grande action, comme l’Iliade, l’Énéide, la Henriade, etc. ; genre du poëme épique. '''ÉPOQUE''' n. f. Point fixe dans l’histoire ; date, moment où un fait remarquable s’est passé. '''ÉPOUMONER''' ('''S’''') v. pr. Parler beaucoup, se fatiguer les poumons. '''ÉPOUSAILLES''' n. f. pl. Célébration du mariage. ''Vieux mot.'' '''ÉPOUSE''' n. f. V. ''Époux''. '''ÉPOUSÉE''' n. f. Celle qu’un homme vient d’épouser ou qu’il va épouser. '''ÉPOUSER''' v. tr. Prendre en mariage. ''Fig.'' S’attacher à : ''épouser un parti''. '''ÉPOUSEUR''' n. m. Qui doit se marier. ''Fam.'' '''ÉPOUSSETAGE''' n. m. Action d’épousseter. '''ÉPOUSSETER''' v. tr. Ôter la poussière. {{Dclf-}} Prend un ''é'' ouvert devant une syllabe muette. '''ÉPOUSSETTE''' n. f. Brosse pour nettoyer les habits. '''ÉPOUVANTABLE''' adj. Qui cause de l’épouvante ; étrange, excessif : ''laideur épouvantable''. '''ÉPOUVANTABLEMENT''' adv. Extrêmement. ÉPOUVANTAIL. n. m. Mannequin mis dans les champs, les jardins, pour effrayer les oiseaux. ''Fig.'' Ce qui cause l’épouvante sans pouvoir faire de mal. '''ÉPOUVANTE''' n. f. Terreur grande et soudaine. '''ÉPOUVANTER''' v. tr. Causer de l’épouvante. '''ÉPOUX, ÉPOUSE''' n. Celui, celle que le mariage unit. Pl. m. Le mari et la femme. '''ÉPREINDRE''' v. tr. Serrer une chose pour en exprimer le sue, le jus. '''ÉPREINTES''' n. f. pl. Envies fréquentes d’aller à la selle, accompagnées '''ÉPLUCHOIR''' n. m. Instrument pour de douleurs et d’efforts. éplucher. '''ÉPRENDRE''' ('''S’''') v. pr. Se laisser surprendre par quelque passion. '''ÉPREUVE''' n. f. Expérience, essai qu’on fait d’une chose. Se dit aussi des malheurs qui nous arrivent, et qui servent à éprouver le courage. Zèle à toute épreuve, que rien n’ébranle, ne rebute. Cuirasse à l’épreuve de la balle, du feu, que les balles ne percent point, que le feu n’altère point. ''Impr.'' Feuille d’impression sur laquelle l’auteur indique les corrections. '''ÉPROUVER''' v. tr. Essayer ; mettre à l’épreuve. ''Fig.'' Ressentir : ''éprouver de la crainte'' ; rencontrer : ''éprouver des obstacles''. '''ÉPROUVETTE''' n. f. Vase de verre cylindrique fermé par un bout. '''EPUCER''' v. tr. Ôter les puces. '''ÉPUISABLE''' adj. Qui peut être épuisé. '''ÉPUISEMENT''' n. m. Action d’épuiser. ''Fig.'' Déperdition de forces ; diminution considérable : ''l’épuisement des finances''. '''ÉPUISER''' v. tr. Tarir, mettre à sec. ''Fig.'' Appauvrir : ''épuiser une terre, le trésor public'' ; affaiblir, abattre : ''épuiser le corps, l’esprit''. '''S’épuiser''' v. pr. Se tarir, s’affaiblir, se fatiguer. '''ÉPURATIF, IVE''' adj. Qui sert à épurer. '''ÉPURATION''' n. f. Action d’épurer ; son effet. '''ÉPURE''' n. f. Dessin en grand d’un édifice, d’une machine, tracé sur un mur ou sur le sol. '''ÉPURER''' v. tr. Rendre pur, plus pur : ''épurer de l’huile, et, fig''. : ''épurer les mœurs, le style, le goût'', etc. '''ÉPYORNIS''' n. m. Oiseau gigantesque des temps antédiluviens. '''ÉQUARRIR''' v. tr. Tailler à angle droit : ''équarrir une poutre, un bloc de marbre'' ; écorcher, dépecer des animaux pour en tirer la peau, la graisse, les os, etc. '''ÉQUARRISSAGE''' ou '''Équarrisse'''-<noinclude> <references/></noinclude> qag3t1gzezsrdfmc2nb0zagwfvgkoas 15797577 15797574 2026-05-19T20:59:46Z Cantons-de-l'Est 8473 /* Corrigée */ 15797577 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude>dures mêlées à la soie, à la laine, au coton, etc. '''ÉPLUCHER''' v. tr. Enlever les bourres des étoffes : ''éplucher un drap'' ; enlever ce qu’il y a de gâté, de mauvais : ''éplucher la salade''. ''Fig.'' Rechercher minutieusement ce qu’il y a de répréhensible : ''éplucher la conduite de quelqu’un''. '''ÉPLUCHEUR, EUSE''' n. Qui épluche. '''ÉPLUCHURE''' n. f. Ordure qu’on enlève en épluchant. '''ÉPODE''' n. f. Nom donné, chez les Grecs, à la stance qui, dans les odes et les chœurs de tragédies, se chantait immédiatement après la strophe et l’antistrophe. '''ÉPOINTER''' v. tr. Casser la pointe. '''ÉPONGE''' n. f. Substance fibreuse, molle et très-poreuse, qui se trouve au fond de la mer, attachée aux rochers. '''ÉPONGER''' v. tr. Nettoyer avec une éponge. '''ÉPOPÉE''' n. f. Récit poétique d’une grande action, comme l’''Iliade'', l’''Énéide'', la ''Henriade'', etc. ; genre du poëme épique. '''ÉPOQUE''' n. f. Point fixe dans l’histoire ; date, moment où un fait remarquable s’est passé. '''ÉPOUMONER''' ('''S’''') v. pr. Parler beaucoup, se fatiguer les poumons. '''ÉPOUSAILLES''' n. f. pl. Célébration du mariage. ''Vieux mot.'' '''ÉPOUSE''' n. f. V. ''Époux''. '''ÉPOUSÉE''' n. f. Celle qu’un homme vient d’épouser ou qu’il va épouser. '''ÉPOUSER''' v. tr. Prendre en mariage. ''Fig.'' S’attacher à : ''épouser un parti''. '''ÉPOUSEUR''' n. m. Qui doit se marier. ''Fam.'' '''ÉPOUSSETAGE''' n. m. Action d’épousseter. '''ÉPOUSSETER''' v. tr. Ôter la poussière. {{Dclf-}} Prend un ''é'' ouvert devant une syllabe muette. '''ÉPOUSSETTE''' n. f. Brosse pour nettoyer les habits. '''ÉPOUVANTABLE''' adj. Qui cause de l’épouvante ; étrange, excessif : ''laideur épouvantable''. '''ÉPOUVANTABLEMENT''' adv. Extrêmement. '''ÉPOUVANTAIL''' n. m. Mannequin mis dans les champs, les jardins, pour effrayer les oiseaux. ''Fig.'' Ce qui cause l’épouvante sans pouvoir faire de mal. '''ÉPOUVANTE''' n. f. Terreur grande et soudaine. '''ÉPOUVANTER''' v. tr. Causer de l’épouvante. '''ÉPOUX, ÉPOUSE''' n. Celui, celle que le mariage unit. Pl. m. Le mari et la femme. '''ÉPREINDRE''' v. tr. Serrer une chose pour en exprimer le sue, le jus. '''ÉPREINTES''' n. f. pl. Envies fréquentes d’aller à la selle, accompagnées de douleurs et d’efforts. '''ÉPLUCHOIR''' n. m. Instrument pour éplucher. '''ÉPRENDRE''' ('''S’''') v. pr. Se laisser surprendre par quelque passion. '''ÉPREUVE''' n. f. Expérience, essai qu’on fait d’une chose. Se dit aussi des malheurs qui nous arrivent, et qui servent à éprouver le courage. ''Zèle à toute épreuve'', que rien n’ébranle, ne rebute. ''Cuirasse à l’épreuve de la balle, du feu'', que les balles ne percent point, que le feu n’altère point. ''Impr.'' Feuille d’impression sur laquelle l’auteur indique les corrections. '''ÉPROUVER''' v. tr. Essayer ; mettre à l’épreuve. ''Fig.'' Ressentir : ''éprouver de la crainte'' ; rencontrer : ''éprouver des obstacles''. '''ÉPROUVETTE''' n. f. Vase de verre cylindrique fermé par un bout. '''ÉPUCER''' v. tr. Ôter les puces. '''ÉPUISABLE''' adj. Qui peut être épuisé. '''ÉPUISEMENT''' n. m. Action d’épuiser. ''Fig.'' Déperdition de forces ; diminution considérable : ''l’épuisement des finances''. '''ÉPUISER''' v. tr. Tarir, mettre à sec. ''Fig.'' Appauvrir : ''épuiser une terre, le trésor public'' ; affaiblir, abattre : ''épuiser le corps, l’esprit''. '''S’épuiser''' v. pr. Se tarir, s’affaiblir, se fatiguer. '''ÉPURATIF, IVE''' adj. Qui sert à épurer. '''ÉPURATION''' n. f. Action d’épurer ; son effet. '''ÉPURE''' n. f. Dessin en grand d’un édifice, d’une machine, tracé sur un mur ou sur le sol. '''ÉPURER''' v. tr. Rendre pur, plus pur : ''épurer de l’huile'', et, ''fig''. : ''épurer les mœurs, le style, le goût'', etc. '''ÉPYORNIS''' n. m. Oiseau gigantesque des temps antédiluviens. '''ÉQUARRIR''' v. tr. Tailler à angle droit : ''équarrir une poutre, un bloc de marbre'' ; écorcher, dépecer des animaux pour en tirer la peau, la graisse, les os, etc. '''ÉQUARRISSAGE''' ou '''Équarrisse'''-<noinclude> <references/></noinclude> 322ncmxjdayvbo8misbxh0ub7vats4a Page:Hocquart - Petit dictionnaire de la langue française, 1831.pdf/191 104 4877691 15797594 2026-05-19T21:30:25Z Poslovitch 68529 /* Corrigée */ 15797594 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr||GAR{{em|12}}GAR|181}}</noinclude><section begin="Gambader"/><nowiki/> Gambader, v. a. faire des gambades. <section end="Gambader"/> <section begin="Gambiller"/>Gambiller, v. n. remuer les jambes. ''fa.'' <section end="Gambiller"/> <section begin="Gambit"/>Gambit, s. m. t. du jeu d’échecs. <section end="Gambit"/> <section begin="Gamelle"/>Gamelle, s. f. écuelle de bois. ''mil.'' <section end="Gamelle"/> <section begin="Gamin"/>Gamin, s. m. marmiton. <section end="Gamin"/> <section begin="Gamme"/>Gamme, s. f. table de notes de musique. <section end="Gamme"/> <section begin="Ganache"/>Ganache, s. f. mâchoire inférieure. ''manè.'' t. de mépris. <section end="Ganache"/> <section begin="Ganer"/>Ganer, v. n. t. de jeu de cartes. <section end="Ganer"/> <section begin="Ganglion"/>Ganglion, s. m. nœud de nerfs. <section end="Ganglion"/> <section begin="Gangrène"/>Gangrène, s. f. (''can'') mortification. ''chir.'' <section end="Gangrène"/> <section begin="Gangréner (se)"/>Gangréner (se), v. pr. se corrompre. <section end="Gangréner (se)"/> <section begin="Gangréneux, Gangréneuse"/>Gangréneux, se, a. de la gangrène. <section end="Gangréneux, Gangréneuse"/> <section begin="Gangue"/>Gangue, s. f. substance pierreuse qui adhère au filon. <section end="Gangue"/> <section begin="Ganivet"/>Ganivet, s. m. instrument de chir. <section end="Ganivet"/> <section begin="Gano"/>Gano, s. m. t. de jeu de cartes. <section end="Gano"/> <section begin="Gance"/>Gance, s. f. cordonnet de soie, etc. <section end="Gance"/> <section begin="Gant"/>Gant, s. m. partie de l’habillement qui couvre la main. <section end="Gant"/> <section begin="Gantelet"/>Gantelet, s. m. gant revêtu de fer ; bandage. <section end="Gantelet"/> <section begin="Ganter"/>Ganter, v. a. n. ''et'' pr. mettre des gants. <section end="Ganter"/> <section begin="Ganterie"/>Ganterie, s. f. fabrique de gants. <section end="Ganterie"/> <section begin="Gantier"/>Gantier, s. march. et fabr. de gants. <section end="Gantier"/> <section begin="Garance"/>Garance, s. f. plante tinctoriale. <section end="Garance"/> <section begin="Garancer"/>Garancer, v. a. teindre en garance. <section end="Garancer"/> <section begin="Garancière"/>Garancière, s. f. champ où croît la garance. <section end="Garancière"/> <section begin="Garant"/>Garant, s. caution ; autorité. le fém. ne s’emploie qu’en style diplomat. <section end="Garant"/> <section begin="Garanti"/>Garanti, s. m. qui est garanti. ''pal.'' <section end="Garanti"/> <section begin="Garantie"/>Garantie, s. f. obligation de garantir. <section end="Garantie"/> <section begin="Garantir"/>Garantir, v. a. ''et'' pr. se rendre garant ; préserver. <section end="Garantir"/> <section begin="Garbure"/>Garbure, s. f. potage de pain, choux, etc. <section end="Garbure"/> <section begin="Garce"/>Garce, s. f. prostituée. ''bas.'' <section end="Garce"/> <section begin="Garçon"/>Garçon, s. m. enfant mâle ; célibataire ; ouvrier ; valet ; serviteur dans un bureau. <section end="Garçon"/> <section begin="Garçonnière"/>Garçonnière, s. f. jeune fille qui hante les garçons. ''pop.'' <section end="Garçonnière"/> <section begin="Garde"/>Garde, s. f. action de se tenir en observation ; guet ; action de garder ; ceux qui gardent ; t. d’escrime. s. m. homme armé qui garde. <section end="Garde"/> <section begin="Garde-bois, Garde-champêtre, Garde-chasse, Garde-côte, Garde-magasin"/>Garde-bois, ''— champêtre, — chasse, — côte, — magasin'', s. m. qui garde les bois, les champs, etc. <section end="Garde-bois, Garde-champêtre, Garde-chasse, Garde-côte, Garde-magasin"/> <section begin="Garde-bourgeoise, Garde-noble"/>Garde-bourgeoise, ''— noble'', s. f. droits usufruitiers des veufs sur les biens de leurs enfants. <section end="Garde-bourgeoise, Garde-noble"/> <section begin="Garde-boutique"/>Garde-boutique, s. m. ce qui ne se vend point. <section end="Garde-boutique"/> <section begin="Garde-des-sceaux"/>Garde-des-sceaux, s. m. qui a les sceaux de l’état. <section end="Garde-des-sceaux"/> <section begin="Garde-du-corps"/>Garde-du-corps, s. m. qui garde un prince. <section end="Garde-du-corps"/> <section begin="Garde-feu"/>Garde-feu, s. m. grille autour du feu. <section end="Garde-feu"/> <section begin="Garde-fou"/>Garde-fou, s. m. balustrade des ponts. <section end="Garde-fou"/> <section begin="Garde-malade"/>Garde-malade, s. qui a soin d’un malade. <section end="Garde-malade"/> <section begin="Garde-manger"/>Garde-manger, s. m. lieu pour garder les aliments. <section end="Garde-manger"/> <section begin="Garde-marine"/>Garde-marine, s. m. garde de l’amiral. <section end="Garde-marine"/> <section begin="Garde-marteau"/>Garde-marteau, s. m. officier des eaux et forêts. <section end="Garde-marteau"/> <section begin="Garde-meuble"/>Garde-meuble, s. m. lieu pour serrer les meubles. <section end="Garde-meuble"/> <section begin="Garde nationale"/>Garde nationale, s. f. garde de citoyens. s. m. citoyen de cette garde. pl. ''aux.'' <section end="Garde nationale"/> <section begin="Garde-note"/>Garde-note, s. m. titre des notaires. <section end="Garde-note"/> <section begin="Garder"/>Garder, v. a. conserver, retenir ; veiller à la sûreté ; à la conservation ; garantir. v. pr. se préserver. <section end="Garder"/> <section begin="Garde-robe"/>Garde-robe, s. f. où l’on serre les hardes ; lieux d’aisances. <section end="Garde-robe"/> <section begin="Gardeur, Gardeuse"/>Gardeur, euse, s. qui garde les bestiaux. <section end="Gardeur, Gardeuse"/> <section begin="Gardien, Gardienne"/>Gardien, ienne, s. qui est commis à la garde. m. supérieur de couvent. <section end="Gardien, Gardienne"/> <section begin="Gare"/>Gare ! interj. pour avertir ou menacer. ''fa.'' s. f. abri des bateaux. <section end="Gare"/> <section begin="Garenne"/>Garenne, s. f. bois où l’on entretient des lapins sauvages. <section end="Garenne"/> <section begin="Garennier"/>Garennier, s. m. qui a soin d’une garenne.<section end="Garennier"/><noinclude> <references/></noinclude> qwmpwgv7tshnzle4qaq6aneo30vsq1b Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/102 104 4877692 15797597 2026-05-19T21:34:19Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797597 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> {{T3|{{rom-maj|XVIII}}|mt=5em|mb=3em}} Madame du Hamel ne s’était pas couchée ; elle l’attendait à la croisée. Elle avait été d’abord étonnée de ne pas le voir revenir, à l’étonnement avait bientôt succédé l’inquiétude ; depuis le commencement de la soirée, elle était sérieusement alarmée. — Que t’est-il arrivé ? s’écria-t-elle lorsqu’il l’eut rejointe. Tu me quittes pour un instant et… Ah ! c’est mal, un jour comme celui-ci. Il allait répondre, donner quelque explication, inventer quelque fable. Il eut honte de lui mentir. Puis, si les amants heureux n’ont pas besoin de confident, ceux qui souffrent, ceux dont le cœur est brisé sont, en quelque sorte, contraints de crier leur douleur ; ils ne peuvent la taire, elle les étoufferait. Madame du Hamel avait toujours été une amie pour son fils ; il lui avait fait ses confidences d’enfant ; plus tard, dans ce langage si charmant inventé par les fils pour causer de toutes choses avec leur mère, sans blesser aucune<noinclude> <references/></noinclude> 06a878q2d5kiqwbhmohda12kto8cmeh Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/103 104 4877693 15797598 2026-05-19T21:37:40Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797598 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>de leurs délicatesses, il lui avait dit tous ses secrets de jeune homme. Pourquoi, malgré les cinq années qui venaient de s’écouler, ne reprendraient-ils pas leur vie où ils l’avaient laissée ? Pourquoi l’homme fait serait-il moins expansif que l’adolescent ? — Ne m’interroge pas, dit Georges en se laissant tomber sur une chaise, je ne sais que te répondre. Je suis bien malheureux, va ! Elle s’élança vers lui, et, lui prenant les deux mains, le regardant dans les yeux, elle lui dit : — Qu’as-tu, mon enfant ? Et comme il hésitait encore à répondre : — Ne suis-je plus ton amie, ta sœur, fit-elle ? As-tu donc oublié nos longues conversations d’autrefois ? Crains-tu mes remontrances ; je n’ai jamais su te donner que des conseils, mon enfant… Parle, parle sans crainte, tes douleurs m’appartiennent. Dis-moi tout, je saurai tout entendre. Il lui obéit. Il lui raconta toute sa vie à la Nouvelle-Orléans, depuis son terrible duel avec John de B… Il lui dit comment il avait été amené à se lier avec Cora ; en quelques mots il la dépeignit physiquement et moralement. Il la connaissait bien ; depuis longtemps il ne se faisait plus d’illusions sur son compte ; le portrait qu’il en traça fut des plus ressemblants. Il dit encore comment il avait été forcé de l’amener en France, de quelle façon elle s’était comportée pendant la traversée : ses coquetteries avec les passagers et les officiers du bord ; enfin, la légèreté de sa conduite depuis son arrivée au Havre. — Ah ! s’écria-t-il lorsqu’il eut fini ce long récit, je la méprise et je l’aime ! je la hais et je l’adore ! Tu ne peux me comprendre, ma mère ; les honnêtes gens n’{{tiret|admet|tront}}<noinclude> <references/></noinclude> 2l40v86arpueh95d2dcd4anmjf6i9da Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/104 104 4877694 15797601 2026-05-19T21:47:53Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797601 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|admet|tront}} jamais de tels sentiments et cependant ils existent, puisque je les éprouve ; tu ne peux te figurer l’empire que cette femme a pris sur ma raison, sur mon cœur ! Mon père, au moment de mourir, m’a fait promettre que je ne l’amènerais pas en France. Eh bien, je l’ai amenée, j’ai manqué au plus sacré des serments… ! Crois-tu maintenant à mon amour pour elle ? Et elle ne m’aime pas ! Non. J’avais encore conservé quelques illusions… elles se sont dissipées aujourd’hui… Ah ! comme elle serait heureuse de me voir partir pour Paris, de rester seule ici ! Elle l’interrompit en s’écriant : — Quoi ! tu ne pars pas demain avec moi ? Il la prit dans ses bras, la couvrit de baisers et lui dit : — Ah ! c’est mal, c’est bien mal je le sais. À peine t’ai-je retrouvée, songer à me séparer de toi ; mais si je pars, si je la laisse seule ici encore un seul jour, on me la prend, on me la vole, elle est si belle ! Laisse-moi défendre mon bien, laisse-moi la conduire à Paris ; peut-être tout n’est-il pas perdu, peut-être y a-t-il encore au fond de son cœur un reste d’affection pour moi… Je m’exagère peut-être ses défauts, vois-tu… Puis là-bas, à Paris, lorsque je serai près de toi, lorsque j’aurai repris mes chères habitudes d’autrefois, je trouverai plus de force pour la quitter… Ici, c’est impossible ! Ne me demande pas cela. — Ah ! malheureux enfant ! fit-elle, je te le demanderais à mains jointes, je te le demanderais à genoux, si je pouvais espérer que mes prières, mes larmes te toucheraient. Que ne ferais-je pas pour t’arracher au danger que tu cours ? Tu es perdu, entends-tu, perdu, ajouta-t-elle tout à coup, si tu ne parviens pas à vaincre cette fatale passion ?<noinclude> <references/></noinclude> jg2e8xt7lq32wh43u27dharkrtrfsvk Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/41 104 4877695 15797611 2026-05-19T22:29:01Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797611 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>avancée {{Nec|L}}, qui couvre aujourd’hui la porte d’entrée, furent rasés, et lours fossés comblés ; les chemins couverts furent créés ou au moins réparés, car il est possible qu’ils existassent déja. En même temps, on réparait les dommages causés aux voûtes dans le siège de 1639. Neuf ans aprés, Vauban, dans un mémoire que l’on trouve aux archives de la direction de Perpignan, mémoire écrit contre la trop grande quantité de places fortes qui existent dans le royaume, demande que l’on en abandonne plusieurs, parmi lesquelles se trouvent, en Roussillon, celles de Collioure et de Salses, et même cette forteresse de Mont-Louis, objet de ses prédilections, dont il avait déterminé le site et rédigé les projets d’ensemble. Ces projets de destruction ou d’abandon ne furent point mis à exécution, heureusement pour la France, qui aurait été privée de la place si importante de Mont-Louis, et heureusement aussi pour nous, qui avons pu retrouver dans Salses le type d’une fortification curieuse à plus d’un titre. En 1718, {{M.|Joblot}}, ingénieur militaire à Perpignan, présenta un long mémoire sur l’état du fort de Salses, sur lequel nous reviendrons dans la seconde partie : il était suivi de la demande des fonds nécessaires pour sa mise en état de défense, fonds s’élevant à {{formatnum:263678}} livres. Cette somme considérable effraya probablement le secrétaire d’État de la guerre, et ordre fut donné de faire connaître la dépense nécessaire pour raser le fort et faire place nette. Nous n’avons pu retrouver à combien on estima ce travail, mais une<noinclude> <references/></noinclude> lbc0wj2i6p80jntaes3itdohrt3sscd Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/42 104 4877696 15797613 2026-05-19T22:35:22Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797613 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>dépêche ministérielle datée du 14 mai 1726, et qui se trouve aux archives de la direction du génie, donne l’ordre de commencer la démolition, tout en trouvant l’estimation de la dépense un peu forte, et prescrivant de la réduire s’il est possible. Une seconde dépêche du 3 juillet de la même année renferme une instruction complète sur le mode de démolition à employer : la mine doit tre préférée, les emplacements des fourneaux sont prévus, ainsi que le prix des journées de mineurs, etc. Tout était prêt pour l’exécution lorsque, le 29 septembre, arriva un contre-ordre précis dont nous n’avons pu retrouver au juste les motifs. Depuis cette époque jusqu’au moment de la Révolution francaise, on s’occupa fort peu du château de Sales, qui, malgré quelques restaurations partielles, allait en se dégradant tous les jours. Les mémoires de {{M.|d’Auvaret}}, ingénieur militaire à Perpignan, sur les travaux à exécuter en 1786, 1787 et 1788, le signalent comme étant dans un état déplorable, et en 1789 il proposa, pour éviter en même temps et les dépenses d’entretien et les frais de démolition, et pour empêcher aussi que par un simple abandon on ve fournit un repaire aux voleurs et aux vagabonds, il proposa, dis-je, de murer la porte d’entrée, d’enlever les ponts, et de profiter des sources abondantes qui répondent aux fossés pour y entretenir constamment 3 ou 4 pieds d’eau, afin de les rendre impraticables. Concurremment avec cette proposition, partait une demande de {{M.|{{lié|de la Houliére}}}}<ref name=p42>Une lettre de Voltaire, datée de 1770, adressée à {{M.|{{lié|de la}}}}</ref>, alors commandant<noinclude> <references/></noinclude> 8h6d302dn0q3ianb5nr6s5xwthoboln Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/43 104 4877697 15797615 2026-05-19T22:43:21Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797615 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>du château, qui offrait d’entretenir et de conserver la forteresse à ses frais, et sans qu’il en coutât rien à l’État, pourvu que l’on accordât à lui et à ses descendants les titres et droits de gouverneurs dudit château. Cette dernière proposition tomba naturellement lorsque l’Assemblée nationale décréta l’abolition de tous les droits seigneuriaux ; mais celles de {{M.|d’Auvaret}} furent renouvelées par lui en 1790, 1791 et 1792. Cette année, les commissaires de la Convention nationale firent, en effet, murer la porte ; mais, l’année d’après, la guerre contre l’Espagne fit encore une fois changer d’avis, les portes furent démasquées, et le château reçut une garnison. Il ne joua cependant aucun rôle dans cette campagne, même quand les Espagnols réunis à Peyrestortes étaient le plus près de cette position, et en 1795 il fut clôturé de nouveau, puis rouvert en 1798. Son sort était toujours incertain, mais en attendant on entretenait les bâtiments, et il y avait un commandant sous le nom d’adjudant-commandant. Salses ne fut pas compris dans le classement des places et postes arrêté le 22 germinal {{Nec|an}} {{rom-maj|VIII}} ; on devait donc croire à son aliénation prochaine, et, en <ref follow=p42>Houlière, commandant du fort de Salses (ce nom est ainsi écrit dans l’édition de 1784, Correspondance), montre que le commandant était le neveu du poëte, à la mode de Bretagne, et que celui-ci avait obtenu pour son neveu, du duc de Choiseul, alors ministre de la guerre, la promesse du grade de brigadier des armées du Roi. La chute du ministre, arrivée le 24 décembre de la même année, empêcha probablement la réalisation de ces projets, car je n’ai pu trouver aucune trace de la nomination de {{M.|de la Houlière}} au grade promis.</ref><noinclude> <references/></noinclude> 8agmfhhfoo114z8rlu8q7qnhsmas198 Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/44 104 4877698 15797618 2026-05-19T22:49:42Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797618 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>effet, en 1804, un décret impérial en ordonna la suppression, et au mois de mars 1806, après avoir vendu à l’enchère les effets et matériaux susceptibles d’être enlevés, on mura encore une fois la porte principale. Dans le mois de juillet de la même année, un particulier, le sieur Roux, s’engagea à démolir le château dans l’espace de trois ans. Mais la condition de faire place nette, et de transporter dans les places voisines ce qui serait jugé de quelque utilité, le fit se désister de sa proposition. Une décision du ministre de la guerre du 25 novembre 1808 ordonna d’en faire la remise au ministre de l’intérieur pour y établir un dépôt de mendicité. Le local ayant été jugé trop malsain, le dépôt ne fut pas établi, et au mois de novembre 1810 eut lieu un commencement d’aliénation ; les fossés et glacis furent vendus à un sieur Couret pour la somme de {{unité|2050|fr.}} Eu 1814, le château fut momentanément occupé par le maréchal Suchet, mais sans lui être d’une grande utilité. On résolut, en 1818, de l’utiliser comme dépôt de poudre. Le donjon était éminemment propre à cet usage ; il fut restauré dans ce but, ainsi que les parties avoisinantes, et livré à l’artillerie, qui l’occupe actuellement. Le fort, classé comme poste, est entretenu, mais sans que l’on y fasse de grosses réparations ; en 1821, on racheta les parties de glacis et de fossés aliénées en 1810. En 1833, {{M.|Crestin d’Oussières}}, colonel du génie à Perpignan, proposa de nouveau la démolition du<noinclude> <references/></noinclude> ib2rl3q6uvxuvga3292e98en3x5fv90 Monographie du château de Salses/Deuxième partie 0 4877699 15797619 2026-05-19T22:51:45Z Lorlam 85998 Page créée avec « <pages index="Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu" from=46 to=68 header=1/> » 15797619 wikitext text/x-wiki <pages index="Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu" from=46 to=68 header=1/> 9pn02pstapguud102x9hrl7xg829ayw Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/87 104 4877700 15797628 2026-05-19T23:24:45Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797628 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki /> {{Personnage|DE FONTY.|c}} Certainement, cher monsieur. Aussi bien vous arrivez à temps pour rompre un entretien qui commençait à tourner à l’aigre{{corr||.}} {{Personnage|PEYROLLES.|c}} {{M.|de Fonty}}, mademoiselle de Wendel s’est sottement mise à vous aimer sans me faire l’honneur de me prévenir. {{Personnage|BATHILDE.|c}} Vous dois-je donc les secrets de mon âme ? {{PersonnageD|PEYROLLES|c|à Bathilde.}} Oui !… Tout en toi est à moi. {{di|(À de Fonty.)}} Quand plus tard, trop tard, elle m’a avoué vous appartenir, j’ai été plus franc qu’elle, moi ! Tant pis pour toi !… lui ai-je dit ! Cela te fera verser bien des larmes. Elle ne m’a point écouté ! Elle subit maintenant les conséquences de cette extravagante liaison ! {{Personnage|DE FONTY.|c}} On n’est véritablement pas plus aimable que vous ne l’êtes avec moi, mon cher monsieur de Puyberta. Tout autre que vous qui me tiendrait pareil langage, serait immédiatement châtié. Mais vous êtes le père d’adoption de mademoiselle de Wendel. Comment ? je l’ignore. Je n’essayerai pas de pénétrer les mystères dont vous vous environnez, je me contente de vous céder la place. Au grand plaisir de vous revoir. Et morigénez quelque peu cette tête folle ! {{di|Il sort à droite.|d|3}}<noinclude> <references/></noinclude> n3cn8rm2ml4poe3hec7bx95c66pfcez Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/1 104 4877701 15797630 2026-05-19T23:36:02Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797630 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/2 104 4877702 15797631 2026-05-19T23:36:25Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797631 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/3 104 4877703 15797632 2026-05-19T23:36:35Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797632 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/4 104 4877704 15797633 2026-05-19T23:36:55Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797633 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/5 104 4877705 15797634 2026-05-19T23:37:08Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797634 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/6 104 4877706 15797635 2026-05-19T23:37:32Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797635 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/7 104 4877707 15797636 2026-05-19T23:37:43Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797636 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - 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Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/265 104 4877712 15797641 2026-05-19T23:39:30Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797641 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/264 104 4877713 15797642 2026-05-19T23:39:47Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797642 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/263 104 4877714 15797643 2026-05-19T23:39:56Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797643 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/262 104 4877715 15797644 2026-05-19T23:40:13Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797644 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/261 104 4877716 15797645 2026-05-19T23:40:24Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797645 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/260 104 4877717 15797646 2026-05-19T23:40:40Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797646 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu/259 104 4877718 15797647 2026-05-19T23:40:56Z Lorlam 85998 /* Sans texte */ 15797647 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Lorlam" /></noinclude><noinclude> <references/></noinclude> 6t7az3hga5zp4tlxt8v0r2ux4b9mvav Page:Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 7.djvu/83 104 4877719 15797648 2026-05-19T23:46:36Z Vcelier 110928 /* Corrigée */ 15797648 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Vcelier" />{{nr||ACTE IV, SCÈNE III.|71}}</noinclude>{{pom| Si le plus digne amour, de quoi qu’il soit d’accord, {{em|3}}Ne peut décider de mon sort ?|fs=100%|mg=0em|sf}} {{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}} {{pom| {{nvd|1545}}{{em|3}}Ainsi je dois perdre espérance {{em|3}}D’obtenir de vous aucun d’eux ?|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}} {{pom| {{em|3}}Donnez-moi votre indifférence, {{em|3}}Et je vous les donne tous deux.|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}} {{pom| C’en seroit un peu trop : leur mérite est si rare, {{nvd|1550}}{{em|3}}Qu’il en faut être plus avare.|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}} {{pom| Il est grand, mais bien moins que la félicité {{em|3}}De votre insensibilité.|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}} {{pom| Ne me prenez point tant pour une âme insensible : Je l’ai tendre, et qui souffre aisément de beaux feux ; {{nvd|1555}}Mais je sais ne vouloir que ce qui m’est possible, {{em|3}}Quand je ne puis ce que je veux.|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}} {{pom| Laissez donc faire au ciel, au temps, à la fortune : {{em|3}}Ne voulez que ce qu’ils voudront ; Et sans prendre<ref>Il y a, par erreur, ''perdre'', au lieu de ''prendre'', dans l’édition de 1682.</ref> d’attache, ou d’idée importune, {{nvd|1560}}Attendez en repos les cœurs qui se rendront.|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}} {{pom| Il m’en pourroit coûter mes plus belles années Avant qu’ainsi deux rois en devinssent le prix ; Et j’aime mieux borner mes bonnes destinées {{em|3}}Au plus digne de vos mépris.|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}} {{pom| {{nvd|1565}}Donnez-moi donc, Madame, un cœur comme le vôtre, Et je vous les redonne une seconde fois ;|fs=100%|mg=0em|ds}}<noinclude> <references/></noinclude> ozbbjyxphclj049fx7kd1h5sklu7bpc Page:Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 7.djvu/84 104 4877720 15797649 2026-05-20T00:01:11Z Vcelier 110928 /* Corrigée */ 15797649 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Vcelier" />{{nr|72|AGÉSILAS.|}}</noinclude>{{pom| {{em|3}}Ou si c’est trop de l’un et l’autre, Laissez-m’en le rebut, et prenez-en le choix.|fs=100%|mg=0em|sf}} {{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}} {{pom| Si vous leur ordonniez à tous deux de m’en croire, {{nvd|1570}}Et que l’obéissance eût pour eux quelque appas<ref>Voyez tome I, p. 148, note 3.</ref>, Peut-être que mon choix satisferoit ma gloire, Et qu’enfin mon rebut ne vous déplairoit pas.|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|MANDANE.|c||sm|n}} {{pom| Qui peut vous assurer de cette obéissance ? Les rois, même en amour, savent mal obéir ; {{nvd|1575}}Et les plus enflammés s’efforcent de haïr Sitôt qu’on prend sur eux un peu trop de puissance.|fs=100%|mg=0em}} {{Personnage|AGLATIDE.|c||sm|n}} {{pom| Je vois bien ce que c’est, vous voulez tout garder : Il est honteux de rendre une de vos conquêtes, Et quoi qu’au plus heureux le cœur veuille accorder, {{nvd|1580}}L’œil règne avec plaisir sur deux si grandes têtes ; Mais craignez que je n’use aussi de tous mes droits. Peut-être en ai-je encor de garder quelque empire {{em|3}}Sur l’un et l’autre de ces rois, Bien qu’à l’envi pour vous l’un et l’autre soupire, {{nvd|1585}}Et si j’en laisse faire à mon esprit jaloux, Quoique la jalousie assez peu m’inquiète, Je ne sais s’ils pourront l’un ni l’autre pour vous {{em|3}}Tout ce que votre cœur souhaite.|fs=100%|mg=0em}} {{di|(À Cotys.)|c||sm|n}} {{pom| Seigneur, vous le savez, ma sœur a votre foi<ref>Voltaire fait des six derniers vers la scène&nbsp;{{rom|vi}} (voyez ci-dessus, p.&nbsp;62, note&nbsp;1), ayant pour personnages {{sc|cotys, mandane, aglatide}}.</ref>. {{nvd|1590}}{{em|3}}Et ne vous la rend que pour moi. {{em|3}}Usez-en comme bon vous semble ; {{em|3}}Mais sachez que je me promets|fs=100%|mg=0em|ds}}<noinclude> <references/></noinclude> jd7j3rj1q4txwvi56xwyot8cjpdwnh2 Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 206, 1938.djvu/1638 104 4877721 15797655 2026-05-20T03:09:35Z ~2026-27868-47 162896 /* Page non corrigée */ Page créée avec « 1638 ACADÉMIE DES SCIENCES, répulsions mesurées sont o(- ; s 3) m ^ O =o, ti em- 1 ; of 7s a) Hi=0 = o, u em- 1 ; oC75 s) fll=1 =r o, en bon accord avec celles que Ton peut calculer (7) et qui sont respectivement 0,12, 0,12 et o. Le même calcul donne un eiTet non mesurable entre 7^ 4 et 7^ : c’est effectivement ce que Ton trouve. La répulsion entre 8$ 2 et 8s d n’a pu être mesurée avec certitude, la raie 5486 étant trop faible pour que toutes ses c... 15797655 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="~2026-27868-47" /></noinclude>1638 ACADÉMIE DES SCIENCES, répulsions mesurées sont o(- ; s 3) m ^ O =o, ti em- 1 ; of 7s a) Hi=0 = o, u em- 1 ; oC75 s) fll=1 =r o, en bon accord avec celles que Ton peut calculer (7) et qui sont respectivement 0,12, 0,12 et o. Le même calcul donne un eiTet non mesurable entre 7^ 4 et 7^ : c’est effectivement ce que Ton trouve. La répulsion entre 8$ 2 et 8s d n’a pu être mesurée avec certitude, la raie 5486 étant trop faible pour que toutes ses composantes soient mesurables. SPECTROSCOPIE. — Coefficients d" 1 absorption de Vozone dans la région des bandes de Chappuis. Note de M me Ablette Vassy, présentée par M. Charles Fabry. J’ai indiqué (’) pour quelles raisons il était nécessaire de rendre homogènes les coefficients d’absorption de l’ozone dans la région des bandes de Chappuis avec ceux de la région des bandes de Huggins [valeurs de Ny Tsi-Zé et Choong Shin-Piaw (a)]. J’ai décrit également la méthode expérimentale employée dans ce but et donné les premiers résultats qui ont pu ainsi être utilisés en physique atmosphérique (3). En procédant de la même façon et avec le même dispositif, je me suis proposé d’étendre les mesures du côté des grandes longueurs d’onde et d’augmenter la précision en répétant les expériences avec des quantités d’ozone différentes, de façon à travailler toujours dans la partie rectiligne des courbes de gradation et à ménager des recoupements. J’ai dû employer deux types de plaques : Ilford Spécial Rapid, qui convient particulièrement entre 6500 et 1000 A ; et Ilford Long Range Spectrum, convenable entre 8000 et 5500 À. Le tableau ci-contre résulte de 21 mesures portant sur 16 épaisseurs d’oztfne différentes comprises entre 7 et 2G cm ; la température moyenne était de 18°C. (7) Loc. cit, p. a85. (f) Comptes rendus, 204, 1987, p. 1 4 1 3. (-) Chinese Jottrn. Phvs., 1, 1981, p. 1. (") Ar.nulf, Dêjàrdin et Falcon, Comptes rendus, 205, 1987, p. 1086 ; Tien Kwj Journal de Physique, 1937, p. 32 et suiv.<noinclude> <references/></noinclude> 4ociqqeguvqtgr42w36tuoyivl9utqu Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/232 104 4877722 15797657 2026-05-20T04:45:26Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797657 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/> {{brn|1}} ''17 Juillet 1777.'' {{M.|le}} Fuel de Méricourt ne s’est pas tenu pour supprimé : à l’exemple de {{Me|Linguet|nx,pt}}, il a seulement transporté à Londres le siege de sa résidence & là, comme lui, il prétend continuer son Journal, malgré le rédacteur existant en France. Il profite de cette liberté pour étendre la sphere & la hardiesse de sa censure. Il annonce le ''Journal Anglois, Italien & François, Dramatique, Lyrique & Politique'' ; ouvrage périodique, avec cette épigraphe : ''{{lang|la|amicus Plato, sed magis amica veritas}}''. Il s’est associé à cet effet, suivant son ''Prospectus,'' à plusieurs gens de lettres versés dans les langues modernes. Ce bisarre assemblage sera composé de trois parties : la premiere, écrite en Italien, contiendra quelques pieces fugitives, une notice & un précis de tous les Drames qui seront représentés sur tous les théâtres d’Italie. La deuxieme, écrite en Anglois, renfermera toutes les nouvelles politiques & littéraires de la France. On y rendra compte de toutes les nouvelles découvertes &, en général, de tout ce qui pourra intéresser la société. On fera un examen critique des pieces de théâtre, Angloises, Italiennes & Françoises, que l’on comparera quelquefois, & l’auteur prétend que de ces comparaisons résultera souvent une connoissance exacte & approfondie du génie de ces trois nations. Dans la derniere enfin, écrite en François, on annoncera & l’on fera connoître toutes les pieces nouvelles : on fera justice des mauvais ac-<noinclude> <references/></noinclude> eoz86xzek5ob8b60gbzbbv96u525nc3 Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/233 104 4877723 15797658 2026-05-20T04:54:18Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797658 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>teurs, en louant les bons & en donnant de sages conseils à ceux qui annonceront des talens. On ne parlera que des livres nouveaux les plus intéressans. On donnera un extrait de tout ce qu’il y aura de plus curieux dans les papiers Anglois, & l’on ne rapportera des nouvelles que celles qui ne seront point hasardées. Cette partie sera terminée par quelques poésies légeres & des vaudevilles. {{M.|le}}{{lié}}Fuel, pour premier essai, distribue son ''Prospectus'' dans les trois langues qu’il doit employer dans son Journal. C’est le premier Août que paroîtra le premier cahier de ce ''cent millieme Journal'' environ. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''17 Juillet 1777.'' On a donné hier la seconde représentation de ''Gabrielle de Vergy,'' avec un concours plus nombreux qu’à la premiere : on a supprimé quelques vers du dénouement, qui le rendent plus obscur seulement, sans en diminuer l’atrocité ; ensorte qu’il y a encore des femmes qui se sont trouvées mal. Du reste, la piece est montée aux nues, quelque médiocre qu’on la connoisse. {{brn|1}} ''18 Juillet 1777.'' Toutes les Demoiselles d’opéra & autres, instruites du bonheur que la {{Dlle|Michelot|nx,pt}}, jolie personne, mais simple figurante dans les Ballets, a eu de plaire au Comte d’Artois, envient son bonheur. Il y a cependant à parier qu’elles ne doivent pas désespérer d’avoir leur tour, & que ce n’est qu’une simple passade. On le présume d’autant mieux que son Altesse Royale varie fort dans ses plai-<noinclude> <references/></noinclude> 7px7lwlpviphde94t6oym6hlfcasmg3 Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T10, Adamsohn.djvu/234 104 4877724 15797663 2026-05-20T05:04:28Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797663 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>sirs. On se rappelle qu’elle a déclaré elle-même avoir beaucoup de rapport avec son ayeul ; elle l’a jusques dans cette inquiétude perpétuelle, qui lui rendoit tout insipide en peu de tems. {{brn|1}} ''18 Juillet 1777.'' Le désistement de {{Mrrs|de|nx,pt}} la Chalotais & de Caradeuc n’est que le résultat d’un Mémoire manuscrit très curieux, que les Procureurs Généraux se proposoient de présenter au Roi, s’ils n’eussent pas reçu la justice qu’ils en devoient attendre. Dans cet écrit ils exposoient en long, 1º.{{lié}}l’origine de ce qu’on appelle les troubles de Bretagne, depuis le Requisitoire de {{MM.|de}} la Chalotais & les Arrêts rendus contre les Jésuites, jusqu’au 10 Novembre 1765, jour auquel ils furent arrêtés avec quatre autres Magistrats. 2º. Examen de la procédure faite contre eux. 3º. Discussion des différens chefs d’accusation que le {{Sr.|de}} Calonne leur avoit intentés, & leur réfutation complette : d’où il résulte la pleine & entiere justification des accusés. Le Mémoire étoit composé pour être joint à une Requête en opposition aux Lettres patentes du 22 Décembre 1776. {{brn|1}} <nowiki>*</nowiki> ''19 Juillet 1777.'' Les comédiens Italiens annoncent pour aujourd’hui ''Ernestine,'' comédie nouvelle, mêlée d’ariettes en prose & en trois actes. On la dit tirée d’un très joli conte de Madame Riccoboni, intitulé ''Ernestine.'' Par une singularité fort remarquable, on a mis sur l’affiche ''par ordre'' ; ce qui sembleroit annoncer<noinclude> <references/></noinclude> tvkzf6p223vpokw5xofvmhhtumij4ul Page:Alzog - Histoire universelle de l’Église, tome 2.djvu/128 104 4877725 15797665 2026-05-20T05:12:35Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797665 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>nature étaient autant de demeures des dieux inférieurs, bons et mauvais génies, qu’on honorait dans les bois sacrés, au bord des rivières, sans les représenter d’abord sous des images sensibles. Plus tard on en fit des idoles bizarres, grossières, sans aucun art. La plupart avaient plusieurs têtes : ''Triglaw'', à Stettin et à Julin, en avait trois ; ''Swantevit'', à Arcona, quatre. Pour se les rendre favorables on leur offrait des sacrifices, et jusqu’à des victimes humaines. Les prêtres exerçaient la plus grande influence, même dans les affaires civiles ou de famille : chaque lundi, jour consacré au dieu de la justice (''Prowe''), ils siégeaient et décidaient des procès<ref>Cf. ''Hanusch'', l. cit., p. 104-107.</ref>. Cette coutume fait comprendre la haute autorité et la vaste influence dont jouirent plus tard les prêtres chrétiens parmi eux, et le nom de prince qu’ils leur donnèrent (''Knez, Xiadz, Xiadz Biskup, Xiadz Proboszez'', c’est-à-dire prince évêque, prince curé et non M. le curé). La vie future ne devait être que la continuation de la vie actuelle. {{interligne}} {{T5|§ 181. — ''Conversion de quelques nations slaves''.}} {{interligne|0.5em}} {{alinéa|''Wittichindus, Ditmarus'' Merseb., Adam. Bremens. Voy. av. § 178. ''Helmoldi'' (prêtre à Bosow, † 1170), Chronica Slavor., ed. Bangert. Lub., 1659, in-4 ; aussi dans ''Leibn''. Script. Bruns., t. II, p. 537. ''Assemanni'' Kalendaria Eccles. univ. Romæ, 1755, in-4, t. I-V. ''Fabricius'', salutaris Lux Evangelii, etc. ''Wegierskiego'', Systema historico-chronologicum Ecclesiarum Slavonicarum per provincias varias, præcipue Poloniæ, Bohemiæ, Lithuaniæ, Russiæ, Prussiæ, Moraviæ, etc., distinctarum VIII, libb. IV, continens historiam Ecclesiæ a Christo ad ann. 1650. Trajecti, 1652, in-4. Voy. Epistola episcopor. Germaniæ ad Joannem papam VIII, de Slavis ad fidem christ. conversis et eorum archiepiscopo et episcopis (''Mansi'', t. XVII, 253 sq. ; ''Harduin'', t. VI, P. I, p. 126 sq.). Cf. ''Gfœrer'', Hist. de l’Église, t. III, p. 1276 sq. Les caractères spéciaux de chaque évêché dans le Lexique eccl. de Frib. aux noms des évêchés.|2.5|-2|fs=85%}} {{interligne}} Les Croates (Crovates) s’étaient fixés, sous l’empereur Héraclius, dans les provinces situées entre la mer Adriatique, le Danube et la Save. Leur prince Porga, ayant {{tiret|de|mandé}}<noinclude> <references/></noinclude> 7qqwujiowif1tnno7n5rq5h4kwhh7vj Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/369 104 4877726 15797667 2026-05-20T05:31:14Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797667 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> « La sainte Vierge et saint Joseph savaient bien que Jésus était Dieu, mais de grandes merveilles leur étaient néanmoins cachées, et, comme nous, ils vivaient de la foi. N’avez-vous pas remarqué cette parole du texte sacré : « ''Ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait''<ref>Lucæ, {{rom|ii}}, 50.</ref> », et cette autre non moins mystérieuse : « ''Ses parents étaient dans l’admiration de ce qu’on disait de lui''<ref>''Ibid''., 33.</ref> » ? Ne croirait-on pas qu’ils apprenaient quelque chose ? car cette admiration suppose un certain étonnement. » {{astérisme|150%}} « À Sexte, il y a un verset que je prononce tous les jours à contre-cœur. C’est celui-ci : « ''{{lang|la|Inclinavi cor meum ad faciendas justificationes tuas in œternum, propter retributionem}}''<ref>J’ai incliné mon cœur à l’observation de vos préceptes, à cause de la récompense, Ps. {{rom|CXVIII}}, 12.</ref>. » « Intérieurement je m’empresse de dire : « Ô mon Jésus, vous savez bien que ce n’est pas pour la récompense que je vous sers ; mais uniquement parce que je vous aime et pour sauver des âmes. » {{astérisme|150%}} « Au ciel seulement nous verrons la vérité absolue en toutes choses. Sur la terre, même dans la sainte Écriture, il y a le côté obscur et ténébreux. Je m’afflige de voir la différence des traductions. Si j’avais été prêtre, j’aurais appris l’hébreu, afin de pouvoir lire la parole de Dieu telle qu’il daigna l’exprimer dans le langage humain. » {{astérisme|150%}} Elle me parlait souvent d’un jeu bien connu, avec lequel elle s’amusait dans son enfance. C’était un kaléidoscope,<noinclude> <references/></noinclude> 5uwoxm72uwtu94immdjm9zos5h87d29 Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/489 104 4877727 15797668 2026-05-20T05:34:30Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>principalement sur ces deux causes : 1{{o}}. Les disputans se veulent trop éloigner de leurs adversaires, ce qui fait qu’ils passent jusqu’à l’autre extrémité ; 2{{o}}. le désir de vaincre les engage à pousser si loin leurs objections, qu’elles peuvent ou leur être rétorquées ou favoriser un tiers parti. Que fait-on pour remédier à cet inconvénient ? On abandonne le terrain qu’on ne peut défendre, et l’on se fo... » 15797668 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||STANCARUS.|481}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>principalement sur ces deux causes : 1{{o}}. Les disputans se veulent trop éloigner de leurs adversaires, ce qui fait qu’ils passent jusqu’à l’autre extrémité ; 2{{o}}. le désir de vaincre les engage à pousser si loin leurs objections, qu’elles peuvent ou leur être rétorquées ou favoriser un tiers parti. Que fait-on pour remédier à cet inconvénient ? On abandonne le terrain qu’on ne peut défendre, et l’on se fortifie de quelque nouvelle invention. Cela produit un système tout différent, qu’un autre docteur réformera de nouveau, ne le trouvant pas assez arrondi ; et ainsi de suite. Un autre, s’imaginant que les deux partis vainquent et sont vaincus tour à tour, selon qu’ils agissent offensivement, ou qu’ils se tiennent sur la défensive, se croit obligé de choisir une nouvelle hypothèse. On a vu tous ces désordres dans l’affaire de Stancarus. Il se brouilla avec Osiander, son collègue dans l’académie de Konigsberg ; et pour le mieux combattre, il donna à l’humanité de Jésus-Christ tout ce que l’autre donnait à la nature divine. Passant de Konigsberg à Francfort-sur-l’Oder <ref>{{lang|la|Melch. Adam., ''in'' Vit. theol. Germanor., ''pag.'' 234.}}</ref>, il y trouva un antagoniste <ref>''Nommé'' André Musculus.</ref> qui se jeta dans une nouvelle extrémité pour le mieux contre-carrer ; car on prétend <ref>{{lang|la|Staphylus, ''apud'' Prateolum, ''voce'' Stancari, ''pag.'' 48.}}</ref> qu’il enseigna que Jésus-Christ, notre justification et notre médiateur en tant que Dieu et en tant qu’homme, était mort selon sa nature divine. Stancarus, s’en retournant en Pologne, y soutint si chaudement son opinion, et accusa si ardemment ses adversaires de favoriser l’arianisme, qu’il donna lieu à plusieurs personnes de renouveler la secte des ariens, et puis celle des samosaténiens. Je crois qu’on jugea, 1{{o}}. que les objections des autres ministres prouvaient que l’humanité seule de Jésus-Christ n’était point notre médiation ; 2{{o}}. que ses objections prouvaient qu’un fils de Dieu coessentiel ne pouvait pas être médiateur. On prit donc un milieu entre ces extrémités. Ce fut de dire que Jésus-Christ, fils de Dieu non coessentiel, et revêtu de notre nature, était notre médiateur, quant à la nature humaine et quant à la nature spirituelle qu’il avait eue avant que de naître. Voilà les malheureux fruits des disputes théologiques et des chaires professorales, Il y a une autre chose à considérer. Qu’un professeur avance une nouvelle pensée, et qu’il donne lieu de croire qu’il le fait pour s’acquérir du renom, il s’élève tout aussitôt un antagoniste qui lui soutient que cette pensée est mauvaise. Peu à peu ils s’échauffent, et enfin ils s’entre-haïssent tout de bon. Pour colorer les mouvemens qu’ils se donnent, si semblables aux passions humaines que rien plus, il faut que l’agresseur dise qu’il s’agit d’une affaire très-importante au bien de l’église. L’attaqué doit dire la même chose, et faire voir que l’opinion qu’il a changée donnait de grands avantages à l’ennemi. Après cela, il n’y a plus de moyen de reculer ; il faut que les supérieurs parlent. Or quel est le fruit ordinaire de leurs décisions ? Un schisme actuel ou un schisme virtuel. Rien de tout cela n’arriverait si l’on n’avait pas pour ses pensées une opinion avantageuse. Si Stancarus, par exemple, eût avoué, comme il le devait, que son opinion importait peu au bien de l’église, il ne se fût pas fait un point d’honneur de la maintenir ; il eût gardé le silence dès qu’il eût vu qu’en la soutenant, il causait des troubles. Combien de désordres eût-on épargnés au monde si l’on se fût contenté de disputer sur les choses nécessaires au salut ? Osiander et Stancarus n’eussent pas écrit deux pages en ce cas-là l’un contre l’autre ; car, en bonne foi, y a-t-il des gens, parmi le peuple, qui se règlent sur l’un ou l’autre de ces dogmes, quand ils mettent leur confiance dans la mort de Jésus-Christ ? Les docteurs mêmes qui ont le plus discuté sur ces questions ne l’adorent-ils pas sans songer à ces distinctions de nature humaine et de nature divine ? Voici une autre considération. Dans tous les pays où il y a bien des personnes gagées pour expliquer tout un corps de théologie, il arrivera toujours que quelqu’un aura la {{tiret|té|mérité}}<section end="Stancarus"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> 0hncipozgf57woxyh2go6n5wa0jfg7r Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/370 104 4877728 15797669 2026-05-20T05:49:23Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797669 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>sorte de petite longue-vue, à l’extrémité de laquelle on aperçoit de jolis dessins de diverses couleurs ; si l’on tourne l’instrument, ces dessins varient à l’infini. « Cet objet, me disait-elle, causait mon admiration, je me demandais ce qui pouvait produire un si charmant phénomène ; lorsqu’un jour, après un examen sérieux, je vis que c’étaient simplement quelques petits bouts de papier et de laine jetés çà et là, et coupés n’importe comment. Je poursuivis mes recherches et j’aperçus trois glaces à l’intérieur du tube. J’avais la clef du problème. « Ce fut pour moi l’image d’un grand mystère : Tant que nos actions, même les plus petites, ne sortent pas du foyer de l’amour, la Sainte Trinité, figurée par les trois glaces, leur donne un reflet et une beauté admirables. Jésus, nous regardant par la petite lunette, c’est-à-dire comme à travers lui-même, trouve nos démarches toujours belles. Mais, si nous sortons du centre ineffable de l’amour, que verra-t-il ? Des brins de paille… des actions souillées et de nulle valeur. » {{astérisme|150%}} Un jour, je racontais à sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus les phénomènes étranges produits par le magnétisme sur les personnes qui veulent bien remettre leur volonté au magnétiseur. Ces détails parurent l’intéresser vivement, et le lendemain elle me dit : « Que votre conversation d’hier m’a fait de bien ! ''Oh ! que je voudrais me faire magnétiser par Notre-Seigneur !'' C’est la première pensée qui m’est venue à mon réveil. Avec quelle douceur je lui ai remis ma volonté ! Oui, je veux qu’il s’empare de mes facultés, de telle sorte que je ne fasse plus d’actions humaines et personnelles, mais des actions toutes divines, inspirées et dirigées par l’Esprit d’amour. »<noinclude> <references/></noinclude> ex185nziaq9a715bvti7pwgnm1nzjod Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/205 104 4877729 15797670 2026-05-20T05:51:33Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797670 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> La pluie des malheurs s’était abattue sur son dos solide sans que le sourire quittât sa face de bonté tournée vers le sol ; car, ce sourire était un reflet de l’illumination qu’une profonde croyance en une justice infaillible avait toujours entretenue dans sa tête. Il peinait dur : d’autres plus tard peineraient pendant qu’il se reposerait. Il ne se trompait point. Un jour, — après quatre-vingts longues années de labeur, il est vrai, — six hommes, et de ceux-là mêmes qui lui avaient commandé, qui s’étaient reposés alors qu’il geignait et ahanait pour eux, le portèrent, à bras comme on portait autrefois les reines et les princesses, à travers tout le village, évitant les heurts. Ils le déposèrent près d’un autre homme qui l’attendait tête nue et qui, depuis le matin, suait son sang afin de lui préparer une large couche aisée, dans la bonne terre jaune ; qui le glissa avec mille précautions dans cette hospitalière demeure et l’y enferma à l’abri du froid, de la faim, de la soif, des poisons du monde, à l’abri de tout besoin et de tout ennui ; si bien, qu’il n’avait pas été mieux autrefois, il y a quatre-vingts ans, dans le sein de sa mère… Eussé-je de cette sorte été plus heureux ? La fin<noinclude> <references/></noinclude> c2lqpozmfw4ncoxd1703law11m1v62b Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/206 104 4877730 15797671 2026-05-20T05:53:41Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797671 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>n’est-elle point marquée dès le départ… Ne porte-t-on pas en soi le but inexorable de sa vie ?… Les chemins divers et plus ou moins longs que les hommes parcourent ne sont que jeux de la sainte souffrance. {{astérisme|150%}} Ma vie dans la grande ville fut lamentable. J’y débarquai persuadé que j’entrais dans un milieu d’êtres plus malfaisants que ceux que j’avais connus, et qu’il me serait nécessaire de me tenir continuellement en garde vis-à-vis de mes voisins. Mais la perspective de cette lutte ne m’effrayait qu’à moitié et je la trouvais préférable à l’assujettissement que j’avais subi. Mes premiers mois furent décevants : personne ne me fit souffrir, personne même ne s’occupa de moi. Cette inattention, au lieu de me rassurer, me fit concevoir une sournoiserie mille fois plus à craindre que l’hostilité ouverte. Chaque homme, à mes yeux, cachait un ennemi et chaque parole, pourvu qu’elle ne fût point dure, fouettait ma défiance ; c’est ainsi que la bonté m’exaspéra, je n’osai jamais m’y fier et j’eusse été bien près de<noinclude> <references/></noinclude> gapwnlxivgsnbyefkp0z9gwovv6yglo Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/207 104 4877731 15797672 2026-05-20T05:55:19Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797672 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>penser qu’elle n’existait pas, sans le souvenir de Grand’mère. Ah ! ma pauvre Grand’mère, toi seule avais semé dans mon cœur la bonne graine que les piétinements empêchèrent très longtemps de germer, mais qui conserva sans doute ses précieuses facultés ! Ma curiosité, vivement excitée durant plusieurs années par tout ce que je voyais de nouveau, fut un dérivatif à mes instincts de jeune animal dressé à coups de fouet. J’errais le plus souvent à l’aventure, cherchant le côté du chemin le moins fréquenté, pressant le pas pour éviter tout voisinage et rougissant quand un regard s’arrêtait sur moi. Je marchais ainsi des heures sans me reposer et, la nuit tombant, me mettait dans la situation d’un homme égaré dans un bois peuplé d’ennemis, sous le couteau desquels il risquerait de tomber à chaque pas. Je prêtais alors à ceux que je rencontrais les pires intentions et, comme je n’étais nullement poltron, ayant appris de tout temps à ne compter que sur moi-même, j’étais toujours prêt à défendre ma vie. Plus d’un promeneur pacifique a dû s’effrayer de mon air méchant et de mon allure.<noinclude> <references/></noinclude> nqvwfzr4j82e3094qoo9nmxe91z6q50 Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/490 104 4877732 15797674 2026-05-20T05:56:26Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>{{tiret2|té|mérité}} de remuer des questions qu’il vaudrait mieux laisser en repos <ref><poem style="margin-left:10%; margin-top:-1.5em;"> {{lang|grc|Μὴ κίνει Καμαρίναν, ἀκίνητος γὰρ ἀμείνων.}} {{lang|la|''Ne move Camarinam, immota enim melior.'' }} {{lang|la|Stephan. Bysant., ''voce''}} {{lang|grc|Καμαρίνα}}. </poem></ref>, comme des bornes qui séparent les héritages. Or l’exemple... » 15797674 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|482|STANCARUS.}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>{{tiret2|té|mérité}} de remuer des questions qu’il vaudrait mieux laisser en repos <ref><poem style="margin-left:10%; margin-top:-1.5em;"> {{lang|grc|Μὴ κίνει Καμαρίναν, ἀκίνητος γὰρ ἀμείνων.}} {{lang|la|''Ne move Camarinam, immota enim melior.'' }} {{lang|la|Stephan. Bysant., ''voce''}} {{lang|grc|Καμαρίνα}}. </poem></ref>, comme des bornes qui séparent les héritages. Or l’exemple de celui-là est fort à craindre ; car chacun se croit permis ce qu’il voit faire à des gens qui n’ont pas plus d’autorité que lui ; et de là vient que les nouvelles disputes ne s’élèvent jamais plus facilement que lorsqu’elles ont été précédées depuis peu par plusieurs autres. Ceci tend à condamner la multitude des académies. Répondons en peu de mots à toutes ces plaintes. C’est une maxime de la dernière certitude, que l’abus des bonnes choses n’en doit pas ôter l’usage : puis donc qu’il est très-digne de l’homme de cultiver son esprit, et que l’établissement des maîtres préposés à cette culture est bon, il ne faut pas l’abolir sous prétexte que quelques savans abusent de leurs lumières pour exciter des {{corr|disputee|disputes}} théologiques. Ajoutons à cela que les maux de l’ignorance sont encore plus à craindre. Elle n’ôte pas les divisions ; sans avoir été à l’académie, il se trouverait des gens moins grossiers que d’autres, qui auraient l’audace et la vanité de semer des dogmes, et qui les établiraient d’autant plus facilement que leurs auditeurs seraient sots. Finissons par déplorer l’état misérable du genre humain. Il ne peut sortir d’un mal que par un autre ; guérissez-le de l’ignorance, vous l’exposez à des disputes scandaleuses, et qui quelquefois ébranlent et renversent même le gouvernement. '''{{refa|Stancarus-(I)|(I)}}''' ''Il publia divers écrits.'' ] Une Grammaire hébraïque, à Bâle, 1546. Une Exposition de l’Épître de saint Jacques, avec la Conciliation de quelques passages de l’Écriture, à Bâle, 1547. Cette conciliation fut tirée presque mot à mot des Commentaires de Bullinger <ref>{{lang|la|Epit. Biblioth. Gesneri, ''pag.'' 245.}}</ref>. On pourra donc le joindre au Catalogue des Plagiaires. {{lang|la|''De decem Captivitatibus Judæorum ;'' ''De Sanguine Zachariæ''}}, et plusieurs autres traités dont vous trouverez le titre dans l’Épitome de Gesner. Je me contente de copier ce qui suit : {{lang|la|''De'' ''Trinitate et Mediatore Domino nostro'' ''Jesu Christo, adversùs Henricum'' ''Bullingerum, Petrum Martyrem, et'' ''Johannem Calvinum, et reliquos Tigurinæ'' ''ac Genevensis ecclesiæ ministros,'' ''ecclesiæ Dei perturbatores.'' ''De Trinitate, et Unitate Dei, deque'' ''Incarnatione et Mediatione Domini'' ''nostri Jesu Christi adversùs tritheitas,'' ''arianos, eutychianos, macharianos,'' ''cerinthianos, ebionitas, et'' ''photinianos. Opus novum de Reformatione'' ''tùm doctrinæ christianæ,'' ''tùm veræ intelligentiæ sacramentorum,'' ''cum maturâ consideratione et'' ''fundamento Scripturæ Sanctæ et consilio'' ''SS. patrum''}}, à Bâle, 1547, ''in''-8{{o}}. <ref>Tiré de l’Épitome de Gesner, ''{{lang|la|ibidem}}.''</ref>. On remarque dans l’Épitome de Gesner, que le livre de Stancarus contre les ministres de Zurich et de Genève est tout plein d’injures, et que Josias Simler le réfuta. Voici une apostrophe de Stancarus : {{lang|la|''Conclusum'' ''est, ô Calvine, doctrinam tuam de'' ''filio Dei esse planè arianam, à quâ'' ''resilias quàm primùm te oro atque'' ''obsecro, et has hæreses quam citiùs'' ''fieri potest retractes, et liberes ecclesiam'' ''Dei ab istis blasphemiis quibus'' ''eam contaminâsti''}} <ref>{{lang|la|Stancarus contra ministros Genevenses ac Tigurinos, ''folio'' 118, 123, ''apud'' Jurgiewicium, ''ubi infrà.''}}</ref>. Il dit ailleurs qu’il a démontré que les églises qu’on appelait réformées étaient ariennes et eutychiennes. {{lang|la|''Omnes ecclesiæ quas'' ''vos appellatis reformatas, per Evangelium'' ''filii Dei, arianæ et eutychianæ'' ''sunt, nec hoc negari potest, ut'' ''suprà demonstrativè probavi''}} <ref>{{lang|la|''Idem, ibidem, folio'' 94, 95, ''apud eumd.''}}</ref>. André Jurgiewski, chanoine de Wilna, allègue ces deux passages dans son ''{{lang|la|Bellum quinti Evangelii}}'' <ref>{{lang|la|Andreas Jurgiewicius, Bellum quinti Evangelii, ''pag.'' 161, 162, ''edit. Colon.'', 1595.}}</ref>. Vous connaîtrez par-là que Calvin et Stancarus se disaient les mêmes injures : chacun d’eux accusait l’autre d’être un blasphémateur et un perturbateur de l’église ; et si Calvin s’en prenait à la vanité de Stancarus, je ne doute pas que celui-ci ne se servit du même reproche. {{lang|la|''Est illud non'' ''absurdum modo, sed exitiale commentum,'' ''quo vir ille fastu turgidus'' ''et novitatis nimiùm cupidus orthodoxæ'' ''fidei principia labefactare {{tiret|co|natus}}''}}<section end="Stancarus"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> cxwhs4v187p6e22w0re0xp9tm268seg Page:Stiernet - Histoires hantées, 1906.djvu/208 104 4877733 15797676 2026-05-20T05:57:30Z JLTB34 21327 /* Corrigée */ 15797676 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki /> Je rentrais exténué. Ma défiance, jour et nuit en éveil, découragea toutes les bienveillances, à commencer par celle des bonnes gens chez qui je fus logé d’abord. Je comprends combien durent les blesser mes précautions, qui n’eussent pas été plus minutieuses dans une hôtellerie de bandits. Je leur répondais à peine et me gardais de leurs amabilités comme de pièges habilement tendus ; je les suspectais injustement à propos du plus insignifiant objet que j’égarais. Cette conduite singulière m’aliéna certainement leurs sympathies et ils trouvèrent sans doute étrange le nombre d’années que je passai à côté d’eux sans que ma froideur outrée diminuât. Le moindre contact avec l’homme me devint pénible et le temps que duraient mes repas, dans un restaurant, quoique ridiculement abrégé, me mettait à la torture. Je mangeai souvent enfermé à clef dans ma chambre, étouffant tout bruit qui pût trahir mon occupation. À grignoter seul une croûte durcie de pain, je me rappelais soudain la maisonnette de mon enfance, où je mangeais ainsi dans un coin. Il faut que cet âge soit bien riche de sa propre essence, pour que j’éprouvasse à ce souvenir, {{tiret|au|quel}}<noinclude> <references/></noinclude> tmnd7zwgdkm0bqw0z6abbosn0f8v0dq Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/491 104 4877734 15797683 2026-05-20T06:10:59Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>{{lang|la|''{{tiret2|co|natus}} est. Dolendum sanè est, quòd'' ''hominem qui prodesse alioqui poterat'' ''mater hæreseôn ambitio ad nocendum'' ''impulit. Adeò enim frivolæ sunt quas'' ''obtendit rationes, ut satis appareat,'' ''nihil aliud quàm acuti ingenii famam'' ''ab aliis dissentiendo captâsse''}} <ref>{{lang|la|Calvinus, ''in'' Responso ad Fratres polonos, ''pag.'' 682 Tractat. Theolog.}}</ref>... {{lang|la|''Utinam h... 15797683 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||STANCARUS.|483}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>{{lang|la|''{{tiret2|co|natus}} est. Dolendum sanè est, quòd'' ''hominem qui prodesse alioqui poterat'' ''mater hæreseôn ambitio ad nocendum'' ''impulit. Adeò enim frivolæ sunt quas'' ''obtendit rationes, ut satis appareat,'' ''nihil aliud quàm acuti ingenii famam'' ''ab aliis dissentiendo captâsse''}} <ref>{{lang|la|Calvinus, ''in'' Responso ad Fratres polonos, ''pag.'' 682 Tractat. Theolog.}}</ref>... {{lang|la|''Utinam his moveatur Stancarus :'' ''quod tunc demùm ferè sperandum'' ''est ; ubi ingenium, quod suâ vanitate'' ''nimis in sublime elatum est, ad'' ''mansuetudinem et modestiam se flexerit''}} <ref>{{lang|la|''Idem, ibidem'', ''pag.'' 683.}}</ref>. '''{{refa|Stancarus-(K)|(K)}}''' ''En marquant les fautes de'' ''{{M.|Moréri}}.'' ] « Il dit que Stancarus voulut s’opposer aux erreurs d’Osiander, que l’humanité de Jésus-Christ est la cause de notre justification ; et dans ce dessein il tomba dans l’extrémité contraire, et combattit en arien la divinité du fils de Dieu. » Il cite ''Florimond de'' ''Rémond, Bellarmin, Onuphre et'' ''Gautier.'' {{rom-maj|I.|1}} La première faute est de prétendre qu’Osiander enseignait que l'humanité de Jésus-Christ est la cause de notre justification ; il fallait dire, au contraire, qu’il enseignait que la justice essentielle de Dieu, et que Jésus-Christ, en tant que Dieu, sont notre justification. {{rom-maj|II.|2}} La deuxième faute, suite inévitable de la première, consiste à dire que Stancarus enseigna que la divinité de Jésus-Christ est la cause de notre justification. quel renversement ! son dogme était diamétralement opposé à celui-là. {{rom-maj|III.|3}} Tant s’en faut qu’il combattît en arien la divinité de Jésus-Christ, qu’au contraire il ne s’aheurta à son dogme que parce qu’il prétendit que le sentiment opposé entraînait nécessairement dans l’arianisme. Standius, qui a fourré dans le Catalogue des Antitrinitaires tout autant de gens qu’il a pu, et quelquefois sous des prétextes équivoques, n’y a point mis Stancarus ; marque évidente que ce n’était pas un théologien qui eût attaqué le moins du monde la divinité coessentielle de Jésus-Christ. M. Moréri erre donc grossièrement quant au fait. {{rom-maj|IV.|4}} Comptons-lui pour une quatrième faute son inconséquence. Il avait cru faussement que le dogme d’Osiander attribuait toute notre justification à l’humanité de Jésus-Christ. Comment donc a-t-il osé dire que Stancarus, s’opposant à Osiander jusques à tomber dans l’extrémité contraire, attaqua la divinité du Messie ? Car la suite naturelle de l’opposition diamétrale que {{M.|Moréri}} suppose entre ces deux hommes est que Stancarus ait soutenu rigidement les intérêts de la nature divine du médiateur. Il le fit aussi. {{rom-maj|V.|5}} Enfin les auteurs qu’on cite disent le contraire de ce qu’on leur attribue touchant l’erreur d’Oriander. Je me contenterai de prouver cela à l’égard du père Gaultier, qui d’ailleurs a été le mauvais guide de {{M.|Moréri}}. {{lang|la|''Franciscus'' ''Stancarus Mantuanus''}}, dit-il <ref>{{lang|la|Gualter., in Tab. chronogr., ''sæc. XVI'', ''cap. XXI'', ''pag. m.'' 797. ''Il cite'' Prateol. V. Stancariani Florim., lib. II de Orig. Hæres., c. XV, n. 1.}}</ref>, ''{{lang|la|tueri cupiens, ut Osiandro}}'' <ref>''Il venait de rapporter la doctrine d’''Osiander.</ref> {{lang|la|''obsisteret,'' ''Jesu Christi humanitatem,'' ''esse nostræ justificationis causam,'' ''in oppositum extremum eodem circiter'' ''tempore se præcipitem egit, Jesu'' ''Christi nimirùm divinitatem arianorum'' ''more impugnando : ejus enim'' ''erat opinio, Christum Dominum esse'' ''justificatorem nostrum secundùm solam'' ''humanitatem, exclusâ divini naturâ.''}} Vous voyez manifestement dans ces paroles la troisième faute de {{M.|Moréri}}, et une autre qui n’est guère moindre que la quatrième. Car de ce qu’un homme soutient que Jésus-Christ est notre médiateur et notre justification, en tant qu’homme et non pas en tant que dieu, il ne s’ensuit nullement qu’il soit fauteur de l’arianisme ; ainsi le père Gaultier s’est servi d’un ''{{lang|la|enim}}'' très-indigne d’un auteur qui se piquait de raisonner. Le comble de la bévue est dans la question de fait, c’est-à-dire en ce qu’on ignore que Stancarus attachait la médiation de Jésus-Christ à l’humanité, parce qu’il croyait que le sentiment contraire favorisait l’arianisme. Si l’on avait dit qu’il renouvelait la doctrine de Nestorius, on se serait un peu mieux couvert de quelque ombre de vraisemblance, et l’en aurait été un peu plus fidèle dans sa citation ; car Florimond de Rémond, cité par le jésuite Gaultier, touche cette corde de<section end="Stancarus"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> erbol3afkzg0u0zmpjlaaeyut0he7ql Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/221 104 4877735 15797685 2026-05-20T06:26:41Z Acélan 8398 1re colonne 15797685 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|213}}</noinclude><section begin="FOI"/>La ''foi'' habituelle est une habitude surnaturelle & infuse que Dieu met dans l’ame, & qui nous dispose à croire ce que Dieu a révélé, par la raison seule qu’il l’a révélé. Cette ''foi'' habituelle se donne par le baptême ; c’est un des effets de ce Sacrement. La ''foi'' actuelle est l’exercice de la ''foi'', c’est l’acquiescement actuel de l’esprit à ce que Dieu a révélé. C’est l’acte de la ''foi'', & avoir la ''foi'' actuelle, c’est produire un acte de ''foi'', faire un acte de ''foi''. La ''foi'' explicite est la ''foi'' de ceux qui croient formellement & distinctement une chose révélée, dont ils ont une connoissance. La ''foi'' implicite est la ''foi'' de ceux qui croient tout ce qui a été révélé, sans avoir une connoissance distincte & formelle de chaque article. Les Infidèles qui se convertissoient à la vue des miracles que Dieu opéroit par les Martyrs, ou quand les premiers Chrétiens souffroient le martyre, & qui disoient : Nous sommes Chrétiens, nous croyons ce que les Chrétiens croient, & qui quelquefois étoient martyrisés sur le champ, avoient une ''foi'' implicite de tout ce que les Chrétiens croient. Un Paysan qui croit fermement tout ce que l’Eglise croit, sans savoir en détail chaque article de la croyance de l’Eglise, n’a qu’une ''foi'' implicite sur plusieurs de ces articles. La ''foi'' vive est la foi animée par la charité. La ''foi'' morte est celle qui subsiste sans la charité : telle est la ''foi'' d’un pécheur coupable de tout autre crime que celui de l’infidélité ; j’entends tout crime qui exclut la grace, tout péché mortel, hormis l’infidélité. On appelle la ''foi'' d’un tel homme, une ''foi'' morte, non qu’elle soit éteinte en lui, & qu’il ne fasse encore de vrais actes de ''foi'', mais parce que les actes qu’elle produit sont morts, c’est à dire, ne sont point méritoires de la vie éternelle, ni d’un mérite proprement dit. ☞ {{sc|Foi}}, se prend aussi pour l’objet même de la ''foi'', pour les dogmes que la Religion Chrétienne propose à croire, comme révélés de Dieu, & pour la Religion même. C’est ainsi qu’on dit, article de ''foi'', question de ''foi'', mourir pour la ''foi'', renier la ''foi'', profession de ''foi''. On appelle profession de ''Foi'', une formule qui contient tous les articles de la croyance de l’Eglise, qu’on fait lire & jurer à ceux qui abjurent l’hérésie, ou à ceux qui entrent dans les dignités Ecclésiastiques. Le Symbole de la ''foi'', c’est le ''Credo'', ou le Symbole des Apôtres. On dit aussi le Symbole de ''foi'', ou simplement la ''foi'' de Nicée, de Constantinople, de Trente ; pour dire, les articles de ''foi'' proposés, éclaircis, soutenus, enseignés par les Peres de ces Conciles. La ''foi'' de l’Eglise est toujours la même. Quand l’Eglise décide quelque vérité contestée, elle ne fait que déclarer qu’elle est révélée : ce n’est point une nouvelle révélation. La ''foi'', dit le Concile de Trente, est une disposition à la justification. Les bienheureux n’ont plus la ''foi''. Si S. Paul, qui a pris soin de marquer les caractères de notre ''foi'', en avoit parlé comme d’une ''foi'' subtile, d’une ''foi'' curieuse, d’une ''foi'' savante, d’une ''foi'' de dispute & de contention, alors nous aurions de quoi bénir Dieu, & de quoi nous féliciter, puisque jamais la ''foi'' des Chrétiens n’eut toutes ces qualités, plus avantageusement qu’elle les a dans notre siècle. Mais quand je viens à considérer que ce grand Apôtre ne fait mention que d’une ''foi'' humble, d’une ''foi'' simple, d’une ''foi'' sans artifice, d’une ''foi'' qui n’a de raisonnement que pour apprendre à obéir, je tremble pour la ''foi'' d’une multitude infinie de personnes, qui portent néanmoins le nom de fidèles, & qui se disent enfans de l’Eglise. Jamais peut-être n’y eut-il plus de rafinemens, ni plus de contestations sur la ''foi'', & jamais aussi n’y eut-il moins d’humilité dans la ''foi''. {{sc|Bourdal}}. ''Exh. {{rom-maj|II}}, {{pag.|397}}''. On appelle ''Foi divine'', la croyance qui est fondée sur l’autorité de Dieu. {{sc|Foi humaine}}, est la croyance qu’on donne au rapport des hommes. Il faut ajouter ''foi'' à ce qu’un honnête homme affirme. Il y a une ''foi humaine'', que l’on a nommée ''Ecclésiastique :'' c’est la croyance que les Fidèles donnent à certains faits que l’Eglise a décidés, & qu’elle propose à croire comme lorsqu’elle oblige à reconnoître que des livres contiennent une doctrine hérétique, que des personnes jouissent de la gloire du Ciel. On croit ces faits sur l’autorité de l’Eglise : celui qui ne l’écoute pas, doit être tenu selon la parole de {{lié|J. C.}} comme un Païen & un Publicain, & l’Eglise est, selon S. Paul, la colonne & l’appui de la vérité. Cette expression de foi Ecclésiastique est nouvelle. M. de Péréfixe l’a introduite pour distinguer la foi par laquelle on croit les faits révélés, qu’on appelle foi divine, & la foi par laquelle on croit les faits sur lesquels l’Eglise prononce, alliftée du S. Esprit, en vertu des promesses de {{sc|Jesus}}- CHRIST : For, signifie quelquefois confiance. Fiducia. On dit en ce sens, dans l’usage ordinaire, qu’on n’a pas grande foi en quelqu’un, qu’on n’a pas grande foi en ses promesses. For, se prend aussi pour conscience. Conscientia. Tout ce qui n’est pas selon la foi est péché, c’est à-dire, selon la connoissance que l’on a, la croyance où l’on est, comme l’a traduit le P. Bouhours. For, se dit encore pour l’assurance que l’on donne de gardet sa parole, pour l’exactitude à observer ce que l’on a promis. Engager la foi, donner sa foi, garder, violer sa foi. Nulles personnes n’engagent leur foi avec plus d’ostentation, que celles qui la violent davantage. {{sc|Bouh}}. Quand la foi & l’assurance des promesses feroient bannies du monde, disoir le Roi Jean, elles devroient toujours demeurer dans la bouche des Rois. La foi, ce noud sacré, ce lien précieux, N’est plus qu’un bean fantôme, & qu’un nom Specieux. BONNE FOI. Sentiment & disposition d’un homme qui croit bien faire, quoiqu’il falfe mal ; qui n’a, ni doute, ni scrupule sur sa conduite. Bona fides, conscientia recta. On dit qu’un homme est dans la bonne foi, qu’il a fait une chose dans la bonne foi, pour dire, qu’il agit ou qu’il a agi selon sa conscience. BONNE FOI, en matière de prescription, n’est autre chose que l’opinion ou la créance d’une possession légitime comme quand on a acquis de celui qu’on croyoit le propriétaire de la chose vendue, ou au moins qu’il avoit le pouvoir de l’aliéner, quoiqu’en effet elle ne fût pas à lui, & qu’il n’eût pas le droit de la vendre. Un possesseur de bonne foi, est celui qui possede quelque chose qui n’est pas à lui, mais qui le croit, & qui n’a point de raison d’en douter. Le possesseur de bonne foi n’est tenu à la restitution de ce qu’il a consumé, ou appliqué à ses usages, qu’autant qu’il en est devenu plus riche ; mais il doit rendre ce qui lui reste entre les mains. Le possesseur de bonne foi, tant que la bonne foi dure, ne diffère point du véritable maître. Voyez la Loi Qui soit. ff. de Ufuris ; & la 3° Règle du droit in-6". Pour ce qui est du possesseur de bonne foi, on n’a jamais douté qu’il ne gagne les fruits qui proviennent par sa culture & son industrie, suivant la Loi fructus ff. de Ufuris, & la Loi Bona fidei, De acquirendo rerum dominio : mais on va plus avant, & c’est une chose reçue dans le Royaume, par une coutume générale, qu’il gagne encore les fruits qui croissent plutôt de leur propre nature, que par le travail & l’industrie. BORNIER. Il l’a fait dans la bonne foi. J’étois dans la bonne foi. On est dans la bonne foi, quand on croit prudemment être maître de ce qu’on possède, ou qu’on ignore qu’il est à un autre, à moins que l’ignorance ne fût crasse ou affectée. Bonne foi se dit aussi en d’autres matières ; par exemple, en matière d’opinions & de religion. La bonne foi n’excuse pas, ou, pour mieux parler, n’est pas bonne foi, quand on n’a pas fait ce qu’on devoit pour être éclairci, sur-tout après qu’on a été souvent averti. {{sc|Pélisson}}. En termes de Jurisprudence, on dit aussi qu’il y a<section end="FOI"/><noinclude> <references/></noinclude> rywkv0rbb8qxrz47te8azhisvn771tr 15797687 15797685 2026-05-20T06:35:49Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797687 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|213}}</noinclude><section begin="FOI"/>La ''foi'' habituelle est une habitude surnaturelle & infuse que Dieu met dans l’ame, & qui nous dispose à croire ce que Dieu a révélé, par la raison seule qu’il l’a révélé. Cette ''foi'' habituelle se donne par le baptême ; c’est un des effets de ce Sacrement. La ''foi'' actuelle est l’exercice de la ''foi'', c’est l’acquiescement actuel de l’esprit à ce que Dieu a révélé. C’est l’acte de la ''foi'', & avoir la ''foi'' actuelle, c’est produire un acte de ''foi'', faire un acte de ''foi''. La ''foi'' explicite est la ''foi'' de ceux qui croient formellement & distinctement une chose révélée, dont ils ont une connoissance. La ''foi'' implicite est la ''foi'' de ceux qui croient tout ce qui a été révélé, sans avoir une connoissance distincte & formelle de chaque article. Les Infidèles qui se convertissoient à la vue des miracles que Dieu opéroit par les Martyrs, ou quand les premiers Chrétiens souffroient le martyre, & qui disoient : Nous sommes Chrétiens, nous croyons ce que les Chrétiens croient, & qui quelquefois étoient martyrisés sur le champ, avoient une ''foi'' implicite de tout ce que les Chrétiens croient. Un Paysan qui croit fermement tout ce que l’Eglise croit, sans savoir en détail chaque article de la croyance de l’Eglise, n’a qu’une ''foi'' implicite sur plusieurs de ces articles. La ''foi'' vive est la foi animée par la charité. La ''foi'' morte est celle qui subsiste sans la charité : telle est la ''foi'' d’un pécheur coupable de tout autre crime que celui de l’infidélité ; j’entends tout crime qui exclut la grace, tout péché mortel, hormis l’infidélité. On appelle la ''foi'' d’un tel homme, une ''foi'' morte, non qu’elle soit éteinte en lui, & qu’il ne fasse encore de vrais actes de ''foi'', mais parce que les actes qu’elle produit sont morts, c’est à dire, ne sont point méritoires de la vie éternelle, ni d’un mérite proprement dit. ☞ {{sc|Foi}}, se prend aussi pour l’objet même de la ''foi'', pour les dogmes que la Religion Chrétienne propose à croire, comme révélés de Dieu, & pour la Religion même. C’est ainsi qu’on dit, article de ''foi'', question de ''foi'', mourir pour la ''foi'', renier la ''foi'', profession de ''foi''. On appelle profession de ''Foi'', une formule qui contient tous les articles de la croyance de l’Eglise, qu’on fait lire & jurer à ceux qui abjurent l’hérésie, ou à ceux qui entrent dans les dignités Ecclésiastiques. Le Symbole de la ''foi'', c’est le ''Credo'', ou le Symbole des Apôtres. On dit aussi le Symbole de ''foi'', ou simplement la ''foi'' de Nicée, de Constantinople, de Trente ; pour dire, les articles de ''foi'' proposés, éclaircis, soutenus, enseignés par les Peres de ces Conciles. La ''foi'' de l’Eglise est toujours la même. Quand l’Eglise décide quelque vérité contestée, elle ne fait que déclarer qu’elle est révélée : ce n’est point une nouvelle révélation. La ''foi'', dit le Concile de Trente, est une disposition à la justification. Les bienheureux n’ont plus la ''foi''. Si {{St.|Paul}}, qui a pris soin de marquer les caractères de notre ''foi'', en avoit parlé comme d’une ''foi'' subtile, d’une ''foi'' curieuse, d’une ''foi'' savante, d’une ''foi'' de dispute & de contention, alors nous aurions de quoi bénir Dieu, & de quoi nous féliciter, puisque jamais la ''foi'' des Chrétiens n’eut toutes ces qualités, plus avantageusement qu’elle les a dans notre siècle. Mais quand je viens à considérer que ce grand Apôtre ne fait mention que d’une ''foi'' humble, d’une ''foi'' simple, d’une ''foi'' sans artifice, d’une ''foi'' qui n’a de raisonnement que pour apprendre à obéir, je tremble pour la ''foi'' d’une multitude infinie de personnes, qui portent néanmoins le nom de fidèles, & qui se disent enfans de l’Eglise. Jamais peut-être n’y eut-il plus de rafinemens, ni plus de contestations sur la ''foi'', & jamais aussi n’y eut-il moins d’humilité dans la ''foi''. {{sc|Bourdal}}. ''Exh. {{rom-maj|II}}, {{pag.|397}}''. On appelle ''Foi divine'', la croyance qui est fondée sur l’autorité de Dieu. {{sc|Foi humaine}}, est la croyance qu’on donne au rapport des hommes. Il faut ajouter ''foi'' à ce qu’un honnête homme affirme. Il y a une ''foi humaine'', que l’on a nommée ''Ecclésiastique :'' c’est la croyance que les Fidèles donnent à certains faits que l’Eglise a décidés, & qu’elle propose à croire comme lorsqu’elle oblige à reconnoître que des livres contiennent une doctrine hérétique, que des personnes jouissent de la gloire du Ciel. On croit ces faits sur l’autorité de l’Eglise : celui qui ne l’écoute pas, doit être tenu selon la parole de {{lié|J. C.}} comme un Païen & un Publicain, & l’Eglise est, selon {{St.|Paul}}, la colonne & l’appui de la vérité. Cette expression de ''foi Ecclésiastique'' est nouvelle. {{M.|de Péréfixe}} l’a introduite pour distinguer la ''foi'' par laquelle on croit les faits révélés, qu’on appelle ''foi'' divine, & la ''foi'' par laquelle on croit les faits sur lesquels l’Eglise prononce, assistée du {{St.|Esprit}}, en vertu des promesses de {{sc|Jesus-Christ}}. ☞ {{sc|Foi}}, signifie quelquefois confiance. ''{{lang|la|Fiducia}}''. On dit en ce sens, dans l’usage ordinaire, qu’on n’a pas grande ''foi'' en quelqu’un, qu’on n’a pas grande ''foi'' en ses promesses. ☞ {{sc|Foi}}, se prend aussi pour conscience. ''{{lang|la|Conscientia}}''. Tout ce qui n’est pas selon la ''foi'' est péché, c’est à-dire, selon la connoissance que l’on a, la croyance où l’on est, comme l’a traduit le {{P.|Bouhours}}. ☞ {{sc|Foi}}, se dit encore pour l’assurance que l’on donne de garder sa parole, pour l’exactitude à observer ce que l’on a promis. Engager sa ''foi'', donner sa ''foi'', garder, violer sa ''foi''. Nulles personnes n’engagent leur ''foi'' avec plus d’ostentation, que celles qui la violent davantage. {{sc|Bouh}}. Quand la ''foi'' & l’assurance des promesses seroient bannies du monde, disoit le Roi Jean, elles devroient toujours demeurer dans la bouche des Rois. {{poem|''La ''foi'', ce nœud sacré, ce lien précieux,'' ''N’est plus qu’un beau fantôme, & qu’un nom spécieux.''|m=1em}} {{sc|Bonne foi}}. Sentiment & disposition d’un homme qui croit bien faire, quoiqu’il fasse mal ; qui n’a, ni doute, ni scrupule sur sa conduite. ''{{lang|la|Bona fides, conscientia recta}}''. ☞ On dit qu’un homme est dans la ''bonne foi'', qu’il a fait une chose dans la ''bonne foi'', pour dire, qu’il agit ou qu’il a agi selon sa conscience. ☞ {{sc|Bonne foi}}, en matière de prescription, n’est autre chose que l’opinion ou la créance d’une possession légitime comme quand on a acquis de celui qu’on croyoit le propriétaire de la chose vendue, ou au moins qu’il avoit le pouvoir de l’aliéner, quoiqu’en effet elle ne fût pas à lui, & qu’il n’eût pas le droit de la vendre. Un possesseur de ''bonne foi'', est celui qui possede quelque chose qui n’est pas à lui, mais qui le croit, & qui n’a point de raison d’en douter. Le possesseur de ''bonne foi'' n’est tenu à la restitution de ce qu’il a consumé, ou appliqué à ses usages, qu’autant qu’il en est devenu plus riche ; mais il doit rendre ce qui lui reste entre les mains. Le possesseur de ''bonne foi'', tant que la ''bonne foi'' dure, ne diffère point du véritable maître. ''Voyez'' la Loi ''{{lang|la|Qui scit. ff. de Usuris}} ;'' & la {{3e|Règle}} du droit ''in-{{6o}}''. Pour ce qui est du possesseur de ''bonne foi'', on n’a jamais douté qu’il ne gagne les fruits qui proviennent par sa culture & son industrie, suivant la Loi ''{{lang|la|Fructus ff. de Usuris}}'', & la Loi ''{{lang|la|Bonæ fidei, De acquirendo rerum dominio}} :'' mais on va plus avant, & c’est une chose reçue dans le Royaume, par une coutume générale, qu’il gagne encore les fruits qui croissent plutôt de leur propre nature, que par le travail & l’industrie. {{sc|Bornier}}. Il l’a fait dans la ''bonne foi''. J’étois dans la ''bonne foi''. On est dans la ''bonne foi'', quand on croit prudemment être maître de ce qu’on possède, ou qu’on ignore qu’il est à un autre, à moins que l’ignorance ne fût crasse ou affectée. ''Bonne foi'' se dit aussi en d’autres matières ; par exemple, en matière d’opinions & de religion. La ''bonne foi'' n’excuse pas, ou, pour mieux parler, n’est pas ''bonne foi'', quand on n’a pas fait ce qu’on devoit pour être éclairci, sur-tout après qu’on a été souvent averti. {{sc|Pélisson}}. En termes de Jurisprudence, on dit aussi qu’il y a<section end="FOI"/><noinclude> <references/></noinclude> gytmryg1jebyqu4qf4t43rtcfikju2e Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/25 104 4877736 15797688 2026-05-20T06:37:42Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797688 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>est le plus honteux. Ce qui me causait le plus de rage, c’est que je ne pouvais manger que les quelques bons morceaux partagés avec mes amours passées. » Assurément il n’y a là rien de bien poétique, rien d’élevé, mais c’est une petite esquisse complète, à grands traits et presque touchante des tourments et de la confusion d’un amoureux trompé par une infidèle. Le trait satirique effleure à peine le sujet ; cette sobriété est presque l’ébauche de l’art. Quant au vocabulaire de nos patois, il n’est pas riche en idées abstraites ou générales, mais les termes techniques de tout ce qui concerne les travaux des champs et de la maison y abondent avec une variété remarquable. Depuis soixante ans bien des modifications s’y sont opérées ; il a admis nombre de mots français auxquels il a donné le costume villageois, et il en a oublié ou rejeté de fort anciens que les vieillards seuls connaissent aujourd’hui. Comme tous les vieux idiomes, nos patois sont curieux et intéressants à étudier dans leur origine, dans leur lexicologie, dans leur grammaire<ref>{{corr|Une|« Une}} excursion dans les patois est très-semblable, on peut le dire, à une excursion dans les pays où ils sont parlés, car ils doivent assurément être rangés parmi les productions qui en caractérisent le ciel et le sol. C’est une sorte de flore qui varie avec les éloignements et sur laquelle se marque la différence des terrains. » (Littré).</ref>. Ils éclairent souvent quelques points de linguistique et expliquent bien des termes du moyen-âge ; ils ne sont pas inutiles en un mot à la connaissance approfondie de l’histoire de la langue française. Au point de vue littéraire, ils ont le degré d’intérêt qu’on porte aux produits naturels et spontanés de la verve populaire, et, au point de vue du langage, ils servent à l’interprétation des anciens documents historiques, chartes, chroniques, comptes, etc. Pour l’orthographe de ces idiomes, quelle méthode suivre ? Il n’y en a qu’une : n’exprimer, par l’écriture, que les sons du langage, n’admettre aucune des lettres dites étymologiques qui ne se prononcent pas et donner une seule et même valeur phonétique aux mêmes sons. Le français peut<noinclude> <references/></noinclude> t4nj4vs6rdvs4crhtrwr5u1lghl0aek Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/26 104 4877737 15797690 2026-05-20T06:45:36Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797690 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>suffire à la grande rigueur, bien que, à défaut de caractères et de signes particuliers, il soit difficile de représenter les nuances des voyelles et des diphthongues, certaines nasales et certaines consonnes. Je ne me suis attaché, pour écrire nos patois, qu’à en reproduire la prononciation, le plus exactement possible, sans me préoccuper de l’analogie que les mots peuvent avoir avec le français ou le latin. Il a fallu cependant faire quelques exceptions. Dans les pièces où le français est mêlé au patois, je n’ai pas cru devoir adopter une méthode aussi rigoureuse. Là où le lecteur verra des mots appartenant à notre langue, il les prononcera à la française. Partout ailleurs il donnera à chaque lettre, à chaque syllabe la valeur écrite. On verra plus loin un tableau explicatif qui aidera à la lecture du texte. Je termine par un petit glossaire qui m’a semblé devoir avantageusement remplacer une traduction littérale placée en regard ou au bas du texte. Cette forme, tout en ménageant l’espace, permet d’ajouter aux mots des explications étymologiques ou grammaticales et des rapprochements qui ne pourraient se placer ailleurs, et facilite surtout l’étude comparative des patois ; mais en cela, je me suis tenu à l’écart de cette méthode si aventureuse qui, sur quelques faits de détails et d’après des rapports ingénieux et forcés, crée des synthèses et des systèmes qu’un examen un peu sérieux fait crouler. Les maîtres modernes obligent à l’exactitude et à une critique raisonnée que les faits soutiennent. Un vocabulaire scientifique ne serait pas ici à sa place (c’est l’objet d’un travail spécial) ; l’accessoire ne doit pas l’emporter sur le principal. Ici, quand je sors de la simple explication des mots, je n’ai cherché qu’à être clair et bref, et j’évite la discussion. Qu’il me soit permis, à la fin de ces longs préliminaires, de remercier hautement les nombreux amis qui ont bien voulu coopérer à la formation de ce recueil, en me fournissant soit des pièces complètes, soit des fragments, soit de simples indications. Ils ont compris que je n’étais point mu<noinclude> <references/></noinclude> n5zb0hr03raodae88ibo4q6rfqgj22q Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/222 104 4877738 15797691 2026-05-20T06:46:29Z Acélan 8398 1re colonne 15797691 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|214|FOI — FOI}}</noinclude><section begin="FOI"/>des contrats de ''bonne foi'', comme les ventes, échanges, louages & autres, où l’on se confie à la probité des contractans, & dont on interprète favorablement les intentions ; d’autres qui sont de droit étroit, & qu’on doit exécuter à la rigueur. La prescription n’a lieu, que lorsqu’on possede de ''bonne foi'', parcequ’il y a peu de ''bonne foi'' parmi les hommes, on dit de ''foi'' fi, de pleige plaid, de gage reconfort, d’argent comptant, paix & accord. {{sc|Instit. Cout}}. On dit aussi, qu’une pièce revêtue de ses formes fait foi, (''{{lang|la|fidem facit}}'') pour dire, qu’on y ajoute ''foi'' en Justice. Ce mot est alors synonyme d’attestation & preuve. C’est une formule qu’on met au bout des certificats, lettres-patentes, &c. en ''foi'' de quoi on a fait apposer le scel à ces présentes. ☞ {{sc|Foi}} du contrat, c’est l’obligation qui en résulte. Suivre la ''foi'' du contrat, c’est se fier pour son exécution à la promesse des contractans, sans prendre d’autres suretés, comme des gages, des cautions. ☞ {{sc|Foi}} publique. Créance que la loi accorde à certaines personnes pour ce qui est de leur ministère, aux actes qui sont émanés d’eux en leur qualité. Ma ''foi''. Par ma ''foi''. Sorte de Sermens. Façons de parler dont on se sert abusivement pour affirmer quelque chose. Jurez par votre ''foi'', si vous voulez que je vous croie. Il en a juré sa ''foi''. Dans les anciens Édits on en promettoit l’exécution en ''foi'' & parole de Roi. La ''foi'' de Gentilhomme, la ''foi'' de Marchand, étoient autrefois fort en crédit. Les Carthaginois renvoyèrent Attilius Régulus sur sa ''foi'', & il revint se remettre prisonnier. La ''foi'' conjugale est la ''foi'' que le mari & la femme se donnent en se mariant. {{poem|''Je sais qu’ils'' (les Sultans) ''se sont fait une superbe loi'' ''De ne point à l’hymen assujettir leur'' foi. {{sc|Racine}}.|m=1em}} {{sc|Foi et hommage}}. Terme de Jurisprudence féodale. ''{{lang|la|Fides & hommagium, clientelæ exhibitio, professio}}''. Reconnoissance que le vassal, en qualité de vassal, doit à son Seigneur. Par le mot de ''foi'' on entend la promesse & le serment que le vassal fait, d’être fidèle à son Seigneur ; & par le mot d’''hommage'', on entend l’engagement qu’il prend en qualité de vassal d’être l’homme de son Seigneur, & de le servir en guerre envers & contre tous, fors contre le Roi ; c’est ce qu’on appelle hommage lige ; ce qui n’a point lieu aujourd’hui en France, où les Seigneurs particuliers n’ont pas droit de faire la guerre ; c’est un droit de Souveraineté, & le Roi seul l’a en France. Rendre ''foi & hommage. {{lang|la|Fidem jurare, clientem se profiteri, dominum agnoscere}}''. Exiger la ''foi & hommage'' d’un vassal. Recevoir la ''foi & hommage'', faire la ''foi & hommage'' à son Seigneur. ''{{lang|la|Ex concepta juris formula dominum agnoscere, clientem se illius profiteri}}''. Ce mot ''foi'' n’a point de pluriel ; cependant l’Histoire de la Chancellerie, ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}'', imprimée en 1706, a dit au pluriel ''fois & hommages'' ne peuvent être reçus par les Chambres des Comptes sans lettre de la Chancellerie. Ce n’est pourtant que dans la table ; dans le texte il y a toujours ''foi & hommage'' au singulier ; mais {{M.|Messier}}, Trésorier de France, & Général des Finances en Bretagne, a donné ces dernières années des Mémoires ''Des fois & hommages, & des Fiefs de la Province de Bretagne ;'' ce qui montre que ''foi'' a un pluriel pris en ce sens. On dit, un homme de ''foi ;'' pour dire, un vassal qui a fait la ''foi & hommage'', ou serment de fidélité à son Seigneur, pour un fief qu’il tient de lui à cette condition. En termes de Jurisprudence féodale, on joint presque toujours ensemble ces deux mots, ''foi & hommage''. Démission de ''foi'', est la disposition libre qu’un vassal fait de son fief, ou en entier, ou en partie. ☞ {{sc|Foi mentie}}. Expression dont se sont servi quelques Auteurs, pour signifier la félonie que commet un vassal envers son Seigneur ; parce que celui qui la commet, manque à la ''foi'' qu’il a jurée à son Seigneur, en lui faisant hommage. {{sc|Ferr}}. FOI On dit, laisser un homme sur sa foi ; pour dire, l’abandonner à sa conduite. On le dit aussi d’un cheval qu’on laisse en liberté d’aller paitre où il voudra. On dit aussi en termes de Fauconnerie, qu’en laisse aller un oiseau sur sa fo, lorsqu’on ne lui donne plus de filière, & qu’on le réclame en liberté. On dit figurément, Le plus sage s’endort sur la foi des Zéphyrs ; pour dire, sur l’inconstance de la Fortune. On appelle aussi Foi en termes de Blason, de Sculp ture, &c. deux mains jointes ensemble, pour symbole d’alliance & de fidélité. Il porte de gueules à la foi d’argent. EN BONNE FOI. DE BONNE FOI. adv. Sincèrement. En bonne foi, croyez-vous cesse extravagance ? Voyez BON. On dit d’un méchant homme, qu’il n’a, ni foi, ni loi ; pour dire, qu’il n’a aucun sentiment de religion, ni de probité. Qui méprise Cotin n’estime point son Roi, Et n’a, selon Cotin, ni Dieu, ni foi, ni loi. {{sc|Boil}}. For, est aussi un nom propre que plusieurs Saintes Vierges ont porté. Fides, Fidei ; Sainte Foi, née dans la ville d’Agen, fut martyre avec {{St.|Caprais}}, au {{rom-maj|III}} siècle. Hadr. de Valois, Not. Gall. {{pg|501}}> dit en Latin Fides, fidis au génitif, & non pas fidei. C’est du nom de cette Sainte, que Sainte-Foi, village ou bourg de Guienne, sur la Dordogne, vers les confins du Périgord, a pris son nom, comme celui de Crapazi, qui est voisin, l’a pris de Saint Caprais. Vicus fanéta Fidis. Hard. Valef. Not. Gall. {{P.|sol}}. For, Divinité que les Romains adoroient, introduite par Numa Pompilius. Fides. Ses Prêtres avoient ordinairement la tête & les mains couvertes d’un voile blanc. On la repréfentoit sous la figure d’une femme vêtue de blanc, ou sous la figure de deux jeunes filles qui se donnent la main. LIGNE DE FOI, terme d’Optique. C’est la ligne qui, partant du centre de l’objet, tembe perpendiculairement sur le centre du verre de la lunette avec laquelle on regarde l’objet. Linea fidei. On dit de même la ligne de foi, des pinnules dans un instrument qui en a au lieu de lunettes. LIGNE DE FOI. Terme d’Horlogerie. Voyez FIDU CIELLE. CHEVALIER DE LA SAINTE FOI OU DE LA FOI DE {{sc|Jesus}} CHRIST, & de la Croix de Saint Pierre, Martyr. Eques Fidei Sancta, fidei Catholica ou fidei Christi. Association, Compagnie des Gentilshommes dans les Diocèses de Milan, d’Yvrée & de Verceil, lesquels prenoient autrefois la qualité de Chevaliers de la foi de Jésus-Christ, & de la Croix de {{St.|Pierre}}, Martyr, & qui en recevant une Croix, faisoient vœu de porter cette Croix en l’honneur de N. S. {{sc|Jesus-Christ}}, pour l’exaltation de la foi Catholique & la destruction des Hérétiques, & s’engageoient d’exposer leur vie & leurs biens pour la défense de la même foi, lorsqu’ils en étoient requis, & d’obéir à l’Inquisiteur & à ses Vicaires en tout ce qui regardoit l’Inquisition. Il y a encore dans le Milanois une Compagnie de Gentilshommes, qui font Officiers de l’Inquisition, & qui faisoient autrefois le vœu dont nous venons de parler, mais qui ne font plus présentement qu’un ferment de servir l’Inquisition, & de dénoncer ce qu’ils savent lui être préjudiciable. Quand ils arrêtent un prisonnier, ils portent sur leur habit une croix écartelée de noir & de blanc, à huit pointes comme celle de Malthe. Ce sont comme les Familiers de l’Inquisition en Espagne. {{P.|Helyor}}, {{t.|{{rom-maj|III}}|cap}}, C.{{lié}}31. Il y a de l’apparence que les Chevaliers de la Foi de Jésus-Christ furent institués du temps des Croisades faites contre les Albigeois. ''Voy.'' le {{P.|Helyor}}, {{t.|{{rom-maj|VIII}}|cap}}, C.{{lié}}40.<section end="FOI"/><noinclude> <references/></noinclude> 018th3fcqorfphouiv3puuh821xqx8j 15797730 15797691 2026-05-20T08:02:10Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797730 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|214|FOI — FOI}}</noinclude><section begin="FOI"/>des contrats de ''bonne foi'', comme les ventes, échanges, louages & autres, où l’on se confie à la probité des contractans, & dont on interprète favorablement les intentions ; d’autres qui sont de droit étroit, & qu’on doit exécuter à la rigueur. La prescription n’a lieu, que lorsqu’on possede de ''bonne foi'', parcequ’il y a peu de ''bonne foi'' parmi les hommes, on dit de ''foi'' fi, de pleige plaid, de gage reconfort, d’argent comptant, paix & accord. {{sc|Instit. Cout}}. On dit aussi, qu’une pièce revêtue de ses formes fait foi, (''{{lang|la|fidem facit}}'') pour dire, qu’on y ajoute ''foi'' en Justice. Ce mot est alors synonyme d’attestation & preuve. C’est une formule qu’on met au bout des certificats, lettres-patentes, &c. en ''foi'' de quoi on a fait apposer le scel à ces présentes. ☞ {{sc|Foi}} du contrat, c’est l’obligation qui en résulte. Suivre la ''foi'' du contrat, c’est se fier pour son exécution à la promesse des contractans, sans prendre d’autres suretés, comme des gages, des cautions. ☞ {{sc|Foi}} publique. Créance que la loi accorde à certaines personnes pour ce qui est de leur ministère, aux actes qui sont émanés d’eux en leur qualité. Ma ''foi''. Par ma ''foi''. Sorte de Sermens. Façons de parler dont on se sert abusivement pour affirmer quelque chose. Jurez par votre ''foi'', si vous voulez que je vous croie. Il en a juré sa ''foi''. Dans les anciens Édits on en promettoit l’exécution en ''foi'' & parole de Roi. La ''foi'' de Gentilhomme, la ''foi'' de Marchand, étoient autrefois fort en crédit. Les Carthaginois renvoyèrent Attilius Régulus sur sa ''foi'', & il revint se remettre prisonnier. La ''foi'' conjugale est la ''foi'' que le mari & la femme se donnent en se mariant. {{poem|''Je sais qu’ils'' (les Sultans) ''se sont fait une superbe loi'' ''De ne point à l’hymen assujettir leur'' foi. {{sc|Racine}}.|m=1em}} {{sc|Foi et hommage}}. Terme de Jurisprudence féodale. ''{{lang|la|Fides & hommagium, clientelæ exhibitio, professio}}''. Reconnoissance que le vassal, en qualité de vassal, doit à son Seigneur. Par le mot de ''foi'' on entend la promesse & le serment que le vassal fait, d’être fidèle à son Seigneur ; & par le mot d’''hommage'', on entend l’engagement qu’il prend en qualité de vassal d’être l’homme de son Seigneur, & de le servir en guerre envers & contre tous, fors contre le Roi ; c’est ce qu’on appelle hommage lige ; ce qui n’a point lieu aujourd’hui en France, où les Seigneurs particuliers n’ont pas droit de faire la guerre ; c’est un droit de Souveraineté, & le Roi seul l’a en France. Rendre ''foi & hommage. {{lang|la|Fidem jurare, clientem se profiteri, dominum agnoscere}}''. Exiger la ''foi & hommage'' d’un vassal. Recevoir la ''foi & hommage'', faire la ''foi & hommage'' à son Seigneur. ''{{lang|la|Ex concepta juris formula dominum agnoscere, clientem se illius profiteri}}''. Ce mot ''foi'' n’a point de pluriel ; cependant l’Histoire de la Chancellerie, ''{{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}'', imprimée en 1706, a dit au pluriel ''fois & hommages'' ne peuvent être reçus par les Chambres des Comptes sans lettre de la Chancellerie. Ce n’est pourtant que dans la table ; dans le texte il y a toujours ''foi & hommage'' au singulier ; mais {{M.|Messier}}, Trésorier de France, & Général des Finances en Bretagne, a donné ces dernières années des Mémoires ''Des fois & hommages, & des Fiefs de la Province de Bretagne ;'' ce qui montre que ''foi'' a un pluriel pris en ce sens. On dit, un homme de ''foi ;'' pour dire, un vassal qui a fait la ''foi & hommage'', ou serment de fidélité à son Seigneur, pour un fief qu’il tient de lui à cette condition. En termes de Jurisprudence féodale, on joint presque toujours ensemble ces deux mots, ''foi & hommage''. Démission de ''foi'', est la disposition libre qu’un vassal fait de son fief, ou en entier, ou en partie. ☞ {{sc|Foi mentie}}. Expression dont se sont servi quelques Auteurs, pour signifier la félonie que commet un vassal envers son Seigneur ; parce que celui qui la commet, manque à la ''foi'' qu’il a jurée à son Seigneur, en lui faisant hommage. {{sc|Ferr}}. On dit, laisser un homme sur sa ''foi ;'' pour dire, l’abandonner à sa conduite. On le dit aussi d’un cheval qu’on laisse en liberté d’aller paître où il voudra. On dit aussi en termes de Fauconnerie, qu’en laisse aller un oiseau sur sa ''foi'', lorsqu’on ne lui donne plus de filière, & qu’on le réclame en liberté. On dit figurément, {{poem|''Le plus sage s’endort sur la ''foi'' des Zéphyrs ;''|m=1em}} {{SA|pour dire, sur l’inconstance de la Fortune.}} On appelle aussi ''Foi'' en termes de Blason, de Sculpture, ''&c.'' deux mains jointes ensemble, pour symbole d’alliance & de fidélité. Il porte de gueules à la ''foi'' d’argent. {{sc|En bonne foi. De bonne foi.}} adv. Sincèrement. En bonne ''foi'', croyez-vous cette extravagance ? ''Voyez'' {{Tr6L|BON}}. On dit d’un méchant homme, qu’il n’a, ni ''foi'', ni loi ; pour dire, qu’il n’a aucun sentiment de religion, ni de probité. {{poem|''Qui méprise Cotin n’estime point son Roi,'' ''Et n’a, selon Cotin, ni Dieu, ni ''foi'', ni loi.'' {{sc|Boil}}.|m=1em}} {{sc|Foi}}, est aussi un nom propre que plusieurs Saintes Vierges ont porté. ''{{lang|la|Fides, Fidei}} ;'' Sainte ''Foi'', née dans la ville d’Agen, fut martyre avec {{St.|Caprais}}, au {{IIIe|siècle}}. Hadr. de Valois, ''Not. Gall. {{pg|501}}'', dit en Latin ''{{lang|la|Fides, fidis}}'' au génitif, & non pas ''{{lang|la|fidei}}''. C’est du nom de cette Sainte, que ''Sainte-Foi'', village ou bourg de Guienne, sur la Dordogne, vers les confins du Périgord, a pris son nom, comme celui de Crapazi, qui est voisin, l’a pris de Saint Caprais. ''{{lang|la|Vicus sanctæ Fidis}}''. Hard. Vales. ''Not. Gall. {{pg|501}}''. ☞ {{sc|Foi}}, Divinité que les Romains adoroient, introduite par Numa Pompilius. ''{{lang|la|Fides}}''. Ses Prêtres avoient ordinairement la tête & les mains couvertes d’un voile blanc. On la représentoit sous la figure d’une femme vêtue de blanc, ou sous la figure de deux jeunes filles qui se donnent la main. {{sc|Ligne de Foi}}, terme d’Optique. C’est la ligne qui, partant du centre de l’objet, tombe perpendiculairement sur le centre du verre de la lunette avec laquelle on regarde l’objet. ''{{lang|la|Linea fidei}}''. On dit de même la ''ligne de foi'', des pinnules dans un instrument qui en a au lieu de lunettes. {{sc|Ligne de Foi}}. Terme d’Horlogerie. ''Voyez'' {{Tr6L|FIDUCIELLE}}. {{sc|Chevalier de la Sainte Foi ou De la Foi de Jesus-Christ}}, & de la Croix de Saint Pierre, Martyr. ''{{lang|la|Eques Fidei Sanctæ, fidei Catholicæ}}'' ou ''{{lang|la|fidei Christi}}''. Association, Compagnie des Gentilshommes dans les Diocèses de Milan, d’Yvrée & de Verceil, lesquels prenoient autrefois la qualité de ''Chevaliers de la foi de Jesus-Christ'', & de la Croix de {{St.|Pierre}}, Martyr, & qui en recevant une Croix, faisoient vœu de porter cette Croix en l’honneur de {{abr|N. S.|Notre Seigneur}} {{sc|Jesus-Christ}}, pour l’exaltation de la ''foi'' Catholique & la destruction des Hérétiques, & s’engageoient d’exposer leur vie & leurs biens pour la défense de la même ''foi'', lorsqu’ils en étoient requis, & d’obéir à l’Inquisiteur & à ses Vicaires en tout ce qui regardoit l’Inquisition. Il y a encore dans le Milanois une Compagnie de Gentilshommes, qui sont Officiers de l’Inquisition, & qui faisoient autrefois le vœu dont nous venons de parler, mais qui ne font plus présentement qu’un serment de servir l’Inquisition, & de dénoncer ce qu’ils savent lui être préjudiciable. Quand ils arrêtent un prisonnier, ils portent sur leur habit une croix écartelée de noir & de blanc, à huit pointes comme celle de Malthe. Ce sont comme les Familiers de l’Inquisition en Espagne. {{P.|Helyot}}, ''{{t.|{{rom-maj|III}}|cap}}, C.{{lié}}31''. Il y a de l’apparence que les Chevaliers de la ''Foi'' de {{sc|Jesus Christ}} furent institués du temps des Croisades faites contre les Albigeois. 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Elle se place quelquefois devant la lettre l ; par exemple : ’l o, pour el o, il est. On fait de même en italien, ’l pour el : {{poem|Canto l’arme pietosi, e ’l capitano Che ’l gran seposehro libero di Cristo.|m=0.75em}} É se prononce toujours comme dans ''santé.'' È est un è ouvert bref et a toujours le son de la conjonction française ''et.'' O a toujours le son bref comme dans ''abricot.'' O, avec accent grave, représente un son ouvert et un peu long, intermédiaire entre ''l’a'' et ''l’o.'' Oua, oa, oué, oé, ne forment qu’une syllabe ; on glisse légèrement sur ''ou'' et ''o.'' Oò, diphthongue particulière à Saulxures et aux environs. Elle ne doit pas se confondre avec ouô qu’on rencontre ailleurs dans les vallées de la Moselle et de la Moselotte. ''Moòhon'' ou ''moòhhon'' (maison) est plus faible que ''mouôhon.'' Cette dipththongue se trouve dans le patois bourguignon. H seule est la même aspirée qu’en français devant une voyelle ; devant une consonne elle se prononce comme hh<noinclude> <references/></noinclude> 39vj6lapyyiwq24h31j89p09jo2htb6 Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/28 104 4877740 15797706 2026-05-20T07:05:34Z Psephos 145984 /* Corrigée */ 15797706 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>(double) et ne pourrait du reste se prononcer autrement. Hh (double) représente un son chuintant intermédiaire entre j et ch ; c’est le ''ch'' allemand. Hoû (prononcé comme le français une ''houe'') ''crie ;'' hhoû, ''essuie.'' K remplace le ''qu'' français qui gênerait souvent la prononciation. On écrivait ainsi très-souvent au {{s|xiii}}. {{poem|Kant Dolopathos le voit… Puis ke leroi en talent vient… Maintenant k’il orent ce dit… Car ki veut larron decevoir. (Dolopathos).|m=0.75em}} Y a le rôle de consonne. Il s’unit à la voyelle qui suit et jamais avec celle qui précède. Crâyan, prononcez crâ-yan ; voiyin, voi-yin. Ye (''yeu'' faible) est une syllabe féminine qui correspond à notre ''ille'' dans ''bouille :'' Knôye, quenouille. Y’ (avec apostrophe) devant une consonne, indique que cette muette ne compte pas dans le vers ; l’e s’élide. Y, placé après une consonne, donne à celle-ci un son mouillé qui n’existe en français que pour ll (ill), n (''gn''). ''Poutié,'' porter, ''poutiô,'' portait, ont le ''t'' mouillé, malgré l’apparence. Le pluriel ''poutyin,'' portaient, ne peut se prononcer qu’en prenant ''ty'' comme une consonne d’une seule lettre ; ''poutin, poutiin'' ne sauraient rendre cette prononciation. Il en serait de même de ''poutye,'' (je) porte, où il faut prononcer ''tye'' à la façon d’une muette. N, finale, se fait entendre sur la voyelle initiale du mot suivant. Souvent on la sépare par un trait d’union de la syllabe à laquelle elle appartient. Exemple : {{lié|y o-n é}}, il y en a ; bé-n èbeuhhi, bien abaissé. Dans ce cas la nasalité a pour ainsi dire disparu ; devant une consonne on dit ''o, bé.'' S à la fin d’un mot sonne ''z'' sur la voyelle initiale du mot suivant, comme dans notre langue. Z, accompagné d’un trait d’union, est, comme en français, une lettre de liaison souvent hasardée.<noinclude> <references/></noinclude> qdhwuxaub2588l0ekrxtlvk8ax5cyaa Chansons en patois vosgien/Préface 0 4877741 15797707 2026-05-20T07:08:02Z Psephos 145984 Page créée avec « <pages index = "Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu" from = 5 to = 28 header = 1 /> » 15797707 wikitext text/x-wiki <pages index = "Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu" from = 5 to = 28 header = 1 /> c3r0b6wwl4ep4xunf0cf9rm3kvwtvpj Chansons en patois vosgien/La femme du bossu 0 4877742 15797708 2026-05-20T07:10:25Z Psephos 145984 Page créée avec « <pages index = "Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu" from = 29 to = 31 prev = [[../Préface]] header = 1 /> {{brn|2}} <pages index = "Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu" from = 115 to = 115 onlysection = "1" header_type = empty /> » 15797708 wikitext text/x-wiki <pages index = "Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu" from = 29 to = 31 prev = [[../Préface]] header = 1 /> {{brn|2}} <pages index = "Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu" from = 115 to = 115 onlysection = "1" header_type = empty /> ao9cfz7ox30i2hb09p36kngyjqdjsoh Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/34 104 4877743 15797710 2026-05-20T07:18:32Z Psephos 145984 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> {{c|III|fs=125%|mb=0.75em}} {{c|LA FEMME JALOUSE|fs=125%|mb=0.75em|sp=2px}} {{c|({{all-sc|Environs de Vagney}})}} {{Poem|O révenan dé lè fouére Dé lè fouér’ deml péyi, J’a rècontrè ènn’ véy’ fôme Kè bètézor so mèri. {{Em|2}}Tu ris, tu ris bergère ; {{Em|2}}Ma bergère, tu ris. 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Le refrain français « Tu ris, tu ris, bergère » vient sans doute d’une ancienne chanson dont la vogue était partout répandue ; je n’ai pu la retrouver dans aucun recueil poétique ou musical. {{brn|2}}<noinclude> <references/></noinclude> rcsp7w9ax4hinzst1b69qbbrn0s3dyv Page:Revue pour les français, T2, 1907.djvu/586 104 4877745 15797719 2026-05-20T07:43:20Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> BIBLIOGRAPHIE L’Afrique aux Européens, par le docteur Rouire, 1 volume in-4° illustré. Hachette. C’est une véritable histoire de la pénétration européenne en Afrique que l’on trouvera dans ce livre d’une information toujours sûre et précise. Elle vient bien à son heure, alors que cette partie du monde, hier encore inconnue dans d’immenses étendues, aujourd’hui explorée en tous sens, n’a plus guère de secrets pour le géog... » 15797719 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude><nowiki /> BIBLIOGRAPHIE L’Afrique aux Européens, par le docteur Rouire, 1 volume in-4° illustré. Hachette. C’est une véritable histoire de la pénétration européenne en Afrique que l’on trouvera dans ce livre d’une information toujours sûre et précise. Elle vient bien à son heure, alors que cette partie du monde, hier encore inconnue dans d’immenses étendues, aujourd’hui explorée en tous sens, n’a plus guère de secrets pour le géographe, et que la convention du 8 avril 1904 et l’œuvre de la conférence d’Algésiras complètent l’ensemble des arrangements qui ont donné aux diverses colonies de l’Europe leur configuration territoriale en Afrique. Personne n’était mieux que M. Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir. La Société française pendant le Consulat (6e série), par M. Gilbert Stenger, 1 volume in-8°. Perrin. Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de M. Gilbert Stenger sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire. La Crise russe, par Paul Milioukof. La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples. Sandro Botticelli, par Emile Gebhart. M. Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ». 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Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire. La Crise russe, par Paul Milioukof. 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Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.|90}} {{t|La Société française pendant le Consulat (6e série), par M. Gilbert Stenger, 1 volume in-8°. Perrin.|90}} {{t|Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de M. Gilbert Stenger sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. 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Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».|90}} {{t|Publiée récemment dans une édition d’art, avec de merveilleuses illustrations, cette monographie est à peu près inédite pour le grand public : tous ceux qui avaient feuilleté le livre de luxe, attendaient|90}}<noinclude> <references/></noinclude> 2c9mg7cu0hmuuxq5an7z97jeymgskw4 15797727 15797726 2026-05-20T07:52:18Z Hektor 294 15797727 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude><nowiki /> {{t2|BIBLIOGRAPHIE}} {{séparateur}} {{brn|2}} {{t|<i>L’Afrique aux Européens</i>, par le docteur Rouire, 1 volume {{in-4o}} illustré. 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Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.|90}} {{t|<i>La Société française pendant le Consulat</i> ({{6e}} série), par {{M.|Gilbert Stenger}}, 1 volume {{in-8o}}. Perrin.|90}} {{t|Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de M. Gilbert Stenger sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire.|90}} {{t|La Crise russe, par Paul Milioukof.|90}} {{t|La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples.|90}} {{t|Sandro Botticelli, par Emile Gebhart.|90}} {{t|M. Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».|90}} {{t|Publiée récemment dans une édition d’art, avec de merveilleuses illustrations, cette monographie est à peu près inédite pour le grand public : tous ceux qui avaient feuilleté le livre de luxe, attendaient|90}}<noinclude> <references/></noinclude> bidmx3c54ieyh5vremj07uatdhh3nft 15797732 15797727 2026-05-20T08:02:22Z Hektor 294 15797732 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude><nowiki /> {{t2|BIBLIOGRAPHIE}} {{séparateur}} {{brn|2}} {{t|<i>L’Afrique aux Européens</i>, par le docteur Rouire, 1 volume {{in-4o}} illustré. 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Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.|90}} {{t|<i>La Société française pendant le Consulat</i> ({{6e}} série), par {{M.|Gilbert Stenger}}, 1 volume {{in-8o}}. Perrin.|90}} {{t|Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de {{M.|Gilbert Stenger}} sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire.|90}} {{t|<i>La Crise russe</i>, par Paul Milioukof.|90}} {{t|La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples.|90}} {{t|<i>Sandro Botticelli</i>, par Emile Gebhart.|90}} {{t|M. Emile Gebhart évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».|90}} {{t|Publiée récemment dans une édition d’art, avec de merveilleuses illustrations, cette monographie est à peu près inédite pour le grand public : tous ceux qui avaient feuilleté le livre de luxe, attendaient|90}}<noinclude> <references/></noinclude> q33oidpq7i51rb9h9b9yzqpyaz5svvc 15797733 15797732 2026-05-20T08:03:25Z Hektor 294 15797733 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude><nowiki /> {{t2|BIBLIOGRAPHIE}} {{séparateur}} {{brn|2}} {{t|<i>L’Afrique aux Européens</i>, par le docteur Rouire, 1 volume {{in-4o}} illustré. 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Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.|90}} {{t|<i>La Société française pendant le Consulat</i> ({{6e}} série), par {{M.|Gilbert Stenger}}, 1 volume {{in-8o}}. Perrin.|90}} {{t|Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de {{M.|Gilbert Stenger}} sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire.|90}} {{t|<i>La Crise russe</i>, par Paul Milioukof.|90}} {{t|La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. C’est non seulement un exposé de la crise présente, c’est encore une vue philosophique de l’histoire russe et de l’évolution de ses peuples.|90}} {{t|<i>Sandro Botticelli</i>, par Emile Gebhart.|90}} {{t|{{M.|Émile Gebhart}} évoque admirablement en ce livre « cette figure complète, étrange, séduisante — païenne et mystique — florentine et souriante avec Laurent le Magnifique et Politien, florentine encore et douloureuse avec Savonarole, cet enfant du Mercato Vecchio, élevé parmi les joies et les tragédies de la Renaissance, qui reçut de Platon la grâce de son génie, et de Dante la lumière de sa conscience ».|90}} {{t|Publiée récemment dans une édition d’art, avec de merveilleuses illustrations, cette monographie est à peu près inédite pour le grand public : tous ceux qui avaient feuilleté le livre de luxe, attendaient|90}}<noinclude> <references/></noinclude> 2t6ecb8plv0n6109av08tc9zui86aqd 15797734 15797733 2026-05-20T08:03:48Z Hektor 294 15797734 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude><nowiki /> {{t2|BIBLIOGRAPHIE}} {{séparateur}} {{brn|2}} {{t|<i>L’Afrique aux Européens</i>, par le docteur Rouire, 1 volume {{in-4o}} illustré. 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Rouire préparé à cette tâche, et par ses voyages et par les anciennes études qu’il a publiées sur la géographie et l’histoire ancienne et moderne de l’Afrique, depuis l’année 1881, époque de sa découverte en Tunisie du fleuve Triton des Anciens, jusqu’en 1906, études où il a exposé tous les progrès de la pénétration européenne dans le continent noir.|90}} {{t|<i>La Société française pendant le Consulat</i> ({{6e}} série), par {{M.|Gilbert Stenger}}, 1 volume {{in-8o}}. Perrin.|90}} {{t|Avec ce volume s’achève le grand ouvrage de {{M.|Gilbert Stenger}} sur la société du Consulat. Après avoir précédemment montré, dans un tableau d’ensemble, l’état de la France au début du pouvoir consulaire de Bonaparte, il restait à mettre en relief les grandes institutions qui sont les assises de l’État. C’est le sujet des matières contenues dans ces derniers chapitres. On y trouve une consciencieuse étude sur la reconstitution de l’armée, naguère désorganisée par l’insouciance du Directoire sous des généraux incapables ; sur l’état du clergé et sur la magistrature ; et les grandes questions d’ordre social qui furent alors discutées et où des orateurs et des jurisconsultes illustres apportèrent les lumières de leur science et de leur raison ; enfin sur l’instruction publique. L’auteur termine son livre par un jugement sur Bonaparte, Premier Consul, et par l’affirmation que le Consulat fut la période la plus éblouissante de notre histoire.|90}} {{t|<i>La Crise russe</i>, par Paul Milioukof.|90}} {{t|La place tenue par Monsieur Milioukof dans les affaires actuelles de la Russie a rendu son nom familier à tout le public. Quiconque désire comprendre la marche de cette révolution et, autant que l’on peut prévoir l’avenir en Russie, en deviner le terme, devra lire ce volume. 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''Digestion.''}} Les Tardigrades se nourrissent d’animaux vivans, dont ils sucent les liquides nourriciers. Ils sont parmi les Systolides, ce que sont parmi les insectes les Hémiptères et les Diptères, c’est-à-dire des animaux suceurs possédant un appareil pour perforer les tégumens de leur proie, et un second appareil propre à en appeler les humeurs par la blessure ainsi pratiquée, pour les chasser ensuite dans le tube digestif. L’''appareil de préhension des alimens'' se compose en effet : {{1o|d’une}} ''cavité buccale'', — {{2o|d’un}} ''appareil de perforation'', — {{3o|d’un}} ''appareil de succion''. {{T6|{{1o|Cavité}} buccale ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}, {{fig.|2}},{{Lié}}''b'').}} Elle a le plus ordinairement la forme d’une ventouse évasée, avec un rebord épais, constituant un bourrelet circulaire qui termine en avant l’anneau buccal. Chez les ''Emydium'', le bourrelet circulaire n’existe pas ; la bouche est conique, avec un orifice extrêmement étroit. Chez les ''Macrobiotus'', la ventouse existe ; mais elle n’offre aucun appendice externe ni interne : elle paraît être soutenue intérieurement par des parois solides ou semi solides, à en juger par la saillie circulaire que l’on voit parfois se former en avant et en dedans du rebord épais de la ventouse. Chez les ''Milnesium'' on observe : {{1o|sur}} le bord externe de la ventouse, six palpes ou cirrhes inégaux mobiles ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=156|p=Pl13|l={{Pl.|13|cap}}|a=Pl.13}}, {{fig.|1}},{{Lié}}''p''). {{2o|Dans}} la cavité même de la bouche, six autres appendices ou lobes qui font saillie au dehors sous une compression forcée, et paraissent alterner avec les précédens ({{fig.|1}} {{Lié|et 2, ''l''}}). Dans la cavité, viennent se rendre les conduits excréteurs de deux glandes latérales ({{Pl.|13|cap}}, {{fig.|1}},{{Lié}}''gl. b'').<noinclude> <references/></noinclude> h7jy99rkodgj6y42uytmlpvhjsfxxjt Page:Revue pour les français, T2, 1907.djvu/594 104 4877749 15797735 2026-05-20T08:05:44Z Hektor 294 /* Sans texte */ 15797735 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="0" user="Hektor" /></noinclude><nowiki /> TAILLEURS SPORTIFS BREVETES 17, Boulevard Montmartre, 17 PARIS CATALOGUE GÉNÉRAL CATALOGUE SPÉCIAL POUR L’AUTO<noinclude> <references/></noinclude> eitkaoks62l5lwjsmmyv302z2ieakz7 Page:Louis-d-elmont-agence-d-amour-1925.djvu/45 104 4877750 15797736 2026-05-20T08:06:44Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « - <-43- Faites, monsieur, faites! répondit Mme Rouma sans lever la tête... Mais l'interpellation de M. Arsène avait suffi pour qu'Ana- tole reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa sur le bras: En même temps, il disait : - Monsieur Anatole, jusqu'à nouvel ordre, ne vous occupez plus de cette affaire... Et télégraphiez à Mlle Pau- line de rentrer à Paris... « Vous viendre.... 15797736 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 43 —|}}</noinclude>- <-43- Faites, monsieur, faites! répondit Mme Rouma sans lever la tête... Mais l'interpellation de M. Arsène avait suffi pour qu'Ana- tole reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa sur le bras: En même temps, il disait : - Monsieur Anatole, jusqu'à nouvel ordre, ne vous occupez plus de cette affaire... Et télégraphiez à Mlle Pau- line de rentrer à Paris... « Vous viendrez me voir tous les deux demain matin, et je vous ferai part de ma décision à votre égard . Vous pouvez vous retirer. Le pauvre Anatole sortit, en proie à des sentiments divers. A la fin de l'entretien, M. Arsène lui avait paru moins hostile qu'au début, il ne savait que penser. Il comprenait seulement vaguement que la complice d'Alfred Radulin devait être une amie du sous-directeur, et il se demandait avec inquiétude quelles seraient pour lui et pour sa co- équipière les conséquences de cette complication inatten- due... Quant à M. Arsène, resté seul avec Ernestine, il estima tout de suite le profit qu'il pouvait tirer de la situation. Les soupçons qu'avaient fait naître en lui la dépêche de Mlle Pauline avaient été tout de suite confirmés par l'attitude de M. Anatole. Celui-ci avait certainement reconnu la femme qui se trouvait dans le bureau du sous-directeur. Les der- niers doutes que pouvait conserver M. Arsène étaient dissipés C'était bien Mme Rouma elle-même, et non sa sœur, qui était la maîtresse de ce Radulin ! Le sous-directeur de l'agence « Amour and Co » n'était pas flatté du tout de constater que sa patronne l'avait ainsi berné, lui refusant ce qu'elle accordait si facilement au mari de l'irascible Aglaé. Néanmoins, il triomphait... Il se disait : - Elle est à ma merci !... Je me tairai, mais à la condi- tion qu'elle paye mon silence et qu'elle le paye de la façon qu'une femme doit payer un soupirant trop longtemps éconduit! Il ne disait rien, mais il considérait Ernestine toujours assise devant lui, et il pensait<noinclude> <references/></noinclude> mvrhjowjfgr0wg0qu33i926l8z7fioo 15797738 15797736 2026-05-20T08:11:10Z Hektor 294 15797738 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 43 —|}}</noinclude><nowiki /> — Faites, monsieur, faites ! répondit {{Mme|Rouma|nx}} sans lever la tête… Mais l’interpellation de {{M.|Arsène}} avait suffi pour qu’Anatole reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa sur le bras. En même temps, il disait : — Monsieur Anatole, jusqu’à nouvel ordre, ne vous occupez plus de cette affaire… Et télégraphiez à {{Mlle|Pauline|nx}} de rentrer à Paris… « Vous viendrez me voir tous les deux demain matin, et je vous ferai part de ma décision à votre égard ». Vous pouvez vous retirer. Le pauvre Anatole sortit, en proie à des sentiments divers. À la fin de l’entretien, {{M.|Arsène}} lui avait paru moins hostile qu’au début, il ne savait que penser. Il comprenait seulement vaguement que la complice d’Alfred Radulin devait être une amie du sous-directeur, et il se demandait avec inquiétude quelles seraient pour lui et pour sa co-équipière les conséquences de cette complication inattendue… Quant à M. Arsène, resté seul avec Ernestine, il estima tout de suite le profit qu’il pouvait tirer de la situation. Les soupçons qu’avaient fait naître en lui la dépêche de Mlle Pauline avaient été tout de suite confirmés par l’attitude de M. Anatole. Celui-ci avait certainement reconnu la femme qui se trouvait dans le bureau du sous-directeur. Les derniers doutes que pouvait conserver M. Arsène étaient dissipés. C’était bien Mme Rouma elle-même, et non sa sœur, qui était la maîtresse de ce Radulin ! Le sous-directeur de l’agence « Amour and Co » n’était pas flatté du tout de constater que sa patronne l’avait ainsi berné, lui refusant ce qu’elle accordait si facilement au mari de l’irascible Aglaé. Néanmoins, il triomphait… Il se disait : — Elle est à ma merci !… Je me tairai, mais à la condition qu’elle paye mon silence et qu’elle le paye de la façon qu’une femme doit payer un soupirant trop longtemps éconduit ! Il ne disait rien, mais il considérait Ernestine toujours assise devant lui, et il pensait<noinclude> <references/></noinclude> ax5lril94crs86yzv9ib3hc432ll4jh 15797740 15797738 2026-05-20T08:13:31Z Hektor 294 15797740 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 43 —|}}</noinclude><nowiki /> — Faites, monsieur, faites ! répondit {{Mme|Rouma|nx}} sans lever la tête… Mais l’interpellation de {{M.|Arsène}} avait suffi pour qu’Anatole reconnût la visiteuse, et il ouvrait déjà la bouche pour dire il ne savait pas quoi lorsque son sous-directeur lui frappa sur le bras. En même temps, il disait : — Monsieur Anatole, jusqu’à nouvel ordre, ne vous occupez plus de cette affaire… Et télégraphiez à {{Mlle|Pauline|nx}} de rentrer à Paris… « Vous viendrez me voir tous les deux demain matin, et je vous ferai part de ma décision à votre égard ». Vous pouvez vous retirer. Le pauvre Anatole sortit, en proie à des sentiments divers. À la fin de l’entretien, {{M.|Arsène}} lui avait paru moins hostile qu’au début, il ne savait que penser. Il comprenait seulement vaguement que la complice d’Alfred Radulin devait être une amie du sous-directeur, et il se demandait avec inquiétude quelles seraient pour lui et pour sa co-équipière les conséquences de cette complication inattendue… Quant à {{M.|Arsène}}, resté seul avec Ernestine, il estima tout de suite le profit qu’il pouvait tirer de la situation. Les soupçons qu’avaient fait naître en lui la dépêche de {{Mlle|Pauline|nx}} avaient été tout de suite confirmés par l’attitude de {{M.|Anatole}}. Celui-ci avait certainement reconnu la femme qui se trouvait dans le bureau du sous-directeur. Les derniers doutes que pouvait conserver {{M.|Arsène}} étaient dissipés : C’était bien Mme Rouma elle-même, et non sa sœur, qui était la maîtresse de ce Radulin ! 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À la fin de l’entretien, {{M.|Arsène}} lui avait paru moins hostile qu’au début, il ne savait que penser. Il comprenait seulement vaguement que la complice d’Alfred Radulin devait être une amie du sous-directeur, et il se demandait avec inquiétude quelles seraient pour lui et pour sa co-équipière les conséquences de cette complication inattendue… Quant à {{M.|Arsène}}, resté seul avec Ernestine, il estima tout de suite le profit qu’il pouvait tirer de la situation. Les soupçons qu’avaient fait naître en lui la dépêche de {{Mlle|Pauline|nx}} avaient été tout de suite confirmés par l’attitude de {{M.|Anatole}}. Celui-ci avait certainement reconnu la femme qui se trouvait dans le bureau du sous-directeur. Les derniers doutes que pouvait conserver {{M.|Arsène}} étaient dissipés : C’était bien Mme Rouma elle-même, et non sa sœur, qui était la maîtresse de ce Radulin ! Le sous-directeur de l’agence « Amour and Co » n’était pas flatté du tout de constater que sa patronne l’avait ainsi berné, lui refusant ce qu’elle accordait si facilement au mari de l’irascible Aglaé. Néanmoins, il triomphait… Il se disait : — Elle est à ma merci !… Je me tairai, mais à la condition qu’elle paye mon silence et qu’elle le paye de la façon qu’une femme doit payer un soupirant trop longtemps éconduit ! Il ne disait rien, mais il considérait Ernestine toujours assise devant lui, et il pensait {{corr||:}} <nowiki /><noinclude> <references/></noinclude> kg7vlmywzd1ifeg78l9pfamyklc7iiz Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/65 104 4877751 15797739 2026-05-20T08:11:17Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15797739 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 57 —||}}</noinclude><nowiki /> {{T6|{{Corr|Appareil|{{2o|Appareil}}}} perforant.<ref>Les diverses pièces que nous allons décrire ont été considérées jusqu’ici comme constituant, avec l’organe de succion qui leur fait suite, un appareil mandibulaire et broyeur. C’est l’opinion de {{MM.|Schultze}} et Dujardin, bien que d’ailleurs ils ne soient pas d’accord sur le nombre ni sur la signification des diverses pièces.</ref>}} On voit représenté {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}, {{fig.|1}}{{Lié|, 2, 3}}, cet appareil fort singulier, chez ''Macrobiotus Hufelandii'' où il est le plus développé et le plus facile à étudier ; je me contenterai de donner une explication détaillée de ces figures. La cavité buccale (''b'',{{Lié}}{{fig.|2}}) est soutenue en arrière par un cercle {{Lié|solide ''d''}}. C’est là que commence à proprement parler la ''région pharyngienne'' du canal intestinal. Au fond de cette cavité {{Lié|en ''e''}}, s’ouvre par un orifice un peu évasé, un tube {{Lié|solide ''e f''}}, constitué par une seule pièce ; quelques moyens en effet que j’aie employé, je n’ai jamais pu arriver ni à le séparer en deux, ni à observer une solution de continuité même partielle entre ses deux moitiés, ou un déplacement quelconque de ces deux moitiés l’une par rapport à l’autre. Ce tube, qui se continue en arrière avec un appareil que nous décrirons plus tard, se recourbe en bas à sa partie antérieure, ef offre en dessous une crête (''i'',{{Lié}}{{fig.|3}}), à droite et à gauche de laquelle se voit une {{Lié|ouverture ''o''}} pratiquée dans le tube lui-même, et donnant directement dans la cavité {{Lié|pharyngienne ''e d''}}. C’est la {{Lié|crête ''i''}} vue par transparence dans l’appareil étudié par-dessus, qui cause l’apparence d’une ligne médiane (''m'',{{Lié}}{{fig.|2}}), et qui a pu faire croire à la division du tube en deux moitiés, ou même à une fente existant en ce point. C’est par les deux ouvertures latérales (''o'',{{Lié}}{{fig.|3}}) que pénètrent de l’extérieur du tube dans l’arrière-bouche, et d’arrière en avant, deux pièces, les ''stylets'' ({{fig.|6}}, {{Lié|et ''st''}} {{fig.|2}}). qui sont les organes immédiats de la perforation. Ils sont aplatis, en forme de lame, légèrement courbés, se terminent en avant par une pointe excessivement aiguë, en arrière par une ''base'' (''ba'') formée de deux lobes séparés par {{Sic2|une|un}} intervalle. Ces stylets sont remarquables par leur composition. Ils sont formés de deux parties bien distinctes ({{fig.|7}}), l’une comprenant les deux tiers anté-<noinclude> <references/></noinclude> 31flxrsal6ulqn87wzpkszbh2xbcccq Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/66 104 4877752 15797743 2026-05-20T08:15:57Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15797743 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 58 —||}}</noinclude>rieurs, est formée d’une matière animale en petite quantité, ossifiée par un dépôt de carbonate de chaux, la seule concrétion de cette nature qu’il y ait dans l’animal entier ; tandis que la base et le tiers postérieur sont formée d’une substance solide plus flexible, analogue à celle de l’épiderme et de toutes les autres parties solides des Tardigrades. Si effectivement on fait pénétrer entre les deux lames de verre à l’aide desquelles on tient un Macrobiote emprisonné dans une goutte d’eau sous le microscope, quelques gouttelettes d’un acide extrêmement étendu, on voit très promptement les deux tiers antérieurs des stylets, que nous appellerions volontiers leur ''lame'' disparaître, et être remplacés par quelques globules gazeux, eux-mêmes bientôt absorbés. J’ai même vu plusieurs fois, en employant l’acide sulfurique, apparaître presque instantanément à la place qu’occupaient les stylets, une étoile de cristaux aiguillés d’une finesse excessive, et qui ne tardaient pas à disparaître. En employant l’acide chlorhydrique ou acétique étendu, le phénomène se manifeste beaucoup mieux encore. Car on voit la base des stylets persister, avec une trace qui paraît se continuer dans la place qu’occupait la ''lame''. L’emploi de la potasse caustique concentrée fournit une contre-preuve en colorant en brun la base des stylets, de même que les autres parties solides du corps, tandis que les lames demeurent transparentes et incolores. Ces diverses décompositions se voient beaucoup moins bien, et se produisent beaucoup plus lentement, et moins régulièrement dans les stylets des ''Emydium'' ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=155|p=Pl12|l={{Pl.|12|cap}}|a=Pl.12}}, {{fig.|4}}), qui sont droits et dont la lame calcaire est proportionnellement beaucoup plus longue. Après avoir pénétré dans le fond de la cavité buccale, les deux lames des stylets des Macrobiotes s’adossent l’une contre l’autre, de manière à ce que leurs pointes se confondent presque ; en arrière au contraire, par suite de leur direction et de leur courbure, ils vont s’éloignant du tube de plus en plus, jusqu’à ce qu’ils s’articulent par l’intervalle libre qui sépare les deux lobes de leur base, avec une pièce solide en forme {{Lié|de S}} (''r'',{{Lié}}{{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14}}|a=Pl.14}}, {{fig.|2}} {{Lié|et 3}}) qui s’articule elle-même dans une petite cavité creusée à la face<noinclude> <references/></noinclude> lh8ogy9ue3f49tv77exan6kbtio42s7 Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/67 104 4877753 15797745 2026-05-20T08:20:21Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15797745 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 59 —||}}</noinclude>externe du tube pharyngien. Les deux articulations du {{Lié|support ''r''}} jouissent d’une grande mobilité. Deux paires de muscles antagonistes {{Lié|''m u''}} et {{Lié|''m′ u′''}} complètent l’appareil. Lorsque l’animal saisit, avec sa ventouse, une Furculaire vivante ou quelque autre proie, on voit bientôt la peau de cette proie former une saillie, une sorte de mamelon qui remplit la cavité buccale, où le vide a été produit par le jeu du ''bulbe pharyngien'' que nous allons décrire. Alors, à l’aide de quelques muscles que je n’ai pu nettement reconnaître dans les Macrobiotes, mais qui sont probablement ceux que j’ai découverts sur le bulbe de ''Milnesium'' ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l={{Pl.|15|cap}}|a=Pl.15}}, {{fig.|1}}, {{Lié}}''m''), l’appareil pharyngien se porte tout entier en avant, les muscles {{Lié|extenseurs ''mu''}} entraînent les stylets de l’extérieur du tube dans la bouche, et une ouverture est pratiquée, quelque mouvement que se donne, pour fuir, l’animal dont le Tardigrade veut sucer les humeurs. Indépendamment de ce qu’ils donnent aux deux stylets la direction et la précision de mouvemens convenables, les supports {{Lié|en ''S''}} produisent encore l’élargissement de la plaie, car dès que les {{Lié|bases ''ba''}} se trouvent portées en avant, elles sont forcées de se rapprocher du tube pharyngien ; et comme les stylets prennent leur deuxième point d’appui dans l’ouverture même par laquelle ils pénètrent dans la cavité buccale, c’est-à-dire dans un point qui se rapproche d’autant plus de leur base qu’ils sont portés plus en avant, leurs lames vont s’écartant à mesure qu’elles pénètrent dans la plaie. Des deux côtés de l’appareil pharyngien, et dans toute l’étendue de l’anneau du même nom, ou voit flotter des masses (''gl. s.'' {{fig.|1}}, {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}) que l’on fait sortir assez facilement de la tête chez ''Milnesium tardigradum'', de façon à pouvoir les étudier. On voit {{fig.|1}}, {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l={{Pl.|15|cap}}|a=Pl.15}}, du côté gauche, l’aspect qu’elles m’ont toujours paru prendre sous le compresseur, et du côté opposé, leur forme bosselée et lobée à l’extérieur quand elles flottent librement dans le liquide. On peut, je crois, les regarder comme des glandes, mais il m’a été impossible de déterminer avec une certitude absolue si elles se rattachent en avant à la cavité buccale ou à la base des stylets, où elles m’ont quelquefois assez nettement paru se terminer, et dont elles semblent suivre assez<noinclude> <references/></noinclude> ivbnvx828u2a7ffdy9c5niied234iul Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/223 104 4877754 15797746 2026-05-20T08:21:36Z Acélan 8398 1re colonne 15797746 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|215}}</noinclude><section begin="FOIA"/><nowiki /> FOIA. Nom d’anciennes villes de l’Asie mineure. Il y a deux ''Foia'' dans l’Anatolie ; ''Foia nuova'', la nouvelle ''Foia'', que, selon {{sc|Maty}}, on appelle aussi ''Foglia'' ou ''Fochia nova ;'' & ''Foia Vecchia'' ou ''Foia'' la vieille. ''Foia nuova'', en Latin ''{{lang|la|Foia nova}}'', & anciennement ''{{lang|la|Cumæ}}'' ou ''Cyme'', est une ancienne ville de l’Eolide, qui étoit autrefois Episcopale de la Province d’Ephèse. Elle est aujourd’hui dans la Natolie propre, sur le golfe de Smyrne, à douze lieues au nord de la ville de ce nom. ''Foia nuova'' est encore considérable par la bonté de son port, & d’une citadelle qui la défend. ''Foia Vecchia'', ou Phocée, ''{{lang|la|Phocæa, Phocis}}'', ville autrefois de l’Eolide, qui avoit un Evêché sous la Métropole de Smyrne, n’est plus qu’un village, qui a pourtant un bon port, situé sur le golfe de Smyrne, entre ''Foia nuova'' & cette ville. Sanson, dans sa Carte de la Méditerranée, écrit ''Fochia''. Berthelot, Professeur d’Hydrographie à Marseille, dans sa Carte marine de la Méditerranée, nomme ces villes ''Fogia ;'' mais les Grecs modernes prononcent le ''g'' comme nous faisons l’''i'' voyelle ; Caloger, Caloyer. Michelot & Thérin, Pilotes sur les Galères du Roi, dans leurs Cartes marines de la Méditerranée, appellent ces villes ''Fotie''. <section end="FOIA"/> <section begin="FOIBLAGE"/><nowiki /> FOIBLAGE. s. m. Terme de Monnoies, qui se dit quand chaque espèce n’est pas précisément du poids porté par l’Ordonnance. ''{{lang|la|Levitas, diminutio}}''. Le ''foiblage'' de poids est de deux sortes : l’un dans le remède, c’est-à-dire, qui est dans l’étendue du remède accordé aux Monnoyeurs : l’autre hors de remède, quand il est plus grand que le remède permis. Il y a aussi un ''foiblage'' d’aloi, quand la monnoie n’est pas au titre requis. ''{{lang|la|Mixtio, temperatio adulterina, impuritas}}''. <section end="FOIBLAGE"/> <section begin="FOIBLE"/><nowiki /> ☞ FOIBLE. s. m. ''{{lang|la|Debilitas, infirmitas}}''. (On prononce ''faible''.) C’est le contraire de fort. Ce terme est d’un usage très-étendu, tant au propre, qu’au figuré. Il désigne généralement le principal défaut d’une personne ou d’une chose, l’endroit par où elle peut fléchir, manquer plus aisément. Le ''foible'' d’une place, le ''foible'' d’une poutre, le ''foible'' d’une cuirasse, ''&c''. Les Généraux vont reconnoître une Place, pour en découvrir le ''foible''. ☞ On dit le ''foible'' d’une boule, pour dire le côté le plus léger. Dans la balance Romaine on appelle le ''foible'', le côté où le soutien est le plus éloigné du poids qu’on veut peser, qui est attaché au crochet. En termes d’Escrime, on dit le ''foible'' d’une épée, la partie qui est depuis le milieu jusqu’à la pointe. On dit communément, du fort au ''foible'', le fort portant le ''foible'', c’est-à-dire, toutes choses compensées, ce qui manque à l’une étant suppléé par l’autre. Ainsi vendre une marchandise le fort portant le ''foible'', c’est vendre tout sur le même pied, sans faire distinction de ce qui est de bonne qualité d’avec ce qui est d’une qualité inférieure. ☞ {{sc|Foible}}, dans un sens moral & figuré, s’applique à plusieurs choses, & reçoit des significations différentes suivant les occasions où il est employé. Ce qu’on appelle ''foible'' dans les hommes, désigne un penchant, une passion dominante, d’où dérive ce qu’on appelle foiblesses. Chacun a son ''foible. {{lang|la|Suus cuique attributus est error}}''. Le ''foible'' des jeunes gens, c’est le plaisir. Le ''foible'' des vieillards, c’est l’avarice. Le ''foible'' des Princes, c’est la flatterie. Le ''foible'' des grands, c’est la vanité. Le ''foible'' du peuple, c’est la médisance. Le ''foible'' des femmes, c’est la coquetterie. L’amour de la louange est le ''foible'' de tous les hommes. Il faut connoître le fort & le ''foible'' d’une personne avant que de lui donner de l’emploi. On ne doit pas faire sentir aux gens qu’on connoît leur ''foible ;'' c’est une incivilité. {{sc|S. Evr}}. ''{{lang|la|Nævus, error, vitium}}''. ☞ L’esprit, le cœur & l’ame, ont leurs ''foibles'', tous différens les uns des autres. ''Voyez'' {{sc|Foible}}. adj. ☞ On dit de même, saisir le ''foible'' d’une cause, connoître le fort & le ''foible'' d’une affaire. Voyez {{sc|Foible}}. adj. {{sc|Foible}}. adj. m. & f. Terme d’un service trèsétendu, & qui s’applique en général à tout ce qui manque de force ; à toutes les choses qui n’ont pas les conditions & les qualités qu’elles devroient avoir ; qui n’ont pas assez de force d’action, assez de ressort pour produire l’effet auquel elles sont destinées. On le dit au propre, du corps des animaux & de toutes ses parties, par opposition à fort. Alors il désigne un défaut de force. Viribus carens, debilis. Ce convalescent et encore ''foible''. On dit qu’un homme a les jambes ''foibles'', les reins ''foibles'', qu’un cheval est ''foible'', qu’il à ses soins ''foibles''. On dit figurément & familièrement, avoir les reins ''foibles'', n’avoir pas allez de crédit pour venir à bout d’une entreprise. On dit l’àge ''foible'', en parlant de l’enfance, temps où les fibres n’ont pas encore acquis la force, la fermeté, le ressort qu’elles ont dans l’âge parfait. {{sc|Foible}}, se dit encore au propre des choses qui n’ont pas allez de force pour l’usage auquel on les destine, & de tout ce qui n’a pas les qualités requises. Un bâton est ''foible'', losqu’il ne peut pas soutenir celui qui s’appuie dessus. Une poune ''foible'' fléchit bientôt. Un mur ''foible'' ne peut soutenir une voure. Un arbre ''foible'' a besoin d’être étavé. En termes de guerre, on dit qu’une Armée est ''foible'', & qu’elle est ''foible'' de Cavalerie. Un remède ''foible'', des armes ''foibles''. le poids requis. Un poids ''foible'', qui pefe moins qu’il ne doit. Une lumière ''foible'', qui ne suffit pas pour éclairer. Une monnoie ''foible'', qui n’a pas A peine un ''foible'' jour vous éclaire & me guide. {{sc|Rac}}. {{sc|Foible}}, transporté au figuré, se dit des personnes par rapport à l’esprit, & de tout ce qui regarde les facultés de l’ame. Alors ce terme est modifié par les substantifs auxquels il est joint. L’homme forble et celui qui n’a aucune fermeté de résolution, 1, qui manque de lumières pour se décider ou qui ne se donne pas la peine d’examiner la vérité des principes qui le déterminent, pour s’y fixer. Son ame nonchalante craint la fatigue, languit dans une espèce d’inertie, hors des atteintes que donnent les fortes passions, & n’est ordinairement mise en action, que par des impressions étrangères. Etat malheureux où l’homme devient le jouet & la victime des passions de ceux qui l’entourent. Cereus in vitium flecti. L’esprit ''foible'', est celui qui reçoit facilement toutes les impressions qu’on veut lui donner, sans se donner la peine de rien examiner. On l’arrête, on le tourne, on l’intimide, on le fait changer aisément, sans qu’il oppose la moindre résissance. Le cœur ''foible'', est celui qui change facilement d’inclinations, qui n’a pas la force de résister aux attaques qu’on lui porte, ni à la séduction. Un cœur ''foible'', dit {{M.|de}} Voltaire, peut subsister avec un esprit fort ; Caton peut penser fortement & agir foiblement. On dit, un courage ''foible'' en parlant d’un homme qu’on intimide aisément. Une mémoire ''foible'', qui ne reticnt pas les idées qu’on lui a imprimées. L’homme est ''foible'' & vain. Nic. Ne confiez pas votre secret à des gens ''foibles'', & qui n’ont pas la force de le retenir. {{M.|Esp}}. Qu’y a-t-il de plus ''foible'' qu’un cœur amoureux ? {{sc|S. Evr}}. On dit, le sexe ''foible'' (Sexus nequior, infirmior) en parlant du sexe féminin. On dit encore que la chair est ''foible'', pour dire, qu’elle succombe facilement aux tentations. Caro autem infirma. {{sc|Foible}}, se dit aussi des passions qui ne remuent pas fortement l’ame. Toutes les passions sont ''foibles'' & languissantes, en comparaison de l’amour. {{M.|Esp}}. {{sc|Foible}}, se dit quelquefois des affections leuables & honnétes.<section end="FOIBLE"/><noinclude> <references/></noinclude> hiqwpmp6ra8blnlyvrfv0ozrv9vvku7 15797809 15797746 2026-05-20T09:26:22Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797809 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|215}}</noinclude><section begin="FOIA"/><nowiki /> FOIA. Nom d’anciennes villes de l’Asie mineure. Il y a deux ''Foia'' dans l’Anatolie ; ''Foia nuova'', la nouvelle ''Foia'', que, selon {{sc|Maty}}, on appelle aussi ''Foglia'' ou ''Fochia nova ;'' & ''Foia Vecchia'' ou ''Foia'' la vieille. ''Foia nuova'', en Latin ''{{lang|la|Foia nova}}'', & anciennement ''{{lang|la|Cumæ}}'' ou ''Cyme'', est une ancienne ville de l’Eolide, qui étoit autrefois Episcopale de la Province d’Ephèse. Elle est aujourd’hui dans la Natolie propre, sur le golfe de Smyrne, à douze lieues au nord de la ville de ce nom. ''Foia nuova'' est encore considérable par la bonté de son port, & d’une citadelle qui la défend. ''Foia Vecchia'', ou Phocée, ''{{lang|la|Phocæa, Phocis}}'', ville autrefois de l’Eolide, qui avoit un Evêché sous la Métropole de Smyrne, n’est plus qu’un village, qui a pourtant un bon port, situé sur le golfe de Smyrne, entre ''Foia nuova'' & cette ville. Sanson, dans sa Carte de la Méditerranée, écrit ''Fochia''. Berthelot, Professeur d’Hydrographie à Marseille, dans sa Carte marine de la Méditerranée, nomme ces villes ''Fogia ;'' mais les Grecs modernes prononcent le ''g'' comme nous faisons l’''i'' voyelle ; Caloger, Caloyer. Michelot & Thérin, Pilotes sur les Galères du Roi, dans leurs Cartes marines de la Méditerranée, appellent ces villes ''Fotie''. <section end="FOIA"/> <section begin="FOIBLAGE"/><nowiki /> FOIBLAGE. s. m. Terme de Monnoies, qui se dit quand chaque espèce n’est pas précisément du poids porté par l’Ordonnance. ''{{lang|la|Levitas, diminutio}}''. Le ''foiblage'' de poids est de deux sortes : l’un dans le remède, c’est-à-dire, qui est dans l’étendue du remède accordé aux Monnoyeurs : l’autre hors de remède, quand il est plus grand que le remède permis. Il y a aussi un ''foiblage'' d’aloi, quand la monnoie n’est pas au titre requis. ''{{lang|la|Mixtio, temperatio adulterina, impuritas}}''. <section end="FOIBLAGE"/> <section begin="FOIBLE"/><nowiki /> ☞ FOIBLE. s. m. ''{{lang|la|Debilitas, infirmitas}}''. (On prononce ''faible''.) C’est le contraire de fort. Ce terme est d’un usage très-étendu, tant au propre, qu’au figuré. 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Un poids ''foible'', qui pese moins qu’il ne doit. Une lumière ''foible'', qui ne suffit pas pour éclairer. {{poem|''A peine un ''foible'' jour vous éclaire & me guide.'' {{sc|Rac}}.|m=1em}} {{sc|Foible}}, transporté au figuré, se dit des personnes par rapport à l’esprit, & de tout ce qui regarde les facultés de l’ame. Alors ce terme est modifié par les substantifs auxquels il est joint. ☞ L’homme ''foible'' est celui qui n’a aucune fermeté de résolution, qui manque de lumières pour se décider ou qui ne se donne pas la peine d’examiner la vérité des principes qui le déterminent, pour s’y fixer. Son ame nonchalante craint la fatigue, languit dans une espèce d’inertie, hors des atteintes que donnent les fortes passions, & n’est ordinairement mise en action, que par des impressions étrangères. Etat malheureux où l’homme devient le jouet & la victime des passions de ceux qui l’entourent. ''{{lang|la|Cereus in vitium flecti}}''. ☞ L’esprit ''foible'', est celui qui reçoit facilement toutes les impressions qu’on veut lui donner, sans se donner la peine de rien examiner. On l’arrête, on le tourne, on l’intimide, on le fait changer aisément, sans qu’il oppose la moindre résistance. ☞ Le cœur ''foible'', est celui qui change facilement d’inclinations, qui n’a pas la force de résister aux attaques qu’on lui porte, ni à la séduction. Un cœur ''foible'', dit {{M.|de}} Voltaire, peut subsister avec un esprit fort ; Caton peut penser fortement & agir foiblement. ☞ On dit, un courage ''foible'' en parlant d’un homme qu’on intimide aisément. Une mémoire ''foible'', qui ne retient pas les idées qu’on lui a imprimées. ☞ L’homme est ''foible'' & vain. {{sc|Nic}}. Ne confiez pas votre secret à des gens ''foibles'', & qui n’ont pas la force de le retenir. {{M.|Esp}}. Qu’y a-t-il de plus ''foible'' qu’un cœur amoureux ? {{sc|S. Evr}}. ☞ On dit, le sexe ''foible'' (''{{lang|la|Sexus nequior, infirmior}}'') en parlant du sexe féminin. On dit encore que la chair est ''foible'', pour dire, qu’elle succombe facilement aux tentations. ''{{lang|la|Caro autem infirma}}''. ☞ {{sc|Foible}}, se dit aussi des passions qui ne remuent pas fortement l’ame. Toutes les passions sont ''foibles'' & languissantes, en comparaison de l’amour. {{M.|Esp}}. ☞ {{sc|Foible}}, se dit quelquefois des affections louables & honnêtes.<section end="FOIBLE"/><noinclude> <references/></noinclude> tojgd1ep9srzjngkrux86y64e3mhfms Page:Raymond Clauzel L'Ile des hommes 1924.djvu/162 104 4877756 15797750 2026-05-20T08:24:17Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « 158 L'ILE DES HOMMES la persistance irrésistible du souvenir surhumain qu'elle léguerait au peuple de Vénusie. Claudia, souveraine et déesse dans les âmes, Claudia invaincue ! Calmée, la dominatrice regarda, sur le faîte de la haute tour octogonale, le vaste socle sur lequel s'érigeait jadis la grande statue d'or de Vénus Vic- trix, avec le mâle écrasé sous ses pieds. - C'est là-haut, dit-elle, que la Vénus vivante mourra, vue de tout son peuple, li... » 15797750 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|158|{{sc|l’île des hommes}}||b=<hr />}}</noinclude>158 L'ILE DES HOMMES la persistance irrésistible du souvenir surhumain qu'elle léguerait au peuple de Vénusie. Claudia, souveraine et déesse dans les âmes, Claudia invaincue ! Calmée, la dominatrice regarda, sur le faîte de la haute tour octogonale, le vaste socle sur lequel s'érigeait jadis la grande statue d'or de Vénus Vic- trix, avec le mâle écrasé sous ses pieds. - C'est là-haut, dit-elle, que la Vénus vivante mourra, vue de tout son peuple, livrée à la vénéra- tion et aux remords posthumes. Cette décision irrévocable prise, l'irascible Clau- dia laissa de nouveau se déchaîner la violence de sa haine contre les pervers et les traîtres qui, abu- sant de la grande faiblesse où l'avait mise l'amour, triomphaient si insolemment d'elle. Cette fougue de détestation passée la Bellatrix entra dans le temple qui se trouvait sous la tour octogonale. Ayant déposé sa lance au pied de la vis d'escalier intérieure de la colonne, elle prit deux torches parmi celles qui brûlaient, nuit et jour, dans le sanctuaire, jeta sur son armure le sur- plis noir d'une officiante et couvrit son visage d'un voile de deuil. Ce fut alors que les familiers du palais aper- çurent dans les appartements de la reine, dans les bureaux des ministres, dans les antichambres et bibliothèques, une effrayante Ménade qui propa- geait l'incendie en hurlant à la mort. La terreur devint si rapidement effrénée, qu'elle détermina une D<noinclude> <references/></noinclude> ag77z0ecptyh99t897vuckw3n6btssd 15797753 15797750 2026-05-20T08:26:39Z Hektor 294 15797753 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|158|{{sc|l’île des hommes}}||b=<hr />}}</noinclude>la persistance irrésistible du souvenir surhumain qu’elle léguerait au peuple de Vénusie. Claudia, souveraine et déesse dans les âmes, Claudia invaincue ! Calmée, la dominatrice regarda, sur le faîte de la haute tour octogonale, le vaste socle sur lequel s’érigeait jadis la grande statue d’or de <i>Vénus Victrix</i>, avec le mâle écrasé sous ses pieds. — C’est là-haut, dit-elle, que la Vénus vivante mourra, vue de tout son peuple, livrée à la vénération et aux remords posthumes. Cette décision irrévocable prise, l’irascible Claudia laissa de nouveau se déchaîner la violence de sa haine contre les pervers et les traîtres qui, abusant de la grande faiblesse où l’avait mise l’amour, triomphaient si insolemment d’elle. Cette fougue de détestation passée, la Bellatrix entra dans le temple qui se trouvait sous la tour octogonale. Ayant déposé sa lance au pied de la vis d’escalier intérieure de la colonne, elle prit deux torches parmi celles qui brûlaient, nuit et jour, dans le sanctuaire, jeta sur son armure le surplis noir d’une officiantе et couvrit son visage d’un voile de deuil. Ce fut alors que les familiers du palais aperçurent dans les appartements de la reine, dans les bureaux des ministres, dans les antichambres et bibliothèques, une effrayante Ménade qui propageait l’incendie en hurlant à la mort. La terreur devint si rapidement effrénée, qu’elle détermina une<noinclude> <references/></noinclude> aqh85dpzttohkwtg4iuwbyjklwzb217 Livre:L Illustration journal universel 31 aout 1878 vol 72 N 1853.djvu 112 4877757 15797751 2026-05-20T08:24:22Z Sapcal22 420 Page créée avec «  » 15797751 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[L’Illustration]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur= |School= |Lieu= |Annee=1878 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source=djvu |Image=3 |Avancement=C |Compilation=false |Pages=<pagelist /> |Tomes= |Sommaire= |Epigraphe= |Width= |Css= }} j1vd8lyy80ndr2na9beivmp4i4i3b3j Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/68 104 4877758 15797754 2026-05-20T08:26:55Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15797754 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 60 —||}}</noinclude>exactement tous les mouvemens. Ajoutons que les Furculaires aux dépens desquels j’ai vu trois ou quatre fois le ''Macrobiotus Hufelandii'' se repaître, bien qu’encore presque intactes, étaient toujours dans un état d’engourdissement complet, et il deviendra probable, ainsi que plusieurs analogies pouvaient déjà nous l’indiquer, que les Tardigrades sont pourvus d’un appareil venimeux dont ces corps glanduleux doivent être considérés comme les organes sécréteurs. Ces glandes présentent les mêmes formes et les mêmes dispositions chez les ''Macrobiotus'' et les ''Milnesium'', bien que plus développées chez les premiers. Outre les granulations qui semblent en constituer la masse tout entière, on y observe quelques globules peu nombreux, dont les uns sont incolores et paraissent, sous le compresseur, s’entourer d’une auréole libre et transparente ; ils se voient dans toute l’étendue de la glande, et semblent isolés et renfermée chacun dans l’intérieur de l’un des lobes qui constituent ces dernières ; les autres sont des corpuscules beaucoup plus foncés, de couleur brune, sans auréoles, au nombre de quatre, dans la portion antérieure de la glande (''c'', {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l={{Pl.|15|cap}}|a=Pl.15}}, {{fig.|1}}).<ref>Relativement à la structure de ces glandes, voyez une note importante, annexée à l’{{Lien ancre|Explication des planches|Planche_14|explication de la {{Lié|planche 14}}|105}}, {{fig.|1}}.</ref> Le tube pharyngien se fait remarquer par son grand diamètre et les stylets par leur extrême petitesse chez ''Milnesium tardigradum''. Ces derniers sont droits, très longs, et sans rayons {{Lié|en S}} chez les ''Emydium''. Ainsi se croisent-ils dans leur exsertion, et n’ont-ils que des mouvemens peu réguliers. {{T6|{{3o|Appareil}} de succion.}} Le tube pharyngien (''e f'', {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}, {{fig.|3}}) {{Corr|pènétre|pénètre}} en arrière dans un bulbe {{Lié|ovoïde B}}, et s’y termine par un {{Lié|appareil ''f f′''}}, d’une structure assez compliquée. Il consiste chez les ''Macrobiotus'' en une sorte de charpente formée par six séries de quatre pièces solides chacune, disposées circulairement autour de l’appareil. Ces séries s’articulent deux par deux en avant avec le tube dans les intervalles laissés par trois petites pièces, ou sortes d’épiphyses. En arrière, elles s’articulent entre elles par leur extrémité,<noinclude> <references/></noinclude> owa5lwi66c3xa335l3v5lpnol8v3ils Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/137 104 4877759 15797755 2026-05-20T08:29:59Z Hektor 294 /* Page non corrigée */ Page créée avec « L'HOMME QUI VOULAIT ÊTRE INVISIBLE 129 bien assez de choses à craindre pour son propre compte et celui de ses semblables, sans aller expo- ser aux gaffes d'un animal le succès d'une mysti- fication aussi louable et aussi compliquée. Un détail donnera l'idée de toutes les précau- tions qu'il fallait prendre avec M. Patpington pour nourrir sa chimère. Comme on le pense, c'était Hopkins qui procédait à la toilette journalière du bon vieux poupon. Eh bien... 15797755 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’homme qui voulait être invisible}}|129}}</noinclude>L'HOMME QUI VOULAIT ÊTRE INVISIBLE 129 bien assez de choses à craindre pour son propre compte et celui de ses semblables, sans aller expo- ser aux gaffes d'un animal le succès d'une mysti- fication aussi louable et aussi compliquée. Un détail donnera l'idée de toutes les précau- tions qu'il fallait prendre avec M. Patpington pour nourrir sa chimère. Comme on le pense, c'était Hopkins qui procédait à la toilette journalière du bon vieux poupon. Eh bien ! que serait-il arrivé, par exemple, si, pour rogner les ongles de M. Pat- pington, Hopkins n'avait pas songé à les enduire préalablement d'une pâte quelconque ? M. Patping- ton aurait dit : «Oh! Arthur, comment pouvez- vous rogner mes ongles sans les voir ? » Et tout aurait été perdu, exactement comme si Mme Hop- kins avait crié ou s'était enfuie, le jour du grog. Mais trop longtemps nous avons parlé de la cécité de M. Patpington sans dire que Hopkins fit le nécessaire pour en connaître la nature et la cause. Ici encore se dressait l'inévitable problème: ne pas détromper M. Patpington et, en l'espèce, lui cacher que l'on procédait à l'examen de ses yeux, puisqu'il était convaincu que ses yeux étaient invisibles. - Par chance, M. Patpington ne se lassait pas de demander à son neveu mille éclaircissements sur le prodige optique dont il se croyait l'objet. Le phénomène de la digestion, entre autres, excitait<noinclude> <references/></noinclude> pr094nvi1kpnjbnrk3ctjnfaum0qnjc 15797756 15797755 2026-05-20T08:33:36Z Hektor 294 15797756 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’homme qui voulait être invisible}}|129}}</noinclude>bien assez de choses à craindre pour son propre compte et celui de ses semblables, sans aller exposer aux gaffes d’un animal le succès d’une mystification aussi louable et aussi compliquée. Un détail donnera l’idée de toutes les précautions qu’il fallait prendre avec M. Patpington pour nourrir sa chimère. Comme on le pense, c’était Hopkins qui procédait à la toilette journalière du bon vieux poupon. Eh bien ! que serait-il arrivé, par exemple, si, pour rogner les ongles de M. Patpington, Hopkins n’avait pas songé à les enduire préalablement d’une pâte quelconque ? M. Patpington aurait dit : « Oh ! Arthur, comment pouvez-vous rogner mes ongles sans les voir ? » Et tout aurait été perdu, exactement comme si Mme Hopkins avait crié ou s’était enfuie, le jour du grog. {{il}} Mais trop longtemps nous avons parlé de la cécité de {{M.|Patpington}} sans dire que Hopkins fit le nécessaire pour en connaître la nature et la cause. Ici encore se dressait l’inévitable problème : ne pas détromper M. Patpington et, en l’espèce, lui cacher que l’on procédait à l’examen de ses yeux, puisqu’il était convaincu que ses yeux étaient invisibles. — Par chance, M. Patpington ne se lassait pas de demander à son neveu mille éclaircissements sur le prodige optique dont il se croyait l’objet. Le phénomène de la digestion, entre autres, excitait<noinclude> <references/></noinclude> 0grrxpa785l5qnn9cgvj6ylryfvshtf 15797758 15797756 2026-05-20T08:34:59Z Hektor 294 15797758 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’homme qui voulait être invisible}}|129}}</noinclude>bien assez de choses à craindre pour son propre compte et celui de ses semblables, sans aller exposer aux gaffes d’un animal le succès d’une mystification aussi louable et aussi compliquée. Un détail donnera l’idée de toutes les précautions qu’il fallait prendre avec M. Patpington pour nourrir sa chimère. Comme on le pense, c’était Hopkins qui procédait à la toilette journalière du bon vieux poupon. Eh bien ! que serait-il arrivé, par exemple, si, pour rogner les ongles de M. Patpington, Hopkins n’avait pas songé à les enduire préalablement d’une pâte quelconque ? M. Patpington aurait dit : « Oh ! Arthur, comment pouvez-vous rogner mes ongles sans les voir ? » Et tout aurait été perdu, exactement comme si Mme Hopkins avait crié ou s’était enfuie, le jour du grog. {{il}} Mais trop longtemps nous avons parlé de la cécité de {{M.|Patpington}} sans dire que Hopkins fit le nécessaire pour en connaître la nature et la cause. Ici encore se dressait l’inévitable problème : ne pas détromper {{M.|Patpington}} et, en l’espèce, lui cacher que l’on procédait à l’examen de ses yeux, — puisqu’il était convaincu que ses yeux étaient invisibles. Par chance, {{M.|Patpington}} ne se lassait pas de demander à son neveu mille éclaircissements sur le prodige optique dont il se croyait l’objet. Le phénomène de la digestion, entre autres, excitait<noinclude> <references/></noinclude> gq97om6wqoysmztoq6fuix0fhy3fjox 15797760 15797758 2026-05-20T08:36:19Z Hektor 294 15797760 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|l’homme qui voulait être invisible}}|129}}</noinclude>bien assez de choses à craindre pour son propre compte et celui de ses semblables, sans aller exposer aux gaffes d’un animal le succès d’une mystification aussi louable et aussi compliquée. Un détail donnera l’idée de toutes les précautions qu’il fallait prendre avec {{M.|Patpington}} pour nourrir sa chimère. Comme on le pense, c’était Hopkins qui procédait à la toilette journalière du bon vieux poupon. Eh bien ! que serait-il arrivé, par exemple, si, pour rogner les ongles de {{M.|Patpington}}, Hopkins n’avait pas songé à les enduire préalablement d’une pâte quelconque ? {{M.|Patpington}} aurait dit : « Oh ! Arthur, comment pouvez-vous rogner mes ongles sans les voir ? » Et tout aurait été perdu, exactement comme si {{Mme|Hopkins}} avait crié ou s’était enfuie, le jour du grog. {{il}} Mais trop longtemps nous avons parlé de la cécité de {{M.|Patpington}} sans dire que Hopkins fit le nécessaire pour en connaître la nature et la cause. Ici encore se dressait l’inévitable problème : ne pas détromper {{M.|Patpington}} et, en l’espèce, lui cacher que l’on procédait à l’examen de ses yeux, — puisqu’il était convaincu que ses yeux étaient invisibles. Par chance, {{M.|Patpington}} ne se lassait pas de demander à son neveu mille éclaircissements sur le prodige optique dont il se croyait l’objet. Le phénomène de la digestion, entre autres, excitait<noinclude> <references/></noinclude> ikjcdqculldfrkm4fyj129tr72mjxty Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/22 104 4877760 15797759 2026-05-20T08:35:48Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797759 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>comparer qu’au gruyère, qui ne se dissout ni ne se pulvérise. Les fleuves énormes qui coulent au ras du sol dans cette vaste plaine, sans vallées, sans rives naturelles et presque sans aucune pente<ref>De Ichang à la mer, soit 1000 milles, la pente n’est, jusqu’à Hankéou, que de 2 pouces 1/3 et à partir de Hankéou d’un pouce par mille. Les derniers 200 milles sont au niveau de la mer. ''(Encycl. Britannica.)''</ref>, sont à chaque crue en travail de déplacement. Le Hoang-ho par exemple hésite depuis des siècles entre ses deux embouchures situées au nord et au sud de la péninsule du Chantoung à de nombreux kilomètres de distance. On peut comparer le mouvement de ces fleuves à celui du bras d’un maçon qui étale son mortier. Mais comme ils ont servi autrefois à construire la Chine, ils servent aujourd’hui à la dévaster. Pour suppléer à l’absence de bords et de reliefs, les Chinois se sont ingéniés à construire le long de leurs cours d’eau de grandes digues qui ont parfois plusieurs centaines de kilomètres. Ce n’est pas là évidemment la meilleure solution du problème qui se posait à eux, et celle des réservoirs et des saignées que l’on voit pratiquée chez d’autres peuples est bien<noinclude> <references/></noinclude> 8uwq2eb08frxpo9zv2o1vjc2bi44xgf Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/23 104 4877761 15797763 2026-05-20T08:37:40Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797763 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>supérieure. Mais la race semble incapable de concevoir ou d’exécuter un plan d’ensemble. Il lui suffit d’élever au jour le jour un bout de mur entre elle et le danger. La Grande Muraille est tout à fait comparable à ces longues digues de Shasi et de Kaïfong ou à la jetée marine de Hang Tchéou. De même que celles-ci ont été édifiées contre les ''incursions'' des eaux vagues, celle-là oppose un rempart aux cavaleries du nord qui, une fois la montagne franchie par ses défilés, peuvent balayer l’Empire d’un bout à l’autre. Pendant des siècles chaque souverain a construit sa tour et son pan de mur, bouchant tous les trous par lesquels la bête puante pouvait pénétrer dans la vaste ferme. Il est vrai que de ce travail immense une grande partie a certainement été toujours inutile. De ce réseau de murailles entrecroisées que l’on voit de la passe de Nantchang, il en est pour qui l’esprit ne saurait trouver aucune justification. Pour ma part, je crois que les travaux militaires ont toujours été en Chine une source abondante de « squeezes » et de profits. La construction de murailles devait être alors ce qu’est aujourd’hui l’achat des fusils, des<noinclude> <references/></noinclude> 8n254ymayplgdo14glt08fxl69op5mj Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/24 104 4877762 15797764 2026-05-20T08:39:34Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797764 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>canons et des bateaux de guerre : il s’agissait d’en faire le plus possible, de mettre le plus possible d’argent en mouvement pour s’en approprier le plus possible. Le troisième caractère physique de la Chine qui est une conséquence du précédent, est que, dans son ensemble, en dehors des bastions qui la flanquent et de ses compartiments annexes, elle constitue une région homogène et communicante dans toutes ses parties. Ces communications ne se font pas comme en Europe par un système d’artères largement épanouies et ramifiées autour d’un tronc naturel, mais par un réseau à mailles serrées de canaux qui est l’œuvre confondue à la fois de l’homme et de la nature : c’est une circulation capillaire et endosmotique. On ne voit nulle part une province dépendant entièrement, au moins pour les denrées les plus nécessaires, de la production d’une autre province dont elle n’a pas l’analogue. Ce n’est pas un corps dont les organes sont complémentaires l’un de l’autre, c’est une masse spongieuse dont les cellules se trouvent à des degrés différents de saturation. Seule la capitale attire régulièrement à elle les tributs et les subsides de toutes les parties de l’Empire.<noinclude> <references/></noinclude> lf0gjfnb0xgm5140vw4fmzolfaghl4i Page:L Illustration journal universel 31 aout 1878 vol 72 N 1853.djvu/9 104 4877763 15797765 2026-05-20T08:42:06Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin=cruautes />porter un bouquet ni à poser une fleur dans ses cheveux. Cela ressemblait à un vœu. Aussi je n’insistai plus. J’aime à vous le dire, à vous surtout, Catherine, à vous, Jean… » On la trouvait belle. On aimait jusqu’à son inexpérience des usages du monde, parce qu’elle avait une grâce naturelle qui valait mieux encore. Sa tristesse, d’ailleurs, la rendait intéressante : elle était si douce et si résignée ! Je l... » 15797765 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><section begin=cruautes />porter un bouquet ni à poser une fleur dans ses cheveux. Cela ressemblait à un vœu. Aussi je n’insistai plus. J’aime à vous le dire, à vous surtout, Catherine, à vous, Jean… » On la trouvait belle. On aimait jusqu’à son inexpérience des usages du monde, parce qu’elle avait une grâce naturelle qui valait mieux encore. Sa tristesse, d’ailleurs, la rendait intéressante : elle était si douce et si résignée ! Je l’engageai à se choisir une amie parmi les jeunes filles dont nous fréquentions le plus intimement les familles : elle me répondit : » — J’ai dans Catherine une amie parfaite, et pour toujours ! Mon cœur n’en veut pas d’autre. » Je lui demandai aussi comment elle trouvait plusieurs jeunes gens qui paraissaient l’avoir distinguée : » — Je les trouve bien, dit-elle, très-élégants surtout, et ils ont beaucoup d’esprit ; mais ils n’ont pas le cœur simple comme on l’a dans nos montagnes. » Cela aurait dû m’éclairer et me faire voir où était la vie de cette chère âme ; mais pouvais-je m’arrêter à l’idée de me séparer d’elle Quand je m’aperçus que cette existence brillante que je voulais lui faire ne la séduisait pas, j’essayai de la distraire par l’étude des langues et des arts. Je pus croire un moment que j’avais réussi à éloigner un peu son idée fixe. Le printemps arrivait, d’ailleurs, et il me semblait qu’il devait la consoler tout à fait. » Au mois de mai, je la conduisis à la campagne dans les environs de Tours ; mais tout ce que je tentais semblait maudit. La vue de la nature parut réveiller ses peines secrètes. Elle devint rêveuse et comme absorbée dans la méditation. Dès le mois d’août, elle eut comme une atteinte de cette maladie de poitrine qui l’a emportée ; mais elle souffrait peu, et l’on eût pu croire que tout son mal était dans l’esprit. » À bout de ressources, et pour l’intéresser à quelque chose, je lui proposai un voyage en Auvergne. D’abord, son visage s’éclaira, et, passant ses deux bras autour de mon cou, elle me remercia avec un élan de reconnaissance. Mais cette lueur s’éteignit presque aussitôt : » — Il faudrait revenir ! dit-elle, et ma présence d’un instant n’aurait fait que renouveler leur douleur ! » La pensée de vous la rendre traversa mon esprit ; mais où prendre la force de renoncer à elle ? Et pourtant il l’a bien fallu !… Ce fut en rentrant à Paris, à la fin de l’automne, que je formai le projet de mariage dont je vous ai parlé dans une de mes lettres. Marie consentit à voir quelquefois la personne que je lui destinais. » — Je n’espère pas vous obéir, ma pauvre mère, me disait-elle de sa douce voix, mais vous êtes pour moi toute bonté et toute indulgence, et je n’ai encore rien fait pour vous : je veux au moins vous prouver ma bonne volonté. » Ô chère ombre !… c’est moi qui n’ai rien fait pour toi. Je n’ai pas su t’aimer, et tu es morte !… Un soir que M. Angélo de Volgan nous quittait, Marie prit mes mains dans les siennes et me dit : » — Chère maman, ne me condamnez plus à voir ce jeune homme ! J’ai fait tout ce que j’ai pu pour vaincre l’éloignement qu’il m’inspire ; mais, depuis qu’il semble s’attacher à moi, sa présence me fait trop de mal. Le retenir plus longtemps serait le tromper. Ecrivez-lui que nous ne pouvons plus le recevoir. » Je ne la contrariai pas ; mais il fallait deviner ce que voulait son cœur. Je ne l’ai point assez cherché. Je n’ai pas consenti à l’entier sacrifice… Oh ! Dieu sait si j’en ai été punie !… » L’hiver se passa bien tristement. Je la voyais mourir de jour en jour, d’heure en heure. Mais je m’aveuglais à plaisir, j’espérais en je ne sais quel miracle pour lui rendre la vie et le bonheur… Vous n’imagineriez jamais à quel point elle fut douce, patiente et belle pendant cette dernière maladie, que les médecins ont appelée la consomption. Elle était plus blanche qu’un lis. Tous ses traits étaient recueillis, et ses yeux avaient pris une expression céleste. On nous avait conseillé un voyage en Italie. — Non, ma mère, me dit-elle de sa voix persuasive, c’est là que vous m’aviez perdue, je n’aimerai jamais ce pays, et il me semble que je n’y saurais vivre… » — Eh bien ! lui dis-je en prenant ses pauvres mains froides et blêmes dans les miennes, ce n’est point en Italie que nous irons ; c’est en Auvergne, et nous y resterons toujours ! Vis, sois heureuse. Je ferai tout ce que tu voudras… tout… Entends tu bien, ma fille ! » Et je la nommai Rose pour qu’elle se crût déjà parmi vous. » Un matin, comme elle se levait encore, j’avais fait mettre près de son lit le costume auvergnat qu’elle avait apporté de la ferme. — Ô ma mère, que vous êtes bonne ! dit-elle en m’embrassant avec effusion. Vous me donneriez envie de vivre… ANGÉLIQUE ARNAUD. (La suite prochainement.) <section end=cruautes /> NOS GRAVURES. Marie-Christine. La reine douairière d’Espagne, Marie-Christine, est morte le 22 août, dans sa propriété de Sainte- Adresse, située près du Havre. Née à Naples le 27 avril 1806, la reine Marie- Christine était la seconde fille des onze enfants de François I", roi des Deux-Siciles, et de sa seconde femme, Marie-Isabelle, infante d’Espagne. Elle épousa, le 11 décembre 1829, le roi Ferdinand VII, trois fois veuf déjà et ayant vingt-six années de plus qu’elle. Elle devait ce mariage à sa sœur ainée, Louise-Caro- liue, femme de l’infant d’Espagne don François de Paule et toute-puissante sur l’esprit de Ferdinand VII. Une fois mariée, la jeune reine, soutenue par sa sœur, travailla de toutes ses forces à changer l’ordre de succession au trône établi en Espagne depuis l’avé nement des Bourbons et réussit à faire signer au roi la fameuse pragmatique sanction du 29 mars 1830 qui a supprimé la loi salique dans ce pays. Mais ce n’est pas sans peine qu’elle parvint à son but, qu’elle n’eut peut-être jamais atteint sans l’énergie de sa sœur. Trois ans et demi après avoir signé cet acte important, le roi mourait, laissant le gouvernement à Marie-Christine, comme régente de sa fille Isabelle II, alors àgée de trois ans, qui lui succédait au détri- ment de don Carlos. Dès lors, Marie-Christine, qui eut à soutenir une lutte presque incessante avec les carlistes, suivit assez passivement, dit Vapereau, l’impulsion des ministres qui lui furent tour à tour inposès par l’opinon publi- que. Un instant, sous Zea Bermudez, elle publia un manifeste pour justifier le despotisme de Ferdi- nand VII ; puis elle accorda, sous Martinez de la Rosa, l’Estatuto real. Sous Toreno, elle déclara hors la loi Jes juntes provinciales, qu’elle reconnut sous Men- dizabal. Sous Isturiz, elle attaqua violemment la constitution de 1812, qu’elle rétablit en 1837, sous Calatrava. Cependant Marie-Christine avait pris pour favori un ancien officier des gardes du corps, Fernando Munoz, qu’elle épousa secrètement et dont elle eut plusieurs enfants. D’un autre côté, elle s’était brouillée avec sa sceur alnée, Louise-Caroline, qui se retira en France avec toute sa famille. Toutes ces intrigues avaient bien déconsidéré le gouvernement, qu’affai- blissait encore la guerre civile, lorsque Marie-Chris- tine proposa aux Cortès la loi impopulaire des ayun- tamientos, qui aboutit aux émeutes formidables de Barcelone et de Madrid et à la fuite de la régente, qui se retira en France le 10 octobre 1840 En 1843, elle rentra en Espagne après la chute d’Espartero et épousa publiquement le chambellan Munoz, qu’elle avait fait due de Rianzarès. Louis-Philippe avait pris un grand ascendant sur la reine pendant son séjour en France ; cet ascen lant se manifesta par le triomphe de la politique française dans la question des mariages espagnols. La reine Isabelle étant devenue majeure, Marie- Christine n’en continua pas moins à gouverner l’Es pagne au nom de sa fille. La révolution de juillet 1854 l’exila. Elle revint alors de nouveau en France, où elle avait placé une partie de sa fortune, et résida à la Malmaison. Depuis, elle rentra à diverses reprises en Espagne et ne fut mêlée que fort indirectement aux événe- 1853.— 135. ments des années suivantes. Mais, à partir de 1868, époque à laquelle sa fille, la reine Isabelle II, dut quitter le pouvoir, elle se fixa définitivement dans notre pays et choisit pour sa principa’e résidence Paris, où elle habitait le magnifique hotel des Champs- Élysées que tout le monde connaît. A la mémoire de M. Thiers. Mardi prochain, 3 septembre, sera célébré à Notre- Dame le service anniversaire de la mort de M. Thiers. On sait quel douloureux retentissement eut à Paris, au milieu de circonstances que personne n’a oubliées, la nouvelle si inattendue de cette mort. Les services signalés rendus au pays par l’illustre citoyen se re- tracèrent aussitôt dans tous les esprits avec une net- teté, une intensité extraordinaire. On se rappelait de proche en proche et ses efforts au Corps législatif pour empêcher la funeste guerre de 1870, alors qu’il en était temps encore, et son infatigable activité pour en atténuer les conséquences à l’heure des désastres, son patriotisme ardent, sa ténacité dans la discussion des conditions de la paix qui devait sauver Belfort, et surtout l’habileté incomparable avec laquelle il sut préparer l’immense mouvement financier qui devait permettre à la France de se libérer si facilement et si longtemps avant l’échéance de la formidable lettre de change souserite par elle. La libération du territoire ! Oui, ce grand résultat restera aux yeux de tous le premier titre de M. Thiers à la reconnaissance du pays. Il a fait sa popularité à l’heure présente et il fera dans l’avenir sa gloire inaltérable. En M. Thiers, l’homme d’Etat, l’orateur, historien, pourront peut-être perdre quelque chose dans l’éloignement, mais non le patriote, dont au contraire l’image ira toujours grandissant dans la Perspective, jusqu’à ce qu’elle ail atteint ces propor- tions légendaires que se plait à préter aux grands hommes la reconnaissance des peuples. Mais nous n’en sommes encore qu’à l’histoire et à l’histoire contemporaine. Restons donc dans la simple réalité des faits, assez grands pour se passer de toute amplification, et qu’a adinirable- ment symbolisés notre habile collaborateur M. Pau- quet dans le beau dessin qué nous donnons plus loin. La France y est représentée appuyée d’une main sur M. Thiers. De l’autre elle fait un geste de commandement. En avant de ce groupe se tient debout M. le maréchal de Mac-Mahon, achevant de payer à l’ennemi la rançon si habilement rassemblée par son prédécesseur. Enfin ! voilà donc la France rendue à elle-même ! Mais, hélas ! elle est aussi dimi- nuée de deux provinces, qu’alors tous les efforts du patriotisme eussent été impuissants à sauver l’Alsace et la Lorraine, pauvres sœurs, violemment enlevées à la famille française et qu’en se retirant pousse devant lui un vainqueur inexorable. L’Exposition universelle. Le pavillon de la principauté de Monaco. — La principauté de Monaco a vaillamment affirmé son existence, d’abord, comme nous l’avons déjà vu, par un petit pavillon construit de compte à demi avec Saint-Marin et le Val d’Andorre, dans la rue des Na- tions, puis par un superbe pavillon, gracieux et élé- gant d’aspect, dans la partie sud-ouest du Champ-de- Mars. Ce pavillon, comme le montre notre dessin, est carré, de dimensions relativement vastes et précédé d’un porche-véranda, sous lequel s’ouvrent les portes d’entrée. A l’intérieur de ce pavillon, à vrai dire de ce petit palais, est une vaste salle dont le centre est oc- cupé par un bassin creusé dans le sol même, peu profond, formant nappe d’eau sans rebords. Tout au- tour de la salle, divisés en quatre groupes, sont rangés les objets exposés par la principauté. Ce sont que les des produits agricoles de haute valeur, tels olives et les produits qu’on en tire, des grains, des soies de toute beauté, puis viennent les essences ex- traites des fleurs qui croissent sous cet heureux cli- mat, des objets en bois d’olivier, très-curieusement travaillés, des verreries fines et délicates, et enfin des faiences et des porcelaines qui sont une révélation. Sous ce rapport, Monaco a exposé des vases, des assiettes, des flacons, dans lesquels les motifs d’orne- ment en relief jouent le rôle principal. Du reste, à l’entrée même du palais, ce n’est pas sans étonne- ment que l’on s’arrete devant deux vases énormes à guirlandes de fleurs et de fruits bien modelés et chau- dement colorés. Cette exposition de Monaco est tout à fait intéres- sante, car elle présente la principauté, non plus seu- lement comme la reine des stations hivernales, mais aussi comme un pays plein de ressources qui tient à justifier une fois de plus sa réputation d’être le paradis terrestre, mais un paradis terrestre habité par un peuple intelligent, industrieux et artiste.<noinclude> <references/></noinclude> 46kc46ivaxkxsucsnbvcwsjuhcwsbjh Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/25 104 4877764 15797766 2026-05-20T08:42:10Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797766 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Il faut remarquer qu’en Chine les transports par mer n’ont jamais eu qu’une importance relativement secondaire et toute locale. Les déprédations des pirates qui trouvaient sur cette côte semée d’îles sans nombre un champ également favorable à l’embuscade et à la fuite, les dangers d’une mer difficile avec ses courants et ses tourbillons. (ce qu’on appelle en pidgin les « chow-chow waters »), ses vastes bas-fonds, ses écueils, ses brouillards, ses tempêtes du nord et ses typhons, l’art médiocre des constructeurs, tout s’opposait également au développement de la grande navigation. C’est toujours par voie de terre jusqu’à l’avènement des Européens, dans le fossé intérieur qui sous-tend l’arc du littoral, que les transports d’une extrémité à l’autre de l’Empire se sont faits. {{interligne}} Les considérations qui précèdent conduisent à comprendre la situation excentrique, et qui d’abord nous surprend, occupée par la capitale historique de l’Empire, Pékin : à regarder simplement la carte, des villes comme Wuchang ou Nankin sembleraient plutôt appelées par leur position naturelle à servir de siège au Gouvernement. Mais en<noinclude> <references/></noinclude> tsay81ve1hq5c24m5ynbi4w30ol9xhr Page:L Illustration journal universel 31 aout 1878 vol 72 N 1853.djvu/8 104 4877765 15797768 2026-05-20T08:43:15Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> Nous entrons maintenant dans la salle de l’isthme de Suez. Le programme de son exposition a changé cette année ; il est le couronnement de son passé. En 1867, la Compagnie avait exposé des modèles de ses merveilleux engins de déblayement ; elle livrait encore bataille et en était à la période de construction. Aujourd’hui que la ba- taille est gagnée, l’isthme est entré dans la période de l’exploitation productive et pacifique. Les e... » 15797768 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/> Nous entrons maintenant dans la salle de l’isthme de Suez. Le programme de son exposition a changé cette année ; il est le couronnement de son passé. En 1867, la Compagnie avait exposé des modèles de ses merveilleux engins de déblayement ; elle livrait encore bataille et en était à la période de construction. Aujourd’hui que la ba- taille est gagnée, l’isthme est entré dans la période de l’exploitation productive et pacifique. Les engins ont dis- paru, l’œuvre seule reste, représentée par un plan en relief qui surpasse en perfection et en exactitude tous ceux que l’on a construits jusqu’à présent (1). Une vue panoramique du delta tout entier et de l’isthme de Suez complète les indications fournies par le plan, indications qui resteraient peut-être stériles pour un grand nombre si, comme en 1867, M. de Lesseps ne revenait pas de temps à autre ranimer ces tableaux de sa parole vivante et sympathique, comme jadis il animait leur scène immense par son dévouement infatigable et son persévé- rant génie. Tous ceux qui se sont trouvés dans cette salle le samedi, à deux heures, en conserveront un souvenir que plus tard on leur enviera. Puisque nous y sommes, suivons M. de Lesseps et ses auditeurs, et traversons avec lui la cour centrale ; entrons dans la sulle qui occupe l’aile gauche. Nous saurons bien- tôt le sens des tableaux qui couvrent ses murs et des ob- jets barbares qui la meublent. Une société s’est formée sous le patronage du roi des Belges pour l’abolition du trafic des nègres dans l’Afrique centrale. C’est en qualité de président pour la France de cette société philanthro- pique que M. de Lesseps, encouragé et soutenu par le khedive, fait connaitre à tous l’œuvre commencée, le but à atteindre et le concours à lui apporter. Nous avons décrit la maison égyptienne, mais sans par- ler encore de ce qui lui manque ; le moment de dire toute la vérité est enfin venu. Entourez notre exilée de groupes de palmiers élancés et de plantes des pays chauds faites passer sous son ombre quelque canal aux eaux pures ; qu’auprès d’elle on fasse disparaître les arbres de France, les laiteries d’Angleterre, les maisons modernes du Caires, pour n’y laisser que des champs verts parsemés de dattiers ; qu’au fond des sables du Champ-de-Mars on aperçoive les rochers roses et dorés de la chaîne arabi- que ; que l’on change enfin notre ciel humide et trouble pour un fond d’or toujours pur, et alors vous compren- drez, vous aimerez le caractère austère, biblique, pasto- ral de cette demeure d’un autre âge. En un mot, et c’est le meilleur avis, allez en Egypte ! (La fin prochainement.) ARTHUR RHONE. <section begin=cruautes /> LES CRUAUTÉS DU SORT (2) NOUVELLE (Suite.) Catherine, qui s’était endormie sans doute en attendant Rose, avait gardé de la lumière. Rose avança un escabeau et s’assit près de la dor- meuse. Elle baisa légèrement et à plusieurs re- prises la main pale de la jeune Flamines, qui ne s’était jamais bien remise de sa maladie de lan- gueur. Plus doucement encore, elle souleva une petite mèche des beaux cheveux chàtains de sa sœur adoptive, et, après l’avoir coupée, elle la mit dans un mince papier blanc qu’elle plaça entre son fichu et sa poitrine. — Que fais-tu là, Rose ? dit Catherine en ou- vrant ses yeux languissants, et pourquoi as-tu pris de mes cheveux ? Parce que je vais partir, ma pauvre Cathe- rine, et que je veux emporter quelque chose de toi ! Hélas ! c’est vrai. J’y rêvais, à ce départ. Rose, assieds-toi là, sur mon lit, et dis-moi quel- ques paroles pour me donner du courage ! C’est donc bien vrai !… Et c’est demain !….. Rose cacha son visage. Elle pleurait trop pour qu’il lui füt possible de répondre. Rose, reprit Catherine, quand tu ne seras plus là, je ne saurai pas supporter mon mal, et je crois bien que je mourrai….. Ne me dis pas cela, Catherine ! tu ne seras pas si malheureuse que moi ! Tu auras encore notre père et notre bonne mère Jeanne, et ce pauvre fière qui fait tout ce que nous voulons, et qui en est encore à dire un mot pour nous faire de la peine. Et puis, Catherine, tu ne per- dras pas nos montagnes… Tu auras toujours le (1) C’est au musée de mariae du Louvre (salle de Lesseps) que l’on peut voir aujourd’hui les modeles des grands esgins inventes pour le canal de L’ILLUSTRATION grand pré, les vignes, le jardin. Si quelqu’un doit mourir, c’est bien moi, puisque je vais quit- ter tout ce que j’aimais !…. Me d’Ablandis entendait tout. Elle sentit son fonde. Elle fut sur le point d’entrer dans le ca- cœur défaillir au spectacle d’une douleur si pro- binet de Catherine et de dire aux deux jeunes filles qu’elle partirait seule. Dans ce premier mouvement, si fécond en pensées généreuses, de s’accoutumer à l’idée de la séparation avant elle avait résolu de leur donner à tous le temps de l’accomplir. Mais le souvenir de Jean lui re- vint et paralysa cet élan. J’observerai encore, pensa-t-elle après ré- flexion : si j’ai un devoir de cœur à satisfaire, j’ai aussi un devoir de dignité et de prudence. Pour avoir été Rose la fermière, ma fille n’en est pas moins une d’Ablandis. La comtesse se remit au lit, et Rose ne tarda pas à faire comme elle ; mais, un peu avant le jour, la jeune fille sortit de l’appartement. M d’Ablandis, qui ne dormait qu’à demi, ayant toujours l’oreille aux écoutes, se mit à une croi- sée qui se trouvait en face du jardin. De là, elle put voir sa fille marcher lentement dans la grande allée et s’arrêter devant chaque arbuste, comme pour lui dire un dernier adieu. Le crépuscule éclairait à peine, et Rose n’offrit bientôt aux yeux de sa mère qu’une forme vague qu’elle n’eût pu reconnaître si elle ne lui eût vu prendre ce chemin. Grâce à la préoccupation de la jeune fille, la comtesse pourrait la surveiller sans se montrer, en suivant une allée parallèle, masquée par des charmilles. Pressée par son inquiétude maternelle, M d’A- blandis descendit précipitamment, et bientôt elle eut atteint celle dont elle suivait la trace ; car la pauvre Rose n’allait pas vite et son cœur battait si fort, qu’il l’empêchait d’entendre le bruit léger des pas sur la terre humide. Fensant que Marie, il faut bien enfin lui don- ner ce nom, ne quitterait pas le jardin sans accorder un tribut de regrets à la petite tonnelle de clématite et de jasmin, M d’Ablandis alla se placer sur un banc qui se trouvait derrière et que dissimulait tout à fait les masses des plantes grimpantes. Elle s’était assise sans bruit et de- puis quelques minutes elle attendait, lorsqu’un fròlement de vêtements contre les branches an- nonça la présence de quelqu’un sous le dòme. alarmée, je la vois encore là-bas ; elle s’avance Ce n’est pas elle, se dit la comtesse très- de ce côté… Qui donc peut l’attendre ? Dans sa pensée, M d’Ablandis entendait un nom qui faisait passer des rougeurs sur son front. La jeune fille arriva sans se presser ; mais quand elle entra dans le cabinet, plus sombre encore que le jardin, elle jeta un léger cri, s’apercevant qu’elle n’était pas seule. voix pleine d’affection et de reproche. O Rose, vous avez peur de moi !… dit une Si j’ai eu peur, c’est que je ne vous avais pas reconnu, Jean. Je sais bien que je n’ai rien à craindre de mon frère. Au contraire, je suis bien aise de vous voir. J’ai été si inquiète à cause de vous pendant toute la journée d’avant-hier ! Qu’avez-vous fait, mon Dieu ! pendant cette longue absence ? Vous ne me l’avez pas encore dit, puis- que vous n’êtes rentré que pendant la nuit, et qu’hier je n’ai pas osé vous le demander devant ma… devant les parents… Je ne sais trop, Rose… Il me semble que j’arrachais l’herbe au hasard et que je coupais les fleurs après les haies pour les jeter au vent. Je vais aussi couper les tulipes et les jacinthes du jardin ; mais, celles-ci, je les mettrai dans la voiture qui doit vous emporter loin d’ici… Il est bien juste qu’elles vous suivent, puisqu’elles sont à vous !.. - Jetez-les aussi au vent ! Pauvre frère ! Don- nez-moi seulement quelques immortelles de l’an passé que je puisse garder toujours ! Si vous attristez votre demeure à cause de mon départ, Suox par M. Lavalley. Ce modèles et les documents qui les acompagnent je veux que la tristesse m’accompagne partout où sont das à M. l’amiral Paris, conservuleur de ce nausée. (2) Reproduction autorisée pour les journaux ayant un traité avec Ja Soci des gens de lettres. je serai sans notre père et notre mère Flamines, sans Catherine et sans vous. 31 AOUT 1878. -Oh ! je ne veux pas cela. Le bonheur est fait pour vous, Rose !.. Non, je ne veux pas être heureuse et je ne veux pas de fleurs, parce qu’elles représentent tant, d’y renoncer jusqu’à mon retour à la la joie et la gaieté. Je fais vou, moi qui les aimais ferme ! Hélas ! Rose, Virginie revint-elle jamais ?.. — Jean, nous disons des choses trop tristes ! davantage parler ainsi, je n’aurais plus la force Il faut que je m’en aille. Si je vous entendais d’accomplir mon devoir ! Puisque dès demain vous allez partir, puis- que je ne vous reverrai plus, ma sœur, ne vous en allez pas si vite. Au moins, laissez-moi le temps de dire le dernier adieu !… Jean, vous me le direz en présence de ma mère et de toute la famille ; je serai plus forte pour l’entendre. Rose se leva résolument et s’éloigna très-vite, comme si elle sentait que son courage n’aurait pas une longue durée. Jean sortit pour la regar- der pendant qu’elle traversait le jardin. Le soleil commençait à paraître et les plantes étaient bai- gnées de rosée, comme si toute la nature eut pleuré le départ de cette jeune fille. M d’Ablandis, en voyant le fils du fermier s’éloigner par un chemin opposé à celui qu’avait pris Rose, respira plus librement : la mère était rassurée, mais la patricienne craignait encore. Ces enfants sont l’innocence même, se dit- elle, mais ils doivent être séparés. Le soir même elle partait avec Marie. XIV La comtesse d’A blandis à Jacques Flamines et à sa famille. < Mes bons amis, › Rassemblez toutes vos forces pour m’enten- dre ! J’ai besoin moi-même de tout mon courage pour vous dire cette terrible parole Marie n’existe plus ! Dieu ne me l’avait rendue un mo- ment que pour me la retirer… Je l’ai perdue deux fois… Je suis bien malheureuse !… » Ne me maudissez pas… Ne dites pas que si elle ne vous eùt jamais quittés elle vivrait en- core !… C’est vrai peut-être. mais ne me le dites pas, je vous en supplie ; je souffre bien assez ! Mais pourquoi ne souffrirais-je pas si j’ai des torts à expier ?… O mes enfants, si je l’ai mé rité, punissez-moi, accablez-moi. Il faut bien que j’aie mal fait, puisque cet ange m’a quittée ! » Du reste, écoutez-moi ! C’est une confession que je vais vous faire. Je vais vous raconter sa vie pendant les dix-huit mois qu’elle a passés loin de vous : si vous y trouvez ma condamnation, qu’importe ! » Autant elle m’avait priée de vous cacher sa mélancolie et le dépérissement de sa santé, autant elle a désiré, au moment de sa mort, que tout ce qui la concernait vous fut connu. » Que sa volonté soit accomplie ! » Lorsque je l’eus ramenée à Paris, je fis tout ce que je croyais propre à lui rendre la vie hen- reuse. Je l’entourai de soins et de luxe ; je multi- pliai pour elle les distractions et les plaisirs dont j’avais l’habitude. > Marie se montrait reconnaissante, mais elle résistait doucement. Elle avait choisi la chambre la plus simple de la maison ; à peine acceptait-elle quelques légers services de la femme de chambre que je lui avais donnée, et je vis bien qu’elle éprouvait une grande répugnance à quitter le costume qu’elle portait à la ferme. Je crus devoir insister sur ce point. Cependant, je ne pouvais me persuader qu’un tel scrupule füt bien sérieux. Elle allait être si jolie dans le velours et la den- telle. > Elle se laissa conduire quelquefois au bal ; mais elle semblait alors se soumettre à une péni- tence plutôt qu’accepter un plaisir. Chaque bijou que je l’engageais à mettre était l’occasion d’un petit débat entre nous. Jamais elle ne consentit à<section end=cruautes /><noinclude> <references/></noinclude> o6e420opnxvzrkusldhu90st79348jq Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/26 104 4877766 15797770 2026-05-20T08:44:10Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797770 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>fait on s’aperçoit bien vite que la possession de ces deux villes, au cours des longs siècles pendant lesquels la Chine a vécu isolée, n’assurait aucun avantage spécial à ses détenteurs. L’Empire n’était vulnérable que par le nord, c’est par là qu’arrivaient tous les envahisseurs. C’est là où le souverain devait exercer sa vigilance, c’est là où il devait avoir sa tente et son camp. Au terme extrême de ce vaste réseau de canaux qui couvre la Chine, pénétré jusqu’au fond de ses circonvallations de cette eau même qui imbibe tout le vaste corps, Pékin de sa grande enceinte carrée barre la plaine qui au pied des montagnes de l’Ouest s’ouvre toute grande aux invasions et que ferme d’une manière insuffisante la Grande Muraille qui à Shankaïkevan vient s’agrafer à la mer. Et de l’autre côté la capitale surveille cette passe de Nantchang qui est une des grand’routes de l’humanité, l’embouchure de l’Asie, le pôle par où passe tout l’axe du Vieux Continent. Que les pierres de cet étroit défilé usé par les files interminables et parallèles des hommes et des animaux dont le mouvement alternatif n’a jamais pris fin depuis les premiers jours de l’histoire, sont émouvantes à<noinclude> <references/></noinclude> 70clo3an03wwdxljxhntj5jq2n34v5r Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/69 104 4877767 15797774 2026-05-20T08:47:20Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15797774 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 61 —||}}</noinclude>autour d’une ouverture qui est l’orifice antérieur de l’œsophage. Le {{Lié|bulbe B}} est de nature musculaire. Vu au microscope, il paraît constitué par des fibres rayonnantes très courtes. Dans l’état de repos, les six séries de pièces qui constituent la charpente, sont dans leur plus grande extension, presque appliquées les unes contre les autres, comme les méridiens d’un ballon sphérique dégonflé. La cavité interne est presque nulle. Mais lorsque le bulbe vient à agir, les deux {{Lié|points ''f''}} {{Lié|et ''f′''}} que l’on pourrait comparer aux pôles du ballon, sont ramenés l’un vers l’autre ; les séries s’écartent, et la cavité va s’agrandissant jusqu’à ce qu’elle se soit approchée le plus possible de la forme sphérique. Un vide tendrait donc à s’y produire, si les humeurs que la cavité buccale renferme n’arrivaient pour le remplir à travers le tube {{Lié|pharyngien ''e f''}} ; nous devons supposer {{Lié|en ''f''}} quelque disposition propre à en empêcher le retour vers la bouche, car les liquides ou l’air lui-même, lorsqu’ils sont arrivés dans la cavité du bulbe, et que sa contraction a lieu, pénètrent rapidement par l’œsophage dans le sac stomacal qui lui fait suite. Je dois signaler avant de passer outre, certains individus chez lesquels la ventouse, et tout l’appareil pharyngien manquent complètement, de sorte que le passage de la bouche à l’estomac a lieu par un simple canal tout pareil à l’œsophage proprement dit des individus ordinaires, et presque droit, n’offrant aucun renflement sur son trajet, aucune pièce solide dans sa composition, de sorte que les appareils de perforation et de succion manquent complètement ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l={{Pl.|14|cap}}|a=Pl.14}}, {{fig.|10}}). Si cet état de simplification de l’appareil préhenseur des alimens se présentait toujours au même degré, nul doute qu’il ne dût servir de base à l’établissement de groupes distincts ; mais nous devons n’y voir autre chose qu’une atrophie de l’appareil préhenseur des alimens ; car si l’on rencontre un certain nombre d’individus affectés de cette monstruosité, on les verra passer par tous les degrés de simplification depuis le développement complet de l’appareil préhenseur des alimens, jusqu’à sa disparition complète. Il n’est pas rare, par exemple, que les stylets soient réduits à n’être plus que de petites aiguilles calcaires, sans base, sans supports {{Lié|en S}}, agités de mouvemens irréguliers et sans but,<noinclude> <references/></noinclude> thuqktklyupdbcpox6b1cw3xp12fba1 Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/27 104 4877768 15797775 2026-05-20T08:47:39Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797775 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>gravir, et quel spectacle solennel que de voir, au coucher du soleil, la ligne régulière des chameaux historier comme une frise ininterrompue ou comme une autre muraille ou marche aux créneaux animés, la paroi verticale de la montagne mongole ! Cette importance politique que sa position naturelle confère à Pékin est appelée peut-être à décroître maintenant que la mer s’est peuplée et que l’arrivée des Européens a troublé si profondément l’équilibre de l’Empire. Dès aujourd’hui on peut signaler un autre site qui est d’une importance vitale pour tout l’Empire. C’est le point où le doigt de la mer vient pour ainsi dire se poser sur le pouls de la Chine, sur l’artère principale où bat la vie de tout le corps. A quelques centaines de kilomètres de son embouchure, le Yangtzé se trouve resserré entre les hautes collines, aujourd’hui couvertes de fortifications, de Kiang yin. C’est là un véritable Gibraltar en pleine terre et celui qui s’en est saisi tient les clefs du plus énorme réceptacle de richesses et d’hommes qui existe sur la planète.<noinclude> <references/></noinclude> 4p6sl43b5hjbx7cujad84mrr98kayye Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/70 104 4877769 15797777 2026-05-20T08:52:55Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15797777 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 62 —||}}</noinclude>à côté du tube pharyngien, et ne pénétrant pas dans la cavité buccale. C’est l’espèce ''Macrobiotus Hufelandii'', {{Nec|celle}} précisément dont l’appareil préhenseur des alimens est le plus développé, qui offre le plus souvent cette anomalie ; mais je l’ai observée aussi bien que très rarement, chez ''Emydium testudo'', chez ''Milnesium tardigradum'', chez ''Macrobiotus Oberhaeuser''. {{T6|{{Corr|{{5o}}|{{4o}}}} Canal digestif proprement dit.}} Il est d’une extrême simplicité chez les ''Milnesium'' et les ''Macrobiotus'' ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=156|p=Pl13|l={{Pl.|13|cap}}|a=Pl.13}}, {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l=14|a=Pl.14}} et {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l=15|a=Pl.15}}, {{fig.|1}}), car on n’y reconnaît qu’une sorte de grand sac droit, irrégulièrement renflé, mais sans régions ni compartimens distincts, et jouant le rôle tout à-la-fois d’estomac et de canal intestinal. Il est précédé par un étranglement très court, qui est l’''œsophage''. L’œsophage fait immédiatement suite à l’appareil de succion. C’est un tube à parois fort épaisses , comparativement au canal très étroit qui le traverse. Il ne se renfle pas d’une manière bien sensible quand il livre passage aux liquides alimentaires, ce qui ne permet pas de le considérer comme très dilatable : il se rattache au sac stomacal à sa partie antérieure, et un peu en dessus. Dans ce point se voit une sorte d’étranglement, paraissant jouer le rôle d’un sphincter ; car les alimens ne remontent jamais, alors même que la compression exercée sur l’estomac est portée au point d’en faire crever les parois. À son extrémité postérieure, la cavité stomaco-intestinale est fermée par un étranglement, suivi d’une sorte de bulbe allongé (''clo'', {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=159|p=Pl16|l={{Pl.|16|cap}}|a=Pl.16}}, {{fig.|2}} {{Lié|et 3}}), qui paraît ressembler assez, pour sa structure, au bulbe pharyngien. Aussi le regardé-je comme un cloaque à parois musculaires, destiné tout à-la-fois à livrer passage aux résidus de la digestion et aux produits de l’appareil générateur, qui est situé au-dessus du tube digestif et s’abouche avec la face supérieure du cloaque. De nombreux essais pour colorer, à l’aide de liquides colorés artificiellement, l’intérieur du canal digestif des Tardigrades et pouvoir en reconnaître ainsi la disposition et les fonctions, ont été complètement inutiles. Ces animaux ne se nourrissent que<noinclude> <references/></noinclude> qu4uppr93plijn2oxd97xov1uzeerfm 15797779 15797777 2026-05-20T08:53:17Z M-le-mot-dit 10828 Espace. 15797779 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 62 —||}}</noinclude>à côté du tube pharyngien, et ne pénétrant pas dans la cavité buccale. C’est l’espèce ''Macrobiotus Hufelandii'', {{Nec|celle}} précisément dont l’appareil préhenseur des alimens est le plus développé, qui offre le plus souvent cette anomalie ; mais je l’ai observée aussi bien que très rarement, chez ''Emydium testudo'', chez ''Milnesium tardigradum'', chez ''Macrobiotus Oberhaeuser''. {{T6|{{Corr|{{5o}}|{{4o}}}} Canal digestif proprement dit.}} Il est d’une extrême simplicité chez les ''Milnesium'' et les ''Macrobiotus'' ({{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=156|p=Pl13|l={{Pl.|13|cap}}|a=Pl.13}}, {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=157|p=Pl14|l=14|a=Pl.14}} et {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=158|p=Pl15|l=15|a=Pl.15}}, {{fig.|1}}), car on n’y reconnaît qu’une sorte de grand sac droit, irrégulièrement renflé, mais sans régions ni compartimens distincts, et jouant le rôle tout à-la-fois d’estomac et de canal intestinal. Il est précédé par un étranglement très court, qui est l’''œsophage''. L’œsophage fait immédiatement suite à l’appareil de succion. C’est un tube à parois fort épaisses, comparativement au canal très étroit qui le traverse. Il ne se renfle pas d’une manière bien sensible quand il livre passage aux liquides alimentaires, ce qui ne permet pas de le considérer comme très dilatable : il se rattache au sac stomacal à sa partie antérieure, et un peu en dessus. Dans ce point se voit une sorte d’étranglement, paraissant jouer le rôle d’un sphincter ; car les alimens ne remontent jamais, alors même que la compression exercée sur l’estomac est portée au point d’en faire crever les parois. À son extrémité postérieure, la cavité stomaco-intestinale est fermée par un étranglement, suivi d’une sorte de bulbe allongé (''clo'', {{Lien page libre|ep={{ROOTPAGENAME}}/Planches|d=159|p=Pl16|l={{Pl.|16|cap}}|a=Pl.16}}, {{fig.|2}} {{Lié|et 3}}), qui paraît ressembler assez, pour sa structure, au bulbe pharyngien. Aussi le regardé-je comme un cloaque à parois musculaires, destiné tout à-la-fois à livrer passage aux résidus de la digestion et aux produits de l’appareil générateur, qui est situé au-dessus du tube digestif et s’abouche avec la face supérieure du cloaque. De nombreux essais pour colorer, à l’aide de liquides colorés artificiellement, l’intérieur du canal digestif des Tardigrades et pouvoir en reconnaître ainsi la disposition et les fonctions, ont été complètement inutiles. Ces animaux ne se nourrissent que<noinclude> <references/></noinclude> fa7ppttd4tz6mnx3wle5mi3x9xn3cbr Sous le signe du dragon/1 0 4877770 15797780 2026-05-20T08:53:23Z Narilora 147413 Page créée avec « <pages index="Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu" from=14 to=27 header=1 /> » 15797780 wikitext text/x-wiki <pages index="Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu" from=14 to=27 header=1 /> ljdbou60t68mcdtkoxo14xfb4p20c5c Page:Doyère - Mémoire sur l'organisation et les rapports naturels des Tardigrades (1849).djvu/71 104 4877771 15797781 2026-05-20T08:56:01Z M-le-mot-dit 10828 /* Corrigée */ 15797781 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|— 63 —||}}</noinclude>de substances animales ; mais j’ai été beaucoup plus heureux lorsque j’ai réuni dans un même verre de montre une espèce très vorace et très transparente, le ''Macrobiotus Hufelandii'', avec une espèce dont les liquides sont fortement colorés avec des ''Emydium'', par exemple. Voici ce que l’on observe : Les ''Macrobiotus'' peuvent supporter très long-temps l’abstinence. À jeun, leur estomac est d’une transparence complète et dépourvu de toute coloration. C’est un long sac très rétréci, floconneux, dont on ne distingue pas bien nettement la cavité intérieure. On remarque à peine dans les parois quelques traces de globules. Son aspect est celui d’une sorte de flocon nuageux : à bords bien arrêtés, offrant à sa surface externe des sillons et des lobes, en apparence tout-à-fait irréguliers. Au moment où il vient d’être rempli, sa cavité intérieure se dessine nettement, simple, sans renflemens et surtout extrêmement distincte des parois de l’organe lui-même, qui conservent une grande épaisseur et toujours le même aspect tomenteux ou floconneux, avec des lobes assez inégaux et sans ordre, qui flottent et se déplacent suivant les mouvemens de l’animal. Ces parois, après deux ou trois jours, se montrent colorées, surtout dans la portion moyenne de la longueur du sac stomaco-intestinal, et comme imprégnées par le liquide qui en remplit la cavité. À mesure que la coloration des parois augmente, leur épaisseur augmente également, et le diamètre de la cavité intérieure diminue. Beaucoup plus tard la cavité est de nouveau remplie par une matière de couleur verte, ayant assez de consistance pour qu’on puisse par la compression la forcer à sortir tout entière par le cloaque et l’anus, sans qu’elle perde sensiblement ses formes ni ses dimensions, ce qui prouve en même temps l’excessive dilatabilité du cloaque et de la portion terminale de l’intestin ; car la masse dont il s’agit a quelquefois un diamètre double ou triple de celui du bulbe cloacal tout entier. Cette matière verte est le ''fœces'', le résidu de la digestion. Mais comment s’est fait le passage de l’humeur rouge, puisée dans le corps des ''Emydium'' à ce fœces ? En raisonnant par<noinclude> <references/></noinclude> 866keyhrhtyopu4u76qzyoam4lne0f2 Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/28 104 4877772 15797784 2026-05-20T08:58:21Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797784 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> {{Centré|CHAPITRE II|m=2em}} {{Centré|LA CIVILISATION <br />ET LE GOUVERNEMENT|fs=120%|mb=2em}} {{br0}}{{t|N|200}}OUS avons vu dans le précédent chapitre que la Chine n’était pas, comme l’Europe, un pays différencié dans sa nature et ses productions, dont les parties sont complémentaires et solidaires l’une de l’autre. Sauf l’éventualité de mauvaises récoltes, chaque village se suffit à lui-même et n’a guère à demander au dehors que quelques instruments, quelques tissus, quelques objets de luxe. Sur toute l’étendue de son territoire, le Chinois se voit semblable à lui-même, cultivant le même sol avec les mêmes méthodes, sans que la nature pareille oblige ses voisins à aucun contraste, ni à une opposition d’occupations et de mœurs. La plante humaine y est aussi uniforme, épandue en nappe aussi égale que les moissons intermi-<noinclude> <references/></noinclude> 569ywstceqfi5ufj46urvnswf58wyn6 Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/29 104 4877773 15797785 2026-05-20T09:00:55Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797785 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>nables de gas-liang et de riz. C’est seulement quand la récolte vient à manquer que se produisent de grands déplacements de population, qui en somme aboutissent rarement à causer un désordre important. On meurt en masse et tout est fini. Il faut aux mouvements dits révolutionnaires d’autres causes connexes, la facilité congénère à d’immenses troupeaux à fuir devant quelques excitateurs et, parmi l’apathie commune, cette étrange hystérie spéciale aux peuples asiatiques dont je parlerai plus tard. Encore ces grandes séditions ou pilleries ont-elles eu jusqu’ici le caractère hasardeux et incertain des phénomènes de la nature. L’aire qu’elles dévastent présente le dessin irrégulier de ces clairières que fait dans une steppe l’incendie allumé par une flammèche égarée. Rien n’est plus curieux à cet égard que l’histoire de l’insurrection des Taipings qui s’est propagée sans aucun plan préconçu d’un bout à l’autre de la Chine, s’éteignant ici, se rallumant {{corr|ailleurt|ailleurs}}, ici consumant toute une province, là s’arrêtant devant un village résolu. Une poignée de révoltés s’échappe de Hankéou investi, et, allant tout droit devant eux, sans aucune opposition, ils mettent le feu à toute<noinclude> <references/></noinclude> lrnfr8s6a1x66tfxbuy2qqiauou7148 Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/30 104 4877774 15797787 2026-05-20T09:02:47Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797787 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>la Chine du Nord jusqu’aux portes de la capitale, d’où une saute du vent par fortune les éloigne. Les mêmes traits se sont reproduits au moment de la guerre des Boxers. {{interligne}} Les pays de nature et de production homogènes comme la Chine, la Russie, la Pologne, ne se sont jamais prêtés à l’établissement d’une féodalité et d’une hiérarchie héréditaires. Tout y est de plain-pied. Rien ne peut être mis à part et circonscrit. Toutes les cloisons s’abolissent entre des milieux indifférents. Mais tandis que la Russie ou la Pologne étaient de toutes parts ouvertes aux envahisseurs et que, pour défendre le sol, une gendarmerie mobile, une caste militaire, un « ordre équestre », ont pu s’y constituer, la Chine, à l’abri derrière ses murailles, n’avait qu’à payer tribut au souverain, indigène ou étranger, préposé à la garde de ses barrières. Les principautés qui par intervalles se sont élevées à l’intérieur de l’Empire n’ont jamais été que des phénomènes temporaires et accidentels. Les querelles intérieures n’étant jamais commandées par des différences géographiques profondes, par des besoins orga-<noinclude> <references/></noinclude> jiukw5ht41ua165uzgemlrc0h2ktpnh Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 2.djvu/224 104 4877775 15797789 2026-05-20T09:04:13Z Seudo 2609 /* Page non corrigée */ Page créée avec « ma doctrine (bien ou mal expliquée à des gens si droits et si sages, n’importe), se réduit uniquement et essentiellement à l’amour désintéressé, qu’ils admettent eux-mêmes avec toutes les écoles catholiques. Il est vrai que j’ai ajouté (mais seulement pour le temps des épreuves extrêmes et passagères) que l’ame étant quelquefois dans une conviction<ref></ref> de sa juste réprobation, elle aime Dieu d’un amour d’autant plus pur... » 15797789 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>ma doctrine (bien ou mal expliquée à des gens si droits et si sages, n’importe), se réduit uniquement et essentiellement à l’amour désintéressé, qu’ils admettent eux-mêmes avec toutes les écoles catholiques. Il est vrai que j’ai ajouté (mais seulement pour le temps des épreuves extrêmes et passagères) que l’ame étant quelquefois dans une conviction<ref></ref> de sa juste réprobation, elle aime Dieu d’un amour d’autant plus pur qu’elle n’espère plus d’être aimée de lui. Elle dit : ''Si je ne l’aime pas en l’autre vie,'' ''du moins je l’aimerai en celle-ci'', comme saint François de Sales le dit en entrant dans l’Église de Saint-Etienne-des-Grès. J’ai même expliqué que l’espérance est alors cachée à l’ame ; qu’elle n’a rien perdu de réel ; et que ses sacrifices ne sont fondés que sur un état où elle n’est point. Je déclare devant Dieu que je n’ai jamais rien cru de plus fort sur cet article. Ainsi, bien loin d’avoir à cacher là-dessus quelque chose de mes sentimens, je ne saurois les expliquer trop clairement et trop nettement. Pour l’inspiration de l’homme passif, il faut distinguer soigneusement ce que j’ai rapporté des autres d’avec ce que je dis affirmativement de mon chef. Par exemple, j’ai rapporté les expressions de saint Clément et de Cassien, comme un traducteur, qui n’est pas responsable des termes de l’auteur qu’il traduit, et pour montrer que les mystiques n’ont pas plus exagéré"que les Pères. Je n’ai pas même prétendu que saint Clément attribuât à tous les gnostiques les dons prophétiques et apostoliques qu’il semble attacher à la gnose ; j’ai voulu seulement montrer qu’il à cru que Dieu avoit communiqué ces dons à’certains gnostiques. Quoi qu’il en soit, je n’ai fait que rapporter les passages des auteurs, sans répondre de leur’doctrine. Pour la mienne, la voici préci-. sèment. J’ai dit que l’inspiration de l’homme passif étoit semblable à celle des prophètes et des apôtres pour l’intérieur seulement. Je l’ai distinguée expressément de l’inspiration miraculeuse des prophètes et des apôtres pour le gouvernement des églises, ou pour écrire les livres saints. Il ne s’agit que d’une inspiration habituelle pour les actes intérieurs de la piété évangélique. Je n’ai point dit même que cette inspiration n’eût pas été plus pure et plus forte dans les prophètes et dans les apôtres, que dans les hommes passifs ; j’ai déclaré qu’elle ne rendoit l’homme passif ni infaillible ni impeccable, ni indépendant de l’Eglise, même pour son régime intérieur, ni exempt du besoin de mériter et de croître en vertu. Il est vrai que j’ai dit que cette inspiration étoit en un sens différente , dans l’homme passif, de l’inspiration commune de tous les justes ;, et il faut bien que tout le monde l’avoue, à moins qu’on ne veuille se jouer du nom de passif, et admettre le nom sans admettre aucune différence réelle entre l’état actif et le passif. Mais j’ai ajouté aussitôt, que l’inspiration de l’homme passif n’est différente de celle de tous les justes actifs qu’en ce qu’elle est plus pure, plus exempte de tout intérêt propre, plus pleine, plus simple, plus continuelle et plus développée en chaque moment. C’est toujours la même inspiration , qui va se perfectionnant et se démêlant davantage, à mesure que l’ame se renonce davantage , et devient plus souple aux impressions divines. J’avoue que je ne vois pas encore où est le mal de cette doctrine ; et je prends Dieu à témoin que je n’en ai jamais eu d’autre. Pour .ma conduite personneUe , on ne doit m’imputer que les choses précises que j’ai dites de moi dans ma confession générale ;, tout le reste ne me regarde qu’autant qu’il se trouvera dans cette confession *. Pour le pardon à demander à Dieu, je ne sais comment je me suis expliqué dans ma confession ; mais je sais bien que mon intention n’a jamais été de ne vouloir rien devoir à Dieu pour le pardon de mes fautes ; ce qui seroit une impiété et un blasphème : ma disposition est seulement d’un amour désintéressé, qui ne demande point le pardon pour son intérêt, même éternel,’ sur la peine et sur la récom- pense. D’ailleurs je veux toujours aimer Dieu, et je sais bien que je ne le puis aimer sans pardon ; ainsi je veux le pardon pour le seul *Onlit, sur plusieurs copies de ce Mémoire , conviction, invincible ; mais ou voit assez, par le contexte, que la conviction dont il s’agit, invincible ou non, n’est que dans la partie inférieure de l’ame, c’est-à-dire dans l’imagination ; autrement celle conviction seroit un véritable désespoir.Aussi une dés copies explique-l -elle ainsi en note la conviction invincible ; parce qu’on ne peut s’ôter celle peine de l’imagination. Edit. de Vers. * Pour l’intelligence de ce passage, il faut se rappeler que pendant les conférences d’Issy, Bossuel ayant paru craiudre que l’estime de Fénelon pour madame Guyon ne l’eut entraîné dans quelque nouveauté dangereuse ; celui-ci, pour détromper l’évêque de Meaux, lui remit un mémoire secret dans lequel il cxposoit toutes ses dispositions intérieures, et tout ce qui pouvoit être compris d3ns une confession générale de toute sa vie. Nous avons parlé plus au long de cet écrit dans l’Histoire littéraire , a l’occasion de la Réponse de Fénelon à la Relation sur le Quiélisme. Foycz . part. art. i, secl.m,§I,n.iS.<noinclude> <references/></noinclude> 0k2yqd7ze105xdthee7rwett6kcxcjz 15797806 15797789 2026-05-20T09:22:27Z Seudo 2609 /* Corrigée */ 15797806 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>ma doctrine (bien ou mal expliquée à des gens si droits et si sages, n’importe), se réduit uniquement et essentiellement à l’amour désintéressé, qu’ils admettent eux-mêmes avec toutes les écoles catholiques. Il est vrai que j’ai ajouté (mais seulement pour le temps des épreuves extrêmes et passagères) que l’ame étant quelquefois dans une conviction<ref>On lit, sur plusieurs copies de ce Mémoire, ''conviction'' ''invincible'' ; mais on voit assez, par le contexte, que la ''conviction'' dont il s’agit, invincible ou non, n’est que dans la partie inférieure de l’ame, c’est-à-dire dans l’imagination ; autrement celle conviction seroit un véritable désespoir. Aussi une des copies explique-t-elle ainsi en note la ''conviction invincible ;'' ''parce qu’on ne peut s’ôter cette peine de l’imagination.'' Édit. de Vers.</ref> de sa juste réprobation, elle aime Dieu d’un amour d’autant plus pur qu’elle n’espère plus d’être aimée de lui. Elle dit : ''Si je ne l’aime pas en l’autre vie,'' ''du moins je l’aimerai en celle-ci'', comme saint François de Sales le dit en entrant dans l’Église de Saint-Étienne-des-Grès. J’ai même expliqué que l’espérance est alors cachée à l’ame ; qu’elle n’a rien perdu de réel ; et que ses sacrifices ne sont fondés que sur un état où elle n’est point. Je déclare devant Dieu que je n’ai jamais rien cru de plus fort sur cet article. Ainsi, bien loin d’avoir à cacher là-dessus quelque chose de mes sentimens, je ne saurois les expliquer trop clairement et trop nettement. Pour l’inspiration de l’homme passif, il faut distinguer soigneusement ce que j’ai rapporté des autres d’avec ce que je dis affirmativement de mon chef. Par exemple, j’ai rapporté les expressions de saint Clément et de Cassien, comme un traducteur, qui n’est pas responsable des termes de l’auteur qu’il traduit, et pour montrer que les mystiques n’ont pas plus exagéré que les Pères. Je n’ai pas même prétendu que saint Clément attribuât à tous les gnostiques les dons prophétiques et apostoliques qu’il semble attacher à la gnose ; j’ai voulu seulement montrer qu’il a cru que Dieu avoit communiqué ces dons à certains gnostiques. Quoi qu’il en soit, je n’ai fait que rapporter les passages des auteurs, sans répondre de leur doctrine. Pour la mienne, la voici précisément. J’ai dit que l’inspiration de l’homme passif étoit semblable à celle des prophètes et des apôtres pour l’intérieur seulement. Je l’ai distinguée expressément de l’inspiration miraculeuse des prophètes et des apôtres pour le gouvernement des églises, ou pour écrire les livres saints. Il ne s’agit que d’une inspiration habituelle pour les actes intérieurs de la piété évangélique. Je n’ai point dit même que cette inspiration n’eût pas été plus pure et plus forte dans les prophètes et dans les apôtres, que dans les hommes passifs ; j’ai déclaré qu’elle ne rendoit l’homme passif ni infaillible ni impeccable, ni indépendant de l’Église, même pour son régime intérieur, ni exempt du besoin de mériter et de croître en vertu. Il est vrai que j’ai dit que cette inspiration étoit en un sens différente, dans l’homme passif, de l’inspiration commune de tous les justes ; et il faut bien que tout le monde l’avoue, à moins qu’on ne veuille se jouer du nom de passif, et admettre le nom sans admettre aucune différence réelle entre l’état actif et le passif. Mais j’ai ajouté aussitôt, que l’inspiration de l’homme passif n’est différente de celle de tous les justes actifs qu’en ce qu’elle est plus pure, plus exempte de tout intérêt propre, plus pleine, plus simple, plus continuelle et plus développée en chaque moment. C’est toujours la même inspiration, qui va se perfectionnant et se démêlant davantage, à mesure que l’ame se renonce davantage, et devient plus souple aux impressions divines. J’avoue que je ne vois pas encore où est le mal de cette doctrine ; et je prends Dieu à témoin que je n’en ai jamais eu d’autre. Pour ma conduite personnelle, on ne doit m’imputer que les choses précises que j’ai dites de moi dans ma confession générale ; tout le reste ne me regarde qu’autant qu’il se trouvera dans cette confession<ref>Pour l’intelligence de ce passage, il faut se rappeler que pendant les conférences d’Issy, Bossuet ayant paru craindre que l’estime de Fénelon pour madame Guyon ne l’eût entraîné dans quelque nouveauté dangereuse ; celui-ci, pour détromper l’évêque de Meaux, lui remit un mémoire secret dans lequel il exposoit toutes ses dispositions intérieures, et tout ce qui pouvoit être compris dans une confession générale de toute sa vie. Nous avons parlé plus au long de cet écrit dans ''l’Histoire littéraire'', à l’occasion de la ''Réponse'' de Fénelon à la ''Relation sur le Quiétisme''. ''Voyez'' 1, part. art.{{lié}}{{sc|i}}, sect.{{lié}}{{sc|iii}}, §1, n.{{lié}}18.</ref>. Pour le pardon à demander à Dieu, je ne sais comment je me suis expliqué dans ma confession ; mais je sais bien que mon intention n’a jamais été de ne vouloir rien devoir à Dieu pour le pardon de mes fautes ; ce qui seroit une impiété et un blasphème : ma disposition est seulement d’un amour désintéressé, qui ne demande point le pardon pour son intérêt, même éternel, sur la peine et sur la récompense. D’ailleurs je veux toujours aimer Dieu, et je sais bien que je ne le puis aimer sans pardon ; ainsi je veux le pardon pour le seul<noinclude> <references/></noinclude> 3w1dkcckbjayqqi1axzdfd0k0owsdir Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/31 104 4877776 15797791 2026-05-20T09:04:51Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797791 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>niques, n’ont jamais eu qu’un caractère temporaire et localisé après quelques brigandages, pilleries et moulinets de sabre, l’ordre renaît comme de lui-même. Jamais le besoin d’une force militaire aux cadres permanents et fortement assise ne s’est fait sentir dans ce pays sans voisins. De là la supériorité toujours reconnue aux magistrats civils sur les mandarins militaires qui n’étaient que les commandants d’une mauvaise police. De là aussi la rapide absorption des envahisseurs de race plus guerrière qui n’avaient aucune fonction vitale à assumer, et plutôt une vaste ferme à exploiter que le commandement de rien à prendre. Ces vastes régions agricoles où l’homme avance et gagne par germination comme une céréale sont aussi celles où la possession individuelle a le plus de peine à se constituer. Là où la terre n’a pas de figure, de ''propriété'' à elle, n’appelle pas pour acquérir sa pleine valeur une main-d’œuvre intelligente, un art propre, la ''propriété'', telle que nous la concevons en Europe, n’a pas de racine. C’est ainsi que nous voyons subsister en Russie le régime de la propriété communale, du ''mir'' : c’est ainsi que dans une grande partie<noinclude> <references/></noinclude> cozlaydhuzhni48u7t1zkrq8p9wy1zp Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/32 104 4877777 15797796 2026-05-20T09:07:21Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797796 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>de l’Amérique et de l’Australie les titres de propriété sont comparables à ceux d’une société par actions. En Chine on peut dire que le statut normal et de fait de la terre est celui de l’indivision. Tant que faire se peut, le chef de famille garde sous son toit ses enfants et ses alliés qui travaillent tous ensemble à l’exploitation d’un même patrimoine ; tant que l’on peut ajouter de nouveaux bâtiments à la collection de petits pavillons qui constitue la maison chinoise, tant que le lopin suffit à la vie commune, le groupe reste entier et compact. Dès qu’il devient trop nombreux, la famille dans les temps antiques essaimait et un nouveau centre se constituait un peu plus loin ; mais le carré primitif, le ''ti-fan'' restait à peu près invariable. Aujourd’hui on remédie à la surabondance des bouches à nourrir par des expédients, émigration, meurtre des filles, etc. D’ailleurs de temps en temps les inondations, les épidémies et les famines viennent donner de l’air et creuser dans la masse trop compacte des vides bientôt comblés<ref name=p30>Il est bien entendu que ce que nous venons de dire de la propriété chinoise dépeint une situation de fait et non de droit. En droit la division de l’héritage peut être demandée et la propriété partagée entre tous les måles. Seule demeure</ref><noinclude> <references/></noinclude> 2ud2g52f1paessxgl7ah7px1dq0clod Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/33 104 4877778 15797799 2026-05-20T09:10:10Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797799 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Sur cette constitution de la propriété se fonde celle de la famille : la terre étant indivise, l’élément principal de la famille est cette unité originelle en qui elle est indivise : le père. De là l’autorité absolue dont il est investi en théorie (et qui en fait est souvent exercée par la mère, la terrible ''moumou'' que représentent les comédies populaires, auprès de laquelle nos plus farouches belles-mères paraissent timides et suaves). L’élément principal de la société n’est pas l’individu, c’est la ''touffe''. C’est elle qui dans son ensemble est responsable des actes de chacun des individus qui la composent. L’ensemble des familles est groupé en l’un de ces villages compacts qui semblent ne former qu’une seule demeure comme un guêpier, et qui sont placés sous le contrôle patriarcal de l’ancien ou ''ti pao.'' Elle est la cellule vitale de tout l’Empire. Les autres divisions administratives ne sont que des formes artificielles. Souvent et surtout dans le Sud un village, un groupe de villages, ne forment qu’une seule famille et constituent alors une <ref follow=p30>inaliénable et indivisible la partie du bien fonds affectée au culte familial et au culte des ancêtres, aux cérémonies (banquets, processions, etc.)</ref><noinclude> <references/></noinclude> na2hmpscbp5i2narn74blc7gp6ffhdb Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/34 104 4877779 15797800 2026-05-20T09:12:01Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797800 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>sorte de clan ; entre ces clans règnent des inimitiés séculaires et se livrent parfois de véritables batailles. Le Chinois ne perd jamais le souvenir de son origine, du plan initial : à la tablette des ancêtres se rattachent tous ses droits d’homme et de citoyen. (De là la grandeur du sacrifice exigé des catéchumènes chrétiens à qui on en impose la destruction.) Si l’on demande à un Chinois son pays, il répondra sans hésiter : Je suis de Pékin, ou de Canton. Et cependant il y a parfois plusieurs siècles que sa famille, transplantée de Pékin ou de Canton, habite le pays. En règle générale chaque village produit tout ce qui est nécessaire à l’existence de ses habitants les céréales, la viande (représentée uniquement par le porc ou la chèvre), les volailles (canards et poulets), les œufs, l’alcool, distillé sur place, les légumes, le tabac, les textiles, qui sont suivant le climat le coton, le chanvre, le jute et la ramie ; les maisons sont faites de terre battue, le bois arrive facilement par les canaux qui circulent partout. Il ne reste à acheter au dehors que le sel, quelques teintures parfois, et les objets de métal, instruments et ustensiles de cui-<noinclude> <references/></noinclude> cus3m0sav4rgk35ss2dgfxqyyf3ih8t Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/35 104 4877780 15797801 2026-05-20T09:14:39Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797801 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>sine. (Cette description qui répond à l’état pur de la civilisation chinoise est encore vraie aujourd’hui dans une large mesure, mais il faut ajouter à la liste des importations indispensables les allumettes et le pétrole.) Le village, complet par lui-même, dépourvu en général de troupeaux et d’animaux de transport, qui seraient pour l’homme des concurrents autant que des auxiliaires, n’a pas besion de routes. Quelques sentiers, dans le Sud, ménagés entre les rizières<ref>Voir le caractère Kiang (limites), levées qui séparent deux pièces de terre.</ref>, quelques pistes dans le Nord où peut cheminer une petite charrette, suffisent largement aux communications. Les routes dites impériales ne valent guère mieux. Quel voyageur n’a maudit ces chaussées formées de dalles branlantes posées à plat comme des dominos ! Les ponts sont faits de pierres non cimentées ou de quelques planches posées au hasard sur des chevalets. Les femmes restent au logis et pour réprimer leurs tendances vagabondes les Chinois ont pris une précaution barbare et naïve, assez analogue à celle de nos paysans quand ils coupent le bout des ailes de leurs volailles : ils leur ont mutilé les pieds. Ce<noinclude> <references/></noinclude> jb3z5z1it7y116ku6rf96got818xn3v Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/36 104 4877781 15797802 2026-05-20T09:16:32Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797802 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>procédé, s’il n’assure pas toujours leur vertu, garantit au moins leur dépendance et leur sédentarité. Ni en droit ni en fait, la personne en Chine ne possède cette indépendance individuelle, cette franchise de son propre mouvement, qui est la condition de l’Européen. L’homme là-bas fait toujours partie d’un ensemble, il est, comme les mots de sa langue, ''agglutinant.'' On connaît assez, sans que nous entrions à ce sujet dans des chemins rebattus, la force des corporations chinoises, le développement de l’esprit syndical, la sévérité de la discipline de groupe, la puissance de ces organisations de boycottage qui pendant un temps ont empêché l’importation à Canton des marchandises américaines et japonaises et mis en échec la vieille politique des canonnières. C’est la faiblesse du Gouvernement qui fait la vigueur et la nécessité de ces organisations spontanées. Enfin l’état de civilisation naturel, traditionnel, et, en quelque sorte, animal, que je viens de décrire, est éminemment favorable à la prolificité. Plus les membres d’une famille sont nombreux, plus sa force de résistance s’accroît, en même temps que sa capa-<noinclude> <references/></noinclude> o8e2wosnl2opmhc7d2f5edezw1wdi34 Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/37 104 4877782 15797803 2026-05-20T09:18:40Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797803 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>cité d’envahissement. Plus les billets sont nombreux, plus les chances de gain augmentent à la loterie de la vie ; plus il y a de semence, plus il y a de chances de récolte. L’épargne partout en Chine étant nulle, tout croît nouveau du cheptel familial profite à l’actif et ne grève pas sensiblement le passif, la mort au besoin intervenant toujours en fin de compte, à la satisfaction générale, pour rétablir une balance trop chargée. Il en résulte que la matière première humaine est toujours surabondante et que les deux tiers de la population vivent dans un état de demi-servitude, fournissant le travail en échange de la nourriture. Cette abondance de la domesticité jointe au développement du parasitisme contribue activement au nivellement des conditions sociales. Il est rare de voir en Chine, pour ces raisons et pour bien d’autres, trois générations d’hommes riches. Celui qui fait fortune se voit bientôt entouré d’une nuée de serviteurs, de clients et de parents pauvres, les siens et ceux de ses femmes, qui vivent à ses dépens et tiennent garnison chez lui. C’est une conséquence de la richesse qui est universellement acceptée et imposée.<noinclude> <references/></noinclude> dp1rx2cevuiby4o4cyxk9gubx9fr3w9 Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/38 104 4877783 15797805 2026-05-20T09:20:49Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797805 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Le nivellement des conditions, en même temps que des raisons de race plus profondes, a produit celui des capacités. L’individu n’a aucun champ pour se développer et ne réagit pas contre son milieu. La grande infériorité des Chinois et en général des Orientaux à l’égard des Européens est qu’ils n’ont pas d’élite. Prenez au hasard dans une classe quelconque de la Société, cultivateurs, marins, commerçants, hommes de peine (je ne parle pas des ouvriers d’industries nouvelles où la formation traditionnelle n’a pu jouer aucun rôle), un Chinois et son congénère européen, le premier sera rarement inférieur en habileté sinon toujours en force physique au second, et lui sera souvent supérieur. Mais l’excellence et l’exception font également défaut. L’état social dont j’ai essayé dans les pages qui précèdent de déterminer les bases présente deux caractères, dont le premier, égalitaire et démocratique, a été souvent signalé par les observateurs européens. Dans une société de ce genre, du moment où la force est incapable d’imposer ses directions. et où, d’ailleurs, nulle autorité n’est là, comme nous le verrons tout à l’heure, pour<noinclude> <references/></noinclude> f3tt7irw2yej9igs4beir0312ze6wzd Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/39 104 4877784 15797807 2026-05-20T09:22:44Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797807 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>les formuler, les rapports des individus entre eux ne peuvent être régis que par la coutume et par un agrément mutuel. De là le caractère à la fois très simple et très compliqué de toutes les transactions. Très simples parce qu’il s’agit d’individus traitant de plain-pied et de choses dont les valeurs depuis longtemps établies ne sont guère susceptibles de varier. Très complexes parce qu’il ne s’agit jamais d’un individu qui traite avec un autre individu, mais d’un groupe qui traite avec un groupe. De là la longueur et la minutie des discussions, de là le rôle capital joué en Chine par l’Intermédiaire ''(middleman)'' qui cumule en quelque sorte les fonctions de courtier, de témoin et de notaire. Jamais en Chine aucune négociation de quelque ordre que ce soit, onéreux ou privé, commercial ou judiciaire, ne se poursuit directement entre les parties intéressées. Entre des forces équilibrées joue un arbitrage permanent. Entre des horizons si étroits, il faut que le connu couvre l’inconnu, le représente et le garantisse. C’est ce qui explique l’importance du rôle que tient auprès des commerçants européens le « comprador », de qui nous aurons à parler ci-après.<noinclude> <references/></noinclude> kniwo2f45httr5n6xi7wzchpusst22v Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/40 104 4877785 15797808 2026-05-20T09:24:44Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797808 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude><nowiki /> Le deuxième caractère de la civilisation chinoise, qui lui est commun avec les républiques antiques auxquelles nous la comparions au début de cet ouvrage, c’est qu’elle est, si l’on peut dire, ''réelle'' ; j’entends que la raison de la société est moins la volonté et la force inégale des individus que le fonds commun livré à leur exploitation. Il s’agit moins d’un arrangement, d’une ''convention'' de personnes, que de l’aménagement d’une propriété au mieux de l’utilité générale. Dans un pays comme la Chine, l’eau, nourricière ou destructive, est l’élément commun qui donne forme à la vie sociale et agrège les habitants de ces champs qu’elle menace et fertilise. L’usage de la terre et de l’eau, c’est la grande préoccupation du législateur chinois, non moins que de ses congénères d’Égypte et de Chaldée. L’abornement, l’irrigation, l’entretien des canaux, les mesures à prendre contre les inondations, la reprise des alluvions, tous ces points sont minutieusement réglés par une Coutume dont les stipulations sont presque semblables à celles que formulait, trois mille ans avant le Christ, le Code rural d’Hammurabi. Si les personnes n’ont pas d’état civil, les pro-<noinclude> <references/></noinclude> kdfdxcoz828x0e99gsvae6rf4pgtqlh Page:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Salses, 1860.djvu/48 104 4877786 15797811 2026-05-20T09:26:49Z Lorlam 85998 /* Corrigée */ 15797811 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/> {{Brn|3}} {{T2|DEUXIÈME PARTIE.}} {{Interligne|1.5em}} {{c|DESCRIPTION DU CHÂTEAU.|fs=90%}} {{Interligne|0.5em}} {{-|5}} {{Interligne|2em}} Pour bien saisir les motifs qui ont guidé l’ingénieur militaire dans la construction du château de Salses, il importe d’etre parfaitement au courant des moyens d’attaque et de défense existant au moment de cette construction ; nous allons les rappeler en peu de mots, Nous savons quel était l’état de la fortification au moyen âge avant l’invention de la poudre : des murs élevés, crénelés à leur partie supérieure, garnis en outre de défenses en bois ; des tours de distance en distance, des enceintes successives composées des mêmes éléments, et enfin un donjon plus élevé, plus fort que les autres ouvrages, dernière ressource de l’assiégé. Les moyens d’attaque étant bornés, la défense avait alors l’avantage. Lorsque apparurent les premières armes à feu, leur peu de valeur ne changea rien à cet état de choses : les projectiles, trop faibles contre les maçonneries, avaient cependant une action réelle contre les ap-<noinclude> <references/></noinclude> 4x9ocybetl7ou08s6f74bxc9g2o77r6 Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/224 104 4877787 15797815 2026-05-20T09:44:53Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797815 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|216|FOI — FOI}}</noinclude><section begin="FOIBLE"/><nowiki /> {{poem|''Je suis père, Seigneur, & ''foible'' comme un autre,'' ''Mon cœur se met sans peine à la place du vôtre.'' {{sc|Rac}}.|m=1em}} ☞ On l’emploie substantivement dans le même sens. Cet homme aime sa femme & ses enfans : c’est son ''foible''. ☞ {{sc|Foible}}, appliqué aux productions de l’esprit, désigne quelque chose de défectueux, un défaut de force, de beauté, d’ornemens propres à la chose dont on parle. ☞ Un ouvrage est ''foible'' par le défaut de beauté & de justesse dans les pensées, ou par le défaut de tours brillans & de termes énergiques dans le style. Une harangue est ''foible'', quand elle est dénuée des beautés qu’elle doit emprunter de l’éloquence. Un plaidoyer, quoiqu’éloquent, est ''foible'', si les raisons de l’Orateur ne sont pas solides, ni déduites avec clarté. Un ouvrage didactique, de quelque manière qu’il soit écrit, est ''foible'', si le raisonnement n’est pas juste, & si les preuves ne sont pas mises dans leur jour. Des termes communs, sans noblesse, qui ne sont pas sonores, faits pour la prose, rendent les vers ''foibles''. Une Tragédie est ''foible'' par le défaut d’intérêt. ☞ On dit encore, une amitié ''foible'', une ''foible'' espérance, un ''foible'' souvenir, &c. <section end="FOIBLE"/> <section begin="FOIBLEMENT"/><nowiki /> FOIBLEMENT. adv. (prononcez fèblement.) D’une manière foible. Cet homme a recommandé ''foiblement'' mon affaire. Il a agi ''foiblement'' en cette rencontre. <section end="FOIBLEMENT"/> <section begin="FOIBLESSE"/><nowiki /> FOIBLESSE. s. f. Prononcez ''fèblesse''. Manque de force, qualité de ce qui est foible. ''{{lang|la|Debilitas, infirmitas, imbecillitas}}''. Il a presque les mêmes significations que ''foible'', tant au propre qu’au figuré. ''Foiblesse'' de corps, de voix, de cerveau, de reins. La ''foiblesse'' du pouls. {{sc|Deg}}. La ''foiblesse'' de l’âge, du sexe. La ''foiblesse'' d’une place. La ''foiblesse'' d’un raisonnement, d’une pièce tragique. La ''foiblesse'' d’une République, d’un Gouvernement. Nous ne reconnoissons que trop les ''foiblesses'' de notre misérable raison. {{sc|S. Evr}}. Rien ne fait mieux voir la ''foiblesse'' de la nature humaine, qu’on soit convaincu de la raison, & qu’on ne la suive pas. {{sc|B. Rab}}. {{poem|''Quoi ! crains-tu d’un vieillard l’impuissante ''foiblesse ! {{sc|Corn}}.|m=1em}} ☞ {{sc|Foiblesse}}, en morale, désigne dans l’ame un défaut de force, d’action, de ressort, une disposition particulière qui fait qu’elle se laisse aller ; qu’elle se livre à tout sans résistance, & qu’elle reçoit toutes les impressions qu’on veut lui donner. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIBLE}}. On donne aussi le nom de ''foiblesses'' aux effets qui résultent de cette disposition ou trempe particulière de l’ame. La ''foiblesse'' est plus opposée à la vertu que le vice. {{sc|Roch}}. Ceux qui croient avoir de la bonté, n’ont d’ordinaire que de la complaisance ou de la ''foiblesse''. {{sc|Id}}. Il n’y a que les gens de bien qui connoissent leurs ''foiblesses'', parce qu’il n’y a qu’eux qui s’efforcent de les surmonter. {{sc|Nic}}. Le cœur le plus fort a des momens de ''foiblesse''. {{sc|Scar}}. Combien de femmes, qui se croyoient au-dessus des ''foiblesses'' communes, ont été séduites par de fausses louanges ? {{poem|{{filet|4}} ''Vains efforts, qui ne font que m’instruire'' ''Des ''foiblesses'' d’un cœur qui cherche à se séduire.'' {{sc|Rac}}.|m=1em}} ☞ On dit qu’une femme a eu de la ''foiblesse'' pour un homme, quand elle a succombé à l’amour qu’elle avoit pour lui. ☞ On a des ''foiblesses'', parcequ’on est entraîné par une passion, ou parcequ’on est séduit par un sentiment louable qu’on écoute trop, ou parcequ’on se livre trop facilement aux impressions étrangères. ☞ On dit encore avoir de la ''foiblesse'' ou du ''foible'' pour quelqu’un, être disposé à trouver bien, à excuser tout ce qui vient de lui. ☞ {{sc|Foiblesse}}, en Médecine, désigne une diminution de forces, ''{{lang|la|defectio virium}}'', plus ou moins considérable, & qui reçoit différens noms, suivant qu’elle suspend plus ou moins l’usage & les fonctions des sens. Tomber en ''foiblesse'', Revenir de la ''foiblesse. Voyez'' {{Tr6L|DÉFAILLANCE}}, {{Tr6L|ÉVANOUISSEMENT}}, {{Tr6L|SYNCOPE}}. ☞ {{sc|Foiblesse}} dans les fibres, état de relâchement, d’où résulte le défaut de force, d’action, de ressort. <section end="FOIBLESSE"/> <section begin="FOIBLIR"/><nowiki /> ☞ FOIBLIR. v. n. Perdre de sa force, de son courage. La première ligne des ennemis commençoit à ''foiblir''. Après un combat fort opiniâtre, les Moscovites étonnés de l’intrépidité extraordinaire des Suédois, commencerent à ''foiblir'', & à lâcher le pied. On dit que la Muse d’un Poëte n’est plus la même, qu’elle ''foiblit''. <section end="FOIBLIR"/> <section begin="FOIE"/><nowiki /> FOIE. s. m. Partie de l’animal, d’une grandeur considérable, située dans l’hypocondre droit, sous le diaphragme & les fausses côtes. ''{{lang|la|Jecur}}''. C’est un viscère destiné à purifier la masse du sang, en la déchargeant des humeurs bilieuses qu’elle contient. Sa substance est continue, quoiqu’Hippocrate le divise en cinq lobes ; ce qui ne se trouve vrai qu’aux bêtes à quatre pieds. Elle ressemble à du sang figé ou caillé ; ce qui a fait qu’Erasistrate le premier l’a appelé ''Parenchyme'', c’est-à-dire, ''effusion'' ou ''amas de sang''. Mais les Modernes ont remarqué que toute la substance du foie n’étoit qu’un amas & un assemblage d’une infinité de petites glandes & de ramifications diverses de vaisseaux, & ils croient, avec beaucoup de raison, que ces glandes ne servent qu’à la séparation de la bile. Platon a cru que c’étoit le principe de l’amour, d’où est venu ce mot Latin, ''{{lang|la|cogit amare jecur}}''. Horace prend souvent le ''foie'' dans ce sens, comme lorsqu’il dit : ''{{lang|la|Si torrere jecur quæris idoneum}}''. Et on tient que les poltrons & les goulus l’ont plus grand que les autres. Sa figure est ronde du côté droit, mais du côté gauche, il s’amenuise & aboutit presque en angle aigu. Sa partie de dessous est cave ou creuse ; mais la supérieure, qu’on appelle sa tête, est gibbeuse, polie & ronde comme une voûte ; ce qui fait que les Grecs l’ont appelé {{lang|grc|ἧπαρ}}, c’est-à-dire, ''suspendu'' & ''voûté''. Les Latins l’ont appelé ''{{lang|la|jecur}}'', comme qui diroit, ''{{lang|la|juxta cor}}'', c’est-à-dire, ''auprès de l’estomac'', que les Anciens appeloient ''cœur''. Les François l’appellent ''foie'', parce que, suivant le sentiment des Anciens, c’est le foyer ou la cuisine où le cuit & se prépare le sang. Saumaise le dérive de ''{{lang|la|ficatum}}'' Latin, ou du Grec moderne {{lang|el|συκωτόν}}, qui signifie ''foie''. Les Médecins Grecs ont dit {{lang|grc|συκωτόν ἧπαρ}} dans un autre sens. Ménage & Guyot le dérivent de ''feca'', qu’ils prétendent avoir été formé de {{lang|grc|ἧπαρ}}. Voyez leurs raisons. Hippocrate l’appelle souvent par excellence ''hypocondre'', parce qu’il est situé sous le diaphragme, & les fausses côtes du côté droit. Remarquez que les Anciens plaçoient le siège des passions dans le ''foie''. C’est pourquoi Anacréon dit : L’Amour tendit son arc, & me frappa au milieu du ''foie''. Nous dirions au milieu du ''cœur''. Flaton & ceux de sa secte mettoient aussi l’amour dans le ''foie''. {{sc|Dac}}. Dans les animaux, lorsqu’ils font jeunes & tendres, le ''foie'' est une partie délicate & de bon goût ; mais quand ils sont avancés en âge, c’est un assez mauvais aliment. Il y en a, comme les jeunes cochons qu’on nourrit de bons alimens, de farine, de lait, de fèves, de figues sèches ; dans ceux-là, le ''foie'' est tendre, succulent & d’un goût agréable. Un ''foie'' de veau. On fait des ragouts de ''foie'' gras de chapons, poulets & pigeons. Le ''foie'' d’un brochet, d’une raie, ''&c.'' Le ''foie'' de morelle est fort estimé ; il est délicat, & d’une saveur exquise, & fort grand par rapport au reste du corps de ce poisson ; il en est de même du ''foie'' de la barbotte ; celui du canard passe pour arrêter le flux hépatique, & est assez bon à manger ; celui du daim est employé pour arrêter le cours de ventre ; celui du lièvre desséché & mis en poudre, arrête la dyssenterie : il y en a qui disent que celui de la raie est bon pour les démangeaisons. On dit qu’un homme a des chaleurs de ''foie'', quand<section end="FOIE"/><noinclude> <references/></noinclude> 2txrmz5qd8d4oi3qvj0ost32gmfe1d8 Discussion Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/17 105 4877788 15797824 2026-05-20T10:16:23Z Narilora 147413 /* Minandor */ nouvelle section 15797824 wikitext text/x-wiki == Minandor == Claude AI : Celui-là est savoureux, car il révèle une faute de Claudel — ou du moins une graphie très personnelle. Minandor → Ménandre (Menander, 342-291 av. J.-C.), le grand auteur grec de la Comédie Nouvelle. La référence est parfaitement cohérente : Ménandre est effectivement, avec Térence — qui s'en inspirait directement et abondamment —, le maître du quiproquo sur les enfants supposés, les reconnaissances, les jumeaux échangés à la naissance. C'est le ressort dramaturgique central de toute cette tradition comique antique. Ce qui est amusant, c'est que Claudel écrit "Minandor" comme il entendait sans doute le nom dans sa tête — une translittération presque phonétique du grec Μένανδρος (Ménandros), en sautant par-dessus la forme française consacrée. C'est un lapsus révélateur chez un homme de cette culture : il pensait manifestement au grec plus qu'au français. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 20 mai 2026 à 10:16 (UTC) qapibbtnrocuyvyybtcebsyvr2ci7o0 Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/105 104 4877789 15797826 2026-05-20T10:17:01Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797826 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> — Je la vaincrai, ma mère, je te le jure. — Alors je ne pars pas, je reste avec toi ; je veux te donner des forces contre toi-même. Mes supplications finiront par te toucher ; tu reviendras à ta mère. Tu ne m’as pas été rendu pour que je te perde. Ils causèrent longtemps encore ; le jour commençait à paraître lorsqu’ils se quittèrent pour prendre un peu de repos.<noinclude> <references/></noinclude> ii0jll9pojmxp55m9fnkh1csqg81xpb Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/106 104 4877790 15797831 2026-05-20T10:19:59Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797831 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki/> {{T3|{{rom-maj|XIX}}|mt=5em|mb=3em}} Le lendemain, à neuf heures du matin, Georges entrait dans la chambre de sa mère. Madame du Hamel était déjà levée. — Moi, qui espérais te réveiller, comme autrefois, lui dit-il en l’embrassant. Elle ne voulut pas lui avouer qu’elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit, et lui répondit : — Comme je serais heureuse, ce matin, sans toutes tes affreuses confidences d’hier soir ! — Ne t’alarme pas ! chère mère, répondit-il. Peut-être le danger n’est-il pas si grand. J’étais malade hier, à moitié fou. Ce matin, je me sens mieux, je vois les choses plus froidement et je suis moins inquiet. — Tu espères encore qu’elle t’aime, tu crois pouvoir la ramener à toi ? — Pas le moins du monde. J’espère tout simplement, grâce à ta tendresse, et un peu à ma raison, parvenir à me passer d’elle. — Oh ! mon Dieu ! si tu disais vrai ! — Cette nuit, après t’avoir quittée, j’ai repassé ma vie avec cette femme depuis deux ans. À l’exception {{tiret|peut|-être}}<noinclude> <references/></noinclude> c7tmvp1bkc5kq1jqaz66a6fm2rh2nia Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/41 104 4877791 15797832 2026-05-20T10:20:17Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797832 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>priétés en ont un qui s’appelle le cadastre et qui a toujours été tenu avec assez de soin (relativement bien entendu). La dernière révision en a été faite en 1783 sous l’Empereur Kienlong. Elle est donc à peine plus vieille que la nôtre. Le titre de propriété, par une fiction qui devance de bien des siècles celle de l’Act Torrens, est en quelque sorte l’image réduite et portative de la terre elle-même. Tout détenteur du titre est considéré, jusqu’à preuve du contraire, comme le propriétaire légal. Cette prise facile permet le crédit fondé sur toutes les formes de l’hypothèque. La nécessité de donner aux différents états de la propriété une individualité juridique permanente explique l’importance prise en Chine, comme en Égypte et en Chaldée, par l’écriture et le rôle prépondérant, ici comme là, attribué de bonne heure au scribe, à l’homme qui sait le secret des injonctions éternelles. On a cité souvent le testament du scribe pharaonique qui vante à son fils les avantages de son métier par rapport à d’autres, plus actifs : « Pourquoi dis-tu que l’officier est plus heureux que le Scribe ? Arrive, que je te<noinclude> <references/></noinclude> 8iobgpfday62kpy4yl4pqqng666pcmg Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/42 104 4877792 15797834 2026-05-20T10:22:10Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797834 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>peigne le sort de l’officier d’infanterie et l’étendue de ses misères ! On l’amène tout enfant, pour l’enfermer dans la caserne, une plaie coupante se forme sur son ventre, une plaie d’usure sur son œil, une plaie de déchirure sur ses deux sourcils ; sa tête est fendue et pleine de croûtes. Arrive que je te dise ses marches vers la Syrie, ses expéditions en pays lointains ! Son pain et son eau sont sur ses épaules, comme le faix d’un âne ; les jointures de son échine sont brisées : il boit d’une eau corrompue, puis il retourne à sa garde. Atteint-il l’ennemi, il est comme une oie qui tremble, car il n’a plus de valeur dans tous ses membres. Finit-il par rentrer en Égypte, il est comme un bâton vermoulu. Est-il malade, on le met sur un âne ; ses vêtements, les voleurs les enlèvent ; ses domestiques se sauvent. Voilà pour le fantassin. « Le cavalier n’est pas beaucoup mieux traité. Arrive que je te dise les devoirs fatigants de l’officier de chars. Lorsqu’il est placé à l’école par son père et sa mère, sur cinq voitures qu’il possède, il en donne deux. Après qu’on l’a dressé, il part pour choisir un attelage dans les écuries de Sa Majesté. A peine a-t-il pris les bonnes cavales, il se<noinclude> <references/></noinclude> ct0nqboyvriyrg0zxk2ioe0mmr73b9g Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/107 104 4877793 15797836 2026-05-20T10:22:50Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797836 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>{{tiret2|peut-|être}} des six premiers mois, cette existence a été un véritable martyre. Je ne sais pas où j’ai trouvé la force, ou plutôt la faiblesse de supporter tout ce qu’elle m’a fait. Si je ne prends pas une résolution énergique, je cours, comme tu le disais hier, un véritable danger : dans un moment de colère, d’exaltation, je suis capable, je le sens bien, de me porter à quelque extrémité. — Que dis-tu ? — N’aie pas d’inquiétude ; je raisonne froidement mon état ; je suis donc maintenant hors de danger. — Alors, nous partons aujourd’hui ? demanda-t-elle ; ce matin même ? — Non, pas ce matin ; mais peut-être ce soir. — Prends garde de faillir dans cette journée ! s’écria-t-elle. — Non ; sois tranquille. — Je t’en prie, fit-elle, comme si une sorte de pressentiment la tourmentait, partons à midi, comme nous en avions l’intention ; ne la revois pas ! — C’est impossible, chère mère, j’ai, d’abord, à lui remettre des valeurs importantes que je ne saurais confier à personne. Puis, je veux la voir, lui parler, lui dire que décidément elle n’ait plus à compter sur moi. — Ah ! tu espères encore. Tu crois que tes discours la feront réfléchir. — Je te jure que non. Mon parti est bien pris. Donne-moi encore cette journée, et demain je suis tout à toi. Ton fils te sera rendu. Lorsqu’il la quitta, il l’avait presque rassurée : il paraissait si calme, si persuadé de la nécessité d’une rupture, si décidé à la provoquer. — Reviens vite, fit-elle en le conduisant jusque sur l’escalier de l’hôtel, tu me l’as promis.<noinclude> <references/></noinclude> as83dfcxuxaa3gkfouzzn9d2keqaavd Page:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu/43 104 4877794 15797837 2026-05-20T10:23:42Z Narilora 147413 /* Corrigée */ 15797837 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Narilora" /></noinclude>réjouit à grand bruit. Pour arriver avec elles à son bourg, il se met au galop, mais il n’est bon qu’à galoper sur un bâton. Comme il ne connaît pas l’avenir qui l’attend, il lègue tous ses biens à son père et à sa mère, puis emmène son char, dont le timon pèse trois onten, tandis que le char pèse cinq onten. Aussi lorsqu’il veut s’en aller au galop sur ce char, il est forcé de mettre pied à terre et de le tirer. Il tombe sur un reptile, se jette dans les broussailles. Lorsqu’on vient inspecter son équipement, sa misère est au comble. Il est allongé sur le sol et frappé de cent coups. » Et ainsi des autres professions. Pendant de longs siècles, la Chine non moins que l’antique Égypte, a été pénétrée de l’importance suréminente qui s’attache à la connaissance des idéogrammes et des lois subtiles qui règlent leur assemblement, et la page que nous venons de citer, avec son caractère naïvement pratique, trouverait dans la littérature extrême-orientale, bien des analogues. Chaque village, chaque famille souvent avait son lettré qui servait à la fois de secrétaire, de conseiller, d’avocat, d’archiviste, de pédagogue, un peu de<noinclude> <references/></noinclude> bbcgw9f0y1hlryy5a620rkzskrl1zyd Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/108 104 4877795 15797839 2026-05-20T10:28:01Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797839 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> — Je te le jure. Tu me verras dans le courant de la journée. Je t’aime, bonne mère, ajouta-t-il en lui envoyant de la main un baiser. Il était de bonne foi : décidé à briser sa chaîne, à devenir libre enfin. C’est dans ces excellentes dispositions qu’il frappait, quelques minutes après, à la porte de Cora. — Entrez, dit une voix. Il entra. Cora, en toilette, malgré l’heure matinale, s’apprêtait à sortir. Elle était délicieusement habillée, non pas peut-être à la dernière mode parisienne, mais avec un goût exquis. L’excellente nuit qu’elle venait de passer avait reposé son teint, rendu à ses yeux leur expression langoureuse, rougi ses lèvres, dont les fatigues d’une longue traversée avaient un peu diminué l’éclat. Sa robe faisait admirablement ressortir l’élégance de sa taille, le développement de ses hanches ; un corsage très-échancré laissait deviner les richesses de la poitrine ; au travers d’une gaze légère qu’elle n’avait encore recouverte d’aucun mantelet, on apercevait des épaules d’un modelé parfait ; de petites bottines neuves, en étoffe, à talons très-hauts, chaussaient un véritable pied créole, petit, élégant, cambré. Jamais Georges ne l’avait trouvée si jolie, si complète. À la Nouvelle-Orléans, elle sortait fort peu et passait presque toutes ses journées en robes ''volantes'', espèce de grandes robes de chambre flottantes en usage dans le pays. En mer, elle avait nécessairement fait peu de toilette ; la veille, pour le débarquement, elle était en déshabillé. Aussi se révélait-elle, pour ainsi dire, à Georges sous un nouveau jour.<noinclude> <references/></noinclude> tkp2e3yyby94dcck941wrpw608pbuw1 Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/225 104 4877796 15797841 2026-05-20T10:28:51Z Acélan 8398 /* Corrigée */ 15797841 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FOI — FOI|217}}</noinclude><section begin="FOIE"/>il a quelques boutons au visage qui proviennent d’un sang aduste. On le dit aussi au figuré, pour dire, qu’il a des emportemens de colère. On dit proverbialement & bassement, vous avez bon ''foie'', Dieu vous sauve la rate, quand un homme est paisible, & va trop à la bonne foi, ou quand on parle de lui avec ironie. ☞ {{sc|Foie}}, en Chimie. Les Chimistes se servent de ce mot pour désigner certaines combinaisons. C’est ainsi qu’on dit du ''foie'' de soufre. ''Voyez'' {{Tr6L|SOUFRE}}. Du ''foie'' d’antimoine, ''&c.'' {{sc|Foie}}. s. m. Terme de pêche. Menu poisson qui sert d’appât aux Pêcheurs. {{sc|Foie}}, en termes de Vénerie, sont les trous & vestiges des bêtes rousses ou fauves. ''{{lang|la|Vestigia cervina}}''. <section end="FOIE"/> <section begin="FOIÉE"/><nowiki /> FOIÉE. s. f. Autrefois ce mot s’est dit pour ''fois''. {{poem|''Par trois'' foiées ''li criat''. {{sc|Gauvin}}.|m=1em}} <section end="FOIÉE"/> <section begin="FOIGNAN"/><nowiki /> FOIGNAN. s. m. Nom d’homme. ''{{lang|la|Fullanus, Foillanus}}''. Foillan, que nous prononçons plus communément ''Foignan'', étoit fils de Fyltan, petit Roi de Mounster ou Momonie en Irlande, & frère de {{St.|Fursy}} & de {{St.|Ourain}} : {{sc|Ball}}. ''au {{3e|d’Oct}}''. Etant venu en France vers l’an{{lié}}650, pour prêcher l’Evangile & la pénitence, il y fut cruellement assassiné dans la forêt qu’on appeloit de Souef, l’an{{lié}}655. <section end="FOIGNAN"/> <section begin="FOIGNI"/><nowiki /> FOIGNI. Village de la Tiérache en Picardie. ''{{lang|la|Fusniacum, Fuisniacus}}''. On l’appelle aussi ''Foisni''. Il est du Diocèse de Laon, recommandable par ses pâturages & ses eaux, & plus encore par un ancien Monastère de Clervaux. {{sc|Hadr. Vales}}. ''Not. Gall. {{pg|212}}''. <section end="FOIGNI"/> <section begin="FOIL ou FOILE"/><nowiki /> FOIL ou FOILE. Grand lac ou golfe de l’Ultonie en Irlande. ''{{lang|la|Foilus lacus}}'' ou ''{{lang|la|Sinus}}''. Le lac ''Foil'' est dans le Comté de Londondery, entre la ville de ce nom & l’Océan Calédonien, dans lequel il se décharge. Ce lac reçoit du côté du midi la rivière de Dirg ou Derg, laquelle, depuis le confluent du Glan, porte le nom de lac de ''Foile'', de même que ce lac. <section end="FOIL ou FOILE"/> <section begin="FOILLAN"/><nowiki /> FOILLAN. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIGNAN}}. <section end="FOILLAN"/> <section begin="FOILLU"/><nowiki /> FOILLU. adj. Vieux mot. Touffu, plein de feuilles. <section end="FOILLU"/> <section begin="FOI-MENTEUR"/><nowiki /> FOI-MENTEUR. s. m. Terme de Coutume. Vassal qui manque à la fidélité qu’il doit à son Seigneur. ''Foi-menti'' ou ''foi-mentie'' signifie la même chose. ''{{lang|la|Perfidus, perjurus}}''. Dans l’Acte de l’Acquêt de Josselin par Olivier de Clisson fait en 1370, ce Seigneur dit à la fin : Et si je fais & souffre faire le contraire, je veuille être tenu & réputé parjure Chevalier & ''foi-mentie. Hist. de Bret. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}, {{pg|540}}''. <section end="FOI-MENTEUR"/> <section begin="FOI-MENTIE"/><nowiki /> FOI-MENTIE. s. f. Terme de Coutume. Déloyauté, félonie, manquement à la foi qu’un vassal doit à son Seigneur. ''{{lang|la|Violatio fidei clientelaris ; fides à cliente violata}}''. <section end="FOI-MENTIE"/> <section begin="FOI-MENTIR"/><nowiki /> FOI-MENTIR. Ancien terme de Coutume, composé du mot ''foi'' & de celui de ''mentir. {{lang|la|Fidem fallere, mentiri}}''. Manquer à la foi ou fidélité qu’un Vassal doit à son Seigneur direct. ''{{lang|la|Fidem mentiri}}''. Les chartres sont pleines de cette expression. Dans les Assises de Jérusalem, les parjures sont appelés ''foi-mentis, {{chap.|62}}''. {{poem|''Traîtres, parjures'', foi-mentis. {{sc|Rom}}. {{em|6}}{{sc|Roman}} ''de Guarin de Loheranes''.|m=1em}} <section end="FOI-MENTIR"/> <section begin="FOIN"/><nowiki /> FOIN. s. m. Herbe des prés fauchée & fanée, qui sert de nourriture aux bestiaux. ''{{lang|la|Fœnum}}''. Le ''foin'' nouveau est dangereux aux chevaux. Une botte de ''foin'', un cent de ''foin'', qu’on vend à la botte ou à la livre. ☞ {{sc|Foin}} se dit proprement de l’herbe des prés fauchée & fanée ; mais dans l’usage ordinaire, on le dit aussi de l’herbe qui est sur pied. Un arpent de ''foin''. Alors on le dit plus souvent au pluriel. Les ''foins'' sont beaux. Faucher les ''foins''. Il y a des Jurés Commissaires de la marchandise de ''foin''. {{sc|De la Mare}}, ''{{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|177}}''. Voyez au même endroit, ''L.{{lié}}{{rom-maj|I}}, Tit.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, c.{{lié}}3, {{pg|124}}'', ce que la police a réglé pour le ''foin''. Ce mot se tire du Latin ''{{lang|la|fœnum, à fœnore}}'', disent quelques-uns, parce que l’herbe demeurant la même, elle ne laisse pas de repousser plusieurs fois en une même année. ☞ On appelle aussi ''foin'' dans l’usage ordinaire, les fleurons bleus, portés sur des embryons de graines, séparés les uns des autres par un poil court & blanchâtre, dont toute la couche du calice d’un artichaud est hérissée, & qu’on ôte quand on le sert sur table. {{sc|Foin}}, se dit aussi par mépris, pour marquer une chose de néant, peu estimable. C’est un bel Avocat de ''foin'', comme on dit de paille, de brin, & autres choses semblables. Il est vieux. Les Latins disent ''{{lang|la|fœneus, ficulneus, nihili}}''. On dit en proverbe, chercher une aiguille dans une charretée de ''foin'', pour dire ; chercher une chose difficile à trouver. On dit, il a bien mis du ''foin'' dans ses bottes, de la paille dans ses souliers, pour dire, il s’est fort enrichi ; ce qui ne se dit d’ordinaire que de ceux qui sont venus de bas lieu, qui ont fait de grandes fortunes par des voies illicites. {{sc|Sain-foin}}, ou ''Bourgogne'', est expliqué à l’S. FOIN. Interjection burlesque & triviale. Terme de repentir & d’indignation, qu’on dit lorsqu’on a fait quelque chose qui déplaît contre celui qu’on accuse d’en être cause. ''Foin'' de moi. ''{{lang|la|Væ mihi}}. Foin'' de vous. ''{{lang|la|Malè sit tibi}}. Foin'' de votre conseil. Cela est bas. <section end="FOIN"/> <section begin="FOINE"/><nowiki /> FOINE. s. f. Espèce de trident qui sert à darder le poisson, & à harponner le Marsouin, ''{{lang|la|Triceps fuscina}}''. Quelques-uns écrivent ''Foësne'', d’autres ''Fouïne''. Voyez {{Tr6L|FOUINE}}. {{sc|Foine}}. s. f. ''{{lang|la|Gladius, ensis}}''. Le peuple en Normandie appelle ainsi par dérision une épée. Ce mot vient de {{lang|grc|Φένος}}, ''meurtre'', {{sc|Huet}}. <section end="FOINE"/> <section begin="FOINIER"/><nowiki /> FOINIER. s. m. Marchand qui fait commerce de foin. Il ne se dit guère que des Paysans des environs de Paris, qui font négoce de cette marchandise par terre sur des bêtes de somme & charrettes. <section end="FOINIER"/> <section begin="FOIRARD"/><nowiki /> FOIRARD. s. m. Il y a un certain raisin laxatif, appelé ''foirard'' en Gascogne, & ailleurs ''cuidè'', parceque de ceux qui en mangent, tel ne cuide que peter, qui s’embrène. {{M.|{{sc|le Duchat}}}}, ''rem.'' (f) ''sur le 34 chap. de l’Apol. pour Hérodote, tome {{rom-maj|III}}, {{pg|97}}, 98.'' <section end="FOIRARD"/> <section begin="FOIRE"/><nowiki /> FOIRE. s. f. Lieu public où les Marchands s’assemblent à certains jours, pour vendre en liberté leurs marchandises. ''{{lang|la|Nundinæ}}''. La ''Foire'' de Beaucaire, la ''Foire'' de Guibray, & la ''Foire'' Saint-Germain, sont les trois plus fameuses ''Foires'' de France. La ''Foire'' Saint-Germain a commencé en 1482 sous {{roi|Louis|XI}}. Il y eut différend avec les Religieux de Saint-Denis pour le temps auquel elle se tiendroit ; & par Arrêt du Parlement de Paris, du {{lié|12 Mars}} 1484, il fut ordonné qu’elle commenceroit le {{lié|3 Février}}, c’est-à-dire, le lendemain de la Chandeleur ; & cela s’est toujours observé depuis. {{sc|Du Breuil}}, ''Ant. de Paris''. Il y a de grands privilèges aux ''Foires'' de Lyon : elles ont un Juge particulier, qu’on appelle ''Conservateur'' du privilège des ''Foires ;'' & sa justice la ''Conservation''. Le Roi seul peut octroyer la permission de tenir les ''Foires'' & marchés. ''Voyez'' {{sc|Bacquet}}. Les ''Foires'' de Francfort sont célèbres, principalement par le grand nombre de livres qui s’y portent & qui s’y débitent. Le catalogue de la ''Foire'' de Francfort est un catalogue des livres qui doivent se vendre à cette ''Foire'', & qui s’imprime tous les ans. Il y en a plusieurs volumes ''in''-{{4°}}. On prétend qu’il y a dans ces catalogues bien de faux ouvrages annoncés, & des titres de livres purement imaginaires. Il y a aussi de faux catalogues de la ''Foire'' de ''Francfort'', qui sont des satyres. Ericus Puteanus a fait un petit Livre fort bon des ''Foires'' des Romains, ''{{lang|la|de Nundinis Romanorum}}'', qu’il appelle ''{{lang|la|Nova fastorum facula}}''. A Paris, la ''Foire'' Saint-Germain, la ''Foire'' Saint-Laurent, sont des noms qui se donnent également, & à la ''Foire'' même, c’est-à-dire, à tout l’assemblage des marchandises, des boutiques, des marchands & des spectacles qui se trouvent à ces ''Foires ;'' & aux<section end="FOIRE"/><noinclude> <references/></noinclude> tpqq8fultm60k6w5npcor8k05c85hxe Page:Belot - L’Article 47, 1870.djvu/109 104 4877797 15797843 2026-05-20T10:31:38Z Khardan 13512 /* Corrigée */ 15797843 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude><nowiki /> — Vous sortez ? lui demanda-t-il après l’avoir un instant contemplée. — Vous le voyez, répondit-elle en achevant de s’habiller. Je ne me serais pas faite aussi belle pour rester dans cette chambre d’hôtel. — Serait-ce indiscret de vous demander où vous allez ? — Je voudrais vous le dire. Mais je n’en sais rien. On m’a parlé de me faire visiter plusieurs grands navires. — Il ne vous est pas venu à l’idée de vous dire, reprit-il, qu’il était plus naturel de vous promener avec moi qu’avec d’autres personnes ? — Non ; il eût fallu vous arracher à la société de votre mère, et je respecte la famille. — Ma mère m’a rendu ma liberté pour toute la journée : voulez-vous de moi ? — Vous me prévenez trop tard. J’ai pris des engagements ; j’en suis désolée. Il sentit qu’il allait s’emporter, manquer aux promesses qu’il s’était faites ; il se tut et se contenta de regarder Cora. C’était peut-être la dernière fois qu’il la voyait : décidément il ne pouvait, sans faire l’abandon de toute dignité, accepter le rôle qu’elle lui imposait, tolérer la vie indépendante qu’elle prétendait mener, au mépris des plus simples convenances. Sans même se préoccuper de l’impression qu’elle produisait, Cora avait jeté une mantille sur ses épaules, mis des gants de Suède, pris une ombrelle et se dirigeant d’un air délibéré vers la porte : — Au revoir ! dit-elle à Georges. Il eut une sorte d’éblouissement et fit un pas pour l’empêcher de sortir. Mais s’arrêtant tout à coup et levant les épaules : « Bast ! se dit-il, elle ne vaut pas la peine que je lutte contre elle. »<noinclude> <references/></noinclude> k7ymp7ud8005jjcho2kmd1k7o8zdpdb Discussion Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/69 105 4877798 15797845 2026-05-20T10:32:31Z SectionFinale 157126 /* Erreurs de raisonnement */ nouvelle section 15797845 wikitext text/x-wiki == Erreurs de raisonnement == Il y a une erreur de raisonnement sur cette page : Dans cette suite, après le terme α′1 peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′2, α′3, …, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′1 ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres {α′ν}. En effet, quand on prend la suite des différences entre nombre ordinaux consécutifs, on peut avoir toujours le même nombre 1 répété, c'est le cas avec omega qui n'a pas de plus grand élément. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 20 mai 2026 à 10:32 (UTC) 2ss83atqqur6g7ni56z6ooyunny1g3a 15797846 15797845 2026-05-20T10:33:50Z SectionFinale 157126 /* Erreurs de raisonnement */ 15797846 wikitext text/x-wiki == Erreur de raisonnement == Il y a une erreur de raisonnement sur cette page : Dans cette suite, après le terme α′1 peuvent se présenter d’abord des termes plus petits α′2, α′3, …, mais il y aura certainement des termes plus grands ; car α′1 ne peut être plus grand que tous les autres termes puisqu’un tel terme n’existe pas parmi les nombres {α′ν}. En effet, quand on prend la suite des différences entre nombre ordinaux consécutifs, on peut avoir toujours le même nombre 1 répété, c'est le cas avec omega qui n'a pas de plus grand élément. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 20 mai 2026 à 10:32 (UTC) bsn4ngsp0e0ip6jd15p59pwri16f6ev 15797850 15797846 2026-05-20T10:40:28Z SectionFinale 157126 Au temps pour moi 15797850 wikitext text/x-wiki phoiac9h4m842xq45sp7s6u21eteeq1 Auteur:Léo d'Orfer 102 4877799 15797851 2026-05-20T10:42:38Z Bertille 15499 Page créée avec « {{auteur|contenu= == Œuvres == * 1923 : Préface du {{l2s|Code gourmand|Livre:Code gourmand - 1923.pdf}}, de [[Auteur:Horace_Raisson|Horace Raisson]] }} » 15797851 wikitext text/x-wiki {{auteur|contenu= == Œuvres == * 1923 : Préface du {{l2s|Code gourmand|Livre:Code gourmand - 1923.pdf}}, de [[Auteur:Horace_Raisson|Horace Raisson]] }} 4hgl9vunh7gritf1ucerxmaourvadek Code gourmand/Préface 0 4877800 15797854 2026-05-20T10:44:44Z Bertille 15499 /* Relu et corrigé */ 15797854 wikitext text/x-wiki {{TextQuality|100%}} <pages index="Code gourmand - 1923.pdf" auteur="[[Auteur:Léo d'Orfer|Léo d'Orfer]]" from="9" to="16" header=1 /> ddyk5oeadyedxu45dvo8peqio6z6l7h Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/492 104 4877801 15797856 2026-05-20T10:47:18Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>nestorianisme. Nous avons donc ici un auteur qui établit mal le fait, et qui tire de mauvaises conséquences, et qui ne cite pas bien. Sa citation de Pratéolus est plus fidèle ; car ce qu’il avance se trouve dans Pratéolus ; mais comme les paroles de ce dernier sont empruntées de Lindanus, il eût mieux valu citer Lindanus, quoiqu’un très-pauvre garant, qui n’avait rien lu de Stancarus, et qui ne s’appuie que sur le témo... » 15797856 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|484|STANCARUS.}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>nestorianisme. Nous avons donc ici un auteur qui établit mal le fait, et qui tire de mauvaises conséquences, et qui ne cite pas bien. Sa citation de Pratéolus est plus fidèle ; car ce qu’il avance se trouve dans Pratéolus ; mais comme les paroles de ce dernier sont empruntées de Lindanus, il eût mieux valu citer Lindanus, quoiqu’un très-pauvre garant, qui n’avait rien lu de Stancarus, et qui ne s’appuie que sur le témoignage d’un certain Palladius <ref>{{lang|la|Lindanus, ''in'' Dubitantio, ''dial. II'', ''pag.'' ''m.'' 127.}}</ref>. J’ose dire qu’il n’y a guère d’ouvrages qui fassent plus de déshonneur à l’église romaine que ceux où l’on a donné le catalogue des hérésies du XVI{{e}}. siècle <ref group=*><sup>*</sup> Joly dit que ces trois ou quatre écrivains que blâme Bayle n’ont jamais été autorisés par l’église romaine et ne peuvent lui faire de tort.</ref>. Il règne deux grands défauts dans ces catalogues : le premier est qu’on y a fourré un nombre infini de sectes imaginaires <ref>''Voyez l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Bézanites|{{sc|Bézanites}}]], ''tom. III'', ''pag.'' 391.</ref> ; le second est que les auteurs de ces libelles se copient les uns les autres, sans qu’il paraisse qu’aucun d’eux ait lu les livres des hérésiarques dont ils parlent. Mais, quelque absurde que puisse être leur conduite à l’égard des autres prétendus chefs de parti, je ne pense pas qu’ils aient parlé d’aucun autre avec plus d’aveuglement que de Stancarus, puisque, d’un côté, ils lui imputent une hérésie qu’il faisait profession de combattre <ref group=*><sup>*</sup> « Eh bien, soit, dit Leclerc, copié par Joly, c’est une erreur de leur part et rien de plus. »</ref>, et dont il se plaignait éternellement que ses adversaires étaient les fauteurs : et que, de l’autre, l’opinion particulière qui lui fit des ennemis dans le parti protestant est une doctrine que les catholiques romains soutiennent contre les ministres. Lisez ces paroles du célèbre {{M.|Turretin}} : {{lang|la|''An Christus sit'' ''mediator secundùm utramque naturam ?'' affir. cont. pontificios et Stancarum. ''Quæstio hæc nobis intercedit cum'' ''pontificiis, qui ut facilius obtineant'' ''plures dari posse mediatores, pertendunt'' ''Christum mediatorem fuisse'' ''secundùm naturam humanam tantùm,'' ''ut post Lombar. lib.'' 3, ''dist.'' q. 19, ''l.'' 9, ''Thom., p.'' 3, ''q.'' 26, ''art.'' 2 ; ''Bell. contro.'' 1 ; ''de Christo lib.'' 5, ''c.'' 3 ; ''Becanus in Manu.'', ''lib.'' 3, ''cap.'' 2, ''et'' ''alii asserunt. Quos hic'' Stancarus ''sequitur''}} <ref>{{lang|la|Franciscus Turrettinus, Institut. Theol., Elencticæ, ''part. II'', ''loco XIV'', ''pag.'' 411, ''edit.'' ''Genev.'', 1682.}}</ref>. Je viens de consulter la Somme de Théologie du jésuite Bécan, et j’y ai trouvé ces paroles : {{lang|la|''Secunda'' ''conclusio. Christus secundùm'' ''humanitatem est mediator, non secundùm'' ''divinitatem. Est contra lutheranos'' ''et calvinistas, qui docent'' ''mediatorem esse secundùm utramque'' ''naturam''}} <ref>{{lang|la|Martinus Becanus, Summa Theolog., ''part. III'', ''cap. XXI'', ''pag.'' 716, ''edit. Paris.'', 1634.}}</ref>. Il réfute leurs raisons, il allègue pour lui les pères, et il nous renvoie à Vasquez et à Bellarmin. On me demandera peut-être si les sentimens particuliers de Stancarus doivent passer pour des hérésies. Ce n’est pas à moi à faire le juge là-dessus. Je dirai seulement que pour bien qualifier un dogme, il faut savoir les principes et les vues de l’auteur : par exemple, il faut demander à Stancarus : Niez-vous la médiation de Jésus-Christ selon la nature divine, parce que vous ne prétendez pas qu’il soit dieu et homme ; ou la niez-vous parce que vous ne voulez admettre aucune infériorité dans la nature divine de Jésus-Christ, et que vous craignez que ce ne soit ouvrir la porte à l’arianisme ? S’il allègue la première raison, il est samosaténien et socinien ; mais s’il n’allègue que la seconde, c’est un grand changement de scène : il est orthodoxe quant à la divinité coessentielle et consubstantielle de Jésus-Christ ; et son erreur, au pis aller, ne consiste qu’en ce qu’il suppose que la médiation enferme une infériorité incompatible avec la divinité du Verbe. Je ne sais si les circonstances du temps, et les manières impérieuses de ce personnage, ne furent pas la vraie raison pourquoi les ministres suisses et ceux de Genève crièrent tant contre lui. L’état des églises de Pologne était tel alors, que rien ne lui pouvait être plus dommageable que cette dispute, et l’on présumait que le zèle avait moins de part que la vanité à la conduite de Stancarus. Aujourd’hui peut-être on ne trouverait que peu de {{tiret|ve|nin}}<section end="Stancarus"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> omyb3q6hnm7cg4sjd9vaqr2myo1dkqv Discussion Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, II.djvu/66 105 4877802 15797861 2026-05-20T10:54:09Z Rene1596 21513 /* Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 */ nouvelle section 15797861 wikitext text/x-wiki == Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 == Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 : :{{StdT|l|☞}} BRETIGNY, ''{{lang|la|Bretiniaca}}''. Village de France, au-dessus de Montlhery, à une lieue de Châtres, à cinq de Paris. C’est là que fut conclu en 1360, le traité de paix entre la France & l’Angleterre. La localisation correspond à la ville appelée de nos jours [[w:Brétigny-sur-Orge|Brétigny-sur-Orge]] à ''"4 km au sud-est de Montlhéry"'', ''"5 km au nord-est d’Arpajon"'' dont l'ancien nom était Châtres, et ''"27 km au sud de Paris-Notre-Dame"''. Une lieue fait environ 5 km. Le [[w:Traité de Brétigny|traité de Brétigny]] est célèbre, car il a mis un terme à l'expédition en France du roi d'Angleterre, Edouard III, au printemps 1360. Quatre ans plus tôt, le roi de France, Jean le Bon, avait été capturé lors de la bataille de Poitiers. Les Anglais vouloit faire pression pour obtenir la rançon qu'ils demandaient. Les négociations eurent lieu avec le régent, fils de Jean le Bon, qui lui succédera sous le nom de Charles V, surnommé Le sage. Mais le traité aurait été signé près de la ville de Chartres, et non pas de Châtres, dans un autre lieu appelé Brétigny qui serait situé à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Brétigny-sur-Orge. C'est ce qu'indique Wikipédia en se fiant à une stèle érigée sur la commune de Sours en Eure-et-Loir, et en se référant au livre "Histoire de Chartres", par Ernest de Buchère de Lépinois (1814-1873), page 24, consultable sur Google Livres. Le lien donné en référence par [[w:Traité de Brétigny|Wikipédia]] est fautif, car il pointe vers le tome 1, alors que Lépinois en parle dans son tome 2. Sa source est la "Chronique de Froissart", éd. Buchon, vol. 1er, pages 430 et suivantes. Je ne l'ai pas consultée. Trévoux ne donne pas sa source. Le paragraphe sur la ville de Brétigny est absent de l'édition de 1743. <br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 20 mai 2026 à 10:54 (UTC) l4zlxvrxuh1o2fk7juz39ohdmfqa02z 15797864 15797861 2026-05-20T10:55:50Z Rene1596 21513 /* Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 */ 15797864 wikitext text/x-wiki == Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 == Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 : :{{StdT|l|☞}} BRETIGNY, ''{{lang|la|Bretiniaca}}''. Village de France, au-dessus de Montlhery, à une lieue de Châtres, à cinq de Paris. C’est là que fut conclu en 1360, le traité de paix entre la France & l’Angleterre. La localisation correspond à la ville appelée de nos jours [[w:Brétigny-sur-Orge|Brétigny-sur-Orge]] à ''"4 km au sud-est de Montlhéry"'', ''"5 km au nord-est d’Arpajon"'' dont l'ancien nom était Châtres, et ''"27 km au sud de Paris-Notre-Dame"''. Une lieue fait environ 5 km. Le [[w:Traité de Brétigny|traité de Brétigny]] est célèbre, car il a mis un terme à l'expédition en France du roi d'Angleterre, Edouard III, au printemps 1360. Quatre ans plus tôt, le roi de France, Jean le Bon, avait été capturé lors de la bataille de Poitiers. Les Anglais voulaient faire pression pour obtenir la rançon qu'ils demandaient. Les négociations eurent lieu avec le régent, fils de Jean le Bon, qui lui succédera sous le nom de Charles V, surnommé Le sage. Mais le traité aurait été signé près de la ville de Chartres, et non pas de Châtres, dans un autre lieu appelé Brétigny qui serait situé à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Brétigny-sur-Orge. C'est ce qu'indique Wikipédia en se fiant à une stèle érigée sur la commune de Sours en Eure-et-Loir, et en se référant au livre "Histoire de Chartres", par Ernest de Buchère de Lépinois (1814-1873), page 24, consultable sur Google Livres. Le lien donné en référence par [[w:Traité de Brétigny|Wikipédia]] est fautif, car il pointe vers le tome 1, alors que Lépinois en parle dans son tome 2. Sa source est la "Chronique de Froissart", éd. Buchon, vol. 1er, pages 430 et suivantes. Je ne l'ai pas consultée. Trévoux ne donne pas sa source. Le paragraphe sur la ville de Brétigny est absent de l'édition de 1743. <br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 20 mai 2026 à 10:54 (UTC) 7thzz6t9pk0vyk7wutchfgx1cht6ix0 15797873 15797864 2026-05-20T11:21:34Z Rene1596 21513 /* Entrée BRETON, ONNE : les charges bretonnes et françoises */ nouvelle section 15797873 wikitext text/x-wiki == Entrée BRETIGNY : le traité de 1360 == Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 : :{{StdT|l|☞}} BRETIGNY, ''{{lang|la|Bretiniaca}}''. Village de France, au-dessus de Montlhery, à une lieue de Châtres, à cinq de Paris. C’est là que fut conclu en 1360, le traité de paix entre la France & l’Angleterre. La localisation correspond à la ville appelée de nos jours [[w:Brétigny-sur-Orge|Brétigny-sur-Orge]] à ''"4 km au sud-est de Montlhéry"'', ''"5 km au nord-est d’Arpajon"'' dont l'ancien nom était Châtres, et ''"27 km au sud de Paris-Notre-Dame"''. Une lieue fait environ 5 km. Le [[w:Traité de Brétigny|traité de Brétigny]] est célèbre, car il a mis un terme à l'expédition en France du roi d'Angleterre, Edouard III, au printemps 1360. Quatre ans plus tôt, le roi de France, Jean le Bon, avait été capturé lors de la bataille de Poitiers. Les Anglais voulaient faire pression pour obtenir la rançon qu'ils demandaient. Les négociations eurent lieu avec le régent, fils de Jean le Bon, qui lui succédera sous le nom de Charles V, surnommé Le sage. Mais le traité aurait été signé près de la ville de Chartres, et non pas de Châtres, dans un autre lieu appelé Brétigny qui serait situé à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Brétigny-sur-Orge. C'est ce qu'indique Wikipédia en se fiant à une stèle érigée sur la commune de Sours en Eure-et-Loir, et en se référant au livre "Histoire de Chartres", par Ernest de Buchère de Lépinois (1814-1873), page 24, consultable sur Google Livres. Le lien donné en référence par [[w:Traité de Brétigny|Wikipédia]] est fautif, car il pointe vers le tome 1, alors que Lépinois en parle dans son tome 2. Sa source est la "Chronique de Froissart", éd. Buchon, vol. 1er, pages 430 et suivantes. Je ne l'ai pas consultée. Trévoux ne donne pas sa source. Le paragraphe sur la ville de Brétigny est absent de l'édition de 1743. <br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 20 mai 2026 à 10:54 (UTC) == Entrée BRETON, ONNE : les charges bretonnes et françoises == Dans ce dictionnaire de Trévoux, édition de 1771 : :Les charges ''bretonnes'' sont au Parlement de Bretagne les charges de Conseillers, qui ne peuvent être possédées que par des ''Bretons'', comme les charges françoises ne peuvent l’être que par d’autres que des ''Bretons''. Dans l'édition de 1743, il y avait des majuscules, selon la transcription de MSH-LSE : :Les Charges ''Bretonnes'' sont au Parlement de Bretagne les Charges de Conseillers, qui ne peuvent être possédées que par des ''Bretons'', comme les Charges Françoises ne peuvent l'être que par d'autres que des ''Bretons''. Les règles de l'orthographe moderne donnent raison à l'édition de 1771. Le mot "charge" est un nom commun, et doit donc s'écrire avec une minuscule quand il ne débute pas une phrase. Mais, la majuscule rend la phrase plus claire, car il ne s'agit pas d'une "charge" en général, mais très spécifiquement d'une "charge de conseiller au Parlement de Bretagne". Ce quota de 50% de Bretons et de 50% de non-Bretons est particulier à ce parlement. Cela a bénéficié au père de René Descartes qui a pu obtenir une charge de conseiller "françois" dans ce parlement. Idem pour le père de Nicolas Fouquet, connu pour Vaux le Vicomte. <br /> [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 20 mai 2026 à 11:21 (UTC) 8oigylyv45njpraqpbziiqk8py9jtm0 Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/226 104 4877803 15797862 2026-05-20T10:54:22Z Acélan 8398 1re colonne 15797862 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|218|FOI — FOI}}</noinclude><section begin="FOIRE"/>temps qu’elles se tiennent, & aux lieux où elles se tiennent. Ainsi l’on dit la ''Foire'' est belle. La ''Foire'' Saint-Germain commence le {{lié|3 Février}}, & finit la semaine de la Passion. Pendant la ''Foire'' Saint-Laurent. Passons par la ''Foire''. Pour abréger le chemin, il faut passer par la ''Foire'' Saint-Germain. La ''Foire'' au lard, est une ''Foire'' qui se tient le Mardi-Saint, au Parvis Notre-Dame, pour la vente du lard & des jambons. ☞ La ''Foire'' est un grand ''Marché'', c’est-à-dire, qu’elle ne diffère du Marché, ''{{lang|la|Forum}}'', que par le concours d’un plus grand nombre de Marchands & d’Acheteurs, attirés par les franchises & exemptions de droits dont jouissent les ''Foires''. Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|Forum}}'', (''Marché'',) ou bien ''{{lang|la|à feriis}}'', parce que de tout temps les ''Foires'' se sont tenues au lieu où l’on célébroit les fêtes ou les dédicaces de l’Eglise. ''Foire'' (''{{lang|la|Feria}}''.) vient de l’ancien mot Breton Ffair, qui signifie la même chose. {{sc|Lobineau}}, ''Glossaire''. Oui, pourvu que ''Ffair'' soit Breton, & qu’il ne soit pas pris du Latin ''{{lang|la|Feria}}''. On dit proverbialement, s’entendre comme larrons en ''Foire ;'' pour dire, être liés d’une grande intelligence. On dit encore, allez vîte, la ''Foire'' est sur le pont, en se moquant de ceux qui s’empressent pour une affaire de néant. On dit aussi la ''Foire'' sera bonne, voici bien des Marchands, quand plusieurs personnes de connoissance arrivent en même temps en un même lieu. On dit aussi, il ne sait pas toutes les ''Foires'' de Champagne, d’un homme qui ignore beaucoup de choses qui se trouvent à son préjudice. Ce proverbe vient de ce que les ''Foires'' de Champagne étoient autrefois les plus fameuses de France, comme celle de Mai à Provins, de saint Jean à Troyes, de saint Remi à Rheims, de Lagni & de Bar-sur-Aube. On ne s’en va pas des ''Foires'' comme des Marchés, se dit pour marquer la différence qu’il y a entre deux choses, ou celle qu’il y a dans la manière de faire, de traiter les affaires différentes. Ce proverbe vient de ce que les petits marchands prennent souvent à crédit ce qu’ils achètent des gros Marchands du lieu, les jours ordinaires de Marché ; mais les jours de ''Foire'', ils paient aux Marchands venus d’ailleurs ce qu’ils prennent d’eux. {{sc|Foire}}. Il se dit aussi du présent qu’on fait de quelque chose venant de la ''Foire''. Que me donnerez-vous pour ma ''foire ?'' {{sc|Ac. Fr}}. {{sc|Foire de respect}}. Terme de commerce par commission. C’est le temps qu’un Commettant accorde à son Commissionnaire, pour lui payer le prix des marchandises que ce dernier a vendues à crédit, & dont il s’est rendu garant. {{sc|Foire}}, en style populaire, signifie cours de ventre, ''{{lang|la|alvi profluvium}}''. Il est dangereux de boire du vin doux ; il donne la ''foire''. Ce terme a quelque chose de bas ; on doit éviter de s’en servir. {{sc|Foire}}, est aussi l’excrément liquide qui sort dans les cours de ventre. ''{{lang|la|Liquidum stercus}}''. Ce mot se tire du Latin ''{{lang|la|foria}}'', qui signifie des excrémens presque tout liquides, & qui vient de l’adverbe ''{{lang|la|foràs}}'', (''dehors'') ''{{lang|la|quòd foràs ejiciantur hujuscemodi excrementa}}''. On pourroit encore y ajouter l’étymologie de Martinius, qui fait venir ce mot de ''foire'' du Grec {{lang|grc|φορβη}}, qui signifie les viandes qu’on a mangées. Ces excrémens ne sont que des restes d’une nourriture mal digérée. <section end="FOIRE"/> <section begin="FOIRER"/><nowiki /> FOIRER. v. n. Jetter par le fondement des excrémens liquides, mal liés. ''{{lang|la|Liquidum stercus egerere}}''. <section end="FOIRER"/> <section begin="FOIREUX"/><nowiki /> FOIREUX, EUSE, adj. Qui a la foire, ou qui a le visage d’une personne qui a la foire. ''{{lang|la|Foriis inquinatus, foriolus}}''. On appelle une mine ''foireuse'', un homme qui a un visage chagrin, ou malade. En termes de jeux de cartes, on appelle coupe ''foireuse'', celle où en coupant les cartes, on en laisse tomber quelques unes. ''{{lang|la|Divisio chartarum incerta & ambigua}}''. Au piquet, on appelle un soixante ''foireux'', lorsqu’on ne fait que justement soixante, & qu’on perd les cartes. Baillet, Jugement des Savans, parle du mauvais sobriquet que l’on a donné aux habitans de la ville de Blois, que {{M.|de}} la Monnoie dit avoir été nommés ''Foireux'', à cause de plusieurs Foires que les Rois leur ont accordées. On dit proverbialement qu’un homme est bon à vendre vache ''foireuse'', lorsqu’il ne rit point, & qu’il dit sérieusement des choses plaisantes. {{sc|Foireux, euse}}, est aussi subst. C’est un ''foireux''. C’est une ''foireuse''. Tous ces termes de ''foire, foirer, foireux'' sont bas & proscrits du discours parmi les honnêtes gens. L’Auteur de la Harangue du sieur de Rieux, dans la satyre Ménippée, appelle malicieusement foireux, les gens de Justice, du Latin forenfes, terme encore plus méprisant que celui de Robins ; pour dire, Gens de Robe. Voyez le passage sous le mot Grabeler. Foireux est là d’autant mieux imaginé, qu’il signifie aussi timide, lâche, poltron, qui étoient les noms que les vrais Ligueurs donnoient a ceux du Parlement qui abandonnoient la Ligue, pour s’attacher au Roi. FOIRIAS. Voyez FOQUEUX, nom de Secte. FOIRRE. s. m. Barbe de foirre, se dit abusivement au lieu de gerbe de fouerre, qui est un proverbe dont on fait venir l’origine de ceux qui, fous l’ancienne Loi, offroient à Dieu des gerbes de paille, en feignant de lui en offrir de bled : il signifie ne donner à quelqu’un que le moins que l’on peut, le tromper & se moquer de lui. Rem. sur la Sat. Menippee. FOIS. s. f. Terme qui ne s’emploie guère qu’avec un nom de nombre, ou qui marque nombre, pour désigner la quantité & le temps des choses dont on passe une fois. Semel. Une fois ou deux. Semel atque iterùm. Une fois pour toutes. Semel & in perpetuum. Semel ut finiam. Pour finir une bonne fois. Deux fois. Bis. Deux fois par jour. Bis dit. Deux fois autant que… Bis tantò quàm… Plus d’une fois. Deux fois autant. Vice plus simplici. Trois fois. Ter. Trois fois trois. Ter ternus. Trois fois quatre. Ter quatuor. Quatre fois, cinq fois, six fois, &c. plusieurs fois, cent fois, mille fois, une infinité de fois. Quater, quinquies, fexties, &c. pluries, centies, millies, &c. N’écrire qu’une fois en quatre ans. Je l’ai oui dire plus de cent fois en ma vie. Je le connois ; je l’ai vu & entretenu plusieurs fois. Combien de fois vous ai-je averti de votre devoir ? Il ne faut pas faire d’une chose à deux fois, c’est-à-dire, à diverses repriſes. Il ne lui faut pas dire deux fois, c’est à-dire, il est prompt à obéir. Il n’en fit pas à deux fois, c’est-à-dire, il les expédia tout d’un coup. Portez cela à deux fois, c’est-à-dire, à deux voyages. Il faut communier une fois l’an, au moins. {{sc|Voit}}. Quand je l’aurois voulu, falloit-il y souscrire ? N’as-tu pas dú cent fois te le faire redire ? {{sc|Rac}}. Ce mot vient à vice. {{sc|Nicot}}. Parceque les Allemands, avec qui les François ont grande communication, changent ordinairement l’v en f. On le dit aussi des actions singulières. Je vous le dis pour une bonne fois, c’est-à-dire, je ne veux pas vous le dire davantage. On dit en ce même sens, une fois pour toutes, une fois entre les autres. De ce mot il se fait plusieurs phrases adverbiales & adverbes. Il m’est arrivé plusieurs affaires à la fois ; pour dire en même-temps. On dit aussi tout à la fois ; pour dire en une fois, d’un seul coup. Ce Prévôt a pris trois voleurs tout à la fois d’un seul coup de filet. Ma colère revient, & je me reconnois : Immolons, en partant, trois ingrats à la fois. {{sc|Rac}}. UNE FOIS, se dit en conversation d’une chose qui peut être arrivée plusieurs fois, lorsqu’on parle de quelqu’une de ces fois-là en particulier. J’étois une fois à Versailles. J’allai une fois chez un tel. Les contes que les Gouvernantes disent aux enfans qu’elles<section end="FOIREUX"/><noinclude> <references/></noinclude> 628jhpssxz0lfisqsyx2op1fcc2utgu Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/493 104 4877804 15797869 2026-05-20T11:12:23Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>{{tiret2|ve|nin}} dans sa doctrine ; car puisque les objections des sociniens ont obligé quelques docteurs protestans à dire que Jésus-Christ n’est point adorable en tant que médiateur <ref>{{lang|la|''Hinc nata quæstio de adoratione Christi'' ''quâ mediatoris, circa quam in partes itum est,'' ''aliis affirmantibus, aliis negantibus... licet fatendum'' ''sit... quæstionem hanc prout inter orthodoxos'' ''agitatur problematic... 15797869 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||STANCARUS.|485}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>{{tiret2|ve|nin}} dans sa doctrine ; car puisque les objections des sociniens ont obligé quelques docteurs protestans à dire que Jésus-Christ n’est point adorable en tant que médiateur <ref>{{lang|la|''Hinc nata quæstio de adoratione Christi'' ''quâ mediatoris, circa quam in partes itum est,'' ''aliis affirmantibus, aliis negantibus... licet fatendum'' ''sit... quæstionem hanc prout inter orthodoxos'' ''agitatur problematicam esse, et minùs'' ''principalem, de quâ utrinque disputari potest'' ''salvâ fidei compage, imò et multùm logomachiæ'' ''involvat.'' Turrettin., Instit. theolog. elencticæ, ''part. II'', ''quæst. XVIII'', ''pag.'' 539.}} ''Voyez aussi'' ''{{M.|''Saurin}}, Examen de la Théologie de {{M.|Jutieu}}, ''pag.'' 749 ''et suiv.''</ref>, ne semble-t-il pas qu’ils croient qu’il n’est point médiateur en tant que dieu ? Évidemment, il est adorable en tant que dieu ; s’il ne l’est donc pas en tant que médiateur, c’est parce qu’il n’est pas médiateur en tant que dieu. Quant à la lettre des ministres de Pologne aux théologiens de Strasbourg <ref>''Voyez la remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Stancarus#ancrage_Stancarus-(F)|(F)]].</ref>, je crois qu’on doit prendre garde qu’elle fut écrite par des personnes qui avaient excommunié Stancarus, et qui avaient disputé avec lui en plusieurs rencontres. Il est ordinaire d’attribuer à un homme les conséquences que l’on prétend émaner de sa doctrine, soit qu’il les avoue, soit qu’il ne les avoue pas ; car on suppose qu’il les désavoue frauduleusement. Ainsi la prudence veut que nous jugions de la doctrine de cet écrivain, non par cette lettre, mais par ses propres écrits : je ne pense pas qu’ils contiennent le sabellianisme. Lisez pourtant ce qui suit <ref>{{lang|la|Hoornbeek, ''in'' Appar. ad Disput. Socin., ''pag.'' 29.}}</ref> {{lang|la|''Neque in eo solo substitit Stancari'' ''intemperies, quòd doceret, Christum'' ''mediatorem esse juxta humanam'' ''tantùm naturam ; sed ultra progressus,'' ''quoque veram personarum Trinitatem'' ''sustulit ; unum Deum confusâ'' ''trinitate, apud quem Christus'' ''homo mediatorem ageret, Trinomium'' ''cum Sabellio imaginans, cæteras'' ''ecclesias ut arianas traduxit : quod'' ''patet ex litteris ministrorum polonorum,'' ''è synodo. Pincoviensi scriptis'' ''A.'' {{rom|mdlxii|1562}} ''ad theologos Argentinenses'' ''(quæ extat prima inter epistolas'' ''Zanchii)...''}} <ref>{{lang|la|''Idem, ibidem'', ''pag.'' 30.}}</ref> {{lang|la|''Præterquàm'' ''de Deo et Christo, etiam alia in cæteros'' ''fidei articulos movit Stancarus'' ''non sana, de justificatione, etc., quod'' ''video ex responsione Melanchthonis'' ''de controversiis Stancari scriptâ A.'' {{rom|mdliii|1553}}, ''atque extat inter Melanchthonis'' ''Declamationes, tom.'' {{rom|iv.|4}}}} Pesez bien ces paroles de Melchior Adam <ref>{{lang|la|Melchior. Adam., ''in'' Vitâ Buollingeri, ''pag.'' 494.}}</ref>, {{lang|la|''ita disseruit'' (Stancarus) ''de duabus'' ''naturis ut non distinguere, verùm separare'' ''plerisque sit visus.''}} Elles insinuent manifestement que l’on se donnait la liberté d’imputer à Stancarus un dogme qu’il n’enseignait pas. Il sembla à plusieurs qu’il séparait les deux natures de Jésus-Christ. C’est une marque qu’il ne faisait pas profession de les séparer, et que même il ne posait pas des principes d’où cette séparation résultât nécessairement ; car, dans l’un et dans l’autre de ces deux cas, tous ses adversaires l’eussent accusé de l’hérésie de Nestorius. Disons donc que Melchior Adam parle du sens que plusieurs donnaient aux doctrines de Stancarus. Or il n’y a rien de plus trompeur que de juger de la doctrine d’un homme par les interprétations de ses adversaires. Pour mieux appuyer ceci, je m’en vais citer Stancarus même. Les théologiens de Zurich s’étaient servis de ces paroles : {{lang|la|''Videat Stancarus'' ''qui nostram sententiam vult'' ''gravare suspicione hæreseos, ne ipse'' ''intereà jure convincatur nestorianus,'' ''à quo tam parùm abest ut difficillimum'' ''sit eum ab illo internoscere.''}} Il leur répond : {{lang|la|''Cùm Tigurini non affirment'' ''me esse nestorianum, non'' ''opus est ut me defendam ; quòd si'' ''etiam affirmarent, cùm non probent,'' ''sed simpliciter accusent, illis docti'' ''viri non crederent, quia ipsimet Tigurini'' ''ignorant prorsùs quod fuerit'' ''dogma Nestor, ut jam probabo.'' ''Hoc tamen profiteor et coram Deo et'' ''hominibus fateor me nihil negotii habere'' ''cum Nestorio, et Nestori doctrinâ''}} <ref>{{lang|la|Stancarus, de Trinitate et Mediatore, adversùs Tigurin. et Genevenses}}, ''au'' 6{{e}}. ''feuillet'' ''verso de la feuille F.''</ref>. Cette protestation ne doit-elle pas vous tenir en garde ? Défiez-vous principalement d’Orichovius, qui a dit qu’Arius, Macédonius, Nestorius, Aërius, revivaient dans Stancarus <ref>{{lang|la|Orichovius, ''in'' Chimærâ, ''apud'' Spondanum, ''ad ann.'' 1551.}} ''Voyez le feuillet'' 78 ''de ce'' ''livre d’''Orichovius.</ref>. Tout ce<section end="Stancarus"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> 2sqvpdet4ddgjsg55vko3clvf42m3tq Discussion Page:Cantor - Sur les fondements de la théorie des ensembles transfinis, trad. Marotte, 1899.djvu/71 105 4877805 15797870 2026-05-20T11:14:24Z SectionFinale 157126 /* Correction de coquille avec nombre initial 0 plutôt que 1 */ nouvelle section 15797870 wikitext text/x-wiki == Correction de coquille avec nombre initial 0 plutôt que 1 == J'ai pris l'approche contemporaine d'avoir l'ordinal 0 qui est l'ensemble vide. Mais on peut constater que dans ces deux articles, il n'est jamais question d'ensemble vide. D'autant plus que certaines démonstrations supposent que l'on commence à 1, par exemple page 68 : "Si donc nous posons F = (f1, F′) et si nous faisons correspondre à l’élément f′ de F′ l’élément α′ de {α′}, nous obtenons une application de ces deux ensembles.". Cette nécessité de définir F' semble superflue si on commence avec l'ordinal 0 pour l'ensemble vide. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 20 mai 2026 à 11:14 (UTC) rpau8p6yzlalwzjvp0q15rossoyykyy Fichier:LES-D6 Aubrée-le Général de Lescure .jpg 6 4877806 15797876 2026-05-20T11:23:33Z Ineuw 10482 {{Information |Description= décoration de page Aubrée-le_Général_de_Lescure |Source= https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9760823x |Date= 1936-06-12 |Author=Étienne Aubrée |Permission= PD |other_versions= }} [[Catégorie:décoration de page]] 15797876 wikitext text/x-wiki == Description == {{Information |Description= décoration de page Aubrée-le_Général_de_Lescure |Source= https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9760823x |Date= 1936-06-12 |Author=Étienne Aubrée |Permission= PD |other_versions= }} [[Catégorie:décoration de page]] == Conditions d’utilisation == {{PD-old-100}} ms41tv5bdi4zyj0hbozz4w9yhbvdeay Livre:L Illustration journal universel 7 septembre 1878 vol 72 N 1854.djvu 112 4877807 15797878 2026-05-20T11:33:07Z Sapcal22 420 Page créée avec «  » 15797878 proofread-index text/x-wiki {{:MediaWiki:Proofreadpage_index_template |Type=book |Titre=[[L’Illustration]] |Sous_titre= |Volume= |Auteur= |Traducteur= |Editeur_scientifique= |Illustrateur= |Editeur= |School= |Lieu= |Annee=1878 |Publication= |Bibliotheque= |Clef= |wikidata_item= |BNF_ARK= |Source= |Image=3 |Avancement= |Compilation=false |Pages=<pagelist /> |Tomes= |Sommaire= |Epigraphe= |Width= |Css= }} qxyyilnxx8brj3hmax9z4ml4sf67eh4 Page:L Illustration journal universel 7 septembre 1878 vol 72 N 1854.djvu/8 104 4877808 15797882 2026-05-20T11:38:45Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « de là l’épouvantable goût de térébenthine du lait. Fort bien ; et la viande ? Ah ! la viande ! c’est une autre histoire. Il n’y a, en fait de côtelettes, au couvent, que de la castradina, c’est-à-dire de la viande de chèvre séchée au soleil. Ma mine s’allonge démesurément. Et la volaille ? Pas de volaille ! C’est un luxe inconnu sous le toit de la Panagia tou Machera. Pour en avoir, il faudrait en en- voyer chercher au plus prochain villa... » 15797882 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>de là l’épouvantable goût de térébenthine du lait. Fort bien ; et la viande ? Ah ! la viande ! c’est une autre histoire. Il n’y a, en fait de côtelettes, au couvent, que de la castradina, c’est-à-dire de la viande de chèvre séchée au soleil. Ma mine s’allonge démesurément. Et la volaille ? Pas de volaille ! C’est un luxe inconnu sous le toit de la Panagia tou Machera. Pour en avoir, il faudrait en en- voyer chercher au plus prochain village, à trois ou quatre heures d’ici. En résumé, mon déjeuner se composa de deux ceufs que je ne mangeai pas, ayant eu la malencontreuse idée de les demander sur le plat, ne songeant pas que le beurre qu’on allait employer pour les accommoder serait parfumé, lui aussi, de cette odieuse odeur du ladanum dont sont imprégnés tous les produits des troupeaux du Machera. Force me fut donc de me contenter de pain et de chocolat, dont j’ai toujours une provision en voyage, et j’allai dans la cour méditer sur les diflicultés de l’existence matérielle dans les courents si heureusement situés de l’ile de Chypre. Pendant que je fumais ma pipe, je vis un frère moine cadenasser avec soin une petite porte en bois s’ouvrant sur une paroi de rocher. Une discrète interrogation, faite par l’inévitable intermédiaire du drogman, m’apprit que c’était l’eau de la communauté qu’on mettait ainsi pré- cieusement sous clef, la source qui la fournissait étant fort maigre et exposée parfois à tarir. Je me rendis compte alors du pourquoi de la maigre ration d’eau de mon lavabe, qui avait rendu mes ablutions du matin si sommaires. Cela devenait grave. Aussi ma resolution fut promptement prise ; après avoir dessiné une vue du couvent et jeté du haut de ma fenêtre ogive un dernier regard sur le beau paysage qui m’entourait, je demandai à prendre congé de l’hégoumène. Il parut surpris, mais je lui adressai le plus gracieux de mes sourires, en l’accompagnant d’une large offrande pour la Panagia, et nous nous quittàmes les meilleurs amis du monde. Trois heures après, moi et mes gens arrivions à Lithro donta, où nous passames la nuit. Le lendemain, je rega- gnai Larnaca, où, avant de prendre le paquebot qui devait me ramener à Beyrouth, j’inscrivis sur mes tablettes : Pour passer agréablement l’été sur les montagnes boisées de l’ile de Chypre, il faudrait commencer par y construire de confortables résidences, puis assurer leur approvision nement régulier en pain, viande, volaille, légumes, sans oublier l’eau. Avis aux colonisateurs futurs de l’ile ! LOUIS DU VERNEY. <section begin=cruautes /> LES CRUAUTÉS DU SORT<ref> Reproduction autorisés pour les jouraux ayant un traité avec la Société des gens de lettres.</ref> NOUVELLE (Suite.) » Un rayon de soleil donnait sur elle. Je la regardai attentivement, et ce fut la première fois que les ravages du mal qui la minait me furent clairement révélés. Les joues étaient profondément creusées, les lèvres légèrement bleuies, les yeux éteints. Et, comme je voulus lui servir moi-même de femme de chambre, je vis bien que le moindre mouvement lui causait une extrême fatigue. Je ne pus retenir mes larmes. Vous comprenez, n’est-ce pas, dit-elle, que le retour à la vie m’est impossible ?… Ne songez donc pas à me conduire là-bas ; mais ne vous en affligez pas trop, c’est au plus si je le désire ! Depuis bien des nuits il me semble que je suis à la ferme, et, toujours, quelqu’un y manque. Il vaut donc mieux que je meure ici, sans voir l’accomplissement de ce rêve qui, bien sur, se réalisera ! » J’allais vous écrire pour vous prier de la rassurer ; mais, de ce jour-là, elle devint si malade, qu’il me fut impossible de m’occuper d’autre chose que des soins qu’elle réclamait. La fin ne se fit pas attendre. Le jour de sa mort, elle avait retrouvé ce bon et frais sourire que je lui avais vu chez vous. Son visage était comme éclairé, et la fièvre donnait la vie à son regard… Qui aurait pu croire, à ce moment, qu’elle allait m’échapper ? Avant d’expirer, elle a prononcé ces mots 3― Jacques… Catherine… Jeanne… > Mais le dernier nom est resté sur ses lèvres, s’en allant avec elle…. >La veille, elle m’avait dit, en me remettant une immortelle qui ne la quittait jamais, à ce qu’il paraît : Renvoyez-leur cette fleur ; elle vient de la ferme, et dites-leur qu’elle est la seule que j’aie portée depuis que je suis à Paris… » Tout est dit !… j’ai accompli ma triste tâche. Mon cœur est brisé… O mes amis ! pardonnez- moi, et aimez-moi un peu en mémoire d’elle ! JULIE D’ABLANDIS. » P.-S. Si votre fils forme quelque veu pour son avenir, je mets à sa disposition ma for- tune et tout ce qu’il y a en moi de pouvoir et de bonne volonté. » {{Interligne|2em}} {{T3|XIV}} Cette lettre venait d’être jetée à la poste lors- que la comtesse d’Ablandis reçut celle qu’on va lire : A la ferme des Prés-Fleuris, le 22 d’avril 18… » Madame la comtesse, » Je vais vous faire part d’une chose bien triste et qui vous fera bien de la peine, surtout à ma sœur Rose… je veux dire à M Marie : notre pauvre Jean n’est plus de ce monde !.. » C’est le 10 de ce mois, vers six heures du soir, qu’il est mort. Il y avait bien un mois qu’on n’espérait plus rien de mon pauvre frère ; mais je dois prendre les choses un peu plus loin. » Après votre départ de la ferme, nous demeu- rames tous bien tristes : nous aimions tant notre pauvre Rose, que ça nous saignait le cœur de ne plus la voir autour de nous. Jean avait l’air d’être plus fort que les autres. Il travaillait depuis cinq heures du matin jusqu’au coucher du soleil, soit au labour, soit à la grange. Et, quand la brune était arrivée, il allumait sa chandelle, il s’occu- pait dans les livres pendant la moitié de la nuit. Cela voulait bien dire qu’il dominait le cha- grin. Seulement, il était pâle, il ne riait jamais, il ne voulait plus soigner les fleurs !… lui qui les cultivait si bien, de moitié avec Rose ; ce qui faisait dire à notre père : -Jean souffre encore plus que nous, je crois, du départ de notre pauvre enfant ! » J’aurais fini par croire comme lui, si ce n’est que Jean écoutait à peine vos lettres quand vous racontiez tout ce que faisait votre Marie là-bas : son talent sur la musique et les belles fêtes où vous la conduisiez ! C’était moi qui lisais ; et quand je lui demandais : 0- heureuse à Paris ? N’est-ce pas, Jean, notre demoiselle sera Je n’en sais rien !… me répondait-il en s’en allant. » Et il n’en reparlait plus. > Ma mère s’en étonnait comme moi. Et un jour que je lui disais : — Mère, je crois que Jean n’aime plus Rose… Si Jean n’aime plus Rose, répliqua-t-elle, c’est qu’il est bien malade. À ce moment, il me passa un froid dans tous les membres, et j’eus comme une idée de tout ce qui arriva plus tard : sa grande peine, sa maladie, et jusqu’à sa mort… De ce moment, on aurait dit que nous lui avions porté malheur. Au lieu de travailler dur, comme il avait fait pendant des mois, il commençait à se dégoûter de l’ouvrage. Il laissait aller mon père tout seul aux champs ; et, quand il se décidait à le suivre, au lieu de surveiller les ouvriers, il regardait ou la terre ou le firmament, comme s’il y cherchait quelque chose. À tout moment, il laissait. tomber ses bras comme une personne bien fatiguée. Et souvent, si le père ou la mère l’appelait, il regardait d’un air étonné, et il écoutait… comme s’il avait entendu leur voix venir de bien loin, bien loin ! » Le père Jacques nous a dit depuis que, dans ce temps-là, il avait eu peur de voir l’esprit de son enfant dérangé, et qu’il aurait regardé cela comme un malheur encore plus grand que la mort… » Jusqu’au mois de novembre, notre pauvre Jean prenait encore un peu de plaisir à la lecture ; mais, quand les feuilles tombèrent, il abandonna tout pour aller sur les chemins. Plus il faisait de vent, plus il semblait qu’il aimait à se promener. Et il marchait, il marchait, sur ces pauvres feuilles jaunes. Et, quand il était bien fatigué, il se couchait sous un noyer et les regardait tomber sur lui, comme pour se faire ensevelir… J’ai vu cela bien souvent, parce que je le suivais sans qu’il le sût et que je le regardais à travers les clôtures. C’était à faire pleurer, ma- dame la comtesse. Il pouvait encore aller, en ce moment ; mais, quand la neige vint, ça fut bien fini ! » On fit appeler un médecin de Thiers. Il dit que c’était un épuisement causé par un trop fort travail et qu’il y avait peut-être aussi quelque chagrin là-dessous. Il n’y avait de chagrin pour nous lous que d’avoir vu partir notre chère Rose mais le premier moment était passé. Nous commencions même à nous accoutumer un peu à son absence. Ce n’était donc pas ça qui pouvait le mettre dans cet état ! On le questionna bien souvent pour savoir ce qui pouvait lui faire de la peine ; moi, je pensais qu’il n’avait de peine que le mal, et que c’était le fatiguer inutilement. Je pris donc sur moi de défendre à la maison qu’on lui en parlat davantage. Ce fut dans ce temps-là, madame la comtesse, que vous nous écrivites pour nous apprendre que vous pensiez à marier votre fille au printemps. J’en parlai au pauvre malade, croyant l’égayer un peu ; mais il était dit.que rien n’y ferait. Ce jour-là, il fut à la mort ! » Je voulais vous écrire pour vous demander vos prières et celles de notre Rose-Marie, mais il me semblait qu’elle était aussi un peu triste dans ses lettres, et je craignais de l’affliger. Un jour, je consultai Jean à ce sujet : Non, me dit-il, ne lui parle pas de moi… Je te le défends, Catherine ! Mais, quand je serai mort, tu leur écriras tout ce qui s’est passé, et tu ajouteras, pour Rose, que je lui souhaite bien du bonheur dans son mariage. > J’ai fait tout ce qu’il a voulu. Et c’est encore pour lui obéir que je prends la liberté de vous écrire une si longue fettre. J’arrive au pire ; comment vais-je faire pour le raconter ! Mon cœur se fend ! Dans les premiers jours de mars, il se fit conduire au jardin, et il passa, selon sa volonté, un quart d’heure tout seul dans le cabinet de clématites. Sans doute qu’il y prit froid, car, depuis, la fièvre ne le quitta plus, et il toussait à perdre le souffle. Cela empirait toujours… Seulement, la veille de la mort, il paraissait bien mieux, et il nous vint dans l’esprit que nous pourrions le sauver. Qui eût cru… Mon Dieu… mon Dieu !… C’est donc bien vrai ! » Le matin du malheureux jour, il m’appela et me fit renvoyer tout le monde. Alors il me dit en me mettant un petit livre dans les mains : — Tiens, Catherine, voilà mon Paul et Virginie. C’est Rose qui me l’avait donné, c’est à elle qu’il doit retourner… » Ce sont ses propres paroles. Il dit encore… Mais c’était le délire qui le faisait parler, et je devrais peut-être… C’est égal, il faut que je tienne ma promesse ; je ne cache- rai rien, puisqu’il a voulu que Rose connat toutes ses pensées après sa mort. Eh bien, donc, il me dit : » Catherine, ne crois pas à ce mariage de notre sœur ; il n’est pas écrit dans le livre de Dieu !… À ce moment, le pauvre malade était bien tranquille. Il s’endormit, et il était beau comme un ange. Il lui était venu des couleurs sur les joues. Quand il s’éveilla, il regarda vers la fenêtre, en face de son lit. On l’avait ouverte pour l’aider à respirer. Mon pauvre Jean tendit les mains de ce côté. Il parlait, mais si bas, que personne ne pouvait l’entendre. J’approchai mon oreille de ses lèvres et je compris qu’il disait : » — Oui… oui… le mal est fini… » Ce fut sa dernière parole. Et, comme six<section end=cruautes /><noinclude> <references/></noinclude> 939448a1f3njywn2v3xrn0k24ikz4g7 Page:L Illustration journal universel 7 septembre 1878 vol 72 N 1854.djvu/9 104 4877809 15797883 2026-05-20T11:40:46Z Sapcal22 420 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin=cruautes />heures sonnaient à l’horloge de la paroisse, il avait passé… Dites cela à notre chère Marie, en la ménageant bien, ma bonne dame, et faites-lui savoir que ceux qui restent l’aiment de tout leur cœur, malgré ce grand chagrin. {{droite|» {{sc|Catherine Flamines}}. » |2}} {{droite|ANGÉLIQUE ARNAUD.|4}} <section end=cruautes /> PETITE MONNAIE DE L’HISTOIRE Nous empruntons à des souvenirs personnels de M. Alexandre Pied... » 15797883 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><section begin=cruautes />heures sonnaient à l’horloge de la paroisse, il avait passé… Dites cela à notre chère Marie, en la ménageant bien, ma bonne dame, et faites-lui savoir que ceux qui restent l’aiment de tout leur cœur, malgré ce grand chagrin. {{droite|» {{sc|Catherine Flamines}}. » |2}} {{droite|ANGÉLIQUE ARNAUD.|4}} <section end=cruautes /> PETITE MONNAIE DE L’HISTOIRE Nous empruntons à des souvenirs personnels de M. Alexandre Piedagnel, sur les dernières années de La- martine, les lignes suivantes : ….. Nous causions un matin dans sa chambre à cou- cher. Assis tous deux, l’un en face de l’autre, auprés de la cheminée, je le regardais. Etenda dans son vaste fau- teuil, il tournait le dos à la fenêtre. Un levrier dormait à ses pieds. Sa tête blanche, naguère si expressive, était un peu inclinée sur son épaule. -Je ne fais plus de vers, soupira-t-il (nous venions de parler de Jocelyn), mais je les aime toujours… Qu’avez vous composé depuis notre dernier entretien ? Un son- net, répondis-je en souriant. Sincère ? C’est même, je l’avoue, son unique mérite. Voyons ! dites-moi cela. Et je lui lus, d’une voix émne, ces vers crayonnés la veille : Dans un baiser eàlin, ma muse rougissante A l’oreille m’a dit un nom connu de tous : Synonyme charmant de gloire éblouissante, De bonté, de génie, à la fois noble et doux. Elle voudrait chanter, la fillette ignorante, Ce poëte immortel qui fait tant de jaloux ! L’auteur de Jocelyn, dont la voix pénétrante Semble un écho du ciel arrivé jusqu’à nous. On l’écoute, et les pleurs se changent en sourire.. Il sait rendre meilleur Aux accents de sa lyre, On reprend l’espérance alors qu’on était las. Aimons-le, mais sans brait.Crois-moi, pauvre muline, Nous sommes trop petits auprès de Lamartine ; Ton bégaiment contus, il ne l’entendrait pas. -Oh ! si, fit-il en me serrant la main, mon cœur vous entend et vous remercie ! Que vous êtes heureux de pos- séder les illusions de la jeunesse ! Vous croyez encore à la gloire… Et, après un silence : C’est le poète qui est las à cette heure, et sa lyre est brisée… Puis il sourit tris- tement et murmura : Décidément, mon ami, croyez-moi, on a bien ort de vieillir. NOS GRAVURES. Une bonne recette. Tableau de M. Tony Faivre. Sommes-nous en Italie ou en France ? Une cloison de vieilles planches laisse entrevoir un cain du ciel où se détachent quelques tuyaux de cheminées qui nous indiquent assez qu’on est plus près de Paris que de Naples ; mais, aux deux insouciants enfants, cela n’importe guère. Ils sont là, assis à l’écart, souriant et comptant dans leurs petites mains hålées le pro- duit de la quête. La recette a été fructueuse, si l’on en juge à l’expression des figures qui, s’illuminent de joie en regardant cette monnaie de bronze qui, pour eux, luit comme de l’or. La vieille mère sera heureuse ce soir, à moins qu’un rude maitre ne les attende, la menace aux lèvres. En tous cas, ils auront de quoi le satisfaire, et cela peut bien suffire à les rendre joyeux. L’Accouchée. Tableau de M. Duez. M. Duez continue à être le peintre des plages élé- gantes et finement ensoleillées ; il nous conduit, cette année, comme de coutume, au bord de la mer, dans quelque coin de la Bretagne ou de la Normandie, chère aux Parisiens ; dans le jardin de quelque co- quette villa, une jeune femme vêtue de blanc est éten- due sur une chaise longue, dans l’appareil coquet qui est de mise en pareille circonstance ; à quelques pas d’elle, une religieuse tient sur ses genoux le nou- veau-né endormi sous un voile dans sa pelisse aux longs plis tombants. Tout autour une ligne de ver- dure sépare ce groupe exquis de la mer vaste et tran- quille. Nous sommes ici en plein air, non point dans cette atmosphère grise et lourde des impression- nistes, mais dans le plein air diaphane de la nature ; voyez comme les figures le respirent, comme elles en sont entourées et haignées ! La tonalité générale est sobre, mais que de richesse dans cette sobriété même ! Il serait long de compter les différentes nuances de blanc, rangées les unes à côté des autres sans qu’il y en ait de sacrifiées ou de jalouses. Toutes ces notes claires chantent à l’unisson et forment un concert où les instruments semblent avoir leurs sourdines pour faire entendre une mé- L’ILLUSTRATION Jodie douce et pénétrante. Jamais M. Duez n’a été mieux inspiré que dans son dernier tableau ; jamais il n’a obtenu un plus complet et plus légitime succès. Le concours international de tir, au Tir de Versailles. Un grand concours international de tir a eu lieu à Versailles, du 11 au 29 du mois d’août, au Tir de cette ville. La Société du tir de Versailles, dont le siége est à l’hôtel municipal, a été fondée en 1877, dans le but, comme il est dit à l’article 2 de ses statuts, de vulga- riser le goût du fir, de faire contracter particulière- ment l’habitude de se servir des armes de guerre, d’accorderdes encouragements à cet exercice salutaire et patriotique, et de former d’habiles et adroits tireurs en état de rendre d’utiles services à tout appel du pays. La Société se compose de membres fondateurs, de membres titulaires et de membres honoraires. Les membres fondateurs sont ceux qui, en adhérant aux statuts de la Société, ont versé par anticipation leur cotisation de cinq années ou qui ont fait don à la Société d’un capital de 200 francs, une fois versés, ou qui souscriront pour au moins 1000 francs aux em- prunts que pourra émettre la Société. Les membres litulaires sont ceux qui ont payé un droit d’admission de 10 francs, une fois versés, et payent une cotisation annuelle de même somme. Une exception est faite en faveur des officiers des armées de terre et de mer et des élèves des écoles militaires, qui sont dispensés du payement du droit d’admission. Enfin, les membres honoraires sont ceux à qui le comité de direction a donné ce titre pour avoir été, par des dons successifs, des services rendus, on tous autres moyens, utiles à l’œuvre de la Société. Ce titre confère les mêmes avantages que celui de membre titulaire. Toutefois, les membres honoraires ne peuvent faire partie du comité de direction, qui est, avec un président, élu pour trois ans et rééligible, le représentant de la Société et l’administrateur de ses affaires. Ce comité est renouvelable par quart, chaque année, et ses mem- bres sont également rééligibles. C’est lui qui choisit, parmi les sociétaires, le directeur du tir, qui fait, de droit, partie du comité, et, s’il y a lieu, des directeurs adjoints et des commissaires du tir en nombre pro- portionné à celui des Sociétaires. Il choisit en outre, dans son sein, un secrétaire et un trésorier. Le di- recteur du tir est spécialement chargé de la surveil- lance intérieure et de la police du tir, des réparations à faire aux cibles et au stand, et de la direction des marqueurs, greffiers et autres employés. Disons, pour dernier détail, que tout sociétaire a le droit d’amener avec lui, aux séances de tir réservées aux sociétaires, une ou deux personnes, à charge de faire inscrire leurs noms sur un registre spécial et de répondre de leurs faits et gestes, et qu’il doit, dans les concours, être porteur de sa carte." N° 1854.151. Fêtes des noces d’argent du roi et de la reine des Belges. C’est un usage qui remonte haut dans l’histoire des coutumes populaires que la célébration des « noces d’argent » ou du vingt-cinquième anniversaire de mariage, usage patriarcal autrefois commun à tous les peuples et que les contrées du Nord ont à peu près seules conservé intact aujourd’hui. En Belgique, ces fêtes familiales sont toujours en grand honneur, et la bourgeoisie, — qui, dans ce pays démocratique, tient le haut du pavé, fidèle à cet usage « du bon vieux temps ». - est restée L’idée de profiter du vingt-cinquième anniversaire du mariage du roi Léopold et de la reine Marie-Hen- riette pour organiser de grandes fêtes nationales est donc venue tout naturellement aux Belges, d’autant plus que le roi et la reine sont très-sympathiques à tous les citoyens et très-aimés du pays entier. Les fêtes ont commencé le jeudi 22 août par un de ces cortèges originaux, réminiscences des Omme- gang du xvr siècle, dont les Flandres et les Pays-Bas ont conservé la tradition. Dans la célébration des « noces d’argent », c’est communément la femme, l’épouse, la mère qui est l’héroïne de la fête. Pour demeurer fidèle à l’usage, on a pensé à y associer les femmes du pays tout en- tier. Une souscription a été ouverte dans toutes les communes belges, à laquelle seules les femmes ont pu prendre part. Le maximum des dons fut fixé à 25 centimes, et la somme recueillie ainsi, sou par sou, a dépassé 100 000 francs ! Cette somme, relativement considérable, a été em- ployée à payer la confection de deux splendides, sou- venirs, —une couronne, de brillants et une traîne en dentelle de Bruxelles, — que les femmes belges ont offerts elles-mêmes à la reine le premier jour des fêtes. Elles étaient dix-huit cents, appartenant à toutes les classes de la société. Le roi et la reine, accompa- gnés du comte de Flandre, entourés des personnages de la maison royale, en présence des ministres et des ambassadeurs extraordinaires envoyés de l’étranger, les ont accueillies avec la plus grande affabilité. Près de la reine se trouvaient étalées, sur un guéridon à tablette dorée, la couronne et la traine que l’on voit en tête de notre dessin. A gauche figure le cortége des dames se rendant au palais, et la cérémonie de leur réception occupe le médaillon. A droite de la couronne et de la traîne, le dessinateur a placé le concert populaire donné le 24 sur la Grand’Place, devant cet admirable Hôtel de ville qui fait l’admira- tion des étrangers. Les fêtes des noces d’argent ont été marquées par une autre cérémonie qui a été également très-god- tée : la revue des écoles communales de Belgique. Le samedi 24, d’une heure à trois heures et demie, vingt-trois mille enfants, filles et garçons, <— ont défilé sur la place des Palais, devant le roi et la reine, placés sur une estrade qu’on avait construite tout exprès sous le balcon de la demeure royale. De ces enfants, le plus àgé avait douze ans peut- L’établissement de la Société de tir de Versailles est situé route de Saint-Cyr. Un tramway le relie di- rectement au chemin de fer de l’Ouest, rive droite, rive gauche et gare des Chantiers. Une belle grille, en bordure sur la route, le clôt. La grille franchie, on se trouve dans un jardin. A droite est un buffet-être, si l’on ne comprend point parmi eux les enfants restaurant. En face, le stand, où se réunissent les tireurs, vaste rectangle dont le grand côté opposé à celui où se trouve la porte d’entrée est percé d’un nombre d’ouvertures égal à celui des cibles placées à des distances diverses au bout d’allées d’une longueur variant de 8 à 400 mètres. Le service de chaque cible est fait par deux hommes qui s’abritent, pendant le tir, dans un fossé ménagé au-dessous de la cible et du niveau de l’allée. Habituellement, le tir est ouvert tous les jours, sauf le lundi, le matin pour les sociétaires, l’après-midi pour les sociétaires et le public. Pour le grand concours international qui vient d’avoir lieu, il a été ouvert aux mêmes instants de la journée, mais seule- ment aux dates suivantes : 11, 12, 15, 18, 19, 22, 25, 26, 28 et 29 août. Il y avait une douzaine de cibles, parmi lesquelles nous citerons la cible P, représentée par un sanglier mobile fusil de chasse, distance 40 mètres, passage 6 mètres. Il était interdit d’épauler avant l’apparition du sanglier, que l’on avait le droit d’ailleurs de tirer à l’aller et au retour, ou successive- ment, par coup double dans le même passage, mais pas des deux coups à la fois. A cette cible étaient affectés vingt prix, dix pour la série et dix pour une belle balle. Les deux premiers prix, celui de série, consistant en un sanglier en bronze (ceuvre d’art), et celui de belle balle, un couteau de chasse avec cein- turon, étaient donnés par la ville de Versailles. La cible située à la plus grande distance était la cible B : 400 mètres. Le concours a été fort brillant et les prix vaillamment disputés. La distribution solennelle de ces prix a eu lieu au stand, le vendredi 30 août, à trois heures de l’après-midi. de troupe qui forment l’école régimentaire d’Alost et qui ont de dix à quinze ans. Dans les rangs des écoles communales, il y avait bon nombre de petits garçons et de petites filles de six ou sept ans. Et c’était un spectacle vraiment touchant que de voir ces enfants, la mine réjouie, de bons sourires aux lèvres, les yeux brillants, allonger leurs petites jambes pour défiler au pas en criant de leur petite voix : Vice le roi ! vire la reine ! vive la famille a loirale ! » On avait bien tenté de leur apprendre à dire <royale », mais en vain ; ils avaient appris à marcher au pas comme des troupiers, mais jamais à dire « royale ». Ils acela- maient donc la famille « loirale », et leurs acclama- tions n’en étaient pas moins sincères. En passant, chaque députation enfantine déposait une corbeille de fleurs au pied de l’estrade, si bien qu’en peu de temps s’étendait aux pieds des souve- rains un véritable parterre de fleurs qui répandaient au loin des parfums, encens d’un genre nouveau qui vaut bien à coup sûr celui que brulent les courtisans de cour. Cette revue des écoles, qui occupe le bas de avait attiré une foule immense ; je notre dessin, vous laisse à penser si on a fêté ces enfants, milices de l’avenir, dont quelqu’un disait pendant qu’ils défi- laient : Voilà le vingtième siècle qui passe. » Des collations avaient été préparées dans différents grands locaux de Bruxelles, où, avant et après la re- vue, les enfants ont été réunis. Une autre fête encore, que la pluie a fait remettre par deux fois, obtiendra certainement un grand suc- cès : c’est le cortège aux lumières », espèce d’Om- megang nocturne, qui doit cloturer les réjouissances<noinclude> <references/></noinclude> aeg8z1csj0prt1pjyodvumg2x7lxn8v Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 088, 1879.djvu/1399 104 4877810 15797887 2026-05-20T11:41:59Z Favete linguistis 129184 /* Page non corrigée */ Page créée avec « {{table|indentation= -1|titre= CLÉMENT (P.) adresse, pour le Concours du prix Morogues, un Mémoire sur le charançon du pommier|page= 372}} {{table|indentation= -1|titre= CLERC adresse une Communication relative au Phylloxera|page= 554}} {{table|indentation= -1|titre= CLERMONT ({{sc|Ph. de}}). — Sur la formation de Taurine. (En commun avec M. 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''Dejean de Fonroque'', sur des expériences faites avec un pendule oscillant avec de grandes amplitudes|page= 771}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur la limite ultra-violette du spectre solaire|page= 1101}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur l’absorption par l’atmosphère des radiations ultra-violettes|page= 1285}} {{table|indentation= -1|titre= CORNU ({{sc|Max}}.). — Note sur un type nouveau de tiges anomales|page= 548}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur une maladie nouvelle qui fait périr les Rubiacées des terres chaudes (anguillules)|page= 668}} {{table|indentation= -1|titre= — Est présenté comme candidat pour la chaire de Botanique, vacante au Muséumd’Histoire naturelle par le décès de M. 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(En commun avec MM. ''Friedel'' et ''Ador''.)|page= 880}} {{table|indentation= -1|titre= — Action de l’anhydride phtalique sur la naphtaline, en présence de chlorure d’aluminium. (En commun avec M. ''Ador''.)|page= 1355}} {{table|indentation= -1|titre= CRIÉ (L.). — Sur la formation d’une matière amyloïde particulière aux asques de quelques Pyrénomycètes|page= 759}} {{table|indentation= -1|titre= — Recherches sur les Pyrénomycètes des îles Saint-Paul et Amsterdam|page= 776}} {{table|indentation= -1|titre= — Sur la matière amyloïde particulière aux asques de quelques Pyrénomycètes|page= 985}} {{table|indentation= -1|titre= CROOKES (W.). — Sur l’illumination des lignes de pression moléculaire, et sur la trajectoire des molécules|page= 174}} {{table|indentation= -1|titre= — De la lumière verte et phosphorescente du choc moléculaire|page= 283}} {{table|indentation= -1|titre= — Promotion des ombres moléculaires|page= 378}} — Adresse une Note portant pour titre « Dé-<noinclude> <references/></noinclude> rchb47wrj3wxx0s53okoinl3e4uf2x2 Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/172 104 4877811 15797893 2026-05-20T11:50:27Z Franky007 50939 /* Corrigée */ 15797893 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>d’or, de nacre et d’azur. La destruction a surtout frappé les quartiers où se commémorait le vieil Anvers. Ainsi on a abattu, malgré la protestation des artistes belges, malgré Viollet-le-Duc, qui s’en était ému, le vieux bastion connu sous le nom de « Tour Bleue », dernier vestige des fortifications du quinzième siècle : les belles portes historiques, la porte d’Alençon (Borgerhout), et cette autre, la porte Impériale (Berchem), construite par Pieter Frans ne sont plus ; ainsi a disparu encore le délicieux et fruste hospice de la rue Otto Venius, dans la cour duquel Leys aimait à s’isoler et qui lui a servi à envelopper de la mélancolique atmosphère du passé plus d’un de ses tableaux. Du « Burg » du glorieux Burg lui-même, il ne demeure plus qu’un souvenir effacé : du quai on peut voir un reste des murs d’enceinte et deux tours trapues, en assez mauvais état. Les respectera-t-on ? Anvers n’a qu’un culte relatif pour ses vénérables origines et les pierres qui en témoignent. {{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 172 crop).jpg|align=center=width=50%|cap=L’ANCIEN MARCHÉ AUX POISSONS.}} C’est pourtant dans l’intérieur du Burg que la grande cité prit naissance. En ce<noinclude> <references/></noinclude> revg299f69xj8b56yexbdy5oi27sciz 15797895 15797893 2026-05-20T11:51:10Z Franky007 50939 15797895 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="3" user="Franky007" /></noinclude>d’or, de nacre et d’azur. La destruction a surtout frappé les quartiers où se commémorait le vieil Anvers. Ainsi on a abattu, malgré la protestation des artistes belges, malgré Viollet-le-Duc, qui s’en était ému, le vieux bastion connu sous le nom de « Tour Bleue », dernier vestige des fortifications du quinzième siècle : les belles portes historiques, la porte d’Alençon (Borgerhout), et cette autre, la porte Impériale (Berchem), construite par Pieter Frans ne sont plus ; ainsi a disparu encore le délicieux et fruste hospice de la rue Otto Venius, dans la cour duquel Leys aimait à s’isoler et qui lui a servi à envelopper de la mélancolique atmosphère du passé plus d’un de ses tableaux. Du « Burg » du glorieux Burg lui-même, il ne demeure plus qu’un souvenir effacé : du quai on peut voir un reste des murs d’enceinte et deux tours trapues, en assez mauvais état. Les respectera-t-on ? Anvers n’a qu’un culte relatif pour ses vénérables origines et les pierres qui en témoignent. {{Img float|file=Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo) (page 172 crop).jpg|align=center|width=50%|cap=L’ANCIEN MARCHÉ AUX POISSONS.}} C’est pourtant dans l’intérieur du Burg que la grande cité prit naissance. En ce<noinclude> <references/></noinclude> tazwx22gqvjaroenxj5rxnam81kemdt Page:Camille Lemonnier - La Belgique (nouv. éd.), 1905 (IA labelgique00lemo).pdf/173 104 4877812 15797896 2026-05-20T11:51:40Z Franky007 50939 /* Page non corrigée */ Page créée avec « PROVINCE D'ANVERS, 139 temps-là, un géant, le méchant Druon Antigon, dont l'effigie est encore promenée par les rues les jours de kermesse, ravageait les rives de l'Eseant. Dans la position du colosse de Rhodes, un pied sur la rive du pays de Flandres, l'autre sur la plage anversoise, il guettait le passage des flottilles qui remontaient le cours du fleuve. Malheur aux bateaux navignant à portée de géant Druon se baissait, étendait le bras et empoigna... 15797896 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Franky007" /></noinclude>PROVINCE D'ANVERS, 139 temps-là, un géant, le méchant Druon Antigon, dont l'effigie est encore promenée par les rues les jours de kermesse, ravageait les rives de l'Eseant. Dans la position du colosse de Rhodes, un pied sur la rive du pays de Flandres, l'autre sur la plage anversoise, il guettait le passage des flottilles qui remontaient le cours du fleuve. Malheur aux bateaux navignant à portée de géant Druon se baissait, étendait le bras et empoignait l'esquif A DERTY HOSPICE DE LA RUE OTTO VENIUS. comme un singe eucille une noix. Si les pauvres diables pouvaient payer le péage fixé par l'horritique écumene, celui-ci les dépesait sans trop les endommager, sur la surface dest Blots. Mais, s'ils étaient à coat d'argent ou se montraient récalcitrants, le barbare broyait leur bâtiment et ne leur rendait la liberté qu'après leur avoir coupé la main droite qu'il jetait dans l'Escaut. Le Druon Antigon, ayant ainsi mutilé grand nombre de mariniers, rencontra un jour, comme Goliath, un brave paladin, époux de Liviana, sœur d'Oelave, el cousin de Jules César, qui le provoqua en combat singulier, et finalement l'abattit avec sa<noinclude> <references/></noinclude> gdlywe0uvffcwd51l60c8khji4nql5c Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/494 104 4877813 15797898 2026-05-20T11:52:36Z Manseng 19880 /* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Stancarus"/>qu’il lui impute à l’égard de l’eucharistie <ref>{{lang|la|Orichovius, in Chimærâ, ''apud'' Spondanum, ad ann. 1551.}} Voyez aussi Florimond de Rémond, ''liv. II'', ''chap. XV''.</ref> est si plein d’extravagance, ou, même de contradiction, qu’on doit le traiter de calomnie. On ne voit pas que sur cet article les théologiens de Genève ni ceux de Zurich aient crié contre Stancarus. Nos faiseurs de catalogues d’hér... » 15797898 proofread-page text/x-wiki <noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|486|STANCARUS.}}</noinclude><section begin="Stancarus"/>qu’il lui impute à l’égard de l’eucharistie <ref>{{lang|la|Orichovius, in Chimærâ, ''apud'' Spondanum, ad ann. 1551.}} Voyez aussi Florimond de Rémond, ''liv. II'', ''chap. XV''.</ref> est si plein d’extravagance, ou, même de contradiction, qu’on doit le traiter de calomnie. On ne voit pas que sur cet article les théologiens de Genève ni ceux de Zurich aient crié contre Stancarus. Nos faiseurs de catalogues d’hérétiques <ref>Lindanus, Prateolus, Gaultier.</ref> l’accusent d’avoir enseigné que la cène nous est donnée comme une arrhe du corps de Notre-Seigneur. Est-ce un sentiment contraire à la doctrine de Zuingle ou à celle de Calvin ? Ils ajoutent qu’il était infecté de rabbinisme. Cette accusation n’était fondée que sur ce qu’il entendait les rabbins, et qu’il avait quelquefois parlé de leurs sentimens <ref>''L’un de ces livres est intitulé :'' {{lang|la|de Rabinorum et Anabaptistarum falsâ Opinione.}} ''Un autre'' ''a pour titre :'' {{lang|la|de Locustis, juxta Scripturam et Rabinos.}} ''Voyez l’''Epitome de Gesner, ''pag.'' 245.</ref>. '''{{refa|Stancarus-(L)|(L)}}''' ''Il se glorifiait d’avoir été persécuté'' ''et condamné comme le fut'' ''saint Æthanase.'' ] J’ai averti pour le moins sept fois Philippe Mélanchthon, dit-il <ref>{{lang|la|Stancarus de Trinitate et Mediatore adversùs Tigurinos}}, ''au pénultième feuillet de la'' ''feuille K.''</ref>, et Osiander, et Félix, le surintendant des églises polonaises, et les ministres de Zurich, et ceux de Genève : je l’ai fait civilement ; j’ai dissimulé leurs erreurs ; j’ai pris le biais de leur demander s’ils tenaient encore l’orthodoxie à l’égard de la trinité, et de l’incarnation. Ils se sont tous bandés contre moi. Voyons le détail de ses plaintes. <ref>''{{lang|la|Idem, ibidem}}.''</ref> {{lang|la|''Omnes insurrexerunt contra me.'' ''Alii enim vitam meam quæsiverunt'' ''ut Melanchthon''}} <ref>''Cela est si éloigné du génie de'' Mélanchthon, ''qu’il ne faut pas y ajouter foi.''</ref>, {{lang|la|''per Joachimum'' ''marchionem Brandenburgensem et'' ''electorem imperii. Ali carceres præparaverunt'' ''perpetuos mihi, nisi admonitus'' ''aufugissem, ut Osiander.'' ''Alii expulerunt me à domo meâ''}} <ref>''Dans l’épître dédicatoire de ce même livre,'' ''sl parle ainsi :'' {{lang|la|Expulistis me paralyticum cum familiâ ex domo me (non omnes damno) et ex toto regno quantùm in vobis fuit.}}</ref> {{lang|la|''et litteras scripserunt ad omnes nobiles'' ''majoris et minoris Poloniæ et'' ''Russiæ, ut nemo me reciperet, sed'' ''expelleret, ut Fœlix ille impius et'' ''hypocrita cum suis Pinczovianis. Alii'' ''tam in Germaniâ quàm in Hungariâ,'' ''Transylvaniâ et Poloniâ minori multas'' ''synodos celebraverunt contra me'' ''et fidem catholicam de trinitate et'' ''mediatore, et multos libellos plenos'' ''blasphemiis arianis et eutychianis,'' ''conviciis et horrendis calumniis ediderunt,'' ''ut me tandem cum purâ doctrinâ'' ''catholicæ fidei perderent ; ut'' ''nihil facere potuerunt, sicut, nec'' ''poterunt. Durum enim est contra stimulum,'' ''unum Deum trinitatem calcitrare.'' ''Hoc enim modo Constantius'' ''imperator Arianus cum Arianis'' ''novem concilia celebravit contra D.'' ''Athanasium, quem miris modis afflixerunt,'' ''proscriptionibus, exiliis, et'' ''persecutionibus, sed veritas tandem'' ''vicit.''}} Il ajoute que les ministres de Zurich avaient écrit à ceux de Pologne, l’an 1560, de le chasser de leurs Églises. Notez qu’il composa cet ouvrage à Dubectz, dans la Russie, l’an 1561, et qu’il le fit imprimer à Cracovie l’année suivante. Stanislas Matthieu Stadnicki lui avait donné une retraite à Dubectz <ref>''Voyez l’épître dédicatoire de cet ouvrage.''</ref>. '''{{refa|Stancarus-(M)|(M)}}''' ''Orichovius....... avoue qu’il'' ''avait épousé une femme pendant sa'' ''prêtrise.'' ] Jusque-là il avoue que sa faute n’était pas moindre que celle de Stancarus, qui s’était aussi marié étant prêtre ; mais à d’autres égards il se disculpe du péché dont il accuse cet adversaire. Il se fonde sur ce il était demeuré dans le giron de l’église, et qu’il s’était abstenu des fonctions du sacerdoce depuis son mariage. C’était se soumettre aux saints canons, et subir la pénitence qu’ils imposent aux prêtres qui se marient ; mais Stancarus s’était marié, et avait quitté la profession de catholique. <ref>{{lang|la|Stanisl. Orichovius, ''in'' Chimærâ, ''folio'' 5.}}</ref> {{lang|la|''Do hoc tibi, atque'' ''concedo, me inter sacerdotes publicos,'' ''tantisper sacrificâsse, quoad licuit,'' ''et quoad fas fuit : cùm autem'' ''sacerdos duxissem uxorem, à sacrificio'' ''me funditùs removi, et quod'' ''canon jubet, in ordinem redegi, ita'' ''unus de multis factus, offero nunc'' ''Deo cor contritum et humiliatum,'' ''quod ne despiciat Deus, supplex plebe'' ''in mediâ posco. An ego te imitarer'' ''arrogantem, atque contumacem ? cui'' ''parùm erat visum mulieroso sacerdoti''}}<section end="Stancarus"/><noinclude> {{References-Bayle}}</noinclude> r22srdcsq1e3ihruy6wk116mm66d29e Utilisateur:Seudo/Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/217 2 4877814 15797900 2026-05-20T11:58:48Z Seudo 2609 Page créée avec « <math> \begin{aligned} (467)\quad &+m'\frac{a^2}{a'^3}\Bigg\{ -\frac{5355}{32}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} +\left(\frac{567}{32}\gamma^2 e' -\frac{1575}{32}\gamma^4 e' -\frac{2583}{32}\gamma^2 e^2 e'\right)\frac{n'^2}{n^2} +\frac{3321}{64}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3} +\frac{16713}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} \\ &+\frac{1071}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} -\frac{189}{256}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} +\frac{63}{16}\gamma^4 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{81}{128}\gamm... » 15797900 wikitext text/x-wiki <math> \begin{aligned} (467)\quad &+m'\frac{a^2}{a'^3}\Bigg\{ -\frac{5355}{32}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} +\left(\frac{567}{32}\gamma^2 e' -\frac{1575}{32}\gamma^4 e' -\frac{2583}{32}\gamma^2 e^2 e'\right)\frac{n'^2}{n^2} +\frac{3321}{64}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3} +\frac{16713}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} \\ &+\frac{1071}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} -\frac{189}{256}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} +\frac{63}{16}\gamma^4 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{81}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} +\frac{27}{16}\gamma^4 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{21}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} \\ &+\frac{21}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{9}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{9}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{27}{16}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{63}{16}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} \\ &+\frac{675}{32}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'}{n} +\frac{10125}{128}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{525}{16}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'}{n} +\frac{4125}{128}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} -\frac{3375}{128}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} \\ &-\frac{375}{64}\gamma^2 e'\frac{a^2}{a'^2} -\frac{525}{256}\gamma^2 e^4 e' -\frac{2025}{64}\gamma^2 e^2 e'\frac{n'^2}{n^2} +\frac{459}{64}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3} +\frac{5931}{256}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} \\ &-\left(\frac{189}{256}\gamma^2 e' -\frac{567}{256}\gamma^4 e' +\frac{2079}{512}\gamma^2 e^2 e'\right)\frac{n'^2}{n^2} +\frac{81}{128}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3} +\frac{77679}{16384}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} \\ &-\left(\frac{27}{256}\gamma^2 e' -\frac{189}{256}\gamma^4 e' +\frac{297}{512}\gamma^2 e^2 e'\right)\frac{n'^2}{n^2} -\frac{81}{256}\gamma^2 e'\frac{n'^3}{n^3} +\frac{8505}{16384}\gamma^2 e'\frac{n'^4}{n^4} \Bigg\} \\ &\times \cos(2h-2h'-2g'-3l'). \end{aligned} </math> <math> \begin{aligned} (468)\quad &\frac{51}{4}\gamma^2 e'^2 -\frac{51}{4}\gamma^4 e'^2 +\frac{153}{8}\gamma^2 e^2 e'^2 -\frac{115}{4}\gamma^2 e'^4 \\ &+m'\frac{a^2}{a'^3}\Bigg\{ \left(\frac{81}{32}\gamma^2 e'^2 -\frac{243}{32}\gamma^4 e'^2 +\frac{567}{64}\gamma^2 e^2 e'^2\right)\frac{n'}{n} +\frac{243}{64}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} \\ &+\left(\frac{189}{16}\gamma^2 e'^2 -\frac{567}{16}\gamma^4 e'^2 +\frac{1323}{32}\gamma^2 e^2 e'^2\right)\frac{n'}{n} +\frac{51}{8}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} +\frac{1989}{128}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} \\ &+\frac{51}{8}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} -\frac{153}{128}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} +\frac{27}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} -\frac{585}{256}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} -\frac{729}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} -\frac{22599}{256}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} \\ &-\frac{1701}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} -\frac{14823}{64}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} +\frac{63}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} -\frac{45}{64}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} +\frac{63}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} -\frac{171}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} \\ &+\frac{63}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} +\frac{333}{32}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} +\frac{27}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} -\frac{999}{128}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} +\frac{27}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} +\frac{999}{128}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} \\ &+\frac{51}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} +\frac{3383}{256}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} -\frac{1377}{16}\gamma^2 e'^2\frac{n'^2}{n^2} -\frac{92259}{256}\gamma^2 e'^2\frac{n'^3}{n^3} \Bigg\}. \end{aligned} </math> 6mg9yx9smd6bcp2jmdujv6zq3gd7v9p