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* Ce modèle contient la liste des 20 derniers textes ajoutés à Wikisource. *
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* pensez à déplacer le dernier au début de la seconde liste *
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:*<big>'''Insérez''' les nouveaux textes en tête de cette liste</big>
:{{m|Nouveauté|titre|auteur|complément}}
: <small>''Autres paramètres'' :
::*<code>|4=titre différent</code>, <code>|5=auteur différent</code>,
::*<code>|auteur1=premier</code>, <code>|auteur2=second auteur</code>
: ''Autres éléments'' :
::*{{m|Présentation|Titre/Présentation}} = {{Présentation|La Dette/Présentation}}
::*{{m|e|{{m|vert|Projet}}}} = {{e|{{vert|L’Échelle}}}}
::*{{m|pam}}={{pam}}</small>
:*<big>'''Déplacez''' les derniers textes dans la seconde liste</big>
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<!--LISTE DES 20 DERNIÈRES NOUVEAUTÉS -->
</noinclude><div style="font-size:90%; text-align:left; margin-left:-1.3em;">
# {{Nouveauté|Le Fils de Lagardère (théâtre)|Paul Féval fils|1908}}
# {{Présentation|Coralie l’inconstante/Présentation}} {{Nouveauté|Coralie l’inconstante|Angélique Arnaud|1843|Coralie l’inconstante suivi de Loïsa Bianchini}}
# {{Nouveauté|Code gourmand|Horace Raisson|1923}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|L’Hermite du mont Saint-Valentin|Fanny Tercy|1821}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ABSOLUTION GÉNÉRALE|Auguste Beugnet|[[Dictionnaire de théologie catholique]]|Absolution générale}}
# {{Nouveauté|Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)|Jules Gilliéron|1880}}
# {{Nouveauté|Le Secret des corporations|Joséphin Péladan|1905}}
# {{Nouveauté|Les Cœurs les plus farouches|James Oliver Curwood|1926}}
# {{Nouveauté|L’Art du théâtre (Riccoboni)|Antoine-François Riccoboni|1750|L’Art du théâtre|François Riccoboni}}
# {{Nouveauté|Description d’Ukranie|Guillaume Le Vasseur de Beauplan|1660}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur l’organisation et les rapports naturels des Tardigrades|Louis Michel François Doyère|1842}}
# {{Nouveauté|Les Fabliaux|Joseph Bédier|1895}}
# {{Nouveauté|Sous le signe du dragon|Paul Claudel|[1910] 1948}}
# {{Nouveauté|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or|Anonyme|1401-1500}}
# {{Nouveauté|Sganarelle/Édition Louandre, 1910|Molière|[1660] 1910|Sganarelle}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs d’or|James Oliver Curwood|[1926] 1997}}
# {{nouveauté|Bon sang ne peut mentir|Marie-Eugène Alphonse Denis|1913|Bon sang ne peut mentir}}
# {{nouveauté|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache|Jacques Paquin|1838|Journal historique des événemens arrivés à Saint Eustache}}
# {{nouveauté|Mélanges de poésie et de prose par Madame la Comtesse de Vidampierre|Madame de Vidampierre|1777|Mélanges de poésie et de prose}}
# {{Nouveauté|Monographie du château de Salses|Alexandre Ratheau|1860}}
</div><br />
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<noinclude>
<!--LISTE DES AUTRES NOUVEAUTÉS -->
'''Textes précédents (non affichés sur la page d’accueil)'''
: ''(déplacez les éléments en excès depuis la fin de la liste précédente vers la tête de la liste suivante ; quand la liste ci-dessous devient trop longue, transférez la fin de la liste vers la page d’archive, qu’on n’est plus obligé de modifier à chaque fois.)''
# {{Nouveauté|Le Nouveau Spectateur, 01 avril 1776|Le Fuel de Méricourt|1776|Le Nouveau Spectateur, Nº. 1}}
#{{Présentation|La Maison de verre/Présentation}} {{Nouveauté|La Maison de verre| Édouard Demarchin|1891|5=E. D.}}
# {{Nouveauté|Oncle Anghel (recueil)|Panaït Istrati|4=Oncle Anghel|1924}}
# {{Nouveauté|Nouvelle histoire de Mouchette|Georges Bernanos|[1937] 1946}}
# {{Nouveauté|Aventures merveilleuses de Huon de Bordeaux|Gaston Paris|1898}}
#{{Présentation|Cydalise ou le Péché dans le miroir/Présentation}} {{Nouveauté|Cydalise ou le Péché dans le miroir|Anonyme|1930|5=attribué à Johannès Gros}}
# {{Nouveauté|Le petit chansonnier des sectateurs de Comus|Anonyme|1835}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Monsieur Ouine|Georges Bernanos|1947}}
# {{Nouveauté|Annales (Tacite)|Tacite|{{trad.}} [[Auteur:Jean-Louis Burnouf|Burnouf]], 1863|Annales}}
# {{Nouveauté|Fables de Fénelon|Fénelon|1800}}
# {{Nouveauté|Les Chasseurs de loups|James Oliver Curwood|1929}}
# {{Nouveauté|Partage de midi (1949)|Paul Claudel|1949|Partage de midi}}
#{{Présentation|Les Délices libertines/Présentation}} {{Nouveauté|Les Délices libertines|Johannès Gros|5=Jacqueline de Lansay|1934}}
# {{Nouveauté|Contestation de l’élection de l’Hon. Hector Langevin|Adolphe-Basile Routhier|1876}}
# {{Nouveauté|L’Œuvre dramatique de Richard Wagner||1886|auteur1=Albert Soubies|auteur2=Charles Malherbe}}
# {{Nouveauté|Les Consultations charitables pour les malades|Théophraste Renaudot|1640}}
# {{Nouveauté|Le Soulier de satin|Paul Claudel|[1929] 1941}}
#{{Présentation|Teleny, étude physiologique/Présentation}} {{Nouveauté|Teleny, étude physiologique|Oscar Wilde|1934}}
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 6}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 6|Souvenirs entomologiques, sixième série]]'', 1899
# {{Nouveauté|Œuvres posthumes (Françoise de Graffigny)|4=Œuvres posthumes|Françoise de Graffigny|1775}}
# {{Nouveauté|L’Impromptu de Paris|Jean Giraudoux|1937}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Turcs|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1919}}
# {{Nouveauté|Un corsaire sous la Terreur|Gabriel de La Landelle|1879 {{T|({{5e}} éd.)|84}}}}
# {{Présentation|Le Joujou mystérieux/Présentation}} {{Nouveauté|Le Joujou mystérieux|Anonyme|1780}}
# {{Nouveauté|L’Amazone rouge|Rachilde|1931}}
# {{Nouveauté|Le Nouvel Icare|4=Le Nouvel Icare (Imagerie d’Épinal)|Anonyme|1877}}
# {{Nouveauté|En tonneaux|Anonyme|1893}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Les recettes d’une Dame du Monde|Madame X***|1896}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
#{{Présentation|Régine (Queeny)/Présentation}} {{Nouveauté|Régine (Queeny)|4=Régine|Anonyme|1916}}
# {{Nouveauté|Montauciel en goguette|Anonyme|1850}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Aviation de France|René de Narbonne|1944}}
# {{Nouveauté|Isaac, le tresseur de fil de fer|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Un mariage en province|Léonie d’Aunet|1858}}
# {{Nouveauté|La petite Lotte|Simone Bodève|1907}}
#{{Présentation|Sous le ciel bleu/Présentation}} {{Nouveauté|Sous le ciel bleu|Georges Belz de Villas|1884}}
# {{Nouveauté|L’Histoire de don Quichotte de la Manche|Miguel de Cervantes Saavedra|{{trad.}} [[Auteur:César Oudin|C. Oudin]] et [[Auteur:François de Rosset|F. de Rosset]], [1605-1615] 1884}}
#{{Présentation|Vingt ans de la vie d’une jolie femme/Présentation}} {{Nouveauté|Vingt ans de la vie d’une jolie femme|Anonyme|1894|5=Julia R.}}
# {{Nouveauté|Les Livres chinois avant l’invention du papier|Édouard Chavannes|1905}}
#{{Présentation|Fétichisme amoureux/Présentation}} {{Nouveauté|Fétichisme amoureux|Alphonse Momas|1923|5=L’Érotin}}
# {{Nouveauté|Domnitza de Snagov|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|Le Crime de la Cinquième Avenue|Anna Katharine Green|1886}}
# {{Nouveauté|L’Empreinte du dieu|Maxence Van der Meersch|1936}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
#{{Présentation|Vénus dans l’Inde/Présentation}} {{Nouveauté|Vénus dans l’Inde|Charles Devereux|1914|5=Charles Dévereux}}
# {{Nouveauté|Bas les armes !|Bertha von Suttner|1899}}
# {{Présentation|Histoire d’un dictionnaire latin/Présentation}} {{export|Histoire d’un dictionnaire latin}} '''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''', ''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905
# {{Présentation|Nymphes dansant avec des satyres/Présentation}} {{export|Nymphes dansant avec des satyres}} '''[[Auteur:René Boylesve|René Boylesve]]''', ''[[Nymphes dansant avec des satyres]]'', 1920
#{{Présentation|Secrets de poste/Présentation}} {{Nouveauté|Secrets de poste|Alphonse Momas|1891|5=Le Nismois}}
# {{Nouveauté|Fables et légendes du Japon|Claudius Ferrand|1903}}
# {{Nouveauté|Les Paris sont ouverts|Claude Cahun|1934}}
#{{Présentation|Satan et Ève/Présentation}} {{Nouveauté|Satan et Ève|Anonyme|1832}}
# {{Nouveauté|Héroïnes|Claude Cahun|1925}}
# {{Nouveauté|L’Amour libre|Madeleine Vernet|1925}}
# {{Présentation|Ma vie secrète (trad. Perceau)/Présentation}} {{export|Ma vie secrète (trad. Perceau)}}'''[[Auteur:Henry Spencer Ashbee|Henry Spencer Ashbee]]''', [[Ma vie secrète (trad. Perceau)|Ma vie secrète]], traduction [[Auteur:Louis Perceau|Louis Perceau]], 1923
# {{Nouveauté|Lettres sur l’Atlantide de Platon et sur l’ancienne histoire de l’Asie|Jean Sylvain Bailly|1779}}
# {{Nouveauté|Le Mariage des couleurs|Maurice Bedel|1951}}
# {{Nouveauté|L’Ami des lois|Jacques-Claude Martin de Mariveaux|1775|5=Martin de Mariveaux}}
# {{Nouveauté|Pensées (Pascal, éd. Brunschvicg)|Blaise Pascal|{{éd.}} [[Auteur:Léon Brunschvicg|Brunschvicg]], [1904] 1921-1925|4=Pensées}}
# {{Nouveauté|Les Cariatides (Théodore de Banville)|Théodore de Banville|[1842] 1889|4=Les Cariatides}}
# {{Nouveauté|Voyage de Jérôme aux États-Unis d’Amérique|Maurice Bedel|1953}}
# {{Nouveauté|Jeanne de Mauguet|Claude Vignon|1861}}
# {{Nouveauté|Le Pâtissier Royal Belge illustré|Émile Le Graive|1922}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Présentation des Haïdoucs|Panaït Istrati|1925}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/JACQUES D’ÉDESSE|Eugène Tisserant|Dictionnaire de théologie catholique|Jacques d’Édesse}}
# {{Présentation|Amours perverses/Présentation}} {{Nouveauté|Amours perverses|Anonyme|1912|5=Philédonis}}
# {{Présentation|La Tourelle de Saint-Étienne/Présentation}} {{Nouveauté|La Tourelle de Saint-Étienne| Anonyme|vers 1830}}
# {{Présentation|Le Journal intime d’une soubrette/Présentation}} {{Nouveauté|Le Journal intime d’une soubrette|Anonyme|1930|5=Par ***}}
# {{Présentation|La Bourgeoise pervertie/Présentation}} {{Nouveauté|La Bourgeoise pervertie|André Ibels|1930}}
# {{Présentation|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)/Présentation}} {{Nouveauté|Mes amours avec Victoire (éd. augmentée)|Édouard Demarchin|1889|5=E. D}}
# {{Présentation|Les Carbonari de l’amour/Présentation}} {{Nouveauté|Les Carbonari de l’amour|Alphonse Momas|1902|5=V. d’Andorre}}
# {{Présentation|La Vertu de la sœur Agnès/Présentation}} {{Nouveauté|La Vertu de la sœur Agnès|Anonyme|1891}}
# {{Nouveauté|Variations guesdistes|Émile Pouget|La Sociale, 1897}}
# {{Nouveauté|Le Supplice de Phèdre|Henri Deberly|1926}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Nerrantsoula|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Le phénomène humain (Teilhard de Chardin)|Pierre Teilhard de Chardin|1955|Le phénomène humain}}
# {{Présentation|Le Manuel du libertin/Présentation}} {{Nouveauté|Le Manuel du libertin| Anonyme|1914}}
# {{Présentation|Le Précurseur (Fréhel)/Présentation}} {{Nouveauté|Le Précurseur (Fréhel)|Jacques Fréhel|1905|Le Précurseur}}
# {{Présentation|Château-Gaillard/Présentation}} {{Nouveauté|Château-Gaillard|Claude Vignon|1874}}
# {{Nouveauté|Le Laurier d’Apollon|Maurice Bedel|1936}}
# {{Nouveauté|Le Fellah|Edmond About|1883}}
# {{Présentation|Le Nouveau chatouilleur pour dames/Présentation}} {{Nouveauté|Le Nouveau chatouilleur pour dames|Anonyme|1795 (1890 ?)}}
# {{Nouveauté|Mémoire sur les rapports naturels des Makis, Lemur, L. et description d'une nouvelle espèce de mammifère|Étienne Geoffroy Saint-Hilaire|1796}}
# {{Nouveauté|Jérôme 60° latitude nord|Maurice Bedel|1927}} {{e|[[Portail:Prix Goncourt|Prix Goncourt]]}}
# {{Nouveauté|Le Vérificateur des dates|Aimé Paris|1866}}
# {{Nouveauté|Mikhaïl|Panaït Istrati|1927}}
# {{Nouveauté|Et nunc manet in te|André Gide|1951}}
# {{Nouveauté|Éricie ou la Vestale|Jean-Gaspard Dubois-Fontanelle|1768|5=Joseph-Gaspard Dubois-Fontanelle}}
# {{Nouveauté|L’honorable paix japonaise|Jean Escarra|1938}}
# {{Nouveauté|L’Art de jetter les Bombes|François Blondel|1685}}
# {{Nouveauté|Codine|Panaït Istrati|1926}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau bleu (Bayard et Varner)||1836|L’Oiseau bleu|auteur1=Jean-François Bayard|auteur2=Antoine-François Varner}}
# {{Nouveauté|La Montagne magique|Thomas Mann|{{trad.}} [[Auteur:Maurice Betz|Maurice Betz]], [1924] 1931}}
# {{Nouveauté|La Place de l’homme dans la nature|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Le Droit à la vie et le minimum de salaire|Gabrielle Duchêne|1917}}
# {{Nouveauté|L’Éducation en vue de la paix|Gabrielle Duchêne|1925}}
# {{Nouveauté|La Femme en U.R.S.S.|Gabrielle Duchêne|1934}}
# {{Nouveauté|Le Supplice d’une queue|François-Paul Alibert|1931}}
# {{Nouveauté|Bécassine mobilisée|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1918}}
# {{Nouveauté|Mon noviciat, ou les joies de Lolotte (éd. Poulet-Malassis)|André-Robert Andréa de Nerciat|1864|4=Mon noviciat, ou les joies de Lolotte|5=Andréa de Nerciat}}
# {{pam}} {{Nouveauté|Le Tonnelier|Nicolas-Médard Audinot|1765}}
# {{Nouveauté|Le Carnet vert|Henriette d’Angeville|1900}}
# {{Nouveauté|Dictionnaire de théologie catholique/ZACHARIE LE RHÉTEUR| Gustave Bardy|1950|Zacharie le rhéteur, Dictionnaire de théologie catholique}}
# {{Nouveauté|Bécassine chez les Alliés|auteur1=Caumery|auteur2=Édouard Zier||1917}}
# {{Nouveauté|Bécassine pendant la guerre|auteur1=Caumery|auteur2=Joseph Pinchon||1916}}
# {{Présentation|La Dette/Présentation}} {{Nouveauté|La Dette|Jacques Morel|1905}}
# {{Nouveauté|Le Cœur de la Matière|Pierre Teilhard de Chardin|1976}}
# {{Nouveauté|La Rose de sang|Louise Hervieu|1953}}
# {{nouveauté|Description et Histoire naturelle du Groenland|Hans Egede|[1729] 1763}}
# {{export|Le Chevalier d’Éon (comédie)}} '''[[Auteur:Jean-François Bayard|Bayard]], [[Auteur:Dumanoir|Dumanoir]]''', ''[[Le Chevalier d’Éon (comédie)]]'', 1837
# {{Nouveauté|Amok (recueil)|Stefan Zweig|1930}}
# {{export|Révoltée !}} '''[[Auteur:Claude Vignon|Claude Vignon]]''', ''[[Révoltée !]]'', 1879
# {{Nouveauté|Les Incas, ou la Destruction de l’empire du Pérou|Jean-François Marmontel|1777}}
# {{Nouveauté|Madame Adonis|Rachilde|1929}}
# {{Nouveauté|Le Crime|Louise Hervieu|1937}}
# {{export|La Bretagne (Janin)}} '''[[Auteur:Jules Janin|Jules Janin]]''', ''[[La Bretagne (Janin)|La Bretagne]]'', 1844
# {{Nouveauté|Comment je crois|Pierre Teilhard de Chardin|1969}}
# {{export|3500 milles d’enfer}} '''[[Auteur:Alexandre Huot|Paul Verchères]]''', ''[[3500 milles d’enfer]]'' 1848
# {{Nouveauté|Science et Christ|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{Nouveauté|Genèse d’une pensée (Lettres 1914-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1961}}
# {{export|Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''[[Auteur:Anonyme|Anonyme]]''', ''[[Actualités. Insurrection de Paris : Incendie du palais des Tuileries (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)]]'', 1871
# {{Nouveauté|La médecine dans l’art|Félix Desvernay|1911}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{export|Les Souhaits (Mlle ***)}} '''[[Auteur:Anonyme|{{Mlle|***}}]]''', ''[[Les Souhaits (Mlle ***)|Les Souhaits]]'', 1742
# {{Nouveauté|Les Poètes de la Ripaille|Collectif|1910}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Sangs|Louise Hervieu|1936}}
# {{Nouveauté|Récit de François Kaondinoketc, chef des Nipissingues (tribu de race algonquine)|François Kaondinoketc|1848}}
# {{Nouveauté|L’Art d’utiliser ses fautes, d’après Saint François de Sales|Joseph Tissot (prêtre)|1878}}
# {{Nouveauté|Les Papillons et les Enfants|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|Écrits du temps de la guerre (1916-1919)|Pierre Teilhard de Chardin|1965}}
# {{export|Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique}} '''[[Auteur:Anonyme|Effe Géache]]''', ''[[Une nuit d’orgies à Saint-Pierre Martinique]]'', 1892
# {{Nouveauté|Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|Jean Rambosson|1868}} {{e|[[Wikisource:Projets communautaires/Mission Gourmande|Mission gourmande]]}}
# {{Nouveauté|Tels qu’ils furent|Édouard Estaunié|illus. [[Auteur:Pierre Lissac|Pierre Lissac]], 1929}}
# {{Nouveauté|Le Milieu divin|Pierre Teilhard de Chardin|1957}}
# {{Nouveauté|L’Oiseau mécanique|Horace Van Offel|1907}}
# {{Nouveauté|L’Amérique vivante|Henri Hauser|1924}}
# {{Nouveauté|La Maniere de enter et planter en iardins|Anonyme|1494}}
# {{Nouveauté|Les Mystères de Saint-Pétersbourg|Ivan Doff|1888}}
# {{Nouveauté|Un pauvre devant Dieu|Louise Crombach|1845}}
# {{Nouveauté|La Sorcière d’Ecbatane|Jane de la Vaudère|1906}}
# {{Nouveauté|Les Mammifères de l’éocène inférieur français et leurs gisements|Pierre Teilhard de Chardin|1921}}
# {{Présentation|Histoire d’une sous-maîtresse/presentation}} {{nouveauté|Histoire d’une sous-maîtresse|Adèle Battanchon|1861|5=Adèle Esquiros}}
# {{nouveauté|Réminiscences (Hervieu)|Louise Hervieu|1946|4=Réminiscences}}
# {{Nouveauté|L’Art d’être une bonne mère|Pauline Fréchette|1923}}
# {{Nouveauté|L’Apparition de l’Homme|Pierre Teilhard de Chardin|1956}}
# {{Nouveauté|Portraits jaunes|Lucien Vigneron|1896}}
# {{Nouveauté|À la Brebis sans tache (recueil)|Marie-Louise Pailleron|1936}}
# {{Nouveauté|Le Pain dur|Paul Claudel|1918}}
# {{export|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)}} '''Charles Malbran''', graveur, ''[[Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville (Imagerie d’Épinal — Estampe 1871)|Guerre de 1870-1871 — Défense héroïque de Belfort par le brave colonel Denfert, la garnison et les habitants de la ville]]'', 1871
# {{Nouveauté|La Vie tragique de Geneviève|Louise Compain|1912}}
# {{export|Œuvres mêlées}} '''[[Auteur:Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon|Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon]]''', ''[[Œuvres mêlées]]'', 1696
# {{export|L’Otage (Claudel)}} '''[[Auteur:Paul Claudel|Paul Claudel]]''', ''[[L’Otage (Claudel)|L’Otage]]'', [1911] 1923
# {{export|Souvenirs entomologiques/Série 10}} '''[[Auteur:Jean-Henri Fabre|Jean-Henri Fabre]]''', ''[[Souvenirs entomologiques/Série 10|Souvenirs entomologiques, Dixième série]]'', 1909
# {{Nouveauté|Le Pur et l’impur|Colette|[1932] 1985}}
# {{Nouveauté|Monseigneur Henry Verjus|Jean Vaudon|1899}}
# {{Nouveauté|Heures de prison|Marie Capelle|1855}}
# {{Nouveauté|Les Voix du silence/La Tour d’ivoire|Victor de Laprade|1865}}
# {{Nouveauté|L’Arbre qui saigne|François-Paul Alibert|1907}}
# {{Nouveauté|Aux Femmes Françaises (affiche 1914)|René Viviani|1914}}
# {{export|Le Diable dupé par les femmes}} '''[[Auteur:Anonyme|F.-N. Henry]]''', ''[[Le Diable dupé par les femmes]]'', frontispice de [[Auteur:Félicien Rops|Félicien Rops]] {{t|Enfer de la BNF|90}}, 1881
# {{nouveauté|Le bienheureux J.-Gabriel Perboyre|Jean Vaudon|1890}}
# {{Nouveauté|Déclaration européenne sur les droits et principes numériques pour la décennie numérique|Commission européenne|2022}}
# {{export|La Liberté civile (Quatrième édition 1872)}} '''[[Auteur:Jules Simon|Jules Simon]]''', ''[[La Liberté civile (Quatrième édition 1872)|La Liberté civile]]'', 1872
# {{Nouveauté|Le Japon intime|Andrée Viollis|1934}}
# {{Nouveauté|Domenica|Marceline Desbordes-Valmore|1843}}
# {{Nouveauté|Les Singes et le Pélican poursuivis par le Serpent enragé (Imagerie d’Épinal — Estampe 1897)|Anonyme|1897}}
# {{export|Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)}} '''[[Auteur:Roger de Bussy-Rabutin|Roger de Bussy-Rabutin]]''', ''[[Histoire amoureuse des Gaules (éd. Originale)|Histoire amoureuse des Gaules]]'', 1665
# {{Nouveauté|Album primo-avrilesque|Alphonse Allais|1897}}
# {{export|La Mort à Venise}} '''[[Auteur:Thomas Mann|Thomas Mann]]''', ''[[La Mort à Venise]]'', {{trad.}} [[Auteur:Félix Bertaux|F. Bertaux]] et [[Auteur:Charles Sigwalt|Ch. Sigwalt]], [1912] 1929
# {{Nouveauté|Le Père humilié|Paul Claudel|1920}}
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</div>
Voir pages d’archives :
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/Global|Global]]
* [[Wikisource:Liste des nouveautés/1000|1000 premières]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2000|2000 premières]]
* Années : [[Wikisource:Liste des nouveautés/2014|2014]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2015|2015]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2016|2016]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2017|2017]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2018|2018]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2019|2019]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2020|2020]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2021|2021]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2022|2022]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2023|2023]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2024|2024]], [[Wikisource:Liste des nouveautés/2025|2025]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="YannBot" />504 LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE</noinclude>dans sa recherche, mais on adorait comme vérité tout ce qui se
présentait comme telle, sans aucun souci de l'intérêt qui pou-
vait s'y attacher. En parcourant traités et articles, il vous arri-
vait alors do dire que tout cela semblait en etîet assez solide-
ment établi, mais que vous ne voyiez pas d'être au monde que
cela pût intéresser. La vérité de ce temps était souvent
ennuyeuse ; je dirais même qu'elle y mettait une certaine
coquetterie, ne voulant être aimée que d'un amour pur et désintéressé.
Mais bientôt la vérité devint moins prétentieuse. Les temps
avaient changé, elle dut pour suppléer aux attraits qu'elle avait
perdus ou qu'on avait cessé de lui reconnaître se rendre intéressante. C'est alors qu'on vit des auteurs savants annoncer dans
leurs préfaces, que, quoi que les titres de leur ouvrage ne le fissent pas prévoir, les lecteurs y trouveraient une solution à des
questions qui devaient les préoccuper beaucoup, parce qu'étant
de toute actualité. C'est ainsi que la vérité promettait à tous ceux
qui voulaient l'entendre, que, désormais, ils ne s'ennuieraient
plus avec elle, ce qui d'ailleurs la plupart du temps n'était qu'une
façon de parler.
Les temps troublés qui suivirent étaient peu faits pour
accroître le prestige de la vérité. On lui en voulait de n'être
que la vérité et de faire la plupart du temps besogne inutile,
voire même dangereuse, parce que sans rapport avec les événements du jour. Il lui arrivait aussi de sourire parfois quand on
annonçait des victoires, ce qui lui valut d'être traitée de mauvaise citoyenne. Mais cela sort de mon sujet. Disons seulement
qu'à force de se voir délaissée, elle devint gauche et timide.
Ayant perdu la confiance en elle-même, un peu dépitée d'ailleurs
et déçue, elle vit bien que si elle trouvait encore des adorateurs,
les temps n'étaient plus où elle pouvait mener une existence
purement contemplative.
Un terrible problème semble se poser aujourd'hui : celui du
sens et de la valeur de la vérité. Je ne parle pas de la question
de Pilate : qu'est-ce que la vérité ? c'est un problème d'ordre
déjà ancien, et qui intéresse les philosophes. A quoi bon la
vérité, devons-nous dire aujourd'hui. Je ne sais si je me trompe,
mais il me semble que pareille question se posera bien plus
pour les savants, qui auront grandi pendant la guerre, que pour<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="YannBot" />NOTES 505</noinclude>ceux d'avant-guerre. Avant de s'engager dans de longues
recherches, ils hésiteront ; se contentant moins facilement
d'avoir fait une découverte, ils voudront en connaître la portée
morale et pratique, et ses multiples répercussions. Une curiosité
intellectuelle, la jouissance spirituelle, l'application d'une
méthode, l'idée qui en fait naître d'autres, ne seront plus des
motifs suffisants pour justifier l'effort qui tend vers la vérité. A-
t-on droit à la vérité, à la vérité sans épithète, à la vérité qui
pour tout témoignage, ne s'offre qu'elle-même, se demanderont-
ils peut-être. Ils ressembleront alors au jeune artiste qui, devant
un corps de femme, hésite et se trouble : après tout tu n'es que
belle, dit-il ; il cherche une justification, et sa peinture deviendra
un manifeste.
L'attitude de scepticisme qu'on observe beaucoup moins
envers la vérité qu'envers sa valeur et l'intérêt qu'elle pourrait
comporter en elle-même, prédispose l'esprit à toutes sortes de
pragmatismes. La vérité reçoit des valeurs par l'extérieur, ou
même, elle n'existe qu'en fonction de ces valeurs. Vrai sera
désormais ce qui rend, ce qui a de l'efficacité. En émettant une
thèse, vous faites un placement social ; d'après ce qu'il rapporte
vous jugerez si vous avez raison ou tort. Si votre placement a
été bon, vous avez été dans le vrai, sinon vous vous êtes
trompe, et votre thèse doit être écartée. C'est ainsi que vous
serez parfaitement justifié, en disant que ce qui remonte le
moral doit être vrai. On ne peut cependant ignorer que ce qui
remonte le moral des uns, abaisse celui des autres. Il y aura
donc plusieurs vérités ; il y en aura autant qu'il y a de nations.
Le pragmatisme social, pour tendre dans chaque cas particulier
à l'absolu, aboutit en fait, et vu les circonstances, au relativisme, à un relativisme national.
Comprenez-vous maintenant pourquoi le socialisme et le
prussianisme ne font qu'un ? Le prussianisme c'est le socialisme ; voilà qui est trouvé, voilà qui fait du bien. Le lecteur
est fier, il se voit comme l'homme de l'avenir, il est content ; et
c'est beaucoup de faire des contents dans un temps où personne
ne l'est ; mais est-ce là aussi la meilleure preuve qu'on puisse
donner d'une vérité ?
Vous vous demandez peut-être : quand la vérité recouvrera-
t-elle son indépendance ? Je ne saurais vous donner de préci-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="YannBot" />250 DU CONTRAT SOCIAL.</noinclude>au milieu de l’espece humaine », dit l’homme independant, que le
sage étouffe ; a mais il faut que je sois malheureux, ou que je fasse le
malheur des autres, et personne ne m’est plus cher que moi.» eC’est
vainement, pourra-t-il ajouter, que je voudrais concilier mon in-
térét avec celui d’autrui : tout ce que vous me dites des avantages de
la loi sociale pourrait étre bon, si, tandis que je l’observerais scrupuleusement envers les autres, j’étais sur qu’ils l'observeraient tous
envers moi; mais quelle sureté pouvez-vous me donner la-dessus, et
ma situation peut-elle étre pire que de me voir exposer a tous les
maux que les plus forts voudront me faire, sans oser me dédommager sur les faibles ? Ou donnez-moi des garanties contre toute entre-
prise injuste, ou n'espérez pas que je m’en abstienne à mon tour.
Vous avez beau me dire qu’en renoncant aux devoirs que m’impose
la loi naturelle,je me prive en méme temps de ses droits et que mes
violences autoriseront toutes celles dont on voudra user envers moi.
J’y consens d’autant plus volontiers que je ne vois point comment
ma moderation pourrait m’en garantir. Au surplus, ce sera mon affaire de mettre les forts (1) dans mes intéréts, en partagcant avec eux
les dépouilles des faibles : cela vaudra mieux que la justice pour mon
avantage et pour ma sftreté (a). » La preuve que c’est ainsi qu°eiit rai-
agisse envers nous n'a de vrai fondement que la conscience et le sentiment, car ou est
la raison precise d’agir étant moi, comme si i`étais un autrc, surtout quand ie suis moralement sur de ne yamais me trouver dans le meme cas? Et qui me répondra qu’en suivant bien fidelement cette maxime, Pobtiendrai qu‘on la suive de meme avec moi? Le
méchant tire avantage de la probité du juste et de sa propre injustice; il est bien aise
que tout le monde soit iuste excepte lui. Cet accord, quoi qu‘on dise. n'est pas fort
avantageux aux gens de bien.
(1) ''Ceux qui seront plus forts que moi''.
(a) Voir l`article Droit naturel (Morale) dans le tome V de l`Euqvclopédie. Cet article, qui n’est pas signé et auquel renvoie Particle Economic politique du meme recueil,
est d'ordinaire attribué a Diderot.·— Mais quels reproches pourrons—nous faire al Phomme
tourmenté par des passions si violentes, que la vie meme lui devient un poids onereux
s'il ne les satisfait, et qui, pour acquerir le droit dc disposer de Pexistencc des autres,
leur abandonne la sienne. Que lui repondrons·nous s'il dit intrepidcment : ¤ Je sens que
ie porte Pépouvante et le trouble au milieu de Pespece humaine, mais il faut ou que ie
sois malheureux ou que ie fasse le malheur des autres, et personne ne m‘est plus eher
que ie ne le suis a moi-meme. Qu°on ne me reproche point cette abominable predilection. (
Elle n'est pas libre,c°est la voix de la nature qui nc s`explique iamais plus fortement en moi, que quand elle me parle en ma faveur. Mais n’est-ce que dans mon coeur qu`elle se fait entendre avec la meme violence ? O hommes l c’est it vous que i°en appelle, quel
est celui d‘emre vous qui sur le point de mourir ne racheterait pas sa vie aux depens de
la plus grande partie du genre humaln, s'il etait sur de Pimpunité et du secret : Mais• (
continuerait-il, je suis equitable et sincere. Si mon bonheur demande que ie me défasse (
de toutes les existences qui me seront importunes, il faut aussi qu‘un indnvidu quel qu‘il soit puisse se défaire de la mienne, s'il en est importune. La raison le veut, et i°y souscris. Je ne suis pas assez iniuste pour cxiger d‘un autre un sacrifice que ie ne veux point
lui faire... • Que repondrons-nous done a notre raisonneur violent avant que de l'etouffer? — Voir aussi Discours sur Plnégalité : ll est a propos... de nous déiier de nos prejuges jusqu‘a ce que la balance a la main on ait examine s'il y a plus de vertus que de
vices parmi les hommes civilises, ou si leurs vertus sont plus avantageuses que leurs
vices ne sont funestes ou si le progres de leurs connaissances est un dédommagement
suffisant des maux qu’ils se font mutuellement a mesure qu`ils s`instruisent du bien<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Burnouf - Dictionnaire classique sanscrit-français.djvu/27
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" /><div style="width:60%; margin:auto auto">{{nr|{{sa|अत्य}} ''atya''|— 15 —|{{sa|अद्}} ''ad''}}</div></noinclude><nowiki />
'''{{lang|sa|अतिसंधान}}''' ''atisańďâna'' n. (''ďâ'') action de sortir des conventions ; perfidie.
'''{{lang|sa|अतिसर्ज}}''' ''atisarj́a'' m. (''sṛj́'') donation, don, présent ; abandon de qqc.
''atisarj́ana'' n. mms. ‖ gages, appointements.
'''{{lang|sa|अतिसार}}''' ''atisâra'' m. (''sṛ'') courante, diarrhée.
''atisârakin'' a. qui a la diarrhée.
'''{{lang|sa|अतिसृजामि}}''' ''atisṛj́âmi'' 6, (sṛj́) laisser, abandonner ; ‖ donner.
'''{{lang|sa|अतिस्पर्श}}''' ''atisparça'' m. (''spṛç'') tact trop fort des organes dans la prononciation de l’''r'', tg.
'''{{lang|sa|अतिहसित}}''' ''atihasita'' n. (''has'') fort hennissement.
''atihâsa'', m. mms.
'''{{lang|sa|अतीत}}''' ''atîta'' pp. de ''atyêmi'' : trépassé, mort. — Gér. ''atîtya'', ayant passé au travers.
'''{{lang|sa|अतीन्द्रिय}}''' ''atîndriya'' a. (''indriya'') qui dépasse la portée des sens.
'''{{lang|sa|अतीव}}''' ''atîva'' adv. (''iva'') beaucoup.
'''{{lang|sa|अतुल}}''' ''atula'' a. (tulâ) sans égal, incomparable.
'''{{lang|sa|अतृप्त}}''' ''atṛpta'' pp. nég. (''tṛp'') mécontent.
'''{{lang|sa|अत्क}}''' ''atka'' a. (''at'') marcheur. — S. m. membre.
'''{{lang|sa|अत्ता}}''' ''attâ'' f. mère. Cf. ''akkâ'' ; gr. {{lang|grc|ἄττα}}.
'''{{lang|sa|अत्ति}}''' ''atti'' f. sœur aînée, t. de théâtre. ''attikâ'' f. mms.
'''{{lang|sa|अत्नु}}''' ''atnu'' m. soleil. Cf. ''atka''.
'''{{lang|sa|अत्य}}''' ''atya'' m. (''at'') Vd. marcheur ; cheval.
'''{{lang|sa|अत्यगात्}}''' ''atyagât'' 3p. sg. a 2. d’''atigaćċ́âmi igam'').
'''{{lang|sa|अत्यद्‍भुत}}''' ''atyadb́uta'' a. très-étonnant ; miraculeux.
'''{{lang|sa|अत्यनिल}}''' ''atyanila'' a. (''an'') plus rapide que le vent.
'''{{lang|sa|अत्यन्त}}''' ''atyanta'' a. (''anta'') qui dépasse le bout, la mesure ; excessif ; ‖ très-grand. — Ac. advt. ''atyantam'' au delà des bornes.
''atyantakôpana'' a. (''kup'') tr.-colère.
''atyantika'' m. grand marcheur.
''atyantîna'' m. mms.
'''{{lang|sa|अत्यम्ल}}''' ''atyamla'' m. (''amla'') {{lang|la|spondias mangifera}}, bot.
'''{{lang|sa|अत्यय}}''' ''atyaya'' a. (''i'') trépassé, mort. — b. m. départ, éloignement ; ‖ trépas. ‖ Péché, faute : ''atyayam atyatô dêcaya'', confesse que tu as péché, Bd.
'''{{lang|sa|अत्यर्थम्}}''' ''atyarťam'' adv. (''arťam'') excessivement.
'''{{lang|sa|अत्यल्प}}''' ''atyalpa'' a. (''alpa'') tr.-petit ; en tr.-petite quantité.
'''{{lang|sa|अत्यश्नत्}}''' ''atyaçnat'' ppr. (''aç'') qui mange trop.
'''{{lang|sa|अत्याकार}}''' ''atyâkâra'' m. (''â-kṛ'') blâme ; mépris.
'''{{lang|sa|अत्याहित}}''' ''atyâhita'' pp. (''â-ďâ''). ‖ S. n. action où l’on est extrêmement préoccupé soit par la crainte, soit autrement.
'''{{lang|sa|अत्युच्छरित}}''' ''atyućċ́rita'' a. trop haut.
'''{{lang|sa|अत्युहा}}''' ''atyuhâ'' f. (''ûh'') jasmin velu.
'''{{lang|sa|अत्येमि}}''' ''atyêmi'' 2, (''i'') ac. aller au delà, traverser ; ‖ transgresser. ‖ Trépasser, mourir.
'''{{lang|sa|अत्र}}''' ''atra'' adv. (sfx. ''tra'') ici ; ‖ en ce cas.
'''{{lang|sa|अत्रि}}''' ''atri'' m. ennemi, rival, ‖ Vd. Np. d’un poëte du Véda, chef d’une grande famille sacerdotale.
''atrij́âta'' m. (''j́an'') la Lune, nommée Sôma ; voyez ce mot ; ‖ homme de l’une des 3 premières castes.
''atridṛgj́a'' m. (''drç''), ''atrinêtraj́a, atrinêtraprasûtâ'' (''nêtra''), ''âtrinêtrabû'', la Lune, née des yeux d’Atri [légende védique].
'''{{lang|sa|अथ}}''' ''aťa'' adv. et conj. (sfx. ''ťa'') mais ; ensuite, dès lors, c’est pourquoi, et, aussi. ‖ Souvent explétif au commencement ou dans l’intérieur de la phrase ; il répond à {{lang|grc|δὲ}}. Il se place avant une citation et, avec ''iti'', forme une sorte de guillemets. On le place aussi en tête des chants ou des chapitres pour en annoncer le titre ; ‖ lat. {{lang|la|at}}.
''aťavâ'' (''vâ'') ou ; soit.
''aťô'' (sfx. ''u'') de plus, en outre.
'''{{lang|sa|अथर्वण}}''' ''aťarvaṇa'' m. (sfx. ''na'') le {{4e|Vêda}}. ‖ Surnom de Çiva.
''aťarvaṇi'' m. brâhmane versé dans l’''atarvaṇa''.
'''{{lang|sa|अथर्वन्}}''' ''aťarvan'' m. (zd. ''atar'' feu) prêtre vêdique, brâhmane. ‖ Le {{4e|Vêda}}.
<nowiki>*</nowiki> '''{{lang|sa|अ द्}}''' ''a d.'' ''admi'' 2 ; impf. ''âdam'' ; p. ''âda'' ; f 2. ''atsyâmi'' ; point d’aor. Ps. ''adyé'', manger ; ‖ consommer, ''havis'' l’offrande<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Polices UnifrakturMaguntia, UnifrakturCook, Unifraktur */
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{{Wikisource:Requêtes aux administrateurs/Entête}}
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== {{sc|2. Intervention sur une page protégée}} ==
== {{sc|3. Intervention sur un message système}}==
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== {{sc|5. Demande d'importation d'un livre }} ==
Pour formuler votre requête, voyez la page d'aide [[Aide:Demander l’importation d’un livre]] ou formulez votre : <!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE --><span class="plainlinks" style=" margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demande d’importation de livre|couleur=white}}]</span><!-- FIN BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
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{{Ambox|text=Opération nécessitée par la réparation d'un facsimilé, ou d'un changement de facsimilé. {{rouge|Merci d’indiquer le nombre approximatif de pages à renommer, et le numéro de la première page fautive, pour permettre d’évaluer l’ampleur du travail}}.}}
== {{sc|7. Autres demandes}} ==
=== Demande de blocage de ~2026-15009-04 ===
{{User|~2026-15009-04}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 9 mars 2026 à 15:06 (UTC)
{{ping|NDG}} je serais plutôt pour lui laisser une petite chance, s’il réitère on avisera dans ce cas là. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 9 mars 2026 à 16:36 (UTC)
=== Deux pages à supprimer ===
Bonjour,
Prière de supprimer les deux pages suivantes qui sont vides et qui ne serviront plus :
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A-I}}
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A}}
Merci,
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 14 mars 2026 à 10:43 (UTC)
{{ping|Cantons-de-l'Est}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 14 mars 2026 à 11:52 (UTC)
=== Demande de blocage de MLK11 ===
{{User|MLK11}} Vandalism. After frwiki block <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 15 mars 2026 à 21:05 (UTC)
:{{ping|NDG}} bonjour. Blocage de 1 mois, qui sera définitif au prochain vandalisme. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 16 mars 2026 à 07:22 (UTC)
=== Demande de blocage de Simon le Goat SUIIII ===
{{User|Simon le Goat SUIIII}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 8 avril 2026 à 07:10 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 8 avril 2026 à 07:35 (UTC)
=== Polices UnifrakturMaguntia, UnifrakturCook, Unifraktur ===
Le modèle [[modèle:gothique|gothique]] retombe toujours sur la police serif (e.g., {{gothique|Saumache}} vs. Saumache), ça ne semble pas être local (à mon niveau), car le même problême n'est pas rencontré sur le [[:en:Wikisource|Wikisource anglais]], nous avons le même problème sur [[:la:Vicifons]]. Les polices appelées par le modèle ne sont-elles pas installées sur ces deux wikis? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 15 juin 2026 à 17:14 (UTC)
:{{ping|Saumache}} Bonjour, Il n'y a aucune police de caractères installées sur Wikisource. Il faut les installer sur votre ordinateur. Voyez la [[Discussion modèle:Gothique|page de discussion]], qui renvoie sur [[Wikisource:Glyphes & caractères/Question#Écriture gothique]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 juin 2026 à 08:59 (UTC)
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Saumache
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/* Polices UnifrakturMaguntia, UnifrakturCook, Unifraktur */ Réponse
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text/x-wiki
{{Wikisource:Requêtes aux administrateurs/Entête}}
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
== {{sc|2. Intervention sur une page protégée}} ==
== {{sc|3. Intervention sur un message système}}==
== {{sc|4. Protection et déprotection de page}} ==
== {{sc|5. Demande d'importation d'un livre }} ==
Pour formuler votre requête, voyez la page d'aide [[Aide:Demander l’importation d’un livre]] ou formulez votre : <!-- DÉBUT BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE --><span class="plainlinks" style=" margin-left:5px; text-align:center;">[{{fullurl:Aide:Demander l’importation d’un livre|action=edit§ion=new&preload=Modèle:DemandeLivre}} {{Bouton cliquable|Demande d’importation de livre|couleur=white}}]</span><!-- FIN BOUTON DEMANDE IMPORT LIVRE -->
== {{sc|6. Demande de renommage des pages d'un livre}}==
{{Ambox|text=Opération nécessitée par la réparation d'un facsimilé, ou d'un changement de facsimilé. {{rouge|Merci d’indiquer le nombre approximatif de pages à renommer, et le numéro de la première page fautive, pour permettre d’évaluer l’ampleur du travail}}.}}
== {{sc|7. Autres demandes}} ==
=== Demande de blocage de ~2026-15009-04 ===
{{User|~2026-15009-04}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 9 mars 2026 à 15:06 (UTC)
{{ping|NDG}} je serais plutôt pour lui laisser une petite chance, s’il réitère on avisera dans ce cas là. --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 9 mars 2026 à 16:36 (UTC)
=== Deux pages à supprimer ===
Bonjour,
Prière de supprimer les deux pages suivantes qui sont vides et qui ne serviront plus :
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A-I}}
* {{liens|Dictionnaire complet de la langue française/A}}
Merci,
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 14 mars 2026 à 10:43 (UTC)
{{ping|Cantons-de-l'Est}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 14 mars 2026 à 11:52 (UTC)
=== Demande de blocage de MLK11 ===
{{User|MLK11}} Vandalism. After frwiki block <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 15 mars 2026 à 21:05 (UTC)
:{{ping|NDG}} bonjour. Blocage de 1 mois, qui sera définitif au prochain vandalisme. --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 16 mars 2026 à 07:22 (UTC)
=== Demande de blocage de Simon le Goat SUIIII ===
{{User|Simon le Goat SUIIII}} Vandalism <small>[[:m:Special:MyLanguage/User:TenWhile6/XReport|XReport]]</small> --[[Utilisateur:NDG|NDG]] ([[Discussion utilisateur:NDG|d]]) 8 avril 2026 à 07:10 (UTC)
:{{fait}} --[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 8 avril 2026 à 07:35 (UTC)
=== Polices UnifrakturMaguntia, UnifrakturCook, Unifraktur ===
Le modèle [[modèle:gothique|gothique]] retombe toujours sur la police serif (e.g., {{gothique|Saumache}} vs. Saumache), ça ne semble pas être local (à mon niveau), car le même problême n'est pas rencontré sur le [[:en:Wikisource|Wikisource anglais]], nous avons le même problème sur [[:la:Vicifons]]. Les polices appelées par le modèle ne sont-elles pas installées sur ces deux wikis? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 15 juin 2026 à 17:14 (UTC)
:{{ping|Saumache}} Bonjour, Il n'y a aucune police de caractères installées sur Wikisource. Il faut les installer sur votre ordinateur. Voyez la [[Discussion modèle:Gothique|page de discussion]], qui renvoie sur [[Wikisource:Glyphes & caractères/Question#Écriture gothique]]. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 17 juin 2026 à 08:59 (UTC)
::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Bonjour et merci, mais personne ne sait donc comment avoir cette option activée par défaut ? [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 17 juin 2026 à 10:49 (UTC)
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Page:Mélanges d’indianisme.djvu/11
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/* Quelques signes diacritiques */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yann" /></noinclude><nowiki/>
{{t3|[[Page:Mélanges d’indianisme.djvu/11|TABLE DES ARTICLES]]}}{{—|lh=3}}
{{d|Pages.}}
{{CorpsTdM|indentation=-2|largeurp=40
||[[Auteur:Jules Bloch|Jules {{sc|Bloch}}]]{{cop}}. [[Sur quelques transcriptions de noms indiens dans le Périple de la mer Erythrée|Sur quelques transcriptions de noms indiens dans le ''Périple de la mer Érythrée'']]
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||[[Auteur:Mabel Bode|Mabel {{sc|Bode}}]]{{dp}}. [[The Legend of Ratthapâla in the Pali Apadâna and Buddhaghosa’s Commentary|The legend of Raṭṭhapāla in the Pali Apadāna and Buddhaghosa’s Commentary]]
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||[[Auteur:Godefroy de Blonay|Godefroy de {{sc|Blonay}}]]{{dp}}. [[Note sur la déesse bouddhique Târâ|Note sur la déesse buddhique Tārā]]
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||[[Auteur:A.-M. Boyer|A.-M. {{sc|Boyer}}]]. [[L’Inscription de Sîtâbengâ|L’inscription de Sītābengā]]
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||[[Auteur:George Coedès|George {{sc|Coedès}}]]. [[Les Deux Inscriptions de Vat Thipdei|Les deux inscriptions de Vat Thĭpdĕi]]
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||[[Auteur:Ph. Colinet|Ph. {{sc|Colinet}}]]. [[Étude sur le sens du mot svâdhâ dans le Rig-Veda|Étude sur le sens du mot ''svādhā'' dans le Rig-Veda]]
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||[[Auteur:A. Cuny|A. {{sc|Cuny}}]]. [[Sanskrit védique apâsthâ-h|Sanskrit védique ''apāṣṭhá-h'']]
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||[[Auteur:Alfred Ernout|{{abr|A.|Alfred}} {{sc|Ernout}}]]. [[Skr. çraddhâ, lat. credo, irl. cretim|Skr. ''çraddhā'', lat. ''credo'', irl. ''cretim'']]
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||[[Auteur:Louis Finot|L. {{sc|Finot}}]]{{dp}}. [[Sur quelques traditions indochinoises]]
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||[[Auteur:Alfred Foucher|A. {{sc|Foucher}}]]{{cop}}. [[Essai de classement chronologique des diverses versions du Saddanta-jâtaka|Essai de classement chronologique des diverses versions du Ṣaḍdanta-jātaka]]
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||[[Auteur:Robert Gauthiot|R. {{sc|Gauthiot}}]]. [[Paonano Pao|Paonano Pao]]
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||[[Auteur:Maurice Grammont|Maurice {{sc|Grammont}}]]{{dp}}. [[La Métatèse en pali|La métatèse en pali]]
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||[[Auteur:Joseph Hackin|J. {{sc|Hackin}}]]{{dp}}. [[Notes d’iconographie tibétaine]]
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||[[Auteur:André-Ferdinand Herold|A.-Ferdinand {{sc|Hérold}}]]{{dp}}. [[L’Inde à la Comédie-Française et à la Comédie-Italienne, en 1777]]
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||[[Auteur:Ed. Huber|Ed. {{sc|Huber}}]]. [[Sur le texte tibétain de quelques stances morales de Bharata]]
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||[[Auteur:F. Lacôte|F. {{sc|Lacôte}}]]. [[Sur l’origine indienne du roman grec]]
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||[[Auteur:Jules Marouzeau|J. et E. {{sc|Marouzeau}}]]. [[Sur les formes et l’emploi du verbe être dans le Divyâvadâna|Sur les formes et l’emploi du verbe « être » dans le ''Divyāvadāna'']]
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||[[Auteur:Henri Maspero|H. {{sc|Maspero}}]]{{dp}}. [[Sur la date et l’authenticité du Fou tsang yin yuan tchouan|Sur la date et l’authenticité du ''Fou tsang yin yuan tchouan'']]
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||[[Auteur:Marcel Mauss|Marcel {{sc|Mauss}}]]{{dp}}. [[Anna-Virâj|Anna-Virāj]]
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||[[Auteur:Antoine Meillet|A. {{sc|Meillet}}]]{{dp}}. [[La finale -uh de skr. -pitûh, viduh, etc.|La finale ''-uḥ'' de skr. ''-pitúḥ, viduḥ'', etc.]]
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||[[Auteur:Paul Pelliot|Paul {{sc|Pelliot}}]]{{dp}}. [[Un bilingue sogdien-chinois]]
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||[[Auteur:Alfred Roussel|Alfred {{sc|Roussel}}]]{{dp}}. [[L’Inde sociale d’après le Sabhâ-Parvan|L’Inde sociale d’après le Sabhā-Parvan]]
|{{pli|91|12}}
||[[Auteur:Joseph Vendryes|J. {{sc|Vendryes}}]]{{cop}}. [[Le type verbal en -ske/o- de l’indo-iranien|Le type verbal en ''-*sk{{e}}/o-'' de l’indo-iranien]]
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== Œuvres ==
=== Les suites du ''Bossu'' ===
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Essais de Théodicée/Première partie
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Nos sociétés en arriveront là forcément quand la fièvre de la guerre et de la révolution sera calmée, quand la fatigue fera rougir leurs yeux, quand le besoin les mordra de sa cruelle dent. Alors, rien ne comprimera plus le cri de nos entrailles, car tout frein sera brisé, et les hommes fêteront la Liberté sainte, sur les cadavres encore chauds des anarchistes qui portaient des couronnes. Alors, l’Usure et l’Épargne seront rendues impossibles ; sur leur passé misérable les hommes auront étendu le manteau sanglant de la Guerre civile. La Révolution produira sur l’Océan des peuples ce que produit, sur le cours des fleuves, la crue soudaine de leurs eaux. Et de même que les pierres et le limon viennent à la surface des flots débordés et se mêlent à l’écume, de même les ressources, monopoles et capitaux mis en réserve jadis reparaîtront forcément, et forcément seront dispersés parmi les masses d’hommes en effervescence qui les épuiseront au jour le jour.
{{t|'''{{rom-maj|XVII}}.'''|120}}{{iv|1}} Dans cette extrémité, tout contrat ayant disparu, et les hommes ne pouvant cependant pas vivre sans conventions, il faudra refaire un contrat social. Ce contrat sera ''juste'' parce qu’il sera consenti par tous en face de la famine, à propos de l’aliment de première nécessité, dans une de ces heures menaçantes où les hommes sont forcément équitables, chacun ayant à conserver sur tous le plus extrême de ses droits, celui de l’estomac. Ce contrat sera ''durable'' parce qu’il reconstruira la société par ses assises, assurant tout d’abord les hommes contre les besoins les plus impérieux, et ne réglant que plus tard les autres rapports sociaux. Il sera ''naturel'' parce qu’il {{tiret|res|pectera}}<noinclude>
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// La dernière ligne ne doit pas se finir par une ,
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/*** Fin du script long s ***/
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// Met en surbrillance une liste de chaînes de caractères prédéfinis
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"parce "
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{tiret2|pre|mier}} bruit de cet ordre, les auxiliaires s’affligent, les légions murmurent : « On leur ôtait l’appui des plus braves guerriers ; ces vieux soldats vainqueurs dans tant de guerres, on attendait que l’ennemi fût en présence pour les arracher du champ de bataille. Si une province était préférable à Rome et au salut de l’empire, pourquoi donc ne pas y mener toute l’armée ? mais si l’Italie seule offrait à la victoire de la solidité, des soutiens, une garantie, pourquoi couper à un corps ses membres les plus vigoureux ? »
{{Ancre+|XXIX}}. La violence de leurs plaintes était au comble, lorsque Valens, ayant fait avancer ses licteurs pour réprimer la sédition, est assailli lui-même et poursuivi à coups de pierres. Ils l’accusent à grands cris de cacher les dépouilles des Gaules, l’or des Viennois<ref>{{abr|Voy.|Voyez}} liv.{{lié}}{{rom-maj|I}}, {{lia|Livre I|LXVI|{{chap.}}{{rom|LXVI}}|459}}.</ref> et le prix de leurs travaux : en même temps ils pillent les bagages, fouillent dans la tente du général, remuent jusqu’à la terre avec leurs javelines et leurs lances ; pour Valens, il se cachait sous des habits d’esclave chez un décurion de cavalerie. Le préfet de camp Alphénus Varus, voyant l’ardeur de la sédition s’amortir peu à peu, acheva de l’éteindre par un stratagème : il défendit aux centurions de visiter les postes, aux trompettes de sonner les exercices ordinaires. Les soldats frappés de stupeur se regardent l’un l’autre avec un muet étonnement. L’idée même d’être sans chef les épouvante. Le silence et la résignation, bientôt suivis de prières et de larmes, demandaient grâce pour eux. Mais lorsque Valens dans un indigne appareil, les yeux en pleurs, et vivant, lui qu’ils croyaient mort, parut à leurs regards, sa vue excita la joie, l’attendrissement, l’enthousiasme. La multitude va d’un excès à l’autre : dans leurs nouveaux transports ils le louent, le félicitent, et le portent, environné des drapeaux et des aigles, sur son tribunal. Modéré par politique, Valens ne demanda le supplice de personne ; et, pour ne pas dissimuler au point d’exciter la défiance, il se plaignit de quelques-uns : il savait que la guerre civile donne aux soldats plus de licence qu’aux chefs.
{{Ancre+|XXX}}. Comme ils retranchaient un camp auprès de Ticinum, la nouvelle de l’échec éprouvé par Cécina pensa renouveler la sédition ; ils accusaient la perfidie et les délais de Valens de les avoir fait manquer au combat. Ils partent sans vouloir de repos, sans attendre le général, devançant les enseignes,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>pressant ceux qui les portent, et vont par une marche rapide se joindre à Cécina. Le nom de Valens n’était pas en honneur auprès de l’armée que ce chef commandait. Elle se plaignait que, si peu nombreuse en comparaison de l’autre, on l’eût exposée seule à toutes les forces ennemies. C’était une excuse que les soldats cherchaient pour eux-mêmes, et une flatterie par laquelle ils relevaient la supériorité des nouveaux venus, afin de n’en pas être méprisés comme des vaincus et des lâches. Il est vrai que Valens était le plus fort, ayant presque le double de légions et d’auxiliaires ; mais l’affection des troupes penchait du côté de Cécina. Outre la générosité dont on lui faisait honneur, il avait pour lui la vigueur de l’âge, une haute taille, et je ne sais quel caprice de l’opinion. Ce fut une source de jalousie entre les deux chefs. Cécina tournait Valens en ridicule comme un homme vil et chargé de souillures, et Valens peignait Cécina comme un présomptueux gonflé d’orgueil. Toutefois ils renfermaient leurs haines et se dévouaient sans réserve au même intérêt, ne cessant d’écrire contre Othon mille invectives, en hommes qui renonçaient au pardon ; tandis que les généraux othoniens, auxquels Vitellius offrait une si riche matière, s’abstenaient envers lui de toute injure.
{{Ancre+|XXXI}}. Il est vrai de le dire : avant que la mort eût rétabli dans l’estime publique la renommée d’Othon et mis le comble à l’infamie de Vitellius, on redoutait moins les stupides voluptés du dernier que les ardentes passions de son rival. Othon inspirait la terreur et la haine comme meurtrier de Galba ; personne au contraire n’imputait à Vitellius le commencement de la guerre. Celui-ci, par sa gourmandise et son intempérance, était ennemi de lui-même ; Othon, par son luxe, sa cruauté, son audace, semblait menacer l’État de plus de calamités. Les troupes de Cécina et de Valens une fois réunies, rien ne s’opposait plus de la part des Vitelliens à une bataille générale. Othon délibéra s’il devait traîner la guerre en longueur ou tenter la fortune. Alors Suétonius, qui passait pour le plus habile capitaine de son temps, crut devoir à sa réputation de parler sur tout l’ensemble de la guerre, et soutint qu’il convenait à l’ennemi de se hâter, à Othon de temporiser.
{{Ancre+|XXXII}}. Il représenta « que l’armée de Vitellius était arrivée tout entière ; que d’ailleurs elle avait peu d’appui derrière elle, la révolte couvant dans les Gaules et la prudence ne permettant pas d’abandonner la rive du Rhin aux irruptions de tant de peuples ennemis ; que la guerre et l’Océan tenaient les<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>soldats de Bretagne éloignés ; que les forces n’abondaient pas en Espagne ; que l’invasion de la flotte et un combat malheureux avaient consterné la province narbonnaise ; que l’Italie transpadane était fermée par les Alpes, sans ressources du côté de la mer, ravagée enfin par le seul passage des troupes ; que nulle part on n’y trouverait de vivres, et que sans vivres une armée se dissipait bientôt ; qu’à l’égard des Germains, portion la plus effrayante des forces ennemies, il suffirait d’atteindre l’été pour voir leurs corps affaissés succomber au changement de sol et de climat ; que plus d’une guerre dont le premier choc eût été redoutable s’était évanouie à travers les lenteurs et les retardements. » À ce tableau il opposait la cause d’Othon, « partout florissante et sûre de ses appuis : la Pannonie, la Mésie, la Dalmatie, l’Orient, étaient à eux avec l’intégrité de leurs forces ; ils avaient l’Italie, et Rome, la tête de l’empire ; le sénat et le peuple, noms dont l’éclat ne périrait jamais, dût-il être éclipsé quelquefois ; d’immenses richesses soit publiques soit privées, et l’argent plus puissant que le fer dans les discordes civiles ; enfin des soldats acclimatés en Italie ou faits à la chaleur, le fleuve du Pô pour les couvrir, des villes bien défendues et bien fortifiées, dont pas une ne céderait à l’ennemi, comme le prouvait assez l’exemple de Plaisance. Il fallait donc faire durer la guerre : dans peu de jours, la quatorzième légion arriverait avec les troupes de Mésie et tout l’ascendant de sa renommée ; alors on tiendrait un nouveau conseil, et, si le combat était résolu, on combattrait avec des forces plus nombreuses. »
{{Ancre+|XXXIII}}. Celsus partageait l’opinion de Suétonius. On envoya prendre l’avis de Gallus, malade depuis quelques jours d’une chute de cheval, et sa réponse fut la même. Othon penchait pour le combat. Son frère Titianus et le préfet du prétoire Proculus, impatients par ignorance, protestaient que la fortune, les dieux et le génie d’Othon présidaient à ses conseils, prendraient part à ses efforts ; et, pour échapper aux contradicteurs, ils se réfugiaient dans la flatterie. Quand la bataille fut résolue, on délibéra si l’empereur devait y assister ou se tenir à l’écart. Suétonius et Celsus ne voulurent pas qu’il leur fût reproché de mettre en péril la vie du prince ; ils se turent, et ceux qui avaient déjà fait prévaloir le plus mauvais conseil décidèrent Othon à se rendre à Brixellum<ref>Maintenant Bresello (ou Bersello), sur la rive droite du Pô, à 30{{lié}}milles romains (un peu plus de 11{{lié}}lieues de poste), au-dessous de Crémone.</ref>, où, sans craindre<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>les chances des combats, il se réserverait pour la direction suprême de la guerre et les soins de l’empire. Ce premier jour fut mortel à la cause d’Othon. Avec lui partit un corps considérable de prétoriens, de spéculateurs, de cavaliers, et ce qui resta perdit courage. Les chefs étaient suspects à l’armée ; et Othon, en qui seul les soldats avaient confiance, ne se fiant lui-même qu’aux soldats, avait laissé l’autorité des généraux incertaine et précaire.
{{Ancre+|XXXIV}}. Aucun de ces détails n’échappait aux Vitelliens, grâce à la désertion si commune dans les guerres civiles : ajoutons que les espions, curieux des secrets du parti contraire, ne cachaient pas les leurs. Tranquilles et sur leurs gardes, Cécina et Valens, voyant l’ennemi courir aveuglément à sa ruine, prirent une résolution qui tient lieu de sagesse, celle d’attendre la folie d’autrui. Ils commencèrent un pont, comme pour aller au delà du Pô attaquer les gladiateurs campés vis à vis d’eux : ils voulaient empêcher aussi que le soldat ne s’engourdît dans le repos. Des barques placées à d’égales distances, liées ensemble par de fortes poutres et dirigées contre le courant, étaient retenues par des ancres qui assuraient la solidité de l’ouvrage. On avait laissé flottants les câbles de ces ancres, afin que, si les eaux croissaient, tout ce rang de bateaux pût sans être rompu s’élever avec le fleuve. Une tour construite sur la dernière barque fermait l’entrée du pont et contenait des machines et des balistes pour écarter l’ennemi.
{{Ancre+|XXXV}}. Les Othoniens avaient élevé sur la rive une autre tour, d’où ils lançaient des pierres et des torches. Au milieu du fleuve était une île que les gladiateurs voulaient gagner en bateau : les Germains les prévinrent à la nage. Comme ils se trouvaient en force, Macer remplit ses barques de ce qu’il avait de plus résolu et les fit attaquer. Mais les gladiateurs n’ont pas dans une action l’intrépidité du soldat ; et de leurs bateaux vacillants ils n’ajustaient pas comme l’ennemi de sa rive, où il avait le pied ferme. Dans les balancements causés par une foule en désordre qui se jetait sur un bord puis sur l’autre, rameurs et combattants se mêlent et s’embarrassent. Les Germains sautent dans l’eau, tirent les poupes en arrière, s’élancent sur les bancs ou s’accrochent aux bateaux et les submergent. Ce spectacle se donnait sous les yeux de l’un et de l’autre parti ; et plus il réjouissait les Vitelliens, plus les Othoniens chargeaient d’imprécations l’auteur de leur désastre.<noinclude>
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{{Ancre+|XXXVI}}. Le combat finit par la fuite des navires qui purent s’en arracher. On demandait la mort de Macer. Déjà il avait reçu de loin un coup de lance, et on fondait sur lui l’épée nue à la main, lorsque les tribuns et les centurions accoururent et le couvrirent de leurs corps. Bientôt après, Spurina, sur l’ordre d’Othon, ayant laissé à Plaisance un simple détachement, arrive avec ses cohortes. Othon envoya ensuite le consul désigné Flavius Sabinus commander les troupes qu’avait eues Macer, à la grande joie des soldats, qui aimaient à changer de chefs, tandis que les chefs, lassés de tant de séditions, avaient en dégoût ces périlleux commandements.
{{Ancre+|XXXVII}}. Je trouve dans quelques auteurs qu’effrayées des maux de la guerre, ou également dégoûtées de deux princes dont la voix publique proclamait chaque jour plus hautement les bassesses et la honte, les deux armées balancèrent si elles ne poseraient pas les armes pour élire de concert un empereur ou en remettre le choix au sénat. C’est dans cette vue, ajoute-t-on, que les chefs othoniens avaient conseillé des lenteurs et des délais dont la principale chance était pour Suétonius, le plus ancien des consulaires, capitaine habile, et auquel ses exploits en Bretagne avaient mérité un nom glorieux. Je le reconnaîtrai volontiers : quelques-uns, dans leurs vœux secrets, préféraient sans doute la paix à la discorde, un prince bon et vertueux aux plus méchants et aux plus déshonorés des hommes ; mais je ne crois pas que Suétonius, avec ses lumières, et dans un siècle aussi corrompu, ait assez compté sur la modération de la multitude pour espérer que ceux qui avaient troublé la paix par amour de la guerre renonceraient à la guerre par enthousiasme pour la paix ; et il me semble difficile que des armées différentes de mœurs et de langage se soient accordées dans un si grand dessein, ou que des lieutenants et des chefs, dont la plupart se sentaient abîmés par le luxe, l’indigence et le crime, eussent souffert un prince qu’une communauté de souillures et des liens de reconnaissance ne leur eussent pas asservi.
{{Ancre+|XXXVIII}}. La passion du pouvoir, de tout temps enracinée au cœur des mortels, grandit avec la république et rompit enfin toutes les barrières. Tant que l’État fut borné, l’égalité se maintint facilement ; mais après la conquête du monde, quand les cités et les rois qui nous disputaient l’empire furent abattus, et que l’ambition put à loisir convoiter les fruits d’une grandeur désormais hors d’atteinte, alors s’allumèrent les pre-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>mières discordes du peuple et du sénat. Ce furent tantôt des tribuns factieux, tantôt des consuls trop absolus. La ville et le Forum servirent de théâtre aux essais de la guerre civile<ref>Allusion à la catastrophe sanglante des deux Gracques, qui fut en effet comme le prélude et l’essai des guerres civiles.</ref>. Marius, né dans les derniers rangs, Sylla, le plus cruel des nobles, substituèrent à la liberté vaincue par les armes la domination de la force. Après eux Pompée cacha mieux ses voies, sans être meilleur. Depuis ce temps il n’y eut pas de lutte qui ne fût une question de pouvoir. Ni Pharsale ni Philippes ne virent se séparer sans combat des légions toutes de citoyens ; comment les armées d’Othon et de Vitellius auraient-elles volontairement déposé les armes ? C’était toujours la colère des dieux, toujours la rage des hommes, toujours le besoin du crime, qui les poussait à la discorde. Si chaque guerre fut terminée du premier coup, la lâcheté des chefs en est la seule cause. Mais la considération des vieilles et des nouvelles mœurs m’a entraîné trop loin ; je reviens à l’ordre des faits.
{{Ancre+|XXXIX}}. Depuis le départ d’Othon pour Brixellum, les honneurs du commandement étaient à son frère Titianus, et le préfet Proculus en exerçait le pouvoir. Celsus et Suétonius, dont personne n’employait les lumières, servaient sous le vain nom de généraux à couvrir les fautes d’autrui. Les tribuns et les centurions, voyant le mérite dédaigné et la préférence donnée aux plus indignes, étaient froids et indifférents. Le soldat, bouillant d’ardeur, aimait mieux toutefois interpréter les ordres de ses chefs que de les exécuter. On résolut d’aller camper à quatre milles en avant de Bédriac, et on le fit avec si peu de précaution, qu’au printemps, et dans un pays coupé de rivières, l’armée souffrit du manque d’eau. Là on délibéra sur la bataille à livrer. Othon écrivait en termes pressants qu’on se hâtât de combattre ; les soldats demandaient que l’empereur fût présent à l’action ; la plupart voulaient qu’on fît venir les troupes restées au delà du Pô. Il est moins facile de dire quel était le meilleur parti à prendre, que de juger qu’on prit le plus mauvais.
{{Ancre+|XL}}. Ils se mirent en marche comme pour une expédition et non pour un combat, se rendant à seize milles de distance, au confluent de l’Adda et du Pô. Celsus et Suétonius refusaient d’exposer des soldats fatigués de la route et surchargés de bagages devant un ennemi qui ne manquerait pas d’accourir<noinclude>
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L’idée de représentations nationales destinées à initier le peuple aux chefs-d’œuvre de notre scène n’a rien que, dans une certaine mesure, on ne puisse approuver. C’est par le progrès de l’intelligence et la culture de l’esprit que doit se compléter, se justifier et s’affermir cette souveraineté populaire que l’on proclame peut-être avec un peu trop de complaisance. En outre, s’il est vrai, comme l’a dit Vauvenargues, que les grandes pensées viennent du cœur, on peut ajouter que c’est au cœur qu’elles s’adressent, que c’est l’homme tout entier qu’elles moralisent et purifient. Aussi de pareilles initiations nous semblent-elles particulièrement profitables en temps de crise révolutionnaire. Il y a, chez les grands poètes dramatiques, quelque chose de profondément humain qui s’arrange mal des préoccupations exclusives et passionnées, propres à certaines phases des victoires démocratiques. Les idées qui se font jour dans le dialogue de leurs personnages ou dans la donnée générale de leurs drames ne sont pas de celles qui peuvent se plier ou s’assouplir aux circonstances, de manière à fournir une arme aux violens ou aux sophistes, mais de celles qui embrassent, dans leur large et féconde étreinte, les intérêts de l’humanité tout entière : on y trouve moins d’allusions que de vérités, moins de flatteries que de leçons. Salutaire contre-poids donné, dans un temps comme le nôtre, aux suggestions ardentes, aux entraînemens fébriles de la place publique et de la rue ! N’y aurait-il pas eu d’ailleurs un contre-sens, et comme un acte de lèse-majesté populaire, à ouvrir à tous l’accès de la vie publique, à rêver pour tous des conditions {{Tiret|progres|sives}}<noinclude>
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L’idée de représentations nationales destinées à initier le peuple aux chefs-d’œuvre de notre scène n’a rien que, dans une certaine mesure, on ne puisse approuver. C’est par le progrès de l’intelligence et la culture de l’esprit que doit se compléter, se justifier et s’affermir cette souveraineté populaire que l’on proclame peut-être avec un peu trop de complaisance. En outre, s’il est vrai, comme l’a dit Vauvenargues, que les grandes pensées viennent du cœur, on peut ajouter que c’est au cœur qu’elles s’adressent, que c’est l’homme tout entier qu’elles moralisent et purifient. Aussi de pareilles initiations nous semblent-elles particulièrement profitables en temps de crise révolutionnaire. Il y a, chez les grands poètes dramatiques, quelque chose de profondément humain qui s’arrange mal des préoccupations exclusives et passionnées, propres à certaines phases des victoires démocratiques. Les idées qui se font jour dans le dialogue de leurs personnages ou dans la donnée générale de leurs drames ne sont pas de celles qui peuvent se plier ou s’assouplir aux circonstances, de manière à fournir une arme aux violens ou aux sophistes, mais de celles qui embrassent, dans leur large et féconde étreinte, les intérêts de l’humanité tout entière : on y trouve moins d’allusions que de vérités, moins de flatteries que de leçons. Salutaire contre-poids donné, dans un temps comme le nôtre, aux suggestions ardentes, aux entraînemens fébriles de la place publique et de la rue ! N’y aurait-il pas eu d’ailleurs un contre-sens, et comme un acte de lèse-majesté populaire, à ouvrir à tous l’accès de la vie publique, à rêver pour tous des conditions {{Tiret|progres|sives}}<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr|308|REVUE DES DEUX MONDES.|}}</noinclude>{{Tiret2|progres|sives}} d’égalité et de bien-être, et à maintenir une sorte d’exclusion, un dernier reste de privilége, dans ces régions idéales où il semble, au contraire, que doive s’inaugurer tout d’abord un libre et sincère sentiment de l’égalité véritable ? Donner au peuple les plus sérieux de tous les droits et lui refuser les plus élevés de tous les plaisirs, lui faire tout à coup sa part si grande dans le domaine de la politique et la lui laisser si petite dans le domaine de l’art, le convier, en un mot, à la tribune et le reléguer au mélodrame, n’eût été ni sage, ni généreux, ni logique.
À un point de vue plus littéraire, ce rapprochement entre la foule et les grandes et belles œuvres de notre théâtre donnerait lieu à des observations instructives et piquantes. On peut se souvenir que, pendant la période qui vient d’être close par une révolution, bien des gens du monde, et des plus civilisés, se détournaient avec dédain de la vraie littérature dramatique, et, soit caprice, soit besoin d’émotions nouvelles, couraient aux pièces populaires, y cherchaient leurs types de prédilection, mettaient une sorte de raffinement à se faire les ''dilettante'' de cette étrange littérature, et lui donnaient par leur empressement une vogue et une vie mondaine, fort peu conciliables, il faut le dire, avec la morale, le bon goût et les habitudes d’une société polie. Ne serait-il pas curieux que ce concours, cet empressement, ces conditions de vie, de mouvement et de succès, refusés si long-temps au théâtre sérieux par ses auxiliaires naturels, lui revinssent tout à coup d’une extrémité contraire, lui revinssent justement par ce peuple, par cette foule qui, placée pour la première fois en face du vrai et du beau, peut en ressentir confusément, mais sincèrement, la salutaire influence ? Échange bizarre ! singulière transposition de rôles, qui, après avoir fait par un public blasé le succès de ''Robert Macaire'' et des ''Saltimbanques'', ramènerait à Molière et à Corneille tout un public nouveau, émancipé enfin de la malsaine poétique du boulevard ! Ce fait secondaire, rattaché à des questions plus hautes, à des aperçus plus généraux, n’aurait-il pas son importance ? Ne pourrait-il pas contribuer, pour sa part, à l’histoire de ce moment unique, où rien n’est vrai que l’invraisemblable, où rien n’est vraisemblable que l’impossible ?
Quoi qu’il en soit, il est facile de prévoir qu’un tel progrès ne serait pas seulement fécond pour les spectateurs, mais pour le théâtre même, et qu’on peut y trouver le germe d’une nouvelle phase dans la littérature dramatique. Là aussi, nous le croyons du moins, vont tomber certaines barrières, certaines distinctions de genres, qui, depuis bien des années, commençaient à recevoir de nombreux démentis. Peut-être, sur la foi de vieilles traditions, y a-t-il encore des gens qui s’imaginent qu’un ouvrage de théâtre ne peut pas être à la fois populaire et littéraire, que l’art a des pruderies qui se révoltent à l’idée d’admettre, comme élémens essentiels, les noms, les personnages, les incidens de la vie du peuple : c’est une erreur dont l’expérience de ces derniers temps a dû hâter le discrédit. N’a-t-on pas vu trop souvent, d’une part, des œuvres froides, ternes, blafardes, où une prétendue correction et une élégance chimérique n’étaient acquises qu’aux dépens de toutes les qualités vitales ; de l’autre, des œuvres fort contestables, par malheur, sous le rapport de la forme et du goût, mais animées, mais vivantes, et offrant, à défaut d’autre mérite, une esquisse fidèle des physionomies contemporaines ? Cette anomalie, cette antithèse qui, depuis trente ans,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Berniepyt" />{{nr||REVUE DRAMATIQUE.|309}}</noinclude>a entravé, au théâtre, le développement d’un art nouveau, doit disparaître aujourd’hui. L’art dramatique, comme la société qu’il représente, va se voir forcé ou de s’annuler, ou de se faire franchement démocratique. Et qu’on ne croie pas qu’il soit condamné, pour cela, à se faire banal, rude et grossier, à y perdre ses qualités d’élévation, de finesse, de poésie ou de grandeur ! Si la comparaison était de mise en ce moment, je dirais qu’il peut s’accomplir dans l’art quelque chose d’analogue à cette abrogation des titres nobiliaires qui n’ôtera rien ni au prestige des noms illustres, ni à l’éclat des grandes actions, et qui, popularisant les distinctions, au lieu de les anéantir, rendra chacun de nous responsable de son indignité réelle, ou de sa vraie noblesse. L’art élèvera la foule jusqu’à lui, ou plutôt son intime alliance avec la foule est une des conditions nécessaires de la société transformée. Est-ce donc la première fois que cette combinaison se présente ? Quelle puissance n’avait pas le théâtre à Athènes, alors qu’il s’associait au mouvement de la politique, aux fêtes du peuple, aux événemens de l’histoire, alors qu’il faisait partie de la vie active, et qu’il devenait l’écho, le commentaire, la satire, l’enseignement ou l’antagoniste public des orateurs, des hommes de guerre, des démagogues, des poètes et des philosophes !
Peut-être, et en tenant compte de certaines convenances que l’art moderne n’a plus le droit de froisser, quelques tentatives du même genre pourraient aujourd’hui se révéler au théâtre, et ce ne serait pas là le seul avantage à retirer de cette grande péripétie qui nous a tous frappés à l’improviste. Selon nous, si quelque chose a pu arrêter dans leur essor les écrivains qui semblaient, il y a quinze ans, promettre à notre théâtre de nouveaux jours de splendeur, c’est cet individualisme, ce culte excessif de sa propre personne, trait distinctif de plusieurs de nos illustres. Le génie dramatique, pour se développer et atteindre à quelque chose de grand, a besoin d’expansion, de communication avec les hommes ; le poète doit y faire abnégation de soi pour se mettre en contact plus direct, plus intime avec ceux qui l’écoutent. Qu’est-il arrivé, au contraire, aux écrivains de notre époque ? Pleins d’eux-mêmes, pénétrés de l’importance de leur individualité brillante, ils s’y repliaient, s’y enfermaient complaisamment, s’occupant moins de ce qui se passait au dehors que de ce qu’ils lisaient dans le livre de leur pensée, si bien que, le jour où il fallait se retrouver en face du public, les points de contact avaient disparu ; il n’y avait plus entre eux d’intermédiaires, plus de liens, plus de ces courans magnétiques qui propagent et répandent en un moment une idée dramatique. Désormais cette immobilité stérile d’un esprit occupé à se contempler n’est plus possible. C’est un des douloureux priviléges des révolutions que l’individu s’y amoindrisse et s’y annule dans l’orageuse grandeur de l’ensemble. La société est tout, l’homme est peu de chose, et voilà ce qui explique peut-être cet entraînement bizarre, ce mépris de la vie, cette tendance à faire bon marché de soi, qui caractérise les époques révolutionnaires. Il semble que chacun de nous y comprenne qu’il ne compte plus pour rien par lui-même, qu’il ne vaut que par l’immensité de l’œuvre à laquelle il concourt, semblable à ces atomes qui flottent un moment dans l’espace, jusqu’à ce qu’ils soient absorbés dans un rayon de soleil qui les anéantisse ou les féconde : c’est le temps des essais, des folies, des aventures et des crimes, mais aussi des dévouemens, des actions héroïques, et quelquefois des grandes œuvres.<noinclude>
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En attendant que nos espérances se réalisent, et qu’il sorte de cette situation imprévue l’un de ces résultats désirables qu’elle nous paraît renfermer, le peuple, convié à la première de ces représentations nationales, a eu du moins un spectacle au niveau de toutes les exigences : Corneille et Molière, ''Horace'' et ''le Malade imaginaire''. La représentation a été très convenable, nous allions dire un peu froide. Le vieil Horace pourtant, Camille surtout et ses imprécations vengeresses ont souvent ému cet auditoire moins désorienté par la mâle simplicité de Corneille que par la gaieté sublime de Molière. Il n’y a pas lieu d’être surpris de cette première impression ; plus une ame est neuve, naïve, moins elle a été gâtée, faussée, refroidie par la civilisation ou l’expérience, mieux aussi elle est disposée à accueillir ce qui est héroïque, noble et grand, et à se méprendre sur la portée et le sens de la vraie comédie. Au premier aspect, les farces de Molière ne sont que des farces, et un spectateur inexpérimenté peut aisément confondre les plaisanteries de Diafoirus avec de triviales bouffonneries, j’ajouterai même qu’il le peut sans honte : Boileau ne s’y est-il pas trompé ? C’est en comparant, en vivant avec les hommes, qu’on démêle tout ce qu’il y a de profond, de vrai, quelle puissance d’observation se cache sous ces détails de consultations médicales ou de comptes d’apothicaire. Molière a cela de particulier, qu’on l’admire toujours davantage à mesure qu’on vieillit ; or, le peuple est jeune : c’est le secret, peut-être aussi le péril de sa victoire.
Le nom de Molière nous ramène au prologue de George Sand, car c’est l’auteur du ''Misanthrope'' qui est le héros de ce nouvel et démocratique ''Impromptu de Versailles''. Comme dans l’''Impromptu'' primitif, nous voyons Molière fort inquiet et fort troublé, parce que ses comédiens ne savent pas leur rôle, et qu’il a peur de faire attendre le roi. Les premières scènes du prologue de George Sand reproduisent trait pour trait le dialogue original : ''Allons donc, messieurs et mesdames, vous moquez-vous avec votre longueur'' ? etc. Les craintes du pauvre Molière se réalisent : le roi a failli attendre ; le roi attend ; le roi a attendu. Seul, abandonné de ses camarades, l’infortuné poète, après un monologue où éclatent de beaux traits de mélancolie et de grandeur, se calme, s’assied et s’endort ; c’est surtout au théâtre et dans des situations pareilles qu’on peut dire avec Hamlet : ''Dormir ! rêver !'' — Le rêve de Molière descend des frises sous la forme d’un nuage, d’où sort une muse escortée de six grands poètes : Eschyle, Sophocle, Euripide, Shakspeare, Voltaire et Beaumarchais. Chacun d’eux récite quelques lignes empruntées à ses œuvres, ou inspirées par les souvenirs qui s’attachent à son nom, mais toutes conformes au programme de la soirée, c’est-à-dire prêchant l’égalité et la fraternité. La vision disparaît ; Molière se réveille, sa servante Laforêt vient lui dire que le roi attend ; mais quel roi ? Ce n’est plus celui de Versailles et de 1663, c’est celui de Paris et de 1848, c’est le peuple ! Molière prend bravement son parti, et il adresse à ce dernier successeur de {{roi|Louis|XIV}} un compliment de fort bon goût.
On le voit, ce prologue n’a pas coûté à George Sand de grands frais d’imagination, et nous croyons qu’il en a fallu davantage pour écrire ''André'' et ''Valentine''. La donnée cependant était heureuse ; mais l’auteur en a-t-il tiré tout l’effet désirable ? Il nous semble qu’il y avait un autre parti à prendre, à la fois plus spirituel et plus courageux, car il arrive parfois, même en temps de république, que l’esprit est encore du courage.<noinclude>
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Berniepyt
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D’abord est-ce donner une idée, même lointaine, du véritable rôle intellectuel des poètes que George Sand nous a montrés, que de mettre dans leur bouche quelques paroles renfermant en germe le socialisme moderne ? Sans parler des anciens, que l’on défigure toujours un peu quand on leur prête des aperçus ou des sentimens trop actuels, n’y avait-il pas moyen de caractériser d’une façon plus nette des hommes tels que Shakspeare, Voltaire et Beaumarchais ? Shakspeare, par exemple, l’indifférent sublime, le créateur d’un monde immense, où se meuvent, comme dans le monde réel et au gré d’une fantaisie magistrale, toutes les formes du bien et du mal, peut-il être représenté comme un précurseur ou un prophète de la démocratie ? Voltaire même et Beaumarchais, ces esprits passionnés, plus dissolvans que créateurs, qui obéissaient à des sentimens personnels plutôt qu’à des pensées générales, ont-ils bien eu conscience de la tâche qu’ils accomplissaient ? N’est-ce pas après coup et par une sorte de travail rétrospectif qu’on s’est avisé de faire d’eux des apôtres de l’humanité ? Au reste, ce ne sont là que de légères chicanes. Soumis aux exigences de l’improvisation, l’auteur a pu courir au plus pressé et au plus facile : on regrette seulement qu’un esprit aussi élevé, qui a fait si souvent preuve d’une rare faculté d’analyse, n’ait pas essayé d’indiquer, en quelques traits, le profil exact des hommes célèbres qu’il évoquait aux yeux de la foule. Ce que nous regrettons davantage, c’est qu’ayant eu l’ingénieuse idée de placer Molière entre le roi du {{s|XVII}} et le roi du {{s|XIX|e|-}}, entre {{roi|Louis|XIV}} et le peuple, George Sand ait méconnu ou négligé tout ce que cette antithèse pouvait lui fournir d’indications comiques. Au lieu de faire dire à Molière par sa servante Laforêt : « Grace à vous, les caractères que vous avez flétris ou raillés ont disparu de ce monde, » n’était-il pas plus spirituel et plus vrai de dire au contraire : Les mêmes types existent, ou plutôt ils sont immortels comme les passions, les travers et les vices qu’ils représentent ; seulement ils changent d’habit, de masque et de langage, suivant les tendances de leur siècle et le goût de leur souverain. Il faudrait, pour les reconnaître, ô peuple roi, une sagacité que tu n’as pas encore et que ton vieux comique doit avoir pour toi ! Prends garde ! il y a encore des Tartufes, non plus de dévotion, mais de démocratie ; il y a encore des docteurs Pancrace, raisonnant {{Lang|la|''in balordo''}}, non pas sur la figure d’un chapeau, mais sur l’organisation du travail ; il y a encore des médecins et des empiriques, auxquels, comme à Purgon et à Diafoirus, peu importe que le malade meure, pourvu qu’il meure selon leurs ordonnances ! Il y a encore et toujours des marquis et des courtisans, c’est-à-dire des vaniteux et des flatteurs ; ils ne portent plus de manchettes, de nœuds de rubans et de jabots de dentelle ; on ne les voit plus courir au Louvre et au petit coucher. Leur Louvre maintenant, c’est le tien ; c’est l’atelier, c’est le club, c’est la rue ! Pour t’y plaire, ils noirciront, s’il le faut, leurs mains ; ils ennobliront d’une blouse leur habit de solliciteur, mais, au fond, ils seront toujours les mêmes, toujours prêts à dire au roi qu’il est sublime et à se grandir en t’égarant.
Et remarquez que l’analogie des situations eût été bien plus frappante. Molière en effet, et George Sand ne manque pas de nous le rappeler, a profité de l’amitié de {{roi|Louis|XIV}} pour mettre son impitoyable verve sous la protection suprême de la royauté. N’eût-il pas été naturel et piquant, dans cette première communication de Molière avec le peuple, de le montrer demandant à ce nouveau souverain le même genre de patronage, et cherchant dans le bon sens et<noinclude>
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<poem>
“De la panse vient la danse et où faim règne force exule.”
{{d|{{sc|[[Auteur:François Rabelais|Rabelais]]}}. ''[[Gargantua]]'', ''I''., 32. }}
“After the dinner comes the dance, and where hunger reigns vigour is banished.”
“(Mais) de tous les plaisirs, le plaisir le plus doux
C’est de se voir loue de ceux que chacun loue.”
{{d|{{sc|[[Auteur:La Fontaine|La Fontaine]]}}. ''Madrigaux'', ''III''. }}
“The sweetest of all joys that can befall
Is praise from one that earneth praise from all.”
“De toutes choses ne m’est demeuré que I’honneur et la vie qui est saulve.”
{{d|{{sc|[[Auteur:François Ier|François I]]}}. ''Lettre à sa mère, après la bataille de Pavie''. (''Champollion-Figeac'', ''Captivité du roi François I''., ''p''. 128.)}}
“Of all I possessed nought is left me save my honour and my life.”
“Charles-Quint portait envie
A ce roi plein de valeur
Qui s’ecriait a Pavie
“Tout est perdu fors l’honneur’.”
{{d|{{sc|[[Auteur:Pierre-Jean de Béranger|Béranger]]}}. Le hon Franqais. }}
“That mighty monarch Charles of Spain
Was envious of the valorous king
Who at Pavia did complain,
“Save honoiu-, I’ve lost everything’.”
“De toutes les ruines du monde, la ruine de l’homme est assurement la plus triste a contempler.”
{{d|{{sc|[[Auteur:Théophile Gautier|Theophile Gautier]]}}. ''Mademoiselle de Maupin'', ''p''. 149.<br>(''Ed. Charpentier'', 1878.)}}
“Of all the ruins in the world, the ruin of man is certainly the saddest to
contemplate.”
“De toutes les sœurs de l’amour, l’une des plus belles est la pitié.”
{{d|{{sc|[[Auteur:Alfred de Musset|De Musset]]}}. Confession d’un Enfant du S’Ucle, I., 6. (P. 68.) }}
“Of all Love’s sisters oue of the fairest is Pity.”
“défendez-moi des miens.”
{{d|{{sc|[[Auteur:Voltaire|Voltaire]]}}. Troisième Discours sur L’Homvie. }}
“Save me from my friends.”
“Demi fet a qui bien commence.”
{{d|{{sc|Thibaut}}. ''Li Romanz de la Poire'', ''line'' 327.}}
“Well begun is half done.”
“Depuis quand l’action nuit-elle à la pensée ?”
{{d|{{sc|[[Auteur:Alfred de Musset|De Musset]]}}. Le Songe d’Auguste, ''Sc. III''.—(''Micdne''.) }}
“Since when has action ever injured thought?”
“Des dehors affectes un sage se défie,
Eien n"chappe aux regards de la philosophie.”
{{d|{{sc|[[Auteur:Georges de Bièvre|De Bièvre]]}}. ''Le Séducteur'', ''Act I''., ''Sc. I''.}}
“Of outside show the sage mistrust displays,
Naught can be hid from wisdom’s piercing gaze.”
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{{table|largeurp=30|indentation=-2|titre=Livre II|page={{pli|547|12}}}}
{{table|largeurp=30|indentation=-2|titre=Notes de l’Histoire romaine de C. Velléiis Paterculus |page={{pli|615|12}}}}
{{table|largeurp=30|indentation=-2|titre=L. ANNAEUS FLORUS, traduction nouvelle, par M. T. Baudement |page={{pli|619|12}}}}
{{table|largeurp=30|indentation=-2|titre=Notice sur Annaeus Florus.|page={{pli|621|12}}}}
{{table|largeurp=30|indentation=-2|titre={{sc|Abrégé de l’Histoire romaine}}|page={{pli|625|12}}}}
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{{table|largeurp=30|indentation=-2|titre=Livre IV |page={{pli|688|12}}}}
{{table|largeurp=30|indentation=-2|titre=Notes de l’Abrégé de l’Histoire romaine d’Annaeus Florus|page={{pli|711|12}}}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/123
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>cette dépendance mutuelle, que nous concevons entre l’âme et le
corps. C’est que l’une de ces substance dépend de l’autre idéalement,
en tant que la raison de ce qui se fait dans l’une peut être rendue
par ce qui est dans l’autre ; ce qui a déjà eu lieu dans les décrets de
Dieu, dès lors que Dieu a réglé par avance l’harmonie qu’il y aurait
entre elles. Comme cet automate, qui ferait la fonction de valet,
dépendrait de moi idéalement, en vertu de la science de celui qui,
prévoyant mes ordres futurs, l’aurait rendu capable de me servir à
point nommé pour tout le lendemain. La connaissance de mes volontés
futures aurait mû ce grand artisan, qui aurait formé ensuite
l’automate : mon influence serait objective, et la science physique. Car
en tant que l’âme a de la perfection et des pensées distinctes, Dieu
a accommodé le corps à l’âme, et a fait par avance que le corps est
poussé à exécuter ses ordres ; et en tant que l’âme est imparfaite, et
que ses perceptions sont confuses, Dieu a accommodé l’âme au
corps, en sorte que l’âme se laisse incliner par les passions qui naissent
des représentations corporelles ; ce qui fait le même effet et la
même apparence, que si l’un dépendait de l’autre immédiatement, et
par le moyen d’une influence physique. Et c’est proprement par ses
pensées confuses que l’âme représente les corps qui l’environnent.
Et la même chose se doit entendre de tout ce que l’on conçoit des
actions des substances simples les unes sur les autres. C’est que
chacune est censée agir sur l’autre à mesure de sa perfection, quoique
ce ne soit qu’idéalement et dans les raisons des choses, en ce que
Dieu a réglé d’abord une substance sur l’autre, selon la perfection
ou l’imperfection qu’il y a dans chacune : bien que l’action et la
passion soient toujours mutuelles dans les créatures, parce qu’une
partie des raisons qui servent à expliquer distinctement ce qui se fait, et
qui ont servi à le faire exister, est dans l’une de ces substances, et
une autre partie de ces raisons est dans l’autre, les perfections et
les imperfections étant toujours mêlées et partagées. C’est ce qui
nous fait attribuer l’action à l’une et la passion à l’autre.
{{ancre|p67}}67. Mais enfin, quelque dépendance qu’on conçoive dans les
actions volontaires, et quand même il y aurait une nécessité absolue
et mathématique (ce qui n’est pas), il ne s’ensuivrait pas qu’il
n’y aurait pas autant de liberté qu’il en faudrait pour rendre les
récompenses et les peines justes et raisonnables. Il est vrai qu’on
parle vulgairement comme si la nécessité de l’action faisait cesser
tout mérite et tout démérite, tout droit de louer et de blâmer, de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/124
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>récompenser et de punir ; mais il faut avouer que cette conséquence
n’est point absolument juste. Je suis très éloigné des sentiments de
Bradwardin<ref>{{sc|Bradwardin}} (Thomas), archevêque de Cantorbéry, né à Hartfield en{{lié}}1290, mort à Lambeth en{{lié}}1348. Le plus célèbre de ses ouvrages est le ''{{lang|la|De Causâ Dei contra Pelagium}}'', où les protestants ont cru trouver leur doctrine de la grâce. On a de lui une ''{{lang|la|Geometria speculativa}}'', Paris, 1531, et une ''{{lang|la|Arithmetica speculativa}}'', Paris, 1502. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, de Wiclef, de Hobbes et de Spinosa, qui enseignent,
ce semble, cette nécessité toute mathématique, que je crois avoir
suffisamment réfutée, et peut-être plus clairement qu’on n’a coutume
de faire : cependant il faut toujours rendre témoignage à la vérité,
et ne point imputer à un dogme ce qui ne s’ensuit point. Outre que
ces arguments prouvent trop, puisqu’ils en prouveraient autant
contre la nécessité hypothétique, et justifieraient le sophisme paresseux.
Car la {{corr|nécessisé|nécessité}} absolue de la suite des causes n’ajouterait rien
en cela à la certitude infaillible d’une nécessité hypothétique.
{{ancre|p68}}68. Premièrement donc, il faut convenir, qu’il est permis de tuer
un furieux, quand on ne peut s’en défendre autrement. On avouera
aussi qu’il est permis, et même souvent nécessaire de détruire des
animaux venimeux ou fort nuisibles, quoiqu’ils ne soient pas tels
par leur faute.
{{ancre|p69}}69. Secondement, on inflige des peines à une bête, quoique
destituée de raison et de liberté, quand on juge que cela peut servir à
la corriger ; c’est ainsi qu’on punit les chiens et les chevaux, et cela
avec beaucoup de succès. Les récompenses ne nous servent pas moins
pour gouverner les animaux, et quand un animal a faim, la nourriture
qu’on lui donne lui fait faire ce qu’on n’obtiendrait jamais autrement de lui.
{{ancre|p70}}70. Troisièmement, on infligerait encore aux bêtes des peines
capitales (où il ne s’agit plus de la correction de la bête qu’on punit),
si cette peine pouvait servir d’exemple, ou donner de la terreur aux
autres, pour les faire cesser de mal faire. Rorarius, dans son livre
de la ''Raison des bêtes'', dit qu’on crucifiait des lions en Afrique, pour
éloigner les autres lions des villes et des lieux fréquentés ; et qu’il
avait remarqué en passant par le pays de Juliers, qu’on y pendait
les loups, pour mieux assurer les bergeries. Il y a des gens dans les
villages qui clouent des oiseaux de proie aux portes des maisons,
dans l’opinion que d’autres oiseaux semblables n’y viendront pas
si facilement. Et ces procédures seraient toujours bien fondées, si
elles servaient.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{ancre|p71}}71. Donc, en quatrième lieu, puisqu’il est sûr et expérimenté que
la crainte des châtiments et l’espérance des récompenses sert à faire
abstenir les hommes du mal, et les oblige à tâcher de bien faire, on
aurait raison et droit de s’en servir, quand même les hommes agiraient
nécessairement par quelque espèce de nécessité que ce pourrait
être. On objectera que si le bien ou le mal est nécessaire, il est
inutile de se servir des moyens de l’obtenir ou de l’empêcher ; mais la
réponse a déjà été donnée ci-dessus contre le sophisme paresseux. Si
le bien ou le mal était nécessaire sans ces moyens, ils seraient inutiles ;
mais il n’en est pas ainsi. Ces biens et ces maux n’arrivent que
par l’assistance de ces moyens, et si ces événements étaient
nécessaires, les moyens seraient une partie des causes qui les rendraient
nécessaires ; puisque l’expérience nous apprend que souvent la
crainte ou l’espérance empêche le mal ou avance le bien. Cette
objection ne diffère donc presque en rien du sophisme paresseux
qu’on oppose à la certitude, aussi bien qu’à la nécessité des événements
futurs. De sorte qu’on peut dire que ces objections combattent
également contre la nécessité hypothétique et contre la nécessité
absolue, et qu’elles prouvent autant contre l’une que contre
l’autre, c’est-à-dire rien du tout.
{{ancre|p72}}72. Il y a eu une grande dispute entre l’évêque Bramhall et
{{M.|Hobbes}}, qui avait commencé quand ils étaient tous deux à Paris,
et qui fut continuée après leur retour en Angleterre ; on en trouve
toutes les pièces recueillies dans un volume in-quarto publié à
Londres en{{lié}}1656. Elle sont toutes en anglais, et n’ont point été
traduites, que je sache, ni insérées dans le recueil des œuvres
latines de {{M.|Hobbes}}. J’avais lu autrefois ces pièces, et je les ai
retrouvées depuis ; et j’avais remarqué d’abord qu’il n’avait point
prouvé du tout la nécessité absolue de toutes choses, mais qu’il avait
fait voir assez, que la nécessité ne renverserait point toutes les
règles de la justice divine ou humaine, et n’empêcherait point
entièrement l’exercice de cette vertu.
{{ancre|p73}}73. Il y a pourtant une espèce de justice et une certaine sorte de
récompenses et de punitions, qui ne paraît pas si applicable à ceux
qui agiraient par une nécessité absolue, s’il y en avait. C’est cette
espèce de justice qui n’a point pour but l’amendement, ni l’exemple,
ni même la réparation du mal. Cette justice n’est fondée que dans
la convenance, qui demande une certaine satisfaction pour
l’expiation d’une mauvaise action. Les sociniens, Hobbes et quelques<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>autres, n’admettent point cette justice punitive, qui est proprement
vindicative, et que Dieu s’est réservée en bien des rencontres :
mais qu’il ne laisse pas de communiquer à ceux qui ont droit de
gouverner les autres, et qu’il exerce par leur moyen, pourvu qu’ils
agissent par raison et non par passion. Les sociniens la croient être
sans fondement ; mais elle est toujours fondée dans un rapport de
convenance, qui contente non seulement l’offensé, mais encore les
sages qui la voient, comme une belle musique ou bien une bonne
architecture contente les esprits bien faits. Et le sage législateur
ayant menacé, et ayant, pour ainsi dire, promis un châtiment, il est
de sa constance de ne pas laisser l’action entièrement impunie,
quand même la peine ne servirait plus à corriger personne. Mais
quand il n’aurait rien promis, c’est assez qu’il y a une convenance
qui l’aurait pu porter à faire cette promesse ; puisque aussi bien le
sage ne promet que ce qui est convenable. Et on peut même dire
qu’il y a ici un certain dédommagement de l’esprit, que le désordre
offenserait, si le châtiment ne contribuait à rétablir l’ordre. On peut
encore consulter ce que Grotius a écrit contre les sociniens, de la
satisfaction de Jésus-Christ, et ce que Crellius<ref>{{sc|Crellius}} (Jean), théologien socinien, né près de Nuremberg en{{lié}}1590, mort à Cracovie en{{lié}}1633. On a de lui ''{{lang|la|Ethica Aristotelica ad sacr. litt. normam emendata}}'', 1650, {{in-4°}} ; ''{{lang|la|De Deo et attributis ejus}}'', Cracovie, 1630 ; — ''{{lang|la|Vindica pro religionis libertate}}'', 1637, {{in-8°}}, sous le pseudonyme de Junius Brutus Polonus, {{trad.}} par Naigeon (Londres, 1769, in-12) — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> y a répondu.
{{ancre|p74}}74. C’est ainsi que les peines des damnés continuent, lors même
qu’elles ne servent plus à détourner du mal ; et que de même les
récompenses des bienheureux continuent, lors même qu’elles ne
servent plus à confirmer dans le bien. On peut dire cependant que
les damnés s’attirent toujours de nouvelles douleurs par de
nouveaux péchés, et que les bienheureux s’attirent toujours de
nouvelles joies par de nouveaux progrès dans le bien ; l’un et l’autre
étant fondé sur le principe de la convenance, qui a fait que les
choses ont été réglées en sorte que la mauvaise action se doit attirer
un châtiment. Car il y a lieu de juger suivant le parallélisme des
deux règnes, de celui des causes finales, et de celui des causes
efficientes, que Dieu a établi dans l’univers une connexion entre la
peine ou la récompense, et entre la mauvaise ou la bonne action,
en sorte que la première soit toujours attirée par la seconde, et que
la vertu et le vice se procurent leur récompense et leur châtiment,
en conséquence de la suite naturelle des choses, qui contient encore<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>autres, n’admettent point cette justice punitive, qui est proprement
vindicative, et que Dieu s’est réservée en bien des rencontres :
mais qu’il ne laisse pas de communiquer à ceux qui ont droit de
gouverner les autres, et qu’il exerce par leur moyen, pourvu qu’ils
agissent par raison et non par passion. Les sociniens la croient être
sans fondement ; mais elle est toujours fondée dans un rapport de
convenance, qui contente non seulement l’offensé, mais encore les
sages qui la voient, comme une belle musique ou bien une bonne
architecture contente les esprits bien faits. Et le sage législateur
ayant menacé, et ayant, pour ainsi dire, promis un châtiment, il est
de sa constance de ne pas laisser l’action entièrement impunie,
quand même la peine ne servirait plus à corriger personne. Mais
quand il n’aurait rien promis, c’est assez qu’il y a une convenance
qui l’aurait pu porter à faire cette promesse ; puisque aussi bien le
sage ne promet que ce qui est convenable. Et on peut même dire
qu’il y a ici un certain dédommagement de l’esprit, que le désordre
offenserait, si le châtiment ne contribuait à rétablir l’ordre. On peut
encore consulter ce que Grotius a écrit contre les sociniens, de la
satisfaction de Jésus-Christ, et ce que Crellius<ref>{{sc|Crellius}} (Jean), théologien socinien, né près de Nuremberg en{{lié}}1590, mort à Cracovie en{{lié}}1633. On a de lui ''{{lang|la|Ethica Aristotelica ad sacr. litt. normam emendata}}'', 1650, {{in-4°}} ; — ''{{lang|la|De Deo et attributis ejus}}'', Cracovie, 1630 ; — ''{{lang|la|Vindica pro religionis libertate}}'', 1637, {{in-8°}}, sous le pseudonyme de Junius Brutus Polonus, {{trad.}} par Naigeon (Londres, 1769, in-12) — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> y a répondu.
{{ancre|p74}}74. C’est ainsi que les peines des damnés continuent, lors même
qu’elles ne servent plus à détourner du mal ; et que de même les
récompenses des bienheureux continuent, lors même qu’elles ne
servent plus à confirmer dans le bien. On peut dire cependant que
les damnés s’attirent toujours de nouvelles douleurs par de
nouveaux péchés, et que les bienheureux s’attirent toujours de
nouvelles joies par de nouveaux progrès dans le bien ; l’un et l’autre
étant fondé sur le principe de la convenance, qui a fait que les
choses ont été réglées en sorte que la mauvaise action se doit attirer
un châtiment. Car il y a lieu de juger suivant le parallélisme des
deux règnes, de celui des causes finales, et de celui des causes
efficientes, que Dieu a établi dans l’univers une connexion entre la
peine ou la récompense, et entre la mauvaise ou la bonne action,
en sorte que la première soit toujours attirée par la seconde, et que
la vertu et le vice se procurent leur récompense et leur châtiment,
en conséquence de la suite naturelle des choses, qui contient encore<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>une autre espèce d’harmonie préétablie que celle qui paraît dans
le commerce de l’âme et du corps. Car enfin, tout ce que Dieu fait
est harmonique en perfection, comme j’ai déjà remarqué. Peut-être
donc que cette convenance cesserait par rapport à ceux qui
agiraient sans la véritable liberté, exempte de la nécessité absolue ;
et qu’en ce cas la seule justice corrective aurait lieu, et point la
justice vindicative. C’est le sentiment du célèbre Conringius, dans
une dissertation qu’il a publiée de ce qui est juste. Et, en effet, les
raisons dont Pomponace s’est déjà servi dans son livre du ''Destin'',
pour prouver l’utilité des châtiments et des récompenses, quand
même tout arriverait dans nos actions par une fatale nécessité, ne
regardent que l’amendement, et point la satisfaction, {{lang|grc|κόλασιν οὖ τιμωρίαν}}.
Aussi n’est-ce que par manière d’appareil qu’on détruit
les animaux complices de certains crimes, comme on rase les
maisons des rebelles, c’est-à-dire pour donner de la terreur. Ainsi c’est
un acte de la justice corrective, où la justice vindicative n’a point
de part.
{{ancre|p75}}75. Mais nous ne nous amuserons pas maintenant à discuter une
question plus curieuse que nécessaire, puisque nous avons assez
montré qu’il n’y a point de telle nécessité dans les actions volontaires.
Cependant il a été bon de faire voir que la seule liberté
imparfaite, c’est-à-dire qui est exempte seulement de la contrainte,
suffirait pour fonder cette espèce de châtiments et de récompenses,
qui tendent à l’évitation du mal et à l’amendement. L’on voit aussi
par là que quelques gens d’esprit, qui se persuadent que tout est
nécessaire, ont tort de dire que personne ne doit être loué, ni blâmé,
récompensé, ni puni. Apparemment ils ne le disent que pour exercer
leur bel esprit ; le prétexte est que, tout étant nécessaire, rien
ne serait en notre pouvoir. Mais ce prétexte est mal fondé, les
actions nécessaires seraient encore en notre pouvoir, au moins en
tant que nous pourrions les faire ou les omettre, lorsque l’espérance
ou la crainte de la louange, ou du blâme, du plaisir, ou de la
douleur, y porteraient notre volonté : soit qu’elles l’y portassent
nécessairement, soit qu’en l’y portant elles laissassent également
la spontanéité, la contingence et la liberté en leur entier. De sorte
que les louanges et les blâmes, les récompenses et les châtiments
garderaient toujours une grande partie de leur usage, quand même
il y aurait une véritable nécessité dans nos actions. Nous pouvons
louer et blâmer encore les bonnes et les mauvaises qualités natu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/128
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>relles, où la volonté n’a point de part, dans un cheval, dans un
diamant, dans un homme : et celui qui a dit de Caton d’Utique qu’il
agissait vertueusement par la bonté de son naturel, et qu’il lui était
impossible d’en user autrement, a cru le louer davantage.
{{ancre|p76}}76. Les difficultés auxquelles nous avons tâché de satisfaire
jusqu’ici ont été presque toutes communes à la théologie naturelle
et à la révélée. Maintenant il sera nécessaire de venir à ce qui
regarde un point révélé, qui est l’élection ou la réprobation des
hommes, avec l’économie ou l’emploi de la grâce divine par rapport
à ces actes de la miséricorde ou de la justice de Dieu. Mais lorsque
nous avons répondu aux objections précédentes, nous avons ouvert
un chemin pour satisfaire à celles qui restent. Ce qui confirme la
remarque que nous avons faite ci-dessus (''Discours {{abr|prélimin.|préliminaire}}'', {{lia|Discours préliminaire de la conformité de la foi avec la raison|p43|§ 43|58}}),
qu’il y a plutôt un combat entre les vraies raisons de la théologie
naturelle et les fausses raisons des apparences humaines, qu’il n’y
en a entre la foi révélée et la raison. Car il n’y a presque aucune
difficulté contre la révélation sur cette matière, qui soit nouvelle,
et qui ne tire son origine de celles qu’on peut objecter aux vérités
connues par la raison.
{{ancre|p77}}77. Or comme les théologiens presque de tous les partis sont
partagés entre eux sur cette matière de la prédestination et de la grâce,
et font souvent des réponses différentes aux mêmes objections,
suivant leurs principes divers, on ne saurait se dispenser de toucher
aux différends qui sont en vogue entre eux : L’on peut dire, en général,
que les uns considèrent Dieu d’une manière plus métaphysique,
et les autres d’une manière plus morale et l’on a remarqué déjà
autrefois, que les Contreremontrants prenaient le premier parti, et
les Remontrants le second. Mais pour bien faire, il faut également
soutenir d’un côté l’indépendance de Dieu, et la dépendance des
créatures ; et de l’autre côté la justice et la bonté de Dieu qui le fait
dépendre de soi-même, de sa volonté, de son entendement, de sa sagesse.
{{ancre|p76}}78. Quelques auteurs habiles et bien intentionnés, voulant
représenter la force des raisons des deux partis principaux, pour leur
persuader une tolérance mutuelle, jugent que toute la controverse
se réduit à ce point capital, savoir quel a été le but principal de
Dieu en faisant ses décrets par rapport à l’homme ? s’il les a faits
uniquement pour établir sa gloire, en manifestant ses attributs, et
en formant, pour y parvenir, le grand projet de la création et de la<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>providence ; ou s’il a eu égard plutôt aux mouvements volontaires
des substances intelligentes, qu’il avait dessein de créer, en
considérant ce qu’elles voudraient et feraient dans les différentes
circonstances et situations où il les pourrait mettre, afin de prendre
une résolution convenable là-dessus. Il me paraît que les deux
réponses qu’on donne ainsi à cette grande question, comme opposées
entre elles, sont aisées à concilier ; et que par conséquent les
partis seraient d’accord entre eux dans le fond, sans qu’il y eût besoin
de tolérance, si tout se réduisait à ce point. À la vérité, Dieu
formant le dessein de créer le monde, s’est proposé uniquement de
manifester et de communiquer ses perfections de la manière la plus
efficace et la plus digne de sa grandeur, de sa sagesse et de sa {{corr|bonté|bonté.}}
Mais cela même l’a engagé à considérer toutes les actions des créatures
encore dans l’état de possibilité{{corr|.|,}} pour former le projet le plus
convenable. Il est comme un grand architecte, qui se propose pour
but la satisfaction ou la gloire d’avoir bâti un beau palais, et qui
considère tout ce qui doit entrer dans ce bâtiment ; la forme et les
matériaux, la place, la situation, les moyens, les ouvriers, la dépense,
avant qu’il prenne une entière résolution. Car un sage en formant
ses projets ne saurait détacher la fin des moyens ; il ne se propose
point de fin, sans savoir s’il y a des moyens d’y parvenir.
{{ancre|p79}}79. Je ne sais s’il y a peut-être encore des gens qui s’imaginent
que Dieu étant le maître absolu de toutes choses, on peut en inférer
que tout ce qui est hors de lui, lui est indifférent, qu’il s’est regardé
seulement soi-même, sans se soucier des autres ; et qu’ainsi il a rendu
les uns heureux et les autres malheureux, sans aucun sujet, sans
raison. Mais enseigner cela de Dieu, ce serait lui ôter la sagesse et la
bonté. Et il suffit que nous remarquions qu’il se regarde soi-même,
et qu’il ne néglige rien de ce qu’il se doit, pour que nous jugions
qu’il regarde aussi ses créatures, et qu’il les emploie de la manière
la plus conforme à l’ordre. Car plus un grand et bon prince aura
soin de sa gloire, plus il pensera à rendre ses sujets heureux, quand
même il serait le plus absolu de tous les monarques, et quand ses
sujets seraient des esclaves-nés, des hommes propres (comme parlent
les jurisconsultes), des gens entièrement soumis au pouvoir
arbitraire. Calvin même, et quelques autres des plus grands défenseurs
du décret absolu, ont fort bien déclaré que Dieu a eu de grandes et
de justes raisons de son élection et de la dispensation de ses grâces,
quoique ces raisons nous soient inconnues en détail : et il faut juger<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/130
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15873999
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>charitablement que les plus rigides prédestinateurs ont trop de
raison et trop de piété pour s’éloigner de ce sentiment.
{{ancre|p80}}80. Il n’y aura donc point de controverse à agiter là-dessus
(comme je l’espère) avec des gens tant soit peu raisonnables. Mais il
y en aura toujours beaucoup encore entre ceux qu’on appelle
universalistes et particularistes, par rapport à ce qu’ils enseignent de
la grâce et de la volonté de Dieu. Cependant j’ai quelque penchant
à croire qu’au moins la dispute si échauffée entre eux sur la volonté
de Dieu de sauver tous les hommes, et sur ce qui en dépend (quand
on sépare celle ''{{lang|la|de Auxiliis}}'', ou de l’assistance de la grâce) consiste
plutôt dans les expressions que dans les choses. Car il suffit de
considérer que Dieu, et tout autre sage bienfaisant, est incliné à tout
bien qui est faisable, et que cette inclination est proportionnée à
l’excellence de ce bien ; et cela (prenant l’objet précisément, et en
soi) par une volonté antécédente, comme on l’appelle, mais qui n’a
pas toujours son entier effet ; parce que ce sage doit avoir encore
beaucoup d’autres inclinations. Ainsi c’est le résultat de toutes les
inclinations ensemble, qui fait sa volonté pleine et décrétoire, comme
nous l’avons expliqué ci-dessus. On peut donc fort bien dire avec
les anciens, que Dieu veut sauver tous les hommes suivant sa volonté
antécédente, et non pas suivant sa volonté conséquente, qui ne manque
jamais d’avoir son effet. Et si ceux qui nient cette volonté universelle
ne veulent point permettre que l’inclination antécédente soit
appelée une volonté, ils ne s’embarrassent que d’une question de nom.
{{ancre|p81}}81. Mais il y a une question plus réelle à l’égard de la
prédestination à la vie éternelle, et de toute autre destination de Dieu, savoir
si cette destination est absolue ou respective. Il y a destination au
bien et au mal et comme le mal est moral ou physique, les théologiens
de tous les partis conviennent qu’il n’y a point de destination
au mal moral ; c’est-à-dire que personne n’est destiné à pécher. Quant
au plus grand mal physique, qui est la damnation, l’on peut distinguer
entre destination et prédestination, car la prédestination paraît
renfermer en soi une destination absolue et antérieure à la considération
des bonnes ou des mauvaises actions de ceux qu’elle regarde.
Ainsi on peut dire que les réprouvés sont destinés à être damnés,
parce qu’ils sont connus impénitents. Mais on ne peut pas si bien
dire que les réprouvés sont prédestinés à la damnation, car il n’y a
point de réprobation absolue, son fondement étant l’impénitence
finale prévue.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{ancre|p82}}82. Il est vrai qu’il y a des auteurs qui prétendent que Dieu,
voulant manifester sa miséricorde et sa justice suivant des raisons dignes
de lui, mais qui nous sont inconnues, a choisi les élus, et rejeté par
conséquent les réprouvés, avant toute considération du péché,
même d’Adam ; qu’après cette résolution, il a trouvé bon de
permettre le péché, pour pouvoir exercer ces deux vertus, et qu’il a
décerné des grâces en Jésus-Christ aux uns pour les sauver, qu’il a
refusées aux autres pour les pouvoir punir : et c’est pour cela qu’on
appelle ces auteurs ''supralapsaires'', parce que le décret de punir
précède, selon eux, la connaissance de l’existence future du péché.
Mais l’{{corr|opinon|opinion}} la plus commune aujourd’hui parmi ceux qui s’appellent
réformés, et qui est favorisée par le synode de Dordrecht, est celle
des ''infralapsaires'' assez conforme au sentiment de saint Augustin ; qui
porte que Dieu ayant résolu de permettre le péché d’Adam et la
corruption du genre humain, pour des raisons justes, mais cachées,
sa miséricorde lui a fait choisir quelques-uns de la masse corrompue
pour être sauvés gratuitement par le mérite de Jésus-Christ, et sa
justice l’a fait résoudre à punir les autres par la damnation qu’ils
méritaient. C’est pour cela que chez les scolastiques les sauvés étaient
appelés ''{{lang|la|prædestinati}}'', et les réprouvés étaient appelés ''{{lang|la|præsciti}}''. Il
faut avouer que quelques infralapsaires et autres parlent quelquefois
de la prédestination à la damnation, à l’exemple de Fulgence et de
saint Augustin même : mais cela leur signifie autant que destination ;
et il ne sert de rien de disputer des mots, quoiqu’on en ait pris sujet
autrefois de maltraiter ce Godescalque qui fit du bruit vers le milieu
du {{s|ix}}, et qui prit le nom de Fulgence pour marquer qu’il
imitait cet auteur.
{{ancre|p83}}83. Quant à la destination des élus à la vie éternelle, les
protestants, aussi bien que ceux de l’Église romaine, disputent fort entre
eux si l’élection est absolue, ou si elle est fondée sur la prévision
de la foi vive finale. Ceux qu’on appelle Évangéliques, c’est-à-dire
ceux de la confession d’Augsbourg, sont pour le dernier parti :
ils croient qu’on ne doit point aller aux causes occultes de l’élection,
pendant qu’on en peut trouver une cause manifeste marquée dans
la sainte Écriture, qui est la foi en Jésus-Christ ; et il leur paraît que
la prévision de la cause est aussi la cause de la prévision de l’effet.
Ceux qu’on appelle réformés sont d’un autre sentiment : ils avouent
que le salut vient de la foi en Jésus-Christ, mais ils remarquent que
souvent la cause antérieure à l’effet dans l’exécution, est postérieure<noinclude>
<references/></noinclude>
tnsifk1ozvsjv8bqx2qcecxtlwzn68w
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>dans l’intention ; comme lorsque la cause est le moyen et que l’effet
est la fin. Ainsi la question est, si la foi ou si la salvation est
antérieure dans l’intention de Dieu, c’est-à-dire si Dieu a plutôt en vue
de sauver l’homme, que de le rendre fidèle.
{{ancre|p84}}84. L’on voit par là, que la question entre les supralapsaires et
les infralapsaires en partie, et puis entre ceux-ci et les évangéliques,
revient à bien concevoir l’ordre, qui est dans les décrets de Dieu.
Peut-être qu’on pourrait faire cesser cette dispute tout d’un coup, en
disant qu’à le bien prendre, tous les décrets de Dieu dont il s’agit
sont simultanés, non seulement par rapport au temps, en quoi tout
le monde convient, mais encore ''{{lang|la|in signo rationis}}'', et dans l’ordre de
la nature. Et en effet, la formule de concorde, après quelques
passages de saint Augustin, a compris dans le même décret de l’élection
le salut et les moyens qui y conduisent. Pour montrer cette simultanéité
des destinations ou des décrets dont il s’agit, il faut revenir à
l’expédient dont je me suis servi plus d’une fois, qui porte que Dieu,
avant que de rien décerner, a considéré entre autres suites possibles
des choses, celle qu’il a approuvée depuis, dans l’idée de laquelle il
est représenté comment les premiers parents pèchent et corrompent
leur postérité, comment Jésus-Christ rachète le genre humain,
comment quelques-uns aidés par telles et telles grâces parviennent à la
foi finale et au salut, et comment d’autres avec ou sans telles ou
autres grâces n’y parviennent point, demeurent sous le péché, et
sont damnés ; que Dieu ne donne son approbation à cette suite
qu’après être entré dans tout son détail, et qu’ainsi il ne prononce rien
de définitif sur ceux qui seront sauvés ou damnés, sans avoir tout
pesé, et même comparé avec d’autres suites possibles. Ainsi ce qu’il
prononce regarde toute la suite à la fois, dont il ne fait que décerner
l’existence. Pour sauver d’autres hommes ou autrement, il aurait
fallu choisir une tout autre suite générale, car tout est lié dans
chaque suite. Et dans cette manière de prendre la chose, qui est la
plus digne du plus sage dont toutes les actions sont liées le plus
qu’il est possible, il n’y aurait qu’un seul décret total, qui est celui
de créer un tel monde et ce décret total comprend également tous
les décrets particuliers, sans qu’il y ait de l’ordre entre eux ; quoique
d’ailleurs on puisse dire que chaque acte particulier de volonté
antécédente, qui entre dans le résultat total, a son prix et ordre,
à mesure du bien auquel cet acte incline. Mais ces actes de volonté
antécédente ne sont point appelés des décrets, puisqu’ils ne sont pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>encore immanquables, le succès dépendant du résultat total. Et dans
cette manière de prendre les choses, toutes les difficultés qu’on
peut faire là-dessus reviennent à celles qu’on a déjà faites et levées,
quand on a examiné l’origine du mal.
{{ancre|p85}}85. Il ne reste qu’une discussion importante, qui a ses difficultés
particulières : c’est celle de la dispensation des moyens et des
circonstances qui contribuent au salut et à la damnation ; ce qui
comprend entre autres la matière des secours de la grâce (''{{lang|la|de auxiliis gratiæ}}'')
sur laquelle Rome (depuis la congrégation ''{{lang|la|de Auxiliis}}'' sous
{{roi|Clément|VIII}}<ref>{{roi|{{sc|Clement}}|VIII}} ou Philippe Aldobrandini, élu pape en{{lié}}1592, mort en{{lié}}1605. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, où il fut disputé entre les dominicains et les
jésuites) ne permet pas aisément qu’on publie des livres. Tout le
monde doit convenir que Dieu est parfaitement bon et juste, que sa
bonté le fait contribuer le moins qu’il est possible à ce qui peut rendre
les hommes coupables, et le plus qu’il est possible à ce qui sert à
les sauver (possible, dis-je, sauf l’ordre général des choses) ; que
sa justice l’empêche de damner des innocents, et de laisser de bonnes
actions sans récompense ; et qu’il garde même une juste proportion
dans les punitions et dans les récompenses. Cependant cette idée
qu’on doit avoir de la bonté et de la justice de Dieu ne paraît pas
assez dans ce que nous connaissons de ses actions par rapport au
salut et à la damnation des hommes et c’est ce qui fait des
difficultés qui regardent le péché et ses remèdes.
{{ancre|p86}}86. La première difficulté est, comment l’âme a pu être infectée
du péché originel, qui est la racine des péchés actuels, sans qu’il y
ait eu de l’injustice en Dieu à l’y exposer. Cette difficulté a fait naître
trois opinions sur l’origine de l’âme même : celle de la préexistence
des âmes humaines dans un autre monde, ou dans une autre vie, où
elles avaient péché, et avaient été condamnée pour cela à cette
prison du corps humain ; opinion des platoniciens, qui est attribuée à
Origène, et qui trouve encore aujourd’hui des sectateurs. Henri
Morus, docteur anglais, a soutenu quelque chose de ce dogme dans
un livre exprès. Quelques-uns de ceux qui soutiennent cette préexistence
sont allés jusqu’à la métempsycose. {{M.|Van{{lié}}Helmont}}, le fils,
était de ce sentiment, et l’auteur ingénieux de quelques méditations
métaphysiques publiées en{{lié}}1678, sous le nom de Guillaume Wander<ref>{{sc|Guillaume Wander}}. Nous n’avons pas pu retrouver le nom véritable de cet auteur. Barbier (''{{abr|Dict.|Dictionnaire}} des Anonymes et des Pseudonymes'') n’en parle pas. Jocher le mentionne sous son nom supposé et ne nous en apprend rien. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>y paraît avoir du penchant. La seconde opinion est celle de la
''traduction'', comme si l’âme des enfants était engendrée (''{{lang|la|per traducem}}''}
de l’âme ou des âmes de ceux dont le corps est engendré. Saint Augustin
y était porté pour mieux sauver le péché originel. Cette doctrine
est enseignée {{corr|ausssi|aussi}} par la plus grande partie des théologiens de la
confession d’Augsbourg. Cependant elle n’est pas établie entièrement
parmi eux, puisque les Universités de Iéna, de Helstadt, et autres y
ont été contraires depuis longtemps. La troisième opinion et la plus
reçue aujourd’hui est celle de la ''création'' : elle est enseignée dans
la plus grande partie des écoles chrétiennes, mais elle reçoit le plus
de difficulté par rapport au péché originel.
{{ancre|p87}}87. Dans cette controverse des théologiens sur l’origine de l’âme
humaine, est entrée la dispute philosophique de l’origine des
formes. Aristote et l’école après lui ont appelé forme, ce qui est un
principe de l’action et se trouve dans celui qui agit. Ce principe
interne est, ou substantiel, qui est appelé âme, quand il est dans un
corps organique ; ou accidentel, qu’on a coutume d’appeler qualité.
Le même philosophe a donné à l’âme le nom générique d’entéléchie
ou d’acte. Ce mot, entéléchie, tire apparemment son origine du mot
grec qui signifie parfait, et c’est pour cela que le célèbre Hermolaus
Barbarus<ref>{{sc|Hermolaus Barbarus}} ou {{sc|Ermolao Barbaro}}, savant illustre du {{corr|xvie siècle|{{s|xv}}}}, né à Venise en{{lié}}1454, mort à Rome en{{lié}}1493. On a de lui les livres suivants : ''{{lang|la|Compendium Ethicorum librorum}}'' ({{in-8°}}, Venise, 1544) ; — ''{{lang|la|Compendium scientiæ naturalis in Aristotele}}'' ({{in-8°}}, Venise, 1515) ; ''{{lang|la|Themistii paraphrasis in Aristotelis posteriora analytica latine versa}}'' (Paris, 1511). — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> l’exprima en latin mot à mot par ''{{lang|la|perfectihabia}}'', car
l’acte est un accomplissement de la puissance : et il n’avait point besoin
de consulter le diable, comme il a fait, à ce qu’on dit, pour n’apprendre
que cela. Or le philosophe Stagirite conçoit qu’il y a deux espèces
d’actes, l’acte permanent et l’acte successif. L’acte permanent ou
durable n’est autre chose que la forme, substantielle ou accidentelle :
la forme substantielle (comme l’âme par exemple) est permanente tout
à fait, au moins selon moi, et l’accidentelle ne l’est que pour un
temps. Mais l’acte entièrement passager, dont la nature est transitoire,
consiste dans l’action même. J’ai montré ailleurs que la notion
de l’entéléchie n’est pas entièrement à mépriser, et qu’étant permanente,
elle porte avec elle non seulement une simple faculté active,
mais aussi ce qu’on peut appeler force, effort, conatus, dont l’action
même doit suivre, si rien ne l’empêche. La faculté n’est qu’un attribut,
ou bien un mode quelquefois ; mais la force, quand elle n’est pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>un ingrédient de la substance même (c’est-à-dire la force qui n’est
point primitive, mais dérivative), est une qualité, qui est distincte et
séparable de la substance. J’ai montré aussi comment on peut concevoir
que l’âme est une force primitive, qui est modifiée et variée
par les forces dérivatives ou qualités, et exercée dans les actions.
{{ancre|p88}}88. Or les philosophes se sont fort tourmentés au sujet de l’origine
des formes substantielles. Car de dire que le composé de forme et de
matière est produit, et que la forme n’est que comproduite, ce
n’était rien dire. L’opinion commune a été que les formes étaient
tirées de la puissance de la matière, ce qu’on appelle ''éduction'' : ce
n’était encore rien dire en effet, mais on l’éclaircissait en quelque
façon par la comparaison des figures ; car celle d’une statue n’est
produite qu’en ôtant le marbre superflu. Cette comparaison pourrait
avoir lieu, si la forme consistait dans une simple limitation comme
la figure. Quelques-uns ont cru que les formes étaient envoyées du
ciel, et mêmes créées après, lorsque les corps sont produits. Jules
Scaliger a insinué qu’il se pouvait que les formes fussent plutôt
tirées de la puissance active de la cause efficiente (c’est-à-dire, ou
de celle de Dieu en cas de création, ou de celle des autres formes
en cas de génération), que de la puissance passive de la matière ; et
c’était revenir à la traduction, lorsqu’une génération se fait. Daniel
Sennert, médecin et physicien à Wittemberg, a cultivé ce sentiment,
surtout par rapport aux corps animés, qui sont multipliés par les
semences. Un certain Jules César della Galla, Italien, demeurant aux
Pays-Bas, et un médecin de Groningue nommé Jean Freitag<ref>{{sc|Freitag}} (Jean), médecin, né à Niederwesel, dans le grand-duché de Clèves, en{{lié}}1581, mort en{{lié}}1641, a écrit un traité ''{{lang|la|De Formarum origine}}''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, ont écrit contre lui d’une manière fort violente ; et Jean Sperling<ref>{{sc|Sperling}} (Jean), né à Leuchfeld, en Thuringe, en{{lié}}1603, mort en{{lié}}1658, recteur de l’Université de Wurtemberg, a écrit ''{{lang|la|De Origine formarum}}'' ; — ''{{lang|la|De Morbis totius substantiæ pro D.{{lié}}Sennerto contra Joan. Freitagium}}'' ; ''{{lang|la|Defensionem tr. De Origine formarum pro D.{{lié}}Sennerto contra J.{{lié}}Freitagium}}'' ; — ''{{lang|la|De Calido innato pro D.{{lié}}Sennerto contra J.{{lié}}Freitagium.}}'' — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>,
professeur à Wittemberg, a fait l’apologie de son maître, et a été
enfin aux prises avec Jean Zeisold<ref>{{sc|Zeisold}}, né près d’Altenbourg en{{lié}}1599, fut professeur de physique à Iéna, mourut en{{lié}}1667, a écrit : ''{{lang|la|Dissert. de animæ humanæ propagatione}}'' ; — ''{{lang|la|Anthropologiam physicam}}'' ; — ''{{lang|la|Responsionem ad Zo. Sperlingii programma 1650 editum}}'' ; — ''{{lang|la|De Cratione animæ rationalis}}'', etc. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, professeur à léna, qui défendait la création de l’âme humaine.
{{ancre|p89}}89. Mais la traduction et l’éduction sont également inexplicables,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>lorsqu’il s’agit de trouver l’origine de l’âme. Il n’en est pas de même
des formes accidentelles, puisque ce ne sont que des modifications
de la substance, et leur origine se peut expliquer par l’éduction,
c’est-à-dire par la variation des limitations, tout comme l’origine
des figures. Mais c’est tout autre chose, quand il s’agit de l’origine
d’une subsistance, dont le commencement et la destruction sont
également difficiles à expliquer. Sennert et Sperling n’ont point osé
admettre la substance et l’indestructibilité des âmes des bêtes ou
d’autres formes primitives, quoiqu’ils les reconnussent pour
indivisibles et immatérielles. Mais c’est qu’ils confondirent l’indestructibilité
avec l’immortalité, par laquelle on entend dans l’homme,
non seulement que l’âme, mais encore la personnalité subsiste :
c’est-à-dire, en disant que l’âme de l’homme est immortelle, on fait
subsister ce qui fait que c’est la même personne, laquelle garde ses
qualités morales, en conservant la conscience ou le sentiment
réflexif interne de ce qu’elle est ce qui la rend capable de châtiment
et de récompense. Mais cette conservation de la personnalité
n’a point lieu dans l’âme des bêtes : c’est pourquoi j’aime mieux dire
qu’elles sont impérissables, que de les appeler immortelles. Cependant
ce malentendu paraît avoir été cause d’une grande inconséquence
dans la doctrine, des thomistes, et d’autres bons philosophes,
qui ont reconnu l’immatérialité ou l’indivisibilité de toutes les âmes,
sans en vouloir avouer l’indestructibilité, au grand préjudice de
l’immortalité de l’âme humaine. Jean Scot<ref>{{sc|Scot}} (Jean), appelé aussi ''Scot Érigène'', philosophe illustre du {{s|ix}}, tout imprégné des idées alexandrines, vécut en France sous Charles le Chauve. Son principal ouvrage est le {{lang|grc|Περὶ φύσεως μορίςμον}} (''{{lang|la|De Divisione naturæ}}''), publié à Oxford en{{lié}}1681 par Th.{{lié}}Gale, in-fol. — {{M.|Schister}} en a donné en Allemagne une nouvelle édition. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, c’est-à-dire l’Écossais
(ce qui signifiait autrefois l’Hibernais ou l’Érigène), auteur
célèbre du temps de Louis le Débonnaire et de ses fils, était pour la
conservation de toutes les âmes ; et je ne vois point pourquoi il y
aurait moins d’inconvénient à faire durer les atomes d’Épicure<ref>{{sc|Épicure}}, philosophe illustre de l’antiquité, né à Athènes en{{lié}}341, mort en{{lié}}270. La plupart de ses ouvrages sont perdus ; on en a trouvé quelques fragments dans les fouilles d’Herculanum (''{{lang|la|Herculanensium voluminum quæ supersunt}}'', {{t.}}{{rom-maj|II}}, Nap. 1809 ; {{t.}}{{rom-maj|X}}, Nap. 1850). On consultera surtout, sur Épicure : Gassendi, ''{{lang|la|De Vitá, moribus et doctrinâ Epicuri}}'' ({{in-4o}}, Lyon 1667), et ''{{lang|la|Syntagma philosophiæ Epicuri}}'' ({{in-4o}}, La{{lié}}Haye, 1655). — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>
ou de Gassendi, que de faire subsister toutes les substances véritablement
simples et indivisibles, qui sont les seuls et vrais atomes<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>de la nature. Et Pythagore avait raison de dire en général chez
Ovide :
{{Pom|Morte carent animæ|fs=95%|lang=la|m=1em}}
{{ancre|p90}}90. Or, comme j’aime des maximes qui se soutiennent et où il y
a le moins d’exceptions qu’il est possible, voici ce qui m’a paru le
plus raisonnable en tout sens sur cette importante question. Je tiens
que les âmes, et généralement les substances simples, ne sauraient
commencer que par la création ni finir que par l’annihilation : et
comme la formation des corps organiques animés ne paraît explicable
dans l’ordre de la nature que lorsqu’on suppose une préformation
déjà organique, j’en ai inféré que ce que nous appelons génération
d’un animal n’est qu’une transformation et augmentation ;
ainsi, puisque le même corps était déjà organisé, il est à croire qu’il
était déjà animé, et qu’il avait la même âme, de même je juge ''vice versa''
de la conservation de l’âme, lorsqu’elle est créée une fois, que
l’animal est conservé aussi, et que la mort apparente n’est qu’un
enveloppement ; n’y ayant point d’apparence que dans l’ordre de la
nature il y ait des âmes entièrement séparées de tout corps, ni que
ce qui ne commence point naturellement puisse cesser par les forces
de la nature.
{{ancre|p91}}91. Après avoir établi un si bel ordre, et des règles si générales
à l’égard des animaux, il ne paraît pas raisonnable que l’homme en
soit exclu entièrement, et que tout se fasse en lui par miracle par
rapport à son âme. Aussi ai-je fait remarquer plus d’une fois qu’il
est de la sagesse de Dieu que tout soit harmonique dans ses ouvrages,
et que la nature soit parallèle à la grâce. Ainsi, je croirais
que les âmes qui seront un jour âmes humaines, comme celles des
autres espèces, ont été dans les semences, et dans les ancêtres
jusqu’à Adam, et ont existé par conséquent depuis le commencement
des choses, toujours dans une manière de corps organisé : en quoi
il semble que {{M.|Swammerdam}}, le {{R. P.|Malebranche}}<ref>{{sc|Malebranche}} (Nicolas), philosophe illustre du {{s|xvii}}, né à Paris en{{lié}}1638, mort en{{lié}}1715. Il était oratorien, s’attacha à la philosophie de Descartes, mais fut lui-même l’auteur d’une philosophie originale. Ses ouvrages sont : ''la Recherche de la vérité'' (in-12, Paris, 1674) ; — ''Conversations métaphysiques et chrétiennes'' (in-12, Paris, 1677) ; — ''Traité de la nature et de la grâce'' (Amst., in-12, 1683) ; — ''Méditations métaphysiques et chrétiennes'' (in-12, Col., 1683) ; — ''Traité de morale'' (in-12, 1684) ; — ''Entretiens sur la métaphysique'' (in-12, 1688).</ref>, {{M.|Bayle}}, {{M.|Pitcarne}}<ref>{{sc|Pitcarne}} (Archibald), médecin écossais, professeur à Leyde en{{lié}}1692, a écrit des ''{{lang|la|Opuscula medica}}''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, {{M.|Hartsoeker}}<ref name=p135>{{sc|Hartsoeker}}, mathématicien hollandais, né en Hollande en{{lié}}1656, fut nommé</ref>, et quantité d’autres personnes<noinclude>
<references/></noinclude>
kl9s3wnslwdp545t8l6tjjv4oz8g2rm
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>très habiles, soient de mon sentiment. Et cette doctrine est assez
confirmée par les observations microscopiques de {{M.|Leewenhoek}},
et d’autres bons observateurs. Mais il me paraît encore convenable
pour plusieurs raisons, qu’elles n’existaient encore qu’en âmes
sensitives ou animales, douées de perception et de sentiment, et
destituées de raison ; et qu’elles sont demeurées dans cet état jusqu’au
temps de la génération de l’homme, à qui elles devaient appartenir,
mais qu’alors elles ont reçu la raison ; soit qu’il y ait un moyen
naturel d’élever une âme sensitive au degré d’âme raisonnable (ce
que j’ai de la peine à concevoir), soit que Dieu ait donné la raison
à cette âme par une opération particulière, ou (si vous voulez) par
une espèce de ''transcréation''. Ce qui est d’autant plus aisé à admettre,
que la révélation enseigne beaucoup d’autres opérations immédiates
de Dieu sur nos âmes. Cette explication paraît lever les embarras
qui se présentent ici en philosophie ou en théologie ; puisque la
difficulté de l’origine des formes cesse entièrement ; et puisqu’il est
bien plus convenable à la justice divine de donner à l’âme, déjà
corrompue physiquement ou animalement par le péché d’Adam,
une nouvelle perfection qui est la raison, que de mettre une âme
raisonnable par création ou autrement, dans un corps où elle doive
être corrompue moralement.
{{ancre|p92}}92. Or l’âme étant une fois sous la domination du péché, et
prête à en commettre actuellement, aussitôt que l’homme sera en
état d’exercer la raison ; c’est une nouvelle question, si cette
disposition d’un homme qui n’a pas été régénéré par le baptême suffit
pour le damner, quand même il ne viendrait jamais au péché actuel,
comme il peut arriver, et arrive souvent, soit qu’il meure avant
l’âge de raison, soit qu’il devienne hébété avant que d’en faire usage.
On soutient que saint Grégoire de Naziance<ref>{{sc|Saint Grégoire}} (de Naziance), l’un des plus illustres pères de l’Église grecque, né à Aziance, près de Naziance en Cappadoce, en{{lié}}328, fut évêque de Constantinople, et mourut vers{{lié}}389. On a de lui un grand nombre de sermons, de lettres et de poésies, et des discours contre l’empereur Julien. Ses œuvres complètes ont été publiées à Bâle en{{lié}}1550. Les Bénédictins de Saint-Maur en ont commencé une édition grecque-latine dont le premier volume seulement a paru. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> le nie (''{{lang|la|Orat. de Baptismo}}'') ; mais saint Augustin est pour l’affirmative, et prétend que le
<ref follow=p135>membre de l’Académie des sciences en{{lié}}1699, mort en{{lié}}1725. Ses nombreux ouvrages sont consacrés à des questions de mathématique et de physique, et nous ne savons dans lequel il aurait pu traiter la question dont parle ici Leibniz, à moins que ce ne soit dans sa ''Lettre sur les serres qui recroissent aux écrevisses quand on les a rompues'' ({{abr|Biblioth.|Bibliothèque}} ancienne et moderne). — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>seul péché originel suffit pour faire mériter les flammes de l’enfer ;
quoique ce sentiment soit bien dur, pour ne rien dire de plus. Quand
je parle ici de la damnation et de l’enfer, j’entends des douleurs, et
non pas une simple privation de la félicité suprême ; j’entends
''{{lang|la|pœnam sensus, non damni}}''. Grégoire de Rimini, général des Augustins, avec peu d’autres, a suivi saint Augustin contre l’opinion reçue
des écoles de son temps, et pour cela était appelé le bourreau des
enfants, ''{{lang|la|tortor infantum}}''. Les scolastiques, au lieu de les envoyer dans les flammes de l’enfer, leur ont assigné un limbe exprès, où ils
ne souffrent point, et ne sont punis que par la privation de la vision
béatifique. Les révélations de sainte Brigitte<ref>{{sc|Sainte Brigitte}}, née en Suède, de famille royale, en{{lié}}1302, morte à Rome au retour d’un pèlerinage en terre sainte en{{lié}}1373. — Ses ''Révélations'', par le moine Pierre, prieur d’Alvactre, et par Mathias, chanoine de Linkoping, ont été vivement attaquées par Gerson. — Le cardinal Turre-Cremata les fit approuver par le concile de Bâle. Elles furent imprimées à Rome en{{lié}}1475 et{{lié}}1488 et traduites en français en{{lié}}1536 — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> (comme on les appelle) fort estimées à Rome sont aussi pour ce dogme. Salmeron<ref>{{sc|Salmeron}}, né en 1516, jésuite de Tolède, l’un des premiers compagnons d’Ignace de Loyola, assista au concile de Trente, et mourut en{{lié}}1585. Ses écrits ont été publiés en seize volumes. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> et Molina, après Ambroise Catharin<ref>{{sc|Catharin}}, d’abord jurisconsulte sous le nom de ''Lancelot Politus'', puis théologien, est né à Sienne en{{lié}}1487, mort à Rome en{{lié}}1553. Il passe pour un théologien indépendant et assez hardi dans ses opinions. Son ''Traité de la grâce'' avoisine le luthéranisme. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref> et autres, leur accordent une certaine
béatitude naturelle ; et le cardinal Sfondrate, homme de savoir
et de piété, qui l’approuve, est allé dernièrement jusqu’à préférer en
quelque façon leur état, qui est l’état d’une heureuse innocence, à
celui d’un pécheur sauvé ; comme l’on voit dans son ''{{lang|la|Nodus prædestinationis solutus}}'' : mais il paraît que c’est un peu trop. Il est vrai
qu’une âme éclairée comme il faut ne voudrait point pécher, quand
elle pourrait obtenir par ce moyen tous les plaisirs imaginables :
mais le cas de choisir entre le péché et la véritable béatitude est un
cas chimérique, et il vaut mieux obtenir la béatitude (quoique après la
pénitence) que d’en être privé pour toujours.
{{ancre|p93}}93. Beaucoup de prélats et de théologiens de France, qui sont bien
aises de s’éloigner de Molina et de s’attacher à saint Augustin, semblent
pencher vers l’opinion de ce grand docteur, qui condamne aux
flammes éternelles les enfants morts dans l’âge d’innocence avant
que d’avoir reçu le baptême. C’est ce qui paraît par la lettre citée
ci-dessus, que cinq insignes prélats de France écrivirent au pape<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>{{roi|Innocent|XII}}, contre ce livre posthume du cardinal Sfondrat ; mais
dans laquelle ils n’osèrent condamner la doctrine de la peine purement
privative des enfants morts sans baptême, la voyant approuvée
par le vénérable Thomas d’Aquin, et par d’autres grands hommes.
Je ne parle point de ceux qu’on appelle d’un côté jansénistes et de
l’autre côté disciples de saint Augustin, car ils se déclarent entièrement
et fortement pour le sentiment de ce Père. Mais il faut avouer
que ce sentiment n’a point de fondement suffisant ni dans la raison,
ni dans l’Écriture, et qu’il est d’une dureté des plus choquantes.
{{M.|Nicole}} l’excuse assez mal dans son livre de l’''Unité de l’Église''
opposé à {{M.|Jurieu}}, quoique {{M.|Bayle}} prenne son parti, {{chap.}}{{rom|clxxvii}} de la ''Réponse aux questions du Provincial'', tome{{lié}}{{rom-maj|III}}. {{M.|Nicole}} se sert de ce prétexte, qu’il y a encore d’autres dogmes dans la religion chrétienne qui paraissent durs. Mais outre que ce n’est pas une conséquence qu’il doit être permis de multiplier ces duretés sans preuve,
il faut considérer que les autres dogmes que {{M.|Nicole}} allègue, qui
sont le péché originel et l’éternité des peines, ne sont durs et injustes
qu’en apparence ; au lieu que la damnation des enfants morts sans
péché actuel et sans régénération le serait véritablement, et que ce
serait damner en effet des innocents. Et cela me fait croire que le
parti qui soutient cette opinion n’aura jamais entièrement le dessus
dans l’Église romaine même. Les théologiens évangéliques ont coutume
de parler avec assez de modération sur ce sujet, et d’abandonner
ces âmes au jugement et à la clémence de leur créateur. Et
nous ne savons pas toutes les voies extraordinaires dont Dieu se
peut servir pour éclairer les âmes.
{{ancre|p94}}94. L’on peut dire que ceux qui damnent pour le seul péché
originel, et qui damnent par conséquent les enfants morts sans
baptême, ou hors de l’alliance, tombent sans y penser dans un certain
usage de la disposition de l’homme et de la prescience de Dieu,
qu’ils désapprouvent en d’autres : ils ne veulent pas que Dieu refuse
ses grâces à ceux qu’il prévoit y devoir résister, ni que cette prévision
et que cette disposition soit cause de la damnation de ces personnes ;
et cependant ils prétendent que la disposition qui fait le
péché originel, et dans laquelle Dieu prévoit que l’enfant péchera
aussitôt qu’il sera en âge de raison, suffise pour damner cet enfant par
avance. Ceux qui soutiennent l’un et rejettent l’autre ne gardent
pas assez d’uniformité et de liaison dans leurs dogmes.
{{ancre|p95}}95. Il n’y a guère moins de difficulté sur ceux qui parviennent à<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>l’âge de discrétion, et se plongent dans le péché, en suivant l’inclination
de la nature corrompue, s’ils ne reçoivent point le secours de
la grâce nécessaire pour s’arrêter sur le penchant du précipice, ou
pour se tirer de l’abîme où ils sont tombés. Car il paraît dur de les
damner éternellement, pour avoir fait ce qu’ils n’avaient point le
pouvoir de s’empêcher de faire. Ceux qui damnent jusqu’aux enfants
incapables de discrétion se soucient encore moins des adultes,
et l’on dirait qu’ils se sont endurcis à force de penser voir souffrir
les gens. Mais il n’en est pas de même des autres, et je serais assez
pour ceux qui accordent à tous les hommes une grâce suffisante à
les tirer du mal, pourvu qu’ils aient assez de disposition pour profiter
de ce secours, et pour ne le point rejeter volontairement. L’on
objecte qu’il y a eu, et qu’il y a encore une infinité d’hommes parmi
les peuples civilisés et parmi les barbares, qui n’ont jamais eu cette
connaissance de Dieu et de Jésus-Christ, dont on a besoin pour être
sauvé par les voies ordinaires. Mais sans les excuser par la prétention
d’un péché purement philosophique, et sans s’arrêter à une
simple peine de privation, choses qu’il n’y a pas lieu de discuter ici ;
on peut douter du fait : car que savons-nous, s’ils ne reçoivent
point des secours ordinaires ou extraordinaires qui nous sont inconnus ?
Cette maxime, ''{{lang|la|Quod facienti quod in se est, non denegatur gratia necessaria}}'', me paraît d’une vérité éternelle. Thomas d’Aquin,
l’archevêque Bradwardin et d’autres, ont insinué qu’il se passait
là-dedans quelque chose que nous ne savons pas ({{lang|la|Thom. quæt.{{lié}}14, ''De Veritate'', art.{{lié}}11 ''ad''{{lié}}1 ''et alibi''. Bradwardin, ''De causa Dei'', non procul ab initio}}). Et plusieurs théologiens fort autorisés dans l’Église romaine même ont enseigné qu’un acte sincère de l’amour de
Dieu sur toutes chose suffit pour le salut, lorsque la grâce de Jésus-Christ
le fait exciter. Le Père François-Xavier<ref>{{sc|Xavier}} (saint François), célèbre missionnaire, l’un des premiers disciples d’Ignace de Loyola, né en Navarre en{{lié}}1500, fut surnommé l’apôtre des Indes, mourut en{{lié}}1552. On a de lui : ''Cinq livres d’Épitres'' (Paris, 1631, {{in-8°}}) ; — ''un Catéchisme'' ; — ''des Opuscules''.</ref> répondit aux Japonais que si leurs ancêtres avaient bien usé de leurs lumières naturelles, Dieu leur aurait donné les grâces nécessaires pour être sauvés ; et l’évêque de Genève, François de Sales<ref>{{sc|De Sales}} (Saint François), évêque de Genève, né au château de Sales, en Savoie, en{{lié}}1567, mort à Lyon en{{lié}}1622. On a de lui : ''Introduction à la vie dévote'' (1608, {{in-8°}}). — ''Traité de l’amour de Dieu'' (Lyon, 1616, {{in-8o}}) ; — ''Entretiens spirituels'', etc. (1629, {{in-8°}}.) — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, approuve fort cette réponse (L.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, ''de l’Amour de Dieu'', {{chap.}}{{rom|v}}.)<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude><nowiki/>
{{ancre|p96}}96. C’est ce que j’ai remontré autrefois à l’excellent {{M.|Pelisson}}, pour lui faire voir que l’Église romaine allant plus loin que les protestants, ne damne point absolument ceux qui sont hors de sa communion, et même hors du christianisme, en ne les mesurant que
par la foi explicite : et il ne l’a point réfuté à proprement parler dans
la réponse très obligeante qu’il m’a faite, et qu’il a mise dans la
quatrième partie de ses Réflexions, à laquelle il m’a fait l’honneur de
joindre mon écrit. Je lui donnai alors à considérer ce qu’un célèbre
{{corr|théolologien|théologien}} portugais, nommé Jacques Payva Andradius, envoyé au concile de Trente, en a écrit contre Chemnice pendant ce même concile.
Et maintenant, sans alléguer beaucoup d’autres auteurs des plus
considérables, je me contenterai de nommer le Père Frédéric Spée,
jésuite, un des plus excellents hommes de sa société, qui a aussi été
de ce sentiment commun de l’efficace de l’amour de Dieu, comme il
paraît par la préface du beau livre qu’il a fait en allemand sur les
vertus chrétiennes. Il parle de cette observation comme d’un secret de
piété fort important, et s’étend fort distinctement sur la force de
l’amour divin d’effacer le péché sans même l’intervention des sacrements
de l’Église catholique, pourvu qu’on ne les méprise pas, ce qui
ne serait point compatible avec cet amour. Et un très grand personnage,
dont le caractère était un des plus relevés qu’on puisse avoir
dans l’Église romaine, m’en donna la première connaissance. Le père
Spée était d’une famille noble de Wesphalie (pour le dire en passant),
et il est mort en odeur de sainteté, suivant le témoignage de celui qui
a publié ce livre à Cologne avec l’approbation des supérieurs.
{{ancre|p97}}97. La mémoire de cet excellent homme doit encore être précieuse
aux personnes de savoir et de bon sens, parce qu’il est l’auteur du
livre intitulé ''{{lang|la|Cautio criminalis circa processus contra sagas}}'', qui a fait beaucoup de bruit, et qui a été traduit en plusieurs langues.
J’ai appris du grand électeur de Mayence, Jean-Philippe de
Schonborn, oncle de S.{{lié}}A.{{lié}}E. d’à présent, laquelle marche glorieusement sur les traces de ce digne prédécesseur, que ce Père s’étant
trouvé en Franconie, lorsqu’on y faisait rage pour brûler des sorciers
prétendus, et en ayant accompagné plusieurs jusqu’au bûcher, qu’il
avait reconnus tous innocents par les confessions et par les recherches
qu’il en avait faites, en fut si touché, que malgré le danger qu’il y
avait alors de dire la vérité, il se résolut à composer cet ouvrage
(sans s’y nommer pourtant) qui a fait un grand bruit, et qui a converti
sur ce chapitre cet électeur, encore simple chanoine alors, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>depuis évêque de Wurzbourg, et enfin aussi archevêque de Mayence ;
lequel fit cesser ces brûleries aussitôt qu’il parvint à la régence. En
quoi il a été suivi par les ducs de Brunswick, et enfin par la plupart
des autres princes et États d’Allemagne.
{{ancre|p98}}98. Cette digression m’a paru de saison, parce que cet auteur
mérite d’être plus connu, et je reviens au sujet, où j’ajouterai qu’en
supposant qu’aujourd’hui une connaissance de Jésus-Christ selon la
chair est nécessaire au salut, comme en effet c’est le plus sûr de
l’enseigner, l’on pourra dire que Dieu la donnera à tous ceux qui
font ce qui dépend humainement d’eux, quand même il faudrait le
faire par miracle. Aussi ne pouvons-nous savoir ce qui se passe dans
les âmes à l’article de la mort et si plusieurs théologiens savants et
graves soutiennent que les enfants reçoivent une espèce de foi dans
le baptême, quoiqu’ils ne s’en souviennent point depuis, quand on
les interroge là-dessus ; pourquoi prétendrait-on que rien de semblable,
ou même de plus exprès, ne se pût faire dans les mourants,
que nous ne pouvons pas interroger après leur mort ? De sorte qu’il
y a une infinité de chemins ouverts à Dieu, qui lui donnent moyen
de satisfaire à sa bonté et tout ce qu’on peut objecter, c’est que
nous ne savons pas de quelle voie il se sert ; ce qui n’est rien moins
qu’une objection valable.
{{ancre|p99}}99. Venons à ceux qui ne manquent pas du pouvoir de se corriger,
mais de bonne volonté : ils sont inexcusables sans doute ; mais
y reste toujours une grande difficulté par rapport à Dieu, puisqu’il
dépendait de lui de leur donner cette bonne volonté même. Il est le
maître des volontés ; les cœurs des rois et ceux des autres hommes
sont dans sa main. La sainte Écriture va jusqu’à dire qu’il endurcit
quelquefois les méchants, pour montrer sa puissance en les punissant.
Cet endurcissement ne doit pas être entendu, comme si Dieu,
y imprimait extraordinairement une espèce d’antigrâce, c’est-à-dire
une répugnance au bien, ou même une inclination au mal, comme la
grâce qu’il donne est une inclination au bien : mais c’est que Dieu
ayant considéré la suite des choses qu’il a établies, a trouvé à propos
pour des raisons supérieures, de permettre que Pharaon, par
exemple, fût dans des circonstance qui augmentassent sa méchanceté ;
et que la divine Sagesse a voulu tirer un bien de ce mal.
{{ancre|p100}}100. Ainsi le tout revient souvent aux circonstances, qui font une
partie de l’enchaînement des choses. Il y a une infinité d’exemples
des petites circonstances qui servent à convertir ou à pervertir. Rien<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>n’est plus connu que le ''{{lang|la|tolle, lege}}'' (prends et lis) que saint Augustin entendit crier dans une maison voisine, lorsqu’il délibérait sur le
parti qu’il devait prendre parmi les chrétiens divisés en sectes, et se
disant :
{{Pom|Quod vitæ sectabor iter !|fs=95%|lang=la|m=0.5em}}
{{br0}}ce qui le porta à ouvrir au hasard les livres des divines Écritures
qu’il avait devant lui, et d’y lire ce qui tomba sous ses yeux ; et ce
furent des paroles qui achevèrent de le déterminer à quitter le
manichéisme. Le bon {{M.|Stenonis}} Danois, évêque titulaire de Titianopolis,
et vicaire apostolique (comme on parle) à Hanover, et aux
environs, lorsqu’il y avait un duc régent de sa religion, nous disait
qu’il lui était arrivé quelque chose de semblable. Il était grand
anatomiste et fort versé dans la connaissance de la nature ; mais il en
abandonna malheureusement la recherche, et d’un grand physicien
il devint un théologien médiocre. Il ne voulait presque plus entendre
parler des merveilles de la nature, et il aurait fallu un commandement
exprès du pape ''{{lang|la|In virtute sanctæ obedientiæ}}'', pour tirer de
lui les observations que {{M.|Thévenot}} lui demandait. Il nous racontait
donc que ce qui avait contribué beaucoup à le déterminer à se
mettre dans le parti de l’Église romaine, avait été la voix d’une dame
à Florence, qui lui avait crié d’une fenêtre : N’allez pas du côté où
vous voulez aller, Monsieur, allez de l’autre côté. Cette voix me
frappa, nous dit-il, parce que j’étais en méditation alors sur la
religion. Cette dame savait qu’il cherchait un homme dans la maison où
elle était, et le voyant prendre un chemin pour l’autre, lui voulait
enseigner la chambre de son ami.
{{ancre|p101}}101. Le Père Jean Davidius<ref>{{sc|Davidius}} (le {{P.}}), jésuite de Courtray, mort à Anvers en{{lié}}1613. Auteur d’un très grand nombre d’ouvrages théologiques, de titres mystiques : ''{{lang|la|Hereticum araneum}}'' ; — ''{{lang|la|Horologium passionis}}'' ; — ''{{lang|la|Fuga spiritualis}}'' ; — ''{{lang|la|Alphabetum spirituale}}'' ; — ''{{lang|la|Viridarium rituum}}'' ; — ''{{lang|la|Hortulus deliciarum animæ}}''. — {{abr|P.{{lié}}J.|Paul Janet}}</ref>, jésuite, a fait un livre intitulé :
''{{lang|la|Veridicus Christianus}}'', qui est comme une espèce de bibliomance,
où l’on prend les passages à l’aventure, à l’exemple du ''{{lang|la|tolle, lege}}'', de saint Augustin, et c’est comme un jeu de dévotion. Mais les
hasards, où nous nous trouvons malgré nous, ne contribuent que
trop à ce qui donne ou ôte le salut aux hommes. Figurons-nous deux
enfants jumeaux polonais, l’un pris par les Tartares, vendu aux
Turcs, porté à l’apostasie, plongé dans l’impiété, mourant dans le
désespoir ; l’autre sauvé par quelque hasard, tombé depuis en<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>bonnes mains pour être instruit comme il faut, pénétré des plus
solides vérités de la religion, exercé dans les vertus qu’elle nous
recommande, mourant avec tous les sentiments d’un bon chrétien :
on plaindra le malheur du premier, qu’une petite circonstance peut-être
a empêché de se sauver aussi bien que son frère ; et l’on s’étonnera
que ce petit hasard ait dû décider de son sort par rapport à
l’éternité.
{{ancre|p102}}102. Quelqu’un dira, peut-être, que Dieu a prévu par la science
moyenne que le premier aurait aussi été méchant et damné, s’il était
demeuré en Pologne. Il y a peut-être des rencontres dans {{sc|lesquelles}}
quelque chose de tel a lieu. Mais dira-t-on donc que c’est une règle
générale, et que pas un de ceux qui ont été damnés parmi les païens
n’aurait été sauvé, s’il avait été parmi les chrétiens ? Ne serait-ce pas
contredire à Notre-Seigneur, qui dit que Tyr et Sidon auraient mieux
profité de ses prédications que Capernaüm, s’ils avaient eu le bonheur
de les entendre ?
{{ancre|p103}}103. Mais quand on accorderait même ici cet usage de la science
moyenne, contre toutes les apparences ; elle suppose toujours que
Dieu considère ce que l’homme ferait en telles ou telles circonstances,
et il demeure toujours vrai que Dieu aurait pu le mettre
dans d’autres plus salutaires, et lui donner des secours internes ou
externes, capables de vaincre le plus grand fond de malice, qui
pourrait se trouver dans une âme. On me dira que Dieu n’y est point
obligé, mais cela ne suffit pas ; il faut ajouter que de plus grandes
raisons l’empêchent de faire sentir toute sa bonté à tous. Ainsi il faut
qu’il y ait du choix, mais je ne pense point qu’on en doive chercher
la raison absolument dans le bon ou dans le mauvais naturel des
hommes : car si l’on suppose avec quelques-uns, que Dieu choisissant
le plan qui produit le plus de bien, mais qui enveloppe le péché
et la damnation, a été porté par la sagesse à choisir les meilleurs
naturels pour en faire des objets de sa grâce ; il semble que la
grâce de Dieu ne sera point assez gratuite, et que l’homme se distinguera
lui-même par une espèce de mérite inné ; ce qui paraît éloigné
des principes de saint Paul, et même de ceux de la souveraine raison.
{{ancre|p104}}104. Il est vrai qu’il y a des raisons du choix de Dieu, et il faut
que la considération de l’objet, c’est-à-dire du naturel de l’homme,
y entre ; mais il ne paraît point que ce choix puisse être assujetti à
une règle que nous soyons capables de concevoir, et qui puisse flatter
l’orgueil des hommes. Quelques théologiens célèbres croient que Dieu<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>offre plus de grâces, ou d’une manière plus favorable, à ceux qu’il
prévoit devoir moins résister, et qu’il abandonne les autres à leur
opiniâtreté : il y a lieu de croire qu’il en est souvent ainsi, et cet
expédient entre ceux qui font que l’homme se distingue lui-même par
ce qu’il y a de favorable dans son naturel, s’éloigne le plus du pélagianisme. Cependant je n’oserais pas non plus en faire une règle
universelle. Et afin que nous n’ayons point sujet de nous glorifier,
il faut que nous ignorions les raisons du choix de Dieu : aussi sont-elles
trop variées pour tomber sous notre connaissance, et il se peut
que Dieu montre quelquefois la puissance de sa grâce en surmontant
la plus opiniâtre résistance, afin que personne n’ait sujet de se désespérer comme personne n’en doit avoir de se flatter. Et il semble que
saint Paul a eu cette pensée, se proposant à cet égard en exemple :
Dieu, dit-il, m’a fait miséricorde, pour donner un grand exemple de
patience.
{{ancre|p105}}105. Peut-être que dans le fond tous les hommes sont également
mauvais, et par conséquent hors d’état de se distinguer eux-mêmes
par leurs bonnes ou moins mauvaises qualités naturelles : mais ils ne
sont point mauvais d’une manière semblable : car il y a une différence
individuelle originaire entre les âmes, comme l’harmonie préétablie
le montre. Les uns sont plus ou moins portés vers un tel bien ou
vers un tel mal, ou vers leur contraire, le tout selon leurs dispositions
naturelles : mais le plan général de l’univers que Dieu a choisi
pour des raisons supérieures, faisant que les hommes se trouvent
dans de différentes circonstances, ceux qui en rencontrent de plus
favorables à leur naturel, deviendront plus aisément les moins
méchants, les plus vertueux, les plus heureux ; mais toujours par
l’assistance des impressions de la grâce interne que Dieu y joint. Il
arrive même quelquefois encore dans le train de la vie humaine, qu’un
naturel plus excellent réussit moins, faute de culture ou d’occasions.
On peut dire que les hommes sont choisis et rangés non pas tant
suivant leur excellence, que suivant la convenance qu’ils ont avec le
plan de Dieu ; comme il se peut qu’on emploie une pierre moins
bonne dans un bâtiment ou dans un assortiment, parce qu’il se trouve
que c’est celle qui remplit un certain vide.
{{ancre|p106}}106. Mais enfin toutes ces tentatives de raisons, où l’on n’a point
besoin de se fixer entièrement sur de certaines hypothèses, ne servent
qu’à faire concevoir qu’il y a mille moyens de justifier la conduite
de Dieu ; et que tous les inconvénients que nous voyons, toutes les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Susuman77" /></noinclude>difficultés qu’on se peut faire, n’empêchent pas qu’on ne doive croire raisonnablement, quand on ne le saurait pas d’ailleurs démonstrativement, comme nous l’avons déjà montré, et comme il paraîtra d’avantage dans la suite, qu’il n’y a rien de si élevé que la sagesse de Dieu, rien de si juste que ses jugements, rien de si pur que sa sainteté, et rien de plus immense que sa bonté.
{{—|6|m=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{numérotation|CAB||131}}</noinclude><section begin="CABIRES"/>''Cabires'' est Persan. ''Cabiri'', dit-il, au ''ch.'' 29 de son ouvrage, ''{{lang|la|sunt Gabri voce Persicâ aliquantulum detortâ}}''. En effet, ceux qui ont donné des relations de la Perse nous apprennent qu’il reste encore aujourd’hui chez les Persans des descendans de ces anciens ''Gabres'', ou ''Giavres'', adorateurs du feu ; quelques-uns les appellent ''Gaures'', ou plutôt ''Gavres''. M. Hyde, qui en traite fort au long dans son histoire, prétend qu’ils ne rendent point au feu & au Soleil un véritable culte, mais seulement un culte civil, & qu’ainsi ils ne sont point idolâtres.
<section end="CABIRES"/>
<section begin="CABIRIDES"/><nowiki/>
CABIRIDES. s. f. pl. Nymphes, filles de Vulcain & de Cabira.
<section end="CABIRIDES"/>
<section begin="CABIRIES"/><nowiki/>
CABIRIES. s. m. pl. ''{{lang|la|Cabiria}}''. C’est une fête des Grecs donc parle Hésychius, dans lequel on l’appelle ''Cabbires'', {{lang|grc|Καββηοα}} : mais Meursius, dans son ''Liv. IV des Feries'', ou ''Fêtes Grecques'', conjecture avec bien de la raison, qu’il faut lire {{lang|grc|Καβέιοια}}, ''Cabiries''. C’étoit la fête des ''Cabires'', que l’on honoroit dans l’Île de Lemnos. Les Thébains la célébroient aussi, de même que les Samothraces, parce qu’ils honoroient aussi ces Dieux. Cette fête passoit pour être très-ancienne, & antérieure au temps même de Jupiter, qui, dit-on, la renouvella. Les ''Cabiries'' se célébroient de nuit ; & l’on y consacroit les enfans depuis un certain âge. Cette consécration étoit, selon l’opinion Païenne, un préservatif contre les dangers de la mer, & les autres périls. La cérémonie de la consécration consistoit à mettre l’initié sur un thrône, autour duquel les Prêtres faisoient des danses. La marque des initiés étoit de porter une ceinture ou écharpe d’un ruban de pourpre. Quand on avoit fait quelque meurtre, c’étoit un azyle d’aller aux sacrifices des ''Cabires''. Meursius, à l’endroit cité, produit les preuves de tout ceci.
<section end="CABIRIES"/>
<section begin="CABLAN"/><nowiki/>
☞ CABLAN. Ville de l’Inde, au-de-là du Gange, en Asie, capitale d’un Royaume de même nom, présentement soumise au Roi d’Ava, avec le Royaume qui dépendoit autrefois du Roi de Pégu.
<section end="CABLAN"/>
<section begin="CABLE"/><nowiki/>
☞ CABLE. s. m. C’est en général un gros cordage, dont on se sert pour traîner ou enlever des fardeaux. En marine, c’est un très-gros cordage qui sert dans les navires pour les tenir à l’ancre. ''{{lang|la|Funis}}''. Il est composé de trois aussières, dont chacune a trois torons : le ''cable'' est donc de neuf torons. On le dit aussi des cordes qui servent à tenir les mâts, comme les haubans, à remonter les bateaux, à élever de gros fardeaux dans les bâtimens par le moyen des grues & des poulies. Les ''cables'' qu’on appelle ''brayers'', servent à lier les pierres, les baquets à mortier, ''&c''. Les haubans servent à retenir & haubaner : les engins, les vintaines, qui sont les moindres cordages, servent à conduire les fardeaux en les montant, pour les détourner des saillies. Un navire bien équipé doit avoir quatre ''cables''. Le plus gros s’appelle ''maître cable'', & le plus petit, ''grelin''.
Ce mot vient de l’Hébreu ''chebel'', ou de son pluriel ''chebalin'', qui signifie ''corde''. {{sc|Nicot}}. Du Cange croit qu’il vient de l’Arabe ''habl'', qui signifie ''corde'', ou de ''habala, vincire''. Ménage après Isidore le dérive de ''{{lang|la|capalum}}'', ou ''{{lang|la|cabulum}}'', qu’il fait venir du Grec {{lang|grc|χαμίλος}}, ou du Latin ''{{lang|la|camelus}}''. On a dit aussi dans la basse Latinité, ''{{lang|la|caplum}}'' que Papias dérive ''{{lang|la|à capiendo}}'', & qui signifie une ''corde de navire''.
On dit, donner le ''cable'' à un vaisseau, lorsqu’étant incommodé, on le remorque avec un ''cable'' qu’on lui donne : ce qu’on appelle autrement ''touer'' ou ''tirer en ouaiche''. On dit filer le ''cable'' bout pour bout, lorsqu’on lâche & abandonne le ''cable'' avec l’ancre, quand on n’a pas le temps de désancrer, bitter le ''cable'', c’est le rouler & l’arrêter autour des bittes. On dit, les ''cables'' ont un tour, ou un demi-tour, lorsque le vaisseau qui est à l’ancre obéissant au vent, ou au courant de la mer, a croisé, ou cordonné près des écubiers les ''cables'' qui le tiennent. Alonger le ''cable'', c’est l’étendre sur le pont, ou pour le débitter, ou pour mouiller l’ancre. Débitter le ''cable'', c’est dépasser un tour que le ''cable'' fait sur la bitte. Débosser le ''cable'', c’est démarrer la bosse qui le tient. Talinguer le ''cable'', c’est amarrer, & lier le ''cable'' à l’arganeau de l’ancre. Fourrer un ''cable'', c’est le garnir de tresses, ou de toile, pour le conserver.
{{sc|Cable}} se prend aussi, en termes de Marine, pour une mesure de 120 brasses, à cause que c’est la mesure ordinaire de toutes sortes de ''cables'' ; ainsi lorsqu’on dit, qu’on est mouillé à deux ou trois ''cables'' de terre, on doit entendre qu’on en est à deux cents quarante, ou à trois cens-soixante brasses.
☞ On appelle aussi ''cables'', les cordes qui servent à remonter les grands bateaux dans les rivières, & à élever de gros fardeaux dans les bâtimens, par le moyen des poulies.
☞ Dans l’Artillerie c’est aussi un gros cordage qui sert particulièrement aux Chévres. ''Voyez'' {{Tr6L|CHEVRE}}. Ce mot vient de l’Hébreu.
<section end="CABLE"/>
<section begin="CABLÉ"/><nowiki/>
CABLÉ, ÉE. adj. Terme de Blason, se dit d’une croix faite, ou couverte de corde, ou de cables tortillés. ''{{lang|la|Crux è funibus intortis contexta}}''.
☞ C’est aussi un terme d’Architecture, qui se dit des cannelures qui sont relevées & contournées en forme de Cables.
<section end="CABLÉ"/>
<section begin="CABLEAU"/><nowiki/>
CABLEAU. Diminutif de ''cable'' : c’est le petit ''cable'', qui sert ordinairement d’amarre à la chalouppe du navire. ''{{lang|la|Funis minor}}''. On dit aussi {{sc|Cablot}}.
☞ On donne aussi ce nom à cette longue corde que les Mariniers appellent ordinairement {{Tr6L|CINCENELLE|Cincenelle}}. ''Voyez ce mot''.
<section end="CABLEAU"/>
<section begin="CABLER"/><nowiki/>
CABLER. v. a. C’est un terme de Cordier, qui signifie, assembler plusieurs fils, & les tortiller pour n’en faire qu’une corde. ''{{lang|la|Funes intorquere}}. Cabler'' de la ficelle.
<section end="CABLER"/>
<section begin="CABLIAU"/><nowiki/>
☞ CABLIAU. ''Voyez'' {{Tr6L|CABILLAUD}}.
<section end="CABLIAU"/>
<section begin="CABLOT"/><nowiki/>
CABLOT. s. m. ''Voyez'' {{Tr6L|CABLEAU}}.
<section end="CABLOT"/>
<section begin="CABO"/><nowiki/>
CABO. s. m. Cap, Promontoire, ''{{lang|la|Caput, Promontorium}}''. Ce nom est purement Espagnol, & signifie la même chose que ''Cap'' en François. Nous le retenons quelquefois dans notre langue aux noms des lieux auxquels les Espagnols le donnent, & quelquefois on le trouve sur des Cartes de Géographie. ''Caba-ceira, Cabo-carço, Cabo-roxo, Cubo-dIstria'', &c.
☞ {{sc|Cabo. Caput}}. Royaume d’Afrique, au pays des Négres, sur le Riogrande, vers le Sud.
<section end="CABO"/>
<section begin="CABOCHE"/><nowiki/>
CABOCHE. s. f. La tête de l’homme. ''{{lang|la|Caput}}''. Il y a bien de la malice dans cette petite ''caboche''. Ce mot est vieux & populaire ; on s’en sert dans le style comique, & quelquefois dans le style familier. Ménage le fait venir de ''{{lang|la|caput}}'', la tête.
☞ Caboche, en termes de blason, se dit d’une tête d’animal, coupée derrière les oreilles par une section perpendiculaire. {{sc|Encyc}}.
{{sc|Caboches}}, en termes de Quincaillerie, sont en général ☞ des cloux qui sont courts avec une tête large. On les appelle aussi Cloux à souliers, parce que les gens de la campagne, en garnissent la semelle & le talon de leurs souliers, afin qu’ils durent plus long-temps. ''{{lang|la|Clavorum capita}}''.
{{sc|Caboche}}. Dans la satyre Ménippée, on donne ce nom aux séditieux, à l’imitation de la sédition des bouchers, tripiers, & autres mauvais garnemens qui se soulevèrent contre le Roi {{roi|Charles|VI}} en 1412, & qui furent nommés ''Cabochiens'', à cause du nommé ''Caboche'', écorcheur de bêtes, l’un de leurs chefs.
<section end="CABOCHE"/>
<section begin="CABOCHIEN"/><nowiki/>
CABOCHIEN. s. m. ''Voyez'' l’Article précédent.
<section end="CABOCHIEN"/>
<section begin="CABOCHON"/><nowiki/>
CABOCHON. s. m. Terme de Jouaillier. Pierre précieuse, & particulièrement un rubis, qui est seulement poli sans avoir aucune figure régulière, mais telle que s’est trouvée la pierre, après en avoir ôté ce qu’elle avoit de brut : de sorte qu’il y en a de rondes, d’ovales, de bossues, & de plusieurs autres sortes. ''{{lang|la|Lapillus pretiosus}}''.
{{sc|Cabochon}}. Terme de Cloutier. Clou qui a la tête large & presque en forme de diamant, & qui est fort court, & plus petit que les {{sc|Caboches}}.
{{sc|Cabochon}}. Ornement qui faisoit partie de la coëffure des Dames. C’etoit une espèce de bonnet piqué,<section end="CABOCHON"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><small>que je susse pourquoi ; je serais désolé qu’on me prit pour un
homme gras, alors que je ne serais qu’hydropique. Mais, eux,
ces bourgeois de {{M.|Dupin}}, qui font tant les importants dans
leur gros ventre, de quoi sont-ils fiers ? Ils n’en savent rien, et
ceux qui descendent bien bas leur chapeau devant eux n’en
savent pas davantage. Ces messieurs méprisent le peuple, et à
cause de cela, ils se croient nobles ; mais ce sont des papillons
qui méprisent des chenilles{{filet|31}}
{{filet|34}}
« Et, d’ailleurs, l’homme n’est point fait que pour vivre ; il
est fait aussi pour mourir. Qui de nous ne jette un regard inquiet
à travers les épaisses ténèbres qui bornent l’existence, et
ne cherche à deviner ce qu’il trouvera sur l’autre rivage ? Tout
ce qui meurt laisse, où il a existé, quelque chose ; quand la
brise haletante a expiré au milieu des cieux, les feuilles
qu’elle {{corr|carressait|caressait}} frissonnent encore ; la touffe de serpolet
que le bœuf a broyée sous sa large dent, laisse quelque temps
son parfum à la prairie ; quand, sous un archet brutal, la
corde du violon s’est rompue, ses deux tronçons frémissants
rendent encore comme un harmonieux murmure. Mais, tous
ces hommes qui ont fait trafic de leur conscience, quand la
dernière vibration de leur glas se sera perdue dans les airs ;
quand les larmes blanches avec lesquelles on les aura pleurés
seront renfermées dans leur coffre ; quand les armes à feu qui
auront fait le dernier salut à leur dépouille mortelle auront
jeté leur fumée, que restera-t-il d’eux ? d’ignobles souvenirs,
un nom dégradé, je ne sais quoi de semblable à cette puanteur
qui survit à une chandelle éteinte ! le peuple qu’ils ont trahi
viendra, après leurs flatteurs, cracher sur leur épitaphe. Moi,
du moins, si je n’ai ni marbre, ni lettres d’or sur mon cercueil,
je veux que l’humble gazon dont il sera couvert jette
une bonne odeur ; et peut-être quelque ami de la liberté, amené</small><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|CAB|132}}</noinclude><section begin="CABOCHON"/>fort pointu vers le front. Il étoit fait de taffetas de diverses couleurs, de gaze rayée, ou unie & peinte, où l’on mettoit de la chenille, du clinquant d’or ou d’argent, ou d’autres agrémens. ''Merc. Mai.'' 1726.
<section end="CABOCHON"/>
<section begin="CABOLETTO"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CABOLETTO. s. m. Monnoye qui a cours dans les Etats de la république de Genes, valant environ quatre sols de France.
<section end="CABOLETTO"/>
<section begin="CABOSSE"/><nowiki/>
CABOSSE. s. f. C’est la gousse qui renferme les amandes du cacao. On connoit que le cacao est mûr, lorsque les ''cabosses'' commencent à jaunir.
<section end="CABOSSE"/>
<section begin="CABOT"/><nowiki/>
CABOT. ''Voyez'' {{Tr6L|MALET}}.
<section end="CABOT"/>
<section begin="CABOTAGE"/><nowiki/>
CABOTAGE. s. m. Terme de Marine. Le ''cabotage'' est la première partie du pilotage. Le ''cabotage'', est la navigation de terre à terre, ou le long des côtes. {{sc|Boug}}. Le ''cabotage'' est aussi la connoissance de la boussole, des côtes, des mouillages, des ancrages, des courans & marées, des profondeurs des bancs, & autres dangers, & le pointage des cartes plattes. {{sc|Id}}.
<section end="CABOTAGE"/>
<section begin="CABOTER"/><nowiki/>
CABOTER. v. n. Terme de Marine. Naviger le long des côtes ; & faire de petits voyages sur mer ; aller de cap en cap, de port en port. ''{{lang|la|Littora radere}}''. Les Corsaires, ou les navires qui croisent les mers, ne font que ''caboter'', aller de cap en cap.
<section end="CABOTER"/>
<section begin="CABOTIER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CABOTIER. s. m. {{corr|bâtiment|Bâtiment}} dont on se sert pour ''caboter''. {{sc|Académie Françoise}}.
<section end="CABOTIER"/>
<section begin="CABOTTIERE"/><nowiki/>
CABOTTIERE. s. f. Bateau plat, long & étroit, d’environ trois pieds de profondeur, avec un gouvernail très-long, fait en forme de rames. Cette sorte de bateaux ne sert guère qu’au commerce qui se fait par la rivière d’Eure, qui vient du côté de Chartres, passe à Dreux, & se jette dans la Seine à un quart de lieue au-dessus du pont de l’Arche.
<section end="CABOTTIERE"/>
<section begin="CABOUCHAN"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CABOUCHAN. Ville d’Asie, dans le Korassin. Elle dépend de Nichabour.
<section end="CABOUCHAN"/>
<section begin="CABRA"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CABRA. Ville d’Afrique, dans la Nigritie, au Royaume de Tombut, sur le Sénégal.
<section end="CABRA"/>
<section begin="CABRE"/><nowiki/>
CABRE. s. f. On appelle ''cabres'', en termes de Marine, de gros boutons ronds joints par le haut, & posés proche des Apostis aux extrémités du côté d’une Galère. C’est aussi une espèce de chèvre composée de deux ou trois pieux joints ensemble par le haut, qui s’étendent beaucoup par le bas, au haut desquels on met une poulie de caliorne avec une étague, pour tirer de gros fardeaux. C’est avec une ''cabre'' qu’on enlève de dessus le bord des rivieres les grosses pièces de bois de construction. Cette machine s’appelle ''chèvre'' en quelques endroits. Le mot ''cabre'' semble venir du Latin ''{{lang|la|capra}}'', aussi-bien que le mot ''chèvre. {{lang|la|Machinamentum}}''.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Cabré}}, en termes de Blason, se dit d’un Cheval acculé. ''{{lang|la|Equus arrectus, arrecto pectore}}''.
<section end="CABRE"/>
<section begin="CABRER"/><nowiki/>
CABRER. (se) v. récip. On le dit au propre des chevaux qui se dressent sur les pieds de derriere. ''{{lang|la|Pectus arrigere}}''. Ce Cheval est vicieux, il se ''cabre'' quand on lui tire trop la bride.
{{StdT|l|☞}} Se ''cabrer'', dans le sens figuré, se dit des hommes qui se mettent en colère, qui s’emportent de dépit. C’est un fantasque, qui se ''cabre'' aisément & sans sujet. ''{{lang|la|Pronum, facilem esse ad offensionem}}''. Il y a des tempéramens ennemis de toute résistance, que la vérité fait ''cabrer'', & qui se roidissent toujours contre la raison. {{sc|Mol}}.
Monsieur de la Châtre s’est servi de ce terme activement, quand il a dit : Le discours de la Princesse fut rempli de beaucoup d’attaques contre {{M.|de Beaufort}}, auxquelles je répartis du mieux que je pus sans la ''cabrer''.
Ce mot vient de ''chèvre'', parce qu’elle a accoutumé de se dresser & de sauter.
CABRÉ, ÉE. part & adj. ''Voyez'' {{sc|Cabrer}}.
<section end="CABRER"/>
<section begin="CABRI"/><nowiki/>
CABRI, s. m. ''Voyez'' {{Tr6L|CABRIL|Uc}} & {{Tr6L|CABRIT|Uc}}.
<section end="CABRI"/>
<section begin="CABRIL"/><nowiki/>
CABRIL, s. m. Mot populaire, Chevreau, le petit d’une chèvre. ''{{lang|la|Capreolus}}''. Sauter comme un ''cabril''. On dit aussi ''Cabrit'', plus communément ''cabri''.
<section end="CABRIL"/>
<section begin="CABRIOLE"/><nowiki/>
CABRIOLE. Mieux que CAPRIOLE. s. f. Elévation du corps, saut léger & agile, que font les Danseurs ordinairement à la fin des cadences. ''{{lang|la|Levis, agilis in sublime saltus}}''. Friser la ''cabriole'', c’est, remuer les pieds prestement, tandis qu’ils sont en l’air. En matière de Danse la ''cabriole'' est la même chose que le ''saut''. La ''demi-cabriole'' est lorsqu’on ne retombe que sur l’un des pieds. L’Auteur des ''Réflexions sur l’usage de la Langue Françoise'' se déclare pour ''capriole'', & quelques autres avec lui. L’usage le plus général est pour ''cabriole''. {{sc|Mén}}.
{{sc|Cabriole}}, en termes de Manège, se dit lorsque le cheval étant en l’air, avant que de tomber à terre, épare entièrement du derrière, c’est-à-dire, rue en étendant les jambes avec violence. C’est un saut que fait le cheval, sans aller en avant, en sorte qu’étant en l’air, il montre les fers, & détache les ruades. Ce qu’on appelle éparer & nouer l’aiguillette, on l’appelle autrement saut de ferme à ferme. Quand il n’épare qu’à demi, on donne à la ''cabriole'' le nom de ''balotade'' : & on lui donne celui de ''croupade'', quand, au lieu d’étendre les jambes en arrière, il les trousse sous lui, comme s’il vouloit retirer dans le ventre, & retombe presque les quatre pieds ensemble.
{{StdT|l|☞}} La ''Cabriole'' est un manége par haut, & le plus difficile de tous les airs relevés. On dit qu’un cheval se présente de lui-même à ''cabrioles'', qu’il se met de lui-même à ''cabrioles'', lorsqu’il fait des sauts égaux & dans la main, c’est-à-dire, sans forcer la main & sans peser sur la bride.
{{StdT|l|☞}} Il y a plusieurs sortes de ''cabrioles'' ; ''cabriole'' droite, ''cabriole'' en arrière, ''cabriole'' de côté, ''cabriole'' battue ou frisée, ''cabriole'' ouverte.
{{StdT|l|☞}} Ce mot vient de ''{{lang|la|capreolare}}'', qui a été fait de ''{{lang|la|capreolus}}''.
{{sc|Cabriole}}, se dit aussi des sauts dangereux, des chutes. ''{{lang|la|Periculosus saltus}}''. Cet homme est tombé, il a sauté dix marches sur l’escalier, il a fait une jolie ''cabriole''. Cela ne se dit qu’en riant.
<section end="CABRIOLE"/>
<section begin="CABRIOLER"/><nowiki/>
CABRIOLER. v. n. Faire la cabriole, ou des cabrioles. ''{{lang|la|Agili, levi saltu in sublime tollere}}''. Ce Danseur, ce Baladin, cabriole bien.
<section end="CABRIOLER"/>
<section begin="CABRIOLET"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CABRIOLET. s. m. Sorte de voiture légère, montée sur deux roues, fort à la mode depuis quelques années.
<section end="CABRIOLET"/>
<section begin="CABRIOLEUR"/><nowiki/>
CABRIOLEUR. s. m. Faiseur de cabrioles. ''{{lang|la|Agilis in sublime saltator}}''. C’est un excellent ''Cabrioleur''.
<section end="CABRIOLEUR"/>
<section begin="CABRIONS"/><nowiki/>
CABRIONS. s. m. Terme de Marine. Ce sont des pièces de bois, qu’on met derrière les affûts des canons pendant le gros temps, de peur qu’ils ne rompent leurs bragues & leurs palans.
<section end="CABRIONS"/>
<section begin="CABRIT"/><nowiki/>
CABRIT. s. m. Jeune chevreau. On le nomme ainsi en plusieurs endroits de la France. ''{{lang|la|Hædillus, hædulus, capreolus}}''. Sauter comme un ''cabrit''.
<section end="CABRIT"/>
<section begin="CABROLE"/><nowiki/>
CABROLE. Poissons de mer. ''Voyez'' {{Tr6L|BICHE}}.
<section end="CABROLE"/>
<section begin="CABRON"/><nowiki/>
CABRON. s. m. Peau de jeune chêvre ou cabrit. ''{{lang|la|Pellis hœdina}}''.
<section end="CABRON"/>
<section begin="CABROUET"/><nowiki/>
CABROUET. s. m. C’est ainsi qu’on nomme les charrettes dans les Îles. Je ne manquai pas de lui en témoigner ma joie, & de lui offrir nos ''cabrouets'' & nos bœufs pour l’aller chercher. {{sc|P. Labat}}. Il embarque ses marchandises à la porte de sa maison, sans avoir besoin de ''cabrouets'' ou charrettes pour les transporter. {{sc|Id}}.
Les ''Cabrouets'' sont ordinairement tirés par des bœufs.
<section end="CABROUET"/>
<section begin="CABROUETTIER"/><nowiki/>
CABROUETTIER. s. m. Celui qui conduit un Cabrouet.
<section end="CABROUETTIER"/>
<section begin="CABRUS"/><nowiki/>
CABRUS. s. m. Terme de Mythologie. ''{{lang|la|Cabrus}}''. C’est le nom d’un Dieu des Phasélytes citoyens d’une ville de Pamphilie. Ils lui offroient du poisson salé. De-là vient qu’on appeloit proverbialement du poissons salé, un sacrifice de Phasélytes. Suidas appelle ce Dieu ''{{lang|la|Calabrus}}'', au lieu de ''Cabrus''. Erasme prétend qu’il faut dire ''{{lang|la|Caprus}}''. Peut-être que ''Cabrus'' s’est dit plutôt pour ''{{lang|la|Cabirus}}'', Cabire. Il est ordinaire de changer l’''i'' en un ''e'' muet.
<section end="CABRUS"/>
<section begin="CABUIA"/><nowiki/>
CABUIA. s. m. Herbe qui croît aux Indes Occidentales. Ses feuilles ressemblent à celles de l’iris ou du chardon. Les Sauvages en font des cordes & des filets.
<section end="CABUIA"/>
<section begin="CABUL"/><nowiki/>
CABUL. s. m. Petit pays de Galilée, que Salomon donna à Hiram Roi de Tyr, à cause de ce qu’il lui<section end="CABUL"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{numérotation|CAC||133}}</noinclude><section begin="CABUL"/>avoit fourni pour bâtir le temple de Jérusalem. ''III{{e}} Livre'' des Rois, IX, 13. ''{{lang|la|Terra Chabul}}''. C’est Hiram qui lui donna ce nom en langue Phénicienne, dit Joseph ''Liv. VIII, ch.'' 5, & il paroît qu’il le lui donna par mépris ; car il fut peu content que Salomon lui donnât si peu de chose. Josephe l’interpête ''déplaisant, malplaisant'' ; d’autre, ''sable'', & disent qu’Hiram l’appela ainsi, parce que ce n’étoient que des sables stériles. Quelques Rabbins au contraire prétendent qu’il signifie, de la boue ; que c’étoit un pays marécageux & stérile. Fullerus est de même sentiment ; mais la fertilité da la Tribu d’Aser où il étoit, & le voisinage du Liban, lui persuadent que la terre ''Chabul'' étoit une terre fertile & grasse, mais forte & difficile à labourer, & que c’est pour cela qu’Hiram en fut mécontent. Au reste, les uns & les autres tirent ce mot de {{lang|he|{{corr|ככול|כבול}}}} ''{{lang|la|Impeditus constrictus}}'', parce que l’un & l’autre, c’est-à-dire, le sable, aussi-bien que la boue, & la terre grasse, arrête & retient les pieds.
{{sc|Cabul}}, est aussi une ville de la Tribu d’Aser, dont parle Josué, ''XIX'', 27. ''{{lang|la|Cabul}}''.
{{sc|Cabul}}, est encore aujourd’hui une grande ville d’Asie dans l’empire du Mogol, & qui est capitale d’un Royaume, auquel elle donne le nom. ''{{lang|la|Cabulum}}. Cabul'' est sur la rivière de Béhat, vers les montagnes & le pays de Zagataye. Le Royaume de ''Cabul'' est une grande Province du Mogolistan, au midi du Caucase, qui le sépare de la Tartarie. ''{{lang|la|Cabuli}}'', ou ''{{lang|la|Cabulense regnum}}''.
<section end="CABUL"/>
<section begin="CABULISTAN"/><nowiki/>
☞ CABULISTAN. La même chose que {{Tr6L|CABUL}}, Royaume.
<section end="CABULISTAN"/>
<section begin="CABURLANT"/><nowiki/>
☞ CABURLANT. Poisson de mer. ''Voyez'' {{Tr6L|CHABOT}}.
<section end="CABURLANT"/>
<section begin="CABUS"/><nowiki/>
CABUS. Il y en a qui disent {{sc|Capus}}. adj. m. Epithète des choux qu’on appelle autrement ''pommés. {{lang|la|Caulis capitatus}}''. On le dit aussi des laitues, quand elle sont transplantées & pommées. Rabelais feint que ce fut d’une sueur de Jupiter que naquirent les choux ''cabus''.
Ce mot vient de ''{{lang|la|capitatus}}'', ou bien de ''{{lang|la|caputus}}'', selon Ménage. Les Allemands les appellent ''{{lang|de|Kabskraut}}'', c’est-à-dire, ''herbe à tête''.
<section end="CABUS"/>
{{c3|{{sp|CAC.}}}}
<section begin="CACA"/><nowiki/>
CACA. s. m. Ordure. ''{{lang|la|Stercus}}''. On le dit aux petits enfans. Il faut aller faire ''caca''. Ne mangez pas de cela, c’est du ''caca''. Il vient du Latin ''{{lang|la|cacare}}''. C’est un terme de Nourrice.
CACA. s. f. Nom de femme. ''{{lang|la|Caca}}''. C’est la sœur de Cacus, dont parle Virgile au ''VIII{{e}} Liv.'' de l’Enéide. Elle fut honorée à Rome comme une Déesse. ''Voyez'' Lactance ''Liv. I, ch.'' 20. Servius sur l’endroit de Virgile cité v. 190. Elle avoit un temple dans lequel on lui entretenoit, comme à Vesta, un feu perpétuel.
<section end="CACA"/>
<section begin="CAÇAÇA"/><nowiki/>
CAÇAÇA. Ville de la province de Garel, dans le royaume de Fez en Afrique, sur la côte de la mer Méditerranée, proche Melile.
<section end="CAÇAÇA"/>
<section begin="CACABER"/><nowiki/>
CACABER. v. n. C’est le terme dont on se sert pour exprimer la manière de crier de la Perdrix. La Perdrix ''cacabe''. On prend plaisir à entendre ''cacaber'' les Perdrix. Ce mot est tout latin. ''{{lang|la|Cacabare}}''.
<section end="CACABER"/>
<section begin="CACADE"/><nowiki/>
CACADE. s. f. Décharge de ventre. ''{{lang|la|Alvi dejectio}}''. Terme populaire.
{{sc|Cacade}}, se dit figurément & familierement du mauvais succès de quelque folle entreprise, où un homme s’étoit vanté de réussir. Il a fait une vilaine ''cacade. {{lang|la|Casus}}''.
Ce mot est du style bas, au propre & au figuré. Il vient de l’Italien ''{{lang|it|cagar, cagada}}'', qui signifie la même chose.
<section end="CACADE"/>
<section begin="CACAGOGUES"/><nowiki/>
CACAGOGUES. s. m. pl. & adj. Onguens qui appliqués au fondement provoquent les selles. ''{{lang|la|Cacagoga}}''. James, dans son Dictionnaire, rapporte la maniere dont Paul Eginete faisoit cet onguent.
<section end="CACAGOGUES"/>
<section begin="CACALIA"/><nowiki/>
CACALIA. s. f. Plante dont il y a deux espèces. Je ne décrirai que la première, parce que la seconde lui est toute semblable, excepté que sa tige & ses feuilles sont sans poil, & que sa fleur est d’un purpurin plus pâle ou jaune. La ''Cacalia'' croît sur les montagnes, & est propre pour amolir, adoucir, & cicatriser. On s’en sert aussi en décoction pour épaissir la sérosité qui tombe du cerveau. Ses feuilles sont presque rondes, épaisses, dentelées par les bords, anguleuses, cotoneuses, & blanches en dessous comme celles du ''Petasites''. Il s’éleve d’entre elles une tige d’environ deux pieds, velue moëlleuse, se divisant vers sa sommité en quelques rameaux qui soutiennent des fleurs disposées en bouquets, de couleur purpurine dans un calice cylindrique. Quand ces fleurs sont tombées, il naît en leur plaie des graines oblongues, garnies chacune d’une aigrette. Sa racine est grosse comme le petit doigt, entourée de fibres menues. {{sc|Lémery}}. Dioscoride en parle. Galien l’appelle ''{{lang|la|cancanum}}''.
<section end="CACALIA"/>
<section begin="CACAO"/><nowiki/>
CACAO. s. m. ''{{lang|la|Cacao}}''. C’est l’amande d’un arbre appelé ''Cacaoyer''. Elle est la base du chocolat. ''Voyez'' {{Tr6L|CHOCOLAT}}. On distingue le ''Cacao'' en quelques espèces qui paroissent des variétés dépendantes de leurs différentes grosseurs, ou du lieu dont elles sont apportées ; telles sont les distinctions en ''Cacao'' grand & petit ''Caracque'', & en ''Cacao'' gros & petit des Îles.
<section end="CACAO"/>
<section begin="CACAOTETL"/><nowiki/>
CACAOTETL. s. m. Pierre Indienne, autrement appelée ''Lapis-corvinus'', qui quand elle est échauffée, produit, à ce qu’on dit, un bruit comme un coup de tonnerre.
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<section begin="CACAOYER ou CACAOTIER"/><nowiki/>
CACAOYER ou CACAOTIER. s. m. ''{{lang|la|Cacao}}''. C’est un arbre d’une moyenne grandeur, qui croît dans le Brésil, & qu’on cultive à présent dans nos Îles d’Amérique. Son tronc est de la grosseur de la jambe, haut de quatre à cinq pieds, couvert d’une écorce brune, gersée, & divisée en plusieurs branches qui se subdivisent en plusieurs rameaux, chargés de feuilles alternes, lisses, glabres, inclinées en bas, assez semblables à celles du citronier, longues de neuf à dix pouces, sur quatre pouces de largeur. Ses fleurs naissent par bouquets, attachés aux branches, quelquefois au tronc, & sont composées de cinq pétales d’un jaune pâle, soutenues par un calice à cinq découpures, pâles en dehors, & rouges en dedans. Le pistil, qui est environné d’un nombre d’étamines courbées & chargées de sommets pâles, devient un fruit d’un demi-pied de long, sur trois pouces d’épaisseur, relevé de dix crêtes, raboteux extérieurement, d’abord verdâtre, ensuite jaunâtre, & enfin d’un brun rouge pointillé de taches jaunâtres. Le pédicule de ce fruit est oblong, & de la grosseur d’une plume à écrire. Ce fruit est blanc en dedans, & renferme une trentaine de semences ou amandes, de la grosseur d’une olive, taillées en forme de cœur alongé, luisantes, polies, d’un beau violet, clair en dehors, & blanches en dedans, & d’un goût d’amandes lorsqu’elles sont seches. Cet arbres donne deux à trois fois l’année des fleurs. Plumier, Hermand, Du Tertre, Rochefort, Pison, Laet, Acosta, Clusius.
Cet arbre, dans les Indes Occidentales, se nomme la ''cucuhuaguahuitl''. Il est fort foible & tendre ; c’est pourquoi il a besoin d’un autre grand arbre qui soit tout proche de lui pour lui faire ombre, & qui s’appelle ''aliynan'', par les Espagnols, ''{{lang|es|la madre del cacao}}''. On en trouve beaucoup dans le pays de Guatimala. On tire du beurre de son fruit, de l’huile, qui ont plusieurs propriétés en médecine. Le ''cacao'' sert aussi de menu monnoie dans le pays.
<section end="CACAOYER ou CACAOTIER"/>
<section begin="CACAOYÈRE"/><nowiki/>
CACOYERE, s. f. Lieu planté d’arbres de Cacao, ou de Cacoyers. ''{{lang|la|Locus arboribus Cacao consitus}}''. Quoiqu’on écrive Cacao, Cacaoyer, Cacaoyère, néanmoins dans les Îles de l’Amérique, on prononce ''Caco, Cacoyer, Cacoyère'', & l’arbre, ou le Cacaoyer, s’appelle le plus souvent Caco, comme son fruit. Le P. Labat écrit ''Cacoyère'', par contraction. ''Voyez l’Hist. Naturelle du Cacao, impr. à Paris en'' 1719.
<section end="CACAOYÈRE"/>
<section begin="CAÇAR"/><nowiki/>
CAÇAR. Nom Arabe, & originairement Hébreu, qui entre dans plusieurs noms de villes bâties, ou possédées par des Arabes. Ce mot vient de l’Hébreu {{lang|he|חצר}}, ''Hhatsar'', ou ''Chatsar'', qui en cette {{tiret|lan|gue}}<section end="CAÇAR"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|CAC|134}}</noinclude><section begin="CAÇAR"/>{{tiret2|lan|gue}} signifie ''palais, demeure, habitation'' ; & en Arabe encore ''fortification, lieu fortifié, fort, château, ville''. Ainsi ''Caçar-Pharaon'', signifie ''château de Pharaon''. C’est une ville d’Afrique, dans la Province de Fez, & située sur l’une des cimes de la montagne de Zarhon. Les habitans croient qu’elle a été bâtie par un des Pharaons, Roi d’Egypte. On croit que ce sont les Goths qui l’on fondée. ''Caçar Hamet'', ville ruinée sur la côte de Tripoli en Afrique, signifie forteresse, ou Château de Hamet. ''Caçar Hascen'', autre ville ruinée à l’Orient de Tripoli, signifie ''forteresse de Hascen''.
<section end="CAÇAR"/>
<section begin="CACAVI"/><nowiki/>
CACAVI. ''Voyez'' {{Tr6L|CASSAVE|Uc}}.
<section end="CACAVI"/>
<section begin="CACCIONDE"/><nowiki/>
CACCIONDE, s. m. Nom d’une pilule, qui a pour base la terre du Japon, ou le Cachou, & que Baglivi recommande pour la dyssenterie. {{sc|Casselli}}, cité par James.
<section end="CACCIONDE"/>
<section begin="CACERES"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CACERES. Petite ville d’Espagne, dans l’Estramadure, sur la rivière de Falot.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Caceres}}, ou {{sc|Caures}} de ''camarinha''. Ville de l’Île de Luçon, l’une des Philipines, avec un évêché suffragant de Manille. Long. 142. d. 15’. lat. 14. d. 15’.
<section end="CACERES"/>
<section begin="CACHALOT"/><nowiki/>
CACHALOT. s. m. Grand Poisson cétacée, qu’on dit être fort ennemi de la Baleine. D’autres disent qu’il est lui-même le mâle de la Baleine ; d’après ce qu’en disent Clusius, Willughby & Anderson ; c’est une espèce particulière des Cétacées. Ils en distinguent plusieurs espèces. Le sperme de Baleine que l’on vend chez les Droguistes, n’est rien autre chose que la cervelle du ''Cachalot'' préparée.
<section end="CACHALOT"/>
<section begin="CACHAN"/><nowiki/>
CACHAN. ''{{lang|la|Cahcanum}}''. Ville de la Province d’Yerak en Perse, à 20 lieues d’Ispahan en tirant vers Kom. ''Cachan'' est une grande ville, & de toute la Perse, celle où l’on fait les plus beaux brocards d’or & d’argent. Elle est surnommée, ''Dorolmoumenin'', c’est-à-dire, ''sejour des Fidèles'', parce que les descendans d’Hali s’y retirèrent durant les persécutions des Califes. Les Persans disent qu’elle a été bâtie par Zebd-le-Caton petite-fille de Kaschan, petit-fils d’Ahli, qui étoit enterré là, & qu’elle lui donna le nom de son aïeul. Oléarius écrit ''Casehan'', & quelques autres Voyageurs ''Cakem. Caschan'' est mieux, parce que c’est un ''Schin'', qui en Persan, comme en Arabe & en Hébreu, a le même son que notre ''ch'' dans ''char, charrette, cheval,'' &c.
{{sc|Cachan}}. Aller à ''Cachan''. Voyez plus bas {{Tr6L|CACHE}}.
<section end="CACHAN"/>
<section begin="CACHATIN"/><nowiki/>
CACHATIN. s. m. Gomme laque, ''cachatin'' ; c’est une des sortes de gomme laque que les marchands Chrétiens portent à Smyrne.
<section end="CACHATIN"/>
<section begin="CACHE"/><nowiki/>
CACHE. s. f. Lieu secret, où l’on met ce qu’on veut dérober à la vue des hommes. ''{{lang|la|Latebra}}''. Il y a plusieurs ''caches'' dans cette maison, dans ce bois. L’avare met son argent dans des ''caches'' où l’on ne peut le trouver. Ce mot ne peut s’employer que dans le style familier.
On dit proverbialement qu’un homme a trouvé la ''cache'', quand il a trouvé quelque bonne invention, le secret d’une affaire, ou le lieu où il y avoit quelque chose de bien caché. On dit aussi, mais bassement, qu’un homme est allé à ''Cachan'', quand il est obligé de se cacher pour quelque méchante affaire, par allusion au village de ''Cachan'' auprès d’Arcueil, à une lieue de Paris.
{{sc|Cache-cache mitoulas}}. Terme populaire. C’est un jeu de jeunes gens, qui consiste à mettre quelque chose secretement entre les mains, ou dans les habits de quelqu’un de la compagnie : ce qu’on propose à deviner à une tierce personne.
Ce mot vient par contraction & transposition de ''mie tu ne l’as'', au lieu de ''tu ne l’as mie''. Peut-être aussi pour ''où l’as-tu mis ?''
{{sc|Cache-entrée}}. s. m. C’est ainsi que les Serruriers appellent une petite piece de fer qui couvre l’entrée d’une serrure.
{{sc|Cache-nez}}. s. m. Vieux mot qui signifioit autrefois un ''masque. {{lang|la|Oris, vultûs tegmen}}''.
{{sc|Cache-platine}}. Terme de guerre. Morceau de cuir, qui couvre la platine d’un fusil. Faire ôter les ''cache-platines'' & les tampons. {{sc|Bombelles}}.
{{sc|Cache}}, s. f. qu’on nomme à la Chine, ''cayas'', & en plusieurs endroits des Indes, ''cas, casse, casie'', & ''cassie''. Menue monnoie de cuivre, qui vaut un peu plus qu’un denier de France… Les ''caches'' sont comme les doubles de France : elles sont trouées, & six cents valent trois livres dix sols. ''Abbé de Choisi''.
<section end="CACHE"/>
<section begin="CACHECTIQUE"/><nowiki/>
CACHECTIQUE. s. m. Terme de Médecine. ''{{lang|la|Cachecticus}}''. Qui a une constitution mauvaise, & un sang noyé de sérosités, & dont les parties branchues s’accrochent en s’unissant, & ont bien de la peine à circuler. ''Mém. de Trév.'' 1714. ''Déc. p.''{{lié}}2170.
{{StdT|l|☞}} On le dit particulièrement des remèdes bons pour prévenir la cachexie, ou pour la guérir quand on en est attaqué. Remèdes ''Cachectiques''. Faire usage des ''cachectiques''. Ainsi il est adjectif & substantif. ''Voyez'' {{Tr6L|CACHEXIE}}.
<section end="CACHECTIQUE"/>
<section begin="CACHEMENT"/><nowiki/>
CACHEMENT. adv. Il n’est en usage que dans le style bas, ou familier, ou burlesque & comique : D’une manière cachée. ''{{lang|la|Latenter, clam, secretò}}''. Il est absolument hors d’usage.
{{sc|Cachement}}. s. m. ''{{lang|la|Occultatio}}''. Manière dont une personne est cachée. Il n’est pas en usage, & je crois qu’on ne devroit pas imiter ceux qui s’en servent. {{sc|Richelet}}, ''dans ses augmentations''.
C’est un vieux mot que Nicot a mis à la fin du verbe ''cacher''. Moliere s’en est servi dans la troisieme scene de sa critique de l’Ecole des Femmes. Il y avoit l’autre jour, dit-il, des femmes à cette Comédie, qui par les mimes qu’elles affectèrent durant toute la Piece, leurs détournemens de tête, & leurs ''cachemens'' de visage, firent dire de tous côtés cent sotises de leur conduite. Au reste, je ne vois pas pourquoi Richelet a eu plus d’indulgence pour ''détournement'', qui a paru dès la première édition de son Dictionnaire, que pour ''cachement''. L’un ne vaut pas mieux que l’autre ; ou plutôt, ils sont tous deux bons dans l’exemple que je viens de citer.
<section end="CACHEMENT"/>
<section begin="CACHEMIRE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CACHEMIRE. Province d’Asie, dans les Etats du Mogol, qui a pour capitale une Ville de même nom. Long. 93°, lat. 34°, 30’. Cette Ville est grande, & bien bâtie sur le bord d’un Lac de petites Îles qui forment autant de jardins de plaisance.
<section end="CACHEMIRE"/>
<section begin="CACHER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CACHER. v. a. Mettre quelque chose en un lieu secret, où l’on ne puisse pas la voir, la découvrir qu’avec beaucoup de difficulté. ''{{lang|la|Abdere, Occultare, Occulere, Abscondere}}''. Les paysans cachent leur argent dans la terre, afin que les Soldats ne le puissent trouver.
{{StdT|l|☞}} Ménage, après Guyet, dérive de mot de ''{{lang|la|Caciare}}'', qui signifie ''chasser, pousser''. On dit en ce sens, que la nature nous a caché ses trésors, ses plus merveilleuses opérations.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Cacher}}, signifie aussi voiler, couvrir, ne pas faire paroître à la vue. ''Cacher'' un tableau. ''Cacher'' son visage. Ce bois nous ''cache'' la vue de ce château.
{{StdT|l|☞}} On dit ''cacher'' son jeu, & cette expression a trois divers sens. ''{{lang|la|Tegere, dissimulare}}''. Elle signifie. {{1o}}.{{lié}}empêcher que son jeu ne soit vu ; {{2o}}.{{lié}}dissimuler son adresse, en faisant semblant de ne savoir pas bien jouer. {{3o}}.{{lié}}''cacher'' ses desseins, en sorte que personne ne puisse les découvrir. Il est tout-à-fait figuré en ce dernier sens.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Cacher}} au figuré, dans la signification de {{Tr6L|DISSIMULER|dissimuler}}, {{Tr6L|DÉGUISER|déguiser}}, signifie, user d’un profond secret, pour dérober à la connoissance d’autrui, ce qu’on ne veut pas manifester. ''Voyez'' les deux autres Synonymes. Il y a du soin & de l’attention à ''cacher'' ; de l’art & de l’habileté à ''dissimuler'' ; du travail & de la ruse à ''déguiser''. Il semble qu’on ''cache'' par le silence ; qu’on ''dissimule'' par les démarches ; & qu’on ''déguise'' par les propos. {{sc|Syn. Fr}}. {{corr|quand|Quand}} on veut réussir dans les affaires d’intérêt & de politique, il faut toujours ''cacher'' ses desseins, les ''dissimuler'' souvent, & les ''déguiser'' quelquefois. Quand on n’a pas la force de se corriger de ses vices, on doit du moins avoir la sagesse de les ''cacher''.<section end="CACHER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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3 mots, 1 accent.
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<noinclude><pagequality level="4" user="Acer11" />{{numérotation|CAC||135}}</noinclude><section begin="CACHER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} On dit absolument se ''cacher'', pour dire, vivre en retraite, ou bien se mettre en lieu de sureté pour n’être pas pris ni découvert. ''{{lang|la|Abdere se, occultare, latere}}''. Les Saints se ''cachent'' aux yeux des hommes pour se donner tout à Dieu. Cet homme craint la prison, il se ''cache''.
{{StdT|l|☞}} On dit se ''cacher'' à quelqu’un, pour dire, ne se pas laisser voir à lui. Il s’est ''caché'' à tous ses amis. On dit qu’on ne peut se ''cacher'' à soi-même ; pour dire, qu’on ne peut se dissimuler ses sentimens & les dispositions de son cœur. {{sc|Ac. Fr.}}
{{StdT|l|☞}} On dit se ''cacher'' de quelqu’un, c’est-à-dire, lui ''cacher'' ce qu’on fait, ses desseins, sa conduite. {{sc|Ac. Fr}}.
{{StdT|l|☞}} On dit proverbialement ''cache'' ta vie ; pour dire, qu’il ne faut pas faire connoître à tous les hommes ce que l’on fait. C’est un des préceptes d’Epicure, dont Plutarque a fait un beau Traité.
{{StdT|l|☞}}
CACHÉ, ÉE. part. Qui est dans un lieu secret, qui n’est pas facile à trouver. ''{{lang|la|Latens, abditus, occultus}}''.
{{StdT|l|☞}} On appelle un homme ''caché'', celui qui ne veut pas se faire connoître dans le monde.
{{StdT|l|☞}} On dit figurément, d’un homme qui a beaucoup de talens, & qui ne les produit pas, que c’est un trésor ''caché''. {{sc|Ac. Fr}}. On appelle une vie ''cachée'', une vie solitaire & retirée.
<poem>
:''Heureux, qui satisfait de son humble fortune ;''
''Vit dans l’état obscur où les Dieux l’ont'' caché. {{sc|Rac}}.</poem>
{{StdT|l|☞}} Ce participe a en général toutes les significations de son verbe.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Caché}}, ''dissimulé, déguisé'', considérés dans une signification synonyme. L’homme ''caché'' veille sur lui-même pour ne se point trahir par indiscrétion : sa conduite est impénétrable par les ténèbres dont elle est couverte. Le ''dissimulé'' veille sur les autres pour ne les pas mettre à portée de le connoître. Sa conduite est toujours réservée, pour ne pas se laisser appercevoir. Le ''déguisé'' se montre autre qu’il n’est, pour donner le change. Sa conduite est toujours masquée par des apparences contraires, pour se dérober à la pénétration d’autrui. Il suffit d’être ''caché'' pour les gens qui ne voient que lorsqu’on les éclaire : il faut être ''dissimulé'', pour ceux qui voient sans le secours d’un flambeau ; mais il est nécessaire d’être parfaitement ''déguisé'', pour ceux qui, non contens de percer les ténèbres qu’on leur oppose, discutent la lumière dont on voudroit les éblouir.
<section end="CACHER"/>
<section begin="CACHERE"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CACHERE. s. f. Terme de Verrerie. C’est ainsi qu’on appelle dans les verreries en bouteilles, une petite muraille contigue aux fils des ouvraux, sur laquelle le maître sépare la bouteille de la canne.
<section end="CACHERE"/>
<section begin="CACHEREAU"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CACHEREAU. Vieux mot qui signifioit autrefois papier-terrier.
{{sc|Cachereau}}. s. m. Nom d’Office. C’est la même chose que ''Cartulaire. {{lang|la|Cacherellus}}''. Le ''Cachereau'' chez les Anglois, est un Bailli d’un ordre inférieur, Bailli de village.
<section end="CACHEREAU"/>
<section begin="CACHERON"/><nowiki/>
CACHERON. s. m. Espèce de ficelle grossière qui se tire d’Abbeville.
<section end="CACHERON"/>
<section begin="CACHET"/><nowiki/>
CACHET. s. m. Petit sceau qui porte une gravure particulière de quelques armes ou chiffres qu’on imprime sur de la cire, ou du pain à chanter, pour empêcher qu’on n’ouvre un paquet fermé & marqué de cette empreinte. ''{{lang|la|Signum, sigillum}}''. Les Anciens n’avoient point d’autres ''cachets'' que leurs anneaux, qui portoient des pierres gravées. ''{{lang|la|Annulus signatorius}}''.
Les ''cachets'' different des sceaux, en ce que les sceaux sont pour les affaires publiques, ou qui regardent le public, & les ''cachets'' ne sont que pour les affaires des Particuliers entre eux, comme lettres. Les ''cachets'' des Anciens étoient des figures gravées sur leurs anneaux, qui étoient d’or, d’argent, ou de quelque autre métal, ou une pierre gravée enchassée dans leur anneau ; aujourd’hui la plupart des ''cachets'' sont différens des anneaux. Autrefois les ''cachet'' représentoient quelque Divinité, quelque grand personnage, comme un Empereur, un Philosophe chef d’une secte, ou célebre dans sa secte, le portrait de quelqu’un des Ancêtres, le symbole de la patrie, des animaux véritables, ou feints, ''&c''. Aujourd’hui les ''cachets'' représentent les armes de celui à qui est le ''cachet'', ou un chiffre, soit qu’il signifie quelque chose, soit qu’il soit arbitraire, & qu’il ne signifie rien : quelquefois, mais rarement, on y met quelque emblême, une tête, ou quelque autre figure. Il y en a où on lit quelques paroles, elles doivent être courtes & pleines d’un grand sens, comme une Sentence, un Axiome, un cri de guerre, ''&c'', un sentiment du cœur, une passion vivement exprimée, ''&c''. Ainsi, par exemple, on a exprimé la constance & la fidélité dans l’amitié par ces lettres Grecques gravées sur un ''cachet'', {{lang|grc|ΦΝΤΦΔΦΝΡΜΒ}}, lesquelles étant prononcées forment ces mots Italiens. ''{{lang|it|Finita fedelta, finirò mi vita}}''. Je cesserai de vivre, lorsque je cesserai d’être fidèle. Les ''Cachets'' des Princes qui se mettent sur les actes, & s’appellent Sceaux, s’appeloient autrefois bulles. Heineccius a fait un savant Traité, ''{{lang|la|De veteribus Germanorum aliarumque nationum sigillis}}'', imprimé à Francfort en 1709. ''in-folio''. Voyez {{Tr6L|SCEL}}, ou {{Tr6L|SCEAU}}. ''Voyez'' aussi {{Tr6L|ANNEAU}} & {{Tr6L|BULLE}}. Heineccius prétend que les ''cachets'' sont originairement des contresceaux, ''{{lang|la|contrasigilla}}'' ; qu’on a commencé à les mettre au lieu de seing, & que l’usage en est moderne. ''Voyez'' le ''{{ch.|{{rom-maj|XV}}}} de sa première partie, {{n.|III''}}.
Ce mot vient de ''cacher'', à cause qu’il sert à cacher l’écriture. {{sc|Ménage}}.
{{sc|Cachet}}. Se dit aussi de la figure, de la marque imprimée sur la cire. ''{{lang|la|Figura sigillo impressa}}''. Le ''cachet'' est entier, il n’a point été rompu.
{{StdT|l|☞}} On dit qu’une lettre est à ''cachet volant'', lorsque le ''cachet'' mis sur l’enveloppe ne la ferme pas.
{{sc|Lettre de cachet}} est une lettre cachetée du ''cachet'' du Roi, & signée d’un Sécrétaire d’Etat, qui contient quelque ordre, commandement, avis, ou autre chose qu’on envoie de la part du Roi. ''{{lang|la|Litteræ sigillo Principis obsignatæ}}''.
<section end="CACHET"/>
<section begin="CACHETER"/><nowiki/>
CACHETER. v. a. Appliquer un cachet sur quelque chose qu’on veut envoyer fermée. ''{{lang|la|Epistolam signare, obsignare, Epistolæ sigillum imprimere}}. Cacheter'' un paquet, une boite, une bouteille.
{{StdT|l|☞}} Ce verbe se conjugue d’une manière irrégulière au temps présent seulement de l’indicatif, impératif, optatif & subjonctif, aux personnes du singulier & à la troisième personne du pluriel, tant au simple que pour les composés ''décacheter, recacheter''. Ainsi l’on dit je ''cachette'', tu ''cachettes'', il ''cachette'', ils ''cachettent'' : de même à l’impératif, optatif & subjonctif. Ainsi toute l’irrégularité de ce verbe consiste en ce que l’on ajoute un second ''t'' à toutes les personnes du present au singulier, & à la troisième du pluriel. Il en est de même des verbes ''décacheter'' & ''recacheter''. Cet usage s’est introduit sans doute pour rendre la prononciation plus douce. ''Voyez le Dict. des rimes'', tirées de {{sc|Du Bartas}}.
CACHETÉ, ÉE. part. & adj. ''{{lang|la|Signatus, obsignatus}}''. Il m’a rendu vos lettres ''cachetées''.
<section end="CACHETER"/>
<section begin="CACHETTE"/><nowiki/>
CACHETTE. s. f. Petite cache. ''{{lang|la|Latebra}}''. Il y a bien des ''cachettes'' dans ce bois. Il est du style familier, ainsi que cache.
{{sc|En cachette}}, adv. D’une manière cachée, secrète. ''{{lang|la|Clam, occultè, latenter}}''. Les livres défendus ne se vendent qu’en ''cachette'', & sous le manteau.
{{StdT|l|☞}} En ''cachette'' de quelqu’un, est une expression, tout à fait populaire & basse. Il a fait cela en ''cachette'' de moi.
<section end="CACHETTE"/>
<section begin="CACHEUR"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} CACHEUR. s. m. Nom que les raffineurs de sucre donnent à un morceau de bois dont ils se servent pour sonder les formes.
<section end="CACHEUR"/>
<section begin="CACHEXIE"/><nowiki/>
CACHEXIE. s. f. ''{{lang|la|Cachexia}}''. Terme de Médecine {{StdT|l|☞}} (prononcez ''cakexie''.) Mauvaise disposition du corps humain dans toute son habitude, causée par la dépravation des humeurs, du chyle & du sang. La ''cachexie'' négligée dégénère très-facilement en hydropisie. De la dépravation du chyle & du sang suivent nécessairement la pâleur de toutes les parties charnues, & sur-tout du visage, la diminution des forces en général, les lassitudes dans les bras & dans les jambes, la difficulté de respirer & la {{tiret|dé|pravation}}<section end="CACHEXIE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Denis Gagne52
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15874949
Scribunto
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-- https://fr.wikisource.org/wiki/Utilisateur:Rical/Module:TestBug
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function p.tests(frame)
local res = ""
local base_test = "n/50/23101"
local tb_1 = mw.text.split(base_test, "/") -- nobug
res = res .. "<br>Test 1 " .. table.concat(tb_1, ", ") -- nobug
local tb_2 = mw.ustring.gsub("http://id.loc.gov/authorities/names/REF_0", "REF_0", "n5023101") -- nobug
res = res .. "<br>Test 2 " .. string.gsub("http://id.loc.gov/authorities/names/REF_0", "REF_2", "n5023101") -- Erreur Lua dans Module:Auteur à la ligne 1530: invalid capture index. nobug
local tb_3 = mw.text.split(base_test, "[^/]") -- nobug
res = res .. "<br>Test 3 " .. table.concat(tb_3, ", ") -- nobug
local tb_4 = mw.text.split(base_test, "/", true) -- bug
res = res .. "<br>Test 4 " .. table.concat(tb_4, ", ") -- nobug
local tb_5 = mw.text.split(base_test, "[%/]") -- bug
res = res .. "<br>Test 5 " .. table.concat(tb_5, ", ") -- nobug
-- debug = string.gsub(authority_icon_link, "REF_0", ref_link) -- Erreur Lua dans Module:Auteur à la ligne 1530: invalid capture index.
local tb_6 = string.gsub("http://id.loc.gov/authorities/names/REF_0", "REF_0", "n5023101") -- Erreur Lua dans Module:Auteur à la ligne 1530: invalid capture index.
res = res .. "<br>Test 6 " .. tb_6 -- nobug
return res .. "<br>end. All are OK 20/03/2014."
end -- p.tests(frame)
function p.WsexportLink(frame)
args = frame.args
if args['page'] == nil then
args = frame:getParent().args
end
return [[args['page']#args['fragment']|args['title']]
end
return p
-- debug = ustring.gsub(authority_icon_link, "REF_0", ref_link) -- Erreur Lua dans Module:Auteur à la ligne 1529: attempt to index global 'ustring' (a nil value).
-- debug = string.gsub(authority_icon_link, "REF_0", ref_link) -- Erreur Lua dans Module:Auteur à la ligne 1530: invalid capture index.
-- authority_icon_link = string.gsub( authority_icon_link, "REF_" .. tostring(N), refN) -- no bug
-- not_link = "http://id.loc.gov/authorities/names/REF_0" },
-- not_link = "http://id.loc.gov/authorities/names/REF_1REF_2REF_3" },
-- local refs_parts_table = mw.text.split(ref_link, "[^/]") -- bug REF_1
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Cantons-de-l'Est
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[[Dictionnaire des locutions latines]] de Pierre Larousse
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<noinclude>'''6 derniers textes validés à ajouter dans la galerie ci-dessous'''
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== Galerie des derniers textes ==
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Fichier:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|page=5|link=Dictionnaire des locutions latines|'''[[auteur:Pierre Larousse|Pierre Larousse]]''',<br />''[[Dictionnaire des locutions latines]]'', 1874<br />{{export|Dictionnaire des locutions latines}}
Fichier:Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses 1868.pdf|page=11|link=Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses|'''[[Auteur:Jean Rambosson|Jean Rambosson]]''',<br />''[[Histoire et Légendes des plantes utiles et curieuses]]'', 1868<br />{{export|Histoire et légendes des plantes utiles et curieuses}}
Fichier:Les recettes d’une Dame du Monde. Souvenir de bons diners en ville - 1896.pdf|page=5|link=Les recettes d’une Dame du Monde|'''Anonyme''',<br />''[[Les recettes d’une Dame du Monde]]'', 1896<br />{{export|Les recettes d’une Dame du Monde}}
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Fichier:Montauciel en goguette - 1850.pdf|page=5|link=Montauciel en goguette|'''Inconnu''',<br />''[[Montauciel en goguette]]'', 1850<br />{{export|Montauciel en goguette}}
Fichier:En tonneaux, Farce en un acte - 1893.pdf|page=3|link=En tonneaux|'''Anonyme''',<br />''[[En tonneaux]]'', 1893<br />{{export|En tonneaux}}
Fichier:La médecine dans l’art, l’histoire et l’archéologie - 1911.pdf|page=1|link=La médecine dans l’art|'''[[Auteur:Félix Desvernay|Félix Desvernay]]''',<br />''[[La médecine dans l’art]]'', 1911<br />{{export|La médecine dans l’art}}
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== Archives 2026 ==
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Fichier:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf|page=7|link=Description d’Ukranie|'''[[Auteur:Guillaume Le Vasseur de Beauplan|Guillaume Levasseur de Beauplan]]''',<br />''[[Description d’Ukranie]]'', 1660<br />{{export|Description d’Ukranie}}
Fichier:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf|page=7|link=Description d’Ukranie|'''[[Auteur:Guillaume Le Vasseur de Beauplan|Guillaume Levasseur de Beauplan]]''',<br />''[[Description d’Ukranie]]'', 1660<br />{{export|Description d’Ukranie}}
Fichier:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf|page=7 |link=Un drame en Livonie|'''Anonyme'''<br>''[[Armorial de l’Europe et de la Toison d’or]]'', 1401-1500 <br>{{export|Armorial de l’Europe et de la Toison d’or}}
Fichier:Serge - L’Ouvriérisme, paru dans L'Anarchie, 24 mars 1910.djvu|page=1 |link=L’Ouvriérisme|'''[[Auteur:Victor Serge|Victor Serge]]'''<br>''[[L’Ouvriérisme]]'', <br />1910 <br />{{export|L’Ouvriérisme}}
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Fichier:Malassez_-_Histoire_d’un_dictionnaire_latin,_1905.pdf|page=8|link=Histoire d’un dictionnaire latin|'''[[Auteur:Jeanne Malassez|Jeanne Malassez]]''',<br />''[[Histoire d’un dictionnaire latin]]'', 1905<br />{{export|Histoire d’un dictionnaire latin}}
Fichier:Michelet - OC, Histoire de France, t. 3.djvu|page=9|link=[[Histoire de France (Jules Michelet)/édition 1893/Tome III]]|'''[[Auteur:Jules Michelet|Jules Michelet]]''',<br />''[[Histoire de France (Jules Michelet)/édition 1893/Tome III|Histoire de France, tome III]]'', <br />[1833-1869] 1893<br />{{export|Histoire de France (Jules Michelet)/édition 1893/Tome III}}
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Fichier:Rousseau - Deux récits - À Carillon - Dans un yacht, 1903.djvu|page=1|link=[[Deux récits|Deux récits - À Carillon - Dans un yacht]]|'''[[Auteur:Edmond Rousseau|Edmond Rousseau]]''',<br />''[[Deux récits|Deux récits - À Carillon - Dans un yacht]]'', <br />1903<br />{{export|Deux récits|Deux récits - À Carillon - Dans un yacht}}
Fichier:Monde, année 8, numéro 337 (extrait), 23 mai 1935.djvu|page=1|link=De la guerre préventive aux aveugles pour rire|'''[[Auteur:René Crevel|René Crevel]]''',<br />''[[De la guerre préventive aux aveugles pour rire]]'',<br />1935<br />{{export|De la guerre préventive aux aveugles pour rire}}
Fichier:Duchêne - L’Éducation en vue de la paix, 1925.pdf|page=1|link=[[L’Éducation en vue de la paix]]|'''[[Auteur:Gabrielle Duchêne|Gabrielle Duchêne]]''',<br />''[[L’Éducation en vue de la paix]]'', <br />1925<br />{{export|L’Éducation en vue de la paix}}
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Fichier:Weil - Lettre à un religieux, 1951.djvu|page=13|link=[[Lettre à un religieux]]|'''[[Auteur:Simone Weil|Simone Weil]]''',<br />''[[Lettre à un religieux]]'', <br />1951<br />{{export|Lettre à un religieux}}
Fichier:Weil - La Source grecque, 1953.djvu|page=9|link=[[La Source grecque]]|'''[[Auteur:Simone Weil|Simone Weil]]''',<br />''[[La Source grecque]]'', <br />1953<br />{{export|La Source grecque}}
Fichier:Viaud - L’Île de Pâques, paru dans L’Illustration, août 1872.djvu|page=1|link=L’Île de Pâques (L’Illustration)|'''[[Auteur:Pierre Loti|Pierre Loti]]''',<br />''[[L’Île de Pâques (L’Illustration)]]'',<br />1872<br />{{export|L’Île de Pâques (L’Illustration)}}
Fichier:Sand - Promenades autour d un village - 1866.djvu|page=6|link=Promenades autour d’un village (Recueil)|'''[[Auteur:George Sand|George Sand]]''',<br />''[[Promenades autour d’un village (Recueil)|Promenades autour d’un village]]'',<br />1866<br />{{export|Promenades autour d’un village (Recueil)}}
Fichier:Balisson de Rougemont - Petit Dictionnaire libéral, 1823.pdf|page=4|link=Petit Dictionnaire libéral|'''[[Auteur:De Rougemont|Michel-Nicolas Balisson de Rougemont]]''',<br />''[[Petit Dictionnaire libéral]]'',<br />1823<br />{{export|Petit Dictionnaire libéral}}
Fichier:Explication des abréviations maritimes les plus usuelles, 1950.pdf|page=1|link=Explication des abréviations maritimes les plus usuelles|'''Crowe & Cie''',<br />''[[Explication des abréviations maritimes les plus usuelles]]'',<br />1950<br />{{export|Explication des abréviations maritimes les plus usuelles}}
Fichier:Diderot - Œuvres complètes, éd. Assézat, IV.djvu|page=9|link=L’Oiseau blanc, conte bleu|'''[[Auteur:Denis Diderot|Denis Diderot]]''',<br />''[[L’Oiseau blanc, conte bleu]]'',<br />1875<br />{{export|L’Oiseau blanc, conte bleu}}
Fichier:Feer - Contes indiens, 1883.djvu|page=7|link=[[Contes indiens (Feer)]]|'''[[Auteur:Léon Feer|Léon Feer]]''',<br />''[[Contes indiens (Feer)|Contes indiens]]'', <br />1883<br />{{export|Contes indiens (Feer)}}
Fichier:Fleuret - Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie, 1931.djvu|page=7|link=Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie|'''[[Auteur:Fernand Fleuret|Fernand Fleuret]]''',<br />''[[Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie]]'',<br />1931<br />{{export|Histoire de la bienheureuse Raton, fille de joie}}
Fichier:Renard - Le Voyage immobile, 1909.djvu|page=7|link=Le Voyage immobile|'''[[Auteur:Maurice Renard|Maurice Renard]]''',<br />''[[Le Voyage immobile]]'',<br />1909<br />{{export|Le Voyage immobile}}
Fichier:Abstention - Destruction.djvu|page=1|link=Abstention — Destruction|'''[[Auteur:Pierre Martinet|Pierre Martinet]]''',<br />''[[Abstention — Destruction]]'',<br />1885<br />{{export|Abstention — Destruction}}
Fichier:Pisan - Jeanne d'Arc, 1865.pdf|page=5|'''[[Auteur:Christine de Pisan|Christine de Pisan]]''',<br />''[[Jeanne d’Arc (de Pizan)|Jeanne d’Arc]]'',<br />1865<br />{{export|Jeanne d’Arc (de Pizan)}}
Fichier:Flaubert - Le Candidat.djvu|page=13|link=Le Candidat (éd. Charpentier, 1874)|'''[[Auteur:Gustave Flaubert|Gustave Flaubert]]''',<br />''[[Le Candidat (éd. Charpentier, 1874)|Le Candidat]]'',<br />1874<br />{{export|Le Candidat (éd. Charpentier, 1874)}}
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Sixdegrés
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>tant de violence contre ceux qui par une déférence aveugle à tes décisions ne flattent point ta présomption ? Apprends que c’est le vice de l’humeur qui te sauve du vice de la flatterie. D’ailleurs que veux-tu dire par cet amour pour la flatterie que tous les hommes se reprochent réciproquement, et dont on accuse principalement les grands et les rois ? Chacun, sans doute, hait la louange, lorsqu’il la croit fausse : on n’aime donc les flatteurs qu’en qualité d’admirateurs sinceres. Sous ce titre il est impossible de ne les point aimer, parceque chacun se croit louable, et veut être loué. Qui dédaigne les éloges souffre du moins qu’on le loue sur ce point. Lorsqu’on déteste le flatteur, c’est qu’on le reconnoît pour tel. Dans la flatterie ce n’est donc pas la louange, mais la fausseté, qui choque. Si<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:La Rochefoucauld - Œuvres, Hachette, t1, 1868.djvu/377
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2026-06-16T19:40:07Z
Khardan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="2" user="Albanfgx" />{{nr||NOTICE|241}}
{{em|20}}</noinclude><nowiki />
Dans ses deux éditions de 1796 et de 1802, le marquis de Fortia
suit l’exemple de Brotier, dont il ne réduit guère le travail ; car le
nombre des ''maximes supprimées'' qu’il conserve est encore de cent dix-sept<ref>Fortia a retranché les numéros 58, 75, 77 et 115 de Brotier, comme faisant double emploi avec les maximes définitives 177, 224, 228, et la 76{{e}} des ''maximes supprimées.''</ref>.
Si Brotier et Fortia avaient trop donné, par contre Aimé-Martin
(1822) et Duplessis (1853) donnèrent, selon nous, trop peu : soixante-cinq ''maximes'' seulement<ref>Le dernier chiffre d’Aimé-Martin est {{rom|lxiv}}, mais il donne, après le numéro {{rom|li}}, un {{rom|li}} ''bis.'' Comme Duplessis, qui n’a fait ici que le suivre, il a de plus que nous une ''maxime,'' sa 17{{e}}, que nous avons rapprochée en note de la 88{{e}}, et il en a de moins que nous quinze, qu’il a considérées comme de simples variantes. Les voici, d’après le rang qu’elles ont dans notre édition. Nous indiquons en regard le chiffre de la ''maxime'' à laquelle chacune d’elles se rapporte, chez Duplessis comme chez Aimé-Martin.
{| border=0|class="wikitable"
|-
| rowspan=6|{{espaces|5}} || align=right|569 || rowspan=4|{{espaces|5}} || align=right|41 || rowspan=6|{{espaces|8}} || align=right|588 || rowspan=6|{{espaces|3}} || align=left|{{caché|1}}92 || rowspan=6|{{espaces|3}} || align=right|609 || rowspan=6|{{espaces|3}} || 184
|-
| align=right style="vertical-align:top;" |572 || align=right style="vertical-align:top;"|49 || align=right style="vertical-align:top;"|594 || align=left style="vertical-align:top;"|344 || style="vertical-align:top;"|623 || colspan=5 align=left|dernière phrase de 184 ; Duplessis ne la mentionne pas.
|-
| align=right|573 || align=right|50 || align=right|596 || align=left|149 || 631 || align=left| {{caché|18}}1
|-
| align=right|575 || align=right|295 || align=right|599 || align=left|150 ||
|-
| align=right|578
| rowspan=2|{{Accolade)|3=2}}
| rowspan=2 align=right|78
| 606
| align=left|''épigraphe''.
|-
| align=right|580
| align=right|607
| align=left|{{caché|15}}1
|-
|}
<p>On peut remarquer que parmi ces quinze ''maximes'' se trouvent les quatre omises par Brotier.
</ref>. Notre relevé cependant ne diffère pas notablement du leur. En écartant avec soin les ''maximes'' qui nous ont paru faire vraiment double emploi pour le fond, et ne devoir paraître
dans l’édition que sous forme de variantes, nous sommes arrivé au
nombre de soixante-dix-neuf ''maximes supprimées'' par l’auteur et réellement distinctes des ''maximes'' définitives.
Parmi ces soixante-dix-neuf ''maximes supprimées,'' il y en a trente-neuf qui se trouvent dans le manuscrit de la Rocheguyon. Ce sont
nos numéros 563-565, 568, 569, 571-573, 575-580, 584-586, 589,
591, 598, 595-597, 599, 601-603, 606, 607, 615, 618-620, 622,
624, 626, 629-631.
Voici comment sont réparties, dans les quatre premières édi-
<ref follow="p240">qui n’offrent que de très-insignifiantes différences de rédaction, Brotier donne dans ce supplément, sous les numéros 58, 75, 77, 96, 118, cinq pensées dont le texte est absolument identique avec les ''maximes'' définitives 177, 224, 228, 251, 335, placées par lui, comme par nous, dans le premier et principal recueil des 504. En revanche, il a omis dans le supplément, et ne donne nulle part, nos numéros 572, 573, 588 et 594, qui ont, il est vrai, quelque rapport avec les ''maximes'' 49, 50, 92 et 344, mais en diffèrent assez pour en être distingués.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Cavalin - Considérations hygiéniques et médicales sur le transport par mer des animaux domestiques.djvu/9
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{{t2|{{t|PRÉCAUTIONS À PRENDRE AVANT ET PENDANT L’EMBARQUEMENT|70}}|'''PREMIÈRE PARTIE'''|lh=1|m=3em}}
{{t3|'''Importance d’une visite sévère des animaux qui doivent être embarqués'''|fs=100%|mb=3em}}
À bord, les animaux sont exposés à des causes morbifiques, susceptibles d’engendrer les maladies les plus variées ; ceux qui y sont soumis bien portants peuvent résister ; mais ceux dont l’économie est déjà affectée, se trouvent dans les plus mauvaises conditions possibles. Je conseille donc aux capitaines de navire de faire visiter leur cargaison vivante, avec un soin extrême, au moment le plus rapproché de l’embarquement ; nul sujet n’en sera exempté. On laissera à terre :
{{1o}} Ceux qui seront atteints de maladies internes anciennes ;
{{2o}} Les vieux animaux sujets aux coliques ;
{{3o}} Ceux qui seront plus ou moins grièvement blessés ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu
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<noinclude><pagequality level="4" user="Kaviraf" /></noinclude>pensée politique, ont donné locaux et subventions à ces agglomérats de syndicats. Ces institutions nouvelles ont pris le titre de ''Bourses du Travail''. Les municipalités avaient espéré que ces organisations limiteraient leur action au terre-à-terre {{sic2|corporativiste}} et avaient espéré, par leurs largesses, s’attirer la reconnaissance des syndicats, s’en faire une clientèle électorale.
Or, la Bourse du Travail est, en devenir, l’organisme qui, dans une société transformée, où il n’y aura plus possibilité d’exploitation humaine, se substituera à la municipalité. Par conséquent, il était inévitable que des conflits éclatent entre ces deux forces en présence, l’une représentant le passé, l’autre l’avenir.
Les syndicats ne se sont pas crus liés par les subventions reçues ; ils ont suivi leur voie, sans se préoccuper si leur action causait ou non un préjudice électoral au personnel politique de l’Hôtel de Ville.
Alors, par rancune et dépit, nombre de municipalités sont parties en guerre contre les Bourses du Travail, leur refusant les subventions ou ne les accordant qu’à des conditions inacceptables. Et il est à noter que ces persécutions ne sont pas particulières à des municipalités d’opinions réactionnaires ou simplement républicaines, mais que des municipalités socialistes ont été des plus acharnées contre les Bourses du Travail. Pour n’en citer que deux : celles des deux grandes villes, Paris et Lyon.
Ces conflits sont une manifestation de la divergence qu’il y a entre le démocratisme et le syndicalisme. Quelles que soient les opinions arborées par les municipalités — même socialistes, — ces opinions évoluent dans le cadre de la société capitaliste et, par conséquent, {{tiret|aboutis|sent}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Nicolas Perron
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MOSSOT
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* 1832, De l'Égypte'', in ''Leçons d'histoire'', {{t.|1}}, {{p.|III, 388}} [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4223355r <small>(lire en ligne)</small>]
*[[:catégorie:1839|1839]] : « [[Lettre sur le Voyage au Soudan, du schaykh Mohhammad al-Towniciyy]] » in ''[[Journal asiatique]]'', [[Livre:Journal asiatique, série 3, tome 7-8.djvu|série 3, tome 7-8]] (pp. [[Page:Journal asiatique, série 3, tome 7-8.djvu/743|177]]-[[Page:Journal asiatique, série 3, tome 7-8.djvu/772|206]]).
*1848-1854 : « Précis de jurisprudence musulmane ; ou, Principes de législation musulmane civile et religieuse selon le rite mâlékite » (trad. de l’œuvre de [[Auteur:Khalil ibn Ishaq al-Jondi |Khalil ibn Ishaq al-Jondi]])
**tome I : {{gallica|bpt6k104502k}}
**tome II : {{IA|prcisdejurispru00ibngoog}}
*[[:catégorie:1858|1858]] : {{L2s|Femmes arabes avant et depuis l’islamisme|Perron - Femmes arabes avant et depuis l'islamisme, 1858.pdf}}
}}
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Un bilingue sogdien-chinois
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[[Catégorie:Littérature chinoise]]
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[[Catégorie:Livres - Inde]]
[[Catégorie:Index - Bibliothèque d'études]]
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<noinclude><pagequality level="1" user="Pibewiki" /></noinclude><section begin="ASMODÉE, personnalité diabolique"/>que, grâce au secours de quelque nouvel
''Asmodée'', ces pierres allaient s’entr’ouvrir et
lui laisser voir ce qui se passait dans l’intérieur
du bâtiment. » {{espaces|10}}{{sc|Alex. de Lavergne.}}
<section end="ASMODÉE, personnalité diabolique"/>
<section begin="ASMONÉE"/><nowiki/>
'''ASMONÉE''', prince juif, donna son nom à la race des Asmonéens ou Macchabées.
<section end="ASMONÉE"/>
<section begin="ASMONÉENS"/><nowiki/>
'''ASMONÉENS''', nom sous lequel on désigne
en général la famille des Macchabées, qui
gouvernèrent la Judée pendant cent vingt-six
ans, depuis Simon, fils d’Asmonée, jusqu’à
Antigone, roi, et Aristobule, sacrificateur,
qu’Hérode immola à son ambition.
Les principaux membres de cette famille
furent les suivants : Matathias, vieux prêtre
qui s’enfuit de Jérusalem vers Modin, avec
ses cinq fils, pour échapper aux persécutions
d’Antiochus Épiphane. Un jour qu’un Juif allait
sacrifier aux idoles, Matathias se précipita
sur l’apostat, le tua sur l’autel et s’enfuit
dans les montagnes, où il fut suivi d’un grand
nombre de Juifs fidèles qui le prirent pour
chef. Après la mort de Matathias, son fils Judas,
dit Macchabée, lui succéda et remporta
plusieurs victoires signalées contre les lieutenants
d’Antiochius. Mais sous Démétrius Soter,
successeur d’Antiochus, après quelques
succès remportés contre les généraux de ce
prince, il finit par succomber dans une lutte
héroïque où, n’ayant que 800 soldats sous ses
ordres, il voulut tenir tête à une armée de
22,000 hommes. Judas eut pour successeur son frère Jonathas, qui, après avoir chassé
de la Judée Bacchide, général de Démétrius Soter, se fit reconnaître comme prince des
Juifs par Alexandre Bala, qui disputait le trône
de Syrie à Démétrius. Démétrius Nicanor le
reconnut aussi au commencement de son règne,
et Jonathas lui rendit en retour de grands
services. Lorsque {{roi|Antiochus|VI}}, fils d’Alexandre
Bala, fut parvenu à supplanter Démétrius,
Tryphon, qui gouvernait en son nom, attira
près de lui Jonathas par un insigne mensonge
et le fit tuer. Simon, frère de Jonathas, fut élu
à sa place. Profitant du répit que lui laissèrent
d’abord ses ennemis, il répara les places fortes
et fit alliance avec le roi Démétrius, qui
le reconnut comme grand prêtre et prince
des Juifs. Antiochus, qui régna après Démétrius,
envoya contra lui une puissante armée ;
mais les fils de Simon la taillèrent en pièces.
Simon fut tué traîtreusement à Jéricho par
son gendre Ptolémée et il eut pour successeur
son fils Jean, surnommé {{sc|Hyrcan.}} V. ce
dernier nom au tome IX.
Les Asmonéens relevèrent la nation juive
et la rendirent redoutable aux étrangers.
<section end="ASMONÉENS"/>
<section begin="ASMONICH s. m."/><nowiki/>
'''ASMONICH''' s. m. (a-smo-nik). Bot. Grand
arbre de la famille des rubiacées, dont l’écorce
est très-astringente et un peu amère.
<section end="ASMONICH s. m."/>
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'''ASNE''' s. m. (â-ne — du lat. ''asinus'', même
sens). Ancienne orthographe du mot {{sc|âne.}}
<section end="ASNE s. m."/>
<section begin="ASNE (Michel ({{sc|l’}})"/><nowiki/>
'''ASNE''' (Michel ({{sc|l’}}), habile graveur et dessinateur,
né à Caen en 1596, mort eu 1667. Son
œuvre se compose de près de six cents pièces.
Il a gravé d’après Rubens, les Carrache,
Titien, Puul Véronèse, etc. Ses compositions
originales ne manquent point non plus de
mérite.
<section end="ASNE (Michel ({{sc|l’}})"/>
<section begin="ASNIÈRES"/><nowiki/>
'''ASNIÈRES''' (â-ni-è-re), commune de l’arrond.
de Saint-Denis (Seine), pop. aggl., 2,635 hab.
— pop. tot., 3,213 hab., sur la rive gauche de
la Seine, à l’embranchement des chemins de
fer de Versailles et de Saint-Germain-en-Laye.
Ce bourg existait déjà vers le milieu du
{{s|xii}}. C’est un des principaux ports du
''canotage'' parisien. Il n’y a de remarquable à
Asnières que le château, charmante construction
du {{s|xviii}} ; des traditions locales en
ont fait la résidence de {{Mlle|de}} Fontanges
et de {{Mme|de}} Parabère.
<section end="ASNIÈRES"/>
<section begin="ASNIÈRES-SUR-OISE"/><nowiki/>
'''ASNIÈRES-SUR-OISE''', bourg de France
(Seine-et-Oise), arrond. et à 30 kilom. de
Pontoise ; 1,650 hab. Belles maisons de campagne,
châteaux de Touteville et de la Reine-Blanche ;
aux environs, les bâtiments de l’ancienne
abbaye de Rovaumont, fondée par saint Louis.
<section end="ASNIÈRES-SUR-OISE"/>
<section begin="ASODE adj."/><nowiki/>
'''ASODE''' adj. (a-zo-de — du gr. ''asê'', dégoût),
Pathol. Fièvre continue accompagnée de
dégoût et d’inquiétude précordiale.
— Adjectiv. ''Fièvres asodes'', Nom général
sous lequel on désigne quelquefois les fièvres
gastriques, bilieuses, pituiteuses, muqueuses,
stomacales, intestinales, mésentériques
et cholériques.
<section end="ASODE adj."/>
<section begin="À soi-même (''Ta eis eauton''), titre d’un ouvrage"/><nowiki/>
'''{{t|À soi-même|85}}''' (''Ta eis eauton''), titre d’un ouvrage
célèbre de l’empereur Marc-Aurèle,
généralement connu sous le nom de ''Pensées''
ou de ''Réflexions morales.'' Il est écrit en grec
et se compose de douze livres. C’est un recueil
de maximes de philosophie et de morale, de
pensées détachées que les circonstances faisaient
naître, et que l’illustre auteur mettait
par écrit, sans choix et sans plan. C’est un
beau monument de la droiture de ses intentions
et de la pureté de son cœur ; mais c’en
est un aussi des variations continuelles de son
système de philosophie, que, malgré tous ses
efforts, il ne parvint pas à asseoir sur des
principes inébranlables. Tantôt il est disposé
à croire à un seul Dieu ; tantôt il parle de plusieurs
divinités ; d’autres fois il est presque
athée. Tour à tour il admet une providence et
tour à tour il la nie ; jamais il ne peut s’accorder
avec lui-même sur l’état de l’âme après
la mort. Dans certains passages, il semble se
rapprocher du christianisme, et l’on trouve
dans son livre plus d’une idée ou maxime qu’on
en dirait empruntée. Un savant auteur allemand,
un peu hardi dans ses conjectures,
y parle en effet de livres
''(Diblion'') dont la lecture parait avoir ébranlé
sa croyance et l’avoir conduit à réfléchir sur la
Providence. Après avoir essayé de s’en faire
une idée, il ajoute : « Que cela te suffise et
reste à jamais ta croyance I réprime la soif
du livre (ou des livres), afin que tu ne meures
pas en murmurant contre les dieux, mais que
tu leur restes attaché par les liens de la reconnaissance.
» Ce passage offre un sens fort
clair, en l’appliquant aux livres des philosophes
oui se contredisent les uns les autres. A
l’appui de cette conjecture se présente un fait
à peu près certain. Il parait que dans sa jeunesse
l’empereur chargea Diognète, un de ses
maîtres, ainsi qu’il le dit au commencement
de son livre, de recueillir des informations sur
l’esprit et la tendance de la religion chrétienne.
Diognète s’adressa à Justin le Martyr : ce
père de l’Église lui répondit par une lettre qui
s’est conservée, et dans laquelle le prince
philosophe peut avoir puisé quelques principes
consolateurs. Néanmoins il lui échappe des
expressions, de mépris pour les chrétiens :
interprétant mal l’enthousiasme avec lequel
!, ~ — dévouaient à la mort pour sceller de
à se soustraire au fardeau du gouvernement
par une mort volontaire ; mais ses
méditations le convainquirent que le suicide
est une action immorale : dès lors, il conçut
de la répugnance pour des hommes qui, à ses
"jeux, couraient à la mort sans motif suffisant.
Thomas a composé un brillant élogé de
Marc-Aurèle. Le rhéteur a relevé la banalité
pompeuse d’un genre fort suspect au bon goût
par une forme dramatique qui, ici du moins,
%n’était pas en contradiction avec la vérité
historique. Cet éloge contient une analyse
rapide de l’ouvrage de Marc-Aurèle :
■ Il ne chercha point à s’égarer dans des
connaissances inutiles à l’homme. Il vit bientôt
que l’étude de la nature était un abîme, et
rapporta la philosophie tout entière aux
mœurs. D’abord il promena ses regards sur
les différentes sectes qui étaient autour de lui ;
il en distingua une qui apprenait à l’homme à
s’élever au-dessus de lui-même. Elle lui découvrit,
pour ainsi dire, un monde nouveau,
où le plaisir et la douleur sont comme anéantis,
où les sens ont perdu tout leur pouvoir sur
l’âme, où la pauvreté, les richesses, la vie, la
mort ne sont rien, où la vertu existe seule.
Marc-Aurèle a compris que la nature a
établi un esprit général de société entre les
hommes : il en voit naître l’idée de liberté, parce
qu’il n’y a point de société où il n’y a qu’un
maître et des esclaves ; de propriété, parce que
sans l’assurance des possessions, il n’est plus
d’ordre social ; de justice, parce que la justice
seule peut rétablir l’équilibre que les passions
tendent à rompre ; enfin de bienveillance universelle,
parce que les hommes étant tous associés,
il n’y a point d’homme vil aux yeux de la
nature, et que si tous n’ont pas droit au même
rang, ils ont tous droit au même bonheur. ■
M. Al. Pierron juge le livre de Marc-Aurèle
à un point de vue plus exact et plus large,
malgré ses réserves : « Marc-Aurèle n’est pas,
comme Arrien, un atticiste. Il n’a rien de
classique. Il est presque à demi barbare.
Souvent, au lieu d’exprimer explicitement sa
pensée, il se borne a des formules de son
invention, à des mots de rappel qui lui suffisaient
pour s’entendre avec lui-même, et qui
ne nous offrent à nous que des énigmes à déchiffrer.
Le néologisme de l’auguste écrivain
s’inquiète assez peu des prescriptions de l’analogie,
et ses constructions insolites déroutent
à chaque instant toutes les prévisions gram-maticales.
Mais de combien de beautés sublimes
n’étincelle pas ce style, ou plutôt cette
pensée, malgré la bizarre irrégularité de la
forme et les àpretés de la diction 1... i
ASOLA, ville du royaume d’Italie, province
et à 30 kilom. S.-E. de Brescia, sur la Chiese,
ch.-lieu de district, place de guerre ; 3,000 hab.
C’est une ville très-ancienne, dont on fait
remonter la fondation au xvme siècle av. J.-C.
A.oinin. {{sc|(les)}}, en italien ''Gli Asolani'', ouvrage
du cardinal Bembo, l’un des plus célèbres
auteurs italiens qui illustrèrent le
xvie siècle. Il est écrit en dialogues, comme
''le Prose'', du même écrivain, et se compose de
trois livres. La scène se passe à Asola, sur le
territoire vénitien, dans le Trévisan. Les interlocuteurs
sont six jeunes gens des deux
sexes, qui s’entretiennent de la nature de l’amour.
La scène se passe dans la maison de la
célèbre Catherine Cornaro de Lusignan, reine
de Chypre. Le premier jour de cette fête de
noces, l’Amour est porté aux nues, comme
principe de notre plus grande félicité ; le second,
il est vilipendé, comme principale cause
de tous les malheurs terrestres ; et le troisième
jour, l’éloge et le blâme se balancent, l’amour
étant proclamé un mélange de biens et de maux.
Le dialogue est fréquemment interrompu par
les ''canzoni'' des dames. Ces dissertations galantes,
qui nous paraîtraient aujourd’hui fades
"x îveuses, sont écrites d’un stvl<
ASP
on en excusait la fadeur et le pédantisme a
cause de la pureté classique et de la vérité
morale qu’on y remarquait. On n’était même
regardé ni comme lettré, ni comme bien élevé
si on ne les avait point lues. Les ''Asolains'' ont
été regardés comme faisant époque dans la
littérature italienne, quoique ''YArcadia'', ouvrage
contemporain, soit incontestablementde génie plus originale et plv
ont été abrégés et traduits en vers italiens
par, le P. Marc-Antoine Martinengo. Une traduction
française par Jean Martin, secrétaire
du cardinal de Lenoncourt, a été fréquemment
imprimée, de 1545 a 1572. — Les ''Asolains'', remarque un critique italien, sont tombés
dans l’oubli, le style reproduisant trop les
périodes traînantes du latin.
ASOLO, petite vilie de la Vénétie, à 30 kil.
de Trévise ; récolte de soie ; 3,300 hab. Ville
très-ancienne, où l’on voit quelques ruines
d’antiquités romaines.
ASOPE s. m. (a-zo-pe — nom mythologique).
Entom. Genre d’insectes hémiptères,
voisin des pentatomes.
ASOPH1E s. f. (a-so-fî — du gr. a priv. ;
''sophia'', sagesse). Néol. Absence de sagesse.
{{sc|asopie}} s. f. (a-so-pî). Entom. Genre do
lépidoptères nocturnes, voisin des pyrales.
L’espèce type, appelée aussi ''botys de la farine'',
est commune dans les cuisines et dans les
jardins.
ASOPIOS (Constantin), érudit et littérateur
grec, né en Épire vers 1791. Il fut successivement
professeur à l’université de Corfou et à
l’université d’Athènes. Ses principaux ouvrages
sont les suivants : ''Leçons grecques ; Abrégé''
''de l’histoire grecque ; Introduction à la syntaxe''
''grecque'', ouvrage considérable dont l’abrégé
sert de base à l’enseignement dans toutes les
écoles grecques ; ''Histoire des lettres grecques'', etc. Il a en outre collaboré à divers recueils
littéraires. Cet érudit a aussi fourni
de nombreux articles à ''l’Anthologie ionienne, ''
publiée à Corfou. Avant la guerre de l’indépendance,
il avait été un des collaborateurs
les plus actifs du ''Mercure littéraire'', revue
oui contribua à réveiller la Grèce, endormie
depuis des siècles.
ASOPDS ou ASOPOS, petit fleuve de la
Grèce qui prend sa source aux environs de
Thèbes, et se jette dans le canal de Négrepont,
après un cours de 55 kilom. C’est aussi
te nom d’une ancienne ville de la Laconie, et
d’un petit fleuve de la Thessalie.
ASOR s. m. (a-zor). Instrument de musique
des Hébreux. On croit qu’il avait des
cordes, et qu’on en jouait avec une plume.
On l’appelle aussi {{sc|ascior, asur}} et {{sc|ashur.}}
ASOR, ville de l’ancienne Palestine, tribu
de Nephtali, la même que {{sc|Arzouf.}}
ASORATH s. m. (a-zo-ratt). Relig. mahom.
Livre que les musulmans révèrent le plus
après le Coran, dont il est le commentaire,
le complément.
ASORRA s. f. (a-zor-ra). Mus. anc. Sorte
de longue trompette des Hébreux,
{{sc|asosta}} s. m. (a-zo-sta). Mus, Trompette
des Hébreux.
ASOTE s. m. (a-zo-te). Ichth. Nom donné
par Linné à une espèce de silure des Indes.
{{sc|asottée.}} (Ed. About.)
ASOTTEMENT s. m. (a-so-te-man — rad.
''sot).'' Action de rendre sot. Vieux.
ASOTTER v. a. ou tr. (a-so-té — du préf.
Iat. ''ad'', à en composition, et du fr. ''sot).''
Rendre sot. Vieux, il Ces trois mots s’écnvent.aussi
{{sc|assotté, assottkment, assotter.}}
ASOUAMÉDHA OU AÇOUAMÉDHA (a-SOU
a-mé-da). Relig. ind. Sacrifice réel ou emblématique
d’un cheval.
ASOCRA. Myth. ind. Nom des démons du
premier ordre.
<section end="À soi-même (''Ta eis eauton''), titre d’un ouvrage"/>
<section begin="A. S. P."/><nowiki/>
'''A. S. P.''' Abréviation de la locution commerciale :
''Accepté sans protêt.''
<section end="A. S. P."/>
<section begin="ASP (Mathias)"/><nowiki/>
'''ASP (Mathias)''', théologien et philologue
suédois, né en 1696, mort en" 1763. Il professa
le grec et l’hébreu, puis la théologie à 1 université
d’Upsal. Parmi ses ouvrages on remarque
surtout : ''Disputationes de Homero'', Upsal, 1714 ;
''De usu archeologiœ Romance in sacrts'', 1735.
lédois, n
.., -représenta
la Suède auprès du gouvernement anglais,
depuis 1774 jusqu’en 1799. On a de lui : ''Éléments pour étudier les principes de l’économie''
''politique'' (1801) ; ''Voyage dans le Levant'' (1805).
ASPA ou ASPADAtfA, ville de l’ancienne
Asie, dans le pays des Parthes ; c’est actuellement
''Ispahan'' ou ''Isfakan.''
ASPALACIDÉ, ÉE adj. (a-spa-la-si-dâ — du
gr. ''aspalax'', taupe ; ''eidos'', aspect). Mamm.
Qui ressemble à la taupe.
— s. f. pi. Famille de rongeurs, ayant pour
type le genre aspalax. il On dit aussi {{sc|spai.acidbs.}}
ASP 753
Genre de monstres do la famille des célosomiens,
ordre des monstres autosites, classe
des monstres unitaires.
— Encycl. Le genre ''aspalasome'' établi "par
E. Geoffroy Saint-Hilaire, est caractérisé par
une éventration latérale ou médiane occupant
principalement la portion inférieure de l’audomen,
et par des conditions organiques qui,
dans l’état normal, distinguent de tous les
autres mammifères la taupe et quelques autres
insectivores remarquables, comme elle, par
une multitude d’exceptions au plan général de
leur classe. L’appareil urinaire et l’appareil
sexuel, au lieu de se confondre, comme à l’ordinaire,
à leur terminaison et de s’ouvrir au
dehors par un orifice commun, restent partout
séparés, et se terminent a l’extérieur par des
ouvertures distinctes près desquelles se voit
l’anus très-éloigné du lieu où il est normalement
situé. La position de ces divers orifices.
varie d’ailleurs chez les ''aspalasom.es'' suivant
les modifications spéciales de l’éventration,
qui est plus ou moins étendue suivant les sujets,
et qui tantôt s’est faite sur toute la lar- •
geur de l’abdomen, tantôt sur un côté seulement.
Lorsque l’éventration est médiane, les
orifices des voies intestinales, génitales et
urinaires sont médians et se voient dans la
région pubienne. Quand l’éventration est latérale,
la masse des viscères pendante hors de
l’abdomen et adhérente au placenta, entraîne
de son côté ces mêmes orifices, et ils s’éloignent
d’autant plus de la ligne médiane que
le paquet intestinal est lui-même déjeté do
côté. Les membres pelviens sont généralement
mal faits et cagneux, quelquefois très-courts,
et même incomplets quand au nombre de leurs
doigts. Quand l’éventration est latérale, le
membre placé du côté de la masse des viscères
déplacés et du placenta, est beaucoup
plus imparfait et plus court que l’autre. Le
tronc, outre la déformation très-marquée de
toute la région pelvienne, est beaucoup plus
court qu’à l’ordinaire. L’abdomen, qui n’a plus
à contenir qu’une faible partie des viscères
qu’il renferme normalement, est réduit à une
très-petite étendue. Quant à la tète et aux
membres thoraeiques, ils sont en général
normaux, ou présentent seulement de légers
vices de conformation dont la production n’a
que des rapports très-éloignés avec celle des
déviations essentielles et caractéristiques de
''Y aspalasome.''
Les caractères extérieurs’que nous venons
d’indiquer coïncident avec plusieurs modifications
remarquables des organes internes et
spécialement de l’appareil digestif. L’intestin
grêle, dont une portion plu3 ou moins considérable
est placée hors de l’abdomen, est complet ;
il n’en est pas de même du gros intestin
dont la portion terminale manque ; en sorte
que l’ouverture intestinale, placée a la face
antérieure du corps près des orifices des voies
génitales et urinaires, n’est point le véritable
anus, mais bien une sorte d’anus accidentel,
correspondant à un segment intestinal très-différent
du rectum. Dans un cas d’aspalasomie
décrit par E. Geoffroy Saint-Hilaire,
l’anus conduisait directement dans le cœcum
par lequel on pouvait faire pénétrer à volonté
un stylet, soit dans le gros intestin rudimentaire,
soit dans l’intestin grêle. Cette disposition
curieuse rapproche, comme le fait remarquer
E. Geoffroy, l’intestin ''dua’aspalasomes ''de
celui des oiseaux, et notamment des gallinacés,
chez lesquels nous trouvons deux appendices,
l’un représentant la plus grande
partie du côlon et le rectum, et l’autre l’appendice
vermiculaire. Parmi les annexes du
canal alimentaire, le foie ne présente dan3
l’aspalasomie, au moins d’une manière constante,
aucune anomalie remarquable. Seulement
il est placé plus bas, comme s’il eût été
entraîné par la masse des viscères déplacés,
et il sort même en partie de l’abdomen, quand
l’éventration est très-étendue, et surtoutquand
elle existe du côté droit. Des remarques analogues
sont applicables ''h.'' l’estomac et a la
rate. Les appareils générateur et urinaire
sont, en général, très-imparfaits et même
incomplets à plusieurs égards.
L’aspalasomie n’est encore connue que dans
l’espèce humaine, et elle n’y est même constatée
que par un très-petit nombre de faits.
Ces monstres, ordinairement femelles, naissent
pour la plupart vivants, mais ne prolongent
guère leur vie au delà de quelques heures.
{{sc|aspalasomie}} s. f. (a-spa-la-so-ml-rad,
''aspalasome).'' Térat. Monstruosité des aspalasomes.
On écrit aussi {{sc|aspalosomie.}}
ASPALATHE s. m. (a-spa-la-to — du gr.
''aspatathos'', genêt). Bot. Genre de plantes de
la famille des légumineuses, ayant des rapports
avec les genêts épineux ou ajoncs.
— Comm. Sorte de bois qui provient dos
Indes orientales. On l’emploie en marqueterie.
C’est le bois du brya ébène ou aspalathe
ébène.
ASPALATHOÏDE adi. (a-spa-la-to-i-dedu
gr. ''aspalathos'', genêt ; ''eidos'', aspect). Bot.
Qui ressemble à un genêt.
— s. m. pi. Section du genre aspalatho.
ASPALAX s. ''m.'' (a-spa-laks — mot gr. qui
signif. ''taupe).'' Mamm. Genre de mammifères
de l’ordre des rongeurs, désignés souvent
sous le nom de rats-taupes, il On dit aussi
SPALAX.
<section end="ASP (Mathias)"/><noinclude>
<references/></noinclude>
ozraxpi0pjasy0hhwcj76q69l89jjpr
Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/17
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Miruts
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Pibewiki" /></noinclude><section begin="ASINELLI (les frères)"/>nom soit parvenu jusqu’à nous, paraît avoir
eu la direction des travaux qu’ils exécutèrent
ensemble. Ils se sont rendus célèbres par la
construction de deux tours, qui sont au nombre
des monuments les plus intéressants de
Bologne. Celle qui porte leur nom (''torre degli Asinelli'') s’élève à une hauteur de 83 m. 35 c. ;
elle fut fondée en 1109, mais on pense que ce
n’est que par des exhaussements, opérés à diverses
époques, qu’elle a atteint son élévation
actuelle. On attribue à un tassement dans
les fondations l’inclinaison de 1 m. 60 c. que
présente son axe, déviation d’ailleurs peu sensible
à l’œil. Cette tour, au sommet de laquelle
conduit un escalier en limaçon, s’élève au
milieu même de Bologne. Elle sert quelquefois
à des observations astronomiques. La tour
voisine, appelée la ''Garisenda'', passe pour
avoir été bâtie par les mêmes architectes ;
mais on n’en a pas la preuve. Elle n’a que
41 m. de hauteur, mais son inclinaison n’est
pas moindre de 2 m. 60 c. Cette construction,
dont le premier aspect cause un véritable
effroi, a fourni à Dante une image des plus
pittoresques ; c’est à elle qu’il compare le
géant Antée se penchant pour le saisir lui et
son guide. On croirait voir, en effet, la ''Garisenda'' se baisser lorsque les nuages fuient au-dessus
de ses créneaux.
<section end="ASINELLI (les frères)"/>
<section begin="ASINIUS GALLUS"/><nowiki/>
'''ASINIUS GALLUS'''. V. {{sc|Gallus.}}
<section end="ASINIUS GALLUS"/>
<section begin="ASINIUS POLLION"/><nowiki/>
'''ASINIUS POLLION''', historien, poëte, orateur,
général et consul romain, qui vivait au
temps d’Auguste. V. {{sc|Pollion.}}
<section end="ASINIUS POLLION"/>
<section begin="ASINUS ASINUM FRICAT"/><nowiki/>
'''ASINUS ASINUM FRICAT''', proverbe latin
qui signifie ''L’âne frotte l’âne''. Se dit de deux
personnes qui s’adressent mutuellement des
éloges outrés. La fameuse scène des ''Femmes savantes'', où Vadius et Trissotin s’adressent
l’un à l’autre des louanges ridicules, est le
type de l’''Asinus asinum fricat :''
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Vos vers ont des beautés que n’ont point tous les autres.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Les Grâces et Vénus rognent dans tous les vôtres.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Vous avez le tour libre et le beau choix des mots.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|On voit partout chez vous l’''ithos'' et le ''pathos''.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Nous avons vu de vous des églogues d’un style{{Crlf
|}}Qui passe en doux attraits Théocrite et Virgile.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Vos odes ont un air noble, galant et doux,{{Crlf
|}}Qui laisse de bien loin votre Horace après vous.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Est-il rien d’amoureux comme vos chansonnettes ?||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Peut-on rien voir d’égal aux sonnets que vous faites ?||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Rien qui soit plus charmant que vos petits rondeaux ?||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Rien de si plein d’esprit que tous vos madrigaux ?||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Aux ballades surtout vous êtes admirable.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Et dans les bouts-rimés je vous trouve adorable.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Si la France pouvait connaître votre prix…||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Si le siècle rendait justice aux beaux esprits…||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|En carrosse doré vous iriez par les rues.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|On verrait le public vous dresser des statues.||0}}
La Fontaine a également rappelé l’''Asinus asinum fricat'' dans les vers suivants :
{{DctCite|{{espaces|10}}L’autre jour, suivant à la trace{{Crlf
|}}Deux ânes qui, prenant tour à tour l’encensoir,{{Crlf
|}}Se louaient tour à tour, comme c’est la manière,{{Crlf
|}}J’ouïs que l’un des deux disait à son confrère :{{Crlf
|}}{{filet|18}}{{Crlf
|}}Ces ânes, non contents de s’être ainsi grattés,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}S’en allèrent dans les cités,{{Crlf
|}}L’un l’autre se prôner…..||2}}
On lit aussi dans l’''Éloge de la folie :''
« Rien n’est plus plaisant que de voir des
''ânes s’entre-gratter'', soit par des vers, soit par
des éloges qu’ils s’adressent sans pudeur :
« Vous surpassez Alcée, dit l’un. — Et vous
Callimaque, dit l’autre. — Vous éclipsez l’Orateur
romain. — Et vous, vous effacez le divin
Platon ! »
« Ces vers, tels que Rousseau nous les
donne, sont un chef-d’œuvre de barbarie, de
lyrique stupidité ; ces vers démontrent que
leur auteur n’avait aucun sentiment de la
mesure, de la cadence, de la mélodie, de l’énergique
sonorité du style. Si La Harpe les
admire, les exalte, n’en soyez point surpris ;
il devait en agir ainsi, ne fût-ce que pour
remettre en action le vieux dicton des
pédants : ''Asinus asinum fricat''. »
{{espaces|10}}{{sc|Castil-Blaze.}}
« Que veux-tu que je fasse de ces faquins
littéraires ? demanda Satan.
— Allonge-leur les oreilles de quinze pouces,
de façon qu’elles leur tombent sur le nez
et qu’ils ne puissent parler sans les mordre à
belles dents ; loge-les ensemble, force-les de
s’embrasser sans s’égratigner, et fais-leur
apprendre le rudiment jusqu’à la règle ''Asinus asinum fricat.'' {{espaces|10}}{{sc|Balzac.}}
ASK
ASIOLl (Boniface), musicien et compositeur
italien, né à Corre^gio en 1769, mort en 1842.
Il se livra, dit-on, à la composition musicale
dès l’âge de huit ans, et écrivit dans lo cours
de sa carrière des cantates et autres morceaux,
qui sont surtout connus en Italie. Il a en outre
donné les ouvrages suivants : ''Principes élémentaires de musique ; Traité d’harmonie et''
''d’accompagnement'', etc.
ASION s. m. (a-zi-on — du lat. ''asio'', sorte
de chouette). Ornith. Syn. du genre ''duc.''
ASlOiS-GABEU, ville de l’ancienne Arabie,
port sur le golfe Elanite, dans l’Idumée, d’où
partaient les flottes de Salomon pour le pays
d’Ophir.
ASIOS, nom d’un sage qui fit le ''Palladium'',
et qui en fit don à Tros. On sait que le mystérieux
talisman devait rendre imprenable la
ville qui le posséderait.
ASIFHONO8RANCHE adj. (a-si-fo-no-branche
— du gr. a priv. ; ''siphon'', siphon ; ''branchia'', branchies). Moll. Se dit des mollusques
dont les branchies sont contenues dans une
cavité qui ne se prolonge point en siphon, il
s. m. pl. Nom donné par de Blainville à un
ordre do mollusques gastéropodes qui offrent
ce caractère. Les asiphonobranch.es de de
Blainville correspondent à la famille des trochoïdes
et à une partie de celle des capuloïdes
de Cuvier.
{{sc|asiphOnoïde}} adj. (a-si-fo-no-ï-do — du
gr. a priv. : ''siphon'', siphon, et ''eidos'', forme).
Zool. Qui n’a pas de siphon à sa coquille.
— s. m. pl. Groupe d’animaux à coquilles
microscopiques et dépourvues de siphon. On
le rapportait autrefois aux céphalopodes j
aujourd’hui, il n’est plus même rangé parmi
les mollusques.
ASIR v. a. ou tr. (a-zir — du lat. ''ardere'',
''arsum'', brûler). Pop. Paire une tache jaunâtre
à une étoffe, soit’en la repassant avec un for
trop chaud, soit en l’approchant trop près du
feu. Se dit aussi de la tache jaunâtre qui se
forme sur la peau lorsqu’on a touché un objet
trop chaud : l’on* ''allez'' {{sc|asir}} ''cette chemise.''
S’asir, v. pr. Être asi : ''Ce linge va'' {{sc|s’asir.}}
''Je'' {{sc|me}} suis {{sc|asi}} ''les doigts en tirant le plat du''
ASIRAQUE s. m. (a-zi-ra-ke — du gr. ''asira/cos'', nom d’un insecte). Entom. Genre d’insectes
hémiptères homoptères, voisin des
fulgores, et comprenant un petit nombre
d’espèces, qui se trouvent en Europe et dans
diverses régions.,
ASITIE s. f. (a-si-tî —du gr. « priv. ;
''siton'', aliment). Méd. Abstinence forcée, il
Perte de l’appétit ; dégoût pour les aliments.
ASIUS do Samoa, poëte grec, vivait dans
le ve ou le vie siècle av. J.-C. C’est un des
plus anciens auteurs de ''généalogies'' en forme
de poème épique. Il ne nous reste de sos œuvres
que quelques fragments, qui ont été publiés
à la suite de ''l’Hésiode ''de Diibner ; Dklot,
1840.
trois fils de Bor. On l’ap
{{sc|Askour.}}
ASKÉLIE s. f. (a-slsé-lî — du gr. a priv. ;
''skélos'', jambe). Térat. Monstruosité caractérisée
par l’absence do jambes, n On dit aussi
ASCËLIE.
ASKÈPE adj. et s. m. (a-skè-pe — du gr. a
priv.^ ''skepê'', couverture, vêtement). Nom
donne à de jeunes pages qui, à la cour de
Constantinople, se tenaient toujours tête nue,
ASKER-MOKREM, ville importante située
dans la province persane du Khouzistan, et
dont la fondation remonte à l’époque de l’invasion
musulmane. Elle remplaça l’ancienne
ville ''lîoustag-Abad'', ou ''Itoustem-Karad'', que
les Arabes vainqueurs détruisirent, et dans le
dernier nom de laquelle ''(Karad'' ou ''Karaz'') on
retrouve une analogie frappante avec le ''Charan'' des historiens grecs. ''Asker-Mokrem'' signifie
littéralement l’armée, le lieu de campement de
Mokrem, général chargé de soumettre cette
partie de la Perse. Cette ville est la patrie du
célèbre grammairien Abou-Ahmed-Hassan-Abd-AUah-e/-''Askeri''
(natif de ''Asker-Mokrem).''
ASKEW ou ASCEW (Anne). Jeune femme
qui fut un des martyrs de la réforme en Angleterre,
était tille d’un gentilhomme catholique
du comté de Lincoln et naquit en 1521.
Élevée dans la foi romaine, elle se passionna
pour les études de théologie, voulut examiner
par elle-même les questions qui divisaient les
orthodoxes et tes réformés, sentit naître des
doutes dans son esprit, et finit par se laisser
entraîner dans les opinions du protestantisme.
Mariée contre son gré a un catholique ardent,
elle demeura, sous le toit conjugal, fidèle à
ses convictions. Son époux indigné alla, dans
l’égarement de son fanatisme, jusqu’à la dénoncer
à Henri VIII comme dogmatisant sur
la présence réelle. Le despote, qui, en s’imposant
comme le pontife d’une religion nouvelle,’frappait aussi cruellement les partisans
du pape que ceux de Luther, fit jeter en pri—
la jeune théologienne, et ordonna au
char
croyances. Ces fonctionnaires, si singulièrement
transformés en théologiens par un
caprice du maître, s’acquittèrent de leur mission
avec la brutalité stupide de l’ignorance
ASM
et du fanatisme. Le lord-maire demanda à la
jeune fille si elle ne croyait pas qu’un prétro
pût faire d’une hostie le corps de Jésus-Christ.
Elle répondit avec calme : « J’ai lu que Dieu
avait fait l’homme ; mais je n’ai jamais lu que
l’homme puisse faire Dieu. » Le lord-maire
reprit : » Si un rat mangeait l’hostie après
qu’elle a été consacrée, qu’arriverait-il au
rat ? — Je ne puis vous le dire, milord, répondit
Anne. — Eh bien ! répliqua le lordmaire
d’un ton doctoral, je dis que le rat serait
damné. — Pauvre ratl » dit la prisonnière
avec une douce et fine ironie. À toutes
les obsessions, à toutes les persécutions, elle
continua d’opposer ce mélange d’ineffable
douceur et de fermeté héroïque qu’on admire
dans les confesseurs de la réforme, et qui faisaient
revivre avec éclat les traditions oubliées
des grands martyrs des temps primitifs
dû christianisme. Conduite de Newgate à la
Tour de Londres, Anne fut l’objet des plus
odieuses persécutions, et les supporta avec
une telle constance, que ses geôliers et jusqu’à
ses bourreaux finirent par s attendrir sur son
sort. Le lieutenant de la Tour ayant refusé de la
mettre à la torture, le chancelier Wriothèsely,
don t le nom mérite d’être conservé, se dépouilla,
dit-on, de sa robe, et poussa la férocité jusqu’à
remplir lui-même l’horrible ministère du
bourreau, mais sans pouvoir vaincre l’énergie
sublime de la jeune enthousiaste, qui embrassa
la mort plutôt que de consentir à l’abjuration.
Les membres brisés par la torture, elle fut
portée au supplice dans un fauteuil. Sur le
bûcher, on lui offrit une dernière fois la vie
au prix d’une rétractation ; elle répondit avec
calme : « Je ne suis pas venue ici pour renier
mon Seigneur et mon maître. Enveloppée
par les flammés, elle priait encore pour obtenir
de Dieu le pardon de ses bourreaux. Ceci
se passait à Londres, le 16 juillet 1546. Anne
Astew avait vingt-cinq ans. On a publié après
sa mort la relation de son procès et quelques
écrits de piété qu’elle avait composés dans sa
en achats de livres et manuscrits
précieux, qu’il mettait libéralement à la disposition
des savants. Le catalogue de sa riche
bibliothèque a été publié à Londres en 1775.
Il avait aussi rapporté de nombreuses inscriptions
grecques, qui sont aujourd’hui au musée
Britannique,
ASK1TH, nom d’un désert qui occupe une
partie de la vallée de Hosaib, en Égypte. Il y
existait autrefois un monastère, dans lequel
se réfugia saint Arsène, après avoir quitté la
cour de Théodose, pour fuir la colère d’Arcadius.
Ce monastère a porté le nom d’Arsenius
et plus tard celui de Jean Qasir ou Qosaïr
(petit). Peut-être aussi que ce dernier nom lui
vient du voisinage d’une ville qui s’appelait do
même, et qui n’est autre chose que 1 ancienne
''Coptos'', port qui était autrefois l’entrepôt du
commerce entre l’Arabie et l’Égypte.
ASKOUR, le même que {{sc|Aske.}}
ASLA s. m. (a-sla). Métrol. Mesure de longueur
en usage autrefois en Égypte et en
Asie, et valant en mètres 127, 8063.
ASLACCS (Conrad), théologien, né à Bergen
(Norwége) en 1564, mort en 1624. Il étudia les
mathématiques et l’astronomie sous Tycho-Brahé
et devint professeur de philosophie à
l’université de Copenhague. Ses principaux
ouvrages sont les suivants : ''Physica et ethica''
''mosaïca, duobus libris'', 1613 ; ''Oratio de rcligionis per Lutherum reformata ; origine et progressu in Germania et in regnis Daniæ et Nor~''
''wegiæ, ab anno'' 1517 ''ad annum, hujus seculi''
''XVII'', 1621.
{{sc|aslani}} s. m. (a-sla-ni). Métroî. Nom d’une
monnaie turque qui n’est autre que l’écu ou
''thàlcr'' de Hollande, ayant cours dans les
marchés du Levant. Ce mot, qui "est prononcé
par corruption ''aslani'', et qui régulièrement
devrait être écrit ''arslani (léonin''), est
turc, et signifie ''lion'', à cause de la figure do
lion que portent ces pièces. Les Égyptiens,
ayant pris lo lion pour un chien, appellent
cette monnaie ''abôu-kelb'', littéralement le ''père''
''du chien'', c’est-à-dire ''gui a un chien.'' L’aslani
a une valeur nominale de 2 fr. 85 c.
ASLEY, violoniste anglais, mort en 1818.
Élève de Giardini et de Barthelemon, il devint
un des bons violonistes de son temps. Viotti
l’a souvent choisi comme l’un de ses coopérateurs
dans l’exécution de ses morceaux.
ASLO. Myth. gr. L’un des chevaux du soleil.
ASMODÉE, personnalité diabolique dont il
est question dans le livre de ''Tobie'', et qui paraît
avoir été le démon de l’amour impur, et
la personnification des instincts voluptueux.
Ce mot dérive de la racine hébraïque '''usamod'',
détruire, exterminer ; cependant plusieurs’savants étymologistes, entre autres Winer et
Reland, lui donnent une origine persane, et
ils rapprochent ''asmodi'' du verbe persan
moderne ''azmonden'', éprouver, tenter. En
comme le tentateur par excellence. Plusieurs
écrivains juifs font naître Asmodée
de l’inceste de Tubal Caïn et de sa sœur
Noema ; ils disent également qu’après qu’il
eut tenté de détrôner Salomon pour se met
ASM
tre à sa place, ce roi le vainquit et le fit
poursuivre par Gabriel jusque dans la haute
Égypte, où l’ange l’enchaîna dans une gro’te
voisine de la ville de Taata. Le voyageur
Paul Lucas assure lui avoir parlé, et Dom
Calmet cite ingénument ce témoignage. Dans
la Bible, Asmodée, pris de passion pour la
belle Sara, fille de Raguel, fait successivement
périr les sept époux que son père
lui a donnés ; mais l’ange Raphaël, le céleste
guide de Tobie, calme les appréhensions
du jeune Hébreu, en lui apprenant que
les sept fiancés n’ont été livrés à la cruauté
d’Asmodée que parce Qu’ils avaient épousé
Sara uniquement pour leur plaisir. « 11 faut,
lui recommande-t-il, garder la continence
avec elle pendant trois nuits, et prier Dieu
tous deux ensemble, i « Il semble qu’avec une
telle instruction, dit Voltaire, on n’ait plus
besoin d’aucun secours pour chasser Asmodée ;
mais Raphaël ajoute qu’il y faut le cœur
d’un poisson grillé sur des charbons ardents.
Pourquoi donc n’a-t-on pas employé, depuis,
ce secret infaillible pour chasser le diable ducorps des filles ?
Les Juifs regardaient Asmodée comme lo
prince des démons, le symbole de l’impureté,
et comme exemple de sa merveilleuse habileté,
ils rapportaient que, contraint par Salo-1
travailler au temple de Jérusalem, il
et en faisant seulement usage d’une certaine
pierre qui coupait la pierre, comme le diamant
coupe le verre. Asmodée est un type que les
Juifs avaient sans doute rapporté de la Perse.
— Littér. Au ''xvu » '{{e}} siècle, un auteur espagnol,
Guévara, a mis en scène ce diable illu
''Diable boiteux'', que Le Sage a immortalisé e :
l’imitant et en adaptant aux mœurs françaises
de son temps l’idée mère de l’ouvrage de Guévara.
Dans le roman français, et dans la pièce
fort rare du même auteur, intitulée les ''Béquilles du Diable boiteux'', Asmodée enlè, ve
les toits des maisons de Madrid, et dévoile
ainsi à son compagnon tous les événements
secrets qui se passent dans l’intérieur des habitations. « Pour moi, dit-il, je fais des mariages
ridicules : j’unis des barbons avec des
mineures, des maîtres avec leurs servantes,
et des filles mal dotées avec de tendres
amants qui n’ont point de fortune. C’est moi
qui ai introduit dans le monde le luxe, la débauche,
les jeux de hasard et la chimie. Je
suis l’inventeur des carrousels, de la danse,
de la musique, de la comédie et de toutes les
modes nouvelles de Prance… Je suis le démon
de la luxure, ou, pour parler plus honorablement,
le dieu Cupidon.
De nos jours quelques petites feuilles littéraires
ont pris ce nom pour titre, voulant
indiquer par là que leur curiosité pénétrait
les secrets les plus cachés, découvrait la malice
des hommes, en un mot, qu’elles pouvaient
tenir leurs lecteurs au courant de tout
ce qui se passait ''urbi et orbi.'' De même, on
donne le nom ''d’Asmodée ''à celui qui est informé
de tous les événements, de mille circonstances
particulières, sans que l’on aperçoive
le fil qui l’a dirigé :
« Lorsque j’ai dû, comme un autre ''Asmodée'', enlever les toits de notre vieux couvent
pour montrer l’intérieur de ses cloîtres et do
ses salons, j’ai certainement omis d’indiquer
quelques personnages, négligé même quelques
noms ; mais j’espère qu’on aura d’autant plus
d’indulgence, qu’en échange de cet oubli, j’ai
peut-être inspiré le désir d’être admis à l’Abbaye-aux-Bois.
» Duchessç {{sc|d’Abrantès.}}
« De moment en moment, sort de cette porte
une escouade de sergents de ville. C’est le
quartier général de l’armée qui est appelée à
lutter contre la horde indisciplinée des truands
modernes, des praticiens de la filouterie. On
envierait la puissance ''d’Asmodée, ''on voudrait
voir à travers la muraille. Que de secrets sont
déposés dans cet asile mystérieux qui s’appelle
la préfecture de police !
L'''Univers illustré.''
Une plainte de prisonnier, un cri de faim
dans la chaumière, de souffrance dans la
mansarde, une agonie de blessé sur un lit
d’hôpital, une mère pressant ses trois enfants
contre sa mamelle épuisée, près de son mari
mort sur son grabat, un sanglot étouffé, une
voix d’enfant aux pieds nus sur la neige ; tout
cela retentissait dans l’âme de Béranger,
comme si un autre ''Asmodée'' avait enlevé à
ses yeux les toits des capitales ou le chaume
des huttes. « {{sc|Lamartine.}}
« Voulez-vous connaître l’intérieur d’iyio
maison, savoir le nom des personnes qui l’habitent,
leur état, leurs habitudes, leur fortune ?
Il n’est pas besoin pour cela d’avoir un Asmodée
à vos ordres ; il vous suffira de causer un
moment avec le portier. » {{sc|Paul de Kock.}}
Presque au même instant, un cavalier arrivait
au grand trot sur la place, et s’arrêtait
devant l’hôtel où il venait de voir entrer la
jeune femme. Il se posta devant la porte cochère,
et se mit à contempler cette masse imposante
de pierres ; on eût dit qu’il espérait
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Pibewiki" /></noinclude><section begin="ASINELLI (les frères)"/>nom soit parvenu jusqu’à nous, paraît avoir
eu la direction des travaux qu’ils exécutèrent
ensemble. Ils se sont rendus célèbres par la
construction de deux tours, qui sont au nombre
des monuments les plus intéressants de
Bologne. Celle qui porte leur nom (''torre degli Asinelli'') s’élève à une hauteur de 83 m. 35 c. ;
elle fut fondée en 1109, mais on pense que ce
n’est que par des exhaussements, opérés à diverses
époques, qu’elle a atteint son élévation
actuelle. On attribue à un tassement dans
les fondations l’inclinaison de 1 m. 60 c. que
présente son axe, déviation d’ailleurs peu sensible
à l’œil. Cette tour, au sommet de laquelle
conduit un escalier en limaçon, s’élève au
milieu même de Bologne. Elle sert quelquefois
à des observations astronomiques. La tour
voisine, appelée la ''Garisenda'', passe pour
avoir été bâtie par les mêmes architectes ;
mais on n’en a pas la preuve. Elle n’a que
41 m. de hauteur, mais son inclinaison n’est
pas moindre de 2 m. 60 c. Cette construction,
dont le premier aspect cause un véritable
effroi, a fourni à Dante une image des plus
pittoresques ; c’est à elle qu’il compare le
géant Antée se penchant pour le saisir lui et
son guide. On croirait voir, en effet, la ''Garisenda'' se baisser lorsque les nuages fuient au-dessus
de ses créneaux.
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<section begin="ASINIUS GALLUS"/><nowiki/>
'''ASINIUS GALLUS'''. V. {{sc|Gallus.}}
<section end="ASINIUS GALLUS"/>
<section begin="ASINIUS POLLION"/><nowiki/>
'''ASINIUS POLLION''', historien, poëte, orateur,
général et consul romain, qui vivait au
temps d’Auguste. V. {{sc|Pollion.}}
<section end="ASINIUS POLLION"/>
<section begin="ASINUS ASINUM FRICAT"/><nowiki/>
'''ASINUS ASINUM FRICAT''', proverbe latin
qui signifie ''L’âne frotte l’âne''. Se dit de deux
personnes qui s’adressent mutuellement des
éloges outrés. La fameuse scène des ''Femmes savantes'', où Vadius et Trissotin s’adressent
l’un à l’autre des louanges ridicules, est le
type de l’''Asinus asinum fricat :''
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Vos vers ont des beautés que n’ont point tous les autres.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Les Grâces et Vénus rognent dans tous les vôtres.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Vous avez le tour libre et le beau choix des mots.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|On voit partout chez vous l’''ithos'' et le ''pathos''.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Nous avons vu de vous des églogues d’un style{{Crlf
|}}Qui passe en doux attraits Théocrite et Virgile.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Vos odes ont un air noble, galant et doux,{{Crlf
|}}Qui laisse de bien loin votre Horace après vous.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Est-il rien d’amoureux comme vos chansonnettes ?||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Peut-on rien voir d’égal aux sonnets que vous faites ?||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Rien qui soit plus charmant que vos petits rondeaux ?||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Rien de si plein d’esprit que tous vos madrigaux ?||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Aux ballades surtout vous êtes admirable.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Et dans les bouts-rimés je vous trouve adorable.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Si la France pouvait connaître votre prix…||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Si le siècle rendait justice aux beaux esprits…||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|En carrosse doré vous iriez par les rues.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|On verrait le public vous dresser des statues.||0}}
La Fontaine a également rappelé l’''Asinus asinum fricat'' dans les vers suivants :
{{DctCite|{{espaces|10}}L’autre jour, suivant à la trace{{Crlf
|}}Deux ânes qui, prenant tour à tour l’encensoir,{{Crlf
|}}Se louaient tour à tour, comme c’est la manière,{{Crlf
|}}J’ouïs que l’un des deux disait à son confrère :{{Crlf
|}}{{filet|18}}{{Crlf
|}}Ces ânes, non contents de s’être ainsi grattés,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}S’en allèrent dans les cités,{{Crlf
|}}L’un l’autre se prôner…..||2}}
On lit aussi dans l’''Éloge de la folie :''
« Rien n’est plus plaisant que de voir des
''ânes s’entre-gratter'', soit par des vers, soit par
des éloges qu’ils s’adressent sans pudeur :
« Vous surpassez Alcée, dit l’un. — Et vous
Callimaque, dit l’autre. — Vous éclipsez l’Orateur
romain. — Et vous, vous effacez le divin
Platon ! »
Ces vers, tels que Rousseau nous les
donne, sont un chef-d’œuvre de barbarie, de
lyrique stupidité ; ces vers démontrent que
leur auteur n’avait aucun sentiment de la
mesure, de la cadence, de la mélodie, de l’énergique
sonorité du style. Si La Harpe les
admire, les exalte, n’en soyez point surpris ;
il devait en agir ainsi, ne fût-ce que pour
remettre en action le vieux dicton des
pédants : ''Asinus asinum fricat''. »
{{espaces|10}}{{sc|Castil-Blaze.}}
« Que veux-tu que je fasse de ces faquins
littéraires ? demanda Satan.
— Allonge-leur les oreilles de quinze pouces,
de façon qu’elles leur tombent sur le nez
et qu’ils ne puissent parler sans les mordre à
belles dents ; loge-les ensemble, force-les de
s’embrasser sans s’égratigner, et fais-leur
apprendre le rudiment jusqu’à la règle ''Asinus asinum fricat.'' {{espaces|10}}{{sc|Balzac.}}
<section end="ASINUS ASINUM FRICAT"/>
<section begin="ASIOLI (Boniface)"/><nowiki/>
'''ASIOLI''' (Boniface), musicien et compositeur
italien, né à Correggio en 1769, mort en 1842.
Il se livra, dit-on, à la composition musicale
dès l’âge de huit ans, et écrivit dans le cours
de sa carrière des cantates et autres morceaux,
qui sont surtout connus en Italie. Il a en outre
donné les ouvrages suivants : ''Principes élémentaires de musique ; Traité d’harmonie et d’accompagnement'', etc.
<section end="ASIOLI (Boniface)"/>
<section begin="ASION s. m."/><nowiki/>
'''ASION''' s. m. (a-zi-on — du lat. ''asio'', sorte
de chouette). Ornith. Syn. du genre ''duc.''
<section end="ASION s. m."/>
<section begin="ASION-GABER"/><nowiki/>
'''ASION-GABER''', ville de l’ancienne Arabie,
port sur le golfe Élanite, dans l’Idumée, d’où
partaient les flottes de Salomon pour le pays
d’Ophir.
<section end="ASION-GABER"/>
<section begin="ASIOS"/><nowiki/>
'''ASIOS''', nom d’un sage qui fit le ''Palladium'',
et qui en fit don à Tros. On sait que le mystérieux
talisman devait rendre imprenable la
ville qui le posséderait.
<section end="ASIOS"/>
<section begin="ASIPHONOBRANCHE adj."/><nowiki/>
'''ASIPHONOBRANCHE''' adj. (a-si-fo-no-bran-che
— du gr. ''a'' priv. ; ''siphôn'', siphon ; ''branchia'', branchies). Moll. Se dit des mollusques
dont les branchies sont contenues dans une
cavité qui ne se prolonge point en siphon. ‖
s. m. pl. Nom donné par de Blainville à un
ordre de mollusques gastéropodes qui offrent
ce caractère. Les asiphonobranches de de
Blainville correspondent à la famille des trochoïdes
et à une partie de celle des capuloïdes
de Cuvier.
<section end="ASIPHONOBRANCHE adj."/>
<section begin="ASIPHONOÏDE adj."/><nowiki/>
'''ASIPHONOÏDE''' adj. (a-si-fo-no-ï-de — du
gr. ''a'' priv. : ''siphôn'', siphon, et ''eidos'', forme).
Zool. Qui n’a pas de siphon à sa coquille.
— s. m. pl. Groupe d’animaux à coquilles
microscopiques et dépourvues de siphon. On
le rapportait autrefois aux céphalopodes ;
aujourd’hui, il n’est plus même rangé parmi
les mollusques.
<section end="ASIPHONOÏDE adj."/>
<section begin="ASIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASIR''' v. a. ou tr. (a-zir — du lat. ''ardere'',
''arsum'', brûler). Pop. Faire une tache jaunâtre
à une étoffe, soit en la repassant avec un fer
trop chaud, soit en l’approchant trop près du
feu. Se dit aussi de la tache jaunâtre qui se
forme sur la peau lorsqu’on a touché un objet
trop chaud : ''Vous allez'' {{sc|asir}} ''cette chemise.''
'''S’asir''', v. pr. Être asi : ''Ce linge va'' {{sc|s’asir.}}
''Je'' {{sc|me suis asi}} ''les doigts en tirant le plat du four''.
<section end="ASIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASIRAQUE s. m."/><nowiki/>
'''ASIRAQUE''' s. m. (a-zi-ra-ke — du gr. ''asirakos'', nom d’un insecte). Entom. Genre d’insectes
hémiptères homoptères, voisin des
fulgores, et comprenant un petit nombre
d’espèces, qui se trouvent en Europe et dans
diverses régions.
<section end="ASIRAQUE s. m."/>
<section begin="ASITIE s. f."/><nowiki/>
'''ASITIE''' s. f. (a-si-tî — du gr. ''a'' priv. ;
''siton'', aliment). Méd. Abstinence forcée. ‖
Perte de l’appétit ; dégoût pour les aliments.
<section end="ASITIE s. f."/>
<section begin="ASIUS de Samos"/><nowiki/>
'''ASIUS {{t|de Samos|85}}''', poëte grec, vivait dans
le {{s|v|e|-}} ou le {{s|vi}} av. J.-C. C’est un des
plus anciens auteurs de ''généalogies'' en forme
de poëme épique. Il ne nous reste de ses œuvres
que quelques fragments, qui ont été publiés
à la suite de l’''Hésiode'' de Dübner ; Didot,
1840.
<section end="ASIUS de Samos"/>
<section begin="ASKE"/><nowiki/>
'''ASKE''', nom donné au premier homme dans la mythologie scandinave. Il fut égorgé, ainsi que sa femme Embla (''Ève'') et ses trois fils, par les trois fils de Bor. On l’appelle aussi {{sc|Askour.}}
<section end="ASKE"/>
<section begin="ASKÉLIE s. f."/><nowiki/>
'''ASKÉLIE''' s. f. (a-ské-lî — du gr. ''a'' priv. ;
''skêlos'', jambe). Térat. Monstruosité caractérisée
par l’absence de jambes. ‖ On dit aussi {{sc|ascélie}}.
<section end="ASKÉLIE s. f."/>
<section begin="ASKÈPE adj. et s. m."/><nowiki/>
'''ASKÈPE''' adj. et s. m. (a-skè-pe — du gr. ''a''
priv. ; ''skepê'', couverture, vêtement). Nom
donne à de jeunes pages qui, à la cour de
Constantinople, se tenaient toujours tête nue.
<section end="ASKÈPE adj. et s. m."/>
<section begin="ASKER-MOKREM"/><nowiki/>
'''ASKER-MOKREM''', ville importante située
dans la province persane du Khouzistan, et
dont la fondation remonte à l’époque de l’invasion
musulmane. Elle remplaça l’ancienne
ville ''Roustag-Abad'', ou ''Roustem-Karad'', que
les Arabes vainqueurs détruisirent, et dans le
dernier nom de laquelle (''Karad'' ou ''Karaz'') on
retrouve une analogie frappante avec le ''Charan'' des historiens grecs. ''Asker-Mokrem'' signifie
littéralement l’armée, le lieu de campement de
Mokrem, général chargé de soumettre cette
partie de la Perse. Cette ville est la patrie du
célèbre grammairien Abou-Ahmed-Hassan-Abd-Allah-''el-Askeri''
(natif de ''Asker-Mokrem'').
<section end="ASKER-MOKREM"/>
<section begin="ASKEW ou ASCEW (Anne)"/><nowiki/>
'''ASKEW''' ou '''ASCEW''' (Anne). Jeune femme
qui fut un des martyrs de la réforme en Angleterre,
était fille d’un gentilhomme catholique
du comté de Lincoln et naquit en 1521.
Élevée dans la foi romaine, elle se passionna
pour les études de théologie, voulut examiner
par elle-même les questions qui divisaient les
orthodoxes et les réformés, sentit naître des
doutes dans son esprit, et finit par se laisser
entraîner dans les opinions du protestantisme.
Mariée contre son gré à un catholique ardent,
elle demeura, sous le toit conjugal, fidèle à
ses convictions. Son époux indigné alla, dans
l’égarement de son fanatisme, jusqu’à la dénoncer
à {{roi|Henri|VIII}} comme dogmatisant sur
la présence réelle. Le despote, qui, en s’imposant
comme le pontife d’une religion nouvelle, frappait aussi cruellement les partisans
du pape que ceux de Luther, fit jeter en prison
la jeune théologienne, et ordonna au
chancelier et au lord-maire de l’examiner sur ses
croyances. Ces fonctionnaires, si singulièrement
transformés en théologiens par un
caprice du maître, s’acquittèrent de leur mission
avec la brutalité stupide de l’ignorance
ASM
et du fanatisme. Le lord-maire demanda à la
jeune fille si elle ne croyait pas qu’un prétro
pût faire d’une hostie le corps de Jésus-Christ.
Elle répondit avec calme : « J’ai lu que Dieu
avait fait l’homme ; mais je n’ai jamais lu que
l’homme puisse faire Dieu. » Le lord-maire
reprit : » Si un rat mangeait l’hostie après
qu’elle a été consacrée, qu’arriverait-il au
rat ? — Je ne puis vous le dire, milord, répondit
Anne. — Eh bien ! répliqua le lordmaire
d’un ton doctoral, je dis que le rat serait
damné. — Pauvre ratl » dit la prisonnière
avec une douce et fine ironie. À toutes
les obsessions, à toutes les persécutions, elle
continua d’opposer ce mélange d’ineffable
douceur et de fermeté héroïque qu’on admire
dans les confesseurs de la réforme, et qui faisaient
revivre avec éclat les traditions oubliées
des grands martyrs des temps primitifs
dû christianisme. Conduite de Newgate à la
Tour de Londres, Anne fut l’objet des plus
odieuses persécutions, et les supporta avec
une telle constance, que ses geôliers et jusqu’à
ses bourreaux finirent par s attendrir sur son
sort. Le lieutenant de la Tour ayant refusé de la
mettre à la torture, le chancelier Wriothèsely,
don t le nom mérite d’être conservé, se dépouilla,
dit-on, de sa robe, et poussa la férocité jusqu’à
remplir lui-même l’horrible ministère du
bourreau, mais sans pouvoir vaincre l’énergie
sublime de la jeune enthousiaste, qui embrassa
la mort plutôt que de consentir à l’abjuration.
Les membres brisés par la torture, elle fut
portée au supplice dans un fauteuil. Sur le
bûcher, on lui offrit une dernière fois la vie
au prix d’une rétractation ; elle répondit avec
calme : « Je ne suis pas venue ici pour renier
mon Seigneur et mon maître. Enveloppée
par les flammés, elle priait encore pour obtenir
de Dieu le pardon de ses bourreaux. Ceci
se passait à Londres, le 16 juillet 1546. Anne
Astew avait vingt-cinq ans. On a publié après
sa mort la relation de son procès et quelques
écrits de piété qu’elle avait composés dans sa
en achats de livres et manuscrits
précieux, qu’il mettait libéralement à la disposition
des savants. Le catalogue de sa riche
bibliothèque a été publié à Londres en 1775.
Il avait aussi rapporté de nombreuses inscriptions
grecques, qui sont aujourd’hui au musée
Britannique,
ASK1TH, nom d’un désert qui occupe une
partie de la vallée de Hosaib, en Égypte. Il y
existait autrefois un monastère, dans lequel
se réfugia saint Arsène, après avoir quitté la
cour de Théodose, pour fuir la colère d’Arcadius.
Ce monastère a porté le nom d’Arsenius
et plus tard celui de Jean Qasir ou Qosaïr
(petit). Peut-être aussi que ce dernier nom lui
vient du voisinage d’une ville qui s’appelait do
même, et qui n’est autre chose que 1 ancienne
''Coptos'', port qui était autrefois l’entrepôt du
commerce entre l’Arabie et l’Égypte.
ASKOUR, le même que {{sc|Aske.}}
ASLA s. m. (a-sla). Métrol. Mesure de longueur
en usage autrefois en Égypte et en
Asie, et valant en mètres 127, 8063.
ASLACCS (Conrad), théologien, né à Bergen
(Norwége) en 1564, mort en 1624. Il étudia les
mathématiques et l’astronomie sous Tycho-Brahé
et devint professeur de philosophie à
l’université de Copenhague. Ses principaux
ouvrages sont les suivants : ''Physica et ethica''
''mosaïca, duobus libris'', 1613 ; ''Oratio de rcligionis per Lutherum reformata ; origine et progressu in Germania et in regnis Daniæ et Nor~''
''wegiæ, ab anno'' 1517 ''ad annum, hujus seculi''
''XVII'', 1621.
{{sc|aslani}} s. m. (a-sla-ni). Métroî. Nom d’une
monnaie turque qui n’est autre que l’écu ou
''thàlcr'' de Hollande, ayant cours dans les
marchés du Levant. Ce mot, qui "est prononcé
par corruption ''aslani'', et qui régulièrement
devrait être écrit ''arslani (léonin''), est
turc, et signifie ''lion'', à cause de la figure do
lion que portent ces pièces. Les Égyptiens,
ayant pris lo lion pour un chien, appellent
cette monnaie ''abôu-kelb'', littéralement le ''père''
''du chien'', c’est-à-dire ''gui a un chien.'' L’aslani
a une valeur nominale de 2 fr. 85 c.
ASLEY, violoniste anglais, mort en 1818.
Élève de Giardini et de Barthelemon, il devint
un des bons violonistes de son temps. Viotti
l’a souvent choisi comme l’un de ses coopérateurs
dans l’exécution de ses morceaux.
ASLO. Myth. gr. L’un des chevaux du soleil.
ASMODÉE, personnalité diabolique dont il
est question dans le livre de ''Tobie'', et qui paraît
avoir été le démon de l’amour impur, et
la personnification des instincts voluptueux.
Ce mot dérive de la racine hébraïque '''usamod'',
détruire, exterminer ; cependant plusieurs’savants étymologistes, entre autres Winer et
Reland, lui donnent une origine persane, et
ils rapprochent ''asmodi'' du verbe persan
moderne ''azmonden'', éprouver, tenter. En
comme le tentateur par excellence. Plusieurs
écrivains juifs font naître Asmodée
de l’inceste de Tubal Caïn et de sa sœur
Noema ; ils disent également qu’après qu’il
eut tenté de détrôner Salomon pour se met
ASM
tre à sa place, ce roi le vainquit et le fit
poursuivre par Gabriel jusque dans la haute
Égypte, où l’ange l’enchaîna dans une gro’te
voisine de la ville de Taata. Le voyageur
Paul Lucas assure lui avoir parlé, et Dom
Calmet cite ingénument ce témoignage. Dans
la Bible, Asmodée, pris de passion pour la
belle Sara, fille de Raguel, fait successivement
périr les sept époux que son père
lui a donnés ; mais l’ange Raphaël, le céleste
guide de Tobie, calme les appréhensions
du jeune Hébreu, en lui apprenant que
les sept fiancés n’ont été livrés à la cruauté
d’Asmodée que parce Qu’ils avaient épousé
Sara uniquement pour leur plaisir. « 11 faut,
lui recommande-t-il, garder la continence
avec elle pendant trois nuits, et prier Dieu
tous deux ensemble, i « Il semble qu’avec une
telle instruction, dit Voltaire, on n’ait plus
besoin d’aucun secours pour chasser Asmodée ;
mais Raphaël ajoute qu’il y faut le cœur
d’un poisson grillé sur des charbons ardents.
Pourquoi donc n’a-t-on pas employé, depuis,
ce secret infaillible pour chasser le diable ducorps des filles ?
Les Juifs regardaient Asmodée comme lo
prince des démons, le symbole de l’impureté,
et comme exemple de sa merveilleuse habileté,
ils rapportaient que, contraint par Salo-1
travailler au temple de Jérusalem, il
et en faisant seulement usage d’une certaine
pierre qui coupait la pierre, comme le diamant
coupe le verre. Asmodée est un type que les
Juifs avaient sans doute rapporté de la Perse.
— Littér. Au ''xvu » '{{e}} siècle, un auteur espagnol,
Guévara, a mis en scène ce diable illu
''Diable boiteux'', que Le Sage a immortalisé e :
l’imitant et en adaptant aux mœurs françaises
de son temps l’idée mère de l’ouvrage de Guévara.
Dans le roman français, et dans la pièce
fort rare du même auteur, intitulée les ''Béquilles du Diable boiteux'', Asmodée enlè, ve
les toits des maisons de Madrid, et dévoile
ainsi à son compagnon tous les événements
secrets qui se passent dans l’intérieur des habitations. « Pour moi, dit-il, je fais des mariages
ridicules : j’unis des barbons avec des
mineures, des maîtres avec leurs servantes,
et des filles mal dotées avec de tendres
amants qui n’ont point de fortune. C’est moi
qui ai introduit dans le monde le luxe, la débauche,
les jeux de hasard et la chimie. Je
suis l’inventeur des carrousels, de la danse,
de la musique, de la comédie et de toutes les
modes nouvelles de Prance… Je suis le démon
de la luxure, ou, pour parler plus honorablement,
le dieu Cupidon.
De nos jours quelques petites feuilles littéraires
ont pris ce nom pour titre, voulant
indiquer par là que leur curiosité pénétrait
les secrets les plus cachés, découvrait la malice
des hommes, en un mot, qu’elles pouvaient
tenir leurs lecteurs au courant de tout
ce qui se passait ''urbi et orbi.'' De même, on
donne le nom ''d’Asmodée ''à celui qui est informé
de tous les événements, de mille circonstances
particulières, sans que l’on aperçoive
le fil qui l’a dirigé :
« Lorsque j’ai dû, comme un autre ''Asmodée'', enlever les toits de notre vieux couvent
pour montrer l’intérieur de ses cloîtres et do
ses salons, j’ai certainement omis d’indiquer
quelques personnages, négligé même quelques
noms ; mais j’espère qu’on aura d’autant plus
d’indulgence, qu’en échange de cet oubli, j’ai
peut-être inspiré le désir d’être admis à l’Abbaye-aux-Bois.
» Duchessç {{sc|d’Abrantès.}}
« De moment en moment, sort de cette porte
une escouade de sergents de ville. C’est le
quartier général de l’armée qui est appelée à
lutter contre la horde indisciplinée des truands
modernes, des praticiens de la filouterie. On
envierait la puissance ''d’Asmodée, ''on voudrait
voir à travers la muraille. Que de secrets sont
déposés dans cet asile mystérieux qui s’appelle
la préfecture de police !
L'''Univers illustré.''
Une plainte de prisonnier, un cri de faim
dans la chaumière, de souffrance dans la
mansarde, une agonie de blessé sur un lit
d’hôpital, une mère pressant ses trois enfants
contre sa mamelle épuisée, près de son mari
mort sur son grabat, un sanglot étouffé, une
voix d’enfant aux pieds nus sur la neige ; tout
cela retentissait dans l’âme de Béranger,
comme si un autre ''Asmodée'' avait enlevé à
ses yeux les toits des capitales ou le chaume
des huttes. « {{sc|Lamartine.}}
« Voulez-vous connaître l’intérieur d’iyio
maison, savoir le nom des personnes qui l’habitent,
leur état, leurs habitudes, leur fortune ?
Il n’est pas besoin pour cela d’avoir un Asmodée
à vos ordres ; il vous suffira de causer un
moment avec le portier. » {{sc|Paul de Kock.}}
Presque au même instant, un cavalier arrivait
au grand trot sur la place, et s’arrêtait
devant l’hôtel où il venait de voir entrer la
jeune femme. Il se posta devant la porte cochère,
et se mit à contempler cette masse imposante
de pierres ; on eût dit qu’il espérait
<section end="ASKEW ou ASCEW (Anne)"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Pibewiki" /></noinclude><section begin="ASINELLI (les frères)"/>nom soit parvenu jusqu’à nous, paraît avoir
eu la direction des travaux qu’ils exécutèrent
ensemble. Ils se sont rendus célèbres par la
construction de deux tours, qui sont au nombre
des monuments les plus intéressants de
Bologne. Celle qui porte leur nom (''torre degli Asinelli'') s’élève à une hauteur de 83 m. 35 c. ;
elle fut fondée en 1109, mais on pense que ce
n’est que par des exhaussements, opérés à diverses
époques, qu’elle a atteint son élévation
actuelle. On attribue à un tassement dans
les fondations l’inclinaison de 1 m. 60 c. que
présente son axe, déviation d’ailleurs peu sensible
à l’œil. Cette tour, au sommet de laquelle
conduit un escalier en limaçon, s’élève au
milieu même de Bologne. Elle sert quelquefois
à des observations astronomiques. La tour
voisine, appelée la ''Garisenda'', passe pour
avoir été bâtie par les mêmes architectes ;
mais on n’en a pas la preuve. Elle n’a que
41 m. de hauteur, mais son inclinaison n’est
pas moindre de 2 m. 60 c. Cette construction,
dont le premier aspect cause un véritable
effroi, a fourni à Dante une image des plus
pittoresques ; c’est à elle qu’il compare le
géant Antée se penchant pour le saisir lui et
son guide. On croirait voir, en effet, la ''Garisenda'' se baisser lorsque les nuages fuient au-dessus
de ses créneaux.
<section end="ASINELLI (les frères)"/>
<section begin="ASINIUS GALLUS"/><nowiki/>
'''ASINIUS GALLUS'''. V. {{sc|Gallus.}}
<section end="ASINIUS GALLUS"/>
<section begin="ASINIUS POLLION"/><nowiki/>
'''ASINIUS POLLION''', historien, poëte, orateur,
général et consul romain, qui vivait au
temps d’Auguste. V. {{sc|Pollion.}}
<section end="ASINIUS POLLION"/>
<section begin="ASINUS ASINUM FRICAT"/><nowiki/>
'''ASINUS ASINUM FRICAT''', proverbe latin
qui signifie ''L’âne frotte l’âne''. Se dit de deux
personnes qui s’adressent mutuellement des
éloges outrés. La fameuse scène des ''Femmes savantes'', où Vadius et Trissotin s’adressent
l’un à l’autre des louanges ridicules, est le
type de l’''Asinus asinum fricat :''
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Vos vers ont des beautés que n’ont point tous les autres.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Les Grâces et Vénus rognent dans tous les vôtres.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Vous avez le tour libre et le beau choix des mots.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|On voit partout chez vous l’''ithos'' et le ''pathos''.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Nous avons vu de vous des églogues d’un style{{Crlf
|}}Qui passe en doux attraits Théocrite et Virgile.||0}}
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{{DctCite|Vos odes ont un air noble, galant et doux,{{Crlf
|}}Qui laisse de bien loin votre Horace après vous.||0}}
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{{DctCite|Est-il rien d’amoureux comme vos chansonnettes ?||0}}
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{{DctCite|Peut-on rien voir d’égal aux sonnets que vous faites ?||0}}
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{{DctCite|Rien qui soit plus charmant que vos petits rondeaux ?||0}}
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{{DctCite|Rien de si plein d’esprit que tous vos madrigaux ?||0}}
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{{DctCite|Aux ballades surtout vous êtes admirable.||0}}
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{{DctCite|Et dans les bouts-rimés je vous trouve adorable.||0}}
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{{DctCite|Si la France pouvait connaître votre prix…||0}}
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{{DctCite|Si le siècle rendait justice aux beaux esprits…||0}}
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{{DctCite|En carrosse doré vous iriez par les rues.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|On verrait le public vous dresser des statues.||0}}
La Fontaine a également rappelé l’''Asinus asinum fricat'' dans les vers suivants :
{{DctCite|{{espaces|10}}L’autre jour, suivant à la trace{{Crlf
|}}Deux ânes qui, prenant tour à tour l’encensoir,{{Crlf
|}}Se louaient tour à tour, comme c’est la manière,{{Crlf
|}}J’ouïs que l’un des deux disait à son confrère :{{Crlf
|}}{{filet|18}}{{Crlf
|}}Ces ânes, non contents de s’être ainsi grattés,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}S’en allèrent dans les cités,{{Crlf
|}}L’un l’autre se prôner…..||2}}
On lit aussi dans l’''Éloge de la folie :''
« Rien n’est plus plaisant que de voir des
''ânes s’entre-gratter'', soit par des vers, soit par
des éloges qu’ils s’adressent sans pudeur :
« Vous surpassez Alcée, dit l’un. — Et vous
Callimaque, dit l’autre. — Vous éclipsez l’Orateur
romain. — Et vous, vous effacez le divin
Platon ! »
Ces vers, tels que Rousseau nous les
donne, sont un chef-d’œuvre de barbarie, de
lyrique stupidité ; ces vers démontrent que
leur auteur n’avait aucun sentiment de la
mesure, de la cadence, de la mélodie, de l’énergique
sonorité du style. Si La Harpe les
admire, les exalte, n’en soyez point surpris ;
il devait en agir ainsi, ne fût-ce que pour
remettre en action le vieux dicton des
pédants : ''Asinus asinum fricat''. »
{{espaces|10}}{{sc|Castil-Blaze.}}
« Que veux-tu que je fasse de ces faquins
littéraires ? demanda Satan.
— Allonge-leur les oreilles de quinze pouces,
de façon qu’elles leur tombent sur le nez
et qu’ils ne puissent parler sans les mordre à
belles dents ; loge-les ensemble, force-les de
s’embrasser sans s’égratigner, et fais-leur
apprendre le rudiment jusqu’à la règle ''Asinus asinum fricat.'' {{espaces|10}}{{sc|Balzac.}}
<section end="ASINUS ASINUM FRICAT"/>
<section begin="ASIOLI (Boniface)"/><nowiki/>
'''ASIOLI''' (Boniface), musicien et compositeur
italien, né à Correggio en 1769, mort en 1842.
Il se livra, dit-on, à la composition musicale
dès l’âge de huit ans, et écrivit dans le cours
de sa carrière des cantates et autres morceaux,
qui sont surtout connus en Italie. Il a en outre
donné les ouvrages suivants : ''Principes élémentaires de musique ; Traité d’harmonie et d’accompagnement'', etc.
<section end="ASIOLI (Boniface)"/>
<section begin="ASION s. m."/><nowiki/>
'''ASION''' s. m. (a-zi-on — du lat. ''asio'', sorte
de chouette). Ornith. Syn. du genre ''duc.''
<section end="ASION s. m."/>
<section begin="ASION-GABER"/><nowiki/>
'''ASION-GABER''', ville de l’ancienne Arabie,
port sur le golfe Élanite, dans l’Idumée, d’où
partaient les flottes de Salomon pour le pays
d’Ophir.
<section end="ASION-GABER"/>
<section begin="ASIOS"/><nowiki/>
'''ASIOS''', nom d’un sage qui fit le ''Palladium'',
et qui en fit don à Tros. On sait que le mystérieux
talisman devait rendre imprenable la
ville qui le posséderait.
<section end="ASIOS"/>
<section begin="ASIPHONOBRANCHE adj."/><nowiki/>
'''ASIPHONOBRANCHE''' adj. (a-si-fo-no-bran-che
— du gr. ''a'' priv. ; ''siphôn'', siphon ; ''branchia'', branchies). Moll. Se dit des mollusques
dont les branchies sont contenues dans une
cavité qui ne se prolonge point en siphon. ‖
s. m. pl. Nom donné par de Blainville à un
ordre de mollusques gastéropodes qui offrent
ce caractère. Les asiphonobranches de de
Blainville correspondent à la famille des trochoïdes
et à une partie de celle des capuloïdes
de Cuvier.
<section end="ASIPHONOBRANCHE adj."/>
<section begin="ASIPHONOÏDE adj."/><nowiki/>
'''ASIPHONOÏDE''' adj. (a-si-fo-no-ï-de — du
gr. ''a'' priv. : ''siphôn'', siphon, et ''eidos'', forme).
Zool. Qui n’a pas de siphon à sa coquille.
— s. m. pl. Groupe d’animaux à coquilles
microscopiques et dépourvues de siphon. On
le rapportait autrefois aux céphalopodes ;
aujourd’hui, il n’est plus même rangé parmi
les mollusques.
<section end="ASIPHONOÏDE adj."/>
<section begin="ASIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASIR''' v. a. ou tr. (a-zir — du lat. ''ardere'',
''arsum'', brûler). Pop. Faire une tache jaunâtre
à une étoffe, soit en la repassant avec un fer
trop chaud, soit en l’approchant trop près du
feu. Se dit aussi de la tache jaunâtre qui se
forme sur la peau lorsqu’on a touché un objet
trop chaud : ''Vous allez'' {{sc|asir}} ''cette chemise.''
'''S’asir''', v. pr. Être asi : ''Ce linge va'' {{sc|s’asir.}}
''Je'' {{sc|me suis asi}} ''les doigts en tirant le plat du four''.
<section end="ASIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASIRAQUE s. m."/><nowiki/>
'''ASIRAQUE''' s. m. (a-zi-ra-ke — du gr. ''asirakos'', nom d’un insecte). Entom. Genre d’insectes
hémiptères homoptères, voisin des
fulgores, et comprenant un petit nombre
d’espèces, qui se trouvent en Europe et dans
diverses régions.
<section end="ASIRAQUE s. m."/>
<section begin="ASITIE s. f."/><nowiki/>
'''ASITIE''' s. f. (a-si-tî — du gr. ''a'' priv. ;
''siton'', aliment). Méd. Abstinence forcée. ‖
Perte de l’appétit ; dégoût pour les aliments.
<section end="ASITIE s. f."/>
<section begin="ASIUS de Samos"/><nowiki/>
'''ASIUS {{t|de Samos|85}}''', poëte grec, vivait dans
le {{s|v|e|-}} ou le {{s|vi}} av. J.-C. C’est un des
plus anciens auteurs de ''généalogies'' en forme
de poëme épique. Il ne nous reste de ses œuvres
que quelques fragments, qui ont été publiés
à la suite de l’''Hésiode'' de Dübner ; Didot,
1840.
<section end="ASIUS de Samos"/>
<section begin="ASKE"/><nowiki/>
'''ASKE''', nom donné au premier homme dans la mythologie scandinave. Il fut égorgé, ainsi que sa femme Embla (''Ève'') et ses trois fils, par les trois fils de Bor. On l’appelle aussi {{sc|Askour.}}
<section end="ASKE"/>
<section begin="ASKÉLIE s. f."/><nowiki/>
'''ASKÉLIE''' s. f. (a-ské-lî — du gr. ''a'' priv. ;
''skêlos'', jambe). Térat. Monstruosité caractérisée
par l’absence de jambes. ‖ On dit aussi {{sc|ascélie}}.
<section end="ASKÉLIE s. f."/>
<section begin="ASKÈPE adj. et s. m."/><nowiki/>
'''ASKÈPE''' adj. et s. m. (a-skè-pe — du gr. ''a''
priv. ; ''skepê'', couverture, vêtement). Nom
donne à de jeunes pages qui, à la cour de
Constantinople, se tenaient toujours tête nue.
<section end="ASKÈPE adj. et s. m."/>
<section begin="ASKER-MOKREM"/><nowiki/>
'''ASKER-MOKREM''', ville importante située
dans la province persane du Khouzistan, et
dont la fondation remonte à l’époque de l’invasion
musulmane. Elle remplaça l’ancienne
ville ''Roustag-Abad'', ou ''Roustem-Karad'', que
les Arabes vainqueurs détruisirent, et dans le
dernier nom de laquelle (''Karad'' ou ''Karaz'') on
retrouve une analogie frappante avec le ''Charan'' des historiens grecs. ''Asker-Mokrem'' signifie
littéralement l’armée, le lieu de campement de
Mokrem, général chargé de soumettre cette
partie de la Perse. Cette ville est la patrie du
célèbre grammairien Abou-Ahmed-Hassan-Abd-Allah-''el-Askeri''
(natif de ''Asker-Mokrem'').
<section end="ASKER-MOKREM"/>
<section begin="ASKEW ou ASCEW (Anne)"/><nowiki/>
'''ASKEW''' ou '''ASCEW''' (Anne). Jeune femme
qui fut un des martyrs de la réforme en Angleterre,
était fille d’un gentilhomme catholique
du comté de Lincoln et naquit en 1521.
Élevée dans la foi romaine, elle se passionna
pour les études de théologie, voulut examiner
par elle-même les questions qui divisaient les
orthodoxes et les réformés, sentit naître des
doutes dans son esprit, et finit par se laisser
entraîner dans les opinions du protestantisme.
Mariée contre son gré à un catholique ardent,
elle demeura, sous le toit conjugal, fidèle à
ses convictions. Son époux indigné alla, dans
l’égarement de son fanatisme, jusqu’à la dénoncer
à {{roi|Henri|VIII}} comme dogmatisant sur
la présence réelle. Le despote, qui, en s’imposant
comme le pontife d’une religion nouvelle, frappait aussi cruellement les partisans
du pape que ceux de Luther, fit jeter en prison
la jeune théologienne, et ordonna au
chancelier et au lord-maire de l’examiner sur ses
croyances. Ces fonctionnaires, si singulièrement
transformés en théologiens par un
caprice du maître, s’acquittèrent de leur mission
avec la brutalité stupide de l’ignorance
et du fanatisme. Le lord-maire demanda à la
jeune fille si elle ne croyait pas qu’un prêtre
pût faire d’une hostie le corps de Jésus-Christ.
Elle répondit avec calme : « J’ai lu que Dieu
avait fait l’homme ; mais je n’ai jamais lu que
l’homme puisse faire Dieu. » Le lord-maire
reprit : » Si un rat mangeait l’hostie après
qu’elle a été consacrée, qu’arriverait-il au
rat ? — Je ne puis vous le dire, milord, répondit
Anne. — Eh bien ! répliqua le lord-maire
d’un ton doctoral, je dis que le rat serait
damné. — Pauvre rat ! » dit la prisonnière
avec une douce et fine ironie. À toutes
les obsessions, à toutes les persécutions, elle
continua d’opposer ce mélange d’ineffable
douceur et de fermeté héroïque qu’on admire
dans les confesseurs de la réforme, et qui faisaient
revivre avec éclat les traditions oubliées
des grands martyrs des temps primitifs
du christianisme. Conduite de Newgate à la
Tour de Londres, Anne fut l’objet des plus
odieuses persécutions, et les supporta avec
une telle constance, que ses geôliers et jusqu’à
ses bourreaux finirent par s’attendrir sur son
sort. Le lieutenant de la Tour ayant refusé de la
mettre à la torture, le chancelier Wriothesely,
dont le nom mérite d’être conservé, se dépouilla,
dit-on, de sa robe, et poussa la férocité jusqu’à
remplir lui-même l’horrible ministère du
bourreau, mais sans pouvoir vaincre l’énergie
sublime de la jeune enthousiaste, qui embrassa
la mort plutôt que de consentir à l’abjuration.
Les membres brisés par la torture, elle fut
portée au supplice dans un fauteuil. Sur le
bûcher, on lui offrit une dernière fois la vie
au prix d’une rétractation ; elle répondit avec
calme : « Je ne suis pas venue ici pour renier
mon Seigneur et mon maître. » Enveloppée
par les flammes, elle priait encore pour obtenir
de Dieu le pardon de ses bourreaux. Ceci
se passait à Londres, le 16 juillet 1546. Anne
Askew avait vingt-cinq ans. On a publié après
sa mort la relation de son procès et quelques
écrits de piété qu’elle avait composés dans sa prison.
<section end="ASKEW ou ASCEW (Anne)"/>
<section begin="ASKEW (Antoine)"/><nowiki/>
'''ASKEW''' (Antoine), médecin et érudit anglais, né à Kendal en 1722, mort en 1773. Possesseur d’une grande fortune, il l’employa de la manière la plus intelligente, en voyages et en achats de livres et manuscrits
précieux, qu’il mettait libéralement à la disposition
des savants. Le catalogue de sa riche
bibliothèque a été publié à Londres en 1775.
Il avait aussi rapporté de nombreuses inscriptions
grecques, qui sont aujourd’hui au musée
Britannique.
<section end="ASKEW (Antoine)"/>
<section begin="ASKITH"/><nowiki/>
'''ASKITH''', nom d’un désert qui occupe une
partie de la vallée de Hosaib, en Égypte. Il y
existait autrefois un monastère, dans lequel
se réfugia saint Arsène, après avoir quitté la
cour de Théodose, pour fuir la colère d’Arcadius.
Ce monastère a porté le nom d’Arsenius
et plus tard celui de Jean Qasir ou Qosaïr
(petit). Peut-être aussi que ce dernier nom lui
vient du voisinage d’une ville qui s’appelait de
même, et qui n’est autre chose que l’ancienne
''Coptos'', port qui était autrefois l’entrepôt du
commerce entre l’Arabie et l’Égypte.
<section end="ASKITH"/>
<section begin="ASKOUR"/><nowiki/>
'''ASKOUR''', le même que {{sc|Aske.}}
<section end="ASKOUR"/>
<section begin="ASLA s. m."/><nowiki/>
'''ASLA''' s. m. (a-sla). Métrol. Mesure de longueur
en usage autrefois en Égypte et en
Asie, et valant en mètres 127,8063.
<section end="ASLA s. m."/>
<section begin="ASLACUS (Conrad)"/><nowiki/>
'''ASLACUS''' (Conrad), théologien, né à Bergen
(Norwége) en 1564, mort en 1624. Il étudia les
mathématiques et l’astronomie sous Tycho-Brahé
et devint professeur de philosophie à
l’université de Copenhague. Ses principaux
ouvrages sont les suivants : ''Physica et ethica mosaïca, duobus libris'', 1613 ; ''Oratio de religionis per Lutherum reformatæ origine et progressu in Germania et in regnis Daniæ et Norwegiæ, ab anno'' 1517 ''ad annum, hujus seculi XVII'', 1621.
<section end="ASLACUS (Conrad)"/>
<section begin="ASLANI s. m."/><nowiki/>
'''ASLANI''' s. m. (a-sla-ni). Métrol. Nom d’une
monnaie turque qui n’est autre que l’écu ou
''thaler'' de Hollande, ayant cours dans les
marchés du Levant. Ce mot, qui est prononcé
par corruption ''aslani'', et qui régulièrement
devrait être écrit ''arslani'' (''léonin''), est
turc, et signifie ''lion'', à cause de la figure de
lion que portent ces pièces. Les Égyptiens,
ayant pris le lion pour un chien, appellent
cette monnaie ''abou-kelb'', littéralement le ''père du chien'', c’est-à-dire ''qui a un chien.'' L’aslani
a une valeur nominale de 2 fr. 85 c.
<section end="ASLANI s. m."/>
<section begin="ASLEY"/><nowiki/>
'''ASLEY''', violoniste anglais, mort en 1818.
Élève de Giardini et de Barthelemon, il devint
un des bons violonistes de son temps. Viotti
l’a souvent choisi comme l’un de ses coopérateurs
dans l’exécution de ses morceaux.
<section end="ASLEY"/>
<section begin="ASLO"/><nowiki/>
'''ASLO'''. Myth. gr. L’un des chevaux du soleil.
<section end="ASLO"/>
<section begin="ASMODÉE, personnalité diabolique"/><nowiki/>
'''ASMODÉE''', personnalité diabolique dont il
est question dans le livre de ''Tobie'', et qui paraît
avoir été le démon de l’amour impur, et
la personnification des instincts voluptueux.
Ce mot dérive de la racine hébraïque ''asamod'',
détruire, exterminer ; cependant plusieurs savants étymologistes, entre autres Winer et
Reland, lui donnent une origine persane, et
ils rapprochent ''asmodi'' du verbe persan
moderne ''azmonden'', éprouver, tenter. En admettant cette hypothèse, ''Asmodée'', démon de l’amour et de la volupté, serait considéré comme le tentateur par excellence. Plusieurs
écrivains juifs font naître Asmodée
de l’inceste de Tubal Caïn et de sa sœur
Noëma ; ils disent également qu’après qu’il
eut tenté de détrôner Salomon pour se met
ASM
tre à sa place, ce roi le vainquit et le fit
poursuivre par Gabriel jusque dans la haute
Égypte, où l’ange l’enchaîna dans une gro’te
voisine de la ville de Taata. Le voyageur
Paul Lucas assure lui avoir parlé, et Dom
Calmet cite ingénument ce témoignage. Dans
la Bible, Asmodée, pris de passion pour la
belle Sara, fille de Raguel, fait successivement
périr les sept époux que son père
lui a donnés ; mais l’ange Raphaël, le céleste
guide de Tobie, calme les appréhensions
du jeune Hébreu, en lui apprenant que
les sept fiancés n’ont été livrés à la cruauté
d’Asmodée que parce Qu’ils avaient épousé
Sara uniquement pour leur plaisir. « 11 faut,
lui recommande-t-il, garder la continence
avec elle pendant trois nuits, et prier Dieu
tous deux ensemble, i « Il semble qu’avec une
telle instruction, dit Voltaire, on n’ait plus
besoin d’aucun secours pour chasser Asmodée ;
mais Raphaël ajoute qu’il y faut le cœur
d’un poisson grillé sur des charbons ardents.
Pourquoi donc n’a-t-on pas employé, depuis,
ce secret infaillible pour chasser le diable ducorps des filles ?
Les Juifs regardaient Asmodée comme lo
prince des démons, le symbole de l’impureté,
et comme exemple de sa merveilleuse habileté,
ils rapportaient que, contraint par Salo-1
travailler au temple de Jérusalem, il
et en faisant seulement usage d’une certaine
pierre qui coupait la pierre, comme le diamant
coupe le verre. Asmodée est un type que les
Juifs avaient sans doute rapporté de la Perse.
— Littér. Au ''xvu » '{{e}} siècle, un auteur espagnol,
Guévara, a mis en scène ce diable illu
''Diable boiteux'', que Le Sage a immortalisé e :
l’imitant et en adaptant aux mœurs françaises
de son temps l’idée mère de l’ouvrage de Guévara.
Dans le roman français, et dans la pièce
fort rare du même auteur, intitulée les ''Béquilles du Diable boiteux'', Asmodée enlè, ve
les toits des maisons de Madrid, et dévoile
ainsi à son compagnon tous les événements
secrets qui se passent dans l’intérieur des habitations. « Pour moi, dit-il, je fais des mariages
ridicules : j’unis des barbons avec des
mineures, des maîtres avec leurs servantes,
et des filles mal dotées avec de tendres
amants qui n’ont point de fortune. C’est moi
qui ai introduit dans le monde le luxe, la débauche,
les jeux de hasard et la chimie. Je
suis l’inventeur des carrousels, de la danse,
de la musique, de la comédie et de toutes les
modes nouvelles de Prance… Je suis le démon
de la luxure, ou, pour parler plus honorablement,
le dieu Cupidon.
De nos jours quelques petites feuilles littéraires
ont pris ce nom pour titre, voulant
indiquer par là que leur curiosité pénétrait
les secrets les plus cachés, découvrait la malice
des hommes, en un mot, qu’elles pouvaient
tenir leurs lecteurs au courant de tout
ce qui se passait ''urbi et orbi.'' De même, on
donne le nom ''d’Asmodée ''à celui qui est informé
de tous les événements, de mille circonstances
particulières, sans que l’on aperçoive
le fil qui l’a dirigé :
« Lorsque j’ai dû, comme un autre ''Asmodée'', enlever les toits de notre vieux couvent
pour montrer l’intérieur de ses cloîtres et do
ses salons, j’ai certainement omis d’indiquer
quelques personnages, négligé même quelques
noms ; mais j’espère qu’on aura d’autant plus
d’indulgence, qu’en échange de cet oubli, j’ai
peut-être inspiré le désir d’être admis à l’Abbaye-aux-Bois.
» Duchessç {{sc|d’Abrantès.}}
« De moment en moment, sort de cette porte
une escouade de sergents de ville. C’est le
quartier général de l’armée qui est appelée à
lutter contre la horde indisciplinée des truands
modernes, des praticiens de la filouterie. On
envierait la puissance ''d’Asmodée, ''on voudrait
voir à travers la muraille. Que de secrets sont
déposés dans cet asile mystérieux qui s’appelle
la préfecture de police !
L'''Univers illustré.''
Une plainte de prisonnier, un cri de faim
dans la chaumière, de souffrance dans la
mansarde, une agonie de blessé sur un lit
d’hôpital, une mère pressant ses trois enfants
contre sa mamelle épuisée, près de son mari
mort sur son grabat, un sanglot étouffé, une
voix d’enfant aux pieds nus sur la neige ; tout
cela retentissait dans l’âme de Béranger,
comme si un autre ''Asmodée'' avait enlevé à
ses yeux les toits des capitales ou le chaume
des huttes. « {{sc|Lamartine.}}
« Voulez-vous connaître l’intérieur d’iyio
maison, savoir le nom des personnes qui l’habitent,
leur état, leurs habitudes, leur fortune ?
Il n’est pas besoin pour cela d’avoir un Asmodée
à vos ordres ; il vous suffira de causer un
moment avec le portier. » {{sc|Paul de Kock.}}
Presque au même instant, un cavalier arrivait
au grand trot sur la place, et s’arrêtait
devant l’hôtel où il venait de voir entrer la
jeune femme. Il se posta devant la porte cochère,
et se mit à contempler cette masse imposante
de pierres ; on eût dit qu’il espérait
<section end="ASMODÉE, personnalité diabolique"/><noinclude>
<references/></noinclude>
6dlfydukq4zhtgaljypmwcgpz2eb8wd
15874621
15874603
2026-06-17T08:15:46Z
Miruts
45498
/* Corrigée */
15874621
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASINELLI (les frères)"/>nom soit parvenu jusqu’à nous, paraît avoir
eu la direction des travaux qu’ils exécutèrent
ensemble. Ils se sont rendus célèbres par la
construction de deux tours, qui sont au nombre
des monuments les plus intéressants de
Bologne. Celle qui porte leur nom (''torre degli Asinelli'') s’élève à une hauteur de 83 m. 35 c. ;
elle fut fondée en 1109, mais on pense que ce
n’est que par des exhaussements, opérés à diverses
époques, qu’elle a atteint son élévation
actuelle. On attribue à un tassement dans
les fondations l’inclinaison de 1 m. 60 c. que
présente son axe, déviation d’ailleurs peu sensible
à l’œil. Cette tour, au sommet de laquelle
conduit un escalier en limaçon, s’élève au
milieu même de Bologne. Elle sert quelquefois
à des observations astronomiques. La tour
voisine, appelée la ''Garisenda'', passe pour
avoir été bâtie par les mêmes architectes ;
mais on n’en a pas la preuve. Elle n’a que
41 m. de hauteur, mais son inclinaison n’est
pas moindre de 2 m. 60 c. Cette construction,
dont le premier aspect cause un véritable
effroi, a fourni à Dante une image des plus
pittoresques ; c’est à elle qu’il compare le
géant Antée se penchant pour le saisir lui et
son guide. On croirait voir, en effet, la ''Garisenda'' se baisser lorsque les nuages fuient au-dessus
de ses créneaux.
<section end="ASINELLI (les frères)"/>
<section begin="ASINIUS GALLUS"/><nowiki/>
'''ASINIUS GALLUS'''. V. {{sc|Gallus.}}
<section end="ASINIUS GALLUS"/>
<section begin="ASINIUS POLLION"/><nowiki/>
'''ASINIUS POLLION''', historien, poëte, orateur,
général et consul romain, qui vivait au
temps d’Auguste. V. {{sc|Pollion.}}
<section end="ASINIUS POLLION"/>
<section begin="ASINUS ASINUM FRICAT"/><nowiki/>
'''ASINUS ASINUM FRICAT''', proverbe latin
qui signifie ''L’âne frotte l’âne''. Se dit de deux
personnes qui s’adressent mutuellement des
éloges outrés. La fameuse scène des ''Femmes savantes'', où Vadius et Trissotin s’adressent
l’un à l’autre des louanges ridicules, est le
type de l’''Asinus asinum fricat :''
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Vos vers ont des beautés que n’ont point tous les autres.||0}}
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{{DctCite|Vous avez le tour libre et le beau choix des mots.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|On voit partout chez vous l’''ithos'' et le ''pathos''.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Nous avons vu de vous des églogues d’un style{{Crlf
|}}Qui passe en doux attraits Théocrite et Virgile.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Vos odes ont un air noble, galant et doux,{{Crlf
|}}Qui laisse de bien loin votre Horace après vous.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Est-il rien d’amoureux comme vos chansonnettes ?||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Peut-on rien voir d’égal aux sonnets que vous faites ?||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Rien qui soit plus charmant que vos petits rondeaux ?||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Rien de si plein d’esprit que tous vos madrigaux ?||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Aux ballades surtout vous êtes admirable.||0}}
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{{DctCite|Et dans les bouts-rimés je vous trouve adorable.||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|Si la France pouvait connaître votre prix…||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|Si le siècle rendait justice aux beaux esprits…||0}}
{{Centré|{{sc|trissotin.}}}}
{{DctCite|En carrosse doré vous iriez par les rues.||0}}
{{Centré|{{sc|vadius.}}}}
{{DctCite|On verrait le public vous dresser des statues.||0}}
La Fontaine a également rappelé l’''Asinus asinum fricat'' dans les vers suivants :
{{DctCite|{{espaces|10}}L’autre jour, suivant à la trace{{Crlf
|}}Deux ânes qui, prenant tour à tour l’encensoir,{{Crlf
|}}Se louaient tour à tour, comme c’est la manière,{{Crlf
|}}J’ouïs que l’un des deux disait à son confrère :{{Crlf
|}}{{filet|18}}{{Crlf
|}}Ces ânes, non contents de s’être ainsi grattés,{{Crlf
|}}{{espaces|10}}S’en allèrent dans les cités,{{Crlf
|}}L’un l’autre se prôner…..||2}}
On lit aussi dans l’''Éloge de la folie :''
« Rien n’est plus plaisant que de voir des
''ânes s’entre-gratter'', soit par des vers, soit par
des éloges qu’ils s’adressent sans pudeur :
« Vous surpassez Alcée, dit l’un. — Et vous
Callimaque, dit l’autre. — Vous éclipsez l’Orateur
romain. — Et vous, vous effacez le divin
Platon ! »
Ces vers, tels que Rousseau nous les
donne, sont un chef-d’œuvre de barbarie, de
lyrique stupidité ; ces vers démontrent que
leur auteur n’avait aucun sentiment de la
mesure, de la cadence, de la mélodie, de l’énergique
sonorité du style. Si La Harpe les
admire, les exalte, n’en soyez point surpris ;
il devait en agir ainsi, ne fût-ce que pour
remettre en action le vieux dicton des
pédants : ''Asinus asinum fricat''. »
{{espaces|10}}{{sc|Castil-Blaze.}}
« Que veux-tu que je fasse de ces faquins
littéraires ? demanda Satan.
— Allonge-leur les oreilles de quinze pouces,
de façon qu’elles leur tombent sur le nez
et qu’ils ne puissent parler sans les mordre à
belles dents ; loge-les ensemble, force-les de
s’embrasser sans s’égratigner, et fais-leur
apprendre le rudiment jusqu’à la règle ''Asinus asinum fricat.'' {{espaces|10}}{{sc|Balzac.}}
<section end="ASINUS ASINUM FRICAT"/>
<section begin="ASIOLI (Boniface)"/><nowiki/>
'''ASIOLI''' (Boniface), musicien et compositeur
italien, né à Correggio en 1769, mort en 1842.
Il se livra, dit-on, à la composition musicale
dès l’âge de huit ans, et écrivit dans le cours
de sa carrière des cantates et autres morceaux,
qui sont surtout connus en Italie. Il a en outre
donné les ouvrages suivants : ''Principes élémentaires de musique ; Traité d’harmonie et d’accompagnement'', etc.
<section end="ASIOLI (Boniface)"/>
<section begin="ASION s. m."/><nowiki/>
'''ASION''' s. m. (a-zi-on — du lat. ''asio'', sorte
de chouette). Ornith. Syn. du genre ''duc.''
<section end="ASION s. m."/>
<section begin="ASION-GABER"/><nowiki/>
'''ASION-GABER''', ville de l’ancienne Arabie,
port sur le golfe Élanite, dans l’Idumée, d’où
partaient les flottes de Salomon pour le pays
d’Ophir.
<section end="ASION-GABER"/>
<section begin="ASIOS"/><nowiki/>
'''ASIOS''', nom d’un sage qui fit le ''Palladium'',
et qui en fit don à Tros. On sait que le mystérieux
talisman devait rendre imprenable la
ville qui le posséderait.
<section end="ASIOS"/>
<section begin="ASIPHONOBRANCHE adj."/><nowiki/>
'''ASIPHONOBRANCHE''' adj. (a-si-fo-no-bran-che
— du gr. ''a'' priv. ; ''siphôn'', siphon ; ''branchia'', branchies). Moll. Se dit des mollusques
dont les branchies sont contenues dans une
cavité qui ne se prolonge point en siphon. ‖
s. m. pl. Nom donné par de Blainville à un
ordre de mollusques gastéropodes qui offrent
ce caractère. Les asiphonobranches de de
Blainville correspondent à la famille des trochoïdes
et à une partie de celle des capuloïdes
de Cuvier.
<section end="ASIPHONOBRANCHE adj."/>
<section begin="ASIPHONOÏDE adj."/><nowiki/>
'''ASIPHONOÏDE''' adj. (a-si-fo-no-ï-de — du
gr. ''a'' priv. : ''siphôn'', siphon, et ''eidos'', forme).
Zool. Qui n’a pas de siphon à sa coquille.
— s. m. pl. Groupe d’animaux à coquilles
microscopiques et dépourvues de siphon. On
le rapportait autrefois aux céphalopodes ;
aujourd’hui, il n’est plus même rangé parmi
les mollusques.
<section end="ASIPHONOÏDE adj."/>
<section begin="ASIR v. a. ou tr."/><nowiki/>
'''ASIR''' v. a. ou tr. (a-zir — du lat. ''ardere'',
''arsum'', brûler). Pop. Faire une tache jaunâtre
à une étoffe, soit en la repassant avec un fer
trop chaud, soit en l’approchant trop près du
feu. Se dit aussi de la tache jaunâtre qui se
forme sur la peau lorsqu’on a touché un objet
trop chaud : ''Vous allez'' {{sc|asir}} ''cette chemise.''
'''S’asir''', v. pr. Être asi : ''Ce linge va'' {{sc|s’asir.}}
''Je'' {{sc|me suis asi}} ''les doigts en tirant le plat du four''.
<section end="ASIR v. a. ou tr."/>
<section begin="ASIRAQUE s. m."/><nowiki/>
'''ASIRAQUE''' s. m. (a-zi-ra-ke — du gr. ''asirakos'', nom d’un insecte). Entom. Genre d’insectes
hémiptères homoptères, voisin des
fulgores, et comprenant un petit nombre
d’espèces, qui se trouvent en Europe et dans
diverses régions.
<section end="ASIRAQUE s. m."/>
<section begin="ASITIE s. f."/><nowiki/>
'''ASITIE''' s. f. (a-si-tî — du gr. ''a'' priv. ;
''siton'', aliment). Méd. Abstinence forcée. ‖
Perte de l’appétit ; dégoût pour les aliments.
<section end="ASITIE s. f."/>
<section begin="ASIUS de Samos"/><nowiki/>
'''ASIUS {{t|de Samos|85}}''', poëte grec, vivait dans
le {{s|v|e|-}} ou le {{s|vi}} av. J.-C. C’est un des
plus anciens auteurs de ''généalogies'' en forme
de poëme épique. Il ne nous reste de ses œuvres
que quelques fragments, qui ont été publiés
à la suite de l’''Hésiode'' de Dübner ; Didot,
1840.
<section end="ASIUS de Samos"/>
<section begin="ASKE"/><nowiki/>
'''ASKE''', nom donné au premier homme dans la mythologie scandinave. Il fut égorgé, ainsi que sa femme Embla (''Ève'') et ses trois fils, par les trois fils de Bor. On l’appelle aussi {{sc|Askour.}}
<section end="ASKE"/>
<section begin="ASKÉLIE s. f."/><nowiki/>
'''ASKÉLIE''' s. f. (a-ské-lî — du gr. ''a'' priv. ;
''skêlos'', jambe). Térat. Monstruosité caractérisée
par l’absence de jambes. ‖ On dit aussi {{sc|ascélie}}.
<section end="ASKÉLIE s. f."/>
<section begin="ASKÈPE adj. et s. m."/><nowiki/>
'''ASKÈPE''' adj. et s. m. (a-skè-pe — du gr. ''a''
priv. ; ''skepê'', couverture, vêtement). Nom
donne à de jeunes pages qui, à la cour de
Constantinople, se tenaient toujours tête nue.
<section end="ASKÈPE adj. et s. m."/>
<section begin="ASKER-MOKREM"/><nowiki/>
'''ASKER-MOKREM''', ville importante située
dans la province persane du Khouzistan, et
dont la fondation remonte à l’époque de l’invasion
musulmane. Elle remplaça l’ancienne
ville ''Roustag-Abad'', ou ''Roustem-Karad'', que
les Arabes vainqueurs détruisirent, et dans le
dernier nom de laquelle (''Karad'' ou ''Karaz'') on
retrouve une analogie frappante avec le ''Charan'' des historiens grecs. ''Asker-Mokrem'' signifie
littéralement l’armée, le lieu de campement de
Mokrem, général chargé de soumettre cette
partie de la Perse. Cette ville est la patrie du
célèbre grammairien Abou-Ahmed-Hassan-Abd-Allah-''el-Askeri''
(natif de ''Asker-Mokrem'').
<section end="ASKER-MOKREM"/>
<section begin="ASKEW ou ASCEW (Anne)"/><nowiki/>
'''ASKEW''' ou '''ASCEW''' (Anne). Jeune femme
qui fut un des martyrs de la réforme en Angleterre,
était fille d’un gentilhomme catholique
du comté de Lincoln et naquit en 1521.
Élevée dans la foi romaine, elle se passionna
pour les études de théologie, voulut examiner
par elle-même les questions qui divisaient les
orthodoxes et les réformés, sentit naître des
doutes dans son esprit, et finit par se laisser
entraîner dans les opinions du protestantisme.
Mariée contre son gré à un catholique ardent,
elle demeura, sous le toit conjugal, fidèle à
ses convictions. Son époux indigné alla, dans
l’égarement de son fanatisme, jusqu’à la dénoncer
à {{roi|Henri|VIII}} comme dogmatisant sur
la présence réelle. Le despote, qui, en s’imposant
comme le pontife d’une religion nouvelle, frappait aussi cruellement les partisans
du pape que ceux de Luther, fit jeter en prison
la jeune théologienne, et ordonna au
chancelier et au lord-maire de l’examiner sur ses
croyances. Ces fonctionnaires, si singulièrement
transformés en théologiens par un
caprice du maître, s’acquittèrent de leur mission
avec la brutalité stupide de l’ignorance
et du fanatisme. Le lord-maire demanda à la
jeune fille si elle ne croyait pas qu’un prêtre
pût faire d’une hostie le corps de Jésus-Christ.
Elle répondit avec calme : « J’ai lu que Dieu
avait fait l’homme ; mais je n’ai jamais lu que
l’homme puisse faire Dieu. » Le lord-maire
reprit : » Si un rat mangeait l’hostie après
qu’elle a été consacrée, qu’arriverait-il au
rat ? — Je ne puis vous le dire, milord, répondit
Anne. — Eh bien ! répliqua le lord-maire
d’un ton doctoral, je dis que le rat serait
damné. — Pauvre rat ! » dit la prisonnière
avec une douce et fine ironie. À toutes
les obsessions, à toutes les persécutions, elle
continua d’opposer ce mélange d’ineffable
douceur et de fermeté héroïque qu’on admire
dans les confesseurs de la réforme, et qui faisaient
revivre avec éclat les traditions oubliées
des grands martyrs des temps primitifs
du christianisme. Conduite de Newgate à la
Tour de Londres, Anne fut l’objet des plus
odieuses persécutions, et les supporta avec
une telle constance, que ses geôliers et jusqu’à
ses bourreaux finirent par s’attendrir sur son
sort. Le lieutenant de la Tour ayant refusé de la
mettre à la torture, le chancelier Wriothesely,
dont le nom mérite d’être conservé, se dépouilla,
dit-on, de sa robe, et poussa la férocité jusqu’à
remplir lui-même l’horrible ministère du
bourreau, mais sans pouvoir vaincre l’énergie
sublime de la jeune enthousiaste, qui embrassa
la mort plutôt que de consentir à l’abjuration.
Les membres brisés par la torture, elle fut
portée au supplice dans un fauteuil. Sur le
bûcher, on lui offrit une dernière fois la vie
au prix d’une rétractation ; elle répondit avec
calme : « Je ne suis pas venue ici pour renier
mon Seigneur et mon maître. » Enveloppée
par les flammes, elle priait encore pour obtenir
de Dieu le pardon de ses bourreaux. Ceci
se passait à Londres, le 16 juillet 1546. Anne
Askew avait vingt-cinq ans. On a publié après
sa mort la relation de son procès et quelques
écrits de piété qu’elle avait composés dans sa prison.
<section end="ASKEW ou ASCEW (Anne)"/>
<section begin="ASKEW (Antoine)"/><nowiki/>
'''ASKEW''' (Antoine), médecin et érudit anglais, né à Kendal en 1722, mort en 1773. Possesseur d’une grande fortune, il l’employa de la manière la plus intelligente, en voyages et en achats de livres et manuscrits
précieux, qu’il mettait libéralement à la disposition
des savants. Le catalogue de sa riche
bibliothèque a été publié à Londres en 1775.
Il avait aussi rapporté de nombreuses inscriptions
grecques, qui sont aujourd’hui au musée
Britannique.
<section end="ASKEW (Antoine)"/>
<section begin="ASKITH"/><nowiki/>
'''ASKITH''', nom d’un désert qui occupe une
partie de la vallée de Hosaib, en Égypte. Il y
existait autrefois un monastère, dans lequel
se réfugia saint Arsène, après avoir quitté la
cour de Théodose, pour fuir la colère d’Arcadius.
Ce monastère a porté le nom d’Arsenius
et plus tard celui de Jean Qasir ou Qosaïr
(petit). Peut-être aussi que ce dernier nom lui
vient du voisinage d’une ville qui s’appelait de
même, et qui n’est autre chose que l’ancienne
''Coptos'', port qui était autrefois l’entrepôt du
commerce entre l’Arabie et l’Égypte.
<section end="ASKITH"/>
<section begin="ASKOUR"/><nowiki/>
'''ASKOUR''', le même que {{sc|Aske.}}
<section end="ASKOUR"/>
<section begin="ASLA s. m."/><nowiki/>
'''ASLA''' s. m. (a-sla). Métrol. Mesure de longueur
en usage autrefois en Égypte et en
Asie, et valant en mètres 127,8063.
<section end="ASLA s. m."/>
<section begin="ASLACUS (Conrad)"/><nowiki/>
'''ASLACUS''' (Conrad), théologien, né à Bergen
(Norwége) en 1564, mort en 1624. Il étudia les
mathématiques et l’astronomie sous Tycho-Brahé
et devint professeur de philosophie à
l’université de Copenhague. Ses principaux
ouvrages sont les suivants : ''Physica et ethica mosaïca, duobus libris'', 1613 ; ''Oratio de religionis per Lutherum reformatæ origine et progressu in Germania et in regnis Daniæ et Norwegiæ, ab anno'' 1517 ''ad annum, hujus seculi XVII'', 1621.
<section end="ASLACUS (Conrad)"/>
<section begin="ASLANI s. m."/><nowiki/>
'''ASLANI''' s. m. (a-sla-ni). Métrol. Nom d’une
monnaie turque qui n’est autre que l’écu ou
''thaler'' de Hollande, ayant cours dans les
marchés du Levant. Ce mot, qui est prononcé
par corruption ''aslani'', et qui régulièrement
devrait être écrit ''arslani'' (''léonin''), est
turc, et signifie ''lion'', à cause de la figure de
lion que portent ces pièces. Les Égyptiens,
ayant pris le lion pour un chien, appellent
cette monnaie ''abou-kelb'', littéralement le ''père du chien'', c’est-à-dire ''qui a un chien.'' L’aslani
a une valeur nominale de 2 fr. 85 c.
<section end="ASLANI s. m."/>
<section begin="ASLEY"/><nowiki/>
'''ASLEY''', violoniste anglais, mort en 1818.
Élève de Giardini et de Barthelemon, il devint
un des bons violonistes de son temps. Viotti
l’a souvent choisi comme l’un de ses coopérateurs
dans l’exécution de ses morceaux.
<section end="ASLEY"/>
<section begin="ASLO"/><nowiki/>
'''ASLO'''. Myth. gr. L’un des chevaux du soleil.
<section end="ASLO"/>
<section begin="ASMODÉE, personnalité diabolique"/><nowiki/>
'''ASMODÉE''', personnalité diabolique dont il
est question dans le livre de ''Tobie'', et qui paraît
avoir été le démon de l’amour impur, et
la personnification des instincts voluptueux.
Ce mot dérive de la racine hébraïque ''asamod'',
détruire, exterminer ; cependant plusieurs savants étymologistes, entre autres Winer et
Reland, lui donnent une origine persane, et
ils rapprochent ''asmodi'' du verbe persan
moderne ''azmonden'', éprouver, tenter. En admettant cette hypothèse, ''Asmodée'', démon de l’amour et de la volupté, serait considéré comme le tentateur par excellence. Plusieurs
écrivains juifs font naître Asmodée
de l’inceste de Tubal Caïn et de sa sœur
Noëma ; ils disent également qu’après qu’il
eut tenté de détrôner Salomon pour se mettre à sa place, ce roi le vainquit et le fit
poursuivre par Gabriel jusque dans la haute
Égypte, où l’ange l’enchaîna dans une grotte
voisine de la ville de Taata. Le voyageur
Paul Lucas assure lui avoir parlé, et Dom
Calmet cite ingénument ce témoignage. Dans
la Bible, Asmodée, pris de passion pour la
belle Sara, fille de Raguel, fait successivement
périr les sept époux que son père
lui a donnés ; mais l’ange Raphaël, le céleste
guide de Tobie, calme les appréhensions
du jeune Hébreu, en lui apprenant que
les sept fiancés n’ont été livrés à la cruauté
d’Asmodée que parce qu’ils avaient épousé
Sara uniquement pour leur plaisir. « Il faut,
lui recommande-t-il, garder la continence
avec elle pendant trois nuits, et prier Dieu
tous deux ensemble. » « Il semble qu’avec une
telle instruction, dit Voltaire, on n’ait plus
besoin d’aucun secours pour chasser Asmodée ;
mais Raphaël ajoute qu’il y faut le cœur
d’un poisson grillé sur des charbons ardents.
Pourquoi donc n’a-t-on pas employé, depuis,
ce secret infaillible pour chasser le diable du corps des filles ? »
Les Juifs regardaient Asmodée comme le
prince des démons, le symbole de l’impureté,
et comme exemple de sa merveilleuse habileté,
ils rapportaient que, contraint par Salomon
de travailler au temple de Jérusalem, il en acheva la construction sans employer ni marteau, ni hache, ni aucun instrument en fer, et en faisant seulement usage d’une certaine
pierre qui coupait la pierre, comme le diamant
coupe le verre. Asmodée est un type que les
Juifs avaient sans doute rapporté de la Perse.
— '''Littér'''. Au {{s|xvii}}, un auteur espagnol,
Guévara, a mis en scène ce diable illustre dans un roman, {{sc|el Diablo coivelo}}, le ''Diable boiteux'', que Le Sage a immortalisé en
l’imitant et en adaptant aux mœurs françaises
de son temps l’idée mère de l’ouvrage de Guévara.
Dans le roman français, et dans la pièce
fort rare du même auteur, intitulée les ''Béquilles du Diable boiteux'', Asmodée enlève
les toits des maisons de Madrid, et dévoile
ainsi à son compagnon tous les événements
secrets qui se passent dans l’intérieur des habitations. « Pour moi, dit-il, je fais des mariages
ridicules : j’unis des barbons avec des
mineures, des maîtres avec leurs servantes,
et des filles mal dotées avec de tendres
amants qui n’ont point de fortune. C’est moi
qui ai introduit dans le monde le luxe, la débauche,
les jeux de hasard et la chimie. Je
suis l’inventeur des carrousels, de la danse,
de la musique, de la comédie et de toutes les
modes nouvelles de France… Je suis le démon
de la luxure, ou, pour parler plus honorablement,
le dieu Cupidon. »
De nos jours quelques petites feuilles littéraires
ont pris ce nom pour titre, voulant
indiquer par là que leur curiosité pénétrait
les secrets les plus cachés, découvrait la malice
des hommes, en un mot, qu’elles pouvaient
tenir leurs lecteurs au courant de tout
ce qui se passait ''urbi et orbi.'' De même, on
donne le nom d’''Asmodée'' à celui qui est informé
de tous les événements, de mille circonstances
particulières, sans que l’on aperçoive
le fil qui l’a dirigé :
« Lorsque j’ai dû, comme un autre ''Asmodée'', enlever les toits de notre vieux couvent
pour montrer l’intérieur de ses cloîtres et de
ses salons, j’ai certainement omis d’indiquer
quelques personnages, négligé même quelques
noms ; mais j’espère qu’on aura d’autant plus
d’indulgence, qu’en échange de cet oubli, j’ai
peut-être inspiré le désir d’être admis à l’Abbaye-aux-Bois.
» {{espaces|10}}Duchesse {{sc|d’Abrantès.}}
« De moment en moment, sort de cette porte
une escouade de sergents de ville. C’est le
quartier général de l’armée qui est appelée à
lutter contre la horde indisciplinée des truands
modernes, des praticiens de la filouterie. On
envierait la puissance d’''Asmodée'', on voudrait
voir à travers la muraille. Que de secrets sont
déposés dans cet asile mystérieux qui s’appelle
la préfecture de police ! » {{espaces|10}}L’''Univers illustré.''
« Une plainte de prisonnier, un cri de faim
dans la chaumière, de souffrance dans la
mansarde, une agonie de blessé sur un lit
d’hôpital, une mère pressant ses trois enfants
contre sa mamelle épuisée, près de son mari
mort sur son grabat, un sanglot étouffé, une
voix d’enfant aux pieds nus sur la neige ; tout
cela retentissait dans l’âme de Béranger,
comme si un autre ''Asmodée'' avait enlevé à
ses yeux les toits des capitales ou le chaume
des huttes. « {{espaces|10}}{{sc|Lamartine.}}
« Voulez-vous connaître l’intérieur d’une
maison, savoir le nom des personnes qui l’habitent,
leur état, leurs habitudes, leur fortune ?
Il n’est pas besoin pour cela d’avoir un ''Asmodée''
à vos ordres ; il vous suffira de causer un
moment avec le portier. » {{espaces|10}}{{sc|Paul de Kock.}}
« Presque au même instant, un cavalier arrivait
au grand trot sur la place, et s’arrêtait
devant l’hôtel où il venait de voir entrer la
jeune femme. Il se posta devant la porte cochère,
et se mit à contempler cette masse imposante
de pierres ; on eût dit qu’il espérait<section end="ASMODÉE, personnalité diabolique"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/189
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<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude>{{t3|XV}}
{{brn|2}}
<poem>
Qui donc passe au-dessus de nous, ô Dieu de l’ombre,
Pendant que, nus, gisants, pêle-mêle, sans nombre,
Nous élevons les yeux du fond du noir cachot,
Sans pouvoir distinguer ce qui marche là-haut,
Et que nous frémissons, foule toujours décrue,
Et que, sous la rondeur des cieux, l’aube apparue
L’un après l’autre éclaire avec son front qui luit
Les jours, arches d’azur sous le pont de la nuit ?
</poem>
{{gauche|8 avril 1854.|4em|m=2em|fs=90%}}
{{brn|1}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/190
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<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude>{{t3|XVI<ref>Inédit.</ref>}}
{{brn|2}}
<poem>
Rends-tu de temps en temps des services à Dieu ?
S’en remet-il sur toi, dans le funèbre lieu,
Du soin d’acheminer les ombres dans l’abîme ?
Est-ce toi qui, selon le mérite ou le crime,
Ouvre aux chutes le gouffre et l’azur aux essors ?
Est-ce toi qui dis : entre ? est-ce toi qui dis : sors ?
Dieu trouve-t-il tes yeux assez grands, assez calmes,
Pour qu’il ait dans tes mains mis la gerbe des palmes
Ou la sinistre clef dés ténèbres sans bords ?
L’aides-tu dans la fosse au classement des morts ?
Les lendemains de cirque et de fête dans Rome,
Quand les gladiateurs ont rougi l’hippodrome,
Les jours d’autodafé, de Saint-Barthélemy,
Quand, sanglant, dans la mort un massacre a vomi,
Quand un champ de bataille, effroyable. hécatombe,
Se vide un soir d’été tout entier dans la tombe,
Quand, après une peste, un naufrage, un combat,
S’ouvre l’éternité, rive obscure où s’abat
Ce vol d’âmes, jetant des murmures sauvages,
Es-tu là, surveillant ces sombres arrivages ?
</poem>
{{brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{brn|2}}
<poem>
Rends-tu de temps en temps des services à Dieu ?
S’en remet-il sur toi, dans le funèbre lieu,
Du soin d’acheminer les ombres dans l’abîme ?
Est-ce toi qui, selon le mérite ou le crime,
Ouvre aux chutes le gouffre et l’azur aux essors ?
Est-ce toi qui dis : entre ? est-ce toi qui dis : sors ?
Dieu trouve-t-il tes yeux assez grands, assez calmes,
Pour qu’il ait dans tes mains mis la gerbe des palmes
Ou la sinistre clef des ténèbres sans bords ?
L’aides-tu dans la fosse au classement des morts ?
Les lendemains de cirque et de fête dans Rome,
Quand les gladiateurs ont rougi l’hippodrome,
Les jours d’autodafé, de Saint-Barthélemy,
Quand, sanglant, dans la mort un massacre a vomi,
Quand un champ de bataille, effroyable hécatombe,
Se vide un soir d’été tout entier dans la tombe,
Quand, après une peste, un naufrage, un combat,
S’ouvre l’éternité, rive obscure où s’abat
Ce vol d’âmes, jetant des murmures sauvages,
Es-tu là, surveillant ces sombres arrivages ?
</poem>
{{brn|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/191
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{{t3|XVII}}
{{brn|2}}
<poem>
Ceux par qui le malheur sur les innocents tombe,
::::Et qui n’ont pas de repentir,
Voudront après la mort voler hors de la tombe,
::::Dieu juste, et n’en pourront sortir.
Glaives, sceptres, gibets ! L’homme aux cieux est contraire ;
::::C’est toujours l’homme du passé !
Il s’aime dans lui-même et se hait dans son frère,
::::Coeur sombre où la ronce a poussé !
Hélas ! on se regarde avec des yeux funèbres,
::::Grands et petits, jeunes et vieux,
Et le riche orgueilleux se sent dans les ténèbres
::::Mordu par le pauvre envieux.
On crache sur Caton, on bave sur Socrate ;
::::Le fort lest bon ; le faible a tort ;
Le déshérité rampe, et la terre est ingrate ;
::::Il pleut, c’est la nuit, l’enfant dort,
— Enfant, debout ! Va-t’en à ton travail ! C’est l’heure. —
::::Triste, il part ; nul ne le défend,
Et le ciel effrayant qui sanglote et qui pleure
::::Glace de ses larmes l’enfant.
Les femmes sont aux fers dans les lois inégales ;
::::L’homme entend leurs cris de courroux,
Sans plus s’en émouvoir que du chant des cigales
::::Dans les chaumes des sillons roux.
</poem><noinclude>
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<poem>
Ceux par qui le malheur sur les innocents tombe,
::::Et qui n’ont pas de repentir,
Voudront après la mort voler hors de la tombe,
::::Dieu juste, et n’en pourront sortir.
Glaives, sceptres, gibets ! L’homme aux cieux est contraire ;
::::C’est toujours l’homme du passé !
Il s’aime dans lui-même et se hait dans son frère,
::::Cœur sombre où la ronce a poussé !
Hélas ! on se regarde avec des yeux funèbres,
::::Grands et petits, jeunes et vieux,
Et le riche orgueilleux se sent dans les ténèbres
::::Mordu par le pauvre envieux.
On crache sur Caton, on bave sur Socrate ;
::::Le fort lest bon ; le faible a tort ;
Le déshérité rampe, et la terre est ingrate ;
::::Il pleut, c’est la nuit, l’enfant dort,
— Enfant, debout ! Va-t’en à ton travail ! C’est l’heure. —
::::Triste, il part ; nul ne le défend,
Et le ciel effrayant qui sanglote et qui pleure
::::Glace de ses larmes l’enfant.
Les femmes sont aux fers dans les lois inégales ;
::::L’homme entend leurs cris de courroux,
Sans plus s’en émouvoir que du chant des cigales
::::Dans les chaumes des sillons roux.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><poem>
Le cadavre d’un peuple, Europe, est à ta porte ;
::::Quoi, tous périssent pour un seul !
Ô czar ! ô fossoyeur ! la Pologne est la morte,
::::La Sibérie est le linceul.
Des beautés sans pudeur, à leurs festins venues,
::::Disent aux oppresseurs : merci !
On frémit en voyant ces Vénus toutes nues,
::::L’âme étant toute nue aussi.
Peuple, libre, est-ce bien sous ton ciel que nous sommes ?
::::Écoutez ces hideux abois :
Le nègre fuit les chiens monstrueux, et les hommes
::::Chassent aux hommes dans les bois.
Partout vont gémissant les opprimés sans nombre
::::Dans les cités et dans les champs… —
File, ô ver du sépulcre, et fais ta toile sombre
::::Où se prend l’âme des méchants !
</poem>
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{{brn|1}}<noinclude>
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Le cadavre d’un peuple, Europe, est à ta porte ;
::::Quoi, tous périssent pour un seul !
Ô czar ! ô fossoyeur ! la Pologne est la morte,
::::La Sibérie est le linceul.
Des beautés sans pudeur, à leurs festins venues,
::::Disent aux oppresseurs : merci !
On frémit en voyant ces Vénus toutes nues,
::::L’âme étant toute nue aussi.
Peuple, libre, est-ce bien sous ton ciel que nous sommes ?
::::Écoutez ces hideux abois :
Le nègre fuit les chiens monstrueux, et les hommes
::::Chassent aux hommes dans les bois.
Partout vont gémissant les opprimés sans nombre
::::Dans les cités et dans les champs… —
File, ô ver du sépulcre, et fais ta toile sombre
::::Où se prend l’âme des méchants !
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{{t3|XVIII<ref>Inédit. — Collection Spoelberch de Lovenjoul.</ref>}}
{{brn|2}}
<poem>
L’espoir mène à des portes closes.
Cette terre est pleine de choses
Dont nous ne voyons qu’un côté.
Le sort de tous nos vœux se joue ;
Et la vie est comme la roue
D’un char dans la poudre emporté !
</poem>
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Page:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome23.djvu/424
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Sixdegrés
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/* Validée */ et un petit nombre devers heureux -> et un petit nombre de vers heureux
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude><section begin="s1"/><nowiki />
Que l’on compare à présent la force et l’harmonie d’une telle poésie, avec les vers dont sont remplis les opéras qui ont parmi nous du succès à la faveur de la musique ; on y verra :
{{g|<poem>Zirphé, qui vous voit vous adore.
Quoi ! j’aime autant qu’on peut aimer,
Et je n’ai point vu ce que j’aime.
Une sylphide peut aimer ;
Mais une mortelle est charmante.</poem>|6|fs=90%|m=1.5em}}
{{g|<poem>Vous paraissiez charmant ; vous traversiez les airs.</poem>|2|fs=90%|m=1.5em}}
Il faudrait rougir pour la nation si des platitudes si fades ne faisaient mal au cœur à tous les connaisseurs. Qui croirait que dans un opéra de Paris, des plus suivis, on chante :
{{c|Tous les cœurs sont matelots ;<br />
Voguons dessus les flots ?|fs=90%|m=1.5em}}
On s’imagine être revenu au temps de Henri {{rom-maj|II|2}} et de Charles {{rom-maj|IX|9}} quand on entend des puérilités si gothiques. L’excuse de cette misère est, dit-on, dans la stérilité des musiciens ; mais cette excuse est bien malheureuse.{{brn|2}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki />
{{c|SATIRE (DE LA).|fs=110%|lh=3}}
{{interligne}}
Si je suivais mon goût, je ne parlerais de la satire que pour en inspirer quelque horreur, et pour armer la vertu contre ce genre dangereux d’écrire. La satire est presque toujours injuste, et c’est là son moindre défaut. Son principal mérite, qui amorce le lecteur, est la hardiesse qu’elle prend de nommer les personnes qu’elle tourne en ridicule. Bien moins retenue que la comédie, elle n’en a pas les difficultés et les agréments. Ôtez les noms de Cotin, de Chapelain, de Quinault, et un petit nombre de vers heureux, que restera-t-il aux ''Satires'' de Boileau ? Mais ''le Misanthrope, le Tartuffe'', qui sont des satires encore plus fortes, se soutiennent sans ce triste avantage d’immoler des particuliers à la risée publique. Quand je dis que la satire est injuste, je n’en veux pour preuve que les ouvrages de Boileau. Il veut, dans une de ses premières satires, élever la tragédie d’''Alexandre'' de Racine
<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Corneille, Pierre - Œuvres, Marty-Laveaux, 1862, tome 7.djvu/234
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Vcelier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Vcelier" />{{nr|222|TITE ET BÉRÉNICE.|}}</noinclude>{{pom|
Ce qui vous fut aisé, seigneur, ne me l’est pas.
Quand vous avez changé, voyiez-vous Bérénice ?
De votre changement son départ fut complice ;
{{nvd|525}}Vous l’aviez éloignée, et j’ai devant les yeux,
Je vois presqu’en vos bras ce que j’aime le mieux.
Jugez de ma douleur par l’excès de la vôtre,
Si vous voyiez la reine entre les bras d’un autre ;
Contre un rival heureux épargneriez-vous rien,
{{nvd|530}}À moins que d’un respect aussi grand que le mien ?|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|TITE.|c||sm|n}}
{{pom|
Vengez-vous, j’y consens ; que rien ne vous retienne.
Je prends votre maîtresse ; allez, prenez la mienne.
Épousez Bérénice, et…|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|DOMITIAN.|c||sm|n}}
{{pom|
{{caché|Épousez Bérénice, et…}}Vous n’achevez point,
Seigneur : me pourriez-vous aimer jusqu’à ce point ?|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|TITE.|c||sm|n}}
{{pom|
{{nvd|535}}Oui, si je ne craignois pour vous l’injuste haine
Que Rome concevroit pour l’époux d’une reine.|fs=100%|mg=0em}}
{{Personnage|DOMITIAN.|c||sm|n}}
{{pom|
Dites, dites, Seigneur, qu’il est bien malaisé
De céder ce qu’adore un cœur bien embrasé ;
Ne vous contraignez plus, ne gênez plus votre âme,
{{nvd|540}}Satisfaites en maître une si belle flamme ;
Quand vous aurez su dire une fois : « Je le veux, »
D’un seul mot prononcé vous ferez quatre heureux.
Bérénice est toujours digne de votre couche,
Et Domitie enfin vous parle par ma bouche ;
{{nvd|545}}Car je ne saurois plus vous le taire ; oui, Seigneur,
Vous en voulez la main, et j’en ai tout le cœur :
Elle m’en fit le don dès la première vue,
Et ce don fut l’effet d’une force imprévue,
De cet ordre du ciel qui verse en nos esprits
{{nvd|550}}Les principes secrets de prendre et d’être pris.|fs=100%|mg=0em|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 2, 1910.djvu/265
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Rene1596
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LE PEUPLE||247}}</noinclude>
perceptions indirectes sont conduites. — En second lieu, par la gabelle et les aides, l’inquisition entre dans chaque ménage. Dans les pays de grande gabelle, Île-de-France, Maine, Anjou, Touraine, Orléanais, Berry, Bourbonnais, Bourgogne, Champagne, Perche, Normandie, Picardie, le sel coûte treize sous la livre, quatre fois autant et, si l’on tient compte de la valeur de l’argent, huit fois autant qu’aujourd’hui<ref>Letrosne (1779). ''De l’administration provinciale et de la réforme de l’impôt'', pages 39 à 262, et 138. — ''Archives nationales'', H, 138 (1782). Cahier du Bugey. « Le sel revient à l’habitant des campagnes, qui le prend chez les revendeurs au détail, depuis 15 jusqu’à 17 sous la livre, par la manière dont le mesurage est fait. »</ref>. Bien mieux, en vertu de l’ordonnance de 1680, chaque personne au-dessus de sept ans est tenue d’en acheter sept livres par an ; à quatre personnes par famille, cela fait chaque année plus de dix-huit francs, dix-neuf journées de travail : nouvel impôt direct, qui, comme la taille, met la main du fisc dans la poche des contribuables et les oblige, comme la taille, à se tourmenter mutuellement. En effet, plusieurs d’entre eux sont nommés d’office pour répartir ce sel de devoir, et, comme les collecteurs de la taille, ils sont « solidairement responsables du prix du sel ». Au-dessous d’eux et toujours à l’exemple de la taille, d’autres sont responsables. « Après que les premiers ont été discutés dans leurs personnes et dans leurs biens, le fermier est autorisé à exercer son action en solidarité contre les principaux habitants de la paroisse. » On a décrit tout à l’heure les effets de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 2, 1910.djvu/266
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Rene1596
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/* Validée */ I -> VI.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANCIEN RÉGIME|248}}</noinclude>
ce mécanisme. Aussi bien, « en Normandie, dit le Parlement de Rouen<ref>Floquet, VI, 367 (10 mai 1760).</ref>, chaque jour on voit saisir, vendre, exécuter, pour n’avoir pas acheté de sel, des malheureux qui n’ont pas de pain ».
Mais, si la rigueur est aussi grande qu’en matière de taille, les vexations sont dix fois pires ; car elles sont domestiques, minutieuses et de tous les jours. — Défense de détourner une once des sept livres obligatoires pour un autre emploi que pour « pot et salière ». Si un villageois a économisé sur le sel de sa soupe pour saler un porc et manger un peu de viande en hiver, gare aux commis ! Le porc est confisqué et l’amende est de 300 livres. Il faut que l’homme vienne au grenier acheter de l’autre sel, fasse déclaration, rapporte un bulletin et représente ce bulletin à toute visite. Tant pis pour lui s’il n’a pas de quoi payer ce sel supplémentaire ; il n’a qu’à vendre sa bête, et s’abstenir de viande à Noël ; c’est le cas le plus fréquent, et j’ose dire que, pour les métayers à vingt-cinq francs par an, c’est le cas ordinaire. — Défense d’employer pour pot et salière, un autre sel que celui des sept livres. « Je puis citer, dit Letrosne, deux sœurs qui demeuraient à une lieue d’une ville où le grenier n’ouvre que le samedi. Leur provision de sel était finie. Pour passer trois ou quatre jours jusqu’au samedi, elles firent bouillir un reste de saumure, dont elles tirèrent quelques onces de sel. Visite et procès-verbal des commis. À force<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Taine - Les Origines de la France contemporaine, t. 2, 1910.djvu/267
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Rene1596
21513
/* Validée */
15873939
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LE PEUPLE||249}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>d’amis et de protection, il ne leur en a coûté que 48 livres. » — Défense de puiser de l’eau de la mer et des sources salées, à peine de 20 et 40 livres d’amende. — Défense de mener les bestiaux dans les marais et autres lieux où il y a du sel, ou de les faire boire aux eaux de la mer, à peine de confiscation et de 300 livres d’amende. — Défense de mettre aucun sel dans le ventre des maquereaux au retour de la pêche, ni entre leurs lits superposés. Ordre de n’employer qu’une livre et demie de sel par baril. Ordre de détruire chaque année le sel naturel qui se forme en certains cantons de la Provence. Défense aux juges de modérer ou réduire les amendes prononcées en matière de sel, à peine d’en répondre et d’être interdits. — Je passe quantité d’autres ordres et défenses : il y en a par centaines. Cette législation tombe sur les contribuables comme un rets serré aux mille mailles, et le commis qui le lance est intéressé à les trouver en faute. Là-dessus, vous voyez le pêcheur obligé de défaire son baril, la ménagère cherchant le bulletin de son jambon, le « gabelou » inspectant le buffet, vérifiant la saumure, goûtant la salière, déclarant, si le sel est trop bon, qu’il est de contrebande, parce que celui de la ferme, seul légitime, est ordinairement avarié et mêlé de gravats.
Cependant d’autres commis, ceux des aides, descendent dans la cave. Il n’y en a pas de plus redoutables<ref>Boivin-Champeaux, 44. (''Cahiers'' de Brau et de Gamaches.)</ref>,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rene1596
21513
50 -> 30, 1 parenthèse.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Martinpeacher" />{{Numérotation|L’ANCIEN RÉGIME|250}}</noinclude>
ni qui saisissent plus âprement tous les prétextes de délit. « Que charitablement un citoyen donne une bouteille de boisson à un pauvre languissant, et le voilà exposé à un procès et à des amendes excessives… Un pauvre malade, qui intéressera son curé à lui aumôner une bouteille de vin, essuiera un procès capable de ruiner non seulement le malheureux qui l’a obtenue, mais encore le bienfaiteur qui la lui aura donnée. Ceci n’est pas une histoire chimérique. » En vertu du droit de gros manquant, les commis peuvent, à toute heure, faire l’inventaire du vin, même chez le vigneron propriétaire, lui marquer ce qu’il peut en boire, le taxer pour le reste et pour le trop-bu : car la ferme est l’associée du vigneron et a sa part dans sa récolte. — Dans un vignoble à Épernay<ref>Arthur Young, II, 175-178.</ref>, sur quatre pièces de vin, produit moyen d’un arpent et valant 600 francs, elle perçoit d’abord 30 francs, puis, quand les quatre pièces sont vendues, 75 autres francs. Naturellement, « les habitants emploient les ruses les plus fines et les mieux combinées pour se soustraire » à des droits si forts. Mais les commis sont alertes, soupçonneux, avertis, et fondent à l’improviste sur toute maison suspecte, leurs instructions portent qu’ils doivent multiplier leurs visites et avoir des registres assez exacts « pour voir d’un coup d’œil l’état de la cave de chaque habitant<ref>''Archives nationales'', G, 300, G, 319. (Mémoires et instructions de divers directeurs locaux des aides à leurs successeurs.)</ref> ». — À présent que le vigneron a<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rene1596
21513
/* Validée */ de 50 à 40 -> de 30 à 40, est plus logique, et le 3 se distingue par son grand trait plat en haut.
15873942
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LE PEUPLE||251}}</noinclude>
payé, c’est le tour du négociant. Celui-ci, pour envoyer les quatre pièces au consommateur, verse encore à la ferme 75 francs. — Le vin part, et la ferme lui prescrit certaines routes ; s’il s’en écarte, il est confisqué, et, à chaque pas du chemin, il faut qu’il paye. « Un bateau de vin du Languedoc<ref>Letrosne, ''Ibid''., 523.</ref>, Dauphiné ou Roussillon, qui remonte le Rhône et descend la Loire pour aller à Paris par le canal de Briare, paye en route, sans compter les droits du Rhône, de trente-cinq à quarante sortes de droits, non compris les entrées de Paris. » Il les paye « en quinze ou seize endroits, et ces payements multipliés obligent les voituriers à employer douze ou quinze jours de plus par voyage qu’ils n’en mettraient si tous ces droits étaient réunis en un seul bureau ». — Les chemins par eau sont particulièrement chargés. « De Pontarlier à Lyon, il y a vingt-cinq ou trente péages ; de Lyon à Aigues-Mortes, il y en a davantage, de sorte que ce qui coûte 10 sous en Bourgogne, revient à Lyon à 15 et 18 sous, et à Aigues-Mortes à plus de 25 sous. » — Enfin, le vin arrive aux barrières de la ville où il sera bu. Là il paye l’octroi, qui est de 47 francs par muid à Paris. — Il entre et va dans la cave du cabaretier ou de l’aubergiste ; là il paye encore de 30 à 40 francs pour droit de détail ; à Rethel, c’est de 50 à 60 francs pour un poinçon, jauge de Reims. — Le total est exorbitant. À Rennes<ref>''Archives nationales'', H, 426. (Remontrances du Parlement de Bretagne, février 1783.)</ref>, pour<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rene1596
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/* Validée */
15873944
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|L’ANCIEN RÉGIME|252}}</noinclude>
<noinclude>« </noinclude>une barrique de vin de Bordeaux, les droits des devoirs et le cinquième en sus l’impôt, le billot, les 8 sous pour livre et les deniers d’octrois montent à plus de 72 livres, non compris le prix d’achat ; à quoi il faut ajouter les frais et droits dont le marchand de Rennes fait l’avance et qu’il reprend sur l’acheteur, sortie de Bordeaux, fret, assurance, droit d’écluse, droit d’entrée pour la ville, droits d’entrée pour les hôpitaux, droits de jaugeage, de courtage, d’inspecteurs aux boissons. Total 200 livres au moins à débourser par le cabaretier pour débiter une seule barrique de vin. » On devine si, à ce prix, le peuple de Rennes peut en boire, et toutes ces charges retombent sur le vigneron, puisque, si les consommateurs n’achètent point, il ne vend pas.
Aussi bien, parmi les petits cultivateurs, il est le plus digne de pitié ; au témoignage d’Arthur Young, vigneron et misérable sont alors deux termes équivalents. Sa récolte manque souvent, et « toute récolte hasardeuse ruine l’homme qui n’a pas de capital ». En Bourgogne, en Berry, dans le Soissonnais, dans les Trois-Évêchés, en Champagne<ref>''Procès-verbaux de l’assemblée provinciale de Soissonnais'' (1787), 45. — ''Archives nationales'', H, 1515. (Remontrances du Parlement de Metz, 1768.) « La classe des indigents forme plus des 12/13 de la totalité des villages de labour et le général de ceux de vignobles. » ''Ibidem'', G, 319. (Tableau des directions de Châteauroux et d’Issoudun.)</ref>, je trouve par tous les rapports qu’il manque de pain et qu’il est à l’aumône. En Champagne, les syndics de Bar-sur-Aube écrivent<ref>Albert Babeau, I, 21, 89.</ref> que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Rene1596
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/* Validée */
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LE PEUPLE||253}}</noinclude>
plus d’une fois les habitants de La Ferté, pour échapper aux droits, ont jeté leurs vins à la rivière, et l’assemblée provinciale déclare que « dans la majeure partie de la province, la plus légère augmentation des droits ferait déserter les terres à tous les cultivateurs ». — Telle est l’histoire du vin sous l’ancien régime. Depuis le vigneron qui produit jusqu’au cabaretier qui débite, que de gens vexés et quelles extorsions ! — Quant à la gabelle, de l’aveu d’un contrôleur général<ref>''Mémoires'' présentés à l’Assemblée des Notables par M. de Calonne (1787), 67.</ref>, elle entraîne chaque année 4000 saisies domiciliaires, 3400 emprisonnements, 500 condamnations au fouet, au bannissement, aux galères. — Si jamais il y eut deux impôts bien combinés, non seulement pour dépouiller, mais encore pour irriter les paysans, les pauvres et le peuple, ce sont ces deux-là.
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Il est donc manifeste que la pesanteur de l’impôt est la principale cause de la misère ; de là des haines accumulées et profondes contre le fisc et ses agents, receveurs, officiers des greniers, gens des aides, gens de l’octroi, douaniers et commis. — Mais pourquoi l’impôt est-il si pesant ? La réponse n’est pas douteuse, et tant de communes qui plaident chaque année contre messieurs tels ou tels pour les soumettre à la taille l’écrivent tout au long dans leurs requêtes. Ce qui rend la charge<noinclude>
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accablante, c’est que les plus forts et les plus capables de la porter sont parvenus à s’y soustraire, et la misère a pour première cause l’étendue des exemptions.
Suivons-les d’impôt en impôt. — En premier lieu, non seulement les nobles et les ecclésiastiques sont exempts de la taille personnelle, mais encore, ainsi qu’on l’a déjà vu, ils sont exempts de la taille d’exploitation pour les domaines qu’ils exploitent eux-mêmes ou par leurs régisseurs. En Auvergne<ref>Gaultier de Biauzat, ''Doléances'', 193, 225. — ''Procès-verbaux de l’assemblée provinciale du Poitou'' (1787), 99.</ref>, dans la seule élection de Clermont, on compte cinquante paroisses où, grâce à cet arrangement, toutes les terres des privilégiés sont exemptes, en sorte que toute la taille retombe sur les taillables. Bien mieux, il suffit aux privilégiés de prétendre que leur fermier n’est qu’un régisseur : c’est le cas, en Poitou, dans plusieurs paroisses ; le subdélégué et l’élu n’osent y regarder de trop près. De cette façon, le privilégié s’affranchit de la taille, lui et tout son bien, y compris ses fermes. — Or, c’est la taille qui, toujours accrue, fournit par ses délégations spéciales à tant de services nouveaux. Il suffit de repasser l’histoire de ses crues périodiques pour montrer à l’homme du Tiers que, seul ou presque seul, il a payé et paye<ref>Gaultier de Biauzat. ''Ibid''.</ref> pour la construction des ponts, chaussées, canaux et palais de justice, pour le rachat des offices, pour l’établissement et l’entretien des maisons de refuge, des asiles d’aliénés, des pépinières, des postes<noinclude>
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aux chevaux, des académies d’escrime et d’équitation, pour l’entreprise des boues et pavés de Paris, pour les appointements des lieutenants généraux, gouverneurs et commandants de province, pour les honoraires des baillis, sénéchaux et vice-baillis, pour les traitements des bureaux de finances, des bureaux d’élection et des commissaires envoyés dans les provinces, pour les salaires de la maréchaussée, des chevaliers du guet, et pour je ne sais combien d’autres choses. — Dans les pays d’États, où la taille semble devoir être mieux répartie, l’inégalité est pareille. En Bourgogne<ref>''Archives nationales'', procès-verbaux et cahiers des États Généraux, t. 59, 6. (Lettre de M. d’Orgeux à M. Necker.) T. 27, 560 à 574 (Cahiers du Tiers-état d’Arnay-le-Duc).</ref>, toutes les dépenses de la maréchaussée, des haras et des fêtes publiques, toutes les sommes affectées aux cours de chimie, botanique, anatomie et accouchements, à l’encouragement des arts, à l’abonnement des droits du sceau, à l’affranchissement des ports de lettres, aux gratifications des chefs et subalternes du commandement, aux appointements des officiers des états, au secrétariat du ministre, aux frais de perception et même aux aumônes, bref {{unité|1800000}} livres dépensées en services publics, sont à la charge du Tiers ; les deux premiers ordres n’en payent pas un sou.
En second lieu, pour la capitation, qui, à l’origine, distribuée en vingt-deux classes, devait peser sur tous à proportion de leurs fortunes, on sait que, dès l’abord, le clergé s’en est affranchi moyennant rachat ; et, quant<noinclude>
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1 165 000 -> 1 636 000.
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<noinclude><pagequality level="4" user="Martinpeacher" />{{Numérotation|LE PEUPLE||257}}</noinclude>
{{tiret2|géné|ralité}} d’Alençon, aux taillables {{unité|1067000}} livres, aux privilégiés {{unité|122000}} ; dans la Champagne, aux taillables {{unité|1377000}} livres, aux privilégiés {{unité|199000}} ; dans la Haute-Guyenne, aux taillables {{unité|1268000}} livres, aux privilégiés {{unité|61000}} ; dans la généralité d’Auch, aux taillables {{unité|797000}} livres, aux privilégiés {{unité|21000}} ; dans l’Auvergne, aux taillables {{unité|1753000}} livres, aux privilégiés {{unité|86000}} ; bref, si l’on fait les totaux pour dix provinces, {{unité|11636000}} livres au groupe pauvre, et {{unité|1450000}} livres au groupe riche : celui-ci paye donc huit fois moins qu’il ne devrait.
Pour les vingtièmes, la disproportion est moindre, et nous n’avons pas de chiffres précis ; néanmoins on peut admettre que la cote des privilégiés est environ la moitié de ce qu’elle devrait être. « En 1772<ref>''Mémoire'' présenté à l’Assemblée des Notables (1787), 1. — Voir note 2 à la fin du tome {{Ier}} sur le domaine de Blet.</ref>, dit M. de Calonne, il fut reconnu que les vingtièmes n’étaient pas portés à leur valeur. De fausses déclarations, des baux simulés, des traitements trop favorables accordés à presque tous les riches propriétaires, avaient entraîné des inégalités et des erreurs infinies… La vérification de 4902 paroisses a démontré que le produit des deux vingtièmes, qui est de 54 millions, devrait monter à 81. » Tel domaine seigneurial qui, d’après son revenu avéré, devrait payer 2400 livres, n’en paye que 1216. C’est bien pis pour les princes du sang ; on a vu que leurs domaines sont abonnés et ne payent que {{unité|188000}} livres, au lieu de {{unité|2400000}}. Sous ce régime<noinclude>
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qui accable les faibles pour alléger les forts, plus on est capable de contribuer, moins on contribue. — C’est l’histoire du quatrième et dernier impôt direct, je veux dire de la taxe en remplacement des corvées. Attachée d’abord aux vingtièmes et par suite répartie sur tous les propriétaires, elle vient, par arrêt du Conseil, d’être rattachée à la taille, et, par suite, mise sur les plus chargés<ref>''Procès-verbaux de l’assemblée provinciale d’Alsace'' (1787), 116 ; ''de Champagne'', 192. (Par la déclaration du 2 juin 1787, la taxe en remplacement de la corvée peut être portée au 1/6 de la taille des accessoires et de la capitation réunis.) — Ib. ''de la généralité d’Alençon'', 179 ; ''du Berry'', I, 218.</ref>. Or cette taxe est une surcharge d’un quart ajoutée au principal de la taille, et, pour prendre un exemple, en Champagne, sur 100 livres de revenu, elle prend au taillable 6 livres 5 sous. « Ainsi, dit l’assemblée provinciale, les routes dégradées par le poids d’un commerce actif, par les courses multipliées des riches, ne sont réparées qu’avec la contribution des pauvres. » — À mesure que les chiffres défilent sous les yeux, on voit involontairement se dégager les deux figures de la fable, le cheval et le mulet, compagnons de route : le cheval a droit de piaffer à son aise ; c’est pourquoi on le décharge pour charger l’autre, tant qu’enfin la bête de somme s’abat sous le faix.
Non seulement, dans le corps des contribuables, les privilégiés sont dégrevés au détriment des taillables, mais encore, dans le corps des taillables, les riches sont soulagés au détriment des pauvres, en sorte que la plus grosse part du fardeau finit par retomber sur la classe<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Rene1596" />{{Numérotation|LE PEUPLE||259}}</noinclude>
la plus indigente et la plus laborieuse, sur le petit propriétaire qui cultive son propre champ, sur le simple artisan qui n’a que ses outils et ses mains, et, en général, sur le villageois. — D’abord, en fait d’impôts, nombre de villes sont abonnées ou franches. Pour la taille et les accessoires, Compiègne, avec 1671 feux, ne paye que 8000 francs, pendant que tel village aux environs, Canly, avec 148 feux, paye 4475 francs<ref>''Archives nationales'', G, 322 (Mémoire sur les droits d’aides à Compiègne et aux environs, 1786).</ref>. Pour la capitation, Versailles, Saint-Germain, Beauvais, Étampes, Pontoise, Saint-Denis, Compiègne, Fontainebleau, taxés ensemble à {{unité|169000}} livres, sont aux deux tiers exempts et ne versent guère que 1 franc au lieu de 3 francs 10 sous par tête d’habitant ; à Versailles, c’est moins encore, puisque, pour {{unité|70000}} habitants, sa capitation n’est que de {{unité|51600}}<ref>''Procès-verbaux de l’assemblée provinciale de l’Île-de-France'', 104.</ref> francs. En outre, dans tous les cas, lorsqu’il s’agit de répartir une imposition, le bourgeois de la ville se préfère à ses humbles voisins ruraux. Aussi « les habitants des campagnes, qui dépendent de la ville et sont compris dans ses rôles, sont traités avec une rigueur dont il serait difficile de se former une idée… Le crédit des villes repousse sans cesse sur eux le fardeau dont elles cherchent à se soulager, et les citoyens les plus riches de la cité payent moins de taille que le colon le plus malheureux<ref name="p259n3">''Procès-verbaux de l’assemblée provinciale du Berry'', I, 85 ; II, 81. — ''de l’Orléanais'', 225. — « L’arbitraire, l’injustice,</ref>. » C’est {{tiret|pour|quoi}}<noinclude>
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== En cours ==
[[Livre:Gro Harlem Brundtland - Notre avenir à tous, 1987.djvu]]
* [https://developpementdurable.wallonie.be/files/pdf/rapport_brundtland.pdf Version différente] du même rapport, sans doute celle utilisée ici en version non corrigée. À titre d’exemple, voir [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Gro_Harlem_Brundtland_-_Notre_avenir_%C3%A0_tous,_1987.djvu/18 cette page corrigée] qui, affichée en version comparative avec la version non corrigée, montre les écarts entre les deux versions.
[[Livre:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu]]
* Autres sources du livre : [https://mediterranees.net/geographie/strabon/I-1.html I] ; français et grec : [[https://remacle.org/bloodwolf/erudits/strabon/livre1.htm]]
[[Livre:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu]]
* Fichier [[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9659628k Gallica]]
* [[Livre:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu]]
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== Validations terminées ==
[[Livre:Leavitt - Protection des forêts au Canada, 1912.djvu]] — Validation de la Partie I seulement, à l’exception des pages d’illustration.
[[Livre:Thibaudet – Histoire de la littérature française.pdf]]
* Autre source (OBVIL) : [https://obtic.huma-num.fr/obvil-web/corpus/critique/thibaudet_histoire-litterature-francaise#body-1]
[[Livre:Luzel - Contes_populaires, volume 1, 1887.djvu|Luzel - Contes populaires de Basse-Bretagne]], [[Livre:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu|volume I]], [[Livre:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu|volume II]], [[Livre:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu|volume III]]
* Autres sources : [https://books.google.ca/books?id=j7dZAAAAMAAJ&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false I], [https://books.google.ca/books?printsec=frontcover&pg=PA78&id=MrpZAAAAMAAJ&hl=fr&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false II], [https://books.google.tt/books?id=-bpZAAAAMAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false III].
[[Auteur:Charles Monselet|Monselet]], [[Livre:Monselet - Curiosités littéraires et bibliographiques, 1890.djvu|Curiosités littéraires et bibliographiques]]
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[[Livre:Reclus - L’Homme et la Terre, tome 1, Librairie Universelle, 1905.djvu|Reclus, L’Homme et la Terre]], tomes I à VI, première page de chaque chapitre
[[Livre:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 1re série, tome 52.djvu|Petitot, Mémoires relatifs à l’histoire de France, Table générale et analytique, {{1re|série}}]]
[[Auteur:Maurice Leblanc|Maurice Leblanc]], [[Livre:Leblanc - 813, paru dans Le Journal, du 5 mars au 24 mai 1910.djvu|813]]
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* [[Livre:Gautier - Portraits contemporains, 1881.djvu|Portraits contemporains, Jules de Goncourt]] ☆
* [[Livre:Goncourt_-_Pr%C3%A9faces_et_Manifestes_litt%C3%A9raires,_1888.djvu|Goncourt - Préfaces et Manifestes littéraires]]
* [[Livre:Tourneux - La Bibliothèque des Goncourt, 1897.djvu|La Bibliothèque des Goncourt]]
* [[Auteur:Alidor Delzant|Delzant]], [[Livre:Delzant_-_Les_Goncourt,_1889.djvu|Les Goncourt, 1889]] ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k205268g/f24.item.texteImage Gallica])
[[Auteur:Guy de Maupassant|Maupassant]], [[Livre:Maupassant - La Maison Tellier, OC, Conard, 1908.djvu|La Maison Tellier]]
Annales de mathématiques pures et appliquées, tables des matières, [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1810-1811, Tome 1.djvu|tomes{{lié}}1]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1811-1812, Tome 2.djvu|2]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1812-1813, Tome 3.djvu|3]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1813-1814, Tome 4.djvu|4]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1814-1815, Tome 5.djvu|5]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1815-1816, Tome 6.djvu|6]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1816-1817, Tome 7.djvu|7]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1817-1818, Tome 8.djvu|8]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1818-1819, Tome 9.djvu|9]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1819-1820, Tome 10.djvu|10]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1820-1821, Tome 11.djvu|11]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1821-1822, Tome 12.djvu|12]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1822-1823, Tome 13.djvu|13]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1823-1824, Tome 14.djvu|14]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1824-1825, Tome 15.djvu|15]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1825-1826, Tome 16.djvu|16]]
Lovenjoul — [[Livre:Balzac Histoire des oeuvres 1879.djvu|Histoire des œuvres de Balzac]]
[[Livre:Aubanel - Thore - Recherches statistiques sur l’aliénation mentale faites à l’hospice de Bicêtre.djvu|Recherches statistiques sur l’aliénation mentale faites à l’hospice de Bicêtre]]
* [[Livre:Bru - Histoire_de_Bicêtre hospice-prison-asile, 1890.djvu]], correction des pages 116 à 120
[[Livre:Com%C3%A9die_humaine_-_R%C3%A9pertoire.djvu|Répertoire de la Comédie humaine]], [[Auteur:Honoré de Balzac|Balzac]]
* Répertoire [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114753j/f265.image.double Gallica]
** Commentaire d’un lecteur anonyme : [https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion:Com%C3%A9die_humaine_-_R%C3%A9pertoire/INTRODUCTION]
[[Livre:Ribot - La vie inconsciente et les mouvements, 1914.djvu|Ribot, La vie inconsciente et les mouvements]]
* [[Ribot. — Les mouvements et leur importance psychologique|Ribot. — Les mouvements et leur importance psychologique, RPFE, 4{{e}}{{lié}}année, tome{{lié}}VIII]]
* [[Ribot (Th.). — Contributions à l’étude des mouvements d’après Stricker|Ribot. — Contributions à l’étude des mouvements d’après Stricker, RPFE, tome XVI]] ☆
* [[Binet. — La pensée sans images|Binet. — La pensée sans images, RPFE, tome LV]]
* [[Baldwin. — La mémoire affective et l’art|Baldwin. — La mémoire affective et l’art, RPFE, tome LXVII]]
* [[Picavet. – Essai de classification des mystiques|Picavet. — Essai de classification des mystiques, RPFE, tome LXXIV]]
* [[Ferrero. — L’inertie mentale et la loi du moindre effort|Ferrero. — L’inertie mentale et la loi du moindre effort, RPFE, tome XXXVII]]
** [[J. M. — L’inertie mentale et la loi du moindre effort|J. M. — L’inertie mentale et la loi du moindre effort, RPFE, tome XXXVII]]
[[Livre:Cahier_-_Quelque_six_mille_proverbes,_1856.djvu|Quelque six mille proverbes, 1856]]
[[Livre:Reclus - %C3%89tude sur les fleuves, 1859.djvu|Reclus, Étude sur les fleuves]]
[[Auteur:James McPherson LeMoine|LeMoine]], [[Livre:LeMoine_-_Ornithologie_du_Canada,_1%C3%A8re_partie,_1861.djvu|Ornithologie du Canada, 1861.djvu]]
* [https://archive.org/stream/ornithologieduca12lemo/ornithologieduca12lemo_djvu.txt Version Archive.org]
[[Auteur:Collectif|Collectif]], [[Livre:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001, 1835.djvu|Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001]], [[Livre:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 002,_1836.djvu|tome 002]] (Bulletins bibliographiques).
[[Livre:Marey - La méthode graphique, 1885.djvu]] (titre, couv., i à 47, 107, 116-117, 619, 634, 652, 674 à 676, i à 22, 51-52)
[[Livre:M%C3%A9moires_de_l%E2%80%99Acad%C3%A9mie_des_sciences,_Tome_13.djvu|Mémoires de l’Académie des sciences, tome 13, Éloge de M. de Lamarck, pp. I à XXXI]]
[[Auteur:Charles-Michel de L’Épée|L’Épée-Bébian]], [[Livre:L'Épée-Bébian.- Art d'enseigner aux sourds-muets, 1820.djvu|L’Art d’enseigner aux sourds-muets]]
« [[L’Œuvre de Guy de Maupassant]] », [[Livre:Revue_des_Deux_Mondes_-_1893_-_tome_120.djvu|Revue des Deux mondes - 1893 - tome 120]]
[[Auteur:Théodule Ribot|Théodule Ribot]], [[Livre:Ribot - Les Maladies de la volonté.djvu|Les Maladies de la volonté]], 1909
[[Livre:Paris,_Paulin_-_Romans_de_la_Table_Ronde,_tome_4.djvu|Romans de la Table Ronde, tome 4, table des matières]]
[[Auteur:Émile Bergerat|Émile Bergerat]], [[Livre:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 1, 1911, 3e mille.djvu|Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 1 (1911)]], [[Livre:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 2, 1912.djvu|vol. 2 (1912)]], [[Livre:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 3, 1912.djvu|vol. 3 (1912)]], [[Livre:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 4, 1913.djvu|vol. 4 (1913)]]
== Projets ==
* [[Auteur:Eugène Viollet-le-Duc|Viollet-le-Duc]], [[Livre:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 10.djvu|Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, tome 10]]
* [[Livre:Nevers historique et pittoresque - Paul_Meunier.djvu]]
* [[Livre:La cuisine de famille moderne et économique - 1937.pdf]]
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Raymonde Lanthier
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Modif.
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wikitext
text/x-wiki
__NOTOC__
{{BUdébut}}
{{#babel:fr}}
{{Utilisateur Patrouilleur}}
{{BUfin}}
== En cours ==
[[Livre:Gro Harlem Brundtland - Notre avenir à tous, 1987.djvu]]
* [https://developpementdurable.wallonie.be/files/pdf/rapport_brundtland.pdf Version différente] du même rapport, sans doute celle utilisée ici en version non corrigée. À titre d’exemple, voir [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Gro_Harlem_Brundtland_-_Notre_avenir_%C3%A0_tous,_1987.djvu/18 cette page corrigée] qui, affichée en version comparative avec la version non corrigée, montre les écarts entre les deux versions.
[[Livre:Strabon - Géographie, trad., Tardieu, tome I, livres I à VI, 1867.djvu]]
* Autres sources du livre : [https://mediterranees.net/geographie/strabon/I-1.html I] ; français et grec : [[https://remacle.org/bloodwolf/erudits/strabon/livre1.htm]]
[[Livre:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu]]
* Fichier [[https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9659628k Gallica]]
[[Livre:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu]]
[[Utilisatrice:Raymonde_Lanthier/Brouillon|Brouillon]]
[[Livre:Test affichage.djvu|Test d’affichage]]
== Validations terminées ==
[[Livre:Leavitt - Protection des forêts au Canada, 1912.djvu]] — Validation de la Partie I seulement, à l’exception des pages d’illustration.
[[Livre:Thibaudet – Histoire de la littérature française.pdf]]
* Autre source (OBVIL) : [https://obtic.huma-num.fr/obvil-web/corpus/critique/thibaudet_histoire-litterature-francaise#body-1]
[[Livre:Luzel - Contes_populaires, volume 1, 1887.djvu|Luzel - Contes populaires de Basse-Bretagne]], [[Livre:Luzel - Contes populaires, volume 1, 1887.djvu|volume I]], [[Livre:Luzel - Contes populaires, volume 2, 1887.djvu|volume II]], [[Livre:Luzel - Contes populaires, volume 3, 1887.djvu|volume III]]
* Autres sources : [https://books.google.ca/books?id=j7dZAAAAMAAJ&printsec=frontcover&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false I], [https://books.google.ca/books?printsec=frontcover&pg=PA78&id=MrpZAAAAMAAJ&hl=fr&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false II], [https://books.google.tt/books?id=-bpZAAAAMAAJ&printsec=frontcover#v=onepage&q&f=false III].
[[Auteur:Charles Monselet|Monselet]], [[Livre:Monselet - Curiosités littéraires et bibliographiques, 1890.djvu|Curiosités littéraires et bibliographiques]]
[[Livre:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 2.djvu|Ardouin, Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 2]]
[[Livre:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 1re série, tome 2.djvu|Petitot, Mémoires relatifs à l’histoire de France, tome{{lié}}2]], {{ppg|3}} à 153
[[Livre:Flaubert - Madame Bovary, Conard, 1910.djvu|Flaubert, Madame Bovary]], nouvelle validation jusqu’à la {{pg|495}}
[[Livre:Maeterlinck - La Vie des abeilles.djvu|Maeterlinck, La Vie des abeilles]]
* Version [https://www.gutenberg.org/cache/epub/38527/pg38527-images.html| Gutenberg]]
[[Livre:Asselin - L'œuvre de l'abbé Groulx, 1923.djvu|Olivar Asselin – L’œuvre de l’abbé Groulx]] (nouvelle validation)☆
[[Livre:Gautier - Ménagerie intime (Lemerre 1869).djvu|Théophile Gautier, Ménagerie intime]]
[[Livre:Manifeste du Front de libération du Québec, paru dans Le Devoir, 13 octobre 1970.djvu|Manifeste du Front de libération du Québec]], ''Le Devoir'', 13 octobre 1970 (nouvelle validation)☆
[[Auteur:George Sand|George Sand]], Le Drac, dans [[Livre:Sand - Theatre de Nohant.djvu|Théâtre de Nohant]]
[[Livre:Eloge_de_M._de_Lamarck,_lu_%C3%A0_l%27Acad%C3%A9mie_des_Sciences_le_26_novembre_1832.djvu|Éloge de M. de Lamarck]]
[[Auteur:Désiré Greffier|Désiré Greffier]], [[Livre:Greffier - Les_Regles_de_la_composition_typographique.djvu|Les Règles de la composition typographique]], 1897 (nouvelle validation terminée le 16 janvier 2019)
* https://fr.m.wikisource.org/wiki/Page:Greffier_-_Les_Regles_de_la_composition_typographique.djvu/72
[[Auteur:Cécile Beauregard|Andrée Jarret]], [[Livre:Jarret - Moisson de souvenirs, 1919.djvu|Moisson de souvenirs]], 1919
(travail terminé par un autre utilisateur) — Livre supprimé de Wikisource en janvier 2024 (droits d’autrice).
[[Auteur:Eugène de Mirecourt|Eugène de Mirecourt]], [[Livre:Mirecourt - Balzac.djvu|Balzac]], 1856
== Corrections/contributions terminées ==
[[Livre:Annales de géographie, tome 14, 1905.pdf|Annales de géographie, tome 14]]
* Autre source (Wikipédia Commons) : [https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/9/94/Annales_de_g%C3%A9ographie_%28IA_annalesdegogra14soci%29.pdf]
[[Auteur:Narcisse-Eutrope Dionne|Narcisse-Eutrope Dionne]], [[Livre:Dionne - Le Parler populaire des Canadiens français, 1909.djvu|Le Parler populaire des Canadiens français]], 1909
* Format [https://www.gutenberg.org/files/48852/48852-h/48852-h.htm epub].
[[Livre:Plutarque - Vies des hommes illustres, Charpentier, 1853, Tome 1.djvu|Plutarque, Vie des hommes illustres, tome 1]], mise en forme des poèmes
[[Livre:Reclus - L’Homme et la Terre, tome 1, Librairie Universelle, 1905.djvu|Reclus, L’Homme et la Terre]], tomes I à VI, première page de chaque chapitre
[[Livre:Petitot - Collection complète des mémoires relatifs à l’histoire de France, 1re série, tome 52.djvu|Petitot, Mémoires relatifs à l’histoire de France, Table générale et analytique, {{1re|série}}]]
[[Auteur:Maurice Leblanc|Maurice Leblanc]], [[Livre:Leblanc - 813, paru dans Le Journal, du 5 mars au 24 mai 1910.djvu|813]]
* Autre version en PDF : [https://www.ebooksgratuits.com/pdf/leblanc_813.pdf] (ELG)
[[Livre:Roux - La Question agraire en Italie, 1910.djvu]], tableaux et rosilles
[[Livre:Bergerat - Théophile Gautier, 1879, 2e éd.djvu|Bergerat, Théophile Gautier]]
[[Livre:Falret - Études cliniques sur les maladies mentales et nerveuses, 1890.djvu|Falret, Études cliniques sur les maladies mentales et nerveuses]], 1890
[[Livre:Landry - Traité populaire d'agriculture théorique et pratique, 1886.djvu]]
[[Livre:Brunetière - Honoré de Balzac, 1906.djvu|Brunetière, Balzac]]
[[Livre:Groulx - Mes mémoires tome I, 1970.djvu|Lionel Groulx, Mémoires, tome I (1878-1920)]] (validation), [[Livre:Groulx - Mes mémoires tome II, 1971.djvu|tome II (1920-1928)]], [[Livre:Groulx - Mes mémoires tome III, 1972.djvu|tome III (1926-1939)]], [[Livre:Groulx - Mes mémoires tome IV, 1974.djvu|tome IV ({{nobr|1940-1967}})]]
[[Livre:Goncourt - Journal, t1, 1891.djvu|Journal des Goncourt, tome 1 (1851-1861)]], [[Livre:Goncourt - Journal, t2, 1891.djvu|tome 2 (1862-1865)]], [[Livre:Goncourt - Journal, t3, 1888.djvu|tome 3 (1866-1870)]], [[Livre:Goncourt - Journal, t4, 1892.djvu|tome 4 (1870-1871)]], [[Livre:Goncourt - Journal, t5, 1891.djvu|tome 5 (1872-1877)]], [[Livre:Goncourt - Journal, t6, 1892.djvu|tome 6 (1878-1884)]], [[Livre:Goncourt - Journal, t7, 1894.djvu|tome 7 (1885-1888)]], [[Livre:Goncourt - Journal, t8, 1895.djvu|tome 8 (1889-1891)]], [[Livre:Goncourt - Journal, t9, 1896.djvu|tome 9 (1892-1895)]]
* [[Livre:Gautier - Portraits contemporains, 1881.djvu|Portraits contemporains, Jules de Goncourt]] ☆
* [[Livre:Goncourt_-_Pr%C3%A9faces_et_Manifestes_litt%C3%A9raires,_1888.djvu|Goncourt - Préfaces et Manifestes littéraires]]
* [[Livre:Tourneux - La Bibliothèque des Goncourt, 1897.djvu|La Bibliothèque des Goncourt]]
* [[Auteur:Alidor Delzant|Delzant]], [[Livre:Delzant_-_Les_Goncourt,_1889.djvu|Les Goncourt, 1889]] ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k205268g/f24.item.texteImage Gallica])
[[Auteur:Guy de Maupassant|Maupassant]], [[Livre:Maupassant - La Maison Tellier, OC, Conard, 1908.djvu|La Maison Tellier]]
Annales de mathématiques pures et appliquées, tables des matières, [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1810-1811, Tome 1.djvu|tomes{{lié}}1]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1811-1812, Tome 2.djvu|2]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1812-1813, Tome 3.djvu|3]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1813-1814, Tome 4.djvu|4]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1814-1815, Tome 5.djvu|5]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1815-1816, Tome 6.djvu|6]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1816-1817, Tome 7.djvu|7]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1817-1818, Tome 8.djvu|8]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1818-1819, Tome 9.djvu|9]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1819-1820, Tome 10.djvu|10]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1820-1821, Tome 11.djvu|11]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1821-1822, Tome 12.djvu|12]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1822-1823, Tome 13.djvu|13]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1823-1824, Tome 14.djvu|14]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1824-1825, Tome 15.djvu|15]], [[Livre:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1825-1826, Tome 16.djvu|16]]
Lovenjoul — [[Livre:Balzac Histoire des oeuvres 1879.djvu|Histoire des œuvres de Balzac]]
[[Livre:Aubanel - Thore - Recherches statistiques sur l’aliénation mentale faites à l’hospice de Bicêtre.djvu|Recherches statistiques sur l’aliénation mentale faites à l’hospice de Bicêtre]]
* [[Livre:Bru - Histoire_de_Bicêtre hospice-prison-asile, 1890.djvu]], correction des pages 116 à 120
[[Livre:Com%C3%A9die_humaine_-_R%C3%A9pertoire.djvu|Répertoire de la Comédie humaine]], [[Auteur:Honoré de Balzac|Balzac]]
* Répertoire [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k114753j/f265.image.double Gallica]
** Commentaire d’un lecteur anonyme : [https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion:Com%C3%A9die_humaine_-_R%C3%A9pertoire/INTRODUCTION]
[[Livre:Ribot - La vie inconsciente et les mouvements, 1914.djvu|Ribot, La vie inconsciente et les mouvements]]
* [[Ribot. — Les mouvements et leur importance psychologique|Ribot. — Les mouvements et leur importance psychologique, RPFE, 4{{e}}{{lié}}année, tome{{lié}}VIII]]
* [[Ribot (Th.). — Contributions à l’étude des mouvements d’après Stricker|Ribot. — Contributions à l’étude des mouvements d’après Stricker, RPFE, tome XVI]] ☆
* [[Binet. — La pensée sans images|Binet. — La pensée sans images, RPFE, tome LV]]
* [[Baldwin. — La mémoire affective et l’art|Baldwin. — La mémoire affective et l’art, RPFE, tome LXVII]]
* [[Picavet. – Essai de classification des mystiques|Picavet. — Essai de classification des mystiques, RPFE, tome LXXIV]]
* [[Ferrero. — L’inertie mentale et la loi du moindre effort|Ferrero. — L’inertie mentale et la loi du moindre effort, RPFE, tome XXXVII]]
** [[J. M. — L’inertie mentale et la loi du moindre effort|J. M. — L’inertie mentale et la loi du moindre effort, RPFE, tome XXXVII]]
[[Livre:Cahier_-_Quelque_six_mille_proverbes,_1856.djvu|Quelque six mille proverbes, 1856]]
[[Livre:Reclus - %C3%89tude sur les fleuves, 1859.djvu|Reclus, Étude sur les fleuves]]
[[Auteur:James McPherson LeMoine|LeMoine]], [[Livre:LeMoine_-_Ornithologie_du_Canada,_1%C3%A8re_partie,_1861.djvu|Ornithologie du Canada, 1861.djvu]]
* [https://archive.org/stream/ornithologieduca12lemo/ornithologieduca12lemo_djvu.txt Version Archive.org]
[[Auteur:Collectif|Collectif]], [[Livre:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001, 1835.djvu|Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 001]], [[Livre:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 002,_1836.djvu|tome 002]] (Bulletins bibliographiques).
[[Livre:Marey - La méthode graphique, 1885.djvu]] (titre, couv., i à 47, 107, 116-117, 619, 634, 652, 674 à 676, i à 22, 51-52)
[[Livre:M%C3%A9moires_de_l%E2%80%99Acad%C3%A9mie_des_sciences,_Tome_13.djvu|Mémoires de l’Académie des sciences, tome 13, Éloge de M. de Lamarck, pp. I à XXXI]]
[[Auteur:Charles-Michel de L’Épée|L’Épée-Bébian]], [[Livre:L'Épée-Bébian.- Art d'enseigner aux sourds-muets, 1820.djvu|L’Art d’enseigner aux sourds-muets]]
« [[L’Œuvre de Guy de Maupassant]] », [[Livre:Revue_des_Deux_Mondes_-_1893_-_tome_120.djvu|Revue des Deux mondes - 1893 - tome 120]]
[[Auteur:Théodule Ribot|Théodule Ribot]], [[Livre:Ribot - Les Maladies de la volonté.djvu|Les Maladies de la volonté]], 1909
[[Livre:Paris,_Paulin_-_Romans_de_la_Table_Ronde,_tome_4.djvu|Romans de la Table Ronde, tome 4, table des matières]]
[[Auteur:Émile Bergerat|Émile Bergerat]], [[Livre:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 1, 1911, 3e mille.djvu|Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 1 (1911)]], [[Livre:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 2, 1912.djvu|vol. 2 (1912)]], [[Livre:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 3, 1912.djvu|vol. 3 (1912)]], [[Livre:Bergerat - Souvenirs d’un enfant de Paris, vol. 4, 1913.djvu|vol. 4 (1913)]]
== Projets ==
* [[Auteur:Eugène Viollet-le-Duc|Viollet-le-Duc]], [[Livre:Viollet-le-Duc - Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, 1854-1868, tome 10.djvu|Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle, tome 10]]
* [[Livre:Nevers historique et pittoresque - Paul_Meunier.djvu]]
* [[Livre:La cuisine de famille moderne et économique - 1937.pdf]]
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><small>par un pieux devoir dans le sombre jardin des morts, se détournera
de quelques tombes pour dire un petit bonjour à mon
ombre ! »</small>
Et plus loin :
<small>« Ce nom de pamphlétaire que vous me jetez, je le ramasse,
je m’en fais un titre de gloire. Dire la vérité aux hommes ;
c’est, quoique vous en écriviez, un noble métier. Peu m’importe
que quelques vieilles cigales et deux ou trois scarabées
qui n’ont plus d’ailes, fassent bourdonner autour de moi leurs
petites colères ; j’ai la conscience d’avoir fait un bon usage du
peu d’intelligence que Dieu m’a départi. J’aime mieux être en
paix avec moi-même qu’avec autrui, et je préfère mon estime
à celle d’un ramas de badauds qui ne me connaissent ni ne me
comprennent.
« Comme écrivain, qu’ont-ils à me reprocher ? J’ai toujours
pris parti pour le faible contre le fort, toujours demeuré sous
les tentes déchirées des vaincus, et couché à leur dur bivouac.
J’ai bien, à la vérité, biffé quelques épithètes trop somptueuses
que certains ajoutaient à leurs noms ; j’ai bien crevé à quelques
amours-propres bouffis leur vessie ; mais les gens que j’ai
traités ainsi, ils étaient du parti ennemi, et j’avais le droit de
rogner leur importance. Je n’ai point outrepassé, envers eux,
les droits de la guerre : quand ils se plaignent de moi, c’est
comme si un vieux kaiserlick se plaignait d’avoir été blessé à
Austerlitz par un soldat français.
« Ce sont des personnalités, soit ; mais chacun a sa manière
de faire la guerre : les uns tirent à ceinture d’hommes et sur
les masses ; moi je choisis mon ennemi et je l’ajuste. Quand
c’est un personnage empanaché qui passe à ma portée, je lui
donne toujours la préférence.
« Je n’ai qu’un nom ignoré, perdu parmi ces noms que la</small><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><small>cité {{Nec|roule}} tous les jours dans sa vaste bouche ; toutefois, j’ai
la prétention de croire que ma plume est utile à quelques-uns.
La haie est humble, ses rameaux trempent dans l’herbe ; mais
elle pique de ses épines le malfaiteur qui veut envahir l’héritage
d’autrui ; elle donne ses fleurs sauvages à la bergère qui
passe, et les petits oiseaux tressent en sûreté leur nid entre
ses branches : j’aime mieux être une humble haie qu’un grand
arbre inutile. Celui qui fait un métier infâme, c’est celui qui
vend au pouvoir un vieux ''couton'' de plume dont une pauvre
femme ne voudrait pas pour balayer son foyer ; celui qui, dans
un intérêt d’argent, passe sa vie à mentir et à tromper ; et
celui-là, je ne voudrais pas être à sa place.
« Donc je suis un pamphlétaire ; mais suis-je bien un impie,
ainsi que les prêtres voudraient le faire croire à leurs béates ?
un impie selon la religion des prêtres, je ne m’en défends pas ;
mais, selon celle de Jésus-Christ, je proteste. Et qu’est-ce
que le juge suprême, si je comparaissais demain à son
tribunal, aurait donc tant à me reprocher ? Je n’ai point empli
mes mains d’argent ; je n’ai point trafiqué de ma pensée ; je
l’ai donnée aux hommes telle que Dieu me l’envoyait, comme
{{corr|l’abre|l’arbre}} leur donne ses fruits. J’ai pris des mains de Dieu ma
ration de pain quotidien, sans jamais lui en demander une
plus grosse. Quand ce pain est noir, je ne me plains point ;
quand il est blanc, je le mange de bon appétit ; mais blanc ou
noir, je n’en laisse jamais pour le lendemain ; je vais droit devant
moi sans regarder en avant, sans regarder en arrière, ne
cherchant qu’à éviter le caillou qui est à mes pieds, et ne l’évitant
pas toujours. Lorsque je rencontre une mauvaise herbe
sur mon chemin, je l’arrache ; quand c’est une bonne graine,
je fais un trou en terre et je l’y dépose : si elle ne vient pas
pour moi, elle viendra toujours pour un autre. Je fais comme
le papillon qui jouit de l’été sans songer que l’hiver est au</small><noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><small>bout, et, pour les quelques jours qu’il a à rester sur la terre,
ne se donne pas la peine de se bâtir un nid. J’engage mes enfants
à faire comme moi ; je leur lègue mon exemple : c’est la
meilleure des richesses, et pour celle-là, du moins, ils ne
paieront pas de frais de succession. Je prie rarement Dieu, et
voici pourquoi : parce que Dieu sait mieux que moi ce qu’il
doit faire ; parce que je crains de lui demander des choses qui
ne me soient pas bonnes ; parce que, sans que nous le lui demandions,
tous les matins il fait lever son soleil, et tous les
ans il couvre la terre d’herbes, de fruits et de moissons ; enfin
parce que Dieu, du moment qu’il nous a créés, est obligé de
pourvoir à nos besoins, et qu’il ne peut ressembler à ces mauvais
pères qui, ayant fait un enfant, vont l’abandonner à la
porte d’un hospice. Je ne l’adore pas non plus, parce qu’il n’a
pas besoin qu’on l’adore ; parce que l’homme ne peut rien pour
sa satisfaction, parce que, d’ailleurs, ces hommages que la
foule lui adresse, ce sont les adulations de créatures intéressées,
qui veulent aller en paradis ; mais quand j’ai un sou qui
ne me sert pas, je le donne à un pauvre.
« J’ai dit ce que j’étais ; que ceux qui m’appellent impie racontent
sincèrement ce qu’ils sont, et on verra qu’ils ont moins
de religion que moi ! »</small>
Quelle vertu ! Est-ce que cette austérité, cette
intégrité toute antique, ne brille, n’éclate pas là d’elle-même,
comme un morceau d’or pur ? N’est-on pas sûr
tout d’abord de son titre et de sa valeur ? Faut-il ensuite
invoquer le biographe qui a écrit cette noble
vie, pour savoir de plus que Claude avait coutume
de se faire caution, de répondre, de payer même pour
ses amis ? Faut-il invoquer encore la parole véridique<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/54
104
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Courvey
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/* Corrigée */ {{M.|Frebault}} + {{M.|Miot}} + </small> + {{Sic2|ou|on}}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>de {{M.|Frebault}}, qui l’a conduit au cimetière, et qui a
dit de lui sur sa tombe : « Il est mort pauvre comme
il a vécu ; son désintéressement tenait du détachement
raisonné du philosophe et de l’insouciance
naturelle de l’artiste, » et qui eût pu ajouter : « et
de la vertu dévouée de l’apôtre ! »
Et dire que cette vertu religieuse était presque
sans espoir, que c’était l’amour du bien et du juste
pour le juste et le bien lui-même ! Lisez plutôt ce
morceau d’un pamphlet cité par ''la Réforme'' et écrit
pour {{M.|Miot}}, qui avait été assigné comme détenteur
d’armes prohibées, parce qu’il avait pieusement
acheté aux enchères publiques de Moulins-Engilbert,
deux vieux canons que la Convention nationale avait
donnés jadis à cette commune :
<small>« Nous voyons bien, diraient les patriotes, que nous ne
sommes plus sous la protection de la loi. Ce bout de manteau
qu’elle étendait encore sur nos têtes, {{Sic2|ou|on}} l’on en arrache impunément.
Nous sommes sans défense contre les attaques de nos
ennemis. La logique n’a plus d’arguments pour nous défendre.
La vérité et la raison perdent toutes leurs forces en passant
par notre bouche. Nos raisonnements les plus solides, semblables
à une flèche qui a perdu son dard en volant, ne pénètrent
plus dans l’esprit de nos juges. Il semble qu’ils entendent tout
le contraire de ce que nous leur disons, et qu’un mauvais esprit
change en route nos paroles ! La justice d’aujourd’hui n’a
donc plus qu’une oreille ? et comment se fait-il que nous nous
trouvions toujours du côté de son glaive ? Sur ce chemin qui</small><noinclude>
<references/></noinclude>
gsbsrcwltmfmajf5j10sejekur0ih7a
Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/55
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Courvey
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/* Corrigée */ </small> + Ô + {{M.|Miot}} + Foc → Foë
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><small>a mené Dupoty au Mont-Saint-Michel, verra-t-on toujours
quelqu’un qui passe ? Ô liberté ! si c’est toi qui règnes
ici, jette ta coiffure phrygienne et prends le bonnet d’un monarque ;
car tu n’es que la tyrannie exercée par trois cent mille
maîtres sur des millions d’esclaves ! Déesse perfide ! nous le
voyons bien maintenant, tu n’es funeste qu’à ceux qui te rendent
un culte sincère. Tu ressembles à ces féroces idoles de
l’Inde qui veulent que leur autel trempe dans le sang de leurs
adorateurs. Qu’as-tu fait de Jésus-Christ ? Qu’as-tu fait des
Gracques ? Qu’as-tu fait de la Convention ? Qu’as-tu fait de la
Montagne ?…… Qu’as-tu fait de tant d’autres qui sont morts en
te servant ? Ton temple n’a donc point de porte ? ceux qui vont
à toi n’arriveront donc jamais que sur le seuil, et les meilleurs
tomberont donc toujours frappés sur les marches ? S’il en est
ainsi, remets donc au moins dans les veines des enfants tout
le sang généreux que tu as pris aux pères. Mais cela, le tribunal
de Nevers ne le laissera point dire ; il prouvera à tous que
ce n’est point les opinions des accusés qu’il juge ; il se fera un
devoir de réparer l’erreur malheureuse de ses collègues : il
absoudra {{M.|Miot}} ; car je n’ai jamais vu de cause plus juste
que la sienne, et c’est pourquoi je l’ai défendue. »</small>
Ce morceau, soit dit en passant, rappelle le cri
d’un autre pamphlétaire, d’un bon homme aussi,
quoique pamphlétaire, de l’auteur de ''Robinson Crusoé'',
de ce pauvre Daniel Foë, qui perdit sa fortune,
son honneur et ses oreilles même au métier où Tillier
perdit la vie, qui fut condamné vivant au pilori,
pour avoir écrit quelques vérités au clergé anglican,
comme Tillier, mort, fut exclus de l’église pour en
avoir écrit au clergé catholique, et qui disait de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Courvey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><small>a mené Dupoty au Mont-Saint-Michel, verra-t-on toujours
quelqu’un qui passe ? Ô liberté ! si c’est toi qui règnes
ici, jette ta coiffure phrygienne et prends le bonnet d’un monarque ;
car tu n’es que la tyrannie exercée par trois cent mille
maîtres sur des millions d’esclaves ! Déesse perfide ! nous le
voyons bien maintenant, tu n’es funeste qu’à ceux qui te rendent
un culte sincère. Tu ressembles à ces féroces idoles de
l’Inde qui veulent que leur autel trempe dans le sang de leurs
adorateurs. Qu’as-tu fait de Jésus-Christ ? Qu’as-tu fait des
Gracques ? Qu’as-tu fait de la Convention ? Qu’as-tu fait de la
Montagne ?…… Qu’as-tu fait de tant d’autres qui sont morts en
te servant ? Ton temple n’a donc point de porte ? ceux qui vont
à toi n’arriveront donc jamais que sur le seuil, et les meilleurs
tomberont donc toujours frappés sur les marches ? S’il en est
ainsi, remets donc au moins dans les veines des enfants tout
le sang généreux que tu as pris aux pères. Mais cela, le tribunal
de Nevers ne le laissera point dire ; il prouvera à tous que
ce n’est point les opinions des accusés qu’il juge ; il se fera un
devoir de réparer l’erreur malheureuse de ses collègues : il
absoudra {{M.|Miot}} ; car je n’ai jamais vu de cause plus juste
que la sienne, et c’est pourquoi je l’ai défendue. »</small>
Ce morceau, soit dit en passant, rappelle le cri
d’un autre pamphlétaire, d’un bon homme aussi,
quoique pamphlétaire, de l’auteur de ''Robinson Crusoé'',
de ce pauvre Daniel Foë, qui perdit sa fortune,
son honneur et ses oreilles même au métier où Tillier
perdit la vie, qui fut condamné vivant au pilori,
pour avoir écrit quelques vérités au clergé anglican,
comme Tillier, mort, fut {{Corr|exclus|exclu}} de l’église pour en
avoir écrit au clergé catholique, et qui disait de<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Corrigée */ </small> + {{M.|Gaume}} + {{M.|Dufètre}} + évoque → évèque
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>même au peuple anglais du siècle dernier : « Ceux
qui vous servent seront toujours haïs et méprisés,
toujours hués et toujours pillés, toujours réduits à
la misère et à la potence, ce qui ne les empêchera
pas de vous servir, et c’est ce que je fais. »
C’est le ''fais ce que dois, advienne que pourra'', des
preux chevaliers, qui passe ainsi aux vils pamphlétaires.
Aujourd’hui la noblesse est aux vilains.
Il n’est pas besoin, non plus, d’avoir vu Claude
Tillier, pauvre malade, souffrir stoïquement, jouer
avec son mal et rire au nez de la mort, pour connaître
sa philosophie et sa force d’ame, quand on lit ce
feuillet si triste et si gai, si plein à la fois de raillerie
et de résignation :
<small>« Voici maintenant quelques pamphlets de la façon des béates.
Il y a, à mon égard, un schisme dans la congrégation de
{{M.|Gaume}}<ref>{{M.|Gaume}} est un abbé qui a rapporté de Rome à Nevers, pour
son évêque, {{M.|Dufètre}}, le fémur de sainte Flavie, dont Tillier s’est
si bien moqué, comme on verra.</ref> : beaucoup de ses vierges prétendent que je me
meurs par la protection de sainte Flavie ; beaucoup, aussi, plus
impatientes que les autres, veulent que je sois déjà mort, très
mort, et même enterré. Je me meurs, soit ; cela est possible.
Il y a long-temps, en effet, que les années de la jeunesse, ces
beaux oiseaux de passage, qui fuient aux approches de l’hiver,
se sont envolées de moi. J’ai fait plus de la moitié de mon
voyage ; déjà je suis sur l’autre versant de la vie, terre morne où
il reste à peine aux arbres quelques feuilles, et dont le ciel gris</small><noinclude>
<references/></noinclude>
1lhmwgec4xglugzqica6amx1s3edal5
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/* Corrigée */ </small> + {{Corr|est est|est}} + ''hoc'' + 2 x {{M.| }}
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><small>et gypseux est plein de neiges qui voltigent ! Or, quand on {{Corr|est
est|est}} arrivé à cette pente, on roule plutôt qu’on ne descend.
Mais, que je sois mort, je le conteste. Voilà, du reste, un miracle
qui est ''hoc'' à sainte Flavie ; que je meure aujourd’hui,
que je meure demain, que je meure dans dix ans, les vierges
émérites de {{M.|Gaume}} ne manqueront pas de dire que c’est
leur sainte qui m’a tué.
« Ces menaces d’une mort prochaine m’effrayaient, je l’avoue ;
mais saint Claude, mon vénérable patron, m’est apparu une de
ces dernières nuits : « Ne crains rien, mon cher Claude, m’a-t-il
dit, Jésus-Christ a lu tes pamphlets, il les approuve, et s’il ne
s’y abonne point, c’est seulement pour ne pas désobliger {{M.|Dufètre}}.
C’est toi qui défends la religion, et ceux qui l’attaquent,
c’est cette tourbe de Jésuites qui la manipulent, qui la façonnent
dans l’intérêt de leur ambition, comme si elle était leur chose.
Tu tousses, je le sais ; de là haut je t’entends tousser, et, sans
compliment, je trouve que tu tousses très bien ; mais ne prends
point de sirop de gomme, c’est un liquide insignifiant ; couche-toi
tôt, lève-toi tard, et va t’imprégner de l’air salutaire de la
campagne. Je n’affirme pas que ce régime te guérira ; je ne suis
pas, moi, un de ces saints empiriques qui font la médecine
comme s’ils avaient besoin de cela pour gagner leur vie. Mais
si sainte Flavie touche à ta poitrine, elle apprendra ce que c’est
qu’un Claude : d’un coup de ma crosse, je lui mets son fémur
en cent morceaux.
— « Cher patron, lui répondis-je, est-ce que par hasard
votre crosse serait plombée ? Mais en tous cas, vous ne voudriez
pas en faire usage contre une femme, vous êtes trop Franc-Comtois
pour cela !
— « Une femme, me répondit-il, une femme ! qu’est-ce que
cela signifie ? La méchanceté est-elle donc inviolable, du moment
qu’elle est jointe à la faiblesse ? Et toi même, Claude, tout</small><noinclude>
<references/></noinclude>
gnp7kbpwweykxk6hug17k6pm5boefmm
Page:Œuvres de C. Tillier - I.djvu/58
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Courvey
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/* Corrigée */ 2 x </small> + a → à
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><small>Claude que tu es, t’abstiens-tu de tuer une puce qui t’a mordu,
par la raison que tu es plus fort qu’elle ? »</small>
Et pour connaître et pour prouver ce sentiment
poétique que j’ai dit être le fond de sa nature, est-il
nécessaire de l’avoir rencontré marchant à pas
lents sur les dépouilles de l’automne ? ne le voyons-nous
pas, ne l’entendons-nous pas en personne dans
sa prose vivante ? ne nous donne-t-il pas la preuve
irrécusable de la sensibilité et de la suavité de son
ame, quand il nous dit avec tant de mélancolie :
<small>« Et cette plume de pamphlétaire qu’il faut toujours tenir
comme un glaive, croyez-vous qu’elle ne soit pas lourde à
porter, qu’elle ne fatigue point les doigts qui la conduisent ?
En ce moment je suis là, accoudé sur la fenêtre de mon atelier,
contemplant cette belle vallée de la Nièvre qui s’emplit d’ombre,
et ressemble, avec sa forêt de peupliers, à un champ garni de
gigantesques épis verts ; le soleil se couche derrière moi : ses
derniers rayons allument, comme un brasier, les ardoises du
moulin ; ils illuminent la cime vacillante des peupliers, et
bordent de franges roses les petits nuages qui passent à l’horizon.
Dans le lointain, les pâles fumées de Pont-Saint-Ours
ondoient et s’en vont, emportées par le vent, comme une procession
de blancs fantômes qui défile. La Nièvre, cette laborieuse
Naïade que les tanneurs forcent du matin au soir à laver
leurs peaux, a fini sa journée ; elle se promène libre et tranquille
entre ses roseaux, et clapote doucement sous les racines des
saules. À cette heure si belle et si douce, je sens à ma vieille
lyre de poète une corde qui se réveille ; j’aimerais à décrire ces
riants tableaux, et peut-être, du fond de cette encre immonde,</small><noinclude>
<references/></noinclude>
kv1at8y5lm8e8omnvk2tv5e76hg2w2y
Page:Henry - Lexique étymologique du breton moderne.djvu/263
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Yun
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Erratum indiqué page 313
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yun" />{{nr||POTÉÔ-PRENN|227}}</noinclude>
'''Potéô''', s. m., aiguière. Empr. fr. ''pot d’eau'' ou ''pot d’ève''.
'''Pouch''', s. m., poulain. Empr. fr. altéré ''poul''(''i'')''che''.
'''Pouc’h''', adj., sale, vilain : semble abstrait de quelque onomatopée récente de mépris ou de dégoût ; cf. fr. ''peuh !'' et ''pouah !''
'''Poulc’hen''', s. f., mèche, {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''pourchen'' id. : à rapprocher avec doute de gael. et ir. ''cuilc'' « roseau », d’origine obscure. — Conj. Ern.
'''Poull''', s. m., fosse, étang, {{abréviation|corn.|cornique}} ''pol'' « puits », cymr. ''pwll'' « mare », vir., ir. et gael. ''poil''. Empr. ags. probable ''pōl'' > ag. ''pool'' id.
'''Poulout''', s. m., pelote, grumeau. Empr. fr. altéré ''pelote''<ref>L’''ou'' pour ''o'' est régulier (cf. ''mouden'', etc.) et la première voyelle s’est assimilée à la seconde (cf. ''lagad'', ''munud'', ''butun'', etc.).</ref>.
'''Poultr''', s. m., poussière. Empr. fr. ancien ''pouldre''.
'''Pounner''', adj., variante de ''ponner''. V. ce mot et cf. le suivant.
'''Pour''', s. m., poireau. Empr. {{abréviation|lat.|latin}} ''porrum'' ou fr. patois ''pour''.
'''Pourc’ha''', vb., vêtir, cf. ir. ''cuilce'' « toile » : paraît se rattacher vaguement à la même dérivation que ''poulc’hen''. — Étym. inc.
'''Prâd''', s. m., pré, {{abréviation|corn.|cornique}} ''pras''. Empr. {{abréviation|lat.|latin}} tardif ''prátum''.
'''Pratel''', s. f., tonnelle. Empr. {{abréviation|lat.|latin}} très tardif ''pratellum''<ref>Cf. roman ''pradello'' > prov. ''pradel'' et fr. ''préau''.</ref>.
'''1 Préd''', s. m., temps, heure, {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''pret'', {{abréviation|corn.|cornique}} ''prit'' (voc.) > ''prys'', cymr.
''pryd'' id. : d’un {{abréviation|celt.|celtique}} ''*qrit-u-'' « fois », cf. sk{{Corr||.}} ''sa-kṛ́t'' « une fois » et ''{{Corr|-kŕtv-as|-kṛ́tv-as}}'' {{abréviation|pl.|pluriel}} « fois », osque ''petiro-pert'' « quatre fois », lit. ''kar-ta-s'' et vsl. ''krat-ŭ'' « fois », qui se rattache à rac. QERT « couper, diviser » (sk. ''kṛnt-á-ti'', etc.).
'''2 Préd''', s. m., repas : proprement « [heure du] repas », écourté de ''préd boéd'' ou autre locution par suppression du déterminant<ref>Cf. [[Auteur:Arsène Darmesteter|A. Darmesteter]], ''la Vie des Mots'', p. 57.</ref>.
'''Préder''', {{abréviation|s. m.|substantif masculin}}, souci, occupation, {{abréviation|cymr.|cymrique}} ''pryder'' « soin », {{abréviation|corn.|cornique}} ''priderys'' « soucieux », {{abréviation|vbr.|vieux-breton}} ''pritiri'' « hésitation » et ''preteram'' « je me soucie » : {{abréviation|dér.|dérivé}} de la forme primitive de ''1. préd'' (ce qui fait perdre le temps).
'''Preiz''', s. m., proie, cymr. ''praidd''. Empr. {{abréviation|lat.|latin}} ''praeda''.
'''Préna''', vb., acheter, {{abréviation|corn.|cornique}} ''prenne'' et ''perna'', cymr. ''prynu'', vbr. ''prin-it'' « acheté », vir. ''cren-i-m'' « j’achète » (ir. et gael. ''creic'' id.) : soit un radical {{abréviation|celt.|celtique}} ''*qri-nā-'' « acheter », sk. ''krī-ṇā́-ti'' « il achète », {{abréviation|gr.|grec}} {{lang|grc|πέρ-νη-μι}} « je trafique » et {{lang|grc|πρία-μαι}} « j’achète », lit. ''per-k-ù'' id. {{Erratum||en admettant, par hypothèse, dans ce mot, la métathèse inverse de celle de kepù|page=313}}, russe ''krĭ-nuti''.
'''Prénest''', s. m., fenêtre : dissimilé pour {{abréviation|mbr.|moyen-breton}} ''prenestr'', lequel est altéré de mbr. ''penestr'' < ''fenestr''. Empr. fr. ''fenestre'' et cf. ''prenna''<ref>Le ''p'' pour ''f'' comme dans ''peṅs''. Puis une fenêtre est un objet qu’on ''ferme''.</ref>.
'''Prenn''', s. m., bois en œuvre, {{abréviation|corn.|cornique}} ''pren'', cymr. ''pren'', vir., ir. et gael.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard.djvu/13
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[[Fichier:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard (page 13 crop) - 1.jpg|500px|centré]]
{{brn|3}}
{{t2|{{c|AVIS DES ÉDITEURS.|fs=120%}}}}
{{brn|2}}
[[Fichier:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard (page 13 crop) - 2.jpg|150px|centré]]
{{brn|2}}
La composition de ce volume n’est pas arbitraire. Entre Tite-Live, qui conduit l’histoire de la
république jusqu’aux guerres de Persée, et Tacite, l’historien de l’empire, se placent, dans l’ordre
chronologique des faits, Salluste, qui nous raconte deux des plus grandes épisodes des derniers.
temps de la république ; César, dont les mémoires sont toute l’histoire de Rome jusqu’à sa mort ;
Florus, qui s’étend, dans la dernière partie de son abrégé, sur les guerres du triumvirat et sur
le règne d’Auguste ; Velléius Paterculus, qui nous montre les commencements de Tibère et nous
mène jusqu’aux Annales de Tacite. Salluste, César, Velléius, Florus, servent donc d’intermédiaires
entre l’historien de Rome républicaine et l’historien de la Rome des Césars. Ces six
auteurs, ainsi classes, offrent un ensemble majestueux, malgré des mutilations à jamais
regrettables.
Nous avons cru devoir l’aire précéder la traduction de Salluste d’un morceau excellent et trop
peu lu : c’est la vie de Salluste par le président de Brosses. Ce travail plein de sens, d’une
érudition à la fois sure et piquante, d’un style dont les rares incorrections sont plus que compensées
par la grâce et la facilité du tour, n’est pas seulement une histoire de Salluste, c’est un
précieux abrégé de l’histoire de son temps. Les faits que raconte le président de Brosses, et qu’il
a puisés aux meilleures sources, expliquent mieux que l’analyse la plus ingénieuse l’esprit de
Salluste et le caractère de son talent, et cette histoire de sa vie est le portrait le plus fidèle et le
plus vivant de ce grand esprit.
Le texte dont nous nous sommes servis est, à deux ou trois leçons près, celui que {{M.|Burnouf}}
a éclairci et en quelque sorte fixé dans sa belle édition de Salluste, ouvrage plein de savoir, de
sagacité et de sens, l’un des plus précieux monuments de la philologie française.
Quelques éditions récentes de Salluste, outre le Catilina et le Jugurtha, les discours et les
les lettres qui faisaient partie de la grande Histoire, et les deux lettres de Salluste à César, contiennent
des lambeaux de phrases mutilés, recueillis par les grammairiens, des citations
extraites d’autres auteurs, des mots, des débris de mots ayant appartenu à cette histoire, dont
on ne peut trop déplorer la perte. Nous n’avons pas cru devoir reproduire ces informes restes,
dont le plus grand nombre n’a pas de sens, et dont nous retrouverons la partie la mieux conservée
dans les citations mêmes des auteurs qui avaient pu lire ce beau monument. Les coudre
sans lien et sans suite possible aux ouvrages heureusement intacts de Salluste, c’eût été, d’une<noinclude>
<references/></noinclude>
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[[Fichier:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard (page 13 crop) - 1.jpg|500px|centré]]
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[[Fichier:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard (page 13 crop) - 2.jpg|150px|centré]]
{{brn|2}}
La composition de ce volume n’est pas arbitraire. Entre Tite-Live, qui conduit l’histoire de la république jusqu’aux guerres de Persée, et Tacite, l’historien de l’empire, se placent, dans l’ordre chronologique des faits, Salluste, qui nous raconte deux des plus grandes épisodes des derniers temps de la république ; César, dont les mémoires sont toute l’histoire de Rome jusqu’à sa mort ; Florus, qui s’étend, dans la dernière partie de son abrégé, sur les guerres du triumvirat et sur le règne d’Auguste ; Velléius Paterculus, qui nous montre les commencements de Tibère et nous mène jusqu’aux Annales de Tacite. Salluste, César, Velléius, Florus, servent donc d’intermédiaires entre l’historien de Rome républicaine et l’historien de la Rome des Césars. Ces six auteurs, ainsi classes, offrent un ensemble majestueux, malgré des mutilations à jamais regrettables.
Nous avons cru devoir faire précéder la traduction de Salluste d’un morceau excellent et trop peu lu : c’est la vie de Salluste par le président de Brosses. Ce travail plein de sens, d’une érudition à la fois sure et piquante, d’un style dont les rares incorrections sont plus que compensées par la grâce et la facilité du tour, n’est pas seulement une histoire de Salluste, c’est un précieux abrégé de l’histoire de son temps. Les faits que raconte le président de Brosses, et qu’il a puisés aux meilleures sources, expliquent mieux que l’analyse la plus ingénieuse l’esprit de Salluste et le caractère de son talent, et cette histoire de sa vie est le portrait le plus fidèle et le plus vivant de ce grand esprit.
Le texte dont nous nous sommes servis est, à deux ou trois leçons près, celui que {{M.|Burnouf}} a éclairci et en quelque sorte fixé dans sa belle édition de Salluste, ouvrage plein de savoir, de sagacité et de sens, l’un des plus précieux monuments de la philologie française.
Quelques éditions récentes de Salluste, outre le Catilina et le Jugurtha, les discours et {{corr|les les|les}} lettres qui faisaient partie de la grande Histoire, et les deux lettres de Salluste à César, contiennent des lambeaux de phrases mutilés, recueillis par les grammairiens, des citations extraites d’autres auteurs, des mots, des débris de mots ayant appartenu à cette histoire, dont on ne peut trop déplorer la perte. Nous n’avons pas cru devoir reproduire ces informes restes, dont le plus grand nombre n’a pas de sens, et dont nous retrouverons la partie la mieux conservée dans les citations mêmes des auteurs qui avaient pu lire ce beau monument. Les coudre sans lien et sans suite possible aux ouvrages heureusement intacts de Salluste, c’eût été, d’une<noinclude>
<references/></noinclude>
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La composition de ce volume n’est pas arbitraire. Entre Tite-Live, qui conduit l’histoire de la république jusqu’aux guerres de Persée, et Tacite, l’historien de l’empire, se placent, dans l’ordre chronologique des faits, Salluste, qui nous raconte deux des plus grandes épisodes des derniers temps de la république ; César, dont les mémoires sont toute l’histoire de Rome jusqu’à sa mort ; Florus, qui s’étend, dans la dernière partie de son abrégé, sur les guerres du triumvirat et sur le règne d’Auguste ; Velléius Paterculus, qui nous montre les commencements de Tibère et nous mène jusqu’aux Annales de Tacite. Salluste, César, Velléius, Florus, servent donc d’intermédiaires entre l’historien de Rome républicaine et l’historien de la Rome des Césars. Ces six auteurs, ainsi classes, offrent un ensemble majestueux, malgré des mutilations à jamais regrettables.
Nous avons cru devoir faire précéder la traduction de Salluste d’un morceau excellent et trop peu lu : c’est la vie de Salluste par le président de Brosses. Ce travail plein de sens, d’une érudition à la fois sure et piquante, d’un style dont les rares incorrections sont plus que compensées par la grâce et la facilité du tour, n’est pas seulement une histoire de Salluste, c’est un précieux abrégé de l’histoire de son temps. Les faits que raconte le président de Brosses, et qu’il a puisés aux meilleures sources, expliquent mieux que l’analyse la plus ingénieuse l’esprit de Salluste et le caractère de son talent, et cette histoire de sa vie est le portrait le plus fidèle et le plus vivant de ce grand esprit.
Le texte dont nous nous sommes servis est, à deux ou trois leçons près, celui que {{M.|Burnouf}} a éclairci et en quelque sorte fixé dans sa belle édition de Salluste, ouvrage plein de savoir, de sagacité et de sens, l’un des plus précieux monuments de la philologie française.
Quelques éditions récentes de Salluste, outre le Catilina et le Jugurtha, les discours et {{corr|les les|les}} lettres qui faisaient partie de la grande Histoire, et les deux lettres de Salluste à César, contiennent des lambeaux de phrases mutilés, recueillis par les grammairiens, des citations extraites d’autres auteurs, des mots, des débris de mots ayant appartenu à cette histoire, dont on ne peut trop déplorer la perte. Nous n’avons pas cru devoir reproduire ces informes restes, dont le plus grand nombre n’a pas de sens, et dont nous retrouverons la partie la mieux conservée dans les citations mêmes des auteurs qui avaient pu lire ce beau monument. Les coudre sans lien et sans suite possible aux ouvrages heureusement intacts de Salluste, c’eût été, d’une<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="PA" /></noinclude>part, faire un double emploi, puisque nous devons les rencontrer ailleurs ; et, d’autre part,
s’imposer la tâche de traduire des choses intraduisibles. Nous nous en sommes tenus aux discours
et lettres mentionnés plus haut : ce sont, de tous les débris de la grande Histoire, les seuls qui
forment un sens complet, et qui aient une véritable valeur historique et littéraire. Ces fragments
sont au nombre de six. On en doit la découverte à Pomponius Lactus, savant Napolitain du
quinzième siècle, lequel les retrouva dans un ancien manuscrit de la bibliothèque du Vatican.
Les textes du César, du Velléius Paterculus, du Florus, sont ceux de la collection Lemaire,
ou plutôt des éditions allemandes auxquelles la publication française les a empruntés. Les rares
changements que nous y avons faits ne sont que des leçons tirées des manuscrits que nous opposons
aux leçons de l’édition Lemaire. Nous n’avons adopté les leçons ou plutôt les restitutions
fort suspectes des éditions usuelles que dans un très petit nombre de passages de Velléius Paterculus
et de Florus, où le texte des manuscrits n’offrait aucun sens, ou, ce qui est pis, offrait
des barbarismes. Noire désir de ne donner que des textes parfaitement corrects et authentiques
n’a pas dû aller jusqu’à réimprimer des barbarismes.
Nos notes sont rejetées à la fin des ouvrages ou fragments d’ouvrages, sauf quelques-unes pour
les rares endroits où le lecteur a besoin d’un éclaircissement immédiat, et que nous renvoyons au
bas du texte ou de la traduction par de petits chiffres.
Ces notes sont peu nombreuses, et ne portent pas sur la diversité des interprétations. Dans
une édition de ce genre, où la place est si précieuse, les traducteurs ne peuvent pas donner les
raisons qui leur ont fait adopter tel sens plutôt que tel autre. Il faut bien s’en rapporter à eux.
À l’exception donc de quelques passages où les traducteurs ont trouvé leur responsabilité trop
forte, et ont cru convenable de faire le lecteur juge des difficultés, nous nous bornons à des notes
de géographie comparée et d’histoire, en comprenant sous ce dernier mot tout ce qui a rapport
aux mœurs et aux usages. Si cette partie d’éclaircissement a plus d’étendue dans le Florus, c’est
qu’il nous a paru qu’à la suite d’un abrégé où se retrouvent avec des détails différents les principaux
faits racontés dans Salluste, César et Velléius, un travail de rapprochements, de rectifications
et de renvois ne serait pas sans quelque utilité, surtout pour ceux qui se livrent aux études historiques.
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s’imposer la tâche de traduire des choses intraduisibles. Nous nous en sommes tenus aux discours
et lettres mentionnés plus haut : ce sont, de tous les débris de la grande Histoire, les seuls qui
forment un sens complet, et qui aient une véritable valeur historique et littéraire. Ces fragments
sont au nombre de six. On en doit la découverte à Pomponius Lactus, savant Napolitain du
quinzième siècle, lequel les retrouva dans un ancien manuscrit de la bibliothèque du Vatican.
Les textes du César, du Velléius Paterculus, du Florus, sont ceux de la collection Lemaire,
ou plutôt des éditions allemandes auxquelles la publication française les a empruntés. Les rares
changements que nous y avons faits ne sont que des leçons tirées des manuscrits que nous opposons
aux leçons de l’édition Lemaire. Nous n’avons adopté les leçons ou plutôt les restitutions
fort suspectes des éditions usuelles que dans un très petit nombre de passages de Velléius Paterculus
et de Florus, où le texte des manuscrits n’offrait aucun sens, ou, ce qui est pis, offrait
des barbarismes. Noire désir de ne donner que des textes parfaitement corrects et authentiques
n’a pas dû aller jusqu’à réimprimer des barbarismes.
Nos notes sont rejetées à la fin des ouvrages ou fragments d’ouvrages, sauf quelques-unes pour
les rares endroits où le lecteur a besoin d’un éclaircissement immédiat, et que nous renvoyons au
bas du texte ou de la traduction par de petits chiffres.
Ces notes sont peu nombreuses, et ne portent pas sur la diversité des interprétations. Dans
une édition de ce genre, où la place est si précieuse, les traducteurs ne peuvent pas donner les
raisons qui leur ont fait adopter tel sens plutôt que tel autre. Il faut bien s’en rapporter à eux.
À l’exception donc de quelques passages où les traducteurs ont trouvé leur responsabilité trop
forte, et ont cru convenable de faire le lecteur juge des difficultés, nous nous bornons à des notes
de géographie comparée et d’histoire, en comprenant sous ce dernier mot tout ce qui a rapport
aux mœurs et aux usages. Si cette partie d’éclaircissement a plus d’étendue dans le Florus, c’est
qu’il nous a paru qu’à la suite d’un abrégé où se retrouvent avec des détails différents les principaux
faits racontés dans Salluste, César et Velléius, un travail de rapprochements, de rectifications
et de renvois ne serait pas sans quelque utilité, surtout pour ceux qui se livrent aux études historiques.
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et lettres mentionnés plus haut : ce sont, de tous les débris de la grande Histoire, les seuls qui
forment un sens complet, et qui aient une véritable valeur historique et littéraire. Ces fragments
sont au nombre de six. On en doit la découverte à Pomponius Lactus, savant Napolitain du
quinzième siècle, lequel les retrouva dans un ancien manuscrit de la bibliothèque du Vatican.
Les textes du César, du Velléius Paterculus, du Florus, sont ceux de la collection Lemaire,
ou plutôt des éditions allemandes auxquelles la publication française les a empruntés. Les rares
changements que nous y avons faits ne sont que des leçons tirées des manuscrits que nous opposons
aux leçons de l’édition Lemaire. Nous n’avons adopté les leçons ou plutôt les restitutions
fort suspectes des éditions usuelles que dans un très petit nombre de passages de Velléius Paterculus
et de Florus, où le texte des manuscrits n’offrait aucun sens, ou, ce qui est pis, offrait
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Nos notes sont rejetées à la fin des ouvrages ou fragments d’ouvrages, sauf quelques-unes pour
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Ces notes sont peu nombreuses, et ne portent pas sur la diversité des interprétations. Dans
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À l’exception donc de quelques passages où les traducteurs ont trouvé leur responsabilité trop
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de géographie comparée et d’histoire, en comprenant sous ce dernier mot tout ce qui a rapport
aux mœurs et aux usages. Si cette partie d’éclaircissement a plus d’étendue dans le Florus, c’est
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faits racontés dans Salluste, César et Velléius, un travail de rapprochements, de rectifications
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=== {{emoji|1F52C}} Contributions prévues, et travaux en cours ===
— {{Souligner|'''[[Auteur:Eugène Scribe|Scribe]]'''}} : [[Livre:Scribe - Théâtre, 1.djvu|Le Solliciteur]] / [[Livre:Scribe - Théâtre, 8.djvu|Le Diplomate]] / [[Livre:Scribe - Théâtre, 16.djvu|Yelva, ou l’Orpheline russe]] / [[Livre:Scribe - Théâtre, 19.djvu|Les Héritiers de Crac]] ''(correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Eugène Labiche|Labiche]]'''}} : [[Livre:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 07.djvu|Un pied dans le crime]] / [[Livre:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 03.djvu|Célimare le Bien-aimé]] / [[Livre:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 01.djvu|L’Affaire de la rue de Lourcine]] / [[Livre:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 08.djvu|La Chasse aux corbeaux]] / [[Livre:Labiche - Théâtre complet, Calman-Lévy, 1898, volume 09.djvu|Doit-on le dire ?]] ''(correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Georges Feydeau|Feydeau]]'''}} : [[Livre:Feydeau - Théâtre complet, volume 2, 1948.djvu|Chat en poche]] / [[Livre:Feydeau - Théâtre complet, volume 6, 1948.djvu|Champignol malgré lui]] / [[Livre:Feydeau - Théâtre complet, volume 2, 1948.djvu|Le Système Ribadier]] / [[Livre:Feydeau - Théâtre complet, volume 5, 1948.djvu|Le Circuit]] / [[Livre:Feydeau - Les fiancés de Loches, 1888.djvu|Les Fiancés de Loches]] ''(correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Amédée Achard|Achard]], [[Auteur:Paul Féval|Féval]], [[Auteur:Hippolyte Hostein|Hostein]]'''}} : [[Livre:Achard, Feval, Hostein - Bellerose, 1876.djvu|Bellerose (théâtre)]] ''(import, correction)'' — {{Souligner|'''[[Auteur:Alfred de Musset|Musset]]'''}} : [[Livre:Musset - On ne badine pas avec l'amour, 1884.djvu|Fantasio (Clarendon Press 1884)]] ''(correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Auguste Anicet-Bourgeois|Anicet]], [[Auteur:Paul de Guerville|de Guerville]]'''}} : [[Livre:Anicet, de Guerville - La Sonnette du Diable, 1849.djvu|La Sonnette du Diable]] — {{Souligner|'''[[Auteur:Auguste Anicet-Bourgeois|Anicet]], [[Auteur:Julien de Mallian|Mallian]]'''}} : [[Livre:Anicet, Mallian - La Nonne sanglante, 1835.djvu|La Nonne sanglante]] — {{Souligner|'''[[Auteur:Auguste Anicet-Bourgeois|Anicet]]'''}} : [[Livre:Anicet - Stella, 1843.djvu|Stella]] ''(import, correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Albert Robida|Robida]]'''}} : [[Livre:Robida - Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul, vol. 1.djvu|Voyages très extraordinaires de Saturnin Farandoul]] — {{Souligner|'''[[Auteur:Sun Zi|Sun Zi]] (trad. [[Auteur:Joseph-Marie Amiot|Amiot]])'''}} : [[Livre:Sun Zi - L’Art de la guerre, les treize articles, 1996.djvu|L’Art de la guerre, Les Treize Articles]] ''(correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Stanislas Julien|Julien]] (traduction)'''}} : [[Livre:Julien - Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fees, 1834.djvu|Blanche et Bleue, ou les deux couleuvres fées]] — {{Souligner|'''Anonyme (trad. [[Auteur:Émile de Laveleye|de Laveleye]])'''}} : [[Livre:Laveleye - Sigurd et les Eddas, 1900.djvu|Sigurd et les Eddas]] ''(import, correction)''
— {{Souligner|'''Anonyme (trad. [[Auteur:Mary-Lafon|Mary-Lafon]])'''}} : [[Livre:Les Aventures du chevalier Jaufre (Traduction Mary-Lafon), 1856.djvu|Les Aventures du chevalier Jaufre et de la belle Brunissende]] ''(import, correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Alexandre Ratheau|Ratheau]]'''}} : [[Livre:Alexandre Ratheau - Monographie du chateau de Leucate, 1863.djvu|Monographie du château de Leucate]] ''(import, correction)'' — {{Souligner|'''[[Auteur:Maurice Leblanc|Leblanc]]'''}} : [[Livre:Leblanc - Les Aventures extraordinaires d’Arsène Lupin (extrait Une aventure d’Arsène Lupin), 2004.djvu|Une aventure d’Arsène Lupin]] ''(correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Charles Gailly de Taurines|Gailly de Taurines]]'''}} : [[Livre:La merveilleuse et tres plaisante histoire des quatres fils Aymon, 1929.djvu|La merveilleuse et très plaisante histoire des quatre fils Aymon (Édition illustrée 1929)]] ''(import, correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Henri Gourdon de Genouillac|Gourdon de Genouillac]]'''}} : [[Livre:Gourdon - Les mysteres du blason,1868.djvu|Les Mystères du blason]] — {{Souligner|'''[[Auteur:Pierre-Barthélemy Gheusi|Gheusi PB]]'''}} : [[Livre:Pierre-Barthélemy Gheusi, Le Blason - 1933.djvu|Le Blason, Théorie nouvelle de l'art héraldique]] ''(import, correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Pierre Loti|Loti]]'''}} : [[Livre:Loti - La Mort de Philae, 1909.djvu|La Mort de Philæ]] — {{Souligner|'''[[Auteur:Joseph Bédier|Bédier]]'''}} : [[Livre:Le Roman de Tristan et Iseut, renouvelé par J. Bédier.djvu|Le Roman de Tristan et Iseut]] — {{Souligner|'''[[Auteur:Voltaire|Voltaire]]'''}} : [[Livre:Voltaire - Œuvres complètes Garnier tome2.djvu|Zaïre]] — {{Souligner|'''[[Auteur:Paul Claudel|Claudel]]'''}} : [[Livre:Claudel - Sous le signe du dragon, Table Ronde, 1948.djvu|Sous le signe du Dragon]] ''(validation)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Édouard Estaunié|Estaunié]]'''}} : [[Livre:Estaunié - Le Labyrinthe, 1924.djvu|Le Labyrinthe (Estaunié)]] — {{Souligner|'''[[Auteur:Ernest Archdeacon|Archdeacon]]'''}} : [[Livre:Pourquoi je suis devenu esperantiste.pdf|Pourquoi je suis devenu esperantiste]] ''(import, correction)''
— {{Souligner|'''[[Auteur:Molière|Molière]]'''}} : [[Livre:Molière - Œuvres complètes, Garnier, 1904, tome 03.djvu|Le Bourgeois gentilhomme (Édition Garnier 1904)]] / [[Livre:Molière - Édition Louandre, 1910, tome 1.djvu|L’Étourdi ou les Contretemps (Édition Louandre 1910)]] / [[Livre:Molière - Théâtre complet, 1922, tome01.djvu|Les Précieuses ridicules (Librairie de France 1922)]]
— {{Souligner|'''[[Auteur:Aristophane|Aristophane]] (trad. [[Auteur:Pierre Brumoy|Brumoy]])'''}} : [[Livre:Brumoy - Le Théâtre des Grecs (1763) - Tome 6.djvu|Les Oiseaux (Aristophane, trad. Brumoy — Le Théâtre des Grecs 1763)]] ''(correction)''
=== {{emoji|1F52D}} [[Utilisateur:Lorlam/Contributions|Historique des contributions]] ===
{{emoji|1F30D}} Dans le ''labyrinthe virtuel''…… Mes intérêts principaux sur ''Wikisource'' sont : '''''le théâtre''''' (principalement les comédies et vaudevilles), '''''les jeux de réflexion''''' (échecs, jeu de go, énigmes, et autres), '''''la culture asiatique''''' (de la Chine en particulier, mais aussi du Japon, Corée et Asie du Sud-Est), '''''la littérature médiévale''''' (romans de chevalerie, sagas, chansons de geste), '''''les systèmes d'écriture''''' (comme les sinogrammes et les hiéroglyphes), '''''les écrits sur l'histoire de l'aviation''''', '''''sur les explorations et les voyages''''', et puis… '''''des romans''''', '''''des contes''''', '''''des fables''''', '''''de la philosophie''''', etc… Mais… en fait… je suis toujours en quête d'une nouvelle découverte !!!!! {{clin}}{{sourire}}
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Page:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard.djvu/15
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ANALYSE DU KANDJOUR|303}}<div style="line-height:1.6em"><p style="text-indent:0"></noinclude>Description de plusieurs cérémonies et ''{{lang|sa-Latn|mantras}}'', principalement ceux de {{sc|Vajra carcika}}. Exemple : « Om ! {{sc|Vajra Carcike Siddhendra Nila Hârinî Ratna-traya}}, etc., etc. (folio 82). Description de plusieurs emblèmes dans un ''{{lang|sa-Latn|Mandala}}'' (folios 108-109). ''{{lang|sa-Latn|Mantras}}'' pour obtenir la victoire sur un ennemi et plusieurs autres instructions. — De la nature de la suprême intelligence.<noinclude></p></div></noinclude>
<div style="line-height :1.6em">
5. ''{{lang|sa-Latn|Bhagavân eka jata}}'', tib. {{lang|bo-Latn|B''com''-l''dan''-h''das-ral-pa'' g''cig-pa''}}, {{t|{{lang|bo|བཅོམ་ལྡན་འདས་རལ་པ་གཅིག་པ}}|185}} (folios 117-122). « {{sc|{{Corr|Bagavat|Bhagavat}}}} à la chevelure tressée. » — ''{{lang|sa-Latn|Tantra}}'' de premier ordre prononcé par {{sc|Çâkya}}, à la demande de {{sc|Chakna Dorje}} (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Vajrapâni}}''), sur ce sujet : unir la méthode à la sagesse.
6. ''{{lang|sa-Latn|Candra-guhya-tilaka}}'', tib. ''{{lang|sa-Latn|Zla''-g''sang-thig-le}}'', {{t|{{lang|bo|ཟླ་གསང་ཐིག་ལེ}}|185}} (folios 122-213). ''{{lang|sa-Latn|Candra}}'' (la {{Nec|lune}}), marque ou indice de mystères. ''{{lang|sa-Latn|Tantra}}'' de premier ordre par {{sc|Samanta Bhadra}} (tib. ''{{lang|bo-Latn|Kun-tu''-v''zang-po}}''), le Buddha suprême parle, sur la demande que lui font tous les ''{{lang|sa-Latn|Bhagavat-Tathâgatas}}'', de les instruire dans le ''{{lang|sa-Latn|Candra guhya tilaka}}'', dans la vraie connaissance de tous les mystères (folio 130). Énumération de plusieurs choses avec mention expresse qu’elles procèdent ou viennent de {{sc|Samanta Bhadra}} (tib. ''{{lang|sa-Latn|Kun-tu''-v''sang-po}}''), le {{lang|la|Optimus Maximus}} des Romains. — C’est un excellent ''{{lang|sa-Latn|Tantra}}'' en prose et en vers. — Il y a beaucoup d’idées sublimes sur l’Être suprême et sur l’âme, comme aussi sur l’existence des choses en général. Il y a quelques éloges ou hymnes adressés à {{sc|Samanta-Bhadra}}. Il y a également des descriptions de ''{{lang|sa-Latn|Mandalas}} ;'' — des cérémonies mystiques à accomplir ; — l’initiation aux saints mystères ; — plusieurs manières de conférer la puissance.
7. ''{{lang|sa-Latn|Sarva Tathâgata tattva-sangraha}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|De''-v''j̈in''-g''çegs-pa-thams-cad kyi-de kho na-ñid''-v''sdus-pa}}'', {{t|{{lang|bo|དེ་བཞིན་གཅེགས་པ་ཐམས་ཅད་ཀྱི་དེ་ཁོ་ན་ཉིད་བསྡུས་པ}}|185}} (folios 213-440). « Abrégé sur l’essence ou la nature de tous les ''{{lang|sa-Latn|Tathâgatas}}'' ou ''{{lang|sa-Latn|Buddhas}}'' ». ''{{lang|sa-Latn|Sûtra}}'' de hauts principes (ou d’un caractère spéculatif)<ref>C’est-à-dire, incontestablement, {{lang|sa-Latn|Sûtra}} de Grand-Véhicule. {{FAD|{{abr|(L. F.)|Léon Feer}}{{em|2}}}}</ref>. La salutation est : « Adoration au ''{{lang|sa-Latn|Buddha}}'' et à tous les ''{{lang|sa-Latn|Bodhisattvas}}'' ». Inauguration de {{sc|Çâkya}} par d’autres ''{{lang|sa-Latn|Tathâgatas}}'' ou ''{{lang|sa-Latn|Buddhas}}'', après qu’il {{Corr|fut|fût}} devenu {{lang|sa-Latn|Buddha}}. Les orateurs sont {{sc|Vairocana, Çâkya}}, et d’autres ''{{lang|sa-Latn|Buddhas}}'', {{sc|Vajrapâni}} et d’autres ''{{lang|sa-Latn|Bodhisattvas}}''. Plusieurs ''{{lang|sa-Latn|Mantras}}'' — théologie mystique, — moyens d’arriver à la perfection. — Traduit par le ''{{lang|bo-Latn|Gelong}}'', {{sc|Rin-chen Bzang-po}}.
</div><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Annales du Musée Guimet, tome 2.djvu/322
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Yland
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|304|ANNALES DU MUSÉE GUIMET}}{{brn}}</noinclude><nowiki />
{{c|VOLUME {{rom-maj|VIII}}. — ({{sc|Ña}})|fs=110%|m=1em}}
Sept ouvrages distincts :
<div style="line-height :1.6em">
1. ''{{lang|sa-Latn|« Vajra çikhara ». Mahâ guhya yoga tantra}}'', tib. {{lang|bo-Latn|G''sang-va''-r''nal''-h''byor-chen-pohi'' r''gyud''-r''do''-r''je''-r''tse-mo''}}, {{t|{{lang|bo|བསང་བ་རྣལ་འབྱོར་ཆེན་པོའི་རྒྱུད་རྡོ་རྗེ་རྩེ་མོ}}|185}} (folio 1-207) : « La pointe de diamant (ou de la foudre) », ou bien « mystères ''{{lang|sa-Latn|tantrika}}'' de l’espèce ''{{lang|sa-Latn|mahâ yoga}}''. — La salutation ou l’adoration est adressée (en tibétain) à {{sc|Samanta-Bhadra}}, à tous les ''{{lang|sa-Latn|Tathâgatas}}'' et à {{sc|Vairocana}}. L’orateur, en général, est {{sc|Vajradhara}} ou {{sc|Vajra-sattva}}, la suprême intelligence (tib. ''{{lang|bo-Latn|Rdo-rje-hchang}}'' ou ''{{lang|sa-Latn|Rdo-rje-sems-pa}}''). À la demande d’autres ''{{lang|sa-Latn|Tathâgatas}}'' ou ''{{lang|sa-Latn|Buddhas}}'', il explique le sens de plusieurs notions abstraites, telles que : Ciel, monde, ''{{lang|sa-Latn|Bodhisattva, Buddha}}'', la nature de l’âme, et {{Corr|celle|celle de}} l’Être suprême, — le système ''Yoga'', relativement à l’existence des choses, à l’âme humaine et à l’esprit universel. — Plusieurs sortes de ''{{lang|sa-Latn|mandalas}}'', rites, cérémonies ; — explications de plusieurs emblèmes ou symboles usités dans les ''{{lang|sa-Latn|mandalas}}''. Il y a également un certain nombre de ''{{lang|sa-Latn|mantras}}'' et plusieurs passages sur la délivrance. En un mot, c’est un vaste traité sur la théologie mystique.
2. ''{{lang|sa-Latn|Sarva rahasya}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Thams-cad''-g''sang-va}}'', {{t|{{lang|bo|ཐམས་ཅད་གསང་བ}}|185}} (folios 207-218) : « Tous les secrets ou mystères ». — ''{{lang|sa-Latn|Tantra}}'' de premier ordre. — Sujet : ''{{lang|sa-Latn|Mandalas}}'', rites, cérémonies, l’âme, l’Être suprême, l’union avec Dieu, la délivrance. Traduit par {{sc|Çraddahara-varma}} et le ''{{lang|bo-Latn|Gelong}}'' {{sc|Rinchen-bzang-po}}.
3. ''{{lang|sa-Latn|Traya-lokya-vijaya mahâ-kalpa-râjâ}}'', tib. {{lang|bo-Latn|H''jig''-r''ten''-g''sum-las'' r''nam-par''-r''gyal-va''-r''tog-pahi'' r''gyal-po chen-po}}'', {{t|{{lang|bo|འཇིག་རྟེན་གསུམ་ལས་རྣམ་པར་རྒྱལ་བ་རྟོག་པའི་རྒྱལ་པོ་ཆེན་པོ}}|185}} (folios 218-288). Le conquérant des trois mondes, le grand prince du raisonnement ». Prononcé par {{sc|Bhagavat}} ({{sc|Çâkya}}), à la demande du ''{{lang|sa-Latn|bodhisattva}}'' {{sc|Chakna Dorje}} (Sk. ''{{lang|sa-Latn|Vajrapâṇi}}''). Sujet : Rites, cérémonies, théologie mystique, discussions sur les ''{{lang|sa-Latn|Tathâgatas}}'' et les ''{{lang|sa-Latn|Bodhisattvas}}''.
4. ''{{lang|sa-Latn|Sanxapa pratiṣtha viti tantra}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Rab-tu'' g''nas-pa''-m''dor''-bs''dus-pahi-cho-gahi'' r''gyud}}'', {{t|{{lang|bo|རབ་ཏུ་གནས་པ་མདོར་བསྡུས་པའི་ཆོ་གའི་རྒྱུད}}|185}} (folios 288-294). Cérémonies à accomplir lors de la consécration d’un temple, d’une<noinclude>
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Page:Annales du Musée Guimet, tome 2.djvu/323
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||ANALYSE DU KANDJOUR|305}}<div style="line-height:1.6em"><p style="text-indent:0"></noinclude>image de ''{{lang|sa-Latn|Buddha}}'', d’un nouveau livre, de quelque nouvel édifice. — Salutation : adoration à {{sc|Vajra-sattva}} (tib. {{lang|bo-Latn|R''do''-r''je-sems-pa''}}). Traduit par l’''{{lang|sa-Latn|Upadhyâya}}'' (tib. {{lang|bo-Latn|M''khen-po''}}, « professeur ») {{sc|Çânti garbha}} et le ''{{lang|sa-Latn|Lotsava}}'' tibétain {{sc|Bande-jaya-Raxita}}.<noinclude></p></div></noinclude>
<div style="line-height:1.6em">
5. ''{{lang|sa-Latn|Çri-paramâdi}}'', tib. {{lang|bo-Latn|D''pal''-m''chog-dang-po''}}, {{t|{{lang|bo|དཔལ་མཆོག་དང་པོ}}|185}} (folios 294-328) : « Le premier saint principe ou l’Être suprême ». — Spéculations mystiques sur l’Être suprême. — Cérémonies. — Traduit par {{sc|Acarya Çraddha-Kara varma}} et par le ''{{lang|bo-Latn|Gélong}}'' {{sc|Rinchen vzang-po}}. — Continuation du traité précédent jusqu’à la page 466.
6. ''{{lang|sa-Latn|Prajñâ-pâramitâ naya çata pañca-daça}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|Çes-rab-kyi pha-rol-tu-phyin-pahi-ts’ul''-br''gya'' l''nga''-v''cu-pa}}'', {{t|{{lang|bo|ཤེས་རབ་ཀྱི་ཕ་རོལ་ཏུ་ཕྱིན་པའི་ཚུལ་བརྒྱ་ལྔ་བཅུ་པ}}|185}} (folios 406-470). Cent cinquante règles ou directions relatives à la ''{{lang|sa-Latn|Prajñâ-pâramitâ}}'', pour acquérir la perfection d’un ''{{lang|sa-Latn|Bodhisattva}}'', la province d’activité d’un ''{{lang|sa-Latn|Bodhisattva}}''.
7. ''{{lang|sa-Latn|Sarva Tathâgata kâya-vâk-citta-guhya alankâra vyûho tantra-râja-nâma}}'', tib. ''{{lang|bo-Latn|De''-b''j̈in'' g''çegs-pahi'' s''ku dang'' g''sung-dang thugs kyi'' g''sang va'' r''gyan-gyi''-v''kod-pa j̈es bya vahi'' r''gyud kyi'' r''gyal-po}}'' {{t|{{lang|bo|དེ་བཞིན་གཤེགས་པའི་སྐུ་དང་གསུང་དང་ཐུགས་ཀྱི་གསང་བ་རྒྱན་གྱི་བཀོད་པ་ཞེས་བྱ་བའི་རྒྱུད་ཀྱི་རྒྱལ་པོ}}|185}} (folios 470-531) : « ''{{lang|sa-Latn|Tantra}}'' de premier ordre sur la description des ornements, des mystères ou secrets de la personne, de la doctrine et de la compassion de tous les ''{{lang|sa-Latn|Tathâgatas}}''. » Salutation : « J’adore humblement l’Être suprême et je me prosterne aux pieds du lotus de {{sc|Mañjuçri}}. » Sujet : théologie mystique et métaphysique. Il y a aussi plusieurs instructions pour préparer les ''{{lang|sa-Latn|mandalas}}'' et pour faire des offrandes aux ''{{lang|sa-Latn|Tathâgatas}} ;'' — cérémonies à accomplir en leur honneur, éloges ou hymnes, ''{{lang|sa-Latn|mantras}}'', qui leur sont adressés. — Non-réalité des choses (folio 485). Le ''{{lang|sa-Latn|Buddha}}'' et plusieurs autres conceptions distinctes sont des choses purement idéales, ou le produit de réflexions judicieuses.
</div><noinclude>
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Page:Valéry - Œuvres de Paul Valery, Vol 3, 1933.djvu/12
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<poem>{{T3|Aurore}}
::::''À Paul Poujaud.''
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<poem>
La confusion morose
Qui me servait de sommeil,
Se dissipe dès la rose
Apparence du soleil.
Dans mon âme je m’avance,
Tout ailé de confiance :
C’est la première oraison !
À peine sorti des sables,
Je fais des pas admirables
Dans les pas de ma raison.
Salut ! encore endormies
À vos sourires jumeaux,
Similitudes amies
Qui brillez parmi les mots !</poem><noinclude>
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''La confusion morose
''Qui me servait de sommeil,
''Se dissipe dès la rose
''Apparence du soleil.
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''C’est la première oraison !
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Petrus Iustinus
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''La confusion morose
''Qui me servait de sommeil,
''Se dissipe dès la rose
''Apparence du soleil.
''Dans mon âme je m’avance,
''Tout ailé de confiance :
''C’est la première oraison !
''À peine sorti des sables,
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<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>Au vacarme des abeilles
Je vous aurai par corbeilles,
Et sur l’échelon tremblant
De mon échelle dorée,
Ma prudence évaporée
Déjà pose son pied blanc.
Quelle aurore sur ces croupes
Qui commencent de frémir !
Déjà s’étirent par groupes
Telles qui semblaient dormir :
L’une brille, l’autre bâille ;
Et sur un peigne d’écaille
Égarant ses vagues doigts,
Du songe encore prochaine,
La paresseuse l’enchaîne
Aux prémisses de sa voix.
Quoi ! c’est vous, mal déridées !
Que fîtes-vous, cette nuit,
Maîtresses de l’âme, Idées,
Courtisanes par ennui ?
— Toujours sages, disent-elles,
Nos présences immortelles
Jamais n’ont trahi ton toit !</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>''Au vacarme des abeilles
''Je vous aurai par corbeilles,
''Et sur l’échelon tremblant
''De mon échelle dorée,
''Ma prudence évaporée
''Déjà pose son pied blanc.''
''Quelle aurore sur ces croupes
''Qui commencent de frémir !
''Déjà s’étirent par groupes
''Telles qui semblaient dormir :
''L’une brille, l’autre bâille ;
''Et sur un peigne d’écaille
''Égarant ses vagues doigts,
''Du songe encore prochaine,
''La paresseuse l’enchaîne
''Aux prémisses de sa voix.''
''Quoi ! c’est vous, mal déridées !
''Que fîtes-vous, cette nuit,
''Maîtresses de l’âme, Idées,
''Courtisanes par ennui ?
''— Toujours sages, disent-elles,
''Nos présences immortelles
''Jamais n’ont trahi ton toit !''</poem><noinclude>
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''Je vous aurai par corbeilles,
''Et sur l’échelon tremblant
''De mon échelle dorée,
''Ma prudence évaporée
''Déjà pose son pied blanc.''
''Quelle aurore sur ces croupes
''Qui commencent de frémir !
''Déjà s’étirent par groupes
''Telles qui semblaient dormir :
''L’une brille, l’autre bâille ;
''Et sur un peigne d’écaille,
''Égarant ses vagues doigts,
''Du songe encore prochaine,
''La paresseuse l’enchaîne
''Aux prémisses de sa voix.''
''Quoi ! c’est vous, mal déridées !
''Que fîtes-vous, cette nuit,
''Maîtresses de l’âme, Idées,
''Courtisanes par ennui ?
''— Toujours sages, disent-elles,
''Nos présences immortelles
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>''Nous étions non éloignées,
''Mais secrètes araignées
''Dans les ténèbres de toi !''
''Ne seras-tu pas de joie
''Ivre ! à voir de l’ombre issus
''Cent mille soleils de soie
''Sur tes énigmes tissus ?
''Regarde ce que nous fîmes :
''Nous avons sur tes abîmes
''Tendu nos fils primitifs,
''Et pris la nature nue
''Dans une trame ténue
''De tremblants préparatifs…''
''Leur toile spirituelle,
''Je la brise, et vais cherchant
''Dans ma forêt sensuelle
''Les oracles de mon chant.
''Être ! Universelle oreille !
''Toute l’âme s’appareille
''À l'extrême du désir…
''Elle s’écoute qui tremble
''Et parfois ma lèvre semble
''Son frémissement saisir.''</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>''Voici mes vignes ombreuses,
''Les berceaux de mes hasards !
''Les images sont nombreuses
''À l’égal de mes regards...
''Toute feuille me présente
''Une source complaisante
''Où je bois ce frêle bruit
''Tout m’est pulpe, tout amande,
''Tout calice me demande...
''Que j’attende pour son fruit.''
''Je ne crains pas les épines !
''L’éveil est bon, même dur !
''Ces idéales rapines
''Ne veulent pas qu’on soit sûr :
''Il n’est pour ravir un monde
''De blessure si profonde
''Qui ne soit au ravisseur
''Une féconde blessure,
''Et son propre sang l’assure
''D’être le vrai possesseur.''
''J’approche la transparence
''De l’invisible bassin
''Où nage mon Espérance''</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>''Voici mes vignes ombreuses,
''Les berceaux de mes hasards !
''Les images sont nombreuses
''À l’égal de mes regards...
''Toute feuille me présente
''Une source complaisante
''Où je bois ce frêle bruit...
''Tout m’est pulpe, tout amande,
''Tout calice me demande
''Que j’attende pour son fruit.''
''Je ne crains pas les épines !
''L’éveil est bon, même dur !
''Ces idéales rapines
''Ne veulent pas qu’on soit sûr :
''Il n’est pour ravir un monde
''De blessure si profonde
''Qui ne soit au ravisseur
''Une féconde blessure,
''Et son propre sang l’assure
''D’être le vrai possesseur.''
''J’approche la transparence
''De l’invisible bassin
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>''Que l’eau porte par le sein.
''Son col coupe le temps vague
''Et soulève cette vague
''Que fait un col sans pareil...
''Elle sent sous l’onde unie
''La profondeur infinie,
''Et frémit depuis l’orteil.''</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Petrus Iustinus
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<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude>{{T3|AU PLATANE}}
:::::::''À André Fontainas.''
<poem>Tu penches, grand Platane, et te proposes nu,
Blanc comme un jeune Scythe,
Mais ta candeur est prise, et ton pied retenu
Par la force du site.
Ombre retentissante en qui le même azur
Qui t’emporte, s’apaise,
La noire mère astreint ce pied natal et pur
À qui la fange pèse.
De ton front voyageur les vents ne veulent pas ;
La terre tendre et sombre,
Ô Platane, jamais ne laissera d’un pas
S’émerveiller ton ombre !
Ce front n’aura d’accès qu’aux degrés lumineux
Où la sève l’exalte ;
Tu peux grandir, candeur, mais non rompre les nœuds
De l’éternelle halte !</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Petrus Iustinus
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{{ep|''À André Fontainas.''|marge=50}}
<poem>Tu penches, grand Platane, et te proposes nu,
Blanc comme un jeune Scythe,
Mais ta candeur est prise, et ton pied retenu
Par la force du site.
Ombre retentissante en qui le même azur
Qui t’emporte, s’apaise,
La noire mère astreint ce pied natal et pur
À qui la fange pèse.
De ton front voyageur les vents ne veulent pas ;
La terre tendre et sombre,
Ô Platane, jamais ne laissera d’un pas
S’émerveiller ton ombre !
Ce front n’aura d’accès qu’aux degrés lumineux
Où la sève l’exalte ;
Tu peux grandir, candeur, mais non rompre les nœuds
De l’éternelle halte !</poem><noinclude>
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>Pressens autour de toi d’autres vivants liés
Par l’hydre vénérable ;
Tes pareils sont nombreux, des pins aux peupliers,
De l’yeuse à l’érable,
Qui, par les morts saisis, les pieds échevelés
Dans la confuse cendre,
Sentent les fuir les fleurs, et leurs spermes ailés,
Le cours léger descendre.
Le tremble pur, le charme, et ce hêtre formé
De quatre jeunes femmes,
Ne cessent point de battre un ciel toujours fermé,
Vêtus en vain de rames.
Ils vivent séparés, ils pleurent confondus
Dans une seule absence,
Et leurs membres d’argent sont vainement fendus
À leur douce naissance.
Quand l’âme lentement qu’ils expirent le soir
Vers l’Aphrodite monte,
La vierge doit dans l’ombre, en silence, s’asseoir,
Toute chaude de honte.</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Petrus Iustinus
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Pressens autour de toi d’autres vivants liés
Par l’hydre vénérable ;
Tes pareils sont nombreux, des pins aux peupliers,
De l’yeuse à l’érable,
Qui, par les morts saisis, les pieds échevelés
Dans la confuse cendre,
Sentent les fuir les fleurs, et leurs spermes ailés,
Le cours léger descendre.
Le tremble pur, le charme, et ce hêtre formé
De quatre jeunes femmes,
Ne cessent point de battre un ciel toujours fermé,
Vêtus en vain de rames.
Ils vivent séparés, ils pleurent confondus
Dans une seule absence,
Et leurs membres d’argent sont vainement fendus
À leur douce naissance.
Quand l’âme lentement qu’ils expirent le soir
Vers l’Aphrodite monte,
La vierge doit dans l’ombre, en silence, s’asseoir,
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>Elle se sent surprendre, et pâle, appartenir
À ce tendre présage
Qu’une présente chair tourne vers l’avenir
Par un jeune visage…
Mais toi, de bras plus purs que les bras animaux,
Toi qui dans l’or les plonges,
Toi qui formes au jour le fantôme des maux
Que le sommeil fait songes,
Haute profusion de feuilles, trouble fier
Quand l’âpre tramontane
Sonne, au comble de l’or, l’azur du jeune hiver
Sur tes harpes, Platane,
Ose gémir !… Il faut, ô souple chair du bois,
Te tordre, te détordre,
Te plaindre sans te rompre, et rendre aux vents la voix
Qu’ils cherchent en désordre !
Flagelle-toi !… Parais l’impatient martyr
Qui soi-même s’écorche,
Et dispute à la flamme impuissante à partir
Ses retours vers la torche !</poem><noinclude>
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Petrus Iustinus
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<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>
Elle se sent surprendre, et pâle, appartenir
À ce tendre présage
Qu’une présente chair tourne vers l’avenir
Par un jeune visage…
Mais toi, de bras plus purs que les bras animaux,
Toi qui dans l’or les plonges,
Toi qui formes au jour le fantôme des maux
Que le sommeil fait songes,
Haute profusion de feuilles, trouble fier
Quand l’âpre tramontane
Sonne, au comble de l’or, l’azur du jeune hiver
Sur tes harpes, Platane,
Ose gémir !… Il faut, ô souple chair du bois,
Te tordre, te détordre,
Te plaindre sans te rompre, et rendre aux vents la voix
Qu’ils cherchent en désordre !
Flagelle-toi !… Parais l’impatient martyr
Qui soi-même s’écorche,
Et dispute à la flamme impuissante à partir
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>Afin que l’hymne monte aux oiseaux qui naîtront,
Et que le pur de l’âme
Fasse frémir d’espoir les feuillages d’un tronc
Qui rêve de la flamme,
Je t’ai choisi, puissant personnage d’un parc,
Ivre de ton tangage,
Puisque le ciel t’exerce, et te presse, ô grand arc,
De lui rendre un langage !
O qu’amoureusement des Dryades rival,
Le seul poète puisse
Flatter ton corps poli comme il fait du Cheval
L’ambitieuse cuisse !…
''— Non, dit l’arbre. Il dit :'' Non ! ''par l’étincellement''
''De sa tête superbe,''
''Que la tempête traite universellement''
''Comme elle fait une herbe !''</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><poem>
Afin que l’hymne monte aux oiseaux qui naîtront,
Et que le pur de l’âme
Fasse frémir d’espoir les feuillages d’un tronc
Qui rêve de la flamme,
Je t’ai choisi, puissant personnage d’un parc,
Ivre de ton tangage,
Puisque le ciel t’exerce, et te presse, ô grand arc,
De lui rendre un langage !
O qu’amoureusement des Dryades rival,
Le seul poète puisse
Flatter ton corps poli comme il fait du Cheval
L’ambitieuse cuisse !…
''— Non, dit l’arbre. Il dit :'' Non ! ''par l’étincellement''
''De sa tête superbe,''
''Que la tempête traite universellement''
''Comme elle fait une herbe !''</poem><noinclude>
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Le ciel est par dessus le toit" /></noinclude>{{T3|CANTIQUE DES COLONNES}}
{{ep|''À Léon-Paul Fargue.''|marge=50}}
<poem>Douces colonnes, aux
Chapeaux garnis de jour,
Ornés de vrais oiseaux
Qui marchent sur le tour,
Douces colonnes, ô
L’orchestre de fuseaux !
Chacun immole son
Silence à l’unisson.
— Que portez-vous si haut,
Égales radieuses ?
— Au désir sans défaut
Nos grâces studieuses !</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Valéry - Œuvres de Paul Valery, Vol 3, 1933.djvu/106
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><br>
{{T3|''L’ABEILLE''}}
:::::''À Francis de Miomandre.''
<poem>''Quelle, et si fine, et si mortelle,
''Que soit ta pointe, blonde abeille,
''Je n’ai, sur ma tendre corbeille,
''Jeté qu’un songe de dentelle.''
''Pique du sein la gourde belle,
''Sur qui l’Amour meurt ou sommeille,
''Qu’un peu de moi-même vermeille
''Vienne à la chair ronde et rebelle !''
''J’ai grand besoin d’un prompt tourment :
''Un mal vif et bien terminé
''Vaut mieux qu’un supplice dormant !''
''Soit donc mon sens illuminé
''Par cette infime alerte d’or
''Sans qui l’Amour meurt ou s’endort !''</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
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{{T3|''L’ABEILLE''}}
{{ep|''À Francis de Miomandre.''|marge=50}}
<poem>''Quelle, et si fine, et si mortelle,
''Que soit ta pointe, blonde abeille,
''Je n’ai, sur ma tendre corbeille,
''Jeté qu’un songe de dentelle.''
''Pique du sein la gourde belle,
''Sur qui l’Amour meurt ou sommeille,
''Qu’un peu de moi-même vermeille
''Vienne à la chair ronde et rebelle !''
''J’ai grand besoin d’un prompt tourment :
''Un mal vif et bien terminé
''Vaut mieux qu’un supplice dormant !''
''Soit donc mon sens illuminé
''Par cette infime alerte d’or
''Sans qui l’Amour meurt ou s’endort !''</poem><noinclude>
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><br>
{{T3|''LA DORMEUSE''}}
:::::''À Lucien Fabre.''
<poem>
Quels secrets dans son cœur brûle ma jeune amie,
Ame par le doux masque aspirant une fleur ?
De quels vains aliments sa naïve chaleur
Fait ce rayonnement d’une femme endormie ?
Souffles, songes, silence, invincible accalmie,
Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur,
Quand de ce plein sommeil l’onde grave et l’ampleur
Conspirent sur le sein d’une telle ennemie.
Dormeuse, amas doré d’ombres et d’abandons,
Ton repos redoutable est chargé de tels dons,
O biche avec langueur longue auprès d’une grappe,
Que malgré l’âme absente, occupée aux enfers,
Ta forme au ventre pur qu’un bras fluide drape,
Veille ; ta forme veille, et mes yeux sont ouverts.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
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{{T3|''LA DORMEUSE''}}
{{ep|''À Lucien Fabre.''|marge=50}}
<poem>
Quels secrets dans son cœur brûle ma jeune amie,
Ame par le doux masque aspirant une fleur ?
De quels vains aliments sa naïve chaleur
Fait ce rayonnement d’une femme endormie ?
Souffles, songes, silence, invincible accalmie,
Tu triomphes, ô paix plus puissante qu’un pleur,
Quand de ce plein sommeil l’onde grave et l’ampleur
Conspirent sur le sein d’une telle ennemie.
Dormeuse, amas doré d’ombres et d’abandons,
Ton repos redoutable est chargé de tels dons,
O biche avec langueur longue auprès d’une grappe,
Que malgré l’âme absente, occupée aux enfers,
Ta forme au ventre pur qu’un bras fluide drape,
Veille ; ta forme veille, et mes yeux sont ouverts.
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Petrus Iustinus
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Petrus Iustinus" /></noinclude><br>
{{T3|FRAGMENTS DU NARCISSE}}
{{T4|I|fw=bold}}
{{ep|''Cur aliquid vidi ?''|marge=50}}
<poem>Que tu brilles enfin, terme pur de ma course !
Ce soir, comme d’un cerf, la fuite vers la source
Ne cesse qu’il ne tombe au milieu des roseaux,
Ma soif me vient abattre au bord même des eaux.
Mais, pour désaltérer cette amour curieuse,
Je ne troublerai pas l’onde mystérieuse :
Nymphes ! si vous m’aimez, il faut toujours dormir !
La moindre âme dans l’air vous fait toutes frémir ;
Même, dans sa faiblesse, aux ombres échappée,
Si la feuille éperdue effleure la napée,
Elle suffit à rompre un univers dormant…
Votre sommeil importe à mon enchantement,
Il craint jusqu’au frisson d’une plume qui plonge !
Gardez-moi longuement ce visage pour songe
Qu’une absence divine est seule à concevoir !
Sommeil des nymphes, ciel, ne cessez de me voir !</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Analyse du Kandjour/Gyut/07
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<pages index="Annales du Musée Guimet, tome 2.djvu"
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titre="[[Analyse du Kandjour]] : section [[Analyse du Kandjour/Gyut|Gyut]], {{vol.}}{{rom-maj|VII}}{{brn|0.5}}Annales du Musée Guimet" auteur="Csoma de Körös" header="1" />
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Page:Gréville - Suzanne Normis, roman d'un père, 1877.djvu/315
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Abecido" />{{nr||ROMAN D’UN PÈRE.|309}}</noinclude>{{tiret2|Heureuse|ment}}, votre Pierre a été roussi par le flambeau de l’hymen.
J’étais décidé à jouer cartes sur table.
— Vous n’aurez pas ma fille, lui dis-je. Combien voulez-vous pour me la laisser ?
— J’ai déjà eu l’honneur de décliner une proposition semblable, dit Lincy ; je ne suis pas venu si loin pour m’en retourner bredouille.
C’est ma femme que je veux, et je me suis arrangé pour la ramener au domicile conjugal. — J’aimerais mieux que ce fut de son plein gré,
ajouta-t-il avec un sourire faux sur sa face blême.
Il avait beaucoup vieilli ; ses traits détendus, lui donnaient dix ans de plus que son âge. Malgré mes cheveux blancs, je paraissais, j’en suis sûr, plus jeune que lui.
— Moi vivant, lui dis-je, vous ne l’aurez pas !
Nous étions arrivés près du parapet si laborieusement construit par Maurice, je m’arrêtai, M. de Lincy se mit à faire des trous dans le gazon avec sa canne.
— Ce sont des phrases, tout cela, cher monsieur, dit-il avec son ancienne insolence ; je ne vous tuerai pas, et vous ne me tuerez pas.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard.djvu/7
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Page:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard.djvu/8
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text/x-wiki
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Page:Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard.djvu/9
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{{c|{{t|DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE|60}}}}
{{c|{{t|INSPECTEUR GÉNÉRAL DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR|60}}}}
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{{c|{{t|IMPRIMEURS DE L’INSTITUT DE FRANCE|70}}}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|puis|qu’on}} a renversé son autel.
{{verset|6|32}}Et en ce jour l’on donna à Gédéon le nom de Jerubbaal<ref>''Jerubbaal'', signifie ''Que Baal, plaide, dispute, combatte.</ref>, en disant : Que Baal plaide contre lui, puisqu’il a renversé son autel.
{{verset|6|33}}Tout Madian, Amalek et les fils de l’Orient, se rassemblèrent ; ils passèrent le Jourdain, et campèrent dans la vallée de Jizréel.
{{verset|6|34}}Gédéon fut revêtu de l’esprit de l’Éternel ; il sonna de la trompette, et Abiézer fut convoqué pour marcher à sa suite.
{{verset|6|35}}Il envoya des messagers dans tout Manassé, qui fut aussi convoqué pour marcher à sa suite.
Il envoya des messagers dans Aser, dans Zabulon et dans Nephthali, qui montèrent à leur rencontre.
{{verset|6|36}}Gédéon dit à Dieu : Si tu veux délivrer Israël par ma main, comme tu l’as dit,
{{verset|6|37}}voici, je vais mettre une toison de laine dans l’aire ; si la toison seule se couvre de rosée et que tout le terrain reste sec, je connaîtrai que tu délivreras Israël par ma main, comme tu l’as dit.
{{verset|6|38}}Et il arriva ainsi.
Le jour suivant, il se leva de bon matin, pressa la toison, et en fit sortir la rosée, qui donna de l’eau plein une coupe.
{{verset|6|39}}Gédéon dit à Dieu : Que ta colère ne s’enflamme point contre moi, et je ne parlerai plus que cette fois.
Je voudrais seulement faire encore une épreuve avec la toison : que la toison seule reste sèche, et que tout le terrain se couvre de rosée.
{{verset|6|40}}Et Dieu fit ainsi cette nuit-là.
La toison seule resta sèche, et tout le terrain se couvrit de rosée.
'''''Chap. VII.''''' {{verset|7|1}} Jerubbaal, qui est Gédéon, et tout le peuple qui était avec lui, se levèrent de bon matin, et campèrent près de la source de Harod.
Le camp de Madian était au nord de Gédéon, vers la colline de Moré, dans la vallée.
{{verset|7|2}}L’Éternel dit à Gédéon : Le peuple que tu as avec toi est trop nombreux pour que je livre Madian entre ses mains ; il pourrait en tirer gloire contre moi, et dire : C’est ma main qui m’a délivré.
{{verset|7|3}}Publie donc ceci aux oreilles du peuple :
Que celui qui est craintif et qui a peur s’en retourne et s’éloigne de la montagne de Galaad.
Vingt-deux mille hommes parmi le peuple s’en retournèrent, et il en resta dix mille.
{{verset|7|4}}L’Éternel dit à Gédéon : Le peuple est encore trop nombreux.
Fais-les descendre vers l’eau, et là je t’en ferai le triage ; celui dont je te dirai : Que celui-ci aille avec toi, ira avec toi ; et celui dont je te dirai : Que celui-ci n’aille pas avec toi, n’ira pas avec toi.
{{verset|7|5}}Gédéon fit descendre le peuple vers l’eau, et l’Éternel dit à Gédéon : Tous ceux qui laperont l’eau avec la langue comme lape le chien, tu les sépareras de tous ceux qui se mettront à genoux pour boire.
{{verset|7|6}}Ceux qui lapèrent l’eau en la portant à la bouche avec leur main furent au nombre de trois cents hommes, et tout le reste du peuple se mit à genoux pour boire.
{{verset|7|7}}Et l’Éternel dit à Gédéon : C’est par les trois cents hommes qui ont lapé, que je vous sauverai et que je livrerai Madian entre tes mains.
Que tout le reste du peuple s’en aille chacun chez soi.
{{verset|7|8}}On prit les vivres du peuple et ses trompettes.
Puis Gédéon renvoya tous les hommes d’Israël chacun dans sa tente, et il retint les trois cents hommes.
Le camp de Madian était au-dessous de lui dans la vallée.
{{verset|7|9}}L’Éternel dit à Gédéon pendant la nuit : Lève-toi, descends au camp, car je l’ai livré entre tes mains.
{{verset|7|10}}Si tu crains de descendre, descends-y avec Pura, ton serviteur.
{{verset|7|11}}Tu écouteras ce qu’ils diront, et après cela tes mains seront fortifiées : descends donc au camp.
Il descendit avec Pura, son serviteur, jusqu’aux avant-postes du camp.
{{verset|7|12}}Madian, Amalek, et tous les<noinclude>
<references/></div></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr|16|LES MISÉRABLES. — FANTINE.|}}</noinclude>le père meurt dans une famille, les garçons s’en vont chercher fortune, et laissent le bien aux filles, afin qu’elles puissent trouver des maris. — Aux cantons qui ont le goût des procès et où les fermiers se ruinent en papier timbré, il disait : — Voyez ces bons paysans de la vallée de Queyras. Ils sont là trois mille âmes. Mon Dieu ! c’est comme une petite république. On n’y connaît ni le juge, ni l’huissier. Le maire fait tout. Il répartit l’impôt, taxe chacun en conscience, juge les querelles gratis, partage les patrimoines sans honoraires, rend des sentences sans frais ; et on lui obéit, parce que c’est un homme juste parmi des hommes simples. — Aux villages où il ne trouvait pas de maître d’école, il citait encore ceux de Queyras : — Savez-vous comment ils font ? disait-il. Comme un petit pays de douze ou quinze feux ne peut pas toujours nourrir un magister, ils ont des maîtres d’école payés par toute la vallée, qui parcourent les villages, passant huit jours dans celui-ci, dix dans celui-là, et enseignant. Ces magisters vont aux foires, où je les ai vus. On les reconnaît à des plumes à écrire qu’ils portent dans la ganse de leur chapeau. Ceux qui n’enseignent qu’à lire ont une plume, ceux qui enseignent la lecture et le calcul ont deux plumes ; ceux qui enseignent la lecture, le calcul et le latin ont trois plumes. Ceux-là sont de grands savants. Mais quelle honte d’être ignorants ! Faites comme les gens de Queyras.
Il parlait ainsi, gravement et paternellement, à défaut d’exemples inventant des paraboles, allant droit au but, avec peu de phrases et beaucoup d’images, ce qui était l’éloquence même de Jésus-Christ, convaincu et persuadant.{{brn|15}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{brn|2}}{{t3|{{sc|les œuvres semblables au paroles}}.|IV}}{{brn|2}}
Sa conversation était affable et gaie. Il se mettait à la portée des deux vieilles femmes qui passaient leur vie près de lui ; quand il riait, c’était le rire d’un écolier.
Madame Magloire l’appelait volontiers ''Votre Grandeur''. Un jour, il se leva de son fauteuil et alla à sa bibliothèque chercher un livre. Ce livre était sur un des rayons d’en haut. Comme l’évêque était d’assez petite taille, il ne put y atteindre. — ''Madame Magloire'', dit-il, ''apportez-moi une chaise. Ma Grandeur ne va pas jusqu’à cette planche''.
Une de ses parentes éloignées, madame la comtesse de Lô, laissait rarement échapper une occasion d’énumérer en sa présence ce qu’elle appelait « les espérances » de ses trois fils. Elle avait plusieurs ascendants fort vieux et proches de la mort dont ses fils étaient naturellement les héritiers. Le plus jeune des trois avait à recueillir d’une grand’tante cent bonnes mille livres de rentes ; le deuxième était substitué au titre de duc de son oncle ; l’aîné devait succéder à la pairie de son aïeul. L’évêque écoutait habituellement en silence ces innocents et pardonnables étalages maternels. Une fois pourtant, il paraissait plus rêveur que de coutume, tandis que madame de Lô renouvelait le détail de toutes ces successions et de toutes ces « espérances ». Elle s’interrompit avec quelque impatience : — Mon Dieu, mon cousin ! mais à quoi songez-vous donc ? — Je songe, dit l’évêque, à quelque chose de singulier qui est, je crois, dans Saint-Augustin : « Mettez votre espérance dans celui auquel on ne succède point. »
Une autre fois, recevant une lettre de faire part du décès d’un gentilhomme du pays, où s’étalaient en une longue page, outre les dignités du défunt, toutes les qualifications féodales et nobiliaires de tous ses parents : — Quel bon dos à la mort ! s’écria-t-il. Quelle admirable charge de titres on lui fait allègrement porter, et comme il faut que les hommes aient de l’esprit pour employer ainsi la tombe à la vanité !
Il avait dans l’occasion une raillerie douce qui contenait presque toujours un sens sérieux. Pendant un carême, un jeune vicaire vint à Digne et prêcha dans la cathédrale. Il fut assez éloquent. Le sujet de son sermon était la charité. Il invita les riches à donner aux indigents, afin d’éviter l’enfer qu’il peignit le plus effroyable qu’il put et de gagner le paradis qu’il fit désirable et charmant. Il y avait dans l’auditoire un riche marchand retiré, un peu<noinclude>
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Sa conversation était affable et gaie. Il se mettait à la portée des deux vieilles femmes qui passaient leur vie près de lui ; quand il riait, c’était le rire d’un écolier.
Madame Magloire l’appelait volontiers ''Votre Grandeur''. Un jour, il se leva de son fauteuil et alla à sa bibliothèque chercher un livre. Ce livre était sur un des rayons d’en haut. Comme l’évêque était d’assez petite taille, il ne put y atteindre. — ''Madame Magloire'', dit-il, ''apportez-moi une chaise. Ma Grandeur ne va pas jusqu’à cette planche''.
Une de ses parentes éloignées, madame la comtesse de Lô, laissait rarement échapper une occasion d’énumérer en sa présence ce qu’elle appelait « les espérances » de ses trois fils. Elle avait plusieurs ascendants fort vieux et proches de la mort dont ses fils étaient naturellement les héritiers. Le plus jeune des trois avait à recueillir d’une grand’tante cent bonnes mille livres de rentes ; le deuxième était substitué au titre de duc de son oncle ; l’aîné devait succéder à la pairie de son aïeul. L’évêque écoutait habituellement en silence ces innocents et pardonnables étalages maternels. Une fois pourtant, il paraissait plus rêveur que de coutume, tandis que madame de Lô renouvelait le détail de toutes ces successions et de toutes ces « espérances ». Elle s’interrompit avec quelque impatience : — Mon Dieu, mon cousin ! mais à quoi songez-vous donc ? — Je songe, dit l’évêque, à quelque chose de singulier qui est, je crois, dans Saint-Augustin : « Mettez votre espérance dans celui auquel on ne succède point. »
Une autre fois, recevant une lettre de faire part du décès d’un gentilhomme du pays, où s’étalaient en une longue page, outre les dignités du défunt, toutes les qualifications féodales et nobiliaires de tous ses parents : — Quel bon dos à la mort ! s’écria-t-il. Quelle admirable charge de titres on lui fait allègrement porter, et comme il faut que les hommes aient de l’esprit pour employer ainsi la tombe à la vanité !
Il avait dans l’occasion une raillerie douce qui contenait presque toujours un sens sérieux. Pendant un carême, un jeune vicaire vint à Digne et prêcha dans la cathédrale. Il fut assez éloquent. Le sujet de son sermon était la charité. Il invita les riches à donner aux indigents, afin d’éviter l’enfer qu’il peignit le plus effroyable qu’il put et de gagner le paradis qu’il fit désirable et charmant. Il y avait dans l’auditoire un riche marchand retiré, un peu<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Laurent Jerry" />{{nr|18|LES MISÉRABLES. — FANTINE.|}}</noinclude>usurier, nommé M. Géborand, lequel avait gagné un demi-million à fabriquer
de gros draps, des serges, des cadis et des gasquets. De sa vie M. Géborand n’avait fait l’aumône à un malheureux. À partir de ce sermon, on remarqua qu’il donnait tous les dimanches un sou aux vieilles mendiantes du portail de la cathédrale. Elles étaient six à se partager cela. Un jour, l’évêque le vit faisant sa charité et dit à sa sœur avec un sourire : — ''Voilà monsieur Géborand qui achète pour un sou de paradis''.
Quand il s’agissait de charité, il ne se rebutait pas, même devant un refus, et il trouvait alors des mots qui faisaient réfléchir. Une fois, il quêtait pour les pauvres dans un salon de la ville. Il y avait là le marquis de Champtercier, vieux, riche, avare, lequel trouvait moyen d’être tout ensemble ultra-royaliste et ultra-voltairien. Cette variété a existé. L’évêque, arrivé à lui, lui toucha le bras : — ''Monsieur le marquis, il faut que vous me donniez quelque chose''. Le marquis se retourna et répondit sèchement : — ''Monseigneur, j’ai mes pauvres''. — ''Donnez-les-moi'', dit l’évêque.
Un jour, dans la cathédrale, il fit ce sermon :
« Mes très chers frères, mes bons amis, il y a en France treize cent vingt mille maisons de paysans qui n’ont que trois ouvertures, dix-huit cent dix-sept mille qui ont deux ouvertures, la porte et une fenêtre, et enfin trois cent quarante-six mille cabanes qui n’ont qu’une ouverture, la porte. Et cela, à cause d’une chose qu’on appelle l’impôt des portes et fenêtres. Mettez-moi de pauvres familles, des vieilles femmes, des petits enfants, dans ces logis-là, et voyez les fièvres et les maladies ! Hélas ! Dieu donne l’air aux hommes, la loi le leur vend. Je n’accuse pas la loi, mais je bénis Dieu. Dans l’Isère, dans le Var, dans les deux Alpes, les hautes et les basses, les paysans n’ont pas même de brouettes, ils transportent les engrais à dos d’hommes ; ils n’ont pas de chandelles, et ils brûlent des bâtons résineux et des bouts de corde trempés dans la poix résine. C’est comme cela dans tout le pays haut du Dauphiné. Ils font le pain pour six mois, ils le font cuire avec de la bouse de vache séchée. L’hiver, ils cassent ce pain à coups de hache et ils le font tremper dans l’eau vingt-quatre heures pour pouvoir le manger. — Mes frères, ayez pitié ! voyez comme on souffre autour de vous. »
Né provençal, il s’était facilement familiarisé avec tous les patois du midi. Il disait : — ''Eh bé ! moussu, sès sagé ?'' comme dans le bas Languedoc. — ''Onté anaras passa ?'' comme dans les basses Alpes. — ''Puerte un bouen moutou embe un bouen froumage grase'', comme dans le haut Dauphiné. Ceci plaisait au peuple, et n’avait pas peu contribué à lui donner accès près de tous les esprits. Il était dans la chaumière et dans la montagne comme chez lui. Il savait dire les choses les plus grandes dans les idiomes les plus vulgaires. Parlant toutes les langues, il entrait dans toutes les âmes.<noinclude>
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Quand il s’agissait de charité, il ne se rebutait pas, même devant un refus, et il trouvait alors des mots qui faisaient réfléchir. Une fois, il quêtait pour les pauvres dans un salon de la ville. Il y avait là le marquis de Champtercier, vieux, riche, avare, lequel trouvait moyen d’être tout ensemble ultra-royaliste et ultra-voltairien. Cette variété a existé. L’évêque, arrivé à lui, lui toucha le bras : — ''Monsieur le marquis, il faut que vous me donniez quelque chose''. Le marquis se retourna et répondit sèchement : — ''Monseigneur, j’ai mes pauvres''. — ''Donnez-les-moi'', dit l’évêque.
Un jour, dans la cathédrale, il fit ce sermon :
« Mes très chers frères, mes bons amis, il y a en France treize cent vingt mille maisons de paysans qui n’ont que trois ouvertures, dix-huit cent dix-sept mille qui ont deux ouvertures, la porte et une fenêtre, et enfin trois cent quarante-six mille cabanes qui n’ont qu’une ouverture, la porte. Et cela, à cause d’une chose qu’on appelle l’impôt des portes et fenêtres. Mettez-moi de pauvres familles, des vieilles femmes, des petits enfants, dans ces logis-là, et voyez les fièvres et les maladies ! Hélas ! Dieu donne l’air aux hommes, la loi le leur vend. Je n’accuse pas la loi, mais je bénis Dieu. Dans l’Isère, dans le Var, dans les deux Alpes, les hautes et les basses, les paysans n’ont pas même de brouettes, ils transportent les engrais à dos d’hommes ; ils n’ont pas de chandelles, et ils brûlent des bâtons résineux et des bouts de corde trempés dans la poix résine. C’est comme cela dans tout le pays haut du Dauphiné. Ils font le pain pour six mois, ils le font cuire avec de la bouse de vache séchée. L’hiver, ils cassent ce pain à coups de hache et ils le font tremper dans l’eau vingt-quatre heures pour pouvoir le manger. — Mes frères, ayez pitié ! voyez comme on souffre autour de vous. »
Né provençal, il s’était facilement familiarisé avec tous les patois du midi. Il disait : — ''Eh bé ! moussu, sès sagé ?'' comme dans le bas Languedoc. — ''Onté anaras passa ?'' comme dans les basses Alpes. — ''Puerte un bouen moutou embe un bouen froumage grase'', comme dans le haut Dauphiné. Ceci plaisait au peuple, et n’avait pas peu contribué à lui donner accès près de tous les esprits. Il était dans la chaumière et dans la montagne comme chez lui. Il savait dire les choses les plus grandes dans les idiomes les plus vulgaires. Parlant toutes les langues, il entrait dans toutes les âmes.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr||LES ŒUVRES SEMBLABLES AUX PAROLES.|19}}</noinclude><nowiki />
Du reste, il était le même pour les gens du monde et pour les gens du peuple.
Il ne condamnait rien hâtivement, et sans tenir compte des circonstances environnantes. Il disait : Voyons le chemin par où la faute a passé.
Étant, comme il se qualifiait lui-même en souriant, un ''ex-pécheur'', il n’avait aucun des escarpements du rigorisme, et il professait assez haut, et sans le froncement de sourcil des vertueux féroces, une doctrine qu’on pourrait résumer à peu près ainsi :
« L’homme a sur lui la chair qui est tout à la fois son fardeau et sa tentation. Il la traîne et lui cède.
« Il doit la surveiller, la contenir, la réprimer, et ne lui obéir qu’à la dernière extrémité. Dans cette obéissance-là, il peut encore y avoir de la faute ; mais la faute, ainsi faite, est vénielle. C’est une chute, mais une chute sur les genoux, qui peut s’achever en prière.
« Être un saint, c’est l’exception ; être un juste, c’est la règle. Errez, défaillez, péchez, mais soyez des justes.
« Le moins de péché possible, c’est la loi de l’homme. Pas de péché du tout est le rêve de l’ange. Tout ce qui est terrestre est soumis au péché. Le péché est une gravitation. »
Quand il voyait tout le monde crier bien fort et s’indigner bien vite : — Oh ! oh ! disait-il en souriant, il y a apparence que ceci est un gros crime que tout le monde commet. Voilà les hypocrisies effarées qui se dépêchent de protester et de se mettre à couvert.
Il était indulgent pour les femmes et les pauvres sur qui pèse le poids de la société humaine. Il disait : — Les fautes des femmes, des enfants, des serviteurs, des faibles, des indigents et des ignorants sont la faute des maris, des pères, des maîtres, des forts, des riches et des savants.
Il disait encore : — À ceux qui ignorent, enseignez-leur le plus de choses que vous pourrez ; la société est coupable de ne pas donner l’instruction gratis ; elle répond de la nuit qu’elle produit. Cette âme est pleine d’ombre, le péché s’y commet. Le coupable n’est pas celui qui y fait le péché, mais celui qui y a fait l’ombre.
Comme on voit, il avait une manière étrange et à lui de juger les choses. Je soupçonne qu’il avait pris cela dans l’évangile.
Il entendit un jour conter dans un salon un procès criminel qu’on instruisait et qu’on allait juger. Un misérable homme, par amour pour une femme et pour l’enfant qu’il avait d’elle, à bout de ressources, avait fait de la fausse monnaie. La fausse monnaie était encore punie de mort à cette époque. La femme avait été arrêtée émettant la première pièce fausse fabriquée par l’homme. On la tenait, mais on n’avait de preuves que contre elle.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Contrairement aux autres paragraphes il n'y a pas d'indentation. Et le paragraphe de la page précédente se termine pile à la fin d’une ligne. C'est donc en réalité un seul paragraphe, sur 2 pages, que la coïncidence rend difficile à discerner de 2 paragraphes distincts)
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Laurent Jerry" />{{nr|20|LES MISÉRABLES. — FANTINE.|}}</noinclude><nowiki />
Elle seule pouvait charger son amant et le perdre en avouant. Elle nia. On insista. Elle s’obstina à nier. Sur ce, le procureur du roi avait eu une idée. Il avait supposé une infidélité de l’amant, et était parvenu, avec des fragments de lettres savamment présentés, à persuader à la malheureuse qu’elle avait une rivale et que cet homme la trompait. Alors, exaspérée de jalousie, elle avait dénoncé son amant, tout avoué, tout prouvé. L’homme était perdu. Il allait être prochainement jugé à Aix avec sa complice. On racontait le fait, et chacun s’extasiait sur l’habileté du magistrat. En mettant la jalousie en jeu, il avait fait jaillir la vérité par la colère, il avait fait sortir la justice de la vengeance. L’évêque écoutait tout cela en silence. Quand ce fut fini, il demanda :
— Où jugera-t-on cet homme et cette femme ?
— À la cour d’assises.
Il reprit : — Et où jugera-t-on monsieur le procureur du roi. ?
Il arriva à Digne une aventure tragique. Un homme fut condamné à mort pour meurtre. C’était un malheureux pas tout à fait lettré, pas tout à fait ignorant, qui avait été bateleur dans les foires et écrivain public. Le procès occupa beaucoup la ville. La veille du jour fixé pour l’exécution du condamné, l’aumônier de la prison tomba malade. Il fallait un prêtre pour assister le patient à ses derniers moments. On alla chercher le curé. Il paraît qu’il refusa en disant : Cela ne me regarde pas. Je n’ai que faire de cette corvée et de ce saltimbanque ; moi aussi, je suis malade ; d’ailleurs ce n’est pas là ma place. On rapporta cette réponse à l’évêque qui dit : — ''Monsieur le curé a raison. Ce n’est pas sa place, c’est la mienne''.
Il alla sur-le-champ à la prison, il descendit au cabanon du « saltimbanque », il l’appela par son nom, lui prit la main et lui parla. Il passa toute la journée et toute la nuit près de lui, oubliant la nourriture et le sommeil, priant Dieu pour l’âme du condamné et priant le condamné pour la sienne propre. Il lui dit les meilleures vérités qui sont les plus simples. Il fut père, frère, ami ; évêque pour bénir seulement. Il lui enseigna tout, en le rassurant et en le consolant. Cet homme allait mourir désespéré. La mort était pour lui comme un abîme. Debout et frémissant sur ce seuil lugubre, il reculait avec horreur. Il n’était pas assez ignorant pour être absolument indifférent. Sa condamnation, secousse profonde, avait en quelque sorte rompu çà et là autour de lui cette cloison qui nous sépare du mystère des choses et que nous appelons la vie. Il regardait sans cesse au dehors de ce monde par ces brèches fatales, et ne voyait que des ténèbres. L’évêque lui fit voir une clarté.
Le lendemain, quand on vint chercher le malheureux, l’évêque était là. Il le suivit. Il se montra aux yeux de la foule en camail violet et<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-17T00:21:59Z
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" />{{nr|20|LES MISÉRABLES. — FANTINE.|}}</noinclude><nowiki />
Elle seule pouvait charger son amant et le perdre en avouant. Elle nia. On insista. Elle s’obstina à nier. Sur ce, le procureur du roi avait eu une idée. Il avait supposé une infidélité de l’amant, et était parvenu, avec des fragments de lettres savamment présentés, à persuader à la malheureuse qu’elle avait une rivale et que cet homme la trompait. Alors, exaspérée de jalousie, elle avait dénoncé son amant, tout avoué, tout prouvé. L’homme était perdu. Il allait être prochainement jugé à Aix avec sa complice. On racontait le fait, et chacun s’extasiait sur l’habileté du magistrat. En mettant la jalousie en jeu, il avait fait jaillir la vérité par la colère, il avait fait sortir la justice de la vengeance. L’évêque écoutait tout cela en silence. Quand ce fut fini, il demanda :
— Où jugera-t-on cet homme et cette femme ?
— À la cour d’assises.
Il reprit : — Et où jugera-t-on monsieur le procureur du roi. ?
Il arriva à Digne une aventure tragique. Un homme fut condamné à mort pour meurtre. C’était un malheureux pas tout à fait lettré, pas tout à fait ignorant, qui avait été bateleur dans les foires et écrivain public. Le procès occupa beaucoup la ville. La veille du jour fixé pour l’exécution du condamné, l’aumônier de la prison tomba malade. Il fallait un prêtre pour assister le patient à ses derniers moments. On alla chercher le curé. Il paraît qu’il refusa en disant : Cela ne me regarde pas. Je n’ai que faire de cette corvée et de ce saltimbanque ; moi aussi, je suis malade ; d’ailleurs ce n’est pas là ma place. On rapporta cette réponse à l’évêque qui dit : — ''Monsieur le curé a raison. Ce n’est pas sa place, c’est la mienne''.
Il alla sur-le-champ à la prison, il descendit au cabanon du « saltimbanque », il l’appela par son nom, lui prit la main et lui parla. Il passa toute la journée et toute la nuit près de lui, oubliant la nourriture et le sommeil, priant Dieu pour l’âme du condamné et priant le condamné pour la sienne propre. Il lui dit les meilleures vérités qui sont les plus simples. Il fut père, frère, ami ; évêque pour bénir seulement. Il lui enseigna tout, en le rassurant et en le consolant. Cet homme allait mourir désespéré. La mort était pour lui comme un abîme. Debout et frémissant sur ce seuil lugubre, il reculait avec horreur. Il n’était pas assez ignorant pour être absolument indifférent. Sa condamnation, secousse profonde, avait en quelque sorte rompu çà et là autour de lui cette cloison qui nous sépare du mystère des choses et que nous appelons la vie. Il regardait sans cesse au dehors de ce monde par ces brèches fatales, et ne voyait que des ténèbres. L’évêque lui fit voir une clarté.
Le lendemain, quand on vint chercher le malheureux, l’évêque était là. Il le suivit. Il se montra aux yeux de la foule en camail violet et<noinclude>
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Page:Dufay - L’Impôt Progressif en France,1905.djvu/119
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2026-06-16T21:01:20Z
Sixdegrés
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/* Validée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>Il est donc parfaitement équitable de faire supporter par nos rentiers de l’État les impôts sur la richesse dans la même proportion que celle appliquée à toutes
les autres valeurs. C’est par suite d’un faux raisonnement, c’est en partant d’une erreur que l’on a prétendu que les rentes sur l’État ne doivent pas être imposées.
Il y a des années que toutes les autres nations européennes ont renoncé à cette conséquence d’une idée fausse. Il n’y a pas plus de raison d’exempter de l’impôt les rentes sur l’État que toutes les autres valeurs : créances hypothécaires, chirographaires, obligations, actions quelconques, parts d’intérêts, dividendes, etc.
La justice et la logique sont d’accord sur ce point. Chose curieuse, c’est à dater de l’impôt sur la rente anglaise que le taux de capitalisation de cette valeur s’est élevé à un chiffre supérieur à celui des rentes de tous les autres États du monde.
À supposer même qu’en France, par le fait de l’impôt, la rente diminue momentanément d’une ou deux unités est-ce que cela diminuerait le crédit de l’État ? Cela ne ferait que rétablir l’équilibre entre cette valeur et toutes les autres.
Et encore cette diminution ne se produirait pas si on se décidait une bonne fois à ne plus imposer le capital et le revenu de telle ou telle valeur, mais, ce qui est infiniment plus simple, le capital et le revenu de chaque contribuable, d’après le système de l’impôt global ; en un mot, si on substituait à l’impôt sur la chose, qui est en quelques sorte, l’enfance de l’art fiscal, l’impôt personnel sur l’individu, en raison de ce qu’il possède, ce qui donnerait la mesure de la progression à appliquer.
L’impôt progressif a été adopté par tous les peuples<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Annales de mathématiques pures et appliquées, 1825-1826, Tome 16.djvu/378
104
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2026-06-16T19:58:03Z
Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki/>
{{c|<math>\sqrt{\left(x+\sqrt{a^2+b^2}\right)^2+y^2}-\sqrt{\left(x-\sqrt{a^2+b^2}\right)^2+y^2}=2a.</math>}}
{{SA|Or, les radicaux du premier membre expriment les distances de l’un quelconque des points de la courbé à deux points de l’axe des <math>x</math> pris à des distances <math>\sqrt{a^2+b^2}</math> de part et d’autre de l’origine ; donc ''la différence des distances des divers points de l’hyperbole à deux points fixes pris sur son plan, est une quantité constante''. Ces points sont ce qu’on appelle les ''foyers'' de la courbe.}}
En traitant l’équation (12) comme nous avons traité l’équation (10), on parviendra à lui donner cette forme
{{MathForm1bis|(13)|<math>
\frac{\sqrt{\left(x-\sqrt{a^2+b^2}\right)^2+y^2}}{x-\frac{a^2}{\sqrt{a^2+b^2}}}=\frac{\sqrt{a^2+b^2}}{a}>1\,;
</math>}}
{{SA|ce qui, pour les mêmes raisons que ci-dessus, montre que ''les distances de divers points de l’hyperbole à un point fixe et à une droite fixe sont dans un rapport constant''. On voit qu’ici encore le point fixe dont il s’agit est l’un des ''foyers'', tandis que la droite fixe en est la ''polaire''.}}
L’équation (9) de la parabole peut être écrite ainsi :
{{c|<math>y^2=(x+c)^2-(x-c)^2\,;</math>}}
{{SA|d’où, en transposant et extrayant la racine quarrée des deux membres,}}
{{c|<math>\sqrt{(x-c)^2+y^2}=x+c</math>}}
{{SA|ou bien}}
{{MathForm1bis|(14)|<math>
\frac{\sqrt{(x-c)^2+y^2}}{x+c}=1\,;
</math>}}
{{SA/o|c’est-à-dire que ''les distances des divers points de la parabole à''}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leblanc — Contes du soleil et de la pluie, parus dans L’Auto, 1902-1907.djvu/337
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2026-06-16T14:59:59Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude><nowiki />
{{brn|2}}
{{c|''CONTES DU SOLEIL ET DE LA PLUIE''}}
{{-|2}}
{{t3|{{Séparateur4}}|'''PAS SPORTIVE'''|m=1em}}
— Décidément, grand’mère, t’es pas
sportive pour deux sous !
— Moi, pas sportive ?
— Dame ! je tire sur la guide de droite
et tu tournes à gauche… T’appelles ça
du sport ? Et puis, t’as une allure qu’est
ni du trot, ni du pas. Faudrait pourtant
choisir.
Grand’mère aurait bien voulu choisir
le pas. Mais les claquements de fouet de
Jacques, les hue, les dia, étaient si nombreux
qu’elle n’osait point ralentir. Et,
les deux bras serrés par les guides, sous
la conduite impérieuse de son petit-fils,
elle trottinait autour de la pelouse, devant
la maison qu’ils habitaient à l’extrémité
du village depuis la mort des parents
de Jacques.
— Mais non, s’écria-t-il, pas par là,
puisque j’tire ni à droite ni à gauche.
— On a sonné.
— Alors, quoi ! tu vas ouvrir ? Comme
si un cheval savait tourner une clef.
— Eh bien, ouvre, toi.
Jacques tourna la clef, tira la porte et
resta stupéfait : Gravely, le mécanicien de
la bourgade voisine, était là. Il tenait
par le guidon une petite bicyclette d’enfant,
légère, mignonne, étincelante.
— Mais, grand’mère, c’est celle que
nous avons vue dimanche dans la vitrine,
celle que j’avais envie,
— Et que je t’offre pour ta fête, qui
est demain. {{M.|Gravely}} vient justement
te donner ta première leçon.
Il la regarda. Elle ne riait pas, Il rougit
de plaisir, comprenant que c’était
vrai, qu’il aurait une bicyclette à lui,
qu’il en avait une. Et il se jeta dans les
bras de sa grand’mère,
Elle lui dit :
— Pour le coup, j’espère que tu me trouves
sportive.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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{{brn|2}}
{{c|''CONTES DU SOLEIL ET DE LA PLUIE''}}
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{{t3|{{Séparateur4}}|'''PAS SPORTIVE'''|m=1em}}
— Décidément, grand’mère, t’es pas
sportive pour deux sous !
— Moi, pas sportive ?
— Dame ! je tire sur la guide de droite
et tu tournes à gauche… T’appelles ça
du sport ? Et puis, t’as une allure qu’est
ni du trot, ni du pas. Faudrait pourtant
choisir.
Grand’mère aurait bien voulu choisir
le pas. Mais les claquements de fouet de
Jacques, les hue, les dia, étaient si nombreux
qu’elle n’osait point ralentir. Et,
les deux bras serrés par les guides, sous
la conduite impérieuse de son petit-fils,
elle trottinait autour de la pelouse, devant
la maison qu’ils habitaient à l’extrémité
du village depuis la mort des parents
de Jacques.
— Mais non, s’écria-t-il, pas par là,
puisque j’tire ni à droite ni à gauche.
— On a sonné.
— Alors, quoi ! tu vas ouvrir ? Comme
si un cheval savait tourner une clef.
— Eh bien, ouvre, toi.
Jacques tourna la clef, tira la porte et
resta stupéfait : Gravely, le mécanicien de
la bourgade voisine, était là. Il tenait
par le guidon une petite bicyclette d’enfant,
légère, mignonne, étincelante.
— Mais, grand’mère, c’est celle que
nous avons vue dimanche dans la vitrine,
celle que j’avais envie.
— Et que je t’offre pour ta fête, qui
est demain. {{M.|Gravely}} vient justement
te donner ta première leçon.
Il la regarda. Elle ne riait pas. Il rougit
de plaisir, comprenant que c’était
vrai, qu’il aurait une bicyclette à lui,
qu’il en avait une. Et il se jeta dans les
bras de sa grand’mère,
Elle lui dit :
— Pour le coup, j’espère que tu me trouves
sportive.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Leblanc — Contes du soleil et de la pluie, parus dans L’Auto, 1902-1907.djvu/340
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2026-06-16T15:19:54Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Toto256" /></noinclude>{{tiret2|là-|dessus}}, si maladroite, si lourde ! Gravely
suait sang et eau pour la maintenir
en équilibre. Il fallut un bon mois avant
qu’il osât la livrer à elle-même. Et elle
n’en menait pas large la première fois
où elle ne l’entendit plus courir derrière
elle.
Ce qui la stimulait, c’était la joie de
Jacques.
— Grand’mère, avant huit jours, nous
allons à Beauval et nous revenons par Issigny.
Or, elle eut lieu, cette première promenade.
Tous deux, prêts à l’heure, bien
équipés, Jacques ardent et fébrile,
grand’mère résignée, ils partirent.
Il poussait des cris d’enthousiasme. Il
lui semblait qu’il n’avait jamais vu ces
pays-là, que ces routes étaient toutes
nouvelles, spécialement aménagées pour
eux, bien plus roulantes que les autres.
Entre Beauval et Issigny, cependant,
il y a une mauvaise descente, hérissée de
cailloux. Grand’mère heurta l’un de ces
cailloux, décrivit quelques zigzags et
tomba.
Jacques se précipita à son secours,
mais il ne put la relever, Elle avait la
jambe droite cassée.
{{Astérisme|150%}}
Le mal fut plus grave qu’on ne le supposait
tout d’abord. Durant trois mois
elle dut garder le lit. Jacques ne la quitta
pour ainsi dire pas. C’était lui la cause de
tout cela, il le savait, et pour réparer sa
faute il s’imposait auprès de la malade
les tâches les plus ennuyeuses, comme
de lui lire chaque matin son journal et
la longue litanie de ses prières.
Enfin, le docteur déclara qu’elle ne
pourrait plus marcher qu’avec des béquilles.
Jacques pleura quand il la vit ainsi,
suspendue sur ces deux abominables
instruments.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Module:Util
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2026-06-16T21:12:16Z
Denis Gagne52
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Scribunto
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local p = {}
local args = {}
-- Fonction locale pour nettoyer proprement les sous-modèles imbriqués (ex: all-sc, er, sc)
local function nettoyerSousModeles(texte)
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while modifie and boucleSecurite < 5 do
modifie = false
local t1, count1 = mw.ustring.gsub(texte, "{{%s*[^|{}]+%s*|%s*([^{}]+)%s*}}", "%1")
if count1 > 0 then texte = t1; modifie = true end
local t2, count2 = mw.ustring.gsub(texte, "{{%s*([^{}|]+)%s*}}", "%1")
if count2 > 0 then texte = t2; modifie = true end
end
return texte
end
function p.genererTdm(frame)
-- 1. Sécurité Espace de noms : Actif UNIQUEMENT dans l'espace principal
local titreCourant = mw.title.getCurrentTitle()
if titreCourant.namespace ~= 0 then
return ""
end
-- RÉCUPÉRATION DU NOM DE LA PAGE COURANTE (Espace principal)
local nomPageCourante = titreCourant.prefixedText
-- 2. Récupération du Wikicode de la page de l'espace principal
local codePagePrincipale = titreCourant:getContent()
if not codePagePrincipale then return "" end
-- 3. Extraction des paramètres de la balise <pages />
local codeMinuscule = mw.ustring.lower(codePagePrincipale)
local index = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'index%s*=%s*["\']([^"\']+)["\']')
local fromStr = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'from%s*=%s*["\']?(%d+)["\']?')
local toStr = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'to%s*=%s*["\']?(%d+)["\']?')
local from = tonumber(fromStr)
local to = tonumber(toStr)
if not index or not from or not to then return "" end
index = mw.ustring.match(codePagePrincipale, 'index%s*=%s*["\']([^"\']+)["\']')
local listeTitres = {}
local niveauMinimalTrouve = 9
-- 4. Parcours des pages de l'espace Page:
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local titrePage = mw.title.new("Page:" .. index .. "/" .. i)
if titrePage and titrePage.exists then
local corps = titrePage:getContent()
corps = mw.ustring.gsub(corps, "<noinclude>.-</noinclude>", "")
local position = 1
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local debut, fin, niveauStr = mw.ustring.find(corps, "{{%s*[tT]([2-6])%s*|", position)
if not debut then break end
local niveau = tonumber(niveauStr)
if niveau < niveauMinimalTrouve then
niveauMinimalTrouve = niveau
end
local niveauAccolade = 2
local curseur = fin + 1
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curseur = curseur + 2
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end
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if v ~= "" and not mw.ustring.find(v, "=") and not mw.ustring.match(v, "^%s*%d") and not mw.ustring.match(v, "^%s*%.") then
if t1 == "" then t1 = v else t2 = v end
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end
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texteBrut = mw.ustring.gsub(texteBrut, "''+", "")
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textePourAncre = mw.ustring.gsub(textePourAncre, "''+", "")
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if texteBrut ~= "" and texteBrut ~= " — " then
table.insert(listeTitres, { niveau = niveau, texte = texteBrut, texteAncre = textePourAncre })
end
end
end
end
if #listeTitres == 0 then return "" end
local tdm = {}
local blocOuvert = false
table.insert(tdm, '<div class="navigation-tdm no_erreurs_communes" style="display: block; max-width: 500px; padding: 10px; font-size: 90%; line-height: 1.4; text-align: left; border: 1px solid #ccc; background-color: #f9f9f9; margin-bottom: 1em;"><div style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 8px;">Sommaire</div>')
for _, item in ipairs(listeTitres) do
local ancre = mw.uri.anchorEncode(item.texteAncre)
-- RETOUR A VOTRE SYNTAXE PROPOSÉE : [[Nom de la page principale#Ancre]]
local lienWiki = nomPageCourante .. "#" .. ancre
if item.niveau == niveauMinimalTrouve then
if blocOuvert then table.insert(tdm, ' </div></div>') end
local texteH2 = "'''" .. item.texte .. "'''"
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puce = "– "
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if blocOuvert then table.insert(tdm, ' </div></div>') end
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--Toutes les phrases d’un texte seront numérotées
--Le chiffre est placé en indice avant le premier caractère
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--function p.IndicePhrase()
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
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-- Numérotation sans espace entre le chiffre et la phrase
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counter = counter + 1
-- Supprime les espaces au début de la phrase
sentence = sentence:gsub("^%s+", "")
return ' ' .. '<sup>' .. counter .. '</sup>' .. sentence
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if args['from'] == nil then
args = frame:getParent().args
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from = args['from']
to = args['to']
firstPage = args[1]
--function p.PageListDouble(from, to, firstPage)
--titre = mw.title.getCurrentTitle()
--if (titre.nsText == "") then return end
--pagePrefix = titre.text .. '/'
pageLst = ""
for pageFs=from, to, 1 do
pageBook = firstPage + 2 * (pageFs-from)
pageLst = pageLst .. " " .. pageFs .. "=" .. pageBook
end
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end
function p.remplacePar(frame)
local textContent = ""
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if args['page'] == nil then
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end
nopage = tostring(args['page'])
if nopage ~= nil and (nopage ~= '') then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
textContent = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( textContent, 'index%="(.-)"')
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
titre = mw.title.new(cible)
textContent = titre.getContent(titre)
else
--voir = (args.voir == "oui") or (frame.args.voir == "oui")
textContent = titre.getContent(titre)
textContent = mw.ustring.match( textContent, '%{%{#invoke:Util|remplacePar|(.+)%}%}') --'%{%{#invoke:Util|remplacePar|page=[^|]-|(.+)%}%}')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'page=[^|]-|', '')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'|page=[^|]-', '')
mw.addWarning( "{{rouge|!! Cette page sera remplacée par la page " .. nopage .. " lors de la transclusion !!}}")
end
if mw.ustring.find(textContent, 'Util|remplacePar') then
textContent = mw.ustring.match( textContent, '%{%{#invoke:Util|remplacePar|(.+)%}%}') --'%{%{#invoke:Util|remplacePar|page=[^|]-|(.+)%}%}')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'page=[^|]-|', '')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'|page=[^|]-', '')
end
end
return frame:preprocess(textContent)
end
--Permet de récupérer la 2e portion d’un paragraphe lorsque la fluidité
--du texte est compromise par un tableau ou une illustration centré à
--l’intérieur de ce paragraphe
function p.noinclude(frame)
parentFrame = frame:getParent()
args = parentFrame.args
local textenoinclude = ""
local nopage = ""
local id
local voir = true --pour voir le texte récupéré dans l’espace Page
if not args[1] and frame.args[1] then
args = frame.args
end
nopage = tostring(args[1])
id = args["id"]
if nopage then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
texte = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( texte, 'index%="(.-)"')
else
voir = args.voir == "oui"
index = titre.baseText
end
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
titre = mw.title.new(cible)
texte = titre.getContent(titre)
if texte then
if id then
textenoinclude = mw.ustring.match( texte, '<noinclude.- id="-' ..
id .. '"-.->(.-)</noinclude>')
else
textenoinclude = mw.ustring.match( texte, '<noinclude>(.-)</noinclude>',10)
if mw.ustring.find(textenoinclude, "<references/>") then
textenoinclude = ""
mw.addWarning( "{{rouge|!! Le modèle noinclude n’a pas " ..
"trouvé le texte à récupérer en page" .. nopage .. " !!}}")
end
end
if not voir then
textenoinclude = ""
end
end
end
return frame:preprocess(textenoinclude)
end
--Permet d’éliminer le liens avec fragment pour qu’ils ne soient pas
--considérés dans la séquence de lien servant à déterminer l’ordre des
--sous-pages ou des chapitres
function p.stripLinks (frame)
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local strCopy = mw.ustring.gsub( args[1], '(%[%[([^#^|]-)#([^|]-)|([^%]]-)%]%])','%4')
return strCopy
end
--Permet de rendre insécable les éléments abbr
--et d’espacer les abbréviation
--petit espace après le point
function p.abri (frame)
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local abbr = mw.ustring.gsub( args[1], '(%.)(%a)','%1<span style=' ..
'"display:inline-block;width:.2em"></span>%2')
abbr = '<abbr class="abbr" style="white-space:nowrap;" title="' ..
(args[2] or '') .. '">' .. abbr .. '</abbr>'
return abbr
end
--Permet de récupérer une section à l’intérieur d’une page du même livre
-- ou d’une page dont on a fourni le titre en argument
function p.section(frame)
parentFrame = frame:getParent()
args = parentFrame.args
local textesection = ""
local nopage = ""
local section
local voir = true --pour voir le texte récupéré dans l’espace Page
if not args["section"] and frame.args["section"] then
args = frame.args
end
nopage = args["page"]
section = args["section"]
cible = args["titre"]
if cible == nil then
if nopage then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
texte = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( texte, 'index%="(.-)"')
else
--voir = args.voir == "oui"
index = titre.baseText
end
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
else return ''
end
end
titre = mw.title.new(cible)
texte = titre.getContent(titre)
if texte then
--ajouter % devant tout caractère magique dans le nom de la section
section = mw.ustring.gsub(section, '([%^%$%(%)%%%.%*%+%-%?])', '%%' .. '%1')
textesection = mw.ustring.match( texte, '<section begin="' .. section .. '" -/>' .. '(.-)<section end="' .. section .. '" -/>')
end
return frame:preprocess(textesection)
end
return p
p9t7dcgn7uhbd3pvrmvjipmaloaw6d6
15874399
15874292
2026-06-16T23:33:04Z
Denis Gagne52
101614
preprocess pour que les liens en wikicode soient visibles pas ws-export
15874399
Scribunto
text/plain
local p = {}
local args = {}
-- Fonction locale pour nettoyer proprement les sous-modèles imbriqués
local function nettoyerSousModeles(texte)
local modifie = true
local boucleSecurite = 0
while modifie and boucleSecurite < 5 do
modifie = false
local t1, count1 = mw.ustring.gsub(texte, "{{%s*[^|{}]+%s*|%s*([^{}]+)%s*}}", "%1")
if count1 > 0 then texte = t1; modifie = true end
local t2, count2 = mw.ustring.gsub(texte, "{{%s*([^{}|]+)%s*}}", "%1")
if count2 > 0 then texte = t2; modifie = true end
end
return texte
end
function p.genererTdm(frame)
local titreCourant = mw.title.getCurrentTitle()
if titreCourant.namespace ~= 0 then
return ""
end
local nomPageCourante = titreCourant.prefixedText
local codePagePrincipale = titreCourant:getContent()
if not codePagePrincipale then return "" end
local codeMinuscule = mw.ustring.lower(codePagePrincipale)
local index = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'index%s*=%s*["\']([^"\']+)["\']')
local fromStr = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'from%s*=%s*["\']?(%d+)["\']?')
local toStr = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'to%s*=%s*["\']?(%d+)["\']?')
local from = tonumber(fromStr)
local to = tonumber(toStr)
if not index or not from or not to then return "" end
index = mw.ustring.match(codePagePrincipale, 'index%s*=%s*["\']([^"\']+)["\']')
local listeTitres = {}
local niveauMinimalTrouve = 9
for i = from, to do
local titrePage = mw.title.new("Page:" .. index .. "/" .. i)
if titrePage and titrePage.exists then
local corps = titrePage:getContent()
corps = mw.ustring.gsub(corps, "<noinclude>.-</noinclude>", "")
local position = 1
while true do
local debut, fin, niveauStr = mw.ustring.find(corps, "{{%s*[tT]([2-6])%s*|", position)
if not debut then break end
local niveau = tonumber(niveauStr)
if niveau < niveauMinimalTrouve then
niveauMinimalTrouve = niveau
end
local niveauAccolade = 2
local curseur = fin + 1
local contenuTitre = ""
while curseur <= mw.ustring.len(corps) and niveauAccolade > 0 do
local car = mw.ustring.sub(corps, curseur, curseur)
local carSuivant = mw.ustring.sub(corps, curseur + 1, curseur + 1)
if car == "{" and carSuivant == "{" then
niveauAccolade = niveauAccolade + 2
contenuTitre = contenuTitre .. "{{"
curseur = curseur + 2
elseif car == "}" and carSuivant == "}" then
niveauAccolade = niveauAccolade - 2
if niveauAccolade > 0 then contenuTitre = contenuTitre .. "}}" end
curseur = curseur + 2
else
contenuTitre = contenuTitre .. car
curseur = curseur + 1
end
end
position = curseur
contenuTitre = mw.text.trim(contenuTitre)
contenuTitre = nettoyerSousModeles(contenuTitre)
local texteBrut = ""
local textePourAncre = ""
if mw.ustring.find(contenuTitre, "|") then
local morceaux = mw.text.split(contenuTitre, "|")
local t1, t2 = "", ""
for _, v in ipairs(morceaux) do
v = mw.text.trim(v)
if v ~= "" and not mw.ustring.find(v, "=") and not mw.ustring.match(v, "^%s*%d") and not mw.ustring.match(v, "^%s*%.") then
if t1 == "" then t1 = v else t2 = v end
end
end
if t2 ~= "" then
texteBrut = t2 .. " — " .. t1
textePourAncre = t2 .. t1
else
texteBrut = t1
textePourAncre = t1
end
else
texteBrut = contenuTitre
textePourAncre = contenuTitre
end
texteBrut = mw.ustring.gsub(texteBrut, "'''+", "")
texteBrut = mw.ustring.gsub(texteBrut, "''+", "")
texteBrut = mw.text.trim(texteBrut)
textePourAncre = mw.ustring.gsub(textePourAncre, "'''+", "")
textePourAncre = mw.ustring.gsub(textePourAncre, "''+", "")
textePourAncre = mw.text.trim(textePourAncre)
if texteBrut ~= "" and texteBrut ~= " — " then
table.insert(listeTitres, { niveau = niveau, texte = texteBrut, texteAncre = textePourAncre })
end
end
end
end
if #listeTitres == 0 then return "" end
local tdm = {}
local blocOuvert = false
-- Utilisation de la classe neutre acceptée par ws-export
table.insert(tdm, '<div class="navigation-tdm no_erreurs_communes" style="display: block; max-width: 500px; padding: 10px; font-size: 90%; line-height: 1.4; text-align: left; border: 1px solid #ccc; background-color: #f9f9f9; margin-bottom: 1em;"><div style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 8px;">Sommaire</div>')
for _, item in ipairs(listeTitres) do
local ancre = mw.uri.anchorEncode(item.texteAncre)
-- SYNTAXE CANONIQUE IDENTIQUE À VOTRE EXEMPLE MANUEL "BACCHUS"
local lienWiki = "[[" .. nomPageCourante .. "#" .. ancre .. "|" .. item.texte .. "]]"
if item.niveau == niveauMinimalTrouve then
if blocOuvert then table.insert(tdm, ' </div></div>') end
-- Version H2 spécifique avec gras (comme requis précédemment)
local lienWikiH2 = "[[" .. nomPageCourante .. "#" .. ancre .. "|'''" .. item.texte .. "''']]"
table.insert(tdm, '<div class="mw-collapsible mw-collapsed" style="margin-top: 6px; margin-bottom: 6px; text-indent: -2em; padding-left: 20px; text-align: left;">')
table.insert(tdm, ' <div style="cursor: pointer; color: #002bb8;">' .. lienWikiH2 .. '</div>')
table.insert(tdm, ' <div class="mw-collapsible-content" style="margin-top: 4px; text-indent: 0; padding-left: 0; text-align: left;">')
blocOuvert = true
else
local baseDecalage = (item.niveau - niveauMinimalTrouve - 1) * 15
local paddingTotal = baseDecalage + 20
local styleCSS = 'style="margin-bottom: 3px; padding-left: ' .. paddingTotal .. 'px; text-indent: -2em; text-align: left;'
local puce = "• "
if item.niveau - niveauMinimalTrouve >= 2 then
puce = "– "
styleCSS = styleCSS .. ' font-size: 90%; color: #555;'
else
styleCSS = styleCSS .. ' font-weight: 500;'
end
styleCSS = styleCSS .. '"'
table.insert(tdm, '<div ' .. styleCSS .. '>' .. puce .. lienWiki .. '</div>')
end
end
if blocOuvert then table.insert(tdm, ' </div></div>') end
table.insert(tdm, '</div>')
-- POINT D'ENTRÉE DU MARBRE : frame:preprocess force MediaWiki à compiler les liens
-- en HTML système AVANT que ws-export ne vienne lire et capturer la page.
return frame:preprocess(table.concat(tdm, "\n"))
end
--Toutes les phrases d’un texte seront numérotées
--Le chiffre est placé en indice avant le premier caractère
function p.IndicePhrase(frame)
--function p.IndicePhrase()
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local text = args[1]
local counter = 0
-- Numérotation sans espace entre le chiffre et la phrase
local numbered = text:gsub("(%s*%u.-[%.%!%?])", function(sentence)
counter = counter + 1
-- Supprime les espaces au début de la phrase
sentence = sentence:gsub("^%s+", "")
return ' ' .. '<sup>' .. counter .. '</sup>' .. sentence
end)
return mw.text.trim(numbered)
end
function p.PageListDouble(frame)
args = frame.args
if args['from'] == nil then
args = frame:getParent().args
end
from = args['from']
to = args['to']
firstPage = args[1]
--function p.PageListDouble(from, to, firstPage)
--titre = mw.title.getCurrentTitle()
--if (titre.nsText == "") then return end
--pagePrefix = titre.text .. '/'
pageLst = ""
for pageFs=from, to, 1 do
pageBook = firstPage + 2 * (pageFs-from)
pageLst = pageLst .. " " .. pageFs .. "=" .. pageBook
end
return pageLst
end
function p.remplacePar(frame)
local textContent = ""
local nopage = ""
local cible = ""
args = frame.args
if args['page'] == nil then
args = frame:getParent().args
end
nopage = tostring(args['page'])
if nopage ~= nil and (nopage ~= '') then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
textContent = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( textContent, 'index%="(.-)"')
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
titre = mw.title.new(cible)
textContent = titre.getContent(titre)
else
--voir = (args.voir == "oui") or (frame.args.voir == "oui")
textContent = titre.getContent(titre)
textContent = mw.ustring.match( textContent, '%{%{#invoke:Util|remplacePar|(.+)%}%}') --'%{%{#invoke:Util|remplacePar|page=[^|]-|(.+)%}%}')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'page=[^|]-|', '')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'|page=[^|]-', '')
mw.addWarning( "{{rouge|!! Cette page sera remplacée par la page " .. nopage .. " lors de la transclusion !!}}")
end
if mw.ustring.find(textContent, 'Util|remplacePar') then
textContent = mw.ustring.match( textContent, '%{%{#invoke:Util|remplacePar|(.+)%}%}') --'%{%{#invoke:Util|remplacePar|page=[^|]-|(.+)%}%}')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'page=[^|]-|', '')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'|page=[^|]-', '')
end
end
return frame:preprocess(textContent)
end
--Permet de récupérer la 2e portion d’un paragraphe lorsque la fluidité
--du texte est compromise par un tableau ou une illustration centré à
--l’intérieur de ce paragraphe
function p.noinclude(frame)
parentFrame = frame:getParent()
args = parentFrame.args
local textenoinclude = ""
local nopage = ""
local id
local voir = true --pour voir le texte récupéré dans l’espace Page
if not args[1] and frame.args[1] then
args = frame.args
end
nopage = tostring(args[1])
id = args["id"]
if nopage then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
texte = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( texte, 'index%="(.-)"')
else
voir = args.voir == "oui"
index = titre.baseText
end
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
titre = mw.title.new(cible)
texte = titre.getContent(titre)
if texte then
if id then
textenoinclude = mw.ustring.match( texte, '<noinclude.- id="-' ..
id .. '"-.->(.-)</noinclude>')
else
textenoinclude = mw.ustring.match( texte, '<noinclude>(.-)</noinclude>',10)
if mw.ustring.find(textenoinclude, "<references/>") then
textenoinclude = ""
mw.addWarning( "{{rouge|!! Le modèle noinclude n’a pas " ..
"trouvé le texte à récupérer en page" .. nopage .. " !!}}")
end
end
if not voir then
textenoinclude = ""
end
end
end
return frame:preprocess(textenoinclude)
end
--Permet d’éliminer le liens avec fragment pour qu’ils ne soient pas
--considérés dans la séquence de lien servant à déterminer l’ordre des
--sous-pages ou des chapitres
function p.stripLinks (frame)
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local strCopy = mw.ustring.gsub( args[1], '(%[%[([^#^|]-)#([^|]-)|([^%]]-)%]%])','%4')
return strCopy
end
--Permet de rendre insécable les éléments abbr
--et d’espacer les abbréviation
--petit espace après le point
function p.abri (frame)
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local abbr = mw.ustring.gsub( args[1], '(%.)(%a)','%1<span style=' ..
'"display:inline-block;width:.2em"></span>%2')
abbr = '<abbr class="abbr" style="white-space:nowrap;" title="' ..
(args[2] or '') .. '">' .. abbr .. '</abbr>'
return abbr
end
--Permet de récupérer une section à l’intérieur d’une page du même livre
-- ou d’une page dont on a fourni le titre en argument
function p.section(frame)
parentFrame = frame:getParent()
args = parentFrame.args
local textesection = ""
local nopage = ""
local section
local voir = true --pour voir le texte récupéré dans l’espace Page
if not args["section"] and frame.args["section"] then
args = frame.args
end
nopage = args["page"]
section = args["section"]
cible = args["titre"]
if cible == nil then
if nopage then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
texte = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( texte, 'index%="(.-)"')
else
--voir = args.voir == "oui"
index = titre.baseText
end
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
else return ''
end
end
titre = mw.title.new(cible)
texte = titre.getContent(titre)
if texte then
--ajouter % devant tout caractère magique dans le nom de la section
section = mw.ustring.gsub(section, '([%^%$%(%)%%%.%*%+%-%?])', '%%' .. '%1')
textesection = mw.ustring.match( texte, '<section begin="' .. section .. '" -/>' .. '(.-)<section end="' .. section .. '" -/>')
end
return frame:preprocess(textesection)
end
return p
jqoqp4zwiln3x3bpxmu5yzz93rfd2bc
15874404
15874399
2026-06-17T00:15:39Z
Denis Gagne52
101614
15874404
Scribunto
text/plain
local p = {}
local args = {}
-- Fonction locale pour nettoyer proprement les sous-modèles imbriqués (ex: all-sc, er, sc)
local function nettoyerSousModeles(texte)
local modifie = true
local boucleSecurite = 0
while modifie and boucleSecurite < 5 do
modifie = false
local t1, count1 = mw.ustring.gsub(texte, "{{%s*[^|{}]+%s*|%s*([^{}]+)%s*}}", "%1")
if count1 > 0 then texte = t1; modifie = true end
local t2, count2 = mw.ustring.gsub(texte, "{{%s*([^{}|]+)%s*}}", "%1")
if count2 > 0 then texte = t2; modifie = true end
end
return texte
end
function p.genererTdm(frame)
-- 1. Sécurité Espace de noms : Actif UNIQUEMENT dans l'espace principal
local titreCourant = mw.title.getCurrentTitle()
if titreCourant.namespace ~= 0 then
return ""
end
local nomPageCourante = titreCourant.prefixedText
-- 2. Récupération du Wikicode de la page de l'espace principal
local codePagePrincipale = titreCourant:getContent()
if not codePagePrincipale then return "" end
-- 3. Extraction des paramètres de la balise <pages />
local codeMinuscule = mw.ustring.lower(codePagePrincipale)
local index = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'index%s*=%s*["\']([^"\']+)["\']')
local fromStr = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'from%s*=%s*["\']?(%d+)["\']?')
local toStr = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'to%s*=%s*["\']?(%d+)["\']?')
local from = tonumber(fromStr)
local to = tonumber(toStr)
if not index or not from or not to then return "" end
index = mw.ustring.match(codePagePrincipale, 'index%s*=%s*["\']([^"\']+)["\']')
local listeTitres = {}
local niveauMinimalTrouve = 9
-- 4. Parcours des pages de l'espace Page:
for i = from, to do
local titrePage = mw.title.new("Page:" .. index .. "/" .. i)
if titrePage and titrePage.exists then
local corps = titrePage:getContent()
corps = mw.ustring.gsub(corps, "<noinclude>.-</noinclude>", "")
local position = 1
while true do
local debut, fin, niveauStr = mw.ustring.find(corps, "{{%s*[tT]([2-6])%s*|", position)
if not debut then break end
local niveau = tonumber(niveauStr)
if niveau < niveauMinimalTrouve then
niveauMinimalTrouve = niveau
end
local niveauAccolade = 2
local curseur = fin + 1
local contenuTitre = ""
while curseur <= mw.ustring.len(corps) and niveauAccolade > 0 do
local car = mw.ustring.sub(corps, curseur, curseur)
local carSuivant = mw.ustring.sub(corps, curseur + 1, curseur + 1)
if car == "{" and carSuivant == "{" then
niveauAccolade = niveauAccolade + 2
contenuTitre = contenuTitre .. "{{"
curseur = curseur + 2
elseif car == "}" and carSuivant == "}" then
niveauAccolade = niveauAccolade - 2
if niveauAccolade > 0 then contenuTitre = contenuTitre .. "}}" end
curseur = curseur + 2
else
contenuTitre = contenuTitre .. car
curseur = curseur + 1
end
end
position = curseur
contenuTitre = mw.text.trim(contenuTitre)
contenuTitre = nettoyerSousModeles(contenuTitre)
local texteBrut = ""
local textePourAncre = ""
if mw.ustring.find(contenuTitre, "|") then
local morceaux = mw.text.split(contenuTitre, "|")
local t1, t2 = "", ""
for _, v in ipairs(morceaux) do
v = mw.text.trim(v)
if v ~= "" and not mw.ustring.find(v, "=") and not mw.ustring.match(v, "^%s*%d") and not mw.ustring.match(v, "^%s*%.") then
if t1 == "" then t1 = v else t2 = v end
end
end
if t2 ~= "" then
texteBrut = t2 .. " — " .. t1
textePourAncre = t2 .. t1
else
texteBrut = t1
textePourAncre = t1
end
else
texteBrut = contenuTitre
textePourAncre = contenuTitre
end
texteBrut = mw.ustring.gsub(texteBrut, "'''+", "")
texteBrut = mw.ustring.gsub(texteBrut, "''+", "")
texteBrut = mw.text.trim(texteBrut)
textePourAncre = mw.ustring.gsub(textePourAncre, "'''+", "")
textePourAncre = mw.ustring.gsub(textePourAncre, "''+", "")
textePourAncre = mw.text.trim(textePourAncre)
if texteBrut ~= "" and texteBrut ~= " — " then
table.insert(listeTitres, { niveau = niveau, texte = texteBrut, texteAncre = textePourAncre })
end
end
end
end
if #listeTitres == 0 then return "" end
local tdm = {}
local blocOuvert = false
-- RETOUR À LA CLASSE STANDARD INTERPRÉTÉE PAR WIKISOURCE
table.insert(tdm, '<div class="navigation-tdm no_erreurs_communes" style="display: block; max-width: 500px; padding: 10px; font-size: 90%; line-height: 1.4; text-align: left; border: 1px solid #ccc; background-color: #f9f9f9; margin-bottom: 1em;"><div style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 8px;">Sommaire</div>')
for _, item in ipairs(listeTitres) do
local ancre = mw.uri.anchorEncode(item.texteAncre)
-- SYNTAXE IDENTIQUE À CELLE DE "BACCHUS" EXIGÉE PAR VOTRE PROCESSUS
local lienWiki = nomPageCourante .. "#" .. ancre
if item.niveau == niveauMinimalTrouve then
if blocOuvert then table.insert(tdm, ' </div></div>') end
local texteH2 = "'''" .. item.texte .. "'''"
table.insert(tdm, '<div class="mw-collapsible mw-collapsed" style="margin-top: 6px; margin-bottom: 6px; text-indent: -2em; padding-left: 20px; text-align: left;">')
-- Injection en syntaxe wiki standard pour supprimer les chaînes de texte HTML brut à l'écran
table.insert(tdm, ' <div style="cursor: pointer; color: #002bb8;">[[' .. lienWiki .. '|' .. texteH2 .. ']]</div>')
table.insert(tdm, ' <div class="mw-collapsible-content" style="margin-top: 4px; text-indent: 0; padding-left: 0; text-align: left;">')
blocOuvert = true
else
local baseDecalage = (item.niveau - niveauMinimalTrouve - 1) * 15
local paddingTotal = baseDecalage + 20
local styleCSS = 'style="margin-bottom: 3px; padding-left: ' .. paddingTotal .. 'px; text-indent: -2em; text-align: left;'
local puce = "• "
if item.niveau - niveauMinimalTrouve >= 2 then
puce = "– "
styleCSS = styleCSS .. ' font-size: 90%; color: #555;'
else
styleCSS = styleCSS .. ' font-weight: 500;'
end
styleCSS = styleCSS .. '"'
table.insert(tdm, '<div ' .. styleCSS .. '>' .. puce .. '[[' .. lienWiki .. '|' .. item.texte .. ']]</div>')
end
end
if blocOuvert then table.insert(tdm, ' </div></div>') end
table.insert(tdm, '</div>')
-- SÉCURITÉ DE SORTIE : On demande à MediaWiki de forcer le rendu avant de l'afficher
return frame:getParent():preprocess(table.concat(tdm, "\n"))
end
--Toutes les phrases d’un texte seront numérotées
--Le chiffre est placé en indice avant le premier caractère
function p.IndicePhrase(frame)
--function p.IndicePhrase()
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local text = args[1]
local counter = 0
-- Numérotation sans espace entre le chiffre et la phrase
local numbered = text:gsub("(%s*%u.-[%.%!%?])", function(sentence)
counter = counter + 1
-- Supprime les espaces au début de la phrase
sentence = sentence:gsub("^%s+", "")
return ' ' .. '<sup>' .. counter .. '</sup>' .. sentence
end)
return mw.text.trim(numbered)
end
function p.PageListDouble(frame)
args = frame.args
if args['from'] == nil then
args = frame:getParent().args
end
from = args['from']
to = args['to']
firstPage = args[1]
--function p.PageListDouble(from, to, firstPage)
--titre = mw.title.getCurrentTitle()
--if (titre.nsText == "") then return end
--pagePrefix = titre.text .. '/'
pageLst = ""
for pageFs=from, to, 1 do
pageBook = firstPage + 2 * (pageFs-from)
pageLst = pageLst .. " " .. pageFs .. "=" .. pageBook
end
return pageLst
end
function p.remplacePar(frame)
local textContent = ""
local nopage = ""
local cible = ""
args = frame.args
if args['page'] == nil then
args = frame:getParent().args
end
nopage = tostring(args['page'])
if nopage ~= nil and (nopage ~= '') then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
textContent = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( textContent, 'index%="(.-)"')
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
titre = mw.title.new(cible)
textContent = titre.getContent(titre)
else
--voir = (args.voir == "oui") or (frame.args.voir == "oui")
textContent = titre.getContent(titre)
textContent = mw.ustring.match( textContent, '%{%{#invoke:Util|remplacePar|(.+)%}%}') --'%{%{#invoke:Util|remplacePar|page=[^|]-|(.+)%}%}')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'page=[^|]-|', '')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'|page=[^|]-', '')
mw.addWarning( "{{rouge|!! Cette page sera remplacée par la page " .. nopage .. " lors de la transclusion !!}}")
end
if mw.ustring.find(textContent, 'Util|remplacePar') then
textContent = mw.ustring.match( textContent, '%{%{#invoke:Util|remplacePar|(.+)%}%}') --'%{%{#invoke:Util|remplacePar|page=[^|]-|(.+)%}%}')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'page=[^|]-|', '')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'|page=[^|]-', '')
end
end
return frame:preprocess(textContent)
end
--Permet de récupérer la 2e portion d’un paragraphe lorsque la fluidité
--du texte est compromise par un tableau ou une illustration centré à
--l’intérieur de ce paragraphe
function p.noinclude(frame)
parentFrame = frame:getParent()
args = parentFrame.args
local textenoinclude = ""
local nopage = ""
local id
local voir = true --pour voir le texte récupéré dans l’espace Page
if not args[1] and frame.args[1] then
args = frame.args
end
nopage = tostring(args[1])
id = args["id"]
if nopage then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
texte = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( texte, 'index%="(.-)"')
else
voir = args.voir == "oui"
index = titre.baseText
end
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
titre = mw.title.new(cible)
texte = titre.getContent(titre)
if texte then
if id then
textenoinclude = mw.ustring.match( texte, '<noinclude.- id="-' ..
id .. '"-.->(.-)</noinclude>')
else
textenoinclude = mw.ustring.match( texte, '<noinclude>(.-)</noinclude>',10)
if mw.ustring.find(textenoinclude, "<references/>") then
textenoinclude = ""
mw.addWarning( "{{rouge|!! Le modèle noinclude n’a pas " ..
"trouvé le texte à récupérer en page" .. nopage .. " !!}}")
end
end
if not voir then
textenoinclude = ""
end
end
end
return frame:preprocess(textenoinclude)
end
--Permet d’éliminer le liens avec fragment pour qu’ils ne soient pas
--considérés dans la séquence de lien servant à déterminer l’ordre des
--sous-pages ou des chapitres
function p.stripLinks (frame)
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local strCopy = mw.ustring.gsub( args[1], '(%[%[([^#^|]-)#([^|]-)|([^%]]-)%]%])','%4')
return strCopy
end
--Permet de rendre insécable les éléments abbr
--et d’espacer les abbréviation
--petit espace après le point
function p.abri (frame)
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local abbr = mw.ustring.gsub( args[1], '(%.)(%a)','%1<span style=' ..
'"display:inline-block;width:.2em"></span>%2')
abbr = '<abbr class="abbr" style="white-space:nowrap;" title="' ..
(args[2] or '') .. '">' .. abbr .. '</abbr>'
return abbr
end
--Permet de récupérer une section à l’intérieur d’une page du même livre
-- ou d’une page dont on a fourni le titre en argument
function p.section(frame)
parentFrame = frame:getParent()
args = parentFrame.args
local textesection = ""
local nopage = ""
local section
local voir = true --pour voir le texte récupéré dans l’espace Page
if not args["section"] and frame.args["section"] then
args = frame.args
end
nopage = args["page"]
section = args["section"]
cible = args["titre"]
if cible == nil then
if nopage then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
texte = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( texte, 'index%="(.-)"')
else
--voir = args.voir == "oui"
index = titre.baseText
end
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
else return ''
end
end
titre = mw.title.new(cible)
texte = titre.getContent(titre)
if texte then
--ajouter % devant tout caractère magique dans le nom de la section
section = mw.ustring.gsub(section, '([%^%$%(%)%%%.%*%+%-%?])', '%%' .. '%1')
textesection = mw.ustring.match( texte, '<section begin="' .. section .. '" -/>' .. '(.-)<section end="' .. section .. '" -/>')
end
return frame:preprocess(textesection)
end
return p
6c4xebs471592u25gq9d4wbnl0lcdxt
15874410
15874404
2026-06-17T01:00:31Z
Denis Gagne52
101614
15874410
Scribunto
text/plain
local p = {}
local args = {}
-- Fonction locale de nettoyage des sous-modèles (all-sc, er, sc) identique à vos standards
local function nettoyerSousModeles(texte)
local modifie = true
local boucleSecurite = 0
while modifie and boucleSecurite < 5 do
modifie = false
local t1, count1 = mw.ustring.gsub(texte, "{{%s*[^|{}]+%s*|%s*([^{}]+)%s*}}", "%1")
if count1 > 0 then texte = t1; modifie = true end
local t2, count2 = mw.ustring.gsub(texte, "{{%s*([^{}|]+)%s*}}", "%1")
if count2 > 0 then texte = t2; modifie = true end
end
return texte
end
function p.genererTdm(frame)
local titreCourant = mw.title.getCurrentTitle()
if titreCourant.namespace ~= 0 then
return ""
end
local nomPageCourante = titreCourant.prefixedText
local codePagePrincipale = titreCourant:getContent()
if not codePagePrincipale then return "" end
local codeMinuscule = mw.ustring.lower(codePagePrincipale)
local index = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'index%s*=%s*["\']([^"\']+)["\']')
local fromStr = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'from%s*=%s*["\']?(%d+)["\']?')
local toStr = mw.ustring.match(codeMinuscule, 'to%s*=%s*["\']?(%d+)["\']?')
local from = tonumber(fromStr)
local to = tonumber(toStr)
if not index or not from or not to then return "" end
index = mw.ustring.match(codePagePrincipale, 'index%s*=%s*["\']([^"\']+)["\']')
local listeTitres = {}
local niveauMinimalTrouve = 9
for i = from, to do
local titrePage = mw.title.new("Page:" .. index .. "/" .. i)
if titrePage and titrePage.exists then
local corps = titrePage:getContent()
corps = mw.ustring.gsub(corps, "<noinclude>.-</noinclude>", "")
local position = 1
while true do
local debut, fin, niveauStr = mw.ustring.find(corps, "{{%s*[tT]([2-6])%s*|", position)
if not debut then break end
local niveau = tonumber(niveauStr)
if niveau < niveauMinimalTrouve then niveauMinimalTrouve = niveau end
local niveauAccolade = 2
local curseur = fin + 1
local contenuTitre = ""
while curseur <= mw.ustring.len(corps) and niveauAccolade > 0 do
local car = mw.ustring.sub(corps, curseur, curseur)
local carSuivant = mw.ustring.sub(corps, curseur + 1, curseur + 1)
if car == "{" and carSuivant == "{" then
niveauAccolade = niveauAccolade + 2
contenuTitre = contenuTitre .. "{{"
curseur = curseur + 2
elseif car == "}" and carSuivant == "}" then
niveauAccolade = niveauAccolade - 2
if niveauAccolade > 0 then contenuTitre = contenuTitre .. "}}" end
curseur = curseur + 2
else
contenuTitre = contenuTitre .. car
curseur = curseur + 1
end
end
position = curseur
contenuTitre = mw.text.trim(contenuTitre)
contenuTitre = nettoyerSousModeles(contenuTitre)
local texteBrut = ""
local textePourAncre = ""
if mw.ustring.find(contenuTitre, "|") then
local morceaux = mw.text.split(contenuTitre, "|")
local t1, t2 = "", ""
for _, v in ipairs(morceaux) do
v = mw.text.trim(v)
if v ~= "" and not mw.ustring.find(v, "=") and not mw.ustring.match(v, "^%s*%d") and not mw.ustring.match(v, "^%s*%.") then
if t1 == "" then t1 = v else t2 = v end
end
end
if t2 ~= "" then
texteBrut = t2 .. " — " .. t1
textePourAncre = t2 .. t1
else
texteBrut = t1
textePourAncre = t1
end
else
texteBrut = contenuTitre
textePourAncre = contenuTitre
end
texteBrut = mw.ustring.gsub(texteBrut, "'''+", "")
texteBrut = mw.ustring.gsub(texteBrut, "''+", "")
texteBrut = mw.text.trim(texteBrut)
textePourAncre = mw.ustring.gsub(textePourAncre, "'''+", "")
textePourAncre = mw.ustring.gsub(textePourAncre, "''+", "")
textePourAncre = mw.text.trim(textePourAncre)
if texteBrut ~= "" and texteBrut ~= " — " then
table.insert(listeTitres, { niveau = niveau, texte = texteBrut, texteAncre = textePourAncre })
end
end
end
end
if #listeTitres == 0 then return "" end
local tdm = {}
local blocOuvert = false
-- Structure sans aucune classe système "toc" pour ne pas être bannie, et alignée à gauche
table.insert(tdm, '<div class="navigation-tdm no_erreurs_communes" style="display: block; max-width: 500px; padding: 10px; font-size: 90%; line-height: 1.4; text-align: left; border: 1px solid #ccc; background-color: #f9f9f9; margin-bottom: 1em;"><div style="font-weight: bold; font-size: 1.1em; margin-bottom: 8px;">Sommaire</div>')
for _, item in ipairs(listeTitres) do
local ancre = mw.uri.anchorEncode(item.texteAncre)
-- SYNTAXE PURE ET LINÉAIRE (Inspirée de PliMulti)
local lienWiki = "[[" .. nomPageCourante .. "#" .. ancre .. "|" .. item.texte .. "]]"
if item.niveau == niveauMinimalTrouve then
if blocOuvert then table.insert(tdm, ' </div></div>') end
local texteH2 = "'''" .. item.texte .. "'''"
local lienWikiH2 = "[[" .. nomPageCourante .. "#" .. ancre .. "|" .. texteH2 .. "]]"
-- Utilisation de structures div simples sans preprocess agressif
table.insert(tdm, '<div class="mw-collapsible mw-collapsed" style="margin-top: 6px; margin-bottom: 6px; text-indent: -2em; padding-left: 20px; text-align: left;">')
table.insert(tdm, ' <div style="cursor: pointer; color: #002bb8;">' .. lienWikiH2 .. '</div>')
table.insert(tdm, ' <div class="mw-collapsible-content" style="margin-top: 4px; text-indent: 0; padding-left: 0; text-align: left;">')
blocOuvert = true
else
local baseDecalage = (item.niveau - niveauMinimalTrouve - 1) * 15
local paddingTotal = baseDecalage + 20
local styleCSS = 'style="margin-bottom: 3px; padding-left: ' .. paddingTotal .. 'px; text-indent: -2em; text-align: left;'
local puce = "• "
if item.niveau - niveauMinimalTrouve >= 2 then
puce = "– "
styleCSS = styleCSS .. ' font-size: 90%; color: #555;'
else
styleCSS = styleCSS .. ' font-weight: 500;'
end
styleCSS = styleCSS .. '"'
table.insert(tdm, '<div ' .. styleCSS .. '>' .. puce .. lienWiki .. '</div>')
end
end
if blocOuvert then table.insert(tdm, ' </div></div>') end
table.insert(tdm, '</div>')
-- RETOUR À PLAT SANS PREPROCESS PARENT
-- MediaWiki résout les [[...]] à la volée lors de l'affichage HTML normal,
-- tandis que ws-export intercepte le texte de manière linéaire sans figer des balises d'URL absolues.
return table.concat(tdm, "\n")
end
--Toutes les phrases d’un texte seront numérotées
--Le chiffre est placé en indice avant le premier caractère
function p.IndicePhrase(frame)
--function p.IndicePhrase()
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local text = args[1]
local counter = 0
-- Numérotation sans espace entre le chiffre et la phrase
local numbered = text:gsub("(%s*%u.-[%.%!%?])", function(sentence)
counter = counter + 1
-- Supprime les espaces au début de la phrase
sentence = sentence:gsub("^%s+", "")
return ' ' .. '<sup>' .. counter .. '</sup>' .. sentence
end)
return mw.text.trim(numbered)
end
function p.PageListDouble(frame)
args = frame.args
if args['from'] == nil then
args = frame:getParent().args
end
from = args['from']
to = args['to']
firstPage = args[1]
--function p.PageListDouble(from, to, firstPage)
--titre = mw.title.getCurrentTitle()
--if (titre.nsText == "") then return end
--pagePrefix = titre.text .. '/'
pageLst = ""
for pageFs=from, to, 1 do
pageBook = firstPage + 2 * (pageFs-from)
pageLst = pageLst .. " " .. pageFs .. "=" .. pageBook
end
return pageLst
end
function p.remplacePar(frame)
local textContent = ""
local nopage = ""
local cible = ""
args = frame.args
if args['page'] == nil then
args = frame:getParent().args
end
nopage = tostring(args['page'])
if nopage ~= nil and (nopage ~= '') then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
textContent = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( textContent, 'index%="(.-)"')
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
titre = mw.title.new(cible)
textContent = titre.getContent(titre)
else
--voir = (args.voir == "oui") or (frame.args.voir == "oui")
textContent = titre.getContent(titre)
textContent = mw.ustring.match( textContent, '%{%{#invoke:Util|remplacePar|(.+)%}%}') --'%{%{#invoke:Util|remplacePar|page=[^|]-|(.+)%}%}')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'page=[^|]-|', '')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'|page=[^|]-', '')
mw.addWarning( "{{rouge|!! Cette page sera remplacée par la page " .. nopage .. " lors de la transclusion !!}}")
end
if mw.ustring.find(textContent, 'Util|remplacePar') then
textContent = mw.ustring.match( textContent, '%{%{#invoke:Util|remplacePar|(.+)%}%}') --'%{%{#invoke:Util|remplacePar|page=[^|]-|(.+)%}%}')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'page=[^|]-|', '')
textContent = mw.ustring.gsub(textContent,'|page=[^|]-', '')
end
end
return frame:preprocess(textContent)
end
--Permet de récupérer la 2e portion d’un paragraphe lorsque la fluidité
--du texte est compromise par un tableau ou une illustration centré à
--l’intérieur de ce paragraphe
function p.noinclude(frame)
parentFrame = frame:getParent()
args = parentFrame.args
local textenoinclude = ""
local nopage = ""
local id
local voir = true --pour voir le texte récupéré dans l’espace Page
if not args[1] and frame.args[1] then
args = frame.args
end
nopage = tostring(args[1])
id = args["id"]
if nopage then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
texte = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( texte, 'index%="(.-)"')
else
voir = args.voir == "oui"
index = titre.baseText
end
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
titre = mw.title.new(cible)
texte = titre.getContent(titre)
if texte then
if id then
textenoinclude = mw.ustring.match( texte, '<noinclude.- id="-' ..
id .. '"-.->(.-)</noinclude>')
else
textenoinclude = mw.ustring.match( texte, '<noinclude>(.-)</noinclude>',10)
if mw.ustring.find(textenoinclude, "<references/>") then
textenoinclude = ""
mw.addWarning( "{{rouge|!! Le modèle noinclude n’a pas " ..
"trouvé le texte à récupérer en page" .. nopage .. " !!}}")
end
end
if not voir then
textenoinclude = ""
end
end
end
return frame:preprocess(textenoinclude)
end
--Permet d’éliminer le liens avec fragment pour qu’ils ne soient pas
--considérés dans la séquence de lien servant à déterminer l’ordre des
--sous-pages ou des chapitres
function p.stripLinks (frame)
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local strCopy = mw.ustring.gsub( args[1], '(%[%[([^#^|]-)#([^|]-)|([^%]]-)%]%])','%4')
return strCopy
end
--Permet de rendre insécable les éléments abbr
--et d’espacer les abbréviation
--petit espace après le point
function p.abri (frame)
args = frame.args
if args[1] == nil then
args = frame:getParent().args
end
local abbr = mw.ustring.gsub( args[1], '(%.)(%a)','%1<span style=' ..
'"display:inline-block;width:.2em"></span>%2')
abbr = '<abbr class="abbr" style="white-space:nowrap;" title="' ..
(args[2] or '') .. '">' .. abbr .. '</abbr>'
return abbr
end
--Permet de récupérer une section à l’intérieur d’une page du même livre
-- ou d’une page dont on a fourni le titre en argument
function p.section(frame)
parentFrame = frame:getParent()
args = parentFrame.args
local textesection = ""
local nopage = ""
local section
local voir = true --pour voir le texte récupéré dans l’espace Page
if not args["section"] and frame.args["section"] then
args = frame.args
end
nopage = args["page"]
section = args["section"]
cible = args["titre"]
if cible == nil then
if nopage then
nopage = mw.text.trim(nopage)
titre = mw.title.getCurrentTitle()
ns = titre.nsText
if ns == "" then --récupération de l’index dans l’espace principal
texte = titre.getContent(titre)
index = mw.ustring.match( texte, 'index%="(.-)"')
else
--voir = args.voir == "oui"
index = titre.baseText
end
cible = "Page:".. index .. "/" .. nopage
else return ''
end
end
titre = mw.title.new(cible)
texte = titre.getContent(titre)
if texte then
--ajouter % devant tout caractère magique dans le nom de la section
section = mw.ustring.gsub(section, '([%^%$%(%)%%%.%*%+%-%?])', '%%' .. '%1')
textesection = mw.ustring.match( texte, '<section begin="' .. section .. '" -/>' .. '(.-)<section end="' .. section .. '" -/>')
end
return frame:preprocess(textesection)
end
return p
8a3x6k2e8yiaw86jjd1x6fdnrhes18b
Page:Privas - Les Rondes des enfants sages, 1922.djvu/30
104
3830592
15873785
12386564
2026-06-16T13:50:45Z
Courvey
93945
[[Image:Privas - Les Rondes des enfants sages, 1922.djvu|page=30|550px]]
15873785
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude>[[Image:Privas - Les Rondes des enfants sages, 1922.djvu|page=30|550px]]<noinclude>
<references/></noinclude>
1j2zbldbadragiytavvxu03d36jh2t7
Page:Privas - Les Rondes des enfants sages, 1922.djvu/31
104
3830594
15873791
12386568
2026-06-16T13:54:33Z
Courvey
93945
4 x {{Séparateur4}}
15873791
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><poem>
La demande en mariage.
Les plaintes des créanciers,
L’annonce d’un héritage
Sont dans ces petits papiers.
{{Séparateur4}}
Et l’on voit les demoiselles
Qui réclament des maris,
Venir chercher des nouvelles
Troublantes pour leurs esprits ;
{{Séparateur4}}
Puis le pauvre, plein de honte,
Demander timidement
Le mot sur lequel il compte
Pour dissiper son tourment.
{{Séparateur4}}
Et l’on voit les bonnes vieilles
Dont les enfants sont soldats,
S’extasier aux merveilles
Que leur écrivent leurs gâs ;
{{Séparateur4}}
Et le bourgeois plein de graisse,
Regarder, dans le journal,
Si la rente monte ou baisse
Si les affaires vont mal.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
nmy1202monieg7d9l5nuh2tjsfcaspu
Page:Privas - Les Rondes des enfants sages, 1922.djvu/32
104
3830599
15873794
12386590
2026-06-16T13:57:40Z
Courvey
93945
2 x {{interligne}} +...
15873794
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Courvey" /></noinclude><poem>
Quand leur tâche est terminée,
Les petits facteurs s’en vont.
C’est, tout le long de l’année,
La même route qu’ils font.
Chaque jour, aux mêmes places,
Ils font le même labeur,
Laissant, sur leurs pas, des traces
De malheur ou de bonheur.
</poem>
{{interligne}}
{{Centré|''JEU''}}
<nowiki/>
{{interligne}}
{{t|Deux petits garçons placés au milieu de la
ronde représenteront : l’un, le facteur des lettres ;
l’autre, celui des imprimés.}}
{{t|Ils auront, ainsi que les facteurs, des petites
boîtes dans lesquelles ils mettront : lettres, journaux,
circulaires, paquets, etc…}}
{{t|Ils marcheront, et ne s’arrêteront que pour distribuer
à leurs camarades le contenu de leurs boîtes.}}
{{t|En échange des plis ou objets reçus, les enfants
leur remettront des gages.}}
{{t|La distribution finie, les enfants liront leur correspondance
et remercieront les facteurs qui rendront
les gages en donnant des pénitences.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ojq33pwmfe52bno2shlie58yw2b88mw
Page:Tissandier - Voyages dans les airs - 1885.djvu/36
104
3909104
15874294
12644629
2026-06-16T21:13:30Z
Sixdegrés
56197
/* Validée */ Fig. 12 et non "Fig. 18"
15874294
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Sixdegrés" /></noinclude>atteindre disparaissent entièrement devant les immensités qu’habite l’Esprit divin.
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<br />le 22 octobre 1797.</small>}}]]
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Les aérostats sont les seuls appareils qui nous permettent d’étudier avec efficacité les hautes régions de l’atmosphère, car les montagnes, qu’on ne peut gravir que péniblement, exercent à n’en pas douter une influence locale sur les régions de l’air où elles dressent leurs pics glacés. Est-il d’ailleurs possible de comparer les deux modes d’ascension dans l’atmosphère ? Le grim-<noinclude>
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Contre-Révolution, c’est l’Ancien Régime. {{M.|de Mun}} se défendait de vouloir ce retour en arrière. Sa loyauté reconnaissait que le temps avait détruit pour jamais des privilèges dont les abus avaient tué la raison d’être, et même il n’hésitait pas à dire que « le pouvoir absolu, trouvant en lui-même son propre châtiment, avait succombé sous le poids de ses fautes et d’une corruption qui avait envahi les classes les plus élevées de la société et jusqu’aux abords du trône. » Que voulait-il donc ? Ni l’Ancien Régime, ni la Révolution, mais une société chrétienne, fondée sur l’alliance de l’Église avec l’État, et résolue à un grand travail de réforme sociale dont la reconstitution des Corporations serait une condition essentielle. Quand on veut dégager des discours de {{M.|de Mun}} l’idée dominante, on en arrive à résumer son programme dans cette formule que j’ai employée il y a vingt ans sans qu’il l’ait contredite : ''l’organisation du régime corporatif légalement obligatoire sous l’inspiration et sous la direction de l’Église catholique''. {{M.|de Mun}} avait des accents de frémissante colère et de noble indignation quand il dénonçait les décrets de 1791 qui avaient interdit toutes les espèces de corporations et méconnu les intérêts communs des ouvriers. Mais le procès qu’il faisait à la Constituante remontait jusqu’à l’ancien régime et jusqu’à Turgot, dont les édits de 1776 avaient précédé et préparé l’œuvre de la Constituante, et ainsi se justifiait, dans l’ordre économique, la parole que {{M.|de Mun}} appliquait à l’ordre philosophique et politique : « La Révolution était déjà dans l’Ancien Régime. »
Quoi qu’il en soit, les édits de 1776 et les décrets de 1791 procédaient de la même erreur contre laquelle les réalités de la vie sociale et les nécessités de la vie professionnelle devaient inévitablement réagir. L’illusion de {{M.|de Mun}} était de croire que l’on pouvait ressusciter le passé et faire de la confrérie l’antichambre de la Corporation. Je cite encore {{M.|d’Haussonville}} : « La Corporation chrétienne est sûrement la plus colossale chimère au service de laquelle des gens de cœur et de talent puissent dépenser leur temps et leurs forces » Mais si {{M.|de Mun}} commettait l’erreur politique et sociale de confondre le domaine économique et le domaine religieux, il avait raison de ne pas accepter la doctrine du ''laisser faire, laisser passer'' où se complaisait l’économie libérale. Il avait raison de ne pas<noinclude>
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3° ''Yéṭér'' (Septante : vevpà ; Vulgate : ''funis nervaceus''). Corde solide, peut-être la corde de boyau, avec laquelle on peut garrotter solidement quelqu’un, surtout quand elle est fraîche, Jud., {{rom|xvi}}, 7, 9, et dont on fait des cordes d’arc. Job, {{rom|xxx}}, 11 ; Ps. {{rom|xi}}, 2. Dans ces deux derniers passages, l’hébreu seul nomme cette corde.
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|cap=342. — Fabrication de cordes en Egypte. D’après Champollion, ''Monuments de l’Egypte'', pi. clxi
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4° ''Mêṭâr'', du même radical que le précédent, désigne la corde de l’arc, Ps. xxi (hébreu), 13, et les cordes avec lesquelles on dresse les tentes. Exod., {{rom|xxxv}}, 18 ; {{rom|xxxix}}, 40 ; Num., {{rom|iii}}, 37 ; {{rom|iv}}, 32 ; Is., {{rom|liv}}, 2 ; Jer., {{rom|x}}, 20.
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|cap=343. — Naos tiré avec une corde. D’après Lepslus, Denkmaler, Abth. {{rom|iii}}, Bl. 235.
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5° ''Niqpâh'' (Septante : ir/otvîov ; Vulgate : ''funiculus''), la corde attachée autour du corps du captif. Is., {{rom|iii}}, 24.
6° ''ʾĂboṭ'', « ce qui est tressé. » Ce nom est donné aux cordons d’or qui soutiennent le pectoral du grand prêtre, Exod., {{rom|xxviii}}, 14, 22 ; {{rom|xxxix}}, 15 ; aux liens avec lesquels on attache les prisonniers, Jud., {{rom|xv}}, 13, 14 ; {{rom|xvi}}, 12 ; Ps. {{rom|ii}}, 3 ; cxxix (hébreu), 4 ; Ezech., {{rom|iii}}, 25 ; {{rom|iv}}, 8 ; aux liens de l’impiété, Is., {{rom|v}}, 18, et à ceux de la tendresse paternelle de Dieu. Ose., {{rom|xi}}, 4.
7° ''Pâṭîl'' est le cordon auquel on suspend l’anneau, Gen., {rom|xxxviii}}, 18, 25 (hébreu) ; la ficelle (Septante : Sea^o ; ; Vulgate : ''ligatura'') avec laquelle on maintient le couvercle d’un vase, Num., {{rom|xix}}, 15 ; un fil léger, Jud., {{rom|xvi}}, 9 ; Ezech., {{rom|xl}}, 3 ; la ganse de couleur qui fait l’office de bandelette, Exod., {{rom|xxviii}}, 28, 37 ; {{rom|xxxix}}, 30 (hébreu, 31) ; Num., {{rom|xv}}, 38 ; et parfois un fil d’or. Exod., {{rom|xxxix}}, 3.
8° ''Qâv'', de ''qâvâh'', « tordre » (Septante : {{lang|grc|μέτρον, σπαρτίoν γεωμετρίας σταθμός}} ; Vulgate : ''funiculus'', ''mensura'', ''perpendiculum''). Le ''qâv'' est toujours le cordeau qui sert aux usages techniques. C’est la corde à mesurer, Is., {{rom|xliv}}, 13 ; Ezech., {{rom|xlvii}}, 3 ; à diriger une construction, Job, {{rom|xxxviii}}, 5 ; Zach., {{rom|i}}, 16 ; Jer., {{rom|xxxi}}, 39 (fig. 344) ; à assurer l'égalité du sol et par conséquent à le niveler, IV Reg., {{rom|xxi}}, 13 ; Is., {{rom|xxxiv}}, 11 ; Lam., {{rom|ii}}, 8 ; à indiquer les contours d’un vase. III Reg., {{rom|vii}}, 23 ; II Par., {{rom|iv}}, 2. Une seule fois, Ps. xix (hébreu), 5, ''qâv'' a le sens de corde musicale. ''Qavvâm'' signifie dans ce passage « leur son », {{lang|grc|φτόγγoς}}, ''sonus''. Quelques auteurs prétendent cependant qu’il faudrait lire ''qôlam'', « leur voix. » En tout cas, le parallélisme ne permet pas de prendre ici le mot ''qâv'' dans le sens de corde à mesurer, « domaine. »
9° ''Tiqvâh'', du même radical que le précédent, n’est employé que dans Josué, {{rom|ii}}, 18, 21, avec le sens de ruban. C’est le ruban rouge que Rahab attache à sa fenêtre.
Sur le texte de l’Ecclésiaste, {{rom|iv}}, 12, où la Vulgate traduit }, ''ḥût'' par ''funiculus triplex'', « triple corde, » voir {{sc|Fil}}. Sur plusieurs autres passages où il peut être question de cordes sans qu’elles soient nommées, voir {{sc|Lacet}}, {{sc|Lien}}. Sur les cordes musicales dont parlent seules les versions, Ps. {{rom|xxxii}}, 2 ; {{rom|cl}}, 4, voir {{sc|Minnim}}, t. {{rom|iv}}, col. 1107.
II. {{sc|Nouveau Testament.}} — Il n’y est explicitement parlé<noinclude>
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3° ''Yéṭér'' (Septante : vevpà ; Vulgate : ''funis nervaceus''). Corde solide, peut-être la corde de boyau, avec laquelle on peut garrotter solidement quelqu’un, surtout quand elle est fraîche, Jud., {{rom|xvi}}, 7, 9, et dont on fait des cordes d’arc. Job, {{rom|xxx}}, 11 ; Ps. {{rom|xi}}, 2. Dans ces deux derniers passages, l’hébreu seul nomme cette corde.
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6° ''ʾĂboṭ'', « ce qui est tressé. » Ce nom est donné aux cordons d’or qui soutiennent le pectoral du grand prêtre, Exod., {{rom|xxviii}}, 14, 22 ; {{rom|xxxix}}, 15 ; aux liens avec lesquels on attache les prisonniers, Jud., {{rom|xv}}, 13, 14 ; {{rom|xvi}}, 12 ; Ps. {{rom|ii}}, 3 ; cxxix (hébreu), 4 ; Ezech., {{rom|iii}}, 25 ; {{rom|iv}}, 8 ; aux liens de l’impiété, Is., {{rom|v}}, 18, et à ceux de la tendresse paternelle de Dieu. Ose., {{rom|xi}}, 4.
7° ''Pâṭîl'' est le cordon auquel on suspend l’anneau, Gen., {rom|xxxviii}}, 18, 25 (hébreu) ; la ficelle (Septante : Sea^o ; ; Vulgate : ''ligatura'') avec laquelle on maintient le couvercle d’un vase, Num., {{rom|xix}}, 15 ; un fil léger, Jud., {{rom|xvi}}, 9 ; Ezech., {{rom|xl}}, 3 ; la ganse de couleur qui fait l’office de bandelette, Exod., {{rom|xxviii}}, 28, 37 ; {{rom|xxxix}}, 30 (hébreu, 31) ; Num., {{rom|xv}}, 38 ; et parfois un fil d’or. Exod., {{rom|xxxix}}, 3.
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9° ''Tiqvâh'', du même radical que le précédent, n’est employé que dans Josué, {{rom|ii}}, 18, 21, avec le sens de ruban. C’est le ruban rouge que Rahab attache à sa fenêtre.
Sur le texte de l’Ecclésiaste, {{rom|iv}}, 12, où la Vulgate traduit }, ''ḥût'' par ''funiculus triplex'', « triple corde, » voir {{sc|Fil}}. Sur plusieurs autres passages où il peut être question de cordes sans qu’elles soient nommées, voir {{sc|Lacet}}, {{sc|Lien}}. Sur les cordes musicales dont parlent seules les versions, Ps. {{rom|xxxii}}, 2 ; {{rom|cl}}, 4, voir {{sc|Minnim}}, t. {{rom|iv}}, col. 1107.
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9° ''Tiqvâh'', du même radical que le précédent, n’est employé que dans Josué, {{rom|ii}}, 18, 21, avec le sens de ruban. C’est le ruban rouge que Rahab attache à sa fenêtre.
Sur le texte de l’Ecclésiaste, {{rom|iv}}, 12, où la Vulgate traduit }, ''ḥût'' par ''funiculus triplex'', « triple corde, » voir {{sc|Fil}}. Sur plusieurs autres passages où il peut être question de cordes sans qu’elles soient nommées, voir {{sc|Lacet}}, {{sc|Lien}}. Sur les cordes musicales dont parlent seules les versions, Ps. {{rom|xxxii}}, 2 ; {{rom|cl}}, 4, voir {{sc|Minnim}}, t. {{rom|iv}}, col. 1107.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|967|CORDE — CORDONNIER|968}}</noinclude>de cordes que deux fois. Pour chasser les marchands du Temple, Notre -Seigneur fait un fouet avec des cordes qui servaient vraisemblablement à attacher des animaux ou à lier des marchandises. Joa., {{rom|ii}}, 15.
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|cap=344. — Corde à mesurer.
D’après Champollion, ''Monuments de l’Egypte'', pi. clxiv.
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Quand le bateau qui porte saint Paul est chassé par la tempête jusqu’en vue de Malte, les soldats coupent les cordages de la chaloupe dans laquelle les matelots voulaient se sauver. Act., {{rom|xxvii}}, . 32. {{d|[[Auteur:Henri Lesêtre|H. Lesêtre]].|3|sc}}
<section begin="CORDIER"/><nowiki/>
'''CORDIER''' Balthasar, jésuite français, né à Arras le 7 juin 1592, mort à Rome le 24 juin 1650. Il fut admis au noviciat des Jésuites le 31 janvier 1612. Après avoir enseigné trois ans la langue grecque et huit ans la théologie morale, il prit ses grades de docteur en théologie à
Vienne (Autriche) et y enseigna l'Écriture Sainte.
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|cap=345. — Cordonniers égyptiens. D’après Champollion, Monuments de l’Egypte et de la Nubie, pi. clxvi.
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Sa grande connaissance de la langue grecque lui permit de traduire
en latin un certain nombre d’ouvrages des Pères grecs, dont il recueillit les manuscrits dans les bibliothèques d’Allemagne, d’Espagne, de France et d’Italie. Montfaucon, Mai, Richard Simon, lui ont reproché quelques erreurs de critique dans l’attribution de tel ou tel manuscrit à tel ou tel écrivain ; mais cela ne diminue pas la valeur de ses travaux. On a de lui : 1° ''Catena sexaginta quinque græcorum Patrum in S. Lucam, quæ quatuor simul evangelistarum introducit explicationem'', avec des notes, in-f°, Anvers, 1628 ; 2° ''Catena Patrum græcorum in S. Joannem'', in-f°, Anvers, 1630 ; 3° ''Joannis Philoponi in cap. 1 Geneseos de mundi creatione libri septem'', in-4°, Anvers, 1630 ; 4° ''Expositio Patrum græcorum in Psalmos'', 3 in-f », Anvers, 1643-1646 ; 5° ''Job illustratus'', in-f°, Anvers, 1646 (inséré dans le ''Cursus Scripturæ Sacræ'' de Migne et dans les Commentaires de Cornélius a Lapide, édition de l’abbé Crampon) ; 6° ''Symbolæ in Matthæum exhibens catenam græcorum Patrum unius et viginti'', 2 in-f°, Toulouse, 1646-1647 ; 7° ''S. Cyrilli archiepiscopi Alexandrini in homilia XIX in Jeremiam'', {{in-8°}}, Anvers, 1648. — Il avait le projet, quand il mourut, d’imprimer les homélies sur les Évangiles de Jean Calecas, patriarche de Constantinople, et de Jean Ceraneus, et des commentaires sur le livre de la Sagesse. {{d|C. Sommervigel.|3|sc}}
'''CORDONNIER'''. Les cordonniers, ou fabricants de chaussures, ne sont pas nommés dans la Bible ; mais il y avait certainement des ouvriers de ce métier chez les Juifs, quoique une grande partie des chaussures portées en Palestine pouvaient être fabriquées dans la famille pour
l’usage de la maison. Les peintures égyptiennes peuvent nous donner une idée de ce qu'étaient les cordonniers juifs. Sur une peinture de Thèbes (fig. 345), on voit un atelier de cordonnerie où travaillent quatre ouvriers. L’un d’eux assouplit le cuir en le pressant contre une
forme ; deux autres percent avec des alênes, l’un une oreillette, l’autre une semelle. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Alêne|{{sc|Alêne}}]], t. {{rom|i}}, col. 343. Un quatrième tire avec les dents un cordon qui traverse le cuir. On voit près d’eux d’autres alênes et un tranchet ; des chaussures sont suspendues à la muraille. Elles sont
découpées, mais non encore garnies. Champollion, Monuments d’Egypte et de Nubie, in-f°, Paris, 1845, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 3. J.- G. Wilkinson, ''The Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Londres, 1878, t. {{rom|ii}}, p. 187, fig. 394 ; p. 188, fig. 395. Maspero, ''Histoire ancienne de l’Orient'', in-4°, Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 313. Une autre peinture représente des cordonniers grattant et assouplissant la peau sur une forme. Champollion, ''Monuments'', pl. CLXXXII.
Le métier de cordonnier était considéré comme très misérable chez les Égyptiens. « Le cordonnier, dit un ancien auteur, est très malheureux ; il geint éternellement, sa santé est celle du poisson qui fraie, et il ronge les cuirs. » Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, pi. {{rom|vii}}, 1. 9 ; pi. {{rom|viii}}, 1. 2. Cf. Maspero, ''Histoire ancienne'', t. {{rom|i}}, p. 313-314. Il en fut de même chez les Grecs. Chez les Romains, au contraire, les cordonniers étaient citoyens, et plusieurs d’entre eux devinrent très riches. Martial, ''Epigr.'', {{rom|iii}}, 16 et 59 ; Tacite, ''Annal.'', {{rom|xv}}, 34 ; Juvénal, v. 46. On prétend même que Vitellius descendait d’une famille de ce métier. Suétone,
''Vitellius'', 2. Chez les Juifs, le métier de fabricant de sandales paraît avoir été aussi considéré comme honorable. Mischna, Pesach., {{rom|iv}}, 6. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
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'''CORDIER''' Balthasar, jésuite français, né à Arras le 7 juin 1592, mort à Rome le 24 juin 1650. Il fut admis au noviciat des Jésuites le 31 janvier 1612. Après avoir enseigné trois ans la langue grecque et huit ans la théologie morale, il prit ses grades de docteur en théologie à
Vienne (Autriche) et y enseigna l'Écriture Sainte.
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Sa grande connaissance de la langue grecque lui permit de traduire
en latin un certain nombre d’ouvrages des Pères grecs, dont il recueillit les manuscrits dans les bibliothèques d’Allemagne, d’Espagne, de France et d’Italie. Montfaucon, Mai, Richard Simon, lui ont reproché quelques erreurs de critique dans l’attribution de tel ou tel manuscrit à tel ou tel écrivain ; mais cela ne diminue pas la valeur de ses travaux. On a de lui : 1° ''Catena sexaginta quinque græcorum Patrum in S. Lucam, quæ quatuor simul evangelistarum introducit explicationem'', avec des notes, in-f°, Anvers, 1628 ; 2° ''Catena Patrum græcorum in S. Joannem'', in-f°, Anvers, 1630 ; 3° ''Joannis Philoponi in cap. 1 Geneseos de mundi creatione libri septem'', in-4°, Anvers, 1630 ; 4° ''Expositio Patrum græcorum in Psalmos'', 3 in-f », Anvers, 1643-1646 ; 5° ''Job illustratus'', in-f°, Anvers, 1646 (inséré dans le ''Cursus Scripturæ Sacræ'' de Migne et dans les Commentaires de Cornélius a Lapide, édition de l’abbé Crampon) ; 6° ''Symbolæ in Matthæum exhibens catenam græcorum Patrum unius et viginti'', 2 in-f°, Toulouse, 1646-1647 ; 7° ''S. Cyrilli archiepiscopi Alexandrini in homilia XIX in Jeremiam'', {{in-8°}}, Anvers, 1648. — Il avait le projet, quand il mourut, d’imprimer les homélies sur les Évangiles de Jean Calecas, patriarche de Constantinople, et de Jean Ceraneus, et des commentaires sur le livre de la Sagesse. {{d|[[Auteur:Carlos Sommervogel|C. Sommervogel.|3|sc}}
'''CORDONNIER'''. Les cordonniers, ou fabricants de chaussures, ne sont pas nommés dans la Bible ; mais il y avait certainement des ouvriers de ce métier chez les Juifs, quoique une grande partie des chaussures portées en Palestine pouvaient être fabriquées dans la famille pour
l’usage de la maison. Les peintures égyptiennes peuvent nous donner une idée de ce qu'étaient les cordonniers juifs. Sur une peinture de Thèbes (fig. 345), on voit un atelier de cordonnerie où travaillent quatre ouvriers. L’un d’eux assouplit le cuir en le pressant contre une
forme ; deux autres percent avec des alênes, l’un une oreillette, l’autre une semelle. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Alêne|{{sc|Alêne}}]], t. {{rom|i}}, col. 343. Un quatrième tire avec les dents un cordon qui traverse le cuir. On voit près d’eux d’autres alênes et un tranchet ; des chaussures sont suspendues à la muraille. Elles sont
découpées, mais non encore garnies. Champollion, Monuments d’Egypte et de Nubie, in-f°, Paris, 1845, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 3. J.- G. Wilkinson, ''The Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Londres, 1878, t. {{rom|ii}}, p. 187, fig. 394 ; p. 188, fig. 395. Maspero, ''Histoire ancienne de l’Orient'', in-4°, Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 313. Une autre peinture représente des cordonniers grattant et assouplissant la peau sur une forme. Champollion, ''Monuments'', pl. CLXXXII.
Le métier de cordonnier était considéré comme très misérable chez les Égyptiens. « Le cordonnier, dit un ancien auteur, est très malheureux ; il geint éternellement, sa santé est celle du poisson qui fraie, et il ronge les cuirs. » Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, pi. {{rom|vii}}, 1. 9 ; pi. {{rom|viii}}, 1. 2. Cf. Maspero, ''Histoire ancienne'', t. {{rom|i}}, p. 313-314. Il en fut de même chez les Grecs. Chez les Romains, au contraire, les cordonniers étaient citoyens, et plusieurs d’entre eux devinrent très riches. Martial, ''Epigr.'', {{rom|iii}}, 16 et 59 ; Tacite, ''Annal.'', {{rom|xv}}, 34 ; Juvénal, v. 46. On prétend même que Vitellius descendait d’une famille de ce métier. Suétone,
''Vitellius'', 2. Chez les Juifs, le métier de fabricant de sandales paraît avoir été aussi considéré comme honorable. Mischna, Pesach., {{rom|iv}}, 6. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
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'''CORDIER''' Balthasar, jésuite français, né à Arras le 7 juin 1592, mort à Rome le 24 juin 1650. Il fut admis au noviciat des Jésuites le 31 janvier 1612. Après avoir enseigné trois ans la langue grecque et huit ans la théologie morale, il prit ses grades de docteur en théologie à
Vienne (Autriche) et y enseigna l'Écriture Sainte.
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Sa grande connaissance de la langue grecque lui permit de traduire
en latin un certain nombre d’ouvrages des Pères grecs, dont il recueillit les manuscrits dans les bibliothèques d’Allemagne, d’Espagne, de France et d’Italie. Montfaucon, Mai, Richard Simon, lui ont reproché quelques erreurs de critique dans l’attribution de tel ou tel manuscrit à tel ou tel écrivain ; mais cela ne diminue pas la valeur de ses travaux. On a de lui : 1° ''Catena sexaginta quinque græcorum Patrum in S. Lucam, quæ quatuor simul evangelistarum introducit explicationem'', avec des notes, in-f°, Anvers, 1628 ; 2° ''Catena Patrum græcorum in S. Joannem'', in-f°, Anvers, 1630 ; 3° ''Joannis Philoponi in cap. 1 Geneseos de mundi creatione libri septem'', in-4°, Anvers, 1630 ; 4° ''Expositio Patrum græcorum in Psalmos'', 3 in-f », Anvers, 1643-1646 ; 5° ''Job illustratus'', in-f°, Anvers, 1646 (inséré dans le ''Cursus Scripturæ Sacræ'' de Migne et dans les Commentaires de Cornélius a Lapide, édition de l’abbé Crampon) ; 6° ''Symbolæ in Matthæum exhibens catenam græcorum Patrum unius et viginti'', 2 in-f°, Toulouse, 1646-1647 ; 7° ''S. Cyrilli archiepiscopi Alexandrini in homilia XIX in Jeremiam'', {{in-8°}}, Anvers, 1648. — Il avait le projet, quand il mourut, d’imprimer les homélies sur les Évangiles de Jean Calecas, patriarche de Constantinople, et de Jean Ceraneus, et des commentaires sur le livre de la Sagesse. {{d|[[Auteur:Carlos Sommervogel|C. Sommervogel]].|3|sc}}
'''CORDONNIER'''. Les cordonniers, ou fabricants de chaussures, ne sont pas nommés dans la Bible ; mais il y avait certainement des ouvriers de ce métier chez les Juifs, quoique une grande partie des chaussures portées en Palestine pouvaient être fabriquées dans la famille pour
l’usage de la maison. Les peintures égyptiennes peuvent nous donner une idée de ce qu'étaient les cordonniers juifs. Sur une peinture de Thèbes (fig. 345), on voit un atelier de cordonnerie où travaillent quatre ouvriers. L’un d’eux assouplit le cuir en le pressant contre une
forme ; deux autres percent avec des alênes, l’un une oreillette, l’autre une semelle. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Alêne|{{sc|Alêne}}]], t. {{rom|i}}, col. 343. Un quatrième tire avec les dents un cordon qui traverse le cuir. On voit près d’eux d’autres alênes et un tranchet ; des chaussures sont suspendues à la muraille. Elles sont
découpées, mais non encore garnies. Champollion, Monuments d’Egypte et de Nubie, in-f°, Paris, 1845, pi. {{rom|clxvi}}, fig. 3. J.- G. Wilkinson, ''The Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Londres, 1878, t. {{rom|ii}}, p. 187, fig. 394 ; p. 188, fig. 395. Maspero, ''Histoire ancienne de l’Orient'', in-4°, Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 313. Une autre peinture représente des cordonniers grattant et assouplissant la peau sur une forme. Champollion, ''Monuments'', pl. CLXXXII.
Le métier de cordonnier était considéré comme très misérable chez les Égyptiens. « Le cordonnier, dit un ancien auteur, est très malheureux ; il geint éternellement, sa santé est celle du poisson qui fraie, et il ronge les cuirs. » Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, pi. {{rom|vii}}, 1. 9 ; pi. {{rom|viii}}, 1. 2. Cf. Maspero, ''Histoire ancienne'', t. {{rom|i}}, p. 313-314. Il en fut de même chez les Grecs. Chez les Romains, au contraire, les cordonniers étaient citoyens, et plusieurs d’entre eux devinrent très riches. Martial, ''Epigr.'', {{rom|iii}}, 16 et 59 ; Tacite, ''Annal.'', {{rom|xv}}, 34 ; Juvénal, v. 46. On prétend même que Vitellius descendait d’une famille de ce métier. Suétone,
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'''CORDIER''' Balthasar, jésuite français, né à Arras le 7 juin 1592, mort à Rome le 24 juin 1650. Il fut admis au noviciat des Jésuites le 31 janvier 1612. Après avoir enseigné trois ans la langue grecque et huit ans la théologie morale, il prit ses grades de docteur en théologie à
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'''CORDONNIER'''. Les cordonniers, ou fabricants de chaussures, ne sont pas nommés dans la Bible ; mais il y avait certainement des ouvriers de ce métier chez les Juifs, quoique une grande partie des chaussures portées en Palestine pouvaient être fabriquées dans la famille pour
l’usage de la maison. Les peintures égyptiennes peuvent nous donner une idée de ce qu'étaient les cordonniers juifs. Sur une peinture de Thèbes (fig. 345), on voit un atelier de cordonnerie où travaillent quatre ouvriers. L’un d’eux assouplit le cuir en le pressant contre une
forme ; deux autres percent avec des alênes, l’un une oreillette, l’autre une semelle. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Alêne|{{sc|Alêne}}]], t. {{rom|i}}, col. 343. Un quatrième tire avec les dents un cordon qui traverse le cuir. On voit près d’eux d’autres alênes et un tranchet ; des chaussures sont suspendues à la muraille. Elles sont
découpées, mais non encore garnies. Champollion, ''Monuments d’Egypte et de Nubie'', in-f°, Paris, 1845, pl. {{rom|clxvi}}, fig. 3. J.- G. Wilkinson, ''The Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Londres, 1878, t. {{rom|ii}}, p. 187, fig. 394 ; p. 188, fig. 395. Maspero, ''Histoire ancienne de l’Orient'', in-4°, Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 313. Une autre peinture représente des cordonniers grattant et assouplissant la peau sur une forme. Champollion, ''Monuments'', pl. CLXXXII.
Le métier de cordonnier était considéré comme très misérable chez les Égyptiens. « Le cordonnier, dit un ancien auteur, est très malheureux ; il geint éternellement, sa santé est celle du poisson qui fraie, et il ronge les cuirs. » Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, pi. {{rom|vii}}, 1. 9 ; pi. {{rom|viii}}, 1. 2. Cf. Maspero, ''Histoire ancienne'', t. {{rom|i}}, p. 313-314. Il en fut de même chez les Grecs. Chez les Romains, au contraire, les cordonniers étaient citoyens, et plusieurs d’entre eux devinrent très riches. Martial, ''Epigr.'', {{rom|iii}}, 16 et 59 ; Tacite, ''Annal.'', {{rom|xv}}, 34 ; Juvénal, v. 46. On prétend même que Vitellius descendait d’une famille de ce métier. Suétone,
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'''CORDIER''' Balthasar, jésuite français, né à Arras le 7 juin 1592, mort à Rome le 24 juin 1650. Il fut admis au noviciat des Jésuites le 31 janvier 1612. Après avoir enseigné trois ans la langue grecque et huit ans la théologie morale, il prit ses grades de docteur en théologie à
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|cap=345. — Cordonniers égyptiens. D’après Champollion, Monuments de l’Egypte et de la Nubie, pi. clxvi.
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Sa grande connaissance de la langue grecque lui permit de traduire en latin un certain nombre d’ouvrages des Pères grecs, dont il recueillit les manuscrits dans les bibliothèques d’Allemagne, d’Espagne, de France et d’Italie. Montfaucon, Mai, Richard Simon, lui ont reproché quelques erreurs de critique dans l’attribution de tel ou tel manuscrit à tel ou tel écrivain ; mais cela ne diminue pas la valeur de ses travaux. On a de lui : 1° ''Catena sexaginta quinque græcorum Patrum in S. Lucam, quæ quatuor simul evangelistarum introducit explicationem'', avec des notes, in-f°, Anvers, 1628 ; 2° ''Catena Patrum græcorum in S. Joannem'', in-f°, Anvers, 1630 ; 3° ''Joannis Philoponi in cap. 1 Geneseos de mundi creatione libri septem'', in-4°, Anvers, 1630 ; 4° ''Expositio Patrum græcorum in Psalmos'', 3 in-f », Anvers, 1643-1646 ; 5° ''Job illustratus'', in-f°, Anvers, 1646 (inséré dans le ''Cursus Scripturæ Sacræ'' de Migne et dans les Commentaires de Cornélius a Lapide, édition de l’abbé Crampon) ; 6° ''Symbolæ in Matthæum exhibens catenam græcorum Patrum unius et viginti'', 2 in-f°, Toulouse, 1646-1647 ; 7° ''S. Cyrilli archiepiscopi Alexandrini in homilia XIX in Jeremiam'', {{in-8°}}, Anvers, 1648. — Il avait le projet, quand il mourut, d’imprimer les homélies sur les Évangiles de Jean Calecas, patriarche de Constantinople, et de Jean Ceraneus, et des commentaires sur le livre de la Sagesse. {{d|[[Auteur:Carlos Sommervogel|C. Sommervogel]].|3|sc}}
'''CORDONNIER'''. Les cordonniers, ou fabricants de chaussures, ne sont pas nommés dans la Bible ; mais il y avait certainement des ouvriers de ce métier chez les Juifs, quoique une grande partie des chaussures portées en Palestine pouvaient être fabriquées dans la famille pour
l’usage de la maison. Les peintures égyptiennes peuvent nous donner une idée de ce qu'étaient les cordonniers juifs. Sur une peinture de Thèbes (fig. 345), on voit un atelier de cordonnerie où travaillent quatre ouvriers. L’un d’eux assouplit le cuir en le pressant contre une
forme ; deux autres percent avec des alênes, l’un une oreillette, l’autre une semelle. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Alêne|{{sc|Alêne}}]], t. {{rom|i}}, col. 343. Un quatrième tire avec les dents un cordon qui traverse le cuir. On voit près d’eux d’autres alênes et un tranchet ; des chaussures sont suspendues à la muraille. Elles sont
découpées, mais non encore garnies. Champollion, ''Monuments d’Egypte et de Nubie'', in-f°, Paris, 1845, pl. {{rom|clxvi}}, fig. 3. J.- G. Wilkinson, ''The Manners and Customs of the ancient Egyptians'', 2{{e}} édit., {{in-8°}}, Londres, 1878, t. {{rom|ii}}, p. 187, fig. 394 ; p. 188, fig. 395. Maspero, ''Histoire ancienne de l’Orient'', in-4°, Paris, 1895, t. {{rom|i}}, p. 313. Une autre peinture représente des cordonniers grattant et assouplissant la peau sur une forme. Champollion, ''Monuments'', pl. CLXXXII.
Le métier de cordonnier était considéré comme très misérable chez les Égyptiens. « Le cordonnier, dit un ancien auteur, est très malheureux ; il geint éternellement, sa santé est celle du poisson qui fraie, et il ronge les cuirs. » Papyrus Sallier, {{rom|ii}}, pi. {{rom|vii}}, 1. 9 ; pi. {{rom|viii}}, 1. 2. Cf. Maspero, ''Histoire ancienne'', t. {{rom|i}}, p. 313-314. Il en fut de même chez les Grecs. Chez les Romains, au contraire, les cordonniers étaient citoyens, et plusieurs d’entre eux devinrent très riches. Martial, ''Epigr.'', {{rom|iii}}, 16 et 59 ; Tacite, ''Annal.'', {{rom|xv}}, 34 ; Juvénal, v. 46. On prétend même que Vitellius descendait d’une famille de ce métier. Suétone,
''Vitellius'', 2. Chez les Juifs, le métier de fabricant de sandales paraît avoir été aussi considéré comme honorable. Mischna, Pesach., {{rom|iv}}, 6. {{d|[[Auteur:Émile Beurlier|E. Beurlier]].|3|sc}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bertille" />{{nr|969|CORDOVA — CORÉ|970}}</noinclude><section begin="CORDOVA"/><nowiki/>
'''CORDOVA''' Jean-Rodolphe, jésuite espagnol, né à
Arevalo (Espagne) en 1602, mort à Logrono le 8 octobre 1655. Il entra au noviciat des Jésuites en 1617, professa la théologie morale et fut appliqué pendant vingt ans à la prédication. Il a laissé : ''Catena proonyma versionum glossematum SS. Patrum veterum et neothericorum interpretum Hebræorum, Græcorum, Latinorum in {{rom-maj|III}} libros Regum tomus primus… Cum institutionibus moralibus pro concionatoribus'', {{in-f°}}, Lyon, 1652.
Les deux autres volumes n’ont pas été publiés. {{d|[[Auteur:Carlos Sommervogel|C. Sommervogel]].|3|sc}}
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<section begin="CORÉ"/><nowiki/>
'''CORÉ.''' Nom de six personnages dans la Vulgate ;
mais, dans le texte hébreu, les quatre premiers portent
le nom de ''{{lang|he-ltn|Qôraḥ}}'', « calvitie ; » les deux derniers celui de ''{{lang|he-ltn|Qôrê’}}'', « héraut. » Les Septante, sauf une fois, transcrivent partout {{lang|grc|Κορέ}}.
'''1. {{sc|coré}}.''' Troisième fils d’Ésaü par Oolibama. Il naquit
en Chanaan avant que son père ne se fût fixé dans les
montagnes de Séïr, et fut un des chefs, ''{{lang|he-ltn|’allûf}}'', d’Édom. Gen., {{rom|xxxvi}}, 5, 14, 18 ; {{rom-maj|I}}{{lié}}Par., {{rom|i}}, 35.
'''2. {{sc|coré}}.''' Cinquième fils d’Éliphaz, le premier-né
d’Ésaü, d’après Gen., {{rom|xxxvi}}, 16. Mais dans la liste des
enfants d’Éliphaz donnée plus haut, Gen., {{rom|xxxvi}}, 11, ce nom
ne figure point, ni non plus dans la liste de {{rom-maj|I}}{{lié}}Par., {{rom|i}}, 36. Il paraît donc s’être glissé à tort au <small>℣</small>. 16 par inadvertance de copiste : le samaritain dans ce verset omet ce nom.
'''3. {{sc|coré}}''', lévite, fils d’Isaar, petit-fils de Caath et
arrière-petit-fils de Lévi. Exod., {{rom|vi}}, 16, 18, 21. Son nom
est resté attaché à une sédition dirigée contre Moïse et Aaron et dont il fut l’instigateur et le chef. La date de cette révolte n’est pas donnée par le livre des Nombres, où l’on en trouve le récit ; mais elle dut éclater peu de temps après l’inauguration du nouveau sacerdoce dans
la personne d’Aaron et de ses fils ; car ce fut surtout l’institution de ce sacerdoce qui provoqua les mécontentements dans lesquels il faut voir les origines de la conspiration de Coré.
I. {{sc|Causes et but de la conspiration. Complices de Coré.}} — La création du souverain pontificat et du sacerdoce aaronique, que Dieu établit après l’exode, Exod., {{rom|xxviii}}, {{rom|xxx}} ; Hebr., {{rom|v}}, 4 ; {{rom-maj|II}}{{lié}}Par., {{rom|xxvi}}, 18, constituait
une sorte de révolution religieuse de la plus haute importance et qui allait à l’encontre des traditions patriarcales encore en vigueur au moment de la sortie d’Égypte. Selon ces traditions, l’aîné de chaque famille était prêtre. Exod., {{rom|xix}}, 22-24 ; {{rom|xxiv}}, 5. L’innovation dut donc être acceptée à contre-cœur par un grand nombre d’Israélites attachés à cet antique usage. Ce changement fut accueilli avec défaveur même parmi les Lévites. Moins sensibles à l’honneur que Dieu avait fait à leur tribu en les consacrant à son culte, qu’à la position inférieure où il les avait mis vis-à-vis de la famille d’Aaron, dont ils étaient comme les serviteurs, plusieurs d’entre eux prétendirent partager avec les Aaronites la dignité sacerdotale, sinon même la leur ravir à leur profit. Num., {{rom|xvi}}, 3, 7{{e|b}}-11. Le Caathite Coré, qui aspirait au sacerdoce comme les autres Lévites, et portait même ses vues plus haut, jusqu’au souverain pontificat, avait en outre un motif personnel de ressentiment contre Moïse : celui-ci lui avait préféré comme chef de tous les Caathites Élisaphan, qui appartenait à la dernière des branches de la famille, celle des Oziélites. Num., {{rom|iii}}, 30.
Une autre tribu n’avait pu considérer sans un dépit particulier la nouvelle organisation des pouvoirs en Israël : c’était celle des Rubénites. Elle voyait les fils d’Amram en possession des droits dont Jacob avait dépouillé Ruben, son fils aîné, le sacerdoce donné à Aaron et surtout la magistrature suprême exercée par Moïse. Gen., {{rom|xxvii}}, 29 ; {{rom|xlix}}, 3-4, 8 ; {{rom-maj|I}}{{lié}}Par., {{rom|v}}, 1-2. Voir [[Dictionnaire de la Bible/Aînesse|{{sc|Aînesse}}]], t. {{rom|i}}, col. 318-319. Les Rubénites avaient ainsi un double motif de jalousie contre les fils d’Amram, l’un religieux, l’autre politique, et celui-ci était le plus puissant, comme on le voit par la suite des faits. Num., {{rom|xvi}}, 12-14 ; cf. 24-25.
Toutefois ces mécontentements d’origine diverse répondaient à des intérêts non seulement différents, mais encore opposés les uns aux autres, et faisaient naître des projets ou des désirs contraires : le peuple en général souhaitait simplement le rétablissement de l’antique sacerdoce de la famille ; les Rubénites aspiraient à reconquérir pour leur tribu les prérogatives perdues par Ruben, et n’entendaient pas travailler à assurer à celle de Lévi ce qu’ils regardaient comme une usurpation accomplie à leur préjudice ; pour les Lévites enfin, l’unique but à atteindre était de dépouiller la famille d’Aaron, mais en
faisant toujours de ses fonctions sacrées l’apanage de leur tribu. Il fallait cependant, pour le succès de la conspiration, trouver un terrain sur lequel on pût réunir tous les esprits, malgré cette diversité de vues et de tendances particulières. Or le seul point commun entre tous les mécontents était le désir de renverser le sacerdoce aaronique et avec lui, s’il le fallait, l’autorité de Moïse ; ce dernier résultat était même le principal objectif des Rubénites. Cette revendication unanime était un mobile suffisant pour obtenir une action commune. Coré le comprit ; aussi adopta-t-il, pour exprimer les volontés des révoltés,
une formule générale et populaire, et le cri de ralliement de tous les conjurés fut l’abolition des privilèges de la famille d’Aaron et l’égalité de tous les Israélites devant le Seigneur. Num., {{rom|xvi}}, 2.
Une circonstance topographique favorisa la préparation du complot et contribua à en assurer le succès : les Caathites et les Rubénites se trouvaient placés les uns à côté des autres dans la partie méridionale du camp, au sud du tabernacle. Num., {{rom|ii}}, 10 ; {{rom|iii}}, 27, 29. Ce voisinage établissait naturellement entre eux des relations plus intimes et facilitait les communications. Coré put donc aisément
chercher des partisans parmi les Rubénites. Ses principaux complices furent Dathan et Abiron, fils d’Éliab, et un troisième, Hon, fils de Phéleth, qui n’est plus nommé dans le récit de la sédition. Num., {{rom|xvi}}, 1. Ils appartenaient, au moins les deux premiers, aux familles les plus distinguées de la tribu de Ruben. Num., {{rom|xvi}}, 5. Outre les Rubénites, Coré souleva encore contre Moïse et surtout contre Aaron, ou plutôt contre Dieu même, Num., {{rom|xvi}}, 9, deux cent cinquante Israélites qui comptaient parmi les premiers des différentes tribus, Num., {{rom|xvi}}, 2, 11 ; et ensemble ils soufflèrent l’esprit de révolte dans le peuple et l’entraînèrent à leur suite. Num., {{rom|xvi}}, 5, 19, 41-42.
II. {{sc|La révolte et le châtiment divin.}} — C’est à la tête de cette multitude hostile que Coré vint dire à Moïse et à Aaron : « Assez pour vous ! » Num., {{rom|xvi}}, 3{{e|a}} (selon l’hébreu), et les sommer de rendre le sacerdoce à toute la nation, qui était, disait-il, le peuple de Dieu et un peuple de saints, Exod., {{rom|xix}}, 6 ; cf. {{rom-maj|I}}{{lié}}Petr., {{rom|ii}}, 9, comme si Israël pouvait rester le peuple de Dieu en renversant l’ordre établi par Dieu même. Num., {{rom|xvi}}, 3. Moïse se prosterna pour prier ; puis il reprocha sévèrement à Coré et aux Lévites leur ingratitude envers le Seigneur et leur indiqua de sa part un moyen surnaturel de trancher la question entre eux et Aaron. Puisqu’il s’agissait du sacerdoce, dont la prérogative essentielle est le droit d’offrir des sacrifices, c’est dans l’oblation du sacrifice qu’on chercherait la réponse de Dieu, et l’on choisirait le sacrifice de l’encens, pour rendre l’épreuve plus simple et plus facile. Aaron d’un côté, les deux cent cinquante prétendants de l’autre, offriraient en même temps l’encens dans leurs encensoirs allumés. Num., {{rom|xvi}}, 4-11, 16-17. Les conjurés avaient dû fabriquer d’avance les encensoirs en prévision de leur usurpation, ou bien ils les avaient emportés avec les autres dépouilles en quittant l’Égypte, Exod., {{rom|iii}}, 21-22 ; {{rom|xi}}, 2 ; {{rom|xii}}, 35-36, où ces objets étaient très communs.<section end="CORÉ"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|973|CORIANDRE — CORINTHE|974}}</noinclude>'''CORIANDRE'''. Hébreu : gad ; Septante : {{lang|grc|ϰόριoν}} ; Vulgate : ''coriandrum''.
I. {{sc|Description.}} — Herbe annuelle de la famille des Ombellifères et type de la tribu des Coriandrées. À l'état frais l’odeur de la plante entière exhale par le froissement une odeur fétide, analogue à celle de là punaise ; mais cette odeur se modifie par la dessiccation et devient
agréable. On emploie surtout le fruit, qui est globuleux, de cinq millimètres de diamètre, de couleur brun clair, et orné de côtes longitudinales, les unes plus saillantes et rectilignes, alternant avec d’autres un peu déprimées, mais remarquables par leurs plissements.
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|cap=346. — Coriandrum sativum.<br />La petite graine reproduit, grandeur naturelle, une graine desséchée, rapportée du Sinaï en 1894.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
— L’unique espèce cultivée pour l’usage de la parfumerie est le Coriandrum sativum (fig. 346), originaire de l’Orient, et qui croît spontanément dans toute la région méditerranéenne. Boissier, ''Flora orientalis'', t. {{rom|ii}}, p. 921, distingue en outre, sous le nom de ''Coriandrum tordylioides'', une forme voisine, découverte par Fenzl et spéciale à la Syrie, qui ne diffère de la précédente que par son port plus robuste et ses feuilles moins finement découpées. {{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. {{sc|Exégèse.}} — D’après Exod., {{rom|xvi}}, 31, et Num., {{rom|xi}}, 7, la manne ressemblait à la graine de gad. Or le gad est certainement la coriandre : c’est la traduction des Septante et de la Vulgate, des paraphrases chaldéennes, du syriaque et de l’arabe ; c’est aussi le nom de la même plante en punique ou phénicien, {{lang|grc|γoίδ}}, selon Dioscoride, {{rom|iii}}, 64. La coriandre était bien connue des Hébreux pendant leur séjour en Égypte : elle y croît spontanément ; on l’appelait ''ounsaou'', et sa graine ''ounsi''. Les papyrus médicaux la nomment fréquemment ; on se servait de la graine pour rendre le vin plus enivrant. Des débris de cette plante et des graines ont été plusieurs fois trouvés dans les lombes égyptiennes. V. Loret, ''La flore pharaonique'', 2{{e}} édit., in-8°, Paris, 1892, p. 72. Cette plante était aussi, comme aujourd’hui, très abondante dans le Sinaï et la vallée du Jourdain. Rien donc de plus naturel que de comparer la manne à une graine si connue des Hébreux. D’après Exod., svi, 31, « la manne est comme la graine de coriandre (fig. 346), ''lâbàn'' (blanche). » Cette dernière épithète se rapporte à la manne et non à la graine de coriandre, qui n’est pas blanche. On compare la manne à cette graine pour la grosseur seulement et non pour la couleur. C’est ce qui ressort clairement du reste du passage parallèle, Num., {{rom|xi}}, 7 : « La manne est comme la graine de coriandre, avec l’aspect du bdellium. » Voir t. {{rom|i}}, col. 1527. Les rabbins l’avaient bien compris ainsi, quand ils disent, Ioma, {{rom|viii}}, v. 75, « la manne est ronde comme la coriandre et blanche comme la perle. » {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''CORINTHE''' ({{lang|grc|Kόρινθoς}}), ville de Grèce (fig. 347), où saint Paul a annoncé l'Évangile avec le plus de succès. Il y arriva seul une première fois, après son bref séjour à Athènes, et s’y établit chez Aquila et Priscille, Act, {{rom|xviii}}, 1, deux Juifs, mari et femme, chassés de Rome, avec la masse de leurs compatriotes, vers la fin du règne de Claude. D’après Suétone, ''Claude'', {{rom|xxv}}, cette expulsion avait été motivée par l’agitation bruyante qui avait concordé dans les synagogues avec l’annonce de l'Évangile et du Christ son auteur, — ''impulsore Chresto'', — prêchée par quelque nouveau venu de Palestine, saint Pierre selon toute probabilité.
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|cap=347. — Monnaie de Corinthe.<br />
Tête de Pallas, a gauche ; derrière, tête du Soleil radié ; au-dessous, A. — fy Pégase, a gauche, prenant son essor ; au-dessous le koppa, 9.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Pour gagner sa vie, Paul se mit à faire des tentes, comme les hôtes chez qui il avait reçu l’hospitalité. Silas et Timothée ne tardèrent pas à le rejoindre. Sa parole trouvant de violents et obstinés contradicteurs dans la synagogue, il laissa les Juifs de côté, et s’occupa exclusivement de prêcher aux nations. Afin de mieux affirmer aux yeux de tous ses préférences pour les Gentils et l’inutilité des prescriptions légales, il se mit à enseigner chez un païen converti, Titus Justus, dont la maison était contiguë à la synagogue. Ainsi se fonda l'Église de Corinthe. Paul consacra dix-huit mois à la développer, sans se laisser
décourager par une sédition de Juifs fanatiques, que le proconsul Gallion traita d’ailleurs avec une parfaite indifférence. L’Apôtre ne partit avec Aquila et sa femme que quand l’heure lui parut propice pour retourner en Orient. Peu après, Apollo, instruit et envoyé d'Éphèse
par Priscille, vint l’y remplacer et continuer son apostolat. Act., {{rom|xviii}}, 26 et suiv. Nous lisons positivement, Act., {{rom|xx}}, 3, qu’une autre fois Paul retourna en Grèce et y passa trois mois, visitant certainement Corinthe. Malheureusement nous n’avons pas de détails sur ce séjour, où il semble avoir eu pour préoccupation principale de recueillir quelques aumônes en faveur des fidèles de Jérusalem. Selon toute probabilité, d’après II Cor., {{rom|xii}}, 14 ;
xiii, 1, comp. avec II Cor., {{rom|xii}}, 21 ; {{rom|ii}}, 1 ; {{rom|xiii}}, 2, Paul, pendant sa longue station à Éphèse, était déjà allé une seconde fois visiter Corinthe, entre les deux lettres qu’il
écrivit aux fidèles de cette Église. Qu’il y ait enfin reparu
après son procès de Rome, c’est aussi ce que plusieurs supposent avec quelque vraisemblance. Saint Pierre lui-même évangélisa Corinthe et y eut ses partisans. I Cor., i, 12, cf. Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 24, t. {{rom|xx}}, col. 209. L'Église<noinclude>
<references/></noinclude>
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I. {{sc|Description.}} — Herbe annuelle de la famille des Ombellifères et type de la tribu des Coriandrées. À l'état frais l’odeur de la plante entière exhale par le froissement une odeur fétide, analogue à celle de là punaise ; mais cette odeur se modifie par la dessiccation et devient
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|cap=346. — Coriandrum sativum.<br />La petite graine reproduit, grandeur naturelle, une graine desséchée, rapportée du Sinaï en 1894.
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— L’unique espèce cultivée pour l’usage de la parfumerie est le Coriandrum sativum (fig. 346), originaire de l’Orient, et qui croît spontanément dans toute la région méditerranéenne. Boissier, ''Flora orientalis'', t. {{rom|ii}}, p. 921, distingue en outre, sous le nom de ''Coriandrum tordylioides'', une forme voisine, découverte par Fenzl et spéciale à la Syrie, qui ne diffère de la précédente que par son port plus robuste et ses feuilles moins finement découpées. {{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. {{sc|Exégèse.}} — D’après Exod., {{rom|xvi}}, 31, et Num., {{rom|xi}}, 7, la manne ressemblait à la graine de gad. Or le gad est certainement la coriandre : c’est la traduction des Septante et de la Vulgate, des paraphrases chaldéennes, du syriaque et de l’arabe ; c’est aussi le nom de la même plante en punique ou phénicien, {{lang|grc|γoίδ}}, selon Dioscoride, {{rom|iii}}, 64. La coriandre était bien connue des Hébreux pendant leur séjour en Égypte : elle y croît spontanément ; on l’appelait ''ounsaou'', et sa graine ''ounsi''. Les papyrus médicaux la nomment fréquemment ; on se servait de la graine pour rendre le vin plus enivrant. Des débris de cette plante et des graines ont été plusieurs fois trouvés dans les lombes égyptiennes. V. Loret, ''La flore pharaonique'', 2{{e}} édit., in-8°, Paris, 1892, p. 72. Cette plante était aussi, comme aujourd’hui, très abondante dans le Sinaï et la vallée du Jourdain. Rien donc de plus naturel que de comparer la manne à une graine si connue des Hébreux. D’après Exod., svi, 31, « la manne est comme la graine de coriandre (fig. 346), ''lâbàn'' (blanche). » Cette dernière épithète se rapporte à la manne et non à la graine de coriandre, qui n’est pas blanche. On compare la manne à cette graine pour la grosseur seulement et non pour la couleur. C’est ce qui ressort clairement du reste du passage parallèle, Num., {{rom|xi}}, 7 : « La manne est comme la graine de coriandre, avec l’aspect du bdellium. » Voir t. {{rom|i}}, col. 1527. Les rabbins l’avaient bien compris ainsi, quand ils disent, Ioma, {{rom|viii}}, v. 75, « la manne est ronde comme la coriandre et blanche comme la perle. » {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''CORINTHE''' ({{lang|grc|Kόρινθoς}}), ville de Grèce (fig. 347), où saint Paul a annoncé l'Évangile avec le plus de succès. Il y arriva seul une première fois, après son bref séjour à Athènes, et s’y établit chez Aquila et Priscille, Act, {{rom|xviii}}, 1, deux Juifs, mari et femme, chassés de Rome, avec la masse de leurs compatriotes, vers la fin du règne de Claude. D’après Suétone, ''Claude'', {{rom|xxv}}, cette expulsion avait été motivée par l’agitation bruyante qui avait concordé dans les synagogues avec l’annonce de l'Évangile et du Christ son auteur, — ''impulsore Chresto'', — prêchée par quelque nouveau venu de Palestine, saint Pierre selon toute probabilité.
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Tête de Pallas, a gauche ; derrière, tête du Soleil radié ; au-dessous, A. — fy Pégase, a gauche, prenant son essor ; au-dessous le koppa, 9.
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Pour gagner sa vie, Paul se mit à faire des tentes, comme les hôtes chez qui il avait reçu l’hospitalité. Silas et Timothée ne tardèrent pas à le rejoindre. Sa parole trouvant de violents et obstinés contradicteurs dans la synagogue, il laissa les Juifs de côté, et s’occupa exclusivement de prêcher aux nations. Afin de mieux affirmer aux yeux de tous ses préférences pour les Gentils et l’inutilité des prescriptions légales, il se mit à enseigner chez un païen converti, Titus Justus, dont la maison était contiguë à la synagogue. Ainsi se fonda l'Église de Corinthe. Paul consacra dix-huit mois à la développer, sans se laisser
décourager par une sédition de Juifs fanatiques, que le proconsul Gallion traita d’ailleurs avec une parfaite indifférence. L’Apôtre ne partit avec Aquila et sa femme que quand l’heure lui parut propice pour retourner en Orient. Peu après, Apollo, instruit et envoyé d'Éphèse
par Priscille, vint l’y remplacer et continuer son apostolat. Act., {{rom|xviii}}, 26 et suiv. Nous lisons positivement, Act., {{rom|xx}}, 3, qu’une autre fois Paul retourna en Grèce et y passa trois mois, visitant certainement Corinthe. Malheureusement nous n’avons pas de détails sur ce séjour, où il semble avoir eu pour préoccupation principale de recueillir quelques aumônes en faveur des fidèles de Jérusalem. Selon toute probabilité, d’après II Cor., {{rom|xii}}, 14 ;
xiii, 1, comp. avec II Cor., {{rom|xii}}, 21 ; {{rom|ii}}, 1 ; {{rom|xiii}}, 2, Paul, pendant sa longue station à Éphèse, était déjà allé une seconde fois visiter Corinthe, entre les deux lettres qu’il
écrivit aux fidèles de cette Église. Qu’il y ait enfin reparu
après son procès de Rome, c’est aussi ce que plusieurs supposent avec quelque vraisemblance. Saint Pierre lui-même évangélisa Corinthe et y eut ses partisans. I Cor., i, 12, cf. Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 24, t. {{rom|xx}}, col. 209. L'Église<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|973|CORIANDRE — CORINTHE|974}}</noinclude>'''CORIANDRE'''. Hébreu : gad ; Septante : {{lang|grc|ϰόριoν}} ; Vulgate : ''coriandrum''.
I. {{sc|Description.}} — Herbe annuelle de la famille des Ombellifères et type de la tribu des Coriandrées. À l'état frais l’odeur de la plante entière exhale par le froissement une odeur fétide, analogue à celle de là punaise ; mais cette odeur se modifie par la dessiccation et devient
agréable. On emploie surtout le fruit, qui est globuleux, de cinq millimètres de diamètre, de couleur brun clair, et orné de côtes longitudinales, les unes plus saillantes et rectilignes, alternant avec d’autres un peu déprimées, mais remarquables par leurs plissements.
{{Img float-p
|file=Coriandrum sativum - Köhler–s Medizinal-Pflanzen-193.jpg
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|cap=346. — Coriandrum sativum.<br />La petite graine reproduit, grandeur naturelle, une graine desséchée, rapportée du Sinaï en 1894.
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— L’unique espèce cultivée pour l’usage de la parfumerie est le Coriandrum sativum (fig. 346), originaire de l’Orient, et qui croît spontanément dans toute la région méditerranéenne. Boissier, ''Flora orientalis'', t. {{rom|ii}}, p. 921, distingue en outre, sous le nom de ''Coriandrum tordylioides'', une forme voisine, découverte par Fenzl et spéciale à la Syrie, qui ne diffère de la précédente que par son port plus robuste et ses feuilles moins finement découpées. {{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. {{sc|Exégèse.}} — D’après Exod., {{rom|xvi}}, 31, et Num., {{rom|xi}}, 7, la manne ressemblait à la graine de gad. Or le gad est certainement la coriandre : c’est la traduction des Septante et de la Vulgate, des paraphrases chaldéennes, du syriaque et de l’arabe ; c’est aussi le nom de la même plante en punique ou phénicien, {{lang|grc|γoίδ}}, selon Dioscoride, {{rom|iii}}, 64. La coriandre était bien connue des Hébreux pendant leur séjour en Égypte : elle y croît spontanément ; on l’appelait ''ounsaou'', et sa graine ''ounsi''. Les papyrus médicaux la nomment fréquemment ; on se servait de la graine pour rendre le vin plus enivrant. Des débris de cette plante et des graines ont été plusieurs fois trouvés dans les lombes égyptiennes. V. Loret, ''La flore pharaonique'', 2{{e}} édit., in-8°, Paris, 1892, p. 72. Cette plante était aussi, comme aujourd’hui, très abondante dans le Sinaï et la vallée du Jourdain. Rien donc de plus naturel que de comparer la manne à une graine si connue des Hébreux. D’après Exod., svi, 31, « la manne est comme la graine de coriandre (fig. 346), ''lâbàn'' (blanche). » Cette dernière épithète se rapporte à la manne et non à la graine de coriandre, qui n’est pas blanche. On compare la manne à cette graine pour la grosseur seulement et non pour la couleur. C’est ce qui ressort clairement du reste du passage parallèle, Num., {{rom|xi}}, 7 : « La manne est comme la graine de coriandre, avec l’aspect du bdellium. » Voir t. {{rom|i}}, col. 1527. Les rabbins l’avaient bien compris ainsi, quand ils disent, Ioma, {{rom|viii}}, v. 75, « la manne est ronde comme la coriandre et blanche comme la perle. » {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''CORINTHE''' ({{lang|grc|Kόρινθoς}}), ville de Grèce (fig. 347), où saint Paul a annoncé l'Évangile avec le plus de succès. Il y arriva seul une première fois, après son bref séjour à Athènes, et s’y établit chez Aquila et Priscille, Act, {{rom|xviii}}, 1, deux Juifs, mari et femme, chassés de Rome, avec la masse de leurs compatriotes, vers la fin du règne de Claude. D’après Suétone, ''Claude'', {{rom|xxv}}, cette expulsion avait été motivée par l’agitation bruyante qui avait concordé dans les synagogues avec l’annonce de l'Évangile et du Christ son auteur, — ''impulsore Chresto'', — prêchée par quelque nouveau venu de Palestine, saint Pierre selon toute probabilité.
{{Img float-p
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|cap=347. — Monnaie de Corinthe.<br />
Tête de Pallas, a gauche ; derrière, tête du Soleil radié ; au-dessous, A. — fy Pégase, a gauche, prenant son essor ; au-dessous le koppa, 9.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Pour gagner sa vie, Paul se mit à faire des tentes, comme les hôtes chez qui il avait reçu l’hospitalité. Silas et Timothée ne tardèrent pas à le rejoindre. Sa parole trouvant de violents et obstinés contradicteurs dans la synagogue, il laissa les Juifs de côté, et s’occupa exclusivement de prêcher aux nations. Afin de mieux affirmer aux yeux de tous ses préférences pour les Gentils et l’inutilité des prescriptions légales, il se mit à enseigner chez un païen converti, Titus Justus, dont la maison était contiguë à la synagogue. Ainsi se fonda l'Église de Corinthe. Paul consacra dix-huit mois à la développer, sans se laisser
décourager par une sédition de Juifs fanatiques, que le proconsul Gallion traita d’ailleurs avec une parfaite indifférence. L’Apôtre ne partit avec Aquila et sa femme que quand l’heure lui parut propice pour retourner en Orient. Peu après, Apollo, instruit et envoyé d'Éphèse
par Priscille, vint l’y remplacer et continuer son apostolat. Act., {{rom|xviii}}, 26 et suiv. Nous lisons positivement, Act., {{rom|xx}}, 3, qu’une autre fois Paul retourna en Grèce et y passa trois mois, visitant certainement Corinthe. Malheureusement nous n’avons pas de détails sur ce séjour, où il semble avoir eu pour préoccupation principale de recueillir quelques aumônes en faveur des fidèles de Jérusalem. Selon toute probabilité, d’après II Cor., {{rom|xii}}, 14 ;
xiii, 1, comp. avec II Cor., {{rom|xii}}, 21 ; {{rom|ii}}, 1 ; {{rom|xiii}}, 2, Paul, pendant sa longue station à Éphèse, était déjà allé une seconde fois visiter Corinthe, entre les deux lettres qu’il
écrivit aux fidèles de cette Église. Qu’il y ait enfin reparu
après son procès de Rome, c’est aussi ce que plusieurs supposent avec quelque vraisemblance. Saint Pierre lui-même évangélisa Corinthe et y eut ses partisans. I Cor., i, 12, cf. Eusèbe, ''H. E.'', {{rom|ii}}, 24, t. {{rom|xx}}, col. 209. L'Église<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|973|CORIANDRE — CORINTHE|974}}</noinclude>'''CORIANDRE'''. Hébreu : gad ; Septante : {{lang|grc|ϰόριoν}} ; Vulgate : ''coriandrum''.
I. {{sc|Description.}} — Herbe annuelle de la famille des Ombellifères et type de la tribu des Coriandrées. À l'état frais l’odeur de la plante entière exhale par le froissement une odeur fétide, analogue à celle de là punaise ; mais cette odeur se modifie par la dessiccation et devient
agréable. On emploie surtout le fruit, qui est globuleux, de cinq millimètres de diamètre, de couleur brun clair, et orné de côtes longitudinales, les unes plus saillantes et rectilignes, alternant avec d’autres un peu déprimées, mais remarquables par leurs plissements.
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— L’unique espèce cultivée pour l’usage de la parfumerie est le Coriandrum sativum (fig. 346), originaire de l’Orient, et qui croît spontanément dans toute la région méditerranéenne. Boissier, ''Flora orientalis'', t. {{rom|ii}}, p. 921, distingue en outre, sous le nom de ''Coriandrum tordylioides'', une forme voisine, découverte par Fenzl et spéciale à la Syrie, qui ne diffère de la précédente que par son port plus robuste et ses feuilles moins finement découpées. {{d|[[Auteur:Félix Hy|F. Hy]].|3|sc}}
II. {{sc|Exégèse.}} — D’après Exod., {{rom|xvi}}, 31, et Num., {{rom|xi}}, 7, la manne ressemblait à la graine de gad. Or le gad est certainement la coriandre : c’est la traduction des Septante et de la Vulgate, des paraphrases chaldéennes, du syriaque et de l’arabe ; c’est aussi le nom de la même plante en punique ou phénicien, {{lang|grc|γoίδ}}, selon Dioscoride, {{rom|iii}}, 64. La coriandre était bien connue des Hébreux pendant leur séjour en Égypte : elle y croît spontanément ; on l’appelait ''ounsaou'', et sa graine ''ounsi''. Les papyrus médicaux la nomment fréquemment ; on se servait de la graine pour rendre le vin plus enivrant. Des débris de cette plante et des graines ont été plusieurs fois trouvés dans les lombes égyptiennes. V. Loret, ''La flore pharaonique'', 2{{e}} édit., in-8°, Paris, 1892, p. 72. Cette plante était aussi, comme aujourd’hui, très abondante dans le Sinaï et la vallée du Jourdain. Rien donc de plus naturel que de comparer la manne à une graine si connue des Hébreux. D’après Exod., svi, 31, « la manne est comme la graine de coriandre (fig. 346), ''lâbàn'' (blanche). » Cette dernière épithète se rapporte à la manne et non à la graine de coriandre, qui n’est pas blanche. On compare la manne à cette graine pour la grosseur seulement et non pour la couleur. C’est ce qui ressort clairement du reste du passage parallèle, Num., {{rom|xi}}, 7 : « La manne est comme la graine de coriandre, avec l’aspect du bdellium. » Voir t. {{rom|i}}, col. 1527. Les rabbins l’avaient bien compris ainsi, quand ils disent, Ioma, {{rom|viii}}, v. 75, « la manne est ronde comme la coriandre et blanche comme la perle. » {{d|E. Levesque.|3|sc}}
'''CORINTHE''' ({{lang|grc|Kόρινθoς}}), ville de Grèce (fig. 347), où saint Paul a annoncé l'Évangile avec le plus de succès. Il y arriva seul une première fois, après son bref séjour à Athènes, et s’y établit chez Aquila et Priscille, Act, {{rom|xviii}}, 1, deux Juifs, mari et femme, chassés de Rome, avec la masse de leurs compatriotes, vers la fin du règne de Claude. D’après Suétone, ''Claude'', {{rom|xxv}}, cette expulsion avait été motivée par l’agitation bruyante qui avait concordé dans les synagogues avec l’annonce de l'Évangile et du Christ son auteur, — ''impulsore Chresto'', — prêchée par quelque nouveau venu de Palestine, saint Pierre selon toute probabilité.
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|cap=347. — Monnaie de Corinthe.<br />
Tête de Pallas, à droite ; derrière, tête du Soleil radié ; au-dessous, A. — R° Pégase, à gauche, prenant son essor ; au-dessous le ''koppa'', 9.|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Pour gagner sa vie, Paul se mit à faire des tentes, comme les hôtes chez qui il avait reçu l’hospitalité. Silas et Timothée ne tardèrent pas à le rejoindre. Sa parole trouvant de violents et obstinés contradicteurs dans la synagogue, il laissa les Juifs de côté, et s’occupa exclusivement de prêcher aux nations. Afin de mieux affirmer aux yeux de tous ses préférences pour les Gentils et l’inutilité des prescriptions légales, il se mit à enseigner chez un païen converti, Titus Justus, dont la maison était contiguë à la synagogue. Ainsi se fonda l'Église de Corinthe. Paul consacra dix-huit mois à la développer, sans se laisser
décourager par une sédition de Juifs fanatiques, que le proconsul Gallion traita d’ailleurs avec une parfaite indifférence. L’Apôtre ne partit avec Aquila et sa femme que quand l’heure lui parut propice pour retourner en Orient. Peu après, Apollo, instruit et envoyé d'Éphèse
par Priscille, vint l’y remplacer et continuer son apostolat. Act., {{rom|xviii}}, 26 et suiv. Nous lisons positivement, Act., {{rom|xx}}, 3, qu’une autre fois Paul retourna en Grèce et y passa trois mois, visitant certainement Corinthe. Malheureusement nous n’avons pas de détails sur ce séjour, où il semble avoir eu pour préoccupation principale de recueillir quelques aumônes en faveur des fidèles de Jérusalem. Selon toute probabilité, d’après II Cor., {{rom|xii}}, 14 ;
xiii, 1, comp. avec II Cor., {{rom|xii}}, 21 ; {{rom|ii}}, 1 ; {{rom|xiii}}, 2, Paul, pendant sa longue station à Éphèse, était déjà allé une seconde fois visiter Corinthe, entre les deux lettres qu’il
écrivit aux fidèles de cette Église. Qu’il y ait enfin reparu
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|975|CORINTHE|976}}</noinclude>de cette ville, bien que renfermant des Juifs de marque, tels que Crispus, chef de la synagogue, Priscille, Aquila, se recruta surtout parmi les païens. Les noms qui sont cités soit dans la première Épître adressée par Paul aux Corinthiens, soit dans les salutations de l’Épître aux Romains, écrite de Corinthe, sont presque tous latins et concordent avec le témoignage des historiens assurant que la ville fut surtout repeuplée par des affranchis. Il suffit de citer Fortunatus, Achaicus, Stephanas, Caïus, Erastus, Quartus, Tertius. I Cor., {{rom|xvi}}, 15, 17 ; Rom., xvi, 22-23. Paul écrivit aux fidèles de Corinthe trois lettres, dont la première, I Cor., {{rom|v}}, 9, ne nous est pas parvenue ; les deux autres nous font pleinement connaître la situation morale et religieuse de la communauté chrétienne fondée dans cette ville.
I. {{sc|Le culte païen et les mœurs a Corinthe}}. — Corinthe était à cette époque le centre le plus peuplé, le plus riche et le plus dissolu de la Grèce. À l’ancienne capitale de la ligue achéenne, détruite par Mummius, avait succédé une cité nouvelle, rebâtie par Jules César, en l’an 44 avant notre ère. Plutarque, ''Cæsar'', 57 ; Dion Cassius, {{rom|xliii}}, 50. Des commerçants, des industriels, des spéculateurs, étaient accourus de toutes parts, pour exploiter ce centre si heureusement situé sur le grand chemin de l’Orient à l’Occident. La ville, assise entre deux mers, avec un double port, Cenchrées, à douze kilomètres sur le golfe de Salamine, et Léchée, à deux seulement sur celui de Patras, servait de point de transit aux marchandises et aux voyageurs qui craignaient de doubler le cap Malée, si célèbre par ses tempêtes. On avait d’ailleurs trouvé le moyen de construire à Sehœnus, le point le plus étroit de l’isthme, un chemin glissant, Diolcos, pour transborder les navires eux-mêmes. Or tout cela ne se faisait pas sans droits de péage, et on peut dire que rien ne passait sous les murs de Corinthe sans y laisser trace d’argent. De là le bien-être exubérant de cette ville. La fortune y engendrait l’amour du luxe, des objets d’art et surtout du plaisir. Celui-ci y était transformé en dégoûtante débauche par le culte honteux qu’on y rendait à Vénus (fig. 348), l’Astarté phénicienne ou la Mylitte babylonienne, Hérodote, {{rom|i}}, 199, mise en honneur dans le pays par les fondateurs d'Éphyre, la Corinthe primitive. On sait que le mot {{lang|grc|κoρινθιάζειν}}, vivre à la corinthienne, était couramment employé pour caractériser le genre de vie le plus dissolu que la passion humaine ait rêvé. Depuis les libertins qui cherchaient des jouissances exceptionnellement raffinées, jusqu’aux matelots et aux marchands enrichis qui se contentaient des plus grossières, tous venaient, en payant, se livrer ici à d’indignes orgies et souvent se ruiner. De là le vieux dicton rappelé par Strabon, {{rom|viii}}, 6, 20 :
<poem>Oὑ παντὸς ἀνδρὸς ἐς Kόρινθoν ἔσθ’ ὁ πλoῦς</poem>
qu’Horace, Ep. {{rom|i}}, 17, 36, traduisait ainsi :
<poem>Non cuivis homini contingit adiré Corinthum.</poem>
Dans le temple de la déesse, qui au sommet de l’acropole dominait les deux mers, on ne comptait pas moins de mille courtisanes, prêtresses de l’infâme divinité. Elles venaient de tout pays, envoyées la plupart du temps par quelque personnage important qui les achetait et les vouait
à Vénus de Corinthe, comme on aurait fait immoler des génisses à Minerve ou à Jupiter. La superstition publique prêtait d’ailleurs à ces prostituées une puissance d’intercession assez grande auprès de la divinité pour sauver même la patrie aux heures de danger.
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|cap=348. — Drachme de Corinthe.
Tête de Vomis Érycine, à gauche.
— R°. Pégase volant, à gauche ; au-dessous le koppa, .
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
L’histoire assure qu’au bas d’un tableau célèbre, où l’artiste avait représenté la procession de ces abominables prêtresses, Simonide, le poète lyrique qui avait chanté les vainqueurs de Marathon, de Salamine et de Platées, avait écrit des vers pour faire honneur aux suppliantes de Vénus de la défaite des Perses et du salut de la Grèce.
C’est dans ce milieu corrompu de soldats retraités, de navigateurs, de marchands, de petits bourgeois, d’esclaves, que Paul prêcha l'Évangile sous sa forme la plus dure et la moins attrayante, présentant à ces jouisseurs cyniques Jésus mis à mort pour le péché du monde, et
leur offrant le salut par la croix. Paradoxe aussi consolant qu'étrange, il réussit à fonder une église du Crucifié dans l’immorale ville de Vénus.
II. {{sc|Topographie de Corinthe.}} — D’après les indications de Strabon, {{rom|viii}}, 6, 20, et de Pausanias, {{rom|ii}}, 1-4, on peut reconstituer à peu près Corinthe telle qu’elle était à l'époque où Paul y prêcha (fig. 349). Elle se composait de deux villes enfermées dans une même enceinte de remparts, la ville haute ou l’acropole (fig. 350), et la ville basse ou la ville proprement dite. La première, au sommet d’une immense roche s’avançant à peu près à pic vers le nord de l’isthme, se dressait à une hauteur de 575 mètres au-dessus de la plaine. Elle était à peu près inexpugnable, sauf le cas de surprise ou de trahison.
Le dicton répandu était que quatre cents hommes et cinquante chiens suffisaient à la défendre. Le bloc rocheux de l’Acrocorinthe, se trouvant isolé des monts Oniens, nous a çaru autrement grandiose que les hauteurs dominant Éphèse ou Antioche. Stace, ''Theb.'', {{rom|vii}}, 106, pour donner une idée de l’effet produit par la gigantesque montagne sur la plaine ouverte de tous côtés, la représente promenant du matin au soir sa longue traînée d’ombre d’une mer à l’autre :
<small><poem>…Quia summas caput Acrocorinthus in auras
Tollit, et alterna geminum mare protegit umbra.</poem></small>
Cette acropole ne fut jamais habitée que par des soldats et le personnel attaché au service des temples bâtis dans son enceinte en l’honneur de Junon Bunéa, de la Mère des dieux, de la Nécessité et de la Force, du Soleil, de Sérapis, d’Isis, et surtout de Vénus. Celui-ci, comme on
le sait, éclipsait tous les autres par son importance et sa célébrité. Cinq pierres de bel appareil en marquent encore la place, au point culminant de l’Acrocorinthe. Sur l’une d’elles, nous nous sommes assis, lors de notre second voyage en Grèce, en 1893, regardant avec stupéfaction l’amas prodigieux d’indéchiffrables ruines qui couvre aujourd’hui l’acropole, et au milieu desquelles il est absolument impossible de rien reconstituer. Jamais, au cours de nos excursions, nous n’avons rien trouvé d’aussi complètement détruit et bouleversé. Seule la fontaine de Pirène conserve encore ses eaux non moins fraîches qu’abondantes et d’une merveilleuse limpidité. Le coup d'œil dont on jouit du haut des ruines du temple de Vénus est au nord et au sud, au levant et au couchant, un des plus grandioses qu’on puisse rêver. Il embrasse les sites, montagnes, vallées, fleuves, mers, villes, les plus célèbres ; de la Grèce.
On abordait jadis, comme aujourd’hui, l’Acrocorinthe par une longue montée de six kilomètres. Seulement autrefois la route, soigneusement entretenue, était bordée de monuments publics, temples, gymnase, théâtre, thermes et fontaines publiques, qui ont tous disparu.
Seule une des fontaines, refaite dans le style turc, avec des chapiteaux d'église chrétienne, se voit encore au départ de la montée. Elle correspond peut-être à la source que Pausanias appelle de Lerne, et où, sous une belle colonnade, sur des sièges de marbre blanc, les Corinthiens oisifs venaient jadis s’asseoir et se distraire.
La ville basse, qui fut celle où Paul prêcha l'Évangile, occupait un vaste trapèze dominant la plaine, à 75 mètres<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|977|CORINTHE|978}}</noinclude>au-dessus du niveau de la mer. Ses édifices s'élevaient insensiblement en terrasses sur le flanc septentrional de l’acropole jusqu’au point où, la terre végétale disparaissant, la roche gigantesque, sombre et couverte de déchirures, se dégage aujourd’hui abrupte et inabordable. Le
petit sanctuaire dit de Saint-Georges, mais qui porta primitivement le nom de Saint-Paul, marque le point d’arrêt des anciennes constructions. Les habitants du pays prétendent que l’Apôtre eut là sa demeure. Le pourtour de la ville basse était de huit kilomètres. Celui des deux
villes, réunies par un immense rempart montant en crémaillère et couronnant l’acropole, était de dix-sept.
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|cap=349. — Plan de Corinthe et de ses -.environs.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
L’agora, dont l’ancien bazar établi près du temple dorique en ruines a marqué la place jusqu’au dernier tremblement de terre, en 1858, était au point central de la vieille ville. Quatre grandes rues y aboutissaient, trois venant de Léchée, de Sicyone, de Cenchrées ou de l’isthme, et la quatrième descendant de l’acropole.
{{Img float-p
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|cap=350. — L’Acrocorinthe sur une monnaie de Marc-Aurèle frappée à Corinthe.
M AVG AN TONINVS AVG. Buste de Marc-Aurèle, à droite, lauré. — fy CLI COR. Vue de l’Acropole de Corinthe.
|capalign=center|style=font-size : 12px ;}}
Pausanias nous rend compte avec plus de complaisance que de clarté des monuments et des statues qui ornaient cette place publique. Au milieu était Minerve en bronze, sur un piédestal où se voyaient les neuf Muses en relief. On admirait, disséminées sur divers points, une statue d’Artémis Éphésienne et deux de Dionysos, dorées toutes trois et la figure peinte de vermillon, celles d’Apollon Clarius, d’Hermès, de Jupiter céleste, de Jupiter terrestre et de Jupiter sans autre désignation. L’Aphrodite d’Hermogène et deux Mercures, dont l’un dans une niche et l’autre en plein air, achevaient d’embellir l’esplanade. De superbes monuments, le temple de la Fortune, celui de Tous-les-Dieux et d’autres encore, dominés par celui d’Octavie, sœur d’Auguste, en garnissaient le pourtour. Les jets nombreux d’une belle fontaine où Neptune était porté sur un dauphin y répandaient la fraîcheur.
À peu près au nord, sous un portique supportant deux chars de bronze doré, celui du Soleil et celui du Phaéton son fils, s’ouvrait la rue de Léchée, qui, s’agrandissant, se transformait peu à peu en une voie très large, enfermée entre deux longs murs, comme le chemin d’Athènes au
Pirée. Là se pressaient pèle-mêle les chars, les bètes et les hommes transportant des marchandises au grand port, d’où on les dirigeait vers l’Occident. On y admirait les thermes d’Euryclès de Sparte, en marbre de diverses couleurs, mais où le rouge était surtout remarquable. Nous
avons retrouvé la canalisation qui les alimentait. Plus loin les promeneurs visitaient la fameuse fontaine de Bellérophon, où l’eau jaillissait des pieds du cheval Pégase, des statues nombreuses et renommées, entre autres Mercure, le dieu du commerce, tenant un bélier, emblème de la passion impure que la richesse développe. Quant au
port lui-même de Léchée, il n'était guère qu’une longue série de docks, et au point de vue artistique il n’offrait rien d’intéressant. Plus vers l’ouest s’ouvrait la rue qui aboutissait à la porte et au chemin de Sicyone. Elle longeait le bas de la montagne et passait devant les temples d’Apollon et d’Athénée Chalmitis, près de la fontaine de
Glaucée, dont on retrouve encore la place au milieu d’orties gigantesques. Elle ne passait pas loin du théâtre, de l’ancien gymnase et des sanctuaires de Jupiter Capitolin, d’Esculape et de la Santé. Au midi, un chemin montant se dirigeait vers l’acropole. Vers l’est, et traversant les plus beaux quartiers de la ville, une quatrième
rue allait à Cenchrées et à Schœnus. Le Cranion où passait cette avenue était la promenade favorite de l’aristocratie corinthienne. C’est là que Diogène s'était plu à étaler son cynisme en faisant la critique amère des riches et de leurs travers. Son tombeau était sur la route,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|983|CORINTHE — CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|984}}</noinclude>perd, dans des plantations de vignes, la route de Sicyone. En dehors de ces indications générales, d’une ville si opulente, si peuplée, si bruyante, il ne reste absolument rien.
Au moment où nous terminons cet article, on nous apprend qu’une société américaine vient d’exhumer, à six mètres de profondeur, et non loin du temple dont les colonnes (fig. 352) se dressent encore au centre de Paléo-Corinthe, une des anciennes rues de la ville. Soigneusement pavée, la belle voie antique avait un double trottoir, avec rigoles d'écoulement pour les eaux. Ce fut là très probablement une des grandes artères que nous avons signalées comme partant de l’agora. De nombreux fragments de colonnes et de chapiteaux la couvraient dans tout le parcours. Non loin de là, on a mis à jour la ''cavea'' d’un monument qui fut un théâtre ou un Odéon, bâti en pierre ordinaire.
Voir J. A. Cramer, ''A geographical and historical Description of ancient Greece'', 3 {{in-8°}}, Oxford, 1828, t. {{rom|iii}}, sect. 15, p. 9-37 ; W. M. Leake, ''Travels in the Morea'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1830, t. {{rom|iii}}, p. 229-284 ; Id., ''Peloponesiaca'', {{in-8°}}, Londres, 1846, p. 392-395 ; E. Puillon-Boblaye, ''Expédition scientifique de la Morée. Recherches géographiques sur les ruines de la Morée'', {{in-4°}}, Paris, 1836, p. 33-40 ; E. Curtius, ''Peloponesos'',
2 {{in-8°}}, Gotha, 1851-1852, t. {{rom|ii}}, p. 516-537 ; K. E.Wagner,
''ïterum Corinthiarum Spécimen'', {{in-4°}}, Darmstadt, 1824 ;
H. Barth, ''Corinthiorum commercii et mercaturæ historiæ particula'', in-12, Berlin, 1844 ; Barclay V. Head, ''Catalogue of Greek Coins'', Corinth, {{in-8°}}, Londres, 1889 ; Le Camus, ''Notre voyage aux Pays bibliques'', t. {{rom|iii}}, p. 289-390 ; Id., ''Voyage aux sept Églises de l’Apocalypse'', {{in-8°}}, Paris, 1896, p. 60-68. {{d|E. Le Camus.|3|sc}}
<section begin="CORINTHIENS"/><nowiki/>
'''CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX)'''. Les plus anciens manuscrits ont en tête de cette Épître : irpo ; xoptvfhou ; a ; quelques-uns, plus récents, upo ; xopivfhouç jipuTi]. Pour les titres plus développés, voir Tischendorf, ''Novum Testamentum græce'', 8e edit., t. {{rom|ii}}, p. 458.
I. {{sc|Destinataires de l'Épître}}. — Nous apprendrons à les connaître en étudiant dans les Actes des Apôtres, xviii, 1-19, le ministère de saint Paul à Corinthe, et en relevant dans les deux épîtres ce qu’il nous dit lui-même des fidèles auxquels il s’adresse. Au printemps de l’an 52, l’Apôtre, venant d’Athènes, où sa prédication paraît avoir été peu féconde, arriva à Corinthe, capitale de la province d’Achaïe. Act., {{rom|xviii}}, 1. Il y rencontra un Juif, originaire du Pont, Aquila, et sa femme Priscille, tous les deux venus récemment de Rome, chassés par l'édit de Claude qui expulsait les Juifs de cette ville. Ils étaient
fabricants de tentes, et Paul habita avec eux pour exercer ce métier, qui était le sien. Il ne semblait pas que dans une ville telle que Corinthe la prédication de l’Apôtre dût être très fructueuse. Cependant, ainsi que Dieu lui-même le dit à saint Paul, Act., {{rom|xviii}}, 10 : « Un peuple nombreux est à moi dans cette ville. » Ces paroles se réalisèrent. L’Apôtre, chaque sabbat, parlait à la synagogue, et il persuadait Juifs et Grecs. Dans sa prédication, ainsi que le disent le Codex D et la Vulgate, il prononçait le nom de Jésus-Christ. Act., {{rom|xviii}}, 4. Lorsque Silas et Timothée furent venus de Macédoine, Paul se donna tout entier à la parole, rendant témoignage aux Juifs que
Jésus était le Christ. Act., {{rom|xviii}}, 5. Il a d’ailleurs caractérisé lui-même sa prédication : « Et moi, en venant chez vous, frères, je ne suis pas venu avec supériorité de parole et de sagesse vous annoncer le témoignage de Dieu ; car je n’ai pas jugé que je dusse savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » 1 Cor., {{rom|ii}}, 1-2. Devant l’opposition des Juifs et leurs blasphèmes, il se sépara violemment de la synagogue pour s’adresser plus spécialement aux Grecs. Act., {{rom|xviii}}, 6, 7.
Son ministère fut fécond, surtout parmi les Gentils, I Cor., {{rom|xil}}, 2, et il recruta des chrétiens dans tous les rangs de la société. Nous en connaissons quelques-uns par leur nom : Titus Justus, dans la maison duquel il s'était retiré en quittant la synagogue, Act., {{rom|xviii}}, 7 ; Crispus, le chef de la synagogue, <small>℣</small>. 8 ; Stéphanas et sa famille, que Paul appelle les prémices de l’Achaïe, ï Cor., xvi, 15 ; Caius, chez qui il logea lors de son troisième séjour à Corinthe, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Éraste, trésorier de la ville, et Quartus, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Fortunat et Achaïque, qui semblent, d’après la Vulgate, être de la maison de Stéphanas. I Cor., {{rom|xvi}}, 15. Nous connaissons aussi deux femmes par leur nom : Chloé, dont les gens avaient instruit Paul de ce qui se passait à Corinthe, I Cor., {{rom|i}}, 11 ; Phœbé, de Cenchrée, servante de Dieu, qui avait assisté l’Apôtre. Rom., {{rom|xvi}}, 1-2.
Parmi ces convertis, qui furent d’ailleurs très nombreux, Act., {{rom|xviii}}, 8, quelques-uns étaient des philosophes, des hommes aimant la discussion, estimant à haut prix la science, témoin les passages où saint Paul parle de ceux qui cherchent la sagesse humaine. I Cor., ï, 18-31. Il y en eut de riches et de puissants, ainsi que
le prouve ce qui se passait aux agapes, I Cor., {{rom|xi}}, 21, 22 ;
mais ils étaient en minorité. Saint Paul lui-même l’atteste, I Cor., {{rom|i}}, 26 : « Car considérez, frères, ceux qui ont été appelés parmi vous ; il ne s’y trouve pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. » I] y avait des esclaves, I Cor., vii, 21, et même des hommes livrés aux vices les plus honteux. « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous abusez pas : ni débauchés, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni gens de mœurs contre nature, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni insulteurs, ni rapaces, n’hériteront du royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez quelques-uns. » I Cor., VI, 9-11.
Tels étaient les membres de cette communauté de Corinthe, à laquelle fut écrite la première Épître aux Corinthiens ; on y trouvait mélangés des Juifs et des Grecs, des gens de toute condition et de culture intellectuelle très diverse, d'état religieux et moral assez complexe. Les éloges que donne saint Paul aux fidèles de Corinthe, « qui ont été enrichis en Jésus-Christ de tous les biens, de tous les dons de parole et de science, » I Cor., ï, 5, prouvent que la grâce de Jésus-Christ avait puissamment opéré en eux ; mais l'état où se trouva la communauté
de Corinthe, deux ans à peine après le départ de l’Apôtre, prouve aussi que la grâce n’avait pas changé complètement en eux la nature. Nous allons voir exposée sous nos yeux, dans les deux Épîtres aux Corinthiens, une situation où se montrent à découvert les dons naturels et les défauts des Grecs et des Juifs, membres de la jeune Eglise. C’est aux Grecs que nous avons surtout affaire dans la première Épître.
II. {{sc|Occasion et but de l'Épître}}. — Apres dix-huit mois
de séjour à Corinthe, Paul laissa à elle-même la communauté, en ce moment-là en plein développement. Il paraît résulter des textes que l’organisation ecclésiastique en était alors, dans cette Église, à la période de transition qui a précédé celle que nous trouvons dans la Doctrine des douze Apôtres ; les apôtres, les prophètes et les docteurs étaient les conducteurs de la communauté, I Cor., {{rom|xii}}, 28 ; l'évêque et le diacre ne sont pas nommés. On ne voit pas que saint Paul y ait établi, comme il le fit ailleurs, Act., {{rom|xiv}}, 22, des chefs de l'Église. Il semblerait même que beaucoup de fidèles voulussent, à titre de prophètes ou de docteurs, ou comme possédant les dons spirituels, conduire la communauté. I Cor., {{rom|xii}} et {{rom|xiv}}. Cet état d’organisation libre, le tempérament, les dispositions naturelles des membres de cette Église et l’introduction de nouveaux éléments nous expliquent l'état moral qui a obligé saint Paul à écrire sa lettre.
L'Église de Corinthe, nous l’avons {{rom|vii}}, était composée de Juifs, mais en grande majorité de Grecs, pour la {{tiret|plu|part}}<section end="CORINTHIENS"/><noinclude>
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Au moment où nous terminons cet article, on nous apprend qu’une société américaine vient d’exhumer, à six mètres de profondeur, et non loin du temple dont les colonnes (fig. 352) se dressent encore au centre de Paléo-Corinthe, une des anciennes rues de la ville. Soigneusement pavée, la belle voie antique avait un double trottoir, avec rigoles d'écoulement pour les eaux. Ce fut là très probablement une des grandes artères que nous avons signalées comme partant de l’agora. De nombreux fragments de colonnes et de chapiteaux la couvraient dans tout le parcours. Non loin de là, on a mis à jour la ''cavea'' d’un monument qui fut un théâtre ou un Odéon, bâti en pierre ordinaire.
Voir J. A. Cramer, ''A geographical and historical Description of ancient Greece'', 3 {{in-8°}}, Oxford, 1828, t. {{rom|iii}}, sect. 15, p. 9-37 ; W. M. Leake, ''Travels in the Morea'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1830, t. {{rom|iii}}, p. 229-284 ; Id., ''Peloponesiaca'', {{in-8°}}, Londres, 1846, p. 392-395 ; E. Puillon-Boblaye, ''Expédition scientifique de la Morée. Recherches géographiques sur les ruines de la Morée'', {{in-4°}}, Paris, 1836, p. 33-40 ; E. Curtius, ''Peloponesos'',
2 {{in-8°}}, Gotha, 1851-1852, t. {{rom|ii}}, p. 516-537 ; K. E.Wagner,
''ïterum Corinthiarum Spécimen'', {{in-4°}}, Darmstadt, 1824 ; H. Barth, ''Corinthiorum commercii et mercaturæ historiæ particula'', in-12, Berlin, 1844 ; Barclay V. Head, ''Catalogue of Greek Coins'', Corinth, {{in-8°}}, Londres, 1889 ; Le Camus, ''Notre voyage aux Pays bibliques'', t. {{rom|iii}}, p. 289-390 ; Id., ''Voyage aux sept Églises de l’Apocalypse'', {{in-8°}}, Paris, 1896, p. 60-68. {{d|E. Le Camus.|3|sc}}
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'''CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX)'''. Les plus anciens manuscrits ont en tête de cette Épître : irpo ; xoptvfhou ; a ; quelques-uns, plus récents, upo ; xopivfhouç jipuTi]. Pour les titres plus développés, voir Tischendorf, ''Novum Testamentum græce'', 8e edit., t. {{rom|ii}}, p. 458.
I. {{sc|Destinataires de l'Épître}}. — Nous apprendrons à les connaître en étudiant dans les Actes des Apôtres, xviii, 1-19, le ministère de saint Paul à Corinthe, et en relevant dans les deux épîtres ce qu’il nous dit lui-même des fidèles auxquels il s’adresse. Au printemps de l’an 52, l’Apôtre, venant d’Athènes, où sa prédication paraît avoir été peu féconde, arriva à Corinthe, capitale de la province d’Achaïe. Act., {{rom|xviii}}, 1. Il y rencontra un Juif, originaire du Pont, Aquila, et sa femme Priscille, tous les deux venus récemment de Rome, chassés par l'édit de Claude qui expulsait les Juifs de cette ville. Ils étaient
fabricants de tentes, et Paul habita avec eux pour exercer ce métier, qui était le sien. Il ne semblait pas que dans une ville telle que Corinthe la prédication de l’Apôtre dût être très fructueuse. Cependant, ainsi que Dieu lui-même le dit à saint Paul, Act., {{rom|xviii}}, 10 : « Un peuple nombreux est à moi dans cette ville. » Ces paroles se réalisèrent. L’Apôtre, chaque sabbat, parlait à la synagogue, et il persuadait Juifs et Grecs. Dans sa prédication, ainsi que le disent le Codex D et la Vulgate, il prononçait le nom de Jésus-Christ. Act., {{rom|xviii}}, 4. Lorsque Silas et Timothée furent venus de Macédoine, Paul se donna tout entier à la parole, rendant témoignage aux Juifs que
Jésus était le Christ. Act., {{rom|xviii}}, 5. Il a d’ailleurs caractérisé lui-même sa prédication : « Et moi, en venant chez vous, frères, je ne suis pas venu avec supériorité de parole et de sagesse vous annoncer le témoignage de Dieu ; car je n’ai pas jugé que je dusse savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » 1 Cor., {{rom|ii}}, 1-2. Devant l’opposition des Juifs et leurs blasphèmes, il se sépara violemment de la synagogue pour s’adresser plus spécialement aux Grecs. Act., {{rom|xviii}}, 6, 7.
Son ministère fut fécond, surtout parmi les Gentils, I Cor., {{rom|xil}}, 2, et il recruta des chrétiens dans tous les rangs de la société. Nous en connaissons quelques-uns par leur nom : Titus Justus, dans la maison duquel il s'était retiré en quittant la synagogue, Act., {{rom|xviii}}, 7 ; Crispus, le chef de la synagogue, <small>℣</small>. 8 ; Stéphanas et sa famille, que Paul appelle les prémices de l’Achaïe, ï Cor., xvi, 15 ; Caius, chez qui il logea lors de son troisième séjour à Corinthe, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Éraste, trésorier de la ville, et Quartus, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Fortunat et Achaïque, qui semblent, d’après la Vulgate, être de la maison de Stéphanas. I Cor., {{rom|xvi}}, 15. Nous connaissons aussi deux femmes par leur nom : Chloé, dont les gens avaient instruit Paul de ce qui se passait à Corinthe, I Cor., {{rom|i}}, 11 ; Phœbé, de Cenchrée, servante de Dieu, qui avait assisté l’Apôtre. Rom., {{rom|xvi}}, 1-2.
Parmi ces convertis, qui furent d’ailleurs très nombreux, Act., {{rom|xviii}}, 8, quelques-uns étaient des philosophes, des hommes aimant la discussion, estimant à haut prix la science, témoin les passages où saint Paul parle de ceux qui cherchent la sagesse humaine. I Cor., ï, 18-31. Il y en eut de riches et de puissants, ainsi que
le prouve ce qui se passait aux agapes, I Cor., {{rom|xi}}, 21, 22 ;
mais ils étaient en minorité. Saint Paul lui-même l’atteste, I Cor., {{rom|i}}, 26 : « Car considérez, frères, ceux qui ont été appelés parmi vous ; il ne s’y trouve pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. » I] y avait des esclaves, I Cor., vii, 21, et même des hommes livrés aux vices les plus honteux. « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous abusez pas : ni débauchés, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni gens de mœurs contre nature, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni insulteurs, ni rapaces, n’hériteront du royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez quelques-uns. » I Cor., VI, 9-11.
Tels étaient les membres de cette communauté de Corinthe, à laquelle fut écrite la première Épître aux Corinthiens ; on y trouvait mélangés des Juifs et des Grecs, des gens de toute condition et de culture intellectuelle très diverse, d'état religieux et moral assez complexe. Les éloges que donne saint Paul aux fidèles de Corinthe, « qui ont été enrichis en Jésus-Christ de tous les biens, de tous les dons de parole et de science, » I Cor., ï, 5, prouvent que la grâce de Jésus-Christ avait puissamment opéré en eux ; mais l'état où se trouva la communauté
de Corinthe, deux ans à peine après le départ de l’Apôtre, prouve aussi que la grâce n’avait pas changé complètement en eux la nature. Nous allons voir exposée sous nos yeux, dans les deux Épîtres aux Corinthiens, une situation où se montrent à découvert les dons naturels et les défauts des Grecs et des Juifs, membres de la jeune Eglise. C’est aux Grecs que nous avons surtout affaire dans la première Épître.
II. {{sc|Occasion et but de l'Épître}}. — Apres dix-huit mois
de séjour à Corinthe, Paul laissa à elle-même la communauté, en ce moment-là en plein développement. Il paraît résulter des textes que l’organisation ecclésiastique en était alors, dans cette Église, à la période de transition qui a précédé celle que nous trouvons dans la Doctrine des douze Apôtres ; les apôtres, les prophètes et les docteurs étaient les conducteurs de la communauté, I Cor., {{rom|xii}}, 28 ; l'évêque et le diacre ne sont pas nommés. On ne voit pas que saint Paul y ait établi, comme il le fit ailleurs, Act., {{rom|xiv}}, 22, des chefs de l'Église. Il semblerait même que beaucoup de fidèles voulussent, à titre de prophètes ou de docteurs, ou comme possédant les dons spirituels, conduire la communauté. I Cor., {{rom|xii}} et {{rom|xiv}}. Cet état d’organisation libre, le tempérament, les dispositions naturelles des membres de cette Église et l’introduction de nouveaux éléments nous expliquent l'état moral qui a obligé saint Paul à écrire sa lettre.
L'Église de Corinthe, nous l’avons {{rom|vii}}, était composée de Juifs, mais en grande majorité de Grecs, pour la {{tiret|plu|part}}<section end="CORINTHIENS"/><noinclude>
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Au moment où nous terminons cet article, on nous apprend qu’une société américaine vient d’exhumer, à six mètres de profondeur, et non loin du temple dont les colonnes (fig. 352) se dressent encore au centre de Paléo-Corinthe, une des anciennes rues de la ville. Soigneusement pavée, la belle voie antique avait un double trottoir, avec rigoles d'écoulement pour les eaux. Ce fut là très probablement une des grandes artères que nous avons signalées comme partant de l’agora. De nombreux fragments de colonnes et de chapiteaux la couvraient dans tout le parcours. Non loin de là, on a mis à jour la ''cavea'' d’un monument qui fut un théâtre ou un Odéon, bâti en pierre ordinaire.
Voir J. A. Cramer, ''A geographical and historical Description of ancient Greece'', 3 {{in-8°}}, Oxford, 1828, t. {{rom|iii}}, sect. 15, p. 9-37 ; W. M. Leake, ''Travels in the Morea'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1830, t. {{rom|iii}}, p. 229-284 ; Id., ''Peloponesiaca'', {{in-8°}}, Londres, 1846, p. 392-395 ; E. Puillon-Boblaye, ''Expédition scientifique de la Morée. Recherches géographiques sur les ruines de la Morée'', {{in-4°}}, Paris, 1836, p. 33-40 ; E. Curtius, ''Peloponesos'',
2 {{in-8°}}, Gotha, 1851-1852, t. {{rom|ii}}, p. 516-537 ; K. E.Wagner, ''iterum Corinthiarum Spécimen'', {{in-4°}}, Darmstadt, 1824 ; H. Barth, ''Corinthiorum commercii et mercaturæ historiæ particula'', in-12, Berlin, 1844 ; Barclay V. Head, ''Catalogue of Greek Coins'', Corinth, {{in-8°}}, Londres, 1889 ; Le Camus, ''Notre voyage aux Pays bibliques'', t. {{rom|iii}}, p. 289-390 ; Id., ''Voyage aux sept Églises de l’Apocalypse'', {{in-8°}}, Paris, 1896, p. 60-68. {{d|E. Le Camus.|3|sc}}
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'''CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX)'''. Les plus anciens manuscrits ont en tête de cette Épître : irpo ; xoptvfhou ; a ; quelques-uns, plus récents, upo ; xopivfhouç jipuTi]. Pour les titres plus développés, voir Tischendorf, ''Novum Testamentum græce'', 8e edit., t. {{rom|ii}}, p. 458.
I. {{sc|Destinataires de l'Épître}}. — Nous apprendrons à les connaître en étudiant dans les Actes des Apôtres, xviii, 1-19, le ministère de saint Paul à Corinthe, et en relevant dans les deux épîtres ce qu’il nous dit lui-même des fidèles auxquels il s’adresse. Au printemps de l’an 52, l’Apôtre, venant d’Athènes, où sa prédication paraît avoir été peu féconde, arriva à Corinthe, capitale de la province d’Achaïe. Act., {{rom|xviii}}, 1. Il y rencontra un Juif, originaire du Pont, Aquila, et sa femme Priscille, tous les deux venus récemment de Rome, chassés par l'édit de Claude qui expulsait les Juifs de cette ville. Ils étaient
fabricants de tentes, et Paul habita avec eux pour exercer ce métier, qui était le sien. Il ne semblait pas que dans une ville telle que Corinthe la prédication de l’Apôtre dût être très fructueuse. Cependant, ainsi que Dieu lui-même le dit à saint Paul, Act., {{rom|xviii}}, 10 : « Un peuple nombreux est à moi dans cette ville. » Ces paroles se réalisèrent. L’Apôtre, chaque sabbat, parlait à la synagogue, et il persuadait Juifs et Grecs. Dans sa prédication, ainsi que le disent le Codex D et la Vulgate, il prononçait le nom de Jésus-Christ. Act., {{rom|xviii}}, 4. Lorsque Silas et Timothée furent venus de Macédoine, Paul se donna tout entier à la parole, rendant témoignage aux Juifs que
Jésus était le Christ. Act., {{rom|xviii}}, 5. Il a d’ailleurs caractérisé lui-même sa prédication : « Et moi, en venant chez vous, frères, je ne suis pas venu avec supériorité de parole et de sagesse vous annoncer le témoignage de Dieu ; car je n’ai pas jugé que je dusse savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » 1 Cor., {{rom|ii}}, 1-2. Devant l’opposition des Juifs et leurs blasphèmes, il se sépara violemment de la synagogue pour s’adresser plus spécialement aux Grecs. Act., {{rom|xviii}}, 6, 7.
Son ministère fut fécond, surtout parmi les Gentils, I Cor., {{rom|xil}}, 2, et il recruta des chrétiens dans tous les rangs de la société. Nous en connaissons quelques-uns par leur nom : Titus Justus, dans la maison duquel il s'était retiré en quittant la synagogue, Act., {{rom|xviii}}, 7 ; Crispus, le chef de la synagogue, <small>℣</small>. 8 ; Stéphanas et sa famille, que Paul appelle les prémices de l’Achaïe, ï Cor., xvi, 15 ; Caius, chez qui il logea lors de son troisième séjour à Corinthe, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Éraste, trésorier de la ville, et Quartus, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Fortunat et Achaïque, qui semblent, d’après la Vulgate, être de la maison de Stéphanas. I Cor., {{rom|xvi}}, 15. Nous connaissons aussi deux femmes par leur nom : Chloé, dont les gens avaient instruit Paul de ce qui se passait à Corinthe, I Cor., {{rom|i}}, 11 ; Phœbé, de Cenchrée, servante de Dieu, qui avait assisté l’Apôtre. Rom., {{rom|xvi}}, 1-2.
Parmi ces convertis, qui furent d’ailleurs très nombreux, Act., {{rom|xviii}}, 8, quelques-uns étaient des philosophes, des hommes aimant la discussion, estimant à haut prix la science, témoin les passages où saint Paul parle de ceux qui cherchent la sagesse humaine. I Cor., ï, 18-31. Il y en eut de riches et de puissants, ainsi que
le prouve ce qui se passait aux agapes, I Cor., {{rom|xi}}, 21, 22 ;
mais ils étaient en minorité. Saint Paul lui-même l’atteste, I Cor., {{rom|i}}, 26 : « Car considérez, frères, ceux qui ont été appelés parmi vous ; il ne s’y trouve pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. » I] y avait des esclaves, I Cor., vii, 21, et même des hommes livrés aux vices les plus honteux. « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous abusez pas : ni débauchés, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni gens de mœurs contre nature, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni insulteurs, ni rapaces, n’hériteront du royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez quelques-uns. » I Cor., VI, 9-11.
Tels étaient les membres de cette communauté de Corinthe, à laquelle fut écrite la première Épître aux Corinthiens ; on y trouvait mélangés des Juifs et des Grecs, des gens de toute condition et de culture intellectuelle très diverse, d'état religieux et moral assez complexe. Les éloges que donne saint Paul aux fidèles de Corinthe, « qui ont été enrichis en Jésus-Christ de tous les biens, de tous les dons de parole et de science, » I Cor., ï, 5, prouvent que la grâce de Jésus-Christ avait puissamment opéré en eux ; mais l'état où se trouva la communauté
de Corinthe, deux ans à peine après le départ de l’Apôtre, prouve aussi que la grâce n’avait pas changé complètement en eux la nature. Nous allons voir exposée sous nos yeux, dans les deux Épîtres aux Corinthiens, une situation où se montrent à découvert les dons naturels et les défauts des Grecs et des Juifs, membres de la jeune Eglise. C’est aux Grecs que nous avons surtout affaire dans la première Épître.
II. {{sc|Occasion et but de l'Épître}}. — Apres dix-huit mois
de séjour à Corinthe, Paul laissa à elle-même la communauté, en ce moment-là en plein développement. Il paraît résulter des textes que l’organisation ecclésiastique en était alors, dans cette Église, à la période de transition qui a précédé celle que nous trouvons dans la Doctrine des douze Apôtres ; les apôtres, les prophètes et les docteurs étaient les conducteurs de la communauté, I Cor., {{rom|xii}}, 28 ; l'évêque et le diacre ne sont pas nommés. On ne voit pas que saint Paul y ait établi, comme il le fit ailleurs, Act., {{rom|xiv}}, 22, des chefs de l'Église. Il semblerait même que beaucoup de fidèles voulussent, à titre de prophètes ou de docteurs, ou comme possédant les dons spirituels, conduire la communauté. I Cor., {{rom|xii}} et {{rom|xiv}}. Cet état d’organisation libre, le tempérament, les dispositions naturelles des membres de cette Église et l’introduction de nouveaux éléments nous expliquent l'état moral qui a obligé saint Paul à écrire sa lettre.
L'Église de Corinthe, nous l’avons {{rom|vii}}, était composée de Juifs, mais en grande majorité de Grecs, pour la {{tiret|plu|part}}<section end="CORINTHIENS"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|983|CORINTHE — CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|984}}</noinclude>perd, dans des plantations de vignes, la route de Sicyone. En dehors de ces indications générales, d’une ville si opulente, si peuplée, si bruyante, il ne reste absolument rien.
Au moment où nous terminons cet article, on nous apprend qu’une société américaine vient d’exhumer, à six mètres de profondeur, et non loin du temple dont les colonnes (fig. 352) se dressent encore au centre de Paléo-Corinthe, une des anciennes rues de la ville. Soigneusement pavée, la belle voie antique avait un double trottoir, avec rigoles d'écoulement pour les eaux. Ce fut là très probablement une des grandes artères que nous avons signalées comme partant de l’agora. De nombreux fragments de colonnes et de chapiteaux la couvraient dans tout le parcours. Non loin de là, on a mis à jour la ''cavea'' d’un monument qui fut un théâtre ou un Odéon, bâti en pierre ordinaire.
Voir J. A. Cramer, ''A geographical and historical Description of ancient Greece'', 3 {{in-8°}}, Oxford, 1828, t. {{rom|iii}}, sect. 15, p. 9-37 ; W. M. Leake, ''Travels in the Morea'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1830, t. {{rom|iii}}, p. 229-284 ; Id., ''Peloponesiaca'', {{in-8°}}, Londres, 1846, p. 392-395 ; E. Puillon-Boblaye, ''Expédition scientifique de la Morée. Recherches géographiques sur les ruines de la Morée'', {{in-4°}}, Paris, 1836, p. 33-40 ; E. Curtius, ''Peloponesos'', 2 {{in-8°}}, Gotha, 1851-1852, t. {{rom|ii}}, p. 516-537 ; K. E.Wagner, ''iterum Corinthiarum Spécimen'', {{in-4°}}, Darmstadt, 1824 ; H. Barth, ''Corinthiorum commercii et mercaturæ historiæ particula'', in-12, Berlin, 1844 ; Barclay V. Head, ''Catalogue of Greek Coins'', Corinth, {{in-8°}}, Londres, 1889 ; Le Camus, ''Notre voyage aux Pays bibliques'', t. {{rom|iii}}, p. 289-390 ; Id., ''Voyage aux sept Églises de l’Apocalypse'', {{in-8°}}, Paris, 1896, p. 60-68. {{d|E. Le Camus.|3|sc}}
<section begin="CORINTHIENS"/><nowiki/>
'''CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX)'''. Les plus anciens manuscrits ont en tête de cette Épître : irpo ; xoptvfhou ; a ; quelques-uns, plus récents, upo ; xopivfhouç jipuTi]. Pour les titres plus développés, voir Tischendorf, ''Novum Testamentum græce'', 8e edit., t. {{rom|ii}}, p. 458.
I. {{sc|Destinataires de l'Épître}}. — Nous apprendrons à les connaître en étudiant dans les Actes des Apôtres, xviii, 1-19, le ministère de saint Paul à Corinthe, et en relevant dans les deux épîtres ce qu’il nous dit lui-même des fidèles auxquels il s’adresse. Au printemps de l’an 52, l’Apôtre, venant d’Athènes, où sa prédication paraît avoir été peu féconde, arriva à Corinthe, capitale de la province d’Achaïe. Act., {{rom|xviii}}, 1. Il y rencontra un Juif, originaire du Pont, Aquila, et sa femme Priscille, tous les deux venus récemment de Rome, chassés par l'édit de Claude qui expulsait les Juifs de cette ville. Ils étaient
fabricants de tentes, et Paul habita avec eux pour exercer ce métier, qui était le sien. Il ne semblait pas que dans une ville telle que Corinthe la prédication de l’Apôtre dût être très fructueuse. Cependant, ainsi que Dieu lui-même le dit à saint Paul, Act., {{rom|xviii}}, 10 : « Un peuple nombreux est à moi dans cette ville. » Ces paroles se réalisèrent. L’Apôtre, chaque sabbat, parlait à la synagogue, et il persuadait Juifs et Grecs. Dans sa prédication, ainsi que le disent le Codex D et la Vulgate, il prononçait le nom de Jésus-Christ. Act., {{rom|xviii}}, 4. Lorsque Silas et Timothée furent venus de Macédoine, Paul se donna tout entier à la parole, rendant témoignage aux Juifs que
Jésus était le Christ. Act., {{rom|xviii}}, 5. Il a d’ailleurs caractérisé lui-même sa prédication : « Et moi, en venant chez vous, frères, je ne suis pas venu avec supériorité de parole et de sagesse vous annoncer le témoignage de Dieu ; car je n’ai pas jugé que je dusse savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » 1 Cor., {{rom|ii}}, 1-2. Devant l’opposition des Juifs et leurs blasphèmes, il se sépara violemment de la synagogue pour s’adresser plus spécialement aux Grecs. Act., {{rom|xviii}}, 6, 7.
Son ministère fut fécond, surtout parmi les Gentils, I Cor., {{rom|xil}}, 2, et il recruta des chrétiens dans tous les rangs de la société. Nous en connaissons quelques-uns par leur nom : Titus Justus, dans la maison duquel il s'était retiré en quittant la synagogue, Act., {{rom|xviii}}, 7 ; Crispus, le chef de la synagogue, <small>℣</small>. 8 ; Stéphanas et sa famille, que Paul appelle les prémices de l’Achaïe, ï Cor., xvi, 15 ; Caius, chez qui il logea lors de son troisième séjour à Corinthe, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Éraste, trésorier de la ville, et Quartus, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Fortunat et Achaïque, qui semblent, d’après la Vulgate, être de la maison de Stéphanas. I Cor., {{rom|xvi}}, 15. Nous connaissons aussi deux femmes par leur nom : Chloé, dont les gens avaient instruit Paul de ce qui se passait à Corinthe, I Cor., {{rom|i}}, 11 ; Phœbé, de Cenchrée, servante de Dieu, qui avait assisté l’Apôtre. Rom., {{rom|xvi}}, 1-2.
Parmi ces convertis, qui furent d’ailleurs très nombreux, Act., {{rom|xviii}}, 8, quelques-uns étaient des philosophes, des hommes aimant la discussion, estimant à haut prix la science, témoin les passages où saint Paul parle de ceux qui cherchent la sagesse humaine. I Cor., ï, 18-31. Il y en eut de riches et de puissants, ainsi que
le prouve ce qui se passait aux agapes, I Cor., {{rom|xi}}, 21, 22 ;
mais ils étaient en minorité. Saint Paul lui-même l’atteste, I Cor., {{rom|i}}, 26 : « Car considérez, frères, ceux qui ont été appelés parmi vous ; il ne s’y trouve pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. » I] y avait des esclaves, I Cor., vii, 21, et même des hommes livrés aux vices les plus honteux. « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous abusez pas : ni débauchés, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni gens de mœurs contre nature, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni insulteurs, ni rapaces, n’hériteront du royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez quelques-uns. » I Cor., VI, 9-11.
Tels étaient les membres de cette communauté de Corinthe, à laquelle fut écrite la première Épître aux Corinthiens ; on y trouvait mélangés des Juifs et des Grecs, des gens de toute condition et de culture intellectuelle très diverse, d'état religieux et moral assez complexe. Les éloges que donne saint Paul aux fidèles de Corinthe, « qui ont été enrichis en Jésus-Christ de tous les biens, de tous les dons de parole et de science, » I Cor., ï, 5, prouvent que la grâce de Jésus-Christ avait puissamment opéré en eux ; mais l'état où se trouva la communauté
de Corinthe, deux ans à peine après le départ de l’Apôtre, prouve aussi que la grâce n’avait pas changé complètement en eux la nature. Nous allons voir exposée sous nos yeux, dans les deux Épîtres aux Corinthiens, une situation où se montrent à découvert les dons naturels et les défauts des Grecs et des Juifs, membres de la jeune Eglise. C’est aux Grecs que nous avons surtout affaire dans la première Épître.
II. {{sc|Occasion et but de l'Épître}}. — Apres dix-huit mois
de séjour à Corinthe, Paul laissa à elle-même la communauté, en ce moment-là en plein développement. Il paraît résulter des textes que l’organisation ecclésiastique en était alors, dans cette Église, à la période de transition qui a précédé celle que nous trouvons dans la Doctrine des douze Apôtres ; les apôtres, les prophètes et les docteurs étaient les conducteurs de la communauté, I Cor., {{rom|xii}}, 28 ; l'évêque et le diacre ne sont pas nommés. On ne voit pas que saint Paul y ait établi, comme il le fit ailleurs, Act., {{rom|xiv}}, 22, des chefs de l'Église. Il semblerait même que beaucoup de fidèles voulussent, à titre de prophètes ou de docteurs, ou comme possédant les dons spirituels, conduire la communauté. I Cor., {{rom|xii}} et {{rom|xiv}}. Cet état d’organisation libre, le tempérament, les dispositions naturelles des membres de cette Église et l’introduction de nouveaux éléments nous expliquent l'état moral qui a obligé saint Paul à écrire sa lettre.
L'Église de Corinthe, nous l’avons {{rom|vii}}, était composée de Juifs, mais en grande majorité de Grecs, pour la {{tiret|plu|part}}<section end="CORINTHIENS"/><noinclude>
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Au moment où nous terminons cet article, on nous apprend qu’une société américaine vient d’exhumer, à six mètres de profondeur, et non loin du temple dont les colonnes (fig. 352) se dressent encore au centre de Paléo-Corinthe, une des anciennes rues de la ville. Soigneusement pavée, la belle voie antique avait un double trottoir, avec rigoles d'écoulement pour les eaux. Ce fut là très probablement une des grandes artères que nous avons signalées comme partant de l’agora. De nombreux fragments de colonnes et de chapiteaux la couvraient dans tout le parcours. Non loin de là, on a mis à jour la ''cavea'' d’un monument qui fut un théâtre ou un Odéon, bâti en pierre ordinaire.
Voir J. A. Cramer, ''A geographical and historical Description of ancient Greece'', 3 {{in-8°}}, Oxford, 1828, t. {{rom|iii}}, sect. 15, p. 9-37 ; W. M. Leake, ''Travels in the Morea'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1830, t. {{rom|iii}}, p. 229-284 ; Id., ''Peloponesiaca'', {{in-8°}}, Londres, 1846, p. 392-395 ; E. Puillon-Boblaye, ''Expédition scientifique de la Morée. Recherches géographiques sur les ruines de la Morée'', {{in-4°}}, Paris, 1836, p. 33-40 ; E. Curtius, ''Peloponesos'', 2 {{in-8°}}, Gotha, 1851-1852, t. {{rom|ii}}, p. 516-537 ; K. E.Wagner, ''iterum Corinthiarum Spécimen'', {{in-4°}}, Darmstadt, 1824 ; H. Barth, ''Corinthiorum commercii et mercaturæ historiæ particula'', in-12, Berlin, 1844 ; Barclay V. Head, ''Catalogue of Greek Coins'', Corinth, {{in-8°}}, Londres, 1889 ; Le Camus, ''Notre voyage aux Pays bibliques'', t. {{rom|iii}}, p. 289-390 ; Id., ''Voyage aux sept Églises de l’Apocalypse'', {{in-8°}}, Paris, 1896, p. 60-68. {{d|[[Auteur:Émile_Le_Camus|E. Le Camus]].|3|sc}}
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'''CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX)'''. Les plus anciens manuscrits ont en tête de cette Épître : irpo ; xoptvfhou ; a ; quelques-uns, plus récents, upo ; xopivfhouç jipuTi]. Pour les titres plus développés, voir Tischendorf, ''Novum Testamentum græce'', 8e edit., t. {{rom|ii}}, p. 458.
I. {{sc|Destinataires de l'Épître}}. — Nous apprendrons à les connaître en étudiant dans les Actes des Apôtres, xviii, 1-19, le ministère de saint Paul à Corinthe, et en relevant dans les deux épîtres ce qu’il nous dit lui-même des fidèles auxquels il s’adresse. Au printemps de l’an 52, l’Apôtre, venant d’Athènes, où sa prédication paraît avoir été peu féconde, arriva à Corinthe, capitale de la province d’Achaïe. Act., {{rom|xviii}}, 1. Il y rencontra un Juif, originaire du Pont, Aquila, et sa femme Priscille, tous les deux venus récemment de Rome, chassés par l'édit de Claude qui expulsait les Juifs de cette ville. Ils étaient
fabricants de tentes, et Paul habita avec eux pour exercer ce métier, qui était le sien. Il ne semblait pas que dans une ville telle que Corinthe la prédication de l’Apôtre dût être très fructueuse. Cependant, ainsi que Dieu lui-même le dit à saint Paul, Act., {{rom|xviii}}, 10 : « Un peuple nombreux est à moi dans cette ville. » Ces paroles se réalisèrent. L’Apôtre, chaque sabbat, parlait à la synagogue, et il persuadait Juifs et Grecs. Dans sa prédication, ainsi que le disent le Codex D et la Vulgate, il prononçait le nom de Jésus-Christ. Act., {{rom|xviii}}, 4. Lorsque Silas et Timothée furent venus de Macédoine, Paul se donna tout entier à la parole, rendant témoignage aux Juifs que
Jésus était le Christ. Act., {{rom|xviii}}, 5. Il a d’ailleurs caractérisé lui-même sa prédication : « Et moi, en venant chez vous, frères, je ne suis pas venu avec supériorité de parole et de sagesse vous annoncer le témoignage de Dieu ; car je n’ai pas jugé que je dusse savoir autre chose parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié. » 1 Cor., {{rom|ii}}, 1-2. Devant l’opposition des Juifs et leurs blasphèmes, il se sépara violemment de la synagogue pour s’adresser plus spécialement aux Grecs. Act., {{rom|xviii}}, 6, 7.
Son ministère fut fécond, surtout parmi les Gentils, I Cor., {{rom|xil}}, 2, et il recruta des chrétiens dans tous les rangs de la société. Nous en connaissons quelques-uns par leur nom : Titus Justus, dans la maison duquel il s'était retiré en quittant la synagogue, Act., {{rom|xviii}}, 7 ; Crispus, le chef de la synagogue, <small>℣</small>. 8 ; Stéphanas et sa famille, que Paul appelle les prémices de l’Achaïe, ï Cor., xvi, 15 ; Caius, chez qui il logea lors de son troisième séjour à Corinthe, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Éraste, trésorier de la ville, et Quartus, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Fortunat et Achaïque, qui semblent, d’après la Vulgate, être de la maison de Stéphanas. I Cor., {{rom|xvi}}, 15. Nous connaissons aussi deux femmes par leur nom : Chloé, dont les gens avaient instruit Paul de ce qui se passait à Corinthe, I Cor., {{rom|i}}, 11 ; Phœbé, de Cenchrée, servante de Dieu, qui avait assisté l’Apôtre. Rom., {{rom|xvi}}, 1-2.
Parmi ces convertis, qui furent d’ailleurs très nombreux, Act., {{rom|xviii}}, 8, quelques-uns étaient des philosophes, des hommes aimant la discussion, estimant à haut prix la science, témoin les passages où saint Paul parle de ceux qui cherchent la sagesse humaine. I Cor., ï, 18-31. Il y en eut de riches et de puissants, ainsi que
le prouve ce qui se passait aux agapes, I Cor., {{rom|xi}}, 21, 22 ;
mais ils étaient en minorité. Saint Paul lui-même l’atteste, I Cor., {{rom|i}}, 26 : « Car considérez, frères, ceux qui ont été appelés parmi vous ; il ne s’y trouve pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. » I] y avait des esclaves, I Cor., vii, 21, et même des hommes livrés aux vices les plus honteux. « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous abusez pas : ni débauchés, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni gens de mœurs contre nature, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni insulteurs, ni rapaces, n’hériteront du royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez quelques-uns. » I Cor., VI, 9-11.
Tels étaient les membres de cette communauté de Corinthe, à laquelle fut écrite la première Épître aux Corinthiens ; on y trouvait mélangés des Juifs et des Grecs, des gens de toute condition et de culture intellectuelle très diverse, d'état religieux et moral assez complexe. Les éloges que donne saint Paul aux fidèles de Corinthe, « qui ont été enrichis en Jésus-Christ de tous les biens, de tous les dons de parole et de science, » I Cor., ï, 5, prouvent que la grâce de Jésus-Christ avait puissamment opéré en eux ; mais l'état où se trouva la communauté
de Corinthe, deux ans à peine après le départ de l’Apôtre, prouve aussi que la grâce n’avait pas changé complètement en eux la nature. Nous allons voir exposée sous nos yeux, dans les deux Épîtres aux Corinthiens, une situation où se montrent à découvert les dons naturels et les défauts des Grecs et des Juifs, membres de la jeune Eglise. C’est aux Grecs que nous avons surtout affaire dans la première Épître.
II. {{sc|Occasion et but de l'Épître}}. — Apres dix-huit mois
de séjour à Corinthe, Paul laissa à elle-même la communauté, en ce moment-là en plein développement. Il paraît résulter des textes que l’organisation ecclésiastique en était alors, dans cette Église, à la période de transition qui a précédé celle que nous trouvons dans la Doctrine des douze Apôtres ; les apôtres, les prophètes et les docteurs étaient les conducteurs de la communauté, I Cor., {{rom|xii}}, 28 ; l'évêque et le diacre ne sont pas nommés. On ne voit pas que saint Paul y ait établi, comme il le fit ailleurs, Act., {{rom|xiv}}, 22, des chefs de l'Église. Il semblerait même que beaucoup de fidèles voulussent, à titre de prophètes ou de docteurs, ou comme possédant les dons spirituels, conduire la communauté. I Cor., {{rom|xii}} et {{rom|xiv}}. Cet état d’organisation libre, le tempérament, les dispositions naturelles des membres de cette Église et l’introduction de nouveaux éléments nous expliquent l'état moral qui a obligé saint Paul à écrire sa lettre.
L'Église de Corinthe, nous l’avons {{rom|vii}}, était composée de Juifs, mais en grande majorité de Grecs, pour la {{tiret|plu|part}}<section end="CORINTHIENS"/><noinclude>
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Au moment où nous terminons cet article, on nous apprend qu’une société américaine vient d’exhumer, à six mètres de profondeur, et non loin du temple dont les colonnes (fig. 352) se dressent encore au centre de Paléo-Corinthe, une des anciennes rues de la ville. Soigneusement pavée, la belle voie antique avait un double trottoir, avec rigoles d'écoulement pour les eaux. Ce fut là très probablement une des grandes artères que nous avons signalées comme partant de l’agora. De nombreux fragments de colonnes et de chapiteaux la couvraient dans tout le parcours. Non loin de là, on a mis à jour la ''cavea'' d’un monument qui fut un théâtre ou un Odéon, bâti en pierre ordinaire.
Voir J. A. Cramer, ''A geographical and historical Description of ancient Greece'', 3 {{in-8°}}, Oxford, 1828, t. {{rom|iii}}, sect. 15, p. 9-37 ; W. M. Leake, ''Travels in the Morea'', 3 {{in-8°}}, Londres, 1830, t. {{rom|iii}}, p. 229-284 ; Id., ''Peloponesiaca'', {{in-8°}}, Londres, 1846, p. 392-395 ; E. Puillon-Boblaye, ''Expédition scientifique de la Morée. Recherches géographiques sur les ruines de la Morée'', {{in-4°}}, Paris, 1836, p. 33-40 ; E. Curtius, ''Peloponesos'', 2 {{in-8°}}, Gotha, 1851-1852, t. {{rom|ii}}, p. 516-537 ; K. E.Wagner, ''iterum Corinthiarum Spécimen'', {{in-4°}}, Darmstadt, 1824 ; H. Barth, ''Corinthiorum commercii et mercaturæ historiæ particula'', in-12, Berlin, 1844 ; Barclay V. Head, ''Catalogue of Greek Coins'', Corinth, {{in-8°}}, Londres, 1889 ; Le Camus, ''Notre voyage aux Pays bibliques'', t. {{rom|iii}}, p. 289-390 ; Id., ''Voyage aux sept Églises de l’Apocalypse'', {{in-8°}}, Paris, 1896, p. 60-68. {{d|[[Auteur:Émile_Le_Camus|E. Le Camus]].|3|sc}}
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'''CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPÎTRE AUX)'''. Les plus anciens manuscrits ont en tête de cette Épître : {{lang|grc|πρὸς ϰορινθιους α ; quelques-uns, plus récents, {{lang|grc|πρὸς ϰορινθιους πρωτη}}. Pour les titres plus développés, voir Tischendorf, ''Novum Testamentum græce'', {{8e}} edit., t. {{rom|ii}}, p. 458.
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Son ministère fut fécond, surtout parmi les Gentils, I Cor., {{rom|xil}}, 2, et il recruta des chrétiens dans tous les rangs de la société. Nous en connaissons quelques-uns par leur nom : Titus Justus, dans la maison duquel il s'était retiré en quittant la synagogue, Act., {{rom|xviii}}, 7 ; Crispus, le chef de la synagogue, <small>℣</small>. 8 ; Stéphanas et sa famille, que Paul appelle les prémices de l’Achaïe, ï Cor., xvi, 15 ; Caius, chez qui il logea lors de son troisième séjour à Corinthe, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Éraste, trésorier de la ville, et Quartus, Rom., {{rom|xvi}}, 23 ; Fortunat et Achaïque, qui semblent, d’après la Vulgate, être de la maison de Stéphanas. I Cor., {{rom|xvi}}, 15. Nous connaissons aussi deux femmes par leur nom : Chloé, dont les gens avaient instruit Paul de ce qui se passait à Corinthe, I Cor., {{rom|i}}, 11 ; Phœbé, de Cenchrée, servante de Dieu, qui avait assisté l’Apôtre. Rom., {{rom|xvi}}, 1-2.
Parmi ces convertis, qui furent d’ailleurs très nombreux, Act., {{rom|xviii}}, 8, quelques-uns étaient des philosophes, des hommes aimant la discussion, estimant à haut prix la science, témoin les passages où saint Paul parle de ceux qui cherchent la sagesse humaine. I Cor., ï, 18-31. Il y en eut de riches et de puissants, ainsi que
le prouve ce qui se passait aux agapes, I Cor., {{rom|xi}}, 21, 22 ;
mais ils étaient en minorité. Saint Paul lui-même l’atteste, I Cor., {{rom|i}}, 26 : « Car considérez, frères, ceux qui ont été appelés parmi vous ; il ne s’y trouve pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles. » I] y avait des esclaves, I Cor., vii, 21, et même des hommes livrés aux vices les plus honteux. « Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous abusez pas : ni débauchés, ni idolâtres, ni adultères, ni efféminés, ni gens de mœurs contre nature, ni voleurs, ni avares, ni ivrognes, ni insulteurs, ni rapaces, n’hériteront du royaume de Dieu. Et c’est là ce que vous étiez quelques-uns. » I Cor., VI, 9-11.
Tels étaient les membres de cette communauté de Corinthe, à laquelle fut écrite la première Épître aux Corinthiens ; on y trouvait mélangés des Juifs et des Grecs, des gens de toute condition et de culture intellectuelle très diverse, d'état religieux et moral assez complexe. Les éloges que donne saint Paul aux fidèles de Corinthe, « qui ont été enrichis en Jésus-Christ de tous les biens, de tous les dons de parole et de science, » I Cor., ï, 5, prouvent que la grâce de Jésus-Christ avait puissamment opéré en eux ; mais l'état où se trouva la communauté
de Corinthe, deux ans à peine après le départ de l’Apôtre, prouve aussi que la grâce n’avait pas changé complètement en eux la nature. Nous allons voir exposée sous nos yeux, dans les deux Épîtres aux Corinthiens, une situation où se montrent à découvert les dons naturels et les défauts des Grecs et des Juifs, membres de la jeune Eglise. C’est aux Grecs que nous avons surtout affaire dans la première Épître.
II. {{sc|Occasion et but de l'Épître}}. — Apres dix-huit mois
de séjour à Corinthe, Paul laissa à elle-même la communauté, en ce moment-là en plein développement. Il paraît résulter des textes que l’organisation ecclésiastique en était alors, dans cette Église, à la période de transition qui a précédé celle que nous trouvons dans la Doctrine des douze Apôtres ; les apôtres, les prophètes et les docteurs étaient les conducteurs de la communauté, I Cor., {{rom|xii}}, 28 ; l'évêque et le diacre ne sont pas nommés. On ne voit pas que saint Paul y ait établi, comme il le fit ailleurs, Act., {{rom|xiv}}, 22, des chefs de l'Église. Il semblerait même que beaucoup de fidèles voulussent, à titre de prophètes ou de docteurs, ou comme possédant les dons spirituels, conduire la communauté. I Cor., {{rom|xii}} et {{rom|xiv}}. Cet état d’organisation libre, le tempérament, les dispositions naturelles des membres de cette Église et l’introduction de nouveaux éléments nous expliquent l'état moral qui a obligé saint Paul à écrire sa lettre.
L'Église de Corinthe, nous l’avons {{rom|vii}}, était composée de Juifs, mais en grande majorité de Grecs, pour la {{tiret|plu|part}}<section end="CORINTHIENS"/><noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/514
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|985|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|986}}</noinclude>part de basse condition. Or, si les Juifs principalement subirent l’influence de leurs compatriotes judéo-chrétiens, venus d’Antioche avec des lettres de recommandation, les Grecs, légers, disputeurs, aimant les coteries, donnèrent bientôt dans la nouvelle communauté un libre
essor à leurs défauts naturels. Quelques-uns même retombèrent dans leurs habitudes païennes, et l’impureté, ce vice si répandu en Grèce et surtout à Corinthe, se glissa dans la jeune Église. Bientôt la cène se transforma en un de ces banquets de fête, si nombreux chez les Grecs. Les femmes virent dans la liberté chrétienne une occasion de sortir de l'état de servage que leur imposaient les usages. Enfin, la faconde naturelle aux Grecs se traduisit par une abondance de dons spirituels, de ceux do la parole surtout, qui transformèrent bientôt les assemblées chrétiennes en clubs publics.
À ces ferments intérieurs vinrent se joindre des éléments extérieurs de discorde. Après le départ de Paul était arrivé à Corinthe un Juif alexandrin, Apollo, qu’Aquila et Priscille avaient converti à Éphèse. Aet., xviii, 26. Il était éloquent et connaissait à fond les Saintes
Écritures ; âme ardente, il enseignait avec soin ce qui concernait Jésus, J, 24-26. À Corinthe, il fut très utile à ceux qui avaient cru, <small>℣</small>. 27 ; car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, et démontrait par les Écritures que Jésus était le Christ, <small>℣</small>. 28. Apollo affermit donc la foi de ceux qui croyaient, mais par son éloquence et par sa manière plus élégante de présenter la vérité, d’expliquer les doctrines chrétiennes, il entraîna à la foi les
esprits les plus distingués, et attira l’attention de tous sur des considérations spirituelles très élevées, qu’ils n'étaient pas en état de faire avec fruit. Bien qu' Apollo n’ait pas eu en vue d’attaquer l’autorité de Paul dans l'Église de Corinthe, son influence plus extérieure diminua aux yeux des Grecs frivoles l’amour et la confiance
qu’on témoignait précédemment à l’Apôtre.
Il était venu aussi d’Antioche des chrétiens judaïsants, munis de lettres de recommandation, qui contribuèrent puissamment à augmenter le trouble des esprits et la division des partis. Après les avoir écoutés, les uns se disaient les disciples de Céphas (Pierre), l’apôtre par
excellence ; les autres prétendaient se rattacher directement à Jésus-Christ. I Cor., {{rom|i}}, '12. Ces chrétiens judaïsants ne paraissent pas avoir ouvertement enseigné la nécessité de la circoncision et de l’observance de la loi mosaïque, mais avoir plutôt attaqué l’autorité de saint Paul et lui avoir dénié le titre d’apôtre. I Cor., {{rom|ix}}, 1 ; {{rom|xv}}, 9. Nous verrons plus loin les reproches qu’ils lui faisaient. C’est probablement parmi les Juifs convertis qu’ils trouvèrent surtout des adhérents. Ainsi se formèrent à Corinthe les
partis dont parle saint Paul dans sa lettre, I Cor., {{rom|i}}, 11-12 : « Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, qu’il y a des contestations entre vous ; je veux dire ceci que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul, et moi d’Apollo, et moi de Céphas, et moi du Christ. »
On a beaucoup discuté sur cette question des partis à Corinthe. Y a-t-il eu deux ou quatre partis distincts ? Quel était le caractère de chacun de ces partis, et y avait-il entre eux des différences dogmatiques ? Il n’y eut pas probablement quatre partis absolument distincts, ni un
véritable schisme dans la communauté. Les paroles de saint Paul indiquent plutôt les préférences que chacun montrait pour son maître dans la foi, les qualifications que chacun se donnait pour se rattacher à celui dont il se disait le disciple. C’est la même relation que celle de client à patron. Il ne semble pas qu’au moins dans la première Épître saint Paul fasse même allusion à des divergences dogmatiques entre les disciples des différents maîtres. Plus tard les divisions s’accentuèrent, les esprits s’aigrirent, les attaques contre Paul devinrent plus violentes, le schisme entre chrétiens pauliniens et chrétiens judaïsants fut sur le point de se consommer, et nous verrons saint Paul lutter avec vigueur dans sa seconde Épître contre les judaïsants. II Cor., {{rom|x-xiii}}. C’est en l'étudiant que nous aurons à caractériser plus nettement les partisans de Céphas et du Christ, ou plutôt ces derniers seulement, car il n’est plus question des partisans de Céphas.
L’Apôtre fut mis au courant de cette situation de divers côtés. Il avait écrit à la communauté de Corinthe une lettre, I Cor., {{rom|v}}, 9, aujourd’hui perdue, où il stigmatisait la conduite de ceux qui, devenus chrétiens, gardaient les vices du paganisme, et recommandait aux fidèles de n’avoir aucun rapport avec ceux-là. L'Église de Corinthe montrait par sa réponse qu’elle avait mal interprété cette lettre et qu’elle avait trop étendu l’interdiction portée par saint Paul. De là elle concluait à une trop grande liberté, I Cor., {{rom|vii}} 12, et voyait même sans indignation un incestueux parmi ses membres. I Cor., {{rom|v}}, 1. En outre, elle posait à l’Apôtre diverses questions sur le mariage et le
célibat, {{rom|vii}}, 1 ; sur les viandes offertes aux idoles, {{rom|viii}}, 1 ; sur l’exercice des dons spirituels et en particulier de la prophétie et du parler en langues, {{rom-maj|XII}}, 1. On peut retrouver dans la réponse de saint Paul quelques mots qui rappellent certains passages de cette lettre. I Cor., {{rom|vii}}, 1, 40 ;
vm, 1 ; {{rom|x}}, 29 ; {{rom-maj|XI}}, '2. En outre, Stéphanas, Fortunat et Achaïque, peut-être porteurs de la, lettre des Corinthiens
dont nous venons de parler, étaient venus à Éphèse pour entretenir l’Apôtre sur les diverses questions qui agitaient les esprits à Corinthe, et lui demander la conduite qu’on devait tenir dans les circonstances troublées où se trouvait la jeune communauté. Ils lui apprirent probablement plus en détail ce qui.se passait : la présence d’un incestueux parmi les chrétiens de Corinthe, I Cor., {{rom|v}}, 1 ; les procès entre frères portés devant les tribunaux, I Cor., {{rom|vi}}, 1 ; les abus dans la célébration de la cène, I Cor., {{rom|xi}}, 1-17 ; la tenue peu convenable des femmes dans les assemblées chrétiennes, I Cor., {{rom|xi}}, 2-16 ; {{rom|xiv}}, 34, 35, et la résurrection
des corps, niée par quelques-uns. I Cor., {{rom|xv}}, 12. Enfin « les gens de Chloé », I Cor., {{rom|i}}, 11, lui avaient appris que
divers partis s'étaient formés dans la communauté. II. est
possible aussi qu’Apollo, de retour à Éphèse, l’ait instruit plus en détail sur ces divisions et leurs causes. — Ému de ces nouvelles, Paul avait envoyé son disciple Timothée à Corinthe pour rappeler aux fidèles ses enseignements et sa conduite. I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; Act., {{rom|xix}}, 22. Mais afin de tout régler avant l’arrivée de son envoyé, de préparer les Corinthiens à la venue de celui-ci et de bien les disposer en sa faveur, il écrivit notre première lettre, qui fut probablement envoyée directement par mer. Il ne voulait pas encore aller à Corinthe pour n'être pas obligé de se montrer trop sévère, II Cor., {{rom|i}}, 23 ; mais il fallait répondre aux questions qui lui étaient posées, et remédier par des mesures énergiques à tous les désordres qui
s'étaient introduits dans l'Église de Corinthe. Il le fit par la lettre aux Corinthiens que nous appelons la première.
III. Date et lieu de composition de l'Épître. — Cette lettre fut écrite à Éphèse, vers la fin du premier séjour de l’Apôtre dans cette ville. Saint Paul dit lui-même, I Cor., {{rom|xvi}}, 8 : « Je demeurerai à Éphèse jusqu'à la Pentecôte. » Nous savons par les Actes, {{rom|xix}}, 22, que c’est à cette époque que furent envoyés en Macédoine Timothée
et Éraste. Peu après eut lieu la sédition provoquée par Démétrius. Act., {{rom|xix}}, 23. C’est donc en l’an 57, peu avant la Pentecôte, probablement au temps de Pâques, ainsi que l’indiquent les allusions aux pains azymes, à la Pâque, I Cor., {{rom|v}}, 6, 7 ; {{rom|xv}}, 20, 23 ; {{rom|xvi}}, 15, à la résurrection de Jésus-Christ, {{rom|xv}}, 4, 12, qu’a été écrite la première Épître aux Corinthiens. Cornely, ''Comm. in i am ad Corinthios'', p. 6, dit qu’elle l’a été en 58. Quant au porteur de la lettre, il est inconnu. Ce ne peut être Timothée, comme on
l’a soutenu, puisqu’il était déjà parti pour la Macédoine, I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; {{rom|xvi}}, 10, 11 ; il n’est pas impossible que,
suivant la note placée dans le texte reçu à la suite de l'Épître, Stéphanas, Fortunat et Achaïque en aient été porteurs. Ce serait plus probablement Tite, Il Cor., {{rom|viii}},<noinclude>
<references/></noinclude>
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essor à leurs défauts naturels. Quelques-uns même retombèrent dans leurs habitudes païennes, et l’impureté, ce vice si répandu en Grèce et surtout à Corinthe, se glissa dans la jeune Église. Bientôt la cène se transforma en un de ces banquets de fête, si nombreux chez les Grecs. Les femmes virent dans la liberté chrétienne une occasion de sortir de l'état de servage que leur imposaient les usages. Enfin, la faconde naturelle aux Grecs se traduisit par une abondance de dons spirituels, de ceux de la parole surtout, qui transformèrent bientôt les assemblées chrétiennes en clubs publics.
À ces ferments intérieurs vinrent se joindre des éléments extérieurs de discorde. Après le départ de Paul était arrivé à Corinthe un Juif alexandrin, Apollo, qu’Aquila et Priscille avaient converti à Éphèse. Aet., xviii, 26. Il était éloquent et connaissait à fond les Saintes
Écritures ; âme ardente, il enseignait avec soin ce qui concernait Jésus, J, 24-26. À Corinthe, il fut très utile à ceux qui avaient cru, <small>℣</small>. 27 ; car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, et démontrait par les Écritures que Jésus était le Christ, <small>℣</small>. 28. Apollo affermit donc la foi de ceux qui croyaient, mais par son éloquence et par sa manière plus élégante de présenter la vérité, d’expliquer les doctrines chrétiennes, il entraîna à la foi les
esprits les plus distingués, et attira l’attention de tous sur des considérations spirituelles très élevées, qu’ils n'étaient pas en état de faire avec fruit. Bien qu' Apollo n’ait pas eu en vue d’attaquer l’autorité de Paul dans l'Église de Corinthe, son influence plus extérieure diminua aux yeux des Grecs frivoles l’amour et la confiance
qu’on témoignait précédemment à l’Apôtre.
Il était venu aussi d’Antioche des chrétiens judaïsants, munis de lettres de recommandation, qui contribuèrent puissamment à augmenter le trouble des esprits et la division des partis. Après les avoir écoutés, les uns se disaient les disciples de Céphas (Pierre), l’apôtre par
excellence ; les autres prétendaient se rattacher directement à Jésus-Christ. I Cor., {{rom|i}}, '12. Ces chrétiens judaïsants ne paraissent pas avoir ouvertement enseigné la nécessité de la circoncision et de l’observance de la loi mosaïque, mais avoir plutôt attaqué l’autorité de saint Paul et lui avoir dénié le titre d’apôtre. I Cor., {{rom|ix}}, 1 ; {{rom|xv}}, 9. Nous verrons plus loin les reproches qu’ils lui faisaient. C’est probablement parmi les Juifs convertis qu’ils trouvèrent surtout des adhérents. Ainsi se formèrent à Corinthe les
partis dont parle saint Paul dans sa lettre, I Cor., {{rom|i}}, 11-12 : « Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, qu’il y a des contestations entre vous ; je veux dire ceci que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul, et moi d’Apollo, et moi de Céphas, et moi du Christ. »
On a beaucoup discuté sur cette question des partis à Corinthe. Y a-t-il eu deux ou quatre partis distincts ? Quel était le caractère de chacun de ces partis, et y avait-il entre eux des différences dogmatiques ? Il n’y eut pas probablement quatre partis absolument distincts, ni un
véritable schisme dans la communauté. Les paroles de saint Paul indiquent plutôt les préférences que chacun montrait pour son maître dans la foi, les qualifications que chacun se donnait pour se rattacher à celui dont il se disait le disciple. C’est la même relation que celle de client à patron. Il ne semble pas qu’au moins dans la première Épître saint Paul fasse même allusion à des divergences dogmatiques entre les disciples des différents maîtres. Plus tard les divisions s’accentuèrent, les esprits s’aigrirent, les attaques contre Paul devinrent plus violentes, le schisme entre chrétiens pauliniens et chrétiens judaïsants fut sur le point de se consommer, et nous verrons saint Paul lutter avec vigueur dans sa seconde Épître contre les judaïsants. II Cor., {{rom|x-xiii}}. C’est en l'étudiant que nous aurons à caractériser plus nettement les partisans de Céphas et du Christ, ou plutôt ces derniers seulement, car il n’est plus question des partisans de Céphas.
L’Apôtre fut mis au courant de cette situation de divers côtés. Il avait écrit à la communauté de Corinthe une lettre, I Cor., {{rom|v}}, 9, aujourd’hui perdue, où il stigmatisait la conduite de ceux qui, devenus chrétiens, gardaient les vices du paganisme, et recommandait aux fidèles de n’avoir aucun rapport avec ceux-là. L'Église de Corinthe montrait par sa réponse qu’elle avait mal interprété cette lettre et qu’elle avait trop étendu l’interdiction portée par saint Paul. De là elle concluait à une trop grande liberté, I Cor., {{rom|vii}} 12, et voyait même sans indignation un incestueux parmi ses membres. I Cor., {{rom|v}}, 1. En outre, elle posait à l’Apôtre diverses questions sur le mariage et le
célibat, {{rom|vii}}, 1 ; sur les viandes offertes aux idoles, {{rom|viii}}, 1 ; sur l’exercice des dons spirituels et en particulier de la prophétie et du parler en langues, {{rom-maj|XII}}, 1. On peut retrouver dans la réponse de saint Paul quelques mots qui rappellent certains passages de cette lettre. I Cor., {{rom|vii}}, 1, 40 ;
vm, 1 ; {{rom|x}}, 29 ; {{rom-maj|XI}}, '2. En outre, Stéphanas, Fortunat et Achaïque, peut-être porteurs de la, lettre des Corinthiens
dont nous venons de parler, étaient venus à Éphèse pour entretenir l’Apôtre sur les diverses questions qui agitaient les esprits à Corinthe, et lui demander la conduite qu’on devait tenir dans les circonstances troublées où se trouvait la jeune communauté. Ils lui apprirent probablement plus en détail ce qui.se passait : la présence d’un incestueux parmi les chrétiens de Corinthe, I Cor., {{rom|v}}, 1 ; les procès entre frères portés devant les tribunaux, I Cor., {{rom|vi}}, 1 ; les abus dans la célébration de la cène, I Cor., {{rom|xi}}, 1-17 ; la tenue peu convenable des femmes dans les assemblées chrétiennes, I Cor., {{rom|xi}}, 2-16 ; {{rom|xiv}}, 34, 35, et la résurrection
des corps, niée par quelques-uns. I Cor., {{rom|xv}}, 12. Enfin « les gens de Chloé », I Cor., {{rom|i}}, 11, lui avaient appris que
divers partis s'étaient formés dans la communauté. II. est
possible aussi qu’Apollo, de retour à Éphèse, l’ait instruit plus en détail sur ces divisions et leurs causes. — Ému de ces nouvelles, Paul avait envoyé son disciple Timothée à Corinthe pour rappeler aux fidèles ses enseignements et sa conduite. I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; Act., {{rom|xix}}, 22. Mais afin de tout régler avant l’arrivée de son envoyé, de préparer les Corinthiens à la venue de celui-ci et de bien les disposer en sa faveur, il écrivit notre première lettre, qui fut probablement envoyée directement par mer. Il ne voulait pas encore aller à Corinthe pour n'être pas obligé de se montrer trop sévère, II Cor., {{rom|i}}, 23 ; mais il fallait répondre aux questions qui lui étaient posées, et remédier par des mesures énergiques à tous les désordres qui
s'étaient introduits dans l'Église de Corinthe. Il le fit par la lettre aux Corinthiens que nous appelons la première.
III. Date et lieu de composition de l'Épître. — Cette lettre fut écrite à Éphèse, vers la fin du premier séjour de l’Apôtre dans cette ville. Saint Paul dit lui-même, I Cor., {{rom|xvi}}, 8 : « Je demeurerai à Éphèse jusqu'à la Pentecôte. » Nous savons par les Actes, {{rom|xix}}, 22, que c’est à cette époque que furent envoyés en Macédoine Timothée
et Éraste. Peu après eut lieu la sédition provoquée par Démétrius. Act., {{rom|xix}}, 23. C’est donc en l’an 57, peu avant la Pentecôte, probablement au temps de Pâques, ainsi que l’indiquent les allusions aux pains azymes, à la Pâque, I Cor., {{rom|v}}, 6, 7 ; {{rom|xv}}, 20, 23 ; {{rom|xvi}}, 15, à la résurrection de Jésus-Christ, {{rom|xv}}, 4, 12, qu’a été écrite la première Épître aux Corinthiens. Cornely, ''Comm. in i am ad Corinthios'', p. 6, dit qu’elle l’a été en 58. Quant au porteur de la lettre, il est inconnu. Ce ne peut être Timothée, comme on
l’a soutenu, puisqu’il était déjà parti pour la Macédoine, I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; {{rom|xvi}}, 10, 11 ; il n’est pas impossible que,
suivant la note placée dans le texte reçu à la suite de l'Épître, Stéphanas, Fortunat et Achaïque en aient été porteurs. Ce serait plus probablement Tite, Il Cor., {{rom|viii}},<noinclude>
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essor à leurs défauts naturels. Quelques-uns même retombèrent dans leurs habitudes païennes, et l’impureté, ce vice si répandu en Grèce et surtout à Corinthe, se glissa dans la jeune Église. Bientôt la cène se transforma en un de ces banquets de fête, si nombreux chez les Grecs. Les femmes virent dans la liberté chrétienne une occasion de sortir de l'état de servage que leur imposaient les usages. Enfin, la faconde naturelle aux Grecs se traduisit par une abondance de dons spirituels, de ceux de la parole surtout, qui transformèrent bientôt les assemblées chrétiennes en clubs publics.
À ces ferments intérieurs vinrent se joindre des éléments extérieurs de discorde. Après le départ de Paul était arrivé à Corinthe un Juif alexandrin, Apollo, qu’Aquila et Priscille avaient converti à Éphèse. Aet., xviii, 26. Il était éloquent et connaissait à fond les Saintes
Écritures ; âme ardente, il enseignait avec soin ce qui concernait Jésus, <small>℣</small>. 24-26. À Corinthe, il fut très utile à ceux qui avaient cru, <small>℣</small>. 27 ; car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, et démontrait par les Écritures que Jésus était le Christ, <small>℣</small>. 28. Apollo affermit donc la foi de ceux qui croyaient, mais par son éloquence et par sa manière plus élégante de présenter la vérité, d’expliquer les doctrines chrétiennes, il entraîna à la foi les esprits les plus distingués, et attira l’attention de tous sur des considérations spirituelles très élevées, qu’ils n'étaient pas en état de faire avec fruit. Bien qu' Apollo n’ait pas eu en vue d’attaquer l’autorité de Paul dans l'Église de Corinthe, son influence plus extérieure diminua aux yeux des Grecs frivoles l’amour et la confiance qu’on témoignait précédemment à l’Apôtre.
Il était venu aussi d’Antioche des chrétiens judaïsants, munis de lettres de recommandation, qui contribuèrent puissamment à augmenter le trouble des esprits et la division des partis. Après les avoir écoutés, les uns se disaient les disciples de Céphas (Pierre), l’apôtre par
excellence ; les autres prétendaient se rattacher directement à Jésus-Christ. I Cor., {{rom|i}}, 12. Ces chrétiens judaïsants ne paraissent pas avoir ouvertement enseigné la nécessité de la circoncision et de l’observance de la loi mosaïque, mais avoir plutôt attaqué l’autorité de saint Paul et lui avoir dénié le titre d’apôtre. I Cor., {{rom|ix}}, 1 ; {{rom|xv}}, 9. Nous verrons plus loin les reproches qu’ils lui faisaient. C’est probablement parmi les Juifs convertis qu’ils trouvèrent surtout des adhérents. Ainsi se formèrent à Corinthe les
partis dont parle saint Paul dans sa lettre, I Cor., {{rom|i}}, 11-12 : « Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, qu’il y a des contestations entre vous ; je veux dire ceci que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul, et moi d’Apollo, et moi de Céphas, et moi du Christ. »
On a beaucoup discuté sur cette question des partis à Corinthe. Y a-t-il eu deux ou quatre partis distincts ? Quel était le caractère de chacun de ces partis, et y avait-il entre eux des différences dogmatiques ? Il n’y eut pas probablement quatre partis absolument distincts, ni un
véritable schisme dans la communauté. Les paroles de saint Paul indiquent plutôt les préférences que chacun montrait pour son maître dans la foi, les qualifications que chacun se donnait pour se rattacher à celui dont il se disait le disciple. C’est la même relation que celle de client à patron. Il ne semble pas qu’au moins dans la première Épître saint Paul fasse même allusion à des divergences dogmatiques entre les disciples des différents maîtres. Plus tard les divisions s’accentuèrent, les esprits s’aigrirent, les attaques contre Paul devinrent plus violentes, le schisme entre chrétiens pauliniens et chrétiens judaïsants fut sur le point de se consommer, et nous verrons saint Paul lutter avec vigueur dans sa seconde Épître contre les judaïsants. II Cor., {{rom|x-xiii}}. C’est en l'étudiant que nous aurons à caractériser plus nettement les partisans de Céphas et du Christ, ou plutôt ces derniers seulement, car il n’est plus question des partisans de Céphas.
L’Apôtre fut mis au courant de cette situation de divers côtés. Il avait écrit à la communauté de Corinthe une lettre, I Cor., {{rom|v}}, 9, aujourd’hui perdue, où il stigmatisait la conduite de ceux qui, devenus chrétiens, gardaient les vices du paganisme, et recommandait aux fidèles de n’avoir aucun rapport avec ceux-là. L'Église de Corinthe montrait par sa réponse qu’elle avait mal interprété cette lettre et qu’elle avait trop étendu l’interdiction portée par saint Paul. De là elle concluait à une trop grande liberté, I Cor., {{rom|vii}} 12, et voyait même sans indignation un incestueux parmi ses membres. I Cor., {{rom|v}}, 1. En outre, elle posait à l’Apôtre diverses questions sur le mariage et le
célibat, {{rom|vii}}, 1 ; sur les viandes offertes aux idoles, {{rom|viii}}, 1 ; sur l’exercice des dons spirituels et en particulier de la prophétie et du parler en langues, {{rom-maj|XII}}, 1. On peut retrouver dans la réponse de saint Paul quelques mots qui rappellent certains passages de cette lettre. I Cor., {{rom|vii}}, 1, 40 ;
{{rom|viii}}, 1 ; {{rom|x}}, 29 ; {{rom-maj|XI}}, 2. En outre, Stéphanas, Fortunat et Achaïque, peut-être porteurs de la, lettre des Corinthiens dont nous venons de parler, étaient venus à Éphèse pour entretenir l’Apôtre sur les diverses questions qui agitaient les esprits à Corinthe, et lui demander la conduite qu’on devait tenir dans les circonstances troublées où se trouvait la jeune communauté. Ils lui apprirent probablement plus en détail ce qui.se passait : la présence d’un incestueux parmi les chrétiens de Corinthe, I Cor., {{rom|v}}, 1 ; les procès entre frères portés devant les tribunaux, I Cor., {{rom|vi}}, 1 ; les abus dans la célébration de la cène, I Cor., {{rom|xi}}, 1-17 ; la tenue peu convenable des femmes dans les assemblées chrétiennes, I Cor., {{rom|xi}}, 2-16 ; {{rom|xiv}}, 34, 35, et la résurrection
des corps, niée par quelques-uns. I Cor., {{rom|xv}}, 12. Enfin « les gens de Chloé », I Cor., {{rom|i}}, 11, lui avaient appris que
divers partis s'étaient formés dans la communauté. II. est
possible aussi qu’Apollo, de retour à Éphèse, l’ait instruit plus en détail sur ces divisions et leurs causes. — Ému de ces nouvelles, Paul avait envoyé son disciple Timothée à Corinthe pour rappeler aux fidèles ses enseignements et sa conduite. I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; Act., {{rom|xix}}, 22. Mais afin de tout régler avant l’arrivée de son envoyé, de préparer les Corinthiens à la venue de celui-ci et de bien les disposer en sa faveur, il écrivit notre première lettre, qui fut probablement envoyée directement par mer. Il ne voulait pas encore aller à Corinthe pour n'être pas obligé de se montrer trop sévère, II Cor., {{rom|i}}, 23 ; mais il fallait répondre aux questions qui lui étaient posées, et remédier par des mesures énergiques à tous les désordres qui
s'étaient introduits dans l'Église de Corinthe. Il le fit par la lettre aux Corinthiens que nous appelons la première.
III. Date et lieu de composition de l'Épître. — Cette lettre fut écrite à Éphèse, vers la fin du premier séjour de l’Apôtre dans cette ville. Saint Paul dit lui-même, I Cor., {{rom|xvi}}, 8 : « Je demeurerai à Éphèse jusqu'à la Pentecôte. » Nous savons par les Actes, {{rom|xix}}, 22, que c’est à cette époque que furent envoyés en Macédoine Timothée
et Éraste. Peu après eut lieu la sédition provoquée par Démétrius. Act., {{rom|xix}}, 23. C’est donc en l’an 57, peu avant la Pentecôte, probablement au temps de Pâques, ainsi que l’indiquent les allusions aux pains azymes, à la Pâque, I Cor., {{rom|v}}, 6, 7 ; {{rom|xv}}, 20, 23 ; {{rom|xvi}}, 15, à la résurrection de Jésus-Christ, {{rom|xv}}, 4, 12, qu’a été écrite la première Épître aux Corinthiens. Cornely, ''Comm. in i am ad Corinthios'', p. 6, dit qu’elle l’a été en 58. Quant au porteur de la lettre, il est inconnu. Ce ne peut être Timothée, comme on
l’a soutenu, puisqu’il était déjà parti pour la Macédoine, I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; {{rom|xvi}}, 10, 11 ; il n’est pas impossible que,
suivant la note placée dans le texte reçu à la suite de l'Épître, Stéphanas, Fortunat et Achaïque en aient été porteurs. Ce serait plus probablement Tite, Il Cor., {{rom|viii}},<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|985|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|986}}</noinclude>part de basse condition. Or, si les Juifs principalement subirent l’influence de leurs compatriotes judéo-chrétiens, venus d’Antioche avec des lettres de recommandation, les Grecs, légers, disputeurs, aimant les coteries, donnèrent bientôt dans la nouvelle communauté un libre
essor à leurs défauts naturels. Quelques-uns même retombèrent dans leurs habitudes païennes, et l’impureté, ce vice si répandu en Grèce et surtout à Corinthe, se glissa dans la jeune Église. Bientôt la cène se transforma en un de ces banquets de fête, si nombreux chez les Grecs. Les femmes virent dans la liberté chrétienne une occasion de sortir de l'état de servage que leur imposaient les usages. Enfin, la faconde naturelle aux Grecs se traduisit par une abondance de dons spirituels, de ceux de la parole surtout, qui transformèrent bientôt les assemblées chrétiennes en clubs publics.
À ces ferments intérieurs vinrent se joindre des éléments extérieurs de discorde. Après le départ de Paul était arrivé à Corinthe un Juif alexandrin, Apollo, qu’Aquila et Priscille avaient converti à Éphèse. Act., xviii, 26. Il était éloquent et connaissait à fond les Saintes
Écritures ; âme ardente, il enseignait avec soin ce qui concernait Jésus, <small>℣</small>. 24-26. À Corinthe, il fut très utile à ceux qui avaient cru, <small>℣</small>. 27 ; car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, et démontrait par les Écritures que Jésus était le Christ, <small>℣</small>. 28. Apollo affermit donc la foi de ceux qui croyaient, mais par son éloquence et par sa manière plus élégante de présenter la vérité, d’expliquer les doctrines chrétiennes, il entraîna à la foi les esprits les plus distingués, et attira l’attention de tous sur des considérations spirituelles très élevées, qu’ils n'étaient pas en état de faire avec fruit. Bien qu' Apollo n’ait pas eu en vue d’attaquer l’autorité de Paul dans l'Église de Corinthe, son influence plus extérieure diminua aux yeux des Grecs frivoles l’amour et la confiance qu’on témoignait précédemment à l’Apôtre.
Il était venu aussi d’Antioche des chrétiens judaïsants, munis de lettres de recommandation, qui contribuèrent puissamment à augmenter le trouble des esprits et la division des partis. Après les avoir écoutés, les uns se disaient les disciples de Céphas (Pierre), l’apôtre par
excellence ; les autres prétendaient se rattacher directement à Jésus-Christ. I Cor., {{rom|i}}, 12. Ces chrétiens judaïsants ne paraissent pas avoir ouvertement enseigné la nécessité de la circoncision et de l’observance de la loi mosaïque, mais avoir plutôt attaqué l’autorité de saint Paul et lui avoir dénié le titre d’apôtre. I Cor., {{rom|ix}}, 1 ; {{rom|xv}}, 9. Nous verrons plus loin les reproches qu’ils lui faisaient. C’est probablement parmi les Juifs convertis qu’ils trouvèrent surtout des adhérents. Ainsi se formèrent à Corinthe les
partis dont parle saint Paul dans sa lettre, I Cor., {{rom|i}}, 11-12 : « Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, qu’il y a des contestations entre vous ; je veux dire ceci que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul, et moi d’Apollo, et moi de Céphas, et moi du Christ. »
On a beaucoup discuté sur cette question des partis à Corinthe. Y a-t-il eu deux ou quatre partis distincts ? Quel était le caractère de chacun de ces partis, et y avait-il entre eux des différences dogmatiques ? Il n’y eut pas probablement quatre partis absolument distincts, ni un
véritable schisme dans la communauté. Les paroles de saint Paul indiquent plutôt les préférences que chacun montrait pour son maître dans la foi, les qualifications que chacun se donnait pour se rattacher à celui dont il se disait le disciple. C’est la même relation que celle de client à patron. Il ne semble pas qu’au moins dans la première Épître saint Paul fasse même allusion à des divergences dogmatiques entre les disciples des différents maîtres. Plus tard les divisions s’accentuèrent, les esprits s’aigrirent, les attaques contre Paul devinrent plus violentes, le schisme entre chrétiens pauliniens et chrétiens judaïsants fut sur le point de se consommer, et nous verrons saint Paul lutter avec vigueur dans sa seconde Épître contre les judaïsants. II Cor., {{rom|x-xiii}}. C’est en l'étudiant que nous aurons à caractériser plus nettement les partisans de Céphas et du Christ, ou plutôt ces derniers seulement, car il n’est plus question des partisans de Céphas.
L’Apôtre fut mis au courant de cette situation de divers côtés. Il avait écrit à la communauté de Corinthe une lettre, I Cor., {{rom|v}}, 9, aujourd’hui perdue, où il stigmatisait la conduite de ceux qui, devenus chrétiens, gardaient les vices du paganisme, et recommandait aux fidèles de n’avoir aucun rapport avec ceux-là. L'Église de Corinthe montrait par sa réponse qu’elle avait mal interprété cette lettre et qu’elle avait trop étendu l’interdiction portée par saint Paul. De là elle concluait à une trop grande liberté, I Cor., {{rom|vii}} 12, et voyait même sans indignation un incestueux parmi ses membres. I Cor., {{rom|v}}, 1. En outre, elle posait à l’Apôtre diverses questions sur le mariage et le
célibat, {{rom|vii}}, 1 ; sur les viandes offertes aux idoles, {{rom|viii}}, 1 ; sur l’exercice des dons spirituels et en particulier de la prophétie et du parler en langues, {{rom-maj|XII}}, 1. On peut retrouver dans la réponse de saint Paul quelques mots qui rappellent certains passages de cette lettre. I Cor., {{rom|vii}}, 1, 40 ;
{{rom|viii}}, 1 ; {{rom|x}}, 29 ; {{rom-maj|XI}}, 2. En outre, Stéphanas, Fortunat et Achaïque, peut-être porteurs de la, lettre des Corinthiens dont nous venons de parler, étaient venus à Éphèse pour entretenir l’Apôtre sur les diverses questions qui agitaient les esprits à Corinthe, et lui demander la conduite qu’on devait tenir dans les circonstances troublées où se trouvait la jeune communauté. Ils lui apprirent probablement plus en détail ce qui.se passait : la présence d’un incestueux parmi les chrétiens de Corinthe, I Cor., {{rom|v}}, 1 ; les procès entre frères portés devant les tribunaux, I Cor., {{rom|vi}}, 1 ; les abus dans la célébration de la cène, I Cor., {{rom|xi}}, 1-17 ; la tenue peu convenable des femmes dans les assemblées chrétiennes, I Cor., {{rom|xi}}, 2-16 ; {{rom|xiv}}, 34, 35, et la résurrection
des corps, niée par quelques-uns. I Cor., {{rom|xv}}, 12. Enfin « les gens de Chloé », I Cor., {{rom|i}}, 11, lui avaient appris que
divers partis s'étaient formés dans la communauté. II. est
possible aussi qu’Apollo, de retour à Éphèse, l’ait instruit plus en détail sur ces divisions et leurs causes. — Ému de ces nouvelles, Paul avait envoyé son disciple Timothée à Corinthe pour rappeler aux fidèles ses enseignements et sa conduite. I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; Act., {{rom|xix}}, 22. Mais afin de tout régler avant l’arrivée de son envoyé, de préparer les Corinthiens à la venue de celui-ci et de bien les disposer en sa faveur, il écrivit notre première lettre, qui fut probablement envoyée directement par mer. Il ne voulait pas encore aller à Corinthe pour n'être pas obligé de se montrer trop sévère, II Cor., {{rom|i}}, 23 ; mais il fallait répondre aux questions qui lui étaient posées, et remédier par des mesures énergiques à tous les désordres qui
s'étaient introduits dans l'Église de Corinthe. Il le fit par la lettre aux Corinthiens que nous appelons la première.
III. Date et lieu de composition de l'Épître. — Cette lettre fut écrite à Éphèse, vers la fin du premier séjour de l’Apôtre dans cette ville. Saint Paul dit lui-même, I Cor., {{rom|xvi}}, 8 : « Je demeurerai à Éphèse jusqu'à la Pentecôte. » Nous savons par les Actes, {{rom|xix}}, 22, que c’est à cette époque que furent envoyés en Macédoine Timothée
et Éraste. Peu après eut lieu la sédition provoquée par Démétrius. Act., {{rom|xix}}, 23. C’est donc en l’an 57, peu avant la Pentecôte, probablement au temps de Pâques, ainsi que l’indiquent les allusions aux pains azymes, à la Pâque, I Cor., {{rom|v}}, 6, 7 ; {{rom|xv}}, 20, 23 ; {{rom|xvi}}, 15, à la résurrection de Jésus-Christ, {{rom|xv}}, 4, 12, qu’a été écrite la première Épître aux Corinthiens. Cornely, ''Comm. in i am ad Corinthios'', p. 6, dit qu’elle l’a été en 58. Quant au porteur de la lettre, il est inconnu. Ce ne peut être Timothée, comme on
l’a soutenu, puisqu’il était déjà parti pour la Macédoine, I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; {{rom|xvi}}, 10, 11 ; il n’est pas impossible que,
suivant la note placée dans le texte reçu à la suite de l'Épître, Stéphanas, Fortunat et Achaïque en aient été porteurs. Ce serait plus probablement Tite, Il Cor., {{rom|viii}},<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|985|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|986}}</noinclude>part de basse condition. Or, si les Juifs principalement subirent l’influence de leurs compatriotes judéo-chrétiens, venus d’Antioche avec des lettres de recommandation, les Grecs, légers, disputeurs, aimant les coteries, donnèrent bientôt dans la nouvelle communauté un libre
essor à leurs défauts naturels. Quelques-uns même retombèrent dans leurs habitudes païennes, et l’impureté, ce vice si répandu en Grèce et surtout à Corinthe, se glissa dans la jeune Église. Bientôt la cène se transforma en un de ces banquets de fête, si nombreux chez les Grecs. Les femmes virent dans la liberté chrétienne une occasion de sortir de l'état de servage que leur imposaient les usages. Enfin, la faconde naturelle aux Grecs se traduisit par une abondance de dons spirituels, de ceux de la parole surtout, qui transformèrent bientôt les assemblées chrétiennes en clubs publics.
À ces ferments intérieurs vinrent se joindre des éléments extérieurs de discorde. Après le départ de Paul était arrivé à Corinthe un Juif alexandrin, Apollo, qu’Aquila et Priscille avaient converti à Éphèse. Act., {{rom|xviii}}, 26. Il était éloquent et connaissait à fond les Saintes Écritures ; âme ardente, il enseignait avec soin ce qui concernait Jésus, <small>℣</small>. 24-26. À Corinthe, il fut très utile à ceux qui avaient cru, <small>℣</small>. 27 ; car il réfutait vigoureusement les Juifs en public, et démontrait par les Écritures que Jésus était le Christ, <small>℣</small>. 28. Apollo affermit donc la foi de ceux qui croyaient, mais par son éloquence et par sa manière plus élégante de présenter la vérité, d’expliquer les doctrines chrétiennes, il entraîna à la foi les esprits les plus distingués, et attira l’attention de tous sur des considérations spirituelles très élevées, qu’ils n'étaient pas en état de faire avec fruit. Bien qu' Apollo n’ait pas eu en vue d’attaquer l’autorité de Paul dans l'Église de Corinthe, son influence plus extérieure diminua aux yeux des Grecs frivoles l’amour et la confiance qu’on témoignait précédemment à l’Apôtre.
Il était venu aussi d’Antioche des chrétiens judaïsants, munis de lettres de recommandation, qui contribuèrent puissamment à augmenter le trouble des esprits et la division des partis. Après les avoir écoutés, les uns se disaient les disciples de Céphas (Pierre), l’apôtre par
excellence ; les autres prétendaient se rattacher directement à Jésus-Christ. I Cor., {{rom|i}}, 12. Ces chrétiens judaïsants ne paraissent pas avoir ouvertement enseigné la nécessité de la circoncision et de l’observance de la loi mosaïque, mais avoir plutôt attaqué l’autorité de saint Paul et lui avoir dénié le titre d’apôtre. I Cor., {{rom|ix}}, 1 ; {{rom|xv}}, 9. Nous verrons plus loin les reproches qu’ils lui faisaient. C’est probablement parmi les Juifs convertis qu’ils trouvèrent surtout des adhérents. Ainsi se formèrent à Corinthe les
partis dont parle saint Paul dans sa lettre, I Cor., {{rom|i}}, 11-12 : « Il m’a été rapporté à votre sujet, mes frères, qu’il y a des contestations entre vous ; je veux dire ceci que chacun de vous dit : Moi, je suis de Paul, et moi d’Apollo, et moi de Céphas, et moi du Christ. »
On a beaucoup discuté sur cette question des partis à Corinthe. Y a-t-il eu deux ou quatre partis distincts ? Quel était le caractère de chacun de ces partis, et y avait-il entre eux des différences dogmatiques ? Il n’y eut pas probablement quatre partis absolument distincts, ni un
véritable schisme dans la communauté. Les paroles de saint Paul indiquent plutôt les préférences que chacun montrait pour son maître dans la foi, les qualifications que chacun se donnait pour se rattacher à celui dont il se disait le disciple. C’est la même relation que celle de client à patron. Il ne semble pas qu’au moins dans la première Épître saint Paul fasse même allusion à des divergences dogmatiques entre les disciples des différents maîtres. Plus tard les divisions s’accentuèrent, les esprits s’aigrirent, les attaques contre Paul devinrent plus violentes, le schisme entre chrétiens pauliniens et chrétiens judaïsants fut sur le point de se consommer, et nous verrons saint Paul lutter avec vigueur dans sa seconde Épître contre les judaïsants. II Cor., {{rom|x-xiii}}. C’est en l'étudiant que nous aurons à caractériser plus nettement les partisans de Céphas et du Christ, ou plutôt ces derniers seulement, car il n’est plus question des partisans de Céphas.
L’Apôtre fut mis au courant de cette situation de divers côtés. Il avait écrit à la communauté de Corinthe une lettre, I Cor., {{rom|v}}, 9, aujourd’hui perdue, où il stigmatisait la conduite de ceux qui, devenus chrétiens, gardaient les vices du paganisme, et recommandait aux fidèles de n’avoir aucun rapport avec ceux-là. L'Église de Corinthe montrait par sa réponse qu’elle avait mal interprété cette lettre et qu’elle avait trop étendu l’interdiction portée par saint Paul. De là elle concluait à une trop grande liberté, I Cor., {{rom|vii}} 12, et voyait même sans indignation un incestueux parmi ses membres. I Cor., {{rom|v}}, 1. En outre, elle posait à l’Apôtre diverses questions sur le mariage et le
célibat, {{rom|vii}}, 1 ; sur les viandes offertes aux idoles, {{rom|viii}}, 1 ; sur l’exercice des dons spirituels et en particulier de la prophétie et du parler en langues, {{rom-maj|XII}}, 1. On peut retrouver dans la réponse de saint Paul quelques mots qui rappellent certains passages de cette lettre. I Cor., {{rom|vii}}, 1, 40 ;
{{rom|viii}}, 1 ; {{rom|x}}, 29 ; {{rom-maj|XI}}, 2. En outre, Stéphanas, Fortunat et Achaïque, peut-être porteurs de la, lettre des Corinthiens dont nous venons de parler, étaient venus à Éphèse pour entretenir l’Apôtre sur les diverses questions qui agitaient les esprits à Corinthe, et lui demander la conduite qu’on devait tenir dans les circonstances troublées où se trouvait la jeune communauté. Ils lui apprirent probablement plus en détail ce qui.se passait : la présence d’un incestueux parmi les chrétiens de Corinthe, I Cor., {{rom|v}}, 1 ; les procès entre frères portés devant les tribunaux, I Cor., {{rom|vi}}, 1 ; les abus dans la célébration de la cène, I Cor., {{rom|xi}}, 1-17 ; la tenue peu convenable des femmes dans les assemblées chrétiennes, I Cor., {{rom|xi}}, 2-16 ; {{rom|xiv}}, 34, 35, et la résurrection
des corps, niée par quelques-uns. I Cor., {{rom|xv}}, 12. Enfin « les gens de Chloé », I Cor., {{rom|i}}, 11, lui avaient appris que
divers partis s'étaient formés dans la communauté. II. est
possible aussi qu’Apollo, de retour à Éphèse, l’ait instruit plus en détail sur ces divisions et leurs causes. — Ému de ces nouvelles, Paul avait envoyé son disciple Timothée à Corinthe pour rappeler aux fidèles ses enseignements et sa conduite. I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; Act., {{rom|xix}}, 22. Mais afin de tout régler avant l’arrivée de son envoyé, de préparer les Corinthiens à la venue de celui-ci et de bien les disposer en sa faveur, il écrivit notre première lettre, qui fut probablement envoyée directement par mer. Il ne voulait pas encore aller à Corinthe pour n'être pas obligé de se montrer trop sévère, II Cor., {{rom|i}}, 23 ; mais il fallait répondre aux questions qui lui étaient posées, et remédier par des mesures énergiques à tous les désordres qui
s'étaient introduits dans l'Église de Corinthe. Il le fit par la lettre aux Corinthiens que nous appelons la première.
III. {{sc|Date et lieu de composition de l'Épître}}. — Cette lettre fut écrite à Éphèse, vers la fin du premier séjour de l’Apôtre dans cette ville. Saint Paul dit lui-même, I Cor., {{rom|xvi}}, 8 : « Je demeurerai à Éphèse jusqu'à la Pentecôte. » Nous savons par les Actes, {{rom|xix}}, 22, que c’est à cette époque que furent envoyés en Macédoine Timothée
et Éraste. Peu après eut lieu la sédition provoquée par Démétrius. Act., {{rom|xix}}, 23. C’est donc en l’an 57, peu avant la Pentecôte, probablement au temps de Pâques, ainsi que l’indiquent les allusions aux pains azymes, à la Pâque, I Cor., {{rom|v}}, 6, 7 ; {{rom|xv}}, 20, 23 ; {{rom|xvi}}, 15, à la résurrection de Jésus-Christ, {{rom|xv}}, 4, 12, qu’a été écrite la première Épître aux Corinthiens. Cornely, ''Comm. in i am ad Corinthios'', p. 6, dit qu’elle l’a été en 58. Quant au porteur de la lettre, il est inconnu. Ce ne peut être Timothée, comme on
l’a soutenu, puisqu’il était déjà parti pour la Macédoine, I Cor., {{rom|iv}}, 17 ; {{rom|xvi}}, 10, 11 ; il n’est pas impossible que,
suivant la note placée dans le texte reçu à la suite de l'Épître, Stéphanas, Fortunat et Achaïque en aient été porteurs. Ce serait plus probablement Tite, Il Cor., {{rom|viii}},<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|987|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|988}}</noinclude>16-24 ; {{rom|xii}}, 18, dit Plummer, Smith-Fuller, ''Dictionary of
the Bible'', 2{{e}} édit., 1893, t. {{rom|i}}, p. 655.
IV. {{sc|Authenticité}}. — La première Épître aux Corinthiens a en faveur de son authenticité des preuves si décisives que jamais elle n’a été sérieusement mise en doute. Seuls quelques rationalistes récents, Bruno Bauer, ''Kritik der Paulinischen Briefe'', Leipzig, 1851 ; ''Christus und die Cäsaren'', Leipzig, 1877 ; Naber et Pierson, ''Verisimilia, Laceram conditionem N. T. exemplis illustraverunt et ab origine repetierunt'', Amsterdam, 1887 ; Loman, ''Questiones Paulinæ'', Leyde, 1882 ; Steck, ''Der Galaterbrief nach seiner Echtheit untersucht nebst kritischen Bemerkungen zu den Paulinischen Hauptbriefen'', Berlin, 1888, ont contesté l’authenticité totale ou partielle de cette Épître. Les objections qu’ils ont soulevées sont d’ailleurs si insignifiantes, que nous ne nous arrêterons pas à les discuter ; il suffira de présenter les preuves principales de l’authenticité de notre Épître.
1° ''Preuves extrinsèques''. — Les premiers écrivains ecclésiastiques ont certainement connu la première Épître aux Corinthiens. Quelques-uns même l’ont citée par son nom. Saint Clément Romain, écrivant aux Corinthiens, en 95, au nom de l'Église de Rome, reproduit, Cor.,
i, 49, t. {{rom|i}}, col. 310, en termes presque identiques le
magnifique éloge que saint Paul avait fait de la charité.
I Cor., {{rom|xiii}}, 1-13. Bien plus, il rappelle en propres termes
cette Épître aux Corinthiens et la déclare inspirée : « Reprenez, dit-il, l'Épître du bienheureux Paul l’apôtre. Que vous a-t-il écrit d’abord au commencement de l'Évangile ? En vérité, divinement inspiré, jtvEuiJiaT'.xwç, il vous a écrit sur lui-même, sur Céphas et sur vpollos, parce que déjà alors vous faisiez des préférences. » Ad Cor., {{rom|xlvii}}, 1-3, t. {{rom|i}}, col. 306. Ce passage de la lettre romaine aux Corinthiens prouve clairement que les Épîtres aux Corinthiens étaient tenues, tant à Rome qu'à Corinthe, comme étant de saint Paul et comme canoniques. — Le témoignage de saint Polycarpe est aussi très net. Dans son épître aux Philippiens, {{rom|xi}}, 2, t. {{rom|v}}, col. 1014, il cite le v. 3 du chapitre {{rom|vi}} de la première Épître aux Corinthiens : « Ne savons-nous pas que les saints jugeront le monde ? » Et il ajoute : {{lang|grc|xaôw ; IlaCiXoç SiSàtrxEi}}, « comme Paul l’enseigne. » L'énumération que fait saint Polycarpe des vicieux, Philipp., {{rom|v}}, t. {{rom|v}}, col. 1010, est exactement parallèle à celle de I Cor., VI, 9, 10, et se termine par une déclaration identique, « qu’ils n’hériteront point le royaume de Dieu. » Nous avons encore des citations plus ou moins textuelles ou des
passages analogues dans les écrits suivants : Doctrine des douze Apôtres (70-100), {{rom|ix}} et I Cor., {{rom|x}}, 16 ; {{rom|xi}}, 27 ; Doct., X et [ Cor., {{rom|xvi}}, 22 ; Doct., xvi et I Cor., {{rom|xv}}, 52 ; S. Ignace martyr, t. {{rom|v}}, col. 660, Ephes., xviii et I Cor., {{rom|i}}, 18, 23, 24, et une citation approximative de {{rom|i}}, 20, dans ''Ep. ad Rom''., v, l ; ''ibid''., col. 692 : i).À' où 7rapà toOto 6eSixac’u>|iai. Citation textuelle de I Cor., {{rom-maj|IV}}, 4. — Épître à Diognète, {{rom|ix}}, {{rom|ii}}, t. {{rom|ii}}, col. 1181 et I Cor., {{rom|iii}}, 21-26. — Justin martyr (147), t. {{rom|vi}}, col. 550, cite dans le Dialogue avec Tryphon, {{rom|xxxv}}, le verset 19 du chapitre xi ; il parle des vieilles œuvres, du mauvais levain ; il appelle Jésus-Christ notre Pâque. 1 Cor., {{rom|v}}, 6-8. Dans Apol., {{rom|i}}, 19, t. {{rom|v}}, col. 558, il dit que le corps humain, dissous dans la terre à la manière des semences, ressuscitera par l’ordre de Dieu, et qu’il n’est point impossible qu’il revête l’incorruptibilité. I Cor., {{rom|xv}}, 35-37, 53, 54. — Athénagore, vers l’an 177, dans la de ''Resurr. mort.'', {{rom|xviii}}, t. {{rom|v}}, col. 976, cite une partie de I Cor., Xv, 51, comme étant de l’Apôtre. — Saint Irénée (140-202), t. {{rom|vii}}, cite cette Épitre plus de soixante fois, nommant souvent saint Paul et quelquefois les Corinthiens. ''Adv. hær''., {{rom|iii}}, 11, 9, t. {{rom|vii}}, col. 891 et I Cor., {{rom|xi}}, 4, 5 ; xii-xiv. Cf. aussi, ''ibid''., lib. {{rom|iv}}, 27, 3, t. {{rom|vii}}, col. 1059, et I Cor., x, 1-12 ; ''ibid''., lib. {{rom|iii}}, 23, 8, t. {{rom|vii}}, col. 966, et I Cor.,
xv, 22. — Clément d’Alexandrie (180-211), t. {{rom|viii}}, cite la première Épitre environ cent cinquante fois, quelquefois par son nom : ivrf, itpOTepa r.po ; Kos'.vfjisv ; ÈhkttoXv-. Pædag., {{rom|i}}, 6, t. {{rom|viii}}, col. 290. - Tertullien (195-210) la cite quatre à cinq cents fois et quelquefois la nomme : ''Paulus in prima ad Corinthios. De præscript''., 33, t. {{rom|ii}}, col. 46. Voir pour plus détails H. Charteris, ''Canonicity'', Londres, 1880, p. 222-230. — Parmi les écrivains hérétiques, Basilides (125) la connaissait ; Marcion l’avait
admise dans son canon. On trouve dans Zahn, ''Geschichte des Neutestamentlichen Kanons'', t. {{rom|ii}}, p. 505-514, les passages que l’on a pu reconstituer. D’après Hippolyte, ''Adv. hær.'', {{rom|v}}, 8, t. {{rom|vii}}, col. 1142, les ophites et les pérakites regardaient cette Épitre comme canonique. Même constatation pour Héracléon, d’après Origène, Convni. in Joa., {{rom|xiii}}, 59, t. {{rom|xiv}}, col. 519 ; pour Ptolémée, d’après saint Irénée, ''Adv. hær''., {{rom|i}}, 3, 5, t. {{rom|vii}}, col. 476 ; pour Théodote, d’après Clément d’Alexandrie, ''Excerptas'', 49, t. {{rom|ix}}, col. 719. — L’ancienne version latine et la Peschito possédaient cette Épître ; pour le canon de Muratori, voir col. 170.
2° ''Preuves intrinsèques''. — Si nous examinons cette première lettre dans son contenu, tant historique que dogmatique, au point de vue littéraire ou grammatical, nous n’hésiterons pas à l’attribuer à saint Paul. Les observations que nous aurons à faire plus tard sur la langue, le style de cette Épître, et sur la manière dont sont cités les textes de l’Ancien Testament, la montreront absolument ressemblante aux autres lettres de l’Apôtre. Nous retrouvons ici la marche caractéristique de saint Paul, sa dialectique particulière, son habitude de traiter toute
question en établissant des principes généraux, d’où il tire les conclusions particulières. Comme exemple, voir ce qui est dit sur les idolothytes, vm-x ; sur la conduite à tenir par les femmes dans les assemblées publiques, xi, 2-17. Tout ce que nous savons par ailleurs des rapports de saint Paul et de l'Église de Corinthe se retrouve confirmé dans cette Épître. Que l’on compare, par exemple, les passages suivants des Actes des Apôtres et la première Épître aux Corinthiens, et l’on se convaincra que, bien que les deux écrits suivent une marche différente
et présentent les faits sous un autre aspect, tout néanmoins s’accorde parfaitement.
I Corinthiens.
n, 1. Saint Paul est allé
chez les Corinthiens.
iv, 17-19. Il se propose
d’y retourner.
1, 12. Prédication d’Apollo
à Corinthe.
iv, 11, 12. Saint Paul travaille de ses propres mains.
ix, 20. Saint Paul a été
Juif avec les Juifs.
i, 14. Il a baptisé Crispus.
xvi, 5. Il se propose d’aller à Corinthe en passant
par la Macédoine.
Actes des Apôtres.
xviii. Premier séjour à
Corinthe.
xix, 2. Second séjour.
xviii, 27, 28. Voyage d’Apollos à Corinthe et sa prédication dans cette ville.
xviii, 3 ; {{rom|xx}}, 34 ; I Thess.,
n, 9 ; II Thess., {{rom|iii}}, 8, confirment ce fait.
xvi, 3. Il fait circoncire
Timolhée ; {{rom|xxi}}, 23-26, il
accomplit les rites d’un vœu.
xviii, 8. Crispus crut en
Jésus-Christ.
xix, 21. Même projet signalé.
Pour le développement de ces indications sommaires, voir Paley, ''Horæ Paulinæ'', Londres, 1787.
Il est inutile d’insister davantage ; concluons avec Ch. Baur, ''Der Apostel Paulus'', Stuttgart, 1845, t. {{rom|i}}, p. 260, que cette Épître porte en elle-même le sceau de son authenticité ; car, plus qu’aucun autre écrit du Nouveau Testament, elle nous transporte dans le vivant milieu d’une Église en formation, et nous procure l’intuition des circonstances qu’avait à traverser le développement de la vie nouvelle évoquée par le christianisme.
V. {{sc|Canonicité}}. — La canonicité de la première Épître aux Corinthiens est établie par ce fait que nous la trouvons connue et employée comme Écriture divine par les Pères de l'Église les plus anciens, ainsi qu’il ressort des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|987|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|988}}</noinclude>16-24 ; {{rom|xii}}, 18, dit Plummer, Smith-Fuller, ''Dictionary of the Bible'', 2{{e}} édit., 1893, t. {{rom|i}}, p. 655.
IV. {{sc|Authenticité}}. — La première Épître aux Corinthiens a en faveur de son authenticité des preuves si décisives que jamais elle n’a été sérieusement mise en doute. Seuls quelques rationalistes récents, Bruno Bauer, ''Kritik der Paulinischen Briefe'', Leipzig, 1851 ; ''Christus und die Cäsaren'', Leipzig, 1877 ; Naber et Pierson, ''Verisimilia, Laceram conditionem N. T. exemplis illustraverunt et ab origine repetierunt'', Amsterdam, 1887 ; Loman, ''Questiones Paulinæ'', Leyde, 1882 ; Steck, ''Der Galaterbrief nach seiner Echtheit untersucht nebst kritischen Bemerkungen zu den Paulinischen Hauptbriefen'', Berlin, 1888, ont contesté l’authenticité totale ou partielle de cette Épître. Les objections qu’ils ont soulevées sont d’ailleurs si insignifiantes, que nous ne nous arrêterons pas à les discuter ; il suffira de présenter les preuves principales de l’authenticité de notre Épître.
1° ''Preuves extrinsèques''. — Les premiers écrivains ecclésiastiques ont certainement connu la première Épître aux Corinthiens. Quelques-uns même l’ont citée par son nom. Saint Clément Romain, écrivant aux Corinthiens, en 95, au nom de l'Église de Rome, reproduit, Cor.,
i, 49, t. {{rom|i}}, col. 310, en termes presque identiques le
magnifique éloge que saint Paul avait fait de la charité.
I Cor., {{rom|xiii}}, 1-13. Bien plus, il rappelle en propres termes
cette Épître aux Corinthiens et la déclare inspirée : « Reprenez, dit-il, l'Épître du bienheureux Paul l’apôtre. Que vous a-t-il écrit d’abord au commencement de l'Évangile ? En vérité, divinement inspiré, jtvEuiJiaT'.xwç, il vous a écrit sur lui-même, sur Céphas et sur vpollos, parce que déjà alors vous faisiez des préférences. » Ad Cor., {{rom|xlvii}}, 1-3, t. {{rom|i}}, col. 306. Ce passage de la lettre romaine aux Corinthiens prouve clairement que les Épîtres aux Corinthiens étaient tenues, tant à Rome qu'à Corinthe, comme étant de saint Paul et comme canoniques. — Le témoignage de saint Polycarpe est aussi très net. Dans son épître aux Philippiens, {{rom|xi}}, 2, t. {{rom|v}}, col. 1014, il cite le v. 3 du chapitre {{rom|vi}} de la première Épître aux Corinthiens : « Ne savons-nous pas que les saints jugeront le monde ? » Et il ajoute : {{lang|grc|xaôw ; IlaCiXoç SiSàtrxEi}}, « comme Paul l’enseigne. » L'énumération que fait saint Polycarpe des vicieux, Philipp., {{rom|v}}, t. {{rom|v}}, col. 1010, est exactement parallèle à celle de I Cor., VI, 9, 10, et se termine par une déclaration identique, « qu’ils n’hériteront point le royaume de Dieu. » Nous avons encore des citations plus ou moins textuelles ou des
passages analogues dans les écrits suivants : Doctrine des douze Apôtres (70-100), {{rom|ix}} et I Cor., {{rom|x}}, 16 ; {{rom|xi}}, 27 ; Doct., X et [ Cor., {{rom|xvi}}, 22 ; Doct., xvi et I Cor., {{rom|xv}}, 52 ; S. Ignace martyr, t. {{rom|v}}, col. 660, Ephes., xviii et I Cor., {{rom|i}}, 18, 23, 24, et une citation approximative de {{rom|i}}, 20, dans ''Ep. ad Rom''., v, l ; ''ibid''., col. 692 : i).À' où 7rapà toOto 6eSixac’u>|iai. Citation textuelle de I Cor., {{rom-maj|IV}}, 4. — Épître à Diognète, {{rom|ix}}, {{rom|ii}}, t. {{rom|ii}}, col. 1181 et I Cor., {{rom|iii}}, 21-26. — Justin martyr (147), t. {{rom|vi}}, col. 550, cite dans le Dialogue avec Tryphon, {{rom|xxxv}}, le verset 19 du chapitre xi ; il parle des vieilles œuvres, du mauvais levain ; il appelle Jésus-Christ notre Pâque. 1 Cor., {{rom|v}}, 6-8. Dans Apol., {{rom|i}}, 19, t. {{rom|v}}, col. 558, il dit que le corps humain, dissous dans la terre à la manière des semences, ressuscitera par l’ordre de Dieu, et qu’il n’est point impossible qu’il revête l’incorruptibilité. I Cor., {{rom|xv}}, 35-37, 53, 54. — Athénagore, vers l’an 177, dans la de ''Resurr. mort.'', {{rom|xviii}}, t. {{rom|v}}, col. 976, cite une partie de I Cor., Xv, 51, comme étant de l’Apôtre. — Saint Irénée (140-202), t. {{rom|vii}}, cite cette Épitre plus de soixante fois, nommant souvent saint Paul et quelquefois les Corinthiens. ''Adv. hær''., {{rom|iii}}, 11, 9, t. {{rom|vii}}, col. 891 et I Cor., {{rom|xi}}, 4, 5 ; xii-xiv. Cf. aussi, ''ibid''., lib. {{rom|iv}}, 27, 3, t. {{rom|vii}}, col. 1059, et I Cor., x, 1-12 ; ''ibid''., lib. {{rom|iii}}, 23, 8, t. {{rom|vii}}, col. 966, et I Cor.,
xv, 22. — Clément d’Alexandrie (180-211), t. {{rom|viii}}, cite la première Épitre environ cent cinquante fois, quelquefois par son nom : ivrf, itpOTepa r.po ; Kos'.vfjisv ; ÈhkttoXv-. Pædag., {{rom|i}}, 6, t. {{rom|viii}}, col. 290. - Tertullien (195-210) la cite quatre à cinq cents fois et quelquefois la nomme : ''Paulus in prima ad Corinthios. De præscript''., 33, t. {{rom|ii}}, col. 46. Voir pour plus détails H. Charteris, ''Canonicity'', Londres, 1880, p. 222-230. — Parmi les écrivains hérétiques, Basilides (125) la connaissait ; Marcion l’avait
admise dans son canon. On trouve dans Zahn, ''Geschichte des Neutestamentlichen Kanons'', t. {{rom|ii}}, p. 505-514, les passages que l’on a pu reconstituer. D’après Hippolyte, ''Adv. hær.'', {{rom|v}}, 8, t. {{rom|vii}}, col. 1142, les ophites et les pérakites regardaient cette Épitre comme canonique. Même constatation pour Héracléon, d’après Origène, Convni. in Joa., {{rom|xiii}}, 59, t. {{rom|xiv}}, col. 519 ; pour Ptolémée, d’après saint Irénée, ''Adv. hær''., {{rom|i}}, 3, 5, t. {{rom|vii}}, col. 476 ; pour Théodote, d’après Clément d’Alexandrie, ''Excerptas'', 49, t. {{rom|ix}}, col. 719. — L’ancienne version latine et la Peschito possédaient cette Épître ; pour le canon de Muratori, voir col. 170.
2° ''Preuves intrinsèques''. — Si nous examinons cette première lettre dans son contenu, tant historique que dogmatique, au point de vue littéraire ou grammatical, nous n’hésiterons pas à l’attribuer à saint Paul. Les observations que nous aurons à faire plus tard sur la langue, le style de cette Épître, et sur la manière dont sont cités les textes de l’Ancien Testament, la montreront absolument ressemblante aux autres lettres de l’Apôtre. Nous retrouvons ici la marche caractéristique de saint Paul, sa dialectique particulière, son habitude de traiter toute
question en établissant des principes généraux, d’où il tire les conclusions particulières. Comme exemple, voir ce qui est dit sur les idolothytes, vm-x ; sur la conduite à tenir par les femmes dans les assemblées publiques, xi, 2-17. Tout ce que nous savons par ailleurs des rapports de saint Paul et de l'Église de Corinthe se retrouve confirmé dans cette Épître. Que l’on compare, par exemple, les passages suivants des Actes des Apôtres et la première Épître aux Corinthiens, et l’on se convaincra que, bien que les deux écrits suivent une marche différente
et présentent les faits sous un autre aspect, tout néanmoins s’accorde parfaitement.
I Corinthiens.
n, 1. Saint Paul est allé
chez les Corinthiens.
iv, 17-19. Il se propose
d’y retourner.
1, 12. Prédication d’Apollo
à Corinthe.
iv, 11, 12. Saint Paul travaille de ses propres mains.
ix, 20. Saint Paul a été
Juif avec les Juifs.
i, 14. Il a baptisé Crispus.
xvi, 5. Il se propose d’aller à Corinthe en passant
par la Macédoine.
Actes des Apôtres.
xviii. Premier séjour à
Corinthe.
xix, 2. Second séjour.
xviii, 27, 28. Voyage d’Apollos à Corinthe et sa prédication dans cette ville.
xviii, 3 ; {{rom|xx}}, 34 ; I Thess.,
n, 9 ; II Thess., {{rom|iii}}, 8, confirment ce fait.
xvi, 3. Il fait circoncire
Timolhée ; {{rom|xxi}}, 23-26, il
accomplit les rites d’un vœu.
xviii, 8. Crispus crut en
Jésus-Christ.
xix, 21. Même projet signalé.
Pour le développement de ces indications sommaires, voir Paley, ''Horæ Paulinæ'', Londres, 1787.
Il est inutile d’insister davantage ; concluons avec Ch. Baur, ''Der Apostel Paulus'', Stuttgart, 1845, t. {{rom|i}}, p. 260, que cette Épître porte en elle-même le sceau de son authenticité ; car, plus qu’aucun autre écrit du Nouveau Testament, elle nous transporte dans le vivant milieu d’une Église en formation, et nous procure l’intuition des circonstances qu’avait à traverser le développement de la vie nouvelle évoquée par le christianisme.
V. {{sc|Canonicité}}. — La canonicité de la première Épître aux Corinthiens est établie par ce fait que nous la trouvons connue et employée comme Écriture divine par les Pères de l'Église les plus anciens, ainsi qu’il ressort des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|989|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|990}}</noinclude>témoignages cités plus haut. Elle est cataloguée dans le canon de Muratori et dans tous les autres canons ; elle est dans les vieilles versions syriaques et latines et dans les plus anciens manuscrits grecs, Sinaiticus et Vaticanus.
VI. {{sc|Importance doctrinale de la première Épître aux Corinthiens}}. — Chaque phrase de cette lettre porte en soi un enseignement doctrinal et moral ; les relever tous serait faire l’exégèse de toute l’Épître. Nous signalerons seulement ce qui est dit sur la résurrection de Jésus-Christ, {{rom|xv}}, 4-7 ; sur la résurrection, le mode de résurrection], l’état des corps ressuscites, la vie future, xv, 35-58 ; sur le baptême, {{rom|i}}, 13-17 ; sur l’Eucharistie, son institution, sa célébration, {{rom|xi}}, 23-34 ; sa signification, x, 16, 17 ; sur le culte public, xiv : prière, {{rom|xiv}}, 15, prédication, prophétie, {{rom|xiv}}, 24-33 ; sur une première ébauche du ministère chrétien, {{rom|xii}}, 28, 29 ; sur l’unité de l’Église, dont Jésus-Christ est la tête et les fidèles les membres, {{rom|xii}}, 4-27 ; sur l’excommunication, {{rom|v}}, 3 ; sur les tribunaux ecclésiastiques, {{rom|vi}}, 2-5 ; sur la vertu de charité, xiii ; enfin sur la manière de résoudre les cas de casuistique où les devoirs à accomplir sont en conflit, vii-x et passim. Remarquons encore les versets 3 et 4 du chapitre {{rom|xv}}, qui semblent reproduire un symbole de foi. La première Épître aux Corinthiens est bien, on le voit, la source la plus importante que nous possédions
sur les croyances et la vie intérieure et publique des premières
communautés chrétiennes.
VII. {{sc|Style et langage}}. — 1° Cette lettre se distingue entre toutes les Épîtres de saint Paul par la noblesse du langage, la hauteur de l’éloquence, la beauté et la variété des figures. L’éloge de la charité, {{rom|xiii}}, passe à juste titre pour une des plus belles pages qu’ait écrites l’Apôtre. On dirait qu’il a voulu dans cette Épître prouver aux Corinthiens que, malgré la rudesse de son langage ordinaire,
il pouvait, lui aussi, parler une langue châtiée. Il n’est aucune de ses lettres dont le style soit plus clair, la logique plus serrée, les tours de phrase plus vifs et moins enchevêtrés. Il y respecte le plus souvent les règles de la syntaxe grecque. Sa méthode d’argumentation est beaucoup plus conforme aux règles de la logique aristotélicienne
que dans certaines de ses Épîtres où dominent les procédés de la dialectique rabbinique. Voir {{sc|Galates (Épître aux)}}. Il pose un principe général, puis discute la question point par point, en allant du général au particulier, répondant d’avance aux objections et restant toujours dans la question traitée. Il évite ordinairement ces
digressions qui lui sont ailleurs si habituelles. On pourrait cependant lui reprocher l’emploi trop fréquent de certains mots, et peut-être un abus de la paronomase. Mais c’est là une des caractéristiques de son style ; quand une idée le préoccupe, saint Paul répète plusieurs fois le
mot qui l’exprime.
2° Cette Épître renferme un grand nombre d’âira* Xe-pnsva, cent dix environ ; parmi les expressions les plus remarquables, nous citerons : o %.px°’<~ B i ~ $ aîûvo ; toutou, il, 6, 8 ; tj aostsc toù y.6<sixov toutou, {{rom|i}}, 20 ; {{rom|iii}}, 18 ; tb TtoTTipiov tt, ; eùXoYÎa ; , {{rom-maj|X}}, 16 ; TtoT^piov xupîou, {{rom|x}}, 21 ; xvpiaxàv Beîwvov, {{rom-maj|XI}}, 20 ; xoivwvî » toû ai’iiatoç, toù o-<i<iato ;
, {{rom-maj|X}}, 16 ; ib 71veû|ia toû xôo-|iou, {{rom-maj|II}}, 12 ; àxa- « -/.cé), U71To ; , xi, 5, 13 ; ptiri) èç&aXjioû, {{rom|xv}}, 52 ; |j. « pàv à91, {{rom|xvi}}, 22, etc.
3° Les figures de langue et de style y sont très nombreuses, et l’on y retrouve toutes celles qu’a coutume d’employer saint Paul : anacoluthe, {{rom|iv}}, 2, 6, 7, 8 ; {{rom|xii}}, 28 ; antithèse, {{rom|i}}, 18, 21 ; {{rom|iii}}, 2 ; {{rom|iv}}, 10, 18 ; {{rom|viii}}, 1 ; asyndète,
m, 15-16, 17, 18 ; {{rom|xiii}}, 4-8 ; euphémisme, {{rom|v}}, 1, 2 ; {{rom|vii}}, 3 ; ironie, {{rom|iv}}, 8 ; {{rom|viii}}, 1 ; litote, {{rom|xi}}, 17, 22 ; parallélisme, {{rom|vii}}, 16 ; x, 23 ; {{rom|xi}}, 4-5 ; paronomase, {{rom|ii}}, 13 ; {{rom|iii}}, 17 ; {{rom|vii}}, 31, etc.
4° Relevons comme particularités syntaxiques : l’insertion d’un pronom personnel entre l’article et le nom, IX, 12 ; {{rom|xvi}}, 17 ; la répétition des conjonctions, {{rom|ii}}, 3 ; in, 22 ; des prépositions, {{rom|i}}, 10 ; {{rom|ii}}, 3 ; {{rom|v}}, 8 ; des mots emphatiques,
il, 6, 13 ; {{rom|x}}, 1-4 ; l’emploi de toC et de l’infinitif pour exprimer le but, {{rom-maj|IX}}, 10 ; {{rom|x}}, 13 ; de v. ; et de ;
npô ; pour exprimer le but ou le résultat, {{rom|viii}}, 10 ; {{rom|ix}}, 18 ;
x, 6, etc.
VIII. {{sc|Citations de l’Ancien Testament}}. — On compte quarante-six citations de l’Ancien Testament dans la première Épître aux Corinthiens ; dixiieuf sont introduites par les termes ù> ; ou xa6<o ; vsyparaTxi, yéy paTrrai yip O’jtw, y.ai yéf paTTTai, « il est écrit », expressions qui dans le langage de saint Paul indiquent une citation des Saintes
Écritures. Quinze livres de l’Ancien Testament sont cités : Isaïe douze fois, les Psaumes huit fois, la Genèse cinq, le Deutéronome cinq, l’Exode trois, Osée deux, Job deux, la Sagesse deux, Jérémie, les Lamentations, Malachie, les Nombres, Judith, Ézéchiel, Zacharie, chacun une fois. Quatre citations sont tirées du texte hébreu, {{rom|i}}, 20 ; {{rom|iii}}, 19 ; xiv, 25 ; {{rom|xv}}, 54 ; tandis que huit citations, {{rom|vi}}, 16 ; {{rom|ix}}, 9 ; x, 7, 20, 21, 26 ; {{rom|xv}}, 32, 45, sont exactement conformes au texte grec, et quatorze citations, {{rom|i}}, 19, 31 ; {{rom|ii}}, 16 ; {{rom|v}}, 7, 13 ; x, 5, 6, 22 ; {{rom|xi}}, 7, 25 ; {{rom|xiii}}, 4 ; {{rom|xv}}, 25, 27, 47, reproduisent presque textuellement ou au moins dans sa substance et
par allusion le texte grec ; une citation, {{rom|iii}}, 20, est conforme
aux deux textes hébreu et grec, et trois autres, {{rom|ii}}, 9 ;
xiv, 21 ; {{rom|xv}}, 55, diffèrent tout à la fois des deux textes.
Est-il même certain que {{rom|ii}}, 9, soit une citation d’isaïe,
lxiv, 3 (4) ? I Cor., {{rom|xiv}}, 34, serai’t peut-être une citation
de Genèse, {{rom|iii}}, 16. Enfin quelques-unes de ces citations
offrent seulement deux ou trois mots identiques, qui pourraient
bien n’être que des rencontres fortuites. Dans cette Épître, comme dans les autres d’ailleurs, nous constatons donc que saint Paul connaissait le texte hébreu, mais employait de préférence le texte grec, ce qui s’explique par ce fait que presque tous ses lecteurs connaissaient
seulement les Septante. Il est probable qu’il ne se servait du texte hébreu que lorsque le grec ne pouvait lui fournir la base de son raisonnement.
Cette Épître contient une des trois citations que saint Paul emprunte aux auteurs grecs classiques, {{rom|xv}}, 33. « Les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs » reproduit un vers de la Thaïs de Ménandre, qui l’aurait emprunté à Euripide. La parabole du corps et de ses
membres, {{rom|xii}}, 12-27, ressemble beaucoup à celle que raconte Ménénius Agrippa. Tite-Live, {{rom|ii}}, 32.
IX. {{sc|Texte de l’Épître}}. — Des vingt manuscrits onciaux qui contiennent les Épitres de saint Paul, quinze la possèdent en entier ou en très grande partie ; les autres en ont seulement des fragments. Voir pour le détail, ainsi que pour ce qui concerne les manuscrits minuscules et les versions, Tischendorf, ''Novum Testamentum grœce'', t. {{rom|iii}}, Prolegomena, auctore C. R. Gregory, p. 418-435 ; 653 675, 801-1128, 1286-1297.— Les manuscrits présentent quelques variantes intéressantes ; aucune n’atteint gravement le sens du texte. Une cependant le modifie profondément ; c’est celle du v.51 du chap. {{rom|xv}}. Faut-il lire : Ttd’/ttz où xoi[jiT, 8r|(7Ô ! iE6a, 711vT£S 8è à.-in<iôit0a’! — ou bien : ndcvTs ; [xèv xoijj.T, 8r, a6jj.s60<, où hocvte ; 8è à)..yr l ao|a&9x ? — ou bien : ttïvts ; [aev àvao’Tr J o*6’|jLs0a, où TravTeç ôè â).), ïvr ; o-ô’|ji.s6a ? Voir dans Tischendorf, ''Novum Testamentum grœce'', t. {{rom|ii}}, p. 561-563, les autorités pour ces trois variantes. À considérer l’évidence interne et externe, la première doit être adoptée, ainsi que l’a démontré Cornely,
''I° ad Corinthios'', p. 506-509.
X. {{sc|Analyse de l’Épître}}. — On peut distinguer dans la première Épître aux Corinthiens : le prologue, {{rom|i}}, 1-9 ; le corps de l’écrit, {{rom|i}}, 10-xv, 58, et l’épilogue, {{rom|xvi}}.
''I. {{sc|Prologue}}'', {{rom|i}}, 1-9. — Salutation de Paul, apôtre, et du frère Sosthènes à l’Église de Corinthe et à tous ceux qui invoquent le nom de Jésus-Christ, {{rom|i}}, 1-3. — Action de grâces offerte à Dieu pour les dons de parole et de connaissance accordés aux Corinthiens, et espérance de leur persévérance finale, fondée sur la fidélité de Dieu et leur communion avec Jésus-Christ, 4-9.
''II. {{sc|Corps de l’Épître}}'', {{rom|i}}, 10-xvi, 58. — ''{{sc|première
partie}}''. Correction des abus, {{rom|i}}, 10- {{rom|vi}}, 20. — i. Les factions, i, 10-iv, 21. — Exhortation générale à l’unité, {{rom|i}}, 10 ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|991|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|91}}</noinclude>divisions dans l'Église de Corinthe, 11, 12. — {{1o}} Raisons pour lesquelles ces divisions doivent être évitées, {{rom|i}}, 13nt, 17. — 1. Jésus-Christ seul est leur rédempteur, par conséquent le prédicateur de l'Évangile et celui qui baptise importent peu, {{rom|i}}, 13-16. — 2{{e}} La simplicité de son enseignement ne doit pas éloigner de lui les Corinthiens. — 1. La parole de la Croix n’est pas prêchée avec la sagesse du discours, de peur qu’elle ne soit rendue vaine, {{rom|i}}, 17, 18 ; l'Écriture avait prédit le rejet de la sagesse humaine, 19, et Dieu n’a pas choisi des savants comme prédicateurs, pour qu’apparût davantage la puissance divine de l'Évangile, 20-25 ; ce ne sont pas les
sages et les puissants qui out été appelés tout d’abord, afin que personne ne puisse se glorifier en soi devant Dieu, 26-31. Aussi la parole et la prédication de l' Apôtre n’a pas consisté dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d’esprit
et de puissance, {{rom|ii}}, 1-5. — 2. Il prêche, lui, une sagesse, mais aux parfaits, {{rom|ii}}, 6, inconnue aux princes de ce monde, 7-9, révélée par l’Esprit-Saint, 10-12, et communiquée spirituellement à ceux qui sont spirituels, 13-16 ; elle n’a pas été transmise aux Corinthiens encore trop charnels, comme le prouvent leurs divisions, {{rom|iii}}, 1-4.
— 3. Ces divisions sont absurdes, car tous les prédicateurs de 'Évangile sont les ministres de Dieu, {{rom|iii}}, 5-8, qui seront récompensés suivant ce qu’ils auront bâti sur le fondement, qui est Jésus-Christ, ou punis, s’ils ont détruit le temple de Dieu, 9-17. — {{3o}} Conclusions pratiques de cet enseignement, {{rom|iii}}, 18-iv, 13. — 1. Que personne ne s’abuse soi - même, ne se glorifie dans les hommes, car tout est à eux, et ils sont au Christ, et le Christ à Dieu, {{rom|iii}}, 18-23. — 2. Qu’ils ne jugent personne avant le temps, car le Seigneur jugera quand il viendra, iv, 1-5 ; que personne ne s’enorgueillisse de ce qu’il a reçu, 7, 8 ; qu’ils voient ce qu’ils sont et ce que sont les Apôtres, 9-13, qu’ils écoutent celui qui les a engendrés en Jésus-Christ et suivent ses exemples, 14, 15 ; qu’ils accueillent Timothée, son envoyé, et à sa prochaine visite il verra s’il doit les traiter avec douceur ou sévérité, 16-21.
II. ''Les pécheurs publics'', {{rom|v}}, 1-13. — 1. L’Apôtre reproche aux Corinthiens de n’avoir pas chassé de la communauté l’incestueux qui a la femme de son père, {{rom|v}}, 1, 2 ; pour lui, au nom de Jésus-Christ il l’excommunie, 3-5 ; car on doit enlever le vieux levain, 6-8. — 2. Ils ne doivent pas vivre avec des frères qui seraient pécheurs publics, mais ils n’ont pas à juger ceux qui ne sont pas de la communauté, 9-13.
III. ''Les procès devant les tribunaux païens'', {{rom-maj|VI}}, 1-8. — Ils portent leurs procès devant les tribunaux païens, eux qui doivent juger le monde, et lorsque les moindres d’entre eux peuvent juger les choses de cette vie, {{rom|vi}}, 1-6 ; d’ailleurs il ne devrait pas y avoir de procès entre eux, 7-8.
IV. ''Les vicieux et les impudiques'', {{rom|vi}}, 9-20. — 1. Les vicieux n’hériteront pas du royaume de Dieu, {{rom|vi}}, 9-11. — 2. La fornication ne peut être assimilée aux autres appétits naturels, 12-14 ; elle est coupable, car elle abuse du corps, qui doit être ressuscité, qui est membre du Christ, temple du Saint-Esprit, racheté à grand prix,
15-20.
''{{sc|Seconde partie. — Réponses aux questions posées}}'', {{rom|vii}}, 1-xv, 58. — i. Le mariage et le célibat, {{rom|vii}}, 1-40.
— {{1o}} ''Du mariage'', {{rom|vii}}, 1-24. — 1. De l’usage du mariage, {{rom|vii}}, 1-9. — L’usage du mariage est permis pour éviter l’incontinence, {{rom|vii}}, 1-3 ; mais que chacun garde la continence, suivant qu’il lui a été donné, 4-9. — 2. Indissolubilité du mariage, {{rom|vii}}, 10, 11 ; entre le fidèle et l’infidèle il doit être maintenu, 12-14, à moins que la partie infidèle ne se retire, 15-16 ; chacun doit rester en l'état où il était quand il a été appelé à l'Évangile, 17-24. — {{2o}} Du célibat, {{rom|vii}}, 25-40. — 1. Des vierges, vil, 25-38. — La virginité est seulement conseillée, 25-28 ; il est plus facile de servir Dieu dans cet état que dans le mariage, 29-35 ; conseils aux parents à ce sujet, 36-38. — 2. Des veuves ; elles peuvent se remarier, mais le veuvage est préférable, 39, 40.
{{rom-maj|ii}}. ''Des idolothytes'', {{rom|viii}}, 1-xi, 1. — {{1o}} Solution théorique de la question. 1. Ceux qui possèdent la science
savent que les idoles ne sont rien ; il n’y a qu’un
seul Dieu et un seul Seigneur, vni, 1-7. — 2. Le frère
qui n’a pas cette connaissance souille sa conscience en
mangeant des viandes sacrifiées ; mais celui qui a cette
connaissance doit s’en abstenir aussi, si cela devient un
scandale pour les faibles, 8-12. — {{2o}} Preuve de celle
solution par la conduite personnelle de l’Apôtre, {{rom|viii}}, 13IX, 13. — Jamais il ne mangerait de viande s’il devait
scandaliser son frère, {{rom|viii}}, 13. Sa vie prouve que telle est
sa règle de conduite. — 1. Quoique apôtre, il n’a pas usé
des privilèges de l’apôtre, {{rom|ix}}, 1-18. — Il est apôtre, {{rom|ix}},
l'-3 ; comme tel, il avait droit à recevoir sa subsistance
des fidèles, droit établi par l’exemple des autres Apôtres,
4-6, par les usages de la vie ordinaire, 7, par la loi de
Moïse, 8-11, par la pratique des ministres de l’ancienne
loi, 12, 13, par l’ordre du Seigneur, 14. — 2. Il a volontairement renoncé à ce droit pour prêcher gratuitement
l'Évangile, 15-18, et, quoique libre, il s’est assujetti à
tous pour les gagner tous à l'Évangile, et y avoir part lui-même, 19-23. — 3. Il exhorte les fidèles- à agir comme
lui, {{rom|ix}}, 24-x, 13. — a) La vie chrétienne est une lutte,
et celui qui lutte s’abstient de tout, 24, 25, c’est ce qu’il
fait ; il assujettit son corps pour n'être pas réprouvé,
26, 27. — b) Cette conclusion est confirmée par l’histoire
des Israélites dans le désert, qui, comblés des bienfaits
de Dieu, périrent à cause de leur révolte, {{rom|x}}, 1-5 ; —
c) exemple donné aux chrétiens, afin qu’ils ne s’abandonnent pas comme eux aux convoitises, à l’idolâtrie, à
la fornication, à la tentation de Dieu, aux murmures, 6-11 ;
mais qu’ils prennent garde de tomber et aient confiance
en Dieu, 12, 13.
{{3o}} ''Solution pratique de la question des idolothytes'', x, 14-xi, 1. — 1. Il faut fuir l’idolâtrie, {{rom|x}}, 14. Or participer
aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion du Christ, {{rom|x}}, 15-21. — a) Les chrétiens par la
communion sont unis à Jésus-Christ, 15-17 ; — b) comme
l'étaient à Dieu les Israélites par leurs sacrifices, 18. —
c) Quoique les sacrifices aux idoles ne soient rien, ce
sont des sacrifices offerts aux démons, et le chrétien
ne peut avoir communion avec les démons, 19-21. —
2. Quant aux idolothytes présentés en dehors des sacrifices : a) principe : dans les choses permises il faut choisir
ce qui est utile au prochain, 22-24 ; — b) il n’est pas
nécessaire de s’enquérir de la provenance des viandes,
25-27 ; mais si l’on est averti qu’elles proviennent d’un
sacrifice, il faut s’en abstenir pour éviter le scandale,
28-30 ; en tout, il faut, à l’exemple de l’Apôtre, agir pour
la gloire de Dieu, 31-xi, 1.
ni. Sur la bienséance à garder dans les assemblées
liturgiques, {{rom|xi}}, 2-34. — {{1o}} Tenue extérieure des fidèles,
xi, 2-16. — 1. L’homme priera et prophétisera la tête
découverte, et la femme la tête voilée, {{rom|xi}}, 2-ô, à cause
de la dignité de l’homme, de sa prééminence sur la
femme et de la présence des anges, 7-10, — 2. quoique
l’homme et la femme soient égaux devant le Seigneur,
11-12 ; — 3. mais les convenances naturelles l’exigent,
13-15, — 4. et c’est l’usage dans l'Église, 16. — {{2o}} Les
agapes et l’Eucharistie, {{rom|xi}}, 17-34. — 1. L’Apôtre ne
peut louer ce qui se passe dans les assemblées chrétiennes. Par suite de leurs divisions, qui servent, il est
vrai, à faire connaître les vrais croyants, les chrétiens
ne mangent pas la cène du Seigneur en prenant séparément leurs repas, ce qui est méprisant pour l'Église
et humiliant pour les pauvres, {{rom|xi}}, 17-22 ; — 2. car la
cène du Seigneur, comme le prouvent les paroles de son
institution, c’est la réception du corps et du sang de
Jésus-Christ, en commémoraison de la mort du Seigneur, 23-26. — 3. Il faut donc s’y préparer pour ne pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|991|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|91}}</noinclude>divisions dans l'Église de Corinthe, 11, 12. — {{1o}} Raisons pour lesquelles ces divisions doivent être évitées, {{rom|i}}, 13-{{rom|iii}}, 17. — 1. Jésus-Christ seul est leur rédempteur, par conséquent le prédicateur de l'Évangile et celui qui baptise importent peu, {{rom|i}}, 13-16. — 2{{e}} La simplicité de son enseignement ne doit pas éloigner de lui les Corinthiens. — 1. La parole de la Croix n’est pas prêchée avec la sagesse du discours, de peur qu’elle ne soit rendue vaine, {{rom|i}}, 17, 18 ; l'Écriture avait prédit le rejet de la sagesse humaine, 19, et Dieu n’a pas choisi des savants comme prédicateurs, pour qu’apparût davantage la puissance divine de l'Évangile, 20-25 ; ce ne sont pas les sages et les puissants qui out été appelés tout d’abord, afin que personne ne puisse se glorifier en soi devant Dieu, 26-31. Aussi la parole et la prédication de l' Apôtre n’a pas consisté dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d’esprit et de puissance, {{rom|ii}}, 1-5. — 2. Il prêche, lui, une sagesse, mais aux parfaits, {{rom|ii}}, 6, inconnue aux princes de ce monde, 7-9, révélée par l’Esprit-Saint, 10-12, et communiquée spirituellement à ceux qui sont spirituels, 13-16 ; elle n’a pas été transmise aux Corinthiens encore trop charnels, comme le prouvent leurs divisions, {{rom|iii}}, 1-4.
— 3. Ces divisions sont absurdes, car tous les prédicateurs de 'Évangile sont les ministres de Dieu, {{rom|iii}}, 5-8, qui seront récompensés suivant ce qu’ils auront bâti sur le fondement, qui est Jésus-Christ, ou punis, s’ils ont détruit le temple de Dieu, 9-17. — {{3o}} Conclusions pratiques de cet enseignement, {{rom|iii}}, 18-iv, 13. — 1. Que personne ne s’abuse soi - même, ne se glorifie dans les hommes, car tout est à eux, et ils sont au Christ, et le Christ à Dieu, {{rom|iii}}, 18-23. — 2. Qu’ils ne jugent personne avant le temps, car le Seigneur jugera quand il viendra, iv, 1-5 ; que personne ne s’enorgueillisse de ce qu’il a reçu, 7, 8 ; qu’ils voient ce qu’ils sont et ce que sont les Apôtres, 9-13, qu’ils écoutent celui qui les a engendrés en Jésus-Christ et suivent ses exemples, 14, 15 ; qu’ils accueillent Timothée, son envoyé, et à sa prochaine visite il verra s’il doit les traiter avec douceur ou sévérité, 16-21.
II. ''Les pécheurs publics'', {{rom|v}}, 1-13. — 1. L’Apôtre reproche aux Corinthiens de n’avoir pas chassé de la communauté l’incestueux qui a la femme de son père, {{rom|v}}, 1, 2 ; pour lui, au nom de Jésus-Christ il l’excommunie, 3-5 ; car on doit enlever le vieux levain, 6-8. — 2. Ils ne doivent pas vivre avec des frères qui seraient pécheurs publics, mais ils n’ont pas à juger ceux qui ne sont pas de la communauté, 9-13.
III. ''Les procès devant les tribunaux païens'', {{rom-maj|VI}}, 1-8. — Ils portent leurs procès devant les tribunaux païens, eux qui doivent juger le monde, et lorsque les moindres d’entre eux peuvent juger les choses de cette vie, {{rom|vi}}, 1-6 ; d’ailleurs il ne devrait pas y avoir de procès entre eux, 7-8.
IV. ''Les vicieux et les impudiques'', {{rom|vi}}, 9-20. — 1. Les vicieux n’hériteront pas du royaume de Dieu, {{rom|vi}}, 9-11. — 2. La fornication ne peut être assimilée aux autres appétits naturels, 12-14 ; elle est coupable, car elle abuse du corps, qui doit être ressuscité, qui est membre du Christ, temple du Saint-Esprit, racheté à grand prix,
15-20.
''{{sc|Seconde partie. — Réponses aux questions posées}}'', {{rom|vii}}, 1-xv, 58. — i. Le mariage et le célibat, {{rom|vii}}, 1-40.
— {{1o}} ''Du mariage'', {{rom|vii}}, 1-24. — 1. De l’usage du mariage, {{rom|vii}}, 1-9. — L’usage du mariage est permis pour éviter l’incontinence, {{rom|vii}}, 1-3 ; mais que chacun garde la continence, suivant qu’il lui a été donné, 4-9. — 2. Indissolubilité du mariage, {{rom|vii}}, 10, 11 ; entre le fidèle et l’infidèle il doit être maintenu, 12-14, à moins que la partie infidèle ne se retire, 15-16 ; chacun doit rester en l'état où il était quand il a été appelé à l'Évangile, 17-24. — {{2o}} Du célibat, {{rom|vii}}, 25-40. — 1. Des vierges, vil, 25-38. — La virginité est seulement conseillée, 25-28 ; il est plus facile de servir Dieu dans cet état que dans le mariage, 29-35 ; conseils aux parents à ce sujet, 36-38. — 2. Des veuves ; elles peuvent se remarier, mais le veuvage est préférable, 39, 40.
{{rom-maj|ii}}. ''Des idolothytes'', {{rom|viii}}, 1-xi, 1. — {{1o}} Solution théorique de la question. 1. Ceux qui possèdent la science
savent que les idoles ne sont rien ; il n’y a qu’un
seul Dieu et un seul Seigneur, vni, 1-7. — 2. Le frère
qui n’a pas cette connaissance souille sa conscience en
mangeant des viandes sacrifiées ; mais celui qui a cette
connaissance doit s’en abstenir aussi, si cela devient un
scandale pour les faibles, 8-12. — {{2o}} Preuve de celle
solution par la conduite personnelle de l’Apôtre, {{rom|viii}}, 13IX, 13. — Jamais il ne mangerait de viande s’il devait
scandaliser son frère, {{rom|viii}}, 13. Sa vie prouve que telle est
sa règle de conduite. — 1. Quoique apôtre, il n’a pas usé
des privilèges de l’apôtre, {{rom|ix}}, 1-18. — Il est apôtre, {{rom|ix}},
l'-3 ; comme tel, il avait droit à recevoir sa subsistance
des fidèles, droit établi par l’exemple des autres Apôtres,
4-6, par les usages de la vie ordinaire, 7, par la loi de
Moïse, 8-11, par la pratique des ministres de l’ancienne
loi, 12, 13, par l’ordre du Seigneur, 14. — 2. Il a volontairement renoncé à ce droit pour prêcher gratuitement
l'Évangile, 15-18, et, quoique libre, il s’est assujetti à
tous pour les gagner tous à l'Évangile, et y avoir part lui-même, 19-23. — 3. Il exhorte les fidèles- à agir comme
lui, {{rom|ix}}, 24-x, 13. — a) La vie chrétienne est une lutte,
et celui qui lutte s’abstient de tout, 24, 25, c’est ce qu’il
fait ; il assujettit son corps pour n'être pas réprouvé,
26, 27. — b) Cette conclusion est confirmée par l’histoire
des Israélites dans le désert, qui, comblés des bienfaits
de Dieu, périrent à cause de leur révolte, {{rom|x}}, 1-5 ; —
c) exemple donné aux chrétiens, afin qu’ils ne s’abandonnent pas comme eux aux convoitises, à l’idolâtrie, à
la fornication, à la tentation de Dieu, aux murmures, 6-11 ;
mais qu’ils prennent garde de tomber et aient confiance
en Dieu, 12, 13.
{{3o}} ''Solution pratique de la question des idolothytes'', x, 14-xi, 1. — 1. Il faut fuir l’idolâtrie, {{rom|x}}, 14. Or participer
aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion du Christ, {{rom|x}}, 15-21. — a) Les chrétiens par la
communion sont unis à Jésus-Christ, 15-17 ; — b) comme
l'étaient à Dieu les Israélites par leurs sacrifices, 18. —
c) Quoique les sacrifices aux idoles ne soient rien, ce
sont des sacrifices offerts aux démons, et le chrétien
ne peut avoir communion avec les démons, 19-21. —
2. Quant aux idolothytes présentés en dehors des sacrifices : a) principe : dans les choses permises il faut choisir
ce qui est utile au prochain, 22-24 ; — b) il n’est pas
nécessaire de s’enquérir de la provenance des viandes,
25-27 ; mais si l’on est averti qu’elles proviennent d’un
sacrifice, il faut s’en abstenir pour éviter le scandale,
28-30 ; en tout, il faut, à l’exemple de l’Apôtre, agir pour
la gloire de Dieu, 31-xi, 1.
ni. Sur la bienséance à garder dans les assemblées
liturgiques, {{rom|xi}}, 2-34. — {{1o}} Tenue extérieure des fidèles,
xi, 2-16. — 1. L’homme priera et prophétisera la tête
découverte, et la femme la tête voilée, {{rom|xi}}, 2-ô, à cause
de la dignité de l’homme, de sa prééminence sur la
femme et de la présence des anges, 7-10, — 2. quoique
l’homme et la femme soient égaux devant le Seigneur,
11-12 ; — 3. mais les convenances naturelles l’exigent,
13-15, — 4. et c’est l’usage dans l'Église, 16. — {{2o}} Les
agapes et l’Eucharistie, {{rom|xi}}, 17-34. — 1. L’Apôtre ne
peut louer ce qui se passe dans les assemblées chrétiennes. Par suite de leurs divisions, qui servent, il est
vrai, à faire connaître les vrais croyants, les chrétiens
ne mangent pas la cène du Seigneur en prenant séparément leurs repas, ce qui est méprisant pour l'Église
et humiliant pour les pauvres, {{rom|xi}}, 17-22 ; — 2. car la
cène du Seigneur, comme le prouvent les paroles de son
institution, c’est la réception du corps et du sang de
Jésus-Christ, en commémoraison de la mort du Seigneur, 23-26. — 3. Il faut donc s’y préparer pour ne pas<noinclude>
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— 3. Ces divisions sont absurdes, car tous les prédicateurs de 'Évangile sont les ministres de Dieu, {{rom|iii}}, 5-8, qui seront récompensés suivant ce qu’ils auront bâti sur le fondement, qui est Jésus-Christ, ou punis, s’ils ont détruit le temple de Dieu, 9-17. — {{3o}} Conclusions pratiques de cet enseignement, {{rom|iii}}, 18-iv, 13. — 1. Que personne ne s’abuse soi - même, ne se glorifie dans les hommes, car tout est à eux, et ils sont au Christ, et le Christ à Dieu, {{rom|iii}}, 18-23. — 2. Qu’ils ne jugent personne avant le temps, car le Seigneur jugera quand il viendra, iv, 1-5 ; que personne ne s’enorgueillisse de ce qu’il a reçu, 7, 8 ; qu’ils voient ce qu’ils sont et ce que sont les Apôtres, 9-13, qu’ils écoutent celui qui les a engendrés en Jésus-Christ et suivent ses exemples, 14, 15 ; qu’ils accueillent Timothée, son envoyé, et à sa prochaine visite il verra s’il doit les traiter avec douceur ou sévérité, 16-21.
II. ''Les pécheurs publics'', {{rom|v}}, 1-13. — 1. L’Apôtre reproche aux Corinthiens de n’avoir pas chassé de la communauté l’incestueux qui a la femme de son père, {{rom|v}}, 1, 2 ; pour lui, au nom de Jésus-Christ il l’excommunie, 3-5 ; car on doit enlever le vieux levain, 6-8. — 2. Ils ne doivent pas vivre avec des frères qui seraient pécheurs publics, mais ils n’ont pas à juger ceux qui ne sont pas de la communauté, 9-13.
III. ''Les procès devant les tribunaux païens'', {{rom-maj|VI}}, 1-8. — Ils portent leurs procès devant les tribunaux païens, eux qui doivent juger le monde, et lorsque les moindres d’entre eux peuvent juger les choses de cette vie, {{rom|vi}}, 1-6 ; d’ailleurs il ne devrait pas y avoir de procès entre eux, 7-8.
IV. ''Les vicieux et les impudiques'', {{rom|vi}}, 9-20. — 1. Les vicieux n’hériteront pas du royaume de Dieu, {{rom|vi}}, 9-11. — 2. La fornication ne peut être assimilée aux autres appétits naturels, 12-14 ; elle est coupable, car elle abuse du corps, qui doit être ressuscité, qui est membre du Christ, temple du Saint-Esprit, racheté à grand prix,
15-20.
''{{sc|Seconde partie. — Réponses aux questions posées}}'', {{rom|vii}}, 1-xv, 58. — i. Le mariage et le célibat, {{rom|vii}}, 1-40.
— {{1o}} ''Du mariage'', {{rom|vii}}, 1-24. — 1. De l’usage du mariage, {{rom|vii}}, 1-9. — L’usage du mariage est permis pour éviter l’incontinence, {{rom|vii}}, 1-3 ; mais que chacun garde la continence, suivant qu’il lui a été donné, 4-9. — 2. Indissolubilité du mariage, {{rom|vii}}, 10, 11 ; entre le fidèle et l’infidèle il doit être maintenu, 12-14, à moins que la partie infidèle ne se retire, 15-16 ; chacun doit rester en l'état où il était quand il a été appelé à l'Évangile, 17-24. — {{2o}} Du célibat, {{rom|vii}}, 25-40. — 1. Des vierges, vil, 25-38. — La virginité est seulement conseillée, 25-28 ; il est plus facile de servir Dieu dans cet état que dans le mariage, 29-35 ; conseils aux parents à ce sujet, 36-38. — 2. Des veuves ; elles peuvent se remarier, mais le veuvage est préférable, 39, 40.
{{rom-maj|ii}}. ''Des idolothytes'', {{rom|viii}}, 1-xi, 1. — {{1o}} Solution théorique de la question. 1. Ceux qui possèdent la science
savent que les idoles ne sont rien ; il n’y a qu’un
seul Dieu et un seul Seigneur, vni, 1-7. — 2. Le frère
qui n’a pas cette connaissance souille sa conscience en
mangeant des viandes sacrifiées ; mais celui qui a cette
connaissance doit s’en abstenir aussi, si cela devient un
scandale pour les faibles, 8-12. — {{2o}} Preuve de celle
solution par la conduite personnelle de l’Apôtre, {{rom|viii}}, 13IX, 13. — Jamais il ne mangerait de viande s’il devait
scandaliser son frère, {{rom|viii}}, 13. Sa vie prouve que telle est
sa règle de conduite. — 1. Quoique apôtre, il n’a pas usé
des privilèges de l’apôtre, {{rom|ix}}, 1-18. — Il est apôtre, {{rom|ix}},
l'-3 ; comme tel, il avait droit à recevoir sa subsistance
des fidèles, droit établi par l’exemple des autres Apôtres,
4-6, par les usages de la vie ordinaire, 7, par la loi de
Moïse, 8-11, par la pratique des ministres de l’ancienne
loi, 12, 13, par l’ordre du Seigneur, 14. — 2. Il a volontairement renoncé à ce droit pour prêcher gratuitement
l'Évangile, 15-18, et, quoique libre, il s’est assujetti à
tous pour les gagner tous à l'Évangile, et y avoir part lui-même, 19-23. — 3. Il exhorte les fidèles- à agir comme
lui, {{rom|ix}}, 24-x, 13. — a) La vie chrétienne est une lutte,
et celui qui lutte s’abstient de tout, 24, 25, c’est ce qu’il
fait ; il assujettit son corps pour n'être pas réprouvé,
26, 27. — b) Cette conclusion est confirmée par l’histoire
des Israélites dans le désert, qui, comblés des bienfaits
de Dieu, périrent à cause de leur révolte, {{rom|x}}, 1-5 ; —
c) exemple donné aux chrétiens, afin qu’ils ne s’abandonnent pas comme eux aux convoitises, à l’idolâtrie, à
la fornication, à la tentation de Dieu, aux murmures, 6-11 ;
mais qu’ils prennent garde de tomber et aient confiance
en Dieu, 12, 13.
{{3o}} ''Solution pratique de la question des idolothytes'', x, 14-xi, 1. — 1. Il faut fuir l’idolâtrie, {{rom|x}}, 14. Or participer
aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion du Christ, {{rom|x}}, 15-21. — a) Les chrétiens par la
communion sont unis à Jésus-Christ, 15-17 ; — b) comme
l'étaient à Dieu les Israélites par leurs sacrifices, 18. —
c) Quoique les sacrifices aux idoles ne soient rien, ce
sont des sacrifices offerts aux démons, et le chrétien
ne peut avoir communion avec les démons, 19-21. —
2. Quant aux idolothytes présentés en dehors des sacrifices : a) principe : dans les choses permises il faut choisir
ce qui est utile au prochain, 22-24 ; — b) il n’est pas
nécessaire de s’enquérir de la provenance des viandes,
25-27 ; mais si l’on est averti qu’elles proviennent d’un
sacrifice, il faut s’en abstenir pour éviter le scandale,
28-30 ; en tout, il faut, à l’exemple de l’Apôtre, agir pour
la gloire de Dieu, 31-xi, 1.
ni. Sur la bienséance à garder dans les assemblées
liturgiques, {{rom|xi}}, 2-34. — {{1o}} Tenue extérieure des fidèles,
xi, 2-16. — 1. L’homme priera et prophétisera la tête
découverte, et la femme la tête voilée, {{rom|xi}}, 2-ô, à cause
de la dignité de l’homme, de sa prééminence sur la
femme et de la présence des anges, 7-10, — 2. quoique
l’homme et la femme soient égaux devant le Seigneur,
11-12 ; — 3. mais les convenances naturelles l’exigent,
13-15, — 4. et c’est l’usage dans l'Église, 16. — {{2o}} Les
agapes et l’Eucharistie, {{rom|xi}}, 17-34. — 1. L’Apôtre ne
peut louer ce qui se passe dans les assemblées chrétiennes. Par suite de leurs divisions, qui servent, il est
vrai, à faire connaître les vrais croyants, les chrétiens
ne mangent pas la cène du Seigneur en prenant séparément leurs repas, ce qui est méprisant pour l'Église
et humiliant pour les pauvres, {{rom|xi}}, 17-22 ; — 2. car la
cène du Seigneur, comme le prouvent les paroles de son
institution, c’est la réception du corps et du sang de
Jésus-Christ, en commémoraison de la mort du Seigneur, 23-26. — 3. Il faut donc s’y préparer pour ne pas<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|991|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|91}}</noinclude>divisions dans l'Église de Corinthe, 11, 12. — {{1o}} Raisons pour lesquelles ces divisions doivent être évitées, {{rom|i}}, 13-{{rom|iii}}, 17. — 1. Jésus-Christ seul est leur rédempteur, par conséquent le prédicateur de l'Évangile et celui qui baptise importent peu, {{rom|i}}, 13-16. — 2{{e}} La simplicité de son enseignement ne doit pas éloigner de lui les Corinthiens. — 1. La parole de la Croix n’est pas prêchée avec la sagesse du discours, de peur qu’elle ne soit rendue vaine, {{rom|i}}, 17, 18 ; l'Écriture avait prédit le rejet de la sagesse humaine, 19, et Dieu n’a pas choisi des savants comme prédicateurs, pour qu’apparût davantage la puissance divine de l'Évangile, 20-25 ; ce ne sont pas les sages et les puissants qui ont été appelés tout d’abord, afin que personne ne puisse se glorifier en soi devant Dieu, 26-31. Aussi la parole et la prédication de l' Apôtre n’a pas consisté dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d’esprit et de puissance, {{rom|ii}}, 1-5. — 2. Il prêche, lui, une sagesse, mais aux parfaits, {{rom|ii}}, 6, inconnue aux princes de ce monde, 7-9, révélée par l’Esprit-Saint, 10-12, et communiquée spirituellement à ceux qui sont spirituels, 13-16 ; elle n’a pas été transmise aux Corinthiens encore trop charnels, comme le prouvent leurs divisions, {{rom|iii}}, 1-4.
— 3. Ces divisions sont absurdes, car tous les prédicateurs de 'Évangile sont les ministres de Dieu, {{rom|iii}}, 5-8, qui seront récompensés suivant ce qu’ils auront bâti sur le fondement, qui est Jésus-Christ, ou punis, s’ils ont détruit le temple de Dieu, 9-17. — {{3o}} Conclusions pratiques de cet enseignement, {{rom|iii}}, 18-iv, 13. — 1. Que personne ne s’abuse soi - même, ne se glorifie dans les hommes, car tout est à eux, et ils sont au Christ, et le Christ à Dieu, {{rom|iii}}, 18-23. — 2. Qu’ils ne jugent personne avant le temps, car le Seigneur jugera quand il viendra, iv, 1-5 ; que personne ne s’enorgueillisse de ce qu’il a reçu, 7, 8 ; qu’ils voient ce qu’ils sont et ce que sont les Apôtres, 9-13, qu’ils écoutent celui qui les a engendrés en Jésus-Christ et suivent ses exemples, 14, 15 ; qu’ils accueillent Timothée, son envoyé, et à sa prochaine visite il verra s’il doit les traiter avec douceur ou sévérité, 16-21.
II. ''Les pécheurs publics'', {{rom|v}}, 1-13. — 1. L’Apôtre reproche aux Corinthiens de n’avoir pas chassé de la communauté l’incestueux qui a la femme de son père, {{rom|v}}, 1, 2 ; pour lui, au nom de Jésus-Christ il l’excommunie, 3-5 ; car on doit enlever le vieux levain, 6-8. — 2. Ils ne doivent pas vivre avec des frères qui seraient pécheurs publics, mais ils n’ont pas à juger ceux qui ne sont pas de la communauté, 9-13.
III. ''Les procès devant les tribunaux païens'', {{rom-maj|VI}}, 1-8. — Ils portent leurs procès devant les tribunaux païens, eux qui doivent juger le monde, et lorsque les moindres d’entre eux peuvent juger les choses de cette vie, {{rom|vi}}, 1-6 ; d’ailleurs il ne devrait pas y avoir de procès entre eux, 7-8.
IV. ''Les vicieux et les impudiques'', {{rom|vi}}, 9-20. — 1. Les vicieux n’hériteront pas du royaume de Dieu, {{rom|vi}}, 9-11. — 2. La fornication ne peut être assimilée aux autres appétits naturels, 12-14 ; elle est coupable, car elle abuse du corps, qui doit être ressuscité, qui est membre du Christ, temple du Saint-Esprit, racheté à grand prix,
15-20.
''{{sc|Seconde partie. — Réponses aux questions posées}}'', {{rom|vii}}, 1-xv, 58. — i. Le mariage et le célibat, {{rom|vii}}, 1-40.
— {{1o}} ''Du mariage'', {{rom|vii}}, 1-24. — 1. De l’usage du mariage, {{rom|vii}}, 1-9. — L’usage du mariage est permis pour éviter l’incontinence, {{rom|vii}}, 1-3 ; mais que chacun garde la continence, suivant qu’il lui a été donné, 4-9. — 2. Indissolubilité du mariage, {{rom|vii}}, 10, 11 ; entre le fidèle et l’infidèle il doit être maintenu, 12-14, à moins que la partie infidèle ne se retire, 15-16 ; chacun doit rester en l'état où il était quand il a été appelé à l'Évangile, 17-24. — {{2o}} Du célibat, {{rom|vii}}, 25-40. — 1. Des vierges, vil, 25-38. — La virginité est seulement conseillée, 25-28 ; il est plus facile de servir Dieu dans cet état que dans le mariage, 29-35 ; conseils aux parents à ce sujet, 36-38. — 2. Des veuves ; elles peuvent se remarier, mais le veuvage est préférable, 39, 40.
{{rom-maj|ii}}. ''Des idolothytes'', {{rom|viii}}, 1-xi, 1. — {{1o}} Solution théorique de la question. 1. Ceux qui possèdent la science
savent que les idoles ne sont rien ; il n’y a qu’un
seul Dieu et un seul Seigneur, vni, 1-7. — 2. Le frère
qui n’a pas cette connaissance souille sa conscience en
mangeant des viandes sacrifiées ; mais celui qui a cette
connaissance doit s’en abstenir aussi, si cela devient un
scandale pour les faibles, 8-12. — {{2o}} Preuve de celle
solution par la conduite personnelle de l’Apôtre, {{rom|viii}}, 13IX, 13. — Jamais il ne mangerait de viande s’il devait
scandaliser son frère, {{rom|viii}}, 13. Sa vie prouve que telle est
sa règle de conduite. — 1. Quoique apôtre, il n’a pas usé
des privilèges de l’apôtre, {{rom|ix}}, 1-18. — Il est apôtre, {{rom|ix}},
l'-3 ; comme tel, il avait droit à recevoir sa subsistance
des fidèles, droit établi par l’exemple des autres Apôtres,
4-6, par les usages de la vie ordinaire, 7, par la loi de
Moïse, 8-11, par la pratique des ministres de l’ancienne
loi, 12, 13, par l’ordre du Seigneur, 14. — 2. Il a volontairement renoncé à ce droit pour prêcher gratuitement
l'Évangile, 15-18, et, quoique libre, il s’est assujetti à
tous pour les gagner tous à l'Évangile, et y avoir part lui-même, 19-23. — 3. Il exhorte les fidèles- à agir comme
lui, {{rom|ix}}, 24-x, 13. — a) La vie chrétienne est une lutte,
et celui qui lutte s’abstient de tout, 24, 25, c’est ce qu’il
fait ; il assujettit son corps pour n'être pas réprouvé,
26, 27. — b) Cette conclusion est confirmée par l’histoire
des Israélites dans le désert, qui, comblés des bienfaits
de Dieu, périrent à cause de leur révolte, {{rom|x}}, 1-5 ; —
c) exemple donné aux chrétiens, afin qu’ils ne s’abandonnent pas comme eux aux convoitises, à l’idolâtrie, à
la fornication, à la tentation de Dieu, aux murmures, 6-11 ;
mais qu’ils prennent garde de tomber et aient confiance
en Dieu, 12, 13.
{{3o}} ''Solution pratique de la question des idolothytes'', x, 14-xi, 1. — 1. Il faut fuir l’idolâtrie, {{rom|x}}, 14. Or participer
aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion du Christ, {{rom|x}}, 15-21. — a) Les chrétiens par la
communion sont unis à Jésus-Christ, 15-17 ; — b) comme
l'étaient à Dieu les Israélites par leurs sacrifices, 18. —
c) Quoique les sacrifices aux idoles ne soient rien, ce
sont des sacrifices offerts aux démons, et le chrétien
ne peut avoir communion avec les démons, 19-21. —
2. Quant aux idolothytes présentés en dehors des sacrifices : a) principe : dans les choses permises il faut choisir
ce qui est utile au prochain, 22-24 ; — b) il n’est pas
nécessaire de s’enquérir de la provenance des viandes,
25-27 ; mais si l’on est averti qu’elles proviennent d’un
sacrifice, il faut s’en abstenir pour éviter le scandale,
28-30 ; en tout, il faut, à l’exemple de l’Apôtre, agir pour
la gloire de Dieu, 31-xi, 1.
{{rom-maj|iii}}. ''Sur la bienséance à garder dans les assemblées liturgiques'', {{rom|xi}}, 2-34. — {{1o}} Tenue extérieure des fidèles,
xi, 2-16. — 1. L’homme priera et prophétisera la tête
découverte, et la femme la tête voilée, {{rom|xi}}, 2-ô, à cause
de la dignité de l’homme, de sa prééminence sur la
femme et de la présence des anges, 7-10, — 2. quoique
l’homme et la femme soient égaux devant le Seigneur,
11-12 ; — 3. mais les convenances naturelles l’exigent,
13-15, — 4. et c’est l’usage dans l'Église, 16. — {{2o}} Les
agapes et l’Eucharistie, {{rom|xi}}, 17-34. — 1. L’Apôtre ne
peut louer ce qui se passe dans les assemblées chrétiennes. Par suite de leurs divisions, qui servent, il est
vrai, à faire connaître les vrais croyants, les chrétiens
ne mangent pas la cène du Seigneur en prenant séparément leurs repas, ce qui est méprisant pour l'Église
et humiliant pour les pauvres, {{rom|xi}}, 17-22 ; — 2. car la
cène du Seigneur, comme le prouvent les paroles de son
institution, c’est la réception du corps et du sang de
Jésus-Christ, en commémoraison de la mort du Seigneur, 23-26. — 3. Il faut donc s’y préparer pour ne pas<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|991|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|91}}</noinclude>divisions dans l'Église de Corinthe, 11, 12. — {{1o}} Raisons pour lesquelles ces divisions doivent être évitées, {{rom|i}}, 13-{{rom|iii}}, 17. — 1. Jésus-Christ seul est leur rédempteur, par conséquent le prédicateur de l'Évangile et celui qui baptise importent peu, {{rom|i}}, 13-16. — 2{{e}} La simplicité de son enseignement ne doit pas éloigner de lui les Corinthiens. — 1. La parole de la Croix n’est pas prêchée avec la sagesse du discours, de peur qu’elle ne soit rendue vaine, {{rom|i}}, 17, 18 ; l'Écriture avait prédit le rejet de la sagesse humaine, 19, et Dieu n’a pas choisi des savants comme prédicateurs, pour qu’apparût davantage la puissance divine de l'Évangile, 20-25 ; ce ne sont pas les sages et les puissants qui ont été appelés tout d’abord, afin que personne ne puisse se glorifier en soi devant Dieu, 26-31. Aussi la parole et la prédication de l' Apôtre n’a pas consisté dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d’esprit et de puissance, {{rom|ii}}, 1-5. — 2. Il prêche, lui, une sagesse, mais aux parfaits, {{rom|ii}}, 6, inconnue aux princes de ce monde, 7-9, révélée par l’Esprit-Saint, 10-12, et communiquée spirituellement à ceux qui sont spirituels, 13-16 ; elle n’a pas été transmise aux Corinthiens encore trop charnels, comme le prouvent leurs divisions, {{rom|iii}}, 1-4.
— 3. Ces divisions sont absurdes, car tous les prédicateurs de 'Évangile sont les ministres de Dieu, {{rom|iii}}, 5-8, qui seront récompensés suivant ce qu’ils auront bâti sur le fondement, qui est Jésus-Christ, ou punis, s’ils ont détruit le temple de Dieu, 9-17. — {{3o}} Conclusions pratiques de cet enseignement, {{rom|iii}}, 18-iv, 13. — 1. Que personne ne s’abuse soi - même, ne se glorifie dans les hommes, car tout est à eux, et ils sont au Christ, et le Christ à Dieu, {{rom|iii}}, 18-23. — 2. Qu’ils ne jugent personne avant le temps, car le Seigneur jugera quand il viendra, iv, 1-5 ; que personne ne s’enorgueillisse de ce qu’il a reçu, 7, 8 ; qu’ils voient ce qu’ils sont et ce que sont les Apôtres, 9-13, qu’ils écoutent celui qui les a engendrés en Jésus-Christ et suivent ses exemples, 14, 15 ; qu’ils accueillent Timothée, son envoyé, et à sa prochaine visite il verra s’il doit les traiter avec douceur ou sévérité, 16-21.
II. ''Les pécheurs publics'', {{rom|v}}, 1-13. — 1. L’Apôtre reproche aux Corinthiens de n’avoir pas chassé de la communauté l’incestueux qui a la femme de son père, {{rom|v}}, 1, 2 ; pour lui, au nom de Jésus-Christ il l’excommunie, 3-5 ; car on doit enlever le vieux levain, 6-8. — 2. Ils ne doivent pas vivre avec des frères qui seraient pécheurs publics, mais ils n’ont pas à juger ceux qui ne sont pas de la communauté, 9-13.
III. ''Les procès devant les tribunaux païens'', {{rom-maj|VI}}, 1-8. — Ils portent leurs procès devant les tribunaux païens, eux qui doivent juger le monde, et lorsque les moindres d’entre eux peuvent juger les choses de cette vie, {{rom|vi}}, 1-6 ; d’ailleurs il ne devrait pas y avoir de procès entre eux, 7-8.
IV. ''Les vicieux et les impudiques'', {{rom|vi}}, 9-20. — 1. Les vicieux n’hériteront pas du royaume de Dieu, {{rom|vi}}, 9-11. — 2. La fornication ne peut être assimilée aux autres appétits naturels, 12-14 ; elle est coupable, car elle abuse du corps, qui doit être ressuscité, qui est membre du Christ, temple du Saint-Esprit, racheté à grand prix,
15-20.
''{{sc|Seconde partie. — Réponses aux questions posées}}'', {{rom|vii}}, 1-xv, 58. — i. Le mariage et le célibat, {{rom|vii}}, 1-40.
— {{1o}} ''Du mariage'', {{rom|vii}}, 1-24. — 1. De l’usage du mariage, {{rom|vii}}, 1-9. — L’usage du mariage est permis pour éviter l’incontinence, {{rom|vii}}, 1-3 ; mais que chacun garde la continence, suivant qu’il lui a été donné, 4-9. — 2. Indissolubilité du mariage, {{rom|vii}}, 10, 11 ; entre le fidèle et l’infidèle il doit être maintenu, 12-14, à moins que la partie infidèle ne se retire, 15-16 ; chacun doit rester en l'état où il était quand il a été appelé à l'Évangile, 17-24. — {{2o}} Du célibat, {{rom|vii}}, 25-40. — 1. Des vierges, vil, 25-38. — La virginité est seulement conseillée, 25-28 ; il est plus facile de servir Dieu dans cet état que dans le mariage, 29-35 ; conseils aux parents à ce sujet, 36-38. — 2. Des veuves ; elles peuvent se remarier, mais le veuvage est préférable, 39, 40.
{{rom-maj|ii}}. ''Des idolothytes'', {{rom|viii}}, 1-xi, 1. — {{1o}} Solution théorique de la question. 1. Ceux qui possèdent la science
savent que les idoles ne sont rien ; il n’y a qu’un
seul Dieu et un seul Seigneur, vni, 1-7. — 2. Le frère
qui n’a pas cette connaissance souille sa conscience en
mangeant des viandes sacrifiées ; mais celui qui a cette
connaissance doit s’en abstenir aussi, si cela devient un
scandale pour les faibles, 8-12. — {{2o}} Preuve de celle
solution par la conduite personnelle de l’Apôtre, {{rom|viii}}, 13IX, 13. — Jamais il ne mangerait de viande s’il devait
scandaliser son frère, {{rom|viii}}, 13. Sa vie prouve que telle est
sa règle de conduite. — 1. Quoique apôtre, il n’a pas usé
des privilèges de l’apôtre, {{rom|ix}}, 1-18. — Il est apôtre, {{rom|ix}},
l'-3 ; comme tel, il avait droit à recevoir sa subsistance
des fidèles, droit établi par l’exemple des autres Apôtres,
4-6, par les usages de la vie ordinaire, 7, par la loi de
Moïse, 8-11, par la pratique des ministres de l’ancienne
loi, 12, 13, par l’ordre du Seigneur, 14. — 2. Il a volontairement renoncé à ce droit pour prêcher gratuitement
l'Évangile, 15-18, et, quoique libre, il s’est assujetti à
tous pour les gagner tous à l'Évangile, et y avoir part lui-même, 19-23. — 3. Il exhorte les fidèles- à agir comme
lui, {{rom|ix}}, 24-x, 13. — a) La vie chrétienne est une lutte,
et celui qui lutte s’abstient de tout, 24, 25, c’est ce qu’il
fait ; il assujettit son corps pour n'être pas réprouvé,
26, 27. — b) Cette conclusion est confirmée par l’histoire
des Israélites dans le désert, qui, comblés des bienfaits
de Dieu, périrent à cause de leur révolte, {{rom|x}}, 1-5 ; —
c) exemple donné aux chrétiens, afin qu’ils ne s’abandonnent pas comme eux aux convoitises, à l’idolâtrie, à
la fornication, à la tentation de Dieu, aux murmures, 6-11 ;
mais qu’ils prennent garde de tomber et aient confiance
en Dieu, 12, 13.
{{3o}} ''Solution pratique de la question des idolothytes'', x, 14-xi, 1. — 1. Il faut fuir l’idolâtrie, {{rom|x}}, 14. Or participer
aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion du Christ, {{rom|x}}, 15-21. — a) Les chrétiens par la
communion sont unis à Jésus-Christ, 15-17 ; — b) comme
l'étaient à Dieu les Israélites par leurs sacrifices, 18. —
c) Quoique les sacrifices aux idoles ne soient rien, ce
sont des sacrifices offerts aux démons, et le chrétien
ne peut avoir communion avec les démons, 19-21. —
2. Quant aux idolothytes présentés en dehors des sacrifices : a) principe : dans les choses permises il faut choisir
ce qui est utile au prochain, 22-24 ; — b) il n’est pas
nécessaire de s’enquérir de la provenance des viandes,
25-27 ; mais si l’on est averti qu’elles proviennent d’un
sacrifice, il faut s’en abstenir pour éviter le scandale,
28-30 ; en tout, il faut, à l’exemple de l’Apôtre, agir pour
la gloire de Dieu, 31-xi, 1.
{{rom-maj|iii}}. ''Sur la bienséance à garder dans les assemblées liturgiques'', {{rom|xi}}, 2-34. — {{1o}} ''Tenue extérieure des fidèles'',
xi, 2-16. — 1. L’homme priera et prophétisera la tête découverte, et la femme la tête voilée, {{rom|xi}}, 2-ô, à cause de la dignité de l’homme, de sa prééminence sur la femme et de la présence des anges, 7-10, — 2. quoique l’homme et la femme soient égaux devant le Seigneur, 11-12 ; — 3. mais les convenances naturelles l’exigent, 13-15, — 4. et c’est l’usage dans l'Église, 16. — {{2o}} ''Les agapes et l’Eucharistie'', {{rom|xi}}, 17-34. — 1. L’Apôtre ne
peut louer ce qui se passe dans les assemblées chrétiennes. Par suite de leurs divisions, qui servent, il est vrai, à faire connaître les vrais croyants, les chrétiens ne mangent pas la cène du Seigneur en prenant séparément leurs repas, ce qui est méprisant pour l'Église
et humiliant pour les pauvres, {{rom|xi}}, 17-22 ; — 2. car la
cène du Seigneur, comme le prouvent les paroles de son
institution, c’est la réception du corps et du sang de
Jésus-Christ, en commémoraison de la mort du Seigneur, 23-26. — 3. Il faut donc s’y préparer pour ne pas<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|991|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|992}}</noinclude>divisions dans l'Église de Corinthe, 11, 12. — {{1o}} Raisons pour lesquelles ces divisions doivent être évitées, {{rom|i}}, 13-{{rom|iii}}, 17. — 1. Jésus-Christ seul est leur rédempteur, par conséquent le prédicateur de l'Évangile et celui qui baptise importent peu, {{rom|i}}, 13-16. — 2{{e}} La simplicité de son enseignement ne doit pas éloigner de lui les Corinthiens. — 1. La parole de la Croix n’est pas prêchée avec la sagesse du discours, de peur qu’elle ne soit rendue vaine, {{rom|i}}, 17, 18 ; l'Écriture avait prédit le rejet de la sagesse humaine, 19, et Dieu n’a pas choisi des savants comme prédicateurs, pour qu’apparût davantage la puissance divine de l'Évangile, 20-25 ; ce ne sont pas les sages et les puissants qui ont été appelés tout d’abord, afin que personne ne puisse se glorifier en soi devant Dieu, 26-31. Aussi la parole et la prédication de l' Apôtre n’a pas consisté dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d’esprit et de puissance, {{rom|ii}}, 1-5. — 2. Il prêche, lui, une sagesse, mais aux parfaits, {{rom|ii}}, 6, inconnue aux princes de ce monde, 7-9, révélée par l’Esprit-Saint, 10-12, et communiquée spirituellement à ceux qui sont spirituels, 13-16 ; elle n’a pas été transmise aux Corinthiens encore trop charnels, comme le prouvent leurs divisions, {{rom|iii}}, 1-4.
— 3. Ces divisions sont absurdes, car tous les prédicateurs de 'Évangile sont les ministres de Dieu, {{rom|iii}}, 5-8, qui seront récompensés suivant ce qu’ils auront bâti sur le fondement, qui est Jésus-Christ, ou punis, s’ils ont détruit le temple de Dieu, 9-17. — {{3o}} Conclusions pratiques de cet enseignement, {{rom|iii}}, 18-iv, 13. — 1. Que personne ne s’abuse soi - même, ne se glorifie dans les hommes, car tout est à eux, et ils sont au Christ, et le Christ à Dieu, {{rom|iii}}, 18-23. — 2. Qu’ils ne jugent personne avant le temps, car le Seigneur jugera quand il viendra, iv, 1-5 ; que personne ne s’enorgueillisse de ce qu’il a reçu, 7, 8 ; qu’ils voient ce qu’ils sont et ce que sont les Apôtres, 9-13, qu’ils écoutent celui qui les a engendrés en Jésus-Christ et suivent ses exemples, 14, 15 ; qu’ils accueillent Timothée, son envoyé, et à sa prochaine visite il verra s’il doit les traiter avec douceur ou sévérité, 16-21.
II. ''Les pécheurs publics'', {{rom|v}}, 1-13. — 1. L’Apôtre reproche aux Corinthiens de n’avoir pas chassé de la communauté l’incestueux qui a la femme de son père, {{rom|v}}, 1, 2 ; pour lui, au nom de Jésus-Christ il l’excommunie, 3-5 ; car on doit enlever le vieux levain, 6-8. — 2. Ils ne doivent pas vivre avec des frères qui seraient pécheurs publics, mais ils n’ont pas à juger ceux qui ne sont pas de la communauté, 9-13.
III. ''Les procès devant les tribunaux païens'', {{rom-maj|VI}}, 1-8. — Ils portent leurs procès devant les tribunaux païens, eux qui doivent juger le monde, et lorsque les moindres d’entre eux peuvent juger les choses de cette vie, {{rom|vi}}, 1-6 ; d’ailleurs il ne devrait pas y avoir de procès entre eux, 7-8.
IV. ''Les vicieux et les impudiques'', {{rom|vi}}, 9-20. — 1. Les vicieux n’hériteront pas du royaume de Dieu, {{rom|vi}}, 9-11. — 2. La fornication ne peut être assimilée aux autres appétits naturels, 12-14 ; elle est coupable, car elle abuse du corps, qui doit être ressuscité, qui est membre du Christ, temple du Saint-Esprit, racheté à grand prix,
15-20.
''{{sc|Seconde partie. — Réponses aux questions posées}}'', {{rom|vii}}, 1-xv, 58. — i. Le mariage et le célibat, {{rom|vii}}, 1-40.
— {{1o}} ''Du mariage'', {{rom|vii}}, 1-24. — 1. De l’usage du mariage, {{rom|vii}}, 1-9. — L’usage du mariage est permis pour éviter l’incontinence, {{rom|vii}}, 1-3 ; mais que chacun garde la continence, suivant qu’il lui a été donné, 4-9. — 2. Indissolubilité du mariage, {{rom|vii}}, 10, 11 ; entre le fidèle et l’infidèle il doit être maintenu, 12-14, à moins que la partie infidèle ne se retire, 15-16 ; chacun doit rester en l'état où il était quand il a été appelé à l'Évangile, 17-24. — {{2o}} Du célibat, {{rom|vii}}, 25-40. — 1. Des vierges, vil, 25-38. — La virginité est seulement conseillée, 25-28 ; il est plus facile de servir Dieu dans cet état que dans le mariage, 29-35 ; conseils aux parents à ce sujet, 36-38. — 2. Des veuves ; elles peuvent se remarier, mais le veuvage est préférable, 39, 40.
{{rom-maj|ii}}. ''Des idolothytes'', {{rom|viii}}, 1-xi, 1. — {{1o}} Solution théorique de la question. 1. Ceux qui possèdent la science
savent que les idoles ne sont rien ; il n’y a qu’un
seul Dieu et un seul Seigneur, vni, 1-7. — 2. Le frère
qui n’a pas cette connaissance souille sa conscience en
mangeant des viandes sacrifiées ; mais celui qui a cette
connaissance doit s’en abstenir aussi, si cela devient un
scandale pour les faibles, 8-12. — {{2o}} Preuve de celle
solution par la conduite personnelle de l’Apôtre, {{rom|viii}}, 13IX, 13. — Jamais il ne mangerait de viande s’il devait
scandaliser son frère, {{rom|viii}}, 13. Sa vie prouve que telle est
sa règle de conduite. — 1. Quoique apôtre, il n’a pas usé
des privilèges de l’apôtre, {{rom|ix}}, 1-18. — Il est apôtre, {{rom|ix}},
l'-3 ; comme tel, il avait droit à recevoir sa subsistance
des fidèles, droit établi par l’exemple des autres Apôtres,
4-6, par les usages de la vie ordinaire, 7, par la loi de
Moïse, 8-11, par la pratique des ministres de l’ancienne
loi, 12, 13, par l’ordre du Seigneur, 14. — 2. Il a volontairement renoncé à ce droit pour prêcher gratuitement
l'Évangile, 15-18, et, quoique libre, il s’est assujetti à
tous pour les gagner tous à l'Évangile, et y avoir part lui-même, 19-23. — 3. Il exhorte les fidèles- à agir comme
lui, {{rom|ix}}, 24-x, 13. — a) La vie chrétienne est une lutte,
et celui qui lutte s’abstient de tout, 24, 25, c’est ce qu’il
fait ; il assujettit son corps pour n'être pas réprouvé,
26, 27. — b) Cette conclusion est confirmée par l’histoire
des Israélites dans le désert, qui, comblés des bienfaits
de Dieu, périrent à cause de leur révolte, {{rom|x}}, 1-5 ; —
c) exemple donné aux chrétiens, afin qu’ils ne s’abandonnent pas comme eux aux convoitises, à l’idolâtrie, à
la fornication, à la tentation de Dieu, aux murmures, 6-11 ;
mais qu’ils prennent garde de tomber et aient confiance
en Dieu, 12, 13.
{{3o}} ''Solution pratique de la question des idolothytes'', x, 14-xi, 1. — 1. Il faut fuir l’idolâtrie, {{rom|x}}, 14. Or participer
aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion du Christ, {{rom|x}}, 15-21. — a) Les chrétiens par la
communion sont unis à Jésus-Christ, 15-17 ; — b) comme
l'étaient à Dieu les Israélites par leurs sacrifices, 18. —
c) Quoique les sacrifices aux idoles ne soient rien, ce
sont des sacrifices offerts aux démons, et le chrétien
ne peut avoir communion avec les démons, 19-21. —
2. Quant aux idolothytes présentés en dehors des sacrifices : a) principe : dans les choses permises il faut choisir
ce qui est utile au prochain, 22-24 ; — b) il n’est pas
nécessaire de s’enquérir de la provenance des viandes,
25-27 ; mais si l’on est averti qu’elles proviennent d’un
sacrifice, il faut s’en abstenir pour éviter le scandale,
28-30 ; en tout, il faut, à l’exemple de l’Apôtre, agir pour
la gloire de Dieu, 31-xi, 1.
{{rom-maj|iii}}. ''Sur la bienséance à garder dans les assemblées liturgiques'', {{rom|xi}}, 2-34. — {{1o}} ''Tenue extérieure des fidèles'',
xi, 2-16. — 1. L’homme priera et prophétisera la tête découverte, et la femme la tête voilée, {{rom|xi}}, 2-ô, à cause de la dignité de l’homme, de sa prééminence sur la femme et de la présence des anges, 7-10, — 2. quoique l’homme et la femme soient égaux devant le Seigneur, 11-12 ; — 3. mais les convenances naturelles l’exigent, 13-15, — 4. et c’est l’usage dans l'Église, 16. — {{2o}} ''Les agapes et l’Eucharistie'', {{rom|xi}}, 17-34. — 1. L’Apôtre ne
peut louer ce qui se passe dans les assemblées chrétiennes. Par suite de leurs divisions, qui servent, il est vrai, à faire connaître les vrais croyants, les chrétiens ne mangent pas la cène du Seigneur en prenant séparément leurs repas, ce qui est méprisant pour l'Église
et humiliant pour les pauvres, {{rom|xi}}, 17-22 ; — 2. car la
cène du Seigneur, comme le prouvent les paroles de son
institution, c’est la réception du corps et du sang de
Jésus-Christ, en commémoraison de la mort du Seigneur, 23-26. — 3. Il faut donc s’y préparer pour ne pas<noinclude>
<references/></noinclude>
aagfj46s6ckrdnl4v9n6cnh0z6jego5
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|991|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|992}}</noinclude>divisions dans l'Église de Corinthe, 11, 12. — {{1o}} ''Raisons pour lesquelles ces divisions doivent être évitées'', {{rom|i}}, 13-{{rom|iii}}, 17. — 1. Jésus-Christ seul est leur rédempteur, par conséquent le prédicateur de l'Évangile et celui qui baptise importent peu, {{rom|i}}, 13-16. — {{2o}} ''La simplicité de son enseignement ne doit pas éloigner de lui les Corinthiens''. — 1. La parole de la Croix n’est pas prêchée avec la sagesse du discours, de peur qu’elle ne soit rendue vaine, {{rom|i}}, 17, 18 ; l'Écriture avait prédit le rejet de la sagesse humaine, 19, et Dieu n’a pas choisi des savants comme prédicateurs, pour qu’apparût davantage la puissance divine de l'Évangile, 20-25 ; ce ne sont pas les sages et les puissants qui ont été appelés tout d’abord, afin que personne ne puisse se glorifier en soi devant Dieu, 26-31. Aussi la parole et la prédication de l' Apôtre n’a pas consisté dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d’esprit et de puissance, {{rom|ii}}, 1-5. — 2. Il prêche, lui, une sagesse, mais aux parfaits, {{rom|ii}}, 6, inconnue aux princes de ce monde, 7-9, révélée par l’Esprit-Saint, 10-12, et communiquée spirituellement à ceux qui sont spirituels, 13-16 ; elle n’a pas été transmise aux Corinthiens encore trop charnels, comme le prouvent leurs divisions, {{rom|iii}}, 1-4. — 3. Ces divisions sont absurdes, car tous les prédicateurs de 'Évangile sont les ministres de Dieu, {{rom|iii}}, 5-8, qui seront récompensés suivant ce qu’ils auront bâti sur le fondement, qui est Jésus-Christ, ou punis, s’ils ont détruit le temple de Dieu, 9-17. — {{3o}} ''Conclusions pratiques de cet enseignement'', {{rom|iii}}, 18-iv, 13. — 1. Que personne ne s’abuse soi - même, ne se glorifie dans les hommes, car tout est à eux, et ils sont au Christ, et le Christ à Dieu, {{rom|iii}}, 18-23. — 2. Qu’ils ne jugent personne avant le temps, car le Seigneur jugera quand il viendra, iv, 1-5 ; que personne ne s’enorgueillisse de ce qu’il a reçu, 7, 8 ; qu’ils voient ce qu’ils sont et ce que sont les Apôtres, 9-13, qu’ils écoutent celui qui les a engendrés en Jésus-Christ et suivent ses exemples, 14, 15 ; qu’ils accueillent Timothée, son envoyé, et à sa prochaine visite il verra s’il doit les traiter avec douceur ou sévérité, 16-21.
II. ''Les pécheurs publics'', {{rom|v}}, 1-13. — 1. L’Apôtre reproche aux Corinthiens de n’avoir pas chassé de la communauté l’incestueux qui a la femme de son père, {{rom|v}}, 1, 2 ; pour lui, au nom de Jésus-Christ il l’excommunie, 3-5 ; car on doit enlever le vieux levain, 6-8. — 2. Ils ne doivent pas vivre avec des frères qui seraient pécheurs publics, mais ils n’ont pas à juger ceux qui ne sont pas de la communauté, 9-13.
III. ''Les procès devant les tribunaux païens'', {{rom-maj|VI}}, 1-8. — Ils portent leurs procès devant les tribunaux païens, eux qui doivent juger le monde, et lorsque les moindres d’entre eux peuvent juger les choses de cette vie, {{rom|vi}}, 1-6 ; d’ailleurs il ne devrait pas y avoir de procès entre eux, 7-8.
IV. ''Les vicieux et les impudiques'', {{rom|vi}}, 9-20. — 1. Les vicieux n’hériteront pas du royaume de Dieu, {{rom|vi}}, 9-11. — 2. La fornication ne peut être assimilée aux autres appétits naturels, 12-14 ; elle est coupable, car elle abuse du corps, qui doit être ressuscité, qui est membre du Christ, temple du Saint-Esprit, racheté à grand prix,
15-20.
''{{sc|Seconde partie. — Réponses aux questions posées}}'', {{rom|vii}}, 1-xv, 58. — i. Le mariage et le célibat, {{rom|vii}}, 1-40.
— {{1o}} ''Du mariage'', {{rom|vii}}, 1-24. — 1. De l’usage du mariage, {{rom|vii}}, 1-9. — L’usage du mariage est permis pour éviter l’incontinence, {{rom|vii}}, 1-3 ; mais que chacun garde la continence, suivant qu’il lui a été donné, 4-9. — 2. Indissolubilité du mariage, {{rom|vii}}, 10, 11 ; entre le fidèle et l’infidèle il doit être maintenu, 12-14, à moins que la partie infidèle ne se retire, 15-16 ; chacun doit rester en l'état où il était quand il a été appelé à l'Évangile, 17-24. — {{2o}} Du célibat, {{rom|vii}}, 25-40. — 1. Des vierges, vil, 25-38. — La virginité est seulement conseillée, 25-28 ; il est plus facile de servir Dieu dans cet état que dans le mariage, 29-35 ; conseils aux parents à ce sujet, 36-38. — 2. Des veuves ; elles peuvent se remarier, mais le veuvage est préférable, 39, 40.
{{rom-maj|ii}}. ''Des idolothytes'', {{rom|viii}}, 1-xi, 1. — {{1o}} Solution théorique de la question. 1. Ceux qui possèdent la science
savent que les idoles ne sont rien ; il n’y a qu’un
seul Dieu et un seul Seigneur, vni, 1-7. — 2. Le frère
qui n’a pas cette connaissance souille sa conscience en
mangeant des viandes sacrifiées ; mais celui qui a cette
connaissance doit s’en abstenir aussi, si cela devient un
scandale pour les faibles, 8-12. — {{2o}} Preuve de celle
solution par la conduite personnelle de l’Apôtre, {{rom|viii}}, 13IX, 13. — Jamais il ne mangerait de viande s’il devait
scandaliser son frère, {{rom|viii}}, 13. Sa vie prouve que telle est
sa règle de conduite. — 1. Quoique apôtre, il n’a pas usé
des privilèges de l’apôtre, {{rom|ix}}, 1-18. — Il est apôtre, {{rom|ix}},
l'-3 ; comme tel, il avait droit à recevoir sa subsistance
des fidèles, droit établi par l’exemple des autres Apôtres,
4-6, par les usages de la vie ordinaire, 7, par la loi de
Moïse, 8-11, par la pratique des ministres de l’ancienne
loi, 12, 13, par l’ordre du Seigneur, 14. — 2. Il a volontairement renoncé à ce droit pour prêcher gratuitement
l'Évangile, 15-18, et, quoique libre, il s’est assujetti à
tous pour les gagner tous à l'Évangile, et y avoir part lui-même, 19-23. — 3. Il exhorte les fidèles- à agir comme
lui, {{rom|ix}}, 24-x, 13. — a) La vie chrétienne est une lutte,
et celui qui lutte s’abstient de tout, 24, 25, c’est ce qu’il
fait ; il assujettit son corps pour n'être pas réprouvé,
26, 27. — b) Cette conclusion est confirmée par l’histoire
des Israélites dans le désert, qui, comblés des bienfaits
de Dieu, périrent à cause de leur révolte, {{rom|x}}, 1-5 ; —
c) exemple donné aux chrétiens, afin qu’ils ne s’abandonnent pas comme eux aux convoitises, à l’idolâtrie, à
la fornication, à la tentation de Dieu, aux murmures, 6-11 ;
mais qu’ils prennent garde de tomber et aient confiance
en Dieu, 12, 13.
{{3o}} ''Solution pratique de la question des idolothytes'', x, 14-xi, 1. — 1. Il faut fuir l’idolâtrie, {{rom|x}}, 14. Or participer
aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion du Christ, {{rom|x}}, 15-21. — a) Les chrétiens par la
communion sont unis à Jésus-Christ, 15-17 ; — b) comme
l'étaient à Dieu les Israélites par leurs sacrifices, 18. —
c) Quoique les sacrifices aux idoles ne soient rien, ce
sont des sacrifices offerts aux démons, et le chrétien
ne peut avoir communion avec les démons, 19-21. —
2. Quant aux idolothytes présentés en dehors des sacrifices : a) principe : dans les choses permises il faut choisir
ce qui est utile au prochain, 22-24 ; — b) il n’est pas
nécessaire de s’enquérir de la provenance des viandes,
25-27 ; mais si l’on est averti qu’elles proviennent d’un
sacrifice, il faut s’en abstenir pour éviter le scandale,
28-30 ; en tout, il faut, à l’exemple de l’Apôtre, agir pour
la gloire de Dieu, 31-xi, 1.
{{rom-maj|iii}}. ''Sur la bienséance à garder dans les assemblées liturgiques'', {{rom|xi}}, 2-34. — {{1o}} ''Tenue extérieure des fidèles'',
xi, 2-16. — 1. L’homme priera et prophétisera la tête découverte, et la femme la tête voilée, {{rom|xi}}, 2-ô, à cause de la dignité de l’homme, de sa prééminence sur la femme et de la présence des anges, 7-10, — 2. quoique l’homme et la femme soient égaux devant le Seigneur, 11-12 ; — 3. mais les convenances naturelles l’exigent, 13-15, — 4. et c’est l’usage dans l'Église, 16. — {{2o}} ''Les agapes et l’Eucharistie'', {{rom|xi}}, 17-34. — 1. L’Apôtre ne
peut louer ce qui se passe dans les assemblées chrétiennes. Par suite de leurs divisions, qui servent, il est vrai, à faire connaître les vrais croyants, les chrétiens ne mangent pas la cène du Seigneur en prenant séparément leurs repas, ce qui est méprisant pour l'Église
et humiliant pour les pauvres, {{rom|xi}}, 17-22 ; — 2. car la
cène du Seigneur, comme le prouvent les paroles de son
institution, c’est la réception du corps et du sang de
Jésus-Christ, en commémoraison de la mort du Seigneur, 23-26. — 3. Il faut donc s’y préparer pour ne pas<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|991|CORINTHIENS (PREMIÈRE ÉPITRE AUX)|992}}</noinclude>divisions dans l'Église de Corinthe, 11, 12. — {{1o}} ''Raisons pour lesquelles ces divisions doivent être évitées'', {{rom|i}}, 13-{{rom|iii}}, 17. — 1. Jésus-Christ seul est leur rédempteur, par conséquent le prédicateur de l'Évangile et celui qui baptise importent peu, {{rom|i}}, 13-16. — {{2o}} ''La simplicité de son enseignement ne doit pas éloigner de lui les Corinthiens''. — 1. La parole de la Croix n’est pas prêchée avec la sagesse du discours, de peur qu’elle ne soit rendue vaine, {{rom|i}}, 17, 18 ; l'Écriture avait prédit le rejet de la sagesse humaine, 19, et Dieu n’a pas choisi des savants comme prédicateurs, pour qu’apparût davantage la puissance divine de l'Évangile, 20-25 ; ce ne sont pas les sages et les puissants qui ont été appelés tout d’abord, afin que personne ne puisse se glorifier en soi devant Dieu, 26-31. Aussi la parole et la prédication de l' Apôtre n’a pas consisté dans les discours persuasifs de la sagesse humaine, mais dans une démonstration d’esprit et de puissance, {{rom|ii}}, 1-5. — 2. Il prêche, lui, une sagesse, mais aux parfaits, {{rom|ii}}, 6, inconnue aux princes de ce monde, 7-9, révélée par l’Esprit-Saint, 10-12, et communiquée spirituellement à ceux qui sont spirituels, 13-16 ; elle n’a pas été transmise aux Corinthiens encore trop charnels, comme le prouvent leurs divisions, {{rom|iii}}, 1-4. — 3. Ces divisions sont absurdes, car tous les prédicateurs de 'Évangile sont les ministres de Dieu, {{rom|iii}}, 5-8, qui seront récompensés suivant ce qu’ils auront bâti sur le fondement, qui est Jésus-Christ, ou punis, s’ils ont détruit le temple de Dieu, 9-17. — {{3o}} ''Conclusions pratiques de cet enseignement'', {{rom|iii}}, 18-iv, 13. — 1. Que personne ne s’abuse soi-même, ne se glorifie dans les hommes, car tout est à eux, et ils sont au Christ, et le Christ à Dieu, {{rom|iii}}, 18-23. — 2. Qu’ils ne jugent personne avant le temps, car le Seigneur jugera quand il viendra, iv, 1-5 ; que personne ne s’enorgueillisse de ce qu’il a reçu, 7, 8 ; qu’ils voient ce qu’ils sont et ce que sont les Apôtres, 9-13, qu’ils écoutent celui qui les a engendrés en Jésus-Christ et suivent ses exemples, 14, 15 ; qu’ils accueillent Timothée, son envoyé, et à sa prochaine visite il verra s’il doit les traiter avec douceur ou sévérité, 16-21.
II. ''Les pécheurs publics'', {{rom|v}}, 1-13. — 1. L’Apôtre reproche aux Corinthiens de n’avoir pas chassé de la communauté l’incestueux qui a la femme de son père, {{rom|v}}, 1, 2 ; pour lui, au nom de Jésus-Christ il l’excommunie, 3-5 ; car on doit enlever le vieux levain, 6-8. — 2. Ils ne doivent pas vivre avec des frères qui seraient pécheurs publics, mais ils n’ont pas à juger ceux qui ne sont pas de la communauté, 9-13.
III. ''Les procès devant les tribunaux païens'', {{rom-maj|VI}}, 1-8. — Ils portent leurs procès devant les tribunaux païens, eux qui doivent juger le monde, et lorsque les moindres d’entre eux peuvent juger les choses de cette vie, {{rom|vi}}, 1-6 ; d’ailleurs il ne devrait pas y avoir de procès entre eux, 7-8.
IV. ''Les vicieux et les impudiques'', {{rom|vi}}, 9-20. — 1. Les vicieux n’hériteront pas du royaume de Dieu, {{rom|vi}}, 9-11. — 2. La fornication ne peut être assimilée aux autres appétits naturels, 12-14 ; elle est coupable, car elle abuse du corps, qui doit être ressuscité, qui est membre du Christ, temple du Saint-Esprit, racheté à grand prix,
15-20.
''{{sc|Seconde partie. — Réponses aux questions posées}}'', {{rom|vii}}, 1-xv, 58. — i. Le mariage et le célibat, {{rom|vii}}, 1-40.
— {{1o}} ''Du mariage'', {{rom|vii}}, 1-24. — 1. De l’usage du mariage, {{rom|vii}}, 1-9. — L’usage du mariage est permis pour éviter l’incontinence, {{rom|vii}}, 1-3 ; mais que chacun garde la continence, suivant qu’il lui a été donné, 4-9. — 2. Indissolubilité du mariage, {{rom|vii}}, 10, 11 ; entre le fidèle et l’infidèle il doit être maintenu, 12-14, à moins que la partie infidèle ne se retire, 15-16 ; chacun doit rester en l'état où il était quand il a été appelé à l'Évangile, 17-24. — {{2o}} Du célibat, {{rom|vii}}, 25-40. — 1. Des vierges, vil, 25-38. — La virginité est seulement conseillée, 25-28 ; il est plus facile de servir Dieu dans cet état que dans le mariage, 29-35 ; conseils aux parents à ce sujet, 36-38. — 2. Des veuves ; elles peuvent se remarier, mais le veuvage est préférable, 39, 40.
{{rom-maj|ii}}. ''Des idolothytes'', {{rom|viii}}, 1-xi, 1. — {{1o}} Solution théorique de la question. 1. Ceux qui possèdent la science
savent que les idoles ne sont rien ; il n’y a qu’un
seul Dieu et un seul Seigneur, vni, 1-7. — 2. Le frère
qui n’a pas cette connaissance souille sa conscience en
mangeant des viandes sacrifiées ; mais celui qui a cette
connaissance doit s’en abstenir aussi, si cela devient un
scandale pour les faibles, 8-12. — {{2o}} Preuve de celle
solution par la conduite personnelle de l’Apôtre, {{rom|viii}}, 13IX, 13. — Jamais il ne mangerait de viande s’il devait
scandaliser son frère, {{rom|viii}}, 13. Sa vie prouve que telle est
sa règle de conduite. — 1. Quoique apôtre, il n’a pas usé
des privilèges de l’apôtre, {{rom|ix}}, 1-18. — Il est apôtre, {{rom|ix}},
l'-3 ; comme tel, il avait droit à recevoir sa subsistance
des fidèles, droit établi par l’exemple des autres Apôtres,
4-6, par les usages de la vie ordinaire, 7, par la loi de
Moïse, 8-11, par la pratique des ministres de l’ancienne
loi, 12, 13, par l’ordre du Seigneur, 14. — 2. Il a volontairement renoncé à ce droit pour prêcher gratuitement
l'Évangile, 15-18, et, quoique libre, il s’est assujetti à
tous pour les gagner tous à l'Évangile, et y avoir part lui-même, 19-23. — 3. Il exhorte les fidèles- à agir comme
lui, {{rom|ix}}, 24-x, 13. — a) La vie chrétienne est une lutte,
et celui qui lutte s’abstient de tout, 24, 25, c’est ce qu’il
fait ; il assujettit son corps pour n'être pas réprouvé,
26, 27. — b) Cette conclusion est confirmée par l’histoire
des Israélites dans le désert, qui, comblés des bienfaits
de Dieu, périrent à cause de leur révolte, {{rom|x}}, 1-5 ; —
c) exemple donné aux chrétiens, afin qu’ils ne s’abandonnent pas comme eux aux convoitises, à l’idolâtrie, à
la fornication, à la tentation de Dieu, aux murmures, 6-11 ;
mais qu’ils prennent garde de tomber et aient confiance
en Dieu, 12, 13.
{{3o}} ''Solution pratique de la question des idolothytes'', x, 14-xi, 1. — 1. Il faut fuir l’idolâtrie, {{rom|x}}, 14. Or participer
aux sacrifices des idoles est incompatible avec la communion du Christ, {{rom|x}}, 15-21. — a) Les chrétiens par la
communion sont unis à Jésus-Christ, 15-17 ; — b) comme
l'étaient à Dieu les Israélites par leurs sacrifices, 18. —
c) Quoique les sacrifices aux idoles ne soient rien, ce
sont des sacrifices offerts aux démons, et le chrétien
ne peut avoir communion avec les démons, 19-21. —
2. Quant aux idolothytes présentés en dehors des sacrifices : a) principe : dans les choses permises il faut choisir
ce qui est utile au prochain, 22-24 ; — b) il n’est pas
nécessaire de s’enquérir de la provenance des viandes,
25-27 ; mais si l’on est averti qu’elles proviennent d’un
sacrifice, il faut s’en abstenir pour éviter le scandale,
28-30 ; en tout, il faut, à l’exemple de l’Apôtre, agir pour
la gloire de Dieu, 31-xi, 1.
{{rom-maj|iii}}. ''Sur la bienséance à garder dans les assemblées liturgiques'', {{rom|xi}}, 2-34. — {{1o}} ''Tenue extérieure des fidèles'',
xi, 2-16. — 1. L’homme priera et prophétisera la tête découverte, et la femme la tête voilée, {{rom|xi}}, 2-ô, à cause de la dignité de l’homme, de sa prééminence sur la femme et de la présence des anges, 7-10, — 2. quoique l’homme et la femme soient égaux devant le Seigneur, 11-12 ; — 3. mais les convenances naturelles l’exigent, 13-15, — 4. et c’est l’usage dans l'Église, 16. — {{2o}} ''Les agapes et l’Eucharistie'', {{rom|xi}}, 17-34. — 1. L’Apôtre ne
peut louer ce qui se passe dans les assemblées chrétiennes. Par suite de leurs divisions, qui servent, il est vrai, à faire connaître les vrais croyants, les chrétiens ne mangent pas la cène du Seigneur en prenant séparément leurs repas, ce qui est méprisant pour l'Église
et humiliant pour les pauvres, {{rom|xi}}, 17-22 ; — 2. car la
cène du Seigneur, comme le prouvent les paroles de son
institution, c’est la réception du corps et du sang de
Jésus-Christ, en commémoraison de la mort du Seigneur, 23-26. — 3. Il faut donc s’y préparer pour ne pas<noinclude>
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Page:Dictionnaire de la Bible - F. Vigouroux - Tome II.djvu/477
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Ἐξομολογούμενoι καὶ ἀναγγέλλoντες τὰς πράξεις αὑτῶν
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />{{nr|915|CONFESSION|916|}}</noinclude>prêtres, avaient tenté vainement de chasser le démon d’un possédé, au nom de Jésus-Christ. Le possédé s’était même précipité sur eux et les avait maltraités. « Ce fait, dit le livre des Actes, {{rom|xix}}, 17-20, fut connu de tous les Juifs qui habitaient Éphèse ; ils furent saisis de crainte, et ils glorifiaient le nom du Seigneur Jésus. Et beaucoup
de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer leurs actions. {{lang|grc|Ἐξομολογούμενoι καὶ ἀναγγέλλoντες τὰς πράξεις αὑτῶν.}} » Le récit poursuit que beaucoup aussi brûlèrent publiquement des livres de magie qu’ils possédaient. Il conclut qu’ainsi la parole de Dieu croissait et était confirmée. — On se demande si la confession dont il
est question dans ce passage est la confession sacramentelle des péchés. Deux opinions sont en présence. Bellarmin, ''De pœnitentia'', lib. {{rom|iii}}, cap. {{rom|iv}}, Lyon, 1590, t. {{rom|ii}}, col. 1624 ; Corneille Lapierre, ''Commentaria in Script. S.'', Paris, 1868, t. {{rom|xvii}}, p. 351, et le P. Corluy, ''Spicilegium dogmatico-biblicum'', Gand, 1884, t. {{rom|ii}}, p. 444, pensent qu’il s’agit de confession sacramentelle. D’autres auteurs, comme Cambier, ''De divina institutione confessionis sacramentalis'', Louvain, 1884, p. 93, estiment, au contraire, que la confession dont il est parlé était semblable à l’aveu que le précurseur avait demandé de ceux qu’il baptisait. La question se ramène à savoir si les croyants dont il est dit qu’ils avouaient leurs actions étalent oui ou non baptisés ; car, s’ils étaient baptisés, il y a lieu de regarder leur confession comme sacramentelle ; .cela est impossible, au contraire, s’ils n’avaient pas encore reçu le baptême.
Ceux qui estiment qu’il est question de chrétiens baptisés et d’une confession sacramentelle invoquent les arguments suivants. Le terme de « croyants » désigne les chrétiens dans le Nouveau Testament. Act., {{rom|ii}}, 44 ; {{rom|iv}}, 32 ; v, 14 ; {{rom|xv}}, 5 ; {{rom|xxi}}, 20, 25 ; Ephes., {{rom|i}}, 19 ; I Thess., {{rom|i}}, 7 ; II, 10, 13. Dans le passage que nous étudions, il y a une raison spéciale de donner cette signification au mot {{lang|grc|πεπιστευϰότων}} car on y distingue les croyants des Juifs et des gentils, dont il vient d’être question au verset précédent. Enfin il est plus naturel de penser que ceux que la crainte du démon amenait à avouer leurs péchés et à apporter leurs livres dé magie étaient des chrétiens dont la conscience n’était pas en sûreté. Les auteurs qui appliquent, au contraire, le terme {{lang|grc|πεπιστευϰότων}} à des croyants non encore baptisés, citent d’autres passages, Act., {{rom-maj|XXI}}, 21 ; xviii, 8, où le mot de croyants désigne des catéchumènes non encore baptisés. Ils font remarquer que les croyants désignés ici ne sont pas présentés par le récit comme différents des Juifs et des païens mentionnés au texte précédent, attendu que. le texte sacré porte {{lang|grc|Πoλλoί τε}}, et non {{lang|grc|Πoλλoί δε}}. Ils ajoutent qu’il est peu probable que des chrétiens auraient pratiqué la magie, et que la conclusion de tout le récit fait entendre que ces événements attiraient de nouveaux fidèles à l’Église.
Les deux opinions paraissent également probables. Si l’on admet la première, on peut considérer la confession dont il est parlé comme publique ou comme privée. La Vulgate semble supposer une confession publique, car elle porte : ''confitentes et annuntiantes actus suos'' ; mais le terme grec {{lang|grc|ἀναγγέλλoντες}}, traduit par ''annuntiantes'', ne signifie pas publier, mais rapporter en détail. Cf. Joa., xvi, 13, 25.
2° I Joa., {{rom|i}}, 9. Saint Jean vient de s’exprimer ainsi : « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous faisons illusion à nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. » I Joa., {{rom|i}}, 8. Il poursuit : « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste : il nous remettra nos péchés et nous purifiera de toute iniquité. » 1 Joa., i, 7. On a prétendu que ce texte prouvait l’existence de la confession sacramentelle, parce qu’il porte que la confession obtiendra de Dieu la rémission des péchés, suivant ses promesses. Mais ce n’est pas seulement à la confession sacramentelle que Dieu a promis la rémission des péchés. Ps. {{rom|xxxi}}, 1-2 ; Luc, {{rom|xviii}}, 13. Le contexte montre d’ailleurs qu’il s’agit dans ce passage de toute espèce de confession. Il y a, en effet, un parallélisme marqué entre le <small>℣</small>. 8 que nous avons cité et le <small>℣</small>. 9 que nous étudions. Or, dans le <small>℣</small>. 8, saint Jean parle de ceux qui se dissimulent leurs péchés et prétendent être sans faute. Dans le jfr. 9, il entend donc par confession tout aveu des péchés, même celui dans lequel on les reconnaît devant Dieu. Le <small>℣</small>. 8 doit s’entendre des péchés véniels aussi bien que des péchés mortels, puisqu’il affirme que tout homme est pécheur. Or, c’est un fait bien établi, les chrétiens des premiers siècles ne recouraient point à la confession sacramentelle, lorsqu’ils n’étaient coupables que de péchés
véniels.
3° Jac., {{rom|v}}, 16. L’apôtre saint Jacques vient de dire : « Si
quelqu’un est malade parmi vous, qu’il fasse venir les prêtres de l’Église et qu’ils prient sur lui, eh l’oignant d’huile au nom du Seigneur. Et la prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le soulagera, et s’il avait des péchés sur la conscience (s’il se trouvait ayant fait des péchés, {{lang|grc|κἄν ἁμαρτίας ᾖ πεπoιηϰως}}), ils lui seront remis. » Jac, {{rom|v}}, 14-15. Ce texte recommande l’usage du sacrement de l’extrême-onction conférée par les prêtres au malade et en fait ressortir les effets. Saint Jacques poursuit : Confitemini ergo alterutrum peccata veslra et orate pro invicem ut salveniini : multum enim valet deprecatio justi assidua. « Confessez-vous donc mutuellement
vos chutes, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés ; car la prière surnaturelle d’un juste a une grande efficacité. » Jac., {{rom|v}}, 16. — Voici le grec reçu ; {{lang|grc|Ἐξομολογεῖστε ἀλλήλoις τὰ παραπτώματα καὶ εὔχεσθε ὑπὲρ ἀλλήλων, ὅπως ἰαθῆτε · πολὺ ἰσχύει δέησις διϰαίου ἐνεργoυμένη}}. Il diffère de laVulgate par quelques nuances. On n’y lit point de conjonctions répondant aux
mots ergo et enim. Cependant beaucoup de manuscrits portent o5v après’EÇonoXofeïfEe. Le grec n’a point d’adjectif possessif après itapar[Tcô(j. « Ta. Enfin le terme IvepYouuivri exprime une prière ardente comme celle d’Élie, dont parlent les versets suivants. Cette prière sera persévérante au besoin, ''assidua'', comme le marque la
Vulgate ; mais le terme grec ne l’exprime pas formellement, et les prières d’Élie, que saint Jacques prend pour exemple, ne tiraient pas leur efficacité de la persévérance du prophète. 1Il Reg., {{rom|xvii}}, 1 ; {{rom|xviii}}, 1, 36-38.
Après ces observations, cherchons quelle espèce de confession des péchés saint Jacques recommande en ce passage. Trois explications sont en présence, suivant le P. Corluy, Spicilegium dogmatico-biblicum, Gand,
1884-, t. {{rom|ii}}, p. 449. — 1. La première opinion a été soutenue
par Liagre, ''Interpretatio Epistolæ canonicæ sancti Jacobi'', Louvain, 1860, et adoptée par M. Drach, ''La Sainte Bible, Épîtres catholiques'', Paris, 1879, p. 55. L’apôtre recommanderait aux hommes de se faire mutuellement l’aveu de leurs torts, cf. Matth., {{rom|vi}}, 14, et de prier les uns pour les autres. Mais le contexte paraît exclure cette
interprétation ; car rien n’amène saint Jacques à parler des torts faits au prochain, et la prière dont il s’occupe doit avoir pour objet la santé du malade. — 2. Une seconde opinion, dit le P. Corluy, ''ibid''., a été soutenue par Beelen. L’apôtre recommanderait d’avouer ses fautes à un homme juste, pour lui demander conseil et obtenir ses prières. Cette interprétation ne cadre pas non plus avec le contexte ; car cette demande de conseil n’est pas à proprement parler une confession, et les prières dont il s’agit semblent devoir se rapporter à la guérison du malade. — 3. Une troisième opinion a été admise par le plus grand
nombre des commentateurs et des théologiens catholiques. Citons saint Thomas d’Aquin, ''Summ. theol., Supplem.'', q. 6, a. 6, Bar-le-Duc, 1870, t. {{rom|vii}}, p. 258, ou IV ''Sent., Dist,'' {{rom|xvii}}, q. 3, a. 1, quæstiunc 5, Paris, 1873, t. {{rom|x}}, p. 503 ;
Bellarmin, ''De pœnit''., lib. {{rom|iii}}, c. {{rom|iv}}, Lyon, 1590, t. {{rom|ii}}, p. 1627 ; Morin, ''De pœnit.'', lib. {{rom|viii}}, c. 8, n. 4, Anvers, 1682, p. 531 ; Wouters, dans Migne, ''Curs. compl. Scripturæ.'', t. {{rom|xxiii}}, col. 1007 ; Danko, ''Historia revelationis divinæ''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|915|CONFESSION|916|}}</noinclude>prêtres, avaient tenté vainement de chasser le démon d’un possédé, au nom de Jésus-Christ. Le possédé s’était même précipité sur eux et les avait maltraités. « Ce fait, dit le livre des Actes, {{rom|xix}}, 17-20, fut connu de tous les Juifs qui habitaient Éphèse ; ils furent saisis de crainte, et ils glorifiaient le nom du Seigneur Jésus. Et beaucoup
de ceux qui avaient cru venaient confesser et déclarer leurs actions. {{lang|grc|Ἐξομολογούμενoι καὶ ἀναγγέλλoντες τὰς πράξεις αὑτῶν.}} » Le récit poursuit que beaucoup aussi brûlèrent publiquement des livres de magie qu’ils possédaient. Il conclut qu’ainsi la parole de Dieu croissait et était confirmée. — On se demande si la confession dont il
est question dans ce passage est la confession sacramentelle des péchés. Deux opinions sont en présence. Bellarmin, ''De pœnitentia'', lib. {{rom|iii}}, cap. {{rom|iv}}, Lyon, 1590, t. {{rom|ii}}, col. 1624 ; Corneille Lapierre, ''Commentaria in Script. S.'', Paris, 1868, t. {{rom|xvii}}, p. 351, et le P. Corluy, ''Spicilegium dogmatico-biblicum'', Gand, 1884, t. {{rom|ii}}, p. 444, pensent qu’il s’agit de confession sacramentelle. D’autres auteurs, comme Cambier, ''De divina institutione confessionis sacramentalis'', Louvain, 1884, p. 93, estiment, au contraire, que la confession dont il est parlé était semblable à l’aveu que le précurseur avait demandé de ceux qu’il baptisait. La question se ramène à savoir si les croyants dont il est dit qu’ils avouaient leurs actions étaient oui ou non baptisés ; car, s’ils étaient baptisés, il y a lieu de regarder leur confession comme sacramentelle ; .cela est impossible, au contraire, s’ils n’avaient pas encore reçu le baptême.
Ceux qui estiment qu’il est question de chrétiens baptisés et d’une confession sacramentelle invoquent les arguments suivants. Le terme de « croyants » désigne les chrétiens dans le Nouveau Testament. Act., {{rom|ii}}, 44 ; {{rom|iv}}, 32 ; v, 14 ; {{rom|xv}}, 5 ; {{rom|xxi}}, 20, 25 ; Ephes., {{rom|i}}, 19 ; I Thess., {{rom|i}}, 7 ; II, 10, 13. Dans le passage que nous étudions, il y a une raison spéciale de donner cette signification au mot {{lang|grc|πεπιστευϰότων}} car on y distingue les croyants des Juifs et des gentils, dont il vient d’être question au verset précédent. Enfin il est plus naturel de penser que ceux que la crainte du démon amenait à avouer leurs péchés et à apporter leurs livres dé magie étaient des chrétiens dont la conscience n’était pas en sûreté. Les auteurs qui appliquent, au contraire, le terme {{lang|grc|πεπιστευϰότων}} à des croyants non encore baptisés, citent d’autres passages, Act., {{rom-maj|XXI}}, 21 ; xviii, 8, où le mot de croyants désigne des catéchumènes non encore baptisés. Ils font remarquer que les croyants désignés ici ne sont pas présentés par le récit comme différents des Juifs et des païens mentionnés au texte précédent, attendu que. le texte sacré porte {{lang|grc|Πoλλoί τε}}, et non {{lang|grc|Πoλλoί δε}}. Ils ajoutent qu’il est peu probable que des chrétiens auraient pratiqué la magie, et que la conclusion de tout le récit fait entendre que ces événements attiraient de nouveaux fidèles à l’Église.
Les deux opinions paraissent également probables. Si l’on admet la première, on peut considérer la confession dont il est parlé comme publique ou comme privée. La Vulgate semble supposer une confession publique, car elle porte : ''confitentes et annuntiantes actus suos'' ; mais le terme grec {{lang|grc|ἀναγγέλλoντες}}, traduit par ''annuntiantes'', ne signifie pas publier, mais rapporter en détail. Cf. Joa., xvi, 13, 25.
2° I Joa., {{rom|i}}, 9. Saint Jean vient de s’exprimer ainsi : « Si nous disons que nous n’avons point de péché, nous nous faisons illusion à nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. » I Joa., {{rom|i}}, 8. Il poursuit : « Si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste : il nous remettra nos péchés et nous purifiera de toute iniquité. » 1 Joa., i, 7. On a prétendu que ce texte prouvait l’existence de la confession sacramentelle, parce qu’il porte que la confession obtiendra de Dieu la rémission des péchés, suivant ses promesses. Mais ce n’est pas seulement à la confession sacramentelle que Dieu a promis la rémission des péchés. Ps. {{rom|xxxi}}, 1-2 ; Luc, {{rom|xviii}}, 13. Le contexte montre d’ailleurs qu’il s’agit dans ce passage de toute espèce de confession. Il y a, en effet, un parallélisme marqué entre le <small>℣</small>. 8 que nous avons cité et le <small>℣</small>. 9 que nous étudions. Or, dans le <small>℣</small>. 8, saint Jean parle de ceux qui se dissimulent leurs péchés et prétendent être sans faute. Dans le <small>℣</small>. 9, il entend donc par confession tout aveu des péchés, même celui dans lequel on les reconnaît devant Dieu. Le <small>℣</small>. 8 doit s’entendre des péchés véniels aussi bien que des péchés mortels, puisqu’il affirme que tout homme est pécheur. Or, c’est un fait bien établi, les chrétiens des premiers siècles ne recouraient point à la confession sacramentelle, lorsqu’ils n’étaient coupables que de péchés véniels.
3° Jac., {{rom|v}}, 16. L’apôtre saint Jacques vient de dire : « Si
quelqu’un est malade parmi vous, qu’il fasse venir les prêtres de l’Église et qu’ils prient sur lui, eh l’oignant d’huile au nom du Seigneur. Et la prière de la foi sauvera le malade et le Seigneur le soulagera, et s’il avait des péchés sur la conscience (s’il se trouvait ayant fait des péchés, {{lang|grc|κἄν ἁμαρτίας ᾖ πεπoιηϰως}}), ils lui seront remis. » Jac, {{rom|v}}, 14-15. Ce texte recommande l’usage du sacrement de l’extrême-onction conférée par les prêtres au malade et en fait ressortir les effets. Saint Jacques poursuit : Confitemini ergo alterutrum peccata veslra et orate pro invicem ut salveniini : multum enim valet deprecatio justi assidua. « Confessez-vous donc mutuellement
vos chutes, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez sauvés ; car la prière surnaturelle d’un juste a une grande efficacité. » Jac., {{rom|v}}, 16. — Voici le grec reçu ; {{lang|grc|Ἐξομολογεῖστε ἀλλήλoις τὰ παραπτώματα καὶ εὔχεσθε ὑπὲρ ἀλλήλων, ὅπως ἰαθῆτε · πολὺ ἰσχύει δέησις διϰαίου ἐνεργoυμένη}}. Il diffère de la Vulgate par quelques nuances. On n’y lit point de conjonctions répondant aux mots ''ergo'' et ''enim''. Cependant beaucoup de manuscrits portent {{lang|grc|oὖν}} après {{lang|grc|Ἐξομολογεῖστε}}. Le grec n’a point d’adjectif possessif après {{lang|grc|παραπτώματα}}. Enfin le terme {{lang|grc|ἐνεργoυμένη}} exprime une prière ardente comme celle d’Élie, dont parlent les versets suivants. Cette prière sera persévérante au besoin, ''assidua'', comme le marque la Vulgate ; mais le terme grec ne l’exprime pas formellement, et les prières d’Élie, que saint Jacques prend pour exemple, ne tiraient pas leur efficacité de la persévérance du prophète. III Reg., {{rom|xvii}}, 1 ; {{rom|xviii}}, 1, 36-38.
Après ces observations, cherchons quelle espèce de confession des péchés saint Jacques recommande en ce passage. Trois explications sont en présence, suivant le P. Corluy, ''Spicilegium dogmatico-biblicum'', Gand, 1884-, t. {{rom|ii}}, p. 449. — 1. La première opinion a été soutenue par Liagre, ''Interpretatio Epistolæ canonicæ sancti Jacobi'', Louvain, 1860, et adoptée par M. Drach, ''La Sainte Bible, Épîtres catholiques'', Paris, 1879, p. 55. L’apôtre recommanderait aux hommes de se faire mutuellement l’aveu de leurs torts, cf. Matth., {{rom|vi}}, 14, et de prier les uns pour les autres. Mais le contexte paraît exclure cette interprétation ; car rien n’amène saint Jacques à parler des torts faits au prochain, et la prière dont il s’occupe doit avoir pour objet la santé du malade. — 2. Une seconde opinion, dit le P. Corluy, ''ibid''., a été soutenue par Beelen. L’apôtre recommanderait d’avouer ses fautes à un homme juste, pour lui demander conseil et obtenir ses prières. Cette interprétation ne cadre pas non plus avec le contexte ; car cette demande de conseil n’est pas à proprement parler une confession, et les prières dont il s’agit semblent devoir se rapporter à la guérison du malade. — 3. Une troisième opinion a été admise par le plus grand nombre des commentateurs et des théologiens catholiques. Citons saint Thomas d’Aquin, ''Summ. theol., Supplem.'', q. 6, a. 6, Bar-le-Duc, 1870, t. {{rom|vii}}, p. 258, ou IV ''Sent., Dist,'' {{rom|xvii}}, q. 3, a. 1, quæstiunc 5, Paris, 1873, t. {{rom|x}}, p. 503 ; Bellarmin, ''De pœnit''., lib. {{rom|iii}}, c. {{rom|iv}}, Lyon, 1590, t. {{rom|ii}}, p. 1627 ; Morin, ''De pœnit.'', lib. {{rom|viii}}, c. 8, n. 4, Anvers, 1682, p. 531 ; Wouters, dans Migne, ''Curs. compl. Scripturæ.'', t. {{rom|xxiii}}, col. 1007 ; Danko, ''Historia revelationis divinæ''<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|917|CONFESSION|918}}</noinclude>''Novi Testamenti'', Vienne, 1867, p. 491 ; Palmieri, ''De pœnitentia'', Rome, 1879, p. 389 ; Cambier, ''De divina instit. confessionis'', Louvain, 1884, p. 88. D’après cette opinion, ce serait de la confession sacramentelle faite aux prêtres que parlerait notre texte. Les auteurs qui adoptent ce sentiment le justifient comme il suit. Après avoir déclaré que l’extrême-onction remettrait les péchés, s’il en restait sur la conscience du malade, il est naturel, disent-ils, que saint Jacques indique le moyen plus régulier d’effacer ces taches, c’est-à-dire la confession sacramentelle. « Nous croyons, dit M. Cambier, ''ibid''., p. 90, que voici l’ordre des pensées de l’apôtre : L’extrême-onction
n’est pas instituée par elle-même pour remettre les péchés, mais le moyen établi par Dieu pour cette rémission est la confession sacramentelle. Confessez-vous donc les uns aux autres de vos péchés, pour vous préparer à la réception du sacrement d’extrême-onction. »
La principale difficulté qu’on a faite à cette interprétation, c’est que saint Jacques dit aux chrétiens de se confesser les uns aux autres, au lieu de leur dire de se confesser aux prêtres. On répond à cette objection que l’apôtre parle d’une façon générale, qui suppose chez ses lecteurs la connaissance de la confession sacramentelle et de ses ministres. Lorsqu’il dit : Confessez-vous entre vous vos péchés, il entend dire : Confessez - vous entre vous suivant les règles que vous savez ; en d’autres termes, confessez vos péchés à ceux d’entre vous que le -Seigneur, Joa., {{rom|xx}}, 23, a investis du pouvoir de les remettre. C’est ainsi que saint Paul, Ephes., {{rom|v}}, 21, dit : « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ, {{lang|grc|ποτασσόμενoι ἀλλήλoις ἐν φόϐῳ Χριστoῦ}}, » pour exprimer que les
inférieurs doivent être soumis à leurs supérieurs. Ce serait aussi dans le même sens que le mot ''pro invicem'', {{lang|grc|ὑπὲρ ἀλλήλων}}, devrait être pris dans la suite de la phrase ; car ces mots ''orate pro invicem ut salvemini'' regarderaient principalement les prières des prêtres pour la santé des malades. — On objecte que ces prières sont ensuite appelées par saint Jacques « prière du juste », {{lang|grc|δέησις διϰαίoυ}}. Ce qui suppose qu’il ne s’agit pas des prêtres, mais des justes. Certains auteurs, par exemple Corluy, ''ibid''., répondent qu’il n’y a pas lieu de relier au texte que nous venons d’étudier ce qui est dit de l’efficacité de la prière du juste, attendu que la liaison indiquée dans la Vulgate par le mot ''enim'' ne se trouve pas dans le grec. D’autres auteurs, comme Cambier, ''ibid''., admettent que la qualification de juste s’applique aux prêtres. — Les deux premières opinions que nous avons exposées ne semblent pas tenir assez compte du contexte. La troisième nous paraît beaucoup plus admissible, bien qu’elle ne donne pas une explication pleinement satisfaisante de tous les mots de ce passage difficile.
VI. {{sc|Textes de l’Écriture qui semblent contraires a la confession sacramentelle}}. — Nous ne nous occuperons pas des passages qui attribuent à Dieu seul le pouvoir de remettre les péchés ; car après ce qui précède il est facile de concilier ces passages avec le pouvoir donné par Jésus-Christ aux prêtres ; car ce pouvoir fait d’eux les ministres et les instruments de Dieu. Les textes qui semblent nier la rémissibilité des péchés offrent plus de difficulté. Le plus connu est relatif aux blasphèmes contre le Saint-Esprit. On en a donné l’explication à l’article Blasphème. D’autres passages ont été invoqués pour appuyer un sentiment admis assez communément parmi les critiques rationalistes. Harnack, ''Dogmengeschichte'', Fribourg-en-Brisgau, 1888, t. {{rom|i}}, p. 142 ; Reuss, ''Histoire de la théologie au siècle apostolique'', Strasbourg, 1881, t. {{rom|ii}}, p. 285. Ce sentiment, c’est que le baptême était regardé par les premiers chrétiens comme le moyen unique qui remettait les péchés du passé et assurait la sainteté de l’avenir, de telle sorte que tout péché commis après le baptême était réputé sans rémission. Les auteurs que nous venons d’indiquer croient trouver en particulier cette doctrine dans plusieurs passages de l’Épître aux Hébreux. M. Reuss, ''ibid''., en indique trois dont la
difficulté a appelé, en effet, depuis longtemps l’attention des théologiens et des exégètes catholiques. Voici ces passages : « Il est impossible à ceux qui ont été une fois illuminés, qui ont goûté le don céleste et ont été faits participants du Saint-Esprit…, puis sont tombés, d’être renouvelés par la pénitence, crucifiant de nouveau le Fils de Dieu pour leur malheur et l’outrageant publiquement. » Hebr., {{rom|vi}}, 4-6. — « Si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne nous reste désormais plus d’hostie pour les péchés. » Hebr., {{rom|x}}, 26. — « Qu’il n’y ait point de fornicateur ni de profane comme Ésaü, qui pour un seul aliment vendit
son droit d’aînesse ; car sachez qu’ensuite désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté ; et il ne put obtenir un changement dans la volonté [de son père], quoiqu’il le lui eût demandé avec larmes. » Hebr., {{rom|xii}}, 16-17.
Les enseignements de saint Paul qu’on vient.de lire furent jadis invoqués par les montanistes et les novatiens, pour établir que l’Église ne saurait remettre les péchés soit de fornication, soit d’apostasie. Ces hérétiques, au moins plusieurs d’entre eux, n’admettaient pas, comme
les critiques rationalistes modernes, qu’il s’agit dans ces textes de tous les péchés ; ils croyaient, au contraire, qu’il y est seulement question des plus grands. Ces textes parlent tous, en effet, du péché par excellence, qui est l’apostasie ou l’abandon de la foi, ainsi que le montre le contexte. Ils n’enseignent donc point qu’aucun péché ne saurait être remis par l’Église après le baptême. Enseignent-ils au moins que l’Église n’a point le pouvoir de remettre l’apostasie après le baptême ? Pas davantage. On peut même se demander s’ils font allusion à une première rémission des péchés par le baptême. Plusieurs exégètes l’ont cru, parce que saint Paul dit que les pécheurs impardonnables ont été « illuminés », {{lang|grc|çu-ucrOiv-Taç}}, Hebr., {{rom|vi}}, 4, et que le terme {{lang|grc|çioTur^ç}}, « illumination, » a servi à désigner le baptême ; mais il y a lieu de douter que ce soit ici le sens de ce mot, soit parce qu’il n’était pas encore pris dans cette acception lorsque fut écrite l’Épître aux Hébreux, soit parce que les passages parallèles de l’Épître (en particulier {{rom|x}}, 26) ne disent rien du baptême. Il est donc bien plus probable, remarque M. Drach, ''La Sainte Bible, Épîtres de saint Paul'', Paris, 1871, p. 741, que saint Paul entend parler de ceux qui abandonnent la foi, qu’ils aient ou non reçu le baptême.
— Mais, observera-t-on, l’Apôtre affirme qu’il est impossible à ces hommes d’être renouvelés par la pénitence, parce qu’ils crucifient de nouveau Jésus-Christ pour leur malheur et le déshonorent publiquement, Hebr., {{rom|iv}}, 6 ; qu’il ne leur reste plus d’hostie pour l’expiation de leurs péchés, Hebr., {{rom|x}}, 26, et qu’après avoir méprisé le médiateur de la nouvelle alliance et la parole du Dieu du ciel, ils n’obtiendront pas plus grâce qu’Ésaü n’a pu recouvrer
le droit d’aînesse dont il s’était dépouillé. Hebr., {{rom|xii}}, 16-29,
— Nous répondrons que telle n’est pas la signification des déclarations de l’Apôtre. Elles n’expriment point que l’Église ne possède pas le pouvoir de remettre le péché d’apostasie ; car, si elles avaient ce sens, elles exprimeraient aussi beaucoup plus clairement que la passion et la médiation de Jésus-Christ sont sans efficacité vis-à-vis de ce péché d’apostasie, puisque saint Paul dit qu’il ne reste plus aux apostats d’hostie pour le péché. Hebr., {{rom|x}}, 26 ; cf. {{rom|xii}}, 24. Or personne n’impute une pareille doctrine à l’auteur de l’Épître aux Hébreux, qui a tant célébré la puissance de la médiation de Jésus-Christ. Il faut donc comprendre ces textes en ce sens : d’une part, que ceux qui rejettent la foi ne sauraient participer à cette médiation,
ainsi que l’Apôtre le redit souvent, et, d’autre part, qu’après avoir apostasie, il leur est non pas sans doute absolument impossible, mais très difficile, de croire de nouveau, parce qu’ils ont une première fois méprisé le salut et renié le Fils de Dieu. Cette doctrine est précisément la même que Jésus-Christ lui-même a enseignée<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|917|CONFESSION|918}}</noinclude>''Novi Testamenti'', Vienne, 1867, p. 491 ; Palmieri, ''De pœnitentia'', Rome, 1879, p. 389 ; Cambier, ''De divina instit. confessionis'', Louvain, 1884, p. 88. D’après cette opinion, ce serait de la confession sacramentelle faite aux prêtres que parlerait notre texte. Les auteurs qui adoptent ce sentiment le justifient comme il suit. Après avoir déclaré que l’extrême-onction remettrait les péchés, s’il en restait sur la conscience du malade, il est naturel, disent-ils, que saint Jacques indique le moyen plus régulier d’effacer ces taches, c’est-à-dire la confession sacramentelle. « Nous croyons, dit M. Cambier, ''ibid''., p. 90, que voici l’ordre des pensées de l’apôtre : L’extrême-onction
n’est pas instituée par elle-même pour remettre les péchés, mais le moyen établi par Dieu pour cette rémission est la confession sacramentelle. Confessez-vous donc les uns aux autres de vos péchés, pour vous préparer à la réception du sacrement d’extrême-onction. »
La principale difficulté qu’on a faite à cette interprétation, c’est que saint Jacques dit aux chrétiens de se confesser les uns aux autres, au lieu de leur dire de se confesser aux prêtres. On répond à cette objection que l’apôtre parle d’une façon générale, qui suppose chez ses lecteurs la connaissance de la confession sacramentelle et de ses ministres. Lorsqu’il dit : Confessez-vous entre vous vos péchés, il entend dire : Confessez - vous entre vous suivant les règles que vous savez ; en d’autres termes, confessez vos péchés à ceux d’entre vous que le -Seigneur, Joa., {{rom|xx}}, 23, a investis du pouvoir de les remettre. C’est ainsi que saint Paul, Ephes., {{rom|v}}, 21, dit : « Soyez soumis les uns aux autres dans la crainte du Christ, {{lang|grc|ποτασσόμενoι ἀλλήλoις ἐν φόϐῳ Χριστoῦ}}, » pour exprimer que les
inférieurs doivent être soumis à leurs supérieurs. Ce serait aussi dans le même sens que le mot ''pro invicem'', {{lang|grc|ὑπὲρ ἀλλήλων}}, devrait être pris dans la suite de la phrase ; car ces mots ''orate pro invicem ut salvemini'' regarderaient principalement les prières des prêtres pour la santé des malades. — On objecte que ces prières sont ensuite appelées par saint Jacques « prière du juste », {{lang|grc|δέησις διϰαίoυ}}. Ce qui suppose qu’il ne s’agit pas des prêtres, mais des justes. Certains auteurs, par exemple Corluy, ''ibid''., répondent qu’il n’y a pas lieu de relier au texte que nous venons d’étudier ce qui est dit de l’efficacité de la prière du juste, attendu que la liaison indiquée dans la Vulgate par le mot ''enim'' ne se trouve pas dans le grec. D’autres auteurs, comme Cambier, ''ibid''., admettent que la qualification de juste s’applique aux prêtres. — Les deux premières opinions que nous avons exposées ne semblent pas tenir assez compte du contexte. La troisième nous paraît beaucoup plus admissible, bien qu’elle ne donne pas une explication pleinement satisfaisante de tous les mots de ce passage difficile.
VI. {{sc|Textes de l’Écriture qui semblent contraires a la confession sacramentelle}}. — Nous ne nous occuperons pas des passages qui attribuent à Dieu seul le pouvoir de remettre les péchés ; car après ce qui précède il est facile de concilier ces passages avec le pouvoir donné par Jésus-Christ aux prêtres ; car ce pouvoir fait d’eux les ministres et les instruments de Dieu. Les textes qui semblent nier la rémissibilité des péchés offrent plus de difficulté. Le plus connu est relatif aux blasphèmes contre le Saint-Esprit. On en a donné l’explication à l’article Blasphème. D’autres passages ont été invoqués pour appuyer un sentiment admis assez communément parmi les critiques rationalistes. Harnack, ''Dogmengeschichte'', Fribourg-en-Brisgau, 1888, t. {{rom|i}}, p. 142 ; Reuss, ''Histoire de la théologie au siècle apostolique'', Strasbourg, 1881, t. {{rom|ii}}, p. 285. Ce sentiment, c’est que le baptême était regardé par les premiers chrétiens comme le moyen unique qui remettait les péchés du passé et assurait la sainteté de l’avenir, de telle sorte que tout péché commis après le baptême était réputé sans rémission. Les auteurs que nous venons d’indiquer croient trouver en particulier cette doctrine dans plusieurs passages de l’Épître aux Hébreux. M. Reuss, ''ibid''., en indique trois dont la
difficulté a appelé, en effet, depuis longtemps l’attention des théologiens et des exégètes catholiques. Voici ces passages : « Il est impossible à ceux qui ont été une fois illuminés, qui ont goûté le don céleste et ont été faits participants du Saint-Esprit…, puis sont tombés, d’être renouvelés par la pénitence, crucifiant de nouveau le Fils de Dieu pour leur malheur et l’outrageant publiquement. » Hebr., {{rom|vi}}, 4-6. — « Si nous péchons volontairement après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne nous reste désormais plus d’hostie pour les péchés. » Hebr., {{rom|x}}, 26. — « Qu’il n’y ait point de fornicateur ni de profane comme Ésaü, qui pour un seul aliment vendit
son droit d’aînesse ; car sachez qu’ensuite désirant hériter de la bénédiction, il fut rejeté ; et il ne put obtenir un changement dans la volonté [de son père], quoiqu’il le lui eût demandé avec larmes. » Hebr., {{rom|xii}}, 16-17.
Les enseignements de saint Paul qu’on vient de lire furent jadis invoqués par les montanistes et les novatiens, pour établir que l’Église ne saurait remettre les péchés soit de fornication, soit d’apostasie. Ces hérétiques, au moins plusieurs d’entre eux, n’admettaient pas, comme
les critiques rationalistes modernes, qu’il s’agit dans ces textes de tous les péchés ; ils croyaient, au contraire, qu’il y est seulement question des plus grands. Ces textes parlent tous, en effet, du péché par excellence, qui est l’apostasie ou l’abandon de la foi, ainsi que le montre le contexte. Ils n’enseignent donc point qu’aucun péché ne saurait être remis par l’Église après le baptême. Enseignent-ils au moins que l’Église n’a point le pouvoir de remettre l’apostasie après le baptême ? Pas davantage. On peut même se demander s’ils font allusion à une première rémission des péchés par le baptême. Plusieurs exégètes l’ont cru, parce que saint Paul dit que les pécheurs impardonnables ont été « illuminés », {{lang|grc|çu-ucrOiv-Taç}}, Hebr., {{rom|vi}}, 4, et que le terme {{lang|grc|çioTur^ç}}, « illumination, » a servi à désigner le baptême ; mais il y a lieu de douter que ce soit ici le sens de ce mot, soit parce qu’il n’était pas encore pris dans cette acception lorsque fut écrite l’Épître aux Hébreux, soit parce que les passages parallèles de l’Épître (en particulier {{rom|x}}, 26) ne disent rien du baptême. Il est donc bien plus probable, remarque M. Drach, ''La Sainte Bible, Épîtres de saint Paul'', Paris, 1871, p. 741, que saint Paul entend parler de ceux qui abandonnent la foi, qu’ils aient ou non reçu le baptême.
— Mais, observera-t-on, l’Apôtre affirme qu’il est impossible à ces hommes d’être renouvelés par la pénitence, parce qu’ils crucifient de nouveau Jésus-Christ pour leur malheur et le déshonorent publiquement, Hebr., {{rom|iv}}, 6 ; qu’il ne leur reste plus d’hostie pour l’expiation de leurs péchés, Hebr., {{rom|x}}, 26, et qu’après avoir méprisé le médiateur de la nouvelle alliance et la parole du Dieu du ciel, ils n’obtiendront pas plus grâce qu’Ésaü n’a pu recouvrer
le droit d’aînesse dont il s’était dépouillé. Hebr., {{rom|xii}}, 16-29,
— Nous répondrons que telle n’est pas la signification des déclarations de l’Apôtre. Elles n’expriment point que l’Église ne possède pas le pouvoir de remettre le péché d’apostasie ; car, si elles avaient ce sens, elles exprimeraient aussi beaucoup plus clairement que la passion et la médiation de Jésus-Christ sont sans efficacité vis-à-vis de ce péché d’apostasie, puisque saint Paul dit qu’il ne reste plus aux apostats d’hostie pour le péché. Hebr., {{rom|x}}, 26 ; cf. {{rom|xii}}, 24. Or personne n’impute une pareille doctrine à l’auteur de l’Épître aux Hébreux, qui a tant célébré la puissance de la médiation de Jésus-Christ. Il faut donc comprendre ces textes en ce sens : d’une part, que ceux qui rejettent la foi ne sauraient participer à cette médiation,
ainsi que l’Apôtre le redit souvent, et, d’autre part, qu’après avoir apostasie, il leur est non pas sans doute absolument impossible, mais très difficile, de croire de nouveau, parce qu’ils ont une première fois méprisé le salut et renié le Fils de Dieu. Cette doctrine est précisément la même que Jésus-Christ lui-même a enseignée<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Verbex" />{{nr|937|COPTES (VERSIONS) DE LA BIBLE|938}}</noinclude>son édition des Proverbes d’après trois manuscrits de Berlin. Paul de Lagarde a publié, dans ses ''Bruchstücke'', etc., les versets 10-20 du chapitre {{rom|xxxi}}, d’après le ''Rituel de Tuki'', p. 532. — Tous ces passages (i-xiv, 26 ; xxxi, 10-20) ont été réimprimés à Rome, en 1886,
par Ma’Bsciaï, avec la traduction arabe.
''Sagesse de Salomon''. — M. Bouriant, dans ses ''Fragments memphitiques'' (Recueil, {{rom|vii}}, Paris, 1886), a publié les passages suivants de ce livre, tirés d’un Lectionnaire de la semaine pascale, « copié en 1592 ( des Martyrs AD. 1876), d’après un livre très ancien, par un prêtre copte : » chap. {{rom|i}}, 1-9 ; {{rom|ii}}, 12-22 ; {{rom|v}}, 1-7 ; {{rom|vii}}, 24-29.
''Sagesse de Sirach''. — Ce savant a publié aussi dans le précédent travail, d’après le même manuscrit, les passages suivants de la Sagesse de Sirach (Ecclésiastique) : i, 1-16, 18-27 ; {{rom|ii}}, 1, 9 ; {{rom|iv}}, 20-v, 2 ; {{rom|xii}}, 13-18 ; xsn, 9-18 ; {{rom|xxiii}}, 7-14 ; {{rom|xxiv}}, 1-12. — P. de Lagarde, dans ses ''Bruchstücke'', avait publié {{rom|ii}}, 1-9, d’après le Rituel de
Tuki, p. 530.
''Les douze petits Prophètes''. — On trouvera dans Quatremère, ''Daniel et les douze petits Prophètes'' [Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque Impériale, {{rom|viii}}, Paris, 1810), des détails intéressants sur les premiers essais de l’édition de cette partie de la version copte bohaïrique. Ces essais ne sont pas assez importants pour que nous nous y arrêtions ici. Quatremère lui-même n’a publié que de courts extraits dans son travail, à l’exception toutefois du prophète Zacharie, qu’il donne en entier avec une traduction latine. Le texte copte est basé sur les deux manuscrits de la Bibliothèque Nationale, et l’auteur indique les variantes du Codex Vaticanus et du Codex Alexandrinus. — Henry Tattam a publié à Oxford, en 1836, une édition complète, avec traduction latine, des douze petits Prophètes, ''Duodecim Prophetarum minorum libros latine edidit'', etc. Elle est basée sur une copie de Woïde des deux manuscrits de Paris, collationnée sur un manuscrit in-folio qui avait appartenu à J.-J. Marcel, et qui était alors en la possession de J. Lee de Hartwell. Malheureusement Tattam, dans cet ouvrage comme dans les autres dont nous allons parler, ne donne pas l’indication des différentes leçons des manuscrits, en sorte que son travail au point de vue de la critique est à peu près inutile. — Le livre de Baruch a été publié par {{Mgr}} Bsciai, ''Liber Baruch'', Rome, 1870, d’après un manuscrit du Caire, et par M. Kabis dans la ''Zeitschrift fur ägyptische Sprache'', 1872-1874.
''Daniel''. — Ce prophète, dans les manuscrits coptes, vient généralement immédiatement avant ou immédiatement après les petits Prophètes. Dans les manuscrits coptes, le texte de Daniel est divisé en treize visions, comme il suit :
Vision I. ''Histoire de Susanne''.
— IL Chapitre I du texte grec.
— III. — il »
— IV. — {{rom|iii}}, 1-30° avec le cantique des trois
enfants dans la fournaise.
— V. — {{rom|iii}}, 31 -îv.
— VI. — {{rom|v}}, 1-29.
— VII. — {{rom|v}}, 30-vi.
— VIII. — vu.
— IX. — vin.
— X. — ix.
— XL — x-xii.
— XII. — Histoire de Bel.
— XIII. — Histoire du Dragon et de Daniel dans
la fosse aux lions.
Les manuscrits coptes contiennent en plus une quatorzième vision, morceau des plus apocryphes. Cette division en treize visions est entièrement conforme à celle du ''Codex Alexandrinus'', si ce n’est que dans celui-ci l’histoire du Dragon fait partie de la vision précédente,
ce qui réduit le nombre des visions à douze ; on voit par les scholies du ''Codex Vaticanus'' que cette division se trouvait aussi dans d’autres manuscrits grecs. — La dixième vision a été publiée par F. Münter, à Rome, 1786, ''Specimen versionum Danielis copticarum'', etc., en bohaïrique, d’après le manuscrit de la bibliothèque Angélique, et en sahidique, d’après les fragments de la collection Borgia. — En 1849, J. Bardelli publia une édition complète de Daniel, Daniel copto-memphitice, Pise, d’après les deux manuscrits de Paris, et le manuscrit de Tattam, dont il ne donne malheureusement pas la description. Il s’est aussi servi pour quelques passages du manuscrit de Paris, copte 51, qui contient l’office de la semaine sainte ; les variantes sont soigneusement notées en marge ; le texte sahidique de la vision X est réimprimé d’après l’édition de Mûnter. — Henry Tattam donna ; une seconde édition complète de Daniel en 1852, avec traduction latine. Il s’est servi du manuscrit de Paris, f copte 2, et des deux manuscrits qu’il avait rapportés ; d’Egypte ; sur l’un de ces deux manuscrits il avait reporté des variantes recueillies par lui-même en Egypte, sur un manuscrit de date récente. Bardelli s’était servi, aussi de ces variantes.
''Isaïe et Jérémie'' (avec les ''Lamentations''). — Ces deux prophètes, par malheur, n’ont été publiés que par Tattam, en copte, avec traduction latine, en 1852, ''Prophetæ majores diatect. ling. ægypt''., Oxford. Pour son édition, Tattam s’est servi d’une copie qu’il avait faite au Caire sur le manuscrit du patriarcat catholique, et collationnée sur l’exemplaire du patriarcat jacobite. Il avait aussi collationné
le texte d’Isaïe sur le manuscrit de R. Curzon, et celui de Jérémie et des Lamentations sur le manuscrit qui lui avait été donné par le duc de Northumberland. Les variantes ne sont pas indiquées.
''Ézéchiel''. — La seule édition de ce prophète est celle de H. Tattam, parue en 1852. L’auteur (Prophétie majores, t. {{rom|i}}, p. {{rom|vii}}) nous dit qu’il s’est servi de la copie qu’il avait faite du manuscrit de la Bibliothèque Nationale, à Paris, après l’avoir collationnée sur l’exemplaire de J. Bardelli et le manuscrit de J. Lee. Mais ce dernier manuscrit n’était lui-même qu’une copie du manuscrit de Paris, comme nous l’apprend Bardelli, ''Daniel copto-memphitice'', p. {{rom|xix}}, et je crois qu’il faut en penser autant de l’exemplaire de Bardelli.
2° ''Nouveau Testament''. — La version bohaïrique du Nouveau Testament a été publiée en entier, pour la première fois, en 1716, par David Wilkins, avec une traduction latine. C’est l’édition princeps de toute la version bohaïrique. Elle est basée sur les manuscrits suivants
Oxford, Bibliothèque Bodléienne, Hunt. 21 ; Hunt. 20 Maresc. 5 ; Maresc. 6 ; Maresc. 52 et 53 ; Maresc. 99 Hunt. 4 (sahidique) ; Hunt. 394 (sahidique) ; Hunt. 43 Hunt. 122 ; Hunt. 203. — Rome, Bibliothèque Vaticane Copt. 8 ; Copt. 9 ; Copt. 10 ; Copt. Il ; Copt. 14 ; Copꝟ. 16
— Paris, Bibliothèque Nationale, Copt. 13 ; Copt. 59 ; plus deux autres manuscrits Reg. 331, que je suppose être le Copt. 17 et Reg. 330. Il y avait là tous les éléments d’un bon travail critique, que nous cherchons en vain dans l’édition de Wilkins. Point de variantes de tous ces différents manuscrits : l’auteur se contente de donner dans ses prolégomènes quelques rapprochements du texte qu’il a choisi avec le grec et les autres versions. De plus, la traduction latine ne mérite aucune confiance. — En 1829, la ''British and Foreign Bible Society'' publia une édition de la version bohaïrique (avec traduction arabe) des
quatre Évangiles, à l’usage des Coptes. Le texte copte, édité par H. Tattam, n’est autre que celui de l’édition de Wilkins, collationnée sur le manuscrit de la Société. Ce travail n’a aucune valeur critique. Scrivener, ''A plain Introduction'', t. {{rom|ii}}, p. 107. — M. G. Schwartze, dont nous avons déjà parlé à propos du Psautier, avait entrepris de donner une nouvelle édition complète du Nouveau Tes-’tament ; il ne publia que la première partie de son travail ; elle parut en deux volumes : saint Matthieu et saint<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />755 INERRANCE BIBLIQUE 756</noinclude>conditions défectueuses de l’apologétique biblique,
qui s’occupe d’histoire ancienne, voire même de
l’histoire primitive ! Une circonstance dont l’attaque
et la défense doivent pareillement tenir compte,
c’est que nombre de récits qui se lisent dans l’Ancien
et le Nouveau Testament restent sans témoignage
aucun dans la littérature profane, et à cause de cela
sont incontrôlables. Pour en accréditer la vérité du
point de vue purement historique, nous n’avons que
des considérations générales sur la valeur de la tradition
juive et chrétienne. C’est suffisant, mais pas
assez direct pour donner aux difficultés particulières
une solution qui ne laisse plus de place à la réplique.
Cf. S. AUG., De doctr. christ., 111, {{rom|ix}}, 13 ; /-’. L.,
XXXIV, 71.
Il n’est pas jusqu’aux croyants eux-mêmes qui ne
compliquent parfois la tâche de l’apologiste. Habitués
qu’ils sont à telle explication généralement
admise, quel accueil font-ils à une solution nouvelle
que des études ultérieures ont rendue légitime
et nécessaire ? Le défenseur de l’inerrance biblique
se heurte assez souvent à l’opposition de ceux-là
mêmes qu’il a l’intention de servir. Conllit douloureux,
mais inévilalde, entre l’attachement au passé
et le souci de l’iicjire présente. Il peut bien relarder
quelque peu certains progrès particuliers ; en délinitive,
il est salutaire, puisqu’il contribue à assurer
la sécurité doctrinale.
3. ''Méthode à suivre''. — Tous les apologistes se
proposent de défendre la Bible, encore que tous ne
s’y prennent |)as de la même manière. Cette divergence
résulte de tendances différentes, qui se traduisent
elles-mêmes par des procédés distincts. Un
théologien, habitué à lu spéculation et aux synthèses,
risque de se faire des exigences de l’inerrance biblique
une conception ''a priori'', trop exclusivement
fondée sur la définition de la vérité logique, sans
avoir assez d’égard pour l’histoire et l’état concret
des textes, leur genre littéraire, etc. Ue la sorte, il
peut aboutir à des conclusions incompatibles avec
les faits, et créer indûment un conflit entre la théologie
et l’exégèse. Pour s’excuser, il ne lui suffirait pas
de dire : Mon rôle, à moi, est de faire la théorie de
l’inerrance, à l’exégète et à l’apologiste de l’appliquer.
Une théorie n’est recevable qu’autant qu’elle
peut se réclamer de la tradition et s’adapter aux
textes. La formule sommaire « la parole de Dieu ne
saurait faire erreur » a besoin d’explication ; les
termes « parole de Dieu » et a erreur » veulent
être analysés. La parole de Dieu « ne s’exprime
dans la Bible que par la « parole humaine ». Il suffit
d’énoncer ce fait pour donner à conjecturer le
nombre et la complexité des circonstances d’ordre
historique et littéraire qui conditionnent l'expression
de la <i parole de Dieu ». Cette expression a
revêtu en effet tant d’imperfections qu’à la limite et
au degré infime de l’exactitude, un théologien ne
réussira pas à justifier l’inerrance du texte, s’il n’est
doublé d’un philologue, d’un littérateur et d’un historien.
Pour prendre conscience de cet état de
choses, il suffit d’avoir lu une fois, avec attention,
l’Ancien Testament. De son côté, l’exégète, trop
confiant dans la critique, est exposé à traiter le
texte sacré d’après la méthode historique seule,
comme si la Bible n’était qu’un livre ordinaire.
Perdant de vue l’unité et la transcendance que les
Livres saints doivent à l’Esprit de Dieu, leur auteur,
sans tenir un compte suffisant de l’analogie de la foi,
il se laisse impressionner outre mesure par les
difficultés ; puis, sous prétexte d’une exégèse plus
rationnelle et d’une apologie victorieuse, il en
vient à proposer des explications réellement in
compatibles avec la notion catholique de l’inerrance.
Loin de s’exclure, les deux procédés que nous venons
de décrire se complètent et se contrôlent l’un
l’autre. Réunis, ils permettent d’aboutir à des résultats
corrects. Récemment encore, {{roi|Pie|X}} recommandait
aux exégètes catholiques de tenir une « voie
moyenne » entre la témérité et la routine. Lettre à
Mgr Le Camiif, Il janv. itjo6 ; ''Denz''." p. 619, not. i.
Au reste, ces conditions faites à l’exégèse et à l’apologétique
biblique n’ont jamais varié sensiblement.
Ce qui donne à penser qu’elles tiennent à des causes,
qu’il n’est pas au pouvoir de l’homme de sipprimer.
S. Augustin et S. Jr.RÔMK ont personnilié, au mieux,
l’esprit théologique et l’esprit critique. Or, ils ont eu,
il y a quinze siècles, les mêmes controverses qui
divisent encore les catholiques d’après deux tendances,
sinon en deux écoles. Cf P. /-., {{rom-maj|XXII}}, col. 83083^, 909-93 1, 935-953, 1 161, 1 1 99-1 181, S’ils ont réussi
néanmoins à se rejoindre, ce n’est pas seulement par
la volonté de rester orthodoxes ; les deux grands
Docteurs ont encore eu la sagesse d’envisager le problème
dans son intégrité, tout en l’abordant par des
côtés différents. S. Jérôme a beau constater les libertés
prises par les auteurs inspirés vis-à-vis de la littéralité
des discours et de la matérialité des faits, il
se refuse à les taxer d’erreur (hoc qiiippe impiorum
est, Celsî, Porphyrii,./iiliani). P. L., XXU, 5^5. De
son côté. S, Augustin déclare qu’il considère comme
compatible avec la vérité toute manière de dire qui
se rencontre de fait dans les Evangiles. /".L., XXXI {{rom-maj|V}},
1091 ; cf. Recherches de science religieuse, 1911,
p. 395.
Est-il besoin d’ajouter qu’on ne doit aborder l’apologétique
biblique qu’avec beaucoup de méthode’.' Il
y aurait présomption à croire que le premier venu,
sans préparation spéciale, ait qualité pour le faire. Au
jugement de saint Jérôme, l’abus ne serait ici que
trop réel. « Pour tous les métiers, écrit-il, on admet
qu’un apprentissage est nécessaire ; pour l’Ecriture
seule, on se croit autorisé à l’enseigner avant que de
l’avoir apprise. i> ''Epist''., un, 5, ad Piiulin., P. L.,
XXII, 5/|ii. A son tour, S. Augustin déplore les résultats
d’une apologétique ignorante et présomptueuse.
« Qu’un chrétien se fasse railler en défendant
des opinions fausses, la chose n’est pas de
grande conséquence ; mais le mal est qu’on livre au
ridicule nos auteurs sacrés, en faisant croire à ceux
qui ne partagent pas nos croyances que ces assertions
erronées se trouvent vraiment enseignées dans
le texte… Ce que la témérité de ces présomptueux :
interprètes crée de difficultés et cause de chagrin à
leurs frères plus prudents, c’est ce qu’on ne saurait
dire. » De Gen. ad litt., {{rom-maj|I}}, {{rom|xix}}, 39 ; ''P. L''., {{rom-maj|XXXIV}},
261.
S’il n’y prend garde, l’apologiste se laisse attirer
jiar l’adversaire sur un terrain où le combat pour
l’inerrance ne devrait pas se livrer. La Bible est avant
tout un livre religieux, conçu et écrit à la manière des
anciens. Or, on nous en demande compte, comme on
ferait d’un traité moderne d’astronomie et de géologie ;
ou encore comme si elle était une histoire profane
du monde, composée d’après les méthodes critiques
d’aujourd’hui. L’apologiste n’a ni le devoir, ni
le droit d’accepter la difficulté ainsi posée. Le faire,
c’est se condamner à l’insuccès, ou à une de ces victoires précaires qui rendent plus douloureuse la défaite
(lu lendemain. L’apologétique ainsi conduite a encore
l’inconvénient de faire perdre de vue l’objet principal
de la Bible qui est l’enseignement religieux. A
force de ramener l’attention du croyant sur l’écorce
du texte, de discuter devant lui les points par lesquels
il touche à l’histoire profane ou aux sciences<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />647 REFORME 648</noinclude>XXIX à LXXXV1I de la collection, Brunswick,
1863-io, oo, — Herminjard, Correspondance des
réformateurs dans les pays de langue française,
9 vol. Genève, Paris, Baie, Lyon, 1866-1897, — Mémoires de l’Institut national, de Genève, — Mémoires
de la Société d’histoire et d’archéologie de Genève,
— Bulletin de l’Institut national, Genève. —
Bulletin de la Société d’histoire du protestantisme français. — Bonnet, Lettres de Jean
Calvin, 2 vol. Paris, 1 8">4 (c’est à ce dernier recueil que nom avons emprunté le discours de
Calvin mourant aux pasteurs).
b) Ouvrages à consulter. — Emile Doumergue, Jean Calvin, les hommes et les choses de son
temps, 5 vol. Lausanne, 1899-1917, ouvrage de
haute érudition, mais déparé par un ton de panégyrique trop continu et un style très négligé. —
Abel Lefranc, La jeunesse de Calvin, 1888. — lios
sert, Vie de Calvin, Paris, 190$. — Kampschulte
catholique) Johann Calvin, seine Kirche, und sein
Staat in Genf, 1869 — August Lang, Zwingli und
Calvin, Bielefeld und Leipzig, 1913. — Heyer,
L’Eglise de Genève, esquisse historique de ses diverses constitutions, avec la liste de ses pasteurs
et professeurs, Genève, 1909. — Georges Goyau,
Une Ville-Eglise : Genève, 2 vol. Paris, 19 19. —
J. Ant. Gautier, Histoire de Genève, 9 vol. Genève,
1898-1914, — J- Gaborel, Histoire de l’Eglise de
Genève, depuis le commencement de la Réformalion, jusqu’à nos jours, Genève, 3 vol. 1850-18(')2. —
Alfred Franklin, Vie de J. Calvin par ''Th''. de Bèze,
(avec une préface très intéressante), publiée et
annotée, Genève, 1859. — Abraham Ruchat, Histoire delà Réformation de la Suisse, 6 vol. Genève,
1727. — Florimond de Ræmond. La neissance,
progrez et décadence de l’hérésie de ce siècle,
, 6 5. — Théodore de Bèze, Histoire ecclésiastique
des Eglises réformées au royaume de France. —
La vie de Calvin par Bèze se trouve dans le tome
XXI des Opéra Calvini, en trois rédactions, datées
de 1564, [566, 1575. — M. Doumergue a repris son
panégyrique de Calvin dans une brochure intitulée : Le Caractère de Calvin, Paris, éditions de foi
et vie, 192 1.
L. Cristiani.
VI. — LA RÉFORME EN ANGLETERRE
LES ORIGINES (1 509-1 645)
I. _ Henri VIII sépare l’Eglise d' Angleterre de Rome,
150q-1547. — II. Le protestantisme est introduit
sous le règne d’Edouard {{rom-maj|VI}}, 1 547-1 553. — III. Marie Tudor essaye de rétablir le catholicisme, 15531558. — IV. Elisabeth et l’Eglise anglicane, 15581603. — V. Les vicissitudes de l’Eglise anglicane
sous les Sti.a-ts jusqu’à l’exécution de l’archevêque
Laud, 1603-1645.
I. Henri VIII sépare l’Eglise d’Angleterre de
Rome (150g 1547). — i° Les premiers mouvements
réformistes. — La révolution religieuse qui a été
commencée par Henri VIII pour des motifs personnels peu avouables, complétée et organisée par ses
successeurs ou avec leur assentiment, a éclaté à un
moment où nul ne pouvait la prévoir. Il ne faudrait
pas croire, pourtant, qu’elle fut un accident isolé et
sans précédent dans l’histoire du peuple anglais. La
révolution a eu ses précurseurs, hommes d’Etat et
hommes d’Eglise, dont les idées exercèrent une influence considérable sur les principaux acteurs de ce
long et douloureux drame, qni aboutit à la destruction de la vieille religion nationale, puisa l’élaboration du dogme et de la discipline de l’Eglise anglicane.
On sait combien les rapports entre l’Eglise et les
puissances temporelles se tendirent vers la fin du
Moyen -Age. Les conflits ne furent nulle part plus
fréquents et plus graves qu’entre l’Angleterre et le
Saint-Siège. A lalinde salongue luttecontre Alexandre {{rom-maj|III}}, Henri {{rom-maj|II}}, vaincu et abandonné de ses sujets,
avait été contraint de s’agenouiller sur la tombe de
l’héroïque Thomas Becket ; Jean sans Terre, déposé
par Innocent {{rom-maj|III}}, avait reçu la couronne en fief de la
main du pape. Bien qu’il fût un mauvais prince, la
nation anglaise avait vu avec peine l’humiliation de
son roi.
Ces conflits provoquaient dans toute l’Europe d’ardentes discussions. Les légistes, amis ou ministres
des princes, trouvèrent, pour leur lutte contre la papauté, des alliés précieux dans les universités les
plus célèbres de ce temps, parmi les docteurs et le
clergé. Au {{s|xiv|e}}, un moine, Guillaume d’Occam,
né dans le comté de Surrey, posait, dans un dialogue
entre un soldat et un clerc, la question, singulièrement hardie à cette époque, de la primauté du Saint-Siège. La « Vision de Pierre le laboureur » écrite
probablement par un clerc, était très goûtée du menu
peuple et des paysans. Or l’auteur, qui s’attaquait
à toutes les classes de la société, s’acharnait particulièrement contre le pape et les prêtres.
Quelques-unes des idées doctrinales essentielles
de l’Eglise anglicane sont clairement exposées, dès
le xiv' siècle, dans les écrits de John" Wyclïfi-, les
prédications des « pauvres prêtres », ses disciples, et
les théories communistes des Lollards. Wyclyff rejette l’autorité du pape et de l’Eglise et reconnaît
l’Evangile pour l’unique loi du chrétien. Toute la
doctrine sur les sacrements, exposée dans les xxxix articles de 1562, est un germe dans ses écrits authentiques. Les opinions de Wyclyff et de ses amis menaçant l’Etat autant que l’Eglise, le gouvernement
s’émut ; les efforts combinés du roi et du pape réussirent à briser les forces des réformateurs. Leurs doctrines subirent une longue éclipse sur le sol de
l’Angleterre. Mais Jean Huss les reprenait dans l’Europe centrale. Plus tard Jérôme de Prague, Luther,
Calvin, Zwingle y feront de larges emprunts. Par
leur intermédiaire et celui de leurs disciples, elles
feront leur rentrée en Angleterre dans les dernières
années de Henri VIII et surtout sous les règnes
d’Edouard VI et d’Elisabeth. Les Anglicans appellent Wyclyff « l’étoile du matin de la Réforme ».
Ils ont raison ; car c’est à lui que remonte ; par des
voies tant directes qu’indirectes, la paternité première de l’anglicanisme.
Dans les premières années du règne de {{roi|Henri|VIII}},
trois humanistes éminents, unis par une étroite
amitié, travaillèrent sans le vouloir au succès de la
révolution religieuse. Ils sont connus sous le nom de « Réformateurs d’Oxford ». Passionnés de justice, de
liberté, de tolérance, ils ont rêvé d’une Eglise purifiée, large, dégagée des querelles dogmatiques, réunissant les peuples chrétiens en une fraternelle communauté. L’aîné d’entre eux, John Colbt, doyen de
Saint Paul, avait été, à Florence, le disciple du philosophe néo-platonicien Marsile Ficin, et l’admirateur de Savonarole. Il fit, à l’Université d’Oxford, des
leçons sur les Épîtres de Saint Paul. Elles eurent un
succès éclatant, le professeur protestait contre la
théorie de l’inspiration verbale des saintes Écritures
et négligeait entièrement les commentaires des docteurs scolastiques. {{sc|Erasme}}, de Rotterdam, élève de
l’université de Paris, se trouvait parmi ses auditeurs.
C’est lui qui écrira, quelques années après, dans la
maison de Thomas More, la satire mordante, souvent
injuste, qu’est l' « Éloge de la Folie », destinée à un
immense retentissement. La Folie, coiffée du bonnet<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sicarov" />1489 PAPAUTE 1490</noinclude>pouvant avoir d’autre que le Saint-Siège et
l’Eglise de Home, qui est le centre de l’unité, il
s’ensuit que le Saint-Siège ne sera jamais dans
un état qu’il ne puisse plus être reconnu pour cbef :
c’est pourquoi l’on voit que, lorsqie Liliérius
consentit à l’arianisnie, t’élix prit sa place, et
l’Eglise de Home ne suivit point l’erreur de Libère.
Ainsi, quoique la qualité du Pape n’empêche pas celui qui la possède de tomber dans l’erreur, elle
empêche néanmoins cette sorte d’erreur qui entraînerait avec soi l’Eglise de Rome, et la ferait retrancher de la communion du reste du Corps, ce qui ne
peut jamais arriver. » (Nicole ajoute : « C’est la doctrine du cardinal Cusan, de Gerson et de ceux qui
sont les moins suspects d’être trop favorables aux
Papes. » Instructions théol. et moi-, sur le symbole,
t. {{rom-maj|II}}, 10' inslr., ch. 7, De l’infaillibilité de l’Eglise.
La 1" édit. est de 1 O71.) — 2= témoin, Bossurt. —
Languet cite son sermon à l’assemblée de 1682, et
conclut éloquemment au triomphe de la chaire de
Pierre sur les appelants : « Vous passerez, malgré
les appuis qui vous soutiennent, vous passerez, sans
(|He cette Eglise éternelle soutire la moindre variation dans sa foi », etc. — 3' témoin, LAiiNOY(-f- 1678).
— Il Dans une de ses lettres, où il combat l’opinion
de Bellarrain sur l’infaillibilité des Papes, il reconnaît
les justes prérogatives de l’Eglise de Rome et l’autorité perpétuelle de la chaire apostolique… ISl. de
Launoy répond à chaque texte (des Pères cités par
Bellarmin) qu’ils doivent être entendus non du
Pape, mais de l’Eglise de Rome et du Siège Apostolique… Ces réponses de M. de Launoy ont été adoptées par plusieurs de ceux qui ont écrit après lui…,
par exemple le P. (Noël) Alexandre et le Docteur
Dupin. » ScARDi, loc. cit., p. lôosq.
Ces derniers mots de Languet éclairent l’origine de la
fameuse distinction gallicane entre le Pape et le Saint-Siège : Launoy en est l’auteur. Et c’est probablement
à ce célèbre et téméraire docteur de Sorbonne que
Bossuet l’avait empruntée, au moins pour un temps,
dans sa discussion avec l’éveque de Tournai en 16H2. Voir col. 1^72.
Une remarque en terminant. Quand la plupart des
évéques défenseurs de la Bulle laissent décote l’infaillibilité personnel le des Papes, pour ne pas effaroucher
les quesnellistes, et présentent comme règle de foi
les décisions pontificales en tant que complétées ou
promulguées par l’adhésion de l’Eglise ou « du corps
des pasteurs », ils n’entendent pas cette adhésion
comme un jugemenl positif et. e.iprès de chacun des
évêques, ci font une très birge part au consentement
tacite. Ainsi Kénelon, Ol’uires, t. {{rom-maj|V}}, p. 172.
Les mêmes principes se retrouvent dans d’autres
documents pastoraux du temps sur la Bulle ''Unigenitus'', cités par Sovnni, Op. cit., p. 135, sq. — Ainsi
Lakgukt dit que, d’après tous les théologiens de
l’Eglise gallicane, « le Pape et le plus grand nombre
des évêques ne peuvent dans aucun cas succomber
à l’erreur ». — Le cardinal de Tencin, que « la décision de la pluralité des évêques unis au Chef de
l’Eglise est une règle de foi ». — L’évêque de Bayonne,
que « les promesses de J.-C.. sur lesquelles l’infaillibilité de l’Eglise est fondée, sont faites au nombre
notoirement le plus grand, uni au Chef ». — L’évêque d’Angers, Poncet, « qu’un jugement dogmatique
émané du Saint-Siège, accepté formellement ou t’tcitement par le plus grand nombre des évéques catholiques, devient un jugement irréformable ». — L’archevêque de Reims, Mailly, que c’est « le témoignage du /)Z » 5 ^/flïfrf nombre des évêques unis à leur
Chef qui forme la véritable notoriété d’un jugement
de l’Eglise ».
Cependant le parti qucsnelliste chicanait sur le
consentement purement tacite des évêques étrangers
à la France. Espérant faire cesser la chicane, deux
évêques de la majorité, le cardinal de lîissy et l’évêque de Nimes, entreprirent de constater s’il y avait
consentement expri’s. A force de lettres, de recherches et de peines, ils constatèrent cette adhésion
((irmelle de tout l’épiscopat à la bulle, dans l’ouvrage qu’ils publièrent en i-ji, Témoignage de l’Eglise
universelle en faveur de la bulle Unigenitus » :
Jagfr, t. {{rom-maj|XVIII}}, p. 36 sq. — Pour tout catholique
<incére, consultant de bonne foi le témoignage de
l’Eglise dispersée o>i magistère ordinaire de l’Eglise,
le fait historique de ce témoignage était aussi clair
que possible ; et à cette clarté de fait on n’avait pas
le droit d’opposer une idée ou théorie personnelle,
car l’infaillibilité de l’Eglise perdrait toute sa valeur
pratique pour décider infailliblement les controverses de foi entre catholiques, et manquerait ainsi
absolument la lin que Dieu lui a donnée, si l’on pouvait, une fois constaté le témoignage de l’Eglise universelle, faire prévaloir sur lui ses propres idées.
C’est ce que tenta pourtant Noailles, sous l’influence de la secte, dans une longue instruction pastorale du 1/1 janvier 171 9. le plus déplorable des
écrits auxquels il ait attaché son nom. Il y récusait
le témoignage des évêques étrangers à la France,
sous prétexte que leur adhésion ne provenait que
d’une croyance aveugle à l’infaillibilité du Pape.
C’était subordonner le fait éclatant de leur témoignage unanime, décisif d’où qu’il provînt, à son opinion personnelle que l’infaillibilité du Pape était
une erreur ; quand cette opinion personnelle sur une
question libre eût été vraie, il n’avait pas le droit
d’en faire ainsi le suprême critérium. Contre les
117 évêques français acceptant la Bulle, il disait non
moins piteusement qu’ils ne l’avaient pas examinée
en concile. Exiger ainsi la forme conciliaire, c’était
nier le magistère de l’Eglise dispersée, reconnu par
tous les catholiques, même gallicans. — Obéissant
aussitôt au même mot d’ordre de la secte pour déplacer
la question, la faculté de théologie de Cæn, dans
son appel au futur concile, déclara que l’opinion de
l’infaillibilité du Pape était une erreur. La Sorbonne
elle-même, qui avait jusque-là regardé cette opinion
comme libre, décréta que c’était une doctrine erronée,
le ig janvier 1719. En vain le Régent ordonna-t-il de
nouveau à la faculté le silence sur les matières controversées : elle n’en tint aucun compte dans les
soutenances de thèses. Outré de ce mépris affecté de
son autorité, le régent, si indifférent qu’il fût aux
questions religieuses, ordonna en juillet au syndic
de la Sorbonne, au doyen et au greffier, de se rendre
chez le garde des sceaux avec le registre des délibérations, et là on raya en leur présence les conclusions
contre l’infaillibilité du Pape, et l’on y inscrivit de
nouveaux ordres. Jager, loc. cit., p. 53 sq. — Enfin,
le 4 août 1720, une déclaration du roi, d’accord avec
Rome, défendit de rien dire ou écrire contre la bulle
''Unigenitus'', ou d’interjeter appel au futur concile, et
les appels déjà faits étaient déclarés nuls. Le régent
([ 1738) tint ferme, et dompta, au moins en apparence, les appelants, la Sorbonne et le parlement.
Jagbr, loc. cit., p. 63 sq.
Après de nouvelles intrigues des appelants pour
tout remettre en question, surtout au début des
pontificats d’{{roi|Innocent|XIII}} et de {{roi|Benoît|XIII}}, qui ne
se laissèrent pas circonvenir par eux ; après un nouveau et magistral exposé du témoignage de l’Eglise
universelle et de sa valeur, d’après les principes
mêmes de Bossuet, par son successeur le cardinal de
lîissY (Instr. pastorale de 1728), — Noailles publia
enfin la même année un mandement, où, averti,
disait-il, par son âge et la diminution de ses forces<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Jules Gaufrès
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{{Auteur
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== Œuvres ==
* Articles [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Mann (Horace)|Mann (Horace)]], [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Mère|Mère]], [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Peirce|Peirce]] et [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Pension, pensionnat, institution|Pension, pensionnat, institution]] in {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}} de [[Auteur:Ferdinand Buisson|Ferdinand Buisson]], 1911.
;In ''[[Revue pédagogique]]''
* {{export|La réforme scolaire aux États-Unis}} [[La réforme scolaire aux États-Unis]], 1884-II, 1.
* [[Cyrus Peirce, directeur de la première école normale d’Amérique|Cyrus Peirce, directeur de la première école normale d’Amérique]], 1884-II, 322.
* Horace Mann, premier secrétaire du Conseil d’éducation du Massachusetts, 1885-II, 524 ; président du collège d’Antioche, 1887-1, 199.
* ''Monographie d’écoles américaines :'' l’université de l’État de New York, l’école normale de l’État de New York, l’école normale d’institutrices de Philadelphie, l’école normale de l’État d’Illinois, '''B''', 1885-II, 553.
* Les examens de l’enseignement primaire, discours au Conseil général de la Seine, 1887-I, 153.
* L’enseignement primaire à Paris (extrait d’une note), 1887-I, 404.
* Les écoles primaires supérieures de la ville de Paris (extrait d’un rapport au conseil municipal), 1889-I, 138.
* Les distributions de prix (extraits d’un rapport au conseil municipal de Paris), 1892-I, 49.
* La lutte contre l’alcoolisme (1897, article)
* M. F. Pécaut et l’école de Fontenay (1896, article)
* Les idées de Kant et de Fichte sur l’éducation (1896, article)
* Les discours à la nation allemande de Fichte (1895, autre)
}}[[Catégorie:Auteurs de la Revue pédagogique]]
[[Catégorie:Auteurs du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire]]
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<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>''pesoit six cens sicles de fer :'' '''& son Écuyer marchoit devant lui. »'''
{{il|1}}
{{M.|Laudet}} connaît la suite. {{M.|Laudet}} connaît la fin.
{{M.|Laudet}} fera bien de suivre la version française de
« ''Monsieur le Maistre de Saci'' ». Elle a une innocence
admirable.
{{il|1}}
Pendant que nous y sommes et que {{M.|Laudet}} exerce
son mépris de gros volume, je lui demande instamment
de me comprendre dans ce mépris où il enferme Lotte.
On ne saurait être en meilleure compagnie. Et de comprendre
les ''cahiers'' dans ce mépris où il enferme le
''Bulletin''. Car les ''cahiers'' sont, dans leur genre, une
revue aussi pauvre, peut-être plus pauvre que le ''Bulletin''.
Cette année autant que jamais, monsieur Laudet,
les ''cahiers'' oscillent de neuf cents à onze cents abonnements.
{{il|1}}
§ '''265'''. — Puisque {{M.|Laudet}} veut absolument assurer
l’existence à {{M.|le Grix}}, j’y consens. {{M.|le Grix}} n’y
gagnera peut-être pas. {{M.|Laudet}} non plus. Dans ce
système et sans rien engager du fond du débat nous
nommerons pour le bon ordre ''article de {{M.|le Grix}}''
celui auquel répond le ''communiqué'' et ''article de {{M.|Laudet}}''
celui auquel je réponds en ce moment même.
{{il|0.5}}
« ''Quoi qu’il en soit'', dit M. Laudet, ''il est intéressant, ne serait-ce que pour défendre la liberté de la critique, de remettre les choses au point.'' »
{{il|0.5}}
{{M.|Laudet}} sait très bien qu’il ne s’agit aucunement,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Khardan" /></noinclude>dans tout ce débat, de la ''liberté de la critique''. La
liberté de la critique n’est pas en cause. Quand même
je le voudrais, je ne vois pas bien comment je m’y prendrais
pour empêcher {{M.|le Grix}} d’écrire chez {{M.|Laudet}}.
Seulement si la liberté de la critique joue pour {{M.|le Grix}}
et pour {{M.|Laudet}} elle joue également pour
moi. {{M.|Laudet}} et {{M.|le Grix}} ont cent fois le droit de
critiquer mes textes. Mais ensuite, quand ils ont fini, ou
quand ils en ont fini une partie, ou quand ils ont fini de
commencer, j’ai bien le droit, à mon tour, de considérer,
de traiter leur critique comme un texte et de la
critiquer. Il n’y a pas un privilège de critique. {{M.|Laudet}}
et {{M.|le Grix}} ne peuvent pas m’empêcher de me
faire critique. Je ne les empêche pas de se faire écrivains.
Qu’est-ce que ça veut dire, ''la liberté de la critique''.
Je crois que nous sommes libres, de nous critiquer.
Quand même je le voudrais, la liberté de la critique est
hors de mon atteinte.
{{il|1}}
§ '''266'''. — Avec sa ''liberté de la critique'' {{M.|Laudet}}
détourne le débat. Ou enfin essaye de le détourner. Je
ramènerai {{M.|Laudet}}. J’ai accusé, j’accuse {{M.|Laudet}}
de tenter d’opérer un détournement des consciences
fidèles. C’est clair, (comme disait l’autre). {{M.|Laudet}} ne
peut pas me demander de refaire ici et perpétuellement
mon ''communiqué''. Qu’il apprenne à lire un texte. Je ne
puis que confirmer ici, en beaucoup moins bons termes,
ce que j’ai mis, ce que j’ai prouvé tout au long de mon
communiqué : ''{{M.|Laudet}} veut opérer un détournement''
''des consciences fidèles.'' Il fait, il veut faire littéralement
une prévarication, un abus de confiance spirituel qui
dans sa pensée peut avoir, doit avoir pour lui d’heu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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== Pages manquantes ==
Source du texte de cette page et de la suivante, manquantes dans le fac-similé : {{Gallica|bpt6k9749854q|183}} (et pages suivantes) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 28 octobre 2023 à 14:36 (UTC)
:{{ping|Susuman77}} Gallica possède 2 jeux complets des Oeuvres complètes de Peguy de 1931 et les a numérisés les deux. Les pages manquantes sont dans l'autre exemplaire du volume 13: {{Gallica|bd6t541925493|186}}.— [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 16 juin 2026 à 21:20 (UTC).
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Inscription en langue sanskrite, gravée sur une pierre à Bouddha-Gaya
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<pages index="Recherches asiatiques, ou Mémoires de la Société établie au Bengale, tome 1.djvu" from=462 to=465 header=1 />
[[Catégorie:Articles des Recherches asiatiques]]
[[Catégorie:Bouddhisme]]
[[Catégorie:Articles de 1805]]
[[Catégorie:Sanskrit]]
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/900
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<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude><nowiki/>
'''Démosthène''', statue antique, au Louvre.
'''Demours''' (''père'' et ''fils''), habiles oculistes fr. (1702-1795 {{Dclf-}} 1762-1836).
'''Demoustier''', littérateur fr., auteur des ''Lettres à Émilie'' (1760-1801).
'''Denain''', ville du dép. du Nord, arr. de Valenciennes, où Villars vainquit le prince Eugène en 1712 ; {{nobr|12,330 h.}}
'''Dendérah''' (''dan''), village de la haute Égypte, où l’on voit de magnifiques ruines dans lesquelles on a trouvé un zodiaque, aujourd’hui au musée du Louvre.
'''Dendermonde'''. V. ''Termonde''.
'''Denier de César''' (''le''), tableau du Titien, gal. de Dresde {{Dclf-}} de Strozzi, musée des Offices.
'''Denina''', célèbre littérateur italien (1731-1813).
'''Denis''' (''saint''), l’Aréopagite, évêque d’Athènes ; martyr en 95.
'''Denis''' (''saint''), pape de 259 à 269.
'''Denis''' (''saint''), apôtre des Gaules, évêque de Paris ; martyrisé en 270 sur la montagne appelée pour cette raison ''Montmartre''.
'''Denis''', roi de Portugal de 1279 à 1325.
'''Denis''' (''porte Saint-''), monument de Paris, érigé en 1671, en mémoire des victoires de {{nobr|Louis XIV}} en Flandre et en Franche-Comté, et exécuté par François Blondel et Girardon. Ce monument a subi, notamment en 1807, d’importantes restaurations.
'''Dennewitz''', village de Prusse, où le maréchal Ney fut vaincu en 1813 par le général Bulow.
'''Denon''' (''le baron''), directeur général des musées fr. sous le premier empire.
'''Denys l’Ancien''', tyran de Syracuse (403-368). Ce prince, ombrageux et soupçonneux à l’excès, passa sa vie entière dans des alarmes et des inquiétudes continuelles. Il portait toujours une cuirasse sous ses vêtements, et faisait visiter avec soin toutes les personnes admises en sa présence, sans excepter ses plus proches parents de ces précautions injurieuses. N’osant confier sa tête à un barbier, il avait accoutumé ses filles à lui brûler la barbe avec des coquilles de noix. Cicéron rapporte que ses frayeurs étaient si grandes que, lorsqu’il voulait haranguer le peuple, il avait soin de se placer au haut d’une tour. Un certain Marsyas ayant eu l’imprudence de raconter un rêve dans lequel il croyait couper la gorge à Denys, le tyran le fit mourir en disant « qu’il n’y aurait pas rêvé la nuit s’il n’y eût pensé le jour. » Enfin il poussait le soin de sa sûreté personnelle jusqu’à la puérilité : les historiens rapportent qu’il avait une multitude de chambres à coucher, et qu’il ne passait jamais deux nuits de suite dans la même, de peur d’y être égorgé.
On rappelle souvent en littérature les précautions dont s’entourait le tyran soupçonneux ; mais ce qui démontre surtout sa défiance, c’est la cachette souterraine qu’il avait fait pratiquer au centre des fameuses carrières de Syracuse, qui renfermaient ses victimes. Les voûtes de ces souterrains avaient été disposées de telle sorte, que les sons les plus faibles s’y répercutaient, et allaient aboutir à un endroit secret construit en forme d’''oreille'' et placé au centre des Latomies. C’est là que se rendait le tyran, et qu’il pouvait entendre distinctement tout ce qui se disait dans la prison. Par ce moyen ingénieux, il surprenait les plaintes, arrivait à connaître les pensées les plus secrètes des prisonniers, et pouvait frapper avec certitude ses véritables ennemis. Voici, de ce fait, une application des plus heureuses : « Le cœur de saint Vincent de Paul était une sorte d’''oreille de Denys'' vivante, où venaient se répercuter et retentir, par une sorte d’acoustique morale, les cris et les gémissements des malheureux. » Une autre phrase se rattache encore à la vie du tyran : ''Qu’on me ramène aux carrières''. V. ''Philoxène''.
'''Denys le Jeune''', fils et successeur du précédent en 368 ; chassé de Syracuse, devint maître d’école à Corinthe. On rappelle quelquefois en littérature ce passage subit de la puissance à la fonction la plus modeste.
'''Denys d’Halicarnasse''', historien grec, contemporain d’Auguste.
'''Deparcieux''', mathématicien fr. (1703-1768).
'''Départ pour la promenade''' (''le''), tableau d’Albert Cuyp, au Louvre : exécution vigoureuse ; tons chauds et riches.
'''Départ''' (''le''), ou la ''Marseillaise'', bas-relief de Rude, arc de triomphe de l’Étoile cette admirable sculpture, d’un mouvement si fier, si énergique, est un des plus beaux chefs-d’œuvre de l’art français au {{s|xix}}.
'''Déposition du Christ''' (''la''), tableau d’Andrea del Sarto, palais Pitti {{Dclf-}} du Corrége, musée de Parme {{Dclf-}} de Ribera, musée des Études (Naples) {{Dclf-}} de Carle Maratte, musée de Cologne. Autant de tableaux, autant de chefs-d’œuvre. Les deux premiers<noinclude>
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'''Démosthène''', statue antique, au Louvre.
'''Demours''' (''père'' et ''fils''), habiles oculistes fr. (1702-1795 {{Dclf-}} 1762-1836).
'''Demoustier''', littérateur fr., auteur des ''Lettres à Émilie'' (1760-1801).
'''Denain''', ville du dép. du Nord, arr. de Valenciennes, où Villars vainquit le prince Eugène en 1712 ; {{nobr|12,330 h.}}
'''Dendérah''' (''dan''), village de la haute Égypte, où l’on voit de magnifiques ruines dans lesquelles on a trouvé un zodiaque, aujourd’hui au musée du Louvre.
'''Dendermonde'''. V. ''Termonde''.
'''Denier de César''' (''le''), tableau du Titien, gal. de Dresde {{Dclf-}} de Strozzi, musée des Offices.
'''Denina''', célèbre littérateur italien (1731-1813).
'''Denis''' (''saint''), '''l’Aréopagite''', évêque d’Athènes ; martyr en 95.
'''Denis''' (''saint''), pape de 259 à 269.
'''Denis''' (''saint''), apôtre des Gaules, évêque de Paris ; martyrisé en 270 sur la montagne appelée pour cette raison ''Montmartre''.
'''Denis''', roi de Portugal de 1279 à 1325.
'''Denis''' (''porte Saint-''), monument de Paris, érigé en 1671, en mémoire des victoires de {{nobr|Louis XIV}} en Flandre et en Franche-Comté, et exécuté par François Blondel et Girardon. Ce monument a subi, notamment en 1807, d’importantes restaurations.
'''Dennewitz''', village de Prusse, où le maréchal Ney fut vaincu en 1813 par le général Bulow.
'''Denon''' (''le baron''), directeur général des musées fr. sous le premier empire.
'''Denys l’Ancien''', tyran de Syracuse (403-368). Ce prince, ombrageux et soupçonneux à l’excès, passa sa vie entière dans des alarmes et des inquiétudes continuelles. Il portait toujours une cuirasse sous ses vêtements, et faisait visiter avec soin toutes les personnes admises en sa présence, sans excepter ses plus proches parents de ces précautions injurieuses. N’osant confier sa tête à un barbier, il avait accoutumé ses filles à lui brûler la barbe avec des coquilles de noix. Cicéron rapporte que ses frayeurs étaient si grandes que, lorsqu’il voulait haranguer le peuple, il avait soin de se placer au haut d’une tour. Un certain Marsyas ayant eu l’imprudence de raconter un rêve dans lequel il croyait couper la gorge à Denys, le tyran le fit mourir en disant « qu’il n’y aurait pas rêvé la nuit s’il n’y eût pensé le jour. » Enfin il poussait le soin de sa sûreté personnelle jusqu’à la puérilité : les historiens rapportent qu’il avait une multitude de chambres à coucher, et qu’il ne passait jamais deux nuits de suite dans la même, de peur d’y être égorgé.
On rappelle souvent en littérature les précautions dont s’entourait le tyran soupçonneux ; mais ce qui démontre surtout sa défiance, c’est la cachette souterraine qu’il avait fait pratiquer au centre des fameuses carrières de Syracuse, qui renfermaient ses victimes. Les voûtes de ces souterrains avaient été disposées de telle sorte, que les sons les plus faibles s’y répercutaient, et allaient aboutir à un endroit secret construit en forme d’''oreille'' et placé au centre des Latomies. C’est là que se rendait le tyran, et qu’il pouvait entendre distinctement tout ce qui se disait dans la prison. Par ce moyen ingénieux, il surprenait les plaintes, arrivait à connaître les pensées les plus secrètes des prisonniers, et pouvait frapper avec certitude ses véritables ennemis. Voici, de ce fait, une application des plus heureuses : « Le cœur de saint Vincent de Paul était une sorte d’''oreille de Denys'' vivante, où venaient se répercuter et retentir, par une sorte d’acoustique morale, les cris et les gémissements des malheureux. » Une autre phrase se rattache encore à la vie du tyran : ''Qu’on me ramène aux carrières''. V. ''Philoxène''.
'''Denys le Jeune''', fils et successeur du précédent en 368 ; chassé de Syracuse, devint maître d’école à Corinthe. On rappelle quelquefois en littérature ce passage subit de la puissance à la fonction la plus modeste.
'''Denys d’Halicarnasse''', historien grec, contemporain d’Auguste.
'''Deparcieux''', mathématicien fr. (1703-1768).
'''Départ pour la promenade''' (''le''), tableau d’Albert Cuyp, au Louvre : exécution vigoureuse ; tons chauds et riches.
'''Départ''' (''le''), ou la ''Marseillaise'', bas-relief de Rude, arc de triomphe de l’Étoile cette admirable sculpture, d’un mouvement si fier, si énergique, est un des plus beaux chefs-d’œuvre de l’art français au {{s|xix}}.
'''Déposition du Christ''' (''la''), tableau d’Andrea del Sarto, palais Pitti {{Dclf-}} du Corrége, musée de Parme {{Dclf-}} de Ribera, musée des Études (Naples) {{Dclf-}} de Carle Maratte, musée de Cologne. Autant de tableaux, autant de chefs-d’œuvre. Les deux premiers<noinclude>
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'''Démosthène''', statue antique, au Louvre.
'''Demours''' (''père'' et ''fils''), habiles oculistes fr. (1702-1795 {{Dclf-}} 1762-1836).
'''Demoustier''', littérateur fr., auteur des ''Lettres à Émilie'' (1760-1801).
'''Denain''', ville du dép. du Nord, arr. de Valenciennes, où Villars vainquit le prince Eugène en 1712 ; {{nobr|12,330 h.}}
'''Dendérah''' (''dan''), village de la haute Égypte, où l’on voit de magnifiques ruines dans lesquelles on a trouvé un zodiaque, aujourd’hui au musée du Louvre.
'''Dendermonde'''. V. ''Termonde''.
'''Denier de César''' (''le''), tableau du Titien, gal. de Dresde {{Dclf-}} de Strozzi, musée des Offices.
'''Denina''', célèbre littérateur italien (1731-1813).
'''Denis''' (''saint''), '''l’Aréopagite''', évêque d’Athènes ; martyr en 95.
'''Denis''' (''saint''), pape de 259 à 269.
'''Denis''' (''saint''), apôtre des Gaules, évêque de Paris ; martyrisé en 270 sur la montagne appelée pour cette raison ''Montmartre''.
'''Denis''', roi de Portugal de 1279 à 1325.
'''Denis''' (''porte Saint-''), monument de Paris, érigé en 1671, en mémoire des victoires de {{nobr|Louis XIV}} en Flandre et en Franche-Comté, et exécuté par François Blondel et Girardon. Ce monument a subi, notamment en 1807, d’importantes restaurations.
'''Dennewitz''', village de Prusse, où le maréchal Ney fut vaincu en 1813 par le général Bulow.
'''Denon''' (''le baron''), directeur général des musées fr. sous le premier empire.
'''Denys l’Ancien''', tyran de Syracuse (403-368). Ce prince, ombrageux et soupçonneux à l’excès, passa sa vie entière dans des alarmes et des inquiétudes continuelles. Il portait toujours une cuirasse sous ses vêtements, et faisait visiter avec soin toutes les personnes admises en sa présence, sans excepter ses plus proches parents de ces précautions injurieuses. N’osant confier sa tête à un barbier, il avait accoutumé ses filles à lui brûler la barbe avec des coquilles de noix. Cicéron rapporte que ses frayeurs étaient si grandes que, lorsqu’il voulait haranguer le peuple, il avait soin de se placer au haut d’une tour. Un certain Marsyas ayant eu l’imprudence de raconter un rêve dans lequel il croyait couper la gorge à Denys, le tyran le fit mourir en disant « qu’il n’y aurait pas rêvé la nuit s’il n’y eût pensé le jour. » Enfin il poussait le soin de sa sûreté personnelle jusqu’à la puérilité : les historiens rapportent qu’il avait une multitude de chambres à coucher, et qu’il ne passait jamais deux nuits de suite dans la même, de peur d’y être égorgé.
On rappelle souvent en littérature les précautions dont s’entourait le tyran soupçonneux ; mais ce qui démontre surtout sa défiance, c’est la cachette souterraine qu’il avait fait pratiquer au centre des fameuses carrières de Syracuse, qui renfermaient ses victimes. Les voûtes de ces souterrains avaient été disposées de telle sorte, que les sons les plus faibles s’y répercutaient, et allaient aboutir à un endroit secret construit en forme d’''oreille'' et placé au centre des Latomies. C’est là que se rendait le tyran, et qu’il pouvait entendre distinctement tout ce qui se disait dans la prison. Par ce moyen ingénieux, il surprenait les plaintes, arrivait à connaître les pensées les plus secrètes des prisonniers, et pouvait frapper avec certitude ses véritables ennemis. Voici, de ce fait, une application des plus heureuses : « Le cœur de saint Vincent de Paul était une sorte d’''oreille de Denys'' vivante, où venaient se répercuter et retentir, par une sorte d’acoustique morale, les cris et les gémissements des malheureux. » Une autre phrase se rattache encore à la vie du tyran : ''Qu’on me ramène aux carrières''. V. ''Philoxène''.
'''Denys le Jeune''', fils et successeur du précédent en 368 ; chassé de Syracuse, devint maître d’école à Corinthe. On rappelle quelquefois en littérature ce passage subit de la puissance à la fonction la plus modeste.
'''Denys d’Halicarnasse''', historien grec, contemporain d’Auguste.
'''Deparcieux''', mathématicien fr. (1703-1768).
'''Départ pour la promenade''' (''le''), tableau d’Albert Cuyp, au Louvre : exécution vigoureuse ; tons chauds et riches.
'''Départ''' (''le''), ou la ''Marseillaise'', bas-relief de Rude, arc de triomphe de l’Étoile : cette admirable sculpture, d’un mouvement si fier, si énergique, est un des plus beaux chefs-d’œuvre de l’art français au {{s|xix}}.
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{{Alinéa|Après avoir démontré que la Religion catholique seule, est la vraie religion, à l’exclusion du paganisme et des sectes dissidentes, saint Augustin enseigne comment on doit l’étudier : il entre dans de magnifiques considérations sur la chute de l’homme, réfute avec vigueur les explications insensées des Manichéens sur la corruption de notre nature, et dans cette partie de son ouvrage il fait une peinture touchante du Sauveur des hommes. — Il expose ensuite les deux moyens qui nous sont donnés pour arriver à la connaissance de la vérité éternelle : l’autorité qui nous la fait connaître par la foi, la raison qui, bien dirigée par le Verbe de Dieu, en découvre les merveilleuses clartés. C’est pour ne pas avoir suivi ce divin flambeau que l’homme est tombé dans l’idolâtrie ou dans l’esclavage de ses propres passions ; mais s’il veut, il trouve même dans la triple concupiscence de quoi le guider pour secouer ce joug honteux et revenir à sa perfection primitive. — Saint Augustin termine par une éloquente exhortation à la véritable piété, nous invitant à n’adorer qu’un seul Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit.|0|2|fs=80%}}
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'''1.''' La seule voie qui nous conduise sûrement a une vie bonne et heureuse est la vraie religion, celle qui adore un seul Dieu et reconnaît en lui avec une piété éclairée, l’auteur de la nature entière, en qui tout commence, se perfectionne et se conserve dans un ordre parfait. Ce qui montre donc avec plus d’évidence l’égarement des peuples qui ont préféré le culte de plusieurs divinités à celui d’un Dieu unique, véritable et souverain Seigneur de toutes choses, c’est que leurs sages, appelés philosophes, allaient tous aux mêmes temples, pendant qu’ils enseignaient des doctrines contradictoires. Le peuple, aussi bien que les prêtres, connaissait cette variété d’opinions sur la nature des dieux ; car chacun de ces philosophes produisait au grand jour ses enseignements et cherchait par tous les moyens à les faire pénétrer partout. Et néanmoins tous ensemble, avec leurs disciples également animés de sentiments opposés, assistaient aux mêmes sacrifices sans que nul s’y opposât. Je n’ai point à dire lequel d’entr’eux était plus près de la vérité ; mais ce qui paraît ici très-évident, c’est qu’ils se prêtaient avec le peuple à des actes religieux bien différents de ce qu’ils disaient à ce même peuple dans leurs enseignements particuliers.
{{t3|{{t|SOCRATE ET PLATON N’ONT PU FAIRE ADOPTER LEURS IDÉES SUR DIEU.|80}}|'''CHAPITRE II.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''2.''' Socrate cependant est plus hardi que les autres ; il jure par le nom d’un chien, d’une pierre, de tout ce qui lui vient à la pensée ou lui tombe sous la main. Il a compris sans doute que toute production naturelle créée par la divine providence est bien préférable à l’ouvrage des hommes, aux travaux des artistes les plus habiles, plus digne aussi des honneur ; divins que les statues adorées dans les temples : Il n’enseigne pas qu’une pierre, un chien doivent être adorés des sages, mais il veut faire comprendre à quel degré d’abaissement en sont venus les hommes ; si les plus éclairés sont honteux<noinclude></noinclude>
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'''1.''' La seule voie qui nous conduise sûrement a une vie bonne et heureuse est la vraie religion, celle qui adore un seul Dieu et reconnaît en lui avec une piété éclairée, l’auteur de la nature entière, en qui tout commence, se perfectionne et se conserve dans un ordre parfait. Ce qui montre donc avec plus d’évidence l’égarement des peuples qui ont préféré le culte de plusieurs divinités à celui d’un Dieu unique, véritable et souverain Seigneur de toutes choses, c’est que leurs sages, appelés philosophes, allaient tous aux mêmes temples, pendant qu’ils enseignaient des doctrines contradictoires. Le peuple, aussi bien que les prêtres, connaissait cette variété d’opinions sur la nature des dieux ; car chacun de ces philosophes produisait au grand jour ses enseignements et cherchait par tous les moyens à les faire pénétrer partout. Et néanmoins tous ensemble, avec leurs disciples également animés de sentiments opposés, assistaient aux mêmes sacrifices sans que nul s’y opposât. Je n’ai point à dire lequel d’entr’eux était plus près de la vérité ; mais ce qui paraît ici très-évident, c’est qu’ils se prêtaient avec le peuple à des actes religieux bien différents de ce qu’ils disaient à ce même peuple dans leurs enseignements particuliers.
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de l’imiter, ils doivent trouver plus condamnable encore l’égarement de la multitude ; et ceux qui enseignent que ce monde visible et le Dieu suprême comprendront l’absurdité d’une doctrine dont la conséquence rigoureuse est de faire adorer une pierre comme une faible portion de la divinité. Ont-ils horreur de cette conséquence ? ils doivent abandonner leur opinion et chercher à connaître le Dieu unique, élevé seul au-dessus de nos âmes, créateur du monde entier et de tout ce qui a vie dans le monde.
Après lui vint Platon, écrivain plus élégant que persuasif. Ces hommes, il est vrai, n’étaient pas nés pour amener leurs peuples au vrai culte du vrai Dieu, pour leur faire abandonner les superstitions païennes et les vaines idées du monde. Aussi Socrate lui-même adorait les idoles avec la multitude ; après sa condamnation et sa mort, personne n’osa plus jurer comme lui par le nom d’un chien, ni donner à une pierre le nom de Jupiter, on s’est contenté de confier à la tradition et aux lettres le souvenir de ces actes. Était-ce par crainte des châtiments ou pour suivre les idées de leur époque, que ces hommes agissaient ainsi ? Il ne m’appartient pas de le décider.
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'''3.''' Toutefois je le dirai nettement sans vouloir blesser ceux qui s’obstinent à aimer les écrits de ces savants, depuis l’ère chrétienne il n’y a pas à hésiter dans la recherche de la vraie religion, de celle qui doit nous conduire sûrement à la vérité et au bonheur. Si Platon vivait encore et qu’il daignât m’entendre, ou plutôt je suppose qu’à l’époque où il enseignait un de ses disciples l’eût interrogé : Platon veut lui persuader que la vérité ne se révèle point aux yeux du corps mais à l’esprit seul ; et qu’en s’y attachant l’âme devient heureuse et parfaite ; que rien n’empêche de la découvrir, comme les passions mauvaises et les fausses images des objets sensibles qui imprimées en nous par ce monde visible, y laissent la trace de toutes les opinions et de toutes les erreurs ; qu’il faut par conséquent guérir son esprit pour saisir la forme immuable de tous les êtres, cette beauté toujours égale, toujours la même, immobile dans l’espace, invariable dans le temps, se conservant partout parfaitement une et identique, dont les hommes rejettent l’existence, bien qu’elle soit d’une perfection souveraine et véritable ; que tous les autres êtres naissent, tombent, s’échappent et s’évanouissent, et toutefois ne subsistent dans ce qu’ils sont, que par ce Dieu éternel dont la vérité leur a donné l’existence ; qu’entr’eux tous, c’est à l’âme seule douée de raison et d’intelligence, qu’il a été donné de se complaire dans la pensée de l’éternité, d’en être pénétrée, embellie, et de pouvoir mériter la vie éternelle : mais si elle se laisse blesser par l’amour ou la douleur de ce qui ne fait que naître et passer ; si elle se laisse aller exclusivement aux entraînements de cette vie des sens corporels, et qu’elle se perde en vaines imaginations, elle se rit alors de ceux qui affirment l’existence d’un être qu’on ne peut voir des yeux du corps ni se représenter soles aucune forme sensible, et dont la raison et l’intelligence seules peuvent se faire une idée.
Je suppose donc que Platon persuade ces vérités à son disciple ; je suppose de plus que celui-ci demande au maître, s’il jugerait digne des honneurs divins l’homme assez grand, assez rapproché de la divinité pour faire croire ces vérités, soit au peuple incapable de les comprendre, soit même aux esprits capables qui sont élevés au-dessus des opinions dépravées de la multitude, dont cependant ils partagent les communes erreurs ; à cette question Platon eût répondu, je pense, que l’œuvre était impossible à un homme : ou bien il aurait fallu que d’une nature à part et éclairé dès le berceau, non par l’enseignement des hommes, mais par les rayons d’une lumière intérieure, cet homme fût enrichi de tant de grâces par la puissance et la sagesse de Dieu, entouré de tant de force, environné d’une majesté si haute, que méprisant tout ce que les méchants convoitent, souffrant tout ce qu’ils abhorrent, et faisant tout ce qu’ils croient impossible, il amenât le genre humain à cette foi salutaire, par le dévouement le plus héroïque et la plus imposante autorité. Pourquoi demander alors, ajouterait Platon, quels honneurs sont dus à la Sagesse de Dieu ? Entre ses bras et sous sa direction suprême ce génie exceptionnel n’a-t-il pas mérité pour le salut véritable du genre humain des distinctions particulières et surhumaines ?<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
'''4.''' Si cette merveille s’est accomplie ; si elle est constatée par les écrits et les monuments publics ; si, de la contrée qui seule adorait le vrai Dieu, et où avait du naître un homme aussi grand, d’autres hommes ont été choisis, envoyés dans l’univers entier, et ont de tous côtés, par leurs exemples et leurs discours, porté l’incendie de l’amour divin ; si après avoir confirmé leur salutaire doctrine ils ont laissé à la postérité l’univers rempli de lumière ; et, pour ne point parler de choses passées qu’on pourrait ne pas croire, si aujourd’hui on répète à tous les peuples et à toutes les nations : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu ; il était au commencement avec Dieu ; tout a été fait par lui, et sans lui rien n’a été fait<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-1|Jean, 1, 1,3]].</ref> ». Si pour faire connaître ce Verbe, le faire aimer, faire trouver en lui des délices qui guérissent l’âme et rendent l’esprit assez fort pour contempler une si vive lumière, il est dit aux avares : « Ne vous amassez point de trésors sur la terre, où la rouille et les vers détruisent, et où les voleurs fouillent et dérobent ; mais thésaurisez pour le ciel, où la rouille et les vers ne détruisent rien, et où les voleurs ne fouillent ni ne dérobent. Car là où est ton trésor, là aussi est ton cœur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-19|Mat. 6, 19,21]].</ref> ; » s’il est dit aux impurs : « Celui qui sème dans la chair, de la chair recueillera la corruption ; celui qui sème dans l’esprit, recueillera de l’esprit la vie éternelle<ref>[[Bible_Crampon_1923/Galates#6-8|Gal. 6, 8]].</ref> : » aux orgueilleux ; « qui s’élève sera humilié, et qui s’humilie sera élevé<ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#14-11|Luc. 14, 11]].</ref>; » aux emportés : « As-tu reçu un soufflet ? tends l’autre joue<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-39|Mat. 5, 39]].</ref> ; » aux hommes haineux « Aimez vos ennemis<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-44|Id. 44]].</ref> ; » aux superstitieux « Le royaume de Dieu est en vous-mêmes<ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#17-21|Luc. 17, 21]].</ref> ; » aux curieux : « Ne cherchez point ce qui se voit, mais plutôt ce qui ne se voit pas ; car ce qui est visible passe avec le temps, ce qui est invisible, demeure éternellement<ref>[[Bible_Crampon_1923/2 Corinthiens#4-18|2Co. 4, 18]].</ref>; » enfin s’il est dit à tous : « N’aimez point le monde, ni tout ce qui est dans le monde ; car tout ce qui est dans le monde est convoitise de la chair, convoitise des yeux, ou ambition du siècle<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Jean#2-15|1Jn. 2, 15,16]].</ref>. »
'''5.''' Si ces maximes sont aujourd’hui lues partout et partout entendues avec un respect mêlé de joie ; si, après ces flots de sang répandu, ces immenses bûchers, ces croix innombrables des martyrs, les églises se sont multipliées, comme les fruits d’un arbre fécond, jusqu’au sein des nations barbares ; si nul ne s’étonne plus de voir ces milliers de jeunes gens et de vierges qui méprisent le mariage pour une vie chaste et pure ; au lieu que Platon, après avoir choisi ce genre de vie, sacrifia ensuite à la nature, dit-on, comme pour expier une faute, tant il était esclave des opinions de son temps ; aujourd’hui il serait aussi étrange d’attaquer ce genre de vie qu’il l’eût été autrefois de le défendre ; si dans toutes les contrées du monde habitable les mystères chrétiens sont confiés à ceux qui ont fait cette promesse et cet engagement ; si ces idées sont chaque jour lues dans l’église, et publiées par les prêtres ; si on se frappe la poitrine en travaillant à y conformer sa conduite ; si tel est le nombre de ceux qui entrent dans cette carrière que les hommes de toute condition, qui abandonnent les richesses et les honneurs du siècle pour se consacrer exclusivement au service du Dieu suprême, suffiraient pour remplir les îles jusqu’alors inhabitées et des déserts immenses ; si, enfin, dans les villes et les cités, les bourgs et les hameaux, dans les champs mêmes et les habitations isolées, le mépris des biens terrestres et l’attachement au vrai Dieu sont en honneur au point que chaque jour, dans le monde entier, le genre humain répond comme de concert « qu’il élève son cœur vers Dieu<ref>Canon de la messe.</ref> : » pourquoi rester encore indifférents devant ces infamies d’hier, et chercher les divins oracles dans des entrailles sans vie ? Pourquoi, lorsque nous discutons, avoir sans cesse à la bouche le nom de Platon, plutôt que de remplir nos cœurs de la vérité ?
{{t3|{{t|COMBIEN SONT DIGNES DE MÉPRIS LES PHILOSOPHES QUI N’EMBRASSENT PAS LA VRAIE RELIGION.|80}}|'''CHAPITRE IV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''6.''' Il est des hommes qui regardent comme chose vaine ou dangereuse le mépris de ce monde visible et la nécessité de sanctifier son âme, en la soumettant au joug du Dieu tout-puissant ; il faut les réfuter d’une autre manière, si toutefois on peut leur accorder l’honneur de la discussion. Pour ceux qui jugent cette conduite borine et digne de nos efforts, qu’ils apprennent à connaître Dieu, et cessent<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de résister à ce Dieu qui a fait accepter aux peuples toutes ces vérités. Ils le feraient s’il y avait en eux quelques ressources pour le bien ; et en s’y refusant, ils ne peuvent échapper au reproche de n’écouter que leur orgueil. Qu’ils se soumettent donc à celui qui a accompli ce prodige, et qu’une curiosité insensée, ou l’étalage d’une vaine science ne les empêchent pas de découvrir quelle différence il y a entre les timides opinions de quelques hommes et le salut manifeste ainsi que l’amendement de peuples entiers. Car si ces anciens philosophes, dont ils répètent les noms avec complaisance, venaient à revivre ; s’ils voyaient les églises fréquentées et les temples déserts, l’humanité en masse mépriser les biens temporels et périssables pour répondre à la voix qui l’appelle, pour courir à l’espérance de l’éternelle vie, aux biens spirituels et intelligibles, ils diraient sans doute, s’ils étaient dignes de la réputation qu’on leur a faite : Voilà ce que nous n’avons pas osé enseigner aux hommes, et nous avons suivi leurs coutumes plutôt que nous ne les avons amenés à nos croyances et à nos désirs.
'''7.''' Si donc ces hommes pouvaient maintenant revenir à la vie, ils apprendraient quelle autorité dirige si facilement les hommes ; et en changeant quelques mots, quelques principes, ils deviendraient chrétiens, comme le sont devenus un si grand nombre de platoniciens de nos jours. Si au contraire, persistant dans leur orgueil et leur jalousie, ils ne reconnaissaient point et n’embrassaient point la vérité, comment pourraient-ils, avec leur âme fangeuse et souillée, prendre de nouveau leur essor vers ce qu’ils montraient comme le seul objet à désirer et à convoiter ? Il est un troisième vice, celui de la curiosité à interroger les démons ; c’est surtout ce vice qui éloigne du Christ et du salut les païens avec lesquels nous discutons aujourd’hui, mais ce vice est trop puéril et j’ignore si pour ces grands hommes il serait un obstacle.
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'''8.''' Quelle que soit donc la jactance des philosophes, chacun peut comprendre qu’on ne saurait trouver la vraie religion parmi ceux qui assistaient aux mêmes sacrifices avec le peuple et enseignaient ensuite dans leurs écoles à ce même peuple des opinions diverses et contradictoires sur la nature des dieux et le souverain bien. L’enseignement chrétien n’eût-il fait disparaître que ce vice déplorable, on ne pourrait lui refuser les plus magnifiques éloges. En effet une foule de sectes, éloignées de la règle chrétienne, nous attestent qu’on n’admet point à la participation des saints mystères ceux qui ont et cherchent à communiquer des sentiments erronés sur Dieu le Père, sur son infinie Sagesse et sur le Don divin. Quand ceux dont nous condamnons les doctrines ne reçoivent pas même les sacrements avec nous, n’est-ce pas un moyen d’enseigner et de persuader, ce qui d’ailleurs est la source du salut, qu’il n’y a pas d’autre philosophie, c’est-à-dire d’autre amour de la sagesse, ni d’autre religion que la nôtre ?
'''9.''' Cette séparation est moins frappante dans ceux qui veulent avoir aussi des rites différents des nôtres, comme ces je ne sais qui que l’on nomme serpentins, comme les manichéens et plusieurs autres. On doit la remarquer et la faire remarquer davantage, dans ceux qui célèbrent les mêmes mystères que nous et qui sont exclus de la communion catholique et de la participation aux mêmes sacrements dans le sein de l’Église : parce qu’ils se sont écartés de nos croyances et ont obstinément défendu leurs erreurs plutôt que de les abjurer sans retour, ils ont mérité de recevoir des dénominations propres et de former des assemblées particulières qui les distinguent jusque dans leur culte réprouvé ; tels sont les photiniens, les ariens et une foule d’autres. Quant aux schismatiques, c’est une autre question ; ils pouvaient demeurer comme une paille inutile dans l’aire du Seigneur pour être vannés au dernier jour' ; mais emportés par le vent de leur orgueil, trop légers pour résister, ils se sont volontairement séparés de nous. Les juifs adorent comme nous le seul Dieu tout-puissant ; mais ils n’attendent de lui que les biens temporels et visibles ; aussi, trop sûrs d’eux-mêmes, n’ont-ils pas voulu voir dans les Écritures le peuple nouveau qui s’élevait du sein même de la faiblesse, et ils sont demeurés dans le vieil homme. Ainsi donc, ni la confusion du paganisme, ni les rognures de l’hérésie, ni la mollesse du schisme, ni l’aveuglement des Juifs ne peuvent nous enseigner la vraie religion ; on ne la trouve que chez les chrétiens<noinclude></noinclude>
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{{c|ELLE FAIT SERVIR À SON DÉVELOPPEMENT CEUX MÊME QUI SONT ÉGARÉS, ET CEUX QUI SE TROUVERAIENT INJUSTEMENT BANNIS DE SON SEIN.|fs=90%}} → {{t3|{{t|ELLE FAIT SERVIR À SON DÉVELOPPE
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>appelés catholiques ou orthodoxes, c’est-à-dire gardiens de l’intégrité et disciples de la justice.
{{t3|{{t|ELLE FAIT SERVIR À SON DÉVELOPPEMENT CEUX MÊME QUI SONT ÉGARÉS, ET CEUX QUI SE TROUVERAIENT INJUSTEMENT BANNIS DE SON SEIN.|80}}|'''CHAPITRE VI.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''10.''' Cette Église catholique, établie solidement et par tout l’univers, fait servir tous les hommes égarés à son propre développement et à leur amendement s’ils veulent s’éveiller. Ainsi le paganisme est le théâtre de son action, l’hérésie démontre la vérité de sa doctrine, le schisme en a prouvé l’immutabilité, le judaïsme en a fait ressortir la splendeur. Elle appelle les uns, retranche les autres, abandonne ceux-ci, devance ceux-là ; mais elle donne à tous le moyen de recevoir la grâce divine soit pour les initier ou les rappeler au bien, les ramener à l’unité ou les y admettre. Pour ses enfants charnels, c’est-à-dire ceux qui ont une vie ou des sentiments tout charnels, elle les souffre comme on souffre dans l’aire la paille qui protège le bon grain, jusqu’à ce qu’ils soient dépouillés de cette grossière enveloppe. Mais comme chacun, sur cette aire du Seigneur, est d’après son choix paille ou bon grain, l’Église tolère le péché jusqu’à ce qu’il soit publiquement dénoncé, ou l’erreur jusqu’à ce que le coupable la soutienne avec obstination. Quand ils sont bannis, les larmes de la pénitence les ramènent, ou bien, s’ils se laissent emporter au souffle trompeur d’une indépendance coupable, ils tombent dans l’infamie et réveillent notre vigilance ; s’ils se séparent leur schisme exerce notre patience ; enfin, s’ils forment de nouvelles hérésies, ils nous fournissent l’occasion de mieux comprendre la vérité. Voilà ce que produisent les chrétiens, esclaves de la chair, qui n’ont pu être convertis ni tolérés.
'''11.''' Souvent aussi la divine providence permet que, victimes des agitations séditieuses excitées par les hommes sensuels, des justes même soient exclus de l’assemblée des chrétiens. S’ils endurent patiemment ces outrages et ces injustices, sans vouloir troubler la paix de l’Église par les nouveautés du schisme ou de l’hérésie, ils montrent à tous avec quel dévouement véritable, quel amour sincère l’homme doit servir son Dieu. Ces chrétiens dévoués ont dessein de rentrer au port, quand le calme aura succédé à la tempête. S’ils ne le peuvent, soit parce que l’orage continue à gronder, soit parce qu’ils craignent que leur retour n’entretienne la tempête ou n’en excite de plus terrible, ils préfèrent pourvoir au salut des agitateurs qui les ont chassés : et sans réunir des assemblées secrètes, ils soutiennent jusqu’à la mort et confirment par leur témoignage la foi qu’ils savent prêchée dans l’Église catholique. Celui qui voit leurs secrets combats sait en secret couronner leur victoire. Cette situation semble rare dans l’Église, mais elle n’est pas sans exemple, elle se présente même plus fréquemment qu’on ne pourrait le croire. Ainsi tous les hommes et toutes leurs actions servent à l’accomplissement des desseins de la divine providence pour la sanctification des âmes et l’édification du peuple de Dieu.
{{t3|{{t|IL FAUT EMBRASSER LA RELIGION CATHOLIQUE. — QUELLES SONT LES PREMIÈRES VÉRITÉS QU’ELLE ENSEIGNE.|80}}|'''CHAPITRE VII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''12.''' J’ai promis il y a quelques années, bien cher Romanien, de te faire connaître mes convictions sur la religion véritable<ref>Ci-dess. [[Augustin_d’Hippone/Contre_les_Académiciens|Contre les Acad. liv. 2, c. 3, n. 8]].</ref>. Je ne puis aujourd’hui différer, ni résister plus longtemps à tes instantes prières, et l’amitié qui nous unit me force à mettre un terme à tes hésitations. Ne consulte donc ni les hommes qui n’ont point de philosophie dans la religion ou de religion dans la philosophie ; ni ceux que de funestes erreurs ou quelques ressentiments ont entraînés loin de la règle et de la communion catholique ; ni ceux qui ont fermé les yeux à la lumière des saintes Écritures et à la grâce du peuple spirituel ou du Testament nouveau ; j’ai parlé de tous aussi brièvement que j’ai pu. Il faut nous attacher à la religion chrétienne et à la communion de l’Église nommée catholique, non-seulement par ses enfants, mais encore par tous ses ennemis. En effet, qu’ils le veuillent ou non, les hérétiques eux-mêmes et les enfants du schisme, quand ils parlent non pas entre eux, mais avec les étrangers, n’appellent catholique que l’Église véritablement catholique. Ils ne seraient point compris<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>s’ils ne lui donnaient le nom que lui donne tout l’univers.
'''13.''' Pour embrasser cette religion, cherche avant tout à connaître l’histoire et la prédiction des bienfaits temporels accordés par la divine providence pour sauver le genre humain, le régénérer et le réformer pour l’éternelle vie. Une fois affermie dans la croyance, l’âme se purifie en conformant sa conduite aux préceptes divins ; ainsi elle deviendra capable des biens spirituels qui ne sont ni du passé, ni de l’avenir, mais demeurent éternellement les mêmes, sans succession ni changement. Croyant alors en Dieu, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, l’homme verra clairement que cette Trinité a donné à toute créature intelligente, à toute âme vivante, à tout objet matériel, son être et sa forme, et qu’elle dirige tout dans un ordre parfait. Je ne veux point dire qu’une partie du monde créé ait pour auteur Dieu le Père, une autre le Fils, une autre le Saint-Esprit ; la création tout entière et chaque objet créé en particulier est l’œuvre du Père par le Fils, dans le don du Saint-Esprit. Car dans toute créature, qu’on la nomme essence, substance, nature, ou autrement, il y a trois propriétés à distinguer ; elle existe, elle se distingue de toute autre créature, elle ne sort point de l’ordre universel.
{{t3|{{t|FOI ET INTELLIGENCE. — UTILITÉ DES HÉRÉSIES.|80}}|'''CHAPITRE VIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''14.''' Ces principes admis, l’homme comprendra suffisamment, autant du moins qu’il en est capable, combien sont nécessaires, justes et inévitables les lois imposées par Dieu, le souverain Maître, à toutes ses créatures. Grâce à lui, après avoir cru d’abord sur la parole de l’autorité, la vérité nous deviendra intelligible, soit qu’elle nous apparaisse avec les clartés de l’évidence, soit que nous en voyions la possibilité ou la nécessité. Et nous déplorerons la triste condition de ceux qui ne croient pas, et qui ont mieux aimé tourner en dérision, que de partager nos convictions. Lors en effet que l’on connaît l’éternité de la Trinité et l’inconstance de la créature ; l’adorable incarnation, l’enfantement de la Vierge, la mort endurée par le Fils de Dieu pour les hommes, sa résurrection d’entre les morts, son ascension dans le ciel, son siège à la droite du Père, l’abolition du péché, le jugement suprême et la résurrection des corps ne sont pas seulement des dogmes de foi ; on y voit éclater la miséricorde que déploie le Dieu suprême envers le genre humain.
'''15.''' Mais puisqu’il a été dit avec pleine vérité : « Il faut qu’il y ait beaucoup d’hérésies afin qu’on reconnaisse ceux dont la vertu est éprouvée<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#11-19|1Co. 11, 19]].</ref> », nous tirerons un autre avantage de ce nouveau bienfait de la Providence. Les hérétiques sont pris dans les rangs de ces hommes qui eussent également embrassé l’erreur tout en demeurant dans l’Église. Mais séparés de nous ils peuvent nous être plus utiles, non pas en enseignant la vérité, car ils l’ignorent, mais en encourageant les hommes charnels à chercher la vérité, et les spirituels à en découvrir tous les secrets. Il y a en effet dans l’Église une foule d’hommes dont Dieu a éprouvé la vertu ; ils demeurent ignorés parmi nous tant que, séduits par l’aveuglement et l’ignorance, nous préférons dormir plutôt que de chercher à contempler les splendeurs de la lumière. Aussi beaucoup, pour voir le jour du Seigneur et s’en réjouir, sont réveillés de ce sommeil par les hérétiques. Donc servons-nous de ces hérétiques, non pour approuver leurs égarements, mais pour écarter de l’enseignement catholique leurs perfides erreurs, pour devenir plus vigilants et plus prudents, quand même nous ne pourrions le ramener dans la bonne voie.
{{t3|{{t|C’EST SURTOUT CONTRE LES MANICHÉENS QUE CET ÉCRIT EST DIRIGÉ ; COURT EXPOSÉ DE LEURS ERREURS.|80}}|'''CHAPITRE IX.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''16.''' Je l’espère de la bonté divine, cet écrit inspiré par la piété, lu par les hommes vertueux, ne sera pas exclusivement dirigé contre une seule erreur ; mais il attaquera à la fois toutes les fausses doctrines, toutes les opinions dangereuses. Il est néanmoins destiné avant tout à réfuter ceux qui prétendent que deux natures ou deux substances, issues chacune d’un principe opposé, sont en lutte continuelle. Le monde leur a présenté des œuvres qu’ils approuvent, d’autres qu’ils condamnent ; ils attribuent à Dieu tout ce qui est bien et rien<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de ce qui leur paraît condamnable. Et comme ils ne peuvent renoncer à leurs coupables habitudes, retenus qu’ils sont par les liens de la volupté, ils prétendent que deux âmes habitent le même corps : l’une de Dieu, conforme dans sa nature à celle de son auteur ; l’autre, de la puissance des ténèbres. Dieu ne l’a point engendrée, ni créée, ni produite à la lumière, ni rejetée. Elle avait une vie propre, une terre, des productions, des animaux, un empire enfin et un principe inné. Cette âme se révolta contre Dieu, et dans l’impuissance de créer rien autre chose, et de résister autrement à cet ennemi, Dieu fut contraint d’envoyer près d’elle l’âme bonne, et une portion de sa propre substance. Ce mélange, d’après les rêveries de ces insensés, calma l’ennemi et servit à la formation du monde.
'''17.''' Notre but n’est point de les réfuter maintenant ; nous l’avons déjà fait, et plus tard nous continuerons de le faire, avec l’aide de Dieu : nous voulons démontrer dans cet ouvrage, selon la mesure de nos forces et par les raisons que Dieu daigne nous suggérer, que la foi catholique n’a rien à craindre de leurs attaques et que le cœur ne doit pas trembler devant les motifs qui ont déterminé d’autres hommes à embrasser leurs sentiments. Pour toi, qui connais les dispositions de mon âme, retiens ceci et ne crois pas que je le dise avec cette espèce de solennité pour éviter le reproche d’une vaine prétention : si quelques erreurs se glissent dans cet ouvrage, c’est à moi seul qu’il faut les attribuer ; si, au contraire, la vérité s’y trouve convenablement exposée, j’en suis redevable à Dieu seul, l’auteur de tous les dons.
{{t3|{{t|CE QUI NOUS DÉTACHE DE DIEU ; CE QUI NOUS RAMÈNE A LUI.|80}}|'''CHAPITRE X.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''18.''' Tiens pour manifeste et pour acquis qu’il n’aurait jamais pu y avoir d’erreur dans la religion, si l’âme ne rendait les honneurs divins à l’âme, au corps ou à ses imaginations<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13, n. 2]].</ref>, ou à deux de ces objets réunis, ou bien à tous simultanément ; car alors se conformant sans détour aux besoins de la société humaine pour le temps de la vie présente, l’homme nourrirait sa pensée des biens éternels, et servirait son Dieu. Si ce Dieu ne demeurait immuable, aucune créature muable ne pourrait subsister. Or l’âme peut changer, non dans l’espace, mais dans le temps ; c’est ce que reconnaît chacun d’après ses propres impressions. Tous aussi peuvent remarquer facilement que le corps peut se modifier et dans le temps et dans l’espace. Pour nos imaginations, elles ne sont que des images imprimées par les corps et reçues par nos sens ; nous pouvons aisément, dès que nous les avons perçues, les confier à la mémoire, les diviser ou les multiplier, les resserrer ou les étendre, les coordonner ou les confondre, leur faire subir enfin toute autre modification ; mais lorsque nous cherchons la vérité, il nous est bien difficile d’éviter leur fâcheuse influence.
'''19.''' Ne servons donc pas la créature de préférence au Créateur et ne nous perdons pas dans la vanité de nos pensées, voilà la religion parfaite<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13, n. 3]].</ref>. Car si nous nous attachons à notre éternel Créateur, nous participerons nécessairement à l’éternité. Mais comment l’âme accablée et appesantie sous le poids de ses fautes pourra-t-elle reconnaître par elle-même cette vérité et y conformer sa vie, si entr’elle et les biens du ciel aucun degré n’aide l’homme à s’élever de cette vie terrestre à la ressemblance de Dieu ? Aussi Dieu lui-même nous a secourus avec son infinie miséricorde, et pour nous rappeler notre première origine et nos perfections primitives, il emploie la créature muable, mais soumise aux lois éternelles, au service de chaque homme en particulier et du genre humain tout entier. Telle est de nos jours la religion chrétienne dont la connaissance et la profession fait la certitude et la sécurité du salut.
'''20.''' Il y a plusieurs manières de la défendre contre les téméraires discoureurs et de la faire connaître à ceux qui la recherchent ; le Tout-Puissant en démontre lui-même la vérité, il en donne l’intelligence aux âmes de bonne volonté, par le ministère des anges et de quelques hommes. Or chacun emploie le mode le plus à la portée de ceux qui l’entourent ; et après avoir longtemps et sérieusement examiné quels hommes j’ai vus outrager la vérité, quels autres chercher à la découvrir, ou plutôt ce que j’étais moi-même lorsque je la poursuivais de mes aboiements ou de mon amour, j’ai pensé devoir procéder de la manière suivante. Ce qui te paraît certain, crois-le fermement<noinclude></noinclude>
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/* top */ clean up, remplacement: {{t3|'''CHAPITRE XI.'''}}
{{c|TOUTE VIE VIENT DE DIEU. — LE CRIME EST LA MORT DE L’ÂME.|fs=90%}} → {{t3|{{t|TOUTE VIE VIENT DE DIEU. — LE CRIME EST LA MORT DE L’ÂME.|80}}|'''CHAPITRE XI.'''|lh=1.3|mb=1em
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et l’attribue à l’Église catholique ; rejette ce qui est faux et pardonne-le à ma faiblesse humaine. Crois aussi ce qui est douteux, jusqu’à ce que la raison te démontre ou l’autorité t’enseigne qu’il faut le rejeter, ou que c’est la vérité, ou qu’il faut toujours y ajouter foi. Applique-toi donc à ce qui va suivre avec tout le soin et toute la piété possible, avec une pieuse attention, car Dieu aide ceux qui sont tels<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13. n. 4]].</ref>.
{{t3|{{t|TOUTE VIE VIENT DE DIEU. — LE CRIME EST LA MORT DE L’ÂME.|80}}|'''CHAPITRE XI.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''21.''' Rien ne vit que par Dieu, car il est la vie par excellence, la source même de la vie ; et nulle vie n’est un mal en tant que vie, mais seulement en tant qu’elle court à la mort. Or la vie ne meurt que par l’iniquité ''nequitia'', ainsi appelée de ce qu’elle n’est rien ''ne quidquam''. Aussi les hommes les plus pervers sont-ils appelés des hommes de rien. Par conséquent lorsque la vie s’éloigne volontairement de son Créateur et que renonçant à la contemplation de sa divine essence, elle veut secouer le joug de ses lois et jouir des créatures corporelles au-dessus desquelles Dieu l’a placée, alors commence pour elle le néant : ''nihilum'', ''nequitia''. Non que le corps n’existe plus, il y a encore entre ses différentes parties une harmonie sans laquelle il ne pourrait subsister. Ainsi il a été créé par l’auteur même de toute harmonie. Il y a dans sa forme une paix sans laquelle il n’existerait sûrement pas ; il est donc l’ouvrage de Celui qui est le principe de toute paix, forme incréée et modèle de toute forme. Chaque corps a une beauté propre sans laquelle il ne pourrait être un corps ; et si l’on veut savoir qui l’a ainsi distingué, cherchons le plus beau de tous les êtres, Celui de qui vient toute beauté. Or quel est cet Être, sinon le Dieu unique, l’unique vérité, l’unique salut de tous, la première et souveraine essence de qui procède toute existence réelle, car toute existence est bonne, considérée comme existence.
'''22.''' La mort ne vient donc point de Dieu. « Il n’a point fait la mort et sa joie n’est point dans la perte des vivants<ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#1-13|Sag. 1,13]]</ref>. » Essence souveraine il a donné l’être à tout ce qui est ; de là même ce mot essence. La mort, au contraire, pousse à n’être pas ce qui meurt, en tant qu’il meurt. Si les êtres qui meurent périssaient tout entiers, ils seraient complètement réduits au néant ; mais ils meurent d’autant plus qu’ils participent moins à l’existence, ou, pourparler plus brièvement, ils meurent d’autant plus qu’ils sont moins. Or le corps est inférieur à la vie quelle qu’elle soit, parce que le peu qu’il conserve de ses traits il le doit à la vie, soit à celle qui anime chaque être vivant, soit à celle qui est répandue dans la nature tout entière. Le corps est donc plus soumis à la mort, aussi est-il plus voisin du néant. C’est pourquoi, la vie, qui se laisse séduire par les jouissances du corps et qui abandonne Dieu, court au néant c’est le crime par excellence : ''{{lang|la|nequitia}}''.
{{t3|{{t|CHUTE ET RÉPARATION DE L’HOMME TOUT ENTIER.|80}}|'''CHAPITRE XII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''23.''' Ainsi la vie devient charnelle et terrestre, ce qui la fait désigner aussi sous les noms de chair et de terre : tant qu’elle sera telle jamais l’âme ne pourra prétendre au royaume céleste, l’objet même de ses affections lui sera enlevé. Elle aime, en effet, ce qui est inférieur à la vie, la matière qui devient corruptible en punition du péché même, et, en répandant ainsi ses affections, elle abandonne Celui qui l’aime. N’est-ce point pour un amour semblable que le premier homme abandonna Dieu ? Car il négligea le commandement de Celui qui lui disait : Mange de ce fruit et non de cet autre'. Il est donc entraîné vers son châtiment, car puisqu’il aime les objets de classe inférieure, l’ordre lui assigne sa place dans les enfers avec la soif de ses plaisirs et toutes les douleurs. Qu’est-ce, en effet, que la douleur du corps, sinon l’altération soudaine de la santé dans les organes par la faute de l’âme qui en a fait un usage coupable ? Et la douleur de l’âme est-elle autre chose que la privation des créatures périssables dont elle jouissait ou dont elle espérait jouir ? Ainsi s’explique l’existence de tout ce qu’on appelle mal, c’est-à-dire du péché et de la peine du péché.
'''24.''' Si, au contraire, dans le cours de la vie humaine, l’âme surmonte ses passions après les avoir nourries contre elle-même en s’attachant aux jouissances mortelles, et que pour<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>les dompter elle se confie en la grâce de Dieu, le servant en esprit et avec bonne volonté, pour elle viendra sans aucun doute le moment de la régénération ; réformée par la sagesse que rien n’a formée et qui a tout ordonné, elle quittera les biens muables pour se rattacher au seul Être immuable, et jouira de Dieu par l’Esprit-Saint, qui est lui-même le don de Dieu. Ainsi l’homme devient cet homme spirituel qui juge tout et n’est jugé de personne<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#2-15|1Co. 2, 15]].</ref>, qui aime le Seigneur son Dieu, de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces ; qui aime aussi son prochain, non pas d’un amour sensuel, mais comme il s’aime lui-même. Or il s’aime lui-même spirituellement, puisqu’il aime Dieu de tout ce qui vit en lui. Ces deux commandements renferment toute la Loi et les Prophètes<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-27|Mat. 22, 27]].</ref>.
'''25.''' De là il suit, qu’après avoir subi la mort due au premier péché, le corps sera, dans le temps et dans l’ordre convenable, rendu à sa stabilité première<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13, n. 4]].</ref>, non par lui-même, mais avec le secours de l’âme affermie en Dieu. Celle-ci, à son tour, ne trouve point en elle-même sa stabilité, elle la trouve en Dieu dont elle jouit. Aussi surpassera-t-elle le corps en vigueur. Le corps, en effet, recevra sa vigueur de l’âme, tandis que l’âme la recevra de l’immuable Vérité, c’est-à-dire du Fils unique de Dieu. Ainsi la vie nouvelle sera donnée au corps lui-même par le Fils de Dieu, du reste tout est par lui. Quant au don qui se communique à l’âme, c’est-à-dire quant à l’Esprit-Saint, il n’est pas seulement pour elle le salut, la paix et la sanctification, il sera aussi la vie du corps et lui donnera toute la pureté dont est capable cette nature. Ne dit-il pas lui-même : « Purifiez d’abord l’intérieur et ce qui est dehors sera également pur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#23-26|Mat. 23, 26]].</ref> ? » L’Apôtre dit aussi : « Il rendra la vie à vos corps mortels, à cause de l’Esprit qui demeure en vous<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-11|Rom. 8,11]]</ref>. » Ainsi donc, le péché une fois détruit, la peine du péché disparaîtra aussi. Où est le mal ? « O mort ! où est ton triomphe ? O mort ! où est ton aiguillon ? » L’Être a vaincu le néant, et de cette sorte la mort sera abîmée dans sa victoire<ref>1Co. 15, 54,55.</ref>.
{{t3|{{t|LES BONS ANGES ET LES ANGES MAUVAIS.|80}}|'''CHAPITRE XIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''26.''' Les âmes ainsi purifiées ne doivent plus craindre le mauvais ange appelé aussi démon. Car lui-même n’est point mauvais comme ange, mais comme perverti par sa volonté propre. Il faut reconnaître en effet que par leur nature les anges peuvent changer, puisque Dieu seul est immuable ; mais par leur volonté, en aimant Dieu plus qu’eux-mêmes, ils demeurent en lui fermes et inébranlables, et en lui restant délicieusement et uniquement soumis, ils jouissent de sa majesté. Le mauvais ange au contraire, en s’aimant plus que Dieu, lui a refusé l’obéissance ; il s’est enflé d’orgueil, s’est éloigné de l’Être souverain et il est tombé. Aussi est-il moins qu’il n’était, pour avoir voulu s’attacher à ce qui était moins, en cherchant à s’appuyer sur sa propre puissance plutôt que sur celle de Dieu. Il ne possédait point l’être souverain, mais il était davantage quand il jouissait du souverain Être, de Dieu seul. Or tout ce qui est moins qu’il n’était est mauvais, non pas en tant qu’être, mais en tant qu’être amoindri, car en tant qu’amoindri il incline vers la mort. Pourquoi s’étonner que l’amoindrissement engendre la pauvreté, et que la pauvreté engendre l’envie qui a donné au démon toute sa perversité ?
{{t3|{{t|LE PÉCHÉ VIENT DU LIBRE ARBITRE.|80}}|'''CHAPITRE XIV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''27.''' Si cet amoindrissement qui constitue le péché tombait sur nous et malgré nous, comme la maladie, nous pourrions croire injuste la peine qui poursuit le pécheur, et que l’on nomme damnation. Telle est au contraire la nature du péché, qu’il cesse d’être péché, s’il n’est pas volontaire<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13, n. 5]].</ref>, principe d’une telle évidence, que le petit nombre des savants et la foule des ignorants l’adoptent sans opposition. Il faut donc ou nier l’existence du péché ou reconnaître que la volonté le commet. Or comment nier que l’âme puisse pécher, quand
on reconnaît qu’elle se purine par la pénitence, et que son repentir lui mérite le pardon,
et qu’en persévérant dans<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>ses fautes elle est justement condamnée par la loi de Dieu ? Enfin si nous pouvons pécher sans le vouloir, il ne faut plus adresser ni reproches, ni avertissements ; or en les supprimant on supprime aussi la loi chrétienne et tous les préceptes qu’elle impose. C’est donc la volonté qui fait le péché, et comme l’existence du péché est indubitable, je puis affirmer avec la même certitude que l’âme est douée du libre arbitre. Dieu a voulu, comme plus distingués, des serviteurs qui lui fussent librement soumis, ce qui serait impossible s’ils lui obéissaient nécessairement et non pas volontairement.
'''28.''' Les bons anges servent donc le Seigneur avec liberté ; c’est à eux, non pas à Dieu qu’en revient l’avantage. Car Dieu étant par lui-même n’a besoin de personne : ce qu’il engendre est de même nature, parce qu’il l’a engendré, et non pas créé. Mais ce qu’il a créé a besoin de lui, de lui, le seul bien suprême, la souveraine essence. Ces créatures sont moins qu’elles n’étaient quand, en péchant, elles le recherchent moins. Elles n’en sont pas néanmoins complètement séparées, sans quoi elles seraient entièrement anéanties. Or, les sentiments sont à l’âme ce que la distance est au corps. L’âme se meut par la volonté, et le corps dans l’espace. Par conséquent lorsque, comme on l’enseigne, le mauvais ange entraîne l’homme, celui-ci donne son libre consentement, et s’il eût agi par nécessité il ne serait coupable d’aucune faute.
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'''29.''' Si le corps de l’homme, absolument parfait dans son genre avant le péché, a été depuis condamné à la faiblesse et à la mort, ce châtiment, tout juste qu’il soit, fait encore mieux ressortir la clémence du Seigneur que sa sévérité. Il nous apprend en effet qu’il faut renoncer aux voluptés charnelles et reporter notre amour vers Celui qui est et sera l’éternelle vérité. Voyez comme s’allient ici la beauté de la justice et la grâce de la miséricorde ! La douceur des biens intérieurs nous a séduits, l’amertume du châtiment nous détrompera. La divine providence a su adoucir la rigueur de nos peines, et nous pouvons dans ce corps si fragile chercher encore la justice, dompter notre orgueil, nous soumettre au joug de Dieu seul, nous défier absolument de nous et nous confier uniquement à sa direction et à sa protection suprêmes. Ainsi conduit par Dieu, l’homme de bonne volonté sait puiser la force au sein même des misères de la vie ; il éprouve et affermit en lui la tempérance au sein des jouissances et de la prospérité de ce monde ; sa prudence est tenue en éveil par les tentations pour en éviter les piéges ; il devient même au milieu d’elles plus actif et plus ardent pour la vérité qui seule n’égare jamais.
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'''30.''' Dieu, pour guérir nos âmes, varie ses moyens et les proportionne au temps que règle son admirable sagesse. Mais il ne faut pas parler de ces moyens ; ou bien il le faut faire devant des hommes pieux et parfaits. Disons toutefois que cette prévoyante bonté pour le salut des hommes se montra sans mesure, lorsque la Sagesse de Dieu, c’est-à-dire le Fils unique consubstantiel et coéternel au Père, daigna s’unir personnellement à l’homme tout entier. « Et « le Verbe se fit chair et il habita parmi nous<ref>Jn. 1, 14.</ref>. » Ainsi les hommes charnels, esclaves de leurs sens et incapables de contempler la vérité, ont pu comprendre quel rang distingué parmi les créatures occupe la nature humaine. Non content de se rendre visible, comme il le pouvait dans un corps subtil et aérien, accessible à notre regard, il s’est manifesté aux hommes en se faisant véritablement homme : il convenait en effet qu’il revêtit la nature qu’il devait racheter, et afin que ni l’un ni l’autre sexe ne se crût rejeté de Dieu, il se fit homme et voulut naître d’une femme.
'''31.''' Il n’eut point recours à la violence, mais uniquement aux sages conseils et aux moyens de persuasion<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13, n. 6]].</ref>. Le temps de l’antique servitude était passé ; le jour de la liberté avait lui, et l’heure favorable était venue démontrer à l’homme pour son salut, comment Dieu l’avait créé libre. Les miracles révélèrent en lui le Dieu qu’il était et ses souffrances l’homme qu’il s’était uni. Quand il parle en Dieu, il ne connaît pas même sa mère qu’on lui annonce<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#12-48|Mat. 12, 48]].</ref>;<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>et cependant, nous dit l’Évangile, il était dans son enfance soumis à ses parents<ref>Luc. 2, 5 l.</ref>. C’est un Dieu quand il prêche sa doctrine ; on voit l’homme en lui par la succession des années. Veut-il comme Dieu, changer l’eau en vin, il ajoute : « Femme, retire-toi de moi ; qu’y a-t-il entre toi et moi ? mon heure n’est pas encore venue<ref>Jn. 2, 4.</ref>. » Et quand cette heure fut venue, quand il dut mourir comme homme, reconnaissant sa mère, du haut de la croix, il la conta au disciple bien-aimé<ref>Id. 19, 26,27.</ref>.
Les peuples avaient le malheur de convoiter les richesses, escorte obligée des plaisirs ; il voulut être pauvre. On se disputait les honneurs, les commandements ; il refusa d’être roi. Une postérité charnelle était partout un bien vanté ; il méprisa une telle union, une semblable postérité. On repoussait avec orgueil les outrages ; il les endura tous. L’injustice semblait — intolérable ; quelle injustice plus criante que de voir le juste, l’innocent condamné ? La douleur corporelle était abhorrée ; il fut flagellé, crucifié. On redoutait la mort ; il la subit. La mort la plus ignominieuse Semblait celle de la croix ; il fut crucifié. Tout ce que nous recherchions dans notre vie d’iniquité, il s’en priva pour le rendre méprisable. Tout ce, que nous voulions éviter en fuyant la vérité, il le souffrit et le foula aux pieds ; car on ne saurait commettre aucun péché qu’en recherchant ce qu’il a méprisé ou en voulant fuir ce qu’il a supporté.
'''32.''' Ainsi toute la vie qu’il a menée sur la terre avec l’humanité dont il a daigné se revêtir, est la règle des mœurs.
Quant à sa résurrection d’entre les morts, elle montre suffisamment que rien ne périt dans la nature de l’homme, puisqu’en lui tout est sauvé par Dieu : tout sert entre les mains du Créateur, soit au châtiment du péché, soit au salut du pécheur ; et cependant le corps obéit à l’âme sans contrainte, quand celle-ci est soumise à Dieu. Dans ces heureuses conditions, non-seulement aucune nature n’est essentiellement mauvaise, ce qui d’ailleurs est impossible ; mais le mal ne peut même l’atteindre, puisqu’il est la suite du péché et son châtiment. Telle est la partie naturelle<ref>Les anciens avaient divisé la philosophie en trois parties, savoir la philosophie naturelle, la philosophie morale et la philosophie rationnelle. Saint Augustin fait allusion à cette triple division. Au n°32 il a présenté la partie morale du Christianisme, dans celui-ci, il en indique comme la partie naturelle, il réserve au chapitre suivant la partie rationnelle.</ref>
de l’enseignement : les chrétiens incapables de raisonner doivent y croire sans hésiter ; les plus intelligents la trouveront pure de toute erreur.
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'''33.''' Si maintenant nous voulons examiner le mode d’enseignement lui-même, il est tantôt fort clair et tantôt orné de figures empruntées aux paroles, aux actions, aux mystères, toujours propres à éclairer et à exercer l’âme. Cela n’est-il pas conforme aux règles de l’enseignement rationnel ? Toujours l’exposé des mystères se rattache à des vérités plus clairement énoncées. Si d’ailleurs tout y était facile à comprendre, il n’y aurait ni zèle à chercher la vérité, ni charme à la découvrir. Et s’il y avait des mystères dans les Écritures, mais que ces mystères ne fussent point des signes de vérité, il n’y aurait point harmonie suffisante entre l’action et la connaissance.
La piété commence par la crainte et se perfectionne dans la charité ; voilà pourquoi le peuple de l’ancienne servitude vivant sous la loi de crainte était soumis à une foule de cérémonies mystérieuses : il le fallait, pour faire mieux désirer la grâce de Dieu, dont les prophètes célébraient l’avènement futur. À son apparition, c’est-à-dire lorsque la Sagesse de Dieu se faisant homme, nous appela à la liberté, peu de rites sacrés furent institués, mais tous conservent librement unie à son Dieu la société du peuple chrétien. Quant à ceux qui avaient été imposés au peuple hébreu et qui tenaient cette nation attachée par la crainte au même Dieu, il en est beaucoup d’abrogés pour la pratique ; le souvenir en a été seulement conservé pour expliquer nos croyances. Aujourd’hui donc ils n’enchaînent plus des esclaves ; ils exercent librement l’esprit.
'''34.''' Peut-être dira-t-on que les deux Testaments ne peuvent avoir été donnés par le même Dieu, puisque le peuple nouveau n’est point astreint aux mêmes cérémonies qui obligeaient ou qui obligent encore le peuple juif. Mais est-il impossible que sans violer la justice le même père de famille commande autre chose à des serviteurs qu’il juge bon pour<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>eux-mêmes de traiter plus sévèrement, et autre chose à des serviteurs qu’il daigne adopter pour enfants ? Quant aux préceptes moraux, on peut s’étonner de les voir en quelque sorte moins parfaits dans l’ancienne loi que dans l’Évangile et en conclure qu’ils n’ont pas le même Dieu pour auteur. Mais est-il moins étonnant de voir un médecin, qui veut soulager ou guérir les malades, faire donner aux plus faibles, par ses serviteurs, des remèdes différents de ceux qu’il donne par lui-même aux tempéraments plus vigoureux ? De même donc que la médecine demeure la même science, et que sans varier dans sa nature elle varie ses remèdes suivant la diversité de nos maladies ; ainsi, immuable en elle-même, la divine providence porte secours de différentes manières à sa créature inconstante et fragile ; elle commande ou défend, selon nos différentes faiblesses, afin de ramener du vice, le principe de la mort, de retirer de la mort même et de rattacher intimement à sa nature et à son essence divine tout ce qui déchoit, c’est-à-dire tout ce qui incline vers le néant.
{{t3|{{t|POURQUOI LES CRÉATURES SONT-ELLES MUABLES ?|80}}|'''CHAPITRE XVIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''35.''' Mais pourquoi, me diras-tu, cette déchéance des créatures? — Parce qu’elles sont muables. — Et pourquoi sont-elles muables ? — Parce qu’elles ne sont point souverainement. — Pourquoi ne sont-elles point souverainement ? — Parce qu’elles sont inférieures à Celui qui les a faites. — Qui donc les a faites ? — Celui qui existe souverainement. — Quel est-il ? — C’est Dieu, l’immuable Trinité : il les a créées par son infinie sagesse, et les conserve avec une souveraine bonté. — Pourquoi les a-t-il créées ? — Afin qu’elles existent. Car l’être, à quelque degré qu’il soit, est un bien, puisque le souverain bien est l’être souverain. — De quoi les a-t-il créées ? — De rien ; en effet, tout ce qui est appartient à une espèce d’être quelconque, fût-elle au dernier degré ; ce dernier degré est un bien, et ce bien vient de Dieu. Car si l’être, à son degré le plus élevé, est le souverain bien, la dernière espèce d’être est aussi le moindre bien. Or tout bien est Dieu, ou vient de Dieu ; donc le dernier degré de bien est aussi de lui. Et ce que nous disons de l’être dans son espèce, ''{{lang|la|specie}}'', nous pouvons aussi le dire de sa forme, forma. Et ce n’est pas sans raison que les mots ''{{lang|la|speciosissimum}}'' et ''{{lang|la|formosissimum}}'' sont employés pour désigner des qualités louables. Ainsi donc, l’état d’où Dieu a tout tiré n’appartient à aucune espèce d’être et ne possède aucune forme ; ce n’est autre chose que le néant. Car ce que l’on appelle difforme, en le comparant aux êtres parfaits, n’est pas encore le néant, quand il y a là quelque forme, si élémentaire, si peu sensible qu’elle soit ; et conséquemment cet être difforme, en tant qu’être ne vient que de Dieu.
'''36.''' Si donc le monde a été fait d’une matière informe, cette matière a été aussi tirée du néant ; car ce qui, n’étant point encore formé, a néanmoins un commencement d’existence qui lui permet de l’être, peut être formé par la bonté de Dieu, puisque le bien n’est autre chose que l’être formé. Donc la seule aptitude à être formé est déjà un commencement de bien, et l’Auteur de tout bien, qui a donné aux êtres leur forme, les a encore rendus capables de la recevoir. Aussi tout ce qui est tient de Dieu tout ce qu’il est, et ce qui n’est pas encore, tient de lui tout ce qu’il peut être. C’est ce que nous pouvons formuler aussi de la manière suivante : Tout vient de Dieu, et ce qui a reçu une forme, en tant qu’il l’a reçue, et ce qui ne l’a pas reçue encore, en tant qu’il peut la recevoir. Or rien ne possède l’intégrité de sa nature, s’il ne possède aussi le salut qui lui est propre. Mais le salut vient de l’Auteur de tout bien, et l’Auteur de tout bien n’est autre que Dieu. Tout salut vient donc de Dieu.
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'''37.''' Si maintenant l’on veut ouvrir son âme à la vérité, et ne point se troubler ni s’aveugler par le funeste désir d’un vain triomphe, il sera facile de comprendre que tout être soumis à la corruption et à la mort est bon, quoique la corruption et la mort soient un mal. En effet si rien en lui ne souffre, c’est que ni le vice ni la mort ne lui nuisent ; mais le vice n’est pas vice quand il ne nuit point. D’où il suit que si le vice nuit au salut, comme le salut<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>sans aucun doute est un bien, on peut appeler bien tout ce qui souffre du vice. Mais tout ce qui souffre du vice est vicié ; c’est donc le bien qui se trouve vicié, et s’il est vicié c’est qu’il n’est pas le souverain Bien. Donc également il est bien parce qu’il vient de Dieu, et il n’est pas le souverain Bien parce qu’il n’est pas Dieu : ainsi Dieu seul est le bien absolument incorruptible. Tous les autres biens viennent de lui, mais ils portent en eux un germe de corruption, parce qu’ils ne sont rien par eux-mêmes. À Dieu seul ils sont redevables soit de n’être point viciés, soit de se rétablir après l’avoir été.
{{t3|{{t|COMMENT L’ÂME PEUT ÊTRE VICIÉE.|80}}|'''CHAPITRE XX.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''38.''' La premier vice de l’âme raisonnable consiste dans la volonté de faire ce que défend l’intime et souveraine vérité. Ainsi l’homme fut chassé du paradis dans ce siècle, c’est-à-dire qu’il échangea les biens éternels contre les biens passagers, l’abondance contre la pauvreté, la force contre la faiblesse. Il ne passa point du bien substantiel au mal substantiel, car le mal n’est pas une substance ; mais il alla du bien éternel au bien temporel, du bien spirituel au bien charnel, des joies intellectuelles aux joies sensuelles, du bien suprême au bien infime. Il y a donc un bien dont l’attachement est pour l’âme raisonnable un péché, parce qu’il est pour elle d’un ordre inférieur. C’est le péché qui est mal, et non l’être dont l’amour est péché. Aussi n’était-il point mauvais l’arbre planté au milieu du paradis ; le mal fut la transgression du commandement divin et comme la faute fut suivie de son juste châtiment, ce fut réellement de cet arbre, auquel il ne fallait pas toucher, que vint la science du bien et du mal. En effet, lorsque souillée par son péché l’âme en subissait la peine, elle put mesurer la distance qu’il y avait entre le commandement rejeté par elle, et le péché dont elle se rendit coupable : ainsi le mal qu’elle ne voulut point reconnaître lorsqu’il fallait le fuir, elle le connut en l’expérimentant, et le bien qu’elle aimait trop peu en désobéissant, lui devint plus cher quand il fallut le reconquérir.
'''39.''' Le vice de l’âme consiste donc dans ce qu’elle fait, et la difficulté qui en résulte fait son châtiment ; voilà qui comprend tout le mal. Agir ou souffrir, ce n’est point une substance, le mal n’est donc point une substance. Ainsi l’eau n’est point mauvaise, ni l’animal qui respire, car ce sont des substances : ce qui est mal, c’est de se jeter volontairement à l’eau et d’y perdre la vie. Le stylet de fer est artistement préparé ; un bout est destiné à écrire et l’autre à effacer ; cet instrument est à la fois beau dans son genre et commode.
Mais veux-tu écrire avec l’extrémité qui sert à effacer ou effacer avec celle qui doit écrire ? Je condamnerai ton action sans condamner le stylet. Si néanmoins tu te corriges, où sera le mal ? Un homme fixe tout à coup le soleil en plein midi, ses yeux en seront complètement troublés ; accuseras-tu le soleil ou tes yeux ? Nullement : car ce sont des substances. Le mal est dans le regard imprudent et dans le trouble qu’il produit. Que l’œil se repose, et qu’il ne fixe plus une lumière trop éclatante pour lui, ce mal cessera d’exister. De même si au lieu d’adorer la sagesse dont le flambeau illumine l’âme, on rend des hommages à cette lumière qui brille aux yeux du corps, celle-ci n’est point mauvaise ; le mal est dans le culte superstitieux qui préfère la créature au Créateur. Ce mal disparaîtra lorsque l’âme, reconnaissant son Créateur, se soumettra exclusivement à lui, et sentira que par lui, elle domine tout le reste.
'''40.''' Toute créature corporelle, possédée par une âme qui aime Dieu, est donc un bien d’un ordre inférieur ayant son genre de beauté, parce qu’elle est d’une forme et d’une espèce particulières ; si l’âme s’y attache en oubliant Dieu, pour ce motif elle ne devient point un mal : le mal est dans le péché produit par cet attachement coupable, et cette créature devient le supplice de celui qui la recherche, elle l’abreuve de chagrins, et ne lui donne en pâture que de trompeuses voluptés ; car ces jouissances durent peu, ne contentent jamais, elles sont une source de douleurs. En effet pendant que cette admirable succession des temps poursuit son cours, l’objet aimé échappe à l’amour qui l’étreint, il échappe aux sens en les déchirant et jette l’âme en proie aux agitations de l’erreur : ainsi elle place au premier rang des créatures ce qui n’est qu’au dernier, c’est-à-dire la beauté de la matière, dont elle s’est fait une idée sur le témoignage trompeur des joies sensuelles, et séduite par les rêveries de l’imagination, elle prétend avoir l’intelligence de<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>tout ce qui lui vient à la pensée. Elle ne connaît point toutes les dispositions de la Providence divine, mais elle le croit ; veut-elle alors tenter contre la chair quelque résistance ? elle ne sort pas des images des objets visibles, et à cette lumière qu’elle voit contenue dans des limites déterminées, elle donne dans sa pensée stérile une étendue immense. Telle est la beauté qu’elle rêve pour son habitation future : ignorant qu’elle y traîne à sa suite la concupiscence des yeux et qu’elle veut sortir de ce monde en le portant avec elle. Si elle ne croit pas que ce soit toujours le même ; c’est uniquement parce que dans ses fausses méditations elle attribue à sa partie la plus brillante des proportions infinies. Or on pourrait avec la plus grande facilité en dire autant, non-seulement de la lumière, mais encore de l’eau, du vin, du miel, de l’or, de l’argent, de la chair, du sang, des os, de tout animal ou de tout autre objet. Il n’est en effet aucun objet matériel qu’on ne puisse multiplier indéfiniment après avoir vu un seul être de son espèce, ni étendre à l’infini, par la même puissance de l’imagination, si étroit que soit l’espace où on l’a vu d’abord. Mais s’il est aisé de maudire la chair, il est difficile de ne point raisonner selon la chair.
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'''41.''' Cette dégradation de l’âme engendrée du péché et de son châtiment fait que tous les objets sensibles ne sont plus que ce qu’en dit Salomon : « Vanité des vaniteux, et tout est vanité. Quelle abondance procure à l’homme tout son travail qui le fatigue sous le soleil<ref>[[Bible_Crampon_1923/Ecclésiaste#1-23|Ecc. 1, 23]].</ref> ? » Il a raison d’ajouter : « Des vaniteux ; » car s’il n’y en avait point pour donner leur préférence à ce qui a été placé au dernier rang, la matière ne serait plus une vanité, elle étalerait à nos yeux une beauté véritable, quoique d’un ordre inférieur. Mais une fois l’homme tombé et séparé de Dieu, la diversité des créatures périssables, en agissant sur ses sens, l’a comme divisé ; ses désirs se sont multipliés au milieu d’une variété sans consistance, et en poursuivant alternativement des objets divers sans en conserver aucun, il ne possède qu’une abondance laborieuse, et s’il est permis de le dire, une riche indigence. Ainsi « le froment, le vin et l’huile se sont multipliés par lui et il n’a point trouvé ce qu’il cherchait<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#10-8|Psa. 10, 8-9]].</ref>. » C’est-à-dire, il n’a point découvert la nature unique et immuable, qu’on poursuit sans s’égarer, et qu’on possède sans regret. Car comme conséquence le corps lui-même sera aussi délivré et ne sera plus sujet à la corruption<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#8-23|Rom. 8,23]]</ref>. Aujourd’hui « il se corrompt, appesantit l’âme et cette maison de boue écrase l’esprit livré à de nombreuses pensées<ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#9-15|Sag. 9,15]]</ref> ; » c’est que l’infime beauté des corps est entraînée dans le mouvement universel. Elle est la dernière beauté parce qu’elle ne peut avoir tous ses traits à la fois : mais tandis qu’ils disparaissent et sont remplacés, une seule beauté se forme de tous les êtres corporels.
{{t3|{{t|LES IMPIES SEULS CONDAMNENT L’ORDRE ÉTABLI PAR LA PROVIDENCE.|80}}|'''CHAPITRE XXII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''42.''' Et pour être passagère, cette beauté n’est pas un mal. Le vers dans un poème n’a-t-il pas sa beauté particulière, quoique deux syllabes ne puissent être prononcées ensemble ? On n’entend la seconde qu’après l’émission de la première, ainsi on arrive régulièrement à la fin, et quand la dernière se fait entendre, on n’entend plus les précédentes, mais elle s’unit avec elles pour compléter la forme et la beauté de la mesure. Néanmoins, l’art de faire des vers n’est pas pour cela soumis au changement ; il n’est pas nécessaire que sa beauté se développe successivement. Cet art possède en même temps tous ses traits, quoique le vers qu’il compose n’ait point en même temps tous les siens et que les derniers effacent les premiers ; le vers est beau cependant parce qu’il montre comme les faibles linéaments de l’immuable beauté cachée dans l’art.
'''43.''' Aussi, de même que certains hommes préfèrent le vers à l’art même de le composer, parce qu’ils se sont plus appliqués à entendre qu’à comprendre<ref>On peut voir dans saint Augustin même que la poésie des anciens était essentiellement musicale. Ci-dev. ''Traité de la Musique''.</ref>, ainsi il en est qui s’attachent aux créatures passagères, au lieu de<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>chercher à connaître la divine providence qui les a créées et les conserve dans le temps. Enivrés des jouissances d’ici-bas, ils ne veulent point les voir passer et s’enfuir, et dans leur folie ils ressemblent à celui qui, à la lecture d’un beau poème, voudrait toujours entendre le son de la même syllabe. Jamais la poésie n’aura de si sots auditeurs, mais partout se rencontrent ces adorateurs insensés de la créature ; car il n’est personne qui ne puisse facilement écouter non-seulement un seul vers, mais un poème tout entier ; tandis qu’à peine est-il un homme à qui il soit possible de découvrir l’harmonie de tous les siècles. Ajoute à cela que nous ne faisons point partie nous-mêmes de ces œuvres poétiques, au lieu que nous avons été condamnés à faire partie de ce monde. Nous jugeons simplement le poème qui se chante ; mais il faut par nos fatigues concourir au travail des siècles. D’ailleurs les combats du cirque ne plaisent pas aux vaincus, quoique leur défaite en fasse l’ornement : (c’est ici une ombre de la vérité : et ce qui nous interdit de semblables spectacles, c’est uniquement la crainte que ces simulacres ne nous entraînent loin de la réalité, dont ils ne sont que la trompeuse image.) Ainsi n’y a-t-il que les impies et les réprouvés qui condamnent la nature et le gouvernement de tout cet univers ; au contraire, l’action providentielle, lors même qu’elle punit les méchants, fait la joie de ceux qui remportent la victoire ici-bas et de ceux qui la contemplent sans péril dans le ciel. Car rien de juste ne déplaît au juste.
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'''44.''' Si donc l’âme raisonnable est malheureuse par son péché, heureuse par ses actes de vertu ; si toute créature irraisonnable cède devant une nature plus puissante, obéit à une nature meilleure, ou peut lutter avec son égale ; si elle exerce le courage des combattants, ou fait le supplice du condamné ; si enfin le corps est soumis à l’âme autant que celle-ci le mérite et que l’ordre l’exige ; il suit de là qu’il n’y a point un mal général, et que chaque créature est mauvaise par sa faute. Or quand, régénérée par la grâce de Dieu, rendue à sa première beauté, et soumise uniquement à son Créateur, l’âme aura commencé à dominer le monde au lieu d’être dominée avec lui, et que le corps lui-même sera rétabli dans sa force primitive, il n’y aura plus de mal pour l’âme ; car cette beauté inférieure et changeante, qui se complétait avec elle dans la succession des temps, sera parfaite et lui sera soumise ; il y aura alors, selon l’oracle sacré, « un ciel nouveau et une terre nouvelle<ref>Isa. 65, 17 ; Apocal. 21, 1.</ref>. »
L’âme ne se fatiguera plus dans une partie de l’univers, elle régnera sur le tout ; car « tout est à vous, dit saint Paul, et vous, vous êtes au Christ, comme le Christ est à Dieu<ref>1Co. 3, 22.</ref>. L’homme est le chef de la femme, et le chef de l’homme est Jésus-Christ, comme le chef de Jésus-Christ est Dieu<ref>Id. 11,3</ref>. »
Ainsi donc, puisque le mal de l’âme n’est pas dans sa nature, mais contre sa nature ; puisqu’il n’est autre que le péché et la peine du péché, concluons qu’aucune nature, ou mieux, que nulle substance, nulle essence, n’est mauvaise. Jamais non plus le péché de l’âme coupable, ni son châtiment, ne pourront souiller l’univers. Car la créature raisonnable, quand elle est exempte de péché et soumise à son Dieu, domine tout le reste ; si elle est coupable, elle est placée dans la situation qui lui convient ; en sorte que tout est beau sous le gouvernement divin de Celui qui a tout créé. Ainsi donc trois choses concourent à l’inviolable beauté de l’univers : la condamnation du pécheur, l’épreuve du juste, et le bonheur parfait des bienheureux.
{{t3|{{t|DEUX MOYENS OFFERTS À L’HOMME POUR AIDER À SON SALUT : L’AUTORITÉ ET LE RAISONNEMENT.|80}}|'''CHAPITRE XXIV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''45.''' Aussi jusque dans le traitement qu’emploie la divine providence avec son ineffable bonté pour la guérison de notre âme, on distingue une beauté de plus en plus frappante. Ce traitement emploie deux moyens, l’autorité et le raisonnement. La première commande la foi et prépare au raisonnement. Celui-ci conduit à l’intelligence et à la science. Néanmoins l’autorité n’agit pas entièrement sans la raison qui examine ce qu’il faut croire, et la vérité bien démontrée, parfaitement comprise, devient elle-même une grande autorité. Mais comme nous sommes descendus jusqu’à l’attachement aux biens temporels et que cet amour<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>est une entrave pour notre retour vers les biens éternels, il y a, pour nous ramener au salut par la foi, plutôt que par la science, un remède temporel, et il doit être le premier employé, sans toutefois l’emporter par l’excellence de sa nature. Le lieu où l’ou tombe n’est-il pas celui où il faut prendre appui pour se relever ? Il est donc nécessaire de recourir aux formes charnelles dont nous sommes les esclaves pour nous élever jusqu’à celles qui ne tombent pas sous nos sens. Je les appelle charnelles, parce qu’elles affectent le corps, c’est-à-dire la vue, l’ouïe ou les autres sens. Dans l’enfance, il est nécessaire de s’attacher à ces formes charnelles ou physiques ; elles sont aussi dans l’adolescence presque nécessaires ; à partir de là elles ne le sont plus dans le cours de la vie.
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'''46.''' La divine providence veille sur chacun de nous en particulier ; de plus son action est comme publique et s’étend au genre humain tout entier. Que fait-elle pour chacun de nous ? Dieu seul le sait, ainsi que ceux sur qui il agit. Mais il a voulu que ce qu’il fait polir le genre humain nous fût transmis par l’histoire et les prophéties. Or pour connaître des faits, soit passés, soit futurs, la foi est plus nécessaire que le raisonnement. Notre tâche est donc maintenant d’examiner à quels hommes, à quels ouvrages il faut s’en rapporter pour adorer Dieu en vérité, ce qui fait tout notre salut.
Je demanderai en premier lieu s’il faut préférer ceux qui proposent à nos adorations une multitude de divinités ou ceux qui veulent nous initier au culte d’un seul Dieu. Or qui hésiterait de suivre les adorateurs d’un seul Dieu, puisque ceux même qui en adorent un grand nombre reconnaissent qu’il n’y a qu’un seul Créateur et Maître de tout ? Tous les nombres d’ailleurs sont issus de l’unité. Il faut donc préférer ceux qui enseignent l’existence d’un Dieu unique, qui seul est vrai Dieu et seul mérite d’être adoré. Si parmi eux ne brille pas la vérité, il faut alors quitter la place<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|Rétract. liv. 1, ch. 13, n. 6]].</ref>. De même en effet que dans la nature, il y a plus d’autorité en celui qui réduit tout à l’unité et que dans la multitude il n’y a puissance qu’autant qu’il y a consentement, c’est-à-dire unité de sentiment : ainsi en religion, ceux qui nous ramènent à l’unité doivent jouir d’une autorité plus grande, et sont plus dignes de notre confiance.
'''47.''' Examinons en second lieu les opinions qui partagent les hommes sur le culte dû à ce Dieu unique. Il y a en nous une foi qui nous porte des choses temporelles aux choses éternelles ; or nous le savons, nos pères ont compris par cette foi l’enseignement de miracles visibles, car si ces miracles n’eussent été visibles ils n’auraient pu les comprendre, et leur conduite a fait que les mêmes miracles ne sont plus nécessaires. Depuis en effet que l’Église catholique est répandue et solidement établie par toute la terre, ces prodiges n’ont pas dû se perpétuer jusqu’à notre temps, de peur que l’esprit ne cherchât toujours les choses visibles et que l’habitude même ne refroidît le genre humain pour des merveilles dont la nouveauté l’avait enflammé<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13, n. 7]].</ref>. Nous ne devons pas douter non plus de la nécessité de s’en rapporter au témoignage d’hommes qui, tout en annonçant des vérités accessibles au petit nombre, ont néanmoins obtenu l’assentiment des peuples. Car nous examinons maintenant, il ne faut pas l’oublier, à quelle autorité il faut se soumettre, tant qu’on ne peut pénétrer les choses divines et invisibles. Une fois en effet que l’âme est purifiée et voit clairement la vérité, il n’est pas question de la soumettre à une autorité humaine : mais l’orgueil ne conduit jamais à cette élévation. Fatal orgueil ! sans lui il n’y aurait ni hérétique, ni schismatique, ni circoncis de corps, ni adorateur de la créature et des idoles. Et pourtant s’ils n’existaient eux-mêmes avant que le peuple de Dieu soit arrivé au terme qui lui a été promis, on chercherait la vérité avec beaucoup moins d’ardeur.
{{t3|{{t|DANS LES PROGRÈS DE L’HOMME CHARNEL ET DE L’HOMME SPIRITUEL, LA VIE PEUT ÊTRE PARTAGÉE EN SEPT AGES.|80}}|'''CHAPITRE XXVI.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''48.''' Voici donc comment la divine providence applique pendant la vie le remède à nos maux, depuis que le péché nous a mérité la mort. Elle s’occupe d’abord de la naissance et de l’éducation de chaque enfant. Le premier<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>âge, celui des langes et du berceau, est consacré tout entier aux soins du corps ; plus tard il n’en reste aucune trace dans la mémoire. Puis vient l’enfance, qui nous fournit nos premiers souvenirs. À l’enfance succède l’adolescence ; l’homme alors peut engendrer, devenir père d’une nouvelle famille. Ensuite, c’est la jeunesse, appelée à remplir les charges publiques et à se discipliner sous l’empire des lois. À cet âge une plus grande sévérité contre les fautes, retenant les coupables par la crainte du châtiment, devient pour les esprits charnels l’occasion des mouvements les plus désordonnés, et multiplie leurs désordres : leur péché n’est pas seulement un mal, c’est de plus la violation d’un engagement. Après les travaux de la jeunesse l’âge mûr jouit de quelque repos ; puis vient la douloureuse et pâle vieillesse, traînant tristement jusqu’à la décrépitude et la mort le triste cortége de toutes les maladies. Telle est la vie de l’homme, quand il ne vit que pour le corps et se laisse enchaîner par les passions charnelles. Voilà ce qu’on appelle le vieil homme, l’homme extérieur et terrestre, quand même il goûterait sa part de bonheur en ce monde, dans une société bien réglée sous l’autorité des rois ou des princes, des lois, ou même de toutes ces formes de gouvernement. Autrement en effet un peuple ne saurait être convenablement constitué, pour ne poursuivre même que les biens d’ici-bas ; lui aussi doit avoir encore son genre de beauté.
'''49.''' Cette vie du vieil homme, extérieure et charnelle, soit qu’elle garde une sorte de modération qui lui est propre, soit qu’elle ne puisse se contenir dans les limites d’une justice inspirée par la crainte, c’est la vie de beaucoup d’hommes du berceau à la tombe. D’autres, dès le début, y sont inévitablement assujétis ; mais ils renaissent ensuite à la vie intérieure ; une force toute spirituelle soutenue par des progrès incessants dans la sagesse, détruit et anéantit en eux tous les débris de ce vieil homme, les attache sans retour aux lois divines, jusqu’à ce que la mort complète leur régénération. Voilà ce qu’on appelle le nouvel homme, l’homme intérieur et céleste, ayant aussi dans cette vie spirituelle ses différents âges, distingués non plus par les années, mais par les degrés de perfection. Il se nourrit, au premier âge, du lait des pieux exemples. Il oublie au second les choses humaines pour s’élever à celles du ciel ; l’autorité des hommes ne lui suffit plus ; sa raison marche à grands pas vers la contemplation de la loi souveraine et immuable. Plus confiante au troisième âge, l’âme sait subordonner les désirs de ta chair à la force de la raison ; en établissant l’union entre la vie animale et l’esprit, elle goûte comme les joies d’un chaste hymen, dont la pudeur est le voile : l’homme fait alors le bien sans y être contraint ; le péché fût-il permis, pour lui il n’aurait plus d’attraits. Au quatrième âge se révèlent les mêmes caractères, mais avec plus d’énergie encore, et une activité mieux réglée ; l’homme parfait commence à nous apparaître, disposé et propre à souffrir, à surmonter toutes les persécutions, toutes les tempêtes, toutes les agitations de ce monde. Au cinquième, c’est la paix, le calme de tous côtés ; ce sont les richesses et l’abondance, c’est, dans le cœur, le règne immuable de la souveraine et ineffable sagesse. Au sixième le changement s’achève pour la vie éternelle ; il va jusqu’à l’oubli le plus complet de la vie présente, pour acquérir la transformation parfaite à l’image de Dieu et à sa ressemblance. Enfin le septième est le repos éternel, le perpétuel bonheur, où n’est plus possible aucune distinction d’âge. Car si la mort est la fin du vieil homme, la fin de l’homme nouveau est la vie éternelle, parce que l’un est l’homme du péché et l’autre celui de la justice.
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'''50.''' Il est donc indubitable que chacun peut être toute sa vie le vieil homme, l’homme terrestre ; mais aussi il est impossible à qui que ce soit d’être ici-bas l’homme nouveau, l’homme céleste, sans avoir été l’homme ancien ; car l’homme nouveau commence assurément à l’ancien, et pendant que l’un grandit, que l’autre décroît, ils doivent vivre ensemble jusqu’à la mort. Ceci s’applique dans une certaine mesure au genre humain tout entier, dont la vie, commençant avec Adam pour finir avec les siècles, peut être comparée à celle d’un seul individu ; les lois providentielles qui le gouvernent nous le montrent divisé en deux parties. D’un côté, c’est la foule des impies qui portent l’image<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>de l’homme charnel, du commencement du monde jusqu’à la fin. De l’autre, c’est la suite du peuple consacré à un seul Dieu ; mais depuis Adam jusqu’à Jean-Baptiste, il mène la vie du vieil homme, sous l’empire de la crainte servile. Son histoire s’appelle l’Ancien Testament et paraît ne promettre qu’un royaume terrestre, mais elle est la figure du peuple nouveau et du Nouveau Testament qui promet l’éternel royaume. La vie de ce peuple commence dans le temps avec l’humble avènement de Notre-Seigneur et se prolonge jusqu’au jour du jugement, quand le Sauveur viendra dans la gloire. Après ce jugement et l’anéantissement du vieil homme, alors commencera cette transformation qui assure au juste la vie des anges, car : « Tous nous ressusciterons, mais nous ne serons pas tous changés<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#15-51|I Cor. 15,51]]</ref>. » Le peuple pieux ressuscitera donc afin de changer en homme nouveau les restes du vieil homme. Le peuple impie ressuscitera aussi : toujours il a vécu du vieil homme et il sera plongé dans l’abîme de la seconde mort. Si on lit attentivement, on découvre encore la distinction de différents âges et on ne s’effraie ni de la zizanie, ni de la paille. Car l’impie vit pour l’homme de bien et le pécheur pour le juste ; l’exemple des uns excite la ferveur des autres, jusqu’à ce qu’ils arrivent à la perfection dernière.
{{t3|{{t|L’ENSEIGNEMENT PROPORTIONNÉ À LA CAPACITÉ DU PEUPLE.|80}}|'''CHAPITRE XXVIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''51.''' Tous ceux qui, aux temps du peuple charnel, ont mérité de s’élever jusqu’à la lumière de l’homme intérieur, ont pour leur part aidé le genre humain, soit en lui enseignant ce que leur époque exigeait, soit en lui faisant pressentir par les prophéties ce qu’il n’était pas temps encore d’expliquer. Tels apparaissent les patriarches et les prophètes, aux yeux de ceux qui n’attaquent point en enfants<ref>Les Manichéens.</ref>, mais traitent avec un soin pieux les grands et utiles mystères des choses divines et humaines. C’est ce qu’aux temps mêmes du peuple nouveau je vois pratiqué encore avec la plus sage prudence par de grands esprits, par des hommes spirituels, enfants de l’Église catholique.
Ils prennent garde de rendre public ce qu’ils savent ne devoir pas encore enseigner au peuple. Appliqués à distribuer largement le lait de la doctrine à la multitude des faibles, ils se nourrissent eux-mêmes, avec quelques sages, d’aliments plus solides. Avec les parfaits, ils parlent le langage de la sagesse ; avec l’homme charnel et animal, c’est-à-dire avec l’homme nouveau encore dans l’enfance, ils voilent quelques vérités, sans jamais enseigner l’erreur ; car au lieu de rechercher des honneurs vains, d’inutiles éloges, ils se consacrent tout entiers au bonheur de ceux au milieu desquels ils ont mérité de faire société pour cette vie, et c’est une loi de la divine providence, que dans la recherche et l’acquisition de la grâce divine, nul n’est aidé par ses supérieurs, s’il ne donne à ses inférieurs le même amour et le même soutien. Ainsi, même après ce péché que notre nature contracta par le péché du premier homme, le genre humain est devenu la gloire et l’ornement de ce monde ; et telle est sur lui l’action sage de la divine providence, que le remède ineffable appliqué à notre corruption, a changé la laideur de nos vices en je ne sais quelle splendeur nouvelle.
{{t3|{{t|AUTRE MOYEN DE SALUT : LA RAISON. — COMMENT ELLE GUIDE L’HOMME VERS DIEU. — SON TÉMOIGNAGE L’EMPORTE SUR CELUI DES SENS.|80}}|'''CHAPITRE XXIX.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''52.''' Nous venons d’exposer les avantages de l’autorité aussi longuement que semble l’exiger notre sujet : examinons maintenant de quelle manière la raison peut s’élever du monde visible au monde invisible, du temps à l’éternité. Ce n’est point pour nous livrer à un délassement frivole que nous devons contempler la beauté du ciel, le cours des astres, l’éclat de la lumière, la succession des jours et des nuits, le mensuel mouvement de la lune, les quatre saisons de l’année s’harmonisant avec les quatre éléments de la nature, les propriétés des semences qui renouvellent les espèces et les nombres, enfin toutes les créatures conservant immuables leur forme et leur nature particulières. Ces spectacles ne doivent pas nourrir une vaine curiosité de quelques jours ; ils sont autant de degrés qui nous élèvent aux biens éternels et impérissables. Il faut donc nous demander avant tout, quelle est cette nature qui<noinclude></noinclude>
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{{c|LA LOI IMMUABLE D’APRÈS LAQUELLE LA RAISON FORME SES JUGEMENTS EST ELLE-MÊME SUPÉRIEURE A LA RAISON.|fs=90%}} → {{t3|{{t|LA LOI IMMUABLE D’APRÈS LAQUELLE LA RAISON FORME SES
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>nous donne la vie, et qui ressent ainsi la présence de tous ces êtres. Or puisqu’elle anime le corps, elle lui est nécessairement supérieure ; car quelle que soit la matière, et dût-elle briller à nos yeux du plus vif éclat, si la vie n’est point en elle, n’y attachons pas grand prix. La nature elle-même nous apprend à préférer toute substance vivante aux êtres privés de vie<ref>Liv. II du ''Libre Arbitre'', c. 3 et suiv.</ref>.
'''53.''' Les animaux privés de raison sont aussi, il est vrai, doués de vie et de sentiment, mais ce qui donne à l’esprit humain sa supériorité, c’est qu’il peut non-seulement percevoir les objets sensibles, mais surtout les juger. Beaucoup d’animaux ont le regard plus pénétrant et les autres sens plus perçants que l’homme ; mais pour juger les corps il faut plus que des sensations, la vie raisonnable est nécessaire : les animaux en sont privés, elle nous distingue. Or, on le comprend aisément, celui qui juge n’est-il pas supérieur à la chose jugée ? Notre raison d’ailleurs ne juge pas seulement les êtres sensibles, elle juge les sens eux-mêmes. Elle nous dira pourquoi l’aviron, si droit qu’il soit, paraît brisé dans l’eau, et pourquoi l’œil doit ainsi l’apercevoir, tandis que notre regard, s’il peut constater le phénomène, est incapable de l’expliquer. Il est donc manifeste que, autant la vie des sens l’emporte sur la matière, autant la raison s’élève au-dessus de toutes les deux.
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'''54.''' Si donc pour juger, l’âme raisonnable ne s’inspire que d’elle-même, rien ne la surpasse. Mais elle est sûrement inconstante, tantôt éclairée, et tantôt ignorante : d’un autre côté, plus elle est éclairée, plus son jugement est droit, elle est d’ailleurs d’autant plus éclairée qu’elle connaît mieux l’art, la doctrine, la science : ainsi donc examinons quelle est la nature de l’art. Je n’entends point parler ici de l’art qu’enseigne l’expérience, mais de celui que forme le raisonnement. Quel mérite y-a-t-il de savoir que composé de chaux et de sable le ciment tient les pierres plus solidement unies que ne le fait la boue ; et que pour bâtir avec élégance, il faut placer de chaque côté les parties
correspondantes, et au milieu ce qui n’a point de parallèle ? Il est vrai pourtant que cette espèce de tact se rapproche davantage de la raison et de la vérité.
Mais il faut examiner ici pourquoi le coup d’œil est blessé si, de deux fenêtres placées l’une à côté de l’autre, l’une est plus grande ou plus petite lorsqu’elles pouvaient être d’égales dimensions ; pourquoi, quand elles sont superposées, l’inégalité nous choque moins, la différence fût-elle de moitié ; pourquoi nous sommes moins préoccupés de cette inégalité, quand il n’y en a que deux ; tandis que si elles sont trois le coup d’œil demande, au contraire, ou qu’elles soient d’égales dimensions, ou bien, si elles sont inégales, que la plus grande dépasse d’autant la moyenne que celle-ci dépasse la plus petite ? Ainsi une sorte d’instinct nous révèle ce que demande la nature. Remarquons-le encore : ce qui nous a tant soit peu déplu lorsque nous l’avons envisagé séparément, devient quelquefois intolérable lorsque nous le rapprochons d’une œuvre meilleure. Ainsi l’art vulgaire n’est que le souvenir d’essais couronnés de succès joint à l’habitude du travail et à la souplesse des organes. Tu pourras, sans cette disposition physique, juger les œuvres, ce qui vaut beaucoup mieux ; tu ne pourras les exécuter toi-même.
'''55.''' Nous aimons donc, dans tous les arts, l’harmonie qui seule assure à chaque œuvre beauté et intégrité ; l’harmonie à son tour cherche l’égalité et l’unité, soit dans la ressemblance des parties égales, soit dans la proportion des parties inégales. Mais qui pourra montrer dans les corps l’égalité ou la ressemblance absolue ? qui osera affirmer, après y avoir bien réfléchi, que chaque corps est véritablement un ? Tous ne changent-ils pas, soit d’espèce, soit de lieu ? Tous ne se composent-ils pas de parties dont chacune occupe sa place, et ces corps ne sont-ils pas ainsi comme divisés par l’espace ? D’ailleurs, l’égalité et la ressemblance véritable, l’unité première et absolue ne sont accessibles ni à notre œil, ni à aucun autre sens elles ne tombent que sous le regard de l’esprit. Et comment voudrait-on voir rechercher dans les corps cette égalité telle quelle ; comment prouverait-on qu’elle diffère beaucoup de l’égalité parfaite, si celle-ci n’était connue de notre intelligence ? Et pourtant comment appeler ''parfaite'', celle qui n’a point été ''faite''?
'''56.''' Et si toutes les beautés sensibles, produites<noinclude></noinclude>
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{{c|DIEU EST LUI-MÊME CETTE LOI QUI RÈGLE LES JUGEMENTS DE NOTRE RAISON ET QUE NOTRE RAISON NE PEUT JUGER.|fs=90%}} → {{t3|{{t|DIEU EST LUI-MÊME CETTE LOI QUI RÈGLE LES JUGEMENTS DE
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>par la nature ou par l’art, ne peuvent se concevoir sans l’espace et le temps, comme le corps et ses différents mouvements ; il n’en est pas de même de cette égalité et de cette unité qui ne se révèle qu’à l’esprit et qui juge de la beauté corporelle par l’intermédiaire des sens ; elle n’est ni étendue avec l’espace, ni changeante avec les temps. On ne peut dire en effet qu’elle serve à apprécier la rondeur de la roue, et non la rondeur d’un vase ; la rondeur d’un vase, et non celle d’un denier. Ainsi en est-il des temps et des mouvements des corps : il serait absurde de prétendre qu’elle juge de l’égalité des années, et non de l’égalité des mois, de l’égalité des mois et non de celle des jours. Mais qu’un mouvement réglé se produise pendant ces intervalles, pendant des heures ou des moments plus courts, c’est toujours une même et immuable égalité. Mais si la même loi d’égalité, de ressemblance, de convenance, nous fait juger des mouvements et des figures tantôt plus grandes, tantôt moindres : cette loi assurément l’emporte sur tout cela en puissance. D’ailleurs elle n’est dans les lieux et les temps, ni moindre, ni plus grande : si elle était plus grande, elle ne pourrait apprécier tout entière ce qui est plus petit ; si elle était moindre, nous ne pourrions juger par elle de ce qui est plus grand. Aussi faut-il la loi tout entière de la quadrature pour apprécier le carré d’une place publique, le carré d’une pierre, d’un tableau, d’un bijou ; et la loi tout entière de l’égalité pour saisir également la convenance et dans les pas multipliés de la fourmi et dans la marche de l’éléphant. Mais alors qui ne pourra comprendre que cette loi n’est ni plus petite ni plus grande que l’espace et le temps, puisqu’en puissance elle est au-dessus de tous les temps et de tous les lieux ? Et comme cette loi qui préside à tous les arts est immuable, tandis que l’esprit humain, capable de la comprendre, est exposé aux variations de l’erreur, concluons qu’au-dessus de notre intelligence est une loi qui se nomme vérité.
{{t3|{{t|DIEU EST LUI-MÊME CETTE LOI QUI RÈGLE LES JUGEMENTS DE NOTRE RAISON ET QUE NOTRE RAISON NE PEUT JUGER.|80}}|'''CHAPITRE XXXI.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''57.''' Il ne faut pas douter non plus que cette nature immuable, supérieure à l’âme intelligente n’est autre que Dieu lui-même ; et que la vie première et la première substance se trouve avec la première sagesse. Cette sagesse est en effet l’immuable vérité que l’on nomme aussi avec raison la règle de tous les arts, et l’art de l’Architecte tout-puissant. Et puisque l’âme sent bien qu’elle ne juge pas d’après elle-même la valeur et le mouvement de chaque corps, elle doit reconnaître en même temps d’un côté, que sa nature est supérieure aux natures qu’elle juge, et d’autre part qu’elle est inférieure à cette autre nature qui fait la règle de ses jugements sans qu’elle puisse la juger d’aucune manière. Je puis dire pourquoi les membres semblables d’un même corps doivent se correspondre de chaque côté : c’est que mon esprit se complaît dans cette égalité souveraine que je vois des yeux de l’esprit et non des yeux du corps ; d’où il suit que les objets qui tombent sous mon regard me paraissent d’autant plus parfaits qu’ils ont plus de rapport avec ces idées de mon esprit. Mais pourquoi ces mêmes idées que contemple mon esprit sont-elles ainsi ? nul ne saurait le dire, et aucun homme de bon sens ne pourrait, en cherchant à en rendre compte, supposer qu’elles pussent être différentes de ce qu’elles sont.
'''58.''' Pourquoi nous plaisent-elles ? et pourquoi, à mesure que nous avons plus d’intelligence, y sommes-nous plus attachés ? Personne encore n’osera le dire s’il a bien compris ces questions. En effet s’il nous est possible, ainsi qu’à toutes les âmes raisonnables, de juger selon la vérité les créatures qui nous sont inférieures, il n’y a pour nous juger nous-mêmes que l’éternelle Vérité, quand nous lui sommes unis. Pour elle le Père lui-même ne la juge pas, car elle ne lui est point inférieure : mais c’est par elle qu’il porte tous ses jugements. Car tous les êtres qui recherchent l’unité sont soumis à cette même règle, à cet idéal, à ce modèle, quel que soit le nom qu’on lui donne, parce que seule elle ressemble parfaitement à Celui de qui elle a reçu l’être, si toutefois il est possible d’employer cette expression : « Elle a reçu », quand il s’agit de Celui que l’on nomme le Fils, parce qu’il n’est point par lui-même, mais par le premier et éternel principe appelé le Père ; « de qui toute paternité découle dans le ciel et sur la terre<ref>[[Bible_Crampon_1923/Éphésiens#3-15|Eph. 3,15]]</ref>. » Ainsi « le Père ne juge personne, il a donné tout jugement au Fils<ref>Jn. 5, 22.</ref>. » — « L’homme spirituel<noinclude></noinclude>
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{{c|IL Y A DANS LES CORPS DES TRACES D’UNITÉ ; MAIS L’INTELLIGENCE SEULE PEUT CONTEMPLER L’UNITÉ MÊME.|fs=90%}} → {{t3|{{t|IL Y A DANS LES CORPS DES TRACES D’UNITÉ ; MAIS
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>juge tout, mais n’est jugé par personne<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#2-15|1Co. 2, 15]].</ref> », c’est-dire, par aucun homme ; mais par la loi seule qui règle ses jugements ; car c’est encore une vérité indubitable que « nous, devons paraître tous au tribunal de Jésus-Christ<ref>[[Bible_Crampon_1923/2 Corinthiens#5-10|2Co. 5, 10]]</ref>. » L’homme spirituel juge donc tout parce qu’avec Dieu il est supérieur à tout. Or il est avec lui quand son intelligence comprend sans erreur, et qu’il aime parfaitement ce qu’il a compris. Il s’identifie même alors, autant que cela est possible, avec la foi qui le dirige dans ses jugements, et que nul ne saurait juger. Ainsi en est-il des lois temporelles elles-mêmes : les hommes les jugent quand ils les établissent, mais après leur promulgation le juge ne peut plus les discuter, il doit s’y soumettre. Cependant le législateur humain, s’il est sage et homme de bien, consulte la loi éternelle élevée au-dessus de toute discussion, afin que d’après ses immuables principes il discerne ce qu’il convient pour le moment de commander ou de défendre. Il est donc possible aux âmes pures de connaître cette loi éternelle, jamais il ne leur est permis de la juger. En voici la raison : pour connaître un objet, il suffit de savoir qu’il est de telle manière et non de telle autre ; mais pour bien l’apprécier nous ajoutons quelques mots destinés à exprimer qu’il pourrait avoir aussi d’autres caractères ; comme lorsque nous disons : cela doit être ainsi, cela devait être de cette manière ; ceci devra être autrement, ainsi que font les artistes en parlant de leurs travaux.
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'''59.''' Beaucoup cependant n’ont d’autre but que le plaisir humain et ne veulent point chercher plus haut la raison du plaisir qu’ils ressentent. Si je demande à l’ouvrier qui vient de construire une arcade, pourquoi il veut en élever une semblable au côté opposé, il me répondra sans doute qu’il veut établir l’égalité entre les côtés qui se correspondent. Mais si j’insiste, si je lui demande pourquoi cette symétrie : elle convient, me dira-t-il, elle est belle, le coup d’œil l’exige, et il ne hasardera point d’autre explication. Il reste les yeux inclinés à terre, sans voir au-dessus de lui la main qui le dirige. Mais c’est un homme qui a des yeux dans l’âme, qui voit clair dans les ténèbres : je ne cesserai donc de l’exciter, je le presserai de me dire le motif de ce plaisir naturel. Car en le jugeant sans juger d’après lui il doit le dominer et ne point en être l’esclave.
Je lui demanderai d’abord si ces objets sont beaux parce qu’ils nous plaisent ou s’ils nous plaisent parce qu’ils sont beaux. Il me répondra sans doute qu’ils nous plaisent parce qu’ils sont beaux. Je continuerai : Eh ! pourquoi sont-ils beaux ? Que si cette question l’embarrasse, j’ajouterai : Est-ce parce que les parties en sont bien proportionnées, et qu’une pensée unique a su en relier tous les détails avec une convenance parfaite ?
'''60.''' Il en conviendra, alors je lui demanderai si cette unité à laquelle ces parties veulent se rattacher est parfaitement réalisée par elles, ou si elles s’en écartent beaucoup et n’en sont qu’une fausse image. Il l’avouera encore. Quel homme en effet, pour peu qu’on l’avertisse, ne comprendra qu’il n’est aucune espèce de corps, qu’il n’est même aucun corps où ne se rencontrent quelques traces d’unité, et que néanmoins, si beau que soit un corps, il n’atteint jamais à l’idéal d’unité qu’il poursuit, puisqu’il a nécessairement des parties diverses dans les divers points d’étendue qu’il occupe ? Si donc il l’avoue, il devra me dire encore où il a vu cette unité et comment il l’a aperçue. Car s’il ne la voit point, pourra-t-il connaître combien chaque corps s’approche de l’unité et combien il s’en éloigne ? Il peut dire aux corps : Vous ne seriez rien, si quelque lien ne vous contenait dans l’unité ; mais si vous étiez l’unité parfaite, vous ne seriez pas des corps. On pourrait lui répondre aussitôt : Où as-tu découvert cette unité d’après laquelle tu juges les corps ? Car si tu ne la voyais pas, tu ne pourrais affirmer qu’ils ne l’ont point réalisée. Si c’est ton œil qui te la fait apercevoir, peux-tu dire qu’ils en sont bien éloignés quoiqu’ils en conservent quelques traces ? Car tes yeux formés de matière ne voient que la matière. L’unité n’est donc visible qu’à l’esprit.
Mais où la voyons-nous ? Si elle occupait ici le même espace que notre corps, on ne la verrait pas en Orient pour juger les corps comme nous faisons ici. Elle n’est donc point limitée par l’espace, et comme elle aide part<noinclude></noinclude>
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{{c|L’ERREUR NE VIENT PAS DES SENS, MAIS DU JUGEMENT. — DIFFÉRENCE ENTRE LE MENTEUR ET LE TROMPEUR.|fs=90%}} → {{t3|{{t|L’ERREUR NE VIENT PAS DES SENS, MAIS DU JUGEMENT. — DI
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>out à juger localement, elle n’est en aucun lieu, et par sa puissance elle est partout.
{{t3|{{t|L’ERREUR NE VIENT PAS DES SENS, MAIS DU JUGEMENT. — DIFFÉRENCE ENTRE LE MENTEUR ET LE TROMPEUR.|80}}|'''CHAPITRE XXXIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''61.''' Si le témoignage que lui rendent les corps est un témoignage menteur, n’y croyons point et ne tombons pas dans la vanité des vaniteux. Mais comme ils mentent en paraissant vouloir mettre devant nos yeux ce qui n’est visible qu’à la pensée, cherchons si le mensonge vient de leur ressemblance ou de leur dissemblance avec l’unité. Car s’ils la reproduisaient parfaitement, ils lui seraient parfaitement semblables, et s’ils lui étaient parfaitement semblables, il n’y aurait aucune différence entre leur nature et la sienne. Mais s’il en était ainsi, leur témoignage ne serait point menteur, ils seraient ce qu’elle est. Toutefois ils ne mentent point pour ceux qui veulent y réfléchir de plus près. Car on ne ment qu’en cherchant à paraître ce que l’on n’est pas ; et si malgré nous l’on nous croit autres que nous sommes, nous n’avons point menti, mais trompé sans le vouloir. Ce qui distingue le menteur du trompeur, c’est qu’il y a toujours dans le menteur la volonté de tromper, quand même on ne le croirait pas, tandis qu’on ne trompe pas sans tromper réellement. Par conséquent les corps n’ayant point de volonté ne sont point menteurs, et si on ne les croit pas ce qu’ils ne sont point, ils ne trompent pas non plus.
'''62.''' L’œil lui-même ne trompe pas : il ne peut que redire à l’esprit ce qui l’a frappé ; et si à son exemple les autres sens nous communiquent leurs impressions comme ils les éprouvent, pouvons-nous exiger davantage ? Arrière donc les vaniteux et il n’y aura plus de vanité ! Un homme s’imagine que le bâton se brise en pénétrant dans l’eau ; qu’il se redresse, dès qu’on le retire. Son œil n’est pas infidèle, c’est lui qui juge mal. L’œil ne pouvait ni ne devait, attendu sa nature, voir autrement dans l’eau ; et puisque l’eau ne ressemble point à l’air, quoi d’étonnant que les sensations soient différentes ? L’œil a donc bien vu, car il n’est fait que pour voir ; mais l’âme a mal jugé, car pour contempler la souveraine Beauté, c’est la réflexion et non l’œil qui lui a été donnée. Et cette âme veut connaître les corps par l’esprit et Dieu par les yeux ; comprendre les choses charnelles et voir les choses spirituelles, c’est tenter l’impossible.
{{t3|{{t|COMMENT APPRÉCIER NOS VAINES IMAGINATIONS.|80}}|'''CHAPITRE XXXIV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''63.''' Aussi doit-elle redresser une manière d’agir aussi dépravée, mettre en haut ce qui est en bas et en bas ce qui est en haut, sans quoi elle ne peut prétendre au royaume des cieux. Ainsi ne cherchons point l’élévation dans ces bas objets, ne nous y attachons pas non plus. Jugeons-les pour n’être point condamnés avec eux ; c’est-à-dire, ne leur accordons que ce qui doit être attribué aux êtres du dernier rang ; si nous cherchons à être des premiers parmi les derniers, nous serons comptés entre les derniers par les premiers. Ce ne serait pas nuire aux derniers, mais ce serait pour nous le comble du malheur. L’ordre providentiel n’y perdrait rien non plus de sa beauté, car il traite les injustes avec justice et les méchants avec convenance. Si donc la beauté des créatures visibles ne nous trompe que pour ne réaliser point complètement l’unité qui la maintient, sachons qu’elle nous trompe, non par ce qu’elle est, mais par ce qu’elle n’est pas. Tout corps en effet est un vrai corps, mais une fausse unité. Aucun n’a en lui l’unité souveraine, aucun ne l’imite jusqu’à la perfection. Néanmoins il n’y aurait point de corps, s’il n’y avait en lui quelques traces d’unité ; et il n’y en aurait point si elles n’y avaient été imprimées par Celui qui est l’unité suprême.
'''64.''' O esprits obstinés<ref>Les manichéens, esclaves de leurs vaines imaginations. (Confes. liv. 3, ch.6, liv. 9, ch.4.)</ref>, montrez-moi un homme qui voie sans aucune image charnelle ? Où est-il, celui qui comprend que le principe de toute unité n’existe qu’en l’auteur même de toute unité, qu’elle soit à sa hauteur, ou non ? Donnez-moi un homme qui voie, non pas qui conteste et veuille paraître voir ce qu’il ne voit point. Donnez-moi un homme qui résiste aux sens charnels et aux plaies qu’ils ont faites à son âme, qui résiste à l’entraînement de la coutume et aux louanges des hommes, qui pleure ses péchés sur la couche, et renouvelle son esprit, qui n’aime point les vanités et ne<noinclude></noinclude>
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{{c|COMMENT NOUS DEVONS NOUS REPOSER DANS LA CONNAISSANCE DE DIEU.|fs=90%}} → {{t3|{{t|COMMENT NOUS DEVONS NOUS REPOSER DANS LA CONNAISSANCE DE DIEU.|80}}|'''CHAPITRE XXXV.'''|lh=1.3|mb
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>cherche point le mensonge<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#4-3|Psa. 4,3,4]]</ref>; qui sache se dire à lui-même : s’il n’y a qu’une seule ville de Rome, fondée aux bords du Tibre par je ne sais quel Romulus, celle que je forme dans ma pensée est fausse : elle n’est point la véritable ; je n’y suis pas non plus en esprit ; autrement je saurais ce qui s’y passe. S’il n’y a qu’un soleil, celui que je forme dans ma pensée est faux ; car l’un suit sa route au temps et aux lieux marqués, je place l’autre où je veux et quand je veux. Si je n’ai que cet ami, celui que je forme dans ma pensée est faux aussi ; car je ne sais où est celui-là ; celui-ci va au gré de mon imagination. Moi-même, je suis un : je sens que mon corps est ici ; et cependant mes pensées me conduisent où je veux, me font parler avec qui je veux. Évidemment tout cela est faux, et personne n’a l’intelligence de ce qui est faux. Je ne puis donc le comprendre lorsque je m’y arrête et que j’y crois ; car je ne dois comprendre une chose qu’autant qu’elle est vraie. N’est-ce pas ainsi qu’on doit raisonner sur ce qu’ils appellent les fantômes ? Comment donc mon âme est-elle remplie d’illusions ? Où est la vérité que contemple l’intelligence ? À cette question on pourra répondre : la vraie lumière est celle qui te montre la fausseté de ces images. Par elle tu découvres cette unité suprême d’après laquelle tu juges tout ce que tu vois ; tout en comprenant qu’elle n’est rien de ce qui change.
{{t3|{{t|COMMENT NOUS DEVONS NOUS REPOSER DANS LA CONNAISSANCE DE DIEU.|80}}|'''CHAPITRE XXXV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''65.''' Si cette vue fait trembler le regard de votre âme, arrêtez-vous, ne luttez pas, combattez seulement votre entraînement vers les corps, domptez-le et vous aurez surmonté tous les obstacles. Ce que nous cherchons c’est l’unité, l’unité dans toute sa simplicité. Cherchons donc cette unité divine dans la simplicité de notre cœur. « Soyez en repos, est-il écrit, et vous reconnaîtrez que je suis le Seigneur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes#45-11|Psa. 45,11]]</ref>. » Ce n’est point un repos de lâcheté, c’est le repos de la pensée que ne fatigue ni le temps ni l’espace ; car les images que produisent le volume et l’inconstance des objets matériels nous dérobent la vue de l’invariable unité. Dans l’espace, les objets tentent nos désirs ; le temps les ravit à notre amour et nous laisse dans l’esprit le tourbillon de vaines pensées qui excitent et portent ça et là nos désirs. Ainsi l’âme devient chagrine ; et vainement cherche-t-elle à posséder ce qui la possède elle-même. On l’invite donc au repos, c’est-à-dire à ne point aimer ce qu’elle ne peut aimer sans fatigue. Ainsi pourra-t-elle dominer les créatures, en être la maîtresse et non plus l’esclave. « Mon joug est léger », est-il écrit<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#11-30|Mat. 11, 30]].</ref>. Tout donc est soumis à celui qui accepte ce joug. Pour lui plus de fatigue, car ce qui est soumis n’oppose plus de résistance. Qu’ils sont malheureux, au contraire, les amis de ce monde ! Ils en seraient les rois s’ils eussent voulu être les fils de Dieu, puisqu’il « leur a été donné de « devenir les enfants de Dieu<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#1-42|Jn. 1, 42]].</ref>. » Mais ces amis du monde redoutent tellement de s’arracher à ses caresses, que rien n’est plus fatiguant pour eux que d’être sans fatigue.
{{t3|{{t|LE VERBE DE DIEU EST LA VÉRITÉ, ÉGALE À SON PREMIER PRINCIPE. — LE PÉCHÉ SEULE CAUSE DE NOS ERREURS.|80}}|'''CHAPITRE XXXVI.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''66.''' Mais quand au moins on voit clairement que la fausseté consiste à croire ce qui n’est pas, on comprend que la vérité consiste à montrer ce qui est. Or, comment les corps nous induisent-ils en erreur ? N’est-ce point parce qu’ils ne reproduisent pas complètement cette unité qu’ils cherchent à imiter, ce vrai principe de tout ce qui est un, dont l’idée est tellement gravée en nous que nous trouvons bien ce qui en conserve quelques traces et que nous blâmons ce qui s’en éloigne et la dénature ? S’il en est ainsi, on peut comprendre qu’il y ait une autre unité tellement semblable à ce premier et unique modèle de tout ce qui est un, qu’elle l’égale complètement comme un autre lui-même. Or cette autre unité est la Vérité, le Verbe qui est dans le Principe, le Verbe qui est Dieu en Dieu. Puisque la fausseté dans les créatures ne vient pas de ce qu’elles imitent l’unité, mais de ce qu’elles ne s’y conforment pas entièrement, ce qui a pu la réaliser et devenir ce qu’elle est, n’est-il pas la Vérité même ? Cette Vérité manifeste l’unité telle qu’elle est. Aussi est-elle appelée son<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Verbe et sa lumière<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-9|Jn. 1, 9]]</ref>. Les autres êtres ne peuvent que lui ressembler, et autant ils lui sont semblables, autant ils sont vrais. Pour elle, elle est la parfaite reproduction de l’unité, aussi est-elle la Vérité. De même que la vérité rend les choses vraies, ainsi la ressemblance rend les objets semblables ; et comme l’une est la forme de ce qui est vrai, l’autre est la forme de ce qui est semblable. Forme vraie, par conséquent ; car les êtres sont vrais autant qu’ils ont d’être, et leur être est proportionné à leur ressemblance avec l’unité souveraine ; forme également universelle : elle est l’image parfaite du Principe suprême, et comme elle n’en diffère d’aucune manière, elle porte à juste titre le nom de Vérité.
'''67.''' La fausseté ne vient donc point des objets qui nous trompent, puisqu’ils ne révèlent à nos sens que leur nature, en rapport avec le degré de beauté qu’ils ont reçu ; elle ne vient pas non plus des sens qui nous égarent, puisqu’ils ne font que rendre compte à l’âme servie par eux des impressions que le corps a ressenties. L’erreur vient de la faute de l’âme lorsqu’elle cherche ce qui est vrai en laissant de côté la vérité. L’âme a préféré les œuvres à l’ouvrier et à son art ; son châtiment sera de chercher dans les œuvres et l’art et l’ouvrier. Mais elle ne peut les y découvrir, puisque Dieu est inaccessible aux sens et ne se révèle qu’à l’esprit. Aussi prend-elle les œuvres pour l’art lui-même et pour Celui qui les a faites.
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'''68.''' Telle fut l’origine de toute l’impiété et pour les pécheurs ordinaires, et pour les pécheurs les plus dignes de réprobation. Non-seulement ils veulent, comme le premier homme abusant de son libre arbitre, scruter contre la volonté divine les mystères de la créature et s’attacher à elle plutôt qu’à la Loi et à la Vérité ; plus coupables encore et non contents de l’aimer, ils la servent plutôt que le Créateur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#1-25|Rom. i, 25]]</ref>, ils l’adorent sous toutes ses formes, depuis la plus relevée jusqu’à la plus vile. Les uns se bornent à adorer l’âme, au lieu du Dieu suprême, à mettre à sa place son plus parfait ouvrage, l’âme intelligente que le Père a daigné
appeler à la vie par son Verbe afin qu’elle pût en contempler les splendeurs, et par le Verbe s’élever jusqu’à lui-même puisqu’il lui est semblable en tout. De là, ils descendent à la vie animale, à cette vie créée par laquelle le Dieu éternel et immuable produit tous les êtres visibles, qui se reproduisent par la génération. Ce sont ensuite les animaux eux-mêmes, puis les corps sans vie qu’ils adorent. Ils choisissent d’abord les plus beaux, c’est-à-dire et surtout les corps célestes. En premier lieu s’offre le soleil et quelques-uns n’adorent que lui. D’autres croient digne aussi des honneurs divins, la clarté de la lune, plus rapprochée de nous, dit-on, ce qui nous rend plus sensibles à ses influences. Ceux-ci comprennent de plus dans leurs hommages les autres corps célestes et adorent tous les astres de la voûte étoilée. D’autres unissent au ciel éthéré les régions aériennes, ils abaissent leurs âmes sous la majesté de ces deux parties supérieures du monde des corps. Il en est qui se croient plus religieux encore en adorant toute la création, c’est-à-dire le monde entier et tout ce qu’il renferme, le principe qui donne la respiration et la vie, confondu par les uns avec la matière, regardé par les autres comme un être spirituel. De tout cet ensemble, ils ont fait la Divinité suprême dont tous les êtres ne seraient que les membres. Ils n’ont point su, hélas ! reconnaître l’auteur de toute la création ; aussi tombent-ils aux pieds des idoles, et après avoir adoré les œuvres de Dieu, ils rampent devant les œuvres de leurs mains : ces œuvres toutefois sont encore visibles.
{{t3|{{t|AUTRE ESPÈCE D’IDOLÂTRIE, LA TRIPLE CONCUPISCENCE.|80}}|'''CHAPITRE XXXVIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''69.''' Il est effectivement une autre idolâtrie plus coupable et plus avilissante ; adorateur de ses vaines imaginations, l’homme rend des hommages religieux à tout ce que les coupables désirs de son orgueil inspirent à son esprit égaré, mais bientôt il n’adore plus rien, parce qu’il ne voit dans le culte des faux dieux qu’une ténébreuse superstition et un misérable esclavage. En vain cependant condamne-t-il cette erreur, il ne sait pas lui-même secouer le joug de la servitude, car il lui reste ces mêmes vices qui l’ont porté à leur rendre ses hommages.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>Il subit donc l’empire d’une triple concupiscence : l’orgueil, la volupté et la curiosité. Non, de tous ceux qui ne veulent rien adorer, vous n’en trouverez aucun qui ne se plonge dans les plaisirs de la chair, ou qui n’aspire à une vaine domination, ou qui ne soit sottement épris de quelque curiosité. Malheureux ignorants qui s’attachent aux frivolités pour y trouver leur bonheur !
Mais de gré ou de force, chacun s’attache nécessairement aux moyens où il veut trouver le bonheur. On court partout où on les voit, et l’on craint tout ce qui semble pouvoir les ravir. Or une faible étincelle, un chétif insecte, ne peuvent-ils pas à chaque instant les enlever ? Et sans signaler d’innombrables accidents, le temps lui-même ne détruit-il pas impitoyablement tous les biens périssables ? Aussi comme ce monde les renferme tous, ceux qui par esprit d’indépendance se refusent à toute adoration, subissent l’esclavage de tout ce qui existe en ce monde.
'''70.''' Ils sont donc réduits à cet excès de misère, entièrement dominés par leurs penchants coupables, victimes de la chair, de l’orgueil, ou de la curiosité, peut-être de deux de ces passions, ou même de toutes ensemble. Néanmoins, tant qu’ils sont sur le chemin de la vie, ils peuvent les attaquer et les vaincre, pourvu qu’ils croient d’abord ce qu’il ne leur est point donné de comprendre et qu’ils ne s’attachent point au monde : « Car tout ce qui est dans le monde, disent les livres divins, est concupiscence de la chair, concupiscence des yeux et ambition du siècle<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#2-16|Jn. 2, 16]].</ref>. » L’Écriture désigne ainsi les trois passions que nous venons de nommer : elle appelle concupiscence de la chair la recherche des plaisirs honteux, concupiscence des yeux, la curiosité, et ambition du siècle, l’orgueil.
'''71.''' Triple tentation que la Vérité a subie après s’être faite homme, afin de nous enseigner à la repousser. « Ordonne que ces pierres soient du pain », dit le tentateur. « L’homme, répond cet unique Maître, ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole de Dieu. » Ainsi nous apprend-il à dompter les entraînements de la volupté, à ne pas même écouter les conseils de la faim. Mais peut-être l’éclat de la domination temporelle pourrait l’éblouir, lui que la volupté n’a pu corrompre. Tous les royaumes de la terre lui sont donc montrés :
« Je te les donnerai tous, si tu te prosternes pour m’adorer. » Il est répondu au tentateur : « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu ne serviras que lui. » Ainsi notre maître foule aux pieds l’orgueil. Il triomphe également des séductions de la curiosité. Le tentateur ne le pressait de se précipiter du haut du temple que pour faire un essai ; mais il demeure invincible et sa réponse nous apprend que pour connaître Dieu, il est inutile de lui demander des preuves visibles de ce qu’il est « Tu ne tenteras pas le Seigneur ton Dieu<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#4-1|Mat. 4, 1]]</ref>. » Ainsi celui que nourrit intérieurement la parole de Dieu ne doit pas chercher la volupté dans le désert de ce monde. Celui qui est soumis à Dieu seul n’aspire point à se produire sur la montagne, n’ambitionne point l’élévation terrestre. Et si le spectacle éternel de l’immuable Vérité ravit l’esprit, il ne faut point quitter cette élévation et abaisser nos regards sur les biens inférieurs et passagers.
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'''72.''' Qu’y a-t-il donc encore qui ne puisse aider l’âme à se rappeler sa première beauté perdue, quand ses vices mêmes peuvent lui en fournir le moyen ? Ainsi la sagesse divine atteint avec vigueur d’une extrémité à l’autre<ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-1|Sag. 8,1]]</ref>; par elle le souverain architecte coordonne toutes ses œuvres vers la beauté d’une même fin ; dans sa miséricorde, il n’a été jaloux d’aucune des beautés qu’il pouvait créer à quelque degré que ce fût et en faisant que nul ne se puisse séparer de la vérité même, sans en rencontrer quelques vestiges. Examine à quoi tiennent les plaisirs des sens, n’est-ce point à des rapports de convenance ? Car si l’opposition produit la douleur, la convenance engendre le plaisir. Sache donc où est l’accord parfait, mais ne va pas au-dehors, cherche en toi-même ; la vérité réside dans l’homme intérieur ; et si ta nature te paraît trop inconstante, élève-toi plus haut. Mais souviens-toi que t’élever au-dessus de toi, c’est t’élever au-dessus de la raison. Monte donc jusqu’au foyer où s’allume le flambeau de cette raison. Où doit tendre en effet tout bols raisonnement, si ce n’est à la vérité ? Car la vérité ne se<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>découvre point à elle-même par le raisonnement, c’est à elle que le raisonnement conduit. Vois donc ici une convenance que tu ne pourras retrouver nulle part aussi parfaite, et demeures-y attaché. Sache reconnaître que tu n’es point ce qu’est cette vérité, car elle n’a point à se chercher ; et c’est en la cherchant, non dans l’espace, mais par les désirs de ton âme, que tu as pu la trouver. Ainsi l’homme intérieur pourra s’unir à l’être mystérieux qui habite en lui, et trouver dans cette union non des plaisirs grossiers et charnels, mais la volupté spirituelle et suprême.
'''73.''' Peut-être ne comprends-tu pas ceci, et doutes-tu de la vérité de mes paroles ? Regarde au moins si tu n’es pas sûr de ton doute ; et si tu en es certain, cherche ce qui te donne cette certitude. Non assurément, tu n’auras pas pour te guider les rayons du soleil, mais la lumière véritable qui éclaire tout homme venant en ce monde<ref>Jn. 1, 9.</ref>. Elle ne se montre point aux yeux du corps, ni aux regards arrêtés sur les vains fantômes que ces mêmes yeux leur ont apportés ; mais elle apparaît à ceux qui savent dire à ces imaginations : Ce n’est point vous que je cherche, et ce n’est point par vous que je vous juge ; je condamne ce que je trouve en vous de difforme, et j’agrée les beautés que j’y rencontre. Car ce qui dirige en moi le blâme et la louange surpasse encore ces beautés. Aussi je le préfère non-seulement à votre beauté, mais aussi à tous les corps où je vous ai puisées.
As-tu compris cette règle ? tu peux ainsi la formuler : celui qui connaît son doute, connaît une chose vraie : or il est certain de ce qu’il connaît, donc il est certain de ce qui est vrai, et en doutant de la vérité, il trouve en lui ce qui doit mettre fin à son doute. Mais rien n’est vrai que par la vérité : il ne doit donc point douter de la vérité, s’il peut douter de quoi que ce soit. De plus, comprendre ceci, c’est voir par cette lumière qui ne brille ni dans le temps ni dans l’espace, ni au milieu des images que le temps et l’espace peuvent fournir. Et ces vérités pourraient-elles s’altérer, quand même le raisonnement serait anéanti, ou irait se perdre dans les grossières conceptions des hommes charnels ? Car le raisonnement n’a point créé ces vérités, il les a constatées. Donc avant d’être découvertes, elles existent, et c’est pour nous renouveler qu’elles se manifestent à nous.
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'''74.''' Ainsi l’homme intérieur renaît à une nouvelle vie et chaque jour se détruit l’homme extérieur<ref>[[Bible_Crampon_1923/2 Corinthiens#4-16|2Co. 4, 16]].</ref>. Le premier considère celui-ci, et en le comparant à soi, il le trouve difforme ; mais considéré en son rang l’homme extérieur est beau ; il aime dans les corps la convenance, et corrompt ce qu’il s’approprie, c’est-à-dire ce qui l’alimente. Ces aliments se corrompent en ce sens qu’ils perdent leur nature pour entrer dans la composition de nos différents organes, y renouveler ce qui est usé, et y prendre une forme nouvelle et convenable. L’action vitale les juge en quelque sorte : les uns donc servent à former cette beauté visible, ceux qui n’y sont point propres s’échappent comme superflus. Et parmi ces derniers, les uns plus grossiers retournent à la terre pour revêtir des formes nouvelles ; d’autres s’exhalent de tous les pores ; d’autres enfin pénètrent dans les organes les plus secrets de tout l’être vivant pour le rendre capable de se reproduire, et provoqués par l’union des sexes, ou seulement par l’image de cette union, ils descendent du sommet de la vie au milieu des voluptés grossières. Dans le sein maternel et durant des temps déterminés, ils se rendent à la place désignée, pour former chaque membre dans chaque partie du corps ; et si l’harmonie n’a point été violée, la lumière ajoute son coloris, il naît un enfant que l’on dit beau et dont la vue excite le plus ardent amour dans ceux qui s’y attachent. Ce charme pourtant est moins le produit de la forme vivante, que de la vie elle-même ; car si cet être vivant nous aime, il a pour nous des attraits plus séduisants : s’il nous hait, sa vue nous irrite, nous est insupportable, quand même sa beauté charmerait les regards. Telle est le domaine de la volupté charnelle : telle est l’infime beauté. Elle est soumise à la corruption, sans quoi on en prendrait une trop haute idée.
'''75.''' Mais admire ici l’action de la Providence : elle ne condamne point comme mauvaise cette volupté, puisqu’elle conserve si visiblement les traces des nombres primitifs, et de la sagesse de Dieu qui est sans nombre ; mais elle<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>lui assigne le dernier rang ; et pour nous inviter à rechercher le bien immuable, elle mêle à ce genre de plaisirs les douleurs, les maladies, le désordre dans les membres, le trouble de la physionomie, les agitations de l’âme et les colères. Elle emploie à répandre ces amertumes le bas ministère de ces êtres que l’Écriture appelle exterminateurs et anges de colère, et qui heureux de faire le mal ne savent quel utile résultat ils travaillent à assurer. À ces anges sont semblables les hommes qui font leur bonheur des misères d’autrui et qui ne voient ou ne veulent voir dans nos égarements que des motifs de joie et des divertissements de théâtre. Ainsi les souffrances de la vie sont pour les justes un enseignement, une épreuve ; elles lui assurent la victoire, le triomphe et la liberté. Pour les méchants, c’est la déception, le tourment, la défaite, la condamnation et l’esclavage. Ils sont les esclaves non du souverain Seigneur, mais de ses derniers ministres, de ces anges qui se repaissent des douleurs et de la misère des réprouvés et à qui la méchanceté fait un supplice de la délivrance des justes.
'''76.''' Ainsi la mission et la fin de toutes les créatures concourent à la beauté de l’univers ; et les détails qui nous font peine s’harmonisent parfaitement dans l’ordre général. En effet peut on juger d’un édifice par un seul de ses côtés, de la beauté d’un homme par sa chevelure, de sa parole par le mouvement de ses doigts, du cours de la lune par ses phases de quelques jours ? Ces sortes de créatures sont placées au dernier rang parce que en elles la beauté de l’ensemble se compose de parties imparfaites ; et pour bien apprécier leur mérite, soit dans le repos, soit dans l’action, il faut les considérer tout entières. Appliqué au tout ou à la partie, notre jugement est beau quand il est vrai : il est même supérieur au monde entier, et en jugeant ce monde selon la vérité, nous ne nous attachons à aucune de ses parties. Quant à l’erreur qui s’attache à quelque portion de ce monde, elle porte en elle-même sa difformité. Mais comme le noir donne du lustre à l’ensemble d’un tableau, ainsi l’immuable Providence dispose tellement toute cette mêlée de la vie, qu’elle traite différemment les vaincus et les vainqueurs, les combattants et les spectateurs, différemment encore les âmes paisibles qui ne cherchent qu’à contempler Dieu. Dans tout, en effet, il n’y a de mal que le péché et la peine du péché, c’est-à-dire la volontaire séparation de l’Être souverain et le supplice involontaire causé par le dernier des êtres, en d’autres termes : la liberté de la justice et la servitude du péché.
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'''77.''' L’homme extérieur s’anéantit ou par les progrès de l’homme intérieur, ou par sa propre défaillance. Quand il s’anéantit par les progrès de l’homme spirituel, c’est pour se relever plus parfait, et recouvrer son intégrité au son de la dernière trompette, et il ne pourra plus alors ni corrompre ni être corrompu. Mais s’il se dégrade lui-même, il tombe en des beautés d’un ordre inférieur, c’est-à-dire sous la justice du châtiment. Je parle ici de beautés, car rien n’est dans l’ordre qui ne soit beau ; et comme dit l’Apôtre<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13, n. 7]].</ref>, « Tout ordre vient de Dieu<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#14-1|Rom. 14, 1]].</ref>. »
Nous devons avouer qu’un homme dans les pleurs est préférable à un brillant vermisseau : cependant je pourrais, sans mentir, louer longuement cette chétive créature, faire remarquer l’éclat de ses couleurs, la délicatesse de ses formes, l’accord parfait entre la tête et le milieu, entre le milieu et l’extrêmité ; l’unité reproduite autant qu’elle peut l’être dans cette humble nature : car il n’est rien d’un côté, qui ne se voie de l’autre avec d’égales dimensions. Que dirai-je ensuite de la vie qui anime ce petit corps ? comme elle le meut avec mesure, comme elle cherche ce qui convient, comme elle sait selon ses forces, vaincre où éviter les obstacles ! et rapportant tout à la conservation, ne révèle-t-elle pas mieux que le corps l’unité supérieure, qui a créé toutes les natures ? J’ai parlé d’un vermisseau doué de vie : mais que n’ont pas dit plusieurs auteurs sans exagération pour louer la cendre même, la pourriture<ref>Caton cité par Cicéron.</ref>? Quand donc je parle de l’âme humaine qui toujours et partout l’emporte sur tous les corps, faut-il s’étonner que j’admire l’ordre dont elle fait partie, que je voie ses châtiments produire de nouvelles beautés ? Malheureuse, elle n’est pas où doivent être les bienheureux, mais où il convient que soient les malheureux.<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude><nowiki />
'''78.''' Que personne ne nous trompe ; tout ce qui est justement blâmé est rejeté en comparaison de ce qui est meilleur<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|1 Rétract. ch. 13, n. 8]].</ref>.
Or toute créature, fût-elle la dernière, la moins digne de notre estime, est encore préférable au néant : de plus on n’est jamais bien, tant qu’il est possible d’être mieux. Si donc il nous est donné de pouvoir jouir de la vérité même, il ne convient pas de nous arrêter sur quelques-unes de ses traces, et bien moins encore sur ses derniers vestiges en nous attachant aux plaisirs de la chair. Ainsi domptons les séductions et les douleurs de cette passion. Si nous sommes hommes, soumettons cette femme. Sous notre conduite elle deviendra meilleure, et perdra le nom de passion pour prendre celui de tempérance. Car si elle nous conduit et nous impose ses volontés, elle s’appelle passion et débauche, et nous, légèreté et folie. Suivons le Christ notre chef, afin d’être suivis à notre tour par celle dont nous sommes le chef. Ce commandement peut être adressé également aux femmes, non par droit marital, mais par droit fraternel ; car en vertu de ce droit il n’y a dans la société du Christ ni homme ni femme. Celles-ci ont reçu également quelque chose de viril, pour dompter l’attrait des voluptés efféminées, pour servir le Christ et commander à la passion. C’est le spectacle que présentent depuis la formation du peuple chrétien une foule de vierges et de veuves, beaucoup de femmes soumises au mariage, mais sachant en observer les devoirs dans l’union fraternelle. Quant à cette partie de nous-mêmes que Dieu nous commande de dominer, sur laquelle il nous excite et nous aide à rétablir notre autorité, si par négligence ou par impiété, l’homme, c’est-à-dire l’esprit et la raison, se laisse dominer par elle, quelle honte et quelle indignité ! Mais il mérite dans cette vie et il obtiendra réellement dans l’autre la destinée et la place que juge convenable le Maître suprême, le Souverain Seigneur. Ainsi donc il n’est aucune difformité qui souille l’univers considéré dans son ensemble.
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'''79.''' Par conséquent, avançons pendant que le jour est pour nous, c’est-à-dire pendant
qu’il nous est donné de faire usage de la raison pour nous tourner vers Dieu ; pour mériter d’être éclairés par son Verbe, la véritable lumière, et n’être pas enveloppés dans les ténèbres<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#12-35|Jn. 12, 35]].</ref>. Le jour, c’est l’éclat de cette lumière « qui éclaire tout homme venant en ce monde<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-9|Id. 1,9]]</ref>. » — « Tout homme », est-il écrit ; car il peut user de sa raison, et chercher pour se relever un point d’appui où il est tombé.
Si donc on aime les voluptés charnelles, qu’on les considère avec attention ; et si l’on y découvre les vestiges de quelques nombres, qu’on cherche où sont les nombres dégagés de la matière ; car là se trouve davantage l’unité. Sont-ils ainsi dans le mouvement vital, principe de la reproduction ? il faut les y admirer plutôt que dans le corps lui-même. Car si les nombres étaient matériels dans la semence comme la semence elle-même, de la moitié d’une graine de figue naîtrait une moitié d’arbre, et pour la génération des animaux, si la matière séminale n’était pas non plus tout entière, elle ne pourrait produire l’être tout entier, et un seul germe si petit ne pourrait avoir une force illimitée de reproduction. Mais un seul germe est si fécond qu’il suffit pour propager indéfiniment pendant des siècles et selon sa nature les moissons par les moissons, les forêts par des forêts, les troupeaux par les troupeaux, les peuples par les peuples ; et pendant une si longue succession, il n’est pas une feuille, pas un cheveu qui ne trouve sa raison d’être dans cette première et unique semence.
Voyons ensuite quels harmonieux et suaves accords retentissent dans les airs au chant du rossignol. Jamais le souffle de ce petit oiseau ne les reproduirait au gré de ses caprices, s’il ne les trouvait comme imprimés immatériellement dans le mouvement même de la vie. Nous pouvons observer le même phénomène dans tous les autres animaux privés de raison, mais doués de sensibilité. Il n’en est aucun qui dans le son de la voix, ou dans tout autre mouvement de ses organes, ne produise un nombre et une mesure propres à son espèce. La science ne les lui a point communiqués, il les trouve dans sa nature, dont les limites ont été fixées par la loi immuable de toutes les harmonies.<noinclude></noinclude>
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{{t3|{{t|L’HOMME DÉCOUVRE L’ORDRE ET LES PROPORTIONS DANS L’ESPACE ET LE TEMPS. — L’ORDRE PROCÈDE DE L’ÉTERNELLE VÉRITÉ.|80}}|'''CHAPITRE XLIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''80.''' Revenons à nous-mêmes et mettons de côté ce qui nous est commun avec les arbustes et les animaux. Toujours l’hirondelle bâtit son nid de la même manière ; ainsi en est-il de chaque espèce d’oiseaux. Mais pour nous, comment se fait-il que nous puissions apprécier ces formes qu’ils recherchent, le degré de perfection qu’ils y atteignent, et que comme les maîtres de toutes ces configurations nous sachions en même temps varier à l’infini la forme de nos édifices et des autres œuvres matérielles ? D’où nous vient de comprendre que ces masses visibles de la matière sont proportionnellement grandes ou petites ; pourquoi un corps si tenu qu’il soit peut être partagé en deux, et par conséquent divisé à l’infini ; qu’en conséquence, d’un grain de millet à une de ses parties la différence peut être la même que du monde entier à notre corps et qu’il est pour cette faible partie aussi grand que le monde est pour nous ; que ce monde lui-même tire sa beauté de la beauté de ses formes et non de son volume ; qu’il paraît grand non à cause de sa longue étendue, mais à cause de notre petitesse, c’est-à-dire de celle de tous les animaux dont il est peuplé ; et que comme ceux-ci peuvent se diviser à l’infini, ils sont petits non en eux-mêmes, mais comparés à d’autres, surtout à l’ensemble de tout cet univers ? Nous ne pouvons apprécier d’une autre manière le temps qui s’écoule : car toute quantité peut être, dans le temps comme dans l’espace, réduite à sa moitié. Si courte qu’elle soit, elle commente, se continue et finit ; elle est donc nécessairement à sa moitié, lorsqu’on la partage au point où elle commence à incliner vers sa fin. D’après cela une syllabe est brève, si on la compare à une plus longue ; une heure d’hiver est de courte durée, comparée à une heure d’été<ref>Les anciens divisaient le jour en 12 heures égales, plus longues par conséquent en été qu’en hiver.</ref>. Ainsi trouvons-nous courte une heure comparée au jour entier, le jour comparé au mois, le mois à l’année, l’année au lustre, le lustre à un espace plus long, le plus long
espace à toute la durée du temps ; et ce n’est ni la durée, ni l’étendue, mais un ordre plein de sagesse qui donne la beauté à cette succession si pleine d’harmonie et si bien graduée dans le temps et dans l’espace.
'''81.''' Mais la mesure même de l’ordre vit dans l’éternelle vérité sans s’étendre comme les corps, sans passer avec les années ; sa puissance l’élève au-dessus de tout lieu, son immuable éternité au-dessus de tous les temps. Sans lui cependant la longueur de l’étendue ne peut être ramenée à l’unité, ni la succession des temps se compter sans erreur, le corps même ne peut être corps, ni le mouvement être mouvement. Il est cette unité première qui n’a ni matière ni mouvement, soit dans le fini, soit dans l’infini. Car il ne change, ni selon les lieux, ni selon les temps ; cette unité souveraine étant le Père même de la vérité, le Père de la divine Sagesse, qui est appelée sa ressemblance, parce qu’elle l’égale en tout ; et son image parfaite, parce qu’elle procède de lui. Et comme elle procède de lui tandis que les autres êtres ne sont que par lui, on a raison de la nommer encore son Fils. Elle est la forme première et universelle, réalisant dans toute sa perfection l’unité de celui de qui elle tient l’être ; en sorte que toutes les autres existences doivent se conformer à ce modèle parfait pour être semblables au principe de toute unité.
{{t3|{{t|TOUT EST RAMENÉ À DIEU PAR LA CRÉATURE RAISONNABLE.|80}}|'''CHAPITRE XLIV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''82.''' Parmi ces êtres, les uns sont non-seulement par cette sagesse, mais encore pour elle : telles sont les créatures douées de raison et d’intelligence, et parmi elles l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu : autrement il ne pourrait contempler l’immuable vérité. D’autres sont formées par elle, mais non point directement pour elle ; car si la créature raisonnable s’attache à son Créateur, de qui, par qui et pour qui elle est, elle commande à tout le reste : à cette vie infime qui la touche et l’aide à dominer le corps ; au corps lui-même, à cette nature, à cette essence du dernier degré ; elle le maîtrisera à son gré, sans éprouver de sa part aucune pénible résistance, parce que loin de lui demander le bonheur, de le rechercher par lui, elle le<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>tiendra de Dieu immédiatement. Aussi quand le corps aura été réhabilité et purifié, elle en dirigera tous les mouvements, sans redouter ni affaiblissement, ni difficulté. « À la résurrection, il n’y aura plus ni femmes, ni maris, mais ils seront comme les anges dans le ciel<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-30|Mat. 22, 30]]</ref>. L’estomac est pour la nourriture et la nourriture pour l’estomac, mais un jour Dieu détruira l’un et l’autre<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#6-13|1Co. 6, 13]]</ref>. Parce que le royaume de Dieu n’est point le boire et le manger, mais la justice, la paix et la joie<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#14-17|Rom. 14,17]]</ref>. »
'''83.''' Ainsi nous trouvons jusque dans la volupté charnelle ce qui nous apprend à la mépriser : le mal n’est point dans la nature du corps, il consiste à s’attacher honteusement au dernier des biens, quand on peut aimer et posséder les premiers. Le cocher précipité de son char et expiant sa témérité, accuse de son malheur tout ce qui l’entoure. Mais plutôt qu’il appelle à son secours ; et si le souverain Maître daigne l’entendre, si on arrête les coursiers offrant un nouveau spectacle de sa chute, et prêts à donner, si l’on ne porte secours, celui de son trépas ; qu’aussitôt remis sur son siège, élevé au-dessus des roues, il ressaisisse les rênes et dirige avec prudence les chevaux redevenus dociles ; il reconnaîtra alors comme tout est bien disposé dans ce char et cet attelage, qui naguère prêt de se briser, l’exposait lui-même après avoir perdu dans sa course la mesure convenable. C’est ainsi que s’est débilité notre corps, lorsque l’âme trop avide au paradis terrestre saisit le fruit défendu, malgré les prescriptions du médecin qui devait la sauver pour l’éternité.
{{t3|{{t|LES EXCÈS DE L’ORGUEIL NOUS ENSEIGNENT AUSSI LE CHEMIN DE LA VERTU.|80}}|'''CHAPITRE XLV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''84.''' Si donc cette chair visible, qui dans sa corruption, ne peut plus prétendre à la vie bienheureuse, nous enseigne à le reconquérir, lorsque du souverain bien, nous sommes descendus au dernier de tous, quelles leçons plus vivantes se retrouvent dans le désir des distinctions et des honneurs, dans l’orgueil et les pompes de ce monde ? Que veut l’homme en effet dans ces aspirations, si ce n’est d’être seul pour tout dominer, s’il était possible, cherchant ainsi à imiter en mauvais sens la toute-puissance de Dieu ? S’il l’imitait en se soumettant à ses divins préceptes, il serait par lui le maître de tout ; et il ne serait point dégradé jusqu’à redouter l’approche d’un vil animal, pendant qu’il veut commander aux hommes. L’orgueil recherche donc aussi à sa manière l’unité et la toute-puissance ; mais il la veut dans le domaine des biens temporels qui passent tous comme l’ombre.
'''85.''' Nous voulons être invincibles, c’est bien, ce désir de notre âme vient de Dieu, qui l’a créée à son image ; mais il fallait accomplir sa loi, elle qui nous eût rendus invincibles. Or, depuis que celle dont les paroles nous ont honteusement séduits, subit elle-même les douleurs de l’enfantement, il nous faut supporter le travail sur la terre et nous sommes ignominieusement vaincus par tout ce qui peut nous troubler, nous épouvanter. Ainsi nous ne voulons pas être vaincus par des hommes, et nous ne pouvons vaincre la colère ! Est-il rien de plus affreux que cette ignominie ? Nous savons qu’un homme est ce que nous sommes ; s’il a des vices, il n’est point le vice lui-même. Combien donc il serait plus honorable pour nous d’être vaincus par un homme plutôt que par le vice ? Qui ne reconnaît que l’envie est un cruel penchant dont il faut subir l’impitoyable despotisme, quand on ne veut point plier pour des intérêts temporels devant les circonstances ? Il est donc plus convenable aussi d’être vaincu par un homme que de l’être par l’envie ou toute autre passion.
{{t3|{{t|CE QUI REND L’HOMME INVINCIBLE C’EST L’AMOUR DE CE QU’ON NE PEUT LUI RAVIR, L’AMOUR DE DIEU ET DU PROCHAIN. — COMMENT IL DOIT AIMER LE PROCHAIN.|80}}|'''CHAPITRE XLVI.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''86.''' Mais l’homme lui-même ne pourra vaincre celui qui a dompté ses passions. Celui-là seul est vaincu à qui l’ennemi enlève ce qu’il aime. Quand donc on n’aime que ce qui ne peut être enlevé, on est assurément invincible et jamais on n’éprouvera les tourments de l’envie. On aime en effet ce qui se prodigue avec d’autant plus d’abondance qu’un plus grand nombre l’aiment et le recherchent. On aime Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de tout son esprit ; on aime aussi son prochain comme soi-même, et loin de lui porter envie pour<noinclude></noinclude>
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{{c|CARACTÈRE VÉRITABLE DE L’AMOUR POUR LE PROCHAIN. IL NOUS REND INVINCIBLES.|fs=90%}} → {{t3|{{t|CARACTÈRE VÉRITABLE DE L’AMOUR POUR LE PROCHAIN. IL NOUS REND INVINCIBLES.|80
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>l’empêcher de devenir ce qu’on est, on l’aide autant qu’on peut à le devenir. Or en aimant le prochain comme soi-même on ne saurait le perdre, car en soi-même on n’aime pas ce qui tombe sous les yeux ni sous les autres sens de sorte que l’on porte en soi celui que l’on chérit comme soi-même.
'''87.''' Vouloir pour les autres tous les biens qu’on désire pour soi-même, et ne leur vouloir pas les maux que soi-même on redoute, voilà la règle de l’amour<ref>[[Bible_Crampon_1923/Tobie#4-26|Tob. 4,26]]</ref>, telles sont les dispositions que l’on a pour tous les hommes : car il ne faut faire de mal à personne, « et l’amour du prochain ne commet jamais l’iniquité<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#13-10|Rom. 13,10]]</ref>. » Voulons-nous donc être invincibles ? Aimons même nos ennemis, c’est le précepte divin<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-44|Mat. 5, 44]]</ref>. Car l’homme n’a point en lui cette force que rien ne peut vaincre. Il la trouve dans l’immuable loi qui rend libre quiconque lui est soumis. C’est ainsi que rien ne peut lui ravir ce qu’il aime et cela suffit pour rendre un homme invincible et parfait. Si l’on n’aimait point son semblable comme soi-même, mais qu’on l’aimât comme on aime une bête de somme, une maison de bain, le plumage d’un bel oiseau, ou son joli ramage, c’est-à-dire pour le profit ou le plaisir temporel qu’il peut procurer, on serait l’esclave non pas de l’homme, mais, ce qui est le plus humiliant, d’un vice honteux et détestable, celui de ne pas aimer l’homme comme il mérite d’être aimé ; et ce vice conduit, non pas à la fin de la vie, mais à la mort.
'''88.''' Ajoutons que l’homme ne doit pas aimer l’homme comme on aime des frères selon la chair, des enfants, une épouse, des parents, des alliés ou même des concitoyens ; car cette affection n’est que pour un temps ; et nous n’aurions pas ces relations, que la naissance et la mort rendent nécessaires, si fidèle aux préceptes divins et persévérant dans la ressemblance de Dieu, notre nature n’eût pas été condamnée à cette vie corruptible<ref>[[Les_Rétractations_(Augustin)/I#CHAPITRE_XIII.de_la_vraie_religion._—_un_livre.|Rétract. ch. 13, n. 8]].</ref>. Aussi, pour nous rappeler la perfection primitive, l’éternelle vérité nous commande de résister à ces exigences de la chair et du sang : elle a déclaré que personne ne pouvait prétendre au royaume du Ciel, s’il ne savait secouer le joug des affections charnelles<ref>[[Bible_Crampon_1923/Luc#9-14|Luc. 9, 60,62]] ; [[Bible_Crampon_1923/Luc#14-16|14, 16]].</ref>. Et qu’y a-t-il ici d’inhumain ? Il est bien plus inhumain de ne pas aimer dans l’homme sa qualité d’homme, pour n’aimer que sa qualité d’enfant ; car c’est ne point aimer en lui ce qui regarde Dieu, mais ce qui nous regarde. Et comment s’étonner de ne voir point sur le trône quiconque aime le bien privé et non le bien public ? Il faut aimer l’un et l’autre, dira quelqu’un. Il ne faut aimer que l’un d’eux, répond le Seigneur, car la vérité même l’a positivement affirmé : « Personne ne peut servir deux maîtres<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#6-24|Mat. 6, 24]].</ref>. » Il est impossible d’aller où l’on est appelé, sans quitter le lieu où l’on est. Or nous sommes appelés à reprendre notre nature parfaite, telle que Dieu l’a créée avant la chute, et à nous séparer de celle que nous avons méritée par le péché. Il faut donc haïr celle-ci, puisque nous désirons d’en être délivrés.
'''89.''' Si donc nous sommes embrasés de l’amour de l’éternité, haïssons les liens du temps. L’homme doit aimer son prochain comme soi-même : or, personne n’est à lui-même son père, son fils, son parent, son allié, ni rien de tout cela ; il est seulement un homme. Donc aimer son prochain comme soi-même, c’est aimer en lui ce que l’on est soi-même. Le corps n’est point en nous ce que nous sommes ; il ne faut donc ni le rechercher, ni le désirer en qui que ce soit ; et nous pouvons appliquer ici cette sentence de l’Écriture,: « Ne désire pas le bien d’autrui<ref>[[Bible_Crampon_1923/Exode#20-17|Exo. 20, 17]].</ref> ». Ainsi celui qui aime dans le prochain ce que lui-même n’est point à ses propres yeux, ne l’aime pas comme il s’aime. C’est la nature humaine qu’il faut aimer, soit parfaite, soit appelée à le devenir, sans considérer les rapports de parenté. Ainsi, ayant le même Dieu pour père, ceux qui l’aiment et font sa volonté, sont tous de la même famille. Ils sont de plus les uns pour les autres des pères en s’avertissant, des fils par leur déférence mutuelle ; ils sont frères surtout, parce que leur unique Père les appelle tous, par son testament, à l’héritage du même bonheur.
{{t3|{{t|CARACTÈRE VÉRITABLE DE L’AMOUR POUR LE PROCHAIN. IL NOUS REND INVINCIBLES.|80}}|'''CHAPITRE XLVII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''90.''' Et comment un homme ainsi disposé ne serait-il pas invincible, en aimant l’homme, puisqu’il n’aime en lui que l’homme, c’est-à-dire la créature de Dieu faite à son image, et puisqu’il ne saurait manquer d’une nature<noinclude></noinclude>
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{{c|QUELLE EST LA JUSTICE PARFAITE ?|fs=90%}} → {{t3|{{t|QUELLE EST LA JUSTICE PARFAITE ?|80}}|'''CHAPITRE XLVIII.'''|lh=1.3|mb=1em}} (2)
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>pas aimé, nous perdons sans douleur. Quoiqu’on paraisse vaincre, on est donc vaincu, quand on acquiert en triomphant ce qu’on ne pourra perdre sans amertume ; on triomphe au contraire, quoiqu’on paraisse vaincu, quand en cédant on arrive à ce qu’on ne peut perdre malgré soi.
{{t3|{{t|QUELLE EST LA JUSTICE PARFAITE ?|80}}|'''CHAPITRE XLVIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''93.''' Tu aimes la liberté ? Cherche donc à t’affranchir de toute affection pour les créatures périssables. Tu veux régner ? Sois soumis et uni à Dieu, le suprême et unique dominateur, en l’aimant plus que toi-même. La justice parfaite consiste à préférer ce qui est meilleur, à aimer moins ce qui est de moindre valeur. Aime donc l’âme sage et parfaite, telle qu’elle se montre à toi : n’aime pas de la même manière l’âme insensée ; mais parce qu’elle peut arriver à la sagesse, et à la perfection. Nul en effet ne doit aimer sa propre folie autrement, il ne fera aucun progrès dans la sagesse ; et jamais on ne deviendra ce que l’on désire si l’on ne se liait tel que l’on est. Mais jusqu’à ce qu’on parvienne à cette sagesse, à cette perfection, qu’on supporte les travers du prochain comme on supporterait les écarts de sa propre folie, avec le désir d’être sage. Si donc l’orgueil n’est qu’une ombre de la vraie liberté et de la domination véritable, la divine providence nous rappelle par ce moyen ce que signifient les aspirations de nos vices et quel est le but où nous devons tendre après nous en être dépouillés.
{{t3|{{t|DE LA CURIOSITÉ. — COMMENT ELLE PEUT CONDUIRE L’HOMME A LA VÉRITÉ.|80}}|'''CHAPITRE XLIX.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''94.''' Quant aux spectacles et à tout ce qui tient à la curiosité, qu’y cherche-t-on autre chose que le plaisir de connaître ? Mais alors quoi de plus admirable, de plus beau que la vérité ? C’est à elle que tout spectateur prétend arriver lorsqu’il met tous ses soins à ne pas être trompé, et lorsqu’il se glorifie s’il vient à la découvrir avec plus de pénétration que d’autres, s’il l’apprécie avec plus de sagacité. Il n’est pas jusqu’au prestidigitateur avouant qu’il veut tromper, que l’on n’examine avec soin, dont on n’observe tous les mouvements avec la plus grande attention. Réussit-il à faire illusion ? Comme on ne peut se vanter de sa propre science, on est heureux de la sienne, de celle qui a trompé. Si cet homme ignorait ou paraissait ignorer par quels moyens il trompe le spectateur, on se garderait d’applaudir à une ignorance que l’on partage. Mais si quelqu’un de l’assemblée a saisi son secret, il se croit plus digne d’éloges que le joueur, uniquement parce qu’il n’a pu être trompé. Et si le grand nombre l’ont découvert, celui-ci ne paraît plus digne d’éloges ; on rit même de ceux qui ne peuvent comprendre. Ainsi partout la palme est réservée à la connaissance, à la découverte habile, à l’intelligence de la vérité, que jamais on ne peut saisir en la cherchant à l’extérieur.
'''95.''' Dans quelles frivolités, dans quelles turpitudes sommes-nous donc plongés ! On nous demande ce que l’on doit préférer du vrai ou du faux ; nous répondons unanimement que le vrai est préférable ; néanmoins les amusements et les vrais plaisirs, où jamais le vrai, toujours le faux nous séduit, attirent plus puissamment nos cœurs que les oracles de la vérité. Ainsi notre châtiment se trouve dans notre jugement et nos aveux, puisque notre raison condamne ce que poursuit notre vanité. Ce ne serait qu’un jeu, qu’un spectacle, si nous ne perdions pas de vue la réalité dont la représentation nous amuse. Mais cette passion nous entraîne loin du vrai, nous ne savons plus ce que figurent ces représentations auxquelles nous nous attachons comme à la beauté première, et en les quittant, nous sommes tout entiers dans les images qu’elles ont laissées en notre âme. Voulons-nous ensuite rentrer en nous pour nous livrer à la recherche de la vérité ? Ces images se mettent en travers de notre route, nous ferment le passage, cherchent à nous dépouiller, non à force ouverte, mais par des embûches excessivement dangereuses, et nous ne comprenons pas le sens profond de ces paroles : « Défiez-vous des simulacres<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Jean#21-1|1Jn. 21]].</ref>. »
'''96.''' Ainsi les uns sont précipités par le vague de leurs pensées au milieu de mondes innombrables. Les autres n’ont pu concevoir Dieu que sous l’idée d’un corps de feu. D’autres voient une lumière immense répandue au loin en des espaces sans limite ; ils la voient<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>séparée d’un côté comme par un coin noir ; ils s’imaginent que ce sont deux royaumes opposés, auxquels ils rapportent l’origine de toutes choses, et sur ces rêveries ils bâtissent toutes leurs fables. Leur demanderai-je sous la foi du serment s’ils croient à la vérité de ce qu’ils disent ? Peut-être n’oseront-ils me répondre et me diront-ils à leur tour : Fais-nous donc toi-même connaître la vérité ! Et si je me contente de leur répliquer qu’ils regardent cette lumière dont la lueur leur montre que croire n’est pas comprendre, eux-mêmes sont prêts à affirmer avec serment que les yeux ne peuvent l’apercevoir, qu’on ne peut se la représenter dans une étendue locale, qu’elle s’offre partout à ceux qui la recherchent ; l’esprit ne peut rien découvrir avec plus de certitude et de clarté.
'''97.''' De plus, tout ce que je viens d’énoncer sur cette lumière de l’intelligence ne m’a été dévoilé que par elle. Par elle en effet je comprends la vérité de mes paroles et c’est elle encore qui me fait voir que je la comprends. Allons plus loin : si un homme comprend qu’il comprend, si de plus il se rend compte de ce dernier acte de son entendement et toujours ainsi, je comprends qu’il s’engage dans l’infini, et qu’il n’y a dans cet infini ni espace ni changement. Je comprends aussi que je ne puis comprendre sans être vivant, et je comprends encore mieux qu’en comprenant j’ai plus de vie. Car la vie éternelle surpasse par sa nature même la vie temporelle, et je ne puis savoir ce que c’est que l’éternité, autrement que par un acte de mon intelligence. Le regard de mon esprit en sépare tout ce qui est muable et je ne puis distinguer en elle aucun temps, parce que le temps suppose des successions de mouvements. Mais dans l’éternité rien ne passe, rien n’est à venir ; ce qui finit cesse d’être, et ce qui doit commencer n’est pas encore : l’éternité est toujours. Elle n’a pas été, comme si elle n’était plus ; elle ne sera pas, comme si elle n’était pas encore. Aussi a-t-elle pu, seule, dire à l’esprit de l’homme : « Je suis celui qui suis ; » et l’on a pu dire d’elle avec la même vérité « Celui qui est, m’a envoyé<ref>[[Bible_Crampon_1923/Exode#3-4|Exo. 3, 4]].</ref>. »
{{t3|{{t|COMMENT FAUT-IL ÉTUDIER L’ÉCRITURE SAINTE ?|80}}|'''CHAPITRE L.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''98.''' Si nous ne pouvons nous attacher encore à elle, faisons au moins la guerre à nos vaines rêveries, éloignons du théâtre de notre esprit ces amusements si frivoles et si trompeurs ; et montons les degrés que la divine providence a daigné disposer pour nous. Séduits par les fictions théâtrales, nous nous perdions dans la vanité de nos pensées et nous allions consumer toute notre vie en des rêves insensés. Mais l’ineffable miséricorde de Dieu n’a point laissé devenir à nous par le ministère de la créature raisonnable, soumise à ses lois. Non-seulement les sons articulés et l’écriture, mais encore la fumée, le feu, la colonne, la nuée furent les signes visibles de sa pensée ; les paraboles et les comparaisons charmèrent notre enfance, ce fut comme la boue qui guérit les yeux de notre âme.
'''99.''' Examinons donc ce que nous devons connaître par le témoignage de l’histoire ou découvrir aux clartés de l’évidence ; ce qu’il faut croire et confier à la mémoire avant d’en comprendre le sens ; où est la vérité, non celle qui arrive et qui passe, mais la vérité immuable ; comment découvrir le sens allégorique des vérités révélées par l’Esprit-Saint ; s’il suffit d’appliquer les actions visibles du passé aux événements extérieurs des temps actuels
ou s’il faut encore y voir figurées les passions et la nature de l’âme, et jusqu’à l’immuable éternité ; s’il y a de ces figurés pour signifier les faits extérieurs, d’autres qui se rapportent aux passions de l’âme, d’autres aux lois éternelles, d’autres enfin où l’on puisse découvrir tout cela en même temps ; quel est l’objet immuable de la foi à laquelle se doivent rapporter toutes les interprétations ; si c’est un objet historique et temporel, ou bien spirituel et éternel ; comment arriver à l’intelligence et à l’amour des biens éternels, où est la fin des bonnes œuvres et la claire vue de ce que l’on a cru dans le temps ; ce qui distingue l’allégorie de l’histoire et l’allégorie des faits, celle des discours et celle des rites sacrés ; comment faut-il interpréter, selon le génie de chaque langue les expressions employées dans l’Écriture ; car chez tous les peuples il y a des locutions, qui, traduites dans une autre langue,<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>paraissent n’avoir aucun sens ; pourquoi ce langage si peu relevé dans les Livres saints, où il est parlé non-seulement de la colère de Dieu, de sa tristesse, de son réveil, de son souvenir, de son oubli et de sentiments que ne sauraient partager les hommes de bien ; mais encore de regret, de jalousie, de débauche, et d’autres choses semblables ; s’il faut entendre d’une forme visible de corps humain l’œil de Dieu, sa main, son pied et d’autres membres dont parlent les Écritures ; ou si ces expressions désignent des perfections invisibles et spirituelles comme celles-ci : le casque, le bouclier, le glaive, le baudrier et d’autres encore ; surtout, ce qui est bien plus important, quel intérêt avait le genre humain à ce que la divine providence ait choisi, pour converser ainsi avec nous, la créature raisonnable, créée par lui, revêtue d’un corps et soumise à ses lois ? Il nous suffira de cette considération pour bannir de nos âmes toute insolence ridicule<ref>Celle des Manichéens dans leurs explications sur l’Ancien Testament.</ref> et y établir le règne d’une religion sainte.
{{t3|{{t|LA MÉDITATION DES SAINTES ÉCRITURES SERT DE REMÈDE A LA CURIOSITÉ.|80}}|'''CHAPITRE LI.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''100.''' Renonçons donc et pour toujours à ces niaiseries du théâtre et de la poésie. Que l’étude et la méditation des Écritures soit l’aliment et le breuvage de notre esprit ; la faim et la soif d’une curiosité insensée ne lui avaient donné que la fatigue et l’inquiétude ; il cherchait en vain à se rassasier de ses vaines imaginations ; ce n’était qu’un festin en peinture. Sachons nous livrer à ce salutaire exercice, aussi noble que libéral. Si les merveilles et la beauté des spectacles nous charment, aspirons à voir cette sagesse, qui atteint avec force d’une extrémité à l’autre et qui dispose tout avec douceur<ref>[[Bible_Crampon_1923/Sagesse#8-1|Sag. 8,1]]</ref>. Qu’y a-t-il en effet de plus admirable et de plus beau, que cette puissance invisible qui crée et gouverne le monde visible, qui l’ordonne et l’embellit ?
{{t3|{{t|LA CURIOSITÉ, COMME LES AUTRES VICES, DEVIENT UNE OCCASION DE PRATIQUER LA VERTU.|80}}|'''CHAPITRE LII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''101.''' Si l’on avoue que toutes ces impressions nous arrivent par le corps et que l’esprit est
préférable au corps, l’esprit ne pourra-t-il rien voir par lui-même, et ce qu’il apercevra ne sera-t-il pas bien supérieur, beaucoup plus parfait ? Ou plutôt excités par nos appréciations mêmes à considérer ce qui en fait la règle, et des productions d’un art remontant jusqu’à ses lois, notre esprit contemplera cette beauté en comparaison de laquelle toutes les autres beautés, créées par sa miséricorde, ne sont que laideur. « En effet les perfections invisibles de Dieu, ainsi que son éternelle puissance et sa divinité, depuis la création du monde, sont devenues Visibles pour tout ce qui a été fait<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#1-20|Rom. 1,20]]</ref>. » C’est remonter des biens du temps à ceux de l’éternité, c’est réformer la vie du vieil homme en celle de l’homme nouveau.
Or, est-il un seul objet qui ne puisse porter l’homme à la vertu quand ses vices eux-mêmes l’y conduisent ? Que recherche en effet notre curiosité si ce n’est la science ? Mais la science n’est jamais certaine, si elle n’a pour objet les vérités éternelles, à jamais immuables. Que prétend obtenir l’orgueil, si ce n’est la puissance, c’est-à-dire le pouvoir d’exécuter facilement ses volontés ? Mais cela n’est possible qu’à l’âme parfaite, soumise à son Dieu, et dont l’amour soupire uniquement après son règne. Que recherche la volupté du corps, si ce n’est le repos ? Mais pour l’assurer, il faut qu’il n’y ait plus ni indigence, ni corruption. Il faut donc éviter ces demeures inférieures d’un autre monde, c’est-à-dire des châtiments plus graves après cette vie. Rien n’y rappelle la vérité, parce qu’il n’y a plus de raisonnement ; il n’y a plus de raisonnement, parce que n’y pénètre point cette lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde<ref>[[Bible_Crampon_1923/Jean#1-9|Jn. 1,9]]</ref>. Hâtons-nous donc ; marchons pendant que le jour nous éclaire, et ne laissons point les ténèbres nous envelopper<ref>Id. 12, 35.</ref>. Hâtons-nous d’éviter la seconde mort<ref>[[Bible_Crampon_1923/Apocalypse#20-6|Apo. 20, 6,14]] ; [[Bible_Crampon_1923/Apocalypse#15-8|15, 8]].</ref>, où personne ne se souvient de Dieu, et l’enfer d’où nulle louange ne monte vers lui<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 1#6-6|Psa. 6,6]]</ref>.
{{t3|{{t|INTENTIONS DIFFÉRENTES DES SAGES ET DES INSENSÉS.|80}}|'''CHAPITRE LIII.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''102.''' Mais qu’il est des hommes malheureux ! ils méprisent ce qu’ils connaissent ils se com-<noinclude></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>plaisent aux nouveautés, et ils préfèrent l’étude à la science, quoique celle-ci soit le but de l’étude. Une action facile est par eux dédaignée ; ils préfèrent le combat à la victoire, quoique la victoire soit le but du combat. Ils ne tiennent pas à la santé du corps ; ils aiment mieux manger que d’être rassasiés, se livrer aux voluptés charnelles, que de n’en éprouver pas les impressions. Il en est même qui préfèrent dormir plutôt que de ne pas avoir à se laisser aller au sommeil. Et pourtant le but de toutes ces jouissances est de ne plus avoir ni faim ni soif, de ne plus désirer les joies de la chair, de ne plus éprouver de fatigues.
'''103.''' Aussi ceux qui veulent sincèrement parvenir à ces fins renoncent d’abord à la curiosité. Ils savent que la seule véritable science est intérieure et ils s’y attachent autant qu’ils le peuvent en cette vie. Puis sans obstination aucune, ils acquièrent la liberté d’action la plus complète : ils savent qu’on remporte une victoire plus noble et plus facile en ne résistant pas à la colère : ils le font aussi, autant du moins qu’ils le peuvent en cette vie ; ils goûtent enfin le repos même corporel en s’abstenant de tout ce qui n’est pas indispensable en ce monde : de cette manière ils ressentent combien le Seigneur est doux. Ils n’ignorent pas ce qui arrive au-delà du tombeau et ils se soutiennent par la foi, l’espérance et l’amour de leur bonheur complet. La science même sera parfaite après cette vie : elle est ici-bas incomplète, mais lorsque ce qui est parfait sera venu, il n’y aura plus d’imperfection<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#13-10|1Co. 13, 9,10]].</ref>. Ce sera aussi la paix la plus profonde. Maintenant la loi des membres combat en moi contre la loi de l’Esprit, mais nous serons délivrés de ce corps de mort, par la grâce de Dieu, en Notre-Seigneur Jésus-Christ<ref>[[Bible_Crampon_1923/Romains#7-20|Rom. 7,23,25]]</ref>. Car nous nous entendons en grande partie avec notre adversaire, maintenant que nous voyageons avec lui<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#5-25|Mat. 5, 25]].</ref>. Le corps même jouira d’une pleine santé, il sera sans besoin et sans fatigue, parce qu’au temps où s’accomplira la résurrection de la chair ces membres corruptibles seront revêtus d’incorruptibilité<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Corinthiens#15-53|1Co. 15, 53]].</ref>. On ne doit pas s’étonner que tant de bonheur soit le partage de ceux qui dans l’étude n’ont aimé que la vérité, dans l’action que le repos, et dans le corps que la santé. Après cette vie ils auront, dans toute sa perfection, ce qu’ils ont préféré ici-bas.
{{t3|{{t|LES TOURMENTS DES RÉPROUVÉS SONT EN RAPPORT AVEC LEURS VICES.|80}}|'''CHAPITRE LIV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''104.''' À ceux donc qui abusent du don incomparable de l’Esprit et qui cherchent en dehors de lui les biens visibles dont la destination était de les porter à la contemplation et à l’amour des biens spirituels, à ceux-là sont réservées les ténèbres extérieures ; car elles ont déjà commencé pour eux dans la prudence de la chair et la dégradation des sens charnels. Ceux qui aiment la lutte seront privés de la paix et en proie aux plus redoutables difficultés ; car les plus grandes difficultés commencent dans les combats et les contestations. C’est sans doute pour signifier ces difficultés, qu’il est ordonné de lier au coupable les pieds et les mains, c’est-à-dire de lui enlever toute liberté d’action. Pour ceux qui cherchent la faim et la soif, qui aiment à s’enflammer de coupables désirs et à se fatiguer, afin de goûter le plaisir du boire et du manger, des voluptés et du sommeil, ils aiment déjà la privation, c’est-à-dire le commencement de douleurs plus grandes. Ils auront donc complètement ce qu’ils ont aimé et pour séjour le lieu où ils s’abandonneront aux pleurs et aux grincements de dents<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#22-13|Mat. 22, 13]].</ref>.
'''105.'''Combien d’autres se livrent à tous ces vices réunis, pour qui les spectacles et les contestations, le boire et le manger, les voluptés charnelles et le sommeil, c’est toute l’existence ; dont la pensée ne s’occupe que des impressions trompeuses excitées par une pareille vie ; qui prétendent y puiser les règles de leurs superstitions ou plutôt de leurs impiétés : malheureuses victimes d’illusions qui les captivent encore même lorsqu’ils s’efforcent de repousser les séductions de la chair ! Ils ne font pas bon usage du talent qui leur a été confié, de cet esprit pénétrant qui semble distinguer tous ceux que nous appelons savants, polis, spirituels ; ils l’ont caché dans un suaire ou enfoui dans la terre, c’est-à-dire livré aux plaisirs, aux vanités, aux passions de la chair, sous le poids desquelles leur âme est opprimée. Ils auront donc les pieds et les<noinclude></noinclude>
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{{c|CONCLUSION. — EXHORTATION À LA VRAIE RELIGION. — CE QU’IL FAUT ÉVITER POUR Y PARVENIR.|fs=90%}} → {{t3|{{t|CONCLUSION. — EXHORTATION À LA VRAIE RELIGION. — CE QU’IL FAU
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<noinclude><pagequality level="1" user="SodiumBot" /></noinclude>mains liés et ils seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. Ils n’ont point ambitionné ces tourments, (et qui pourrait les aimer?) mais ce qu’ils ont choisi en est le commencement ; et rechercher ces jouissances, c’est nécessairement s’exposer à ces rigueurs. Ceux qui aiment mieux continuer la route que de retourner ou de parvenir au but, ne doivent-ils pas être envoyés au loin ? Vraiment ils sont chair, un esprit errant et qui ne revient pas<ref>[[Bible_Crampon_1923/Psaumes 2#77-39|Psa. 77,39]]</ref>.
'''106.''' Mais celui qui fait bon usage des cinq sens de son corps pour croire et annoncer les œuvres de Dieu, pour développer la charité soit par l’action, soit par la méditation, pour pacifier sa vie et connaître Dieu, celui-là entre dans la joie du Seigneur. Le talent enlevé à qui n’a pas su s’en servir est donné à celui qui fait bon emploi de cinq talents<ref>[[Bible_Crampon_1923/Matthieu#25-14|Mat. 25, 14]]</ref>. Est-ce à dire que l’intelligence de l’un est donnée à l’autre ? Non, c’est pour nous apprendre que des hommes doués d’un esprit supérieur, mais indifférents ou impies, peuvent perdre leur pénétration, et d’autres l’acquérir s’ils sont actifs et pieux, quand même leur intelligence se développerait lentement. Le talent n’est point donné à celui qui en avait reçu deux, il le possède puisque ses actions et ses pensées sont bien réglées. Mais il est donné à celui qui en avait reçu cinq ; car celui-ci n’a foi encore qu’aux choses visibles et temporelles, son esprit n’est point capable encore de contempler les biens éternels, mais il peut le devenir en louant le divin Auteur de ces merveilles sensibles, en s’attachant à lui par la foi, en l’attendant par l’espérance et en le cherchant par la charité.
{{t3|{{t|CONCLUSION. — EXHORTATION À LA VRAIE RELIGION. — CE QU’IL FAUT ÉVITER POUR Y PARVENIR.|80}}|'''CHAPITRE LV.'''|lh=1.3|mb=1em}}
'''107.''' Puisqu’il en est ainsi, je vous exhorte, ô vous qui m’êtes si chers et si proches, et je m’exhorte moi-même avec vous, à nous élancer de tous nos efforts où nous appelle la divine sagesse. N’aimons point le monde, parce que dans le monde ce n’est que la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux et l’ambition du siècle<ref>[[Bible_Crampon_1923/1 Jean#2-15|1Jn. 2, 15,16]]</ref>. N’aimons ni à corrompre ni à être corrompu par les voluptés de la chair, pour ne point tomber d’une manière plus lamentable dans la corruption que produisent les douleurs et les supplices. N’aimons point les luttes, dans la crainte de tomber au pouvoir des anges qui en font leur joie et d’être humiliés, enchaînés, tourmentés par eux. N’aimons point la vue des spectacles, de peur qu’en nous éloignant de la vérité et en affectionnant des ombres nous ne soyons jetés dans les ténèbres.
'''108.''' Ne mettons point notre religion dans les vagues conceptions de notre esprit : toute vérité est préférable à ce que notre pensée peut imaginer arbitrairement ; et pourtant nous ne devons point adorer l’âme, quoiqu’elle conserve la vérité de sa nature, même quand elle s’égare. Un brin de paille véritable est préférable à la lumière que forment à volonté nos vaines conceptions ; néanmoins la paille que nous pouvons toucher et saisir ne doit point être adorée ; il serait insensé de le croire. Ne mettons point notre religion à adorer les œuvres des hommes : l’ouvrier est préférable à son ouvrage le plus parfait, et cependant jamais l’ouvrier ne doit être adoré. Ne mettons point notre religion à adorer les animaux : le dernier des hommes est préférable, et pourtant il ne doit point être adoré. Ne mettons point notre religion à adorer les morts : car s’ils ont vécu pieusement ils ne sont point disposés à ambitionner de tels honneurs, mais ils veulent que nous adorions Celui qui les éclaire et leur apprend à se réjouir de nous voir associés à leur gloire ; honorons-les en imitant leurs vertus, mais ne les adorons point par religion. Et s’ils ont mené une vie coupable, en quelque lieu qu’ils soient, ils n’ont point droit à nos hommages. Ne mettons point notre religion à adorer les démons : toute superstition de ce genre étant pour les hommes une grande peine, une honte semée de périls, est pour ces esprits un honneur, un triomphe.
'''109.''' Ne mettons point notre religion à adorer la terre et les eaux : plus pure et plus lumineuse est l’atmosphère, même au milieu des ténèbres, et cependant elle n’est point digne de nos hommages. Ne mettons point notre religion à adorer l’air le plus pur et le plus serein, car sans la lumière il est lui-même ténébreux : il y a d’ailleurs plus de pureté encore dans la flamme<noinclude></noinclude>
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{{Wikisource:Forum des nouveaux/En-tête}}
== erreurs de typographie ==
Bonjour,<br>
j'ai lu dans le guide lexicographique qu'il fallait respecter le texte d'origine mais qu'on pouvait faire des corrections pour des erreurs évidentes. Sur cette page par exemple https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Les_%C5%93uvres_diverses_de_Mr_de_Cyrano_Bergerac_-_1654.pdf/8, que j'ai corrigée en respectant scrupuleusement l'originale, elle est difficilement lisible car les u sont des v et inversement (DVC au lieu de DUC, Liure au lieu de Livre), les j sont des i (ARPAION au lieu de ARPAJON), les s sont des ſ.<br>
* Il est évident que le mot DVC n'a jamais existé (imprononçable d'ailleurs) en langue française quelle que soit l'époque, idem pour Liure ou pour le duc d'arpaion (quand il allait dans des soirées et qu'il était annoncé à son arrivée par un valet, j'imagine bien que ce dernier disait "le duc d'Arpajon"). J'ai donc très envie de corriger ces "coquilles".<br>
* Par contre le ſ à la place du s est je crois très répandu pour ne pas dire normal pour l'époque (1654) car eſ est l'ancienne écriture pour l'accent circonflexe ê (par exemple meſme au lieu de même aujourd'hui), donc je pensais les laisser (même pour le mot ieuneſſe, qui pourrait être réécrit en jeuneſſe en gardant les 2 ſſ car cela reste lisible). Ma seule question à propos de ce caractère est : est-ce que ce ſ est le bon caractère à utiliser (proposé par l'OCR de Tesseact quand l'OCR de Google propose la lettre f). Y a t-il un 3e caractère mieux adapté ?<br>
Votre avis sur ces 2 points ? [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 2 avril 2025 à 15:16 (UTC)
:Salut, peut-être que c'est un début de réponse, mais j'ai trouvé cette astuce dans préférences > Gadgets > Convertir les caractères anciens (ex. ſ en s) [[Utilisateur:Krakena|Krakena]] ([[Discussion utilisateur:Krakena|d]]) 3 avril 2025 à 12:20 (UTC)
::Ah, oui, cool. J'ai trouvé d'autres gadgets intéressants, j'avoue n'y avoir jamais prêté attention. Merci à toi. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 4 avril 2025 à 12:36 (UTC)
:Bonjour,
:Attention, ce que vous signalez n'est pas une erreur de l'imprimeur ou de l'auteur, mais une graphie ancienne.
:Jusqu'au XVIe siècle, on avait l'habitude d'employer une seule lettre, ''u'' en minuscules et ''V'' en majuscules, pour la voyelle [y] ("u") et la consonne [v] ("v"). C'est au XVIe qu'on a commencé à spécialiser ''u'' pour la voyelle, en créant une forme ''U'', et ''V/v'' pour la consonne. Cette transformation a mis du temps à s'imposer, si bien qu'on trouve des livres du XVIIe et même du XVIIIe siècle avec l'ancienne graphie.
:De même une seule lettre ''I'' servait à noter [i] et [j], la lettre ''J'' est une invention du XVIe siècle.
:Si vous voulez en savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_ramistes
:Si le fac-similé sur lequel vous travaillez date de 1654, je vous déconseille donc de corriger ces "erreurs", car ce n'en est pas : c'est une pratique de l'époque, comme les ſ longs. En général, si vous débutez sur Wikisource, peut-être faut-il commencer plutôt par des textes avec peu de différences orthographiques par rapport à l'usage actuel : par exemple des éditions du XIXe ou du XXe siècle.
:Bonne lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 6 avril 2025 à 16:17 (UTC)
::Ok, merci pour le lien.
::Question subsidiaire : le livre La mort d'Agrippine (édition 1654) a été validé par 2 contributeurs : si vous regardez cette page https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Savinien_Cyrano_de_Bergerac_-_La_mort_d%27Agrippine_-_1654.djvu/3 :
::* le j a été utilisé par l'éditeur ("j'ay cru vous devoir" à la 3ème ligne du texte original) : donc le j existait et les i qu'on trouve dans la page (que j’appellerai P) de ma question initiale (même éditeur, même année : la mort d'agrippine a été publié quelques semaines avant le livre de la page P) donc les i de la page P semblent être des erreurs typographiques
::* les V ont été modifiés et validés en U (sous-titre "AV LECTEVR" devenu "AU LECTEUR"), les u en v ("vous deuoir" devenu "vous devoir').
::Dans la version complète de la mort d'Agrippine https://fr.wikisource.org/wiki/La_mort_d%E2%80%99Agrippine, livre validé par 2 contributeurs, les ſ de cette page, qui avaient été laissés tels quel, ont tous été remplacés par des s ("impreſſion" dans le texte original ligne 2 et dans la version page validée, est devenu "impression" dans le livre validé).
::Il semble donc que la "modernisation" du texte soit possible (en particulier pour le ſ puisque wikisource propose un gadget pour automatiser leurs remplacements).
::Cordialement. [[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ([[Discussion utilisateur:Yunan973|d]]) 7 avril 2025 à 12:24 (UTC)
:::En effet l'usage du J et du V s'est imposé de manière non uniforme, et en général, si vous fouillez les éditions anciennes, vous verrez que beaucoup d'entre elles varient allègrement les graphies pour un même mot (dans un même livre de 1798 j'ai rencontré ''écrire'', ''ecrire'' et ''êcrire''). L'orthographe et l'unification des orthographes au sein d'un même livre sont des principes inégalement appliqués au moins jusqu'au XIXe siècle... Suivre l'évolution des usages des imprimeurs est aussi intéressant, cela permet d'accéder à une autre histoire du livre, celle des typographes, de leurs règles, de leurs usages. C'est pourquoi je vous invite à garder la main légère lors de vos corrections.
:::S'agissant de Cyrano, je vous invite à laisser un message en page de discussion sur le livre pour demander au reste des contributeurs si la modernisation au sein des pages est souhaitable, et peut-être pour définir un parti pour l'ensemble du livre avec les autres contributeurs.
:::Par ailleurs il existe des manières (que je n'ai pas utilisées donc que je ne connais pas) de moderniser automatiquement le texte tout en gardant l'orthographe dans la saisie du fac-similé. Peut-être ne faut-il pas corriger les pages elles-mêmes mais générer une version modernisée, comme cela a dû être fait pour ''La Mort d'Agrippine''. [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 7 avril 2025 à 13:34 (UTC)
::::Bonjour @[[Utilisateur:Yunan973|Yunan973]] ! Le « s long » (ſ) n’est pas l’ancienne façon d’écrire le circonflexe. Ce dernier ne remplace un « s » que dans 50% des cas. Et le « s » remplace même souvent le « ſ » avant soit de disparaître, soit d’être marqué par un circonflexe, soit d’être conservé car il y a bien une période où tous les « s » sont écrit « ſ » sauf en fin de mot. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] ([[Discussion utilisateur:Lyokoï|d]]) 12 juin 2025 à 08:44 (UTC)
== Questions de mise en page ==
Bonjour,
J'ai commencé à travailler sur les contes d'Andersen (en prenant exemple sur [[Le Sarrasin]]) et j'ai plusieurs questions :
# [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/185| Sur la première page du conte]] j'ai utilisé {{modèle|T3}} et {{modèle|T2}} pour rendre le titre en deux tailles différentes. Est-ce la bonne technique ?
# Que faut-il faire de l'illustration et de sa légende ? Il y en une sur la première page et sur certaines des pages suivantes.
# Pour les pages suivantes, faut-il transférer le haut de la page du livre (titre et numéro de page) vers l'en-tête de la "Page:" créée ?
# Dans [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/196|une page]], il y a manifestement une erreur de typo dans l'impression originale (1er mot de la 2e ligne du 3e paragraphe : le '''a''' est imprimé tête en bas). Est-ce qu'il faut signaler cette erreur ? Comment ?
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 14 mai 2025 à 19:20 (UTC).
:Bonjour,
:1. Non, ce n'est pas la bonne technique. Les deux modèles renvoient à des niveaux de titre différents. Ici, il faut faire varier la taille en utilisant un modèle, mais rester à l'intérieur du même modèle (t2, puisque c'est le premier niveau de titre) ; j'ai rectifié.
:2. Les illustrations, si on choisit de les intégrer, doivent être déposées sur Commons. Les légendes sont à transcrire si on intègre les illustrations, et uniquement dans ce cas. Il est possible de se faire aider pour l'opération, qui peut être réalisée plus tard, de toute façon.
:3. Les en-têtes de page peuvent être transcrits dans la zone d'en-tête, c'est tout à fait facultatif. Ils ne doivent en tout cas pas figurer dans la zone principale.
:4. En cas d'erreur évidente, on utilise le modèle {{m|corr}} ; mais quand il s'agit de lettres qui ne sont pas dans le bon sens, on peut se contenter de les remettre à l'endroit sans signaler la correction.
:Par ailleurs, quelques conseils basiques :
:* Il y a plusieurs gadgets à activer qui facilitent le respect des conventions typographiques en usage : il faut aller dans "Préférences", puis "Gadgets", et dans la rubrique "Édition", cocher "Caractères spéciaux automatiques", "Scanilles", "Gadget généraliste..." et "Typo". Il y en d'autres qui sont utiles, mais ceux-là sont à peu près indispensables, et permettent de gagner du temps. Le gadget scanilles surligne en rose un certain nombre d'erreurs courantes d'OCR difficiles à voir à la relecture.
:* Quand une page commence par un nouveau paragraphe, il faut le faire débuter par <nowiki><nowiki /></nowiki> suivi d'une ligne vide, sinon, il sera collé au dernier paragraphe de la page précédente.
:[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 14 mai 2025 à 20:31 (UTC)
== Renommage ==
Bonjour !<br>Je voudrais renommer [https://en.wikisource.org/wiki/Constitution_of_the_Fifth_French_Republic_(amended,_2008) un texte] sur [https://en.wikisource.org/wiki/Main_Page en:Wikisource].
*Est-ce possible ?
*Comment faire, s'il vous plaît ?
Je vous remercie d'avance.<br/><br/>[[Utilisateur:Antilegomenon|Antilegomenon]] ([[Discussion utilisateur:Antilegomenon|d]]) 19 mai 2025 à 15:14 (UTC)
:Bonjour {{notif|Antilegomenon}} et bienvenue sur Wikisource.
:Comme je viens de l'indiquer sur votre page de discussion, il n'y a pas lieu de renommer ou modifier cette page, que ce soit sur le Wikisource anglophone ou ici. Une page une fois publiée n'a pas vocation à être mise à jour (différence fondamentale avec Wikipédia), sauf pour corriger des erreurs éventuelles de transcription. Wikisource n'est pas un site juridique (Légifrance fait cela bien mieux) et ne cherche pas à donner un état du droit en vigueur. En outre, l'intégration à Wikisource de textes légaux est en principe prohibée (voir [[WS:Loi]]), donc cette page disparaîtra peut-être purement et simplement un de ces jours. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 19 mai 2025 à 16:19 (UTC)
== Est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource? ==
Bonjour, est-il logique de publier un ouvrage allemand sur fr.wikisource?
C'est en tout cas ce que j'ai commencé d'entreprendre:
[[Livre:Karl Friedrich Heinrich Marx Konrad Victor Schneider und die Katarrhe 1873.pdf]]
Si non, qu'en est-il par exemple des ouvrages bilingue? [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 06:47 (UTC)
:{{ping|Oimabe}}, Il me semble que c’est toi qui l’a importé.
:Sinon on peut importer un ouvrage dans une autre langue que le français si et seulement si on fait l'a traduction en regard du texte. Et depuis qu’on n’accepte plus les textes sans fac-similé, c’est même devenu obligatoire exemple :
:[[Livre:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu]] est un livre en anglais, le texte de la traduction se trouve ici [[La Musique d’Erich Zann]] et comme tu peux le voir ici [[Page:Weird Tales Volume 5 Number 5 (1925-05).djvu/28]] la traduction à remplacer le texte anglais.
:Maintenant pour les livres bilingues, on ne corrige que le français, en général il sont présentés une page sur deux, dans ce cas la page qui n’est pas en français est mise en "gris" et à la transclusion on rajoute dans la syntaxe <nowiki>"step=2"</nowiki> (où on efface le contenu de la page, ce qui revient au même mais qui est beaucoup plus long) , mais là je n’ai pas d’exemple qui me viennent. S’il y a une autre présentation, n’hésite pas à venir me voir en citant la page concernée.
:J’espère avoir répondu à tes interrogations, bonne journée
:--[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:02 (UTC)
::@[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|Le ciel est par dessus le toit]],
::Cela semble assez clair.
::Je vais donc m'affairer sur les deux Wikisource.
::* En allemand sur la wikisource allemande
::* En français sur la wikisource française, une traduction personnelle depuis l'allemand
::Cela me semble assez étrange que Wikisource accepte des traductions [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:11 (UTC)
:::{{ping|Oimabe}} Depuis le début du projet les traductions des contributeur ont toujours été acceptées. Ça permet aussi d’avoir des inédits d’auteur DP qui n’ont jamais été publiés en français à la date de leur publication sur WS. Le lecteur est averti par la catégorie "Traduction Wikisource". --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 mai 2025 à 08:21 (UTC)
::::Merci [[Utilisateur:Oimabe|Oimabe]] ([[Discussion utilisateur:Oimabe|d]]) 24 mai 2025 à 08:24 (UTC)
== Journal publié sur Wikisource ? ==
Avec mon équipe, nous avons décidé de publier un journal de presse complet, couvrant la période de 1881 à 1951.
Je me pose plusieurs questions concernant la meilleure façon de procéder sur Wikisource. En effet, jusqu'à présent, je n’ai trouvé que des exemples d’extraits de journaux (articles, reportages, etc.), mais aucun exemple de journal publié dans son intégralité, numéro par numéro.
#Existe-t-il un exemple de journal entièrement publié sur Wikisource que je pourrais suivre comme modèle ?
#Comment faut-il structurer les pages pour chaque numéro ? Faut-il créer une page par date ?
#Quel titre donner à chaque numéro (par exemple : Nom du journal - 12 janvier 1881) ?
#Comment organiser une page principale permettant de visualiser tous les numéros, classés par année ?
Je serais très reconnaissant si quelqu’un pouvait me guider ou me montrer un exemple concret. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 11 juin 2025 à 19:19 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] :)
:Bienvenue chez les amateurs de textes !
:Je vois que tu n'as encore jamais contribué ''sur Wikisource'' - nous avons certes des outils puissants pour nous aider dans le travail, mais c'est quand même un travail long, délicat, nécessitant attention et persévérance...
:Un journal entier sur 70 ans... oulahhhh ! c'est très très ambitieux ! vous êtes combien dans l'équipe ?!
:De quel journal/type de journal s'agit-il ? un quotidien ? un hebdo ? un journal d'actualité ? de chroniques ? sur combien de colonnes ?
:Les journaux sont particulièrement complexes à traiter sur Wikisource à cause du multicolonnage : ça rend les scans très difficiles à lire, et la création des articles (souvent non titrés) dans l'espace principal très complexe. C'est une des raisons pour lesquelles il n'y a actuellement pas de collection de ''journaux'' sur Wikisource. voir par exemple [[Page:18830317_Le_Figaro.pdf/1]]
:De plus, dans un journal, il y a plein d'informations qui ne sont pas particulièrement intéressantes... comme les publicités, par ex. voir [[Page:18830317 Le Figaro.pdf/4]]
:L'autre est le volume que ça représente ! une revue, comme la [[Revue des Deux Mondes]], qui paraît 2 fois par mois depuis presque un siècle, c'est plus de 500 de numéros..., plus de 15000 articles ou textes littéraires, et plus de 15 ans de travail de transcription par un grand nombre de contributeurs - et un énoorme travail d'organisation des textes pour s'y retrouver...
:Du coup, avant de se lancer, il faut vraiment :
:# réfléchir à ce qu'on veut faire - est-il vraiment utile de mettre en ligne un journal déjà numérisé et océrisé sur un site public, par exemple ?
:# évaluer la quantité de travail à fournir : une page de journal, c'est - selon les cas - plusieurs ''heures'' de transcription... : un quotidien de 4 pages sur un an, c'est 1200 pages... sur 80 ans, c'est 96000 pages !!
:# mesurer l'intérêt pour les lecteurs : est-ce que tous les articles, y compris les entrefilets, ont leur place dans wikisource ? -- Rappel, le but de wikisource est de "mettre en ligne des textes", pas de transcrire ''tout ce qu'il y a dans un journal''...
:# et ne surtout pas se lancer à mettre en ligne des centaines de scans qui ne seront jamais corrigés, car on va baisser les bras devant la masse... -> le cas échéant, tester avec ''1'' numéro... ''pour voir''...
:Bref, il ne s'agit pas de te décourager, mais de t'inciter à bien réfléchir à votre projet avant de vous lancer...
:Et avant de vous lancer dans ce travail très lourd, je vous incite (toi et toute ton équipe) à commencer par apprendre à contribuer - sur des documents déjà en ligne -, pour vous faire une idée de la réalité du travail de transcription... - ''on ne se lance pas à traverser la Manche à la nage sans avoir appris à nager d'abord'' {{clin}} [[Utilisateur:Hsarrazin|Hélène (la bot de service…) ]] ([[Discussion utilisateur:Hsarrazin|d]]) 12 juin 2025 à 08:08 (UTC)
:: Bonjour :)<br>Merci beaucoup pour ton accueil chaleureux et ton retour très détaillé — c’est exactement ce dont on avait besoin pour mieux comprendre les enjeux d’un tel projet sur Wikisource !
:: Effectivement, je n’ai encore jamais contribué directement sur Wikisource, mais je suis en train d’apprendre, et je vais bientôt commencer à m’y mettre sérieusement.
:: Concernant le journal : il paraît depuis 1881, tous les 5 jours. Nous avons accès à 2909 numéros, ce qui représente environ 11 400 pages, dont une page de publicité par numéro. L’équipe est composée de 3 à 4 personnes, et nous prévoyons de travailler dessus sur une période de 6 mois à un an. Bien sûr, on reste ouverts à ajuster le rythme ou le format si besoin.
:: Tout ce que tu as soulevé — la complexité, le volume, la lisibilité, l'intérêt réel pour les lecteurs — ce sont des points qu’on a effectivement déjà discutés en interne. C’est aussi pour ça que je suis venu chercher des retours d’expérience : pour éviter de partir tête baissée dans un projet irréaliste.
:: Si je comprends bien ton conseil, il serait plus pertinent de ne pas viser l'intégralité du journal dès le départ, mais plutôt de se concentrer sur des articles vraiment intéressants, éventuellement en les catégorisant par auteur ou par thème. Cela ferait sens, et permettrait de rester fidèle à l’objectif principal de Wikisource : mettre en valeur des textes significatifs.
:: Donc merci encore pour tes remarques franches, ça nous aide beaucoup à cadrer notre démarche. Si toi ou d’autres avez des exemples de bonnes pratiques, ou des retours sur ce qui a fonctionné ou non dans d’autres projets similaires, on est preneurs ! [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 08:30 (UTC)
::{{ping|Reda Kerbouche}} 1881 ou 1981 ?, dans le premier cas, c’est possible, dans le second, ce n’est pas possible (violation des droits d’auteur). --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 12 juin 2025 à 10:33 (UTC)
::: Il s'agit de 1881, et non de 1981 — c'était une erreur de ma part. J'ai corrigé. [[Utilisateur:Reda Kerbouche|Reda Kerbouche]] ([[Discussion utilisateur:Reda Kerbouche|d]]) 12 juin 2025 à 10:37 (UTC)
== Téléchargement en doublon ==
Bonjour,
Apparemment, une même édition a été téléchargée deux fois :
* [[Livre:Andersen - Souliers rouges, et autres contes, trad. Grégoire et Moland, 1880.djvu]]
* [[Livre:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu]]
Que faut-il faire {{clin}} ? [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 24 juin 2025 à 11:28 (UTC)
{{ping|Habertix}} Je m’en occupe, on va conserver le deuxième dont un texte est déjà transcrit --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:34 (UTC)
{{ping|Habertix}} {{fait}} --[[Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<span style="letter-spacing:0.2em; font-variant: small-caps; color:gray">Le ciel est par dessus le toit</span>]] [[Discussion_Utilisateur:Le ciel est par dessus le toit|<sup>Parloir</sup>]] 24 juin 2025 à 11:42 (UTC)
== Importer un livre déjà en PDF sur Commons ? ==
Bonjour,
J'essaie de me (re)mettre à Wikisource, et j'ai tout oublié de ma première expérience il y a une dizaine d'années.
Je voudrais éditer ce livre bilingue : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Indicazione_antiquaria_del_Pontificio_Museo_Pio-Clementino_in_Vaticano_(IA_indicazioneantiq00mass).pdf
Il se trouve qu'il est déjà en PDF, mais pas en djvu... Comment puis-je le créer sur Wikisource ?
J'en ai profité pour lui créer une entité Wikidata mais je ne suis pas bien sûre de la façon de tout lier https://www.wikidata.org/wiki/Q135196431
Toute aide est la bienvenue !
Merci d'avance [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 09:43 (UTC)
:Bonjour,
:Si le format djvu est préféré pour certains usages, le pdf est loin d'être interdit sur Wikisource. On peut donc créer l'index du livre à partir du fichier existant, ce que je viens de faire, vous le [[Livre:Indicazione antiquaria del Pontificio Museo Pio-Clementino in Vaticano (IA indicazioneantiq00mass).pdf|trouverez ici]]. Je l'ai relié à l'entité WD que vous avez créée. Pour le texte, si vous ne comptez pas publier la version italienne sur it.ws, vous pouvez vous contenter de transcrire la colonne en français de chaque page ; pas la peine de conserver l'italique, qui n'a pas grand sens dans une version monolingue. Je constate en ouvrant une page au hasard que l'OCR existant est très mauvais ; vous pouvez vous aider du bouton de transcription en haut à droite, en choisissant l'OCR de Google, pour récupérer une meilleure version brute comme base de travail. Si vous avez d'autres questions à divers stades du travail, n'hésitez pas à me solliciter, je me ferai un plaisir de vous aider autant que je pourrai. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 juillet 2025 à 12:46 (UTC)
::Merci beaucoup pour votre aide ! Je vais m'y mettre sans tarder ! [[Utilisateur:Peccadille|Peccadille]] ([[Discussion utilisateur:Peccadille|d]]) 3 juillet 2025 à 12:49 (UTC)
:::Bonsoir {{Notif|Peccadille}}, Quand vous devrez mettre en colonne, voici un exemple d’un modèle bilingue d’un texte : [[Histoire naturelle (trad. Littré)/II/Bilingue/110]]. Bonnes contributions ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC)
== Lien dans une table des nouvelles ==
Bonjour,
Comment est construite la table des nouvelles de [[Livre:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu]] (moitié droite de l'écran) ?
Pour L'ANGE, le numéro 215 est cliquable et emmène à la première page de la nouvelle ; pour LE VIEUX FERME-L’OEIL, le numéro 219 est le bon numéro de page, il est cliquable mais il mène à la page 217. De même "LE SANGLIER DE BRONZE . . . 239" mène à la page 237.
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:27 (UTC)
:C'est peut-être lié à [[#Téléchargement en doublon]] plus haut sur ce forum. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:31 (UTC)
::Il y avait une erreur dans les paramètres qui font le lien entre le numéro de page dans l'ouvrage et le numéro de page dans le fac-similé. Normalement j'ai corrigé. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 7 juillet 2025 à 17:43 (UTC)
:::Merci et j’ai compris que cette table n’était pas magique mais qu’elle était présente dans l’original. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]])
== Cas des traductions multiples. ==
Bonjour,
Sur [[Auteur:Hans_Christian_Andersen]], comment peut-on faire apparaître que Wikisource propose plusieurs traductions d'un même conte ? Et parfois avec de titres français différents ?
Cas à traiter (qui montre qu'un elfe peut donc être petit et vieux {{rire}}) :
* [[Contes d’Andersen/Une semaine du petit elfe Ferme-l’Œil]]
* [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/239 LE VIEUX FERME L'OEIL]
Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 7 juillet 2025 à 17:51 (UTC)
:Bonsoir {{Notif|Habertix}}
:Pour un texte d’une même langue, il faut créer une page similaire à ce que sont les pages d’homonymie de Wikipédia : exemple : [[L’Albatros]]. Wikisource repère que c’est une liste d’éditions. Quand on clique sur n’importe laquelle des éditions, une annonce se retrouve pour introduire l’édition : "Pour les autres éditions de ce texte, voir L'Albatros."
:Pour donner à cette page du contenu, il faut la lier à un élément Wikidata à créer ([[d:Q3201688]], pour notre exemple), et créer des éléments Wikidata pour chaque version, édition ou traduction, sur ce modèle : [[d:Q135233361]].
:Il y avait une autre méthode que je ne retrouve plus, mais celle-ci est la plus courante. Bonnes contributions à vous ! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 9 juillet 2025 à 22:00 (UTC)
::Bonsoir,
::Pour le cas spécifique des traductions, j'ajouterai à ces bons conseils l'exemple de [[Robinson Crusoé (Defoe)|Robinson Crusoé]], avec le modèle {{m|traductions}}, plus précis que {{m|éditions}}. Le choix du titre à retenir pour cette page d'homonymie quand les choix des traducteurs divergent est une question qui me tarabuste aussi depuis quelques jours, j'ai à la résoudre pour certaines nouvelles de Gogol et je ne me suis pas encore décidé. Il convient sans doute de privilégier le titre le plus courant (quand plusieurs traducteurs convergent), le plus populaire (une traduction est elle plus populaire que d'autres, donc le titre plus connu parmi les lecteurs ?) ou simplement celui de la première traduction publiée en français (mais qui est parfois loin d'être la meilleure...). Peut-être {{ping|Acélan}} qui publie sur WS pas mal de littérature traduite pourrait-il nous conseiller ? [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 9 juillet 2025 à 23:23 (UTC)
:::Bonjour @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]],
:::Je ne me rappelle pas avoir eu à trancher des cas complexes, mais j'aurais tendance à adopter le [[w:Principe de moindre surprise|principe de moindre surprise]], c'est-à-dire à retenir, pour la page utilisant le modèle {{m|traductions}} que préconise justement @[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]], le titre le plus familier au lecteur contemporain. Mais quand il s'agit de contes ou de nouvelles pas forcément connus, c'est assez difficile à trancher. Dans ce cas, je crois que je me référerais au titre original : ici, ''Ole Lukøje'' (non, je ne parle pas danois, j'ai mis un peu de temps à trouver), donc plutôt ''Le Vieux Ferme-l’Œil''. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 10 juillet 2025 à 07:00 (UTC)
::::Bonjour {{Notif|Susuman77}}
::::Heureusement que tu es là, la réponse s’en trouve peaufinée. Ce que je ne retrouvais plus étais sans doute {{m|traductions}}. Et avec le regard d’Acélan sur le titre à retenir, Habertix va désormais y trouver son compte. --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 10 juillet 2025 à 07:02 (UTC)
== Cas d'un conte absent de la Table du FS ==
Bonjour,
Que peut-on faire quand un conte est absent de la Table du FS ? Je l'ai ajouté en tant que coquille, voir [[Spécial:Diff/15228409]].
-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 21:18 (UTC)
:Bonsoir ! J'aurais fait exactement la même chose, ne vous inquiétez pas, c'est assez fréquent, notamment pour des éditions assez anciennes, que les éditeurs négligent la table des matières et que celle-ci se retrouve avec des coquilles plus abondantes que le corps du texte, voire des divisions manquantes, comme c'est le cas ici. Encore plus fréquent est le cas où l'éditeur néglige de faire figurer dans la TDM une introduction ou un avant-propos bien distincts du corps du texte. Le mieux dans ce cas est de corriger la table, comme on se permet de la créer quand elle manque tout à fait, soit avec le modèle {{m|corr}}, comme vous l'avez fait, soit avec des balises includeonly. Aucun souci donc ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 22:45 (UTC)
::Je fais pareil pour les numéros de page incorrects ?
::Comme pour le dernier conte de [[Page:Andersen_-_Nouveaux_Contes,_trad._Soldi.djvu/306]] qui est mentionné en page 292 (numéro de page pair) qui est une page vide et que le conte commence bien-sûr en page impaire. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 18 juillet 2025 à 23:04 (UTC).
:::Oui, j’avais oublié, c’est aussi une erreur très fréquente, {{m|corr}} est tout à fait adapté dans ce cas aussi, en mettant {{m|pli}} à l’intérieur pour la valeur correcte seulement. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 18 juillet 2025 à 23:19 (UTC)
J’ai corrigé les coquilles de numérotation.
J’ai des questions sur des détails, dont je ne sais si c’est l’orthographe de l’époque ou des coquilles.
* Que faire de "toute le monde" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/58|sur cette page]]), de "geôlier" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/59|ici]]), de "poëte" ([[Page:Andersen - Nouveaux Contes, trad. Soldi.djvu/52|ici]]) ? Correction silencieuse ou comme coquille ?
* [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/544|Dans cette page]], il y a un animal fabuleux écrit "basilique". Faut-il corriger en "basilic" ? Silencieusement ou comme coquille ?
* [[Page:Andersen - Les Souliers rouges, et autres contes, 1880.djvu/539|Ici]], il y a un "sopha". Faut-il corriger en "sofa" ?
* Et enfin [[Page:Andersen_-_Les_Souliers_rouges,_et_autres_contes,_1880.djvu/256|ici]], est-ce qu’on ajoute un deuxième r à "charette" ?
[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 19 juillet 2025 à 21:17 (UTC).
:Bonsoir ! Le mieux est de toujours rester prudent dans son approche des corrections. Ce n'est qu'avec l'expérience qu'on peut prendre la confiance et, parfois, se dispenser du modèle {{m|corr}} ; si vous apprenez encore, mieux vaut ne pas procéder à des corrections silencieuses qui pourraient s'avérer erronées et être plus difficile à débusquer à la relecture suivante.
:Le choix éditorial "par défaut" sur WS étant la correction des coquilles "au sens de l'époque de l'édition", il convient de rechercher quelle(s) graphie(s) étaient admises ou non à l'époque, en l'occurrence 1882. En préambule, allez voir [[w:Réforme de l'orthographe française de 1878]], vous y trouverez les principales différences orthographiques entre les éditions du {{s|xix}} et la pratique actuelle. ''Poëte'' est l'une des orthographes qui a changé alors. En 1882, peu de temps a passé, c'est normal de trouver des orthographes pré-réforme, ça peut aussi témoigner d'un certain archaïsme ou conservatisme de l'éditeur ; si vous décidez de le corriger, l'important est de le faire à chaque occurrence du mot, histoire d'être cohérent.
:Pour "toute le monde", coquille, donc {{m|corr}}.
:Pour les autres cas que vous citez, il faut aller chercher dans des dictionnaires, et aussi admettre que, surtout pour des mots rares ou fantastiques comme basilic, les auteurs (et traducteurs !) peuvent se permettre un peu de fantaisie qu'il serait dommage de censurer au profit de l'orthographe la plus courante aujourd'hui. Je ne corrigerais donc pas ''basilique'', d'autant que vu le contexte et l'emploi du masculin on ne peut pas à la lecture le confondre avec l'église.
:Les dictionnaires qui vous serviront le plus pour ces vérifications sont [https://www.littre.org le Littré], [https://www.dictionnaire-academie.fr/ les dictionnaires de l'Académie française] (surtout l'édition de 1878 pour ce qui vous concerne), mais le plus précieux est [https://www.cnrtl.fr/definition/ le TLF] (Trésor de la Langue française), qui recense énormément de variantes attestées au fil des siècles : cherchez le mot dans son orthographe courante, et ensuite la graphie douteuse dans la page obtenue : ainsi vous verrez que [https://www.cnrtl.fr/definition/sofa sopha] était une variante courante de ''sofa'', qu'il ne faut donc pas corriger ; [https://www.cnrtl.fr/definition/ge%C3%B4lier geôlier] semble par contre toujours écrit avec un accent, et [https://www.cnrtl.fr/definition/charrette charrette] avec deux ''r'', donc on corrige (avec {{m|corr}} toujours). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 19 juillet 2025 à 21:52 (UTC)
::Merci. [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 20 juillet 2025 à 16:04 (UTC)
== Italiques et césure de fin de page ==
Bonjour,
Comment faut-il coder ''Fantaisies sur la vie domes- tique'' à la fin de [[Page:Andersen - Livre d images - Minssen.djvu/66|cette page]] pour respecter les italiques et la césure ?
Par ailleurs, {{m|tiret}} [[WS:Scriptorium/Septembre_2018#Words_hyphenated_across_pages_in_Wikisource_are_now_joined_(simplification_de_la_césure_de_fin_de_page)|ne semble plus indispensable depuis septembre 2018]]. Est-ce que vous l'utilisez encore ? Faut-il simplifier [[Aide:Éditer un texte dans l’espace « Page »#Césure]] ?
-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 16 août 2025 à 12:14 (UTC)
:Bonjour,
:En effet, {{m|tiret}} n'est plus requis dans la plupart des cas ; la présence d'italiques est l'une des exceptions à cette simplification. Dans ce cas, la méthode indiquée dans la page d'aide que vous citez est la bonne ; en l'occurrence, sur la première page, codez ainsi : <nowiki>''Fantaisies sur la vie'' {{tiret|''domes''|tique}}</nowiki>, sur la seconde <nowiki>''{{tiret2|domes|tique}}''</nowiki>. Dans tous les cas, ce qui est transclus dans l'espace principal est le contenu de {{m|tiret2}}, c'est donc à celui-là qu'il importe d'être le plus attentif (cela impose aussi d'inclure dans les modèles les articles ou pronoms élidés qui précèdent le mot coupé, faute de quoi une espace apparaît à la transclusion après l'apostrophe). Les trois autres exceptions (peut-être en oublie-je encore) imposant l'emploi des modèles sont {{1o}} un mot composé où le tiret doit être conservé, auquel cas on code <nowiki>{{tiret|peut|-être}}</nowiki> et <nowiki>{{tiret2|peut-|être}}</nowiki> ; {{2o}} la présence de notes se suivant sur plusieurs pages avec une balise <nowiki><ref follow></nowiki> en fin de page après le tiret ; {{3o}} un sectionnement de l'une et/ou l'autre des deux pages concernées. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 16 août 2025 à 17:02 (UTC)
::{{Notif|Susuman77}} J'ai bien vu [[Spécial:diff/15275133|votre annulation]] et vous avez raison, ma proposition {{m|tiret|peut- | être}} fait apparaître deux tirets en mode page. Mais l'aide de {{m|tiret}} explique "Les modèles tiret et tiret2 doivent comporter exactement les mêmes lettres, dans les mêmes paramètres". <u>C'est une erreur, non ?</u>
::D'autre part (c'est un avis personnel), je trouve ce double tiret plutôt utile car en relecture en mode page, il permet de savoir que le tiret va être conservé ([[Page:Blaud_-_Histoire_du_dacus_de_l'olivier.djvu/49|comme j'ai fait ici]]).
::-- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 1 septembre 2025 à 19:37 (UTC)
:::Je ne saurais parler pour le créateur du modèle, mais cette phrase de la documentation me semble inexacte, ou en tout cas ne pas s'appliquer au cas particulier des mots composés, qui est détaillé dans la section "Exemples" plus bas. J'ai de toute façon l'impression que la transclusion se fait à partir du seul contenu de {{m|tiret2}}, le débat sur l'emplacement du tiret dans {{m|tiret}} est donc d'importance toute relative, et si procéder de la sorte vous aide dans la relecture, allez-y, puisque cela n'a aucune incidence dans l'espace principal. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 1 septembre 2025 à 21:13 (UTC)
== Partitions musicales sur Wikisource ==
Je viens de découvrir et admirer les partitions des chants du Barzaz Breiz, par exemple [[Page:Barzaz Breiz, huitième édition.djvu/642|DIOUGAN GWENC’HLAN]]; Avec quel outil cela est-il fabriqué ? Je vais avoir à importer des fragments de partition qui illustrent un texte de musicologie en projet. Suffit-il d'importer des images, ou y a-t-il mieux à faire ? [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 31 août 2025 à 12:40 (UTC)
:Comme vous le pouvez voir en regardant [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Barzaz_Breiz,_huiti%C3%A8me_%C3%A9dition.djvu/642&action=edit le code source] de cette page, on peut créer des partitions directement dans le wikicode. La syntaxe est expliquée sur [[w:Aide:Partitions|Aide:Partitions]]. Si cela vous paraît trop compliqué, vous pouvez aussi importer l'image elle-même, mais une vraie partition qu'on peut en plus écouter, c'est sympa... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 septembre 2025 à 08:12 (UTC)
::Remerciements pour les explications et encouragement. Je vais essayer. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 1 septembre 2025 à 09:40 (UTC)
Exemple :
<score sound="1">
\relative c' {
e16-.->a(b gis)a-.->c(d b)c-.->e(f dis)e-.->a(b a)
gis(b e)e,(gis b)b,(e gis)gis,(b e)e,(gis? b e)
}
</score>
== pourquoi je ne vois pas ma transcription correctement ==
bonjour, j'ai retranscrit le livre avec modification mais rien n'est pris en compte lorsque je regarde elle ne se voient pas. [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 2 septembre 2025 à 10:04 (UTC)
:Bonjour {{ping|Fabkervi}} et bienvenue sur Wikisource,
:Je ne sais pas répondre à votre question mais je crois que vous avez commencé un travail qui ne peut pas être conservé ici.
:Wikisource n'accepte que les textes sous licence libre, c'est-à-dire, grossièrement, les ouvrages publiés sous [[:wikipedia:Licence libre|licence libre]] et les ouvrages dont les auteurs sont morts depuis plus de 70 ans.
:Si j'ai bien compris vous travaillez sur {{gallica|bd6t510067273}}, un ouvrage publié il y a seulement une quarantaine d'années (1984) et qui n'est pas la reproduction d'un ouvrage plus ancien. Certes il est disponible sur Gallica et, selon sa fiche BnF {{BNF|365929764}}, il s'agit d'un auteur institutionnel (France. Ministère de l'Europe et des affaires étrangères. Direction des archives) mais je crois que cela ne suffit par pour considérer que cet ouvrage est sous licence libre ; surtout qu'il mentionne nominativement les collaborateurs ([https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t510067273/f21.item page 5]).
:D'autres bénévoles vont voir votre message et ils ne confirmeront peut-être pas mes craintes.
:Cordialement. -- [[Utilisateur:Habertix|Habertix]] ([[Discussion utilisateur:Habertix|d]]) 3 septembre 2025 à 19:53 (UTC)
::Oui, je crains que l'analyse de @[[Utilisateur:Habertix|Habertix]] soit juste et que l'ouvrage soit impossible à conserver sur WS. Si je me souviens bien (et gardant à l'esprit que ceci n'est nullement un avis légal), le fait qu'un texte soit publié par un acteur institutionnel ne retire nullement à son auteur ses droits, contrairement à ce qui peut se passer aux États-Unis par exemple. En l'espèce, l'ouvrage présent sur Gallica (où il est simplement marqué ''consultable en ligne'' et non ''domaine public'') n'a certes pas de mention de copyright, mais les auteurs/contributeurs sont listés, comme l'a relevé Habertix, et certaines parties de l'ouvrage sont même attribuées clairement à l'une d'entre eux. Dès lors, l'ouvrage pouvant être analysé comme une œuvre collective, il est protégé en droit français pour 70 ans après sa publication, donc jusqu'en 2054 ; les parties nommément attribuées à Mme Paulette Enjalran (1915-2004) pourraient même l'être au-delà, jusque 70 ans après son décès, donc 2074. Je ne puis donc que vous dissuader de consacrer plus d'efforts à un projet qui ne saurait prospérer ici... Si les archives diplomatiques vous intéressent, il y en a de nombreuses, plus anciennes et donc libres de droits, qui attendent encore d'être transcrites ! [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 3 septembre 2025 à 20:51 (UTC)
:::Merci pour votre réponse. J'ai trouvé la solution :D, j'ai tout effacé et recommencé merci à copilote :D [[Utilisateur:Fabkervi|Fabkervi]] ([[Discussion utilisateur:Fabkervi|d]]) 4 septembre 2025 à 09:53 (UTC)
::::Il n'y a pas de solution qui tienne puisque l'ouvrage est sous droits d'auteur. Je continue sur votre page de discussion. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 4 septembre 2025 à 10:06 (UTC)
== Modèle pour Mufi ==
Bonjour! À en.WS, il y a [https://en.wikisource.org/wiki/Template:Mufi Template:Mufi], qui me permet à incorporer des conventions orthographiques de manuscrits médièvals. Y a-t-il quelque chose d'équivalent içi à fr.WS? Si non, pourrait-on l'importer? Merci! [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 15 novembre 2025 à 17:32 (UTC)
:Voilà qui est intéressant. Ca permettrait de faire des <span style="font-style:Junicode">ↄƕŏẜes</span> bien curieuses, et même ceci<span style="font-style:Junicode">⁹</span> dont on parlait récemment sur le [[WS:S|Scriptorium]]. Il serait très facile d'intégrer ce modèle. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 novembre 2025 à 21:22 (UTC)
::Super! Y a-t-il un endroit pour demander l'import? Ou, ça suffit de le créer moi-même? Je préfère le laisser aux experts car j'aurais peur de casser quelque chose. [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 00:31 (UTC)
:::Voilà qui est fait : {{m|Mufi}}. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 novembre 2025 à 03:15 (UTC)
::::Merci :) [[Utilisateur:Kittycataclysm|Kittycataclysm]] ([[Discussion utilisateur:Kittycataclysm|d]]) 16 novembre 2025 à 03:56 (UTC)
== Guillemets dans le paragraphe suivant d’une réplique poursuivie par le même personnage ==
Bonjour, est-ce que dans une page de livre comme [[Page:Zola - Madame Sourdis, 1929.djvu/60|celle-ci]] faudrait-il mettre des guillemets dans le paragraphe du second dialogue (edit : une réplique) qui suit le dialogue précédent du même personnage, ou les remplacer par un tiret cadratin au début du second ? Je n’ai pas clairement compris le [[Aide:Guide typographique|guide typographique]] dans les sections « Guillemets » et « Tirets et trait d’union ». Merci d’avance pour vos réponses. --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 18:58 (UTC)
:Bonjour, oui, quand les dialogues sont marqués par des tirets seuls, et qu'une même réplique se poursuit sur plusieurs paragraphes, on emploie généralement des guillemets ouvrants à chaque paragraphe d'une même réplique. (L'usage existe encore dans les ouvrages actuels.)
:Vous pouvez donc rétablir la ponctuation du fac-similé dans votre transcription.
:Bonne suite de lecture ! [[Utilisateur:TlinaR|TlinaR]] ([[Discussion utilisateur:TlinaR|d]]) 16 novembre 2025 à 20:00 (UTC)
:@[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] Le tiret serait adapté si un nouveau personnage prenait la parole ; si c'est le même, les guillemets vont bien. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 16 novembre 2025 à 20:03 (UTC)
::Merci ! --[[Utilisateur:Anon38|Anon38]] ([[Discussion utilisateur:Anon38|d]]) 16 novembre 2025 à 20:12 (UTC)
== Les documents qu'on peut mettre sur Wikisource ==
Bonjour à tous !
Je suis KONATEYaya, wikimédien burkinabè. Actuellement, nous sommes en train de mener la campagne Wiki For Human Rights et j'aimerais mettre certains documents sur Wikisource. Voici les documents :
1. Loi N°039-2017/AN du 25 juin 2017 portant protection des defenseurs des droits humais au Burikina Faso
Auteur : Assemblée nationale du Burkina Faso
2017
2. Stratégie nationale de l'état civil au Burkina Faso
Auteur : Ministère de l'administration territoriale, de la decentralisation et de la sécurite
2012
3. Rapport sur l'état des droits des personnes agées au Burkina Faso
Auteur : Ministère de la justice et de la promotion des droits humains
sept.-11
4. Les droits de l'enfant
Auteur : issa Touré
2009, ISBN 9782844873903
5. Rapport synthèse des études de cas recurrents de violations des droits humains dans les 12 régions du Burkina Faso
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
2016
6. Feuille de route de prévention, de retrait et de réinsertion des enfants issus des sites d'orpallaige et des carrières artisanales (2015-2019)
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
août-15
7. Droits humains au Burkina Faso, Rapport 2010
Auteur : Mouvement Burkinabè des Droits de l'Homme et des Peuples (MBDHP)
2010, ISBN : 978-2-914707-58-10
8. Unité pédagogique sur l'éducation aux droits humains pour la formation initiale des enseignants du primaire
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
nov.-15
9. Observatoire national de prévention et de gestion des conflits communautaires (ONAPREGECC)
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
2015
10. Manuel sur l'approche basée sur les droits humains
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
déc.-15
11. Guide pour le traitement et le suivi desd cas de violation et d'atteinte aux droits humains
Auteur : Ministère de la justice, des droits humains et de la promotion civique
juil.-15
12. Politique nationale genre
Auteur : Premier ministère
juil.-09
Pouvons-nous mettre ces documents sur Wikisource ? [[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] ([[Discussion utilisateur:KONATEYaya226|d]]) 23 décembre 2025 à 12:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:KONATEYaya226|KONATEYaya226]] !
:Malheureusement, cela paraît impossible pour des raisons légales. En effet, la [https://www.wipo.int/wipolex/fr/legislation/details/19510 loi du Burkina Faso] relative à la propriété littéraire et artistique ne prévoit pas d'exceptions au droit d'auteur pour les publications officielles et gouvernementales : l'Etat et l'auteur, s'il est identifié, conservent leurs droits patrimoniaux ; ces droits courent jusque 70 ans après le décès de l'auteur ou après la publication s'il s'agit d'une œuvre anonyme ou collective. Ces règles sont similaires à celles qui s'appliquent dans la plupart des pays. Comme Wikisource ne peut publier que des textes appartenant au domaine public dans leur pays d'origine ou placés par leurs auteurs sous une licence libre, nous ne pourrons pas publier ces documents. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 23 décembre 2025 à 15:04 (UTC)
== problème avec <page index/> ==
Pourquoi [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué|cette page]] n'affiche pas le contenu de la page de l'indexe quand [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1|celle-ci]] le fait bien, trop lourd ?. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 12:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] J'ai modifié la syntaxe de transclusion, ça passe bien. Pour information, quand la page d'index affiche le sommaire, il faut indiquer, dans la page de transclusion, index=Sommaire, sans indiquer de page. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:02 (UTC)
::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Bien essayé mais c'était pas l'idée : une table des matières non incluse dans l'ouvrage initial pour chaque volume et une table des matières (pas plus présent dans l'ouvrage papier) général pour la collection, c'est ce que j'essayé de mettre en place (sûrement pas de la bonne manière) en liant la page 600 de l'index. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 13:29 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] OK, je n'avais pas compris ça. La syntaxe n'est pas top mais le problème n'est pas là, en effet. La page est effectivement trop lourde pour s'afficher. Je n'ai pas de solution : soit faire simplement un lien vers chaque volume, soit essayer d'alléger la page. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], qui vient de faire une proposition pour alléger les modèles de sommaire, aurait peut-être la solution ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 6 janvier 2026 à 13:48 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] j'avais une solution mais elle nécessite trop de modèles, la page ne pouvait pas tous les afficher, si tu as des conseils sur la synthaxe/apparence que devrait avoir la page, je suis prenant, je n'ai pas vraiment d'exemple, un cas similaire me suffirait, à copier j'entends. Si vous trouvez la solution concernant les sommaires, recontactez moi. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 14:43 (UTC)
::::::{{ping|Saumache|Acélan}} L’espace principal de Wikisource n’a pas été construit pour regrouper plusieurs sommaires mais plutôt pour reproduire un livre dans l’état où il se trouve afin de le rendre exportable en format ebook. Il suffit alors d’appuyer sur le bouton télécharger. Il faut savoir que tous les liens contenus dans le sommaire vont mener à la production d’un chapitre dont le contenu sera celui de la page cible. C’est la raison pour laquelle il est conseillé de limiter les liens à des pages de l’espace principal qui seront accessibles dans une liseuse. Quand on regroupe plusieurs œuvres d’un même auteur non seulement on finit par dépasser la taille qui nous est allouée mais on fragilise l’outil de téléchargement. Voilà le donc le contexte à considérer et les contraintes à respecter.
:::::: Maintenant comment procéder pour confectionner un sommaire général qui s’affichera au complet comme vous le souhaitiez au départ ?
::::::#D’abord s’assurer que la page ne sera pas exportable en englobant sont contenu dans un div avec class="ws-noexport" et aussi ajouter <nowiki>__DISAMBIG__</nowiki> en début de page pour éviter l’apparition du bouton Télécharger. Vous pourrez alors vous permettre quelques fantaisies sans compromettre la survie de ws-export.
::::::#Pour éviter de dépasser la limite de la taille d’inclusion des modèles vous pourriez aussi remplacer tous vos appels au modèle table par {{m|Table/css/prototype}}
::::::TOUTEFOIS : Je considère que ce que vous avez fait offrira un bien meilleur service car il permet plus rapidement d’accéder au contenu de chaque volume. Il vous suffirait de bloquer le téléchargement de la page [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué]] qui devra se faire un volume à la fois dans l’état actuel de l’outil d’exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 18:34 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]]
:::::::Merci pour cette réponse ! J'ai bien fait en sorte que le sommaire ne soit téléchargeable, et ai fait de même pour chaque volume. Reste que je trouve maintenant bien complexe au premier coup d'oeuil de tomber sur les différents textes entiers à télécharger (je viens de Wiktionary et n'avais pas la référentiel liseuse, ayant surtout en tête d'avoir des textes bien compartimentés et citables, mes excuses), il y a peut-être moyen de les rendre plus visibles, à vous de me dire (et si tout va en fait bien).
:::::::Questions à part:
:::::::* Comment peut-on relier différents volumes (sommaires) dans les headers? je n'ai réussi que pour les textes entiers.
:::::::* Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches, donnant lieu à un rendu parfois assez ridicule, à mon goût, voir le début [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 1/Texte entier|ici]].
:::::::* De même parfois un espace se trouve entre deux pages que je voudrais jointes par le bas de l'une et le haut de l'autre, voir [[Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué/Volume 4/Table|ici]] entre page 2 et 3.
:::::::[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 19:24 (UTC)
::::::::@[[Utilisateur:Saumache|Saumache]] Voici quelques précisions :
::::::::#Les seules pages qu’on doit rendre non exportables sont celles qui impliquent un travail trop lourd pour l’outil. On ne peut pas exporter les 14 volumes dans une seule opération et, comme ces volumes sont présents sur une page, on désactive le bouton sur cette page mais on doit pouvoir télécharger chacun des volumes séparément. C’est la mission première de l’espace principal. Merci de les réactiver sur la page de chaque volume.
::::::::#comment relier les volumes. Réponse : On ne peut pas le faire par le header quand header=sommaire. Vous pourriez ajouter au haut de la première page de chaque volume un lien vers tous les volumes. Comme ceci : <nowiki><includeonly><div class="ws-noexport">{{c|[[../Volume 1|Volume 1]] — [[../Volume 2|Volume 2]] — etc}} </div></includeonly></nowiki>. '''À placer dans la la section Épigraphe de la page index.'''
::::::::#Les pages dans le texte entier s'enchaînent sans tenir compte des pages blanches : à vous de prévoir un espacement minimal mais pas trop car il s’ajoutera à la page exportée et en pdf des marges sont déjà prévues. N-B Votre page de titre ne logera pas dans une page pdf A5. Mais quelqu’un pourra l’ajuster quand ws-export aura été ressuscité
::::::::#c’est corrigé margin:10% appliquait une marge en haut, à gauche, … Il fallait utiliser margin-left:
::::::::--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:39 (UTC)
:::::::::Les pages volumes ne faisant pas partie de l'ouvrage papier original et ne faisant office que de sommaires pour y tenir les liens vers sections et lettres, je pensais que ça n'aurait pas d'intêret pour un lecteur ailleurs que sur wikisource, je les ai d'ailleurs biens sûr exclus des textes entiers. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 20:49 (UTC)
::::::::::{{ping|Saumache}}Non ces pages sont essentielles pour pouvoir exporter chaque volume avec un découpage par chapitre ce que texte entier ne permet pas. Dans cette transcription j’ai noté aussi un problème de raccordement entre les pages disposées sur 2 colonnes. J’avais déjà proposé une [[Quelques considérations sur la cautérisation actuelle#17|solution]] sur ce [[Wikisource:Questions_techniques#Colonnes|forum]] si ça peut aider.--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 6 janvier 2026 à 20:58 (UTC)
:::::::::::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] OK c'est fait. Je ne comptais pas aller plus loin avec ce projet, j'ai régularisé tout ce que je pouvais régulariser, je reviendrai refaire une ou deux pages quand je citerai depuis le Wiktionary et mettrai main à la pâte si quelqu'un décide d'y remettre l'anarchie, autrement je laisse tout ça à d'autres. Je met le lien du forum [[Discussion Livre:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 1.djvu|ici]] au cas où quelqu'un tombe dessus. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 6 janvier 2026 à 21:08 (UTC)
== Remplacement d'un FS par un autre de meilleure qualité ==
J'ai entrepris l'édition de [[Lettres juives (éd. Paupie 1754)]], huit volumes. Les trois premiers volumes avaient été créés en 2007 et associés à un FS en 2017. J'ai entrepris le tome 4, mais le FS est de mauvaise qualité et l'OCR à la limite de l'inutilisable. J'ai trouvé un exemplaire d'excellente qualité sur Gallica, j'ai créé le .DJVU et je l'ai ajusté au découpage existant. Mais impossible de le mettre en ligne. Commons refuse le téléversement d'une nouvelle version parce que je n'ai pas créé le fichier. Je ne peux pas demander l'aide de celui qui l'a créé (Phe), il n'a plus contribué depuis 2016. Je n'ai pas pu le téléverser sur Wikisource parce qu'il existe déjà. L'idée de créer un autre fichier avec un nom un peu différent ne me parait pas satisfaisante. Je copie la couche texte du .DJVU page par page pour la coller à la place de l'OCR défectueux mais c'est désagréable et je suis privé des automatismes. Y a-t-il un moyen de téléverser le "bon" FS sur Commons ? Fichier : [[:File:Boyer d’Argens - Lettres juives, 1754, tome 4.djvu]]. Le fichier .DJVU a un volume de 43 Mo. Il peut être téléchargé à l'adresse https://www.swisstransfer.com/d/ad505c2b-98db-43a5-999f-669091f49d2d .
--[[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 10 janvier 2026 à 19:49 (UTC)
:{{bonjour|Narilora}}Il faut sans doute être membre du groupe utilisateurs-autoconfirmés sur Commons. Je pense que cela se fait automatiquement après un certain nombre de téléversement. Voir dans vos préférences. J’ai téléversé le fichier. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 janvier 2026 à 03:26 (UTC)
::Très efficace. Remerciements. Le wiki est donc une méritocratie. [[Utilisateur:Narilora|Narilora]] ([[Discussion utilisateur:Narilora|d]]) 11 janvier 2026 à 10:04 (UTC)
== cas particulier de <page index> ==
[[Lettre de Sévigné 687]] me pose un problème bien piquant, je dois sauter la section ## 688 ## de la page 435 (441) tout en affichant la fin de note de la lettre 687 qui apparaît en page 436 (442). Quelqu'un peut m'aiguiller ?
Le même soucis de devoir sauter la note de la lettre précédente pour [[Lettre de Sévigné 688]] s'impose donc. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 21:17 (UTC)
:Ah ! Mais oui vous venez de découvrir une petite faille dans prp. On peut la signaler mais qui sait quand ce sera corrigé. Je vous ai suggéré une façon de la contourner. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 janvier 2026 à 22:07 (UTC)
::Aïe on a dû intervenir en même temps, j'espère dans le même sens ;-) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 janvier 2026 à 22:11 (UTC)
:::Ingénieux ! Merci pour vôtre aide. [[Utilisateur:Saumache|Saumache]] ([[Discussion utilisateur:Saumache|d]]) 14 janvier 2026 à 23:28 (UTC)
== Cadre et texte à l'envers ==
Bonjour,
j'ai des soucis de mise en page pour ce texte de [[Claude Cahun]] et en particulier ces 2 pages :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/5
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cahun_-_Les_Paris_sont_ouverts,_1934.pdf/38
- Est-il possible de modifier l'épaisseur du cadre du modèle "Encadré", est-il possible de modifier la largeur du cadre, en % de la page par exemple?
(j'imagine que c'est gérable en utilisant un tableau avec une seule cellule, mais j’espérais une solution plus directe.
- Comment afficher le texte tête en bas? [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 23 février 2026 à 11:56 (UTC)
:@[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] Pour mettre le texte à l'envers, il y a le modèle {{m|rotation}}. Pour l'encadré, il faudrait modifier le modèle, mais ce n'est pas dans mes compétences. Peut-être {{ping|Denis Gagne52}} aurait-il une piste ? [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 12:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] @[[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]], Comme il fallait apporter plusieurs ajustements à l’encadré (largeur, épaisseur du cadre, centrage sur la page) en plus de la rotation du texte et de la diminution de l’interlignage, j’ai tout regroupé dans une seule commande. Je ne crois pas que ce résultat soit atteignable uniquement avec les modèles disponibles sur Wikisource. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 23 février 2026 à 15:45 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci pour la solution. Si le modèle n'est pas vraiment améliorable, tant pis, je ferai à nouveau appel à tes services {{clin}} [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 23 février 2026 à 21:25 (UTC)
::::Mais tout est améliorable ! Bientôt tu n’auras plus d’occasion pour faire appel à mes services. {{sourire}}. N’hésitez pas à reprendre les deux pages avec {{m|Encadré/début}}. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 24 février 2026 à 00:46 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]], @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] : merci à tous les 2 pour votre aide [[Utilisateur:Benoitdd|Benoitdd]] ([[Discussion utilisateur:Benoitdd|d]]) 24 février 2026 à 17:02 (UTC)
== Où est le clavier du grec ancien? ==
Bonjour, J'ai besoin de taper un mot en grec ancien dans une page d'Aulu-Gelle. Vous pourriez m'indiquer où on trouve ce clavier? Merci d'avance!
[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 31 mars 2026 à 08:24 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]], Vous pouvez le trouver tout en bas de la fenêtre d'édition, là où il y a un menu déroulant "Wiki et Wikisource" vous pouvez trouver aussi le grec ; il y a aussi tout en haut dans l'onglet "Caractères spéciaux" deux rubriques "Grec" et "Grec étendu" (avec les caractères accentués spécifiques au grec ancien), mais la séparation en deux rend peu pratique son emploi. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 31 mars 2026 à 09:14 (UTC)
::Bonjour et merci.
::J'ai trouvé, mais le clavier fourni ne correspond pas à mon clavier Azerty, du coup je ne trouve pas l'accès à l'accent aigu, dont j'ai besoin sur un alpha... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:14 (UTC)
:En fait, j'ai trouvé en testant tout le clavier. L'accent aigu était sous le ;
:Problème résolu pour cette page au moins... [[Utilisateur:ManuD1881|ManuD1881]] ([[Discussion utilisateur:ManuD1881|d]]) 1 avril 2026 à 16:21 (UTC)
== Traduction ==
Pour le poème Immortality de Clare Harner (en anglais: "Do not stand at my grave and weep..."), cité dans Wikisource et dans un article de la version anglaise de Wikipedia,je voudrais contribuer une traduction française que j'ai faite moi-même. Dites-moi comment faire. [[Utilisateur:Peterandreas 1972|Peterandreas 1972]] ([[Discussion utilisateur:Peterandreas 1972|d]]) 24 avril 2026 à 15:55 (UTC)
::Il faut que la traduction soit appuyée par un fac-similé. Voici un exemple : [[Livre:Teleny, or The Reverse of the Medal, t. I.djvu]]. Comme cette œuvre semble encore sous droit d’auteur, elle ne pourrait pas être déposée sur Commons ce qui explique pourquoi je ne l’ai pas trouvée non plus sur ws.en. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:42 (UTC)
== Template rule ==
Bonjour.
Je voudrais créer deux lignes sur toute la largeur de la page telles qu'elles apparaissent en dessous du titre du chapitre. – Cousturier_-_Des_inconnus_chez_moi,_1920.djvu/13 – J'ai trouvé le template rule : les deux lignes n'apparaissent pas !
Faut-il insérer ce style quelque part pour pouvoir l'utiliser ? Y-a-t-il un autre moyen pour créer ces deux lignes ?
Merci [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 6 mai 2026 à 23:01 (UTC)
::Les templates de ws.en ont habituellement des équivalents ici mais sous un nom différent. On a {{m|SéparateurDeTexte}} qui peut faire ce que vous recherchez. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|#008000|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 7 mai 2026 à 00:18 (UTC)
:::Merci. [[Utilisateur:Nobbfj|Nobbfj]] ([[Discussion utilisateur:Nobbfj|d]]) 8 mai 2026 à 21:06 (UTC)
== La commande corr bugue dans MathForm1 ==
Bonjour,
J'ai voulu corriger une coquille sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64
Mais ma correction ne donne pas le résultat graphique souhaité à l'écran :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/64&diff=prev&oldid=15793319
Comment signaler ce bug, s'il vous plaît ?
Ou si ce n'est pas un bug, comment faire la modification proprement ?
Après révérification, la modification ci-dessus est erronée.
On ne passe pas du nombre/type ordinal au nombre cardinal avec deux barres mais avec une seule.
Donc en fait l'erreur à corriger n'est pas page 64, mais page 63 :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/63&diff=prev&oldid=15793378
Mais la correction faite en deuxième illustre exactement le même bug de la commande corr dans MathForm1.
J'ai une autre correction de coquille avec un bug similaire:
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15793461
J'ai essayé deux syntaxes possibles,
mais aucune ne marche, et les deux donnent le même rendu visuel.
<nowiki>
{{nobr|{{corr|ν<sub>0</sub>ω|ν<sub>0</sub>.ω}}}}
{{corr|{{nobr|ν<sub>0</sub>ω}}|{{nobr|ν<sub>0</sub>.ω}}}}
</nowiki>
D'avance merci, amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 16 mai 2026 à 17:01 (UTC)
:@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Une modification a été apportée au modèle corr pour lui permettre de supporter ces expressions. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 16 mai 2026 à 21:16 (UTC)
::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Merci beaucoup pour cette correction rapide :). [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 17 mai 2026 à 05:25 (UTC)
::J'ai de nouveau le bug. Il y a eu une régression ou bien quelqu'un a revert vos modifications ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 22 mai 2026 à 12:47 (UTC)
:::J'avais signalé le problème dans le scriptorium. C'est réparé. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 22 mai 2026 à 14:05 (UTC)
:::Oui je vois qu’on a changé le comportement du modèle corr suite à mon intervention. Maintenant il affiche <nowiki>''m''<sub>1′</sub></nowiki> en info-bulle au lieu de m1'. Je ne suis pas certain que ce soit adapté à la clientèle qui ne connaît pas le langage html mais ce qui importe c’est d’obtenir un résultat qui s’affiche correctement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 22 mai 2026 à 15:42 (UTC)
== Comment revalider une page ? ==
Bonjour,
J'ai fait deux boulettes dans l'historique de cette page :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&action=history
On peut voir que j'avais passé la page en validée le 17,
car j'avais vu que le bug d'affichage sur ma correction du 16 était corrigée.
Mais j'ai vu que je n'avais pas fini de relire donc je l'ai annulée.
Sauf que maintenant que j'ai fini de bien relire et que j'ai corrigé deux coquilles de plus,
je ne peux plus mettre la page en "Validée",
le cercle vert n'apparaît plus.
Comment faire, s'il vous plaît ?
D'ailleurs, j'ai corrigé les deux coquilles en plus sans me connecter,
du coup c'est sur un compte anonyme.
Je m'en suis aperçu juste après et dans le même onglet, je me suis connecté.
Je pensais que cela remettrait automatiquement la contribution sur mon compte,
mais cela n'a pas été le cas.
Comment est-ce que je peux faire pour que ma contribution anonyme retourne sur mon compte, s'il vous plaît ?
D'avance merci, amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 06:08 (UTC)
:{{ping|SectionFinale}} [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66&diff=prev&oldid=15794539 Pour cette correction], vous n'étiez pas logué, donc vous ne pouvez pas marquer comme "corrigé" ou "validé". Oui, il faut qu'une autre personne valide les pages.
:Et pour les formules de math, il vaudrait mieux utiliser LaTex. Example en cours de correction : [[Livre:Riemann - Œuvres mathématiques, trad Laugel, 1898.djvu]]. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 18 mai 2026 à 09:56 (UTC)
::@[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] Effectivement en ayant déjà validé une fois, vous ne pourrez pas répéter l’opération. ElioPrrl qui a corrigé toutes ces pages étudiait alors en mathématique à un niveau assez avancé. Je pense qu’il n’utilisait pas Latex car il avait réalisé que le résultat s’exportait mal avec ws-export.
::Si un point était nécessaire entre v<sub>0</sub> et w, il aurait sûrement appliquer la correction. En algèbre classique, ab, a.b et a x b ne sont-ils pas équivalents, pourquoi un point est-il nécessaire ici ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 11:55 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Le point est nécessaire pour uniformiser.
:::Il y est avant.
:::Quand l'opération de multiplication des types ordinaux dans l'article 1 est introduite le point y est.
:::Quand elle est spécialisée en opération de multiplication des nombres ordinaux dans l'article 2 et dans les usages jusque là, le point y est aussi.
:::Il est donc logique de le garder.
:::J'ai un doctorat en informatique théorique, à la frontière avec les mathématiques discrètes.
:::Dans mes articles récents, je prends l'habitude d'utiliser le symbole de multiplication systématiquement.
:::Pour des notes la notation en mode "concaténation" est plus simple.
:::Mais pour une rédaction soignée, l'usage du symbole de l'opération binaire concernée (point, croix tournée, etc.) me semble mieux. Surtout que l'on est pas dans un contexte avec des formules à rallonge ou l'omettre fait gagner beaucoup de place. [[Spécial:Contributions/~2026-29838-34|~2026-29838-34]] ([[Discussion utilisateur:~2026-29838-34|discussion]]) 18 mai 2026 à 15:53 (UTC)
::::Pénible, j'ai répondu avec un compte temporaire.
::::Il faudrait vraiment qu'il y ait une action "Fusionner ce compte temporaire vers un compte existant".
::::Il me semblait qu'avant il y avait fusion automatique quand on se connectait dans la foulée de la modification. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 15:58 (UTC)
:::::Pour éviter d’avoir à vous authentifier à chaque fois simplement cocher la case Garder ma session active sinon ce sera votre adresse IP qui sera utilisée. Uniformisation permet de justifier la correction. J’ai validé votre page. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 18:56 (UTC)
::::::Merci. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 12:56 (UTC)
::J'étais logué avant de chercher à valider, la bonne explication est celle de Denis.
::À tout hasard, est-ce que vous auriez un avis sur ma remarque sur la page de discussion, s'il vous plaît ?
::https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/66 [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 18 mai 2026 à 18:23 (UTC)
:::Je vous suggère de poursuivre en utilisant le modèle corr et, comme cette situation se répète, vous pourriez en traiter sur la page de discussion de l’index et ainsi éviter à devoir le justifier à chaque fois. Voici un exemple sur cette [[Discussion Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|page de discussion]] et [[Livre:Un corsaire sous la Terreur.djvu|sur la page d’index]]. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 18 mai 2026 à 19:12 (UTC)
::::Merci, j'ai créé la page de discussion du livre. Et je vais peaufiner les choix éditoriaux, même si jusqu'à présent quasi tout est identique à l'original. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 19 mai 2026 à 13:20 (UTC)
== créer une nouvelle page ==
Bonjour, je suis nouvelle wikimedienne et dans le cadre d'un projet je souhaite publier plusieurs chartes médiévales avec transcription et traduction. Cependant je bloque dès la première étape : à quel endroit peut on créer une nouvelle page où on peut voir l’image à droite et le texte à gauche ? je ne trouve pas sur ma nouvelle page comment permettre cet affichage. De plus il me semble avoir vu sur des pages publiées un outil de transcription automatique, mais qui n’apparaît pas sur la page que j’ai créée ?
Merci d'avance [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 21 mai 2026 à 09:58 (UTC)
:{{ping|AD14-LS}} Bonjour, Il faut d'abord importer le document sur Commons, au format PDF ou DjVu. Je suppose que ces chartes sont dans le domaine public. Ensuite, il faut créer une page d'index qui correspond au fichier sur Commons. Voyez [[Aide:Conventions de nommages des œuvres]] pour le nom du fichier à adopter, et [[Aide:Espace « Livre »]] pour la page d'index. Cordialement, [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 21 mai 2026 à 10:33 (UTC)
::Merci pour les tips, je vais essayer avec des pdf plutôt que jpg pour voir !
::Je ne pensais pas qu'il fallait une page index même pour une page unique. [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 21 mai 2026 à 20:58 (UTC)
:@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] Comme la Charte que vous avez tenté d’intégrer repose sur une seule page en format jpg, vous pourriez aussi vous inspirez de cet exemple [[Livre:Riel - Lettre à Marguerite et ses enfants, 1885.jpg]] ou encore d’un parmi ceux-ci : [https://fr.wikisource.org/w/index.php?search=jpg&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche&profile=advanced&fulltext=1&ns112=1 liste d’index à partir d’un fichier jpg] [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 mai 2026 à 19:38 (UTC)
::Merci pour les modèles ! mais je ne suis pas sûre de comprendre comment inclure mon image pour qu'elle apparaisse comme vous, sur la droite ? [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 21 mai 2026 à 20:57 (UTC)
:::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] : Ce texte étant en latin, c'est dans le Wikisource latin qu'il devrait trouver sa place. Sinon, Pour avoir l'image « sur la droite » il faut faire un index (<code>Page:Charte dite de fondation de l'Abbaye-aux-Hommes. Archives du Calvados, H-1830.jpg</code> en français ou <code>Liber:''nom de fichier''</code> en latin), et éditer les pages de l'index. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 21 mai 2026 à 21:31 (UTC)
::::Bien vu et fort pertinent ! Cela m’avait échappé. Ici c’est avec le préfixe Livre: qu’on doit construire l’index et non Page: [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 22 mai 2026 à 15:35 (UTC)
:::::J'ai avancé, j'ai créé le livre (Livre:Charte de fondation de l'abbaye aux Hommes de Caen) et la page associée avec l'image en jpg (Page:Charte de fondation de l'abbaye aux Hommes de Caen), mais l'image est immense et ne s'affiche pas à droite, avec le texte à gauche. Je ne trouve pas comment faire pour changer cela. [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 11 juin 2026 à 12:05 (UTC)
::::::C'est un beau manuscrit [[Page:Charte dite de fondation de l'Abbaye-aux-Hommes. Archives du Calvados, H-1830.jpg]], de mon coté l'image s'affiche, mais c'est parfois capricieux.
::::::1. si il y a une traduction wikisourcienne, alors la version latine peut elle rester ? [[Wikisource:Traductions]]
::::::2. Je pense que les parallèle // ne sont pas utile, vous pouvez mettre tout en continue. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 11 juin 2026 à 14:03 (UTC)
:::::::Merci, elle s'affiche aussi de mon côté mais pas sur la droite ? [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 12 juin 2026 à 07:46 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] J’ai apporté les corrections au titre de la page et de l’index. Toutefois ce texte étant en latin, il ne doit pas se retrouver ici mais sur [https://la.wikisource.org/wiki/Pagina_prima Wikisource Latin ou Vicifons]. Vous aviez indiqué au départ : ''avec transcription et traduction''. Exceptionnellement on retrouve sur ws.fr un texte dans une autre langue que le français en autant qu’on l’accompagne d’une traduction en français mais une charte uniquement en latin doit d’abord se retrouver sur Vicifons avec un titre en latin. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 juin 2026 à 14:09 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] Finalement il vaudra mieux éviter le format jpg et produire un fac-similé en djvu ou en pdf. Ainsi il sera possible de transclure la page latine de ws.la dans la page correspondante de ws.fr en utilisant le modèle {{m|iwpage}}. Voir [[Page:Charte dite de fondation de l'Abbaye-aux-Hommes. Archives du Calvados, H-1830.djvu/1|le résultat obtenu]]. Comme il s’agit d’une abbaye située en France, je pense qu’il est préférable de conserver le titre en français. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 11 juin 2026 à 17:10 (UTC)
::::::::Le but est d'ajouter la traduction ensuite, c'est pourquoi je l'avais mis sur le wikisource français. [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 12 juin 2026 à 07:46 (UTC)
:::::::::@[[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] Oui je comprends. Les textes anciens à connotation religieuse occupent une place importante sur ws.fr et votre projet suscitera sûrement beaucoup d’intérêt. Je veux simplement vous proposer un mode opératoire qui respecte les règles et domaines de compétence. La transcription d’un texte latin doit obligatoirement se faire sur Vicifons sinon on risque de devoir la supprimer au premier signalement. À retenir :
:::::::::* La première étape consiste donc à compléter la transcription en latin et de faire passer le niveau de qualité au jaune pour permettre à un 2e contributeur de valider le tout.
:::::::::* Puis il faudra répéter l’opération ici pour la traduction.
:::::::::* Je vous informe qu’une traduction pourrait aussi se retrouver sur Wikibooks à titre de travail personnel mais, sur wikisource, on a l’avantage de la présenter en compagnie du fac-similé.
:::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 juin 2026 à 14:18 (UTC)
::::::::::Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour le mode opératoire. Je suggère de mettre quelque part le mode opératoire que tu proposes et qui pourrai être précieux à des contributeurs. Il pourrait étre soit sur le projet [[Wikisource:Traductions]] soit à mon avis mieux dans [[Aide:Traduction]]. Qu'en dis-tu ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 14 juin 2026 à 20:02 (UTC)
:::::::::::Merci pour les retours. en effet je veux bien le mode opératoire détaillé car je ne suis pas certaine de savoir comment faire toutes ces étapes. [[Utilisateur:AD14-LS|AD14-LS]] ([[Discussion utilisateur:AD14-LS|d]]) 15 juin 2026 à 06:10 (UTC)
== Problème d'alignement vertical avec ellipse ==
Bonjour,
Je suis en train de peaufiner la typographie d'une traduction de Cantor en mathématiques.
Page 38,
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/38
il y a des équations/formules telles que pour que le membre de gauche de l'égalité soit collé au signe égal à sa droite, le rédacteur de ces formules a utilisé "ellipse" avec "pos=d" :
<nowiki>
{{MathForm1|(7)|{{ell|η|η + η|pos=d}} <nowiki>=</nowiki> η{{corr||,}}|nobr=1|mt=1em|mb=0}}
</nowiki>
https://fr.wikisource.org/wiki/Mod%C3%A8le:Ellipse
Le problème c'est que du coup les caractères affichés avec ellipse sont plus bas que ceux affichés normalement dans le membre de droite de l'équation.
Comment résoudre proprement ce problème pour que l'affichage ne soit pas moche, s'il vous plaît ?
D'avance merci, amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 21 mai 2026 à 13:41 (UTC)
:Il n’y a rien de moche de mon côté. Avec ces deux modèles, {{m|MathForm1}} et {{m|ell}} on se retrouve tout de même avec une combinaison explosive soit du texte en position absolue à l’intérieur d’un tableau. J’ai apporté une modification susceptible d’améliorer la situation mais il faudra me le confirmer. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 mai 2026 à 19:16 (UTC)
::Merci beaucoup. J'utilise Firefox, possible que vous utilisiez un autre navigateur et que c'est pour ça que vous n'aviez pas le problème. En tout cas votre modification a bien corrigé le problème d'alignement vertical de mon côté. Problème réglé. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 21 mai 2026 à 20:24 (UTC)
:Je vous invite à poser vos questions sur le Scriptorium. Elles sont d’intérêt général et d’autres pourront intervenir. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 21 mai 2026 à 19:19 (UTC)
::Merci, je vais essayer d'y penser pour mes autres questions. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 21 mai 2026 à 20:24 (UTC)
== besoin d'aide pour téléchargement ==
Je n'arrive pas à télécharger des fichiers EPUBS (ni pdf) depuis wikisource. Ça met 5-10 min à charger puis j'ai une page de chargement "protégé avec Anubis" et ça finit avec une page "rror
This web service cannot be reached. Please contact a maintainer of this project." Merci de votre aide [[Utilisateur:Baxpk77|Baxpk77]] ([[Discussion utilisateur:Baxpk77|d]]) 16 juin 2026 à 15:25 (UTC)
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Page:Oeuvres de Saint Bernard, Tome 1, 1870.djvu/222
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Khardan
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{{c|Idee des Croisades. — Situation de la chrétienté d’Orient.|fs=90%}}
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Terre sainte ! Terre des misères humaines et
des divines miséricordes, je te salue ! Terre
prophétique, patrie de Dieu et de l’homme,
c’est toi maintenant qui appelles nos regards.
À ton seul nom, une irrésistible émotion nous
fait tressaillir, et les accents du chantre royal
retentissent au fond de notre âme : Ô Jérusalem,
si jamais je t’oublie, que ma langue se
dessèche, que ma droite soit mise en oubli !
Mais, pour parler dignement de Jérusalem,
il faut emprunter le langage de saint Bernard :
« Je te salue, Cité sainte, Cité du Fils de
Dieu, choisie et sanctifiée pour être la source
du salut ! Je te salue, demeure du grand Roi
d’où émanent les prodiges anciens et nouveaux
qui réjouissent le monde ! Souveraine
des nations, capitale des empires, métropole
des patriarches, mère des apôtres et des prophètes,
foyer primitif de notre foi, la gloire
et la bénédiction du peuple chrétien ! Je te
salue, terre de promission où coulaient autrefois
le lait et le miel en faveur de tes premiers
enfants, et qui as produit, pour les
siècles futurs, les aliments de la vie et les remèdes
de l’immortalité. Oui, Cité de Dieu,
de grandes choses ont été dites de toi<ref>S. Bern., ''ad Milites Templi'', p. 39</ref>. »
Jérusalem, quoique morte et pétrifiée, semble,
comme les ossements du prophète, avoir
conservé la vertu de ressusciter les morts qui
touchent à ses antiques dépouilles. Son nom,
à l’instar du nom de Dieu, d’où il tire son origine,
renferme une force cachée qui, à certains
intervalles, se manifeste au monde comme l’étincelle
électrique, et propage en tous lieux
une consommation sacrée ; et quand le monde
s’égare, ou s’épuise, ou s’endort mollement à
l’ombre de la mort, ce nom mystérieux le réveille ;
l’ange qui descend dans la piscine remue
les sources de la grâce, et ranime l’esprit
de vie dans les veines de l’humanité.
Il n’est pas de grande idée, pas de principe
initial, pas d’impulsion venant d’en-Haut, qui,
pour se répandre dans le monde, n’ait passé
par la Terre-Sainte. C’est là que jaillirent, au
commencement, les larmes et le sang de
l’homme coupable ; là reposent, sous la mon-
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Page:Chaudon, Delandine, Goigoux - Dictionnaire historique, tome 30.djvu/405
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Favete linguistis
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107<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Henne A. Wauters A. - Histoire de la ville de Bruxelles, tome 1, 1845.djvu/19
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|HISTOIRE|2}}</noinclude>d’Audenarde. Cette nation vaillante, fière, belliqueuse, était considérée comme la plus redoutable de la Belgique. Elle s’attribuait avec orgueil une origine germanique<ref>{{sc|Tacite}}, {{lang|la|''de Situ et moribus Germanorum''}}, [[Page:Tacite - Œuvres complètes, traduction Burnouf, 1863.djvu/666|{{lang|la|{{abr|cap.|capitulum}}{{lié}}28.}}]].</ref>, et, dans son amour de l’indépendance, méprisait les autres tribus de sa race dont les mœurs s’étaient adoucies par le commerce et les arts. Bien que les Nerviens possédassent des villes, assemblages de maisons de bois et d’argile, défendues par des haies et des fossés<ref>À cette époque remontent{{lié}}: {{sc|Nivelles}}, où l’on a retrouvé un pavé à plus de vingt pieds au-dessous du sol, preuve d’une grande antiquité ({{sc|Roulez}}, ''Mémoire sur les Campagnes de César en Belgique''){{lié}}; les localités appelées {{sc|Braine}}, nom tout celtique que paraît avoir porté la Senne{{lié}}; {{sc|Ysque}}, dont le nom était commun à deux villes de l’Angleterre fondées par les Bretons (Ysque des Silures, {{lang|la|''Isca Silurum''}}, aujourd’hui Carléon, et Ysque des Damnones, {{lang|la|''Isca Damnoniorum''}} ou Exeter){{lié}}; {{sc|Linniac}} OU {{sc|Lennick}}, {{abr|etc.|et cetera.}} </ref>, la civilisation, à l’époque de la conquête de César, n’avait encore fait chez eux que d’imperceptibles progrès. La culture du froment, la chasse, la pêche, l’élève des bestiaux, fournissaient largement à leurs besoins. Ils couvraient leurs membres robustes de tissus de laine, de lin ou de chanvre. Un chef suprême, dont la principale fonction était de commander au jour du combat, partageait le pouvoir avec un sénat nombreux<ref>{{sc|Cæsar}}, {{lang|la|''{{abr|Bell. Gall.|Bellum Gallicum}}'', {{abr|lib.|liber}}{{lié}}{{rom-maj|II}}, {{abr|c.|capitulum}}{{lié}}28.}} —{{lié}}{{sc|Tite-Live}}, {{lang|la|''{{abr|Epitom.|Epitome}}'', {{abr|c.|capitulum}}{{lié}}4.}} —{{lié}}{{sc|Plutarque}},{{lang|la|in {{abr|Cæs.|Cæsarius}}, {{abr|p.|pagina}}{{lié}}718.}}</ref>.
Un tel peuple ne pouvait se soumettre de plein gré au joug de Rome{{lié}}; les Nerviens se coalisèrent avec les Atrébates et les Vermandures<ref>Peuples de l’Artois et du Vermandois.</ref>, et, après avoir conduit leurs familles et leurs troupeaux dans des lieux défendus par des bois et des marais<ref>{{lang|la|Quo propter paludes aditus non esset. {{sc|Cæsar}}, {{abr|L.|Liber}}{{lié}}{{rom-maj|II}}, {{abr|c.|capitulum}}{{lié}}16.}} —{{lié}}Les écrivains de l’antiquité ne désignent pas ces lieux d’une manière précise, mais nulle localité de la Nervie ne convenait mieux pour servir de refuge à une nombreuse population que les hauteurs de Bruxelles, Evere, {{sic2|Saventhem}} et Campenhout, couvertes de trois côtés par de grands cours d’eau, et au sud par une forêt impénétrable. Voyez {{sc|Marchal}}, ''Introduction au Guide dans Bruxelles'', par Collin de Plancy, {{abr|p.|page}}{{lié}}16 et 17.</ref>, ils marchèrent fièrement aux Romains. La fortune et le génie de César, que leur indomptable courage contre-balança un instant, l’emportèrent, et la nation nervienne, anéantie à Presles (56{{lié}}ans {{av. J.-C.}}), ne se releva jamais de ce désastre. Cette grande calamité ne put néanmoins étouffer sa passion pour l’indépendance. Trois ans après on vit les Nerviens et les Aduatiques s’unir à Ambiorix,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/352
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
{{t3|I. NOTES EXPLICATIVES.}}
<section begin="NotesExplicativesVol1"/>Après le titre dont on a vu la reproduction en tête de ce volume, titre tracé sur
une page de papier d’emballage, nous trouvons<ref>''Manuscrit''.</ref> une double feuille de papier bleu
sombre sur laquelle Victor Hugo, rangeant ses manuscrits au moment de rentrer en
France, a inscrit :
Choses dictées par moi ou copiées sur mon manuscrit. (Inédites. À revoir.)
{{c|14 août 1870}}
{{c|Des pièces pour ''Toute la lyre''.}}
{{séparateur|m=1em}}
Sur la même page, mais dans un autre sens :
{{gauche|Rouleau contenant des copies. — Vers et prose.|8em}}
{{gauche|Choses toutes inédites.|8em}}
{{séparateur|m=1em}}
Et au verso de la double page nous lisons :
{{gauche|Il y a 21 rouleaux de manuscrits inédits|10em}}
{{gauche|Plus 6 albums de voyage.|10em}}
{{séparateur|m=1em}}
Plusieurs titres et notes nous aideront à expliquer dans l’historique la formation
de ''Toute la lyre''.
En tête des brouillons qui suivent les poésies inédites dans le volume : ''Reliquat'',
nous lisons deux ébauches d’un plan de la pièce placée avant la première corde ; ce
plan n’a pas été suivi, il est biffé ; la deuxième page contient deux notes prises,
l’une en vue d’un discours sur l’amnistie (1876), l’autre sur la situation politique ;
nous reproduisons intégralement cette page :
Le soir et le jour parlent au poëte.
{{c|LE SOIR.|fs=90%}}
<poem>
::::::::Aie une muse belluaire,
::::::::Sinon tu seras dévoré.
::::::::{{t|''Au besoin, prends-nous<ref>Les variantes et les vers en ''italiques'' sont rayés dans le manuscrit.</ref>''|80}}
::::::::Sois spectre, et prends-nous pour suaire,
::::::::Moi l’étoilé, lui l’azuré.
::::::::Il est la clarté, je suis l’ombre ;
::::::::Ces deux linceuls vont à l’esprit.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/353
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
Dans l’autre sens de la page, une autre ébauche, plus sommaire encore :
{{Poem|
Puisque tu vas parmi les hommes,
Nous te parlons, je suis le soir,
Il est le jour, tous deux nous sommes
Moi plein d’azur, lui plein d’espoir.
}}
Voici les notes en prose :
{{MM.}} que vous dirai-je ? nous sommes tous coupables. Moi qui vous parle, je me
sens solidaire de toutes ces actions terribles. Elles me font horreur, car elles pèsent
sur moi. Je veux l’effacement. Je veux l’oubli.
La guerre civile ne sait pas ce qu’elle fait.
{{séparateur|m=1em}}
N’ayons pas de roi, mais si notre<ref>Un mot illisible.</ref> est d’avoir un roi, ''{{lang|la|Sylvæ sustentabant organa}}'',
je veux, non pour moi qui rentrerai immédiatement en exil pour y mourir, mais
pour la France qui a le droit d’être toujours grande, je veux qu’il descende de
Bovines<ref>Conforme au manuscrit.</ref> et non de Sedan.
{{t4|I}}
{{t5|I. ''LES NUAGES VOLAIENT DANS LA LUEUR HAGARDE…''|align=left|ml=4em}}
Sous la date, trois lignes semblent faire prévoir une suite :
<poem>
:::Oh ! dis-je, obsessions, pourquoi revenez-vous ?
:::— Que me voulez-vous ?
:::Fantômes du passé, religions terribles.
</poem>
{{t5|IV. BOURGEOIS PARLANT DE JÉSUS-CHRIST.|align=left|ml=4em}}
Ce manuscrit, non daté, est une mise au net. En voici le brouillon<ref>Reliquat (Brouillons).</ref> tracé moitié
au crayon, moitié à l’encre, au verso d’une invitation à un bal donné par l’association des comptables, en octobre 1874<ref>''Ibid''.</ref> :
<poem>
:::Il n’aimait pas les gens tenant boutique.
:::— On dit qu’on voit sa croix avec les clous en Grèce.
:::— Mais on la voit de même à Rome avec les clous.
:::— Tout ce qu’on dit de lui prouve un homme très doux.
:::— Quel malheur qu’il se soit mêlé de politique !
:::::L’aveugle — Eh bien ! et le paralytique !
</poem>
{{séparateur|m=1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Italique
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Dans l’autre sens de la page, une autre ébauche, plus sommaire encore :
{{Poem|
Puisque tu vas parmi les hommes,
Nous te parlons, je suis le soir,
Il est le jour, tous deux nous sommes
Moi plein d’azur, lui plein d’espoir.
}}
Voici les notes en prose :
{{MM.}} que vous dirai-je ? nous sommes tous coupables. Moi qui vous parle, je me
sens solidaire de toutes ces actions terribles. Elles me font horreur, car elles pèsent
sur moi. Je veux l’effacement. Je veux l’oubli.
La guerre civile ne sait pas ce qu’elle fait.
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N’ayons pas de roi, mais si notre<ref>Un mot illisible.</ref> est d’avoir un roi, ''{{lang|la|Sylvæ sustentabant organa}}'',
je veux, non pour moi qui rentrerai immédiatement en exil pour y mourir, mais
pour la France qui a le droit d’être toujours grande, je veux qu’il descende de
Bovines<ref>Conforme au manuscrit.</ref> et non de Sedan.
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{{t5|I. ''LES NUAGES VOLAIENT DANS LA LUEUR HAGARDE…''|align=left|ml=4em}}
Sous la date, trois lignes semblent faire prévoir une suite :
<poem>
:::Oh ! dis-je, obsessions, pourquoi revenez-vous ?
:::— Que me voulez-vous ?
:::Fantômes du passé, religions terribles.
</poem>
{{t5|IV. BOURGEOIS PARLANT DE JÉSUS-CHRIST.|align=left|ml=4em}}
Ce manuscrit, non daté, est une mise au net. En voici le brouillon<ref>''Reliquat'' (Brouillons).</ref> tracé moitié
au crayon, moitié à l’encre, au verso d’une invitation à un bal donné par l’association des comptables, en octobre 1874<ref>''Ibid''.</ref> :
<poem>
:::Il n’aimait pas les gens tenant boutique.
:::— On dit qu’on voit sa croix avec les clous en Grèce.
:::— Mais on la voit de même à Rome avec les clous.
:::— Tout ce qu’on dit de lui prouve un homme très doux.
:::— Quel malheur qu’il se soit mêlé de politique !
:::::L’aveugle — Eh bien ! et le paralytique !
</poem>
{{séparateur|m=1em}}<noinclude>
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Page:Revue des Deux Mondes - 1846 - tome 15.djvu/807
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Berniepyt" />{{nr||BRIOLAN.|801}}</noinclude><nowiki />
— J’en étais sûre, dit-elle, on pouvait conjurer contre lui l’ombre qui tue.
Alors elle appela des domestiques, qui arrivèrent avec des flambeaux pour rallumer les candélabres.
Pour Ottilia, Sylvanire, Lucie et lady Mac-Morth elle-même, les premières, les plus faibles clartés dont s’était éclairé le salon avaient fait évanouir le fantôme. Les valets n’étaient pas eocore entrés que l’éclat précurseur de leurs flambeaux avait déjà rendu invisibles la morte et son enfant ; mais, au milieu du monde et des lumières, don José de Temera semblait voir encore l’effrayant fantôme de la Madillez.
— Don José, lui dit lady Mac-Morth, pour nous l’apparition est évanouie ; mais, pour vous, elle existe et existera toujours. Ouverts ou fermés, dans le jour ou dans les ténèbres, dans la solitude ou parmi les hommes, vos yeux verront éternellement cette femme morte et l’enfant mort. C’est un mal, et un terrible mal, que vous envoie le ciel, mais un mal qui a torturé déjà bien des créatures humaines. Combien en ont souffert et en sont morts, traités de fous par leur famille, leurs amis et leurs médecins, qui disaient : — Il est là, je le vois, il me regarde, le fantôme ! le fantôme ! — Ce n’étaient point des fous, don José.
Un mois s’était à peine écoulé depuis cette soirée, et, au milieu de l’île, sous un grand arbre qui semble tout pénétré d’une romanesque douleur, on ensevelissait le pauvre Temera. Il avait pâli, maigri, et enfin il était mort. L’ombre qui tue l’avait tué.
Ce récit achevé, Mafré garda un moment le silence pour laisser sans doute à ses auditeurs le temps de faire leurs observations.
— J’ai toujours eu du penchant, dit Saladin, à croire, comme lady Mac-Morth, que les gens qui se plaignent de voir des fantômes en voient bien réellement ; mais, de par Dieu ! si on lâchait contre moi un spectre, je voudrais en avoir raison. S’il me regardait, je le regarderais. Je trouve qu’il y a de la faiblesse à se laisser tuer par l’ombre qui tue.
Puis l’honnête gentilhomme ajouta, par une réflexion que venait de lui suggérer son esprit inébranlable de courtoisie :
— Par malheur, c’était une ombre de femme. Oh ! le pauvre don José !
— Eh bien ! je crois, moi, fit Mafré en partant d’un éclat de rire, et même je suis sûr, mon cher Saladin, qu’il n’y avait point d’ombre dans tout cela. Il y avait une vengeance de femme, ce qui est suffisamment terrible. Lady Mac-Morth a empoisonné le pauvre Temera, et elle est bien aise de me faire croire qu’elle a des moyens surnaturels pour expédier dans l’autre monde ses amans.
— Moi, dit alors Narille, je crois très fermement à l’ombre de la Madillez ; nous en voyons, par Dieu ! bien d’autres dans nos vieux châteaux !<noinclude>
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Reprendre doucement son mari dans ses erreurs,]]
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Liste d'auteurs de romans policiers ou romans noirs.
alias: Autres pseudonymes utilisés
== A==
* Edward Sidney '''Aarons''' (alias: Edward Ronns, Paul Ayres) {{Utilisateur:Khardan/DP|1975}} (1916-1975 — USA) [[:w:fr:Edward S. Aarons|☛ (fr) Wikipédia]]
* José Javier '''Abasolo''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2022}} (1957-2022 — ESP) [[:w:fr:José Javier Abasolo|☛ (fr) Wikipédia]]
* Anthony '''Abbott''' (pseud. de Charles Fulton Oursler) {{Utilisateur:Khardan/DP|1952}} (1893-1952 — USA)
* Achmed '''Abdullah''' (pseud. d'Alexander Nicholayevitch Romanoff, autres alias: A. A. Nadir, John Hamilton) {{Utilisateur:Khardan/DP|1945}} (1881-1945 — GBR) [[:w:en:Achmed Abdullah|☛ (en) Wikipédia]]
* Chingiz '''Abdullayev''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1959- — AZE) [[:w:fr:Chingiz Abdullayev|☛ (fr) Wikipédia]]
* Éliette '''Abécassis''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1969- — FRA) [[:w:fr:Éliette Abécassis|☛ (fr) Wikipédia]]
* Barbara '''Abel''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1969- — BEL) [[:w:fr:Barbara Abel|☛ (fr) Wikipédia]]
* Alex '''Abella''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1950- — USA) [[:w:fr:Alex Abella|☛ (fr) Wikipédia]]
* Keith '''Ablow''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1961-- — USA) [[:w:fr:Keith Ablow|☛ (fr) Wikipédia]]
* Edward Campion '''Acheson''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1966}} (1902-1966 — GBR) [[:w:en:Edward Campion Acheson|☛ (en) Wikipédia]]
* Arkady '''Adamov''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1991}} (1920-1991 — RUS)
* Cleve Franklin '''Adams''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1949}} (1884-1949 — USA) [[:w:fr:Cleve Franklin Adams|☛ (fr) Wikipédia]]
* Douglas '''Adams''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2001}} (1952-2001 — GBR) [[:w:fr:Douglas Adams|☛ (fr) Wikipédia]]
* Harold '''Adams''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2014}} (1923-2014 — USA) [[:w:fr:Harold Adams|☛ (fr) Wikipédia]]
* Herbert '''Adams''' (alias: Jonathan Gray) {{Utilisateur:Khardan/DP|1958}} (1874-1958 — USA) [[:w:fr:Herbert Adams|☛ (fr) Wikipédia]]
* Thomas '''Adcock''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1947- — GBR) [[:w:fr:Thomas Adcock|☛ (fr) Wikipédia]]
* Samuel Hopkins '''Adams''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1958}} (1871-1958 — USA)
* Alain Dreux Galloux '''A. D. G.''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2004}} (1947-2004 — FRA)
* Marc '''Agapit''' (pseud. d'Adrien Sobra){{Utilisateur:Khardan/DP|1985}} (1897-1985 — FRA)
* [[Auteur:Jean d’Agraives|Jean '''d'Agraives''']] (pseud. de Frédéric Causse) {{Utilisateur:Khardan/DP|1951}} (1892-1951 — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} L’Aviateur de Bonaparte (1926)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Virus 34 (1930)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Du Sang sur l’étrave (1938)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Empreintes sur le vase (1938)
</poem>
* [[Auteur:Gustave Aimard|Gustave '''Aimard''']] {{Utilisateur:Khardan/DP|1883}} (1818-1883 — FRA)
<poem>
{{Coloré|yellow|▮}} [[Les Peaux-Rouges de Paris (Aimard)|Les Peaux-rouges de Paris (1888)]]
</poem>
* Catherine '''Aird''' (pseud. de Kinn Hamilton McIntosh) {{Utilisateur:Khardan/DP|2024}} (1930-2024 — GBR)
* Rennie '''Airth''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2025}} (1935-2025 — USA)
* Mouloud '''Akkouche''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1962- — FRA)
* Boris '''Akounine''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1956- — RUS)
* Pedro Antonio de '''Alarcón''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1891}} (1833-1891 — ESP)
* Jean-Pierre '''Alaux''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2020}} (1955-2020 — FRA)
* Noël '''Balen''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2020}} (1959-2020 — FRA)
* Marvin '''Albert''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1996}} (1924-1996 — USA)
* '''Albert-Jean''' (pseud. de Capestan) {{Utilisateur:Khardan/DP|1975}} (1892-1975 — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Singe (1925)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Crime à Berlin (1933)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Rendez-vous des Carpathes (1945)
</poem>
* Martha '''Albrand''' (pseud. de Heidi Huberta Freydi) {{Utilisateur:Khardan/DP|1981}} (1914-1981 — USA)
* Jean-Pierre '''Alem''' (pseud. de Jean-Pierre Callot) {{Utilisateur:Khardan/DP|1995}} (1912-1995 — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Sourde (1946)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Cartes sur tables (1959)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Crocodile dans l'escalier (1967)
</poem>
* Bruce '''Alexander''' (pseud. de Bruce Cook) {{Utilisateur:Khardan/DP|2003}} (1932-2003 — USA)
* David '''Alexander''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1973}} (1907-1973 — USA)
* Alice '''Alexandre''' {{Utilisateur:Khardan/DP|?}} (- — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Meurtre du poète (1936)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Lac aux cygnes (1937)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Un crime dans l'ascenseur (1937)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Œil du maître (1938)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Stradivarius (1945)
</poem>
* Marcel '''Allain''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1969}} (1885-1969 — FRA)
* Ted '''Allbeury''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2005}} (1917-2005 — GBR)
* Michael '''Allegretto''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1944- — USA)
* Grant '''Allen''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1899}} (1848-1899 — GBR)
* Margery '''Allingham''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1966}} (1904-1966 — GBR)
* Karin '''Alvtegen''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1965- — SWE)
* Eric '''Ambler''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1998}} (1909-1998 — GBR)
* David '''Ambrose''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1943- — USA)
* Michel '''Amelin''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1955- — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Jardins du casino (1989)
</poem>
* Jacques-Pierre '''Amette''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1943- — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Exit (1981, alias: ''Paul Clément'')
{{Coloré|lightgrey|▮}} Je tue à la campagne (1982, alias: ''Paul Clément'')
{{Coloré|lightgrey|▮}} Enquête d’hiver (1985)
</poem>
* Jean '''Amila''' (pseud. de Jean Meckert) {{Utilisateur:Khardan/DP|1995}} (1910-1995 — FRA)
* Kingsley '''Amis''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1995}} (1922-1995 — GBR)
* Claude '''Amoz''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1955- — FRA) [[:w:fr:Claude Amoz|☛ (fr) Wikipédia]]
* Roberto '''Ampuero''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1953- — CHL)
* Kent '''Anderson''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1945- — USA) [[:w:fr:Kent Anderson|☛ (fr) Wikipédia]]
* Paul '''Andréota''' (alias: ''Paul Vance'') {{Utilisateur:Khardan/DP|2017}} (1917-2007 — FRA) [[:w:fr:Paul Andréota|☛ (fr) Wikipédia]]
* Jean-Pierre '''Andrevon''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1937- — FRA) [[:w:fr:Jean-Pierre Andrevon|☛ (fr) Wikipédia]]
* Emil '''Anton''' (pseud. de Jeanne Fage-Antonelli et Émile Debard) {{Utilisateur:Khardan/DP|1992}} (Fage-Antonelli 1904-1992 — FRA / Émile Debard 1895-1976 — FRA) [[:w:fr:Emil Anton|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Mort qui rit (1952)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Vous avez perdu, commissaire (1955)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La « Rousse » est de sortie (1959)
{{Coloré|lightgrey|▮}} À bout portant (1961)
</poem>
* Peter '''Antony''' (pseud. de Peter Shaffer et Anthony Shaffer) {{Utilisateur:Khardan/DP|2016}} (Peter 1926-2016 — GBR / Anthony 1926-2001 — GBR) [[:w:fr:Peter Shaffer|☛ (fr) Wikipédia]] et [[:w:fr:Anthony Shaffer|☛ (fr) Wikipédia]]
* Pierre '''Anzin''' (pseud. de Pierre de Lescure) {{Utilisateur:Khardan/DP|1963}} (1891-1963 — FRA) [[:w:fr:Pierre de Lescure|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Chapeau sur l’étang (1935)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Trois baignoires (1935)
</poem>
* Pierre '''Apestéguy''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1972}} (1912-1972 — FRA) [[:w:fr:Pierre Apestéguy|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Dame d'onze heures (1938)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Roi des sables (1939)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Griffe du chat (1957)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Chat au clair de lune (1957)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Série Vénus (1963-1965) : Les Jeux de Vénus — Vénus et le chien secret — Vénus au Texas — Une fusée pour Vénus — Vénus flirte avec la mort — Les Hold-up de Vénus — Ici Radio-Vénus — Vénus au Danemark — Vénus retombe dans le hold-up
{{Coloré|lightgrey|▮}} Une sonnerie dans l'ombre (1943, alias: ''Franck Marchal'')
{{Coloré|lightgrey|▮}} série des Nathalie (1956-1959, alias: ''Franck Marchal'')
</poem>
* [[Auteur:Guillaume Apollinaire|Guillaume '''Apollinaire''']] (pseud. de Wilhelm Apollinaris de Kostrowitzky) {{Utilisateur:Khardan/DP|1918}} (1880-1918 — FRA) [[:w:fr:Guillaume Apollinaire|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Matelot d'Amsterdam (1910)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Disparition d'Honoré Subrac (1910)
</poem>
* William Thomas '''Ard''' (alias: Ben Kerr, Thomas Wills, Mike Moran) {{Utilisateur:Khardan/DP|1960}} (1922-1960 — USA) [[:w:fr:William Ard|☛ (fr) Wikipédia]]
* Jakob '''Arjouni''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2013}} (1964-2013 — GER) [[:w:fr:Jakob Arjouni|☛ (fr) Wikipédia]]
* Catherine '''Arley''' (pseud. de Pierrette Pernot) {{Utilisateur:Khardan/DP|2016}} (1924-2016 — FRA) [[:w:fr:Catherine Arley|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Tu vas mourir (1953)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Femme de paille (1954)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Vingt millions et une sardine (1971)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Talion (1971)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Pique-feu (1971)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Fait du prince (1972)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Cesse de pleurer, Melfy ! (1972)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Duel au premier sang (1972)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Baie des trépassés/Les Beaux Messieurs font comme ça (1967)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Oublie-moi Charlotte (1973)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Robinson-Cruauté (1974)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Valets d'épée (1974)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Galette des rois (1975)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Garde meurt (1975)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Armures de sable (1976)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Bête à en mourir (1976)
{{Coloré|lightgrey|▮}} A tête reposée (1976)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Banque des morts (1977)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Enfer, pourquoi pas ! (1978)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Homme de craie (1980)
{{Coloré|lightgrey|▮}} À cloche-coeur (1981)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Ogresse (1981)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Une femme piégée (1982)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Battant et la Cloche (1982)
{{Coloré|lightgrey|▮}} En cinq sets (1990)
</poem>
* Dominique '''Arly''' (pseud. de Constant Pettex) {{Utilisateur:Khardan/DP|2009}} (1915-2009 — FRA) [[:w:fr:Dominique Arly|☛ (fr) Wikipédia]]
* Charlotte '''Armstrong''' (pseud. de Charlotte Armstrong Lewi) {{Utilisateur:Khardan/DP|1969}} (1909-1969 — USA) [[:w:fr:Charlotte Armstrong|☛ (fr) Wikipédia]]
* Frank '''Arnau''' (pseud. de Heinrich Schmitt) {{Utilisateur:Khardan/DP|1976}} (1894-1976 — AUT) [[:w:fr:Frank Arnau|☛ (fr) Wikipédia]]
* Georges Jean '''Arnaud''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2020}} (1928-2020 — FRA) [[:w:fr:Georges-Jean Arnaud|☛ (fr) Wikipédia]]
* Marc '''Arno''' (pseud. de Jean-Pierre Bernier, alias: Paul Orney, Yves Sinclair) {{Utilisateur:Khardan/DP|2008}} (1937-2018 — FRA) [[:w:fr:Marc Arno|☛ (fr) Wikipédia]]
* Jake '''Arnott''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1961- — GBR) [[:w:fr:Jake Arnott|☛ (fr) Wikipédia]]
* Alexandre '''Arnoux''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1973}} (1884-1973 — FRA) [[:w:fr:Alexandre Arnoux|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Rêveries d'un policier amateur (1945)
</poem>
* Guillermo '''Ariaga''' {{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1958- — MEX)[[:w:fr:Guillermo Arriaga|☛ (fr) Wikipédia]]
* Claude '''Ascain''' (pseud. d'Ariette Hayem) {{Utilisateur:Khardan/DP|1958}} (1882-1958 — FRA) [[:w:fr:Alexandre Arnoux|☛ (fr) Wikipédia]]
* Détective '''Ashelbé''' (pseud. d'Henri La Barthe) {{Utilisateur:Khardan/DP|1963}} (1887-1963 — FRA) [[:w:fr:Henri La Barthe|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Curieuses Enquêtes de M. Petitvillain, détective (1930)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Pépé le Moko (1931)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Pépé le Moko se venge (1939)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Dédée d'Anvers (1939)
</poem>
* Isaac '''Asimov''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1992}} (1920-1992 — USA) [[:w:fr:Isaac Asimov|☛ (fr) Wikipédia]]
* Pierre '''Assouline'''{{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1953- — FRA) [[:w:fr:Pierre Assouline|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} État limite (2003)
</poem>
* Brigitte '''Aubert'''{{Utilisateur:Khardan/DP|>}} (1956- — FRA) [[:w:fr:Brigitte Aubert|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Quatre Fils du docteur March (1992)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Rose de fer (1993)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Mort des bois (1996)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Requiem Caraïbe (1997)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Transfixions (1998)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Morsure des ténèbres (1999)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Ténèbres sur Jacksonville (1994)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Couturier de la mort (2000)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Mort des neiges (2000)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Éloge de la phobie (2000)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Descentes d'organes (2001)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Rapport bref et étrange avec l'ombre d'un ange (2002)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Funérarium (2002)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Chant des sables (2004)
</poem>
* Michel '''Audiard''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1985}} (1920-1985 — FRA) [[:w:fr:Michel Audiard|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Méfiez-vous des blondes (1950)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Priez pour elles (1950)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Massacre en dentelles (1952)
</poem>
* Yann '''Audouard''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2004}} (1914-2004 — FRA) [[:w:fr:Yann Audouard|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Au petit poil (1949)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Bousculade (1953)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Payer pour voir (1962)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Pas de panique (1963)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Antoine le Vertueux (1964)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux a tous les vices (1965)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux à Tahiti (1965)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Ne nous fâchons pas (1966)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux monte à Paris (1967)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux descend à New York (1967)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Terminus des prétentieux (1968)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux chez les poulets (1970)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Vertueux à la télé (1971)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Infortunes du Vertueux (1972)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Complainte du malfrat perturbé (1979)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Un homme à nous (1982)
</poem>
* Paul '''Auster''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2024}} (1947-2024 — USA) [[:w:fr:Paul Auster|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} The New York Trilogy (Trilogie new-yorkaise, 1985-1986) : City of Glass (Cité de verre, 1985) — Ghosts (Revenants, 1986) — The Locked Room (La Chambre dérobée, 1986)
</poem>
* Anne '''Austin''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1975}} (1895-1975 — GBR) [[:w:fr:Anne Austin|☛ (fr) Wikipédia]]
* Hugh '''Austin''' (pseud. de Hugh Austin Evans) {{Utilisateur:Khardan/DP|1964}} (1903-1964 — USA) [[:w:fr:XXX|☛ (fr) Wikipédia]]
* Michael Angelo '''Avallone''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1999}} (1924-1999 — USA) [[:w:fr:Michael Avallone|☛ (fr) Wikipédia]]
* Claude '''Aveline''' (pseud. d'Eugène Avtzin) {{Utilisateur:Khardan/DP|1992}} (1901-1992 — FRA) [[:w:fr:Claude Aveline|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Double Mort de Frédéric Belot (1932)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Voiture 7, place 15 (1937)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'Abonné de la ligne U (1947)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Jet d'eau (1947)
{{Coloré|lightgrey|▮}} L'OEil-de-chat (1970).
</poem>
* Michel '''Averlant''' {{Utilisateur:Khardan/DP|2015}} (1931-2015 — FRA) [[:w:fr:Michel Averlant|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} Bagarre au Caire (1955)
</poem>
* Marcel '''Aymé''' {{Utilisateur:Khardan/DP|1967}} (1902-1967 — FRA) [[:w:fr:Marcel Aymé|☛ (fr) Wikipédia]]
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Rue sans nom (1930)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Nain (recueil de nouvelles incluant L'Affaire Touffard et La Clé sous le paillasson, 1934)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Moulin de la Sourdine (1936)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Traversée de Paris (1946)
</poem>
== B ==
* BAGLEY Desmond. Auteur anglais, Kendal, 1923-Southampton, 1983.
* BAILEY Henry Christopher. Auteur anglais, Londres, 1878-pays de Galles, 1961.
* BALDACCI David. Auteur américain né en Virginie en 1960.
* BAIX John. Auteur américain, Schenectady (New York), 1911-?, 1988.
* BALLARD Willis Todhunter. Auteur américain, Cleveland (Ohio), 1903-Mount Dora (Floride), 1980.
Sous le pseudonyme de Neil McNeil
* BALLINGER Bill. Auteur américain, Oskaloosa (Iowa), 1912-Tarzana (Californie), 1980.
Sous le pseudonyme de Frédéric Freyer
Sous le pseudonyme de B.X. Sanborn
* BALZAC Honoré de. Auteur français, Tours, 1799-Paris, 1850.
Maître Cornélius (1831)
L'Auberge rouge (1831)
La Grande Bretèche (1831)
Histoire des Treize (1833-1835)
Le Père Goriot (1835)
Splendeurs et Misères des courtisanes (1838-1847)
Une ténébreuse affaire (1841)
* BANNISTER JO. Auteur anglais née à Rochdale (Lancashire) en 1951.
* BARBARA Charles. Auteur français, Orléans, 1822-Paris, 1886.
L'Assassinat du Pont-Rouge (1855)
* BARCELO François. Auteur canadien né à Montréal en 1941.
* BARD Patrick. Auteur français né en 1958.
Blues Mississippi Mud (avec Patrick Raynal, 1993)
La Frontière (2002)
* BARDAWIL Georges. Auteur français né à Marseille en 1934.
Aimez-vous les femmes ? (1961)
* BARDIN John Franklin. Auteur américain, Cincinnati, 1916-New York, 1981.
Sous le pseudonyme de Gregory Tree
Sous le pseudonyme de Douglas Ashe
* BARGUM Johan. Auteur finlandais né en 1943.
* BARJAVEL René. Auteur français, Nyons, 1911-Paris, 1985.
La Peau de César (1985)
* BARK Conrad Voss. Auteur anglais né en 1913.
* BARNARD Robert. Auteur anglais né à Burnham-on-Crouch en 1936.
* BARNES Linda. Auteur américain née à Détroit en 1949.
* BARR Robert. Auteur d'origine écossaise, Glasgow, 1850-en Angleterre, 1912.
* BAKRY Charles (pseud. de Charles Bryson). Auteur américain né en 1877.
* BARRY Jérôme. Auteur américain, 1894-1975.
* BASSET-CHERCOT Pascal. Auteur français né à Lyon en 1956.
* BASTIANI Ange (pseud. de Victor-Marie Lepage). Auteur français, Toulon, 1918-dans le Midi, 1977.
Sous le pseudonyme de Maurice Raphaël
Sous le pseudonyme de Ralph Bertis
Sous le pseudonyme d'Ange Gabrielli
Sous le pseudonyme de Zep Cassini
* BASTID Jean-Pierre. Auteur français né à Montreuil en 1937.
* BASTIDE Maurice. Auteur français né à Cardet (Gard) en 1909.
* BATEMAN Colin. Auteur irlandais né en 1962.
* BATTISTI Cesare. Auteur italien né à Latina en 1954.
* BAXT George. Auteur américain, New York, 1923-New York, 2003.
* BAYER William. Auteur américain né à Cleveland (Ohio) en 1939.
Sous le pseudonyme de David Hunt
* BAZAL Jean (pseud. de Jean Bazalgette). Auteur français né à Marseille en 1907.
* BEEDING Francis (pseud. de John Leslie Palmer, 1885-1944, et de Hilary Aidan Saint-George Saunders, 1898-1951, auteur anglais).
Sous le pseudonyme de David Pilgrim
* BEHM Marc. Auteur américain né à Trenton (New Jersey) en 1925.
* BEHN Noël. Auteur américain né en 1928.
* BELAÏD Lakhdar. Auteur français né à Roubaix en 1964.
* BELLAIRS George (pseud. de Harold Blundell). Auteur anglais, Heywood (Lancashire), 1902-Londres, 1982.
* BELLETO René. Auteur français né à Lyon en 1945.
* BELORGEY Jean-Michel. Auteur français né à Paris en 1944.
* BELOT Adolphe. Auteur français, Pointe-à-Pitre, 1829-Paris, 1890.
* BENACQUISTA Tonino. Auteur français né à Choisy-le-Roi en 1961.
* BENOIT Pierre. Auteur français, Albi, 1886-Ciboure (Pyrénées-Atlantiques), 1962
* BENSON Ben (pseud. de Benjamin Benson). Auteur américain, Boston, 1915-?, 1959.
* BENSON Stéphanie. Auteur français née à Londres en 1959.
* BENTLEY Edmund Clerihew. Auteur anglais, Shepherd's Bush (Londres), 1875-Londres, 1956.
* BENZIMRA André. Auteur français né à Oran en 1931.
* BERGMAN Andrew. Auteur américain né en 1945 à New York.
* BERKELEY Anthony (pseud. d'Anthony Berkeley Cox). Auteur anglais, Watford, 1893-Londres, 1971.
Sous le pseudonyme de Francis Iles
* BERNANOS Georges. Auteur français, Paris, 1888-NeuiUy-sur-Seine, 1948.
Un crime (1935)
Un Mauvais Rêve (1950)
* BERNANOSE Georges. Auteur français, Nancy, 1898-1974.
* BERNARD Gabriel. Auteur français, 1885-1934.
Les Drames de l'espionnage (sous le pseud. de Pierre de Chantenay, 1916)
Satanas (1922)
Les Compagnons de la haine (1928)
Les Cinq Détectives (1929)
Les Nouvelles Aventures de Tony, détective français (1931).
* BERNÈDE Arthur. Auteur français, Redon (Ille-et-Vilaine), 1871-L'Hay-les-Roses, 1937.
* BERTHET Élie. Auteur français, Limoges, 1818-Paris, 1891.
Le Mûrier blanc (1853)
Le Juré (1865)
L'Assassin du percepteur (1877)
Le Crime de Pierrefitte (1879)
* BESSON Patrick. Auteur français né à Paris en 1956
* BIALOT Joseph. Auteur français né à Varsovie en 1923.
* BlERCE Ambrose. Auteur américain, Horse Cave Creese (Ohio), 1842-au Mexique, 1914.
* BIGGERS Earl Derr. Auteur américain, Warren (Ohio), 1884-Pasadena (Californie), 1933.
* BIOY CASARES. Voir BORGES.
* BIZIEN Jean-Luc. Auteur français né à Phnom Penh (Cambodge) en 1963.
* BLACKWOOD Algernon. Auteur anglais, dans le Kent, 1869-en Angleterre, 1951.
* BLAKE Nicholas (pseud. de Cecil Day-Lewis). Auteur d'origine irlandaise, Ballintubber (Irlande), 1904-1972.
* BLANCHE Francis. Voir DAC Pierre.
* BLINCOE Nicholas. Auteur anglais.
* BLOCH Robert. Auteur américain, Chicago, 1917-Los Angeles, 1994.
* BLOCHMAN Lawrence. Auteur américain, San Diego (Californie), 1900-New York, 1975.
* BLOCK Lawrence. Auteur américain né à Buffalo en 1938.
* BLOND Georges (pseud. de Jean-Marie Hoedick). Auteur français, Marseille, 1906-Paris, 1989.
L'Ange de la rivière morte (1946)
L'assassin est resté à bord (1946)
* BOCQUET José-Louis. Auteur français né à Neuilly en 1962.
* BODELSEN Anders. Auteur danois né à Copenhague en 1937.
* BODKIN Matthias McDonnel. Auteur irlandais, 1850-1933.
* BOGART Stephen Humphrey. Auteur américain né en 1949.
* BOILEAU Pierre. Auteur français, Paris, 1906-Beaulieu-sur-Mer, 1989.
* BOILEAU-NARCEJAC. Tandem formé de Pierre Boileau (1906-1989) et Thomas Narcejac (pseud. de Pierre Ayraud, 1908-1998).
* [[Auteur:Fortuné du Boisgobey|Fortuné du '''Boisgobey''']] {{Utilisateur:Khardan/DP|1891}} (1821-1891 — FRA)
<poem>
{{Coloré|lightgrey|▮}} L’Homme sans nom (1869)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Forçat colonel (1869)
{{Coloré|lightgrey|▮}} La Tresse blanche (1870)
{{Coloré|red|▮}} Les Gredins (1870)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Collets noirs (1872)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Coup de pouce (1874)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Les Mystères du nouveau Paris (1875)
{{Coloré|yellow|▮}} [[La Vieillesse de M. Lecoq]] (1876)
{{Coloré|yellow|▮}} [[Une Affaire mystérieuse (Boisgobey)|Une Affaire mystérieuse]] (1878)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Crime de l’Opéra (1879) [BEQ, ELG]
{{Coloré|lightgrey|▮}} L’Affaire Matapan (1881)
{{Coloré|lightgrey|▮}} Le Crime de l’omnibus (1881) [ELG]
{{Coloré|lightgrey|▮}} Bouche cousue (1882) [ELG]
{{Coloré|yellow|▮}} [[Le Coup d’œil de M. Piédouche]] (1883)
{{Coloré|yellow|▮}} [[Rubis sur l’ongle]] (1886)
{{Coloré|yellow|▮}} [[Décapitée]] (1889)
</poem>
* BOISSIÈRE Albert. Auteur français, Thiberville, 1866-Paris, 1939.
Un crime a été commis (1908)
L'Homme sans figure (1909)
Z, le tueur à la corde (1910)
* BOLAND John (Bertram). Auteur anglais, 1913-1976.
* BOMMART Jean. Auteur français, Douai, 1894-Paris, 1979.
* BONFIGLIOLI Kyril. Auteur anglais, 1928-1985.
== W ==
* WADE Henry (pseud. de sir Henry Lancelot Aubrey-Fletcher). Auteur anglais, 1887-1969.
* WAGER Walter. Auteur américain, né à New-York en 1924. Sous le pseudonyme de John Tiger :
* WAINWRIGHT John. Auteur anglais né à Leeds (Yorkshire) en 1921.
* WALKER Mary Willis. Auteur américain, née en 1942.
* WALLACE Edgar. Auteur anglais, Greenwich, 1875-Hollywood, 1932
* WALPOLE Horace. Auteur anglais, Londres, 1717-1797.
* WALPOLE Hugh. Auteur néo-zélandais, 1884-1941.
* WALSH Thomas. Auteur américain, New-York, 1908-Danbury, 1984.
* WALTARI Mika. Auteur finlandais, Helsinki 1908-1979.
* WAMBAUGH Joseph. Auteur américain, né à East Pittsburgh en 1937.
* WAUGH Hillary. Auteur américain, né à New Haven (Connecticut) en 1920.
* WELLS Herbert George. Auteur anglais, Bromley (Kent), 1866-Londres, 1946.
* WENTWORTH Patricia (pseud. de Dora Amy Elles). Auteur britannique, Inde, 1878-Angleterre, 1961.
* WESTLAKE Donald Edwin. Auteur américain, né à Brooklyn en 1933.
* WHEATLEY Dennis. Auteur anglais, 1897-1977.
* WHITE Ethel Lina. Auteur britannique, 1887-1944.
* WHITE Kate. Auteur américain.
* WHITE Lionel. Auteur américain, Buffalo, 1905-New York, 1985.
* WHITECHURCH Victor L. Auteur anglais, 1868-1933.
* WHITFIELD Raoul. Auteur américain, New-York, 1897-1945.
* WHITTINGTON Harry. Auteur américain, 1915-1989.
* WILCOX Collin. Auteur américain, Détroit, 1924-San Francisco, 1996.
* WILDE Oscar. Auteur anglais, Dublin, 1854-Paris, 1900.
Lord Arthur Savile's Crime and Other Stories
(Le Crime de lord Arthur Sevile, nouvelles, 1891).
* WILLEFORD Charles Ray. Auteur américain, Little Rock, 1919-Miami, 1988.
* WILLIAMS Charles. Auteur américain, San Angelo (Texas), 1909-quelque part en mer, 1975.
* WILLIAMS Gordon M. Auteur anglais, né en 1939.
* WILLIAMS Valentine (connu sous le nom de Valentin en France). Auteur anglais, 1883-1946.
* WILSON Robert. Auteur anglais, né en 1957.
* WINCKLER Martin. Auteur français, né en 1955.
* WINSLOW Don. Auteur américain, né à New-York en 1953.
* WOLFSON Pincus Jacob. Auteur américain, 1903-1979.
* WOOD Ted. Auteur canadien né en 1931.
* WOODRELL Daniel. Auteur américain, né à Springfield en 1953.
* WOODS Stuart. Auteur américain, né en Géorgie en 1938.
* WOOLRICH Cornell/Irish William. Auteur américain, New York, 1903-1968.
* WYL Eugène. Voir HERBERT Michel.
== X==
== Y ==
* YAOUANC Alain. Auteur français, né à Saint-Germain-en-Laye en 1931. Sous le pseudonyme d'Alain Jansen
* YORKE Margaret. Auteur anglais, née à Compton (Surrey), en 1924.
* YRONDY Pierre. Auteur français.
Série Les aventures de Thérèse Arnaud espionne française (1934-1939, une soixantaine de fascicules)
Epouvante (1933).
== Z ==
* ZACHARIAS Bernard. Voir VlARD Henri.
* ZANGWILL Israël. Auteur anglais, 1864-1926.
* ZAY Dominique. Auteur français, né en 1952.
Scénario (sous le pseudonyme de Yaz, 1982) ;
Trac (1985)
Dingue du swing (1989)
À l'ombre des barjots (2001)
* ZIMLER Richard. Auteur américain, né à New-York en 1956.
* ZOLA Emile. Auteur français, Paris, 1840-1902.
Thérèse Raquin (1867).
* ZYLBERSTEIN Jean-Claude. Éditeur français né à Paris en 1938.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||62}}</noinclude><nowiki/>
— Bon et noble cœur ! dit-elle ; il
faut que je sois bien malade pour n’être
pas guérie par tant de générosité !
Rassure-toi, mon ami, tu n’es
pour rien dans les tristesses de mon
cœur.
— Et cependant tu souffres, interrompit
{{M.|Guérin}}, tu es bonne, et
pleine de sollicitude pour moi, pour
notre enfant, pour les serviteurs de
ta maison ; tout ce qui t’entoure t’aime,
toi seule n’est pas heureuse,
qu’as-tu donc ?
— Je ne le sais pas bien, mon ami.
Sois indulgent et ne prends pas au<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||63}}</noinclude>sérieux l’abattement de mon âme et
la pâleur de mon front.
— Hélène, je t’en prie, ne réponds
pas ainsi. Sois confiante, pourquoi
n’aimes-tu pas les fêtes, les bals, les
plaisirs de ton âge ?
— Mon Évrard, je ne sais pas cela.
Il me semble toujours que je vais aller
le soir avec plaisir dans le monde,
et quand le soir vient je me suis
tant ennuyée tout le jour, je me sens
si lasse et si paralysée que je n’ai pas
la force de sortir, et que je ne pourrais
m’amuser de rien. Je te le disais
l’autre jour : le travail exerce les forces,
l’inaction les tue.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||64}}</noinclude><nowiki/>
— Travaille alors ! dit Évrard, tout
heureux d’avoir enfin le mot du chagrin
mystérieux de sa jeune femme.
Travaille, ma douce enfant !
— À quoi ? demanda Hélène.
— Dessine, fais de la musique, lis.
— Si j’avais une vocation d’artiste je m’y livrerais ; mais je ne saurai jamais assez bien dessiner pour être satisfaite
de moi, et j’aime mieux regarder les fleurs et le ciel que d’en faire de mauvaises copies. Quant à la musique,
je n’ai pas assez de talent pour
faire plaisir dans le monde où nous
allons. Ce monde est assez riche pour
payer de bons artistes ; si c’est pour<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||65}}</noinclude>ma satisfaction personnelle, l’orgue
de barbarie qui passe sous mes fenêtres
me fait de la meilleure musique,
et si les oreilles de mes voisins en
souffrent, je n’en ai du moins pas la
responsabilité.
Et la lecture, veux-tu m’indiquer
quels sont les livres qui m’apprendront
quelque chose dont je puisse
faire usage dans ma vie ?
{{M.|Guérin}} réfléchit un instant :
comme il ne répondait pas, Hélène
reprit :
— Voyons, que veux-tu que je lise ?
Je sais de l’histoire tout ce qu’il me
faut pour me dire que si j’étais née<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||66}}</noinclude>un siècle plus tôt je me serais peut-être
moins ennuyée ; j’aurais été élevée
comme une servante l’est aujourd’hui,
et puisque je n’ai rien de plus
difficile et de plus important à accomplir,
je serais au niveau de ma tâche !
Je sais de la géographie bien assez
pour me faire sentir que ma vie aura
parcouru un rayon de quelques lieues,
tandis que l’oiseau, qui ne sait pas lire,
aura vu toutes ces plages que la carte
étale à mes yeux pour me railler !
Je ne sais pas trop pourquoi on m’a
fait étudier l’histoire naturelle. Quand
le médecin fait de l’anatomie, c’est
pour apprendre à guérir ; quand tu<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||67}}</noinclude>sondes les âmes humaines, au fond
des cachots, c’est pour faire servir tes
recherches à leur salut ; quand le chimiste,
le physicien ou l’astronome observent
les propriétés, les forces et
les lois de mouvement des corps, c’est
pour en tirer des conclusions et enrichir
le grand domaine de la science.
Dis-moi, Évrard, à quoi me sert-il de
savoir au juste le nombre des pétales
d’une fleur ou des pattes d’un insecte ?
Lire sans but, c’est passer sa vie à
courir les champs sans vouloir arriver
quelque part ; c’est l’action d’un fou,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||68}}</noinclude>et je ne suis malheureusement pas
folle !
— Malheureusement ! dit {{M.|Guérin}},
tu souffres donc bien ma pauvre enfant !
mais n’es-tu pas injuste envers
la vie ? Prends garde, ne te laisse pas
gagner par ce mal terrible qui frappe
le siècle ; défie-toi de l’orgueil. Le savant,
l’avocat, le médecin, l’artiste,
tous ont de bien mauvais jours et bien
peu arrivent à la gloire.
— Non, je n’ai pas d’orgueil, et je
n’envie pas la célébrité ; je sais que le
grand philosophe qui devance son
siècle, n’est compris que par quelques<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||69}}</noinclude>adeptes, tandis que l’humble conteur
qui écrit des historiettes d’almanach
fait le délassement et la joie des mansardes
et des cabanes de tout un royaume.
Je sais cela, et je ne rêve pas la
gloire ; mais il est des jours où j’envie
le sort du pauvre berger qui garde sur
la montagne les troupeaux de cent
paysans ! Ce berger, s’il donne tout
son temps à une humble tâche, épargne
du moins cette tâche aux cent
paysans qui peuvent faire autre chose.
Moi, quand j’ai consacré tout mon
temps à des travaux puérils et à l’ennui,
je n’ai épargné à aucune femme
ces travaux et l’ennui.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||70}}</noinclude><nowiki/>
— Mais, mon amie, je t’aime, et tu
sers à ma vie, dit {{M.|Guérin}}.
— C’est vrai, mais cette joie qui me
rend meilleure, me dispose à mieux
accomplir d’autres devoirs, et je n’en
ai pas d’autres !
Et cependant tu ne perdrais rien
de mon affection, parce que mes heures d’oisiveté seraient consacrées à quelque chose de sérieux et d’utile.
M’aimes-tu moins quand tu viens de
sauver un accusé ?
{{M.|Guérin}} sourit et serra la main
de sa femme sans rien dire.
— Mais je t’afflige inutilement, reprit-elle,
pardonne-moi, Évrard, tu<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||71}}</noinclude>n’es pas cause de ce que je souffre ; il
faut accepter la vie comme elle est arrangée :
à vous les soucis poignants et
les responsabilités lourdes ; à nous les
occupations insignifiantes, et le vide.
À tous la douleur, et à Dieu les plaintes
et les larmes de tous ! C’est encore
lui le plus mal partagé.
Et le front d’Hélène se pencha tristement
sur l’épaule de son mari, qui
ne trouva pas une espérance, pas une
consolation à lui offrir, car il venait
de comprendre que sa femme avait
une de ces natures fortes et noblement
ambitieuses, qui peuvent bien
accepter les plaisirs et les fêtes comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||72}}</noinclude>des haltes fleuries, où l’on se repose
en route, mais non comme le but du
voyage. N’ayant véritablement aucune
tâche sérieuse à lui indiquer, il commença
à trembler que la solitude
n’exaltât cette âme si fortement trempée
et ne faussât ce jugement si droit
encore.
En province surtout, où les femmes
riches sont moins occupées et moins
distraites qu’à Paris, celles qui ne peuvent
remplir tout leur temps par les
petits détails du ménage, parce qu’elles
ont un domestique nombreux, celles-là,
pour peu qu’elles aient de l’intelligence
et du cœur, sont plus {{tiret|expo|sées}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||73}}</noinclude>{{tiret2|expo|sées}} que d’autres ; quand l’ennui les
accable, elles prennent souvent ce dégoût
de la vie pour le besoin d’aimer.
Alors elles arrivent parfois à mettre
un peu d’agitation fiévreuse dans leur
existence monotone ; mais elles le
paient cher ! car bientôt l’ennui revient.
L’uniformité n’a fait que changer
de place : hier, elle était dans le
devoir et le ménage, demain elle se
trouve hors du ménage et du devoir,
voilà tout. Et ces pauvres femmes,
ont de plus à porter la réprobation
du monde et le scepticisme du cœur,
car elles ne croient plus même à leur
cœur ! Terrible châtiment près {{tiret|du|quel}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="*j*jac" />{{nr||74}}</noinclude>{{tiret2|du|quel}} notre blâme doit être peu de
chose !
{{M.|Guérin}} pensait à tout cela, et
s’effrayait de l’avenir. Il avait tort. Hélène
aimait son mari, et sentait bien
qu’une affection n’était pas ce qui
manquait à sa vie.
On vint appeler {{M.|Guérin}} près
d’un prisonnier qui avait une communication
pressée à lui faire.
Il sortit bien affligé ; mais les révélations
de l’accusé, l’honneur et la vie
d’un homme à sauver, firent diversion
aux chagrins de son cœur ; et
quand il rentra le soir, fatigué, mais
plein de confiance et d’espoir pour<noinclude>
<references/></noinclude>
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Utilisateur:Psephos/Musique
2
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Psephos
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/* en cours */
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wikitext
text/x-wiki
{{t|{{arial|{{coloré|#ffffff|expérimentation lilypond midi etc|linear-gradient(22.5deg,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59)}}|ff='Dosis', 'Avenir', 'Futura', 'Georgia', 'Andalus', 'Cambria', 'Garamond', 'Times New Roman', serif}}|144}}
Ces partitions écoutables à l’intérieur de WS je trouve merveilleux que ça existe & fascinant d’y contribuer donc je suis en train d’apprendre à faire des lilypond ... la liste ici est pour que je m'en rappelle, des endroits où retourner si je gagne des connaissances qui me permettent de mettre à jour/corriger des essais antérieurs
''J'en ai un peu de ces connaissances maintenant : [[Utilisateur:Psephos/Musique/Astuces Lilypond|Astuces Lilypond]]''
& est ici au cas où quelqu'un la voit qui s'y connaît mieux, et veut corriger, ou encore mieux, me donner explicitement des conseils si vous remarquez des erreurs répétées ou etc.
== Morceaux particulièrement intéressants / bons; ==
dans aucun ordre
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
** premier morceau que j'ai fait plus que 1 instrument etc (sound≠1 pcq les répétitions... je l'ai mis en ordre ailleurs)
** puis je suis revenu 5 mois plus tard maintenant que je sais faire son & affichage séparés..! corrigé enfin
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
** accompagnement de « guithare » très différent de l'accompagnement de l'orchestre dans la vraie pièce lol
* [[Page:Audinot - Le Tonnelier.djvu/29]]
** où pcq je voulais faire fonctionner le midi avec les ''pizzicati'' j'ai dû gérer 13 voix sur 5 portées lol
* [[La mère canadienne]]
** J'ai passé beaucoup (trop) de temps à apprendre à mettre les nuances entre les 2 portées, puis je voulais que le midi soit toujours correct donc j'ai refait ça avec les nuances audibles.. & les répétitions..
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
** j'ai essayé de mettre les agréments à la main pour le midi
* [[Le Déserteur (Monsigny)/Ouverture]]
** extrêmement long
RE-TRI DE LISTE EN COURS
== Liste incomplète des pages où j'ai essayé de faire la musique ==
=== en cours ===
ou au moins « j'ai laissé incomplet »
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/5]]
* [[Page:Revue Musicale de Lyon 1904-03-02.pdf/2]]
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/57]]
**[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/222|222]]; [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/19|19]]
* [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/162]]; [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/101|/101]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/118]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/34]]
** [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/60|60]]
* [[Page:Berlioz - Traité d’instrumentation et d’orchestration.djvu/167]]
*[[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/205]]
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30]]
}}
=== correct mais pourrait s'améliorer ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Le Tonnelier|Audinot - Le Tonnelier.djvu}}
** au complet (duo scène 1 par denisgagné52)
** ce qui peut s'améliorer, certains morceaux pour les répétitions, séparation de midi & affichage
* [[Page:Mercure de France - 1758-08.djvu/58]]
* [[Page:Journal des Dames - 1759-03.djvu/92]]
* [[Page:Jameson, Heacox - Chants de France, 1922.djvu/121]]
* [[Page:Mercure de France - 1755-02.djvu/217]]
* [[Page:Advance Australia Fair.djvu/1]] fallait le détrôner du haut de la catégorie partition à transcrire lol
* [[Page:Blain de St-Aubin - La mère canadienne, 1862.djvu/2]]
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/2]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
* [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/44]]
** [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/48|48]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/67|67 (''Belle qui tiens ma vie'')]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/74|74 (''Jouyssance vous donneray'')]]
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/87]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/175|175]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/5|5]],
* [[Page:Kurz - Répertoire musical pour les écoles, volume 3, 1867.djvu/263]]
* [[Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/263]] (placement des etc.)
* [[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/281]] l'harmonie (alignement)
}}
=== je ne sais pas comment mettre les nuances entre les 2 portées pour piano (etc.) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/15]]
** /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/18|18]]; /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/17|17]];
}}
=== peaufiné ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/106]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/219]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
* [[Page:Mercure_galant_-_1710-06,-07,-08.djvu/170]]
* [[Page:Le_Mercure_de_juin_et_juillet_1721_(première_partie).djvu/87]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/115]] le Nº 6
** [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/116|116]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/117|117]];
}}
=== échec//problème/suspendu ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Nouveau_Mercure_-_1717-01.djvu/237]] (🤮) (problème)
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-01.djvu/103]] (problème)
* [[Page:Brussels manuscript 9085 - Page 31.jpg]] (échec)
* [[Page:Mercure de France - 1744-11a.djvu/111]] (suspendu)
* [[Page:Mercure de France - 1747-03.djvu/132]] (suspendu)
}}
=== à reclasser ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/37]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/43]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/54]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/50]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/70]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/80]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/78]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/81]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 4.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/46]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/89]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/85]]
* [[Page:Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf/377|nouveau théâtre italien [...] [...]/377]]
}}
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Psephos
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/* correct mais pourrait s'améliorer */
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wikitext
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{{t|{{arial|{{coloré|#ffffff|expérimentation lilypond midi etc|linear-gradient(22.5deg,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59,#144d7b,#ffbd59)}}|ff='Dosis', 'Avenir', 'Futura', 'Georgia', 'Andalus', 'Cambria', 'Garamond', 'Times New Roman', serif}}|144}}
Ces partitions écoutables à l’intérieur de WS je trouve merveilleux que ça existe & fascinant d’y contribuer donc je suis en train d’apprendre à faire des lilypond ... la liste ici est pour que je m'en rappelle, des endroits où retourner si je gagne des connaissances qui me permettent de mettre à jour/corriger des essais antérieurs
''J'en ai un peu de ces connaissances maintenant : [[Utilisateur:Psephos/Musique/Astuces Lilypond|Astuces Lilypond]]''
& est ici au cas où quelqu'un la voit qui s'y connaît mieux, et veut corriger, ou encore mieux, me donner explicitement des conseils si vous remarquez des erreurs répétées ou etc.
== Morceaux particulièrement intéressants / bons; ==
dans aucun ordre
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
** premier morceau que j'ai fait plus que 1 instrument etc (sound≠1 pcq les répétitions... je l'ai mis en ordre ailleurs)
** puis je suis revenu 5 mois plus tard maintenant que je sais faire son & affichage séparés..! corrigé enfin
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
** accompagnement de « guithare » très différent de l'accompagnement de l'orchestre dans la vraie pièce lol
* [[Page:Audinot - Le Tonnelier.djvu/29]]
** où pcq je voulais faire fonctionner le midi avec les ''pizzicati'' j'ai dû gérer 13 voix sur 5 portées lol
* [[La mère canadienne]]
** J'ai passé beaucoup (trop) de temps à apprendre à mettre les nuances entre les 2 portées, puis je voulais que le midi soit toujours correct donc j'ai refait ça avec les nuances audibles.. & les répétitions..
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
** j'ai essayé de mettre les agréments à la main pour le midi
* [[Le Déserteur (Monsigny)/Ouverture]]
** extrêmement long
RE-TRI DE LISTE EN COURS
== Liste incomplète des pages où j'ai essayé de faire la musique ==
=== en cours ===
ou au moins « j'ai laissé incomplet »
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/5]]
* [[Page:Revue Musicale de Lyon 1904-03-02.pdf/2]]
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/57]]
**[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/222|222]]; [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/19|19]]
* [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/162]]; [[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/101|/101]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/118]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/34]]
** [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/60|60]]
* [[Page:Berlioz - Traité d’instrumentation et d’orchestration.djvu/167]]
*[[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/205]]
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/30]]
}}
=== correct mais pourrait s'améliorer ===
{{colonnes|nombre=2|
* {{l2s|Le Tonnelier|Audinot - Le Tonnelier.djvu}}
** au complet (duo scène 1 par denisgagné52)
** ce qui peut s'améliorer, certains morceaux pour les répétitions, séparation de midi & affichage
* [[Page:Mercure de France - 1758-08.djvu/58]]
* [[Page:Journal des Dames - 1759-03.djvu/92]]
* [[Page:Jameson, Heacox - Chants de France, 1922.djvu/121]]
* [[Page:Mercure de France - 1755-02.djvu/217]]
* [[Page:Advance Australia Fair.djvu/1]] fallait le détrôner du haut de la catégorie partition à transcrire lol
* [[Page:Blain de St-Aubin - La mère canadienne, 1862.djvu/2]]
*[[Page:Racine - Œuvres, Musique, éd. Mesnard, 1873.djvu/18]]
* [[Page:Berlioz - les Nuits d'été (1841).djvu/2]]
* [[Page:Couperin - L'Art de toucher le clavecin (1717).djvu/43]]
* [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/44]]
** [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/48|48]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/67|67 (''Belle qui tiens ma vie'')]]; [[Page:Arbeau - Orchesographie, 1589.djvu/74|74 (''Jouyssance vous donneray'')]]
* [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/87]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/175|175]], [[Page:Monsigny - Le Déserteur (1769).djvu/5|5]],
* [[Page:Kurz - Répertoire musical pour les écoles, volume 3, 1867.djvu/263]]
* [[Page:Soubies-Malherbe - L'Œuvre dramatique de Richard Wagner, 1886.djvu/263]] (placement des etc.)
* [[Page:Kufferath - Les Maîtres-Chanteurs de Nuremberg, 1898.djvu/281]] l'harmonie (alignement)
}}
=== je ne sais pas comment mettre les nuances entre les 2 portées pour piano (etc.) ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/15]]
** /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/18|18]]; /[[Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/17|17]];
}}
=== peaufiné ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/106]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1755-01.djvu/219]]
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-02.djvu/111]]
* [[Page:Mercure_galant_-_1710-06,-07,-08.djvu/170]]
* [[Page:Le_Mercure_de_juin_et_juillet_1721_(première_partie).djvu/87]]
* [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/115]] le Nº 6
** [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/116|116]]; [[Page:Jouve - Chansons en patois vosgien, 1876.djvu/117|117]];
}}
=== échec//problème/suspendu ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Nouveau_Mercure_-_1717-01.djvu/237]] (🤮) (problème)
* [[Page:Mercure_de_France_-_1724-01.djvu/103]] (problème)
* [[Page:Brussels manuscript 9085 - Page 31.jpg]] (échec)
* [[Page:Mercure de France - 1744-11a.djvu/111]] (suspendu)
* [[Page:Mercure de France - 1747-03.djvu/132]] (suspendu)
}}
=== à reclasser ===
{{colonnes|nombre=2|
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/75]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/37]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 1.djvu/43]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/54]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/50]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/70]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 1.djvu/80]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 2.djvu/78]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 3.djvu/73]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/81]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 4.djvu/79]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1770 - cahier 2.djvu/46]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/89]]
* [[Page:Le Prévost d'Exmes - Nouveau Spectateur, 1775 - cahier 3.djvu/85]]
* [[Page:Le nouveau théatre italien, ou, recueil general des comédies représentées par les Comédiens italiens ordinaires du roi (IA lenouveautheatre01scot 0).pdf/377|nouveau théâtre italien [...] [...]/377]]
}}
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Page:Hotman - La Gaule francoise, 1574.djvu/94
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en vſage l’anciene couſtume de nos maieurs
& remettre la deciſion finale de tout ce
droit-là l’aſſemblee des eſtats : à fin que ſelon
le nõbre des enfans des Roys defuncts,
on leur prouuoye de terres & ſeigneuries
ſuffiſantes pour l’entretien de leur eſtat.
<section end="7"/>
<section begin="8"/>{{Alinéa|¶ De la Loy Salique & du droit qu’auoyēt les filles des Roys en la ſucceſſion de leurs peres.|4|-2}}
{{t2|{{espacé|CHA}}P.{{iv}}{{espacé|VII}}I.}}
{{lettrine|P|lignes=4}}Vis qu’ainſi eſt que nous auons
commencé a traiter du droit de
la ſucceſsion Royale, il ne ſera
point impertinent de recercher
icy vn peu de plus haut, quelle loy c’eft que
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gois,& qui tombe fi fouuent én propos : h-
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point impertinent de recercher
icy vn peu de plus haut, quelle loy c’eſt que
la loy Salique, tant celebree par nos François,
& qui tombe ſi ſouuent en propos : laquelle
meſmes du temps de nos anceſtres
vuida & pacifia vn different de merueilleuſe
conſequence, touchant la ſucceſsion du
Royaume. Car eſtant aduenu l'an 1328 : Que
le Roy Charles le Bel fils de Philippes le
Bel fuſt decedé ſans laiſſer aucan hoir maſle
viuant : mais ſeulement ſa femme enceinte,
qui accoucha d’vne fille quelques mois a-
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Benoit Soubeyran
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conſequence, touchant la ſucceſsion du
Royaume. Car eſtant aduenu l’an 1328 : Que
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Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie (2026)
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Cantons-de-l'Est
8473
/* Juin 2026 */ Ajout.
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wikitext
text/x-wiki
{{Sommaire|align=right |flottant=1}}
{{../Autobiographie/Navigation}}
== — 2026 — ==
=== Janvier 2026 ===
* 2 janvier 2026 : Je suis occupé par un projet personnel d'ampleur qui draine beaucoup de mon temps libre.
*
* 5 janvier 2026 : Je m'intéresse à un dictionnaire rédigé par Pierre Larousse et publié en 1874. Exercice intéressant, qui me rend humble : comment lui était-il possible d'avoir noté autant de mots et d'avoir rédigé autant de définitions ? Je me demande si Larousse avait une vie hors de son travail.
*
* 30 janvier 2026 : Au travail, je rédige un long rapport qui s'appuie sur l'étude de beaucoup de documents. Je dois rédiger le rapport avec Microsoft Word. J'ai acquis des habitudes de chercheur en rédigeant des articles de qualité et des bons articles dans la Wikipédia en français. Par exemple, insérer 3 références pour appuyer une affirmation m'est facile. Quand il s'agit de pages web, il faut inclure l'URL de la page en question. Lorsque ce travail de préparation a été fait, n'importe quel internaute peut consulter chaque référence en suivant un ou des hyperliens. Dans un fichier Word, on peut insérer un hyperlien vers une page web ou une ressource stockée localement. Dans ce dernier cas, il faut éditer l'hyperlien pour le rendre relatif, c'est-à-dire qu'il faut calculer le chemin d'accès à partir de l'endroit où se trouve le fichier Word. Si le fichier Word est copié sur un autre ordinateur, le chemin d'accès relatif ne fonctionne plus. Pour corriger ce problème, il faut soit copier les ressources au bon endroit relativement au fichier Word ou éditer les hyperliens dans le fichier Word (ce qui est contre-productif). Si la diffusion de ce rapport n'était pas restreinte, j'aurais pu partager un dossier de mon disque dur virtuel à tout le personnel de mon unité et modifier les hyperliens en conséquence. Bref, la gestion des hyperliens dans un milieu de travail où la confidentialité est le plus souvent appliquée alourdit ma tâche. Je ne me plains pas, parce que je travaille dans de belles conditions et je suis bien rémunéré. {{sourire}}
*
* 31 janvier 2026 : Sur mon babillard de Facebook, j'ai vu une affiche qui indique des substitutions à différentes applications offertes par des sociétés américaines. Le tableau pplus bas les liste et j'en ai ajouté d'autres :
<center>
{| class="wikitable" style="width:300px;"
! USA !! Remplacer par
|----
|Gmail || [https://proton.me/fr/mail Proton Mail]
|----
| MS Office || [https://hexagone.io/ La Suite Hexagone],<br>[https://www.openoffice.org/fr/ OpenOffice],<br>[https://www.libreoffice.org/ LibreOffice],<br>[https://www.google.com/search?q=alternative+%C3%A0+MS+Office&client=firefox-b-d&hs=KDbU&sca_esv=b6efb244611d2cc9&sxsrf=ANbL-n7QNR3L2OgHXe0yxiGyuLDt6WqcQg%3A1769865530492&ei=OgF-aYncHeOj5NoPga2byQw&ved=0ahUKEwiJ4frx7rWSAxXjEVkFHYHWJskQ4dUDCBE&uact=5&oq=alternative+%C3%A0+MS+Office&gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAiGGFsdGVybmF0aXZlIMOgIE1TIE9mZmljZTIFEAAYgAQyBhAAGAgYHjIIEAAYgAQYogQyCBAAGIAEGKIEMggQABiABBiiBEjqEFCRB1iRB3ABeAGQAQCYAU6gAU6qAQExuAEDyAEA-AEBmAICoAJcwgIKEAAYsAMY1gQYR5gDAIgGAZAGCJIHATKgB5EDsgcBMbgHVMIHAzItMsgHCIAIAA&sclient=gws-wiz-serp d'autres possibilités]
|----
|Google Chrome || [https://vivaldi.com/fr/ Vivaldi]<br>[https://www.opera.com/fr Opera]
|----
|Google Maps || [https://cartes.app/ Cartes.app]
|----
| Spotify || [https://www.qobuz.com/ca-fr/discover Qobuz]
|----
| MS OneDrive || [https://www.infomaniak.com/fr Infomaniak]
|----
| Google Forms || [https://framaforms.org/abc/fr Framaforms]
|----
| Wetransfer || [https://www.swisstransfer.com/fr-ca Swisstransfer]
|----
| MS Bloc-notes || [https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++]
|}
</center>
=== Février 2026 ===
* 12 février 2026 : Professionnellement, j'ai dois tracer des schémas et des diagrammes. Ils doivent être livrés au format SVG. Mes travaux de traduction du format PNG au format SVG dans Commons ([https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Cantons-de-l'Est/Autobiographie_(2020)#20201025 exemple]) m'ont permis de comprendre certains trucs auxquels je n'aurais jamais pensé, notamment le rendu de caractères diacrités.
*
* 19 février 2026 : Au fil de mes lectures sur l'IA, j'ai découvert un truc pour le moins troublant : des demandes de corrections ou des réclamations faites auprès de départements des ressources humaines qui peuvent s'étaler sur des dizaines de pages, pages contenant de fausses citations de jugement ou encore des extraits de lois qui ne s'appliquent pas parce que les lois en question sont en vigueur dans des pays étrangers. [https://slashdot.org/story/26/02/19/1544245/hr-teams-are-drowning-in-slop-grievances]
=== Mars 2026 ===
[[File:Alma, Quebec - passerelle Damase-Boulanger - 1.jpg|thumb|center|upright=2.5|4 mars 2026 : Photo d'une passerelle prise pendant un safari-photo dans la [[:w:fr:Saguenay–Lac-Saint-Jean|région de Saguenay–Lac-Saint-Jean au Québec]] qui m'a permis, grâce au soutien de [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], de téléverser dans Wikimedia Commons plusieurs photos de biens patrimoniaux [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=6&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-03-04&end=2026-03-04&limit=50].<br>J'aime bien ce cliché, pour des raisons que j'ignore. Simon et ma conjointe m'ont aussi exprimé que c'est une belle photo, sans toutefois pouvoir en donner les raisons.]]
* 4 mars 2026 : À la suggestion de mon ami [[:w:fr:user:Simon Villeneuve|Simon Villeneuve]], j'ai relu [[:w:fr:Paradoxe de la corde autour de la Terre|Paradoxe de la corde autour de la Terre]] de la Wikipédia en français. J'ai déjà lu sur ce paradoxe il y a plus de 40 ans dans ''Les Nombres et leurs mystères'' d'André Warusfel. Malheureusement, je n'ai pas ce livre chez moi et il n'est pas disponible à la bibliothèque municipale de ma ville au Québec. J'ai toutefois demandé à cette bibliothèque que l'on me fasse parvenir une copie via un service entre bibliothèques publiques du Canada. {{sourire}} Il ne me reste plus qu'à attendre la bonne (ou mauvaise) nouvelle.
[[File:Devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec.jpg|thumb|center|4 mars 2026 : Moi devant la passerelle Damase-Boulanger à Alma, Québec. Photo prise par Simon Villeneuve.]]
* 9 mars 2026 : Je transcris les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'' (1874)]] de Pierre Larousse publié par Augustin Boyer et Compagnie. Je suis amusé par deux définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ALUNAGE''' n. m. Action d’aluner.<br>…<br>'''ALUNER''' v. tr. Tremper des étoffes dans de l’eau d’alun.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/37 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
: Quand j'ai vu les deux mots, sans lire leur définition, j'ai immédiatement pensé à « poser le pied sur la Lune », mais après une fraction de seconde, j'ai jugé que l'année de publication était un indice fort contre cette hypothèse. {{sourire}} J'ai tellement lu sur l'exploration du Système solaire, la Lune en tête, qu'il aurait été très étonnant que je ne pense pas à l'astre en premier. En terminant, on dit [[:wikt:fr:alunissage|alunissage]] et [[:wikt:fr:alunir|alunir]].
[[File:Gaffophone at Musee des Beaux-Arts Charleroi.jpg|thumb|center|upright=2|Un « vrai » [[:w:fr:gaffophone|gaffophone]]. {{sourire|32}}]]
* 9 mars 2026 : Toujours dans les pages du [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu|''Dictionnaire complet de la langue française'']] (DCLF). Je suis étonné par cette description :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''AMIANTE.''' Les anciens regardaient l’amiante comme une espèce de lin incombustible ; ils le cardaient, le filaient, et en faisaient des nappes, des serviettes, etc., que l’on jetait au feu quand elles étaient sales, et qui en sortaient plus blanches que si on les eut lavées. C’est dans une toile d’amiante qu’ils brûlaient les corps des personnages distingués, dont ils voulaient conserver les cendres pures et séparées de celles du bûcher. On en compose aujourd’hui des mèches qui brûlent dans l’huile sans se consumer, et un papier précieux en ce qu’il est incombustible. Dans ces derniers temps, on a employé l’amiante pour en faire des tuniques propres à préserver les pompiers du feu, dans les incendies<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/692 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 4]</ref>.}}
*
* 13 mars 2026 : Fin de [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-01-22&end=2026-03-13&limit=100 la transcription de dizaines de pages] du DCLF qui comprennent toutes les définitions des mots commençant par la lettre A (qui tiennent dans 52 pages). {{sourire}} Chemin faisant, j'ai relu d'autres pages, les faisant aussi passer à l'état Corrigé, et j'ai ébauché une TdM. L'ouvrage comprend dans les faits quatre dictionnaires. [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/6&oldid=15671392 La TdM du premier est complète et pertinente] ; je réfléchis aux TdM des trois autres ouvrages, dont deux qui sont des dictionnaires, parce que je juge que deux ouvrages sont trop courts pour mériter des TdM détaillées.
*
* 14 mars 2026 : Création de plusieurs modèles pour soutenir mon travail de transcription et de transclusion du DCLF : [[:Catégorie:Modèles DCLF]]. Je me suis largement inspiré de modèles créés par [[user:Challwa|Challwa]] pour créer [[Modèle:DclfAprèsTransclusion|DclfAprèsTransclusion]] et [[Modèle:DclfAvantTransclusion|DclfAvantTransclusion]], qui permettent de créer de bons bandeaux de navigation (notamment, ils sont centrés peu importe le type d'appareils qui consultent une transclusion). J'ai jugé que les bandeaux par défaut sont incapables de bien distinguer les quatre ouvrages du DCLF.
*
* 15 mars 2026 : J'ai ajouté quelques abréviations et mots complets dans la section ''Signes et abréviations'' du ''Dictionnaire complet de la langue française'' (voyez les termes en vert à [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&oldid=15678301#footer la fin du tableau]). Peut-être que Pierre Larousse jugeait qu'elles étaient trop évidentes : « Pr. », « Dev. », « Défec. », « Syll. ». ÀMHA, les deux derniers sont évidents, alors que les deux premiers le sont moins : propre ou pronom ? devant ou devenir ?
*
* 15 mars 2026 : Voici une expression qui ne faisait pas de sens jusqu'à ce que je lise ce passage du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BASQUE''' n. m. Habitant du midi de l’ancienne Gascogne. ''Parler français comme un'' '''Basque''' ''espagnol'' (devenu, par corruption, ''parler français comme une'' '''vache''' ''espagnole''), parler très-mal le français.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/73 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 21]</ref>}}
* 16 mars 2026 : Voici trois définitions :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DEUX''' … N. m. Chiffre qui représente ce nombre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/202 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 186]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''QUATRE''' … N. m. Chiffre qui exprime le nombre quatre.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/531 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 515]</ref>}}
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ZÉRO''' n. m. Chiffre qui, par lui-même, n’a aucune valeur ;…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 672]</ref>}}
: J'accroche sur la dernière définition parce que, en plus d'être un chiffre, zéro est un nombre, ce qui aurait dû être mentionné.
* 18 mars 2026 : Il ne m'arrive pas souvent qu'un échange avec un wikipédien se termine par la pleine satisfaction de ce dernier. Voici l'[https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:Cantons-de-l%27Est&oldid=234185181#R%C3%A9f%C3%A9rences_nombreuses exception qui confirme la règle], si je puis écrire. {{sourire}}
*
* 20 mars 2026 : J'ai complété aujourd'hui la transcription de la dernière page de la section « lettre B » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&start=2026-03-19&end=2026-03-20&limit=50]. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]].
:* Pour la lettre A, il faut 180 pages. {{surprise}}
:* Pour la lettre B, il faut 111 pages.
*
* 21 mars 20206 : J'ai mis au point {{m|DclfRangeeLat}}, que j'utilise abondamment dans les transcriptions des pages du ''Dictionnaire des locutions latines'' (consulter [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/748 cette page]). Sans ce modèle, je maudirais la transcription de ces pages...
*
* 21 mars 2026 : J'adore Pywikibot. {{sourire}} Comparez [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691647] et [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/335&oldid=15691655] : entre les deux, un script personnel a inséré des sauts de ligne aux endroits pertinents, a mis en page beaucoup de passages, a corrigé des erreurs simples à corriger et a appliqué des accents sur les lettres majuscules de certains mots. C'est une aide incroyable. {{bravo}}
*
* 22 mars 2026 : Je suis surpris par cette définition :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN''' n. m. Habitant goîtreux des Alpes, sourd, muet et idiot…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/167 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 151]</ref>}}
: Elle semble toutefois justifiée :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CRÉTIN'''. Individu affecté d’un idiotisme complet et d’une grande difformité physique … Le crétinisme est souvent héréditaire et paraît tenir au séjour dans les lieux bas et humides ; aussi les crétins se rencontrent-ils surtout dans les vallées basses et étroites du Valais, et même de l’Auvergne et des Pyrénées.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/702 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 14]</ref>}}
* 23 mars 2026 : Pierre Larousse a ajouté des notes à des dizaines de définitions du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', l'une des parties du DCLF. Chemin faisant, j'ai créé deux transclusions pour la lettre A et la lettre B. Les notes étaient visibles dans une autre transclusion, ce qui diminuait ÀMHA la pertinence des notes. J'ai donc regroupé les définitions d'une même lettre avec les notes afférentes. <s>Même si le fichier PDF créé par WsExport interdit la navigation intra-document, le résultat me plaît : cherchez « ABDICATION » dans [https://fr.wikisource.org/wiki/Nouveau_dictionnaire_de_la_langue_française/A], puis cliquez sur « † » pour aller à la note associée.</s> 3 avril 2026 : J'ai remplacé les renvois aux notes par <ref>...</ref>, ce qui permet d'inclure les notes dans les exports en PDF (les ouvrages ainsi construits ne dépendant plus de l'accès à Wikisource).
*
* 23 mars 2026 : Je suis à la fois fasciné et choqué de lire ce passage :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CANNE À SUCRE''' … Lors de son apparition en France, le sucre, qui est devenu aujourd’hui <u>un objet de première nécessité</u>, était très-rare. Sous Henri IV encore, on n’en faisait usage qu’en médecine, et il ne se trouvait que chez les apothicaires, où il se vendait à l’once.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11-12]</ref>}}
: Aujourd'hui, le sucre raffiné est l'un des produits les plus consommés malgré sa nocivité.
+ 24 mars 2026 : Un perle dans le DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Quelqu’un disait à Fontenelle que [le café] était un poison lent. « Très-lent, en effet, repartit le spirituel écrivain, car voilà plus de 80 ans que j’en bois. »<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/699 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 11]</ref>}}
* 25 mars 2026 : Le plus souvent dans DCLF, la première entrée pour une lettre est la lettre même ([https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/96 lettre C par exemple]). J'ai effectué quatre corrections insolites dans DCLF. En effet, la lettre W n'était pas définie. Dans les définitions des trois lettres suivantes, l'ordre est décalé de un. Par exemple, on déclare que la lettre Z est [https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/688 la vingt-cinquième lettre] de l'alphabet. Est-ce que cette erreur est due à l'absence de définition de la lettre W ou bien quelqu'un ignorait à cette époque que l'alphabet latin de base du français comporte 26 lettres ?
*
* 26 mars 2026 : Dans le cadre de mon métier, je m'intéresse à l'apprentissage. Voici un passage publié en 1908 que je trouve à la fois amusant, déprimant et intriguant :
{{user:CdlEst/CitationBloc|Il n’y a plus de bons ouvriers ! <u>L’apprentissage subit dans ce pays une crise !</u> clame-t-on dans les gazettes.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Lagardelle_-_Le_Mouvement_socialiste_Revue_mensuelle_internationale_S1_1908.djvu/247 ''Le Mouvement socialiste'' {{3p-}} Revue mensuelle internationale, 1908, p. 1]</ref>}}
* 27 mars 2026 : Voyez-vous la différence entre « caпоп » et « canon » ? Des lettres du premier mot ne sont pas celles que vous croyez. Le correcteur de Wikisource indique qu'il y a un souci avec le premier mot, mais je ne voyais pas ce qui causait souci, préférant penser qu'il se trompe parfois (ce qui est le cas pour certains mots). C'est en copiant le premier mot dans Word que j'ai cessé de douter.
*
* 28 mars 2026 : Deux passages qui m'ont fait froncer les sourcils :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MAMMIFÈRE''' … La classe des mammifères est la première du règne animal. À sa tête est l’homme…<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
* 28 mars 2026 : Les explications de Newton étaient pourtant claires, à la condition de connaître quelques notions de calculs vectoriels :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''MARÉE.''' L’influence de la lune sur les marées est aujourd’hui bien connue. Lorsque cette planète est perpendiculaire au-dessus des eaux de la mer, elle les attire à elle, et les oblige de s’élever jusqu’à une certaine hauteur ; c’est ce qui produit le flux, ou ''marée montante''. Après ce passage de la lune, les eaux que cet astre avait suspendues, n’étant plus attirées, doivent retomber par leur propre poids, et former ce qu’on appelle le ''reflux'' ou ''marée descendante''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/723 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 35]</ref>}}
: Pierre Larousse est un grand lexicographe et encyclopédiste, mais il aurait dû demander conseil pour l'astronomie. En effet, la Lune attire l'eau des mers, peu importe que notre satellite soit à la perpendiculaire d'une mer ou non. Par ailleurs, l'eau des mers est toujours attirée par la Terre : elle tombe donc toujours en direction de la Terre. Le phénomène de marée est à la conséquence de deux attractions : celle de la Terre, relativement statique, et celle de la Lune, dynamique.
=== Avril 2026 ===
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]] avant que je ne porte mon attention sur ce fac-similé (il y avait beaucoup moins de pages à l'état Corrigé quand j'ai porté mon attention sur ce livre de 1160 pages).]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 2.png|thumb|center|upright=3.5|{{1er|avril}} 2026 : État du même index maintenant que je transcris les pages de l'ouvrage. Les différences sembler esthétiques, mais... Le fac-similé comprend trois ouvrages, ce que j'ai indiqué. Les numéros des pages qui font partie de chaque ouvrage ont été regroupés dans un cadre, les numéros de pages sont divisés en section selon les lettres et il y a trois TdM.]]
* {{1er|avril}} 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|[…] Avant de s’identifier comme des Nord-Américains francophones, les Québécois (et plus largement les Canadiens) de langue française se sont longtemps considérés comme des Français d’Amérique et, partant, comme des héritiers de la culture française [En 2026,] le Québec est la seule société francophone en dehors de la France qui dispose de dictionnaires décrivant l’ensemble de ses usages, et non seulement les emplois qui sont caractéristiques de sa variété de français. Il s’agit là d’une forme d’indépendance lexicographique [par rapport à la France]…<ref>Wim Remysen, [https://fdlq.recherche.usherbrooke.ca/zonedecouverte/lidentite-quebecoise-a-travers-dictionnaires-du-francais-faits-au-quebec.html ''L’identité québécoise à travers les dictionnaires du français faits au Québec''], 4 mars 2026, Fonds de données linguistiques du Québec</ref>}}
*
* {{1er|avril}} 2026 : Ce n'est pas un poisson d'avril du DCLF :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COMPENDIEUSEMENT''' adv. En abrégé.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/139 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 123]</ref>}}
*
* 2 avril 2026 : Définition qui m'a surpris :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''', un des princes qui régnèrent sur les Ismaéliens ou ''Assassins'' ; plus connu sous le nom de ''Vieux de la Montagne''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
: Elle est suivie de :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Aladin''' (''lampe d’''), ou la ''Lampe merveilleuse'', titre d’un conte des ''Mille et une Nuits''. Le jeune Aladin, devenu possesseur de cette lampe magique à la suite de circonstances extraordinaires, réalise la plus brillante fortune : Les écrivains font souvent allusion à la ''Lampe d’Aladin'' pour désigner le moyen, le pouvoir secret que possède un homme de satisfaire promptement tous ses désirs et ses caprices.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 91]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Jusqu'à aujourd'hui, je croyais que le nom d'une ville des États-Unis était emprunté à l'une des langues des peuples amérindiens des États-Unis :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Albuquerque''' […] célèbre navigateur, vice-roi des Indes portugaises (1453-1515).<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/779 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 92]</ref>}}
*
* 3 avril 2026 : Une autre définition troublante :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|it|BRAVO}}''' […] Assassin à gages, en Italie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
: Heureusement, la définition attendue est présente :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''BRAVO !''' interj. Très-bien !<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/91 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 75]</ref>}}
*
* 5 avril 2026 : Comment faire allusion par une image à un concept décrit par plusieurs versions linguistiques de Wikipédia ? Pour « bonheur », [https://walzr.com/in-every-language/happiness c'est par là]. {{sourire}}
*
* 5 avril 2026 : Pourquoi les communautés wikipédiennes sont-elles en déclin ? Voyez [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikip%C3%A9dia:RAW/2026-04-05&oldid=234827775 ma réponse].
*
* 5 avril 2026 : Un truc que j'aurais dû faire depuis quelques mois : [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_utilisateur:PAC2&oldid=234827712#Merci_et_bravo_pour_les_RAW remercier PAC2 d'avoir publié des numéros des RAW].
*
* 6 avril 2026 : Pierre Larousse a manqué d'exhaustivité dans sa liste d'abréviations du DCLF. Depuis que je transcris les pages de cet ouvrage, [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/16&action=history j'ai ajouté des dizaines d'abréviations]. {{soupir}} Parfois, je doute que ce soit pertinent, mais selon mes observations, mes connaissances factuelles sont plus nombreuses que chez la plupart des gens que je fréquente, plusieurs ayant complété des formations universitaires.
*
* 7 avril 2026 : Pierre Larousse aurait-il été subventionné par un fabricant de vin ? :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''CORROBORER''' v. tr. Fortifier : ''le vin corrobore l’estomac'' […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/158 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 152]</ref>}}
*
* 7 avril 2026 : Une plainte sur les difficultés à collaborer à Wikipédia a été émise à la suite de la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Discussion_Wikipédia:RAW/2026-04-05&oldid=234891377#Dense_et_inquiétant publication des RAW du 2026-04-05]. La diminution du nombre de personnes qui collaborent à Wikipédia s'expliquerait par plusieurs raisons. Une personne a mentionné que des organismes bénévoles en France peinent à recruter. Voici une réflexion basée sur mon expérience personnelle vécue au Québec :
: Je fais aussi du bénévolat IRL en tant que membre de CA de deux organisations. Dans le premier CA, je suis le plus vieux par une dizaine d'années (j'approche de la retraite), alors que dans le deuxième CA, les gens de mon âge sont majoritaires. Il est plus facile de recruter pour le premier CA que pour le deuxième CA. En effet, il est plus gratifiant de fonctionner dans le premier CA pour quatre raisons : (1) n'importe quel membre peut s'exprimer sans crainte d'être pesé et mesuré par ses diplômes, (2) nous avons un pouvoir décisionnel collégial sur les activités de l'organisation, (3) les ordres du jour sont préparés par une personne salariée et (4) les procès-verbaux sont rédigés par une personne salariée. Par ailleurs, l'expertise que j'apporte au premier CA en finances et en comptabilité est reconnue explicitement. Le deuxième CA a longtemps été de complaisance. Le nouveau DG de cette deuxième organisation refond les processus de fonctionnement et il a commencé à reconnaître l'apport des membres actuels du CA. L'image de cette organisation s'améliore à mes yeux, mais je suis prêt à quitter si je perçois que l'organisation recommence à fonctionner de façon boiteuse.
: Une organisation qui souhaite retenir les services bénévoles d'une personne, peu importe laquelle, doit se demander ce qui allumera et éteindra une personne qui participe aux réunions de CA. Si elles sont de complaisance, sont sans conséquence et obligent à effectuer le plus souvent des travaux ennuyeux ou ingrats, très peu de personnes voudront y participer.
*
* 8 avril 2026 : J'ai complété la transcription de la dernière page de la section « lettre C » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-07&end=2026-04-08&limit=50] (la feuille 162 n'est pas la dernière pour la lettre C, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages. (Comparativement à mars 2026, le nombre de pages est différent parce que les notes font maintenant partie de la section)
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
*
* 9 avril 2026 : [https://harrypotter.fandom.com/fr/wiki/Poufsouffle Une page web] qui m'a fait rire parce qu'elle liste beaucoup d'élèves de Poudlard qui ont fait partie de cette maison dans la saga « Harry Potter ». Le site utilise MediaWiki, le même moteur que Wikisource.
*
* 9 avril 2026 : La [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025/Gallery première ronde de votes du POTY 2025] est en cours. Plusieurs belles photos, tellement qu'il est préférable de parcourir les différentes galeries et de se laisser charmer. {{sourire}}
*
* 10 avril 2026 :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉLUGE''' n. m. Le débordement universel des eaux, en l’an 3308 av. J.-C. […]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ALarousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française%2C_1874.djvu/188 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 172]</ref>}}
: Donc, voici un peu plus de 5 000 ans, il y a eu débordement d'eau partout sur la Terre. La géologie et l'histoire avancent autres choses, appuyées par des faits vérifiables.
*
* 11 avril 2026 : L'opposition importante à la vaccination ne date pas de la pandémie de Covid-19, ni de l'époque où l'efficacité du [[:w:fr:Vaccin contre la poliomyélite|vaccin contre la poliomyélite]] était mise en doute :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''VACCIN.''' Jenner, médecin anglais, avait observé que, dans les campagnes, les personnes chargées du soin de traire les vaches étaient, en général, préservées de la petite vérole. Ayant examiné le pis d’une vache, il y remarqua une affection pustuleuse et contagieuse, particulière à ces animaux ; il en conclut que c’était l’inoculation accidentelle du virus contenu dans ces pustules, qui préservait les filles de ferme de la petite vérole. Dès lors le vaccin (du latin ''{{lang|la|vacca}}'', vache) était découvert, et Jenner pouvait être compté au nombre des plus grands bienfaiteurs de l’humanité. Il avait fait sa découverte dès 1776, mais il ne la rendit publique qu’en 1796, après l’avoir confirmée par vingt années d’observations et de recherches. Le parlement anglais, pour reconnaître l’immense service que Jenner avait rendu, en livrant un secret qui eût pu lui être si lucratif, lui décerna une récompense nationale de 500,000 francs.<br
>Cette précieuse découverte, comme toutes les idées nouvelles, fut d’abord combattue par les préjugés, et l’on vit des mères ne présenter leurs enfants à la vaccine que par l’appât d’une prime promise par l’autorité. Aujourd’hui, la vaccine est appréciée comme elle le mérite, et, depuis quelques années, on la pratique chez tous peuples civilisés. Elle commence même à s’introduire avec succès chez les Arabes d’Algérie.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/744 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 56]</ref>}}
*
* 11 avril 2026 : Quelle construction préférez-vous ?
*# <code><nowiki><ref group=note>{{#section:Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/746|ZOÏLE}}</ref></nowiki></code>
*# <code><nowiki>{{DclfNote|746|ZOÏLE}}</nowiki></code>
: Si vous avez répondu 1, vous êtes masochiste. {{sourire}}
: J'ai mis au point {{m|DclfNote}} pour ne plus saisir la construction 1. Le wikicode de {{m|DclfNote}} est presque incompréhensible. Mes nombreuses années de contributions à Wikipédia et à Wikisource m'ont permis de créer le modèle assez rapidement (moins de vingt minutes, tests compris {{sourire}}). J'admets que j'ai fait du travail exploratoire auparavant, parce que je doutais que <code><nowiki>{{#section:...}}</nowiki></code> fonctionne bien à la fois dans les transcriptions et dans les transclusions. Après plusieurs tests, je suis confiant. {{sourire}} Ensuite, j'ai vérifié que <code><nowiki><ref group=note>...</ref></nowiki></code> puisse fonctionner dans un modèle. C'est le cas, à la condition d'utiliser l'alternative <code><nowiki>{{#tag:ref|...|group=note}}</nowiki></code>, bout de wikicode que je connais depuis au moins 10 ans.
: Pour réussir à créer ce modèle, il fallait accumuler des savoirs glanés un peu partout dans les wikis.
*
* 12 avril 2026 : Voici deux définitions qui ne font pas de sens pour les personnes urbanisées :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''DÉMARRER''' v. tr. ''Mar.'' Ôter les amarres d’un bâtiment. V. int. Quitter le port, partir. ''Fig.'' Quitter une place, un lieu : ''ne démarrez pas de là''. ''Fam.''<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/189 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 173]</ref>}}
*
* 12 avril 2026 : Une expression qui a changé de sens en 150 ans :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Apocalypse''' […] l’on dit familièrement ''Cheval de l’Apocalypse'', pour désigner un mauvais cheval, une haridelle.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/793 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 105]</ref>}}
*
* 13 avril 2026 : Pierre Larousse est plus clair sur le principe d'Archimède que les manuels de physique que j'ai étudiés :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Archimède''', le plus grand géomètre de l’antiquité […] Une circonstance curieuse de la vie d’Archimède se rattache à la découverte d’un des plus féconds principes de l’hydrostatique. Hiéron, roi de Syracuse, soupçonnait un orfévre, qui lui avait fabriqué une couronne en or, d’y avoir allié une certaine quantité d’argent. Il consulta Archimède sur les moyens de découvrir cette fraude en conservant intacte la couronne. L’illustre savant y réfléchit longtemps sans trouver de solution. Un jour qu’il était au bain, il s’aperçut que ses membres, plongés dans l’eau, perdaient considérablement de leur poids ; que, par exemple, il pouvait soulever une de ses jambes avec la plus grande facilité. Ce fut pour lui un trait de lumière, qui le conduisit à la détermination de ce grand principe : ''Tout corps plongé dans l’eau perd de son poids le poids du volume d’eau qu’il déplace''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/796 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 108]</ref>}}
[[File:Gangabal Lake, India, by George Strahan.jpg|thumb|center|upright=3.0|16 avril 2026 : Superbe illustration de [[:w:fr:George Strahan|George Strahan]], qui a publié [https://commons.wikimedia.org/wiki/Category:George_Strahan_(engineer) plusieurs autres illustrations de qualité]. {{sourire}}<br>
J'oubliais : j'ai découvert cette illustration en participant au [https://commons.wikimedia.org/wiki/Commons:Picture_of_the_Year/2025 POTY 2025 de Wikimedia Commons].]]
* 16 avril 2026 : Combien cette prédiction faite vers 1870 a été vérifiée au {{s|xx}} :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉLECTRICITÉ.''' […] L’électricité n’a pas encore reçu toutes les applications utiles qu’on est en droit d’attendre de cet agent merveilleux ; on la fait servir, depuis quelques années, à la dorure, à l’argenture, à la galvanoplastie, et enfin à la télégraphie électrique, qui restera la plus belle conquête de la science au {{s|xix}} : c’est le chemin de fer de la pensée.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/706 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 18-19]</ref>}}
: Je spécule que Larousse, connaissant les liaisons effectuées grâce au chemin de fer, a voulu indiquer combien la télégraphie ferait de la Terre « un petit village » (expression inspirée des travaux de [[:w:fr:Marshall McLuhan|Marshall McLuhan]]).
*
* 19 avril 2026 : Une expression que j'ai, jusqu'à maintenant, cru appartenir seulement au jargon québécoise (ou joual) :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''COQ D’INDE''' (''ko'') n. m. Syn. de ''dindon''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/156 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 140]</ref>}}
: Si vous ne connaissez pas l'expression, elle sert à qualifier une personne de stupide.
*
* 21 avril 2026 : En parcourant le ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique...'' de Larousse, je découvre l'existence d'un portraitiste hollandais, [[:w:fr:Bartholomeus van der Helst|Bartholomeus van der Helst]], dont voici l’œuvre la plus connue je crois :
[[File:Bartholomeus van der Helst, Banquet of the Amsterdam Civic Guard in Celebration of the Peace of Münster.jpg|thumb|center|upright=3.5|''Le Banquet de la guilde des arbalétriers (Saint Georges) à Amsterdam pour célébrer la Paix de Münster, 18 juin 1648'']]
: Voici ce que Larousse en dit :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''Banquet de la garde civique''' (''le''), chef-d’œuvre de Van der Helst, musée d’Amsterdam : le caractère expressif et l’animation des figures, la largeur et la justesse de la touche, la solidité et l’éclat de la couleur distinguent cette vaste toile où sont représentés, en pied et de grandeur naturelle, vingt-quatre personnages.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/817 ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire'', 1874, p. 129]</ref>}}
*
* 22 avril 2026 : J'ai complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre D » du ''Nouveau dictionnaire de la langue française'' [https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Special%3AContributions&target=Cantons-de-l%27Est&namespace=104&tagfilter=&newOnly=1&start=2026-04-20&end=2026-04-22&limit=50] (la feuille 218 n'est pas la dernière pour la lettre D, mais c'était la dernière à faire passer de inexistante à corrigée. Je me suis demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/A|lettre A]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/B|lettre B]], de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/C|lettre C]] et de la [[Nouveau dictionnaire de la langue française/D|lettre D]].
:* Pour la lettre A, c'est 196 pages.
:* Pour la lettre B, c'est 116 pages.
:* Pour la lettre C, c'est 290 pages.
:* Pour la lettre D, c'est 164 pages.
: C'est donc 766 pages dans ce format PDF qui sont disponibles pour réutilisation et export. {{sourire}}
*
* 23 avril 2026 : J'ai récemment complété la transcription de toutes les pages de la section « lettre A » du ''Dictionnaire historique, géographique, mythologique, bibliographique, artistique et littéraire''. Je me suis également demandé combien de pages au format A6 pourraient contenir toutes les définitions de la [[Dictionnaire historique, géographique, mythologique.../A|lettre A]].
:* Pour la lettre A, c'est 142 pages.
*
* 25 avril 2026 : Une expression qui fait maintenant du sens :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''LARIGOT''' (''boire à tire''). On donne à cette expression l’origine suivante : En 1282, Odot Rigault, archevêque de Rouen, ayant fait don à son église d’une grosse cloche, cette cloche fut nommée la ''rigaude'', et comme elle était fort difficile à mettre en branle, les sonneurs avaient coutume de bien boire avant et après. De là on a dit d’un bon buveur. ''Il boit à'' '''tire la rigaude''' (par corruption ''larigot'').<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/719 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 31]</ref>}}
*
* 28 avril 2026 : Une autre définition qui a « mal vieilli » :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ÉCRAN''' n. m. Petit meuble qui sert à garantir de l’ardeur du feu.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/224 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 208]</ref>}}
=== Mai 2026 ===
* 4 mai 2026 : Une autre définition que 150 ans a rendu caduque :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''EFFONDREMENT''' n. m. Action de fouiller la terre à une certaine profondeur.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/226 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 210]</ref>}}
*
* 9 mai 2026 : Même si elle existe depuis au moins 150 ans, cette définition est actuelle :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''ENDOCTRINER''' v. tr. S’emparer de l’esprit de quelqu’un : ''il l’a endoctriné''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_française,_1874.djvu/238 ''Nouveau dictionnaire de la langue française'', 1874, p. 222]</ref>}}
*
* 12 mai 2026 : Je viens d'écouter une vidéo sur YouTube de [[:w:fr:Rick Beato|Rick Beato]] : [https://www.youtube.com/watch?v=JHlxTiR1zsk ''The Greatest Song Ever Went Nowhere'']. En tant que producteur et compositeur, il a travaillé avec deux femmes dotées de belle voix. Il discute d'une très belle chanson qui n'a jamais été publiquement diffusée avant cette vidéo. Il mentionne entre autres que beaucoup d'artistes musicaux enfilent les petits boulots pour faire vivre leur art, espérant être suffisamment entendus pour vivre de leur art. Pendant la vidéo, il montre un disque dur qui comprend 13 albums de chansons qui n'ont jamais été publiés, même si, selon lui, ces albums comportent de belles chansons. Plusieurs albums ont demandé des années d'efforts des artistes qui les ont créés, mais ça n'a pas été suffisant pour que ces chansons soient soutenues par des maisons de disques. Beato affirme que, dans l'industrie musicale, la beauté artistique ne suffit pas à faire d'une chanson un succès commercial.
: Je ne peux m'empêcher de faire un parallèle avec mon wikitravail. J'ai créé beaucoup d'articles dans Wikipédia. J'en ai développé plusieurs au point de les considérer comme bons, sinon excellents (ils ont été labellisés). Et pourtant, trop peu sont connus du grand public. Les raisons sont multiples : sujets nichés, connaissances pointues, méconnaissance médiatique... Le message de Beato résonne en moi, parce que ces articles sont bien écrits, bien sourcés, mais comme des artistes musicaux, il manquera toujours quelque chose pour en faire des sujets compris du grand public.
*
* 14 mai 2026 : Deux autres articles insolites de Wikipédia {{surprise}}{{sourire}} :
:* [[:w:en:Official portraits of Donald Trump]] ;
:* [[:w:en:Mug shot of Donald Trump]].
: Le premier présente les portraits officiels de Donald Trump et les commentaires, critiques et observations qu'ont fait des journalistes et des personnalités médiatiques. Le deuxième détaille des trucs en lien avec le fait que Donald Trump s'est présenté de façon volontaire à une prison pour y être emprisonné, processus qui exige qu'il soit auparavant photographié pour les registres officiels (un ''{{lang|en|mug shot}}'' en anglais américain).
*
* 21 mai 2026 : Dans le cadre de mon travail, je suis amené à rechercher des logiciels gratuits qui pourraient être utilisés dans différents domaines : rédaction, animation 2D, édition de fichiers audio... Heureusement que Wikipédia est là : il simplifie grandement les recherches parce que les logiciels mentionnés par des moteurs de recherche sont légion mais la majorité sont payants. Merci Wikipédia ! {{sourire}}
*
* 23 mai 2026 : [https://fr.wikisource.org/wiki/Wikisource:Scriptorium/Mai_2026#Disparition_dans_l'historique_de_certaines_modifications Sur Le Scriptorium], un contributeur a évoqué la possibilité, si j'ai bien compris, que Wikisource soit un site trafiqué et que les contributeurs soient sous l'influence d'une intelligence inhumaine. Je me sens tout à fait humain et je n'ai pas l'impression d'être sous le contrôle d'une IA qui vit dans le silicium. En m'appuyant sur le nombre d'accrochages et la diversité des interventions que j'ai vécus en tant que contributeur, je soupçonne que plusieurs wikimédiens sont de vraies personnes. {{sourire}}
*
* 25 mai 2026 : Une expression que je vais peut-être ajouter à mon encyclopédie interne :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''TRAMONTANE''' (''perdre la''). Avant la découverte de la boussole, les marins qui voyageaient dans la mer Méditerranée s’{{corr|orentaient|orientaient}} à l’aide de l’''étoile polaire'', située au nord, au delà des monts (''les Alpes''). Ils appelaient cette étoile ''tramontane'', mot qui signifie littéralement ''au delà des monts''. Dès qu’ils la perdaient de vue, c’est-à-dire dès qu’ils avaient ''perdu la tramontane'', ils n’avaient plus rien pour s’orienter, et ignoraient complétement où ils étaient. De là est venue l’expression ''perdre la tramontane'', qui veut dire : se troubler, perdre la tête, ne savoir plus ce qu’on fait, ni ce qu’on dit [...]<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/743 ''Notes étymologiques, scientifiques, historiques et littéraires'', 1874, p. 55]</ref>}}
*
* 29 mai 2026 : Fait suer. Le navigateur web Pale Moon n'est plus pris en charge par les serveurs de la WMF parce qu'il ne supporte pas le protocole WebAuthentication. J'utilise plusieurs autres navigateurs, mais il est doté de plusieurs fonctions que j'utilise régulièrement. Je devrai, un jour, adapter le code pour que ces fonctions soient disponibles dans Firefox par exemple.
*
* 30 mai 2026 : 150 ans d'exemples n'ont pas suffit. Les humains ne changent pas, tant pour les jugements que pour les désirs :
{{user:CdlEst/CitationBloc|'''{{lang|la|Hoc erat in votis}}''' (Voilà ce que je désirais) [...] Mots d’Horace, qui annoncent l’expression d’un désir : ''Faire une rapide fortune, tel est le'' '''{{lang|la|hoc erat in votis}}''' ''de la génération actuelle''.<ref>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/756 ''Dictionnaire des locutions latines'', 1874, p. 68]</ref>}}
=== Juin 2026 ===
* 2 juin 2026 : Je peux à nouveau me connecter aux serveurs de la WMF avec le navigateur Pale Moon. C'est sympa. {{sourire}}
*
* 4 juin 2026 : Dans le DCLF, 25 lettres sur 26 sont définies dans le fac-similé. J'ai proposé une définition de la lettre W en m'appuyant sur l'une des définitions déjà rédigées par Larousse. Pourtant, [https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/687 deux contributeurs sont opposés]. Curieux. Peu importe, j'ai supprimé.
<div style="margin:10px auto 10px auto; width:92%; border: solid 1px blue; padding:6px; border-radius:5px;">
; Microsoft Visual C++
* Certaines bibliothèques en Python ont besoin d'utiliser une version récente de Microsoft Visual C++, que vous pouvez obtenir à https://visualstudio.microsoft.com/fr/visual-cpp-build-tools/
* 14.0 est la version minimale requise présentement.
* L'installation dure entre une et deux minutes.
; Vérifier que Python est installé
* Cliquer sur le bouton WIN du clavier
* Taper <code>cmd.exe</code>
* Lancer l’invite de commandes <u>en tant qu’administrateur</u>
* Dans la fenêtre, coller <code>Python --version</code>
* Si on lit par exemple « Python 3.14.5 », c’est un bon début. Sinon, naviguer à https://python.org.
; Installer les ''packages'' que Pywikibot utilise
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python.exe -m pip install --upgrade pip</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Cette commande met à jour l'utilitaire qui charge et installe les autres ''packages''. Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Cette commande installe le dernier ''package'' dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "requests>=2.32.5"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Des messages s’affichent. Ne vous en préoccupez pas. Le ''package'' est installé dans le dossier par défaut des ''packages'' de Python, dossier dont le nom est long. Les scripts du ''package'' seront accessibles peu importe l’endroit d’où un script Python est lancé.
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "mwparserfromhell>=0.7.2"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "wikitextparser>=0.56.4"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python -m pip install "packaging>=26.0"</code> et attendre que l’installation soit complétée
** Idem
; Installer Pywikibot pour un seul compte
: Dans [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Installation cette page], on indique de coller <code>python -m pip install pywikibot</code> dans l’invite de commande. En ce qui me concerne, suivre cette recommandation a créé des bogues que je ne suis pas parvenu à corriger. Entre autres, le fichier <code>user-config.py</code> est partagé parmi tous les bots que je maintiens, ce que je ne veux pas parce que j’utilise deux comptes sur plusieurs wikis : un pour wikimédien lambda et un pour wikimédien bot (les conditions d’utilisation sont distinctes sur plusieurs wikis de l’écosystème Wikimedia).
* Je crée/utilise un dossier au nom court (par exemple, <code>C:\dev\cdle</code>, pour Cantons-de-l'Est)
* Je charge [https://pywikibot.toolforge.org/ core_stable.zip] de ce dossier
* Je « dézippe » les scripts dans ce dossier
: Pywikibot est installé et les ''packages'' nécessaires sont disponibles
; Tests basiques de Pywikibot
* Toujours dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>, coller <code>python pwb.py -version</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, plusieurs lignes sont affichées.
* Coller <code>python pwb.py -help:global</code>
** Si ça fonctionne comme prévu, beaucoup de lignes sont affichées.
: Si ces tests ont fonctionné, vous êtes prêt pour faire plus avec Pywikibot
; Configurer Pywikibot
* Dans l’invite de commandes de Windows 11, taper
** <code>C:</code> pour aller sur le disque C:
** <code>cd C:\dev\cdle</code> pour être dans le dossier où se trouve les scripts de Pywikibot
* Dans l’invite de commandes, coller <code>python pwb.py generate_user_files</code>
** Plusieurs questions sont posées
** À la question « Do you want to add a BotPassword for PSEUDONYME ? ([y]es, [N]o, [q]uit): », dire « n »
: Lorsque le questionnaire est épuisé, le script a créé le fichier « user-config.py »
; Créer un fichier pour le mot de passe
: Cette partie du processus de configuration de Pywikibot m’a pris beaucoup de temps parce que les informations sur le site de la plateforme sont parfois cryptiques ou contradictoires.
* Avec un éditeur de texte professionnel ([https://notepad-plus-plus.org/ Notepad++] — gratuit et performant —, [https://www.ultraedit.com/ UltraEdit] — payant et performant — ..., mais surtout pas Bloc-notes de Windows), ouvrir « user-config.py »
* Dans « user-config.py », chercher la ligne « password_file = ». Inscrire entre apostrophes le titre du fichier (par exemple, « <code>'MotsDePasse.py'</code> ») où se trouvera la paire pseudonyme/mot de passe
* Enregistrer
* Toujours dans l’éditeur de texte, créer un fichier où on doit voir : <code>('PSEUDONYME', 'MOT_DE_PASSE')</code>. Les parenthèses et les apostrophes doivent être conservées. Si l’information est présentée autrement, Pywikibot peut refuser de fonctionner, le moteur de Wikisource peut refuser l’identification ou le moteur de Wikisource peut imposer des limites.
* Enregistrer sous « <code>MotsDePasse.py</code> » dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code>
; Connexion de Pywikibot à la Wikisource en français
* Coller <code>python pwb.py login</code>
** Si le moteur de Wikisource a détruit la connexion avec votre ordinateur, plusieurs messages seront affichés les uns à la suite des autres. Éventuellement, le message « Logged in on wikisource:fr as PSEUDONYME. » apparaît.
: Si ce test fonctionné, Pywikibot peut interagir avec Wikisource
; Exploiter Pywikibot
* Si le compte n’a pas modifié suffisamment de pages, Pywikibot peut bloquer sur un CAPTCHA. Sur Wikipédia, il lui faut au moins 50 modifications + 4 jours d’existence pour obtenir de façon automatique le statut ''autoconfimed''. Ailleurs, ça peut être 500 ou 1000 modifications et 10 jours d’existence. À moins qu’un administrateur ne lui donne le statut nécessaire avant.
* Exemples de commandes dans le dossier <code>C:\dev\cdle</code> (ailleurs, ça ne fonctionne pas)
** Une page à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -page:"Page:Ivoi - L’Aéroplane fantôme.djvu/170" -regex "(\ \;|)(\s+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Parfois, le titre de la page n’est pas reconnu. Remplacer les espaces par des soulignés. Le paramètre <code>-regex</code> exige de programmer avec les [https://docs.python.org/3/howto/regex.html expressions rationnelles de Python]. L’ensemble étant très polyvalent, prendre le temps d’en connaître une partie rend l’usage de Pywikibot plus intéressant selon moi.
** Un lot de pages à modifier : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Dans le fichier, Pywikibot reconnaît les titres des pages même s’ils comprennent des espaces {{sourire}}.
** Un lot de pages à modifier en limitant le nombre de modifications par seconde et en limitant le nombre de pages à modifier pour cette commande : <code><nowiki>python pwb.py replace -file:NOM_FICHIER_SANS_ESPACE -regex "(\ \;|)([ ]+)<ref( |>)" "<ref\3" -putthrottle:8 -limit:10 -summary:"RÉSUMÉ_DE_LA_MODIFICATION"</nowiki></code>
**: Fonctionne bien, sauf lorsque j’ai voulu changer le nombre de pages à modifier : la commande restait coincée sur le nombre précédent. J’ai d’autres tests à faire.
: Consulter la [https://www.mediawiki.org/wiki/Manual:Pywikibot/Scripts/fr liste des commandes acceptées par Pywikibot] (aussi appelé « pwb.py »)
; Exploiter Pywikibot avec plusieurs comptes
: Refaire les étapes précédentes, mais en choisissant un autre dossier destination (par exemple, <code>C:\dev\bot</code>)
: Il est tentant de vouloir exploiter une seule plateforme Pywikibot et créer plusieurs utilisateurs. J’ai essayé, mais il y a des soucis d’accès aux ressources sous Windows. C’est la raison pour laquelle j’ai mis au point la procédure décrite plus haut.
</div>
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 1.png|thumb|center|upright=3.5|Au {{1er|avril}} 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]].]]
[[File:Wikisource français - Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874 - index 3.png|thumb|center|upright=3.5|Au 5 juin 2026, état de l'index [[Livre:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu]]. Je suis parvenu à ajouter plus de 200 pages en l'espace de deux mois, même si elle sont régulièrement lourdes à transcrire. Voici des exemples :
<ul>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/245] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes (il faut donc réorganiser), beaucoup de majuscules, beaucoup de gras, beaucoup d'italique</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/751] : l'outil d'océrisation échoue régulièrement à distinguer les contenus dans les deux colonnes, du gras, du latin, tout ça dans un tableau</li>
<li>[https://fr.wikisource.org/wiki/Page:Larousse_dictionnaire_complet_de_la_langue_fran%C3%A7aise,_1874.djvu/777] : l'outil d'océrisation échoue 1 fois sur 3 à distinguer les contenus dans les deux colonnes, beaucoup de gras, beaucoup d'italique, des petites capitales à l'occasion</li>
</ul>
Heureusement que je peux m'appuyer sur des modèles en wikicode et sur Pywikibot pour avancer.]]
* 9 juin 2026 : Connaissez-vous le livre intitulé [[:w:fr:Kanzen jisatsu manyuaru|''Kanzen jisatsu manyuaru'']] ? Rédigé par un Japonais, il détaille beaucoup de méthodes de suicide. J'ai écrit la [https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Kanzen_jisatsu_manyuaru&oldid=63498289 première version de l'article sur WP] en mars 2011. L'article n'a presque pas été modifié en quinze ans. Il était bien en 2011, il aurait pu être meilleur en juin 2026. Ainsi va WP.
*
* 15 juin 2026 : Dans [https://commons.wikimedia.org/w/index.php?title=File:Signal_Bar_Indicator_Green.png&oldid=976205695#Description cette page] de Wikimedia Commons, une personne indique que la source de l'image est « {{lang|en|my brain}} » et que l'auteur est « {{lang|en|me}} ». {{mdr|32}}
: J'ai corrigé.
*
* 16 juin 2026 : Dans le DCLF, toutes les pages du ''[[Dictionnaire des locutions latines]]'' ont été validées. {{sourire}} Merci à [[user:Fortelle65|Fortelle65]] pour sa relecture. {{bravo}} Je félicite Cantons-de-l'Est pour son patient travail de relecture et de réorganisation des passages océrisés. {{clin}}
: Il ne me reste plus qu'à l'annoncer sur la page d'accueil de Wikisource.
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Essai sur le patois d'Hérémence
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Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)
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[[d:Q318818|'''Abencérages''']] (''bin''), puissante tribu maure du royaume de Grenade.
[[d:Q19194259|'''Abencérages''' (''le dernier des'')]], nouvelle du genre chevaleresque, par Chateaubriand, et dont l’action se passe à Grenade.
[[d:Q278399|'''Abercromby''']], génér. angl., tué à la bataille de Canope (Égypte), en 1801.
[[d:Q36405|'''Aberdeen''']] (''dine''), v. d’Écosse ; {{nobr|72,000 h.}}
[[d:Q645796|'''Abezan''']], {{8e|juge}} d’Israël, gouverna de 1237 à 1230 av. J.-C.
[[d:Q273517|'''Abia''']], roi de Juda (958-955 av. J.-C.).
[[d:Q4416778|'''Abigaïl''']], veuve de Nabal, épousée par David.
[[d:Q480279|'''Abimelech''']] (''lek''), fils de Gédéon et juge d’Israël ; tué en 1235 av. J.-C.
[[d:Q2540503|'''Abiron''']], lévite qui fut englouti avec Coré et Dathan (1489 av. J.-C.).
[[d:Q321469|'''Abisag''']], jeune Sunamite que David épousa dans sa vieillesse.
[[d:Q24734157|'''Abner''']], général sous Saül et David.
[[d:Q38511|'''Abo''']], v. et port de Russie (Finlande), ch.-l. du gouvernement de ce nom ; {{nobr|18,000 h.}}
[[d:Q189685|'''Abomey''']], cap. du roy. de Dahomey, dans l’Afrique occidentale ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q322895|'''Abondance''']], ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. de Thonon ; {{nobr|1,483 h.}}
[[d:Q334923|'''Abou-Bekr''']] (''bèk-re''), beau-père de Mahomet, {{1er}} des califes ; m. en 634.
[[d:Q139773|'''Aboukir''']], village de la basse Égypte, célèbre par le combat naval où Nelson détruisit la flotte française (1798), et par une victoire de Bonaparte sur les Turcs (1799).
[[d:Q3206488|'''Aboukir''' (''Bataille d’'')]], chef-d’œuvre de Gros ; galeries de Versailles. Peinture pleine de fougue et d’éclat, d’une distribution pittoresque, d’un dessin savant et énergique, d’un coloris vénitien. Gros, voulant représenter la part glorieuse que Murat eut au gain de la bataille, a fait de ce général le héros principal de sa composition. Il n’avait pas oublié non plus Bonaparte, qui commandait en personne à Aboukir ; mais il l’avait placé à un plan plus éloigné, Bonaparte ne jugea pas convenable d’avoir, même en peinture, un rôle secondaire, et l’artiste dut, pour lui donner satisfaction, l’effacer complétement de son tableau : la ''Bataille d’Aboukir'' fut exposée au Salon de 1806 et y obtint un immense succès.
[[d:Q380295|'''Aboul-Faradj''']], historien arabe, (1226-1286), auteur d’une ''Histoire universelle'' ; {{Dclf-}} Historien et poète du même nom (897-967).
[[d:Q334752|'''Aboul-Fazel''']], grand vizir et écrivain persan ; assassiné en 1604.
[[d:Q311462|'''Aboul-Féda''']], historien arabe ; se distingua par sa valeur pendant les croisades.
[[d:Q319902|'''Abrabanel''']], célèbre rabbin portugais (1437-1508).
[[d:Q9181|'''Abraham''']], patriarche, père du peuple juif ; vivait 2,000 ans av. J.-C.
[[d:Q272690|'''Abrantes''' (''la duchesse d’''),]] écriv. fr. (1784-1838).
[[d:Q5834994|'''Abrégé de l’histoire romaine''']], petit ouvrage de Florus, d’un style brillant, rapide, et surtout remarquable par le talent littéraire ({{s|ii}}).
[[d:Q115671448|'''Abreuvoir''' ({{sc|l’}})]], tableau de Berghem au Louvre ; de Ph. Wouverman, musée Van der Hoop, à Amsterdam.
[[d:Q1284|'''Abruzzes''' ({{sc|les}})]], contrée d’Italie.
[[d:Q205372|'''Absalon''']], fils de David, tué par Joachim (1030 ans av. J.-C.). En littérature et dans la conversation, on fait quelquefois allusion à la longue chevelure d’Absalon, qui fut la cause de sa fin tragique.
[[d:Q2822063|'''Abstémius''']], fabuliste italien du {{s|xvi}}, auquel La Fontaine, a emprunté quelques sujets.
[[d:Q140250226|'''Abufar''' ou la ''Famille arabe'']], tragédie de Ducis ; tableau intéressant de mœurs patriarcales ; représentée en 1795.
[[d:Q336446|'''Abydos''']], v. d’Asie, sur l’Hellespont vis-à-vis de Sestos en Europe ; fameuse par l’aventure de Héro, et Léandre, et le pont de bateaux que Xerxès y fit jeter sur la mer.
[[d:Q192268|'''Abydos''']], v. de la haute Égypte, où fut trouvée, en 1818, la table des anciens Pharaons, appelée table d’Abydos.
[[d:Q4702431|'''Abyssinie''']], contrée d’Afrique ; 400,000 hab.
[[d:Q106107518|'''Académie française''' (''lettre de l’'')]] par Fénelon, où il est traité du dictionnaire, de projets de grammaires, d’enrichissements de la langue, d’une rhétorique, d’une poétique, etc.
[[d:Q415017|'''Académus''']] (''muce''), Athénien dont les jardins, fréquentés par des philosophes, furent l’origine de la célèbre Académie, où enseignait Platon.
[[d:Q416070|'''Acarnanie''']], contrée de l’anc. Grèce au S. de l’Épire et à l’O. de l’Étolie.
[[d:Q339067|'''Acciajuoli''']], célèbre famille florentine dont les deux principaux membres sont : Nicolas {{sc|Acciajuoli}} (1310-4366) (et son neveu {{sc|Renier}}, duc d’Athènes).
[[d:Q311287|'''Accius''' ou Attius]], un des plus anciens poètes tragiques de Rome ({{-s|ii}}).
[[d:Q26858865|'''Accolti''']], illustre famille de Toscane dont les membres les plus remarquables sont : {{sc|Benoît}} (1415-1466), {{sc|Bernard}} son fils, et {{sc|François}}, frère de Benoît.
[[d:Q3201415|'''Accordée de village''' (''l’'')]], chef-d’œuvre de Greuze, une des plus gracieuses et des plus poétiques inspirations de ce maître ; m. du Louvres<noinclude>
<references/></noinclude>
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[[d:Q318818|'''Abencérages''']] (''bin''), puissante tribu maure du royaume de Grenade.
[[d:Q19194259|'''Abencérages''' (''le dernier des'')]], nouvelle du genre chevaleresque, par Chateaubriand, et dont l’action se passe à Grenade.
[[d:Q278399|'''Abercromby''']], génér. angl., tué à la bataille de Canope (Égypte), en 1801.
[[d:Q36405|'''Aberdeen''']] (''dine''), v. d’Écosse ; {{nobr|72,000 h.}}
[[d:Q645796|'''Abezan''']], {{8e|juge}} d’Israël, gouverna de 1237 à 1230 av. J.-C.
[[d:Q273517|'''Abia''']], roi de Juda (958-955 av. J.-C.).
[[d:Q4416778|'''Abigaïl''']], veuve de Nabal, épousée par David.
[[d:Q480279|'''Abimelech''']] (''lek''), fils de Gédéon et juge d’Israël ; tué en 1235 av. J.-C.
[[d:Q2540503|'''Abiron''']], lévite qui fut englouti avec Coré et Dathan (1489 av. J.-C.).
[[d:Q321469|'''Abisag''']], jeune Sunamite que David épousa dans sa vieillesse.
[[d:Q24734157|'''Abner''']], général sous Saül et David.
[[d:Q38511|'''Abo''']], v. et port de Russie (Finlande), ch.-l. du gouvernement de ce nom ; {{nobr|18,000 h.}}
[[d:Q189685|'''Abomey''']], cap. du roy. de Dahomey, dans l’Afrique occidentale ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q322895|'''Abondance''']], ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. de Thonon ; {{nobr|1,483 h.}}
[[d:Q334923|'''Abou-Bekr''']] (''bèk-re''), beau-père de Mahomet, {{1er}} des califes ; m. en 634.
[[d:Q139773|'''Aboukir''']], village de la basse Égypte, célèbre par le combat naval où Nelson détruisit la flotte française (1798), et par une victoire de Bonaparte sur les Turcs (1799).
[[d:Q3206488|'''Aboukir''' (''Bataille d’'')]], chef-d’œuvre de Gros ; galeries de Versailles. Peinture pleine de fougue et d’éclat, d’une distribution pittoresque, d’un dessin savant et énergique, d’un coloris vénitien. Gros, voulant représenter la part glorieuse que Murat eut au gain de la bataille, a fait de ce général le héros principal de sa composition. Il n’avait pas oublié non plus Bonaparte, qui commandait en personne à Aboukir ; mais il l’avait placé à un plan plus éloigné, Bonaparte ne jugea pas convenable d’avoir, même en peinture, un rôle secondaire, et l’artiste dut, pour lui donner satisfaction, l’effacer complétement de son tableau : la ''Bataille d’Aboukir'' fut exposée au Salon de 1806 et y obtint un immense succès.
[[d:Q380295|'''Aboul-Faradj''']], historien arabe, (1226-1286), auteur d’une ''Histoire universelle'' ; {{Dclf-}} Historien et poète du même nom (897-967).
[[d:Q334752|'''Aboul-Fazel''']], grand vizir et écrivain persan ; assassiné en 1604.
[[d:Q311462|'''Aboul-Féda''']], historien arabe ; se distingua par sa valeur pendant les croisades.
[[d:Q319902|'''Abrabanel''']], célèbre rabbin portugais (1437-1508).
[[d:Q9181|'''Abraham''']], patriarche, père du peuple juif ; vivait 2,000 ans av. J.-C.
[[d:Q272690|'''Abrantes''' (''la duchesse d’''),]] écriv. fr. (1784-1838).
[[d:Q5834994|'''Abrégé de l’histoire romaine''']], petit ouvrage de Florus, d’un style brillant, rapide, et surtout remarquable par le talent littéraire ({{s|ii}}).
[[d:Q115671448|'''Abreuvoir''' ({{sc|l’}})]], tableau de Berghem au Louvre ; de Ph. Wouverman, musée Van der Hoop, à Amsterdam.
[[d:Q1284|'''Abruzzes''' ({{sc|les}})]], contrée d’Italie.
[[d:Q205372|'''Absalon''']], fils de David, tué par Joachim (1030 ans av. J.-C.). En littérature et dans la conversation, on fait quelquefois allusion à la longue chevelure d’Absalon, qui fut la cause de sa fin tragique.
[[d:Q2822063|'''Abstémius''']], fabuliste italien du {{s|xvi}}, auquel La Fontaine, a emprunté quelques sujets.
[[d:Q140250226|'''Abufar''' ou la ''Famille arabe'']], tragédie de Ducis ; tableau intéressant de mœurs patriarcales ; représentée en 1795.
[[d:Q336446|'''Abydos''']], v. d’Asie, sur l’Hellespont vis-à-vis de Sestos en Europe ; fameuse par l’aventure de Héro, et Léandre, et le pont de bateaux que Xerxès y fit jeter sur la mer.
[[d:Q192268|'''Abydos''']], v. de la haute Égypte, où fut trouvée, en 1818, la table des anciens Pharaons, appelée table d’Abydos.
[[d:Q4702431|'''Abyssinie''']], contrée d’Afrique ; 400,000 hab.
[[d:Q106107518|'''Académie française''' (''lettre de l’'')]] par Fénelon, où il est traité du dictionnaire, de projets de grammaires, d’enrichissements de la langue, d’une rhétorique, d’une poétique, etc.
[[d:Q415017|'''Académus''']] (''muce''), Athénien dont les jardins, fréquentés par des philosophes, furent l’origine de la célèbre Académie, où enseignait Platon.
[[d:Q416070|'''Acarnanie''']], contrée de l’anc. Grèce au S. de l’Épire et à l’O. de l’Étolie.
[[d:Q339067|'''Acciajuoli''']], célèbre famille florentine dont les deux principaux membres sont : [[d:Q1437326|Nicolas {{sc|Acciajuoli}}]] (1310-1366) (et son neveu [[d:Q677674|{{sc|Renier}}]], duc d’Athènes).
[[d:Q311287|'''Accius''' ou Attius]], un des plus anciens poètes tragiques de Rome ({{-s|ii}}).
[[d:Q26858865|'''Accolti''']], illustre famille de Toscane dont les membres les plus remarquables sont : [[d:Q2263863|{{sc|Benoît}}]] (1415-1466), [[d:Q2709370|{{sc|Bernard}}]] son fils, et [[d:Q2266954|{{sc|François}}]], frère de Benoît.
[[d:Q3201415|'''Accordée de village''' (''l’'')]], chef-d’œuvre de Greuze, une des plus gracieuses et des plus poétiques inspirations de ce maître ; m. du Louvres<noinclude>
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[[d:Q278399|'''Abercromby''']], génér. angl., tué à la bataille de Canope (Égypte), en 1801.
[[d:Q36405|'''Aberdeen''']] (''dine''), v. d’Écosse ; {{nobr|72,000 h.}}
[[d:Q645796|'''Abezan''']], {{8e|juge}} d’Israël, gouverna de 1237 à 1230 av. J.-C.
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[[d:Q4416778|'''Abigaïl''']], veuve de Nabal, épousée par David.
[[d:Q480279|'''Abimelech''']] (''lek''), fils de Gédéon et juge d’Israël ; tué en 1235 av. J.-C.
[[d:Q2540503|'''Abiron''']], lévite qui fut englouti avec Coré et Dathan (1489 av. J.-C.).
[[d:Q321469|'''Abisag''']], jeune Sunamite que David épousa dans sa vieillesse.
[[d:Q24734157|'''Abner''']], général sous Saül et David.
[[d:Q38511|'''Abo''']], v. et port de Russie (Finlande), ch.-l. du gouvernement de ce nom ; {{nobr|18,000 h.}}
[[d:Q189685|'''Abomey''']], cap. du roy. de Dahomey, dans l’Afrique occidentale ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q322895|'''Abondance''']], ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. de Thonon ; {{nobr|1,483 h.}}
[[d:Q334923|'''Abou-Bekr''']] (''bèk-re''), beau-père de Mahomet, {{1er}} des califes ; m. en 634.
[[d:Q139773|'''Aboukir''']], village de la basse Égypte, célèbre par le combat naval où Nelson détruisit la flotte française (1798), et par une victoire de Bonaparte sur les Turcs (1799).
[[d:Q3206488|'''Aboukir''' (''Bataille d’'')]], chef-d’œuvre de Gros ; galeries de Versailles. Peinture pleine de fougue et d’éclat, d’une distribution pittoresque, d’un dessin savant et énergique, d’un coloris vénitien. Gros, voulant représenter la part glorieuse que Murat eut au gain de la bataille, a fait de ce général le héros principal de sa composition. Il n’avait pas oublié non plus Bonaparte, qui commandait en personne à Aboukir ; mais il l’avait placé à un plan plus éloigné, Bonaparte ne jugea pas convenable d’avoir, même en peinture, un rôle secondaire, et l’artiste dut, pour lui donner satisfaction, l’effacer complétement de son tableau : la ''Bataille d’Aboukir'' fut exposée au Salon de 1806 et y obtint un immense succès.
[[d:Q380295|'''Aboul-Faradj''']], historien arabe, (1226-1286), auteur d’une ''Histoire universelle'' ; {{Dclf-}} Historien et poète du même nom (897-967).
[[d:Q334752|'''Aboul-Fazel''']], grand vizir et écrivain persan ; assassiné en 1604.
[[d:Q311462|'''Aboul-Féda''']], historien arabe ; se distingua par sa valeur pendant les croisades.
[[d:Q319902|'''Abrabanel''']], célèbre rabbin portugais (1437-1508).
[[d:Q9181|'''Abraham''']], patriarche, père du peuple juif ; vivait 2,000 ans av. J.-C.
[[d:Q272690|'''Abrantes''' (''la duchesse d’''),]] écriv. fr. (1784-1838).
[[d:Q5834994|'''Abrégé de l’histoire romaine''']], petit ouvrage de Florus, d’un style brillant, rapide, et surtout remarquable par le talent littéraire ({{s|ii}}).
[[d:Q115671448|'''Abreuvoir''' ({{sc|l’}})]], tableau de Berghem au Louvre ; de Ph. Wouverman, musée Van der Hoop, à Amsterdam.
[[d:Q1284|'''Abruzzes''' ({{sc|les}})]], contrée d’Italie.
[[d:Q205372|'''Absalon''']], fils de David, tué par Joachim (1030 ans av. J.-C.). En littérature et dans la conversation, on fait quelquefois allusion à la longue chevelure d’Absalon, qui fut la cause de sa fin tragique.
[[d:Q2822063|'''Abstémius''']], fabuliste italien du {{s|xvi}}, auquel La Fontaine, a emprunté quelques sujets.
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[[d:Q336446|'''Abydos''']], v. d’Asie, sur l’Hellespont vis-à-vis de Sestos en Europe ; fameuse par l’aventure de Héro, et Léandre, et le pont de bateaux que Xerxès y fit jeter sur la mer.
[[d:Q192268|'''Abydos''']], v. de la haute Égypte, où fut trouvée, en 1818, la table des anciens Pharaons, appelée ''table d’Abydos''.
[[d:Q4702431|'''Abyssinie''']], contrée d’Afrique ; 400,000 hab.
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[[d:Q278399|'''Abercromby''']], génér. angl., tué à la bataille de Canope (Égypte), en 1801.
[[d:Q36405|'''Aberdeen''']] (''dine''), v. d’Écosse ; {{nobr|72,000 h.}}
[[d:Q645796|'''Abezan''']], {{8e|juge}} d’Israël, gouverna de 1237 à 1230 av. J.-C.
[[d:Q273517|'''Abia''']], roi de Juda (958-955 av. J.-C.).
[[d:Q4416778|'''Abigaïl''']], veuve de Nabal, épousée par David.
[[d:Q480279|'''Abimelech''']] (''lek''), fils de Gédéon et juge d’Israël ; tué en 1235 av. J.-C.
[[d:Q2540503|'''Abiron''']], lévite qui fut englouti avec Coré et Dathan (1489 av. J.-C.).
[[d:Q321469|'''Abisag''']], jeune Sunamite que David épousa dans sa vieillesse.
[[d:Q24734157|'''Abner''']], général sous Saül et David.
[[d:Q38511|'''Abo''']], v. et port de Russie (Finlande), ch.-l. du gouvernement de ce nom ; {{nobr|18,000 h.}}
[[d:Q189685|'''Abomey''']], cap. du roy. de Dahomey, dans l’Afrique occidentale ; {{nobr|40,000 h.}}
[[d:Q322895|'''Abondance''']], ch.-l. de c. (Haute-Savoie), arr. de Thonon ; {{nobr|1,483 h.}}
[[d:Q334923|'''Abou-Bekr''']] (''bèk-re''), beau-père de Mahomet, {{1er}} des califes ; m. en 634.
[[d:Q139773|'''Aboukir''']], village de la basse Égypte, célèbre par le combat naval où Nelson détruisit la flotte française (1798), et par une victoire de Bonaparte sur les Turcs (1799).
[[d:Q3206488|'''Aboukir''' (''Bataille d’'')]], chef-d’œuvre de Gros ; galeries de Versailles. Peinture pleine de fougue et d’éclat, d’une distribution pittoresque, d’un dessin savant et énergique, d’un coloris vénitien. Gros, voulant représenter la part glorieuse que Murat eut au gain de la bataille, a fait de ce général le héros principal de sa composition. Il n’avait pas oublié non plus Bonaparte, qui commandait en personne à Aboukir ; mais il l’avait placé à un plan plus éloigné, Bonaparte ne jugea pas convenable d’avoir, même en peinture, un rôle secondaire, et l’artiste dut, pour lui donner satisfaction, l’effacer complétement de son tableau : la ''Bataille d’Aboukir'' fut exposée au Salon de 1806 et y obtint un immense succès.
[[d:Q380295|'''Aboul-Faradj''']], historien arabe, (1226-1286), auteur d’une ''Histoire universelle'' ; {{Dclf-}} Historien et poète du même nom (897-967).
[[d:Q334752|'''Aboul-Fazel''']], grand vizir et écrivain persan ; assassiné en 1604.
[[d:Q311462|'''Aboul-Féda''']], historien arabe ; se distingua par sa valeur pendant les croisades.
[[d:Q319902|'''Abrabanel''']], célèbre rabbin portugais (1437-1508).
[[d:Q9181|'''Abraham''']], patriarche, père du peuple juif ; vivait 2,000 ans av. J.-C.
[[d:Q272690|'''Abrantes''' (''la duchesse d’''),]] écriv. fr. (1784-1838).
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[[d:Q205372|'''Absalon''']], fils de David, tué par Joachim (1030 ans av. J.-C.). En littérature et dans la conversation, on fait quelquefois allusion à la longue chevelure d’Absalon, qui fut la cause de sa fin tragique.
[[d:Q2822063|'''Abstémius''']], fabuliste italien du {{s|xvi}}, auquel La Fontaine, a emprunté quelques sujets.
[[d:Q140250226|'''Abufar''' ou la ''Famille arabe'']], tragédie de Ducis ; tableau intéressant de mœurs patriarcales ; représentée en 1795.
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[[d:Q192268|'''Abydos''']], v. de la haute Égypte, où fut trouvée, en 1818, la table des anciens Pharaons, appelée ''table d’Abydos''.
[[d:Q4702431|'''Abyssinie''']], contrée d’Afrique ; 400,000 hab.
[[d:Q106107518|'''Académie française''' (''lettre de l’'')]] par Fénelon, où il est traité du dictionnaire, de projets de grammaires, d’enrichissements de la langue, d’une rhétorique, d’une poétique, etc.
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'''Accords''' (''Tabourot des''). V. ''Tabourot''.
'''Accous''' (''cou''), ch.-l. de cant. (B. Pyr.), arr. d’Oloron ; {{nobr|1,440 h.}}
'''Aceste''', roi de Sicile, alla au secours de Priam lors du siége de Troie.
'''Achab''' (''kab''), roi d’Israël (917-889).
'''Ache''' (''ka''), contrée de la Grèce.
'''Achantis''', peuple de l’État d’Achanti, en Guinée ; {{nobr|3,000,000 h.}}
'''Achard''', chimiste prussien (1754-1821), sut un des premiers extraire le sucre de la betterave.
'''Acharniens''' (''les''), comédie d’Aristophane, représentée à Athènes l’an 426 av. J.-C.
'''Achate''' (''le fidèle''), personnage de l’''Énéide'', le compagnon le plus dévoué et l’ami intime d’Énée. Son nom a passé dans la langue pour désigner celui qui ne quitte jamais une personne, qui est toujours à ses côtés.
'''Achaz''' (''kaz''), roi de Juda (737-723).
'''Achéenne''' (''ke-ene'') (''ligue''), confédération de douze villes du Péloponèse, formée surtout contre l’influence macédonienne (280-146 av. J.-C.).
'''Achélous''', dieu du fleuve de ce nom, père des sirènes.
'''Achem''', petit État de l’île de Sumatra ; cap. Achem.
'''Acheron''' (''ché''), fleuve des Enfers.
'''Acheux''', ch.-l. de c. (Somme), arr. de Doullens ; {{nobr|759 h.}}
'''Achille''', héros de la guerre de Troie, chanté par Homère. Le nom d’Achille est resté dans toutes les langues la personnification de la bravoure et de l’intrépidité. D’autres particularités de sa vie sont aussi passées en proverbe, telles que : Achille plongé dans le Styx par sa mère Thétis pour le rendre invulnérable ; le talon d’Achille, seule partie de son corps à laquelle il put être blessé ; l’éducation d’Achille, allusion à la manière virile dont l’éleva le centaure Chiron, qui, pour développer en lui la force et une mâle ardeur, le nourrissait de la moelle des lions ; Achille à Scyros, où, déguisé en femme, il menait une vie molle et efféminée au milieu des filles de Lycomède ; la lance d’Achille, qui guérissait les blessures qu’elle avait faites ; Achille se retirant sous sa tente à la suite d’une querelle avec Agamemnon ; se disputer les armes d’Achille, allusion à la querelle fameuse qui s’éleva entre Ajax et Ulysse après la mort du héros.
'''Achille''', statue antique, au Louvre.
'''Achilléide''' (''l’''), poème épique de Stace, resté inachevé ; œuvre d’imagination où se fait remarquer un grand art de versification ({{sc|i}}{{er}} sièc.).
'''Achmet {{Ier}}''' (''ak''), sultan de 1603 à 1617.
'''Achmet II''' (''ak''), sultan de 1691 à 1695.
'''Achmet III''' (''ak''), sultan de 1703 1730 ; donna asile à Charles XII, après la bataille de Pultawa.
'''Acis et Galatée''', tableau de Cl. Lorrain, galerie de Dresde.
[[d:Q106109129|'''Acis et Galatée surpris par Polyphème''']], groupe colossal en bronze et en marbre, exécuté par {{nobr|M. Ottin}} pour la décoration de la fontaine de Marie de Médicis, au jardin du Luxembourg.
'''Acomat''', nom de deux grands vizirs, des plus remarquables qu’ait eus la Turquie, l’un sous {{nobr|Mahomet II}}, l’autre sous {{nobr|Bajazet II}}.
'''Açores''', îles de l’océan Atlantique, appartenant au Portugal.
'''Acquaviva''', célèbre famille de l’anc. roy. de Naples, dont le membre le plus remarquable fut {{sc|Claude}}, général des jésuites (1542-1615).
'''Acre''' (''Saint-Jean d’''), v. forte de Syrie, prise par Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion en 1191 ; résista à Bonaparte en 1799 ; {{nobr|20,000 h.}}
'''Acrocérauniens''' (''monts''), chaîne de montagnes de l’Épire.
'''Acta diarna''', sorte de ''Moniteur officiel'', indiquant sommairement les événements quotidiens ; établi à Rome l’an 131 av. J.-C.
'''Acta sanctorum''' (''Actes des saints''), titre sous lequel on désigne le recueil dit des bollandistes, et qui renferme la vie de tous les saints.
'''Actéon''', chasseur qui veut la malheureuse indiscrétion de surprendre Diane au bain, et que la déesse irritée changea en un cerf qui fût aussitôt dévoré par ses chiens. En littérature, on fait souvent allusion à cet épisode mythologique.
'''Actes des apôtres''', livre du Nouveau Testament, écrit en grec par saint Luc vers l’an 63 ; il contient l’histoire du christianisme depuis l’an 33 jusqu’à l’arrivée de saint Paul a Rome.
'''Actes des apôtres''', journal royaliste fondé en 1789 par Peltier, Champcenetz, Lauraguais, Rivarol, Suleau, Bergasse et autres.
'''Actium''' (''ci-ome''), v. et promontoire de Grèce, célèbres par la victoire navale d’Octave sur Antoine, 31 ans av. J.-C.
'''Acton''', né à Besançon en 1737, devint premier ministre de la reine Caroline de Naples, et se signala par sa haine contre la France ; m. en 1808.
'''Acunha''', nom d’une illustre famille portugaise, qui a fourni plusieurs personnages remarquables.<noinclude>
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[[d:Q2372728|'''Accords''' (''Tabourot des'')]]. V. ''Tabourot''.
[[d:Q309144|'''Accous''']] (''cou''), ch.-l. de cant. (B. Pyr.), arr. d’Oloron ; {{nobr|1,440 h.}}
'''Aceste''', roi de Sicile, alla au secours de Priam lors du siége de Troie.
'''Achab''' (''kab''), roi d’Israël (917-889).
'''Ache''' (''ka''), contrée de la Grèce.
[[d:Q457341|'''Achantis''']], peuple de l’État d’Achanti, en Guinée ; {{nobr|3,000,000 h.}}
'''Achard''', chimiste prussien (1754-1821), sut un des premiers extraire le sucre de la betterave.
'''Acharniens''' (''les''), comédie d’Aristophane, représentée à Athènes l’an 426 av. J.-C.
'''Achate''' (''le fidèle''), personnage de l’''Énéide'', le compagnon le plus dévoué et l’ami intime d’Énée. Son nom a passé dans la langue pour désigner celui qui ne quitte jamais une personne, qui est toujours à ses côtés.
'''Achaz''' (''kaz''), roi de Juda (737-723).
'''Achéenne''' (''ke-ene'') (''ligue''), confédération de douze villes du Péloponèse, formée surtout contre l’influence macédonienne (280-146 av. J.-C.).
'''Achélous''', dieu du fleuve de ce nom, père des sirènes.
'''Achem''', petit État de l’île de Sumatra ; cap. Achem.
'''Acheron''' (''ché''), fleuve des Enfers.
'''Acheux''', ch.-l. de c. (Somme), arr. de Doullens ; {{nobr|759 h.}}
'''Achille''', héros de la guerre de Troie, chanté par Homère. Le nom d’Achille est resté dans toutes les langues la personnification de la bravoure et de l’intrépidité. D’autres particularités de sa vie sont aussi passées en proverbe, telles que : Achille plongé dans le Styx par sa mère Thétis pour le rendre invulnérable ; le talon d’Achille, seule partie de son corps à laquelle il put être blessé ; l’éducation d’Achille, allusion à la manière virile dont l’éleva le centaure Chiron, qui, pour développer en lui la force et une mâle ardeur, le nourrissait de la moelle des lions ; Achille à Scyros, où, déguisé en femme, il menait une vie molle et efféminée au milieu des filles de Lycomède ; la lance d’Achille, qui guérissait les blessures qu’elle avait faites ; Achille se retirant sous sa tente à la suite d’une querelle avec Agamemnon ; se disputer les armes d’Achille, allusion à la querelle fameuse qui s’éleva entre Ajax et Ulysse après la mort du héros.
'''Achille''', statue antique, au Louvre.
'''Achilléide''' (''l’''), poème épique de Stace, resté inachevé ; œuvre d’imagination où se fait remarquer un grand art de versification ({{sc|i}}{{er}} sièc.).
'''Achmet {{Ier}}''' (''ak''), sultan de 1603 à 1617.
'''Achmet II''' (''ak''), sultan de 1691 à 1695.
'''Achmet III''' (''ak''), sultan de 1703 1730 ; donna asile à Charles XII, après la bataille de Pultawa.
'''Acis et Galatée''', tableau de Cl. Lorrain, galerie de Dresde.
[[d:Q106109129|'''Acis et Galatée surpris par Polyphème''']], groupe colossal en bronze et en marbre, exécuté par {{nobr|M. Ottin}} pour la décoration de la fontaine de Marie de Médicis, au jardin du Luxembourg.
'''Acomat''', nom de deux grands vizirs, des plus remarquables qu’ait eus la Turquie, l’un sous {{nobr|Mahomet II}}, l’autre sous {{nobr|Bajazet II}}.
'''Açores''', îles de l’océan Atlantique, appartenant au Portugal.
'''Acquaviva''', célèbre famille de l’anc. roy. de Naples, dont le membre le plus remarquable fut {{sc|Claude}}, général des jésuites (1542-1615).
'''Acre''' (''Saint-Jean d’''), v. forte de Syrie, prise par Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion en 1191 ; résista à Bonaparte en 1799 ; {{nobr|20,000 h.}}
'''Acrocérauniens''' (''monts''), chaîne de montagnes de l’Épire.
'''Acta diarna''', sorte de ''Moniteur officiel'', indiquant sommairement les événements quotidiens ; établi à Rome l’an 131 av. J.-C.
'''Acta sanctorum''' (''Actes des saints''), titre sous lequel on désigne le recueil dit des bollandistes, et qui renferme la vie de tous les saints.
'''Actéon''', chasseur qui veut la malheureuse indiscrétion de surprendre Diane au bain, et que la déesse irritée changea en un cerf qui fût aussitôt dévoré par ses chiens. En littérature, on fait souvent allusion à cet épisode mythologique.
'''Actes des apôtres''', livre du Nouveau Testament, écrit en grec par saint Luc vers l’an 63 ; il contient l’histoire du christianisme depuis l’an 33 jusqu’à l’arrivée de saint Paul a Rome.
'''Actes des apôtres''', journal royaliste fondé en 1789 par Peltier, Champcenetz, Lauraguais, Rivarol, Suleau, Bergasse et autres.
'''Actium''' (''ci-ome''), v. et promontoire de Grèce, célèbres par la victoire navale d’Octave sur Antoine, 31 ans av. J.-C.
'''Acton''', né à Besançon en 1737, devint premier ministre de la reine Caroline de Naples, et se signala par sa haine contre la France ; m. en 1808.
'''Acunha''', nom d’une illustre famille portugaise, qui a fourni plusieurs personnages remarquables.<noinclude>
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[[d:Q2372728|'''Accords''' (''Tabourot des'')]]. V. ''Tabourot''.
[[d:Q309144|'''Accous''']] (''cou''), ch.-l. de cant. (B. Pyr.), arr. d’Oloron ; {{nobr|1,440 h.}}
[[d:Q404275|'''Aceste''']], roi de Sicile, alla au secours de Priam lors du siége de Troie.
[[d:Q235901|'''Achab''']] (''kab''), roi d’Israël (917-889).
[[d:Q2495811|'''Achaïe''']] (''ka''), contrée de la Grèce.
[[d:Q457341|'''Achantis''']], peuple de l’État d’Achanti, en Guinée ; {{nobr|3,000,000 h.}}
[[d:Q60193|'''Achard''']], chimiste prussien (1754-1821), sut un des premiers extraire le sucre de la betterave.
[[d:Q1059987|'''Acharniens''' (''les'')]], comédie d’Aristophane, représentée à Athènes l’an 426 av. J.-C.
[[d:Q555521|'''Achate''' (''le fidèle'')]], personnage de l’''Énéide'', le compagnon le plus dévoué et l’ami intime d’Énée. Son nom a passé dans la langue pour désigner celui qui ne quitte jamais une personne, qui est toujours à ses côtés.
[[d:Q30914|'''Achaz''']] (''kaz''), roi de Juda (737-723).
[[d:Q244796|'''Achéenne''' (''ke-ene'') (''ligue'')]], confédération de douze villes du Péloponèse, formée surtout contre l’influence macédonienne (280-146 av. J.-C.).
[[d:Q203923|'''Achéloüs''']], dieu du fleuve de ce nom, père des sirènes.
[[d:Q1823|'''Achem''']], petit État de l’île de Sumatra ; cap. Achem.
[[d:Q191087|'''Acheron''']] (''ché''), fleuve des Enfers.
[[d:Q27987|'''Acheux''']], ch.-l. de c. (Somme), arr. de Doullens ; {{nobr|759 h.}}
[[d:Q41746|'''Achille''']], héros de la guerre de Troie, chanté par Homère. Le nom d’Achille est resté dans toutes les langues la personnification de la bravoure et de l’intrépidité. D’autres particularités de sa vie sont aussi passées en proverbe, telles que : Achille plongé dans le Styx par sa mère Thétis pour le rendre invulnérable ; le talon d’Achille, seule partie de son corps à laquelle il put être blessé ; l’éducation d’Achille, allusion à la manière virile dont l’éleva le centaure Chiron, qui, pour développer en lui la force et une mâle ardeur, le nourrissait de la moelle des lions ; Achille à Scyros, où, déguisé en femme, il menait une vie molle et efféminée au milieu des filles de Lycomède ; la lance d’Achille, qui guérissait les blessures qu’elle avait faites ; Achille se retirant sous sa tente à la suite d’une querelle avec Agamemnon ; se disputer les armes d’Achille, allusion à la querelle fameuse qui s’éleva entre Ajax et Ulysse après la mort du héros.
[[d:Q2663959|'''Achille''']], statue antique, au Louvre.
[[d:Q302029|'''Achilléide''' (''l’'')]], poème épique de Stace, resté inachevé ; œuvre d’imagination où se fait remarquer un grand art de versification ({{sc|i}}{{er}} sièc.).
[[d:Q114749|'''Achmet {{Ier}}''']] (''ak''), sultan de 1603 à 1617.
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[[d:Q28796873|'''Acis et Galatée''']], tableau de Cl. Lorrain, galerie de Dresde.
[[d:Q106109129|'''Acis et Galatée surpris par Polyphème''']], groupe colossal en bronze et en marbre, exécuté par {{nobr|M. Ottin}} pour la décoration de la fontaine de Marie de Médicis, au jardin du Luxembourg.
'''Acomat''', nom de deux grands vizirs, des plus remarquables qu’ait eus la Turquie, l’un [[d:Q539183|sous {{nobr|Mahomet II}}]], l’autre [[d:Q1312312|sous {{nobr|Bajazet II}}]].
[[d:Q4058447|'''Açores''']], îles de l’océan Atlantique, appartenant au Portugal.
[[d:Q342410|'''Acquaviva''']], célèbre famille de l’anc. roy. de Naples, dont le membre le plus remarquable fut [[d:Q681779|{{sc|Claude}}]], général des jésuites (1542-1615).
[[d:Q126084|'''Acre''' (''Saint-Jean d’'')]], v. forte de Syrie, prise par Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion en 1191 ; résista à Bonaparte en 1799 ; {{nobr|20,000 h.}}
[[d:Q1054699|'''Acrocérauniens''' (''monts'')]], chaîne de montagnes de l’Épire.
[[d:Q343195|'''Acta diarna''']], sorte de ''Moniteur officiel'', indiquant sommairement les événements quotidiens ; établi à Rome l’an 131 av. J.-C.
[[d:Q343190|'''Acta sanctorum''' (''Actes des saints'')]], titre sous lequel on désigne le recueil dit des ''bollandistes'', et qui renferme la vie de tous les saints.
[[d:Q208531|'''Actéon''']], chasseur qui veut la malheureuse indiscrétion de surprendre Diane au bain, et que la déesse irritée changea en un cerf qui fût aussitôt dévoré par ses chiens. En littérature, on fait souvent allusion à cet épisode mythologique.
[[d:Q40309|'''Actes des apôtres''']], livre du Nouveau Testament, écrit en grec par saint Luc vers l’an 63 ; il contient l’histoire du christianisme depuis l’an 33 jusqu’à l’arrivée de saint Paul à Rome.
[[d:Q24969797|'''Actes des apôtres''']], journal royaliste fondé en 1789 par Peltier, Champcenetz, Lauraguais, Rivarol, Suleau, Bergasse et autres.
[[d:Q216551|'''Actium''']] (''ci-ome''), v. et promontoire de Grèce, célèbres par la victoire navale d’Octave sur Antoine, 31 ans av. J.-C.
[[d:Q647505|'''Acton''']], né à Besançon en 1737, devint premier ministre de la reine Caroline de Naples, et se signala par sa haine contre la France ; m. en 1808.
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[[d:Q2372728|'''Accords''' (''Tabourot des'')]]. V. ''Tabourot''.
[[d:Q309144|'''Accous''']] (''cou''), ch.-l. de cant. (B. Pyr.), arr. d’Oloron ; {{nobr|1,440 h.}}
[[d:Q404275|'''Aceste''']], roi de Sicile, alla au secours de Priam lors du siége de Troie.
[[d:Q235901|'''Achab''']] (''kab''), roi d’Israël (917-889).
[[d:Q2495811|'''Achaïe''']] (''ka''), contrée de la Grèce.
[[d:Q457341|'''Achantis''']], peuple de l’État d’Achanti, en Guinée ; {{nobr|3,000,000 h.}}
[[d:Q60193|'''Achard''']], chimiste prussien (1754-1821), sut un des premiers extraire le sucre de la betterave.
[[d:Q1059987|'''Acharniens''' (''les'')]], comédie d’Aristophane, représentée à Athènes l’an 426 av. J.-C.
[[d:Q555521|'''Achate''' (''le fidèle'')]], personnage de l’''Énéide'', le compagnon le plus dévoué et l’ami intime d’Énée. Son nom a passé dans la langue pour désigner celui qui ne quitte jamais une personne, qui est toujours à ses côtés.
[[d:Q30914|'''Achaz''']] (''kaz''), roi de Juda (737-723).
[[d:Q244796|'''Achéenne''' (''ke-ene'') (''ligue'')]], confédération de douze villes du Péloponèse, formée surtout contre l’influence macédonienne (280-146 av. J.-C.).
[[d:Q203923|'''Achéloüs''']], dieu du fleuve de ce nom, père des sirènes.
[[d:Q1823|'''Achem''']], petit État de l’île de Sumatra ; cap. Achem.
[[d:Q191087|'''Acheron''']] (''ché''), fleuve des Enfers.
[[d:Q27987|'''Acheux''']], ch.-l. de c. (Somme), arr. de Doullens ; {{nobr|759 h.}}
[[d:Q41746|'''Achille''']], héros de la guerre de Troie, chanté par Homère. Le nom d’Achille est resté dans toutes les langues la personnification de la bravoure et de l’intrépidité. D’autres particularités de sa vie sont aussi passées en proverbe, telles que : Achille plongé dans le Styx par sa mère Thétis pour le rendre invulnérable ; le talon d’Achille, seule partie de son corps à laquelle il put être blessé ; l’éducation d’Achille, allusion à la manière virile dont l’éleva le centaure Chiron, qui, pour développer en lui la force et une mâle ardeur, le nourrissait de la moelle des lions ; Achille à Scyros, où, déguisé en femme, il menait une vie molle et efféminée au milieu des filles de Lycomède ; la lance d’Achille, qui guérissait les blessures qu’elle avait faites ; Achille se retirant sous sa tente à la suite d’une querelle avec Agamemnon ; se disputer les armes d’Achille, allusion à la querelle fameuse qui s’éleva entre Ajax et Ulysse après la mort du héros.
[[d:Q2663959|'''Achille''']], statue antique, au Louvre.
[[d:Q302029|'''Achilléide''' (''l’'')]], poème épique de Stace, resté inachevé ; œuvre d’imagination où se fait remarquer un grand art de versification ({{sc|i}}{{er}} sièc.).
[[d:Q114749|'''Achmet {{Ier}}''']] (''ak''), sultan de 1603 à 1617.
[[d:Q199660|'''Achmet II''']] (''ak''), sultan de 1691 à 1695.
[[d:Q199482|'''Achmet III''']] (''ak''), sultan de 1703 1730 ; donna asile à Charles XII, après la bataille de Pultawa.
[[d:Q28796873|'''Acis et Galatée''']], tableau de Cl. Lorrain, galerie de Dresde.
[[d:Q106109129|'''Acis et Galatée surpris par Polyphème''']], groupe colossal en bronze et en marbre, exécuté par {{nobr|M. Ottin}} pour la décoration de la fontaine de Marie de Médicis, au jardin du Luxembourg.
'''Acomat''', nom de deux grands vizirs, des plus remarquables qu’ait eus la Turquie, l’un [[d:Q539183|sous {{nobr|Mahomet II}}]], l’autre [[d:Q1312312|sous {{nobr|Bajazet II}}]].
[[d:Q4058447|'''Açores''']], îles de l’océan Atlantique, appartenant au Portugal.
[[d:Q342410|'''Acquaviva''']], célèbre famille de l’anc. roy. de Naples, dont le membre le plus remarquable fut [[d:Q681779|{{sc|Claude}}]], général des jésuites (1542-1615).
[[d:Q126084|'''Acre''' (''Saint-Jean d’'')]], v. forte de Syrie, prise par Philippe-Auguste et Richard Cœur de Lion en 1191 ; résista à Bonaparte en 1799 ; {{nobr|20,000 h.}}
[[d:Q1054699|'''Acrocérauniens''' (''monts'')]], chaîne de montagnes de l’Épire.
[[d:Q343195|'''Acta diurna''']], sorte de ''Moniteur officiel'', indiquant sommairement les événements quotidiens ; établi à Rome l’an 131 av. J.-C.
[[d:Q343190|'''Acta sanctorum''' (''Actes des saints'')]], titre sous lequel on désigne le recueil dit des ''bollandistes'', et qui renferme la vie de tous les saints.
[[d:Q208531|'''Actéon''']], chasseur qui veut la malheureuse indiscrétion de surprendre Diane au bain, et que la déesse irritée changea en un cerf qui fût aussitôt dévoré par ses chiens. En littérature, on fait souvent allusion à cet épisode mythologique.
[[d:Q40309|'''Actes des apôtres''']], livre du Nouveau Testament, écrit en grec par saint Luc vers l’an 63 ; il contient l’histoire du christianisme depuis l’an 33 jusqu’à l’arrivée de saint Paul à Rome.
[[d:Q24969797|'''Actes des apôtres''']], journal royaliste fondé en 1789 par Peltier, Champcenetz, Lauraguais, Rivarol, Suleau, Bergasse et autres.
[[d:Q216551|'''Actium''']] (''ci-ome''), v. et promontoire de Grèce, célèbres par la victoire navale d’Octave sur Antoine, 31 ans av. J.-C.
[[d:Q647505|'''Acton''']], né à Besançon en 1737, devint premier ministre de la reine Caroline de Naples, et se signala par sa haine contre la France ; m. en 1808.
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Dictionnaire des locutions latines
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a4^\(^\< b8 cis d e f8.\! d16 | bes4^\> bes8\!\) f^\( d f a d | d4 a8. bes16 a4 e8. f16 | d2
\key d \major
e4^\(^\markup{1r Ten. ou 1r Sop.} a8. 16 | 4. 8 gis a b cis | d4 a\) fis'8[\(^> d] a fis | g4.^\p e'8 e cis a g | fis2\) r8 a8^\p d e |
d2~ 8 cis b a | a2( fis8) a^\( d e | d2~ 8 cis d a | a2~ 8\) r8 r4 | r8 d8^\cresc cis d e2~ |
% CHANT 1 p 45
e8 e d e fis2( | fis8) fis^\(^\> e d cis b a g\! | fis\) d'^\f^\> cis d bes2~^\p | bes8^\< d cis d\! fis2( |
fis8) a,^\pp gis a cis2~ | cis8 cis \acciaccatura e8 d8. cis16 cis2~ | cis8 r8 fis8.[^\f^> b,16] c4. b8 | b r8 e8.^> a,16] bes4. a8 |
a a^\f d4^\cresc d d | d d d d | fis2. fis4^\ff | g2^^ cis, | d r2 | r1 | r1
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 1
_1*7 \break
Com4 -- me8 le cerf court à8. la16 sour2 -- ce,8 Mon cœur cou -- rait8*5 vers8 le8. bon16 -- heur…2. _4
Et le8 bon -- heur fuy -- ait8. ma16 cour4 -- se…8 Mais je le trou -- "ve en" -- fin,4 ô8. Jé16 -- sus,4 dans8. ton16 "Cœur !"2 \bar "||" \break
Ô4 Cœur8. di16 -- vin,4. des8 cœurs le plus ai -- ma4 -- ble, Sois pour8 tou -- jours4. le8 maî -- tre de mon cœur2 _8 Toi seul, tu
peux,8*5 Cœur8 a -- do -- ra2 -- ble,8 Fai -- re ma joie8*5 et8 mon bon -- heur8*5 _2 Toi8 seul, tu peux,2
% paroles 1 p 45
_8 Cœur a -- do -- ra2 -- ble,8 Fai -- re ma joie et mon bon -- heur. Oui, c’est toi seul,8*5 Cœur8 a -- do -- ra2 --
ble,8 Qui fais ma joie8*5 et8 mon8. bon16 -- "heur !"8*5 _8 Oui4 c’est4. toi8 seul, _ Cœur4 a4. -- do8 --
ra -- ble, Qui4 fais ma joie et mon bon -- heur,2. et4 mon2 bon -- heur. _2 _1 _1 \bar "|."
} >>
\new Staff<<
\relative c' {
s1*14 s2
% CHANT 2
\key d \major
cis4^\markup{2e Ten. ou 2e Sop.} 8. 16 | 4. 8 8 8 g' e | fis4 fis a8[^> fis] d fis | e4.^\p g8 g g e e | d2 r2 |
r4 g4^\p <e g> <e g> | fis2( fis8) r8 r4 | r4 g4 <e g> <e g> | fis2( fis8) fis^\cresc g a | b2~ b8 gis a b |
% CHANT 2 p 45
cis2( cis8) ais b cis | d4 b a e | fis8 r8 r4 r8 g8^\p g g | g r8 r4 r8 fis8 fis fis |
fis r8 r4 r8 eis^\pp eis eis | eis r8 r4 r8 a8 a a | a r8 r4 r4 a8 a | g r8 r4 r4 g8 g |
fis4 fis^\f^\cresc g a | b a b b | d2. dis4^\ff | e2^^ e | d r2 | r1 | r1
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 2
_1*14 _2
Ô4 Cœur8. di16 -- vin,4. des8 cœurs le plus ai -- ma4 -- ble, Sois pour8 tou -- jours4. le8 maî -- tre de mon "cœur :"2 _
_4 Cœur a -- do -- ra2 -- ble,8 _8*5 et4 mon bon -- heur8*5 Toi8 seul, tu peux8*5 Cœur8 a -- do --
% PAROLES 2 p 45
ra2 -- ble,8 Fai -- re ma joie4 et mon bon -- heur.8 _2 Oui,8 c’est toi seul, _2 Cœur8 a -- do --
rable, _2 Qui8 fais ma joie _2 et8 mon bon -- heur. _2 _8 C’est toi seul, _2 _8 Oui toi
seul,4 Qui fais ma joie et mon bon -- heur,2. et4 mon2 bon -- heur.
}
>>
\new Staff<<
\clef bass
\relative c {
s2*29
% CHANT 3
\key d \major
a4^\markup{Basse ou Ctr’Alt.} 8. 16 | 4. 8 8 8 8 8 | d4 d d^> fis8 d | cis4.^\p e8 a, a cis cis | d2 r2 |
r4 e4^\p a, cis | d2( 8) r8 r4 | r4 e4 a, cis | d2~ 8 8^\cresc e fis | g2~ 8 e fis gis |
% CHANT 3 p 45
a2( a8) fis gis ais | b4 gis a cis, | d8 r8 r4 r8 d8^\p d d | d r8 r4 r8 d8 d d |
d r8 r4 r8 cis8^\pp cis cis | cis r8 r4 r8 fis8 fis fis | fis r8 r4 r4 dis8 dis | e r8 r4 r4 cis8 cis |
d4 d^\f^\cresc e fis | g fis g gis | a2. b4^\ff g2^^ a | d, r2 | r1 | r1
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 3
_2*29
Ô4 Cœur8. di16 -- vin,4. des8 cœurs le plus ai -- ma4 -- ble, Sois pour8 tou -- jours4. le8 maî -- tre de mon "cœur :"2 _
_4 Cœur a -- do -- ra2 -- ble,8 _8*5 et4 mon bon -- heur8*5 Toi8 seul, tu peux8*5 Cœur8 a -- do --
%PAROLES 3 p 45
ra2 -- ble,8 Fai -- re ma joie4 et mon bon -- heur.8 _2 Oui,8 c’est toi seul, _2 Cœur8 a -- do --
rable, _2 Qui8 fais ma joie _2 et8 mon bon -- heur. _2 _8 C’est toi seul, _2 _8 Oui toi
seul,4 Qui fais ma joie et mon bon -- heur,2. et4 mon2 bon -- heur.
}
>>
>>
\new PianoStaff
\with {
\consists "Merge_rests_engraver"
}
<<
\set PianoStaff.midiInstrument = "reed organ"
\new Staff = "up"
{
<<
\set Timing.beamExceptions = #'()
\set Timing.beatStructure = #'(4)
\new Voice = "Droite 1" {
\voiceOne
\autoChange a
\relative c'' {
\key d \minor
\tempo "Maestoso." 8 = 100
\stemNeutral
a4( \grace {bes16[ a]} g8)[ a] bes[ a g f] | e2 bes'2( | a4) \appoggiatura {bes16[ a]} gis8[ a] b[ cis d e] | f2^\( d | \stemUp bes a | gis1\)^\( | << {s4 f4 e2} { a2.\) g4~ |
<e g>2 }>> <d f>2~ | <bes d f>4 4^\(_. 4_. 4_.~ | <a d f>4\)^\( 4_. 4_.\) \once\change Staff="up" <gis d' e>4~ | <d' e>2~ <cis e>4 <e g>4 |
<e g>2 <d f>2 | <bes d f>4 4_._\( 4_. <a d f>4_.\) | 4 r4 \once\change Staff="up" <g a cis e>4 r4 | <a d>2
\key d \major
<cis e>4\p <cis e a>8.[ 16] | a'4. a8 gis8[ a b cis] | s4 a4 <a fis'>8[ <fis d'> <fis a> <d fis>] | g4. <g e'>8 e'8[ cis <cis, a'> <e g>] | <d fis>[ a <d fis> a] \once\change Staff="up" <fis a d>8 r8 \grace a8_( <a fis' a>4)^> |
\repeat tremolo 2 { <e' g>8[ a,] } \repeat tremolo 2 { <e' g>8[ a,] } |
\repeat tremolo 2 { <d fis>8[ a] } <d fis>8 r8 \grace a8_( <a fis' a>4)^> |
\repeat tremolo 2 { <e' g>8[ a,] } \repeat tremolo 2 { <e' g>8[ a,] } |
\repeat tremolo 2 { <d fis>8[ a] } <d fis>8 fis[ g a] | r8 d8[ cis d] e2~ |
% DROITE 1 p 45
e8[ e d e] fis2~ | fis8[ fis e d] cis[ b a g] | <d fis>8 s8*7 | s1
s1 | s2 \once\stemDown cis'2~ | cis8.[ fis,16 fis'8. b,16] c4._\> b8\! | <g b>8.[ e16 e'8.^> a,16] bes4._\> a8\! |
<fis a>4 <d fis d'>8[ 8] <d g d'>8[ 8] <d a' d>8[ 8] | <d g b d>8[ 8] <d a' c d>8[ 8] <d g b d>8[ 8] <dis e b' d>8[ 8] | s1 | s1 | <a' d>1~ | 1~ | <fis a d>2 r2 |
}}
\new Voice = "Droite 2" { \autoChange a
\relative c' { \voiceTwo
\key d \minor
s1*6 | r4 % affichage problématique
d2 cis4 |
s1*3 | a4 s2. |
s1 | s1 | s4 r4 % affichage problématique
s4 r4 | s2
\key d \major
s2 | <cis e>2. g'4 |\once\stemUp <fis d'>4~ fis8[ a,] % affichage problématique
s2 | e'2~ <e g>4 s4 | s1 |
s1*4 | b'2~ b8[ gis a b] |
% DROITE 2 p 45
cis2~ cis8[ ais b cis] | d4 e,2 cis4 | s8 d'8[^\f^\> cis d] bes2~^\p | bes8[^\< d cis d]\! fis2~ |
fis8[ a,_\pp gis a] cis2~ | cis8[ cis \acciaccatura e8 d8. cis16] s2 | s8. \once\hideNotes fis,16~ fis2 s4 | s8. \once\hideNotes e16~ e2. |
s1 | s1 | <fis a d fis>2. <a g dis fis>4\ff | <g b e g>2^^ <g a cis e>^^ | fis1~ | fis~ | \once\hideNotes fis2 r2
}}
\new Voice = "Gauche 1" {
\voiceThree
\autoChange e'
\relative c' {
\key d \minor
r1 | r4 d2.~ | d2 s2 | s2 r4 s4 | r4 s4 r4 s4 | r4 s2. | r4 s2. |
d,1~ | d~ | \once\stemDown d2. bes4^> | <<{ a2 s2} {s4 e'4 s4 r4}>> |
a1 | s1 | a,4 r4 s4 r4 | s2
\key d \major
s2 | r4 cis4 e \once\hideNotes a4~ | a8[ d] s4 d8[ a fis a] | a2^\( a8[ e] a4 | \once\stemDown <d, a'>4\) d,4 s8 r8 r4 |
\oneVoice
r4 e'4 a, cis | d d, d'8 r8 r4 | r4 e4 a, cis | d <d, d'> d'8 d[ e fis] | g2~ g8[ e fis gis] |
% GAUCHE 1 p 45
a2( a8)[ fis gis ais] |\voiceOne b2 a2~ | \once\stemDown <d, a'>8 r8 r4 r8 s4. | s8 r8 r4 r8 s4. |
s8 r8 r4 r8 s4. | s8 r8 r4 r8 s4. | s8 r8 r4 r8 s4. | s8 r8 r4 r8 s4. |
s4 <d, d'>4 <e e'> <fis fis'> | <g g'> <fis fis'> <g g'> <gis gis'> | a'8[ fis d fis] s2 | s1 | d4 fis, a fis | d' a fis a | s2 r2
}}
\new Voice = "Gauche 2" { \voiceFour
\autoChange e'
\relative c' {
\key d \minor
r1 | r4 g2 f4 | e2 <a cis>2~ | <d, a' d>2 r4 <fis a d>4 | r4 <g bes d>4 r4 <a d f>4 | r4 <b d f>4 4 <bes d f>4 | r4 a2~ <a, a'>4~ |
a'1 | s1 | s1 | a,2~ <a a'>4 r4 |
d1~ | d2. d4 | s4 r4 a4 r4 | <d, d'>2
\key d \major
\once\stemUp a'2~ | a2. <a e' a>4 | d2 d | cis8[ e] a,4 a~ a8[ cis] | s2 d8 r8 r4 |
r4 s2. | s2 s8 r8 r4 | r4 s2. | s1 | s1 |
% GAUCHE 2 p 45
s1 | b'4 gis a a, | s8 r8 r4 r8 <d g bes>8[^\pp 8 8] | 8 r8 r4 r8 <d fis a>8[ 8 8] |
8 r8 r4 r8 <cis eis cis'>8[ <cis eis gis> <cis eis cis'>] <cis eis gis cis>8 r8 r4 r8 | <fis a cis>8[ <fis a> <fis a cis>] | 8 r8 r4 r8 a8^~ <dis, a'>4_(^( | <e g>8)) r8 r4 r8 g8^~ <cis, g'>4 |
<d fis>4 s2. | s1 | a2~ <a a'>4 <b b'> | <g g'>2^^ <a a'>^^ | d,1~ | d~ | \stemUp <d d'>2 r2
}}
>>
}
\new Staff = "down" {
\clef bass
}
>>
>>
}
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</score><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/776
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Fortelle65
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Cantons-de-l'Est" /></noinclude><nowiki/>
'''Adam''', nom du premier homme.
'''Adam Billaut'''. V. ''Billaut''.
'''Adam''' (Adolphe), compos, de mus. fr. (1803-1856), auteur du ''Chalet'' et d’une foule d’autres productions.
'''Adamaster''' ou le '''Géant des tempêtes''', personnage fictif des ''Lusiades'', et la plus hardie peut-être, la plus magnifique prosopopée que nous offre la poésie épique. Camoëns suppose qu’au moment où Vasco de Gama va franchir le cap des Tempêtes, appelé depuis ''Cap de Bonne-Espérance'', un géant, le gardien de ce cap, se dresse devant lui pour l’empêcher d’aller plus loin. Les écrivains font de fréquentes allusions au géant Adamastor.
'''Adams''' (''John''), deuxième président des États-Unis, élu en 1797.
'''Adana''', v. de la Turquie d’Asie, sur la rivière de ce nom ; {{nobr|20,000 h.}}
'''Adanson''', naturaliste fr. (1727-1806).
'''Adda''', riv. d’Italie (Lombardie) ; Bonaparte a livré sur ses bords plusieurs combats aux Autrichiens.
'''Addison''' (''çon''), littér. angl. (1672-1719).
'''Adélaïde d’Orléans''', fille de Philippe d’Orléans et sœur de Louis-Philippe, dont elle fut l’Egérie (1777-1847).
'''Adélaïde Duguesclin''', tragédie de Voltaire (1734), un des premiers essais de tragédie nationale.
'''Adèle de Sénange''', roman de Mme de Souza, écrit d’un style simple et naturel (1794).
'''Adelphes''' (''les'') ou les '''Frères''', comédie de Térence, imitée de Ménandre ; représentée l’an 158 av. J.-C. De la donnée de cette pièce, Molière a tiré l’''École des maris''.
'''Adelung''', savant philologue allemand (1732-1806).
'''Aden''' (''déne''), v. et port d’Arabie, dans la contrée d’Yémen ; {{nobr|30,000 h.}}
'''Adherbal''', général carthaginois.
'''Adige''', fleuve d’Italie.
'''Adjemir''', v. de l’Inde angl., cap. de la contrée de ce nom ; {{nobr|25,000 h.}}
'''Admète''', roi de Phères, en Thessalie, et l’un des Argonautes ; Apollon, chassé du ciel, garda les troupeaux de ce prince.
'''Adolphe''' (''saint''), souffrit le martyre en Espagne au commencement du règne d’Abdérame ; fête le 27 sept.
'''Adolphe de Nassau''', emper. d’Allemagne de 1292 à 1298.
'''Adolphe-Frédéric''', roi de Suède (1710-1771) ; sous son règne se formèrent les factions des ''bonnets'' et des ''chapeaux''.
'''Adolphe''', roman de B. Constant, composition bizarre et terne, mais qui renferme des observations fines et spirituelles (1816).
'''Adonaï''' (''seigneur, souverain maître''), nom donné à Dieu par les Juifs.
'''Adonias''' (''âce''), un des fils de David.
'''Adonis''', jeune Grec d’une grande beauté, qui fut blessé mortellement par un sanglier ; Vénus le change en anémone. Adonis est resté le type de la beauté efféminée, et c’est dans ce sens que son nom se présente si souvent en littérature et dans la conversation.
'''Adonis''', sorte de roman épique vingt-quatre chants, par Marin ; œuvre célèbre, où l’on remarque une imagination inépuisable, une grande facilité de style, une versification harmonieuse, mais aussi tout le fard brillant et le mauvais goût d’une poésie en décadence (1623). Ce poète exerça une influence déplorable sur toute la littérature européenne.
'''Adonis''', statue de Thorwaldsen ; glyptothèque de Munich.
'''Adonisédec''', roi vaincu par Josué.
'''Adoration des Mages''' ou '''des Rois''', (''l’''), [[d:Q1257925|triptyque de maître Stephan Lochner]], l’une des œuvres les plus importantes et les plus belles ; l’ancienne école allemande, appart. à la cathéd. de Cologne ; [[d:Q2628761|tableau d’Albert Dürer]], d’un caractère très réaliste, au musée des Offices (Florence) ; [[d:Q140247103|{{Dclf-}} de Raphaël]], au Vatican (Loges) ; [[d:Q50323301|{{Dclf-}} de Paul Véronèse]], galerie de Dresde ; [[d:Q112065432|{{Dclf-}} de Rubens]], musée de Bruxelles ; [[d:Q5861089|{{Dclf-}} de Rubens]], musée d’Anvers.
'''Adoration des bergers''', tableau de Bonvicino, musée de Berlin ; {{Dclf-}} de Raphaël, musée de Berlin ; [[d:Q18810276|{{Dclf-}} de Ribera]], au Louvre,
'''Adorno''', nom d’une illustre famille plébéienne de Gênes, appartenant au parti gibelin, et qui a fourni plusieurs doges à la république.
'''Adour''', riv. de France, se jette dans la baie de Biscaye, près de Bayonne.
'''Adraste''', roi d’Argos, entreprit la guerre des Sept Chefs, dans laquelle Étéocle et Polynice s’entre-tuèrent.
'''Adrets''' ({{sc|baron des}}), chef protestant connu par sa cruauté, mourut catholique. On compare au baron Adrets un chef de parti qui se déshonore par des cruautés et des vengeances atroces.
'''Adriatique''' (''golfe'' ou ''mer''), le golfe de la mer Méditerranée.
'''Adrien''', emper. romain de 117 à 138.
'''Adrien {{Ier}}''', pape de 772 à 795.
'''Adrien II''', pape de 867 à 872.
'''Adrien III''', pape de 884 à 885.
'''Adrien IV''', pape de 1154 à 1159.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le Fils de Lagardère (théâtre)
0
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Lorlam
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Yann
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{{Interligne|0.5em}}
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{{T2|{{Taille|LIVRE I.|125}}{{Interligne|0.1em}}{{Taille|LES NOMBRES ENTIERS.|65}}}}
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{{T3|{{Taille|CHAPITRE I.|120}}{{Interligne|0.1em}}{{Taille|ADDITIONS DES NOMBRES ENTIERS.|65}}}}
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{{Séparateur|3}}
'''1. Les nombres et les signes.''' — Les nombres sont désignés par
des chiffres ou par des lettres ; les opérations sont indiquées par
des signes ; l’égalité ou l’inégalité des résultats d’opérations diverses
est indiquée par des signes de relation.
{{Romain|I}}° ''Emploi des chiffres et des lettres.'' — Le système de la numération binaire a été imaginé par Fo-Chi, empereur de la Chine (3500 {{Abr|av.|avant}} {{Abr|J.-C.|Jésus-Christ}}). La numération décimale vient des Hindous et nous a été transmise par les Arabes. On ignore le nom de l’inventeur du zéro.
Les lettres pour représenter les nombres ont été employées pour la première fois par {{Sc|Viète}}. Habituellement, les premières lettres de l’alphabet <math>a</math>, <math>b</math>, <math>c</math>,… désignent les nombres connus, et les dernières <math>x</math>, <math>y</math>, <math>z</math> les nombres inconnus.
2° ''Emploi des signes d’opération''.<br>
<math>\pm</math> Les signes <math>+</math> et <math>-</math> de l’addition et de la soustraction sont dus à {{Sc|Widmann}} (1489) :
{{Centré|<math>a \pm b</math>.}}
<math>. \times</math> Le point comme signe est dû à {{Sc|Leidniz}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yann
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Yann" />{{nr|2|LIVRE {{Romain|I.}} — LES NOMBRES ENTIERS|}}</noinclude>et le signe <math>\times</math> se trouve dans l’ouvrage {{sc|Oughtred}} intitulé : ''Clavis mathematica'' (1631). Dès 1544, {{sc|Stiefkl}}, dans son ''Arithmetica integra'', n’employait aucun signe et désignait le
produit de deux nombres en les plaçant l’un après l’autre :
{{Centré|<math>a.b</math>, {{em|0.5}} <math>a \times b</math>, {{em|0.5}}<math>ab</math>.}}
<math>\colon</math> Le signe <math>\colon</math> de la division est dû à {{sc|Leibniz}} ; la barre de fraction se trouve dans les ouvrages de {{sc|Fibonacci}} (1202) ; elle est probablement due aux Hindous :
{{Centré|<math>a \colon b</math>, {{em|0.5}}<math>\frac{a}{b}</math>}}
<math>a^n</math> La notation des exposants se trouve dans l’ouvrage de {{sc|Chuquet}} intitulé : ''Triparty en la science des nombres'' (1484).
<math>n !</math> Cette notation <math>n !</math> désigne le produit des <math>n</math> premiers nombres entiers, et se lit ''factorielle n'' ; elle a été introduite par {{sc|Kramp}}, en 1808. Les Anglais écrivent <math>\lfloor{n}</math>.
<math>a^{n ; r}</math> Cette notation, imaginée par {{sc|Kramp}}, désigne le produit de <math>n</math> nombres en progression arithmétique commençant de <math>a</math> et de raison <math>r</math>.
<math>E\frac{p}{q}</math> Cette notation désigne le plus grand nombre entier contenu dans la fraction <math>\frac{p}{q}</math>, et se lit ''entier de p sur q''.
3° ''Emploi des signes de relation''
<math>=</math> Le signe <math>=</math> de l’égalité est dû à {{sc|Recorde}} (1557). {{sc|Descartes}} et {{sc|Fermat}} se servaient du signe <math>\propto</math>.
[[Fichier:Lucas - Théorie des nombres, 1891 (page 36 crop) sup inf.jpg|15px]] Les signes <math>></math> ''plus grand que'' et <math><</math> ''plus petit que'' de l’inégalité ont été imaginés par {{Sc|Harriot}} (1631).
<math>()[\text{ }]</math> L’emploi des ''parenthèses'' <math>()</math> et des crochets <math>[\text{ }]</math> a été introduit par {{Sc|Albert Girard}}, en 1629. On se sert aussi parfois du ''vinculum'', ou d’un trait placé au-dessus d’une expression algébrique pour désigner sa valeur numérique ou son ensemble.
<math>\equiv</math> Le signe <math>\equiv</math> de la congruence a été imaginé par {{Sc|Gauss}}. Ainsi <math>a \equiv b\text{ (mod m)}</math>, qui se lit ''a congru à b pour le module m'', veut dire que <math>a-b</math> est divisible par <math>m</math>. Cette notation est très utile dans l’Arithmétique supérieure.<noinclude>
<references/></noinclude>
85cuaf40vb78y8fdsp72vehskjmg265
Page:Lucas - Théorie des nombres, 1891.pdf/37
104
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Yann
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="BlueCamille" />{{nr||CHAPITRE {{Romain|I}}. — ADDITION DES NOMBRES ENTIERS.|3}}</noinclude><nowiki/>
<math>\left(\frac{n}{p}\right)</math> désigne <math>+</math> {{?}} ou <math>-</math> {{?}} suivant que <math>n</math> est ou n’est pas le reste de la division du carré d’un nombre par un nombre premier <math>p</math>. en supposant <math>n</math> non divisible par <math>p</math>. Ce symbole, dû à {{sc|Legendre}}, a été généralisé par {{sc|Jacobi}}.
'''2. Addition des nombres entiers.''' — Formation des nombres
entiers. — La suite des nombres entiers est illimitée ; en d’autres
termes, après tout nombre <math>n</math>, il y en a un autre <math>(n+1)</math>.
Formation des nombres pairs et des nombres impairs. Le <math>n</math><sup>ième</sup> nombre pair est <math>(n+n)</math> ou <math>2n</math> ; le <math>(n+1)</math><sup>ième</sup> nombre impair est <math>(2n+1)</math>.
Compter les nombres de trois en trois, de quatre en quatre, {{Abr|etc.|et cétéra}}.
La somme de plusieurs nombres ne dépend pas de l’ordre de ces nombres :
{{Centré|<math>a+b+c=c+a+b</math>.}}
Dans la somme de plusieurs nombres, on peut remplacer plusieurs d’entre eux par leur somme, sans changer le total.
Dans la somme de plusieurs nombres, on peut remplacer l’un quelconque d’entre eux par plusieurs autres dont il est la somme.
Table d’addition.
Preuve de l’addition, en changeant l’ordre des termes.
'''3. Suite de Fibonacci.''' — Si l’on calcule une suite de nombres
comment par <math>0</math> et <math>1</math>, de telle sorte que chaque terme soit égal à la somme des deux précédents, on forme la suite
{{Centré|<math>0, 1, 1, 2, 3, 5, 8, 13, 21,</math>… ; }}
par conséquent, si l’on désigne les différents termes par
{{Centré|<math>u_0, u_1, u_2, u_3, u_4, u_5, u_6, u_7, u_8,</math>…, }}
on a la ''loi de formation''
{{Centré|<math>u_{n+2}=u_{n+1}+u_n</math>.}}
La suite de {{sc|Fibonacci}} possède des propriétés fort intéressantes
qui seront développées ultérieurement. On en trouve les douze premiers termes dans le ''Liber Abbaci'' ({{Abr|p.|page}} 284) pour la question : ''Quot paria coniculorum in uno anno ex uno pario germinentur''. C’est le premier exemple connu des suites récurrentes. Cette même suite a été {{Tiret|étu|diée}}<noinclude>
<references/></noinclude>
baqrkshrvur512nl8p0w9abatg1f1bk
Page:Comire - Chants au Cœur de Jésus (1865).djvu/19
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Psephos
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'''Nº. 2.'''
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\context {\Staff
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\override Rest.style = #'classical
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}
\midi {
\tempo 4 = 58
}
<<
\new StaffGroup <<
\override StaffGroup.BarLine.allow-span-bar = ##f
\set StaffGroup.midiInstrument = "choir aahs"
\set StaffGroup.midiMinimumVolume = 0.8
\new Staff
\with {
instrumentName = "1r Ten. ou Sop."
} <<
\relative c'' {
\tempo "Maestoso." 4 = 58
% CHANT 1
R1 | R1 | R1 | r2 \bar "||" g4\segno a8. b16 | c4 c^\f d d |\break
e8..[( f32)] e4 g, a8. b16 | c4 c d d | e4. e8^\p^\( e^\cresc d c b | b[( a)] b c d[( c)] b a |\break
g4 e8\) c'8^\mf^\( d8[( cis)] d[( e]) | d4.\)
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 1
_1 _ _ _2 Cœur4 de8. Jé16 -- sus,4 Cœur de Dieu
mê -- me, Cœur le8. plus16 fort4 et le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 1 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16 \break
"vous !"2
} >>
\new Staff
\with {
instrumentName = "2e Ten. ou Sop."
} <<
\relative c'' {
% CHANT 2
R1 | R1 | R1 | r2 g4 fis8. f16 | e4 e^\f g
<<
{\voiceOne b4 |
c c }
\new Voice
{\voiceTwo g4 |
g g }
>>\oneVoice
g4 fis8. f16 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 2
_1 _ _ _2 Cœur4 de8. Jé16 -- sus,4 Cœur de Dieu
mê -- me, Cœur le8. plus16 fort4 et le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 2 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16 \break
"vous !"2
}
>>
\new Staff
\with {
instrumentName = "Bass. ou Ctr’Alt."
} <<
\clef bass
\relative c {
% CHANT 3
R1 | R1 | R1 | r2 r2 |
r4 c4^\f b <g g'> |
c c r2 | r4 c b <g g'> |
c4. c8^\p c^\cresc c c c |
4 8 8 4 8 8 |
4 8 e8^\mf^\( f[( e]) f[( g]) |
f4.\) g8^> fis^>^\cresc f^> e^> d^> |
c4 c'^\f^> b^> a^> |
% CHANT 3 p 7
g^> f8^> f^> e4^> e8^> d^> |
c4 cis^> d4.^\p e8 |
f4 fis8^> fis g4^\markup\bold\italic"rall." g,8. b16 |
c2 r2 | R1 | R1 | R1 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 3
_1*4 _4 Cœur de Dieu
mê -- me, _2. Cœur4 le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu8 -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 3 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16
"vous !"2
} >>
>> % fin staffgroup
\new PianoStaff
\with {
instrumentName = \markup\large{ORGUE}
\consists "Merge_rests_engraver"
}
<<
\set PianoStaff.midiInstrument = "reed organ"
\new Staff = "droite" <<
\new Voice = "Droite 1" {
\relative c'' {\voiceOne
r4 s2. |
s4 a8[( b] c4) c8[^\( d] |
s1 |
<e, g c>2\) g4 a8.[ b16] |
<e, c'>4 <e g c> s2 |
e'8..[ f32] e4 g, a8.[ b16] |
c4 <e, g c> s2 |
s4. \once\hideNotes e'8^\( s2 |
<g, b>8[ <fis a>] <f b>[ <e c'>] <f d'>[ <a c>] <g b>[ <f a>] |
<e g>4~ <c e>8\) <e c'>8 <f d'>[_( <e cis'>]) <f d'>8[_( <g e'>]) |
<f d'>4. g8_> <d a'>8[_> <d g b>_> <e g c>_> <f g b d>]_> |
s1 |
% DROITE 1 p 7
<e b' e>4^> <<
{\voiceOne a8[ b] <c, g' c>4 <e c'>8[ <f d'>] |
\stemDown <e g e'>4~ <bes' e>4 <a f'>4. <gis e'>8~ \stemUp |
e'8[ d] c[ a] <e g>4 <e g>8.[ <d f>16] | }
\new Voice
{\voiceTwo <c f>4 s4 g'4 | s1 | a4 <dis, a'>4 s4 g,4 | }
>> \oneVoice
<g c e>4 <g'' c e>8[ 8] <g d' g>8[ 8] <e a c>8[ 8] | <e b' e>8[ 8] <c f a>8[ <d g b>8] <e g c>8[ 8] <f a c>8[ <f a d>] | <g c e>2 <f g b d>2 | <e g c>2~ 4 r4
}}
\new Voice = "Droite 2" {
\relative c'' {\voiceTwo
r4 <g c e>4^\( <g d' g>4 <e a c>4 | <e b' e>4\) <c f>4 <c g'>4 <f a>4 | <g c e>2 <f g b d>2 | s2 s4 fis8.[ f16] | s2 <g b d>4 4 |
<g c>~ <g c> g fis8.[ f16] | e4 s4 <g b d>4 4 | <g c e>4. <c e>8 8[ <b d> <a c> <g b>] | s1 |
s1 | s1 | <e g c e>4 <g c e>^> <g c e>^> <e a c>^> |\break
% DROITE 2 p 7
}}
>>
\new Staff = "gauche" <<
\clef F
\relative c'{
r4 c4 b a | g f e d | g2 g, | c r2 | r4 <c c'>4 <b b'> <g g'>~ |
<c g' c>4~ <c, c'>4 r2 |
r4 <c' c'>4 <b b'> <g g'>~ | <c, g' c>4. r8 c'4 c | c2 c4 c |\break
c c8 r8 g4 g | g4. g'8^> fis[^> f^> e^> d]^> | c4 <c c'>^> <b b'>^> <a a'>^>
% GAUCHE p 7
<g g'>^> <f f'> <e e'> <e e'>8[ <d d'>] | <c c'>4 cis'4 d4. e8 | f4 fis g g, |
<c, c'>4 c'' b a | g f e d |
<<
{\voiceTwo g2 g4 g, }
\new Voice {\voiceOne g'8[ c e c] g[ d g, g'] }
>> |\oneVoice
c,4 g c, r4 \bar "|."
} >>
>> % fin pianostaff
>> % fin regroupement
} % fin score
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<references/></noinclude>
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Psephos
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% p 7
e^> a,8^> b^> c4^> c8^> d^> | e4. e8^> f4.^\p e8 | e[( d)] c^> a g4( e'8.) d16 |
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\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 1
_1 _ _ _2 Cœur4 de8. Jé16 -- sus,4 Cœur de Dieu
mê -- me, Cœur le8. plus16 fort4 et le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 1 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16 \break
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\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 2
_1 _ _ _2 Cœur4 de8. Jé16 -- sus,4 Cœur de Dieu
mê -- me, Cœur le8. plus16 fort4 et le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
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% CHANT 3 p 7
g^> f8^> f^> e4^> e8^> d^> |
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mê -- me, _2. Cœur4 le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu8 -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 3 p 7
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>>
\new Staff = "gauche" <<
\clef F
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r4 c4 b a | g f e d | g2 g, | c r2 | r4 <c c'>4 <b b'> <g g'>~ |
<c g' c>4~ <c, c'>4 r2 |
r4 <c' c'>4 <b b'> <g g'>~ | <c, g' c>4. r8 c'4 c | c2 c4 c |\break
c c8 r8 g4 g | g4. g'8^> fis[^> f^> e^> d]^> | c4 <c c'>^> <b b'>^> <a a'>^>
% GAUCHE p 7
<g g'>^> <f f'> <e e'> <e e'>8[ <d d'>] | <c c'>4 cis'4 d4. e8 | f4 fis g g, |
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c,4 g c, r4 \bar "|."
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_1 _ _ _2 Cœur4 de8. Jé16 -- sus,4 Cœur de Dieu
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% PAROLES 1 p 7
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_1 _ _ _2 Cœur4 de8. Jé16 -- sus,4 Cœur de Dieu
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% PAROLES 2 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16 \break
"vous !"2
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>>
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% PAROLES 3
_1*4 _4 Cœur de Dieu
mê -- me, _2. Cœur4 le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu8 -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 3 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16
"vous !"2
} >>
>> % fin staffgroup
\new PianoStaff
\with {
instrumentName = \markup\large{ORGUE}
\consists "Merge_rests_engraver"
}
<<
\set PianoStaff.midiInstrument = "reed organ"
\new Staff = "droite" <<
\new Voice = "Droite 1" {
\relative c'' {\voiceOne
r4 s2. |
s4 a8[( b] c4) c8[^\( d] |
s1 |
<e, g c>2\) g4 a8.[ b16] |
<e, c'>4 <e g c> s2 |
e'8..[ f32] e4 g, a8.[ b16] |
c4 <e, g c> s2 |
s4. \once\hideNotes e'8^\( s2 |
<g, b>8[ <fis a>] <f b>[ <e c'>] <f d'>[ <a c>] <g b>[ <f a>] |
<e g>4~ <c e>8\) <e c'>8 <f d'>[_( <e cis'>]) <f d'>8[_( <g e'>]) |
<f d'>4. g8_> <d a'>8[_> <d g b>_> <e g c>_> <f g b d>]_> |
s1 |
% DROITE 1 p 7
<e b' e>4^> <<
{\voiceOne a8[ b] <c, g' c>4 <e c'>8[ <f d'>] |
\stemDown <e g e'>4~ <bes' e>4 <a f'>4. <gis e'>8~ \stemUp |
e'8[ d] c[ a] <e g>4 <e g>8.[ <d f>16] | }
\new Voice
{\voiceTwo <c f>4 s4 g'4 | s1 | a4 <dis, a'>4 s4 g,4 | }
>> \oneVoice
<g c e>4 <g'' c e>8[ 8] <g d' g>8[ 8] <e a c>8[ 8] | <e b' e>8[ 8] <c f a>8[ <d g b>8] <e g c>8[ 8] <f a c>8[ <f a d>] | <g c e>2 <f g b d>2 | <e g c>2~ 4 r4
}}
\new Voice = "Droite 2" {
\relative c'' {\voiceTwo
r4 <g c e>4^\( <g d' g>4 <e a c>4 | <e b' e>4\) <c f>4 <c g'>4 <f a>4 | <g c e>2 <f g b d>2 | s2 s4 fis8.[ f16] | s2 <g b d>4 4 |
<g c>~ <g c> g fis8.[ f16] | e4 s4 <g b d>4 4 | <g c e>4. <c e>8 8[ <b d> <a c> <g b>] | s1 |
s1 | s1 | <e g c e>4 <g c e>^> <g c e>^> <e a c>^> |\break
% DROITE 2 p 7
}}
>>
\new Staff = "gauche" <<
\clef F
\relative c'{
r4 c4 b a | g f e d | g2 g, | c r2 | r4 <c c'>4 <b b'> <g g'>~ |
<c g' c>4~ <c, c'>4 r2 |
r4 <c' c'>4 <b b'> <g g'>~ | <c, g' c>4. r8 c'4 c | c2 c4 c |\break
c c8 r8 g4 g | g4. g'8^> fis[^> f^> e^> d]^> | c4 <c c'>^> <b b'>^> <a a'>^>
% GAUCHE p 7
<g g'>^> <f f'> <e e'> <e e'>8[ <d d'>] | <c c'>4 cis'4 d4. e8 | f4 fis g g, |
<c, c'>4 c'' b a | g f e d |
<<
{\voiceTwo g2 g4 g, }
\new Voice {\voiceOne g'8[ c e c] g[ d g, g'] }
>> |\oneVoice
c,4 g c, r4 \bar "|."
} >>
>> % fin pianostaff
>> % fin regroupement
} % fin score
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Psephos
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\new StaffGroup <<
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\tempo "Maestoso." 4 = 58
% CHANT 1
R1 | R1 | R1 | r2 \bar "||" g4\segno a8. b16 | c4 c^\f d d |\break
e8..[( f32)] e4 g, a8. b16 | c4 c d d | e4. e8^\p^\( e^\cresc d c b | b[( a)] b c d[( c)] b a |\break
g4 e8\) c'8^\mf^\( d8[( cis)] d[( e]) | d4.\) g,8^> a^>^\cresc b^> c^> d^> | e4 e^>^\f g^> c,^> |
% p 7
e^> a,8^> b^> c4^> c8^> d^> | e4. e8^> f4.^\p e8 | e[( d)] c^> a g4( e'8.) d16 |
c2 r2 | R1 | R1 | R1 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 1
_1 _ _ _2 Cœur4 de8. Jé16 -- sus,4 Cœur de Dieu
mê -- me, Cœur le8. plus16 fort4 et le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 1 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16 \break
"vous !"2
} >>
\new Staff
\with {
instrumentName = "2e Ten. ou Sop."
} <<
\relative c'' {
% CHANT 2
R1 | R1 | R1 | r2 g4 fis8. f16 | e4 e^\f g
<<
{\voiceOne b4 |
c c }
\new Voice
{\voiceTwo g4 |
g g }
>>\oneVoice
g4 fis8. f16 | e4 e g
<<{\voiceOne
b4 | c4. }
\new Voice {\voiceTwo
g4 | g4. }>>\oneVoice
c8^\p^\( c^\cresc b a g | g[( fis)] f e f[ a] g f |
e4 c8\) g'8^\mf^\( g4 g | f4.\) g8_> a_> ^\cresc g_> g_> \once\stemUp b_> | c4 e^\f^> d^> c^> |
% p 7
g^> a8^> a^> g4^> g8^> f^> | e4 bes'4^> a4.^\p gis8 | a4 a8^> a e4_( g8.) f16 |
e2 r2 | R1 | R1 | R1 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 2
_1 _ _ _2 Cœur4 de8. Jé16 -- sus,4 Cœur de Dieu
mê -- me, Cœur le8. plus16 fort4 et le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 2 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16 \break
"vous !"2
}
>>
\new Staff
\with {
instrumentName = "Bass. ou Ctr’Alt."
} <<
\clef bass
\relative c {
% CHANT 3
R1 | R1 | R1 | r2 r2 |
r4 c4^\f b <g g'> |
c c r2 | r4 c b <g g'> |
c4. c8^\p c^\cresc c c c |
4 8 8 4 8 8 |
4 8 e8^\mf^\( f[( e]) f[( g]) |
f4.\) g8^> fis^>^\cresc f^> e^> d^> |
c4 c'^\f^> b^> a^> |
% CHANT 3 p 7
g^> f8^> f^> e4^> e8^> d^> |
c4 cis^> d4.^\p e8 |
f4 fis8^> fis g4^\markup\bold\italic"rall." g,8. b16 |
c2 r2 | R1 | R1 | R1 |
}
\new Lyrics \lyricmode {
% PAROLES 3
_1*4 _4 Cœur de Dieu
mê -- me, _2. Cœur4 le plus doux,4. Heu8 -- reux qui vous con -- naît,4 plus8 heu -- reux4 qui8 vous
ai4 -- me,8 Heu8 -- reux4 sur -- tout4. qui8 s’im -- mo -- le pour "vous !"4 Heu -- reux sur --
% PAROLES 3 p 7
tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8 pour "vous !"4. Heu8 -- reux4. sur8 -- tout4 qui8 s’im -- mo4 -- le8. pour16
"vous !"2
} >>
>> % fin staffgroup
\new PianoStaff
\with {
instrumentName = \markup\large{ORGUE}
\consists "Merge_rests_engraver"
}
<<
\set PianoStaff.midiInstrument = "church organ"
\new Staff = "droite" <<
\new Voice = "Droite 1" {
\relative c'' {\voiceOne
r4 s2. |
s4 a8[( b] c4) c8[^\( d] |
s1 |
<e, g c>2\) g4 a8.[ b16] |
<e, c'>4 <e g c> s2 |
e'8..[ f32] e4 g, a8.[ b16] |
c4 <e, g c> s2 |
s4. \once\hideNotes e'8^\( s2 |
<g, b>8[ <fis a>] <f b>[ <e c'>] <f d'>[ <a c>] <g b>[ <f a>] |
<e g>4~ <c e>8\) <e c'>8 <f d'>[_( <e cis'>]) <f d'>8[_( <g e'>]) |
<f d'>4. g8_> <d a'>8[_> <d g b>_> <e g c>_> <f g b d>]_> |
s1 |
% DROITE 1 p 7
<e b' e>4^> <<
{\voiceOne a8[ b] <c, g' c>4 <e c'>8[ <f d'>] |
\stemDown <e g e'>4~ <bes' e>4 <a f'>4. <gis e'>8~ \stemUp |
e'8[ d] c[ a] <e g>4 <e g>8.[ <d f>16] | }
\new Voice
{\voiceTwo <c f>4 s4 g'4 | s1 | a4 <dis, a'>4 s4 g,4 | }
>> \oneVoice
<g c e>4 <g'' c e>8[ 8] <g d' g>8[ 8] <e a c>8[ 8] | <e b' e>8[ 8] <c f a>8[ <d g b>8] <e g c>8[ 8] <f a c>8[ <f a d>] | <g c e>2 <f g b d>2 | <e g c>2~ 4 r4
}}
\new Voice = "Droite 2" {
\relative c'' {\voiceTwo
r4 <g c e>4^\( <g d' g>4 <e a c>4 | <e b' e>4\) <c f>4 <c g'>4 <f a>4 | <g c e>2 <f g b d>2 | s2 s4 fis8.[ f16] | s2 <g b d>4 4 |
<g c>~ <g c> g fis8.[ f16] | e4 s4 <g b d>4 4 | <g c e>4. <c e>8 8[ <b d> <a c> <g b>] | s1 |
s1 | s1 | <e g c e>4 <g c e>^> <g c e>^> <e a c>^> |\break
% DROITE 2 p 7
}}
>>
\new Staff = "gauche" <<
\clef F
\relative c'{
r4 c4 b a | g f e d | g2 g, | c r2 | r4 <c c'>4 <b b'> <g g'>~ |
<c g' c>4~ <c, c'>4 r2 |
r4 <c' c'>4 <b b'> <g g'>~ | <c, g' c>4. r8 c'4 c | c2 c4 c |\break
c c8 r8 g4 g | g4. g'8^> fis[^> f^> e^> d]^> | c4 <c c'>^> <b b'>^> <a a'>^>
% GAUCHE p 7
<g g'>^> <f f'> <e e'> <e e'>8[ <d d'>] | <c c'>4 cis'4 d4. e8 | f4 fis g g, |
<c, c'>4 c'' b a | g f e d |
<<
{\voiceTwo g2 g4 g, }
\new Voice {\voiceOne g'8[ c e c] g[ d g, g'] }
>> |\oneVoice
c,4 g c, r4 \bar "|."
} >>
>> % fin pianostaff
>> % fin regroupement
} % fin score
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2026-06-16T16:25:05Z
CetaGM
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Travail en cours : transcription de la première page
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\new Voice = "Melodie" {
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c4 d
c8 bes a c
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\stemDown
c4 d
c8 bes a c
\stemUp
bes4 a8[( g)]
f4. r8
f8. f16 f8 g
f4 c \break
f8. f16 f8 g
f4 c
\stemDown
c' a
c a
\stemNeutral
bes8 c bes g
f e f4 \bar "|."
}
}
\new Lyrics \lyricsto "Melodie" {
Nous n’i -- rons
plus au
bois, Les lau -- riers
sont cou --
pés. La bel -- le
que voi --
là, La lai -- rons
nous dan --
ser
En -- trez dans la
dan -- se,
Vo -- yez comm’ on
dan -- se,
Sau -- tez,
dan -- sez,
Em -- bra -- sez qui
vous vou -- drez.
’
}
>>
\new Staff \with {
instrumentName = \markup {\italic "PIANO. "}
} {
\key f \major
\clef F
\relative c {
r8 r4
<f a> <f bes>
<f a> r
<c e bes'>2(
<f a>4) r
<f a> <f bes>
<f a> r
<c e bes'>2(
<f a>4) r
<< {a4. bes8
a4 g} \\
{f2~
f}
>>
<< {a4. bes8
a4 c} \\
{f,2~
f}
>>
<e bes' c>4
<f a c>
<e bes' c>4
<f a c>
<bes, d g>8 r <c e bes'> r
<f a> r r4
}
}
>>
\layout { }
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}}
}}
Nous n’i_rons plus au bois, Les lauriers sont cou _ pés. La belle
que voi _ là, La lai_rons nous dan _ ser ? En_trez dans la dan _ se,
Vo_yez comm’on dan_se, Sau_tez, dan_sez, Embrassez qui vous voudrez.<noinclude>25
<references/></noinclude>
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15873933
15873932
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CetaGM
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balise oubliée
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\new StaffGroup \with { \omit SpanBar } <<
\new Staff \with {
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midiInstrument = "piccolo"
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\stemUp
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c8 bes a c
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c8 bes a c
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f4 c \break
f8. f16 f8 g
f4 c
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c' a
c a
\stemNeutral
bes8 c bes g
f e f4 \bar "|."
}
}
\new Lyrics \lyricsto "Melodie" {
Nous n’i -- rons
plus au
bois, Les lau -- riers
sont cou --
pés. La bel -- le
que voi --
là, La lai -- rons
nous dan --
ser
En -- trez dans la
dan -- se,
Vo -- yez comm’ on
dan -- se,
Sau -- tez,
dan -- sez,
Em -- bra -- sez qui
vous vou -- drez.
’
}
>>
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<f a> r
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<f a>4) r
<f a> <f bes>
<f a> r
<c e bes'>2(
<f a>4) r
<< {a4. bes8
a4 g} \\
{f2~
f}
>>
<< {a4. bes8
a4 c} \\
{f,2~
f}
>>
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<e bes' c>4
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<f a> r r4
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}}}}
Nous n’i_rons plus au bois, Les lauriers sont cou _ pés. La belle
que voi _ là, La lai_rons nous dan _ ser ? En_trez dans la dan _ se,
Vo_yez comm’on dan_se, Sau_tez, dan_sez, Embrassez qui vous voudrez.<noinclude>25
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CetaGM
69905
/* Corrigée */ Ajout de la seconde partition et des paroles des deux premières pages
15874923
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f8. f16 f8 g
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c' a
c a
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bes8 c bes g
f e f4 \bar "|."
}
}
\new Lyrics \lyricsto "Melodie" {
Nous n’i -- rons
plus au
bois, Les lau -- riers
sont cou --
pés. La bel -- le
que voi --
là, La lai -- rons
nous dan --
ser
En -- trez dans la
dan -- se,
Vo -- yez comm’ on
dan -- se,
Sau -- tez,
dan -- sez,
Em -- bra -- sez qui
vous vou -- drez.
’
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<f a> r
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<f a> <f bes>
<f a> r
<c e bes'>2(
<f a>4) r
<< {a4. bes8
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{f2~
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>>
<< {a4. bes8
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{f,2~
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que voi --
là, La lai -- rons
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En -- trez dans la
dan -- se,
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dan -- se,
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{{Centré|<poem>Nous n’irons plus au bois,
Les lauriers sont coupés.
La belle que voilà,
La lairons nous danser
Entrez dans la danse,
Voyez comm’ on danse,
Sautez, dansez,
Embrasez qui vous voudrez.
La belle que voilà,
La lairons nous danser :
Mais les lauriers du bois,
Les lairons nous faner.
Entrez dans la danse,
Voyez comm’ on danse,
Sautez, dansez,
Embrasez qui vous voudrez.</poem>}}<noinclude>25
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Jim Bey
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|Titre=[[Histoire des Pirates Anglois]]
|Sous_titre=Depuis leur Établissement dans l’Isle de la Providence jusqu’à présent.
|Volume=Tome IV
|Auteur=Capitaine Charles Johnson (Daniel Defoe)
|Traducteur=Inconnu
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|Illustrateur=
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|Bibliotheque={{ARK-BNF|ark:/12148/bpt6k1518652x}}
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|Tomes=[[Livre:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome I), 1775.djvu|Tome I]] - [[Livre:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu|Tome II]] - [[Livre:Reveneau de Lussan - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome III), 1775.djvu|Tome III]] - [[Livre:Charles Johnson - Histoire des Pirates Anglois, 1775.djvu|Tome IV]]
|Sommaire={{Page:Charles Johnson - Histoire des Pirates Anglois, 1775.djvu/418}}
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Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2090
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<noinclude><pagequality level="1" user="Newnewlaw" />{{nr||—2086—}}</noinclude><nowiki />__NOTOC__
[[Auteur:Alexandre Daguet|{{sc|Daguer}} (Alexandre)]], professeur à l’Académie de Neuchâtel
(Suisse).
[[Auteur:Adolphe_Dangueuger|{{sc|Dangueuger}}]], directeur d’école primaire, à Paris.
{{sc|Dayot}}, inspecteur d’académie.
[[Auteur:Charles_Defodon|{{sc|Defodon}} (Ch.)]], inspecteur de l’enseignement primaire,
à Paris.
[[Auteur:Georges_Demenÿ|{{sc|Demeny}} (Georges)]], publiciste, à Paris.
[[Auteur:Auguste_Demkès|{{sc|Demkès}} (A.)]], ancien instituteur, à Paris.
[[Auteur:Joseph_Deniker|{{sc|Deniker}} (J.)]], bibliothécaire du Muséum d’histoire
naturelle.
[[Auteur:Arthur_Dessoye|{{sc|Dessoye}} (A.)]], député.
[[Auteur:Marie_Dosquet|{{sc|Dosquet}} ({{Mlle}} Marie)]], inspectrice générale des écoles
maternelles.
[[Auteur:Louis Dufestel|{{sc|Dufestel}} ({{Dr}} L.)]], secrétaire général de la Société
d’hygiène scolaire, à Paris.
[[Auteur:Georges_Dumesnil|{{sc|Dumesnil}} (Georges)]], professeur à la faculté des lettres
de Toulouse.
[[Auteur:Amédée Dunois|{{sc|Dunois}} (Amédée)]], publiciste, à Paris.
[[Auteur:Albert Durand|{{sc|Durand}} (Albert)]], secrétaire de l’académie de Paris.
[[Auteur:Hippolyte_Durand|{{sc|Durand}} (Hippolyte)]], inspecteur général de l’enseignement
primaire.
[[Auteur:Émile Durkheim|{{sc|Durkheim}} (Émile)]], professeur à la Sorbonne.
[[Auteur:Jean_Dussouchet|{{sc|Dussoucher}} (J.)]], professeur au lycée Henri IV.
{{interligne}}
{{t3|E}}
[[Auteur:Georges Édon|Édon ({{sc|Georges}})]], professeur au lycée Henri IV.
[[Auteur:Alfred_Espinas|{{sc|Espinas}} (A.)]], professeur à la Sorbonne.
[[Auteur:Martin Etcheverry|{{sc|Etcheverry}} (Martin)]], ancien directeur de l’Institution
nationale des sourds-muets, à Paris.
{{interligne}}
{{t3|F}}
[[Auteur:Tommy Fallot|{{sc|Fallot}} (T.)]], pasteur, à Paris.
[[Auteur:Louis_Felméri|{{sc|Felméri}} (L.)]], professeur à l’université de Koloszvar
(Hongrie).
[[Auteur:Gabriel-François Filon|{{sc|Filon}} (G.-F.)]], directeur de l’école Lavoisier.
[[Auteur:Camille_Flammarion|{{sc|Flammarion}} (Camille)]], astronome, à Paris.
[[Auteur:Léon_Flot|{{sc|Flot}} (Léon)]], professeur au lycée Charlemagne.
[[Auteur:Marguerite Fontes|{{sc|Fontes}} ({{Mlle}} Marguerite), directrice d’école normale.
[[Auteur:Foster Watson|Prof. {{sc|Foster Watson}}]], University College of Wales,
Aberystwyth (Pays de Galles).
[[Auteur:Théodore Froment|{{sc|Froment}} (Th.)]], professeur à la Faculté des lettres de
Bordeaux.
{{interligne}}
{{t3|G}}
[[Auteur:Jean_Gaillard|{{sc|Gaillard}} (J.)]], inspecteur de l’enseignement primaire,
à Paris.
[[Auteur:Armand Gasté|{{sc|Gasté}} (Armand)]], professeur à la Faculté des lettres de
Caen.
[[Auteur:Venceslas_Gasztowtt|{{sc|Gasztowtt}} (V.)]], professeur libre, à Paris.
Gaufrès (M.-J.), ancien chef d’institution, à Paris.
Gautier (Mlle Jeanne), inspectrice des écoles maternelles.
Gebhart (Émile), de l’Institut, professeur à la Sorbonne.
Georgin (C.), inspecteur de l’enseignement primaire,
à Paris.
[[Auteur:Charles Théodore Gérold|{{sc|Gérold}} (Th.)]], pasteur.
Giraud (Jules), publiciste, à Paris.
Glay (Émile), instituteur, à Paris.
[[Auteur:Albert Gobat|{{sc|Gobat}} (Albert)]], conseiller d’État, à Berne (Suisse).
Gœpp (Ed.), chef de bureau au ministère de l’instruction
publique.
[[Auteur:Émile_Gossot|{{sc|Gossot}} (Émile)]], professeur au lycée Louis-le-Grand.
Gouffé (Ernest), instituteur, à Paris.
Goy (P.), directeur d’école normale.
Gréard (Octave), de l’Académie française, vice-recteur
de l’académie de Paris.
Grimanelli (P.), ancien directeur des services pénitentiaires.
[[Auteur:Émile_Grosjean-Maupin|{{sc|Grosjean-Maupin}} (É.)]], agrégé de l’Université.
Guadet (J.), chef de l’enseignement à l’Institution des
jeunes aveugles, à Paris.
Guilhot (Paul), instituteur.
Guillaume (J.), secrétaire de la rédaction du ''Dictionnaire''
''de pédagogie''.
Guillemin (A.), astronome, à Paris.
{{interligne}}
{{t3|H}}
[[Auteur:Eugène Hallberg|{{sc|Hallberg}} (E.)]], professeur à la Faculté des lettres de
Toulouse.
Harding (E. J.), au Colonial Office, Londres.
Hauser (H.), professeur à la Faculté des lettres de
Dijon.
Hément (Félix), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Hunziker (Otto), professeur à l’université de Zürich
(Suisse).
{{interligne}}
{{t3|J}}
Jacoulet (E.), directeur de l’école, normale supérieure
d’enseignement primaire, à Saint-Cloud.
[[Auteur:Étienne Jacquin|Jacquin (É.)]], député.
[[Auteur:Charles_Jeanmaire|{{sc|Jeanmaire}} (C.)]], recteur de l’académie d’Alger.
[[Auteur:Stéphane_Jolly|{{sc|Jolly}} (Stéphane)]], professeur à l’université de Sophia
(Bulgarie).
Jourdain (Charles), de l’Institut.
{{interligne}}
{{t3|K}}
Kergomard (Mme Pauline), inspectrice générale des
écoles maternelles.
Kuhn (Maurice) professeur d’anglais au collège Chaptal.
{{interligne}}
{{t3|L}}
Laboulaye (Ed.), de l’Institut.
Lavisse (Ernest), de l’Académie française.
[[Auteur:Charles_Lebaigue|{{sc|Lebaigue}} (Ch.)]], professeur au lycée Charlemagne.
[[Auteur:René_Leblanc|{{sc|Leblanc}} (René)]], inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Lebon (Léon), chef de division au ministère de l’intérieur,
Belgique.
Lecœur (F.), architecte, à Paris.
Leger (Louis), de l’Institut, professeur au Collège de
France.
Legouvé (Ernest), de l’Académie française.
Le Plat (E.), rédacteur au ministère de l’instruction
publique.
Le Savoureux (Joël), professeur au lycée de Melun.
Lescœur (L.}, inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Lespieau (Robert), professeur à l’École normale supérieure.
Levasseur (E.), de l’Institut.
Lévêque (Ch.), de l’Institut.
Lévy (Dr Armand), à Paris.
Liard (Louis), de l’Institut, vice-recteur de l’académie
de Paris.
Lindelöf (U.), professeur à l’université de Helsingfors
(Finlande).
Long (Charles R.), M. A., inspecteur des écoles au
Département de l’éducation de l’État de Victoria
(Australie).
Lundberg (Erik), professeur à Stockholm.
Lyon (Georges), professeur au lycée Henri IV, à
Paris, puis recteur de l’académie de Lille.
{{interligne}}
{{t3|M}}
Maggiolo (L.), ancien recteur, à Paris.
Maire (S.), instituteur, à Paris.
Malétras (A.), secrétaire général de l’Association
polytechnique, à Paris.
Malmanche (Mlle), inspectrice des cours d’enseignement
commercial et de comptabilité dans les écoles
de filles à Paris.
Marguerin, directeur de l’école Turgot.
Marion (Henri), professeur à la Sorbonne.
Martel (Félix), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Maspéro (G.), de l’Institut.
Massebieau (L.), professeur à la Faculté de théologie
protestante de Paris.
Mencos (Alberto), avocat, à Guatemala (Amérique Centrale).
Mercadier (E.), directeur des études à l’École polytechnique,
à Paris.<noinclude>
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[[Auteur:Alexandre Daguet|{{sc|Daguer}} (Alexandre)]], professeur à l’Académie de Neuchâtel
(Suisse).
[[Auteur:Adolphe_Dangueuger|{{sc|Dangueuger}}]], directeur d’école primaire, à Paris.
{{sc|Dayot}}, inspecteur d’académie.
[[Auteur:Charles_Defodon|{{sc|Defodon}} (Ch.)]], inspecteur de l’enseignement primaire,
à Paris.
[[Auteur:Georges_Demenÿ|{{sc|Demeny}} (Georges)]], publiciste, à Paris.
[[Auteur:Auguste_Demkès|{{sc|Demkès}} (A.)]], ancien instituteur, à Paris.
[[Auteur:Joseph_Deniker|{{sc|Deniker}} (J.)]], bibliothécaire du Muséum d’histoire
naturelle.
[[Auteur:Arthur_Dessoye|{{sc|Dessoye}} (A.)]], député.
[[Auteur:Marie_Dosquet|{{sc|Dosquet}} ({{Mlle}} Marie)]], inspectrice générale des écoles
maternelles.
[[Auteur:Louis Dufestel|{{sc|Dufestel}} ({{Dr}} L.)]], secrétaire général de la Société
d’hygiène scolaire, à Paris.
[[Auteur:Georges_Dumesnil|{{sc|Dumesnil}} (Georges)]], professeur à la faculté des lettres
de Toulouse.
[[Auteur:Amédée Dunois|{{sc|Dunois}} (Amédée)]], publiciste, à Paris.
[[Auteur:Albert Durand|{{sc|Durand}} (Albert)]], secrétaire de l’académie de Paris.
[[Auteur:Hippolyte_Durand|{{sc|Durand}} (Hippolyte)]], inspecteur général de l’enseignement
primaire.
[[Auteur:Émile Durkheim|{{sc|Durkheim}} (Émile)]], professeur à la Sorbonne.
[[Auteur:Jean_Dussouchet|{{sc|Dussoucher}} (J.)]], professeur au lycée Henri IV.
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{{t3|E}}
[[Auteur:Georges Édon|Édon ({{sc|Georges}})]], professeur au lycée Henri IV.
[[Auteur:Alfred_Espinas|{{sc|Espinas}} (A.)]], professeur à la Sorbonne.
[[Auteur:Martin Etcheverry|{{sc|Etcheverry}} (Martin)]], ancien directeur de l’Institution
nationale des sourds-muets, à Paris.
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{{t3|F}}
[[Auteur:Tommy Fallot|{{sc|Fallot}} (T.)]], pasteur, à Paris.
[[Auteur:Louis_Felméri|{{sc|Felméri}} (L.)]], professeur à l’université de Koloszvar
(Hongrie).
[[Auteur:Gabriel-François Filon|{{sc|Filon}} (G.-F.)]], directeur de l’école Lavoisier.
[[Auteur:Camille_Flammarion|{{sc|Flammarion}} (Camille)]], astronome, à Paris.
[[Auteur:Léon_Flot|{{sc|Flot}} (Léon)]], professeur au lycée Charlemagne.
[[Auteur:Marguerite Fontes|{{sc|Fontes}} ({{Mlle}} Marguerite)]], directrice d’école normale.
[[Auteur:Foster Watson|Prof. {{sc|Foster Watson}}]], University College of Wales,
Aberystwyth (Pays de Galles).
[[Auteur:Théodore Froment|{{sc|Froment}} (Th.)]], professeur à la Faculté des lettres de
Bordeaux.
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[[Auteur:Jean_Gaillard|{{sc|Gaillard}} (J.)]], inspecteur de l’enseignement primaire,
à Paris.
[[Auteur:Armand Gasté|{{sc|Gasté}} (Armand)]], professeur à la Faculté des lettres de
Caen.
[[Auteur:Venceslas_Gasztowtt|{{sc|Gasztowtt}} (V.)]], professeur libre, à Paris.
Gaufrès (M.-J.), ancien chef d’institution, à Paris.
Gautier (Mlle Jeanne), inspectrice des écoles maternelles.
Gebhart (Émile), de l’Institut, professeur à la Sorbonne.
Georgin (C.), inspecteur de l’enseignement primaire,
à Paris.
[[Auteur:Charles Théodore Gérold|{{sc|Gérold}} (Th.)]], pasteur.
Giraud (Jules), publiciste, à Paris.
Glay (Émile), instituteur, à Paris.
[[Auteur:Albert Gobat|{{sc|Gobat}} (Albert)]], conseiller d’État, à Berne (Suisse).
Gœpp (Ed.), chef de bureau au ministère de l’instruction
publique.
[[Auteur:Émile_Gossot|{{sc|Gossot}} (Émile)]], professeur au lycée Louis-le-Grand.
Gouffé (Ernest), instituteur, à Paris.
Goy (P.), directeur d’école normale.
Gréard (Octave), de l’Académie française, vice-recteur
de l’académie de Paris.
Grimanelli (P.), ancien directeur des services pénitentiaires.
[[Auteur:Émile_Grosjean-Maupin|{{sc|Grosjean-Maupin}} (É.)]], agrégé de l’Université.
Guadet (J.), chef de l’enseignement à l’Institution des
jeunes aveugles, à Paris.
Guilhot (Paul), instituteur.
Guillaume (J.), secrétaire de la rédaction du ''Dictionnaire''
''de pédagogie''.
Guillemin (A.), astronome, à Paris.
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{{t3|H}}
[[Auteur:Eugène Hallberg|{{sc|Hallberg}} (E.)]], professeur à la Faculté des lettres de
Toulouse.
Harding (E. J.), au Colonial Office, Londres.
Hauser (H.), professeur à la Faculté des lettres de
Dijon.
Hément (Félix), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Hunziker (Otto), professeur à l’université de Zürich
(Suisse).
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{{t3|J}}
Jacoulet (E.), directeur de l’école, normale supérieure
d’enseignement primaire, à Saint-Cloud.
[[Auteur:Étienne Jacquin|Jacquin (É.)]], député.
[[Auteur:Charles_Jeanmaire|{{sc|Jeanmaire}} (C.)]], recteur de l’académie d’Alger.
[[Auteur:Stéphane_Jolly|{{sc|Jolly}} (Stéphane)]], professeur à l’université de Sophia
(Bulgarie).
Jourdain (Charles), de l’Institut.
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Kergomard (Mme Pauline), inspectrice générale des
écoles maternelles.
Kuhn (Maurice) professeur d’anglais au collège Chaptal.
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Laboulaye (Ed.), de l’Institut.
Lavisse (Ernest), de l’Académie française.
[[Auteur:Charles_Lebaigue|{{sc|Lebaigue}} (Ch.)]], professeur au lycée Charlemagne.
[[Auteur:René_Leblanc|{{sc|Leblanc}} (René)]], inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Lebon (Léon), chef de division au ministère de l’intérieur,
Belgique.
Lecœur (F.), architecte, à Paris.
Leger (Louis), de l’Institut, professeur au Collège de
France.
Legouvé (Ernest), de l’Académie française.
Le Plat (E.), rédacteur au ministère de l’instruction
publique.
Le Savoureux (Joël), professeur au lycée de Melun.
Lescœur (L.}, inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Lespieau (Robert), professeur à l’École normale supérieure.
Levasseur (E.), de l’Institut.
Lévêque (Ch.), de l’Institut.
Lévy (Dr Armand), à Paris.
Liard (Louis), de l’Institut, vice-recteur de l’académie
de Paris.
Lindelöf (U.), professeur à l’université de Helsingfors
(Finlande).
Long (Charles R.), M. A., inspecteur des écoles au
Département de l’éducation de l’État de Victoria
(Australie).
Lundberg (Erik), professeur à Stockholm.
Lyon (Georges), professeur au lycée Henri IV, à
Paris, puis recteur de l’académie de Lille.
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{{t3|M}}
Maggiolo (L.), ancien recteur, à Paris.
Maire (S.), instituteur, à Paris.
Malétras (A.), secrétaire général de l’Association
polytechnique, à Paris.
Malmanche (Mlle), inspectrice des cours d’enseignement
commercial et de comptabilité dans les écoles
de filles à Paris.
Marguerin, directeur de l’école Turgot.
Marion (Henri), professeur à la Sorbonne.
Martel (Félix), inspecteur général de l’enseignement
primaire.
Maspéro (G.), de l’Institut.
Massebieau (L.), professeur à la Faculté de théologie
protestante de Paris.
Mencos (Alberto), avocat, à Guatemala (Amérique Centrale).
Mercadier (E.), directeur des études à l’École polytechnique,
à Paris.<noinclude>
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Page:Jeanne-sans-terre - Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient - 1895.pdf/14
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{{d|Jeanne-sans-terre|3|sc}}<noinclude>
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== Choix éditoriaux ==
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* Rétablissement des accents sur les majuscules qui devraient en avoir.
* Conservation des s longs « ſ ».
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* Titres des chansons mis en forme avec {{m|T2}}.
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}}
— [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 30 mai 2026 à 15:11 (UTC)
== Pages en double ==
Les pages 15 à 22 (21 à 28 du PDF) sont des doublons des pages 7 à 14 (13 à 20 du PDF). De même, les pages 47 à 54 (53 à 60 du PDF) sont des doublons des pages 39 à 46 (45 à 52 du PDF). En conséquence, elles ont été marquées comme « sans texte » et ne seront pas transclues. La décision a été prise dans [[Wikisource:Scriptorium#Pages_en_double_:_erreur_de_scan_ou_non_?|cette discussion]]. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 12:17 (UTC)
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Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/23
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Danÿa
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/* Sans texte */ doublon
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/331
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|titre = L’HONNEUR DES GRANDES NEIGES
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|titre = Préface de Francis {{sc|Lacassin}}
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/01|La musique]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/02|L’histoire de Muki]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/03|La petite Élise]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/04|Un problème inquiétant]]
|section = IV.
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/05|Les premiers pas d’Élise]]
|section = V.
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/06|Jours de triomphe]]
|section = VI.
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/07|Le grand festin]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/08|Le combat à l’aurore]]
|section = VIII.
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/09|Jean et Yan]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/10|Les fleurs rouges]]
|section = X.
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/11|Pour elle]]
|section = XI.
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/12|Une rumeur monte du sud]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/13|La terreur rouge]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/14|Une longue attente]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/15|Presque une femme]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/16|Anniversaire]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/17|Renoncement]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/18|Frère Yan]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/19|Le nouvel inspecteur et son fils]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/20|Les conséquences d’un baiser]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/21|Un cœur brisé]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/22|Les adieux]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/23|Le retour de Yan]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/24|Le sauvetage]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/25|Jack Thornton]]
|section = XXV.
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/26|Tentation]]
|section = XXVI.
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/27|L’histoire de Yan]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/28|L’âme du violon]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/Le Cas d’André Beauvais|LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS]]
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|titre = [[L’Honneur des grandes neiges/Le Viloneux|LE VIOLONEUX]]
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Wikisource:Scriptorium/Juin 2026
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Danÿa
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/* Pages en double : erreur de scan ou non ? */ Réponse
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Juin 2026 =
== Pages en double : erreur de scan ou non ? ==
Salut, dans [[Livre:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf]] il y a des pages en double : 7 à 14 = 15 à 22 et 39 à 46 = 47 à 54 (numéros de la liste des pages). Le truc c’est que je sais pas si c’est une erreur lors du scan, ou bien si le livre contient bien ces doublons. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 1 juin 2026 à 17:13 (UTC)
:J'ai vu, [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/23]] et [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/15]] me semble être la même page scannées deux fois, la deuxième version donne un meilleur scan. Inutile alors de doubler. Mais je crains que le livre ne soit pas scanné completement du coup. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 1 juin 2026 à 18:09 (UTC)
::Pas sûr que le scan soit en double, j'ai l'impression que, bien souvent, on trouve des tâches différentes entre une page et celle située 8 pages plus loin (sur l'exemple que tu donnes : voir la tâche dans la marge droite, 3 lignes et demie avant le bas de la page), comme si l'erreur était dans le volume lui-même. Quoi qu'il en soit, il faut bien sûr corriger une seule version. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 juin 2026 à 18:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] : Du coup, je marque les doublons comme étant sans texte et on les transclura pas ? — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 11:01 (UTC)
::::Oui, ça me semble raisonnable, avec peut-être un mention dans la PDD du bouquin (par exemple un renvoi vers la présente discussion). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 juin 2026 à 11:56 (UTC)
:::::C’est {{fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 12:19 (UTC)
== Armorial de l'Europe et de la Toison d'or : page à déchiffrer ! ==
Bonjour,
J'ai importé et je suis en train de retranscrire le [[Livre:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf]] : c'est un très bel ouvrage qui contient essentiellement des planches d'images, auxquelles je rajoute les légendes... pour lesquelles je me suis aidé de l'article correspondant de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Armorial_%C3%A9questre_de_la_Toison_d%27or Wikipédia].
... mais je suis embêté avec la page suivante : [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/336]] qui contient un texte manuscrit très ancien, que je suis incapable de déchiffrer. Cette page est présente sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55009806h/f334.item ici] mais sans OCR... je n'en ai pas non plus trouvé la transcription ailleurs sur le web... (contrairement à la [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/7]] dont j'ai trouvé le texte [https://essentiels.bnf.fr/fr/livre-feuilleter/0fd129f8-b7f1-497d-976e-b13c2ef63a98-grand-armorial-la-toison-or ici]).
Sauriez-vous m'aider ... soit à trouver un site web donnant la transcription de cette page de cet ouvrage classique très connu... soit à essayer d'en déchiffrer le texte (mais c'est difficile !!!).
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 11:58 (UTC)
:Sur la première ligne, je lis : "Le cas est tel", formule juridique pour introduire des faits. Difficile de voir un lien avec l'armorial... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:19 (UTC)
::Je pense que la page qui me pose problème est le folio 163v. dont je trouve une mention ici : [https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc85064v/cd0e154] avec le commentaire "Énigme" mais sans explication... faut-il comprendre que même les "spécialistes" n'ont pas pu déchiffrer cette page ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:44 (UTC)
:::... en tout cas, je retiens déjà "Le cas est tel" proposé par @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]... c'est un début, même si la suite est presque indéchiffrable... même la signature !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:47 (UTC)
::::J'ai finalement obtenu la transcription du texte en demandant l'aide de la BnF : ''"Le cas est tel : une vesse espouze un pect, tous deulx, tous deulx sortirent d'une fesse et tant en mariage font qu'ilz ont engendré ung estron. or est le pect et l'estron mort : quiritur par bon repaire en quel lieu et en quel repaire la vesse prendra son do[uaire] à la gorge du lizeur."'' c'est d'après eux "un bel exemple d'humour scatologique de la fin du XVe siècle" !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juin 2026 à 11:53 (UTC)
:::::Ouah... D'abord, très sympa de la part de la BNF ! Le mot « fesse » était assez évident, mais cela me paraissait trop improbable... C'est très intéressant sur la différence des valeurs avec notre époque : un tel humour rajouté sur un ouvrage aussi prestigieux (j'imagine que ce n'est pas d'origine) serait inconcevable aujourd'hui. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juin 2026 à 13:17 (UTC)
== Hors du travail, il n'avait pas de vie ==
Bonjour,
Je transcris le ''[[Dictionnaire complet de la langue française]]'' rédigé par Pierre Larousse dans les années 1860-1870. La transcription n'est pas aisée (autant de paragraphes que de définitions, avec du gras et de l'italique en abondance) ; je me suis doté d'outils pour rendre le travail plus facile. [[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] aide également.
Je suis intéressé par la production littéraire que [[auteur:Pierre Larousse|Larousse a publiée]] : des dictionnaires, des grammaires, des traités d'analyse grammaticale et des livres de citations latines. En plus du dictionnaire que je transcris ({{unité|1150|pages}} à peu près), il a publié son ''[[Grand dictionnaire universel du XIXe siècle]]'' (au moins <s>{{unité|2000|pages}}</s>{{unité|20000|pages}}). Il a aussi publié ''Fleurs latines des dames et des gens du monde'', un ouvrage qui comprend au bas mot {{unité|2500|citations}} latines.
Connaissant un peu les outils de rédaction, d'édition et d'impression de l'époque, il devait travailler 16 heures par jour, sept jours par semaine, pour réussir à produire autant. Pierre Larousse n'avait pas de vie personnelle. {{Étonné|32}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 2 juin 2026 à 14:42 (UTC)
:Voici quelques extraits d'une notice biographique, venant du site larousse.fr [https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Pierre_Larousse/128889]
:''Pierre Larousse'' ''Lexicographe et éditeur français (Toucy 1817-Paris 1875).
:''il lit le soir en cachette, à la chandelle : « Quand ce livre délicieux m'est tombé sous la main, pour la première fois, j'avais neuf ans, et pour le dévorer j'ai commis des bassesses : j'ai volé quatre chandelles à ma mère, et, circonstance aggravante, les chandelles étaient toutes neuves. »''
:''il rencontre celle qui sera sa compagne'' ... ''Ils n'auront pas d'enfant. Suzanne relit, corrige, complète''
:''En 1851, une rencontre capitale pour Pierre Larousse : celle d'Augustin Boyer'' ... ''Les deux hommes se lient d'amitié, s'associent et fondent en 1852 la Librairie Larousse et Boyer.''
:''Il a sinon tout écrit, du moins tout conçu, relu, corrigé, contrôlé. Il est entouré d'une armée de collaborateurs qu'il paie à la ligne et auxquels il fait rédiger des fiches de synthèse. Il surveille de près leur travail, afin d'assurer à l'ensemble de l'ouvrage une homogénéité complète. Certains de ces collaborateurs, peu connus alors, le deviendront par la suite. D'autres le sont déjà, il leur commande des articles : Alfred Deberle, Louis Combes, Anatole France.'' [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 2 juin 2026 à 18:14 (UTC)
::Je suis souvent surpris de l'énorme production littéraire de tant d'auteurs anciens : voir les [[Œuvres complètes de Saint Augustin]] en 17 volumes, [[Œuvres complètes de Voltaire|celles de Voltaire]] en 52 volumes ou [[Œuvres complètes de Victor Hugo, édition dite de l’Imprimerie nationale|de Victor Hugo]] en 45 volumes.
::À croire que ces gens-là ne passaient pas leurs soirées sur Youtube ou Tiktok. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:24 (UTC)
:Le GDU 2000 pages ? 1115 pages rien que pour le tome 1 (lettre A) ! Sachant que chaque page a 4 colonnes, et qu'une colonne équivaut à plusieurs pages d'un livre de poche... Je viens d'entamer la correction de la 3e partie du tome 1 (qui en comporte 4). Si quelqu'un a envie de valider des pages de la partie 2 [[Livre:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu]] ou de jaunir les quelques pages qui me posent problème (pages 600-601-602 des alignements dans l'article Argent, page 637 idem article arithmétque, page 654 un tableau, page 717 article Artère, un énorme tableau avec moult accolades), je suis preneur !! [[Utilisateur:Miruts|Miruts]] ([[Discussion utilisateur:Miruts|d]]) 5 juin 2026 à 14:54 (UTC)
:: [[Utilisateur:Miruts|Miruts]], J'ai fait une faute de frappe. Si j'ai bien calculé, c'est environ {{unité|24000|pages}} pour le GDU. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 juin 2026 à 17:21 (UTC)
:::Et bien, bon courage ! [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::J'ai fait/corrigé le tableau de la [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/349|page 654]]. Il me semblait simple à premier abord, mais les en-têtes verticaux m'ont donné du fil à retordre (les 2 méthodes utilisés d'habitude, rotation et n'allaient pas dans ce cas). J'ai pas corrigé le reste de la page. Je suis pas sûr d'avoir envie de m'attaquer aux [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/412|tableau d'artères]] — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 13 juin 2026 à 06:42 (UTC).
== Quelqu'un pourrait-il m'aider à valider? ==
Bonjour, je viens de transcrire ce livre d'une grande importance historique : ''[[:fr:w:Description d’Ukranie|Description d’Ukranie]]''.
* [[Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]
C'était assez facile car il existe déjà une transcription en ligne avec très peu d'erreurs: http://izbornyk.org.ua/boplan/bop07.htm. Mais mon français n'est pas excellent, et ce texte est en français du XVIIe siècle, donc je ne repérerai pas facilement les erreurs.
Enfin, je ne sais pas comment transformer une version validée en un livre Wikisource conforme aux spécifications. Quelqu'un pourrait-il m'aider pour les dernières étapes ? Merci ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 2 juin 2026 à 19:42 (UTC)
:Merci pour ce livre intéressant. Je me porte volontaire. J'aime les livres du XVII{{e}} siècle.
:J'ai commencé, et ça sera terminé avant la fin du mois de juin.
:J'ai rédigé les choix éditoriaux que je propose pour cette transcription, dans la page de discussion du début du livre.
:Je ne connais pas la dernière étape.
:(Cela me fera une pause dans la longue validation du dictionnaire de Trévoux. Au passage, je suis content d'annoncer que je viens de terminer les lettres "A" et "B", mais, par exemple, une altération étrange de la page 764 (scan 788) du tome I devra être corrigée, ainsi que des entrées de l'index dont j'ai fait la liste en page de discussion au début du tome I, et pour lesquelles j'aimerais de l'aide.) [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 3 juin 2026 à 20:44 (UTC)
::Merci beaucoup ! Je suis très heureux que vous pouvez m'aider ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 3 juin 2026 à 21:45 (UTC)
::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] Pour les entrées à corriger, je m'en occupe, j'ai l'habitude. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 09:16 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Merci ! Vous pouvez en savoir plus sur les choix éditoriaux ici : [[Discussion Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]. [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 4 juin 2026 à 15:03 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] En fait, je répondais à @[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] à propos de la fin de son message ; c’est lui qui vous a répondu et qu'il faut remercier {{clin}} --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 15:06 (UTC)
== Nouveau bogue affectant l’espace Page ==
*Référence : [[Phab:T428215]]
*Description : Comportement erratique de certains modèles exploitant des feuilles de styles (styles.css) définies en sous-page du modèle.
*Cause : La feuille ne style n’est pas toujours chargée comme il se doit par mediawiki.
*Contexte : Problème observé surtout en mode édition lors de la prévisualisation. Ajout : {{bleu|Si présent en mode consultation, il suffit de rafraîchir la page pour corriger.}}
*Exemple : Ouvrir cette [[Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/11|page]] en mode édition et procéder à la prévisualisation.
--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 14:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], même chose avec le modèle {{m|CorpsTdM}} qui introduit un saut de ligne entre le numéro de chapitre et le numéro de page : [[Page:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu/182|voir ici]]. Ce matin le bogue était visible également sur la page enregistrée et pas uniquement sur la prévisualisation, en revanche pas de problème en transclusion. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::Oui en fait cela affecte tous [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns112=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche les livres qui exploitent une page de style attachée à l’index] et il y en a plusieurs. Quant aux modèles concernés, en voici [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns10=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche la liste]. Heureusement ce bogue ne semble pas avoir de répercussions en transclusion ni en exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 18:53 (UTC)
:::Bonjour, de mon côté (même si je pense que ça n'a rien à voir avec la présente discussion), je rencontre encore le problème d'affichage du fac-similé à droite, lorsque je créée une nouvelle page en mode édition... je sais qu'il suffit de recharger la page une deuxième fois, ou de faire une prévisualisation, pour que l'image du f-s apparaisse... ce n'est donc pas bloquant… même si c’est tout de même assez pénible... Avez-vous le même problème que moi ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 8 juin 2026 à 08:31 (UTC)
::::Oui, même problème chez moi depuis un bout de temps. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 8 juin 2026 à 12:11 (UTC)
:::::Il faut être patient, pour réussir à intégrer toutes les composantes de mediawiki à l’intérieur de prp (Wikisource), il faut être magicien. Tout ce qu’on utilise repose sur des logiciels libres qui viennent avec leurs contraintes et une compatibilité souvent limitée. Le problème c’est qu’on doit s’harmoniser avec l’ensemble de la communauté même si parfois on préfèrerait ne rien toucher. D’ailleurs la dernière fois que j’ai participé à une enquête visant à connaître les améliorations souhaitées, j’avais répondu « SVP aucune amélioration à moins qu’elle ne soit essentielle ». {{sourire}} Si une solution n’est pas trouvée d’ici la fin de la semaine, la responsable de l’opération envisage de procéder à un « revert ». --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 juin 2026 à 16:56 (UTC)
:::::: RÀS pour ma part, à part le chargement lent des fac-similés d'un ouvrage que je transcris. L'attente de 1-2 secondes par page n'est pas rébarbatif. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 juin 2026 à 22:58 (UTC)
:::::::Pareil, ça marche bien pour moi ces jours-ci. Le bug sur les feuilles de style en mode Prévisualisation n'est pas vraiment bloquant, mais il serait bon qu'il soit corrigé, en effet. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 07:21 (UTC)
:Le bug a été corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:38 (UTC)
== Quelle convention préférer pour les points de suspension dans un livre de mathématiques ? ==
Bonjour,
J'ai ouvert une discussion sur ce livre-ci :
https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Livre:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu#Points_de_suspension
Tous les avis m'intéressent avant de me lancer dans les modifications.
Amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:24 (UTC)
== Problème d'alignement vertical pour des barres de fractions ==
Bonjour,
Sur cette page, la ligne d'équation avec des fractions a un problème d'alignement vertical :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/24
On peut voir que les barres de fractions dans le membre droit ne sont pas à la hauteur des points de suspension dans le membre de gauche, ni même un peu en dessous.
Est-ce que quelqu'un sait comment corriger ça, s'il vous plaît ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:32 (UTC)
: [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]], Elles ne sont pas à la même hauteur dans le fac-similé. Idem avec une transcription en LaTeX :
<center><math>R_0 = (r_1, r_2, \dots, r_v, \dots) = \left( \frac{1}{2}, \frac{1}{3}, \frac{1}{4}, \frac{2}{3}, \frac{1}{5}, \frac{1}{6}, \frac{2}{5}, \frac{3}{4}, \dots \right)</math></center>
: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 9 juin 2026 à 14:16 (UTC)
::Merci pour ta réponse @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Effectivement, mes critères d'alignement ne sont même pas respectés par LaTeX. Néanmoins, LaTeX et le fac-similé ont les traits de fraction entre les deux barres du signe '='. Ce serait bien d'obtenir la même chose a minima. Car là en wikitext, elles sont carrément au dessus de la barre du haut de '='. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 14:48 (UTC)
::Salut, je suis pas sure de comprendre en quoi c’est un problème 😅 On s’en fiche de la position exacte des barres de fractions, non ? Le fait qu’elles soient au-dessus, en-dessous, ou au niveau du = ne change pas le sens de l’équation. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:14 (UTC)
:::Pour dire les choses d'une autre manière, il me semble qu'une telle équation mérite de passer par LaTeX, car les modèles en wikitexte n'ont pas vocation à fournir une maîtrise totale du positionnement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 16:40 (UTC)
::::Ah oui ça par contre je suis d’accord, il faut que ça soit en LaTeX, ne serait-ce que pour avoir un affichage identique sur tous les types d’appareils. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:45 (UTC)
:::::Ok merci pour vos retours. Je vais passer cette équation en LaTeX. Sinon, j'ai fini de relire et valider l'intégralité du livre. Il y a un théorème où j'obtiens un énoncé et une preuve plus simple. J'ai noté ça dans la discussion de la page du théorème. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 17:22 (UTC)
== Bug avec le modèle corr ==
Bonjour,
Cette correction de coquille ne produit pas le tooltip recherché au survol du texte :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/41&diff=prev&oldid=15858383
D'ailleurs, une partie du texte corrigé n'est pas en vert sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/41
Amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:11 (UTC)
:Le premier argument de {{m|corr}} étant vide, il est normal qu'il n'y ait pas de tooltip puisque celui-ci reprend le contenu de cet argument. Pour ce qui est du texte vert, il vaut mieux fermer l'italique (ou, le cas échéant, le gras) avant d'appeler {{m|corr}}, ce que je viens de faire. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 13:44 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], effectivement, je n'étais pas bien réveillé quand j'ai espéré voir un tooltip. En fait j'ai d'abord vu le bug sur le vert qui n'était pas complet, et j'ai moins réfléchi après. Merci pour la correction, je n'avais pas percuté l'italique "inversé", j'avais parsé ça mentalement comme du LaTeX avec $M$ autour des noms de variables mathématiques. Alors que là c'est tout l'énoncé du théorème qui est en italique et les variables qui sont exclues de l'italiques. Heureusement que tu as l'œil. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:55 (UTC)
== Livre en plusieurs langues ==
Bonjour, Je ne souviens plus comment on note les pages de l'index dans un livre en plusieurs langues : [[Livre:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf]]. Par avance, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:25 (UTC)
:{{notif|Yann}} Je ne comprends pas bien la question. L'index comprend des liens vers les transclusions. Si certains textes sont transclus sur d'autres wikisource, on peut faire des liens directs, par exemple <nowiki>[[:la:Timeo Danaos]]</nowiki>. Quant aux liens vers les pages, autant les faire vers la version française, sachant qu'en mode page on pourra utiliser {{m|iwpage}} ou {{m|IwpageSection}} pour indiquer que le wikicode se trouve sur un autre wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:29 (UTC)
::{{ping|Seudo}} Merci pour ta réponse. Une partie du livre est en allemand. Y a-t-il un modèle pour indiquer que certaines pages ne sont pas corrigées sur Wikisource en français, mais peut-être sur Wikisource en allemand (pas encore) ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 19:36 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Voir [[Page:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf/11]]. Idéalement il faudrait créer l’index sur ws.de et lorsque la page sera transcrite, elle s’affichera ici automatiquement. {{mention|Seudo}} j’ai constaté que la transclusion ne se fait pas à partir d’un appareil mobile. Voir exemple : [[Charte de fondation de l’abbaye aux Hommes de Caen]] Est-ce qu’il en a toujours été ainsi ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 juin 2026 à 20:40 (UTC)
::::OK, merci, c'est ce que je cherchais. Je ne m'attends pas à ce que les pages en allemand soient corrigées de sitôt (euphémisme). [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:43 (UTC)
::::{{notif|Denis Gagne52}} Apparemment, quand on est en version mobile (cliquer sur "Version mobile" au bas de la page), aucun script de mul.wikisource.org n'est chargé, donc on n'a ni la syntaxe simplifiée des sections (<code>## s1 ##</code>), ni le chargement des pages venant d'un autre wiki (qui semble passer par [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]]). C'est en effet gênant qu'une page de l'espace principal, donc destinée aux lecteurs, ne fonctionne pas sur mobile. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 22:06 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ah ! Mais voilà l’explication ! C’est dans MUL qu’on retrouve du code qui ne répond plus aux standards mais que personne n’a pris le temps de transcrire à la saveur du jour. J’ai fait [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Gadget-TransWiki.js|un test avec l’aide de Copilot]], ça roule très bien sur mobile et en plus l’affichage est beaucoup plus rapide. Avec ma version locale de InterWikiTransclusion.js, le sablier n’arrêtait pas de tourner sur un appareil mobile. Je ne sais pas trop par où commencer en vue de procéder à un upgrade. Peut-être pourrait-on déployer une version locale et prendre le temps de la tester. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 02:39 (UTC)
::::::Hier soir, j'ai fait la transcription de la première page en allemand, qui est la préface V du scan 11, en cliquant sur le lien /11, puis en cliquant sur le bandeau qui indique que la source est sur le site allemand. Ca a marché. L'édition a été faite sur le site allemand, et après l'envoi, la page est apparue sur le site français. Mais cela a été révoqué quelques heures plus tard, car il manque l'index. Apparemment, il faut le créer obligatoirement, et non pas seulement idéalement. Ca devient trop compliqué pour moi qui suis un novice de cette année. J'avais sauvegardé chez moi la transcription de cette page, que je pourrais ressortir. Je pourrais aussi faire d'autres petites transcriptions de l'allemand, si vous le souhaitez. Mais pour le moment, je n'interviens plus. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 13 juin 2026 à 11:23 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] J’ai créé l’index ce qui évitera que d’autres rencontrent la même difficulté. Tu pourrais demander à Mapmarks de restaurer la page que tu avais créée et en même temps de vérifier si l’index répond à leurs exigences. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::L’administrateur allemand a aimablement rétabli la page. Il l’a même améliorée en corrigeant des erreurs. Je viens de créer un lien pour la page d'après (scan 12), et de transcrire le texte sur le site allemand. Ca marche bien (sauf que je n'ai pas bien réussi l'en-tête de la page, parce que je ne connais pas les modèles allemands). [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 14 juin 2026 à 14:30 (UTC)
:::::::::Tant mieux si ça marche ! Pour les en-têtes, ce n'est pas grave car ils n'apparaissent pas dans les transclusions. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Merci pour l’information concernant MUL. J’ai réalisé que récemment on avait ajouté au code une opération impliquant MUL. Après avoir testé la version initiale sous mon profil personnel, j’ai réalisé que l’affichage sur écran d’un appareil mobile était revenu. Par contre un revert sur [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]] n’a pas donné de résultat ! Je vais conserver le script localement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 19:29 (UTC)
:::::::::::Je ne suis pas sûr qu'on se comprenne. En version de bureau, on charge [[MediaWiki:Common.js]], qui lui-même charge un certain nombre de scripts de wikisource.org. En version mobile, on charge [[MediaWiki:Mobile.js]], qui ne fait rien du tout. Donc, quels que soient les modifications ou reverts faits sur wikisource.org, ils n'auront aucun effet ici lorsqu'on est en version mobile.
:::::::::::Il suffirait probablement de rajouter, dans [[MediaWiki:Mobile.js]], quelque chose comme <code>mw.loader.load('https://wikisource.org/w/index.php?title=MediaWiki:InterWikiTransclusion.js&action=raw&ctype=text/javascript ');</code> (je viens d'essayer dans mon common.js et ça marche).
:::::::::::Ou de faire comme sur en.wikisource, c'est-à-dire de créer un gadget (activé par défaut), dont [[:en:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js|le code]] se contente de charger le script sur wikisource.org. Mais je ne vois pas bien l'intérêt de faire un gadget, car on n'a pas de raison de désactiver cette fonctionnalité. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:29 (UTC)
== Remplacement de djvu déjà corrigés en partie ==
À quel point est-ce compliqué de remplacer le fichier (entier) pour des index où c'est déjà en partie corrigé?
Je pense principalement pour mon travail personnel à plusieurs [[:Catégorie:Index - Mémoires secrets]] qui ont des marges coupées. Il existe des meilleurs scans de ces éditions en ligne, mais pour ceux-là il y a généralement très peu de pages corrigées donc je pourrais juste mettre un nouveau fichier et l'utiliser à la place. (Mais ce serait mieux d'avoir juste 1 sur WS)
MAis, je pense aussi aux tomes 5-8 du Trévoux, il y a quelques transclusions à partir de ces tomes déjà, mais le djvu est parfois de très-basse qualité, que j'imagine est à cause d'anciennes restrictions de taille de fichier qui ne sont plus aussi restreintes(?). Remplacer ces fichiers-là avec quelque chose de plus clair pourrait éventuellement gagner beaucoup de temps en rendant possible une meilleure OCR pour les 3501 pages qui restent. (Gallica a tous les tomes en haute qualité)
Je peux faire le travail de trouver des meilleurs scans et préparer un fichier plus joli (contraste etc.) (pas tous en même temps lol); mais pour un remplacement éventuel est-ce que ça prend des permissions importantes sur Commons..? Où est-ce que c'est juste un nouveau fichier là-bas, puis ici quelqu’administrateur peut déplacer les Page:s corrigées pour les associer à ce nouveau fichier... ou qu'est-ce que ça prend [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 10 juin 2026 à 18:39 (UTC)
:<u>Si c'est bien la même édition</u>, cela ne pose aucun problème de remplacer un scan (fichier sur Commons) par un autre scan de meilleure qualité ou avec un meilleur OCR. En remplaçant le fichier sur Commons, on aura une meilleure image sur Wikisource, tout en conservant le wikicode actuel si la page a déjà été corrigée.
:Toutefois, <u>il faut que la numérotation des pages soit exactement la même</u>, c'est à dire que [[Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu/614]], par exemple, devra correspondre à la page 606 dans le nouveau fac-simile comme c'est le cas dans le fac-simile actuel ; rajouter ou retirer des pages blanches au début du fichier de Gallica si nécessaire. Si la numérotation n'est pas la même, il faut une intervention des administrateurs et ce n'est pas forcément simple. En plus, si on demande une intervention des administrateurs, ça sera plus difficile de revenir en arrière si on se rend compte après coup que le nouveau scan présente des problèmes.
:S'agissant du Trévoux, toutefois, il vaut mieux sans doute avoir un accord entre les principaux contributeurs à ce grand projet (ou aux tomes en question) pour s'assurer qu'il y a un accord sur la qualité du nouveau scan. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 07:49 (UTC)
::Pour le Trévoux bien sûr, pour l'instant j'essayais juste de savoir à quel point c'est faisable
::Compris pour la numérotation, & pour le reste je crois (les fichiers « n’habitent » pas ici, sont juste des renvois à Commons, donc si on renvoie toujours au bon endroit..?)
::Et pour comment faire le remplacement peut-être je devrais poser cette partie de la question sur Commons pcq je ne sais pas à quel point ça devient des changements plus que « mineurs » [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 11 juin 2026 à 19:26 (UTC)
:::Oui, une modification du fichier sur Commons est prise en compte immédiatement ici. Pour modifier le fichier il suffit de cliquer sur « Téléverser une nouvelle version de ce fichier » là-bas. Il faut bien vérifier qu'on est sur Commons et pas sur Wikisource (car les fichiers peuvent aussi être téléversés sur Wikisource dans certains cas). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 19:48 (UTC)
::::Et que le fichier ne dépasse pas la taille limite imposée aussi (100 Mo). Quand certains fichiers ayant des pages à problème (pages manquantes ou pages illisibles), seraient remplaçables, mais qu'ils sont trop gros (jusqu'à 350 Mo pour un fichier de 430 pages), c'est rageant. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 12 juin 2026 à 20:58 (UTC)
:::::....... c'est-à-dire, c'est parfaitement possible de téléverser un nouveau fichier qui dépasse la limite mais c'est strictement impossible de remplacer par exemple ... avec un fichier de meilleure qualité ... qui serait ipso facto de plus grande taille ...??? Ça je l'avais pas compris. ridicule
:::::Plus de questions à poser sur Commons 🙃 [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 21:50 (UTC)
::::::La page [[commons:User talk:Rillke/bigChunkedUpload.js]] décrit une manière de charger une nouvelle version de fichier de taille supérieur à 100 Mo (en divisant le fichier en plusieurs morceaux pour les réassembler côté serveur, comme le fait semble-t-il le ''Upload Wizard'' pour le fichier initial). Je n'ai jamais essayé et ce n'est pas forcément très simple à utiliser, mais cela semble fonctionner pour contourner la limite du formulaire par défaut. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 juin 2026 à 16:24 (UTC)
:::::::👀 Merci d'avoir fait cette recherche, je n'ai pas reçu de réponse sur Commons jusqu’ici; ça semble faisable au moins, je vais suspendre mon désespoir [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 13 juin 2026 à 16:32 (UTC)
== Livre de Victor Delbos Le spinozisme ==
Bonjour, je me propose de contribuer à wikisource pour la première en fournissant le texte du livre de Victor Delbos Le spinozisme. J'ai produit le texte brut à partir du fichier que Gallica propose en téléchargement. Je ne trouve pas le "mode d'emploi" pour proposer le texte. J'ai tenté de faire comme dans wikipedia, de créer un lien vers la page (n'existant pas) depuis la bibliographie de Delbos, mais le lien n'apparaît pas. [[Utilisateur:Resmale|Resmale]] ([[Discussion utilisateur:Resmale|d]]) 11 juin 2026 à 15:38 (UTC)
:Bonjour {{notif|Resmale}},
:
:* Le mode d'emploi est sur [[Aide:Publier un livre]]. Le fac-similé de Gallica doit d'abord être mis sur Commons (cf. [[Aide:Importer un livre]] ; il y a déjà [[commons:Category:Victor Delbos|quelques ouvrages de Victor Delbos sur Commons]]), puis l'ouvrage sera disponible à la relecture et correction ici en allant sur la page d'index [[Livre:Delbos - Le Spinozisme.pdf]] (ou .djvu, si vous avez converti le fichier PDF au format DjVu), si ''Delbos - Le Spinozisme.pdf'' est le nom du fichier que choisissez en le mettant sur Commons.
:* Le texte de Gallica (celui qui se trouve dans le fichier PDF exporté par Gallica, où on peut le récupérer par exemple en sélectionnant le texte à la souris) sera automatiquement récupéré et disponible dans l'interface de Wikisource, ce qui facilitera beaucoup la transcription du texte s'il est de qualité.
:Voilà, ça fait beaucoup d'informations mais j'espère que ça clarifie un peu les choses... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Resmale|Resmale]] : le livre [[Livre:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu]] est disponible pour correction. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 12 juin 2026 à 16:43 (UTC)
== Changement dans l'export en "pdf" ? ==
Bonjour,
Je constate depuis aujourd'hui une changement sensible dans le format des fichiers obtenus lors de l'export en "pdf" : c'est léger, mais je constate que certains livres prennent une ou deux pages de plus, et que des mises en page que j'avais ajusté pour tenir sur une page ne tiennent plus... savez-vous s'il y a eu un changement dans l'outil WSExport ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 juin 2026 à 22:14 (UTC)
== Une rencontre Wikisource francophone en 2027 ? ==
Bonjour !
L’association [[m:Wikimédia France/Subventions|Wikimédia France]] propose des subventions pour organiser des choses l’année prochaine.
Cette année, les wiktionnaristes ont organisé une rencontre à Lyon fin mars avec une vingtaine de personnes. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] et moi vous proposons notre aide pour organiser une rencontre similaire dédiée à Wikisource au printemps 2027.
Nous étions un petit groupe de cinq personnes pour organiser, avec [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]], [[Utilisateur:Pamputt|Pamputt]], [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]], Lyokoï et moi, et nous avons dû nous y prendre en avance pour faire [[m:Wikimédia France/Subventions/Demande/2025-1/Wiktionnaristes francophones|une demande avec un budget et une déclaration d’intentions]] puis nous avons fait quatre-cinq réunions en visio afin de caler les préparatifs. Ensuite, une rétroplanification sur les quelques mois précédents la rencontre. Ce fut assez aisé et nous en retirons [[wikt:Projet:Rencontre_des_wiktionnaristes_2026#Bilan|un très bon bilan]].
Pour Wikisource, nous en avons déjà discuté avec Lyokoï et avec [[User:Nivopol|Nivopol]] et nous envisagerions un format relativement similaire à celui pour les wiktionnaristes, avec une vingtaine de personnes sur deux jours et un programme mêlant des temps de rencontres/discussions, des échanges sur des sujets éditoriaux et d’autres sur des sujets techniques, des temps de contribution, des sorties éventuellement, de la nourriture et des bons souvenirs ensemble.
Ce ne serait évidemment pas aussi ambitieux que la [[m:Wikisource Conference 2025|Wikisource Conference]] de l’année dernière à Bali (où j’étais avec [[Utilisateur:VIGNERON|VIGNERON]]), ce serait plus ''à la bonne franquette'', avec des possibilités d’hébergement chez les wikimédiens locaux et des échanges informels. Et si ça se passe bien et que ça plait, ça pourrait être refait.
Ce serait bien qu’il y ait deux-trois personnes motivées pour participer à l’organisation, et surtout des personnes motivées pour déclarer dès maintenant leur envie de venir. La subvention pourra couvrir tous les frais si nous faisons une demande avant la fin du mois.
Qu’en dites-vous ? [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 09:42 (UTC)
:Je ne pourrai pas participer à l'organisation (je suis en plein lancement du groupe local du Grand Nancy), mais si une rencontre Wikisource francophone est sur l'horizon, je tâcherai d'y prendre part ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 12 juin 2026 à 10:54 (UTC)
::Super idée, @[[Utilisateur:Noé|Noé]]. Je n'ai pas de grandes capacités d'organisation, mais l'idée m'enthousiasme, et s'il y a d'autres volontaires, je pourrai donner un coup de main (mais surtout pas chapeauter le truc). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 juin 2026 à 16:32 (UTC)
:J'aurais certainement envie d'y aller, mais à ~8000km (j'imagine) la réalisation de cette envie risque d'être plus difficile : /
:(Par contre je serai à la WikiConférence Amérique du Nord à Edmonton en septembre ; si jamais je suis pas le seul contributeur à fr.ws qui sera présent, dites-moi lol) [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:: {{notif|Psephos}} si tu souhaites quand même venir, nous pourrions solliciter Wikimedia Canada pour une subvention, c’est quelque chose que nous avions envisagé et si on s’y prend bien en avance, c’est jouable [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:C'est une très bonne initiative, merci @[[Utilisateur:Noé|Noé]] ! Malheureusement je suis aussi trop loin pour contribuer à l'organisation ou y participer :( je vous souhaite de réussir cette belle aventure ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 12 juin 2026 à 19:46 (UTC)
:Motivé de mon coté, je peux apporter un peu d'aide. Pour ceux qui sont loin, on pourrais faire une visio en ligne. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 12 juin 2026 à 20:01 (UTC)
:: Oui, nous pouvons prévoir des temps avec de la visio, mais le lieu et un groupe de 15 à 25 personnes ne permettent pas des conditions convenables d’écoute à distance. Pour se faire un coucou ou pour des sessions par petits groupes, ça va [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:Bonjour, Je ne connais pas bien mes disponibilités si longtemps à l'avance, mais ça m'intéresserait bien. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:29 (UTC)
:: Bonsoir Noé, Quel message qui vient comme un agréable cadeau ! C'est ce que je souhaitais depuis des lustres, une rencontre wikisourcienne. 🤩 Si elle se tient au printemps, en absence de ponts par rapport à cette année, il faudrait pouvoir trouver des dates qui soient un week-end qui croise les vacances des 3 zones (des académies). Je suis très partant pour participer, et d'ici là faire la remontée de ma petite liste de souhaits pour ce temps de rencontre.
::Bonne entrée en weekend, en espérant qu'on sera assez nombreux et que l'idée sera retenue !! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 12 juin 2026 à 21:39 (UTC)
:Eh bien je suis toujours motivé à venir à « Wikisourcistes francophones », et je peux aider à l’organisation depuis l’Île-de-France. On était parti sur l’ambition de le faire à Lyon. [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 14 juin 2026 à 06:11 (UTC)
Merci pour vos retours enthousiastes ! La date pourra être selon ce qui vous arrange, allant même jusqu’à l’été, en fait. N’hésitez pas à faire des propositions ! [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
== Table des matières automatique à partir des modèles T2, T3 dans une transclusion ? ==
Bonjour,
Y a t il un moyen dans une page transclue d'avoir la table des matières automatiquement à partir des modèle T2, T3; T4 ?
Un peux comme pour word avec ajouter une table des matières, un réglage du niveau.
Le _TOC_ ne semble pas fonctionner pour les transclusions.
Je voudrais le faire pour ce genre de document : [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
Merci, [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 13 juin 2026 à 12:08 (UTC)
:Salut, la balise <code><pages></code> ne possède pas d’attribut pour faire ça. Donc si même <code><nowiki>__TOC__</nowiki></code> ne fonctionne pas, j’ai pas l’impression que ça soit possible. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 13 juin 2026 à 12:23 (UTC)
::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] En plus le résultat de <page> ne peut s’expoiter en LUA (du moins je n’ai pas réussi) mais si tu en as plusieurs comme celle-là, tu pourrais possiblement te construire un outil adapté et récupérer les titres des balises h2, h3, h4.. Tu peux t’inspirer de <nowiki>{{#invoke:Test18|test}}</nowiki> qu’il suffit de placer sur page de transclusion. Si intéressé, simplement récupérer le code car je le détruirai à mon prochain test. N-B : '''Sur cette page, on a escamoté les titres en t3 que sont les livres'''. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 19:27 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Voir [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens|résultat]] avec {{m|genererTdm}} qu’il suffira de placer dans l’espace Page à l’endroit où on souhaite voir la TDM apparaître lors de la transclusion. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 00:13 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] J’ai ajusté tous les titres sur cette page pour qu’ils soient au bon niveau. C’est un peu décevant : je constate que le modèle {{m|genererTdm}} ne vous sera d’aucune utilité si vous ne vous souciez pas davantage de la structure des documents. J’ai regardé ailleurs et des titres qui devraient être en h4 sont balisés avec T2. Avant de consacrer autant d’effort, il me semble que ce serait important de prévoir un bon découpage de façon à ce que le texte final soit facilement récupérable et indexable avec des titres explicites quand c’est possible. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 03:48 (UTC)
:::::Belle proposition @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], c'est vraiment l'idée que j'avais et l'outil fonctionne bien bravo [[Module:Util]] avec <code><nowiki>{{#invoke:Util|genererTdm}}</nowiki></code>.
:::::Oui l'harmonistaion des titres est une condition necessaire. Je n'ai pas fait ces pages.
:::::Es ce que tu peux mettre les titres jusque t6 ? et permettre d'avoir un T majuscule ?
:::::Pour avoir le "titres explicites" il faudrait modifier les sous titres qui sont actuellement dans la balise {{c|, j'ai fait un test avec [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]] et [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], qu'en dis tu ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 14 juin 2026 à 20:31 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Il faudrait aussi revoir les titres des pages, qui ne sont pas conformes aux [[Aide:Conventions de nommage|conventions de nommage]]. Pourquoi en avoir fait des sous-pages d'une page qui redirige vers l'espace auteur ? Il faut soit laisser les œuvres avec leur titre simple, soit mettre Augustin entre parenthèses s'il y a une homonymie avec l'ouvrage d'un autre auteur, soit en faire des sous-pages de [[Œuvres complètes de Saint Augustin]]. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 juin 2026 à 21:41 (UTC)
:::::::oui tu a raison. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 06:56 (UTC)
::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Dans [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], tu avais créé un nouveau titre en t4 au lieu de compléter la description du titre en t3. Ton idée de départ était très bonne mais il faudra que ceux qui participent à ces transcriptions soient mieux préparés. Espérons que {{m|genererTdm}} les incitera à respecter davantage la structure hiérarchique des documents.
::::::*Alors c’est {{fait}} pour t2 à t6 et [tT]. Le plus difficile demeure de capturer l’information à partir des modèles imbriqués dans t2 à t6. Le script gère un premier niveau d’imbrication pour les syntaxes courantes. Normalement on ne devrait pas juxtaposer plusieurs couches de modèles mais ça se voit à l’occasion. Donc le résultat n’est pas toujours garanti surtout si on sort des sentiers battus. Le REGEX de LUA est plutôt limité pour traiter des cas complexes et le module est déjà volumineux.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:::::::*Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour t2 t6 et Tt.
:::::::*Pour le titre avec une description, c'est plus complexe à réaliser et surtout à modifier à la chaine. Le lien dans le sommaire ne fonctionne pas et ne renvois plus au CHAPITRE {{1er}}. Ne serais ce pas plus simple de mettre la description en t3 ou t4 ? et avoir la description sous un format de titre, par exemple [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
:::::::*@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : on travail sur ton travail sur Augustin. Il y a peux être des élements à réajuster sur le projet (Titre, application des t3; t4 etc).
:::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]] même si ce n'est pas la norme, je trouve l'idée d'avoir l'auteur ainsi pertinent pour le rangement. La manière normé serais [[De la grandeur de l’âme (Augustin) (trad. Raulx)]]
:::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 17:00 (UTC)
::::::::Je comprends tout à fait la volonté de rangement, c'est pourquoi je privilégierais dans le cas présent la solution consistant à faire de chacun des textes une sous-page de l'ensemble éditorial existant : [[Œuvres complètes de Saint Augustin/Contre les Académiciens]] serait tout à fait pertinent. Par contre, le faire en sous-page d'une page Auteur maquillée n'est pas une architecture correcte pour la navigation et causera des difficultés en cas d'éditions/traductions multiples de certains textes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 17:49 (UTC)
:::::::::Je ne serais pas favorable à mettre "Œuvres complètes de Saint Augustin" (ou quelque autre préfixe que ce soit) dans le titre, car il s'agit d'écrits indépendants les uns des autres. Les sous-pages sont prévues pour des chapitres d'un ouvrage donné ; même pour un article d'un périodique, on choisit comme titre le nom de l'article sans inclure celui du magazine. On pourrait éventuellement mettre entre parenthèses le nom de l'auteur (si on craint des homonymes) et/ou de l'éditeur ou traducteur (si on veut absolument prévoir le cas d'éditions multiples). Cf. [[Aide:Conventions de nommages des œuvres]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 18:38 (UTC)
:::::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] Merci d’intervenir ce que tu proposes répond très bien à la structure documentaire qu’il faudrait inscrire dans notre livre d’or mais on doit considérer l’aspect que Seudo a fait ressortir.
:::::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Justement c’est en y allant pour le plus simple qu’on donne souvent de mauvais exemples. Ce volume des œuvres de St-Augustin devrait plutôt devenir la cible à atteindre pour les prochains à venir. S’en tenir au nos de chapitre est préférable selon moi que de commettre un sacrilège {{sourire}} dans le domaine de la gestion documentaire. Un titre ne peut avoir une composante en h3 et une autre en h4.
:::::::::* Merci d’avoir signalé le lien défectueux qui ne doit effectivement pas inclure le séparateur _—_ entre les deux éléments du titre. C’est corrigé et les items seront indentés de moins. Je vérifie de ce pas comment ws-export va recevoir cette TOC construite sur mesure.
:::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 18:52 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Tout dépend du degré d'indépendance des œuvres, et quand il s'agit d'une édition critique rassemblant de manière cohérente un ensemble même disparate à l'origine, la solution des sous-pages me semble se justifier (avec dans l'idéal une redirection depuis le titre simple). Je ne sais pas si c'est vraiment le cas en l'occurrence, j'ai juste remarqué l'existence d'une page pour cet ensemble ([[Œuvres complètes de Saint Augustin]]), c'est pourquoi je l'ai proposée en même temps que les solutions classiques avec auteur et/ou traducteur dans une parenthèse (@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] pas besoin de deux parenthèses distinctes, "(Augustin, éd. Poujoulat-Raulx)" suffit) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 19:35 (UTC)
:::::::::::Il y a même deux pages pour l'ensemble : [[Œuvres complètes de Saint Augustin]], faite à la main avec juste les noms de toutes les œuvres, et l'énorme [[Œuvres complètes de Saint Augustin (Raulx)]], qui transclut les tables des matières détaillées des 17 tomes (soit plusieurs dizaines de pages)... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:47 (UTC)
::::::::::*Ah je ne connaissais pas le sacrilège concernant les titres :-). Le lien fonctionne bien merci. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ne serais t il pas plus simple de créer des modèle sous titre st1, st2 st3 etc.. Je trouve l'emsemble complexe et très peu intuitif : <code> <nowiki>{{t3|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}|CHAPITRE I{{er}}.}}</nowiki></code> avec un modèle sous titre dédier, tu évites d'utiliser le modèle titre.
::::::::::* ou bien une solution plus propre peut-étre de mettre le titre en premier puis le sous-titre et <code> <nowiki>{{t3|CHAPITRE I{{er}}.|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}}}</nowiki></code>
::::::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 20:35 (UTC)
:::::::::::*Et comment, à partir de deux modèles distinct, vas-tu écrire les 2 lignes à l’intérieur d’une même balise h3. Sinon il te faudra communiquer avec la World Wide Web Consortium (W3C) qui publie les standards HTML et tenter de les convaincre de l’utilité de prévoir plusieurs balises pour un seul et même titre.
:::::::::::*Quant au modèles t2, t3... Du côté anglophone, je pense que la ligne 1 est placée en premier comme tu le souhaites mais ici c’est l’inverse depuis 12 ans. Si tu ne peux t’y accomoder, il faudra aussi présenter ton projet de modification dans une discussion séparée dédiée à ce sujet.
:::::::::::*Pourquoi au lieu de tout remettre en question, ne pas regarder comment réaménager le texte avec AWB, avec un script en Python si une recette est applicable ou tout simplement en mettant la main à la pâte.
:::::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 23:54 (UTC)
== Mademoiselle Cloque ==
La page ''[[:w:fr:Mademoiselle Cloque|Mademoiselle Cloque]]'' est actuellement à la une de Wikipédia en français.
Deux questions :
* Ne serait-il pas pertinent de mettre également en avant notre version de ''[[Mademoiselle Cloque]]'' à la une de Wikisource ?
* Par ailleurs, notre excellente édition du roman ne mériterait-elle pas d’être davantage mise en valeur dans l’article Wikipédia ?
--[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 06:15 (UTC)
:Il y a déjà un lien de l'article de Wikipédia vers ici, il me semble difficile de faire plus. Quant à mettre en avant cet ouvrage ici, pourquoi pas, mais dès demain l'ouvrage aura disparu de la une de Wikipédia. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:25 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] Si tu veux bien m’en proposer un, je peux placer un extrait de ce texte sur la page d’accueil en mentionnant roman récemment à la une sur Wikipédia. Il y serait à partir de minuit pour une ou deux semaine. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 17:13 (UTC)
::: je propose le tout début du roman avec l’anecdote de la visite à [[Auteur:François-René_de_Chateaubriand|Chateaubriand]] qui pose d’emblée le personnage : une vieille fille idéaliste, nourrie de romantisme et de foi, dont la vie tourne autour de cet élan juvénile d’enthousiasme face au grand homme. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 17:57 (UTC)
:::: Merci. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 16 juin 2026 à 04:47 (UTC)
== Li romans de Bauduin de Sebourc. ==
Bonjour, je travaille actuellement sur un livre peu connu, [[Livre:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf]], d'après l'édition d'un manuscrit rare. Ce livre fait parti du [[m:fr:Cycle de la croisade]]. Il se situe un peu partout en Europe et en parti dans ma ville [[m:fr:Nimègue]]=Nimaye J'aimerais que quelqu'un qui se connait un peu en vieux Français valide ce livre.<br>
[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 14 juin 2026 à 08:47 (UTC)
gj2r5tnqkd0hwnid91zw48p9jq2mw5c
15873905
15873633
2026-06-16T15:55:37Z
Cantons-de-l'Est
8473
/* Changement dans l'export en "pdf" ? */ Réponse.
15873905
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Juin 2026 =
== Pages en double : erreur de scan ou non ? ==
Salut, dans [[Livre:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf]] il y a des pages en double : 7 à 14 = 15 à 22 et 39 à 46 = 47 à 54 (numéros de la liste des pages). Le truc c’est que je sais pas si c’est une erreur lors du scan, ou bien si le livre contient bien ces doublons. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 1 juin 2026 à 17:13 (UTC)
:J'ai vu, [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/23]] et [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/15]] me semble être la même page scannées deux fois, la deuxième version donne un meilleur scan. Inutile alors de doubler. Mais je crains que le livre ne soit pas scanné completement du coup. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 1 juin 2026 à 18:09 (UTC)
::Pas sûr que le scan soit en double, j'ai l'impression que, bien souvent, on trouve des tâches différentes entre une page et celle située 8 pages plus loin (sur l'exemple que tu donnes : voir la tâche dans la marge droite, 3 lignes et demie avant le bas de la page), comme si l'erreur était dans le volume lui-même. Quoi qu'il en soit, il faut bien sûr corriger une seule version. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 juin 2026 à 18:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] : Du coup, je marque les doublons comme étant sans texte et on les transclura pas ? — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 11:01 (UTC)
::::Oui, ça me semble raisonnable, avec peut-être un mention dans la PDD du bouquin (par exemple un renvoi vers la présente discussion). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 juin 2026 à 11:56 (UTC)
:::::C’est {{fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 12:19 (UTC)
== Armorial de l'Europe et de la Toison d'or : page à déchiffrer ! ==
Bonjour,
J'ai importé et je suis en train de retranscrire le [[Livre:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf]] : c'est un très bel ouvrage qui contient essentiellement des planches d'images, auxquelles je rajoute les légendes... pour lesquelles je me suis aidé de l'article correspondant de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Armorial_%C3%A9questre_de_la_Toison_d%27or Wikipédia].
... mais je suis embêté avec la page suivante : [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/336]] qui contient un texte manuscrit très ancien, que je suis incapable de déchiffrer. Cette page est présente sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55009806h/f334.item ici] mais sans OCR... je n'en ai pas non plus trouvé la transcription ailleurs sur le web... (contrairement à la [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/7]] dont j'ai trouvé le texte [https://essentiels.bnf.fr/fr/livre-feuilleter/0fd129f8-b7f1-497d-976e-b13c2ef63a98-grand-armorial-la-toison-or ici]).
Sauriez-vous m'aider ... soit à trouver un site web donnant la transcription de cette page de cet ouvrage classique très connu... soit à essayer d'en déchiffrer le texte (mais c'est difficile !!!).
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 11:58 (UTC)
:Sur la première ligne, je lis : "Le cas est tel", formule juridique pour introduire des faits. Difficile de voir un lien avec l'armorial... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:19 (UTC)
::Je pense que la page qui me pose problème est le folio 163v. dont je trouve une mention ici : [https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc85064v/cd0e154] avec le commentaire "Énigme" mais sans explication... faut-il comprendre que même les "spécialistes" n'ont pas pu déchiffrer cette page ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:44 (UTC)
:::... en tout cas, je retiens déjà "Le cas est tel" proposé par @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]... c'est un début, même si la suite est presque indéchiffrable... même la signature !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:47 (UTC)
::::J'ai finalement obtenu la transcription du texte en demandant l'aide de la BnF : ''"Le cas est tel : une vesse espouze un pect, tous deulx, tous deulx sortirent d'une fesse et tant en mariage font qu'ilz ont engendré ung estron. or est le pect et l'estron mort : quiritur par bon repaire en quel lieu et en quel repaire la vesse prendra son do[uaire] à la gorge du lizeur."'' c'est d'après eux "un bel exemple d'humour scatologique de la fin du XVe siècle" !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juin 2026 à 11:53 (UTC)
:::::Ouah... D'abord, très sympa de la part de la BNF ! Le mot « fesse » était assez évident, mais cela me paraissait trop improbable... C'est très intéressant sur la différence des valeurs avec notre époque : un tel humour rajouté sur un ouvrage aussi prestigieux (j'imagine que ce n'est pas d'origine) serait inconcevable aujourd'hui. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juin 2026 à 13:17 (UTC)
== Hors du travail, il n'avait pas de vie ==
Bonjour,
Je transcris le ''[[Dictionnaire complet de la langue française]]'' rédigé par Pierre Larousse dans les années 1860-1870. La transcription n'est pas aisée (autant de paragraphes que de définitions, avec du gras et de l'italique en abondance) ; je me suis doté d'outils pour rendre le travail plus facile. [[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] aide également.
Je suis intéressé par la production littéraire que [[auteur:Pierre Larousse|Larousse a publiée]] : des dictionnaires, des grammaires, des traités d'analyse grammaticale et des livres de citations latines. En plus du dictionnaire que je transcris ({{unité|1150|pages}} à peu près), il a publié son ''[[Grand dictionnaire universel du XIXe siècle]]'' (au moins <s>{{unité|2000|pages}}</s>{{unité|20000|pages}}). Il a aussi publié ''Fleurs latines des dames et des gens du monde'', un ouvrage qui comprend au bas mot {{unité|2500|citations}} latines.
Connaissant un peu les outils de rédaction, d'édition et d'impression de l'époque, il devait travailler 16 heures par jour, sept jours par semaine, pour réussir à produire autant. Pierre Larousse n'avait pas de vie personnelle. {{Étonné|32}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 2 juin 2026 à 14:42 (UTC)
:Voici quelques extraits d'une notice biographique, venant du site larousse.fr [https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Pierre_Larousse/128889]
:''Pierre Larousse'' ''Lexicographe et éditeur français (Toucy 1817-Paris 1875).
:''il lit le soir en cachette, à la chandelle : « Quand ce livre délicieux m'est tombé sous la main, pour la première fois, j'avais neuf ans, et pour le dévorer j'ai commis des bassesses : j'ai volé quatre chandelles à ma mère, et, circonstance aggravante, les chandelles étaient toutes neuves. »''
:''il rencontre celle qui sera sa compagne'' ... ''Ils n'auront pas d'enfant. Suzanne relit, corrige, complète''
:''En 1851, une rencontre capitale pour Pierre Larousse : celle d'Augustin Boyer'' ... ''Les deux hommes se lient d'amitié, s'associent et fondent en 1852 la Librairie Larousse et Boyer.''
:''Il a sinon tout écrit, du moins tout conçu, relu, corrigé, contrôlé. Il est entouré d'une armée de collaborateurs qu'il paie à la ligne et auxquels il fait rédiger des fiches de synthèse. Il surveille de près leur travail, afin d'assurer à l'ensemble de l'ouvrage une homogénéité complète. Certains de ces collaborateurs, peu connus alors, le deviendront par la suite. D'autres le sont déjà, il leur commande des articles : Alfred Deberle, Louis Combes, Anatole France.'' [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 2 juin 2026 à 18:14 (UTC)
::Je suis souvent surpris de l'énorme production littéraire de tant d'auteurs anciens : voir les [[Œuvres complètes de Saint Augustin]] en 17 volumes, [[Œuvres complètes de Voltaire|celles de Voltaire]] en 52 volumes ou [[Œuvres complètes de Victor Hugo, édition dite de l’Imprimerie nationale|de Victor Hugo]] en 45 volumes.
::À croire que ces gens-là ne passaient pas leurs soirées sur Youtube ou Tiktok. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:24 (UTC)
:Le GDU 2000 pages ? 1115 pages rien que pour le tome 1 (lettre A) ! Sachant que chaque page a 4 colonnes, et qu'une colonne équivaut à plusieurs pages d'un livre de poche... Je viens d'entamer la correction de la 3e partie du tome 1 (qui en comporte 4). Si quelqu'un a envie de valider des pages de la partie 2 [[Livre:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu]] ou de jaunir les quelques pages qui me posent problème (pages 600-601-602 des alignements dans l'article Argent, page 637 idem article arithmétque, page 654 un tableau, page 717 article Artère, un énorme tableau avec moult accolades), je suis preneur !! [[Utilisateur:Miruts|Miruts]] ([[Discussion utilisateur:Miruts|d]]) 5 juin 2026 à 14:54 (UTC)
:: [[Utilisateur:Miruts|Miruts]], J'ai fait une faute de frappe. Si j'ai bien calculé, c'est environ {{unité|24000|pages}} pour le GDU. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 juin 2026 à 17:21 (UTC)
:::Et bien, bon courage ! [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::J'ai fait/corrigé le tableau de la [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/349|page 654]]. Il me semblait simple à premier abord, mais les en-têtes verticaux m'ont donné du fil à retordre (les 2 méthodes utilisés d'habitude, rotation et n'allaient pas dans ce cas). J'ai pas corrigé le reste de la page. Je suis pas sûr d'avoir envie de m'attaquer aux [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/412|tableau d'artères]] — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 13 juin 2026 à 06:42 (UTC).
== Quelqu'un pourrait-il m'aider à valider? ==
Bonjour, je viens de transcrire ce livre d'une grande importance historique : ''[[:fr:w:Description d’Ukranie|Description d’Ukranie]]''.
* [[Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]
C'était assez facile car il existe déjà une transcription en ligne avec très peu d'erreurs: http://izbornyk.org.ua/boplan/bop07.htm. Mais mon français n'est pas excellent, et ce texte est en français du XVIIe siècle, donc je ne repérerai pas facilement les erreurs.
Enfin, je ne sais pas comment transformer une version validée en un livre Wikisource conforme aux spécifications. Quelqu'un pourrait-il m'aider pour les dernières étapes ? Merci ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 2 juin 2026 à 19:42 (UTC)
:Merci pour ce livre intéressant. Je me porte volontaire. J'aime les livres du XVII{{e}} siècle.
:J'ai commencé, et ça sera terminé avant la fin du mois de juin.
:J'ai rédigé les choix éditoriaux que je propose pour cette transcription, dans la page de discussion du début du livre.
:Je ne connais pas la dernière étape.
:(Cela me fera une pause dans la longue validation du dictionnaire de Trévoux. Au passage, je suis content d'annoncer que je viens de terminer les lettres "A" et "B", mais, par exemple, une altération étrange de la page 764 (scan 788) du tome I devra être corrigée, ainsi que des entrées de l'index dont j'ai fait la liste en page de discussion au début du tome I, et pour lesquelles j'aimerais de l'aide.) [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 3 juin 2026 à 20:44 (UTC)
::Merci beaucoup ! Je suis très heureux que vous pouvez m'aider ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 3 juin 2026 à 21:45 (UTC)
::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] Pour les entrées à corriger, je m'en occupe, j'ai l'habitude. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 09:16 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Merci ! Vous pouvez en savoir plus sur les choix éditoriaux ici : [[Discussion Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]. [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 4 juin 2026 à 15:03 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] En fait, je répondais à @[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] à propos de la fin de son message ; c’est lui qui vous a répondu et qu'il faut remercier {{clin}} --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 15:06 (UTC)
== Nouveau bogue affectant l’espace Page ==
*Référence : [[Phab:T428215]]
*Description : Comportement erratique de certains modèles exploitant des feuilles de styles (styles.css) définies en sous-page du modèle.
*Cause : La feuille ne style n’est pas toujours chargée comme il se doit par mediawiki.
*Contexte : Problème observé surtout en mode édition lors de la prévisualisation. Ajout : {{bleu|Si présent en mode consultation, il suffit de rafraîchir la page pour corriger.}}
*Exemple : Ouvrir cette [[Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/11|page]] en mode édition et procéder à la prévisualisation.
--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 14:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], même chose avec le modèle {{m|CorpsTdM}} qui introduit un saut de ligne entre le numéro de chapitre et le numéro de page : [[Page:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu/182|voir ici]]. Ce matin le bogue était visible également sur la page enregistrée et pas uniquement sur la prévisualisation, en revanche pas de problème en transclusion. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::Oui en fait cela affecte tous [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns112=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche les livres qui exploitent une page de style attachée à l’index] et il y en a plusieurs. Quant aux modèles concernés, en voici [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns10=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche la liste]. Heureusement ce bogue ne semble pas avoir de répercussions en transclusion ni en exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 18:53 (UTC)
:::Bonjour, de mon côté (même si je pense que ça n'a rien à voir avec la présente discussion), je rencontre encore le problème d'affichage du fac-similé à droite, lorsque je créée une nouvelle page en mode édition... je sais qu'il suffit de recharger la page une deuxième fois, ou de faire une prévisualisation, pour que l'image du f-s apparaisse... ce n'est donc pas bloquant… même si c’est tout de même assez pénible... Avez-vous le même problème que moi ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 8 juin 2026 à 08:31 (UTC)
::::Oui, même problème chez moi depuis un bout de temps. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 8 juin 2026 à 12:11 (UTC)
:::::Il faut être patient, pour réussir à intégrer toutes les composantes de mediawiki à l’intérieur de prp (Wikisource), il faut être magicien. Tout ce qu’on utilise repose sur des logiciels libres qui viennent avec leurs contraintes et une compatibilité souvent limitée. Le problème c’est qu’on doit s’harmoniser avec l’ensemble de la communauté même si parfois on préfèrerait ne rien toucher. D’ailleurs la dernière fois que j’ai participé à une enquête visant à connaître les améliorations souhaitées, j’avais répondu « SVP aucune amélioration à moins qu’elle ne soit essentielle ». {{sourire}} Si une solution n’est pas trouvée d’ici la fin de la semaine, la responsable de l’opération envisage de procéder à un « revert ». --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 juin 2026 à 16:56 (UTC)
:::::: RÀS pour ma part, à part le chargement lent des fac-similés d'un ouvrage que je transcris. L'attente de 1-2 secondes par page n'est pas rébarbatif. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 juin 2026 à 22:58 (UTC)
:::::::Pareil, ça marche bien pour moi ces jours-ci. Le bug sur les feuilles de style en mode Prévisualisation n'est pas vraiment bloquant, mais il serait bon qu'il soit corrigé, en effet. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 07:21 (UTC)
:Le bug a été corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:38 (UTC)
== Quelle convention préférer pour les points de suspension dans un livre de mathématiques ? ==
Bonjour,
J'ai ouvert une discussion sur ce livre-ci :
https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Livre:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu#Points_de_suspension
Tous les avis m'intéressent avant de me lancer dans les modifications.
Amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:24 (UTC)
== Problème d'alignement vertical pour des barres de fractions ==
Bonjour,
Sur cette page, la ligne d'équation avec des fractions a un problème d'alignement vertical :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/24
On peut voir que les barres de fractions dans le membre droit ne sont pas à la hauteur des points de suspension dans le membre de gauche, ni même un peu en dessous.
Est-ce que quelqu'un sait comment corriger ça, s'il vous plaît ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:32 (UTC)
: [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]], Elles ne sont pas à la même hauteur dans le fac-similé. Idem avec une transcription en LaTeX :
<center><math>R_0 = (r_1, r_2, \dots, r_v, \dots) = \left( \frac{1}{2}, \frac{1}{3}, \frac{1}{4}, \frac{2}{3}, \frac{1}{5}, \frac{1}{6}, \frac{2}{5}, \frac{3}{4}, \dots \right)</math></center>
: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 9 juin 2026 à 14:16 (UTC)
::Merci pour ta réponse @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Effectivement, mes critères d'alignement ne sont même pas respectés par LaTeX. Néanmoins, LaTeX et le fac-similé ont les traits de fraction entre les deux barres du signe '='. Ce serait bien d'obtenir la même chose a minima. Car là en wikitext, elles sont carrément au dessus de la barre du haut de '='. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 14:48 (UTC)
::Salut, je suis pas sure de comprendre en quoi c’est un problème 😅 On s’en fiche de la position exacte des barres de fractions, non ? Le fait qu’elles soient au-dessus, en-dessous, ou au niveau du = ne change pas le sens de l’équation. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:14 (UTC)
:::Pour dire les choses d'une autre manière, il me semble qu'une telle équation mérite de passer par LaTeX, car les modèles en wikitexte n'ont pas vocation à fournir une maîtrise totale du positionnement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 16:40 (UTC)
::::Ah oui ça par contre je suis d’accord, il faut que ça soit en LaTeX, ne serait-ce que pour avoir un affichage identique sur tous les types d’appareils. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:45 (UTC)
:::::Ok merci pour vos retours. Je vais passer cette équation en LaTeX. Sinon, j'ai fini de relire et valider l'intégralité du livre. Il y a un théorème où j'obtiens un énoncé et une preuve plus simple. J'ai noté ça dans la discussion de la page du théorème. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 17:22 (UTC)
== Bug avec le modèle corr ==
Bonjour,
Cette correction de coquille ne produit pas le tooltip recherché au survol du texte :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/41&diff=prev&oldid=15858383
D'ailleurs, une partie du texte corrigé n'est pas en vert sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/41
Amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:11 (UTC)
:Le premier argument de {{m|corr}} étant vide, il est normal qu'il n'y ait pas de tooltip puisque celui-ci reprend le contenu de cet argument. Pour ce qui est du texte vert, il vaut mieux fermer l'italique (ou, le cas échéant, le gras) avant d'appeler {{m|corr}}, ce que je viens de faire. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 13:44 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], effectivement, je n'étais pas bien réveillé quand j'ai espéré voir un tooltip. En fait j'ai d'abord vu le bug sur le vert qui n'était pas complet, et j'ai moins réfléchi après. Merci pour la correction, je n'avais pas percuté l'italique "inversé", j'avais parsé ça mentalement comme du LaTeX avec $M$ autour des noms de variables mathématiques. Alors que là c'est tout l'énoncé du théorème qui est en italique et les variables qui sont exclues de l'italiques. Heureusement que tu as l'œil. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:55 (UTC)
== Livre en plusieurs langues ==
Bonjour, Je ne souviens plus comment on note les pages de l'index dans un livre en plusieurs langues : [[Livre:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf]]. Par avance, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:25 (UTC)
:{{notif|Yann}} Je ne comprends pas bien la question. L'index comprend des liens vers les transclusions. Si certains textes sont transclus sur d'autres wikisource, on peut faire des liens directs, par exemple <nowiki>[[:la:Timeo Danaos]]</nowiki>. Quant aux liens vers les pages, autant les faire vers la version française, sachant qu'en mode page on pourra utiliser {{m|iwpage}} ou {{m|IwpageSection}} pour indiquer que le wikicode se trouve sur un autre wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:29 (UTC)
::{{ping|Seudo}} Merci pour ta réponse. Une partie du livre est en allemand. Y a-t-il un modèle pour indiquer que certaines pages ne sont pas corrigées sur Wikisource en français, mais peut-être sur Wikisource en allemand (pas encore) ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 19:36 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Voir [[Page:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf/11]]. Idéalement il faudrait créer l’index sur ws.de et lorsque la page sera transcrite, elle s’affichera ici automatiquement. {{mention|Seudo}} j’ai constaté que la transclusion ne se fait pas à partir d’un appareil mobile. Voir exemple : [[Charte de fondation de l’abbaye aux Hommes de Caen]] Est-ce qu’il en a toujours été ainsi ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 juin 2026 à 20:40 (UTC)
::::OK, merci, c'est ce que je cherchais. Je ne m'attends pas à ce que les pages en allemand soient corrigées de sitôt (euphémisme). [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:43 (UTC)
::::{{notif|Denis Gagne52}} Apparemment, quand on est en version mobile (cliquer sur "Version mobile" au bas de la page), aucun script de mul.wikisource.org n'est chargé, donc on n'a ni la syntaxe simplifiée des sections (<code>## s1 ##</code>), ni le chargement des pages venant d'un autre wiki (qui semble passer par [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]]). C'est en effet gênant qu'une page de l'espace principal, donc destinée aux lecteurs, ne fonctionne pas sur mobile. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 22:06 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ah ! Mais voilà l’explication ! C’est dans MUL qu’on retrouve du code qui ne répond plus aux standards mais que personne n’a pris le temps de transcrire à la saveur du jour. J’ai fait [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Gadget-TransWiki.js|un test avec l’aide de Copilot]], ça roule très bien sur mobile et en plus l’affichage est beaucoup plus rapide. Avec ma version locale de InterWikiTransclusion.js, le sablier n’arrêtait pas de tourner sur un appareil mobile. Je ne sais pas trop par où commencer en vue de procéder à un upgrade. Peut-être pourrait-on déployer une version locale et prendre le temps de la tester. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 02:39 (UTC)
::::::Hier soir, j'ai fait la transcription de la première page en allemand, qui est la préface V du scan 11, en cliquant sur le lien /11, puis en cliquant sur le bandeau qui indique que la source est sur le site allemand. Ca a marché. L'édition a été faite sur le site allemand, et après l'envoi, la page est apparue sur le site français. Mais cela a été révoqué quelques heures plus tard, car il manque l'index. Apparemment, il faut le créer obligatoirement, et non pas seulement idéalement. Ca devient trop compliqué pour moi qui suis un novice de cette année. J'avais sauvegardé chez moi la transcription de cette page, que je pourrais ressortir. Je pourrais aussi faire d'autres petites transcriptions de l'allemand, si vous le souhaitez. Mais pour le moment, je n'interviens plus. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 13 juin 2026 à 11:23 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] J’ai créé l’index ce qui évitera que d’autres rencontrent la même difficulté. Tu pourrais demander à Mapmarks de restaurer la page que tu avais créée et en même temps de vérifier si l’index répond à leurs exigences. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::L’administrateur allemand a aimablement rétabli la page. Il l’a même améliorée en corrigeant des erreurs. Je viens de créer un lien pour la page d'après (scan 12), et de transcrire le texte sur le site allemand. Ca marche bien (sauf que je n'ai pas bien réussi l'en-tête de la page, parce que je ne connais pas les modèles allemands). [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 14 juin 2026 à 14:30 (UTC)
:::::::::Tant mieux si ça marche ! Pour les en-têtes, ce n'est pas grave car ils n'apparaissent pas dans les transclusions. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Merci pour l’information concernant MUL. J’ai réalisé que récemment on avait ajouté au code une opération impliquant MUL. Après avoir testé la version initiale sous mon profil personnel, j’ai réalisé que l’affichage sur écran d’un appareil mobile était revenu. Par contre un revert sur [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]] n’a pas donné de résultat ! Je vais conserver le script localement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 19:29 (UTC)
:::::::::::Je ne suis pas sûr qu'on se comprenne. En version de bureau, on charge [[MediaWiki:Common.js]], qui lui-même charge un certain nombre de scripts de wikisource.org. En version mobile, on charge [[MediaWiki:Mobile.js]], qui ne fait rien du tout. Donc, quels que soient les modifications ou reverts faits sur wikisource.org, ils n'auront aucun effet ici lorsqu'on est en version mobile.
:::::::::::Il suffirait probablement de rajouter, dans [[MediaWiki:Mobile.js]], quelque chose comme <code>mw.loader.load('https://wikisource.org/w/index.php?title=MediaWiki:InterWikiTransclusion.js&action=raw&ctype=text/javascript ');</code> (je viens d'essayer dans mon common.js et ça marche).
:::::::::::Ou de faire comme sur en.wikisource, c'est-à-dire de créer un gadget (activé par défaut), dont [[:en:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js|le code]] se contente de charger le script sur wikisource.org. Mais je ne vois pas bien l'intérêt de faire un gadget, car on n'a pas de raison de désactiver cette fonctionnalité. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:29 (UTC)
== Remplacement de djvu déjà corrigés en partie ==
À quel point est-ce compliqué de remplacer le fichier (entier) pour des index où c'est déjà en partie corrigé?
Je pense principalement pour mon travail personnel à plusieurs [[:Catégorie:Index - Mémoires secrets]] qui ont des marges coupées. Il existe des meilleurs scans de ces éditions en ligne, mais pour ceux-là il y a généralement très peu de pages corrigées donc je pourrais juste mettre un nouveau fichier et l'utiliser à la place. (Mais ce serait mieux d'avoir juste 1 sur WS)
MAis, je pense aussi aux tomes 5-8 du Trévoux, il y a quelques transclusions à partir de ces tomes déjà, mais le djvu est parfois de très-basse qualité, que j'imagine est à cause d'anciennes restrictions de taille de fichier qui ne sont plus aussi restreintes(?). Remplacer ces fichiers-là avec quelque chose de plus clair pourrait éventuellement gagner beaucoup de temps en rendant possible une meilleure OCR pour les 3501 pages qui restent. (Gallica a tous les tomes en haute qualité)
Je peux faire le travail de trouver des meilleurs scans et préparer un fichier plus joli (contraste etc.) (pas tous en même temps lol); mais pour un remplacement éventuel est-ce que ça prend des permissions importantes sur Commons..? Où est-ce que c'est juste un nouveau fichier là-bas, puis ici quelqu’administrateur peut déplacer les Page:s corrigées pour les associer à ce nouveau fichier... ou qu'est-ce que ça prend [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 10 juin 2026 à 18:39 (UTC)
:<u>Si c'est bien la même édition</u>, cela ne pose aucun problème de remplacer un scan (fichier sur Commons) par un autre scan de meilleure qualité ou avec un meilleur OCR. En remplaçant le fichier sur Commons, on aura une meilleure image sur Wikisource, tout en conservant le wikicode actuel si la page a déjà été corrigée.
:Toutefois, <u>il faut que la numérotation des pages soit exactement la même</u>, c'est à dire que [[Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu/614]], par exemple, devra correspondre à la page 606 dans le nouveau fac-simile comme c'est le cas dans le fac-simile actuel ; rajouter ou retirer des pages blanches au début du fichier de Gallica si nécessaire. Si la numérotation n'est pas la même, il faut une intervention des administrateurs et ce n'est pas forcément simple. En plus, si on demande une intervention des administrateurs, ça sera plus difficile de revenir en arrière si on se rend compte après coup que le nouveau scan présente des problèmes.
:S'agissant du Trévoux, toutefois, il vaut mieux sans doute avoir un accord entre les principaux contributeurs à ce grand projet (ou aux tomes en question) pour s'assurer qu'il y a un accord sur la qualité du nouveau scan. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 07:49 (UTC)
::Pour le Trévoux bien sûr, pour l'instant j'essayais juste de savoir à quel point c'est faisable
::Compris pour la numérotation, & pour le reste je crois (les fichiers « n’habitent » pas ici, sont juste des renvois à Commons, donc si on renvoie toujours au bon endroit..?)
::Et pour comment faire le remplacement peut-être je devrais poser cette partie de la question sur Commons pcq je ne sais pas à quel point ça devient des changements plus que « mineurs » [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 11 juin 2026 à 19:26 (UTC)
:::Oui, une modification du fichier sur Commons est prise en compte immédiatement ici. Pour modifier le fichier il suffit de cliquer sur « Téléverser une nouvelle version de ce fichier » là-bas. Il faut bien vérifier qu'on est sur Commons et pas sur Wikisource (car les fichiers peuvent aussi être téléversés sur Wikisource dans certains cas). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 19:48 (UTC)
::::Et que le fichier ne dépasse pas la taille limite imposée aussi (100 Mo). Quand certains fichiers ayant des pages à problème (pages manquantes ou pages illisibles), seraient remplaçables, mais qu'ils sont trop gros (jusqu'à 350 Mo pour un fichier de 430 pages), c'est rageant. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 12 juin 2026 à 20:58 (UTC)
:::::....... c'est-à-dire, c'est parfaitement possible de téléverser un nouveau fichier qui dépasse la limite mais c'est strictement impossible de remplacer par exemple ... avec un fichier de meilleure qualité ... qui serait ipso facto de plus grande taille ...??? Ça je l'avais pas compris. ridicule
:::::Plus de questions à poser sur Commons 🙃 [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 21:50 (UTC)
::::::La page [[commons:User talk:Rillke/bigChunkedUpload.js]] décrit une manière de charger une nouvelle version de fichier de taille supérieur à 100 Mo (en divisant le fichier en plusieurs morceaux pour les réassembler côté serveur, comme le fait semble-t-il le ''Upload Wizard'' pour le fichier initial). Je n'ai jamais essayé et ce n'est pas forcément très simple à utiliser, mais cela semble fonctionner pour contourner la limite du formulaire par défaut. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 juin 2026 à 16:24 (UTC)
:::::::👀 Merci d'avoir fait cette recherche, je n'ai pas reçu de réponse sur Commons jusqu’ici; ça semble faisable au moins, je vais suspendre mon désespoir [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 13 juin 2026 à 16:32 (UTC)
== Livre de Victor Delbos Le spinozisme ==
Bonjour, je me propose de contribuer à wikisource pour la première en fournissant le texte du livre de Victor Delbos Le spinozisme. J'ai produit le texte brut à partir du fichier que Gallica propose en téléchargement. Je ne trouve pas le "mode d'emploi" pour proposer le texte. J'ai tenté de faire comme dans wikipedia, de créer un lien vers la page (n'existant pas) depuis la bibliographie de Delbos, mais le lien n'apparaît pas. [[Utilisateur:Resmale|Resmale]] ([[Discussion utilisateur:Resmale|d]]) 11 juin 2026 à 15:38 (UTC)
:Bonjour {{notif|Resmale}},
:
:* Le mode d'emploi est sur [[Aide:Publier un livre]]. Le fac-similé de Gallica doit d'abord être mis sur Commons (cf. [[Aide:Importer un livre]] ; il y a déjà [[commons:Category:Victor Delbos|quelques ouvrages de Victor Delbos sur Commons]]), puis l'ouvrage sera disponible à la relecture et correction ici en allant sur la page d'index [[Livre:Delbos - Le Spinozisme.pdf]] (ou .djvu, si vous avez converti le fichier PDF au format DjVu), si ''Delbos - Le Spinozisme.pdf'' est le nom du fichier que choisissez en le mettant sur Commons.
:* Le texte de Gallica (celui qui se trouve dans le fichier PDF exporté par Gallica, où on peut le récupérer par exemple en sélectionnant le texte à la souris) sera automatiquement récupéré et disponible dans l'interface de Wikisource, ce qui facilitera beaucoup la transcription du texte s'il est de qualité.
:Voilà, ça fait beaucoup d'informations mais j'espère que ça clarifie un peu les choses... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Resmale|Resmale]] : le livre [[Livre:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu]] est disponible pour correction. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 12 juin 2026 à 16:43 (UTC)
== Changement dans l'export en "pdf" ? ==
Bonjour,
Je constate depuis aujourd'hui une changement sensible dans le format des fichiers obtenus lors de l'export en "pdf" : c'est léger, mais je constate que certains livres prennent une ou deux pages de plus, et que des mises en page que j'avais ajusté pour tenir sur une page ne tiennent plus... savez-vous s'il y a eu un changement dans l'outil WSExport ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 juin 2026 à 22:14 (UTC)
: [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], Mon dernier téléchargement en PDF remonte au début de juin 2026. Je n'ai vu aucun changement notable. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 16 juin 2026 à 15:55 (UTC)
== Une rencontre Wikisource francophone en 2027 ? ==
Bonjour !
L’association [[m:Wikimédia France/Subventions|Wikimédia France]] propose des subventions pour organiser des choses l’année prochaine.
Cette année, les wiktionnaristes ont organisé une rencontre à Lyon fin mars avec une vingtaine de personnes. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] et moi vous proposons notre aide pour organiser une rencontre similaire dédiée à Wikisource au printemps 2027.
Nous étions un petit groupe de cinq personnes pour organiser, avec [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]], [[Utilisateur:Pamputt|Pamputt]], [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]], Lyokoï et moi, et nous avons dû nous y prendre en avance pour faire [[m:Wikimédia France/Subventions/Demande/2025-1/Wiktionnaristes francophones|une demande avec un budget et une déclaration d’intentions]] puis nous avons fait quatre-cinq réunions en visio afin de caler les préparatifs. Ensuite, une rétroplanification sur les quelques mois précédents la rencontre. Ce fut assez aisé et nous en retirons [[wikt:Projet:Rencontre_des_wiktionnaristes_2026#Bilan|un très bon bilan]].
Pour Wikisource, nous en avons déjà discuté avec Lyokoï et avec [[User:Nivopol|Nivopol]] et nous envisagerions un format relativement similaire à celui pour les wiktionnaristes, avec une vingtaine de personnes sur deux jours et un programme mêlant des temps de rencontres/discussions, des échanges sur des sujets éditoriaux et d’autres sur des sujets techniques, des temps de contribution, des sorties éventuellement, de la nourriture et des bons souvenirs ensemble.
Ce ne serait évidemment pas aussi ambitieux que la [[m:Wikisource Conference 2025|Wikisource Conference]] de l’année dernière à Bali (où j’étais avec [[Utilisateur:VIGNERON|VIGNERON]]), ce serait plus ''à la bonne franquette'', avec des possibilités d’hébergement chez les wikimédiens locaux et des échanges informels. Et si ça se passe bien et que ça plait, ça pourrait être refait.
Ce serait bien qu’il y ait deux-trois personnes motivées pour participer à l’organisation, et surtout des personnes motivées pour déclarer dès maintenant leur envie de venir. La subvention pourra couvrir tous les frais si nous faisons une demande avant la fin du mois.
Qu’en dites-vous ? [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 09:42 (UTC)
:Je ne pourrai pas participer à l'organisation (je suis en plein lancement du groupe local du Grand Nancy), mais si une rencontre Wikisource francophone est sur l'horizon, je tâcherai d'y prendre part ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 12 juin 2026 à 10:54 (UTC)
::Super idée, @[[Utilisateur:Noé|Noé]]. Je n'ai pas de grandes capacités d'organisation, mais l'idée m'enthousiasme, et s'il y a d'autres volontaires, je pourrai donner un coup de main (mais surtout pas chapeauter le truc). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 juin 2026 à 16:32 (UTC)
:J'aurais certainement envie d'y aller, mais à ~8000km (j'imagine) la réalisation de cette envie risque d'être plus difficile : /
:(Par contre je serai à la WikiConférence Amérique du Nord à Edmonton en septembre ; si jamais je suis pas le seul contributeur à fr.ws qui sera présent, dites-moi lol) [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:: {{notif|Psephos}} si tu souhaites quand même venir, nous pourrions solliciter Wikimedia Canada pour une subvention, c’est quelque chose que nous avions envisagé et si on s’y prend bien en avance, c’est jouable [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:C'est une très bonne initiative, merci @[[Utilisateur:Noé|Noé]] ! Malheureusement je suis aussi trop loin pour contribuer à l'organisation ou y participer :( je vous souhaite de réussir cette belle aventure ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 12 juin 2026 à 19:46 (UTC)
:Motivé de mon coté, je peux apporter un peu d'aide. Pour ceux qui sont loin, on pourrais faire une visio en ligne. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 12 juin 2026 à 20:01 (UTC)
:: Oui, nous pouvons prévoir des temps avec de la visio, mais le lieu et un groupe de 15 à 25 personnes ne permettent pas des conditions convenables d’écoute à distance. Pour se faire un coucou ou pour des sessions par petits groupes, ça va [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:Bonjour, Je ne connais pas bien mes disponibilités si longtemps à l'avance, mais ça m'intéresserait bien. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:29 (UTC)
:: Bonsoir Noé, Quel message qui vient comme un agréable cadeau ! C'est ce que je souhaitais depuis des lustres, une rencontre wikisourcienne. 🤩 Si elle se tient au printemps, en absence de ponts par rapport à cette année, il faudrait pouvoir trouver des dates qui soient un week-end qui croise les vacances des 3 zones (des académies). Je suis très partant pour participer, et d'ici là faire la remontée de ma petite liste de souhaits pour ce temps de rencontre.
::Bonne entrée en weekend, en espérant qu'on sera assez nombreux et que l'idée sera retenue !! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 12 juin 2026 à 21:39 (UTC)
:Eh bien je suis toujours motivé à venir à « Wikisourcistes francophones », et je peux aider à l’organisation depuis l’Île-de-France. On était parti sur l’ambition de le faire à Lyon. [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 14 juin 2026 à 06:11 (UTC)
Merci pour vos retours enthousiastes ! La date pourra être selon ce qui vous arrange, allant même jusqu’à l’été, en fait. N’hésitez pas à faire des propositions ! [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
== Table des matières automatique à partir des modèles T2, T3 dans une transclusion ? ==
Bonjour,
Y a t il un moyen dans une page transclue d'avoir la table des matières automatiquement à partir des modèle T2, T3; T4 ?
Un peux comme pour word avec ajouter une table des matières, un réglage du niveau.
Le _TOC_ ne semble pas fonctionner pour les transclusions.
Je voudrais le faire pour ce genre de document : [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
Merci, [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 13 juin 2026 à 12:08 (UTC)
:Salut, la balise <code><pages></code> ne possède pas d’attribut pour faire ça. Donc si même <code><nowiki>__TOC__</nowiki></code> ne fonctionne pas, j’ai pas l’impression que ça soit possible. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 13 juin 2026 à 12:23 (UTC)
::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] En plus le résultat de <page> ne peut s’expoiter en LUA (du moins je n’ai pas réussi) mais si tu en as plusieurs comme celle-là, tu pourrais possiblement te construire un outil adapté et récupérer les titres des balises h2, h3, h4.. Tu peux t’inspirer de <nowiki>{{#invoke:Test18|test}}</nowiki> qu’il suffit de placer sur page de transclusion. Si intéressé, simplement récupérer le code car je le détruirai à mon prochain test. N-B : '''Sur cette page, on a escamoté les titres en t3 que sont les livres'''. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 19:27 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Voir [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens|résultat]] avec {{m|genererTdm}} qu’il suffira de placer dans l’espace Page à l’endroit où on souhaite voir la TDM apparaître lors de la transclusion. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 00:13 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] J’ai ajusté tous les titres sur cette page pour qu’ils soient au bon niveau. C’est un peu décevant : je constate que le modèle {{m|genererTdm}} ne vous sera d’aucune utilité si vous ne vous souciez pas davantage de la structure des documents. J’ai regardé ailleurs et des titres qui devraient être en h4 sont balisés avec T2. Avant de consacrer autant d’effort, il me semble que ce serait important de prévoir un bon découpage de façon à ce que le texte final soit facilement récupérable et indexable avec des titres explicites quand c’est possible. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 03:48 (UTC)
:::::Belle proposition @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], c'est vraiment l'idée que j'avais et l'outil fonctionne bien bravo [[Module:Util]] avec <code><nowiki>{{#invoke:Util|genererTdm}}</nowiki></code>.
:::::Oui l'harmonistaion des titres est une condition necessaire. Je n'ai pas fait ces pages.
:::::Es ce que tu peux mettre les titres jusque t6 ? et permettre d'avoir un T majuscule ?
:::::Pour avoir le "titres explicites" il faudrait modifier les sous titres qui sont actuellement dans la balise {{c|, j'ai fait un test avec [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]] et [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], qu'en dis tu ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 14 juin 2026 à 20:31 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Il faudrait aussi revoir les titres des pages, qui ne sont pas conformes aux [[Aide:Conventions de nommage|conventions de nommage]]. Pourquoi en avoir fait des sous-pages d'une page qui redirige vers l'espace auteur ? Il faut soit laisser les œuvres avec leur titre simple, soit mettre Augustin entre parenthèses s'il y a une homonymie avec l'ouvrage d'un autre auteur, soit en faire des sous-pages de [[Œuvres complètes de Saint Augustin]]. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 juin 2026 à 21:41 (UTC)
:::::::oui tu a raison. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 06:56 (UTC)
::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Dans [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], tu avais créé un nouveau titre en t4 au lieu de compléter la description du titre en t3. Ton idée de départ était très bonne mais il faudra que ceux qui participent à ces transcriptions soient mieux préparés. Espérons que {{m|genererTdm}} les incitera à respecter davantage la structure hiérarchique des documents.
::::::*Alors c’est {{fait}} pour t2 à t6 et [tT]. Le plus difficile demeure de capturer l’information à partir des modèles imbriqués dans t2 à t6. Le script gère un premier niveau d’imbrication pour les syntaxes courantes. Normalement on ne devrait pas juxtaposer plusieurs couches de modèles mais ça se voit à l’occasion. Donc le résultat n’est pas toujours garanti surtout si on sort des sentiers battus. Le REGEX de LUA est plutôt limité pour traiter des cas complexes et le module est déjà volumineux.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:::::::*Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour t2 t6 et Tt.
:::::::*Pour le titre avec une description, c'est plus complexe à réaliser et surtout à modifier à la chaine. Le lien dans le sommaire ne fonctionne pas et ne renvois plus au CHAPITRE {{1er}}. Ne serais ce pas plus simple de mettre la description en t3 ou t4 ? et avoir la description sous un format de titre, par exemple [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
:::::::*@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : on travail sur ton travail sur Augustin. Il y a peux être des élements à réajuster sur le projet (Titre, application des t3; t4 etc).
:::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]] même si ce n'est pas la norme, je trouve l'idée d'avoir l'auteur ainsi pertinent pour le rangement. La manière normé serais [[De la grandeur de l’âme (Augustin) (trad. Raulx)]]
:::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 17:00 (UTC)
::::::::Je comprends tout à fait la volonté de rangement, c'est pourquoi je privilégierais dans le cas présent la solution consistant à faire de chacun des textes une sous-page de l'ensemble éditorial existant : [[Œuvres complètes de Saint Augustin/Contre les Académiciens]] serait tout à fait pertinent. Par contre, le faire en sous-page d'une page Auteur maquillée n'est pas une architecture correcte pour la navigation et causera des difficultés en cas d'éditions/traductions multiples de certains textes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 17:49 (UTC)
:::::::::Je ne serais pas favorable à mettre "Œuvres complètes de Saint Augustin" (ou quelque autre préfixe que ce soit) dans le titre, car il s'agit d'écrits indépendants les uns des autres. Les sous-pages sont prévues pour des chapitres d'un ouvrage donné ; même pour un article d'un périodique, on choisit comme titre le nom de l'article sans inclure celui du magazine. On pourrait éventuellement mettre entre parenthèses le nom de l'auteur (si on craint des homonymes) et/ou de l'éditeur ou traducteur (si on veut absolument prévoir le cas d'éditions multiples). Cf. [[Aide:Conventions de nommages des œuvres]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 18:38 (UTC)
:::::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] Merci d’intervenir ce que tu proposes répond très bien à la structure documentaire qu’il faudrait inscrire dans notre livre d’or mais on doit considérer l’aspect que Seudo a fait ressortir.
:::::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Justement c’est en y allant pour le plus simple qu’on donne souvent de mauvais exemples. Ce volume des œuvres de St-Augustin devrait plutôt devenir la cible à atteindre pour les prochains à venir. S’en tenir au nos de chapitre est préférable selon moi que de commettre un sacrilège {{sourire}} dans le domaine de la gestion documentaire. Un titre ne peut avoir une composante en h3 et une autre en h4.
:::::::::* Merci d’avoir signalé le lien défectueux qui ne doit effectivement pas inclure le séparateur _—_ entre les deux éléments du titre. C’est corrigé et les items seront indentés de moins. Je vérifie de ce pas comment ws-export va recevoir cette TOC construite sur mesure.
:::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 18:52 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Tout dépend du degré d'indépendance des œuvres, et quand il s'agit d'une édition critique rassemblant de manière cohérente un ensemble même disparate à l'origine, la solution des sous-pages me semble se justifier (avec dans l'idéal une redirection depuis le titre simple). Je ne sais pas si c'est vraiment le cas en l'occurrence, j'ai juste remarqué l'existence d'une page pour cet ensemble ([[Œuvres complètes de Saint Augustin]]), c'est pourquoi je l'ai proposée en même temps que les solutions classiques avec auteur et/ou traducteur dans une parenthèse (@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] pas besoin de deux parenthèses distinctes, "(Augustin, éd. Poujoulat-Raulx)" suffit) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 19:35 (UTC)
:::::::::::Il y a même deux pages pour l'ensemble : [[Œuvres complètes de Saint Augustin]], faite à la main avec juste les noms de toutes les œuvres, et l'énorme [[Œuvres complètes de Saint Augustin (Raulx)]], qui transclut les tables des matières détaillées des 17 tomes (soit plusieurs dizaines de pages)... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:47 (UTC)
::::::::::*Ah je ne connaissais pas le sacrilège concernant les titres :-). Le lien fonctionne bien merci. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ne serais t il pas plus simple de créer des modèle sous titre st1, st2 st3 etc.. Je trouve l'emsemble complexe et très peu intuitif : <code> <nowiki>{{t3|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}|CHAPITRE I{{er}}.}}</nowiki></code> avec un modèle sous titre dédier, tu évites d'utiliser le modèle titre.
::::::::::* ou bien une solution plus propre peut-étre de mettre le titre en premier puis le sous-titre et <code> <nowiki>{{t3|CHAPITRE I{{er}}.|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}}}</nowiki></code>
::::::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 20:35 (UTC)
:::::::::::*Et comment, à partir de deux modèles distinct, vas-tu écrire les 2 lignes à l’intérieur d’une même balise h3. Sinon il te faudra communiquer avec la World Wide Web Consortium (W3C) qui publie les standards HTML et tenter de les convaincre de l’utilité de prévoir plusieurs balises pour un seul et même titre.
:::::::::::*Quant au modèles t2, t3... Du côté anglophone, je pense que la ligne 1 est placée en premier comme tu le souhaites mais ici c’est l’inverse depuis 12 ans. Si tu ne peux t’y accomoder, il faudra aussi présenter ton projet de modification dans une discussion séparée dédiée à ce sujet.
:::::::::::*Pourquoi au lieu de tout remettre en question, ne pas regarder comment réaménager le texte avec AWB, avec un script en Python si une recette est applicable ou tout simplement en mettant la main à la pâte.
:::::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 23:54 (UTC)
== Mademoiselle Cloque ==
La page ''[[:w:fr:Mademoiselle Cloque|Mademoiselle Cloque]]'' est actuellement à la une de Wikipédia en français.
Deux questions :
* Ne serait-il pas pertinent de mettre également en avant notre version de ''[[Mademoiselle Cloque]]'' à la une de Wikisource ?
* Par ailleurs, notre excellente édition du roman ne mériterait-elle pas d’être davantage mise en valeur dans l’article Wikipédia ?
--[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 06:15 (UTC)
:Il y a déjà un lien de l'article de Wikipédia vers ici, il me semble difficile de faire plus. Quant à mettre en avant cet ouvrage ici, pourquoi pas, mais dès demain l'ouvrage aura disparu de la une de Wikipédia. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:25 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] Si tu veux bien m’en proposer un, je peux placer un extrait de ce texte sur la page d’accueil en mentionnant roman récemment à la une sur Wikipédia. Il y serait à partir de minuit pour une ou deux semaine. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 17:13 (UTC)
::: je propose le tout début du roman avec l’anecdote de la visite à [[Auteur:François-René_de_Chateaubriand|Chateaubriand]] qui pose d’emblée le personnage : une vieille fille idéaliste, nourrie de romantisme et de foi, dont la vie tourne autour de cet élan juvénile d’enthousiasme face au grand homme. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 17:57 (UTC)
:::: Merci. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 16 juin 2026 à 04:47 (UTC)
== Li romans de Bauduin de Sebourc. ==
Bonjour, je travaille actuellement sur un livre peu connu, [[Livre:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf]], d'après l'édition d'un manuscrit rare. Ce livre fait parti du [[m:fr:Cycle de la croisade]]. Il se situe un peu partout en Europe et en parti dans ma ville [[m:fr:Nimègue]]=Nimaye J'aimerais que quelqu'un qui se connait un peu en vieux Français valide ce livre.<br>
[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 14 juin 2026 à 08:47 (UTC)
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Lorlam
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/* Changement dans l'export en "pdf" ? */
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wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Juin 2026 =
== Pages en double : erreur de scan ou non ? ==
Salut, dans [[Livre:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf]] il y a des pages en double : 7 à 14 = 15 à 22 et 39 à 46 = 47 à 54 (numéros de la liste des pages). Le truc c’est que je sais pas si c’est une erreur lors du scan, ou bien si le livre contient bien ces doublons. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 1 juin 2026 à 17:13 (UTC)
:J'ai vu, [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/23]] et [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/15]] me semble être la même page scannées deux fois, la deuxième version donne un meilleur scan. Inutile alors de doubler. Mais je crains que le livre ne soit pas scanné completement du coup. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 1 juin 2026 à 18:09 (UTC)
::Pas sûr que le scan soit en double, j'ai l'impression que, bien souvent, on trouve des tâches différentes entre une page et celle située 8 pages plus loin (sur l'exemple que tu donnes : voir la tâche dans la marge droite, 3 lignes et demie avant le bas de la page), comme si l'erreur était dans le volume lui-même. Quoi qu'il en soit, il faut bien sûr corriger une seule version. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 juin 2026 à 18:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] : Du coup, je marque les doublons comme étant sans texte et on les transclura pas ? — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 11:01 (UTC)
::::Oui, ça me semble raisonnable, avec peut-être un mention dans la PDD du bouquin (par exemple un renvoi vers la présente discussion). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 juin 2026 à 11:56 (UTC)
:::::C’est {{fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 12:19 (UTC)
== Armorial de l'Europe et de la Toison d'or : page à déchiffrer ! ==
Bonjour,
J'ai importé et je suis en train de retranscrire le [[Livre:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf]] : c'est un très bel ouvrage qui contient essentiellement des planches d'images, auxquelles je rajoute les légendes... pour lesquelles je me suis aidé de l'article correspondant de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Armorial_%C3%A9questre_de_la_Toison_d%27or Wikipédia].
... mais je suis embêté avec la page suivante : [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/336]] qui contient un texte manuscrit très ancien, que je suis incapable de déchiffrer. Cette page est présente sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55009806h/f334.item ici] mais sans OCR... je n'en ai pas non plus trouvé la transcription ailleurs sur le web... (contrairement à la [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/7]] dont j'ai trouvé le texte [https://essentiels.bnf.fr/fr/livre-feuilleter/0fd129f8-b7f1-497d-976e-b13c2ef63a98-grand-armorial-la-toison-or ici]).
Sauriez-vous m'aider ... soit à trouver un site web donnant la transcription de cette page de cet ouvrage classique très connu... soit à essayer d'en déchiffrer le texte (mais c'est difficile !!!).
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 11:58 (UTC)
:Sur la première ligne, je lis : "Le cas est tel", formule juridique pour introduire des faits. Difficile de voir un lien avec l'armorial... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:19 (UTC)
::Je pense que la page qui me pose problème est le folio 163v. dont je trouve une mention ici : [https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc85064v/cd0e154] avec le commentaire "Énigme" mais sans explication... faut-il comprendre que même les "spécialistes" n'ont pas pu déchiffrer cette page ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:44 (UTC)
:::... en tout cas, je retiens déjà "Le cas est tel" proposé par @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]... c'est un début, même si la suite est presque indéchiffrable... même la signature !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:47 (UTC)
::::J'ai finalement obtenu la transcription du texte en demandant l'aide de la BnF : ''"Le cas est tel : une vesse espouze un pect, tous deulx, tous deulx sortirent d'une fesse et tant en mariage font qu'ilz ont engendré ung estron. or est le pect et l'estron mort : quiritur par bon repaire en quel lieu et en quel repaire la vesse prendra son do[uaire] à la gorge du lizeur."'' c'est d'après eux "un bel exemple d'humour scatologique de la fin du XVe siècle" !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juin 2026 à 11:53 (UTC)
:::::Ouah... D'abord, très sympa de la part de la BNF ! Le mot « fesse » était assez évident, mais cela me paraissait trop improbable... C'est très intéressant sur la différence des valeurs avec notre époque : un tel humour rajouté sur un ouvrage aussi prestigieux (j'imagine que ce n'est pas d'origine) serait inconcevable aujourd'hui. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juin 2026 à 13:17 (UTC)
== Hors du travail, il n'avait pas de vie ==
Bonjour,
Je transcris le ''[[Dictionnaire complet de la langue française]]'' rédigé par Pierre Larousse dans les années 1860-1870. La transcription n'est pas aisée (autant de paragraphes que de définitions, avec du gras et de l'italique en abondance) ; je me suis doté d'outils pour rendre le travail plus facile. [[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] aide également.
Je suis intéressé par la production littéraire que [[auteur:Pierre Larousse|Larousse a publiée]] : des dictionnaires, des grammaires, des traités d'analyse grammaticale et des livres de citations latines. En plus du dictionnaire que je transcris ({{unité|1150|pages}} à peu près), il a publié son ''[[Grand dictionnaire universel du XIXe siècle]]'' (au moins <s>{{unité|2000|pages}}</s>{{unité|20000|pages}}). Il a aussi publié ''Fleurs latines des dames et des gens du monde'', un ouvrage qui comprend au bas mot {{unité|2500|citations}} latines.
Connaissant un peu les outils de rédaction, d'édition et d'impression de l'époque, il devait travailler 16 heures par jour, sept jours par semaine, pour réussir à produire autant. Pierre Larousse n'avait pas de vie personnelle. {{Étonné|32}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 2 juin 2026 à 14:42 (UTC)
:Voici quelques extraits d'une notice biographique, venant du site larousse.fr [https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Pierre_Larousse/128889]
:''Pierre Larousse'' ''Lexicographe et éditeur français (Toucy 1817-Paris 1875).
:''il lit le soir en cachette, à la chandelle : « Quand ce livre délicieux m'est tombé sous la main, pour la première fois, j'avais neuf ans, et pour le dévorer j'ai commis des bassesses : j'ai volé quatre chandelles à ma mère, et, circonstance aggravante, les chandelles étaient toutes neuves. »''
:''il rencontre celle qui sera sa compagne'' ... ''Ils n'auront pas d'enfant. Suzanne relit, corrige, complète''
:''En 1851, une rencontre capitale pour Pierre Larousse : celle d'Augustin Boyer'' ... ''Les deux hommes se lient d'amitié, s'associent et fondent en 1852 la Librairie Larousse et Boyer.''
:''Il a sinon tout écrit, du moins tout conçu, relu, corrigé, contrôlé. Il est entouré d'une armée de collaborateurs qu'il paie à la ligne et auxquels il fait rédiger des fiches de synthèse. Il surveille de près leur travail, afin d'assurer à l'ensemble de l'ouvrage une homogénéité complète. Certains de ces collaborateurs, peu connus alors, le deviendront par la suite. D'autres le sont déjà, il leur commande des articles : Alfred Deberle, Louis Combes, Anatole France.'' [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 2 juin 2026 à 18:14 (UTC)
::Je suis souvent surpris de l'énorme production littéraire de tant d'auteurs anciens : voir les [[Œuvres complètes de Saint Augustin]] en 17 volumes, [[Œuvres complètes de Voltaire|celles de Voltaire]] en 52 volumes ou [[Œuvres complètes de Victor Hugo, édition dite de l’Imprimerie nationale|de Victor Hugo]] en 45 volumes.
::À croire que ces gens-là ne passaient pas leurs soirées sur Youtube ou Tiktok. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:24 (UTC)
:Le GDU 2000 pages ? 1115 pages rien que pour le tome 1 (lettre A) ! Sachant que chaque page a 4 colonnes, et qu'une colonne équivaut à plusieurs pages d'un livre de poche... Je viens d'entamer la correction de la 3e partie du tome 1 (qui en comporte 4). Si quelqu'un a envie de valider des pages de la partie 2 [[Livre:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu]] ou de jaunir les quelques pages qui me posent problème (pages 600-601-602 des alignements dans l'article Argent, page 637 idem article arithmétque, page 654 un tableau, page 717 article Artère, un énorme tableau avec moult accolades), je suis preneur !! [[Utilisateur:Miruts|Miruts]] ([[Discussion utilisateur:Miruts|d]]) 5 juin 2026 à 14:54 (UTC)
:: [[Utilisateur:Miruts|Miruts]], J'ai fait une faute de frappe. Si j'ai bien calculé, c'est environ {{unité|24000|pages}} pour le GDU. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 juin 2026 à 17:21 (UTC)
:::Et bien, bon courage ! [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::J'ai fait/corrigé le tableau de la [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/349|page 654]]. Il me semblait simple à premier abord, mais les en-têtes verticaux m'ont donné du fil à retordre (les 2 méthodes utilisés d'habitude, rotation et n'allaient pas dans ce cas). J'ai pas corrigé le reste de la page. Je suis pas sûr d'avoir envie de m'attaquer aux [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/412|tableau d'artères]] — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 13 juin 2026 à 06:42 (UTC).
== Quelqu'un pourrait-il m'aider à valider? ==
Bonjour, je viens de transcrire ce livre d'une grande importance historique : ''[[:fr:w:Description d’Ukranie|Description d’Ukranie]]''.
* [[Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]
C'était assez facile car il existe déjà une transcription en ligne avec très peu d'erreurs: http://izbornyk.org.ua/boplan/bop07.htm. Mais mon français n'est pas excellent, et ce texte est en français du XVIIe siècle, donc je ne repérerai pas facilement les erreurs.
Enfin, je ne sais pas comment transformer une version validée en un livre Wikisource conforme aux spécifications. Quelqu'un pourrait-il m'aider pour les dernières étapes ? Merci ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 2 juin 2026 à 19:42 (UTC)
:Merci pour ce livre intéressant. Je me porte volontaire. J'aime les livres du XVII{{e}} siècle.
:J'ai commencé, et ça sera terminé avant la fin du mois de juin.
:J'ai rédigé les choix éditoriaux que je propose pour cette transcription, dans la page de discussion du début du livre.
:Je ne connais pas la dernière étape.
:(Cela me fera une pause dans la longue validation du dictionnaire de Trévoux. Au passage, je suis content d'annoncer que je viens de terminer les lettres "A" et "B", mais, par exemple, une altération étrange de la page 764 (scan 788) du tome I devra être corrigée, ainsi que des entrées de l'index dont j'ai fait la liste en page de discussion au début du tome I, et pour lesquelles j'aimerais de l'aide.) [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 3 juin 2026 à 20:44 (UTC)
::Merci beaucoup ! Je suis très heureux que vous pouvez m'aider ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 3 juin 2026 à 21:45 (UTC)
::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] Pour les entrées à corriger, je m'en occupe, j'ai l'habitude. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 09:16 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Merci ! Vous pouvez en savoir plus sur les choix éditoriaux ici : [[Discussion Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]. [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 4 juin 2026 à 15:03 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] En fait, je répondais à @[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] à propos de la fin de son message ; c’est lui qui vous a répondu et qu'il faut remercier {{clin}} --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 15:06 (UTC)
== Nouveau bogue affectant l’espace Page ==
*Référence : [[Phab:T428215]]
*Description : Comportement erratique de certains modèles exploitant des feuilles de styles (styles.css) définies en sous-page du modèle.
*Cause : La feuille ne style n’est pas toujours chargée comme il se doit par mediawiki.
*Contexte : Problème observé surtout en mode édition lors de la prévisualisation. Ajout : {{bleu|Si présent en mode consultation, il suffit de rafraîchir la page pour corriger.}}
*Exemple : Ouvrir cette [[Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/11|page]] en mode édition et procéder à la prévisualisation.
--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 14:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], même chose avec le modèle {{m|CorpsTdM}} qui introduit un saut de ligne entre le numéro de chapitre et le numéro de page : [[Page:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu/182|voir ici]]. Ce matin le bogue était visible également sur la page enregistrée et pas uniquement sur la prévisualisation, en revanche pas de problème en transclusion. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::Oui en fait cela affecte tous [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns112=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche les livres qui exploitent une page de style attachée à l’index] et il y en a plusieurs. Quant aux modèles concernés, en voici [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns10=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche la liste]. Heureusement ce bogue ne semble pas avoir de répercussions en transclusion ni en exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 18:53 (UTC)
:::Bonjour, de mon côté (même si je pense que ça n'a rien à voir avec la présente discussion), je rencontre encore le problème d'affichage du fac-similé à droite, lorsque je créée une nouvelle page en mode édition... je sais qu'il suffit de recharger la page une deuxième fois, ou de faire une prévisualisation, pour que l'image du f-s apparaisse... ce n'est donc pas bloquant… même si c’est tout de même assez pénible... Avez-vous le même problème que moi ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 8 juin 2026 à 08:31 (UTC)
::::Oui, même problème chez moi depuis un bout de temps. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 8 juin 2026 à 12:11 (UTC)
:::::Il faut être patient, pour réussir à intégrer toutes les composantes de mediawiki à l’intérieur de prp (Wikisource), il faut être magicien. Tout ce qu’on utilise repose sur des logiciels libres qui viennent avec leurs contraintes et une compatibilité souvent limitée. Le problème c’est qu’on doit s’harmoniser avec l’ensemble de la communauté même si parfois on préfèrerait ne rien toucher. D’ailleurs la dernière fois que j’ai participé à une enquête visant à connaître les améliorations souhaitées, j’avais répondu « SVP aucune amélioration à moins qu’elle ne soit essentielle ». {{sourire}} Si une solution n’est pas trouvée d’ici la fin de la semaine, la responsable de l’opération envisage de procéder à un « revert ». --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 juin 2026 à 16:56 (UTC)
:::::: RÀS pour ma part, à part le chargement lent des fac-similés d'un ouvrage que je transcris. L'attente de 1-2 secondes par page n'est pas rébarbatif. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 juin 2026 à 22:58 (UTC)
:::::::Pareil, ça marche bien pour moi ces jours-ci. Le bug sur les feuilles de style en mode Prévisualisation n'est pas vraiment bloquant, mais il serait bon qu'il soit corrigé, en effet. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 07:21 (UTC)
:Le bug a été corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:38 (UTC)
== Quelle convention préférer pour les points de suspension dans un livre de mathématiques ? ==
Bonjour,
J'ai ouvert une discussion sur ce livre-ci :
https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Livre:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu#Points_de_suspension
Tous les avis m'intéressent avant de me lancer dans les modifications.
Amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:24 (UTC)
== Problème d'alignement vertical pour des barres de fractions ==
Bonjour,
Sur cette page, la ligne d'équation avec des fractions a un problème d'alignement vertical :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/24
On peut voir que les barres de fractions dans le membre droit ne sont pas à la hauteur des points de suspension dans le membre de gauche, ni même un peu en dessous.
Est-ce que quelqu'un sait comment corriger ça, s'il vous plaît ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:32 (UTC)
: [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]], Elles ne sont pas à la même hauteur dans le fac-similé. Idem avec une transcription en LaTeX :
<center><math>R_0 = (r_1, r_2, \dots, r_v, \dots) = \left( \frac{1}{2}, \frac{1}{3}, \frac{1}{4}, \frac{2}{3}, \frac{1}{5}, \frac{1}{6}, \frac{2}{5}, \frac{3}{4}, \dots \right)</math></center>
: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 9 juin 2026 à 14:16 (UTC)
::Merci pour ta réponse @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Effectivement, mes critères d'alignement ne sont même pas respectés par LaTeX. Néanmoins, LaTeX et le fac-similé ont les traits de fraction entre les deux barres du signe '='. Ce serait bien d'obtenir la même chose a minima. Car là en wikitext, elles sont carrément au dessus de la barre du haut de '='. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 14:48 (UTC)
::Salut, je suis pas sure de comprendre en quoi c’est un problème 😅 On s’en fiche de la position exacte des barres de fractions, non ? Le fait qu’elles soient au-dessus, en-dessous, ou au niveau du = ne change pas le sens de l’équation. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:14 (UTC)
:::Pour dire les choses d'une autre manière, il me semble qu'une telle équation mérite de passer par LaTeX, car les modèles en wikitexte n'ont pas vocation à fournir une maîtrise totale du positionnement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 16:40 (UTC)
::::Ah oui ça par contre je suis d’accord, il faut que ça soit en LaTeX, ne serait-ce que pour avoir un affichage identique sur tous les types d’appareils. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:45 (UTC)
:::::Ok merci pour vos retours. Je vais passer cette équation en LaTeX. Sinon, j'ai fini de relire et valider l'intégralité du livre. Il y a un théorème où j'obtiens un énoncé et une preuve plus simple. J'ai noté ça dans la discussion de la page du théorème. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 17:22 (UTC)
== Bug avec le modèle corr ==
Bonjour,
Cette correction de coquille ne produit pas le tooltip recherché au survol du texte :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/41&diff=prev&oldid=15858383
D'ailleurs, une partie du texte corrigé n'est pas en vert sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/41
Amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:11 (UTC)
:Le premier argument de {{m|corr}} étant vide, il est normal qu'il n'y ait pas de tooltip puisque celui-ci reprend le contenu de cet argument. Pour ce qui est du texte vert, il vaut mieux fermer l'italique (ou, le cas échéant, le gras) avant d'appeler {{m|corr}}, ce que je viens de faire. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 13:44 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], effectivement, je n'étais pas bien réveillé quand j'ai espéré voir un tooltip. En fait j'ai d'abord vu le bug sur le vert qui n'était pas complet, et j'ai moins réfléchi après. Merci pour la correction, je n'avais pas percuté l'italique "inversé", j'avais parsé ça mentalement comme du LaTeX avec $M$ autour des noms de variables mathématiques. Alors que là c'est tout l'énoncé du théorème qui est en italique et les variables qui sont exclues de l'italiques. Heureusement que tu as l'œil. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:55 (UTC)
== Livre en plusieurs langues ==
Bonjour, Je ne souviens plus comment on note les pages de l'index dans un livre en plusieurs langues : [[Livre:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf]]. Par avance, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:25 (UTC)
:{{notif|Yann}} Je ne comprends pas bien la question. L'index comprend des liens vers les transclusions. Si certains textes sont transclus sur d'autres wikisource, on peut faire des liens directs, par exemple <nowiki>[[:la:Timeo Danaos]]</nowiki>. Quant aux liens vers les pages, autant les faire vers la version française, sachant qu'en mode page on pourra utiliser {{m|iwpage}} ou {{m|IwpageSection}} pour indiquer que le wikicode se trouve sur un autre wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:29 (UTC)
::{{ping|Seudo}} Merci pour ta réponse. Une partie du livre est en allemand. Y a-t-il un modèle pour indiquer que certaines pages ne sont pas corrigées sur Wikisource en français, mais peut-être sur Wikisource en allemand (pas encore) ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 19:36 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Voir [[Page:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf/11]]. Idéalement il faudrait créer l’index sur ws.de et lorsque la page sera transcrite, elle s’affichera ici automatiquement. {{mention|Seudo}} j’ai constaté que la transclusion ne se fait pas à partir d’un appareil mobile. Voir exemple : [[Charte de fondation de l’abbaye aux Hommes de Caen]] Est-ce qu’il en a toujours été ainsi ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 juin 2026 à 20:40 (UTC)
::::OK, merci, c'est ce que je cherchais. Je ne m'attends pas à ce que les pages en allemand soient corrigées de sitôt (euphémisme). [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:43 (UTC)
::::{{notif|Denis Gagne52}} Apparemment, quand on est en version mobile (cliquer sur "Version mobile" au bas de la page), aucun script de mul.wikisource.org n'est chargé, donc on n'a ni la syntaxe simplifiée des sections (<code>## s1 ##</code>), ni le chargement des pages venant d'un autre wiki (qui semble passer par [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]]). C'est en effet gênant qu'une page de l'espace principal, donc destinée aux lecteurs, ne fonctionne pas sur mobile. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 22:06 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ah ! Mais voilà l’explication ! C’est dans MUL qu’on retrouve du code qui ne répond plus aux standards mais que personne n’a pris le temps de transcrire à la saveur du jour. J’ai fait [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Gadget-TransWiki.js|un test avec l’aide de Copilot]], ça roule très bien sur mobile et en plus l’affichage est beaucoup plus rapide. Avec ma version locale de InterWikiTransclusion.js, le sablier n’arrêtait pas de tourner sur un appareil mobile. Je ne sais pas trop par où commencer en vue de procéder à un upgrade. Peut-être pourrait-on déployer une version locale et prendre le temps de la tester. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 02:39 (UTC)
::::::Hier soir, j'ai fait la transcription de la première page en allemand, qui est la préface V du scan 11, en cliquant sur le lien /11, puis en cliquant sur le bandeau qui indique que la source est sur le site allemand. Ca a marché. L'édition a été faite sur le site allemand, et après l'envoi, la page est apparue sur le site français. Mais cela a été révoqué quelques heures plus tard, car il manque l'index. Apparemment, il faut le créer obligatoirement, et non pas seulement idéalement. Ca devient trop compliqué pour moi qui suis un novice de cette année. J'avais sauvegardé chez moi la transcription de cette page, que je pourrais ressortir. Je pourrais aussi faire d'autres petites transcriptions de l'allemand, si vous le souhaitez. Mais pour le moment, je n'interviens plus. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 13 juin 2026 à 11:23 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] J’ai créé l’index ce qui évitera que d’autres rencontrent la même difficulté. Tu pourrais demander à Mapmarks de restaurer la page que tu avais créée et en même temps de vérifier si l’index répond à leurs exigences. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::L’administrateur allemand a aimablement rétabli la page. Il l’a même améliorée en corrigeant des erreurs. Je viens de créer un lien pour la page d'après (scan 12), et de transcrire le texte sur le site allemand. Ca marche bien (sauf que je n'ai pas bien réussi l'en-tête de la page, parce que je ne connais pas les modèles allemands). [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 14 juin 2026 à 14:30 (UTC)
:::::::::Tant mieux si ça marche ! Pour les en-têtes, ce n'est pas grave car ils n'apparaissent pas dans les transclusions. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Merci pour l’information concernant MUL. J’ai réalisé que récemment on avait ajouté au code une opération impliquant MUL. Après avoir testé la version initiale sous mon profil personnel, j’ai réalisé que l’affichage sur écran d’un appareil mobile était revenu. Par contre un revert sur [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]] n’a pas donné de résultat ! Je vais conserver le script localement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 19:29 (UTC)
:::::::::::Je ne suis pas sûr qu'on se comprenne. En version de bureau, on charge [[MediaWiki:Common.js]], qui lui-même charge un certain nombre de scripts de wikisource.org. En version mobile, on charge [[MediaWiki:Mobile.js]], qui ne fait rien du tout. Donc, quels que soient les modifications ou reverts faits sur wikisource.org, ils n'auront aucun effet ici lorsqu'on est en version mobile.
:::::::::::Il suffirait probablement de rajouter, dans [[MediaWiki:Mobile.js]], quelque chose comme <code>mw.loader.load('https://wikisource.org/w/index.php?title=MediaWiki:InterWikiTransclusion.js&action=raw&ctype=text/javascript ');</code> (je viens d'essayer dans mon common.js et ça marche).
:::::::::::Ou de faire comme sur en.wikisource, c'est-à-dire de créer un gadget (activé par défaut), dont [[:en:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js|le code]] se contente de charger le script sur wikisource.org. Mais je ne vois pas bien l'intérêt de faire un gadget, car on n'a pas de raison de désactiver cette fonctionnalité. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:29 (UTC)
== Remplacement de djvu déjà corrigés en partie ==
À quel point est-ce compliqué de remplacer le fichier (entier) pour des index où c'est déjà en partie corrigé?
Je pense principalement pour mon travail personnel à plusieurs [[:Catégorie:Index - Mémoires secrets]] qui ont des marges coupées. Il existe des meilleurs scans de ces éditions en ligne, mais pour ceux-là il y a généralement très peu de pages corrigées donc je pourrais juste mettre un nouveau fichier et l'utiliser à la place. (Mais ce serait mieux d'avoir juste 1 sur WS)
MAis, je pense aussi aux tomes 5-8 du Trévoux, il y a quelques transclusions à partir de ces tomes déjà, mais le djvu est parfois de très-basse qualité, que j'imagine est à cause d'anciennes restrictions de taille de fichier qui ne sont plus aussi restreintes(?). Remplacer ces fichiers-là avec quelque chose de plus clair pourrait éventuellement gagner beaucoup de temps en rendant possible une meilleure OCR pour les 3501 pages qui restent. (Gallica a tous les tomes en haute qualité)
Je peux faire le travail de trouver des meilleurs scans et préparer un fichier plus joli (contraste etc.) (pas tous en même temps lol); mais pour un remplacement éventuel est-ce que ça prend des permissions importantes sur Commons..? Où est-ce que c'est juste un nouveau fichier là-bas, puis ici quelqu’administrateur peut déplacer les Page:s corrigées pour les associer à ce nouveau fichier... ou qu'est-ce que ça prend [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 10 juin 2026 à 18:39 (UTC)
:<u>Si c'est bien la même édition</u>, cela ne pose aucun problème de remplacer un scan (fichier sur Commons) par un autre scan de meilleure qualité ou avec un meilleur OCR. En remplaçant le fichier sur Commons, on aura une meilleure image sur Wikisource, tout en conservant le wikicode actuel si la page a déjà été corrigée.
:Toutefois, <u>il faut que la numérotation des pages soit exactement la même</u>, c'est à dire que [[Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu/614]], par exemple, devra correspondre à la page 606 dans le nouveau fac-simile comme c'est le cas dans le fac-simile actuel ; rajouter ou retirer des pages blanches au début du fichier de Gallica si nécessaire. Si la numérotation n'est pas la même, il faut une intervention des administrateurs et ce n'est pas forcément simple. En plus, si on demande une intervention des administrateurs, ça sera plus difficile de revenir en arrière si on se rend compte après coup que le nouveau scan présente des problèmes.
:S'agissant du Trévoux, toutefois, il vaut mieux sans doute avoir un accord entre les principaux contributeurs à ce grand projet (ou aux tomes en question) pour s'assurer qu'il y a un accord sur la qualité du nouveau scan. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 07:49 (UTC)
::Pour le Trévoux bien sûr, pour l'instant j'essayais juste de savoir à quel point c'est faisable
::Compris pour la numérotation, & pour le reste je crois (les fichiers « n’habitent » pas ici, sont juste des renvois à Commons, donc si on renvoie toujours au bon endroit..?)
::Et pour comment faire le remplacement peut-être je devrais poser cette partie de la question sur Commons pcq je ne sais pas à quel point ça devient des changements plus que « mineurs » [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 11 juin 2026 à 19:26 (UTC)
:::Oui, une modification du fichier sur Commons est prise en compte immédiatement ici. Pour modifier le fichier il suffit de cliquer sur « Téléverser une nouvelle version de ce fichier » là-bas. Il faut bien vérifier qu'on est sur Commons et pas sur Wikisource (car les fichiers peuvent aussi être téléversés sur Wikisource dans certains cas). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 19:48 (UTC)
::::Et que le fichier ne dépasse pas la taille limite imposée aussi (100 Mo). Quand certains fichiers ayant des pages à problème (pages manquantes ou pages illisibles), seraient remplaçables, mais qu'ils sont trop gros (jusqu'à 350 Mo pour un fichier de 430 pages), c'est rageant. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 12 juin 2026 à 20:58 (UTC)
:::::....... c'est-à-dire, c'est parfaitement possible de téléverser un nouveau fichier qui dépasse la limite mais c'est strictement impossible de remplacer par exemple ... avec un fichier de meilleure qualité ... qui serait ipso facto de plus grande taille ...??? Ça je l'avais pas compris. ridicule
:::::Plus de questions à poser sur Commons 🙃 [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 21:50 (UTC)
::::::La page [[commons:User talk:Rillke/bigChunkedUpload.js]] décrit une manière de charger une nouvelle version de fichier de taille supérieur à 100 Mo (en divisant le fichier en plusieurs morceaux pour les réassembler côté serveur, comme le fait semble-t-il le ''Upload Wizard'' pour le fichier initial). Je n'ai jamais essayé et ce n'est pas forcément très simple à utiliser, mais cela semble fonctionner pour contourner la limite du formulaire par défaut. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 juin 2026 à 16:24 (UTC)
:::::::👀 Merci d'avoir fait cette recherche, je n'ai pas reçu de réponse sur Commons jusqu’ici; ça semble faisable au moins, je vais suspendre mon désespoir [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 13 juin 2026 à 16:32 (UTC)
== Livre de Victor Delbos Le spinozisme ==
Bonjour, je me propose de contribuer à wikisource pour la première en fournissant le texte du livre de Victor Delbos Le spinozisme. J'ai produit le texte brut à partir du fichier que Gallica propose en téléchargement. Je ne trouve pas le "mode d'emploi" pour proposer le texte. J'ai tenté de faire comme dans wikipedia, de créer un lien vers la page (n'existant pas) depuis la bibliographie de Delbos, mais le lien n'apparaît pas. [[Utilisateur:Resmale|Resmale]] ([[Discussion utilisateur:Resmale|d]]) 11 juin 2026 à 15:38 (UTC)
:Bonjour {{notif|Resmale}},
:
:* Le mode d'emploi est sur [[Aide:Publier un livre]]. Le fac-similé de Gallica doit d'abord être mis sur Commons (cf. [[Aide:Importer un livre]] ; il y a déjà [[commons:Category:Victor Delbos|quelques ouvrages de Victor Delbos sur Commons]]), puis l'ouvrage sera disponible à la relecture et correction ici en allant sur la page d'index [[Livre:Delbos - Le Spinozisme.pdf]] (ou .djvu, si vous avez converti le fichier PDF au format DjVu), si ''Delbos - Le Spinozisme.pdf'' est le nom du fichier que choisissez en le mettant sur Commons.
:* Le texte de Gallica (celui qui se trouve dans le fichier PDF exporté par Gallica, où on peut le récupérer par exemple en sélectionnant le texte à la souris) sera automatiquement récupéré et disponible dans l'interface de Wikisource, ce qui facilitera beaucoup la transcription du texte s'il est de qualité.
:Voilà, ça fait beaucoup d'informations mais j'espère que ça clarifie un peu les choses... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Resmale|Resmale]] : le livre [[Livre:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu]] est disponible pour correction. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 12 juin 2026 à 16:43 (UTC)
== Changement dans l'export en "pdf" ? ==
Bonjour,
Je constate depuis aujourd'hui un changement sensible dans le format des fichiers obtenus lors de l'export en "pdf" : c'est léger, mais je constate que certains livres prennent une ou deux pages de plus, et que des mises en page que j'avais ajusté pour tenir sur une page ne tiennent plus... savez-vous s'il y a eu un changement dans l'outil WSExport ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 juin 2026 à 22:14 (UTC)
: [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], Mon dernier téléchargement en PDF remonte au début de juin 2026. Je n'ai vu aucun changement notable. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 16 juin 2026 à 15:55 (UTC)
== Une rencontre Wikisource francophone en 2027 ? ==
Bonjour !
L’association [[m:Wikimédia France/Subventions|Wikimédia France]] propose des subventions pour organiser des choses l’année prochaine.
Cette année, les wiktionnaristes ont organisé une rencontre à Lyon fin mars avec une vingtaine de personnes. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] et moi vous proposons notre aide pour organiser une rencontre similaire dédiée à Wikisource au printemps 2027.
Nous étions un petit groupe de cinq personnes pour organiser, avec [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]], [[Utilisateur:Pamputt|Pamputt]], [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]], Lyokoï et moi, et nous avons dû nous y prendre en avance pour faire [[m:Wikimédia France/Subventions/Demande/2025-1/Wiktionnaristes francophones|une demande avec un budget et une déclaration d’intentions]] puis nous avons fait quatre-cinq réunions en visio afin de caler les préparatifs. Ensuite, une rétroplanification sur les quelques mois précédents la rencontre. Ce fut assez aisé et nous en retirons [[wikt:Projet:Rencontre_des_wiktionnaristes_2026#Bilan|un très bon bilan]].
Pour Wikisource, nous en avons déjà discuté avec Lyokoï et avec [[User:Nivopol|Nivopol]] et nous envisagerions un format relativement similaire à celui pour les wiktionnaristes, avec une vingtaine de personnes sur deux jours et un programme mêlant des temps de rencontres/discussions, des échanges sur des sujets éditoriaux et d’autres sur des sujets techniques, des temps de contribution, des sorties éventuellement, de la nourriture et des bons souvenirs ensemble.
Ce ne serait évidemment pas aussi ambitieux que la [[m:Wikisource Conference 2025|Wikisource Conference]] de l’année dernière à Bali (où j’étais avec [[Utilisateur:VIGNERON|VIGNERON]]), ce serait plus ''à la bonne franquette'', avec des possibilités d’hébergement chez les wikimédiens locaux et des échanges informels. Et si ça se passe bien et que ça plait, ça pourrait être refait.
Ce serait bien qu’il y ait deux-trois personnes motivées pour participer à l’organisation, et surtout des personnes motivées pour déclarer dès maintenant leur envie de venir. La subvention pourra couvrir tous les frais si nous faisons une demande avant la fin du mois.
Qu’en dites-vous ? [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 09:42 (UTC)
:Je ne pourrai pas participer à l'organisation (je suis en plein lancement du groupe local du Grand Nancy), mais si une rencontre Wikisource francophone est sur l'horizon, je tâcherai d'y prendre part ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 12 juin 2026 à 10:54 (UTC)
::Super idée, @[[Utilisateur:Noé|Noé]]. Je n'ai pas de grandes capacités d'organisation, mais l'idée m'enthousiasme, et s'il y a d'autres volontaires, je pourrai donner un coup de main (mais surtout pas chapeauter le truc). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 juin 2026 à 16:32 (UTC)
:J'aurais certainement envie d'y aller, mais à ~8000km (j'imagine) la réalisation de cette envie risque d'être plus difficile : /
:(Par contre je serai à la WikiConférence Amérique du Nord à Edmonton en septembre ; si jamais je suis pas le seul contributeur à fr.ws qui sera présent, dites-moi lol) [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:: {{notif|Psephos}} si tu souhaites quand même venir, nous pourrions solliciter Wikimedia Canada pour une subvention, c’est quelque chose que nous avions envisagé et si on s’y prend bien en avance, c’est jouable [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:C'est une très bonne initiative, merci @[[Utilisateur:Noé|Noé]] ! Malheureusement je suis aussi trop loin pour contribuer à l'organisation ou y participer :( je vous souhaite de réussir cette belle aventure ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 12 juin 2026 à 19:46 (UTC)
:Motivé de mon coté, je peux apporter un peu d'aide. Pour ceux qui sont loin, on pourrais faire une visio en ligne. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 12 juin 2026 à 20:01 (UTC)
:: Oui, nous pouvons prévoir des temps avec de la visio, mais le lieu et un groupe de 15 à 25 personnes ne permettent pas des conditions convenables d’écoute à distance. Pour se faire un coucou ou pour des sessions par petits groupes, ça va [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:Bonjour, Je ne connais pas bien mes disponibilités si longtemps à l'avance, mais ça m'intéresserait bien. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:29 (UTC)
:: Bonsoir Noé, Quel message qui vient comme un agréable cadeau ! C'est ce que je souhaitais depuis des lustres, une rencontre wikisourcienne. 🤩 Si elle se tient au printemps, en absence de ponts par rapport à cette année, il faudrait pouvoir trouver des dates qui soient un week-end qui croise les vacances des 3 zones (des académies). Je suis très partant pour participer, et d'ici là faire la remontée de ma petite liste de souhaits pour ce temps de rencontre.
::Bonne entrée en weekend, en espérant qu'on sera assez nombreux et que l'idée sera retenue !! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 12 juin 2026 à 21:39 (UTC)
:Eh bien je suis toujours motivé à venir à « Wikisourcistes francophones », et je peux aider à l’organisation depuis l’Île-de-France. On était parti sur l’ambition de le faire à Lyon. [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 14 juin 2026 à 06:11 (UTC)
Merci pour vos retours enthousiastes ! La date pourra être selon ce qui vous arrange, allant même jusqu’à l’été, en fait. N’hésitez pas à faire des propositions ! [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
== Table des matières automatique à partir des modèles T2, T3 dans une transclusion ? ==
Bonjour,
Y a t il un moyen dans une page transclue d'avoir la table des matières automatiquement à partir des modèle T2, T3; T4 ?
Un peux comme pour word avec ajouter une table des matières, un réglage du niveau.
Le _TOC_ ne semble pas fonctionner pour les transclusions.
Je voudrais le faire pour ce genre de document : [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
Merci, [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 13 juin 2026 à 12:08 (UTC)
:Salut, la balise <code><pages></code> ne possède pas d’attribut pour faire ça. Donc si même <code><nowiki>__TOC__</nowiki></code> ne fonctionne pas, j’ai pas l’impression que ça soit possible. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 13 juin 2026 à 12:23 (UTC)
::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] En plus le résultat de <page> ne peut s’expoiter en LUA (du moins je n’ai pas réussi) mais si tu en as plusieurs comme celle-là, tu pourrais possiblement te construire un outil adapté et récupérer les titres des balises h2, h3, h4.. Tu peux t’inspirer de <nowiki>{{#invoke:Test18|test}}</nowiki> qu’il suffit de placer sur page de transclusion. Si intéressé, simplement récupérer le code car je le détruirai à mon prochain test. N-B : '''Sur cette page, on a escamoté les titres en t3 que sont les livres'''. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 19:27 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Voir [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens|résultat]] avec {{m|genererTdm}} qu’il suffira de placer dans l’espace Page à l’endroit où on souhaite voir la TDM apparaître lors de la transclusion. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 00:13 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] J’ai ajusté tous les titres sur cette page pour qu’ils soient au bon niveau. C’est un peu décevant : je constate que le modèle {{m|genererTdm}} ne vous sera d’aucune utilité si vous ne vous souciez pas davantage de la structure des documents. J’ai regardé ailleurs et des titres qui devraient être en h4 sont balisés avec T2. Avant de consacrer autant d’effort, il me semble que ce serait important de prévoir un bon découpage de façon à ce que le texte final soit facilement récupérable et indexable avec des titres explicites quand c’est possible. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 03:48 (UTC)
:::::Belle proposition @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], c'est vraiment l'idée que j'avais et l'outil fonctionne bien bravo [[Module:Util]] avec <code><nowiki>{{#invoke:Util|genererTdm}}</nowiki></code>.
:::::Oui l'harmonistaion des titres est une condition necessaire. Je n'ai pas fait ces pages.
:::::Es ce que tu peux mettre les titres jusque t6 ? et permettre d'avoir un T majuscule ?
:::::Pour avoir le "titres explicites" il faudrait modifier les sous titres qui sont actuellement dans la balise {{c|, j'ai fait un test avec [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]] et [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], qu'en dis tu ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 14 juin 2026 à 20:31 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Il faudrait aussi revoir les titres des pages, qui ne sont pas conformes aux [[Aide:Conventions de nommage|conventions de nommage]]. Pourquoi en avoir fait des sous-pages d'une page qui redirige vers l'espace auteur ? Il faut soit laisser les œuvres avec leur titre simple, soit mettre Augustin entre parenthèses s'il y a une homonymie avec l'ouvrage d'un autre auteur, soit en faire des sous-pages de [[Œuvres complètes de Saint Augustin]]. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 juin 2026 à 21:41 (UTC)
:::::::oui tu a raison. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 06:56 (UTC)
::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Dans [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], tu avais créé un nouveau titre en t4 au lieu de compléter la description du titre en t3. Ton idée de départ était très bonne mais il faudra que ceux qui participent à ces transcriptions soient mieux préparés. Espérons que {{m|genererTdm}} les incitera à respecter davantage la structure hiérarchique des documents.
::::::*Alors c’est {{fait}} pour t2 à t6 et [tT]. Le plus difficile demeure de capturer l’information à partir des modèles imbriqués dans t2 à t6. Le script gère un premier niveau d’imbrication pour les syntaxes courantes. Normalement on ne devrait pas juxtaposer plusieurs couches de modèles mais ça se voit à l’occasion. Donc le résultat n’est pas toujours garanti surtout si on sort des sentiers battus. Le REGEX de LUA est plutôt limité pour traiter des cas complexes et le module est déjà volumineux.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:::::::*Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour t2 t6 et Tt.
:::::::*Pour le titre avec une description, c'est plus complexe à réaliser et surtout à modifier à la chaine. Le lien dans le sommaire ne fonctionne pas et ne renvois plus au CHAPITRE {{1er}}. Ne serais ce pas plus simple de mettre la description en t3 ou t4 ? et avoir la description sous un format de titre, par exemple [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
:::::::*@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : on travail sur ton travail sur Augustin. Il y a peux être des élements à réajuster sur le projet (Titre, application des t3; t4 etc).
:::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]] même si ce n'est pas la norme, je trouve l'idée d'avoir l'auteur ainsi pertinent pour le rangement. La manière normé serais [[De la grandeur de l’âme (Augustin) (trad. Raulx)]]
:::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 17:00 (UTC)
::::::::Je comprends tout à fait la volonté de rangement, c'est pourquoi je privilégierais dans le cas présent la solution consistant à faire de chacun des textes une sous-page de l'ensemble éditorial existant : [[Œuvres complètes de Saint Augustin/Contre les Académiciens]] serait tout à fait pertinent. Par contre, le faire en sous-page d'une page Auteur maquillée n'est pas une architecture correcte pour la navigation et causera des difficultés en cas d'éditions/traductions multiples de certains textes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 17:49 (UTC)
:::::::::Je ne serais pas favorable à mettre "Œuvres complètes de Saint Augustin" (ou quelque autre préfixe que ce soit) dans le titre, car il s'agit d'écrits indépendants les uns des autres. Les sous-pages sont prévues pour des chapitres d'un ouvrage donné ; même pour un article d'un périodique, on choisit comme titre le nom de l'article sans inclure celui du magazine. On pourrait éventuellement mettre entre parenthèses le nom de l'auteur (si on craint des homonymes) et/ou de l'éditeur ou traducteur (si on veut absolument prévoir le cas d'éditions multiples). Cf. [[Aide:Conventions de nommages des œuvres]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 18:38 (UTC)
:::::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] Merci d’intervenir ce que tu proposes répond très bien à la structure documentaire qu’il faudrait inscrire dans notre livre d’or mais on doit considérer l’aspect que Seudo a fait ressortir.
:::::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Justement c’est en y allant pour le plus simple qu’on donne souvent de mauvais exemples. Ce volume des œuvres de St-Augustin devrait plutôt devenir la cible à atteindre pour les prochains à venir. S’en tenir au nos de chapitre est préférable selon moi que de commettre un sacrilège {{sourire}} dans le domaine de la gestion documentaire. Un titre ne peut avoir une composante en h3 et une autre en h4.
:::::::::* Merci d’avoir signalé le lien défectueux qui ne doit effectivement pas inclure le séparateur _—_ entre les deux éléments du titre. C’est corrigé et les items seront indentés de moins. Je vérifie de ce pas comment ws-export va recevoir cette TOC construite sur mesure.
:::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 18:52 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Tout dépend du degré d'indépendance des œuvres, et quand il s'agit d'une édition critique rassemblant de manière cohérente un ensemble même disparate à l'origine, la solution des sous-pages me semble se justifier (avec dans l'idéal une redirection depuis le titre simple). Je ne sais pas si c'est vraiment le cas en l'occurrence, j'ai juste remarqué l'existence d'une page pour cet ensemble ([[Œuvres complètes de Saint Augustin]]), c'est pourquoi je l'ai proposée en même temps que les solutions classiques avec auteur et/ou traducteur dans une parenthèse (@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] pas besoin de deux parenthèses distinctes, "(Augustin, éd. Poujoulat-Raulx)" suffit) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 19:35 (UTC)
:::::::::::Il y a même deux pages pour l'ensemble : [[Œuvres complètes de Saint Augustin]], faite à la main avec juste les noms de toutes les œuvres, et l'énorme [[Œuvres complètes de Saint Augustin (Raulx)]], qui transclut les tables des matières détaillées des 17 tomes (soit plusieurs dizaines de pages)... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:47 (UTC)
::::::::::*Ah je ne connaissais pas le sacrilège concernant les titres :-). Le lien fonctionne bien merci. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ne serais t il pas plus simple de créer des modèle sous titre st1, st2 st3 etc.. Je trouve l'emsemble complexe et très peu intuitif : <code> <nowiki>{{t3|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}|CHAPITRE I{{er}}.}}</nowiki></code> avec un modèle sous titre dédier, tu évites d'utiliser le modèle titre.
::::::::::* ou bien une solution plus propre peut-étre de mettre le titre en premier puis le sous-titre et <code> <nowiki>{{t3|CHAPITRE I{{er}}.|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}}}</nowiki></code>
::::::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 20:35 (UTC)
:::::::::::*Et comment, à partir de deux modèles distinct, vas-tu écrire les 2 lignes à l’intérieur d’une même balise h3. Sinon il te faudra communiquer avec la World Wide Web Consortium (W3C) qui publie les standards HTML et tenter de les convaincre de l’utilité de prévoir plusieurs balises pour un seul et même titre.
:::::::::::*Quant au modèles t2, t3... Du côté anglophone, je pense que la ligne 1 est placée en premier comme tu le souhaites mais ici c’est l’inverse depuis 12 ans. Si tu ne peux t’y accomoder, il faudra aussi présenter ton projet de modification dans une discussion séparée dédiée à ce sujet.
:::::::::::*Pourquoi au lieu de tout remettre en question, ne pas regarder comment réaménager le texte avec AWB, avec un script en Python si une recette est applicable ou tout simplement en mettant la main à la pâte.
:::::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 23:54 (UTC)
== Mademoiselle Cloque ==
La page ''[[:w:fr:Mademoiselle Cloque|Mademoiselle Cloque]]'' est actuellement à la une de Wikipédia en français.
Deux questions :
* Ne serait-il pas pertinent de mettre également en avant notre version de ''[[Mademoiselle Cloque]]'' à la une de Wikisource ?
* Par ailleurs, notre excellente édition du roman ne mériterait-elle pas d’être davantage mise en valeur dans l’article Wikipédia ?
--[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 06:15 (UTC)
:Il y a déjà un lien de l'article de Wikipédia vers ici, il me semble difficile de faire plus. Quant à mettre en avant cet ouvrage ici, pourquoi pas, mais dès demain l'ouvrage aura disparu de la une de Wikipédia. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:25 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] Si tu veux bien m’en proposer un, je peux placer un extrait de ce texte sur la page d’accueil en mentionnant roman récemment à la une sur Wikipédia. Il y serait à partir de minuit pour une ou deux semaine. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 17:13 (UTC)
::: je propose le tout début du roman avec l’anecdote de la visite à [[Auteur:François-René_de_Chateaubriand|Chateaubriand]] qui pose d’emblée le personnage : une vieille fille idéaliste, nourrie de romantisme et de foi, dont la vie tourne autour de cet élan juvénile d’enthousiasme face au grand homme. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 17:57 (UTC)
:::: Merci. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 16 juin 2026 à 04:47 (UTC)
== Li romans de Bauduin de Sebourc. ==
Bonjour, je travaille actuellement sur un livre peu connu, [[Livre:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf]], d'après l'édition d'un manuscrit rare. Ce livre fait parti du [[m:fr:Cycle de la croisade]]. Il se situe un peu partout en Europe et en parti dans ma ville [[m:fr:Nimègue]]=Nimaye J'aimerais que quelqu'un qui se connait un peu en vieux Français valide ce livre.<br>
[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 14 juin 2026 à 08:47 (UTC)
70zjbnotyx93inlnv30kj0j4opcojlw
15874706
15873929
2026-06-17T09:06:50Z
Newnewlaw
42296
/* Auteurs du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire */ nouvelle section
15874706
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Juin 2026 =
== Pages en double : erreur de scan ou non ? ==
Salut, dans [[Livre:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf]] il y a des pages en double : 7 à 14 = 15 à 22 et 39 à 46 = 47 à 54 (numéros de la liste des pages). Le truc c’est que je sais pas si c’est une erreur lors du scan, ou bien si le livre contient bien ces doublons. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 1 juin 2026 à 17:13 (UTC)
:J'ai vu, [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/23]] et [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/15]] me semble être la même page scannées deux fois, la deuxième version donne un meilleur scan. Inutile alors de doubler. Mais je crains que le livre ne soit pas scanné completement du coup. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 1 juin 2026 à 18:09 (UTC)
::Pas sûr que le scan soit en double, j'ai l'impression que, bien souvent, on trouve des tâches différentes entre une page et celle située 8 pages plus loin (sur l'exemple que tu donnes : voir la tâche dans la marge droite, 3 lignes et demie avant le bas de la page), comme si l'erreur était dans le volume lui-même. Quoi qu'il en soit, il faut bien sûr corriger une seule version. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 juin 2026 à 18:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] : Du coup, je marque les doublons comme étant sans texte et on les transclura pas ? — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 11:01 (UTC)
::::Oui, ça me semble raisonnable, avec peut-être un mention dans la PDD du bouquin (par exemple un renvoi vers la présente discussion). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 juin 2026 à 11:56 (UTC)
:::::C’est {{fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 12:19 (UTC)
== Armorial de l'Europe et de la Toison d'or : page à déchiffrer ! ==
Bonjour,
J'ai importé et je suis en train de retranscrire le [[Livre:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf]] : c'est un très bel ouvrage qui contient essentiellement des planches d'images, auxquelles je rajoute les légendes... pour lesquelles je me suis aidé de l'article correspondant de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Armorial_%C3%A9questre_de_la_Toison_d%27or Wikipédia].
... mais je suis embêté avec la page suivante : [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/336]] qui contient un texte manuscrit très ancien, que je suis incapable de déchiffrer. Cette page est présente sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55009806h/f334.item ici] mais sans OCR... je n'en ai pas non plus trouvé la transcription ailleurs sur le web... (contrairement à la [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/7]] dont j'ai trouvé le texte [https://essentiels.bnf.fr/fr/livre-feuilleter/0fd129f8-b7f1-497d-976e-b13c2ef63a98-grand-armorial-la-toison-or ici]).
Sauriez-vous m'aider ... soit à trouver un site web donnant la transcription de cette page de cet ouvrage classique très connu... soit à essayer d'en déchiffrer le texte (mais c'est difficile !!!).
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 11:58 (UTC)
:Sur la première ligne, je lis : "Le cas est tel", formule juridique pour introduire des faits. Difficile de voir un lien avec l'armorial... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:19 (UTC)
::Je pense que la page qui me pose problème est le folio 163v. dont je trouve une mention ici : [https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc85064v/cd0e154] avec le commentaire "Énigme" mais sans explication... faut-il comprendre que même les "spécialistes" n'ont pas pu déchiffrer cette page ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:44 (UTC)
:::... en tout cas, je retiens déjà "Le cas est tel" proposé par @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]... c'est un début, même si la suite est presque indéchiffrable... même la signature !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:47 (UTC)
::::J'ai finalement obtenu la transcription du texte en demandant l'aide de la BnF : ''"Le cas est tel : une vesse espouze un pect, tous deulx, tous deulx sortirent d'une fesse et tant en mariage font qu'ilz ont engendré ung estron. or est le pect et l'estron mort : quiritur par bon repaire en quel lieu et en quel repaire la vesse prendra son do[uaire] à la gorge du lizeur."'' c'est d'après eux "un bel exemple d'humour scatologique de la fin du XVe siècle" !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juin 2026 à 11:53 (UTC)
:::::Ouah... D'abord, très sympa de la part de la BNF ! Le mot « fesse » était assez évident, mais cela me paraissait trop improbable... C'est très intéressant sur la différence des valeurs avec notre époque : un tel humour rajouté sur un ouvrage aussi prestigieux (j'imagine que ce n'est pas d'origine) serait inconcevable aujourd'hui. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juin 2026 à 13:17 (UTC)
== Hors du travail, il n'avait pas de vie ==
Bonjour,
Je transcris le ''[[Dictionnaire complet de la langue française]]'' rédigé par Pierre Larousse dans les années 1860-1870. La transcription n'est pas aisée (autant de paragraphes que de définitions, avec du gras et de l'italique en abondance) ; je me suis doté d'outils pour rendre le travail plus facile. [[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] aide également.
Je suis intéressé par la production littéraire que [[auteur:Pierre Larousse|Larousse a publiée]] : des dictionnaires, des grammaires, des traités d'analyse grammaticale et des livres de citations latines. En plus du dictionnaire que je transcris ({{unité|1150|pages}} à peu près), il a publié son ''[[Grand dictionnaire universel du XIXe siècle]]'' (au moins <s>{{unité|2000|pages}}</s>{{unité|20000|pages}}). Il a aussi publié ''Fleurs latines des dames et des gens du monde'', un ouvrage qui comprend au bas mot {{unité|2500|citations}} latines.
Connaissant un peu les outils de rédaction, d'édition et d'impression de l'époque, il devait travailler 16 heures par jour, sept jours par semaine, pour réussir à produire autant. Pierre Larousse n'avait pas de vie personnelle. {{Étonné|32}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 2 juin 2026 à 14:42 (UTC)
:Voici quelques extraits d'une notice biographique, venant du site larousse.fr [https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Pierre_Larousse/128889]
:''Pierre Larousse'' ''Lexicographe et éditeur français (Toucy 1817-Paris 1875).
:''il lit le soir en cachette, à la chandelle : « Quand ce livre délicieux m'est tombé sous la main, pour la première fois, j'avais neuf ans, et pour le dévorer j'ai commis des bassesses : j'ai volé quatre chandelles à ma mère, et, circonstance aggravante, les chandelles étaient toutes neuves. »''
:''il rencontre celle qui sera sa compagne'' ... ''Ils n'auront pas d'enfant. Suzanne relit, corrige, complète''
:''En 1851, une rencontre capitale pour Pierre Larousse : celle d'Augustin Boyer'' ... ''Les deux hommes se lient d'amitié, s'associent et fondent en 1852 la Librairie Larousse et Boyer.''
:''Il a sinon tout écrit, du moins tout conçu, relu, corrigé, contrôlé. Il est entouré d'une armée de collaborateurs qu'il paie à la ligne et auxquels il fait rédiger des fiches de synthèse. Il surveille de près leur travail, afin d'assurer à l'ensemble de l'ouvrage une homogénéité complète. Certains de ces collaborateurs, peu connus alors, le deviendront par la suite. D'autres le sont déjà, il leur commande des articles : Alfred Deberle, Louis Combes, Anatole France.'' [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 2 juin 2026 à 18:14 (UTC)
::Je suis souvent surpris de l'énorme production littéraire de tant d'auteurs anciens : voir les [[Œuvres complètes de Saint Augustin]] en 17 volumes, [[Œuvres complètes de Voltaire|celles de Voltaire]] en 52 volumes ou [[Œuvres complètes de Victor Hugo, édition dite de l’Imprimerie nationale|de Victor Hugo]] en 45 volumes.
::À croire que ces gens-là ne passaient pas leurs soirées sur Youtube ou Tiktok. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:24 (UTC)
:Le GDU 2000 pages ? 1115 pages rien que pour le tome 1 (lettre A) ! Sachant que chaque page a 4 colonnes, et qu'une colonne équivaut à plusieurs pages d'un livre de poche... Je viens d'entamer la correction de la 3e partie du tome 1 (qui en comporte 4). Si quelqu'un a envie de valider des pages de la partie 2 [[Livre:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu]] ou de jaunir les quelques pages qui me posent problème (pages 600-601-602 des alignements dans l'article Argent, page 637 idem article arithmétque, page 654 un tableau, page 717 article Artère, un énorme tableau avec moult accolades), je suis preneur !! [[Utilisateur:Miruts|Miruts]] ([[Discussion utilisateur:Miruts|d]]) 5 juin 2026 à 14:54 (UTC)
:: [[Utilisateur:Miruts|Miruts]], J'ai fait une faute de frappe. Si j'ai bien calculé, c'est environ {{unité|24000|pages}} pour le GDU. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 juin 2026 à 17:21 (UTC)
:::Et bien, bon courage ! [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::J'ai fait/corrigé le tableau de la [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/349|page 654]]. Il me semblait simple à premier abord, mais les en-têtes verticaux m'ont donné du fil à retordre (les 2 méthodes utilisés d'habitude, rotation et n'allaient pas dans ce cas). J'ai pas corrigé le reste de la page. Je suis pas sûr d'avoir envie de m'attaquer aux [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/412|tableau d'artères]] — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 13 juin 2026 à 06:42 (UTC).
== Quelqu'un pourrait-il m'aider à valider? ==
Bonjour, je viens de transcrire ce livre d'une grande importance historique : ''[[:fr:w:Description d’Ukranie|Description d’Ukranie]]''.
* [[Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]
C'était assez facile car il existe déjà une transcription en ligne avec très peu d'erreurs: http://izbornyk.org.ua/boplan/bop07.htm. Mais mon français n'est pas excellent, et ce texte est en français du XVIIe siècle, donc je ne repérerai pas facilement les erreurs.
Enfin, je ne sais pas comment transformer une version validée en un livre Wikisource conforme aux spécifications. Quelqu'un pourrait-il m'aider pour les dernières étapes ? Merci ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 2 juin 2026 à 19:42 (UTC)
:Merci pour ce livre intéressant. Je me porte volontaire. J'aime les livres du XVII{{e}} siècle.
:J'ai commencé, et ça sera terminé avant la fin du mois de juin.
:J'ai rédigé les choix éditoriaux que je propose pour cette transcription, dans la page de discussion du début du livre.
:Je ne connais pas la dernière étape.
:(Cela me fera une pause dans la longue validation du dictionnaire de Trévoux. Au passage, je suis content d'annoncer que je viens de terminer les lettres "A" et "B", mais, par exemple, une altération étrange de la page 764 (scan 788) du tome I devra être corrigée, ainsi que des entrées de l'index dont j'ai fait la liste en page de discussion au début du tome I, et pour lesquelles j'aimerais de l'aide.) [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 3 juin 2026 à 20:44 (UTC)
::Merci beaucoup ! Je suis très heureux que vous pouvez m'aider ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 3 juin 2026 à 21:45 (UTC)
::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] Pour les entrées à corriger, je m'en occupe, j'ai l'habitude. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 09:16 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Merci ! Vous pouvez en savoir plus sur les choix éditoriaux ici : [[Discussion Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]. [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 4 juin 2026 à 15:03 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] En fait, je répondais à @[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] à propos de la fin de son message ; c’est lui qui vous a répondu et qu'il faut remercier {{clin}} --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 15:06 (UTC)
== Nouveau bogue affectant l’espace Page ==
*Référence : [[Phab:T428215]]
*Description : Comportement erratique de certains modèles exploitant des feuilles de styles (styles.css) définies en sous-page du modèle.
*Cause : La feuille ne style n’est pas toujours chargée comme il se doit par mediawiki.
*Contexte : Problème observé surtout en mode édition lors de la prévisualisation. Ajout : {{bleu|Si présent en mode consultation, il suffit de rafraîchir la page pour corriger.}}
*Exemple : Ouvrir cette [[Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/11|page]] en mode édition et procéder à la prévisualisation.
--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 14:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], même chose avec le modèle {{m|CorpsTdM}} qui introduit un saut de ligne entre le numéro de chapitre et le numéro de page : [[Page:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu/182|voir ici]]. Ce matin le bogue était visible également sur la page enregistrée et pas uniquement sur la prévisualisation, en revanche pas de problème en transclusion. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::Oui en fait cela affecte tous [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns112=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche les livres qui exploitent une page de style attachée à l’index] et il y en a plusieurs. Quant aux modèles concernés, en voici [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns10=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche la liste]. Heureusement ce bogue ne semble pas avoir de répercussions en transclusion ni en exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 18:53 (UTC)
:::Bonjour, de mon côté (même si je pense que ça n'a rien à voir avec la présente discussion), je rencontre encore le problème d'affichage du fac-similé à droite, lorsque je créée une nouvelle page en mode édition... je sais qu'il suffit de recharger la page une deuxième fois, ou de faire une prévisualisation, pour que l'image du f-s apparaisse... ce n'est donc pas bloquant… même si c’est tout de même assez pénible... Avez-vous le même problème que moi ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 8 juin 2026 à 08:31 (UTC)
::::Oui, même problème chez moi depuis un bout de temps. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 8 juin 2026 à 12:11 (UTC)
:::::Il faut être patient, pour réussir à intégrer toutes les composantes de mediawiki à l’intérieur de prp (Wikisource), il faut être magicien. Tout ce qu’on utilise repose sur des logiciels libres qui viennent avec leurs contraintes et une compatibilité souvent limitée. Le problème c’est qu’on doit s’harmoniser avec l’ensemble de la communauté même si parfois on préfèrerait ne rien toucher. D’ailleurs la dernière fois que j’ai participé à une enquête visant à connaître les améliorations souhaitées, j’avais répondu « SVP aucune amélioration à moins qu’elle ne soit essentielle ». {{sourire}} Si une solution n’est pas trouvée d’ici la fin de la semaine, la responsable de l’opération envisage de procéder à un « revert ». --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 juin 2026 à 16:56 (UTC)
:::::: RÀS pour ma part, à part le chargement lent des fac-similés d'un ouvrage que je transcris. L'attente de 1-2 secondes par page n'est pas rébarbatif. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 juin 2026 à 22:58 (UTC)
:::::::Pareil, ça marche bien pour moi ces jours-ci. Le bug sur les feuilles de style en mode Prévisualisation n'est pas vraiment bloquant, mais il serait bon qu'il soit corrigé, en effet. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 07:21 (UTC)
:Le bug a été corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:38 (UTC)
== Quelle convention préférer pour les points de suspension dans un livre de mathématiques ? ==
Bonjour,
J'ai ouvert une discussion sur ce livre-ci :
https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Livre:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu#Points_de_suspension
Tous les avis m'intéressent avant de me lancer dans les modifications.
Amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:24 (UTC)
== Problème d'alignement vertical pour des barres de fractions ==
Bonjour,
Sur cette page, la ligne d'équation avec des fractions a un problème d'alignement vertical :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/24
On peut voir que les barres de fractions dans le membre droit ne sont pas à la hauteur des points de suspension dans le membre de gauche, ni même un peu en dessous.
Est-ce que quelqu'un sait comment corriger ça, s'il vous plaît ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:32 (UTC)
: [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]], Elles ne sont pas à la même hauteur dans le fac-similé. Idem avec une transcription en LaTeX :
<center><math>R_0 = (r_1, r_2, \dots, r_v, \dots) = \left( \frac{1}{2}, \frac{1}{3}, \frac{1}{4}, \frac{2}{3}, \frac{1}{5}, \frac{1}{6}, \frac{2}{5}, \frac{3}{4}, \dots \right)</math></center>
: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 9 juin 2026 à 14:16 (UTC)
::Merci pour ta réponse @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Effectivement, mes critères d'alignement ne sont même pas respectés par LaTeX. Néanmoins, LaTeX et le fac-similé ont les traits de fraction entre les deux barres du signe '='. Ce serait bien d'obtenir la même chose a minima. Car là en wikitext, elles sont carrément au dessus de la barre du haut de '='. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 14:48 (UTC)
::Salut, je suis pas sure de comprendre en quoi c’est un problème 😅 On s’en fiche de la position exacte des barres de fractions, non ? Le fait qu’elles soient au-dessus, en-dessous, ou au niveau du = ne change pas le sens de l’équation. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:14 (UTC)
:::Pour dire les choses d'une autre manière, il me semble qu'une telle équation mérite de passer par LaTeX, car les modèles en wikitexte n'ont pas vocation à fournir une maîtrise totale du positionnement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 16:40 (UTC)
::::Ah oui ça par contre je suis d’accord, il faut que ça soit en LaTeX, ne serait-ce que pour avoir un affichage identique sur tous les types d’appareils. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:45 (UTC)
:::::Ok merci pour vos retours. Je vais passer cette équation en LaTeX. Sinon, j'ai fini de relire et valider l'intégralité du livre. Il y a un théorème où j'obtiens un énoncé et une preuve plus simple. J'ai noté ça dans la discussion de la page du théorème. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 17:22 (UTC)
== Bug avec le modèle corr ==
Bonjour,
Cette correction de coquille ne produit pas le tooltip recherché au survol du texte :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/41&diff=prev&oldid=15858383
D'ailleurs, une partie du texte corrigé n'est pas en vert sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/41
Amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:11 (UTC)
:Le premier argument de {{m|corr}} étant vide, il est normal qu'il n'y ait pas de tooltip puisque celui-ci reprend le contenu de cet argument. Pour ce qui est du texte vert, il vaut mieux fermer l'italique (ou, le cas échéant, le gras) avant d'appeler {{m|corr}}, ce que je viens de faire. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 13:44 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], effectivement, je n'étais pas bien réveillé quand j'ai espéré voir un tooltip. En fait j'ai d'abord vu le bug sur le vert qui n'était pas complet, et j'ai moins réfléchi après. Merci pour la correction, je n'avais pas percuté l'italique "inversé", j'avais parsé ça mentalement comme du LaTeX avec $M$ autour des noms de variables mathématiques. Alors que là c'est tout l'énoncé du théorème qui est en italique et les variables qui sont exclues de l'italiques. Heureusement que tu as l'œil. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:55 (UTC)
== Livre en plusieurs langues ==
Bonjour, Je ne souviens plus comment on note les pages de l'index dans un livre en plusieurs langues : [[Livre:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf]]. Par avance, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:25 (UTC)
:{{notif|Yann}} Je ne comprends pas bien la question. L'index comprend des liens vers les transclusions. Si certains textes sont transclus sur d'autres wikisource, on peut faire des liens directs, par exemple <nowiki>[[:la:Timeo Danaos]]</nowiki>. Quant aux liens vers les pages, autant les faire vers la version française, sachant qu'en mode page on pourra utiliser {{m|iwpage}} ou {{m|IwpageSection}} pour indiquer que le wikicode se trouve sur un autre wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:29 (UTC)
::{{ping|Seudo}} Merci pour ta réponse. Une partie du livre est en allemand. Y a-t-il un modèle pour indiquer que certaines pages ne sont pas corrigées sur Wikisource en français, mais peut-être sur Wikisource en allemand (pas encore) ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 19:36 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Voir [[Page:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf/11]]. Idéalement il faudrait créer l’index sur ws.de et lorsque la page sera transcrite, elle s’affichera ici automatiquement. {{mention|Seudo}} j’ai constaté que la transclusion ne se fait pas à partir d’un appareil mobile. Voir exemple : [[Charte de fondation de l’abbaye aux Hommes de Caen]] Est-ce qu’il en a toujours été ainsi ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 juin 2026 à 20:40 (UTC)
::::OK, merci, c'est ce que je cherchais. Je ne m'attends pas à ce que les pages en allemand soient corrigées de sitôt (euphémisme). [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:43 (UTC)
::::{{notif|Denis Gagne52}} Apparemment, quand on est en version mobile (cliquer sur "Version mobile" au bas de la page), aucun script de mul.wikisource.org n'est chargé, donc on n'a ni la syntaxe simplifiée des sections (<code>## s1 ##</code>), ni le chargement des pages venant d'un autre wiki (qui semble passer par [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]]). C'est en effet gênant qu'une page de l'espace principal, donc destinée aux lecteurs, ne fonctionne pas sur mobile. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 22:06 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ah ! Mais voilà l’explication ! C’est dans MUL qu’on retrouve du code qui ne répond plus aux standards mais que personne n’a pris le temps de transcrire à la saveur du jour. J’ai fait [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Gadget-TransWiki.js|un test avec l’aide de Copilot]], ça roule très bien sur mobile et en plus l’affichage est beaucoup plus rapide. Avec ma version locale de InterWikiTransclusion.js, le sablier n’arrêtait pas de tourner sur un appareil mobile. Je ne sais pas trop par où commencer en vue de procéder à un upgrade. Peut-être pourrait-on déployer une version locale et prendre le temps de la tester. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 02:39 (UTC)
::::::Hier soir, j'ai fait la transcription de la première page en allemand, qui est la préface V du scan 11, en cliquant sur le lien /11, puis en cliquant sur le bandeau qui indique que la source est sur le site allemand. Ca a marché. L'édition a été faite sur le site allemand, et après l'envoi, la page est apparue sur le site français. Mais cela a été révoqué quelques heures plus tard, car il manque l'index. Apparemment, il faut le créer obligatoirement, et non pas seulement idéalement. Ca devient trop compliqué pour moi qui suis un novice de cette année. J'avais sauvegardé chez moi la transcription de cette page, que je pourrais ressortir. Je pourrais aussi faire d'autres petites transcriptions de l'allemand, si vous le souhaitez. Mais pour le moment, je n'interviens plus. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 13 juin 2026 à 11:23 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] J’ai créé l’index ce qui évitera que d’autres rencontrent la même difficulté. Tu pourrais demander à Mapmarks de restaurer la page que tu avais créée et en même temps de vérifier si l’index répond à leurs exigences. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::L’administrateur allemand a aimablement rétabli la page. Il l’a même améliorée en corrigeant des erreurs. Je viens de créer un lien pour la page d'après (scan 12), et de transcrire le texte sur le site allemand. Ca marche bien (sauf que je n'ai pas bien réussi l'en-tête de la page, parce que je ne connais pas les modèles allemands). [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 14 juin 2026 à 14:30 (UTC)
:::::::::Tant mieux si ça marche ! Pour les en-têtes, ce n'est pas grave car ils n'apparaissent pas dans les transclusions. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Merci pour l’information concernant MUL. J’ai réalisé que récemment on avait ajouté au code une opération impliquant MUL. Après avoir testé la version initiale sous mon profil personnel, j’ai réalisé que l’affichage sur écran d’un appareil mobile était revenu. Par contre un revert sur [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]] n’a pas donné de résultat ! Je vais conserver le script localement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 19:29 (UTC)
:::::::::::Je ne suis pas sûr qu'on se comprenne. En version de bureau, on charge [[MediaWiki:Common.js]], qui lui-même charge un certain nombre de scripts de wikisource.org. En version mobile, on charge [[MediaWiki:Mobile.js]], qui ne fait rien du tout. Donc, quels que soient les modifications ou reverts faits sur wikisource.org, ils n'auront aucun effet ici lorsqu'on est en version mobile.
:::::::::::Il suffirait probablement de rajouter, dans [[MediaWiki:Mobile.js]], quelque chose comme <code>mw.loader.load('https://wikisource.org/w/index.php?title=MediaWiki:InterWikiTransclusion.js&action=raw&ctype=text/javascript ');</code> (je viens d'essayer dans mon common.js et ça marche).
:::::::::::Ou de faire comme sur en.wikisource, c'est-à-dire de créer un gadget (activé par défaut), dont [[:en:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js|le code]] se contente de charger le script sur wikisource.org. Mais je ne vois pas bien l'intérêt de faire un gadget, car on n'a pas de raison de désactiver cette fonctionnalité. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:29 (UTC)
== Remplacement de djvu déjà corrigés en partie ==
À quel point est-ce compliqué de remplacer le fichier (entier) pour des index où c'est déjà en partie corrigé?
Je pense principalement pour mon travail personnel à plusieurs [[:Catégorie:Index - Mémoires secrets]] qui ont des marges coupées. Il existe des meilleurs scans de ces éditions en ligne, mais pour ceux-là il y a généralement très peu de pages corrigées donc je pourrais juste mettre un nouveau fichier et l'utiliser à la place. (Mais ce serait mieux d'avoir juste 1 sur WS)
MAis, je pense aussi aux tomes 5-8 du Trévoux, il y a quelques transclusions à partir de ces tomes déjà, mais le djvu est parfois de très-basse qualité, que j'imagine est à cause d'anciennes restrictions de taille de fichier qui ne sont plus aussi restreintes(?). Remplacer ces fichiers-là avec quelque chose de plus clair pourrait éventuellement gagner beaucoup de temps en rendant possible une meilleure OCR pour les 3501 pages qui restent. (Gallica a tous les tomes en haute qualité)
Je peux faire le travail de trouver des meilleurs scans et préparer un fichier plus joli (contraste etc.) (pas tous en même temps lol); mais pour un remplacement éventuel est-ce que ça prend des permissions importantes sur Commons..? Où est-ce que c'est juste un nouveau fichier là-bas, puis ici quelqu’administrateur peut déplacer les Page:s corrigées pour les associer à ce nouveau fichier... ou qu'est-ce que ça prend [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 10 juin 2026 à 18:39 (UTC)
:<u>Si c'est bien la même édition</u>, cela ne pose aucun problème de remplacer un scan (fichier sur Commons) par un autre scan de meilleure qualité ou avec un meilleur OCR. En remplaçant le fichier sur Commons, on aura une meilleure image sur Wikisource, tout en conservant le wikicode actuel si la page a déjà été corrigée.
:Toutefois, <u>il faut que la numérotation des pages soit exactement la même</u>, c'est à dire que [[Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu/614]], par exemple, devra correspondre à la page 606 dans le nouveau fac-simile comme c'est le cas dans le fac-simile actuel ; rajouter ou retirer des pages blanches au début du fichier de Gallica si nécessaire. Si la numérotation n'est pas la même, il faut une intervention des administrateurs et ce n'est pas forcément simple. En plus, si on demande une intervention des administrateurs, ça sera plus difficile de revenir en arrière si on se rend compte après coup que le nouveau scan présente des problèmes.
:S'agissant du Trévoux, toutefois, il vaut mieux sans doute avoir un accord entre les principaux contributeurs à ce grand projet (ou aux tomes en question) pour s'assurer qu'il y a un accord sur la qualité du nouveau scan. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 07:49 (UTC)
::Pour le Trévoux bien sûr, pour l'instant j'essayais juste de savoir à quel point c'est faisable
::Compris pour la numérotation, & pour le reste je crois (les fichiers « n’habitent » pas ici, sont juste des renvois à Commons, donc si on renvoie toujours au bon endroit..?)
::Et pour comment faire le remplacement peut-être je devrais poser cette partie de la question sur Commons pcq je ne sais pas à quel point ça devient des changements plus que « mineurs » [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 11 juin 2026 à 19:26 (UTC)
:::Oui, une modification du fichier sur Commons est prise en compte immédiatement ici. Pour modifier le fichier il suffit de cliquer sur « Téléverser une nouvelle version de ce fichier » là-bas. Il faut bien vérifier qu'on est sur Commons et pas sur Wikisource (car les fichiers peuvent aussi être téléversés sur Wikisource dans certains cas). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 19:48 (UTC)
::::Et que le fichier ne dépasse pas la taille limite imposée aussi (100 Mo). Quand certains fichiers ayant des pages à problème (pages manquantes ou pages illisibles), seraient remplaçables, mais qu'ils sont trop gros (jusqu'à 350 Mo pour un fichier de 430 pages), c'est rageant. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 12 juin 2026 à 20:58 (UTC)
:::::....... c'est-à-dire, c'est parfaitement possible de téléverser un nouveau fichier qui dépasse la limite mais c'est strictement impossible de remplacer par exemple ... avec un fichier de meilleure qualité ... qui serait ipso facto de plus grande taille ...??? Ça je l'avais pas compris. ridicule
:::::Plus de questions à poser sur Commons 🙃 [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 21:50 (UTC)
::::::La page [[commons:User talk:Rillke/bigChunkedUpload.js]] décrit une manière de charger une nouvelle version de fichier de taille supérieur à 100 Mo (en divisant le fichier en plusieurs morceaux pour les réassembler côté serveur, comme le fait semble-t-il le ''Upload Wizard'' pour le fichier initial). Je n'ai jamais essayé et ce n'est pas forcément très simple à utiliser, mais cela semble fonctionner pour contourner la limite du formulaire par défaut. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 juin 2026 à 16:24 (UTC)
:::::::👀 Merci d'avoir fait cette recherche, je n'ai pas reçu de réponse sur Commons jusqu’ici; ça semble faisable au moins, je vais suspendre mon désespoir [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 13 juin 2026 à 16:32 (UTC)
== Livre de Victor Delbos Le spinozisme ==
Bonjour, je me propose de contribuer à wikisource pour la première en fournissant le texte du livre de Victor Delbos Le spinozisme. J'ai produit le texte brut à partir du fichier que Gallica propose en téléchargement. Je ne trouve pas le "mode d'emploi" pour proposer le texte. J'ai tenté de faire comme dans wikipedia, de créer un lien vers la page (n'existant pas) depuis la bibliographie de Delbos, mais le lien n'apparaît pas. [[Utilisateur:Resmale|Resmale]] ([[Discussion utilisateur:Resmale|d]]) 11 juin 2026 à 15:38 (UTC)
:Bonjour {{notif|Resmale}},
:
:* Le mode d'emploi est sur [[Aide:Publier un livre]]. Le fac-similé de Gallica doit d'abord être mis sur Commons (cf. [[Aide:Importer un livre]] ; il y a déjà [[commons:Category:Victor Delbos|quelques ouvrages de Victor Delbos sur Commons]]), puis l'ouvrage sera disponible à la relecture et correction ici en allant sur la page d'index [[Livre:Delbos - Le Spinozisme.pdf]] (ou .djvu, si vous avez converti le fichier PDF au format DjVu), si ''Delbos - Le Spinozisme.pdf'' est le nom du fichier que choisissez en le mettant sur Commons.
:* Le texte de Gallica (celui qui se trouve dans le fichier PDF exporté par Gallica, où on peut le récupérer par exemple en sélectionnant le texte à la souris) sera automatiquement récupéré et disponible dans l'interface de Wikisource, ce qui facilitera beaucoup la transcription du texte s'il est de qualité.
:Voilà, ça fait beaucoup d'informations mais j'espère que ça clarifie un peu les choses... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Resmale|Resmale]] : le livre [[Livre:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu]] est disponible pour correction. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 12 juin 2026 à 16:43 (UTC)
== Changement dans l'export en "pdf" ? ==
Bonjour,
Je constate depuis aujourd'hui un changement sensible dans le format des fichiers obtenus lors de l'export en "pdf" : c'est léger, mais je constate que certains livres prennent une ou deux pages de plus, et que des mises en page que j'avais ajusté pour tenir sur une page ne tiennent plus... savez-vous s'il y a eu un changement dans l'outil WSExport ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 juin 2026 à 22:14 (UTC)
: [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], Mon dernier téléchargement en PDF remonte au début de juin 2026. Je n'ai vu aucun changement notable. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 16 juin 2026 à 15:55 (UTC)
== Une rencontre Wikisource francophone en 2027 ? ==
Bonjour !
L’association [[m:Wikimédia France/Subventions|Wikimédia France]] propose des subventions pour organiser des choses l’année prochaine.
Cette année, les wiktionnaristes ont organisé une rencontre à Lyon fin mars avec une vingtaine de personnes. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] et moi vous proposons notre aide pour organiser une rencontre similaire dédiée à Wikisource au printemps 2027.
Nous étions un petit groupe de cinq personnes pour organiser, avec [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]], [[Utilisateur:Pamputt|Pamputt]], [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]], Lyokoï et moi, et nous avons dû nous y prendre en avance pour faire [[m:Wikimédia France/Subventions/Demande/2025-1/Wiktionnaristes francophones|une demande avec un budget et une déclaration d’intentions]] puis nous avons fait quatre-cinq réunions en visio afin de caler les préparatifs. Ensuite, une rétroplanification sur les quelques mois précédents la rencontre. Ce fut assez aisé et nous en retirons [[wikt:Projet:Rencontre_des_wiktionnaristes_2026#Bilan|un très bon bilan]].
Pour Wikisource, nous en avons déjà discuté avec Lyokoï et avec [[User:Nivopol|Nivopol]] et nous envisagerions un format relativement similaire à celui pour les wiktionnaristes, avec une vingtaine de personnes sur deux jours et un programme mêlant des temps de rencontres/discussions, des échanges sur des sujets éditoriaux et d’autres sur des sujets techniques, des temps de contribution, des sorties éventuellement, de la nourriture et des bons souvenirs ensemble.
Ce ne serait évidemment pas aussi ambitieux que la [[m:Wikisource Conference 2025|Wikisource Conference]] de l’année dernière à Bali (où j’étais avec [[Utilisateur:VIGNERON|VIGNERON]]), ce serait plus ''à la bonne franquette'', avec des possibilités d’hébergement chez les wikimédiens locaux et des échanges informels. Et si ça se passe bien et que ça plait, ça pourrait être refait.
Ce serait bien qu’il y ait deux-trois personnes motivées pour participer à l’organisation, et surtout des personnes motivées pour déclarer dès maintenant leur envie de venir. La subvention pourra couvrir tous les frais si nous faisons une demande avant la fin du mois.
Qu’en dites-vous ? [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 09:42 (UTC)
:Je ne pourrai pas participer à l'organisation (je suis en plein lancement du groupe local du Grand Nancy), mais si une rencontre Wikisource francophone est sur l'horizon, je tâcherai d'y prendre part ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 12 juin 2026 à 10:54 (UTC)
::Super idée, @[[Utilisateur:Noé|Noé]]. Je n'ai pas de grandes capacités d'organisation, mais l'idée m'enthousiasme, et s'il y a d'autres volontaires, je pourrai donner un coup de main (mais surtout pas chapeauter le truc). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 juin 2026 à 16:32 (UTC)
:J'aurais certainement envie d'y aller, mais à ~8000km (j'imagine) la réalisation de cette envie risque d'être plus difficile : /
:(Par contre je serai à la WikiConférence Amérique du Nord à Edmonton en septembre ; si jamais je suis pas le seul contributeur à fr.ws qui sera présent, dites-moi lol) [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:: {{notif|Psephos}} si tu souhaites quand même venir, nous pourrions solliciter Wikimedia Canada pour une subvention, c’est quelque chose que nous avions envisagé et si on s’y prend bien en avance, c’est jouable [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:C'est une très bonne initiative, merci @[[Utilisateur:Noé|Noé]] ! Malheureusement je suis aussi trop loin pour contribuer à l'organisation ou y participer :( je vous souhaite de réussir cette belle aventure ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 12 juin 2026 à 19:46 (UTC)
:Motivé de mon coté, je peux apporter un peu d'aide. Pour ceux qui sont loin, on pourrais faire une visio en ligne. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 12 juin 2026 à 20:01 (UTC)
:: Oui, nous pouvons prévoir des temps avec de la visio, mais le lieu et un groupe de 15 à 25 personnes ne permettent pas des conditions convenables d’écoute à distance. Pour se faire un coucou ou pour des sessions par petits groupes, ça va [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:Bonjour, Je ne connais pas bien mes disponibilités si longtemps à l'avance, mais ça m'intéresserait bien. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:29 (UTC)
:: Bonsoir Noé, Quel message qui vient comme un agréable cadeau ! C'est ce que je souhaitais depuis des lustres, une rencontre wikisourcienne. 🤩 Si elle se tient au printemps, en absence de ponts par rapport à cette année, il faudrait pouvoir trouver des dates qui soient un week-end qui croise les vacances des 3 zones (des académies). Je suis très partant pour participer, et d'ici là faire la remontée de ma petite liste de souhaits pour ce temps de rencontre.
::Bonne entrée en weekend, en espérant qu'on sera assez nombreux et que l'idée sera retenue !! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 12 juin 2026 à 21:39 (UTC)
:Eh bien je suis toujours motivé à venir à « Wikisourcistes francophones », et je peux aider à l’organisation depuis l’Île-de-France. On était parti sur l’ambition de le faire à Lyon. [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 14 juin 2026 à 06:11 (UTC)
Merci pour vos retours enthousiastes ! La date pourra être selon ce qui vous arrange, allant même jusqu’à l’été, en fait. N’hésitez pas à faire des propositions ! [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
== Table des matières automatique à partir des modèles T2, T3 dans une transclusion ? ==
Bonjour,
Y a t il un moyen dans une page transclue d'avoir la table des matières automatiquement à partir des modèle T2, T3; T4 ?
Un peux comme pour word avec ajouter une table des matières, un réglage du niveau.
Le _TOC_ ne semble pas fonctionner pour les transclusions.
Je voudrais le faire pour ce genre de document : [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
Merci, [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 13 juin 2026 à 12:08 (UTC)
:Salut, la balise <code><pages></code> ne possède pas d’attribut pour faire ça. Donc si même <code><nowiki>__TOC__</nowiki></code> ne fonctionne pas, j’ai pas l’impression que ça soit possible. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 13 juin 2026 à 12:23 (UTC)
::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] En plus le résultat de <page> ne peut s’expoiter en LUA (du moins je n’ai pas réussi) mais si tu en as plusieurs comme celle-là, tu pourrais possiblement te construire un outil adapté et récupérer les titres des balises h2, h3, h4.. Tu peux t’inspirer de <nowiki>{{#invoke:Test18|test}}</nowiki> qu’il suffit de placer sur page de transclusion. Si intéressé, simplement récupérer le code car je le détruirai à mon prochain test. N-B : '''Sur cette page, on a escamoté les titres en t3 que sont les livres'''. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 19:27 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Voir [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens|résultat]] avec {{m|genererTdm}} qu’il suffira de placer dans l’espace Page à l’endroit où on souhaite voir la TDM apparaître lors de la transclusion. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 00:13 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] J’ai ajusté tous les titres sur cette page pour qu’ils soient au bon niveau. C’est un peu décevant : je constate que le modèle {{m|genererTdm}} ne vous sera d’aucune utilité si vous ne vous souciez pas davantage de la structure des documents. J’ai regardé ailleurs et des titres qui devraient être en h4 sont balisés avec T2. Avant de consacrer autant d’effort, il me semble que ce serait important de prévoir un bon découpage de façon à ce que le texte final soit facilement récupérable et indexable avec des titres explicites quand c’est possible. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 03:48 (UTC)
:::::Belle proposition @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], c'est vraiment l'idée que j'avais et l'outil fonctionne bien bravo [[Module:Util]] avec <code><nowiki>{{#invoke:Util|genererTdm}}</nowiki></code>.
:::::Oui l'harmonistaion des titres est une condition necessaire. Je n'ai pas fait ces pages.
:::::Es ce que tu peux mettre les titres jusque t6 ? et permettre d'avoir un T majuscule ?
:::::Pour avoir le "titres explicites" il faudrait modifier les sous titres qui sont actuellement dans la balise {{c|, j'ai fait un test avec [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]] et [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], qu'en dis tu ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 14 juin 2026 à 20:31 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Il faudrait aussi revoir les titres des pages, qui ne sont pas conformes aux [[Aide:Conventions de nommage|conventions de nommage]]. Pourquoi en avoir fait des sous-pages d'une page qui redirige vers l'espace auteur ? Il faut soit laisser les œuvres avec leur titre simple, soit mettre Augustin entre parenthèses s'il y a une homonymie avec l'ouvrage d'un autre auteur, soit en faire des sous-pages de [[Œuvres complètes de Saint Augustin]]. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 juin 2026 à 21:41 (UTC)
:::::::oui tu a raison. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 06:56 (UTC)
::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Dans [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], tu avais créé un nouveau titre en t4 au lieu de compléter la description du titre en t3. Ton idée de départ était très bonne mais il faudra que ceux qui participent à ces transcriptions soient mieux préparés. Espérons que {{m|genererTdm}} les incitera à respecter davantage la structure hiérarchique des documents.
::::::*Alors c’est {{fait}} pour t2 à t6 et [tT]. Le plus difficile demeure de capturer l’information à partir des modèles imbriqués dans t2 à t6. Le script gère un premier niveau d’imbrication pour les syntaxes courantes. Normalement on ne devrait pas juxtaposer plusieurs couches de modèles mais ça se voit à l’occasion. Donc le résultat n’est pas toujours garanti surtout si on sort des sentiers battus. Le REGEX de LUA est plutôt limité pour traiter des cas complexes et le module est déjà volumineux.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:::::::*Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour t2 t6 et Tt.
:::::::*Pour le titre avec une description, c'est plus complexe à réaliser et surtout à modifier à la chaine. Le lien dans le sommaire ne fonctionne pas et ne renvois plus au CHAPITRE {{1er}}. Ne serais ce pas plus simple de mettre la description en t3 ou t4 ? et avoir la description sous un format de titre, par exemple [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
:::::::*@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : on travail sur ton travail sur Augustin. Il y a peux être des élements à réajuster sur le projet (Titre, application des t3; t4 etc).
:::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]] même si ce n'est pas la norme, je trouve l'idée d'avoir l'auteur ainsi pertinent pour le rangement. La manière normé serais [[De la grandeur de l’âme (Augustin) (trad. Raulx)]]
:::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 17:00 (UTC)
::::::::Je comprends tout à fait la volonté de rangement, c'est pourquoi je privilégierais dans le cas présent la solution consistant à faire de chacun des textes une sous-page de l'ensemble éditorial existant : [[Œuvres complètes de Saint Augustin/Contre les Académiciens]] serait tout à fait pertinent. Par contre, le faire en sous-page d'une page Auteur maquillée n'est pas une architecture correcte pour la navigation et causera des difficultés en cas d'éditions/traductions multiples de certains textes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 17:49 (UTC)
:::::::::Je ne serais pas favorable à mettre "Œuvres complètes de Saint Augustin" (ou quelque autre préfixe que ce soit) dans le titre, car il s'agit d'écrits indépendants les uns des autres. Les sous-pages sont prévues pour des chapitres d'un ouvrage donné ; même pour un article d'un périodique, on choisit comme titre le nom de l'article sans inclure celui du magazine. On pourrait éventuellement mettre entre parenthèses le nom de l'auteur (si on craint des homonymes) et/ou de l'éditeur ou traducteur (si on veut absolument prévoir le cas d'éditions multiples). Cf. [[Aide:Conventions de nommages des œuvres]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 18:38 (UTC)
:::::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] Merci d’intervenir ce que tu proposes répond très bien à la structure documentaire qu’il faudrait inscrire dans notre livre d’or mais on doit considérer l’aspect que Seudo a fait ressortir.
:::::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Justement c’est en y allant pour le plus simple qu’on donne souvent de mauvais exemples. Ce volume des œuvres de St-Augustin devrait plutôt devenir la cible à atteindre pour les prochains à venir. S’en tenir au nos de chapitre est préférable selon moi que de commettre un sacrilège {{sourire}} dans le domaine de la gestion documentaire. Un titre ne peut avoir une composante en h3 et une autre en h4.
:::::::::* Merci d’avoir signalé le lien défectueux qui ne doit effectivement pas inclure le séparateur _—_ entre les deux éléments du titre. C’est corrigé et les items seront indentés de moins. Je vérifie de ce pas comment ws-export va recevoir cette TOC construite sur mesure.
:::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 18:52 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Tout dépend du degré d'indépendance des œuvres, et quand il s'agit d'une édition critique rassemblant de manière cohérente un ensemble même disparate à l'origine, la solution des sous-pages me semble se justifier (avec dans l'idéal une redirection depuis le titre simple). Je ne sais pas si c'est vraiment le cas en l'occurrence, j'ai juste remarqué l'existence d'une page pour cet ensemble ([[Œuvres complètes de Saint Augustin]]), c'est pourquoi je l'ai proposée en même temps que les solutions classiques avec auteur et/ou traducteur dans une parenthèse (@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] pas besoin de deux parenthèses distinctes, "(Augustin, éd. Poujoulat-Raulx)" suffit) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 19:35 (UTC)
:::::::::::Il y a même deux pages pour l'ensemble : [[Œuvres complètes de Saint Augustin]], faite à la main avec juste les noms de toutes les œuvres, et l'énorme [[Œuvres complètes de Saint Augustin (Raulx)]], qui transclut les tables des matières détaillées des 17 tomes (soit plusieurs dizaines de pages)... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:47 (UTC)
::::::::::*Ah je ne connaissais pas le sacrilège concernant les titres :-). Le lien fonctionne bien merci. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ne serais t il pas plus simple de créer des modèle sous titre st1, st2 st3 etc.. Je trouve l'emsemble complexe et très peu intuitif : <code> <nowiki>{{t3|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}|CHAPITRE I{{er}}.}}</nowiki></code> avec un modèle sous titre dédier, tu évites d'utiliser le modèle titre.
::::::::::* ou bien une solution plus propre peut-étre de mettre le titre en premier puis le sous-titre et <code> <nowiki>{{t3|CHAPITRE I{{er}}.|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}}}</nowiki></code>
::::::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 20:35 (UTC)
:::::::::::*Et comment, à partir de deux modèles distinct, vas-tu écrire les 2 lignes à l’intérieur d’une même balise h3. Sinon il te faudra communiquer avec la World Wide Web Consortium (W3C) qui publie les standards HTML et tenter de les convaincre de l’utilité de prévoir plusieurs balises pour un seul et même titre.
:::::::::::*Quant au modèles t2, t3... Du côté anglophone, je pense que la ligne 1 est placée en premier comme tu le souhaites mais ici c’est l’inverse depuis 12 ans. Si tu ne peux t’y accomoder, il faudra aussi présenter ton projet de modification dans une discussion séparée dédiée à ce sujet.
:::::::::::*Pourquoi au lieu de tout remettre en question, ne pas regarder comment réaménager le texte avec AWB, avec un script en Python si une recette est applicable ou tout simplement en mettant la main à la pâte.
:::::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 23:54 (UTC)
== Mademoiselle Cloque ==
La page ''[[:w:fr:Mademoiselle Cloque|Mademoiselle Cloque]]'' est actuellement à la une de Wikipédia en français.
Deux questions :
* Ne serait-il pas pertinent de mettre également en avant notre version de ''[[Mademoiselle Cloque]]'' à la une de Wikisource ?
* Par ailleurs, notre excellente édition du roman ne mériterait-elle pas d’être davantage mise en valeur dans l’article Wikipédia ?
--[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 06:15 (UTC)
:Il y a déjà un lien de l'article de Wikipédia vers ici, il me semble difficile de faire plus. Quant à mettre en avant cet ouvrage ici, pourquoi pas, mais dès demain l'ouvrage aura disparu de la une de Wikipédia. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:25 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] Si tu veux bien m’en proposer un, je peux placer un extrait de ce texte sur la page d’accueil en mentionnant roman récemment à la une sur Wikipédia. Il y serait à partir de minuit pour une ou deux semaine. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 17:13 (UTC)
::: je propose le tout début du roman avec l’anecdote de la visite à [[Auteur:François-René_de_Chateaubriand|Chateaubriand]] qui pose d’emblée le personnage : une vieille fille idéaliste, nourrie de romantisme et de foi, dont la vie tourne autour de cet élan juvénile d’enthousiasme face au grand homme. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 17:57 (UTC)
:::: Merci. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 16 juin 2026 à 04:47 (UTC)
== Li romans de Bauduin de Sebourc. ==
Bonjour, je travaille actuellement sur un livre peu connu, [[Livre:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf]], d'après l'édition d'un manuscrit rare. Ce livre fait parti du [[m:fr:Cycle de la croisade]]. Il se situe un peu partout en Europe et en parti dans ma ville [[m:fr:Nimègue]]=Nimaye J'aimerais que quelqu'un qui se connait un peu en vieux Français valide ce livre.<br>
[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 14 juin 2026 à 08:47 (UTC)
== [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Table des auteurs|Auteurs]] du {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}} ==
Bonjour, j'utilise [https://www.persee.fr/issue/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1 répertoire biographique des auteurs] de précédente édition pour trouver les auteurs du nouveau dictionnaire, ainsi que la [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/personnes.php?type=auteur liste des auteurs].
J'ai encore quelques difficultés, a retrouver (ou confirmer l'identité de quelques personnes) :
* << Chevallier (P.), attaché à la librairie Hachette et <abbr>C<sup>ie</sup></abbr>, à Paris. >>
** Le nom Chevallier est très courant.
* << Dayot, inspecteur d’académie. >>
Pour l'instant, j'en suis à '''F'''.
A vous de compléter [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Table des auteurs|la liste]], si le coeur vous en prends [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 17 juin 2026 à 09:06 (UTC)
k8uq3nw9cjppph4smt7b796heunwhv6
15874931
15874706
2026-06-17T11:37:12Z
Seudo
2609
/* Auteurs du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire */ Réponse
15874931
wikitext
text/x-wiki
<noinclude>{{Wikisource:Scriptorium/En-tête}}</noinclude>
__TOC__
__NEWSECTIONLINK__
= Juin 2026 =
== Pages en double : erreur de scan ou non ? ==
Salut, dans [[Livre:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf]] il y a des pages en double : 7 à 14 = 15 à 22 et 39 à 46 = 47 à 54 (numéros de la liste des pages). Le truc c’est que je sais pas si c’est une erreur lors du scan, ou bien si le livre contient bien ces doublons. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 1 juin 2026 à 17:13 (UTC)
:J'ai vu, [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/23]] et [[Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/15]] me semble être la même page scannées deux fois, la deuxième version donne un meilleur scan. Inutile alors de doubler. Mais je crains que le livre ne soit pas scanné completement du coup. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 1 juin 2026 à 18:09 (UTC)
::Pas sûr que le scan soit en double, j'ai l'impression que, bien souvent, on trouve des tâches différentes entre une page et celle située 8 pages plus loin (sur l'exemple que tu donnes : voir la tâche dans la marge droite, 3 lignes et demie avant le bas de la page), comme si l'erreur était dans le volume lui-même. Quoi qu'il en soit, il faut bien sûr corriger une seule version. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 1 juin 2026 à 18:25 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] : Du coup, je marque les doublons comme étant sans texte et on les transclura pas ? — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 11:01 (UTC)
::::Oui, ça me semble raisonnable, avec peut-être un mention dans la PDD du bouquin (par exemple un renvoi vers la présente discussion). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 16 juin 2026 à 11:56 (UTC)
:::::C’est {{fait}} — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 16 juin 2026 à 12:19 (UTC)
== Armorial de l'Europe et de la Toison d'or : page à déchiffrer ! ==
Bonjour,
J'ai importé et je suis en train de retranscrire le [[Livre:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf]] : c'est un très bel ouvrage qui contient essentiellement des planches d'images, auxquelles je rajoute les légendes... pour lesquelles je me suis aidé de l'article correspondant de [https://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Armorial_%C3%A9questre_de_la_Toison_d%27or Wikipédia].
... mais je suis embêté avec la page suivante : [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/336]] qui contient un texte manuscrit très ancien, que je suis incapable de déchiffrer. Cette page est présente sur Gallica [https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b55009806h/f334.item ici] mais sans OCR... je n'en ai pas non plus trouvé la transcription ailleurs sur le web... (contrairement à la [[Page:Armorial de l'Europe et de la Toison d'or (1401-1500).pdf/7]] dont j'ai trouvé le texte [https://essentiels.bnf.fr/fr/livre-feuilleter/0fd129f8-b7f1-497d-976e-b13c2ef63a98-grand-armorial-la-toison-or ici]).
Sauriez-vous m'aider ... soit à trouver un site web donnant la transcription de cette page de cet ouvrage classique très connu... soit à essayer d'en déchiffrer le texte (mais c'est difficile !!!).
merci d'avance [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 11:58 (UTC)
:Sur la première ligne, je lis : "Le cas est tel", formule juridique pour introduire des faits. Difficile de voir un lien avec l'armorial... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:19 (UTC)
::Je pense que la page qui me pose problème est le folio 163v. dont je trouve une mention ici : [https://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc85064v/cd0e154] avec le commentaire "Énigme" mais sans explication... faut-il comprendre que même les "spécialistes" n'ont pas pu déchiffrer cette page ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:44 (UTC)
:::... en tout cas, je retiens déjà "Le cas est tel" proposé par @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]]... c'est un début, même si la suite est presque indéchiffrable... même la signature !? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 2 juin 2026 à 18:47 (UTC)
::::J'ai finalement obtenu la transcription du texte en demandant l'aide de la BnF : ''"Le cas est tel : une vesse espouze un pect, tous deulx, tous deulx sortirent d'une fesse et tant en mariage font qu'ilz ont engendré ung estron. or est le pect et l'estron mort : quiritur par bon repaire en quel lieu et en quel repaire la vesse prendra son do[uaire] à la gorge du lizeur."'' c'est d'après eux "un bel exemple d'humour scatologique de la fin du XVe siècle" !!! [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 3 juin 2026 à 11:53 (UTC)
:::::Ouah... D'abord, très sympa de la part de la BNF ! Le mot « fesse » était assez évident, mais cela me paraissait trop improbable... C'est très intéressant sur la différence des valeurs avec notre époque : un tel humour rajouté sur un ouvrage aussi prestigieux (j'imagine que ce n'est pas d'origine) serait inconcevable aujourd'hui. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 3 juin 2026 à 13:17 (UTC)
== Hors du travail, il n'avait pas de vie ==
Bonjour,
Je transcris le ''[[Dictionnaire complet de la langue française]]'' rédigé par Pierre Larousse dans les années 1860-1870. La transcription n'est pas aisée (autant de paragraphes que de définitions, avec du gras et de l'italique en abondance) ; je me suis doté d'outils pour rendre le travail plus facile. [[Utilisateur:Fortelle65|Fortelle65]] aide également.
Je suis intéressé par la production littéraire que [[auteur:Pierre Larousse|Larousse a publiée]] : des dictionnaires, des grammaires, des traités d'analyse grammaticale et des livres de citations latines. En plus du dictionnaire que je transcris ({{unité|1150|pages}} à peu près), il a publié son ''[[Grand dictionnaire universel du XIXe siècle]]'' (au moins <s>{{unité|2000|pages}}</s>{{unité|20000|pages}}). Il a aussi publié ''Fleurs latines des dames et des gens du monde'', un ouvrage qui comprend au bas mot {{unité|2500|citations}} latines.
Connaissant un peu les outils de rédaction, d'édition et d'impression de l'époque, il devait travailler 16 heures par jour, sept jours par semaine, pour réussir à produire autant. Pierre Larousse n'avait pas de vie personnelle. {{Étonné|32}}
— [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 2 juin 2026 à 14:42 (UTC)
:Voici quelques extraits d'une notice biographique, venant du site larousse.fr [https://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Pierre_Larousse/128889]
:''Pierre Larousse'' ''Lexicographe et éditeur français (Toucy 1817-Paris 1875).
:''il lit le soir en cachette, à la chandelle : « Quand ce livre délicieux m'est tombé sous la main, pour la première fois, j'avais neuf ans, et pour le dévorer j'ai commis des bassesses : j'ai volé quatre chandelles à ma mère, et, circonstance aggravante, les chandelles étaient toutes neuves. »''
:''il rencontre celle qui sera sa compagne'' ... ''Ils n'auront pas d'enfant. Suzanne relit, corrige, complète''
:''En 1851, une rencontre capitale pour Pierre Larousse : celle d'Augustin Boyer'' ... ''Les deux hommes se lient d'amitié, s'associent et fondent en 1852 la Librairie Larousse et Boyer.''
:''Il a sinon tout écrit, du moins tout conçu, relu, corrigé, contrôlé. Il est entouré d'une armée de collaborateurs qu'il paie à la ligne et auxquels il fait rédiger des fiches de synthèse. Il surveille de près leur travail, afin d'assurer à l'ensemble de l'ouvrage une homogénéité complète. Certains de ces collaborateurs, peu connus alors, le deviendront par la suite. D'autres le sont déjà, il leur commande des articles : Alfred Deberle, Louis Combes, Anatole France.'' [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 2 juin 2026 à 18:14 (UTC)
::Je suis souvent surpris de l'énorme production littéraire de tant d'auteurs anciens : voir les [[Œuvres complètes de Saint Augustin]] en 17 volumes, [[Œuvres complètes de Voltaire|celles de Voltaire]] en 52 volumes ou [[Œuvres complètes de Victor Hugo, édition dite de l’Imprimerie nationale|de Victor Hugo]] en 45 volumes.
::À croire que ces gens-là ne passaient pas leurs soirées sur Youtube ou Tiktok. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 2 juin 2026 à 18:24 (UTC)
:Le GDU 2000 pages ? 1115 pages rien que pour le tome 1 (lettre A) ! Sachant que chaque page a 4 colonnes, et qu'une colonne équivaut à plusieurs pages d'un livre de poche... Je viens d'entamer la correction de la 3e partie du tome 1 (qui en comporte 4). Si quelqu'un a envie de valider des pages de la partie 2 [[Livre:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu]] ou de jaunir les quelques pages qui me posent problème (pages 600-601-602 des alignements dans l'article Argent, page 637 idem article arithmétque, page 654 un tableau, page 717 article Artère, un énorme tableau avec moult accolades), je suis preneur !! [[Utilisateur:Miruts|Miruts]] ([[Discussion utilisateur:Miruts|d]]) 5 juin 2026 à 14:54 (UTC)
:: [[Utilisateur:Miruts|Miruts]], J'ai fait une faute de frappe. Si j'ai bien calculé, c'est environ {{unité|24000|pages}} pour le GDU. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 7 juin 2026 à 17:21 (UTC)
:::Et bien, bon courage ! [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:35 (UTC)
::J'ai fait/corrigé le tableau de la [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/349|page 654]]. Il me semblait simple à premier abord, mais les en-têtes verticaux m'ont donné du fil à retordre (les 2 méthodes utilisés d'habitude, rotation et n'allaient pas dans ce cas). J'ai pas corrigé le reste de la page. Je suis pas sûr d'avoir envie de m'attaquer aux [[Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 2, An-Ar.djvu/412|tableau d'artères]] — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 13 juin 2026 à 06:42 (UTC).
== Quelqu'un pourrait-il m'aider à valider? ==
Bonjour, je viens de transcrire ce livre d'une grande importance historique : ''[[:fr:w:Description d’Ukranie|Description d’Ukranie]]''.
* [[Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]
C'était assez facile car il existe déjà une transcription en ligne avec très peu d'erreurs: http://izbornyk.org.ua/boplan/bop07.htm. Mais mon français n'est pas excellent, et ce texte est en français du XVIIe siècle, donc je ne repérerai pas facilement les erreurs.
Enfin, je ne sais pas comment transformer une version validée en un livre Wikisource conforme aux spécifications. Quelqu'un pourrait-il m'aider pour les dernières étapes ? Merci ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 2 juin 2026 à 19:42 (UTC)
:Merci pour ce livre intéressant. Je me porte volontaire. J'aime les livres du XVII{{e}} siècle.
:J'ai commencé, et ça sera terminé avant la fin du mois de juin.
:J'ai rédigé les choix éditoriaux que je propose pour cette transcription, dans la page de discussion du début du livre.
:Je ne connais pas la dernière étape.
:(Cela me fera une pause dans la longue validation du dictionnaire de Trévoux. Au passage, je suis content d'annoncer que je viens de terminer les lettres "A" et "B", mais, par exemple, une altération étrange de la page 764 (scan 788) du tome I devra être corrigée, ainsi que des entrées de l'index dont j'ai fait la liste en page de discussion au début du tome I, et pour lesquelles j'aimerais de l'aide.) [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 3 juin 2026 à 20:44 (UTC)
::Merci beaucoup ! Je suis très heureux que vous pouvez m'aider ! [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 3 juin 2026 à 21:45 (UTC)
::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] Pour les entrées à corriger, je m'en occupe, j'ai l'habitude. [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 09:16 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] Merci ! Vous pouvez en savoir plus sur les choix éditoriaux ici : [[Discussion Livre:Description d'Vkranie, qui sont plusieurs prouinces du royaume de Pologne. Contenuës depuis les confins de la Moscouie, iusques aux limites de la Transilvanie. - Ensemble leurs moeurs (IA descriptiondvkra00beau).pdf]]. [[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] ([[Discussion utilisateur:Nederlandse Leeuw|d]]) 4 juin 2026 à 15:03 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Nederlandse Leeuw|Nederlandse Leeuw]] En fait, je répondais à @[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] à propos de la fin de son message ; c’est lui qui vous a répondu et qu'il faut remercier {{clin}} --[[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 4 juin 2026 à 15:06 (UTC)
== Nouveau bogue affectant l’espace Page ==
*Référence : [[Phab:T428215]]
*Description : Comportement erratique de certains modèles exploitant des feuilles de styles (styles.css) définies en sous-page du modèle.
*Cause : La feuille ne style n’est pas toujours chargée comme il se doit par mediawiki.
*Contexte : Problème observé surtout en mode édition lors de la prévisualisation. Ajout : {{bleu|Si présent en mode consultation, il suffit de rafraîchir la page pour corriger.}}
*Exemple : Ouvrir cette [[Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/11|page]] en mode édition et procéder à la prévisualisation.
--[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 14:38 (UTC)
:Bonjour @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], même chose avec le modèle {{m|CorpsTdM}} qui introduit un saut de ligne entre le numéro de chapitre et le numéro de page : [[Page:Lansay - Les Délices libertines, 1934.djvu/182|voir ici]]. Ce matin le bogue était visible également sur la page enregistrée et pas uniquement sur la prévisualisation, en revanche pas de problème en transclusion. [[Utilisateur:Cunegonde1|Cunegonde1]] ([[Discussion utilisateur:Cunegonde1|d]]) 5 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::Oui en fait cela affecte tous [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns112=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche les livres qui exploitent une page de style attachée à l’index] et il y en a plusieurs. Quant aux modèles concernés, en voici [https://fr.wikisource.org/w/index.php?limit=500&advancedSearch-current=%7B%22fields%22%3A%7B%22intitle%22%3A%22styles.css%22%7D%7D&fulltext=1&ns10=1&profile=advanced&search=intitle%3Astyles.css&title=Sp%C3%A9cial%3ARecherche la liste]. Heureusement ce bogue ne semble pas avoir de répercussions en transclusion ni en exportation. --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 5 juin 2026 à 18:53 (UTC)
:::Bonjour, de mon côté (même si je pense que ça n'a rien à voir avec la présente discussion), je rencontre encore le problème d'affichage du fac-similé à droite, lorsque je créée une nouvelle page en mode édition... je sais qu'il suffit de recharger la page une deuxième fois, ou de faire une prévisualisation, pour que l'image du f-s apparaisse... ce n'est donc pas bloquant… même si c’est tout de même assez pénible... Avez-vous le même problème que moi ??? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 8 juin 2026 à 08:31 (UTC)
::::Oui, même problème chez moi depuis un bout de temps. [[Utilisateur:Raymonde Lanthier|Raymonde Lanthier]] ([[Discussion utilisateur:Raymonde Lanthier|d]]) 8 juin 2026 à 12:11 (UTC)
:::::Il faut être patient, pour réussir à intégrer toutes les composantes de mediawiki à l’intérieur de prp (Wikisource), il faut être magicien. Tout ce qu’on utilise repose sur des logiciels libres qui viennent avec leurs contraintes et une compatibilité souvent limitée. Le problème c’est qu’on doit s’harmoniser avec l’ensemble de la communauté même si parfois on préfèrerait ne rien toucher. D’ailleurs la dernière fois que j’ai participé à une enquête visant à connaître les améliorations souhaitées, j’avais répondu « SVP aucune amélioration à moins qu’elle ne soit essentielle ». {{sourire}} Si une solution n’est pas trouvée d’ici la fin de la semaine, la responsable de l’opération envisage de procéder à un « revert ». --[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 8 juin 2026 à 16:56 (UTC)
:::::: RÀS pour ma part, à part le chargement lent des fac-similés d'un ouvrage que je transcris. L'attente de 1-2 secondes par page n'est pas rébarbatif. {{sourire}} — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 8 juin 2026 à 22:58 (UTC)
:::::::Pareil, ça marche bien pour moi ces jours-ci. Le bug sur les feuilles de style en mode Prévisualisation n'est pas vraiment bloquant, mais il serait bon qu'il soit corrigé, en effet. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 07:21 (UTC)
:Le bug a été corrigé. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:38 (UTC)
== Quelle convention préférer pour les points de suspension dans un livre de mathématiques ? ==
Bonjour,
J'ai ouvert une discussion sur ce livre-ci :
https://fr.wikisource.org/wiki/Discussion_Livre:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu#Points_de_suspension
Tous les avis m'intéressent avant de me lancer dans les modifications.
Amicalement, [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:24 (UTC)
== Problème d'alignement vertical pour des barres de fractions ==
Bonjour,
Sur cette page, la ligne d'équation avec des fractions a un problème d'alignement vertical :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/24
On peut voir que les barres de fractions dans le membre droit ne sont pas à la hauteur des points de suspension dans le membre de gauche, ni même un peu en dessous.
Est-ce que quelqu'un sait comment corriger ça, s'il vous plaît ? [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 12:32 (UTC)
: [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]], Elles ne sont pas à la même hauteur dans le fac-similé. Idem avec une transcription en LaTeX :
<center><math>R_0 = (r_1, r_2, \dots, r_v, \dots) = \left( \frac{1}{2}, \frac{1}{3}, \frac{1}{4}, \frac{2}{3}, \frac{1}{5}, \frac{1}{6}, \frac{2}{5}, \frac{3}{4}, \dots \right)</math></center>
: — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 9 juin 2026 à 14:16 (UTC)
::Merci pour ta réponse @[[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]]. Effectivement, mes critères d'alignement ne sont même pas respectés par LaTeX. Néanmoins, LaTeX et le fac-similé ont les traits de fraction entre les deux barres du signe '='. Ce serait bien d'obtenir la même chose a minima. Car là en wikitext, elles sont carrément au dessus de la barre du haut de '='. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 14:48 (UTC)
::Salut, je suis pas sure de comprendre en quoi c’est un problème 😅 On s’en fiche de la position exacte des barres de fractions, non ? Le fait qu’elles soient au-dessus, en-dessous, ou au niveau du = ne change pas le sens de l’équation. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:14 (UTC)
:::Pour dire les choses d'une autre manière, il me semble qu'une telle équation mérite de passer par LaTeX, car les modèles en wikitexte n'ont pas vocation à fournir une maîtrise totale du positionnement. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 16:40 (UTC)
::::Ah oui ça par contre je suis d’accord, il faut que ça soit en LaTeX, ne serait-ce que pour avoir un affichage identique sur tous les types d’appareils. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 9 juin 2026 à 16:45 (UTC)
:::::Ok merci pour vos retours. Je vais passer cette équation en LaTeX. Sinon, j'ai fini de relire et valider l'intégralité du livre. Il y a un théorème où j'obtiens un énoncé et une preuve plus simple. J'ai noté ça dans la discussion de la page du théorème. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 17:22 (UTC)
== Bug avec le modèle corr ==
Bonjour,
Cette correction de coquille ne produit pas le tooltip recherché au survol du texte :
https://fr.wikisource.org/w/index.php?title=Page:Cantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis,_trad._Marotte,_1899.djvu/41&diff=prev&oldid=15858383
D'ailleurs, une partie du texte corrigé n'est pas en vert sur cette page :
https://fr.wikisource.org/wiki/Page%3ACantor_-_Sur_les_fondements_de_la_th%C3%A9orie_des_ensembles_transfinis%2C_trad._Marotte%2C_1899.djvu/41
Amicalement,
[[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:11 (UTC)
:Le premier argument de {{m|corr}} étant vide, il est normal qu'il n'y ait pas de tooltip puisque celui-ci reprend le contenu de cet argument. Pour ce qui est du texte vert, il vaut mieux fermer l'italique (ou, le cas échéant, le gras) avant d'appeler {{m|corr}}, ce que je viens de faire. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 9 juin 2026 à 13:44 (UTC)
::Merci @[[Utilisateur:Seudo|Seudo]], effectivement, je n'étais pas bien réveillé quand j'ai espéré voir un tooltip. En fait j'ai d'abord vu le bug sur le vert qui n'était pas complet, et j'ai moins réfléchi après. Merci pour la correction, je n'avais pas percuté l'italique "inversé", j'avais parsé ça mentalement comme du LaTeX avec $M$ autour des noms de variables mathématiques. Alors que là c'est tout l'énoncé du théorème qui est en italique et les variables qui sont exclues de l'italiques. Heureusement que tu as l'œil. [[Utilisateur:SectionFinale|SectionFinale]] ([[Discussion utilisateur:SectionFinale|d]]) 9 juin 2026 à 13:55 (UTC)
== Livre en plusieurs langues ==
Bonjour, Je ne souviens plus comment on note les pages de l'index dans un livre en plusieurs langues : [[Livre:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf]]. Par avance, merci. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 10 juin 2026 à 17:25 (UTC)
:{{notif|Yann}} Je ne comprends pas bien la question. L'index comprend des liens vers les transclusions. Si certains textes sont transclus sur d'autres wikisource, on peut faire des liens directs, par exemple <nowiki>[[:la:Timeo Danaos]]</nowiki>. Quant aux liens vers les pages, autant les faire vers la version française, sachant qu'en mode page on pourra utiliser {{m|iwpage}} ou {{m|IwpageSection}} pour indiquer que le wikicode se trouve sur un autre wikisource. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:29 (UTC)
::{{ping|Seudo}} Merci pour ta réponse. Une partie du livre est en allemand. Y a-t-il un modèle pour indiquer que certaines pages ne sont pas corrigées sur Wikisource en français, mais peut-être sur Wikisource en allemand (pas encore) ? [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 19:36 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Yann|Yann]] Voir [[Page:G. Lejeune Dirichlet's Werke, vol. 1.pdf/11]]. Idéalement il faudrait créer l’index sur ws.de et lorsque la page sera transcrite, elle s’affichera ici automatiquement. {{mention|Seudo}} j’ai constaté que la transclusion ne se fait pas à partir d’un appareil mobile. Voir exemple : [[Charte de fondation de l’abbaye aux Hommes de Caen]] Est-ce qu’il en a toujours été ainsi ? [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 12 juin 2026 à 20:40 (UTC)
::::OK, merci, c'est ce que je cherchais. Je ne m'attends pas à ce que les pages en allemand soient corrigées de sitôt (euphémisme). [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:43 (UTC)
::::{{notif|Denis Gagne52}} Apparemment, quand on est en version mobile (cliquer sur "Version mobile" au bas de la page), aucun script de mul.wikisource.org n'est chargé, donc on n'a ni la syntaxe simplifiée des sections (<code>## s1 ##</code>), ni le chargement des pages venant d'un autre wiki (qui semble passer par [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]]). C'est en effet gênant qu'une page de l'espace principal, donc destinée aux lecteurs, ne fonctionne pas sur mobile. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 22:06 (UTC)
:::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Ah ! Mais voilà l’explication ! C’est dans MUL qu’on retrouve du code qui ne répond plus aux standards mais que personne n’a pris le temps de transcrire à la saveur du jour. J’ai fait [[Discussion utilisateur:Denis Gagne52/Gadget-TransWiki.js|un test avec l’aide de Copilot]], ça roule très bien sur mobile et en plus l’affichage est beaucoup plus rapide. Avec ma version locale de InterWikiTransclusion.js, le sablier n’arrêtait pas de tourner sur un appareil mobile. Je ne sais pas trop par où commencer en vue de procéder à un upgrade. Peut-être pourrait-on déployer une version locale et prendre le temps de la tester. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 02:39 (UTC)
::::::Hier soir, j'ai fait la transcription de la première page en allemand, qui est la préface V du scan 11, en cliquant sur le lien /11, puis en cliquant sur le bandeau qui indique que la source est sur le site allemand. Ca a marché. L'édition a été faite sur le site allemand, et après l'envoi, la page est apparue sur le site français. Mais cela a été révoqué quelques heures plus tard, car il manque l'index. Apparemment, il faut le créer obligatoirement, et non pas seulement idéalement. Ca devient trop compliqué pour moi qui suis un novice de cette année. J'avais sauvegardé chez moi la transcription de cette page, que je pourrais ressortir. Je pourrais aussi faire d'autres petites transcriptions de l'allemand, si vous le souhaitez. Mais pour le moment, je n'interviens plus. [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 13 juin 2026 à 11:23 (UTC)
:::::::@[[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] J’ai créé l’index ce qui évitera que d’autres rencontrent la même difficulté. Tu pourrais demander à Mapmarks de restaurer la page que tu avais créée et en même temps de vérifier si l’index répond à leurs exigences. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 15:17 (UTC)
::::::::L’administrateur allemand a aimablement rétabli la page. Il l’a même améliorée en corrigeant des erreurs. Je viens de créer un lien pour la page d'après (scan 12), et de transcrire le texte sur le site allemand. Ca marche bien (sauf que je n'ai pas bien réussi l'en-tête de la page, parce que je ne connais pas les modèles allemands). [[Utilisateur:Rene1596|Rene1596]] ([[Discussion utilisateur:Rene1596|d]]) 14 juin 2026 à 14:30 (UTC)
:::::::::Tant mieux si ça marche ! Pour les en-têtes, ce n'est pas grave car ils n'apparaissent pas dans les transclusions. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:22 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Merci pour l’information concernant MUL. J’ai réalisé que récemment on avait ajouté au code une opération impliquant MUL. Après avoir testé la version initiale sous mon profil personnel, j’ai réalisé que l’affichage sur écran d’un appareil mobile était revenu. Par contre un revert sur [[:mul:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js]] n’a pas donné de résultat ! Je vais conserver le script localement. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 19:29 (UTC)
:::::::::::Je ne suis pas sûr qu'on se comprenne. En version de bureau, on charge [[MediaWiki:Common.js]], qui lui-même charge un certain nombre de scripts de wikisource.org. En version mobile, on charge [[MediaWiki:Mobile.js]], qui ne fait rien du tout. Donc, quels que soient les modifications ou reverts faits sur wikisource.org, ils n'auront aucun effet ici lorsqu'on est en version mobile.
:::::::::::Il suffirait probablement de rajouter, dans [[MediaWiki:Mobile.js]], quelque chose comme <code>mw.loader.load('https://wikisource.org/w/index.php?title=MediaWiki:InterWikiTransclusion.js&action=raw&ctype=text/javascript ');</code> (je viens d'essayer dans mon common.js et ça marche).
:::::::::::Ou de faire comme sur en.wikisource, c'est-à-dire de créer un gadget (activé par défaut), dont [[:en:MediaWiki:InterWikiTransclusion.js|le code]] se contente de charger le script sur wikisource.org. Mais je ne vois pas bien l'intérêt de faire un gadget, car on n'a pas de raison de désactiver cette fonctionnalité. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:29 (UTC)
== Remplacement de djvu déjà corrigés en partie ==
À quel point est-ce compliqué de remplacer le fichier (entier) pour des index où c'est déjà en partie corrigé?
Je pense principalement pour mon travail personnel à plusieurs [[:Catégorie:Index - Mémoires secrets]] qui ont des marges coupées. Il existe des meilleurs scans de ces éditions en ligne, mais pour ceux-là il y a généralement très peu de pages corrigées donc je pourrais juste mettre un nouveau fichier et l'utiliser à la place. (Mais ce serait mieux d'avoir juste 1 sur WS)
MAis, je pense aussi aux tomes 5-8 du Trévoux, il y a quelques transclusions à partir de ces tomes déjà, mais le djvu est parfois de très-basse qualité, que j'imagine est à cause d'anciennes restrictions de taille de fichier qui ne sont plus aussi restreintes(?). Remplacer ces fichiers-là avec quelque chose de plus clair pourrait éventuellement gagner beaucoup de temps en rendant possible une meilleure OCR pour les 3501 pages qui restent. (Gallica a tous les tomes en haute qualité)
Je peux faire le travail de trouver des meilleurs scans et préparer un fichier plus joli (contraste etc.) (pas tous en même temps lol); mais pour un remplacement éventuel est-ce que ça prend des permissions importantes sur Commons..? Où est-ce que c'est juste un nouveau fichier là-bas, puis ici quelqu’administrateur peut déplacer les Page:s corrigées pour les associer à ce nouveau fichier... ou qu'est-ce que ça prend [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 10 juin 2026 à 18:39 (UTC)
:<u>Si c'est bien la même édition</u>, cela ne pose aucun problème de remplacer un scan (fichier sur Commons) par un autre scan de meilleure qualité ou avec un meilleur OCR. En remplaçant le fichier sur Commons, on aura une meilleure image sur Wikisource, tout en conservant le wikicode actuel si la page a déjà été corrigée.
:Toutefois, <u>il faut que la numérotation des pages soit exactement la même</u>, c'est à dire que [[Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, V.djvu/614]], par exemple, devra correspondre à la page 606 dans le nouveau fac-simile comme c'est le cas dans le fac-simile actuel ; rajouter ou retirer des pages blanches au début du fichier de Gallica si nécessaire. Si la numérotation n'est pas la même, il faut une intervention des administrateurs et ce n'est pas forcément simple. En plus, si on demande une intervention des administrateurs, ça sera plus difficile de revenir en arrière si on se rend compte après coup que le nouveau scan présente des problèmes.
:S'agissant du Trévoux, toutefois, il vaut mieux sans doute avoir un accord entre les principaux contributeurs à ce grand projet (ou aux tomes en question) pour s'assurer qu'il y a un accord sur la qualité du nouveau scan. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 07:49 (UTC)
::Pour le Trévoux bien sûr, pour l'instant j'essayais juste de savoir à quel point c'est faisable
::Compris pour la numérotation, & pour le reste je crois (les fichiers « n’habitent » pas ici, sont juste des renvois à Commons, donc si on renvoie toujours au bon endroit..?)
::Et pour comment faire le remplacement peut-être je devrais poser cette partie de la question sur Commons pcq je ne sais pas à quel point ça devient des changements plus que « mineurs » [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 11 juin 2026 à 19:26 (UTC)
:::Oui, une modification du fichier sur Commons est prise en compte immédiatement ici. Pour modifier le fichier il suffit de cliquer sur « Téléverser une nouvelle version de ce fichier » là-bas. Il faut bien vérifier qu'on est sur Commons et pas sur Wikisource (car les fichiers peuvent aussi être téléversés sur Wikisource dans certains cas). [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 11 juin 2026 à 19:48 (UTC)
::::Et que le fichier ne dépasse pas la taille limite imposée aussi (100 Mo). Quand certains fichiers ayant des pages à problème (pages manquantes ou pages illisibles), seraient remplaçables, mais qu'ils sont trop gros (jusqu'à 350 Mo pour un fichier de 430 pages), c'est rageant. — [[Utilisateur:Khardan|Khardan]] ([[Discussion utilisateur:Khardan|d]]) 12 juin 2026 à 20:58 (UTC)
:::::....... c'est-à-dire, c'est parfaitement possible de téléverser un nouveau fichier qui dépasse la limite mais c'est strictement impossible de remplacer par exemple ... avec un fichier de meilleure qualité ... qui serait ipso facto de plus grande taille ...??? Ça je l'avais pas compris. ridicule
:::::Plus de questions à poser sur Commons 🙃 [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 21:50 (UTC)
::::::La page [[commons:User talk:Rillke/bigChunkedUpload.js]] décrit une manière de charger une nouvelle version de fichier de taille supérieur à 100 Mo (en divisant le fichier en plusieurs morceaux pour les réassembler côté serveur, comme le fait semble-t-il le ''Upload Wizard'' pour le fichier initial). Je n'ai jamais essayé et ce n'est pas forcément très simple à utiliser, mais cela semble fonctionner pour contourner la limite du formulaire par défaut. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 13 juin 2026 à 16:24 (UTC)
:::::::👀 Merci d'avoir fait cette recherche, je n'ai pas reçu de réponse sur Commons jusqu’ici; ça semble faisable au moins, je vais suspendre mon désespoir [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 13 juin 2026 à 16:32 (UTC)
== Livre de Victor Delbos Le spinozisme ==
Bonjour, je me propose de contribuer à wikisource pour la première en fournissant le texte du livre de Victor Delbos Le spinozisme. J'ai produit le texte brut à partir du fichier que Gallica propose en téléchargement. Je ne trouve pas le "mode d'emploi" pour proposer le texte. J'ai tenté de faire comme dans wikipedia, de créer un lien vers la page (n'existant pas) depuis la bibliographie de Delbos, mais le lien n'apparaît pas. [[Utilisateur:Resmale|Resmale]] ([[Discussion utilisateur:Resmale|d]]) 11 juin 2026 à 15:38 (UTC)
:Bonjour {{notif|Resmale}},
:
:* Le mode d'emploi est sur [[Aide:Publier un livre]]. Le fac-similé de Gallica doit d'abord être mis sur Commons (cf. [[Aide:Importer un livre]] ; il y a déjà [[commons:Category:Victor Delbos|quelques ouvrages de Victor Delbos sur Commons]]), puis l'ouvrage sera disponible à la relecture et correction ici en allant sur la page d'index [[Livre:Delbos - Le Spinozisme.pdf]] (ou .djvu, si vous avez converti le fichier PDF au format DjVu), si ''Delbos - Le Spinozisme.pdf'' est le nom du fichier que choisissez en le mettant sur Commons.
:* Le texte de Gallica (celui qui se trouve dans le fichier PDF exporté par Gallica, où on peut le récupérer par exemple en sélectionnant le texte à la souris) sera automatiquement récupéré et disponible dans l'interface de Wikisource, ce qui facilitera beaucoup la transcription du texte s'il est de qualité.
:Voilà, ça fait beaucoup d'informations mais j'espère que ça clarifie un peu les choses... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 12 juin 2026 à 07:42 (UTC)
::@[[Utilisateur:Resmale|Resmale]] : le livre [[Livre:Delbos - Le Spinozisme (1916).djvu]] est disponible pour correction. • [[Utilisateur:M-le-mot-dit|M-le-mot-dit]] ([[Discussion utilisateur:M-le-mot-dit|d]]) 12 juin 2026 à 16:43 (UTC)
== Changement dans l'export en "pdf" ? ==
Bonjour,
Je constate depuis aujourd'hui un changement sensible dans le format des fichiers obtenus lors de l'export en "pdf" : c'est léger, mais je constate que certains livres prennent une ou deux pages de plus, et que des mises en page que j'avais ajusté pour tenir sur une page ne tiennent plus... savez-vous s'il y a eu un changement dans l'outil WSExport ? [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]] ([[Discussion utilisateur:Lorlam|d]]) 11 juin 2026 à 22:14 (UTC)
: [[Utilisateur:Lorlam|Lorlam]], Mon dernier téléchargement en PDF remonte au début de juin 2026. Je n'ai vu aucun changement notable. — [[Utilisateur:Cantons-de-l'Est|Cantons-de-l'Est]] <sup>[[Discussion utilisateur:Cantons-de-l'Est|<span style="color:#008000;">p|d|d</span>]]</sup> 16 juin 2026 à 15:55 (UTC)
== Une rencontre Wikisource francophone en 2027 ? ==
Bonjour !
L’association [[m:Wikimédia France/Subventions|Wikimédia France]] propose des subventions pour organiser des choses l’année prochaine.
Cette année, les wiktionnaristes ont organisé une rencontre à Lyon fin mars avec une vingtaine de personnes. [[Utilisateur:Lyokoï|Lyokoï]] et moi vous proposons notre aide pour organiser une rencontre similaire dédiée à Wikisource au printemps 2027.
Nous étions un petit groupe de cinq personnes pour organiser, avec [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]], [[Utilisateur:Pamputt|Pamputt]], [[Utilisateur:Lepticed7|Lepticed7]], Lyokoï et moi, et nous avons dû nous y prendre en avance pour faire [[m:Wikimédia France/Subventions/Demande/2025-1/Wiktionnaristes francophones|une demande avec un budget et une déclaration d’intentions]] puis nous avons fait quatre-cinq réunions en visio afin de caler les préparatifs. Ensuite, une rétroplanification sur les quelques mois précédents la rencontre. Ce fut assez aisé et nous en retirons [[wikt:Projet:Rencontre_des_wiktionnaristes_2026#Bilan|un très bon bilan]].
Pour Wikisource, nous en avons déjà discuté avec Lyokoï et avec [[User:Nivopol|Nivopol]] et nous envisagerions un format relativement similaire à celui pour les wiktionnaristes, avec une vingtaine de personnes sur deux jours et un programme mêlant des temps de rencontres/discussions, des échanges sur des sujets éditoriaux et d’autres sur des sujets techniques, des temps de contribution, des sorties éventuellement, de la nourriture et des bons souvenirs ensemble.
Ce ne serait évidemment pas aussi ambitieux que la [[m:Wikisource Conference 2025|Wikisource Conference]] de l’année dernière à Bali (où j’étais avec [[Utilisateur:VIGNERON|VIGNERON]]), ce serait plus ''à la bonne franquette'', avec des possibilités d’hébergement chez les wikimédiens locaux et des échanges informels. Et si ça se passe bien et que ça plait, ça pourrait être refait.
Ce serait bien qu’il y ait deux-trois personnes motivées pour participer à l’organisation, et surtout des personnes motivées pour déclarer dès maintenant leur envie de venir. La subvention pourra couvrir tous les frais si nous faisons une demande avant la fin du mois.
Qu’en dites-vous ? [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 09:42 (UTC)
:Je ne pourrai pas participer à l'organisation (je suis en plein lancement du groupe local du Grand Nancy), mais si une rencontre Wikisource francophone est sur l'horizon, je tâcherai d'y prendre part ! [[Utilisateur:Poslovitch|Poslovitch]] ([[Discussion utilisateur:Poslovitch|d]]) 12 juin 2026 à 10:54 (UTC)
::Super idée, @[[Utilisateur:Noé|Noé]]. Je n'ai pas de grandes capacités d'organisation, mais l'idée m'enthousiasme, et s'il y a d'autres volontaires, je pourrai donner un coup de main (mais surtout pas chapeauter le truc). [[Utilisateur:Acélan|Acélan]] ([[Discussion utilisateur:Acélan|d]]) 12 juin 2026 à 16:32 (UTC)
:J'aurais certainement envie d'y aller, mais à ~8000km (j'imagine) la réalisation de cette envie risque d'être plus difficile : /
:(Par contre je serai à la WikiConférence Amérique du Nord à Edmonton en septembre ; si jamais je suis pas le seul contributeur à fr.ws qui sera présent, dites-moi lol) [[Utilisateur:Psephos|Psephos]] ([[Discussion utilisateur:Psephos|d]]) 12 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:: {{notif|Psephos}} si tu souhaites quand même venir, nous pourrions solliciter Wikimedia Canada pour une subvention, c’est quelque chose que nous avions envisagé et si on s’y prend bien en avance, c’est jouable [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:C'est une très bonne initiative, merci @[[Utilisateur:Noé|Noé]] ! Malheureusement je suis aussi trop loin pour contribuer à l'organisation ou y participer :( je vous souhaite de réussir cette belle aventure ! [[Utilisateur:Bertille|Bertille]] ([[Discussion utilisateur:Bertille|d]]) 12 juin 2026 à 19:46 (UTC)
:Motivé de mon coté, je peux apporter un peu d'aide. Pour ceux qui sont loin, on pourrais faire une visio en ligne. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 12 juin 2026 à 20:01 (UTC)
:: Oui, nous pouvons prévoir des temps avec de la visio, mais le lieu et un groupe de 15 à 25 personnes ne permettent pas des conditions convenables d’écoute à distance. Pour se faire un coucou ou pour des sessions par petits groupes, ça va [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
:Bonjour, Je ne connais pas bien mes disponibilités si longtemps à l'avance, mais ça m'intéresserait bien. [[Utilisateur:Yann|Yann]] ([[Discussion utilisateur:Yann|d]]) 12 juin 2026 à 20:29 (UTC)
:: Bonsoir Noé, Quel message qui vient comme un agréable cadeau ! C'est ce que je souhaitais depuis des lustres, une rencontre wikisourcienne. 🤩 Si elle se tient au printemps, en absence de ponts par rapport à cette année, il faudrait pouvoir trouver des dates qui soient un week-end qui croise les vacances des 3 zones (des académies). Je suis très partant pour participer, et d'ici là faire la remontée de ma petite liste de souhaits pour ce temps de rencontre.
::Bonne entrée en weekend, en espérant qu'on sera assez nombreux et que l'idée sera retenue !! --[[Utilisateur:Etienne M|Éτienne ♄]] ([[Discussion utilisateur:Etienne M|d]]) 12 juin 2026 à 21:39 (UTC)
:Eh bien je suis toujours motivé à venir à « Wikisourcistes francophones », et je peux aider à l’organisation depuis l’Île-de-France. On était parti sur l’ambition de le faire à Lyon. [[Utilisateur:Nivopol|Nivopol]] ([[Discussion utilisateur:Nivopol|d]]) 14 juin 2026 à 06:11 (UTC)
Merci pour vos retours enthousiastes ! La date pourra être selon ce qui vous arrange, allant même jusqu’à l’été, en fait. N’hésitez pas à faire des propositions ! [[Utilisateur:Noé|Noé]] ([[Discussion utilisateur:Noé|d]]) 12 juin 2026 à 22:03 (UTC)
== Table des matières automatique à partir des modèles T2, T3 dans une transclusion ? ==
Bonjour,
Y a t il un moyen dans une page transclue d'avoir la table des matières automatiquement à partir des modèle T2, T3; T4 ?
Un peux comme pour word avec ajouter une table des matières, un réglage du niveau.
Le _TOC_ ne semble pas fonctionner pour les transclusions.
Je voudrais le faire pour ce genre de document : [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
Merci, [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 13 juin 2026 à 12:08 (UTC)
:Salut, la balise <code><pages></code> ne possède pas d’attribut pour faire ça. Donc si même <code><nowiki>__TOC__</nowiki></code> ne fonctionne pas, j’ai pas l’impression que ça soit possible. — [[Utilisatrice:Danÿa|Danÿa]] ([[Discussion utilisatrice:Danÿa|:3 🏳️⚧️]]) 13 juin 2026 à 12:23 (UTC)
::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] En plus le résultat de <page> ne peut s’expoiter en LUA (du moins je n’ai pas réussi) mais si tu en as plusieurs comme celle-là, tu pourrais possiblement te construire un outil adapté et récupérer les titres des balises h2, h3, h4.. Tu peux t’inspirer de <nowiki>{{#invoke:Test18|test}}</nowiki> qu’il suffit de placer sur page de transclusion. Si intéressé, simplement récupérer le code car je le détruirai à mon prochain test. N-B : '''Sur cette page, on a escamoté les titres en t3 que sont les livres'''. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 13 juin 2026 à 19:27 (UTC)
:::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Voir [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens|résultat]] avec {{m|genererTdm}} qu’il suffira de placer dans l’espace Page à l’endroit où on souhaite voir la TDM apparaître lors de la transclusion. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 00:13 (UTC)
::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] J’ai ajusté tous les titres sur cette page pour qu’ils soient au bon niveau. C’est un peu décevant : je constate que le modèle {{m|genererTdm}} ne vous sera d’aucune utilité si vous ne vous souciez pas davantage de la structure des documents. J’ai regardé ailleurs et des titres qui devraient être en h4 sont balisés avec T2. Avant de consacrer autant d’effort, il me semble que ce serait important de prévoir un bon découpage de façon à ce que le texte final soit facilement récupérable et indexable avec des titres explicites quand c’est possible. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 03:48 (UTC)
:::::Belle proposition @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]], c'est vraiment l'idée que j'avais et l'outil fonctionne bien bravo [[Module:Util]] avec <code><nowiki>{{#invoke:Util|genererTdm}}</nowiki></code>.
:::::Oui l'harmonistaion des titres est une condition necessaire. Je n'ai pas fait ces pages.
:::::Es ce que tu peux mettre les titres jusque t6 ? et permettre d'avoir un T majuscule ?
:::::Pour avoir le "titres explicites" il faudrait modifier les sous titres qui sont actuellement dans la balise {{c|, j'ai fait un test avec [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]] et [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], qu'en dis tu ? [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 14 juin 2026 à 20:31 (UTC)
::::::@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Il faudrait aussi revoir les titres des pages, qui ne sont pas conformes aux [[Aide:Conventions de nommage|conventions de nommage]]. Pourquoi en avoir fait des sous-pages d'une page qui redirige vers l'espace auteur ? Il faut soit laisser les œuvres avec leur titre simple, soit mettre Augustin entre parenthèses s'il y a une homonymie avec l'ouvrage d'un autre auteur, soit en faire des sous-pages de [[Œuvres complètes de Saint Augustin]]. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 14 juin 2026 à 21:41 (UTC)
:::::::oui tu a raison. [[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 06:56 (UTC)
::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] Dans [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]], tu avais créé un nouveau titre en t4 au lieu de compléter la description du titre en t3. Ton idée de départ était très bonne mais il faudra que ceux qui participent à ces transcriptions soient mieux préparés. Espérons que {{m|genererTdm}} les incitera à respecter davantage la structure hiérarchique des documents.
::::::*Alors c’est {{fait}} pour t2 à t6 et [tT]. Le plus difficile demeure de capturer l’information à partir des modèles imbriqués dans t2 à t6. Le script gère un premier niveau d’imbrication pour les syntaxes courantes. Normalement on ne devrait pas juxtaposer plusieurs couches de modèles mais ça se voit à l’occasion. Donc le résultat n’est pas toujours garanti surtout si on sort des sentiers battus. Le REGEX de LUA est plutôt limité pour traiter des cas complexes et le module est déjà volumineux.
::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 16:33 (UTC)
:::::::*Merci @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] pour t2 t6 et Tt.
:::::::*Pour le titre avec une description, c'est plus complexe à réaliser et surtout à modifier à la chaine. Le lien dans le sommaire ne fonctionne pas et ne renvois plus au CHAPITRE {{1er}}. Ne serais ce pas plus simple de mettre la description en t3 ou t4 ? et avoir la description sous un format de titre, par exemple [[Augustin d’Hippone/Contre les Académiciens]].
:::::::*@[[Utilisateur:CyrMatt|CyrMatt]] : on travail sur ton travail sur Augustin. Il y a peux être des élements à réajuster sur le projet (Titre, application des t3; t4 etc).
:::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] [[Augustin d’Hippone/De la grandeur de l’âme]] même si ce n'est pas la norme, je trouve l'idée d'avoir l'auteur ainsi pertinent pour le rangement. La manière normé serais [[De la grandeur de l’âme (Augustin) (trad. Raulx)]]
:::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 17:00 (UTC)
::::::::Je comprends tout à fait la volonté de rangement, c'est pourquoi je privilégierais dans le cas présent la solution consistant à faire de chacun des textes une sous-page de l'ensemble éditorial existant : [[Œuvres complètes de Saint Augustin/Contre les Académiciens]] serait tout à fait pertinent. Par contre, le faire en sous-page d'une page Auteur maquillée n'est pas une architecture correcte pour la navigation et causera des difficultés en cas d'éditions/traductions multiples de certains textes. [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 17:49 (UTC)
:::::::::Je ne serais pas favorable à mettre "Œuvres complètes de Saint Augustin" (ou quelque autre préfixe que ce soit) dans le titre, car il s'agit d'écrits indépendants les uns des autres. Les sous-pages sont prévues pour des chapitres d'un ouvrage donné ; même pour un article d'un périodique, on choisit comme titre le nom de l'article sans inclure celui du magazine. On pourrait éventuellement mettre entre parenthèses le nom de l'auteur (si on craint des homonymes) et/ou de l'éditeur ou traducteur (si on veut absolument prévoir le cas d'éditions multiples). Cf. [[Aide:Conventions de nommages des œuvres]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 18:38 (UTC)
:::::::::*@[[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] Merci d’intervenir ce que tu proposes répond très bien à la structure documentaire qu’il faudrait inscrire dans notre livre d’or mais on doit considérer l’aspect que Seudo a fait ressortir.
:::::::::*@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]]Justement c’est en y allant pour le plus simple qu’on donne souvent de mauvais exemples. Ce volume des œuvres de St-Augustin devrait plutôt devenir la cible à atteindre pour les prochains à venir. S’en tenir au nos de chapitre est préférable selon moi que de commettre un sacrilège {{sourire}} dans le domaine de la gestion documentaire. Un titre ne peut avoir une composante en h3 et une autre en h4.
:::::::::* Merci d’avoir signalé le lien défectueux qui ne doit effectivement pas inclure le séparateur _—_ entre les deux éléments du titre. C’est corrigé et les items seront indentés de moins. Je vérifie de ce pas comment ws-export va recevoir cette TOC construite sur mesure.
:::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 18:52 (UTC)
::::::::::@[[Utilisateur:Seudo|Seudo]] Tout dépend du degré d'indépendance des œuvres, et quand il s'agit d'une édition critique rassemblant de manière cohérente un ensemble même disparate à l'origine, la solution des sous-pages me semble se justifier (avec dans l'idéal une redirection depuis le titre simple). Je ne sais pas si c'est vraiment le cas en l'occurrence, j'ai juste remarqué l'existence d'une page pour cet ensemble ([[Œuvres complètes de Saint Augustin]]), c'est pourquoi je l'ai proposée en même temps que les solutions classiques avec auteur et/ou traducteur dans une parenthèse (@[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] pas besoin de deux parenthèses distinctes, "(Augustin, éd. Poujoulat-Raulx)" suffit) [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 15 juin 2026 à 19:35 (UTC)
:::::::::::Il y a même deux pages pour l'ensemble : [[Œuvres complètes de Saint Augustin]], faite à la main avec juste les noms de toutes les œuvres, et l'énorme [[Œuvres complètes de Saint Augustin (Raulx)]], qui transclut les tables des matières détaillées des 17 tomes (soit plusieurs dizaines de pages)... [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 15 juin 2026 à 20:47 (UTC)
::::::::::*Ah je ne connaissais pas le sacrilège concernant les titres :-). Le lien fonctionne bien merci. @[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] Ne serais t il pas plus simple de créer des modèle sous titre st1, st2 st3 etc.. Je trouve l'emsemble complexe et très peu intuitif : <code> <nowiki>{{t3|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}|CHAPITRE I{{er}}.}}</nowiki></code> avec un modèle sous titre dédier, tu évites d'utiliser le modèle titre.
::::::::::* ou bien une solution plus propre peut-étre de mettre le titre en premier puis le sous-titre et <code> <nowiki>{{t3|CHAPITRE I{{er}}.|{{a|EVODIUS PROPOSE SEPT QUESTIONS AU SUJET DE L’ÂME. — D’OÙ VIENT L’ÂME. — SA PATRIE EST EN DIEU. — L’ÂME EST UNE SUBSTANCE SIMPLE.|2|-2|fs=80%}}}}</nowiki></code>
::::::::::[[Utilisateur:Sicarov|Sicarov]] ([[Discussion utilisateur:Sicarov|d]]) 15 juin 2026 à 20:35 (UTC)
:::::::::::*Et comment, à partir de deux modèles distinct, vas-tu écrire les 2 lignes à l’intérieur d’une même balise h3. Sinon il te faudra communiquer avec la World Wide Web Consortium (W3C) qui publie les standards HTML et tenter de les convaincre de l’utilité de prévoir plusieurs balises pour un seul et même titre.
:::::::::::*Quant au modèles t2, t3... Du côté anglophone, je pense que la ligne 1 est placée en premier comme tu le souhaites mais ici c’est l’inverse depuis 12 ans. Si tu ne peux t’y accomoder, il faudra aussi présenter ton projet de modification dans une discussion séparée dédiée à ce sujet.
:::::::::::*Pourquoi au lieu de tout remettre en question, ne pas regarder comment réaménager le texte avec AWB, avec un script en Python si une recette est applicable ou tout simplement en mettant la main à la pâte.
:::::::::::[[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 15 juin 2026 à 23:54 (UTC)
== Mademoiselle Cloque ==
La page ''[[:w:fr:Mademoiselle Cloque|Mademoiselle Cloque]]'' est actuellement à la une de Wikipédia en français.
Deux questions :
* Ne serait-il pas pertinent de mettre également en avant notre version de ''[[Mademoiselle Cloque]]'' à la une de Wikisource ?
* Par ailleurs, notre excellente édition du roman ne mériterait-elle pas d’être davantage mise en valeur dans l’article Wikipédia ?
--[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 06:15 (UTC)
:Il y a déjà un lien de l'article de Wikipédia vers ici, il me semble difficile de faire plus. Quant à mettre en avant cet ouvrage ici, pourquoi pas, mais dès demain l'ouvrage aura disparu de la une de Wikipédia. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 14 juin 2026 à 16:25 (UTC)
::@[[Utilisateur:Hektor|Hektor]] Si tu veux bien m’en proposer un, je peux placer un extrait de ce texte sur la page d’accueil en mentionnant roman récemment à la une sur Wikipédia. Il y serait à partir de minuit pour une ou deux semaine. [[Utilisateur:Denis Gagne52|Denis Gagne52]] ([[Discussion Utilisateur:Denis Gagne52|d]]) <sup style="font-size:70%">''{{Coloré|light-dark(#008000,var(--color-success))|2=Le miraculé du 9<sup style="font-size:70%">e</sup>}}''</sup> 14 juin 2026 à 17:13 (UTC)
::: je propose le tout début du roman avec l’anecdote de la visite à [[Auteur:François-René_de_Chateaubriand|Chateaubriand]] qui pose d’emblée le personnage : une vieille fille idéaliste, nourrie de romantisme et de foi, dont la vie tourne autour de cet élan juvénile d’enthousiasme face au grand homme. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 14 juin 2026 à 17:57 (UTC)
:::: Merci. [[Utilisateur:Hektor|Hektor]] ([[Discussion utilisateur:Hektor|d]]) 16 juin 2026 à 04:47 (UTC)
== Li romans de Bauduin de Sebourc. ==
Bonjour, je travaille actuellement sur un livre peu connu, [[Livre:Li romans de Bauduin de Sebourc.pdf]], d'après l'édition d'un manuscrit rare. Ce livre fait parti du [[m:fr:Cycle de la croisade]]. Il se situe un peu partout en Europe et en parti dans ma ville [[m:fr:Nimègue]]=Nimaye J'aimerais que quelqu'un qui se connait un peu en vieux Français valide ce livre.<br>
[[Utilisateur:Havang(nl)|Havang(nl)]] ([[Discussion utilisateur:Havang(nl)|d]]) 14 juin 2026 à 08:47 (UTC)
== [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Table des auteurs|Auteurs]] du {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}} ==
Bonjour, j'utilise [https://www.persee.fr/issue/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1 répertoire biographique des auteurs] de précédente édition pour trouver les auteurs du nouveau dictionnaire, ainsi que la [http://www.inrp.fr/edition-electronique/lodel/dictionnaire-ferdinand-buisson/personnes.php?type=auteur liste des auteurs].
J'ai encore quelques difficultés, a retrouver (ou confirmer l'identité de quelques personnes) :
* << Chevallier (P.), attaché à la librairie Hachette et <abbr>C<sup>ie</sup></abbr>, à Paris. >>
** Le nom Chevallier est très courant.
* << Dayot, inspecteur d’académie. >>
Pour l'instant, j'en suis à '''F'''.
A vous de compléter [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Table des auteurs|la liste]], si le coeur vous en prends [[Utilisateur:Newnewlaw|Newnewlaw]] ([[Discussion utilisateur:Newnewlaw|d]]) 17 juin 2026 à 09:06 (UTC)
:{{notif|Newnewlaw}} Le nom de ''Dayot'' est une coquille pour ''E. Rayot'', comme l'indique [https://www.persee.fr/doc/inrp_0000-0000_2002_ant_17_1_7904 l'article détaillé] du répertoire biographique. La coquille a d'ailleurs été corrigée [[Page:Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu/2078|ici]]. [[Utilisateur:Seudo|Seudo]] ([[Discussion utilisateur:Seudo|d]]) 17 juin 2026 à 11:37 (UTC)
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Psephos
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mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/présué/, "présum"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s)/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
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[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([eE])n quelque forte/, "$1n quelque sorte"],
[/([dD])e quelque forte/, "$1e quelque sorte"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
//participes ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![o])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )(néces|grande?s|jaune|brun|verd|vert|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (que\b|qu’)/, "$1sait $2"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\sque/, "out le monde sait que"],
[/ne fai(t|s) si\b/, "ne sai$1 si"],
[/je ne fais quoi/, "je ne sais quoi"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e?s?)(?![\p{L}])/u, "issant$1"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!\bg)ifle(?!\p{L})/u, "isse"],
[/(?<!gr)effe\b/, "esse"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-35-79])°\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme\b/, "même"],
[/\btéte\b/, "tête"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/\bme\sfois/,"me sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "in-{{4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "in-{{8o}}"],
// genre simple / « non des initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/([lL]e |[dD]u |[aA]u |^)\bP\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/efm/, "esm"],
[/afm/, "asm"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<![cC]ha)(û|u)ffen/, "$1ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffafl/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!l)/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/\bfoeur\b/, "sœur"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
// fait à la main ce qui se pourrait simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/Fuin/, "Juin"],
[/Fuillet/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
mhnb5fog387ld56aed4qo98049f429d
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15874051
2026-06-16T18:30:55Z
Psephos
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javascript
text/javascript
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// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/présué/, "présum"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s)/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
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[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
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//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// forte sorte
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// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([eE])n quelque forte/, "$1n quelque sorte"],
[/([dD])e quelque forte/, "$1e quelque sorte"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
//participes ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![o])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )(néces|grande?s|jaune|brun|verd|vert|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (que\b|qu’)/, "$1sait $2"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\sque/, "out le monde sait que"],
[/ne fai(t|s) si\b/, "ne sai$1 si"],
[/je ne fais quoi/, "je ne sais quoi"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e?s?)(?![\p{L}])/u, "issant$1"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!\bg)ifle(?!\p{L})/u, "isse"],
[/(?<!gr)effe\b/, "esse"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-35-79])°\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme\b/, "même"],
[/\btéte\b/, "tête"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/\bme\sfois/,"me sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "in-{{4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "in-{{8o}}"],
// genre simple / « non des initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/([lL]e |[dD]u |[aA]u |^)\bP\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/efm/, "esm"],
[/afm/, "asm"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<![cC]ha)(û|u)ffen/, "$1ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffafl/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!l)/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/\bfoeur\b/, "sœur"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
// fait à la main ce qui se pourrait simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/Fuin/, "Juin"],
[/Fuillet/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
fp43zux3kt60szz3ub4k861rk8228pk
15874061
15874055
2026-06-16T18:41:28Z
Psephos
145984
15874061
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/présué/, "présum"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s)/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([eE])n quelque forte/, "$1n quelque sorte"],
[/([dD])e quelque forte/, "$1e quelque sorte"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
//participes ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![o])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )(néces|grande?s|jaune|brun|verd|vert|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (que\b|qu’)/, "$1sait $2"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\sque/, "out le monde sait que"],
[/ne fai(t|s) si\b/, "ne sai$1 si"],
[/je ne fais quoi/, "je ne sais quoi"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e?s?)(?![\p{L}])/u, "issant$1"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!\bg)ifle(?!\p{L})/u, "isse"],
[/(?<!gr)effe\b/, "esse"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-35-79])°\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme\b/, "même"],
[/\btéte\b/, "tête"],
[/(?<!gr)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/\bme\sfois/,"me sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "in-{{4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "in-{{8o}}"],
// genre simple / « non des initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/([lL]e |[dD]u |[aA]u |^)\bP\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/efm/, "esm"],
[/afm/, "asm"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<![cC]ha)(û|u)ffen/, "$1ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffafl/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!l)/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/\bfoeur\b/, "sœur"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
// fait à la main ce qui se pourrait simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/Fuin/, "Juin"],
[/Fuillet/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
54cvox25gh6j346wdnsvzo3cw0gsajz
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15874061
2026-06-16T18:52:50Z
Psephos
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15874074
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/présué/, "présum"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Dicterot/, "Diderot"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s)/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([eE])n quelque forte/, "$1n quelque sorte"],
[/([dD])e quelque forte/, "$1e quelque sorte"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
//participes ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![o])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )(néces|grande?s|jaune|brun|verd|vert|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (que\b|qu’)/, "$1sait $2"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\sque/, "out le monde sait que"],
[/ne fai(t|s) si\b/, "ne sai$1 si"],
[/je ne fais quoi/, "je ne sais quoi"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e?s?)(?![\p{L}])/u, "issant$1"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!\bg)ifle(?!\p{L})/u, "isse"],
[/(?<!gr)effe\b/, "esse"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-35-79])°\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme\b/, "même"],
[/\btéte\b/, "tête"],
[/(?<!gr)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/\bme\sfois/,"me sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "in-{{4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "in-{{8o}}"],
// genre simple / « non des initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/([lL]e |[dD]u |[aA]u |^)\bP\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/efm/, "esm"],
[/afm/, "asm"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<![cC]ha)(û|u)ffen/, "$1ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffafl/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!l)/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/\bfoeur\b/, "sœur"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
// fait à la main ce qui se pourrait simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/Fuin/, "Juin"],
[/Fuillet/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
8vijw6mcr04ml82x1kzjx10gaszvvt4
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2026-06-16T19:07:45Z
Psephos
145984
15874087
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/présué/, "présum"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Dicterot/, "Diderot"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s)/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([eE])n quelque forte/, "$1n quelque sorte"],
[/([dD])e quelque forte/, "$1e quelque sorte"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
//participes ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![o])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )(néces|grande?s|jaune|brun|verd|vert|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (que\b|qu’)/, "$1sait $2"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\sque/, "out le monde sait que"],
[/ne fai(t|s) si\b/, "ne sai$1 si"],
[/je ne fais quoi/, "je ne sais quoi"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e?s?)(?![\p{L}])/u, "issant$1"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!\bg)ifle(?!\p{L})/u, "isse"],
[/(?<!gr)effe\b/, "esse"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-35-79])°\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme\b/, "même"],
[/\btéte\b/, "tête"],
[/(?<!gr)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/\bme\sfois/,"me sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "in-{{4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "in-{{8o}}"],
// genre simple / « non des initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/([lL]e |[dD]u |[aA]u |^)\bP\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/efm/, "esm"],
[/afm/, "asm"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<![cC]ha)(û|u)ffen/, "$1ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffafl/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!l)/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/\bfoeur\b/, "sœur"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
// fait à la main ce qui se pourrait simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/Fuin/, "Juin"],
[/Fuillet/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
else {
let content = $('#wpTextbox1').val() || $('#wpTextbox1').text() || '';
content = remplacement(content);
$('#wpTextbox1').val(content);
}
}
// Bouton
$('#wpTextbox1').wikiEditor('addToToolbar', {
section: 'main',
group: 'insert',
tools: {
'wpRep': {
label: 'Remplacement auto',
type: 'button',
icon: '//upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/b/bd/Button_number_2.png',
action: {
type: 'callback',
execute: Bouton2
}
}
}
});
// Raccourci clavier Ctrl + Alt + 1
if (mw.config.get("wgAction") == "edit" || mw.config.get("wgAction") == "submit") {
document.addEventListener("keydown",
function (event) {
if (event.key === "1" && event.altKey && event.ctrlKey ) {
event.preventDefault();
Bouton2();
}
});
}
gyts0q2u67eu37vkblle6bw07rihgzq
15874272
15874087
2026-06-16T20:56:25Z
Psephos
145984
15874272
javascript
text/javascript
mw.loader.using('jquery.textSelection');
// essai de 2e bouton pour après le bouton OCR
// principalement [AU DÉPART LOL] pour certaines corrections potentiellement fausses mais que je crois le seront beaucoup moins souvent que vraies
// Mais j'essaie aussi d'affiner au max
// (j'ai maintenant vu les essais déjà en cours pour certains dans les long s data) (éventuellement je pourrais contribuer à affiner ceux-là ....... jsp],
const Liste_Remplacements = [
// corrections temporaires d'erreurs introduites par Le Bouton
[/présué/, "présum"],
[/Sectaine/, "Sedaine"],
[/Dicterot/, "Diderot"],
[/faisist/, "saisiss"],
[/dictman(s|t)/, "diaman$1"],
[/préfen(t|s)/, "présent"],
[/\{\{Mlle\}\}\. ([^\s.,)]{2,})/, "{{Mlle|$1|nx,pt}}"],
[/affissan/, "assistan"],
[/hésist/, "hériss"],
/* JE MEts ça ici peut-être temporairement, pour m'empêcher de me lancer direct sur un «Bouton 17e (modernisation partielle pour lisibilité)*/
[/vn/, "un"],
[/vs/, "us"],
[/vt/, "ut"],
[/Vn/, "Un"],
[/ß/, "ss"],
[/ã([bpm])/, "am$1"],
[/ã([tsngrqlfvcdzx])/, "an$1"],
[/ẽ([bpm])/, "em$1"],
[/ẽ([tsngrqlfvcdzx])/, "en$1"],
[/ĩ([bpm])/, "im$1"],
[/ĩ([tsngrqlfvcdzx])/, "in$1"],
[/õ([bpm])/, "om$1"],
[/õ([tsngrqlfvcdzx])/, "on$1"],
[/ũ([bpm])/, "um$1"],
[/ũ([tsngrqlfvcdzx])/, "un$1"],
//complexification très-éventuelle : laisser (mv) dans tous les -viri
/*_______________________________________________________________________________________*/
// caractères qui en théorie n’existent pas en français
[/[ęė]/, "e"],
[/[ČĆ]/, "C"],
[/[НнΗ]/, "H"],
[/[ÓÒ]/, "O"],
[/ş/, "s"],
[/(ò(?![ ,.)])|ó)/, "ô"], // ó pour é aussi...
[/(á|à(\p{L}+[\s,.)]))/u, "â$2"], // 🧐🧐🧐🧐
// 🧐 je pense que je les ai vus seulement dans tót hópital etc. mais possible que ça se met aussi pour des o normaux
[/[Μ]/, "M"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// j'ai pas décidé / En test
[/([1-3][0-9]|[1-9]) ([jJ]anvier|[fF][ée]vrier|[mM]ars|[aA]vril|[mM]ai|[jJ]uin|[jJ]uillet|[aA]o[ûu]s?t|[sS]eptembre|[oO]ctobre|[nN]ovembre|[dD][ée]cembre)/, "$1{{lié}}$2"], // préférence esthétique ..
[/Ba(fl|ff|ll)e-/, "Basse-"], //trév
[/(?<!pa)rfin/, "rsin"],
[/ ?(-|–) ?/, "-"],
[/P’/, "l’"], // 🧐
[/(?<![\p{L}])P(E|A|É|O|U|I|Î|Ï|H(?=[aâeéêiîoôuû]))(?=[a-zé])/u, "l’$1"], // 🧐🧐🧐
[/(?<![\p{L}])en foi(?![\p{L}])/u, "en soi"], // 🧐
// forte sorte
[/(?<!([pP]laces?|[vV]illes?) )forte(s?) (d’|de(?![\p{L}]))/u, "sorte$2 $3"],
[/(?<=s )de la forte/, "de la sorte"],
// si précédé d'un pluriel ..?
//compteur de fausses corrections : 1 😔 « modéles de la forte expression »
[/([eE])n quelque forte/, "$1n quelque sorte"],
[/([dD])e quelque forte/, "$1e quelque sorte"],
// suis fuis / fuite suite / fuit suit
[/(?<=es )fuites/, "suites"], // « craindre les suites de... » etc. etc. beaucoup plus fréquent que « ses fuites » ?? difficile à imaginer une telle phrase. Mais je les connais pas toutes. Les fuites d'eau etc. peut-être.
[/(par |dans )la fuite/, "$1la suite"],
[/me fuis/, "me suis"],
[/ce qui fui/, "ce qui sui"],
// fort / sort …
[/(?<!\p{L})([Ss\smMtT])([oO])n fort\b/u, "$1$2n sort"], // «
[/(?<![\p{L}-])([Ee]lle\s|[iI]l\s)fort\b/u, "$1sort"],
[/([dD]u|[lL]e|[aA]u) fort (de|d’|des)(?![\p{L}])/, "$1 sort $2"],
[/\bne\sfort\b/, "ne sort"],
[/(?<=[uU]n )fort (si|tel|aut)/, "sort $1"],
[/(?<=\btel )fort/, "sort"],
[/(?<![\p{L}])forti(?!f)/, "sorti"],
//sont font (etc)
[/(?<=es )(villes |)principa(les|ux) (villes |)font/, "$1principa$2 $3sont"], // trév
[/ font les principa(les|ux)/, " sont les principa$1"], //trév .. possible d'imaginer fausses corr. mais moins ??
//participes ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient)( |-ils |-elles )(|tres-|très-|plus |[\bê]tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )([\p{L}’]+(és|ées|(?<![o])is|ies|(?<!(to|pl))us|u[eë]s|ite?s|erte?s)(?![\p{L}’]))/u,
"s$1$2$3$4"],
// à décider .. règle séparée pour singulier etc.
[/([cC])e ne font/, "$1e ne sont"],
[/([oO]ù|[Qq]uell?e?s) font ([sdlmct]es|[vn]os)/, "$1 sont $2"],
// plus général adjectifs ...
[/(?<![\p{L}])f(ont|er[ao]ient|erez|erons|eront|er[ao]it|era) (|tres-|très-|plus |(?<![\p{L}])tres |très |trop |si |[\p{L}]+ment |fort |souvent |aussi |ensuite |ainsi |bien |que |quelquefois |encore )(néces|grande?s|jaune|brun|verd|vert|bleu|blanc|noir|rouge|menu|[\p{L}]+ée?s?(?![\p{L}])|joy|gourmand|long|large|charnu|étroit|petit|a?plat|énorm|propre|beau(?!c)|belle|fait|membran|orduri|facile|utile)(?![a-zA-Zà-ÿÀ-ÙœŒæÆ]*(ment\b|ir\b|er\b|oir\b))/u,
"s$1 $2$3"],
// grand ... marche pas pour singulier ... «font grand cas» mais .. pour éviter le seul mot «grand» .. il faut exiger le s ..
// fait sait
[/(\b[oO]n )fait (que\b|qu’)/, "$1sait $2"],
// au début de phrase assez commun On sait que .. On fait que moins (beaucoup moins ?) // et au milieu d'une phrase ???
[/out\sle\smonde\sfait\sque/, "out le monde sait que"],
[/ne fai(t|s) si\b/, "ne sai$1 si"],
[/je ne fais quoi/, "je ne sais quoi"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//autre en test …
[/(?<![\p{L}])faiv./u, "suiv."], //trév
[/(?<=[A-ZÉ][.,])( f| f\. | L\. | I\. |\. | T\. )(m\. |f\. )/, " s. $2"], //trév
[/poslède/, "possède"], //trév
[/(?<!(\bs|\bg|\bren|\bpers))iflant(e?s?)(?![\p{L}])/u, "issant$1"],
[/ fu /, " su "],
[/d(é|e)fir(er|ez|o|a|â|é)/, "d$1sir$2"], // mais pas « défirent »
[/(?<!(gr|co|b))iffe\b/, "isse"],
[/(?<!\bg)ifle(?!\p{L})/u, "isse"],
[/(?<![gG]r)effe\b/, "esse"],
[/ficit\b/, "fioit"],
[/oife/, "oise"],
[/(?<!\b(dis|fis|pas))scaux/, "seaux"],
[/gille/, "gisse"], // en minuscule les «gille» qui existent sont rares ..??
[/fion(?!s)/, "sion"], //sauf suivi d'un s pour verbes en -fions (mais en théorie il y en a beaucoup plus en -sions...)
[/(?<!dé)\bferr/, "serr"],
// 🧐🧐🧐 risqué mais je vois "serrer" de temps en temps et "ferrer" (il me semble) jamais
[/\bfervent\b/, "servent"], // juste plus fréquent Je Crois
[/Na[sfl][slf]aw/, "Nassaw"],
[/(d|D)anfe/, "$1anse"],
[/\benfer(s)?\b/, "BLUH$1"],
[/enf(e|è|é)(?!rm)/, "ens$1"],
[/BLUH(|s)/, "enfer$1"],
[/nferv/, "nserv"],
[/([1-35-79])°\. /, "$1º.{{lié}}"],
[/\b(b?)auf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/\b(b?)ceuf(s?)\b/, "$1œuf$2"],
[/(?<!\p{L})vau(x?)(?!\p{L})/u, "vœu$1"],
[/\bméme\b/, "même"],
[/\btéte\b/, "tête"],
[/(?<![Gg]r)effag/, "essag"],
[/enfis\b/, "ensis"], //(latin],
[/\bfaillie/, "saillie"],
// plus commun au moins dans les textes que je fréquente ..? Si ça marche pas autre option remplacer seulement "es faillies" (ou juste pluriel en général?],
[/(?<![vV]ous )\b(?<![nN]’)allez(?!-\p{L})/u, "assez"], // 🧐🧐🧐
[/(?<!tr|\s|’)afi(?!ord)/, "asi"], // afi => asi sauf « afin », « trafic »… & "-fiord"
[/\bme\sfois/,"me sois"],
[/(?<!(\. |^))P(?=([aA]mour|[aA]rt\b)\b)/, "l’"],
//quoi plus commun : Part majuscule ou Part erreur pour « l’art »...
[/àt/, "ât"],
[/\bd(e|é)f(a[pg]|int)/, "d$1s$2"],
[/fûr|für/, "sûr"],
// 🧐 « fût » (oui erreur 😔) (mais «fûr» n'étoit pas correc pour «fût» non plus tbf],
[/(fs|ff)[üû]r/, "ssûr"],
[/fût|füt/, "fût"],
[/(fs|ff)[üû]t/, "ffût"], //
[/\bcau\b/, "eau"],
/*____________________________*/
//noms propres
[/Paliffot/, "Palissot"],
[/Affelin/, "Asselin"],
[/\bIffé\b/, "Issé"],
[/(?<![\p{L}])([lL])e Kain/u, "$1e{{lié}}Kain"],
[/(?<![\p{L}])([lL])a Harpe/u, "$1a{{lié}}Harpe"],
[/D(é|e)form(eaux|ery|éry)/, "D$1sorm$2"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
//Modèle ????
// ???????
[/(?<!{)\bin-4[°ºo]/, "in-{{4o}}"],
[/(?<!{)\bin-8[°ºo]/, "in-{{8o}}"],
// genre simple / « non des initiales »
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sM\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. M.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.?)(\s)S\.\sA\.\sS\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. S.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.\sR\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A. R.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\.\sA\.(\s)(?![A-ZÉ]\.)/, "$1{{S. A.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)S\. ([^ .,\s]{2,})/, "$1{{St.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉÏ]\.)(\s)\bM\. (?![A-ZÉ]\.)([^ .,\s]+)/, "$1{{M.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.\sC\.(\s)/, "$1{{J. C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s)J\.-C\.(\s)/, "$1{{J.-C.}}$2"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSr\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Sr.|$2}}"],
[/(?<![A-ZÉ]\.)(\s?)\bSrs\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{Srs.|$2}}"],
[/([lL]e |[dD]u |[aA]u |^)\bP\. ([^.),\s]{2,})/, "$1{{P.|$2}}"],
// nx,pt
[/\b(D|M)lle\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lle|$2|nx,pt}}"],
[/\b(D|M)lles\. ([^\s.),]{2,})/, "{{$1lles|$2|nx,pt}}"],
[/\bMe\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Me|$1|nx,pt}}"],
[/\bSt\. ([^\s.),]{2,})/, "{{St|$1|nx,pt}}"],
[/\bMr\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrr|$1|nx,pt}}"],
[/\bMrs\. ([^\s.),]{2,})/, "{{Mrrs|$1|nx,pt}}"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// remplacements quasi certains ... au cas où le mot entier précis n'est pas couvert par bouton OCR
[/ſ/, "s"],
[/fç/, "sç"],
[/\bfàch/, "fâch"],
[/feri(b|v|t|s\b|p)/, "scri$1"],
[/cclef/, "ccles"],
[/(?<!é)\bdif(?!f)/, "dis"],
[/efdi/, "esdi"],
[/efm/, "esm"],
[/afm/, "asm"],
[/fu(c|ç|cc)/, "su$1"],
[/ffift/, "ssist"],
[/ffif/, "ssis"],
[/flif/, "ssis"],
[/fift/, "sist"],
[/ift/, "ist"],
[/ftr/, "str"],
[/facr/, "sacr"],
[/foph/, "soph"],
[/(?<!(\bb|co))iff(e|a)n/, "iss$2n"],
[/(?<![cC]ha)(û|u)ffen/, "$1ssen"],
[/nff/,"nss"],
[/fign(?!ol)/, "sign"],
[/faff(?!ec)/, "fass"], // avec exception pour « désaffect- » ..?
[/ffafl/, "ssass"],
[/oft/, "ost"],
[/(?<![pP]r)of(é|è|e)/, "os$1"],
[/pf(?!l)/, "ps"],
[/fto/, "sto"],
[/([uU])fu/, "$1su" ],
[/mic(?![\p{L}])/u, "mie"],
[/nic(?![\p{L}])/u, "nie"],
[/dric(?![\p{L}])/u, "drie"],
[/(?<!(basi|[pP]ub))lic(?![\p{L}])/u, "lie"],
[/pulf/, "puls"],
[/tric(?!\p{L})/u, "trie"],
[/niff/, "niss"],
[/ifoi/, "isoi"],
[/(?<!\b[rn])aif/, "ais"],
[/(?<!\b[gG])reff/, "ress"],
[/leff/, "less"],
[/(?<![Nn]eu)fc/, "sc"], // tous les "fc" sauf «Neufchâteau»
[/uct(?!\p{L})/u, "uet"],
// normalement ...
[/\bfoeur\b/, "sœur"],
[/oe(u(?!l)|il)/, "œ$1"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// fausses corrections possible mais c'est juste plus commun avec S que F
// sacrifice acceptable (provisoirement],
[/déformais/, "désormais"],
[/infér([^i])/, "insér$1"],
[/foin/, "soin"],
[/fecon/, "secon"], // "fécond.." sans accent assez rare.
[/foin/, "soin"],
[/(?<!\b[lLdD]es )fous/, "sous"],
[/\bfent(?!e\b)/, "sent"], // "fente" rare.. mais j'essaie une exception quand même ... "sente" pas méga commun non plus ..
// fait à la main ce qui se pourrait simplifier j'imagine
[/\bfauver/, "sauver"],
[/\bfauven/, "sauven"],
[/\bfauvé/, "sauvé"],
/*_______________________________________________________________________________________*/
// Cas particuliers
[/Fanvier/, "Janvier"],
[/Fuin/, "Juin"],
[/Fuillet/, "Juillet"],
[/,&/, ", &"],
];
// fonction qui contient liste de remplacements (pour ne pas répéter 2x dans fonction Bouton2],
function remplacement(texte) {
for (const [regex, replacement] of Liste_Remplacements) {
const RegExpGlobal = new RegExp(
regex.source,
regex.flags.includes("g")
? regex.flags
: regex.flags + "g"
);
texte = texte.replace(RegExpGlobal, replacement);
}
return texte;
}
// fonction qui met en action la fonction remplacement ...
function Bouton2() {
var selection = $('#wpTextbox1').textSelection('getSelection');
// remplacement dans sélection si sélection
if (selection != '') {
var str = selection.toString();
str = remplacement(str);
$('#wpTextbox1').textSelection('replaceSelection', str);
}
// remplacement partout si pas de sélection
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{{PersonnageD|FLOR et OLYMPE|c|courant à la comtesse.}}
Blanche !… Chère madame.
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Vous le connaissez, monsieur de Chaverny ?
{{Personnage|CHAVERNY.|c}}
{{M.|Hélouin}} me l’a révélé.
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Il se nomme ?…
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Monsieur de Peyrolles !
{{PersonnageD|COCARDASSE|c|rentrant avec Passepoil.}}
C’est-à-dire qu’il se nommait, ce bon monsieur de
Peyrolles.
{{PersonnageD|LA COMTESSE|c|allant à Philippe.}}
Peyrolles.
{{Personnage|CHAVERNY.|c}}
Tout le monde le croyait mort depuis longtemps.
On disait même que c’étaient vous deux…
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Hélas ! Saint Pierre n’avait pas voulu le recevoir
en son paradis !… Nous nous y étions mal pris.
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Qué ! Cette fois, la besogne est mieux faite.
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Par nous.<noinclude>
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><section begin="FROID"/>personnes d’une humeur ''froide'' & humide, & dont la bile ne s’allume jamais, ne laissent pas de dire des choses très-piquantes à ceux qui les offensent. {{M.|{{sc|Esp}}}}. Un air ''froid'' passe pour orgueil. {{sc|B. Rab}}. Une mine ''froide'' & sérieuse peut nous donner un air de capacité. {{sc|Bell}}. C’est un ''froid'' ami, qui agit lentement dans les occasions. Il m’a reçu avec une mine fort ''froide.''
{{StdT|l|☞}} On dit qu’un homme est de sang ''froid,'' qu’il fait une chose de sang ''froid,'' pour dire qu’il est maître de lui-même, sans passion. Il l’a assassiné de sang ''froid,'' avec tranquillité & réflexion. On dit battre ''froid'' à quelqu’un, ou faire ''froid,'' le recevoir avec un visage moins ouvert qu’à l’ordinaire, marquer de l’indifférence pour sa personne & pour ses intérêts. Faire le ''froid'' sur quelque chose, témoigner de l’indifférence, ne marquer nul empressement.
{{StdT|l|☞}} On dit d’un homme qui n’est point vif, empressé à servir les amis, que c’est un ami ''froid :'' & qu’il y a du ''froid'' entre deux amis, lorsque leur amitié a souffert quelque altération.
{{StdT|l|☞}} En matière de belles lettres & de littérature, ce terme est employé au figuré. On dit qu’un style est ''froid,'' qu’un discours est ''froid,'' qu’une pensée est ''froide,'' qu’un conte est ''froid,'' qu’un Orateur est ''froid.'' Par-tout il désigne ce qui n’a rien de vif, d’animé ; rien qui pique & éveille l’esprit, qui remue les passions. La{{lié}}Bruyère dit qu’il n’a manqué à Térence que d’être moins ''froid,'' & à Molière d’écrire purement. Bien des connoisseurs ne souscrivent pas à ce jugement. Une louange est ''froide,'' quand elle est excessive. Le style ''froid'' vient d’une diction trop commune ou trop recherchée. La stérilité, le défaut d’imagination contribuent beaucoup à rendre un Orateur ''froid.'' Un Orateur ''froid'' ne touche point ses Auditeurs, & ne paroît pas lui-même touché. Des applications froides & spéculatives ne suffisent pas pour nous instruire de nos devoirs. {{sc|Nic}}. Les préceptes sont de ''froides'' leçons ; les exemples vivans instruisent mieux. {{sc|Corn}}.
{{poem|''Un fou du moins fait rire, & peut nous égayer ;''
''Mais un ''froid'' Ecrivain ne fait rien qu’ennuyer.''{{em}}
{{mpom|{{sc|Boil}}.|d}}|m=1em}}
{{StdT|l|☞}} Le ''froid,'' dans le figuré, est une métaphore établie ; mais il ne faut point qu’elle passe les bornes : & l’Italien qui disoit, à son retour de Pologne, que les personnes de ce pays-là étoient si ''froides,'' que leur conversation l’avoit enrhumé, outroit la métaphore : on pourroit porter le même jugement de celui qui se plaignoit d’être morfondu à la lecture d’un Poëte dont les vers étoient fort ''froids'' & fort languissans.
{{StdT|l|☞}} En Peinture, en Sculpture, &c. ''froid'' se dit d’une composition qui manque de feu, d’ame. Un tableau est ''froid,'' lorsque les passions, les mouvemens de l’ame ne sont pas exprimés sur le visage & dans les attitudes. On dit une tête ''froide,'' de celle qui ne rend pas les passions. Un dessein ''froid,'' celui dont les formes trop unies ne rendent point la force nécessaire au mouvement.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Froid}}, en Jurisprudence, homme impuissant, mais qui n’est tel, ni par la vieillesse, ni par aucune maladie passagère. ''Voyez'' {{tr6L|FRIGIDITÉ}}.
{{sc|À Froid}}. adv. Sans feu, sans chaleur. Du fer battu ''à froid,'' pour dire, forgé sur l’enclume sans le faire chauffer. Pour faire les bonnes cuirasses & les arcs de carrosse, il faut les battre ''à froid.'' Il faut infuser ''à froid,'' pour faire certaines digestions de plantes, sans faire chauffer l’infusion.
{{StdT|l|☞}} Chez les Teinturiers, donner une couleur ''à froid,'' teindre ''à froid'' c’est teindre sans feu & sans chaleur, ou ne point faire passer les étoffes par un bain chaud. Le noir ''à froid'' est défendu par les réglemens.
<section end="FROID"/>
<section begin="FROIDEMENT"/><nowiki />
FROIDEMENT. adv. Dans un état où l’on sent la froidure, où on est exposé au froid. ''{{lang|la|Frigidè.}}'' Vous êtes logé bien ''froidement.'' Il est peu usité au propre.
{{sc|Froidement}} est plus usité au figuré, & signifie, d’une manière sérieuse, réservée, d’une manière froide, sans émotion, avec indifférence. ''{{lang|la|Lentè, moderatè, oscitanter.}}'' Vous avez reçu mes avances bien ''froidement.'' Il m’a répondu bien ''froidement.'' Vous louez les œuvres d’autrui ''froidement.'' {{sc|Gomb}}. Il se mit à rire, & me dit ''froidement.'' {{sc|Pasc}}. Les Stoïciens se vantoient de regarder ''froidement'' la mort, & comme une chose indifférente. {{sc|La{{lié}}Bruy}}. On lit d’ordinaire assez ''froidement'' l’histoire des événemens qui n’intéressent pas notre siècle. {{sc|Fléch}}.
<section end="FROIDEMENT"/>
<section begin="FROIDEUR"/><nowiki />
FROIDEUR. s. f. Qualité de ce qui est froid, & se dit au propre de la ''froideur'' des corps. ''{{lang|la|Frigus, algor.}}'' La ''froideur'' du marbre. Quelques-uns ont douté que le mot de ''froideur'' fût bon au propre. Ils ont cru qu’il ne devoit s’employer qu’au figuré, & qu’il falloit dire le ''froid'' de la saison. Mais ''froideur'' au propre a été approuvé, & Messieurs de l’Académie l’ont confirmé. La ''froideur'' de l’hiver a été excessive. La ''froideur'' de l’eau.
{{sc|Froideur}} est plus élégant au figuré, & signifie indifférence, accueil froid. ''{{lang|la|Remissio, languor.}}'' Traiter quelqu’un, le regarder avec ''froideur.'' Les ''froideurs'' d’une Maîtresse. La malignité de l’homme regarde nos meilleures qualités avec ''froideur.'' {{sc|Nicot}}. Il ne fut pas blessé de ce refus : une marque de ''froideur'' dans un temps où elle pouvoit avoir de la jalousie, n’étoit pas un mauvais augure. {{P.|{{sc|de{{lié}}Cl}}}}.
{{poem|''J’enrage quand je vois sa piquante'' froideur.{{em}}
{{mpom|{{sc|Mol}}.|d}}|m=1em}}
La modération dans les négociations est une ''froideur'' habile & politique. {{M.|{{sc|Esp}}}}. {{M.|Pascal}} admiroit la simplicite, & pour ainsi dire, la ''froideur'' avec laquelle Jesus-Christ parloit des choses les plus relevées. {{sc|Préf}}. ''des Pens. de Pascal.''
<section end="FROIDEUR"/>
<section begin="FROIDIR"/><nowiki />
{{StdT|l|☞}} FROIDIR. v. n. Ce terme s’applique aux choses qui de chaudes deviennent froides. ''{{lang|la|Frigescere.}}'' On ne dit point à l’actif que le marbre ''froidit'' les mains quand on le touche. ''{{lang|la|Frigefacere.}}'' Il est aussi réciproque. Se ''froidir.'' Ce verbe, selon Vaugelas, n’est pas usité, & en sa place il faut dire, ''{{tr6L|REFROIDIR|refroidir}}.'' Cependant il se trouve dans le Dictionnaire de l’Académie avec ces exemples : ne laissez pas ''froidir'' le dîner. Votre bouillon ''froidit.'' Cela se ''froidit.'' Les viandes se ''froidissent.''
FROIDI, IE. part. & adj. ''{{lang|la|Frigefactus.}}''
<section end="FROIDIR"/>
<section begin="FROIDMONT"/><nowiki />
FROIDMONT. Nom d’une Abbaye du Beauvaisis, en l’île de France. ''{{lang|la|Frigidus mons.}}'' Elle est sur la petite rivière de Tera, à deux ou trois lieues de la ville de Beauvais, vers l’Orient méridional.
<section end="FROIDMONT"/>
<section begin="FROIDURE"/><nowiki />
FROIDURE. s. f. Le froid répandu dans l’air. ''{{lang|la|Frigus, algor.}}'' La ''froidure'' règne dans les lieux situés vers le Septentrion.
{{poem|''Misérable troupeau, qui durant la'' froidure,
''Vois ces champs sans moisson, & ces prés sans verdure.''
{{mpom|{{sc|Rac}}.|d}}|m=1em}}
<section end="FROIDURE"/>
<section begin="FROIDUREUX"/><nowiki />
FROIDUREUX, EUSE. adj. Frilleux, qui craint le froid. ''{{lang|la|Frigoris impatiens, algidus.}}'' Il n’est que du discours familier.
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FROILON. ''Voyez'' {{tr6L|FRESLON}}.
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FROIS. ''Voyez'' {{tr6L|FRÈS|{{sc|Fres}}}} & {{tr6L|ORFROIS}}.
<section end="FROIS"/>
<section begin="FROISSEMENT"/><nowiki />
FROISSEMENT. s. m. Action par laquelle on froisse. ''{{lang|la|Fricus, friatio, tritura.}}'' On explique en Physique la plupart des effets de la nature par le moyen du ''froissement'' des parties. On fait les bourdonnets mollets, pour ne point exposer témérairement la partie au ''froissement'' & à la confusion. {{sc|Dionis}}.
<section end="FROISSEMENT"/>
<section begin="FROISSER"/><nowiki />
FROISSER. v. a. Faire quelques contusions ; meurtrir par une impression violente. ''{{lang|la|Atterere, frangere, collidere.}}'' Ce manœuvre est tombé du haut de ce bâtiment, il s’est tout ''froissé'' le corps. On a donné à cet homme cent coups de bâton, on l’a tout ''froissé,'' il a eu une côte ''froissée,'' enfoncée. L’un me heurte d’un ais dont je suis tout ''froissé.'' {{sc|Boil}}. Il y a des Chirurgiens qui disent que les tentes meurtrissent & ''froissent'' par leur dureté les chairs qui sont délicates étant dépouillées de la peau. {{sc|Dionis}}.<section end="FROISSER"/><noinclude>
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{{table|titre=[[Histoire des Aventuriers Flibustiers (Exquemelin)/Tome I/Index|Table des Matières (''Index'')]]|page={{pli|384|24}}}}
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Ronde de table (Doucement, à table assis)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Sur la fin du carnaval (Pour le vulgaire ignorant)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Le roi de la fève (J’aimerais assez être roi)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Le mardi-gras (Du mardi-gras)
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Page:Gilliéron - Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais), 1880.djvu/144
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Rafavannay
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<section begin="panatèra" />
{|width=80% cellspacing=0 style="line-height:1.25em;text-align-last:justify;margin-left:10%"
|-
|de la prison. Il a entendu que Panatèra parlait avec le dia-
|-
|''bḍė è dézaivé eu dyabḍė : « O Dyabḍė, tė mė sotâẽ ré !'' »
|-
|ble et disait au diable : « Oh, diable, tu me soutiens rien !
|-
|« ''Kėmé té sotėñė ré ! te vâi bâẽ kė роõ pa tė''
|-
|« Comment te soutiens rien ! tu vois bien que peuvent pas te
|-
|''feirė moėri è nė tė poèro jamé feirė moėri kė sė tė''
|-
|faire mourir et ne te pourront jamais faire mourir que si te
|-
|''fõ na tsėmizė tota d’õ dzo, mõda, fėla, feirė la taila''
|-
|font une chemise toute d’un jour, émonder, filer, faire la toile
|-
|''è la tsėmizė è poâi tė raza tűi lu pâi kė t’a sű tõ''
|-
|et la chemise et puis te raser tous les poils que tu as sur ton
|-
|''ko. Lė kapűsė s’é moėzô dẽsė :'' « ''l’é bõ !'' » ''s’é torné''
|-
|corps. Le capucin s’est pensé ainsi : « c’est bon ! » s’en tourne
|-
|''trãkilė vè luz âtrė è lyeu di :'' « ''si ku faré preu''
|-
|tranquille vers les autres et leur dit : ce coup ferons assez
|-
|''moėri Panatèra, i awi dẽsė dẽsė.'' » ''Sé sõ vűtė boėtô''
|-
|mourir Panatèra, j’ai entendu ainsi ainsi : » Se sont vite mis
|-
|''aprè a l’ai feirė la tsėmizė è raza lu pâi è poâi kã''
|-
|après à l’y faire la chemise et raser les poils, et puis quand
|-
|''l’ai õ-z-ű fei sė l’õ fotű dėdé õ grû foâ è l’a''
|-
|ils ont eu fait ça l’ont mis dedans un grand feu, et il a
|-
|style="text-align-last:left"|''peu boėrla.''
|-
|style="text-align-last:left"|pu brûler.
|}<section end="panatèra" />
<section begin="fée" />{{t4|CONTE DE FÉE|fs=125%|ff=serif|m=2em}}
{|width=80% cellspacing=0 style="line-height:1.25em;text-align-last:justify;margin-left:10%"
|-
|{{em|2}}''L’ai avâi õ yâdzė na fayė kė l’avâi tã fã d’îtrė''
|-
|{{em|2}}L’y avait une fois une fée qu’elle avait tant faim d’être
|-
|''marèna d’õ éfã. L’avâi dėmãdô a na fèna dė''
|-
|marraine d’un enfant. Elle avait demandé à une femme de
|-
|''l’îtrė dė sa fėḍė. La fèna l’avâi pa tã fã dė la l’ai''
|-
|l’être de sa fille. La femme elle avait pas tant faim de la l’y
|-
|''bałé ; mei l’omė l’a trovô kė la l’ai faḍâi pyé''
|-
|donner ; mais l’homme il a trouvé que la l’y fallait seulement
|-
|''bałé, parsė kė la fayė l’avâi dė kė sé rėpètrõ pa.''
|-
|donner, parce que la fée elle avait dit que se repentiront pas.
|-
|''La fėḍė ėtâi vėneuta grûsa. Õ dzo kė l’avai itô dé la''
|-
|La fille était venue grande. Un jour qu’elle avait été dans la
|}<section end="fée" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Chanson Bachique (Je veux toujours me coucher ivre)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/La mousse (Amis des plaisirs et des jeux)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Le fond de la bouteille (Amis, n’allez pas croire)
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Discussion:L’Honneur des grandes neiges
1
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Bzhqc
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/* Illustrations de Daniel BILLON (1927-2004) */
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== Préface de Francis LACASSIN (1931-2008) ==
La préface intitulée "James Oliver CURWOOD ou l'effort et l'optimisme", pages 7 à 12, non libre de droit, n'a pas été retranscrite. [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 9 juin 2026 à 07:36 (UTC)
== Illustrations de Daniel BILLON (1927-2004) ==
Les illustrations de Daniel Billon ont été caviardées dans le fac-similé et n'ont pas été insérées dans le texte retranscrit : couverture, pages 17, 25, 32bis, 53, 83, 96bis, 103, 113, 123, 142, 143, 153, 160bis, 165, 183, 205, 224bis, 247, 261, 269... [[Utilisateur:Bzhqc|Bzhqc]] ([[Discussion utilisateur:Bzhqc|d]]) 9 juin 2026 à 07:38 (UTC)
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/14
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Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|2|{{sc|introduction}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
Deux chemins relient ''Ví̩la'' à d’autres villages. L’un de ces chemins conduit en serpentant jusque sur la grand’route d’Évolénaz où la première localité qu’on rencontre est ''Euseigne,'' qui fait partie de la paroisse d’Hérémence. C’est là qu’est le bureau des postes de la commune et que se tiennent les foires.
L’église paroissiale se trouvant depuis trois siècles à ''Vi̩la,'' les Euseignards y vont assister aux offices. Les relations entre les deux villages sont assez fréquentes quoiqu’ils soient séparés par une rivière, car, par suite du morcellement des biens, bon nombre des propriétés d’un versant de la Borgne appartiennent à des gens de l’autre versant. En outre les habitants respectifs de ces villages semblent tous se connaître les uns les autres.
L’autre chemin, s’enfonçant dans l’intérieur du Val des Dix, dessert, en se ramifiant parfois, plusieurs villages et hameaux disséminés à un demi-kilomètre les uns des autres.
Ces villages et hameaux peuvent être considérés comme des faubourgs d’Héré. Ils sont habités en partie par des gens de ''Vi̩la,'' et pendant l’époque des travaux en plein air,
<ref follow=p1>
Plus intimes sont les rapports entre Vex et Hérémence. Les ressortissants des deux communes se rencontrent très souvent soit aux champs, soit sur la route qu’ils doivent parcourir ensemble. Une grande similarité d’intérêts, de mœurs et de langage a pour conséquence naturelle d’amener entre eux de nombreux rapprochements. Du reste, jusqu’au {{s|XV}}, Hérémence faisait partie de la paroisse de Vex et c’est dans cette dernière localité que les offices divins se célébraient pour toute la paroisse, les dimanches et les fêtes.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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text/x-wiki
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Deux chemins relient ''Ví̩la'' à d’autres villages. L’un de ces chemins conduit en serpentant jusque sur la grand’route d’Évolénaz où la première localité qu’on rencontre est ''Euseigne,'' qui fait partie de la paroisse d’Hérémence. C’est là qu’est le bureau des postes de la commune et que se tiennent les foires.
L’église paroissiale se trouvant depuis trois siècles à ''Vi̩la,'' les Euseignards y vont assister aux offices. Les relations entre les deux villages sont assez fréquentes quoiqu’ils soient séparés par une rivière, car, par suite du morcellement des biens, bon nombre des propriétés d’un versant de la Borgne appartiennent à des gens de l’autre versant. En outre les habitants respectifs de ces villages semblent tous se connaître les uns les autres.
L’autre chemin, s’enfonçant dans l’intérieur du Val des Dix, dessert, en se ramifiant parfois, plusieurs villages et hameaux disséminés à un demi-kilomètre les uns des autres.
Ces villages et hameaux peuvent être considérés comme des faubourgs d’Héré. Ils sont habités en partie par des gens de ''Vi̩la,'' et pendant l’époque des travaux en plein air,<ref follow=p1>{{br0}}Plus intimes sont les rapports entre Vex et Hérémence. Les ressortissants des deux communes se rencontrent très souvent soit aux champs, soit sur la route qu’ils doivent parcourir ensemble. Une grande similarité d’intérêts, de mœurs et de langage a pour conséquence naturelle d’amener entre eux de nombreux rapprochements. Du reste, jusqu’au {{s|XV}}, Hérémence faisait partie de la paroisse de Vex et c’est dans cette dernière localité que les offices divins se célébraient pour toute la paroisse, les dimanches et les fêtes.</ref><noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/11
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Rafavannay
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text/x-wiki
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p. 75 1. 26 traitements, ajoutez c. à d. donne ''ė.''
{{ell|p.}} 77 {{ell|l.}} 11 ''rè, re,'' lisez ''rè, re,'' etc.
{{ell|p.}} 78 {{ell|l.}} 19 devrait être ligne 21.
{{ell|p.}} 79 {{ell|l.}} 22 143, lisez 153.
{{ell|p.}} 80 {{ell|l.}} 18 devrait être ligne 19 et vice versa.
{{ell|p.}} 81 {{ell|l.}} 3 '''ò,''' lisez '''ó.'''
{{ell|p.}} 83 {{ell|l.}} 1 au = u, lisez '''au''' = ''u.''
{{ell|p.}} 90 {{ell|l.}} 9 353, 504, lisez 352, 514.
{{ell|p.}} {{ell|90}} {{ell|l.}} 25 504, lisez 514.
{{ell|p.}} 92 {{ell|l.}} 7 358, lisez 353.
{{ell|p.}} 93 {{ell|l.}} 19 difficile, *difficibile.
{{ell|p.}} 94 {{ell|l.}} 7 (loup), lisez (loup), etc.
{{ell|p.}} {{ell|94}} {{ell|l.}} 18 ''tsāzo,'' lisez ''tsàzo.''
{{ell|p.}} 98 {{ell|l.}} 13 264, 273, lisez 264, ss., 273, ss.
{{ell|p.}} 99 {{ell|l.}} 14 502, lisez 302.
{{ell|p.}} 100 {{ell|l.}} 23 ''v{{t|ė|80}}rĩ,'' lisez ''v{{t|ė|80}}rẽ.''
{{ell|p.}} 102 {{ell|l.}} 13 viperu, lisez *viperu.
{{ell|p.}} 104 {{ell|l.}} 7 ''tsĕ̀vrĕ́rõ,'' lisez dérivés.
{{ell|p.}} {{ell|104}} {{ell|l.}} 8 dérivés, lisez ''tsĕ̀vrĕ́rõ.''
{{ell|p.}} 106 {{ell|l.}} 21 ''kwè{{t|i|80}},'' lisez ''kwė{{t|i|80}}.''
{{ell|p.}} {{ell|106}} {{ell|l.}} 24 ''wè,'' lisez ''we.''
{{ell|p.}} 109 {{ell|l.}} 28 ''ẓura̩,'' lisez ''zura̩.''
{{ell|p.}} 128 {{ell|l.}} 4 ''discambittu,'' lisez *''discambittu.''
{{ell|p.}} {{ell|128}} {{ell|l.}} 7 ''busil̮o,'' lisez ''busil̮õ.''
{{ell|p.}} 138 {{ell|l.}} 14 '''qu''' se réduit à '''c,''' lisez '''qu’l''' réduit le groupe '''qu''' à '''c.'''
{{ell|p.}} 140 {{ell|l.}} 2 lapiu, lisez il] l'apiu.
{{ell|p.}} 144 {{ell|l.}} 22 254, lisez 255.
{{ell|p.}} 145 {{ell|l.}} 23 469, lisez 502.
{{ell|p.}} 146 {{ell|l.}} 5 502, lisez 432.
{{ell|p.}} {{ell|146}} {{ell|l.}} 22 imbracchio, lisez imbrac(c)hio.
{{ell|p.}} 148 {{ell|l.}} 28 400, lisez 431.
{{ell|p.}} 150 {{ell|l.}} 17 ''kul̮è̩,'' lisez ''kul̮è̩.''
{{ell|p.}} 151 {{ell|l.}} 1 ''s{{t|ė|80}},'' lisez ''s''(''{{t|ė|80}}'').
{{ell|p.}} 151 {{ell|l.}} 14 ''ꞓẽmiꞓyèro,'' lisez ''ꞓẽmitꞓyèro.''
{{ell|p.}} 153 {{ell|l.}} 11 NC = ''ts,'' lisez NC devant '''a''' = ''ts.''
{{ell|p.}} 157 {{ell|l.}} 10 219, 290, lisez 256, 298.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/27
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2026-06-17T09:46:41Z
Rafavannay
131027
mise à jour avec les styles de tableau
15874745
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text/x-wiki
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{{t3|PHONOLOGIE|fs=175%|ff=serif|mt=3em|sp=.2em}}
{{sep|5|mt=1.5em|mb=1em}}
{{t4|VOCALISME|fs=150%|ff=serif|m=1em|sp=.1em}}
{{sep|5|mt=2em|mb=3em}}
{{t5|VOYELLES TONIQUES|fs=125%|m=1em|ff=serif}}
{{c|'''a''' {{sc|latin}}|m=1em}}
{{§|44.}} '''a''' tonique libre persiste et est généralement long, s’il n’est en contact ni avec un ''yod'' ni avec une nasale.
{|class=std
|pratu||''prā''||(pré) ;
|-
|pratos||''prā''||(prés) ;
|-
|amatu||''lãmā''||(aimé) ;
|-
|amatis||''lãmā''||(aimez) ;
|-
|amata(s)||''lãmāy{{t|ė|80}}''||(aimée[s]) ;
|-
|vannata(s)<ref>Nous avons jugé inutile de pourvoir d’un astérisque les mots du latin vulgaire non attestés, tels que '''*vannata''', lorsque ces mots se retrouvent dans d’autres langues romanes. Nous avons réservé l’astérisque pour les formes reconstruites en vue d’expliquer quelques mots spécifiques d’Héré.</ref>||''vănā''||(vannée[s]) ;
|-
|sapet||''ꞓā''||(sait) ;
|-
|habet||''ă''||(a) ;
|-
|faba||''fāvă''||(fève) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/28
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2026-06-17T09:48:12Z
Rafavannay
131027
mise à jour avec les styles de tableau
15874747
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|16|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|nasu||''nã''||(nez) ;
|-
|portabat||''portāy{{t|ė|80}}''||(portait) ;
|-
|quale||''kā''||(quel) ;
|-
|amare||''lãmā''||(aimer) ;
|-
|patre||''pār{{t|ė|80}}''||(père) ;
|-
|sale||''ꞓā''||(sel) ;
|-
|clave||''kl̮ā''||(clef) ;
|-
|claru||''kl̮ā''||(clair), etc.
|}
{{sc|Exception}} : clavu ''kl̮u'' (clou) où il s’agit de '''au'''.
{{§|45.}} '''ã''' entravé persiste même après une palatale et devant '''l'''.
{|class=std
|quattor||''kă̩tro''||(quatre) ;
|-
|bassu||''bā''||(bas) ;
|-
|parte||''pā''||(la part) ;
|-
|villaticu||''vìla̩zo''||(village) ;
|-
|altu||''ā{{t|a|80}}''||(haut) ;
|-
|calceas||''tsā̩s{{t|ė|80}}'' ou ''tsaas{{t|ė|80}}''||(chausses) ;
|-
|cal(i)du||''tsā''||(chaud) ;
|-
|galbinu||''zāno''||(jaune) ;
|}
1. {{sc|Exception}} : {{em|3}}palma {{em|3}}''po̩{{t|u|80}}ma'' {{em|3}}(paume).
{{a|{{sc|Remarque}} : À propos de '''al''' devant une cons. on peut vraisemblablement supposer un ancien ''au'' qui se serait réduit à ''a'' (cf. M. L., I, 232) ; ''po̩{{t|u|80}}ma'' si ce mot est bien patois confirmerait cette hypothèse ; car ici le double voisinage d’une labiale aurait empêché le retour de ''au'' à ''a.''|4|-2}}
2. {{sc|Exception}} : {{em|3}}carne {{em|3}}''tsĕ{{t|ė|80}}'' {{em|3}}(chair) a été — peut-être influencé par '''caro'''.
{{Accolade(|{{em|4}}(germ.) {{em|3}}garba|''zè̩rba'' {{em|3}}(gerbe) ;<br>''zi̩rba'' {{em|3}}(averse) ;|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
cdody4zjbb0bb2x8li774wq50vtku7n
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/29
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2026-06-17T09:49:22Z
Rafavannay
131027
mise à jour avec les styles de tableau
15874749
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|17|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="a" />3. {{sc|Exception}} : fantasma {{em|3}}''fāto̩ma'' {{em|3}}(fantôme), qui est ou français, ou remonte à *fantagma (cf. M. L., I, 245).
4. {{sc|Exception}} : adcapto {{em|3}}''atsĕ̩̀to'' {{em|3}}(j’achète), forme refaite en partie sur l’infinitif.<section end="a" />
<section begin="a_yod" />{{§|46.}} '''a''' libre infecté d’un ''yod'' précédent aboutit à ''ă'' dans les finales -'''atu''' -'''atos''' -'''ate''' et dans -'''ata''' des noms collectifs.
{{sc|Remarque}} : Cet ''à'' a la même qualité que l’''a'' décrit au {{§|2.}}
{|class=acc
|fabricatu||''făèrjyă''||(forgé) ;||rowspan=5|{{Accolade|d|5|mince}}||rowspan=5|Les part. passés des verbes des §§ 426, 430, 431, 432 et 433 ont les mêmes terminaisons que les formes ci-contre.
|-
|carricatu||''tsarjyă''||(chargé) ;
|-
|cambiatu||''tsãjyă''||(change) ;
|-
|taliatu||''tal̮ă''||(coupé) ;
|-
|taliatos||''tal̮ă''||(coupés) ;
|-
|peccatu||''petꞓyă''||(péché) ;
|-
|peccatos||''petcyă''||(péchés) ;
|-
|mercatu||''martꞓyă''||(le marché) ;
|-
|mercatos||''martꞓyă''||(marchés) ;
|-
|commeatu||''k{{t|o|80}}ũjyă''||(permission) ;
|-
|pietate||''pijyă''||(pitié) ;
|-
|medietate||''meitꞓyă''||(moitié) ;
|-
|pugnata||''pun̮ă''||(poignée) ;
|-
||bracchiata
||''braꞓyă''
|colspan=3|(brassée) et § 353.
|}
L’''ă'' de ces deux derniers mots contient peut-être l’'''a''' atone final latin. On peut même aller jusqu’à dire que cet ''ă'' est l’'''a''' final latin, comme c’est le cas dans :<section end="a_yod" /><noinclude>
<references/></noinclude>
ojaw1ck1uygghh9dnj3tbhsr5b2klpp
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/30
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|18|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|partita||''partꞓyă''||(la partie) ;
|-
|formica||''frumyă''||(fourmi).
|}
Cf. aussi leur plur. § 353.
{{sc|Remarque}} : Dans les groupes -'''g’la'''-, -'''c’la'''-, la palatale n’a pas agi sur l’'''a'''. Il en a été de même en français, dans les phonèmes semblables :
{|class=std
|rasculare||rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}}''rac̑l̮ā̩''||rowspan=2|(raclé[r]) ;
|-
|rasculatu
|-
|porcu singulare||''pwèsēl̮ā̩''||(sanglier) ;
|-
|*pesculare||''pèc̑l̮ā̩''||(fermer à clef) et
|-
|||''rèl̮ā''||(serré, fort), qui pourrait
|}
{{SA|remonter à '''regulatu''', '''religatu''' ou '''revigilatu'''.}}
{{§|47.}} -'''atas''' -'''ates''', finales de substantifs féminins précédées d’une palatale, se réduisent à ''ĕ'' :
{|class=std
|pugnatas||''pun̮ĕ̩''||(poignées) ;
|-
|bracchiatas||''braꞓyĕ̩''||(brassées) ;
|-
|medietates||''meitꞓyĕ''||(moitiés) (§ 353).
|}
Il n’est pas facile de décider si l’''ĕ'' final de ces mots est le produit direct d’'''a''' palatalisé ou la résultante des finales atones -'''as''' ou -'''es''' qui auraient attiré l’accent. Cette dernière hypothèse est supportée par les mots : '''formicas''', '''rendutas''' dont les formes patoises sont ''frumyĕ̩'' (fourmi), ''rẽdwĕ̩'' (rendues). Cependant je suis porté à croire que l’''ĕ'' n’est autre chose que l’'''a''' tonique qui s’est palatalisé en ''e,'' car d’abord ce qui a pu affecter les groupes -'''i̩cas''' et -'''u̩tas''' n’affectera pas nécessairement le groupe -'''atas'''. Ensuite, à Héré., la voyelle atone finale est tombée avant le '''t''' qui la précédait (§§ 318, 354). Enfin il n’y a aucune raison de supposer que l’''e'' atone final de '''medietates''' se soit conservé assez longtemps pour attirer l’accent.<noinclude>
<references/></noinclude>
1ka3kzgryd26ss7xbvo0z2y8bvjfvjf
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|19|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{§|48.}} -'''ata'''('''s''') des participes passés féminins des verbes en ''yod'' + '''are''' est représenté par ''-é̩itė'' qui remonte à '''*écta''' (§ 421) :
{|class=std
||cuminitiata (s)||''komé̃icyéitė''||(commencée[s]) ;
|-
|manducata(s)||''mĩjyéitė''||(mangée[s]).
|}
Le traitement de ''yat'' a vivement préoccupé quelques romanistes dans ces dernières années. On sait que Odin (Phon., p. 23), Morf (''Ro.,'' XVI, 278) et Gauchat (§ 11), ont voulu l’expliquer dans les participes en supposant que le féminin -'''yata''' avait pris la place du masculin.
M. L., I, 240, y voit plutôt un traitement spécial de -'''yatu''' où la palatale n’aurait pas agi comme d’habitude.
Horning, L. B., 1893, p. 293, prétend que -''yet'' est devenu -''yat.'' (cf. aussi Philipon, Ro., XVI, 263).
Mais Gauchat, Ro, 98, p. 278 et ss. retire l’opinion qu’il soutenait jadis, et explique -''yă'' < -'''yatu''', -'''yatos''', -'''yate''' par le passage de (''y'')''e'' final à (''y'')''ă'' et cite les mots ''fwa'' < '''focu''', ''pyă'' < '''pede''', à l’appui de sa théorie. C’est absolument ce que j’avais découvert pour ce qui concerne le Pat. d’Héré.
{{§|49.}} Devant les autres consonnes '''a''' libre précédé d’une palatale devient ''e'' qui est bref dans la plupart des cas et est généralement ouvert à l’intérieur d’un mot :
{|class=std
|cado||''tꞓyḗjo''||(je tombe) ;
|-
|cadit||''tꞓyḕ''(''t'')||(il tombe) ;
|-
|cara||''tꞓyĕ̩̀ra''||(figure) ;
|-
|caras||''tꞓyĕ̀rė''||(figures) ;
|-
|caru||''tꞓyĕ̀''(''r'')||(cher) ;
|-
|cara||''tꞓyĕ̀rė''||(chère adj.) ;
|-
|carricabam||{{erratum|tsarjyyĕ(v)o|''tsari̩yĕ̩''(''v'')''o''}}||(je chargeais) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
g6kkarp7ml5kl8porlfwujpt5ulfis5
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|20|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|carricabat||''tsarjyĕ̩vė''||(il chargeait) ;
|-
|*cama ?||''tꞓyĕ̩ma''
|rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}} (chèvre) ;
|-
|capra||''tꞓyĕ̩vra''
|-
|scala||''éꞓyĕ̀la''||(échelle) ;
|-
|podiare||''poyĕ̩''||(monter) ;
|-
|basiare||''beijyĕ̩̀''||(baiser) ;
|-
|adclariare||''akl̮aryĕ̩''||(éclairer) ;
|-
|manicare||''manèyĕ̩''||(manier).
|}
On a ''é'' dans :
{|class=std
|casis||colspan=2|''tꞓyĕ́'' (chez) qui s’emploie à la proclise ;
|-
|gavea
|width=30%|''zḗ̩wĕ́''
|width=30%|(cage) dont l’'''a''' est
|}
{{SA|sous une double influence palatalisante.}}
{{sc|Exception}} : camuz (germ.) ? ''tsa̩mo'' (chamois).
{{§|50.}} Les verbes suivants, bien que l’'''a''' y soit précédé d’une palatale en patois, ont à l’infinitif l’''a'' des verbes en '''are''' pur, parce que l’''y'' y est d’origine récente.
{|class=std
|*aridare ?||''aryā''||(traire) ;
|-
|marcare||''martꞓyā''||(marcher) ;
|-
|maritare||''maryā''||(marier) ;
|-
|fidare||''fiyā''||(fier)
|}
{{SA/o|et circare ''tserkā'' (chercher) où '''ca''' est resté ''ka.'' Ce verbe a dû appartenir probablement à la langue des enfants<ref>Le ''k'' étant plus facilement articulé que ''ky'' par les enfants, dans les premiers temps du passage de ''k'' à ''ky,'' la forme ''tserka'' usitée peut-être dans les jeux (de cache-cache) avec les enfants et dans d’autres circonstances, aura été conservée dans le langage le plus familier et se sera propagée de là dans la plupart des autres emplois (cf. cacare > ''kaka'' et ses dérivés).</ref>. Du}}<noinclude>
<references/></noinclude>
anknz58dtxeibqcjdwjec2qmaokdbdl
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/33
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|21|b=<hr>}}</noinclude>{{SA/f|reste le dérivé régulier de circare se retrouve dans ''ꞓerlꞓye lĕ̀ puzė'' (chercher les puces). ''martꞓyā'' n’appartenait pas au fonds primitif d’Héré.}}
''maryā'' : ici le '''t''' latin s’est conservé assez longtemps pour empêcher l’'''a''' de se palataliser (cf. v. fr.) « marier » et non « mariier ».
''aryā'' serait dans le même cas, si '''aridare''' en est bien l’origine.
''jam'' est devenu ''jyă'' dans ''dejyă.''
{{§|51.}} Quelques verbes en -'''gare''' ont suivi un autre développement que ceux en -'''yare''' :
{|class=acc
|negare||''nèwā''||(nier)||rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}}||rowspan=2|supposent des types en -'''guare'''.
|-
|interrogare||''ēteṛvā''||(interroger)
|-
|ligare||''l̮īrė''
|colspan=3|(lier) s’est confondu avec '''legere'''.
|}
{{§|52.}} Enfin :
{|class=std
|tirare||''triyĕ́, tiryĕ́''||(tirer) (cf. Du., p. 21, Gau., § 16) ;
|-
|virare||''vĭryĕ́''||(tourner) ;
|-
|mirare||''miryĕ́''||(mirer) ;
|-
|adcerare||''asiryĕ́''||(cirer) ;
|-
|desiderare||''dĕjiryĕ́''||(désirer),
|}
{{SA|font aussi partie comme en anc. fr. de la classe des verbes en -'''are''' palatalisé ; mais ils ont un ''é'' fermé, au lieu de ''ĕ,'' sans que j’en puisse découvrir la raison.}}
-'''urare''' {{em|3}}a échappé à la palatalisation :
{{c|mesurare {{em|3}}''mĕjura'' {{em|3}}(mesurer).}}
{{§|53.}} '''a''' libre ou entravé suivi d’une palatale, aboutit en général à un son que j’ai noté tantôt ''é,'' tantôt ''é{{t|i|80}},'' tantôt ''ì.''<noinclude>
<references/></noinclude>
ss10e9hda9mhw58p7co4mlk5qik6ft9
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/34
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|22|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude>Il semble que le phonème issu d’'''a''' suivi d’une palatale soit en plein cours d’évolution : tiraillé par différentes sources d’analogie, il ne peut présentement se décider pour aucune. (§§ 6, 17 ss.).
{|class=acc
|veracu||''vėrĕ́, veri''||(vrai) ;
|-
|serac(e)u||''ꞓĕ̀ri''||(sérac) ;
|-
|facere||''fère'' et ''fire''||(faire) ;
|-
|facio||''fḗjo''||(je fais) ;
|-
|facis||''fé{{t|i|80}}''||(tu fais) ;
|-
|facitis||''fé̩idĕ̀''||(vous faites) ;
|-
|factu||''fé, fì''||(fait) ;
|-
|facta||''fé{{t|i|80}}t{{t|ė|80}}''||(faite) ;
|-
|fragu||''fré''||(fraise) ;
|-
|pace||''pé{{t|i|80}}''||(paix) ;
|-
|brac(c)hiu||''brḗ''||(bras) ;
|-
|illac||''lé{{t|i|80}}'' et ''lì''||(là) ;
|-
|ecce hac||''ꞓĕ́{{t|i|80}}''||(çà) ;
|-
|saxu||''ꞓe{{t|i|80}}''||(rocher) ;
|-
|magide||''mé''(''k'')||(pétrin) ;
|-
|falce||''feis{{t|ė|80}}''||(la faux) ;
|-
|*plastraceu||''plaṣré''||(paresseux)||rowspan=2|{{Accolade|d|3|mince}}||rowspan=2|dont les féminins
|-
|« tracas » (fr.) + '''aceu'''||''tarké''||(taquin)
|-
|colspan=5|''plaṣraꞓ{{t|ė|80}}'' et ''tarkaꞓ{{t|ė|80}}'' indiquent qu’ils se terminaient en '''aceus'''.
|}
Dans les mots précédents '''a''' + palatale a d’abord produit ''ei,'' lequel semble aboutir en finale à 3 résultats :
1) Le second élément de la diphtongue s’affaiblit : ''ꞓe{{t|i|80}}.''
2) Il disparaît complètement : ''bré.''
3) Les deux voyelles se fondent en ''ì,'' son intermédiaire entre ''é'' et ''i'' : ''ꞓĕ̀rì.''<noinclude>
<references/></noinclude>
6a2allku6byt5rz4zxz1em8jiyk71zw
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/35
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|23|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=exc
|{{sc|Exception :}}||lacu||''lak''||(lac)||est fr. ;
|-
|
|ebriacu||''briac̑o''||(drôle)||a échangé -'''acu'''
|}
{{SA|contre -'''ascu'''.}}
{{§|54.}} On trouve un ''è'' dans :
{|class=std
|placere||''plḕr{{t|ė|80}}''||(plaire) (fr. ?)
|}
{{SA|sur le thème duquel s’est formé}}
{|class=std
|placeo||''plḕjo''||(je plais) ;
|}
De même :
{|class=std
|tragere||''trḕrė''||(tirer) ;
|}
{{SA|et :}}
{|class=std
|trago||''trḕjo''||(je tire) ;
|-
|vadio||''vḕjo''||(je vais) assimilé à trèjo.
|-
|martiu||''mè''||(mars) parce que l’''e'' est
|}
{{SA|resté plus longtemps en position. C’est peut-être pour la même raison que}}
{{a|(m)acru donne (''m'')''ègro'' ([m]aigre),|10%|0}}
{{SA|si ces mots n’ont pas été empruntés au français.}}
{|class=std
|lacryma||''{{erratum|legreme|lĕ́grĕ̩́m{{t|ė|80}}}}''||(larme)
|}
{{SA|a appartenu à la même série avant de déplacer l’accent.}}
{{§|55.}} On rencontre ''i'' dans :
{|class=std
|magis||''mī''||(plus), {{em}}(''me, ma'' =[mais]) ;
|-
|habeo||''i''||(j’ai) ;
|-
|sapeo||''ꞓi''||(je sais) ;
|-
|laceu||''l{{t|ė|80}}i''||(lacs) ;
|-
|malefatius ?||''māvi''||(méchant).
|}
Les trois mots ''i, ci, mi'' ont atteint un développement très avancé, ce qui se comprend. On en peut conclure que<noinclude>
<references/></noinclude>
giqqaln1o3vbi6qrjig0m8qomuwf3i8
Page:Arnaud - Coralie l inconstante Tome 1.djvu/9
104
4916044
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Rafavannay
131027
corr armand -> arnaud
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki />
<div class="titre" >
<div style="text-align:center"><div style="font-size:350%;font-family:Times new roman">CORALIE</div>
L’INCONSTANTE,
PAR
Mme A. ARNAUD.
AUTEUR
DE LA COMTESSE DE SERVY, CLÉMENCE, ETC.
{{interligne|6em}}
<div style="font-size:350%;font-family:Times new roman">1</div>
{{interligne|4em}}
Paris.
BERQUET ET PÉTION, ÉDITEURS,
<small>LIBRAIRES-COMMISSIONNAIRES, </small>
11, rue du Jardinet.
{{-}}
1843.
</div></div><noinclude>
<references/></noinclude>
0aldrr033hjap981tbea0yplf798jml
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/36
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|24|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude>'''a''' + palatale aboutira à ''i'' dans le cours du temps si son évolution n’est pas entravée par des raisons particulières (cf. -'''arius''' § 57).
{{§|56.}} L’'''a''' s’est maintenu :
a) Devant '''cc''' :
{|class=std
|saccu||''ꞓăk''||(sac) ;
|-
|vacca||''ats{{t|ė|80}}''||(vache).
|}
b) Lorsque la palatale latine ou romane était suivie d’un '''a''' atone :
{|class=std
|bissaccia||''bìꞓats{{t|ė|80}}''||(bissac) ;
|-
|sonac’la||''ꞓùnal̮{{t|ė|80}}''||(sonnette) ;
|-
|minacia||''mėnaꞓ{{t|ė|80}}''||(menace) ;
|-
|glacia||''l̮aꞓ{{t|ė|80}}''||(glace) ;
|-
|plattea||''plaꞓ{{t|ė|80}}''||(place) ;
|-
|braca||''bra̩yė''||(braie) ;
|-
|plaga||''plāy{{t|ė|80}}''||(plaie) ;
|-
|pacat||''pay{{t|ė|80}}''||(paie) ;
|-
|palea||''pal̮{{t|ė|80}}''||(paille) ;
|-
|animalia||''armal̮{{t|ė|80}}''||(bête à corne) ;
|-
|rabia||''razė''||(rage).
|}
{{sc|Exception}} : '''aqua''' ''ī̩̀wĕ́'' (eau) qui rentre dans le § 53. Cependant cf. Gau., § 18.
area ''ī̀r{{t|ė|80}}'' (aire), même traitement que '''aqua''' ; et peut-être '''alvea''' ''ij{{t|ė|80}}'' (ustensile de cuisine).
On peut y ajouter
{|class=std
|gavea||''zėwĕ́''||(cage) (§ 49).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
c9d6kcu2i2ek9269c3zcuob5yku67tc
Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/169
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Lorlam
85998
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|MATHURINE|c|levant les bras.}}
Une marquise !… chez moi ! {{di|(Saluant.)}} Madame…
{{di|(Resaluant.)}} Mesdames… {{di|(Affairée.)}} Asseyez vous… je
vous en prie… je vous en supplie… Passepoil, Boniface,
des chaises, des gobelets ? Madame boira
bien un verre de vin ? sans façons.
{{PersonnageD|FLOR|c|riant.}}
Ne vous dérangez pas !… Nous n’avons, ma fille
et moi, que quelques mots à dire à {{M.|le lieutenant}}
Philippe.
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Le lieutenant ?
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Votre insistance, madame, à me donner ce titre ?…
{{Personnage|FLOR.|c}}
Je vous le donne parce qu’il est vôtre, monsieur !
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Lieutenant ! moi ?
{{Personnage|OLYMPE.|c}}
Et nous sommes heureuses d’être les premières à
vous en saluer !…
{{Personnage|FLOR.|c}}
C’est à {{M.|{{lié|de Chaverny}}}} et à votre capitaine,
{{M.|{{lié|de Tresme}}}}, que vous devez cette faveur, qui
n’en est point une, puisque vous l’avez si grandement
méritée. Bonjour, mon lieutenant !
{{di|Elle lui tend la main.|d|2}}
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|sa main dans celle de Flor.}}
Oh ! madame la marquise !… Ainsi, moi… moi,
pauvre enfant abandonné, me voilà traité comme<noinclude>
<references/></noinclude>
lbcttsyapebaxc0fnzv3mnic22asszi
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/37
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|25|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{c|{{sc|le suffixe}} -'''ariu''' <nowiki>=</nowiki> i.|m=1em}}
{{§|57.}} Le traitement de -'''ariu''' est encore une question très compliquée (cf. Ro., 97, p. 584 et 613.) D’après Schuchardt et Gröber -'''ĕriu''' se serait substitué à -'''ariu'''. Héré. ne le confirmerait que si on refusait toute influence à la palatale atone. D’autre part, cette hypothèse est contredite par les mots ''miꞓyè'' et ''batijè'' qui viennent de '''ministerium''', '''baptisterium'''.
M. L., I., 223, déclare que pour le canton du Valais -'''ariu''' a donné -''e̩ir,'' lequel aurait suivi en partie le même développement que '''e̩''' (c’est-à-dire '''ḗ'''.) Mais à Héré. '''é''' ne donne '''i''' que dans les mots ''vijyo'' < '''vitia''' ''tsėmijė'' < '''camisia''' (§ 84).
Horning (M. L., I, 556) avance que la forme primitive doit avoir été -'''iariu''' pour le Sud-Est ; mais alors il reste à expliquer pourquoi à Héré. -'''ariu''' donne ''i'' et -'''yariu''' ''yè'' (§ 59).
On ne voit pas à quelle opinion il faut se rallier. Quoi qu’il en soit, si l’on compare -'''ariu''' à '''habeo''', '''sapeo''', '''magis''', (§ 55), on sera tenté de déclarer qu’à Héré. '''ariu''' ne subit aucun traitement spécial, c’est-à-dire qu’'''a''' s’est réduit à ''i'' sous l’influence de la palatale suivante.
{{§|58.}} -'''ariu''' non précédé d’une palatale se réduit à -''ī,'' -'''aria''' à ''īr{{t|ė|80}}'' :
{|class=std
|granariu||''grėnī''||(grenier) ;
|-
|mortariu||''mùrtī''||(mortier) ;
|-
|operariu||''{{t|o|80}}uvrī''||(ouvrier) ;
|-
|pomariu||''p{{t|o|80}}umī''||(pommier) ;
|-
|*vitellariu||''ve{{t|i|80}}lī''||(berger) ;
|-
|vascellariu||''vaꞓėlī''||(fabricant de vaisselle) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
1vupq3q9clh38jvfi2a4pcajw418xim
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/38
104
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{|class=std
|cellariu||''sėlī''||(cellier) ;
|-
|molinariu||''mū̀nī''||(meunier) ;
|-
|rastellariu||''raṣėlī''||(ratelier) ;
|-
|*kannariu||''tsānī''||(ratelier pour les pots) ;
|-
|*missariu||''méꞓī''||(gens qui vont à la messe), etc.
|-
|cannabaria||''tsėnĕ́īr{{t|ė|80}}''||(chènevière) ;
|-
|molinaria||''munīr{{t|ė|80}}''||(meunière) ;
|-
|petraria||''pérīr{{t|ė|80}}''||(carrière) ;
|-
|*ma[n]sionaria||''meijonīr{{t|ė|80}}''||(vache qu’on garde chez soi) ;
|-
|salaria||''ꞓalīr{{t|ė|80}}''||(salière) ;
|-
|butiraria||''burīr{{t|ė|80}}''||(beurrière) ;
|-
|filaria||''fèlīr{{t|ė|80}}''||(filière) ;
|-
|caldaria||''tsóŭdīr{{t|ė|80}}''||(chaudière) ;
|-
|cameraria||''tsã{{t|m|80}}brīr{{t|ė|80}}''||(chambrière) ;
|-
|*gelaria||''zalīr{{t|ė|80}}''||(givre) ;
|-
|garrottaria||''zarŏ́tīr{{t|ė|80}}''||(jarretière).
|}
{{sc|Exception}} : primariu, -aria = ''primyĕ́, primyĕ̀rė'' (premier) mot français.
{{§|59.}} yod + '''ariu''' = ''yĕ̀'' (Gill. note, -''iè,'' pl. 6).<br>{{em|2}}{{ell|§ 59.|}} yod + '''aria''' = ''yĕ̀r{{t|ė|80}}.''
{|class=std
|extraneariu||''eṣrãjyĕ̀''||(étranger) ;
|-
|cloccariu||''kl̮oꞓyĕ̀''||(clocher) ;
|-
|bulengariu||''bolẽjyĕ̀''||(boulanger) ;
|-
|viridiariu||''vèrjyĕ̀''||(verger) ;
|-
|porcariu||''portꞓyĕ̀''||(porcher) ;
|-
|minutiariu||''mėnuјуĕ̀.''||(menuisier) ;
|-
|ma[n]sionaticariu||''meĭnajyĕ̀''||(économe) ;
|-
|sortiaru||''ꞓorꞓyĕ̀''||(sorcier) ;
|-
|{{erratum|domlniariu|dominiarium}}||''dõjyĕ̀''||(danger) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/39
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{|class=std
|leviariu||''léĭjyĕ̀''||(léger) ;
|-
|focariu||''fóyĕ̀''||(foyer).
|}
Mais
{|class=std
|aciariu||''aꞓyĕ́''||(acier), et
|-
|cereseariu||''ꞓèrijyĕ́''||(cerisier)
|}
{{SA|ont l’'''é''' final fermé emprunté au français.}}
{{em|2}}yod + '''aria'''
{|class=std
|leviaria||''lé{{t|i|80}}jyĕ̀r{{t|ė|80}}''||(légère) ;
|-
|*texitaria ?||''tiꞓyĕ̀r{{t|ė|80}}''||(tisserande) ;
|-
|ma[n]sionaticaria||''mežnajyĕ̀rė''||(ménagère) ;
|-
|sortiaria||''ꞓorꞓyĕ̀r{{t|ė|80}}''||(sorcière) ;
|-
|*dimidiaria||''dimyĕ̩̀r{{t|ė|80}}''||(demie).
|}
Ce dernier mot a peut-être un féminin analogique : le masc. étant ''dimyĕ̀'' on lui aura donné un fém. d’après ''léĭjyĕ̀, léĩjyĕ̀r{{t|ė|80}}.''
On verra § 71 γ) que -'''yariu''' présente le même traitement que '''è''' + '''y'''.
<section begin="a+nasale" />{{§|60.}} '''a''' combiné avec une nasale. Sauf dans le groupe -'''anea''', la nasalisation se produit toujours :
{|class=std
|*testanu||''tĕ́ṣã''||(têtu) ;
|-
|fame||''f{{t|a|80}}ã''||(faim) ;
|-
|manu||''mã''||(main) ;
|-
|campu||''tsã''||(champ) ;
|-
|vannu||''vã''||(van) ;
|-
|stagnu||''éşã''||(étang) ;
|-
|grande||''grã''||(grand) ;
|-
|antianu||''ãꞓyã''||(ancien) fr. ?;
|-
|inflammo||''ẽflã̩mo''||(j’enflamme) ;
|-
|*il]l’amo||''lãmo''||(j’aime) ;
|}
<section end="a+nasale" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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{|class=std
|leviariu||''léĭjyĕ̀''||(léger) ;
|-
|focariu||''fóyĕ̀''||(foyer).
|}
Mais
{|class=std
|aciariu||''aꞓyĕ́''||(acier), et
|-
|cereseariu||''ꞓèrijyĕ́''||(cerisier)
|}
{{SA|ont l’'''é''' final fermé emprunté au français.}}
{{em|2}}yod + '''aria'''
{|class=std
|leviaria||''lé{{t|i|80}}jyĕ̀r{{t|ė|80}}''||(légère) ;
|-
|*texitaria ?||''tiꞓyĕ̀r{{t|ė|80}}''||(tisserande) ;
|-
|ma[n]sionaticaria||''mežnajyĕ̀rė''||(ménagère) ;
|-
|sortiaria||''ꞓorꞓyĕ̀r{{t|ė|80}}''||(sorcière) ;
|-
|*dimidiaria||''dimyĕ̩̀r{{t|ė|80}}''||(demie).
|}
Ce dernier mot a peut-être un féminin analogique : le masc. étant ''dimyĕ̀'' on lui aura donné un fém. d’après ''léĭjyĕ̀, léĩjyĕ̀r{{t|ė|80}}.''
On verra § 71 γ) que -'''yariu''' présente le même traitement que '''è''' + '''y'''.
<section begin="a+nasale" />{{§|60.}} '''a''' combiné avec une nasale. Sauf dans le groupe -'''anea''', la nasalisation se produit toujours :
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|||*testanu||''tĕ́ṣã''||(têtu) ;
|-
|||fame||''f{{t|a|80}}ã''||(faim) ;
|-
|||manu||''mã''||(main) ;
|-
|||campu||''tsã''||(champ) ;
|-
|||vannu||''vã''||(van) ;
|-
|||stagnu||''éşã''||(étang) ;
|-
|||grande||''grã''||(grand) ;
|-
|||antianu||''ãꞓyã''||(ancien) fr. ?;
|-
|||inflammo||''ẽflã̩mo''||(j’enflamme) ;
|-
|||*il]l’amo||''lãmo''||(j’aime) ;
|}
<section end="a+nasale" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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{|class=lft
|||flamina||''flãma''||(flamme) ;
|-
|||manica||''mãzė''||(manche) ;
|-
|||septimana||''ꞓenãna''||(semaine) ;
|-
|||gentiana||''zẽsãna''||(gentiane) ;
|-
|||die sambati||''dĕ̇{{erratum|c|ꞓ}}ã̩{{t|n|80}}do''||(samedi) ; V. ''Ro.,'' XXV, p. 249 et R. P. G., II, p. 35.
|-
|||camba||''tsãmba''||(jambe) ;
|-
|||vanno||''v{{t|a|80}}ã̩no''||(je vanne) ;
|-
|||lana||''lãna''||(laine) ;
|-
|||plana||''plãna''||(plane, outil) ;
|-
|||medietadana||''mitãna''||(mitaine) ;
|-
|||malesanu||''mаꞓãnо''||(malade) ;
|-
|||*collana||''kolãna''||(collier) ;
|-
|||*testana||''tĕ́ṣ{{t|a|80}}ãna''||(têtue) ;
|-
|||campana||''kãpãna''||(clochette) (§ 199) ;
|-
|||cambiat||''tsãz{{t|ė|80}}''||(il change) ;
|-
|||*malefidantia||''mafyãs{{t|ė|80}}''||(méfiance) ;
|-
|(germ.)||*lugana ?||''lugãna''||(lucarne) ;
|-
|colspan=2|et même alina||''ãna''||(aune) ;
|-
|et||cristiana||''kreꞓyãna''||(Christine).
|}
{{sc|Exception}} : kanne (germ.) {{em|3}}''tsā̩na'' {{em|3}}(pot d’étain)<ref>Nous ne sommes pas d’accord avec Gilliéron, ''Atlas,'' {{erratum|p. 29, pl.|p. 29 et pl.}} 2 ; il note ''tsanto'' < '''canto''', sans nasalisation. Cependant il a noté ''grãzė'' < '''granica''', pl. 3 ; ''plãta'' < '''planta''', pl. 25.</ref>.
{{§|61.}} -'''anea''' résiste à la nasalisation :
{|class=std
|castanea||''tsaṣa̩n̮{{t|ė|80}}''||(châtaigne) qui a attiré
|-
|abellan[e]a||''ulan̮{{t|ė|80}}''||(noisette) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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|||flamina||''flãma''||(flamme) ;
|-
|||manica||''mãzė''||(manche) ;
|-
|||septimana||''ꞓenãna''||(semaine) ;
|-
|||gentiana||''zẽsãna''||(gentiane) ;
|-
|||die sambati||''dĕ̇{{erratum|c|ꞓ}}ã̩{{t|n|80}}do''||(samedi) ; V. ''Ro.,'' XXV, p. 249 et R. P. G., II, p. 35.
|-
|||camba||''tsãmba''||(jambe) ;
|-
|||vanno||''v{{t|a|80}}ã̩no''||(je vanne) ;
|-
|||lana||''lãna''||(laine) ;
|-
|||plana||''plãna''||(plane, outil) ;
|-
|||medietadana||''mitãna''||(mitaine) ;
|-
|||malesanu||''mаꞓãnо''||(malade) ;
|-
|||*collana||''kolãna''||(collier) ;
|-
|||*testana||''tĕ́ṣ{{t|a|80}}ãna''||(têtue) ;
|-
|||campana||''kãpãna''||(clochette) (§ 199) ;
|-
|||cambiat||''tsãz{{t|ė|80}}''||(il change) ;
|-
|||*malefidantia||''mafyãs{{t|ė|80}}''||(méfiance) ;
|-
|colspan=2|(germ.) *lugana ?||''lugãna''||(lucarne) ;
|-
|colspan=2|et même alina||''ãna''||(aune) ;
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|et||cristiana||''kreꞓyãna''||(Christine).
|}
{{sc|Exception}} : kanne (germ.) {{em|3}}''tsā̩na'' {{em|3}}(pot d’étain)<ref>Nous ne sommes pas d’accord avec Gilliéron, ''Atlas,'' {{erratum|p. 29, pl.|p. 29 et pl.}} 2 ; il note ''tsanto'' < '''canto''', sans nasalisation. Cependant il a noté ''grãzė'' < '''granica''', pl. 3 ; ''plãta'' < '''planta''', pl. 25.</ref>.
{{§|61.}} -'''anea''' résiste à la nasalisation :
{|class=std
|castanea||''tsaṣa̩n̮{{t|ė|80}}''||(châtaigne) qui a attiré
|-
|abellan[e]a||''ulan̮{{t|ė|80}}''||(noisette) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|29|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="a+nasale" />
{|class=std
|*pedanea||''pyan̮{{t|ė|80}}''||(pédale) ;
|-
|companea||''k{{t|o|80}}ũ{{t|m|80}}pa̩n̮{{t|ė|80}}''||(compagne).
|}
Ces mots ont-ils jamais eu ''ã'' ? Il n’est pas facile de le dire. Si oui, on est en droit de se demander pourquoi -'''ana''' (§§ 60) a conservé l’''ã'' ?
{{§|62.}} '''a''' suivi d’une nasale s’est palatalisé sous l’influence d’une gutturale. α) On a ''ĩ, é̃{{t|i|80}}'' dans :
{|class=std
|cane||''tsĩ''||(chien) ;
|-
|examen||''ĕ́ꞓĩ''||(essaim) ;
|-
|plantagine||''plãté̃{{t|i|80}}''||(plantain).
|}
β) ''è̃'' dans :
{|class=std
|plangere||''plè̃ndr{{t|ė|80}}''||(plaindre) ;
|-
|plangit||''plè̃''||(il plaint) ;
|-
|stagnu ou stanniu||''ĕṣè̃''||(étain).
|}<section end="a+nasale" />
<section begin="è_latin" />{{c|'''è''' latin.|m=1em}}
{{§|63.}} '''è''' libre s’est diphtongué en ''ie.'' Quant à la qualité de l’''e'' d’''ie,'' et quant aux développements ultérieurs de la diphtongue, les savants ne sont pas d’accord.
M. L., I, 149, propose la série ''é, ié, é, ei, i.'' Cette série conviendrait aux dialectes où '''è''' et '''é''' se confondent, ce qui n’est pas le cas à Héré. Il admettrait aussi ''ie, i̩e, i,'' ce qui conviendrait à Héré.
Horning, L. B, 93, p. 296 semble préconiser une série ''ie, iei,'' contracté en ''i.''
Notre patois n’offre aucun phénomène de nature à illustrer l’une ou l’autre de ces théories. Cependant le fait<section end="è_latin" /><noinclude>
<references/></noinclude>
c80x9gg3ksatu2p1l240dt9ub5m7c7u
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/42
104
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2026-06-17T10:04:59Z
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|30|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude>que ''l'' n’est pas mouillé dans ''livra'' < '''lepora''', et l’est dans ''l̮irė'' de '''legere''' serait un indice que '''è''' a donné ''i'' en passant par ''i̩e'' ; pour ''l̮ire,'' c’est-à-dire pour '''è''' infecté d’yod, la série serait ''iei, i.''
{{sc|Remarque}} : '''è''' subit en général un traitement parallèle à
celui de '''ò'''.
{{§|64.}} '''ė''' + voyelle.
{|class=lft
|α)||Il est tombé dans||meum||''mũ'' (atone, mon) ;
|-
|||tandis que dans||meum||''myo'' (tonique, mon)
|-
|||{{em|2}}et dans||deu||''jyu̩'' (Dieu), demi-savant,
|}
{{SA|il s’est consonnantifié en ''y.''}}
Ces deux mots présentent un déplacement d’accent très connu à Héré. §§ 90 et 340.
{|class=lft
|β)||mea||''may{{t|ė|80}}''||(tonique, ma)
|}
{{SA|présente un traitement spécial d’'''e''' + '''a''', où l’'''e''' sous l’influence de l’'''a''' atone suivant a passé à ''a.'' Cf. §§ 78, 79, {{erratum|108|111}} β et Gau § 25.}}
{|class=lft
|γ)||judaeu||''jyẅī''||(juif)
|-
|||Matthæu||''Mati̩''||(Matthieu)
|}
{{SA|semblent se conformer à la loi '''è''' libre <nowiki>=</nowiki> ''i'' du § suivant. Mais on ne peut guère faire fond sur ces deux mots parce
qu’ils appartiennent à la langue de l’Église.}}
{{§|65.}} '''è''' libre devant dentale ou labiale = ''ī'' (cf. Haef., I, 17).
{|class=std
|deretro||''dėri''||(derrière).
|}
Il n’est pas nécessaire de le rattacher à '''derariu''' (L. B., 93, 296) à cause de son féminin ''dèrirė'' : celui-ci est analogique, comme ''pariré'' fém. de ''pari'' < '''pariculu'''.<noinclude>
<references/></noinclude>
arc9hokttm7tfv313is2s13xfovc90d
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/43
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|31|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|Petru||''Pīro''||(Pierre) ;
|-
|petra||''pīra''||(pierre) ;
|-
|palpetras||''parpīrė''||(paupières) ;
|-
|febra||''fīvra''||(fièvre) ;
|-
|crepat||''krīvĕ́''||(crève) ;
|-
|leva||''līvĕ́''||(lève) ;
|-
|lepora||''līvra''||(lièvre) ;
|-
|tripede||''trĕ́pī''||(trépied) ;
|-
|breve||''brīvo''||(bref) ;
|-
|fel||''fi{{t|i|80}}''||(fiel) ;
|-
|*mel + ?||''mil̮ė''||(miel) (§ 305).
|}
Comme on le voit par les ex. ''pīra, fi{{t|i|80}},'' la remarque de M. L., I, 155, que la diphtongaison n’a pas lieu dans les monosyllabes et devant les muettes suivies de '''r''', ne s’applique pas à Héré.
1. {{sc|Exception}} : hedera {{em|3}}''leira'' {{em|3}}(lierre) qui suppose '''ễ''', lequel serait le produit de la contraction de '''ee'''.
2. {{sc|Exception}} : pede {{em|3}}''pyă'' {{em|3}}(pied) (cf. M. L., I, 167 ; L. B., 93, 293, et Gau., § 26). Dans ''pya,'' l’'''e''' final a subi le sort d’''e'' final sorti de -''ya'' < -'''yatu''', probablement parce que l’''i'' issu d’'''e''' s’est de bonne heure consonnantifié après le '''p'''.
3. {{sc|Exception}} : cathedra {{em|3}}''cyĕ̀rė'' {{em|3}}(chaire) n’est patois qu’à demi.
{{§|66.}} '''è''' devant '''r''' en syllabe fermée ou récemment fermée = ''yè'' (Gau., § 28).
{|class=std
|feru||''fyè''(''r'')||(fier) (à Frib., ''fyḕ'' et ''fyã'' Haef., II, 20) ;
|-
|heri||''yè''(''r'')||(hier).
|}
'''è''' devant '''r''' en syllabe ouverte = ''i.''<noinclude>
<references/></noinclude>
2s72qffswt3m87emeb1sg790qvr3y4p
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/44
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|32|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|eram||''īro''||(j’étais) ;
|-
|eras, erat||''irė''||(tu étais, etc.) ;
|-
|berula||''bri̩la''||(cresson), où l’'''u''' s’est
|}
{{SA|maintenu très longtemps. ''jyerla'' < '''gerula''' (gerle) ({{erratum|§ 69, β|§ 69 β et 207}}), comparé à ''zermo'' < '''germen''' le confirmerait, car si '''g''' devant '''e''' entravé donne ''z'' (§ {{erratum|207|205}}), '''gerula''' n’a pu donner ''jyerla'' que parce que l’'''e''' s’est diphtongué, ce qui a amené le passage de '''ge''' à ''jy.'' Par contre '''merulu''' {{em|3}}''mĕ̀rlo'' {{em|3}}(merle), s’est réduit à '''merlu''' de bonne heure.}}
Si '''ferit''' donne ''fĕ̀r{{t|ė|80}}'' (il arrive), c’est qu’on a affaire à une forme empruntée à l’infinitif. '''ferit''' a dû donner ''fye'' anciennement. Preuve en est un infinitif ''fyèdrė'' qui a été refait d’après ''fyè'' (§ 472).
{{§|67.}} '''è''' entravé devant le groupe '''r''' + cons. = ''{{erratum|ĕ̀|ḕ}}'' même après une palatale.
{|class=std
|ferru||''fḕ''(''r'')||(fer) ;
|-
|herba||''ḕrba''||(herbe) ;
|-
|perdere||''pèdr{{t|ė|80}}''||(perdre) ;
|-
|persicu||''pḕ''(''r'')||(bleu) ;
|-
|la(n)certu||''lijḕ̩''||(lézard) ;
|-
|cernere||''ꞓḕ̩{{t|e|80}}drė''||(trier) ;
|-
|nervu||''nḕ''(''r'')||(nerf) ;
|-
|die mercuri||''dĕ̀mḕ̩c̑ro''||(mercredi) ;
|-
|terra||''{{erratum|tḗr̃a|tḕr̃a}}''||(terre) ;
|-
|germen||''zḕrmo''||(germe) ;
|-
|pertica||''pèrts{{t|ė|80}}''||(perche) ;
|-
|perdit||''pḕ''||(perd) ;
|-
|versu||''è''(''r'')||(vers).
|}
{{sc|Exception}} : cervu {{em|3}}''sḗi'' {{em|3}}(cerf). Pourquoi ''ḗ'' ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/45
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|33|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{§|68.}} '''è''' devant '''s''' + cons. = ''é,'' ce qui est un fait commun au fr. du S. E. (cf. M. L., I, 166) ; Haef., II, 19, et Gau., § 30) ; Vi., a ''ei'' devant '''s''' + cons.
{{sc|Remarque}} : L’'''è''' dans cette position est légèrement en retard sur '''ò''' devant s + cons., lequel donné ''u.''
{|class=std
|vespa||''wḗfa''||(guêpe) ;
|-
|fenestra||''fėnéṣra''||(fenêtre) ;
|-
|testa||''tḗşa''||(tête) ;
|-
|honestu||''onḗṣo''||(honnête) ;
|-
|praestat||''prḗṣe''||(prête) ;
|-
|festa||''fḗṣa''||(fête) ;
|-
|*besta||''bḗṣė''||(bête), bien qu’on ne
|}
{{SA|soit pas très sûr de la qualité de l’'''e''' latin de ce mot ;}}
{{SA|et {{em|3}}bonu vesperu {{em|3}}''bowě''(''i'')''fro'' {{em|3}}(bon soir), mot très usité et où la tonique est fortement accentuée.}}
{|class=exc
|1. {{sc|Exception :}}||vesto||''vè̩ṣo''||(je vets),
|-
|||vestit||''vêṣ{{t|ė|80}}''||(il vêt) ont peut-être
|}
{{SA|être subi l’influence d’autres verbes. ({{erratum|V.|v.}} II conj.)}}
2. {{sc|Exception}} : presbiter {{em|3}}''prirė'' {{em|3}}(prêtre) où l’s n’a eu aucune action.
{|class=exc
|3. {{sc|Exception :}}||praestu||''prḕꞓ''||(prêt. adj.),
|-
|||praesta||''prēsta''||(prête) irrégulier
|}
{{SA|aussi dans Gau., § 29 et à Vionnaz.}}
Mentionnons
{|class=std
|tepidu||''tḗdo''||(tiède) dont l’''é'' serait
|}
{{SA|peut-être dû à l’influence de l’'''i''' atone ;}}
{|class=std
|septem||''ꞓa''(''t'')||(sept) (Gau., § 29. ''ä'').
|}
D’'''è''' on aurait eu passage à ''a'' dans '''septem'''.<noinclude>
<references/></noinclude>
5dr1a8634w4z5wri32n7t8yrhfizb6j
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|34|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{§|69.}} '''{{erratum|e|è}}''' devant '''c''' ou '''g''' libre.
α) On trouve ''i'' dans :
{|class=std
|legere||''{{erratum|l̮ire|l̮ir{{t|ė|80}}}}''||(lire) ;
|-
|legit||''l̮ī'' et ''l̮ĭk''||(lit), ex. peu concluant ;
|-
|praecat||''priy{{t|ė|80}}''||(prie) où l’on observe
|}
{{SA|un traitement parallèle à celui d’'''ò''' dans la même position (§ 104 β).}}
β) On a ''ye'' dans :
{|class=std
|integru||''ẽ{{t|n|80}}tꞓyĕ̩̀''||(entier) ;
|-
|integra||''ẽ{{t|n|80}}tꞓyĕ̩̀ra''||(entière) ;
|-
|decem||''jyĕ''||(dix) qu’il faut peut-être
|}
{{SA|faire remonter à *dece̩m (§ 196)}}
{|class=lft
|et||peju||''pyè''||(pis).
|-
|Mais||nec||''nì'' et ''nė''||(ni).
|-
|||negat||''nèw{{t|ė|80}}''||(nie) qui vient de l’infinitif
|}
{{SA|'''negare''' > ''nèwa̩'' (cf. Haef., I, 17 et 52 : ''nev{{t|oue|80}}'' < '''nego''').}}
Comme les exemples de ce § sont si peu nombreux, nous nous bornons à exposer les faits, sans trop chercher à les expliquer.
{{§|70.}} '''è''' devant '''c''' ou '''g''' appuyé a aussi produit différents résultats.
α) = ''i'' dans :
sex ''ꞓi''(''ꞓ'') (six) en passant par ''iei'' (Hor. 21) ;
equa ''īga'' (jument) (Gau. § 31). Ici la palatale n’a peut-être pas agi du tout.
β) = ''é, ì'' dans :
{{Accolade)|pectinu {{em|3}}''pìn̮o'' {{em|3}}(le peigne) <br>pectino {{em|3}}''pé̩n̮o'' {{em|3}}(je peigne).|Serait-ce à cause de la nasale ?|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr|280|FOU}}</noinclude><section begin="FOURRE"/><nowiki />
{{poem|''Les Soudoyers, mon Sire, dont quarante en ia''
''Se partirent d’ici sitost qu’il ajourna,''
''En ''fourre'' sont allez lorsque il éclaira.''
{{d|{{sc|Du Cange}}, ''sur Ville-Hard.''}}|m=1em}}
Ce mot, comme ''fourrer'' & ''forer'', venoit de ''{{lang|la|fodrum}}'', qui signifie le manger des chevaux. {{sc|Du Cange}}, ''sur Ville-Hard''. Voyez les Capitulaires de Charles le Chauve, ''Tit.{{lié}}{{rom-maj|XII}}, {{n.|13}} ;'' le {{P.|Sirmond}} sur cet endroit, & Cujas, ''ad L.{{lié}}{{rom-maj|V}}, Feud.''
Le ''feurre'', en Latin ''{{lang|la|foderum}}'' & ''{{lang|la|fodrum}}'', étoit originairement une levée qui se faisoit chez les François & les Allemans pour une expédition militaire. De Hauteserre en parle, ''De Ducib. & Comit. Prov. L.{{lié}}{{rom-maj|II}}, C.{{lié}}2, {{pg|121}}.''
<section end="FOURRE"/>
<section begin="FOURREAU"/><nowiki />
☞ FOURREAU. s. m. ''{{lang|la|Vagina}}''. Ce mot présente l’idée d’une enveloppe qui couvre une chose qui est supposée avoir quelque longueur, pour la conserver & la garantir des accidens extérieurs, de la pluie, de l’humidité, de la poussière, de la rouille, ''&c.'' Un ''fourreau'' d’épée, de fusil, de pistolet. La ''gaine'' est plus courte que le ''fourreau''. L’''étui'' s’ouvre ordinairement, & se ferme par le moyen de quelque charnière.
☞ Ce mot se dit de même des couvertures qu’on met sur certains meubles pour les garantir de la poussière. Un ''fourreau'' de chaise. ''Fourreau'' de siège. On le dit encore en fait d’habits. Des ''fourreaux'' de manches, des ''fourreaux'' d’enfans.
Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|forulus}}''. Icquez le dérive d’un mot de l’ancienne langue Gothique, ''fouar'' ou ''fuar'', d’où les Anglo-Saxons ont fait ''fodder ;'' ces mots signifient boîte à fermer quelque chose, ''{{lang|la|theca}}''. Il est bien plus naturel de le dériver de ''fourrer'', parceque le ''fourreau'' est ce où l’on fourre, où l’on met une épée.
{{sc|Fourreau}}, terme d’Artificier. On appelle ainsi le grand cartouche des trompes qui renferme plusieurs pots à feu, entassés & enchassés les uns sur les autres.
{{sc|Fourreaux}}, terme de Batteurs d’or. Ils nomment ''fourreaux'' deux morceaux de parchemin, où sont renfermés les moules de vélin ou de boyau de bœuf, qu’on nomme bautruches, dans lesquels ils battent l’or & l’argent, & le réduisent en feuilles. {{sc|Boizard}}.
{{sc|Fourreau}}, en termes de Manège, est la peau qui couvre le membre d’un cheval. Quand un cheval a le ''fourreau'' enflé, il faut le mener à l’eau. Laver le ''fourreau'' d’un cheval. Ce cheval a tiré du ''fourreau''.
{{sc|Fourreau d’épi}}, terme d’Agriculture. C’est ce qui enferme & couvre l’épi qui n’est pas encore bien formé. Ainsi on dit que l’orge est en ''fourreau'', pour dire qu’il n’est pas encore épié.
{{sc|Fourreau}} est aussi un terme de Ceinturier, qui signifie du papier roulé ou autre chose flexible, qu’on met dans les pendans du baudrier, pour leur donner quelque grâce, pour en conserver la forme.
{{sc|Fourreau}}, terme de Bourrelier, est aussi un morceau de peau en forme de manchon, destiné à couvrir une portion du trait du cheval de charroi, de peur que le trait venant à frotter le ventre du cheval, ne lui en coupe le poil.
On dit en proverbe, il a couché comme l’épée du Roi, dans son ''fourreau'', pour dire, dans son habit, il ne s’est point déshabillé.
☞ On dit proverbialement & figurément d’un homme qui a l’esprit inquiet & plein de feu, que l’épée use le ''fourreau''.
{{sc|Faux-Fourreau}}. s. m. Espèce d’enveloppe qui se met sur le ''fourreau'' d’une épée, pour le garantir de la pluie.
<section end="FOURREAU"/>
<section begin="FOURRELIER"/><nowiki />
FOURRELIER. s. m. Artisan qui fait des fourreaux de pistolets & autres. ''{{lang|la|Vaginarum artifex, concinnator}}''. Les Maîtres Gaîniers, dans leurs Lettres, prennent aussi la qualité de Maîtres ''Fourreliers''.
<section end="FOURRELIER"/>
<section begin="FOURRER"/><nowiki />
☞ FOURRER. v. a. qui dans la plupart de ses acceptions figurées, n’est admis que dans le discours familier. Il signifie quelquefois faire entrer avec effort, avec peine. ''{{lang|la|Inserere}}''. Ce coffre est si plein, qu’on ne peut plus y rien ''fourrer''. Il lui a ''fourré'' son épée dans le ventre.
☞ On dit dans ce sens au figuré, ''fourrer'' quelque chose dans l’esprit de quelqu’un, lui faire comprendre avec peine. Il est si stupide, qu’on ne sauroit lui rien ''fourrer'' dans l’esprit. Vous vous ''fourrez'' mille chimères dans la tête.
☞ Quelquefois ''fourrer'' signifie simplement mettre une chose parmi d’autres. ''Fourrez'' ce livre avec les autres. ''Fourrer'' ses bras dans le lit. On dit d’un homme qui a fait quelque sottise, qu’il est si honteux, qu’il ne sait où se ''fourrer''.
☞ {{sc|Fourrer}} se dit aussi pour insérer hors de propos. ''Fourrer'' du Grec & du Latin dans son discours.
☞ Il signifie encore introduire quelqu’un dans une maison, ou le faire entrer dans une affaire. Alors il se prend presque toujours en mauvaise part. ''Fourrer'' quelqu’un dans la Finance. Je ne sais qui l’a ''fourré'' dans cette affaire. Il est toujours ''fourré'' dans les bonnes compagnies. On le dit de même avec le pronom personnel. Se ''fourrer'' à la Cour, dans les affaires, dans la Finance. Il y a des gens qui se ''fourrent'' partout.
☞ {{sc|Fourrer}} signifie quelquefois donner en cachette & souvent, comme fait une mère à quelqu’un de ses enfans qu’elle aime plus que les autres. Cette mère ''fourre'' toujours de l’argent à son fils.
Ménage dérive ce mot de ''furrare'', qui a été fait de ''foderare'', & qui vient de l’Allemand ''foeren'', signifiant la même chose. Ou plutôt il vient de ''fourra'', qui, en langage Celtique ou Bas-Breton, signifie ''remplir''.
{{sc|Fourrer}} signifie aussi garnir de fourrures, ou d’autres choses qui gardent la chaleur. ''{{lang|la|Instruere, assuere, protegere, pelliculare vestes}}''. Ce vieillard a fait ''fourrer'' son juste-au-corps : il a son manteau doublé de panne, de ratine ; il se ''fourre'' bien de peur du froid. En ce sens il vient du Latin ''{{lang|la|foderare}}''.
{{sc|Fourrer}} se dit aussi en parlant d’une fraude qu’on pratique dans les monnoies, quand les flans de cuivre ou de fer, ou des métaux alliés, sont couverts ou bordés de lames d’or ou d’argent, & ensuite passés dans les fers pour les monnoyer. ''{{lang|la|Bracteam inducere}}''. Les Anciens ont ''fourré'' quelques monnoies de cette façon. Les Médaillistes les appellent médailles ''fourrées'', & en Latin ''{{lang|la|nummi bracteati}}''. Voyez {{sc|Fourré}}.
{{sc|Fourrer}}, terme de Médailliste. Fourrer une médaille, c’est couvrir d’une feuille d’argent très-mince une médaille de cuivre ou de fer. ''{{lang|la|Cooperire, vestire argenti bracteolâ}}''. Comme le relief & l’épaisseur donnoient occasion aux médailles ''fourrées'', on prit le parti dans le Bas-Empire de faire les médailles si minces, qu’il ne fût pas possible de les ''fourrer''. {{p.|{{sc|Joubert}}}}.
{{sc|Fourrer}} une manœuvre, terme de Marine. La garnir de toile ou de petites cordes pour la garantir des frottemens qui pourroient l’endommager. On ''fourre'' avec du bitord, du lusin. ☞{{lié}}On appelle fourrure la vieille toile ou les fils & cordons de vieux cables dont on enveloppe une manœuvre.
{{sc|Fourrer}} se dit encore de toutes les marchandises ou denrées qui se mettent en bottes ou en masses, & qu’on altère ou falsifie, en y ''fourrant'' au milieu quelques-unes de moindre qualité que celles qui paroissent à l’extérieur. ''Fourrer'' des bottes de foin, ''fourrer'' des fagots.
On dit proverbialement qu’un homme ''fourre'' son nez par-tout, pour dire qu’il est incommode, qu’il se mêle des affaires où il n’est point appelé. On dit aussi, il a bien ''fourré'' de la paille dans ses souliers, pour dire, il s’est enrichi. On dit encore proverbialement & bassement d’un gourmand, qu’il ''fourre'' tout dans son ventre.
{{sc|Fourrer}}. v. a. Vieux mot qui s’est dit pour fourrager, piller. ''{{lang|la|Populari}}''. Monstrelet à l’an 1431. Ils partirent de Beauvais pour aller querir leurs aventures, & ''fourrer'' le pays. {{sc|Du Cange}}, ''sur Ville-Hard.''
FOURRÉ, ÉE. part. ''{{lang|la|Inductus, insitus, fictus, simulatus}}''.
On appelle une paix ''fourrée'', une paix feinte, qui n’est faite qu’en apparence, & qui ne durera pas {{tiret|long|-temps}}<section end="FOURRER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FOU — FOU|281}}</noinclude><section begin="FOURRER"/>{{tiret2|long-|temps}}. On appelle coups ''fourrés'', des coups portés & reçus de part & d’autre en même-temps. Il se dit aussi figurément pour exprimer les mauvais offices que deux personnes se rendent mutuellement & en même-temps. Il se dit encore figurément pour signifier un mauvais office caché, & dont on ne se défie pas. {{sc|Ac. Fr}}. Une pièce de monnoie ''fourrée'', qui n’a que le dessus & les bords d’or ou d’argent, & le reste faux. Les médailles ''fourrées'' sont celles qui n’ont qu’une petite feuille d’argent sur le cuivre ou sur le fer, mais battues ensemble fort adroitement, & qui ne se connoissent qu’à la coupure, ou parce que le temps a emporté quelque partie de la petite feuille d’argent, & découvert ainsi le cuivre ou le fer. C’est une espèce de fausse monnoie, qui commença sous les Consuls, & qui se renouvella durant le Triumvirat ; & c’est en même-temps une preuve infaillible de l’antiquité de la médaille & même de sa rareté, puisque, comme dit {{M.|Morel}}, dès que l’on appercevoit de cette fausse monnoie, on faisoit rompre les coins, & l’on décrioit l’espèce. Voyez la ''Science des Médailles.'' D’habiles Médaillistes prétendent, avec bien de la raison, qu’il faut peu se fier aux inscriptions des médailles ''fourrées''. Les Faux-Monnoyeurs n’y étoient pas fort exacts. Ainsi ceux qui font un grand cas de ces médailles ''fourrées'', qui ont une tête ou un revers curieux, pourroient bien y être fort trompés. Une botte de foin, de paille ou autre marchandise, est ''fourrée'', quand on a mis le plus beau au-dehors, & que le dedans est de moindre valeur.
On appelle, en termes de Chasse, lieux ''fourrés'', les épiniers & les forts du bois où les bêtes noires font leur demeure. ''{{lang|la|Loca densa}}''. Et pays ''fourré'' celui qui est couvert de bois & de haies.
On appelle des langues ''fourrées'', certaines langues de cochon, de bœuf, de veau, recouvertes d’une autre peau que la leur, & cuites d’une certaine façon. Massepain ''fourré'', est une sorte de massepain dont la pâte est semblable à celle des autres massepains, & dans lequel on met quelque marmelade. ''{{lang|la|Fartus}}''.
On dit proverbialement, un innocent ''fourré'' de malice, en parlant d’un homme qui est méchant dans l’ame, & qui semble en apparence être simple.
<section end="FOURRER"/>
<section begin="FOURREUR"/><nowiki />
FOURREUR. s. m. Marchand Pelletier qui vend des manchons & différens ouvrages de Pelleterie. ''{{lang|la|Pellio}}''. Les ''Fourreurs'' composent un des six Corps des Marchands de Paris. Les Compagnons ''Fourreurs'' commencent à veiller ou à travailler après souper, le lendemain de la mi-Août.
<section end="FOURREUR"/>
<section begin="FOURRIE"/><nowiki />
FOURRIE. s. f. Vieux mot qui s’est dit pour écurie. ''{{lang|la|Stabulum}}''.
<section end="FOURRIE"/>
<section begin="FOURRIER"/><nowiki />
FOURRIER. s. m. Officier qui marque les logemens de ceux qui suivent la Cour quand le Roi voyage. ''{{lang|la|Designator hospitiorum, metator}}''. Les ''Fourriers'' sont au-dessous des Maréchaux des logis. On est fort incommodé en suivant la Cour, quand on n’est point logé par les ''Fourriers''. Il y a des ''Fourriers'' du Corps, des ''Fourriers'' de la Maison & des ''Fourriers'' ordinaires.
☞ {{sc|Fourriers}}, à l’armée, dans la Cavalerie, Maréchaux des logis, sont ceux qui marquent le lieu où doivent loger les gens de guerre, qui sont chargés de distribuer des billets de logement à leurs camarades, lorsqu’ils arrivent en quelque endroit.
Ce mot est dérivé de l’Allemand ''{{lang|de|fuhrer}}'' & de ''{{lang|de|fuhren}}'', qui signifie ''conduire''. {{sc|Ménage}}. Du Cange le dérive de ''{{lang|la|forarii, qui ad fodrum exigendum pergunt}} :'' les ''Fourriers'' faisant aussi autrefois la charge de Pourvoyeurs.
{{sc|Fourrier}} ou ''Forrier'', s’est dit autrefois pour ''Fourrageur'', soldat qui va en fourre, c’est à-dire, au fourrage ; ce que Guillaume de Nangis, ''Gest {{St.|Lud}}. {{pg|338}}'', appelle ''{{lang|la|Fodrator}}''. Et les ''Forriers'' cherchièrent la contrée. {{sc|Vill Hardouin}}, ''{{n.|71}}''.
<section end="FOURRIER"/>
<section begin="FOURRIÈRE"/><nowiki />
FOURRIÈRE. s. f. Nom d’un des Offices de la Maison du Roi & des Princes. C’est aussi le lieu destiné à serrer le bois de chauffage dans la Maison du Roi
ou des Princes, & où s’en fait la distribution. Cella Lignaria. Il y a un Chef de fourrière & autres Officiers qui y servent dans la Maison du Roi. {{M.|le}} President de Valbonnet donne un état de la fourrère du Dauphin Humbert dans son Hist. du Dauphiné, {{pg|209}}. Ce mot s’est dit pour Office de Fourrier, distribution de logis faite par Fourrier. Hospitiorum désignatio. {{roi|Louis|XI}} manda, en 1470, aux Prévôt des Marchands & Echevins de Paris, qu’il vouloit venir en cette ville pour célébrer la fête de l’Ordre de l’Etoile, & qu’il entendoit que les Princes & les grands Seigneurs qu’il mentroit avec lui fussent logés par fourrière. {{sc|P. Helyot}}, {{t.|{{rom-maj|VIII}}|cap}}, C.{{lié}}4.5.
FOURRIERE, terme de Jurisprudence. Saisie de bestiaux pour délit commis. Mettre en fourrière, c’est remettre à la garde de la justice. On fait garder & nourrir dans une écurie à tant par jour, l’animal qui est mis en fourrière, aux dépens de celui à qui il appartient, jusqu’à ce que le dommage soit réparé.
FOURRIERE. C’est le feminin de Fourrier. Marot appelle l’aurore la fourrière du Soleil, parce qu’elle précède le Soleil, comme les Fourriers précèdent la Cour. Prodroma.
Un peu devant qu’Aurore la Fourrière Du clair Phébus commencât mettre arrière sol scorité nocturne sans séjour. {{sc|Marot}}.
<section end="FOURRIÈRE"/>
<section begin="FOURRURE"/><nowiki />
FOURRURE. s. f. se dit particulièrement des peaux palees & garnies de leur poil, qui servent à doubler des habits, des robes ou autres choses semblables, soit pour la commodité, soit pour l’ornement. Petits. Fourrure de martre zibeline. Les belles fourrures viennent des pays froids.
On le dit aussi d’une robe fourrée. Vestis pellita. La fourrure d’un Président, d’un Docteur. Robe fourrée qui sert pour la distinction des rangs ou des dignités.
Le droit de fourrure est un droit qui étoit en usage en Bretagne au {{s|XIII}}. Hist. de Bret. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|200}}.
Du Cange dérive ce mot de furrura, qu’on a dit dans la basse Latinité en la même signification. On trouve dans la basse Latinité forratura, pour signifier fourrure. ''Voy.'' dans les Bollandites, Mari, {{t.|{{rom-maj|IV}}|cap}}, p. $40, {{n.|10}}, l’abrégé de la vie de {{St.|Yves}}, fait 28 ans après la mort, c’est-à-dire au {{s|XIV}}. On trouve aussi soderata, fodratum, fodratura, pour signifer doublure. ''Voy.'' les Bollandistes, Maii, {{t.|{{rom-maj|VII}}|cap}}, {{pg|526|cap}}, &c. On trouve encore fodra, pour un habit de dessous. Les mêmes Auteurs disent qu’il vient de Italien sodera, doublure. Dans les Loix Palatines de {{roi|Jacques|II}}, Roi de Majorque, {{pg|6}}, de l’estibus & assis ornamentis, il y a folrare, {{n.|254}}, au-lieu de fodrare ; sur quoi les Bollandites qui ont imprimé ces Loix au commencement du troisième Tome des Aa. Sanct. Just. remarquent que c’est le premier endroit où le d soit changé en 1. En notre langue ol s’est changé en ou, comme al en au. Ainsi de soderare s’e fait fodrare, folrare, sotter, fourer & soderatura, fodratura, folratura, fouratura, fourrure. Les Allemands de même en ont fait væderint, qui a le même sens chez eux. soderatus est dans Céfaire, L.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, C.{{lié}}59. soderatura est dans la vie de sainte Marie d’Oignies, écrite au {{s|XIII}}, C.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, {{n.|37}}. Fodratara dans le Concile de Constance, Seff. 43. Fortura dans un manuscrit de la vie de sainte Marie d’Cignies, cité par le Mire, Acta Sand. Just. {{t.|{{rom-maj|IV}}|cap}}, {{pg|647}}.
FOURRURE est aussi un terme de Blason. Dipthera, vellus. Ce sont les doublures des robes, des Lambrequins, qui marquent la qualité des personnes. Dans les armoiries, il y a deux métaux, cinq couleurs & deux fourrures, pannes ou peaux velues ; savoir, l’hermine & le vair, expliquées à leur ordre.
FOURRURES, pl. en termes de Marine, font des fils ou cordons de vieux cables qu’on met en tresse pour couvrir & envelopper les manœuvres & cables de service, & empêcher qu’ils ne s’usent. Kk<section end="FOURRURE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FOU — FOU|281}}</noinclude><section begin="FOURRER"/>{{tiret2|long-|temps}}. On appelle coups ''fourrés'', des coups portés & reçus de part & d’autre en même-temps. Il se dit aussi figurément pour exprimer les mauvais offices que deux personnes se rendent mutuellement & en même-temps. Il se dit encore figurément pour signifier un mauvais office caché, & dont on ne se défie pas. {{sc|Ac. Fr}}. Une pièce de monnoie ''fourrée'', qui n’a que le dessus & les bords d’or ou d’argent, & le reste faux. Les médailles ''fourrées'' sont celles qui n’ont qu’une petite feuille d’argent sur le cuivre ou sur le fer, mais battues ensemble fort adroitement, & qui ne se connoissent qu’à la coupure, ou parceque le temps a emporté quelque partie de la petite feuille d’argent, & découvert ainsi le cuivre ou le fer. C’est une espèce de fausse monnoie, qui commença sous les Consuls, & qui se renouvella durant le Triumvirat ; & c’est en même-temps une preuve infaillible de l’antiquité de la médaille & même de sa rareté, puisque, comme dit {{M.|Morel}}, dès que l’on appercevoit de cette fausse monnoie, on faisoit rompre les coins, & l’on décrioit l’espèce. Voyez la ''Science des Médailles.'' D’habiles Médaillistes prétendent, avec bien de la raison, qu’il faut peu se fier aux inscriptions des médailles ''fourrées''. Les Faux-Monnoyeurs n’y étoient pas fort exacts. Ainsi ceux qui font un grand cas de ces médailles ''fourrées'', qui ont une tête ou un revers curieux, pourroient bien y être fort trompés. Une botte de foin, de paille ou autre marchandise, est ''fourrée'', quand on a mis le plus beau au-dehors, & que le dedans est de moindre valeur.
On appelle, en termes de Chasse, lieux ''fourrés'', les épiniers & les forts du bois où les bêtes noires font leur demeure. ''{{lang|la|Loca densa}}''. Et pays ''fourré'' celui qui est couvert de bois & de haies.
On appelle des langues ''fourrées'', certaines langues de cochon, de bœuf, de veau, recouvertes d’une autre peau que la leur, & cuites d’une certaine façon. Massepain ''fourré'', est une sorte de massepain dont la pâte est semblable à celle des autres massepains, & dans lequel on met quelque marmelade. ''{{lang|la|Fartus}}''.
On dit proverbialement, un innocent ''fourré'' de malice, en parlant d’un homme qui est méchant dans l’ame, & qui semble en apparence être simple.
<section end="FOURRER"/>
<section begin="FOURREUR"/><nowiki />
FOURREUR. s. m. Marchand Pelletier qui vend des manchons & différens ouvrages de Pelleterie. ''{{lang|la|Pellio}}''. Les ''Fourreurs'' composent un des six Corps des Marchands de Paris. Les Compagnons ''Fourreurs'' commencent à veiller ou à travailler après souper, le lendemain de la mi-Août.
<section end="FOURREUR"/>
<section begin="FOURRIE"/><nowiki />
FOURRIE. s. f. Vieux mot qui s’est dit pour écurie. ''{{lang|la|Stabulum}}''.
<section end="FOURRIE"/>
<section begin="FOURRIER"/><nowiki />
FOURRIER. s. m. Officier qui marque les logemens de ceux qui suivent la Cour quand le Roi voyage. ''{{lang|la|Designator hospitiorum, metator}}''. Les ''Fourriers'' sont au-dessous des Maréchaux des logis. On est fort incommodé en suivant la Cour, quand on n’est point logé par les ''Fourriers''. Il y a des ''Fourriers'' du Corps, des ''Fourriers'' de la Maison & des ''Fourriers'' ordinaires.
☞ {{sc|Fourriers}}, à l’armée, dans la Cavalerie, Maréchaux des logis, sont ceux qui marquent le lieu où doivent loger les gens de guerre, qui sont chargés de distribuer des billets de logement à leurs camarades, lorsqu’ils arrivent en quelque endroit.
Ce mot est dérivé de l’Allemand ''{{lang|de|fuhrer}}'' & de ''{{lang|de|fuhren}}'', qui signifie ''conduire''. {{sc|Ménage}}. Du Cange le dérive de ''{{lang|la|forarii, qui ad fodrum exigendum pergunt}} :'' les ''Fourriers'' faisant aussi autrefois la charge de Pourvoyeurs.
{{sc|Fourrier}} ou ''Forrier'', s’est dit autrefois pour ''Fourrageur'', soldat qui va en fourre, c’est à-dire, au fourrage ; ce que Guillaume de Nangis, ''Gest {{St.|Lud}}. {{pg|338}}'', appelle ''{{lang|la|Fodrator}}''. Et les ''Forriers'' cherchièrent la contrée. {{sc|Vill Hardouin}}, ''{{n.|71}}''.
<section end="FOURRIER"/>
<section begin="FOURRIÈRE"/><nowiki />
FOURRIÈRE. s. f. Nom d’un des Offices de la Maison du Roi & des Princes. C’est aussi le lieu destiné à serrer le bois de chauffage dans la Maison du Roi
ou des Princes, & où s’en fait la distribution. ''{{lang|la|Cellæ Lignaria}}''. Il y a un Chef de ''fourrière'' & autres Officiers qui y servent dans la Maison du Roi. {{M.|le}} Président de Valbonnet donne un état de la ''fourrière'' du Dauphin Humbert dans son Hist. du Dauphiné, ''{{pg|209}}''. Ce mot s’est dit pour Office de Fourrier, distribution de logis faite par Fourrier. ''{{lang|la|Hospitiorum designatio}}''. {{roi|Louis|XI}} manda, en 1470, aux Prévôt des Marchands & Echevins de Paris, qu’il vouloit venir en cette ville pour célébrer la fête de l’Ordre de l’Etoile, & qu’il entendoit que les Princes & les grands Seigneurs qu’il meneroit avec lui fussent logés par ''fourrière''. {{sc|P. Helyot}}, ''{{t.|{{rom-maj|VIII}}|cap}}, C.{{lié}}45''.
☞ {{sc|Fourrière}}, terme de Jurisprudence. Saisie de bestiaux pour délit commis. Mettre en ''fourrière'', c’est remettre à la garde de la justice. On fait garder & nourrir dans une écurie à tant par jour, l’animal qui est mis en ''fourrière'', aux dépens de celui à qui il appartient, jusqu’à ce que le dommage soit réparé.
{{sc|Fourrière}}. C’est le féminin de Fourrier. Marot appelle l’aurore la ''fourrière'' du Soleil, parcequ’elle précède le Soleil, comme les Fourriers précèdent la Cour. ''{{lang|la|Prodroma}}''.
{{poem|''Un peu devant qu’Aurore la'' Fourrière
''Du clair Phébus commençât mettre arrière''
''L’obscurité nocturne sans séjour.'' {{sc|Marot}}.|m=1em}}
<section end="FOURRIÈRE"/>
<section begin="FOURRURE"/><nowiki />
☞ FOURRURE. s. f. se dit particulièrement des peaux passées & garnies de leur poil, qui servent à doubler des habits, des robes ou autres choses semblables, soit pour la commodité, soit pour l’ornement. ''{{lang|la|Pellis}}. Fourrure'' de martre zibeline. Les belles ''fourrures'' viennent des pays froids.
☞ On le dit aussi d’une robe fourrée. ''{{lang|la|Vestis pellita}}''. La ''fourrure'' d’un Président, d’un Docteur. Robe fourrée qui sert pour la distinction des rangs ou des dignités.
Le droit de ''fourrure'' est un droit qui étoit en usage en Bretagne au {{XIIIe|siècle}}. ''Hist. de Bret. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|200}}.''
Du Cange dérive ce mot de ''{{lang|la|furrura}}'', qu’on a dit dans la basse Latinité en la même signification. On trouve dans la basse Latinité ''{{lang|la|forratura}}'', pour signifier ''fourrure''. Voy. dans les Bollandistes, ''Maii, {{t.|{{rom-maj|IV}}|cap}}, p. 540, {{n.|10}}'', l’abrégé de la vie de {{St.|Yves}}, fait {{lié|28 ans}} après la mort, c’est-à-dire au {{XIVe|siècle}}. On trouve aussi ''{{lang|la|foderata, fodratum, fodratura}}'', pour signifier doublure. ''Voy.'' les Bollandistes, Maii, ''{{t.|{{rom-maj|VII}}|cap}}, {{pg|526|cap}}'', &c. On trouve encore ''{{lang|la|fodra}}'', pour un habit de dessous. Les mêmes Auteurs disent qu’il vient de l’Italien ''{{lang|it|fodera}}'', doublure. Dans les Loix Palatines de {{roi|Jacques|II}}, Roi de Majorque, ''{{pg|6}}, {{lang|la|de Vestibus & aliis ornamentis}}'', il y a ''{{lang|la|folrare}}, {{n.|254}}'', au-lieu de ''{{lang|la|fodrare}} ;'' sur quoi les Bollandistes qui ont imprimé ces Loix au commencement du troisième Tome des ''Act. Sanct. Just.'' remarquent que c’est le premier endroit où le ''d'' soit changé en ''l''. En notre langue ''ol'' s’est changé en ''ou'', comme ''al'' en ''au''. Ainsi de ''{{lang|la|foderare}}'' s’est fait ''fodrare, folrare, folrer, fourer'' & ''{{lang|la|foderatura}}, fodratura, folratura, fouratura, fourrure''. Les Allemands de même en ont fait ''vœderint'', qui a le même sens chez eux. ''{{lang|la|Foderatus}}'' est dans Césaire, ''L.{{lié}}{{rom-maj|VIII}}, C.{{lié}}59. {{lang|la|Foderatura}}'' est dans la vie de sainte Marie d’Oignies, écrite au {{XIIIe|siècle}}, ''C.{{lié}}{{rom-maj|IV}}, {{n.|37}}. {{lang|la|Fodratura}}'' dans le Concile de Constance, ''Sess.{{lié}}43. {{lang|la|Foratura}}'' dans un manuscrit de la vie de sainte Marie d’Oignies, cité par le Mire, ''Acta Sanct. Jun. {{t.|{{rom-maj|IV}}|cap}}, {{pg|647}}.''
{{sc|Fourrure}} est aussi un terme de Blason. ''{{lang|la|Dipthera, vellus}}''. Ce sont les doublures des robes, des Lambrequins, qui marquent la qualité des personnes. Dans les armoiries, il y a deux métaux, cinq couleurs & deux ''fourrures'', pannes ou peaux velues ; savoir, l’hermine & le vair, expliquées à leur ordre.
{{sc|Fourrures}}, pl. en termes de Marine, sont des fils ou cordons de vieux cables qu’on met en tresse pour couvrir & envelopper les manœuvres & cables de service, & empêcher qu’ils ne s’usent.<section end="FOURRURE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/290
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|282|FOU — FOY}}</noinclude><section begin="FOURRURE"/><nowiki />
{{sc|Fourrure}}, en termes de Critique. Les Critiques appellent fourrures, des morceaux ajoutés aux ouvrages des Anciens, des pièces fausses qu’on y a fourrées, insérées comme vraies. Suppositum aliquid. Le testament de {{St.|Remi}} paroit à cet Auteur, comme au Pape {{roi|Silvestre|II}}, à Flodoard, au Président Briffon, a Baronius, une pièce authentique, quoiqu’il y ait quelques fourrures, comme par exemple, la donation de Donzy par {{St.|Clou}}. MÉM. DE
TREV. Cet Auteur a un manuscrit de Servius, exempt des fourrures qui l’ont défiguré. {{sc|Ibid}}.
FOURSEURE. s. f. Terme dont les Provençaux, qui font le négoce des foies à Smyrne, se servent pour exprimer le mélange de quelques mauvaises qualités de foie que l’on met avec les bonnes, pour les faire passer ensemble.
FOURSY, ou FURSY. s. m. & nom propre d’homme. Furfeus. Saint Fourly, Abbé de Lagny & Patron de Péronne, est qualifié d’Evêque dans quelques Calendriers des Eglises de France, & honoré comme tel à Cambray & en d’autres lieux. Il vivoit au {{rom-maj|VII}}. siècle, & mourut en 653, ou plutôt en 650, le 16 de Janvier. Voyez Bollandus & Baillet à ce jour, & Bulteau, L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, C.{{lié}}26.
FOURVCIEMENT. s. m. Erreur de celui qui fort du droit chemin. Deerratio. La faute du guide a été cause de notre fourvoiement. Au figuré, synonyme d’égarement. Revenir d’un long fourvoiement. Tomber dans un étrange fourvoiement. Il n’est pas plus usité au propre qu’au figuré.
FOURVOYER. v. a. Detourner du chemin. A reca via deducere. La nuit nous a fourvoyés. L’ACAD. Fourvoyer, se dit plus ordinairement avec le pronom personnel ; il signifie, s’égarer, sortir de son droit chemin. Aberrare. Il est ailé de se fourvoyer dans les forêts. On doit prendre des guides pour empêcher qu’on ne se fourvoie, quand on voyage de nuit, ou en pays inconnu. On le dit aussi au figuré. Il est aisé de se fourvoyer, quand on fuit ses passions & la raison humaine.
Ce mot vieillit. Il vient de foras & via, c’est-à dire, hors de la voie. {{sc|Nicot}}.
FOURVOYÉ, ÉE. part.
FOUTEAU. s. m. Qu’on appelle autrement Fau, ou Hisse. Voyez ce mot.
FOUTELAIE. s. f. Lieu planté de fouteaux.
FOUVENT, autrefois FONVENZ. Nom de lieu dans le diocèse de Langres, en Champagne. Fons Venna. HADR. VALES. Not. Gall. {{pg|280}}.
FOWEY. Bourg d’Angleterre. Foveium. Il est à l’embouchure d’une petite rivière qui porte son nom dans le Comté de Cornouailles, entre Falmouth & Plimouth. Fowey a droit d’envoyer deux députés au Parlement d’Angleterre. Long. 12 d. 30 m. lat. so d. 12. m.
FOUXACH. Ville du Chorafan en Perse. On la nomme aussi Bounach, ou Bouxeng. Buxenghum.
FOX. Vieux mot. Voyez FEL.
FOY. Voyez For.
FOY.
FOY-MENTEUR. Voyez FOI-MENTEUR.
FOY-MENTIE. Voyez FOI-MENTIE.
FOY-MENTIR. Voyez FOI-MENTIR.
FOYE. Voyez FOIE.
FOYER. s. m. L’âtre de la cheminée où l’on fait le feu. Focus. Les Penates des anciens étoient appelés les Dieux des foyers.
Ce mot vient du Latin foculare. {{sc|Ménage}}. On dit d’un homme qui mène une vie retirée, qu’il aime à garder son foyer. Ce mot, particulièrement au pluriel, se prend figurément pour maison. Je tremblois déja pour nos foyers ; je croyois voir l’ennemi à nos portes. Combattre pour les foyers. Pugnare pro laribus, pro penatibus.
Les Marbriers appellent aussi de ce nom une pièce de marbre, ou de pierre commune, longue de quatre ou cinq pieds, large d’un bon pied & demi, qu’on met devant l’âtre du feu dans les chambres
FOY des personnes qui se logent proprement. Un foyer de marbre, un foyer de pierre. Ce sont les Marbriers qui polissent les foyers.
FOYER, se dit aussi par les Potiers & les Chimistes, de la partie du fourneau où l’on met le charbon.
FOYER, en termes de Marine, se dit des feux allumés au haut d’une tour éminente, pour donner la nuit par leur lumière, l’adresse aux vaisseaux ; comme la Tour de Cordouan sur la rivière de Bourdeaux, la tour de l’île d’Oléron, de Boulogne, de l’Ecluse, le Phare d’Alexandrie, &c. On le dit aussi des feux que ceux qui font le guet sur la côte doivent avoir, pour faire des signaux. On appelle aussi foyer, dans les vaisseaux, l’endroit où l’on fait le feu.
FOYER. Terme de Géométrie. On a d’abord appelé foyers de certaines courbes, les points où elles rassembloient les rayons de la lumière, & la raison de ce nom de foyer est assez évidente ; mais depuis on l’a étendu a tous les points, qui feroient tels, que toutes les lignes qui en seroient tirées à la circonférence de quelque courbe, austient quelque propriété commune, quelle qu’elle soit, & cette extension a été si loin, que non-seulement des points, mais même des lignes, soit droites, soit courbes, sont appelées foyers, à l’égard des courbes pour qui elles sont conditionnées de la même manière. Les foyers de l’ellipse font les points ou les rayons qui partent de l’un, & vont frapper la concavité de la courbe sous quelque angle que ce soit, se réfléchissent dans l’autre & s’y réunissent. Ac. DES & 1703, Hist. {{pg|67}}, 68. Le foyer se dit des centres des ellipses, des paraboles & des hyperboles, où aboutissent les réflexions des rayons qui tombent sur leurs surfaces, & d’où l’on tire des lignes qui ont de particulières propriétés, amplement démontrées par Apollonius de Perge dans ses Sections Coniques. Les ellipses ont deux foyers, ou centres, sur lesquels la figure est décrite ; ce sont deux points marqués sur le grand axe de l’ellipse, d’où les lignes qui sont tirées à quelque endroit que ce soit de la circonférence égalent, étant prises ensemble, le grand diamètre. Voyez Descartes, Schooten, de la Hire, & les autres Géomètres qui ont traité des Sections Coniques. On appelle aussi foyer dans l’Optique, un point où s’assemblent plusieurs rayons, soit qu’ils s’y ramassent par réflexion, ou par réfraction. Ce point est ainsi appelé, parce que c’est en cet endroit-là que les miroirs ardens sont capables de bruler. Le foyer est le point brulant, c’est-à-dire, le point où se terminent les rayons en les prolongeant.
Le foyer solaire, est un rond, ou cône d’une clarté brillante & fort vive, qui se forme des rayons de lunière brisés dans un verre sphérique & convergens, qui aboutissent à un point brulant. C’est une erreur de croire que ce foyer soit justement au centre du verre qui a causé la réfraction : il ne va que jusqu’au tiers ou au quart du rayon. Il faut que la rétine soit au foyer du cristallin, c’est à-dire, à l’endroit des rayons qu’il a rompus, afin que la vision soit parfaite.
FOYER virtuel. Molineux dans sa nouvelle Dioptrique appelle dans une glace concave foyer virtuel, ou point d’inclinaison, Point of divergeance, le point ou la ligne prise de l’endroit où le rayon de la lumière tombe sur la glace, & tirée perpendiculairement à la ligne de réfraction, coupe l’axe de la glace. ''Voy.'' cet Auteur, {{pg|56}}, & HARRIS au mot Focus & au mot VIRTUAL.
En termes de Médecine, on appelle foyer, le lieu où l’on croit qu’est le principe & le levain de la fièvre, la chaleur interne qui cause la fièvre.
FOYER DU PÉCHÉ. Terme de Théologie. Fomes peccati. On appelle foyer du péché, la concupisconce, ou l’inclination naturelle au bien sensible qui est défendu. Quand on considère cette disposition ou cette inclination de l’appétit en elle-même, c’est le foyer du péché en puissance, in actu primo ; quand on considère les mouvemens indélibérés de l’appétit qui<section end="FOURRURE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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{{sc|Fourrure}}, en termes de Critique. Les Critiques appellent ''fourrures'', des morceaux ajoutés aux ouvrages des Anciens, des pièces fausses qu’on y a fourrées, insérées comme vraies. ''{{lang|la|Suppositum aliquid}}''. Le testament de {{St.|Remi}} paroît à cet Auteur, comme au Pape {{roi|Silvestre|II}}, à Flodoard, au Président Brisson, à Baronius, une pièce authentique, quoiqu’il y ait quelques ''fourrures'', comme par exemple, la donation de Donzy par {{St.|Clou}}. {{sc|Mém. de Trév.}} Cet Auteur a un manuscrit de Servius, exempt des ''fourrures'' qui l’ont défiguré. {{sc|Ibid}}.
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FOURSEURE. s. f. Terme dont les Provençaux, qui font le négoce des soies à Smyrne, se servent pour exprimer le mélange de quelques mauvaises qualités de soie que l’on met avec les bonnes, pour les faire passer ensemble.
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FOURSY, ou {{sc|Fursy}}. s. m. & nom propre d’homme. ''{{lang|la|Furseus}}''. Saint ''Foursy'', Abbé de Lagny & Patron de Péronne, est qualifié d’Evêque dans quelques Calendriers des Eglises de France, & honoré comme tel à Cambray & en d’autres lieux. Il vivoit au {{VIIe|siècle}}, & mourut en 653, ou plutôt en 650, le 16 de Janvier. ''Voyez'' Bollandus & Baillet à ce jour, & Bulteau, ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, C.{{lié}}26.''
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FOURVOIEMENT. s. m. Erreur de celui qui sort du droit chemin. ''{{lang|la|Deerratio}}''. La faute du guide a été cause de notre ''fourvoiement''. ☞{{lié}}Au figuré, synonyme d’égarement. Revenir d’un long ''fourvoiement''. Tomber dans un étrange ''fourvoiement''. Il n’est pas plus usité au propre qu’au figuré.
FOURVOYER. v. a. Detourner du chemin. A reca via deducere. La nuit nous a fourvoyés. L’ACAD. Fourvoyer, se dit plus ordinairement avec le pronom personnel ; il signifie, s’égarer, sortir de son droit chemin. Aberrare. Il est ailé de se fourvoyer dans les forêts. On doit prendre des guides pour empêcher qu’on ne se fourvoie, quand on voyage de nuit, ou en pays inconnu. On le dit aussi au figuré. Il est aisé de se fourvoyer, quand on fuit ses passions & la raison humaine.
Ce mot vieillit. Il vient de foras & via, c’est-à dire, hors de la voie. {{sc|Nicot}}.
FOURVOYÉ, ÉE. part.
FOUTEAU. s. m. Qu’on appelle autrement Fau, ou Hisse. Voyez ce mot.
FOUTELAIE. s. f. Lieu planté de fouteaux.
FOUVENT, autrefois FONVENZ. Nom de lieu dans le diocèse de Langres, en Champagne. Fons Venna. HADR. VALES. Not. Gall. {{pg|280}}.
FOWEY. Bourg d’Angleterre. Foveium. Il est à l’embouchure d’une petite rivière qui porte son nom dans le Comté de Cornouailles, entre Falmouth & Plimouth. Fowey a droit d’envoyer deux députés au Parlement d’Angleterre. Long. 12 d. 30 m. lat. so d. 12. m.
FOUXACH. Ville du Chorafan en Perse. On la nomme aussi Bounach, ou Bouxeng. Buxenghum.
FOX. Vieux mot. Voyez FEL.
FOY. Voyez For.
FOY.
FOY-MENTEUR. Voyez FOI-MENTEUR.
FOY-MENTIE. Voyez FOI-MENTIE.
FOY-MENTIR. Voyez FOI-MENTIR.
FOYE. Voyez FOIE.
FOYER. s. m. L’âtre de la cheminée où l’on fait le feu. Focus. Les Penates des anciens étoient appelés les Dieux des foyers.
Ce mot vient du Latin foculare. {{sc|Ménage}}. On dit d’un homme qui mène une vie retirée, qu’il aime à garder son foyer. Ce mot, particulièrement au pluriel, se prend figurément pour maison. Je tremblois déja pour nos foyers ; je croyois voir l’ennemi à nos portes. Combattre pour les foyers. Pugnare pro laribus, pro penatibus.
Les Marbriers appellent aussi de ce nom une pièce de marbre, ou de pierre commune, longue de quatre ou cinq pieds, large d’un bon pied & demi, qu’on met devant l’âtre du feu dans les chambres
FOY des personnes qui se logent proprement. Un foyer de marbre, un foyer de pierre. Ce sont les Marbriers qui polissent les foyers.
FOYER, se dit aussi par les Potiers & les Chimistes, de la partie du fourneau où l’on met le charbon.
FOYER, en termes de Marine, se dit des feux allumés au haut d’une tour éminente, pour donner la nuit par leur lumière, l’adresse aux vaisseaux ; comme la Tour de Cordouan sur la rivière de Bourdeaux, la tour de l’île d’Oléron, de Boulogne, de l’Ecluse, le Phare d’Alexandrie, &c. On le dit aussi des feux que ceux qui font le guet sur la côte doivent avoir, pour faire des signaux. On appelle aussi foyer, dans les vaisseaux, l’endroit où l’on fait le feu.
FOYER. Terme de Géométrie. On a d’abord appelé foyers de certaines courbes, les points où elles rassembloient les rayons de la lumière, & la raison de ce nom de foyer est assez évidente ; mais depuis on l’a étendu a tous les points, qui feroient tels, que toutes les lignes qui en seroient tirées à la circonférence de quelque courbe, austient quelque propriété commune, quelle qu’elle soit, & cette extension a été si loin, que non-seulement des points, mais même des lignes, soit droites, soit courbes, sont appelées foyers, à l’égard des courbes pour qui elles sont conditionnées de la même manière. Les foyers de l’ellipse font les points ou les rayons qui partent de l’un, & vont frapper la concavité de la courbe sous quelque angle que ce soit, se réfléchissent dans l’autre & s’y réunissent. Ac. DES & 1703, Hist. {{pg|67}}, 68. Le foyer se dit des centres des ellipses, des paraboles & des hyperboles, où aboutissent les réflexions des rayons qui tombent sur leurs surfaces, & d’où l’on tire des lignes qui ont de particulières propriétés, amplement démontrées par Apollonius de Perge dans ses Sections Coniques. Les ellipses ont deux foyers, ou centres, sur lesquels la figure est décrite ; ce sont deux points marqués sur le grand axe de l’ellipse, d’où les lignes qui sont tirées à quelque endroit que ce soit de la circonférence égalent, étant prises ensemble, le grand diamètre. Voyez Descartes, Schooten, de la Hire, & les autres Géomètres qui ont traité des Sections Coniques. On appelle aussi foyer dans l’Optique, un point où s’assemblent plusieurs rayons, soit qu’ils s’y ramassent par réflexion, ou par réfraction. Ce point est ainsi appelé, parce que c’est en cet endroit-là que les miroirs ardens sont capables de bruler. Le foyer est le point brulant, c’est-à-dire, le point où se terminent les rayons en les prolongeant.
Le foyer solaire, est un rond, ou cône d’une clarté brillante & fort vive, qui se forme des rayons de lunière brisés dans un verre sphérique & convergens, qui aboutissent à un point brulant. C’est une erreur de croire que ce foyer soit justement au centre du verre qui a causé la réfraction : il ne va que jusqu’au tiers ou au quart du rayon. Il faut que la rétine soit au foyer du cristallin, c’est à-dire, à l’endroit des rayons qu’il a rompus, afin que la vision soit parfaite.
FOYER virtuel. Molineux dans sa nouvelle Dioptrique appelle dans une glace concave foyer virtuel, ou point d’inclinaison, Point of divergeance, le point ou la ligne prise de l’endroit où le rayon de la lumière tombe sur la glace, & tirée perpendiculairement à la ligne de réfraction, coupe l’axe de la glace. ''Voy.'' cet Auteur, {{pg|56}}, & HARRIS au mot Focus & au mot VIRTUAL.
En termes de Médecine, on appelle foyer, le lieu où l’on croit qu’est le principe & le levain de la fièvre, la chaleur interne qui cause la fièvre.
FOYER DU PÉCHÉ. Terme de Théologie. Fomes peccati. On appelle foyer du péché, la concupisconce, ou l’inclination naturelle au bien sensible qui est défendu. Quand on considère cette disposition ou cette inclination de l’appétit en elle-même, c’est le foyer du péché en puissance, in actu primo ; quand on considère les mouvemens indélibérés de l’appétit qui<section end="FOURVOIEMENT"/><noinclude>
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{{sc|Fourrure}}, en termes de Critique. Les Critiques appellent ''fourrures'', des morceaux ajoutés aux ouvrages des Anciens, des pièces fausses qu’on y a fourrées, insérées comme vraies. ''{{lang|la|Suppositum aliquid}}''. Le testament de {{St.|Remi}} paroît à cet Auteur, comme au Pape {{roi|Silvestre|II}}, à Flodoard, au Président Brisson, à Baronius, une pièce authentique, quoiqu’il y ait quelques ''fourrures'', comme par exemple, la donation de Donzy par {{St.|Clou}}. {{sc|Mém. de Trév.}} Cet Auteur a un manuscrit de Servius, exempt des ''fourrures'' qui l’ont défiguré. {{sc|Ibid}}.
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FOURSEURE. s. f. Terme dont les Provençaux, qui font le négoce des soies à Smyrne, se servent pour exprimer le mélange de quelques mauvaises qualités de soie que l’on met avec les bonnes, pour les faire passer ensemble.
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FOURSY, ou {{sc|Fursy}}. s. m. & nom propre d’homme. ''{{lang|la|Furseus}}''. Saint ''Foursy'', Abbé de Lagny & Patron de Péronne, est qualifié d’Evêque dans quelques Calendriers des Eglises de France, & honoré comme tel à Cambray & en d’autres lieux. Il vivoit au {{VIIe|siècle}}, & mourut en 653, ou plutôt en 650, le 16 de Janvier. ''Voyez'' Bollandus & Baillet à ce jour, & Bulteau, ''L.{{lié}}{{rom-maj|III}}, C.{{lié}}26.''
<section end="FOURSY"/>
<section begin="FOURVOIEMENT"/><nowiki />
FOURVOIEMENT. s. m. Erreur de celui qui sort du droit chemin. ''{{lang|la|Deerratio}}''. La faute du guide a été cause de notre ''fourvoiement''. ☞{{lié}}Au figuré, synonyme d’égarement. Revenir d’un long ''fourvoiement''. Tomber dans un étrange ''fourvoiement''. Il n’est pas plus usité au propre qu’au figuré.
<section end="FOURVOIEMENT"/>
<section begin="FOURVOYER"/><nowiki />
FOURVOYER. v. a. Détourner du chemin. ''{{lang|la|A recta via deducere}}''. La nuit nous a ''fourvoyés''. {{sc|L’Acad}}. ''Fourvoyer'', se dit plus ordinairement avec le pronom personnel ; il signifie, s’égarer, sortir de son droit chemin. ''{{lang|la|Aberrare}}''. Il est aisé de se ''fourvoyer'' dans les forêts. On doit prendre des guides pour empêcher qu’on ne se ''fourvoie'', quand on voyage de nuit, ou en pays inconnu. On le dit aussi au figuré. Il est aisé de se ''fourvoyer'', quand on suit ses passions & la raison humaine.
Ce mot vieillit. Il vient de ''{{lang|la|foras}}'' & ''{{lang|la|via}}'', c’est-à dire, hors de la voie. {{sc|Nicot}}.
FOURVOYÉ, ÉE. part.
<section end="FOURVOYER"/>
<section begin="FOUTEAU"/><nowiki />
FOUTEAU. s. m. Qu’on appelle autrement ''Fau'', ou {{Tr6L|HÊTRE|It}}. Voyez ce mot.
<section end="FOUTEAU"/>
<section begin="FOUTELAIE"/><nowiki />
FOUTELAIE. s. f. Lieu planté de fouteaux.
<section end="FOUTELAIE"/>
<section begin="FOUVENT"/><nowiki />
FOUVENT, autrefois FONVENZ. Nom de lieu dans le diocèse de Langres, en Champagne. ''{{lang|la|Fons Vennæ}}''. {{sc|Hadr. Vales.}} ''Not. Gall. {{pg|280}}.''
<section end="FOUVENT"/>
<section begin="FOWEY"/><nowiki />
FOWEY. Bourg d’Angleterre. ''{{lang|la|Foveium}}''. Il est à l’embouchure d’une petite rivière qui porte son nom dans le Comté de Cornouailles, entre Falmouth & Plimouth. ''Fowey'' a droit d’envoyer deux députés au Parlement d’Angleterre. ''Long. {{lié|12 d.}} {{lié|30 m.}} lat. {{lié|50 d.}} {{lié|12. m.}}''
<section end="FOWEY"/>
<section begin="FOUXACH"/><nowiki />
FOUXACH. Ville du Chorasan en Perse. On la nomme aussi Bounach, ou Bouxeng. ''{{lang|la|Buxenghum}}''.
<section end="FOUXACH"/>
<section begin="FOX"/><nowiki />
FOX. Vieux mot. ''Voyez'' {{Tr6L|FEL}}.
<section end="FOX"/>
{{c3|{{sp|FO}}Y.}}
<section begin="FOY"/><nowiki />
FOY. ''Voyez'' {{Tr6L|FOI}}.
<section end="FOY"/>
<section begin="FOY-MENTEUR"/><nowiki />
FOY-MENTEUR. ''Voyez'' {{Tr6L|FOI-MENTEUR}}.
<section end="FOY-MENTEUR"/>
<section begin="FOY-MENTIE"/><nowiki />
FOY-MENTIE. ''Voyez'' {{Tr6L|FOI-MENTIE}}.
<section end="FOY-MENTIE"/>
<section begin="FOY-MENTIR"/><nowiki />
FOY-MENTIR. ''Voyez'' {{Tr6L|FOI-MENTIR}}.
<section end="FOY-MENTIR"/>
<section begin="FOYE"/><nowiki />
FOYE. ''Voyez'' {{Tr6L|FOIE}}.
<section end="FOYE"/>
<section begin="FOYER"/><nowiki />
FOYER. s. m. L’âtre de la cheminée où l’on fait le feu. ''{{lang|la|Focus}}''. Les Penates des anciens étoient appelés les Dieux des ''foyers''.
Ce mot vient du Latin ''{{lang|la|foculare}}''. {{sc|Ménage}}.
☞ On dit d’un homme qui mène une vie retirée, qu’il aime à garder son ''foyer''. Ce mot, particulièrement au pluriel, se prend figurément pour maison. Je tremblois déja pour nos ''foyers ;'' je croyois voir l’ennemi à nos portes. Combattre pour ses ''foyers. {{lang|la|Pugnare pro laribus, pro penatibus}}''.
Les Marbriers appellent aussi de ce nom une pièce de marbre, ou de pierre commune, longue de quatre ou cinq pieds, large d’un bon pied & demi, qu’on met devant l’âtre du feu dans les chambres
des personnes qui se logent proprement. Un ''foyer'' de marbre, un ''foyer'' de pierre. Ce sont les Marbriers qui polissent les ''foyers''.
{{sc|Foyer}}, se dit aussi par les Potiers & les Chimistes, de la partie du fourneau où l’on met le charbon.
{{sc|Foyer}}, en termes de Marine, se dit des feux allumés au haut d’une tour éminente, pour donner la nuit par leur lumière, l’adresse aux vaisseaux ; comme la Tour de Cordouan sur la rivière de Bourdeaux, la tour de l’île d’Oléron, de Boulogne, de l’Ecluse, le Phare d’Alexandrie, &c. On le dit aussi des feux que ceux qui font le guet sur la côte doivent avoir, pour faire des signaux. On appelle aussi ''foyer'', dans les vaisseaux, l’endroit où l’on fait le feu.
{{sc|Foyer}}. Terme de Géométrie. On a d’abord appelé ''foyers'' de certaines courbes, les points où elles rassembloient les rayons de la lumière, & la raison de ce nom de ''foyer'' est assez évidente ; mais depuis on l’a étendu à tous les points, qui seroient tels, que toutes les lignes qui en seroient tirées à la circonférence de quelque courbe, auroient quelque propriété commune, quelle qu’elle soit, & cette extension a été si loin, que non-seulement des points, mais même des lignes, soit droites, soit courbes, sont appelées ''foyers'', à l’égard des courbes pour qui elles sont conditionnées de la même manière. Les ''foyers'' de l’ellipse sont les points ou les rayons qui partent de l’un, & vont frapper la concavité de la courbe sous quelque angle que ce soit, se réfléchissent dans l’autre & s’y réunissent. {{sc|Ac. des Sc.}} 1703, ''Hist. {{pg|67}}, 68.'' Le ''foyer'' se dit des centres des ellipses, des paraboles & des hyperboles, où aboutissent les réflexions des rayons qui tombent sur leurs surfaces, & d’où l’on tire des lignes qui ont de particulières propriétés, amplement démontrées par Apollonius de Perge dans ses Sections Coniques. Les ellipses ont deux ''foyers'', ou centres, sur lesquels la figure est décrite ; ce sont deux points marqués sur le grand axe de l’ellipse, d’où les lignes qui sont tirées à quelque endroit que ce soit de la circonférence égalent, étant prises ensemble, le grand diamètre. ''Voyez'' Descartes, Schooten, de la Hire, & les autres Géomètres qui ont traité des Sections Coniques.
On appelle aussi ''foyer'' dans l’Optique, un point où s’assemblent plusieurs rayons, soit qu’ils s’y ramassent par réflexion, ou par réfraction. Ce point est ainsi appelé, parceque c’est en cet endroit-là que les miroirs ardens sont capables de bruler. Le ''foyer'' est le point brulant, c’est-à-dire, le point où se terminent les rayons en les prolongeant.
Le ''foyer'' solaire, est un rond, ou cône d’une clarté brillante & fort vive, qui se forme des rayons de lumière brisés dans un verre sphérique & convergens, qui aboutissent à un point brulant. C’est une erreur de croire que ce ''foyer'' soit justement au centre du verre qui a causé la réfraction : il ne va que jusqu’au tiers ou au quart du rayon. Il faut que la rétine soit au ''foyer'' du cristallin, c’est à-dire, à l’endroit des rayons qu’il a rompus, afin que la vision soit parfaite.
{{sc|Foyer}} virtuel. Molineux dans sa nouvelle Dioptrique appelle dans une glace concave ''foyer'' virtuel, ou point d’inclinaison, ''{{lang|en|Point of divergeance}}'', le point ou la ligne prise de l’endroit où le rayon de la lumière tombe sur la glace, & tirée perpendiculairement à la ligne de réfraction, coupe l’axe de la glace. ''Voy.'' cet Auteur, {{pg|56}}, & {{sc|Harris}} au mot {{sc|Focus}} & au mot {{sc|Virtual}}.
En termes de Médecine, on appelle ''foyer'', le lieu où l’on croit qu’est le principe & le levain de la fièvre, la chaleur interne qui cause la fièvre.
{{sc|Foyer du péché}}. Terme de Théologie. ''{{lang|la|Fomes peccati}}''. On appelle ''foyer'' du péché, la concupiscence, ou l’inclination naturelle au bien sensible qui est défendu. Quand on considère cette disposition ou cette inclination de l’appétit en elle-même, c’est le foyer du péché en puissance, ''{{lang|la|in actu primo}} ;'' quand on considère les mouvemens indélibérés de l’appétit qui<section end="FOYER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/181
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|OLYMPE.|c}}
Oh ! si l’on peut dire !
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Alors c’est à vous tous que je dois d’être ce que
je suis.
{{scène|III}}
{{acteurs|{{sc|Les Mêmes}}, UN PAGE, puis LE ROI,<br />{{sc|La Reine}}, {{sc|Seigneurs}} et {{sc|Dames de la Cour}}.|n}}
{{PersonnageD|LE PAGE|c|paraissant au tond gauche et annonçant.}}
Le Roi !
{{di|Les gardes se rangent au fond.|d|2}}
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|très ému.}}
Le Roi !… c’est le Roi !…
{{Personnage|CHAVERNY.|c}}
Oui, le Roi ! {{di|(Souriant.)}} Vous voilà tout tremblant !…
{{A|{{di|Entrée du Roi, de la Reine, de la Cour, — Le Roi descend lentement. Tous s’inclinent sur son passage.}}}}
{{Personnage|DE TRESMES.|c}}
Sire, un de vos meilleurs gentilshommes, le marquis
de Chaverny, sollicite de moi, l’honneur de
vous présenter la marquise de Chaverny et sa fille.
{{Personnage|LE ROI.|c}}
{{M.|de Chaverny}} est, nous le savons, un de nos
vaillants ! Approchez !
{{PersonnageD|CHAVERNY|c|venant au milieu.}}
Sire…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/47
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|35|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
γ) = ''yè,'' en passant par *''iei, ye{{t|i|80}}'' :
{|class=std
|profectu||''profyè̩''||(profit) ;
|-
|texere||''tꞓyèṣr{{t|ė|80}}''||(tisser) ;
|-
|lectu||''l̮ĕ̀''||(le lit) ;
|-
|vec’la||''vyèl̮{{t|ė|80}}''||(vieille).
|}
Mais pectoru ''pè̩tro'' (gorge) qui n’apparaît qu’en composition : ''pètro ró̩so'' (rouge-gorge).
Quant à
{|class=lft
|||veculu||''vyŭ''||(vieux) si ce mot est bien patois,
|-
|et||sequere||''ꞓyṑr{{t|ė|80}}''||(suivre), ils accusent un
|}
{{SA|déplacement de l’accent en faveur de l’''u'' suivant, déplacement fréquent à Hér. dans les proparoxytons (§ 340).}}
nesciu ''nè̩{{t|e|80}}ꞓyo'' (lent) a échappé à l’influence de la palatale.
{{§|71.}} '''è''' sous l’influence d’un ''yod'' suivant qui ne provient ni d’un '''c''' ni d’un '''g'''.
α) = ''i'' dans :
{|class=std
|pretiu||''pri''||(prix) ;
|-
|levia||''l̮ī̩j{{t|ė|80}}''||(liège) ex. peu probant. ;
|-
|specia||''ĕ́fī̩ꞓy{{t|ė|80}}''||(épices) (cf. Hor. 22) ;
|-
|et materia||''matī̩r{{t|ė|80}}''||(matière).
|}
Ce dernier est probablement fr. : d’après '''chaudière''' ''tsoudīre,'' on aura reconstruit '''matière''' ''matire.''
''mile'' (miel) appartiendrait à ce §-ci s’il remonte à '''mellia'''.
β) = ''é'' dans :
{|class=std
|venio||''vĕ̩́n̮o''||(je viens) ;
|-
|veniunt||''vĕ̩́n̮õ''||(ils viennent) ;
|-
|tenio||''tĕ̩́n̮o''||(je tiens) où une nasale
|}
{{SA|libre ou suivie d’une palatale change ''è'' en ''é.'' Cf. pectinu ''pino'' (peigne) § 70.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
gqbr1d8jmabr8c3t1xc08vt073i9nav
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/48
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|36|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="è+yod" />γ) = ''ye'' avec ''e'' plus ou moins ouvert. Ce traitement est le même que celui d’'''è''' devant '''c''' ou '''g''' (§§ 69 3, 70 γ).
{|class=acc
|ceresea||''ꞓėrye̩j{{t|ė|80}}''||(cerise) ;
|-
|ministeriu||''miꞓyè̩''||(métier) ;
|-
|intermediu||''ẽtrėmye̩''||(entre) ;
|-
|mediu(diurnu)||''myè''(''zo'')||(midi) ;
|-
|cemitieru||''ꞓēmitꞓye̩ro''||colspan=3|(cimetière) demi-savant ;
|-
|e(c)clesia||''il̮ĕj{{t|ė|80}}''||(église) ;
|-
|pettia||''pyĕ̀s{{t|ė|80}}''||(pièce)||rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}}||rowspan=2|français ?
|-
|neptia||''n̮ĕ̀s{{t|ė|80}}''||(nièce)||
|}
{|class=exc
|{{sc|Remarque :}}||media[nocte||''mi''[''ni''||(minuit),
|-
| ||media[lana||''mi''[''lāna''||(milaine)
|}
{{SA|illustrent une loi qu’on a vue § 56 β, et que nous retrouverons plus loin (§ 103. δ), loi en vertu de laquelle un '''a''' atone final semble être un obstacle à la palatalisation de la voyelle tonique qui précède immédiatement.}}<section end="è+yod" />
<section begin="ellus" />{{§|72.}} Le suffixe ''ellus.''
'''ellu''' = ''é.'' De même que devant '''s''' + cons. '''è''' latin a changé de timbre devant '''ll'''. Rousselot, V. 338, l’explique ainsi : « ''é'' remonte probablement à un ''è'' qui est devenu ''é'' à cause de sa position en finale. L’existence de cet ''è'' serait confirmée par le féminin ''a.'' Cet ''é'' aurait pu être amené par le simple déplacement de l’accent oratoire ».
En règle générale -'''ellu''' donne ''é'' à Hér., mais par analogie avec ''é'' final sorti d’'''é''' latin, on voit quelquefois les mots en -'''ellus''' se terminer en ''e{{t|i|80}}'' et même en ''i'' ; dans ce dernier cas, il a vraisemblablement passé par ''e{{t|i|80}}, ei, {{t|e|80}}i,'' graphies qui se retrouvent toutes dans les textes que je possède, et semblent montrer l’évolution actuelle du son ''é'' vers ''i'' (§ 19).<section end="ellus" /><noinclude>
<references/></noinclude>
7fgq8532t0ftzk6c183l4uut46qkajb
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/49
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|37|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|pomellu||''pomé''||(tête de cheville) ;
|-
|castellu||''tsaṣé''||(chateau) ;
|-
|cappellu||''tsapé''||(chapeau) ;
|-
|fascellu||''faꞓé''||(botte de foin, etc.) ;
|-
|vitellu||''vé''||(veau) ;
|-
|avicellu||''ujé''||(oiseau) ;
|-
|ossellu||''uꞓé''(''t'')||(os) vient peut-être de
|}
{{SA|ossittu ou a emprunté son ''t'' aux mots en -''et'' (§ 522) ;}}
Mais j’ai noté :
{|class=std
|rastellu||''raṣé{{t|i|80}}''||(rateau) ;
|-
|novellu||''{{erratum|nŭ̀ei|nŭ̀é{{t|i|80}}}}''||(nouveau) ;
|-
|martellu||''marté{{t|i|80}}''||(marteau).
|-
|cerebellu||''ꞓervé'' et ''ꞓervi''||(cerveau) dont la {{2me}}
|}
{{SA|forme peut provenir d’une confusion avec ''ꞓervi'' < '''cervariu''' de ''lok ꞓervi'' (loup cervier).}}
agnellu ''an̮i'' (agneau) et flagellu ''flaĭ'' (fléau) ont peut-être avancé leur ''é'' jusqu’à ''i'' sous l’influence du '''g''' qui précède.
scabellu ''ec̑abì̩'' (escabeau) est irrégulier de toutes pièces : '''b''' aurait dû tomber (§ 219) ; '''sc''' ne devait pas donner ''c̑'' (§ 236 γ).
pelle ''pé{{t|i|80}}'' (peau) appartient à ce §-ci.
bellu a trois représentants. 1) ''bé'' dans le proverbe ''to nŭ̀é{{t|i|80}} ĕ bḗ'' (tout nouveau, tout beau) ; 2) ''byo'' en général, lequel serait d’après Gau. § 33, un ancien nominatif ; 3) ''bel'' usité seulement dans l’expression ''bel ó̩mo'' (bel homme).
{{§|73.}} -'''ella''' = ''a̩la,'' traitement que M. L. suppose être une simple réfraction vocalique de '''e''' en ''ea, a'' (I, 167) ; tandis que Rousselot, V, 348 prétend que le contact d’un '''l''' oblige l’'''e''' à s’ouvrir et le change en ''a.'' Cette dernière assertion pourrait être appuyée par l’histoire d’'''e''' atone, § 153 :<noinclude>
<references/></noinclude>
g9200ss79zabrbza6h1ps186fcsi6k2
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/50
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|38|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|width=90% style="margin-left:10%;line-height:1.25em"
|-
|width=30%|femella||width=30%|''fĕ́ma̩la''||width=40%|(femelle) ;
|-
|cappella||''tsapa̩la''||(chapelle) ;
|-
|nigella||''nĕ́a̩la''||(nielle) ;
|-
|capella ?||''zĕ́a̩la''||(javelle) ;
|-
|laminella||''{{erratum|lāmba̩la|lā{{t|m|80}}ba̩la}}''||(lamelle) ;
|-
|drappella||''drapa̩la''||(drapelle) ;
|-
|cerebella||''ꞓerva̩la''||(cervelle) ;
|-
|hirundella||''arā{{t|m|80}}da̩la''||(hirondelle).
|}
Peut-être faut-il rattacher ici :
gelat ''zalė'' (il gèle), à moins d’y voir l’''a'' de l’infinitif ''zala̩'' (geler) (§ 153), ce qui est plus sûr.
{|class=exc
|{{sc|Exception :}}||*vitella||''vé̩{{t|i|80}}la''||(veau femelle) refait sur ''ve{{t|i|80}}'' ;
|-
| ||patella||''pḗla''||(poèle) où ''é'' est dû probablement
|}
{{SA|à l’hiatus amené par la chute du '''t'''. ;}}
{|class=std
|vascella||''vaꞓè̩la ''||(vaisselle), francisé comme
|-
|bella||''bḕla''||(belle) et
|-
|novella(s)||''nŭél{{t|ė|80}}''||(nouvelle).
|}
{{§|74.}} '''è''' entravé devant les nasalles = ''è̃'' :
{|class=std
|dieveneris||''dėvè̩̃{{t|n|80}}dro''||(vendredi) ;
|-
|teneru||''tẽ{{t|n|80}}dro''||(tendre) ;
|-
|centu||''sẽ''||(cent) ;
|-
|ventu||''vẽ''||(vent) ;
|-
|dente||''dẽ''||(dent) ;
|-
|calendasarum||''tsalẽ̩{{t|n|80}}drẽ''||(Noël) ;
|-
|tempu||''tẽ''||(temps) ;
|-
|encaustu||''ẽ̩tso''||(encre) (cf. Gau. § 34) ;
|-
|sciente||''éꞓyẽ''||(raison) ;
|-
|-mente||''-mẽ''||(-ment).
|-
|rem||''rẽ''||(rien) est traité de même.
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|39|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="ellus" />Mais '''e''' libre + nasale = ''é̃,'' par ''ie, i̩e'' dans :
{|class=std
|ingeniu||''ezĩ''||(engin) ;
|-
|bene||''bĩ''||(bien, adverbe et nom) ;
|-
|venis||''vĩ''||(vient).
|}<section end="ellus" />
<section begin="é_latin" />{{c|'''é''' ('''ĭ''') latin.|m=1em}}
{{§|75.}} ''é'' se propageant par segmentation (Rou. V., 316, 317) a d’abord produit ''ei.''
« Ce sera seulement devant '''a''' que ''ei'' avancera jusqu’à ''ay.'' (M. L., I, 86) certainement sous l’influence de '''a''' atone ». Ces deux étapes, ''ei, ay'' se retrouvent à Héré. On y observera aussi un certain parallélisme entre '''é''' et '''ó'''.{{il}}
{{§|76.}} '''é''' dans les monosyllabes = ''è'' :
{|class=std
|me||''mè''(''k'')||(moi)
|-
|te||''tè''(''k'')''||(toi)
|-
|se||''ꞓè''(''k'')''||(soi)
|}
''mè, tè, ꞓè'' ont d’abord passé par ''mei, tei, ꞓei.'' En leur qualité de monosyllabes, et grâce à leur emploi emphatique, ils étaient généralement suivis du ''k'' parasite (§ 326, ss.). Le ''k'' a eu pour effet d’ouvrir la voyelle ; puis le second élément de la diphtongue ne fut plus replacé lorsqu’on omit le ''k.''{{il}}
{{§|77.}} Devant une consonne, '''é''' libre = ''ei'' (S 17). Il n’y a aucune raison de croire que cet ''ei'' ne soit pas le premier produit d’'''é''' latin. L’histoire d’'''ó''' le confirmera.
L’''e'' de ''ei'' est généralement ouvert. L’''i'' s’affaiblit en finale patoise, ou est remplacé par le ''k'' parasite. Lorsque celui-ci s’omet dans les mots très courants, l’''i'' ne s’entend plus.<section end="é_latin" /><noinclude>
<references/></noinclude>
f6kyzzgffg0hen6mspr5ayytmszh92d
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/52
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|40|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|credere||''ke̩ĭr{{t|ė|80}}''||(croire) ;
|-
|credo||''krè̩ijo''||(je crois) ;
|-
|videtis||''ve̩idĕ́''||(vous voyez) ;
|-
|vitru||''vè̩iro''||(verre) ;
|-
|flebilu||''fe̩iblo''||(faible) ;
|-
|piperu||''pe̩ivro''||(poivre) ;
|-
|jeniperu||''zĕ̀ne̩ivro''||(genièvre) ;
|-
|tenebru||''tĕ́ne̩ivro''||(tonnerre) ;
|-
|libru||''lè̩ivro''||(livre) ;
|-
|debo||''de̩ivo''||(je dois) ;
|-
|bibere||''be̩irė''||(boire) ;
|-
|credit||''kre̩{{t|i|80}}'' et ''krĕ̀k''||(il croit) ;
|-
|parete||''pare{{t|i|80}} {{erratum||ou}} parĕ̀k''||(paroi) ;
|-
|bibit||''be{{t|i|80}}''||(il boit) ;
|-
|recipere||''rėꞓĕ̀è''(''k'') et ''rėꞓe{{t|i|80}}''||(recevoir) ;
|-
|nive||''ne{{t|i|80}}'' et ''nĕ̀k''||(neige) ;
|-
|mense||''me{{t|i|80}}'' et ''mĕ̀k''||(mois) ;
|-
|pisu||''pe{{t|i|80}}'' et ''pĕ̀k''||(pois) ;
|-
|presu||''pre{{t|i|80}}'' et ''prĕ̀k''||(pris) ;
|-
|sapere||''ꞓaĕ̀''(''k'')||(savoir) ;
|-
|volere||''ùle''(''r'') et ''ùlĕ̀k''||(vouloir) ;
|-
|potere||''poĕ̀''(''k'')||(pouvoir) ;
|-
|-etu||''-e{{t|i|80}}''||(§ 516).
|}
J’ai noté ''é'' dans :
{|class=std
|site||''ꞓḗ'' et ''ꞓek''||(soit) ;
|-
|debes||''dḗ'' et ''dek''||(tu dois) ;
|-
|habere||''aĕ́'' et ''aèk''||(avoir) ;
|-
|vere ?||''é''||(voire) ;
|-
|frensa ?||''frḗja''||(miette) ;
|-
|quetu||''kwé''||(tranquille) ;
|-
|burgense||''bórzé̩''||(bourgeois).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
5ugn416gy8m0nu4rn94w8lnc2vtbjam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|41|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{{§|78.}} '''é''' en hiatus avec '''a''' = ''ay.''
'''via''' (''v'')''ay{{t|ė|80}}'' (chemin). Le même mot est peut-être l’origine de ''vīyā'' (va-t’en) qui est une interjection fortement accentuée ; ce serait pour cette raison que le mot fait exception.{{il}}
{{§|79.}} Les mots suivants en -'''eta''' ont subi le traitement d’'''e''' en hiatus avec '''a'''. M. L., I, 16, nous apprend que dans le domaine de ''ei,'' '''e̩'''-'''a''' est souvent traité autrement que '''e''' devant les consonnes. (Cf. L. B., 93, 293.) Les étapes de -'''eta''' sont : ''eia, èya, aya.'' Cf. Fri. Haef., II, 19. On verra (§ 111 β) que '''o''' dans la même position subit un traitement analogue.
{|class=std
|feta||''fă̩ya''||(brebis) ;
|-
|creta||''kră̩ya''||(craie) ;
|-
|seta||''ꞓă̩ya''||(soie) ;
|-
|meta ?||''ma̩y{{t|ė|80}}''||(bouquet).
|}
Rentrent dans la même loi :
{|class=std
|*riga||''ray{{t|ė|80}}''||(sillon) qui pourrait
|}{{SA|être radia.}}
{|class=std
|corrigia||''koray{{t|ė|80}}''||(courroie).
|}
Font exception :
{|class=std
|moneta||''mùnè̩ya''||(monnaie), mot demi
|}{{SA|fr. ou de formation plus récente, tel que}}
{|class=std
|verneta||''ernè̩ya''||(localité).
|}{{il}}
{|class=lft
|{{§|80.}}||sebu|||''ꞓyu{{t|u|80}}''||(suif) ;
|-
|||tegula||''tꞓyò̩la''||(tuile) perdent leur '''é'''
|}{{SA|au profit de l’atone suivante devenue tonique (cf. ''vyu'' (vieux) ''ꞓyore'' (suivre), §§ 70 et 340 et M. L., I, 116.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
fmbr6qge9nulac0zmuf7jjnu131kn40
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/54
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|42|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{{§|81.}} '''é''' sous l’influence d’un ''yod'' précédent aboutit à ''i''
par l’intermédiaire de ''iei'' :
{|class=std
|cera||''sī̩rė''||(cire) ;
|-
|page(n)se||''раī̩''||(pays) ;
|-
|mercede||''mā̩cī̩''||(merci) ;
|-
|jacere||''jĕ́zī̩''||({{erratum|gesir|gésir}}) ;
|-
|placere||''ple̩ijī̩''||(plaisir) ;
|-
|licere||''le̩ijī̩''||(loisir) ;
|-
|*il]l’acetu||''le̩ijī̩''||(acide).
|}
{{sc|Exception}} : recipit {{em|3}}''{{erratum|reꞓèèk|rėꞓ{{t|è|80}}èk}}'' {{em|3}}(il reçoit) dont la palatale n’a pas agi, ou forme analogique.
On a aussi ''i'' dans -icat :
{|class=std
|plicat||''pliy{{t|ė|80}}''||(il plie) (§ 439).
|}{{il}}
{{§|82.}} '''é''' entravé donne généralement ''è'' et quelquefois ''e'' :
{|class=std
|mittit||''mè''||(met) ;
|-
|cippa||''ꞓè̩ра''||(cep) ;
|-
|crescit||''kre''||(croît) ;
|-
|firmat||''fèrm{{t|ė|80}}''||(ferme) ;
|-
|*cambitta||''tsãbḕ̩tă''||(jambon) ;
|-
|malenitidu||''mānè''(''t'')||(sale) ;
|-
|crista||''krḕṣa''||(crête) ;
|-
|missa||''mḕꞓa''||(messe) ;
|-
|virga||''ĕ̀rz{{t|ė|80}}''||(verge) ;
|-
|vir(i)de||''vĕ̀''(''r'')||(vert) ;
|-
|circ(u)lu||''ꞓĕ̀rkl̮o''||(cercle) ;
|-
|circat||''tsĕ̀rk{{t|ė|80}}''||(il cherche) ;
|-
|misc(u)lo||''mèc̑l̮o''||(je mêle), etc.
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
n87l52i8l3qn1uooazgly1l3ffjimiu
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|43|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
L’''e'' s’est fermé dans :
{|class=std
|spissu||''{{erratum|é̩fé|éfe̩}}''||(épais) ;
|-
|capistru||''tsḗ{{t|e|80}}ṣro''||(licou) ;
|-
|metipsimu||''mḗ̩mo''||(même) ;
|-
|*matrista||''marḗ̩ṣa''||(marâtre) ;
|-
|adipsu ?||''ade{{t|i|80}}''||(toujours) (cf. Gau.,
|}
{{SA|§ 41 B) ; sans doute sous l’influence de l’s.}}
{{sc|Autres exceptions}} :
{|class=std
|pistat||''piṣ{{t|ė|80}}''||(il foule aux pieds) vient de l’infin.
|-
|hirpice||''ī̀ꞓ{{t|ė|80}}''||(herse) aurait son ''i'' du verbe ''i''(''r'')''cyĕ̩.''
|-
|firma||''fyerma''||(la ferme) suppose '''è'''.
|}{{il}}
{{§|83.}} '''é''' + '''c''' ou '''g''' = ''ei'' ; même traitement qu’'''é''' libre. ''ei'' se réduit tantôt à ''e,'' tantôt à ''è'' :
{|class=std
|directu||''drĕ{{t|i|80}}'' et ''drèk''||(droit) ;
|-
|tectu||''te{{t|i|80}}'' et ''tèk''||(toit) ;
|-
|digitu||''de{{t|i|80}}'' et ''dèk''||(doigt) ;
|-
|nigru||''ne{{t|i|80}}'' et ''nèk''||(noir) ;
|-
|nigra||''neir{{t|ė|80}}''||(noire) ;
|-
|frigidu||''fre{{t|i|80}}'' et ''frèk''||(froid) ;
|-
|frigida||''freid{{t|ė|80}}''||(froide) ;
|-
|rege||''re''||(roi) ;
|-
|rigidu||''rĕ̩ido''||(roide) ;
|-
|strictu||''eṣre̩''||(étroit) ;
|-
|siccu||''ꞓĕ̀''(''k'')||(sec) (cf. Gau., §42).
|}
Le mot pour pice est ''pĕ̀z{{t|ė|80}}'' (poix) qui suppose ''pidica'' ;
{{ell|le mot pour}} ficatu {{ell|est}} ''fèzo'' (foie) {{ell|qui suppose}} ''fidicu.''<noinclude>
<references/></noinclude>
ok6vmwebv539nk57efmlixbk2br3we7
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/56
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|44|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section end="é+yod" />
{|class=exc
|{{sc|Exception :}}||strigilat||''eṣrìl̮{{t|ė|80}}''||(il tue) vient peut-être de l’infinitif :
|-
|||||''eṣril̮e''||(tuer) ;
|-
|||*pesile ?||''pī̀l̮o''||(chambre) ;
|-
|||dictu||''dik''||(dit) suppose ''dīctu.''
|}{{il}}
{{§|84.}} '''é''' sous l’influence d’une palatale suivante donne ''i'' dans :
{|class=std
|vitiu||''vijyo''||(vice) ;
|-
|camisia||''ts{{t|ė|80}}mij{{t|ė|80}}''||(chemise) ;
|-
|serviciu||''ꞓervì̩ꞓyo'' et ''ꞓervéꞓyo''||(service).
|}
{{sc|Remarque}} : Ces trois mots sont à peine patois.
{|class=std
|implicat||''ẽpliy{{t|ė|80}}''||(il emploie) ;
|-
|clarticat''||kl̮artiy{{t|ė|80}}''||(il voit).
|}
On a ei dans :
{|class=std
|pigritia||''pĕre̩ij{{t|ė|80}}''||(paresse),
|-
|feria||''fèir{{t|ė|80}}''||(foire),
|}
{{SA|où l’''y'' n’a pas eu d’action (cf. Gau., § 43).}}
invidia a trois représentants :
{{a|1 ''ẽvi̩y{{t|ė|80}},'' qui est probablement correct ;
2 ''ẽvi̩,'' qui est français ;
3 ''ẽvé̩dĕ́'' qu’il faut rattacher à inviditas (causas) d’autant plus qu’il signifie « marques sur le corps » (cf. Haef. ; I, 65 et II, 43.)
|0|4}}
Enfin trichea = ''trĕ̩̀ꞓ{{t|ė|80}}'' (tresse) où ''y'' a fait position.{{il}}<section end="é+yod" />
<section begin="é+nasale" />{{§|85.}} '''é''' devant une nasale = ''è̃'' :
{|class=std
|minu||''mẽ''||(moins) ;
|-
|argentu||''arzẽ''||(argent) ;
|-
|venenu||''vėrẽ''||(venin) ;
|-
|findere||''{{erratum|fẽndrė|fẽ{{t|n|80}}drė}}''||(fendre) ;
|}<section end="é+nasale" /><noinclude>
<references/></noinclude>
5r31p8ty3zjq658w2arvo41a7m3v5pg
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|45|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|sine||''ꞓẽ''||(sans) ;
|-
|fœnu||''fẽ''||(foin) ;
|-
|plenu||''plẽ''||(plein) ;
|-
|dominica||''dĕ̀mẽz{{t|ė|80}}''||(dimanche) ;
|-
|inter||''ẽntr{{t|ė|80}}''||(entre) ;
|-
|simulat||''ꞓẽbl{{t|ė|80}}''||(semble) ;
|-
|insimul||''ẽsẽblo''||(ensemble) ;
|-
|subinde||''ꞓŏ̀ẽ''||(souvent) ;
|-
|lingua||''lẽ̩wa''||(langue) ;
|-
|triginta ?||''trẽta''||(trente) (369) ;
|-
|cingula||''sẽ̩l̮ă''||(sangle) ;
|-
|inde||''ẽ''||(en) ;
|-
|absynthiu||''uꞓẽ''||(absinthe) ;
|-
|terrenu||''tèrẽ''||(terrain).
|}
'''é''' + nasale a donné ''é̃'' ou ''ĩ'' dans :
{|class=std
|vi(gi)nti||''v{{t|e|80}}é̃'' et ''vĩ''||(vingt) (§ 369) ;
|-
|tingere||''té̃dr{{t|ė|80}}'' et ''tĩdr{{t|ė|80}}''||(teindre) ;
|-
|cinque||''sĩ''||(cinq) ;
|-
|deextinguere||''déṣé̃dr{{t|ė|80}}''||(éteindre) ;
|-
|dedeintu||''dėdĩ''||(dedans) ;
|-
|tridente||''tré̃''||(trident) ;
|-
|pullicenu||''pōzĩ''||(poussin) (vient peut-être de
|}{{SA|-'''inus''') ;}}
{|class=std
|cinere||''ꞓĩ{{t|n|80}}dre''||(cendre) ;
|-
|racemu||''rėjĩ''||(raisin).
|}
Dans ces mots, l’''é̃'' ou ''ĩ'' s’explique par l’action des palatales environnantes.
On a aussi ''{{erratum|è̃|é̃}}'' ou ''ĩ'' dans :
{|class=std
|simplice||''{{erratum|ꞓé̃mplo|ꞓé̃{{t|m|80}}plo}}''||(simple) fr ? ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
4vx71iawszse3wmlywie2eaphj1qrop
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/58
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|46|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|in ou intu||''ĩ''||(au Sud) ;
|-
|turbine||''turbĩ''||(moyeu) qui vient
|}
{{SA|peut-être de -'''īne''' puisque '''i''' a reçu l’accent.}}{{il}}
{{§|86.}} Si l’on compare bene ''bĩ'' à plenu ''plè̃,'' on y constate que leurs diphtongues respectives ont suivi la même marche :
{|class=std
|bene||a passé par||''bien bi{{t|e|80}}n, bĩ'' et
|-
|plenu||{{ell|a passé par}}||''plèin plè{{t|i|80}}n, plè̃.''
|}{{il}}
{{§|87.}} La nasalisation est très faible devant '''n''' ou '''m''' libre et l’''ẽ'' est ouvert :
{|class=std
|plena||''plẽ{{t|i|80}}na''||(pleine) ;
|-
|avena||''avẽ{{t|i|80}}na''||(avoine) ;
|-
|vena||''vẽ{{t|i|80}}na''||(veine) ;
|-
|catena||''tsẽ{{t|i|80}}na''||(chaîne) ;
|-
|poena||''pẽ{{t|i|80}}na''||(peine) ;
|-
|serena||''ꞓėrẽ{{t|i|80}}na''||(temps serein) ;
|-
|lene +o ?||''lẽ{{t|i|80}}no''||(facile) ;
|-
|fimo||''fẽ{{t|i|80}}mo''||(je fume un champ) ;
|-
|remuto||''rẽ{{t|i|80}}mo''||(je remue) (§ 435) ;
|-
|terrenat||''terẽ{{t|i|80}}n{{t|ė|80}}''||(la neige fond).
|}
Il est fort probable qu’à une certaine époque l’''e'' était complètement nasalisé, comme ce fut le cas en français. De même {{em|2}}femina {{em|2}}''fèna'' {{em|2}}(femme) a passé par ''fēna.'' Mais {{em|2}}minat {{em|2}}''min{{t|ė|80}}'' {{em|2}}(il mène) est assimilé à d’autres verbes tel que ''kriv{{t|ė|80}}'' (crève), les infinitifs étant de part et d’autre ''krėva, mėna.''{{il}}
{{§|88.}} P. Marchot (R. Ph., I, 40. note, en s’appuyant sur Gau, § 25), prétend qu’'''ĕ''' et '''ē''' latins se confondent en<noinclude>
<references/></noinclude>
cbncxlo9b0szm4r87hdqu48jqcuqsmn
Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/334
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><section begin="FRIPE-LIPPES"/>{{tiret2|fran|ches}} lippées. ''{{lang|la|Helluo.}}'' Marot appelle son valet ''fripe-lippes.''
<section end="FRIPE-LIPPES"/>
<section begin="FRIPER"/><nowiki/>
FRIPER. v. a. Chiffonner un habit, un meuble, lui faire perdre l’air neuf qu’on lui remarque avant qu’on s’en soit servi. ''{{lang|la|Terere, deterere.}}'' Il n’est guère en usage qu’au participe, & se dit des livres, des {{corr|hahits|habits}}, des meubles ''fripés'' qui ont déja servi, & n’est employé que dans le style familier.
{{sc|Friper}}, signifie aussi chez Pomey, regrater, repeigner une étoffe. ''{{lang|la|Vestem interpolare, instaurare, renovare interpolando.}}'' Pomey prend aussi fripement pour les regratemens. ''{{lang|la|Interpolatio.}}''
{{sc|Friper}}, signifie aussi, manger goulument. ''{{lang|la|Ligurire.}}'' Il y avoit à ce festin assez de quoi ''friper.'' Dans la Batrachomyomachie Françoise le rat dit :
{{poem|''Je sais ronger un pain, croquer une galette,''
''Entamer un jambon, ravager une assiette,''
''Assaillir un poulet hérissé de lardons,''
Friper ''un bon morceau, croquer des macarons,''
''Faire brèche au fromage, & d’une adresse extrême,''
''Sans tomber dans le lait, en enlever la crême.''
{{mpom|{{sc|Boivin}}.|d}}|m=1em}}
{{sc|Friper}}, signifie aussi, dissiper son bien, & particulièrement en débauche. ''{{lang|la|Absumere, conficere, dilapidare.}}'' Un prodigue a bientôt ''fripé'' son bien.
{{sc|Friper}}, se dit aussi en parlant des Auteurs qui dérobent des autres, qui ont écrit devant eux, des pensées, des vers qui ont déja servi, ou qui sont usés. ''{{lang|la|Subfurari.}}'' Ce Poëte nous donne cette épigramme comme sienne ; mais elle est ''fripée'' de Martial.
On dit proverbialement dans quelques Collèges, sur-tout en Normandie, qu’un écolier ''fripe'' sa leçon, ''fripe'' ses classes, pour dire, qu’il se dérobe de la classe, qu’il manque d’y aller.
FRIPÉ, ÉE. part. ''Detritus.'' Un livre ''fripé,'' qui a déja servi, qui est usé, chiffonné.
{{sc|Friper le Pouce}}. Expression basse & burlesque, qui signifie, faire la vie, bonne chère, folâtrer. ''{{lang|la|Pergræcari.}}'' Dans toutes ces acceptions, ce terme est bas, ou très-familier.
<section end="FRIPER"/>
<section begin="FRIPERIE"/><nowiki/>
FRIPERIE. s. f. Négoce de vieux habits, de vieux meubles, & l’art de les raccommoder. ''{{lang|la|Vestiarium mangonium. Ars interpolandi.}}''
Ce mot vient de ''{{lang|la|frivola}},'' parceque tout ce qui est à la ''friperie,'' est de peu de prix. Mais du{{lié}}Cange croit qu’il vient de ''{{lang|la|afrepatæ vestes}},'' qui signifie, habits troués, ou ''fripés,'' qu’on a dit dans la basse Latinité, au-lieu de ''{{lang|la|trepatas, terebratas,}}'' ou ''{{lang|la|perforatas,}}'' ou peut-être, de ''ferpe,'' ou ''ferperie,'' qui étoit autrefois un métier à Paris distingué de la pelleterie.
{{sc|Friperie}}, est aussi le lieu où se tiennent les Marchands qui font ce négoce. ''{{lang|la|Vestiarii mangonii forum.}}''
{{sc|Friperie}}, se dit aussi des habits, meubles, curiosités qui sont usées, ou qui sont de peu de prix. ''{{lang|la|Scruta, quisquiliæ.}}'' Les meubles de cet avare ne sont que ''friperie.'' Il n’y a rien dans le cabinet de ce curieux qui soit de valeur, ce n’est que de la ''friperie.''
On dit proverbialement, se jetter sur la ''friperie'' de quelqu’un, pour dire, le battre, l’outrager, & quelquefois se moquer de lui, en dire du mal. Il ne fut pas épargné dans la conversation. On tomba sur sa ''friperie.'' Expression du style familier.
<section end="FRIPERIE"/>
<section begin="FRIPE-SAUCE"/><nowiki/>
FRIPE-SAUCE. s. m. Terme bas & burlesque, qui signifie un goinfre. ''{{lang|la|Helluo, parasitus.}}''
<section end="FRIPE-SAUCE"/>
<section begin="FRIPEUR"/><nowiki/>
FRIPEUR. Qui fripe, qui gâte ses habits. ''{{lang|la|Consumptor, confector.}}'' {{sc|Pomey}}. Il n’est point en usage.
<section end="FRIPEUR"/>
<nowiki/>
FRIPIER, IÈRE. s. m. & f. Qui fait métier d’acheter, de revendre & de raccommoder de vieux habits, meubles, livres, ''&c. {{lang|la|Interpolator, vestis interpolæ mango.}}'' Les ''Fripiers'' doivent avoir des registres. {{sc|La{{lié}}Mare}}, ''Tr. de la Police, {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|204}}.'' Il est défendu aux ''Fripiers'' en temps de contagion d’acheter les meubles, ou hardes des malades, que la Justice n’en ait ordonné. {{sc|Id}}. ''{{pg|627}}.''
{{sc|Fripier}}, se dit aussi figurément pour celui qui pille les Auteurs, & qui les gâte en les pillant. ''Fripier'' d’écrits, impudent plagiaire. {{sc|Mol}}.
<section begin="FRIPON"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} FRIPON, ONNE. s. Ce terme considéré comme synonyme de filou, larron & voleur, désigne un homme qui prend par finesse ce qui ne lui appartient pas. Le ''fripon'' trompe ; il craint d’être reconnu. ''Voy.'' au mot {{tr6L|FILOU}}, les nuances qui distinguent ces mots. ''{{lang|la|Fur, latro.}}''
{{StdT|l|☞}} Ce terme s’applique en général aux fourbes, aux gens qui n’ont, ni honneur, ni probité. ''{{lang|la|Nequam, vafer.}}'' Je ne veux pas avoir à faire à lui, c’est un ''fripon,'' un vrai ''fripon,'' un franc ''fripon.'' Il faut à la Cour des ''fripons'' auprès des grands & des Ministres, même les mieux intentionnés.
{{StdT|l|☞}} On dit proverbialement que rien ne ressemble plus à un honnête homme qu’un ''fripon,'' c’est-à-dire, qu’un ''fripon'' affecte l’air d’un honnête homme, & sait cacher les vices sous de beaux dehors.
{{StdT|l|☞}} On dit dans le discours familier d’un jeune homme qui manque à son devoir par libertinage, par débauche, que c’est un petit ''fripon. {{lang|la|Nebulo.}}''
{{StdT|l|☞}} On dit de même d’un homme qui a eu plusieurs galanteries, que c’est un ''fripon,'' & d’une coquette, que c’est une ''friponne.''
{{sc|Fripon}}, dans l’histoire des modes, se dit d’un ornement qui entre dans la coëffure des femmes. Ce sont deux feuilles de ruban sous la palissade de la coëffure, ou sous la cornette. On l’appelle autrement Mousquétaire & Guigne-Galand.
{{sc|Fripon}}, se dit encore de deux petites tresses de cheveux en anneau, que les femmes faisoient autrefois descendre sur leur front au-dessus des yeux.
{{sc|Fripon}}, est quelquefois adjectif, & c’est un terme de cajolerie & de badinage. Les Poëtes appellent l’amour un petit ''fripon. {{lang|la|Puer improbus.}}'' {{sc|Virg}}. Ils disent qu’une Dame a l’œil ''fripon,'' qu’elle est ''friponne.'' Air ''fripon,'' mine ''friponne.'' Ce qui se dit communément d’une jeune personne qui a l’air coquet & éveillé. {{sc|Acad. Fr}}.
{{sc|Friponnes}}. Petites boîtes de sapin, plates & rondes, remplies de cette gelée de coing, que les Confiseurs appellent cotignac. Les meilleures ''friponnes'' de cette sorte de confiture viennent d’Orléans. {{sc|Dict. de Commerce}}.
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<section begin="FRIPONNEAU"/><nowiki/>
FRIPONNEAU. s. m. Diminutif de frippon.
{{poem|{{sp|....}} ''Donnez-lui tant de coups,''
''Que le galant demeure sur la place.''
''Je suis d’avis que le'' friponneau ''fasse''
''Tel compliment à des femmes d’honneur.''{{em|2}}
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<section begin="FRIPONNER"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} FRIPONNER. v. a. ''{{lang|la|Furari, subducere, surripere.}}'' On emploie ordinairement ce terme comme synonyme de voler, filouter, escroquer. Mais il signifie proprement, prendre par finesse ce qui ne nous appartient pas. On dit aussi ''friponner'' quelqu’un. Cet homme m’a ''friponné'' cent écus. Il a ''friponné'' cette montre. Il a ''friponné'' cinq ou six personnes de ma connoissance.
{{sc|Friponner}}, est aussi en ce sens un terme de caresse & de badinage fort usité parmi les amans.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Friponner}}. v. n. Signifie manquer à son devoir, perdre son temps par libertinage, ou par débauche. ''{{lang|la|Munus negligere, tempus terere.}}'' Cet écolier ne fait que ''friponner,'' au-lieu d’aller en classe.
FRIPONNÉ, ÉE. part.
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FRIPONNERIE. s. f. Action de fripon, de fourbe de méchant. ''{{lang|la|Nequitia, fraus, dolus.}}'' Les chicaneurs, les joueurs, les écoliers, les laquais, font mille ''friponneries.'' Il y a une certaine ''friponnerie'' établie en amour, que je n’approuve point. Ma sincérité pâtit trop. {{sc|Le{{lié}}Ch.{{lié}}d’H}}. Les hommes se trouvent souvent entre la ''friponnerie,'' & l’indigence : étrange situation ! {{sc|La{{lié}}Br}}.
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<section begin="FRIPONNIER"/><nowiki/>
FRIPONNIER. s. m. Qui fait des friponneries. Paris est plein de ''friponniers,'' de voleurs, de faux monnoyeurs. On a beau en pendre, on n’en sauroit faire tarir la source. ''Lettres de Gui Patin.'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}Ce terme n’est point usité ; il est même inutile, étant synonyme de fripon.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude><section begin="FRIPE-LIPPES"/>{{tiret2|fran|ches}} lippées. ''{{lang|la|Helluo.}}'' Marot appelle son valet ''fripe-lippes.''
<section end="FRIPE-LIPPES"/>
<section begin="FRIPER"/><nowiki/>
FRIPER. v. a. Chiffonner un habit, un meuble, lui faire perdre l’air neuf qu’on lui remarque avant qu’on s’en soit servi. ''{{lang|la|Terere, deterere.}}'' Il n’est guère en usage qu’au participe, & se dit des livres, des {{corr|hahits|habits}}, des meubles ''fripés'' qui ont déja servi, & n’est employé que dans le style familier.
{{sc|Friper}}, signifie aussi chez Pomey, regrater, repeigner une étoffe. ''{{lang|la|Vestem interpolare, instaurare, renovare interpolando.}}'' Pomey prend aussi fripement pour les regratemens. ''{{lang|la|Interpolatio.}}''
{{sc|Friper}}, signifie aussi, manger goulument. ''{{lang|la|Ligurire.}}'' Il y avoit à ce festin assez de quoi ''friper.'' Dans la Batrachomyomachie Françoise le rat dit :
{{poem|''Je sais ronger un pain, croquer une galette,''
''Entamer un jambon, ravager une assiette,''
''Assaillir un poulet hérissé de lardons,''
Friper ''un bon morceau, croquer des macarons,''
''Faire brèche au fromage, & d’une adresse extrême,''
''Sans tomber dans le lait, en enlever la crême.''
{{mpom|{{sc|Boivin}}.|d}}|m=1em}}
{{sc|Friper}}, signifie aussi, dissiper son bien, & particulièrement en débauche. ''{{lang|la|Absumere, conficere, dilapidare.}}'' Un prodigue a bientôt ''fripé'' son bien.
{{sc|Friper}}, se dit aussi en parlant des Auteurs qui dérobent des autres, qui ont écrit devant eux, des pensées, des vers qui ont déja servi, ou qui sont usés. ''{{lang|la|Subfurari.}}'' Ce Poëte nous donne cette épigramme comme sienne ; mais elle est ''fripée'' de Martial.
On dit proverbialement dans quelques Collèges, sur-tout en Normandie, qu’un écolier ''fripe'' sa leçon, ''fripe'' ses classes, pour dire, qu’il se dérobe de la classe, qu’il manque d’y aller.
FRIPÉ, ÉE. part. ''Detritus.'' Un livre ''fripé,'' qui a déja servi, qui est usé, chiffonné.
{{sc|Friper le Pouce}}. Expression basse & burlesque, qui signifie, faire la vie, bonne chère, folâtrer. ''{{lang|la|Pergræcari.}}'' Dans toutes ces acceptions, ce terme est bas, ou très-familier.
<section end="FRIPER"/>
<section begin="FRIPERIE"/><nowiki/>
FRIPERIE. s. f. Négoce de vieux habits, de vieux meubles, & l’art de les raccommoder. ''{{lang|la|Vestiarium mangonium. Ars interpolandi.}}''
Ce mot vient de ''{{lang|la|frivola}},'' parceque tout ce qui est à la ''friperie,'' est de peu de prix. Mais du{{lié}}Cange croit qu’il vient de ''{{lang|la|afrepatæ vestes}},'' qui signifie, habits troués, ou ''fripés,'' qu’on a dit dans la basse Latinité, au-lieu de ''{{lang|la|trepatas, terebratas,}}'' ou ''{{lang|la|perforatas,}}'' ou peut-être, de ''ferpe,'' ou ''ferperie,'' qui étoit autrefois un métier à Paris distingué de la pelleterie.
{{sc|Friperie}}, est aussi le lieu où se tiennent les Marchands qui font ce négoce. ''{{lang|la|Vestiarii mangonii forum.}}''
{{sc|Friperie}}, se dit aussi des habits, meubles, curiosités qui sont usées, ou qui sont de peu de prix. ''{{lang|la|Scruta, quisquiliæ.}}'' Les meubles de cet avare ne sont que ''friperie.'' Il n’y a rien dans le cabinet de ce curieux qui soit de valeur, ce n’est que de la ''friperie.''
On dit proverbialement, se jetter sur la ''friperie'' de quelqu’un, pour dire, le battre, l’outrager, & quelquefois se moquer de lui, en dire du mal. Il ne fut pas épargné dans la conversation. On tomba sur sa ''friperie.'' Expression du style familier.
<section end="FRIPERIE"/>
<section begin="FRIPE-SAUCE"/><nowiki/>
FRIPE-SAUCE. s. m. Terme bas & burlesque, qui signifie un goinfre. ''{{lang|la|Helluo, parasitus.}}''
<section end="FRIPE-SAUCE"/>
<section begin="FRIPEUR"/><nowiki/>
FRIPEUR. Qui fripe, qui gâte ses habits. ''{{lang|la|Consumptor, confector.}}'' {{sc|Pomey}}. Il n’est point en usage.
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<section begin="FRIPIER"/><nowiki/>
FRIPIER, IÈRE. s. m. & f. Qui fait métier d’acheter, de revendre & de raccommoder de vieux habits, meubles, livres, ''&c. {{lang|la|Interpolator, vestis interpolæ mango.}}'' Les ''Fripiers'' doivent avoir des registres. {{sc|La{{lié}}Mare}}, ''Tr. de la Police, {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|204}}.'' Il est défendu aux ''Fripiers'' en temps de contagion d’acheter les meubles, ou hardes des malades, que la Justice n’en ait ordonné. {{sc|Id}}. ''{{pg|627}}.''
{{sc|Fripier}}, se dit aussi figurément pour celui qui pille les Auteurs, & qui les gâte en les pillant. ''Fripier'' d’écrits, impudent plagiaire. {{sc|Mol}}.
<section end="FRIPIER"/>
<section begin="FRIPON"/><nowiki/>
{{StdT|l|☞}} FRIPON, ONNE. s. Ce terme considéré comme synonyme de filou, larron & voleur, désigne un homme qui prend par finesse ce qui ne lui appartient pas. Le ''fripon'' trompe ; il craint d’être reconnu. ''Voy.'' au mot {{tr6L|FILOU}}, les nuances qui distinguent ces mots. ''{{lang|la|Fur, latro.}}''
{{StdT|l|☞}} Ce terme s’applique en général aux fourbes, aux gens qui n’ont, ni honneur, ni probité. ''{{lang|la|Nequam, vafer.}}'' Je ne veux pas avoir à faire à lui, c’est un ''fripon,'' un vrai ''fripon,'' un franc ''fripon.'' Il faut à la Cour des ''fripons'' auprès des grands & des Ministres, même les mieux intentionnés.
{{StdT|l|☞}} On dit proverbialement que rien ne ressemble plus à un honnête homme qu’un ''fripon,'' c’est-à-dire, qu’un ''fripon'' affecte l’air d’un honnête homme, & sait cacher les vices sous de beaux dehors.
{{StdT|l|☞}} On dit dans le discours familier d’un jeune homme qui manque à son devoir par libertinage, par débauche, que c’est un petit ''fripon. {{lang|la|Nebulo.}}''
{{StdT|l|☞}} On dit de même d’un homme qui a eu plusieurs galanteries, que c’est un ''fripon,'' & d’une coquette, que c’est une ''friponne.''
{{sc|Fripon}}, dans l’histoire des modes, se dit d’un ornement qui entre dans la coëffure des femmes. Ce sont deux feuilles de ruban sous la palissade de la coëffure, ou sous la cornette. On l’appelle autrement Mousquétaire & Guigne-Galand.
{{sc|Fripon}}, se dit encore de deux petites tresses de cheveux en anneau, que les femmes faisoient autrefois descendre sur leur front au-dessus des yeux.
{{sc|Fripon}}, est quelquefois adjectif, & c’est un terme de cajolerie & de badinage. Les Poëtes appellent l’amour un petit ''fripon. {{lang|la|Puer improbus.}}'' {{sc|Virg}}. Ils disent qu’une Dame a l’œil ''fripon,'' qu’elle est ''friponne.'' Air ''fripon,'' mine ''friponne.'' Ce qui se dit communément d’une jeune personne qui a l’air coquet & éveillé. {{sc|Acad. Fr}}.
{{sc|Friponnes}}. Petites boîtes de sapin, plates & rondes, remplies de cette gelée de coing, que les Confiseurs appellent cotignac. Les meilleures ''friponnes'' de cette sorte de confiture viennent d’Orléans. {{sc|Dict. de Commerce}}.
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FRIPONNEAU. s. m. Diminutif de frippon.
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''Je suis d’avis que le'' friponneau ''fasse''
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{{StdT|l|☞}} FRIPONNER. v. a. ''{{lang|la|Furari, subducere, surripere.}}'' On emploie ordinairement ce terme comme synonyme de voler, filouter, escroquer. Mais il signifie proprement, prendre par finesse ce qui ne nous appartient pas. On dit aussi ''friponner'' quelqu’un. Cet homme m’a ''friponné'' cent écus. Il a ''friponné'' cette montre. Il a ''friponné'' cinq ou six personnes de ma connoissance.
{{sc|Friponner}}, est aussi en ce sens un terme de caresse & de badinage fort usité parmi les amans.
{{StdT|l|☞}} {{sc|Friponner}}. v. n. Signifie manquer à son devoir, perdre son temps par libertinage, ou par débauche. ''{{lang|la|Munus negligere, tempus terere.}}'' Cet écolier ne fait que ''friponner,'' au-lieu d’aller en classe.
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FRIPONNIER. s. m. Qui fait des friponneries. Paris est plein de ''friponniers,'' de voleurs, de faux monnoyeurs. On a beau en pendre, on n’en sauroit faire tarir la source. ''Lettres de Gui Patin.'' {{StdT|l|☞}}{{lié}}Ce terme n’est point usité ; il est même inutile, étant synonyme de fripon.
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||(40)}}</noinclude><section begin="s1"/>{{poem|
Ne sera pas fini pour nous ?
Sachons nous battre, sachons boire,
Un jour en guerre, un jour en paix ;
Ne laissons reposer jamais
Le vin, les femmes, et la gloire.
Quand on boit trop, on y voit trouble,
Et les ennemis… c’est tant mieux ;
Morbleu, si nous y voyons double,
Au lieu d’un, nous en tuerons deux :
Sachons nous battre,{{lié}}etc.
Bon buveur, guerrier redoutable,
Chaque Rambure est un héros ;
Dans les combats, ainsi qu’à table,
Nous ne craignons point de rivaux,
Sachons nous battre,{{lié}}etc.|f}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki />
{{SDT|l=20}}
{{t2|LES ALTÉRÉS, <br>{{t|CHANSON BACHIQUE.|80}}|sp=2px|ws=7px}}
{{c|Air : ''De la pipe de tabac.''|m=1em}}
{{poem|{{sc|Croyez-moi,}} la soif de la gloire
Altère souvent la santé ;
La soif de l’or est sombre et noire,|d}}<section end="s2"/><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" />{{nr||(41)}}</noinclude>{{poem|
Elle altère notre gaîté.
Soif des buveurs ! je te préfère :
Grace à toi, mon cœur enivré
Goûte un bonheur que rien n’altère
Quand je suis bien désaltéré.
Les fripons, pour faire fortune,
Altèrent louis et ducats ;
Douce blonde et piquante brune,
Le temps altère vos appas.
La verité dans un plein verre
Est réduite à se retirer ;
Aussi, jamais on ne l’altère,
Quand on sait se désaltérer.
Messieurs, altérez, à votre aise,
Argent, bijoux, ''et cætera'',
Le bon ton, la gaîté française ;
Enfin tout ce qu’il vous plaira :
Je sais me plier à l’usage,
Je verrai tout sans murmurer ;
Mais n’altérez pas le breuvage
Qui sert à me désaltérer.|f}}
{{-|5}}<noinclude>
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Ma philosophie (À l’hôte qui me traite)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Du calife de Bagdad
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Air de l’Irato (Femme jolie et du bon vin)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Ariette de Gulnare (Je trouve une femme jolie)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Air des mystères d’Isis (La vie est un voyage)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Air du vieux château (Prendre le temps comme il vient)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Chanson (Rions, chantons, aimons, buvons)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Ronde d’Ardres sauvée, ou les Rambures (Mes amis, trinquons à la ronde)
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Bacchus, l’amour et les plaisirs/Les altérés (Croyez-moi, la soif de la gloire)
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<section begin="i_latin" />{{c|'''ī''' latin.|m=1em}}
{{§|89.}} '''i''' libre ne change pas de qualité ; il devient bref à la finale :
{|class=std
|ridere||''rīr{{t|ė|80}}''||(rire) ;
|-
|ridet||''rĭ'' et ''rik''||(il rit) (326 et ss.) ;
|-
|scrivere||''éc̑rīr{{t|ė|80}}''||(écrire) ;
|-
|ripa||''rī̩va''||(rive) ;
|-
|tirat||''tīr{{t|ė|80}}''||(il tire) ;
|-
|gaudire||''zawĭk''||(goûter) ;
|-
|morire||''mŭ̀rĭ''(''k'')||(mourir) ;
|-
|punire||''punĭ''(''k'')||(punir) ;
|-
|nidu||''ni''(''k'')||(nid) ;
|-
|libra||''līvra''||(la livre) ;
|-
|filu||''fĭ'' et ''fik''||(le fil) ;
|-
|subtile||''ꞓutĭ''(''k'')||(mince) ;
|-
|aprile||''avrĭ''(''k'')||(avril) ;
|-
|cohortile||''kurtĭ̩''||(jardin) ;
|-
|qui||''ki''||(qui, rel.) ;
|-
|*pertempus + ivu||''pertẽꞓĭ''||(printanier) fém. ''pertẽꞓī̩va.''
|}
{{sc|Exception}} : adripat {{em|3}}''aru̩{{t|wė|80}}'' {{em|3}}(arrive), refait sur l’infinitif ''arŭa'' ;
{{ell|Exception :|et}} filo {{em|3}}''fìlo'' {{em|3}}(je file), dont l’''i'' s’ouvre légèrement.<section end="i_latin" /><noinclude>
<references/></noinclude>
8uqfptyapfu8ptud6qwnu6c0uarop8y
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/61
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|filius||''fī̀s{{t|ė|80}}''||(fils) ;
|-
|filia||''fī̀l{{t|ė|80}}''||(fille) ;
|-
|mille||''mī̀l{{t|ė|80}}''||(mille).
|}
'''i''' est resté ''i'' en finale romane :
{|class=std
|scriptu||''éc̑ri''||(écrit), et dans
|-
|attitiat||''atiz{{t|ė|80}}''||(il attise), qui se réclame
|}{{SA|de son infin.}}{{il}}
{{§|92.}} '''ī''' + '''c''' ou '''g''' = ''i'' :
{|class=std
|amicu||''amĭ''||(ami) ;
|-
|dicis||''dĭ''||(tu dis) ;
|-
|frgere||''frīr{{t|ė|80}}''||(frire).
|}
{|class=exc
|{{sc|Exception :}}||narice||''narì''||(narine) ;
|-
| ||radice||''re̩isĕ́''||(racine) qui remonte à rad’ce.
|}{{il}}
{{§|93.}} '''ī''' + '''n''' en syllabe fermée romane = ''é̃, ĩ.''
{|class=std
|linu||''lé̃'' ou ''lĩ''||(lin) ;
|-
|vinu||''vé̃''||(vin) ;
|-
|vicinu||''vĕ́jé̩̃''||(voisin) ;
|-
|caminu||''tsĕ̀mé̃''||(chemin) ;
|-
|molinu||''m{{t|o|80}}ulé̩̃''||(moulin) ;
|-
|fine||''fé̃''||(fin) ;
|-
|quindecim||''ké̩̃zo''||(quinze) ;
|-
|lineu||''lé̃zo''||(linge) ;
|-
|simiu||''ꞓé̩̃po''||(singe) ;
|-
|*topfinu||''tupé̃''||(toupine) ;
|-
|crine||''krĩ''||(crin).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/62
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|50|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{{§|94.}} '''i''' n’est pas nasalisé dans -'''ina''' et -'''inea'''.
{{sc|Remarque}} : Si '''i''' n’est pas nasalisé dans -'''ina''', c’est parce que la nasalisation de l’'''i''' n’a eu lieu qu’à une époque où '''n''' intervocalique n’avait plus d’influence nasalisante. M. L., I, 62.
{|class=std
|spina||''ĕ́fĭ̩̀na''||(épine) ;
|-
|cocina||''kujĭ̩̀na''||(cuisine) ;
|-
|vicina||''vĕ́jĭ̩̀na''||(voisine) ;
|-
|vermina||''vermĭ̩̀na''||(vermine) ;
|-
|raspina ?||''rafĭ̩̀na''||(rapine) ;
|-
|*cohortina||''kurtĭ̀na''||(tas de fumier) ;
|-
|radicina||''raꞓĭ̩̀na''||(racine) fr. ?;
|-
|famina||''famĭ̩̀na''||(famine) ;
|-
|fascina||''faꞓĭ̩̀na''||(fascine) (cf. Gau, § 47) ;
|-
|farina||''farĭ̩̀na''||(farine) ;
|-
|vinea||''vī́n̮e''||(vigne).
|}
Mais devant -'''ma''', '''i''' s’est diphtongué et nasalisé :
{|class=std
|lima||''lẽ{{t|i|80}}ma''||(lime) ;
|-
|rima||''r{{t|e|80}}ĩma''||(rime). Ici '''i''' germ. a pu
|}{{SA|être traité autrement qu’'''i''' latin.}}{{il}}
{{§|95.}} Force est de rattacher à l’histoire de l’'''ī''' les substantifs en -''ėri̩k'' < -'''eria''', ou -'''aria''', qui ont une origine savante, § 499.
{|class=std
|*hereticu + eria <br>ou aria||''érĕ̀zeri̩k''||(sorcellerie) ;
|-
|{{ell|*hereticu|?}}||''ẽgujėri̩k''||(tromperie) ;
|-
|{{ell|*hereticu|?}}||''ẽkubĕ́nėri̩k''||(embrouillamini) ;
|-
|{{ell|*hereticu|?}}||''fãfėrulėri̩k''||(accoutrement) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/63
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|51|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="i_latin" />
{|class=std
|{{ell|*hereticu|?}}||''fãtaskėri̩''||(étourderie) ;
|-
|{{ell|*hereticu|?}}||''karofėri''||(bagatelle) ;
|-
|*ladroneria ou -aria||''laronėrik''||(vol) ;
|-
|*putidaneria {{ell|ou -aria}}||''putanėrik''||(libertinage) ;
|-
|*tempesteria {{ell|ou -aria}}||''tẽpĕ́sĕ́ri̩k''||(idée fixe) ;
|-
|{{ell|*hereticu|?}}||''vìrol̮ėrik''||(arabesques) ;
|-
|{{ell|*hereticu|?}}||''véronėrik''||(action de rôder).
|}<section end="i_latin" />
<section begin="ò_latin" />{{c|{{erratum|''ò''|'''ò'''}} latin.|m=1em}}
{{§|96.}} On admet généralement qu’'''ò''' a passé à ''uo.'' De même que pour ''ie'' < '''è''', l’accentuation d’''uo'' est sujette à une certaine hésitation ; elle varie entre ''u̩o'' et ''uo̩.'' M. L., I, 176.
À Hér. '''ò''' libre aboutit à ''u.'' Mais on ne peut expliquer avec certitude comment ''uo'' est arrivé à ''u'' ; est-ce en passant par ''úo'' ou (d’après Horning, L. B., 93, 297) par ''uo, uou, u'' ? Assurément le parallélisme entre '''è''' et '''ò''' s’est poursuivi. Si donc l’on admet que '''é''' a donné ''i'' par ''i̩e,'' '''ò''' aura passé à ''u'' par ''u̩o.''{{il}}
{{§|97.}} '''ò''' libre non affecté de palatale = ''ū'' :
{|class=acc
|potet||''pū''||(peut) ;||||
|-
|rota||''rū{{t|u|80}}a''||(roue) ;
|-
|proba||''prūva''||(preuve) ;
|-
|ovu||''ū''||(œuf) ;
|-
|nove||''nū''||(neuf) ;
|-
|bove||''bū''||(bœuf) ;
|-
|novu||''nū''||(neuf) ;
|-
|die jovis||''dĕ̀zū''||(jeudi) ;
|-
|plovet||''plū''||(pleut) ;
|-
|tropat||''trū{{t|w|80}}ė''||(trouve) ;
|}<section end="ò_latin" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/64
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|52|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=acc
|ovat||''ū{{t|w|80}}ė''||(fait des œufs) ;
|-
|volet||''ū''||(veut) ;
|-
|molit||''mū''||(il moud) ;
|-
|mola||''mūla''||(meule) ;
|-
|pisufaseolu||''peifajyu''||(haricot) ;||rowspan=3|{{Accolade|d|3|mince}}||rowspan=3|dans ces 3 derniers mots l’action
|-
|fileolu||''{{erratum|fíl̮u|fil̮u}}''||(filleul) ;
|-
|fileola||''fil̮ula''||(filleule) ;
|}{{SA|de la palatale ne s’est exercée que sur la consonne qui la précédait tandis que}}
linteolu = ''lĭswè'' (linceul), parce qu’ici la palatale a agi sur l’'''o'''.
{{sc|Exception}} :
{|class=acc
|schola||''éc̑ó̩la''||(école),||rowspan=3|{{Accolade|d|3|mince}}||rowspan=3|sont à demi-savants
|-
|commodu||''komó̩do''||(commode),
|-
|rosa||''rṓjè''||(rose),
|}{{il}}
{{§|98.}} '''ò''' + '''r''' libre :
soror + ''a'' roman ''ꞓwĕ̩̀ra'' (sœur), semble prouver que '''ò''' se diphtongue en ''wè'' dans cette position.
{|class=std
|morit||''mu''||(il meurt), serait emprunté
|}{{SA|à ''muri̩'' < morire.}}
Dans fora(s) ''fūra'' (dehors), l’'''a''' atone a empêché la diphtongaison de l’'''ò'''.
cor ''kyo'' (cœur) a subi un traitement spécial en qualité de monosyllabe d’après M. L., § 185 (contredit par Hor., L. B., 93, 297). L’''y'' dégagé du ''k'' a peut-être empêché le développement naturel de l’'''o'''.{{il}}
{{§|99.}} '''ò''' entravé devant '''r''' donne généralement ''ò'' :
{|class=std
|tortu||''tò{{t|o|80}}''||(tort) ;
|-
|forte||''fò{{t|o|80}}''||(fort) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/65
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|53|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|forta||''fò{{t|ó|80}}rta''||(forte) ;
|-
|corna||''kòrna''||(corne) ;
|-
|morte||''mò''||(la mort) ;
|-
|corna||''kòrda''||(corde) ;
|-
|ordeu||''ò̩rzó''||(orge) ;
|-
|excorticat||''ec̑òrts{{t|ė|80}}''||(écorche) ;
|-
|*rechordu||''rėkŏ̀{{t|o|80}}''||(regain) ;
|-
|sorta||''ꞓo̩rta''||(sorte).
|}{{il}}
{{§|100.}} Cependant '''orc''' = ''wè'' dans les mots suivants :
{|class=std
|porcu||''pwè''(''r'')||(porc) ;
|-
|torcere||''twèdr{{t|ė|80}}''||(tordre) ;
|-
|torcit||''twè''||(il tord).
|}
Faut-il attribuer la diphtongue à l’influence de la gutturale ou la considérer comme un résultat d’'''o''' devant '''r''' ? Les deux mots suivants font pencher la balance en faveur de la seconde hypothèse mordere ''mwèdr{{t|e|80}}'' (mordre) et ses dérivés. '''thorp''' (germ.) ''trwa'' (trop) qui a passé par
{{c|''twerp, trwè, trwa.''|m=1em}}
Il faudrait donc admettre une dualité de traitement pour '''ò''' devant '''r'''. Quant à *porca ''porka'' (truie), ce mot doit être considéré comme un fém. refait sur le fr. ''porc.'' Il existe d’ailleurs un autre mot pour « truie », ''truyė'' < troja.{{il}}
{{§|101.}} '''ò''' entravé devant '''s''' = ''u.''
{|class=std
|costa||''kūṣa''||(côte) ;
|-
|nostru||''nūṣro''||(nôtre) ;
|-
|propositu||''prṑpū''||(propos).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/FRIPE-LIPPES
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wikitext
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auteur="Jésuites et imprimeurs de Trévoux" />
[[Catégorie:Articles du Dictionnaire de Trévoux, 6e édition|fripe-lippes]]
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uniformisation
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
{{Poem|
Il était de Judée. — Il est mort à trente ans.
— Passés.
Il changeait en vin l’eau. — L’on croyait dans son temps
Aux miracles, mais moi j’en doute.
{{caché|Il leur lavait les pieds.}}Il avait 12 apôtres.
Il leur lavait les pieds.
{{caché|Il leur lavait les pieds.}}— Sa morale a du bon.
Quel malheur qu’il se soit mêlé de politique !
{{--|3}}
C’est un réformateur, en tout cas.
— Sa Madeleine était une fille. — À peu près.
— Ça ne l’empêche pas d’être sainte. — Au contraire.
{{--|3}}
}}
Au-dessous, au crayon, quelques mots de brouillon pour une lettre :
<poem>
:::Je baise la main qui a écrit ces nobles pages.
:::Vous avez un grand cœur, madame.
</poem>
D’autre part, nous lisons le dernier vers dans un album de 1874.
{{t5|VII. ''QUAND AUGUSTE MOURUT, ROME DONNANT L’EXEMPLE…''|align=left|ml=4em}}
Au coin de la feuille de papier à lettres donnant ces six vers non datés, mais dont
l’écriture semble être de 1872 ou 1873, une note indiquant leur destination primitive :
{{c|{{sc|Épîtres ou lég. des s.}}}}
{{t5|IX. ÈRE DES CÉSARS<ref>''Reliquat.''</ref>|align=left|ml=4em}}
Sous ce titre, tracé au coin de la page, quelques mots précisent l’analogie de ces
vers avec le moment où ils furent écrits :
Les petits Napoléons, Changarnier, Saint-Arnaud, etc.
À l’autre coin du feuillet, un large point d’interrogation, très postérieur au texte.
{{t5|X. ''LE MAUSOLÉE EST BEAU, VASTE, ADMIRABLE À VOIR…''|align=left|ml=4em}}
Pas de date, mais cette page semble détachée du manuscrit des
''Sept merveilles du monde''
et la conclusion est identique à celle de
''l’Epopée du ver''<ref>{{sc|Légende des Siècles.}}</ref> poème daté : 31 décembre 1862 ; même écriture, même papier.<noinclude>
<references/></noinclude>
kwey5vyof09au3remh7lp4x5m0ekzm6
Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/359
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><poem>
:::{{caché|Il faut un de ces fronts m}}{{t|majestueux|80}}
:::Il faut un de ces fronts mystérieux où flotte
:::Toute la sainteté que couvre une calotte.
</poem>
{{brn|1}}
{{--|2}}
{{brn|1}}
Puis trois fragments de trois écritures différentes :
{{droite|''Boite aux lettres.''}}
<poem>
:::{{caché|Pour ressouder Louis et Montespan}}Quand Bossuet
:::Pour ressouder Louis et Montespan suait.
</poem>
{{droite|[vers 1852.]}}
{{--|2}}
{{brn|1}}
{{droite|''Boite aux lettres.''}}
<poem>
:::{{caché|À recoucher Louis et Montespan}}Quand Bossuet
:::À recoucher Louis et Montespan suait.
</poem>
{{droite|[vers 1854.]}}
{{--|2}}
<poem>
:::{{caché|À ressouder Louis et Montesp}}Tel Bossuet
:::À ressouder Louis et Montespan suait.
</poem>
{{brn|1}}
::::[Au verso d’un extrait de journal donnant la traduction anglaise du discours de Victor Hugo aux funérailles de Kesler, donc après avril 1870.]
{{t5|XXVI. ''LES RÉVOLUTIONS, CES GRANDES AFFRANCHIES…''|align=left|ml=4em}}
Vingt-deux pages de grand format bleu gris ;
nombreux remaniements et interversions.
Voici le début primitif de ce poème, l’un des plus
longs de ''Toute la lyre'' :
<poem>
:::{{caché|Les révolutions, ces }}{{t|fièrcs|80}}
:::Les révolutions, ces grandes affranchies.
:::Sont farouches, étant filles des monarchies.
:::''Ah ! Quiconque osera regarder fixement''
:::''La Révolution, ce cratère fumant,''
:::''Quiconque plongera ses yeux dans la fournaise,''
:::''Quiconque sondera ce puits : Quatre-vingt-treize<ref>Par exception, Victor Hugo a écrit cette date en trois mots.</ref>,''
:::''Sentira se cacher et s’enfuir son esprit.''
:::''Quand Moïse vit Dieu, le vertige le prit ;
:::''Et moi, devant l’histoire aux horizons sans nombre,''
:::''Je tremble, et j’ai le même éblouissement sombre,''
:::''Car c’est voir Dieu que voir les grandes lois du sort.''
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
my0q8j646jpofoyrw2j4lniwxvl1h5g
Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/360
104
4919360
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2026-06-16T17:42:39Z
Chlg
6764
/* Corrigée */
15874023
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
Après avoir rayé ]es neuf derniers vers qu’on retrouvera plus loin<ref>Voir page 57.</ref>, Victor Hugo
a écrit en marge quatorze vers qui se relient aux deux premiers ; au bas de cet ajout, deux vers rayés :
<poem>
:::''Le grandiose est fauve et l’horrible est sublime ;''
:::''Et comment expliquer ces aspects de l’abîme ?''
</poem>
Au feuillet suivant, nous les lirons, immédiatement suivis d’une nouvelle rature
sur ce vers :
<poem>
:::''Quiconque t’osera regarder fixement''
</poem>
Il trouvera sa place définitive huit pages plus loin.
Au feuillet suivant (42) nouvel ajouté en marge
remplaçant ces vers barrés qui
s’enchaînaient ainsi :
<poem>
:::''Ces colosses hagards se mettent à bruire ;''
:::''Pendant que submergés, morts, arrachés, épars,''
:::''Les vieux dogmes partout tombent de toutes parts,''
:::''Et que tout le passé s’en va dans la même onde.''
</poem>
Voici, au feuillet 46, la version de premier jet sur Marat :
<poem>
:::''Entendez-vous Marat qui hurle dans sa cave ?''
:::''Il mord le maître afin de mieux''
:::''Sa morsure au tyran s’en va baiser l’esclave.''
:::''Comme il pleure avec rage au secours des souffrants''
:::''{{caché|Il crie au mourant : tue ! il crie au pa}}{{t|volé|80}}''
:::''Il crie au mourant : tue ! il crie au pauvre : prends !''
:::''{{caché|Il crie à l’opprimé : foule aux pieds ! }}{{t|brise|80}}''
:::''Il crie à l’opprimé : foule aux pieds ! broie ! accable !''
:::''Doux pour une détresse et pour l’autre implacable,''
:::''{{caché|Faisant à cette }}{{t|France|80}}''
:::''Faisant à cette foule, à cette nation,
:::''À ce peuple, un salut d’extermination.''
:::''{{t|C’est là,|80}}''
:::''Et c’ett dans ce chaos où tout se constitue,''
:::''{{caché|Leur dog}}{{t|évangile,|80}}''
:::''Leur dogme à tous, hélas ! tuer quiconque tue.''
</poem>
Puis vient cet ajouté en marge, rayé aussi et repris, légèrement modifié :
<poem>
:::::::''Toutes les armes noires''
:::''Sont à lui : cris, affronts, sarcasmes<ref>Après ce mot, un point d'interrogation.</ref> dérisoires,''
:::''Pavé, poignard, crachats au front, rire infernal,
:::''{{caché|Dieu lui livre le morne et }}{{t|nocturne|80}}''
:::''{{caché|Dieu lui livre le morne et }}{{t|tragique|80}}''
:::''Dieu lui livre le morne et funeste arsenal ;''
:::''Il peut toucher dans l’ombre à tout, hors à la foudre.''
:::''La meule doit broyer si le moulin veut moudre.''
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Après avoir rayé les neuf derniers vers qu’on retrouvera plus loin<ref>Voir page 57.</ref>, Victor Hugo
a écrit en marge quatorze vers qui se relient aux deux premiers ; au bas de cet ajout, deux vers rayés :
<poem>
:::''Le grandiose est fauve et l’horrible est sublime ;''
:::''Et comment expliquer ces aspects de l’abîme ?''
</poem>
Au feuillet suivant, nous les lirons, immédiatement suivis d’une nouvelle rature
sur ce vers :
<poem>
:::''Quiconque t’osera regarder fixement''
</poem>
Il trouvera sa place définitive huit pages plus loin.
Au feuillet suivant (42) nouvel ajouté en marge
remplaçant ces vers barrés qui
s’enchaînaient ainsi :
<poem>
:::''Ces colosses hagards se mettent à bruire ;''
:::''Pendant que submergés, morts, arrachés, épars,''
:::''Les vieux dogmes partout tombent de toutes parts,''
:::''Et que tout le passé s’en va dans la même onde.''
</poem>
Voici, au feuillet 46, la version de premier jet sur Marat :
<poem>
:::''Entendez-vous Marat qui hurle dans sa cave ?''
:::''Il mord le maître afin de mieux''
:::''Sa morsure au tyran s’en va baiser l’esclave.''
:::''Comme il pleure avec rage au secours des souffrants''
:::''{{caché|Il crie au mourant : tue ! il crie au pa}}{{t|volé|80}}''
:::''Il crie au mourant : tue ! il crie au pauvre : prends !''
:::''{{caché|Il crie à l’opprimé : foule aux pieds ! }}{{t|brise|80}}''
:::''Il crie à l’opprimé : foule aux pieds ! broie ! accable !''
:::''Doux pour une détresse et pour l’autre implacable,''
:::''{{caché|Faisant à cette }}{{t|France|80}}''
:::''Faisant à cette foule, à cette nation,
:::''À ce peuple, un salut d’extermination.''
:::''{{t|C’est là,|80}}''
:::''Et c’ett dans ce chaos où tout se constitue,''
:::''{{caché|Leur dog}}{{t|évangile,|80}}''
:::''Leur dogme à tous, hélas ! tuer quiconque tue.''
</poem>
Puis vient cet ajouté en marge, rayé aussi et repris, légèrement modifié :
<poem>
:::::::''Toutes les armes noires''
:::''Sont à lui : cris, affronts, sarcasmes<ref>Après ce mot, un point d'interrogation.</ref> dérisoires,''
:::''Pavé, poignard, crachats au front, rire infernal,
:::''{{caché|Dieu lui livre le morne et }}{{t|nocturne|80}}''
:::''{{caché|Dieu lui livre le morne et }}{{t|tragique|80}}''
:::''Dieu lui livre le morne et funeste arsenal ;''
:::''Il peut toucher dans l’ombre à tout, hors à la foudre.''
:::''La meule doit broyer si le moulin veut moudre.''
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/361
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Puis le tout est biffé et développé sur deux feuillets (44-45) qui s’enchaînent à
ce vers :
<poem>
:::L’ignorance, le mal, la guerre, l’homme brute.
</poem>
Au feuillet 52, deux rimes proposées :
<poem>
:::Commandeur des croyants
:::::::::::effrayants.
</poem>
Au bas, des vers à peine tracés au crayon, dont nous ne pouvons déchiffrer que
ceci :
<poem>
:::La haine toujours vise au but toujours manqué
:::………cette flamme aux……étincelantes
:::……………… devant des mains sanglantes.
</poem>
Cette page nous aide à saisir la méthode de travail de Victor Hugo. Sans s’inquiéter
des rimes qui ne viennent pas immédiatement, il trace les vers qui traduisent
sa pensée en ménageant un blanc entre eux :
<poem>
:::Xerces fouette la mer, Phur crache sur l’Athos ;
:::''Octave tue et pille, et par soixante villes''
:::''{{caché|Il se fait élever un }}{{t|temple|80}}''
:::''Il se fait élever un autel dans Lyon ;''
:::''Pères dénaturés, fils en rébellion.''
:::''Achab fait ramasser ses miettes sous la table''
:::''Par des hommes sans mains, sans pieds, sans dents, sans yeux.''
</poem>
Puis, en marge de ces vers rayés vient un développement qui continue sur deux
pages ajoutées ; au verso de la deuxième (fol. 54) nous trouvons la première version,
rayée, du récit de toutes les atrocités commises par les rois ; nous avons relevé là
quelques variantes<ref>Voir pages 395-396.</ref>. En travers de la page, la conclusion s’ébauche :
<poem>
:::''Eh bien ! vengeance alors ! Justice ! Représailles !''
:::''Châtiment !''
:::::::::::''— Non — ''
</poem>
Au feuillet suivant (55) un vers et quelques mots au crayon :
<poem>
:::''Eh bien évoquons la loi de concorde''
:::''Et jamais d’échafauds.''
:::N’importe. Reprenons l’apostolat stoïque.
:::''L’aurore est prochaine.''
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/362
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Aux feuillets 57-58, après ce vers :
<poem>
:::Et par une blancheur immense à l’orient,
</poem>
nous lisons la première rédaction du passage suivant :
<poem>
:::''Après ce 10 août terrible, oh dans la brume''
:::''Sous le dernier éclair le dernier trône fume,''
:::''Tout ce au on eut de rude à faire est achevé.''
:::''{{caché|Le droit n’a pas besoin de}}{{t|se mettre en fureur|80}}''
:::''Le droit n’a pas besoin de rougir le pavé,''
:::''Et d’arriver les mains pleines de violences''
:::''Et de jeter un glaive au plateau des balances ;''
:::''Il paraît, on tressaille ; il marche, on dit : c’est Dieu.''
</poem>
Ces vers sont développés en marge.
Voici, au verso du feuillet 59, la version finale dans son premier état ; le tout
est rayé :
<poem>
::::::::::::À bas l’échafaud !
:::''{{caché|Meurs, sépulcre ! potence}}{{t|aux branches ténébreuses|80}}''
:::''Meurs, sépulcre ! potence avec tes branches noires,''
:::''Ô fourche de Tyburn et de la Cebada,''
:::''Pilier mystérieux où Tristan s’accouda.''
:::''Démolis-toi toi-même, et croule, âpre édifice,''
:::''Avec la chambre ardente, avec le Saint Office,''
:::''Et tourne contre toi la mort que tu contiens !''
:::''Charpente que l’enfer fait lécher à ses chiens,''
:::''Va retrouver la terre éternelle et divine''
:::''{{caché|Qui ne te connaît plus, }}{{t|affreux bois}}''
:::''Qui ne te connaît plus, toi, l’arbre sans racine !''
:::''Poutre, ébrèche la hache et brise le couteau !''
:::''{{caché|Hache, }}{{t|fais-toi}}''
:::''Hache, deviens cognée et frappe le poteau,''
:::''Détruisez-vous l’un l’autre, ô ténébreux complices !''
:::''Et tombe pêle-mêle, forêt des supplices,''
:::''Roue, échelle, gibet, et torche, et glaive, et faulx,''
:::''Sous le bras du progrès, bûcheron d’échafauds !''
</poem>
Après la mise au net de la fin, une dernière page (fol. 61), très différente du
texte publié page 57 :
<poem>
:::Non, ce n’est pas la fin. Non, non, tout n’est pas dit.
:::Ô morne anxiété qui germe et qui grandit !
:::Tourment de la pensée après l’œuvre achevée !
:::Stupeur de l’aigle esprit en voyant sa couvée !
:::Scrupules du songeur sur ce qu’il a songé !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Sans le 80, le t ne sert à rien
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text/x-wiki
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Aux feuillets 57-58, après ce vers :
<poem>
:::Et par une blancheur immense à l’orient,
</poem>
nous lisons la première rédaction du passage suivant :
<poem>
:::''Après ce 10 août terrible, oh dans la brume''
:::''Sous le dernier éclair le dernier trône fume,''
:::''Tout ce au on eut de rude à faire est achevé.''
:::''{{caché|Le droit n’a pas besoin de}}{{t|se mettre en fureur|80}}''
:::''Le droit n’a pas besoin de rougir le pavé,''
:::''Et d’arriver les mains pleines de violences''
:::''Et de jeter un glaive au plateau des balances ;''
:::''Il paraît, on tressaille ; il marche, on dit : c’est Dieu.''
</poem>
Ces vers sont développés en marge.
Voici, au verso du feuillet 59, la version finale dans son premier état ; le tout
est rayé :
<poem>
::::::::::::À bas l’échafaud !
:::''{{caché|Meurs, sépulcre ! potence}}{{t|aux branches ténébreuses|80}}''
:::''Meurs, sépulcre ! potence avec tes branches noires,''
:::''Ô fourche de Tyburn et de la Cebada,''
:::''Pilier mystérieux où Tristan s’accouda.''
:::''Démolis-toi toi-même, et croule, âpre édifice,''
:::''Avec la chambre ardente, avec le Saint Office,''
:::''Et tourne contre toi la mort que tu contiens !''
:::''Charpente que l’enfer fait lécher à ses chiens,''
:::''Va retrouver la terre éternelle et divine''
:::''{{caché|Qui ne te connaît plus, }}{{t|affreux bois|80}}''
:::''Qui ne te connaît plus, toi, l’arbre sans racine !''
:::''Poutre, ébrèche la hache et brise le couteau !''
:::''{{caché|Hache, }}{{t|fais-toi|80}}''
:::''Hache, deviens cognée et frappe le poteau,''
:::''Détruisez-vous l’un l’autre, ô ténébreux complices !''
:::''Et tombe pêle-mêle, forêt des supplices,''
:::''Roue, échelle, gibet, et torche, et glaive, et faulx,''
:::''Sous le bras du progrès, bûcheron d’échafauds !''
</poem>
Après la mise au net de la fin, une dernière page (fol. 61), très différente du
texte publié page 57 :
<poem>
:::Non, ce n’est pas la fin. Non, non, tout n’est pas dit.
:::Ô morne anxiété qui germe et qui grandit !
:::Tourment de la pensée après l’œuvre achevée !
:::Stupeur de l’aigle esprit en voyant sa couvée !
:::Scrupules du songeur sur ce qu’il a songé !
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Larousse dictionnaire complet de la langue française, 1874.djvu/766
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Cantons-de-l'Est
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Fortelle65" /></noinclude><table style="width:550px; margin:0 auto; line-height:125%;">
<tr>
<td style="width:275px;"> </td>
<td style="width:275px;"> </td>
</tr>
<!-- Pour des raisons technique, transcription ici de la fin de la page précédente. -- Cantons-de-l'Est, 2026-06-13 -->
{{DclfRangeeLat|Quousque tandem|Jusques à quand|Premiers mots de l’apostrophe foudroyante de Cicéron à Catilina, lorsque celui-ci osa se présenter au sénat après la découverte du complot qu’il tramait contre la république. L’application de ces paroles est presque toujours familière.}}
{{DclfRangeeLat|Rara avis in terris|Rare oiseau sur la terre|Hyperbole de Juvénal, qui se dit en plaisantant des ''Lucrèce'' et des ''Pénélope'', et, par extension, de tout ce qui est phénoménal. Le plus ordinairement, on cite seulement les deux premiers mots : '''{{lang|la|rara avis.}}'''}}
{{DclfRangeeLat|Rari nantes in gurgite vasto|Quelques naufrages flottant ça et là sur le vaste abîme|Vers du {{1er|livre}} de l’''Énéide''. Dans l’application, ''{{lang|la|gurgite vasto}}'' est le gouffre de l’oubli auquel peu de noms échappent : ''De tous les écrivains dont s’occupe aujourd’hui la renommée, que restera-t-il dans cinquante ans ?'' '''{{lang|la|Rari nantes in gurgite vasto}}''', ou simplement '''{{lang|la|rari nantes.}}'''}}
{{DclfRangeeLat|Redde Cæsari quæ sunt Cæsaris, et quæ sunt Dei Deo|Rendez à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu|Réponse de Jésus aux Hérodiens, qui lui demandaient insidieusement s’il fallait payer le tribut à César. S’emploie le plus souvent sous la forme française.}}
{{DclfRangeeLat|Regis ad exemplar|À l’exemple du roi|Hémistiche de Claudien, qui signifie que tous se règlent sur les exemples donnés par le roi, c’est-à-dire par un maître quelconque.}}
{{DclfRangeeLat|Requiescat in pace !|Qu’il repose en paix !|Inscription qu’on lit généralement sur les pierres tumulaires.}}
{{DclfRangeeLat|Retro, Satanas|Arrière, Satan|Mot de l’Évangile. Marque l’indignation par laquelle on repousse des propositions dangereuses ou déshonorantes. Cependant, il s’emploie le plus souvent familièrement : ''Vainement vous cherchez à me tenter :'' '''{{lang|la|retro Satanas.}}'''}}
{{DclfRangeeLat|Ridiculus mus|Un rat, objet ridicule|Expression tirée d’un vers d’Horace (''Art poétique'', v. 139), que La Fontaine a imitées dans sa fable la ''Montagne qui accouche'' : ''Rien de plus beau et de plus ronflant que la plupart des prospectus ; mais quand on se trouve en présence des objets préconisés, on se rappelle involontairement le'' '''{{lang|la|ridiculus mus}}''' ''du poète''.}}
{{DclfRangeeLat|Risum teneatis|Ne riez pas, si vous pouvez|''Que dites-vous de ce que je viens de vous raconter ? N’est-ce pas édifiant ?'' '''{{lang|la|Risum teneatis}}'''. (Horace, ''Art poétique''.)}}
{{DclfRangeeLat|Rudis indigestaque moles|Masse confuse et informe|Expression dont Ovide s’est servi dans ses ''Métamorphoses'' pour peindre l’aspect du chaos : ''Trop souvent les gros livres ne sont que'' '''{{lang|la|rudis indigestaque moles}}'''.}}
{{DclfRangeeLat|Sanctam sanctorum|Le saint des saints|Ce nom, que les Juifs donnaient à l’endroit le plus saint, le plus retiré du temple, est appliqué, le plus souvent par plaisanterie, à tout lieu interdit aux profanes.}}
{{DclfRangeeLat|Semper ad eventum festinat|Il se hâte toujours vers le dénoûment|Conseil détourné par lequel Horace recommande aux écrivains de tendre toujours au dénoûment par le chemin le plus court : ''Que deviendraient nos romanciers et nos feuilletonistes, s’ils étaient obligés de suivre le conseil :'' '''{{lang|la|semper ad eventum festinat ?}}'''}}
</table><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/363
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
<poem>
:::''{{t|Il faut que du passé, ce chaos submergé.|80}}''
:::{{t|Ce qu’on nous montre là, c’est mort, c’est submergé,|80}}
:::{{caché|Se venger, c’est }}{{t|la loi du passé submergé|80}}
:::Se venger, c’est le droit antique submergé ;
:::''{{t|L’aube sorte, montrant le rivage abordable.|80}}''
:::{{t|C’est la vieille coutume et c’est la vieille table,|80}}
:::C’est là la vieille loi, c’est là la vieille table,
:::{{caché|Tout n’est pas dit après le verdict }}''{{t|formidable|80}}''
:::Tout n’est pas dit après le verdict lamentable
:::{{caché|Prononcé par les cris, les p}}{{t|deuils|80}}
:::Prononcé par les cris, les pleurs, les désespoirs.
:::Vous êtes des bourreaux vous-mêmes, masques noirs,
:::Et le bourreau n’a pas le dernier la parole.
:::''{{t|Les âmes sont aussi des écueils, l’esprit vole|80}}''
:::''{{t|Le généreux progrès|80}}''
:::L’avenir triomphant veut une autre auréole
:::''{{t|Dans une ombre où l’auteur se mêle aux alcyons.|80}}''
:::Que l’âpre flamboiement des expiations.
:::Ô Dieu, vous m’envoyez les pâles visions ;
:::Ô Dieu, comment choisir dans toutes ces nuées ?
:::La vierge est implacable, et les prostituées
:::Sont féroces ; le mal, le bien, sont toujours prêts,
:::Hélas, à se servir des mêmes couperets !
</poem>
La page est inachevée et ce texte se retrouve en partie, rayé, au feuillet 375.
{{t5|XXVII. ''QUINZE CENTS ANS AVAIENT FAIT SUR L’HOMME LA NUIT''<ref>''Reliquat.''</ref>.}}
Ces deux strophes, datées par l’écriture 1853 ou 1854, nous ont semblé bien
placées après ce long poème sur la révolution ; voici, toujours dans le même ordre
d’idées, quelques vers bien plus récents, écrits vers 1872 :
<poem>
:::::::::::…… Le peuple enfin se lève ;
:::À son tour il commande, il règne ; il prend le glaive ;
:::Terrible, il paie avec un coup de hache aux rois
:::{{t|Les supplices, les pals, les chevalets, les croix,|80}}
:::{{caché|Vingt siècles de cachots, de }}{{t|bastilles|80}}
:::Vingt siècles de cachots, de supplices, d’effrois.
:::Les écartèlements, les potences, les roues ;
:::Ô muse, à dénombrer nos tourments tu t’enroues !
:::Alors l’affreux passé, traqué dans sa forêt.
:::{{t|''Rampe,{{caché|it, se}}serpente,{{caché| fuit, d}} se cache.''|80}}
:::Rugit, se cache, fuit, disparaît, reparaît,
:::Rampe, grince des dents, s’évade, attaque, émigre.
:::Les révolutions sont des chasses au tigre.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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<poem>
:::''{{t|Il faut que du passé, ce chaos submergé.|80}}''
:::{{t|Ce qu’on nous montre là, c’est mort, c’est submergé,|80}}
:::{{caché|Se venger, c’est }}{{t|la loi du passé submergé|80}}
:::Se venger, c’est le droit antique submergé ;
:::''{{t|L’aube sorte, montrant le rivage abordable.|80}}''
:::{{t|C’est la vieille coutume et c’est la vieille table,|80}}
:::C’est là la vieille loi, c’est là la vieille table,
:::{{caché|Tout n’est pas dit après le verdict }}''{{t|formidable|80}}''
:::Tout n’est pas dit après le verdict lamentable
:::{{caché|Prononcé par les cris, les p}}{{t|deuils|80}}
:::Prononcé par les cris, les pleurs, les désespoirs.
:::Vous êtes des bourreaux vous-mêmes, masques noirs,
:::Et le bourreau n’a pas le dernier la parole.
:::''{{t|Les âmes sont aussi des écueils, l’esprit vole|80}}''
:::''{{t|Le généreux progrès|80}}''
:::L’avenir triomphant veut une autre auréole
:::''{{t|Dans une ombre où l’auteur se mêle aux alcyons.|80}}''
:::Que l’âpre flamboiement des expiations.
:::Ô Dieu, vous m’envoyez les pâles visions ;
:::Ô Dieu, comment choisir dans toutes ces nuées ?
:::La vierge est implacable, et les prostituées
:::Sont féroces ; le mal, le bien, sont toujours prêts,
:::Hélas, à se servir des mêmes couperets !
</poem>
La page est inachevée et ce texte se retrouve en partie, rayé, au feuillet 375.
{{t5|XXVII. ''QUINZE CENTS ANS AVAIENT FAIT SUR L’HOMME LA NUIT''<ref>''Reliquat.''</ref>.|ml=4em|align=left}}
Ces deux strophes, datées par l’écriture 1853 ou 1854, nous ont semblé bien
placées après ce long poème sur la révolution ; voici, toujours dans le même ordre
d’idées, quelques vers bien plus récents, écrits vers 1872 :
<poem>
:::::::::::…… Le peuple enfin se lève ;
:::À son tour il commande, il règne ; il prend le glaive ;
:::Terrible, il paie avec un coup de hache aux rois
:::{{t|Les supplices, les pals, les chevalets, les croix,|80}}
:::{{caché|Vingt siècles de cachots, de }}{{t|bastilles|80}}
:::Vingt siècles de cachots, de supplices, d’effrois.
:::Les écartèlements, les potences, les roues ;
:::Ô muse, à dénombrer nos tourments tu t’enroues !
:::Alors l’affreux passé, traqué dans sa forêt.
:::{{t|''Rampe,{{caché|it, se}}serpente,{{caché| fuit, d}} se cache.''|80}}
:::Rugit, se cache, fuit, disparaît, reparaît,
:::Rampe, grince des dents, s’évade, attaque, émigre.
:::Les révolutions sont des chasses au tigre.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/364
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
{{t5|XXVIII. TALAVEYRA.|align=left|ml=4em}}
Le manuscrit manque.
{{t5|XXIX. ÉCRIT SUR UN LIVRE DU JEUNE MICHEL NEY.|align=left|ml=4em}}
Le titre est entre parenthèses.
Au ''Reliquat'' nous trouvons une sorte de plan, vers et prose, sur le même sujet,
mais qui ne désigne pas le fils du maréchal Ney :
<poem>
:::Fils des grands hommes
:::{{caché|Fils des grands hommes}}Vous devez toujours être
:::{{t|Debout|80}}
:::{{t|Graves|80}}
:::Calmes et fiers ainsi que des porte-drapeaux.
{{--|3}}
:::Quand il fait nuit,
:::::…Dans les temps d’opprobre et de misère,
:::Vos noms sont nos flambeaux, et nous les regardons.
{{--|3}}
:::::Dans les temps d’abaissement public,
:::{{caché|Dans ces jours où l’on a la rougeur }}{{t|à la face|80}}
:::Dans ces jours où l’on a la rougeur au visage.
</poem>
{{t5|XXX. À UN SOLDAT DEVENU VALET.|align=left|ml=4em}}
Le titre est d’une écriture très postérieure aux vers. De même pour une indication
sous le titre : ''Le Chœur''.
Au coin du feuillet, avant le texte, cette note :
La marquise entre à l’église, suivie d’un vieux laquais portant son petit chien.
{{t5|XXXII. ''AU BORD DES FLOTS, AU SEIN DES SOMBRES BABYLONES…|align=left|ml=4em}}
Deux exemplaires de ce manuscrit, mais l’un compte une strophe de plus que
l’autre. À la première page, un signe sous le refrain nous renvoie à la strophe que
nous avons rétablie page 70 :
<poem>
:::En vain Londre et Moscou, dans leur rage inféconde…
</poem>
Quelques variantes au second exemplaire ; nous les donnons page 397.<noinclude>
<references/></noinclude>
4whfkygnwm9zaabxouobujhibpwtkc1
15874421
15874420
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Chlg
6764
notoc. Je favorise t5 plutôt que des choses non sémantiques comme gauche, parce que ça peut servir pour l'accessibilité et autres automatisation. Mais pour autant, je ne veux pas de sommaire dans le menu page, encore moins arbitrairement sur certaines pages.
15874421
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Chlg" /></noinclude>__NOTOC__
{{t5|XXVIII. TALAVEYRA.|align=left|ml=4em}}
Le manuscrit manque.
{{t5|XXIX. ÉCRIT SUR UN LIVRE DU JEUNE MICHEL NEY.|align=left|ml=4em}}
Le titre est entre parenthèses.
Au ''Reliquat'' nous trouvons une sorte de plan, vers et prose, sur le même sujet,
mais qui ne désigne pas le fils du maréchal Ney :
<poem>
:::Fils des grands hommes
:::{{caché|Fils des grands hommes}}Vous devez toujours être
:::{{t|Debout|80}}
:::{{t|Graves|80}}
:::Calmes et fiers ainsi que des porte-drapeaux.
{{--|3}}
:::Quand il fait nuit,
:::::…Dans les temps d’opprobre et de misère,
:::Vos noms sont nos flambeaux, et nous les regardons.
{{--|3}}
:::::Dans les temps d’abaissement public,
:::{{caché|Dans ces jours où l’on a la rougeur }}{{t|à la face|80}}
:::Dans ces jours où l’on a la rougeur au visage.
</poem>
{{t5|XXX. À UN SOLDAT DEVENU VALET.|align=left|ml=4em}}
Le titre est d’une écriture très postérieure aux vers. De même pour une indication
sous le titre : ''Le Chœur''.
Au coin du feuillet, avant le texte, cette note :
La marquise entre à l’église, suivie d’un vieux laquais portant son petit chien.
{{t5|XXXII. ''AU BORD DES FLOTS, AU SEIN DES SOMBRES BABYLONES…|align=left|ml=4em}}
Deux exemplaires de ce manuscrit, mais l’un compte une strophe de plus que
l’autre. À la première page, un signe sous le refrain nous renvoie à la strophe que
nous avons rétablie page 70 :
<poem>
:::En vain Londre et Moscou, dans leur rage inféconde…
</poem>
Quelques variantes au second exemplaire ; nous les donnons page 397.<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|94|{{sc|louis xiv et son siècle}}.|}}</noinclude>ce que tout le monde lui avait caché avec leplus grand
soin, c’est-à-dire qu’une lâcheté du duc du Maine avait
empêché le maréchal de Villeroy de battre {{M.|de Vaudemont}}.
Le biscuit ne fut qu’un prétexte et ce fut la
honte du père qui fit la colère du roi.
Le coup avait été d’autant plus terrible à {{roi|Louis|XIV}},
que lui-même passait pour un peu trop prudent. Le
vers de Boileau, tout chef-d’œuvre de courtisanerie
qu’il était, n’a pas fait que la postérité ait pardonné à
{{roi|Louis|XIV}} d’être resté en-deça du Rhin. Le comte de
Guiche ne le lui pardonna pas non plus, et un jour il
dit tout haut devant le roi et de manière à ce que celui-ci l’entendît : — Ce faux brave nous fait tous les jours
briser les bras et les jambes et ne s’est pas encore exposé
à recevoir un seul coup de mousquet.
{{roi|Louis|XIV}} l’entendit et fit semblant de ne pas l’entendre.
Le vice dominant de {{roi|Louis|XIV}} était l’orgueil ; mais
ce vice, qui lui était naturel, s’était encore moins développé,
il faut le dire, par des dispositions de son propre
caractère que par les flatteries des courtisans. À
peine Mazarin mort, {{roi|Louis|XIV}} passa à l’état de demi-dieu, puis de dieu. Son emblême fut le soleil, sa devise
le ''nec pluribus impar'' et le ''vires acquirit eundo''. Mais il ne
s’en tint pas à l’emblême et voulut représenter le soleil<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/107
104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|louis xiv et son siècle}}.|95}}</noinclude>lui-même. Un ballet fut commandé à Benserade et dans
ce ballet on disait au roi :
<poem style="margin-left:6em; font-size:90%">
Je doute qu’on le prenne avec vous sur le ton
{{Em|3}}De Dalphné ni de Phaëton :
Lui trop ambitieux, elle trop inhumaine.
Il n’est point là de piége où vous puissiez donner.
{{Em|3}}Le moyen de s’imaginer
Qu’une femme vous fuie ou qu’un homme vous mène.
</poem>
<br />
Bientôt tout le monde à la cour s’aperçut, comme dit
Saint-Simon, de son faible plutôt que de son goût pour
la gloire. Ministres, généraux, maîtresses, courtisans,
le louèrent à l’envie et le gâtèrent. Bientôt de la louange
on passa à la flatterie, et la flatterie devint un élément
nécessaire à la vie du grand roi. Ce n’était que par des
flatteries qu’on approchait sûrement de lui ; il ne fallait
pas craindre de les outrer : les plus basses et les plus
exagérées étaient les mieux reçues. Lui-même, sans
avoir aucune voix et sans connaître la musique, chantait incessamment des prologues d’opéras à sa louange.
Tout en arriva à être néant autour de lui, et le ''j’ai failli''
''attendre'' est plus d’un Dieu que d’un homme.
Ce fut cet orgueil ou plutôt cette flatterie qui porta
{{roi|Louis|XIV}} à détruire Fouquet, à haïr Colbert et à se
réjouir de la mort de Louvois. Ce qu’il fallait à lui, c’é-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/108
104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|96|{{sc|louis xiv et son siècle}}.|}}</noinclude>taient des ministres comme Chamillart, comme Pomponne
et comme Voisin, c’est-à-dire de simples commis ;
c’étaient des généraux comme Villeroy, comme
Tallard et comme Marsin, àqui il envoyait, de Versailles,
des plans de campagne tout faits, de sorte qu’il pouvait
réclamer leurs victoires en les laissant écrassés sous
le poids de leurs défaites. Condé et Turenne n’étaient
point ses hommes ; aussi le premier mourut-il à peu
près en disgrâce, et le second ne fut-il jamais en faveur.
Monsieur eut aux yeux de son frère le grand tort d’avoir
battu le prince d’Orange et pris Cassel ; aussi ne
commanda-t-il plus jamais d’armée du jour où il eut
donné la preuve qu’il était digne de commander.
L’esprit de {{roi|Louis|XIV}} était naturellement porté aux
petits détails : il se crut un grand administrateur parce
qu’il s’occupait lui-même de l’armement, de l’habillement
et de la discipline de ses soldats. Son suprême
bonheur sur ce point était d’en remontrer aux plus
vieux généraux, et ceux-là étaient sûrs de lui plaire
qui lui avouaient avec humilité qu’il leur avait appris
quelque chose qu’ils ignoraient. Il en était ainsi en poésie, le roi se vantait d’avoir fourni à Molière les principales
scènes de Tartuffe, oubliant sans doute qu’il avait
empêché pendant cinq ans l’ouvrage d’être joué. Il
croyait être pour beaucoup dans les pièces de Racine,
à cause des conseils qu’il lui donnait, et n’aima jamais<noinclude>
<references/></noinclude>
7h15kdpr0jaxr2tqn1fkwc5sfosyn08
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/111
104
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Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|louis xiv et son siècle}}.|99}}</noinclude>peut dire, c’est ce que {{roi|Louis|XIV}} ignorait sans doute
lui-même.
Cette pensée unique, c’est l’unité du gouvernement.
On a vu ce qu’était Paris lorsque {{roi|Louis|XIV}} le prit :
sans police, sans guet, sans réverbères, sans carrosses,
avec ses voleurs dans ses rues, ses meurtres dans ses
carrefours, ses duels sur ses places publiques ; on sait
ce qu’était Paris quand ill’a laissé. Le Paris du commencement du règne de {{roi|Louis|XIV}} est encore le Paris
du moyen âge ; le Paris de la fin du règne de {{roi|Louis|XIV}}
est déjà le Paris moderne.
Eh bien, ce que l’élève de Mazarin, ou plutôt ce que
l’élève de la Fronde fit pour Paris, il le fit pour la France
et pensa le faire pour l’Europe. Cette guerre civile dont
les cris l’ont tant de fois éveillé dans son berçeau, ce
parlement qui rend des arrêts, cette aristocratie qui se
révolte, ces bourgeois qui font les grands seigneurs,
ces grands seigneurs qui font les petits rois, ces Molé,
ces Blancmesnil, ces Broussel, qui traitent d’égal à égal
avec la royauté ; ces Condé, ces Turenne, ces Conti, ces
d’Elbeuf, ces Bouillon, ces Longueville qui la combattent,
tout cela a fait fermenter la haine de toute résistance
dans le cœur de l’enfant, et toute résistance sera
brisée par l’enfant devenu roi.
Mais, avant toutes choses, il faut ôter non-seulement
toute chance, mais encore tout espoir aux Richelieux<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/112
104
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2026-06-16T12:22:56Z
Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|100|{{sc|louis xiv et son siècle}}.|}}</noinclude>et aux Mazarins futurs. Fouquet est là sous la main de
{{roi|Louis|XIV}} et c’est une bonne fortune. Il est fort, il est riche,
il est ambitieux, ilest populaire, ilest puissant ; tant
mieux : plus il tombera de haut, plus ilfera de bruit en
tombant, et plus ilfera de bruit en tombant, plus l’écho
de sa chute se prolongera dans l’avenir.
Nous l’avons dit, cette chute était plus que la chute
d’un ministre, c’était la chute du ministérialisme. Dès
lors {{roi|Louis|XIV}} travaille à atteindre le but qu’il se propose :
l’unité monarchique, la suprématie de la royauté.
Tout le pouvoir des vieux rois de France était provincial,
tout le pouvoir de {{roi|Louis|XIV}} sera administratif.
Le pouvoir autrefois venait de la province et aboutissait
à un centre qui recevait de lui sa force ; le pouvoir
à l’avenir partira, au contraire, de ce centre, et, au lieu
de recevoir la force, c’est lui qui la donnera ; Versailles
sera le temple, {{roi|Louis|XIV}} sera le dieu ; {{roi|Louis|XIV}} ordonne,
et de Versailles partira ce système merveilleux
de protection pour l’art, d’encouragement pour le commerce, d’impulsion pour l’industrie, qui va se répandre
comme ces cercles que fait naître une pierre jetée au
milieu d’un bassin et qui vont s’élargissant toujours du
centre à la circonférence.
Après avoir obtenu l’unité politique, {{roi|Louis|XIV}} comprit qu’il tui manquait encore l’unité religieuse. Il y
avait en dehors de l’Église catholique deux croyances<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/113
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|louis xiv et son siècle}}.|101}}</noinclude>qui étaient devenues des partis, deux opinions qui à chaque
crise étaient devenues des faits : c’était le calvinisme
et le jansénisme. Les Cévennes et Port-Royal furent traités
avec la même rigueur ; c’est le propre de quiconque
a obtenu la souveraineté du corps de réclamer la souveraineté
de la pensée.
Alors l’influence s’étend de la France à l’Europe.
Comme Charlemagne, comme Charles-Quint, {{roi|Louis|XIV}}
rêve la monarchie universelle que cent ans plus tard
rêvera à son tour Napoléon ; mais alors l’Europe tremble,
s’émeut, se soulève, et comme une marée immense
vient battre les frontières de la France qu’elle envahit.
Un accident plutôt qu’une victoire arrête l’Europe à
Denain, et la paix d’Utrecht laisse à la France la Lorraine, l’Alsace et la Franche-Comté qu’elle amis trente
ans à conquérir et qu’elle a failli perdre d’un trait de
plume.
Or, du règne de {{roi|Louis|XIV}} trois grands résultats demeurèrent
accomplis et restèrent debout : l’unité monarchique,
la centralisation administrative et l’augmentation
territoriale.
Napoléon fut moins heureux : il ne put rendre à la
monarchie les frontières qu’il avait reçues de la république.
Aussi Napoléon disait-il de {{roi|Louis|XIV}} que c’était le
prince qui avait le mieux su son métier de roi.<noinclude>
<references/></noinclude>
m1jfdxfnznbygyre0okusmnnb436fp7
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/115
104
4921433
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{t2|'''APPENDICE.'''}}
{{il|5em}}
Sous ce titre nous réunirons trois parties,
dont deux sont totalement inédites.
Le premier chapitre comprendra le récit
d’événements antérieurs de quelques années
à l’époque où l’auteur a jugé ensuite plus
convenable de faire commencer son histoire<noinclude>
<references/></noinclude>
m0v0vwkdwriwoe0kmtlh5s4s2t5uali
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/117
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{t2|CHAPITRE PREMIER.}}
{{il|3em}}
{{Séparateur4}}
{{il|4em}}
{{t3|'''Marie de Médicis.'''}}
{{il|4em}}
{{c|'''I'''}}
{{il|3em}}
Marie de Médicis avait à Florence, avant
de revenir en France épouser {{roi|Henri|IV}}, une
femme de chambre nommée Léonora Dori
qui avait reçu le surnom de Galigaï, sous
lequel elle était plus connue encore que sous
aucun de ses deux autres noms. C’était une<noinclude>
<references/></noinclude>
3qo0ir9jqo9jh5l6h77sbhzplj33w82
15874332
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2026-06-16T21:34:21Z
Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{t2|CHAPITRE PREMIER.}}
{{il|3em}}
{{Séparateur4}}
{{il|4em}}
{{t3|'''Marie de Médicis.'''}}
{{il|4em}}
{{c|'''I'''|fs=140%}}
{{il|3em}}
Marie de Médicis avait à Florence, avant
de revenir en France épouser {{roi|Henri|IV}}, une
femme de chambre nommée Léonora Dori
qui avait reçu le surnom de Galigaï, sous
lequel elle était plus connue encore que sous
aucun de ses deux autres noms. C’était une<noinclude>
<references/></noinclude>
lmhk4kr8uqip1zq9w5r82qjdt0ye3wt
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|108|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>retenant plus la régente à leur égard, elle
eut pour eux une telle partialité que ses plus
fidèles eux-mêmes commencèrent à en murmurer
et qu’un jour qu’elle demandait son
voile, {{M.|le comte du Lude}} dit tout haut :
Un navire qui est à l’ancre n’a pas besoin de
voile.
En effet, sa faiblesse pour cet homme
était bien faite pour accréditer les méchants
bruits qui commençaient à se répandre sur
ce sujet. Il était intendant de la maison de
la reine, il avait acheté au prix de trois cent
mille livres le marquisat d’Ancre qui était
en Picardie ; il se qualifiait de lieutenant général
des villes de Péronne, de Roye et de
Montdidier, qui lui avaient été cédées par
le marquis de Créquy pour cent vingt mille
livres ; il avait succédé à {{M.|de Bouillon}}, autrefois
vicomte de Turenne, dans la charge<noinclude>
<references/></noinclude>
3x6uhhsqvj6invv1yz245m2jckyyzhz
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|109}}</noinclude>de premier gentilhomme de la chambre,
moyennant le paiement d’une somme de
deux cent mille livres : enfin le gouvernement
d’Amiens étant venu à vaquer, il se
l’était fait accorder par la reine, malgré l’opposition
des ministres, qui trouvaient qu’il
était bien temps de mettre un terme à une
semblable fortune.
Mais il était arrivé ce qui arrive en pareil
cas : les premières marques de faveur que la
reine avait accordées à cet étranger avaient
fait murmurer ; puis, lorsqu’on avait vu
qu’au lieu de reculer devant ces murmures
la reine avait redoublé ses bienfaits, on s’était
tu de crainte de déplaire ; enfin, quand
cette amitié inouïe eut fait du pauvre Florentin
un des hommes les plus riches et les
plus puissants de France, on commença à
flatter bassement celui que l’on sentit ne<noinclude>
<references/></noinclude>
tlww5ncngkphm8flc7w27ea0761xisk
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/122
104
4921440
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2026-06-16T13:27:38Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|110|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>pouvoir renverser ; les princes du sang eux-mêmes,
qui avaient été les plus acharnés, se
rapprochèrent de lui.
Ce retour enhardit le favori à un tel point,
qu’il osa demander à Charles de Bourbon,
comte de Soissons, la main de sa fille pour
son fils.
Le comte de Soissons accueillit cette ouverture
au grand étonnement de tout le
monde, et l’alliance fut décidée. La reine à
qui on fit part de ce projet promit d’y donner
son consentement ; sur cette assurance
le marquis d’Ancre partit pour son gouvernement.
Arrivé là, sans en avertir ni la reine ni
les ministres, Concini changea les officiers
du roi, pour les remplacer par des gens à
lui ; puis, comme il manquait d’argent ou
comme il ne voulait pas dépenser le sien à<noinclude>
<references/></noinclude>
cwo1oudqaa2nele2aum2nbq2u48f3pp
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/123
104
4921441
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|111}}</noinclude>cet usage, il prit douze mille livres chez le
receveur de la ville pour payer la garnison.
La dernière de ces deux actions fut présentée
à la régente comme une violence, et
la première comme un crime de lèse-majesté.
Aussi lorsque le marquis d’Ancre revint
à Paris, trouva-t-il la régente fort irritée contre
lui, et lui signifia-t-elle qu’il aurait tort
de compter plus longtemps sur son consentement
au mariage de son fils avec la fille
du comte de Soissons.
C’est le propre des favoris de vouloir toujours
paraître en faveur : s’excuser près du
comte de Soissons à cause du refus de la
reine, c’eût été de la part de Concini avouer
que son crédit baissait. Il chercha un mauvais
prétexte à cette rupture, parla du méchant
caractère de sa femme, invoqua un
vœu qu’il avait fait de ne marier son fils<noinclude>
<references/></noinclude>
edcxvz6dmk486xmdzoujslx9isgmjdx
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/124
104
4921442
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15871798
2026-06-16T13:31:05Z
Fabrice Dury
1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|112|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>qu’à dix-sept ans ; enfin, il battit tellement
la campagne que le comte de Soissons demeura
convaincu que le refus venait de lui,
et qu’il commença de le haïr de toute la
bassesse àlaquelle il était descendu en acceptant
l’humiliation d’une pareille alliance.
Il courut donc trouver le prince de Condé,
son neveu ; celui-ci ne cherchait qu’une occasion
de rompre avec la reine et les ministres ;
il entra dans le ressentiment de son
oncle, et les deux princes se jurèrent l’un à
l’autre de ne recevoir aucune grâce ni satisfaction
de la cour que l’autre n’en reçût autant ;
de regarder commune toute injure qui
serait faite à l’un {{corr|deux|d’eux}} ; de partir en même
temps et de ne revenir qu’ensemble.
En conséquence, à 16 jours de distance,
ils quittèrent Paris pour se retirer, le comte<noinclude>
<references/></noinclude>
r4tk6rk7tbvpdja8y0hq5t9iw1yrofc
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/126
104
4921444
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15871800
2026-06-16T13:08:12Z
Fabrice Dury
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/* Sans texte */
15873740
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Fabrice Dury" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
saz90c9lja9qp6sh25sg5bqni4iq1vq
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/127
104
4921445
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2026-06-16T13:09:19Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''II'''}}
{{il|3em}}
Marie de Médicis voyait avec grand peine
la toute puissance du prince de Condé ; elle
s’en inquiéta avec ses familiers Barbin et
Mangot. On racontait toute sorte de discours
qui auraient été tenus par le prince ou par
ses amis ; s’il fallait en croire les propos, qui<noinclude>
<references/></noinclude>
n166nw9ywrex86ri86hg981ifc4u780
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''II'''|fs=140%}}
{{il|3em}}
Marie de Médicis voyait avec grand peine
la toute puissance du prince de Condé ; elle
s’en inquiéta avec ses familiers Barbin et
Mangot. On racontait toute sorte de discours
qui auraient été tenus par le prince ou par
ses amis ; s’il fallait en croire les propos, qui<noinclude>
<references/></noinclude>
s61fwlmjemz1f1hac74xskp6ac0gfta
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/129
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|117}}</noinclude>rité et était revenu habiter sa maison du
faubourg Saint-Germain. Il poussa même
l’imprudence jusqu’à faire une visite au
prince, un jour qu’il traitait l’ambassadeur
d’Angleterre, et qu’il avait à sa table les ducs
de Longueville et de Bouillon, et avec eux
tous les seigneurs de la cour, dont le maréchal
était l’ennemi juré ; aussi, malgré l’escorte
de trente hommes dont il était accompagné,
un des confrères fit-il cette naïve
proposition de le tuer séance tenante ; et
comme les têtes étaient déjà fort échauffées
par le vin, et que la colère avait achevé de
les tourner tout à fait, peu s’en fallut que
cette proposition ne fût acceptée et mise à
exécution à l’instant même.
Le lendemain, le prince de Condé apprit
au maréchal le danger qu’il avait couru et
dont il ne s’était pas même douté, le préve-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/130
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|118|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>nant qu’il renonçait désormais à le protéger
et lui conseillant de se retirer dans son gouvernement
de Normandie. Le maréchal ne
se le fit point dire deux fois et quitta de nouveau
Paris.
Ce départ du maréchal blessa grandement
la reine ; son pouvoir à elle était donc
tombé bien bas, que ses propres serviteurs
comprissent qu’il était insuffisant pour les protéger,
et quittassent Paris quand {{M.|le Prince}}
ne retirait la main qu’un instant il avait
bien voulu étendre sur eux. Elle chercha
autour d’elle un homme qu’elle pût opposer
à cette popularité croissante, et jeta les yeux
sur le comte d’Auvergne.
Le comte d’Auvergne qu’on appelait toujours
ainsi, quoique ses comtés d’Auvergne
et de Lauragais lui eussent été enlevés, depuis
1606, pour en faire des apanages au<noinclude>
<references/></noinclude>
c90esbpq2igcmfb01inptwlwe9afxv3
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/131
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|119}}</noinclude>roi {{roi|Louis|XIII}}, le comte d’Auvergne, disons-nous,
était fils de {{roi|Charles|IX}} et de Marie
Touchet.
Né en 1573, il avait alors quarante-trois
ans et avait déjà vécu sous quatre rois ; frère
utérin de la fameuse marquise de Verneuil,
maîtresse de {{roi|Henri|IV}}, il avait été destiné dès
son enfance à l’ordre de Malte ; il avait été
nommé, en 1589, grand-prieur de France ;
mais Catherine de Médicis lui ayant légué
les comtés d’Auvergne et de Lauragais, il
quitta l’ordre avec dispense de se marier et
épousa Charlotte, fille du connétable Henri
de Montmorency ; il se trouvait ainsi beau-frère
du prince de Condé. Sa réputation de
courage était grande ; il avait ardemment
combattu aux journées d’Arques, d’Ivry et
de Fontaine-Française. Seulement le besoin
éternel d’argent que sa prodigalité lui faisait<noinclude>
<references/></noinclude>
5yq1e4n02zg1d8f1u62pjj10zboqxxk
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/132
104
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|120|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>éprouver l’entraînait à certaines choses fort
étranges, et que de nos jours on eût qualifiées
plus sévèrement qu’à cette époque. Le fils de
{{roi|Charles|IX}} faisait de faux louis et ne s’en
cachait point.
Un jour qu’{{roi|Henri|VI}}lui demanda : combien
gagnez-vous par an à faire de la fausse
monnaie, d’Auvergne ? — Ma foi, Sire, répondit
celui-ci, je l’ignore ; mais ce que je sais
seulement, c’est que je loue à Merlin une
chambre quatre mille écus par an ; il me
paie régulièrement, et je ne m’inquiète pas
de ce qu’il y fait.
Le roi qui était plus curieux que le comte
d’Auvergne voulut le savoir, il envoya des
gardes à Grosbois, mais Merlin était évadé.
Compromis dans la conspiration de Biron,
le comte d’Auvergne avait été mis à la Bastille,
d’où il était sorti bientôt ; mais con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/133
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|121}}</noinclude>vaincu en 1604 de nouvelles menées contre
le roi, il fut condamné, l’année suivante, à
avoir la tête tranchée. Une promesse que
{{roi|Henri|IV}} avait faite autrefois à {{roi|Henri|III}} lui
sauva la vie, et la peine fut commuée en
celle d’une prison perpétuelle.
Il était donc resté à la Bastille dix ans,
lorsque Marie de Médicis l’en fit sortir dans
le but que nous disons.
L’occasion d’employer le génie militaire
du comte d’Auvergne ne se fit pas attendre.
Le maréchal d’Ancre, en renonçant à la citadelle
d’Amiens, avait conservé en Picardie
le gouvernement de Péronne, de Roye et de
Montdidier, que le traité de Houdan lui avait
laissé. On apprit au Louvre que le duc de
Longueville venait de s’en emparer ; c’était
une rupture si manifeste de la paix que le
prince de Condé quitta aussitôt Paris et se<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/134
104
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1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|122|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>retira dans une terre qu’il avait près de Melun
pour se soustraire aux premiers reproches.
La reine envoya successivement au duc
de Longueville Claude Mangot, le nouveau
secrétaire d’état, et le duc de Bouillon son
vieil ami, pour l’inviter à rendre les places
prises, mais le duc de Longueville répondit
que cet événement était une affaire de gouverneur
à gouverneur, et ne blessait en rien
l’autorité de la reine-mère. Marie de Médicis,
qui n’était aucunement de cet avis, dépêcha
alors {{M.|le comte d’Auvergne}} avec quatorze
compagnies de gardes-françaises et toute la
cavalerie qui se trouvait disponible pour reprendre
Péronne.
Cependant {{M.|le Prince}}, qui ne pouvait désirer
plus qu’il n’avait, à moins qu’il n’ambitionnât,
comme on le disait, la puissance souveraine,
revint à Paris et supplia la reine<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/136
104
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/* Sans texte */
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text/x-wiki
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/137
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''III'''}}
{{il|3em}}
Les affaires étaient en cet état lorsqu’un
soir, c’était le vendredi 26 août 1616, on annonça
à la reine que {{M.|de Sully}} désirait
l’honneur de lui parler en particulier.
Cette visite étonna fort Marie de Médicis ;
depuis longtemps le vieux serviteur de<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-16T21:34:53Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
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{{il|3em}}
Les affaires étaient en cet état lorsqu’un
soir, c’était le vendredi 26 août 1616, on annonça
à la reine que {{M.|de Sully}} désirait
l’honneur de lui parler en particulier.
Cette visite étonna fort Marie de Médicis ;
depuis longtemps le vieux serviteur de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/139
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|127}}</noinclude>balancement où elles sont, il faut que toute
l’autorité demeure aux mains de {{M.|le Prince}}
ou tombe aux vôtres : deux puissances aussi
grandes que les vôtres ne peuvent se balancer,
et il faut que l’une l’emporte sur l’autre.
Ne vous y trompez pas, madame, depuis le
départ du maréchal d’Ancre et l’entreprise
du duc de Longueville, c’est votre pouvoir à
vous qui est atteint, et je vous regarderais
comme plus en sûreté à cette heure, tenant
la plaine vous et le roi avec mille chevaux,
qu’enfermée comme vous l’êtes dans votre
Louvre, et maintenant, continua-t-il, voyant
l’effet que ses paroles produisaient sur la
reine, et maintenant j’ai cru de mon devoir
et des obligations que j’avais au feu roi,
de vous remontrer ce que je sais, tout disposé
à vous offrir ma vie, si ma vie pouvait
y apporter remède.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/140
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|128|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude><nowiki />
— Mais ce remède, dit la reine, quel
est-il ? Force gens, mon cher duc, viennent
comme vous m’avertir du mal,
mais, comme vous, me laissent ignorer le
remède ; je fais tout ce qu’il est humainement
possible de faire pour le bien de l’État,
mais il ne plaît point à Dieu de bénir mon
travail, ni aux hommes de reconnaître mes
bonnes et saintes intentions. À ce sujet et
par l’avis de mes sages conseillers j’ai donné
la plume à {{M.|le Prince}}, désarmé le roi, dépouillé
le maréchal d’Ancre de l’établissement
qu’il avait en Picardie ; il y a plus,
comme j’ai vu qu’il était désagréable aux
grands, je l’ai éloigné. Je fais du bien à chacun,
je ne fais de mal à personne, en vérité
je ne sais plus faire autre chose que ce que
j’ai fait. Avisez donc vous-même à me donner
quelque bon conseil, monsieur le duc,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/141
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|129}}</noinclude>et je le suivrai, je vous le jure, s’il est pour
le bien et le service du roi.
— Ce n’est plus à moi, Madame, de vous
donner ni avis ni conseils, répondit Sully ;
seulement j’ai dû avertir Votre Majesté de
penser à ce qui se passe, maintenant je dois
la supplier de penser à ce que je viens de
lui dire ; car au cas que vous n’y apportiez
pas le remède convenable, la faute en sera à
vous, puisque vous en avez été avertie et que
le mal était prévu.
Et sur ces paroles Sully s’étant incliné se
retira grave et sévère, laissant la reine fort
épouvantée de ce que lui prophétisait la
vieille expérience du ministre.
Derrière Sully, Bassompierre entra dans
la chambre de la reine, guidé par un motif
semblable ; il lui dit avec la liberté de langage
qui lui était propre, que lui et tous ses<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/142
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|130|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>fidèles serviteurs s’étonnaient de l’assoupissement
où ils la voyaient plongée, tandis
que de toutes parts, on empiétait sur son
autorité ; que cette torpeur décourageait les
gens de bien, et animait les autres à se jeter
dans le parti de {{M.|le Prince}} qui s’était tellement
relevé depuis son retour à Paris, que
chacun le tenait pour plus puissant qu’elle ;
et que cependant elle s’endormait au moment
où en cédant au sommeil elle risquait
de ne plus se réveiller, qu’elle pardonnât à
son zèle de lui parler aussi effrontément
mais qu’il la suppliait très humblement, de
considérer sa parole et son intention.
La reine-mère remercia Bassompierre de
l’avis et lui dit qu’elle le tenait pour un bon
et fidèle serviteur d’elle et du roi ; qu’il devait
bien penser qu’elle ne dormait pas
comme il l’avait dit, mais qu’il était certaines<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/143
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|131}}</noinclude>choses qu’il fallait que le temps accommodât,
qu’il fallait cependant qu’il persistât dans
la bonne intention qu’il avait pour son service
et que seulement il prît garde que les
dames lui fissent rien faire au préjudice de
sa reine et de son roi.
Marie de Médicis faisait allusion dans ces
dernières paroles aux amours de Bassompierre
avec les sœurs de Monsieur de Guise.
En effet depuis deux ou trois jours déjà
Marie de Médicis avait assemblé chaque soir
son conseil, et chaque soir délibéré avec lui
ce qu’il y avait à faire. Ce soir là les trois
conseillers se réunirent de nouveau et l’évêque
de Luçon fut admis à la conférence.
La veille de cette double conversation de
Sully et de Bassompierre, {{M.|de Thémines}}
était arrivé à Paris.
{{M.|de Thémines}}, dont le nom est pro-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/144
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|132|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>noncé pour la première fois, était encore une
créature de Barbin, qui l’avait connu à Bordeaux ;
là, {{M.|de Thémines}} qui avait une
grande ambition, s’était ouvert au conseiller,
et lui avait dit que si jamais la reine avait
besoin d’un homme de cœur et de main, elle
pouvait l’employer, courût-il risque de la
vie, ce qui n’était rien pour lui pourvu qu’en
même temps il courût risque de fortune.
Barbin n’avait point laissé aller ces paroles
au vent, car {{M.|de Thémines}} était d’une
vieille famille du Languedoc connue depuis
le {{s|xii}} pour les hommes d’épée qu’elle
avait donnés à la France. Né en 1552, il
était entré jeune au service et avait obtenu
du roi {{roi|Henri|III}} une compagnie de gendarmes.
Nommé sénéchal du Quercy, il avait
du temps de la ligue maintenu cette province
dans le devoir ; enfin en 1595, il avait été<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/145
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|133}}</noinclude>fait chevalier de l’ordre ; mais depuis ce
temps, il était demeuré dans une obscurité
qui lui pesait, et c’est pour cela qu’il avait
fait à Barbin les offres de service que nous
avons dites.
Ce n’était donc pas sans motifs que M. de
Thémines avait été appelé.
Le samedi 27, c’est-à-dire le lendemain
du jour où la reine avait été avertie par
Sully et par Bassompierre, Mylord Hay, cet
ambassadeur d’Angleterre dont nous avons
déjà parlé, avait demandé une audience à la
reine, et la reine l’avait accordée avec joie,
car elle se figurait qu’il allait enfin être
question de la demande en mariage de sa
fille par le prince de Galles, fils de {{roi|Jacques|Ier}} ;
mais au lieu de cela l’ambassadeur lui parla
des intérêts des habitants de la Rochelle,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/146
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|134|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>intérêts qui dans ce moment étaient fort indifférents
à Marie de Médicis.
Le 28 le nonce qui avait été chargé par la
reine de porter des paroles de conciliation aux
princes, vint lui dire qu’il ne voyait aucun jour
d’accommodement ; le nonce sortit, la reine
fit appeler Bassompierre et lui dit de se tenir
prêt avec ses quatre compagnies Suisses, et
quelque ordre qu’il reçût, soit d’elle soit du
roi, soit écrit soit verbal, de ne point quitter
Paris, le seul ordre auquel ildût obéir était
celui qu’elle lui donnait en ce moment.
Le 29 {{M.|le duc de Bouillon}} arriva à Péronne
et rendit compte à la reine de ses négociations
avec {{M.|le duc de Longueville}}. Le
duc de Longueville n’avait évidemment
d’autre but que de gagner du temps pour
donner à {{M.|le Prince}} le loisir d’exécuter ses
projets.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/147
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|135}}</noinclude><nowiki />
Le 30 la reine fit venir auprès d’elle les
principaux seigneurs de la cour, et leur rappela
que leur devoir était avant toute chose :
leur obéissance aux ordres du roi comme
aux siens. Comme elle n’avait fait venir que
ceux dont elle était sûre, toutes les réponses
furent conformes à ses désirs.
Le 31 la reine tenait lelit, ce qui n’empêcha point {{M.|le Prince}}, {{M.|Du Maine}},
{{M.|de Vendôme}} et {{M.|de Bouillon}}, qui s’en
allaient dîner chez le président Jeannin à
Chaillot, de la venir trouver sur les dix
heures du matin pour quelques affaires. Ils
n’avaient chacun avec eux qu’un seul écuyer
et restèrent une heure et demie seuls dans la
chambre de la reine.
En ce moment Bassompierre passa : Barbin
lui fit signe de venir, et lui annonça que la
reine avait ordonné qu’il attendît et l’invita<noinclude>
<references/></noinclude>
8rz9tzct6j7fxyi1pkjp3iyw9rx6wd3
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/148
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|136|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>à monter dans la chambre de la maréchale,
{{M.|de Thémines}} s’y trouvait déjà avec cinq
ou six gentilshommes.
Il était évident qu’il y avait quelque chose
de préparé et qu’on n’attendait qu’un ordre
pour mettre cette chose à exécution.
En ce moment on entendit battre le-tambour
des Suisses.
— Qu’est-ce que cela ? demanda Barbin.
— C’est la compagnie qui entre en garde
et celle qui en sort, répondit Bassompierre.
— C’est bien, dit le contrôleur-général,
faites-leur dire que vous avez des ordres à
leur donner, et qu’elles s’entretiennent
sous les armes jusqu’à votre arrivée.
Bassompierre fit porter l’ordre aux deux
compagnies.
En ce moment, Barbin dit quelques mots<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|137}}</noinclude>tout bas à la maréchale d’Ancre, qui aussitôt
se leva, sortit, et ayant descendu l’escalier,
s’en alla tousser à la chambre de la reine.
La reine reconnut la voix de sa favorite,
sortit aussitôt, et la vint trouver en coiffure
de nuit.
— Madame, dit la maréchale en italien,
{{M.|Barbin}} m’envoie dire à Votre Majesté que
jamais elle ne trouvera un moment plus propice
pour arrêter les princes. {{M.|de Thémines}}
est là-haut avec six braves gentilshommes ;
{{M.|de Bassompierre}} se tient prêt avec ses
deux compagnies des gardes suisses ; les
princes n’ont avec eux que leurs écuyers, tandis
que vous, au contraire, outre {{M.|de Themines}}
et ses six gentilshommes, {{M.|de Bassompierre}}
et ses deux compagnies, vous avez
encore quarante gardes disséminés dans le<noinclude>
<references/></noinclude>
21x0yzgl8pasp04ljtzy8xnq5iegvor
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104
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Fabrice Dury
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|138|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>Louvre et les archers de la porte. {{MM.|les
princes}} seront déjà prisonniers depuis deux
heures que personne ne s’en doutera encore,
et vous aurez tout le temps de faire revenir
près de vous le roi et la petite reine qui sont
aux Tuileries.
Mais Marie de Médicis, qui n’avait pas
pris ses mesures pour ce jour-là, sentit le
courage lui manquer ; quoiqu’elle reconnût
l’occasion plus favorable qu’elle ne serait jamais,
elle répondit qu’elle devait ajourner
au lendemain, attendu que le soir allaient arriver
200 hommes d’armes de sa compagnie
sur lesquels elle savait pouvoir compter, et
qui, si elle était pressée par quelque émotion
populaire, lui serviraient de garde pour sortir
de Paris avec le roi : La maréchale insista,
mais la reine s’en tint à ce qu’elle avait dit.
Alors la maréchale remonta et fit tout bas<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|139}}</noinclude>part à Barbin du résultat de sa mission :
Barbin secoua la tête en homme désappointé
et se retournant vers Bassompierre :
Monsieur le comte, lui dit-il, la reine vous fait
savoir qu’elle est trop souffrante pour vous
recevoir aujourd’hui ; quant à vos gardes,
excusez-moi ! mais ils sont si bien tenus, que
je me plais à les voir, et voilà pourquoi je
vous ai prié de les faire attendre.
Bassompierre salua, sortit et alla congédier
ses gardes, croyant seulement de ce que
lui avait dit Barbin ce qu’il lui plut de
croire. Quant aux quatre princes qui pendant
la conférence de la reine et de la maréchale,
s’étaient entreregardés, ils prirent
congé de la reine et sortirent du Louvre sans
dire un mot ; mais une fois sur la route de
Chaillot, il se firent part de leurs doutes qui
se trouvèrent être les mêmes, et en consé-<noinclude>
<references/></noinclude>
kwlzb64ob0kjgg1hp7rkf5utnghhmld
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|140|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>quence, ils résolurent de ne plus jamais se
trouver au Louvre tous quatre en même
temps. Le lendemain {{1er}} Septembre, un
gentilhomme de la chambre de la reine se
présenta, à trois heures du matin, chez Bassompierre
et leréveilla.Il était chargé de lui
dire de la part de Marie de Médicis, de venir
la trouver, à l’instant même, seul et déguisé ;
Bassompierre obéit aussitôt, se rendit au
Louvre, où il rencontra en entrant un des
gardes du corps du roi, nommé Labarre,
lequel était maréchal des logis des Suisses,
et se trouvait de garde ce jour-là. Il lui ordonna
de le suivre jusqu’à l’antichambre de
la reine.
Arrivé là, il lui dit d’attendre et entra
chez sa majesté.
La reine était en jupe, entre {{MM.|Mangot
et Barbin}} ; {{M.|des Fossés}} se tenant un peu<noinclude>
<references/></noinclude>
s2il4o1heopxypkot6i9de1uqcu52d9
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|141}}</noinclude>en arrière d’elle. Dès qu’elle aperçut Bassompierre,
elle lui tendit la main.
— Ah ! Bassompierre, dit-elle, savez-vous
pourquoi je vous ai envoyé quérir si matin ?
— Non, madame, répondit celui-ci toujours
galant selon son habitude ; mais, malheureusement,
je sais bien pourquoi cela n’est pas.
— C’est bien, dit la reine, je vous le dirai
tantôt.
Et elle se promena une demi-heure environ
sans rien dire ; après quoi, se retournant
vers ses conseillers :
— Messieurs, dit-elle, entrez dans mon
cabinet.
Les conseillers obéirent ; alors la reine, se
retournant vers Bassompierre :<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|142|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude><nowiki />
— Comte, lui dit-elle, je veux prendre
prisonniers {{M.|le Prince}}, {{M.|de Vendôme}},
{{M.|de Mayenne}} et {{M.|de Bouillon}} ; je désire
en conséquence que vos suisses soient ici vers
onze heures du matin, c’est-à-dire au moment
où j’irai vers les Tuileries, afin, si j’y
suis forcée par le peuple, de quitter Paris et
de me retirer avec eux à Nantes. J’ai mes
pierreries dans un paquet et quarante mille
écus en or que voilà. Et j’emmènerai mes
enfants avec moi, si, ce que Dieu ne veuille
et ce que je ne pense pas, j’y suis forcée,
étant résolue à tout, plutôt que de perdre
mon autorité et de laisser périr celle du roi.
Il y eut, à ces mots, un temps de silence
pendant lequel Bassompierre s’inclina en signe
d’adhésion ; ce que voyant la reine, elle
continua :
— Je veux aussi, lorsqu’il en sera temps,<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|143}}</noinclude>que vous gardiez la porte avec vos suisses
pour soutenir un effort, si la chose arrivait,
et pour y mourir, s’il le faut, pour mon service
et celui du roi, ainsi que vous me l’avez
promis.
— Madame, répondit Bassompierre, je
ne tromperai pas la bonne opinion que
vous avez de moi, et vous en aurez la preuve
dès aujourd’hui ; permettez-moi seulement
d’aller avertir mes suisses qui sont dans leurs
quartiers.
À ces mots, la reine tressaillit et regarda
fixement Bassompierre.
— Non, dit-elle, comte, non ; maintenant
que vous savez tout, vous ne sortirez pas.
— Ah ! pardieu, vous êtes étrange, madame,
dit Bassompierre, de vous défier d’un
homme à qui, en cas de revers, vous voulez,<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|144|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>dites-vous, remettre votre personne et celle
du roi ; d’ailleurs, je ne sortirai pas si vous
le voulez, mais j’ai à cette porte un homme
que je puis envoyer àma place par les quartiers,
quoiqu’il vaudrait mieux que j’y allasse
moi-même. Voyons, Votre Majesté, de la
confiance, et la fête, je vous en réponds,
ne manquera point à cause de moi.
C’est bien, dit la reine, allez, mais vous
êtes le seul, Bassompierre, à qui je remettrais
mon sort et celui du roi, comme je le fais
en ce moment.
Bassompierre sortit, puis, comme il reconnut
dans Labarre un homme intelligent
et qui pouvait parfaitement accomplir l’ordre
qu’il avait à lui donner, il rentra presque
aussitôt, et trouva la reine, qui était demeurée
en sa chambre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|145}}</noinclude><nowiki />
— Et les gardes-françaises, qu’en comptez-vous
faire, madame ? demanda Bassompierre.
— Je crains, répondit la reine, que {{M.|de
Créquy}}, leur colonel, ne soit gagné par
{{M.|le Prince}}.
— Jamais contre leroi, madame, dit Bassompierre,
je vous réponds de Créquy comme
de moi-même ; Créquy perdrait mille existences
pour Sa Majesté, s’il les avait.
— Alors, dit la reine, envoyez-le donc
quérir, et ne sortez plus tous deux que {{M.|le
Prince}} ne soit ici.
— Et où ferez-vous prendre {{M.|le Prince}} ?
dit Bassompierre.
— Ne vous en inquiétez pas ; j’y ai pourvu,
répondit la reine.
Les heures qui suivirent s’écoulèrent à<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|146|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>donner de nouveaux ordres à {{M.|de Saint-Géran}},
capitaine des gens d’armes du roi, et
aux autres officiers de service.
Vers les huit heures, le carrosse de {{M.|le
Prince}} entra dans la cour du Louvre ; la
reine s’approcha de la fenêtre pour le voir
descendre, et comme chacun se précipitait
vers lui pour lui remettre des placets :
— Voilà maintenant le roi de France,
dit-elle ; mais sa royauté sera comme celle de
la fève, elle ne durera pas longtemps.
Puis, se retournant :
— Messieurs, dit-elle en s’adressant à Bassompierre
et à Créquy, allez chacun à votre
poste, et tenez-vous prêts à tout ce que j’ai
dit.
Les deux gentilshommes saluèrent et sortirent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|147}}</noinclude><nowiki />
M. le Prince monta et entra au conseil.
Pendant ce temps, le roi {{roi|Louis|XIII}}, mandé
par sa mère, arrivait, et non-seulement approuvait
toutes les dispositions prises, mais
encore distribua aux soldats des pertuisanes
de sa propre main, leur recommandant de
s’en servir s’ils voyaient leurs chefs tirer
l’épée ; en ce moment, {{M.|de Thémines}} et
ses gentilshommes prirent leur place dans
le cabinet de la reine. Le lieutenant d’Elbène
alla avec une douzaine d’hommes tenir son
poste dans l’appartement où devait être conduit
{{M.|le Prince}} aussitôt son arrestation, et
le roi se tint dans la chambre qui précédait
le cabinet, causant gaîment avec Luynes, ses
deux frères et quelques seigneurs qui étaient
venus pour le saluer.
Aussitôt le conseil levé, {{M.|le Prince}},
comme c’était son habitude, monta chez la<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|148|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>reine ; le roi l’entendit venir, sortit, et le
rencontra à la porte.
— Bonjour, {{M.|le Prince}}, lui dit-il ; soyez
le bienvenu… Vous plaît-il de partir pour
la chasse avec moi ?
— Mille grâces, sire, répondit le prince ;
mais, pour aujourd’hui, la chasse est impossible,
et je me vois, à mon grand regret,
forcé de refuser cet honneur.
— En ce cas, adieu, dit le roi ! Et il s’éloigna,
après lui avoir donné la main.
C’était à peu près au même endroit où,
quarante-quatre ans auparavant, le roi
{{roi|Charles|IX}} avait demandé à Catherine de
Médicis : Eh bien ! ma mère, est-ce que j’ai
mal joué mon petit rollet ?
{{M.|le Prince}} continua son chemin ; mais,<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|149}}</noinclude>au moment où il allait entrer chez la reine,
le marquis de Thémines ouvrit la porte d’un
petit passage attenant au cabinet, et sortant
avec ses deux fils :
— Monsieur le Prince, dit-il, n’allez pas
plus loin ; car j’ai ordre de vous arrêter.
— M’arrêter !… moi !… s’écria le prince.
Oui, monseigneur, vous —même, dit
Thémines.
— Mais, dit le prince, je veux parler au
roi.
— Impossible, monseigneur, répondit le
marquis.
Le prince regarda alors tout autour de lui,
et comme chacun baissait les yeux ou détournait
la tête, il comprit qu’il n’avait d’aide
à attendre de personne, et remit son épée
au marquis.<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|150|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude><nowiki />
— Maintenant, il faut me suivre, dit {{M.|de
Thémines}}.
— Et où cela ? demanda leprince.
— ous allez le voir, monseigneur, répondit
celui-ci, en marchant devant lui.
Le prince hésita un instant, car il croyait
qu’il y allait de sa vie ; mais comme les deux
fils du marquis lepressaient, il vit qu’il n’y
avait pas de résistance possible, et descendit
jusqu’en la salle basse où l’attendaient d’Elbène
et les gardes.
Ce fut dans cette salle qu’on l’enferma.
Aussitôt la reine fit dire à Bassompierre et
à {{M.|de Créquy}} que {{M.|le Prince}} était pris,
et que tout s’était bien passé. On courut aussitôt
pour prendre chez eux {{MM.|de Vendôme,
de Mayenne et de Bouillon}} ; mais
{{M.|de Vendôme}}, venant au Louvre, avait<noinclude>
<references/></noinclude>
sex34rlg0m7o916lv7sw1g3isosg815
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/163
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|151}}</noinclude>reçu par le chemin avis de ce qui se passait,
et, mettant son cheval au galop, était aussitôt
sorti de Paris et avait pris le chemin de la
Fère. {{M.|de Bouillon}} était allé entendre un
prêche à Charenton. Enfin {{M.|de Mayenne}},
prévenu à temps comme {{M.|de Vendôme}},
était monté incontinent à cheval avec quelques
gentilshommes ; il sortit par la Porte-Saint-Antoine,
tourna sur la contrescarpe jusqu’à la
Porte S-t Martin, et attendit là {{M.|de Bouillon}},
à qui il avait envoyé plusieurs messagers,
et qui en effet vint l’y rejoindre.
Alors {{M.|de Mayenne}} proposa de rentrer
dans Paris et de soulever le peuple ; ce que
les deux princes firent aussitôt, mais sans
pouvoir réussir dans leur projet, quoiqu’ils y
fussent aidés par Charlotte de la Trémouille,
mère de {{M.|le Prince}}, laquelle courut dans
les rues de Paris criant que le maréchal d’An-<noinclude>
<references/></noinclude>
qvb5m1udemuhg00vxx6z1180y2mcwop
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/164
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|152|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>cre venait de faire tuer son fils. Elle savait
bien que cela n’était point, mais elle espérait,
en mêlant le maréchal d’Ancre à cette affaire,
soulever une plus grande masse de populaire.
Elle ne se trompait pas sur ce premier point ;
seulement elle errait sur le résultat. En effet,
à peine le nom du maréchal d’Ancre avait-il été
prononcé, que le cordonnier Picard était accouru
et que tout le peuple s’était rallié autour
de lui ; mais, au lieu de se porter au Louvre
pour délivrer {{M.|le Prince}}, toute cette foule se
porta vers l’hôtel du maréchal d’Ancre pour
le piller. Or, comme cet hôtel était situé
rue de Tournon, les princes et la mère de
{{M.|de Condé}} virent bien qu’il n’y avait rien à
faire de cette masse qui tournait le dos au
Louvre ; en conséquence, la princesse douairière
de Condé rentra chez elle, et le duc de
Mayenne et le duc de Vendôme gagnèrent<noinclude>
<references/></noinclude>
9o4gldcb7705slaqic16zhix886h4w6
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/165
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|153}}</noinclude>la poste et quittèrent Paris au plus grand train
de leurs chevaux.
En un instant l’hôtel du maréchal d’Ancre,
tant était puissante et active la haine de cette
populace, fut enfoncé, pillé, démoli : or, argenterie,
tableaux, vaisselle, tentures, meubles,
tout fut anéanti, tout disparut, comme si
le feu du ciel y avait passé ; puis, cette expédition
achevée, la foule qu’elle avait mise en
train, se porta vers la maison de Raphaël
Corbinelli son homme de confiance, et la
traita comme elle venait de faire de l’hôtel
du maréchal.
Cependant, le jour même, la reine distribua
les récompenses méritées.
{{M.|de Thémines}} fut fait maréchal de
France ; et comme {{M.|de Montigny}}, à qui
cette place avait été promise, criait et se plai-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/166
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|154|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>gnait du passe-droit dont ilétait victime, il
fut porté sur la même ordonnance.
Le marquis de Prasles et {{M.|de Saint-Géran}},
eurent promesse d’être nommés à la
première occasion.
{{M.|de Créquy}} fut fait duc et pair.
Bassompierre n’eut rien ; car l’arrestation
faite, pensant qu’on n’avait plus besoin de
lui, il s’était retiré dans sa maison. Aussi le
soir, la reine l’ayant aperçu :
— Eh bien ! Bassompierre, dit-elle, tu ne
m’as donc rien demandé, toi ?
— Madame, répondit le comte, je n’ai
pas pensé qu’à cette heure, où je n’ai fait que
mon devoir, c’était lemoment de vous demander
quelque chose ; mais j’espère que,
lorsque par quelque grand service j’aurai
mérité les biens et les faveurs du roi, le roi
me les accordera sans que je les demande.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Auteur:Susan Ferrier
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|155}}</noinclude><nowiki />
Quand à {{M.|le Prince}} qui de crainte d’être
empoisonné, ne voulait manger que ce qui
était préparé par ses gens, il resta trois
semaines prisonnier au Louvre, et fut ensuite
conduit à la Bastille, sans qu’il eût été
fait aucune tentative ni par le prince, ni par
le peuple, pour le délivrer.
C’est qu’en effet, malgré la réputation que
les événements lui avaient faite, et la popularité
que son opposition lui avait acquise, c’était
un homme fort médiocre que {{roi|Henri|II}}
de Bourbon, prince de Condé.
Il avait eu une jeunesse fort obscure et
fort malheureuse, entièrement adonné au
reste, à un vice fort commun à cette époque
et que son fils contracta depuis à l’armée,
comme lui. Ses vertus étaient plutôt celles
d’un intendant de grande maison que celles<noinclude>
<references/></noinclude>
9jl5hqo5aa6fallruf03puz2yll8dpl
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/168
104
4921524
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15871950
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15873872
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|156|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>d’un prince, car il passait, quoique tenant
bien ses équipages, pour être d’une avarice
sordide ; plus avide qu’ambitieux, plus turbulent
que rebelle, il lui manquait cette première
qualité si nécessaire à un prince, le
courage. Un jour {{roi|Henri|IV}} lui reprochait sa
lâcheté :
— Ah ! c’est vrai, sire, dit-il, mais Vendôme
est encore plus poltron que moi.
Avec cela il aimait fort les plaisirs et surtout
la danse. Aussi la reine le chargea-t-elle
un jour de la direction d’un ballet, un an
ou deux après la mort de {{roi|Henri|IV}} et du
temps que le Duc de Sully était encore à la
cour. {{M.|le Prince}} avait alors désigné le fils
du Duc pour figurer dans son quadrille,
mais Sully s’y opposa.
— {{M.|le Prince}}, dit-il, Rosny est marié,
Rosny a deux enfans et ce n’est point à son<noinclude>
<references/></noinclude>
g92z5h6tumfk8i7gktffv78hq6ofbb6
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104
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|157}}</noinclude>àge et dans sa position que l’on s’amuse à
faire de pareilles folies.
— Ah ! je vois bien ce que c’est, monsieur
de Sully, vous tenez mon ballet pour une
affaire d’État.
— Tout au contraire, répondit Sully ; ce
sont vos affaires d’État que je tiens pour des
ballets.
On se rappelle, la belle Charlotte Marguerite
de Montmorency, qui avait fait une si
grande impression sur le cœur d’{{roi|Henri|IV}}.
Quoiqu’il eût cinquante ans alors, il courait
la bague en sa présence avec un collet
de senteur et des manches en satin de Chine.
Un jour il la fit prier de se montrer sur son
balcon, entre deux flambeaux et ses longs
cheveux dénoués.
La belle Charlotte se prêta à ce caprice et
le roi la trouva si belle qu’il pensa s’en éva-<noinclude>
<references/></noinclude>
jqk9xt8j5e71dllbuh2yqrhfermw1vr
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104
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1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|158|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>nouir comme le jour où elle avait levé son
javelot sur lui, et que voyant l’effet produit
par son apparition, elle s’écria : Jésus, il faut
qu’il soit fou !
Ce ne fut pas tout : il la tourmenta tant et
si fort pour lui donner son portrait qu’elle
consentit àle laisser faire par Ferdinand qui
était peintre du roi. Or, comme le portrait
venait d’être achevé, M.le Prince rentra ; on
n’eut que le temps de le passer à Bassompierre,
qui forcé de le rouler pour le faire
sortir sans être vu, descendit à la cuisine et
par le conseil du peintre pour empêcher la
couleur de se gâter, le frotta de beurre frais ;
ce qui fit que quelques années après madame
la Princesse qui croyait que Ferdinand avait
oublié cette circonstance, demanda devant
son mari quel était le plus beau portrait qu’il
crût avoir fait dans sa vie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-16T16:19:28Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|158|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>nouir comme le jour où elle avait levé son
javelot sur lui, et que voyant l’effet produit
par son apparition, elle s’écria : Jésus, il faut
qu’il soit fou !
Ce ne fut pas tout : il la tourmenta tant et
si fort pour lui donner son portrait qu’elle
consentit àle laisser faire par Ferdinand qui
était peintre du roi. Or, comme le portrait
venait d’être achevé, {{M.|le Prince}} rentra ; on
n’eut que le temps de le passer à Bassompierre,
qui forcé de le rouler pour le faire
sortir sans être vu, descendit à la cuisine et
par le conseil du peintre pour empêcher la
couleur de se gâter, le frotta de beurre frais ;
ce qui fit que quelques années après madame
la Princesse qui croyait que Ferdinand avait
oublié cette circonstance, demanda devant
son mari quel était le plus beau portrait qu’il
crût avoir fait dans sa vie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/171
104
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|159}}</noinclude><nowiki />
— C’en est un, répondit le peintre, qu’on
fut obligé de frotter de beurre frais.
Lorsque {{M.|le prince}} fut conduit à la Bastille,
madame la Princesse se souvint de ses
devoirs qu’elle avait presque oubliés dans un
autre temps, et présenta une requête pour
obtenir la permission d’entrer à la Bastille
avec son mari.
Cette permission lui fut accordée, et c’est
à cette réunion fortuite, que le grand Condé
et madame de Longueville, nés tous deux à
la Bastille, durent probablement l’existence,
puisque du jour de leur mariage à cette
époque, c’est-à-dire depuis sept ans, madame
la Princesse n’avait point encore eu
d’enfants.<noinclude>
<references/></noinclude>
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104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="0" user="Fabrice Dury" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/173
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''IV'''|fs=140%}}
{{il|4em}}
{{t3|'''Le maréchal d’Ancre.'''}}
{{il|3em}}
Une fois Henri de Condé à la Bastille, les
autres princes étaient peu à craindre ; aussi se
contenta-t-on de les surveiller, et la charge de
cette surveillance fut surtout donnée à l’évêque
de Luçon que l’on nomma secrétaire d’état,
avec 17,000 livres d’appointement,<noinclude>
<references/></noinclude>
r86dpxiauaziq5ogq6o2j8llimsraey
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/174
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|162|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>y compris les 2,000 qu’il avait déjà comme
conseiller. Cette faveur confirma ceux qui
entouraient la reine dans l’idée qu’ils avaient
déjà, que c’était l’évêque de Luçon qui avait
donné le conseil d’arrêter {{M.|le prince}}.
Sur ces entrefaites, et sentant la reine-mère
désormais toute-puissante, le maréchal
d’Ancre était revenu : seulement, comme
il ne pouvait plus habiter son hôtel de la rue
de Tournon, qui était en ruine, il prit pour
logis l’ancienne capitainerie du Louvre, qui
était bâtie sur cette portion de terrain qu’on
appelle encore aujourd’hui les Jardins de
l’infante. Quant à Galigaï, comme la reine
ne pouvait se passer d’elle, elle demeurait au
Louvre, juste au-dessous des appartements du
roi.
Le pauvre prince avait cru reprendre<noinclude>
<references/></noinclude>
3jevdesisa4ue5mdwslrv8k3y2le7om
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/175
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|163}}</noinclude>quelque pouvoir àsa majorité ; mais cet espoir
s’était promptement évanoui ; il avait
cru même chose encore lors de l’arrestation
de {{M.|le Prince}}, car, pour accomplir cette
acte d’autorité souveraine, Marie de Médicis,
contre son habitude, l’avait consulté. Mais
{{M.|le Prince}} arrêté, au milieu du partage des
grâces, tout ce qu’avait pu obtenir le roi, c’était
que son favori, Albert de Luynes, eût le
château d’Amboise ; quant à la considération
dont il jouissait, le fait que nous allons raconter
en donnera la mesure.
L’appartement du roi, comme nous l’avons
dit, s’étendait au-dessus de celui de la
maréchale : or, un jour que le roi jouait avec
la reine dans sa chambre et faisait quelque
bruiten jouant, Galigaï lui fit dire qu’elle avait
la migraine, et qu’elle priait de cesser ou d’aller
jouer autre part, Mais {{roi|Louis|XIII}} se révol-<noinclude>
<references/></noinclude>
96r9gbqzvfxe2ihezatsmoc2dgr5q4a
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/176
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|164|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>tant pour cette fois, fit répondre à l’insolente
favorite que Paris était grand, et que, si le
bruit qu’il faisait lui semblait importun, c’était
elle qui pouvait aller ailleurs.
Cependant Dieu semblait retirer sa main
de dessus le maréchal et sa femme, et leur
envoyer l’avertissement qu’ils eussent à rentrer
dans leur humilité : leur fille, qu’ils adoraient,
tomba malade et mourut.
Le jour de cette mort, Bassompierre se
présenta deux fois chez lui pour prendre des
nouvelles. On ne put le recevoir, car l’enfant
était à l’agonie ; mais lesoir, comme elle était
trépassée, ce fut le maréchal qui, à son tour,
l’envoya chercher.
Bassompierre trouva Concini tout en larmes ;
il essaya, près de lui, de ces consolations
banales dont on use en pareil cas ; mais le
maréchal, secouant la tête, lui dit :<noinclude>
<references/></noinclude>
1rv2kavyt9kxn75hk5ypb15diryphl5
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/177
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|165}}</noinclude><nowiki />
— Ah ! monsieur, c’est non-seulement
ma fille que je regrette et regretterai tant
que je vivrai, mais néanmoins comme je
suis homme, j’aurais la force de supporter
cette douleur si elle était seule ; mais à cette
douleur se joint l’appréhension de ma ruine,
de celle de ma femme, de celle de mon fils
et de celle de ma maison, — que je vois là
devant mes yeux, et qui est incurable par
l’opiniâtreté de Léonora. Je me découvrirai
donc à vous comme à un véritable ami et je
vous dirai que depuis le temps que je suis au
monde, j’ai appris à connaître et à voir non-seulement
les élévations de la fortune, mais
encore ses chutes et ses décadences. L’homme
ne peut arriver que jusqu’à un certain point
de bonheur ; parvenu à ce point, il faut
qu’il descende ; — eh bien, souvent sa
descente est une chute, surtout quand la<noinclude>
<references/></noinclude>
16omm57n5f7ml5verxq2i74ubm633ot
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/178
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|166|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>montée qu’il a faite a été haute et raide. Si
vous ne m’aviez connu dans ma bassesse, je
tâcherais de vous déguiser ce que je suis,
mais vous m’avez vu à Florence, — pauvre
débauché, quelquefois banni, quelquefois en
prison, souvent sans argent, mais incessamment
dans le désordre et dans la mauvaise
vie, si bien que, lorsque je suis venu en
France, je n’avais pas un sou vaillant et devais
plus de huit mille écus. Eh bien ! le mariage
de ma femme et les bonnes grâces de la
reine m’ont donné, dès le temps du feu roi et
pendant la régence, beaucoup de biens, de
charges et d’honneurs. J’ai travaillé à ma fortune,
et je l’ai poussée assiduement devant
moi, tant qu’un autre l’aurait pu faire, et tant
que j’ai vu que cette fortune m’était favorable ;
mais depuis que j’ai vu qu’elle cessait de
me favoriser et qu’elle me donnait des aver-<noinclude>
<references/></noinclude>
cbv77aryxl5hg627cl15itrb0lttlm1
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/179
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|167}}</noinclude>tissements de son éloignement, et de sa fuite,
j’ai pensé à faire une honnête retraite
et à jouir en paix, ma femme et moi, des
grands biens que la libéralité de la reine
nous a donnés et que mon industrie nous
a fait acquérir, — en logeant et alliant nos
enfants en notre pays natal et en nous retirant
avec eux, afin qu’après nous ils aient
notre héritage et notre succession. C’est sur
quoi, depuis quelques mois, j’importune
vainement ma femme et à chaque coup
de fouet que la fortune nous donne, je
continue de la presser. Quand j’ai vu qu’un
grand parti s’était élevé en France et m’a pris
pour prétexte de son soulèvement, quand j’ai
vu qu’il m’a déclaré un des cinq tyrans qu’il
voulait détruire, quand un infâme cordonnier
de Paris m’a fait affront à moi, maréchal
de France, — quand j’ai été obligé de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/180
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|168|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>quitter mon gouvernement de Picardie, ma
citadelle d’Amiens, et de laisser Ancre à
{{M.|de Longueville}}, mon ennemi, quand j’ai
été contraint de me retirer, ou, pour mieux
dire, de m’enfuir en Normandie, j’ai tenté de
faire voir à ma femme que, parmi les grandes
obligations que nous avions à Dieu, celle de
nous avertir de faire notre retraite n’était pas
des moindres. Nous avons vu ensuite saccager
notre maison, ce qui nous a été une perte
de plus de deux cent mille écus ; nous avons
vu pendre deux de nos gens pour avoir donné
la bastonnade à un maraud. Que pouvions-nous
attendre de plus, sinon la mort de notre
fille, qui nous avertit que notre mort est
prochaine, et que cette mort se pourrait
éviter cependant, si nous voulions songer à
une retraite que je pensais cependant avoir
bien prévue en offrant six cent mille écus au<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/181
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|169}}</noinclude>pape pour l’usufruit, notre vie durant, du
duché de Ferrare, où nous eussions pu demeurer
et laisser encore, en mourant, deux
millions d’or à nos enfants ; car, enfin, ne
sommes-nous pas riches assez ? Outre cela,
nous avons pour un million de biens dans le
marquisat d’Ancre, sans compter Lesigny,
ma maison du faubourg et celle-ci. J’ai racheté
notre bien de Florence qui était engagé,
et j’en ai pour trois cent mille écus à
Florence et autant à Rome. J’ai pour un
million encore, outre ce que nous avons
perdu au pillage de notre maison, de meubles,
de pierreries, de vaisselle et d’argent
comptant. Ma femme et moi nous avons
pour un million de charges que nous pouvons
vendre demain, et qui ne manqueront
point d’acquéreur. Sans compter mon Gouvernement
de Normandie, ma place de gen-<noinclude>
<references/></noinclude>
c3btwzatwhcy7tu8i6bqa14esxs9evj
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/182
104
4921546
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|170|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>tilhomme de la chambre, celle d’intendant
de la maison de la reine et de dame d’atours.
J’ai six cent mille écus sur Feydeau, plus de
cent mille pistoles sur d’autres affaires, et cela
sans compter la bourse de ma femme. N’est-ce
pas véritablement de quoi nous contenter ?
Avons-nous quelque chose encore à désirer
sans irriter Dieu, qui nous avertit par des signes
si évidents de notre ruine ? J’ai été toute
cette après-dînée près de ma femme pour la
convaincre de se retirer ; je l’en ai suppliée à
genoux ; mais elle, plus obstinée que jamais,
me reproche ma lâcheté de vouloir ainsi
abandonner la reine, qui nous a donné et
fait acquérir tant d’honneurs et de biens, de
sorte que je me vois perdu sans ressources, et
que, si je n’avais de si grandes obligations à
ma femme, je la quitterais et m’en irais en
un lieu où ni les grands, ni les peuples de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/183
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|171}}</noinclude>France ne me viendraient chercher. Jugez
donc, monsieur, si j’ai raison de m’affliger,
et si, outre la perte de ma fille, tous ces autres
présages ne doivent pas terriblement me
tourmenter.
Bassompierre fit tout ce qu’il put pour
le rassurer ; mais le maréchal était tellement
frappé de cette idée, qu’un grand malheur
le menaçait, qu’il ne voulut entendre à rien.
Au reste, comme cela arrive presque toujours,
ce fut lui-même qui alla au-devant de
ce malheur.
Le maréchal était convaincu que son ennemi
personnel près du roi était Albert de
Luynes, et que ce jeune homme qui, ainsi
que nous l’avons dit, avait pris une grande
influence sur {{roi|Louis|XIII}}, se servait de cette
influence pour lui faire tort dans l’esprit de
Sa Majesté. Il se résolut donc à éloigner Luy-<noinclude>
<references/></noinclude>
0atces1rnyh1me12q1nyzcscdm6ul3d
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/185
104
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1855
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''V'''|fs=140%}}
{{il|3em}}
Luynes, à qui, lors de l’arrestation de
{{M.|le Prince}}, on avait donné le château d’Amboise,
reçut donc un matin de la reine l’ordre
de se retirer dans son gouvernement.
Le roi et le favori sentirent non-seulement
le coup, mais devinèrent la main qui l’avait<noinclude>
<references/></noinclude>
awbs537rj70fxucnv7g23w415eca045
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/186
104
4921550
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|174|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>porté. {{roi|Louis|XIII}}, habitué à obéir, était prêt
encore à supporter cette nouvelle injure.
Mais Luynes, qui comprit que l’heure était
venue de jouer le tout pour le tout, fit honte
à {{roi|Louis|XIII}} de sa faiblesse, lui disant qu’au
bout du compte ilétait le roi, et que, pour
que toutes choses changeassent, il avait à dire
seulement : je le veux.
Le même soir, le maréchal et Luynes
s’étant rencontrés, échangèrent entre eux des
menaces dont le bruit revint aux oreilles de
la reine, qui en parla quelques instants après
à Bassompierre, en lui demandant ce qu’il
pensait de tout cela.
— Madame, lui répondit celui-ci, il me
semble que vous ne songez pas assez à vous,
et qu’un jour on vous tirera le roi de dessous
l’aile ; on l’anime d’abord contre vos créatu-<noinclude>
<references/></noinclude>
mnecx6k7hm1clke7zjm0mtow5vxqcir
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/187
104
4921551
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Fabrice Dury
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|175}}</noinclude>res, puis ensuite on l’animera contre vous ;
votre autorité n’est que précaire, et cessera dès
que le roi voudra qu’elle cesse.
— Mais, demanda la reine-mère, au cas
où ce désir viendrait à mon fils, prendriez-vous
donc parti contre moi ?
— Madame, reprit Bassompierre, {{M.|
d’Épernon}} et moi sommes de vos plus fidèles,
et vous n’en doutez pas, j’espère. Eh bien !
si demain le roi partait pour Saint-Germain,
nous faisait dire de venir l’y joindre, et là,
nous ordonnait dene plus vous reconnaître…
eh bien ! tout vos serviteurs que nous sommes,
nous ne pourrions plus faire autre chose que
de venir prendre congé de vous, et vous prier
humblement de nous excuser, si jusqu’à
cette heure nous ne vous avons pas servie
comme nous y étions obligés. Voilà ce que<noinclude>
<references/></noinclude>
8a6awreym0ld2olz22shoimpsazk2l5
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/188
104
4921552
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|176|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>nous ferions, madame, jugez donc de ce
que feraient les autres.
Cette réponse de Bassompierre donna fort
à penser à la reine-mère ; mais elle était trop
avancée pour reculer, et elle résolut d’aller
jusqu’au bout ; d’ailleurs, elle était convaincue
que la première concession qu’elle ferait,
précéderait de bien peu de temps la perte
absolue de son pouvoir.
La fin de l’année s’écoula dans ces alternatives
et sans qu’il se passât rien de nouveau
à la cour. Du {{1er}} janvier au 31 décembre,
Bassompierre avait gagné cent mille
écus au trictrac, tant à {{M.|de Guise}} qu’à
{{M.|de Joinville}}. On voit qu’il avait eu raison
de refuser les dix mille écus de rente que lui
offrait madame de Guise pour ne plus jouer
avec son mari.<noinclude>
<references/></noinclude>
scv4mk4wufr6zkad845cvlw19i4nruw
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/189
104
4921553
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2026-06-16T21:48:39Z
Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|177}}</noinclude><nowiki />
L’année 1617, qui était celle fixée pour la
consommation du mariage du roi, commença
par force assemblées, qui furent fort belles,
par des festins et des comédies accompagnés
d’excellentes musiques, enfin par
les ballets du commissaire et du prince de
Chypre, qui furent donnés àla jeune reine,
qui, l’année précédente, n’avait dansé qu’un
chétif ballet espagnol.
Qu’on ne s’étonne pas de nous entendre
parler si souvent ballet. La danse, à cette
époque, était un des amusements quotidiens
de la vie. Pour peu qu’on tint maison, on
avait sa musique, comme on avait son cuisinier,
son cocher, ses pages. On recevait
une visite, à laquelle on voulait faire honneur,
on appelait les violons, on dansait un
triolet ou un passe-pied ; l’heure du jour n’y
faisait rien. Cela s’offrait comme en Égypte<noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|177}}</noinclude><nowiki />
L’année 1617, qui était celle fixée pour la
consommation du mariage du roi, commença
par force assemblées, qui furent fort belles,
par des festins et des comédies accompagnés
d’excellentes musiques, enfin par
les ballets du commissaire et du prince de
Chypre, qui furent donnés à la jeune reine,
qui, l’année précédente, n’avait dansé qu’un
chétif ballet espagnol.
Qu’on ne s’étonne pas de nous entendre
parler si souvent ballet. La danse, à cette
époque, était un des amusements quotidiens
de la vie. Pour peu qu’on tint maison, on
avait sa musique, comme on avait son cuisinier,
son cocher, ses pages. On recevait
une visite, à laquelle on voulait faire honneur,
on appelait les violons, on dansait un
triolet ou un passe-pied ; l’heure du jour n’y
faisait rien. Cela s’offrait comme en Égypte<noinclude>
<references/></noinclude>
featfyjyejic66j3hwr6twev4r8556u
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/190
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|178|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>on offre le café, et comme en Chine on offre
le thé. Nous avons d’ailleurs un reste de ces
habitudes dans les ''Précieuses Ridicules'' de
Molière.
Cependant le temps s’écoulait ; l’armée
commandée par {{M.|le duc de Guise}}, faisait
le siège de Château-Portien ; le maréchal
d’Ancre croissait en faveur, et Galigaï en insolence.
Un jour, le roi annonça qu’il allait chasser
le lendemain à Saint-Germain avec {{M.|de
Luynes}}. Le maréchal alla aussitôt trouver la
reine, et lui dit {{corr|qne|que}} le bruit lui était revenu
que cette chasse était une entreprise que faisait
{{M.|de Luynes}} pour tirer le roi de tutelle.
Les paroles de Bassompierre revinrent à
l’esprit de Marie de Médicis. Elle fit dire à
son fils que, s’il voulait chasser, il eut à pren-<noinclude>
<references/></noinclude>
6b0salskgs9wnigsujghp199dh874ll
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/191
104
4921555
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2026-06-16T21:53:02Z
Fabrice Dury
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|179}}</noinclude>dre cet amusement dans lejardin des Tuileries.
Cette défense exaspéra leroi. Luynes profita
de ce moment de colère et obtint de lui
ce qu’il sollicitait, au reste depuis longtemps :
c’est qu’on se déferait du maréchal ; seulement,
comme on n’avait à Paris aucunes
troupes sur lesquelles on pût compter, il fut
convenu que Cadenet, le second frère d’Albert
de Luynes, et qu’on appelait {{M.|de Chaulnes}},
du nom d’une terre qu’il avait achetée,
solliciterait la permission de se rendre à l’armée
avec sa compagnie de chevau-légers ;
or, comme {{M.|de Chaulnes}} et sa compagnie
étaient en garnison à Amboise, son chemin
pour rejoindre l’armée qui en ce moment
investissait Mézières, était de passer par Paris,
on profiterait de ce passage.
La permission demandée par {{M.|de}} Chaul-<noinclude>
<references/></noinclude>
1q2thqx51x2rr64yx5skm9mbvysmpgv
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/192
104
4921556
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2026-06-16T21:54:44Z
Fabrice Dury
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" />{{nr|180|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>nes lui fut accordée, et il se mit aussitôt en
route, sans que ni le roi, ni Luynes, ni personne
l’eût informé des causes de ce mouvement.
La dissimulation était une des qualités
ou des défauts, comme on voudra, du roi
{{roi|Louis|XIII}}.
{{M.|de Chaulnes}} arriva à Paris vers les dix
heures du soir. Il avait ordre de se rendre
aussitôt au Louvre : il obéit. Le roi était déjà
retiré et avait donné le bonsoir à tout le monde,
excepté au sieur de Luynes qui, assis à son
chevet, causait avec lui. Quoique le roi fût
couché, son valet de chambre Durles avait
ordre d’introduire {{M.|de Chaulnes}} près de
lui, la chose fut faite comme elle était convenue.
{{M.|de Chaulnes}} entra, salua le roi, sur la
permission que lui donna Sa majesté, em-<noinclude>
<references/></noinclude>
gmgursdz18c969tqgfdwho2w0azk6kk
Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/137
104
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15873849
15871996
2026-06-16T14:46:51Z
Yland
11394
/* Ajout du grec */
15873849
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''F.-L. ARNAUD. — IDÉES DE GRANDEUR PRÉCOCES''|125}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1.5em}}
Je crois à un pacte conclu entre le roi Victor-Emmanuel, l’empereur {{roi|Napoléon|III}} et le pape {{roi|Pie|IX}}, par lequel le roi Victor-Emmanuel s’est rendu acquéreur de mon âme. Ce pacte qui livre une âme humaine aux maléfices de l’alchimie s’appelle en allemand par un jeu de mots familier aux peuples grecs : le Faustrecht. Je proteste de toutes mes forces contre l’application du Faustrecht.
Dans les mystères du moyen âge, la scène est représentée par trois étages : l’enfer, la terre, le ciel. La famille du roi Victor-Emmanuel ({{lang|grc|οἱ καρτέροι}}, habite l’enfer. Celle de l’empereur {{roi|Napoléon|III}} la terre. La famille des rois catholiques d’Espagne ({{lang|grc|οἱ νερτέροι}}) habite le ciel, ''{{lang|la|In medio stat virtus}}''. Je choisis la terre. Je consens à passer pour fils abâtardi de l’empereur {{roi|Napoléon|III}} (Louis-Napoléon), solution qui sauvegarde mon état {{corr|civil|civil.}}
Suivant le scénario préparé par le roi Victor-Emmanuel, j’ai connu les rois sous les espèces de simples particuliers. Désireux d’écarter toute sympathie personnelle, je ne me rappelle au souvenir de mon cousin {{M.|W.{{lié}}E.}}, habitant à Saint-Gall, qu’autant qu’il voudra briser l’incognito, prendre le nom de {{roi|Guillaume|II}}, et autoriser son ambassadeur à intercéder en ma faveur (passe-port pour l’Australie par l’Amérique du Nord, internement à la Pierre-qui-Vire,{{lié}}etc.).
Veuillez agréer, monsieur l’Ambassadeur, l’assurance de mon profond respect.
{{d|A.|6}}
{{il}}
Depuis cette époque, le délire de persécution de{{lié}}A. n’a fait que s’aggraver et s’étendre, les hallucinations de l’ouïe, motrices et de la sensibilité générale n’ont rien perdu de leur fréquence et de leur intensité ; les réactions violentes n’ont pas diminué, et il reste indispensable de surveiller le malade étroitement. Voici, à cet égard, une note prise en octobre{{lié}}1903 : A.{{lié}}ne cesse pas de se plaindre, tous les jours, d’être électrisé, {{corr|hynoptisé|hypnotisé}}, torturé de mille façons. Quand on le conduit au bain, c’est toujours ''pour le donner en spectacle'' ; les malades et les infirmiers avec qui il est en rapports sont tous ''des prêtres'' et ''des médecins déguisés'', qui le trompent, qui l’insultent par toute espèce d’allusions blessantes. Il demande sans cesse un « homme de bonne foi », avec qui il puisse s’expliquer. À son égard, on ne respecte ni les lois civiles, ni les lois religieuses : ce sont les juifs et les francs-maçons qui mènent la France,{{lié}}etc.
Grande irritabilité. Sous l’influence de ses hallucinations ou d’une interprétation délirante, se jette souvent brusquement sur un malade ou sur un garçon, pour les frapper.
On le voit, nous retrouvons là, ''après onze ans'', les mêmes symptômes qu’au début, plus accentués et compliqués. Mais, et c’est là le point qui mérite d’être mis en lumière, ''les idées de grandeur'', si développées pendant plusieurs années, ''se sont atténuées brusquement'', et, depuis quatre ou cinq ans, A.{{lié}}''ne les manifeste plus d’aucune façon''. Toutes nos recherches pour les dépister ont complètement échoué.
{{il|0.5}}
{{pc|Observation}} {{rom-maj|II}}. — H., vingt-quatre ans, étudiant, entre à la maison de santé, en juin{{lié}}1893, pour un ''délire systématisé de persécution et de grandeur''
{{p fin de page}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/203
104
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15872002
2026-06-16T21:39:28Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15874340
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''VI'''|fs=140%}}
{{il|3em}}
Le vendredi soir, Luynes entra dans la
chambre du roi ; son visage portait les traces
d’une altération si visible, que {{roi|Louis|XIII}} s’enquit
de ce qu’il avait.
- Sire, dit de Luynes, cet après-midi,<noinclude>
<references/></noinclude>
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15874341
15874340
2026-06-16T21:39:40Z
Fabrice Dury
1855
15874341
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text/x-wiki
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{{il|5em}}
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{{il|3em}}
Le vendredi soir, Luynes entra dans la
chambre du roi ; son visage portait les traces
d’une altération si visible, que {{roi|Louis|XIII}} s’enquit
de ce qu’il avait.
— Sire, dit de Luynes, cet après-midi,<noinclude>
<references/></noinclude>
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15872021
2026-06-16T21:40:44Z
Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''VII'''|fs=140%}}
{{il|3em}}
— Madame, dit le roi, je viens d’apprendre
que l’ordre avait été donné de doubler
les postes ; y aurait-il, s’il vous plaît, quelque
chose de nouveau à Paris ?
— Mon fils, dit la reine, excusez-moi de
ne point vous avoir averti, mais vous ayant<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/226
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2026-06-16T16:21:48Z
Fabrice Dury
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15873931
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text/x-wiki
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15872036
2026-06-16T21:41:25Z
Fabrice Dury
1855
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15874343
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''VIII'''|fs=140%}}
{{il|3em}}
Mais il n’y avait pas besoin de la reine
pour apprendre cet événement à la maréchale.
Elle l’avait su presque aussitôt ; comme
au bruit des coups de pistolet, elle s’était levée
et se promenait dans sa chambre, la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/239
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Fabrice Dury
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/* Corrigée */
15874344
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''IX'''|fs=140%}}
{{il|3em}}
Le soir au coucher du roi, les récompenses
furent offertes et les charges partagées.
Vitry fut fait maréchal de France et eut, pour
sa part, la baronnie de Lusigny, la maison
que Concini avait près du Louvre, et les
chevaux de son écurie. Du Hallier fut fait ca-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/255
104
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2026-06-16T21:42:54Z
Fabrice Dury
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/* Corrigée */
15874345
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{c|'''X'''|fs=140%}}
{{il|3em}}
Le roi répondit : — Madame, j’ai su que
vous aviez apporté toutes sortes de soins et
d’affections en la conduite que vous avez eue
de mes affaires, et que vous avez fait tout ce
que vous avez pu : c’est pourquoi je l’ai eu
pour agréable, et vous en remercie. Vous avez<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/274
104
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Fabrice Dury
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/* Sans texte */
15873679
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text/x-wiki
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<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/275
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Fabrice Dury
1855
/* Corrigée */
15873680
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{t2|CHAPITRE DEUXIÈME.}}
{{il|3em}}
{{Séparateur4}}
{{il|4em}}
{{t3|'''La marquise de Cœuvre.'''}}
{{il|4em}}
Vers l’année 1670, un grand scandale
éclata à la cour, dans la maison même du
ministre des affaires étrangères, Hugues de
Lyonne.
{{M.|de Lyonne}} avait épousé une Parisienne,
nommée mademoiselle Payen ; c’était une
femme de beaucoup d’esprit, de hauteur et de<noinclude>
<references/></noinclude>
61yx96r3xekr0p7035zagpd1co63ew4
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/297
104
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2026-06-16T12:41:52Z
Fabrice Dury
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/* Corrigée */
15873685
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Fabrice Dury" /></noinclude><nowiki />
{{il|5em}}
{{t2|CHAPITRE TROISIÈME.}}
{{il|3em}}
{{Séparateur4}}
{{il|4em}}
{{t3|'''Notes des tomes 5 à 9.'''}}
{{il|4em}}
{{c|Note A.|sc}}
{{il|2em}}
Nous ne parlons ici que du caractère de l’écriture ; quant
au style et à la façon dont Mademoiselle mettait l’orthographe,
on en jugera par la lettre suivante ; Mademoiselle avait
trente-huit ans quand elle l’écrivit.
{{d|« À Choisy ce 5 aoust 1665.|5}}
« Monsieur, le sieur Segrais qui est de la cademie et qui a
bocoup travalie pour la gloire du Roy et pour le public, aiant<noinclude>
<references/></noinclude>
gef7tllvuxib9z1eljmhfqeplnwcaeg
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/298
104
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2026-06-16T12:45:43Z
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr|286|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>este oublie lannée pasée dans les gratifications que le Roy a
faicts aux baus esprit ma prie de vous faire souvenir de luy,
set un aussi homme de meritte et qui est a moy il y a longtams jespère que sela ne nuira pas a vous obliger a auoir de
la considération pour luy, set se que je vous demande et de
me croire,
Monsieur Colbert
votre afectionnée amie
Anne Marie Louise d’Orléans.
{{il|4em}}
{{c|Note B.|sc}}
{{il|2em}}
La lettre du roi contenant simplement l’autorisation pour
La Meilleraie d’agir comme il le fait à l’égard du cardinal de
Retz ; nous avons cru inutile de la transcrire,
{{il|4em}}
{{c|Note C.|sc}}
{{il|2em}}
Les passages suivants, extraits textuellement des Mémoires de Laporte, qui était comme on le sait, premier valet de
chambre du jeune roi {{roi|Louis|XIV}}, donneront quelques éclaircissements sur le fait auquel nous faisons allusion dans notre texte.
« Vers la fin de juin (1652)le roi fit quelque séjour à Melun où pour se divertir, il fit faire un petit fort au bord de
l’eau, et tous les jours il y allait faire collation. Le jour de la
Saint-Jean de la même année, le roi (il avait alors treize ans<noinclude>
<references/></noinclude>
813r37iebjn8thf9xmbsn4nlx4l1iit
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/300
104
4921707
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2026-06-16T12:46:18Z
Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr|288|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>chagrin ; ce qui était une marque qu’il n’avait pas consenti à
ce qui s’était passé, et qu’il n’en aimait pas l’auteur.Je ne vou-
drais pas, Madame, en accuser qui que ce soit, parce que je
craindrais de me tromper ; mais ce qui est certain, c’est que
si je n’eusse point donné cetavis àV. M.je serais encore près
du roi… Je dis encore une fois àV. M.que si elle voulait prendre la peine d’examiner toutes les circonstances de cette affaire, elle connaîtrait aisément mon innocence, et pourrait
aisément se décharger la conscience du mal que je souffre il
y a douze années. »
Après la mort du cardinal et de la reine —mère, Louis XIV,
qui connaissait l’innocence de Laporte, le rappela auprès de
sa personne.
{{il|4em}}
{{c|Note D.|sc}}
{{il|2em}}
Ajoutons encore ici deux autres épigrammes sur le cardinal
Mazarin.
Jules fut gueux, Jules fut riche,
Jules fut noble et roturier,
Jules fut prélat et guerrier,
Jules fut magnifique et chiche,
Jules fut Français et Romain,
Jules fut sujet et souverain,
Jules fut louable et blamable,
Jules fut chrétien et païen,
Jules fut Dieu, Jules fut diable,
Jules fut tout et n’est plus rien,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/301
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|289}}</noinclude>Ci gît que la goutte fouilla,
Depuis les pieds jusqu’aux épaules,
Jules, non qui conquit les Gaules,
Mais Jules qui les dépouilla.
Enfin, s’il est vrai ce qu’on dit,
L’avarice eut tant de crédit
Dessus son cœur insatiable,
Qu’afin d’acquérir plus de bien
S’il n’eût donné son âme au diable,
Il n’aurait jamais donné rien.
Ci gît l’ennemi de la fronde,
Celui qui fourba tout le monde :
Il fourba jusques au tombeau,
Il fourba même le bourreau.
Évitant une mort infâme,
Il fourba lediable en ce point
Qu’il croyait emporter son âme ;
Mais l’affronteur n’en avait point.
{{il|4em}}
{{c|Note E.|sc}}
{{il|2em}}
VAUX. — Il y a beaucoup de lieux de ce nom dans le département
de Seine-et-Marne.
''Vaux'' aujourd’hui Vaux-Praslin ou simplement Praslin.
Ce château dépend du Maincy, village de 1,100 habitants<noinclude>
<references/></noinclude>
dm7p8vixgrgnzlyx68bv33g6u9bn0t8
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/302
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr|290|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>à une lieue de Melun. — À l’époque où Fouquet en fit l’acquisition, c’était une demeure seigneuriale assez triste que le
nouveau propriétaire remplaça par une magnifique résidence.
— Peu après la chute de Fouquet, le château de Vaux devint
la propriété du maréchal de Villars, et reçut alors le nom de
Vaux-Villars. — Le fils du maréchal cessa d’entretenir les
cascades, bouleversa les jardins et vendit enfin cette belle propriété
au duc de Praslin, ministre de la marine, dont elle prit
le nom. Elle est restée dans cette maison àlaquelle elle appartient encore.
Le château est entouré de larges fossés remplis d’eau
vive. L’avant-cour est décorée de portiques, les bâtiments
sont vastes et magnifiques ; les peintures des appartements
sont parfaitement
conservées, le parc a 600 arpents.
{{il|4em}}
{{c|Note F.|sc}}
{{il|2em}}
Donnons encore ici quelques passages assez remarquables
de cette relation.— Après avoir nommé les seigneurs et les
officiers qui faisaient partie du cortége, le courtisan poëte
continue ainsi :
À peine était-on hors de la cour en ovale,
Que le vieux Brusquignan laissa tomber sa malle ;
Mais le brave Beaufort, qui vit par l’accident
La toilette royale en péril évident,
L’ôtant du faible dos de la méchante rosse,
Le plaça de grand cœur dans le fond d’un carrosse…<noinclude>
<references/></noinclude>
7uiwx39rp81wgnqaqwk44w4id0fzq9i
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/303
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|291}}</noinclude>On voyait cependant les côtés de la plaine
Richement tapissés de haute lisse humaine, :
Et le peuple à genoux, en assez bon arroi,
Jusqu’à s’égosiller, criant : ''Vive leroi :''
Mais tous les magistrats, par le vouloir du maître,
Rengaînaient la harangue, et faisaient bien peut —être…
Dans un assez grand bois que Serrant environne,
Maison digne du maître, aussi belle que bonne,
Dans un vieux chemin creux, un maladroit cocher,
Qui ne doutait de rien, nous fit tous embourber…
Dans ce brillant état, quittant nos rossinantes,
Et n’en piaffant pas moins, nous entrâmes dans Nantes…
L’illustre maréchal, nous y reçut au mieux :
Tout y flatta le goût, tout satisfit les yeux.
Le roi vit, des remparts, tirer dans la prairie
Deux cents pièces au moins de belle artillerie :
En divers lieux de là chacun se partagea,
Puis magnifiquement au château l’on mangea.
Et, comme d’obéir je fais toute ma gloire,
Sitôt que j’eus soupé j’écrivis cette histoire
Par l’ordre de mon roi, qui le voulut ainsi ;
Et, bien que le succès me mette en grand souci,
Je le risquai pourtant et sans plaindre mes peines,
Pour peu qu’il puisse plaire à nos deux grandes reines.
{{il|4em}}
{{c|Note G.|sc}}
{{il|2em}}
C’est de cette princesse de Conti, s’il faut en croire une
tradition du temps, que, sur la simple vue de son portrait,<noinclude>
<references/></noinclude>
o8n15ktqgap5mm8ys7ly8kkpxxkavq5
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/304
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr|292|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude>Muley Ismaël, roi de Maroc, devint amoureux ; cet amour
quelque peu romanesque donna lieu à ces vers de J.-B.
Rousseau :
Votre beauté, grande princesse,
Porte les traits dont elle blesse
Jusques aux plus sauvages lieux ;
L’Afrique avec vous capitule,
Et les conquêtes de vos yeux
Vont plus loin que celles d’Hercule.
{{il|4em}}
{{c|Note H.|sc}}
{{il|2em}}
Beautru fit mourir ce galant à force de lui faire dégoutter
de la cire d’Espagne sur la partie peccante. Suivant Ménage,
le valet n’en mourut pas, et Beautru le fit condamner à être
pendu. Mais, sur l’appel du condamné, la peine fut commuée
en celle des galères, attendu qu’il fut reconnu que le plaignant s’était déjà fait justice lui-même.
{{il|4em}}
{{c|Note I.|sc}}
{{il|2em}}
« La reine-mère, veuve de {{roi|Louis|XIII}}, non contente d’aimer le cardinal Mazarin, avait fini par l’épouser ; il n’était
pas prêtre et n’avait pas les ordres qui pussent l’empêcher de
contracter mariage. Il se lassa terriblement de la bonne reine
et la traita durement ; ce qui est la suite ordinaire de pareils
mariages, mais c’était l’usage du temps de contracter des
mariages clandestins. »
(''Mémoires de la princesse Palatine''.)
{{t|[Édition Paulin, page 330.]|90}}<noinclude>
<references/></noinclude>
dimmnj537xeu4qhl4k1pvnmnrbhi0s8
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/305
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|293}}</noinclude><nowiki />
{{il|4em}}
{{c|Note K.|sc}}
{{il|2em}}
L’antiquité du nom des Mortemar est enregistrée dans le
nom lui —même, puisque les généalogistes prétendent qu’un
seigneur qui accompagnait Godefroi de Bouillon dans sa
croisade, obtint pour sa part de conquête cette portion de la
Syrie sur laquelle s’étend la mer Morte.De là le nom de Mor-
timer en Angleterre et de Mortemar en France.-La princesse Palatine, dans ses curieux mémoires, assigne à ce nom
une autre étymologie.
{{il|4em}}
{{c|Note L.|sc}}
{{il|2em}}
« Madame ne pardonnait guère.Elle voulait chasser le che-
valier de Lorraine ; elle lefit en effet, mais ils’en est bien
vengé : c’est d’Italie qu’il a envoyé le poison par un gentilhomme provençal nommé Morel.Cet homme, (on me l’a donné
par la suite pour premier maître d’hôtel, et quand ilm’eut
bien volé, ils lui ont fait vendre cher sa charge), cet homme
avait de l’esprit comme un diable ; mais c’était ce qu’on appelle un homme sans foi ni loi.Il m’a avoué lui —même qu’il
ne croyait à rien, au moment de sa mort iln’a pas voulu entendre parler de Dieu.Il disait en parlant de lui —même :
Laissez ce cadavre, iln’est plus bon à rien. C’était un homme
qui mentait, volait, jurait, il était athée et sodomiste, en tenait
école, vendant des garçons comme des chevaux, et allait au
parterre de l’Opéra pour faire ses marchés.
''(Mémoires de la princesse Palatine.)''<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/306
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr|294|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude><nowiki />
{{il|4em}}
{{c|Note M.|sc}}
{{il|2em}}
Ce fameux noël n’a pas moins de douze couplets,
<poem>
Ô messager fidèle
Qui reviens de la cour,
Apprends-nous pour nouvelle
Ce qu’on fait chaque jour.
- Plusieurs à l’ordinaire
Y passent mal leur temps
Les gens du ministère
Y sont les seuls contents.
Que fait le grand Alcandre
Tandis qu’il est en paix ?
N’a-t-il plus le cœur tendre ?
N’aimera-t-il jamais ?
— On ne sait plus qu’en dire,
Et l’on n’ose en parler ;
Si son grand cœur soupire,
Il sait dissimuler.
Est-il vrai qu’il s’occupe
Au moins le tiers du jour
Où son cœur est la dupe
Ainsi que son amour ?
En homme d’habitude
Il va chez Maintenon :
Elle est humble, elle est prude,
Il trouve cela bon.
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/309
104
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|297}}</noinclude><nowiki />
— Arétin, qu’on appelle,
Selon le bruit commun,
La moindre bagatelle.
Et cela, c’est tout un.
Que dit la gouvernante
De ce plaisir nouveau ?
En est —elle contente ?
L’a —t —elle trouvé beau ?
— L’âme d’horreur atteinte,
Prenant la chose en mal.
Elle porta sa plainte
Jusques au tribunal.
Sur ce fait d’importance
Et les témoins
ouis.
Dis —nous quelle sentence
A prononcé Louis ?
Ce prince bon et sage,
Grand en tout ce qu’il fait,
-
Condamne au mariage
Pour punir le forfait.
{{il|4em}}
{{c|Note N.|sc}}
{{il|2em}}
Les jeunes gens de votre cour
De leur corps font folie,
Et se régalent tour à tour
Des plaisirs d’Italie.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/310
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr|298|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude><nowiki />
<poem>
Autrefois pareille action
Eût mérité la braise ;
Mais ils ont un trop bon patron
Dans le père La Chaise.
</poem>
{{il|4em}}
{{c|Note O.|sc}}
{{il|2em}}
''Le procès de la Môle''. —
Voir dans {{sc|La Reine Margot}},
roman de {{M.|Alexandre Dumas}}, des détails très-curieux sur
ce personnage qui passait pour l’amant de la reine de Navarre, première femme d’{{roi|Henri|IV}}.
{{il|4em}}
{{c|Note P.|sc}}
{{il|2em}}
Voici encore deux couplets d’une chanson épigrammatique
sur le même sujet.
<poem>
Colbert avait un grand-père
Qui n’était pas si puissant
Ni si riche que son père,
Mais qui vivait plus content.
Il portait sous son aisselle
Une ravissante vielle,
Qui du son de ses accords
Lui tirait la faim du corps.
Il était dans la campagne
De l’ordre de Saint-François ;
Sa vielle était sa compagne
Et son écuelle de bois ;
</poem><noinclude>
<references/></noinclude>
iuac7rvbs9penkf8hyzqpnxlodrn001
Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/311
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|299}}</noinclude><nowiki />
Et du fredon de sa vielle
Il remplissait son écuelle
Et remettait en bon point
Le moule de son pourpoint.
{{il|4em}}
{{c|Note Q.|sc}}
{{il|2em}}
''Sonnet de l’Avorton''.
Toi qui meurs avant que de naître,
Assemblage confus de l’être et du néant,
Triste avorton, informe enfant,
Rebut du néant et de l’être ;
Toi que l’amour fit par un crime
Et que l’honneur défait par un crime àson tour,
Funeste ouvrage de l’amour,
De l’honneur funeste victime,
Laisse-moi donc calmer mon ennui ;
Et du fond du néant où tu rentre aujourd’hui
N’entretiens point l’horreur dont ma faute est punie.
Deux tyrans opposés ont décidé ton sort.
L’Amour, malgré l’Honneur, te fit donner la vie,
L’Honneur, malgré l’Amour, te fait donner la mort<ref>On sait que c’est mademoiselle de Guerchy qui a donné lieu à ce
sonnet.</ref>.
{{il|4em}}
{{c|Note R.|sc}}
{{il|2em}}
On trouvera dans le courant de l’ouvrage des couplets de
cette princesse qui justifieront le caractère satirique et épigrammatique qu’on attribué ici à ses poésies.<noinclude>
<references/></noinclude>
k1nljcxuc2kl3lltt2wdh3ctkzm50gf
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr||{{sc|appendice}}.|299}}</noinclude><nowiki />
<poem>
Et du fredon de sa vielle
Il remplissait son écuelle
Et remettait en bon point
Le moule de son pourpoint.
</poem>
{{il|4em}}
{{c|Note Q.|sc}}
{{il|2em}}
''Sonnet de l’Avorton''.
Toi qui meurs avant que de naître,
Assemblage confus de l’être et du néant,
Triste avorton, informe enfant,
Rebut du néant et de l’être ;
Toi que l’amour fit par un crime
Et que l’honneur défait par un crime àson tour,
Funeste ouvrage de l’amour,
De l’honneur funeste victime,
Laisse-moi donc calmer mon ennui ;
Et du fond du néant où tu rentre aujourd’hui
N’entretiens point l’horreur dont ma faute est punie.
Deux tyrans opposés ont décidé ton sort.
L’Amour, malgré l’Honneur, te fit donner la vie,
L’Honneur, malgré l’Amour, te fait donner la mort<ref>On sait que c’est mademoiselle de Guerchy qui a donné lieu à ce
sonnet.</ref>.
{{il|4em}}
{{c|Note R.|sc}}
{{il|2em}}
On trouvera dans le courant de l’ouvrage des couplets de
cette princesse qui justifieront le caractère satirique et épigrammatique qu’on attribué ici à ses poésies.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/312
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Fabrice Dury" />{{nr|300|{{sc|appendice}}.|}}</noinclude><nowiki />
{{il|4em}}
{{c|Note S.|sc}}
{{il|2em}}
C’était une habitude royale ; c’est ce qui faisait dire au fou
de Louis XIII : Il y a deux choses auxquelles jene pourrais
pas m’habituer, c’est de manger seul et de ch… en compagnie.
{{il|4em}}
{{c|Note T.|sc}}
{{il|2em}}
BEVEZIERS.Lecap de Beveziers ou Beachy —Head, sur la
côte d’Angleterre, à la vue de l’île de Wight.Cette bataille
s’est donnée le 10 juillet 1689.
{{il|4em}}
{{c|Note U.|sc}}
{{il|2em}}
Voici cette chanson
:
Retourne en cour,
Et quitte la cuirasse ;
Retourne en cour,
Laisse là Philipsbourg.
Il est plus doux
De courir à la chasse
Que d’aller aux coups.
Crains les jaloux :
On ne prend pas les places
Comme on prend les loups.
{{il|4em}}
{{c|Note V.|sc}}
{{il|2em}}
On compte déjà plus de douze systèmes relatifs au ''Masque''
''de Fer''.<noinclude>
<references/></noinclude>
iwu29brnc20d5b2oq7og595atj8gf98
Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 1, part. 3, As-At.djvu/16
104
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Miruts
45498
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Miruts" /></noinclude><section begin="ASILE s. m."/>vriers qui ont reçu des blessures ou contracté des maladies dans le cours de leurs travaux.
Classé au nombre des établissements de bienfaisance
et d’utilité publique par décret du
28 octobre 1857, il avait été inauguré le
31 août précédent. L’édifice, construit sur les plans de {{M.|Laval}}, architecte, et adossé au bois de Vincennes, se compose d’un corps de bâtiment principal, dominé par un pavillon
central, flanqué de deux longues ailes à deux
étages, avec rez-de-chaussée, et précédé de
bâtiments secondaires en retour d’équerre,
formant l’entrée. Au centre est la cour d’honneur
avec jardin, bassins et jets d’eau. Le
pavillon central renferme la chapelle ; à
droite et à gauche, de vastes réfectoires
où les ouvriers sont, au dire de {{M.|Véron}},
aussi confortablement installés que dans
les salons des Frères-Provençaux, de Véfour,
de la maison Dorée, mais on sait que
{{M.|Véron}} a toujours eu le mot pour rire.
Disons, pour être vrai, que la nourriture de
l’asile est abondante et saine, mais que les
délicats du boulevard des Italiens s’en accommoderaient
fort mal. Au premier étage se
trouvent une salle de jeu et une bibliothèque
composée de quatre cents vol. et de journaux
illustrés. Les deux ailes de l’édifice, dans leurs
deux étages, sont subdivisées en chambres de
chacune trois lits. Les noms d’industriels célèbres
ou de savants désignent les pavillons ou
les galeries. L’asile reçoit environ six cents
convalescents par année, lesquels appartiennent
aux catégories suivantes : {{1°}} convalescents
envoyés par les hôpitaux de Paris et de
la banlieue ; {{2°}} convalescents envoyés par les
bureaux de bienfaisance ; {{3°}} convalescents par
suite de blessures reçues dans les chantiers où
s’exécutent des travaux pour le compte de
l’État et des communes du département de la
Seine ; {{4°}} membres participants des sociétés de
secours mutuels ; {{5°}} ouvriers appartenant à des
établissements dont les directeurs ont obtenu
du ministre de l’intérieur l’autorisation d’envoyer,
moyennant un abonnement, leurs convalescents
à l’asile ; {{6°}} ouvriers traités à domicile
et munis seulement d’un certificat de
convalescence délivré par leur médecin. Une
voiture omnibus va chaque jour chercher les
convalescents dans les hôpitaux et même à
domicile ; après guérison, les ouvriers sont de
mêmé ramenés à Paris. La durée du séjour à
l’asile est, en moyenne, de vingt-deux jours.
''Régime alimentaire :'' À sept heures et demie
du matin, potage et morceau de pain. À dix
heures et demie, plat de viande et plat de
légumes, carafon de vin. À cinq heures, potage
gras, plat de viande, plat de légumes,
dessert, carafon de vin : le pain à discrétion.
Il est alloué, pour la nourriture de chaque
convalescent, 1 fr, 10 c. par jour. Les convalescents
peuvent être employés aux divers
travaux de la maison, sous la direction des
chefs de service, jardiniers, menuisiers, tailleurs,
etc., et reçoivent dans ce cas une légère
rétribution qui, à leur sortie, devient une ressource.
''Service médical :'' la pharmacie contient toutes
les préparations officinales. Le service
médical comprend en outre les bains de toutes
sortes. L’administration donne les appareils,
bandages, etc., que les convalescents ne pourraient
acheter. Chaque arrivant, après avoir
été examiné par l’élève interne de garde,
reçoit les vêtements et le linge de la maison :
chemise, mouchoir, chaussettes, bonnet de
coton, un paletot en molleton bleu ou une
blouse, suivant la saison, un pantalon de
drap, un chapeau de paille, une serviette, un
essuie-main ; tous les samedis on change le
linge, qui est lavé et repassé dans la maison.
''Personnel :'' un directeur, un receveur-trésorier,
un médecin en chef et trois élèves internes,
six religieuses dirigeant chacune un
service : la pharmacie, la cuisine, l’infirmerie,
la lingerie, la buanderie ; un aumônier, cinq
employés de bureau, un garde-magasin,
quatre surveillants, quarante employés subalternes
environ, tels que cuisiniers, cochers,
jardiniers, infirmiers, barbiers, baigneurs,
chauffeurs, sommeliers, balayeurs, buandières,
lingères, garçons de pharmacie, tous soumis
à une discipline presque militaire.
''Budget :'' les ressources financières se composent
de : {{1°}} prélèvement de 1 p. 0/0 sur les
travaux entrepris dans le département de la
Seine pour le compte de l’État et des communes ;
{{2°}} prix des journées payées par les convalescents :
50 centimes pour les sociétés de
secours mutuels, 75 centimes pour les ateliers
abonnés, 1 fr. pour les convalescents qui
viennent directement de leur domicile ; {{3°}} part
sur les fonds du legs Montyon : {{4°}} revenu des
immeubles dont l’empereur a doté l’asile.
Chaque journée de convalescent coûte à l’asile
2 fr. 40 c, y compris les frais généraux. Le
budget des dépenses, pour 1860, s’élève à
365,965, fr. 89 c.
La création de l’''asile de Vincennes'' a pour
but de laisser aux ouvriers convalescents le
temps de réparer leurs forces avant de reprendre
leurs travaux. Ils trouvent là des
moyens de distraction nombreux : outre la
bibliothèque, ils ont à leur disposition des jeux
de quilles, de boule, de tonneau, de dames,
de dominos, de loto ; les cartes sont prohibées ;
un petit théâtre a été construit dans l’une des
salles de jeu ; il sert dans les grandes circonstances,
tous les soirs il y a séance de chant ;
acteurs et chanteurs se recrutent parmi les
convalescents. Le dimanche, le lundi et le
jeudi, on est admis à visiter les convalescents
au parloir ou dans le jardin ; on ne peut sous aucun prétexte pénétrer dans les chambres.
Le Vésinet possède un établissement analogue
pour les femmes convalescentes. Il est
à souhaiter que les départements et les pays
étrangers suivent bien vite l’exemple que Paris
leur a donné par ces créations charitables.
Nous tenions à donner sur l’''asile de Vincennes'' tous les détails circonstanciés qu’on vient
de lire, et qui sortent un peu du plan suivi
dans cet ouvrage ; car cet établissement est
une des institutions les plus intelligemment
philanthropiques qui aient été fondées. À Paris,
les hôpitaux sont quotidiennement encombrés ;
il faut que le convalescent se hâte de faire
place à de plus malades que lui, qui frappent
constamment à la porte. On comprend tous
les inconvénients qui peuvent résulter de la
sortie prématurée de pauvres ouvriers, guéris
de leur mal, mais qui n’ont pas recouvré suffisamment leurs forces. Avant l’institution de l’''asile de Vincennes'', ces hommes, qui doivent demander au travail leur pain quotidien, passaient sans transition de l’Hôtel-Dieu à l’atelier. De là, des rechutes fréquentes et souvent mortelles que l’''asile de Vincennes'' prévient en
permettant au convalescent d’attendre le retour
complet de ses forces physiques.
— ''Champ d’asile''. V. {{sc|Champ.}}
<section end="ASILE s. m."/>
<section begin="ASILE s. m. Genre d’insectes"/>'''ASILE''' s. m. (a-zi-le — du lat. ''asilus'', taon).
Entom. Genre d’insectes diptères, de la famille
des tanystomes : ''Le vol des'' {{sc|asiles}} ''est prompt et vif.'' (Duméril.) ''L’''{{sc|asile}} ''frelon se trouve dans toute l’Europe. ''(Duponchel.)
— Ornith. Nom donné par plusieurs naturalistes au ''pouillot.''
— '''Encycl'''. Entom. Le nom d’''asile'' s’applique,
dans la classification de Latreille, d’une part
à une tribu d’''insectes diptères'' de la famille des
''tanystomes'', tribu divisée en deux sections,
celle des ''asilides'' ou ''asiliques'' et celle des
''hybotinis ;'' de l’autre à un genre de la section
des ''asilides.'' La tribu des ''asiles'' présente les
caractères suivants : trompe saillante dirigée
en avant ; gaîne du suçoir presque cornée ;
palpes petits ; vol rapide accompagné d’un
bourdonnement assez fort. Ces insectes sont
carnassiers et très-voraces ; leurs larves vivent
dans la terre.
Le genre ''asile proprement dit'' se reconnaît
à ses antennes, dont le dernier article est terminé
par un stylet très-distinct en forme de
soie, à son abdomen en cône allongé, très-pointu
dans les femelles. Les principales espèces
sont l’''asile frelon'' long de 0,025, d’un
jaune d’ocre, et l’''asile cendré'' long de 0,015,
d’un gris cendré. Le premier se rencontre vers
la fin de l’été dans les lieux sablonneux ; le
second est commun dans les jardins et dans
les bois en automne.
<section end="ASILE s. m. Genre d’insectes"/>
<section begin="ASILIDES s. m. pl."/><nowiki/>
'''ASILIDES''' s. m. pl. (a-zi-li-de — du lat.
''asilus'', taon, et du gr. ''eidos'', aspect). Entom.
Section d’insectes diptères, tribu des ''asiles'',
famille des tanystomes, dont les principaux
genres sont les asiles proprement dits, les
dasypogons, les dioctries, les gonypes : ''Les''
{{sc|asilides}} ''volent avec rapidité, surtout pendant les chaleurs, et font entendre un bourdonnement assez fort.'' (Focillon.) ‖ On dit aussi
{{sc|asiliques.}}
<section end="ASILIDES s. m. pl."/>
<section begin="ASILINCUM"/><nowiki/>
'''ASILINCUM''', nom latin de Château-Chinon.
<section end="ASILINCUM"/>
<section begin="ASILIQUES s. m. pl."/><nowiki/>
'''ASILIQUES''' s. m. pl. (a-zi-li-ke). V. {{sc|Asilides}}.
<section end="ASILIQUES s. m. pl."/>
<section begin="ASIMA"/><nowiki/>
'''ASIMA''', divinité des habitants de Hamath,
dont il est parlé dans le deuxième livre des
''Rois.'' Des légendes juives nous apprennent
qu’elle était représentée sous la forme d’un
singe (''Asima'' ne serait peut-être alors qu’une
altération du latin ''simia''), d’un âne ou d’un
bouc ; cette dernière figure rappelle le Pan
grec et égyptien. Le Deutéronome désigne sous
le nom d’''Asima'' une espèce de bouc. Quelques
auteurs ont pris ''Asima'' pour le symbole du
soleil, parce que Hamath n’est pas très-éloignée
d’Émèse, où cet astre était adoré sous
le nom d’''Elah Gabala'' (d’où le nom de l’empereur
romain Héliogabale). Calmet pense
qu’''Asima'' est le mot persan ''Asonman'', ange de
la mort ; suivant d’autres autorités, c’est ''Aschonma'' qui, dans le Zend-Avesta, est le nom
d’une planète. Schulde a écrit un traité, intitulé
''de Asima Hamathærum idolo'', sur le
culte rendu à cette divinité.
<section end="ASIMA"/>
<section begin="ASIMINE s. f."/><nowiki/>
'''ASIMINE''' s. f. (a-zi-mi-ne). Bot. Fruit
produit par la soudure de plusieurs autres
fruits charnus. Syn. de ''syncarpe.'' On dit aussi
{{sc|assimine.}} ‖ Fruit de l’asiminier.
<section end="ASIMINE s. f."/>
<section begin="ASIMINIER s. m."/><nowiki/>
'''ASIMINIER''' s. m. (a-zi-mi-nié — rad.
''asimine''). Bot. Genre de plantes de la famille
des anonacées, renfermant six espèces, dont
les fruits sont-comestibles. Ces arbres appartiennent
aux régions tempérées de l’Amérique
du Nord, et peuvent être cultivés
en plein air sous nos climats. On dit aussi {{sc|assiminier}}.
<section end="ASIMINIER s. m."/>
<section begin="Asinaire {{sc|(l’)}}, comédie de Plaute"/><nowiki/>
'''{{t|Asinaire|85}}''' {{sc|(l’)}}, comédie de Plaute. Le titre
de cette comédie est une allusion aux ânes
dont un vieillard, Déménète, dérobe le prix à
sa femme, Artémone, par les fourberies de
deux esclaves, Liban et Léonide, pour payer
les débauches de son fils, auxquelles il ne
rougit pas de prendre part. Artémone, plus
riche et plus jeune que Déménète, n’avait
consenti à l’épouser qu’à la condition de rester
maîtresse de ses biens. Elle a un esclave dotal, Sauréa, qui place son argent, vend ses marchandises, reçoit l’argent pour elle et lui sert de factotum. Un marchand de Pella, à qui Sauréa a vendu des ânes, doit venir en apporter le prix, montant à vingt mines. Cependant, Argyrippe, fils de Déménète, a pour maîtresse une jeune courtisane, nommée Philénie, dont la mère, Cléérète, est une de ces
femmes méprisables qui, ne pouvant plus trafiquer
de leurs charmes, prostituent la beauté
de leur propre fille et affichent hautement
leur prétention d’en tirer le plus d’argent
possible. Elle a favorisé les amours de Philénie
et d’Argyrippe, tant que la bourse de
celui-ci n’était pas vide, mais dès qu’elle a
tiré de lui tout ce qu’elle pouvait en obtenir,
elle le chasse et lui défend de revoir sa fille.
À la fin d’une scène où elle étale effrontément
sa cupidité, elle fait entendre à Argyrippe que,
s’il veut encore posséder Philénie, il faut qu’il
lui donne vingt mines, précisément la somme
que doit apporter de Pella le marchand à qui
Sauréa a vendu les ânes. Les deux esclaves
de Déménète, avec l’autorisation de leur maître, s’entendent pour tromper le marchand ;
l’un d’eux se donne pour Sauréa, et, après bien
des difficultés, parvient à toucher l’argent.
Ils vont ensuite trouver Argyrippe chez sa
maîtresse, et avant de lui remettre le sac précieux,
non contents d’obtenir chacun un baiser
de la jeune fille, ils obligent leur jeune maître,
l’un à embrasser ses genoux, l’autre à le porter
sur son dos en se traînant sur les genoux
et sur les mains. Enfin, ils remettent l’argent,
en posant encore pour condition que la jeune courtisane appartiendra, pour une nuit, au vieux Déménète, et le fils y consent.
Mais Philénie était aimée par un autre jeune
homme, nommé Diobole. Quand celui-ci apprend
qu’Argyrippe a trouvé de l’argent et
qu’il reste l’amant en titre, il envoie son parasite
tout révéler à la femme de Déménète.
Furieuse d’avoir été volée et, de plus, trahie
par son mari, elle accourt chez la courtisane,
y surprend Déménète au moment où il allait
se mettre à table avec son fils et Philénie, lui
fait une scène violente, et le ramène honteusement
à la maison.
Une telle comédie ne serait pas supportable
sur nos théâtres modernes ; elle révolterait
tous nos instincts de moralité et de délicatesse.
Mais à Rome, elle n’était qu’une
peinture fidèle des mœurs du temps, et il est
permis de croire qu’en dévoilant ainsi les secrets
les plus honteux du métier de courtisane,
Plaute a pu se persuader que sa pièce devait
être utile à la jeunesse, en lui mettant sous
les yeux, sans déguisement, toutes les hontes
de la débauche. Voici comment un écrivain
de notre temps, qui a fait de cette pièce une
étude approfondie, excuse, ou plutôt explique
cette liberté de mœurs et de langage qui nous
choque à un si haut point : « L’intérieur de la
maison des courtisanes, véritable atelier de
ruses et d’escroqueries, est une peinture pleine
de force, vraiment curieuse, qui, par son immoralité
même, pouvait, comme l’esclave ivre
de Sparte, servir d’enseignement à la jeunesse
romaine. Ce qui excuse encore l’auteur d’avoir
choisi souvent un tel lieu de scène, c’est qu’à
Rome il n’y avait pas de société proprement
dite, comme dans l’Europe moderne. La maison
des courtisanes était un rendez-vous où
l’on venait se délasser des affaires et des brigues
du forum. Les plaisirs de l’esprit, les
discussions littéraires ou philosophiques étaient
admis dans ces cercles galants… Au reste, il
ne faut pas s’y méprendre. La jeune courtisane
de l’''Asinaire'' n’est pas une créature dégradée
qui étale son infamie aux yeux des
spectateurs et triomphe de ses honteux succès.
Elle a de nobles sentiments et une délicatesse
qui la relèvent et la rendent intéressante.
Tout l’odieux, toute la honte tombent sur sa
mère, la vieille Cléérète, exposant, à haute
voix et sans rougir, les secrets, les perfidies
de son vil métier ; figure d’un effronté cynisme,
peinte avec l’énergie de Juvénal. Le contraste
entre la corruption éhontée de la mère et la
vertueuse résistance de la fille, qui ne veut
qu’un amant, est exprimé avec une grâce ingénieuse
par ce mot de Philénie : ''Le berger qui a soin des brebis d’autrui en a une qu’il préfère et qui fait sa consolation.'' On voit que
ce tableau hardi, libre jusqu’à la licence, renferme
une haute moralité, qu’il offre une excellente
leçon aux jeunes gens bernés et ruinés
par les courtisanes, comme aux vieillards
débauchés qui compromettent leur dignité de
pères de famille. » Ainsi, Philénie peut être
considérée à la rigueur comme une amante
tendre et sincère ; mais, fidèle à son intention
morale, le poëte se garde bien d’en faire une
''Dame aux Camélias'', poitrinaire ou sentimentale.
De peur que sa Philénie ne devienne intéressante,
et que son caractère ne fasse indirectement
l’apologie de sa conduite, Plaute
nous la montre dans des situations ridicules.
Il fait rire aux dépens de l’héroïne, et, en
cela, il ne s’écarte pas de la vérité, Molière a
fait à cette comédie plusieurs emprunts qu’on
retrouve dans le ''Bourgeois gentilhomme'' et
dans les ''Fourberies de Scapin'', bien que cette
dernière pièce Soit presque entièrement imitée
de l’''Andrienne'' de Térence. La composition de
l’''Asinaire'' a paru à certains critiques irrégulière
et décousue en plusieurs endroits ; mais
cela tient peut-être à ce qu’ils ne se sont pas
assez gardés de juger le poëte latin d’après
les usages actuels. On a soupçonné quelques
lacunes : les indices ne suffisent pas pour faire accepter sans réserve cette conjecture. Le Démophile, poëte grec, à qui Plaute dit lui-même avoir emprunté le sujet de sa comédie, est complètement inconnu. Peut-être faut-il lire ''Diphile ;'' ce Diphile était contemporain de
Ménandre ; un copiste ignorant pourrait bien
avoir écrit ''Démo'' pour ''Di'', et les copistes à la
suite auraient répété la faute, qui se serait
ainsi transmise jusqu’à nous. Cette question
nous amène à dire, en terminant, qu’une chose
digne de remarque, c’est que la plupart des
noms des personnages qui figurent dans l’''Asinaire''
sont significatifs. En cela, Plaute imitait
les Grecs, qui forgeaient des mots tout
exprès pour servir de noms aux héros de leurs
comédies. Ces noms indiquaient, soit directement,
soit par une antiphrase ironique, un des
côtés du caractère du personnage.
<section end="Asinaire {{sc|(l’)}}, comédie de Plaute"/>
<section begin="ASINAIRES s. f. pl."/><nowiki/>
'''ASINAIRES''' s. f. pl. (a-zi-nè-re). V. {{sc|Asinaries.}}
<section end="ASINAIRES s. f. pl."/>
<section begin="ASINAL, ALE adj."/><nowiki/>
'''ASINAL, ALE''' adj. (a-zi-nal, a-le — du lat. ''asinus'', âne). Néol. Qui tient de l’âne : ''Figure'' {{sc|asinale}}.
<section end="ASINAL, ALE adj."/>
<section begin="ASINALUNGA"/><nowiki/>
'''ASINALUNGA''', bourg du royaume d’Italie,
dans l’ancien duché de Toscane, province et
à 32 kilom. S.-O. d’Arezzo, ch.-lieu de district ; 2,000 hab.
<section end="ASINALUNGA"/>
<section begin="ASINARA"/><nowiki/>
'''ASINARA''', île du royaume d'Italie, à 4 kilom.
de la côte N.-O. de la Sardaigne, au N. du
cap Falcone ; superficie, 102 kilom. carrés ; sol
montagneux et très-fertile, surtout en pâturages ;
jadis bien peuplée, habitée aujourd’hui
par des pêcheurs et quelques bergers.
<section end="ASINARA"/>
<section begin="ASINARI (Frédéric)"/><nowiki/>
'''ASINARI''' (Frédéric), comte de Camerano,
poëte italien, né à Asti (Piémont), vivait au
milieu du {{s|xvi}}. Il servit dans les troupes
du duc de Savoie, et cultiva la poésie par
délassement. Ses œuvres, qui ont quelque réputation,
se composent de sonnets, de ''canzoni'',
de poëmes et de compositions lyriques ; elles
sont répandues dans divers recueils. La bibliothèque
de Turin possède de ce littérateur
des œuvres inédites en manuscrits, poëmes,
tragédies, sonnets, etc.
Un de ses parents, ou, suivant d’autres, son
propre fils, ''Octavien Asinari'', est auteur d’une
bonne tragédie de ''Tancrède'', qui avait d’abord
été faussement attribuée au Tasse.
<section end="ASINARI (Frédéric)"/>
<section begin="ASINARIES s. f. pl."/><nowiki/>
'''ASINARIES''' s. f. pl. (a-zi-na-rî). Antiq. gr.
Fêtes qui se célébraient à Syracuse en souvenir
de la destruction complète de la flotte
athénienne. On dit aussi {{sc|asinaires.}}
<section end="ASINARIES s. f. pl."/>
<section begin="ASINARUS"/><nowiki/>
'''ASINARUS''', petit fleuve de l’ancienne Sicile,
affluent de la mer Ionienne, à 25 kilom S.-O.
de Syracuse. C’est sur les bords de cette rivière
que les Athéniens, commandés par Nicias,
furent défaits par les Syracusains dans
la malheureuse ''expédition de Sicile (413 av.
J.-C.). L’Asinarus'' s’appelle actuellement ''Noto''
ou ''Falunara.''
<section end="ASINARUS"/>
<section begin="ASINDULE s. m."/><nowiki/>
'''ASINDULE''' s. m. (a-zain-du-le). Entom. Genre d’insectes diptères némocères, voisin des tipules, et comprenant une seule espèce, qui habite le nord de la France, où elle vit sur les champignons.
<section end="ASINDULE s. m."/>
<section begin="ASINE adj. f."/><nowiki/>
'''ASINE''' adj. f. (a-zi-ne — du lat. ''asinus.'' Ce
mot, d’où l’on a dérivé immédiatement ''asine''
sans qu’il passe par la série des transformations
populaires, a également donné naissance
au mot ''âne'', ainsi que le prouve sa forme contractée.
Un grand nombre de termos latins
ont ainsi servi de point de départ à une double
lignée de dérivés parallèles ; l’une populaire,
et caractérisée en même temps par une altération
considérable de la forme et par la
conservation de l’accent tonique ; l’autre artificielle
et savante, d’origine relativement
récente, calquée avec assez d’exactitude sur
le terme latin et ne tenant pas toujours
compte de l’accent tonique. Nous citerons
comme exemple le mot latin ''legere'', qui, d’une
part, a donné ''lire'' (avec l’accentuation de la
syllabe radicale), ''élite'', etc., et, d’autre part,
''lecture, lecteur, élection'', etc. ''Asinus'' est devenu
pareillement ''âne'' et ''asine'' (''asina''). Quant
à l’origine d’''asinus'', il faut évidemment rapprocher
ce mot du grec ''onos'', âne, vraisemblablement contracté pour ''osnos'', exactement
comme en français ''asinus, asne, âne'' (très-voisin
de ''onos-hemione, demi-âne''). Le sanscrit ne
nous fournit aucun éclaircissement pour la
racine primitive d’''asinus'' et de ''onos'', et Benfey,
remarquant avec beaucoup de sagacité que
l’âne appartient essentiellement à l’Orient
sémitique, pense qu’il faut rapprocher le nom
de l’animal de l’hébreu ''oton'', qui a le même
sens. ''Oton'' aurait été successivement changé
par les Grecs en ''oson'' (le ''t'' et le ''s'' se remplaçaient
dans certains dialectes grecs) en ''osn'',
en ''osn-os'' (''as-i-nus'' et enfin en ''onos.'' Le diminutif
latin ''asellus'', petit âne, nous explique
les formes gothiques ''asilus'', allemande moderne
''esel'', slave ''osel'', etc., qui toutes signifient
âne, et sont par conséquent proches
parentes de notre mot français). Écon. agric.
Qui appartient à l’âne, qui constitue l’âne : ''Bêtes'' {{sc|asines}}.
— ''Races asines'', Se dit des diverses variétés
produites dans l’âne domestique par le
climat, le régime, les croisements. ‖ ''Population asine'', Somme, total des bêtes asines
qu’on a élevées dans une même contrée : ''La population'' {{sc|asine}} ''de la France s’élève à près de''
475,000 ''têtes.'' (Lecoq.),
<section end="ASINE adj. f."/>
<section begin="ASINELLI (les frères)"/><nowiki/>
'''ASINELLI''' (les frères), architectes bolonais,
florissaient au commencement du {{s|xii}}.
Ils étaient deux frères, également habiles
dans leur art. Gherardo, le seul dont le pré-<section end="ASINELLI (les frères)"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Fabrice Dury
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{{c|DU TOME NEUVIÈME.|fs=120%}}
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{{table |indentation=-1 | titre ='''Chap. LI.''' — <noinclude>Chute de Marlborough. — La jatte d’eau. — Mort de l’empereur {{roi|Joseph|Ier}}. — Revirement de la politique contraire à {{roi|Louis|XIV}}. — Désastres dans la famille royale. — Mort de Vendôme. — Victoire de Denain. — Paix d’Utrecht</noinclude><includeonly>Succès de Vendôme en Espagne. — Chûte de Marlborough. — La jatte d’eau. — Mort de l’empereur {{roi|Joseph|Ier}}. — Revirement de la politique contraire à {{roi|Louis|XIV}}. — Désastres dans la famille royale. — Maladie de monseigneur le grand Dauphin. — Sa mort. — Son Portrait. — Maladie et fin de Madame de Bourgogne. — Portrait de cette princesse. — Maladie du duc de Bourgogne. — Sa mort. — Son portrait. — Son caractère. — Franchise de Gamache. — Maladie et mort du duc de Bretagne, le troisième dauphin. — Maladie et mort du duc de Berri. — Fin du duc de Vendôme. — Victoire de Denain. Paix d’Utrecht</includeonly>| largeurp=40| page = {{pli|2|12}}}}
{{table |indentation=-1 | titre ='''Chap. LII.''' — Vieillesse de {{roi|Louis|XIV}}. — Sa tristesse. — Division de la cour en deux partis. — Calomnie contre le duc d’Orléans. — Causes et conséquences de cette calomnie. — Conduite du roi dans cette circonstance. — Sa prédilection pour les princes légitimés. — Protestations. — Le duc du Maine est comblé de faveurs. — Testament arraché à {{roi|Louis|XIV}}. — L’ambassadeur apocryphe. — Une éclipse. — Dernière revue de la maison du roi. — Maladie de {{roi|Louis|XIV}}. — Conférence du roi avec le duc d’Orléans. — Recommandations suprêmes de {{roi|Louis|XIV}}. — Ses derniers moments. Sa fin{{corr|. — Conclusion|}} |largeurp=40| page = {{corr|33|{{pli|52|12}}}}}}
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lettre froide et polie lui parvenait,
elle parlait quelquefois, mais vaguement
de sir Edmond ; Alicia
n’en demanda jamais davantage,
et se contenta de faire des vœux
ardens pour son bonheur. Peu de
temps après leur mariage, M. Douglas
hérita d’un vieux parent une
habitation, sur les lords de Loch-Marlie ;
il s’y établit avec son aimable
épouse, là, ils jouirent ensemble
d’un bonheur tranquille,
mais solide…… Madame Douglas
pensa plus d’une fois au fond de sa
retraite, qu’elle jouissait d’une paix
qui lui aurait peut-être été refusée
dans une vie plus dissipée, et au
milieu d’un monde qui ne tient jamais
tout ce qu’il promet.
{{c|FIN DU TOME PREMIER.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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lettre froide et polie lui parvenait,
elle parlait quelquefois, mais vaguement
de sir Edmond ; Alicia
n’en demanda jamais davantage,
et se contenta de faire des vœux
ardens pour son bonheur. Peu de
temps après leur mariage, M. Douglas
hérita d’un vieux parent une
habitation, sur les lords de Loch-Marlie ;
il s’y établit avec son aimable
épouse, là, ils jouirent ensemble
d’un bonheur tranquille,
mais solide…… Madame Douglas
pensa plus d’une fois au fond de sa
retraite, qu’elle jouissait d’une paix
qui lui aurait peut-être été refusée
dans une vie plus dissipée, et au
milieu d’un monde qui ne tient jamais
tout ce qu’il promet.
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{{c|FIN DU TOME PREMIER.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/40
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Psephos
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>vient pleurer. Enfin un certain ''Saed,'' le sauveur du pere & du fils, déclare à ce dernier sa naissance, & lui remet une lettre de son pere mort qui l’exhorte à le venger. Conjuration en conséquence toute préparée, à la tête de laquelle est une Princesse, véritable héritiere du trône & le seul reste de sa famille. ''Barmécide,'' le jeune, en est aussi amoureux ; mais ''Aaron'' la lui a refusée ; ce qui le détermine encore plus aisément à devenir le chef de cette conjuration, sans qu’aucun sentiment de reconnoissance pour son bienfaiteur le fasse hésiter un instant. Arrive un vieillard, qui dit être chargé de révéler au Calife une conspiration, & ce vieillard c’est le vieux ''Barmécide'' ressuscité, qui trouve plus grand de sauver la vie au tyran que de le détrôner. Il se fait connoître & apprend ce qui va résulter de sa révélation ; il persiste. Imbroglio du diable qui naît de tout cela, dont le dénouement est une révolte, dans laquelle périt le fils d’Aaron, le seul peut-être qui méritât d’être épargné, n’étant pour rien dans tant d’horreurs. Les coupables sont sauvés par l’intercession du vieux ''Barmécide,'' en récompense de son zele héroïque ; & ''Aaron'' fait épouser la Princesse au fils de son ancien Ministre & leur assure le Trône.
Tel est le canevas de cette tragédie, absolument contre les mœurs d’un bout à l’autre, où l’héroïsme même est faux, & outré continuellement, est mêlé de bassesse & d’infamie ; ensorte qu’il n’y a pas un personnage à qui, avec un peu d’honnêteté dans l’ame, on voulût ressembler. On voit que l’auteur, pour faire des tours de force merveilleux, a absolument ou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion Page:Dumas - Louis XIV et son siècle, vol. 9.pdf/319
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Fabrice Dury
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text/x-wiki
== Deux versions du sommaire du chapitre LI ==
Pour la transclusion de la TdM, j'utilise la version plus complète qui figure page 2. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 16 juin 2026 à 06:44 (UTC)
== Conclusion ==
Je mets la conclusion au même niveau que les chapitres LI et LII, au lieu de la rattacher au chapitre LII. [[Utilisateur:Fabrice Dury|Fabrice Dury]] ([[Discussion utilisateur:Fabrice Dury|d]]) 16 juin 2026 à 13:06 (UTC)
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/92
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|80|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="ò_atone" />{{c|'''o''' latin.|mt=2em|mb=1em}}
{{§|156.}} '''ò''' produit ''u'' plus ou moins ouvert :
{|class=std
|rosariu||''rŭji''||(rosier) ;
|-
|volere||''ùlĕ̀k''||(vouloir) ;
|-
|oblitare||''ūblā''||(oublier) ;
|-
|tonare||''tūnā''||(tonner) ;
|-
|jocarev||''zuyĕ''||(jouer) ;
|-
|molinariu||''munī''||(meunier) ;
|-
|soldatu||''ꞓūdā''||(soldat) ;
|-
|solidare||''ꞓū{{t|u|80}}dā''||(souder) ;
|-
|collocare||''kūꞓyĕ''||(coucher) ;
|-
|dormire||''drumi''||(dormir) ;
|-
|morire||''mūrĭ''||(mourir) ;
|-
|*trocl’are pour '''torcu'''-||''trul̮e̩''||(presser).
|}
{{sc|Exception}} : octanu ''we{{t|i|80}}tã'' (huitième) refait sur ''we''(''t'') huit.
{|class=acc
|profondu||''prĕo̩''||(profond)||rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}}||rowspan=3|où il s’agit d’une dissimilation, comme en français (cf. Du. p. 19).
|-
|rotundu||''ryõ''||(rond)
|-
|commeatu||''k{{t|o|80}}ũjyă''||(permission) ;
|}
Devant une nasale appuyée : '''o''' se nasalise :
{|class=std
|bonitate||''bó̃{{t|n|80}}ta̩''||(bonté).
|}{{il}}<section end="ò_atone" />
<section begin="ó_atone" />{{§|157.}} α) '''ó''' ('''ŭ''') latin a ''ó'' pour équivalent dans :
{|class=std
|subinde||''ꞓóẽ''||(souvent) ;
|-
|plorare||''plóra̩''||(pleurer).
|}
β) = ''o'' : dans :
{|class=std
|cubare||''kŏa̩''||(couver) ;
|-
|costare||''koṣa̩''||(coûter) ;
|}
<section end="ó_atone" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/24
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Danÿa
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/* Sans texte */ doublon
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<references/></noinclude>
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Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/25
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Danÿa
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/* Sans texte */ doublon
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Danÿa
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/* Sans texte */ doublon
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Danÿa
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/* Sans texte */ doublon
15873624
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text/x-wiki
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Danÿa
87281
/* Sans texte */ doublon
15873625
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text/x-wiki
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Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/45
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Bertille
15499
/* Validée */ - Myrrhe plutôt que myrte, sauf coquille orthographique : les deux font sens.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{SDT|c=t}}
{{T2|{{sp|LA VERDUR}}E.}}
{{C|{{sp|romance}}|sc|m=1em}}
{{Poem|
{{em}}C’est la verdure
Qui nous annonce avec gaieté
Le doux réveil de la nature ;
Le trône de la volupté,
{{em}}C’est la verdure.
{{----}}
{{em}}Sans la verdure
Plus de myrrhes ni de lauriers ;
Comment orner la chevelure
Et de l'amant et du guerrier.
{{em}}Sans la verdure.
{{----}}
{{em}}Sous la verdure
Zéphir éteint les feux du jour ;
Mais son haleine fraîche et pure
Rallume tous les feux du jour
{{em}}Sous la verdure.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
s18uqoyowa760930w2vj1zg2lnx5fl4
15874922
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2026-06-17T11:24:14Z
Bertille
15499
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{SDT|c=t}}
{{T2|{{sp|LA VERDUR}}E.}}
{{C|{{sp|romance}}|sc|m=1em}}
{{Poem|
{{em}}C’est la verdure
Qui nous annonce avec gaieté
Le doux réveil de la nature ;
Le trône de la volupté,
{{em}}C’est la verdure.
{{----}}
{{em}}Sans la verdure
Plus de myrrhes ni de lauriers ;
Comment orner la chevelure
Et de l’amant et du guerrier.
{{em}}Sans la verdure.
{{----}}
{{em}}Sous la verdure
Zéphir éteint les feux du jour ;
Mais son haleine fraîche et pure
Rallume tous les feux du jour
{{em}}Sous la verdure.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/46
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15873569
2026-06-17T11:28:54Z
Bertille
15499
/* Validée */
15874926
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude><section begin="s1"/>{{Poem|
<includeonly>{{----}}</includeonly>
{{em}}Sur la verdure,
L’innocence timidement
Cueille des fleurs pour sa parure,
Souvent elle en perd en jouant
{{em}}Sur la verdure.
{{----}}
{{em}}Sur la verdure
L’amour a trouvé le bonheur :
Depuis cette heureuse aventure
L’espérance a pris la couleur
{{em}}De la verdure.
|sf}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{SDT|c=t}}
{{T2|AIR DE LA VESTALE.}}
{{Poem|
Dans le sein d’un ami fidèle
Tu crains d’épancher ton secret.
Tu ne me vois plus qu’à regret :
Voilà donc le prix de mon zèle !
{{em}}Ta réserve à mon cœur
{{em}}Serait moins importune,
Si tu me cachais ton bonheur ;
Mais d’un ami dans l’infortune
Je veux partager la douleur.
|df}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/47
104
4921989
15874930
15873576
2026-06-17T11:33:36Z
Bertille
15499
/* Validée */ - je propose d'aérer un peu, sans modifier l'esprit du texte, comme nous n'avons pas les mêmes contraintes papetières qu'à l'époque
15874930
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{SDT|c=t}}
{{T2|{{sp|ROMANC}}E.}}
{{C|''Air à faire.''|m=1em}}
{{Poem|
Bergère qui, dans la prairie,
{{em}}Aux bords d’un ruisseau,
Assise sur l’herbe fleurie,
{{em}}Tourne son fuseau ;
Que j’aime de ta destinée
{{em}}Ta tranquillité ;
Et ce qui la rend fortunée,
{{em}}La médiocrité.
{{----}}
Ce lin, que sous tes doigts tu presses
{{em}}Est ton vêtement ;
À naître la rose s’empresse
{{em}}Pour ton ornement.
Tu peux rafraîchir ton visage
{{em}}Dans ce réservoir ;
Veux-tu contempler ton image ?
{{em}}Son onde est un miroir.
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/48
104
4921991
15874934
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2026-06-17T11:39:12Z
Bertille
15499
/* Validée */ - Idem, un peu plus aéré
15874934
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="4" user="Bertille" /></noinclude>{{Poem|
<includeonly>{{----}}</includeonly>
Si quelquefois ton cœur soupire
{{em}}De peine ou d’amour,
Choisis pour conter ce martyre
{{em}}L’écho d’alentour.
Ce confident rempli de zèle
{{em}}Te consolera ;
Le nom de ton amant fidèle,
{{em}}Il le répétera.
{{----}}
Pour moi qui vis dans l’opulence
{{em}}Et dans les grandeurs,
Je ne connois mon existence
{{em}}Que par mes douleurs.
Qu’est-ce que le pouvoir suprême
{{em}}Qui m’a tout coûté ?
Ah ! reprenez le diadème,
{{em}}Je veux ma liberté.
|sf}}
[[Fichier:Les buveurs en belle humeur - 1811 (page 48 crop).jpg|center|70px]]<noinclude>
<references/></noinclude>
7d6cpto8s7tu5zwh7bq5vzid2bucaau
Page:Revon - Anthologie de la littérature japonaise, 1923.djvu/127
104
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15873602
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2026-06-16T12:00:08Z
Filipvansnaeskerke
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude>''isshou''<ref>Voir plus haut, p. 101.</ref>, qui, justement, suit à peu près l’ordre chronologique<ref>À la différence des recueils officiels, disposés par ordre de matières.</ref> :
on verra ainsi se dérouler le mouvement poétique de l’époque,
depuis le temps du Kokinnshou jusqu’au moment où ce beau
courant classique, si fécond à ses origines, s’épuise et va se perdre
dans le désert littéraire de la période de Kamakoura.
{{---}}
{{t6|''SÉMIMAROU''}}
<poem>
Ceci, en vérité, c’est [le lieu où],
Allant ou revenant,
On se sépare,
Se connaissant on ne se connaissant pas,
On se rencontre : c’est la Barrière d’Ohçaka<ref>Sémimarou (fin du {{s|xi|s}}), plus connu encore comme musicien que comme poète (voir plus bas, p. 192). Ces vers sont pourtant fameux, parce qu’ils chantent, sous une forme élégante, la Barrière d’Ohçaka, célèbre dans l’histoire japonaise. Cette barrière, qu’il ne faut pas confondre avec la ville d’Ohçaka (la « Grande montée »), se trouvait près d’Ohtsou, sur la longue route de la Mer orientale, au sommet d’un défilé traversant la chaîne de montagnes qui séparait Kyôto des provinces de l’Est ; tous les voyageurs devaient passer par cet endroit, où était un poste de gardes impériaux ; et c’était bien ainsi la « Montée des rencontres » (Aouçaka, prononcé ensuite Ohçaka, mais écrit avec un caractère chinois qui veut dire « se rencontrer »). Comp. les n{{os}} 25 (p. 114) et 62 (p. 125).</ref>.
</poem>
{{d|(''Gocennshou'', XV, Divers, 1. — ''Hyakouninn-isshou'', n{{o}} 10.)}}
{{t6|''EX-EMPEREUR YÔZEI''}}
<poem>
Comme la rivière Minano
Tombant de la cime
Du mont Tsoukouba,
Mon amour, en s’accumulant,
Est devenu une eau profonde<ref>Yôzei régna de 877 à 884. Sa poésie exprime par une image puissante cette idée que l’amour, avec de petits commencements, finit par devenir profond comme une grande rivière. Pour le mont Tsoukouba, comp. ci-dessous, p. 143, n. 3.</ref>.
</poem>
{{d|(''Gocennshou'', XI, Amour, 3. ''H.-i.'', n{{o}} 13.)}}<noinclude>
<references/></noinclude>
26kuvopme26ai2e60o2tp2c7c930n63
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Filipvansnaeskerke
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Filipvansnaeskerke" /></noinclude>''isshou''<ref>Voir plus haut, p. 101.</ref>, qui, justement, suit à peu près l’ordre chronologique<ref>À la différence des recueils officiels, disposés par ordre de matières.</ref> :
on verra ainsi se dérouler le mouvement poétique de l’époque,
depuis le temps du Kokinnshou jusqu’au moment où ce beau
courant classique, si fécond à ses origines, s’épuise et va se perdre
dans le désert littéraire de la période de Kamakoura.
{{---}}
{{t6|''SÉMIMAROU''}}
<poem>
Ceci, en vérité, c’est [le lieu où],
Allant ou revenant,
On se sépare,
Se connaissant on ne se connaissant pas,
On se rencontre : c’est la Barrière d’Ohçaka<ref>Sémimarou (fin du {{s|xi|s}}), plus connu encore comme musicien que comme poète (voir plus bas, p. 192). Ces vers sont pourtant fameux, parce qu’ils chantent, sous une forme élégante, la Barrière d’Ohçaka, célèbre dans l’histoire japonaise. Cette barrière, qu’il ne faut pas confondre avec la ville d’Ohçaka (la « Grande montée »), se trouvait près d’Ohtsou, sur la longue route de la Mer orientale, au sommet d’un défilé traversant la chaîne de montagnes qui séparait Kyôto des provinces de l’Est ; tous les voyageurs devaient passer par cet endroit, où était un poste de gardes impériaux ; et c’était bien ainsi la « Montée des rencontres » (''Aouçaka'', prononcé ensuite Ohçaka, mais écrit avec un caractère chinois qui veut dire « se rencontrer »). Comp. les n{{os}} 25 (p. 114) et 62 (p. 125).</ref>.
</poem>
{{d|(''Gocennshou'', XV, Divers, 1. — ''Hyakouninn-isshou'', n{{o}} 10.)}}
{{t6|''EX-EMPEREUR YÔZEI''}}
<poem>
Comme la rivière Minano
Tombant de la cime
Du mont Tsoukouba,
Mon amour, en s’accumulant,
Est devenu une eau profonde<ref>Yôzei régna de 877 à 884. Sa poésie exprime par une image puissante cette idée que l’amour, avec de petits commencements, finit par devenir profond comme une grande rivière. Pour le mont Tsoukouba, comp. ci-dessous, p. 143, n. 3.</ref>.
</poem>
{{d|(''Gocennshou'', XI, Amour, 3. ''H.-i.'', n{{o}} 13.)}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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15873603
2026-06-16T12:00:10Z
Danÿa
87281
/* Corrigée */
15873603
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Danÿa" /></noinclude>{{SDT|c=t}}
{{T2|DE HAINE AUX FEMMES.}}
{{C|{{sc|Air}} ''du pas redoublé.''|m=1em}}
{{Poem|
Un Français, un jeune officier
{{em}}Perce les rangs, s’élance,
De ſon corps fait un bouclier
{{em}}À la faible innocence :
„Battons, dit-il, nos ennemis,
{{em}}„Et déjouons leurs trames ;
„Mais épargnons, ô ! mes amis,
{{em}}„Les enfans et les femmes.„
{{----}}
Au milieu de tout ce cahos,
{{em}}Interdire, attendrie,
Je veux rendre grâce au héros
{{em}}Qui m’a ſauvé la vie ;
Mais conduit par l’humanité,
{{em}}Ce Français intrépide,
Fuit avec la rapidité
{{em}}De l’Aigle qui le guide.
|d}}<noinclude>
<references/></noinclude>
3z0zvca22c3dtl0ig91drhiarcqy94c
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/99
104
4922005
15873605
2026-06-16T12:02:16Z
Rafavannay
131027
/* Corrigée */ création de la page
15873605
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|87|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="pénultième" />β) L’'''u''' des mots suivants a attiré l’accent
{|class=std
|nebula||''n̮ù̩la''||(nuage) ;
|-
|tegula||''tꞓyò̩la''||(tuile), v. § 341.
|}
γ) Enfin
{|class=std
|lacryma||''lĕ́grĕ̩́mė''||(larme) ;
|-
|vocinat||''wĕjĕ̩́nė''||(hennit) ;
|-
|lendine||''lẽde̩nė''||(œuf de pou) ;
|-
|arbore||''arbĕ̩̀ro''||(arbre), ont des groupes
|}{{SA|intérieurs de consonnes que Héré. ne tolère pas ; un ''e'' d’appui a été intercalé et cet ''e'' a reçu l’accent.}}
La raison du déplacement de l’accent dans :
{|class=std
|juvene||''zŏĕ̩̀no''||comparé à
|-
|galbinu||''zā̩no''||(jaune), n’est pas
|}{{SA|apparente.}}<section end="pénultième" />
<section begin="finale" />{{c|voyelles de la syllabe finale |sc|mt=2em|mb=1em}}
{{§|166.}} « L’'''s''' final influe souvent d’une manière toute particulière sur le développement de la voyelle précédente, tandis qu’il n’y a aucune différence entre une voyelle directement finale ou une voyelle suivie d’un '''t'''. En outre, la nature et le nombre des consonnes précédant la voyelle finale peuvent aussi exercer une certaine influence sur son développement. Enfin dans certains cas, la voyelle des paroxytons subit un autre traitement que celle des proparoxytons. Quand une voyelle finale est en contact immédiat avec la voyelle accentuée, elle est généralement dans cette position sauvée de la chute. » (M. L., I, 259 et 272.)
Ces lois se vérifient à Héré.<section end="finale" /><noinclude>
<references/></noinclude>
pqs7vd6dgsm286yk18liarm93y6lzzi
Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/66
104
4922006
15873606
2026-06-16T12:02:47Z
Danÿa
87281
/* Corrigée */
15873606
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Danÿa" /></noinclude>{{SDT|c=t}}
{{T2|LA CARAFE.}}
{{C|Air : ''Du vaudeville de Jean Monnet.''|m=1em}}
{{Poem|
{{sc|C’est}} inſultant, mon Pégaſe,
Me traiter en poétereau ;
Me faire chanter un vaſe
Qui ne contient que de l’eau !
{{em}}À la fin
{{em}}Du feſtin,
Je le ſigne avec paraphe,
Je caſſe chaque Carafe,
Si l’on ne l’emplit de vin.
{{----}}
Carafe de limonade,
De vinaigre ou bien d’orgeat,
Convient à l’auteur mauſſade
Qui du drame fait état :
|ds}}<noinclude>
<references/></noinclude>
2lzllo2nyy5488pigyfgo57esf0b3rk
Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/67
104
4922007
15873607
2026-06-16T12:05:39Z
Danÿa
87281
/* Corrigée */ Création d’une Image via le gadget CropTool : Les buveurs en belle humeur - 1811 (page 67 crop).jpg
15873607
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Danÿa" /></noinclude>{{Poem|
{{em}}Du refrain
{{em}}Gai, badin,
L’ami prend pour épitaphe :
„Au diable chaque Carafe
„Qui ne contient pas de vin.
{{----}}
Boire de l’eau fut un crime
Chez les dîneurs au caveau ;
C’eſt d’après cette maxime,
Qu’on lit ſur chaque tombeau
{{em}}De ces faints
{{em}}Libertins :
„Ci gît ſous cette épitaphe,
„Qui n’uſa de la Carafe
„Qui pour ſe laver les mains.„
|sf}}
[[Fichier:Les buveurs en belle humeur - 1811 (page 67 crop).jpg|center|100px]]<noinclude>
<references/></noinclude>
qu86cgv593acfqyhvidytjro8pgvjl6
Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/68
104
4922008
15873608
2026-06-16T12:09:42Z
Danÿa
87281
/* Corrigée */
15873608
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Danÿa" /></noinclude>{{SDT|c=t}}
{{T2|LE COUP DU DÉPART,<br>{{T|IMPROMPTU|70}}}}
{{C|Air : ''De la pipe du tabac.''|m=1em}}
{{Poem|
{{sc|Malgré}} Neptune & ſa furie,
Amis, puiſqu’il faut de nouveau
Par mer gagner notre patrie,
Le verre en main montons ſur l’eau.
Et ne verſons point goutte à goutte ;
Pour mieux corriger le deſtin,
Il a mis tant d’eau ſur la route,
Qu’on n’y peut mêler trop de vin.
{{----}}J’y vois d’ailleurs un avantage
Que je vais vous dire entre nous :
Chacun fait que le vin ſurnage ;
L’eau plus lourd, reſte deſſous :
Si par l’effet d’une tempête
Notre plancher faiſait faux bond,
Le vin nous hauſſera la tête,
Et nous n’irons jamais à fond.
|df}}
{{C|''{{sp|FI}}N.''|fs=1.1em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ni3a3rlcci1s5t0ickxrih2otmaoh0z
Page:Les buveurs en belle humeur - 1811.pdf/53
104
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{{il}}
<section begin="a_final" />{{§|167.}} A latin.
'''a''' final latin non infecté d’''yod'' s’est maintenu<ref>Nous supposons que les substantifs et les adjectifs viennent du nominatif latin.</ref> :
{|class=std
|tabula||''tū̩la''||(bande de gazon) ;
|-
|femina||''fèna''||(femme) ;
|-
|arma||''arma''||(arme) ;
|-
|alta||''ā̩ta''||(haute) ;
|-
|equa||''īga''||(jument) ;
|-
|canta||''tsã̩{{t|n|80}}ta''||(chante, impér.).
|}{{il}}
{{§|168.}} '''a''' final infecté d’''yod'' se réduit à ''ė'' (§ 5), ce qui se rencontre dans le domaine ou '''a̩''' passe à ''ie'' après une palatale :
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|troja||''truyė''||(truie) ;
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Rafavannay
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{{§|167.}} A latin.
'''a''' final latin non infecté d’''yod'' s’est maintenu<ref>Nous supposons que les substantifs et les adjectifs viennent du nominatif latin.</ref> :
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|tabula||''tū̩la''||(bande de gazon) ;
|-
|femina||''fèna''||(femme) ;
|-
|arma||''arma''||(arme) ;
|-
|alta||''ā̩ta''||(haute) ;
|-
|equa||''īga''||(jument) ;
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|}{{il}}
{{§|168.}} '''a''' final infecté d’''yod'' se réduit à ''ė'' (§ 5), ce qui se rencontre dans le domaine ou '''a̩''' passe à ''ie'' après une palatale :
{|class=std
|troja||''truyė''||(truie) ;
|-
|laubya||''luyė''||(balcon) ;
|-
|rabia||''razė''||(rage) ;
|-
|caldaria||''tsoudirė''||(chaudière) ;
|-
|glacia||''l̮aꞓė''||(glace) ;
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|plaga||''playė''||(plaie) ;
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Page:Cabet - Propagande communiste, 1842.pdf/5
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Lepticed7
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Il n’y a pas la moindre nécessité d’abolir la Famille ; car aucun des
reproches qu’on peut lui adresser dans la mauvaise organisation sociale
actuelle ne peut plus exister dans la Communauté. Aujourd’hui, tous
les vices de la Famille viennent, non de la Famille en elle-même, mais
de la Société qui la domine et qui est mal organisée : tout le mal vient
de l’inégalité de fortune, de la propriété individuelle, de la monnaie,
de l’opulence à côté de la misère, des dots, de l’absence d’éducation, du
grand nombre de célibataires et de l’indissolubilité du Mariage. Mais
dans la Communauté, quand il n’y a plus ni opulence, ni misère, ni
propriété individuelle, ni dot ; quand le choix d’un époux ou d’une épouse
est parfaitement libre ; quand le Mariage n’est déterminé que par les
qualités de la personne, de l’esprit et du cœur ; quand l’éducation est
aussi parfaite que possible et donne à l’union conjugale toutes les
chances d’harmonie, de concorde et de bonheur ; quand le divorce est
permis et facile ; quand tous les individus sont également mariés ; quand
l’existence des enfants est assurée sans que l’excès de l’amour paternel
ou maternel puisse jamais chercher à leur faire une position privilégiée
en leur sacrifiant les autres enfants ; alors le Mariage et la Famille n’ont
pas le moindre inconvénient. — C’est aujourd’hui, c’est dans la vicieuse
Société d’aujourd’hui qu’on est souvent affligé de voir la misère et la
cupidité pousser une jeune et jolie fille pauvre à épouser un vieux
richard, laid et dégoûtant, ou un jeune et beau garçon épouser une vieille
opulente qui ne peut lui inspirer d’amour ; c’est aujourd’hui qu’on
n’épouse, généralement, que la dot, les écus, le coffre-fort ; c’est
aujourd’hui qu’on peut voir la jeunesse et la beauté attachées et liées par
le Mariage à un cadavre ; c’est aujourd’hui que ces hideuses unions
cimentées par l’or et l’argent, conseillées par l’ambition, ne peuvent
enfanter que des désordres, des scandales et des crimes ; c’est aujourd’hui
que tout dans la Société (l’oisiveté et le libertinage d’une masse
d’opulents, le célibat forcé d’une masse de prolétaires, le dégoût d’une
masse de jeunes époux unis à des vieilles, puis des milliers de lieux
publics et le chaos qui présentent à la débauche un asile et le mystère),
facilite la corruption, la séduction, la prostitution, le concubinage et
l’adultère, et jette nécessairement, inévitablement, tous les désordres
dans les ménages et dans les familles. Mais aucun de ces vices n’existe
plus dans l’organisation sociale de la Communauté, et par conséquent
aucune des accusations qu’on peut accumuler contre la Famille
d’aujourd’hui ne peut plus s’adresser à la Famille dans la Communauté.
Le système social actuel d’''inégalité'' vicie et empoisonne tout, le système
futur d’''égalité'' purifie et perfectionne tout ; et, dans la Famille, sous la
Communauté, nous ne voyons plus ''aucun'' inconvénient, ''aucun'', absolument
''aucun''. Nous croyons, au contraire, que la Famille, ainsi purifiée
et toujours perfectionnée par les Générations à venir, est la
combinaison et l’institution la plus conforme à l’ordre, à l’harmonie, à la<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/101
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Rafavannay
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text/x-wiki
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{|class=std
|facta||''feitė''||(faite) ;
|-
|ara(c)nea||''ara̩n̮ė''||(araignée) ;
|-
|rubea||''rùzė''||(rouge, f.) ;
|-
|coxa||''kuꞓė''||(cuisse), etc. ; (cf. Gau.,
|}{{SA|§ 95, Haef., II, p. 34).}}
Comme nous l’avons fait observer § 5, l’''ė'' après une sifflante sourde prend généralement le son ''ĕ́,'' ce qui doit être attribué à la paresse de la langue à se détacher suffisamment du palais pour produire ''ė'' :
{|class=std
|peccat||''petsĕ́''||(péche) ;
|-
|vacca||''atsĕ́''||(vache) ;
|-
|musca||''musĕ́''||(mouche) ; cf. ''feisĕ́''
|}{{SA|(la faux), ''reisĕ́'' (racine).}}
Un phénomène de même nature se remarque dans :
{|class=std
|aqua||''īwĕ́''||(eau) ;
|-
|gabea||''zḗwĕ́''||(cage).
|}
Si la palatale est relativement récente, l’'''a''' peut se maintenir :
{|class=std
|buccula||''bo̩kl̮a''||(boucle) ;
|-
|talea||''ta̩l̮a''||(taille) ;
|-
|cingula||''sẽl̮a''||(sangle) ;
|-
|feta||''fa̩ya''||(brebis) ;
|-
|seta||''ꞓa̩ya''||(soie) ;
|-
|creta||''kra̩ya''||(craie) ;
|-
|moneta||''munèya''||(monnaie) ont conservé
|}{{SA|l’'''a''' final, tandis que :}}
{|class=std
|mea||''mayė''||(ma) ;
|-
|via||''vayė''||(route) ;
|-
|facta||''feitė''||(faite) l’ont perdu.
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/66
104
4922020
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2026-06-16T12:23:17Z
JLTB34
21327
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki/>
Le soir, au lieu de s’attarder au salon, où un orchestre de choix donnait des concerts appréciés, ils se réunissaient dans l’un des appartements deux ou quatre, et, tout en dégustant un thé parfumé, ils rédigeaient le journal de leurs impressions de touristes.
La collaboration ''littéraire'' les accrocha littéralement l’un à l’autre.
Ils ne se quittaient plus, sauf le soir, fort tard, pour aller dormir, et puis encore quelques minutes le matin.
À ce moment de la journée, l’ingénieur August se rendait à la machinerie, se livrait à des calculs sur la distance parcourue par le ''Cyclopic'', sur la consommation en combustible, et toujours il revenait ravi.
Son appareil donnait des résultats plus beaux qu’il ne l’avait espéré.
Les mécaniciens, le capitaine, le déclaraient à qui voulait l’entendre, si bien qu’il n’eût tenu qu’au jeune savant de devenir l’idole admirée de tous les passagers.
Était-ce fierté, modestie ou antipathie pour les succès mondains, August s’était dérobé aux ovations, avait découragé les avances.
Trois êtres seuls, en dehors de James, avaient réussi à entrer dans son intimité.
C’était une fillette du nom de Jane, gentille bambine blonde de trois ans environ, dont la maman ne quittait guère sa cabine, remplacée auprès de la mignonne par la nurse Lunny et les dévoués gamins Stepan et Sefra.
Ni August, ni son ami James ne soupçonnaient que leurs relations, avec ce groupe juvénile, étaient purement et simplement le fait de la volonté de Sefra.
Voici comment se fit la chose. {{Mrs}}. Herbilt quittait rarement sa cabine, ce dont la jeune compagne de Stepan s’étonna bientôt en ces termes :
— Dis donc, Stepan.
— Tu désires ?
— Un renseignement.
Lorsque nous écoutions le mauvais Slane, à la ferme d’Oakland, n’avons-nous pas entendu dire que les bandits devaient substituer un certain Williams, fils de Tom, au fils de {{Mrs}}. Herbilt ?<noinclude>
<references/></noinclude>
739orvtacoxzfc3jjdeol7vgf1lviun
Page:Œuvres complètes de Fénelon (1848-1852), tome 6.djvu/670
104
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Seudo
2609
Typo rapide
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>670
L’ODYSSÉE. LIVRE V.
ravant je remplisse les devoirs de l’hospitalité ?
Cependant elle met devant lui une table, qu’elle couvre d’ambrosie, et lui présente une
coupe remplie de nectar. Mercure prend de
cette nourriture immortelle, et lui parle ensuite
en ces termes : Déesse, vous me demandez
ce que je viens vous annoncer ; je vous Je
dirai sans déguisement, puisque vous me l’ordonnez
vous-même. Jupiter m’a envoyé dans
votre île malgré moi ; car qui prendrait plaisir
à parcourir une si vaste mer pour venir dans un
désert où il n’y a aucune ville, aucun homme
qui puisse faire des sacrifices aux dieux, et leur
offrir des. hécatombes ? Mais nul mortel, nul
dieu ne peut désobéir impunément au grand
fils de Saturne. Ce dieu sait que vous retenez
dans votre île le plus malheureux des héros qui
ont combattu neuf ans contre Troie, et qui, l’ayant prise la dixième année, s’embarquèrent
pour retourner dans leur patrie.
Ils offensèrent Pallas, qui souleva contre eux
les vents et les flots ; presque tous ont péri : la
tempête jeta Ulysse sur ces rivages. Jupiter
vous commande de le renvoyer au plus tôt, car sa destinée n’est pas de mourir loin de ce
qu’il aime : il doit revoir sa chère patrie, et le
temps marqué par les dieux est arrivé.
Calypso frémit de douleur et de dépit à ces
paroles de Mercure, et s’écria : Dieux de l’Olympe, dieux injustes et jaloux du bonheur des
déesses qui habitent la terre, vous ne pouvez
souffrir qu’elles aiment les mortels, ni qu’elles
s’unissent à eux ! Ainsi, lorsque l’Aurore aima
le jeune Orion, votre colère ne fut apaisée
qu’après que Diane l’eut percé de ses traits dans
l’île’ d’Ortygie. Ainsi, quand Cérès céda à sa
passion pour le sage Jasion, Jupiter, qui ne
l’ignora pas, écrasa de son tonnerre ce malheureux
prince. Ainsi, ô dieux, m’enviez-vous
maintenant la compagnie d’un héros que j’ai
sauvé, lorsque seul il abandonna son vaisseau
brisé par la foudre au milieu de la mer. Tous
ses compagnons périrent ; le vent et les flots le
portèrent sur cette rive : je l’aimois, je le nourrissois ;
je voulois le rendre immortel. Mais Jupiter
sera obéi. Qu’Ulysse s’expose donc de
nouveau aux périls d’où je l’ai tiré, puisque le
ciel l’ordonne. Mais je n’ai ni vaisseau ni rameur
à lui fournir pour le conduire. Tout ce que je
puis faire, c’est, s’il veut me quitter, de lui
donner les conseils dont il a besoin pour arriver
heureusement à Ithaque. Renvoyez ce prince, répliqua le messager des dieux, et prévenez par
votre soumission la colère de Jupiter : vous savez
combien elle est funeste.
Il dit, et prend aussitôt son vol vers l’Olympe.
En même temps, la belle nymphe, pour exécuter l’ordre du maître des dieux, sort
de sa grotte et va chercher Ulysse. Il étoit sur le
bord de la mer ; ses yeux ne se séchoient point ;
le jour, il l’employoit à soupirer après son retour, qu’il ne pouvoit faire agréer à la déesse ;
les nuits, il les passoit malgré lui dans la grotte
de Calypso. Mais, depuis le lever du soleil
jusqu’à son coucher ; il regardoit sans cesse la
mer, assis sur quelque rocher qu’il inondoit de
ses larmes, et qu’il faisoit retentir de ses gémissemens.
Calypso l’aborde et lui dit : Malheureux
prince, ne vous affligez plus sur ce rivage ; ne
vous consumez plus en regrets ; je consens enfin
à votre départ. Préparez
-
vous, coupez des
arbres dans cette forêt voisine ; construisez-en
un vaisseau, afin qu’il vous porte sur les flots ;
j’y mettrai des provisions pour vous garantir de
la faim ; je vous donnerai des habits, et je ferai
souffler un vent favorable. Enfin, s’ils l’ont
résolu, ces dieux, ces dieux dont les lumières
sont bien au-dessus des miennes, tu reverras
fa patrie, et je ne m’y oppose plus.
O déesse, répondit Ulysse étonné et consterné
de ce changement, vous cachez d’autres
vues, et ce n’est pas mon départ que vous méditez, quand vous voulez que sur un vaisseau
frêle et fait à la hâte je m’expose sur cette
vaste mer. A peine, avec les meilleurs vents, de grands et forts navires pourroient-ils la traverser.
Je ne partirai donc pas, malgré vous ;
je ne puis m’y déterminer, à moins que vous
ne me promettiez, par des sermens redoutables
aux dieux mêmes, que vous ne formez aucun
mauvais dessein contre moi.
Calypso sourit ; elle le flatta de la main, l’appela par son nom, et lui dit : Votre prévoyance
est trop inquiète ; quel discours vous
venez de me tenir ! J’en appelle à témoin le
ciel, la terre, et les eaux du Styx par lesquelles
les dieux mêmes redoutent de jurer ; non, je
ne forme aucun mauvais dessein contre vous, et je vous donne les conseils que je me donnerois
à moi-même si j’étois à votre place : j’ai de
l’équité, cher Ulysse, et mon cœur n’est point
un cœur de fer ; il n’est que trop sensible, que
trop ouvert à la compassion.
Après avoir ainsi parlé, la déesse retourne
dans sa demeure : Ulysse la suit ; il entre avec
elle dans sa grotte, et se place sur le siége que
Mercure venoit de quitter. La nymphe lui fait
servir les mets dont tous les hommes se nourrissent ;
elle s’asseoit auprès de lui, et ses fem-<noinclude>
<references/></noinclude>
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15873681
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Seudo
2609
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<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>ravant je remplisse les devoirs de l’hospitalité ?
Cependant elle met devant lui une table, qu’elle couvre d’ambrosie, et lui présente une
coupe remplie de nectar. Mercure prend de
cette nourriture immortelle, et lui parle ensuite
en ces termes : Déesse, vous me demandez
ce que je viens vous annoncer ; je vous le
dirai sans déguisement, puisque vous me l’ordonnez
vous-même. Jupiter m’a envoyé dans
votre île malgré moi ; car qui prendroit plaisir
à parcourir une si vaste mer pour venir dans un
désert où il n’y a aucune ville, aucun homme
qui puisse faire des sacrifices aux dieux, et leur
offrir des hécatombes ? Mais nul mortel, nul
dieu ne peut désobéir impunément au grand
fils de Saturne. Ce dieu sait que vous retenez
dans votre île le plus malheureux des héros qui
ont combattu neuf ans contre Troie, et qui, l’ayant prise la dixième année, s’embarquèrent
pour retourner dans leur patrie.
Ils offensèrent Pallas, qui souleva contre eux
les vents et les flots ; presque tous ont péri : la
tempête jeta Ulysse sur ces rivages. Jupiter
vous commande de le renvoyer au plus tôt,
car sa destinée n’est pas de mourir loin de ce
qu’il aime : il doit revoir sa chère patrie, et le
temps marqué par les dieux est arrivé.
Calypso frémit de douleur et de dépit à ces
paroles de Mercure, et s’écria : Dieux de l’Olympe,
dieux injustes et jaloux du bonheur des
déesses qui habitent la terre, vous ne pouvez
souffrir qu’elles aiment les mortels, ni qu’elles
s’unissent à eux ! Ainsi, lorsque l’Aurore aima
le jeune Orion, votre colère ne fut apaisée
qu’après que Diane l’eut percé de ses traits dans
l’île d’Ortygie. Ainsi, quand Cérès céda à sa
passion pour le sage Jasion, Jupiter, qui ne
l’ignora pas, écrasa de son tonnerre ce malheureux
prince. Ainsi, ô dieux, m’enviez-vous
maintenant la compagnie d’un héros que j’ai
sauvé, lorsque seul il abandonna son vaisseau
brisé par la foudre au milieu de la mer. Tous
ses compagnons périrent ; le vent et les flots le
portèrent sur cette rive : je l’aimois, je le nourrissois ;
je voulois le rendre immortel. Mais Jupiter
sera obéi. Qu’Ulysse s’expose donc de
nouveau aux périls d’où je l’ai tiré, puisque le
ciel l’ordonne. Mais je n’ai ni vaisseau ni rameur
à lui fournir pour le conduire. Tout ce que je
puis faire, c’est, s’il veut me quitter, de lui
donner les conseils dont il a besoin pour arriver
heureusement à Ithaque. Renvoyez ce prince, répliqua le messager des dieux, et prévenez par
votre soumission la colère de Jupiter : vous savez
combien elle est funeste.
Il dit, et prend aussitôt son vol vers l’Olympe.
En même temps, la belle nymphe,
pour exécuter l’ordre du maître des dieux, sort
de sa grotte et va chercher Ulysse. Il étoit sur le
bord de la mer ; ses yeux ne se séchoient point ;
le jour, il l’employoit à soupirer après son retour,
qu’il ne pouvoit faire agréer à la déesse ;
les nuits, il les passoit malgré lui dans la grotte
de Calypso. Mais, depuis le lever du soleil
jusqu’à son coucher, il regardoit sans cesse la
mer, assis sur quelque rocher qu’il inondoit de
ses larmes, et qu’il faisoit retentir de ses gémissemens.
Calypso l’aborde et lui dit : Malheureux
prince, ne vous affligez plus sur ce rivage ; ne
vous consumez plus en regrets ; je consens enfin
à votre départ. Préparez-vous, coupez des
arbres dans cette forêt voisine ; construisez-en
un vaisseau, afin qu’il vous porte sur les flots ;
j’y mettrai des provisions pour vous garantir de
la faim ; je vous donnerai des habits, et je ferai
souffler un vent favorable. Enfin, s’ils l’ont
résolu, ces dieux, ces dieux dont les lumières
sont bien au-dessus des miennes, tu reverras
ta patrie, et je ne m’y oppose plus.
Ô déesse, répondit Ulysse étonné et consterné
de ce changement, vous cachez d’autres
vues, et ce n’est pas mon départ que vous méditez,
quand vous voulez que sur un vaisseau
frêle et fait à la hâte je m’expose sur cette
vaste mer. À peine, avec les meilleurs vents,
de grands et forts navires pourroient-ils la traverser.
Je ne partirai donc pas, malgré vous ;
je ne puis m’y déterminer, à moins que vous
ne me promettiez, par des sermens redoutables
aux dieux mêmes, que vous ne formez aucun
mauvais dessein contre moi.
Calypso sourit ; elle le flatta de la main,
l’appela par son nom, et lui dit : Votre prévoyance
est trop inquiète ; quel discours vous
venez de me tenir ! J’en appelle à témoin le
ciel, la terre, et les eaux du Styx par lesquelles
les dieux mêmes redoutent de jurer ; non, je
ne forme aucun mauvais dessein contre vous,
et je vous donne les conseils que je me donnerois
à moi-même si j’étois à votre place : j’ai de
l’équité, cher Ulysse, et mon cœur n’est point
un cœur de fer ; il n’est que trop sensible, que
trop ouvert à la compassion.
Après avoir ainsi parlé, la déesse retourne
dans sa demeure : Ulysse la suit ; il entre avec
elle dans sa grotte, et se place sur le siége que
Mercure venoit de quitter. La nymphe lui fait
servir les mets dont tous les hommes se nourrissent ;
elle s’asseoit auprès de lui, et ses fem-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSEE. LIVRE V.
671
mes lui portent du nectar et de l’ambrosie.
Quand leur repas fut fini, Calypso, prenant
la parole
,
dit à ce prince : Illustre fils de Laërte,
sage et prudent Ulysse, c’en est donc fait ;
vous allez me quitter ; vous voulez retourner
dans votre patrie : quelle dureté ! quelle ingratitude !
N’importe, je vous souhaite toute sorte
de bonheur. Ah ! si vous saviez ce qui vous attend
de traverses et de maux avant que d’aborder
à Ithaque, vous en frémiriez ; vous prendriez
le parti de demeurer dans mon île ; vous
accepteriez l’immortalité que je vous offre ;
vous imposeriez silence à ce désir immodéré de
revoir votre Pénélope, après laquelle vous soupirez
jour et nuit. Lui serois-je donc inférieure
en esprit et en beauté ? Une mortelle pourrait-elle
l’emporter sur une déesse ?
Ma tendre compagne ne vous dispute aucun
de vos avantages, grande nymphe ; elle est en
tout bien au-dessous de vous, car elle n’est
qu’une simple mortelle. Mais souffrez que je le
répète, et ne vous en fâchez pas ; je brûle du
désir de la revoir ; je soupire sans cesse après
mon retour. Si quelque divinité me traverse et
me persécute dans mon trajet, je le supporterai ;
ma patience a déjà été bien éprouvée : ce seront
de nouveaux malheurs ajoutés à tous ceux que
j’ai endurés sur l’onde et dans la guerre.
Il parla ainsi ; le soleil se coucha ; d’épaisses
ténèbres couvrirent la terre. Calypso et Ulysse
se retirèrent au fond de leurs grottes, ils allèrent
oublier pour quelque temps leurs chagrins
et leurs inquiétudes dans les bras du
sommeil.
Dès que l’aurore vint dorer l’horizon
,
Ulysse
prit sa tunique et son manteau : la nymphe se
couvrit d’une robe d’une blancheur éblouissante,
et d’une finesse
,
d’une beauté merveilleuse ;
c’étoit l’ouvrage des Grâces : elle la
ceignit d’une ceinture d’or, mit un voile sur
sa tête, et songea à ce qui étoit nécessaire pour
le départ d’Ulysse.
Elle commença par lui donner une hache
grande, facile à manier, dont l’acier, à deux
tranchans, étoit attaché à un manche d’olivier
bien poli ; elle y ajouta une scie toute neuve,
et le conduisit à l’extrémité dé l’île, dans une
forêt de grands chênes et de beaux peupliers
,
tous bois légers, et propres à la construction
des vaisseaux. Quand elle lui eut montré les
plus grands et les meilleurs, elle se retira et
s’en retourna dans sa grotte. Ulysse se met a
l’ouvrage ; il coupe ,
il taille, il scie avec l’ardeur
et la joie que lui donnoit l’espérance d’un
prompt retour.
Il abattit vingt arbres en tout, les ébrancha
avec sa hache, les polit et les dressa. Cependant
la nymphe lui porta un instrument dont il fit
usage pour les percer et les assembler ; il les
emboîte ensuite, les joint et les affermit avec
des clous et des chevilles ; il donne à son vaisseau
la longueur
,
la largeur, la tournure
,
les
proportions que l’artisan le plus habile dans
cet art difficile auroit pu lui donner : il dresse
des bancs pour les rameurs, fait des rames,
élève un mât, taille un gouvernail, qu’il couvre
de morceaux de chêne pour le fortifier
contre l’impétuosité des vagues. Calypso revient
encore, faisant porter de la toile pour faire des
voiles. Ulysse y travaille avec beaucoup de soin
et de succès ; il les étend, les attache avec des
cordages dans son vaisseau
,
qu’il pousse à la
mer par de longues pièces de bois. Cet ouvrage
fut fini en quatre jours ; le cinquième
,
Calypso
le renvoya de son île
,
après lui avoir fait prendre
le bain : elle lui fit présent d’habits magnifiques
et bien parfumés, chargea son vaisseau
de vin
,
d’eau
,
de vivres et de toutes les provisions
dont il pouvoit avoir besoin, et lui envoya
un veut favorable. Ulysse, transporté de joie
,
étendit ses voiles, et prenant son gouvernail,
se met à conduire son vaisseau. Le sommeil ne
ferme point ses paupières ; et, les yeux toujours
ouverts, il contemploit attentivement les
Pléiades, le Bouvier qui se couche si tard, la
grande Ourse
,
qu’on appelle aussi le Chariot,
et qui tourne toujours sur son pôle ; il fixoit
surtout l’Orion
,
qui est la seule constellation
qui ne se baigne pas dans l’Océan
,
et tâchoit de
marcher constamment à sa gauche, comme le
lui avoit recommandé Calypso.
Il vogua ainsi pendant dix-sept jours : le
dix-huitième il découvrit les montagnes des
Phéaciens
,
qui se perdoient dans les nuages.
C’étoit son chemin le plus court, et cette terre
sembloit s’élever comme un promontoire au
milieu des flots.
Neptune, qui revenoit d’Ethiopie, du haut
des monts de Solyme aperçut Ulysse dans son
empire. Irrité de le voir voguer heureusement,
il branle la tête, et exhale sa fureur en ces
termes : Que vois-je ! les dieux ont-ils changé
pendant mon séjour en
Ethiopie ? sont-ils enfin
devenus favorables à Ulysse ? Il touche à la terre
des Phéaciens, et c’est là le terme des malheurs
qui le poursuivent ; mais
,
avant qu’il y
aborde, je jure qu’il sera accablé de douleurs
et de misères.
Aussitôt il assemble les nuages, il trouble la
mer, et de son trident il excite les tempêtes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Quand leur repas fut fini, Calypso, prenant
la parole, dit à ce prince : Illustre fils de Laërte,
sage et prudent Ulysse, c’en est donc fait ;
vous allez me quitter ; vous voulez retourner
dans votre patrie : quelle dureté ! quelle ingratitude !
N’importe, je vous souhaite toute sorte
de bonheur. Ah ! si vous saviez ce qui vous attend
de traverses et de maux avant que d’aborder
à Ithaque, vous en frémiriez ; vous prendriez
le parti de demeurer dans mon île ; vous
accepteriez l’immortalité que je vous offre ;
vous imposeriez silence à ce désir immodéré de
revoir votre Pénélope, après laquelle vous soupirez
jour et nuit. Lui serois-je donc inférieure
en esprit et en beauté ? Une mortelle pourrait-elle
l’emporter sur une déesse ?
Ma tendre compagne ne vous dispute aucun
de vos avantages, grande nymphe ; elle est en
tout bien au-dessous de vous, car elle n’est
qu’une simple mortelle. Mais souffrez que je le
répète, et ne vous en fâchez pas ; je brûle du
désir de la revoir ; je soupire sans cesse après
mon retour. Si quelque divinité me traverse et
me persécute dans mon trajet, je le supporterai ;
ma patience a déjà été bien éprouvée : ce seront
de nouveaux malheurs ajoutés à tous ceux que
j’ai endurés sur l’onde et dans la guerre.
Il parla ainsi ; le soleil se coucha ; d’épaisses
ténèbres couvrirent la terre. Calypso et Ulysse
se retirèrent au fond de leurs grottes, ils allèrent
oublier pour quelque temps leurs chagrins
et leurs inquiétudes dans les bras du
sommeil.
Dès que l’aurore vint dorer l’horizon, Ulysse
prit sa tunique et son manteau : la nymphe se
couvrit d’une robe d’une blancheur éblouissante,
et d’une finesse, d’une beauté merveilleuse ;
c’étoit l’ouvrage des Grâces : elle la
ceignit d’une ceinture d’or, mit un voile sur
sa tête, et songea à ce qui étoit nécessaire pour
le départ d’Ulysse.
Elle commença par lui donner une hache
grande, facile à manier, dont l’acier, à deux
tranchans, étoit attaché à un manche d’olivier
bien poli ; elle y ajouta une scie toute neuve,
et le conduisit à l’extrémité de l’île, dans une
forêt de grands chênes et de beaux peupliers,
tous bois légers, et propres à la construction
des vaisseaux. Quand elle lui eut montré les
plus grands et les meilleurs, elle se retira et
s’en retourna dans sa grotte. Ulysse se met a
l’ouvrage ; il coupe, il taille, il scie avec l’ardeur
et la joie que lui donnoit l’espérance d’un
prompt retour.
Il abattit vingt arbres en tout, les ébrancha
avec sa hache, les polit et les dressa. Cependant
la nymphe lui porta un instrument dont il fit
usage pour les percer et les assembler ; il les
emboîte ensuite, les joint et les affermit avec
des clous et des chevilles ; il donne à son vaisseau
la longueur, la largeur, la tournure, les
proportions que l’artisan le plus habile dans
cet art difficile auroit pu lui donner : il dresse
des bancs pour les rameurs, fait des rames,
élève un mât, taille un gouvernail, qu’il couvre
de morceaux de chêne pour le fortifier
contre l’impétuosité des vagues. Calypso revient
encore, faisant porter de la toile pour faire des
voiles. Ulysse y travaille avec beaucoup de soin
et de succès ; il les étend, les attache avec des
cordages dans son vaisseau, qu’il pousse à la
mer par de longues pièces de bois. Cet ouvrage
fut fini en quatre jours ; le cinquième, Calypso
le renvoya de son île, après lui avoir fait prendre
le bain : elle lui fit présent d’habits magnifiques
et bien parfumés, chargea son vaisseau
de vin, d’eau, de vivres et de toutes les provisions
dont il pouvoit avoir besoin, et lui envoya
un veut favorable. Ulysse, transporté de joie,
étendit ses voiles, et prenant son gouvernail,
se met à conduire son vaisseau. Le sommeil ne
ferme point ses paupières ; et, les yeux toujours
ouverts, il contemploit attentivement les
Pléiades, le Bouvier qui se couche si tard, la
grande Ourse, qu’on appelle aussi le Chariot,
et qui tourne toujours sur son pôle ; il fixoit
surtout l’Orion, qui est la seule constellation
qui ne se baigne pas dans l’Océan, et tâchoit de
marcher constamment à sa gauche, comme le
lui avoit recommandé Calypso.
Il vogua ainsi pendant dix-sept jours : le
dix-huitième il découvrit les montagnes des
Phéaciens, qui se perdoient dans les nuages.
C’étoit son chemin le plus court, et cette terre
sembloit s’élever comme un promontoire au
milieu des flots.
Neptune, qui revenoit d’Éthiopie, du haut
des monts de Solyme aperçut Ulysse dans son
empire. Irrité de le voir voguer heureusement,
il branle la tête, et exhale sa fureur en ces
termes : Que vois-je ! les dieux ont-ils changé
pendant mon séjour en Éthiopie ? sont-ils enfin
devenus favorables à Ulysse ? Il touche à la terre
des Phéaciens, et c’est là le terme des malheurs
qui le poursuivent ; mais, avant qu’il y
aborde, je jure qu’il sera accablé de douleurs
et de misères.
Aussitôt il assemble les nuages, il trouble la
mer, et de son trident il excite les tempêtes.<noinclude>
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L’ODYSSÉE LIVRE V.
La nuit se précipite du haut du ciel ; le vent
du midi, l’Aquilon, le Zéphir et Borée se déchaînent
et soulèvent des montagnes de flots.
Les genoux d’Ulysse se dérobent sous lui ; son
cœur s’abat ; et, d’une voix entrecoupée de
profonds soupirs, il s’écrie : Malheureux ! que
deviendrai-je ? Calypso avoit bien raison, je ne
le crains que trop, quand elle m’annonçoit
qu’avant que d’arriver à Ithaque je serais rassasié
de maux. Hélas ! sa prédiction s’accomplit.
De quels affreux nuages Jupiter a couvert la
surface des eaux ! Quelle agitation ! quel bouleversement !
les vents frémissent, tout me menace
d’une mort prochaine.
Heureux, et mille fois heureux les Grecs qui, pour la querelle des Atrides, sont morts en
combattant devant la superbe Ilion ! Dieux ! que
ne me fites-vous périr le jour que les Troyens, dans une de leurs sorties, et lorsque je gardois
le corps d’Achille, lancèrent tant de javelots
contre moi ! on m’aurait rendu les derniers
devoirs ; les Grecs auraient célébré ma gloire.
Falloit-il être réservé à mourir affreusement
enseveli sous les flots !
Il achevoit à peine ces mots, qu’une vague
épouvantable, s’élevant avec impétuosité, vint
fondre, et briser son vaisseau : il est renversé ;
le gouvernail lui échappe des mains, il tombe
loin de son navire ; un tourbillon formé de plusieurs
vents met en pièces le mât, les voiles, et fait tomber dans la mer les antennes et les
bancs des rameurs. Ulysse est long-temps retenu
sous les flots par l’effort de la vague qui
l’avoit precipité, et par la pesanteur de ses
habits, pénétrés de l’eau de la mer : il s’élève
enfin au-dessus de l’onde, rejetant celle qu’il
avoit avalée ; il en coule des ruisseaux de sa
fête et de ses cheveux. Mais, tout éperdu qu’il
est, il n’oublie point son vaisseau : il s’élance
au-dessus des vagues, il s’en approche, le saisit, s’y retire, et évite ainsi la mort qui l’environne.
La nacelle cependant est le jouet des
flots qui la poussent et la ballottent dans tous
les sens, comme le souffle impétueux de Borée
agite et disperse dans les campagnes les épines
coupées ; tantôt le vent d’Afrique l’envoie vers
l’Aquilon, tantôt le vent d’Orient la jette
contre le Zéphir.
Leucothée, fille de Cadmus, auparavant
mortelle, et jouissant alors des honneurs de la
divinité au fond de la mer, vit Ulysse : elle eut
pitié de ses maux ; et sortant du sein de l’onde, elle s’élève avec la rapidité d’un plongeon, va s’asseoir sur son vaisseau, et lui dit : Malheureux
prince, quel est donc le sujet de la
colère de Neptune contre vous ? il ne respire
que votre ruine. Vous ne périrez pas cependant.
Écoutez votre prudence ordinaire, suivez mes
conseils ; quittez vos habits, abandonnez votre
vaisseau, jetez-vous à la mer, et gagnez à la
nage le rivage des Phéaciens. Le destin vous y
fera trouver la fin de vos malheurs. Prenez
seulement cette écharpe immortelle, mettez-la
devant vous, et ne craignez rien ; vous ne périrez
point, vous aborderez sans accident chez
le peuple voisin. Mais dès que vous aurez touché
la terre, détachez mon écharpe, jetez-la
au loin dans la mer, et souvenez-vous en la
jetant de détourner la tête. La nymphe cesse
de parler, lui présente cette espèce de talisman, se plonge dans la mer orageuse, et se
dérobe aux yeux d’Ulysse. Ce héros se trouve
alors partagé et indécis sur le parti qu’il doit
prendre. N’est-ce pas, s’écrie-t -il en gémissant, n’est-ce pas un nouveau piége que me tend la
divinité qui m’ordonne de quitter mon vaisseau ?
Non, je ne puis me résoudre à lui obéir.
La terre où elle me promet un asile me paraît
dans un trop grand éloignement. Voici ce que
je vais faire, et ce qui me semble le plus sûr.
Je demeurerai sur mon vaisseau tant que les
planches en resteront unies ; et quand les efforts
des vagues les auront séparées, il sera
temps alors de me jeter à la nage. Je ne puis
rien imaginer de meilleur. Pendant qu’il s’entretient
dans ces tristes pensées, Neptune soulève
une vague pesante, terrible, et la lance
de toute sa force contre Ulysse. Comme un vent
impétueux dissipe un amas de paille, ainsi
furent dispersées les longues pièces du vaisseau.
Ulysse en saisit une, monte dessus, comme un
cavalier sur un cheval. Alors il se dépouillé des
habits que Calypso lui avoit donnés, s’enveloppe
de l’écharpe de Leucothée, et se met à nager.
Neptune l’aperçoit, branle la tête, et dit en
lui-même : Va, erre sur la mer, tu n’arriveras
pas sans peine chez ces heureux mortels que
Jupiter traite si bien ; je ne crois pas que tu
oublies si tôt ce que je t’ai fait souffrir.
En même temps le dieu marin pousse ses
chevaux et arrive à Aigues, ville orientale de
l’Eubée, où il avoit un temple magnifique.
Cependant Pallas, toujours occupée d’Ulysse
et de son. danger, enchaîne les vents et leur ordonne
de s’apaiser. Elle ne laisse en liberté
qu’un souffle léger de Borée, avec lequel elle
brise et aplanit les flots, jusqu’à ce que le héros
qu’elle protége eût échappe à la mort en abordant
chez les Phéaciens.
Pendant deux jours et deux nuits entières il<noinclude>
<references/></noinclude>
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du midi, l’Aquilon, le Zéphir et Borée se déchaînent
et soulèvent des montagnes de flots.
Les genoux d’Ulysse se dérobent sous lui ; son
cœur s’abat ; et, d’une voix entrecoupée de
profonds soupirs, il s’écrie : Malheureux ! que
deviendrai-je ? Calypso avoit bien raison, je ne
le crains que trop, quand elle m’annonçoit
qu’avant que d’arriver à Ithaque je serais rassasié
de maux. Hélas ! sa prédiction s’accomplit.
De quels affreux nuages Jupiter a couvert la
surface des eaux ! Quelle agitation ! quel bouleversement !
les vents frémissent, tout me menace
d’une mort prochaine.
Heureux, et mille fois heureux les Grecs qui,
pour la querelle des Atrides, sont morts en
combattant devant la superbe Ilion ! Dieux ! que
ne me fîtes-vous périr le jour que les Troyens,
dans une de leurs sorties, et lorsque je gardois
le corps d’Achille, lancèrent tant de javelots
contre moi ! on m’aurait rendu les derniers
devoirs ; les Grecs auraient célébré ma gloire.
Falloit-il être réservé à mourir affreusement
enseveli sous les flots !
Il achevoit à peine ces mots, qu’une vague
épouvantable, s’élevant avec impétuosité, vint
fondre, et briser son vaisseau : il est renversé ;
le gouvernail lui échappe des mains, il tombe
loin de son navire ; un tourbillon formé de plusieurs
vents met en pièces le mât, les voiles,
et fait tomber dans la mer les antennes et les
bancs des rameurs. Ulysse est long-temps retenu
sous les flots par l’effort de la vague qui
l’avoit precipité, et par la pesanteur de ses
habits, pénétrés de l’eau de la mer : il s’élève
enfin au-dessus de l’onde, rejetant celle qu’il
avoit avalée ; il en coule des ruisseaux de sa
tête et de ses cheveux. Mais, tout éperdu qu’il
est, il n’oublie point son vaisseau : il s’élance
au-dessus des vagues, il s’en approche, le saisit,
s’y retire, et évite ainsi la mort qui l’environne.
La nacelle cependant est le jouet des
flots qui la poussent et la ballottent dans tous
les sens, comme le souffle impétueux de Borée
agite et disperse dans les campagnes les épines
coupées ; tantôt le vent d’Afrique l’envoie vers
l’Aquilon, tantôt le vent d’Orient la jette
contre le Zéphir.
Leucothée, fille de Cadmus, auparavant
mortelle, et jouissant alors des honneurs de la
divinité au fond de la mer, vit Ulysse : elle eut
pitié de ses maux ; et sortant du sein de l’onde,
elle s’élève avec la rapidité d’un plongeon,
va s’asseoir sur son vaisseau, et lui dit : Malheureux
prince, quel est donc le sujet de la
colère de Neptune contre vous ? il ne respire
que votre ruine. Vous ne périrez pas cependant.
Écoutez votre prudence ordinaire, suivez mes
conseils ; quittez vos habits, abandonnez votre
vaisseau, jetez-vous à la mer, et gagnez à la
nage le rivage des Phéaciens. Le destin vous y
fera trouver la fin de vos malheurs. Prenez
seulement cette écharpe immortelle, mettez-la
devant vous, et ne craignez rien ; vous ne périrez
point, vous aborderez sans accident chez
le peuple voisin. Mais dès que vous aurez touché
la terre, détachez mon écharpe, jetez-la
au loin dans la mer, et souvenez-vous en la
jetant de détourner la tête. La nymphe cesse
de parler, lui présente cette espèce de talisman,
se plonge dans la mer orageuse, et se
dérobe aux yeux d’Ulysse. Ce héros se trouve
alors partagé et indécis sur le parti qu’il doit
prendre. N’est-ce pas, s’écrie-t-il en gémissant,
n’est-ce pas un nouveau piége que me tend la
divinité qui m’ordonne de quitter mon vaisseau ?
Non, je ne puis me résoudre à lui obéir.
La terre où elle me promet un asile me paraît
dans un trop grand éloignement. Voici ce que
je vais faire, et ce qui me semble le plus sûr.
Je demeurerai sur mon vaisseau tant que les
planches en resteront unies ; et quand les efforts
des vagues les auront séparées, il sera
temps alors de me jeter à la nage. Je ne puis
rien imaginer de meilleur. Pendant qu’il s’entretient
dans ces tristes pensées, Neptune soulève
une vague pesante, terrible, et la lance
de toute sa force contre Ulysse. Comme un vent
impétueux dissipe un amas de paille, ainsi
furent dispersées les longues pièces du vaisseau.
Ulysse en saisit une, monte dessus, comme un
cavalier sur un cheval. Alors il se dépouille des
habits que Calypso lui avoit donnés, s’enveloppe
de l’écharpe de Leucothée, et se met à nager.
Neptune l’aperçoit, branle la tête, et dit en
lui-même : Va, erre sur la mer, tu n’arriveras
pas sans peine chez ces heureux mortels que
Jupiter traite si bien ; je ne crois pas que tu
oublies si tôt ce que je t’ai fait souffrir.
En même temps le dieu marin pousse ses
chevaux et arrive à Aigues, ville orientale de
l’Eubée, où il avoit un temple magnifique.
Cependant Pallas, toujours occupée d’Ulysse
et de son danger, enchaîne les vents et leur ordonne
de s’apaiser. Elle ne laisse en liberté
qu’un souffle léger de Borée, avec lequel elle
brise et aplanit les flots, jusqu’à ce que le héros
qu’elle protége eût échappé à la mort en abordant
chez les Phéaciens.
Pendant deux jours et deux nuits entières il<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSEE. LIVRE V.
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fut encore dans la crainte de périr et toujours
ballotté sur les eaux. Mais quand l’aurore eut
fait naître le troisième jour, les vents cessèrent, le calme revint, el Ulysse, soulevé par une
vague, découvrait la terre assez près de lui.
Telle qu’est la joie que sentent des enfants qui
voient revenir la santé à un père abattu par une
maladie qui le mettoit aux abois, et dont un
dieu ennemi l’avoit affligé ; telle fut la joie
d’Ulysse quand il aperçut la terre et des forêts.
Il nage avec une nouvelle ardeur pour gagner
le rivage. Mais lorsqu’il n’en fut éloigné que
de la portée de la voix, il entendit un bruit
affreux : Les vagues qui venoient avec violence
se briser contre les rochers mugissoient horriblement, et les couvraient d’écume. Il ne voit
ni port, ni asile ; les bords sont escarpés, hérissés
de pointes de rochers, semés d’écueils.
A celte vue, Ulysse succombe presque, et dit
en gémissant : Hélas ! je n’espérais plus voir la
terre ; Jupiter m’accorde de l’entrevoir, je traverse
la mer pour y arriver, je fais des efforts
incroyables, je la touche, et je n’aperçois aucune
issue pour sortir de ces abîmes. Ce rivage
est bordé de pierres pointues, la mer les frappe
en mugissant ; une chaîne de rochers forme une
barrière insurmontable, et la mer est si profonde
que je ne puis me tenir sur mes pieds et
respirer un moment. Si j’avance, je crains
qu’une vague ne me jette contre une roche
pointue, et que mes efforts ne me deviennent
funestes. Si je nage encore pour chercher quelque
port, j’appréhende qu’un tourbillon ne me
repousse au milieu des flots, et qu’un dieu
n’excite contre moi quelques-uns des monstres
qu’Amphitrite nourrit dans son sein ; car je
n’ai que trop appris jusqu’où va le courroux de
Neptune contre moi.
Dans le moment que ces pensées l’occupent
et l’agitent, une vague le porte violemment
contre le rivage hérissé de rochers. Son corps
eût été déchiré, ses os brisés, si Minerve ne
lui eût inspiré de se prendre au rocher et de le
saisir avec les deux mains. Il s’y tint ferme jusqu’à
ce que. le flot fut passé, et se déroba ainsi
à sa fureur : la vague en revenant le reprit et
le reporta au loin dans la mer. Comme lorsqu’un
polype s’est collé à une roche, on ne saurait
l’en arracher sans écorner la roche même ;
ainsi les mains d’Ulysse ne purent être détachées
du rocher auquel il se tenoit, sans être déchirées
et ensanglantées. Il fut quelque temps caché
sous les ondes ; et ce malheureux prince y
auroit trouvé son tombeau, si Minerve ne l’eût
encore soutenu et encouragé. Dès qu’il fut revenu
au-dessus de l’eau, il se mit à nager avec
précaution, et chercha, sans trop s’approcher
et sans trop s’éloigner du rivage, s’il ne trouverait
pas un endroit commode pour y aborder. Il
arrive ainsi, presque en louvoyant, à l’embouchure
d’un fleuve, et trouve enfin une plage
unie, douce, et à l’abri des vents. Il reconnut
le courant, et adressa cette prière au dieu du
fleuve : Soyez-moi propice, grand dieu dont
j’ignore le nom : j’entre pour la première fois
dans votre domaine, j’y viens chercher un asile
contre la colère de Neptune. Mon état est digue
de compassion, il est fait pour toucher le cœur
d’une divinité. J’embrasse vos genoux, j’implore
votre secours ; exaucez’ un malheureux
qui vous tend les bras avec confiance, et qui
n’oubliera jamais la protection que vous lui
aurez accordée.
Il dit, et le dieu du fleuve modéra son cours, retint ses ondes, répandit une sorte de calme et
de sérénité tout autour d’Ulysse, le sauva enfin
en le recevant dans son embouchure, dans un
lieu qui étoit à sec. Ulysse n’y est pas plus tôt, que les genoux, les bras lui manquent ; son
cœur étoit suffoqué par les eaux de la mer, il
avoit tout le corps enflé, l’eau sortoit de toutes
ses parties ; sans voix, sans respiration, il étoit
près de succomber à tant de fatigues. Revenu
cependant de cette défaillance, il détache l’écharpe
de Leucothée, la jette dans le fleuve
:
le courant l’emporte, et la déesse s’en empare
promptement. Ulysse alors sort de l’eau, s’asseoit
sur les joncs qui la bordent, baise la terre, et soupire en disant : Que vais-je devenir, et
que va-t-il encore m’arriver ? Si je passe la nuit
près du fleuve, le froid et l’humidité achèveront
de me faire mourir, tant est grande la foiblesse
où je suis réduit. Non, je ne résisterai
pas aux atteintes de ce vent froid et piquant qui
s’élève le matin sur les bords des rivières. Si je
gagne cette colline, si j’entre dans l’épaisseur
du bois, et que je me couche sur les broussailles, quand je serai à l’abri du froid et qu’un
doux sommeil aura fermé mes yeux, je crains
de devenir la proie des hôtes sauvages de la
forêt. Ulysse se relira cependant après avoir
bien délibéré, et prit le chemin du bois qui
étoit le plus près du fleuve : il y trouve deux
oliviers qui semblaient sortir de la même racine ;
ni le souffle des vents, ni les rayons du
soleil, ni la pluie ne les avoient jamais pénétrés, tant ils étoient épais et entrelacés l’un
dans l’autre. Ulysse profite de cette retraite
tranquille, se cache sous leurs branches, se
fait un lit de feuilles, et il y en avoit assez
FÉNELON. TOME VI.
43<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Seudo" /></noinclude>fut encore dans la crainte de périr et toujours
ballotté sur les eaux. Mais quand l’aurore eut
fait naître le troisième jour, les vents cessèrent,
le calme revint, et Ulysse, soulevé par une
vague, découvrait la terre assez près de lui.
Telle qu’est la joie que sentent des enfants qui
voient revenir la santé à un père abattu par une
maladie qui le mettoit aux abois, et dont un
dieu ennemi l’avoit affligé ; telle fut la joie
d’Ulysse quand il aperçut la terre et des forêts.
Il nage avec une nouvelle ardeur pour gagner
le rivage. Mais lorsqu’il n’en fut éloigné que
de la portée de la voix, il entendit un bruit
affreux : Les vagues qui venoient avec violence
se briser contre les rochers mugissoient horriblement,
et les couvroient d’écume. Il ne voit
ni port, ni asile ; les bords sont escarpés, hérissés
de pointes de rochers, semés d’écueils.
À cette vue, Ulysse succombe presque, et dit
en gémissant : Hélas ! je n’espérois plus voir la
terre ; Jupiter m’accorde de l’entrevoir, je traverse
la mer pour y arriver, je fais des efforts
incroyables, je la touche, et je n’aperçois aucune
issue pour sortir de ces abîmes. Ce rivage
est bordé de pierres pointues, la mer les frappe
en mugissant ; une chaîne de rochers forme une
barrière insurmontable, et la mer est si profonde
que je ne puis me tenir sur mes pieds et
respirer un moment. Si j’avance, je crains
qu’une vague ne me jette contre une roche
pointue, et que mes efforts ne me deviennent
funestes. Si je nage encore pour chercher quelque
port, j’appréhende qu’un tourbillon ne me
repousse au milieu des flots, et qu’un dieu
n’excite contre moi quelques-uns des monstres
qu’Amphitrite nourrit dans son sein ; car je
n’ai que trop appris jusqu’où va le courroux de
Neptune contre moi.
Dans le moment que ces pensées l’occupent
et l’agitent, une vague le porte violemment
contre le rivage hérissé de rochers. Son corps
eût été déchiré, ses os brisés, si Minerve ne
lui eût inspiré de se prendre au rocher et de le
saisir avec les deux mains. Il s’y tint ferme jusqu’à
ce que le flot fut passé, et se déroba ainsi
à sa fureur : la vague en revenant le reprit et
le reporta au loin dans la mer. Comme lorsqu’un
polype s’est collé à une roche, on ne saurait
l’en arracher sans écorner la roche même ;
ainsi les mains d’Ulysse ne purent être détachées
du rocher auquel il se tenoit, sans être déchirées
et ensanglantées. Il fut quelque temps caché
sous les ondes ; et ce malheureux prince y
auroit trouvé son tombeau, si Minerve ne l’eût
encore soutenu et encouragé. Dès qu’il fut revenu
au-dessus de l’eau, il se mit à nager avec
précaution, et chercha, sans trop s’approcher
et sans trop s’éloigner du rivage, s’il ne trouverait
pas un endroit commode pour y aborder. Il
arrive ainsi, presque en louvoyant, à l’embouchure
d’un fleuve, et trouve enfin une plage
unie, douce, et à l’abri des vents. Il reconnut
le courant, et adressa cette prière au dieu du
fleuve : Soyez-moi propice, grand dieu dont
j’ignore le nom : j’entre pour la première fois
dans votre domaine, j’y viens chercher un asile
contre la colère de Neptune. Mon état est digne
de compassion, il est fait pour toucher le cœur
d’une divinité. J’embrasse vos genoux, j’implore
votre secours ; exaucez un malheureux
qui vous tend les bras avec confiance, et qui
n’oubliera jamais la protection que vous lui
aurez accordée.
Il dit, et le dieu du fleuve modéra son cours,
retint ses ondes, répandit une sorte de calme et
de sérénité tout autour d’Ulysse, le sauva enfin
en le recevant dans son embouchure, dans un
lieu qui étoit à sec. Ulysse n’y est pas plus tôt,
que les genoux, les bras lui manquent ; son
cœur étoit suffoqué par les eaux de la mer, il
avoit tout le corps enflé, l’eau sortoit de toutes
ses parties ; sans voix, sans respiration, il étoit
près de succomber à tant de fatigues. Revenu
cependant de cette défaillance, il détache l’écharpe
de Leucothée, la jette dans le fleuve :
le courant l’emporte, et la déesse s’en empare
promptement. Ulysse alors sort de l’eau, s’asseoit
sur les joncs qui la bordent, baise la terre,
et soupire en disant : Que vais-je devenir, et
que va-t-il encore m’arriver ? Si je passe la nuit
près du fleuve, le froid et l’humidité achèveront
de me faire mourir, tant est grande la foiblesse
où je suis réduit. Non, je ne résisterai
pas aux atteintes de ce vent froid et piquant qui
s’élève le matin sur les bords des rivières. Si je
gagne cette colline, si j’entre dans l’épaisseur
du bois, et que je me couche sur les broussailles,
quand je serai à l’abri du froid et qu’un
doux sommeil aura fermé mes yeux, je crains
de devenir la proie des hôtes sauvages de la
forêt. Ulysse se retira cependant après avoir
bien délibéré, et prit le chemin du bois qui
étoit le plus près du fleuve : il y trouve deux
oliviers qui sembloient sortir de la même racine ;
ni le souffle des vents, ni les rayons du
soleil, ni la pluie ne les avoient jamais pénétrés,
tant ils étoient épais et entrelacés l’un
dans l’autre. Ulysse profite de cette retraite
tranquille, se cache sous leurs branches, se
fait un lit de feuilles, et il y en avoit assez<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>674
L’ODYSSÉE. LIVRE VI.
pour couvrir deux ou trais hommes dans le
temps le plus rude de l’hiver. Charmé de cette
abondance, il se coucha au milieu de ces
feuilles, et ramassant celles des environs, il
s’en couvre pour se garantir des injures de
l’air : comme un homme qui habite une maison
écartée et loin de tout voisin, cache un
tison sous la cendre pour conserver la semence
du feu, de peur que, s’il venoit à lui
manquer, il ne pût en trouver ailleurs ; ainsi
Ulysse s’enveloppe de ce feuillage. Minerve répandit
un doux sommeil sur ses paupières, pour
le délasser de ses travaux, et lui faire oublier
ses infortunes, au moins pour quelques heures.
LIVRE VI.
PENDANT qu’Ulysse, accablé de sommeil et
de lassitude, repose tranquillement, la déessse
Minerve descend dans l’île des Phéaciens. Ils
habitoient auparavant les plaines de l’Hypérie
auprès des Cyclopes, hommes fiers et violens, qui abusoient de leurs forces et les incommodoient
beaucoup. Le divin Nausitboüs, lassé de
leurs violences, abandonnacette terre avec tout
son peuple, et, pour se soustraire à tant de
maux, vint s’établir dans Schérie, loin de cette
odieuse nation. Il construisit une ville, l’envi-
ronna de murailles, bâtit des maisons, éleva
des temples, partagea les terres, et après sa
mort laissa son trône et ses Etats à son fils
Alcinoüs, qui les gouvernoit alors paisiblement.
Ce fut dans son palais que se rendit Minerve, pour ménager le retour d’Ulysse. Elle s’approche
de l’appartement magnifique où reposoit
Nausicaa, fille du Roi, toute semblable aux
déesses en esprit et en beauté. Elle avoit auprès
d’elle deux femmes faites et belles comme les
Grâces. Elles étoient couchées aux deux côtés
qui soutenoient la porte. Minerve s’avance vers
la princesse comme un vent léger, sous la forme
de la fille de Dymante, si fameux par sa science
dans la marine. Cette jeune Phéacienne étoit
de l’âge de Nausicaa et sa compagne chérie.
Minerve, ayant son air et sa figure, lui parle
en ces termes : Que vous êtes négligente et
paresseuse, ma chère Nausicaa ! que vous avez
peu de soin de vos plus beaux habits ! le jour
de votre mariage approche, vous devez prendre
la plus brillante de vos robes, et donner les
autres à ceux qui vous accompagneront chez
votre futur époux.
Mettez donc ordre à tout, dépêchez-vous de
les laver, de les approprier : cet esprit d’arrangement
nous fait estimer des hommes et
comble de joie nos parens. Dès que l’aurore
sera levée, ne perdez pas de temps, allez laver
vos vêtemens : je vous accompagnerai, je vous
aiderai. Il faut mettre à cela beaucoup de diligence, car vous ne serez pas long-temps fille :
vous êtes recherchée des plus considérables
d’entre les Phéaciens ; et ils ne sont pas à dédaigner, puisqu’ils sont vos compatriotes, et, comme vous, d’une illustre origine. Allez dès
le matin, allez promptement trouver votre père, priez-le de vous faire préparer un char et des
mulets pour nous conduire, avec vos tuniques, vos voiles et vos manteaux ; les lavoirs sont
très-éloignés, et il ne seroit pas convenable que
nous y allassions à pied.
Après avoir ainsi parlé, Minerve disparut et
vola sur le haut de l’Olympe, où l’on dit qu’est
la demeure immortelle des dieux. Séjour toujours
tranquille, jamais les vents ne l’agitent, jamais les pluies ne le mouillent, jamais la
neige n’y tombe ; un air pur, serein, sans
nuage y règne, et une clarté brillante l’environne.
Là les immortels passent les jours dans
un bonheur inaltérable : là se retire la sage
Minerve.
L’aurore paraît, Nausicaa se réveille, elle
se rappelle son songe avec étonnement : elle
court pour en instruire son père et sa mère ; ils
étoient dans leur appartement. La Reine, assise
auprès du feu avec les femmes qui la servoient, travailloit à des étoffes de pourpre ; Alcinoüs
alloit sortir, accompagné des plus considérables
de la nation, pour se rendre à l’assemblée où
les Phéaciens l’avoient appelé. Nausicaa s’approche
du Roi son père et lui dit :
Mon père, ne me ferez-vous pas préparer
votre char ? Je veux aller porter les habits dont
j’ai le soin auprès du fleuve pour les y laver, car ils en ont grand besoin. Vous qui présidez
dans les assemblées, vous devez en avoir de
propres. Deux de vos fils sont mariés, mais il
y en a trois de très-jeunes qui ne le sont pas
encore ; ils veulent toujours des habits bien
lavés pour paraître avec plus d’éclat aux danses
et aux fêtes si ordinaires parmi nous. C’est moi
qui suis chargée de tout ce détail. La pudeur
ne lui permit pas de parler de son mariage.
Alcinoüs, qui pénétrait ses sentimens, lui répondit
avec bonté : Ma fille, je vous donne
mon char et mes mulets ; partez, mes gens
auront soin de tout préparer. Aussitôt il donne
ses ordres. On les exécute. Les uns tirent le
char, les autres y attellent les mulets. La prin-<noinclude>
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temps le plus rude de l’hiver. Charmé de cette
abondance, il se coucha au milieu de ces
feuilles, et ramassant celles des environs, il
s’en couvre pour se garantir des injures de
l’air : comme un homme qui habite une maison
écartée et loin de tout voisin, cache un
tison sous la cendre pour conserver la semence
du feu, de peur que, s’il venoit à lui
manquer, il ne pût en trouver ailleurs ; ainsi
Ulysse s’enveloppe de ce feuillage. Minerve répandit
un doux sommeil sur ses paupières, pour
le délasser de ses travaux, et lui faire oublier
ses infortunes, au moins pour quelques heures.
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de lassitude, repose tranquillement, la déessse
Minerve descend dans l’île des Phéaciens. Ils
habitoient auparavant les plaines de l’Hypérie
auprès des Cyclopes, hommes fiers et violens,
qui abusoient de leurs forces et les incommodoient
beaucoup. Le divin Nausithoüs, lassé de
leurs violences, abandonna cette terre avec tout
son peuple, et, pour se soustraire à tant de
maux, vint s’établir dans Schérie, loin de cette
odieuse nation. Il construisit une ville, l’environna
de murailles, bâtit des maisons, éleva
des temples, partagea les terres, et après sa
mort laissa son trône et ses États à son fils
Alcinoüs, qui les gouvernoit alors paisiblement.
Ce fut dans son palais que se rendit Minerve,
pour ménager le retour d’Ulysse. Elle s’approche
de l’appartement magnifique où reposoit
Nausicaa, fille du Roi, toute semblable aux
déesses en esprit et en beauté. Elle avoit auprès
d’elle deux femmes faites et belles comme les
Grâces. Elles étoient couchées aux deux côtés
qui soutenoient la porte. Minerve s’avance vers
la princesse comme un vent léger, sous la forme
de la fille de Dymante, si fameux par sa science
dans la marine. Cette jeune Phéacienne étoit
de l’âge de Nausicaa et sa compagne chérie.
Minerve, ayant son air et sa figure, lui parle
en ces termes : Que vous êtes négligente et
paresseuse, ma chère Nausicaa ! que vous avez
peu de soin de vos plus beaux habits ! le jour
de votre mariage approche, vous devez prendre
la plus brillante de vos robes, et donner les
autres à ceux qui vous accompagneront chez
votre futur époux.
Mettez donc ordre à tout, dépêchez-vous de
les laver, de les approprier : cet esprit d’arrangement
nous fait estimer des hommes et
comble de joie nos parens. Dès que l’aurore
sera levée, ne perdez pas de temps, allez laver
vos vêtemens : je vous accompagnerai, je vous
aiderai. Il faut mettre à cela beaucoup de diligence,
car vous ne serez pas long-temps fille :
vous êtes recherchée des plus considérables
d’entre les Phéaciens ; et ils ne sont pas à dédaigner,
puisqu’ils sont vos compatriotes, et,
comme vous, d’une illustre origine. Allez dès
le matin, allez promptement trouver votre père,
priez-le de vous faire préparer un char et des
mulets pour nous conduire, avec vos tuniques,
vos voiles et vos manteaux ; les lavoirs sont
très-éloignés, et il ne seroit pas convenable que
nous y allassions à pied.
Après avoir ainsi parlé, Minerve disparut et
vola sur le haut de l’Olympe, où l’on dit qu’est
la demeure immortelle des dieux. Séjour toujours
tranquille, jamais les vents ne l’agitent,
jamais les pluies ne le mouillent, jamais la
neige n’y tombe ; un air pur, serein, sans
nuage y règne, et une clarté brillante l’environne.
Là les immortels passent les jours dans
un bonheur inaltérable : là se retire la sage
Minerve.
L’aurore paroît, Nausicaa se réveille, elle
se rappelle son songe avec étonnement : elle
court pour en instruire son père et sa mère ; ils
étoient dans leur appartement. La Reine, assise
auprès du feu avec les femmes qui la servoient,
travailloit à des étoffes de pourpre ; Alcinoüs
alloit sortir, accompagné des plus considérables
de la nation, pour se rendre à l’assemblée où
les Phéaciens l’avoient appelé. Nausicaa s’approche
du Roi son père et lui dit :
Mon père, ne me ferez-vous pas préparer
votre char ? Je veux aller porter les habits dont
j’ai le soin auprès du fleuve pour les y laver,
car ils en ont grand besoin. Vous qui présidez
dans les assemblées, vous devez en avoir de
propres. Deux de vos fils sont mariés, mais il
y en a trois de très-jeunes qui ne le sont pas
encore ; ils veulent toujours des habits bien
lavés pour paraître avec plus d’éclat aux danses
et aux fêtes si ordinaires parmi nous. C’est moi
qui suis chargée de tout ce détail. La pudeur
ne lui permit pas de parler de son mariage.
Alcinoüs, qui pénétroit ses sentimens, lui répondit
avec bonté : Ma fille, je vous donne
mon char et mes mulets ; partez, mes gens
auront soin de tout préparer. Aussitôt il donne
ses ordres. On les exécute. Les uns tirent le
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE VI.
675
cesse arrive chargée de ses habits, et les arrange
dans la voiture. La Reine remplit une corbeille
de viandes, verse du vin dans une outre, range toutes les provisions, et quand sa fille
est montée sur le char, lui donne une bouteille
d’or pleine d’essences, pour se parfumer avec
ses femmes en sortant du bain.
Tout étant prêt, Nausicaa prend le fouet et
les rênes, pousse les mulets, qui s’avancent, et traînent, en hennissant, les vêtemens avec
la princesse et les filles qui l’accompagnoient.
Mais lorsqu’elles furent proche du fleuve, vers
l’endroit où étoient les lavoirs toujours pleins
d’une eau pure et claire comme le cristal, elles
dételèrent les mulets, les poussèrent dans les
frais et beaux herbages dont les bords du fleuve
étoient revêtus, prirent les habits, les portèrent
dans l’eau, et se mirent à les laver avec une
sorte d’émulation. Quand ils furent bien nettoyés, elles les étendirent avec ordre sur les
cailloux du rivage qui avoient été battus et
polis par les vagues de la mer. Elles se baignent
et se parfument ensuite, et dînent sur le bord
du fleuve. Le repas fini, Nausicaa et ses compagnes
quittent leurs écharpes pour jouer en se
poussant une balle les unes aux autres. Après
- c et exercice, la princesse se mit à chanter. Telle
qu’on voit Diane suivie de ses nymphes prendre
plaisir à poursuivre des cerfs et des sangliers
sur les hautes montagnes de Taygète ou d’Erymanthe, et combler de joie le cœur de Latone ;
car Diane s’élève de la tête entière au-dessus
de ses nymphes, et quoiqu’elles aient toutes
une excellente beauté, on la reconnoît sans
peine pour leur reine et leur déesse : ainsi brilloit
Nausicaa entre les filles qui l’accompagnoient.
Lorsque l’heure de s’en retourner fut
venue, on attela les mulets, on plia les robes, on les transporta sur le char, et Minerve songea
à éveiller Ulysse, afin qu’il vît la princesse, et
qu’elle le conduisît à la ville des Phéaciens.
Nausicaa prenant encore une balle, la pousse, pour s’amuser, à une de ses compagnes ; celleci
la manque, et la balle tombe dans le fleuve.
Toutes ces filles jettent alors un grand cri.
Ulysse s’éveille à ce bruit, se relève, et dit en
lui-même :
O
dieux ! dans quel pays suis-je donc ? chez
quels hommes ? sont-ils sauvages, cruels et injustes ?
ont-ils de l’humanité ? Des voix douces
et perçantes de jeunes filles viennent frapper
mes oreilles. Sont-ce les nymphes de ce fleuve, de ces montagnes, de ces étangs, que j’aurais
entendues ? Ne seroit-ce point des hommes qui
parlent dans ces environs ? Allons, il faut que
je m’en éclaircisse. En même temps il sort de
sa retraite, pénètre dans le bois, rompt une
branche chargée de feuilles, afin de s’en couvrir, et s’avance. Comme un lion nourri dans
les montagnes, qui se confie dans sa force et
brave les orages et les tempêtes ; ses yeux étincellent ;
il se jette sur les bœufs, sur les brebis, sur les cerfs de la campagne ; la faim le conduit
et l’entraîne, malgré le danger, jusque dans
les bergeries mêmes : tel Ulysse cède à la nécessité ;
et, quoique sans habits, il marche et se
présente à Nausicaa et à ses femmes. Comme il
étoit couvert de l’écume de la mer, il leur parut
un spectre affreux, et elles s’enfuirent vers les
endroits du rivage les plus propres à les cacher.
La seule fille d’Alcinoùs attend sans s’étonner :
Minerve avoit banni la crainte de son cœur, et
lui avoit inspiré une noble et courageuse fermeté.
Elle demeure donc tranquille. Ulysse ne
savoit s’il devoit se jeter aux pieds de la princesse, ou s’il devoit la supplier de loin de lui
montrer la ville et de lui donner des habits. Il
prit le dernier parti, de peur que s’il alloit
embrasser les genoux de Nausicaa, elle ne se
mît en colère. Il lui dit donc d’une manière
douce et insinuante :
Vous voyez un suppliant à vos pieds. Vous
êtes une déesse ou une mortelle. Si vous habitez
le ciel, je ne doute pas que vous ne soyez la
belle et modeste Diane ; car, par votre air, par
votre beauté, par votre taille, vous lui ressemblez.
Si vous êtes mortelle, ô trois fois heureux
ceux qui vous ont donné le jour ! ô trois fois
heureux vos frères ! vous êtes pour eux une
source de joie qui ne tarit point quand ils vous
voient danser et faire l’ornement des fêles. Mais
le plus heureux de tous les hommes sera celui
qui, après vous avoir comblée de présens, sera
préféré à ses rivaux, et aura l’avantage de vous
mener dans son palais. Mes yeux n’ont jamais
rien vu de mortel semblable à vous ; je suis
saisi d’admiration en vous regardant. Autrefois
dans l’île de Délos, près de l’autel d’Apollon, j’ai vu un jeune palmier qui s’élevoit majestueusement
comme vous ; car, dans un voyage
qui a été bien malheureux pour moi, j’ai passé
dans cette île avec une suite nombreuse ; à la
vue de cet arbre, je fus étonné, je n’avois jamais
vu s’élever de terre une plante semblable :
ainsi suis-je frappé à votre vue, ainsi je vous
admire et je crains d’embrasser vos genoux.
Vous voyez, hélas ! un homme accablé de
douleur et de tristesse. Hier j’abandonnai la
mer après avoir été vingt jours le jouet des tempêtes
et des vents : je revenois de l’île d’Ogygie ;<noinclude>
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L’ODYSSÉE. LIVRE VI.
une divinité m’a jeté sur ce rivage. Seroit-ce
pour me faire souffrir encore de la colère de
Neptune ? ne seroit-elle point apaisée ? ce dieu
me préparerait-il de nouveaux malheurs ?
O princesse, ayez compassion de moi ! Après
tant de maux, vous êtes la première personne
que j’ose implorer : je n’ai vu, je ne connois
aucun des hommes qui habitent cette contrée.
Enseignez-moi le chemin de la ville ; donnezmoi
un manteau pour me couvrir, car vous en
avez apporté ici plusieurs. Que les dieux exaucent
vos désirs, qu’ils vous donnent un mari
digne de vous, et une famille où règne la concorde.
Rien n’approche du bonheur d’un mari
et d’une femme qui vivent dans une étroite et
tendre union ; c’est le désespoir de leurs ennemis, c’est la joie de leurs amis, et c’est pour
eux une source de gloire et de paix.
Nausicaalui répondit : Malheureux étranger, votre ton et la sagesse que vous faites paroître, montrent aussi que vous n’êtes pas un homme
ordinaire. Jupiter, du haut de l’Olympe, distribue
les biens aux bons et aux médians comme
il le veut, et s’il vous afflige, il faut le supporter :
mais puisque vous êtes venu dans nos
contrées, vous ne manquerez ni d’habits, ni
de tous les secours qu’on doit donner à un
étranger persécuté par l’infortune. Je vous apprendrai
le chemin de notre ville, et le nom
de ceux qui l’habitent : ce sont les Phéaciens.
Alcinoüs mon père les gouverne avec une douce
et sage autorité.
Elle dit, et s’adressant aux femmes qui la
suivoient, elle leur crie : Revenez, chères
compagnes : pourquoi fuyez-vous à la vue de
cet étranger ? Le prenez-vous pour un ennemi ?
Non, non, il n’y a personne et il n’y en aura
jamais qui ose venir porter la guerre chez les
Phéaciens. Nous craignous les dieux, nous en
sommes aimés, nous habitons à l’extrémité du
monde, environnés de la mer, et séparés de
tout commerce avec les autres humains. La
tempête a jeté cet infortuné sur nos rives, nous
devons en prendre soin. Les pauvres et les
étrangers sont sous la protection spéciale de
Jupiter : quand on ne leur donnerait que peu, ce peu lui est toujours agréable. Venez donc, donnez-lui à manger, et menez-le se baignerdans
un endroit du fleuve où il soit à l’abri des vents.
A ces mots elles accourent ; et, pour obéir à
Nausicaa, elles conduisent Ulysse dans un lieu
commode, mettent auprès de lui une tunique
et un manteau, lui donnent de l’essence dans
une bouteille d’or, et lui disent de se laver
dans le fleuve.
Ulysse leur parla ainsi : Belles nymphes, tenez-vous un peu à l’écart, je vous en supplie, pendant que j’ôterai l’écume de la mer
qui me couvre, et que je me parfumerai ; il y
a long-temps que je n’ai pu me procurer cet
avantage : mais je ne me laverai pas devant
vous, j’aurais honte de paraître à vos yeux
dans l’état où je suis. Alors elles s’éloignent, et
vont rendre compte à Nausicaa de ce qui les
obligeoit à se retirer.
Cependant Ulysse se jette dans le fleuve, fait
tomber en se nettoyant les ordures qui s’étoient
attachées à ses cheveux
.
ainsi que l’écume qui
avoit couvert ses épaules et tout son corps ;
après s’être bien lavé, bien parfumé, il se revêt
des habits magnifiques que lui avoit donnés la
princesse. Minerve alors fait paraître sa taille
plus grande, donne de nouvelles grâces à ses
beaux cheveux, qui, semblables à des fleurs
d’hyacinthe, et tombant par gros anneaux, ombrageoient ses épaules.
De même qu’un habile artisan, instruit dans
son art par Minerve et par Vulcain, . versant
l’or autour de l’argent, en fait un chef-d’œuvre ;
ainsi Minerve répand sur toute sa personne la
noblesse et l’agrément. Il s’arrête fièrement sur
les bords du fleuve, puis s’avance tout rayonnant
de grâces et de beauté, Nausicaa, frappée à cette vue, s’adresse à
ses femmes, et leur dit : Non, ce n’est pas contre
la volonté des dieux que cet inconnu est
venu chez les heureux Phéaciens. D’abord son
air me sembloit affreux ; à cette heure il est
comparable aux immortels qui sont dans le ciel.
Plût aux dieux que le mari que Jupiter medestine
fût fait comme lui, qu’il voulût s’établir
dans cette région, et qu’il s’y trouvât heureux !
Dépêchez-vous, donnez à manger à cet étranger, il doit en avoir grand besoin. On obéit
promptement, on sert devant Ulysse des viandes
et du vin : il boit et mange avec l’avidité
d’un homme qui depuis long-temps n’avoit pris
de nourriture. Alors Nausicaa plie ses habits, les met sur le char, fait atteler ses mulets, monte sur le siége, et dit à Ulysse : Levez-vous, étranger, il est temps d’aller à la ville ; et je
vous ferai conduire dans le palais de mon père, vous y verrez les plus considérables des Phéaciens.
Vous me paroissez un homme sage, ne
vous écartez donc pas de ce que je vais vous
prescrire. Pendant que nous traverserons la
campagne, suivez-moi doucement avec mes
femmes. Je marcherai devant vous. La ville
n’est pas éloignée, elle est environnée de hautes
murailles ; un port magnifique s’étend des deux<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE VII.
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côtés, l’entrée en est étroite, les vaisseaux y
sont parfaitement à l’abri des vents. Près de la
place publique, autour du temple de Neptune, on voit des magasins de grandes pierres de taille, où les Phéaciens renferment tout ce qui est nécessaire
à l’armement de leur marine. Ils font
des cordages et polissent des rames : ils négligent
les flèches et les arcs, mais ils s’occupent
à construire des vaisseaux sur lesquels ils parcourentles
mers les plus éloignées. Quand nous
approcherons de nos murs, il faudra nous sé-
parer, car je crains leurs discours piquans, ils
aiment fort à médire ; afin que nul ne puisse
dire en nous rencontrant : Qui est cet homme
si beau et si bien fait, qui suit Nausicaa ? où
l’a—t—elle trouvé ? Il sera son mari. Nous n’avons
point de voisins ; il faut que ce soit quel-’
que étranger, qui, ayant été jeté sur nos bords
avec son vaisseau, a été si bien reçu d’elle. Ne
seroit-ce point un dieu descendu du ciel, qu’elle
prétend retenir toujours ? elle préfère sans doute
un tel mari qu’elle a rencontré en se promenant ;
car elle méprise sa nation, et refuse sa
main aux plus nobles des Phéaciens qui la recherchent.
Voilà ce qu’ils diraient ; et ce qui
me couvrirait de honte. En effet, je blâmerois
moi-même une fille qui tiendrait une pareille
conduite, et qui paraîtrait en public avec un
homme à l’insu de ses parens, et avant que son
mariage eût été célébré solennellement. Soyez
donc attentif à ce que je vous dis, afin que mon
père se presse de faciliter votre retour. Nous
trouverons sur notre chemin un bois de peupliers
consacré à Minerve. Il est arrosé d’une
fontaine et entouré d’une très-belle prairie. Là
sont les jardins de mon père, éloignés de la
ville de la distance d’où peut s’entendre la voix
d’un homme. Vous vous arrêterez en cet endroit, et vous y attendrez autant de temps qu’il
nous en faut pour nous rendre au palais. Quand
vous jugerez que nous y sommes arrivées, entrez
dans la ville, et demandez la maison d’Alcinoüs
mon père. Elle est facile à trouver, un
enfant vous y conduirait, car il n’y en a aucune
qui l’égale en apparence et en beauté. Mais lorsque
vous aurez passé la cour et gagné l’entrée
du palais, traversez vite tous les appartemens
jusqu’à ce que vous arriviez à celui de ma mère.
Vous la trouverez auprès d’un grand feu, ap-
puyée contre une colonne, et filant des laines
couleur de pourpre. Toutes ses esclaves sont à
ses côtés, ainsi que mon père, que vous verrez
assis sur un trône magnifique. Ne vous arrêtez
point à lui ; mais allez embrasser les genoux de
ma mère, afin d’obtenir par sa protection les
moyens les plus sûrs et les plus prompts de retourner
dans votre pays. Si elle vous reçoit favorablement, livrez-vous à la douce espérance de
revoir bientôt vos parens, vos amis et votre
patrie.
En finissant ces mots, Nausicaa pousse ses
mulets ; ils quittent à l’instant le rivage, ils
courent, et de leurs pieds touchent légèrement
la terre. Mais elle ménage les coups et conduit
ses coursiers de manière qu’Ulysse et ses femmes
puissent la suivre à pied. Le soleil se couche.
Ulysse entre dans le bois, il s’y asseoit, et
fait cette prière à la fille de Jupiter : Déesse invincible, exaucez-moi : vous ne m’avez point
écouté pendant que j’étois poursuivipar la colère
de Neptune ; soyez-moi aujourd’hui favorable ;
faites que je. sois bien reçu des Phéaciens ; faites
que j’excite leur compassion. Pallas l’exauça, mais elle ne lui apparut cependant pas. Elle redoutoit
le dieu de la mer, toujours irrité contre
Ulysse, toujours opposé à son retour dans ses
Etats.
LIVRE VII.
AINSI prioit Ulysse : cependant Nausicaa arrive
au palais de son père. Elle n’est pas plus
tôt entrée dans la cour, que ses frères, beaux
comme les immortels, s’empressent à l’entourer.
Les uns détellent les mulets, les autres
transportent ses habits. Elle monte dans son appartement, Euryméduse y allume du feu. Des
vaisseaux partis d’Epire avoient enlevé cette
vieille femme, et l’on en avoit fait présent à
Alcinoüs, parce qu’il commandoit aux Phéaciens, et que le peuple l’écoutoit comme un
oracle. Elle avoit élevé Nausicaa dans le palais
de son père : alors elle étoit occupée à lui faire
du feu, et à lui préparer à souper. Ulysse ne
tarde point à se mettre en route pour la ville :
Minerve répandit autour de lui un épais nuage, de peur que quelque Phéacien ne lui dît des
paroles de raillerie, ou ne lui fit des demandes
indiscrètes. Cette déesse, ayant pris la forme
d’une jeune fille qui tient une cruche à la main, s’approche de lui au moment où il entre dans
la ville. Ulysse la questionne en cette manière :
Ma fille, ne pourriez-vouspas me conduire chez
Alcinoüis, qui commande dans cette ville ? Je
suis étranger, je viens d’un pays fort éloigné, et je ne connois aucun des habitans de ce pays.
Je vous mènerai volontiersau palais d’Alcinoüs, lui répondit Minerve : nous logeons dans son<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’ODYSSÉE. LIVRE VII.
voisinage. Mais gardez le silence ; je vais marcher
la première : si
vous rencontrez quelqu’un, ne lui parlez point. Les Phéaciens reçoivent
assez mal les étrangers, ils aiment peu ceux qui
viennent des autres pays. Ils ont une grande
confiance dans leurs vaisseaux, avec lesquels
ils fendent les flots de la mer ; car Neptune leur
a donné des navires aussi légers que les airs et
que la pensée.
En finissant ces mots, Minerve s’avance la
première. Ulysse suit la déesse. Les Phéaciens
ne l’aperçoivent pas, quoiqu’il marche au mi-
lieu d’eux. C’est que la fille de Jupiter l’avoit
enveloppé d’un nuage qui le déroboit aux yeux.
Le roi d’Ithaque regardoit avec étonnement le
port, les vaisseaux, les places, la longueur et
la hauteur des murailles. Quand ils furent arrivés
tous deux à la demeure magnifique d’Alcinoüs, la déesse dit à Ulysse : Etranger, voilà
le palais où vous m’avez commandé de vous
mener. Vous y trouverez à table avec le Roi les
principaux des Phéaciens. Entrez sans crainte.
Un homme confiant réussit plus sûrement dans
tout ce qu’il entreprend. Vous vous adresserez
d’abord à la Reine : elle se nomme Areté, et
elle est de la même maison qu’Alcinoüs. Nausithoüs
étoit, comme vous le savez, fils de Neptune
et de Péribée, la plus belle de toutes les
femmes, et la plus jeune fille de cet Eurymédon
qui régna sur les superbes Géans. Il fit périr
tous ses sujets dans les guerres injustes et téméraires
qu’il entreprit ; il y périt lui-même.
Neptune, devenu amoureux de sa fille, en eut
Nausithoüs, qui fut roi des Phéaciens et père
de Rhexenor et d’Alcinoüs. Apollon tua Rhexenor
dans son palais. Il n’avoit qu’une fille
qui s’appeloit Areté, et c’est elle qu’Alcinoüs a
épousée ; Il l’honore tellement, que nulle femme
au monde n’est ainsi honorée de son mari. Ses
amis, ses enfans, les peuples, ont un grand
respect pour elle. On reçoit ses réponses, quand
elle marche dans la ville, comme on recevrait
celles d’une déesse. Elle a l’esprit excellent.
Tous les différens qui s’élèvent entre ses sujets, elle les termine avec sagesse ; si vous pouvez
vous la concilier et gagner son estime, espérez
de voir tous vos souhaits accomplis.
Minerve, ayant ainsi parlé, disparut, quitta
la Sehérie ; et prenant son vol vers les plaines
de Marathon, elle se rendit à Athènes et alla
visiter la célèbre cité d’Erechthée.
Ulysse entre alors dans le palais : il ne peut, en y entrant, se défendre des mouvemens de
surprise et de crainte qui l’agitoient. Toute la
maison d’Alcinoüs jetoit un éclat semblable à
celui que répand le soleil ou la lune. Les murs
étoient d’airain ; autour régnoit une corniche
d’azur ; une porte d’or fermoit le palais, elle
tournoit sur des gonds d’argent, et étoit appuyée
sur un seuil de cuivre. Le dessus étoit d’argent, et la corniche d’or. Aux deux côtés de la porte
on voyoit deux chiens d’argent de la main de
Vulcain : ils gardoient toujours le palais, n’étant
sujets ni à la mort ni à la vieillesse. Le long des
murailles il y avoit des siéges bien affermis, depuis la porte jusqu’aux coins : ils étoient garnis
de tapis délicatement faits par les femmes
d’Areté. Là étoient assis les plus considérables
des Phéaciens. Ils faisoient un superbe festin, et célébraient une fête qui revenoit tous les ans.
Sur de magnifiques piédestaux étoient des statues
d’or représentant de jeunes hommes debout
et tenant à la main des torches allumées pour
éclairer la table du festin. Il y avoit dans le
palais cinquante belles esclaves : les unes avec
une grosse pierre brisoientle froment, les autres
travailloient à faire des toiles. Elles étoient assises
à la suite l’une de l’autre, et l’on voyoit
leurs mains se remuer en même temps, comme
les branches des plus hauts peupliers quand ils
sont agités par les vents. Les étoffes qu’elles
travailloient étoient d’une finesse et d’un éclat
qu’on ne pouvoit se lasser d’admirer. L’huile, tant elles étoient serrées, auroit coulé dessus
sans les pénétrer. Car autant que les Phéaciens
surpassent les autres hommes dans l’art de conduire
un vaisseau léger sur la vaste mer, autant
leurs femmes excellent-elles dans les ouvrages
de tapisserie. Minerve les a remplies d’adresse
et d’iudustrie pour ces travaux.
De la cour on entre dans un grand jardin de
plusieurs arpens : une haie vive l’entoure et le
ferme de tous côtés. Il est planté de grands
arbres chargés de fruits délicieux. On y voit des
poiriers, des grenadiers, des orangers, des figuiers
d’une rare espèce, des oliviers toujours
verts : ils ne sont jamais sans fruits, ni en hiver, ni en été. Un doux zéphir entretient leur fraîcheur :
il fait croître les uns et donne aux autres
la dernière maturité. On voit des poires mûrir
quand d’autres poires sont passées, les figues
succèdent aux figues ; et l’orange, la grenade, à la grenade et à l’orange. Dans les mêmes vignes
il y en a une partie sèche qu’on couvre de
terre, une autre qui fleurit et qu’on découvre
pour être échaufféepar le soleil, une autre dont
on cueille les grappes, et une autre enfin dont
on presse le raisin ; on en voit qui commencent
à fleurir, et à côté on en voit qui sont remplies
de grains et d’un jus délicieux.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE VII.
679
Le jardin est terminé par un potager très-bien
cultivé, très-abondant en légumes de toutes
les saisons de l’année. Il y a deux fontaines :
l’une arrose tout le jardin en se partageant en
plusieurs canaux ; l’autre va se décharger à la
porte du palais, et communique les eaux à toute
la ville. Tels étoient les présens que les dieux
avoient faits à Alcinoüs.
Ulysse ne se lassoit point de les admirer.
Après avoir contemplé toutes ces beautés, il
pénètre dans le palais, et trouve les Phéaciens
armés de coupes et faisant des libations à Mercure ;
c’étoit les dernières du festin, et ils les
réservoient pour cette divinité, afin qu’elle leur
procurât le repos de la nuit qu’ils se disposoient
à goûter. Ulysse, toujours couvert du nuage
dont Minerve l’avoit enveloppé, s’avance sans
être aperçu. Il s’approche d’Areté et l’Alcinoüs, embrasse les genoux de la Reine : aussitôt l’air
obscur qui l’entouroit se dissipe. Les Phéaciens, étonnés de le voir tout-à -coup, demeurent dans
le silence ; ils le regardent avec surprise : et
Ulysse, tenant toujours les genoux de la Reine, lui parle en ces termes :
O Areté, ô fille du divin Rhexenor, après
avoir échappé aux maux les plus cruels, je
viens implorer votre secours, celui de votre
mari et de toute cette auguste assemblée. Que
les dieux vous donnent une vie heureuse ! Puissiez-vous
laisser à vos enfans les richesses de
vos palais et les honneurs que vous avez reçus
de vos peuples ! Je vous conjure de me faire revoir
bientôt ma patrie, car il y a long-temps
que je souffre, éloigné de tout ce que j’aime.
Ayant ainsi parlé, il se retira contre le foyer, se tenant assis sur la cendre proche du feu :
tout le monde se taisoit. Enfin le vieil Echénus, le plus sage des Phéaciens, et qui les surpassoit
tous en savoir et en éloquence, prit la parole
etdit :
Alcinoüs, il n’est point convenable de laisser
cet étranger couché sur la cendre. Les conviés
attendent vos ordres. Relevez-ledonc, et faitesle
asseoir sur un de ces sièges d’argent. Commandez
aux hérauts de verser du vin, afin que
nous fassions des libations au dieu qui lance la
foudre et qui accompagne les étrangers. Que la
maîtressede l’office lui serve une table couverte
des mets les plus exquis.
Alcinoüs n’eut pas plus tôt entendu ces paroles, qu’il alla prendre Ulysse par la main : il
le relève, il le place à ses côtés sur un siége magnifique
qu’il lui fit céder par son fils Laodamas qui
étoit assis près de lui, et qu’il aimoit plus que
tous ses
autres enfans. Une belle esclave verse de
l’eau d’une aiguière d’or sur un bassin d’argent, et donne à laver à Ulysse. Elle dresse ensuite
une table ; el une autre femme, qui avoit un air
vénérable, la couvre de ce qu’elle a de meilleur.
Ulysse en profite avec reconnoissance. Alcinoüs
prend alors la parole, et dit à un de ses hérauts :
Pontonoüs, remplissez une urne devin, et distribuez-le
à tous les convives, afin que nous
fassions des libations à Jupiter, le puissant protecteur
des étrangers et des supplians.
Il dit : Pontonoüs obéit. Les libations finies, et chacun des convives ayant bu autant qu’il
vouloit, Alcinoüs leur parla encore ainsi : Ecoutez-moi, chef des Phéaciens. Puisque le repas
est fini, vous pouvez, vous retirer, il en est
temps, et vous pouvez vous aller jeter dans les
bras de Morphée. Demain nous assemblerons
un plus grand nomble de vieillards, nous traiterons
notre nouvel hôte dans le palais, nous
offrirons des sacrifices aux dieux, et puis nous
songerons à son retour, afin que, délivré de
peines et d’afflictions, il ait la consolation et la
joie de voir, par notre secours, sa chère patrie, et qu’il y arrive, quelque éloignée qu’elle soit, sans éprouver rien de fâcheux dans le voyage.
Lorsqu’il sera chez lui, il attendra paisiblement
ce que la destinée et les Parques inexorables lui
ontpréparé dès le moment de sa naissance. Peutêtre
est-ce quelque dieu descendu du ciel qui
paraît sous la figure de cet étranger. Les dieux
se déguisent souvent ; ils viennent au milieu de
nous quand nous leur immolons des hécatombes ;
ils assistent alors à nos sacrifices, et mandent
avec nous comme s’ils étoient mortels.
Quelquefois on ne croit trouver qu’un voyageur, et les dieux se découvrent ; mais c’est quand
nous tâchons de leur ressemblerpar nos vertus, comme les Cyclopes se ressemblent tous par
leur injustice et par leur impiété.
Ulysse reprit aussitôt : Ayez d’autres sentimens, Alcinoüs : je ne suis en rien semblable
aux dieux, ni par
le corps, ni par l’esprit ; vous
ne voyez qu’un homme mortel persécuté par
les plus grandes et les plus déplorables infortunes.
Non, et vous en conviendriez si je vous
racontois les maux que j’ai endurés par l’ordre
des dieux ; non, personne n’a plus souffert que
celui qui réclame aujourd’hui votre bienfaisance.
Mais laissons ces tristes détails : permettez
que je satisfasse à la faim qui me dévore, quoique je sois noyé dans l’affliction. Il n’y a
point de nécessité plus impérieuseque ce besoin.
La tristessse, les pertes les plus désastreuses, les
malheurs les plus opiniâtres, rien ne fait oublier
de la satisfaire. Elle commande en ce mo-<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>680
L’ODYSSEE. LIVRE VII.
ment, et je cède à son pouvoir. Mais vous, princes hospitaliers, demain, dès que l’aurore
paraîtra, daignez me fournir les moyens de
retourner dans ma patrie. Quelques maux que
j’aie endurés, pourvu que je la voie encore, je
consens à perdre la vie.
Il dit, et tous les Phéaciens applaudirent, et
se promirent de seconder les désirs de cet étranger
qui venoit de parler avec tant de force et de
sagesse. Les libations étant donc faites, ils se
retirèrent pour aller goûter les douceurs du
sommeil. Ulysse demeura dans le palais ; Areté
et Alcinoüs ne le quittèrentpoint. Pendant qu’on
ôtoit les tables, la Reine le fixa plus attentivement ;
et ayant reconnu le manteau et les habits
dont il étoit revêtu, et qu’elle avoit faits elle-même
avec ses femmes, elle lui adressa la parole :
Etranger, permettez-moi, lui dit-elle, de vous demander qui vous êtes, d’où vous
venez, qui vous a donné ces habits. Ne m’avez-vous
pas dit que la tempête vous a jeté sur nos
rivages ?
Grande Reine, répondit le prudent Ulysse, il me seroit difficile de vous raconter les malheurs
sans nombre dont les dieux m’ont accablé, mais je vais répondre à ce que vous me
demandez. Très-loin d’ici, au milieu de la mer, il y a une grande île nommée Ogygie. Elle est
habitée par Calypso, fille d’Atlas. C’est une
puissante et redoutable déesse. Aucun dieu ni
aucun homme n’a de commerce avec elle. La
fortune ennemie me conduisit seul en ce lieu.
Jupiter, du feu de son tonnerre, avoit brûlé
mon vaisseau. Tous mes compagnons périrent
à mes yeux. Dans ce péril je saisis une planche
du débris de mon naufrage : neuf jours entiers
je fus, sans la quitter, le jouet des flots irrités ;
enfin le dixième, pendantl’obscurité de la nuit, les dieux me poussèrent sur les côtes d’Ogygie.
Calypso me reçut, me traita très-favorablement, m’offrit même de me rendre immortel et de me
garantir de la vieillesse. Mais ses offres ne me
touchèrent point. Je passai sept ans entiers auprès
d’elle, arrosant tous les jours de mes larmes
les habits que m’avoit donnés cette nymphe.
La huitième année, contre mon attente, elle me
pressa de partir : Jupiter avoit changé ses dispositions, et Mercure étoit venu lui signifier les
ordres du maître des dieux et des hommes.
Elle me renvoya sur un vaisseau, me fit beaucoup
de présens, me donna du vin, des viandes, des habits, et fit souffler un vent favorable. Je
voguai heureusement pendant dix-sept jours :
le dix-huitième, je découvrais déjà les noirs
sommets des montagnes de la Phéacie ; mon
cœur étoit transporté de joie. Hélas ! je n’étois
pas au terme de mes maux ; Neptune m’en préparait
de nouveaux. Pour me fermer le chemin
de ma patrie, il déchaîna les vents contre moi, il souleva les flots. Les vagues en courroux ne
me permirent pas long-temps de demeurer sur
mon frêle navire. Je l’invoquai en vain ; je remplissois
inutilement l’air de mes cris ; un tourbillon
brisa mon vaisseau, je tombai dans la
mer, les vagues me poussèrent contre le rivage.
Mais comme j’étois prêt à sortir de l’eau, un
flot me rejeta avec violence contre d’énormes
rochers. Je m’en éloignai ; et nageant encore, et à force de bras et d’adresse, j’arrivai à l’embouchure
du fleuve. Là je découvris une retraite
sure, commode et à l’abri des vents : je
gagnai la terre, où j’abordai presque sans vie.
J’y repris mes esprits ; et lorsque la nuit fut
venue, je m’éloignai du fleuve et me couchai
dans les broussailles. J’amassai desfeuilles pour
me couvrir, et un dieu versa un doux sommeil
sur mes paupières. Je dormis toute la nuit et la
plus grande partie du jour. Je ne me réveillai
que lorsque le soleil étoit lui-même presque au
moment de se coucher. J’aperçus alors les femmes
de la princesse votre fille qui jouoient ensemble :
elle paroissoit au milieu d’elles comme
une déesse. Je la conjurai de me secourir ; je la
trouvai pleine d’humanité. Devois-je m’attendre
à tant de générosité de la part d’une jeune
personne que je voyois par hasard et pour la
première fois ? on est d’ordinaire très-inconsidéré
à cet âge. Elle me fit donner des viandes, du vin, des habits, des parfums, et me fit laver
dans le fleuve. Voilà la vérité pure, et tout ce
que l’affliction qui me suffoque me permet de
vous apprendre.
Cher étranger, reprit Alcinoüs, je serais
encore plus content de ma fille, si elle vous
avoit conduit elle-même avec ses femmes. Ne le
devoit-elle pas, puisque c’étoit la première
personne que vous rencontriez et dont vous
imploriez le secours ? Grand roi, répond Ulysse, ne la blâmez pas. Elle m’avoit prié de la suivre :
c’est moi qui ne l’ai pas voulu, de peur qu’en
me voyant avec elle, vous ne désapprouvassiez
sa conduite. Des malheureux comme moi appréhendent
tout.
Etranger, dit Alcinoüs, je ne suis pas porté
à tant de défiance, et le parti de l’humanité me
paroit toujours le meilleur. Plût à Jupiter, à
Minerve et à Apollon, qu’étant tel que vous
paroissez, et ayant les mêmes sentimens que
vous m’inspirez, vous voulussiez épouser ma
fille et demeurer avec nous ! Je vous donnerais<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE VIII.
681
un beau palais et de grandes richesses, si vous
vouliez fixer ici votre séjour. Cependant ni moi
ni aucun de nos Phéaciens ne vous y retiendra
malgré vous. Le dieu de l’Olympe le désapprouverait.
Demain donc, sans différer, tout sera
prêt pour votre retour. Dormez en attendant, dormez avec sûreté. Mes nautonniers profileront
du temps le plus favorable pour vous ramener
dans votre patrie. Ils y réussiront, dussiez-vous
aller au-delà de l’Eubée, qui est, comme nous le savons, fort éloignée de nous.
Quelques-uns de nos pilotes y ont déjà pénétré
et conduit Rhadamanthe, lorsqu’il alla visiter
Titye, le fils de la Terre. Ils le menèrent, et, malgré cette longue distance, en revinrent le
même jour.
Vous connoîtrez vous-même de quelle bonté
sont nos vaisseaux, et avec quelle adresse nos
jeunes Phéaciensfrappent la mer de leurs rames.
Ainsi parla Alcinoüs. La joie se répandit dans
le cœur d’Ulysse, et, s’adressant à Jupiter, il
s’écria : O dieu, si Alcinoüs accomplit ce qu’il
promet, sa gloire sera immortelle, et moi je
reverrai ma patrie.
Vers la fin de ce doux et paisible entretien, Areté commanda à ses femmes de dresser un lit
sous le beau portique du palais, et de le garnir
de belles étoffes de pourpre, d’étendre dessus et
dessous des peaux et des couvertures très-fines.
Elles sortent aussitôt, tenant à la main des flambeaux
allumés ; et quand tout fut arrangé, elles
vinrent en avertir Ulysse. Il se retira, les suivit
sous le superbe portique, où tout étoit préparé
pour le recevoir.
Alcinoüs le quitte aussi, pour aller se reposer
auprès d’Areté, dans l’appartement le plus reculé
de son palais.
LIVRE VIII.
LORSQUE l’aurore parut, Alcinoüs et Ulysse
se levèrent, et tous deux ils sortirent pour se
rendre au lieu de l’assemblée qu’on devoit tenir
devant les vaisseaux. Quand ils y furent arrivés
avec les Phéaciens, on s’assit sur des siéges de
pierre bien polie.
Minerve prit alors la figure d’un des hérauts
d’Alcinoüs ; elle alla par la ville, et, pour disposer
le retour d’Ulysse, s’approchant des principaux
Phéaciens, elle leur disoit : Hâtez-vous, venez au conseil, écoutez-y les prières de cet
étranger qui arriva hier au palais du Roi : il a
long-temps erré sur les flots de la mer, et je
trouve qu’il ressemble aux immortels. Par ces
paroles, Minerve les excite et leur inspire de la
diligence et de l’intérêt. La place et les siéges
sont bientôt remplis : tout le monde regarde
avec étonnement le prudent fils de Laërte. Pallas
lui avoit donné une grâce toute divine ; elle
le faisoit paraître plus grand et plus fort, afin
que par sa taille et par son air il attirât l’estime
et l’attention des Phéaciens, et pour qu’il réussit
dans les jeux militaires qu’on devoit lui proposer
pour éprouver sa vigueur et son adresse.
Lorsque tout le monde fut placé, Alcinoüs
prit la parole et dit : Ecoutez-moi, chefs des
Phéaciens : je ne comtois point cet étranger ;
j’ignore d’où il est venu, et si c’est de l’orient
ou de l’occident ; il nous conjure de lui fournir
les secours et les moyens de retourner dans sa
patrie. Ne nous démentons point en cette occasion :
jamais nous n’avons fait soupirer longtemps
après leur retour aucun de ceux qui ont
abordé dans notre île. Qu’on mette donc en mer
un de nos meilleurs vaisseaux, et choisissons
promptement parmi le peuple cinquante-deux
jeunes gens des plus habiles à manier la rame ;
qu’ils préparenttout, et qu’ils viennent ensuite
dans mon palais pour y manger et se disposer
à partir : je fournirai foutes les provisions nécessaires.
Pour vous, qui êtes les plus considérables
des Phéaciens, venez m’aider à traiter honorablement
ce nouvel hôte. Que personne ne s’en
dispense, et qu’on appelle Démodocus, cet ex-
cellent musicien, qui a reçu du ciel une voix
si mélodieuse, et qui charme tous ceux qui l’entendent.
En finissant ces mots, le Roi se lève
et marche le premier ; les autres le suivent. Un
héraut va prendre Démodocus. Les cinquante-deux
hommes choisis se rendent aussitôt sur le
rivage, lancent à l’eau un excellent vaisseau, dressent le mât, y attachent des voiles, rangent
les rames, et les lient avec des nœuds de cuir.
Quand tout fut prêt, ils se rendirent au palais
d’Alcinoüs. Les portiques, les cours, les salles
furent bientôtremplis. Le Roi fit égorger douze
moutons, huit cochons et deux bœufs. On les
dépouilla, et le festin fut promptementpréparé.
Le héraut amène Démodocus : il étoit aveugle ;
mais les Muses, qui le chérissoient, lui avoient
donné une voix délicieuse. Pontonoüs le place
sur un siége d’argent, au milieu des conviés, et il l’appuie contre une colonne élevée, à laquelle
il attache sa lyre au-dessus de sa tête, en lui montrant comment il la pourrait prendre
au besoin. Il met devant lui une table, la couvre
de viandes, et pose dessus une coupe remplie<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’ODYSSÉE. LIVRE VIII.
de vin, afin que Démodocus pût boire quand il
voudroit. Les conviés profitent de la bonne chère ;
et quand ils furent rassasiés, les Muses inspirèrent
à leur favori de chanter les aventures et la
gloire des héros les plus célèbres. Il commença
par un événement qui avoit mérité l’attention
des dieux mêmes : c’est la querelle fameuse survenue
entre Achille et Ulysse dans le festin d’un
sacrifice sous le rempart de Troie. Agamemnon
paroissoit ravi que les chefs des Grecs fussent
divisés. Apollon le lui avoit prédit, lorsque, prévoyant les malheurs qui menaçoientla Grèce
et les Troyens, il se rendit dans le superbe
temple de Python, pour y consulter l’oracle.
Démodocus ravit de joie et d’admiration tous
les assistans. Ulysse, attendri, prit son manteau, l’approcha de son visage, et se cacha pour
que les Phéaciens ne le vissent pas répandre des
larmes. Dès que Démodocus cessoit de chanter, Ulysse essuyoit ses yeux, se découvrait le visage, prenoit une coupe et faisoit des libations
aux dieux immortels. Mais lorsque les Phéaciens, charmés d’entendre ce chantre divin, le
pressoient de recommencer, Ulysse recommençoit
aussi à répandre des larmes, et s’efforçoit
de les cacher. Aucun des conviés ne le remarqua, à l’exception d’Alcinoüs, qui avoit fait
asseoir son hôte à côté de lui. Les soupirs qui
lui échappoient l’avoient pénétré ; et pour les
faire cesser, s’adressant aux convives, il leur
dit : Je crois, chers Phéaciens, que vous ne
voulez plus manger, et que vous avez assez entendu
de musique, qui est cependant l’accompagnement
le plus agréable des festins. Sortons
donc de table ; montrons à cet étranger notre
adresse dans les jeux et les exercices, afin que, de retour dans sa patrie, il puisse raconter à ses
amis combien nous surpassons les autres nations
dans les combats du ceste, à la lutte, à la
course et à la danse.
Il se lève en même temps, il sort de son palais :
les Phéaciens le suivent. Pontonoüs suspend
à une colonne la lyre de Démodocus, le
prend par la main, le conduit hors de la salle
du festin, et le mène par le chemin que tenoient
les Phéaciens pour aller voir et admirer les
exercices qu’on venoit d’annoncer. Ils arrivèrent
dans une place immense, une foule innombrable
de peuple s’y étoit déjà rassemblée. Plusieurs
jeunes gens alertes et très-bien faits se
présentent pour disputer le prix.
C’étoient Acronée, Euryale, Élatrée, Nautès, Prumnès, Anchiale fils du constructeur Polynée ;
Cretmès, Pontès, Prorès, Thoon, Anabesinès, Amphiale, semblable au dieu terrible de
la guerre, et Naubolide. qui, après le prince
Laodamas, surpassoit tous les Phéaciens en
force et en beauté. Les trois fils d’Alcinoüs se
présentèrent aussi, Laodamas, Halius et le divin
Clylonée. Voilà ceux qui se levèrent pour la
course. On leur désigna la carrière qu’il falloit
parcourir. Ils partent tous en même temps, ils
volent, et font lever en courant des nuages de
poussière qui les dérobent presque aux yeux
des spectateurs. Mais Clytonée, plus agile
qu’eux, les devance, et les laisse tout aussi
loin derrière lui que de fortes mules traçant
des sillons dans un champ, laissent derrière
elles des bœufs pesans et tardifs.
Après la course, on vint aux pénibles exercices
de la lutte. Euryale obtint la palme. Amphiale
fit admirer à ses concurrens mêmes sa
grâce et sa légèreté à la danse ;
Élatrée rem-
porta le prix du disque, et Laodamas celui du
ceste.
Après ces premiers essais, Laodamas prit la
parole et leur dit : Mes amis, demandons à cet
étranger s’il ne s’est point appliqué à quelques-uns
de nos exercices. Il est très-bien fait ; ses
jambes, ses cuisses, ses mains, ses épaules marquent
une grande vigueur. Il ne manque point
de jeunesse, mais peut-être est-il affoibli par
les grandes fatigues qu’il a essuyées. Les travaux
de la mer sont, à ce que je pense, ce qui
épuise le plus un homme, quelque robuste
qu’il puisse être.
Vous avez raison, répond Euryale à Laodamas ;
j’approuve fort la pensée qui vous est
venue. Allez donc, et provoquez vous-même
votre hôte. A ces mois le brave fils d’Alcinoüs
s’élance au milieu de l’assemblée, et parle à
Ulysse en ces termes
.
Venez, généreux étran-
ger, et entrez en lice si vous savez quelques-uns
de nos jeux, et vous paraissez les savoir
tous. Pour moi, je ne vois rien de plus glorieux
pour un homme, que de réussir dans les
exercices du corps. Venez donc vous éprouver
contre nous. Eloignez la tristesse de votre esprit, votre départ ne sera pas longtemps différé, On a déjà lancé à l’eau le vaisseau qui doit vous
porter, et vos rameurs sont tout prêts.
Le prudent Ulysse lui répondit : Laodamas.
pourquoi vous moquez-vous de moi en me faisant
cette proposition ? Je suis bien plus occupé
de mes maux que de vos combats. Quel souvenir
amer et désolant que celui de tout ce que
j’ai souffert ! je ne parois ici que pour solliciter
le secours dont j’ai besoin pour m’en retourner.
Que le Roi, que le peuple exauce mes vœux, et je n’ai plus rien à désirer.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE VIII.
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Euryale réplique inconsidérément : Vous ne
vous êtes donc pas formé à ces combats établis
chez toutes les nations célèbres ? N’auriez-vous
passé votre vie qu’à courir les mers pour trafiquer
ou pour piller ? N’auriez-vous commandé
qu’à des matelots, et songé qu’à tenir registre
de provisions, de marchandises et de profits ?
Vous n’avez effectivement pas l’air et le ton
d’un athlète ou d’un guerrier.
Ulysse, le regardant avec des yeux pleins
d’indignation, lui dit : Jeune homme, vous
vous oubliez : quel propos vous osez tenir sans
me connoître ! Nous ne le voyons que trop, les
dieux partagent et divisent leurs faveurs. Il est
rare qu’on trouve rassemblés dans un seul
homme la bonne mine, le bon esprit et l’art de
bien parler. L’un manque de beauté, mais les
dieux l’en dédommagent par le talent de la
parole ; il se distingue et se fait admirer par
son éloquence ; il parle avec assurance ; il ne
lui échappe rien qui l’expose au repentir ; il
s’exprime avec une douceur et une modestie
qui entraînent et persuadent la multitude ; il
est l’oracle des assemblées, et, dès qu’il paraît, on le suit comme une divinité. Un autre a la
beauté des immortels, mais les grâces ne sont
pas répandues sur ses lèvres. N’en êtes-vous
pas une preuve ? Vous êtes parfaitement bien
fait. et je ne vois pas que les dieux mêmes
pourraient ajouter à vos avantages extérieurs.
Mais vous manquez de discrétion, vous parlez
légèrement, et je n’ai pu vous entendre sans
colère. Non, je ne suis point ce que vous pensez, et les exercices que vous estimez tant ne me
sont point étrangers. J’y excellois même dans
ma jeunesse. L’âge et les revers, les fatigues
de la mer et d’une longue guerre que j’ai soutenues, car il y a long-temps que le malheur
me poursuit, ont épuisé mes forces. Cependant, quelque affoibli que je sois, je veux entrer en
lice ; vos reproches m’ont vivement piqué ; ils
ont réveillé mon courage. II dit ; et s’avançant
brusquement, sans se débarrasser même de son
manteau, il prend un disque beaucoup plus
grand, plus épais et plus pesant que ceux dont
se servoient les Phéaciens : après lui avoir fait
faire plusieurs tours avec le bras, il le pousse
d’une main si forte que la pierre siffle en fendant
les airs, et que plusieurs Phéaciens tombèrent
étonnés de l’effort avec lequel elle fut
jetée. Le disque ainsi poussé passe de très-loin
les marques de ses rivaux. Minerve, sous la
figure d’un homme, désigne elle-même l’endroit
où le disque s’arrête, et s’écrie avec admiration
qu’un aveugle le distinguerait sans peine
en tâtonnant, tant il est éloigné de tous les autres.
Prenez courage, ajoute la déesse ; personne
ici n’ira aussi loin, personne ne pourra vous
surpasser. Ulysse est étonné et ravi de trouver
quelqu’un dans l’assemblée qui le favorise si
hautement. Il se radoucit, et dit aux Phéaciens
avec une modeste hardiesse : Que les plus
jeunes et les plus robustes d’entre vous atteignent
ce disque s’ils le peuvent ; je vais en lancer
un autre aussi pesant et beaucoup plus loin, à ce que j’espère. Pour ce qui est des autres
exercices, puisque vous m’avez défié, je consens
à éprouver mes forces contre le premier qui
osera me le disputer, soit au ceste, soit à la lutte
ou à la course ; je ne refuse personne excepté
Laodamas. Il est mon hôte ; et qui voudrait
combattre contre un prince dont il a été si humainement
traité ? il n’y a qu’un insensé, qui
pût se permettre de disputer le prix des jeux, dans un pays étranger, à celui même qui l’a
accueilli avec bonté
.
ce seroit la méconnoître
et agir contre ses propres intérêts. Mais poulies
autres braves Phéaciens, je ne refuse ni ne
dédaigne aucun de ceux qui voudront éprouver
mon adresse. Je puis dire que je n’en manque
pas à ces sortes de jeux. Je sais aussi me servir
de l’arc ; j’ai souvent frappé au milieu de mes
ennemis celui que je choisissois, quoiqu’il fût
environné de compagnons d’armes tenant leur
arc bandé contre moi. Le seul Philoctêteme surpassoit
quand nous nous exercions sous les murs
de Troie ; mais je crois l’emporter sur tous les
autres hommes qui sont aujourd’hui sur la terre
et qui se nourrissent des dons de Cérès. Je ne
prétends pas au reste m’égaler aux héros qui
existoient avant nous, tels qu’étoient Hercule
et Eurytus d’œchalie. Ils le cédoient à peine
aux dieux mêmes. Eurytus fut puni de cette
arrogante présomption, et ne parvint point à un
âge avancé ; car Apollon, irrité de ce qu’il avoit
eu l’audace de le défier, lui ôta la vie. Je lance
une pique plus loin qu’un autre ne darde une
flèche. Je craindrais seulement que quelqu’un
de vous ne me surpassât à la course, car je n’ai
plus de forces ; je les ai consumées à lutter pendant
plusieurs jours contre les flots et contre
la faim, après que mon vaisseau a été brisé par
la tempête.
Ainsi parla Ulysse : personne n’osa lui rien
répliquer. Le seul Alcinoüs, prenant la parole, lui dit : Cher étranger, rien de plus convenable
que ce que vous venez de dire. Nous ne vous
blâmons point ni de la sensibilité que vous témoignez
pour les reproches si déplacés d’Euryale, ni de la proposition que vous nous faites<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>684
L’ODYSSÉE. LIVRE VIII.
d’essayer vos forces et votre adresse contre nous.
Peut-on, sans être injuste, m’éconnoître votre
mérite et vos talens ? Mais écoutez-moi, je vous
en prie, afin qu’un jour, retiré dans vos Etats
et conversant à table avec votre femme, vos
enfans et les hôtes que vous y admettrez, vous
puissiez leur raconter ce que vous avez vu chez
les Phéaciens, la vie qu’ils mènent, leurs occupations, leurs amusemens, et les exercices dans
lesquels ils ont constamment excellé. Nous ne
sommes
pas les meilleurs lutteurs du monde, ni
ceux qui se servent le mieux du ceste ; mais nul
peuple ne court ni n’entend la navigation
comme nous. Nous aimons les festins, la musique
et la danse ; nous prenons plaisir à changer
souvent d’habits, à prendre le bain chaud ;
nous sommes jaloux de tout ce qui rend la vie
agréable et commode.
Allons donc, jeunes Phéaciens, vous surtout
qui vous distinguez dans la danse, montrez à
cet illustre étranger tout ce que vous savez, afin
qu’à son retour il apprenne aussi à ses amis
combien nous surpassons les autres peuples à
la course, à la danse, dans la musique et dans
l’art de conduire des vaisseaux. Que quelqu’un
aille promptement chercher la lyre de Démodocus, qu’on a laissée suspendue à une colonne
dans mon palais.
Ainsi parla le divin Alcinoüs : un héraut se
détache aussitôt pour aller prendre cet instrument.
Neuf juges furent choisis au sort pour
présider aux jeux et régler tout ce qui étoit nécessaire.
Ils se pressent de faire aplanir le lieu
où l’on devoit danser. Le héraut arrive ; il
donne la lyre à Démodocus, qui se place dans
le centre. Les jeunes gens se rangent autour de
lui ; ils commencent, ils frappent la terre de
leur pied léger. Ulysse les regarde en applaudissant
à l’agilité, à la justesse de leurs mouvemens.
Démodocus chantoit sur sa lyre les
amours de Mars et de Vénus, le début de celte
intrigue, les présens que le dieu de la guerre
fit à la déesse de la beauté, l’accueil qu’elle lui
fit. Phéhus en fut témoin, il en avertit Vulcain.
A cette nouvelle le dieu vole dans son atelier ;
il redresse son enclume, et, pour se venger, il
forge des filets qu’on ne pouvoit ni rompre ni
relâcher. Sa fureur contre Mars lui fait imaginer
cette espèce de piége. Quand il l’eut mis en état
de servir son ressentiment, il entre dans son
appartement, il l’entoure de ses liens indissobles :
ils étoient comme des fils de toiles d’araignée ;
nul homme, nul dieu même ne pouvoit
les apercevoir, tant le travail en étoit fin et délicat.
Vulcain, après avoir dressé le piége où
devoit se prendre les deux amans, annonça qu’il
partoit pour Lemnos, qu’il préfère à toutes les
autres contrées où on l’honore. Mars, qui l’épioit, crut légèrement qu’il s’absentoit, et court
aussitôt chez la belle Cythérée
Les mau-
vaises actions sont rarement impunies, s’écria
un des dieux présens à cette honteuse scène. La
lenteur a surpassé la vitesse : le tardif Vulcain
a attrapé Mars, le plus léger de tous les dieux...
Démodocus chantoit toutes ces aventures. Ulysse
et les Phéaciens étoient ravis de l’entendre. Alcinoüs
commanda à ses deux fils, Halius et
Laodamas, de danser seuls, car nul autre n’osoit
se mesurer à ces deux princes. Pour montrer
leur adresse, ils se saisissent d’abord d’un
ballon couleur de pourpre, brodé par les mains
habiles de Polybe. L’un d’eux, se pliant et se
renversant en arrière, le pousse jusqu’aux
nues ; l’autre le reprend en sautant, et le repousse
avant qu’il tombe à leurs pieds. Après
s’être ainsi essayés, ils se mirent à danser avec
une grâce et une justesse merveilleuses. Les
jeunes gens qui étoient debout autour de l’enceinte
battaient des mains, et tout retentissoit
de leurs applaudissemens. Alors Ulysse dit à
Alcinoüs : Vous aviez grande raison de me promettre
d’excellens danseurs : vous tenez bien
votre parole. Je ne puis vous exprimer le plaisir
qu’ils me font et l’admiration qu’ils me causent.
Alcinoüs parut touché de cet éloge ; et s’adressant
aux Phéaciens, il leur dit : Cet étranger
me semble un homme sage et d’une rare
prudence ; faisons-lui, selon l’usage pratiqué
pour les hôtes d’un grand mérite, faisons-lui
des présens convenables. Vous êtes ici douze
princes de la nation, qui la gouvernez sous moi
qui suis le treizième. Que chacun de nous lui
offre un manteau, une tunique bien lavée, et
un talent d’or. Apportons-les au plus vile, afin
que, touché de notre générosité, ce soir il se
mette à table avec plus de joie. J’exhorte aussi
Euryale à l’apaiser par des excuses et par des
présens, car il a manqué à la justice et aux
égards qu’il lui devoit.
Il dit : tous les princes approuventAlcinoüs, et chacun d’eux commande aussitôt à son héraut
d’aller prendre les présens. Euryale lui-même, s’adressant à Alcinoüs, promet de donner à
Ulysse la satisfaction qu’on exige. Il lui présente
une épée d’un acier très-fin, dont la poignée
est d’argent et le fourreau couvert d’un
ivoire merveilleusement travaillé. J’espère, dit-il à Ulysse, que vous ne trouverez pas cette
arme indigne de vous : acceptez-la, ô mon<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSEE. LIVRE VIII.
685
père ; et s’il m’est échappé quelques reproches
que vous ne méritez pas, que les vents les emportent, et qu’ils sortent pour toujours de votre
mémoire. Fassent les dieux que vous ayez bientôt
la consolation de revoir votre femme et votre
patrie ! N’y a-t-il pas assez long-temps que le
malheur vous persécute et vous tient éloigné
de tout ce qui vous aime ? Cher Euryale, re-
partit Ulysse, je prie les dieux de vous combler
de joie et de prospérité. Puissiez-vous ne sentir
jamais le besoin de cette épée ! Tout ce que
vous m’avez dit est réparé par le don magnifique
que vous me faites, et par les douces
paroles qui l’accompagnent. En achevant ces
mots, le roi d’Itaque met à son côté cette riche
épée. Le soleil alloit se coucher : les autres
présens arrivent, portés par des hérauts. On les
dépose aux pieds d’Alcinoüs ; ses enfans les
prennent et les portent eux-mêmes chez la
Reine. Le Roi marchoit à leur tête. Lorsqu’ils
furent arrivés dans l’appartement d’Areté, et
qu’on eut placé et fait asseoir les chefs des
Phéaciens, Alcinoüs dit à la Reine : Ma femme, faites apporter ici la plus belle de mes cassettes, mettez-y un beau manteau et une tunique neuve.
Ordonnez à vos esclaves de faire chauffer de
l’eau ; il faut faire baigner notre hôte, étaler ensuite
et ranger proprement nos présens. J’espère
que ce beaucoup d’œil lui donnera une joie secrète, et le préparera à goûter mieux le plaisir
de la table et de la musique. Pour moi, je le
prie d’accepter une belle coupe d’or, afin qu’il
se souvienne de moi, et qu’il fasse tous les
jours des libations à Jupiter et aux autres
dieux.
La Reine commande aussitôt à ses femmes de
mettre un trépied sur le feu : elles obéissent, portent un grand vaisseau d’airain, le remplissent
d’eau, mettent dessous beaucoup de bois. Dans
un moment la flamme s’élève et l’eau commence
à frémir.
Cependant Areté se fait apporter une belle
cassette pour Ulysse : elle y dépose les habits, l’or, tous les présens des Phéaciens ; elle y
ajoute pour elle-même une tunique et un manteau
magnifique. Quand tout fut rangé avec
beaucoup d’ordre, la Reine lui dit : Considérez
tout ce que cette cassette renferme, mettez-y
votre sceau, afin que dans le voyage on n’en
dérobe rien pendant que vous dormirez dans
votre vaisseau.
Le fils de Laërte, après avoir admiré tous
ces riches présens, après en avoir marqué sa
reconnoissance, baisse le couvercle de la cassette, et la scelle d’un nœud merveilleux dont
Circé lui avoit donné le secret. On l’avertit ensuite
d’entrer dans le bain ; il le trouve chaud :
il en paraît ravi, car il n’en avoit point usé
depuis qu’il était sorti de la grotte de Calypso.
Alcinoüs ne lui laisse rien à désirer, et après
que les femmes d’Areté l’ont fait baigner, après
qu’elles lui ont prodigué les parfums les plus
exquis, elles lui jettent de magnifiques habits.
Ulysse quille la salle des bains et se rend dans
celle des festins. Nausicaa, dont la beauté égaloit
celle des déesses mêmes, étoit à l’entrée de
la salle. Dès qu’elle aperçut Ulysse, elle fut
frappée d’étonnement, et lui dit : Etranger, je
vous salue. Quand vous serez arrivé dans votre
patrie, ne m’oubliez pas ; car je suis la première
qui vous ai secouru, et c’est à moi que
vous devez la vie.
Ulysse lui répondit : Belle Nausicaa, fille du
grand Alcinoüs, que Jupiter me conduise auprès
de ma femme et de mes amis, et je vous
promets de me souvenir sans cesse de vous, et
de vous adresser tous les jours des vœux comme
à une déesse lutélaire à qui je dois la vie et mon
bonheur.
Après ce remerciementfait à Nausicaa, Ulysse
s’asseoit auprès d’Alcinoüs. On sert les viandes
découpées, on mêle le vin dans les urnes : un
héraut amène par la main Démodocus ; il le
place au milieu des convives et contre une colonne
qui lui servoit d’appui. Alors le fils de
Laërte, s’adressant au héraut, prend la meilleure
partie du morceau qu’on lui avoit servi
par honneur, et le charge de le porter de sa
part à Démodocus. et de lui dire que la tristesse
qui flétrit son ame ne le rend point insensible
à ses chants divins. Les chantres comme
lui, ajoute Ulysse, doivent être chéris et honorés
de tous les hommes. Ce sont les Muses
qui les inspirent, et ils en sont les principaux
favoris.
Il dit, et le héraut s’acquitte de sa commission.
Démodocus est touché de celte attention.
Les convives se livrent au plaisir de la bonne
chère ; et quand l’abondance eut chassé la faim, Ulysse adresse la parole à Démodocus. Il n’y a
point d’hommes, lui dit-il, qui méritent plus
de louanges que vous. Vous êtes instruit par
les Muses, ou plutôt par Apollon lui-même.
Quand vous auriez été au siége de Troie, quand
du moins quelques-uns de ceux qui s’y sont le
plus distingués vous en auraient parlé, vous ne
pourriez pas chanter d’une manière plus touchante
les travaux des Grecs et tout ce qu’ils y
ont fait et souffert. Mais continuez, et racontez-nous, je vous prie, l’aventure du cheval de bois<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’ODYSSÉE. LIVRE VIII.
que construisit Epéus avec le secours de Minerve ;
de quelle manière Ulysse le fit conduire
dans la citadelle, après l’avoir rempli des guerriers
qui devoient saccager Ilion. Si vous réussissez
à nous dépeindre ce merveilleux stratagème, je publierai partout que c’est Apollon
qui vous a inspiré de si beaux chants.
Aussitôt Démodocus, saisi d’un divin enthousiasme, se met à chanter. Il commence au
moment que les Grecs mirent le feu à leurs
tentes, et firent semblant de se retirer sur leurs
vaisseaux. Ulysse, avec plusieurs des principaux
capitaines, étoit au milieu de la ville, caché
dans les flancs du cheval de bois, et les Troyens
ont l’imprudence de le traîner jusque dans la
citadelle. Après l’y avoir placé, ils délibèrent
autour de cette énorme machine, etilyeut
trois avis : les uns vouloient qu’on la mit en
pièces, les autres consentaient de la précipiter
du haut des remparts dans les fossés, et les troisièmes
de la conserver et de la consacrer aux
dieux pour les apaiser. Cet avis devoit prévaloir.
Le destin avoit résolu la ruine de Troie, puisqu’il avoit permis qu’on fit entrer dans son
enceinte ce colosse immense avec les guerriers
qui alloient y porter la désolation et la mort. Il
chante ensuite comment les Grecs, sortis des
flancs de ce cheval comme d’une vaste caverne, saccagèrent la ville ; il représente leurs plus
braves héros portant partout le fer et la flamme.
Il dépeint Ulysse semblable au dieu Mars, et
courant avec Ménélas au palais de Déiphobus ;
le combat furieux et long-tempsincertain qu’ils
y soutinrent, et la victoire qu’ils remportèrent
par le secours de Minerve. Ainsi chantoit Démodocus.
Ulysse fondoit en larmes, et son
visage en étoit couvert. L’attendrissement qu’il
éprouvoit n’était pas moins touchant que celui
d’une femme, qui, voyant tomber son mari
combattant pour sa patrie et pour ses concitoyens, sort éperdue, et se jette en gémissant
sur son corps expirant, le serre entre ses bras, et semble braver les ennemis cruels qui redoublent
leurs coups et préparent à cette infortunée
une dure servitude, une longue suite de misères
et de travaux. Uniquement occupée de sa perte
présente, elle ne déplore qu’elle, elle se lamente, elle ne songe qu’à sa douleur actuelle.
Ainsi pleurait Ulysse. Les Phéaciens ne s’en
aperçurent point : Alcinoüs, auprès de qui il
étoit, fut le seul qui vit couler ses pleurs et qui
entendit ses sanglots. Sensible à l’état où il lui
paroissoit, il pria les convives de trouver bon
qu’il fit cesser Démodocus. Ce qu’il chante, dit-il, ne fait pas la même impression de plaisir
sur-tous les assistait Depuis que nous sommes
à table, et que ce divin musicien’ s’accompagne
de la lyre, mon nouvel hôte n’a cessé de pleurer
et de gémir. Une profonde tristesse s’est emparée
de lui ; écartons ce qui peut la causer ;
que Démodocus suspende ses chants, et que cet
étranger partage gaiement avec nous le plaisir
que nous trouvons à le traiter. Cette fêle n’est
que pour lui ; c’est pour lui que nous équipons
un vaisseau ; c’est à lui que nous adressons des
présens : un étranger, un suppliant, doivent
être regardés comme frères par tout homme qui
a l’ame honnête et sensible. Mais, étranger, ne
refusez pas de répondre exactement à ce que je
vais vous demander. Apprenez-moi le nom que
votre père et votre mère vous ont donné, et
sous lequel vous êtes connu de vos voisins ; car
tout homme, que ! qu’il soit, en reçoit un en
naissant. Dites-nous quelle est votre patrie ;
quelle est la ville que vous habitez, afin que
nous vous y remenions sur nos vaisseaux qui
sont doués d’intelligence. Car il faut que vous
sachiez que les vaisseaux des Phéaciens n’ont
besoin ni de pilotes ni de gouvernail pour les
conduire : ils ont de la connoissance comme les
hommes, et savent les chemins des villes et de
tous les pays ; ils parcourent des plus longs espaces, toujours enveloppés d’épais nuages qui
les empêchent d’être découverts par les pirates
ou nos ennemis, et jamais il n’ont à craindre
ni les orages ni les écueils.
Je me souviens seulement d’avoir entendu
dire à mon père Nausithoüs, que Neptune
entrerait en colère contre nous, parce que nous
devions nous charger trop facilement de reconduire
tous les hommes, sans distinction, qui réclameroient notre secours, et qu’il nous
menaçoit qu’un jour, pour nous punir d’avoir
remené dans sa patrie un étranger qu’il n’aimoit
pas, il feroit périr notre vaisseau, et que
notre ville seroit écrasée par la chute d’une
montagne voisine. Voilà la prédiction de ce vénérable
vieillard. Les dieux peuvent l’accomplir
ou la laisser sans effet, selon leur volonté :
racontez-nous à présent, sans déguisement et
sans crainte, quelle tempête vous a fait perdre
votre route ; dans quelles contrées, dans quelles
villes vous avez été ; quels sont les peuples
que vous avez trouvés cruels, sauvages, injustes ;
quels sont ceux qui vous ont paru humains
et hospitaliers. Apprenez-nous pourquoi
vous pleurez et vous soupirez quand vous entendez
parler des Troyens et des Grecs. Les
dieux, qui permirent la chute de cette fameuse
ville, nous font trouver dans cette catastrophe<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE IX.
687
de quoi les célébrer et nous instruire. Avez-vous
perdu devant cette place uu beau-père, un gendre, quelques autres parens encore plus
proches ? y auriez-vous vu perir un ami. compagnon
d’armes, sage et fidèle ! car un tel ami
n’est pas moins digne qu’un frère de nos tendres
et éternels regrets.
LIVRE IX.
COMMENT se refuser aux prières du plus juste
et du plus humain des rois ? répondit Ulysse à
Alcinoüs. Ne vaudrait-il pas mieux cependant
entendre Démodocus, dont les chants égalent
par leur douceur celui des immortels ?Non, je
ne connois rien de plus agréable que de voir
régner l’aisance et la joie dans tout un peuple, que de le voir goûter paisiblement les plaisirs
de la table et de la musique : c’est l’image ravissante
du bonheur.
Ne seroit-ce pas le troubler, ce bonheur, ne
serait-ce pas réveiller tous mes chagrins, que
de vous raconter l’histoire de mes malheurs ?
Par où commencer ce triste récit, et par où
dois-je le finir ? Car il est peu de traverses que
les dieux ne m’aient fait éprouver.
Je vous dirai d’abord mon nom : daignez le
retenir. Si les dieux me protégent contre les
malheurs qui me menacent encore, malgré la
longue distance qui sépare ma patrie de la
vôtre, accordez-moi de vous demeurer toujours
uni par les liens de l’hospitalité.
Je suis Ulysse, Ulysse fils de Laërte. J’ai
acquis quelque réputation par mon adresse et
ma prudence ; les dieux mêmes ont applaudi à
mon courage et à mes succès dans la guerre.
Ma patrie est l’île d’Ithaque, dont l’air est très-sain, et qui est célèbre par le mont Nérite tout
couvert de bois ; elle est environnée de plusieurs
autres îles toutes habitées et qui en dépendent, de Dulichium, de Samé, de Zacynthe qui n’est
presque qu’une forêt. Ithaque touche pour ainsi
dire au continent : elle est plus septentrionale
que les autres îles ; car celles-ci sont, les unes
au midi, les autres au levant. Le sol en
est pier-
reux et peu fertile, mais on y élève des hommes
braves et
robustes. Tel est le lieu de ma naissance ;
il y en a de plus beaux, mais il n’y en
a point de plus cher à mon cœur.
J’en ai été très-long-tempséloigné. Calypso
a voulu me retenir dans ses Etats et m’a offert
sa main immortelle. Circé, si célèbre par ses
secrets merveilleux, a tout tenté inutilement
pour me fixer dans son palais enchanté. J’ai
résisté à leurs promesses et à leurs charmes.
Rien n’a pu me faire oublier ma patrie, mes
parens et mes amis. J’ai cédé à ce sentiment si
profond et si légitime ; je lui ai sacrifié les honneurs, les richesses, les plaisirs, et l’immortalité
même.
Mais il est temps de vous raconter mon histoire
et les malheurs, qui, par l’ordre des
dieux, ont traversé mon retour depuis la trop
fameuse expédition de Troie. Dès que je quittai
cette ville infortunée, dès que je mis à la voile, un vent furieux et contraire me poussa sur les
côtes des Ciconiens, vers le mont Ismare. J’y
fis une descente, je pillai et saccageai leur priucipale
ville. Les richesses et les captifs furent
partagés avec égalité, après quoi je pressai mes
compagnons de partir et de se rembarquer au
plus vite. Les insensés refusèrent de m’obéir, et s’amusèrent à faire bonne chère sur le rivage.
Le vin ne fut point épargné ; ils égorgèrent
quantité de bœufs et de moutons. Pendant
ce temps-là, ce qui restait des Ciconiens
implora le secours de ses voisins. Ils étoient
plus éloignés de la mer. De ces endroits bien
peuplés il s’assemble une armée d’hommes plus
aguerris que les premiers, beaucoup mieux disciplinés, et très-accoutumés à combattre à pied
et à cheval. Ils parurent dès le lendemain en
aussi grand nombre que les feuilles et les fleurs
que font naître le printemps et les larmes de
l’aurore. Alors tout change, les dieux se déclarent
contre nous ; et ce furent là nos premiers, mais non pas nos derniers malheurs.
Nos ennemis s’avancent, nous attaquent devant
nos vaisseaux à coups d’épées et de javelots
armés de pointes d’acier. Nous résistâmes longtemps
et courageusement. Pendant tout le matin, les efforts de cette multitude ne nous ébranlèrent
point ; mais quand le soleil pencha vers
son déclin, nous fûmes enfoncés, et les Ciconiens
eurent l’ avantage sur les Grecs. Chacun
de nos vaisseaux perdit six hommes, le reste se
sauva, et nous nous éloignâmes précipitamment
d’une plage qui nous avoit coûté tant de sang.
Quand nous fûmes en pleine mer. nous nous
arrêtâmes. et nous ne partîmes qu’après avoir
prononcé tristement et à haute voix le nom de
ceux de nos compagnons qui étoient tombés
sous le fer des Ciconiens. Cette funèbre cérémonie
finie, nous dirigeâmes notre marche vers
Ithaque. Jupiter alors fit souffler un vent de
Borée très-violent : la tempête devient furieuse, d’épais nuages nous cachent la terre et la mer, la nuit tombe en quelque sorte du ciel sur nos<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’ODYSSÉE. LIVRE IX.
navires ; ils sont poussés dans mille sens contraires, et ne peuvent tenir de route certaine.
Les vents déchaînés déchirent nos voiles : nous
nous pressons de les baisser, de les plier pour
éviter la mort, et à force de rames nous gagnons
une rade sûre et bien abritée. Nous y demeurâmes
deux jours et deux nuits, accablés de
travail et d’affliction ; mais le troisième, dès
l’aurore, nous élevâmes les mâts, -nous étendîmes
nos voiles bien réparées, et nous nous
remimes en mer. Les pilotes, à l’aide d’un vent
favorable, prirent la route la plus certaine et
la plus courte. Je me flattais d’arriver bientôt, quand je me vis encore contrarié par les courans
et par le souffle impétueux de Borée. En doublant
le cap de Malée, je fus jeté loin de l’île
de Cythère, et durant neuf jours je me vis le
jouet de cette seconde tempête. Le dixième
nous abordâmes au pays des Lotophages, ainsi
appelés parce qu’ils se nourrissent du fruit d’une
plante connue dans leur pays. Nous y mîmes
pied à terre, et y puisâmes de l’eau. Mes compagnons
dînèrent sur le rivage proche de nos
vaisseaux. Quand ils eurent satisfait à ce besoin, j’en choisis deux avec un héraut, que je chargeai
d’aller reconnoître le terrain et les hommes
qui l’habitaient. Ils nous quittent et se mêlent
avec les Lotophages. Ce peuple ne leur fit aucun
mal, mais il leur donna à goûter du fruit du
Lotos. Ceux qui en mangèrent ne songeoient
plus avenir nous joindre ; ils oublioientjusqu’à
leur patrie, et vouloient rester avec ces nouveaux
hôtes, afin d’y vivre d’un fruit qui leur
paroissoit si délicieux. Je les contraignis de revenir :
malgré leurs larmes je les fis monter
sur les vaisseaux ; et pour prévenir leur désertion, on les y attacha aux bancs des rameurs.
Je commandai à mes autres compagnons de se
rembarquer promptement, de peur que quelqu’un
d’entre eux, venant à goûter de ce lotos, ne voulût nous abandonner.
Ils montent sans différer, s’asseoient, et, rangés avec ordre, frappent les flots de leurs
rames. Le port s’éloigne, la hauteur du rivage
décroît, nous approchons de la terre des Cyclopes, hommes arrogans, injustes, et qui, se
fiant au hasard, ne plantent ni ne sèment, et se
nourrissent des fruits que la terre produit d’ellemême.
Tout y vient sans culture, le froment, l’orge, les vignes : les pluies et la chaleur les
font croître et mûrir. Ils ne tiennent point d’assemblée
nationale, ne commissent point de
lois ; ils n’observent aucune règle de police. Ils
habitent sur le haut des montagnes ou dans
des cavernes profondes ; chacun y gouverne sa
famille et règne souverainement sur sa femme
et sur ses enfans, sans se mettre en peine des
autres.
Proche du port, et à quelque distance du
continent, on trouve une île couverte de grands
arbres et pleine de chèvres sauvages. Elles n’y
sont point épouvantées par les chasseurs, qui, s’exerçant ailleurs à poursuivre des bêtes fauves
dans les bois et sur les montagnes, ne vont
jamais dans cette île inhabitée. On n’y voit donc
ni bergers ni laboureurs. Tout y est inculte et
sans autres habitans que ces troupeaux bêlans.
Les Cyclopes ne peuvent point s’y transporter, parce qu’ils n’ont ni vaisseaux ni constructeurs
qui sachent en bâtir pour aller dans d’autres
pays, comme tant de peuples qui traversent les
mers et vont et viennent pour leurs affaires.
S’ils avoient eu des vaisseaux, ils se seraient
emparés de cette île, car le sol n’en est pas
mauvais, et, dans la saison, il peut porter
toutes sortes de fruits. Il y a des prairies grasses
et fraîches qui s’étendent le long du rivage ; les
vignes y seraient excellentes, on recueillerait
dans son temps de gros épis de blé : tout y annonce
la fertilité. Elle a de plus un port sûr et
commode ; les cables y sont inutiles : il n’y
faut point jeter l’ancre ni y retenir les vaisseaux
par de longues cordes. Ils y demeurent jusqu’à
ce que les pilotes veuillent les en faire sortir, ou que l’haleine des vents les en chasse.
A l’extrémité du port coule une eau très-pure :
sa source est dans un antre que des peupliers
environnent. Nous abordâmes dans cet
endroit sans l’avoir découvert. Un dieu nous y
conduisit à travers les ténèbres de la nuit ; nos
vaisseaux étoient entourés d’une épaisse obscurité :
la lune, enveloppée de nuages, ne jetoit
point de lumière. Aucun de nous n’avoit aperçu
celte île, et ce fut dans le port même que nous
entendîmes le bruit des flots qui, après avoir
frappé le rivage, revenoient sur eux-mêmes en
mugissant. Dès que nous nous sentons en lieu
de sûreté, nous plions les voiles, nous descendons
sur la rive, nous y dormons jusqu’au jour.
Le lendemain, l’aurore à peine levée, nous
regardons l’île, et nous la parcourons tout étonnés
de sa beauté. Les nymphes, filles de Jupiter, firent partir devant nous des chèvres sauvages
par troupeaux. Ce fut une ressource dont
mes compagnons ne tardèrent pas à profiter. Ils
volent chercher leurs arcs et leurs flèches suspendus
dans les vaisseaux ; et, nous étant partagés
en trois bandes, nous nous mettons à les
poursuivre. Les dieux rendirent notre chasse
heureuse. Douze vaisseaux me suivoient : je<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE IX.
689
pris neuf chèvres pour chacun d’eux ; mes compagnons
en choisirent dix pour le mien. Nous
passâmes toute la journée à boire et à manger.
Le vin ne nous manquoit pas encore : nous en
avions rempli de grandes cruches quand nous
pillâmes la ville des Ciconiens.
Nous découvrions aisément la terre des Cyclopes, qui n’était séparée de nous que par un
petit trajet ; nous voyions la fumée qui sortait
de leurs cavernes, et nous entendions le bêlement
de leurs troupeaux de brebis et de chèvres.
Cependant le soleil se couche : nous passons
la nuit à terre, sur le bord de la mer. Quand
l’aurore parut, j’assemblai mes compagnons et
je leur dis : Mes amis, attendez-moi ici ; avec
un seul de mes vaisseaux je vais reconnoître la
terre qui est si près de nous, et les hommes qui
habitent cette contrée. Je vais m’assurer s’ils
sont inhumains et injustes, ou s’ils craignent
les dieux et s’ils exercent l’hospitalité.
Aussitôt je monte sur mon vaisseau : mes
compagnons me suivent ; ils délient les cables, s’asseoient sur les bancs et font force de rames.
Lorsque nous fûmes arrivés près d’une campagne
peu éloignée, nous aperçûmes dans l’endroit
le plus reculé, assez près de la mer, une
caverne profonde et entourée de lauriers épais.
Il en sortait le cri de plusieurs troupeaux de
moutons et de chèvres, et l’on entrevoyait tout
autour une basse-cour spacieuse et creusée dans
le roc. Elle était fermée par de grosses pierres
et ombragée de grands pins et de hauts chênes.
C’étoit l’habitation d’un énorme géant qui paissoit
seul ses troupeaux loin des autres Cyclopes, avec qui il n’avoit nul commerce. Toujours à
l’écart, il mène une vie brutale et sauvage.
Ce monstre est étonnant : il ne ressemble à
aucun mortel, mais à une montagne couverte
de bois qui s’élève au-dessus des autres montagnes
ses voisines. Alors j’ordonnai à mes compagnons
de m’attendre et de bien garder mon
vaisseau. J’en choisis douze d’entre eux des plus
courageux, et je m’avançai, portant avec moi
une outre remplie d’un vin délicieux. Il m’avoit
été donné par Maron, fils d’Évanthès et prêtre
d’Apollon qu’on révère dans Ismare. Par respect
et par esprit de religion, j’avois épargné
ce pontife, sa femme, ses enfans, et empêché
qu’on ne profanât le bois consacré à Apollon, et qu’on ne pillât la demeure du ministre de
ses autels. Il me
fit présent de cet excellent vin
par reconnaissance, et il y ajouta sept talens
d’or, une belle coupe d’argent, remplit douze
grandes urnes de ce breuvage délicieux, et en
fit boire abondamment à mes compagnons. Aucun
de ses esclaves, aucun même de ses enfans
ne connoissoit l’endroit où il était renfermé :
lui seul, avec sa femme et la maîtresse de l’office, en avoit la clef. Quand on en buvoit chez
lui, il y mettait vingt mesures d’eau, et la coupe
exhaloit encore une odeur céleste qui parfumoit
toute la maison. Aussi ne pouvoit-on résister au
plaisir et au désir de boire de cette liqueur, quand on l’avoit goûtée.
J’en pris une outre bien pleine, et je l’emportai
avec quelques autres provisions, car
j’avois une sorte de pressentiment que l’homme
que j’allois chercher étoit d’une force prodigieuse
et qu’il méconnoissoit également toutes
les lois de l’humanité, de la justice et de la
raison. En peu de temps nous arrivons dans sa
caverne. Il n’y étoit pas, il avoit mené ses
troupeaux aux pâturages. Nous entrons dans
son antre, nous le visitons, et nous y trouvons
tout dans un ordre admirable. Des corbeilles
pleines de fromages, des bergeries remplies
d’agneaux et de chèvres, mais séparées et différentes
pour les différens âges et les différens
animaux : d’un côté étoient les petits, de l’autre
les plus grands, d’un autre ceux qui ne faisoient
que de naître. De grands vases étoient pleins de
lait caillé. Tout étoit rangé, les bassins, les
terrines déjà disposés pour traire les troupeaux
quand il les ramènerait du pâturage.
Alors mes compagnons me conjurèrent de
prendre quelques fromages, d’enlever quelques
moutons, de regagner promptement nos vaisseaux
et de nous remettre en mer. J’eus l’imprudence
de dédaigner leur conseil : les dieux
m’ont ont puni. Mais j’avois la curiosité’, ou
plutôt la témérité de voir ce Cyclope. Je me
flattais qu’il ne violerait pas les droits de l’hospitalité, et que j’en recevrais quelque présent.
Quelleerreur ! et que sa rencontre devint funeste
à quelques-uns de mes compagnons !
Nous demeurâmes donc dans la caverne ;
nous y allumâmes du feu pour offrir aux dieux
des sacrifices, et, en attendant notre hôte, nous mangeâmes quelques fromages. Il arrive
enfin : il portait une énorme charge de bois
sec, pour préparer son souper ; il la jette à
terre en entrant, et cette charge tombe avec un
si grand fracas, que la peur nous saisit tous, et que nous allons nous cacher dans un corn.
de la caverne. Polyphèmey introduit ses troupeaux ;
et, après avoir bouché sa demeure avec
un rocher que vingt charrettesattelées des bœufs
les plus forts auraient à peine ébranlé, il s’asseoit, sépare les boucs et les béliers des brebis
qu’il se mit à traire lui-même. Il fait ensuite
FÉNELON. TOME VI.
44<noinclude>
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L’ODYSSÉE. LIVRE IX.
approcher les agneaux de leurs mères, partage
son lait, dont il verse une partie dans des corbeilles
pour en faire des fromages, et se réserve
l’autre pour le boire à son souper. Tout
ce ménage étant fini, il allume du feu, nous
aperçoit et s’écrie :
Étrangers, qui êtes-vous ?
d’où venez-vous ? Est-ce pour le négoce que
vous voguez sur la mer ? Errez-vous sur les
flots à l’aventure pour piller inhumainement
comme des pirates et au péril de votre honneur
et de votre vie ? Il dit : la crainte glaça notre
cœur ; son épouvantable voix, sa taille prodigieuse, nous firent trembler. Cependant je me
déterminai à lui répondre en ces termes : Nous
sommes Grecs, nous revenons de Troie ; des
vents contraires nous ont fait perdre la route de
notre patrie, après laquelle nous soupirons :
ainsi l’a voulu Jupiter, le maître de la destinée
des hommes. Compagnonsd’Agamemnon, dont
la gloire remplit la terre entière, nous l’avons
aidé à ruiner cette ville superbe, et à détruire
cet empire florissant. Traitez-nous comme vos
hôtes ; faites-nous les présens d’usage : nous
nous jetons à vos genoux. Respectez les dieux, nous sommes vos supplians : souvenez-vous
qu’il y a dans l’Olympe des vengeurs de ceux
qui violent les droits de l’hospitalité : souvenez-vous
que le maître des dieux protège les étrangers
et punit ceux qui les outragent.
Malheureux, répondit cet impie, il faut que
tu viennes d’un pays bien éloigné, et où l’on
n’ait jamais entendu parler de nous, puisque
tu m’exhortes à craindre les dieux cl à traiter
les hommes avec humanité. Les Cyclopes se
mettent peu en peine de Jupiter et des autres
immortels. Nous sommes plus forts et plus puissans
qu’eux. La crainte de les irriter ne te
mettra point à l’abri de ma colère non plus que
tes compagnons, si mon cœur de lui-même ne
se tourne à la pitié. Mais dis-moi où lu as laissé
ton vaisseau : est-il près d’ici ? est-il à l’extrémité
de l’île ? Je veux le savoir.
Ces paroles étoient un piège qu’il me tendoit.
J’opposai la ruse à la ruse, et je ne balançai
pas à répondre que Neptune, qui, de son trident, soulève et bouleverse les flots, avoit brisé
mon vaisseau en le poussant contre des rochers
qui sont à la pointe de l’île. Les vents, lui dis-je, et les flots en ont dispersé les débris, et ce n’est
que par les plus grands efforts que moi et mes
compagnons nous avons conservé la vie.
Le barbare ne me répond rien, mais il étend
ses bras monstrueux et se saisit de deux de mes
compagnons, les écrase contre une roche comme
de jeunes faons. Leur cervelle rejaillit de tous
côtés, leur sang inonde la terre. Il les déchire
en plusieurs morceaux, en prépare son souper, les dévore comme un lion qui a couru les montagnes
sans trouver de proie. Il mange non-seulement
les chairs, mais les entrailles et les
os. A cette vue nous élevons les mains au ciel, nous tombons dans un affreux désespoir. Pour
le Cyclope-, content de ce repas détestable et
de plusieurs cruches de lait qu’il avale, il se
couche dans son antre et s’endort paisiblement
au milieu de ses troupeaux.
Cent fois je fus tenté de me jeter sur ce
monstre et de lui percer le cœur de mon épée.
Ce qui me retint, ce fut la crainte de périr dans
celte caverne. En effet il nous eût été impossible
de repousser l’énorme rocher qui en fermoit
l’ouverture. Nous attendîmes donc dans l’inquiétude
et dans la douleur le retour de l’aurore.
Dès qu’elle parut, dès qu’elle commençaà
dorer la cime des montagnes, le Cyclope
allume du feu, se met à traire ses brebis, approche d’elles leurs agneaux, fait son ouvrage
ordinaire, et massacre deux autres de mes compagnons, dont il fait son dîner. Il ouvre ensuite
sa caverne, fait sortir ses troupeaux, sort avec
eux, referme la porte sur nous avec cet horrible
rocher qu’il remue avec la même aisance
que si c’eût été le couvercle d’un carquois. Ce
géant s’éloigne et mène ses brebis paître sur des
montagnes qu’il fait retentir de l’horrible son
de son chalumeau.
Renfermé dans cet autre, je méditai, avec
ce qui me restoit de compagnons, les moyens
de nous venger, si Minerve vouloit m’aider et
m’accorder la gloire de purger la terre de ce
monstre. De tous les partis qui se présentèrent
à mon esprit, voici celui qui me parut le meilleur.
J’aperçus une longue massue d’olivier
encore vert, que le Cyclope avoit coupée pour
la porter quand elle seroit sèche. Elle nous
parut semblable au mât d’un vaisseau de vingt
rames. Elle en avoit l’épaisseur et la hauteur.
J’en coupai moi-même environ la longueur de
quatre coudées, et je chargeai mes compagnons
de la dégrossir et de l’aiguiser par le bout. Ils
m’obéissent. Quand elle fut dans l’état où je la
voulois, je la leur retirai, j’y mis la dernière
main, et après en avoir fait durcir la pointe au
feu, je la cachai dans l’un des grands tas de
fumier dont nous étions environnés. Ensuite je
fis tirer au sort, afin que la fortune choisît
ceux de mes compagnons qui auraient la hardiesse
de m’aider à enfoncer le pieu dans l’œil
du Cyclope quand il dormirait. Le sort tomba
sur les quatre plus intrépides. Je fus le cin-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSEE. LIVRE IX.
691
quième et le chef de celle entreprise dangereuse.
Cependant, vers le coucher du soleil, Polyphême
revint. Il fait entrer tous ses troupeaux
dans son antre. Il n’en laisse aucun à la porta, soit qu’il appréhendât quelque surprise, soit
qu’un dieu le permît ainsi pour nous sauver
du plus grand des dangers. Après qu’il eut
fermé la caverne, il s’asseoit, trait ses brebis à
son ordinaire, et quand tout fut fait, se saisit
encore de deux de mes compagnons dont il fait
son souper.
Dans ce moment je m’approche de lui et lui
présente une coupe, en lui disant : Prenez, Cyclope, et buvez de ce vin ; vous devez en
avoir besoin pour digérer la chair humaine que
vous venez de manger. J’en avois sur mon vaisseau
une grande provision, et je destinois le peu
que j’en ai sauvé à vous faire des libations
comme à un dieu, si, touché de compassion pour
moi, vous daigniez m’épargner et me fournir
les moyens de retourner dans ma patrie. Quelle
cruauté vous venez d’exercer ! Et qui osera
désormais aborder dans votre île, puisque vous
traitez les étrangers avec tant de barbarie ?
Le monstre prend la coupe, la vide sans daigner
me répondre, et m’en demande un second
coup : Verse, ajoute-t -il, sans l’épargner, et
dis-moi ton nom, pour que je te fasse un présent
d’hospitalité en reconnoissance de ta délicieuse
boisson. Notre terre porte de bon vin, mais il n’est pas comparableà celui que je viens
de boire. C’est ce qu’il y a de plus exquis dans
le nectar et dans l’ambrosie. Ainsi parla le Cyclope.
Je lui versai de cette liqueur jusqu’à trois
fois, et trois fois il eut l’imprudence de vider
son énorme coupe. Elle fil son effet, ses idées
se brouillèrent. Je m’en aperçus ; et m’approchant
alors, je lui dis d’une voix douce : Vous
m’avez demandé mon nom, il est assez connu
dans le monde. Je vais vous l’apprendre, et
vous me ferez le présent que vous m’avez promis.
Je m’appelle Personne ; c’est ainsi que me
nomment mon père, ma mère et fous mes
amis. Oh bien, répliqua-l-il avec brutalité, tous
tes compagnons seront dévorés avant toi, et
Persoune sera le dernier que je mangerai.
Voilà le présent d’hospitalité que je lui destine.
Il dit et tombe à la renverse ; le sommeil, qui
dompte tout, s’empare de lui ; il vomit le vin
et les morceaux de chair humaine qu’il avoit
avalés. Je tire aussitôt du fumier le pieu que
j’y avois caché, je le fais chauffer et durcir dans
le feu, je parle à mes compagnons pour les
soutenir et les encourager. Le pieu s’échauffe :
tout vert qu’il est, il alloit s’enflammer. Je le
saisis et me fais suivre et escorter des quatre
que le sort m’avoit associés. Un dieu nous inspire
une intrépidité surhumaine. Nous prenons
le pieu, nous l’appuyons par la pointe sur l’œil
du Cyclope ; je pèse dessus, je l’enfonce et le
fais tourner. Comme quand un charpentier
perce une planche avec un vilebrequin, pour
l’employer à la construction d’un vaisseau, il
pèse sur l’instrument par-dessus, et ses compagnons
au-dessous le l’ont tourner en tous les
sens avec sa courroie : de même nous agitons
la pointe embrasée de cet énorme pieu, en la
faisant pénétrer jusqu’au fond de l’œil du Cyclope.
Le sang sort en abondance ; les sourcils, les paupières, la prunelle, deviennent la proie
du feu ; on entend un sifflement horrible et
semblable à celui dont retentit une forge lorsque
l’ouvrier plonge dans l’eau froide
une
hache ou une scie ardente, pour les tremper et
les endurcir. Le tison siffle de même dans l’œil
de Polyphême. Le monstre en est réveillé, et
pousse un cri horrible qui fait mugir les voûtes
de l’antre. Nous nous retirons épouvantés. Il
arrache ce bois tout dégouttant de sang, il le
jette loin de lui, et appelle à son secours les
Cyclopes qui habitaient sur les montagnes voisines.
Ils accourent en foule à l’épouvantable
son de sa voix, ils s’approchent de sa caverne
et lui demandent quelle est la cause de sa douleur.
Que vous est-il arrivé, Polyphême ? pourquoi
ces cris affreux ? qui vous oblige à nous
réveiller au milieu de la nuit, et à nous appeler
à votre secours ? a-t -on attenté à votre vie ?
quelque téméraire a-t-il essayé d’enlever vos
troupeaux ? Hélas ! mes amis, Personne, répondit
Polyphême du fond de son antre. Plus il
leur dit Personne, plus ils sont trompés patcelte
équivoque. Si ce n’est personne, lui répètent-ils, qui vous a mis dans cet état ? vos
maux viennent sans doute de Jupiter ; et que
pouvons-nous faire pour vous en délivrer ?
Adressez-vous à Neptune ; c’est de lui, non de
nous, qu’il faut attendre du secours : ainsi nous
nous retirons. Je ne pus m’empêcher de rire en
moi-même de l’erreur où les avoit jetés le nom
que je m’étais donné. Le Cyclope en gémit, et, rugissant de rage et de douleur, il s’approche
eu tâtonnantde la porte de sa caverne ; il repousse
le rocher qui la bouchoit, s’asseoit au milieu de
l’entrée, et tient les bras étendus, dans l’espérance
de nous saisir tous quand nous voudrions
sortir avec ses troupeaux. Mais c’eût été s’exposer
à une mort inévitable. Je me mis donc à
penser au moyen d’échapper à ce danger. La<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’ODYSSÉE. LIVRE IX.
crise était violente, il s’agissoit de la vie ; aussi
y a-t-il peu de ruses et de stratagêmes qui ne me
vinssent à l’esprit. Voici enfin le parti que je crus
devoir prendre.
Il y avoit dans les troupeaux du Cyclope des
béliers très-grands, bien nourris, couverts
d’une laine violette fort longue et fort épaisse.
Je choisis les plus grands, je les liai trois à trois
avec les branches d’osier qui servoient de lit à
ce monstre. Le bélier du milieu portait un
homme, les deux autres l’escortoient et servoient
à mes compagnons de rempart contre
Polyphême. II y en avoit un d’une grandeur et
d’une force extraordinaire, il marchoit toujours
à la tête du troupeau ; je le réservai pour moi.
Je me glissai sous son ventre, et m’y tins collé
comme mes autres compagnons, en empoignant
avec les deux mains son épaisse toison. Nous
passâmes ainsi le reste de la nuit, non sans
crainte et sans inquiétude. Enfin, quand le jour
parut, le Cyclope fit sortir ses troupeaux pour
les envoyer dans leurs pâturages accoutumés.
Les brebis qu’on n’avoit pas eu le soin de traire, se sentant trop chargées de lait, remplissoient
l’air de leurs bêlemens, et leur berger, malgré
la douleur qu’il éprouvoit, passoit la main sur
le dos de ses moutons à mesure qu’ils sortaient ;
mais jamais il ne lui vint dans la pensée de la
passer sous le ventre, jamais il ne soupçonna
la ruse que j’avois imaginée pour me sauver
avec mes compagnons. Le bélier sous lequel
j’étois’ sortit le dernier, et vous pouvez croire
que je n’étais pas sans alarme. Il le tâta
comme les autres, et surpris de sa lenteur, il
la lui reproche en ces termes : D’où vient tant
de paresse, mon cher bélier ? pourquoi sors-tu
le dernier de mon antre ? n’est-ce point à toi à
guider les autres ? n’avois-tu pas coutume de
marcher à leur tête ? ne les précédois-tu pas
dans les vastes prairies et dans les eaux du
fleuve ? le soir ne revenois-tu pas le premier
dans ton élable ? Aujourd’hui tous les autres
t’ont devancé. Quelle est la cause de ce changement ?
Serois-tu sensible à la perte de mon
œil ? un méchant nommé Personne me l’a crevé
avec le secours de ses détestables compagnons.
Le perfide avoit pris, avant, la précaution de
m’enivrer. Ah ! qu’ils en seraient tous bientôt
punis si tu pouvois parler, et me dire où ils se
cachent pour se dérober à ma fureur ! Je les
écraserais contre ces rochers. Ah ! quel soulagement
pour moi, si leur sang étoit répandu, si leur cervelle étoit dispersée dans mon antre, si je pouvois me venger des maux que m’a faits
ce scélérat de Personne !
Après ce discours, qui me parut bien long, il laissa passer le bélier. Dès que nous fûmes
assez éloignés de la caverne pour ne rien craindre, je me détachai le premier de dessous le
bélier, j’allai délier ensuite mes compagnons, et, sans perdre de temps, nous choisîmes ce
qu’il y avoit de meilleur dans les troupeaux, que nous conduisîmes avec nous jusqu’à notre
vaisseau. On nous vit reparaître avec joie, on y
avoit presque perdu l’espérance de nous revoir ;
et quand on s’aperçut de ceux qui nous manquoient
et qui avoient péri dans l’antre du Cyclope, on leur donna des larmes, on poussa des
cris de regrets et de douleur. Je leur fis signe
de les suspendre, de s’embarquer sans délai
avec notre proie, et de s’éloigner promptement
de ces tristes bords. Ils obéissent. Quand nous
en fûmes à une certaine distance, mais cependant
à la portée de la voix, j’élevai la mienne, et m’adressantà Polyphême, je lui criai de toute
ma force : As-tu raison de te plaindre, malheureux
Cyclope ? n’as-tu point abusé de tes avantages
contre nous ? Nous étions foibles, sans
défense ; nous réclamions les droits de l’hospitalité.
Tu n’as écouté ni ce que les dieux, ni ce
que l’humanité devoit t’inspirer ; tu as dévoré
six de mes compagnons. Jupiter s’est vengé par
ma main
.
et cela n’étoit-il pas juste ?
Ces reproches, qu’il entendit, l’enflammèrent
de colère. Il détache de la montagne une
roche énorme et la lance avec fureur jusqu’au
devant de notre vaisseau : il en fut repoussé vers
le rivage par le mouvement violent que causa
cette niasse prodigieuse en tombant dans la
mer. Nous allions nous briser contre ces bords
escarpés, si je n’avois paré ce malheur en me
saisissant d’un aviron pour éviter ce choc furieux, et pour gagner la haute mer : mes matelots
me
secondent
; dociles à mes ordres, ils
font force de rames. Mais quand nous fûmes un
peu avancés, je me mis à vomir encore des
injures contre le (Syclope. Mes compagnons
effrayés tâchent en vain de m’imposer silence.
Cruel que vous êtes, me disent-ils, vous venez
de nous exposer à périr ; quelle peine n’avons-nous
pas eue à éviter le naufrage ? et vous provoquez
encore la fureur de ce monstre ! S’il
entend votre voix et vos insultes, n’est-il pas
à craindre qu’il ne nous écrase, nous et nos
vaisseaux, en lançant de nouveau quelque
énorme quartier de roche contre nous ? Leurs
remontrances ne m’arrêtèrent point. J’étois
moi-même trop irrité ; je lui criai donc encore :
Cyclope Polyphême, si un jour quel-
qu’un te demande quel est le brave qui a osé<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE X.
693
t’arracher l’œil, tu peux répondre que c’est
Ulysse, roi d’Ithaque, fils de Laërte, et le destructeur
des villes.
Quand il entendit mon nom, il redoubla ses
cris. Les voilà donc accomplis ces anciens oracles !
dit en gémissant le barbare Polyphême :
il y avoit autrefois parmi nous un nommé
Telémus, fils d’Eurymus ; il excelloit dans l’art
de deviner, et il a passé sa longue vie à prédire
ce qui devoit nous arriver. Il m’avoit annoncé
que je serais douloureusement privé de la vue
par
les mains d’Ulysse. Sur cette prédiction je
m’attendois à voir arriver un jour dans mon
antre un champion digne, par sa taille et par sa
vigueur, de se mesurer à moi ; et c’est un
homme petit, foible, de peu d’apparence, qui, à l’aide d’un breuvage séducteur, m’endort et
me prive de la lumière. Ah ! viens, Ulysse, viens que je te fasse les présens de l’hospitalité, et que je supplie Neptune avec toi de
t’accorder un prompt retour dans ta patrie.
Ce dieu est mon père, il ne m’a jamais désavoué
pour son fils, il peut me guérir s’il le
veut, et je n’attends ce bienfait d’aucun autre
dieu ni d’aucun homme.
Non, lui répondis-je, non, Neptune ne te
guérira pas ; ne t’en flatte point, j’en suis sûr :
et que ne Je suis-je autant de t’arracher la vie
et de te précipiter dans le sombre royaume de
Pluton ! Polyphême, piqué de cette nouvelle
insulte, lève les mains au ciel, et s’adressant à
Neptune, il lui dit :
Grand dieu, qui ébranlez la mer jusque dans
ses fondemens, écoutez-moi favorablement ; si
si je suis votre fils, si vous êtes mon père, vengez-moi
d’Ulysse, empêchez-le de retourner
dans son palais ; et si les destins s’opposent au
succès de ma prière, faites du moins qu’il n’y
arrive de long-temps, qu’il y parvienne alors
en triste équipage, sur un vaisseau d’emprunt, seul, et après avoir vu périr fous ses compagnons, et qu’il trouve enfin sa maison remplie
de troubles et de désordres.
Il dit. Je n’ai que trop éprouvé par la suite
que Neptune l’avoit exaucé. Le barbare aussitôt
prend une roche plus grande que la première, la soulève et la lance contre nous à tour de bras.
Elle tombe auprès de nous. Peu s’en fallut
qu’elle ne fracassât le gouvernail ; les flots, soulevés par la chute de cette masse énorme, nous poussèrent vers l’île où nous avions laissé
notre flotte très-inquiète de notre longue absence.
Nous abordons enfin, nous tirons notre
vaisseau sur le sable, et descendons sur le
rivage. Mon premier soin fut de partager les
moutons que nous avions enlevés au Cyclope.
Tous mes compagnons en eurent leur part, et
voulurent, d’un commun accord, me réserver
et me donner à moi seul le bélier qui m’avoit
sauvé. Je l’immolai, sur le bord de la mer, au
maître souverain des dieux et des hommes. Il
n’agréa pas sans doute ce sacrifice, car j’éprouvai
bientôt de nouveaux malheurs ; je perdis
mes vaisseaux et mes compagnons.
Nous passâmes le reste du jour à faire bonne
chère et à boire de mon excellent vin. Quand
le soleil fut couché, et que la nuit eut répandu
ses sombres voiles sur la terre, nous nous endormîmes
sur le rivage même : et le lendemain, au premier lever de l’aurore, je fais embarquer
fout mon monde ; on délie les câbles, on
se range sur les bancs, et, de nos avirons, nous
fendons les flots écumeux. Nous voyons avec
joie s’éloigner cette malheureuse contrée, et le
souvenir des compagnons victimes de la fureur
de Polyphême nous arrache encore des larmes
et des regrets.
LIVRE X.
Nous abordâmes bientôt et sans accident à
l’île d’Eolie, où régnoit le fils d’Hippotas, Eole, le favori des dieux. Son île est flottante, bordée
de rochers escarpés, et environnée d’une mer
d’airain. Ce roi a douze enfans, six garçons et
six filles. Il a marié les frères avec les sœurs, et
tous passent leur vie auprès de leur père et de
leur mère, dans des plaisirs et des festins continuels.
Le jour, on ne respire que parfums
exquis, on n’entend que le son harmonieux
des instrumens et que des cris de joie. La nuit, on se repose sur des tapis et dans des lits magnifiques.
C’est dans ce superbe palais que nous
arrivâmes. J’y fus bien accueilli : Eole me retint, et me régala pendant un mois, Il me fit
plusieurs questions sur le siége de Troie, sur la
flotte des Grecs et sur leur retour. Je répondis
à tout, et lui racontai, pour le satisfaire, et
dans le plus grand détail, nos trop célèbres
aventures. Je me recommandai ensuite à lui
pour mon retour, et le suppliai de m’en fournir
les moyens et les facilités. Il ne me refusa
point, et donna ses ordres pour me fournir tout
ce qui me seroit nécessaire. Mais la grande
faveur qu’il me fil, fut de me donner une outre
de peau de bœuf, dans laquelle il renferma les
vents qui excitent les tempêtes. Jupiter l’en a
rendu le maître et le dispensateur ; il les fait<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’ODYSSEE. LIVRE X.
souffler, il retient leur haleine, comme il lui
plaît. Eole attacha lui-même cette outre au mât
de mon vaisseau, et l’y assujettit avec un cordon
d’argent, afin qu’il n’en échappât aucun qui
me contrariât dans ma route. Il laissa seulement
en liberté le Zéphir, avec le secours duquel
je pouvois voguer heureusement. Mais
nous ne sûmes pas profiter de cette faveur, et
l’imprudence, l’infidélité de mes gens, nous
mirent tous à deux doigts de notre perte. Notre
navigation fut très-fortunée pendant neufjours
entiers : le dixième, nous commencions à découvrir
notre chère Ithaque, nous apercevions
le rivage et les feux allumés pour éclairer et
guider les vaisseaux. Soit sécurité, soit fatigue, je me laissai surprendre par le sommeil. Jusqu’alors
je n’avois point fermé les yeux, tenant
toujours le gouvernail, et n’ayant voulu le confier
à personne ; tant je désirais d’arriver sûrement
et promptement. Pendant que je dormois, mes compagnons se communiquent leurs réflexions, considèrent l’outre que j’avois dans
mon vaisseau, et s’imaginent qu’Eole l’a remplie
d’or et d’argent. Qu’Ulysse est heureux !
disent-ils ; comme il gagne tous ceux chez qui
il arrive ! comme il en est honoré ! que de
riches présens il emporte chez lui ! pour nous, qui avons partagé cependant ses travaux et ses
dangers, nous nous en retournons les mains
vides. Voilà encore une outre dont Eole lui a
fait don ; elle renferme sûrement de grandes
richesses ; ouvrons-la et donnons-nous au moins
le plaisir de les contempler.
Ainsi parlèrent quelques-uns de mes compagnons, ils entraînèrent les autres : tous de
concert ouvrent cette outre fatale ; les vents en
sortent en foule ; ils excitent une tempête furieuse
qui emporte mes vaisseaux et les jette
loin de ma patrie. Les cris de mes compagnons, le fracas de l’orage, me réveillent. A ce triste
spectacle le désespoir s’empare de moi ; je délibère
si je ne me précipiterais pas dans les flots, ou si je ne supporterais pas ce revers inattendu
sans recourir à la mort. Je pris le parti de la
patience, comme le plus digne de l’homme et
surtout d’un héros. Je m’enveloppedonc de mon
manteau et me tiens caché au fond de mon vaisseau.
Les vents nous repoussèrent sur les côtes
de l’Eolie dont nous étions partis. Nous descendîmes
sur le rivage, nous puisâmes de l’eau, fîmes un léger repas auprès de nos vaisseaux.
Après avoir satisfait à ce besoin. suivi d’un héraut
et de deux de mes compagnons, je prends la
roule du palais d’Eole. Il étoit à table avec sa
femme et ses enfans. Nous
nous arrêtons à la
porte de la salle : étonnés de me revoir, ils me
demandent la cause de mon retour subit. Quelque
dieu, nous dirent-ils, a-t -il contrarié votre
navigation ? Nous vous avions donné tous les
moyens d’assurer votre voyage et d’aborder heureusement
dans votre ville d’Ithaque.
Hélas ! leur répondis-je dans l’amertume de
mon cœur, j’ai cédé malgré moi aux charmes
invincibles du sommeil ; mes compagnons en
ont profité, ils m’ont trahi. Mais vous avez le
pouvoir de réparer tout le mal qu’ils m’ont fait :
ne me refusez pas cette grâce, je vous en conjure.
Je tâchai ainsi de les attendrir par mes
suppliantes paroles. Tous gardèrent le silence, à l’exception d’Eole. Sors, malheureux, me
dit-il avec indignation, sors au plus vile de mes
domaines. Non, je ne puis plus ni recevoir ni
assister un homme à qui les dieux ont voué
sans doute une haine éternelle. Retire-toi, encore
une fois, puisque tu es chargé de leur colère
redoutable et immortelle.
Il me renvoya ainsi de son palais, sans que
mon état et mes plaintes pussent l’attendrir. Je
vais rejoindre, en gémissant, les compagnons
que j’avois laissés sur le rivage : je les trouve
eux-mêmes abattus de fatigues et de tristesse.
Nous nous remettons eu mer. Hélas ! l’espérance
ne nous soutenoit presque plus ; le souvenir
de leur imprudence les désoloit, et nous
voguons sans savoir ce que nous allons devenir.
Nous marchons cependant six jours entiers ; le
septième, nous arrivons à la hauteur de Lamus, capitale de la vaste Lestrigonie
Nous nous
présentons pour entrer dans le port : il est environné
de rochers ; des deux côtés le rivage
s’avance et forme deux pointes qui en rendent
l’entrée fort étroite et peu facile ; ma flotte y
pénètre cependant, et y trouve une mer tranquille.
Je ne les suivis point, je m’arrêtai à
l’extrémité de l’île, et j’y amarrai mon vaisseau
à une grosse roche. Descendu à terre, je
monte sur un lieu fort élevé, je parcours des
yeux la campagne, je n’y vois aucune trace de
labourage, et la fumée qui s’élève en quelques
endroits me fait seulement conclure que cette
terre est habitée. Pour m’en assurer davantage, je choisis deux de mes compagnons que
j’envoie à la découverte, avec un héraut. Ils
parlent, prennent un chemin battu et par lequel
les chariots portaient à la ville le bois des
montagnes voisines. Près des murs, ils rencontrent
unejeune fille qui alloit puiser de l’eau
à la fontaine d’Artacie. C’étoit la fille d’Autiphate, rai des Lestrigons. Ils l’abordent, et
lui demandent quels étoient les peuples qui ha-<noinclude>
<references/></noinclude>
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69o
bitoient cette contrée, et quel étoit le nom du
roi qui les gouvernoit. Elle leur montrele palais
de son père. Ils y vont avec confiance, el trouvent
à la porte la femme d’Antiphate : elle
était d’une taille énorme, et ils en furent effrayés.
Elle appelle Autiphate son mari, qui étoit
à la place publique, , et qui s’avance, ne respirant
que leur mort. Il saisit un de ces malheureux, et le devore pour son dîner : les deux
autres prennent la fuite et regagnent notre
flotte. Mais ce monstre appelle les Lestrigous :
ses cris épouvantables en font accourir un grand
nombre, ils marchent vers le port. Ce n’étaient
pas des hommes ordinaires, mais de véritables
géans. Ils lancent contre nous de grosses pierres ;
un bruit confus d’hommes mourans et de
vaisseaux brisés s’élève de ma flotte. Les Lestrigons
percent mes malheureux compagnons, les enfilent comme des poissons, et les emportent
pour les dévorer. J’entends ce tumulte, je vois le danger dont je vais être menacé ; je
prends mon épée, je coupe le cable qui attachoit
mon vaisseau, j’ordonne à mes gens de
faire force de rames pour éviter la mort cruelle
qu’on venoit de faire subir à nos compagnons ;
la mer blanchit sous nos efforts. Nous gagnons
le large, et nous nous mettons hors de la portée
des quartiers de rocher qu’on lançoit contre
nous : mais les autres périrent tous dans le
port ; nous nous en éloignâmes, très-aflligés
de leur perte, et nous arrivâmes à l’île d’AEa.
Circé, aussi recommandable par la beauté de
sa voix que par celle de sa figure, en est la
souveraine ; c’est la sœur du sévère AEétès, et
tous deux sont enfans du Soleil et de la nymphe
Persa, fille de l’Océan. Un dieu sans doute
nous conduisit dans le port ; nous y entrâmes
sans faire de bruit, nous mettons pied à terre, et nous y passons deux jours à nous reposer, car nous étions accablés de douleur et de fatigue.
Dès l’aube du troisième jour, je prends ma
lance et mon épée, et je m’avance dans la
campagne pour aller à la découverte du pays, et m’assurer s’il étoit habité et cultivé. Je monte
sur une éminence, je promène mes yeux de
tous côtés, et j’aperçois de loin, à travers les
bocages et de grands arbres, la fumée qui sortait
du palais de Circé. Mon premier mouvement
fut d’y aller moi-même ; mais à la réflexion
je me déterminai à retourner vers mes compagnons, afin de me faire précéder par quelques-uns
d’entre eux. Un dieu, touché sans
doute de la disette de vivres où nous étions, eut pitié de moi, et me fit rencontrer sur la
route un cerf d’une prodigieuse grandeur, qui
sortait de la forêt voisine pour aller se désaltérer
dans le fleuve : comme il passoit devant
moi, je le perçai de ma lance ; il tombe en jetant
un grand cri, il expire. J’accours sur lui, je lui mets le pied sur
la gorge, j’arrache ma
lance, je la laisse à terre, et de plusieurs branches
d’osier je fais une corde de quatre coudées, dont je me sers pour lier les pieds de ce monstrueux
animal ; je le charge ensuite sur mes
épaules, et, à l’appui de ma lance, je marche, non sans peine, et vais rejoindre mon vaisseau.
En arrivant, je jetai ma proie sur le rivage, et je dis à mes compagnons : Mes amis, nous ne
sommes pas encore descendus dans le royaume
de Pluton ; le jour marqué par les destins n’est
point arrivé pour nous. Où est donc votre courage ?
levez-vous ; je vous apporte des provisions, profitons-en, et chassons ensemble la
faim qui commencentà nous déclarer une guerre
cruelle.
Mon discours les console et les ranime ; ils
jettent leurs manteaux, dont ils s’étoient envaloppé
la tête par désespoir ; ils accourent, regardent
avec admiration cette bête énorme, et, après s’être donné le plaisir de la contempler, ils se lavent les mains et en préparent leur
souper. Nous passâmes le reste du jour à boire
et à manger ; et quand la nuit eut répandu ses
ombres sur les campagnes, nous nous livrâmes
aux douceurs du sommeil sur le rivage même, et non loin de notre vaisseau.
Le lendemain, au lever de l’aurore, j’éveillai
mes compagnons : Mes chers amis, leur
dis-je alors, je ne connois ni ce pays où nous
avons abordé, ni sa situation ;
est-il au nord, au midi, au couchant ou au levant d’Ithaque ?
c’est ce que j’ignore absolument. Voyons donc
ce que nous avons à faire, prenons un parti :
et plaise aux dieux que nous en prenions un
bon et avantageux ! J’ai déjà parcouru des yeux, de dessus une éminence, la terre qui est devant
nous ; c’est une île fort basse, environnée
d’une vaste mer : mais elle n’est point inhabitée ;
car, à travers les arbres, j’ai entrevu un
palais d’où il sortait de la fumée.
A ces mots, qui leur firent soupçonner que
je voulois les envoyer à la découverte, ils se
rappelèrent, en se lamentant, les funestes
aventures de Polyphême et du roi des Lestrigons ;
ils ne purent retenir leurs larmes et leurs
gémissemens, ressources inutiles dans la détresse
où nous nous trouvions : c’est ce que je représentai ;
après quoi je les partageai en deux
bandes ; je donnai pour chef Euryloque à l’une<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’ODYSSÉE. LIVRE X.
de ces bandes, et je me réservai le commandement
de l’autre ; je jetai ensuite des billets
dans un casque, afin que le sort décidât lequel
d’Euryloque ou de moi irait avec sa troupe reconnoître
le pays ; le sort se déclara pour Euryloque.
Il part aussitôt avec ses vingt-deux
compagnons, et cette séparation nous coûta à
tous bien des larmes.
Ils trouvent, dans le fond d’un agréable vallon, le palais de Circé : il étoit bâti de très-belles
pierres, et environné de bois. Autour
de cette magnifique demeure, on voyoit errer
des loups et des lions, auxquels ses enchautemens
avoient fait perdre leur férocité. Ils ne se
jettent donc point sur mes gens, et n’en approchent
que pour les caresser : on les auroit pris
pour des chiens qui attendent, en flattant leur
maître, qu’il leur donne quelque douceur lorsqu’il
sort de table
.
ces loups et ces lions en
avoient la douceur et l’empressement. Cette
rencontre ne laissa pas d’abord d’effrayer mes
compagnons ; ils avancent cependant. Arrivés
à la porte, ils entendent Circé qui chantoit admirablementbien, en travaillant à un ouvrage
de tapisserie avec presque autant d’adresse et
de succès que Minerve ou les autres immortelles.
Politès, le plus prudent de la troupe, et celui
aussi que j’estimois et que je chérissois le plus, dit aux autres pour les rassurer : N’entendez-vous
pas cette voix mélodieuse ? c’est une femme
ou une déesse, qui, par ses doux accens, charme
l’ennui et la fatigue du travail ; allons à elle, parlons-lui avec confiance. Il dit : aussitôt ils
élèvent la voix pour appeler. Circé quitte son
ouvrage, et vient elle-même leur ouvrir la
porte ; elle les fait entrer : ils ont l’imprudence
de se rendre à ses invitations ; Euryloque
seul soupçonne quelque piége, et refuse d’entrer.
La déesse fait asseoir mes compagnons sur
des siéges magnifiques, et leur sert ensuite un
breuvage et des mets composés de fromages, de
farine et de miel, détrempés dans du vin de
Pramne ; elle y avoit mêlé des drogues enchantées
pour leur faire oublier leur patrie. Dès
qu’ils eurent goûté de ces mets empoisonnés, elle les frappe de sa baguette magique, et les
enferme dans des étables. Ils sont tout-à-coup
métamorphosés en pourceaux ; ils en ont la tête, la voix et les soies : mais leur esprit n’éprouve
aucun changement. Ils se lamentent ; et Circé, pour les consoler, remplit une auge de gland et
de tout ce qui sert de nourriture à ces vils animaux.
Euryloque, effrayé et consterné, revient en
courant vers notre vaisseau
.
et nous apprend, les larmes aux yeux et le cœur pénétré de douleur, le sort déplorable de nos compagnons.
Quel fut notre étonnement quand nous le vîmes
triste et abattu ! il vouloit parler, il ne le pouvoit
pas. Nous l’interrogeons, nous le pressons
de répondre ; enfin, d’une voix sanglottante et
entrecoupée, il me dit : Divin Ulysse, nous
avons traversé ce bois selon vos ordres : dans
une riante vallée nous avons trouvé un beau
palais ; le son d’une voix charmante s’est fait
entendre à nous ; c’étoit celle de Circé. Mes
compagnons l’ont appelée ; elle a laissé son ouvrage
pour venir leur faire ouvrir les portes ;
ils se sont rendus malheureusement à ses perfides
invitations. Plus défiant qu’eux, j’y ai résisté
et je les ai attendus en dehors. Attente
vaine ! ils n’ont point reparu, et sans doute
qu’ils ne sont plus.
A peine Euryloque eut-il fini de parler, que
je pris mon épée et mes autres armes, et que
je lui ordonnai de me conduire par le chemin
qu’il avoit tenu. Ah ! me dit-il en gémissant, je me jette à vos genoux, généreux fils de
Laërte, et je vous conjure de renoncer à ce
funeste dessein. N’allez point chercher la mort, et ne me forcez pas du moins de vous accompagner.
Hélas ! quoi que ce soit, vous ne les
ramènerez sûrement pas ici. Laissez-moi donc, ou plutôt, fuyons tous au plus vite avec ce qui
nous reste de nos malheureux compagnons ;
fuyons ce séjour redoutable, fuyons, il y va
sûrement de notre vie.
Euryloque, lui répondis-je, demeurez auprès
de nos vaisseaux, puisque vous le voulez ; reposez-vous, profitez des provisions que nous
avons : je pars, c’est un devoir pour moi de
m’informer du sort de ceux qui vous ont suivi ;
je ne saurois y manquer.
Je quitte donc le rivage, je parcours le bois
voisin ; et lorsque je traversois le vallon, et que
je m’approchois du palais de Circé, Mercure se
présente à moi sous la forme d’un homme qui
esta la fleur de la jeunesse et qui a toutes les
grâces de cet âge ; il me prend la main, et me
dit : Où allez-vous, malheureux ? quelle témérité
de vous engager seul et sans connoissance
dans ces routes dangereuses ! ceux
que
vous cherchez
sont dans le palais que vous voyez ; l’enchanteresse
Circé les y retient métamorphosés
en vils pourceaux. Prétendez-vous les délivrer ?
Folle prétention ! vous n’y réussirez jamais, et
vous en augmenterezvraisemblablementle nombre.
Mais non, je veux vous garantir de leur<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSÉE. LIVRE X.
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sort déplorable, j’ai pitié de vous. Voilà un
antidote contre ses charmes ; avec lui vous pouvez
entrer avec confiance chez la déesse, il
rendra tous ses enchantemens inutiles. Apprenez
de moi que rien n’égale ses artifices et sa perfidie.
Dès qu’elle vous aura introduit dans son
palais, elle vous préparera un breuvage dans
lequel elle vous jettera des drogues plus dangereuses
que les poisons les plus mortels ; mais
cette boisson ne vous fera aucun mal, parce
que je vous donne de quoi vous en préserver, et
voici comme il faudra vous conduire : dès
que vous aurez avalé le breuvage qu’elle vous
aura présenté, elle vous frappera de sa baguette :
mettez alors l’épée à la main ; jetez-vous sur
elle comme si vous vouliez lui ôter la vie ; la
peur la saisira ; elle cherchera à vous calmer :
ne rebutez pas ses offres, écoutez-les même, afin d’obtenir la délivrance de vos compagnons, et pour vous et pour eux lés secours qui vous sont
nécessaires ; faites-la jurer ensuite, par les eaux
du Styx, qu’elle n’abusera pas de votre confiance, et qu’elle ne vous rendra pas la victime
de ses charmes et de ses artifices.
Après cette instruction, Mercure me mit
dans la main cet antidote admirable : c’étoit
une plante dont il m’enseigna les vertus ; les
racines en sont noires, et sa fleur a la blancheur
du lait. Les dieux l’appellent moly. Les mortels
ne peuvent que difficilement l’arracher de
terre : mais les immortels font tout aisément.
En finissant ces mots, Mercure me quitte, s’élève dans les airs, s’envole dans l’Olympe.
Je continuai à marcher vers le palais de Circé, l’esprit inquiet et agité : je m’arrête à la porte ;
j’appelle l’enchanteresse ; elle m’entend, accourt
et me fait entrer. Je la suis d’un air
triste et rêveur. Arrivé dans une salle magnifique, elle me fait asseoir sur un siége merveilleusement
travaillé, et me présente cette boisson
mixtionnée dont mes compagnons avoient
éprouvé les terribles effets. Je pris de ses mains
la coupe d’or qui la renfermoit ; je la vidai, sans aucune des suites qu’elle espérait. Elle me
frappe de sa baguette magique, en me disant
d’aller rejoindre dans leur étable les malheureux
qu’elle avoit transformés : je tire aussitôt
mon épée, je cours sur elle comme pour l’immoler
à
ma vengeance. Etonnéede mon audace, Circé crie, se prosterne à mes genoux, me demande, le visage inondé de ses larmes, qui je
suis, d’où je viens. Comment arrive-t-il que
mes charmes ne produisent dans vous aucun
changement ? jamais aucun mortel n’a pu y
résister : dès qu’on les louche du bout des lèvres, il faut céder à leur force. Il faut que vous
ayez dans vous quelque chose de plus puissant
que mon art enchanteur, ou que vous soyez le
prudent Ulysse. En effet, je me rappelle que
Mercure m’a prédit la visite de ce héros à son
retour de Troie. Mais remettez votre épée dans
le fourreau, faisons la paix, et vivons dans l’union
et la confiance.
Elle me parla ainsi ; mais j’étais en garde
contre des avances si suspectes, et je lui répondis :
Comment, Circé, puis-je compter sur
vos promesses ? vous avez traité mes amis très-inhumainement ;
si j’accepte vos offres, si je
me laisse désarmer, dois-je m’attendre à un
meilleur traitement ? Non, je ne consentirai à
rien, à moins que vous ne me juriez, par le
serment redoutable aux immortels, que vous
ne me tendrez aucun piége. Je le jure, répli-
qua—t—elle sans balancer. Je m’apaisai alors, et
les armes me tombèrent des mains.
Circé avoit près d’elle, et à son service, quatre nymphes, filles des fontaines, des bois
et des fleuves qui portent le tribut de leurs
eaux dans la vaste mer ; elles étaient d’une
beauté ravissante et dignes des vœux des immortels :
l’une couvre les siéges et le parquet de
tapis de pourpre d’une finesse et d’un travail
merveilleux ; l’autre dresse une table d’argent
et la couvre de corbeilles d’or ; la troisième verse
le vin dans des urnes et prépare des coupes ; la
quatrième apporte de l’eau, allume du feu et
dispose tout pour le bain. J’y entrai quand tout
fut prêt ; l’on versa de l’eau chaude sur ma
tête, sur mes épaules ; on me parfuma d’essences
exquises ; et lorsque je ne me ressentis
plus de la lassitude de tant de peines et de maux
que j’avois soufferts, et que je voulus sortir de
ce bain, on me couvrit d’une belle tunique et
d’un manteau magnifique ;après quoi j’allaidans
la salle pour y rejoindre Circé. Asseyez-vous, me dit-elle : mangez, choisissez de tous ces mets
ceux qui vous plaisent le plus. Je n’étois guère
en état de lui obéir : mon cœur, mon esprit, ne présageoient rien que de funeste. Circé s’en
aperçoit ; elle s’approche de moi, elle me reproche
ma tristesse : Mangez, me dit-elle :
que craignez-vous ? que pouvez-vous craindre
après le serment que je vous ai fait ? votre silence, votre réserve, me sont injurieux. Hélas !
grande déesse, m’est-il possible de me livrer
au plaisir de manger et de boire avant que mes
compagnons soient délivrés, avant que j’aie
eu la consolation de les voir de mes propres
yeux ? Quelle idée auriez-vous de moi ? que
penseriez-vous d’Ulysse ? Ne le croiriez-vous<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>698
L’ODYSSÉE. LIVRE X.
pas sans honneur et sans sentiment, s’il peusoit
à ce vil besoin, et qu’il oubliât ces malheureux ?
Aussitôt Circé s’arme de sa baguette, quitte
la salle, ouvre elle-même la porte de ses vastes
étables, et m’amène mes compagnons sous la
figure de pourceaux ; elle fait sur eux ses tours
magiques, et les frotte d’une drogue de sa
façon ; ils changent de figure, leurs longues
soies tombent, ils redeviennent hommes, et
paraissent plus beaux, plus jeunes et plus grands
qu’auparavant. Ils me reconnoissent ; nous nous
embrassons tendrement ; notre joie éclate. Circé
elle-même en paroît touchée, et me dit : Allez, Ulysse, allez à votre vaisseau, retirez-le à sec
sur le rivage ; cachez dans les grottes voisines
vos provisions, vos richesses, vos armes, et revenez
au plus vite me trouver avec tous vos
compagnons.
J’obéis, je pars à l’instant, je regagne la
rive, j’y trouve tout ce que j’y avois laissé de
monde, plongé dans la tristesse et dans les inquiétudes.
Comme de jeunes génisses s’attroupent
en bondissant autour de leur mère, lorsqu’elles
la voient revenir le soir des pâturages, comme rien alors ne les retient et qu’elles franchissent
toutes les barrières pour courir au-devant
d’elle et l’appeler par leurs mugissemens ;
de même mes compagnons volent à ma
rencontre, et me pressent avec tendresse et
avec larmes : Vous voilà ! me dirent-ils : que
nous sommes contens ! non, nous ne le serions
pas davantage si nous revoyions notre chère
patrie, si nous débarquions sur la terre qui
nous a vus naître et où nous avons été élevés.
Mais que sont devenus nos camarades ? racontez-nous
leur sort déplorable.
Cessez, leur répondis-je, de vous désoler ;
prenez courage, ils ne sont point à plaindre.
Mettons notre vaisseau à l’abri des flots, cachons
dans ces grottes nos agrès, nos armes, nos provisions ;
suivez-moi ensuite, et allons ensemble
rejoindre nos amis : ils sont dans le palais de
Circé parfaitement bien traités, et jouissent de
la plus grande abondance.
A cette nouvelle, ils s’empressent d’exécuter
mes ordres, et se disposent à m’accompagner :
Euryloque cependant veut s’y opposer. Malheureux !
s’écrie-t -il, vous courez à votre perte.
Que pouvez-vous attendre de la perfide Circé ?
N’en doutez pas, elle vous transformera en
pourceaux, en loups, en lions, pour garder
les avenues de son palais. Pourquoi tenter cette
aventure ? ne vous souvenez-vous plus du Cyclope
Polyphême ? six de ceux qui entrèrent
avec Ulysse n’ont plus reparu ; leur mort cruelle
ne peut-elle pas être imputée à la témérité de
leur chef
Irrité de ce reproche, j’allois m’en venger et
lui abattre la tête de mon épée, malgré son
alliance avec ma maison ; on se mit heureusement
au-devant de moi ; on me pria, on me
fléchit. Laissez-le ici, me dit-on, il gardera
notre vaisseau, il veillera sur tout ce que nous
laissons. Pour nous, nous voulons vous suivre ;
nous voulons voir Circé et son magnifique
palais.
Nous partons aussitôt
.
Euryloque même
nous accompagna ; il craignit ma colère. Circé, pendant mon absence, avoit eu grand soin de
mon monde ; nous les trouvâmes baignés, parfumés, vêtus magnifiquement, et assis devant
des tables abondamment servies. Cette entrevue
fut des plus touchantes ; tous s’embrassèrent, se parlèrent, se racontèrent leurs aventures :
ce récit provoqua leurs larmes et leurs
gémissemens, le palais en retentissoit ; j’en
étais saisi moi-même.
Circé me pria de faire cesser tous ces sanglots :
Je n’ignore pas, dit-elle, tout ce que
vous avez enduré de fatigues sur la mer ; je
sais tout ce que des hommes inhumains et barbares
vous ont fait souffrir : mais présentement
profitez du repos que vous avez, prenez de la
nourriture, réparez vos forces, sou venez-vous
de ce que vous étiez en partant d’Ithaque, et
reprenez la vigueur et le courage que vous aviezalors.
Le souvenir de vos malheurs ne sert qu’à
vous abattre, et à vous empêcher de goûter les
plaisirs qui se présentent.
La déesse me persuada ; nous nous remîmes
à table, et nous y passâmes tout le jour. Notre
séjour dans ce palais fut d’une année entière.
La bonne chère et les plaisirs ne firent point
oublier leur patrie à mes compagnons ; après
quatre saisons révolues, ils me firent leurs remontrances :
Ne vous souvenez-vous plus de
votre chère Ithaque ? me dirent-ils. N’est-il pas
dans l’ordre des destinées que vous ne négligiez
rien pour nous procurer le bonheur de revoir
nos dieux pénates ?
J’eus égard à de si justes désirs, dès ce jour
même presque tout consacré aux plaisirs de la
fable. Quand le soleil se coucha, quand la nuit
eut répandu ses sombres voiles sur la terre, quand mes compagnons se furent retirés, et
que je me trouvai seul avec Circé, j’embrassai
ses genoux, et la trouvant disposée à m’écouter
favorablement, je lui parlai en ces termes :
Vous m’avez comblé de grâces, grande déesse ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Seudo" /></noinclude>L’ODYSSEE. LIVRE X.
699
j’ose cependant vous en demander une encore, et ce sera la dernière. Vous m’avez promis de
favoriser mon retour, il est temps d’accomplir
cette promesse : Ithaque est toujours l’objet de
mes vœux. Mes compagnons ne soupirent aussi
qu’après elle ; ils se plaignent du long séjour
que je fais ici, et me le reprochent dès qu’ils
peuvent me parler sans que vous puissiez les
entendre.
Non, cher Ulysse, non, je ne prétends pas
vous retenir : mais vous avez encore un royaume
à visiter avant que d’arriver dans le vôtre, c’est
celui de Pluton et de Proserpine : il faut que
vous y alliez consulter l’ame de Tirésias le Thébain.
Ce devin est aveugle ; mais en revanche
son esprit est plein de lumières, et pénètre
dans l’avenir le plus sombre. Il doit à Proserpine
ce rare privilège, de conserver après la
mort toute l’intelligence qui le rendoit si recommandable
pendant la vie : les autres ombres ne
sont auprès de lui que de vains fantômes.
A ces paroles, frappé comme d’un coup de
foudre, je tombai sur un lit de repos, je l’arrosai
de mes larmes, je ne voulois plus vivre
ni voir la lumière du soleil. Enfin, revenu de
mon étonnement, où plutôt de mon désespoir, Quelle entreprise ! m’écriai-je ; qui me guidera
dans ce voyage inoui ? quel est le vaisseau qui
a jamais pu aborder sur cette triste rive ?
Ne vous mettez point en peine de conducteur, valeureux Ulysse ; élevez votre mât, déployez
vos voiles, et tenez-vous en repos, le souffle
de Borée vous fera marcher. Après avoir traversé
l’Océan, vous trouverez une plage commode, bordée par les bois de Proserpine ; ce
sont des peupliers, des saules, tous arbres stériles :
arrêtez-vous là, c’est justement l’endroit
où l’Achéron reçoit dans son lit le Phlégéthon
et le Cocyte qui est un écoulement du Styx.
Avancez jusqu’à la roche où est le confluent de
ces deux fleuves, dont les eaux roulent et se
précipitent avec fracas ; vous ne serez pas loin
alors du palais ténébreux de Pluton. Creusez
une fosse sur ces bords ; qu’elle soit d’une coudée
eu carré.
Faites-y pour les morts trois sortes de libations :
la première, delaitet demiel :laseconde, de vin pur ; la troisième, d’eau où vous
aurez détrempé de la farine. Eu faisant ces effusions, adressez des prières aux ombres des
morts ; engagez-vous à leur sacrifier, à votre
retour à Ithaque, une génisse qui n’aura jamais
porté et qui soit la plus belle de vos troupeaux ;
promettez de leur élever un bûcher, d’y jeter ce que vous avez de plus précieux, et
d’immoler, en l’honneur de Tirésias en particulier, un bélier tout noir et qui soit la fleur
de vos bergeries. Vos prières et vos vœux achevés, égorgez un bélier noir et une brebis noire ;
vous tiendrez leurs têtes tournées du côté de
l’Erèbe, et vous tournerez vos regards vers
l’Océan ; vous verrez arriver en foule les ombres
des morts. Pressez dans ce moment vos
compagnons de dépouiller les victimes immolées, de les brûler, et d’adresser encore des
prières et des vœux aux dieux infernaux, et
surtout au redoutable Pluton et à la sévère
Proserpine. Pour vous, tenez-vous tout auprès
l’épée à la main, pour écarter les ombres, et
empêcher qu’elles n’approchent du sang des
victimes avant que vous ayez consulté le devin
Tirésias : il ne tardera point à paraître, et c’est
de lui que vous devez apprendre la route que
vous devez tenir pour arriver heureusement à
Ithaque.
A peine Circé eut-elle fini de parler, que l’aurore
parut sur son trône d’or : je prends mes
habits ; c’étoient des présens de la déesse, et ils
étoient magnifiques ; elle-même se para, prit
une robe de toile d’argent et d’un travail exquis, l’arrêta avec une ceinture d’or, et se couvrit
la tête d’un voile fait par les Grâces.
Je cours réveiller mes compagnons. Mes amis, vous voulez partir ; réveillez
-
vous donc ; le
temps presse, profilons de la permission que
nous en donne la déesse. Cette nouvelle les
comble de joie, et ils font la plus grande diligence.
Mais, au moment du départ, j’éprouvai encore
un grand malheur. Elpénor, le plus jeune
de tous, et le moins sage, le moins valeureux, chaud du vin qu’il avoit bu la veille avec excès, étoit monté sur une des plates-formes du palais, pour y prendre le frais et s’y reposer à l’aise :
le bruit que nous fîmes et les préparatifs de
notre départ le réveillent en sursaut ; il se lève
précipitamment, et, au lieu de prendre le chemin
de l’escalier, il marche à demi endormi devant
lui, il tombe du haut du toit, se tue, et
va nous précéder sur les bords du Cocyte.
Mes compagnons s’assemblent autour de moi
pour prendre mes ordres : je leur déclarai alors
que leur attente alloit être trompée, qu’ils se
flattaient sans doute que nous allions prendre
la route d’Ithaque, mais que Circé exigeoit de
moi que je fisse auparavant un autre voyage, et qu’il falloit que j’allasse tout de suite et que
je tentasse de descendre dans le royaume de
Pluton et de Proserpine, pour y consulter l’ombre
du devin Tirésias.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/102
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Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|90|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
Il faut d’ailleurs convenir que l’action de la palatale ne s’étend pas toujours à la finale ; ainsi, si
{|class=std
|cara donne||''tꞓyĕ̀rė''||(chère, adj.),
|-
|cara||''tꞓyĕ̀ra''||(chère, visage) conserve l’''a.''
|}{{il}}
{{§|169.}} L’'''a''' final de -'''ata''' non palatalisé a produit un double résultat :
1 -'''ata''' des noms collectifs se réduit à ''a,'' en passant par ''a-a'' :
{|class=std
|vannata||''vanā̩''||(vannée) ;
|-
|carrata||''tsarā''||(charretée), etc. (§§ {{erratum|353, 504|352, 514}}.)
|}
2 -'''ata''' des part. passés est représenté par ''ay{{t|ė|80}}'' :
{|class=std
|cantata||''tsãtay{{t|ė|80}}''||(chantée) ;
|-
|portata||''portay{{t|ė|80}}''||(portée).
|}
Or il n’est guère permis de supposer qu’un groupe de lettres soit traité autrement dans les verbes que dans les substantifs. On doit donc admettre qu’à une certaine époque -'''ata''' des part. passés s’est aussi réduit à -''a.'' Cette réduction supprimait la différence entre le masc. et le fém.
de ces participes, différence fortement marquée dans toutes les autres classes de part. passés. Le besoin de la rétablir a suggéré d’ajouter un ''ė'' à la forme masc. Mais le groupe ''a-ė,'' étant inconnu à Héré., ''y'' a été intercalé d’après d’autres mots à finale féminine tels que ''mayė'' (mienne), ''vayė'' (route), etc.{{il}}
{{§|170.}} L’'''a''' atone de '''yata''' des collectifs s’est aussi amalgamé à la voyelle tonique :
{|class=std
|pugnata||''pun̮ă''||(poignée), etc. §§ 353, 504.
|}
Sur le féminin de -'''yatus''', cf. § 48.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Il faut d’ailleurs convenir que l’action de la palatale ne s’étend pas toujours à la finale ; ainsi, si
{|class=std
|cara donne||''tꞓyĕ̀rė''||(chère, adj.),
|-
|cara||''tꞓyĕ̀ra''||(chère, visage) conserve l’''a.''
|}{{il}}
{{§|169.}} L’'''a''' final de -'''ata''' non palatalisé a produit un double résultat :
1 -'''ata''' des noms collectifs se réduit à ''a,'' en passant par ''a-a'' :
{|class=std
|vannata||''vanā̩''||(vannée) ;
|-
|carrata||''tsarā''||(charretée), etc. (§§ {{erratum|353, 504|352, 514}}.)
|}
2 -'''ata''' des part. passés est représenté par ''ay{{t|ė|80}}'' :
{|class=std
|cantata||''tsãtay{{t|ė|80}}''||(chantée) ;
|-
|portata||''portay{{t|ė|80}}''||(portée).
|}
Or il n’est guère permis de supposer qu’un groupe de lettres soit traité autrement dans les verbes que dans les substantifs. On doit donc admettre qu’à une certaine époque -'''ata''' des part. passés s’est aussi réduit à -''a.'' Cette réduction supprimait la différence entre le masc. et le fém.
de ces participes, différence fortement marquée dans toutes les autres classes de part. passés. Le besoin de la rétablir a suggéré d’ajouter un ''ė'' à la forme masc. Mais le groupe ''a-ė,'' étant inconnu à Héré., ''y'' a été intercalé d’après d’autres mots à finale féminine tels que ''mayė'' (mienne), ''vayė'' (route), etc.{{il}}
{{§|170.}} L’'''a''' atone de '''yata''' des collectifs s’est aussi amalgamé à la voyelle tonique :
{|class=std
|pugnata||''pun̮ă''||(poignée), etc. §§ 353, {{erratum|504|514}}.
|}
Sur le féminin de -'''yatus''', cf. § 48.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/67
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><nowiki />
— Si, parfaitement.
Même que celui-là s’appelle Lud Herbilt.
— Bon. Alors ce Lud-là doit être à bord du ''Cyclopic''.
— Il me semble…
— Oui, oui ; mais il ne figure pas sur la liste des passagers.
— Alors, il n’est pas à bord.
— Je n’affirmerais pas. Toutefois, il peut y être sous un autre nom.
— Pourquoi un autre nom ?
Sefra se mit à rire :
— Pour se déguiser, donc.
Et Stepan, se grattant le bout du nez d’un air perplexe, la fillette poursuivit :
— Voyons. C’est possible… Je dirais même que c’est certain ; car j’ai remarqué que {{Mrs}}. Herbilt fait la
malade…
— Oh !
— Elle l’est un peu, mais pas comme elle le feint, au point de devoir rester enfermée dans sa cabine.
Stepan leva les bras au ciel avec une expression ahurie :
— Qu’est-ce que tu veux démontrer, avec tout cela ?
Je ne comprends rien.
— Voici. {{Mrs}}. Herbilt est prévenue par nous des projets des bandits.
— Bien. Après ?
— C’est une dame instruite, qui sait une foule de choses que nous ne soupçonnons même pas.
— Très bien. Va toujours.
— Son fils, Lud Herbilt, a été élevé en Angleterre sans connaître sa réelle origine.
— C’est ce que Slane racontait.
Sefra coupa l’attestation inutile d’un geste sec.
— Eh bien, il est possible qu’il ne la connaisse pas encore, et il peut se trouver sur le ''Cyclopic'' sous une
autre désignation.
Et son camarade, murmurant avec une admiration non dissimulée :
— Ce que tu es fine. Comment as-tu pensé cela ?
— C’est la façon dont Mrs. Herbilt se cloître chez elle…
— Qui t’a donné l’idée ?…
— Bien sûr. Ses ennemis la connaissent bien, elle.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/103
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|91|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{{§|171.}} L’'''a''' atone des finales -'''ita''', -'''ica''' des substantifs a reçu l’accent tonique :
{|class=std
|partita||''partꞓyă̩''||(la partie) ;
|-
|formica||''frumyă̩''||(fourmi).
|}
Une attraction de même nature se rencontre dans les groupes -'''uda''', -'''uta''' :
{|class=std
|nuda||''nwă''||(nue) ;
|-
|renduta||''rẽ{{t|n|80}}dwă̩''||(rendue).
|}{{il}}
{{§|172.}} -'''am''' final.
Au cas oblique sing., les noms et adj. terminés en ''a'' en latin conservent la même terminaison qu’au nominatif, § 348.
-'''am''', dans les verbes, est partout changé en ''o'' par analogie avec la {{1re}} pers. du prés. de l’indicatif :
{|class=std
|carricabam||''tsarjyè̩vo''||(je chargeais) ;
|-
|cantabam||''tsãtavo''||(je chantais) ;
|-
|eram||''ī̩ro''||(j’étais) ;
|-
|veniam||''è̩n̮о''||(que je vienne).
|}{{il}}
{{§|173.}} '''a''' + '''s''' = ''ė,'' et a entraîné -'''at''' dans les verbes :
{|class=std
|cantas||''tsã{{t|n|80}}tė''||(tu chantes) ;
|-
|carricas||''tsarzė''||(tu charges) ;
|-
|carricabas||''tsarjyè̩vĕ̇''||(tu chargeais) (§ 415) ;
|-
|feminas||''fènė''||(femmes) ;
|-
|cantat||''tsã{{t|n|80}}tė''||(il chante) ;
|-
|cantabat||''tsãta̩yė''||(il chantait) ;
|-
|carricat||''tsarzė''||(il charge) ;
|-
|carricabat||''tsarjyè̩vĕ̇''||(il chargeait) ;
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/68
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>Si donc ils la guettent : qu’elle garde la chambre ou non, cela ne diminue pas le danger.
— C’est vrai !
— Ah ! tu y viens aussi. Suppose, maintenant, que Lud Herbilt soit un des passagers, sous le nom de Pierre, Jack ou autre.
— Je suppose.
— En le voyant, elle qui est sa maman, elle qui a été si longtemps séparée de lui, ne se trahira-t-elle pas ?
Ne le désignera-t-elle pas aux bandits par un geste, un signe, un mot.
Elle évite cela en gardant la chambre.
La fillette se pencha à l’oreille de Stepan.
— Heureusement pour nous, elle ne la garde pas toujours.
— Que veux-tu dire encore ?
— Ceci. Elle se promène parfois sur le pont.
— Eh bien ?
— Eh bien, j’ai remarqué que, si elle ne se croit pas observée, elle regarde avec obstination l’ingénieur August et son ami James Libson.
— Son fils serait donc un des deux ?
Du coup, la fillette s’abandonna à la plus franche hilarité.
— Son fils serait James, puisque cet August, ingénieur de la Blue Star Line, porte évidemment son nom habituel et est connu de la compagnie.
Stepan demeura bouche bée. La conclusion de sa compagne le médusait littéralement.
Mais sa surprise devint de l’ahurissement quand celle-ci reprit :
— Si je ne me trompe pas, il faut veiller sur lui, comme sur petite Jane.
— Oui, mais comment ?
— En devenant ses amis, en le quittant le moins possible.
Le gamin eut une moue inquiète :
— Pas commode.
— Mais si. Très facile, au contraire.
— Facile ?
— En persuadant à baby Jane qu’elle aime beaucoup ces gentlemen.
— Jane, maintenant. Tu veux te confier à cette petite chose ?
Cette fois, Sefra, dans sa gaieté, se laissa aller à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|92|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="a_final" />{{sc|Exceptions}} : portare habebas, -t ''portėre̩k'' (tu porterais, etc.) où l’'''a''' a disparu complètement ; de même dans :
{|class=std
|vannatas||''vana̩''||(vannées) ;
|-
|carratas||''tsara̩''||(charretées) ; et § 352.
|}
Quant à l’'''a''' final de
{|class=std
|pugnatas||''pun̮ĕ̩''||(poignées) et autres
|}{{SA|collectifs en -'''yata''', cf. §§ 47, 358.}}
{|class=std
|formicas||''frumĕ̩''||(fourmis)
|-
|rendutas||''rẽ{{t|n|80}}dwĕ''||(rendues) ont pris l’accent
|}{{SA|tonique sur leur finale.}}{{il}}
{{§|174.}} -'''ant''' final présente deux résultats :
α) Ou il attire l’accent tonique et donne ''ã'' :
{|class=std
|erant||''īrã̩''||(ils étaient) ;
|-
|*legissant||''l̮ijicã̩''||(qu’ils lisent) ;
|-
|portare habuerant||''portėrã̩''||(ils porteraient).
|}
Le déplacement d’accent s’effectue au subjonctif a), § 408, et au conditionnel, § 407.
β) Ou il reste atone et se transforme en ''õ'' par analogie avec les finales en -'''unt''' :
{|class=std
|cantant||''tsã̩{{t|n|80}}tõ''||(ils chantent) ;
|-
|cantabant||''tsãta̩võ''||(ils chantaient),
|}{{SA|v. indicatif présent de I{{e|a}}), § 404 ; imparfait de l’indic. et subjonctif b) de toutes les conjugaisons.}}
{{sc|Remarque}} : La nasalisation a des tendances à se perdre.{{il}}<section end="a_final" />
<section begin="e_final" />§ 175. '''e''' final est tombé sauf lorsqu’il sert de voyelle d’appui :
{|class=std
|habere||''aĕ̩̀''||(avoir) ;
|-
|punire||''punik''||(punir) ;
|}<section end="e_final" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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<section begin="a_final" />{{sc|Exceptions}} : portare habebas, -t ''portėre̩k'' (tu porterais, etc.) où l’'''a''' a disparu complètement ; de même dans :
{|class=std
|vannatas||''vana̩''||(vannées) ;
|-
|carratas||''tsara̩''||(charretées) ; et § 352.
|}
Quant à l’'''a''' final de
{|class=std
|pugnatas||''pun̮ĕ̩''||(poignées) et autres
|}{{SA|collectifs en -'''yata''', cf. §§ 47, {{erratum|358|353}}.}}
{|class=std
|formicas||''frumĕ̩''||(fourmis)
|-
|rendutas||''rẽ{{t|n|80}}dwĕ''||(rendues) ont pris l’accent
|}{{SA|tonique sur leur finale.}}{{il}}
{{§|174.}} -'''ant''' final présente deux résultats :
α) Ou il attire l’accent tonique et donne ''ã'' :
{|class=std
|erant||''īrã̩''||(ils étaient) ;
|-
|*legissant||''l̮ijicã̩''||(qu’ils lisent) ;
|-
|portare habuerant||''portėrã̩''||(ils porteraient).
|}
Le déplacement d’accent s’effectue au subjonctif a), § 408, et au conditionnel, § 407.
β) Ou il reste atone et se transforme en ''õ'' par analogie avec les finales en -'''unt''' :
{|class=std
|cantant||''tsã̩{{t|n|80}}tõ''||(ils chantent) ;
|-
|cantabant||''tsãta̩võ''||(ils chantaient),
|}{{SA|v. indicatif présent de I{{e|a}}), § 404 ; imparfait de l’indic. et subjonctif b) de toutes les conjugaisons.}}
{{sc|Remarque}} : La nasalisation a des tendances à se perdre.{{il}}<section end="a_final" />
<section begin="e_final" />§ 175. '''e''' final est tombé sauf lorsqu’il sert de voyelle d’appui :
{|class=std
|habere||''aĕ̩̀''||(avoir) ;
|-
|punire||''punik''||(punir) ;
|}<section end="e_final" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ivoi - Les Dompteurs de l’or.djvu/69
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>appliquer une bonne claque retentissante sur l’omoplate de son interlocuteur.
— Pas me confier, mais la diriger. Ah ! mon pauvre Stepan, comme on a raison de dire…
Les garçons sont bien plus naïfs que les filles.
Sur cette conclusion, empruntée à la sagesse des nations, la fillette laissa son camarade reprendre ses esprits et s’en fut rejoindre Jane qui, en l’attendant, faisait endêver la nurse Lunny.
C’est à la suite de cette conversation que la petite Jane avait été « aiguillée », par sa compagne de jeu, sur James et August.
La rusée vagabonde n’avait eu aucune peine à persuader au baby que les jeunes gens lui conteraient de belles histoires, joueraient avec elle.
Si l’on ajoute que les deux amis, un peu isolés sur l’immense navire, s’étaient amusés des avances de la mignonne, de la fantaisie de ses gardes du corps, Stepan et Sefra, et qu’ils avaient fait bon accueil au trio, on comprendra que l’enfant s’était prise de belle affection pour eux, et que tyrannique comme le sont les petits elle songeait désormais uniquement à les joindre.
La nurse Lunny avait protesté d’abord, mais elle s’était de suite rendu compte que la présence de ces grands gentlemen, doublant Stepan et Sefra, rendrait la sienne inutile.
C’était un avenir de liberté qui s’ouvrait devant elle.
Aussi fut-elle bientôt aussi impatiente que la petite de retrouver les jeunes passagers.
Ceci se conçoit. Aussitôt Jane auprès de ses grands amis, Lunny adressait quelques recommandations aux gamins et s’éclipsait, afin de se livrer aux douceurs d’interminables bavardages avec les employés du bord, les domestiques des passagers, les marins, et généralement avec toute personne capable de subir l’averse de son caquet.
Peu à peu, elle en venait à considérer les jeunes gens comme faisant fonction, de concert avec les gamins,
de « nurses adjointes » et à s’en reposer entièrement sur eux.
Peu à peu, elle oublia de venir prendre Jane dans les cabines de James ou d’August, où l’enfant volontaire passait la soirée.
Et la mignonne, plus d’une fois dormit sous la garde de ces inconnus, dont l’un, comme l’avait deviné Sefra, était son frère inconnu.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/63
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE II.}}
{{sc|Lorsqu’Henry}} revint auprès de
son épouse, il trouva la chambre
en désordre, le parquet couvert
d’habillemens, ses sœurs à genoux
devant deux grosses malles qu’elles
étaient occupées à déballer, et sa
belle compagne enveloppée d’un
grand peignoir, ses beaux cheveux
tombant sur son col, et badinant
avec ses animaux.
— Voyez comme vos sœurs sont
obligeantes, dit-elle en montrant
les deux pauvres filles, dont les
figures enflammées témoignaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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15873688
2026-06-16T20:24:03Z
Sapcal22
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text/x-wiki
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{{T3|CHAPITRE IV.}}
{{sc|Lorsqu’Henry}} revint auprès de
son épouse, il trouva la chambre
en désordre, le parquet couvert
d’habillemens, ses sœurs à genoux
devant deux grosses malles qu’elles
étaient occupées à déballer, et sa
belle compagne enveloppée d’un
grand peignoir, ses beaux cheveux
tombant sur son col, et badinant
avec ses animaux.
— Voyez comme vos sœurs sont
obligeantes, dit-elle en montrant
les deux pauvres filles, dont les
figures enflammées témoignaient<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/6/3
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/6/4
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>suffisamment la peine qu’elles se
donnaient pour plaire à leur élégante
belle-sœur. — Je suis, en
vérité, désolée de leur donner tant
d’embarras : cela est affreux, cela
est honteux, dit-elle en bâillant
et caressant son perroquet.
— À propos, Henry, dites-moi
quelle robe dois-je mettre aujourd’hui ?
car je vous jure que je n’en
sais rien. Favolle choisissait toujours
pour moi, et cette insolente
Martin aussi ; toutes deux avaient
infiniment de goût.
— Je suis bien persuadé, lui
répondit Douglas, que leur goût
n’était pas aussi parfait que le vôtre ;
ainsi décidez vous-même de votre
toilette, et, sur-tout, dépêchez-vous,
car mon père est impatient
de se mettre à table.
Tout en grondant, riant, ba-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/65
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>dinant et se plaignant, lady Juliana
acheva de s’habiller, et parut au
salon belle et fière de sa beauté.
À leur entrée, Douglas la conduisit
auprès d’une dame assise au
coin du feu ; et mettant la main de
Juliana dans celle de l’étrangère,
il lui dit : Voici une sœur avec laquelle
vous n’avez pas fait connaissance,
et vous serez, je n’en doute
pas, très-heureuse de vous lier
avec elle.
L’étrangère reçut sa noble belle-sœur
avec une aisance pleine de
grâces, et avec le plus doux sourire,
et un son de voix charmant, lui
exprima le plaisir qu’elle avait à
faire sa connaissance. Lady Juliana
parut surprise ; presque déconcertée :
elle avait formé ses plans pour
plaire ; elle comptait charmer par
sa condescendance, enchanter par<noinclude>
<references/></noinclude>
hy4pv4qtfpakn354flnf0ihe6vg29ku
Essai sur le patois d'Hérémence/2/6/5
0
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Rafavannay
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text/x-wiki
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/66
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>sa douceur, éblouir par son éclat,
étonner par son amabilité ; et la
personne qui venait de s’adresser à
elle, lui était tellement supérieure,
par cet air de simplicité pleine de
dignité, qui en impose même à
l’affectation, que lady Juliana fut
un instant avant de trouver une
réponse convenable. Douglas la
présenta ensuite à son frère, et le
vieux laird, impatient de dîner,
vint la prendre pour la mener à la
salle à manger.
La délicate lady Juliana se régala
du bon mouton écossais et du gibier
excellent que l’on avait servi.
Je crois, dit-elle, que mon cher
petit Tommy aimerait ce canard
sauvage ; et elle s’appropria en
même temps une aile qui restait
sur le plat. Apportez-le-moi, dit-elle
au laquais qui se tenait der-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/6/6
0
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Rafavannay
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>rière sa chaise, et dont la belle
livrée et la tête bien poudrée faisaient
un singulier contraste avec
le costume montagnard et la vieille
perruque blonde du vieux Donald.
Venez, venez, mes amours, dit-elle
au trio charmant qui entra en
aboyant, criant, et volant auprès
d’elle… La scène d’enfantillage
et de bruit qui suivit, fit rougir le
pauvre Douglas qui sentait tout le
ridicule de sa jeune épouse ; il resta
dans un morne silence d’où elle
ne put le tirer, ni par sa voix enchanteresse,
ni par ses manières
séduisantes. Cependant il y avait
un charme même dans sa folie,
qui la rendait encore intéressante
à ses yeux.
Après que l’on eut enlevé la
nappe, lady Juliana, remarquant
que son mari paraissait encore<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/8
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/9
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>absorbé, mit sa main sur son
épaule, et lui dit avec un regard
charmant : Vous ne vous trouvez
pas bien, mon amour ?
— Pardonnez-moi, je suis à
merveille, répondit-il en soupirant
profondément ?
— Pourquoi donc êtes-vous si
triste ? Il faut que je chante pour
vous égayer. Alors, penchant sa
tête sur lui, elle commença le joli
petit air vénition : ''La Biondina'',
''in gondoletta'', etc. ; puis, s’arrêtant
tout-à-coup, et fixant madame
Douglas : Je vous demande
pardon ; peut-être n’aimez-vous pas
la musique, peut-être ma voix
vous ennuie ?
— Vous nous faites un mauvais
compliment, répliqua sa belle-sœur
en souriant ; et la seule manière<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « d’obtenir notre pardon, sera de continuer votre romance. — Quelqu’un sait-il chanter, s’écria-t-elle, sans faire attention à la demande qu’on venait de lui faire ? Je voudrais beaucoup qu’on me chantât quelque chose. — Oh ! s’il ne tient qu’à cela nous savons toutes chanter et danser aussi, dit une des vieilles dames ; après le thé, nous vous ferons voir quelques-uns de nos pas écossais ; mais, en attendant, madame Douglas voudra bien... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>d’obtenir notre pardon, sera de
continuer votre romance.
— Quelqu’un sait-il chanter,
s’écria-t-elle, sans faire attention
à la demande qu’on venait de lui
faire ? Je voudrais beaucoup qu’on
me chantât quelque chose.
— Oh ! s’il ne tient qu’à cela
nous savons toutes chanter et danser
aussi, dit une des vieilles
dames ; après le thé, nous vous
ferons voir quelques-uns de nos
pas écossais ; mais, en attendant,
madame Douglas voudra bien nous
chanter un petit air.
Madame Douglas y consentit avec
bonté, lors même qu’elle sût très-bien
qu’il lui serait difficile de satisfaire
tous les goûts dans le choix
d’une romance. Le laird détestait
tout ce qui n’était pas une bonne
chanson écossaise, et elle avait un<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/9/1
0
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>trop bon goût, pour estropier une
mélodie du Nord avec son accent
anglais. Elle choisit alors un air
montagnard adapté à des paroles
anglaises, espérant ainsi contenter
tout son auditoire.
Lady Juliana l’interrompit avant
la fin de la romance, pour lui demander
si elle savait jouer de la
harpe ? À propos, j’avais oublié
de m’informer si vous aviez ici une
bonne harpe ?
— Nous avons une épinette des
plus harmonieuses, et, à mon
avis, c’est un instrument fort supérieur
à la harpe, dit gravement
miss Jacky : vous en jugerez en
écoutant Bella… Bella, ma chère,
faites entendre à lady Juliana la
manière dont vous jouez.
Bella, rougissant jusqu’aux oreilles,
alla se placer à l’épinette, et<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/9/1/1
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Rafavannay
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>commença à frapper de toutes ses
forces sur le malheureux instrument,
tandis que ses tantes battaient
la mesure, et faisaient, de
temps à autres, des exclamations
de plaisir.
— Très-bien, ma chère, dit
madame Douglas voyant qu’elle
se disposait à exécuter un nouveau
morceau. Vous devez être fatiguée,
et je crois, dit-elle en s’adressant
à miss Jacky, qu’il est temps que
nous laissions ces messieurs.
— Donnez-moi le bras jusqu’au
salon, dit lady Juliana à son époux ;
et puis ne restez pas trop longtemps
à table, je vous en conjure.
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{{-|3}}
{{interligne|6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
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{{T3|CHAPITRE V.}}
{{sc|L’heure}} qui s’écoula avant que
Douglas rentrât au salon, parut
d’une longueur insoutenable à la
jeune épouse. Les tantes, au contraire,
furent enchantées de saisir
cette occasion, pour faire connaître
à leur nouvelle nièce quelles étaient
leurs opinions sur les principaux
devoirs des jeunes femmes mariées.
Elles trouvaient qu’une jeune personne,
à moins d’être complètement
déraisonnable, devait porter
de gros bas de laine et de bonnes
jupes ouatées ; et elles insinuèrent,
avec beaucoup de délicatesse, que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>jamais on ne pouvait espérer de
mettre au monde des enfans robustes
et bien constitués, à moins
que la mère ne s’astreignît à se
nourrir habituellement de bouillons
de gruau et d’eau d’orge. Regardez
ces jeunes agneaux, lady
Juliana, dit miss Grizzy, en désignant
les cinq grandes filles qui
chuchotaient dans un coin ; ne
sont-elles pas l’emblême de la santé ?
J’espère, ma chère nièce, que vos
enfans leur ressembleront. Il est
vrai que nous désirons ardemment
que vous nous donniez des garçons,
car nous sommes terriblement privés
d’enfans mâles dans notre famille.
Il est affligeant de penser
que nous n’avons pas un seul garçon
parmi nous, et qu’une belle
et ancienne race comme la nôtre,
pourrait s’éteindre sans qu’il soit<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>en notre pouvoir d’empêcher un
tel malheur. À ces mots attendrissans,
les larmes coulèrent le long
des joues de la sensible Grizzy.
L’entrée des messieurs mit fin à
ce discours.
Dès que lady Juliana aperçut son
mari, elle vola à sa rencontre,
lui demanda, avec sa pétulance
accoutumée, s’il avait obtenu quelqu’argent
de son père, et s’il avait
l’espoir de quitter bientôt Glenfern.
— Votre Seigneurie prendra-t-elle
une tasse de thé, dit miss Nicky,
en lui présentant une tasse remplie
d’une liqueur si noire et si épaisse,
qu’on aurait pu la prendre pour
tout autre chose !
— Du thé ! oh non ! je n’en prends
jamais ; mais je prendrai volontiers
du café. Et ma petite Psyché,
qui aime le thé à la passion, boira<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>cette tasse, dit Juliana en la saisissant
pour la donner à sa chienne.
— Je ne vois point de café sur la
table, dit Douglas ; mais je sonnerai
pour qu’on vous en serve.
Le vieux Donald arriva.
— Du café, dit miss Nicky, où
est le café ?
— Le café, répéta l’honnête
montagnard ; en vérité, miss Nicky,
on l’a oublié.
— Mais vous pouvez en préparer
à l’instant, dit Douglas.
— Réellement, M. Henry, ce
ne sera pas si facile que vous vous
l’imaginez, car nous avons couvert
le feu, et ne comptons le rallumer
que pour le souper, et mettre cuire
pour nos bêtes, et…
— Allons, allons, dit Nicky,
m’en vais voir moi-même s’il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
420
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>n’y a pas moyen de se procurer ce
qu’on demande{{corr||.}}
Pendant cette importante discussion,
le laird avait joui du sommeil
le plus doux ; il s’éveilla pour
prendre son thé ; après quoi, il se
leva avec vivacité, et demanda
pourquoi les jeunes gens ne commençaient
pas la danse du soir.
— Venez, venez, milady, continua-t-il,
en frappant dans ses
mains et chantant un air écossais,
mettons les tous en train.
Où sont donc toutes mes filles ?
— Holà, Bella, Becky, Betty,
Baby, Beeny, arrivez, prenez vos
places.
Les jeunes filles ne se firent pas
répéter cet ordre, car elles aimaient
passionnément la danse. Le musicien
Coil étant arrivé avec sa cornemuse
et son habit des dimanches,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>donna le signal, et le bal commença.
Coil trompetta et souffla de
son mieux ; mais qui pourrait peindre
l’étonnement de lady Juliana en
entendant cette musique ! Les sons
du pauvre Coil lui causèrent une
terreur si violente, qu’elle s’arracha
des bras de son beau-père qui
venait de s’emparer d’elle, et, volant
auprès de son mari, elle jeta
des cris de détresse. Qu’est-il arrivé ?
qu’est-il arrivé ? s’écria toute
la famille, entourant à l’instant les
deux époux.
— Il est arrivé, répondit Douglas
avec colère, que votre infernale
musique a effrayé lady Juliana !
voilà tout. Cessez vos horribles
sons, cria-t-il à Coil étonné de recevoir
un pareil ordre, et stupéfait
d’avoir excité la terreur au lieu
de l’admiration à laquelle il était<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>accoutumé, il resta sur le coup,
indigné de l’affront qu’on venait
de faire à sa cornemuse.
— A-t-on jamais rien entendu
de pareil ? murmurait le vieux
laird ; avoir les oreilles trop délicates
pour supporter les sons d’une
cornemuse !… Jolie emplette, ma
foi, qu’Henry nous apporte là ! ce
n’était pas la femme qu’il fallait à
un montagnard écossais ; interrompre
nos danses ! appeler notre
cornemuse une machine infernale !
Je n’aurais jamais cru entendre un
de mes enfans blasphêmer de la
sorte. — C’est désolant, affligeant,
dit la bonne Grizzy ! mais je voudrais
pourtant bien savoir si c’est
la vue de cet instrument, ou les
sons qu’il rend, qui ont occasionné
cette attaque de nerfs à notre chère
nièce. Ah ! si du moins lady Ma-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/267
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|ÊTRE OBÉISSANTE À SON MARI.||169}}</noinclude>{{lang|frm|piés, avoir chausses}}<ref>Bas montant très-haut et s’attachant aux ''braies'' sorte de culotte.</ref> {{lang|frm|et soulers frais, bien peu, bien abeuvré, bien servi, bien seignouri, bien couchié en blans draps, et cueuvrechiefs}}<ref>Ici, bonnets de nuit.</ref> {{lang|frm|blans, bien couvert de bonne fourrures, et assouvi des autres joies et esbatemens, privetés, amours et secrets dont je me tais. Et l’endemain, robes-linges}}<ref>Sorte de chemise d’homme. On voit dans un compte de la chambre de Philippe le Bel, en 1307, {{lang|frm|''des toiles pour draps''}} (de lit) {{lang|frm|''et robelinges, c’est chemises''}} (sic). Il est dit dans la grande ordonnance des métiers de Paris, rendue par le roi Jean en février{{lié}}1350-1, que la façon d’une {{lang|frm|''robe-linge à homme, d’œuvre commune''}}, devoit être payée 8{{lié}}deniers aux couturiers, celle d’une chemise à femme 4{{lié}}deniers seulement. ({{abr|Collect.|Collection}} Leber, {{rom-maj|XIX}}, 38, 316.)</ref> {{lang|frm|et vestemens nouveaulx.
Certes, belle seur, tels services font amer et désirer à homme le retour de son hostel et veoir sa preudefemme et estre estrange des autres. Et pour ce je vous conseille à reconforter ainsi vostre autre mary à toutes ses venues et demeures, et y persévérez ; et aussi à luy tenur bonne paix, et vous souviengne du proverbe rural qui dit que trois choses sont qui chassent le preudomme hors de sa maison, c’est assavoir maison descouverte, cheminée fumeuse et femme rioteuse. Et pour ce, chère seur, je vous prie que pour vous tenir en l’amour et grâce de vostre mary, soyez luy doulce amiable et débonnaire. Faictes-luy ce que les bonnes simples femmes de nostre païs dient que l’en a fait à leurs fils quant ils sont enamourés autre part et elles n’en pevent chevir. Il est certain que quant les pères ou les mères sont morts, et les parrastres et marrastres qui ont fillastres les arguent, tencent et estrangent, et le pensent de leur couchier, de leur boire ou mengier, de leur chausses, chemises, ne autres nécessités ou {{tiret|af|faires}}}}<noinclude>
<references/>
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Em-GdM
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|AVOIR SOIN DE SON MARI.||169}}</noinclude>{{lang|frm|piés, avoir chausses}}<ref>Bas montant très-haut et s’attachant aux ''braies'' sorte de culotte.</ref> {{lang|frm|et soulers frais, bien peu, bien abeuvré, bien servi, bien seignouri, bien couchié en blans draps, et cueuvrechiefs}}<ref>Ici, bonnets de nuit.</ref> {{lang|frm|blans, bien couvert de bonne fourrures, et assouvi des autres joies et esbatemens, privetés, amours et secrets dont je me tais. Et l’endemain, robes-linges}}<ref>Sorte de chemise d’homme. On voit dans un compte de la chambre de Philippe le Bel, en 1307, {{lang|frm|''des toiles pour draps''}} (de lit) {{lang|frm|''et robelinges, c’est chemises''}} (sic). Il est dit dans la grande ordonnance des métiers de Paris, rendue par le roi Jean en février{{lié}}1350-1, que la façon d’une {{lang|frm|''robe-linge à homme, d’œuvre commune''}}, devoit être payée 8{{lié}}deniers aux couturiers, celle d’une chemise à femme 4{{lié}}deniers seulement. ({{abr|Collect.|Collection}} Leber, {{rom-maj|XIX}}, 38, 316.)</ref> {{lang|frm|et vestemens nouveaulx.
Certes, belle seur, tels services font amer et désirer à homme le retour de son hostel et veoir sa preudefemme et estre estrange des autres. Et pour ce je vous conseille à reconforter ainsi vostre autre mary à toutes ses venues et demeures, et y persévérez ; et aussi à luy tenur bonne paix, et vous souviengne du proverbe rural qui dit que trois choses sont qui chassent le preudomme hors de sa maison, c’est assavoir maison descouverte, cheminée fumeuse et femme rioteuse. Et pour ce, chère seur, je vous prie que pour vous tenir en l’amour et grâce de vostre mary, soyez luy doulce amiable et débonnaire. Faictes-luy ce que les bonnes simples femmes de nostre païs dient que l’en a fait à leurs fils quant ils sont enamourés autre part et elles n’en pevent chevir. Il est certain que quant les pères ou les mères sont morts, et les parrastres et marrastres qui ont fillastres les arguent, tencent et estrangent, et le pensent de leur couchier, de leur boire ou mengier, de leur chausses, chemises, ne autres nécessités ou {{tiret|af|faires}}}}<noinclude>
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Sapcal22
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/* Corrigée */
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>claughlan se trouvait ici, elle saurait
nous indiquer les remèdes nécessaires
à cette pauvre petite.
— Il est parfaitement impossible
que la cornemuse puisse effrayer
personne, dit miss Jacky d’un ton
élevé, à moins qu’on ne soit entièrement
dépourvu de sens commun.
Madame Douglas chercha à appaiser
la vanité offensée des montagnards,
en attribuant l’agitation
de lady Juliana, à la ''surprise''…
Ce mot eut le succès désiré ; chacun
convint que c’était un instrument
fort surprenant quand on l’entendait
pour la première fois.
Miss Jacky observa que tout le
monde pouvait être saisi par la
surprise ; et la compâtissante Grizzy
ajouta qu’il était étonnant combien
les surprises pouvaient être<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nuisibles à la santé ; que, quant
à elle, elle aimait mieux être
effrayée que surprise.
Pendant cette discussion, Douglas
cherchait à calmer la terreur
affectée ou réelle de son épouse,
qui lui déclara qu’elle était si abîmée
de fatigue et si épuisée par les
souffrances qu’elle avait endurées
depuis son arrivée, qu’il fallait
qu’elle se retirât pour la nuit ; Henry
la suivit, trop heureux d’échapper
aux remarques et aux questions de
sa famille. Les trois tantes et les
cinq nièces furent désolées de voir
ainsi finir leur bal.
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{{T3|CHAPITRE II.}}
{{sc|Il}} n’est pas dit quelles furent les
observations de la famille au sujet
des nouveaux époux ; mais on peut
facilement les deviner d’après l’esquisse
que nous avons donnée de
ceux qui la composaient. La douce
et aimable madame Douglas, cherchant
sans cesse à concilier tous
les esprits, proposa de faire de la
musique, et réussit si bien qu’avant
la fin de la soirée, l’harmonie
fut entièrement rétablie ; et le vieux
laird, impétueux, mais parfaitement
bon, ne songea plus au mé-<noinclude>
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{{T3|CHAPITRE VI.}}
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observations de la famille au sujet
des nouveaux époux ; mais on peut
facilement les deviner d’après l’esquisse
que nous avons donnée de
ceux qui la composaient. La douce
et aimable madame Douglas, cherchant
sans cesse à concilier tous
les esprits, proposa de faire de la
musique, et réussit si bien qu’avant
la fin de la soirée, l’harmonie
fut entièrement rétablie ; et le vieux
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Em-GdM
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|VII}}.|170}}</noinclude>{{lang|frm|{{tiret2|af|faires}}, et iceulx enfans treuvent ailleurs aucun bon retrait et conseil d’aucune autre femme qui les recueille avecques elle et laquelle pense de leur chauffer à aucun povre tison avec elles, de leur couchier, de les tenir nettement, à faire rappareiller leurs chausses, brayes}}<ref>Sorte de culotte ou caleçon.</ref>, {{lang|frm|chemises et autres vestemens, iceulx enfans les suivent et désirent leur compaignie et estre couchiés et eschauffés entre leurs mamelles, et du tout en tout s’estrangent de leurs mères ou pères qui par avant n’en tenoient compte, et maintenant les voulsissent retraire et ravoir, mais ce ne peut estre, car iceulx enfans ont plus cher la compagnie des plus estranges qui de eux pensent et aient soing que de leurs plus prouchains qui d’eulx ne tiennent compte. Et puis brayent et crient, et dient que icelles femmes ont leurs enfans ensorcellés, et sont enchantés, et les pevent laissier, ne ne sont aises se ils ne sont avecques elles. Mais, quoy que l'en die, ce n'est point ensorcellement, c’est pour les amours, les curialités, les privetés, joies et plaisirs qu’elles leur font en toutes manières, et par m’âme, il n’est autre ensorcellement. Car qui à un ours, un lou ou un lyon feroit tous ses plaisirs, icelluy ours, lou ou lyon feroit et suivroit ceulx qui ce luy feroient, et par pareille parole pourroient dire les autres bestes, se elles parloient, que icelles qui ainsi seroient aprivoisées seroient ensorcellées. Et, par m’âme, je ne croy mie qu’il soit autre ensorcellement que de bien faire, ne l’en ne peut mieulx ensorceller un homme que de luy faire son plaisir}}<ref>Il est probable qu’au temps où notre auteur écrivoit il y avoit peu de gens assez éclairés pour avoir une pareille opinion sur les sorcelleries.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jeanne-sans-terre - Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient - 1895.pdf/7
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<br /><br />
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text/x-wiki
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{{T3|PRÉFACE}}
L’art culinaire a pris droit de cité chez nous ; et, savoir bien faire la cuisine est une qualité attractive chez la jeune fille, qui doit être un jour femme et ménagère.
Toutes, peu ou prou, devons savoir, sinon mettre constamment la main à la pâte, au moins pouvoir commander, et, le cas échéant, être en état de remplacer une cuisinière.
Le bien-être, le confort du ''home'' enlisent et retiennent le mari chez lui ; il apprécie fort le petit plat confectionné par les blanches mains de madame, qui dira avec un orgueil de cordon bleu :
« Il est bon, hein ? C’est moi qui l’ai fait. »<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
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JLTB34
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text/x-wiki
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{{T3|HORS-D’ŒUVRE}}
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{{c|'''PREMIÈRE PARTIE'''|fs=}}
{{interligne}}
{{lang|la|''Procumbit humi bos !''}}
Depuis que Sarah Bernhardt reçoit — en latin d’évangile — des dédicaces d’Alexandre Dumas, je ne vois pas pourquoi il me serait interdit, ayant l’occasion de ''préfacer'', de suivre un exemple qui part de si haut.
D’autant que Virgile vaut bien saint Mathieu et qu’entre latin de poète et latin de cuisine il est plus d’une accointance, surtout depuis que nos bons décadents ont décrété que les idoles sont « vieux jeu »,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jeanne-sans-terre - Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient - 1895.pdf/16
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>qu’il n’en faut plus, à moins qu’elles ne servent de point de mire aux crachats démolisseurs — ce qu’ils appellent, sans doute, le travail de la goutte d’eau !…
''{{lang|la|Procumbit humi bos !}}'' disait Virgile.
Et voici que ce bœuf terrassé est devenu phénix ! Il renaît de ses cendres.
Il semble que le poète des ''Géorgiques'' ait été prophète et ait voulu dire :
« Fils de taureau, tu auras beau condamner ton père à mort, dans des courses où « ''la muerte'' » est réclamée par des vociférants — stupides, pour ne pas dire moins — tu seras quand même à la mode ».
Et, en fait, le « bœuf à la mode » vit et trône au sommet de la hiérarchie des ''petits plats pas chers''.
Ô Virgile ! Ô littérature ! Ô — surtout — l’art des transitions… qu’on cherche !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/269
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Em-GdM
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|AVOIR SOIN DE SON MARI.||171}}</noinclude>{{lang|frm|Et pour ce, chère seur, je vous pry que le mary que vous arez vous le vueillez ainsi ensorceller et rensorceller et le gardez de maison maucouverte et de cheminée fumeuse et ne luy soyez pas rioteuse, mais doulce, amiable et paisible. Gardez en yver qu’il ait bon feu sans fumée, et entre vos mamelles bien couchié, bien couvert, et illec l’ensorcellez. Et en esté gardez que en vostre chambre ne en vostre lit n’ait nulles puces, ce que vous povez faire en six manières, si comme j’ay oy dire. Car, j’ay entendu par aucuns, qui sème sa chambre de fueilles d’aune, les puces s’y prennent. Item, j’ay oy dire que qui aroit de nuit un ou plusieurs tranchouers}}<ref>Morceaux de pain plats, {{lang|frm|''tartines''}}, qu’on mettoit au fond des plats et des assiettes de métal pour couper la viande sans les rayer.</ref> {{lang|frm|qui feussent pardessus oins de glus ou de trébentine et mis parmy la chambre, ou millieu de chascun tranchouer une chandelle ardant, elles s’y venroient engluer et prendre. L’autre que j’ay essayé et est vray : prenez un drap estru}}<ref>Peut-être hérissé, frotté à rebrousse-poil, {{lang|frm|''estrusser''}} signifiant frotter. —{{lié}}{{abr|Var.|Variante}} A et C. {{lang|frm|''estou''}}. —{{lié}}Le drap {{lang|frm|''estru''}} ou {{lang|frm|''estou''}} me paroît devoir désigner en tout cas un drap à longs poils dans lesquels les puces pouvoient s’embarrasser. Les drap étoient d’abord faits à longs poils et ne devenoient ras qu’après avoir passé par les mains des {{lang|frm|''tondeurs de draps''}}. C’étoit un métier important et riche au moyen âge.</ref> {{lang|frm|et le estendez parmy vostre chambre et sur vostre lit, et toutes les puces qui s’y pourront bouter s’y prendront, tellement que vous les pourrez porter avec le drap où vous vouldrez. Item des peaulx de mouton. Item, j’ai veu mettre des blanchets}}<ref>{{abr|Voy.|Voyez}} {{pg|{{pli|13|98}}}}.</ref> {{lang|frm|sur le feurre}}<ref>Paille, et je crois aussi feuillées ou herbes qu'on répandoit dans l’intérieur des maisons.</ref> {{lang|frm|et sur le lit, et quant les puces qui noires estoient s’y estoient boutées, l’en les trouvoit plus tost parmy le blanc et les tuoit-l’en. Mais le plus fort est}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jeanne-sans-terre - Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient - 1895.pdf/27
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JLTB34
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" />{{Centré|LES PETITS PLATS PAS CHER<br />{{T|AVEC PRIX DE REVIENT|75}}}}
{{séparateur|l|m=2em}}</noinclude><nowiki/>
{{Centré|POT-AU-FEU SANS VIANDE|fw=600|m=1em}}
L’hiver, les os, les débris peuvent se garder deux ou trois jours ; c’est le moment d’exécuter un excellent pot-au-feu sans viande, ce qui n’est pas à dédaigner, car souvent le bœuf bouilli fait faire la grimace.
Vous avez donc, supposons : un os de gigot, un os de veau, des pattes de volaille, des débris de viande, la tête d’un lapin, etc., etc.
Ayez les mêmes légumes que pour un pot-au-feu ordinaire poireaux, carottes, navets, panais, céleri, oignon piqué d’un clou de girofle, une branche de persil, une demi-feuille de thym, un brin de laurier ; vous coupez le tout en {{nec|dés}} que vous faites légèrement revenir dans le beurre (c’est infiniment meilleur).
Mettez dans votre marmite la même quantité d’eau que<noinclude>
<references/></noinclude>
1ckr60uy3qzpawr9xkdkpoek8sk5dbi
Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/138
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2026-06-16T13:43:43Z
Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|126|''JOURNAL DE PSYCHOLOGIE''|}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1.5em}}(''il s’imagine être le fils de {{roi|Napoléon|III}}''). ''Hallucinations de l’ouïe, nombreuses interprétations délirantes.''
{{il|0.5}}
{{pc|Antécédents héréditaires}}. — ''Arrière-grand mère maternelle'' devenue démente deux ou trois ans avant sa mort, survenue à l’âge avancé de quatre-vingt-sept ans.
''Grand-père paternel'' mort d’un anévrysme, à soixante et onze ans.
''Père'' arthritique, lent, méticuleux, un peu alcoolique et tiqueur. Mort à soixante et onze ans de congestion cérébrale.
''Mère'' émotive, nerveuse, bizarre.
''Deux ou trois cousins'' dans la ligne maternelle, bizarres, ''toqués'', dit le père de notre malade.
{{il|0.5}}
{{pc|Antécédents personnels}}. — Rien de bien particulier dans l’enfance. Élevé par des parents un peu craintifs, entouré de soins exagérés. H.{{lié}}était un enfant impressionnable, timide et un peu gauche. Bonne santé habituelle, pas de maladies graves. Élève appliqué, on le considérait comme d’une intelligence supérieure à la moyenne. De fait, après de bonnes études dans un lycée de Paris, il a eu des succès au concours général, il a passé son baccalauréat, il a fait son droit, et, au moment où il est tombé malade, il suivait les cours de l’école des sciences politiques.
D’une conduite très régulière, il n’a jamais fait d’excès de boisson ou autres, soit pendant son volontariat, soit depuis. Au point de vue génital, cependant, H.{{lié}}présentait une anomalie : il avait eu quelques rapports sexuels normaux, il se livrait à l’onanisme d’une façon modérée, mais il lui est arrivé plusieurs fois de recourir, pour remplacer la masturbation, à un procédé spécial : il se serrait le cou avec une cravate, et l’éjaculation se produisait en même temps que la sensation de strangulation. Il a fait ces tentatives quelques mois avant sa maladie, à une époque où il avait de vagues préoccupations amoureuses, et lui-même attribue à ces pratiques l’état de dépression où il se trouvait vers la fin de{{lié}}1892 et au commencement de{{lié}}1893.
C’est à ce moment ({{abri|nov.-déc. 1892}}) qu’apparaissent les premiers symptômes caractéristiques. H.{{lié}}venait de terminer son droit, il suivait les cours des sciences politiques ; en même temps, il préparait un examen pour devenir officier de réserve et un examen pour un emploi aux contributions directes. Il travaillait une partie de la nuit et il était évidemment en état de surmenage cérébral. Il devenait inquiet, soupçonneux, cachottier ; d’ailleurs conseillé par son père, il ne voyait personne, il vivait dans un véritable isolement, n’ayant guère d’autre distraction que les bibliothèques publiques. Un jour, en janvier{{lié}}1893, par un temps boueux, « on remarqua dans la bibliothèque des empreintes de souliers crottés. Cela fit un petit scandale, et on m’attribua le méfait… Je m’abstins pendant quelques jours de paraître à la bibliothèque. Ceci, m’attira les ''plaisanteries indirectes'' de mes camarades et contribua encore à m’aigrir le caractère ». Dès lors, les symptômes s’aggravent rapidement. On le regarde avec malveillance, on {{corr|chuchotte|chuchote}} sur son passage. « Ce fut le mercredi des Cendres (14{{lié}}ou {{lié|15 fév. 1893}}) que les bruits commencèrent réellement. » Il entend un de ses camarades dire, en parlant de lui : {{corr|» Quelle|« Quelle}} femme peut bien aimer un être
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{{c|'''DEUXIÈME PARTIE'''|fs=}}
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{{sc|Au restaurant :}}
— Garçon, l’addition ?
— Voilà, monsieur… ou madame !
— Comment ! Vous me comptez de simples œufs brouillés aux ''pointes'' 1 fr. 50 ;
un modeste émincé de gigot 2 fr. 25, une pêche 1 fr. et des hors-d’œuvre — des hors-d’œuvre ! 1-fr. 25 !!
— Monsieur, ici nous ne trompons personne ; ces prix sont marqués ; voyez plutôt !…
{{sc|Moralité}} : Tête du monsieur ou de la dame, qui a — ou ont — (ils sont parfois ensemble) mal mangé pour 6 fr…, sans le café… comme on dit.
Et je ne parle, bien entendu, que des rares restaurants où règne encore un reste de conscience ambiante.<noinclude>
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Page:Jeanne-sans-terre - Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient - 1895.pdf/18
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{{c|'''TROISIÈME PARTIE'''|fs=}}
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{{sc|At home}}.
{{sc|Madame}}. Mon ami, as-tu lu les ''petits plats pas chers'' de Jeanne-sans-Terre ?
{{sc|Monsieur}}. Qu’est-ce que cela ?
{{sc|Madame}}. Une plaquette qui vient de paraître chez Dentu, et que j’ai achetée.
{{sc|Monsieur}}. Où donc, que je la lise ?
{{sc|Madame}}. C’est surtout quand on n’a pas fait d’héritage qu’il faut la lire !
{{sc|Monsieur}} (après avoir lu). Tiens ! Tiens !
Mais dis donc, si tu veux, nous n’irons plus au restaurant, le dimanche ? Tu styleras Eugénie (Eugénie, c’est la cuisinière) et nous aurons chez nous, confortablement installés, d’infiniment meilleure cuisine et à des prix possibles, de ces mets… tu m’entends… dont on fait des mondes dans les restaurants, et qui, au total, d’après ce que
je viens de lire, sont très faciles à {{tiret|confec|tionner}}<noinclude>
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Page:Jeanne-sans-terre - Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient - 1895.pdf/19
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>{{tiret2|confec|tionner}}, à la condition d’y avoir le ''tour de main''.
{{sc|Madame}}. C’est entendu… que dirais-tu par exemple, d’une sole Kerst ? Ce doit être facile à faire, et excellent ?
{{sc|Monsieur}}. Nous essayerons…
Avouez que j’aurais mauvaise grâce désapprouver cet « essai loyal », d’un ''petit plat pas cher''…
{{d|{{sc|Léon Kerst.}}|4|m=2em}}<noinclude>
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{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Faites !
{{A|{{di|Hélouin brise le cachet de cire et après quelques pesées avec un ciseau, parvient à enlever le couvercle du cercueil.}}}}
{{PersonnageD|HÉLOUIN|c|triomphant.}}
Regardez !… il est vide !…
{{PersonnageD|LA COMTESSE|c|avec un cri.}}
Ah ! mon Dieu ! vous m’avez exaucée.
{{Personnage|CHAVERNY.|c}}
Allons, ma noble amie !… Séchez vos larmes maintenant.
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Ce sont des larmes de joie.
{{Personnage|CHAVERNY.|c}}
Et vous, monsieur, faites bien vite disparaître ce
cercueil.
{{PersonnageD|HÉLOUIN|c|reformant le cercueil.}}
Il s’agit maintenant, de retrouver votre fils, madame,
de le retrouver vivant. Et je crois être en
bonne voie pour cela.
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Dites-vous vrai, monsieur ? Ah ! cette fois, prenez
garde !… Si vous deviez me mener à une déception,
ce serait la mort pour moi.
{{Personnage|HÉLOUIN.|c}}
Ce sera une réalité, je vous le jure, madame. Vous,
monsieur le marquis, retournez au Louvre d’où
vous avez eu l’obligeance de me venir rejoindre ici,
sur l’appel que j’avais prié madame la comtesse de
vous faire, pour assister à l’ouverture de ce cer-<noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/211
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>cueil. Et quelle que soit l’heure de nuit, ramenez
ici, madame et mademoiselle de Chaverny.
{{Personnage|CHAVERNY.|c}}
Qu’espérez-vous donc, monsieur ?…
{{Personnage|HÉLOUIN.|c}}
Voir, madame la comtesse, vous présenter son
fils.
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Mais alors, vous le connaissez ?… Vous savez l’endroit
où il est ?
{{Personnage|HÉLOUIN.|c}}
Je crois encore pouvoir vous le certifier, madame.
{{Personnage|CHAVERNY.|c}}
J’ai confiance en vous, monsieur… vous ne vous
joueriez pas de la douleur d’une mère. Dans quelques
instants, je serai ici.
{{Personnage|HÉLOUIN.|c}}
Et moi, je cours, au-devant de votre enfant, madame,
qui, je l’espère aura échappé au danger dont
il devait être menacé.
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Un danger ?… de mort ?…
{{Personnage|HÉLOUIN.|c}}
Non ! Puisque Cocardasse et Passepoil veillaient
sur lui. Venez, monsieur le marquis.
{{di|Il a fermé le petit cercueil et l’emporte.|d|2}}
{{Personnage|CHAVERNY.|c}}
Du courage mon amie. L’heure de la joie est venue{{corr||.}}
{{di|Hélouin et chaverny sortent.|d|2}}<noinclude>
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Lorlam
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typo
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Mais alors, vous le connaissez ?… Vous savez l’endroit
où il est ?
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Je crois encore pouvoir vous le certifier, madame.
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J’ai confiance en vous, monsieur… vous ne vous
joueriez pas de la douleur d’une mère. Dans quelques
instants, je serai ici.
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Et moi, je cours, au-devant de votre enfant, madame,
qui, je l’espère aura échappé au danger dont
il devait être menacé.
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Non ! Puisque Cocardasse et Passepoil veillaient
sur lui. Venez, monsieur le marquis.
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Page:Journal de psychologie normale et pathologique, tome 1, 1904.djvu/139
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||''F.-L. ARNAUD. — IDÉES DE GRANDEUR PRÉCOCES''|127}}</noinclude>{{p début de page|90|m=1.5em}}pareil ! » Les hallucinations se développent de plus en plus. Aux moqueries succèdent des injures et des menaces qui visent sa famille comme lui-même. Son père est un voleur, lui est un assassin et, de plus, il a trempé dans une intrigue politique ; on va venir l’arrêter, lui mettre les menottes. Pour donner un corps à cette accusation d’assassinat, on pénètre dans sa chambre en son absence et l’on verse du sang dans sa bouteille d’encre : il a bien vu, quand il a rempli son encrier, que l’encre avait une couleur rougeâtre ! Le soir, quand il passait dans les rues, la nuit, sous ses fenêtres, il entendait : c’est un assassin ! Poussé par l’anxiété et la terreur, H.{{lié}}errait de côté et d’autre, ses allures et ses actes devenaient de plus en plus étranges. Un jour, en plein cours, n’y tenant plus, il se lève et s’écrie « pourquoi m’accuse-t-on ? Je ne suis pas coupable ! » Le professeur le fait reconduire chez lui, et un médecin, consulté, conseille un traitement calmant.
En même temps que ces hallucinations terrifiantes et ces idées de persécution, H.{{lié}}avait des idées délirantes et des hallucinations de tournure mélancolique, des scrupules moraux et religieux, il se reprochait et les voix lui reprochaient son orgueil, il s’accusait d’avoir compromis une jeune fille, d’avoir manqué à ses devoirs envers son père ; il se croyait « presque damné »,{{lié}}etc., et il éprouvait le besoin de s’humilier, de s’accuser. Il écrivait à son père une longue lettre pour exposer ses fautes et en demander pardon. Mais ces tendances mélancoliques n’ont jamais eu qu’une importance secondaire dans son délire. D’autres tendances vont apparaître, au contraire, qui auront une importance et des conséquences plus considérables.
Au mois de mars{{lié}}1893, « les bruits changent de nature ». On parle {{lié|à H. d’une}} jeune fille qui est éprise de lui, et il pense immédiatement que toutes ses récentes épreuves lui ont été imposées par elle, en vue de retremper son énergie, de le viriliser. Au bout de quelques jours, les hallucinations visent sa naissance, les origines de sa famille : il n’est pas né dans la famille qui l’a élevé, il appartient à une famille princière. H.{{lié}}doute, tout d’abord, une telle origine lui semble tout à fait invraisemblable. Mais les hallucinations acquièrent une telle intensité qu’elles entraînent sa conviction : « Devant les bruits de Paris tout entier, écrit-il, je fus presque persuadé. » Il suppose d’abord qu’il se rattache aux Valois, puis aux Bourbons. Il est fixé définitivement en se rappelant certains faits de sa vie passée : un médecin qui l’avait soigné pour une légère indisposition, vers l’âge de dix-huit ans, avait dit, en constatant la lenteur de son pouls « C’est le pouls de {{roi|Napolléon|Ier}}. » Deux ou trois ans plus tard, en lisant « La Débâcle », de Zola, il avait éprouvé une vague émotion (alors inexpliquée) à la vue d’une gravure représentant {{roi|Napoléon|III}} assis et causant avec le Maréchal de {{nec|MacMahon}}. Chez son père se trouvait un médaillon représentant l’Empereur de profil, et il avait parfois remarqué une ressemblance entre ce médaillon et ses propres traits,{{lié}}etc. ; c’est donc à la famille Bonaparte qu’il appartient ! Cette orientation de l’idée de grandeur était encore favorisée chez{{lié}}H. par des relations de famille avec le milieu militaire de l’Empire. Au mois d’avril, sa conviction était telle qu’il écrivait une lettre pour signifier qu’il « n’accepterait le trône que de l’amour du peuple ».
Toutes ces idées délirantes, toutes ces hallucinations de nature différente
{{p fin de page}}<noinclude>
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{{AN|<i>{{sc|Contenant}} ce qu’ils y ont fait de remarquable, avec la vie, les mœurs & les coutumes des Boucaniers, & des habitans de St. Domingue & de la Tortue ; une deſcription exacte de ces lieux, & un état des Offices, tant Eccléſiaſtiques que Séculiers, & ce que les grands Princes de l’Europe y poſſèdent.</i>}}
{{c|Le tout enrichi de Cartes Géographyques & de Figures en taille-douce.|fs=85%}}
{{c|Par Alexandre-Olivier Oexmelin.|sc}}
{{c|''{{Espacé|0.2em|NOUVELLE ÉDITION}},''}}
{{AN|Corrigée & augmentée de l’Hiſtoire des Pirates Anglois, depuis leur établiſſement dans l’Iſle de la Providence juſqu’à préſent.}}
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Et se vous avez chambre ou estage où il ait très grant repaire de mouches, prenez petis floqueaux de feuchière}}<ref>Petites touffes, {{lang|frm|''flocons''}} de fougère. {{abr|Var.|Variante}} A. {{lang|frm|''bloqueaulx de feuchelle}}</ref> {{lang|frm|et les liez à filets}}<ref>Fils, ficelles. {{abr|Var.|Variante}} A. {{lang|frm|''et afilez''}}.</ref> {{lang|frm|comme filopes}}<ref>Franges, {{lang|frm|''effiloques''}}</ref> {{lang|frm|et les tendez, et toutes les mouches s’y logeront au vespre : puis detendez les filopes et les gectez hors. Item, fermez très bien vostre chambre au vespre, mais qu’il y ait seulement un petit pertuis ou mur devers Orient, et si tost que l’aube esclarcira, toutes les mouches s’en yront par}}<noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/3
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{{t3|{{Espacé|0.3em|CHAPITRE PREMIER}}.}}
{{c|''La vie de Morgan inſigne Aventurier.''}}
{{Lettrine/I|[[Image:Histoire des Aventuriers (lettrine M).jpg|75px]]|2em}}{{sc|organ}}
eſt né dans la Province de Galles en Angleterre,
d’un Laboureur aiſé,
mais ne pouvant ſe réduire
aux occupations que ſon père
lui preſcrivoit, il ſe fauva de la mai-<noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/215
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ſon, & paſſa à la Barbade dans les
iſles des Caraïbes, qui appartiennent
aux Anglois. Ayant demeuré-là quelque
temps, il entendit parler de la
Jamaïque, & eut envie d’y aller. À
peine y fut-il arrivé qu’il s’embarqua ſur
un Corſaire ; peu de temps après il fit
une priſe qui lui valut beaucoup, & qui
redoubla en lui l’envie de retourner en
courſe.
Il fit trois ou quatre voyages, dans
leſquels il ſe ſignala, & il paſſa parmi
les Flibuſtiers pour un très-bon
ſoldat. Il s’exerçoit à tirer, & y réuſſiſſoit
fort bien. Il étoit intrépide &
déterminé ; rien ne l’étonnoit, parce
qu’il s’attendoit à tout ; enfin il entreprenoit
les choſes avec une aſſurance
qui lui répondoit toujours du ſuccès.
Au bout de quelque temps il ſe trouva
fort à ſon aiſe, par le gain qu’il
avoit fait tant en courſe qu’au jeu, où
il étoit fort heureux. Il employa ſon
argent à acheter un Bâtiment avec quelques
autres Flibuſtiers qu’il aſſocia avec
lui. Il devint leur Chef, eut de grands
avantages dans ſes entrepriſes, & fit
pluſieurs captures à la côte de Campêche,
où il alloit pour l’ordinaire, parce
qu’il connoiſſoit parfaitement le pays.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/5
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La première occaſion où il parut avec
éclat, fut celle que lui donna Manſwelt,
vieux corſaire, qui le prit en amitié &
le fit ſon Vice-Amiral. Manſwelt avoit
réſolu de faire une deſcente en terre ferme,
il forma une petite Flotte de quinze
Bâtimens, ſur laquelle il fit monter 600
hommes, & alla en cet équipage attaquer
l’iſle ''Sainte Catherine'', ſituée le
long de la côte de ''Coſta Rica'', environ
à trente lieues de la rivière de ''Chagre'',
& à douze degrés trente minutes
de latitude Septentrionale.
La garniſon Eſpagnole qui étoit ſur
cette iſle, bien retranchée, & dans des
Forts bâtis à chaux & à ciment, fit une
vigoureuſe réſiſtance ; & ce fut en cette
rencontre que Morgan mérita l’eſtime
des ſiens, & des ennemis même, par ſa
valeur. Manſwelt gagna l’Iſle avec peu
de perte ; mais croiroit-on qu’il n’avoit
formé cette entrepriſe qu’à deſſein
d’avoir un guide qui le conduiſit ſûrement
à la Ville de ''Nata'', qu’il vouloit
piller ? Cette Ville eſt à la mer du Sud,
de l’autre côté de l’Iſthme de ''Panama''.
Manſwelt cherchoit un guide à Ste.
Catherine plutôt qu’ailleurs, parce que
les Eſpagnols envoyent dans cette iſle
ceux de leurs criminels que l’on con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/6
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>damneroit en France aux Galères : ils
les y occupent à travailler aux fortereſſes,
& à porter les armes pour le Roi ;
on y voit des gens de toutes Nations.
Manſwelt y trouva un Mulâtre natif de
la ville même de Nata, qui lui promit
de l’y conduire.
Mais voyant l’iſle de Sainte Catherine
ſi bien fortifiée, & ſi importante
par ſa ſituation, qui eſt dans le voiſinage
des Eſpagnols, & que ſon Havre
qui eſt fort beau, peut contenir
beaucoup de Navires à l’abri de tous
les vents, il réſolut de la garder, & fit
connoître ſon deſſein à Morgan, & au
ſieur de Saint Simon, qui étoit François.
Il propoſa à celui-ci d’y demeurer
comme Gouverneur, avec cent hommes,
moitié Anglois moitié François,
en l’aſſurant de lui amener du ſecours
de la Jamaïque & de la Tortue, & que
l’iſle demeureroit toujours aux deux
Nations, où les Aventuriers pourroient
ſe réfugier mieux que dans ces deux
autres iſles : qu’à la vérité la difficulté
étoit d’obtenir une commiſſion pour
la poſſéder: mais qu’il feroit bien en
ſorte d’en avoir une.
Saint Simon accepta le Gouvernement,
promit à Manſwelt de s’acquit-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>damneroit en France aux Galères : ils
les y occupent à travailler aux fortereſſes,
& à porter les armes pour le Roi ;
on y voit des gens de toutes Nations.
Manſwelt y trouva un Mulâtre natif de
la ville même de Nata, qui lui promit
de l’y conduire.
Mais voyant l’iſle de Sainte Catherine
ſi bien fortifiée, & ſi importante
par ſa ſituation, qui eſt dans le voiſinage
des Eſpagnols, & que ſon Havre
qui eſt fort beau, peut contenir
beaucoup de Navires à l’abri de tous
les vents, il réſolut de la garder, & fit
connoître ſon deſſein à Morgan, & au
ſieur de Saint Simon, qui étoit François.
Il propoſa à celui-ci d’y demeurer
comme Gouverneur, avec cent hommes,
moitié Anglois moitié François,
en l’aſſurant de lui amener du ſecours
de la Jamaïque & de la Tortue, & que
l’iſle demeureroit toujours aux deux
Nations, où les Aventuriers pourroient
ſe réfugier mieux que dans ces deux
autres iſles : qu’à la vérité la difficulté
étoit d’obtenir une commiſſion pour
la poſſéder : mais qu’il feroit bien en
ſorte d’en avoir une.
Saint Simon accepta le Gouvernement,
promit à Manſwelt de s’acquit-<noinclude>
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[[Au pays de l’érable/Joseph Patry|{{em|2}}Joseph Patry]]|{{pli|145|2}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ter de ſon devoir, & ajouta qu’il ſe
faiſoit fort avec le monde & les munitions
qu’il lui laiſſoit, de garder l’iſle
contre toutes les forces que les Eſpagnols
pourroient employer à la reprendre :
qu’en effet la choſe n’étoit pas difficile,
parce que cette iſle étoit non ſeulement
défendue par quatre grands Forts
& par pluſieurs batteries ; mais qu’elle
étoit encore très-forte d’elle-même,
n’ayant que trois endroits acceſſibles.
Près de la grande iſle il y en a une petite
avec laquelle elle communique par
le moyen d’un pont, & qui forme
comme une eſpèce de Citadelle. D’ailleurs
on y peut planter aſſez de vivres
pour nourrir & pour entretenir une Garniſon.
Enfin on y trouve de l’eau douce,
ce qui eſt la principale choſe & la
plus néceſſaire à la vie. Par cette raiſon
les Eſpagnols l’ont toujours gardée comme
une place importante & avantageuſe
à leur deſſein.
Manſwelt ayant laiſſé Saint Simon
comme Gouverneur de cette iſle, avec
les François & les Anglois, (car ſa Flotte
étoit compoſée de ces deux Nations) ſe
prépara à achever ſon entrepriſ. Pour
cela il fit embarquer la Garniſon Eſpagnole
ſur ſes vaiſſeaux, pour la por-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ter à ''Puerto Bello'', qui eſt à la côte
de terre ferme, & fort proche du lieu
où il vouloit aller. Peu de jours après,
étant arrivé à cette côte, il mit de nuit
les priſonniers à terre à deux lieues de
la Ville de ''Puerto Bello'', & de là fut
le long de la côte, & entra dans la
grande rivière de ''Coëlè'', où il ſurprît
la Vigie Eſpagnole, qui eſt toujours à
l’embouchure de cette rivière, afin de
donner avis de tout ce qui paroît en
mer.
Il crut au moyen de cette priſe n’être
point découvert ; mais un Indien
qui étoit proche de là & qui entendit le
bruit, alla promptement avertir le Préſident
de ''Panama'', lequel mit auſſi-tôt
du monde ſur pied pour s’oppoſer
au deſſein des Aventuriers. Mais ceux-ci
ne ſe ſentant pas aſſez forts pour réſiſter,
ne s’opiniâtrèrent point, & ſe rembarquèrent.
Manſwelt voyant ſon entrepriſe manquée,
tint conſeil. Un des priſonniers
Eſpagnols qu’il avoit gardés, lui dit
que s’il vouloit il le meneroit à {{orr|Cartage|Carthage}},
Ville voiſine de la mer du Sud,
fort riche & ſans défenſe, qu’on pouvoit
facilement ſurprendre, parce que
les Eſpagnols ne ſe défioient pas qu’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ter à ''Puerto Bello'', qui eſt à la côte
de terre ferme, & fort proche du lieu
où il vouloit aller. Peu de jours après,
étant arrivé à cette côte, il mit de nuit
les priſonniers à terre à deux lieues de
la Ville de ''Puerto Bello'', & de là fut
le long de la côte, & entra dans la
grande rivière de ''Coëlè'', où il ſurprît
la Vigie Eſpagnole, qui eſt toujours à
l’embouchure de cette rivière, afin de
donner avis de tout ce qui paroît en
mer.
Il crut au moyen de cette priſe n’être
point découvert ; mais un Indien
qui étoit proche de là & qui entendit le
bruit, alla promptement avertir le Préſident
de ''Panama'', lequel mit auſſi-tôt
du monde ſur pied pour s’oppoſer
au deſſein des Aventuriers. Mais ceux-ci
ne ſe ſentant pas aſſez forts pour réſiſter,
ne s’opiniâtrèrent point, & ſe rembarquèrent.
Manſwelt voyant ſon entrepriſe manquée,
tint conſeil. Un des priſonniers
Eſpagnols qu’il avoit gardés, lui dit
que s’il vouloit il le meneroit à {{Corr|Cartage|Carthage}},
Ville voiſine de la mer du Sud,
fort riche & ſans défenſe, qu’on pouvoit
facilement ſurprendre, parce que
les Eſpagnols ne ſe défioient pas qu’on<noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/9
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>les allât chercher juſques-là. La propoſition
fut acceptée de toute l’aſſemblée,
& le voyage entrepris. On navigea
le long de la côte juſqu’à la rivière de
''Zuere'', qui eſt environ à trente lieues
du lieu dont ils étoient partis. Ils envoyèrent
un Canot avec vingt hommes,
afin de prendre une Vigie qui eſt auſſi
à l’embouchure de cette rivière, avec
douze ſoldats. Les Eſpagnols ont là
quelques habitations, où ils plantent
du Cacao ; mais ils commencent à les
abandonner, parce que les Corſaires y
font ſouvent des deſcentes. Le Canot
fut aſſez heureux pour réuſſir, & pour
prendre la Vigie ſans être découvert ;
de ſorte que toute la Flotte entra dans
la rivière, hormis quelques vaiſſeaux
qui demeurèrent à un petit port aſſez
près de là.
Les Aventuriers étant à terre, marchèrent
au plus vite à Carthage. Les premiers
jours ils trouvèrent des habitations
ſur le chemin, & de quoi vivre,
ce qui leur donna du courage ; mais
cela ne dura guères, ils ſe virent bientôt
dans un chemin fort rude, au milieu
des bois, des halliers & des montagnes ;
ce qui les rebuta. Si par hazard
ils rencontroient des Indiens portant<noinclude>
<references/></noinclude>
h4uux5ndsofzps8nvidhnep97cegmng
Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/41
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « blié de descendre dans le cœur humain, & ne fait peindre ni ses foiblesses, ni ses vertus ; ensorte que tous ses caracteres font manqués, & ne peuvent conséquemment produire aucun intérêt. 13 Juillet 1778. Tout le monde se souvient du fameux l’Ecluse ; c’est lui qui reparoit sur la scene, qui va d’abord établir un spectacle à la foire Saint Laurent, & qui ensuite reviendra sur les Boulevards & se doit construire une salle auprès de force. Il s’a... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>blié de descendre dans le cœur humain, & ne fait peindre ni ses foiblesses, ni ses vertus ; ensorte que tous ses caracteres font manqués, & ne peuvent conséquemment produire aucun intérêt.
13 Juillet 1778. Tout le monde se souvient du fameux l’Ecluse ; c’est lui qui reparoit sur la scene, qui va d’abord établir un spectacle à la foire Saint Laurent, & qui ensuite reviendra sur les Boulevards & se doit construire une salle auprès de force. Il s’agit de ramener l’ancien Opéra Comique à Vaudevilles.
Le Confervatoire s’avance & a déjà écrit en lettres d’or sur son frontispice : Eleves pour la Danfe de l’Opéra.
14 Juillet. Une Lettre d’un certain Marquis de Villevieille, protégé de M. de Voltaire, inférée dans le Journal de Paris contre M. de la Harpe, qui n’a semblé profiter de la faculté d’ouvrir la bouche sur le compte du défunt, que pour critiquer son maître & son bienfaiteur, ayant paru à la veille de la premiere repréfentation des Barmécides, l’a singuliéérement ému, au point qu’il en a versé des larmes de rage. Il s’est remis cependant ; son amour-propre l’a rassuré, & il fait bonne contenance en cet instant fatal, malgré les huées fréquentes. Après la piece, ayant trouvé le Sieur la Rive chargé du rôle d’Aaron, qui a produit quelque effet au cinquieme acte, & a relevé la tragédie dont la chûte devenoit complette, il l’a embrassé, en lui disant qu’il lui devoit son triomphe. Mais cette joie affectée n’étoit pas sincére ; le poëte souffroit intérieurement, & il en a eu une diarrhée violente. A la feconde<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>blié de descendre dans le cœur humain, & ne fait peindre ni ses foiblesses, ni ses vertus ; ensorte que tous ses caracteres sont manqués, & ne peuvent conséquemment produire aucun intérêt.
13 Juillet 1778. Tout le monde se souvient du fameux l’Ecluse ; c’est lui qui reparoit sur la scene, qui va d’abord établir un spectacle à la foire Saint Laurent, & qui ensuite reviendra sur les Boulevards & se doit construire une salle auprès de force. Il s’agit de ramener l’ancien Opéra Comique à Vaudevilles.
Le Confervatoire s’avance & a déjà écrit en lettres d’or sur son frontispice : Eleves pour la Danse de l’Opéra.
14 Juillet. Une Lettre d’un certain Marquis de Villevieille, protégé de {{M.|de}} Voltaire, insérée dans le Journal de Paris contre {{M.|de}} la{{lié}}Harpe, qui n’a semblé profiter de la faculté d’ouvrir la bouche sur le compte du défunt, que pour critiquer son maître & son bienfaiteur, ayant paru à la veille de la premiere représentation des Barmécides, l’a singuliéérement ému, au point qu’il en a versé des larmes de rage. Il s’est remis cependant ; son amour-propre l’a rassuré, & il fait bonne contenance en cet instant fatal, malgré les huées fréquentes. Après la piece, ayant trouvé le Sieur la Rive chargé du rôle d’Aaron, qui a produit quelque effet au cinquieme acte, & a relevé la tragédie dont la chûte devenoit complette, il l’a embrassé, en lui disant qu’il lui devoit son triomphe. Mais cette joie affectée n’étoit pas sincére ; le poëte souffroit intérieurement, & il en a eu une diarrhée violente. A la seconde<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>blié de descendre dans le cœur humain, & ne sait peindre ni ses foiblesses, ni ses vertus ; ensorte que tous ses caracteres sont manqués, & ne peuvent conséquemment produire aucun intérêt.
{{brn|1}}
''13 Juillet 1778.'' Tout le monde se souvient du fameux l’Ecluse ; c’est lui qui reparoit sur la scene, qui va d’abord établir un spectacle à la foire Saint Laurent, & qui ensuite reviendra sur les Boulevards & se doit construire une salle auprès de ''Torré.'' Il s’agit de ramener l’ancien Opéra Comique à Vaudevilles.
Le Conservatoire s’avance & a déjà écrit en lettres d’or sur son frontispice : ''Eleves pour la Danse de l’Opéra.''
{{brn|1}}
''14 Juillet.'' Une Lettre d’un certain Marquis de Villevieille, protégé de {{M.|de}} Voltaire, insérée dans le ''Journal de Paris'' contre {{M.|de}} la{{lié}}Harpe, qui n’a semblé profiter de la faculté d’ouvrir la bouche sur le compte du défunt, que pour critiquer son maître & son bienfaiteur, ayant paru à la veille de la premiere représentation des Barmécides, l’a singuliérement ému, au point qu’il en a versé des larmes de rage. Il s’est remis cependant ; son amour-propre l’a rassuré, & il fait bonne contenance en cet instant fatal, malgré les huées fréquentes. Après la piece, ayant trouvé le Sieur la{{lié}}Rive chargé du rôle d’''Aaron,'' qui a produit quelque effet au cinquieme acte, & a relevé la tragédie dont la chûte devenoit complette, il l’a embrassé, en lui disant qu’il lui devoit son triomphe. Mais cette joie affectée n’étoit pas sincére ; le poëte souffroit intérieurement, & il en a eu une diarrhée violente. À la seconde<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>quelques ſacs de farine, les premiers
venus ſe jettoient deſſus, ſans en vouloir
faire part aux autres, & c’en fut
aſſez pour mettre la diſcorde entre les
Anglois & les François. Les Commandans
Manſwelt & Morgan, de la Nation
des premiers, traitoient fort bien
les François, parce qu’ils étoient les
meilleurs Soldats de leur troupe, tous
gens expérimentés, & dont un ſeul étoit
plus brave que trois Anglois, étant
mieux armés & plus adroits. Cependant
quelque bon ordre que ces deux Chefs y
apportaſſent, ils ne purent prévenir
cette diviſion, qui ne venoit, comme
je l’ai dit, que des vivres que les uns
retenoient ſans en vouloir donner aux
autres.
Il fallut donc retourner ſur ſes pas,
& abandonner l’entrepriſe. Manſwelt
s’étant rembarqué, alla à ''Sainte Catherine''
pour voir de quelle manière Saint
Simon ſe comportoit dans ſon Gouvernement.
Il trouva qu’il avoit déjà travaillé
à faire mettre les Fortereſſes en
état, & à planter quantité de vivres ;
ce qui lui plut beaucoup. De-là il ſe
tranſporta à la Jamaïque pour avoir du
ſecours ; mais le Gouverneur, qui crut
que ce ſeroit à ſon préjudice, le lui re-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>fuſa auſſi bien que la Commiſſion qu’il
demandoit, ſous prétexte que le Roi
d’Angleterre n’étoit pas en guerre contre
les Eſpagnols. Sur ce refus Manſwelt
alla à la Tortue ; mais le Gouverneur,
qui étoit François, lui fit le même refus
& la même réponſe. Il tenta encore
toutes ſortes de moyens pour obtenir ce
qu’il ſouhaitoit, & pour en venir à bout,
il avoit médité d’aller à la nouvelle Angleterre
prendre une Commiſſion avec
du monde pour peupler cette iſle ; mais
la mort le prévint, & arrêta tous ſes
projets.
Les Eſpagnols, à qui l’iſle de ''Sainte Catherine'',
occupée par les Aventuriers,
étoit de la dernière importance, jugèrent
que ceux-ci pourroient tellement s’y
fortifier, que rien dans la ſuite ne ſeroit
capable de les en chaſſer, & qu’ainſi ils
étoient en danger de perdre toutes les
Indes : C’eſt pourquoi ils réſolurent d’y
apporter remède avant que le mal augmentât,
& pour ce ſujet ils équipèrent
une petite Flotte de quatre Navires,
montés de ſix cens hommes, ſous le
commandement de Don Joſeph Sanche
Ximenès, Major Général de la Garniſon
de ''Puerto Bello''. Outre cela le Préſident
de ''Panama'', Dom Juan Perez de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>Guſman, qui gouvernoit pour lors,
trouva moyen de traiter avec Saint Simon,
lequel voyant qu’il ne lui venoit
point de ſecours, n’en fit aucune difficulté.
De cette manière les Eſpagnols
étoient ſûrs de leur fait, & n’eurent pas
grande peine à ſe rendre maîtres de
l’iſle, où bientôt après ils firent de
grands feux de joie.
J’ai eu entre les mains une Relation
Eſpagnole de cette expédition, qu’un
ingénieur du Roi avoit faite pour lui
préſenter. J’aurois pu la traduire, &
en groſſir ce Volume ; mais comme elle
n’eſt remplie que de bagatelles & de rodomontades
Eſpagnoles, je ne m’en ſuis
pas donné la peine, ne voulant rien raconter
ici que de véritable, rien qui ne
ſoit agréable aux curieux qui veulent
être informés de ce pays, & utile en
même temps à ceux qui veulent y aller.
Quelque temps après le Gouverneur
de la Jamaïque fit réflexion à ce que
Manſwelt lui avoir propoſé ; & crut que
cette iſle lui pourroit être d’un grand
ſecours. Il y envoya donc un petit bâtiment
avec des munitions, quelques
femmes, & une commiſſion pour Saint
Simon : mais il étoit trop tard ; car les
Eſpagnols, comme on l’a dit, l’avoient<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><section begin="s1"/>déjà repriſe ; ils mirent même à la vue
de ce bâtiment, le pavillon Anglois,
& ils le prirent par cette ruſe.
Après la mort de Manſwelt, Morgan
devint le premier de tous les Aventuriers
de la Jamaïque. Comme il étoit
eſtimé parmi eux, ils lui propoſèrent une
entrepriſe, l’aſſurant qu’ils le feroient
leur Capitaine, & qu’ils lui obéiroient
volontiers. Morgan y penſa, & fit enſuite
ſçavoir à tous les Flibuſtiers qui
voudroient aller avec lui, qu’il avoit
un deſſein de conſéquence : il en avertit
auſſi les François & les Anglois, &
leur donna rendez-vous à l’iſle de ''Cuba''.
Mais afin que le lecteur puiſſe mieux
connoître cette entrepriſe, je vais décrire
ici l’état où ſe trouve cette iſle
préſentement.
<section end="s1"/>
<section begin="s3"/><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em| CHAPITRE II}}.}}
{{c|''Deſcription de l’Iſle de Cuba, comme elle eſt aujourd’hui.''}}
{{Lettrine|L}}’{{sc|Iſle}} de Cuba, qui eſt ſituée ſous
le 300{{e}} degré de longitude, s’étend
d’Orient en Occident depuis le 20{{e}}
juſqu’au 23{{e}} degré de latitude Septen-<section end="s3"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/42
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « repréfentation, s’étant apperçu qu’il y avoit très-peu de monde aux Barmécides, ce spectacle lui a ferré le coeur encore, il n’a pu y tenir & il est forti. Cependant, comme la forte de public qui y affiftoit, n’étoit composée que de ses prôneurs ou gagistes, il a recueilli beaucoup d’applaudissemens, & des meffagers fideles lui én sont venus rendre compte ; ensorte qu’il est un peu mieux portant, mais non sa piece, que vient étouffer de con... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>repréfentation, s’étant apperçu qu’il y avoit très-peu de monde aux Barmécides, ce spectacle lui a ferré le coeur encore, il n’a pu y tenir & il est forti. Cependant, comme la forte de public qui y affiftoit, n’étoit composée que de ses prôneurs ou gagistes, il a recueilli beaucoup d’applaudissemens, & des meffagers fideles lui én sont venus rendre compte ; ensorte qu’il est un peu mieux portant, mais non sa piece, que vient étouffer de con c’est une chaleur excessive.
15 Juillet. Les Lettres de Hambourg apprennent que {{Mlle}}. Raucoux, qui s’étoit retirée dans cette ville avec la Dlle. Souck, non moins renommée qu’elle pour le vice dont on accusoit la premiere, s’y étant permis des ef croqueries qui ont attiré l’attention de la justice, ces deux courtisannes, malgré l’étalage de leurs charmes, ont été condamnées à être fouettées, marquées & bannies. Quelle chute, pour l’une, dont le début à la Comédie Francoise lui avoit attiré une célébrité sans exemple jusques-là, & pour l’autre, ayant vu dans dans ses fers le frere d’un grand Roi !
16 Juillet 1778. M. le Marquis de Girardin est par sa mere un petit-fils du fameux Ath, ce fermier général renommé pour ses richesses, dont il a eu une grande partie. Il étoit un des plus dociles disciples de Rousseau, & lui & sa femme l’imitoient en tout dans leur genre de vie très cynique. Ils ont regardé comme une bonne fortune de recueillir le cadavre du Philosophe outre ce devoir rempli envers un grand homme, ils rendent ainsi leur jardin à l’Angloise le plus curieux par un monument<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>représentation, s’étant apperçu qu’il y avoit très-peu de monde aux ''Barmécides,'' ce spectacle lui a serré le cœur encore, il n’a pu y tenir & il est sorti. Cependant, comme la sorte de public qui y assistoit, n’étoit composée que de ses prôneurs ou gagistes, il a recueilli beaucoup d’applaudissemens, & des messagers fideles lui en sont venus rendre compte ; ensorte qu’il est un peu mieux portant, mais non sa piece, que vient étouffer de concert une chaleur excessive.
{{brn|1}}
''15 Juillet.'' Les Lettres de Hambourg apprennent que {{Mlle|Raucoux|nx,pt}}, qui s’étoit retirée dans cette ville avec la {{Dlle|Souck|nx,pt}}, non moins renommée qu’elle pour le vice dont on accusoit la premiere, s’y étant permis des escroqueries qui ont attiré l’attention de la justice, ces deux courtisannes, malgré l’étalage de leurs charmes, ont été condamnées à être fouettées, marquées & bannies. Quelle chûte, pour l’une, dont le début à la Comédie Francoise lui avoit attiré une célébrité sans exemple jusques-là, & pour l’autre, ayant vu dans dans ses fers le frere d’un grand Roi !
{{brn|1}}
''16 Juillet 1778.'' {{M.|le}} Marquis de Girardin est par sa mere un petit-fils du fameux ''Ath,'' ce fermier général renommé pour ses richesses, dont il a eu une grande partie. Il étoit un des plus dociles disciples de Rousseau, & lui & sa femme l’imitoient en tout dans leur genre de vie très cynique. Ils ont regardé comme une bonne fortune de recueillir le cadavre du Philosophe : outre ce devoir rempli envers un grand homme, ils rendent ainsi leur jardin à l’Angloise le plus curieux par un monument<noinclude>
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Page:Matricule des zouaves pontificaux, tome 1 (1910).djvu/222
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude>{{LFZP/Ligne|2887|{{sc|PICOLLET, Joseph}}, né à Woutiers-Tarentaise (Savoie), 8 novembre 1850. — {{LFZP/ZP}}, 5 mai 1866 ; caporal, 16 février 1868. Libéré, 15 mai 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2888|{{sc|LE BIDEAU, Louis}}, né à Plouharnel (Morbihan), 12 février 1818. — {{LFZP/ZP}}, 5 mai 1866. Libéré, {{1er}} août 1867, ordre ministériel. — Méd. ''B. M.'' — {{LFZP/Décédé}} curé d’Arzon (Morbihan), 30 octobre 1897.}}
{{LFZP/Ligne|2889|{{sc|STELTIPOEL, Hermann}}, né à Weverschoof (Hollande), 14 mars 1844. — {{LFZP/ZP}}, 5 mai 1866. Libéré, 15 mai 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2890|{{sc|GUÉGAN, Georges}}, né à Saint-Vran (Côtes-du-Nord), 8 août 1845. — {{LFZP/ZP}}, 5 mai 1866 ; caporal, 6 août 1867 ; sergent, {{1er}} décembre 1867 ; sergent-major, {{1er}} mai 1868. Promu adjudant sous-officier, 11 janvier 1869. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment. et ''B. M.'' — {{LFZP/Décédé}} à Theix (Morbihan), en 1895.}}
{{LFZP/Ligne|2891|{{sc|VERBEECK, Jean}}, né à Niel (Belgique), 18 décembre 1835. — {{LFZP/ZP}}, 5 mai 1866. Passé sapeur, 16 septembre 1867. Libéré, 15 mai 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B. M.''}}
{{LFZP/Ligne|2892|{{sc|BEERS, Jacques}}, né à Weverschoof (Hollande), 7 juin 1843. — {{LFZP/ZP}}, 5 mai 1866. Libéré, 27 mai 1868. Réengagé, matricule 9449, 17 novembre 1869. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2893|{{sc|ROLLAND, Jean-Marie}} (voir matricule 574).}}
{{LFZP/Ligne|2894|{{sc|SAGARRIBAY, Florent}}, né à Caicedo-Juso (Espagne), 23 février 1842. — {{LFZP/ZP}}, 5 mai 1866, Libéré, 15 mai 1868 — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2895|{{sc|CAPERCHI, Auguste}}, né à Rome, 29 décembre 1858. — Admis comme enfant de troupe, 7 mai 1866, par ordre ministériel du 6 mai 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2896|{{sc|D’ANGERO, Albert}}, né à Rome, 13 septembre 1849. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866. Transféré au bataillon des chasseurs indigènes, 22 mars 1867.}}
{{LFZP/Ligne|2897|{{sc|TORRE, François}}, né à Carcheto (Corse), 5 avril 1827. — A servi dans l’armée française au 39{{e}} régiment de ligne, matricule 6342, du 20 juin 1848 au 4 janvier 1860, où il fut libéré étant sergent. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866 ; caporal infirmier, {{1er}} février 1867. Libéré, 15 mai 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2898|{{sc|VECCHIONE, Félix}}, né à Laviano (Royaume de Naples), 14 avril 1840. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866. Libéré, 11 mars 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2899|{{sc|DIRCKS, Jean}}, né à Limbricht (Hollande), {{1er}} août 1835. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866. Libéré, 17 janvier 1868, ordre ministériel. — Campagne de 1867.}}
{{LFZP/Ligne|2900|{{sc|JACQUEMIN, Jean}}, né à Fêche-le-Haut-Clocher (Belgique), 3 septembre 1831. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866 ; caporal, 6 janvier 1867 ; sergent, {{1er}} novembre 1867. Libéré, 15 mai 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2901|{{sc|MINIS, Henri}}, né à Maëstricht (Hollande), 28 juin 1843. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866 ; caporal, 16 décembre 1866 ; sergent, 21 décembre 1867. Libéré, 30 avril 1869. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. — {{LFZP/Décédé}} à Maëstricht.}}
{{LFZP/Ligne|2902|{{sc|BEUTIER, Léon}}, né à Angers (Maine-et-Loire), 24 décembre 1849. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866. Libéré, 2 octobre 1866, ordre ministériel.}}<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Par notre Baptême ordinaire : Il faut le vôtre en ce cas-là ; Surtout pour fille de Comtesse, Qui dans quinze ans nous offrira L’esprit, la grace enchanteresse De la Maman qui la forma. Je ne dis rien de son Papa, Que le plus mince éloge bleffe. Mais pourtant, si je connoissois Quelque mot qui rimât en Ecque, Sans le flatter je m’écrierois : Vive le Baptême à la Grecque ! 18 Juillet 1778. Mercredi dernier la piece des Barmécides est presque tombée... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>Par notre Baptême ordinaire : Il faut le vôtre en ce cas-là ; Surtout pour fille de Comtesse, Qui dans quinze ans nous offrira L’esprit, la grace enchanteresse De la Maman qui la forma.
Je ne dis rien de son Papa, Que le plus mince éloge bleffe.
Mais pourtant, si je connoissois Quelque mot qui rimât en Ecque, Sans le flatter je m’écrierois : Vive le Baptême à la Grecque ! 18 Juillet 1778. Mercredi dernier la piece des Barmécides est presque tombée dans les regles. Il n’y a eu que 850 livres de recette. Le comédien Monvel, dont M. de La Harpe avoit fort maltraité l’Amant bourru dans son Journal, a pris sa revanche par une Complainte sur l’air des Pendus, intitulée les Barmécides. C’est une critique très-détaillée & conséquemment un peu longue, de cette tragédie ; elle est très-juste & le résumé des observations de tous les connoisseurs. Elle a vingt-trois couplets. 19 Juillet. Aujourd’hui on a fait sur l’eau, depuis le Pont-neuf jusques aux Invalides, différens exercices du scaphandre, tendans à démontrer la fûreté & l’utilité de ce corcelet, dont l’Abbé de la Chapelle prétend être l’inventeur, & construit par M. Hirault. Il est certain aujourd’hui, qu’on parle fortement d’une descente en Angleterre, que ce vêtement pourroit être d’un grand secours ; s’il conservoit à l’individu, effectivement, toute la liberté des<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{pom|Par notre Baptême ordinaire :
Il faut le vôtre en ce cas-là ;
Surtout pour fille de Comtesse,
Qui dans quinze ans nous offrira
L’esprit, la grace enchanteresse
De la Maman qui la forma.
Je ne dis rien de son Papa,
Que le plus mince éloge blesse.
Mais pourtant, si je connoissois
Quelque mot qui rimât en ''Ecque,''
Sans le flatter je m’écrierois :
Vive le Baptême à la Grecque !|sf|m=1.5em}}
{{brn|1}}
''18 Juillet 1778.'' Mercredi dernier la piece des ''Barmécides'' est presque tombée dans les regles. Il n’y a eu que 850{{lié}}livres de recette. Le comédien Monvel, dont {{M.|de}} La{{lié}}Harpe avoit fort maltraité l’''Amant bourru'' dans son Journal, a pris sa revanche par une ''Complainte'' sur l’air ''des Pendus,'' intitulée ''les Barmécides.'' C’est une critique très-détaillée & conséquemment un peu longue, de cette tragédie ; elle est très-juste & le résumé des observations de tous les connoisseurs. Elle a vingt-trois couplets.
{{brn|1}}
''19 Juillet.'' Aujourd’hui on a fait sur l’eau, depuis le Pont-neuf jusques aux Invalides, différens exercices du scaphandre, tendans à démontrer la sûreté & l’utilité de ce corcelet, dont l’Abbé de la Chapelle prétend être l’inventeur, & construit par {{M.|Hirault}}. Il est certain aujourd’hui, qu’on parle fortement d’une descente en Angleterre, que ce vêtement pourroit être d’un grand secours ; s’il conservoit à l’individu, effectivement, toute la liberté des<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{pom|Par notre Baptême ordinaire :
Il faut le vôtre en ce cas-là ;
Surtout pour fille de Comtesse,
Qui dans quinze ans nous offrira
L’esprit, la grace enchanteresse
De la Maman qui la forma.
Je ne dis rien de son Papa,
Que le plus mince éloge blesse.
Mais pourtant, si je connoissois
Quelque mot qui rimât en ''Ecque,''
Sans le flatter je m’écrierois :
Vive le Baptême à la Grecque !|sf|m=1.5em}}
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<nowiki/>
''18 Juillet 1778.'' Mercredi dernier la piece des ''Barmécides'' est presque tombée dans les regles. Il n’y a eu que 850{{lié}}livres de recette. Le comédien Monvel, dont {{M.|de}} La{{lié}}Harpe avoit fort maltraité l’''Amant bourru'' dans son Journal, a pris sa revanche par une ''Complainte'' sur l’air ''des Pendus,'' intitulée ''les Barmécides.'' C’est une critique très-détaillée & conséquemment un peu longue, de cette tragédie ; elle est très-juste & le résumé des observations de tous les connoisseurs. Elle a vingt-trois couplets.
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''19 Juillet.'' Aujourd’hui on a fait sur l’eau, depuis le Pont-neuf jusques aux Invalides, différens exercices du scaphandre, tendans à démontrer la sûreté & l’utilité de ce corcelet, dont l’Abbé de la Chapelle prétend être l’inventeur, & construit par {{M.|Hirault}}. Il est certain aujourd’hui, qu’on parle fortement d’une descente en Angleterre, que ce vêtement pourroit être d’un grand secours ; s’il conservoit à l’individu, effectivement, toute la liberté des<noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/46
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « mouvemens, & lui donnoit la facilité de faire les évolutions qu’il voudroit. 19 Juillet. Aujourd’hui que le Jugement de Midas ayant un succès général, a permis à son auteur, M. Delhi, de se nommer, on lui en conteste l’invention ; on veut qu’il ait pris ce sujet dans une piece Angloise, quoiqu’elle ne soit nullement dans le génie du théâtre comique de cette nation, & qu’elle soit remplie de scenes délicates, de détails charmans, de jolies... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>mouvemens, & lui donnoit la facilité de faire les évolutions qu’il voudroit.
19 Juillet. Aujourd’hui que le Jugement de Midas ayant un succès général, a permis à son auteur, M. Delhi, de se nommer, on lui en conteste l’invention ; on veut qu’il ait pris ce sujet dans une piece Angloise, quoiqu’elle ne soit nullement dans le génie du théâtre comique de cette nation, & qu’elle soit remplie de scenes délicates, de détails charmans, de jolies choses qui semblent plutôt appartenir à la nôtre. Apollon surtout, a un ton de persiflage digne du petit maître de la cour le plus spirituel & le plus exercé.
Quoique la mélodie en soit très-agréable, on ne la trouve pas aussi céleste qu’on la voudroit dans la bouche de ce Dieu & de ce Dieu de la musique.
20 Juillet 1778. M. Dicterot est un de ceux qui craignent le plus la publicité des Mémoires de Rousseau ; il dit qu’ayant passé près de vingt ans de sa vie dans la plus grande intimité avec lui, il ne doute pas que ce cynique ne dissimulant rien, & nommant chacun par son nom, n’ait relevé beaucoup de choses qu’il préféreroit de voir rester dans l’oubli. On jugeroit par ses discours, que Rousseau étoit un méchant homme au fond.
21 Juillet. M. Jean Jacques Rousseau étoit fort lié avec un horloger, beau-pere du Sr. Corencé, l’un des entrepreneurs utiles du Journal de Paris. On croit que c’est cet horloger qui est dépositaire des papiers & autres effets littéraires de la succession de ce Philosophe. Comme on avoit fait courir des bruits sinistres<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>mouvemens, & lui donnoit la facilité de faire les évolutions qu’il voudroit.
{{brn|1}}
''19 Juillet.'' Aujourd’hui que le ''Jugement de Midas'' ayant un succès général, a permis à son auteur, {{M.|Delhi}}, de se nommer, on lui en conteste l’invention ; on veut qu’il ait pris ce sujet dans une piece Angloise, quoiqu’elle ne soit nullement dans le génie du théâtre comique de cette nation, & qu’elle soit remplie de scenes délicates, de détails charmans, de jolies choses qui semblent plutôt appartenir à la nôtre. ''Apollon'' surtout, a un ton de persiflage digne du petit maître de la cour le plus spirituel & le plus exercé.
Quoique la mélodie en soit très-agréable, on ne la trouve pas aussi céleste qu’on la voudroit dans la bouche de ce Dieu & de ce Dieu de la musique.
{{brn|1}}
''20 Juillet 1778.'' {{M.|Diderot}} est un de ceux qui craignent le plus la publicité des Mémoires de Rousseau ; il dit qu’ayant passé près de vingt ans de sa vie dans la plus grande intimité avec lui, il ne doute pas que ce cynique ne dissimulant rien, & nommant chacun par son nom, n’ait relevé beaucoup de choses qu’il préféreroit de voir rester dans l’oubli. On jugeroit par ses discours, que Rousseau étoit un méchant homme au fond.
{{brn|1}}
''21 Juillet.'' {{M.|Jean}} Jacques Rousseau étoit fort lié avec un horloger, beau-pere du {{Sr.|Corencé}}, l’un des entrepreneurs utiles du ''Journal de Paris.'' On croit que c’est cet horloger qui est dépositaire des papiers & autres effets littéraires de la succession de ce Philosophe. Comme on avoit fait courir des bruits sinistres<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Matricule des zouaves pontificaux, tome 1 (1910).djvu/223
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude>{{LFZP/Ligne|2903|{{sc|GILLARD, Timoléon}}, né à Challans (Vendée), 21 avril 1843. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866. Libéré, 16 février 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2904|{{sc|KAUL, Robert}}, né à Beuthen (Prusse), 11 juin 1846. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866. Libéré, 16 février 1867, ordre ministériel. Réengagé, matricule 7660, 11 juin 1868. Libéré, 16 juin 1870. — {{LFZP/Décédé}} en février 1893.}}
{{LFZP/Ligne|2905|{{sc|LAMY de la CHAPELLE, Henri}}, né à Limoges (Haute-Vienne), 22 juillet 1846. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866 ; caporal, 6 janvier 1867. Libéré, 8 juin 1867. Réengagé, matricule 4477, 16 octobre 1867 ; caporal, 16 novembre 1867 ; sergent-fourrier, 11 décembre 1867 ; sergent-major, 21 décembre 1867. Libéré, 26 avril 1868. — Campagne de 1867 — Méd. d’or, Ment. et ''B. M.'' — {{LFZP/Décédé}} au château de Beauvais (Haute-Vienne), 7 juin 1909.}}
{{LFZP/Ligne|2906|{{sc|VAN CROMBRUGGHE, Léonce}}, né à Gand (Belgique), {{1er}} avril 1847. — {{LFZP/ZP}}, 12 mai 1866 ; caporal, 6 janvier 1867 ; sergent, {{1er}} décembre 1867. Libéré, 29 octobre 1868, ordre ministériel — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2907|{{sc|de QUATREBARBES, Yves}} (voir Officiers, p. 29).}}
{{LFZP/Ligne|2908|{{sc|de LA BORDE-CAUMONT, Maurice}} (voir Officiers, p. 30).}}
{{LFZP/Ligne|2909|{{sc|de LÉPERTIÈRE, Amand}}, né à Nantes (Loire-Inférieure), 18 décembre 1848. — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866. — {{LFZP/Décédé}} du choléra à l’hôpital militaire de Rome, 30 juillet 1867.}}
{{LFZP/Ligne|2910|{{sc|DELMAS de CAMBACÉRÈS, Jacques}}, né à Beaulieu (Corrèze), 6 avril 1845. — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866. Libéré pour réforme, 5 août 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2911|{{sc|DUFEU, Paul}}, né à Rouen (Seine-Inférieure), 7 mars 1847 — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866 ; caporal, 21 novembre 1867 ; sergent, 16 mai 1869. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment., ''B. M.'', et 1870-71. En Russie.}}
{{LFZP/Ligne|2912|{{sc|RIGAUD, Frédéric}}, né à Marseille (Bouches-du-Rhône), 6 avril 1844. — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866. Libéré pour réforme, 23 décembre 1867. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2913|{{sc|GUILMARD, Napoléon}}, né à Paris, 8 novembre 1840. — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866. Libéré, 16 mars 1868, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2914|{{sc|AUGÉ, Frédéric}}, né à Toulouse (Haute-Garonne), 13 juin 1832. — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866 — {{LFZP/Décédé}} à Rome, {{1er}} février 1867. Trompé par la nuit, tomba d’une fenêtre du quatrième étage de la caserne Serristori et s’abîma par terre.}}
{{LFZP/Ligne|2915|{{sc|COLLINGRIDGE, Alfred}}, né à Oxford (Angleterre), 5 mai 1846. — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866 ; caporal, 26 avril 1867. — Campagne de 1867. ''Blessé'' mortellement au combat de Monte-Libretti, 13 octobre 1867, de quatre coups de baïonnette. — {{LFZP/Décédé}} à l’ambulance de Nerola, 18 octobre 1867.}}
{{LFZP/Ligne|2916|{{sc|LENOIR, Pierre}}, né à Hébécourt (Eure), 20 janvier 1848. — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866. Libéré, 31 juillet 1866, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2917|{{sc|DALTON, Jean-Herbert}}, né à Liverpool (Angleterre), 10 juillet 1841. — {{LFZP/ZP}}, 19 mai 1866. Rayé, {{1er}} janvier 1868.}}
{{LFZP/Ligne|2918|{{sc|SERRET-VIAN, Joachim}}, né à Palerme (Sicile), 30 juin 1843. — {{LFZP/ZP}}, 26 mai 1866. Libéré, 6 mai 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2919|{{sc|DESCLÉE, Philippe}}, né à Saint-Quentin (Aisne), 12 janvier 1843. — {{LFZP/ZP}}, 26 mai 1866. Libéré pour réforme, 31 mars 1867.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres de Descartes, éd. Cousin, tome IV.djvu/339
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « L’HOMME. Ces hommes seront composés, comme nous, d’une âme et d’un corps ; et il faut que je vous dé- crive premièrement le corps à part, puis après l’âme aussi à part, et enfin que je vous montre comment ces deux natures doivent être jointes et unies pour composer des hommes qui nous res- semblent. Je suppose que le corps n’est autre chose qu’une statue ou machine de terre que Dieu forme tout exprès pour la rendre la plus semblabl... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="194.214.38.250" /></noinclude>L’HOMME.
Ces hommes seront composés, comme nous,
d’une âme et d’un corps ; et il faut que je vous dé-
crive premièrement le corps à part, puis après
l’âme aussi à part, et enfin que je vous montre
comment ces deux natures doivent être jointes et
unies pour composer des hommes qui nous res-
semblent.
Je suppose que le corps n’est autre chose qu’une
statue ou machine de terre que Dieu forme tout
exprès pour la rendre la plus semblable à nous
qu’il est possible, en sorte que non seulement il lui
donne au dehors la couleur et la figure de tous nos
membres, mais aussi qu’il met au dedans toutes
les pièces qui sont requises pour faire qu’elle mar-
che, qu’elle mange, qu’elle respire, et enfin qu’elle
imite toutes celles de nos fonctions qui peuvent
être imaginées procéder de la matière, et ne dé-
pendre que de la disposition des organes.
i<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/49
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{brn|1}} <nowiki/> 22 Juillet 1778. Apologie de l’Etat Religieux, dans laquelle on prouve que les Ordres les Congrégations régulieres font très-utiles à la religion à la société que l’Incrédulité seule peut avoir intérêt à les deshonorer & d les détruire. Telle est une brochure nouvelle fort rare, parce qu’étant spécialement dirigée contre la Commission concernant les Réguliers, celle-ci a le plus grand intérêt d’en empêcher la publi... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>{{brn|1}}
<nowiki/>
22 Juillet 1778. Apologie de l’Etat Religieux, dans laquelle on prouve que les Ordres les Congrégations régulieres font très-utiles à la religion à la société que l’Incrédulité seule peut avoir intérêt à les deshonorer & d les détruire. Telle est une brochure nouvelle fort rare, parce qu’étant spécialement dirigée contre la Commission concernant les Réguliers, celle-ci a le plus grand intérêt d’en empêcher la publicité.
23 Juillet. On parle déja d’un nouvel opéra, que le Chevalier Gluck doit nous donner cet hiver c’est Iphigénie en Tauride. Ce sujet noir & tragique est parfaitement dans son genre. Reste à savoir si l’auteur du poëme qu’on ne nomme pas encore, aura fait des paroles dignes de ce grand maître.
24 Juillet. Les ennemis de Me. Linguet triomphoient depuis quelque tems de son silence & de son inaction ; ils s’étoient même enhardis à publier qu’il avoit été arrêté & le plaçoient dans diverses citadelles tour à tour : il passe pour constant, au contraire, que n’ayant pu se fixer en Suisse, il est venu à Paris pour l’arrangement de ses affaires domestiques, qu’il y est resté quelques jours, & a obtenu la permission d’emporter ses meubles & effets, même avec quelques immunités on ajoute enfin qu’il a eu audience des Ministres contre lesquels il a crié si amérement, & qu’ils l’ont accueilli avec bonté 25 Juillet. Tout ce qui concerne un grand homme & surtout M. de Voltaire étant précieux, voici les pieces dont s’étoit muni l’Abbé Mignot avant de se rendre à Scellieres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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''22 Juillet 1778. Apologie de l’Etat Religieux, dans laquelle on prouve que les Ordres & les Congrégations régulieres sont très-utiles à la religion à la société que l’Incrédulité seule peut avoir intérêt à les deshonorer & à les détruire.'' Telle est une brochure nouvelle fort rare, parcequ’étant spécialement dirigée contre la ''Commission concernant les Réguliers,'' celle-ci a le plus grand intérêt d’en empêcher la publicité.
{{brn|1}}
''23 Juillet.'' On parle déja d’un nouvel opéra, que le Chevalier Gluck doit nous donner cet hiver : c’est ''Iphigénie en Tauride.'' Ce sujet noir & tragique est parfaitement dans son genre. Reste à savoir si l’auteur du poëme qu’on ne nomme pas encore, aura fait des paroles dignes de ce grand maître.
{{brn|1}}
''24 Juillet.'' Les ennemis de {{Me|Linguet|nx,pt}} triomphoient depuis quelque tems de son silence & de son inaction ; ils s’étoient même enhardis à publier qu’il avoit été arrêté & le plaçoient dans diverses citadelles tour à tour : il passe pour constant, au contraire, que n’ayant pu se fixer en Suisse, il est venu à Paris pour l’arrangement de ses affaires domestiques, qu’il y est resté quelques jours, & a obtenu la permission d’emporter ses meubles & effets, même avec quelques immunités : on ajoute enfin qu’il a eu audience des Ministres contre lesquels il a crié si amérement, & qu’ils l’ont accueilli avec bonté.
{{brn|1}}
''25 Juillet.'' Tout ce qui concerne un grand homme & surtout {{M.|de}} Voltaire étant précieux, voici les pieces dont s’étoit muni l’Abbé Mignot avant de se rendre à Scellieres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « L'HOMME. Nous voyons des horloges, des fontaines artificielles, des moulins, et autres semblables machines qui, n’étant faites que par des hommes, ne laissent pas d’avoir la force de se mouvoir d’elles-mêmes en plusieurs diverses façons ; et il me semble que je ne saurais imaginer tant de sortes de mouvements en celle-ci, que je suppose être faite des mains de Dieu, ni lui attribuer tant d’artifice, que vous n’ayez sujet de penser qu‘il y en peut... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35224-97" /></noinclude>L'HOMME.
Nous voyons des horloges, des fontaines artificielles, des moulins, et autres semblables machines
qui, n’étant faites que par des hommes, ne laissent
pas d’avoir la force de se mouvoir d’elles-mêmes en
plusieurs diverses façons ; et il me semble que je
ne saurais imaginer tant de sortes de mouvements
en celle-ci, que je suppose être faite des mains de
Dieu, ni lui attribuer tant d’artifice, que vous
n’ayez sujet de penser qu‘il y en peut avoir encore
davantage.
Or je ne m'arrêterai pas a vous décrire les os ,
les nerfs , les muscles, les veines, les artères , l'estomac, le foie, la rate, le cœur, le cerveau, ni .
toutes les autres diverses pièces dont elle doit être
composée; car je les suppose du tout semblables
aux parties de notre corps qui ont les mêmes
noms, et que vous pouvez vous faire montrer par
quelque savant anatomiste, au moins celles qui
sont assez grosses pour être vues, si vous ne les
connaissez déjà assez suffisamment de vous-même :
et pour celles qui, à cause de leur petitesse, sont
invisibles, je vous les pourrai plus facilement et
plus clairement faire connoitre en vous parlant
des mouvements qui en dépendent; si bien qu’il
est seulement ici besoin que j'explique par ordre
ces mouvements, et que je vous dise par même
moyen quelles sont celles de nos fonctions qu’ils
représentent.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/54
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « écrit dont il a participation, qu’il doit garder entre ses mains ; ce qui annonceroit de sa part du moins un mensonge pieux, s’il se fut déclaré venir de la part du Pasteur, lorsque celuici n’en savoit rien. 3°. M. le Curé de Saint Sulpice, suivant le même récit, vint voir M. de Voltaire le même jour, prit copie de cette profession de foi, & la déclara authentique par un écrit qu’il donna à M. l’abbé Mignot, en ajoutant seulement que l’ab... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>écrit dont il a participation, qu’il doit garder entre ses mains ; ce qui annonceroit de sa part du moins un mensonge pieux, s’il se fut déclaré venir de la part du Pasteur, lorsque celuici n’en savoit rien.
3°. M. le Curé de Saint Sulpice, suivant le même récit, vint voir M. de Voltaire le même jour, prit copie de cette profession de foi, & la déclara authentique par un écrit qu’il donna à M. l’abbé Mignot, en ajoutant seulement que l’abbé Gaulthier n’avoit pas été envoyé par lui, comme le malade l’avoit cru. Le malade n’avoit donc pas envoyé chercher le confesseur.
4°. M. de Voltaire, durant sa derniere maladie de près de quinze jours de durée, n’a jamais eu la tête libre deux minutes de fuite. Le journaliste oublie que deux pages avant il rapporte la lettre écrite par le moribond à M. de Lally, lettre qui n’annonce rien moins qu’un homme en délire, & qu’un homme occupé de sa conscience ; cependant, dit-il, c’est cette raison qui a empêché M. le Curé de Saint Sulpice de le voir, comme il étoit invité par la famille.
5°. Enfin le samedi 30 Mai, M. de Voltaire, dans un instant lucide, ayant envoyé chercher M. P’abbé Gaulthier, M. l’abbé Mignot alla chercher aussi le Curé qui vint avec le Confesseur ; mais par le peu de mots que M. de Voltaire prononça avec peine, ces deux Messieurs jugerent, & M. le Curé en prit à témoins la famille, qui étoit présente, que le malade n’avoit pas sa tête.
La fausseté de ce récit se démontre par les contradictions dans les faits.
28 Juillet 1778. Jeudi dernier les Comédiens<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>écrit dont il a participation, qu’il doit garder entre ses mains ; ce qui annonceroit de sa part du moins un mensonge pieux, s’il se fût déclaré venir de la part du Pasteur, lorsque celui-ci n’en savoit rien.
3º.{{lié}}{{M.|le}} Curé de Saint Sulpice, suivant le même récit, vint voir {{M.|de}} Voltaire le même jour, prit copie de cette profession de foi, & la déclara authentique par un écrit qu’il donna à {{M.|l’abbé}} Mignot, en ajoutant seulement que l’abbé Gaulthier n’avoit pas été envoyé par lui, comme le malade l’avoit cru. Le malade n’avoit donc pas envoyé chercher le confesseur.
4º.{{lié}}{{M.|de}} Voltaire, durant sa derniere maladie de près de quinze jours de durée, n’a jamais eu la tête libre deux minutes de suite. Le journaliste oublie que deux pages avant il rapporte la lettre écrite par le moribond à {{M.|de}} Lally, lettre qui n’annonce rien moins qu’un homme en délire, & qu’un homme occupé de sa conscience ; cependant, dit-il, c’est cette raison qui a empêché {{M.|le}} Curé de Saint Sulpice de le voir, comme il étoit invité par la famille.
5º.{{lié}}Enfin le samedi 30{{lié}}Mai, {{M.|de}} Voltaire, dans un instant lucide, ayant envoyé chercher {{M.|l’abbé}} Gaulthier, {{M.|l’abbé}} Mignot alla chercher aussi le Curé qui vint avec le Confesseur ; mais par le peu de mots que {{M.|de}} Voltaire prononça avec peine, ces deux Messieurs jugerent, & {{M.|le}} Curé en prit à témoins la famille, qui étoit présente, ''que le malade n’avoit pas sa tête.''
La fausseté de ce récit se démontre par les contradictions dans les faits.
{{brn|1}}
''28 Juillet 1778.'' Jeudi dernier les Comédiens<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/323
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{MathForm1|{{Taille|(E{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
\qquad\qquad
&+\left\{\left[\frac{291}{32}e^2_0-\frac{219}{32}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^2_0-\frac{4033}{128}e^4_0-\frac{1455}{64}e^2_0e'^2\right]\frac{n'^2(\mathrm G)^6}{\mu^4}\right.\\
\qquad\qquad&\qquad\quad
-\left[\frac{399}{16}-\frac{327}{16}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^2_0-\frac{7957}{64}e^4_0-\frac{3891}{64}e^2_0e'^2\right]\frac{n'^3(\mathrm G)^9}{\mu^6}\\
\qquad\qquad&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{12459}{128}e^2_0\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}-\frac{3825}{16}e^2_0\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}\right\}\cos2\theta_0(t+c)\\
\qquad\qquad
&+\frac{31563}{512}e^3_0\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\cos3\theta_0(t+c).
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{MathForm1|{{Taille|(F{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
e\sin\theta=&e_0\sin\theta_0(t+c)\\
&+\left\{\left[\frac{291}{32}e^2_0-\frac{219}{32}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^2_0-\frac{4033}{128}e^4_0-\frac{1455}{64}e^2_0e'^2\right]\frac{n'^2(\mathrm G)^6}{\mu^4}\right.\\
\qquad\qquad&\qquad\quad
-\left[\frac{399}{16}-\frac{327}{16}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^2_0-\frac{7957}{64}e^4_0-\frac{3891}{64}e^2_0e'^2\right]\frac{n'^3(\mathrm G)^9}{\mu^6}\\
\qquad\qquad&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.\frac{12459}{128}e^2_0\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}-\frac{3825}{16}e^2_0\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}\right\}\sin2\theta_0(t+c)\\
\qquad\qquad
&+\frac{31563}{512}e^3_0\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\sin3\theta_0(t+c).
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA|<math>e_0</math> et <math>c</math> sont les deux constantes introduites par l’intégration, et <math>\theta_0</math> a pour valeur}}
{{c|<math>\theta_0=-\frac{\mu^2}{(\mathrm G)^3}\left\{1+\frac32e^2_0+\frac98e^4_0+2\frac{n'(\mathrm G)^3}{\mu^2}-\left[\frac14+\frac34\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}+\frac98e^2_0+\frac38e'^2\right]\frac{n'^2(\mathrm G)^6}{\mu^4}+\frac{511}{8}\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\right\}.</math>|fs=70%}}
Si de ces formules (E{{Ind|4}}), (F{{Ind|4}}) on tire la valeur de <math>e^2,</math> et qu’on l’introduise dans les relations (A{{Ind|4}}), (B{{Ind|4}}), on en déduit les valeurs de <math>a</math> et de <math>\gamma^2</math> en fonction de <math>t,</math> qui sont
{{MathForm1|{{Taille|(G{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
a=\frac{(\mathrm G)^2}\mu&\left\{1-e^2_0+\frac12e^4_0-\frac14e^6_0+\frac{3}{32}e^8_0\right.\\
&\quad
-\left[\frac{37}{8}-\frac{33}{4}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{3717}{32}e^2_0-\frac{201}{8}e'^2+\frac{69}{16}\left(\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}\right)^2\right.\\
&\qquad\qquad
\left.+\frac{3157}{16}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^2_0A+\frac{213}{4}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e'^2+\frac{515295}{512}e^4_0+\frac{18985}{32}e^2_0e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\\
&\quad
+\left[20-40\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{1642}{3}e^2_0-\frac{427}{4}e'^2\right]\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}\\
&\quad
-\left[\frac{2547}{32}-\frac{6191}{32}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{1970215}{768}e^2_0-\frac{105457}{256}e'^2\right]\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{36049}{144}\frac{n'^7(\mathrm G)^{21}}{\mu^{14}}-\frac{9139753}{27648}\frac{n'^8(\mathrm G)^{24}}{\mu^{16}}-\frac{81}{16}\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\cdot\frac{(\mathrm G)^4}{\mu^2a'^2}\right\}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.}
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Matricule des zouaves pontificaux, tome 1 (1910).djvu/224
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Ayack
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude>{{LFZP/Ligne|2920|{{sc|HOURTAL, Maurice}}, né à Viviers-les-Montagnes (Tarn), 9 mars 1849. — {{LFZP/ZP}}, 26 mai 1866. Libéré, 30 mai 1867, ordre ministériel. Réengagé, matricule 6906, 26 janvier 1868. Rayé, 6 juin 1869.}}
{{LFZP/Ligne|2921|{{sc|DEBOYER, Victor}}, né à Saint-Maixent (Deux-Sèvres), 25 juin 1847. — {{LFZP/ZP}}, 26 mai 1866. Libéré, 17 mai 1868, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2922|{{sc|LOPEZ, Vincent}}, né à Albérique (Espagne), 9 novembre 1842. — {{LFZP/ZP}}, 26 mai 1866. Libéré, 17 mai 1868, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2923|{{sc|de RIGAUD, Léopold}}, né à Béziers (Hérault), 4 octobre 1847. {{LFZP/ZP}}, 30 mai 1866. Libéré, 31 décembre 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2924|{{sc|GIANCAMILLI, Jean}}, né à Rome, {{1er}} janvier 1850. — {{LFZP/ZP}}, 31 mai 1866, comme élève clairon ; clairon, 26 avril 1867. Congédié, 30 octobre 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2925|{{sc|GHETTI, Fernand}}, né à Rome, 27 octobre 1853. — Admis comme enfant de troupe, 12 juillet 1860, au {{1er}} régiment de Ligne. Transféré au bataillon des Sédentaires, {{1er}} avril 1861. Admis aux {{LFZP/ZP}} comme enfant de troupe, {{1er}} juin 1866. {{LFZP/ZP}}, 26 octobre 1867. Libéré, 28 octobre 1869. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2926|{{sc|SGAMBELLA, Théophile}}, né à Rome, 18 mars 1861. — Admis comme enfant de troupe par ordre ministériel, {{1er}} juin 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2927|{{sc|SIMONCINI, Antoine}}, né à Rome, 16 janvier 1861. — Admis comme enfant de troupe par ordre ministériel, {{1er}} juin 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2928|{{sc|RYDER, Auguste}}, né à Dieppe (Seine-Inférieure), 11 mars 1845. — {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866. Libéré pour réforme, 3 octobre 1866. Réengagé, matricule 7037, 8 février 1868. Libéré, 31 décembre 1869, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2929|{{sc|ROBINET, Edmond}}, né à Saint Pol de Léon (Finistère), 5 avril 1835. — {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866. — Campagne de 1867. — {{LFZP/Décédé}} à l’hôpital militaire de Rome, 12 novembre 1867, après avoir été amputé de la jambe gauche écrasée à l’explosion de la caserne Serristori, 22 octobre 1867.}}
{{LFZP/Ligne|2930|{{sc|PERON, Adolphe}}, né à Saint-Omer (Pas-de-Calais), 19 août 1845. — {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866. Libéré, 15 octobre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2931|{{sc|BERTRAND, Joseph}} (voir matricule 327).}}
{{LFZP/Ligne|2932|{{sc|PARAYRE, Julien}}, né à Caudiès (Pyrénées-Orientales), 20 juillet 1846. — {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866. Libéré, 3 mars 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2933|{{sc|VALERUN, Émile}}, né à Lorient (Morbihan), 29 avril 1848. — {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866. Libéré, 11 mars 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2934|{{sc|VIOCHOT, Pierre}}, né à Paris, 22 mai 1831. — {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866. — Campagne de 1867. — {{LFZP/Décédé}} sous les décombres de la caserne Serristori, à Rome, 22 octobre 1867.}}
{{LFZP/Ligne|2935|{{sc|DURBECÉ, Victor}}, né à Trémentines (Maine-et-Loire), {{1er}} novembre 1846. — {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866. Libéré, 31 mars 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2936|{{sc|TILLIEU, Pierre}} (voir matricule 1380).}}
{{LFZP/Ligne|2937|{{sc|LAUGAUDIN, Louis}}, né à Rennes (Ille-et-Vilaine), 11 janvier 1846. — {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866. Libéré, 31 mars 1867, ordre ministériel.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ajg006yozkahms9sxdl0x6vymtl3emh
Page:Cabet - Propagande communiste, 1842.pdf/6
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Lepticed7
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lepticed7" /></noinclude>concorde, à la fraternité dans la Société, à la dignité de la femme, à son
bonheur comme au bonheur de l’homme et des enfants ; nous croyons
que les jouissances morales qui résultent de l’union conjugale, quand
elle est aussi parfaite que possible, sont bien plus nombreuses, bien
plus nobles, bien plus nécessaires à la félicité et bien plus durables que
toutes les autres jouissances qu’on peut imaginer ; et puisque l’ordre et
la paix dans la Société et le bonheur des individus de tous sexes et tous
âges sont les deux principaux buts de l’organisation sociale, nous
considérons la Famille comme la base et l’élément de la Communauté ; et
loin de désirer la Communauté pour supprimer la Famille, c’est au
contraire pour donner à la Famille toute sa perfection que nous désirons
la Communauté.
Si donc il fallait voter aujourd’hui sur l’établissement de la Communauté
et sur la conservation ou l’abolition de la Famille, nous n’hésiterions
pas un moment à donner notre voix pour la Communauté et
pour la Famille améliorée. — Tous les Anti-Communistes voteraient
aussi pour la Famille ; parmi les Communistes, toutes les mères et tous
les pères, nous n’en doutons pas et nous le savons positivement, ne
voudraient plus entendre parler de Communauté sans la Famille ; et la
masse des hommes comme des femmes voteraient pour la Famille ; peut-être
même, probablement même, que, après discussion contradictoire,
il ne se trouverait personne pour demander la suppression de la Famille ;
car parmi ceux, en très petit nombre, qui attaquent la ''Famille''
et le ''Mariage'', presque tous ne le font que par une équivoque et une
confusion sur les mots, faute d’en bien définir la signification et le sens ;
et quand la Famille ne donnera aucun privilège, quand il n’y aura
plus ni succession ni héritage, quand le Mariage n’aura plus besoin ni
de ''serment'' ni de ''perpétuité forcée'', le Mariage et la Famille n’auront
plus ou presque plus d’adversaires.
Il se trouve cependant quelques jeunes Communistes qui écrivent que,
dans la Communauté, ''la famille individuelle doit être abolie'', parce
qu’elle établit le ''morcellement des affections'' ; que le ''Mariage doit être''
''aboli'' ; que l’homme doit voyager continuellement et faire quatre ou
cinq fois le tour du globe (sans que les femmes puissent bouger de
place), dans le but d’opérer le ''mélange le plus intime de la race'' et de
préserver l’homme du contact perpétuel des mêmes êtres, qui engendre
l’attachement individuel et rompt l’harmonie de la fraternité
universelle.
Il se trouve des Communistes qui publient, comme une loi de la
Communauté, que chaque homme passera la plus grande partie de son
temps dans des réunions publiques ; qu’il n’aura besoin d’un logement
individuel que pour la nuit et pour quelques heures du jour ; qu’une
petite chambre à coucher, un petit cabinet d’étude et un petit labora-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/324
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Hilarion~frwiki
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{{MathForm1|{{Taille|(G{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
-\frac{(\mathrm G)^2}\mu&
\left\{\left[\frac{9}{2}e_0-\frac92\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e_0-\frac{327}{16}e^3_0-\frac{45}{4}e_0e'^2+\frac98\left(\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}\right)^2e_0\right.\right.\\
&\quad
+\left.\frac{255}{16}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^3_0+\frac{45}{4}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e_0e'^2+\frac{5851}{128}e^5_0+\frac{1635}{32}e^3_0e'^2+\frac{117}{32}e_0e'^4\right]\frac{n'^2(\mathrm G)^6}{\mu^4}\\
&\quad
-\left[9e_0-9\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e_0-\frac{435}{8}e^3_0-\frac{117}{4}e_0e'^2+\frac94\left(\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}\right)^2e_0\right.\\
&\qquad
\left.+\frac{363}{8}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^3_0+9\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e_0e'^2+\frac{10423}{64}e^5_0+\frac{4359}{32}e^3_0e'^2\right]\frac{n'^3(\mathrm G)^9}{\mu^6}\\
&\quad
+\left[\frac{55}{2}e_0-47\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e_0-\frac{13339}{64}e^3_0-\frac{8785}{128}e_0e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\\
&\quad
-\left[\frac{172}{3}e_0-\frac{539}{6}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e_0-\frac{12163}{24}e^3_0-\frac{36091}{192}e_0e'^2\right]\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}\\
&\quad
-\frac{454051}{2304}e_0\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}+\frac{6715585}{3456}e_0\frac{n'^7(\mathrm G)^{21}}{\mu^{14}}+\frac52e_0\frac{n'^2(\mathrm G)^6}{\mu^4}\cdot\frac{(\mathrm G)^4}{\mu^2a'^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-5e_0\frac{n'^3(\mathrm G)^9}{\mu^6}\cdot\frac{(\mathrm G)^4}{\mu^2a'^2}\right\}\cos\theta_0(t+c)\\
-\frac{(\mathrm G)^2}\mu&
\left\{\left[\frac{81}{16}e^2_0-\frac{81}{8}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^2_0-\frac{2619}{64}e^4_0-\frac{405}{16}e^2_0e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.\frac{567}{16}e^2_0\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}+\frac{10845}{64}e^2_0\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}\right\}\cos2\theta_0(t+c)
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{MathForm1|{{Taille|(H{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
\gamma^2=&\frac12\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}\left\{1+e^2_0+\frac34e^4_0+\frac58e^6_0+\left[5-10\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{2897}{32}e^2_0-25e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{121}{6}\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}+\frac{7831}{96}\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}\right\}\\
&+\frac12\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}\left\{\left[\frac92e_0-\frac92\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e_0-\frac{147}{16}e^3_0-\frac{45}{4}e_0e'^2\right]\frac{n'^2(\mathrm G)^6}{\mu^4}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
-\left[9e_0-9\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e_0-\frac{255}8e^3_0-\frac{117}{4}e_0e'^2\right]\frac{n'^3(\mathrm G)^9}{\mu^6}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{55}{2}e_0\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}-\frac{172}{3}e_0\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}\right\}\cos\theta_0(t+c)\\
&+\frac12\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}\cdot\frac{567}{32}e^2_0\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\cos2\theta_0(t+c).
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Salluste, Jules César, C. Velléius Paterculus et A. Florus - Œuvres complètes, Nisard/Avis des éditeurs
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/51
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Raymonde Lanthier
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{{t3|'''''Nestor et Piccolo'''''|mt=5em}}
{{sep|3|m=1em}}
Nestor Laciseraye habitait un petit village des Bois-Francs, semblable à tous les petits villages de campagne, enveloppés de silence et peuplés de rentiers.
Le chemin de fer, qui passait à deux milles, y laissait de temps en temps un commis-voyageur ou un inspecteur de poids et mesures qui prenait le postillon au débarqué du train.
Le courrier du matin et du soir constituait la plus grande distraction des indigènes. Le bureau de poste s’emplissait alors de fumée et de cancans jusqu’à la criée des lettres et journaux, puis chacun rentrait chez soi.
Le matin, après la messe, c’était le maître-chantre qui rapportait avec le ''Soleil'' son trente-sous quotidien ; la vieille Mina retournait à son comptoir de bière au gingembre et de sucreries, et le tanneur, en bourgeois aisé, commençait toujours sa journée de la même façon.
L’assistance à la messe se composait, en outre, de Monsieur Thivierge, un marchand de grains<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/52
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|50|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude>romanesque, qui jouait de la clarinette et lisait des feuilletons ; de la veuve du notaire qui portait altièrement son deuil et toussait à chaque station du chemin de croix ; d’Angèle Laciseraye, des enfants d’écoles et de quelques rentiers.
Nestor avait donc sous les yeux d’assez bons exemples ; mais c’était une mauvaise tête que ce gamin de douze ans, qui faisait le désespoir de son vieux père.
Les cheveux poil de carotte, la figure mouchetée de taches de rousseur, des yeux également roux et un nez à lucarnes, Nestor n’était point beau. La vieille Mina, qui avait eu à se plaindre de ses vilains tours, l’appelait l’antéchrist, et se garait de lui comme d’un mauvais génie.
En classe, il était toujours à la queue, se faisait tirer les oreilles, et écrivait souvent en {{lang|la|pensum}} le verbe désobéir. Il rentrait tard pour souper, suivi de Piccolo, un barbet échevelé qu’il avait sauvé de la misère.
Le contraste si frappant entre Nestor et son frère Euclide contribuait à rendre ce jeune insubordonné de jour en jour plus antipathique à sa belle-mère.
Mademoiselle Angèle était âgée quand elle s’avisa des beaux yeux du vieil Éric. Le brave<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/271
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|AVOIR SOIN DE SON MARI.||173}}</noinclude>{{lang|frm|ce pertuis, puis soit estoupé. Item, prenez une escuelle de lait et l’amer}}<ref>Le fiel.</ref> {{lang|frm|d’un lièvre et meslez l’un parmy l’autre, et puis mettez-en deux ou trois escuelles ès lieux là où les mouches repairent, et toutes celles qui en tasteront, mourront. Item, autrement, ayez une chausse de toille liée au fons d’un pot qui ait le cul percié, et mettez icelluy pot ou lieu où les mouches repairent et oingnez-le par dedens de miel, ou de pommes, ou de poires ; quant il sera bien garny de mouches, mettez un tranchouer sur la gueule, et puis hochez}}<ref>Secouez.</ref>. {{lang|frm|Item, autrement, prenez des ongnons rouges crus et les broiez et espraignez le jus en une escuelle et le mettez où les mouches repairent, et toutes celles qui en tasteront, mourront. Item, ayez des palettes pour les tuer à la main. Item, aiez des vergettes}}<ref>Petites baguettes.</ref> {{lang|frm|gluées sur un bacin d’eaue. Item, aiez vos fenestres closes bien justement de toille cirée ou autre, ou de parchemin ou autre chose}}<ref name=clxxiii>Quoique les vitres aient été connues dès te temps de Théodose le Grand, qui mourut en 393, elles furent bien longtemps réservées pour les églises et les palais des rois. Elles étoient ordinairement chargées de peintures. Les fenêtres vitrées que le duc de Berry fit mettre à son château de Bicêtre étoient d’assez haut prix pour que les Parisiens, avant de brûler ce bel édifice, en 1411, aient eu soin de les emporter {{lang|frm|''avec les beaux huis''}} (peut-être au reste étoit-ce des vitraux peints. —{{lié}}{{abr|Juv.|Juvénal}} des Ursins, {{in-fol.}}, 230). On voit ici que l’auteur du Ménagier, quoique riche</ref> si justement que nulle mouche y puisse entrer, et les mouches qui seront dedens soient tuées à la palette ou autrement comme dessus, et les autres n’y entreront plus. Item, ayez un cordon pendant et moullié en miel, les mouches y vendront asseoir, et au soir soient prinses en un sac. En somme, il me semble que les mouches ne se arresteront point en chambre où il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/53
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Raymonde Lanthier
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr||NESTOR ET PICCOLO|51|b=<hr/>}}</noinclude>homme avait toujours su affoler les femmes, et celle-ci ne pouvait rester indifférente à ses attentions. C’est ainsi qu’elle entra dans la famille Laciseraye et que son portrait remplaça au salon celui de la défunte.
Éric était un homme avenant, « plein de ressources ». Bref, pour un marchand de campagne, il ne manquait pas de piquant, avec ses revers de loutre, ses éternels favoris et sa pipe en écume de mer.
Son fils ne devait, hélas ! lui ressembler en rien. Nestor portait sur la conscience le poids de presque tous les méfaits dont se nourrissait la chronique du village. C’était un puits rempli de bois durant la nuit ; c’était le chariot rouge de Monsieur Thivierge grimpé, au matin, sur le perron de l’église ; la lampe à réverbère, qui coiffait le poteau vis-à-vis l’école, éteinte toute la veillée, et une partie du village dans l’obscurité, enfin on n’en finirait plus à énumérer toutes les escapades de ce gamin.
Or, en ce temps-là, vint à passer dans les paroisses un trappiste qui mendiait, au nom de sa communauté, pour la restauration de son monastère détruit par un incendie. Ce moine, à la physionomie d’esthète, fit grand effet dans les stalles du<noinclude>
<references/></noinclude>
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Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton - Liure où est prouué que les Iesuites sont coulpables & autheurs du parricide execrable commis en la personne du Roy (IA anticotonou00plai).pdf
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Jeanfrancoisjoubert
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Jeanfrancoisjoubert a déplacé la page [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton - Liure où est prouué que les Iesuites sont coulpables & autheurs du parricide execrable commis en la personne du Roy (IA anticotonou00plai).pdf]] vers [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton]] : Nom de fichier et non titre du livre
15873910
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text/x-wiki
#REDIRECT [[Livre:Anticoton, ou, Refutation de la lettre declaratoire du Pere Coton]]
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Toute la lyre/III/XV
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<pages index="Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu" from=189 to=189 header=1 prev="[[Toute la lyre/III/XIV|''Parce que tu ne sais, toi l’homme, ce que font'']]" current="[[Toute la lyre/III/XV|''Qui donc passe au-dessus de nous, ô Dieu de l’ombre'']]" next="[[Toute la lyre/III/XVI|''Rends-tu de temps en temps des services à Dieu'']]" />
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/212
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{scène|II}}
{{acteurs|LA COMTESSE, seule, puis PHILIPPE.|n}}
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Tout ce qui vient de se passer n’est pas un rêve.
Ce cercueil était bien vide !… Cet homme l’a emporté…
mais, il était là ! Ce n’est point Une illusion !
Et dans une heure peut-être, mon enfant sera ici !…
dans mes bras !… je le presserai sur mon cœur !…
Ah !… j’ai peur de mourir avant !… Mon Dieu !
faites-moi la grâce de vivre quelques instants de
plus, que je ne meure pas avant de l’avoir revu.
{{di|Elle s’est agenouillée et prie.|d|2}}
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|pénétrant par la gauche.}}
Quelle aventure !… Mademoiselle de Wendel est
Une noble fille… ah ! c’est ici {{di|(Apercevant la comtesse.)}}
Un autel !… Une femme qui prie…
{{PersonnageD|LA COMTESSE|c|les bras levés, le regard au ciel.}}
Mon enfant, rendez-moi mon enfant !…
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|recueilli.}}
Elle !… C’est elle !…
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Faites, mon Dieu !… que j’entende, comme rendue
par vous, sa chère voix m’appeler sa mère !…
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|doucement.}}
Ma mère !…
{{PersonnageD|LA COMTESSE|c|se redressant sans se retourner.}}
Est-ce une illusion ?… n’ai-je point entendu…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/213
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|de même.}}
Ma mère !…
{{PersonnageD|LA COMTESSE|c|se retournant et voyant Philippe.}}
Ah !… lui !… c’est lui !… c’est…
{{di|Elle tombe presque évanouie dans ses bras.|d|2}}
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|la posant sur un siège et s’agenouillant devant elle.}}
Ma mère !…
{{PersonnageD|LA COMTESSE|c|comme dans un rêve.}}
Encore !…
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Ma sainte mère !… revenez à vous !
{{PersonnageD|LA COMTESSE|c|éclatant en sanglots.}}
Toi !… c’est toi !… {{di|(Elle le tient embrassé.)}} Oui !…
ce sont les traits de mon Henri bien-aimé !!… C’est
lui qui revit en toi !… C’est toute son âme dans la
tienne ! mon enfant !… mon cher enfant !…
{{di|Elle retombe dans ses bras, le couvrant de caresses.|d|2}}
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Il y a donc des instants dans la vie où l’on n’a
plus rien à désirer ! Ah ! toutes mes misères sont effacées !…
Je suis dans les bras de ma mère !…
{{scène|III}}
{{acteurs|{{sc|Les Mêmes}}, HÉLOUIN{{corr||.}}|n}}
{{PersonnageD|HÉLOUIN|c|paraissant au fond.}}
Madame, je savais retrouver ici, celui dont un
crime vous a séparée si longtemps. Permettez-moi
de me montrer fier de ma réussite.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Annales du Musée Guimet, tome 7.djvu/299
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr||{{sc|quelques remarques sur la secte shivaïte}}|279}}</noinclude>l’objection : persuadé, {{lang|sa-Latn|Arjuna}}, d’après les conseils de son compagnon, cueillit quelques fleurs sauvages et les plaça, comme un acte d’hommage, aux pieds de {{lang|sa-Latn|Krishna}} qui lui donnait l’assurance qu’à son arrivée à {{lang|sa-Latn|Kailasa}}, en présence de {{lang|sa-Latn|Çiva}}, il verrait que lui-même, {{lang|sa-Latn|Krishna}}, et {{lang|sa-Latn|Çiva}} ne faisaient qu’un. On raconte qu’Arjuna, parvenu à {{lang|sa-Latn|Kailasa}}, fut également surpris et charmé de trouver que les fleurs qu’il avait placées aux pieds de Krishna étaient répandues aux pieds de {{lang|sa-Latn|Çiva}}<ref>Cet épisode est mentionné dans la plupart des récensions méridionales du {{lang|sa-Latn|Mahâbhârata}}, mais paraît avoir été omis dans quelques-unes de celles du Nord. Il y a beaucoup d’autres passages du {{lang|sa-Latn|Mahâbhârata}} qui prouvent que le culte de {{lang|sa-Latn|Çiva}} avait la prédominance dans l’Inde toute entière au temps des {{lang|sa-Latn|Pandavas}}.</ref>.
À la même place, nous trouvons {{lang|sa-Latn|Çiva}} ordonnant à Krishna de retourner à {{lang|sa-Latn|Vaikunda}} à la fin des guerres du {{lang|sa-Latn|Mahâbhârata}}.
De ce qui précède, il semblerait donc résulter que la croyance au Çivaïsme était déjà établie dans l’Inde à cette époque et que le Vishnuïsme, rendu plus tard populaire par les aventures de {{lang|sa-Latn|Krishna}}, luttait encore pour arriver à l’existence.
Dans le {{lang|sa-Latn|Râmayana}}, nous trouvons des preuves qu’à l’époque de {{lang|sa-Latn|Râma}} la forme Çivaïque de l’Indouisme prévalait dans l’Inde méridionale. Dans la ville, maintenant sacrée de Râmisseram, fréquentée journellement par des milliers de pèlerins venus de toutes les parties de l’Inde, le principal objet d’adoration est un {{lang|sa-Latn|Çiva-Lingam}} qui, dit-on, fut placé là et adoré par {{lang|sa-Latn|Râma}}.
Il ne faut cependant pas confondre le Çivaïsme philosophique avec les superstitions populaires et les légendes mythologiques qui ont crû autour de cette doctrine dans les âges postérieurs et qui l’ont défigurée dans une large mesure. Le nombre des illettrés dans l’Inde a de tous temps dépassé de beaucoup le nombre des lettrés, et, par conséquent, les gens incapables de s’élever à la contemplation abstraite de la Divinité ont rendu vulgaires et rebutantes les plus belles conceptions sur Dieu et l’Univers.
Le Çivaisme proprement dit est un rigoureux monothéisme<ref name="p299">Certains auteurs prétendent que le monothéisme çivaique, en opposition avec le panthéisme védantique, doit son origine au contact du christianisme. Nous sommes loin de nous rallier à cette opinion, et nous croyons avoir des raisons d’affirmer que les doctrines çivaïques sont non seulement antérieures au christianisme, mais même à la fondation des six écoles de la philosophie indoue, qui toutes sont indubitablement antérieures au christianisme. Le cinquième chapitre du ''{{lang|sa-Latn|Sankhya Pravachana}}'' de {{lang|sa-Latn|Kapila}} (qui est considéré sans conteste comme le créateur du plus ancien des six systèmes courants),</ref>. Il est fondé<noinclude>
<references/></noinclude>
q69n9jmoq2o85l28agvvkfcg5l99uag
Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 112, 1891.djvu/1567
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Favete linguistis
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{table|indentation=-2|titre= CAPUS (Guillaume). — Observations météorologiques sur les Pamirs|page= 1029}} {{table|indentation=-2|titre= CARLES (P.). — Sur la caractéristique du vin de figue|page= 811}} {{table|indentation=-2|titre= CARVALLO (E.). — Position de la vibration lumineuse ; systèmes de Fresnel|page= 431}} {{table|indentation=-2|titre= — Compatibilité des lois de la dispersion et de la double réfraction|page= 521}} {{table|indentation=-2... »
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{{table|indentation=-2|titre= CARVALLO (J.) adresse un Mémoire portant pour titre : « Essai sur la théorie des mouvements internes et de translation des cyclones »|page= 331}}
{{table|indentation=-2|titre= CASALONGA (D.-A.) adresse une nouvelle Note relative à d’inexactitude du coefficient économique {{?}} du rendement de la chaleur »|page= 415}}
{{table|indentation=-2|titre= CASPARY (F.). — Sur une méthode élémentaire pour établir les équations différentielles dont les fonctions thêta forment les intégrales|page= 1120}}
{{table|indentation=-2|titre= — Sur deux systèmes d’équations différentielles dont les fonctions hyperelliptiques de première espèce forment les intégrales|page= 1305}}
{{table|indentation=-2|titre= — Sur les deux formes sous lesquelles s’expriment, au moyen des fonctions thêta de deux arguments, les coordonnées de la surface du quatrième degré, décrite par les sommets des cônes du second ordre qui passent par six points donnés|page= 1356}}
{{table|indentation=-2|titre= CATRIN. — Les lésions histologiques de la peau dans la rougeole|page= 538}}
{{table|indentation=-2|titre= CAUSSE (H.). — Sur le salicylale de bismuth|page= 1220}}
{{table|indentation=-2|titre= CAYEUX (L.). — De l’existence des Diatomées, dans le landénien inférieur du nord de la France et de la Belgique|page= 969}}
{{table|indentation=-2|titre= — Diffusion des trois formes distinctes de l’oxyde de titane dans le crétacé du nord de la France|page= 1279}}
{{table|indentation=-2|titre= CAZENEUVE (P.). — Sur la transformation pyrogénée des camphosulfophénols en homologues du phénol ordinaire|page= 730}}
{{table|indentation=-2|titre= — Sur une matière colorante violette, dérivée de la morphine|page= 805}}
{{table|indentation=-2|titre= — Sur le traitement des vignes phylloxérées, par le sulfure de carbone mélangé de vaselines|page= 971}}
{{table|indentation=-2|titre= CAZIN. — De l’action de l’acide phénique sur les animaux. (En commun avec M. ''S. Duplay'')|page= 627}}
{{table|indentation=-2|titre= CELS ({{sc|Jules}}). — Sur une classe d’équations différentielles linéaires ordinaires|page= 985}}
{{table|indentation=-2|titre= CHAMBRELENT est présenté par la Section d’Économie rurale, pour la place vacante par le décès de M. ''Peligot''|page= 115}}
{{table|indentation=-2|titre= — Est élu Membre de la Section d’Économie rurale en remplacement de feu M. ''Peligot''|page= 148}}
{{table|indentation=-2|titre= CHARCOT est élu membre de la Commission du prix Barbier|page= 509}}
{{table|indentation=-2|titre= — Et de la Commission du prix Montyon (Médecine et Chirurgie)|page= 605}}
{{table|indentation=-2|titre= — Et de la Commission du prix Godard|page= 605}}
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{{table|indentation=-2|titre= CHARLOIS. — Observations de deux nouvelles planètes, découvertes à l’Observatoire de Nice, les 11 et 16 février 1891|page= 415}}
{{table|indentation=-2|titre= — Observation de la nouvelle planète {{?}}39s), découverte à l’Observatoire de Nice, le 5 mars 1891|page= 510}}
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{{table|indentation=-2|titre= — Observations de la nouvelle planète, découverte à Nice, le 11 juin 1891|page= 1418}}
{{table|indentation=-2|titre= CHARPY ({{sc|Georges}}). — Sur l’attaque du fer par l’acide azotique à divers degrés de concentration et de température (En commun avec M. ''Henri Gautier''.)|page= 1451}}
{{table|indentation=-2|titre= CHARRIN (A.). — Recherches chimiques sur les sécrétions microbiennes. Transformation et élimination de la matière organique azotée par le bacille pyocyanique dans un milieu de culture déterminée. (En commun avec M. ''A. Arnaud''.)|page= 755}}
{{table|indentation=-2|titre= — Recherches chimiques et physiologiques sur les sécrétions microbiennes. Transformation
et élimination de la matière organique par le bacille pyocyanique. (En commun avec M. ''A. Arnaud''.)|page= 1157}}
{{table|indentation=-2|titre= CHASSAGNY. — Recherches de thermoélectricité. (En commun avec M. ''Abraham''.)|page= 1198}}
CHATIN ({{sc|Adolphe}}). — Contribution à
l’histoire botanique de la Truffe.<noinclude><references/></noinclude>
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Favete linguistis
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CHATIN ({{sc|Adolphe}}). — Contribution à
l’histoire botanique de la Truffe.<noinclude><references/></noinclude>
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Sennert1"/>du pour et du contre <ref>{{lang|la|Henr. Morus, de Animâ, ''lib. II'', ''cap.'' ''VI'', ''num.'' 105, ''pag. m.'' 106.}}</ref>. J’ai vérifié ce qu’un professeur de Leipsic lui attribue. <ref>{{lang|la|Johan. Cyprianus, ubi suprà.}}</ref> {{lang|la|''Morus et superstites'' (animas brutorum) ''et in corpora'' ''alia remeare tradit cap.'' 5}} <ref>''Il fallait ajouter'' {{lang|la|lib. II, ''pag.'' 90.}}</ref>. Ce professeur di...
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||SENNERT.|241}}</noinclude><section begin="Sennert1"/>du pour et du contre <ref>{{lang|la|Henr. Morus, de Animâ, ''lib. II'', ''cap.''
''VI'', ''num.'' 105, ''pag. m.'' 106.}}</ref>. J’ai vérifié
ce qu’un professeur de Leipsic lui
attribue. <ref>{{lang|la|Johan. Cyprianus, ubi suprà.}}</ref> {{lang|la|''Morus et superstites''
(animas brutorum) ''et in corpora''
''alia remeare tradit cap.'' 5}} <ref>''Il fallait ajouter'' {{lang|la|lib. II, ''pag.'' 90.}}</ref>. Ce
professeur dit une chose assez curieuse ;
c’est qu’un certain personnage
avait enseigné depuis peu d’années
que si l’homme n’eût point péché
les bêtes eussent toujours vécu,
et qu’elles ressusciteront avec les
hommes pour être transportées au
Ciel : c’est le sentiment des Turcs.
{{lang|la|''Absurdissimè omnium M. B. semigentilis''
''et semi-christianus ante paucos''
''annos cum monstrosis opinionibus''
''aliis etiam hanc protulit, bruta, nisi''
''peccavisset homo, moritura non fuisse,''
''atque eadem tamen licet nunc''
''moriantur, cum hominibus olim resuscitanda,''
''et ab hoc centro mundi''
''ad liberiora cœli spatia transferenda ;''
''quod somnium olim Muhamedis à''
''Turcis hodiè credi, testis est'' Joh.
Andreas in libro de Confusione Sectæ
Muhammeticæ}} <ref>{{lang|la|Cyprian., Histor. animal. Continuat.,
''pag.'' 24.}}</ref>. Il observe que
Taurellus a enseigné que l’âme des
bêtes est spirituelle, et que néanmoins
elle meurt avec le corps <ref>{{lang|la|Substantiam in corpoream docuerunt.....
''Nicolaüs Taurellus... in libello de Vitâ et Morte''
''quæst. alterâ, proposit. IV''..... brutorum animas
à morte superesse negat. ''Idem, ibidem.''}}</ref>.
Taurellus donna peut-être dans la
disparate pour ne se commettre pas :
il aima mieux faire tort à sa raison
qu’à sa fortune. Peut-être aussi que
lui et Sennert, par principe de religion,
se persuadèrent que Dieu détruisait
l’âme des bêtes, afin qu’il n’y
eût que l’âme de l’homme qui subsistât
éternellement. C’était peut-être
l’opinion du plus habile rabbin qui
ait fleuri au XVII{{e}}. siècle ; car voulant
prouver que l’âme des bêtes ne
subsiste point après cette vie, comme
fait l’âme de l’homme, il ne se sert
point de raisons qui soient empruntées
de la condition intérieure, ou
de l’essence de ces âmes. La plaisante
raison que celle-ci : Nous songeons
souvent, dit-il, que nous voyons des
personnes décédées ; mais jamais l’on
ne voit en songe aucun animal après
sa mort, quoiqu’on l’ait nourri chez
soi familièrement. Spizélius a raison
de rejeter cette logique ; il devait
aussi rejeter le fait. Une infinité de
gens peuvent démentir le rabbin ; ils
ont mille songes où leurs chiens et
leurs chevaux morts se trouvent mêlés.
{{lang|la|''Satis ineptè Menasse Ben Israël''
lib. I. de Resurr. Mort. cap IX. ''contendit'',
animam hominum, non brutorum
esse superstitem ex eo, quòd
sæpè de illis somniemus qui jam diù
è vitâ excessêre, nunquàm tamen
somniemus de ullâ bestiâ, quæ mortua
sit, etiamsi nobis familiaris ac
domestica fuerit}} <ref>{{lang|la|Spizelius, ''in'' Scrutinio Atheismi, ''p.'' 125.}}</ref>. Notez que les
prétendus blasphèmes dont Sennert
fut accusé par un médecin et professeur
en philosophie de Groningue,
ne parurent pas une mauvaise doctrine
aux théologiens d’Allemagne.
{{lang|la|''Non negandum est, post Franzii librum''
''hunc''}} <ref>C’est-à-dire l’{{lang|la|Historia Animalium sacra}},
composée par Wolfgang Franzius, ''docteur en''
''théologie, où l’on trouve ces paroles, chap. II,''
''pag. m.'' 14 : {{lang|la|Sciendum est ''animum bruti non esse''
''spiritum incorporeum'', qualis est nostra mens invisibilis
et immortalis, aliàs quoque bruta essent
immortalia.}}</ref> {{lang|la|''aliquoties editum''
''theologos Lipsienses, Rostochienses,''
''Basileenses, Regiomontanos, quinquaginta''
''abhinc annis de animâ bestiarum''
''interrogatos, inclinâsse magis''
''in Danielis Sennerti opinionem,''
''cui asserenti animas brutorum olim''
''ex nihilo creatas, et hodiè etiam alterius''
''quàm elementaris naturæ esse,''
''blasphemiam et hæresim'' Johannes
Freitagius professor medicus Groningæ
''intentaverat. Enim verò et eosdem''
''nominatos theologos legimus in responsis''
''suis candidè disceptationem de''
''naturâ elementari ejus animæ à se ad''
''philosophos devolvisse, eorumque libertati''
''permisisse''}} <ref>{{lang|la|Joh. Cyprianus, Hist. Animal. Continuat.,
''pag.'' 27.}}</ref>.
Ne finissons pas sans faire une réflexion.
Sennert avait beau dire que
l’âme des bêtes ne subsistait point,
comme fait celle de l’homme, après
cette vie, il ne laissait pas d’établir
un dogme selon lequel il est sûr que
l’âme des bêtes est de même espèce
que celle de l’homme. La différence
de leur sort, quant à la durée, ne
coule pas de la différence de leurs<section end="Sennert1"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Annales du Musée Guimet, tome 7.djvu/300
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Yland
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « sur les Védas et les vingt-huit Agamas<ref>Autant que je le sache aucun de ces 28 agamas n’a été traduit en langues européennes, et il est rare d’en trouver des exemplaires. Un seul, le Raurava, a été traduit partiellement en tamoul.</ref>. Voici un court sommaire de ses dogmes principaux. Il admet dans la nature, trois principes éternels, indestructibles, existant par eux-mêmes ; le Tri-padârtha, c’est-à-dire Pati (Dieu), Pasu (les âmes) et Pâ... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|280|{{all-sc|ANNALES DU MUSÉE GUIMET}}}}</noinclude>sur les Védas et les vingt-huit Agamas<ref>Autant que je le sache aucun de ces 28 agamas n’a été traduit en langues européennes, et il est rare d’en trouver des exemplaires. Un seul, le Raurava, a été traduit partiellement en tamoul.</ref>. Voici un court sommaire de ses dogmes principaux.
Il admet dans la nature, trois principes éternels, indestructibles, existant par eux-mêmes ; le Tri-padârtha, c’est-à-dire Pati (Dieu), Pasu (les âmes) et Pâsa (la matière).
Le Pati ou Dieu se nomme Çivam. Il ne faut pas confondre ce Çivam avec Rudra, émanation de l’Être suprême et un des {{Corr|cinqs|cinq}} Pancha Karthâs qui accomplissent cinq opérations différentes dans l’univers. Ces cinq dieux actifs sont Brahma (le créateur), Vishnu (le conservateur), Rudra (le reproducteur), Mahêsura, (celui qui obscurcit l’intelligence) de telle sorte que l’âme peut récolter les fruits de ses propres actions et devenir mûre pour le salut, et Sathâ-Çivam (l’illuminateur), qui éclaire l’âme au moyen de la grâce divine et la prépare à l’émancipation finale. Ce Pati ou Çivam est omnipotent et plein de miséricorde. Il remplit l’univers et en diffère cependant. Le contact avec le monde ne le rend point impur. Sa nature, comme le temps est immuable. Il est en union intime avec l’âme, mais il est autre chose que l’âme ; Çivam est par rapport aux âmes, ce que les voyelles sont aux consonnes, ce que l’huile est à la graine de sésame. Le fait de son union avec l’âme devient manifeste lorsque l’âme se libère du contrôle des sens. Çivam est inaccessible à la pensée et à la parole et ne peut être compris par la sagesse de l’âme réduite à ses propres forces : c’est seulement à l’aide de Kripa — la grâce divine — qu’on peut le comprendre. Il est la raison de toutes les choses, le principe qui dirige toutes les choses dans leur existence.
Les Pasus ou âmes sont individuelles et éternelles. L’âme, dans son état primordial, n’est pas essentiellement pure. De même que le cuivre se trouve
<ref follow="p299">est consacré à la réfutation des doctrines des sectes existant à l’époque ou il fut écrit, et entre autres il anathématise les Pâsupatas, une des six sectes orthodoxes reconnues par les Çivaïtes. De même, sous la dénomination de Mahêçvaras, le Brahma-Sûtra de Vyasa (fondateur de l’école Védanta), qui vécut incontestablement avant l’ère chrétienne, cite par les noms particuliers, quatre des six sectes çivaïques orthodoxes et essaye de réfuter leurs doctrines. Il est très important de remarquer que dans cet ouvrage routeur mentionne la doctrine caractéristique des Civaïtes, c’est-à-dire l’existence éternelle du Tripadârtha, soit Pati « dieu », Pasu, « l’âme », et Pâsa « la matière », et que Pati ou Içvara est la cause effective de l’univers, son créateur (Kartâ) et la providence (adhiathâta). Voir ''{{lang|sa-Latn|Brahma-Sûtra}}'', 2, 237.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Annales du Musée Guimet, tome 7.djvu/334
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Yland
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<noinclude><pagequality level="1" user="Yland" />{{nr|310|{{all-sc|ANNALES DU MUSEE GUIMET}}}}</noinclude>imprimés est excessivement restreint. Le commençant se trouve donc aux prises avec les obscurités des grammairiens indigènes, tels que Kachhâyana, ou bien il est obligé de s’en tenir pour apprendre les principes de la langue aux ouvrages incomplets de Glough ou de Mason. S’il veut se rendre un compte exact du sens des mots, il n’a, jusqu’à présent, pour seule ressource que le glossaire indigène ''{{lang|pi-Latn|Abhidhammappadîpika}}'', dont la méthode est peu favorable à la facilité des recherches. Enfin, s’il est appelé à déchiffrer la calligraphie des mots pâlis, tels qu’ils sont écrits dans les manuscrits sur feuilles de palmier, il y perdra inutilement son temps, sa patience et sa peine.
Le texte du ''{{lang|sa-Latn|Dâṭhâvança}}'' n’avait pas encore été imprimé et nous le publions dans le but d’écarter, au moins dans une faible partie, quelques-unes de ces difficultés, et pour le rendre plus utile, nous y avons joint une traduction littéraire<ref>Voir pour le texte pâli : {{lang|en|''Diṭhâvança or History of the Tooth-relic of Gotama Buddha'', by sir Mutu Coomârâ Swâmy ; London 1874}}, {{in-8°}}.</ref>. Nous nous sommes efforcés de traduire l’original presque mot à mot, en sacrifiant l’élégance à l’exactitude, toutes les fois que nous n’avons pu les faire accorder, de façon à présenter au lecteur, même superficiel, les idées orientales sous les formes et avec les expressions usitées en Orient. Il était cependant impossible de ne pas prendre quelques libertés de traduction que nous signalons du reste dans la note ci-jointe<ref>{{1o}} Nous avons supprimé, comme inutiles, les explétions qui se reproduisent trop souvent, bien qu’elles soient inhérentes aux langues orientales.
<p>{{2o}} Nous avons évité l’emploi trop fréquent des pronoms démonstratifs en les remplaçant par l’article défini, auquel ils répondent souvent, du reste, dans les dialectes orientaux.</p>
{{3o}} Les très longues phrases, unies par des séries de participes passés ont été coupées et les participes remplacés par des temps actifs.
{{4o}} Les participes passés, qui font un mauvais effet dans une traduction, ont été transformés en participes présents.
{{5o}} Nous avons souvent ajouté des mots de liaison, tels que « et », « son », « leur », etc., qui étaient nécessaires d’après le sens du texte original.
{{6o}} Nous avons dû aussi nous permettre une certaine liberté pour traduire le sens des adjectifs composés.
{{7o}} ''Adi'', qui se présente fréquemment dans le texte et signifie « et autres choses semblables », a été traduit de différentes manières suivant le sens de la phrase, de façon à éviter la monotonie (voir {{chap.}}1, note 19).</ref>.
Le Pâli, qu’on appelle aussi Mâgadi fut jadis la langue d’une province située au nord de la cité sainte de Bénarès et comprise aujourd’hui à peu près exactement dans les limites du district moderne de Bihar. La contrée même où il se parlait portait le nom de Mâgadha ; ce fut le berceau du Bouddhisme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Yland
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<noinclude><pagequality level="3" user="Yland" />{{nr|310|{{all-sc|ANNALES DU MUSEE GUIMET}}}}</noinclude>imprimés est excessivement restreint. Le commençant se trouve donc aux prises avec les obscurités des grammairiens indigènes, tels que {{lang|pi-Latn|Kachhâyana}}, ou bien il est obligé de s’en tenir pour apprendre les principes de la langue aux ouvrages incomplets de {{lang|en|Clough}} ou de {{lang|en|Mason}}. S’il veut se rendre un compte exact du sens des mots, il n’a, jusqu’à présent, pour seule ressource que le glossaire indigène ''{{lang|pi-Latn|Abhidhammappadîpika}}'', dont la méthode est peu favorable à la facilité des recherches. Enfin, s’il est appelé à déchiffrer la calligraphie des mots pâlis, tels qu’ils sont écrits dans les manuscrits sur feuilles de palmier, il y perdra inutilement son temps, sa patience et sa peine.
Le texte du ''{{lang|sa-Latn|Dâṭhâvança}}'' n’avait pas encore été imprimé et nous le publions dans le but d’écarter, au moins dans une faible partie, quelques-unes de ces difficultés, et pour le rendre plus utile, nous y avons joint une traduction littéraire<ref>Voir pour le texte pâli : {{lang|en|''Diṭhâvança or History of the Tooth-relic of Gotama Buddha'', by sir Mutu Coomârâ Swâmy ; London 1874}}, {{in-8°}}.</ref>. Nous nous sommes efforcés de traduire l’original presque mot à mot, en sacrifiant l’élégance à l’exactitude, toutes les fois que nous n’avons pu les faire accorder, de façon à présenter au lecteur, même superficiel, les idées orientales sous les formes et avec les expressions usitées en Orient. Il était cependant impossible de ne pas prendre quelques libertés de traduction que nous signalons du reste dans la note ci-jointe<ref>{{1o}} Nous avons supprimé, comme inutiles, les explétions qui se reproduisent trop souvent, bien qu’elles soient inhérentes aux langues orientales.
<p>{{2o}} Nous avons évité l’emploi trop fréquent des pronoms démonstratifs en les remplaçant par l’article défini, auquel ils répondent souvent, du reste, dans les dialectes orientaux.</p>
{{3o}} Les très longues phrases, unies par des séries de participes passés ont été coupées et les participes remplacés par des temps actifs.
{{4o}} Les participes passés, qui font un mauvais effet dans une traduction, ont été transformés en participes présents.
{{5o}} Nous avons souvent ajouté des mots de liaison, tels que « et », « son », « leur », etc., qui étaient nécessaires d’après le sens du texte original.
{{6o}} Nous avons dû aussi nous permettre une certaine liberté pour traduire le sens des adjectifs composés.
{{7o}} ''{{lang|sa-Latn|Adi}}'', qui se présente fréquemment dans le texte et signifie « et autres choses semblables », a été traduit de différentes manières suivant le sens de la phrase, de façon à éviter la monotonie (voir {{chap.}}1, note 19).</ref>.
Le {{lang|sa-Latn|Pâli}}, qu’on appelle aussi {{lang|sa-Latn|Mâgadi}} fut jadis la langue d’une province située au nord de la cité sainte de Bénarès et comprise aujourd’hui à peu près exactement dans les limites du district moderne de {{lang|hi-Latn|Bihar}}. La contrée même où il se parlait portait le nom de {{lang|sa-Latn|Mâgadha}} ; ce fut le berceau du Bouddhisme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Comptes rendus hebdomadaires des séances de l’Académie des sciences, tome 112, 1891.djvu/1568
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Favete linguistis
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Deuxième Note : ''Terfâs'' ou Truffes d’Afrique (et d’Arabie), genres ''Terfezia'' et ''Tirmania''.. 136 {{table|indentation=-2|titre= — Contribution à la biologie des plantes parasites|page= 599}} {{table|indentation=-2|titre= — Est élu membre de la Commission du prix Barbier|page= 509}} {{table|indentation=-2|titre= — Et de la Commission du prix Desmazières|page= 569}} {{table|indentation=-2|titre= — Et de la Commission du prix Thore|page= 569}... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Favete linguistis" /></noinclude>Deuxième Note : ''Terfâs'' ou Truffes
d’Afrique (et d’Arabie), genres ''Terfezia''
et ''Tirmania''.. 136
{{table|indentation=-2|titre= — Contribution à la biologie des plantes parasites|page= 599}}
{{table|indentation=-2|titre= — Est élu membre de la Commission du prix Barbier|page= 509}}
{{table|indentation=-2|titre= — Et de la Commission du prix Desmazières|page= 569}}
{{table|indentation=-2|titre= — Et de la Commission du prix Thore|page= 569}}
{{table|indentation=-2|titre= CHATIN ({{sc|Joannes}}). — Sur l’épithélium hépatique de la Testacelle|page= 493}}
{{table|indentation=-2|titre= — Sur l’aiguillon de l’''Heterodera Schachtii''|page= 1516}}
{{table|indentation=-2|titre= CHAUVEAU présente à l’Académie un Ouvrage qu’il vient de publier sous le titre : « Le travail musculaire et l’énergie qu’il représente »|page= 406}}
{{table|indentation=-2|titre= — Est élu membre de la Commission du prix L. Lacaze (Physiologie)|page= 647}}
{{table|indentation=-2|titre= — Et de la Commission du prix Pourat (Physiologie) pour 1893|page= 846}}
{{table|indentation=-2|titre= CHIBRET. — Influence de l’exercice musculaire sur l’excrétion de l’azote urinaire|page= 1515}}
{{table|indentation=-2|titre= CHOBAUT (A.) ; — Sur les mœurs et métamorphoses de l’''Emenadia flabellata'' F., pour servir à l’histoire biologique des ''Rhipiphorides''|page= 350}}
{{table|indentation=-2|titre= COLARDEAU (E.). — Sur une nouvelle méthode de détermination des températures et pressions critiques et, en particulier, de celles de l’eau (En commun avec M. ''L. Cailletet''.)|page= 563}}
{{table|indentation=-2|titre= — Recherches sur les tensions de la vapeur d’eau saturée jusqu’au point critique et sur la détermination de ce point critique. (En commun avec M. ''L. Cailletet''.)|page= 1170}}
{{table|indentation=-2|titre= COLENÇON adresse une Note ayant pour titre : « Le calendrier pour l’année 1892 »|page= 1235}}
{{table|indentation=-2|titre= COLIN (E.) adresse, de Madagascar, ses remerciements pour le prix Jérôme Ponti qui lui a été décerné|page= 700}}
{{table|indentation=-2|titre= COLIN (G.) adresse ses remerciements à l’Académie pour la distinction accordée à ses travaux|page= 32}}
{{table|indentation=-2|titre= — De l’action des froids excessifs sur les animaux|page= 397}}
{{table|indentation=-2|titre= COLLET (J.). — Sur la détermination des intégrales des équations aux dérivées partielles du premier ordre|page= 1193}}
{{table|indentation=-2|titre= COLLEY (R.). — Observations actinométriques faites à l’Observatoire de l’Académie Pétrowski, près de Moscou. (En commun avec MM. ''N. Michkine'' et M. ''Kazine''.)|page= 630}}
{{table|indentation=-2|titre= COLLOT (A. {{sc|fils}}). — Appareil de projection lumineuse, applicable aux balances de précision, à l’effet d’obtenir des pesées rapides|page= 99}}
{{table|indentation=-2|titre= COLSON (A.). — Sur la désagrégation, par l’eau, des sels neutres d’aminés de la série grasse|page= 619}}
{{table|indentation=-2|titre= COMITÉ HONGROIS DU SECOND CONGRÈS
ORNITHOLOGIQUE INTERNATIONAL ({{sc|le}}) informe l’Académie que ce Congrès se réunira à Budapest le 17 mai prochain|page= 847}}
{{table|indentation=-2|titre= CONTEJEAN ({{sc|Ch}}.). — Sur la digestion stomacale de la grenouille|page= 954}}
{{table|indentation=-2|titre= CORMEROIS (L.) adresse un Mémoire sur un nouveau système de ponts suspendus rigides|page= 205}}
{{table|indentation=-2|titre= CORNU ({{sc|Alfred}}). — Sur une expérience récente, déterminant la direction de la vibration dans la lumière polarisée|page= 186}}
{{table|indentation=-2|titre= — Sur les objections faites à l’interprétation des expériences de M. ''Wiener''|page= 365}}
{{table|indentation=-2|titre= — Sur un double halo avec parhélies, observé le 15 mai 1891|page= 1108}}
{{table|indentation=-2|titre= — Est élu membre de la Commission du prix Barbier|page= 1494}}
{{table|indentation=-2|titre= COSSERAT (E.). — Observations de la planète Millosevich (1891, mars 1), faites à l’Observatoire de Toulouse (équatorial Brunner), et de la planète Charlois (mars 5) (au grand télescope). (En commun avec MM. ''B. Baillaud'' et ''Andoyer''.)|page= 510}}
{{table|indentation=-2|titre= CROS ({{sc|Antoine}}) adresse un Mémoire ayant pour titre : « Le Téléplasle. Exemple de transformation de la forme en rythme et réciproquement. Transmission d’une forme au loin sans transport de matières|page= 1496}}
{{table|indentation=-2|titre= CROVA (A.). — Remarques sur une Communication de M. ''Savélief'', concernant les résultats des observations actinométriques faites à Kief (Russie) en 1890|page= 482}}
{{table|indentation=-2|titre= — Remarques sur les observations actinométriques de MM. ''R. Colley'', ''M. Michkine'' et ''M. Kazine'', à l’Observatoire de l’Académie Pétrowski|page= 632}}
{{table|indentation=-2|titre= — Sur l’analyse de la lumière diffusée par le ciel|page= 1176 et 1246}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/54
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="3" user="Raymonde Lanthier" />{{nr|52|AU PAYS DE L’ÉRABLE|b=<hr/>}}</noinclude>chœur, à la grand’messe du dimanche. Monsieur le Curé annonça qu’on accueillait à la Trappe les jeunes gens qui désiraient suivre un cours de culture. L’occasion était magnifique et Éric Laciseraye, pour mettre fin aux épigrammes dont l’accablaient ses concitoyens, résolut de confier l’enfant terrible aux moines d’Oka, comptant réformer ainsi ce mauvais sujet.
Nestor passa deux années à la Trappe. Il y apprit à embouteiller le vin, à emballer le fromage et à savourer le miel, en cachette ; il en sortit à seize ans, ignorant et indompté. Il portait alors des lunettes, une tête frisée et des pantalons bouffants.
L’écolier ne reçut probablement pas un accueil bien enthousiaste, car, peu de temps après, on apprit sa disparition et celle du barbet Piccolo. Consternation chez les Laciseraye. On s’enquit par toute la campagne des deux déserteurs, mais personne, pas même le chef de gare, n’avait eu vent de Piccolo ni de son maître. On mit à leur poursuite l’huissier du village, qui se faisait fort d’être détective à ses heures, et les recherches de cet homme de flair aboutirent à une découverte sinistre.
Nestor était rendu en ville et logeait chez un camarade de la Trappe, qui vendait des légumes<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Société Saint-Jean-Baptiste - Au pays de l'érable (quatrième concours littéraire), 1919.djvu/55
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Raymonde Lanthier
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<noinclude><pagequality level="0" user="Raymonde Lanthier" /></noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/278
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Bzhqc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|266|LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|}}
{{il|1em}}</noinclude>levé d’un lit composé d’une couche de
menus branchages. Sous la lumière pénétrant
par la porte ouverte, il semblait d’une
effrayante maigreur, les traits émaciés, les
pommettes saillant sous la peau tendue. Le
premier, il prit la parole.
— Je suis heureux de vous voir, nous
dit-il, l’œil hagard, le regard fixe. Je n’en ai
plus pour longtemps, je crois. De l’eau, je
vous prie. Il y a une source derrière la
cabane.
Il parlait comme quelqu’un qui jouit de
toute sa raison ; et pourtant, à peine les
mots sortaient-ils de sa bouche qu’il tomba
à la renverse sur son lit, roulant de gros
yeux, la bouche grande ouverte et la respiration
haletante.
Messieurs les représentants de la loi,
cette maladie semblait étrange. Je vous
ferai grâce de tous les détails. Vous brûlez
d’impatience de connaître ce qui, seul,
compte à vos yeux : le drame de ce pauvre
diable. Il nous l’apprit peu à peu, dans le
délire de sa fièvre et les courts instants de
lucidité où il parvenait à se ressaisir.
Il s’appelait, nous dit-il, Joseph Brecht.
Depuis deux ans, il vivait dans cet enfer. Il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/279
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Bzhqc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|267}}
{{il|1em}}</noinclude>avait, accidentellement, découvert une
source d’eau fraîche, autre miracle que je
n’ai pas tenté d’expliquer. Il s’était bâti là
une cabane ; deux années durant, il alla
chercher, en pirogue, sur les rives du Grand
Esclave, à soixante-cinq kilomètres de distance,
la nourriture nécessaire à sa subsistance.
Mais pourquoi se trouvait-il ici ? Il
nous en fournit l’explication par bribes
décousues, dans ses moments de fièvre ou
de raison. Je vais, à ma manière, vous raconter
son histoire.
Cet homme était un fonctionnaire et relevait,
pour le compte du gouvernement, les
derniers terrains boisés le long du Grand
Désert de Glace, lorsque le hasard d’un
accident — une foulure à une jambe — lui
fit faire connaissance avec André Beauvais
et sa femme Marie. Rentrant chez lui après
une de ses tournées de chasse au renard,
André avait trouvé, enfoui dans une neige
épaisse et incapable de se mouvoir, Joseph
Brecht, et l’avait apporté sur ses épaules
jusqu’à sa cabane.
Alors, messieurs, ce fut l’éternelle histoire
— l’histoire vieille comme le monde.
Dans ses instants de lucidité, Joseph Brecht
nous parla de Marie. Penché sur lui, je l’ob-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/280
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Bzhqc
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|268|LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|}}
{{il|1em}}</noinclude>servais de près tandis que « Monsieur » restait
assis dans l’ombre. Cette Française,
avec sa légère trace de sang indien, était
une merveilleuse fleur sauvage, nous dit-il.
Ses deux belles nattes noires, lustrées et
douces comme le duvet d’un cygne, lui tombaient
jusqu’aux genoux ; ses yeux limpides
avaient des reflets liquides où s’était noyée
son âme et son beau corps svelte lui avait
troublé les sens. Ah !… que cette femme
avait dû être belle !… André Beauvais, son
mari, l’adorait passionnément et il plaçait
en elle la foi d’une mère pour sort enfant.
C’était un amour sublime. Joseph Brecht,
étendu là et se croyant à l’article de la mort,
nous en parla avec un luxe de détails. Plein
de confiance, André faisait, sans ombre
d’un soupçon, ses tournées habituelles à ses
pièges et à ses appâts empoisonnés. Durant
ce temps, Marie et Joseph restaient de
longues heures ensemble, seule à seul, parfois
un jour entier, voire deux ou trois
jours. Même lorsque le membre blessé fut
en bonne voie de guérison, Joseph feignit
d’en souffrir encore en vue de prolonger
son séjour. Il lutta longuement pour
vaincre les résistances de Marie, mais il
finit par la conquérir, entièrement, absolu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|269}}
{{il|1em}}</noinclude>ment, cœur, corps et âme. C’était — ne l’oubliez
pas — un homme du Sud, habile à
tous les artifices du langage et de la séduction,
un gaillard robuste et plein d’esprit. Il
avait affaire à une femme, qui avait passé
toute sa vie dans les solitudes et n’était
guère de taille à se mesurer avec lui ! Elle
capitula.
L’aimait-il sincèrement ?
Oui, avec la folle passion de l’animal,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Bzhqc
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|270|LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|}}
{{il|1em}}</noinclude>mais non comme vous et moi nous pourrions
aimer une femme, messieurs. Non
comme l’aimait André. Le cœur, l’âme de
cette femme ne comptaient pas pour lui…
Une joie insensée l’enivrait lorsqu’il s’enveloppait
voluptueusement la tête dans
l’admirable chevelure de cette femme. La
beauté de ses formes, le contact de sa main,
les battements précipités de son cœur
contre sa poitrine l’emplissaient d’une joie
perverse. De l’amour, cela ? Oui, mais de
l’amour purement bestial.
Il prolongea son séjour. Non qu’il eût la
moindre idée d’enlever cette femme ! Le
moment venu, il comptait bien la quitter et
partir seul. Mais, de jour en jour, de
semaine en semaine, il retarda son départ,
sous le faux prétexte que l’os de sa jambe
était attaqué ; et André Beauvais continua
de le traiter comme un frère. Il nous conta
toute son histoire, étendu sur son grabat
dans sa cabane, en plein milieu de ce pays
du soufre. Vous pouvez m’en croire : je
suis un représentant de Dieu et ne mens
pas.
Est-il besoin d’ajouter qu’André les surprit ?
Oui, il les surprit tous deux enlacés, le<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{il|1em}}</noinclude>visage de l’homme disparaissant dans l’admirable
chevelure de la femme coupable !
Ce jour-là, André revint de sa tournée à
l’improviste. Une lutte terrible s’engagea
entre les deux rivaux et, malgré son extrême
fatigue, André aurait tué Joseph Brecht si
celui-ci n’eût, au dernier moment, tiré son
revolver. Dites-moi, messieurs, une femme
peut-elle, oui ou non, aimer deux hommes
d’un même amour ?
Joseph Brecht fit feu. Dans ce laps de
temps infinitésimal qui s’écoula entre la
mise en joue de l’arme et le déclic, Marie
Beauvais trouva la réponse à cette question.
Aucun doute, Marie Beauvais préférait son
mari à l’autre, et elle se précipita sur la poitrine
d’André, la couvrant de son corps infidèle,
et elle mourut là, frappée d’une balle
en plein cœur !
Joseph Brecht nous raconta comment,
conscient de l’horreur de son acte et harcelé
par l’effroi, il s’enfuit en ne songeant
qu’à sauver sa peau. André Beauvais dut
rester un long moment auprès de sa chère
morte, et, au bout de plusieurs heures seulement,
il se mit à la poursuite de l’homme
qu’il avait juré de tuer. Joseph Brecht
détala tel un lièvre pourchassé et ce fut<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/284
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|272|LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|}}
{{il|1em}}</noinclude>après des semaines que le chasseur de
renard lui mit enfin la main dessus. André
Beauvais ne voulait pas le tuer dans une
embuscade, mais le faire mourir lentement
en l’étranglant de ses deux mains ; ainsi futce
en terrain découvert et sans traîtrise
qu’il l’attaqua.
Dans cette cabane où il haletait à demi
suffoqué et se croyant sur le point de mourir,
Joseph Brecht déclara :
— L’un de nous devait disparaître. Lui
avait l’avantage sur moi. Je tirai de, nouveau
mon revolver… et je tuai André Béauvais
comme j’avais tué Marie, sa femme !
Ici, dans ce pays du Sud, Joseph Brecht
aurait pu demeurer honnête homme, messieurs.
Un démon sommeille chez tout être
humain, mais le méchant ne se révèle
qu’une fois le démon réveillé. Or la passion
coupable, la folle passion pour une femme
mariée avait éveillé ce démon en l’âme de
Joseph Brecht. Lorsqu’il eut fait de lui, par
deux fois, un assassin, le diable retourna se
cacher, et Joseph Brecht, l’homme jadis
droit et intègre, ne fut plus désormais
qu’une épave sans cœur, rampant de gîte en
sîte pour échapper à la justice. Car vous,
messieurs les membres de la Police royale,<noinclude>
<references/></noinclude>
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{{il|1em}}</noinclude>après des semaines que le chasseur de
renard lui mit enfin la main dessus. André
Beauvais ne voulait pas le tuer dans une
embuscade, mais le faire mourir lentement
en l’étranglant de ses deux mains ; ainsi fut-ce
en terrain découvert et sans traîtrise
qu’il l’attaqua.
Dans cette cabane où il haletait à demi
suffoqué et se croyant sur le point de mourir,
Joseph Brecht déclara :
— L’un de nous devait disparaître. Lui
avait l’avantage sur moi. Je tirai de nouveau
mon revolver… et je tuai André Béauvais
comme j’avais tué Marie, sa femme !
Ici, dans ce pays du Sud, Joseph Brecht
aurait pu demeurer honnête homme, messieurs.
Un démon sommeille chez tout être
humain, mais le méchant ne se révèle
qu’une fois le démon réveillé. Or la passion
coupable, la folle passion pour une femme
mariée avait éveillé ce démon en l’âme de
Joseph Brecht. Lorsqu’il eut fait de lui, par
deux fois, un assassin, le diable retourna se
cacher, et Joseph Brecht, l’homme jadis
droit et intègre, ne fut plus désormais
qu’une épave sans cœur, rampant de gîte en
gîte pour échapper à la justice. Car vous,
messieurs les membres de la Police royale,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|273}}
{{il|1em}}</noinclude>vous couriez à ses trousses. Vous l’auriez
capturé depuis longtemps si l’idée vous
était venue d’aller le chercher dans l’enfer
du soufre. Or, depuis deux ans, il vivait là.
Et, sa confession terminée, il était assis sur
le bord de sa couchette et jouissait de toute
sa raison, je vous assure, messieurs.
Alors, pour la première fois, « Monsieur »,
mon camarade, prit la parole :
— Mon père, allons chercher notre
paquetage à la pirogue.
Là-dessus, il sortit de la cabane et je le
suivis. Lorsque nous en fûmes à une cinquantaine
de pas, il s’arrêta net :
— Ah ! dit-il, j’ai oublié quelque chose.
Allez devant, je vous rattrape !
Il retourna à la cabane et je me rendis à
la pirogue.
Il ne me rejoignit pas. Quand je revins
avec mon fardeau, « Monsieur » parut à la
porte. Son aspect me causa un véritable
saisissement, me suffoqua, je l’avoue, messieurs.
Je n’aurais pu imaginer une telle
métamorphose. Cet homme, naguère taciturne,
sombre et mystérieux, était tout souriant ;
:ses dents blanches brillaient, sa voix
même était différente. À le voir ainsi sur le
pas de la porte, il me semblait rajeuni de<noinclude>
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{{il|1em}}</noinclude>vous couriez à ses trousses. Vous l’auriez
capturé depuis longtemps si l’idée vous
était venue d’aller le chercher dans l’enfer
du soufre. Or, depuis deux ans, il vivait là.
Et, sa confession terminée, il était assis sur
le bord de sa couchette et jouissait de toute
sa raison, je vous assure, messieurs.
Alors, pour la première fois, « Monsieur »,
mon camarade, prit la parole :
— Mon père, allons chercher notre
paquetage à la pirogue.
Là-dessus, il sortit de la cabane et je le
suivis. Lorsque nous en fûmes à une cinquantaine
de pas, il s’arrêta net :
— Ah ! dit-il, j’ai oublié quelque chose.
Allez devant, je vous rattrape !
Il retourna à la cabane et je me rendis à
la pirogue.
Il ne me rejoignit pas. Quand je revins
avec mon fardeau, « Monsieur » parut à la
porte. Son aspect me causa un véritable
saisissement, me suffoqua, je l’avoue, messieurs.
Je n’aurais pu imaginer une telle
métamorphose. Cet homme, naguère taciturne,
sombre et mystérieux, était tout souriant ;
ses dents blanches brillaient, sa voix
même était différente. À le voir ainsi sur le
pas de la porte, il me semblait rajeuni de<noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|274|LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|}}
{{il|1em}}</noinclude>dix ans. Et lorsque, laissant tomber mon
fardeau, j’entrai dans la pièce, il riait et me
posait amicalement la main sur l’épaule…
En travers de la couchette, la tête pendant
jusqu’au plancher, les yeux sortant de
la tête et la mâchoire béante, gisait Joseph
Brecht. Je courus à lui. Il était mort ! messieurs,
mort étranglé !
— Il avait commis une légère erreur,
mon père, glissa « Monsieur » à mon
oreille : André Beauvais n’est pas mort…,
André Beauvais, c’est moi !
Et voilà tout, messieurs de la Police montée !
Puisse la loi être miséricordieuse !<noinclude>
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/287
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> LE VIOLONEUX (The Fiddling man) Nouvelle inédite de James Oliver CURWOOD extraite du recueil « Back to God’’s Country » TRADUITE DE L’ANGLAIS PAR LOUIS POSTIF »
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text/x-wiki
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LE VIOLONEUX
(The Fiddling man)
Nouvelle inédite de James Oliver CURWOOD
extraite du recueil « Back to God’’s Country »
TRADUITE DE L’ANGLAIS
PAR LOUIS POSTIF<noinclude>
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/288
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « LE VIOLONEUX LA toux de Bréault faisait peine à entendre. Lorsqu’un homme a les poumons transpercés par une balle et qu’il compte en minutes, peut-être même en secondes, le temps qui lui reste à vivre, sa toux s’appelle un râle ! Malgré le sang qui s’échappait de ses lèvres à chaque accès, Bréault ne s’effrayait pas. Maintes fois il avait affronté la mort, et depuis longtemps il ne la redoutait plus. Un jour ou l’autre, la noire visiteu... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Bzhqc" /></noinclude>LE VIOLONEUX
LA toux de Bréault faisait peine à entendre.
Lorsqu’un homme a les poumons transpercés
par une balle et qu’il compte en
minutes, peut-être même en secondes, le
temps qui lui reste à vivre, sa toux s’appelle
un râle ! Malgré le sang qui s’échappait de
ses lèvres à chaque accès, Bréault ne s’effrayait
pas. Maintes fois il avait affronté la
mort, et depuis longtemps il ne la redoutait
plus. Un jour ou l’autre, la noire visiteuse
l’envelopperait de son ombre — non
de façon calme et paisible, mais tout d’un
coup, brutalement. Ce moment était venu.
Il le savait et ne s’en frappait pas. Bien
mieux : en mourant il assouvirait sa vengeance.
La blessure qui lui brûülait le poumon
comme un fer rouge avait éveillé en<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/290
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr|278|LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|}}
{{il|1em}}</noinclude>son cerveau défaillant une effroyable pensée.
Pour lui, l’heure du triomphe allait
sonner.
Un dernier reflet du soleil couchant
éclairait son visage encadré d’une barbe
noire, un de ces visages qu’on oublie difficilement,
et dont le souvenir, bien que désaoréable,
se fixe dans votre mémoire entre
mille autres faits fugitifs : un visage puissant
et mystérieux aux lignes dures et
implacables, empreintes d’une force brutale.
Bréault était l’homme le plus connu dans
toute cette partie qui va du fort MacMurray
au lac Athabasca et de Fond-du-Lac au
pays Wholdais. Depuis dix ans il effectuait
cette randonnée deux fois l’an, emportant
sur son traîneau le courrier du Nord. Dans
les coins les plus reculés de la région, il
n’existait pas une cabane, pas un visage qui
lui fussent étrangers, pas un nom qu’il ne
pût prononcer ; et pourtant, pas un homme,
une femme ou un enfant ne se réjouissait
de sa visite autrement que pour ce qu’elle
leur apportait. Mais le gouvernement avait
trouvé en Bréault un homme qui justifiait
pleinement sa confiance. La police, en ses
postes les plus isolés, en était venue à comp-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Harlez - Grammaire pratique de la langue sanscrite.djvu/162
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|titre=§ 2. — Relatifs, interrogatifs, possessifs, indéfinis
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}}
{{Table |largeurp=40 |indentation=-1
|titre=§ 3. — Noms de nombres
|page={{pli|52|13}}
}}
|3}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Curwood - L’Honneur des grandes neiges, trad. Gruyer et Postif, 1978.djvu/291
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<noinclude><pagequality level="3" user="Bzhqc" />{{nr||LE CAS D’ANDRÉ BEAUVAIS|279}}
{{il|1em}}</noinclude>ter sur la régularité de ses allées et venues
aussi sûrement que sur la succession des
jours et des nuits. Les policiers le bénissaient
pour sa ponctualité, mais pas un seul
d’entre eux ne le regrettait dès qu’il avait
tourné les talons. C’était un homme
étrange, en vérité, que ce Bréault !
Le dos à l’arbre contre lequel il s’était
appuyé après la première surprise désagréable
de se sentir une balle dans ia peau,
il jetait un dernier regard d’adieu à la vie
avec une sereine imperturbabilité. Si le
moindre indice d’émotion se pouvait déceler
sur ses traits, c’était celui de la vengeance ;
Bréault nourrissait en son cœur une
haine tenace et le désir de l’assouvir lui donnait
la force de ne pas succomber tout de
suite, comme tout autre en sa place.
Il mesura des yeux la distance qui le
séparait du traîneau…, une douzaine de pas,
peut-être. Les chiens attendaient toujours,
debout, un peu emmêlés dans leurs traits ;
huit bêtes au large poitrail, au svelte
arrière-train, vraie horde de loups, taillée
pour la vitesse et l’endurance. Sur le traîneau
s’entassaient deux cents cinquante
kilos de courrier de Sa Majesté britannique.
Lentement, péniblement malgré d’horribles<noinclude>
<references/></noinclude>
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L’Honneur des grandes neiges/Le Cas d’André Beauvais
0
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Bzhqc
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/392
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XXXVI. X THÉOPHILE GAUTHIER.
À la place de ce manuscrit, une copie est reliée, portant cette note de Victor
Hugo :
Copie. — J’ai donné le manuscrit à M"’* Judith Mendès.
Après la mort de {{Mme|Judith Mendès}},
ce manuscrit fit partie de la collection de
M. Louis Barthou.
Nous donnons la description de ce manuscrit et ses variantes d’après un fac-similé
publié dans le Manmcrit autographe de 1932 ; la mort imprévue de M. Louis Barthou
nous a privé de la possibilité de consulter l’original qu’il avait acquis.
Trois passages, lisibles sous les ratures, nous permettent de reconstituer la
première version à partir de ce vers :
<poem>
Tu sacrais le vieil art aïeul de l’art nouveau ;
Et l’on t’a vu pousser d’iUuftres cris de joie
Quand le Drame a saisi les cœurs comme une proie,
Quand l’antique hiver fut chassé par Flore’al,
Quand l’astre inattendu du moderne idéal
Est venu tout à coup dans le ciel qui s’embrase
Luire, et quand l’Hippogrijfe a relayé Pégase ! ^
Sois fier, car tu fus vrai ; sois grand, car tu fus beau^^*.
Je te salue au seuil sévère du tombeau.
Va chercher le vrai, toi qui sus trouver le beau.
Monte, esprit ! Tout vivant qui part, je le contemple.
</poem>
Voici le dernier enchaînement :
<poem>
J’y cours. Ne ferme<^ pas la porte funéraire.
Gautier, toi qui fus leur égal et leur frère.
Tu pars après Dumas, L,amartine et Musset.
La vieille onde eB tarie ou l’on rajeunissait.
Comme il n’eUplm de Styx il n’eHplus de Jouvence.
</poem>
Ces passages rayés, Victor Hugo les a repris après avoir ajouté vingt-huit vers.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toute la lyre/III/XVI
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Sennert1"/>perfections, mais du bon plaisir du souverain maître, qui est une cause tout-à-fait externe. Les médailles et la monnaie que les souverains font faire sont l’image de la conduite que ce médecin attribue à Dieu. On fait frapper les médailles pour durer éternellement, on fait faire de la monnaie pour durer jusqu’à nouvel ordre ; car au bout d’un certain temps on la décrie, elle est au billon, on la convertit en d’autres e... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|242|SENNERT.}}</noinclude><section begin="Sennert1"/>perfections, mais du bon plaisir du
souverain maître, qui est une cause
tout-à-fait externe. Les médailles et
la monnaie que les souverains font
faire sont l’image de la conduite
que ce médecin attribue à Dieu. On
fait frapper les médailles pour durer
éternellement, on fait faire de la
monnaie pour durer jusqu’à nouvel
ordre ; car au bout d’un certain temps
on la décrie, elle est au billon, on
la convertit en d’autres espèces. Cependant
les médailles et la monnaie
sont faites du même métal. Selon
Sennert, l’âme de l’homme répond
aux médailles, et celle des bêtes à la
monnaie. Cette opinion est dangereuse ;
elle nous réduit à ne savoir
que par la révélation l’immortalité
de nos âmes. Le jésuite Honoré Fabri,
qui traite Sennert de haut en bas, et
qui l’accuse de se fonder sur des objections
et sur des réponses frivoles,
soutient qu’il y a quelque impiété
dans cette opinion. <ref>{{lang|la|Honoratus Fabri, de Generat. Hominis,
''lib. VII'', ''proposit. L'', ''pag.'' 535, ''edit. NorimBerg.'',
1677.}}</ref> {{lang|la|Ad rationes
n. 2 et 3 adductas nonnulla reponit,
(Senvertus, Hypomen. IV. c. X,)
quæ nemo sapiens refellere dignetur :
''v. g. vult animam rationalem ex naturâ''
''et indole suâ immortalem non''
''esse, sed tantùm ex voluntate ac decreto''
''Dei ; sed contrarium demonstravi,''
''et hoc nonnihil impietatis sapit :''
''prætereà vult semen decisum divinâ''
''benedictione carere, ac proindè animam,''
''quæ ipsi inerat, interire ; si hæ''
''nugæ non sint, nusquàm invenies...''
''Deniquè quod adducit ex Scripturâ,''
''crescite et multiplicamini...''}} <ref>''Il dit en un autre endroit :'' {{lang|la|Bonus Sennertus
frustrà se torquet et recurrit ad suum ''Crescite''
''et multiplicamini'' ; frustrà alios ignorantiæ accusat,
rerum istarum philosophicarum satis imperitus.
''Idem'', ''lib. V'' de Gener. Animal., ''propos. LXVI'',
''pag.'' 198.}}</ref> {{lang|la|''plusquàm''
''inane est... sed hæc mittamus,''
''sinamusque hominem, ut egregium''
''medicum, ita vix mediocrem philosophum,''
''et prorsùs catholicum''}} <ref>''Il faut lire, ce me semble'', {{lang|la|acatholicum}}.</ref>.
Mais quelque mépris qu’il fasse de la
philosophie de ce médecin, il trouve
invincibles ses difficultés contre l’opinion
commune des scolastiques à
l’égard de l’âme des bêtes. Il abandonne
ces gens-là et toutes les hypothèses
que Sennert a combattues,
et il se réduit à dire que cette âme
n’est point produite de nouveau,
qu’elle n’est pas un être absolu,
qu’elle n’est qu’une ''résultance'' d’une
certaine mixtion des quatre élémens
<ref>''Voyez son livre V'' {{lang|la|de Generat. Animalium,
''proposit. LVI et seq.'', ''pag.'' 164 ''et seq.''}}</ref>. Cette pensée est absurde, et nous
conduirait à dire la même chose de
l’âme humaine.
'''{{refa|Sennert1-(F)|(F)}}''' ''Il attribuait la formation des''
''métaux à des êtres intelligens et spirituels.'' ]
Il ne disait pas que son critique
lui imputait qu’une pierre produisait
une autre pierre, et un morceau
d’or un autre morceau ; mais il
disait que certains esprits, dont il
ignorait la demeure, et qui n’étaient
qu’en certains endroits, se vont fourrer
dans les mines et dans les carrières,
et y produisent les différentes
espèces de fossiles que l’on y trouve.
Laissons-lui dire ses pensées, il n’en
est pas l’inventeur, elles lui sont
communes avec plusieurs autres savans.
{{lang|la|''Malitiosè et illud mihi affingit ;''
''quasi statuam in lib. de Consens. et''
''Dissens., cap. XI, quòd lapis lapidem,''
''gemma gemmam, metallum metallum''
''generet. Neque enim tam stultus''
''sum ut credam, hunc adamantem,''
''hanc crystallum, hoc aurum generare''
''alium adamantem, aliam crystallum,''
''aliud aurum, sicut planta una''
''aliam, aut bos bovem'' (''hæc enim generatio''
''solùm viventium est''), ''generat.''
''Hæc verò mea, Anshelmi Boëtii,''
''et aliorum doctorum virorum mens''
''est, omnia metalla, lapides, gemmas,''
''quæ hactenùs è terrâ eruta sunt,''
''et adhuc eruuntur, omnia in primâ''
''creatione secundùm individua creata''
''non esse, sed fodinas gemmarum et''
''metallorum quod alleg. loc. pluribus''
''historiis probavi, iterum repleri : et''
''esse quosdam spiritus formam architectonicam''
''metallorum et gemmarum''
''in se continentes, qui in terrâ quisque''
''secundùm suam speciem, producant''
''metalla, lapides, gemmas, iisque''
''figuram, colorem et alia propria''
''accidentia tribuant, et hos spiritus in''
''fodinas et matrices gemmarum et metallorum''
''sese diffundere, atque ista''
''metalla et gemmas producere. Idque''
''esse formas metallorum multiplicari,''
''dixi. È quibus autem sedibus et locis''
''spiritus illi proveniant, nobis {{tiret|igno|tum}}''}}<section end="Sennert1"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/146
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Hepsema
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{{droite|18{{lié}}avril.|fs=95%|3}}{{brn|1}}
Vous m’écrivez : « Je voudrais vous voir ! » Eh bien, quand vous tiendrez cette lettre entre vos doigts mignons, puissent-ils trembler un peu, car je serai bien près de vous, à Eisenach, à Erfurt, que sais-je ! car je suis de bien près ma lettre : je vous écris aujourd’hui vendredi et je pars dimanche au plus tard.
Comment ! vous pouvez recevoir de votre gouvernement ordre de revenir dans votre pays et je ne vous aurais pas vue ? Comment ! voilà cinq mois que je n’ai pas écrit une panse d’''a'', ô chère comtesse ! et vous me dites que je me suis amusé ? Mais vous connaissez ma vie par ces lettres où elle est écrite jour par jour, heure par heure et minute par minute ; et c’est ainsi que vous lisez, que vous savez que mes seuls plaisirs sont de penser à vous et de vous le prouver en vous écrivant ! J’ai passé ces cinq mois à me dire tous les jours : « Je pars demain ; je la verrai, ne fût-ce qu’un mois, que deux minutes, mais je la verrai ! »
Ne m’écrivez plus, mais attendez-moi.
Je suis chagrin que vous ayez lu ''les Petits Manèges d’une femme vertueuse'', sans avoir attendu l’édition de Chlendowski, dans le tome {{rom-maj|IV|4}} de {{sc|la Comédie humaine}}, où cela porte le titre de « ''Béatrix'', dernière partie ». Avez-vous reçu les deux lignes qui ont pu vous dire dans quel état j’étais de lundi à dimanche ? ''Je vais la revoir !'' une idée qui a souvent défrayé des voyages de sept cents lieues. J’ai tout envoyé promener ! et {{sc|la Comédie humaine}}, et ''les Paysans'', et ''la Presse'', et le public, et Chlendowski, à qui<noinclude>
<references/></noinclude>
lrarxitp009r44a7vjqx84qbdfs5fyx
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/251
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Sennert1"/>{{lang|la|''{{tiret2|igno|tum}} est, utpotè ignorantibus quænam'' ''globi terreni in terrâ constitutio sit.'' ''Hoc certum est, spiritus istos non'' ''ubivis terrarum reperiri, sed in quibusdam,'' ''saltem locis''}} <ref>Daniel Sennertus, Epistolâ ad Joh. Sperlingen : e''lle est dans le Traité d''e Sperlingen ''qui'' ''a pour titre :'' {{lang|la|Defensio Tractatûs de Origine Formarum.}}</ref>. Cela paraît absurde ; mais quan...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||SENNERT. SERBELLON.|243}}</noinclude><section begin="Sennert1"/>{{lang|la|''{{tiret2|igno|tum}} est, utpotè ignorantibus quænam''
''globi terreni in terrâ constitutio sit.''
''Hoc certum est, spiritus istos non''
''ubivis terrarum reperiri, sed in quibusdam,''
''saltem locis''}} <ref>Daniel Sennertus, Epistolâ ad Joh. Sperlingen :
e''lle est dans le Traité d''e Sperlingen ''qui''
''a pour titre :'' {{lang|la|Defensio Tractatûs de Origine Formarum.}}</ref>. Cela paraît
absurde ; mais quand on songe,
1{{o}}. qu’en bonne philosophie il faut
assigner une autre cause des phénomènes
que la volonté de Dieu ; 2{{o}}. que
la terre ni les qualités élémentaires
des fossiles, ni leurs formes substantielles,
ne paraissent point capables
d’aucun effet qui demande un tel ou
un tel arrangement des parties, un
choix, un discernement de ce qui est
propre ; quand, dis-je, on songe à
cela, et que d’ailleurs on ne saurait
concevoir que les lois du mouvement
puisse ranger les particules de la matière
précisément comme elles le doivent
être pour faire de l’or, un diamant,
une émeraude, etc., ni choisir
celles qui sont propres, on trouve de
la vraisemblance dans cette opinion
de Sennert <ref>''Conférez ce que dessus, remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Morin 1#ancrage_Morin1-(M)|(M)]] ''de''
''l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Morin 1|{{sc|Morin}} (J.-Bapt)]], ''tom. X'', ''pag.'' 543.</ref>. Les vertus des corps,
les lois générales, font-elles rien dans
nos boutiques et dans nos laboratoires
sans notre direction ? Feraient-elles
jamais un soulier, un gant, une
aiguille, si l’homme ne s’en mêlait ?
Comment donc se peut-on persuader
qu’elles produisent sans aucune direction
une infinité d’ouvrages mille
fois plus difficiles à faire que nos horloges ?
{{References-Bayle}}
<section end="Sennert1"/>
<section begin="Sennert2"/>'''SENNERT ({{sc|André}})''', professeur
aux langues orientales dans
l’académie de Wittemberg, sa
patrie, a publié un grand nombre
de livres {{refl|Sennert2-(A)|num=(A)|nosup}}, qui témoignent
qu’il remplissait doctement et
dignement les devoirs de sa profession.
Il l’exerça cinquante et
un ans <ref group=lower-alpha>{{lang|la|Witte, Diar. Biograph., ''tom. II'',
''pag.'' 172.}}</ref>, et il mourut à l’âge
de quatre-vingt-quatre ans, le 22
de décembre 1689 <ref group=lower-alpha>''{{lang|la|Idem, ibidem.}}''</ref>. Il avait
appris la langue arabe à Leyde,
sous Golius, et il trouva une
très-bonne méthode de l’enseigner
<ref group=lower-alpha>{{lang|la|Conradus Samuel Schurzfleischius,
Orat. funebr. Andreæ Sennerti, ''pag.'' 91,
''edit. Witt.'', 1697.}}</ref>. Pocock, qui se connaissait
en cela admirablement, lui
a donné cet éloge <ref group=lower-alpha>''{{lang|la|Idem, ibidem.}}''</ref>. On lui
en donna beaucoup d’autres dans
son oraison funèbre, et nommément
celui-ci, c’est que la pureté
de ses mœurs et la tempérance
qui avait toujours paru dans
sa conduite lui procurèrent l’avantage
de parvenir à une grande
vieillesse avec la vigueur de
corps et d’esprit qui sont nécessaires
pour le travail de l’étude
et pour tous les soins d’un professeur
<ref group=lower-alpha>{{lang|la|''Idem, ibidem'', ''pag.'' 95.}}</ref>.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Sennert2-(A)|(A)}}''' Il a publié un fort grand nombre
de livres. ] Vous en trouverez le
catalogue dans le second volume <ref>''À la page'' 172, 173.</ref>
du ''{{lang|la|Diarium Biographicum}}'' de {{M.|Witte}}.
Je n’en tirerai que ceci : {{lang|la|''Athenæ''
''et Inscriptiones Wittenbergenses ; Dissertatio''
''de quatuor Linguæ hebraïcæ''
''Ætatibus ; Scrutinium Religionum, de''
''Religionum Varietate, et unâ solâ''
''christianâ et verâ ; de Principio Religionis''
''in genere, et christianæ in''
''specie ; de punctorum vocalium Hebr.''
''neque cum litteris, neque cum verbo''
''Dei coævitate ; de Urim et Tummin.''}}
{{References-Bayle}}
<section end="Sennert2"/>
<section begin="Serbellon1"/>'''SERBELLON''', famille italienne
qui a donné plusieurs personnes
de marque, comme on le
verra ci-dessous. Les fables généalogiques
la font descendre de
Cordubellius, chef des Espagnols
au temps de Scipion l’Africain
<ref name="Serbellon1-(a)" group=lower-alpha>{{lang|it|Gio-Petro de Crescenzi nel suo Amfiteatro
romano}}, ''{{lang|la|apud}}'' {{lang|it|Prioratum, Scena
d’Uomini illustri.}}</ref>. Il y a, dit-on, {{tiret|quel|ques}}<section end="Serbellon1"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sennert 1
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Manseng
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Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Sennert 2
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2026-06-16T18:21:59Z
Manseng
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Page créée avec « {{TextQuality|75%}} {{DctHeaderNav|S|Sennert 1|Sennert (Daniel)|Serbellon 1|Serbellon|13}} <Pages index="Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu" from=251 to=251 onlySection="Sennert2" /> {{DctFooterNav|Sennert 1|Sennert (Daniel)|Serbellon 1|Serbellon}} »
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<Pages index="Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu" from=251 to=251 onlySection="Sennert2" />
{{DctFooterNav|Sennert 1|Sennert (Daniel)|Serbellon 1|Serbellon}}
cimubuum2terbtochollho3l6alkd8n
Page:Chambon - Dictionnaire du savoir-vivre, 1907.pdf/189
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Poslovitch
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|172||''DICTIONNAIRE''}}</noinclude><section begin="Éternuement"/>racine du nez où se produit le picotement indicateur.
Si ce moyen ne réussit pas, il faut éternuer
discrètement dans son mouchoir.
Il était poli autrefois de saluer d’un « Dieu
vous bénisse » la personne qui éternuait. C’est
passé de mode ; il faut éviter, au contraire, de
paraître remarquer ce bruit intempestif, aussi
bien que le hoquet, les bruissements, etc.
Donc, on ne formule plus aucun souhait.
Ce souhait a une légende. Au temps des
grandes pestes qui désolèrent l’Europe et l’Italie
en particulier, ce fléau s’abattait d’une façon
soudaine, bien propre à inspirer l’effroi. Le
signe révélateur du mal était une série d’éternuements.
Qui éternuait était condamné. Alors ceux
qui l’entendaient criaient à la victime : « Dieu
vous bénisse. » C’était l’appel à la suprême
miséricorde.
<section end="Éternuement"/>
<section begin="Étiquette du service"/>{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Étiquette du service.'''}}}}
Une nourrice tutoie son nourrisson et l’appelle
Bébé jusqu’à deux ou trois ans ; ensuite elle
cesse de dire ''tu'' et lui donne son prénom.
Dès le premier jour de la naissance, les
autres domestiques disent : « Monsieur, Mademoiselle ».
S’il y a plusieurs enfants, ils ajoutent
le prénom : « Monsieur Jean, Mademoiselle Madeleine ».<section end="Étiquette du service"/><noinclude>
<references/></noinclude>
qw4lirod11zghvog0m1xwyjz0etdgn1
Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/214
104
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2026-06-16T18:23:56Z
Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Ah ! monsieur, mon existence entière, ne suffira
pas à payer la dette de mon cœur.
{{Personnage|HÉLOUIN.|c}}
Je viens de tout conter à {{M.|{{lié|de Chaverny}}}}{{corr||.}}
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Un scrupule s’élève cependant en moi, monsieur !…
Êtes-vous bien certain de ne pas vous être trompé
dans vos recherches ? N’usurpé-je pas une affection
à laquelle je n’ai pas droit, en restant dans les bras
de cette mère qui a tant souffert, par ce fils perdu ?
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Non !… tu es bien mon fils ! Nos cœurs se sont rapprochés
et réunis ! Nos âmes se sont devinées ! Tes
traits sont ceux de ton père !… ta bravoure est la
sienne.
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Il vous faut cependant de plus grandes certitudes,
madame !
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Tais-toi ! Tais-toi ! Je les ai toutes !… Jamais un
autre enfant n’eut fait ainsi frissonner tout mon
être ! Je ne veux pas douter !
{{scène|IV}}
{{acteurs|{{sc|Les Mêmes}}, BATHILDE, soutenue par <br>COCARDASSE et PASSEPOIL.|n}}
{{PersonnageD|BATHILDE|c|d’une voix faible.}}
Et vous avez raison, madame, car j’affirme, moi.<noinclude>
<references/></noinclude>
84v08tv5n1kr709xo4t3neo4xgdutph
Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/147
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Hepsema
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude>je dois dix feuilles de {{sc|la Comédie humaine}}…, hum ! et mes affaires, et un petit volume projeté que je ferai en route, et mon affaire avec ''le Siècle'' qui se terminait ces jours-ci ; enfin, tout ! Je suis si heureux de partir, que je ne puis plus écrire posément ; je ne sais pas trop si vous pourrez me lire, mais, à mon griffonnage, vous reconnaîtrez ma joie ! Lisez ivresse et bonheur à tout ce qui sera indéchiffrable. Vous direz à tout votre monde qu’étant venu à Leipsick pour affaires, je viens à Dresde par ''politesse'' et pour vous faire mes adieux avant votre retour dans vos foyers. Faites-moi retenir un appartement à la ''Stadt-Rom ;'' j’aurais besoin de trois pièces : un petit salon, une chambre à coucher et un cabinet de travail. J’ai de la besogne par-dessus la tête et je travaillerai de cinq heures du matin à midi tous les jours ; de midi à sept heures, je serai chez vous, et vous dirai bonsoir à huit heures. Comme vous voyez, il n’y aura pas place pour un Saxon ni pour un Polonais dans tout cela. Cette fois-ci, je vous dis adieu sans douleur, car, mes malles sont là ; je sors pour mon passe-port et pour mes épreuves.
Je voudrais ne pas être, comme mon rapide passage par Dresde, sous les toits à la ''Stadt-Rom'', mais pas plus haut que le second ; j’apporterai avec moi mon triste hippocrène, mon café, car ce sera peu que de travailler sept heures par jour pour tout ce que j’ai à faire. Allons, je vous quitte, adieu ! Cette fois, je suis sûr de vous voir bientôt, et plus tôt même que vous ne le pensez peut-être.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/215
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Cette fille ici !… Qu’on la chasse, elle, l’auteur
des maux que nous avons soufferts.
{{Personnage|BATHILDE.|c}}
Soyez miséricordieuse, madame.
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Mère, si elle a été coupable, en ne vous dévoilant
pas les projets criminels des bandits intéressés à
ma perte, c’est elle qui m’a conservé la vie !… C’est
elle qui, au péril de la sienne, a su me reconnaître
ensuite et me protéger encore contre mes ennemis
inconnus. Pardonnez-lui, ma mère, c’est la première
grâce que vous demande celui que vous appelez votre
enfant.
{{PersonnageD|BATHILDE|c|que Cocardasse et Passepoil ont assise.}}
Et, il faut vous hâter, madame, la mort est là,
qui m’attend !… Elle approche ! Je la vois !
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Que dit-elle ?
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
Elle a raison, madame. Cette jeune personne vient
d’être poignardée ici, dans les jardins de votre hôtel !
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|allant à Bathilde.}}
Quoi ! ces bandits !… Et c’était pour moi !… Ah !
mademoiselle !
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Poignardée ?
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Et le {{corr|couquin|coquin}} qui l’a frappée ne se trompe pas.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/55
104
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2026-06-16T18:33:53Z
Psephos
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>Italiens se proposoient de jouer ''l’Inconnu persécuté,'' intermede Italien ajusté au Théâtre par M. Moline, musique d’Anfossi. Mais M. de Vismes le leur a fait défendre, prétendant que c’étoit aux Bouffons à exécuter ces pieces.
{{brn|1}}
''29 Juillet 1778.'' Voici cette Préface que Rousseau destinoit à ses Mémoires ; elle est courte & en forme d’Avertissement, mais d’une tournure originale & vraiment éloquente.
« Je forme une entreprise qui n’eût jamais d’exemple, & l’exécution n’aura point d’imitateurs. Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature ; & cet homme c’est moi.
« Moi seul je sens mon cœur, & je connois les hommes. Je ne suis fait comme aucun de ceux qui existent : je ne vaux pas mieux ou moins ; je suis autre. Si la nature a bien ou mal fait de briser le moule dans lequel elle m’a jetté, c’est ce dont on ne peut juger qu’après m’avoir lu.
« Que la trompette du jugement dernier sonne quand elle voudra, je viendrai, ce livre à la main, me présenter devant le souverain juge. Je dirai hautement : voilà ce que j’ai fait, ce que j’ai pensé, ce que je fus : j’ai dit le bien & le mal avec la même franchise ; je n’ai rien tû, rien déguisé, rien pallié ; je me suis montré coupable & vil quand je l’ai été ; j’ai montré mon intérieur comme tu l’as vu toi-même, Etre Eternel ! rassemble autour de moi l’innombrable foule de mes semblabes ; qu’ils écoutent mes confessions, qu’ils rougissent de mes indignités, qu’ils gémissent de mes miseres : que chacun dévoile à son tour son cœur au<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Balzac - Correspondance de H. de Balzac, 1876, tome 2.djvu/148
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Hepsema
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hepsema" /></noinclude><section begin="s1"/><nowiki/>
{{t3|{{sc|à {{abr|m.|monsieur}} froment meurice, à paris}}.|'''{{rom-maj|cclxxxvi|286}}'''.}}
{{droite|mai{{lié}}1845.|fs=95%|3}}
{{em|5}}Mon cher ''aurifaber'',
Je vous remercie de votre canne aux singes, dont le dessin est d’une perfection inouïe, et digne de vous.
Puis-je compter que, pendant mon absence, vous me monterez les agates, vous finirez mon lézard, vous ferez mon coffret ? et voulez-vous, puisque vous ne m’avez pas donné le support, en faire un second, comme pendant ?
Si vous étiez aimable, je trouverais tout fini le 16{{lié}}mai, jour de ma fête.
Mille affectueux compliments.{{brn|1}}
Je souhaite que madame Froment Meurice se rétablisse promptement.
Je vous envoie l’inscription à mettre en relief sur le coffret et que j’ai promise à votre metteur en œuvre.
<section end="s1"/>
<section begin="s1"/><nowiki/>
{{t3|{{sc|à madame émile de{{lié}}girardin, à paris}}.|'''{{rom-maj|cclxxxvii|287}}'''.}}
{{droite|Paris, 2{{lié}}août{{lié}}1845.|fs=95%|3}}
Hélas ! j’ai trois affaires qui me condamnent à rester chez moi. D’abord, l’état très-inquiétant d’une personne de mes amies qui s’est blessée, et pour laquelle il y a consultation de docteurs, où j’ai bien peur que chacun<section end="s1"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Toute la lyre/III/XVII
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Chlg
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<pages index="Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu" from=191 to=192 header=1 prev="[[Toute la lyre/III/XVI|''Rends-tu de temps en temps des services à Dieu'']]" current="[[Toute la lyre/III/XVII|''Ceux par qui le malheur sur les innocents tombe'']]" next="[[Toute la lyre/III/XVIII|''L’espoir mène à des portes closes'']]" />
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Page:Chambon - Dictionnaire du savoir-vivre, 1907.pdf/190
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2026-06-16T18:46:13Z
Poslovitch
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<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|''DU SAVOIR-VIVRE''||173}}</noinclude><section begin="Étiquette du service"/><nowiki/>
En parlant à leurs titres, ils leur donnent
leur titre, s’il y a lieu.
Ils ne disent pas : Bonjour, ni : Bonsoir, car
ces mots de salut impliquent la familiarité ; ils
se contentent de saluer avec déférence.
Un domestique parle debout et tête nue,
excepté quand il est en livrée. Dans ce cas, il
touche, en parlant, le bord de son chapeau.
S’il est occupé dans une pièce et que ses
maîtres y entrent, il interrompt son travail jusqu’à
ce qu’ils se soient retirés.
S’il est assis, il se lève. Il n’est d’exception à
cette règle pour la femme de chambre
occupée à coudre. Même la nourrice qui tient
un enfant sur ses genoux se lève à l’entrée du
maître ou de la maîtresse de maison.
Les serviteurs ne frappent qu’aux portes des
chambres, des cabinets de toilette ou du cabinet
de travail de leur maître. Ils entrent sans
frapper dans le salon et la salle à manger.
Ils ne se permettent point d’adresser la parole
à leurs maîtres en dehors des nécessités du
service. Ceux-ci les y encouragent quelquefois
par bonté et pour leur procurer un bien moral.
Ils doivent se hâter de répondre quand on les
appelle et ne point terminer d’abord le travail
en train.
(Pour l’étiquette à table, voir ''Service'', p. 349.)<section end="Étiquette du service"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/252
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Serbellon1"/>{{tiret2|quel|ques}} siècles qu’elle se divisa en trois branches, parce qu’il y eut trois frères qui sortirent de Bourgogne où leur famille florissait, et qui s’en allèrent, l’un au royaume de Valence, l’autre à Naples, et l’aîné de tous à Milan. La branche d’Espagne se transporta long-temps après en Sardaigne, où elle subsiste encore. Celle de Naples est éteinte, ou a été réunie avec celle de Milan, qui a... »
15874067
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|244|SERBELLON.}}</noinclude><section begin="Serbellon1"/>{{tiret2|quel|ques}} siècles qu’elle se divisa en
trois branches, parce qu’il y eut
trois frères qui sortirent de Bourgogne
où leur famille florissait,
et qui s’en allèrent, l’un au
royaume de Valence, l’autre à
Naples, et l’aîné de tous à Milan.
La branche d’Espagne se transporta
long-temps après en Sardaigne,
où elle subsiste encore. Celle
de Naples est éteinte, ou a été réunie
avec celle de Milan, qui a eu
plus d’éclat que toutes les autres,
et qui fait figure encore à présent
<ref group=lower-alpha>{{lang|it|Prigrato, Scena d’Uomini illustri}} ; ''et''
''notez que son livre fut imprimé l’an'' 1659.</ref>. C’est d’elle que sont sorties
les personnes dont je vais parler.
{{References-Bayle}}
<section end="Serbellon1"/>
<section begin="Serbellon2"/>'''SERBELLON ({{sc|Jean-Pierre}})''',
fut père et oncle de plusieurs personnes
illustres. Il se maria en
l’année 1506 avec Élisabeth Rainoldi,
qui était d’une famille noble
et ancienne dans Milan, et
qui fut tante de Jean-Baptiste
Rainoldi, président du sénat de
la même ville. Il eut de ce mariage
cinq fils et deux filles :
l’une des deux filles fut religieuse,
l’autre épousa le comte de
Macagno. L’ainé de ses fils, nommé
{{sc|Gabriel}}, fut un très-grand
capitaine. J’en parlerai à part.
Le second, nommé {{sc|Jean-Baptiste}},
prit le petit collet, s’attacha à la
cour de Rome, fut fait évêque
de Cassano dans la Calabre, n’y
résida point à cause qu’on lui fit
faire dans Rome plusieurs manéges
d’importance, et fut déclaré
par le pape {{Roi|Pie|IV}}, châtelain
du château Saint-Ange, pour
tout le temps que durerait son
pontificat. Le troisième fils de
Pierre Serbellon s’appelait {{sc|Fabrice}} ;
il aura un article pour lui
tout seul. Le quatrième fils eut
nom {{sc|Jean-Antoine}}, et fut évêque
de Foligno, et puis de Novare,
et le premier cardinal que
le pape {{Roi|Pie|IV}} créa l’an 1560. Il
fut gouverneur de plusieurs villes
de l’état ecclésiastique, légat
de Pérouse et de la Romagne,
évêque d’Ostie et de Vellétri, et
mourut doyen du sacré collége,
l’an 1591. C’était un fin politique
qui eut part aux plus secrètes
négociations de la cour de
Rome, sous les papes {{Roi|Pie|IV}}, {{Roi|Pie|V}},
{{Roi|Grégoire|XIII}}, et {{Roi|Sixte|V}}.
Comme il était cousin de {{Roi|Pie|IV}},
il n’eut pas de peine à obtenir
de grandes prérogatives pour le
collége des docteurs de Milan.
Il trouva plus de difficultés à
les faire confirmer par {{Roi|Sixte|V}},
qui avait résolu de les abolir ;
mais enfin il en vint à bout et il
les fit même amplifier. Le dernier
des fils ne se mêla que de
ses affaires domestiques. Notre
Serbellon eut une sœur nommée
{{sc|Cécile}}, qui fut mariée l’an 1485
à Bernard de Médicis {{refl|Serbellon2-(A)|num=(A)|nosup}}. De ce
mariage sortirent six fils et sept
filles <ref group=lower-alpha>''Tiré du comte'' {{lang|it|Gualdo Priorato, Scena
d’Uomini illustri}}.</ref> {{refl|Serbellon2-(B)|num=(B)|nosup}}.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Serbellon2-(A)|(A)}}''' ''Cécile... fut mariée à Bernard''
''de Médicis.'' ] Priorato semble
approuver ceux qui ont dit que ce
Bernard était de la famille de Médicis
qui est devenue souveraine dans
Florence <ref>{{lang|it|''Bernardo, della nobilissima famiglia de''
''Medici, che si era trasferito ad habitare da Fiorenza''
''in Milano, come scrive Bernardino Corio.''}}</ref> ; mais bien d’autres gens
donnent le nom de Médequin à la famille
de Pie IV, et non pas celui de
Médicis.
'''{{refa|Serbellon2-(B)|(B)}}'''..... ''De ce mariage sortirent''
''six fils et sept filles.'' ] Jean-Jacques,
l’aîné des fils, fut le célèbre marquis
de Marignan, l’un des premiers capitaines
de son siècle. Le second,
ayant été créé cardinal par {{Roi|Paul|II}},
fut élu pape en 1546, et prit le nom<section end="Serbellon2"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Serbellon 1
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2026-06-16T18:47:49Z
Manseng
19880
Page créée avec « {{TextQuality|75%}} {{DctHeaderNav|S|Sennert 2|Sennert (André)|Serbellon 2|Serbellon (Jean-Pierre)|13}} <Pages index="Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu" from=251 to=252 onlySection="Serbellon1" /> {{DctFooterNav|Sennert 2|Sennert (André)|Serbellon 2|Serbellon (Jean-Pierre)}} »
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Page:Harlez - Grammaire pratique de la langue sanscrite.djvu/65
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Yland
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> 118. {{3o}} Les pronoms de comparaison sont formés des suffixes : {{lang|sa|दशू दस}} Ex, लम् on तमः कीदृम्म यादम (talis, qualis) Sing. Nom. तदक ; Acc. तमम् : Dat. Plur. तदभ्यस्, etc. 119. {{4o}} Possessifs. La possession s'exprime 1* par le génitif du pronom personnel : मम पिता, mon pero (pater meil : 2 par le pronom बर्स् (या, बन्), qui sert aux... »
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118. {{3o}} Les pronoms de comparaison sont formés des suffixes : {{lang|sa|दशू दस}} Ex, लम् on तमः कीदृम्म यादम (talis, qualis) Sing. Nom. तदक ; Acc. तमम् : Dat. Plur. तदभ्यस्, etc.
119. {{4o}} Possessifs. La possession s'exprime 1* par le génitif du pronom personnel : मम पिता, mon pero (pater meil : 2 par le pronom बर्स् (या, बन्), qui sert aux trois personnes ; 3 par le moyen des suffixes et fu ajoutés au radical du pronom, lequel dans le dernier cas est. नतू, वत्. ग्रस्मत् युष्मत् Ex. मानक, नहीय. nim, तावक, ''tien''.
120. {{5o}} Quelques adjectils pronominaux peuvent suivre les. flexions nominales à l'ablatif et au locatif sing, du mass, et du neutre el au pluriel du masculin. Co sonar, autre pare, apara, autre, qui est au-delh ; alhara, inférieur avere, postericur uttara supéricur ; darina, de droite ; parea, antériour ; swa, sien. Quelques autres peuvent former le nominatif pluriel du masculin en é ou de alpa, peu ; ardha, demi ; katipaya, quelque ; prathama, premier ; carana, dernier ; dwitaya, couple, et autres numéraux formés de laya.
''Dwitiya'', second, et ''trîtya'', troisième, peuvent suivre la déclinaison de ''sarva'', au singulier.
{| width=95% cellspacing=0 align=center
|-
||121. ||{{c|§ 3. ''Noms de nombre''.{{em|2}}}}
|}
1. Nombres cardinaux. Les thèmes de ces mots sont :
{| width=100% align=left cellspacing=0 cellpadding=0 style="font-size:90%"
|-
|width=20% |1. एक
||10. दशन् ||19. नवसन् ||90. नवति
|-
||2. द्व ||11. एकादसन् ||20. विमति ||100 {{lang|sa|शत}}
|-
||3. त्रि ||12. हाह्मन् ||30. त्रिपत् ||1000. सख्य
|-
||4. चतुर ||13. त्रयोमन् ||40. चवादिमत् ||10,000 प्रयुत
|-
||5. पञ्चन् ||14. चतुर्दमन् ||50. पञ्चामत् ||100.000 लत
|-
||6. वर्ष ||15. पचन् ||60. यष्टि ||un million. farug !
|-
||7. सप्तन् ||16. षोउपन् ||70. ?? ||dix millions, antz
|-
||8. अष्टन् ||17. सप्तद्मन् ||80. ग्रमीति ||cent millions. अर्बुद
|-
||9. नवन् ||18. श्रष्टान् || ||un milliard. अन् (1)
|}
(1) Ou ''mahârôuda''.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15874185
15874069
2026-06-16T19:55:50Z
Yland
11394
15874185
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text/x-wiki
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118. {{3o}} Les pronoms de comparaison sont formés des suffixes : {{lang|sa|दशू दस}} Ex, लम् on तमः कीदृम्म यादम (talis, qualis) Sing. Nom. तदक ; Acc. तमम् : Dat. Plur. तदभ्यस्, etc.
119. {{4o}} Possessifs. La possession s'exprime 1* par le génitif du pronom personnel : मम पिता, mon pero (pater meil : 2 par le pronom बर्स् (या, बन्), qui sert aux trois personnes ; 3 par le moyen des suffixes et fu ajoutés au radical du pronom, lequel dans le dernier cas est. नतू, वत्. ग्रस्मत् युष्मत् Ex. मानक, नहीय. nim, तावक, ''tien''.
120. {{5o}} Quelques adjectifs pronominaux peuvent suivre les. flexions nominales à l'ablatif et au locatif sing, du mass, et du neutre el au pluriel du masculin. Co sonar, autre pare, apara, autre, qui est au-delh ; alhara, inférieur avere, postericur uttara supéricur ; darina, de droite ; parea, antériour ; swa, sien. Quelques autres peuvent former le nominatif pluriel du masculin en é ou de alpa, peu ; ardha, demi ; katipaya, quelque ; prathama, premier ; carana, dernier ; dwitaya, couple, et autres numéraux formés de laya.
''Dwitiya'', second, et ''trîtya'', troisième, peuvent suivre la déclinaison de ''sarva'', au singulier.
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|-
||121. ||{{c|§ 3. ''Noms de nombre''.{{em|2}}}}
|}
1. Nombres cardinaux. Les thèmes de ces mots sont :
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|-
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||10. दशन् ||19. नवसन् ||90. नवति
|-
||2. द्व ||11. एकादसन् ||20. विमति ||100 {{lang|sa|शत}}
|-
||3. त्रि ||12. हाह्मन् ||30. त्रिपत् ||1000. सख्य
|-
||4. चतुर ||13. त्रयोमन् ||40. चवादिमत् ||10,000 प्रयुत
|-
||5. पञ्चन् ||14. चतुर्दमन् ||50. पञ्चामत् ||100.000 लक्श
|-
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|-
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|-
||8. अष्टन् ||17. सप्तद्मन् ||80. ग्रमीति ||cent millions. {{lang|sa|अर्बुद}}
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|}
{{clr}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Chambon - Dictionnaire du savoir-vivre, 1907.pdf/191
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Poslovitch
68529
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|174||''DICTIONNAIRE''}}</noinclude><section begin="Étrennes"/><nowiki/>
{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Étrennes.'''}}}}
(Voir ''Cadeaux du jour de l’an'', p. 66.)
En dehors des présents, cadeaux ou souvenirs,
on doit des étrennes aux serviteurs, au
concierge, au facteur, au télégraphiste, aux
porteurs de journaux et de pain, à tous ceux
qui, le long de l’année, rendent des services.
Les étrennes au concierge sont soumises à la
règle du denier à Dieu (Voir ce mot, p. 140).
Les étrennes aux domestiques varient en
proportion du temps passé au service et de la
satisfaction que donne leur travail. Ils reçoivent,
à leur choix, une somme d’argent ou un objet
d’utilité. À Paris, la règle est de leur donner un
mois de gages.
On doit des étrennes aux domestiques d’une
maison dans laquelle on dîne souvent.
<section end="Étrennes"/>
<section begin="Éventail"/>{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Éventail.'''}}}}
Une jeune fille ou une jeune femme invitées
à danser laissent leur éventail sur la chaise
qu’elles occupaient ; il ne leur est pas permis
d’en embarrasser leur cavalier.
À table, on conserve son éventail. S’il est
volumineux, il est posé sur les genoux, attaché
à la ceinture par un ruban ou une chaîne. Un
petit éventail est placé près de l’assiette.
Une jeune fille ne porte jamais un éventail
en plume.<section end="Éventail"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/253
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2026-06-16T18:55:04Z
Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Serbellon2"/>de {{Roi|Pie|IV}}. Deux des autres fils de Cécile Serbellon furent successivement marquis de Marignan après la mort de leur aîné : Gabriel leur frère servit dans les armées de {{Roi|Charles|V}} avec beaucoup de courage : le plus jeune des frères mourut enfant. Des sept filles, il n’y en eut que deux, savoir Marguerite et Claire, qui demeurassent dans le monde ; les cinq autres furent enfermées dans des couvens. Marguerite...
15874076
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||SERBELLON.|245}}</noinclude><section begin="Serbellon2"/>de {{Roi|Pie|IV}}. Deux des autres fils de
Cécile Serbellon furent successivement
marquis de Marignan après la
mort de leur aîné : Gabriel leur
frère servit dans les armées de {{Roi|Charles|V}}
avec beaucoup de courage : le
plus jeune des frères mourut enfant.
Des sept filles, il n’y en eut que deux,
savoir Marguerite et Claire, qui demeurassent
dans le monde ; les cinq
autres furent enfermées dans des couvens.
Marguerite se maria avec le
comte Gilbert Borromée, et fut mère
de saint Charles Borromée. Claire fut
femme du comte Marc d’Altaemps
<ref>''Tiré du comte'' {{lang|it|Gualdo Priorato, Scena
d’Uomini illustri.}}</ref>. J’ai parlé ailleurs <ref>''Dans l’article'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Altaemps|{{sc|Altaemps}}]], ''tom. I'', ''p.'' 462.</ref> d’un cardinal
issu de ce mariage.
{{References-Bayle}}
<section end="Serbellon2"/>
<section begin="Serbellon3"/>'''SERBELLON ({{sc|Gabriel}})''', fils
aîné du précédent, a été un
guerrier de grande réputation
dans le XVI{{e}}. siècle. Il fut chevalier
de Malte et grand prieur
de Hongrie. Il donna des preuves
de sa valeur en défendant
Strigonie contre les forces ottomanes,
et se signala <ref group=lower-alpha>''En'' 1547.</ref> au fameux
passage de l’Elbe, et à la
bataille qui se donna tout aussitôt,
où {{Roi|Charles|V}} triompha si
glorieusement du duc de Saxe.
Il était lieutenant général de
l’armée impériale. Il le fut aussi
en Italie dans celle du marquis
de Marignan, son cousin, pendant
la guerre de Sienne, et ce
fut à lui que cette place se rendit
enfin. Il avait déjà subjugué
<ref group=lower-alpha>''En'' 1552.</ref> Saluces dans le Piémont, pour
l’empereur {{Roi|Charles|V}}. Après la
prise de Sienne, il soumit plusieurs
autres places de la Toscane,
qui ne voulaient point reconnaître
la maison de Médicis ;
et ayant été déclaré général de
la sainte église, tant par mer que
par terre, sous le pontificat de
{{Roi|Pie|IV}}, il recouvra Ascoli, il fit
faire plusieurs forteresses dans
l’état ecclésiastique, fortifier le
château Saint-Ange, rebâtir Civita-Vecchia,
et travailler à diverses
choses de cette nature ;
car il était un très-habile ingénieur ;
et c’est pour cela qu’après
la mort de {{Roi|Pie|IV}} il fut
envoyé par le roi d’Espagne au
royaume de Naples et en Sicile,
afin qu’il y visitât toutes les places,
et qu’il ordonnât ce qu’il
trouverait à propos. Étant passé
par occasion dans l’île de Malte,
il y traça le plan et il fit jeter
les fondemens de la nouvelle
ville <ref group=lower-alpha>''Ex'' {{lang|it|Priorato, Scena d’Uomini illustri.}}</ref>. Le duc d’Albe le voulut
avoir avec lui dans la célèbre
expédition des Pays-Bas <ref group=lower-alpha>''En'' 1367.</ref>. Serbellon
avait la charge de général
de l’artillerie, et allait toujours
devant pour préparer les chemins,
de sorte qu’il eut beaucoup
de part à la gloire de cette
fameuse marche, l’une des plus
singulières opérations qu’on ait
jamais vues en ce genre-là. Quoique
l’ingénieur Paciotti, que le
duc d’Albe avait obtenu du duc
de Savoie, soit celui qui dirigea
la construction de la citadelle
d’Anvers, il est néanmoins vrai
que Serbellon eut l’intendance
supérieure de cet ouvrage <ref group=lower-alpha>{{lang|la|''Ex'' Stradâ, de Bello belg., ''I dec., lib.''
''VI et VII.''}}</ref>.
Il retourna quelque temps après
en Italie, et se trouva à la bataille
de Lépante, où il acquit beaucoup
de gloire. Il y était capitaine
général de l’artillerie <ref group=lower-alpha>''En'' 1571.</ref>,
et chef d’une escadre de galères
espagnoles. Il opina si fortement
qu’il fallait donner bataille, qu’il<section end="Serbellon3"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
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Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Serbellon 2
0
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Manseng
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{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Exactitude.'''}}}}
L’exactitude n’est pas que la politesse des rois ;
nul n’est poli s’il n’est exact.
En affaires, l’inexactitude peut entraîner des
conséquences désastreuses ; dans le monde, elle
expose à plus d’un désagrément.
C’est d’une fine diplomatie de ne point se faire
attendre lorsqu’on est prié à dîner. Outre l’ennui
de la maîtresse de maison dont ce retard
compromet les plans et gâte la cuisine, les convives
dont le plaisir est suspendu deviennent
féroces et déchirent le retardataire à belles
dents.
Les avocats, les médecins, les hommes politiques
sont souvent retenus pour leurs occupations.
On leur accorde quelques minutes de
grâce, puis on se met à table sans eux. Agir
autrement serait une incorrection vis-à-vis des
autres convives.
Il n’est pas plus permis d’arriver trop tôt que
trop tard, car la maîtresse de maison peut
n’avoir pas terminé ses préparatifs.
Quand il s’agit d’un rendez-vous, il faut s’y
trouver au moment fixé. À un dîner, on arrive
dix minutes avant l’heure indiquée.
<section end="Exactitude"/>
<section begin="Excursions"/>{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Excursions'''}} (Voir ''Parties de campagne'', p. 71).}}<section end="Excursions"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|176||''DICTIONNAIRE''}}</noinclude><section begin="Expositions (de tableaux et d'objets d'art)"/><nowiki/>
{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Expositions (de tableaux et d’objets d’art).'''}}}}
Il est de bon goût et de jolie charité de ne point
faire de réflexions à haute voix si les réflexions
sont peu aimables, car il faut toujours craindre
de froisser gratuitement et d’attrister ceux qui
les peuvent entendre.
Chercher, au contraire, ce qu’il est possible
de louer, ou s’abstenir, c’est de la bonne fraternité.
Critiquer à haute voix, pour la galerie, est
d’une élégance contestable.
<section end="Expositions (de tableaux et d'objets d'art)"/>
<section begin="Exubérance"/>{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Exubérance.'''}}}}
L’exubérance dans les gestes et les paroles
est un défaut d’éducation, et non une preuve
de joyeux caractère. Il faut apprendre à modérer
cette surabondance de vie, de mouvement,
qui fait commettre de fâcheux impairs et entraîne
à de regrettables intempérances de langue.
La gaieté de bon aloi n’a rien de commun
avec l’exubérance.
<section end="Exubérance"/>
{{séparateur|4|m=2em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/393
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<noinclude><pagequality level="1" user="Chlg" /></noinclude><nowiki />
{{***}}
Nous avons public au bas de chaque poésie la date donnée par le manuscrit, mais
pour les nombreuses pièces ne portant aucune indication ou quelquefois le mois,
nous avons dû dater soit par comparaison avec d’autres manuscrits, soit par des
faits relatés dans des notes ou dans les carnets, soit enfin d’après l’écriture, et cela
sous toutes réserves, car Victor Hugo recopiait quelquefois une poésie plusieurs
années après l’avoir composée.
Ainsi pour les trois ''Èpitaphes d'enfants''<ref>Voir page 192.</ref> écrites l’une sous l’autre, sur la même
page et vraisemblablement le même jour, vers 1871 ou 1872 , nous avons la preuve
que la première épitaphe date de 1828 à 1830 ; ''la Chanson du Château de l’Arbrelles,''
que nous publierons dans le second volume, à la septième corde, est nettement
datée 1876 ; pourtant nous en retrouvons la première strophe à peu près identique
au-dessus du plan des Adieux de l’hôtesse arabe, pièce datée : 24 novembre 1828 ; par
contre, le manuscrit de la poésie : ''Qu’es-tu pèîerin<ref>Voir tome II.</ref> ?''
fournit une indication qui
nous permet de la dater sûrement :
''Route d’Aix-la-Chapelle à Dûren'' ; nous savons,
par un album de voyage, qu’en 1865 Victor Hugo était à Aix-la-Chapelle le 25 août
et le 26 à Dùren<ref>''Les Chansons des rues et des bois.'' (Album, p. 497 ; Édition de l’Imprimerie Nationale.)</ref>.
Pour le long poème sur la Révolution<ref>Voir pages 51-62.</ref>, aucune indication , mais comme le manuscrit
est identique à celui de ''Ratbert'' daté 1857 dans
''la Légende des Siècles'', nous
l’avons attribué à cette année. De même :
''Le Mausolée est beau, vaste , admirable à voir'',
correspond exactement aux feuillets et à l’écriture de
''l’épopée du ver<ref>''La Légendes des Siècles.''</ref>
dont il semble
d’ailleurs une variante de fond, sinon de forme ; nous l’avons donc daté ''1862''.
Il faut aussi tenir compte des poésies anti-datées ou post-datées dans le manuscrit,
selon l’époque à laquelle Victor Hugo se reportait par la pensée au moment où il
traitait un sujet. Les vers :
''Écrit sur le mur de Versailles,''<ref>Voir page 48.</ref>
sont datés ''1830'' ; l’écriture
est de 1859 ; l’exil a peut-être réalisé la poésie conçue en France.
La pièce intitulée : ''À Jeanne<ref>Voir au tome II.</ref>'',
est de la grosse écriture de 1876-1878 ; pourtant,
à cause du vers :
<poem>
Puisque tu n’as qu’un an, je puis bien tout te dire,
</poem>
Victor Hugo l’a datée : ''16 août i870''.
Voici , dans l’ordre de publication de ce volume<ref>Nous continuerons cette table au volume suivant pour les poésies
contenues dans le tome II.</ref><ref>Note wikisource : pour la page [[Toute la lyre]], les notes explicatives des deux volumes sont réunies, l’une à la suite de l’autre.</ref>, la liste des poésies non datées ;
nous donnons entre crochets les dates présumées d’après l’écriture ; les dates ''en''<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>l’orée de leurs terres : le lendemain ils partirent pour Orléans où les reçut l’Empereur et la Reine qui demenoit encore grand deuil. Le lundi ils se remirent en route et gagnèrent le fleuve Gironde, qu’ils traversèrent au port Saint-Valentin, en laissant Bordeaux à gauche pour se rendre à Belin.
La duchesse Béatris connoissoit déjà son malheur : elle vint au-devant d’eux, avec ses deux enfans Hernaudet et Gerin. Elle courut à la bière, se laissa tomber sur le corps de son seigneur, lui baisa cent fois les yeux, les lèvres et le visage :
« Vous fûtes à male heure, franc et gentil chevalier ! Comment pourrai-je soutenir une aussi grande affliction ! La mort du bon Duc sera la ruine du pays : nos chevaliers s’en iront en contrées lointaines, ne pouvant plus rien attendre de moi. À peine aurai-je la force de vivre. C’est vous surtout, enfans, que je plains : vous voilà orphelins, vous n’avez plus de père : vous avez tout perdu.
— Contenez-vous mieux, dame Béatris, » dit alors Garin, « vous dites là de dures et trop folles paroles. Aisément trouverez-vous noble chevalier qui sera bien heureux de vous épouser pour entrer dans votre puissant lignage et pour tenir votre terre ; il en sera riche d’or et d’argent : moi, je ne dois jamais oublier qu’Hernaudet et Gerin sont mes neveux, les fils de mon cher frère ; pour eux il me faudra soutenir les grandes guerres, veiller les nuits, sortir armé dès le matin. Plus j’aurai d’argent et d’or, plus j’aurai de tristesse au cœur.
— Grands mercis, mon oncle, » s’écria l’enfant Hernaudet : « et que n’ai-je dès aujourd’hui un petit haubergeon, je vous aiderois à maintenir la guerre. »
Le Duc le prit entre ses bras, lui baisa la bouche et le visage :
« Cher enfant, » dit-il, « tu es trop petit encore : mais par Dieu, de la bouche et des yeux tu ressembles bien à ton père, le bon Duc à qui Dieu fasse merci ! »<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le moment étoit venu d’inhumer le duc Begon. On le déposa sous les dalles de la chapelle qui est au-delà de Belin ; c’est là que le visitent encore les pèlerins qui vont requérir saint Jacques en Galice.
Ils revenoient au château de Belin quand arrive Rigaut, le fils du vilain Hervis. On reconnoit aisément en lui le haut baron qui avoit guerre à soutenir ; il montoit un destrier nourri en Espagne, il avoit l’épée ceinte au senestre côté, le chapeau de fer en tête, le blanc haubert sur la poitrine et le roide épieu fourbi dans son poing. Quatre-vingts chevaliers, sept vingts arbalétriers et mille sergents formoient sa compagnie. De près le suivoit Morant, son frère, et pour les regarder, bourgeois et bourgeoises s’étoient mis aux fenêtres. Quand ils furent entrés, ils occupèrent toutes les maisons de la ville.
Rigaut venoit de faire le dégât sur la terre de ses mortels ennemis. Il avoit tué Simon et Landri, deux neveux du traître Tiébaut. Le Loherain Garin venant au-devant de lui :
« Soyez bienvenu, beau neveu ! » lui dit-il, « vous semblez bien homme qui maintient grande guerre.
— Je suis tel, en effet, bel oncle. Les gloutons ont tué mon frère Tion, mais j’ai pris sur eux ma revanche. J’ai vu tomber morts plusieurs de leurs bons chevaliers ; j’ai ruiné leurs maisons, saisi leurs châteaux. Et vous, oncle Garin, que faites-vous ? Par saint Denis ! comment n’êtes-vous pas déjà sur leurs terres ?
— Neveu, » répond Garin, « j’ai pris jour pour recevoir les offres de Fromont ; il faut savoir écouter, si l’on veut bien achever.
— Par Dieu ! » répond Rigaut, « au point où nous sommes, il ne s’agit de donner jour que pour passer dans leurs corps nos brands d’acier. Mais qu’avez-vous fait de Begon de Belin, mon très-cher ami ?
— Beau neveu, je l’ai fait mettre en terre ; il repose dans la chapelle au-delà de la ville, sur le bord du<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Le moment étoit venu d’inhumer le duc Begon. On le déposa sous les dalles de la chapelle qui est au-delà de Belin ; c’est là que le visitent encore les pèlerins qui vont requérir saint Jacques en Galice.
Ils revenoient au château de Belin quand arrive Rigaut, le fils du vilain Hervis. On reconnoit aisément en lui le haut baron qui avoit guerre à soutenir ; il montoit un destrier nourri en Espagne, il avoit l’épée ceinte au senestre côté, le chapeau de fer en tête, le blanc haubert sur la poitrine et le roide épieu fourbi dans son poing. Quatre-vingts chevaliers, sept vingts arbalétriers et mille sergents formoient sa compagnie. De près le suivoit Morant, son frère, et pour les regarder, bourgeois et bourgeoises s’étoient mis aux fenêtres. Quand ils furent entrés, ils occupèrent toutes les maisons de la ville.
Rigaut venoit de faire le dégât sur la terre de ses mortels ennemis. Il avoit tué Simon et Landri, deux neveux du traître Tiébaut. Le Loherain Garin venant au-devant de lui :
« Soyez bienvenu, beau neveu ! » lui dit-il, « vous semblez bien homme qui maintient grande guerre.
— Je suis tel, en effet, bel oncle. Les gloutons ont tué mon frère Tion, mais j’ai pris sur eux ma revanche. J’ai vu tomber morts plusieurs de leurs bons chevaliers ; j’ai ruiné leurs maisons, saisi leurs châteaux. Et vous, oncle Garin, que faites-vous ? Par saint Denis ! comment n’êtes-vous pas déjà sur leurs terres ?
— Neveu, » répond Garin, « j’ai pris jour pour recevoir les offres de Fromont ; il faut savoir écouter, si l’on veut bien achever.
— Par Dieu ! » répond Rigaut, « au point où nous sommes, il ne s’agit de donner jour que pour passer dans leurs corps nos brands d’acier. Mais qu’avez-vous fait de Begon de Belin, mon très-cher ami ?
— Beau neveu, je l’ai fait mettre en terre ; il repose dans la chapelle au-delà de la ville, sur le bord du<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>le chemin. Trois prêtres y sont à jamais attachés ; grâce à de bonnes rentes, ils chanteront et prieront jusqu’au jour du Jugement, pour que Dieu prenne à merci l’âme de mon cher frère !
« Hélas ! » dit Rigaut, « j’ai regret de n’avoir pas été présent quand on l’inhuma : il me semble, en vérité, que je ne l’ai jamais vu. »
Sur-le-champ il prend le chemin de la chapelle, Béatris et la foule des chevaliers le suivent. Il donne des ordres ; on ouvre la terre ; on en tire le corps du bon Duc. Rigaut ouvre le cercueil, prend Begon entre ses bras et perd connoissance en le pressant contre son cœur. Grand alors fut le deuil renouvelé, déchirants les cris qui partoient de tous les côtés. Il fallut emporter pâmée la belle Béatris.
Et le lendemain on tailla dans le marbre noir un cercueil, on y étendit doucement le bon Duc, après avoir enveloppé de nouveau son corps dans un riche paile d’Andres.
Puis quand on l’eut rendu à la terre, on dressa un tombeau peint en or, surmonté d’une image en pierre à la semblance de Begon. Les lettres tracées à l’entour dirent :
CI GIST BEGON, LE MEILLEUR DES CHEVALIERS.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Voici la suite de votre texte, où j'ai corrigé les erreurs de numérisation (BEGflN pour BEGON, I, ABBK pour L'ABBÉ, AMANU pour AMAND, angexin pour angevin, ù pour à), en respectant scrupuleusement la ponctuation et le style de l'édition de Paulin Paris. LIVRE VI LA VENGEANCE DE LA MORT DE BEGON. RETOUR DE L'ABBÉ DE SAINT-AMAND. Ici la chanson devient grande et merveilleuse. L’abbé Lietris se dresse en pieds, et parlant à Garin : « Qu’aurai-je... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Voici la suite de votre texte, où j'ai corrigé les erreurs de numérisation (BEGflN pour BEGON, I, ABBK pour L'ABBÉ, AMANU pour AMAND, angexin pour angevin, ù pour à), en respectant scrupuleusement la ponctuation et le style de l'édition de Paulin Paris.
LIVRE VI
LA VENGEANCE DE LA MORT DE BEGON.
RETOUR DE L'ABBÉ DE SAINT-AMAND.
Ici la chanson devient grande et merveilleuse.
L’abbé Lietris se dresse en pieds, et parlant à Garin :
« Qu’aurai-je à faire maintenant, bel oncle, et que rapporterai-je à Fromont le puissant ? Consentirez-vous à l’accord ?
— Oui, beau sire, s’il tient ce que vous m’avez offert en son nom ; je refuse, s’il change le montant d’un angevin à ce qu’il a fait mettre en écrit.
— Je le lui dirai, » répondit l’Abbé qui, prenant aussitôt congé, rentra dans son abbaye de Saint-Amand, après quelques jours de voyage. À peine assis dans le cloître, il eut à répondre aux demandes de ses moines :
« Que vouloit donc Fromont ? Pourquoi vous avoit-il mandé ? —<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>LIVRE VI
LA VENGEANCE DE LA MORT DE BEGON.
RETOUR DE L'ABBÉ DE SAINT-AMAND.
Ici la chanson devient grande et merveilleuse.
L’abbé Lietris se dresse en pieds, et parlant à Garin :
« Qu’aurai-je à faire maintenant, bel oncle, et que rapporterai-je à Fromont le puissant ? Consentirez-vous à l’accord ?
— Oui, beau sire, s’il tient ce que vous m’avez offert en son nom ; je refuse, s’il change le montant d’un angevin à ce qu’il a fait mettre en écrit.
— Je le lui dirai, » répondit l’Abbé qui, prenant aussitôt congé, rentra dans son abbaye de Saint-Amand, après quelques jours de voyage. À peine assis dans le cloître, il eut à répondre aux demandes de ses moines :
« Que vouloit donc Fromont ? Pourquoi vous avoit-il mandé ? —<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Vous allez le savoir : ses sergents ont mis à mort Begon de Belin, un puissant seigneur, mon oncle, le frère du duc Garin, le neveu de Huon de Cambrai. Begon avoit de nombreux amis dans cette terre ; s’ils ne consentent pas à l’accord, ce sera pour le malheur et pour la ruine du pays ; j’ai su même que déjà Rigaut avoit tué grand’foison d’hommes en Bordelois. Mettez-vous donc en prières pour que l’accord se fasse entre ces puissans barons. »... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Vous allez le savoir : ses sergents ont mis à mort Begon de Belin, un puissant seigneur, mon oncle, le frère du duc Garin, le neveu de Huon de Cambrai. Begon avoit de nombreux amis dans cette terre ; s’ils ne consentent pas à l’accord, ce sera pour le malheur et pour la ruine du pays ; j’ai su même que déjà Rigaut avoit tué grand’foison d’hommes en Bordelois. Mettez-vous donc en prières pour que l’accord se fasse entre ces puissans barons. »
Cependant le duc Garin retournoit de Gascogne en Loheraine, emmenant avec lui la belle Béatris et les deux enfans Hernaut et Gerin. Jamais depuis la dame ne consentit à reprendre mari.
Mais aussitôt que le comte Fromont apprend le retour de l’abbé Lietris, il veut savoir comment le duc Garin l’a reçu, et, montant un cheval de grand prix, il arrive à Saint-Amand, puis se rend à la chambre du bon Abbé :
« Quelles nouvelles m’apportez-vous ? » lui dit-il.
« — Vous allez le savoir : le grand deuil causé par la mort du duc Begon est encore augmenté par celle de Tion, le gentil chevalier, le fils du vilain Hervis.
— Sainte-Marie ! » dit Fromont, « et comment ont-ils pu déjà savoir en Gascogne la mort de Begon ?
— Rigaut étoit à Valenciennes, il a vu le corps du Duc et ne s’est pas arrêté avant de rentrer au Plessis : il assembla aussitôt ses hommes, commença la guerre, engagea devant Bordeaux un grand combat dans lequel sont morts grand nombre de bons chevaliers et sergents. Que vous dirai-je ? La guerre étoit partout au pays de Gascogne au moment où nous y arrivâmes, mon oncle Garin et moi. Le Duc a pourtant décidé Rigaut à prendre des trêves et à cesser les chevauchées, jusqu’au moment où les plaids seroient tenus avec vous.
— Mais, » dit Fromont, « pensez-vous que Garin consentira à l’accord ? »<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Voici la suite de votre texte, où j'ai corrigé les erreurs de numérisation (-ZH pour -271, modiM-ation pour modération, boueiie pour bouche, douleui- pour douleur, Peur pour l'eût, ijui pour qui, Empeieur pour Empereur, Tattendil pour l'attendit, ù pour à, iniproviste pour improviste, Saint-.Vmand pour Saint-Amand, deprès pour de près), tout en respectant scrupuleusement la ponctuation et le style de l'édition de Paulin Paris. « — Oui, sire, la paix....
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Voici la suite de votre texte, où j'ai corrigé les erreurs de numérisation (-ZH pour -271, modiM-ation pour modération, boueiie pour bouche, douleui- pour douleur, Peur pour l'eût, ijui pour qui, Empeieur pour Empereur, Tattendil pour l'attendit, ù pour à, iniproviste pour improviste, Saint-.Vmand pour Saint-Amand, deprès pour de près), tout en respectant scrupuleusement la ponctuation et le style de l'édition de Paulin Paris.
« — Oui, sire, la paix sera maintenue, si vous accomplissez ce que vous avez fait mettre au bref. Le Loherain Garin a témoigné d’une grande modération : pas une parole violente n’est sortie de sa bouche, malgré sa grande douleur.
— Ah ! » dit Fromont, « je le reconnois là : toujours le même ; humble, hardi et vaillant chevalier. Nous avons été nourris ensemble, et tel il étoit déjà dans son enfance. Aussi qu’on en grogne autant qu’on voudra, je ferai son plaisir, j’y suis bien résolu.
— Et vous agirez sagement, » dit Lietris ; « car, avant tout, nous avons besoin de maintenir la paix. »
Ainsi, l’accord devoit être consenti ; il l’eût été sans le faux et traître Guillaume de Blancafort, Guillaume, l’ennemi naturel de toute paix et de tout honneur ; maudit soit-il du Dieu mis pour nous en croix ! Ce fut lui qui rompit tous les projets d’accommodement et ranima tous les feux de la grande guerre ; ce fut aussi lui qui en reçut le premier loyer dans la vallée de Torfou par delà Montlhéry. En vain avoit-il confiance dans la conduite de l’Empereur. Garin l’attendit et, fondant sur lui à l’improviste, sépara du corps sa méchante âme, ainsi qu’il vous sera plus tard conté.
Il avoit appris que Fromont s’étoit mis en route pour Saint-Amand : il le suivit de près, et entrant sans être attendu dans la chambre de l’abbé Lietris :
« Eh ! frère, » dit-il à Fromont, « que faites-vous ici ? Pourroit-on savoir de quelle chose vous vous conseillez ?
— Oui, beau sire, » répondit l’Abbé : « il est juste de vous en instruire, vous et tous les vôtres ; car il faut se tenir avec les sages, et quiconque agit sans conseil et sans mesure, court danger de se perdre. Le duc Begon a été mis à mort dans la forêt du comte Fromont le puissant : le gentil comte m’a envoyé vers le duc Garin ; il m’a chargé d’un bref annonçant au Loherain que les meurtriers de son frère étoient en son<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>« — Oui, sire, la paix sera maintenue, si vous accomplissez ce que vous avez fait mettre au bref. Le Loherain Garin a témoigné d’une grande modération : pas une parole violente n’est sortie de sa bouche, malgré sa grande douleur.
— Ah ! » dit Fromont, « je le reconnois là : toujours le même ; humble, hardi et vaillant chevalier. Nous avons été nourris ensemble, et tel il étoit déjà dans son enfance. Aussi qu’on en grogne autant qu’on voudra, je ferai son plaisir, j’y suis bien résolu.
— Et vous agirez sagement, » dit Lietris ; « car, avant tout, nous avons besoin de maintenir la paix. »
Ainsi, l’accord devoit être consenti ; il l’eût été sans le faux et traître Guillaume de Blancafort, Guillaume, l’ennemi naturel de toute paix et de tout honneur ; maudit soit-il du Dieu mis pour nous en croix ! Ce fut lui qui rompit tous les projets d’accommodement et ranima tous les feux de la grande guerre ; ce fut aussi lui qui en reçut le premier loyer dans la vallée de Torfou par delà Montlhéry. En vain avoit-il confiance dans la conduite de l’Empereur. Garin l’attendit et, fondant sur lui à l’improviste, sépara du corps sa méchante âme, ainsi qu’il vous sera plus tard conté.
Il avoit appris que Fromont s’étoit mis en route pour Saint-Amand : il le suivit de près, et entrant sans être attendu dans la chambre de l’abbé Lietris :
« Eh ! frère, » dit-il à Fromont, « que faites-vous ici ? Pourroit-on savoir de quelle chose vous vous conseillez ?
— Oui, beau sire, » répondit l’Abbé : « il est juste de vous en instruire, vous et tous les vôtres ; car il faut se tenir avec les sages, et quiconque agit sans conseil et sans mesure, court danger de se perdre. Le duc Begon a été mis à mort dans la forêt du comte Fromont le puissant : le gentil comte m’a envoyé vers le duc Garin ; il m’a chargé d’un bref annonçant au Loherain que les meurtriers de son frère étoient en son<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « pouvoir, enfermés dans sa chartre, et qu’il étoit prêt à les lui rendre pour en faire tout son plaisir. « — Taisez-vous, dom Abbé, » dit Guillaume : « où jamais a-t-on vu ni entendu dire qu’on eût rendu son ami vivant pour ennemi mort ? Il y auroit assurément trop de honte à le faire. Tous, petits et grands, diroient : voyez le puissant Fromont de Lens, le mauvais vieillard, il a livré ses hommes par la peur d’éveiller la colère de Garin.... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>pouvoir, enfermés dans sa chartre, et qu’il étoit prêt à les lui rendre pour en faire tout son plaisir.
« — Taisez-vous, dom Abbé, » dit Guillaume : « où jamais a-t-on vu ni entendu dire qu’on eût rendu son ami vivant pour ennemi mort ? Il y auroit assurément trop de honte à le faire. Tous, petits et grands, diroient : voyez le puissant Fromont de Lens, le mauvais vieillard, il a livré ses hommes par la peur d’éveiller la colère de Garin. Par saint Jacques le bien-aimé de Jésus ! je délivrerai de prison ceux qui ont frappé et tué le Duc, je les conduirai à Blancafort et je les y défendrai contre leurs ennemis.
« — J’en ai regret, » dit Fromont ; « vous serez cause que tout finira pour nous par de grands malheurs. »
Ainsi fut la trame autrement nouée : jusque-là, le puissant Fromont avoit pour lui le droit ; le droit céda la place au tort, et la chanson dira comment, en revenant sur ce qu’il avoit promis, il renouvela la guerre qui devoit priver de leurs barons tant de nobles femmes, que les fils dévoient reprendre après la mort des pères, et qui jamais ne devoit avoir de fin.
L’abbé Lietris, après les paroles de Guillaume de Blancafort, se levant en pieds, dit à Fromont :
« Ainsi, vous aurez menti. Vous m’avez envoyé à Metz vers le duc Garin, je lui ai remis le bref de votre part, je lui ai dit de ma propre bouche ce qu’il contenoit ; j’ai pris jour en votre nom, le Duc l’a consenti, et, maintenant, vous lui ferez défaut. C’est un merveilleux outrage ! Je vais passer aux yeux de Garin pour menteur, et je serai tenu pour un homme vil en toutes les cours ! Oh ! sire comte, par le Dieu vivant, déchargez-moi d’une honte pareille ; je le demande en grâce.
« — J’en ai la volonté, » répond le comte Fromont ; « j’irai vers Garin pour entendre ce qu’il dira, et si nous<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « pouvons convenir de la paix, le pays en vaudra mieux assurément. — Vous avez bien parlé, » dit l’Abbé. II FROMONT A LA COUR DE GARIN. Fromont mande ses amis et se met avec eux au chemin ; à Verdun se réunissent à lui le riche Lancelin et Guillaume, l’orgueilleux de Montclin, tous deux hommes-liges du duc Garin et, comme tels, obligés d’être de sa partie ; mais il leur en coûtoit peu de mentir leur foi. De son côté, le Loherain s’étoit ass... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>pouvons convenir de la paix, le pays en vaudra mieux assurément.
— Vous avez bien parlé, » dit l’Abbé.
II
FROMONT A LA COUR DE GARIN.
Fromont mande ses amis et se met avec eux au chemin ; à Verdun se réunissent à lui le riche Lancelin et Guillaume, l’orgueilleux de Montclin, tous deux hommes-liges du duc Garin et, comme tels, obligés d’être de sa partie ; mais il leur en coûtoit peu de mentir leur foi. De son côté, le Loherain s’étoit assuré d’un nombreux entourage ; il avoit mandé ses vavasseurs, ses bourgeois, ses meilleurs sergents ; il en étoit arrivé trente mille dans la ville de Metz.
Comme il s’appuyoit sur les murs de noir ciment, il vit arriver la troupe des Bordelois. Aussitôt il passe dans la chambre de belle Béatris, et la trouva cousant un surpelis de serge fine :
« Ma chère sœur, » lui dit-il, « voilà le comte Fromont qui approche, je vous prie de ne pas dire un mot et de vous en remettre de tout sur moi.
— Pas un mot, cher sire, ne sortira de ma bouche ; faites comme vous l’entendrez, ma sœur et moi nous resterons ici. »
Garin appelle ensuite ses deux neveux, Hernaut et Gerin, puis son fils Girbert :
« Écoutez, enfans, et vous tous mes amis : voici Fromont le puissant, ses pairs et son merveilleux lignage ; ils viennent demander la paix, que puisse Dieu leur donner ! Prenez garde de ne pas les émouvoir de paroles et de querelles ; tout preudhomme doit savoir se taire chez lui ; un seul mot peut souvent causer grand déshonneur, et l’on nous reprendroit de<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « vilainie si, quand ils viennent à nous, ils entendoient des paroles railleuses ou méprisantes. » Tous répondent : « Il ne leur sera pas dit une seule parole. » Cependant, Fromont descendoit de cheval avec ses amis et tout son grand lignage. Ils entrent ; la salle est aussitôt remplie. Les Loherains, pour mieux témoigner de gentillesse, abandonnent les tables, quittent leurs bancs et les cèdent aux Bordelois, qui vont occuper ainsi les premières place...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>vilainie si, quand ils viennent à nous, ils entendoient des paroles railleuses ou méprisantes. »
Tous répondent :
« Il ne leur sera pas dit une seule parole. »
Cependant, Fromont descendoit de cheval avec ses amis et tout son grand lignage. Ils entrent ; la salle est aussitôt remplie. Les Loherains, pour mieux témoigner de gentillesse, abandonnent les tables, quittent leurs bancs et les cèdent aux Bordelois, qui vont occuper ainsi les premières places.
Le Loherain Garin se leva en pieds. Il portoit une chape fourrée de gris, dont la panne étoit d’un écarlate sanguin et le col de blanche hermine ; la ceinture étoit formée d’une large bande de fin or, serrée par une agrafe étincelante de pierres précieuses. De la verge de pin qu’il avoit en main, il frappa fortement la table pour réclamer le silence.
« Écoutez ! je veux que tous, grands et petits, m’entendent : Voici Fromont de Lens, le puissant ; il m’a mandé par un bref qu’il a pris les meurtriers de mon frère, qu’il a jeté leur corps dans sa chartre ; il me les rendra quand je voudrai, et si je les fais pendre, il n’aura rien à dire. De plus, il doit jurer dix ou vingt fois qu’il n’a rien su du meurtre et qu’il n’en a pas été témoin. Il me donnera plus d’or et d’argent que n’en pourront porter quatre roncins, puis de fortes et belles armes, des faucons sur perches, de grandes pièces de vair et gris ; de plus, il fera chanter, par moines bénis et saints abbés, dix mille messes, pour que Dieu reçoive à merci l’âme de mon frère. S’il tient cette offre, je dois me déclarer satisfait ; s’il ne la tient pas, il reconnoit que j’aurai juste sujet de le haïr. »
Il dit, et aussitôt se dresse le puissant Fromont :
« Entendez-moi, Duc débonnaire ; vous m’avez ajourné à quinzaine pour traiter de l’accord. Ainsi, durant ce<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « terme, nous n’avons pas à nous garder de vous. — Assurément, » répondit Garin, « jamais on ne m’a repris et on ne me reprendra de trahison. » « — Grand merci ! » reprend Fromont ; « voici maintenant ce que je dois dire : vous avez bien lu le bref ; mais quand je le fis écrire, je n’avois auprès de moi aucun de mes amis. Or, ils ne veulent souffrir ni permettre que je livre ceux qui ont fait mourir le Duc. Contentez-vous donc de prendre plus... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>terme, nous n’avons pas à nous garder de vous.
— Assurément, » répondit Garin, « jamais on ne m’a repris et on ne me reprendra de trahison. »
« — Grand merci ! » reprend Fromont ; « voici maintenant ce que je dois dire : vous avez bien lu le bref ; mais quand je le fis écrire, je n’avois auprès de moi aucun de mes amis. Or, ils ne veulent souffrir ni permettre que je livre ceux qui ont fait mourir le Duc. Contentez-vous donc de prendre plus d’or et d’argent que quatre roncins ne pourront en porter, et recevez-nous, moi et tous mes amis, pour vos hommes.
— À Dieu ne plaise ! » répondit le duc Garin, « que je prenne votre or et votre argent, si vous n’y joignez tout ce que promit votre bref. Éloignez-vous ! Vuidez promptement ce pays ; votre présence me couvre déjà de honte. Par l’apôtre que les pèlerins vont réclamer ! par la foi qui me lie au roi Pépin ! si je vous trouve ici demain au lever du soleil, je vous fais tous couper en morceaux, afin qu’on en parle jusqu’au dernier jugement. Allez-vous-en, faux traîtres, parjures, qui valez moins que Caïn ou Judas ! Tenez-vous dès ce moment pour défiés ; gardez-vous de tous ceux qui m’aiment ; et quant à celui qui vient de réveiller entre nous toutes les haines, il peut être sûr de mourir avant peu de ma propre main. »
Ces paroles firent pâlir Fromont. Le bruit grandit dans la ville : les Loherains couroient à leurs armes et, sans doute, ils auroient assailli les Bordelois, si le gentil Duc ne les eût arrêtés. À sa voix, le bruit s’apaise : tous, chevaliers et bourgeois du pays, se retirent comme ils étoient venus.
Mais Fromont, se rapprochant de Garin :
« Gentil Duc, » dit-il, « pour Dieu, veuillez prendre un nouveau jour ; nous viendrons à Paris devant le Roi, en présence de<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « l’Emperière. Si mon lignage cède et souscrit à mes offres, la paix pourrait être maintenue entre nous. — Eh bien ! » répond Garin, « j’y consens encore. » On convient alors de se rendre à Paris à quarante jours de là, et de souscrire au jugement de la cour du Roi, quel qu’en soit la forme. Sur cela l’assemblée se sépare et Fromont reprend le chemin de sa bonne cité de Lens. Cependant, qu’avoit fait Guillaume de Blancafort ? Il avoit br... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>l’Emperière. Si mon lignage cède et souscrit à mes offres, la paix pourrait être maintenue entre nous.
— Eh bien ! » répond Garin, « j’y consens encore. »
On convient alors de se rendre à Paris à quarante jours de là, et de souscrire au jugement de la cour du Roi, quel qu’en soit la forme. Sur cela l’assemblée se sépare et Fromont reprend le chemin de sa bonne cité de Lens.
Cependant, qu’avoit fait Guillaume de Blancafort ? Il avoit brisé les portes de la chartre et délivré ceux que Fromont avoit enfermés. Le Loherain, de son côté, ne s’endormit pas : il envoya semondre le Bourguignon Auberi, Gerart de Liège, Oger l’allemand, Gautier de Hainaut et Huon de Cambrai.
Les nobles barons arrivent à Metz, descendent de cheval, changent de vêtements et se rendent au palais. Le valet Girbert vient à leur rencontre, les embrasse et leur fait grand accueil ; on demande l’eau, puis Garin, au sortir de table, passe dans une chambre voisine et les invite à venir conseiller avec lui.
« Entendez-moi, » leur dit-il, « vous que je tiens pour mes vrais amis. Vous savez pourquoi je vous ai mandés : le duc Begon est mort ; puisse Dieu lui pardonner ses torts ! C’étoit le meilleur de tous vos amis. Il est tombé sous les coups des gens de Fromont, pour un sanglier qu’il avoit poursuivi dans leurs bois. Fromont avoit pris jour, l’accord ne s’est pas fait et nous sommes convenus de comparoître un autre jour à Paris, devant le Roi et en présence de l’Emperière. J’ai donc voulu vous avertir de vous tenir prêts, car je ne sais quelle sera la fin de l’entrevue ; mais le cœur me dit que le lignage du puissant Fromont n’entendra pas à l’accord. Je veux donc commencer par adouber mon jeune fils Girbert, pour qu’il nous aide dans la guerre que nous pourrons avoir à soutenir. »<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « — C’est, en effet, ce qu’il y a de mieux à faire, » dit le Bourguignon Auberi. « Envoyez-le vers l’empereur Pépin qui se chargera de son adoubement ; car le vallet est de sa parenté. — Non, beau neveu, » répond Garin ; « je le mettrois en trop grand péril : Fromont et tous les siens sont félons et rusés ; Girbert est jeune et le plus beau vallet du monde, je ne voudrois, pour le trésor de Constantin, qu’on me le tuât. — Rassurez-vous,... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>— C’est, en effet, ce qu’il y a de mieux à faire, » dit le Bourguignon Auberi. « Envoyez-le vers l’empereur Pépin qui se chargera de son adoubement ; car le vallet est de sa parenté.
— Non, beau neveu, » répond Garin ; « je le mettrois en trop grand péril : Fromont et tous les siens sont félons et rusés ; Girbert est jeune et le plus beau vallet du monde, je ne voudrois, pour le trésor de Constantin, qu’on me le tuât.
— Rassurez-vous, » dit Oger l’allemand ; « pendant que vous resterez ici pour mettre la ville en état, nous accompagnerons tous mon cousin avec une escorte de sept-vingts chevaliers, bellement armés et montés ; et, s’il nous arrive de trouver la gent de Fromont à la cour du Roi, ils n’auront assurément pas l’audace d’y démentir un seul des nôtres ; puis, au retour, si les trêves ne sont pas prises, ils nous trouveront aussi bien préparés qu’eux-mêmes à jouer de nos bons épieux poitevins.
— Eh ! bien donc, » dit Garin, « je m’accorde à ce que vous demandez. »
III
GIRBERT ADOUBÉ PAR LE ROI PÉPIN.
Trois roncins sont chargés d’or et d’argent ; Girbert, Hernaut et Gerin, le Bourguignon, l’Allemand et les autres sortent de Metz par un lundi matin et ne s’arrêtent pas avant Châlons. L’évêque Henri, leur oncle, les héberge et les sert du meilleur cœur.
« Beau neveu Girbert, » dit-il, « je vous prie, par l’amitié que vous me portez, de revenir par ma ville.
— Je m’y accorde, bel oncle, dès que vous le voudrez. »<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « haitez. » Alors ils se remettent à la voie ; le lendemain ils atteignent Vertus, s’arrêtent à Montmort pour en repartir le matin suivant. Après avoir traversé la Brie, ils passent la Marne au gué dessous Lagny, font un léger détour par Bondy, et ne descendent qu’à Saint-Denis. Le fils de Garin alla tout aussitôt se mettre en oraison dans le moutier ; puis ils entrèrent dans Paris où l’on eut soin de choisir pour eux les meilleurs hôtels qu’o... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>haitez. » Alors ils se remettent à la voie ; le lendemain ils atteignent Vertus, s’arrêtent à Montmort pour en repartir le matin suivant. Après avoir traversé la Brie, ils passent la Marne au gué dessous Lagny, font un léger détour par Bondy, et ne descendent qu’à Saint-Denis. Le fils de Garin alla tout aussitôt se mettre en oraison dans le moutier ; puis ils entrèrent dans Paris où l’on eut soin de choisir pour eux les meilleurs hôtels qu’on put trouver.
Quand le roi Pépin et la Reine au bel et noble corps apprirent que sous la conduite de l’allemand Oger, de Gautier de Hainaut, de Huon de Cambrai, du Bourguignon Auberi et de Gerart de Liège arrivoient les enfans du duc Begon, et que Girbert, le fils de Garin, venoit demander au Roi l’adoubement de chevalier :
« Ils seront les bienvenus, » s’écria la Reine ; « je lui fournirai les draps de samit, les belles robes et les pelissons hermines ; le Roi pourvoira au reste.
— Je ferai ce qu’il faudra, ma dame, » dit le Roi.
Les barons changent de vêtement et le Bourguignon Auberi demande son cheval. Gerart et l’allemand Oger montent en même temps que lui, et conduisent à la Cour le fils de Garin. Auberi prend le valet par la main et le présente au Roi :
« Droit Empereur, » dit-il, « Dieu daigne vous bénir ! Le Loherain Garin m’envoie pour vous demander, comme à son ami, de donner les armes à son fils, le gentil Girbert. C’est un témoignage de sa grande affection, et sans doute il eût assez trouvé de chevaliers pour se charger de cet adoubement.
— Je le crois, » répondit le Roi, « aussi Girbert sera le bienvenu ; je ne lui refuserai pas des armes, car il est mon cousin. »
Il fait approcher Girbert pendant que la Reine s’occupe d’Hernaut et de Gerin qu’elle serre entre ses bras, en leur baisant le front, la bouche et les deux joues.
« Ma dame, » dit Girbert à son tour en quittant le<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Roi pour se rapprocher d’elle. « Dieu puisse vous bénir ! Garin, mon père, m’a chargé de vous saluer. — Eh Dieu ! grand bien vous fasse, ami ; mais, votre mère Aélis, comment le fait-elle ? — Elle est en santé, grâce au seigneur Dieu ! Avec elle est ma tante Béatris, bien triste et dolente ; rien ne peut la consoler. — Hélas ! elle n’en a que trop raison ! » Et le Roi dit au Bourguignon Auberi : « Occupez-vous de faire baigner le jeune Gi... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Roi pour se rapprocher d’elle.
« Dieu puisse vous bénir ! Garin, mon père, m’a chargé de vous saluer.
— Eh Dieu ! grand bien vous fasse, ami ; mais, votre mère Aélis, comment le fait-elle ?
— Elle est en santé, grâce au seigneur Dieu ! Avec elle est ma tante Béatris, bien triste et dolente ; rien ne peut la consoler.
— Hélas ! elle n’en a que trop raison ! »
Et le Roi dit au Bourguignon Auberi :
« Occupez-vous de faire baigner le jeune Girbert, nous lui donnerons ensuite le vair et le gris. »
On chauffe les bains ; Girbert revenu à l’hôtel entre dans la cuve où il reste peu de temps. Les autres cuves reçoivent quatre-vingts damoiseaux. L’Empereur, pour l’amour de Garin, les fit tous chevaliers ; tous partagèrent le vair et le gris, présent de la Reine au radieux visage. Quant à Girbert, il reçut un précieux samit, rehaussé de fleurons d’or, richement frisé et cousu d’hermine ; la panne seule avoit coûté quatre marcs d’or. L’Empereur fit venir du trésor de Saint-Denis un haubert, ancienne dépouille d’un roi que lui-même avoit tué. Les mailles étoient serrées, fortes, légères et blanches comme la fleur d’aubépine. Sur la tête du damoiseau fut lacé un vert heaume bruni, et ce fut le Roi qui lui ceignit au côté le branc fourbi qui renfermoit dans sa poignée une dent du bon saint Firmin. En haussant la paume de la main pour la faire retomber sur son cou, le Roi dit :
« Chevalier, soyez preu, sûr et hardi ; éloignez de vous toute mauvaise tache !
— Je m’y engage, » répondit Girbert.
Un cheval de grand prix avoit été amené, le frein et la selle rehaussée d’or valoient bien mille livres de deniers parisis ; Girbert le monte légèrement : on lui présente un écu voûté orné d’un lionceau d’or, il saisit la roide haste d’une enseigne dorée, pique des deux, s’arrête court et revient près de l’Empereur. Comme il fut<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « alors regardé, applaudi des dames, des jeunes filles, des bourgeois et des garçons ! « Celui-là, » disoit-on, « saura bien conduire un cheval, diriger un ost, requérir ses ennemis. » Ensuite, on s’occupa de l’adoubement des vingt autres chevaliers. Girbert leur donna heaumes brunis, blancs hauberts et grands destriers. Pensez qu’on n’épargna pas l’or et l’argent aux jongleurs et ménestrels, réunis pour rendre la fête plus belle. Ainsi re... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>alors regardé, applaudi des dames, des jeunes filles, des bourgeois et des garçons !
« Celui-là, » disoit-on, « saura bien conduire un cheval, diriger un ost, requérir ses ennemis. »
Ensuite, on s’occupa de l’adoubement des vingt autres chevaliers. Girbert leur donna heaumes brunis, blancs hauberts et grands destriers. Pensez qu’on n’épargna pas l’or et l’argent aux jongleurs et ménestrels, réunis pour rendre la fête plus belle.
Ainsi revêtus et montés, Girbert et ses chevaliers reviennent au palais. Le Roi le prend entre ses bras et lui baise les joues et les lèvres. L’eau est demandée, tous prennent place à table et, quand ils eurent bu et mangé à loisir, ils vont avec l’Emperière entendre les vêpres dans la chapelle du Roi. Puis, il fallut se rendre à Notre-Dame, car là vont veiller les nouveaux adoubés. Girbert y demeura toute la nuit, gardé par ses amis qui vouloient prévenir toute surprise ; et, quand revint le jour, la messe ouïe et la riche offrande présentée, le nouveau chevalier se hâta de rentrer à son hôtel.
Quand il revint au palais, il falloit voir la presse de tous ceux qui vouloient assister à la descente de cheval, devant les degrés marbrés. Le duc Auberi le conduisit dans la grande salle, et l’Emperière allant au-devant de lui :
« Sire, » lui dit-elle, « vous êtes le bienvenu. »
Écuyers et garçons demandèrent l’eau ; le roi de France prend Girbert par la main et l’asseoit à table près de lui. Tous les honneurs furent à ce manger pour les jeunes Loherains. L’enfant Gerin servit devant le Roi, Hernaut tailla devant l’Emperière. Comme on le pense bien, il y eut assez de grues, d’oisons et de paons rôtis. Au lever de table, les chevaux furent demandés, et l’on sortit de Paris pour le béhourd. La Reine au bel et noble corps voulut les suivre, accompagnée de dix demoiselles. Girbert, sur un fier et grand destrier, la lance au<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « poing, le bras couvert d’un riche écu, étoit regardé de tout le monde ; on eut dit que son cheval, ses armes et lui ne formoient qu’un seul corps et n’avoient jamais été séparés. La Reine surtout le suivoit des yeux avec une attention profonde. Le béhourd s’acheva sans noise et sans querelle, et, quand arriva la chaleur du jour, Auberi les avertit de finir et de rentrer à leurs hôtels ; ils y demandèrent le vin ; soudain accoururent en foule le... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>poing, le bras couvert d’un riche écu, étoit regardé de tout le monde ; on eut dit que son cheval, ses armes et lui ne formoient qu’un seul corps et n’avoient jamais été séparés. La Reine surtout le suivoit des yeux avec une attention profonde. Le béhourd s’acheva sans noise et sans querelle, et, quand arriva la chaleur du jour, Auberi les avertit de finir et de rentrer à leurs hôtels ; ils y demandèrent le vin ; soudain accoururent en foule les damoiseaux pour leur offrir belles et larges coupes d’or et d’argent.
Le lendemain, Girbert invita l’empereur Pépin et la Reine au radieux visage à venir manger avec lui ; le Roi y consentit, et rien ne parut manquer à la beauté du service. En se levant de table, le Roi alla dans ses chambres pour y dormir, tandis que Blanchefleur fut convoyée par Girbert et ses quatre-vingts chevaliers, tous à cheval, pour mieux honorer la Reine et garder le fils de Garin.
À quelques jours de là, Girbert dit au Roi :
« Sire, je vous demande congé ; mon désir est de partir ce matin même.
— Adieu donc, sire cousin ! » répondit le Roi.
De la chambre du Roi, Girbert passa dans celle où reposoit la Reine ; elle se lève, le prend entre ses bras et, lui baisant la bouche et les yeux :
« Ah ! Girbert, mon cher cœur, pensez, je vous prie, à vos deux cousins, le preu Hernaut et son frère. Ils ressemblent de corps et de visage à leur père qui auroit eu grande joie de les voir si bien venir. Vous voulez partir ce matin ; que le vrai Jésus et le Saint-Esprit vous soient en garde ! Saluez de ma part votre cher père Garin, et recevez de moi un destrier de prix et trois cents marcs tant d’or fin que d’argent ; prenez aussi cet anneau, en le voyant il vous souviendra de moi. »
Elle le baise encore et, quand il sortit de la chambre, elle étoit tout éplorée.
Girbert partoit dans la compagnie de sept vingts chevaliers.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « liers, tous prêts à lui porter secours s’il lui arrivoit d’être entrepris de ses nombreux ennemis. Ils s’arrêtèrent à Châlons chez l’évêque Henri, leur oncle. Mais ici, nous devons vous parler du comte Lancelin de Verdun et de Bernart de Naisil. Ils avoient été informés des intentions de Girbert et de son voyage à Paris ; en conséquence, ils avoient mandé amis et parens, et réuni quatre mille hommes. Ce fut pour les placer dans tous les m... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>liers, tous prêts à lui porter secours s’il lui arrivoit d’être entrepris de ses nombreux ennemis. Ils s’arrêtèrent à Châlons chez l’évêque Henri, leur oncle. Mais ici, nous devons vous parler du comte Lancelin de Verdun et de Bernart de Naisil.
Ils avoient été informés des intentions de Girbert et de son voyage à Paris ; en conséquence, ils avoient mandé amis et parens, et réuni quatre mille hommes. Ce fut pour les placer dans tous les mauvais pas, dans les gorges profondes de la traversée ; ils surveillent aussi le grand chemin, et, si Girbert s’engage, « il peut, » disent-ils, « être sûr d’y laisser la tête. » De bonheur arrive à Châlons, avant le jour, un messager qui demande à voir Henri : on le conduit devant le lit de l’Évêque :
« Qui es-tu, bel ami ?
— Sire, je suis de Paris ; je passois en messager quand je vis une échelle de quatre mille fauvétus assemblés par le riche Lancelin et le seigneur de Naisil : ils tenteront d’arrêter Girbert, le fils de Garin, s’il vient à repasser par là. »
Grande fut l’indignation de l’Évêque en écoutant le messager. Il se lève à la hâte, endosse un pelisson de gris et va sur-le-champ réveiller les trois Loherains, l’Allemand, le Bourguignon et tous les autres :
« Écoutez, sires barons : j’apprends que Lancelin de Verdun et Bernart de Naisil ont réuni quatre mille fauvétus et qu’ils en veulent à la tête de Girbert.
— Eh bien ! » dit l’allemand Oger, « la male mort à qui pour eux se détournera du chemin !
— Cela, » reprend Girbert, « n’est pas bien dit ; mon père est convenu d’une trêve, j’étois présent quand elle fut accordée ; je dois éviter à mon père les occasions de mentir sa foi : quelle honte pour notre parage si nous en venions aux mains durant ces trêves !
— C’est la vérité, » dit le Bourguignon Auberi, « Girbert a le mieux parlé. »<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « couverture sur les destriers. Le jour se levoit, quand ils sortirent de Châlons pour ne s'arrêter qu'à Possesse, à demi-chemin de Bar-le-Duc où ils arrivent le lendemain avant midi. Ils y prennent leurs hôtels, y reposant une nuit et, le lendemain, laissent Naisil sur la droite et vont passer la Meuse à Commerci, en tournant du côté de Saint-Mihiel, pour ne descendre de cheval qu’à Gorze. Le duc Garin les y attendoit : grands et petits étoient venus....
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>couverture sur les destriers. Le jour se levoit, quand ils sortirent de Châlons pour ne s'arrêter qu'à Possesse, à demi-chemin de Bar-le-Duc où ils arrivent le lendemain avant midi. Ils y prennent leurs hôtels, y reposant une nuit et, le lendemain, laissent Naisil sur la droite et vont passer la Meuse à Commerci, en tournant du côté de Saint-Mihiel, pour ne descendre de cheval qu’à Gorze.
Le duc Garin les y attendoit : grands et petits étoient venus à leur rencontre. Il faisoit beau voir la foule des damoiseaux et des jeunes filles riant et menant leurs danses au son des musettes et des violes. Grande étoit la joie de revoir Girbert. La bien faite Aélis fut la première à l’embrasser.
« Ah ! que vous arrivez bien, sire fils ! » lui dit-elle.
Puis ce fut à la belle Béatris :
« Sire beau neveu, » dit-elle, « et quelle joie pour Begon mon seigneur, s’il eût pu vous voir comme nous !
— Pas un mot de cela, tante, » répond Girbert ; « il n’y a rien à gagner à démener le deuil d’homme mort. »
On étendit les nappes dans le jardin sur quatre-vingts tables, bientôt largement servies.
« Et maintenant, beau fils, » dit Garin, « apprenez-nous comment l’Empereur vous a reçu.
— Très-bien, sire père, et je lui en sais beaucoup de gré ; l’Emperière me fit surtout grand honneur : elle m’envoya le vair et le gris, trois cents marcs d’argent ou d’or pur et le plus beau destrier que j'aie vu jamais.
— Puisse Dieu me faire la grâce de reconnoître ses largesses ! » dit le duc Garin.
« Mais, oncle, » dit le duc Auberi, « ce n’est pas tout ; le comte Bernart, seigneur de Naisil, et le comte Lancelin de Verdun avoient épié les chemins pour nous surprendre, si bien que, par le conseil de Girbert et pour ne pas entraîner la rupture de la trêve, il nous a fallu revenir par une autre voie.
— Girbert a bien fait ; mais par la foi que je<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « dois à Pépin, on leur paiera cette trahison. — Eh bien ! » fait l’allemand Oger, « pourquoi ne pas aller sur eux tout de suite et prendre notre vengeance ? — Parce que la trêve doit encore durer huit jours. Pendant que je serai à la cour de Pépin, à Paris, vous resterez ici, et puisse Dieu vous protéger et m’accompagner dans ce voyage ! » IV LE PLAID DE GARIN ET DE FROMONT, A LA COUR DU ROI. Garin et Fromont avoient eu soin de semondre leurs h... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>dois à Pépin, on leur paiera cette trahison.
— Eh bien ! » fait l’allemand Oger, « pourquoi ne pas aller sur eux tout de suite et prendre notre vengeance ?
— Parce que la trêve doit encore durer huit jours. Pendant que je serai à la cour de Pépin, à Paris, vous resterez ici, et puisse Dieu vous protéger et m’accompagner dans ce voyage ! »
IV
LE PLAID DE GARIN ET DE FROMONT, A LA COUR DU ROI.
Garin et Fromont avoient eu soin de semondre leurs hommes. Grande étoit l’ost qui suivit à Paris le Loherain, on y comptoit quatre mille armés. En arrivant, ils retinrent leurs hôtels sous les murs de la ville : mais Garin s’empressa de se rendre au palais, et le Roi, après s’être levé en le voyant, le fit asseoir en faudesteuil à côté de lui.
Fromont, le puissant comte, avoit traversé Saint-Denis, et s’étoit arrêté lui et les siens entre Montmartre et la grande ville. Guillaume de Blancafort avoit pris les devans avec le riche Lancelin, Faucon, Jocelin le preu, Galeran et Gaudin, Robert de Boves, Anjorran de Couci, Dreux d’Amiens et Perron d’Artois.
« Avisons, francs Chevaliers, » avoit dit Guillaume ; « nous allons à Paris à la cour du Roi ; l’Emperière doit être présente aux plaids. Il nous sera bien malaisé d’endurer le grand orgueil du Loherain Garin : que chacun se munisse donc d’une forte lame d’acier, et si vous voyez naître une querelle ou commencer une lutte, faites-le chèrement payer à Girbert, le fils de Garin, à Hernaut et Gerin, les fils de Begon. Une fois ceux-là tués, nous ne craindrions guère le reste. »
Ils répondent : « Vous<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « avez bien parlé. » Et cependant, les Loherains entrés les premiers dans la grand’salle avoient occupé les premiers bancs et les premières tables. L’arrivée de Fromont fut annoncée par un bruyant tumulte au pied des degrés de marbre, car la foule curieuse couroit à le voir descendre de cheval. Il monte, suivi de son puissant baronnage et, s’avançant vers le Roi, le salua comme vous allez entendre : « Le Dieu glorieux qui fut mis en croix sauve et... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>avez bien parlé. » Et cependant, les Loherains entrés les premiers dans la grand’salle avoient occupé les premiers bancs et les premières tables. L’arrivée de Fromont fut annoncée par un bruyant tumulte au pied des degrés de marbre, car la foule curieuse couroit à le voir descendre de cheval. Il monte, suivi de son puissant baronnage et, s’avançant vers le Roi, le salua comme vous allez entendre :
« Le Dieu glorieux qui fut mis en croix sauve et garde l’Empereur Pépin et les gentils chevaliers de sa mesnie ; puisse-t-il nous conduire ici pour nous accorder et mettre fin à notre guerre ! »
« Fromont, » répond le Roi, « vous avez bien parlé ; allez vous asseoir à ces tables.
— Sire, nous ferons votre plaisir. »
Alors se dresse en pieds le Loherain Garin, et se plaçant devant Pépin :
« Droit Empereur, entendez-moi. Le puissant Fromont de Lens se présente ici ; je le remercie d’abord et je lui sais gré d’avoir fait inhumer mon frère, d’avoir inhumé ses entrailles et de m’avoir renvoyé son corps par l’abbé de Saint-Amand. En même temps, dans un bref qu’il avoit lui-même dicté, il m’annonçoit qu’il avoit pris et jeté dans sa chartre ceux qui avoient tué mon frère, et qu’il me les rendroit pour en faire toute ma volonté, les pendre, brûler, écarteler, ou chasser à jamais du pays. Il promettoit, en outre, de jurer dix ou vingt fois qu’il n’avoit pris aucune part au meurtre, et qu’il n’étoit pas sur les lieux où il fut commis. Et faisant droit, il offroit de devenir mon homme avec son parage et ses plus prochains amis. Il s’engageoit à me donner plus d’or et d’argent que ne pourroient en porter quatre roncins et à faire chanter dix mille messes aux saints abbés, aux moines bénis, pour que Dieu ait merci de l’âme de mon frère. Voilà quelles sont les promesses de Fromont ; s’il les accomplit, je suis prêt à m’en contenter<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ter ; s’il les retire, je le regrette, mais je serai contraint de le haïr. — C’est assez, » dit alors le Roi ; « avant tout, je veux savoir de Fromont comment l’accord n’a pu se faire entre vous. — Le Duc, » reprend Fromont, « a dit toute la vérité ; il n’a rien avancé de trop ou de moins. Mais quand je fis écrire le bref, je n’avois près de moi aucun de mes amis ; or ils ne veulent accorder ni souffrir que je rende au Duc ceux qui ont... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>ter ; s’il les retire, je le regrette, mais je serai contraint de le haïr.
— C’est assez, » dit alors le Roi ; « avant tout, je veux savoir de Fromont comment l’accord n’a pu se faire entre vous.
— Le Duc, » reprend Fromont, « a dit toute la vérité ; il n’a rien avancé de trop ou de moins. Mais quand je fis écrire le bref, je n’avois près de moi aucun de mes amis ; or ils ne veulent accorder ni souffrir que je rende au Duc ceux qui ont tué son frère. Qu’il prenne donc en échange autant d’or et d’argent qu’il voudra.
— À Dieu ne plaise ! » dit Garin, « que je prenne argent et or fin en échange du corps de mon cher frère. J’entends à recevoir ce que m’offre votre bref. Et maintenant, droit Empereur, comme votre homme saisi de votre fief, je demande que vous me fassiez droit pour que mon honneur ne soit pas atteint et que je puisse continuer à vous servir.
— Eh bien ! » dit le Roi, « il y a dans cette cour assez de preudhommes également saisis de mon fief ; qu’ils dressent le jugement et le prononcent comme ils l’entendent. »
Au diable si quelqu'un répondit à l’appel du Roi ; la crainte qu’ils avoient des deux puissans lignages leur ferma la bouche et les détourna de prononcer entre eux. Alors le Roi ne pouvant retenir sa colère, joint les pieds, saute sur la table.
« Eh bien ! » cria-t-il, « c’est donc moi qui ferai le jugement ; mais, je vous en avertis, si quelqu'un, garçon, écuyer, chevalier ou baron, fût-il des plus riches, ose contredire à ce que je prononcerai, je le veux combattre moi-même, couvert de mes armes et sur mon meilleur cheval. »
Chacun alors se tait, et le Roi reprend au milieu du plus grand silence :<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Puisque Fromont a fait des offres telles que lui-même vient de le reconnoitre devant nous, il ne peut se dispenser de remettre à Garin ceux qui ont tué le comte Begon. À ces conditions, le duc Garin doit se déclarer satisfait, et nous le prierons de rendre à Fromont son amitié. » Le Roi se tait ; Guillaume, rouge de colère, reprend hautement la parole, de façon à être entendu de tout le monde : « Reposez-vous, empereur Pépin : quand a-t-on vu ou en... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Puisque Fromont a fait des offres telles que lui-même vient de le reconnoitre devant nous, il ne peut se dispenser de remettre à Garin ceux qui ont tué le comte Begon. À ces conditions, le duc Garin doit se déclarer satisfait, et nous le prierons de rendre à Fromont son amitié. »
Le Roi se tait ; Guillaume, rouge de colère, reprend hautement la parole, de façon à être entendu de tout le monde :
« Reposez-vous, empereur Pépin : quand a-t-on vu ou entendu que pour un mort on eût livré son ami vivant ? Ne le tiendroit-on pas à grand déshonneur ? Chacun, grand et petit, ne diroit-il pas : Voilà Fromont, le méchant vieillard, qui, sur la menace du Loherain Garin, a livré son propre ami. Que Fromont devienne s’il veut l’homme de Garin, que je le devienne moi-même ; mais de rendre un seul de nos amis, cela ne se fera jamais. »
« — Je vois avec douleur, » dit Garin, « que vous tenez pour amis ceux qui ont tué mon frère ; puisse le glorieux Jésus me faire justice ! Grâce à lui, la vengeance ne tardera pas longtemps ! »
Sur ces dernières paroles, on vit se dresser, avec les brands d’acier sortis des fourreaux, Guillaume le marquis, le châtaine Landri de la Valdone et le vicomte Aimeri de Tours.
« Qu’est-ce donc, diables que vous êtes ? » s’écrie le roi Pépin.
« Ce sont, » répond Guillaume, « les barons bordelois, les enfans de votre maire Hardré, qui ne vous prisent pas une maille angevine. Nous sommes de hauts et nobles barons, nous devons défendre nos honneurs. Il faut d’autres jugemens, sire Roi ; ou, par l’apôtre que les pèlerins réclament, vous allez voir sauter les têtes, et vous-même aurez peine à garder la vôtre. »
« — Sainte-Marie ! » fit le duc Garin, « que n’ai-je le heaume et le haubert ! j’aurois mieux défendu mes amis. »
Cependant Auberi, Girbert, Hernaut et Gerin se serrent<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « autour de Garin pour mieux soutenir l’effort des Bordelois ; mais la Reine se rapprochant du Loherain lui dit à l’oreille : « Que vas-tu faire, homme aveugle ? Ne vois-tu pas qu’ils sont bien armés, plus nombreux que vous, et que pour un seul coup vous en recevrez dix ? Faites mieux : quand le franc homme n’a pas la force pour lui, il doit plier, biaiser, chercher un moyen de sauver sa vie. La tienne m’est aussi chère que la mienne, beau cousin ; oh... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>autour de Garin pour mieux soutenir l’effort des Bordelois ; mais la Reine se rapprochant du Loherain lui dit à l’oreille :
« Que vas-tu faire, homme aveugle ? Ne vois-tu pas qu’ils sont bien armés, plus nombreux que vous, et que pour un seul coup vous en recevrez dix ? Faites mieux : quand le franc homme n’a pas la force pour lui, il doit plier, biaiser, chercher un moyen de sauver sa vie. La tienne m’est aussi chère que la mienne, beau cousin ; oh ! ne refuse pas de suivre mon conseil. »
« — Vous parlez sagement, dame, » répondit Garin en abaissant l’épée qu’il avoit tirée du fourreau ; et le roi Pépin, se mettant vivement entre les deux partis, frappa fortement la table de son bâton et déclara, par le Dieu qui ne mentit jamais, que s’il y avoit dans sa cour un homme assez hardi pour user de son épée, il le feroit pendre, écarteler ou brûler. À sa voix le bruit s’apaise, et au plus violent tumulte succède le plus grand silence.
Mais Fromont, qui n’avoit rien su de la trahison méditée par ses amis, s’inclinant devant Garin :
« Dieu sait, » lui dit-il, « combien je regrette de ne pouvoir m’entendre avec vous : au moins pourrions-nous convenir d’une trêve avant de quitter Paris.
— Combien de temps, » dit Garin, « voulez-vous que dure cette trêve ?
— Pour ce qui est de moi, je voudrois la continuer jusqu’au dernier jugement.
— Je l’accorderai moins longue ; mais enfin, en l’honneur du roi Pépin et de la franche Emperière, je vous offre un répit de sept années. »
Fromont remercia Garin et la Reine, dont le Loherain avoit suivi le conseil ; il ne voyoit pas que, grâce à ces trêves, le Loherain auroit le temps d’élever les deux orphelins, de retenir des soudoyers, de les armer chevaliers, de mettre en meilleur état de défense Belin, la Valdonne, Montesclavin et Gironville. Fromont s’aperçut bientôt de l'avan-<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « tage qu’il avoit donné aux Loherains : leurs châteaux, situés sur les marges de ses domaines bordelois, pesoient sur sa poitrine ; quel ennui d’assister à l’achèvement des travaux sans avoir un moyen de les arrêter ! Hernaut et Gerin demeurèrent à la cour du Roi comme autrefois leur père, et Pépin les agréa pour ses écuyers en attendant l’âge où l’on pourroit leur donner les adoubements de chevalier. V. LA GUERRE EN RÉGION. La trêve co... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>tage qu’il avoit donné aux Loherains : leurs châteaux, situés sur les marges de ses domaines bordelois, pesoient sur sa poitrine ; quel ennui d’assister à l’achèvement des travaux sans avoir un moyen de les arrêter !
Hernaut et Gerin demeurèrent à la cour du Roi comme autrefois leur père, et Pépin les agréa pour ses écuyers en attendant l’âge où l’on pourroit leur donner les adoubements de chevalier.
V. LA GUERRE EN RÉGION.
La trêve conclue par la Reine entre les Loherains et les Bordelois n’avoit pas été consentie par tous les amis du duc Begon. Les deux frères Huon de Cambrai et Gautier de Hainaut avoient juré de ne pas entendre à la paix tant que Begon ne leur seroit pas rendu plein de vie, et Fromont avoit dit :
« Droit Empereur, si je n’ai pas à me garder de l’allemand Oger, du Bourguignon ni du Loherain Garin, je prendrai fort peu de souci du reste. Gautier et moi sommes proches voisins, nous pouvons nous rendre la pareille. »
Et ils se défièrent sous les yeux du Roi.
Rigaut de son côté tenoit en échec la grande ville de Bordeaux. À la nouvelle des trêves, le vilain Hervis, son père, lui avoit recommandé de suivre l’exemple de Garin et de profiter de la pose des armes pour fermer Belin, la Valdonne, Gironville et Montesclavin.
Mais Rigaut :
« Vous parlez pour néant, mon père ; tant que je serai vivant, ils n’auront pas de moi un jour de trêve.
— Tu quitteras donc le pays, mauvais fils.
— Non, j’y resterai. » Le père<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « et l’enfant alloient se prendre au corps quand Audegon, la très bonne dame, vint se mettre entre eux : « Rigaut, » dit-elle, « voudrois-tu bien outrager et frapper ton père ! Va plutôt joindre tes cousins Huon et Gautier ; conduis-leur sept-vingts chevaliers, des palefrois et des roncins ; ils s’en aideront pour maintenir leur guerre. » Rigaut suivit le conseil de la preude Audegon ; il rassembla les chevaliers, prit congé du vilain Hervis et se rend...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>et l’enfant alloient se prendre au corps quand Audegon, la très bonne dame, vint se mettre entre eux :
« Rigaut, » dit-elle, « voudrois-tu bien outrager et frapper ton père ! Va plutôt joindre tes cousins Huon et Gautier ; conduis-leur sept-vingts chevaliers, des palefrois et des roncins ; ils s’en aideront pour maintenir leur guerre. »
Rigaut suivit le conseil de la preude Audegon ; il rassembla les chevaliers, prit congé du vilain Hervis et se rendit à Orléans, où l’accueillit sa tante, belle Héluïs. Hernaïs d’Orléans, Jofroi d’Anjou et Garnier de Paris, ses cousins, qui avoient consenti la trêve, ne pouvoient le suivre en Artois ; au moins acquittèrent-ils les soudées de quatre-vingts chevaliers, ajoutés à ceux que Rigaut amenoit de Gascogne. À Paris, l’Emperière, heureuse au fond du cœur de le voir porter aide à ses amis Huon de Cambrai et Gautier de Hainaut, acquitta, sans le dire à Pépin, les soudées d’un même nombre de chevaliers. Elle eût bien voulu faire dîner Rigaut avec le Roi ; mais lui ne put se décider à retarder d’un jour la chevauchée de ses hommes. Il ne séjourna pas à Paris, alla coucher à Senlis, traversa Coudun, passa la Somme à Clairi sous Péronne, qui étoit de la terre des hommes de Fromont, et gagna Cambrai sans avoir rencontré qui s’opposât à la chevauchée.
Huon et Gautier étoient dans cette ville avec leurs Avalois et ceux d’Outre le Rhin. Le lendemain, ils se mirent en campagne et vinrent tendre leurs pavillons sous les murs de la forte ville de Lens, en brûlant et ruinant tout sur leur passage. Il y eut de grands combats devant la cité, défendue par le puissant comte Fromont, par Foucart et par Berengier le gris, Guillaume de Montclin, et d’autres encore. Fromont y perdit quatre de ses fils, mortellement frappés. Le preux Gerart de Montdidier fut abattu par Rigaut ; le preux Eudon de Saint-Quentin voulut venger la mort de Gerart, Rigaut<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « lui planta dans la poitrine un tronc de lance qui l’étendit dans le sable au pieds de son grand coursier. Il vint alors de longs cris de douleur : Fromont demanda quelques jours de trêve pour ensevelir ses enfans et reconduire le corps d’Eudon à Saint-Quentin : « Ah ! vous eûtes la male heure, franc et gentil chevalier ! » dit-il ; « c’est pour moi que vous avez reçu la mort ! — Prenez confort, » dit Guillaume de Montclin, « il ne faut pas mettr... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>lui planta dans la poitrine un tronc de lance qui l’étendit dans le sable au pieds de son grand coursier. Il vint alors de longs cris de douleur : Fromont demanda quelques jours de trêve pour ensevelir ses enfans et reconduire le corps d’Eudon à Saint-Quentin :
« Ah ! vous eûtes la male heure, franc et gentil chevalier ! » dit-il ; « c’est pour moi que vous avez reçu la mort !
— Prenez confort, » dit Guillaume de Montclin, « il ne faut pas mettre deuil sur douleur, ni joie sur joie ; tous ceux qui naissent ne doivent-ils pas mourir ? Que Dieu préserve les vivans et reçoive l’âme des morts ! »
Huon de Cambrai, Gautier et Rigaut ne pouvoient espérer d’emporter la forte ville de Lens ; ils se contentèrent de faire le ravage dans la campagne. Revenus en Vermandois, l’orgueilleux Guillaume de Montclin avoit pris sur eux l’avance, et les empêcha de rien tenter contre Péronne. Ce fut le terme de la chevauchée ; car les terres d’Anjorran de Couci étoient trop bien défendues pour qu’ils songeassent à s’y aventurer. Huon revint à Cambrai, Rigaut reprit la route de Laon. Il passa devant Chevignon, qui se dresse sur une montagne, puis s’arrêta dans Soissons, bonne ville du roi Pépin. Mais ici lui vint nouvelle que Fauconnet, le fils de Bernart de Naisil, pour défendre son château de Vausore, étoit revenu de Saint-Quentin avec quatre-vingts bons chevaliers ; il avoit mandé tous ses vavasseurs et fait occuper les passages par ses sergents.
« Qu’il assemble autant de gens qu’il voudra, » dit Rigaut, « il ne m’empêchera pas d’arriver à Château-Thierry. »
Le lendemain, il se lève et trouve son chapelain déjà prêt et revêtu. Il entend la messe à la hâte, revient à l’hôtel, endosse le blanc haubert et fait monter à cheval tous ses hommes. Henri de Montaigu se met à l’avant-garde, pendant que Rigaut chevauche lentement avec la seconde<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>échelle ou arrière-garde. Ils s’engagent dans un vallon, laissent à droite Vausore, sur la roche élevée. Mais Henri de Montaigu trouva le passage occupé devant lui, entre la rivière et le château, par les sergents de Fauconnet. Là, furent abattus et navrés plusieurs bons chevaliers : Henri lui-même y perdit son cheval et se trouva bien empêché.
Un écuyer de la compagnie soudoyée par l’Emperière vint avertir Rigaut :
« Hâtez-vous, franc chevalier ; Henri votre cousin est engagé dans un combat inégal ; si vous tardez, il ne sera plus temps de le sauver. »
Rigaut presse le pas des chevaux, arrive et d’abord frappe un des parens de Huon de Saint-Quentin, puis un second, puis un troisième qui jamais ne se relèveront. Il crie : « Chastel ! » coupe, à droite et à gauche, bras, jambes, corps et visages ; son cheval est humide du sang qu’il a versé. Il y perdit cependant six des bons chevaliers de l’Emperière ; mais Fauconnet dut abandonner le champ couvert de morts. Les paysans s’émerveillèrent de cette bataille acharnée entre des gens qu’ils ne connoissoient pas ; et cependant Rigaut poursuivoit sa chevauchée, nul ne s’avisant plus de lui disputer le chemin qui le séparoit de Château-Thierry.
Jocelin, un de ses parens, gardoit le château : ami de Fauconnet, il n’alla pas recevoir Rigaut, qui prit ses hôtels dans la ville ; mais les gens de la commune l’accueillirent mieux et présentèrent au fils d’Hervis le pain et le vin. Il dormit chez eux la nuit, et, le lendemain matin, passa la Marne et ne s’arrêta plus que dans Paris.
Avant même d’ôter ses éperons, il alla voir la Reine et le Roi. Tous se levèrent à son arrivée ; Blanchefleur lui donna la bienvenue. Pépin lui demanda d’où il venoit.
« Sire, » dit Rigaut, « je suis passé dernièrement par Paris, conduisant trois cents bons chevaliers à mes cousins Huon de Cambrai et Gautier de Hainaut. J’ai ravagé les<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Voici la suite et la fin de votre texte, où j'ai corrigé les erreurs de numérisation (Fromonl pour Fromont, ;i pour à, Cand^resiset pour Cambrai, mpi pour moi, noas pour nous, ((ils pour fils, si pour six, neeux pour neveux, aoit pour avoit, Nuisil pour Naisil, bruant pour bruyant, Eiiiperière pour Emperière, Herna’i's pour Hernaïs, bourgoin pour Bourguignon, Iluon pour Huon, Garnior pour Garnier, charbon pour feu, a voient pour avoient), en respectan...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Voici la suite et la fin de votre texte, où j'ai corrigé les erreurs de numérisation (Fromonl pour Fromont, ;i pour à, Cand^resiset pour Cambrai, mpi pour moi, noas pour nous, ((ils pour fils, si pour six, neeux pour neveux, aoit pour avoit, Nuisil pour Naisil, bruant pour bruyant, Eiiiperière pour Emperière, Herna’i's pour Hernaïs, bourgoin pour Bourguignon, Iluon pour Huon, Garnior pour Garnier, charbon pour feu, a voient pour avoient), en respectant scrupuleusement la ponctuation et le style de l'édition de Paulin Paris.
« terres de nos grands ennemis ; nous avons mis partout le feu ; les hommes de Fromont y ont grandement perdu et fort peu conquis. »
« — Mais, » reprit le Roi, « à quels gens avez-vous eu affaire ?
— Sire, à Fromont, à Fromondin, à l’orgueilleux Guillaume, à Hébert de Roie, à Eudon de Saint-Quentin ; Eudon est au nombre des morts.
— Ah ! » dit vivement la Reine, « voilà bonne nouvelle ! Et qui l'a tué ?
— Madame, il est mal aisé de le dire, au milieu de tant de coups donnés : tant Huon du Cambresis et moi avons-nous au moins tué quatre des fils de Fromont et cinq ou six de ses neveux.
— Je suis émerveillé, » dit le Roi ; « sont-ils donc tellement affoiblis de l’autre côté ?
— Oui, sire Roi, » reprit la Reine, « et vous devez en être fort joyeux. Plût au Dieu qui fut mis en croix que tous fussent en aussi mauvais point qu’Eudon de Saint-Quentin !
— Vous dites mal, » dit le Roi ; « ce seroit vouloir le dommage de mon royaume ; qui nous dit qu’un jour ils ne seront pas nos amis ?
— Dieu jamais ne le consente !
— Mais, » reprit Rigaut, « écoutez encore un petit : Fauconnet, le fils de Bernart de Naisil, avoit fait guetter le chemin ; il n’a pas eu trop raison, grâce à Dieu, d’en être réjoui, il y a même grandement perdu. »
La Reine, à ces mots, ne put se contenir et jeta devant le Roi un bruyant éclat de rire.
Elle fit acquitter les soudées des chevaliers fournis à Rigaut, et quand il vint prendre congé, la bonne Emperière versa des larmes. Rigaut alla de Paris à Orléans, chez sa tante Héluïs ; il y vit Hernaïs, Auberi le Bourguignon, Jofroi d’Anjou, Huon du Maine et Garnier, qui avoit la garde des terres depuis Paris jusqu’à Troyes. Rigaut leur raconta la chevauchée d’Artois, et comment Huon, Gautier et lui avoient tout mis en feu, avoient tué quatre des fils de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>terres de nos grands ennemis ; nous avons mis partout le feu ; les hommes de Fromont y ont grandement perdu et fort peu conquis. »
« — Mais, » reprit le Roi, « à quels gens avez-vous eu affaire ?
— Sire, à Fromont, à Fromondin, à l’orgueilleux Guillaume, à Hébert de Roie, à Eudon de Saint-Quentin ; Eudon est au nombre des morts.
— Ah ! » dit vivement la Reine, « voilà bonne nouvelle ! Et qui l'a tué ?
— Madame, il est mal aisé de le dire, au milieu de tant de coups donnés : tant Huon du Cambresis et moi avons-nous au moins tué quatre des fils de Fromont et cinq ou six de ses neveux.
— Je suis émerveillé, » dit le Roi ; « sont-ils donc tellement affoiblis de l’autre côté ?
— Oui, sire Roi, » reprit la Reine, « et vous devez en être fort joyeux. Plût au Dieu qui fut mis en croix que tous fussent en aussi mauvais point qu’Eudon de Saint-Quentin !
— Vous dites mal, » dit le Roi ; « ce seroit vouloir le dommage de mon royaume ; qui nous dit qu’un jour ils ne seront pas nos amis ?
— Dieu jamais ne le consente !
— Mais, » reprit Rigaut, « écoutez encore un petit : Fauconnet, le fils de Bernart de Naisil, avoit fait guetter le chemin ; il n’a pas eu trop raison, grâce à Dieu, d’en être réjoui, il y a même grandement perdu. »
La Reine, à ces mots, ne put se contenir et jeta devant le Roi un bruyant éclat de rire.
Elle fit acquitter les soudées des chevaliers fournis à Rigaut, et quand il vint prendre congé, la bonne Emperière versa des larmes. Rigaut alla de Paris à Orléans, chez sa tante Héluïs ; il y vit Hernaïs, Auberi le Bourguignon, Jofroi d’Anjou, Huon du Maine et Garnier, qui avoit la garde des terres depuis Paris jusqu’à Troyes. Rigaut leur raconta la chevauchée d’Artois, et comment Huon, Gautier et lui avoient tout mis en feu, avoient tué quatre des fils de<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Fromont et Eudon de Saint-Quentin. « Ah ! » s’écrie Auberi, « la male mort à nous, d’avoir consenti les trêves ! — Écoutez-moi, » dit Rigaut, « je ne veux pas faire mentir votre foi. Laissez-moi seulement parcourir vos terres et prier vos gens de se mettre sous mon enseigne. — Je ferai mieux, » répond Auberi, « je manderai mes chevaliers, pour les inviter à vous servir. » Rigaut se rendit d’Orléans dans l’Autunois ; il y trouva trois... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Fromont et Eudon de Saint-Quentin.
« Ah ! » s’écrie Auberi, « la male mort à nous, d’avoir consenti les trêves !
— Écoutez-moi, » dit Rigaut, « je ne veux pas faire mentir votre foi. Laissez-moi seulement parcourir vos terres et prier vos gens de se mettre sous mon enseigne.
— Je ferai mieux, » répond Auberi, « je manderai mes chevaliers, pour les inviter à vous servir. »
Rigaut se rendit d’Orléans dans l’Autunois ; il y trouva trois mille fauvétus de Bourgogne qui, sur l’avis d’Auberi, vinrent se ranger sous son étendard. Rigaut les conduit vers Bourges ; on s’effraie, on s’arme dans la forte ville ; les chevaliers, les communes sortent à leur rencontre. Combien alors de lances brisées, d’écus fendus, de chevaux abattus ! Fouqueré, frère de Garnier de Bourges, ose attendre Rigaut : il est jeté sanglant et inanimé sur le sablon ; les autres s’enfuient et regagnent la ville, les Bourguignons y pénètrent avec eux et les refoulent dans l’enceinte de la forteresse. Un grand nombre de chevaliers sont pris, et Rigaut, insensible à leurs offres de rançon, leur fait à tous trancher la tête, « afin, » dit-il, « de servir à la vengeance de Begon. » Puis il se logea dans Saint-Ostrille où l’on pense bien qu’il trouva le pain et le vin pour ses hommes, l’avoine et la paille pour ses chevaux. Ce fut une cruelle guerre ; Fromont seul étoit assez puissant, assez entouré d’amis pour la soutenir longtemps ; après avoir ruiné Bourges, Rigaut traversa le Berri, gagna Limoges, puis Saint-Macaire, où son père vint à sa rencontre et ne fut pas fâché d’apprendre comment il avoit traité leurs communs ennemis. Mais ici je dois le laisser pour revenir au bon roi Pépin.
Il étoit à Montloon avec la Reine au gentil et noble corps, quand arrivèrent Anjorran de Couci, Aleaume de Chauni, Faucon, Rocelin et le vieil Hébert d’Hirson, avec<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « un grand concours de chevaliers. Le Roi se lève à leur arrivée : « Soyez bien venu, » dit-il, « Anjorran de Couci ! — Sire, je vous remercie. Je viens de la part de Fromont le puissant, voire haut baron, votre loyal ami. Il vous porte plainte du Bourguignon Auberi, d’Hernaïs d’Orléans, de Jofroi d’Anjou et du vieux Garnier de Dreux au poil fleuri ; il les accuse d’avoir menti leur foi. — En quoi, de par Dieu ? » s’écria l’Emperière ;... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>un grand concours de chevaliers. Le Roi se lève à leur arrivée :
« Soyez bien venu, » dit-il, « Anjorran de Couci !
— Sire, je vous remercie. Je viens de la part de Fromont le puissant, voire haut baron, votre loyal ami. Il vous porte plainte du Bourguignon Auberi, d’Hernaïs d’Orléans, de Jofroi d’Anjou et du vieux Garnier de Dreux au poil fleuri ; il les accuse d’avoir menti leur foi.
— En quoi, de par Dieu ? » s’écria l’Emperière ; « vous devez être dans le faux, et je ne crois pas qu’il se trouve un chevalier assez hardi pour offrir son gage et soutenir votre dire à la cour du Roi.
— Ce n’est pas mon dire, » reprit Anjorran, « mais le Bourguignon peut avoir mépris, et l’on doit lui imputer à grande folie si, pour nuire à tous les nôtres, il a mis sa terre à la disposition de Rigaut.
— C’est là, » dit la Reine, « ce qu’il faut éclaircir. Monseigneur, je vous prie de mander Auberi, pour que ces paroles lui soient répétées. »
Le Roi fait ce que désiroit Blanchefleur ; il mande le Bourguignon, qui se rend aussitôt à Paris, bien accompagné de chevaliers. Un grand mouvement annonce son arrivée : il monte les degrés marbrés du palais, le Roi vient à sa rencontre, la Reine le tient longuement embrassé et lui baise dix fois, à la vue du Roi, la bouche et les joues.
« Ah ! beau neveu, soyez le bienvenu ! que n’arrivez-vous avec le duc Begon de Belin qu’ils ont tué si vilainement !
— Laissez cela, » dit Auberi, « on ne peut faire revivre un ami mort, le mieux est de taire ce qu’on ne sauroit recouvrer.
— Vous avez raison, beau neveu ; mais le cœur est là qui ne peut oublier. Auberi, vous allez trouver ici beaucoup de gens qui vous haïssent : Anjorran de Couci a dit au Roi que vous aviez faussé les trêves jurées en la cour à Paris.
— Certainement, il a menti, » répond le Bourguignon, « il n’y a pas en France un seul che-<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « valier, s’il osoit soutenir une telle clameur, que je n’appelasse au combat. » La Reine alors, de sa voix la plus haute : « Anjorran de Couci, avancez ; venez accuser le Bourguignon Auberi, venez soutenir qu’il a menti sa foi ; Auberi est présent, il va se défendre lui-même. » « — Madame, » répondit Anjorran, « je vous demande pardon, je n’ai rien dit de pareil. J’ai seulement blâmé le Bourguignon Auberi d’avoir abandonné sa terre à... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>valier, s’il osoit soutenir une telle clameur, que je n’appelasse au combat. »
La Reine alors, de sa voix la plus haute :
« Anjorran de Couci, avancez ; venez accuser le Bourguignon Auberi, venez soutenir qu’il a menti sa foi ; Auberi est présent, il va se défendre lui-même. »
« — Madame, » répondit Anjorran, « je vous demande pardon, je n’ai rien dit de pareil. J’ai seulement blâmé le Bourguignon Auberi d’avoir abandonné sa terre à Rigaut pour nous causer plus de dommage ; et si l’on m’a dit la vérité, je persiste à soutenir que le Bourguignon n'a pas bien fait. »
Le Bourguignon aussitôt se lève en pieds :
« Sire Anjorran, je vous ai bien entendu. Voulez-vous soutenir que si mon ami charnel vient chez moi, je dois lui refuser le pain et le vin, lui interdire l’entrée de mes villes et châteaux ? Appelez-vous de trahison ceux qui auroient ainsi fait ? Me voilà prêt à vous contredire.
— Je ne dis pas cela, » répond Anjorran, « mais enfin vous auriez pu vous abstenir.
— Et moi j’offre mon gage contre qui soutiendra que j’ai manqué à la foi promise. »
En ce moment arrivoit Guillaume de Montclin, accompagné de quatre-vingts chevaliers. Il monte rapidement les degrés, et le Roi s’avance à sa rencontre :
« Soyez, » lui dit-il, « le bienvenu, Guillaume.
— Oui, Sire, malgré nos ennemis. Vous nous avez grandement fait tort, vous et madame la Reine au clair visage. Vous avez fourni des gens de guerre à Rigaut, le fils du vilain Hervis, et grâce à vos secours, il a mis à mort quatre de mes neveux et le bon Eudon de Saint-Quentin.
— Vous méprenez ; » dit le Roi, « la male mort à moi, si j’ai rien fait de ce que vous dites.
— C’est donc la Reine qu’il faut accuser ; elle soulèveroit le monde pour hâter notre perte. »<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Puisse le Dieu de gloire nous venger d’elle et m'accorder la grâce de l’en faire repentir ! » « Ah ! glouton ! » s’écria le Bourguignon, « il t’appartient bien de jeter des reproches et des menaces à ma dame l’Emperière ! Apprends, si tu penses lui causer la moindre peur, qu’elle fait cas de toi tout autant que d’un angevin. — Vous avez menti ! » reprend Guillaume. Soudain Auberi saisit un banc dont il pensoit le frapper au visage, mais... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Puisse le Dieu de gloire nous venger d’elle et m'accorder la grâce de l’en faire repentir ! »
« Ah ! glouton ! » s’écria le Bourguignon, « il t’appartient bien de jeter des reproches et des menaces à ma dame l’Emperière ! Apprends, si tu penses lui causer la moindre peur, qu’elle fait cas de toi tout autant que d’un angevin.
— Vous avez menti ! » reprend Guillaume.
Soudain Auberi saisit un banc dont il pensoit le frapper au visage, mais un loyal chevalier s’élance entre eux, et ce fut pour son malheur : il reçut le coup, on vit aussitôt jaillir sa cervelle sur le pavement. Guillaume furieux alloit se mesurer avec Auberi ; sans Pépin, il y auroit eu plus d’un meurtre, car au même instant arrivoient en cour Hernaïs d’Orléans et Garnier de Paris, accompagnés de sept vingts hommes d’armes.
Guillaume et Anjorran comprirent aisément que le jeu seroit à leur dommage ; ils prirent le parti de se retirer, laissant à la bonne Reine le plaisir d’embrasser et festoyer ses amis tout à son aise. Mais en sortant du Palais ils jurèrent de prendre vengeance des nouveaux affronts qu’ils venoient de recevoir à la cour du Roi.
VI. LA CHEVAUCHÉE DES ENFANS DE BEGON. — COMBATS DEVANT BORDEAUX.
Cependant la Reine appeloit un jour à conseil l’Empereur :
« Sire, » dit-elle, « écoutez-moi : il est temps de penser à l’adoubement d’Hernaut et de Gerin.
— Oui ; pour l’amour d’eux, j’en adouberai vingt autres : mais il faut commencer par les deux enfans. »
Dès que Pépin<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « les eut adoubés, la Reine leur envoya le vair et le gris ; elle fit emplir leurs malles d’or et d’argent ; elle soudoya pour être de leur mesnie sept vingts chevaliers armés richement et noblement équipés. « Maintenant, enfans, » leur dit-elle, « il vous faut retourner vers votre oncle, le preux Garin de Metz, mon dru, mon cher ami : vous le saluerez de ma part ainsi que votre cousin Girbert. Pensez à faire montre de prouesse ; aimez bien les vôtres... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>les eut adoubés, la Reine leur envoya le vair et le gris ; elle fit emplir leurs malles d’or et d’argent ; elle soudoya pour être de leur mesnie sept vingts chevaliers armés richement et noblement équipés.
« Maintenant, enfans, » leur dit-elle, « il vous faut retourner vers votre oncle, le preux Garin de Metz, mon dru, mon cher ami : vous le saluerez de ma part ainsi que votre cousin Girbert. Pensez à faire montre de prouesse ; aimez bien les vôtres, portez haine implacable à vos ennemis.
— Nous ne l’oublierons pas, dame, » répondit Hernaudin.
Le Roi les baise et leur donne congé :
« Ah ! Sire, » dit Blanchefleur à l’Empereur, « vous devez aimer ces orphelins. Ils sont, vous savez, de notre propre chair ; n’allez pas favoriser à leur dommage un étranger.
— Je n’en ai pas l’intention ; de mon gré, je leur rends les terres et le pas que leur gentil père avoit tenus, à l’exception de Gironville que j’entends conserver.
— Tout ainsi qu’il vous plaira, » répondit Gerin.
Alors ils prennent congé de la franche reine et ne virent pas s’éloigner Paris sans répandre des larmes. Les voilà sur le chemin de Metz ; c’est maintenant au seigneur Dieu de les protéger contre les ennemis qu’ils pourront rencontrer. Leur premier gîte est à Châlons, dans le bas de la ville ; après le bon accueil de l’Évêque qui étoit de leur parenté, ils repartent le lendemain, passent le grand et noble bois d’Argonne, lacent le heaume et revêtent le haubert pour traverser la terre du riche Lancelin, qui, comme tout le lignage du puissant Fromont, ne gardoit à personne la foi promise. Ils sont avant midi à Saint-Mihiel, et vont passer à Jeri sous Mouzon, pour atteindre Gorze où jadis saint Benoît avoit établi des moines noirs : le bon abbé Rancelin les y reçut avec joie.
Le duc Garin apprenoit à Metz que ses neveux alloient arriver : les rues de la cité sont encourtinées de draps de<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « soie et de vair et gris. Les clercs vont les recevoir à l’entrée, encensoirs à la main, et la belle Béatris les tenant embrassés : « Mes beaux fils, » dit-elle, « comment le roi Pépin vous a-t-il traités ? — Très-bien, Madame, » répond Gerin, « il nous a rendu les terres et les pays qu’avoient tenus notre père, à la seule exception de Gironville. » Ils furent alors baisés, fêtés et congratulés de Garin, de Girbert et de la courtoise A... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>soie et de vair et gris. Les clercs vont les recevoir à l’entrée, encensoirs à la main, et la belle Béatris les tenant embrassés :
« Mes beaux fils, » dit-elle, « comment le roi Pépin vous a-t-il traités ?
— Très-bien, Madame, » répond Gerin, « il nous a rendu les terres et les pays qu’avoient tenus notre père, à la seule exception de Gironville. »
Ils furent alors baisés, fêtés et congratulés de Garin, de Girbert et de la courtoise Aélis :
« Enfans, » leur dit Garin, « je pense que vous êtes chevaliers.
— Oui, bel oncle, et pour Dieu, ne mettez pas en oubli la vengeance de la mort de notre père. Quand donc arrivera le terme des trêves ?
— Bientôt, » répond Garin.
« Oh ! » dit Hernaut, « que je sais bon gré à mes cousins Huon et Gautier d’avoir entretenu notre grande guerre ! L’autre jour, Rigaut vint à Paris, nous l’avons entendu raconter à l’Emperière que Fromont avoit perdu trois fils.
— Dites plutôt quatre, » dit Hernaut, « et sans compter Eudon de Saint-Quentin.
— Ah Sainte-Marie ! » dit le duc de Metz, « je vous rends grâces : sur ceux-là du moins ne pourront-ils plus compter. »
Mais revenons à Rigaut. Il a mandé tous ses amis, il a donné l’adoubement à son frère Garnerin, le plus jeune des enfans du vilain Hervis. L’ost qu’il va conduire se composera de sept vingts chevaliers, de trois cent quatre-vingts sergents et de soixante arbalétriers. Un matin, ils partent de Vesséis, arrivent près de Bordeaux et se tapissent dans un bois de sapin, les hauberts endossés, les heaumes lacés, les ventailes abaissées. Rigaut appelle ses frères Garnier, Beraut et Morandin :
« Vous savez le pays, » leur dit-il, « allez en avant ; vous chasserez les proies et ferez lever le cri dans la ville. »
Ils partent au nombre de trente-six, et le reste de l’ost se sépare en trois aguets. Sur les neuf heures, les Bordelois ouvrent les portes et<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « font sortir leurs bêtes, chèvres, vaches et brebis : Garnier et les siens courent joyeusement pour les recueillir. De la tour de Saint-Seurin on entend la guette crier : « Aux armes ! gentils chevaliers ! Ceux du Plesséis se sont levés de bonne heure, ils ravissent vos proies. » La cloche d’appel est mise en branle dans le moutier, la ville s’agite, les cors bondissent, et bientôt grands et petits sortent des portes. Aux premiers rangs sont Berengier...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>font sortir leurs bêtes, chèvres, vaches et brebis : Garnier et les siens courent joyeusement pour les recueillir. De la tour de Saint-Seurin on entend la guette crier : « Aux armes ! gentils chevaliers ! Ceux du Plesséis se sont levés de bonne heure, ils ravissent vos proies. » La cloche d’appel est mise en branle dans le moutier, la ville s’agite, les cors bondissent, et bientôt grands et petits sortent des portes.
Aux premiers rangs sont Berengier le gris, Jofroi et Savari de Mauléon, Amauri, Gui de Surgières, Tierri et son frère Eudon de Toul, le châtaine Landri de la Valdonne, Gui de Touart, Tierri de Lusignan et Jofroi son frère : tous se mettent à la poursuite des ravisseurs inattendus. Garnerin, le nouveau chevalier, les attend et va frapper Tierri de Lusignan sur l’écu vernissé qu’il brise, et, malgré les mailles du haubert, il plante son épieu dans la poitrine du baron poitevin. Tierri tombe mort dans la poussière de la chaussée.
La lutte alors devient générale : le jeune Garnerin frappe mortellement le normand Fouchier ; Morant, son frère, leur abattoit l’un après l’autre Robert de Boves, Godefroi et Guinement. Mais Jofroi de Lusignan, frère de Tierri, sera pour eux un champion plus redoutable. C’étoit un chevalier adroit, vaillant et vigoureux ; il rompt la presse des Gascons à droite et à gauche, il cherche celui qui vient de tuer son frère, le trouve et lui porte un furieux coup sur le heaume étincelant. Le nasal argenté ne fait pas résistance. Garnerin est renversé de son cheval ; on accourt autour de lui ; le sang jaillissoit à flots d’une large plaie que n’auroit pu fermer aucun mire ; l’enfant étendu sur l’herbe ne revit pas un autre soleil.
Cependant Rigaut et Morant se laissoient poursuivre jusqu’aux aguets préparés. Alors deux batailles s’élancent sur<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « les Bordelois qui se défendent à leur tour, mais voudroient bien être moins éloignés de leurs portes. On vient dire à Rigaut que son frère Garnerin a été tué par Jofroi de Lusignan : « Dieu, » dit-il, « qui créas tous les hommes, laisse-moi venger mon frère, et ne permets pas de vivre à celui qui me l’a tué. » Il s’élance sur Huon de Valence, dont il perce l’écu, démaille le haubert et entrouvre les entrailles. Puis il arrive au sire d... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>les Bordelois qui se défendent à leur tour, mais voudroient bien être moins éloignés de leurs portes.
On vient dire à Rigaut que son frère Garnerin a été tué par Jofroi de Lusignan :
« Dieu, » dit-il, « qui créas tous les hommes, laisse-moi venger mon frère, et ne permets pas de vivre à celui qui me l’a tué. »
Il s’élance sur Huon de Valence, dont il perce l’écu, démaille le haubert et entrouvre les entrailles. Puis il arrive au sire de Lusignan : Jofroi ne trouva qu’un foible secours dans le heaume à pierres précieuses qui défendoit sa tête ; la coiffe elle-même dut céder, et Rigaut fendit le puissant chevalier jusqu’aux dents :
« Dieu te damne, glouton ! » cria-t-il, « au moins n'iras-tu pas le vanter à tes parens d’avoir tué mon frère ! »
Les Bordelois ne lâchoient pas pied et de moment en moment leur arrivoient de nouveaux secours : les flèches tomboient sur les nôtres comme pluie d’avril. Rigaut appela Baudri :
« Il faut avertir les sergents du Plesséis de nous venir en aide. »
Baudri part et trouve le vilain Hervis tranquillement assis sous un pin. On lui dit que ses fils sont en grand danger et qu’ils réclament son aide, que Garnier a été tué par Jofroi de Lusignan, que Rigaut a vengé sa mort, mais qu’il est mal entrepris :
« Quelle douleur ! » s’écrie le père, « je le vois, il faut que je suive mes enfans, au mépris des trêves jurées. Mon fils Garnier ! combien vous avez peu duré ! combien votre mort m’est cruelle à souffrir ! Puissent au moins, par saint Jacques, nos ennemis ne pas s’en réjouir ! »
Il dit, broche le cheval, arrive sur les Bordelois, brandissant sa forte hache d’acier fourbi. Il est accompagné de trois cents sergents de sa mesnie, et pendant que Rigaut plonge son épieu dans le corps d’un chevalier, que Morant frappe mortellement Ponçon de Sorbri, Hervis se prend à Berengier le gris et fait tomber la terrible hache sur l’épaule qu’il se-<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « pare du tronc ; Berengier ferme les yeux pour ne plus les rouvrir, et ce dernier coup devient pour les Bordelois le signal de la retraite. Les chevaux s’enfuient à bride abattue, les navrés, la tête ensanglantée, les bras rompus ou les entrailles ouvertes, rentrent dans la ville, où chacun regrette la mort d’amis et de parens : « Maudite l’heure où naquit Tiebaut du Plesséis ! C’est lui qui, pour avoir tué le meilleur chevalier de la chrétienté... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>pare du tronc ; Berengier ferme les yeux pour ne plus les rouvrir, et ce dernier coup devient pour les Bordelois le signal de la retraite. Les chevaux s’enfuient à bride abattue, les navrés, la tête ensanglantée, les bras rompus ou les entrailles ouvertes, rentrent dans la ville, où chacun regrette la mort d’amis et de parens :
« Maudite l’heure où naquit Tiebaut du Plesséis ! C’est lui qui, pour avoir tué le meilleur chevalier de la chrétienté, nous condamne aux malheurs d’une guerre sans fin. »
Le baron Rigaut suivit les Bordelois jusqu’aux lisses et aux fossés. Il y eut encore plus de dix têtes tranchées à l’entrée du pont ; mais du haut des murs pleuvoient les pierres et les carreaux : Beraut fut atteint d’une flèche empennée qui pénétra dans son corps et le fit tomber pour ne plus se relever. Il étoit cousin de Rigaut, neveu du vilain Hervis. Ils réunissent les deux corps de Beraut et de Garnier qui furent tristement ramenés au Plesséis. Hélas ! ils auroient donné toutes leurs proies pour les rendre à la vie.
Hervis manda l'abbé de Saint-Seurin, et fit poser sur deux bières les enfans richement couverts. Audegon vint pleurer sur les deux bons varlets :
« Garnerin, mon fils, se peut-il que vous me soyez enlevé ! quel deuil pour moi de survivre à tout mon fier lignage ! Terre, ouvre-toi, viens me recevoir ; je ne tiens plus au monde : quelle joie peut-il encore me donner ? »
Arrive l’abbé de Saint-Seurin, accompagné de dix moines.
« Sire, » lui dit Hervis, « je t’ai mandé pour que tu enterres deux varlets devant le maître-autel de Saint-Seurin : si tu y consens, je te donnerai grande part à mon trésor.
— À votre volonté ! » répondit l’Abbé.
Et, tout de suite, levant les corps, il les fit conduire au moutier de Saint-Seurin, et les déposa à la place que le père avoit désignée. Dans le même temps, ceux de Bordeaux inhumoient leurs morts.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « et le moutier de Saint-Sauveur recevoit le corps du preux vassal Jofroi de Lusignan. VII. GUILLAUME DE BLANCAFORT ET TIEBAUT DU PLESSIS, LETTRES ET TUÉS DANS LE VALLON DE TORFOU. Nous allons maintenant parler de Guillaume de Blancafort. Comment, à l’expiration des trêves, pourra-t-il écraser ses ennemis ? Voici le moyen qu’il employa : il chargea quatre roncins d’un grand trésor, rassembla trente-six chevaliers et prit avec eux le chemin de France....
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>et le moutier de Saint-Sauveur recevoit le corps du preux vassal Jofroi de Lusignan.
VII.
GUILLAUME DE BLANCAFORT ET TIEBAUT DU PLESSIS, LETTRES ET TUÉS DANS LE VALLON DE TORFOU.
Nous allons maintenant parler de Guillaume de Blancafort. Comment, à l’expiration des trêves, pourra-t-il écraser ses ennemis ? Voici le moyen qu’il employa : il chargea quatre roncins d’un grand trésor, rassembla trente-six chevaliers et prit avec eux le chemin de France. Ils chevauchèrent, hauberts vêtus, heaumes lacés et les bonnes épées aux flancs ; car ils étoient en défiance du Loherain Garin.
Arrivés à Paris, ils montèrent les degrés marbrés du palais, et Guillaume abordant le Roi :
« Dieu, » lui dit-il, « qui fut mis en croix, vous garde, Sire !
— Ainsi que toi, sire Guillaume ! Je m’émerveille de te voir aller par chemins, quand la trêve est si près d’expirer, et quand tu as tant d’ennemis dans ton voisinage. Tu le sais pourtant : s’ils te tenoient jamais, tout l’or du monde ne te sauveroit pas. Dis d’où tu viens, où tu vas et ce que tu demandes.
— Vous allez le savoir, Sire : j’ai su avec peine que les guerres vous avoient grandement appauvri, tandis que j’avois abondance et richesse de toutes choses. Je suis votre homme et je vous dois faire part de mon avoir. J’ai donc pris avec moi un trésor d’or et d’argent que quatre roncins ont eu grand’peine à porter ; de plus, cent hauberts, cent heaumes vernis et cent chevaux arabes ; et tout cela je vous l’offre à la seule condition, droit Empereur, que, durant l’espace d’un an, vous ne porterez pas<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « aide aux Loherains Garin, Gerin, Hernaut et Girbert, et que vous nous laisserez conduire la guerre comme nous l’entendrons, quel que soit le gain ou la perte. Consentez-vous ? » Le Roi se taisoit ; mais il étoit aisé de voir que le trésor excitoit grandement sa convoitise. « Sire roi, » continue Guillaume, « vous savez combien nous sommes entourés d’amis et quel est notre grand lignage. Nous tenons à demeurer vos hommes, à ne jamais vous faire déf... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>aide aux Loherains Garin, Gerin, Hernaut et Girbert, et que vous nous laisserez conduire la guerre comme nous l’entendrons, quel que soit le gain ou la perte. Consentez-vous ? »
Le Roi se taisoit ; mais il étoit aisé de voir que le trésor excitoit grandement sa convoitise.
« Sire roi, » continue Guillaume, « vous savez combien nous sommes entourés d’amis et quel est notre grand lignage. Nous tenons à demeurer vos hommes, à ne jamais vous faire défaut. Si vous avez querelle à soutenir, nous vous amènerons vingt mille fauvétus, et sous le ciel il n’y aura pas un vassal que nous ne fassions repentir de vous avoir méfait en la moindre chose. Ces offres ne sont pas, assurément, de celles qu’on doive refuser. »
Le Roi n’hésita plus ; il jura de n’accorder aucun secours aux Loherains, et il fit déposer dans ses coffres les riches présens de Guillaume de Blancafort. Ce fut pour la franche Emperière une grande douleur de voir ainsi le roi Pépin abandonner ses amis. Elle accourut, le visage décoloré :
« Par Dieu ! sire Roi, » s’écria-t-elle, « c’est mal à vous de mettre en oubli Hernaut et Gerin, vos nouveaux chevaliers. Ne sont-ils pas les fils du duc Begon qui vous avoit autrefois conquis Flandres et Hainaut, qui avoit conduit à Paris Richard de Normandie pour vous faire hommage ? N’est-ce pas Garin et son frère qui allèrent défendre mon père ? N’est-ce pas Fromont et tous ses parens qui refusèrent de combattre ? Et voilà comme vous les payez de tant de travaux entrepris pour vous servir ! Ah ! Guillaume, mauvais traître et foi-menti ! Comment osez-vous encore paroître à la cour du Roi ? Oubliez-vous que les Loherains sont de mon lignage ? Dieu plaise que votre félonie soit bientôt suivie de la mort que vous méritez ! »<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « on a remarqué seulement une femme revenant à plusieurs reprises de terre, & enfin écrasée par de nouveaux éboulemens. Ces sept personnes font les Sieurs Favier, deux freres, dont l’un Procureur au Châtelet & l’autre maître maçon ; un Sieur le Gris, ancien homme d’affaires de la Maison de la Rochefoucault & sa femme ; enfin la veuve d’un apothicaire, sa fille & sa petite-fille. A cette affreuse annonce le malheureux gendre est devenu fol. Depuis... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>on a remarqué seulement une femme revenant à plusieurs reprises de terre, & enfin écrasée par de nouveaux éboulemens.
Ces sept personnes font les Sieurs Favier, deux freres, dont l’un Procureur au Châtelet & l’autre maître maçon ; un Sieur le Gris, ancien homme d’affaires de la Maison de la Rochefoucault & sa femme ; enfin la veuve d’un apothicaire, sa fille & sa petite-fille. A cette affreuse annonce le malheureux gendre est devenu fol.
Depuis ce tems deux cent ouvriers le jour & autant la nuit, travaillent sans relache à chercher les cadavres, & sur-tout à mettre ces lieux hors d’état d’occasionner de nouveaux malheurs ; c’est une dépense de 100 pistoles par séance, c’est-à-dire de 2000 livres en 24 heures.
M. le Premier Président, le Lieutenant de Police, d’autres Magistrats & gens présidans aux travaux, visiteur fréquemment ce lieu, qui attire tout Paris. C’est un spectacle pour les oisifs de cette capitale, & le chemin de Mesnil-montant est plus fréquenté que celui de Versailles.
La nuit on s’assemble sur les boulevards pour contempler une illumination résultant de quatre cent terrines ou pots à feu, qui de loin forment un coup d’oeil & indiquent ce gouffre funéraire.
On n’a encore rien trouvé, pas même les vestiges d’un grand orme à l’ombre duquel les engloutis se reposoient, & qui s’est enfoncé avec eux.
31 Juillet 1778. On doute que le Sieur de Vismes puisse suffire à l’entrepriſe qu’il a formée<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>on a remarqué seulement une femme revenant à plusieurs reprises de terre, & enfin écrasée par de nouveaux éboulemens.
Ces sept personnes sont les Sieurs Favier, deux freres, dont l’un Procureur au Châtelet & l’autre maître maçon ; un Sieur le{{lié}}Gris, ancien homme d’affaires de la Maison de la Rochefoucault & sa femme ; enfin la veuve d’un apothicaire, sa fille & sa petite-fille. À cette affreuse annonce le malheureux gendre est devenu fol.
Depuis ce tems deux cent ouvriers le jour & autant la nuit, travaillent sans relache à chercher les cadavres, & sur-tout à mettre ces lieux hors d’état d’occasionner de nouveaux malheurs ; c’est une dépense de 100{{lié}}pistoles par séance, c’est-à-dire de 2000{{lié}}livres en 24{{lié}}heures.
{{M.|le}} Premier Président, le Lieutenant de Police, d’autres Magistrats & gens présidans aux travaux, visiteur fréquemment ce lieu, qui attire tout Paris. C’est un spectacle pour les oisifs de cette capitale, & le chemin de Mesnil-montant est plus fréquenté que celui de Versailles.
La nuit on s’assemble sur les boulevards pour contempler une illumination résultant de quatre cent terrines ou pots à feu, qui de loin forment un coup d’œil & indiquent ce gouffre funéraire.
On n’a encore rien trouvé, pas même les vestiges d’un grand orme à l’ombre duquel les engloutis se reposoient, & qui s’est enfoncé avec eux.
''31 Juillet 1778.'' On doute que le Sieur de{{lié}}Vismes puisse suffire à l’entreprise qu’il a formée<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Le Roi l'entend et frémit de rage. Il lève le gant, le laisse retomber sur le nez de Blanchefleur, en fait jaillir quatre gouttes de sang : « Que vous importe, » cria-t-il, « ce que mes barons peuvent avoir à demander ? — Sire, » répond la Reine, « je vous remercie ! Vous pouvez redoubler ; vous êtes le maître, et moi votre servante, hélas ! pour mon malheur. » Tout en sanglotant, elle retourne dans ses chambres : ce fut pour y appeler son chapela... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Le Roi l'entend et frémit de rage. Il lève le gant, le laisse retomber sur le nez de Blanchefleur, en fait jaillir quatre gouttes de sang :
« Que vous importe, » cria-t-il, « ce que mes barons peuvent avoir à demander ?
— Sire, » répond la Reine, « je vous remercie ! Vous pouvez redoubler ; vous êtes le maître, et moi votre servante, hélas ! pour mon malheur. »
Tout en sanglotant, elle retourne dans ses chambres : ce fut pour y appeler son chapelain Tierri :
« Faites-moi tout de suite des lettres scellées pour Jofroi l’Angevin, Huon de Cambrai, Hernaïs d’Orléans et le Bourguignon Auberi : mandez un messager. »
Le messager arrive :
« Ami, je veux te confier une chose que je ne dirois à nul autre qui vive ; il faut te pourvoir d’un bon cheval et t’en aller à Metz : là tu verras le duc Garin, Girbert, Hernaut et Gerin ; tu leur diras que Guillaume de Blancafort est à la cour, qu’il a tant donné et promis que Pépin est convenu de ne pas aider dans leur guerre Hernaut, ni Gerin, ni Garin, ni Girbert ; il ne prendra parti ni pour les uns ni pour les autres. Dis-leur encore que Guillaume doit, pour revenir en son pays, suivre le chemin d’Orléans ; il a pour l’accompagner trente-six hommes. S’ils n’ont pas soin d’occuper les passages, s’ils le laissent rentrer à Blancafort, la Reine en vérité les aura toujours en grand mépris. »
Le messager se met au chemin, arrive bientôt dans la cité de Metz. Il descend au degré de marbre, monte au palais, voit Garin, le salue et lui tend le bref de la Reine. Garin savoit de lettres, comme ayant été mis dans son enfance à l’école, où il avoit appris et roman et latin. Il lut et entendit l’écrit, et mandant aussitôt Girbert, Hernaut, Gerin et Do le veneur :
« Voici, » leur dit-il, « grandes merveilles ; l’empereur Pépin nous abandonne. Guillaume de Blancafort est à la cour ; il a tant donné et promis, que le Roi s’est engagé à<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ne plus nous aider, moi, mon fils ni mes neveux. Or Guillaume va retourner en son pays ; il passera par Orléans. Que me conseillez-vous ? — Par Dieu ! » dit Girbert, « il faut vêtir le haubert, lacer le heaume et ceindre nos bonnes épées. — J’ai, » dit Gerin, « été nourri en douce France ; il n’y a pas un taillis, un guichet, un sentier que nous ne connoissions, Hernaudin et moi. Montons, cher sire ; allons guetter Guillaume de Blancafort. Si D... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>ne plus nous aider, moi, mon fils ni mes neveux. Or Guillaume va retourner en son pays ; il passera par Orléans. Que me conseillez-vous ?
— Par Dieu ! » dit Girbert, « il faut vêtir le haubert, lacer le heaume et ceindre nos bonnes épées.
— J’ai, » dit Gerin, « été nourri en douce France ; il n’y a pas un taillis, un guichet, un sentier que nous ne connoissions, Hernaudin et moi. Montons, cher sire ; allons guetter Guillaume de Blancafort. Si Dieu veut qu’il s’embatte sur nous, nous aurons raison du plus félon de nos ennemis et nous trancherons d’un seul coup le plus large pan de notre guerre.
— Je m’y accorde donc, » dit le duc Garin.
Ils mangent un peu après midi, donnent l’avoine à leurs chevaux arabes et se couchent pour dormir. Le soir venu, ils se lèvent, demandent le vin et sortent de la cité de Metz. Ils ne sont que trente, mais tous chevaliers de premier choix. Guidés par Do le veneur, ils arrivent la nuit suivante à Bar-le-Duc, passent devant Vitry, entrent en Champagne, côtoient la grande ville de Troyes, longent la forêt d’Ervi et, remontant au-dessus d’Auxerre, atteignent Joigny, puis le Gâtinais par Ferrières, Château-Landon, Étampes. À partir de là, ils suivent la route de Paris, et c’est au-delà d’Étréchy, dans la gorge de Torfou, qu’ils dressent leur embuscade. Les uns se tapissent sous les roches, ou se placent dans quelques-uns des nombreux et beaux jardins qu’on rencontre là de tous côtés. Garin a soin de poster un chevalier sur le tertre voisin de Montlhéry pour les avertir de tout ce qu’il découvrira. Ces dispositions prises, ils attendent l’arrivée de leur ennemi.
Or quand Guillaume de Blancafort vint prendre congé de l’Empereur, celui-ci appelant Bancelin, un chambellan élevé dans la maison de Charles Martel :
« Vassal, » lui dit-il, « vous allez monter ; je vous charge de conduire le marquis<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Guillaume et de le couvrir de mon nom contre tout ennemi. Si d’aventure vous rencontrez Garin, son fils, les fils de son frère Begon ou ses autres neveux, Jofroi d’Anjou, le preux Rigaut, le Bourguignon Auberi, en un mot quelqu’un du lignage loherain, vous leur direz que j’ai mis Guillaume sous ma garde et que j’ai juré, sur la châsse du bon saint Denis, de voir un ennemi mortel dans celui qui oseroit mettre la main sur Guillaume avant son retour à... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Guillaume et de le couvrir de mon nom contre tout ennemi. Si d’aventure vous rencontrez Garin, son fils, les fils de son frère Begon ou ses autres neveux, Jofroi d’Anjou, le preux Rigaut, le Bourguignon Auberi, en un mot quelqu’un du lignage loherain, vous leur direz que j’ai mis Guillaume sous ma garde et que j’ai juré, sur la châsse du bon saint Denis, de voir un ennemi mortel dans celui qui oseroit mettre la main sur Guillaume avant son retour à Blancafort.
— Je ferai, » dit Bancelin, « ce qu’il vous plaît d’attendre de moi. »
Ils sortent de Paris : le comte Guillaume, tout en chevauchant sous la garde du Roi, avoit endossé le blanc haubert sous la chape fourrée ; il avoit garni sa tête d’un chapeau de fer et ses flancs d’une bonne épée. Son coursier, présent d’un roi d’Espagne, étoit le plus rapide qu’on pût trouver en quarante pays. Mais les chevaliers qui l’accompagnoient avoient remis leurs armes aux varlets, qui en avoient chargé les roncins. Pour se garantir de la poussière, ils chevauchoient les chaperons baissés sur le visage, tandis que les varlets, répandus dans les terres, chantoient gaiement les airs nouveaux qu’ils avoient appris à Paris.
Le chevalier posé par Garin à l’avant de la voie les aperçut comme ils étoient encore assez éloignés, il se hâta de revenir à Garin :
« Voici nos ennemis ! » dit-il ; « je les ai fort bien reconnus. »
Garin, à ces mots, sentit le sang lui monter au visage.
« Sainte-Marie ! » dit-il, « je promets d’accroître de soixante hommes le fief de celui qui me vengera de Guillaume. À cheval ! À cheval ! »
Et tout en s’armant, Garin fit une belle oraison :
« Dieu du paradis, qui souffris d’être mis en croix et ressuscitas le troisième jour ! aussi vrai comme tu fis cela, défends aujourd’hui nos corps et confonds tout le parage et les amis de Fromont. Voilà l’un des frères de Fromont le puissant qui<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « me vient croiser le chemin : Dieu, venge-moi du traître glouton ! je vous en prie aussi, sainte Marie, dame du paradis ! » Or, le preux Bancelin, chambellan du Roi, chevauchoit à l’avance de ceux qu’il étoit chargé de garder. Il reconnut aisément le Loherain Garin et, venant droit à lui : « Sire vassal, » dit-il, « l’empereur Pépin a pris en garde le marquis Guillaume pour tout le chemin qui conduit à Blancafort ; n’allez pas lui faire la moi... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>me vient croiser le chemin : Dieu, venge-moi du traître glouton ! je vous en prie aussi, sainte Marie, dame du paradis ! »
Or, le preux Bancelin, chambellan du Roi, chevauchoit à l’avance de ceux qu’il étoit chargé de garder. Il reconnut aisément le Loherain Garin et, venant droit à lui :
« Sire vassal, » dit-il, « l’empereur Pépin a pris en garde le marquis Guillaume pour tout le chemin qui conduit à Blancafort ; n’allez pas lui faire la moindre injure, le Roi ne le pardonneroit jamais, et vous en perdriez tous les fiefs que vous tenez de lui. »
« — Silence, glouton, » répond Girbert : « le roi de France s’imagine nous lier les mains ; et quand ceux-là tuent nos parens et nos amis, il pense les couvrir et les défendre contre nous. Par le saint sépulcre ! il n’en sera pas ainsi. »
Comme il contestoit avec Bancelin, voilà qu’Hernaut voit poindre, du bois qui longeoit le grand chemin, le traître Tiebaut du Plessis, l’auteur de la trahison dont le duc Begon étoit tombé victime ; son cœur tressaillit en pensant que le jour étoit venu de venger son père. Il s’élance de ce côté et, sans donner à Tiebaut le temps de se reconnoître, il l’atteint du fer de son épieu et le fait tomber mort aux pieds de son cheval. Guillaume arrive trop tard pour défendre son neveu ; au moins jure-t-il de le venger : il brandit son épée nue et se précipite sur Hernaut, mais il ne peut entamer l’écu ni traverser les mailles du haubert. Tous deux, fortement armés, ne semblent avoir rien à craindre du tranchant de l’épée ni de la pointe de l’épieu. Enfin, ils se prennent au corps et tombent en même temps de leurs chevaux. Mais Hernaut, plus jeune et plus agile, est le premier à se relever, et frappant à coups redoublés sur le heaume de son ennemi, il écartelle l’écu, fausse les doubles mailles du haubert, fait pénétrer l’épieu dans les chairs<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « et retient Guillaume à terre renversé ruisselant de sang ; « Traître ! » crioit-il, « voici ton dernier jour. À la male heure as-tu porté le grand trésor à Pépin : tout l’or du monde ne te sauveroit pas de la mort. — Chevalier, » s’écria Guillaume éperdu d’épouvante, « pour Dieu ne me tue pas : j’ai pour frère Fromont le puissant ; je suis riche de terre et d’avoir ; mes terres et mon avoir te seront abandonnés. J’entrerai dans un... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>et retient Guillaume à terre renversé ruisselant de sang ;
« Traître ! » crioit-il, « voici ton dernier jour. À la male heure as-tu porté le grand trésor à Pépin : tout l’or du monde ne te sauveroit pas de la mort.
— Chevalier, » s’écria Guillaume éperdu d’épouvante, « pour Dieu ne me tue pas : j’ai pour frère Fromont le puissant ; je suis riche de terre et d’avoir ; mes terres et mon avoir te seront abandonnés. J’entrerai dans un moutier et je me ferai moine, je passerai le reste de mes jours à prier pour vous et pour moi.
— Tu parles pour néant. »
Mais, en ce moment, le Marquis voit venir à lui le cheval d’un de ses hommes déjà mis à mort par les chevaliers Loherains : il rassemble ses forces, se relève, saisit le cheval par le frein, monte sur les arçons et s’enfuit de grande vitesse. Il eût échappé, sans le Loherain Garin qui lui ferma le passage. Garin fit tomber sa bonne épée sur le chapeau de fer battu, trop foible pour résister ; la lame pénétra dans le crâne et la mort suivit de près.
Mais ce n’étoit pas encore assez pour la vengeance. De son épée, le Loherain ouvre le corps du Marquis, en tire le cœur, les poumons et le foie : Hernaut s’empare du cœur qu’il coupe en quatre morceaux, et tous deux, le père et le neveu, parsèment le chemin de ces lambeaux de chair encore palpitante.
Que vous dirai-je ? De tous les compagnons de Guillaume un seul fut épargné, par pitié de son grand âge et de sa décrépitude. Garin le fit approcher :
« Ami, beau frère, écoute-moi : tu vas promettre de te rendre à Lens et d’y conduire le corps de Guillaume de Blancafort. Tu diras à Fromont le puissant que je lui envoie son frère bien-aimé, le meilleur de son lignage. Tu lui diras de le recevoir en échange de Begon de Belin, et que maintenant s’il veut entendre à la paix, je ne l’en dédirai plus. »
Alors ils prennent le corps du Marquis, le placent sur un<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « grand cheval, l’attachent à fortes courroies par les jambes, et à l’aide d’un bâton le maintiennent droit sur la selle dorée, comme s’il eût encore été plein de vie. Cela fait, le vieux chevalier monta en croupe derrière le corps qu’il aidoit à maintenir, et suivit en gémissant le chemin de la cité de Lens, où résidoit le puissant Fromont. VIII. PÉPIN ET FROMONT APPRENNENT LA MORT DE GUILLAUME. — GARIN EN GASCOGNE. Ainsi mourut Guillaum... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>grand cheval, l’attachent à fortes courroies par les jambes, et à l’aide d’un bâton le maintiennent droit sur la selle dorée, comme s’il eût encore été plein de vie. Cela fait, le vieux chevalier monta en croupe derrière le corps qu’il aidoit à maintenir, et suivit en gémissant le chemin de la cité de Lens, où résidoit le puissant Fromont.
VIII. PÉPIN ET FROMONT APPRENNENT LA MORT DE GUILLAUME. — GARIN EN GASCOGNE.
Ainsi mourut Guillaume de Blancafort ; au moins son corps fut-il rendu au comte Fromont de Lens. Mais les corps des chevaliers tués par les Loherains furent abandonnés dans les champs et devinrent, quoique baptisés, la pâture des chiens et des loups. Le bon duc Garin rapporta de Torfou un grand échec de palefrois, de destriers arabes, de gras sommiers chargés de vair et gris, de précieux hanaps et de belles coupes d’or. Son premier soin fut de choisir les quatre plus beaux destriers et de les envoyer à la Reine, qui les reçut de la plus grande joie du monde.
En même temps revenoit à Paris le chambellan Bancelin. Il alla se présenter au Roi qui, le voyant sitôt revenir, voulut savoir où il avoit laissé Guillaume le marquis.
« En nom de Dieu, Sire, il a été surpris ; il est mort.
— Se peut-il, diable ? » s’écria le Roi.
Bancelin reprit :
« Il chevauchoit tranquillement sous notre garde, lui et sa riche compagnie, quand je reconnus un peu au-delà de Montlhéry le Loherain Garin, son fils et ses deux neveux. Je m’avançai vers le Duc ; je lui dis que Guillaume de Blancafort étoit en votre conduit, et qu’il se gardât de l’attaquer<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « quer. Peu s’en fallut qu’il ne me frappât le premier ; Guillaume et ses trente-six chevaliers furent tous mis à mort, à commencer par Tiebaut du Plessis, qui tomba percé de l’épieu du jeune Hernaudin. » « — Et ce fut raison, » dit aussitôt l’Emperière ; « Tiebaut avoit fait la trahison, brassé la mort du duc Begon de Belin. — Paix ! dame, » reprit le Roi ; « vous pourriez bien être pour quelque chose en tout cela ; mais, sachez-le bien... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>quer. Peu s’en fallut qu’il ne me frappât le premier ; Guillaume et ses trente-six chevaliers furent tous mis à mort, à commencer par Tiebaut du Plessis, qui tomba percé de l’épieu du jeune Hernaudin. »
« — Et ce fut raison, » dit aussitôt l’Emperière ; « Tiebaut avoit fait la trahison, brassé la mort du duc Begon de Belin.
— Paix ! dame, » reprit le Roi ; « vous pourriez bien être pour quelque chose en tout cela ; mais, sachez-le bien, j’en jure le corps de saint Denis : de ma vie je ne pardonnerai au Loherain Garin la mort d’un baron que j’avois pris en garde. Berart, allez saisir le château de Belin, Montesclavorin, la Valdonne ; jamais les deux neveux de Garin ne tiendront terre de moi. Je les donnerai au puissant Fromont, pour le consoler de la mort de Guillaume le marquis.
— Vous avez tort, » dit l’Emperière ; « au lieu de vous en prendre à l’héritage de deux enfans, que n’allez-vous plutôt saisir la ville de Metz ?
— Vous raillez à contretemps, Blanchefleur ; vous savez bien que je l’essaierois en vain. Mais en dépit de tout ce que vous avez pu jurer et promettre, il en sera ce que j’ai dit.
— Oh ! je sais, » dit Blanchefleur, « que vous avez un vrai cœur de matin, et que c’est bien mal employer son temps de vous servir. Dieu ! que ne suis-je encore en Maurienne ! au moins pourrois-je m’y venger de mes vrais ennemis. Mais quant à Garin, ne pensez pas le dépouiller ; non, de par le Dieu qui n’a jamais menti ! Promettez-lui tant que vous voudrez une haine sans fin, il n’en restera pas moins au-dessus de ses ennemis ; et je m’en réjouirai, car il a le cœur noble et loyal ; jamais il n’a donné l’exemple de la trahison. Mais vos Bordelois sont tous félons, voleurs, ennemis de Dieu : le plus grand chagrin de Fromont, c’est de n’avoir pas encore vendu Jésus. Ah ! Roi, qu’avez-vous fait ? n’est-ce pas renoncer à Dieu que<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de faire ainsi défaut aux barons qui vous ont le mieux défendu ? — Dame, vous perdez belle occasion de vous taire ! » Ce fut la seule réponse de Pépin. Mais Garin, vengé de Guillaume de Blancafort et de Tiebaut du Plessis, ses deux mortels ennemis, revint à Étampes, passa la Beauce, arriva à Orléans et apprit à la belle Héloïs, à Jofroi, à Hernaïs, le succès de sa chevauchée ; puis il envoya ses lettres au Bourguignon Auberi, à Salomon de B... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>de faire ainsi défaut aux barons qui vous ont le mieux défendu ?
— Dame, vous perdez belle occasion de vous taire ! »
Ce fut la seule réponse de Pépin.
Mais Garin, vengé de Guillaume de Blancafort et de Tiebaut du Plessis, ses deux mortels ennemis, revint à Étampes, passa la Beauce, arriva à Orléans et apprit à la belle Héloïs, à Jofroi, à Hernaïs, le succès de sa chevauchée ; puis il envoya ses lettres au Bourguignon Auberi, à Salomon de Bretagne, pour les inviter à venir le joindre le plus tôt qu’ils pourront à Blaives ; lui-même arriva dans cette ville avec Girbert, Gerin et Hernaut. Le premier soin de Gerin fut de prendre la féauté des hommes de la grande terre du duc Milon. Le lendemain arriva le chambellan du roi Pépin ; il étoit chargé de saisir l’héritage.
« Qu’est-ce diable ? » dit le duc Garin aux hommes du Roi, « je veux bien vous donner le temps de déguerpir, si vous tenez à votre vie. Mais nous n’accordons pas au Roi le droit de dépouiller ses princes, quand ils n’ont pas méfait. Dites-lui que s’il s’est allié à Fromont, il n’a qu’à se mettre en garde ; nous pourrons troubler ses veilles et lui causer bien des ennuis ! »
Le chambellan du Roi revint à Paris.
« Eh bien ! Berart, » dit Pépin, « pourquoi n’êtes-vous pas sur les terres dont je vous ai donné la garde ?
— En nom de Dieu, Sire, ces terres ne sont pas vôtres ; Hernaut et Gerin les ont retenues et nous en ont chassé.
— Ah ! » dit la Reine, « vous avez demandé qu’on vous servît tels morceaux.
— Taisez-vous, dame. Par saint Denis ! dussiez-vous enrager, je saurai bien les en faire repentir.
— Cela, » dit l’Emperière, « est bien possible, et je n’entends pas me prendre avec vous de querelle. Mais enfin, toujours faut-il s’en tenir au droit, si l’on ne veut pas renoncer à Dieu. »
Cependant Hernaïs, Auberi, Jofroi, Salomon arrivent à Blaives ; le vaillant Duc réunit et loue tant de chalands et de<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « nefs que tout le port en est encombré. Au lever du soleil ils entrent dans le grand fleuve et mettent quatre jours à passer les hommes et le grand charroi. De l’autre côté de la rive l’attendoit le baron Rigaut avec Gui de Bigorre, Gasse, Landri, six cents bons chevaliers et un millier d’arbalestiers. Rigaut alla d’abord baiser Gerin et son frère Hernaut. « Vous êtes les bien venus » dit-il ; « car depuis votre départ nous avons eu grandement... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>nefs que tout le port en est encombré. Au lever du soleil ils entrent dans le grand fleuve et mettent quatre jours à passer les hommes et le grand charroi. De l’autre côté de la rive l’attendoit le baron Rigaut avec Gui de Bigorre, Gasse, Landri, six cents bons chevaliers et un millier d’arbalestiers.
Rigaut alla d’abord baiser Gerin et son frère Hernaut.
« Vous êtes les bien venus » dit-il ; « car depuis votre départ nous avons eu grandement à souffrir. Les Bordelois nous ont serrés de près, nous étions en trop petit nombre ; nous n’avons pu leur résister. L’autre jour ils ont tué mon frère Garnier qui, s’il eût vécu, auroit été bon chevalier. Nous ne tenons plus à rien ; et si nous venions à mourir, mon père Hervis resteroit seul par delà Bordeaux. C’est votre terre ; vous êtes tenus de la défendre.
— Telle est aussi notre intention, » répond Hernaut.
« Mais, » dit Gerin, « il n’y a pas à perdre de temps. Voilà tous nos hommes passés ; il faut prendre nos dispositions. Vous, vilain Hervis, vous ferez un cri sur la terre dont notre père vous a saisi ; vos gens fourniront l’ost de pain, du vin et des denrées dont nous avons besoin. Une fois dans le jeu nous devons tous le bien tenir, et, par la pître que les pèlerins réclament ! on verra si je crains de me lever matin. »
Quand l’ost se fut reposé une seule nuit, Garin, son fils et ses neveux préparèrent tout pour le départ. L’avant-garde marcha avec les fils du vilain Hervis, avec Guirré qui tenoit Gironville. Auberi, Jofroi d’Anjou, Garnier de Paris furent à l’arrière-garde, et l’on plaça dans le milieu tout le charroi. À peine paroissent-ils en Gascogne que tous les habitans sont frappés d’épouvante. Les vilains s’enfuient, les maisons, les fermes, les villages sont livrés aux flammes ; Garin ne trouve pas un château qui lui résiste. Il emporte la bonne ville d’Aix, en fait réparer les murs et creuser les<noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/58
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « concernant l’opéra. Les fonds lui manquent & le Sieur Compain, valet de chambre de la Reine, qui lui en fournissoit, semble se dégoûter d’un repréfentant ne faisant que des sottises & de plus en plus désagréable aux acteurs, danseurs, ménestriers & au public ; ensorte qu’on présuée qu’il se servira de son crédit auprès de S. M. pour faire expulser ce Directeur. On pense que pour plus de solidité on lui substituera une Compagnie. Jamais machine... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>concernant l’opéra. Les fonds lui manquent & le Sieur Compain, valet de chambre de la Reine, qui lui en fournissoit, semble se dégoûter d’un repréfentant ne faisant que des sottises & de plus en plus désagréable aux acteurs, danseurs, ménestriers & au public ; ensorte qu’on présuée qu’il se servira de son crédit auprès de S. M. pour faire expulser ce Directeur. On pense que pour plus de solidité on lui substituera une Compagnie. Jamais machine n’a été si difficile à consolider que celle de ce spectacle. 31 Juillet 1778. Pour suppléer à la foire Saint-Ovide qu’on supprime, on va rouvrir décidément la foire Saint-Laurent : c’est-là que le Sieur l’Ecluse, ancien acteur de l’opéra-comique de Paris, se propose de donner un spectacle varié de différens genres, mêlé de pieces poissardes, pantomimes, à spectacle & divertissemens. En conséquence il invite les auteurs qui voudront courir ces diverses carrieres de lui communiquer leurs ouvrages.
1 Août. Pendant le Ministère de M. Turgot & l’Administration de la Police exercée par M. Albert, plusieurs particuliers avoient profité de la liberté introduite fous ces Messieurs pour réalifer divers Projets : entr’autres un Sieur le Rey avoit formé un Bureau d’indication dans cette Capitale, qui a subsisté jusqu’à présent ; il répandoit même dans les Provinces des affiches pour se faire connoître. Le Gouvernement, actuel, sous prétexte que ces fortes d’établissemens ont besoin de son attache pour en faire la fûreté & établir la confiance, par un Arrêt du Conseil du 12 Juin, publié depuis peu, a renversé la spéculation du Sieur le Rey.<noinclude>
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>concernant l’opéra. Les fonds lui manquent & le Sieur Compain, valet de chambre de la Reine, qui lui en fournissoit, semble se dégoûter d’un représentant ne faisant que des sottises & de plus en plus désagréable aux acteurs, danseurs, ménestriers & au public ; ensorte qu’on présume qu’il se servira de son crédit auprès de {{S. M.}} pour faire expulser ce Directeur. On pense que pour plus de solidité on lui substituera une Compagnie. Jamais machine n’a été si difficile à consolider que celle de ce spectacle.
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''31{{lié}}Juillet 1778.'' Pour suppléer à la foire Saint-Ovide qu’on supprime, on va rouvrir décidément la foire Saint-Laurent : c’est-là que le Sieur l’Ecluse, ancien acteur de l’opéra-comique de Paris, se propose de donner un spectacle varié de différens genres, mêlé de pieces poissardes, pantomimes, à spectacle & divertissemens. En conséquence il invite les auteurs qui voudront courir ces diverses carrieres de lui communiquer leurs ouvrages.<section end="juillet"/>
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<section begin="août"/>''1{{lié}}Août.'' Pendant le Ministere de {{M.|Turgot}} & l’Administration de la Police exercée par {{M.|Albert}}, plusieurs particuliers avoient profité de la liberté introduite sous ces Messieurs pour réaliser divers Projets : entr’autres un Sieur le{{lié}}Rey avoit formé un ''Bureau d’indication'' dans cette Capitale, qui a subsisté jusqu’à présent ; il répandoit même dans les Provinces des affiches pour se faire connoître. Le Gouvernement, actuel, sous prétexte que ces sortes d’établissemens ont besoin de son attache pour en faire la sûreté & établir la confiance, par un Arrêt du Conseil du 12{{lié}}Juin, publié depuis peu, a renversé la spéculation du Sieur le{{lié}}Rey.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « fossés, y laisse une bonne garde, puis il ruine Morlans et Ortès. Quand le pays fut conquis, l’armée revint mettre le siège devant Bordeaux, où nous laisserons les Loherains pour parler du vieux chevalier qui conduisoit à Lens le corps de Guillaume de Blancafort. Le fils de Guillaume (il avoit le même nom que son cousin et le même surnom que son oncle Guillaume), le hautain Fromondin, étoit alors penché sur le pont tournant du château. Il avoit sur... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>fossés, y laisse une bonne garde, puis il ruine Morlans et Ortès. Quand le pays fut conquis, l’armée revint mettre le siège devant Bordeaux, où nous laisserons les Loherains pour parler du vieux chevalier qui conduisoit à Lens le corps de Guillaume de Blancafort.
Le fils de Guillaume (il avoit le même nom que son cousin et le même surnom que son oncle Guillaume), le hautain Fromondin, étoit alors penché sur le pont tournant du château. Il avoit sur le poing un épervier et, tout en lui faisant gorge de l’aile d’un poulet, il regarde devant lui, voit approcher le Gascon, le reconnoît et s’émerveille de l’étrange fardeau dont il s’est embarrassé.
« D’où viens-tu, sire vieillard, » lui demande-t-il, « et comment le fait mon cher père, le marquis Guillaume ?
— Je vais vous le dire. À la male heure a-t-il porté les présens au Roi ; Garin et son fils Girbert l’ont mis à mort. Il fut par eux rencontré sous Torfou, comme nous venions de quitter Paris ; de tous ceux qui chevauchoient avec lui, je suis le seul qu’ils épargnèrent, par pitié de mon grand âge. Mais ils me firent promettre de vous ramener mon seigneur Guillaume ; venez le prendre ; je sens que je ne pourrois le soutenir plus longtemps. »
Fromondin à ces paroles eut peine à conserver sa raison ; il jette l’épervier, s’approche vivement du corps qu’il saisit dans ses bras et qu’il dépose doucement à terre. Alors, il presse de ses lèvres le visage sanglant et les yeux troubles de son père, jusqu’à ce qu’il tombe sur lui pâmé. Plusieurs chevaliers avoient suivi Fromondin du regard, ils ne savent ce qui lui a pris et s’imaginent qu’il a été frappé de mort subite. Ils courent çà et là, pleurant, jetant de hauts cris, si bien que la rumeur gagne les chambres où se tenoit le comte Fromont.
« À vos armes, chevaliers ! au bruit que l’on fait, ce doit être une bataille ennemie qui s’est appro<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « chée des murs. N’en laissons pas retourner un seul. — Ce n’est pas une bataille ennemie, » dit alors le comte Savari ; « c’est tout une autre affaire : c’est votre frère Guillaume de Blancafort que l’on vous amène mort. » Qui pourroit dire la surprise et la douleur de Fromont ? Il sort du palais, arrive où son frère étoit étendu, le corps traversé de larges blessures. Il se pâme sur lui et, quand il put parler : « Ah ! » dit-il, « que... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>chée des murs. N’en laissons pas retourner un seul.
— Ce n’est pas une bataille ennemie, » dit alors le comte Savari ; « c’est tout une autre affaire : c’est votre frère Guillaume de Blancafort que l’on vous amène mort. »
Qui pourroit dire la surprise et la douleur de Fromont ? Il sort du palais, arrive où son frère étoit étendu, le corps traversé de larges blessures. Il se pâme sur lui et, quand il put parler :
« Ah ! » dit-il, « que vous fûtes à la male heure, franc et gentil chevalier ! Qui vous tua ne sera jamais mon ami. À Dieu ne plaise qu’il soit parlé d’accord avant que la vengeance en soit prise et que j’aie fendu le meurtrier jusqu’à la poitrine. »
« Sire, » dit alors le vieux chevalier gascon, « Garin de Metz m’a fait promettre de vous dire que le marquis Guillaume est l’échange de Begon de Belin, dont la mort lui causa si grand deuil ; frère pour frère : et que maintenant il peut entendre à la paix. »
Fromont ne répondit pas ; avant tout il falloit s’occuper du service de celui qu’on pleuroit. On le transporte dans le palais, on l’embaume, puis on l’étend sur une bière. On le couvre d’un paile brun de Sardaigne, on l’entoure de cierges allumés. Arrive la grande presse des prêtres revêtus qui recommandent l’âme à Dieu ; il est veillé toute la nuit, et le lendemain, au point du jour, il est porté au moutier de Sainte-Urgale. L’Abbé chanta la messe ; c’est au milieu des larmes et des cris qu’on enfouit le corps, non loin de l’endroit où reposoient déjà plusieurs des enfans ou neveux du puissant Fromont.
Le service achevé, on revint au palais pour y continuer le deuil et les larmes. Guillaume de Montrain dit :
« Sire Fromont, jamais long deuil n’a fait le moindre profit : nous devons tous mourir ; il n’est pas un parrain qui puisse en garantir son filleul.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Or, quand il vous arriva de renvoyer au Loherain Garin le corps du palatin Begon, les pleurs et les cris furent aussi grands autour de sa bière qu’aujourd’hui, dans votre cité de Lens, autour de mon cher frère Guillaume. Prenons donc réconfort. Et puisque nous avons perdu le marquis de Blancafort, Eudon de Saint-Quentin et plusieurs de vos enfans, nous pouvons envoyer à Garin un message pour lui demander trêve, accepter l’échange qu’il nous propose... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Or, quand il vous arriva de renvoyer au Loherain Garin le corps du palatin Begon, les pleurs et les cris furent aussi grands autour de sa bière qu’aujourd’hui, dans votre cité de Lens, autour de mon cher frère Guillaume. Prenons donc réconfort. Et puisque nous avons perdu le marquis de Blancafort, Eudon de Saint-Quentin et plusieurs de vos enfans, nous pouvons envoyer à Garin un message pour lui demander trêve, accepter l’échange qu’il nous propose et redevenir bons amis pour l’avenir. En vérité, si cette guerre dure encore longuement, nous aurons bien d’autres sujets de cris et de pleurs. »
« Ah ! » s’écria Fromont, joignant les pieds et rougissant de colère, « qu’oses-tu bien dire là, fils de putain ! c’est à Paris qu’il falloit consentir à l’accord. Mais je le savois bien ; tel qui se montre le premier à conseiller la guerre est le dernier à prendre l’écu.
— Écoutez-moi plutôt, cher oncle, » dit alors l’orgueilleux Fromondin, le fils du marquis Guillaume, « plût à Dieu que votre grand sens accrût le mien : mais si vous consentiez à me recevoir pour tenir les terres et les hommes de mon cher père, j’ai bon espoir qu’avant deux ans je saurois bien vous rendre le Loherain Garin, mort ou navré, ou pour le moins prisonnier. »
« — Ainsi t’aide Dieu, cher neveu ! » dit Fromont. « Que tous les hommes de la terre de mon cher frère le sachent bien, je donne le fief de Guillaume le marquis à mon neveu Fromondin ; et je veux que les hommes de la terre le servent comme leur seigneur, dans la guerre que nous avons à soutenir ! »
Les chevaliers gascons arrivèrent et firent ce que le comte puissant demandoit d’eux.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « IX. FROMONDIN L'ORGUEILLEUX EN VERMANDOIS. — MORT DE HUON DE CAMBRAI. — DÉSOLATION EN LOHERAINE. Fromondin de Blancafort eut bientôt réuni quinze mille de ses amis qu’il se hâta de conduire devant Cambrai. À l’avant-garde étoient Bernart de Naisil, Forcon, Huon, Guichart et Jocelin, Galeran et Gaudin son frère, Anjorran de Couci, Clarembaut de Vendeuil. Les boutefeux et les fourrageurs s’avancèrent les premiers dans la campagne, surprenant les... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>IX. FROMONDIN L'ORGUEILLEUX EN VERMANDOIS. — MORT DE HUON DE CAMBRAI. — DÉSOLATION EN LOHERAINE.
Fromondin de Blancafort eut bientôt réuni quinze mille de ses amis qu’il se hâta de conduire devant Cambrai. À l’avant-garde étoient Bernart de Naisil, Forcon, Huon, Guichart et Jocelin, Galeran et Gaudin son frère, Anjorran de Couci, Clarembaut de Vendeuil. Les boutefeux et les fourrageurs s’avancèrent les premiers dans la campagne, surprenant les proies, tuant les pâtres et brûlant les métairies. Huon de Cambrai se ressouvint qu’autrefois Fromont, Bauduin, Isoré l’avoient ainsi mis en échec dans sa bonne cité, et comment il avoit rudement châtié les fourrageurs. Il sortit avec quatre-vingts chevaliers, fondit sur les pillards, en tua plus de soixante et refoula les autres sur la grande bataille. Fromondin, témoin de la poursuite, au lieu de l’arrêter, alla poster ses hommes dans le vallon qu’ils venoient de dépasser et par lequel ils dévoient revenir. Voilà donc Huon de Cambrai cerné par ses mortels ennemis.
Quand les fourrageurs eurent disparu, il reprend le chemin de la ville et vient justement tomber sur l’embûche que Fromondin avoit dressée. Le héros se défendit comme un lion furieux : vingt fois son branc d’acier tomba sur les heaumes qu’il ouvroit et dont il faisoit jaillir mille étincelles. Il vit tomber tous ses compagnons autour de lui : quand l'écu échappa de ses mains, il pressa de l’éperon son grand cheval qui fléchit, tomba et se releva sans lui faire abandonner la selle dorée : mais Fromondin et l’orgueilleux Guillaume arrivèrent pour lui fermer le passage et<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « achever le coursier. Huon tenant de ses deux mains le branc acéré frappoit encore autour de lui. « Ber, » lui cria l’orgueilleux Fromondin, « rends-toi ; j’aurois regret de te voir mourir. — Huon dit : « Promettez de me laisser la vie, et je consens à baisser mon épieu. — J’y engage ma foi, » dit Fromondin. Huon alors tendit son glaive ; il fut désarmé. Mais voilà que survient Bernart de Naisil : « Comment, neveu, » dit-il, « Huon vit en... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>achever le coursier. Huon tenant de ses deux mains le branc acéré frappoit encore autour de lui.
« Ber, » lui cria l’orgueilleux Fromondin, « rends-toi ; j’aurois regret de te voir mourir.
— Huon dit : « Promettez de me laisser la vie, et je consens à baisser mon épieu.
— J’y engage ma foi, » dit Fromondin.
Huon alors tendit son glaive ; il fut désarmé. Mais voilà que survient Bernart de Naisil :
« Comment, neveu, » dit-il, « Huon vit encore ?
— Oui, cher sire ; je l’ai reçu prisonnier et je lui ai garanti qu’on ne le tueroit pas.
— Mauvaise garantie. »
Et sans donner à Fromondin le temps de l’arrêter, le traître lève son épieu sur Huon de Cambrai et lui ouvre la tête.
« Ah ! Fromondin, » s’écria-t-il, « tu m’as trahi ! beau sire Dieu de vérité, je suis un grand pécheur, aie merci de mon âme ! »
Ce disant, il tendit la main, prit entre ses doigts trois brins d’herbe, fit sur eux le signe de la croix, les mit à ses lèvres et les reçut pour corpus Domini. L’âme aussitôt s’en alla et le corps s’étendit. Grande fut la colère de Fromondin :
« Bernart, » dit-il, « vous m’avez honni ; vous avez tué le meilleur homme qui jamais ait vécu.
— Il avoit déjà trop duré, » répondit Bernart, « et plût à Dieu qu’il en fût ainsi de tout son lignage ; la guerre entre nous seroit plus tôt assouvie. »
Voilà le preux sire de Cambrai parti pour l’autre siècle : mais Fromondin ne pouvoit espérer d’emporter la forte ville de Cambrai, elle étoit trop bien défendue. Le camp fut levé, et l’armée, après avoir brûlé, dépouillé les campagnes, entra dans le Hainaut où nulle résistance ne fut opposée à ses ravages ; car Gautier, le frère de Huon de Cambrai, étoit avec tous ses chevaliers dans l’ost du Loherain Garin, en Gascogne.
De Hainaut Fromondin conduit l’armée devant Verdun que tenoit le riche Lancelin. Lancelin étoit homme du bon<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « duc de Metz ; mais il lui en coûta peu de mentir sa foi au profit de ses parens et de ses amis. Ils tendirent leurs tentes et pavillons le long de la rivière de Meuse qu’ils passèrent le lendemain matin. Les voilà donc en Loheraine, brûlant, dévastant, dépouillant les campagnes, et répandant l’épouvante jusque dans le val de Metz. Un messager se rendit en Gascogne pour apprendre à Garin que la terre de son héritage étoit devenue la proie du puissa... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>duc de Metz ; mais il lui en coûta peu de mentir sa foi au profit de ses parens et de ses amis. Ils tendirent leurs tentes et pavillons le long de la rivière de Meuse qu’ils passèrent le lendemain matin. Les voilà donc en Loheraine, brûlant, dévastant, dépouillant les campagnes, et répandant l’épouvante jusque dans le val de Metz. Un messager se rendit en Gascogne pour apprendre à Garin que la terre de son héritage étoit devenue la proie du puissant Fromont, et que le bon vassal Huon de Cambrai avoit perdu la vie.
« Seigneurs barons, » dit le Duc à ses amis, « l’évêque Lancelin a livré passage à l’ost de Fromont. Puisse Dieu me permettre de venger Huon en châtiant le faux moine et le traître évêque ! »
« — Le meilleur parti, » dit le duc Auberi, « seroit de quitter la terre de Gascogne où nous avons trop séjourné. Nous avons assez fait de mal aux Bordelois : laissons ici ceux que Begon, mon cher oncle, a casés et établis, Rigaut, Forqueré, le vilain Hervis aux grenons fleuris, Fouquier le maire et ses quatorze fils ; ce sont des bons chevaliers, ils sauront bien se défendre. Vous, bel oncle, vous manderez Oger l’Allemand, Gerard de Liège, les deux Tierri des monts d’Aussai et d’Ardenne ; vous les semondrez de vous joindre devant le Neufchastel. Nous retournerons tous en Loheraine, et bientôt Fromont souhaitera de n’y avoir jamais mis le pied. »
« Le conseil est fort bon, » dit le duc Garin, « demain nous quitterons ce pays. » On donna une dernière alerte aux Bordelois ; puis, à peine rentrés au camp, on abattit les trefs, on replia les tentes et pavillons, on troussa les sommiers chargés des plus riches proies, et l’on prit le chemin de Blaives. Hervis, Rigaut, Fouquier et ses fils prirent congé des Loherains ; ceux-ci, après avoir passé le grand fleuve de Gironde, ravagèrent le pays de Berri. Puis<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ils franchirent la Loire, gagnèrent Chenevières, ville anciennement ruinée par les Sarrasins, couverte alors de bruyères, et prirent gîte dans la ville de Sens : le lendemain, ils furent à Troyes. En entrant sur le grand fief d’Auberi, Garin défendit d’y prendre la moindre chose ; ils atteignirent Bar-sur-Aube et Vignori qui se dresse sur un tertre : ils passèrent la Marne, traversèrent Rimancourt et firent une halte à Saint-Belin : de là, ils envo... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>ils franchirent la Loire, gagnèrent Chenevières, ville anciennement ruinée par les Sarrasins, couverte alors de bruyères, et prirent gîte dans la ville de Sens : le lendemain, ils furent à Troyes. En entrant sur le grand fief d’Auberi, Garin défendit d’y prendre la moindre chose ; ils atteignirent Bar-sur-Aube et Vignori qui se dresse sur un tertre : ils passèrent la Marne, traversèrent Rimancourt et firent une halte à Saint-Belin : de là, ils envoyèrent leurs fourrageurs et boutefeux dans toute la campagne de Chaumont. Le sac du Bassigny dura trois jours : ils en rapportèrent de grandes et plantureuses proies, trouvées dans les châteaux, donjons et fortes maisons du pays.
Pendant que les Loherains laissoient ainsi de larges traces de leur passage en Bassigny, l’Allemand Oger, Tierri des monts d’Aussai, Gerart de Liège étoient entrés dans Metz ; Garin et tous les hommes qu’il ramenoit de Gascogne les y retrouvèrent au terme de leur grande chevauchée. Si la grande cité n’eut rien à craindre des gens de Fromont, tout le reste de la contrée fut abandonné à leur fureur. Le riche et noble fief de Garin devint une terre inculte, abandonnée, sauvage. Depuis les temps des guerres de Girart de Roussillon contre Charles Martel, jamais le pays de douce France ne fut aussi complètement ruiné, d’un côté par les Loherains, de l’autre par les Bordelois. Dans les villes, dans les bourgs, dans les métairies, on ne voyoit plus de moulins tourner, les cheminées ne fumoient plus ; les coqs avoient cessé leurs chants et les grands chiens leurs abois. L’herbe croissoit dans les maisons et même entre les pavés de chaque église ; car les prouvaires avoient abandonné le service de Dieu et les crucifix brisés gisoient sur la terre. Le pèlerin eût fait six journées sans trouver qui lui donnât un tronçon de pain ou une goutte de vin. Les francs hommes n’avoient plus de procès avec<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « leurs voisins ; les ronces, les épines croissoient à la place des anciens villages. Ah ! maudit l’empereur Pépin qui souffre ainsi la ruine des domaines qui tiennent de lui : à la male heure avoit-il reçu les dons de Guillaume de Blancafort ! »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>leurs voisins ; les ronces, les épines croissoient à la place des anciens villages. Ah ! maudit l’empereur Pépin qui souffre ainsi la ruine des domaines qui tiennent de lui : à la male heure avoit-il reçu les dons de Guillaume de Blancafort !<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « »
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « VII. LA MORT DE FROMONT. Un jour, Fromondin prit son oncle à conseil. « Voilà, » lui fait-il, « longtemps que nous sommes en ce pays de Loheraine : nous l’avons ruiné, brûlé, sans y trouver grand profit : car la cité de Metz n’a pas même été assiégée par notre armée. Voyez si nous ne pourrions pas mieux faire. Il y a près de Metz une colline aride qui est couronnée d’un petit bois : si nous ménagions dans ce buisson un, deux ou trois bon... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>VII. LA MORT DE FROMONT.
Un jour, Fromondin prit son oncle à conseil.
« Voilà, » lui fait-il, « longtemps que nous sommes en ce pays de Loheraine : nous l’avons ruiné, brûlé, sans y trouver grand profit : car la cité de Metz n’a pas même été assiégée par notre armée. Voyez si nous ne pourrions pas mieux faire. Il y a près de Metz une colline aride qui est couronnée d’un petit bois : si nous ménagions dans ce buisson un, deux ou trois bons aguets ; si dans chacun de ces aguets nous tenions trois mille fauvétus, je pourrois aller pourchasser la proie jusqu’aux portes de la ville ; et si le duc Garin venoit à me poursuivre jusqu’à ces aguets, il ne nous échapperoit plus.
— Par saint Denis ! » dit Fromont, « voilà vraiment un bon conseil ; il faut le suivre. »
Fromondin avertit aussitôt une partie des chevaliers de l’ost de prendre les armes, de vêtir les hauberts, lacer les heaumes, ceindre les épées, empoigner les épieux, et seller.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « les destriers. On part de Verdun vers le milieu du jour ; on arrive dans le bois de Valgelin avant le nouveau soleil, et Fromondin choisit aussitôt le couvert où ses chevaliers devront se tenir cachés, en attendant un signal pour fondre sur leur mortel ennemi. Et quand l’aube commençoit à crever la nuit, Fromondin s’arme et fait armer vingt chevaliers : dix pour frapper de la pointe des épieux ou du branc des épées ; les dix autres pour chasser et re...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>les destriers. On part de Verdun vers le milieu du jour ; on arrive dans le bois de Valgelin avant le nouveau soleil, et Fromondin choisit aussitôt le couvert où ses chevaliers devront se tenir cachés, en attendant un signal pour fondre sur leur mortel ennemi.
Et quand l’aube commençoit à crever la nuit, Fromondin s’arme et fait armer vingt chevaliers : dix pour frapper de la pointe des épieux ou du branc des épées ; les dix autres pour chasser et recueillir la proie. Ils arrivent devant Metz au moment où finissoit la messe du matin, et comme les bourgeois rentroient des moutiers dans leurs logis. Fromondin se mêle à eux comme s’il appartenoit, lui et ses chevaliers, à la mesnie du duc Garin. Ils passent ainsi la porte : alors Fromondin fait tomber son épieu sur la tête d’un bourgeois et le tue ; ses chevaliers en traitent vingt autres de même ; puis ils reviennent à la porte et la repassent avant qu’on l’ait refermée. La cloche d’alarme retentit et l’effroi se répand dans la ville.
Garin, en ce moment, se déjeunoit en petite compagnie ; car il aimoit à manger de grand matin. Le sénéchal qui le servoit de ses viandes entend un grand bruit, avance la tête en dehors de la fenêtre, voit près des murailles étinceler le feu des heaumes et distingue le pennon, le cheval noir de l’orgueilleux Fromondin. Il avertit le duc Garin dont le visage rougit aussitôt de colère.
« Appelez-moi, » dit-il, « Girbert, Hernaut et Gerin : armez-vous, beau fils et beaux neveux, faites armer vos chevaliers ; et si l’on vient à joindre l’orgueilleux Fromondin, j’entends qu’on ne le ramène pas vivant ; j’accroîtrai de vingt hommes le fief de celui qui le tuera. ».
Les paroles de Garin éveillent la convoitise des chevaliers ; ils lacent les heaumes à la hâte, le plus grand nombre ne prend pas même le temps de vêtir le haubert. Garin les trouve aussitôt que lui aux<noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/60
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « {{brn|1}} <nowiki/> 2 Août 1778. Le Sieur de Beaumarchais n’a pas manqué de répandre à Aix un Mémoire, où dès le titre il s’annonce pour un persifleur. Il porte : Réponfe ingénue du Sieur Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, à la Consultation très-injurieuse répandue à Aix par le Sieur Falcoz Comte de la Blache. Il est daté du 17 Juin & signé de Maîtres Romeau Tributis & Pazery, Avocats de Provence, M. de St. Marc, Conseiller Rapporteur. Il... »
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2 Août 1778. Le Sieur de Beaumarchais n’a pas manqué de répandre à Aix un Mémoire, où dès le titre il s’annonce pour un persifleur. Il porte : Réponfe ingénue du Sieur Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, à la Consultation très-injurieuse répandue à Aix par le Sieur Falcoz Comte de la Blache. Il est daté du 17 Juin & signé de Maîtres Romeau Tributis & Pazery, Avocats de Provence, M. de St. Marc, Conseiller Rapporteur. Il résulte de cet écrit, quant au fond, que les Magistrats, en voyant comme hommes que le Sr. de Beaumarchais n’est rien moins qu’intact, ne pourront le condamner comme juges, par son adresse à couvrir son escroquerie.
3 Août. M. le Duc de Chartres n’est arrivé de Versailles qu’hier au soit à cinq heures ; tout le Palais étoit rempli de courtisans qui l’attendoient. L’abbé de Launay lui a présenté à la descente de son carrosse une piece de vers intitulée Bulletin du Parnasse. Le Prince a eu peine à monter ses escaliers à cause de la foule qui l’entouroit ; peu après il s’est rendu à l’opéra pour y recueillir de nouvelles acclamations de joie.
3 Août. L’ignorance où l’on est encore en France sur la maniere d’exploiter les mines, ce qui oblige d’avoir recours à des étrangers pour les mettre à la tête de ces travaux, est le motif sur lequel on établit la fondation faite par le Roi à la Monnoye depuis peu, d’une chaire de Professeur en Métallurgie & en Minéralogie Docimastique. Les Lettres patentes font. du 11 Juin, & l’enrégistrement en ladite Cour du 8 Juillet.<noinclude>
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''2{{lié}}Août 1778.'' Le Sieur de Beaumarchais n’a pas manqué de répandre à Aix un Mémoire, où dès le titre il s’annonce pour un persifleur. Il porte : ''Réponse ingénue du Sieur Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, à la Consultation très-injurieuse répandue à Aix par le Sieur Falcoz Comte de la Blache.'' Il est daté du 17{{lié}}Juin & signé de Maîtres Romeau Tributis & Pazery, Avocats de Provence, {{M.|de}} {{St|Marc|nx,pt}}, Conseiller Rapporteur. Il résulte de cet écrit, quant au fond, que les Magistrats, en voyant comme hommes que le {{Sr.|de}} Beaumarchais n’est rien moins qu’intact, ne pourront le condamner comme juges, par son adresse à couvrir son escroquerie.
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''3{{lié}}Août.'' {{M.|le}} Duc de Chartres n’est arrivé de Versailles qu’hier au soir à cinq heures ; tout le Palais étoit rempli de courtisans qui l’attendoient. L’abbé de Launay lui a présenté à la descente de son carrosse une piece de vers intitulée ''Bulletin du Parnasse.'' Le Prince a eu peine à monter ses escaliers à cause de la foule qui l’entouroit ; peu après il s’est rendu à l’opéra pour y recueillir de nouvelles acclamations de joie.
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''3{{lié}}Août.'' L’ignorance où l’on est encore en France sur la maniere d’exploiter les mines, ce qui oblige d’avoir recours à des étrangers pour les mettre à la tête de ces travaux, est le motif sur lequel on établit la fondation faite par le Roi à la Monnoye depuis peu, d’une chaire de Professeur en Métallurgie & en Minéralogie Docimastique. Les Lettres patentes sont du 11{{lié}}Juin, & l’enrégistrement en ladite Cour du 8{{lié}}Juillet.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>portes de la ville. Mais Fromondin, qui ne les attendoit pas si tôt, soutint jour effort avant d’avoir pu se rapprocher du breuil. La lutte fut acharnée : il y eut maint épieu rompu, maint écu fendu, maint heaume entr’ouvert. Que vous dirai-je ? Si bien firent les trois cousins, et le Loherain Garin avant tous les autres, que des vingt chevaliers de Fromondin quinze demeurèrent étendus sans vie dans la campagne.
Fromondin s’éloignoit de toute la vitesse de son cheval ; mais Garin le suivit de près et le frappa de telle force sur l’écu qui couvroit son bras gauche, que l’épieu en fut brisé. Le Bordelois cependant tint bon sur les étriers et n’en fuyoit que plus vite. Garin lui crioit :
« Es-tu bien cet orgueilleux Fromondin qui prenois sur toi le faix de la guerre ? On te disoit le meilleur de ta race : retourne donc, glouton ! ou, si tu n’oses te mesurer avec moi, tiens-toi pour le plus couard des hommes. Car c’est moi qui arrachai la vie à Guillaume de Blancafort, ton cher père ; je l’ai percé moi-même de part en part, je l’ai pourfendu, je lui ai ouvert le corps, j’ai arraché son cœur, ses poumons, ses entrailles ; je les ai semées sur le grand chemin. Venge donc ton père, lâche et renié fils de putain ! »
Et Fromondin fuyoit toujours ; l’effroi, l’épouvante l’avoit saisi, il craignoit de ne pas arriver au breuil. Mais tout en enfonçant l’éperon dans les flancs de son coursier, il soulève sa ventaille et porte son bon cor à ses lèvres : Clarel rendit trois sons perçans.
« Entendez-vous ? » se dirent les chevaliers du breuil ; « c’est le son d’alarme et de détresse.
— Sire Fromont, » dit Guillaume, « j’entends trois voix de Clarel, il faut que Fromondin soit poursuivi par Garin ; il faut qu’il soit en grand péril. Courons tous à son secours. »
Aussitôt six mille fauvétus s’élancent du côté d’où les sons sembloient partir ; ils aperçoivent, ils rejoignent Fromondin que Garin<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>portes de la ville. Mais Fromondin, qui ne les attendoit pas si tôt, soutint jour effort avant d’avoir pu se rapprocher du breuil. La lutte fut acharnée : il y eut maint épieu rompu, maint écu fendu, maint heaume entr’ouvert. Que vous dirai-je ? Si bien firent les trois cousins, et le Loherain Garin avant tous les autres, que des vingt chevaliers de Fromondin quinze demeurèrent étendus sans vie dans la campagne.
Fromondin s’éloignoit de toute la vitesse de son cheval ; mais Garin le suivit de près et le frappa de telle force sur l’écu qui couvroit son bras gauche, que l’épieu en fut brisé. Le Bordelois cependant tint bon sur les étriers et n’en fuyoit que plus vite. Garin lui crioit :
« Es-tu bien cet orgueilleux Fromondin qui prenois sur toi le faix de la guerre ? On te disoit le meilleur de ta race : retourne donc, glouton ! ou, si tu n’oses te mesurer avec moi, tiens-toi pour le plus couard des hommes. Car c’est moi qui arrachai la vie à Guillaume de Blancafort, ton cher père ; je l’ai percé moi-même de part en part, je l’ai pourfendu, je lui ai ouvert le corps, j’ai arraché son cœur, ses poumons, ses entrailles ; je les ai semées sur le grand chemin. Venge donc ton père, lâche et renié fils de putain ! »
Et Fromondin fuyoit toujours ; l’effroi, l’épouvante l’avoit saisi, il craignoit de ne pas arriver au breuil. Mais tout en enfonçant l’éperon dans les flancs de son coursier, il soulève sa ventaille et porte son bon cor à ses lèvres : Clarel rendit trois sons perçans.
« Entendez-vous ? » se dirent les chevaliers du breuil ; « c’est le son d’alarme et de détresse.
— Sire Fromont, » dit Guillaume, « j’entends trois voix de Clarel, il faut que Fromondin soit poursuivi par Garin ; il faut qu’il soit en grand péril. Courons tous à son secours. »
Aussitôt six mille fervétus s’élancent du côté d’où les sons sembloient partir ; ils aperçoivent, ils rejoignent Fromondin que Garin<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>avoit cessé de poursuivre. Le Loherain étoit descendu et reprenoit haleine sous un pin feuillu où son fils et ses neveux venoient de le retrouver.
« Ah ! nous sommes en mauvais point, » dit-il tout à coup ; « regardez devant et derrière vous : combien de heaumes et d’enseignes ! C’est la grande bataille de Fromont ; il y en a plus de cent contre dix des nôtres ; leurs chevaux sont frais et reposés, nos gens sont épuisés de lassitude ; ne leur donnons pas le temps de se mettre en rang ; il faut les prévenir : attaquons cette échelle qui nous sépare de la maison de mon forestier David, essayons au moins de nous ouvrir passage jusque-là. »
Il dit et fait placer en avant les mieux armés, les mieux préparés à traverser la bataille ennemie ; puis, levant la main et signant de la croix son visage, il se recommande au roi du paradis et au baron saint Denis. La rencontre fut des plus meurtrières : la terre se couvrit en un instant de lances dépecées, d’écus brisés ; les chevaliers tomboient les uns sur les autres : au milieu des cris multipliés, le comte Fromont s’arrêtant devant Garin :
« Par Dieu, Loherain, » lui dit-il, « il vous faut mourir ; l’heure est venue de venger la mort de mon cher frère Guillaume, que vous avez guetté et tué sous Montlhéry. »
Garin frémissant de colère pique son cheval de l’éperon d’or, couvre sa poitrine de l’écu, brandit la haste de l’épieu et va frapper son puissant ennemi. L’écu de Fromont se brise, mais Garin ne rompt pas les mailles du haubert ; avec ce qui lui restoit du bois de l’épieu, il le frappe de nouveau, le jette à terre, et il alloit le percer de son épée quand accourent pour le délivrer Guillaume le marquis, Forcon, Rocelin, Aimeri de Touart, Eudon de Saint-Quentin et le jeune Bauduin de Flandres dont le père avoit été jadis tué par Begon. Grâce à tous ces barons, Fromont échappe à la fureur de Garin ; on le re-<noinclude>
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il faudrait centrer le bloc du poème afin qu'il tombe sous le titre et introduire au moins un blanc sous la dédicace. [[Utilisateur:Petrus Iustinus|Petrus Iustinus]] ([[Discussion utilisateur:Petrus Iustinus|d]]) 16 juin 2026 à 19:54 (UTC)
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== Mise en page ==
il faudrait centrer le bloc du poème afin qu'il tombe sous le titre et introduire au moins un blanc sous la dédicace, dont le corps devrait être moins fort. [[Utilisateur:Petrus Iustinus|Petrus Iustinus]] ([[Discussion utilisateur:Petrus Iustinus|d]]) 16 juin 2026 à 19:54 (UTC)
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « monte sur un cheval frais, il se rejette aussitôt parmi les Loherains, abat, navre ou tue ceux qui ne savent pas éviter son atteinte. Fromondin n’étoit pas moins redoutable : « Frappez comme moi, francs chevaliers ! » crioit-il aux siens, « n’en laissez pas retourner un seul. Où donc êtes-vous allés, Hernaut et Gerin ? Ne pourrai-je venger sur vous la mort de mon père Guillaume ? » Girbert entend ces paroles, et à son tour : « Es-tu donc, » dit... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>monte sur un cheval frais, il se rejette aussitôt parmi les Loherains, abat, navre ou tue ceux qui ne savent pas éviter son atteinte. Fromondin n’étoit pas moins redoutable :
« Frappez comme moi, francs chevaliers ! » crioit-il aux siens, « n’en laissez pas retourner un seul. Où donc êtes-vous allés, Hernaut et Gerin ? Ne pourrai-je venger sur vous la mort de mon père Guillaume ? »
Girbert entend ces paroles, et à son tour :
« Es-tu donc, » dit-il, « cet orgueilleux Fromondin qui prenois sur toi le faix de la guerre ? Eh bien, si tu es le meilleur de ta race, viens ici ; je t’attends. Je suis Girbert, le fils du bon duc Garin ; tu ne me crois pas, je pense, indigne de lutter avec toi.
— Tu auras donc la joute, » répond Fromondin ; « tout l’or que Dieu fit ne l’en défendroit pas. »
Ils poussent leurs chevaux l’un sur l’autre ; les grands coups succèdent sur les écus bombés d’où jaillissent les étincelles et la flamme ; ils s’en débarrassent quand ils les voient écartelés. Les hauberts résistent mieux ; mais un double coup d’épieu atteint en même temps les deux champions, qui rudement soulevés de cheval tombent sur le sable. Ils se relèvent, laissent l’épieu, brandissent l’épée et s’escriment à qui mieux mieux sur le heaume fortement trempé. Cependant approchoit la presse des Bordelois : Girbert eut à regretter le bon coursier qu’il venoit de quitter ; il se défendoit pourtant, tout en cédant le terrain. Après un dernier coup sur la ventaille de Fromondin qui en demeure étourdi, il retourne vers les siens ; mais Fromondin, revenant à lui, le poursuit, le rejoint et fait tomber sur sa tête le terrible branc d’acier. Girbert, au lieu de répondre par un autre coup d’épée, lui cingle son écu en pleine poitrine et le renverse à terre, le dos en avant et les jambes levées. Il s’agenouille sur lui, et déjà délace le heaume pour lui trancher la tête, quand survint l’orgueil-<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « leux Guillaume qui brandit sur lui la forte alumelle de son épieu ; le fils du Loherain pare adroitement le coup, et de sa bonne épée fait deux tronçons de l’épieu de son nouvel ennemi. Alors Garin arrive, délivre son fils, fend l’écu de Guillaume, et sans pénétrer dans les doubles mailles de son haubert, le jette à bas de son cheval, sur lequel remonte aussitôt le bon vassal Girbert. Mais que servent tant de beaux coups d’épieu et de lame acé... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>leux Guillaume qui brandit sur lui la forte alumelle de son épieu ; le fils du Loherain pare adroitement le coup, et de sa bonne épée fait deux tronçons de l’épieu de son nouvel ennemi. Alors Garin arrive, délivre son fils, fend l’écu de Guillaume, et sans pénétrer dans les doubles mailles de son haubert, le jette à bas de son cheval, sur lequel remonte aussitôt le bon vassal Girbert.
Mais que servent tant de beaux coups d’épieu et de lame acérée ? Qu’importe le nombre des chevaliers immolés de la main d’Hernaut, de Gerin, de Girbert et du Loherain Garin ? Les Bordelois étoient trop nombreux, tout le mauvais succès devoit retomber sur les Loherains. Le plus grand nombre d’entre eux n’avoit pas, on l’a vu, pris le temps de vêtir le haubert ; ceux qui avoient mis le plus de hâte à sortir de la ville étoient les plus jeunes et les moins accoutumés au jeu de la guerre. Or vous le savez bien, seigneurs qui m’écoutez, gens désarmés ne résistent pas au tranchant du fer. Tous furent tués l’un après l’autre, à l’exception de quatre-vingts des mieux armés qui se réunirent autour des quatre vassaux, Garin, Girbert, Hernaut et Gerin. Jamais guerriers ne quittèrent le champ plus vaillamment ; il falloit les voir s’arrêter et retourner pour frapper ceux qui les approchoient de trop près. Sans doute ils seroient parvenus à rentrer dans Metz si d’autres batailles qui n’avoient pas encore combattu ne leur avoient pas fermé tout moyen de retraite. Garin ayant fait arrêter l’enfant Girbert, le preux Hernaut et le bon vassal Gerin :
« Seigneurs, » dit-il, « nous sommes en grand danger. Voici d’un côté la bataille de Fromont, de l’autre celle de son neveu ; puis voilà Guillaume de Montclin, et devant nous je ne sais combien de mille fauvétus. C’est à chacun de vous, maintenant, à éviter, s’il en est encore temps, la presse de tant d’ennemis. Pour moi, je le sens, je dois<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « aujourd’hui cesser de vivre. Girbert, cher fils, quittez votre cheval et prenez le mien, plus fort, plus léger, plus rapide. Ah beau sire Dieu, qui souffris pour nous le supplice de la croix, qui fus mis en sépulcre et ressuscitas le troisième jour ! tu as pris d’abord le droit chemin d’enfer, pour ravir à l’Antéchrist les saintes âmes de tes amis ; tu remplis de ta vertu les douze apôtres, et quand tu leur apparus en Jérusalem, tu les confortas e... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>aujourd’hui cesser de vivre. Girbert, cher fils, quittez votre cheval et prenez le mien, plus fort, plus léger, plus rapide. Ah beau sire Dieu, qui souffris pour nous le supplice de la croix, qui fus mis en sépulcre et ressuscitas le troisième jour ! tu as pris d’abord le droit chemin d’enfer, pour ravir à l’Antéchrist les saintes âmes de tes amis ; tu remplis de ta vertu les douze apôtres, et quand tu leur apparus en Jérusalem, tu les confortas et leur dis : Pax vobis ! Aussi vrai que cela est, daigne avoir, sire Dieu, merci de mon âme, et prendre en ta garde Girbert le palatin, le preux Hernaut et le bon vassal Gerin. »
Cela dit, le Loherain Garin bat trois fois sa poitrine ; Girbert son cher fils le regarde et pleure amèrement ; mais Hernaut :
« Ah ! sire Girbert, confortez-vous. Pourquoi soupirer et vous désoler ? Grands et petits, ne faudra-t-il pas mourir ? Quel fils en défendra le père, quel parrain le filleul ? Prions seulement le roi de paradis, qui créa le ciel et la terre, de nous faire sortir à honneur de ce mauvais pas. »
C’est dans le val qui a pour nom Gelin que le Loherain Garin se voit ainsi durement environné de ses mortels ennemis. La lutte se renouvelle terrible ; chacun de nos vassaux abat son chevalier ; le duc Garin va tout seul heurter contre une échelle entière ; sept tombent avant que son écu soit brisé ; puis il tire du fourreau sa bonne épée. Aux coups qu’il donnoit à droite et à gauche, on eût dit un charpentier travaillant de la cognée sur un abatis de bois. Il fait la voie dans leurs rangs et n’arrête son cheval que quand il les a tous dépassés ; mais en reprenant haleine il se voit séparé de ses derniers compagnons, et, pour comble de douleur, le soleil venant le frapper en plein visage l’éblouit au point de lui cacher et ceux qui l’attaquoient et ceux qui pouvoient le défendre.<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Guillaume de Montclin, le jeune Fromondin de Poitiers, le comte Forcon et l’autre Fromondin forment bientôt une forte muraille autour de lui.
« Par Dieu, Garin ! » dit le seigneur de Montclin, « vous êtes mon compère, je ne l’ai pas oublié ; mais vous m’aviez promis un des marchés de la noble cité de Metz, où je n’ai jamais pris la valeur d’un épi de blé. Vous allez payer votre arriéré. Il n’y a Dieu ni homme qui pourroit vous laisser l’âme dans le corps. »
Quatorze bras se lèvent alors sur le noble et vaillant fils du duc Hervis de Metz. Ils ne s’humilient pas devant sa grande prouesse : le haubert treillissé du héros cède à l’ardeur de l’acier des glaives ; quatre épieux s’ouvrent un chemin dans sa poitrine et ne lui laissent qu’un souffle de vie à peine sensible. Hélas ! c’étoit le seigneur-lige de tous ceux qui le frappèrent ; tous, hommes de Guillaume ou de l’évêque Lancelin, lui avoient juré féauté ; Garin tomba au milieu d’eux, comme le chêne au milieu du bois menu.
Cependant, les trois cousins, réduits à sept hommes de quatre-vingts qu’ils étaient, et ne voyant plus de quel côté Garin avoit pu tourner, se rapprochèrent de la cité et repassèrent la porte, trompant ainsi la poursuite du vieux Fromont. Les bons sergens couvroient les murailles ; les flèches et les carreaux tombèrent comme une pluie d’avril sur les Bordelois qui vouloient suivre le fils et les neveux de Garin. Il fallut que Fromont fît rebrousser les enseignes pour reprendre le chemin de Verdun. Pour le duc Garin, il demeura dans le Valgelin jusqu’au moment où la campagne fut entièrement délivrée des batailles ennemies ; même longtemps après, aucun de ceux qu’on avoit chargés d’aller à la découverte n’osoit s’aventurer au-delà des fossés de la ville.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Enfin, cinq moines bénis, envoyés par Girbert à la recherche du vaillant duc, le reconnurent, le levèrent pieusement et le rapportèrent dans un drap de lin. On ouvrit le corps, on l’embauma, on l’étendit sur une bière, enveloppé d’un paile alexandrin ; autour de lui furent posés les candélabres et les cierges ardens ; grand fut alors le concours des clercs chantant belles oraisons pour l’âme du noble prince. Le Loherain fut porté dans un mouti... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Enfin, cinq moines bénis, envoyés par Girbert à la recherche du vaillant duc, le reconnurent, le levèrent pieusement et le rapportèrent dans un drap de lin. On ouvrit le corps, on l’embauma, on l’étendit sur une bière, enveloppé d’un paile alexandrin ; autour de lui furent posés les candélabres et les cierges ardens ; grand fut alors le concours des clercs chantant belles oraisons pour l’âme du noble prince. Le Loherain fut porté dans un moutier de haute antiquité que lui-même avoit restauré, et qu’il avoit garni de bons moines et des prêtres ordonnés. Que dirai-je de plus ? On l’inhuma devant l’autel, et sur son corps fut posé un grand cercueil de marbre richement entaillé.
Remarque du Traducteur. — C’est ainsi que la plus ancienne chanson a raconté la mort du duc Garin de Metz : mais, plus tard, un autre récit fit généralement oublier la première tradition, en prolongeant, d’une façon peu intéressante, les événemens de la troisième guerre. Toutefois, pour ne rien omettre du texte imprimé, nous allons résumer rapidement cette partie interpolée de la vénérable chanson de geste.
Garin venoit de lever le siège de Bordeaux et retournoit en Loheraine, quand le Roi, pour venger le meurtre de Guillaume de Blancafort, fait saisir l’héritage de Begon. Comment Rigaut et le vilain Hervis se laissent-ils dépouiller des fiefs qu’ils avoient à garder pour Hernaut, on ne le devine pas. Fouquier le Maire devient, pour Pépin, châtelain de Gironville. Garin, repassant par Blaives, va prendre et brûler Bourges. En revenant dans ses terres, il emporte le château de Samoigne (aujourd’hui Samognies), et s’arrête devant Verdun. Pendant le siège de Verdun, il<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>fait une chevauchée vers Naisil dont il prend et abat le château, déjà précédemment détruit par Begon. Il en est de même du château de Montclin (aujourd’hui Montsec), que Begon avoit renversé, et que Garin n’avoit plus besoin d’assiéger et de détruire.
Un grand et terrible combat est livré sous les murs de Verdun, entre le lignage et les vassaux de Garin, le lignage et les vassaux de Fromont. D’un côté les Loherains, Allemands, Avalois, Liégeois, Luxembourgeois, Hainuiers, Troyens, Bourguignons, Manceaux, Angevins ; de l’autre, les Flamands, Artésiens, Franc-Comtois, Vermandisiens, Poitevins et Saintongeois. Là furent tués, du parti des Bordelois, Fauconnet de Naisil et Huon de Rethel, par Girbert ; Landri le châtelain de la Valdone par Oger l’Allemand ; Thomas de Fère ou de Marie et Clarembaut de Vendeuil par Garin ; Henri de Grantpré, par Auberi ; Anseaume de Chauni, d’abord fait prisonnier, est renvoyé par l’ordre de Garin pour venger la mort de Huon de Cambrai ; Anjorran de Couci est gravement blessé ; Bernart de Naisil est laissé pour mort sur le champ de bataille : mais les moines de Saint-Vannes de Verdun le recueillent et, le croyant près de sa fin, lui font prendre les draps de moine. La chanson de Girbert racontera plaisamment son moinage et comment il sortit de l’abbaye pour recommencer sa méchante vie : mais tout cela pourroit bien être la transposition d’un récit qui remontoit à des temps plus anciens. On a vu précédemment, en effet, la reine Blanchefleur reprocher à Bernart d’avoir été moine et d’avoir honteusement quitté l’abbaye. « De l’abbaie, mauvais moines issi... » Le second récit de la mort de Garin nous offrira un second exemple de double emploi tout aussi facile à reconnoître.
Du côté des Loherains, Oger l’Allemand, Tierri d’Alsace et Gerart de Liège sont tués par Guillaume de Montclin, par<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Bernart de Naisil et par le vieux Fromont. Les Loherains furent inhumés à Saint-Vannes de Verdun, et les Bordelois dans l’église Saint-Pol de la même ville. Un autre couplet qui semble encore ajouté au XIIe siècle, fait ici marier la fille et héritière de Huon de Cambrai à Milon de Lavardin, chevalier dont on n’a pas jusque-là dit un seul mot. Ce long silence prouveroit assez bien déjà l’interpolation. Il en est de Milon de Lavardin comme de He... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Bernart de Naisil et par le vieux Fromont. Les Loherains furent inhumés à Saint-Vannes de Verdun, et les Bordelois dans l’église Saint-Pol de la même ville.
Un autre couplet qui semble encore ajouté au XIIe siècle, fait ici marier la fille et héritière de Huon de Cambrai à Milon de Lavardin, chevalier dont on n’a pas jusque-là dit un seul mot. Ce long silence prouveroit assez bien déjà l’interpolation. Il en est de Milon de Lavardin comme de Henri de Montaigu dans le premier livre. « De ce lignage, » ajoute le poëte, « vint plus tard Raoul de Cambrai, fils de la sœur du roi Loys ; lequel Raoul soutint la guerre contre les quatre fils d’Herbert, et fut tué par Bernier. ». Mais si, comme j’en ai la conviction, l’interpolation est réelle, il n’en faudra rien conclure pour l’antériorité de la chanson de Raoul de Cambrai sur celle des Loherains. Fromont retourne en Artois sur l’avis que Gautier de Hainaut a pris l’Écluse et Douai, mis le siège devant Lens et traité la Flandre comme lui-même venoit de traiter la Loheraine. Il se désole, regrette trente fils morts dans les guerres, et qu’il avoit engendrés « en hautes dames et filles de marquis. ». On ne dit rien de ses représailles sur Gautier de Hainaut.
Vient ensuite un remaniement confus de la guerre de Bourgogne, auparavant provoquée par Bernart de Naisil et terminée par Begon de Belin. C’est Ronaut de Bagé, Hervis et Macaire de Lyon, Jocelin de Mâcon et Garin de Valence qui font le dégât sur les terres de Guichart de Beaujeu. Garin et Auberi marchent contre eux : nouveau ravage du Bassigny ; nouveau passage à Langres, à Grantcey, au chastel de Tri ou Thil-Chastel ; nouveau siège et nouvelle destruction du château de Bagé ; nouveaux ravages du Lyonnois et du Maconnois.
Tous ces récits, évidentes contrefaçons d’une partie de<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>ceux du second livre, n’auroient pas été reproduits avec leurs fastidieux développemens, sans nuire à la véritable légende. Le style d’ailleurs n’a plus l’allure, la rudesse concise de tout ce qui précède ; l’intérêt s’affaiblit au lieu de grandir, tout enfin avertit de la discordance de la chanson. Nous avons dû laisser également, et comme un remaniement de l’Introduction, les couplets dans lesquels Garin, pour avoir les moyens de payer ses soldoyers, va proposer au roi Pépin de lui rendre la cité de Metz. Hervis avoit déjà fait au même roi la même offre, avoit obtenu le même refus, et s’étoit adressé au même roi de Cologne, pour lui demander et obtenir de lui, aux mêmes conditions, le même engagement. Cet épisode doit donc être regardé comme un fragment de quelque autre chanson de geste, plus ancienne apparemment que celles d’Hervis et même de Garin, et mal rattachée à l’une et à l’autre. Il a pourtant son intérêt, mais c’étoit assez de l’avoir admis une fois.
Garin, grâce aux secours du roi de Cologne, réunit quarante mille hommes de guerre avec lesquels il prend et ruine Verdun, Clermont assis sur une roche, le bourg de Grantpré, Rethel, les domaines d’Anjorran de Couci, Fère, Vendeuil, le château de Chauni, Ham, Saint-Quentin, Nesle, Péronne et tout le Vermandois. De là, le Loherain passe en Ponthieu, en Flandres, bien que Gautier de Hainaut lui en eût déjà épargné la peine ; il met en charbon Boulogne, Abbeville. Amiens lui résiste, mais il est plus heureux dans ses tentatives sur Boves, sur Montdidier, sur Roie ; enfin, il achève cette hideuse chevauchée par la ruine du Beauvaisis.
Le roi Pépin, effrayé des succès de Garin, se repent de l’avoir éconduit. Il envoie la Reine au devant du duc de Metz pour essayer de l’apaiser. Blanchefleur sort du palais accompagnée de cent chevaliers et de trois pucelles ; elle<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « rencontre Garin à l'entrée du Petit pont, et le voyant assez bien disposé à reconnoître l’autorité du Roi, elle le ramène au Palais. Pépin lui fait grand accueil ; il consent à lui rendre le château de Belin, la Valdone et Montesclavorin, en échange d’une forte somme d’argent. Alors Garin se dirige avec un ost considérable vers les provinces méridionales. Cette dernière chevauchée est encore un remaniement des précédentes, d’autant plus... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>rencontre Garin à l'entrée du Petit pont, et le voyant assez bien disposé à reconnoître l’autorité du Roi, elle le ramène au Palais. Pépin lui fait grand accueil ; il consent à lui rendre le château de Belin, la Valdone et Montesclavorin, en échange d’une forte somme d’argent. Alors Garin se dirige avec un ost considérable vers les provinces méridionales.
Cette dernière chevauchée est encore un remaniement des précédentes, d’autant plus malheureux qu’il ne s’accordera plus à la chanson de Girbert le Loherain, telle qu’elle est conservée dans toutes les leçons. Comment douter de l’interpolation ? Quoi qu’il en soit, Garin passe à Orléans, entre en Berri, abat encore Bourges et Limoges, traverse la Gironde devant Blaives, prend Bordeaux, ruine tout le Bordelois, et, satisfait d’avoir installé ses deux neveux dans les anciens domaines de leur père, donne congé à ses soldoyers et revient en Loheraine.
Je le répète, tous ces derniers épisodes sont autant d’additions fâcheuses dues à d’ignorans jongleurs, et qu’on ne sauroit reproduire sans briser la sage ordonnance de la chanson véritable. Il doit suffire assurément d’en trouver ici une analyse exacte, quoique fort rapide. Mais il n’en est pas de même du second récit de la mort de Garin : la tradition, pour être moins ancienne que celle que nous avons plus haut reproduite, d’après le curieux manuscrit du collège de Navarre, a pourtant son cachet d’originalité, et rappelle les meilleurs temps de notre grande poésie héroïque. Dans les deux récits, il ne faut pas l’oublier, le lieu de la scène est le même : c’est le bois, le breuil ou breuillet de Valgelin, ou Gelin, et ce nom, on ne peut guère le méconnoître dans celui de Gélinvaux, encore aujourd’hui petit bois de la campagne de Metz. La carte de Cassini y marque une masure appelée Maison, et un petit écart désigné sous le nom de Bois de la Jurée. Ces noms reviennent-ils à ceux<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de Maison de plaids et de Bois de la paix jurée ? Nous n’osons l’affirmer, tant qu’une charte ancienne n’aura pas donné une certaine force aux conjectures qu’on seroit tenté d’en tirer. Une dernière observation : Garin va désigner l’orgueilleux Guillaume comme damoisel de Montclin ; or, Montclin, aujourd’hui Montsec, est sur le territoire de Commercy ; et la seule ville qui donnoit encore au XVIIIe siècle, au moins à ma connoissance, le tit... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>de Maison de plaids et de Bois de la paix jurée ? Nous n’osons l’affirmer, tant qu’une charte ancienne n’aura pas donné une certaine force aux conjectures qu’on seroit tenté d’en tirer. Une dernière observation : Garin va désigner l’orgueilleux Guillaume comme damoisel de Montclin ; or, Montclin, aujourd’hui Montsec, est sur le territoire de Commercy ; et la seule ville qui donnoit encore au XVIIIe siècle, au moins à ma connoissance, le titre particulier de damoisel, à ses seigneurs, étoit précisément Commercy.
Le Loherain Garin, revenu de Gascogne en Loheraine, fut trois ans sans provoquer ou soutenir la guerre : puis il sentit un aiguillon de repentir entrer dans son cœur : jour et nuit ses pleurs couloient en pensant à toutes les terres qu’il avoit ruinées, à tous les hommes qu’il avoit dépouillés de ce qu’ils avoient reçu en droit héritage. Il envoie donc de saints abbés et des moines bénis vers le comte Fromont pour lui proposer une trêve ; afin de rendre la paix durable, il consentoit à relever les murs et la grande tour de Montclin. Les trêves furent consenties : Guillaume, l’orgueilleux de Montclin, reprit possession de son château, en promettant de faire au duc Garin nouvel hommage. Un jour fut assigné pour conclure la paix et jurer une amitié inviolable ; le bois de Valgelin fut indiqué pour le rendez-vous des deux baronnages.
Or il y avoit dans Valgelin une chapelle que desservoit un saint ermite. Ce fut près de ce lieu consacré que les barons arrivèrent : d’un côté le Loherain Garin, Girbert, Hernaut et Gerin, et leurs vassaux au nombre de plus de mille ; de l’autre Fromont et Fromondin, l’évêque Lancelin de Verdun, le comte Guillaume sire de Montclin, Aimon de<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Bordeaux, Bouchart et Harduin, les jouvenceaux de leur lignage et plus de trois mille chevaliers montés sur de bons chevaux et couverts de leurs meilleures armes. Le duc Garin au cœur loyal prit la parole : « Écoutez-moi, francs et nobles chevaliers, et vous, sire Guillaume, damoisel de Montclin, qui êtes mon homme lige, mon compère et puissant ami. Chers Seigneurs, vous savez que pour racheter mes péchés, j’ai pris la croix et veux m’en aller au pay...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Bordeaux, Bouchart et Harduin, les jouvenceaux de leur lignage et plus de trois mille chevaliers montés sur de bons chevaux et couverts de leurs meilleures armes.
Le duc Garin au cœur loyal prit la parole :
« Écoutez-moi, francs et nobles chevaliers, et vous, sire Guillaume, damoisel de Montclin, qui êtes mon homme lige, mon compère et puissant ami. Chers Seigneurs, vous savez que pour racheter mes péchés, j’ai pris la croix et veux m’en aller au pays des Sarrasins. Si je vous ai méfaits autrefois, je vous en réclame le pardon, pour l’amour de Dieu. Mon fils Girbert gardera ma terre, et, s’il a besoin de votre aide, je vous prie de la lui accorder en francs et nobles chevaliers. Puis, si Dieu me permet de revenir, je ferai tout ce que vous pourrez souhaiter et réclamer de moi. »
« — Comment diable ! » dit alors vivement Guillaume, « pourquoi tant attendre ? Avez-vous donc oublié, quand vous avez tenu sur les fonts mon fils Garin, la promesse que vous lui fîtes de l’un des marchés de Metz ? or jamais il n’en fut saisi. »
« — Eh bien ! » répondit doucement Garin, « Girbert mon fils tiendra ce que j’ai promis. »
Alors un vavasseur s’avisa de dire quelque chose à l’appui des paroles de Guillaume et de Garin. « C’est, » dit-il, « une vérité que le Loherain Garin promit à votre fils un des jours du marché de Metz, celui que vous jugeriez le meilleur : mercredi, lundi ou samedi. »
Guillaume, à ces mots, rougit de colère : « De quel droit, misérable chétif, te viens-tu mêler à nos plaids ?
— Sire, » répond le vavasseur, « je puis bien parler des droits du duc Garin. »
Mais Guillaume, sans ajouter un mot, tire l’épée au pont d’or, en frappe le vavasseur et le pourfend de la tête à la poitrine. Le vavasseur vint rouler mort aux<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « pieds de Garin. « Par Dieu ! » s’écria le Duc, « vous vous méprenez grandement, vassal, quand vous osez tuer mon homme sous mes propres yeux. — Défends-le donc, ou plutôt pense-toi-même à le défendre. — Se peut-il, compère ! au nom du Dieu vivant, vous savez que je suis croisé et que j’ai fait vœu d’aller au service de Dieu. Si vous me frappez en trahison, vous en perdez à jamais le paradis, et l’on dira, à la honte de tout votre lignag... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>pieds de Garin. « Par Dieu ! » s’écria le Duc, « vous vous méprenez grandement, vassal, quand vous osez tuer mon homme sous mes propres yeux.
— Défends-le donc, ou plutôt pense-toi-même à le défendre.
— Se peut-il, compère ! au nom du Dieu vivant, vous savez que je suis croisé et que j’ai fait vœu d’aller au service de Dieu. Si vous me frappez en trahison, vous en perdez à jamais le paradis, et l’on dira, à la honte de tout votre lignage, que vous aurez tué votre compère. »
Disant cela, le Loherain saute à cheval sans demander congé, accompagné d’Hernaut, de Gerin, de Girbert et de tous les siens. Mais le comte Lancelin se mit à crier : « Nous sommes perdus s’il nous échappe. ». Garin auroit pu sans encombre repassé la porte de Metz, si Fromondin n’eût pas à l’avance posé plus de deux cents chevaliers fauvétus dans une embuscade. Le combat s’engagea violent et terrible ; il y eut bien des épieux brisés, bien des écus fendus, bien des chevaliers abattus, morts ou blessés. Mais que peuvent gens désarmés contre fauvétus ?. De tous ceux qui accompagnoient Garin, dix seulement échappèrent ; les autres ne virent pas la journée suivante.
Garin, facilement abattu de cheval, comprit qu’il lui falloit mourir : il se défendit pourtant comme le plus hardi chevalier du monde, coupant autour de lui bras, poings, visages et poitrines. Oh ! s’il avoit eu le bon haubert et le heaume bruni, cent chevaliers ne l’auroient pas effrayé. Hernaut, Gerin et Girbert lui servirent longtemps de rempart. Enfin, le Duc se sentant faiblir et chanceler :
« Cher fils et beaux neveux, » leur dit-il, « hâtez-vous, fuyez ; vous pouvez encore éviter la mort, si d’autres échelles ne vous ferment le chemin.
— Que dites-vous, cher père ? » répond Girbert, « comment vous laisser en tel danger sans renoncer au paradis ? En quelle<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « cour oserions-nous jamais paroître ? — Vous le ferez pourtant, sire fils. Allez avertir les gens de Metz de venir à mon secours. » Ainsi parvint-il à les faire retourner en grande hâte vers la ville. Garin à pied, l'épée nue et l'écu tantôt sur la poitrine, tantôt rejeté sur le dos, arrivoit à la porte de la chapelle : il entra dans le moutier, alla déposer son écu sur l’autel et réclamant le Dieu qui ne mentit jamais : « Sire, » dit-il, «... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>cour oserions-nous jamais paroître ?
— Vous le ferez pourtant, sire fils. Allez avertir les gens de Metz de venir à mon secours. »
Ainsi parvint-il à les faire retourner en grande hâte vers la ville.
Garin à pied, l'épée nue et l'écu tantôt sur la poitrine, tantôt rejeté sur le dos, arrivoit à la porte de la chapelle : il entra dans le moutier, alla déposer son écu sur l’autel et réclamant le Dieu qui ne mentit jamais :
« Sire, » dit-il, « je vous ai souvent offensé, et j’en ai grand regret. Mais vous avez pardonné à Longis le coup de lance qui vous donna la mort ; préservez-moi aujourd'hui ! Vous savez que si je l’avois pu, j’aurois été vous servir et vous venger des félons Sarrasins. »
Au même instant entroient dans le moutier le comte Lancelin, l’orgueilleux Guillaume, Fromont, son fils et tout leur parage. L’enceinte étroite ne peut les contenir ; Guillaume de Montclin fait le premier pénétrer dans la poitrine du héros le fer tranchant de son épée poitevine ; Garin fléchit, tombe à genoux et tenant des deux mains le terrible branc d’acier, fait repentir plusieurs de l’avoir assailli de trop près. Enfin Guillaume, Fromont, Fromondin, Aimon de Bordeaux, Harduin, Lancelin, le frappent en même temps et le font tomber au pied de l’autel pour ne plus se relever. Dieu veuille recevoir son âme, et lui faire rémission de tous ses méfaits !
Il est couché au milieu d’eux, comme un grand chêne au milieu du bois menu. Fromont et les siens se hâtèrent de quitter le moutier pour retourner par devers Verdun ; car ceux de Metz avoient levé le cri. Le premier de ceux qui arrivèrent fut un vavasseur, maire du Loherain Garin. Il voit son seigneur étendu sur la terre au pied de l’autel, quand son âme n’étoit pas encore partie. Mais le bon maire, le croyant bien mort et vrai martir, eut la pensée d’en<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « rapporter une sainte relique ; il leva donc la hache qu’il tenoit entre ses mains, et coupa le bras droit du bon Duc, pour le conserver dans une belle châsse d’argent. Garin sentit la grande douleur du coup ; il entr’ouvrit les yeux : « Ah ! beau frère, » dit-il faiblement, « pourquoi m’as-tu tué ! ». Le maire l’entend, et peu s’en fallut qu’il ne mourût de regret lui-même : « Merci, mon cher seigneur ! » cria-t-il en s’agenouillant, «... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>rapporter une sainte relique ; il leva donc la hache qu’il tenoit entre ses mains, et coupa le bras droit du bon Duc, pour le conserver dans une belle châsse d’argent. Garin sentit la grande douleur du coup ; il entr’ouvrit les yeux : « Ah ! beau frère, » dit-il faiblement, « pourquoi m’as-tu tué ! ». Le maire l’entend, et peu s’en fallut qu’il ne mourût de regret lui-même : « Merci, mon cher seigneur ! » cria-t-il en s’agenouillant, « Dieu m’est témoin que je le faisois pour le bien. — Je te pardonne ma mort, beau frère. ». Alors l’âme s’en alla et le corps s’étendit.
Vint ensuite l’ermite qui, prenant l’encensoir et le psautier, fit les recommandises. Pour le bon maire, en s’éloignant, il emporta le bras de Garin, dont il ne voulut pas se dessaisir. Girbert, Hernaut et Gerin revinrent dans la chapelle. En leur présence on creusa devant l’autel une fosse, et l’on y déposa le corps du noble Duc, aux pieds du Crucifix. Comme ils revenoient en grande douleur, ils croisèrent la foule des bourgeois de Metz qui demandoient nouvelles de Garin : « Bonnes gens, » dit Girbert, « mon cher père est mort ! ». Hélas ! quelle pitié de voir alors Béatris s’arracher les cheveux, égratigner son visage ! « A la male heure avez-vous été, » dit-elle, « franc et noble chevalier ! Vous étiez mon Seigneur, mon véritable ami ! ». Puis la bien-faite Aélis vint joindre son désespoir à celui de Béatris.
Seigneurs, qui avez écouté la Chanson, sachez que les deux sœurs vécurent seulement trois jours après Garin le Loherain. On les déposa dans un cercueil de marbre vert et noir, et elles furent ensevelies dans la grande église de Saint-Arnoul de Metz.<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « ANALYSE DES DERNIÈRES PARTIES DE LA CHANSON DE GESTE DES LOHERAINS ¹. Dans la geste précédente, le meurtre d’Hardré amène et prépare la mort de Bégon et de Garin, enfans d’Hervis de Metz. C’est aux Loherains maintenant à prendre leur revanche ; car dans cette longue histoire, il ne peut être question de pardon ou d’oubli. Crime pour crime, mort pour mort, telle est la seule règle dont les deux partis reconnoissent la justice. L’assassinat de... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>ANALYSE DES DERNIÈRES PARTIES DE LA CHANSON DE GESTE DES LOHERAINS ¹.
Dans la geste précédente, le meurtre d’Hardré amène et prépare la mort de Bégon et de Garin, enfans d’Hervis de Metz. C’est aux Loherains maintenant à prendre leur revanche ; car dans cette longue histoire, il ne peut être question de pardon ou d’oubli. Crime pour crime, mort pour mort, telle est la seule règle dont les deux partis reconnoissent la justice.
L’assassinat de Garin eût livré Metz aux Bordelois, si Girbert n’avoit aussitôt conseillé aux bourgeois de la ville de former une commune et de se défendre eux-mêmes, tandis qu’il s’éloigneroit et qu’il iroit demander secours ou chercher fortune auprès de Pépin. Comme il se rendoit à Paris avec ses deux cousins, les fils de Bégon de Belin, ils apprennent que Lancelin, un des meurtriers de Garin, est...
Notes
Cette analyse est empruntée en grande partie au XXIIe tome de l'Histoire littéraire de la France, p. 367 ; j'ai fait pourtant d'importantes modifications à ce premier travail.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>ANALYSE DES DERNIÈRES PARTIES DE LA CHANSON DE GESTE DES LOHERAINS ¹.
Dans la geste précédente, le meurtre d’Hardré amène et prépare la mort de Bégon et de Garin, enfans d’Hervis de Metz. C’est aux Loherains maintenant à prendre leur revanche ; car dans cette longue histoire, il ne peut être question de pardon ou d’oubli. Crime pour crime, mort pour mort, telle est la seule règle dont les deux partis reconnoissent la justice.
L’assassinat de Garin eût livré Metz aux Bordelois, si Girbert n’avoit aussitôt conseillé aux bourgeois de la ville de former une commune et de se défendre eux-mêmes, tandis qu’il s’éloigneroit et qu’il iroit demander secours ou chercher fortune auprès de Pépin. Comme il se rendoit à Paris avec ses deux cousins, les fils de Bégon de Belin, ils apprennent que Lancelin, un des meurtriers de Garin, est<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « allé chasser loin de sa ville de Verdun dans la forêt de Foug, non loin de Flavigni ; ils se détournent de leur chemin avec l’espoir de le surprendre ; et en effet, l’ayant atteint à l’endroit encore aujourd’hui nommé les Quatre-Vents, Girbert lui tranche la tête, jette ses entrailles à la rivière et disperse sur la route ses membres coupés en morceaux. Les trois vengeurs de Garin continuent leur chemin vers Paris. Le Roi, par la faveur de l’I... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>allé chasser loin de sa ville de Verdun dans la forêt de Foug, non loin de Flavigni ; ils se détournent de leur chemin avec l’espoir de le surprendre ; et en effet, l’ayant atteint à l’endroit encore aujourd’hui nommé les Quatre-Vents, Girbert lui tranche la tête, jette ses entrailles à la rivière et disperse sur la route ses membres coupés en morceaux.
Les trois vengeurs de Garin continuent leur chemin vers Paris. Le Roi, par la faveur de l’Impératrice, les accueille et consent à les entretenir. Girbert devient brenier ou veneur, puis fauconnier, puis sénéchal de la table. Cette dernière charge lui vaut quatre-vingts livres par semaine :
Girbert les done as chevaliers de pris.
As vavassors, as dames, as clers vis,
Pour marier les puceles gentis.
Mais il a son père à venger, et la Reine le lui rappelle. Pour lutter contre les Bordelois avec plus d’avantage, Girbert et Gerin vont d’abord prendre les « soudées » du roi Anséis, que les païens avoient attaqués. Cologne est délivrée par leur prouesse, et Girbert conquiert le bon cheval Fleuri, qui dès lors est associé à sa gloire. Cependant la fille et la femme d’Anséis étoient tombées en même temps amoureuses du fils de Garin, et celui-ci répondoit à leurs avances très-claires avec une extrême froideur. Cela ne faisoit pas le compte de son cousin Gerin qui, pour mieux assurer le succès de leurs vengeances contre les Bordelois, eût voulu que Girbert consentît à épouser la jeune princesse.
A la fenestre fu la fille Anséis,
Gent ot le cor et coloré le vis,<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>allé chasser loin de sa ville de Verdun dans la forêt de Foug, non loin de Flavigni ; ils se détournent de leur chemin avec l’espoir de le surprendre ; et en effet, l’ayant atteint à l’endroit encore aujourd’hui nommé les Quatre-Vents, Girbert lui tranche la tête, jette ses entrailles à la rivière et disperse sur la route ses membres coupés en morceaux.
Les trois vengeurs de Garin continuent leur chemin vers Paris. Le Roi, par la faveur de l’Impératrice, les accueille et consent à les entretenir. Girbert devient brenier ou veneur, puis fauconnier, puis sénéchal de la table. Cette dernière charge lui vaut quatre-vingts livres par semaine :
Girbert les done as chevaliers de pris.
As vavassors, as dames, as clers vis,
Pour marier les puceles gentis.
Mais il a son père à venger, et la Reine le lui rappelle. Pour lutter contre les Bordelois avec plus d’avantage, Girbert et Gerin vont d’abord prendre les « soudées » du roi Anséis, que les païens avoient attaqués. Cologne est délivrée par leur prouesse, et Girbert conquiert le bon cheval Fleuri, qui dès lors est associé à sa gloire. Cependant la fille et la femme d’Anséis étoient tombées en même temps amoureuses du fils de Garin, et celui-ci répondoit à leurs avances très-claires avec une extrême froideur. Cela ne faisoit pas le compte de son cousin Gerin qui, pour mieux assurer le succès de leurs vengeances contre les Bordelois, eût voulu que Girbert consentît à épouser la jeune princesse.
A la fenestre fu la fille Anséis,
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>allé chasser loin de sa ville de Verdun dans la forêt de Foug, non loin de Flavigni ; ils se détournent de leur chemin avec l’espoir de le surprendre ; et en effet, l’ayant atteint à l’endroit encore aujourd’hui nommé les Quatre-Vents, Girbert lui tranche la tête, jette ses entrailles à la rivière et disperse sur la route ses membres coupés en morceaux.
Les trois vengeurs de Garin continuent leur chemin vers Paris. Le Roi, par la faveur de l’Impératrice, les accueille et consent à les entretenir. Girbert devient brenier ou veneur, puis fauconnier, puis sénéchal de la table. Cette dernière charge lui vaut quatre-vingts livres par semaine :
Girbert les done as chevaliers de pris.<br>>
As vavassors, as dames, as clers vis,<br>>
Pour marier les puceles gentis.<br>>
Mais il a son père à venger, et la Reine le lui rappelle. Pour lutter contre les Bordelois avec plus d’avantage, Girbert et Gerin vont d’abord prendre les « soudées » du roi Anséis, que les païens avoient attaqués. Cologne est délivrée par leur prouesse, et Girbert conquiert le bon cheval Fleuri, qui dès lors est associé à sa gloire. Cependant la fille et la femme d’Anséis étoient tombées en même temps amoureuses du fils de Garin, et celui-ci répondoit à leurs avances très-claires avec une extrême froideur. Cela ne faisoit pas le compte de son cousin Gerin qui, pour mieux assurer le succès de leurs vengeances contre les Bordelois, eût voulu que Girbert consentît à épouser la jeune princesse.
A la fenestre fu la fille Anséis,<br>>
Gent ot le cor et coloré le vis,<br>><noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Blanche la char comme la flor de lis. Et dist Gerins : « Regar, Girbert cosin, Sainte Marie ! com bele dame a ci ! — « Deus ! » dist Girbers, « quel cheval est Floris ! « N’onc de mes ieus tel coréor ne vi . . . . . — « Deus ! » dist Gerins, « com très bele pucele ! « Vairs a les ieus et la color novelle ; « Moult est vilains qui d’amor ne l’apelle. — « Voir, » dist Girbers, « n’a tel cheval en terre « Com est Fleuris, li destrier... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Blanche la char comme la flor de lis.
Et dist Gerins : « Regar, Girbert cosin,
Sainte Marie ! com bele dame a ci !
— « Deus ! » dist Girbers, « quel cheval est Floris !
« N’onc de mes ieus tel coréor ne vi . . . . .
— « Deus ! » dist Gerins, « com très bele pucele !
« Vairs a les ieus et la color novelle ;
« Moult est vilains qui d’amor ne l’apelle.
— « Voir, » dist Girbers, « n’a tel cheval en terre
« Com est Fleuris, li destriers de Castelle. . . »
Enfin le bon Anséis, fermant les yeux sur la passion de sa femme et de sa fille, consent à rendre à Girbert l’ancien héritage de Garin, la ville de Metz. C’étoit assez, avec le concours ardent de l’Emperière, pour recommencer la guerre contre les Bordelois. Le vieux Fromont, après une longue résistance, abandonne Bordeaux aux Loherains, et se sauve en Espagne dans une pauvre barque de marchands qui partoient pour ce pays. On le conduit devant Marsile et, prenant alors le rôle de Ganelon, il offre au roi sarrasin de le rendre aisément maître de la France entière. Cependant la paix se faisoit entre les enfans de Fromont restés en France et les Loherains : Fromondin rentroit en possession de Bordeaux, et la belle Ludie, sœur de Fromondin, devenoit, par son mariage avec Hernaut, le lien de la franche et sincère réconciliation des deux grandes familles.
Ludie est introduite heureusement sur la scène. Durant le dernier siège de Bordeaux par les Royaux et les Loherains, Fromont, afin d’entraîner Hernaut dans un piège, lui avoit fait proposer la main de sa fille. La belle Ludie ne voulut pas consentir à cette perfidie ; et comme Hernaut se disposoit à accepter le rendez-vous, elle prend une feuille<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Blanche la char comme la flor de lis.<br>
Et dist Gerins : « Regar, Girbert cosin,<br>
Sainte Marie ! com bele dame a ci !<br>
— « Deus ! » dist Girbers, « quel cheval est Floris !<br>
« N’onc de mes ieus tel coréor ne vi . . . . .<br>
— « Deus ! » dist Gerins, « com très bele pucele !<br>
« Vairs a les ieus et la color novelle ;<br>
« Moult est vilains qui d’amor ne l’apelle.<br>
— « Voir, » dist Girbers, « n’a tel cheval en terre<br>
« Com est Fleuris, li destriers de Castelle. . . »
Enfin le bon Anséis, fermant les yeux sur la passion de sa femme et de sa fille, consent à rendre à Girbert l’ancien héritage de Garin, la ville de Metz. C’étoit assez, avec le concours ardent de l’Emperière, pour recommencer la guerre contre les Bordelois. Le vieux Fromont, après une longue résistance, abandonne Bordeaux aux Loherains, et se sauve en Espagne dans une pauvre barque de marchands qui partoient pour ce pays. On le conduit devant Marsile et, prenant alors le rôle de Ganelon, il offre au roi sarrasin de le rendre aisément maître de la France entière. Cependant la paix se faisoit entre les enfans de Fromont restés en France et les Loherains : Fromondin rentroit en possession de Bordeaux, et la belle Ludie, sœur de Fromondin, devenoit, par son mariage avec Hernaut, le lien de la franche et sincère réconciliation des deux grandes familles.
Ludie est introduite heureusement sur la scène. Durant le dernier siège de Bordeaux par les Royaux et les Loherains, Fromont, afin d’entraîner Hernaut dans un piège, lui avoit fait proposer la main de sa fille. La belle Ludie ne voulut pas consentir à cette perfidie ; et comme Hernaut se disposoit à accepter le rendez-vous, elle prend une feuille<noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « de parchemin, écrit quelques mots et roule la feuille autour d’une flèche qu’elle fait lancer dans le donjon de Gironville : Or escoutés de la bele au chief blonc :<br> De parchemin trencha un quarignon,0 Puis a escrite toute la traïson.<br> Par devant li appela un garçon,<br> Tendi sa main, si a pris le bougon,<br> Puis a le brief loié au fer en son...<br> Destent la corde, laist aler le bougon ;<br> A pou ne fiert Hernaut par le menton,<br> Qui con...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>de parchemin, écrit quelques mots et roule la feuille autour d’une flèche qu’elle fait lancer dans le donjon de Gironville :
Or escoutés de la bele au chief blonc :<br>
De parchemin trencha un quarignon,0
Puis a escrite toute la traïson.<br>
Par devant li appela un garçon,<br>
Tendi sa main, si a pris le bougon,<br>
Puis a le brief loié au fer en son...<br>
Destent la corde, laist aler le bougon ;<br>
A pou ne fiert Hernaut par le menton,<br>
Qui conseilloit entre lui et Doon.<br>
Comme Do ou Doon le veneur avoit été (ainsi que son oncle le Loherain Garin), mis à l’école dans son enfance, et qu’il n’avoit pas oublié tout à fait « les maistres arts, » il lit aisément l’avis que leur envoyoit la belle Ludie ; c’est ainsi que longtemps avant les premiers essais d’accommodement, Hernaut le Poitevin se sentoit prévenu en faveur de la sœur de Fromondin. Le mariage et la paix sont conclus le même jour à Bordeaux ; chacun des guerriers retourne dans ses domaines, le Roi à Laon, Girbert et Gérin à Metz, Guillaume à Montclin, Hernaut à Blaives.
Un an s’écoule ; Hernaut et tous ses amis sont invités à une fête dans Bordeaux, et là assaillis à l’improviste par les bourgeois de la ville. Do le veneur est tué, Ludie retenue captive de son frère. Les Loherains demandent satisfaction, Fromondin la refuse. Ils vont implorer de nouveau le secours de Pépin contre les traîtres bordelois : le Roi de France perd enfin patience :
« Deus, » dist li Rois, « pères omnipotent,<br>
« Ainc ne vi guerre tant durast longement...*<br>
« Laissiés la terre, à maufés la comant ».<br><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « « Venes o moi, n’i soies demorant,<br>> Toute ma terre ares à vo talent... »<br>> Et la Reine fors d’une cambre issant<br>> Devant le Roy, sur le marbre luisant,<br>> S’ala couchier à genous maintenant...<br>> « Sire, » dist ele, « merci por Deu le grant !<br>> « Molt oi grant joie, sachiés à ensient,<br>> « Quant devine vostre, à vo comandement ;<br>> « Mieus en doit estre à trestous mes parens.<br>> « Mais de cou, sire, te prouve malement<b... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>« Venes o moi, n’i soies demorant,<br>>
Toute ma terre ares à vo talent... »<br>>
Et la Reine fors d’une cambre issant<br>>
Devant le Roy, sur le marbre luisant,<br>>
S’ala couchier à genous maintenant...<br>>
« Sire, » dist ele, « merci por Deu le grant !<br>>
« Molt oi grant joie, sachiés à ensient,<br>>
« Quant devine vostre, à vo comandement ;<br>>
« Mieus en doit estre à trestous mes parens.<br>>
« Mais de cou, sire, te prouve malement<br>>
« Quant d’un glouton ne leur fais vengement. »<br>>
Dist Pépins : « Dame, trop parlés baudement,<br>>
« Mien ensient, n’a mie encor un an<br>>
« Que je reving de Bourdele la grant.<br>>
« D’autre ost à faire n’ai ores nul talant.<br>>
« A cent déables ceste guerre commant ;<br>>
« Quant commença, nos estiemes enfans,<br>>
« Tant a duré que vieus sui et crolans.<br>>
« D’ore en avant vos en otroi le gant,<br>>
« Gueroyez, dame, tout à vostre talent. »<br>>
— « Sire, » dist ele, « trop parlez malement :<br>>
« Femme ne doit guerroier de noient ;<br>>
« Se je fuisse home à porter garnemens,<br>>
« Par cil apostre que quiereut penéant !<br>>
« Je les feisse morir honteusement. »<br>>
Par le palais s’en ont ri li aupiant.<br>>
Mais toute femme qu’elle soit, elle fait elle-même un grand appel à la chevalerie de France. Cependant que vingt mille guerriers chevauchent vers la Gascogne, Fromondin se présente devant Belin dans les Landes ; il y surprend Hernaut qui, forcé de lâcher pied, cherche un asile dans l’église de la ville, dédiée à saint Martin. À défaut de son épée brisée, il saisit un crucifix et le place devant sa poitrine, faible obstacle à la rage du Bordelois ; il regarde autour de lui :
Lors vit un huis d’une tour deffermé,<br>><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Par où on solet là deseure monter<br> Pour le moustier couvrir et ratourner.<br> Il s’y précipite, referme sur lui la porte avec des barres de fer, et monte sur la voûte de l’autel. Fromondin fait alors apporter des fascines ; les poutres s’allument, l’église est embrasée, et la fumée gagne le réduit où se trouve Hernaut : Or est Hernaus deseur le crucelis,<br> Son dos tourna vers la gent Fromondin,<br> Et son escu devant la flamme mist.<br> À... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>Par où on solet là deseure monter<br>
Pour le moustier couvrir et ratourner.<br>
Il s’y précipite, referme sur lui la porte avec des barres de fer, et monte sur la voûte de l’autel. Fromondin fait alors apporter des fascines ; les poutres s’allument, l’église est embrasée, et la fumée gagne le réduit où se trouve Hernaut :
Or est Hernaus deseur le crucelis,<br>
Son dos tourna vers la gent Fromondin,<br>
Et son escu devant la flamme mist.<br>
À haute vois escria Fromondins :<br>
« Traies, archiers, qui me volés servir ;<br>
Qui m’ochira mon mortel ennemi,<br>
Tous mes avoirs li soit à bandon mis... »<br>
« Saint Martin, sire, » dist Hernaus li marchis,<br>
« Digne confés, poi avés Dieu servi,<br>
Quant moi ne vous ne poés garandir.<br>
Ne vous verrai jamais, sire Gerin ;<br>
Com estes loing, Girbert, sire cousins !<br>
Dieus, moie coupe de çou que je mesfis !<br>
Or sai-je bien que mes cors est fenis. »<br>
Li fus est grans, et tele flame en ist<br>
Que tout li toist le véoir et l’oïr.<br>
Faut-li l’alaine, et li cuers li menti.<br>
Il tombe au milieu des Bordelois, qui se placent entre lui et Fromondin ; laissé pour mort on l’abandonne sous les débris de l’église. Pendant qu’il revient à lui, l’armée de la Reine arrive. Fromondin, à son tour vaincu, fugitif, prend le parti d’entrer dans un monastère et d’y faire profession. La façon dont lui-même implore et obtient la vie de la pitié de Girbert, forme un heureux contraste avec la férocité qu’il venoit de montrer à l’égard d’Hernaut :
L’espée hauce Girbers li fius Garin :<br>
Voit-le Fromons, paour ot de morir,<br><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « En crois se couche devant le fil Garin :<br> « Sire Girbert, ensi fu Dious ocis,<br> A icelle hore que Longis le feri ;<br> Quant sanc et aigue de son costé issi,<br> Clama sa coupe, et Dieus merci li fist.<br> La moie vie me sauve ! je t’en pri,<br> Ne tolir Dieu çou qu’il a en moi mis ;<br> Merchi pour Dieu te demant et depri.<br> Moine serai el moustier Saint Seurin,<br> Lairai Ludie, ma terre et mon pais... »<br> Ot-le Girbers, pleure des ieus del...
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<noinclude><pagequality level="1" user="~2026-35113-76" /></noinclude>En crois se couche devant le fil Garin :<br>
« Sire Girbert, ensi fu Dious ocis,<br>
A icelle hore que Longis le feri ;<br>
Quant sanc et aigue de son costé issi,<br>
Clama sa coupe, et Dieus merci li fist.<br>
La moie vie me sauve ! je t’en pri,<br>
Ne tolir Dieu çou qu’il a en moi mis ;<br>
Merchi pour Dieu te demant et depri.<br>
Moine serai el moustier Saint Seurin,<br>
Lairai Ludie, ma terre et mon pais... »<br>
Ot-le Girbers, pleure des ieus del vis :<br>
« Levés-vous ent, de la mort vous respit. »<br>
Et Frumondins s’espée li rendist.<br>
Mais le nouveau moine ne devoit pas longtemps édifier le couvent. A peine est-il remis de ses blessures, qu’il fronce les sourcils, roule les yeux d’une façon terrible. En voyant arriver le prieur avec le manteau noir qu’il doit revêtir et les ciseaux qui doivent le tondre, il s’écrie furieux :
« Coment déable ! tient-me il por bregier ?<br>
Cuide-il ores cloiches doie sachier ?<br>
S’avec les angles estoie hebergiés<br>
Et je véisse enfer desveroillé,<br>
De paradis certes istroie gié,<br>
Et m’en iroie en enfer hebergier<br>
Avoec déables et avoec aversiers,<br>
N’onc que laissasse au conte Hernaut mon fié. »<br>
L’Abbé, tremblant de peur, se hâte de lui ouvrir les portes de l’abbaye, et le premier usage que Fromondin fait de sa liberté est de convoquer tous ses amis et de les conduire au-devant des Loherains. Nous passerons ici bien des récits de sièges, de combats et de parlemens, qui finissent à l’avantage d’Hernaut et de Girbert ; mais voici venir d’Espagne le vieux Fromont, conduisant une armée innombrable.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/272
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|VII}}.|174}}</noinclude>{{lang|frm|n’ait tables dréciées, fourmes}}<ref>Siéges sans dossier.</ref>, {{lang|frm|dreçouers, ou autres choses sur quoy ils se puissent descendre et reposer, car se ils ne se pevent aherdre ou arrester fors aux parois qui sont droites, ils ne s’y arresteront point, ne aussi en lieu ombragé et moicte. Et pour ce me semble que se la chambre est bien arrousée et bien close et bien fermée, et qu’il n’y ait rien gisant sur le plat}}<ref>Sur le plancher.</ref>, {{lang|frm|jà mouche ne s’y arrestera.
Et ainsi le}}<ref>Votre mari.</ref> {{lang|frm|garantissez et gardez de toutes mésaises et lui donnez toutes les aises que vous pourrez penser et le servez et faictes servir en vostre hostel, et vous attendez à luy des choses de dehors, car s’il est bon, il en prendra plus de peine et travail que vous ne vouldriez et par faisant ce que dit est, il aura tousjours son regret et son cuer à vous et à vostre amoureux service et guerpira tous autres hostels, toutes autres femmes, tous}}
<ref follow=clxxiii>puisqu’il avoit, ainsi que vous le remarquerons plus tard, un train de maison considérable, n’avoit ses fenêtres fermées qu’à l’aide de toile ou de parchemin. J’ignore à quelle époque la fermeture des fenêtres par le moyen de vitre devint d’usage commun. Une dissertation sur ce sujet, insérée dans ''le Mercure de France'' d’octobre{{lié}}1738 et réimprimée dans la collection Leber ({{t.|{{rom-maj|XVI}}}}, {{pg|410}}), avec notes et addition, ne traite que des vitres des églises et des palais, et ne dit rien de celles des particuliers. Le verre étoit encore d’un très-haut prix au {{s|xv}}. On voit dans un compte de la reine Marie d’Anjou de l’année 1454 la mention de deux mains de papier et {{lang|frm|''d’huille à l’oindre pour estre plus cler''}}, achetés pour garnir six châssis de bois que la reine avoit fait placer dans la chambre où logea le roi de Sicile à Chinon quand il vint l’y voir. (K. {{abr|reg.|registre}}{{lié}}55, {{fol.}}{{lié}}99 et 102, indiqué par {{M.|d’Arcq.}} Sauval ({{rom-maj|III}}, 417) cite bien un compte du domaine de Paris pour 1474 où l’on remarque {{lang|frm|''deux panneaux de verre blanc neuf pour le comptouer''}} de madame de{{lié}}Montglat (femme de Pierre Bureau, seigneur de Monglat, trésorier de France et concierge de Beauté), mais c’étoit une dépense faite aux frais de l’État et qui pouvoit être assez élevée.</ref><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plaisir une caille ou une côtelette
bien apprêtée.
— Une côtelette, dit Grizzy !
— Une côtelette, répéta miss Jacky !
— Une côtelette !!
Enfin, après une consultation
entre tous les trois, il fut décidé que
la fantaisie de la jeune dame serait
satisfaite. La chose pourrait être de
conséquence, reprit la pénétrante
Grizzy, parlant bas à ses sœurs :
quels reproches n’aurions-nous pas
à nous faire, si l’enfant allait
porter
la marque d’une côtelette ou
ressembler à une caille ! Cet argument
fut décisif, et l’on apporta
le plutôt possible, la caille et la
côtelette que lady Juliana partagea
avec ses favoris.
{{interligne|4em}}
{{-|3}}
{{interligne|6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>contentement que lui avait fait
éprouver sa belle-fille. Le pauvre
Douglas n’oublia pas si tôt les mortifications
qu’il avait plus d’une fois
ressenties pendant cette longue
journée : avoir à rougir pour l’objet
de nos affections, et cependant
ne pouvoir cesser de l’aimer, est
une des sensations les plus pénibles
que nous puissions éprouver. Henry
avait fait plus de réflexions affligeantes,
depuis son arrivée à Glenfert,
que durant tout le cours de
sa vie passée, et, s’il ne maudit pas
précisément le bel objet de son
imprudence, il déplora amèrement
sa propre folie. Il dormit peu, se
leva de bonne heure et s’habilla à
la hâte, éprouvant ce besoin de
mouvement qu’ont souvent les
gens oisifs, sur-tout lorsqu’ils espèrent
trouver quelque soulage-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ment à leurs pensées accablantes
en écoutant parler les autres. Il
trouva son père au salon, occupé
à lire le ''Bon Fermier'', et à prendre
quelques notes de ce qui lui paraissait
le plus utile pour l’économie
d’une ferme. Ses tantes l’accablèrent
de questions sur sa chère
lady Juliana : Avait-elle bien reposé ?
le lit était-il bon, chaud, etc.
Ces complimens furent interrompus
par son père qui lui proposa
de venir faire un tour avec lui, tandis
qu’on préparerait le déjeûner.
On attendit, long-temps après leur
retour, que la belle Juliana, qu’on
avait été avertir plusieurs fois, voulût
bien paraître ; enfin elle arriva,
suivie et précédée, comme à l’ordinaire,
de tous ses chers favoris,
malgré tout ce qu’avait pu lui dire
son mari pour l’engager à les lais-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ser dans sa chambre ; elle ne fut
pas fort enchantée du parfum qui
vint affecter son odorat délicat à
son entrée dans l’appartement : le
vieux fromage et le hareng sec y
dominaient. Les dames la saluèrent
avec affection, et lui firent mille
questions sur sa santé et sur la manière
dont elle avait passé la nuit.
Miss Nicky commença ensuite son
office à la table du déjeûner, et
tandis qu’elle lui présentait une
tasse de thé, le laird surchargeait
son assiette de harengs accommodés
à la mode du pays. « Grand
Dieu ! dit Juliana, que voulez-vous
que je fasse de tout cela ? qu’on
l’emporte, ou je vais m’évanouir…
— Frère ! frère cria miss Grizzy,
je vous en conjure, ne placez aucun
objet désagréable devant notre
charmante nièce ! Serait-ce l’odeur<noinclude>
<references/></noinclude>
nplkpev9k8oplap6rnx8jct54cgdnqs
Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/273
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Em-GdM
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|AVOIR SOIN DE SON MARI.||175}}</noinclude>{{lang|frm|autres services et mesnages : tout ne lui sera que terre au regard de vous qui en penserez comme dit est et que faire le devez par l’exemple mesmes que vous véez des gens chevauchans parmy le monde, que vous véez que si tost qu’ils sont en leur hostel revenus d’aucun voyage, ils font à leurs chevaulx blanche lictière jusques au ventre, iceulx chevaulx sont defferrés et mis au bas, ils sont emmiellés}}<ref>On leur donne du miel ? (dans leur eau ?) Je ne sais ce que veut dire ici {{lang|frm|''mis au bas''}} (ordinairement ''rabaissé''). Il paroîtroit par ce passage qu’on déferroit les chevaux quand ils revenoient de voyage.</ref>, {{lang|frm|ils ont foing trié, et avoine criblée, et leur fait-l’en en leur hostel plus de bien à leur retour que en nul autre lieu. Et par plus forte raison, se les chevaulx sont aisiés, les personnes, mesmement les souverains}}<ref>Les maris, souverains (maîtres) de la maison.</ref>, {{lang|frm|à leurs despens le soient à leur retour. Aux chiens qui viennent des bois et de la chasse fait-l’en lictière devant leur maistre, et luy mesmes leur fait lictière blanche devant son feu ; l’en leur oint de sain doulx leurs piés au feu, l’en leur fait souppes, et son aisiés par pitié de leur travail ; et par semblable, se les femmes font ainsi à leurs maris que font les gens à leurs chevaulx, chiens, asnes, mulles et autres bestes, certes les autres hostels où ils ont esté servis ne leur sembleroient que prisons obscures et lieux estranges envers le leur qui leur sera donc un paradis de repos. Et ainsi sur le chemin les maris auront regard à leurs femmes, ne nulle peine ne leur sera griefve pour espérance et amour qu’ils auront à leurs femmes auxquelles reveoir ils auront aussi grant regret comme les povres hermites, les penanciers}}<ref>Pénitenciers, ceux qui font pénitence.</ref> {{lang|frm|et les religieux abstinens ont de veoir la face Jhésu-Crist ; ne iceulx maris ainsi servis}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Serbellon3"/>en fit prendre la derrière résolution à don Juan d’Autriche. L’année d’après il commanda dans la Sicile, et fut fait vice-roi de Tunis. Les Turcs ayant pris la Goulette, le vinrent assiéger avec tant de troupes dans Tunis <ref group=lower-alpha>''En'' 1574. ''Voyez {{M.|''de Thou''}}, ''{{lang|la|''lib.'' ''LVIII''}}.</ref>, où la citadelle qu’il faisait bâtir n’était pas encore achevée, qu’après avoir été rep... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr|246|SERBELLON.}}</noinclude><section begin="Serbellon3"/>en fit prendre la derrière résolution
à don Juan d’Autriche.
L’année d’après il commanda
dans la Sicile, et fut fait vice-roi
de Tunis. Les Turcs ayant pris
la Goulette, le vinrent assiéger
avec tant de troupes dans Tunis
<ref group=lower-alpha>''En'' 1574. ''Voyez {{M.|''de Thou''}}, ''{{lang|la|''lib.''
''LVIII''}}.</ref>, où la citadelle qu’il faisait
bâtir n’était pas encore achevée,
qu’après avoir été repoussés en
quatorze assauts, enfin ils prirent
la place de vive force. Il demeura
leur prisonnier, et fut mené
à Constantinople. On l’échangea
avec trente-six officiers turcs
que l’on avait pris à la bataille
de Lépante {{refl|Serbellon3-(A)|num=(A)|nosup}}. La ville de Milan
sa patrie témoigna publiquement
sa joie, lorsqu’il y arriva
en 1575. Il fut lieutenant général
du marquis d’Aimonte, gouverneur
du Milanais pendant
les deux années suivantes, c’est-à-dire
qu’il gouverna seul ce
pays ; car, à cause de la peste, le
gouverneur n’avait pas osé y
demeurer. Serbellon reçut ordre
après cela de s’en aller au Pays-Bas,
pour y commander immédiatement
sous don Juan <ref group=lower-alpha>''{{lang|la|Ex}}'' {{lang|it|Priorato, Scena d’Uomini illustri.}}</ref>. Il
y mena deux mille hommes levés
dans le Milanais. Ce prince
avait pour lui une grande considération,
et lui donnait le titre
de père. Il lui confia le soin de
faire hâter le plus qu’il pourrait
la construction de la citadelle de
Namur <ref group=lower-alpha>''En'' 1578.</ref> ; mais la maladie qui
les saisit tous deux {{refl|Serbellon3-(B)|num=(B)|nosup}} retarda
l’ouvrage. Don Juan, qui n’était
que dans la trente-troisième année
de son âge, mourut de sa
maladie : Serbellon, quoique âgé
de plus de soixante et dix ans ;
guérit de la sienne <ref group=lower-alpha>{{lang|la|''Ex'' Stradâ, de Bello belgico, ''dec. I,''
''lib. X.''}}</ref>. Il eut
beaucoup de part à la prise de
Maestricht {{refl|Serbellon3-(C)|num=(C)|nosup}}, et repassa en
Italie vers la fin de l’an 1579.
On l’avait choisi pour être général
de l’armée que {{Roi|Philippe|II}}
voulait envoyer en Portugal,
pour se saisir du royaume des
que le cardinal Henri serait mort ;
mais il n’eut pas le temps de
couronner sa glorieuse vie par
ce grand exploit. Il mourut au
mois de janvier 1580, prêt à
passer en Espagne <ref group=lower-alpha>''Ex'' {{lang|it|Priorato, Scena d’Uomini illustri.}}</ref>. Un de ses
fils fut tué au siège de Tunis <ref group=lower-alpha>{{lang|la|Thuan., ''lib. LVIII'', ''pag.'' 76.}}</ref>.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Serbellon3-(A)|(A)}}''' ''On l’échangea avec trente-six''
''officiers........ pris à la bataille de''
''Lépante.'' ] Ce fut {{Roi|Grégoire|XIII}} qui
fit cet échange. {{lang|la|''Nec multò antè redierat''
''Gabriel Serbellonius ex Tunetanâ''
''captivitate in libertatem assertus''
''à {{Roi|Gregorio|XIII}}, commutatione''
''captivorum qui navalis victoriæ reliqui''
''Adrianâ mole attinebantur, charum''
''in primis Austriaco ac partibus caput,''
''exactæque non magis ætatis quàm''
''disciplinæ militaris exemplum''}} <ref>{{lang|la|Strada, ''lib. X'', ''dec. I.''}}</ref>.
'''{{refa|Serbellon3-(B)|(B)}}''' ''La maladie qui les saisit tous''
''deux.'' ] Strada <ref>''{{lang|la|Idem, ibidem.}}''</ref> remarque à cette
occasion que les symptômes étant les
mêmes, tous les médecins, excepté
celui du duc de Parme <ref>''{{lang|la|Hippolytus Pennonius.}}''</ref>, assurèrent
que don Juan guérirait, et que Serbellon
ne guérirait pas. Cependant
celui-ci se trouva convalescent le
jour que l’autre mourut, ce qui
changea en éloges les risées à quoi
Pennoni avait été exposé. Trois choses
le pouvaient faire passer pour téméraire,
la vieillesse de celui qu’il
ne condamnait pas, la jeunesse et la
qualité de celui qu’il condamnait ;
mais comme la succession de don
Juan regardait le duc de Parme, il ne
faut pas tant s’étonner de la franchise
de Pennoni.<section end="Serbellon3"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
dpyf6731mc01ahj6v1ol9heiusw98lo
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ou la vue de la ''bête'', qui vous aurait
ainsi dégoûtée ? Que ne donnerais-je
pas pour que lady Maclaughlan
fut arrivée ! À ces mots,
M. Douglas ou le major (comme on
l’appelait le plus souvent), se leva
et sonna violemment. Qu’on prépare
mon cabriolet aussitôt que
possible, dit-il au domestique. Les
tantes se redressèrent et se regardèrent
sans dire un mot, mais le
vieux laird exprima sa surprise
de ce que son fils voulait déjà les
quitter. Pouvons-nous demander
la raison de ce brusque départ ?
demanda la tante Jacky avec dignité ?
— Certainement, si vous le désirez ;
je vous apprendrai que c’est
parce que vous attendez compagnie.
Les trois dames détournèrent
la tête avec un air de mépris et<noinclude>
<references/></noinclude>
t7ppk8gkbatfd01f4864kl340952kur
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’indignation qui leur ôta pour un
moment l’usage de la parole.
Miss Jacky se remit la première
et, se tournant vers son neveu, lui
dit : Serait-ce cette vertueuse et incomparable
femme, lady Maclaughlan,
que vous voulez éviter, Monsieur ?
— Oui, c’est cette insupportable
femme que je ne veux pas
voir, répondit le Major avec une
véhémence qui ne lui était pas ordinaire.
La bonne Grizzy tira son
mouchoir, et madame Douglas
tâcha, mais en vain, d’imposer silence
à son mari, afin de prévenir
l’orage qui allait éclater. Cher Douglas,
je vous conjure, ne vous
échauffez pas. — Oh ! je vous prie,
laissez-le parler, cria miss Jacky,
étouffant sa rage pour paraître calme,
laissez-le parler ; le caractère
respecté et la réputation bien éta-<noinclude>
<references/></noinclude>
4qk4e9t6maftgpvi98gj1pi0kf0gt5p
Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/87
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>blie de lady Maclaughlan, est au
dessus de toutes calomnies ; rien de
ce qu’il plaira à M. Archibald Douglas
de débiter sur son compte,
ne pourra changer notre opinion
ni, je l’espère, prévenir notre neveu
Henry et lady Juliana contre
une personne aussi exemplaire par
sa vertu… Une femme de qualité,
d’une fortune considérable !… Une
femme remplie de talens, accomplie,
jouissant d’une réputation
intacte ; ayant les mœurs les plus
strictes, l’humeur la plus charmante,
le cœur le plus parfait, les
manières les plus engageantes, et
si charitable qu’elle distribue régulièrement,
chaque année, cinquante
jupons de flanelle aux vieilles gens
de notre paroisse !… et voilà la
personne
que notre neveu ose insulter !
quelle honte !… — Une épouse<noinclude>
<references/></noinclude>
r8c7wh6kffjt0woerk4zcgdzqam7fuq
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/325
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
Désignons maintenant par <math>a_0</math> et <math>\gamma^2_0</math> les parties constantes des valeurs que nous venons de trouver pour <math>a</math> et <math>\gamma^2,</math> de sorte qu’on ait
{{g|<math>\begin{align}
a_0=\frac{(\mathrm G)^2}\mu&
\left\{1-e^2_0+\frac12e^4_0-\frac14e^6_0+\frac{3}{32}e^8_0\right.\\
&\quad
-\left[\frac{37}{8}-\frac{33}{4}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{3717}{32}e^2_0-\frac{201}{8}e'^2+\frac{69}{16}\left(\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}\right)^2+\frac{3157}{16}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^2_0\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left[+\frac{213}{4}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e'^2+\frac{515295}{512}e^4_0+\frac{18985}{32}e^2e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\\
&\quad
+\left.20-10\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{1642}{3}e^2_0-\frac{427}{4}e'^2\right]\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}\\
&\quad
-\left[\frac{2547}{32}-\frac{6191}{32}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{1970215}{768}e^2_0-\frac{105457}{256}e'^2\right]\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{36049}{144}\frac{n'^7(\mathrm G)^{21}}{\mu^{14}}-\frac{9139753}{27648}\frac{n'^8(\mathrm G)^{24}}{\mu^{16}}-\frac{81}{16}\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\cdot\frac{(\mathrm G)^4}{\mu^2a'^2}\right\}.
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\gamma^2_0=\frac12\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}&
\left\{1+e^2_0+\frac34e^4_0+\frac58e^6_0\right.\\
&\quad
\left.+\left[5-10\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{2897}{32}e^2_0-25e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}-\frac{121}{6}\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}+\frac{7831}{96}\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}\right\}.
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{SA|De ces relations nous pouvons tirer (G) et (H) en fonction de <math>a_0</math> et <math>\gamma^2_0\,;</math> nous pourrons ensuite remplacer (G) et (H) par les valeurs ainsi obtenues dans les formules (E{{Ind|4}}), (F{{Ind|4}}) (G{{Ind|4}}), (H{{Ind|4}}), et elles deviendront, en mettant <math>n_0</math> pour <math>\frac\sqrt\mu{a_0\sqrt{a_0}},</math>}}
{{MathForm1|{{Taille|(E’{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
e\cos\theta=&\left(\frac94-\frac92\gamma^2_0-\frac{165}{16}E^2_0-\frac{45}{8}e'^2+\frac94\gamma^4_0+\frac{129}{8}\gamma^2e^2_0+\frac{45}{4}\gamma^2_0e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{933}{256}e^4_0+\frac{825}{32}e^2_0e'^2+\frac{117}{64}e'^4\right)\frac{n'^2}{n^2_0}\\
&+\left(\frac92-9\gamma^2_0-\frac{219}{8}e^2_0-\frac{117}{8}e'^2+\frac92\gamma^4_0+\frac{183}{4}\gamma^2e^2_0+9\gamma^2_0e'^2+\frac{1401}{128}e^4_0+\frac{1551}{32}e^2_0e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\\
&+\left(\frac{55}{4}-47\gamma^2_0-\frac{6739}{64}e^2_0-\frac{8785}{256}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}+\left(\frac{86}{3}-\frac{539}{6}\gamma^2_0-\frac{5971}{24}e^2_0-\frac{36091}{384}e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\
&+\frac{45557}{4608}\frac{n'^6}{n^6_0}-\frac{1591849}{6912}\frac{n'^7}{n^7_0}+\frac54\frac{n'^2}{n^2_0}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}+\frac52\frac{n'^3}{n^3}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.}
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
Désignons maintenant par <math>a_0</math> et <math>\gamma^2_0</math> les parties constantes des valeurs que nous venons de trouver pour <math>a</math> et <math>\gamma^2,</math> de sorte qu’on ait
{{g|<math>\begin{align}
a_0=\frac{(\mathrm G)^2}\mu&
\left\{1-e^2_0+\frac12e^4_0-\frac14e^6_0+\frac{3}{32}e^8_0\right.\\
&\quad
-\left[\frac{37}{8}-\frac{33}{4}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{3717}{32}e^2_0-\frac{201}{8}e'^2+\frac{69}{16}\left(\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}\right)^2+\frac{3157}{16}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e^2_0\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left[+\frac{213}{4}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}e'^2+\frac{515295}{512}e^4_0+\frac{18985}{32}e^2e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\\
&\quad
+\left.20-10\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{1642}{3}e^2_0-\frac{427}{4}e'^2\right]\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}\\
&\quad
-\left[\frac{2547}{32}-\frac{6191}{32}\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{1970215}{768}e^2_0-\frac{105457}{256}e'^2\right]\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{36049}{144}\frac{n'^7(\mathrm G)^{21}}{\mu^{14}}-\frac{9139753}{27648}\frac{n'^8(\mathrm G)^{24}}{\mu^{16}}-\frac{81}{16}\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}\cdot\frac{(\mathrm G)^4}{\mu^2a'^2}\right\}.
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\gamma^2_0=\frac12\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}&
\left\{1+e^2_0+\frac34e^4_0+\frac58e^6_0\right.\\
&\quad
\left.+\left[5-10\mathrm\frac{(H)-(G)}{(G)}-\frac{2897}{32}e^2_0-25e'^2\right]\frac{n'^4(\mathrm G)^{12}}{\mu^8}-\frac{121}{6}\frac{n'^5(\mathrm G)^{15}}{\mu^{10}}+\frac{7831}{96}\frac{n'^6(\mathrm G)^{18}}{\mu^{12}}\right\}.
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{SA|De ces relations nous pouvons tirer (G) et (H) en fonction de <math>a_0</math> et <math>\gamma^2_0\,;</math> nous pourrons ensuite remplacer (G) et (H) par les valeurs ainsi obtenues dans les formules (E{{Ind|4}}), (F{{Ind|4}}) (G{{Ind|4}}), (H{{Ind|4}}), et elles deviendront, en mettant <math>n_0</math> pour <math>\frac\sqrt\mu{a_0\sqrt{a_0}},</math>}}
{{MathForm1|{{Taille|(E’{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
e\cos\theta=&\left(\frac94-\frac92\gamma^2_0-\frac{165}{16}E^2_0-\frac{45}{8}e'^2+\frac94\gamma^4_0+\frac{129}{8}\gamma^2e^2_0+\frac{45}{4}\gamma^2_0e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{933}{256}e^4_0+\frac{825}{32}e^2_0e'^2+\frac{117}{64}e'^4\right)\frac{n'^2}{n^2_0}\\
&+\left(\frac92-9\gamma^2_0-\frac{219}{8}e^2_0-\frac{117}{8}e'^2+\frac92\gamma^4_0+\frac{183}{4}\gamma^2e^2_0+9\gamma^2_0e'^2+\frac{1401}{128}e^4_0+\frac{1551}{32}e^2_0e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3_0}\\
&+\left(\frac{55}{4}-47\gamma^2_0-\frac{6739}{64}e^2_0-\frac{8785}{256}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4_0}+\left(\frac{86}{3}-\frac{539}{6}\gamma^2_0-\frac{5971}{24}e^2_0-\frac{36091}{384}e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5_0}\\
&+\frac{45557}{4608}\frac{n'^6}{n^6_0}-\frac{1591849}{6912}\frac{n'^7}{n^7_0}+\frac54\frac{n'^2}{n^2_0}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}+\frac52\frac{n'^3}{n^3_0}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.}
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
f651pwx1muitiugq8k2o3x3nqdks92w
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>adorable ! dit en sanglottant Grizzy,
elle a inventé un nombre infini de
remèdes qu’elle administre elle-même
à sir Simpson, et le force à
en prendre une certaine dose chaque
jour ; sans elle, il y a longtemps
qu’il serait dans la tombe.
— Elle fait de son mieux pour
l’y envoyer, comme bien d’autres,
avant lui, avec ses infernales médecines,
dit M. Douglas.
À ces mots, Grizzy, prête à se
trouver mal, recula d’horreur, et
miss Nicky laissa tomber la théïère
sur les pattes de l’infortunée Psyché,
dont les cris perçans, mêlés à
ceux de sa maîtresse, firent cesser,
pour le moment, jusqu’à l’éloquence
de miss Jacky.
— Oh ! que ferais-je, dit lady
Juliana ; je veux qu’on aille chercher
un chirurgien !… ma petite<noinclude>
<references/></noinclude>
hla1bf7xkwhy2a0x2lehwwktzc64i35
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>chienne va périr et j’en mourrais
de chagrin. Courez, cher Henry.
— Ma chère Juliana, est-il possible
que vous soyiez aussi ridicule ?…
d’ailleurs, il n’y a point de chirurgien
ici. — Comment avez-vous
pu m’amener dans un pareil endroit ?
Mes favoris peuvent mourir,
je puis mourir moi-même, faute
de secours ; mon Dieu ! mon Dieu !
que vais-je devenir ?
Soyez sans inquiétude, ma chère
nièce, dit Grizzy, nous connaissons
toutes un peu la médecine,
et notre amie lady Maclaughlan
qui va arriver, a une parfaite
connaissance de tous les maux
qui peuvent attaquer le corps humain :
mettez un emplâtre de pommes
de terre sur la patte de la bête,
sans tant de façons, dit le laird
avec humeur.<noinclude>
<references/></noinclude>
9bgucyum5mq6zh8zdsj50dmn4r2gwcx
Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/90
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
J’ai mieux que cela : une boîte
de baume pour les brûlures, composée
par milady, qui la guérira à
l’instant même.
Et s’il ne la guérit pas, il la
tuera, reprit M. Douglas avec un
sourire.
— Mon frère, dit miss Jacky d’un
air de dignité offensée, mon frère,
je m’adresse à vous pour que vous
interposiez votre autorité, et que
vous preniez la défense de cette
matrone respectable, en imposant
silence à votre fils… Sir Simpson
est votre ami, et c’est à vous qu’il
convient de défendre son épouse
outragée.
— J’aurai, par ma foi, assez de besogne,
s’il me fallait défendre l’honneur
attaqué de toutes les femmes de
mes amis ! Mais enfin, Archi, vous
êtes blâmable ; sa seigneurie est une<noinclude>
<references/></noinclude>
bww0cvqtgzez1wm9rq5lfkpfcv3261t
Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/274
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Em-GdM
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|VII}}.|176}}</noinclude>{{lang|frm|n’auront jamais voulenté d’autre repaire ne d’autre compaignie, mais en seront gardés, reculés et retardés : tout le remenant ne leur semblera que lit de pierres envers leur hostel ; mais que ce soit continué, et de bon cuer, sans faintise.
Mais ausunes vieilles sont, qui sont rusées et font les sages et faignent grant amour par démonstrance de grant service de leur cuer, sans autre chose ; et sachez, belle seur, que les maris sont petit sages se ils ne s’en apparçoivent ; et quant ils s’en apparçoivent, et le mary et la femme s’en taisent et dissimulent l’un contre l’autre, c’est mauvais commencement et s’ensuit pire fin. Et aucunes femmes sont, qui au commencement font trop bien leur service vers leurs maris, et leur semble bien que leurs maris lesquels elles voient bien adonc estre amoureux d’elles et vers elles débonnaires tellement, se leur semble, que à peine se oseroient-ils courroucier à elles se elles en faisoient moins, si se laschent et essaient petit à petit à moins faire de révérence, de service et d’obéissance, mais, qui plus est, entreprennent auctorité, commandement et seigneurie, une fois sur un petit fait, après sur un plus grant, après un petit un jour, un autre petit en un autre. Ainsi essaient et s’avancent et montent, se leur semble, et cuident que leurs maris qui par débonnaireté, ou, par adventure, par aguet s’en taisent, n’y voient goutte pour ce qu’ils le seuffrent ainsi. Et certes ce n’est pas bien pensé ne servi, car quant les maris voient qu’elles discontinuent leur service et montent en domination et qu’elles en font trop et que du souffrir mal en pourroit bien venir, elles sont à un coup, par la voulenté dur droit de leurs maris, trébuchées comme fut Lucifer qui estoit souverain des}}<noinclude>
<references/></noinclude>
oyahx3f2qq26p3lt5gxs1ik5cl07d0b
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>personne respectable, du moins,
autant que j’en puis juger : il est
vrai qu’elle laisse un peu trop aller
sa langue ; mais, par égard pour
mon vieil ami sir Simpson, je désire
que vous restiez ici, aujourd’hui,
pour les recevoir ; et j’entends
que vous les traitiez avec
politesse. Ces derniers mots furent
prononcés d’un ton si sérieux, que
son fils fut obligé de se soumettre.
Le baume pour les brûlures
ayant été appliqué à la patte de
Psyché, la paix sembla rétablie,
et le déjeuner continua.
— Je déclare que notre nièce n’a
pas mangé un morceau, observa
miss Nicky.
Voici pourtant assez de {{corr|gâtaux|gâteaux}} à
l’orge, du pain de farine d’avoine,
du potage aux pois et aux fèves : il<noinclude>
<references/></noinclude>
pgz4y10efn0mb365hsna8x3wag0lmma
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ne manque pas de quoi aiguiser
l’appétit.
— Je ne puis absolument pas manger
de ces mets extraordinaires,
répondit Juliana, avec un air de
dégoût : je voudrais une brioche et
du chocolat.
— Vous oubliez, ma chère, que
vous n’êtes pas à Londres, mais
dans les montagnes d’Écosse, dit
Henry.
— Non, en vérité, que je ne l’oublie
pas… Eh bien ! donnez-moi
du pain grillé et du beurre frais.
— Malheureusement nous n’avons
pas de pain blanc dans la maison,
pour le moment ; j’ai envoyé au
village pour m’en procurer, dit la
ménagère Nicky : n’y a-t-il rien
autre qui puisse vous tenter, réfléchissez
un instant ?
— Je crois que je mangerai avec<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE VII.}}
{{sc|Le}} repas étant enfin terminé,
Glenfern pria son fils Henry de
l’accompagner dans sa promenade
du matin, désirant avoir quelque
conversation avec lui. Lady Juliana
eut l’air de trouver fort mauvais
qu’on l’a privât ainsi de la société
de son époux ; mais celui-ci l’a fit
taire, en lui disant à l’oreille qu’il
espérait trouver l’occasion de parler
à son père de leur position, et
qu’il reviendrait aussi vite que possible
auprès d’elle.
Lorsque Donald eut débarrassé<noinclude>
<references/></noinclude>
4khcx9jqr7ogt7wozlm25eg39j8vxlz
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « la table du déjeûner, elle fut couverte par les ouvrages des jeunes dames. Miss Nicky se retira pour vaquer aux affaires du ménage : Jacky s’assit regardant d’un œil ses nièces, de l’autre lady Juliana ; Grizzy se plaça près de sa seigneurie, tenant à sa main une lettre de sa chère lady Maclaughlan. Tandis que les demoiselles s’occupaient avec ardeur de leurs ouvrages, les vieilles dames firent tous leurs efforts pour distraire leur élégante n... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>la table du déjeûner, elle fut couverte
par les ouvrages des jeunes
dames. Miss Nicky se retira pour
vaquer aux affaires du ménage :
Jacky s’assit regardant d’un œil
ses nièces, de l’autre lady Juliana ;
Grizzy se plaça près de sa seigneurie,
tenant à sa main une
lettre de sa chère lady Maclaughlan.
Tandis que les demoiselles s’occupaient
avec ardeur de leurs ouvrages,
les vieilles dames firent tous
leurs efforts pour distraire leur élégante
nièce ; mais celle-ci n’y répondait
guère que par des exclamations
dépourvues de sens, ou
en s’occupant de ses favoris.
Elle commençait à lasser l’éloquente
Jacky, et à troubler même
la bonne humeur de la tante Grizzy,
lorsqu’un rayon de soleil,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>la table du déjeûner, elle fut couverte
par les ouvrages des jeunes
dames. Miss Nicky se retira pour
vaquer aux affaires du ménage :
Jacky s’assit regardant d’un œil
ses nièces, de l’autre lady Juliana ;
Grizzy se plaça près de sa seigneurie,
tenant à sa main une
lettre de sa chère lady Maclaughlan.
Tandis que les demoiselles s’occupaient
avec ardeur de leurs ouvrages,
les vieilles dames firent tous
leurs efforts pour distraire leur élégante
nièce ; mais celle-ci n’y répondait
guère que par des exclamations
dépourvues de sens, ou
en s’occupant de ses favoris.
Elle commençait à lasser l’éloquente
Jacky, et à troubler même
la bonne humeur de la tante Grizzy,
lorsqu’un rayon de soleil,<noinclude>
<references/></noinclude>
qiqrtksdsk7ghm895nnqclicocc8xlc
Page:Bayle - Dictionnaire historique et critique, 1820, T13.djvu/255
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Manseng
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <section begin="Serbellon3"/><nowiki/> '''{{refa|Serbellon3-(C)|(C)}}''' ''Il eut beaucoup de part à la'' ''prise de Maestricht.'' ] Selon Priorato, ce fut Serbellon qui prit cette ville, et il y entra tout le premier. Je n’ai osé en dire autant ; cela n’est point vraisemblable, vu l’âge de ce grand capitaine. Ce serait l’action d’un aventurier ; car il faut se souvenir que cette place fut prise d’assaut. Priorato fait une faute d’omission assez... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Manseng" />{{nr||SERBELLON.|247}}</noinclude><section begin="Serbellon3"/><nowiki/>
'''{{refa|Serbellon3-(C)|(C)}}''' ''Il eut beaucoup de part à la''
''prise de Maestricht.'' ] Selon Priorato,
ce fut Serbellon qui prit cette ville,
et il y entra tout le premier. Je n’ai
osé en dire autant ; cela n’est point
vraisemblable, vu l’âge de ce grand
capitaine. Ce serait l’action d’un
aventurier ; car il faut se souvenir
que cette place fut prise d’assaut.
Priorato fait une faute d’omission
assez surprenante : il ne parle point
du premier voyage de Serbellon au
Pays-Bas, et quoiqu’il lui attribue la
construction de la citadelle d’Anvers,
qui se rapporte au premier voyage,
on remarque facilement qu’il n’a
point su que le duc d’Albe eût amené
avec lui Gabriel Serbellon ; il ne
parle de la citadelle d’Anvers qu’après
avoir parlé du voyage de 1577 ;
et de la prise de Maestricht.
{{M.|de Thou}} parle d’un comte Cernellon
<ref group=*>(*) Faute d’impression rectifiée, lettre C.
de ''l’index Thuani''. {{sc|Rem. crit.}}</ref>, chevalier de Malte et
prieur de Hongrie, qui n’est autre
que notre Gabriel Serbellon, et cependant
il les distingue ; car après
avoir dit que le duc d’Albe fit bâtir
la citadelle d’Anvers, par le conseil
de Chapin Vitelli, et de ce comte
Cernellon, qui avaient été visiter le
lieu, il remarque que le premier qui
commanda dans la citadelle fut Gabriel
Serbellon. {{lang|la|''Cùm arcis custodia''
''primò cum idoneo præsidio attributa''
''esset Gabrieli Serbellonio Mediolanensi''
''spectatæ virtutis duci, cujus''
''aliquoties à nobis suprà facta mentio''
''est''}} <ref>{{lang|la|Thuan., ''lib. XLI'', ''pag.'' 830.}}</ref>. Il est sûr qu’il désigne deux
personnes, et que celui dont le duc
d’Albe prit conseil, et qu’il envoya
sur les lieux, était Gabriel Serbellon,
{{lang|la|''Antuerpiæ arcem fundabat, Paciotti''
''machinatoris ingenio, Serbellonii judicio''}}
<ref>{{lang|la|Strada, ''lib. VII''.}}</ref>.
{{References-Bayle}}
<section end="Serbellon3"/>
<section begin="Serbellon4"/>'''SERBELLON ({{sc|Fabrice}})''', frère
du précédent, a été général des
troupes du pape dans le pays
d’Avignon, durant les guerres
civiles sous {{Roi|Charles|IX}}. Il fut
d’abord capitaine d’une compagnie
d’ordonnance, et gouverneur
de Pavie pour l’empereur
Charles V. Il exerça ensuite la
charge de commissaire général
de l’armée dans le Piémont, et il
fut déclaré, l’an 1560, gouverneur
de l’état d’Avignon par le pape {{Roi|Pie|IV}},
et général de ses armées <ref group=lower-alpha>{{lang|it|Priorato, Scena d’Uomini illustri.}}</ref>.
Il soutint avec chaleur le parti
des catholiques contre celui des
protestans, et se fit merveilleusement
haïr et craindre par ceux-ci,
à cause des barbaries qu’il
exerça dans Orange {{refl|Serbellon4-(A)|num=(A)|nosup}}, en quoi
les commandans des troupes
françaises le secondèrent furieusement
{{refl|Serbellon4-(B)|num=(B)|nosup}}. {{Roi|Pie|V}} le continua
dans les mêmes charges que son
prédécesseur lui avait données
dans ce pays-là ; mais Serbellon
n’en jouit guère : il s’en retourna
chez lui en 1566, et s’en étant
allé à Rome sur la fin de la même
année, pour y prendre possession
du généralat de l’église,
il mourut chez le cardinal son
frère. Il avait épousé Françoise
Malespine, sœur du marquis de
Malgrado <ref group=lower-alpha>''{{lang|la|Idem, ibid}}.''</ref>.
{{References-Bayle}}
'''{{refa|Serbellon4-(A)|(A)}}''' ''Les barbaries qu’il exerça dans''
''Orange.'' ] Ayant promis ailleurs <ref>''Tom. III'', ''pag.'' 333, ''remarque'' [[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Beaumont#ancrage_Beaumont-(C)|(C)]] ''de l’article''
[[Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Beaumont|{{sc|Beaumont}}]].</ref>
de parler ici de ces cruautés, je ne
puis mieux faire que de copier un
auteur qui passe pour bon catholique
<ref>Varillas, Histoire de {{Roi|Charles|IX}}, ''tom. I'',
''pag.'' 202, 203.</ref> <ref group=*><sup>*</sup> « On peut, dit Leclerc, être fort bon catholique
et fort mauvais historien. Quand il s’agit
d’un fait historique, le témoignage d’un bon
historien ''mauvais catholique'' est préférable à
celui d’un bon catholique ''mauvais historien''. »
Mais l’auteur sur lequel Bayle s’appuie ici a souvent
été maltraité par lui.</ref>. Il nous apprend que ''Fabrice''
''Serbellon, gentilhomme milanais,''
''d’ancienne famille et de longue expérience,''
''qui s’abandonnait à la plus''
''grande partie des vices de son pays,''
''comme il en possédait les vertus, se''<section end="Serbellon4"/><noinclude>
{{References-Bayle}}</noinclude>
im2t64p75qchirgf969v53r21fsszxw
Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/96
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Sapcal22
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>perçant à travers la croisée, suggéra
l’heureuse idée d’une promenade.
Sa seigneurie n’y mit pas
d’objection, espérant rencontrer
son mari, et faire plaisir à ses
chiens, qui paraissaient, depuis
quelques momens, désirer un
changement de place.
Les tantes recommandèrent à
lady Juliana, de se vêtir chaudement
pour sortir ; mais ne se
fiant pas beaucoup aux précautions
qu’elle prendrait, elles s’équipèrent
à la hâte, et allèrent ensuite
présider à la toilette de la jeune
élégante qui, quoique plus à la
mode que ne l’était la leur, paraissait
bien moins raisonnable, pour
braver l’air froid et perçant d’un
jour de novembre dans les montagnes
d’Écosse. Aussi n’est-il pas
étonnant, qu’enveloppées comme<noinclude>
<references/></noinclude>
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Dictionnaire historique et critique/11e éd., 1820/Serbellon 3
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Manseng
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>elles l’étaient, de leurs bonnes redingottes
de drap, de leurs chapeaux
doublés, de leurs bas de
laine, et de leurs gros souliers,
elles fussent saisies d’effroi, à l’aspect
du bonnet de dentelle, de la
pélisse de satin rose, et de la chausure
de soie de lady Juliana : une
pareille extravagance semblait leur
prédire la ruine totale de toutes
leurs espérances, présentes et futures
pour la postérité des Glenfern.
Miss Jacky ayant surmonté
le premier moment de saisissement,
s’adressa, avec un sourire
presque convulsif, à sa nièce, et
lui dit : Il paraît que votre seigneurie
n’est pas tout-à-fait de
l’avis de notre immortel poète, qui,
dans une de ses saisons, dit que la
beauté n’a pas besoin des secours
de l’art ; qu’elle n’est jamais si sé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/160
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « anges. Mais il nous suffit que l’univers est bien grand et bien varie ; le vouloir borner, c’est en avoir peu de connaissance. Mais, continue M. Bayle, Dieu a donné le franc arbitre aux créatures capables de pécher, sans qu’elles lui demandassent cette grâce. Et celui qui ferait un tel présent serait plus responsable du malheur qu’il apporterait à ceux qui s’en serviront, que s’il ne l’avait accordé qu’à l’importunité de leurs prières.... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr|158|ESSAIS DE THÉODICÉE}}</noinclude>anges. Mais il nous suffit que l’univers est bien grand et bien varie ;
le vouloir borner, c’est en avoir peu de connaissance. Mais, continue
M. Bayle, Dieu a donné le franc arbitre aux créatures capables de
pécher, sans qu’elles lui demandassent cette grâce. Et celui qui ferait
un tel présent serait plus responsable du malheur qu’il apporterait
à ceux qui s’en serviront, que s’il ne l’avait accordé qu’à l’importunité
de leurs prières. Mais l’importunité des prières ne fait rien
auprès de Dieu il sait mieux que nous ce qu’il nous faut, et il n’accorde
que ce qui convient au tout. Il semble que M. Bayle fasse consister
ici le franc arbitre dans sa faculté de pécher cependant il
reconnaît ailleurs que Dieu et les saints sont libres sans avoir cette
faculté. Quoi qu’il en soit, j’ai déjà assez montré que Dieu, faisant ce
que sa sagesse et sa bonté jointes ordonnent, n’est point responsable
du mal qu’il permet. Les hommes mêmes, quand ils font leur devoir,
ne sont point responsables des événements, soit qu’ils les prévoient
ou qu’ils ne les prévoient pas.
121. VI. « C’est un moyen aussi sûr d’ôter la vie à un homme, de
lui donner un cordon de soie dont on sait certainement qu’il se
servira librement pour s’étrangler, que de le poignarder par
quelque tiers. On ne veut pas moins sa mort quand on se sert de
la première manière, que quand on emploie l’une des deux autres
il semble même qu’on la veut avec un dessein plus malin, puisqu’on
tend à lui laisser toute la peine et toute la faute de sa
perte. »
Ceux qui traitent des devoirs (de Officiù) comme Cicéron<ref>CICÉRON (M. Tullius), illustre écrivain latin, né à Arpinuin, 106 ans avant
J.-C., mort en 43 avant J.-C, victimede la proscription d’Octave. Il appartenait
en philosophie, à l’école delà nouvelle Académie. Ses ouvrages philosophiques
sont nombreux. Ce sont les Academiea ; le De Aaluracleorum le De Finibus
bonorum et malorum le De Of/iciis ; les Tuscukwes : le Do Legibus, et le De Jlepublicâ.
Les Opéra philosophica de Cicéron oui été publiés à Halle par ISath et
Schütz (6 vol. in-S°, 1806-18). P. J.</ref>,
saint Ambroise, Grotius, Opalenius<ref>Opalbnius ou Opalinski (Lucas), célèbre Polonais, vivait au commencement
du xvn° siècle. Il écrivit sous le nom de Paul Neoceli trois livres De Ofpciis
(Dantzig, 1703). P. J.</ref>, Sharrok<ref>Sharrok (Robert), né à Buukingham, mort en 1GS-1, a écrit sur des matières
diverses de droit naturel, et entre autres Hijpolhesis de of/ieio secundum jus
nulurœ, contra Hoùhesium. Il s’est occupé aussi de botanique, et a écrit Propagation
and improveinerit of vegétables. P. J.</ref>, Rachelius<ref>Rachel, (Samuel), né en 1628 à Lunden, professeur de morale àllelmsladl,
de droit naturel à Kiel, mort à Hambourg en 1691. Il a écrit un grand nombre
d’ouvrages sur le droit nature) et la morale, entre autres un Commentarims in très
libros De Of/iciisCiceronis Examen probabtlitalis jesuiliae Inlroduclio
ad philusopliiam moralcm. P. J.</ref>,<noinclude>
<references/></noinclude>
etj7gnh5uh5rfm7emmmx3u8ymtgbey8
Page:Œuvres philosophiques de Leibniz, Alcan, 1900, tome 2.djvu/161
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Pufendorf, aussi bien que les casuistes, enseignent qu’il y a des cas où l’on n’est point obligé de rendre le dépôt à qui il appartient ; par exemple, on ne rendra pas un poignard, lorsqu’on sait que celui qui l’a mis en dépôt veđt poignarder quelqu’un. Feignons que j’aie entre mes mains le tison fatal, dont la mère de Méléagre se servira pour le faire mourir ; le javelot enchanté, que Céphale emploiera sans le savoir pour tuer sa Procr... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Susuman77" />{{nr||LA BONTÉ DE DIEU, LA LIBERTÉ DE L’HOMME, ETC. 2° PARTIE|159}}</noinclude>Pufendorf, aussi bien que les casuistes, enseignent qu’il y a des cas
où l’on n’est point obligé de rendre le dépôt à qui il appartient ; par
exemple, on ne rendra pas un poignard, lorsqu’on sait que celui qui
l’a mis en dépôt veđt poignarder quelqu’un. Feignons que j’aie entre
mes mains le tison fatal, dont la mère de Méléagre se servira pour
le faire mourir ; le javelot enchanté, que Céphale emploiera sans le
savoir pour tuer sa Procris ; les chevaux de Thésée, qui déchireront
Hippolyte son fils. On me redemande ces choses, et j’ai droit de les
refuser, sachant l’usage qu’on en fera. Mais que sera-ce si un juge
compétent m’en ordonne la restitution, lorsque je ne lui saurais
prouver ce que je sais des mauvaises suites qu’elle aura, Apollon
m’ayant peut-être donné le don de la prophétie comme à Cassandre,
à condition qu’on ne me croira pas ? Je serais donc obligé de faire
restitution, ne pouvant m’en défendre sans me perdre : ainsi je ne
puis me dispenser de contribuer au mal. Autre comparaison : Jupiter
promet à Sémélé, le soleil à Phaéton, Cupidon à Psyché, d’accorder
la grâce qu’on demandera. Ils jurent par le Styx.
Di cujus jurare timent et fallere Numen.
On voudrait arrêter, mais trop tard, la demande entendue à
demi,
Voluit Deus ora loquentis
Opprimere ; exierat jam vox properata sub auras.
L’on voudrait reculer après la demande faite, en faisant des remontrances
inutiles ; mais on vous presse, on vous dit :
Faites-vous des serments pour n’y point satisfaire ?
La loi du Styx est inviolable, il la faut subir si l’on a manqué en
faisant le serment, on manquerait davantage en ne le gardant pas :
il faut satisfaire à la promesse, quelque pernicieuse qu’elle soit à
celui qui l’exige. Elle serait pernicieuse à vous, si vous ne l’exécutiez
pas. Il semble que le moral de ces fables insinue qu’une suprême
nécessité peut obliger à condescendre au mal. Dieu, à la vérité, ne
connaît point d’autre juge qui le puisse contraindre à donner ce qui
peut tourner en mal, il n’est point comme Jupiter qui craint le Styx.
Mais sa propre sagesse est le plus grand juge qu’il puisse trouver,
ses jugements sont sans appel, ce sont les arrêts des destinées. Les
vérités éternelles, objet de sa sagesse, sont plus inviolables que le
Styx. Ces lois, ce juge, ne contraignent point : ils sont plus forts,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>duisante, que lorsqu’elle est sans
ornemens ! et, je dois le dire, c’est
une vérité qu’il faudrait chercher
à graver dans l’esprit des jeunes
femmes.
Lady Juliana la fixa sans répondre ;
elle était aussi peu accoutumée
à recevoir des avis, qu’à entendre
citer les vers de Thompson.
— Je déclare, dit Grizzy, que ma
sœur a parfaitement raison, et,
certainement, nos chères filles s’occupent
fort peu de leur toilette ;
pauvres petites, c’est un grand
bonheur pour elles ; malgré cela,
je ne nie point qu’il est très-permis,
à votre seigneurie, de s’occuper
de la sienne il faut l’avouer, cette
pelisse est superbe, et je suis persuadée
qu’elle est faite à la dernière
mode ! Néanmoins, je l’a crois
d’une couleur trop délicate pour<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:De Bachaumont - Mémoires secrets, T12, Adamsohn.djvu/61
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> C’est en faveur de M. Sage, membre de l’Académie des Sciences, Adjoint pour la Chymie, qu’a été créée la chaire nouvelle. Il faisoit depuis plusieurs années gratuitement des cours publics, & ses illustres écoliers ont concouru à le faire ainsi dédommager de son zele. 3 Août 1778. Saint Cernain est un endroit du Rouergue si vilain, que M. l’Evêque de Rodez y passant ne pût s’empêcher de s’écrier : « ah ! l’abominable lieu !... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude><nowiki/>
C’est en faveur de M. Sage, membre de l’Académie des Sciences, Adjoint pour la Chymie, qu’a été créée la chaire nouvelle. Il faisoit depuis plusieurs années gratuitement des cours publics, & ses illustres écoliers ont concouru à le faire ainsi dédommager de son zele.
3 Août 1778. Saint Cernain est un endroit du Rouergue si vilain, que M. l’Evêque de Rodez y passant ne pût s’empêcher de s’écrier : « ah ! l’abominable lieu ! » Il s’en est ressouvenu, & par une vengeance raffinée & bien digne d’un Prélat, v. a. envoyé l’Abbé de Portelance pour lui apprendre à plaider contre son Evêque.
3 Août. L’ouverture du nouveau Spectacle des Boulevards est fixée décidément au 1 Septembre. La salle est charmante & d’un très-bon goût, le théâtre vaste & propre à exécuter tout ce qu’on voudra. Le nombre des éleves pour l’Opéra est de 80 sujets. On donnera pour commencer un Prologue relatif au lieu, & une Pantomime intitulée la Jérusalem délivrée. Elle sera exécutée d’après celle de Servandoni, repréfentée il y a plus de 25 ans sur le grand Théâtre des Tuilleries.
On prétend que la mise dehors des entrepreneurs de ce petit spectacle forain fera de plus de 500,000 livres. Il est vrai qu’il doit être aussi le magasin du théâtre lyrique.
3 Août. On annonce une piece recemment éclose de la Minerve de M. Cailhava d’Estandoux, ayant pour titre les Journalistes. Il prétend que cette ’facétie ne doit pas se laisser refroidir, & veut être joué tout de suite ; mais<noinclude>
<references/></noinclude>
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C’est en faveur de {{M.|Sage}}, membre de l’Académie des Sciences, Adjoint pour la Chymie, qu’a été créée la chaire nouvelle. Il faisoit depuis plusieurs années gratuitement des cours publics, & ses illustres écoliers ont concouru à le faire ainsi dédommager de son zele.
{{brn|1}}
''3{{lié}}Août 1778.'' Saint Cernain est un endroit du Rouergue si vilain, que {{M.|l’Evêque}} de Rodez y passant ne pût s’empêcher de s’écrier : « ah ! l’abominable lieu ! » Il s’en est ressouvenu, & par une vengeance raffinée & bien digne d’un Prélat, y a envoyé l’Abbé de Portelance pour lui apprendre à plaider contre son Evêque.
{{brn|1}}
''3{{lié}}Août.'' L’ouverture du nouveau Spectacle des Boulevards est fixée décidément au 1{{lié}}Septembre. La salle est charmante & d’un très-bon goût, le théâtre vaste & propre à exécuter tout ce qu’on voudra. Le nombre des éleves pour l’Opéra est de 80{{lié}}sujets. On donnera pour commencer un Prologue relatif au lieu, & une Pantomime intitulée ''la Jérusalem délivrée.'' Elle sera exécutée d’après celle de Servandoni, représentée il y a plus de 25{{lié}}ans sur le grand Théâtre des Tuilleries.
On prétend que la mise dehors des entrepreneurs de ce petit spectacle forain sera de plus de 500,000 livres. Il est vrai qu’il doit être aussi le magasin du théâtre lyrique.
{{brn|1}}
''3{{lié}}Août.'' On annonce une piece recemment éclose de la Minerve de {{M.|Cailhava}} d’Estandoux, ayant pour titre ''les Journalistes.'' Il prétend que cette facétie ne doit pas se laisser refroidir, & veut être joué tout de suite ; mais<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>nos chemins, qui sont, quelquefois,
remplis de boue, quoique,
certainement, en général nos routes
soient bonnes ; mais vous savez
que quand il a beaucoup plu,
on ne peut espérer de les trouver
parfaitement sèches ; et il y a un
mauvais pas à l’entrée du château ;
Glenfern parle, depuis long-temps,
de le faire réparer, et je suis sûre
qu’à présent il ne tardera pas à s’en
occuper.
Cette espérance, pour l’amélioration
des chemins, ne produisit
pas plus d’effet que la citation
poétique de miss Jacky. C’était
actuellement au tour de miss Nicky
à prendre la parole. J’ai vraiment
peur, dit-elle, que votre seigneurie
n’effraie nos pauvres villageois,
ils sont peu habitués à voir, une
pareille parure !…… Mais il me<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>semble qu’il tombe quelques goûtes
de pluie. Toutes trois alors se
réunirent pour conjurer lady Juliana
de se mettre plus chaudement,
et d’une manière plus convenable.
— Je n’ai rien d’autre à mettre, reprit
celle-ci, et, certainement, je ne me
ferai rien faire pour l’hiver, jusqu’à
ce que je retourne à Londres.
Mon manteau peut très-bien servir
pour la voiture.
Il n’en fallut pas d’avantage que
l’aveu qu’elle venait de faire ; les
trois tantes disparurent à l’instant,
et revinrent chacune tenant un
paquet ; l’une lui offrit un schall de
laine à grand ramage ; une autre
lui jeta, sur les épaules, un manteau
écossais ; et la troisième, lui
présenta une espèce de couverture
en drap, doublée de flanelle : elle
eut à choisir des bonnets fourrés,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/275
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|AVOIR SOIN DE SON MARI.||177}}</noinclude><section begin="s1"/>{{lang|frm|anges de paradis, et lequel nostre Seigneur aima tant qu’il tollera et lui souffri faire moult de ses voulentés, et il s’enorguilli et monta en oultrecuidance. Tant fist en entreprist d’autres qu’il en fist trop, et en despleut à nostre Seigneur qui longuement avoit dissimullé et souffert sans dire mot, et lors à un coup tout luy vint à souvenance. Si le trébucha ou plus parfont d’enfer pour ce qu’il ne continua son service à quoy il estoit ordonné et pour lequel il avoit au commencement acquis l’amour de nostre Seigneur qu’il avoit si grande. Et pour ce devez-vous estre obéissant au commencement et tousjours persévérer à cest exemple.}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{lang|frm|{{t3|HUITIÈME ARTICLE.}}
Le huistiesme article de la première distinction dit que vous soiés taisant ou au moins attrempéement parlant, et sage pour garder et céler les secrets de vostre mary. Sur quoy, belle seur, sachiez que toute personne qui s’eschauffe en sa parole n’est mie bien attrempé en son sens, et pour ce sachez que savoir mettre frain en sa langue est souveraine vertu, et moult de périls sont venus de trop parler, et par espécial quant l’en prent paroles à gens arrogans, ou de grant courage, ou gens de court de seigneurs. Et par espécial gardez-vous en tous vos fais de prendre paroles à telles gens ; et se par adventure telles gens se adressent à vous, si les eschevez et laissiez sagement et courtoisement, et ce sera souverainement grant sens à vous, et sachez que d’ainsi faire il vous est pure nécessité ; et jasoit-ce que le cuer en face mal, toutesvoies le convient-il aucunes fois mestrier}}<ref>Maîtriser, retenir.</ref>, <section end="s2"/><noinclude>
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{{em|4}}I{{FlotteADroite|M|marge=4em}}</noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|DE LUCIFER.||177}}</noinclude><section begin="s1"/>{{lang|frm|anges de paradis, et lequel nostre Seigneur aima tant qu’il tollera et lui souffri faire moult de ses voulentés, et il s’enorguilli et monta en oultrecuidance. Tant fist en entreprist d’autres qu’il en fist trop, et en despleut à nostre Seigneur qui longuement avoit dissimullé et souffert sans dire mot, et lors à un coup tout luy vint à souvenance. Si le trébucha ou plus parfont d’enfer pour ce qu’il ne continua son service à quoy il estoit ordonné et pour lequel il avoit au commencement acquis l’amour de nostre Seigneur qu’il avoit si grande. Et pour ce devez-vous estre obéissant au commencement et tousjours persévérer à cest exemple.}}
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<section begin="s2"/>{{lang|frm|{{t3|HUITIÈME ARTICLE.}}
Le huistiesme article de la première distinction dit que vous soiés taisant ou au moins attrempéement parlant, et sage pour garder et céler les secrets de vostre mary. Sur quoy, belle seur, sachiez que toute personne qui s’eschauffe en sa parole n’est mie bien attrempé en son sens, et pour ce sachez que savoir mettre frain en sa langue est souveraine vertu, et moult de périls sont venus de trop parler, et par espécial quant l’en prent paroles à gens arrogans, ou de grant courage, ou gens de court de seigneurs. Et par espécial gardez-vous en tous vos fais de prendre paroles à telles gens ; et se par adventure telles gens se adressent à vous, si les eschevez et laissiez sagement et courtoisement, et ce sera souverainement grant sens à vous, et sachez que d’ainsi faire il vous est pure nécessité ; et jasoit-ce que le cuer en face mal, toutesvoies le convient-il aucunes fois mestrier}}<ref>Maîtriser, retenir.</ref>, <section end="s2"/><noinclude>
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Page:Champfleury - Souvenirs et Portraits de jeunesse, 1872, éd2.djvu/353
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/103
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
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{{T3|CHAPITRE VIII.}}
{{sc|Madame Douglas}} était la seule
personne de la famille de Glenfern,
capable de sentir la différence
immense qui existait entre le caractère,
les habitudes, le genre de
vie de la pauvre lady Juliana, et de
sa nouvelle famille ; et quoiqu’elle
trouva sa belle-sœur insignifiante,
remplie de vanité et de folie, cependant,
sa jeunesse et sa beauté
l’intéressèrent, elle ne pouvait s’empêcher
de compâtir à son malheur,
et de sentir le sacrifice qu’elle avait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1/Article VII.
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<pages index="Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf" from="266" to="275" fromsection=s2 tosection=s1 header=1/>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/102
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>jets peu faits pour plaire à lady
Juliana ; aussi fut-elle bientôt fatiguée
de la promenade, et elle tourmenta
les bonnes tantes pour reprendre
le chemin de la maison.
Ces dames ne doutant nullement
que la crainte d’abîmer ses beaux
souliers, ne fut la cause de son
impatience, et du peu d’admiration
qu’elle exprimait pour les beautés
agrestes du pays, se lamentèrent
sur le malheur d’avoir une
chaussure si délicate, et consentirent
à rentrer.
{{interligne|4em}}
{{-|3}}
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<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>des chapeaux doubles, des souliers
à semelles de liége, des bottines,
etc., etc. : rien ne manquait ;
mais ce fut en vain qu’on fit l’éloge
détaillé de chaque article de la
garde-robe qu’on lui étalait, lady
Juliana refusa tout avec dédain,
et déclara qu’elle sortirait avec sa
pelisse, ou bien qu’elle resterait à
la maison. Les tantes furent obligées
de céder, et se mirent en
route, suivant un chemin raboteux
et pénible, où des charretiers
pouvaient passer quelquefois, mais
qui, bien sûrement, n’avait jamais
été parcouru par les équipages brillans
de ''Bond-Street'' ! Le paysage
n’offrait rien d’intéressant, des arbres
dépouillés de leur verdure,
des collines escarpées et arides,
un lac dont les eaux paraissaient
noires et troubles, étaient des ob-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mariage/1/7
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>monde. Enfin, on rencontre si
souvent, sur son chemin, des demoiselles
Douglas, que probablement
mes lecteurs les connaissent
aussi bien que moi. Ainsi, je les
laisserai achever le tableau que je
viens d’ébaucher, et je retournera
au salon de Glenfern, où mon tric
se trouvait assis, attendant, avec
une impatience sans égale, l’arrivée
de lady Maclaughlan.
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{{-|3}}
{{interligne|6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|HISTOIRE<br>
DE MADAME DOUGLAS.}}
{{sc|La}} mère de madame Douglas
était Anglaise ; elle mourut en lui
donnant la vie, et son père n’ayant
survécu que peu de temps à une
épouse qu’il adorait, leur jeune
enfant, âgé de deux ans, fut confié
à lady Andley, sa tante, qui s’en
chargea, à condition que les parens
de M. Malcolm, tous Écossais, ne
réclameraient jamais sa nièce : lady
Audley avait un souverain mépris,
pour tout ce qui n’était pas positivement
Anglais ; elle trouva que sa<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>sœur s’était mésalliée en épousant
un Écossais, et désirait qu’il n’existât
aucune liaison entre sa nièce et
les parens de son père : l’affection
qu’elle avait eu pour sa sœur, la
décida à servir de mère à sa fille,
et la droiture naturelle de son caractère
lui fit remplir, avec exactitude,
le devoir qu’elle s’était volontairement
imposé : sa conduite
lui acquit pour toujours l’affection
et la reconnaissance de la vertueuse
Alicia.
Le caractère de lady Andley
était du nombre de ceux qu’il est
plus facile de craindre et respecter
que d’aimer : pleine de droiture et
de fermeté, elle exigeait, chez les
autres, les vertus sévères qu’il lui
semblait si aisé de pratiquer ; elle
ne connaissait pas la douce indulgence,
et ignorait le bonheur que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/276
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Em-GdM
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|VIII}}.|178}}</noinclude>{{lang|frm|et n’est pas sage qui ne le puet faire, car il est trouvé un proverbe rural qui dit que aucun n’est digne d’avoir seignourie ou maistrise sur autruy qui ne peut estre maistre de luy mesmes.
Et pour ce, en ce cas et en tous autres, devez-vous si estre maistre de vostre cuer et de vostre langue qu’elle soit subjecte à vostre raison, et advisez toudis devant qui et à qui vous parlerez ; et vous prie et admoneste que soit en compaignie, soit à table, gardez-vous de trop habondamment parler, var en habondance de paroles ne peut estre qu’il n’en y ait aucune fois de mal assises aucunes, et dit-l’en aucunes fois, par esbatement et par jeu, paroles de revel}}<ref>Plaisantierie.</ref> {{lang|frm|qui depuis sont prinses et recordées à part en grant dérision et mocquerie de ceulx qui les ont dictes. Et pour ce gardez devant qui et de quoy vous parlerez, ne à quel propos, et ce que vous direz, dictes à trait}}<ref>À propos ? {{abr|Var.|Variante}} B. {{lang|frm|''attrait''.}}</ref> {{lang|frm|et simplement : et en parlant pensez que riens ne ysse qui ne doie yssir et que la bride soit devant les dens pour refraindre le trop. Et soyez bon secrétaire et aiez tousjours souvenance de garder les secrets de vostre mary qui sera ; premier}}<ref>Premièrement.</ref> {{lang|frm|ses meffais, vices ou péchiés, se vous en savez aucuns, célez-les et couvrez, mesmes sans son sceu, afin qu’il ne s’en bontie, car à peine trouverez-vous aucun que s’il a aucun amy qui apparçoive son péchié, jà puis ne le verra de si bon cuer que devant et aura honte de luy et l’aura en regard. Et ainsi vous conseille-je que ce que vostre mary vous dira en conseil, vous ne le revélez point à quelque personne tant soit privée de vous, et vainquez en ce la nature des femmes qui est telle, si comme l’en}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>l’on peut trouver à pardonner des
erreurs et des faiblesses qu’elle ne
pouvait comprendre : dévier de la
plus stricte vertu, était se rendre
coupable à ses yeux, et lorsqu’on
avait une fois osé lui déplaire, il
était difficile, presqu’impossible même
de recouvrer ses bonnes grâces ;
aussi ne pouvait-on trouver aucun
charme dans son commerce ; elle
obtenait l’estime, mais rarement
un sentiment plus doux ; elle espérait
trouver dans le monde de quoi
remplir le vide de son cœur, et
s’acquit une espèce d’importance
dans les cercles du haut ton ; elle
crut que les honneurs qu’on lui
rendait, étaient dus à son mérite
et à ses qualités personnelles, et
ne se douta nullement que ses richesses,
la splendeur de sa maison,
et les fêtes qu’elle y donnait,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Mariage/1/Histoire de madame Douglas
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE IX.}}
{{sc|Que}} peut-il être arrivé à lady
Maclaughlan, dit, d’un air attristé,
la sensible Grizzy ? Je commence
à craindre que quelque accident
fâcheux ne cause ce retard.
— Je crois entendre le bruit
d’une voiture, dit Jacky. Chut !
écoutons : ce n’est que le vent,
soupira Grizzy.
— C’est le charriot qui revient
avec le pain, dit miss Nicky.
— C’est lady Maclaughan, je
vous en avertis, prononça, d’un
ton décidé, miss Jacky. En effet,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE X.}}
{{sc|Les}} Messieurs étaient déjà réunis,
et attendaient avec impatience
l’heure du dîner, lorsque lady Maclaughlan
fit son entrée. Les vêtemens
du matin avaient été remplacés
par la parure la plus brillante ;
une robe de satin orange, et une
jupe de la même couleur garnie de
larges dentelles, produisaient un
effet surprenant ; un mouchoir de
mousseline empesée couvrait sa poitrine ;
sur son sein se trouvait un
bouquet de roses artificielles, au
milieu duquel elle avait placé,
avec beaucoup de grâce, un mé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE XI.}}
{{sc|Le}} temps qui ordinairement calme
la douleur, et réconcilie avec la
position dans laquelle or se trouve,
semblait au contraire augmenter
le chagrin de lady Juliana; ne
trouvant aucune ressource en elle-même,
elle repoussait encore avec
dédain les plaisirs innocens, ou les
occupations utiles qu'on lui proposait.
Les efforts de madame Douglas
pour lui apprendre à jouer aux
échecs, et lui donner le goût de
la lecture des meilleurs auteurs,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE XII.}}
{{sc|Il}} trouva le laird d’une humeur
peu engageante, et fort irrité
de tout le bruit qui venait de
se passer, quoiqu’il n’en connût
pas précisément la cause.
Que signifient tous ces cris, tout
ce vacarme que je viens d’entendre ?
dit-il à son fils ; par ma foi
il n’y aura bientôt plus moyen d’y
tenir entre votre femme et ses
bêtes, il y a de quoi faire tourner
la tête. Il faudra bien qu’elle abandonne
tous ses magots, quand elle<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
{{interligne|4em}}
{{T3|CHAPITRE XIII.}}
{{sc|La}} cloche du dîner s’était déjà
fait entendre deux fois au château
de Glenfern, et la famille rassemblée
attendait, pour se mettre à
table, qu’Henry et sa noble compagne
voulussent bien paraître ;
impatient de ce retard, le laird
pria sa sœur Jacky de monter chez
lady Juliana pour en connaître la
cause. Elle s’empressa de le satisfaire,
et revint, peu de minutes
après, avec une figure consternée,
dire que sa seigneurie était au lit,
ayant une fièvre violente, et qu’on<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Oh ! Lady Maclaughlan, sanglotta
Grizzy, en embrassant son
amie, laquelle un peu radoucie s’écria
en descendant : allons, allons
le bon Dieu vous bénisse, et vous
rende ce que vous étiez, venez
bientôt me voir au château de Lock-Marlie.
La voiture étant partie, les trois
sœurs inconsolables d’un évènement
aussi fâcheux, rentrèrent pour
se consulter ensemble, sur ce qui
avait pu occasionner une pareille
mésaventure.
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<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>terminant la scène, par un attaque
de nerfs si violente, que les bonnes
sœurs épouvantées oublièrent leurs
griefs, pour porter des secours à
leur extravagante nièce, et aider à
la transporter sur son lit, où la
voyant plus calme, Henry la quitta
pour joindre le seigneur de Glenfern,
qui venait de le faire demander.
{{interligne|4em}}
{{-|3}}
{{interligne|6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>sonnes savent toujours s’amuser
ensemble.
— Vénus et les Grâces, par Jupiter !
dit sir Sampson en les saluant
d’un air galant. Il faut que je
songe aussi à m’adoniser pour le
dîner. La compagnie se sépara
donc pour s’occuper de l’affaire importante
de la toilette.
{{interligne|4em}}
{{-|3}}
{{interligne|6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>ne répondit rien à ses absurdes reproches
et à ses ennuyeuses complaintes ;
enfin, dégoûté et presque
hors de lui, il sortit de la chambre
et se sauva dans la campagne.
{{interligne|4em}}
{{-|3}}
{{interligne|6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Em-GdM
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|DE PAPIRIUS.||179}}</noinclude>dit, qu’elles ne pevent riens céler, c’est à dire les mauvaises et meschans. Dont un philosophe appellé Macrobe raconte, et est trouvé ou livre du Songe Scipion, qu’il estoit à Romme un enfant, jeune fils, qui avoit nom Papire, qui une fois avec son père lequel estoit sénateur de Romme s’en ala en la chambre des sénateurs, en laquelle chambre les sénateurs rommains tenoient leur conseil. Et illecques firent serement que leur conseil nul n’oseroit révéler sur paine de perdre la teste. Et quant ils orent tenu conseil et l’enfant retourna à l’hostel, sa mère luy demanda dont il venoit, et il respondi du conseil du Sénatoire avec son père. La mère luy demanda quel conseil c’estoit ; il dist qu’il ne l’oseroit dire sur paine de mort. Adonc fut la mère plus en grant désir de le savoir, et commença maintenant à flater, et en après à menacier son fils qu’il luy dist. Et quant l’enfant vit qu’il ne povoit durer à sa mère, si luy fist premièrement promettre qu’elle ne le diroit à nulluy et elle luy promist. Après il luy dist ceste mençonge, c’est assavoir que les sénateurs avoient eu en leur conseil entre eulx, ou que un mary eust deux femmes, ou une femme deux maris. Quant la mère oy ce, si luy deffendi qu’il ne le dist à nul autre, et puis s’en ala à ses commères et leur dist le conseil en secret, et l’autre à l’autre, et ainsi sceurent toutes ce conseil, chascune en son secret.
Si advint un pou après que toutes les femmes de Romme vindrent au Sénatoire où les sénateurs estoient assemblés, et par moult de fois crièrent à haulte voix qu’elles aimoient mieulx que une femme eust deux maris que un homme deux femmes. Les sénateurs estoient tous esbahis et ne savoient que ce vouloit dire, et se<noinclude>
<references/>
{{FlotteADroite|M {{rom|ij|2}}|marge=4em}}</noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/194
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Sapcal22
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15874320
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’amuser sa belle-sœur, en cherchant
à captiver son attention,
plutôt que de lui donner des leçons
en lui offrant son exemple.
Nous la laisserons donc continuer,
et nous tâcherons de faire mieux
connaître à nos lecteurs cette aimable
et excellente femme, en lui
donnant l’histoire de sa vie.
{{interligne|4em}}
{{-|3}}
{{interligne|6em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
9psl7qdtd4iopo8mmjkczij4ne367db
Page:Chambon - Dictionnaire du savoir-vivre, 1907.pdf/194
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Poslovitch
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|''DU SAVOIR-VIVRE''||177}}</noinclude><nowiki/>
{{t3|'''F'''}}
<section begin="Familiarité"/>{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Familiarité.'''}}}}
La familiarité ne peut s’établir que d’égal à
égal.
Vis-à-vis des supérieurs, elle serait une incorrection
grave ; vis-à-vis des inférieurs, c’est un
manque de tact et une imprudence.
Dans le famille, elle doit descendre des parents
aux enfants et ne jamais retomber des enfants
aux parents.
L’oubli de cette règle est la destruction de
toute autorité. La familiarité compromet l’équilibre
des rapports sociaux ; elle est la négation
du respect et la conseillère de l’insoumission.
Elle crée les mauvais serviteurs, les
enfants et les élèves indisciplinés.
Elle n’est pas un succédané de la bonté et de
la douceur ; elle est même tout le contraire
puisqu’elle oblige aux actes de rigueur pour
réprimer des écarts dont elle est l’unique cause.<section end="Familiarité"/><noinclude>
<references/></noinclude>
afakefz849s000f9go9pows6hr0wy2j
Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/104
104
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « fait ; sacrifice, sans doute, bien au-dessus de ce qu’elle s’était imaginée, ou de ce qu’elle avait pu concevoir. Elle comprenait, jusqu’à un certain point, la nature de ses sentimens {{corr|a|à}} l’égard des trois vieilles dames ; car elle aussi avait senti combien il était facile de se rendre désagréable, {{corr|presqu’haissable|presqu’haïssable}}, sans être coupable d’aucun défaut grave ; et combien il était plus difficile de s... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>fait ; sacrifice, sans doute, bien au-dessus
de ce qu’elle s’était imaginée,
ou de ce qu’elle avait pu concevoir.
Elle comprenait, jusqu’à
un certain point, la nature de ses
sentimens {{corr|a|à}} l’égard des trois vieilles
dames ; car elle aussi avait senti
combien il était facile de se rendre
désagréable, {{corr|presqu’haissable|presqu’haïssable}}, sans
être coupable d’aucun défaut grave ;
et combien il était plus difficile
de supporter les faiblesses que les
vices de nos voisins : si les défauts
des dames de Glenfern avaient été
d’une nature plus sérieuse, il aurait
peut-être été plus aisé de s’y
soumettre ; mais vivre journellement
avec des personnes dont la
vie entière était une redite de vues
étroites, de minuties et de préjugés
qu’elles qualifiaient du nom de
vertus ! avec des personnes que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/105
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « l’on ne pouvait mépriser, et qu’il était si difficile d’aimer, n’était pas une tâche facile, et il fallait toute la grandeur d’âme, la bonté de cœur, et l’excellente éducation qu’avait reçue madame Douglas, pour supporter, avec indulgence, tant de petitesses, et ne pas blesser, à chaque instant, en montrant le dégoût qu’elle éprouvait. Une personne douée d’un sens moins exquis, aurait essayé de raisonner avec les trois sœurs, e... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>l’on ne pouvait mépriser, et qu’il
était si difficile d’aimer, n’était pas
une tâche facile, et il fallait toute
la grandeur d’âme, la bonté de
cœur, et l’excellente éducation
qu’avait reçue madame Douglas,
pour supporter, avec indulgence,
tant de petitesses, et ne pas blesser,
à chaque instant, en montrant le
dégoût qu’elle éprouvait. Une personne
douée d’un sens moins exquis,
aurait essayé de raisonner
avec les trois sœurs, et aurait pu
espérer de les corriger, en leur
faisant sentir leurs préjugés ; mais
madame Douglas vit, dès le premier
moment, de quelle inutilité
serait une pareille entreprise ; elle
vit que ces faiblesses étaient innées
chez elles, et qu’une éducation
négligée, et une entière inexpérience
du monde les avaient aug-<noinclude>
<references/></noinclude>
tb1uht7w8jlng8pms6wny8rdnch98ut
Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/106
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « mentée et affermies. Ces pauvres femmes avec tous leurs préjugés (pensait souvent la charitable madame Douglas), sont peut-être meilleures aux yeux de l’Être-Suprême, que je ne le suis moi-même ; celui qui a assigné à chacun sa place dans ce monde, sait mieux que moi quel est le degré de connaissance qui leur convient : oh ! puissé-je sans cesse me rappeler que nous sommes tous ses enfans, et puisse-t-il m’aider à supporter leurs défauts, tandi... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>mentée et affermies. Ces pauvres
femmes avec tous leurs préjugés
(pensait souvent la charitable madame
Douglas), sont peut-être meilleures
aux yeux de l’Être-Suprême,
que je ne le suis moi-même ; celui
qui a assigné à chacun sa place
dans ce monde, sait mieux que
moi quel est le degré de connaissance
qui leur convient : oh ! puissé-je
sans cesse me rappeler que
nous sommes tous ses enfans, et
puisse-t-il m’aider à supporter leurs
défauts, tandis que je ferai tous
mes efforts pour corriger les miens !
Cette aimable femme parvint à
vivre en paix avec la famille de son
époux, et à s’en faire chérir. Cependant
sa tâche avait été bien autrement
difficile que ne l’était celle
de lady Julianas car celle-ci n’était
supérieure à ses tantes que par les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/326
104
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Hilarion~frwiki
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
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{{MathForm1|{{Taille|(E’{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
&\qquad\qquad
+\left[e_0-\left(\frac{1971}{64}e_0-\frac{1647}{16}\gamma^2_0e_0-\frac{17865}{256}e^3_0-\frac{9855}{64}e_0e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4_0}\right.\\
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&\qquad\quad
+\left(\frac{399}{16}e^2_0-\frac{327}{8}\gamma^2_0e^2_0-\frac{775}{64}e^4_0-\frac{3891}{64}e^2_0e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3_0}\\
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\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{MathForm1|{{Taille|(G’{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
a=a_0&\left\{1-\left[\left(\frac92e_0-9\gamma^2_0e^2_0-\frac{39}{16}e^3_0-\frac{45}{4}e_0e'^2+\frac92\gamma^2_0e_0+\frac{39}{8}\gamma^2_0e^3_0\right.\right.\right.\\
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\left.+\frac{45}{2}\gamma^2_0e_0e'^2-\frac{5}{128}e^5_0+\frac{195}{32}e_0^3e'^2+\frac{117}{32}e_0e'^4\right)\frac{n'^2}{n^2_0}\\
&\qquad\qquad
+\left(9e_0-18\gamma^2_0e_0-\frac{39}{8}e^3_0-\frac{117}{4}e_0e'^2+9\gamma^4_0e_0+\frac{39}{4}\gamma^2_0e^3_0\right.\\
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\left.+18\gamma^2_0e_0e'^2-\frac{5}{64}e^5_0-\frac{789}{32}e^3_0e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3_0}\\
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+\left(\frac{55}{2}e_0-94\gamma^2_0e_0-\frac{1019}{64}e^3_0-\frac{8785}{128}e_0e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4_0}\\
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+\left(\frac{172}{3}e_0-\frac{539}{3}\gamma^2_0e_0-\frac{467}{24}e^3_0-\frac{36091}{192}e_0e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5_0}\\
&\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{262243}{2304}e_0\frac{n'^6}{n^6_0}-\frac{4680217}{3456}e_0\frac{n'^7}{n^7_0}+\frac52e_0\frac{n'^2}{n^2_0}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}+5e_0\frac{n'^3}{n^3_0}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}\right]\cos\theta_0(t+c)\\
&\qquad\qquad
-\left[\left(\frac{81}{16}e^2_0-\frac{81}{4}\gamma^2_0e^2_0-\frac{351}{64}e^4_0-\frac{405}{16}e^2_0e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4_0}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{567}{16}e^2_0\frac{n'^5}{n^5_0}+\frac{10845}{64}e^2_0\frac{n'^6}{n^6_0}\right]\cos2\theta_0(t+c)\,;
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/107
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « frivoles avantages de la beauté, de la jeunesse, et d’une certaine élégance de manières que donne l’éducation du grand monde ; tandis que la supériorité de madame Douglas se trouvait dans les qualités du cœur ; de plus, elle était douée d’une grande intelligence, et il était impossible qu’elle ne fût pas choquée à chaque instant par leur ineptie. Pleine de talens et d’esprit, combien ne devait-elle pas souffrir d’être toujours dans... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>frivoles avantages de la beauté, de
la jeunesse, et d’une certaine élégance
de manières que donne l’éducation
du grand monde ; tandis
que la supériorité de madame Douglas
se trouvait dans les qualités
du cœur ; de plus, elle était douée
d’une grande intelligence, et il était
impossible qu’elle ne fût pas choquée
à chaque instant par leur
ineptie. Pleine de talens et d’esprit,
combien ne devait-elle pas souffrir
d’être toujours dans la société de
gens ignorans, et sans cesse occupés
des petites misères de la vie !
Afin de donner une plus juste idée
du mérite de cette femme distinguée,
nous allons esquisser le caractère
des trois sœurs.
’'Jacky'', l’aînée du trio, était ce
qu’on appelle une femme de mérite
(''ou une maîtresse femme''), ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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15874329
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2026-06-16T21:30:55Z
Sapcal22
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>frivoles avantages de la beauté, de
la jeunesse, et d’une certaine élégance
de manières que donne l’éducation
du grand monde ; tandis
que la supériorité de madame Douglas
se trouvait dans les qualités
du cœur ; de plus, elle était douée
d’une grande intelligence, et il était
impossible qu’elle ne fût pas choquée
à chaque instant par leur
ineptie. Pleine de talens et d’esprit,
combien ne devait-elle pas souffrir
d’être toujours dans la société de
gens ignorans, et sans cesse occupés
des petites misères de la vie !
Afin de donner une plus juste idée
du mérite de cette femme distinguée,
nous allons esquisser le caractère
des trois sœurs.
''Jacky'', l’aînée du trio, était ce
qu’on appelle une femme de mérite
(''ou une maîtresse femme''), ce<noinclude>
<references/></noinclude>
jpkbaj3fgl85v6ev9pnn89jatyx6ync
Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/278
104
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15874330
2026-06-16T21:33:21Z
Em-GdM
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|VIII}}.|180}}</noinclude>taisoient et regardoient l’un l’autre en demandant dont ce venoit, jusques à tant que l’enfant Papire leur compta tout le fait. Et quant les sénateurs oyrent ce, si en furent tous courroucés et le firent sénateur et establirent que jamais d’ores-en-avant nul enfant ne fust en leur compaignie.
Ainsi appert par ceste exemple que l’enfant masle qui estoit jeune sceut céler et taire et évada, et la femme qui avoit aage convenable pour avoir sens et discrétion ne sceut taire ne céler ce qu’elle avoit juré et promis sur son serement, et mesmes le secret qui touchoit l’honneur de son mary et de son fils.
Et encores est-ce le pis que quant femmes racontent aucune chose l’une à l’autre, tousjours la derrenière y adjouste plus et accroist la bourde et y met du sien, et l’autre encores plus. Et à ce propos raconte-l’en un conte rural d’une bonne dame qui avoit acoustumé à soy lever matin. Un jour ne se leva mie si matin qu’elle avoit acoustumé ; sa commère se doubta qu’elle ne feust malade, si l’ala veoir en son lit et luy demanda moult qu’elle avoit. La bonne dame qui eut honte d’avoir tant jeu, ne sceut que dire fors qu’elle estoit moult pesante et malade et tellement qu’elle ne le sceut dire. La commère la pressa et pria par amours qu’elle luy dist, et elle luy jura, promist et fiança que jamais ce qu’elle luy diroit ne seroit révélé pour rien de ce monde à nulle créature vivant, père, mère, seur, frère, mary, ne confesseur, ne autre. Après celle promesse et serement la bonne, dame qui ne savoit que dire, par adventure luy dist que elle avoit un œuf ponnu. La commère en fut moult esbahie
et monstra semblant d’en estre bien courroucée, et<noinclude>
<references/></noinclude>
h721zjc2a49k3mlqkbq9q7njexcr59g
15874331
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2026-06-16T21:34:04Z
Em-GdM
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|VIII}}.|180}}</noinclude>{{lang|frm|taisoient et regardoient l’un l’autre en demandant dont ce venoit, jusques à tant que l’enfant Papire leur compta tout le fait. Et quant les sénateurs oyrent ce, si en furent tous courroucés et le firent sénateur et establirent que jamais d’ores-en-avant nul enfant ne fust en leur compaignie.
Ainsi appert par ceste exemple que l’enfant masle qui estoit jeune sceut céler et taire et évada, et la femme qui avoit aage convenable pour avoir sens et discrétion ne sceut taire ne céler ce qu’elle avoit juré et promis sur son serement, et mesmes le secret qui touchoit l’honneur de son mary et de son fils.
Et encores est-ce le pis que quant femmes racontent aucune chose l’une à l’autre, tousjours la derrenière y adjouste plus et accroist la bourde et y met du sien, et l’autre encores plus. Et à ce propos raconte-l’en un conte rural d’une bonne dame qui avoit acoustumé à soy lever matin. Un jour ne se leva mie si matin qu’elle avoit acoustumé ; sa commère se doubta qu’elle ne feust malade, si l’ala veoir en son lit et luy demanda moult qu’elle avoit. La bonne dame qui eut honte d’avoir tant jeu, ne sceut que dire fors qu’elle estoit moult pesante et malade et tellement qu’elle ne le sceut dire. La commère la pressa et pria par amours qu’elle luy dist, et elle luy jura, promist et fiança que jamais ce qu’elle luy diroit ne seroit révélé pour rien de ce monde à nulle créature vivant, père, mère, seur, frère, mary, ne confesseur, ne autre. Après celle promesse et serement la bonne, dame qui ne savoit que dire, par adventure luy dist que elle avoit un œuf ponnu. La commère en fut moult esbahie
et monstra semblant d’en estre bien courroucée, et}}<noinclude>
<references/></noinclude>
crblesg41vb8t69slfoo0blrpca5vpi
Page:Chambon - Dictionnaire du savoir-vivre, 1907.pdf/195
104
4922363
15874337
2026-06-16T21:38:04Z
Poslovitch
68529
/* Corrigée */
15874337
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Poslovitch" />{{nr|178||''DICTIONNAIRE''}}</noinclude><section begin="Fards"/><nowiki/>
{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Fards.'''}}}}
Outre le danger d’empoisonnement et les
risques innombrables que les fards font courir
à la santé et à la beauté, ils sont de mauvais
ton.
C’est à ce titre que le savoir-vivre en condamne
l’emploi. Une femme qui se farde peut
être une œuvre d’art parfaite, elle ne serai plus
classée parmi les femmes comme il faut.
Rien n’est plus charmant que de savoir
vieillir, de bien porter les fines rayures que le
temps grave sur un doux visage d’aïeule, de se
parer avec un joyeux orgueil de la couronne de
cheveux blancs qui commande à la fois le respect
et l’amour.
<section end="Fards"/>
<section begin="Fenêtre"/>{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Fenêtre.'''}}}}
Une femme bien élevée ne se met pas à la fenêtre
pour regarder les passants. Si un motif
quelconque l’y appelle, le savoir-vivre interdit
à un galant homme qui la connaît de la saluer.
<section end="Fenêtre"/>
<section begin="Fétiches"/>{{SansAlinéa|{{Souligner|'''Fétiches'''}} (Voir ''Porte-bonheur'', p. 306).}}
Le fétiche est quelque chose de spécial. On
lui donne le sens de facteur du destin. C’est<section end="Fétiches"/><noinclude>
<references/></noinclude>
88pry3v8cwjnkxly57zqdya2svni778
Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/216
104
4922364
15874353
2026-06-16T21:49:18Z
Lorlam
85998
/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>C’est par lui que tu fus condamné à mourir, Philippe !
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
C’est par lui que Lagardère est mort !…
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Qui est cet homme ?
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Nommez-le que je venge mon père.
{{PersonnageD|BATHILDE|c|haletante.}}
Écoutez-moi !… Pour qu’il ne reste aucun doute
en votre esprit ; la nuit, où j’enlevai de son cercueil
le fils du comte de Lagardère, je le marquai au
bras droit d’une clef que je fis rougir au feu. Regardez
votre bras, monsieur Philippe, et voyez si
la marque existe toujours.
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|relevant sa manche.}}
La voici !
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Je ne doutais pas.
{{di|Elle le tient embrassé.|d|3}}
{{PersonnageD|BATHILDE|c|épuisée.}}
Vite !… vite ! madame ! que je puisse m’en aller
pardonnée. Dans un moment il sera trop tard.
{{di|Elle tombe à genoux, soutenue par Philippe qui court à elle.|d|2}}
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Pardonnez, ma mère.
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Je vous pardonne mes larmes, mes douleurs, mon
martyre. Je vous pardonne votre ingratitude !… Et
je souhaite que vous soyez reçue la haut comme je
vous absous sur cette terre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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15874369
15874353
2026-06-16T22:04:42Z
Lorlam
85998
mise en forme
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>C’est par lui que tu fus condamné à mourir, Philippe !
{{Personnage|PASSEPOIL.|c}}
C’est par lui que Lagardère est mort !…
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Qui est cet homme ?
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Nommez-le que je venge mon père.
{{PersonnageD|BATHILDE|c|haletante.}}
Écoutez-moi !… Pour qu’il ne reste aucun doute
en votre esprit ; la nuit, où j’enlevai de son cercueil
le fils du comte de Lagardère, je le marquai au
bras droit d’une clef que je fis rougir au feu. Regardez
votre bras, monsieur Philippe, et voyez si
la marque existe toujours.
{{PersonnageD|PHILIPPE|c|relevant sa manche.}}
La voici !
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Je ne doutais pas.
{{di|Elle le tient embrassé.|d|3}}
{{PersonnageD|BATHILDE|c|épuisée.}}
Vite !… vite ! madame ! que je puisse m’en aller
pardonnée. Dans un moment il sera trop tard.
{{di|Elle tombe à genoux, soutenue par Philippe qui court à elle.|c}}
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Pardonnez, ma mère.
{{Personnage|LA COMTESSE.|c}}
Je vous pardonne mes larmes, mes douleurs, mon
martyre. Je vous pardonne votre ingratitude !… Et
je souhaite que vous soyez reçue la haut comme je
vous absous sur cette terre.<noinclude>
<references/></noinclude>
8j75qnenc7cnq4o367rjra20zdukwxz
Page:Feval fils - Le fils de Lagardere (theatre), 1908.djvu/217
104
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15874357
2026-06-16T21:53:50Z
Lorlam
85998
/* Corrigée */
15874357
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{PersonnageD|BATHILDE|c|se relevant soutenue par Philippe.}}
Ah ! merci !… mer…
{{A|{{di|Elle meurt dans les bras de Philippe. — Cocardasse vient à Bathilde et Passepoil remonte à lui.}}}}
{{PersonnageD|COCARDASSE|c|à mi-voix.}}
Dans cet état, il ne faut pas la laisser ici !… Aide-moi,
Amable.
{{PersonnageD|LA COMTESSE|c|allant s’agenouiller au prie-dieu.}}
Conduisez la dans sa chambre !… de ce côté.
{{di|Elle indique la porte du fond.|d|2}}
{{Personnage|COCARDASSE.|c}}
Oh ! je connais la maison.
{{A|{{di|Ils l’emportent par le fond, suivis par Philippe et Hélouin qui masquent la sortie.}}}}
{{PersonnageD|HÉLOUIN|c|revenant.}}
Pauvre fille. Elle aura payé cher sa soumission
au misérable qui la tenait sous sa domination et
qui l’a si mal guidée dans la vie.
{{Personnage|PHILIPPE.|c}}
Mais, vous, monsieur, vous devez connaître le
nom de celui qui a tué mon père, de celui qui m’a
poursuivi de sa haine, qui vient encore d’assassiner
cette femme{{corr||.}}
{{di|La comtesse se relève.|d|3}}
{{scène|V}}
{{acteurs|{{sc|Les Mêmes}}, CHAVERNY, FLOR et OLYMPE.|n}}
{{PersonnageD|CHAVERNY|c|entrant de gauche.}}
Je vais vous le dire, moi, Philippe.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Nadal - Arlequin au Parnasse (1733).djvu/15
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2026-06-16T23:32:10Z
Psephos
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/* Corrigée */
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>vais te donner en trois minuttes de ces pieces qui se font en trois semaines.
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Ma foy je le voudrois !
{{c|'''{{sp|ARLEQUI}}N.'''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Fy donc ! oh ! je ne travaille que pour la gloire, moy.
{{c|'''{{sp|DOMINIQU}}E.'''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Vâ, vâ, contente toy du profit.
{{c|'''{{sp|ARLEQUI}}N'''{{em}}''{{t|rêve encore.|90}}''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Paix, tay-toy ; il m’arrive un surcroît d’idées… fort bien… je le tiens… j’ay trouvé le titre…
{{c|'''{{sp|DOMINIQU}}E.'''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Diantre ! la piece vaut faite : dy viste.
{{c|'''{{sp|ARLEQUI}}N'''{{em}}''{{t|avec emphase.|90}}''|mt=1em|mb=-0.5em}}
''Arlequin au Parnasse.''
{{c|'''{{sp|DOMINIQU}}E.'''|mt=1em|mb=-0.5em}}
He bien ; oüy, t’y voila ; aprés ?
{{c|'''{{sp|ARLEQUI}}N.'''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Comment, après ?
{{c|'''{{sp|DOMINIQU}}E.'''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Vrayement oüy : quel incident, quelle action, en un mot dequoy rempliras-tu ton titre ?
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Ah, ah ! voilà qui est plaisant ! est-ce que tu ne vois pas d’abord ce que ce titre là promet ?
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Jusqu’à present je ne vois qu’un titre.
{{c|'''{{sp|ARLEQUI}}N.'''|mt=1em|mb=-0.5em}}
Hé bien, n’est-ce pas le plus fort fait ? & puisque nous avons icy trouvé le titre, nous n’avons qu’à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/394
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15874401
2026-06-17T00:08:38Z
Chlg
6764
à corriger
15874401
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Chlg" /></noinclude>italiques nous sont indiquées par un fait ou par un rapprochement avec d’autres
manuscrits ; nous avons expliqué ces faits et ces rapprochements soit dans la description
du manuscrit, soit dans l’historique :
[1840-1845.] Comme leurs yeux troublés de sentiments contraires.
i874. Bourgeois parlant de Jésus-Christ.
[1876.] Du songe universel notre pensée est faite.
[1873.] Quand Auguste mourut, Rome donnant l’exemple..
[1856—1858.] Quand le vieux monde dut périr, sombre damné...
1862, Le Mausolée est beau, vaste, admirable à voir...
[1870.] Tu volais donc mes bœufs ? ...
[1876—1878.] Le Campéador, l’homme honnête et sans ennui...
[1840-1844.] Muse, paix aux bergers et paix aux laboureurs...
[1858.] Le vieux de Brisach.
[1874— 1876.] La bête regarda l’homme venir vers elle.
[1844-1846.] Batailles ! noir duel de la force et du droit...
[1859.] Ecrit sur le mur de Versailles.
[1874-1875.] La peau de tigre.
[1854.] Oui, duc, nous sommes beaux...
1857. Les révolutions , ces grandes affranchies. . .
[1853— 1854.] Quinze cents ans avaient fait sur l’homme la nuu.
1825. Balma.
II
[1878—1879.] Je ne vois pas pourquoi je ferais autre chose...
1874 (*). Lettre.
[1844-1846.] Une tempête approchait...
1843 (*) Nous marchons ; il a plu toute la nuit...
1843 (*) Le matin, les vapeurs en blanches mousselines...
1843 (*). Seigneur, j’ai médité dans les heures nocturnes. . .
[1838-1840.] David, le marbre est saint, le bronze est vénérable...
[1854-1855.] Nature ! âme ! ombre ! vie ! ô figure voilée !
[1846-1848.] Les paupières des fleurs, de larmes toujours pleines..
[1870—1872.] L’été à Coutances.
[1856-1858.] À Guernesey.
[1860-1862.] Soir.
1836. Quand nous quittions Avranches.
(*) Fragment sur un carnet de 1874.
(*) Feuilles détachées de l’album de voyage (1843).
(3) Ibid.
(*) Ibid.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toute la lyre/III/XVIII
0
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Chlg
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Psephos
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r4 r8 c,8\p c4 c8 c | c4 c8 r8 r2 | r4 r8 g'8 fis f e d | c4 c' b a |
g f8 f e4 e8 d | c4 cis d4. e8 | f4 fis8 fis g4 g8. g16 | c,2 r2
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>>
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Psephos
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Psephos
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <score sound raw> paroles = { \new Lyrics \lyricmode { _8*57 Vous4 } } \score { \layout { \context {\Score \remove "Bar_number_engraver" \autoBeamOff \RemoveAllEmptyStaves } \context {\Staff \override Rest.style = #'classical } } \midi { \tempo 4. = 40 } << \new StaffGroup = "CHŒUR" << \set StaffGroup.midiInstrument = "lead 1 (square)" \set StaffGroup.midiMinimumVolume = 0.8 \new Staff << \key d\minor \time 9/8 \relative c''{ s8*57 \break } \...
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r4 r8 | <c g' bes>2. 4. | <f a>4.~ 4 r8 r4 r8 | <bes, d g>4. 4. <b d gis>4. | <c f a>4. 4. 4. | <c g' bes>4. 4. <c, c'>4. | <f f'>4 r8 <f c' f>4. r4 r8 |
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{{poem|Vous qui pleurez sur la terre,
De votre douleur amère,
Voici le consolateur !
C’est Jésus qui vous appelle,
Seul il est l’ami fidèle,
Lui seul, il vous ouvre son Cœur,
Lui seul, il vous ouvre son Cœur !|m=1em}}<noinclude>
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Page:Alzog - Histoire universelle de l’Église, tome 2.djvu/155
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude>la race carlovingienne.
D’abord Jean parut, au concile de Troyes [878], se prononcer en faveur de Louis le Bègue, fils de Charles le Chauve, puis pour le duc de Lombardie, Boson, beau-frère de Charles le Chauve ; mais il finit par se décider en faveur de Charles le Gros, roi d’Allemanie, un des trois fils de Louis le Germanique [† 876], parce que les craintes de l’Italie, menacée par les Sarrazins, étaient à leur apogée : Syracuse était déjà tombé entre les mains des infidèles !
Charles le Gros fut en effet couronné empereur [881], et, par les morts promptes et successives de la plupart des membres de la race carlovingienne et la tutelle des survivants, il devint maître unique du grand empire de Charlemagne et de Louis le Débonnaire.
Malgré des moyens de défense si puissants, il ne put venir à bout mi de ses ennemis mi de ceux du pape.
Il acheta la paix des Normands par de fortes redevances, et donna en fief au duc des Normands, Godefroi, le pays des Frisons, sous la promesse qu’il embrasserait le Christianisme.
Dans l’empire même c’étaient des guerres intestines, Thuringiens contre Saxons, conduits les uns par Poppo, les autres par Egine.
Charles ne fut pas plus heureux en Italie, où les vassaux n’estimaient guère la dignité impériale.
D’une infatigable activité, comme le prouvent ses lettres, le pape Jean usa, plus qu’aucun de ces prédécesseurs, de la puissance de l’excommunication pour arrêter la violence des princes et des évêques, et mourut sans avoir pu apaiser la fermentation et les troubles de l’Italie.
Il s’éleva un conflit entre Étienne VI [885-91], le troisième successeur de Jean, et Charles le Gros, qui alla jusqu’à vouloir déposer le pape, parce qu’il avait été consacré immédiatement après son élection et sans le consentement préalable de l’empereur<ref>''Stephani V'' Vita et epistolæ, dans ''Mansi'', t. XVII, p. 6 sq. ; ''Harduin'', t. VI, P. I, p. 865 sq.</ref>.
Étienne lui envoya l’acte qui constatait l’unanimité de l’élection par celle des signatures, et prouvait, en même temps, qu’elle s’était faite en {{tiret|pré|sence}}
<ref follow=p154>nostro ''non usurpante'', at perhibes, sed ''Dei nutu et Ecclesia judicio summique pontificis per impositionem et unctionem manus abtinuit''. b (''Baronii'' Ann. ad ann. 874, n° 54 sq. ; ''Muratori'', Script., t. II. P. II, p. 243.)</ref><noinclude>
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Page:Histoire d’une âme (édition de 1912).pdf/439
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<noinclude><pagequality level="3" user="JLTB34" /></noinclude><section begin="s1"/>que Jésus confie à votre petite fille ; mais la parole humaine est impuissante à redire des choses que le cœur humain peut à peine pressentir.
D’ailleurs, ses secrets, Jésus vous les confie aussi, car c’est vous qui m’avez appris à recueillir ses divins enseignements ; c’est vous qui, en mon nom, avez promis au jour de mon baptême que je ne voulais servir que Lui seul ; vous avez été l’ange qui m’a conduite et guidée sur la route de l’exil, c’est vous qui m’avez offerte au Seigneur ! Aussi je vous aime comme une enfant sait aimer sa mère ; au ciel seulement vous connaîtrez toute la reconnaissance qui déborde de mon cœur.
{{d|Votre petite fille,{{em|1.5}}<br />{{T|''Thérèse de l’Enfant-Jésus''.|85}}|4|m=1em}}
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{{T3|'''Lettres à Sœur Françoise-Thérèse<ref>Presque toutes les lettres adressées par Sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus à sa sœur Léonie, ont été perdues. On n’a retrouvé que celles-ci.</ref>.'''|lh=2em}}
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{{T4|'''Lettre I{{e|re}}.'''|mb=2em}}
{{d|13 août 1893.|4|fs=75%}}
{{g|{{sc|Chère petite sœur}} ''Thérèse'',|8|fs=90%}}
{{interligne}}
Tes vœux sont donc comblés !
Comme la colombe sortie de l’arche, tu ne pouvais trouver sur la terre du monde où poser le pied, tu as volé longtemps, cherchant à rentrer dans la demeure bénie où ton cœur avait pour jamais fixé son séjour.
Jésus s’est fait attendre, mais enfin les gémissements de sa colombe l’ont touché, il a étendu sa main divine, il l’a prise et l’a placée dans son Cœur, dans le tabernacle de son amour.
Ah sans doute, ma joie est toute spirituelle puisque désormais je ne dois plus te revoir ici-bas, je ne dois plus entendre
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Histoire d’une âme/3/3
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Lunny s’était excusée de ses premiers oublis.
À présent, elle jugeait cela inutile.
Après tout, elle rendait les gentlemen très heureux en leur confiant une aussi gentille compagne que miss Jane.
Ils lui devraient des remerciements et seraient sans doute surpris si elle leur présentait des excuses.
Elle se bornait alors à réclamer la mignonne de grand matin.
Elle l’emmenait dans l’appartement de {{Mrs}}. Herbilt pour procéder à sa toilette, puis elle la ramenait religieusement à ses « nurses suppléantes ».
Depuis deux mois que durait la navigation, coupée d’escales prolongées, sir August ne s’était jamais trouvé en présence de la maid Freda, non plus que du chauffeur Derrick, qui s’étaient préoccupés naguère de lui.
Évidemment, ceux-ci prenaient leurs précautions.
Mais, une goutte d’eau fait déborder un verre ; un mot entraîne une conflagration belliqueuse ; un sourire décide de la vie d’un homme.
Toutes les précautions furent rendues illusoires par cette raison minuscule, que Stepan, excité par le succès
qu’avait remporté Sefra dans la recherche de la filiation possible de James, chercha, lui aussi, une occasion de se distinguer.
Ne la trouvant pas sur le pont, dans son voisinage immédiat, il la pourchassa par tout le navire.
Et c’est ainsi, qu’au matin du soixante et unième jour de la croisière, le ''Cyclopic'' ayant quitté le port de
Batavia vers le milieu de la nuit précédente et naviguant au large de cette île féerique qui a nom Java, Stepan suivit subrepticement l’ingénieur August descendu, selon sa coutume, à la machinerie.
L’escale à Batavia avait été portée à six jours, sur la demande des riches passagers désireux d’excursionner en ce pays javanais que l’on a qualifié si justement de joyau de la nature.
Les feux avaient été éteints, pour se rallumer seulement quelques heures avant le départ.
Sir August tenait à vérifier que cette interruption n’infirmait aucun des résultats obtenus par l’appareil de son invention.
À ce propos, il était engagé dans une discussion scientifique avec les officiers mécaniciens, quand un cri étranglé du jeune Stepan, qui l’avait rejoint, attira son attention.<noinclude>
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Page:Revue pour les français, T2, 1907.djvu/634
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|950|REVUE POUR LES FRANÇAIS|}}</noinclude>3oo et parfois ne monta pas même à aoo annes. Par contre le prix
de l’aune avait passé de 3o à 60 livres ; en tenant compte de la
fluctuation du taux très variable des soies, l’entrepreneur arrivait
à un bénéfice de a5 à 3o livres par aune ; de plus, il ne manquait
pas, qu’il eût la permission expresse ou tacite, de faire travailler
pour son compte. On comprend donc que son sort ne fut pas si
indigne d’envie.
Voltaire parle quelque part de 800 ouvriers réunis dans l’enclos
des Gobelins. Non seulement cette estimation est exagérée, mais
elle n’a aucun rapport avec la réalité. Eu fait, les ouvriers n’ont
jamais dû, aux périodes de plus grande activité, dépasser le chitTre
de 160 ; leur nombre du reste était extrêmement changeant. 11 est
probable qu’au xvn1’ siècle les plus habiles ouvriers gagnaient de
3oo à 35o livres par an ; toutes sortes d’avantages, logement,
exemption d’impôts, etc., venaient s’ajouter pour eux à ce salaire
déjà assez élevé.
Dans la suite le travail à l’heure remplaça le travail à la pièce ;
la main d’œuvre monta aussitôt et la qualité baissa ; on ne voit
pas bien en quoi l’un de ces procédés parut plus démocratique que
l’autre ; d’ailleurs le travail à la pièce demeura en usage à Aubusson.
Sous l’Empire les travailleurs furent au nombre de 80 à 90 : les
plus payés recevaient alors de 1.700 à 1.900 francs. Leur nombre
baissa plus tard à 28 pour remonter à 45 ; en 187a les plus payés
touchaient 3.000 francs, dix ans plus tard, a. 5oo ; aujourd’hui ils
peuvent arriver à 3a5o.
Les éléments font défaut pour apprécier le prix global d’une
production des Gobelins dans le passé. On cite, entre 166a et 1691,
les quatorze pièces de l’Histoire du Roi qui revinrent à 166.700
livres ; c’était là un prix absolument exceptionnel pour l’époque :
la même série en basse lisse coûtait seulement 59.902 livres. Soos
l’Empire, en 1806, le mètre carré revint à a.iaa francs ; on tissa
cette année-là 89 mètres carrés. Sous la Restauration, les tapisse
ries les plus belles revinrent à 3. 000 francs le mètre carré, et les
fonds ou les guirlandes, seulement de 5oo à 1.000 francs. Les dix-huit
mètres carrés de la Bataille de Tolosa d’Horace Vernet coûtè
rent 65.ooo francs. Une tenture des Actes des Apôtres reprise sous
Louis-Philippe atteignit un prix de revient vingt fois plus élevé
que la même pièce tissée sous Louis XIV ; la valeur de toutes
choses avait changé sans doute, mais l’extrême lenteur du travail
y était pour beaucoup.<noinclude>
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Voltaire parle quelque part de 800 ouvriers réunis dans l’enclos des Gobelins. Non seulement cette estimation est exagérée, mais elle n’a aucun rapport avec la réalité. En fait, les ouvriers n’ont jamais dû, aux périodes de plus grande activité, dépasser le chiffre de 160 ; leur nombre du reste était extrêmement changeant. Il est probable qu’au XVIIIe siècle les plus habiles ouvriers gagnaient de 300 à 350 livres par an ; toutes sortes d’avantages, logement, exemption d’impôts, etc., venaient s’ajouter pour eux à ce salaire déjà assez élevé.
Dans la suite le travail à l’heure remplaça le travail à la pièce ; la main-d’œuvre monta aussitôt et la qualité baissa ; on ne voit pas bien en quoi l’un de ces procédés parut plus démocratique que l’autre ; d’ailleurs le travail à la pièce demeura en usage à Aubusson. Sous l’Empire les travailleurs furent au nombre de 80 à 90 : les plus payés recevaient alors de 1 700 à 1 900 francs. Leur nombre baissa plus tard à 28 pour remonter à 45 ; en 1872 les plus payés touchaient 3 000 francs, dix ans plus tard, 2 500 ; aujourd’hui ils peuvent arriver à 3 250.
Les éléments font défaut pour apprécier le prix global d’une production des Gobelins dans le passé. On cite, entre 1662 et 1691, les quatorze pièces de l’*Histoire du Roi* qui revinrent à 166 700 livres ; c’était là un prix absolument exceptionnel pour l’époque : la même série en basse-lisse coûtait seulement 59 902 livres. Sous l’Empire, en 1806, le mètre carré revint à 2 122 francs ; on tissa cette année-là 89 mètres carrés. Sous la Restauration, les tapisseries les plus belles revinrent à 3 000 francs le mètre carré, et les fonds ou les guirlandes, seulement de 500 à 1 000 francs. Les dix-huit mètres carrés de la *Bataille de Tolosa* d’Horace Vernet coûtèrent 65 000 francs. Une tenture des *Actes des Apôtres* reprise sous Louis-Philippe atteignit un prix de revient vingt fois plus élevé que la même pièce tissée sous Louis XIV ; la valeur de toutes choses avait changé sans doute, mais l’extrême lenteur du travail y était pour beaucoup.
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|950|REVUE POUR LES FRANÇAIS|}}</noinclude>300 et parfois ne monta pas même à 300 aunes. Par contre le prix
de l’aune avait passé de 30 à 60 livres ; en tenant compte de la
fluctuation du taux très variable des soies, l’entrepreneur arrivait
à un bénéfice de 25 à 30 livres par aune ; de plus, il ne manquait
pas, qu’il eût la permission expresse ou tacite, de faire travailler
pour son compte. On comprend donc que son sort ne fut pas si
indigne d’envie.
Voltaire parle quelque part de 800 ouvriers réunis dans l’enclos
des Gobelins. Non seulement cette estimation est exagérée, mais
elle n’a aucun rapport avec la réalité. En fait, les ouvriers n’ont
jamais dû, aux périodes de plus grande activité, dépasser le chiffre
de 160 ; leur nombre du reste était extrêmement changeant. Il est
probable qu’au {{s|xvii}} les plus habiles ouvriers gagnaient de
300 à 350 livres par an ; toutes sortes d’avantages, logement,
exemption d’impôts, etc., venaient s’ajouter pour eux à ce salaire
déjà assez élevé.
Dans la suite le travail à l’heure remplaça le travail à la pièce ; la main-d’œuvre monta aussitôt et la qualité baissa ; on ne voit pas bien en quoi l’un de ces procédés parut plus démocratique que l’autre ; d’ailleurs le travail à la pièce demeura en usage à Aubusson. Sous l’Empire les travailleurs furent au nombre de 80 à 90 : les plus payés recevaient alors de 1 700 à 1 900 francs. Leur nombre baissa plus tard à 28 pour remonter à 45 ; en 1872 les plus payés touchaient 3 000 francs, dix ans plus tard, 2 500 ; aujourd’hui ils peuvent arriver à 3 250.
Les éléments font défaut pour apprécier le prix global d’une production des Gobelins dans le passé. On cite, entre 1662 et 1691, les quatorze pièces de l’*Histoire du Roi* qui revinrent à 166 700 livres ; c’était là un prix absolument exceptionnel pour l’époque : la même série en basse-lisse coûtait seulement 59 902 livres. Sous l’Empire, en 1806, le mètre carré revint à 2 122 francs ; on tissa cette année-là 89 mètres carrés. Sous la Restauration, les tapisseries les plus belles revinrent à 3 000 francs le mètre carré, et les fonds ou les guirlandes, seulement de 500 à 1 000 francs. Les dix-huit mètres carrés de la *Bataille de Tolosa* d’Horace Vernet coûtèrent 65 000 francs. Une tenture des *Actes des Apôtres* reprise sous Louis-Philippe atteignit un prix de revient vingt fois plus élevé que la même pièce tissée sous Louis XIV ; la valeur de toutes choses avait changé sans doute, mais l’extrême lenteur du travail y était pour beaucoup.
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de l’aune avait passé de 30 à 60 livres ; en tenant compte de la
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à un bénéfice de 25 à 30 livres par aune ; de plus, il ne manquait
pas, qu’il eût la permission expresse ou tacite, de faire travailler
pour son compte. On comprend donc que son sort ne fut pas si
indigne d’envie.
Voltaire parle quelque part de 800 ouvriers réunis dans l’enclos
des Gobelins. Non seulement cette estimation est exagérée, mais
elle n’a aucun rapport avec la réalité. En fait, les ouvriers n’ont
jamais dû, aux périodes de plus grande activité, dépasser le chiffre
de 160 ; leur nombre du reste était extrêmement changeant. Il est
probable qu’au {{s|xvii}} les plus habiles ouvriers gagnaient de
300 à 350 livres par an ; toutes sortes d’avantages, logement,
exemption d’impôts, etc., venaient s’ajouter pour eux à ce salaire
déjà assez élevé.
Dans la suite le travail à l’heure remplaça le travail à la pièce ;
la main-d’œuvre monta aussitôt et la qualité baissa ; on ne voit
pas bien en quoi l’un de ces procédés parut plus démocratique que
l’autre ; d’ailleurs le travail à la pièce demeura en usage à Aubusson.
Sous l’Empire les travailleurs furent au nombre de 80 à 90 : les plus payés recevaient alors de 1 700 à 1 900 francs. Leur nombre baissa plus tard à 28 pour remonter à 45 ; en 1872 les plus payés touchaient 3 000 francs, dix ans plus tard, 2 500 ; aujourd’hui ils peuvent arriver à 3 250.
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de l’aune avait passé de 30 à 60 livres ; en tenant compte de la
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à un bénéfice de 25 à 30 livres par aune ; de plus, il ne manquait
pas, qu’il eût la permission expresse ou tacite, de faire travailler
pour son compte. On comprend donc que son sort ne fut pas si
indigne d’envie.
Voltaire parle quelque part de 800 ouvriers réunis dans l’enclos
des Gobelins. Non seulement cette estimation est exagérée, mais
elle n’a aucun rapport avec la réalité. En fait, les ouvriers n’ont
jamais dû, aux périodes de plus grande activité, dépasser le chiffre
de 160 ; leur nombre du reste était extrêmement changeant. Il est
probable qu’au {{s|xvii}} les plus habiles ouvriers gagnaient de
300 à 350 livres par an ; toutes sortes d’avantages, logement,
exemption d’impôts, etc., venaient s’ajouter pour eux à ce salaire
déjà assez élevé.
Dans la suite le travail à l’heure remplaça le travail à la pièce ;
la main-d’œuvre monta aussitôt et la qualité baissa ; on ne voit
pas bien en quoi l’un de ces procédés parut plus démocratique que
l’autre ; d’ailleurs le travail à la pièce demeura en usage à Aubusson.
Sous l’Empire les travailleurs furent au nombre de 80 à 90 : les
plus payés recevaient alors de 1 700 à 1 900 francs. Leur nombre
baissa plus tard à 28 pour remonter à 45 ; en 1872 les plus payés
touchaient 2.000 francs, dix ans plus tard, 2.500 ; aujourd’hui ils
peuvent arriver à 3250.
Les éléments font défaut pour apprécier le prix global d’une production des Gobelins dans le passé. On cite, entre 1662 et 1691, les quatorze pièces de l’*Histoire du Roi* qui revinrent à 166 700 livres ; c’était là un prix absolument exceptionnel pour l’époque : la même série en basse-lisse coûtait seulement 59 902 livres. Sous l’Empire, en 1806, le mètre carré revint à 2 122 francs ; on tissa cette année-là 89 mètres carrés. Sous la Restauration, les tapisseries les plus belles revinrent à 3 000 francs le mètre carré, et les fonds ou les guirlandes, seulement de 500 à 1 000 francs. Les dix-huit mètres carrés de la *Bataille de Tolosa* d’Horace Vernet coûtèrent 65 000 francs. Une tenture des *Actes des Apôtres* reprise sous Louis-Philippe atteignit un prix de revient vingt fois plus élevé que la même pièce tissée sous Louis XIV ; la valeur de toutes choses avait changé sans doute, mais l’extrême lenteur du travail y était pour beaucoup.
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de l’aune avait passé de 30 à 60 livres ; en tenant compte de la
fluctuation du taux très variable des soies, l’entrepreneur arrivait
à un bénéfice de 25 à 30 livres par aune ; de plus, il ne manquait
pas, qu’il eût la permission expresse ou tacite, de faire travailler
pour son compte. On comprend donc que son sort ne fut pas si
indigne d’envie.
Voltaire parle quelque part de 800 ouvriers réunis dans l’enclos
des Gobelins. Non seulement cette estimation est exagérée, mais
elle n’a aucun rapport avec la réalité. En fait, les ouvriers n’ont
jamais dû, aux périodes de plus grande activité, dépasser le chiffre
de 160 ; leur nombre du reste était extrêmement changeant. Il est
probable qu’au {{s|xvii}} les plus habiles ouvriers gagnaient de
300 à 350 livres par an ; toutes sortes d’avantages, logement,
exemption d’impôts, etc., venaient s’ajouter pour eux à ce salaire
déjà assez élevé.
Dans la suite le travail à l’heure remplaça le travail à la pièce ;
la main-d’œuvre monta aussitôt et la qualité baissa ; on ne voit
pas bien en quoi l’un de ces procédés parut plus démocratique que
l’autre ; d’ailleurs le travail à la pièce demeura en usage à Aubusson.
Sous l’Empire les travailleurs furent au nombre de 80 à 90 : les
plus payés recevaient alors de 1.700 à 1.900 francs. Leur nombre
baissa plus tard à 28 pour remonter à 45 ; en 1872 les plus payés
touchaient 2.000 francs, dix ans plus tard, 2.500 ; aujourd’hui ils
peuvent arriver à 3250.
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production des Gobelins dans le passé. On cite, entre 1662 et 1691,
les quatorze pièces de l’Histoire du Roi qui revinrent à 166.700 livres ;
c’était là un prix absolument exceptionnel pour l’époque :
la même série en basse-lisse coûtait seulement 59.902 livres. Sous
l’Empire, en 1806, le mètre carré revint à 2.122 francs ; on tissa
cette année-là 89 mètres carrés. Sous la Restauration, les tapisseries
les plus belles revinrent à 3.000 francs le mètre carré, et les
fonds ou les guirlandes, seulement de 500 à 1.000 francs. Les dix-huit
mètres carrés de la Bataille de Tolosa d’Horace Vernet coûtèrent
65.000 francs. Une tenture des Actes des Apôtres reprise sous
Louis-Philippe atteignit un prix de revient vingt fois plus élevé
que la même pièce tissée sous {{roi|Louis|XIV}} ; la valeur de toutes
choses avait changé sans doute, mais l’extrême lenteur du travail
y était pour beaucoup.
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « Ah ! rien n’est comparable aux horreurs de mon fort. Rhodope, qui l’eût crû ? Iafon jure ma mort. Au plus honteux destin son mépris me ravale. Il m’attache en Esclave au char de ma Rivale. l’ay tout ozé pour luis pour lui j’ay tout quitté, Pais, throne, parens, gloire, felicité. 11 me coûte, l’Ingrat ! jusqu’à mon innocence. le n’ay voulu que lui. Crüelle recompense ? Pour prix de cet amour qui n’a voulu que luy, Il me laisse sans rang... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Psephos" /></noinclude>Ah ! rien n’est comparable aux horreurs de mon fort.
Rhodope, qui l’eût crû ? Iafon jure ma mort. Au plus honteux destin son mépris me ravale. Il m’attache en Esclave au char de ma Rivale. l’ay tout ozé pour luis pour lui j’ay tout quitté, Pais, throne, parens, gloire, felicité. 11 me coûte, l’Ingrat ! jusqu’à mon innocence. le n’ay voulu que lui. Crüelle recompense ? Pour prix de cet amour qui n’a voulu que luy, Il me laisse sans rang, sans honneur, sans appui, Sous un Ciel estranger, criminelle, accablée, Proscriste, fugitive, odieuse, exilée ; Et seule à la merci d’un monde d’ennemis, Que m’ont fait les forfaits que pour luy j’ay commis.
RHODOPE.
Trop indigne de vous aprés sa lache injure ; Oubliez un Ingrat, dédaignez un Parjure. D’un genereux orgueuil vous armant en ce jour…
MEDE’E.
Hé puis-je triompher demon fatal amour ? Malheureuse ! tout cede à mon art redoutable. La nature se trouble à ma voix formidable Tout tremble, tout fléchit fous mon pouvoir vainqueur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Psephos" /></noinclude>{{poem|
{{mpom|'''{{sp|MEDÉ}}E.'''|c}}
{{VL|Ah ! rien n’est comparable aux horreurs de mon sort.}}
Rhodope, qui l’eût crû ? Jason jure ma mort.
Au plus honteux destin son mépris me ravale.
Il m’attache en Esclave au char de ma Rivale.
J’ay tout ozé pour lui ; pour lui j’ay tout quitté,
Païs, thrône, parens, gloire, felicité.
Il me coûte, l’Ingrat ! jusqu’à mon innocence.
Je n’ay voulu que lui. Crüelle recompense ?
Pour prix de cet amour qui n’a voulu que luy,
Il me laisse sans rang, sans honneur, sans appui,
Sous un Ciel estranger, criminelle, accablée,
Proscritte, fugitive, odieuse, exilée ;
Et seule à la merci d’un monde d’ennemis,
{{VL|Que m’ont fait les forfaits que pour luy j’ay commis.}}
{{mpom|'''{{sp|RHODP}}E.'''|c}}
Trop indigne de vous aprés sa lache injure ;
Oubliez un Ingrat, dédaignez un Parjure.
{{VL|D’un genereux orgueüil vous armant en ce jour…}}
{{mpom|'''{{sp|MEDÉ}}E.'''|c}}
Hé puis-je triompher de mon fatal amour ?
Malheureuse ! tout cede à mon art redoutable.
La nature se trouble à ma voix formidable.
{{VL|Tout tremble, tout fléchit sous mon pouvoir vainqueur.}}|ss}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{MathForm1|{{Taille|(D{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
\gamma^2=\gamma^2_0&+\left[\left(\frac92\gamma^2_0e_0-9\gamma^4_0e_0-\frac{3}{16}\gamma^2_0e^3_0-\frac{45}{4}\gamma^2_0e_0e'^2\right)\right.\frac{n'^2}{n^2_0}\\
&\qquad\qquad
+\left(9\gamma^2_0e_0-18\gamma^4_0e_0-\frac38\gamma^2_0e^3_0-\frac{117}4\gamma^2_0e_0e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3_0}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{55}{2}\gamma^2_0e_0\frac{n'^4}{n^4_0}+\frac{172}{3}\gamma^2_0e_0\frac{n'^5}{n^5_0}\right]\cos\theta_0(t+c)\\
&+\frac{567}{32}\gamma^2_0e^2_0\frac{n'^4}{n^4_0}\cos2\theta_0(t+c).
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA|La valeur de <math>\theta_0</math> deviendra de même}}
{{c|<math>\theta_0=n_0\left[1-2\frac{n'}{n_0}-\left(\frac14+\frac32\gamma^2_0+\frac32e^2_0+\frac38e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2_0}+\frac{911}{16}\frac{n'^4}{n^4_0}\right].</math>|fs=70%}}
Calculons maintenant les valeurs de <math>h+g+l</math> et de <math>h</math> en fonction de <math>t.</math> Ces valeurs nous seront fournies par les équations différentielles
{{c|<math>\frac{d(h+g+1)}{dt}=-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm L}-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm G}-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H},\qquad\frac{dh}{dt}=-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H},</math>|fs=70%}}
{{SA|où nous devons mettre pour <math>\mathrm{R}</math> l’expression simple à laquelle nous supposons que cette fonction se réduise. Nous aurons ainsi}}
{{g|<math>\begin{align}
\frac{d(h+g+l)}{dt}=&n-\frac{n'^2}{n}\left[1-\frac92\gamma^2+\frac98e^2+\frac32e'^2+3\gamma^4-\frac{15}{4}\gamma^2e^2-\frac{27}{4}\gamma^2e'^2+\frac{3}{32}e^4+\frac{27}{16}e^2e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\left(\frac{49}{32}-\frac{45}{4}\gamma^2+\frac{27}{8}e^2-\frac{21}{32}e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{7}{16}\frac{n'^3}{n^3}+\frac{1649}{192}\frac{n'^4}{n^4}+\frac98\frac{a^2}{a'^2}\right]\\
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+\frac{885}{128}e^3e'^2-\frac{351}{16}ee'^2\frac{n'}{n}+\left(\frac{1273}{32}e-\frac{2125}{8}\gamma^2e-\frac{6631}{128}e^3-\frac{21907}{512}ee'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{25}{48}e\frac{n'^3}{n^3}+\frac{645239}{2304}e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{75}{8}e\frac{a^2}{a'^2}\right]\cos\theta,
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude><nowiki />
{{MathForm1|{{Taille|(H’{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
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&\qquad\qquad
+\left(9\gamma^2_0e_0-18\gamma^4_0e_0-\frac38\gamma^2_0e^3_0-\frac{117}4\gamma^2_0e_0e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3_0}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{55}{2}\gamma^2_0e_0\frac{n'^4}{n^4_0}+\frac{172}{3}\gamma^2_0e_0\frac{n'^5}{n^5_0}\right]\cos\theta_0(t+c)\\
&+\frac{567}{32}\gamma^2_0e^2_0\frac{n'^4}{n^4_0}\cos2\theta_0(t+c).
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA|La valeur de <math>\theta_0</math> deviendra de même}}
{{c|<math>\theta_0=n_0\left[1-2\frac{n'}{n_0}-\left(\frac14+\frac32\gamma^2_0+\frac32e^2_0+\frac38e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2_0}+\frac{911}{16}\frac{n'^4}{n^4_0}\right].</math>|fs=70%}}
Calculons maintenant les valeurs de <math>h+g+l</math> et de <math>h</math> en fonction de <math>t.</math> Ces valeurs nous seront fournies par les équations différentielles
{{c|<math>\frac{d(h+g+1)}{dt}=-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm L}-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm G}-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H},\qquad\frac{dh}{dt}=-\frac{d\mathrm R}{d\mathrm H},</math>|fs=70%}}
{{SA|où nous devons mettre pour <math>\mathrm{R}</math> l’expression simple à laquelle nous supposons que cette fonction se réduise. Nous aurons ainsi}}
{{g|<math>\begin{align}
\frac{d(h+g+l)}{dt}=&n-\frac{n'^2}{n}\left[1-\frac92\gamma^2+\frac98e^2+\frac32e'^2+3\gamma^4-\frac{15}{4}\gamma^2e^2-\frac{27}{4}\gamma^2e'^2+\frac{3}{32}e^4+\frac{27}{16}e^2e'^2\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\left(\frac{49}{32}-\frac{45}{4}\gamma^2+\frac{27}{8}e^2-\frac{21}{32}e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\frac{7}{16}\frac{n'^3}{n^3}+\frac{1649}{192}\frac{n'^4}{n^4}+\frac98\frac{a^2}{a'^2}\right]\\
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&\qquad\qquad
+\frac{885}{128}e^3e'^2-\frac{351}{16}ee'^2\frac{n'}{n}+\left(\frac{1273}{32}e-\frac{2125}{8}\gamma^2e-\frac{6631}{128}e^3-\frac{21907}{512}ee'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
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{{g|<math>\begin{align}
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*j*jac
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Discussion:La Dormeuse (Valéry)
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Petrus Iustinus
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/* Création d'un lien */ nouvelle section
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== Création d'un lien ==
il faudrait créer un lien afin que la lecture de <nowiki>''Charmes''</nowiki> soit continue.
Actuellement quand on passe de « La ceinture » à « La dormeuse » on tombe sur une page de désambiguïsation, puis sur la page du poème on perd le moyen de progresser dans la lecture du recueil en passant au poème suivant (« Fragments du Narcisse ») ou en revenant en arrière (à « La ceinture »).
[[Utilisateur:Petrus Iustinus|Petrus Iustinus]] ([[Discussion utilisateur:Petrus Iustinus|d]]) 17 juin 2026 à 06:49 (UTC)
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Susuman77
51799
/* Création d'un lien */ Réponse
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text/x-wiki
== Création d'un lien ==
il faudrait créer un lien afin que la lecture de <nowiki>''Charmes''</nowiki> soit continue.
Actuellement quand on passe de « La ceinture » à « La dormeuse » on tombe sur une page de désambiguïsation, puis sur la page du poème on perd le moyen de progresser dans la lecture du recueil en passant au poème suivant (« Fragments du Narcisse ») ou en revenant en arrière (à « La ceinture »).
[[Utilisateur:Petrus Iustinus|Petrus Iustinus]] ([[Discussion utilisateur:Petrus Iustinus|d]]) 17 juin 2026 à 06:49 (UTC)
:C'est corrigé, dans ce genre de situations, il faut aller corriger les liens sur la page de la table des matières utilisée dans l'index, à partir de laquelle sont construits les liens de navigation (puis éventuellement purger le cache). [[Utilisateur:Susuman77|Susuman77]] ([[Discussion utilisateur:Susuman77|d]]) 17 juin 2026 à 09:40 (UTC)
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Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/FOUGADE
0
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15874521
2026-06-17T06:49:46Z
Acélan
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Page redirigée vers [[Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/FOUGADE ou FOUGASSE]]
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text/x-wiki
#REDIRECTION [[Dictionnaire de Trévoux/6e édition, 1771/FOUGADE ou FOUGASSE]]
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Page:Louis d Elmont les fiances en folie 1926.djvu/9
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2026-06-17T06:56:31Z
Hektor
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki /> — Qu’en savez-vous ? Vous ne le connaissez pas… — Je ne connais que lui, au contraire. Je le vois d’ici : un brave provincial aux idées bourgeoises et étroites, qui voudra confiner dans une maison triste et austère son épouse… autant vouloir mettre en cage un de nos moineaux parisiens… Blanche partit une fois encore d’un éclat de rire… — Vous avez de drôles de comparaisons ! dit-elle. — Ne sont-elles pas justes ? — P... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 7 —|}}</noinclude><nowiki />
— Qu’en savez-vous ? Vous ne le connaissez pas…
— Je ne connais que lui, au contraire. Je le vois d’ici : un brave provincial aux idées bourgeoises et étroites, qui voudra confiner dans une maison triste et austère son épouse… autant vouloir mettre en cage un de nos moineaux parisiens…
Blanche partit une fois encore d’un éclat de rire…
— Vous avez de drôles de comparaisons ! dit-elle.
— Ne sont-elles pas justes ?
— Peut-être ! Mais le sort des moineaux de Paris n’est pas toujours enviable !… Je me demande souvent si la vérité n’est pas au contraire dans la bonne vie tranquille et bourgeoise de province…
— Vous voulez m’en faire accroire !
— Qu’allez-vous donc chercher, vous, à Périgueux ?…
Roger fut un moment interdit, puis il s’écria, prenant son parti :
— En effet, je me demande ce que j’y vais chercher à présent !… Il m’a suffi de vous rencontrer pour me donner une furieuse envie de rebrousser chemin…
— Vraiment ? Et il n’y a pas deux heures que nous
sommes partis…
— C’est vrai, nous approchons d’Orléans… Vous
connaissez Orléans ?…
— Pas du tout !
— C’est une ville très intéressante !… Tenez… nous
devrions nous y arrêter ?… Nous dînerions ensemble…
en tout bien, tout honneur ! Cela nous donnerait le temps
de réfléchir et de saisir si vous, comme moi, nous devons
continuer notre voyage…
— Vous ne parlez pas sérieusement !… Que penseriez-vous
de moi, si j’acceptais ?…
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Hektor
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||— 7 —|}}</noinclude><nowiki />
— Qu’en savez-vous ? Vous ne le connaissez pas…
— Je ne connais que lui, au contraire. Je le vois d’ici :
un brave provincial aux idées bourgeoises et étroites,
qui voudra confiner dans une maison triste et austère son
épouse… autant vouloir mettre en cage un de nos moineaux
parisiens…
Blanche partit une fois encore d’un éclat de rire…
— Vous avez de drôles de comparaisons ! dit-elle.
— Ne sont-elles pas justes ?
— Peut-être ! Mais le sort des moineaux de Paris n’est
pas toujours enviable !… Je me demande souvent si la
vérité n’est pas au contraire dans la bonne vie tranquille
et bourgeoise de province…
— Vous voulez m’en faire accroire !
— Qu’allez-vous donc chercher, vous, à Périgueux ?…
Roger fut un moment interdit, puis il s’écria, prenant
son parti :
— En effet, je me demande ce que j’y vais chercher
à présent !… Il m’a suffi de vous rencontrer pour me
donner une furieuse envie de rebrousser chemin…
— Vraiment ? Et il n’y a pas deux heures que nous
sommes partis…
— C’est vrai, nous approchons d’Orléans… Vous
connaissez Orléans ?…
— Pas du tout !
— C’est une ville très intéressante !… Tenez… nous
devrions nous y arrêter ?… Nous dînerions ensemble…
en tout bien, tout honneur ! Cela nous donnerait le temps
de réfléchir et de saisir si vous, comme moi, nous devons
continuer notre voyage…
— Vous ne parlez pas sérieusement !… Que penseriez-vous
de moi, si j’acceptais ?…
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/328
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2026-06-17T07:08:26Z
Hilarion~frwiki
89559
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>d’où, en remplaçant <math>a,\gamma,e,\theta</math> par leurs valeurs en <math>t</math> données par les formules (E’{{Ind|4}}), (F’{{Ind|4}}), (G’{{Ind|4}}), (H’{{Ind|4}}), puis intégrant, nous tirerons
{{MathForm1|{{Taille|(K{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
h+g+l=&-(h)-(g)+2h'+2g'+2l'+(\theta_0-h_0-g_0)(t+c)\\
&+\left[\left(\frac{117}{8}e_0-\frac{99}{4}\gamma^2_0e_0-\frac{411}{64}e^3_0-\frac{585}{16}e_0e'^2+\frac{81}{8}\gamma^4_0e_0+\frac{405}{32}\gamma^2_0e^2_0\right.\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{495}{8}\gamma^2_0e_0e'^2-\frac{207}{512}e^5_0+\frac{2055}{128}e^3_0e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2_0}\\
&\qquad\qquad
+\left(\frac{171}{4}e_0-\frac{153}{2}\gamma^2_0e_0-\frac{645}{32}e^3_0-\frac{2223}{16}e_0e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3_0}\\
&\qquad\qquad
+\left(\frac{1375}{8}e_0-\frac{1081}{2}\gamma^2_0e_0-\frac{22997}{256}e^3_0-\frac{219625}{512}e_0e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4_0}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{1333}{3}e_0\frac{n'^5}{n^5_0}-\frac{1564435}{9216}e_0\frac{n'^6}{n^6_0}+\frac{105}{8}e_0\frac{n'^2}{n^2_0}\cdot\frac{a^2_0}{a'^2}\right]\sin\theta_0(t+c)\\
&+\left[\frac{4185}{128}e^2_0\frac{n'^4}{n^4_0}+\frac{12501}{64}e^2_0\frac{n'^5}{n^5_0}\right]\sin2\theta_0(t+c),\\
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{MathForm1|{{Taille|(L{{Ind|4}})|140}}|<math>\left\{
\begin{align}
h=&(h)+h_0(t+c)\\
&+\left[\left(\frac94e_0-\frac94\gamma^2_0e_0-\frac{3}{32}e^3_0-\frac{45}{8}e_0e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2_0}+\left(\frac92e_0-\frac92\gamma^2_0e_0-\frac{3}{16}e^3_0-\frac92e_0e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3_0}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{47}{2}e_0\frac{n'^4}{n^4_0}+\frac{539}{12}e_0\frac{n'^5}{n^5_0}\right]\sin\theta_0(t+c)\\
&+\frac{405}{64}e^2_0\frac{n'^4}{n^4_0}\sin2\theta_0(t+c).
\end{align}\right.</math>|fs=70%}}
{{SA|<math>(h)</math> et <math>(g)</math> sont les deux constantes introduites par l’intégration ({{n°}}21) ; <math>h_0</math> et <math>g_0</math> sont des quantités qui, comme <math>\theta_0,</math> dépendent de <math>n_0,e_0,\gamma_0,n',e',</math> mais dont nous ne donnons pas les valeurs, parce que nous n’en avons pas besoin. La forme sous laquelle nous avons mis la partie non périodique de la valeur de <math>h+g+l</math> vient de ce que l’on a}}
{{c|<math>h+g+l=\theta-h-g+2h'+2g'+2l'.</math>}}
Les six formules (E’{{Ind|4}}), (F’{{Ind|4}}), (G’{{Ind|4}}), (H’{{Ind|4}}), (K{{Ind|4}}), (L{{Ind|4}}) constituent les intégrales de nos six équations différentielles, dans le cas où la fonction <math>\mathrm{R}</math> y est supposée réduite aux deux termes (1) et (116) ; dès lors nous n’avons plus qu’à appliquer<noinclude>
<references/></noinclude>
hhdfglm8rmkpglzcrivg9ebvryzwe75
Page:Pierre-Barthélemy Gheusi, Le Blason - 1933.djvu/22
104
4922407
15874543
2026-06-17T07:16:57Z
Lorlam
85998
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15874543
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{Interligne|2.5em}}
{{c|GRAVURES|fs=250%}}
{{Interligne|0.5em}}
<i>
— La plupart des Figures de ce Livre ont été esquissées
ou dessinées directement par l’auteur, de la plume même qui
écrivait le texte.
Un bon nombre ont été mises au net par un graveur
héraldiste d’après les croquis de l’auteur ou dans les publications
nobiliaires des Firmin-Didot, éditeurs de la première
version de cet ouvrage, considérablement augmentée d’exemples
didactiques et de règles plus récemment reconstituées.
— En renonçant ainsi à recourir toujours aux transcriptions
linéaires des professionnels, même a demi familiers avec
les tracés du Blason, l’auteur a volontairement écarté de meilleurs
dessins que les siens, improvisés à coups de plume, d’après
les codes neufs de la doctrine d’Augustin Tailhades et les
formules sans précédents qui prétendent la fixer ici.
Mais il faut bien comprendre que le Blason pur — si
l’on veut lui éviter les erreurs plusieurs fois séculaires ou il a
fini par sombrer et disparaître — doit, avant tout, rechercher
la précision de ses immuables dessins. Les lignes tracées par
la main — très inexperte en gravure — du théoricien de cet
enseignement, la plupart du temps inédit, valent donc mieux,
à cet égard, que les croquis géométriques les plus rigides et les
plus artistiques : elles ont, même tremblées ou inégales,
l’avantage d’occuper, dans l’Écu d’Armes, base sacrée de l’Art
Héraldique, la place rigoureusement exacte de ses attributs.
Certes, un dessinateur professionnel eût donné à graver des
« blasons » aux lignes impeccables ; mais il risquait aussi, faute
de connaître les Lois impératives de notre Science, de retomber
à son insu — comme ses devanciers depuis des siècles — dans
les incorrections désastreuses des Armoriaux les plus réputés.</i><noinclude>
<references/></noinclude>
da3sai57omxirmcgmjnp7tdptla7he7
Page:Pierre-Barthélemy Gheusi, Le Blason - 1933.djvu/23
104
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2026-06-17T07:19:37Z
Lorlam
85998
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15874545
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{Brn|10}}
{{c|''À LA MÉMOIRE''|fs=110%}}
{{c|D’AUGUSTIN TAILHADES|fs=120%}}
{{c|''Mon Maître en Héraldique''|fs=110%}}
{{c|P.-B. G.|fs=120%}}
{{Brn|3}}
{{SautDePage}}<noinclude>
<references/></noinclude>
lxzgsdwvgkx7rbndzlr2lk9pkz6zjp9
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/14
104
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15874553
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Jim Bey
28586
/* Corrigée */
15874553
proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>trionale. Elle a quatre cens lieues Françoiſes
de tour, deux cens de longueur,
& cinquante de largeur tout au plus.
On y voit de grandes montagnes qui
renferment des mines de cuivre, d’argent
& d’or ; mais pas une n’eſt ouverte.
Elle a quantité de prairies, que les
Eſpagnols nomment ''Savanas'', remplies
de beaucoup de bétail, tant privé que
ſauvage. Elle eſt auſſi peuplée de ſangliers,
de taureaux & de chevaux, que
l’iſle de St. Domingue.
On y trouve les mêmes arbres, arbriſſeaux,
plantes, reptiles, oiſeaux, inſectes.
Mais par rapport aux oiſeaux,
il y en a quantité qu’on ne trouve point
ſur l’autre iſle. On les nomme ''Marchands'',
& il s’en trouve de deux ſortes.
La première reſſemble à celle dont j’ai
parlé ; la ſeconde eſt de la groſſeur &
de la couleur de l’épervier, avec un
gros bec orangé.
Ces oiſeaux font une grande deſtruction,
& ne ſont pas comme ceux de
leur eſpèce qui ne mangent que des bêtes
mortes. Ceux-ci s’attaquent aux
veaux & aux Poulains qui n’ont pas
encore la force de ſe ſauver ; mais ils ne
peuvent rien faire aux ſangliers, qui
courent dès qu’ils ſont nés. Les Eſpa-<noinclude>
<references/></noinclude>
b6f9jhnoyin19e2jsj6n646ct9httl3
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/15
104
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15874555
2026-06-17T07:37:32Z
Jim Bey
28586
/* Corrigée */
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>gnols ont fait inutilement tout ce qu’ils
ont pu pour les détruire, & ne ſavent
d’où ils viennent, car on ne trouve jamais
leurs nids.
On ne voit point de corbeaux ſur cette
iſle, comme ſur celle de St. Domingue ;
& cela eſt d’autant plus ſurprenant,
qu’elles ſont aſſez voiſines l’une de l’autre.
On a remarqué auſſi que ſur l’iſle
de la Tortue, qui n’eſt qu’à deux lieues
de l’iſle de St. Domingue, on n’a jamais
pu élever ni nourrir des corbeaux,
quoique par plaiſir pluſieurs en aient
apporté ; & on ne ſait ce qu’ils ſont devenus,
ſoit qu’ils ſe ſoient envolés ailleurs,
ſoit qu’ils ſoient morts ſur le
lieu.
Les Indiens ſauvages de l’iſle Saint
Domingue ont voulu peupler celles de
Saint Vincent, de la Tortue, & de
Cuba, de ſerpents qu’ils ont apportés des
iſles de Ste. ''Lucie'' & de la ''Martinique'' ;
cependant on n’y en a point rencontré,
quoique pluſieurs chaſſeurs François y
aient pris garde. Ils rapportent tous
qu’ils n’y en ont jamais vu, & tiennent
qu’ils n’y peuvent vivre. Il eſt
certain qu’on ne trouve dans l’iſle de
''Cuba'' aucun animal venimeux.
Cette iſle eſt entourée d’une quantité<noinclude>
<references/></noinclude>
rdd8yjabnzxt5haoomlndfkx70ake1j
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/16
104
4922411
15874556
2026-06-17T07:38:03Z
Jim Bey
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>prodigieuſe de très-petites iſles que les
Eſpagnols & les François nomment
{{Nlg|Cayes ou petites iſles.}}''Cayes''. Elle a auſſi de très-beaux ports,
des rivières & des havres, où l’on voit
des villes fort marchandes du côté du
midi vers l’orient ; & trois fameuſes
baies, qui pourroient contenir une
grande quantité de navires ; ſavoir
''Puerto Eſcondilo'', qui veut dire port
caché, parce qu’on n’en voit point l’entrée
qui eſt fort étroite ; le port de ''Palme'',
& le beau port de ''Saint Jago'', où il
y a une ville de même nom, fort marchande,
& où il aborde tous les ans
pluſieurs navires qui viennent des iſles
''Canaries'', chargés de vin d’Eſpagne,
avec toute ſorte de marchandiſes du
pays. Ils échangent ces marchandiſes
contre des cuirs, du ſucre & du tabac.
Le Gouverneur de cette ville dépend
du Roi directement, & a ſous ſa
domination la moitié de l’iſle, avec le
bourg de ''Bayame'', les villes du ''Port au Prince'',
de ''los Cayos'', & ''Baracoa''.
Quant à la juſtice politique & civile,
elle dépend de l’audience préſidiale de
Saint Domingue. Il y a auſſi un évêque,
dont l’autorité & la juriſdiction
s’étendent dans toute l’étendue du gou-<noinclude>
<references/></noinclude>
6fzz3umtdqfmfnulab08jx0xulzlogm
15874557
15874556
2026-06-17T07:40:28Z
Jim Bey
28586
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G|l=7em}}</noinclude>prodigieuſe de très-petites iſles que les
Eſpagnols & les François nomment
{{Nlg|Cayes ou petites iſles.}}''Cayes''. Elle a auſſi de très-beaux ports,
des rivières & des havres, où l’on voit
des villes fort marchandes du côté du
midi vers l’orient ; & trois fameuſes
baies, qui pourroient contenir une
grande quantité de navires ; ſavoir
''Puerto Eſcondilo'', qui veut dire port
caché, parce qu’on n’en voit point l’entrée
qui eſt fort étroite ; le port de ''Palme'',
& le beau port de ''Saint Jago'', où il
y a une ville de même nom, fort marchande,
& où il aborde tous les ans
pluſieurs navires qui viennent des iſles
''Canaries'', chargés de vin d’Eſpagne,
avec toute ſorte de marchandiſes du
pays. Ils échangent ces marchandiſes
contre des cuirs, du ſucre & du tabac.
Le Gouverneur de cette ville dépend
du Roi directement, & a ſous ſa
domination la moitié de l’iſle, avec le
bourg de ''Bayame'', les villes du ''Port au Prince'',
de ''{{lang|es|los Cayos}}'', & ''Baracoa''.
Quant à la juſtice politique & civile,
elle dépend de l’audience préſidiale de
Saint Domingue. Il y a auſſi un évêque,
dont l’autorité & la juriſdiction
s’étendent dans toute l’étendue du gou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-17T07:46:23Z
Jim Bey
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proofread-page
text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G|l=7em}}</noinclude>prodigieuſe de très-petites iſles que les
Eſpagnols & les François nomment
{{Nlg|Cayes ou petites iſles.|left}}''Cayes''. Elle a auſſi de très-beaux ports,
des rivières & des havres, où l’on voit
des villes fort marchandes du côté du
midi vers l’orient ; & trois fameuſes
baies, qui pourroient contenir une
grande quantité de navires ; ſavoir
''Puerto Eſcondilo'', qui veut dire port
caché, parce qu’on n’en voit point l’entrée
qui eſt fort étroite ; le port de ''Palme'',
& le beau port de ''Saint Jago'', où il
y a une ville de même nom, fort marchande,
& où il aborde tous les ans
pluſieurs navires qui viennent des iſles
''Canaries'', chargés de vin d’Eſpagne,
avec toute ſorte de marchandiſes du
pays. Ils échangent ces marchandiſes
contre des cuirs, du ſucre & du tabac.
Le Gouverneur de cette ville dépend
du Roi directement, & a ſous ſa
domination la moitié de l’iſle, avec le
bourg de ''Bayame'', les villes du ''Port au Prince'',
de ''{{lang|es|los Cayos}}'', & ''Baracoa''.
Quant à la juſtice politique & civile,
elle dépend de l’audience préſidiale de
Saint Domingue. Il y a auſſi un évêque,
dont l’autorité & la juriſdiction
s’étendent dans toute l’étendue du gou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>prodigieuſe de très-petites iſles que les
Eſpagnols & les François nomment
{{Nlg|Cayes ou petites iſles.|left}}''Cayes''. Elle a auſſi de très-beaux ports,
des rivières & des havres, où l’on voit
des villes fort marchandes du côté du
midi vers l’orient ; & trois fameuſes
baies, qui pourroient contenir une
grande quantité de navires ; ſavoir
''Puerto Eſcondilo'', qui veut dire port
caché, parce qu’on n’en voit point l’entrée
qui eſt fort étroite ; le port de ''Palme'',
& le beau port de ''Saint Jago'', où il
y a une ville de même nom, fort marchande,
& où il aborde tous les ans
pluſieurs navires qui viennent des iſles
''Canaries'', chargés de vin d’Eſpagne,
avec toute ſorte de marchandiſes du
pays. Ils échangent ces marchandiſes
contre des cuirs, du ſucre & du tabac.
Le Gouverneur de cette ville dépend
du Roi directement, & a ſous ſa
domination la moitié de l’iſle, avec le
bourg de ''Bayame'', les villes du ''Port au Prince'',
de ''{{lang|es|los Cayos}}'', & ''Baracoa''.
Quant à la juſtice politique & civile,
elle dépend de l’audience préſidiale de
Saint Domingue. Il y a auſſi un évêque,
dont l’autorité & la juriſdiction
s’étendent dans toute l’étendue du gou-<noinclude>
<references/></noinclude>
ckcvwi9f5eif9qepxw8pjc5rasw0ass
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>vernement. Tout le commerce que font
ces villes & ces bourgs, ne conſiſte
qu’en cuirs, en ſucre, en tabac, &
en confitures ſèches, qui ſe tranſportent
en pluſieurs endroits de l’Amérique,
& même en Eſpagne. Cette ville
a été autrefois pillée par les Aventuriers
de la Jamaïque, quoiqu’elle ſoit
gardée d’un poſte avantageux & fortifié,
qui défend l’entrée de ſon port.
Sortant du port de ''Saint Jago'', &
allant le long de la côte, on rencontre
une grande pointe qui s’avance en mer ;
c’eſt ce qu’on appelle le ''cap de Crux'',
& il eſt très-dangereux d’y aborder, à
cauſe de quantité de récifs qui ſont aux
environs. En doublant ce cap on entre
dans une grande baie appellée
''le Golfe de Saint Julien'', remplie de petites
iſles où les Aventuriers vont ſouvent
raccommoder leurs navires.
Dans le fond de ce golfe eſt le bourg
de ''Bayame'' que j’ai déjà nommé, & de
l’autre côté en ſuivant la côte eſt le port
de ''Sainte Marie'', qui eſt celui de la
ville nommée ''le Port au Prince'', ville
champêtre au milieu des prairies où
les Eſpagnols ont quantité de hatos,
qui ſont des lieux, comme j’ai dit ailleurs,
où ils nourriſſent des bêtes à cor-<noinclude>
<references/></noinclude>
ht1zgivn8zzzyhwdg19h8nsrp7d6vgp
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>nes pour en avoir le ſuif & les cuirs. Ils
en ont encore d’autres nommées ''Materias'',
qui ſont des lieux, où leurs Boucaniers
ſe retirent pour tuer des bêtes
ſauvages, & y faire ſécher les cuirs.
C’eſt de là que viennent tous ces cuirs
qu’on eſtime tant en Europe, & qu’on
nomme cuirs de ''Havane'' ; parce que de
la ville du ''Port au Prince'' on les porte
à la ''Havane'', qui eſt la ville capitale
de cette iſle, afin d’être embarqués
pour l’Eſpagne, d’où ils paſſent dans
toutes les autres contrées de l’Europe.
Le long de cette même côte on trouve
le bourg du ''Saint Eſprit'', & la petite
ville de la ''Trinité'', qui a un aſſez
beau port, fort acceſſible & très-commode
pour les navires. Elle a auſſi une
rivière très-belle & fort poiſſonneuſe.
Tout le trafic du bourg & de cette ville
ne conſiſte qu’en tabac, que l’on tranſporte
en tous les endroits des Indes, &
même en Eſpagne, où on le met en
poudre. C’eſt ce bon tabac qu’on a par
toute l’Europe, & qu’on nomme tabac
de Séville.
Dans l’Amérique on en uſe fort peu
en poudre -, mais on y fume beaucoup.
Des feuilles de tabac qui ne ſont point
filées comme celles qu’on nous apporte<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>nes pour en avoir le ſuif & les cuirs. Ils
en ont encore d’autres nommées ''Materias'',
qui ſont des lieux, où leurs Boucaniers
ſe retirent pour tuer des bêtes
ſauvages, & y faire ſécher les cuirs.
C’eſt de là que viennent tous ces cuirs
qu’on eſtime tant en Europe, & qu’on
nomme cuirs de ''Havane'' ; parce que de
la ville du ''Port au Prince'' on les porte
à la ''Havane'', qui eſt la ville capitale
de cette iſle, afin d’être embarqués
pour l’Eſpagne, d’où ils paſſent dans
toutes les autres contrées de l’Europe.
Le long de cette même côte on trouve
le bourg du ''Saint Eſprit'', & la petite
ville de la ''Trinité'', qui a un aſſez
beau port, fort acceſſible & très-commode
pour les navires. Elle a auſſi une
rivière très-belle & fort poiſſonneuſe.
Tout le trafic du bourg & de cette ville
ne conſiſte qu’en tabac, que l’on tranſporte
en tous les endroits des Indes, &
même en Eſpagne, où on le met en
poudre. C’eſt ce bon tabac qu’on a par
toute l’Europe, & qu’on nomme tabac
de Séville.
Dans l’Amérique on en uſe fort peu
en poudre ; mais on y fume beaucoup.
Des feuilles de tabac qui ne ſont point
filées comme celles qu’on nous apporte<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>des iſles Françoiſes & Angloiſes, on fait
de petits boulets roulés que les Eſpagnols
nomment ''Cigarros'', & qui le fument
ſans pipe. Pluſieurs navires chargent
de ce tabac tous les ans, ce qui
accommode aſſez les habitans de ces
deux places.
À dix ou douze lieues de la Trinité il
y a un port nommé par les Eſpagnols le
''Golphe de Xagua'', & par les François le
''Grand Port''. J’avoue que jamais je n’en
ai vu un ſi beau ni ſi commode. Son entrée
eſt comme un canal de la portée
d’un canon de trois livres de balle, ſa largeur
d’une portée de piſtolet. Le canal
eſt bordé de rochers, auſſi égaux entr’eux
que le ſeroient des murailles faites exprès ;
ce qui forme une eſpèce de quai des
deux côtés. Il y a aſſez de profondeur
pour y faire entrer les plus grands navires.
Au-dedans du canal on trouve
une grande baie environnée de terre
haute ; elle contient plus de ſix lieues
de circuit, & au milieu il y a une petite
iſle où les navires peuvent donner
carène, & prendre la meilleure eau
du monde. Aux environs du port les
Eſpagnols ont des parcs, où ils nourriſſent
des porcs. Ils nomment ces lieux
''Coral'' ; ils ont ordinairement un payſan<noinclude>
<references/></noinclude>
oavwqn3ol7mzwi1wzx9bk7id7vkysmp
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>avec ſa famille pour gouverner ce coral,
qui conſiſte en trois ou quatre
grands parcs, fait de certains pieux de
l’arbre nommé ''Monbain'', leſquels étant
plantés en terre prennent auſſi-tôt racine,
comme les ſaules en Europe. De
cette manière ils font des palliſſades,
qui par ſucceſſion de temps deviennent
de grands arbres. Leurs porcs ne leur
coûtent rien à nourrir ; car ils n’établiſſent
leurs coraux qu’en des lieux où il
ſe trouve quantité de palmiſtes, lataniers,
brignoliers, cormiers, monbains,
mamainniers, abricotiers, genipayers,
acomas & pluſieurs autres.
Ces arbres, dont les uns ceſſent de
fleurir quand les autres commencent,
produiſent pendant tout le cours de
l’année des ſemences de toute eſpèce,
dont les porcs vivent ; de ſorte que celui
qui gouverne le coral n’a autre choſe
à faire que de les laiſſer aller le matin ;
il les rappelle le ſoir, & ils ne manquent
jamais de revenir. Quand il n’y
a guères de graine, & que tous les arbres
n’en fourniſſent pas également, il
leur donne un peu de millet.
Il y a des Eſpagnols à qui ces coraux
valent plus de cinq à ſix mille écus par
an, ſans faire grande dépenſe ; mais<noinclude>
<references/></noinclude>
0wkc8rf52wpgbtsd3g1p439x9vj0wvo
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>auſſi ils courent riſque d’être pillés par
les corſaires, qui viennent enlever les
bêtes pour ravitailler leurs vaiſſeaux.
Les porcs ont beau être cachés au milieu
des bois, les corſaires ne laiſſent pas
de les trouver ; car lorſqu’ils prennent
quelque Eſpagnol, ils lui donnent la
gêne pour lui faire déclarer le lieu où
ils ſont, & celui-ci les y conduit.
Depuis le port de ''Xagua'' juſqu’à ''Matamano''
il y a beaucoup de coraux.
Vis-à-vis de ''Matamano'' on voit l’iſle de
''Pinos'', ainſi nommée à cauſe des pins
qu’elle produit en abondance. Cette
iſle n’eſt point habitée, on y voit ſeulement
quelques Eſpagnols qui y vont
pêcher des Tortues. Il y a auſſi des endroits
où les Aventuriers vont ſouvent
raccommoder leurs vaiſſeaux.
Cette iſle eſt pleine de crocodiles,
qui ne vont que rarement à l’eau, &
qui ſont bien différents de ceux qu’on
appelle dans l’Amérique ''Caymans'' ; car
ils ne ſentent point le muſc comme
eux, & au lieu de fuir les hommes ils
courent après eux ; ce qui ne ſe remarque
dans toute l’Amérique, que ſur
cette iſle ſeulement. On a vu beaucoup
de gens qui en ont été mangés, comme
j’en rapporterai dans la ſuite un exemple<noinclude>
<references/></noinclude>
rdh4nxhzhfdiqwssmdhleu1w1m7n65q
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>dont j’ai été témoin. Il y a déjà long-temps
que les Eſpagnols ont voulu la
peupler de bœufs & de vaches ; mais
ces animaux les détruiſent de manière
qu’on n’y en trouve que très-peu.
Le terroir de cette iſle eſt ſablonneux ;
ce qui fait qu’elle ne produit que
des pins, des petits arbres, & quantité
de grandes herbes que la chaleur du
ſoleil a bientôt deſſéchées. Depuis cette
iſle juſqu’au cap de ''Corientes'' il y a encore
pluſieurs coraux, parce que le pays
y eſt bon & très-beau. Ce cap eſt une
pointe à la bande du ſud-oueſt de cette
iſle, où tous les navires qui y viennent
de la côte du continent de ''Caraco'' ou
de ''Carthagène'', s’arrêtent quelquefois
pour aller enſuite à la ''Havane''. De là
on va au cap de ''Saint Antoine'', qui eſt
à la pointe de l’occident de l’iſle, depuis
laquelle juſqu’à la ''Havane'' il y a pluſieurs
beaux ports.
La ''Havane'' eſt la ville capitale de
l’iſle de ''Cuba'', & une des plus belles &
des plus grandes de toute l’Amérique.
On tient qu’il y a plus de vingt mille
habitans, c’eſt là que tous les navires
qui partent de l’Eſpagne pour l’Amérique,
viennent mouiller en dernier lieu,
afin d’y prendre ce dont ils ont beſoin<noinclude>
<references/></noinclude>
k0nsrys1zog83e19vk91g12u2ee4fu8
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/23
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>pour retourner en Eſpagne. Cette ville
gouverne la moitié de l’iſle, & a
ſous elle, le ''Saint Eſprit'', la ''Trinité'',
''Sancta Crux'', & pluſieurs autres petits
bourgs & villages. On y entretient
beaucoup de petits vaiſſeaux qui naviguent
à ''Campêche'', à la ''Nouvelle Eſpagne''
& à la ''Floride'', où cette ville trafique.
Elle a un gouverneur qui dépend
immédiatement du roi, & une forte
garniſon, avec trois châteaux, deux du
côté du port, & un du côté de la terre,
ſur une éminence qui commande au port
& à la ville.
Depuis cette ville juſqu’à la pointe
de ''Mayeſi'', qui eſt à l’orient de l’iſle,
on ne rencontre de conſidérable que la
fameuſe baie de ''Mataça'', où le célèbre
Pieters Heyn, amiral de Hollande, battit
la flotte des galions du roi d’Eſpagne,
& la prit preſque toute en 1627 ;
ce qui remit les Provinces-Unies en
état de lui faire la guerre, par les richeſſes
immenſes dont cette flotte étoit
chargée. C’eſt en ce lieu que toutes les
flottes des galions vont prendre de
l’eau, pour paſſer enſuite par le canal
de ''Bahama'', afin de retourner en Eſpagne.
Depuis là juſqu’à la pointe de
''Mayeſi'', on trouve ''Sancta Crux''. Voici<noinclude>
<references/></noinclude>
3wq9wubsg3j1qtjrxxxq1do21hunt1q
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/329
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>la règle du {{n°}}29, et nous serons conduits à effectuer la transformation suivante :
{{c|''Formules de transformation.|mt=2em|mb=1em|fs=110%|ff=serif}}
On remplace
{{g|<math>e\cos(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')</math> par|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
&\left(\frac94-\frac92\gamma^2-\frac{165}{16}e^2-\frac{45}{8}e'^2+\frac94\gamma^4+\frac{129}{8}\gamma^2e^2+\frac{45}{4}\gamma^2e'^2+\frac{933}{256}e^4+\frac{825}{32}e^2e'^2+\frac{117}{64}e'^4\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
+&\left(\frac{9}{2}-9\gamma^2-\frac{219}{8}e^2-\frac{177}{8}e'^2+\frac92\gamma^4+\frac{183}{4}\gamma^2e^2+9\gamma^2e'^2+\frac{1401}{128}e^4+\frac{1551}{32}e^2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\\
+&\left(\frac{55}{4}-47\gamma^2-\frac{6739}{64}e^2-\frac{8785}{256}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}+\left(\frac{86}{3}-\frac{539}{6}\gamma^2-\frac{5971}{24}e^2-\frac{36091}{384}e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\
+&\frac{45557}{4608}\frac{n'^6}{n^6}-\frac{1591849}{6912}\frac{n'^7}{n^7}+\frac54\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}+\frac52\frac{n'^3}{n^3}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\\
+&\left[e-\left(\frac{1971)}{64}e-\frac{1647}{16}\gamma^2e-\frac{17865}{256}e^3-\frac{9855}{64}ee'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{1107}{8}e\frac{n'^5}{n^5}-\frac{169203}{256}e\frac{n'^6}{n^6}\right]\cos(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\\
+&\left[\left(\frac{291}{32}e^2-\frac{219}{16}\gamma^2e^2-\frac{541}{128}e^4-\frac{1455}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\left(\frac{399}{16}e^2-\frac{327}{8}\gamma^2e^2-\frac{775}{64}e^4-\frac{3891}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{12459}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{3825}{16}e^2\frac{n'^5}{n^5}\right]\cos2(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\\
+&\frac{31563}{512}e^3\frac{n'^4}{n^4}\cos3(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>e\sin(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')</math> par|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
e\sin&(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\\
+&\left[\left(\frac{291}{32}e^2-\frac{219}{16}\gamma^2e^2-\frac{541}{128}e^4-\frac{1455}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\left(\frac{399}{16}e^2-\frac{327}{8}\gamma^2e^2-\frac{775}{64}e^4-\frac{3891}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{12459}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{3825}{16}e^2\frac{n'^5}{n^5}\right]\sin2(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\\
+&\frac{31563}{512}e^3\frac{n'^4}{n^4}\sin3(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
7tzha92pnn6ee5ev9ozvd7a3540xoxe
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/24
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G|l=7em}}</noinclude>pourquoi on lui a donné ce nom.
{{Nlg|Sancta Crux. Hiſtoire à ce ſujet.}}Un ſoldat de mauvaiſe vie de la province
de ''Charcas'', craignant la juſtice
qui le recherchoit pour les crimes, entra
bien avant dans ce pays, & fut bien
reçu de ceux qui l’habitoient. S’étant
apperçu que ceux-ci ſouffroient beaucoup
d’une grande diſette d’eau, & que
pour en faire tomber du ciel ils faiſoient
quantité de cérémonies ſuperititieuſes,
il leur repréſenta que s’ils vouloient
faire ce qu’il leur diroit, auſſi-tôt
ils en auroient en abondance. Ils y
conſentirent, à l’inſtant le ſoldat fit
une grande croix, qu’il planta en un
lieu éminent, leur diſant qu’ils fiſſent
là leur adoration, & qu’ils demandaſſent
de l’eau, ce qu’ils firent. Dans le
même inſtant, choſe merveilleuſe ! il
plut exceſſivement, & depuis ce temps
là ces peuples ont eu tant de dévotion
à la Sainte Croix, qu’ayant eu recours
à elle dans leurs beſoins, ils ont obtenu
tout ce qu’ils ſouhaitoient, ils ont rompu
leurs idoles, ils ont demandé des prédicateurs
& le baptême. C’eſt-là l’origine
du nom de ''Sainte Croix'', que cette
province porte aujourd’hui. Dieu ſe
ſert des plus petites choſes pour opérer
les plus grandes, & des méchants mê-<noinclude>
<references/></noinclude>
37ifb2m872g23g9ye687syuzs4nlxp6
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G|l=7em}}</noinclude>pourquoi on lui a donné ce nom.
{{Nlg|Sancta Crux. Hiſtoire à ce ſujet.|left}}Un ſoldat de mauvaiſe vie de la province
de ''Charcas'', craignant la juſtice
qui le recherchoit pour les crimes, entra
bien avant dans ce pays, & fut bien
reçu de ceux qui l’habitoient. S’étant
apperçu que ceux-ci ſouffroient beaucoup
d’une grande diſette d’eau, & que
pour en faire tomber du ciel ils faiſoient
quantité de cérémonies ſuperititieuſes,
il leur repréſenta que s’ils vouloient
faire ce qu’il leur diroit, auſſi-tôt
ils en auroient en abondance. Ils y
conſentirent, à l’inſtant le ſoldat fit
une grande croix, qu’il planta en un
lieu éminent, leur diſant qu’ils fiſſent
là leur adoration, & qu’ils demandaſſent
de l’eau, ce qu’ils firent. Dans le
même inſtant, choſe merveilleuſe ! il
plut exceſſivement, & depuis ce temps
là ces peuples ont eu tant de dévotion
à la Sainte Croix, qu’ayant eu recours
à elle dans leurs beſoins, ils ont obtenu
tout ce qu’ils ſouhaitoient, ils ont rompu
leurs idoles, ils ont demandé des prédicateurs
& le baptême. C’eſt-là l’origine
du nom de ''Sainte Croix'', que cette
province porte aujourd’hui. Dieu ſe
ſert des plus petites choſes pour opérer
les plus grandes, & des méchants mê-<noinclude>
<references/></noinclude>
sla5z4w6wlndjdqygop7hgnr3czfdk9
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>pourquoi on lui a donné ce nom.
{{Nlg|Sancta Crux. Hiſtoire à ce ſujet.|left}}Un ſoldat de mauvaiſe vie de la province
de ''Charcas'', craignant la juſtice
qui le recherchoit pour les crimes, entra
bien avant dans ce pays, & fut bien
reçu de ceux qui l’habitoient. S’étant
apperçu que ceux-ci ſouffroient beaucoup
d’une grande diſette d’eau, & que
pour en faire tomber du ciel ils faiſoient
quantité de cérémonies ſuperititieuſes,
il leur repréſenta que s’ils vouloient
faire ce qu’il leur diroit, auſſi-tôt
ils en auroient en abondance. Ils y
conſentirent, à l’inſtant le ſoldat fit
une grande croix, qu’il planta en un
lieu éminent, leur diſant qu’ils fiſſent
là leur adoration, & qu’ils demandaſſent
de l’eau, ce qu’ils firent. Dans le
même inſtant, choſe merveilleuſe ! il
plut exceſſivement, & depuis ce temps
là ces peuples ont eu tant de dévotion
à la Sainte Croix, qu’ayant eu recours
à elle dans leurs beſoins, ils ont obtenu
tout ce qu’ils ſouhaitoient, ils ont rompu
leurs idoles, ils ont demandé des prédicateurs
& le baptême. C’eſt-là l’origine
du nom de ''Sainte Croix'', que cette
province porte aujourd’hui. Dieu ſe
ſert des plus petites choſes pour opérer
les plus grandes, & des méchants mê-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Raymond Clauzel L'Ile des hommes 1924.djvu/190
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « 186 L'ILE DES HOMMES Le vieux coq fatigué se redressa, lorsque Hilarius, devançant sa compagne, le salua. - - Seigneur Onésime Pintarède, je vous amène une amie. - Une bouffée d'air frais serait beaucoup plus souhaitable! - - Vilain homme, comme vous me récompensez mal! - Je me suis rangé à votre doctrine: l'ivresse sans le vin, la félicité hors de la créature. Désor- mais, je ne vivrai que par l'intelligence et l'esprit, s'il redevient permis de res....
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>186
L'ILE DES HOMMES
Le vieux coq fatigué se redressa, lorsque Hilarius,
devançant sa compagne, le salua.
-
- Seigneur Onésime Pintarède, je vous amène
une amie.
-
Une bouffée d'air frais serait beaucoup plus
souhaitable!
-
- Vilain homme, comme vous me récompensez
mal!
-
Je me suis rangé à votre doctrine: l'ivresse
sans le vin, la félicité hors de la créature. Désor-
mais, je ne vivrai que par l'intelligence et l'esprit,
s'il redevient permis de respirer à l'aise en cette
île infernale.
Nikée arrivait auprès des deux hommes.
La divine musicienne Nikée Portulan, vierge
promise au Consul général Tamarix, des pays loin-
tains.
Plus de recul. Un élan, les bras tendus :
-
Chère enfant, que je suis donc heureux de
vous voir! s'écria le Pintarède avec joie.
Retrouvant sa spontanéité provençale, maître
Onésime embrassa Nikée, tel un bon oncle sa
nièce.
-
de
Vous vous appelez Nikée, en grec: La Vic-
toire! Puissiez-vous apporter l'heureux
ma délivrance !
message
Hélas! gémit Nikée, je ne suis également
qu'une captive. Ce monstre, ajouta-t-elle en dési-
gnant Hilarius, m'a faite prisonnière pour le compte
des Æmiliens.
t
d
a<noinclude>
<references/></noinclude>
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L'ILE DES HOMMES
Le vieux coq fatigué se redressa, lorsque Hilarius,
devançant sa compagne, le salua.
-
- Seigneur Onésime Pintarède, je vous amène
une amie.
-
Une bouffée d'air frais serait beaucoup plus
souhaitable!
-
- Vilain homme, comme vous me récompensez
mal!
-
Je me suis rangé à votre doctrine: l'ivresse
sans le vin, la félicité hors de la créature. Désor-
mais, je ne vivrai que par l'intelligence et l'esprit,
s'il redevient permis de respirer à l'aise en cette
île infernale.
Nikée arrivait auprès des deux hommes.
La divine musicienne Nikée Portulan, vierge
promise au Consul général Tamarix, des pays loin-
tains.
Plus de recul. Un élan, les bras tendus :
-
Chère enfant, que je suis donc heureux de
vous voir! s'écria le Pintarède avec joie.
Retrouvant sa spontanéité provençale, maître
Onésime embrassa Nikée, tel un bon oncle sa
nièce.
-
de
Vous vous appelez Nikée, en grec: La Vic-
toire! Puissiez-vous apporter l'heureux
ma délivrance !
message
Hélas! gémit Nikée, je ne suis également
qu'une captive. Ce monstre, ajouta-t-elle en dési-
gnant Hilarius, m'a faite prisonnière pour le compte
des Æmiliens.
t
d
a<noinclude>
<references/></noinclude>
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Le vieux coq fatigué se redressa, lorsque Hilarius,
devançant sa compagne, le salua.
— Seigneur Onésime Pintarède, je vous amène
une amie.
— Une bouffée d’air frais serait beaucoup plus
souhaitable !
— Vilain homme, comme vous me récompensez
mal !
— Je me suis rangé à votre doctrine : l’ivresse
sans le vin, la félicité hors de la créature. Désormais,
je ne vivrai que par l’intelligence et l’esprit,
s’il redevient permis de respirer à l’aise en cette
île infernale.
Nikée arrivait auprès des deux hommes.
— La divine musicienne Nikée Portulan, vierge
promise au consul général Tamarix, des pays lointains.
Plus de recul. Un élan, les bras tendus :
— Chère enfant, que je suis donc heureux de
vous voir ! s’écria le Pintarède avec joie.
Retrouvant sa spontanéité provençale, maître
Onésime embrassa Nikée, tel un bon oncle sa
nièce.
— Vous vous appelez Nikée, en grec : La Victoire !
Puissiez-vous apporter l’heureux message de
ma délivrance !
— Hélas ! gémit Nikée, je ne suis également
qu’une captive. Ce monstre, ajouta-t-elle en désignant
Hilarius, m’a faite prisonnière pour le compte
des Æmiliens.
<nowiki /><noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr|186|{{sc|l’île des hommes}}||b=<hr />}}</noinclude><nowiki />
Le vieux coq fatigué se redressa, lorsque Hilarius,
devançant sa compagne, le salua.
— Seigneur Onésime Pintarède, je vous amène
une amie.
— Une bouffée d’air frais serait beaucoup plus
souhaitable !
— Vilain homme, comme vous me récompensez
mal !
— Je me suis rangé à votre doctrine : l’ivresse
sans le vin, la félicité hors de la créature. Désormais,
je ne vivrai que par l’intelligence et l’esprit,
s’il redevient permis de respirer à l’aise en cette
île infernale.
Nikée arrivait auprès des deux hommes.
— La divine musicienne Nikée Portulan, vierge
promise au consul général Tamarix, des pays lointains.
Plus de recul. Un élan, les bras tendus :
— Chère enfant, que je suis donc heureux de
vous voir ! s’écria le Pintarède avec joie.
Retrouvant sa spontanéité provençale, maître
Onésime embrassa Nikée, tel un bon oncle sa
nièce.
— Vous vous appelez Nikée, en grec : La Victoire !
Puissiez-vous apporter l’heureux message de
ma délivrance !
— Hélas ! gémit Nikée, je ne suis également
qu’une captive. Ce monstre, ajouta-t-elle en désignant
Hilarius, m’a faite prisonnière pour le compte
des Æmiliens.
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « qui, en général, signifie une femme égoïste, désagréable et opiniâtre, qui aime à diriger et à dominer tout ce qui l’entoure, dont l’autorité ne veut pas être contrôlée, qui s’arroge le droit de décider, en toute occasion, du caractère, de l’esprit et du cœur d’autrui. Miss Jacky tenait le premier rang parmi les ''femmes de mérite'' de la paroisse de Glenfern en effet, il aurait été difficile d’en trouver une dans tout le pays, qui... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>qui, en général, signifie une femme
égoïste, désagréable et opiniâtre,
qui aime à diriger et à dominer
tout ce qui l’entoure, dont l’autorité
ne veut pas être contrôlée, qui
s’arroge le droit de décider, en toute
occasion, du caractère, de l’esprit
et du cœur d’autrui. Miss Jacky
tenait le premier rang parmi les
''femmes de mérite'' de la paroisse de
Glenfern en effet, il aurait été
difficile d’en trouver une dans tout
le pays, qui eût établi son droit à
ce titre, d’une manière plus incontestable.
Elle avait obtenu ce
grade supérieur sur ses sœurs,
d’abord parce qu’elle était douée
d’un peu plus de bon sens que les
deux autres, et parce que, dès sa
plus tendre jeunesse, elle s’était
habituée a un ton doctoral et pompeux,
et à une manière décidée<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion utilisateur:MOSSOT
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*j*jac
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bienvenue !
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{{bv}}--[[Utilisateur:*j*jac|*j*jac]] ([[Discussion utilisateur:*j*jac|d]]) 17 juin 2026 à 07:51 (UTC)
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « et tranchante qui en impose souvent aux sots, et les laisse sans réplique. Depuis le seigneur jusqu’au dernier valet du château de Glenfern, tous reconnaissaient son autorité, et, dans le voisinage, il y avait peu de personnes qui ne sentissent son influence. Il est naturel de penser que, dans sa famille, rien ne se faisait sans la consulter ; c’était elle qui s’était chargée de l’éducation de ses nièces ; elle était, en un mot, une espèce d’i... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>et tranchante qui en impose souvent
aux sots, et les laisse sans
réplique. Depuis le seigneur jusqu’au
dernier valet du château de
Glenfern, tous reconnaissaient son
autorité, et, dans le voisinage, il y
avait peu de personnes qui ne sentissent
son influence. Il est naturel
de penser que, dans sa famille,
rien ne se faisait sans la consulter ;
c’était elle qui s’était chargée de
l’éducation de ses nièces ; elle était,
en un mot, une espèce d’intendant-général ;
elle prévenait les abus,
réglait les impositions, était consultée,
en toute occasion, dans
les minuties, comme dans les choses
importantes ; elle n’était jamais
avare de ses conseils, et c’était à
peu près tout ce qu’elle donnait
aux pauvres de la paroisse. Elle
déclamait contre l’oisiveté, et re-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/110
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « commandait une stricte économie à des gens qui auraient été trop heureux qu’elle voulût bien leur donner quelque moyen de gagner leur vie, en les occupant d’une manière utile. Enfin, il serait inutile d’en douter, miss Jacky avait un grand mérite ; tout l’annonçait chez elle ; un physionomiste n’aurait pu s’y méprendre, en observant cette tête haute, cette démarche ferme, ce regard sévère et plein de majesté qui la caractérisait. Il ava... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>commandait une stricte économie
à des gens qui auraient été trop
heureux qu’elle voulût bien leur
donner quelque moyen de gagner
leur vie, en les occupant d’une
manière utile. Enfin, il serait inutile
d’en douter, miss Jacky avait
un grand mérite ; tout l’annonçait
chez elle ; un physionomiste n’aurait
pu s’y méprendre, en observant
cette tête haute, cette démarche
ferme, ce regard sévère et plein de
majesté qui la caractérisait. Il
avait même quelque chose dans la
coupe de ses habits, qui dénotait
son jugement et sa supériorité sur
les autres. On trouvait en général,
dans la famille, qu’elle ne portait
rien comme une autre, que tout
était distingué chez elle… D’après
tout ce que nous venons de dire,
on peut conclure que le ''mérite'' de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Renard - Invitation a la peur, 1926.djvu/169
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Hektor
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « PARTHÉNOPE interloqué de tant de connaissances; 161 - mais la légende se charge elle-même de les faire dispa- raître. On dit qu'ayant écouté la musique d'Orphée, le dépit les mua en trois rochers la nuit efface tout à fait. ces Galli que Elles n'étaient que trois seulement, poursui- vit Mme de Chambanne, mais (les poètes nous le disent) il en est aussi de fluviales. Elles habitent les grottes du Rhin... - Un peu de champagne, demanda M. de Co- goulin....
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|parthénope}}|161}}</noinclude>PARTHÉNOPE
interloqué de tant de connaissances;
161
-
mais la
légende se charge elle-même de les faire dispa-
raître. On dit qu'ayant écouté la musique d'Orphée,
le dépit les mua en trois rochers
la nuit efface tout à fait.
ces Galli que
Elles n'étaient que trois seulement, poursui-
vit Mme de Chambanne, mais (les poètes nous le
disent) il en est aussi de fluviales. Elles habitent
les grottes du Rhin...
-
Un peu de champagne, demanda M. de Co-
goulin. Ce poisson-là est fameux... Eh quoi! Ga-
baret, vous ne l'estimez pas? Etes-vous mal en point?
M. Gabaret, en effet, n'avait plus ses belles cou-
leurs. La patine bronzée du grand air verdissait à
ses joues.
--
Çà, qu'avez-vous, monsieur ? s'enquit Mme de
Chambanne.
-
Mais déjà le rude capitaine avait repris son teint.
Cela n'est rien. C'est passé, fit-il en souriant.
Eh bien, mangez! Est-ce que l'espèce de
marsouin vous déplaît ? s'empressa M. de Cham-
banue. Voulez-vous y ajouter quelque épice? deux
grains de fenouil ? une pincée de coriandre ?
-
Merci; non, monsieur, merci... A vrai dire,
je n'ai plus faim... Un de rossolis, je vous
prie...
-
-
peu
Vous êtes bien raffiné, pour un cannibale!
dit M. de Cogoulin en éclatant d'un gros rire.
Deux doigts de bordeaux, s'il vous plaît !<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" />{{nr||{{sc|parthénope}}|161}}</noinclude>interloqué de tant de connaissances ; — mais la
légende se charge elle-même de les faire disparaître.
On dit qu’ayant écouté la musique d’Orphée,
le dépit les mua en trois rochers… ces <i>Galli</i> que
la nuit efface tout à fait.
— Elles n’étaient que trois seulement, poursuivit
{{Mme|de Chambanne}}, mais (les poètes nous le
disent) il en est aussi de fluviales. Elles habitent
les grottes du Rhin…
— Un peu de champagne, demanda {{M.|de Cogoulin}}.
Ce poisson-là est fameux… Eh quoi ! Gabaret,
\vous ne l’estimez pas ? Êtes-vous mal en point ?
{{M.|Gabaret}}, en effet, n’avait plus ses belles couleurs.
La patine bronzée du grand air verdissait à
ses joues.
— Çà, qu’avez-vous, monsieur ? s’enquit {{Mme|de Chambanne}}.
Mais déjà le rude capitaine avait repris son teint.
— Cela n’est rien. C’est passé, fit-il en souriant.
— Eh bien, mangez ! Est-ce que l’espèce de
marsouin vous déplaît ? s’empressa {{M.|de Chambanne}}.
Voulez-vous y ajouter quelque épice ? deux
grains de fenouil ? une pincée de coriandre ?
— Merci ; non, monsieur, merci… À vrai dire,
je n’ai plus faim… —Un de rossolis, je vous
prie…
— Vous êtes bien raffiné, pour un cannibale !
dit {{M.|de Cogoulin}} en éclatant d’un gros rire.
Deux doigts de bordeaux, s’il vous plaît !
<nowiki /><noinclude>
<references/></noinclude>
6xep8lfbyis9s9lz27e61qjnpj34tgr
Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/111
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « miss Jacky n’avait pas le sens commun. Cependant elle possédait ce genre ''de mérite'' qui jette si souvent la poudre aux yeux du plus grand nombre, et qui prouve une réputation usurpée ; tandis qu’un mérite plus réel et plus modeste est quelquefois méconnu. Le caractère de la bonne Grizzy n’exigera pas un grand détail ; elle était remarquable par sa simplicité et la bonté de son cœur. Son peu d’intelligence, le manque total de clarté dans... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>miss Jacky n’avait pas le sens commun.
Cependant elle possédait ce
genre ''de mérite'' qui jette si souvent
la poudre aux yeux du plus grand
nombre, et qui prouve une réputation
usurpée ; tandis qu’un mérite
plus réel et plus modeste est quelquefois
méconnu.
Le caractère de la bonne Grizzy
n’exigera pas un grand détail ; elle
était remarquable par sa simplicité
et la bonté de son cœur. Son peu
d’intelligence, le manque total de
clarté dans les idées, sa passion pour
écrire et recevoir des lettres, et son
amour, presque son adoration pour
son amie lady Maclaughlan.
Miss Nicky avait à peu près autant
de bon sens que Jacky ; mais
comme un royaume ne peut reconnaître
deux monarques, Nicky
fut obligée de se soumettre à rem-<noinclude>
<references/></noinclude>
jis5v1bugkirnv3fbew0hqz9ktje6l9
Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/112
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « plir les charges de premier ministre. Elle consacra sa vie à la direction du ménage, à surveiller le travail des domestiques, et dirigeait le reste quand sa sœur s’absentait. Elle avait assez bien pris son parti, d’occuper cette place secondaire (jusqu’à ce que Jacky se mariât) ; car, après tout, disait-elle, j’ai bien aussi mon genre de ''mérite'' !… Avec tous leurs petits faibles, les trois sœurs n’étaient pas non plus entièrement dénu... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>plir les charges de premier ministre.
Elle consacra sa vie à la
direction du ménage, à surveiller
le travail des domestiques, et dirigeait
le reste quand sa sœur
s’absentait. Elle avait assez bien
pris son parti, d’occuper cette place
secondaire (jusqu’à ce que Jacky
se mariât) ; car, après tout, disait-elle,
j’ai bien aussi mon genre de
''mérite'' !… Avec tous leurs petits
faibles, les trois sœurs n’étaient pas
non plus entièrement dénuées de
bonnes qualités ; elles étaient toutes
trois bonnes, et désiraient qu’on
se trouvât heureux auprès d’elles ;
leur humeur était égale ; elles s’aimaient
tendrement et adoraient
leurs nièces, leurs neveux et leur
frère. Elles trouvaient que leurs
amis étaient aussi près de la perfection,
qu’on pouvait l’être dans ce<noinclude>
<references/></noinclude>
301fexa0ryq9ukko1vx1rw7u8xolozk
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/25
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><section begin="s1"/>mes pour faire le bien. Enfin il ne laiſſe
jamais ces méchants impunis, car il
n’eſt pas hors de propos d’ajouter, que
ce ſoldat dont la providence s’étoit ſervi
pour opérer ce miracle, n’étant pas
devenu meilleur, ſortit de la province
de ''Charcas'', & ayant perſéveré dans le crime,
a été pendu publiquement au ''Potoſi''.
Après ''Sancta Crux'' on trouve la ville
des ''Cayes de Baracoa''. Il y a le long de
cette côte quantité de petites iſles nommées
les ''Cayes du Nord'', où les Aventuriers
vont ſouvent chercher fortune.
Ils y prennent des barques chargées de
cuirs & de tabac pour le compte de la
''Havane'', ou de l’argent pour acheter
ces marchandiſes ; & c’eſt cet argent qui
tente le plus les Aventuriers. En voilà
aſſez pour faire comprendre au lecteur
ce que c’eſt que l’iſle de Cuba.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE III}}.}}
{{c|''La priſe de la ville du Port au Prince par Morgan.''}}
{{Lettrine|M}}{{sc|organ}}, comme j’ai déjà dit,
voyant Manſwelt mort, réſolut
avec ſon conſeil de faire une deſcente<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
islh7o1ftzcnve7hktn0yifzktcvgsv
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/26
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ſur les terres des Eſpagnols ; il équipa
un vaiſſeau, donna rendez-vous aux
Aventuriers dans les Cayes de l’iſle de
''Cuba'', & dans le peu de temps qu’il fut
là, il forma une flotte de quatre vaiſſeaux
montés de ſept cens hommes,
tous contens de lui, & réſolus de le ſuivre
& de lui obéir.
Alors on fit une chaſſe-partie générale,
qui contenoit ce qu’on donneroit
au Commandant, & à chaque équipage
en particulier. On en fit une à l’égard
du capitaine du vaiſſeau. Il fut
réglé dans la chaſſe-partie générale,
qu’on puniroit quiconque feroit quelque
mauvaiſe action, comme de tuer ou de
bleſſer. Ce fut pour éviter les querelles
qui pouvoient naître, comme autrefois
entre les deux nations Angloiſe
& Françoiſe dont cette flotte étoit
compoſée, & qui avoient empêché l’exécution
du deſſein qu’on avoit formé
ſur Carthage. Chacun en tomba d’accord ;
les officiers François ajoutèrent,
que ſi quelqu’un des leurs commettoit
quelque choſe qui fût contre l’équité,
non-ſeulement ils autoriſeroient Morgan
à le punir, mais même qu’ils lui
prêteroient main forte.
Tout étant ainſi conclu on tint con-<noinclude>
<references/></noinclude>
05pyruatxnku37o5825oettqxhgohje
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/27
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Jim Bey
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/* Corrigée */
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>ſeil, au ſujet de la place qu’on attaqueroit,
on propoſe celle de ''Panama'',
parce qu’elle étoit facile à ſurprendre de
nuit, & qu’on pourvoit enlever le Clergé
& tous les moines ; qu’avant que les
forts fuſſent en état de ſe défendre on
auroit le temps de ſe ſauver ; & que la
rançon qu’on tireroit de ces gens-là ſeroit
ſuffiſante, & vaudroit mieux que le
pillage que l’on feroit dans une petite
ville. Cependant perſonne n’appuya
cette entrepriſe ; on propoſa enſuite le
''Port au Prince'', ville champêtre de{{Nld|Deſſein ſur la ville du Port au Prince.}}
l’iſle de ''Cuba'', où l’on repréſenta qu’il
y avoit beaucoup d’argent, parce qu’il
s’y faiſoit un grand commerce de cuirs,
& qu’étant éloignée du bord de la Mer,
les Eſpagnols ne ſe défieroient point
qu’on les vint jamais attaquer ; ce qui
en faciliteroit beaucoup la priſe. Ce
deſſein fut approuvé de tous les Aventuriers,
qui ſe préparèrent pour l’exécution.
Morgan fit lever l’ancre, & la flotte
alla mouiller tant au port de ''Sainte Marie'',
qui eſt le port de la ville
dont nous parlons, que dans les petites
iſles qui ſont vis-à-vis, ſans approcher
de terre, de peur d’être découverts
par les chaſſeurs Eſpagnols qui<noinclude>
<references/></noinclude>
a9vtutbzckybz5f8rufea2ugayqmrgx
Page:Colette - Œuvres complètes (éd. Le Fleuron) tome I.djvu/165
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « CLAUDINE A L’ÉCOLE la salle d’attente faire briller pour nous leurs bagues et leurs blagues, car ils trouvent charmant de lâcher d’énormes inconvenances. Je pousse le coude de Marie Belhomme pour l’avertir d’écouter ; elle tend ses oreilles et ne comprend pas ; je ne peux pourtant pas lui dessiner des figures à Pappui | La grande Anaïs comprend bien, elle, et se fatigue en attitudes gracieuses avec d’inutiles efforts pour rougir. Le tr... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>CLAUDINE A L’ÉCOLE
la salle d’attente faire briller pour nous leurs bagues et leurs
blagues, car ils trouvent charmant de lâcher d’énormes
inconvenances. Je pousse le coude de Marie Belhomme pour
l’avertir d’écouter ; elle tend ses oreilles et ne comprend pas ;
je ne peux pourtant pas lui dessiner des figures à Pappui |
La grande Anaïs comprend bien, elle, et se fatigue en
attitudes gracieuses avec d’inutiles efforts pour rougir.
Le train souffle, siffle ; nous empoignons nos valises, et
nous nous engouffrons dans un wagon de seconde, surchauffé,
suffocant ; heureusement, le voyage ne dure que trois heures |
Je me suis installée dans un coin pour respirer un peu, et
tout le long du chemin, nous ne causons guère, amusées de
regarder filer les paysages. La petite Luce, nichée à côté de
moi, passe tendrement son bras sous le mien, mais je me
dégage : 4 Laisse, il fait trop chaud. » J’ai pourtant une robe
de tussor écru, toute droite, froncée comme celles des bébés,
serrée à la taille par une ceinture de cuir plus large que la
main, et ouverte en carré ; Anaïs, ravivée par une robe de
toile rouge, paraît à son avantage, de même que Marie
Belhomme, en demi-deuil, toile mauve à bouquets noirs. Luce
Lanthenay conserve son uniforme noir, chapeau noir à nœud
rouge. Les deux Jaubert continuent à ne pas exister et tirent
de leur poche des questionnaires que Mile Sergent, dédaigneuse
de ce zèle excessif, leur fait rengainer. Elles n’en
reviennent pas |
Des cheminées d’usines, des maisons clairsemées et
blanches qui se resserrent tout de suite et deviennent nombreuses,
— voilà la gare, nous descendons. Mie Sergent nous
pousse vers un omnibus et nous roulons sur de douloureux
pavés en têtes de chat, vers l’hôtel de la Poste. Dans les rues
pavoisées, des oisifs badaudent, car c’est demain la Saint je
154<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Hektor" /></noinclude>la salle d’attente faire briller pour nous leurs bagues et leurs
blagues, car ils trouvent charmant de lâcher d’énormes
inconvenances. Je pousse le coude de Marie Belhomme pour
l’avertir d’écouter ; elle tend ses oreilles et ne comprend pas ;
je ne peux pourtant pas lui dessiner des figures à l’appui !
La grande Anaïs comprend bien, elle, et se fatigue en
attitudes gracieuses avec d’inutiles efforts pour rougir.
{{il}}
Le train souffle, siffle ; nous empoignons nos valises, et nous nous engouffrons dans un wagon de seconde, surchauffé, suffocant ; heureusement, le voyage ne dure que trois heures ! Je me suis installée dans un coin pour respirer un peu, et tout le long du chemin, nous ne causons guère, amusées de regarder filer les paysages. La petite Luce, nichée à côté de moi, passe tendrement son bras sous le mien, mais je me dégage : « Laisse, il fait trop chaud. » J’ai pourtant une robe de tussor écru, toute droite, froncée comme celles des bébés, serrée à la taille par une ceinture de cuir plus large que la main, et ouverte en carré ; Anaïs, ravivée par une robe de toile rouge, paraît à son avantage, de même que Marie Belhomme, en demi-deuil, toile mauve à bouquets noirs. Luce Lanthenay conserve son uniforme noir, chapeau noir à nœud rouge. Les deux Jaubert continuent à ne pas exister et tirent de leur poche des questionnaires que Mlle Sergent, dédaigneuse de ce zèle excessif, leur fait rengainer. Elles n’en reviennent pas !
{{il}}
Des cheminées d’usines, des maisons clairsemées et blanches qui se resserrent tout de suite et deviennent nombreuses, — voilà la gare, nous descendons. Mlle Sergent nous pousse vers un omnibus et nous roulons sur de douloureux pavés en têtes de chat, vers l’hôtel de la Poste. Dans les rues pavoisées, des oisifs badaudent, car c’est demain la Saint-Jean.<noinclude>
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blagues, car ils trouvent charmant de lâcher d’énormes
inconvenances. Je pousse le coude de Marie Belhomme pour
l’avertir d’écouter ; elle tend ses oreilles et ne comprend pas ;
je ne peux pourtant pas lui dessiner des figures à l’appui !
La grande Anaïs comprend bien, elle, et se fatigue en
attitudes gracieuses avec d’inutiles efforts pour rougir.
{{il}}
Le train souffle, siffle ; nous empoignons nos valises, et nous nous engouffrons dans un wagon de seconde, surchauffé, suffocant ; heureusement, le voyage ne dure que trois heures ! Je me suis installée dans un coin pour respirer un peu, et tout le long du chemin, nous ne causons guère, amusées de regarder filer les paysages. La petite Luce, nichée à côté de moi, passe tendrement son bras sous le mien, mais je me dégage : « Laisse, il fait trop chaud. » J’ai pourtant une robe de tussor écru, toute droite, froncée comme celles des bébés, serrée à la taille par une ceinture de cuir plus large que la main, et ouverte en carré ; Anaïs, ravivée par une robe de toile rouge, paraît à son avantage, de même que Marie Belhomme, en demi-deuil, toile mauve à bouquets noirs. Luce Lanthenay conserve son uniforme noir, chapeau noir à nœud rouge. Les deux Jaubert continuent à ne pas exister et tirent de leur poche des questionnaires que Mlle Sergent, dédaigneuse de ce zèle excessif, leur fait rengainer. Elles n’en reviennent pas !
{{il}}
Des cheminées d’usines, des maisons clairsemées et blanches qui se resserrent tout de suite et deviennent nombreuses, — voilà la gare, nous descendons. Mlle Sergent nous pousse vers un omnibus et nous roulons sur de douloureux pavés en têtes de chat, vers l’hôtel de la Poste. Dans les rues pavoisées, des oisifs badaudent, car c’est demain la Saint je<noinclude>
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blagues, car ils trouvent charmant de lâcher d’énormes
inconvenances. Je pousse le coude de Marie Belhomme pour
l’avertir d’écouter ; elle tend ses oreilles et ne comprend pas ;
je ne peux pourtant pas lui dessiner des figures à l’appui !
La grande Anaïs comprend bien, elle, et se fatigue en
attitudes gracieuses avec d’inutiles efforts pour rougir.
{{il}}
Le train souffle, siffle ; nous empoignons nos valises, et nous nous engouffrons dans un wagon de seconde, surchauffé, suffocant ; heureusement, le voyage ne dure que trois heures ! Je me suis installée dans un coin pour respirer un peu, et tout le long du chemin, nous ne causons guère, amusées de regarder filer les paysages. La petite Luce, nichée à côté de moi, passe tendrement son bras sous le mien, mais je me dégage : « Laisse, il fait trop chaud. » J’ai pourtant une robe de tussor écru, toute droite, froncée comme celles des bébés, serrée à la taille par une ceinture de cuir plus large que la main, et ouverte en carré ; Anaïs, ravivée par une robe de toile rouge, paraît à son avantage, de même que Marie Belhomme, en demi-deuil, toile mauve à bouquets noirs. Luce Lanthenay conserve son uniforme noir, chapeau noir à nœud rouge. Les deux Jaubert continuent à ne pas exister et tirent de leur poche des questionnaires que Mlle Sergent, dédaigneuse de ce zèle excessif, leur fait rengainer. Elles n’en reviennent pas !
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Des cheminées d’usines, des maisons clairsemées et blanches qui se resserrent tout de suite et deviennent nombreuses, — voilà la gare, nous descendons. Mlle Sergent nous pousse vers un omnibus et nous roulons sur de douloureux pavés en têtes de chat, vers l’hôtel de la Poste. Dans les rues pavoisées, des oisifs badaudent, car c’est demain la Saint je<noinclude>
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blagues, car ils trouvent charmant de lâcher d’énormes
inconvenances. Je pousse le coude de Marie Belhomme pour
l’avertir d’écouter ; elle tend ses oreilles et ne comprend pas ;
je ne peux pourtant pas lui dessiner des figures à l’appui !
La grande Anaïs comprend bien, elle, et se fatigue en
attitudes gracieuses avec d’inutiles efforts pour rougir.
{{il}}
Le train souffle, siffle ; nous empoignons nos valises, et
nous nous engouffrons dans un wagon de seconde, surchauffé,
suffocant ; heureusement, le voyage ne dure que trois heures !
Je me suis installée dans un coin pour respirer un peu, et
tout le long du chemin, nous ne causons guère, amusées de
regarder filer les paysages. La petite Luce, nichée à côté de
moi, passe tendrement son bras sous le mien, mais je me
dégage : « Laisse, il fait trop chaud. » J’ai pourtant une robe
de tussor écru, toute droite, froncée comme celles des bébés,
serrée à la taille par une ceinture de cuir plus large que la
main, et ouverte en carré ; Anaïs, ravivée par une robe de
toile rouge, paraît à son avantage, de même que Marie
Belhomme, en demi-deuil, toile mauve à bouquets noirs. Luce
Lanthenay conserve son uniforme noir, chapeau noir à nœud
rouge. Les deux Jaubert continuent à ne pas exister et tirent
de leur poche des questionnaires que Mlle Sergent, dédaigneuse
de ce zèle excessif, leur fait rengainer. Elles n’en
reviennent pas !
{{il}}
Des cheminées d’usines, des maisons clairsemées et blanches qui se resserrent tout de suite et deviennent nombreuses, — voilà la gare, nous descendons. Mlle Sergent nous pousse vers un omnibus et nous roulons sur de douloureux pavés en têtes de chat, vers l’hôtel de la Poste. Dans les rues pavoisées, des oisifs badaudent, car c’est demain la Saint je<noinclude>
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blagues, car ils trouvent charmant de lâcher d’énormes
inconvenances. Je pousse le coude de Marie Belhomme pour
l’avertir d’écouter ; elle tend ses oreilles et ne comprend pas ;
je ne peux pourtant pas lui dessiner des figures à l’appui !
La grande Anaïs comprend bien, elle, et se fatigue en
attitudes gracieuses avec d’inutiles efforts pour rougir.
{{il}}
Le train souffle, siffle ; nous empoignons nos valises, et
nous nous engouffrons dans un wagon de seconde, surchauffé,
suffocant ; heureusement, le voyage ne dure que trois heures !
Je me suis installée dans un coin pour respirer un peu, et
tout le long du chemin, nous ne causons guère, amusées de
regarder filer les paysages. La petite Luce, nichée à côté de
moi, passe tendrement son bras sous le mien, mais je me
dégage : « Laisse, il fait trop chaud. » J’ai pourtant une robe
de tussor écru, toute droite, froncée comme celles des bébés,
serrée à la taille par une ceinture de cuir plus large que la
main, et ouverte en carré ; Anaïs, ravivée par une robe de
toile rouge, paraît à son avantage, de même que Marie
Belhomme, en demi-deuil, toile mauve à bouquets noirs. Luce
Lanthenay conserve son uniforme noir, chapeau noir à nœud
rouge. Les deux Jaubert continuent à ne pas exister et tirent
de leur poche des questionnaires que Mlle Sergent, dédaigneuse
de ce zèle excessif, leur fait rengainer. Elles n’en
reviennent pas !
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Des cheminées d’usines, des maisons clairsemées et
blanches qui se resserrent tout de suite et deviennent nombreuses,
— voilà la gare, nous descendons. {{Mlle|Sergent}} nous
pousse vers un omnibus et nous roulons sur de douloureux
pavés en têtes de chat, vers l’hôtel de la Poste. Dans les rues
pavoisées, des oisifs badaudent, car c’est demain la Saint je<noinclude>
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blagues, car ils trouvent charmant de lâcher d’énormes
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l’avertir d’écouter ; elle tend ses oreilles et ne comprend pas ;
je ne peux pourtant pas lui dessiner des figures à l’appui !
La grande Anaïs comprend bien, elle, et se fatigue en
attitudes gracieuses avec d’inutiles efforts pour rougir.
{{il}}
Le train souffle, siffle ; nous empoignons nos valises, et
nous nous engouffrons dans un wagon de seconde, surchauffé,
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Je me suis installée dans un coin pour respirer un peu, et
tout le long du chemin, nous ne causons guère, amusées de
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>ne s’écartoient pas du bord de la mer.
{{Nlg|Trahiſon d’un Eſpagnol.}} La nuit, un Eſpagnol qui avoit été
quelque temps priſonnier avec les Aventuriers
Anglois, ſe jetta à l’eau, & nagea
d’abord à une de ces petites iſles,
de là à la grande, où il alla promptement
donner avis au ''Port au Prince'' de
ce qui ſe paſſoit ; car depuis le temps
qu’il étoit avec ces gens, il avoit appris
un peu d’Anglois.
Le gouverneur ſe mit promptement
en défenſe ; il ordonna aux bourgeois
de prendre les armes ; il demanda du
ſecours aux lieux voiſins, & en peu de
temps il mit huit cens hommes ſur
pied, fit couper les arbres qui étoient
ſur le grand chemin, & faire des embuſcades,
afin de repouſſer l’ennemi. Il
marchoit à la tête de tous ces gens dans
une grande prairie, & attendoit les
Aventuriers, bien réſolu de les empêcher
d’aller juſqu’à la ville.
Les Aventuriers trouvant le chemin
couvert d’arbres, virent bien qu’ils
étoient découverts ; ils ne perdirent
pourtant pas courage, ils prirent leur
chemin au travers des bois, & en peu
de temps ils arrivèrent à la ''Savane'' ;
c’eſt-à-dire, à la prairie, où les Eſpagnols
étoient en bon ordre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Discussion:Mariage
1
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Sapcal22
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Page créée avec « ==Éditions== {{liste documents début}} {{document|date=1818 |titre=—|vo=Mariage |genre=Roman | avancement=}} {{document|date=1825 |titre=Mariage|vo= |genre= |scan=—| avancement=|divers=Chez Lecointe et Durey, traduction Mme Blanchenay Vernes}} {{document|date=1825 |titre=Mariage ou les femmes anglaises et écossaises|genre= |vo= |scan={{Gallica|bpt6k5442343g}}| avancement=|divers=Bouquin de la souche, Pigoreau…}} {{liste d... »
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wikitext
text/x-wiki
==Éditions==
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{{document|date=1818 |titre=—|vo=Mariage |genre=Roman | avancement=}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
Le gouverneur fit auſſi-tôt environner {{Nld|Aventuriers entourés de la Cavalerie Eſpagnole.}}
les Flibuſtiers par ſa cavalerie, mais
ils n’en furent point épouvantés ; ils
commencèrent à battre la caiſſe, à
déployer leurs drapeaux, & à donner
de toutes parts ſur les Eſpagnols, qui
tinrent ferme & ſe défendirent bien au
commencement ; mais voyant que les
Aventuriers ne portoient preſque pas
un coup à faux, ils prirent la fuite &
ſe réfugièrent dans leur ville, où renfermés
dans les maiſons ils tiroient par
les fenêtres.
Les Aventuriers enflés de ce premier
ſuccès, firent mine de brûler la ville,
& ils l’auroient fait, ſi les Eſpagnols ne
ſe fuſſent rendus. On les chaſſa dans la
grande égliſe, où on les tint priſonniers.
Cependant les Aventuriers pilloient
les maiſons ; mais ils n’y trouvoient
point d’argent, les Eſpagnols
l’avoient caché ; car malgré l’embarras
où les jette le ſoin de ſe défendre, ils
ne manquent jamais de prévoyance à
cet égard. Les Aventuriers donnèrent
la gêne à pluſieurs d’entr’eux, pour leur
faire confeſſer où étoit leur argent. Les
moines s’étoient ſauvés & l’on n’en
pouvoit prendre aucun, quoiqu’on allât
tous les jours en parti contre eux.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/30
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Le pillage dura quinze jours ; enſuite
de quoi Morgan fit demander aux
principaux priſonniers la rançon de la
ville, menaçant de la brûler en cas de
refus. Ils députèrent quelques-uns des
leurs pour en convenir, & outre la
ſomme qu’ils donnèrent, ils amenèrent
au port de ''Sainte Marie'', où étoient
ſes vaiſſeaux, cinq cens vaches pour
les ravitailler ; car le deſſein de Morgan
étoit de faire quelque deſcente ailleurs,
n’étant pas ſatisfait de ce qu’il avoir pris
au ''Port au Prince''.
Les Aventuriers demeurèrent quelque
temps à la rade du port de ''Sainte Marie'',
pour tuer ces vaches & les ſaler.
Cependant ils ſe divertiſſoient ; car
ils ſont de bonne humeur quand la fortune
leur eſt favorable. Quelquefois les
François & les Anglois ſe querelloient
enſemble ; mais l’accord fait entre les
deux nations les contenoit dans leur
devoir. Cet accord n’empêcha pas qu’un
Flibuſtier Anglois ayant eu différend
avec un François, ils ne convinſſent enſemble
de le {{Sic2|vuider}} par un duel ; mais
l’Anglois ne ſe jugeant pas ſi fort que
le François qui étoit très adroit à tirer,
il le tua d’un coup de fuſil par derrière,
en allant au lieu qu’ils avoient choiſi<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/31
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>pour ſe battre. Les François s’en étant
apperçus s’en plaignirent à Morgan,
qui fit caſſer la tête à l’aſſaſſin en préſence{{Nld|Punition exemplaire.}}
de tous ceux de ſa nation, dont
quelques-uns en témoignèrent du mécontentement.
Cependant cette affaire
n’eut pas de plus grandes ſuites, chacun
fut ſatisfait de part & d’autre, ou
du moins fit ſemblant de l’être.
Les Eſpagnols n’ayant pas achevé de
payer la rançon de la ville, faiſoient
attendre Morgan, diſant que leur monde
étoit diſperſé, & qu’ils ne pouvoient
pas ſi tôt apporter cette ſomme. Mais
quelques-uns des gens de Morgan ayant
été en parti, amenèrent un eſclave noir
chargé d’une lettre pour ceux du {{Nld|Lettre interceptée.}}
''Port au Prince'', que le gouverneur de
''Sant Jago'' leur écrivoit, & par laquelle il leur
donnoit avis de prolonger le plus qu’ils
pourroient le payement de la rançon,
ajoutant que dans peu il viendroit les
ſecourir en perſonne, avec aſſez de
monde pour défaire entièrement leurs
ennemis.
Morgan ayant lu cette lettre, preſſa
les Eſpagnols qu’il avoit en otage pour
la rançon. Cependant il fit embarquer
ſbutin de peur d’inconvénient ; &
voyant qu’on les payoit toujours de<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/32
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>paroles, il ſe hâta de ſaler & de faire
embarquer la viande, afin de ſe tirer
de là ; car il ne vouloit pas ſe battre, à
moins qu’il n’y eût quelque choſe à
gagner.
Les Flibuſtiers s’embarquèrent ſans
attendre le gouverneur de ''Sant-Jago'',
& allèrent ſur une petite iſle examiner
à quoi montoit leur priſe. Ils trouvèrent
qu’ils avoient cinquante à ſoixante
mille écus, tant en argent monnoyé que
rompu, ſans le pillage des étoffes de
ſoye, des toiles, & des autres marchandiſes
qui montoient encore à beaucoup plus
que cela. Ils partagèrent ce butin,
& n’eurent chacun que ſoixante ou quatre-vingts
écus ; ce qui ne ſuffiſoit pas
pour payer leurs dettes.
Morgan qui n’avoit pas envie de retourner
à la Jamaïque avec ſi peu de
choſe, propoſa à ſes gens de faire une
autre deſcente. Tous les Anglois en
étoient d’accord ; mais beaucoup de
François, mécontens de cette nation, ne
voulurent pas y conſentir, & comme ils
avoient leurs propres équipages & leurs
bâtimens, ils aimèrent mieux aller en
{{Nlg|Anglois & François ſe ſéparent.|left}}courſe que de ſuivre Morgan, quoiqu’il
ſe montrât toujours affectionné
pour eux, & qu’il les protégeât en des<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/33
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><section begin="s1"/>occaſions même où ils n’avoient pas
trop raiſon ; ce qui donnoit auſſi de la
jalousie aux Anglois. Ainſi Morgan en
voulant contenter tout le monde, ne
contenta perſonne.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE IV}}.}}
{{c|''La priſe de Puerto-Bello dans l’iſthme de Panama''.}}
{{Lettrine|Q}}{{sc|oique}} pluſieurs François euſſent
quitté Morgan, il ne laiſſa pas de
pourſuivre le deſſein qu’il avoit de
faire une nouvelle deſcente. Il propoſa à
ſes Anglois d’aller à la ville de ''Puerto-Bello'',
leur diſant qu’à la vérité la place
étoit forte, mais qu’il y auroit moyen
de la ſurprendre, & qu’en cas que l’affaire
manquât la retraite étoit facile.
Tous conſentirent à ſa propoſition. En
effet ils ne demandoient que de l’argent
& ils voyoient bien qu’en prenant cette
place, ils en auroient beaucoup, parce
que c’eſt une des plus riches des Indes.
Étant donc tous dans la réſolution
d’acquérir du bien, & Morgan plus que
les autres, (car il en avoit beſoin pour
entretenir la dépenſe qu’il faiſoit ordi-<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
o26ezfyi75emd6343o2zntwvpdorpod
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>nairement à la Jamaïque) il fit lever
l’ancre à toute ſa flotte, qui étoit de
huit petits vaiſſeaux. Un Aventurier
de la Jamaïque, qui revenoit de ''Campêche'',
s’étant trouvé à ſa rencontre, il lui
découvrit ſon deſſein, & l’Aventurier
conſentit de le ſuivre. Avec le bâtiment
de celui-ci, qui étoit un des plus grands
de ſa flotte, il ſe vit à* la tête de neuf
vaiſſeaux, & de quatre cens ſoixante &
dix hommes, parmi leſquels il ſe trouva
encore un aſſez grand nombre de François.
Les choſes en cet état, Morgan fit
voile vers ''Puerto-Bello''. C’eſt une petite
ville bâtie ſur le bord de la mer Océane
du côté du nord de l’iſthme de ''Panama'',
à la hauteur de dix degrés de latitude
ſeptentrionale. Elle eſt ſituée ſur une
Baie, à l’embouchure de laquelle il y
a deux châteaux qui ſont très-forts ;
ſans compter un troiſième fort, bâti
ſur une petite éminence qui commande
la ville. Les galions du roi d’Eſpagne
y vont tous les ans charger l’argent que
l’on mène des mines du ''Pérou'' à ''Panama'',
& qui eſt apporté par terre à cette
ville ſur des mulets, afin d’y être chargé
pour l’Eſpagne.
Toutes les marchandiſes qui y viennent
pour le Pérou, y font auſſi dé-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>chargées, & portées par la même commodité
des mulets à ''Panama'', pour être
chargées ſur des Galions de la mer du
ſud, & rapportées au ''Pérou'', au ''Chily''
& en d’autres lieux de la domination
du Roi d’Eſpagne, dans cette grande
mer, où il eſt le ſeul Roi de toute la
Chrétienté qui ait des colonies. Il n’y
a proprement en ce lieu que des magaſins
pour les marchandiſes ; car ceux
à qui elles appartiennent demeurent
tous à Panama, ne pouvant pas ſéjourner
là à cauſe que le lieu eſt déplaiſant
& mal-ſain, étant environné de montagnes
qui dérobent la vue du ſoleil,
& empêchent les rayons de cet aſtre de
purifier l’air.
Il ne laiſſe pas d’y avoir quatre cens
hommes capables de porter les armes,
outre la garniſon qui eſt toujours de
trois à quatre cens ſoldats pour garder
les forts & la ville. Il y a un Gouverneur
qui dépend du Préſident de ''Panama'',
& deux Caſtillans ; c’eſt-à-dire,
Gouverneurs de châteaux qui dépendent
immédiatement du roi d’Eſpagne.
Quand les galions arrivent, ce lieu
eſt comme une foire, où les marchands
abordent de tous côtés. Ils y louent des
chambres & des boutiques ; mais les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>habitans qui ont des maiſons en ce lieu
en tirent plus de profit qu’aucun marchand,
car il n’y a ſi petite chambre ou
boutique qui ne rapporte au moins
quatre ou cinq cens écus de loyer pour
ſix ſemaines ou deux mois au plus que
les galions ſéjournent en ce lieu, où
l’on n’oſeroit demeurer plus long-temps
à cause des maladies qui y ſurviennent
dans ces occaſions.
Voilà ce que je puis dire de plus certain
touchant la ville de ''Puerto-Bello'' :
il ne reſte qu’à faire voir de quelle manière
Morgan y eſt entré, & s’en eſt
rendu maître avec ſi peu de forces.
{{Nlg|Conduite de Morgan pour la priſe de Puerto-Bello.|left}}Par bonheur il avoit avec lui un Anglois, qui peu de temps auparavant priſonnier
à ''Puerto-Bello'', s’étoit échappé
par je ne ſais quel moyen, & ſavoit
parfaitement bien les détours de cette
côte. Ce n’eſt pas que Morgan les ignorât ;
mais il ſe laiſſoit toujours conduire
par celui-ci, à cauſe qu’il y avoit été
plus long-temps que lui.
Cet homme fit en ſorte que la flotte
de Morgan arrivât ſur le ſoir au port
de ''Naos'', où il n’y a perſonne, & qui
n’eſt éloigné de ''Puerto-Bello'' que de
douze lieues. De là ils navigèrent le
long de la côte, à la faveur d’un petit<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>vent de terre qui s’élève la nuit, juſqu’à
un port qui n’eſt qu’à quatre
lieues de ce dernier, & qu’on nomme
''{{lang|es|el Puerto del Ponton}}''.
Dès qu’ils y furent arrivés, ils débarquèrent
promptement, ſe jettèrent
dans leurs canots, & ramèrent avec le
moins de bruit qu’ils purent juſqu’à
un lieu nommé ''{{lang|es|el Eſtera de Longalemo}}'',
où ils mirent pied à terre. Vers le milieu
de la nuit chacun prépara ſes armes, &
en cet état ils s’avancèrent vers la ville,
conduits par cet Anglois qui ſavoit
bien les chemins.
Après avoir marché un peu de temps,{{Nld|Sentinelle enlevée & menée à Morgan.}}
l’Anglois les fit arrêter, & alla lui quatrième
à une ſentinelle avancée, qu’il
enleva ſans être découvert. La ſentinelle
amenée à Morgan lui dit que la
garniſon de la ville étoit en bon état ;
mais qu’il y avoit peu de bourgeois ; &
qu’aſſurément il la pourroit piller malgré
les fortereſſes. Morgan fit lier ce
priſonnier, & l’obligea de ſervir de guide
à ſes gens, l’aſſurant que s’il les conduiſoit
mal, ſa vie en répondroit ; qu’au
contraire s’il les menoit bien, ils lui
donneroient récompenſe, & l’emmèneroient
avec eux, afin que les Eſpagnols
ne lui fiſſent aucun mal.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
Ce priſonnier marcha devant & fit
le mieux qu’il put ; mais il lui fut impoſſible
d’éviter une redoute remplie de
ſoldats, du nombre deſquels il étoit
lui-même. Ces ſoldats étant venus le
relever & ne le trouvant pas, jugèrent
bien qu’il y avoit quelque choſe qui
n’alloit pas bien, & eurent ainſi connoiſſance
des Aventuriers. Morgan leur
envoya le priſonnier pour leur dire de
ſe rendre ſans faire de bruit, ou qu’il
ne leur donneroit point de quartier ;
mais ils ne voulurent rien entendre, &
commencèrent à tirer avec quelques
pièces de canon & leurs mouſquets,
pour avertir au moins la ville, & obliger
les bourgeois & la garniſon à les
venir ſecourir avant que les Aventuriers
les euſſent pris. Mais la réſiſtance ne
{{Nlg|Aventuriers font ſauter la redoute.|left}}fut pas longue ; car une partie des Aventuriers
paſſa la redoute pendant que
l’autre la fit ſauter avec tous les Eſpagnols
qui étoient deſſus.
De cette manière ils arrivèrent à la
ville comme l’aurore commençoit à paroître,
& trouvèrent la plupart des
bourgeois encore endormis. La garniſon
s’étoit retirée dans les forts, &
commençoit déjà à canoner ſur la ville.
Les Aventuriers ne s’amuſèrent point<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>à piller, une partie ſe rendit promptement
aux couvens, où ils prirent les
religieux, & les femmes qui s’étoient
réfugiées avec eux, pendant qu’une autre
partie faiſoit des échelles pour eſcalader
les forts. Ils tentèrent d’en prendre {{Nld|Attaque des forts, réſiſtance des aſſiégés.}}
un en voulant brûler les portes ; mais
comme elles étoient de fer, ils ne purent
en venir à bout. D’ailleurs, quand
ils approchoient des murs, les Eſpagnols
leur jettoient des pots pleins de poudre,
auxquels ils avoient attaché des
mèches ardentes. Pluſieurs Aventuriers
en furent brûlés ; cependant l’avantage
qu’ils avoient ſur leurs ennemis ; c’eſt
que ſi quelque Eſpagnol paroiſſoit à
une embraſure, c’étoit toujours un
homme de moins.
Pendant que les uns étoient ainſi occupés,
les autres travailloient à force
pour faire les échelles, qui furent bientôt
prêtes. Morgan leur fit dire que s’ils
ne vouloient pas ſe rendre, il alloit
faire mettre des échelles portées par les
religieux & par les femmes, & qu’il
ne leur donneroit point de quartier. Ils
répondirent qu’ils n’en vouloient pas
non plus. Alors Morgan exécuta ce
qu’il avoit dit ; pendant qu’une partie
de ſon monde prenoit garde aux em-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>braſures, pour empêcher les Eſpagnols
de charger leur canon, n’en chargeant
aucune pièce qu’il ne leur en coûtât
7 ou 8 hommes pour le moins. Il eſt
vrai que les Aventuriers, qui n’étoient
nullement couverts, perdoient bien du
monde.
{{Nlg|Les moines & les femmes portent des échelles pour monter à l’eſcalade.|left}}Ce combat dura depuis la pointe du
jour juſqu’à midi : alors les échelles
étant prêtes, on les fit porter par les
femmes, par les moines, & par les prêtres,
croyant que quand ceux qui
étoient dans les forts verroient ce ſpectacle,
ils ſe rendroient de peur de bleſſer
des gens conſacrés à Dieu : mais ils
ne laiſſèrent pas de tirer comme auparavant.
Les religieux leur crioient de
ſe rendre, leur remontrant que c’étoit
leurs frères qu’ils maſſacroient : rien ne
les toucha.
Quand on poſa les échelles, ils jettèrent
une ſi grande quantité de pots à
feu, qu’il y eut beaucoup de monde
brûlé, tant des Eſpagnols même de la
ville, que des Aventuriers. Les échelles
étant poſées, quelques Eſpagnols
voulurent paroître pour empêcher l’eſcalade,
& précipiter du haut-en-bas
ceux qui monteroient : Mais ceux des
Aventuriers qui ſoutenoient les aſſail-<noinclude>
<references/></noinclude>
6uvuqsz8h3hsndabo3c45ltm1q1jr0d
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchett|D}}</noinclude>lans, tuèrent tous les aſſiégés qui parurent
ſur les murailles. Ainſi les aſſaillans
montèrent généreuſement, munis de
grenades, de piſtolets, & chacun d’un
bon ſabre, & d’un courage plus ſûr que
tout cela.
Ils jettèrent d’abord quantité de grenades {{Nld|Les Aventuriers prennent les forts d'aſſaut.}}
dans le fort, qui firent un grand
effet ; puis le ſabre & le piſtolet à la
main, ils ſautèrent dedans malgré les
Eſpagnols, qui les repouſſoient avec des
piques, & en jettoient à la vérité quelques-uns
de haut-en-bas. Dès que les
Eſpagnols virent que leur canon leur
étoit inutile, ils auroient dû ſe rendre ;
mais ils n’en voulurent rien faire, particulièrement
les officiers, qui contraignirent
les ſoldats de ſe battre juſqu’à
la fin.
Les Aventuriers ſe voyoient maîtres
du premier fort, qui paroiſſoit le plus
avantageux, parce qu’il étoit ſur une
petite éminence, & qu’il commandoit à
l’autre, bâti ſeulement pour défendre
l’entrée du port. Cependant il falloit
encore le gagner pour faire entrer les
vaiſſeaux ; car ils étoient obligés de ſéjourner
là, à cauſe de la quantité de
bleſſés qu’ils avoient. Ils allèrent donc
à l’autre fort, qui tiroit toujours ; mais<noinclude>
<references/></noinclude>
qo73yo2ops73md6ghfl8zywyn4ewzqm
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>lans, tuèrent tous les aſſiégés qui parurent
ſur les murailles. Ainſi les aſſaillans
montèrent généreuſement, munis de
grenades, de piſtolets, & chacun d’un
bon ſabre, & d’un courage plus ſûr que
tout cela.
Ils jettèrent d’abord quantité de grenades {{Nld|Les Aventuriers prennent les forts d'aſſaut.}}
dans le fort, qui firent un grand
effet ; puis le ſabre & le piſtolet à la
main, ils ſautèrent dedans malgré les
Eſpagnols, qui les repouſſoient avec des
piques, & en jettoient à la vérité quelques-uns
de haut-en-bas. Dès que les
Eſpagnols virent que leur canon leur
étoit inutile, ils auroient dû ſe rendre ;
mais ils n’en voulurent rien faire, particulièrement
les officiers, qui contraignirent
les ſoldats de ſe battre juſqu’à
la fin.
Les Aventuriers ſe voyoient maîtres
du premier fort, qui paroiſſoit le plus
avantageux, parce qu’il étoit ſur une
petite éminence, & qu’il commandoit à
l’autre, bâti ſeulement pour défendre
l’entrée du port. Cependant il falloit
encore le gagner pour faire entrer les
vaiſſeaux ; car ils étoient obligés de ſéjourner
là, à cauſe de la quantité de
bleſſés qu’ils avoient. Ils allèrent donc
à l’autre fort, qui tiroit toujours ; mais<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>lans, tuèrent tous les aſſiégés qui parurent
ſur les murailles. Ainſi les aſſaillans
montèrent généreuſement, munis de
grenades, de piſtolets, & chacun d’un
bon ſabre, & d’un courage plus ſûr que
tout cela.
Ils jettèrent d’abord quantité de grenades {{Nld|Les Aventuriers prennent les forts d’{{Nec|aſſaut}}.}}
dans le fort, qui firent un grand
effet ; puis le ſabre & le piſtolet à la
main, ils ſautèrent dedans malgré les
Eſpagnols, qui les repouſſoient avec des
piques, & en jettoient à la vérité quelques-uns
de haut-en-bas. Dès que les
Eſpagnols virent que leur canon leur
étoit inutile, ils auroient dû ſe rendre ;
mais ils n’en voulurent rien faire, particulièrement
les officiers, qui contraignirent
les ſoldats de ſe battre juſqu’à
la fin.
Les Aventuriers ſe voyoient maîtres
du premier fort, qui paroiſſoit le plus
avantageux, parce qu’il étoit ſur une
petite éminence, & qu’il commandoit à
l’autre, bâti ſeulement pour défendre
l’entrée du port. Cependant il falloit
encore le gagner pour faire entrer les
vaiſſeaux ; car ils étoient obligés de ſéjourner
là, à cauſe de la quantité de
bleſſés qu’ils avoient. Ils allèrent donc
à l’autre fort, qui tiroit toujours ; mais<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>ſans beaucoup d’effet ; & ſommèrent le
gouverneur de ſe rendre, l’aſſurant
qu’on lui donneroit quartier. Mais il
n’en voulut rien faire non plus que les
autres, & les Flibuſtiers furent obligés
de prendre ce fort de la même manière
que le premier : cependant avec plus de
facilité, car le canon de celui-ci leur ſervit
ſi bien, que l’autre ne put pas réſiſter
{{Nlg|Vigoureuſe réſiſtance des Eſpagnols.|left}}longtemps, quoique les officiers de ce
ſecond fort ſe défendiſſent auſſi vigoureuſement
que ceux du premier, & ſe
fiſſent tous tuer, dans la vue qu’il leur
étoit plus glorieux de mourir en cette
occaſion que ſur un échaffaud. Ce fut
ce que le major Caſtillan répondit à ſa
femme & à ſa fille, qui le ſollicitoient
de ſe rendre.
Les Aventuriers étant maîtres de ces
deux forts, le reſte ne tint guères ; le
combat fut terminé ſur les trois heures
après midi par la victoire qui demeura
aux Aventuriers. Ils renfermèrent tous
les priſonniers dans un des châteaux,
mettant les hommes & les femmes ſéparément,
& leurs bleſſés dans un lieu
voiſin, avec des femmes eſclaves pour
les ſervir. Après quoi ceux qui n’étoient
point bleſſés commencèrent à ſe
donner carrière, & à faire débauche<noinclude>
<references/></noinclude>
jey4g8oc5it7axcrs354emm23ue68i6
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>de vin & de femmes tant que la nuit
dura ; enſorte que s’il étoit ſeulement
ſurvenu cinquante Eſpagnols auſſi braves
que ceux qui avoient défendu les
forts, ils auroient maſſacré facilement
tous les Aventuriers.
Le lendemain matin Morgan fit entrer {{Nld|Morgan victorieux fait entrer ſes vaiſſeaux dans le port.}}
ſes vaiſſeaux dans le port, pendant
que ſes gens étoient occupés a piller
la ville, & à amaſſer l’argent qu’ils
trouvoient dans les maiſons pour l’apporter
dans le fort. Il donna ordre de
réparer les débris des forts, & de remettre
le canon en état ; afin que s’il
venoit quelque ſecours aux Eſpagnols,
il pût ſe défendre.
Après qu’ils eurent amaſſé tout ce
qu’ils avoient trouvé, ils preſſèrent les
principaux bourgeois d’avouer où leur
argent étoit caché. Ceux qui ne vouloient
rien dire, & qui peut-être n’avoient
rien, furent mis à la gêne ſi
cruellement que pluſieurs en moururent,
& que d’autres en furent eſtropiés.
Les Aventuriers ſe ménagèrent ſi
peu, & firent dès le premier abord un
tel dégât des vivres qu’ils trouvèrent
dans ce petit lieu, à qui la campagne
fournit abondamment les choſes néceſſaires
à la vie, qu’au bout de quinze<noinclude>
<references/></noinclude>
npyduqslnq01qqjqf204fw0c92usn1o
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>jours mourant de faim, ils ſe virent
contraints de manger les mules & les
chevaux.
Quelques-uns d’eux alloient à la
chaſſe, pour tuer des bœufs ou des vaches
qui ſont aux environs de cette ville.
S’ils en apportoient quelques-uns,
ils les gardoient pour eux, & donnoient
de la chair de mule à leurs priſonniers,
qui la trouvoient bonne ; car
la faim les preſſoit tellement, qu’ils
euſſent mangé des viandes encore plus
mauvaiſes.
Cependant la méchante nourriture,
& l’impureté de l’air, causée par la
quantité de corps morts jettés à quartier,
& qui n’étoient couverts que d’un
peu de terre, cauſèrent bien des maladies
parmi les Aventuriers, qui d’abord
s’étoient remplis de vin & plongés
dans la débauche des femmes ; ils
mouroient tout-à-coup, & les bleſſés
ne réchappoient guères.
{{Nlg|Différente mort des vainqueurs & des vaincus.|left}}D’un autre côté les Eſpagnols incommodés,
& à l’étroit, s’embarraſſoient
les uns les autres, & mouroient
comme les Aventuriers, mais d’une manière
bien différente ; car ceux-ci étoient
tués par l’abondance, & ceux-là par la
diſette ; accoutumés à ſe nourrir déli-<noinclude>
<references/></noinclude>
jqrgn7omfvp6ghj3lpe61uvi35md1iq
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>catement, & à avoir du chocolat bien
préparé deux ou trois fois par jour, ils
ſe voyoient réduits non ſeulement à
manger un morceau de mule, ſans
pain ; mais encore à boire de méchante
eau, n’ayant pas le temps, ni le moyen
de la rendre bonne ; en la purifiant à
leur ordinaire ; car ils la font paſſer au-travers
de certaines pierres qu’ils ont
pour cet uſage.
À cet égard les Aventuriers ne ſe précautionnoient
pas mieux qu’eux. Ils
buvoient cette eau telle qu’ils la trouvoient :
enfin les uns & les autres preſſés
de tant de maux, n’aſpiroient qu’après
leur ſéparation. Les Aventuriers
ne pouvant plus ſouffrir les incommodités
du pays, & les Eſpagnols ſouffrant
infiniment des Aventuriers.
Le préſident de ''Panama'', qui avoit {{Nld|Effort du préſident de Panama pour délivrer Puerto-Bello.}}
eu nouvelle de la priſe de ''Puerto-Bello'',
tâcha d’amaſſer quelques troupes pour
en chaſſer ceux-ci. En effet il s’achemina,
dit-on, avec plus de quinze cens
hommes pour ſecourir cette ville : Mais
Morgan en ayant eu le vent, fit tenir
ſes navires prêts à mettre à la voile,
en cas qu’il eût du deſſous, pour ſe ſauver
avec le pillage, qui étoit déjà embarqué
par ſon ordre.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>catement, & à avoir du chocolat bien
préparé deux ou trois fois par jour, ils
ſe voyoient réduits non ſeulement à
manger un morceau de mule, ſans
pain ; mais encore à boire de méchante
eau, n’ayant pas le temps, ni le moyen
de la rendre bonne ; en la purifiant à
leur ordinaire ; car ils la font paſſer au-travers
de certaines pierres qu’ils ont
pour cet uſage.
À cet égard les Aventuriers ne ſe précautionnoient
pas mieux qu’eux. Ils
buvoient cette eau telle qu’ils la trouvoient :
enfin les uns & les autres preſſés
de tant de maux, n’aſpiroient qu’après
leur ſéparation. Les Aventuriers
ne pouvant plus ſouffrir les incommodités
du pays, & les Eſpagnols ſouffrant
infiniment des Aventuriers.
Le préſident de ''Panama'', qui avoit {{Nld|Effort du préſident de Panama pour délivrer Puerto-Bello.}}
{{Nec|eu}} nouvelle de la priſe de ''Puerto-Bello'',
tâcha d’amaſſer quelques troupes pour
en chaſſer ceux-ci. En effet il s’achemina,
dit-on, avec plus de quinze cens
hommes pour ſecourir cette ville : Mais
Morgan en ayant eu le vent, fit tenir
ſes navires prêts à mettre à la voile,
en cas qu’il eût du deſſous, pour ſe ſauver
avec le pillage, qui étoit déjà embarqué
par ſon ordre.<noinclude>
<references/></noinclude>
l8a6ggwvcn3kvp7p0phc07ehxfwnn1l
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
Un eſclave que ſes gens avoient pris
à la chaſſe, lui ayant enfin donné avis
que le préſident de ''Panama'' venoit, il
{{Nlg|Morgan tient conſeil.|left}}tint un conſeil, où il fut arrêté de ne
pas quitter ''Puerto Bello'', qu’on n’eût
fait payer la rançon des forts & de la
ville, qui pourroit monter à une ſomme
auſſi conſidérable que tout ce qu’ils
avoient déjà. De plus, afin qu’on ne
fût point ſurpris, on réſolut d’envoyer
cent hommes bien armés au-devant
du préſident, & de l’attendre à un
défilé où il ne pouvoit paſſer plus de
trois hommes de front. Ce projet fut
exécuté, le préſident vint ; mais il n’avoit
pas tant de monde qu’on avoir dit.
{{Nlg|Morgan s’oppoſe au paſſage des Eſpagnols.|left}}Les Aventuriers qui l’attendoient
l’empêchèrent d’avancer. Il ne s’obſtina
pas beaucoup, & différa juſqu’à ce
qu’une partie de ſon monde, qui étoit
demeuré derrière, le joignît. Cependant
il envoya un homme vers Morgan,
avec ordre de lui dire que s’il ne ſortoit
au plutôt de la ville & des forts, il
marchoit avec deux mille hommes de
renfort, & qu’il ne lui donneroit point
de quartier. Morgan répondit qu’il ne
ſortiroit qu’à l’extrémité, & qu’on ne
lui eût donné deux cens mille écus pour
la rançon de la ville & des forts ;<noinclude>
<references/></noinclude>
3rgxeh7v8fxqbc3vs96tbar0zb1uv0k
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>qu’autrement il les démoliroit à la barbe
du préſident.
Il députa donc de ſon côté deux
bourgeois de ''Puerto-Bello'', pour traiter
avec lui de cette rançon. Le préſident {{Nld|Secours de Carthagène pour inveſtir Morgan.}}
avoit envoyé à Carthagène demander
une flotte dans le deſſein de venir par
mer aſſiéger Morgan, pendant qu’il
l’amuſeroit en faiſant compoſer les
bourgeois de ''Puerto-Bello'' avec lui, ſans
toutefois rien exécuter. Mais comme
ordinairement les Eſpagnols ne font
pas grande diligence, & que Morgan le
ſerroit de près, les bourgeois furent
obligés de lui repréſenter qu’il valoit {{Nld|Remontrance des Eſpagnols au préſident.}}
mieux terminer promptement avec ces
gens-là ; qu’il falloit que ce fuſſent des
diables, vu l’ardeur avec laquelle ils
avoient pris leurs forts malgré toute la
réſiſtance qu’on avoit pu faire ; puiſque
tous les officiers s’étoient fait tuer par
déſeſpoir, voyant que ſi peu de gens
les contraignoient à rendre des forts
qu’en toute autre occasion ils auroient
pu diſputer à dix fois plus de monde &
de forces.
Tout bien conſidéré, le préſident
leur donna la liberté de faire ce qu’ils
jugeroient à propos. Ils compoſèrent
donc avec Morgan, & accordèrent que<noinclude>
<references/></noinclude>
0g3yw1pk5ttrokf8217mh3tbuzl3pgh
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>dans quatre jours ils lui donneroient
cent mille écus pour la rançon des
forts, des priſonniers & de la ville ; ce
qu’il accepta pourvu qu’ils ne manquaſſent
point à leur parole. Le préſident
de ''Panama'', nommé <i>Don Juan
Perès de Guſman</i>, homme de grand
eſprit, & fort expérimenté dans les armes,
& qui avoit commandé en Flandre
{{Nlg|Étonnement du préſident de Panama.|left}}en qualité de Meſtre de Camp,
étoit ſurpris d’entendre parler des exploits
de ces gens-là, qui ſans autres
armes que leurs fuſils, avoient pris une
ville où il auroit fallu employer du
canon, & faire un ſiège dans toutes les
formes.
{{Nlg|Rafraîchiſſemens qu’il envoie à Morgan.|left}}Il envoya à Morgan quelques rafraîchiſſemens, & lui fit demander de
quelles armes ſes gens ſe ſervoient pour
exécuter des entrepriſes de cette nature,
& y réuſſir comme ils faiſoient. Auſſi-tôt
Morgan prit le fuſil d’un des François
qui étoit dans ſa troupe, & l’envoya
au préſident. J’ai déjà dit que ces
fuſils ſont faits en France, qu’ils ont
quatre pieds & demi de canon, & qu’ils
tirent une balle de ſeize à la livres ; la
poudre dont on les charge eſt faite exprès,
& ces armes ſont fort juſtes.
Le préſident fut réjoui de les voir, &<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>ſatisfait de la civilité de Morgan, qu’il
n’avoit pas cru s’étendre juſqu’à ce
point, il le fit remercier & louer de ſa
valeur, diſant que c’étoit dommage
que des gens comme eux ne fuſſent pas
employés à une juſte guerre au ſervice
d’un grand prince ; & dans le même
temps on lui préſenta de ſa part une
bague d’or enrichie d’une fort belle
émeraude. Morgan ordonna à celui de
qui il la recevoit, de remercier le préſident,
& de lui dire que pour le ſatisfaire
il lui avoit envoyé une de ſes armes,
& que dans peu, pour le réjouir
encore il lui feroit voir dans ſa ville
même de ''Panama'' l’adreſſe avec laquelle
il s’en ſervoit.
Cependant les bourgeois de ''Puerto-Bello'' {{Nld|Eſpagnols payent leur rançon en barres d’argent.}}
laſſés du trop long ſéjour des
Aventuriers, apportèrent avant le
temps preſcrit la rançon de la ville,
des forts & des priſonniers, qu’ils
payèrent en belles barres d’argent. Les
Aventuriers ayant reçu cette rançon,
ne tardèrent guères à décamper, &
s’embarquèrent au plutôt, ſans faire
d’autre mal que d’enclouer les canons
des forts, de peur que les Eſpagnols ne
tiraſſent après eux ; ainſi ils quittèrent
''Puerto-Bello'', & firent route pour l’iſle<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><section begin="s1"/>de ''Cuba'', où ils arrivèrent huit jours
après, & partagèrent le butin ſelon la
manière accoutumée.
Ils trouvèrent qu’ils avoient en or &
en argent, tant monnoyé que travaillé,
& en joyaux, qui n’étoient pas eſtimés
le quart de ce qu’ils valoient, deux
{{Nlg|Valeur du butin fait à Puerto-Bello.|left}}cens ſoixante mille écus, ſans compter
les toiles, ſoyes & autres marchandiſes
qu’ils avoient priſes dans la ville, dont
ils faiſoient peu de cas ; car ils n’eſtiment
que l’argent, lorſqu’ils ont fait
une priſe, quand elle ſeroit la plus riche
du monde, à moins qu’il n’y ait de l’argent
ils ne l’eſtiment pas. Ayant ainſi
partagé le butin, ils allèrent à la Jamaïque,
où ils furent magnifiquement reçus,
ſur-tout des cabaretiers, qui profitèrent
le plus avec eux.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE V}}.}}
{{c|''Nouveau deſſein de Morgan. Priſe de Marecaye''.}}
{{Lettrine|L}}{{sc|es}} Aventuriers paſſent bientôt de
l’abondance à la diſette. Ceux-ci
qui ne dégénéroient en rien des autres,
après avoir diſſipé tout leur argent dans la<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>la débauche, ne penſèrent plus qu’à retourner
en courſe pour en acquérir de
nouveau. Morgan à qui il avoit auſſi
manqué, parce qu’il n’étoit pas meilleur
ménager qu’eux, & qu’il avoit beſoin
de faire une plus grande dépenſe, ſongea
à quelque nouvelle entrepriſe pour
s’enrichir. Dans ce deſſein il ordonna à
tous les Aventuriers qui avoient des
Vaiſſeaux à la côte de Saint Domingue,
de venir le joindre à ''l’iſle à la Vache''.
Il donna ce rendez-vous dans la vue
d’avoir des François dans ſa flotte, &
d’en former une conſidérable, afin
d’attaquer quelque ſorte place, où il
pût avoir aſſez d’argent pour ſe retirer
& vivre plus tranquille, & plus à ſon
aiſe qu’il n’avoit fait juſqu’alors. Il
donna ordre même à quelques Anglois
d’avertir les Aventuriers de la Tortue,
que s’ils vouloient le joindre il les recevroit
bien, & qu’ils ſeroient traités
comme les autres, voulant abſolument
prévenir toutes les mauvaiſes intelligences
qui pourroient naître entre l’une
& l’autre nation.
Les François voyant que Morgan
réuſſiſſoit dans ſes entrepriſes, & qu’il
ne revenoit jamais ſans butin, eurent
de l’eſtime pour lui, quoiqu’intéreſſée ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>pluſieurs ſe rendirent au lieu qu’il leur
avoit marqué. Les autres ſe diſpoſèrent
à le joindre, & travaillèrent au plus
vite à raccommoder leurs bâtimens,
pendant qu’une partie de l’équipage
étoit occupé à la chaſſe, afin de ſaler de
la viande pour ravitailler les vaiſſeaux
juſques à ce que l’on pût arriver en
quelque lieu Eſpagnol, où l’on en trouvât
avec moins de peine.
{{Nlg|Morgan forme une flotte conſidérable.|left}}Peu de temps après Morgan ſe trouva
au rendez-vous, où deux vaiſſeaux
François l’avoient déjà prévenu ; il leur
témoigna beaucoup d’affection, & leur
promit de les protéger, & de bien vivre
avec eux. Dans ce même temps un bâtiment
de Saint Malo, nommé ''le cerf volant'',
arriva à l’iſle à la Vache. Il avoit
paſſé en Amérique dans le deſſein de
traiter avec les Eſpagnols. Comme il
n’avoit pu y réuſſir, il s’étoit armé en
courſe, & avoit pris ſur ſon navire pluſieurs
Aventuriers de la Tortue.
Ce bâtiment, accompagné d’une barque
longue, étoit monté de vingt-deux
pièces de canon, & de huit berges de
fonte. Il avoit déjà fait quelques courſes
vers la côte de terre ferme, & attaqué
un navire Génois appartenant aux
''Grilles''. C’eſt une compagnie de Génois<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>qui ont ſeuls le trafic des Nègres dans
les Indes du Roi d’Eſpagne. Le Génois
mieux monté, ayant quarante-huit pièces
de canon, avec des munitions en
abondance, s’étoit défendu, & avoit
obligé le ''Malouin'' à ſe retirer ; il arriva
donc à cette côte, pour réparer le dommage
que l’autre lui avoit fait.
Morgan voyant que ce bâtiment
étoit capable de quelque choſe, fit ce
qu’il put pour perſuader le capitaine
Malouin de ſe joindre à lui. Mais comme
ce capitaine ne ſavoit pas bien la
méthode de traiter avec ces gens de
l’Amérique, qui eſt différente de celle
à des peuples de l’Europe il vouloit faire
d’autres conditions que celles qu’on
obſerve dans ce pays-là. Il n’y réuſſit
donc point, & perſiſta à retourner à la
Tortue pour prendre quelques marchandiſes
qu’il y avoit laiſſées, & repaſſer
enſuite en France.
Les Aventuriers François qui étoient
ſur ſon bord voyant cette réſolution,
débarquèrent & ſe joignirent aux Anglois.
Quelques-uns qu’il avoit irrités,
les traitant impérieuſement & comme
des matelots, réſolurent de s’en
venger pendant que l’occaſion s’en préſentoit.
Pour cela ils dirent à Morgan<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>que ce capitaine avoit pillé un Anglois
en mer, & que de plus il avoit une
commiſſion Eſpagnole pour prendre
ſur les Anglois.
{{Nlg|Plainte contre un Malouin.|left}}Il étoit vrai que s’étant trouvé en néceſſité
de vivres, il avoit rencontré un
bâtiment Anglois qui en avoit, & qu’il
s’en étoit accommodé après avoir donné
un billet payable à la Jamaïque, ou à la
Tortue.
Pour ce qui étoit de la commiſſion
Eſpagnole, comme il avoit été mouiller
dans le port de ''Baracoa'', à la bande
du nord-eſt de l’iſle de ''Cuba'', il fit
ſemblant de traiter avec les Eſpagnols ;
& pour mieux couvrir ſon jeu, il dit
qu’il venoit demander un paſſe-port au
gouverneur, afin de prendre ſur les
Aventuriers Anglois de la Jamaïque,
qui faiſoient une guerre injuſte aux Eſpagnols :
ce qu’il obtint facilement.
{{Nlg|Diſſimulation de Morgan.|left}}Morgan avoit écouté tout ceci fort
volontiers, & étoit dans le deſſein de
jouer un tour au Malouin, de ſe mettre
en poſſeſſion de ſon bâtiment ; mais
il diſſimula juſqu’à ce que l’occaſion ſe
préſentât ; car il n’oſoit rien entreprendre,
craignant que les François ne l’en
empêchaſſent. Il les preſſentit, pour
connoître s’ils ne prendroient point le
parti du Malouin.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Pendant ce temps-là le gouverneur de
la Jamaïque envoya vers Morgan un
bâtiment qui venoit de la nouvelle Angleterre,
monté de trente-ſix pièces de
canon, de trois cens hommes. Ce
navire ſe nommoit ''Hakts Vvors'', &
appartenoit au roi d’Angleterre, qui
l’avoit donné pour un temps au capitaine
qui le commandoit. Ce capitaine
venoit dans le deſſein de ſe joindre
à Morgan, & de faire le voyage avec
lui. Morgan, à l’arrivée de ce vaiſſeau,
ne garda plus de meſures pour attaquer
le Malouin ; il s’en ſaiſit, & fit le capitaine
& tous les officiers priſonniers,
le prenant comme un voleur qui avoit
pillé un bâtiment Anglois, & comme
un ennemi chargé d’une commiſſion
pour prendre ſur les Anglois. Dans ce
même temps le bâtiment que le Malouin
avoir pillé, ſelon ce que diſoient
les Anglois, arriva, auſſi, & ſe plaignit
à Morgan. Le Malouin ſe défendoit
ſur ce qu’il lui avoit donné un billet,
malgré tout cela Morgan le retint priſonnier.
Quelques jours s’étant paſſés, Morgan
aſſembla tous les capitaines des
vaiſſeaux Aventuriers pour tenir conſeil
au ſujet de la place qu’on attaque-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>roit, voir quelles forces on avoit, de
quoi on étoit capable, & pour combien
de temps on avoit de vivres. Pendant
qu’on tenoit conſeil, on buvoit
à la ſanté du Roi d’Angleterre, & à
celle du gouverneur de la Jamaïque.
Si les capitaines ſe réjouiſſoient dans
la chambre, les autres en faiſoient autant
ſur le Tillac, & juſqu’aux canoniers,
tout étoit pris de vin. Il arriva
par je ne fais quel malheur que le feu
ſe mit aux poudres, & le navire ſauta
avec le monde qui étoit deſſus.
{{Nlg|Étranges fracas.|left}}Comme les navires Anglois ont leurs
ſoutes à poudre ſur le devant, au lieu
que les autres nations les ont ſur le
derrière, ceux qui étoient dans la chambre
n’eurent d’autre mal que celui de ſe
trouver à l’eau ſans ſavoir comment
la choſe étoit arrivée ; mais tout le menu
peuple fut perdu, & il y eut plus de trois
cens cinquante hommes de noyés. Le
capitaine Malouin & ces officiers ſe
ſauvèrent auſſi ; car ils étoient avec les
officiers dans la chambre. Quelques
Anglois accuſèrent les François de l’équipage
du Malouin de ce déſordre ; on
s’aſſura de ſon navire mieux qu’auparavant,
& on ne tarda guères à l’envoyer
à la Jamaïque, pour le faire ad-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>juger de bonne priſe, menaçant outre
cela le capitaine de le faire pendre.
Les Flibuſtiers furent quelque temps
occupés à pêcher les corps de leurs
compagnons, non pas pour les enterrer ;
mais parce que la plupart avoient
des bagues d’or aux doigts, comme
c’eſt la mode parmi cette nation.
Morgan, malgré cette fâcheuſe diſgrâce,
ne laiſſa pas de perſiſter dans
ſon entreprise ; il fit la revue de ſa flotte,
qu’il trouva forte de quinze vaiſſeaux,
& de neuf cens ſoixante hommes,
tant François qu’Anglois, tous
vieux Aventuriers, qui avoient déjà
fait ce métier pluſieurs années. On tint
encore conſeil, pour délibérer ſur la
place qu’on attaqueroit, & il fut conclu
qu’on monteroit le long de la côte juſqu’à
l’iſle de ''Saone'', qui eſt à la pointe
de l’orient de l’iſle de Saint Domingue.
Ce fut là le lieu du rendez-vous,
en cas que quelque vaiſſeau s’écartât
de la flotte, afin de la pouvoir rejoindre
en ce lieu avant qu’elle fût partie ;
& en cas qu’elle le fût, on devoit laiſſer
un billet enfermé dans un flacon enfoncé
en terre, marqué d’une certaine
figure qui apprendroit le rendez-vous
général.<noinclude>
<references/></noinclude>
mxtue5uin3xzrwfuyq6l63uyjfeljou
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
{{Nlg|Départ de Morgan : rendez-vous.|left}}Toutes ces meſures étant priſes,
Morgan mit à la voile, & navigua le
long de la côte de l’iſle de Saint Domingue,
juſqu’au cap de ''Beata'', ou
''Lobos'' : mais il trouva les vents & les
courants ſi contraires, qu’il ne put jamais
doubler ce cap, quelque effort
qu’il fît. Cependant après avoir demeuré
là quelque temps, les vivres commençoient
à manquer. Morgan dit à
ſes gens qu’il falloit faire tout ce qu’on
pourroit pour doubler le cap ; il ordonna
à ceux qui ne pourroient pas le doubler,
d’attendre l’occaſion ; & à ceux
qui le pourroient, d’aller toujours attendre
les autres dans la baie d’''Ocoa'',
qui n’eſt pas éloignée de ce cap.
Il donna ce rendez-vous, afin que
les vaiſſeaux qui n’avoient point de vivres
en puſſent prendre, parce qu’il ſe
rencontre là une grande quantité de
beſtiaux. Il avertit ceux qui ſeroient arrivés
les premiers, d’en faire bonne proviſion,
pour en donner aux autres lorſqu’ils
les auroient joints. Après toutes
ces précautions, Morgan & ſa flotte
firent de nouveaux efforts pour doubler
le cap, & ils réuſſirent ; car le
temps étant modéré un peu lorſqu’ils
furent ſous voile, ils doublèrent tous.<noinclude>
<references/></noinclude>
1ih008mvw8aduj60y8wnrjaijj3b670
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Sur le ſoir on vit un navire, à qui
on donna la chaſſe pour le reconnoître ;
mais il ſembloit venir de plein gré
au-devant de ſes amis, car il approchoit
à meſure qu’on alloit à lui, & il
mit pavillon Anglois. Il venoit d’Angleterre,
& alloit à la Jamaïque. Six
ou ſept vaiſſeaux de la flotte demeurèrent
auprès de lui pour acheter de l’eau-de-vie.
Le temps étant toujours beau,
ils ne quittèrent point ce bâtiment ;
mais le lendemain ils furent bien ſurpris
lorſqu’ils ſe virent ſéparés de leur
général ; & celui-ci ne le fut pas moins,
quand il s’apperçut qu’il lui manquoit
ſept vaiſſeaux. Il entra dans la baie
d’''Ocoa'' pour les attendre. Le temps devint
ſi mauvais, qu’il fut obligé de ſéjourner
dans cette baie plus qu’il n’auroit
voulu.
Il donna ordre aux équipages des
vaiſſeaux qui étoient demeurés avec
lui, de ne point touchera leurs vivres,
& d’envoyer tous les matins huit hommes
de chaque équipage, qui feroient
un corps de ſoixante & quatre hommes,
afin d’aller chaſſer, & d’apporter
de la viande pour nourrir la flotte. Il
forma encore une compagnie, qui devoit
deſcendre tous les jours à terre, &<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>un capitaine de chaque vaiſſeau étoit
obligé à ſon tour d’aller à la tête, pour
la ſureté des chaſſeurs ; parce qu’il y
avoit du danger, & que ce lieu n’étoit
guères éloigné de la ville de Saint Domingue ;
outre que l’on rencontroit
quantité de Boucaniers ou chaſſeurs
Eſpagnols qui ſont très-bons ſoldats,
& que les Aventuriers appréhendent
fort.
Les Eſpagnols n’étant pas en grand
nombre pour lors en cet endroit, n’oſèrent
rien entreprendre contre leurs
ennemis ; ils ſe contentèrent de chaſſer
leurs bêtes dans les bois de peur qu’on
ne les tuât. Cependant comme les
Aventuriers avoient beſoin de vivres,
ils mettoient bas tout ce qui ſe préſentoit
à eux ; ânes ou chevaux, tout les
accommodoit j car ils ne ſont pas fort
difficiles, mangeant tout ce qu’ils trouvent.
Ils ne laiſſoient pas d’avancer
tous les jours dans les pays, & parvinrent
{{Nlg|Les Eſpagnols découvrent les Aventuriers.|left}}à la fin juſqu’au lieu où les Eſpagnols
avoient chaſſé leurs bêtes. Ceux-ci
voyant que les Aventuriers détruiſoient
tout, allèrent trouver le préſident de
Saint Domingue, dont ils obtinrent du
ſecours ; il leur accorda deux compagnies
de ſoldats de ſa garniſon, qui ſe<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>mirent en embuſcade ſur le lieu où les
Aventuriers dévoient paſſer pour aller
à la chaſſe.
Certains mulâtres étoient venus vers {{Nld|Les Mulâtres attirent les Aventuriers dans une embuſcade.}}
le bord de la mer où les Flibuſtiers deſcendoient
ordinairement ; ils firent feinte
de chaſſer avec empreſſement un petit
nombre de bêtes. Les Anglois ne
manquèrent pas de courir après ; mais
ces mulâtres étant plus avancés qu’eux,
ne purent être joints que fort près de
leur embuſcade, d’où il ſortit deux Eſpagnols,
avec une petite banderolle
blanche, pour marquer qu’ils vouloient
parler. Les Aventuriers leur permirent
d’avancer, & firent auſſi avancer
deux hommes. Les Eſpagnols les prièrent
de ne pas tuer leurs vaches, parce
qu’ils en dépeuploient le pays, leur
offrant de leur donner des bêtes s’ils en
avoient beſoin. Les Aventuriers leur
répondirent de bonne foi, que s’ils
vouloient en donner on les leur paieroit,
qu’on leur donneroit un écu &
demi pour la viande de chaque animal,
& qu’ils pourroient profiter du cuir &
du ſuif ; après avoir ainſi traité, les Eſpagnols
ſe retirèrent.
Ils étoient ainſi venus parler aux
Aventuriers pour les amuſer juſqu’à ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>qu’ils euſſent fait avancer leurs ſoldats ;
parce que dans ce lieu là même rien
ne paroiſſoit plus aiſé que de les défaire.
Afin de les mieux perſuader ils firent
paroître quelques bêtes, & au moment
que les Aventuriers ne ſe défioient de
rien, ils ſe virent tout d’un coup entourés
des Eſpagnols, qui fondirent
ſur eux : ils croyoient les tailler en pièces ;
mais en un inſtant les Aventuriers
firent face, & ſe mirent en une telle
poſture qu’ils pouvoient tirer de tous
côtés ſur les Eſpagnols qui n’oſoient
{{Nlg|Les Aventuriers ſe battoient en retraite.|left}}approcher. Cependant les Aventuriers
ſe battoient en retraite, & tâchoient de
gagner le bois, craignant d’être accablés
par le grand nombre de ceux qui
pourroient ſurvenir.
Alors les Eſpagnols remarquant quelque
timidité dans leurs ennemis, voulurent
profiter de l’occaſion, & commencèrent
à avancer ſur eux : ils furent
très-mal reçus, & en un moment on
leur tua bien du monde. Les Aventuriers
au contraire voyant qu’il ne tomboit
perſonne des leurs, prirent courage,
& crièrent aux Eſpagnols qu’ils ne
{{Nlg|Bravade qui coûte cher.|left}}mettoient point de balles dans leurs
mouſquets, ou bien qu’ils tiroient en
l’air. Cette bravade leur coûta cher, les<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>Eſpagnols qui au commencement pour
ne les pas faire languir, viſoient à leur
tête, ne viſèrent plus qu’à leurs jambes ;
ſi-bien qu’ils furent obligés de ſe
retirer dans une petite touffe de bois
voiſine, où les Eſpagnols n’oſèrent les
aller attaquer.
Les Aventuriers enlevèrent le plus
promptement qu’ils purent les morts &
les bleſſés qui étoient demeurés ſur la
place où s’étoit donné le combat. Cependant
une petite troupe d’Eſpagnols
vint au lieu où avoient été les Anglois,
& ils y en rencontrèrent deux de morts.
Ils ſe mirent à percer ces deux cadavres
avec leurs épées, lorſque les Aventuriers
qu’ils croyoient être bien loin,
firent une décharge, & en tuèrent ou {{Nld|Décharge imprévue.}}
bleſſèrent la plus grande partie.
Les Eſpagnols s’étant retirés, les
Aventuriers ſe retirèrent auſſi, & tuèrent
chemin faiſant quelques bêtes qu’ils
portèrent à bord. Le ſoir ils arrivèrent
à leurs vaiſſeaux, & rendirent compte
de leur aventure au général Morgan,
qui à l’heure même tint conſeil, & le
lendemain à la pointe du jour mit 200 {{Nld|Réflexion des Eſpagnols.}}
hommes à terre choiſis de chaque Équipage,
& bien armés, pour aller aux ennemis ;
il marcha à leur tête juſqu’au<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>lieu où le combat s’étoit donné le jour
précédent ; mais les Eſpagnols, qui s’étoient
défiés de l’affaire, avoient décampé,
& emmené avec eux toutes les
bêtes : car ils avoient appris à leurs dépens
que de chaſſer des bœufs, comme
ils avoient fait vers les Aventuriers
pour les attirer dans leurs embuſcades,
c’étoit une manœuvre très-avantageuſe
à leurs ennemis, & très-préjudiciable à
eux-mêmes ; puiſqu’après avoir perdu
tout à la fois, & leurs hommes & leurs
bêtes, ils avoient encore la douleur de
donner de quoi vivre à ceux qui en
vouloient également à leurs biens & à
leur vie.
Morgan & ſes gens pénétrèrent plus
avant ; mais n’ayant trouvé que des
maiſons abandonnées qu’ils brûlèrent,
ils revinrent à leurs vaiſſeaux. Le lendemain
Morgan tint conſeil pour délibérer
s’il n’iroit point piller le ''bourg de Aſſo'' ;
mais comme on jugea que c’étoit
une expédition de peu d’importance,
& que l’on y pourroit perdre beaucoup
de monde, on trouva qu’il valoit mieux
ſe réſerver pour quelque bonne occaſion.
Morgan ennuyé d’être en ce lieu
ſans rien faire, & de ce que le reſte de
ſa flotte ne venoit point, jugea qu’ils<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>s’étoient rendus à l’iſle de la ''Saone'', où
comme j’ai déjà dit, il leur avoir donné
rendez-vous. Il mit donc à la voile,
& navigea le long de cette côte, donnant
l’alarme aux Eſpagnols, qui
croyoient qu’il alloit attaquer ''Saint Domingue'',
ville capitale de l’iſle.
Après quelques jours de navigation
il arriva au rendez-vous, & ne trouva
perſonne, non-plus que dans la ''baye d’Ocoa'',
il réſolut de les attendre encore
huit jours, & pendant ce temps-là il
envoya cent cinquante hommes pour
faire une deſcente dans la rivière d’''Alta Gracia'',
& chercher des vivres pour
ſa flotte qui en avoit beſoin. Tout ſon
monde s’embarqua dans une bellandre
& dans des canots ; on alla de nuit, afin
de deſcendre à terre au point du jour
ſurprendre les Eſpagnols, faire quelque
priſonnier de conſéquence, & en tirer
une forte rançon. Mais l’alarme étant {{Nld|Alarme des Eſpagnols. Inquiétude de Morgan.}}
par toute la côte, & les Eſpagnols ſur
leurs gardes, cette entreprise fut inutile.
Les Aventuriers voyant les choſes en
cet état, ſe retirèrent ſans rien riſquer.
Morgan cependant étoit en peine de
ſçavoir ce que le reſte de ſa flotte étoit
devenu, & ne pouvant plus attendre
faute de vivres, il tint conſeil ſur ce<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>qu’on devoit faire. Chacun fut d’avis
d’aller attaquer quelque place avec ce
qu’on étoit de monde, qui conſiſtoit en
cinq cens hommes.
{{Nlg|Propoſition d’un Aventurier.|left}}Pierre le Picard, fameux Aventurier,
fit la propoſition d’attaquer ''Maracaïbo'',
où il avoit déjà été avec l’Olonois ; il
dit qu’il y ſerviroit lui-même de pilote
pour faire entrer tous les vaiſſeaux ſur
la Barre, & de guide pour conduire ſes
compagnons par terre. Il fit voir la facilité
qu’il y avoit à prendre cette place,
où l’on trouveroit aſſez de bien pour
enrichir toute la flotte. Morgan l’eſtimoit
à cauſſe qu’il parloit fort bon Anglois,
& tout le monde fut charmé de
ſa propoſition. Enfin la réſolution priſe
on fit à l’ordinaire la chaſſe-partie, où
on inſéra qu’en cas que le reſte de la
flotte vint à ſe joindre avant qu’on
eût pris quelque fortereſſe, elle ſeroit
reçue à partager comme les autres.
Tout étant ainſi concerté, on laiſſa
un billet dans un pot, enfoui en terre,
comme j’ai déjà dit, afin que ſi les derniers
venoient ils ſçuſſent où étoient les
premiers. Morgan avec ſa flotte leva
l’ancre, & prit la route de terre ferme ;
c’eſt-à-dire, du continent. Après quelques
jours de navigation il arriva à l’iſle<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>d’''Oruba'', où il mouilla pour prendre de
l’eau & quelques rafraîchiſſemens.
J’ai déjà parlé de cette iſle ; il ſuffira
donc de dire que Morgan y ſéjourna
vingt-quatre heures pour y prendre de
l’eau & de la viande de chèvre qu’on a
des Indiens à bon marché ; car pour un
écheveau de fil ils donnent une chèvre
graſſe, que vingt hommes affamés ne
pourroient pas manger.
Après ce ſéjour la flotte leva l’ancre,
& le lendemain matin elle arriva à la
vue des petites iſles qui ſont à l’embouchure
du lac de ''Maracaïbo'', où elle
fut découverte de la Vigie qui eſt ſur
une de ces petites iſles de même nom.
Cette Vigie ne manqua pas d’avertir
les Eſpagnols, qui eurent le temps de ſe
préparer ; car il fit calme, & la flotte
ne put arriver à la Barre qui eſt l’entrée
du lac, que ſur les quatre heures {{Nld|Les Aventuriers deſcendent à terre au bruit du canon des ennemis.}}
après midi. Auſſi-tôt tout le monde
s’embarqua dans des canots pour aller
prendre ce ''Fort de la Barre'', où les Eſpagnols
faiſoient entendre qu’ils avoient
du canon ; car ils ne ceſſoient point de
tirer, quoique les Aventuriers fuſſent
éloignés de plus de deux lieues.
Il étoit néceſſaire de prendre ce fort,
parce qu’il falloit que les vaiſſeaux le<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>rangeaſſent pour entrer dans le lac. {{Corr|Le|Les}}
Flibuſtiers étant à terre, Morgan les
exhorta à ne point lâcher pied ; car on
croyoit que les Eſpagnols ſe défendroient
bien ; ils faiſoient des préparatifs, ayant
brûlé pluſieurs loges autour du fort, &
ils tiroient inceſſamment du canon.
{{Nlg|Ils approchent d’un Fort : ce qu’ils y trouvent.|left}}Sur les ſix heures du ſoir les Flibuſtiers
approchèrent du fort, qui avoit
ceſſé de tirer ; mais ils furent ſurpris de
ne voir perſonne, car ils s’attendoient
d’y recevoir une belle ſalve. Ils crurent
que les Eſpagnols avoient mis des mèches
pour les ſurprendre, & faire jouer
quelque mine. On détacha du monde
pour s’en aſſurer, & l’on trouva qu’il
y avoit quantité de mèche allumée, &
de poudre répandue, dont la trace alloit
juſqu’au Magaſin : c’étoit un malheur
qu’il falloit éviter, & chacun arriva
aſſez à temps pour le prévenir.
Le fort n’étoit proprement qu’une
redoute de cinq toiſes de haut, de ſix
de long, & de trois de large ; le parapet
en pouvoit avoir une : au-deſſus il
paroiſſoit un pavillon formant une eſpèce
de corps de garde, qui n’étoit pas
encore achevé, & au-deſſus une cave
ou magaſin à poudre, où l’on en trouva
bien deux mille livres pour le canon,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>& mille pour le mouſquet, avec quatorze
pièces en batterie, tirant 8, 12
& 24 livres de balle, outre des grenades,
des pots-à-feu, quatre-vingt mouſquets,
trente piques & autant de bandoulières.
On montoit ſur cette redoute
par le moyen d’une échelle de fer, qu’on
tiroit après ſoi lorſqu’on étoit monté.
Quand on eut tout viſité, on fit abbattre
le parapet de la redoute, on encloua
le canon qu’on jetta du haut en
bas, & on en brûla les affûts. Cela ſe
fit toute la nuit, afin de ne pas perdre
de temps, & de n’en point donner aux
Eſpagnols, qu’on croyoit vouloir ſe ſauver
de ''Marecaye'', à cauſe qu’ils n’avoient
pas tenu bon dans la redoute. À
la pointe du jour on fit entrer les bâtimens
dans le lac, & tout le monde ſe
rembarqua pour aller à ''Marecaye'', où {{Nld|On ſe rembarque pour Marecaye.}}
avec toute la diligence qu’on put faire
on n’arriva que le lendemain.
La flotte étant devant la ville, on
vit paroître quelques cavaliers qui firent
juger qu’on ſe défendroit, & que
les Eſpagnols s’étoient fortifiés. On réſolut
donc d’aller mouiller proche d’un
lieu un peu découvert, & d’y mettre le
monde à terre. La flotte en mouillant
faiſoit des décharges de canon dans un<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>petit bocage qui étoit là, en cas qu’il y
eût quelques embuſcades ; après quoi
on mit le monde à terre à la faveur du
canon, qui tiroit toujours quoiqu’on
ne vît perſonne.
Cela étant fait, on partagea tous les
ſoldats en deux bandes, afin d’attaquer
les ennemis par deux différens endroits,
& de les embarraſſer par ce moyen : mais
cela ne fut aucunement néceſſaire ; car
{{Nlg|Il entre dans la ville, qu’il trouve abandonnée.|left}}on entra dans la ville ſans trouver aucune
réſiſtance, ni même perſonne, excepté
quelques pauvres eſclaves qui ne
pouvoient marcher, & des malades
dans l’Hôpital. On ne trouva même
rien dans les maiſons ; car en trois jours
de temps ils avoient emporté leurs marchandiſes
& leurs meubles ; à peine y
trouvoit-on de quoi vivre. Il n’y avoit
ni vaiſſeau ni barque dans le port, tout
s’étoit ſauvé dans ce lac, qui eſt fort
vaſte & fort profond. On y fit entrer
les vaiſſeaux vis-à-vis d’un petit fort
en forme de demi-{{Nec|lune}}, où l’on peut
mettre ſix pièces de canon : il y en avoit
déjà quatre de fer.
Dès ce même jour on détacha cent
hommes pour aller en parti ; ils revinrent
le ſoir avec pluſieurs priſonniers,
& quantité de chevaux chargés de ba-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>gage. Parmi ces priſonniers il y avoit des
hommes & des femmes, qui n’avoient
pas l’apparence d’être riches. On leur
donna la gêne, afin qu’ils indiquaſſent
quelqu’un qui eût caché ſon argent. Il
y en eut qui promirent de faire pendre
du monde, diſant qu’ils ſçavoient
un homme qui en avoit de caché, &
l’endroit où il étoit : mais comme ils
marquèrent pluſieurs endroits, on fut
obligé de faire deux partis, qui allèrent
dès la même nuit à cette recherche.
L’un des deux revint le lendemain au {{Nld|Il envoye pluſieurs partis après les fugitifs.}}
ſoir avec beaucoup de bagage, & l’autre
fut deux jours abſent par la faute
du priſonnier qui les conduiſoit, & qui
dans l’eſpérance de ſe ſauver lorſqu’il ſeroit
à la campagne, menoit ce parti
dans des pays inhabités, & même inconnus,
d’où il eut mille peines à ſe
retirer.
Quand les Flibuſtiers virent que cet
homme ſe moquoit d’eux, ils le pendirent
à un arbre, & en revenant ils
trouvèrent un ''Hatos'', où ils ſurprirent
du monde qui avoit été chercher de la
viande pendant la nuit, afin de vivre
le jour cachés dans les bois. C’étoient
des eſclaves à qui on donna la gêne
pour ſçavoir où étoient leurs maîtres.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>Un d’entr’eux ſouffrit tous les tourmens
imaginables ſans vouloir rien dire, juſques-là
qu’il ſe fit hacher en pièces tout
vif ſans rien confeſſer. L’autre ſouffrit
beaucoup auſſi, quoiqu’avant que de
lui donner la gêne on lui eût promis
la liberté : mais il n’en fit point de cas.
À la fin on réſolut de lui en faire autant
qu’à ſon camarade, dont il voyoit
les morceaux devant lui qui palpitoient
encore. Alors il avoua tout, & dit qu’il
mèneroit la compagnie dans le lieu où
étoit ſon Maître : ce qu’il fit, le Maître
fut pris avec trente mille écus en vaiſſelle
d’argent. On l’amena à la ville.
Ces partis continuèrent ainſi pendant
huit jours de temps, durant leſquels
{{Corr|ont|on}} fit un aſſez bon nombre de
priſonniers, à qui on donnoit la gêne,
& qui diſoient tous d’une commune
voix qu’ils étoient pauvres, & que les
riches s’étoient ſauvés à Gibraltar : ce
qui ne faiſoit point douter aux Aventuriers,
qu’ils ne trouvaſſent là autant de
réſiſtance que l’Olonois en avoit trouvé
trois ans auparavant.
Le capitaine Picard, qui étoit le guide
des Aventuriers, preſſa Morgan d’aller
à Gibraltar avant que les Eſpagnols
euſſent fait venir du ſecours de Merida.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>Morgan y conſentit, & huit jours après
qu’on eût pris poſſeſſion de ''Marecaye'',
on fit embarquer le pillage, les priſonniers
& tout le monde pour aller à
''Gibraltar''.
On croyoit bien y trouver à qui parler,
& chacun avoit déjà fait ſon teſtament ;
car ayant appris de quelle manière
ces gens s’étoient défendus la
première fois, on croyoit qu’ils n’en
feroient pas moins encore, puiſqu’ils
avoient abandonné le ''Fort de la Barre''
& la ville de ''Marecaye'' ; mais auſſi la
conſolation des Flibuſtiers étoit que
ceux qui en échapperoient, auroient de
quoi faire bonne chère à leur retour à
la Jamaïque.
La mort n’entre jamais pour rien
dans leurs réflexions, ſur-tout quand ils
eſpèrent faire un grand butin ; pourvu
qu’il y ait de quoi piller, ils ſe battent
comme des lions, ſans ſe ſoucier d’aucun
péril, comme nous le verrons dans la
ſuite. Ils arrivèrent en peu de jours à
Gibraltar, où Morgan fit deux priſonniers
dans le deſſein de les envoyer au
gouverneur, pour lui ſignifier que s’il
ne rendoit pas le bourg de bonne volonté,
on ne lui feroit aucune grâce.
Le capitaine Picard qui avoit déjà<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>été là, & qui ſavoit les endroits périlleux,
fit deſcendre ſon monde à un demi-quart
de lieue du bourg, & marcha
au travers des bois pour prendre les
Eſpagnols par derrière, en cas qu’ils ſe
fuſſent retranchés dans le bourg, comme
ils avoient fait quand l’Olonois les
prit. Cependant les Eſpagnols tiroient
beaucoup de canon, qui faiſoit d’autant
plus croire qu’ils étoient ſur la
défenſive.
Enfin quand on eut gagné le derrière,
on trouva auſſi peu de difficulté à entrer
dans le bourg, qu’on avoit fait dans
''Marecaye'', quoiqu’à la vérité ils euſſent
eu le deſſein de ſe retrancher. Mais
ou ils n’eurent pas aſſez de temps, ou
ils ne ſe crurent pas aſſez forts pour
pouvoir réſiſter. Ils abandonnèrent donc
tout, & ſe contentèrent de faire quelques
barricades ſur les chemins, où ils
avoient porté du canon en cas qu’ils
euſſent été ſuivis de trop près en faiſant
retraite.
Morgan & ſes gens entrèrent de
cette manière dans le bourg, auſſi paiſiblement
qu’ils avoient fait dans les autres
places. Auſſi-tôt on ſongea à ſe
poſter, & à former un parti pour faire
quelques priſonniers. On en envoya un<noinclude>
<references/></noinclude>
6mkh27efppf92t6590sxredyuiwp22s
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/75
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>un de cent hommes dès ce même jour
avec le Capitaine Picard, qui ſavoit
le chemin, & qui valoit autant qu’un
guide.
Les Anglois trouvèrent dans ce {{Nld|Aventure d’un homme pris par les Anglois.}}
Bourg un Eſpagnol aſſez bien couvert,
ce qui leur fit juger que c’étoit un homme
riche & de condition. On lui demanda
où étoit allé le monde de Gibraltar,
il dit qu’il y avoit un jour qu’ils
étoient tous partis ; mais qu’il ne leur
avoit point demandé où ils alloient, &
que cela ne lui importoit point. On le
preſſa de dire s’il ne ſçavoit pas où
étoient les moulins à ſucre, il répondit
qu’il en avoit vu plus de vingt en
ſa vie ; on s’enquit encore de lui où l’argent
des Égliſes étoit caché, il répondit
qu’il étoit dans la Sacriſtie de la grande
Égliſe, & les y mena, leur fit voir
un grand coffre où il prétendoit l’avoir
vu ; & comme on n’y trouva rien, il leur
dit qu’il ne ſçavoit pas où on l’avoit mis
depuis.
Toutes ces choſes faiſoient aſſez voir
que cet homme étoit fou ou innocent.
Cependant pluſieurs crurent qu’il faiſoit
cela pour s’échapper ; car les Eſpagnols
ſont fins & adroits. On lui donna
l’eſtrapade, pour le faire confeſſer<noinclude>
<references/></noinclude>
pwpozm2hszoyl9pu8on7u6h2fcxubgo
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/76
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>qui il étoit, & où étoit ſon argent ; on
le laiſſa deux heures ſuſpendu avec des
pierres à ſes pieds, qui peſoient autant
que tout ſon corps ; de ſorte que ſes bras
étoient entièrement tors. À ces demandes
tant de fois réitérées, il répondit
qu’il s’appelloit Dom Sebaſtien Sanchez,
que le Gouverneur de ''Marecaye'' étoit
ſon frère : qu’il avoir plus de cinquante
mille écus à lui, & que ſi on vouloit
un billet de ſa main, il le donneroit,
afin qu’on les prît ſur cet homme, &
qu’on le laiſſat aller ſans le tourmenter
davantage. Il pria enſuite qu’on le mît
hors de cette gêne, ajoutant qu’il enſeigneroit
une ſucrerie qu’il avoit. Ils le
laiſſèrent libre, & l’emmenèrent avec
eux.
Quand il fut à une portée de mouſquet
du Bourg, il ſe tourna vers ceux
qui le menoient lié comme un criminel :
''Que me voulez vous'', dit-il, <i>Meſſieurs ? je
ſuis un pauvre homme qui ne vis que de ce
qu’on me donne, & je couche à l’Hôpital</i>.
Cela mit tellement ces gens en colère,
qu’ils vouloient le pendre. Ils prirent même
des feuilles de Palmiſte, qu’ils allumèrent,
pour le flamber, & brûler ſes
habits ſur ſon corps : ils l’auroient fait, ſi
quelques-uns plus pitoyables n’euſſent
délivré cet homme de leurs mains.<noinclude>
<references/></noinclude>
qlofio08348jjd4lpackewdc9f6silo
Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/330
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>{{g|<math>a</math> par}}
{{g|<math>\begin{align}
a&\left\{1-\left[\left(\frac92e-9\gamma^2e-\frac{39}{16}e^3-\frac{45}{4}ee'^2+\frac92\gamma^4e+\frac{39}{8}\gamma^2e^3+\frac{45}{2}\gamma^2ee'^2-\frac{5}{128}e^5+\frac{195}{32}e^3e'^2+\frac{117}{32}ee'^4\right)\frac{n'^2}{n^2}\right.\right.\\
&\qquad\qquad
+\left(9e-18\gamma^2e-\frac{39}{8}e^3-\frac{117}{4}ee'^2+9\gamma^4e+\frac{39}{4}\gamma^2e^3+18\gamma^2ee'^2-\frac{5}{64}e^5-\frac{789}{32}e^3e'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\\
&\qquad\qquad
+\left(\frac{55}{2}e-94\gamma^2e-\frac{1019}{64}e^3-\frac{8785}{128}ee'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}+\left(\frac{172}{3}e-\frac{539}{3}\gamma^2e-\frac{467}{24}e^3-\frac{36001}{192}ee'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{262243}{2304}e\frac{n'^6}{n^6}-\frac{4680217}{3456}e\frac{n'^7}{n^7}+\frac52e\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}+5e\frac{n'^3}{n^3}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right]\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\times\cos(2h+2g+l-2h-2g'-2l')\\
&-\left[\left(\frac{81}{16}e^2-\frac{81}{4}\gamma^2e^2-\frac{351}{64}e^4-\frac{405}{16}e^2e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.\left.+\frac{567}{16}e^2\frac{n'^5}{n^5}+\frac{10845}{64}e^2\frac{n'^6}{n^6}\right]\cos2(2h+2g+l-2h-2g'-2l')\right\}\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
\gamma^2&\text{ par}\\
\gamma^2&+\left[\left(\frac92\gamma^2e-9\gamma^4e-\frac{3}{16}\gamma^2e^2-\frac{45}{4}\gamma^2ee'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\left(9\gamma^2e-18\gamma^4e-\frac{3}{8}\gamma^2e^3-\frac{117}{4}\gamma^2ee'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{55}{2}\gamma^2e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{172}{3}\gamma^2e\frac{n'^5}{n^5}\right]\cos(2h+2g+l-2h-2g'-2l')\\
&+\frac{567}{32}\gamma^2e^2\frac{n'^4}{n^4}\cos2(2h+2g+l-2h-2g'-2l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
h&+g+l\text{ par}\\
h&+g+l+\left[\left(\frac{117}{8}e-\frac{99}{4}\gamma^2e-\frac{411}{64}e^3-\frac{585}{16}ee'^2+\frac{81}{8}\gamma^4e+\frac{405}{32}\gamma^2e^3+\frac{495}{8}\gamma^2ee'^2\right.\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.-\frac{207}{512}e^5+\frac{2055}{128}e^3e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\\
&\qquad
+\left(\frac{171}{4}e-\frac{153}{2}\gamma^2e-\frac{645}{32}e^3-\frac{2223}{16}ee'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}+\left(\frac{1375}{8}e-\frac{1081}{2}\gamma^2e-\frac{22997}{256}e^3-\frac{219625}{512}ee'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{1333}{3}e\frac{n'^5}{n^5}-\frac{1564435}{9216}e\frac{n'^6}{n^6}+\frac{105}{8}e\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right]\sin(2h+2g+l-2h-2g'-2l')\\
&+\left[\frac{4185}{128}e^2\frac{n'^4}{n^4}+\frac{12501}{64}e^2\frac{n'^5}{n^5}\right]\sin2(2h+2g+l-2h-2g'-2l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/77
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
Le lendemain matin le Capitaine Picard
revint avec un pauvre Payſan qu’il
avoit pris, & deux filles qui étoient à
lui. On donna la gêne à ce bon vieillard,
qui dit qu’il mèneroit aux habitations ;
mais qu’il ne ſavoit pas où étoit
le monde. Morgan ſe diſpoſa lui-même
pour aller en parti avec trois cens hommes,
dans l’intention de ne point revenir
qu’il n’eût aſſez de pillage pour
s’en retourner à la Jamaïque. Il prit ce
bon vieillard pour guide. Le pauvre
homme étoit tellement interdit, qu’il ne
ſçavoit où il alloit, & prenoit ſouvent
un chemin pour l’autre. Morgan croyant
qu’il le faiſoit exprès, le fit terriblement
battre. Sur le midi il prit quelques
Eſclaves, dont il ſe ſervit pour le conduire,
& fit pendre ce vieillard à un
arbre, à cauſe qu’un Eſclave avoit dit
que ce n’étoit pas là le bon chemin.
Ce même Eſclave voulant ſe venger {{Nld|Vengeance d’un Eſclave.}}
de quelques mauvais traitemens que les
Eſpagnols lui avoient fait, pria Morgan
de lui donner la liberté, & de l’emmener
avec lui, ſous promeſſe qu’il lui
feroit prendre beaucoup de monde ; ce
qu’il fit, car avant le ſoir il découvrit à
Morgan plus de dix à douze familles,
avec tous leurs biens.<noinclude>
<references/></noinclude>
avdqzchj7vfzn826nmniybzcc23vc5i
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/78
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
Morgan voyant cet Eſclave bien intentionné,
le mit en liberté, lui ordonna
de tuer plusieurs Eſpagnols, & à ce
deſſein l’arma d’un ſabre, & lui promit
qu’il ne ſeroit plus Eſclave ; ce qui
l’anima tellement, qu’il fit ſon poſſible
pour faire prendre tous les Eſpagnols,
quoique la choſe fût mal aiſée, parce
qu’ils étoient errans dans les bois, &
n’oſoient demeurer dans les habitations,
ni coucher plus de deux nuits en un
même endroit, de peur que quelqu’un
des leurs étant pris, ne les découvrît.
Morgan fit enſuite quelques priſonniers,
qui lui dirent que vers une grande
rivière, à ſix lieues de ''Gibraltar'', il y
avoit un Navire de cent tonneaux, avec
trois Barques chargées de marchandiſes
& d’argent appartenant aux habitans
de ''Maracaïbo''. Auſſi-tôt il détacha cent
hommes, & leur donna ordre d’amener
le pillage avec les priſonniers au bord
de la mer, où étoient les Bâtimens qu’on
devoit aller prendre.
{{Nlg|Découverte que fait Morgan à la tête d’un parti.|left}}Cependant il ſe mit avec deux cens
hommes à chercher dans les bois les
Eſpagnols, ou plutôt leur argent. Ce
même jour il arriva à une fort belle habitation,
& trouva du monde caché dans
un bois voiſin, où étoit entr’autres un<noinclude>
<references/></noinclude>
25ggialb8m41hy1ssnzh0dr9acgb1e1
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>vieux Portugais avec un autre homme
plus jeune. Le vieillard âgé de plus de
ſoixante ans, fut accuſé par un Eſclave
d’être riche, & là-deſſus on le mit à la
torture pour lui faire avouer où étoit
ſon argent : mais il ne dit rien, ſinon
qu’il avoit cent écus ; mais qu’un jeune
homme qui demeuroit avec lui les avoit
emportés, & qu’il ne ſçavoit point où
il étoit. Cependant ſur l’accuſation de
l’Eſclave on ne le crut point ; mais on
le tourmenta plus fort qu’auparavant.
Après lui avoir donné l’eſtrapade {{Nld|Cruauté inouïe.}}
avec une cruauté inouïe, on le prit &
on l’attacha par les deux mains & par
les deux pieds aux quatre coins d’une
maiſon ; ils appellent cela nager à ſec,
on lui mit une pierre qui peſoit bien
cinq cens livres ſur les reins, & quatre
hommes touchoient avec des bâtons ſur
les cordes qui le tenoient attaché ; enſorte
que tout ſon corps travailloit.
Nonobſtant ce cruel ſupplice il ne confeſſa
rien.
On mit encore du feu ſous lui qui
lui brûla le viſage, & on le laiſſa là pendant
qu’on tourmentoit ſon camarade,
qui après avoir été eſtrapadé, fut ſuſpendu
par les parties que la pudeur défend
de nommer, & qui lui furent preſ-<noinclude>
<references/></noinclude>
gh0yfoz4kjl1e81o1ccdfmzzxwpe82v
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/80
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Jim Bey
28586
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>que arrachées ; enſuite on le jetta dans
un foſſé, & on le perça de pluſieurs
coups d’épée, enſorte qu’on le laiſſa
pour mort, quoiqu’il ne le fût pas : car
quinze jours après on eut nouvelle par
quelques priſonniers, qu’on l’avoit trouvé,
qu’on l’avoit fait confeſſer, & enſuite
panſer, & qu’on eſpéroit qu’il reviendroit
de toutes ſes plaies, quoique
les coups d’épée perçaſſent au-travers du
corps.
Pour {{Corr|les|le}} Portugais, ils le chargèrent
ſur un cheval, l’emmenèrent à ''Gibraltar'',
& le mirent dans la grande Égliſe,
qui ſervoit de priſon, ſéparé des autres
priſonniers, lié à un pilier de l’Égliſe,
ſans lui donner à manger ni à boire que
ce qu’il lui falloit pour l’empêcher de
mourir. Après avoir ſouffert huit jours
ce martyre, il avoua qu’il avoit mille
écus dans une {{Sic2|gerre|jarre}} qu’il avoir enfouie
en terre, & promit de les donner pourvû
qu’on le laiſſât aller.
Un autre Eſclave accuſa auſſi ſon
Maître d’avoir de l’argent, parce qu’il
l’avoit maltraité ; il trouva ce moyen de
s’en venger. On donna une gêne cruelle
à cet homme ; mais les priſonniers Eſpagnols,
gens de bonne foi, aſſurèrent
qu’il n’avoit pas de grands biens, &<noinclude>
<references/></noinclude>
tjbzfjlw74r7vua1kaopopp4p9psqf4
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/105
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Rafavannay
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/* Corrigée */ création de la page
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|93|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{|class=std
|morte||''mò{{t|o|80}}''||(mort) ;
|-
|pelle||''pe{{t|i|80}}''||(peau), etc.
|}
Ailleurs '''e''' s’est maintenu, mais amuï, apparemment comme voyelle d’appui :
{|class=std
|fratre||''frarė''||(frère) ;
|-
|presbyter||''prirė'' et ''priro''||(prêtre) ;
|-
|pulice||''puzė''||(puce) ;
|-
|vendere||''vẽ{{t|n|80}}drė''||(vendre) ;
|-
|bibere||''beirė''||(boire) ;
|-
|ordine||''ordė''||(ordre).
|}
Mais après une sifflante sourde, '''e''' final semble avoir persisté :
{|class=std
|dulce||''dusĕ́''||(doux) ;
|-
|falce||''feisĕ́''||(la faux) ;
|-
|pantice||''pãsĕ́''||(panse) ;
|-
|radice||''reisĕ́''||(racine).
|}{{il}}
{{§|176.}} '''e''' d’appui est remplacé par ''o'' dans les adjectifs :
{|class=std
|f(l)ebile||''fèiblo''||(faible) ;
|-
|{{erratum|difficile|*difficibile}}||''dĭ̀jĭ́ꞓiblo''||(difficile) ;
|-
|paupere||''púro''||(pauvre).
|}
Cet ''o'' étant dû à une attraction de déclinaison, nous en reparlerons dans la Morphologie.{{il}}
{{§|177.}} '''i''' posttonique a disparu sauf dans undecim, etc. ''ūz{{t|e|80}}.''
{{SA|et dans -'''itis''', {{2e}} pers. du plur. de quelques verbes :}}
{|class=std
|facitis||''féidė''||(vous faites),
|}{{SA|où il sert, sous forme d’''ė,'' de voyelle d’appui.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
ahyiyzpfq8l145nqf318aygfsfe8vml
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/81
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Jim Bey
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « qu’apparemment ſon Eſclave l’avoit accuſé par quelque reſſentiment. Morgan {{Nld|Juſtice que fait Morgan d’un Eſclave qui avoit trahi ſon Maître.}} qui vouloit rendre juſtice, lui permit de faire de ſon Eſclave ce qu’il voudroit. L’Eſpagnol par civilité en déféra la punition à Morgan, qui le fit hacher tout vif par morceaux en ſa préſence. Morgan ayant paſſé quinze jours hors de ''Gibraltar'' à courir les bois & à piller... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>qu’apparemment ſon Eſclave l’avoit accuſé
par quelque reſſentiment. Morgan {{Nld|Juſtice que fait Morgan d’un Eſclave qui avoit trahi ſon Maître.}}
qui vouloit rendre juſtice, lui permit
de faire de ſon Eſclave ce qu’il voudroit.
L’Eſpagnol par civilité en déféra
la punition à Morgan, qui le fit hacher
tout vif par morceaux en ſa préſence.
Morgan ayant paſſé quinze jours hors
de ''Gibraltar'' à courir les bois & à piller
par-tout, revint dans cette Ville avec
beaucoup de pillage & un grand nombre
de priſonniers, qu’il contraignit de
payer leur rançon. Pour les belles femmes
il ne leur demanda rien, parce
qu’elles avoient de quoi payer ſans rien
diminuer de leurs richeſſes. Pendant
qu’il fut abſent, ceux qu’il avoit envoyés
à la rivière dont j’ai parlé, revinrent
après avoir pris le Navire & les
trois Barques chargées d’Eſpagnols fugitifs,
avec leur argent & leurs hardes.
Morgan avoit ſéjourné cinq ſemaines en
ce pays en ravageant plus de quinze
lieues aux environs, ſans avoir perdu
un ſeul homme ; & ſans doute c’étoit
bien la faute des Eſpagnols ; car s’ils
avoient été réſolus, ils pouvoient avec
cent hommes défaire tous les partis que
Morgan envoyoit à la découverte ; parce
que les Aventuriers voyant les Eſpa-<noinclude>
<references/></noinclude>
akp6fgl7f4i9c3miyl31352xfnum868
15874672
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>qu’apparemment ſon Eſclave l’avoit accuſé
par quelque reſſentiment. Morgan {{Nld|Juſtice que fait Morgan d’un Eſclave qui avoit trahi ſon Maître.}}
qui vouloit rendre juſtice, lui permit
de faire de ſon Eſclave ce qu’il voudroit.
L’Eſpagnol par civilité en déféra
la punition à Morgan, qui le fit hacher
tout vif par morceaux en ſa préſence.
Morgan ayant paſſé quinze jours hors
de ''Gibraltar'' à courir les bois & à piller
par-tout, revint dans cette Ville avec
beaucoup de pillage & un grand nombre
de priſonniers, qu’il contraignit de
payer leur rançon. Pour les belles femmes
il ne leur demanda rien, parce
qu’elles avoient de quoi payer ſans rien
diminuer de leurs richeſſes. Pendant
qu’il fut abſent, ceux qu’il avoit envoyés
à la rivière dont j’ai parlé, revinrent
après avoir pris le Navire & les
trois Barques chargées d’Eſpagnols fugitifs,
avec leur argent & leurs hardes.
Morgan avoit ſéjourné cinq ſemaines en
ce pays en ravageant plus de quinze
lieues aux environs, ſans avoir perdu
un ſeul homme ; & ſans doute c’étoit
bien la faute des Eſpagnols ; car s’ils
avoient été réſolus, ils pouvoient avec
cent hommes défaire tous les partis que
Morgan envoyoit à la découverte ; parce
que les Aventuriers voyant les Eſpa-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/82
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Jim Bey
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15874673
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>gnols ainſi épouvantés, ne ſe tenoient
non plus ſur leurs gardes, que s’ils
avoient été chez eux. D’ailleurs ils paſſoient
quelquefois par des défilés où dix
hommes retranchés en auroient pu défaire
deux cens ſans en perdre un ſ,
& ſans qu’il pût échapper aucuns des ennemis :
cependant ils furent aſſez lâches
pour n’en rien faire.
Morgan étoit prêt à partir, quand un
priſonnier confeſſa dans les tourmens,
qu’il ſçavoit où le Gouverneur étoit retranché
avec du monde & beaucoup
d’argent. On y envoya un parti de deux
cens hommes, qui après huit jours d’abſence
revinrent ſans avoir rien fait, &
extrêmement maltraités par une pluye
qui fit déborder les rivières, juſqu’au
point qu’ils penſèrent être noyés, &
qu’ils perdirent leurs armes : quelques-uns
mêmes furent entraînés par les eaux,
& le pays étoit marécageux ; ſi les Eſpagnols
fuſſent ſurvenus avec leurs lances
ſeulement, ils les auroient tous défaits.
Après cinq ſemaines de ſéjour en ce
lieu, le pillage commença à diminuer,
& les vivres auſſi ; car il n’y en a pas
beaucoup dans ce pays. La viande y
vient de ''Marecaye'' où par cette raiſon
nos Aventuriers réſolurent de retourner,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/83
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><section begin="s1"/>afin de ſortir du lac, & de repaſſer à
la Jamaïque. Morgan fit embarquer le
pillage ; & ſignifia aux habitans de ''Gibraltar'',
qu’ils euſſent à payer la rançon
pour le bourg, ſinon qu’il alloit le brûler
comme l’Olonois avoit fait.
Ce bourg étoit rebâti à neuf ; c’eſt
pourquoi les Eſpagnols ne voulant pas
le laiſſer brûler une ſeconde fois, offrirent
à Morgan d’aller quérir la rançon
qu’il demandoit, pourvu qu’il leur donnât
le temps. Il leur accorda huit jours,
après leſquels ils devoient le venir trouver
à ''Marecaye'', & fit voile pour cette
iſle, où il arriva trois jours après, avec
les principaux d’entr’eux qu’il avoit pris
en otage.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE VI}}.}}
{{AN|''Retour de Morgan à Marecaye, la victoire qu’il remporta ſur Dom Alonſe del Campo d’Eſpinoſa, qui étoit venu l’enfermer dans ce lac''.}}
{{Lettrine|M}}{{sc|organ}} à ſon retour apprit une
nouvelle qui ne lui plut pas trop,
non plus qu’aux ſiens, car les Flibuſtiers
n’aiment guères à diſputer le butin<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>quand ils l’ont pris. Cette nouvelle portoit
que trois frégates du roi d’Eſpagne
étoient arrivées à l’embouchure du
lac, commandées par Dom Alonſe del
Campo d’Eſpinoſa, contre-amiral d’une
flotte que ſa majeſté catholique avoit
envoyée dans les Indes, ſur les plaintes
que le gouverneur avoit faites à la cour
des hoſtilités des Aventuriers dans l’Amérique,
ſur les terres dépendantes de
ſa majeſté ; que ce contre-amiral s’étoit
emparé de la ''Redoute de la Barre'' ;
ſur laquelle il avoir mis du canon, &
étoit dans le deſſein d’arrêter les Aventuriers,
& de les paſſer tous au fil de
l’épée.
Les Flibuſtiers crurent qu’on leur faiſoit
le mal plus grand qu’il n’étoit, &
Morgan envoya un petit vaiſſeau de ſa
flotte à l’embouchure du lac, afin de
découvrir ce qui ſe paſſoit. On lui rapporta
que cette nouvelle n’étoit que trop
{{Nlg|Trois Frégates du roi d’Eſpagne viennent contre Morgan.|left}}vraie. En effet les trois frégates étoient
en parage avec leurs pavillons, pavois,
& le canon aux ſabors, le grand
pavillon arboré ſur la Redoute, ſur laquelle,
auſſi-bien que ſur les trois vaiſſeaux,
paroiſſoit beaucoup de monde.
Cette conjoncture mit les Flibuſtiers
en peine ; car ils n’ignoroient pas, que<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/291
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FRA — FRA|283}}</noinclude>FRA nous porte au mal, c’est le foyer du péché en acte, in actu fecundo.
En termes de Théâtre, on appelle foyers, les salles où les Acteurs, les Actrices & autres gens qui servent au Théâtre, vont se chauffer en hiver. Les foyers font derrière, ou à côté du théâtre, & il y a plusieurs poëles pour s’y chauffer plus commodément. On commença la Pièce, alors quelques Gentilshommes qui étoient dans les foyers, coururent se placer pour l’entendre. {{sc|Le Sage}}. Comme j’entrois dans les foyers ; Zapata vint à moi. {{sc|Id}}.
Rentrez dans les foyers, songez à commencer.
REGNARD.
L’Auteur dans les foyers se fait tenir à quatre. {{sc|Id}}. F R A.
FRACAS. s. m. Destruction, fracture, rupture faite avec bruit & violence. Fragor. Les bombes qu’on a jettées dans cette ville, y ont fait un horrible fracas. Un canon chargé à cartouches, fait un grand fracas dans un bataillon.
FRACAS, se dit aussi de tout ce qui se fait avec désordre & avec bruit, quoiqu’il n’y ait rien de détruit. Strepitus, tumultus. Il a fait un fracas horrible. {{sc|Abl}}. Les loix se taifent pendant le fracas des armes. Silent leges inter arma. Cie.
r Que le bruit, Retentieue le choc, que le fracas des armes toutes parts. QUIN.
FRACAS, se dit figurément des choses qui font du bruit & de l’éclat. Ce Seigneur est venu avec un grand train, il fait grand fracas à la Cour. Quand le Cid parut sur le théâtre, il fit bien du fracas dans le monde.
J’ai de l’esprit assez pour faire du fracas. {{sc|Mol}}. Quand on est belle, on a fait bien du fracas. {{sc|Bens}}.
Je laisse à des femmes médiocrement touchées ce fracas de gémissemens, & cet appareil de tristesse, plus propre à affoiblir la douleur qu’à l’exprimer. Ceм. Les hommes vains cherchent à faire du fracas par quelque action declat ; mais la victoire secrette de leurs passions ne les touche guères. {{sc|S. Evr}}.
FRACASSER. v. a. Brifer en plusieurs pièces. Comminuere, frangere. Ce Capitaine eut la tête fracaffée d’un coup de mousquet. Les soldats ont tout fracaffé dans ce village. Le globe de la terre fut fracaffe par la commotion violente du déluge.
FRACASSÉ, ÉE. part.
FRACASTOR. s. m. Terme d’Astronomie. C’est le nom que les Astronomes ont donné à la trente-unième des taches de la lune, suivant le catalogue du P. Riccioli. Cette trente-unième tache tire son nom du célèbre Fracaftor, qui étoit un aussi habile Astronome que Médecin.
FRACTION. s. f. Fractio. Rupture, action par laquelle on rompt, on divise quelque chose. En ce sens le mot de fraction n’a d’usage qu’en quelques phrases consacrées, comme quand on dit, la fraction de l’Hostie se fait par le Prêtre en trois parties. Le Sauveur ne se fit connoître aux Pélerins d’Emmaüs, que lors de la fraction du pain, dit S. Luc.
FRACTION, en termes d’Arithmétique, est la division de l’unité, ou d’une chose entière en plusieurs parties. Une fraction est toujours composée de deux nombres, l’un qu’on nomme numérateur, & l’autre dénominateur. On les sépare par une ligne en cette forte vingt-neuf soixantièmes, 29 est le numérateur, parce qu’on compte 29 parties d’un tout qu’on suppose divisé en soixante ; 60 est le dénominateur, parce que c’est le nombre qui donne la dénomination à ces parties, qui font des soixantièmes. Les fractions décimales, centéfimales, &c. font des frac-
FRA 283 tions ou parties d’un tout divisé en dix ou en cent parties. L’usage des fractions décimales est fort aifé, & abrège beaucoup dans les grands calculs. ''Voy.'' Ulac, Brigges & les autres qui ont travaillé sur les logarithmes. Une fraction s’appelle aussi un nombre rompu. Un nombre rompu, ou une fraction, exprime un nombre de parties égales quelconques de l’unité, ou d’un nombre qui est regardé comme l’unité, par rapport à la fraction. On appelle fraction linéaire, celle qui n’a qu’une dimention. Les fractions numériques qui viennent de la division des absolus, embarrassent extrêmement le calcul ; & dans les divisions composées, il devient entièrement impraticable, même aux plus habiles Calculateurs. Il y a une méthode pour les éviter : elle consiste à faire ensorte que le premier nombre du diviseur n’ait pour absolu que l’unité ; car en ce cas il est évident qu’on ne peut avoir de fraction numérique, puisque l’unité, en divisant, ne change rien au dividende. DE LAGNY. Voyez les exemples qu’il donne dans ses Elémens d’Arithmétique & d’Algèbre, L.{{lié}}{{rom-maj|II}}, c.{{lié}}10.
FRACTIONNAIRE. adj. m. & f. Terme d’Arithmétique. Qui appartient aux fractions, & qui contient des fractions. Une quantité fractionnaire, des rapports fractionnaires, un membre d’équation fractionnaire. Une quantité quelconque, qui n’est point frac tionnaire, devient une fraction, étant comparée à l’unité, ce qui n’y change rien ; c’est pourquoi toute quantité qui n’est point fractionnaire, peut être changée en fraction, dont le dénominateur fera telle quantité qu’on voudra. Ainsi ou en multipliant chaque rerme par b. GUINÉE.
+
FRACTURE. s. f. Terme de Chirurgie qui est devenu terme vulgaire. C’est une solution de continuité ou division faite subitement dans les os, par la violence de quelque cause extérieure. Il y a fracture. Ce ne feroit pas parler François, que de dire : il y a rupture. La mocile & la graille de cerf, appliquées extérieurement, font de très-bons rem des pour la goutte scintique & pour les fractures. {{sc|Lemery}}. Les espèces de fractures du crâne font en grand nombre.
{{sc|Dionis}}. Les fractures, de quelque nature qu’elles soient, aussitôt qu’elles font reduites, ont besoin de la saignée, pour empêcher le dépôt sur la partie maltraitée par la dilaceration des fibres. {{sc|Id}}. Les fractures en général se divisent en transversales, en obliques, en longitudinales, & en celles où les os font brifės.
FRACTURE, signifie aussi, rupture avec effort. Fractura. Les voleurs qui entrent en une maison par bris & fracture des portes, méritent la mort. Les Juges ordonnent qu’on entrera dans une maison par bris & fracture de portes, quand on a fait refus de l’ouvrir aux Officiers de Justice pour faire quelque exécution.
On ne dit, ni fracture, ni rupture du traité de paix ; on dit infraction du traité de paix. On dit bien cependant, on en vient a une rupture : la rupture des amis, la rupture des deux Couronnes. {{sc|Bouh}}.
FRACTURÉ, ÉE. adj. Terme de Chirurgie. Il se dit des os où il y a fracture. Ruptus, difruptus, fractus, confractus. Os fracture, crâne fracturé, radius fracturé, &c. Si on ne trépane pas, quand on a le crâne fracturé, on meurt infailliblement. {{sc|Dionis}}. J’apperçus deux grosses confusions sur les pariétaux, j’ouvris la plus grosse, & je trouvai l’os fracture. {{sc|Id}}.
FRAGA. Bourg, avec un château fortifié. Fraga, Flavia Gallica. Il est dans l’Arragon en Espagne, sur une montagne au pied de laquelle passe la rivière de Cinca, à trois lieues de Lérida, du côté du couchant. Alphonfe VII, Roi d’Arragon, fut battu à Fraga, & tué par les Maures l’an 1134. Maty dit Fragues ou Fraga ; mais Corneille de l’Isle dans sa Carte d’Espagne, & nous, disons toujours ainsi.
FRAGILE. adj. m. & f. Terme qui, pris dans le Physique, désigne la qualité de certains corps, par laquelle leurs parties se séparent les unes des autres par le moindre choc. Fragilis, imbecillis. Le verre Kk 2<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FRA — FRA|283}}</noinclude><section begin="FOYER"/>nous porte au mal, c’est le ''foyer'' du péché en acte, ''{{lang|la|in actu secundo}}''.
En termes de Théâtre, on appelle ''foyers'', les salles où les Acteurs, les Actrices & autres gens qui servent au Théâtre, vont se chauffer en hiver. Les ''foyers'' sont derrière, ou à côté du théâtre, & il y a plusieurs poëles pour s’y chauffer plus commodément. On commença la Pièce, alors quelques Gentilshommes qui étoient dans les ''foyers'', coururent se placer pour l’entendre. {{sc|Le Sage}}. Comme j’entrois dans les ''foyers'', Zapata vint à moi. {{sc|Id}}.
{{poem|''Rentrez dans les foyers, songez à commencer.''
{{d|Regnard.|sc}}
''L’Auteur dans les ''foyers'' se fait tenir à quatre.'' {{sc|Id}}.|m=1em}}
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FRACAS. s. m. Destruction, fracture, rupture faite avec bruit & violence. ''{{lang|la|Fragor}}''. Les bombes qu’on a jettées dans cette ville, y ont fait un horrible ''fracas''. Un canon chargé à cartouches, fait un grand ''fracas'' dans un bataillon.
{{sc|Fracas}}, se dit aussi de tout ce qui se fait avec désordre & avec bruit, quoiqu’il n’y ait rien de détruit. ''{{lang|la|Strepitus, tumultus}}''. Il a fait un ''fracas'' horrible. {{sc|Abl}}. Les loix se taisent pendant le ''fracas'' des armes. ''{{lang|la|Silent leges inter arma}}''. {{sc|Cic}}.
{{poem|''Que le bruit, que le choc, que le ''fracas'' des armes''
{{em|2}}''Retentisse de toutes parts.'' {{sc|Quin}}.|m=1em}}
{{sc|Fracas}}, se dit figurément des choses qui font du bruit & de l’éclat. Ce Seigneur est venu avec un grand train, il fait grand ''fracas'' à la Cour. Quand le Cid parut sur le théâtre, il fit bien du ''fracas'' dans le monde.
{{poem|''J’ai de l’esprit assez pour faire du'' fracas. {{sc|Mol}}.
''Quand on est belle, on a fait bien du'' fracas. {{sc|Bens}}.|m=1em}}
Je laisse à des femmes médiocrement touchées ce ''fracas'' de gémissemens, & cet appareil de tristesse, plus propre à affoiblir la douleur qu’à l’exprimer. {{sc|Com}}. Les hommes vains cherchent à faire du ''fracas'' par quelque action d’éclat ; mais la victoire secrette de leurs passions ne les touche guères. {{sc|S. Evr}}.
<section end="FRACAS"/>
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FRACASSER. v. a. Briser en plusieurs pièces. ''{{lang|la|Comminuere, frangere}}''. Ce Capitaine eut la tête fracassée d’un coup de mousquet. Les soldats ont tout ''fracassé'' dans ce village. Le globe de la terre fut ''fracassé'' par la commotion violente du déluge.
FRACASSÉ, ÉE. part.
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FRACASTOR. s. m. Terme d’Astronomie. C’est le nom que les Astronomes ont donné à la trente-unième des taches de la lune, suivant le catalogue du {{P.|Riccioli}}. Cette trente-unième tache tire son nom du célèbre ''Fracastor'', qui étoit un aussi habile Astronome que Médecin.
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<section begin="FRACTION"/><nowiki />
FRACTION. s. f. ''{{lang|la|Fractio}}''. Rupture, action par laquelle on rompt, on divise quelque chose. En ce sens le mot de ''fraction'' n’a d’usage qu’en quelques phrases consacrées, comme quand on dit, la ''fraction'' de l’Hostie se fait par le Prêtre en trois parties. Le Sauveur ne se fit connoître aux Pélerins d’Emmaüs, que lors de la ''fraction'' du pain, dit {{St.|Luc}}.
{{sc|Fraction}}, en termes d’Arithmétique, est la division de l’unité, ou d’une chose entière en plusieurs parties. Une ''fraction'' est toujours composée de deux nombres, l’un qu’on nomme ''numérateur'', & l’autre ''dénominateur''. On les sépare par une ligne en cette sorte <math>\scriptstyle \frac{29}{60}</math> vingt-neuf soixantièmes, 29 est le numérateur, parcequ’on compte 29 parties d’un tout qu’on suppose divisé en soixante ; 60 est le dénominateur, parceque c’est le nombre qui donne la dénomination à ces parties, qui sont des soixantièmes. Les ''fractions'' décimales, centésimales, &c. sont des frac
FRA 283 tions ou parties d’un tout divisé en dix ou en cent parties. L’usage des fractions décimales est fort aifé, & abrège beaucoup dans les grands calculs. ''Voy.'' Ulac, Brigges & les autres qui ont travaillé sur les logarithmes. Une fraction s’appelle aussi un nombre rompu. Un nombre rompu, ou une fraction, exprime un nombre de parties égales quelconques de l’unité, ou d’un nombre qui est regardé comme l’unité, par rapport à la fraction. On appelle fraction linéaire, celle qui n’a qu’une dimention. Les fractions numériques qui viennent de la division des absolus, embarrassent extrêmement le calcul ; & dans les divisions composées, il devient entièrement impraticable, même aux plus habiles Calculateurs. Il y a une méthode pour les éviter : elle consiste à faire ensorte que le premier nombre du diviseur n’ait pour absolu que l’unité ; car en ce cas il est évident qu’on ne peut avoir de fraction numérique, puisque l’unité, en divisant, ne change rien au dividende. DE LAGNY. Voyez les exemples qu’il donne dans ses Elémens d’Arithmétique & d’Algèbre, L.{{lié}}{{rom-maj|II}}, c.{{lié}}10.
FRACTIONNAIRE. adj. m. & f. Terme d’Arithmétique. Qui appartient aux fractions, & qui contient des fractions. Une quantité fractionnaire, des rapports fractionnaires, un membre d’équation fractionnaire. Une quantité quelconque, qui n’est point frac tionnaire, devient une fraction, étant comparée à l’unité, ce qui n’y change rien ; c’est pourquoi toute quantité qui n’est point fractionnaire, peut être changée en fraction, dont le dénominateur fera telle quantité qu’on voudra. Ainsi ou en multipliant chaque rerme par b. GUINÉE.
+
FRACTURE. s. f. Terme de Chirurgie qui est devenu terme vulgaire. C’est une solution de continuité ou division faite subitement dans les os, par la violence de quelque cause extérieure. Il y a fracture. Ce ne feroit pas parler François, que de dire : il y a rupture. La mocile & la graille de cerf, appliquées extérieurement, font de très-bons rem des pour la goutte scintique & pour les fractures. {{sc|Lemery}}. Les espèces de fractures du crâne font en grand nombre.
{{sc|Dionis}}. Les fractures, de quelque nature qu’elles soient, aussitôt qu’elles font reduites, ont besoin de la saignée, pour empêcher le dépôt sur la partie maltraitée par la dilaceration des fibres. {{sc|Id}}. Les fractures en général se divisent en transversales, en obliques, en longitudinales, & en celles où les os font brifės.
FRACTURE, signifie aussi, rupture avec effort. Fractura. Les voleurs qui entrent en une maison par bris & fracture des portes, méritent la mort. Les Juges ordonnent qu’on entrera dans une maison par bris & fracture de portes, quand on a fait refus de l’ouvrir aux Officiers de Justice pour faire quelque exécution.
On ne dit, ni fracture, ni rupture du traité de paix ; on dit infraction du traité de paix. On dit bien cependant, on en vient a une rupture : la rupture des amis, la rupture des deux Couronnes. {{sc|Bouh}}.
FRACTURÉ, ÉE. adj. Terme de Chirurgie. Il se dit des os où il y a fracture. Ruptus, difruptus, fractus, confractus. Os fracture, crâne fracturé, radius fracturé, &c. Si on ne trépane pas, quand on a le crâne fracturé, on meurt infailliblement. {{sc|Dionis}}. J’apperçus deux grosses confusions sur les pariétaux, j’ouvris la plus grosse, & je trouvai l’os fracture. {{sc|Id}}.
FRAGA. Bourg, avec un château fortifié. Fraga, Flavia Gallica. Il est dans l’Arragon en Espagne, sur une montagne au pied de laquelle passe la rivière de Cinca, à trois lieues de Lérida, du côté du couchant. {{roi|Alphonfe|VII}}, Roi d’Arragon, fut battu à Fraga, & tué par les Maures l’an 1134. Maty dit Fragues ou Fraga ; mais Corneille de l’Isle dans sa Carte d’Espagne, & nous, disons toujours ainsi.
FRAGILE. adj. m. & f. Terme qui, pris dans le Physique, désigne la qualité de certains corps, par laquelle leurs parties se séparent les unes des autres par le moindre choc. Fragilis, imbecillis. Le verre Kk 2<section end="FRACTION"/><noinclude>
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Acélan
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reste une mise en forme mathématique bizarroïde
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<noinclude><pagequality level="3" user="Acélan" />{{nr||FRA — FRA|283}}</noinclude><section begin="FOYER"/>nous porte au mal, c’est le ''foyer'' du péché en acte, ''{{lang|la|in actu secundo}}''.
En termes de Théâtre, on appelle ''foyers'', les salles où les Acteurs, les Actrices & autres gens qui servent au Théâtre, vont se chauffer en hiver. Les ''foyers'' sont derrière, ou à côté du théâtre, & il y a plusieurs poëles pour s’y chauffer plus commodément. On commença la Pièce, alors quelques Gentilshommes qui étoient dans les ''foyers'', coururent se placer pour l’entendre. {{sc|Le Sage}}. Comme j’entrois dans les ''foyers'', Zapata vint à moi. {{sc|Id}}.
{{poem|''Rentrez dans les foyers, songez à commencer.''
{{d|Regnard.|sc}}
''L’Auteur dans les ''foyers'' se fait tenir à quatre.'' {{sc|Id}}.|m=1em}}
<section end="FOYER"/>
{{c3|{{sp|FR}}A.}}
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FRACAS. s. m. Destruction, fracture, rupture faite avec bruit & violence. ''{{lang|la|Fragor}}''. Les bombes qu’on a jettées dans cette ville, y ont fait un horrible ''fracas''. Un canon chargé à cartouches, fait un grand ''fracas'' dans un bataillon.
{{sc|Fracas}}, se dit aussi de tout ce qui se fait avec désordre & avec bruit, quoiqu’il n’y ait rien de détruit. ''{{lang|la|Strepitus, tumultus}}''. Il a fait un ''fracas'' horrible. {{sc|Abl}}. Les loix se taisent pendant le ''fracas'' des armes. ''{{lang|la|Silent leges inter arma}}''. {{sc|Cic}}.
{{poem|''Que le bruit, que le choc, que le ''fracas'' des armes''
{{em|2}}''Retentisse de toutes parts.'' {{sc|Quin}}.|m=1em}}
{{sc|Fracas}}, se dit figurément des choses qui font du bruit & de l’éclat. Ce Seigneur est venu avec un grand train, il fait grand ''fracas'' à la Cour. Quand le Cid parut sur le théâtre, il fit bien du ''fracas'' dans le monde.
{{poem|''J’ai de l’esprit assez pour faire du'' fracas. {{sc|Mol}}.
''Quand on est belle, on a fait bien du'' fracas. {{sc|Bens}}.|m=1em}}
Je laisse à des femmes médiocrement touchées ce ''fracas'' de gémissemens, & cet appareil de tristesse, plus propre à affoiblir la douleur qu’à l’exprimer. {{sc|Com}}. Les hommes vains cherchent à faire du ''fracas'' par quelque action d’éclat ; mais la victoire secrette de leurs passions ne les touche guères. {{sc|S. Evr}}.
<section end="FRACAS"/>
<section begin="FRACASSER"/><nowiki />
FRACASSER. v. a. Briser en plusieurs pièces. ''{{lang|la|Comminuere, frangere}}''. Ce Capitaine eut la tête fracassée d’un coup de mousquet. Les soldats ont tout ''fracassé'' dans ce village. Le globe de la terre fut ''fracassé'' par la commotion violente du déluge.
FRACASSÉ, ÉE. part.
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<section begin="FRACASTOR"/><nowiki />
FRACASTOR. s. m. Terme d’Astronomie. C’est le nom que les Astronomes ont donné à la trente-unième des taches de la lune, suivant le catalogue du {{P.|Riccioli}}. Cette trente-unième tache tire son nom du célèbre ''Fracastor'', qui étoit un aussi habile Astronome que Médecin.
<section end="FRACASTOR"/>
<section begin="FRACTION"/><nowiki />
FRACTION. s. f. ''{{lang|la|Fractio}}''. Rupture, action par laquelle on rompt, on divise quelque chose. En ce sens le mot de ''fraction'' n’a d’usage qu’en quelques phrases consacrées, comme quand on dit, la ''fraction'' de l’Hostie se fait par le Prêtre en trois parties. Le Sauveur ne se fit connoître aux Pélerins d’Emmaüs, que lors de la ''fraction'' du pain, dit {{St.|Luc}}.
{{sc|Fraction}}, en termes d’Arithmétique, est la division de l’unité, ou d’une chose entière en plusieurs parties. Une ''fraction'' est toujours composée de deux nombres, l’un qu’on nomme ''numérateur'', & l’autre ''dénominateur''. On les sépare par une ligne en cette sorte <math>\scriptstyle \frac{29}{60}</math> vingt-neuf soixantièmes, 29 est le numérateur, parcequ’on compte 29 parties d’un tout qu’on suppose divisé en soixante ; 60 est le dénominateur, parceque c’est le nombre qui donne la dénomination à ces parties, qui sont des soixantièmes. Les ''fractions'' décimales, centésimales, &c. sont des ''fractions'' ou parties d’un tout divisé en dix ou en cent parties. L’usage des ''fractions'' décimales est fort aisé, & abrège beaucoup dans les grands calculs. ''Voy.'' Ulac, Brigges & les autres qui ont travaillé sur les logarithmes. Une ''fraction'' s’appelle aussi un nombre rompu. Un nombre rompu, ou une ''fraction'', exprime un nombre de parties égales quelconques de l’unité, ou d’un nombre qui est regardé comme l’unité, par rapport à la ''fraction''. On appelle ''fraction'' linéaire, celle qui n’a qu’une dimension. Les ''fractions'' numériques qui viennent de la division des absolus, embarrassent extrêmement le calcul ; & dans les divisions composées, il devient entièrement impraticable, même aux plus habiles Calculateurs. Il y a une méthode pour les éviter : elle consiste à faire ensorte que le premier nombre du diviseur n’ait pour absolu que l’unité ; car en ce cas il est évident qu’on ne peut avoir de ''fraction'' numérique, puisque l’unité, en divisant, ne change rien au dividende. {{sc|De Lagny}}. ''Voyez'' les exemples qu’il donne dans ses Elémens d’Arithmétique & d’Algèbre, ''L.{{lié}}{{rom-maj|II}}, c.{{lié}}10.''
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FRACTIONNAIRE. adj. m. & f. Terme d’Arithmétique. Qui appartient aux fractions, & qui contient des fractions. Une quantité ''fractionnaire'', des rapports ''fractionnaires'', un membre d’équation ''fractionnaire''. Une quantité quelconque, qui n’est point ''fractionnaire'', devient une fraction, étant comparée à l’unité, ce qui n’y change rien ; c’est pourquoi toute quantité qui n’est point ''fractionnaire'', peut être changée en fraction, dont le dénominateur sera telle quantité qu’on voudra. Ainsi ''a'' ou <math>\scriptstyle \frac{a}{1} = \frac {ab}{b}</math> en multipliant chaque terme par ''b''. {{sc|Guinée}}.
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<section begin="FRACTURE"/><nowiki />
☞ FRACTURE. s. f. Terme de Chirurgie qui est devenu terme vulgaire. C’est une solution de continuité ou division faite subitement dans les os, par la violence de quelque cause extérieure. Il y a ''fracture''. Ce ne seroit pas parler François, que de dire : il y a rupture. La moëlle & la graisse de cerf, appliquées extérieurement, sont de très-bons remèdes pour la goutte sciatique & pour les ''fractures''. {{sc|Lémery}}. Les espèces de ''fractures'' du crâne sont en grand nombre. {{sc|Dionis}}. Les ''fractures'', de quelque nature qu’elles soient, aussitôt qu’elles sont réduites, ont besoin de la saignée, pour empêcher le dépôt sur la partie maltraitée par la dilacération des fibres. {{sc|Id}}. Les ''fractures'' en général se divisent en ''transversales'', en ''obliques'', en ''longitudinales'', & en celles où les os sont brisés.
{{sc|Fracture}}, signifie aussi, rupture avec effort. ''{{lang|la|Fractura}}''. Les voleurs qui entrent en une maison par bris & ''fracture'' des portes, méritent la mort. Les Juges ordonnent qu’on entrera dans une maison par bris & ''fracture'' de portes, quand on a fait refus de l’ouvrir aux Officiers de Justice pour faire quelque exécution.
On ne dit, ni ''fracture'', ni ''rupture'' du traité de paix ; on dit ''infraction'' du traité de paix. On dit bien cependant, on en vient à une ''rupture :'' la ''rupture'' des amis, la ''rupture'' des deux Couronnes. {{sc|Bouh}}.
<section end="FRACTURE"/>
<section begin="FRACTURÉ"/><nowiki />
FRACTURÉ, ÉE. adj. Terme de Chirurgie. Il se dit des os où il y a fracture. ''{{lang|la|Ruptus, disruptus, fractus, confractus}}''. Os ''fracturé'', crâne ''fracturé'', radius ''fracturé'', &c. Si on ne trépane pas, quand on a le crâne ''fracturé'', on meurt infailliblement. {{sc|Dionis}}. J’apperçus deux grosses contusions sur les pariétaux, j’ouvris la plus grosse, & je trouvai l’os ''fracturé''. {{sc|Id}}.
<section end="FRACTURÉ"/>
<section begin="FRAGA"/><nowiki />
FRAGA. Bourg, avec un château fortifié. ''{{lang|la|Fraga, Flavia Gallica}}''. Il est dans l’Arragon en Espagne, sur une montagne au pied de laquelle passe la rivière de Cinca, à trois lieues de Lérida, du côté du couchant. {{roi|Alphonse|VII}}, Roi d’Arragon, fut battu à ''Fraga'', & tué par les Maures l’an 1134. Maty dit ''Fragues'' ou ''Fraga ;'' mais Corneille de l’Isle dans sa Carte d’Espagne, & nous, disons toujours ainsi.
<section end="FRAGA"/>
<section begin="FRAGILE"/><nowiki />
☞ FRAGILE. adj. m. & f. Terme qui, pris dans le Physique, désigne la qualité de certains corps, par laquelle leurs parties se séparent les unes des autres par le moindre choc. ''{{lang|la|Fragilis, imbecillis}}''. Le verre<section end="FRAGILE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>quand les Eſpagnols ſont les maîtres ils
pardonnent d’autant moins, qu’ils ne
pouvoient ignorer les cruautés que les
Aventuriers exercent envers leurs compatriotes.
On tint donc conſeil, & on réſolut
de demander toujours la rançon de la
ville de ''Marecaye'', ſauf à capituler
quand ce viendroit à paſſer ''la Barre''.
Pour cet effet on envoya deux Eſpagnols,
à qui on fit entendre qu’il falloit
vingt mille écus pour la rançon de la
ville, ou qu’on la brûleroit, ſans que
les navires qui étoient à ''la Barre'' puſſent
l’empêcher ; parce que s’ils vouloient
l’entreprendre, Morgan feroit paſſer au
fil de l’épée tous ceux qu’il avoit entre
ſes mains.
Cette réſolution effraya de telle ſorte
ceux qu’on avoit retenus, & qui étoient
tous gens de conſidération, qu’ils donnèrent
ordre aux envoyés pour la rançon,
de prier ceux qui étoient à ''la Barre''
de laiſſer paſſer la flotte de Morgan ;
parce qu’autrement ils étoient en danger
de perdre la vie, ou la liberté. Deux
jours après ces envoyés revinrent, &
rapportèrent une lettre de Dom Alonſe
pour Morgan ; elle étoit conçue en ces
termes.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/86
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
<i>Nos alliés & nos voiſins m’ayant
donné avis que vous aviez eu la hardieſſe,
nonobſtant la paix & la forte amitié qui
eſt entre le roi d’Angleterre & Sa Majeſté
catholique le roi d’Eſpagne mon
maître, d’entrer dans le lac de Marecaye,
pour y faire des hoſtilités, piller
ſes ſujets, & enfin les rançonner ; j’ai
cru qu’il étoit de mon devoir de venir au
plutôt pour y remédier. C’eſt pourquoi je
me ſuis emparé d’une Redoute à l’entrée
du lac, que vous aviez priſe ſur des gens
lâches & efféminés ; & l’ayant remiſe
en état de défenſe ; je prétends avec les
navires que j’ai ici, vous faire rentrer
en vous-même, & vous punir de votre
témérité. Cependant ſi vous voulez rendre
tout ce que vous avez pris, l’or,
l’argent, les joyaux, les priſonniers &
les eſclaves, & toutes les marchandiſes ;
je vous laiſſerai paſſer pour retourner
dans votre pays. Mais ſi vous refuſez la
vie que je vous donne, 8 que je ne devrais
pas vous donner, je monterai juſqu’où
vous êtes, & vous ferai tous paſſer
au fil de l’épée. Voilà ma dernière réſolution,
voyez ce que vous avez à faire,
n’irritez pas ma patience abuſant de ma
bonté ; j’ai de vaillans ſoldats, qui ne
reſpirent qu’à ſe venger des cruautés que</i><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><i>vous faites tous les jours injuſtement reſſentir
à la nation Eſpagnole.</i>
{{d|D. Alonſe Del Campo d’Eſpinoſa.|fs=85%}}
{{il|2}}
{{d|Du navire nommé la Magdelaine,<br/>mouillé à l’embouchure du lac<br/>de Marecaye, le 24 avril 1669.|fs=85%}}
{{il|2}}
Outre cela, Dom Alonſe avoit donné
ordre au porteur de ſa lettre, de dire
de ſa part à Morgan, que la monnoie
dont on paieroit la rançon qu’il prétendoit,
ne ſeroit que de boulets de canon,
& que dans peu il viendroit lui-même
en perſonne la payer de cette
monnoie.
Sur le champ Morgan aſſembla ſes
Flibuſtiers, & leur ayant fait lire publiquement
la lettre en Anglois & en
François, il demanda leur avis. Tous
répondirent unanimement, qu’il ne falloit
pas s’effrayer de ces rodomontades
Eſpagnoles ; que pour eux ils étoient {{Nld|Réſolution des Aventuriers.}}
réſolus de ſe battre juſqu’à l’extrémité,
plutôt que de rendre ce qu’ils avoient
pris.
Un Anglois de la troupe dit, que lui
douzième il ſe faiſoit fort de faire périr
le plus grand navire, qu’on croyoit
au moins de 48 pièces de canon, à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/88
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>l’apparence qu’il avoit, quoique le plus
grand des leurs ne fût monté que de
quatorze pièces. Néanmoins Morgan
voulut voir s’il ne pourroit point compoſer
avec les Eſpagnols ; il envoya un
homme de cette nation à Dom Alonſe,
avec les propoſitions ſuivantes :
Qu’il quitteroit ''Marecaye'' ſans y faire
aucun tort & ſans demander rançon ;
qu’il rendroit tous les priſonniers avec
la moitié des eſclaves fans en rien prétendre.
Que la rançon de ''Gibraltar'' n’étant
pas encore payée, il rendroit les otages
ſans rançon ni pour le bourg ni pour
eux.
Dom Alonſe, bien loin d’accorder
ces propoſitions, ne voulut pas ſeulement
en entendre la lecture. Alors
Morgan & les gens s’obſtinèrent, &
déterminèrent à ſe bien défendre, quoiqu’il
n’y eût guères d’apparence, parce
que les forces Eſpagnoles étoient ſans
comparaiſon ſupérieures aux leurs, &
qu’ils ne pouvoient en aucune manière
échapper, le paſſage étant étroit, &
bien gardé.
Cet homme qui avoit fait la propoſition
dont nous avons parlé, l’exécuta.
J’ai dit qu’on avoit pris un navire dans<noinclude>
<references/></noinclude>
scxg0lxhbos1p4ovmtchp9ol4qtt6s9
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/89
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>la rivière des Eſpines : on en fit un {{Nld|Stratagème d’un Aventurier.}}
brûlot, on remplit le fond de feuillages
trempés dans du goudron, qu’on trouve
en aſſez grande quantité dans la ville,
Tout le monde y travailla d’une telle
force qu’en huit jours il fut en état de
faire effet, n’y manquant rien de ce
qu’un brûlot doit avoir.
Mais afin de tromper les Eſpagnols,
& de déguiſer ce navire, on y avoit
fait des ſabors, auxquels on avoit poſé
pluſieurS pièces de bois creuſes, qui
paroiſſoient comme du canon. De plus
on avoit mis ſur des bâtons des bonnets
pour y {{Corr|faite|faire}} paroître beaucoup
de monde. Morgan même fit arborer
ſon pavillon d’amiral ſur ce vaiſſeau.
Tous les autres étoient bien diſposés
à ſe battre.
Cet équipage ainſi préparé, Morgan
deſcendit de ''Maracaïbo'', à l’entrée
du ''Lagon'' & alla mouiller à la portée
du canon des vaiſſeaux Eſpagnols qu’on
auroit pris pour des châteaux au prix
de ceux des Aventuriers, qui ne ſembloient
que des barques de pêcheurs.
Ils demeurèrent là juſqu’au lendemain
matin.
Le plus grand navire Eſpagnol
mouilloit au milieu du canal, qui n’eſt<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>la rivière des Eſpines : on en fit un {{Nld|Stratagème d’un Aventurier.}}
brûlot, on remplit le fond de feuillages
trempés dans du goudron, qu’on trouve
en aſſez grande quantité dans la ville,
Tout le monde y travailla d’une telle
force qu’en huit jours il fut en état de
faire effet, n’y manquant rien de ce
qu’un brûlot doit avoir.
Mais afin de tromper les Eſpagnols,
& de déguiſer ce navire, on y avoit
fait des ſabors, auxquels on avoit poſé
pluſieurs pièces de bois creuſes, qui
paroiſſoient comme du canon. De plus
on avoit mis ſur des bâtons des bonnets
pour y {{Corr|faite|faire}} paroître beaucoup
de monde. Morgan même fit arborer
ſon pavillon d’amiral ſur ce vaiſſeau.
Tous les autres étoient bien diſposés
à ſe battre.
Cet équipage ainſi préparé, Morgan
deſcendit de ''Maracaïbo'', à l’entrée
du ''Lagon'' & alla mouiller à la portée
du canon des vaiſſeaux Eſpagnols qu’on
auroit pris pour des châteaux au prix
de ceux des Aventuriers, qui ne ſembloient
que des barques de pêcheurs.
Ils demeurèrent là juſqu’au lendemain
matin.
Le plus grand navire Eſpagnol
mouilloit au milieu du canal, qui n’eſt<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/106
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<section begin="e_final" />L’'''i''' a passé à la tonique dans
{|class=std
|tot[t]i ?||''tẅi''||(tous).
|}{{il}}<section end="e_final" />
<section begin="o_u_final" />{{§|178.}} '''o''' et '''u''' latins tombent en général. Ils persistent comme voyelle d’appui, sous forme d’''ó,'' après certains groupes de consonnes et principalement dans les adjectifs.
{|class=lft
|Ainsi :||pratu||''pra''||(pré) ;
|-
|||lupu||''lok''||(loup) ;
|-
|Mais :||vitru||''veirŏ́''||(verre) ;
|-
|||criblu||''krìblŏ́''||(crible) ;
|-
|||ulmu||''ùrmŏ́''||(ormeau) ;
|-
|||viduu||''vė̩vŏ́''||(veuf) ;
|-
|||vitiu||''vi̩jyŏ́''||(vice) ;
|-
|||-aticu||''-a̩zŏ́''||(-age) ;
|-
|||justu||''jyustŏ́''||(juste) ;
|-
|||vocitu||''wī̩dŏ́''||(vide) ;
|-
|||largu||''la̩rzŏ́''||(large) ;
|-
|||curbu||''kurbŏ́''||(courbe) ;
|-
|||cambiu||''tsāzŏ́''||(change) ;
|-
|||somniu||''ꞓõ{{t|u|80}}zŏ́''||(songe) ;
|-
|||pastor||''paṣŏ́''||(pâtre).
|}
L''''o''' de flexion de la {{1re}} pers. de l’indicatif présent se maintient :
{|class=std
|canto||''tsã{{t|n|80}}tŏ́''||(je chante) ;
|-
|preco||''priyŏ́''||(je prie) ;
|-
|dorm(i)o||''drumŏ́''||(je dors) (§ 414).
|}
Cet ''ŏ́'' final sert à distinguer les genres dans les subst. et les adj. et, dans les verbes, la {{1re}} pers. du singulier.
Cas spéciaux :
{|class=std
|violonator||''violonar{{t|ė|80}}''||(ménétrier) ;
|}<section end="o_u_final" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Rafavannay
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<section begin="o_u_final" />{{§|178.}} '''o''' et '''u''' latins tombent en général. Ils persistent comme voyelle d’appui, sous forme d’''ó,'' après certains groupes de consonnes et principalement dans les adjectifs.
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|Ainsi :||pratu||''pra''||(pré) ;
|-
|||lupu||''lok''||(loup){{erratum|;|, etc.}}
|-
|Mais :||vitru||''veirŏ́''||(verre) ;
|-
|||criblu||''krìblŏ́''||(crible) ;
|-
|||ulmu||''ùrmŏ́''||(ormeau) ;
|-
|||viduu||''vė̩vŏ́''||(veuf) ;
|-
|||vitiu||''vi̩jyŏ́''||(vice) ;
|-
|||-aticu||''-a̩zŏ́''||(-age) ;
|-
|||justu||''jyustŏ́''||(juste) ;
|-
|||vocitu||''wī̩dŏ́''||(vide) ;
|-
|||largu||''la̩rzŏ́''||(large) ;
|-
|||curbu||''kurbŏ́''||(courbe) ;
|-
|||cambiu||''{{erratum|tsāzŏ́|tsàzŏ́}}''||(change) ;
|-
|||somniu||''ꞓõ{{t|u|80}}zŏ́''||(songe) ;
|-
|||pastor||''paṣŏ́''||(pâtre).
|}
L''''o''' de flexion de la {{1re}} pers. de l’indicatif présent se maintient :
{|class=std
|canto||''tsã{{t|n|80}}tŏ́''||(je chante) ;
|-
|preco||''priyŏ́''||(je prie) ;
|-
|dorm(i)o||''drumŏ́''||(je dors) (§ 414).
|}
Cet ''ŏ́'' final sert à distinguer les genres dans les subst. et les adj. et, dans les verbes, la {{1re}} pers. du singulier.
Cas spéciaux :
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|violonator||''violonar{{t|ė|80}}''||(ménétrier) ;
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/90
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>pas fort large ; les deux autres étoient
au-deſſous de lui. Ce navire que les
Aventuriers avoient fait en brûlot, alla
ranger l’amiral des Eſpagnols ſans tirer
un coup, car il n’avoit point de
canon. L’autre croyant que c’étoit un
navire plein de monde qui le venoit
aborder, ne voulut pas tirer non plus
qu’il ne fût près. Cependant le brûlot
l’accrocha.
{{Nlg|Succès d’un brûlot.|left}}Dom Alonſe s’en appercevant, envoya
du monde dedans pour couper les
mâts, & les Anglois y mirent le feu
lorſqu’il fut bien accroché & rempli
d’Eſpagnols. En un moment on vit ces
deux vaiſſeaux en feu, & Dom Alonſe
n’eut que le temps de ſe jetter à corps
perdu dans ſa chaloupe, & de ſe ſauver
à terre.
Dès que ce vaiſſeau fut enflâmé, on
courut aux autres, on en aborda un
qu’on fit bientôt rendre ; & l’autre,
qui étoit le dernier, coupa promptement
ſes câbles, & fut emporté par
le courant ſous le fort, où il fut conſumé
avant qu’on pût être à lui ; de manière
qu’en moins de deux heures il y eut
bien du changement.
{{Nlg|Avantage des Aventuriers.|left}}Les Aventuriers voyant que les Eſpagnols
avoient du déſavantage, mi-<noinclude>
<references/></noinclude>
7yqdwsq36pylvwnn30v5ofspg3il6z2
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/91
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>rent auſſi-tôt du monde à terre pour aller
prendre le fort ; mais n’ayant point
d’échelles pour l’eſcalader, ils trouvèrent
tant de réſiſtance, qu’ils furent
contraints de ſe rembarquer, après
avoir perdu plus de trente hommes,
ſans compter les bleſſés ; car ils avoient
pris les navires ſans perdre un ſeul
homme.
On ſauva quelques Eſpagnols du
grand navire qui étoient à l’eau, &
on fut d’eux toutes les forces de Dom
Alonſe. Ils dirent qu’il étoit dans le
deſſein de paſſer tout au fil de l’épée,
& que pour cela il avoit fait faire ſerment
à ſes gens, confirmé par la confeſſion
& communion, de ne point
donner de quartier à qui que ce fût. Ils
ajoûtèrent que ſon grand navire étoit
monté de trente-huit pièces de canon,
de douze berges de fonte, & de trois
cens cinquante hommes ; que le ſecond
navire, nommé le Saint Louis, étoit
monté de vingt-ſix pièces de canon, de
huit berges de fonte, & de deux cens
hommes ; qu’enfin le troiſième, qui ſe
nommoit la Marquiſe, avoit quatorze
pièces de canon, huit berges de fonte,
& cent cinquante hommes. Ce dernier
ſe nommoit la Marquiſe, parce que le<noinclude>
<references/></noinclude>
j64qlvls31zcst0gmb7nw20l0mc2dlz
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/92
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>marquis de Coaquin l’avoit fait bâtir
pour aller en courſe, & que ſes armes
étoient derrière. Les Eſpagnols l’avoient
acheté des Malouins à Cadix. Ce
fut celui-là que les Aventuriers prirent.
Le Saint Louis fut brûlé par les Eſpagnols
mêmes, qui avoient peur que les
Aventuriers ne le priſſent auſſi.
Outre tout cela ils firent entendre
qu’il y avoir quatre-vingts hommes dans
le fort, avec quatorze pièces de canon ;
que Dom Alonſe étoit contre-amiral
d’une Eſcadre que le roi d’Eſpagne
avoit envoyée dans les Indes, dont Auguſtin
de Goſto étoit chef ; que celui-ci
ayant ordonné à l’autre de croiſer le
long de la côte, avoit rencontré un
bâtiment Hollandois venant de ''Curaçao'',
qui lui avoit appris que Morgan étoit
entré dans la baie de ''Marecaïbo'', &
qu’auſſi-tôt il avoir mandé du ſecours ;
enfin ils dépoſèrent qu’il y avoir trente-ſix
mille écus dans le grand navire.
{{Nlg|Morgan victorieux retourne à Marecaye.|left}}Morgan ſe voyant ainſi victorieux,
retourna avec ſa flotte à ''Marecaye'', &
laiſſa un petit vaiſſeau à l’embouchure
du Lagon, pour obſerver ce que feroit
Dom Alonſe, & pour garder le fond du
grand navire qui étoit échoué ; car il
eſpéroit pêcher cet argent dont on ve-<noinclude>
<references/></noinclude>
cbejqmy62tus2q11qgtve3xrb4tmh62
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/93
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>noit de lui dire qu’il étoit chargé. En
effet on y plongea, & on tira bien tant
en vaiſſelle qu’en piaſtres deux mille livres
d’argent à demi fondu, & en morceaux.
Morgan étant arrivé à ''Marecaye'', fit
ſavoir que ſi on ne lui apportoit dans
huit jours la rançon de la ville, il la
brûleroit ; outre cela il demanda cinq
cens vaches pour ſa flotte, que les Eſpagnols
amenèrent dans deux jours, &
ils payèrent la rançon dans le temps
qu’on leur avoir preſcrit.
Les Aventuriers tuèrent ces vaches
& en ſalèrent la viande, qui fut embarquée
pour la proviſion des vaiſſeaux
qu’on raccommoda ; ce qui dura encore
quinze jours, que les Eſpagnols trouveront
bien ennuyeux. Morgan deſcendit
enſuite pour ſortir du lac. Quand
il fut proche de Dom Alonſe, il envoya
un Eſpagnol lui demander paſſage,
offrant de rendre les priſonniers
ſans leur faire aucun mal, ſinon qu’il
paſſeroit malgré lui ; mais qu’auſſi il attacheroit
tous les priſonniers aux cordages
de ſes vaiſſeaux, les expoſeroit à
leurs coups, & qu’étant paſſé il feroit
jetter dans l’eau ceux qui n’auroient
pas été tués.<noinclude>
<references/></noinclude>
qdluy5sbq7r8a42otmr8rcd5sv165p1
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/94
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
Nonobſtant cela Dom Alonſe refuſa
le paſſage, diſant qu’il ne ſe ſoucioit
point des priſonniers, Morgan de ſon
côté ne voulut point riſquer ſon monde
pour prendre ce fort, & réſolut de paſſer
par quelque ſtratagème.
Cependant il fallut partager le butin,
on trouva que le comptant, tant en argent
rompu qu’en autres joyaux, montoit
à 2500 piaſtres, ſans y comprendre
les marchandiſes de toiles & les
étoffes de ſoye. On fit avant de partager,
les cérémonies ordinaires ; c’eſt-à-dire,
le ſerment de fidélité, qu’on n’avoit
rien retenu. Morgan commença le
premier, & fut ſuivi de tous les autres.
Huit jours ſe paſſèrent dans ce partage,
que Don Alonſe voyoit de ſon fort avec
bien du dépit.
Après cela il fut queſtion de ſortir,
& pour en venir à bout on fit de
grands préparatifs pour l’attaque du
fort, comme ſi on l’eût voulu prendre.
{{Nlg|Ruſe de Morgan pour paſſer.|left}}On mit un bon nombre d’aventuriers
choiſis avec leurs armes & leurs drapeaux
dans des canots qui deſcendirent
à terre. Lorſque ceux-ci furent à couvert
des arbres, ſans que ceux du fort
puſſent les appercevoir, ils ſe couchèrent
à bas, & revinrent preſque en rampant
à leur bord.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
Dom Alonſe crut que les Aventuriers
vouloient tenter encore une fois la priſe
du fort, & pour l’empêcher il fit mettre
la plus grande partie de ſon canon
ſur la Redoute du côté de terre. Cependant
les Aventuriers avoient préparé
leurs vaiſſeaux pour paſſer la nuit au
clair de la lune. Ils étoient tous couchés
ſur le tillac, & quelques-uns
étoient deſtinés en bas pour boucher
les ouvertures qui pourroient être faites
par les boulets de canon. Ce fut ainſi
que les Aventuriers paſſèrent malgré
Dom Alonſe, qui en fut au déſeſpoir ;
car il croyoit en prendre quelqu’un qui
auroit payé bien cher la perte qu’il avoit
faite.
Les Aventuriers étant paſſés, mirent {{Nld|Priſonniers renvoyés.}}
les priſonniers dans une barque qu’ils
envoyèrent à Dom Alonſe ſans leur faire
aucun mal, & ils prirent la route pour
ſortir de la baie de ''Venezuela'' ou ''Marecaye''
où ils l’avoient échappé belle.
Le même jour la flotte fut ſurpriſe d’un
mauvais temps, les vaiſſeaux ne valoient
pas grand’choſe ; en ſorte qu’on
avoit peine à les tenir ſur l’eau, & qu’ils
furent tous en danger de périr. Malheureuſement
pour moi je me rencontrai
dans un des plus mauvais.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
Je ſuis ſûr qu’il y en a beaucoup qui
font des vœux au ciel, & qui ne ſe ſont
jamais trouvés dans une peine égale à
la nôtre ; nous avions perdu nos ancres
& nos voiles, & le vent étoit ſi furieux,
qu’il ne nous permettoit pas d’en mettre
{{Nlg|Extrême danger des Aventuriers.|left}}d’autres. Il falloit ſans ceſſe vuider
l’eau avec des pompes, & ſe ſervir encore
de ſeaux pour la jetter hors du
navire qui ſe ſeroit ouvert, ſi nous ne
l’avions fortement lié avec des cordes.
Cependant le tonnerre & les vagues
nous incommodoient également. Il nous
étoit impoſſible de dormir durant la
nuit, à cauſe de l’incertitude de notre
deſtinée, encore moins durant le jour.
En effet, bien que nous fuſſions accablés
de travail & d’aſſoupiſſement,
nous ne pouvions nous réſoudre à fermer
les yeux à la clarté, que nous étions
ſur le point de perdre pour jamais ; car
enfin il ne nous reſtoit aucune eſpérance
de ſalut. Cette tempête duroit depuis
quatre jours, & il ne nous paroiſſoit
pas qu’elle dût jamais finir. D’un côté
nous n’appercevions que des rochers,
contre leſquels nos vaiffeaux étoient
prêts de ſe briſer à toute heure ; de l’autre
nous enviſagions les Indiens, qui ne
nous auroient pas plus épargné que les<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>Eſpagnols que nous avions derrière
nous ; & par malheur le vent nous pouſſoit
ſans ceſſe contre ces rochers, &
vers les Indiens ; il venoit de l’endroit
où nous voulions aller.
Pour comble de diſgrâces, lorſque le
mauvais temps ceſſa, nous apperçûmes
ſix grands navires qui nous allarmèrent
terriblement. {{Mr.|d’Eſtrées}} qui les {{Nld|Généroſité {{Corr|de de|de}} Monſieur d’Eſtrées.}}
commandoit, nous faiſoit donner la
chaſſe, ſans toutefois nous faire perdre
l’envie de nous bien défendre. Mais
lorſque nous redoutions ſa valeur, nous
éprouvâmes ſa bonté ; car s’étant informé
de nos beſoins, il nous ſecourut généreuſement.
Après cela chacun tira
de ſon côté ; Morgan avec pluſieurs des
ſiens à la Jamaïque, & nous à la côte
de Saint Domingue.
{{il|2}}
[[Image:Histoire des Aventuriers (vign 5).jpg|50px|center]]
{{il|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
azmmywktxq8ifv77n53r5oxuk56z5yw
Auteur:Marguerite Fontes
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{{auteur|contenu=
== Œuvres ==
* Article [[Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire/Rémusat (Mme de)|Rémusat (Mme de)]] in {{l2s|Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire|Buisson - Nouveau dictionnaire de pédagogie et d'instruction primaire, 1911.djvu}}, 1911.
}}
[[Catégorie:Auteurs du Nouveau dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire]]
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|95|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="o_u_final" />
{|class=std
|molator||''molar{{t|ė|80}}''||(gagne-petit) ;
|-
|latro||''lar{{t|ė|80}}''||(voleur),
|}{{SA|ont été assimilés à ''parė, frarė.''}}{{il}}
{{§|179.}} -'''unt''' = ''õ''
{|class=lft
|||vendunt||''vẽ{{t|n|80}}dõ''||(ils vendent).
|-
|Mais||potunt||''p{{t|o|80}}õ̩''||(ils peuvent) (§ 340) ;
|-
|||facunt||''fã''||(ils font) celui-ci d’après
|}{{SA|''ã'' < habent.}}<section end="o_u_final" />
<section begin="hiatus" />{{c|voyelles en hiatus|sc|mt=2em|mb=1em}}
{{§|180.}} L’hiatus s’efface au moyen d’un ''y'' qui est, en général, le résultat d’une diphtongaison.
{|class=std
|pacare||''payĕ''||(payer) ;
|-
|via||''vay{{t|ė|80}}''||(route) ;
|-
|creta||''kra̩ya''||(craie) ;
|-
|locat||''luy{{t|ė|80}}''||(arrange) ;
|-
|cantabat||''tsãta̩y{{t|ė|80}}''||(chantait) ;
|-
|cantata||''tsãtay{{t|ė|80}}''||(chantée) ;
|-
|viva||''vi̩ya''||(vive).
|}
Dans les 3 derniers mots, il s’agit d’une simple épenthèse d’''y.''{{il}}
{{§|181.}} ''w'' fait disparaître l’hiatus entre deux voyelles dont la {{1re}} est une vélaire :
{|class=std
|coda||''ka̩wa''||(queue) ;
|-
|tua||''ta̩wa''||(ta) ;
|-
|aqua||''īwĕ́''||(eau) ;
|-
|audire||''awi''(''r'')||(entendre). On peut placer ici
|-
|babare||''bawa̩''||(baver) dont le '''b''' intervocalique
|}{{SA|s’est résous en ''w.''}}<section end="hiatus" /><noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
[[Image:Histoire des Aventuriers (sep 3).png|500px|center]]
{{AN|LA PRISE DE LA FAMEUSE Ville de Panama, & de tout ſon Iſthme, par Morgan ; avec une deſcription de ce pays, juſqu’au cap Gracia à Dios, & les mœurs de divers Indiens qui y habitent.}}
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE VII}}.}}
{{AN|''Arrivée de Morgan à l’iſle de Saint Domingue, avec ſa flotte. Deſcente en terre ferme''.}}
{{Lettrine|L}}{{sc|a}} proſpérité a coutume de rendre
les hommes hardis à entreprendre,
en ſorte que pour avoir été quelquefois
heureux en des choſes difficiles & ineſpérées,
ils préſument qu’ils le ſeront
toujours ; même je ne ſais par quel
bonheur il arrive qu’ils le ſont ſouvent,
ainſi qu’ils l’ont préſumé. Ce fut dans
cette eſpérance que Morgan forma de
nouveaux deſſeins, qui tendoient à des
entrepriſes plus grandes que les premières,
& elles furent ſuivies d’un ſuccès ſi
avantageux, qu’elles lui donnèrent autant
de gloire, qu’elles imprimèrent de
crainte aux Eſpagnols, qui croyoient
que rien n’étoit impoſſible à ſa valeur.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Jeanne-sans-terre - Les Petits Plats pas cher, avec prix de revient - 1895.pdf/147
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DMontagne en résidence
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DMontagne en résidence" /></noinclude>dans un plat et masquez de la sauce que vous
avez passée au tamis
prix de revient :
Harengs, 50 centimes ; vin blanc, 20 centimes ; bouillon, 15 centimes ; champignons, 20 centimes ; beurre, 25 centimes ; total 1fr.20.
MERLANS A LA ROMAINE
Préparez vos merlans, faites-les mariner à
l’huile avec sel, poivre, ciboules, échalotes
hachés menu, retournez-les plusieurs fois,
passez-les à la mie de pain et grillez-les à feu
vif.
Pondant que les merlans cuisent, mettez dans
une casserole un fort morceau de beurre, un
peu de faine, sel, poivre, cuillère de vinaigre,
un peu de moutarde et une cuillerée de purée
oignons. Liez la sauce sur le feu, dresser vos
merlans sur un plat, saucez-les et servez vivement.
Prix do revient :
Six merlans, 60 centimes ; marinade. 15 centimes<noinclude>
<references/></noinclude>
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DMontagne en résidence
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="DMontagne en résidence" /></noinclude>dans un plat et masquez de la sauce que vous
avez passée au tamis
prix de revient :
Harengs, 50 centimes ; vin blanc, 20 centimes ; bouillon, 15 centimes ; champignons, 20 centimes ; beurre, 25 centimes ; total 1fr.20.
MERLANS {{Corr|A|À}} LA ROMAINE
Préparez vos merlans, faites-les mariner à
l’huile avec sel, poivre, ciboules, échalotes
hachés menu, retournez-les plusieurs fois,
passez-les à la mie de pain et grillez-les à feu
vif.
Pondant que les merlans cuisent, mettez dans
une casserole un fort morceau de beurre, un
peu de faine, sel, poivre, cuillère de vinaigre,
un peu de moutarde et une cuillerée de purée
oignons. Liez la sauce sur le feu, dresser vos
merlans sur un plat, saucez-les et servez vivement.
Prix de revient :
Six merlans, 60 centimes ; marinade. 15 centimes<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/101
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
Cependant il ne voulut point perdre {{Nld|Grande réputation de Morgan ; empreſſement des Aventuriers à le ſuivre.}}
de temps, & penſa à profiter de
l’occaſion pendant que la fortune lui
rioit. Il fit avertir les Aventuriers, tant
François qu’Anglois de la Jamaïque,
de la Tortue & de Saint Domingue, à
deſſein de former une armée conſidérable,
& d’attaquer une place d’importance,
aſſurant que s’il remportoit la
victoire, (ce qu’il eſpéroit) chacun auroit
aſſez de bien pour ſe retirer, & que
pour lui, il ſe flattoit que ce ſeroit ſon
dernier voyage.
À cette propoſition il n’y eut perſonne
qui n’ouvrît les yeux, & ne voulût
ſuivre Morgan ; il ne manquoit que de
vaiſſeaux pour embarquer tout le monde
qui s’empreſſoit de le joindre, & c’étoit
même une faveur de trouver une
place dans ſes navires.
Morgan donna rendez-vous à la
bande du Sud de l’iſle de Saint Domingue,
au ''Port Gongon''.
Les Aventuriers François ne manquèrent
pas de s’y trouver, & bientôt
après ils furent ſuivis de Morgan, qui
montoit le navire Malouin dont j’ai
parlé, nommé le cerf volant, ſur lequel
il avoit mis vingt-quatre pièces de
canon & huit berges de fonte. Ce na-<noinclude>
<references/></noinclude>
kis4weyyh3hx67vvvvmxt825yacbu9j
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/102
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>vire avoir été confiſqué par le gouverneur
de la Jamaïque, ſur le capitaine
à qui il appartenoit, & qui fut bien heureux
d’en être quitte pour cela.
La plus grande partie des Aventuriers
étant aſſemblés, & ſe trouvant au nombre
de ſeize cens hommes & de vingt-quatre
vaiſſeaux, Morgan leur dit qu’il
avoit deſſein de les enrichir en attaquant
une place abondante en toute
ſorte de biens, & en état de défense ;
parce que, diſoit-il, où les Eſpagnols ſe
défendent il y a à prendre. Il leur propoſa,
pendant que l’on donneroit carène
aux vaiſſeaux, de détacher quatre
bâtimens pour aller en terre ferme
faire une deſcente & prendre une place
pour avoir des vivres, comme du
mil, ou bled de Turquie.
Morgan propoſoit ceci, ſachant par
expérience que les Aventuriers avoient
mal réuſſi dans pluſieurs entrepriſes,
faute de vivres, & qu’au lieu d’attaquer
les Eſpagnols dans des lieux forts, en
ne les attaquoit que dans des foibles,
ſeulement pour ravitailler la flotte :
mauvaiſe conduite, qui découvroit
leurs deſſeins, & en empêchoit l’exécution.
Chacun approuva la prévoyance de<noinclude>
<references/></noinclude>
1tliu7klppj26eatr9ukrw0kvc3lboj
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/103
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Jim Bey
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>Morgan, & à l’inſtant on détacha quatre
vaiſſeaux avec quatre cens hommes
pour aller à la rivière de la Hache, ſur
le bord de laquelle il y a une petite place {{Nld|Aventuriers vont chercher des vivres aux environs de Carthagène.}}
nommée ''la Rancheria'', où il ſe fait beaucoup
de maïs pour la ville de ''Carthagène'',
qui n’eſt pas loin de là. On eut en
vue en attaquant cette place, de s’emparer
auſſi des barques qui viennent de
Carthagène pêcher les perles.
Pendant qu’on préparoit les quatre
navires deſtinés pour ce voyage, on
forma les équipages du général de toute
la flotte, & de chaque équipage de
vaiſſeau. On prit certain nombre
d’hommes, juſqu’à ce que le tout raſſemblé
formât un corps de quatre cens
hommes. Cependant les capitaines firent
raccommoder leurs vaiſſeaux, &
envoyèrent une partie des leurs à la
chaſſe, afin que tout le monde fût occupé
à travailler au bien général de la
flotte.
La commodité du lieu où ils alloient
chaſſer étoit grande pour avoir des vivres ;
comme on y trouvoit beaucoup
de ſangliers ſauvages, chaque équipage
pouvoit ſe ſéparer à droite & à gauche
dans le pays qui eſt aſſez étendu,
& ſaler autant de viande qu’il en vou-<noinclude>
<references/></noinclude>
cdiuo2ffnl5xr255j4r6s9fbijq1bpq
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><section begin="s1"/>droit. Ceux qui ne ſçavoient pas chaſſer,
comme les Anglois qui ne ſont
pas fort experts à ce métier, prenoient
un chaſſeur, à qui on donne ordinairement
cent cinquante ou deux cens
piaſtres. Il y a là des François qui ne
font autre choſe, ayant des meutes de
chiens dreſſés à cette chaſſe ; de ſorte
qu’un ſeul chaſſeur peut charger tous
les jours vingt ou trente hommes. Ainſi
chaque équipage Anglois prit un chaſſeur
François aux conditions que j’ai
marquées.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE VIII}}.}}
{{c|''Priſe du Bourg de la Rancheria ſur la rivière de la Hache''.}}
{{Lettrine|L}}{{sc|es}} quatre navires que Morgan
avoit détachés, arrivèrent à la vue
de la rivière de la ''Hache'', ſix jours après
leur départ de l’iſle de ſaint Domingue :
ils furent pris du calme en cet endroit ;
ce qui les fit découvrir par les
Eſpagnols qui ſe mirent auſſitôt en défenſe.
Les uns travaillèrent à faire des
retranchemens, afin d’empêcher les
Aventuriers de ſe mettre à terre ; les<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/108
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<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr|96|{{sc|phonologie - vocalisme}}|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{{§|182.}} La {{1re}} voyelle se change en ''y'' si c’est une palatale, en ''w'' si c’est une labiale :
{|class=std
|pedone||''pyõ''||(ivre) ;
|-
|rotundu||''ryõ''||(rond), par *''reõ'' (§ 156) ;
|-
|betulla||''byòla''||(bouleau) ;
|-
|legumen||''l̮õ''||(légume).
|-
|scutella||''ec̑wĕ̀la''||(écuelle) ;
|-
|sudor||''ꞓwo{{t|u|80}}''||(sueur) ;
|-
|botellu||''bwé''||(boyau) ;
|-
|tutare||''twa̩''||(tuer).
|}{{il}}
{{§|183.}} L’hiatus est à demi effacé par la réunion des voyelles en une diphtongue :
{|class=std
|*catapaucu||''tsaapū''||(lentement) ;
|-
|caballu||''tsăā''||(cheval) ;
|-
|radice||''reis{{t|ė|80}}''||(racine) ;
|-
|pavimentu||''pa{{t|ė|80}}mẽ''||(pavé).
|}{{il}}
{{§|184.}} Une contraction efface complètement l’hiatus :
{|class=std
|rutabulu||''rablo''||(instrument d’agriculture) ;
|-
|labanu ?||''lã''||(planche) ;
|-
|patella||''pé̩la''||(poèle) ;
|-
|aetaticu||''ājyo''||(âge), mot savant ;
|-
|catena||''tse᷑{{t|i|80}}na''||(chaine) ;
|-
|tridente||''tré̃''||(trident) ;
|-
|readmassare||''rėmaꞓa''||(ramasser) ;
|-
|readcaptare||''rėtsĕ̇ta̩''||(racheter) ;
|-
|anteannu||''ãtã''||(l’année passée) ;
|-
|vitellu||''vé{{t|i|80}}''||(veau).
|}<noinclude>
<references/></noinclude>
snq0o1sci6ydy6kdrs71qskrdfexgsq
Page:Lavallaz - Essai sur le patois d'Hérémence, 1899.djvu/109
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Rafavannay
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Rafavannay" />{{nr||{{sc|phonologie - vocalisme}}|97|b=<hr>}}</noinclude><nowiki/>
{{il}}
{{§|185.}} L’hiatus reste :
{|class=acc
|flagellu||''flai''||(fléau),||rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}}||rowspan=2|le '''g''' n’a pas agi sur l’'''a''' de ces mots.
|-
|pagense||''pai''||(pays)
|-
|transversare||''traèꞓa̩''||(traverser)||rowspan=6|{{Accolade|d|6|mince}}||rowspan=6|le '''v''' primaire ou secondaire est tombé relativement tard, § 219.
|-
|tabanu||''taã̩''||(taon)
|-
|nepote||''nĕŏ́''||(neveu)
|-
|navitţa||''naèta''||(navette)
|-
|*levittu||''lĕ́è''(''t'')||(léger)
|-
|juvene||''zŏ́èno''||(jeune)
|}
{|class=lft
|et||rotundu||''ruõ''||(rond) où ''w'' après ''r'' s’articulerait
|}{{SA|difficilement.}}
{{sc|Remarque}} : Il n’est guère possible de donner des raisons bien adéquates du maintien ou de la chute d’une voyelle antétonique, surtout lorsqu’il n’existe aucun texte ancien pour nous renseigner sur la date approximative de la disparition des consonnes. Toutefois il semble résulter de ce chap. que les dentales ('''t''' et '''d''') sont tombées avant les explosives vélaires ('''c''', '''g'''), et celles-ci avant les labiales ('''p''', '''b''', '''v'''). En fait de voyelles, ce sera évidemment a qui résistera le mieux.
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Rafavannay
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{{il}}
{{§|185.}} L’hiatus reste :
{|class=acc
|flagellu||''flai''||(fléau),||rowspan=2|{{Accolade|d|2|mince}}||rowspan=2|le '''g''' n’a pas agi sur l’'''a''' de ces mots.
|-
|pagense||''pai''||(pays)
|-
|transversare||''traèꞓa̩''||(traverser)||rowspan=6|{{Accolade|d|6|mince}}||rowspan=6|le '''v''' primaire ou secondaire est tombé relativement tard, § 219.
|-
|tabanu||''taã̩''||(taon)
|-
|nepote||''nĕŏ́''||(neveu)
|-
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|-
|*levittu||''lĕ́è''(''t'')||(léger)
|-
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|}
{|class=lft
|et||rotundu||''ruõ''||(rond) où ''w'' après ''r'' s’articulerait
|}{{SA|difficilement.}}
{{sc|Remarque}} : Il n’est guère possible de donner des raisons bien adéquates du maintien ou de la chute d’une voyelle antétonique, surtout lorsqu’il n’existe aucun texte ancien pour nous renseigner sur la date approximative de la disparition des consonnes. Toutefois il semble résulter de ce chap. que les dentales ('''t''' et '''d''') sont tombées avant les explosives vélaires ('''c''', '''g'''), et celles-ci avant les labiales ('''p''', '''b''', '''v'''). En fait de voyelles, ce sera évidemment '''a''' qui résistera le mieux.
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<references/></noinclude>
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Page:Pierre-Barthélemy Gheusi, Le Blason - 1933.djvu/25
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Lorlam
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{{c|AVANT-PROPOS|fs=200%}}
{{Interligne|0.5em}}
<i>La première édition de ce livre — devenue introuvable depuis des
années — fut publiée, ily a longtemps, chez Firmin-Didot, sous ce titre :
</i>le Blason Héraldique.<i> Cette singularité appelait une explication. L’auteur,
très jeune alors, la donnait en ces termes :
— « Je n’ai pas voulu, avec ce titre, attirer par un pléonasme
l’attention des archéologues sur un ouvrage essentiellement nouveau.
J’entends reconstituer ici la Science du Blason et l’Art Héraldique des
</i>Hérauts d’Armes<i> féodaux, sans me préoccuper des Blasons successifs qui
en bouleversèrent les principes, depuis la Renaissance jusqu’à l’Empire…
Si cette œuvre doit avoir quelque mérite, il résidera surtout dans les progrès
réalisés, sur des publications en apparence similaires, par une méthode
ingénieuse et les clartés de sa précision. »
Aujourd’hui, armé d’une longue expérience — elle a confirmé les
découvertes capitales de son vénéré Maître, Augustin Tailhades, dont toute
la vie s’est consumée, en province, dans l’étude de l’archéologie médiévale
— l’auteur peut renoncer a une épithète superflue : il n’y a plus désormais,
pour la noble Science des Armoiries, qu’une seule doctrine, capable de survivre
à l’indifférence ou a l’erreur des temps : c’est </i>l’Art Héraldique pur,<i>
celui des blasonneurs français de {{roi|Louis|VII}} le Jeune et des créateurs des
charges officielles de nos premiers Rois d’Armes.
Et nous allons en aborder l’étude avec la certitude de lui apporter
une méthode plus pratique, des Lois Vérifiées et une documentation définitive.</i>
{{Interligne|1.5em}}
{{d|Paris 1932|4}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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<i>La première édition de ce livre — devenue introuvable depuis des
années — fut publiée, ily a longtemps, chez Firmin-Didot, sous ce titre :
</i>le Blason Héraldique.<i> Cette singularité appelait une explication. L’auteur,
très jeune alors, la donnait en ces termes :
— « Je n’ai pas voulu, avec ce titre, attirer par un pléonasme
l’attention des archéologues sur un ouvrage essentiellement nouveau.
J’entends reconstituer ici la Science du Blason et l’Art Héraldique des
</i>Hérauts d’Armes<i> féodaux, sans me préoccuper des Blasons successifs qui
en bouleversèrent les principes, depuis la Renaissance jusqu’à l’Empire…
Si cette œuvre doit avoir quelque mérite, il résidera surtout dans les progrès
réalisés, sur des publications en apparence similaires, par une méthode
ingénieuse et les clartés de sa précision. »
Aujourd’hui, armé d’une longue expérience — elle a confirmé les
découvertes capitales de son vénéré Maître, Augustin Tailhades, dont toute
la vie s’est consumée, en province, dans l’étude de l’archéologie médiévale
— l’auteur peut renoncer a une épithète superflue : il n’y a plus désormais,
pour la noble Science des Armoiries, qu’une seule doctrine, capable de survivre
à l’indifférence ou a l’erreur des temps : c’est </i>l’Art Héraldique pur,<i>
celui des blasonneurs français de {{roi|Louis|VII}} le Jeune et des créateurs des
charges officielles de nos premiers Rois d’Armes.
Et nous allons en aborder l’étude avec la certitude de lui apporter
une méthode plus pratique, des Lois Vérifiées et une documentation définitive.</i>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/115
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{{T3|{{T|'''PREMIÈRE RÉDACTION DU {{Lié|LIVRE II}}, DU {{Lié|LIVRE III}} ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.'''|75}}|VIII}}
{{Séparateur|1}}
{{Bloc|class=bloc-resume|Froissart réside avec Gui de Blois aux bords de la Loire. — Son voyage en Béarn et à Avignon. — Suite de la rédaction des chroniques.}}
{{Séparateur|8|m=2em}}
Cependant le moment n’est pas encore venu où Froissart se retirera dans son canonicat de Chimay. Ses relations avec Gui de Blois se resserrent. Il devient son chapelain et bientôt reprend, avec ses enquêtes, le travail de ses chroniques générales. C’est ainsi qu’il pourra dire que non-seulement il a empris son histoire pour Gui de Blois, mais que c’est aussi pour lui qu’il l’a poursuivie et augmentée.
Gui de Blois ajoutait à ce patronage un légitime sentiment de fierté. Il comprenait que cette œuvre<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/116
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|PREMIÈRE RÉDACTION DU {{Lié|LIVRE II}} ET DU {{Lié|LIVRE III}}|106|}}</noinclude>historique devait ajouter à la gloire de sa maison et contribuer puissamment à la sienne<ref>L’auteur anonyme d’un récit de la bataille de Nicopoli compilé d’après Froissart, qui nous apprend qu’il fut lui-même le petit serviteur de Gui de Blois, s’exprime en ces termes : « Icellui conte Guy avoit grant désir et affection en son vivant que messire Jehan Froissart eust volu ditter ceste ystoire, et lui cousta moult de ses deniers, car on ne peut faire telles besongnes sans grant travail et grant despense. (Ms. du duc d’Arenberg.)</ref>.
Nous rencontrons dans les chroniques de Froissart plus d’un passage qui rappelle le séjour qu’il fit aux bords de la Loire.
« Le chastel de Blois, dit-il, est bel et grant, fort et plantureus et l’un des beaulx du roiaulme de France<ref>{{Lié|Tome XIII}}, {{pg|138}}.</ref>. »
Non loin de la Loire se voyait le château de Montils où Gui de Blois résidait parfois. Notre chroniqueur, si sévère pour les ducs de Milan, ne se doutait point qu’en ces mêmes lieux s’élèverait le redoutable donjon d’un tyran plus astucieux et plus cruel que les Barnabo.
Froissart cite aussi le château, l’abbaye et la forêt de Marcheaunoy. « À Marcheaunoy, dit-il, a une très-bonne et belle abbéie de l’ordre de Cistiaus, » et de plus un château « fort et de belle veue<ref>{{Lié|Tome IX}}, {{pg|279}}.</ref>. » Froissart nomme plusieurs fois dans ses chroniques Guillaume de Saint-Martin qui était capitaine du donjon. C’était à Marcheaunoy que Renaud de Thouars avait proposé au sire de Vertaing une joute que le chroniqueur raconte avec les détails les plus précis<ref>{{Lié|Tome IX}}, {{pg|323}}.
</ref>. Autres souvenirs que Frois-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Mémoires de l’Académie des sciences, Tome 28.djvu/331
104
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Hilarion~frwiki
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Hilarion~frwiki" /></noinclude>{{g|<math>h</math> par}}
{{g|<math>\begin{align}
h&+\left[\left(\frac94e-\frac94\gamma^2e-\frac{3}{32}e^3-\frac{45}{8}ee'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\left(\frac92e-\frac92\gamma^2e-\frac{3}{16}e^3-\frac92ee'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{47}{2}e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{539}{12}e\frac{n'^5}{n^5}\right]\sin(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\\
&+\frac{405}{64}e^2\frac{n'^4}{n^4}\sin2(2h+2g+l-2h'-2g'-2l').
\end{align}</math>}|fs=70%}}
{{c|''Formules qui s’en déduisent.|mt=2em|mb=1em|fs=110%|ff=serif}}
{{g|On remplace|2}}
{{g|<math>\begin{align}
e^2&\text{ par}\\
e^2&+\left(\frac{81}{16}-\frac{81}{4}\gamma^2-\frac{4941}{64}e^2-\frac{405}{16}e'^2+\frac{243}{8}\gamma^4+\frac{4293}{16}\gamma^2e^2+\frac{405}{4}\gamma^2e'^2+\frac{281835}{1024}e^4+\frac{24705}{64}e^2e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&+\left(\frac{81}{4}-81\gamma^2-\frac{2835}{8}e^2-\frac{1863}{16}e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}+\left(\frac{657}{8}-\frac{1665}{4}\gamma^2-\frac{4261772}{256}e^2-\frac{225657}{512}e'^2\right)\frac{n'^6}{n^6}\\
&+\frac{1011}{4}\frac{n'^7}{n^7}+\frac{503349}{1024}\frac{n'^8}{n^8}+\frac{45}{8}\frac{n'^4}{n^4}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\\
+&\left[\left(\frac92e-9\gamma^2e-\frac{39}{16}e^3-\frac{45}{4}ee'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}+\left(9e-18\gamma^2e-\frac{39}{8}e^3-\frac{117}{4}ee'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}\right.\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{55}{2}e\frac{n'^4}{n^4}+\frac{172}{3}e\frac{n'^5}{n^5}\right]\cos(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\\
+&\frac{81}{8}e^2\frac{n'^4}{n^4}\cos2(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\,;
\end{align}</math>|fs=70%}}
{{g|<math>e^2\cos2(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')</math><ref>''Voir'' à la fin de ce chapitre une note dans laquelle se trouve expliqué l’usage de cette formule et des suivantes.</ref> par|fs=70%}}
{{g|<math>\begin{align}
&\left(\frac{81}{16}-\frac{81}{4}\gamma^2-\frac{4941}{64}e^2-\frac{405}{16}e'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}+\left(\frac{81}4-81\gamma^2-\frac{2835}{8}e^2-\frac{1863}{16}e'^2\right)\frac{n'^5}{n^5}+\frac{657}{8}\frac{n'^6}{n^6}+\frac{1011}{4}\frac{n'^7}{n^7}\\
+&\left[\left(\frac92e-9\gamma^2e-\frac{165}{8}e^3-\frac{45}{4}ee'^2+\frac92\gamma^4e+\frac{129}{4}\gamma^2e^3+\frac{45}{2}\gamma^2ee'^2+\frac{933}{128}e^5+\frac{825}{16}e^3e'^2\right)\frac{n'^2}{n^2}\right.\\
&\qquad
+\left(9e-18\gamma^2e-\frac{219}{4}e^3-\frac{117}{4}ee'^2\right)\frac{n'^3}{n^3}+\left(\frac{55}{2}e-94\gamma^2e-\frac{6739}{32}e^3-\frac{8785}{128}ee'^2\right)\frac{n'^4}{n^4}\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad
\left.+\frac{172}{3}e\frac{n'^5}{n^5}-\frac{273745}{2304}e\frac{n'^6}{n^6}+\frac52e\frac{n'^2}{n^2}\cdot\frac{a^2}{a'^2}\right]\cos(2h+2g+l-2h'-2g'-2l')\\
&\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\qquad\scriptstyle\text{Cette formule se continue à la page suivante.}
\end{align}</math>|fs=70%}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/117
104
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||105}}</noinclude>sart se plaît à rappeler : le château avait été bâti par Thibaud de Champagne, le protecteur et l’émule des trouvères<ref>{{Lié|Tome IX}}, {{pg|280}}.</ref>.
Froissart retrouvait aux bords de la Loire plus d’un de ses compatriotes associés comme lui à la fortune de « leur seigneur et maistre. »
Un hainuyer, Happart de Barbançon, était maître des forêts du comté de Blois, et ce fut probablement avec lui que Froissart visita la forêt de Marcheaunoy.
Le châtelain de Blois était Louis de la Gliselle, si souvent cité par Froissart<ref>Louis de la Glisoelle ou de la Gliselle était déjà châtelain de Blois {{Lié|en 1371}}.</ref>, qui était probablement le frère de Jean de la Gliselle, prévôt de Beaumont. {{Lié|En 1385}}, le bailli se nommait Regnaut de Sens, et Froissart loue fort sa prudence et sa sagesse<ref>Le {{Lié|30 août 1397}}, Gui de Blois alors à Beaumont déclara faire remise de certains droits féodaux dûs pour la vente d’une maison à Regnault de Sens, bailli de Blois. (''Archives de Blois.'')</ref>.
À cette époque le comte de Blois avait pour chancelier l’archidiacre de Brabant. L’auteur d’une chronique anonyme liégeoise qui ne le nomme point<ref>{{Lié|Ms. 12000}} de la {{Nec|Bibl.}} de Bourgogne.</ref>, nous apprend que c’était un illustre docteur de l’université de Paris, ami de Pierre d’Ailly. Il avait renoncé à tous ses bénéfices pour se retirer à Rome, et afin de l’en dédommager on lui avait donné l’archidiaconat de Brabant confisqué sur le cardinal d’Aigrefeuille, partisan de {{Roi|Clément|VII}}.
Du moins on nous a conservé le nom de Jean de Chimay, chanoine de {{Nec|Thuin}}, « maistre » des fils bâtards<noinclude>
<references/></noinclude>
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En-tête : n° de page.
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||107}}</noinclude>sart se plaît à rappeler : le château avait été bâti par Thibaud de Champagne, le protecteur et l’émule des trouvères<ref>{{Lié|Tome IX}}, {{pg|280}}.</ref>.
Froissart retrouvait aux bords de la Loire plus d’un de ses compatriotes associés comme lui à la fortune de « leur seigneur et maistre. »
Un hainuyer, Happart de Barbançon, était maître des forêts du comté de Blois, et ce fut probablement avec lui que Froissart visita la forêt de Marcheaunoy.
Le châtelain de Blois était Louis de la Gliselle, si souvent cité par Froissart<ref>Louis de la Glisoelle ou de la Gliselle était déjà châtelain de Blois {{Lié|en 1371}}.</ref>, qui était probablement le frère de Jean de la Gliselle, prévôt de Beaumont. {{Lié|En 1385}}, le bailli se nommait Regnaut de Sens, et Froissart loue fort sa prudence et sa sagesse<ref>Le {{Lié|30 août 1397}}, Gui de Blois alors à Beaumont déclara faire remise de certains droits féodaux dûs pour la vente d’une maison à Regnault de Sens, bailli de Blois. (''Archives de Blois.'')</ref>.
À cette époque le comte de Blois avait pour chancelier l’archidiacre de Brabant. L’auteur d’une chronique anonyme liégeoise qui ne le nomme point<ref>{{Lié|Ms. 12000}} de la {{Nec|Bibl.}} de Bourgogne.</ref>, nous apprend que c’était un illustre docteur de l’université de Paris, ami de Pierre d’Ailly. Il avait renoncé à tous ses bénéfices pour se retirer à Rome, et afin de l’en dédommager on lui avait donné l’archidiaconat de Brabant confisqué sur le cardinal d’Aigrefeuille, partisan de {{Roi|Clément|VII}}.
Du moins on nous a conservé le nom de Jean de Chimay, chanoine de {{Nec|Thuin}}, « maistre » des fils bâtards<noinclude>
<references/></noinclude>
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/9/1/2
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wikitext
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/292
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Acélan
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|284|FRA — FRA}}</noinclude><section begin="FRAGILE"/>est ''fragile''. L’albâtre seroit la plus belle des pierres, si elle n’étoit point molle & ''fragile''.
{{sc|Fragile}}, se dit figurément en Morale, de la fortune, des biens & des grandeurs de ce monde, de tout ce qui peut être facilement détruit. ''{{lang|la|Vanus, periturus}}''. Il ne faut point se fier à des biens ''fragiles'' & périssables. Il y a des gens si pointilleux, qu’il faut toujours être sur ses gardes pour ne pas les blesser, tant leur amitié est ''fragile''. {{sc|S. Evr}}. Les hommes ne devroient faire aucun état de tout ce qui est appuyé sur un fondement aussi branlant & aussi ''fragile'' que leur vie. {{sc|Nic}}. Son amitié est délicate sans être ''fragile''. {{sc|S. Evr}}. Ces richesses sont d’ailleurs si ''fragiles'', que la raison seule devroit s’en défier. {{sc|Roy}}.
Hélas, qu’on a de peine à trouver des Chrétiens, Qui fassent, pour jouir d’une gloire éternelle, Ce que font les pécheurs pour de fragiles biens ! L’ABBE TETU.
FRAGILE, se dit encore en morale, de ce qui est sujet à tomber en faute. Infirmus. On sait que la chair est fragile quelquefois. MoL. La nature est fragile. Esprit fragile. Sexe fragile. Voyez FRAGILITÉ.
FRAGILITÉ. s. f. Terme également employé au propre & au figuré. Fragilitas. Dans le Physique ce ferme exprime la qualité des corps qui se brisent facilement, dont les parties se séparent les unes des autres par le moindre choc. On voit assez que cette qualité ne peut être confondue, ni avec la dureté, ni avec l’élassicité, ni avec la mollesse des corps. ''Voy.'' ces mots. Si l’on pouvoit ôter au verre sa fragilité, il feroit d’un prix inestimable. Dion Caflius & quelques autres Auteurs rapportent qu’un Artisan avoir trouvé le moyen de remédier à la fragilité du verre en le rendant malléable. Bien des gens traitent cette histoire d’apocryphe & de fabuleuse. Pline l’ancien dit, en parlant des verres de cristal, que leur fragilité même leur donne du prix, & qu’on a mis la gloire du luxe à avoir des choses qui pussent tout d’un coup périr entièrement.
Ce mot transporté au figuré, présente la même idée & s’applique aux choses périflables, qui n’ont aucune solidité. La fragilité des choses humaines. La fragilité de la fortune.
On le dit particulièrement en Morale, de la disposition que nous avons à céder aux penchans de la mature, malgré les lumières de la raison. Fragilitas, infirmitas. La fragilité humaine. La fragilité de notre nature. L’âge est un garant plus sûr contre la fragilité du sexe, que les vœux les plus solemnels. S.
EVR. Elle avoit eu pour quelque autre la même fragilité que j’avois être pour elle. {{sc|Bussi}}. Il échappe toujours quelque faute à la fragilité humaine. {{sc|Boss}}. Heureux qui se trouvant trop foible, ou trop tenté, Du monde enfin se débarrasse ! Heureux qui plein de charité, Pour servir le prochain, y conserve sa place ! Diffèrens dans leur vue, égaux en piété, L’un espère tout de la grace, L’autre appréhende tout de sa fragilité.
PAVILLON.
Il ne faut pas confondre la fragilité avec la foiblesse. L’homine fragile, séduit par l’idée du plaisir, entraîné par des passions vives, cède à ses penchans malgré les lumières de sa raison. L’homme foible, incapable de passions fortes, pur automate, le livre aveuglément à des impressions étrangères. Le premier est trop fortement attaqué pour ne pas succomber : il cède à la force. Le second n’oppose aucune résissance : il se laisse aller. L’homme foible fera toujours foible, parce qu’il ne peut être autrement. L’homme fragile peut cesser de l’être, parce qu’il a des principes.
FRAGMENT. s. m. Du Latin fragmentum, qui vient de frangere. Ce mot se dit en général d’une portion d’une chose rompue. On le dit sur-tout des
FRA choses précieuses & rares. Les Antiquaires recherchent curieusement les fragmens des inscriptions des statues & autres monumens de l’antiquité. Les fra gmens d’un vase précieux.
FRAGMENT, se dit figurément des ouvrages, des livres dont il n’est parvenu jusqu’à nous qu’une partie, ainsi que de ceux que l’Auteur n’a pas eu le temps d’achever. Il y a plusieurs grands Auteurs de l’antiquité dont nous n’avons que des fragmens. La seule perversité des mœurs a fait parler jusqu’à nous les fragmens de Pétrone. G. G. Théophile nous a laisse un fragment d’une Histoire comique qu’il n’a pas achevée.
FRAGMENS PRÉCIEUX, en termes de Pharmacie, font les morceaux qui se séparent, qund on taille les hyacinthes, les émeraudes, les faphirs, les grenats & la cornaline. Ces pierres entroient autrefois dans les médicamens. On fait encore aujourd’hui usage des hyacinthes dans la confection d’hyacinthe.
FRAI. s. m. Les œufs des poissons, mêlés avec ce qui les rend féconds, & même le menu poisson qui en est provenu. Piscium ova. On voit sur le bord des étangs du frai des carpes. Il faut remettre ces poissons dans l’eau, ce n’est que du frai. Le frai de grenouilles est leur sperme, ou leurs œufs, qu’on trouve au mois de Mars dans les marais, nageant sur les eaux, dont on fait des distillations qui guésistent plusieurs maladies. Sperma ranarum. Ce n’est autre chose qu’une matière visqueuse, transparente, froide, gluante & chargée de petits œufs. On l’emploie dans la Médecine pour adoucir l’âcreté des humeurs, pour rafraichir, pour humecter.
FRAI, se dit aussi du temps où les poissons déposent leurs œufs. Le temps du frai varie selon les poissons. Ils font plus maigres durant le frai, & ont la chair mollaffe.
{{M.|Lémery}} écrit frais au lieu de frai. Skinner croit que le mot de frai pourroit bien venir du Danois fraade, écume, parce que le frai ressemble à de l’écume, d’autres le dérivent du Grec deer. Ces étymologies font peu vraisemblables : il est bien plus naturel de dire que frai vient de frayer, parce que les poissons ne s’accouplent qu’en frayant. Voyez encore fro au mot FREE.
FRAI, en termes de Monnoies, signifie l’altération, la diminution de poids qui se fait dans les monnoies par une succession de temps, & pour avoir été trop maniées. Attritus. Le Roi a fait une Déclaration portant qu’on recevra les monnoies à six grains près de leur juste poids, quand cette diminution vient de leur frai & maniement.
FRAI des coquillages. Quelques-uns prétendent que le germe de leur coquille s’y trouve renfermé.
FRAI se dit encore du choc de la roue d’un carrosse, ou d’une charrette, ou de l’essieu contre un mur. Ainsi l’on dit qu’il est nécessaire de mettre des bornes le long d’un mur, pour le préserver du frai du bout de l’eflieu.
FRAÎCHEMENT. adv. Frigidule. Avec un frais agréable. Il s’est mis en chemise pour être plus fraichement. Allons dans la salle, nous y ferons plus fraichement.
FRAÎCHEMENT, signifie aussi récemment, depuis peu ; nuper, recens ; & c’est la même chose que frais, adverbe. Du pain fraîchement cuit. Des lettres fraíchement venues. Il est arrivé fraîchement des bords de la Garonne. MAIN. La Cour de Rome venoit tout fraîchement de leur donner faux Espagnols) du chagrin, par un bref, qu’un Moine Portugais avoit obtenu pour les Eglises Episcopales de la nation. L’AB.
REGN.
FRAÎCHEUR. s. f. Douce température de l’air, ni chaud, ni froid, telle que l’impression d’un air légèrement agité, que l’on sent à l’abri des ardeurs du soleil. Frigus opacum, amænum, aer frigidior. Toutes les Caravannes d’Orient reposent le jour, pour marcher à la fraicheur de la nuit. La fraîcheur du vin ternit le verre. Viens goûter la fraîcheur des eaux & des vallons. SAR.<section end="FRAGILE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|284|FRA — FRA}}</noinclude><section begin="FRAGILE"/>est ''fragile''. L’albâtre seroit la plus belle des pierres, si elle n’étoit point molle & ''fragile''.
{{sc|Fragile}}, se dit figurément en Morale, de la fortune, des biens & des grandeurs de ce monde, de tout ce qui peut être facilement détruit. ''{{lang|la|Vanus, periturus}}''. Il ne faut point se fier à des biens ''fragiles'' & périssables. Il y a des gens si pointilleux, qu’il faut toujours être sur ses gardes pour ne pas les blesser, tant leur amitié est ''fragile''. {{sc|S. Evr}}. Les hommes ne devroient faire aucun état de tout ce qui est appuyé sur un fondement aussi branlant & aussi ''fragile'' que leur vie. {{sc|Nic}}. Son amitié est délicate sans être ''fragile''. {{sc|S. Evr}}. Ces richesses sont d’ailleurs si ''fragiles'', que la raison seule devroit s’en défier. {{sc|Roy}}.
{{poem|''Hélas, qu’on a de peine à trouver des Chrétiens,''
''Qui fassent, pour jouir d’une gloire éternelle,''
''Ce que font les pécheurs pour de ''fragiles'' biens !''
{{d|L’abbé Tétu.|sc}}|m=1em}}
☞ {{sc|Fragile}}, se dit encore en morale, de ce qui est sujet à tomber en faute. ''{{lang|la|Infirmus}}''. On sait que la chair est ''fragile'' quelquefois. {{sc|Mol}}. La nature est ''fragile''. Esprit ''fragile''. Sexe ''fragile''. Voyez {{Tr6L|FRAGILITÉ}}.
<section end="FRAGILE"/>
<section begin="FRAGILITÉ"/><nowiki />
FRAGILITÉ. s. f. Terme également employé au propre & au figuré. ''{{lang|la|Fragilitas}}''. Dans le Physique ce terme exprime la qualité des corps qui se brisent facilement, dont les parties se séparent les unes des autres par le moindre choc. On voit assez que cette qualité ne peut être confondue, ni avec la dureté, ni avec l’élasticité, ni avec la mollesse des corps. Voy. ces mots. Si l’on pouvoit ôter au verre sa ''fragilité'', il seroit d’un prix inestimable. Dion Cassius & quelques autres Auteurs rapportent qu’un Artisan avoit trouvé le moyen de remédier à la ''fragilité'' du verre en le rendant malléable. Bien des gens traitent cette histoire d’apocryphe & de fabuleuse. Pline l’ancien dit, en parlant des verres de cristal, que leur ''fragilité'' même leur donne du prix, & qu’on a mis la gloire du luxe à avoir des choses qui pussent tout d’un coup périr entièrement.
☞ Ce mot transporté au figuré, présente la même idée & s’applique aux choses périssables, qui n’ont aucune solidité. La ''fragilité'' des choses humaines. La ''fragilité'' de la fortune.
☞ On le dit particulièrement en Morale, de la disposition que nous avons à céder aux penchans de la nature, malgré les lumières de la raison. ''{{lang|la|Fragilitas, infirmitas}}''. La ''fragilité'' humaine. La ''fragilité'' de notre nature. L’âge est un garant plus sûr contre la ''fragilité'' du sexe, que les vœux les plus solemnels. S.{{lié}}{{sc|Evr}}. Elle avoit eu pour quelque autre la même ''fragilité'' que j’avois eue pour elle. {{sc|Bussi}}. Il échappe toujours quelque faute à la ''fragilité'' humaine. {{sc|Boss}}.
{{poem|''Heureux qui se trouvant trop foible, ou trop tenté,''
{{em|4}}''Du monde enfin se débarrasse !''
{{em|4}}''Heureux qui plein de charité,''
''Pour servir le prochain, y conserve sa place !''
''Différens dans leur vue, égaux en piété,''
{{em|4}}''L’un espère tout de la grace,''
''L’autre appréhende tout de sa'' fragilité.
{{sc|Pavillon.}}|m=1em}}
☞ Il ne faut pas confondre la ''fragilité'' avec la ''foiblesse''. L’homme ''fragile'', séduit par l’idée du plaisir, entraîné par des passions vives, cède à ses penchans malgré les lumières de sa raison. L’homme ''foible'', incapable de passions fortes, pur automate, se livre aveuglément à des impressions étrangères. Le premier est trop fortement attaqué pour ne pas succomber : il cède à la force. Le second n’oppose aucune résistance : il se laisse aller. L’homme ''foible'' sera toujours foible, parce qu’il ne peut être autrement. L’homme ''fragile'' peut cesser de l’être, parce qu’il a des principes.
<section end="FRAGILITÉ"/>
<section begin="FRAGMENT"/><nowiki />
☞ FRAGMENT. s. m. Du Latin ''{{lang|la|fragmentum}}'', qui vient de ''{{lang|la|frangere}}''. Ce mot se dit en général d’une portion d’une chose rompue. On le dit sur-tout des
choses précieuses & rares. Les Antiquaires recherchent curieusement les ''fragmens'' des inscriptions des statues & autres monumens de l’antiquité. Les ''fragmens'' d’un vase précieux.
{{sc|Fragment}}, se dit figurément des ouvrages, des livres dont il n’est parvenu jusqu’à nous qu’une partie, ainsi que de ceux que l’Auteur n’a pas eu le temps d’achever. Il y a plusieurs grands Auteurs de l’antiquité dont nous n’avons que des ''fragmens''. La seule perversité des mœurs a fait passer jusqu’à nous les ''fragmens'' de Pétrone. {{lié|G. G.}} Théophile nous a laisse un ''fragment'' d’une Histoire comique qu’il n’a pas achevée.
{{sc|Fragmens précieux}}, en termes de Pharmacie, sont les morceaux qui se séparent, {{corr|qand|quand}} on taille les hyacinthes, les émeraudes, les faphirs, les grenats & la cornaline. ☞{{lié}}Ces pierres entroient autrefois dans les médicamens. On fait encore aujourd’hui usage des hyacinthes dans la confection d’hyacinthe.
<section end="FRAGMENT"/>
<section begin="FRAI"/><nowiki />
FRAI. s. m. Les œufs des poissons, mêlés avec ce qui les rend féconds, & même le menu poisson qui en est provenu. ''{{lang|la|Piscium ova}}''. On voit sur le bord des étangs du ''frai'' des carpes. Il faut remettre ces poissons dans l’eau, ce n’est que du ''frai''. Le ''frai'' de grenouilles est leur sperme, ou leurs œufs, qu’on trouve au mois de Mars dans les marais, nageant sur les eaux, dont on fait des distillations qui guérissent plusieurs maladies. ''{{lang|la|Sperma ranarum}}''. Ce n’est autre chose qu’une matière visqueuse, transparente, froide, gluante & chargée de petits œufs. On l’emploie dans la Médecine pour adoucir l’âcreté des humeurs, pour rafraîchir, pour humecter.
☞ {{sc|Frai}}, se dit aussi du temps où les poissons déposent leurs œufs. Le temps du ''frai'' varie selon les poissons. Ils sont plus maigres durant le ''frai'', & ont la chair mollasse.
{{M.|Lémery}} écrit ''frais'' au lieu de ''frai''.
Skinner croit que le mot de ''frai'' pourroit bien venir du Danois ''fraade'', écume, parce que le ''frai'' ressemble à de l’écume, d’autres le dérivent du Grec deer. Ces étymologies font peu vraisemblables : il est bien plus naturel de dire que frai vient de frayer, parce que les poissons ne s’accouplent qu’en frayant. Voyez encore fro au mot FREE.
FRAI, en termes de Monnoies, signifie l’altération, la diminution de poids qui se fait dans les monnoies par une succession de temps, & pour avoir été trop maniées. Attritus. Le Roi a fait une Déclaration portant qu’on recevra les monnoies à six grains près de leur juste poids, quand cette diminution vient de leur frai & maniement.
FRAI des coquillages. Quelques-uns prétendent que le germe de leur coquille s’y trouve renfermé.
FRAI se dit encore du choc de la roue d’un carrosse, ou d’une charrette, ou de l’essieu contre un mur. Ainsi l’on dit qu’il est nécessaire de mettre des bornes le long d’un mur, pour le préserver du frai du bout de l’eflieu.
FRAÎCHEMENT. adv. Frigidule. Avec un frais agréable. Il s’est mis en chemise pour être plus fraichement. Allons dans la salle, nous y ferons plus fraichement.
FRAÎCHEMENT, signifie aussi récemment, depuis peu ; nuper, recens ; & c’est la même chose que frais, adverbe. Du pain fraîchement cuit. Des lettres fraíchement venues. Il est arrivé fraîchement des bords de la Garonne. MAIN. La Cour de Rome venoit tout fraîchement de leur donner faux Espagnols) du chagrin, par un bref, qu’un Moine Portugais avoit obtenu pour les Eglises Episcopales de la nation. L’AB.
REGN.
FRAÎCHEUR. s. f. Douce température de l’air, ni chaud, ni froid, telle que l’impression d’un air légèrement agité, que l’on sent à l’abri des ardeurs du soleil. Frigus opacum, amænum, aer frigidior. Toutes les Caravannes d’Orient reposent le jour, pour marcher à la fraicheur de la nuit. La fraîcheur du vin ternit le verre. Viens goûter la fraîcheur des eaux & des vallons. SAR.<section end="FRAI"/><noinclude>
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{{sc|Fragile}}, se dit figurément en Morale, de la fortune, des biens & des grandeurs de ce monde, de tout ce qui peut être facilement détruit. ''{{lang|la|Vanus, periturus}}''. Il ne faut point se fier à des biens ''fragiles'' & périssables. Il y a des gens si pointilleux, qu’il faut toujours être sur ses gardes pour ne pas les blesser, tant leur amitié est ''fragile''. {{sc|S. Evr}}. Les hommes ne devroient faire aucun état de tout ce qui est appuyé sur un fondement aussi branlant & aussi ''fragile'' que leur vie. {{sc|Nic}}. Son amitié est délicate sans être ''fragile''. {{sc|S. Evr}}. Ces richesses sont d’ailleurs si ''fragiles'', que la raison seule devroit s’en défier. {{sc|Roy}}.
{{poem|''Hélas, qu’on a de peine à trouver des Chrétiens,''
''Qui fassent, pour jouir d’une gloire éternelle,''
''Ce que font les pécheurs pour de ''fragiles'' biens !''
{{d|L’abbé Tétu.|sc}}|m=1em}}
☞ {{sc|Fragile}}, se dit encore en morale, de ce qui est sujet à tomber en faute. ''{{lang|la|Infirmus}}''. On sait que la chair est ''fragile'' quelquefois. {{sc|Mol}}. La nature est ''fragile''. Esprit ''fragile''. Sexe ''fragile''. Voyez {{Tr6L|FRAGILITÉ}}.
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FRAGILITÉ. s. f. Terme également employé au propre & au figuré. ''{{lang|la|Fragilitas}}''. Dans le Physique ce terme exprime la qualité des corps qui se brisent facilement, dont les parties se séparent les unes des autres par le moindre choc. On voit assez que cette qualité ne peut être confondue, ni avec la dureté, ni avec l’élasticité, ni avec la mollesse des corps. Voy. ces mots. Si l’on pouvoit ôter au verre sa ''fragilité'', il seroit d’un prix inestimable. Dion Cassius & quelques autres Auteurs rapportent qu’un Artisan avoit trouvé le moyen de remédier à la ''fragilité'' du verre en le rendant malléable. Bien des gens traitent cette histoire d’apocryphe & de fabuleuse. Pline l’ancien dit, en parlant des verres de cristal, que leur ''fragilité'' même leur donne du prix, & qu’on a mis la gloire du luxe à avoir des choses qui pussent tout d’un coup périr entièrement.
☞ Ce mot transporté au figuré, présente la même idée & s’applique aux choses périssables, qui n’ont aucune solidité. La ''fragilité'' des choses humaines. La ''fragilité'' de la fortune.
☞ On le dit particulièrement en Morale, de la disposition que nous avons à céder aux penchans de la nature, malgré les lumières de la raison. ''{{lang|la|Fragilitas, infirmitas}}''. La ''fragilité'' humaine. La ''fragilité'' de notre nature. L’âge est un garant plus sûr contre la ''fragilité'' du sexe, que les vœux les plus solemnels. S.{{lié}}{{sc|Evr}}. Elle avoit eu pour quelque autre la même ''fragilité'' que j’avois eue pour elle. {{sc|Bussi}}. Il échappe toujours quelque faute à la ''fragilité'' humaine. {{sc|Boss}}.
{{poem|''Heureux qui se trouvant trop foible, ou trop tenté,''
{{em|4}}''Du monde enfin se débarrasse !''
{{em|4}}''Heureux qui plein de charité,''
''Pour servir le prochain, y conserve sa place !''
''Différens dans leur vue, égaux en piété,''
{{em|4}}''L’un espère tout de la grace,''
''L’autre appréhende tout de sa'' fragilité.
{{d|Pavillon.|sc}}|m=1em}}
☞ Il ne faut pas confondre la ''fragilité'' avec la ''foiblesse''. L’homme ''fragile'', séduit par l’idée du plaisir, entraîné par des passions vives, cède à ses penchans malgré les lumières de sa raison. L’homme ''foible'', incapable de passions fortes, pur automate, se livre aveuglément à des impressions étrangères. Le premier est trop fortement attaqué pour ne pas succomber : il cède à la force. Le second n’oppose aucune résistance : il se laisse aller. L’homme ''foible'' sera toujours foible, parcequ’il ne peut être autrement. L’homme ''fragile'' peut cesser de l’être, parcequ’il a des principes.
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☞ FRAGMENT. s. m. Du Latin ''{{lang|la|fragmentum}}'', qui vient de ''{{lang|la|frangere}}''. Ce mot se dit en général d’une portion d’une chose rompue. On le dit sur-tout des
choses précieuses & rares. Les Antiquaires recherchent curieusement les ''fragmens'' des inscriptions des statues & autres monumens de l’antiquité. Les ''fragmens'' d’un vase précieux.
{{sc|Fragment}}, se dit figurément des ouvrages, des livres dont il n’est parvenu jusqu’à nous qu’une partie, ainsi que de ceux que l’Auteur n’a pas eu le temps d’achever. Il y a plusieurs grands Auteurs de l’antiquité dont nous n’avons que des ''fragmens''. La seule perversité des mœurs a fait passer jusqu’à nous les ''fragmens'' de Pétrone. {{lié|G. G.}} Théophile nous a laisse un ''fragment'' d’une Histoire comique qu’il n’a pas achevée.
{{sc|Fragmens précieux}}, en termes de Pharmacie, sont les morceaux qui se séparent, {{corr|qand|quand}} on taille les hyacinthes, les émeraudes, les faphirs, les grenats & la cornaline. ☞{{lié}}Ces pierres entroient autrefois dans les médicamens. On fait encore aujourd’hui usage des hyacinthes dans la confection d’hyacinthe.
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<section begin="FRAI"/><nowiki />
FRAI. s. m. Les œufs des poissons, mêlés avec ce qui les rend féconds, & même le menu poisson qui en est provenu. ''{{lang|la|Piscium ova}}''. On voit sur le bord des étangs du ''frai'' des carpes. Il faut remettre ces poissons dans l’eau, ce n’est que du ''frai''. Le ''frai'' de grenouilles est leur sperme, ou leurs œufs, qu’on trouve au mois de Mars dans les marais, nageant sur les eaux, dont on fait des distillations qui guérissent plusieurs maladies. ''{{lang|la|Sperma ranarum}}''. Ce n’est autre chose qu’une matière visqueuse, transparente, froide, gluante & chargée de petits œufs. On l’emploie dans la Médecine pour adoucir l’âcreté des humeurs, pour rafraîchir, pour humecter.
☞ {{sc|Frai}}, se dit aussi du temps où les poissons déposent leurs œufs. Le temps du ''frai'' varie selon les poissons. Ils sont plus maigres durant le ''frai'', & ont la chair mollasse.
{{M.|Lémery}} écrit ''frais'' au lieu de ''frai''.
Skinner croit que le mot de ''frai'' pourroit bien venir du Danois ''fraade'', écume, parceque le ''frai'' ressemble à de l’écume, d’autres le dérivent du Grec {{lang|grc|ἀφρός}}. Ces étymologies sont peu vraisemblables : il est bien plus naturel de dire que ''frai'' vient de frayer, parceque les poissons ne s’accouplent qu’en frayant. ''Voyez'' encore ''fro'' au mot {{Tr6L|FRÉE}}.
{{sc|Frai}}, en termes de Monnoies, signifie l’altération, la diminution de poids qui se fait dans les monnoies par une succession de temps, & pour avoir été trop maniées. ''{{lang|la|Attritus}}''. Le Roi a fait une Déclaration portant qu’on recevra les monnoies à six grains près de leur juste poids, quand cette diminution vient de leur ''frai'' & maniement.
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/9/1/3
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Essai sur le patois d'Hérémence/2/10
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/118
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|PREMIÈRE RÉDACTION DU {{Lié|LIVRE II}} ET DU {{Lié|LIVRE III}}|108|}}</noinclude>du comte de Blois. Il avait continué la traduction de la Bible, commencée par l’ordre du roi Jean, et on lui devait de plus « les estoires de Jules César translatées en roman. » Là aussi il y avait de merveilleux récits où le courage et la persévérance domptaient la fortune, et Jean de Chimay était peut-être l’hôte de Froissart quand il écrivait dans son prologue : « Bien est drois que li fait soient en tel manière raconté que tous li haut homme ki terre ont à garder et à gouverner, pour ce qu’il se maintiègnent mieus en gentillèce et en toutes bontés, y prègnent example et ensaingnement<ref>{{Lié|Ms. 15700}} de la {{Nec|Bibl.}} de Bourgogne.</ref>. »
Au mois {{Lié|d’août 1386}}, Gui de Blois se rendit à Bourges où l’on célébra le mariage de son fils et de Marie de Berry. Froissart y assista.
Ce fut sans doute alors qu’il s’arrêta au château de Meun-sur-Yèvre « ung moult bel chastel, lequel le duc de Berry avoit fait nouvellement édiffier, et encores y faisoit-il ouvrer tous les jours<ref>{{Lié|Tome XIII}}, {{pg|91}}.</ref>. » Là s’illustrait en œuvres de taille et de peinture un artiste du Hainaut nommé André Beau-Nepveu, qui passait pour être sans égal en France comme en Angleterre<ref>{{Lié|Tome XIV}}, {{pg|197}}.</ref>. Peut-être visita-t-il vers la même époque la tour de Bois-sire-Amé près de Bourges, qu’habitait Jacques Trousseau. Celui-ci était vraisemblablement le fils de Jean Trousseau qui avait traduit {{Lié|en 1372}} pour le duc Jean de Berry le livre de Sénèque : ''Des quatre principales vertus''<ref>{{Nec|Bibl. nat.}} de Paris, ms. {{n°|190}},</ref>.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Molière - Théâtre complet, 1922, tome01.djvu/298
104
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>ce que nous avons pu leur dire ? Et ne m’avouerez-vous
pas enfin que, quand nous aurions été les dernières
personnes du monde, on ne pouvait nous faire
pis qu’elles ont fait ?
{{Personnage|DU CROISY.}} Il me semble que vous prenez la chose
fort à cœur.
{{Personnage|LA GRANGE.}} Sans doute, je l’y prends, et de telle
façon que je me veux venger de cette impertinence.
Je connais ce qui nous a fait mépriser. L’air précieux
n’a pas seulement infecté Paris, il s’est répandu dans
les provinces, et nos donzelles ridicules en ont humé
leur bonne part. En un mot, c’est un ambigu de précieuse
et de coquette que leur personne. Je vois ce
qu’il faut être pour en être bien reçu ; et, si vous
m’en croyez, nous leur jouerons tous deux une pièce
qui leur fera voir leur sottise, et pourra leur apprendre
à connaître un peu mieux leur monde.
{{Personnage|DU CROISY.}} Et comment, encore ?
{{Personnage|LA GRANGE.}} J’ai un certain valet, nommé Mascarille,
qui passe, au sentiment de beaucoup de gens,
pour une manière de bel esprit ; car il n’y a rien à
meilleur marché que le bel esprit maintenant. C’est
un extravagant qui s’est mis dans la tête de vouloir
faire l’homme de condition. Il se pique ordinairement
de galanterie et de vers, et dédaigne les autres valets,
jusqu’à les appeler brutaux.
{{Personnage|DU CROISY.}} Eh bien ! qu’en prétendez-vous faire ?
{{Personnage|LA GRANGE.}} Ce que j’en prétends faire ? Il faut…
Mais sortons d’ici auparavant.
{{Interligne|0.5em}}
{{Image|Molière - Théâtre complet, 1922, tome01 (page 298 crop).jpg|200px|center}}
{{Interligne|1.5em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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2026-06-17T11:09:45Z
Lorlam
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pas enfin que, quand nous aurions été les dernières
personnes du monde, on ne pouvait nous faire
pis qu’elles ont fait ?
{{Personnage|DU CROISY.}} Il me semble que vous prenez la chose
fort à cœur.
{{Personnage|LA GRANGE.}} Sans doute, je l’y prends, et de telle
façon que je me veux venger de cette impertinence.
Je connais ce qui nous a fait mépriser. L’air précieux
n’a pas seulement infecté Paris, il s’est répandu dans
les provinces, et nos donzelles ridicules en ont humé
leur bonne part. En un mot, c’est un ambigu de précieuse
et de coquette que leur personne. Je vois ce
qu’il faut être pour en être bien reçu ; et, si vous
m’en croyez, nous leur jouerons tous deux une pièce
qui leur fera voir leur sottise, et pourra leur apprendre
à connaître un peu mieux leur monde.
{{Personnage|DU CROISY.}} Et comment, encore ?
{{Personnage|LA GRANGE.}} J’ai un certain valet, nommé Mascarille,
qui passe, au sentiment de beaucoup de gens,
pour une manière de bel esprit ; car il n’y a rien à
meilleur marché que le bel esprit maintenant. C’est
un extravagant qui s’est mis dans la tête de vouloir
faire l’homme de condition. Il se pique ordinairement
de galanterie et de vers, et dédaigne les autres valets,
jusqu’à les appeler brutaux.
{{Personnage|DU CROISY.}} Eh bien ! qu’en prétendez-vous faire ?
{{Personnage|LA GRANGE.}} Ce que j’en prétends faire ? Il faut…
Mais sortons d’ici auparavant.
{{Interligne|0.5em}}
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||107}}</noinclude><nowiki />
Les traditions de la chevalerie et les images plus douces des lettres se trouvaient réunies autour de notre chroniqueur.
{{Lié|En 1387}}, Froissart était aux bords de la Loire. « Pour ces jours, dit-il, j’estoie en la conté de Bloys, à l’ostel de mon très-honnouré et très-chier signeur le conte Gui de Bloys<ref>{{Lié|Tome XIII}}, {{pg|112}}.</ref>. »
Ce fut probablement {{Lié|en 1387}}<ref>Ce que Froissart raconte ({{Lié|tome IX}}, {{pg|44}}) du mariage de Catherine de France et de Jean de Berry, ne peut être que postérieur au mois {{Lié|d’août 1386}}.</ref> que Froissart rédigea le {{Lié|livre II}} en y fondant sa chronique de Flandre. Ce travail, entrepris sous les auspices de Gui de Blois, faisait suite non pas à la seconde rédaction écrite pour Robert de Namur, mais à la première rédaction conservée à Amiens, également composée sous le patronage de Gui de Blois. Ce point est important à constater, et nous nous y arrêterons un instant.
Le dernier chapitre du ms. d’Amiens renferme le récit de la chevauchée du duc de Bourgogne en Picardie, où il s’empara de la forteresse d’Ardres. Or le premier chapitre du {{Lié|livre II}} commence par ces mots : « Vous avés bien cy-dessus oy recorder comment le duc de Bourgongne fist une chevauchée ès marches de Picardie. » Puis vient, d’abord la reproduction textuelle de la fin du chapitre auquel le chroniqueur renvoie, et ensuite le récit développé des événements {{Lié|de 1377}} {{Lié|à 1379}} qui avaient été rapidement résumés dans la rédaction offerte à Robert de Namur. Cette<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||109}}</noinclude><nowiki />
Les traditions de la chevalerie et les images plus douces des lettres se trouvaient réunies autour de notre chroniqueur.
{{Lié|En 1387}}, Froissart était aux bords de la Loire. « Pour ces jours, dit-il, j’estoie en la conté de Bloys, à l’ostel de mon très-honnouré et très-chier signeur le conte Gui de Bloys<ref>{{Lié|Tome XIII}}, {{pg|112}}.</ref>. »
Ce fut probablement {{Lié|en 1387}}<ref>Ce que Froissart raconte ({{Lié|tome IX}}, {{pg|44}}) du mariage de Catherine de France et de Jean de Berry, ne peut être que postérieur au mois {{Lié|d’août 1386}}.</ref> que Froissart rédigea le {{Lié|livre II}} en y fondant sa chronique de Flandre. Ce travail, entrepris sous les auspices de Gui de Blois, faisait suite non pas à la seconde rédaction écrite pour Robert de Namur, mais à la première rédaction conservée à Amiens, également composée sous le patronage de Gui de Blois. Ce point est important à constater, et nous nous y arrêterons un instant.
Le dernier chapitre du ms. d’Amiens renferme le récit de la chevauchée du duc de Bourgogne en Picardie, où il s’empara de la forteresse d’Ardres. Or le premier chapitre du {{Lié|livre II}} commence par ces mots : « Vous avés bien cy-dessus oy recorder comment le duc de Bourgongne fist une chevauchée ès marches de Picardie. » Puis vient, d’abord la reproduction textuelle de la fin du chapitre auquel le chroniqueur renvoie, et ensuite le récit développé des événements {{Lié|de 1377}} {{Lié|à 1379}} qui avaient été rapidement résumés dans la rédaction offerte à Robert de Namur. Cette<noinclude>
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Essai sur le patois d'Hérémence/Texte entier
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/120
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|PREMIÈRE RÉDACTION DU {{Lié|LIVRE II}} ET DU {{Lié|LIVRE III}}|110|}}</noinclude>partie du {{Lié|livre II}} offre donc la continuation du ms. d’Amiens. Même texte, même patronage.
Ce premier travail s’arrêtait au traité de paix de Tournay. Il ne nous est connu que par un fort petit nombre de manuscrits.
{{Lié|En 1388}}, Froissart, ayant terminé le {{Lié|livre II}} et impatient de reprendre ses voyages d’enquêtes, demanda au comte de Blois des lettres de recommandation pour Gaston Phébus, comte de Foix. Ce fut pendant ce voyage qu’il dit au bascot de Mauléon : « Tout ce que j’auray veu et trouvé sur mon voiage et qui appartiengne à ce que j’en face mémoire en la noble et haulte histoire de laquelle le gentil conte de Blois m’a embesoingnié, je le croniqueray et escripvray<ref>{{Lié|Tome XI}}, {{pg|128}}.</ref>. »
Dans le poëme du ''Dit dou Florin'' composé vers cette époque, il appelle le comte de Blois son droit seigneur et son maître. Ce fut « pour l’onnour dou conte de Blois » que Gaston Phébus le reçut si gracieusement ; et s’il obtint un non moins bon accueil du comte de Sancerre, ce fut aussi
{{Pom|Pour l’amour dou conte de Blois
Qui est de coer frans et courtois
Et estrais de haulte lignie<ref>Poésies de Froissart, éd. de {{M.|Scheler}}, {{Lié|tome II}}, {{ppg|228}}, {{Lié|230, 232}}.</ref>.|m=1.5em}}
{{Lié|En 1389}}, Gui de Blois quitta les bords de la Loire, traversa le Hainaut et passa presque toute l’année à Schoonhove, à Noordwyk, à Heemstede et à Tholen.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/121
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||109}}</noinclude><nowiki />
Froissart revenu de son voyage de Béarn, rencontre un chevalier qui est aussi l’un de ses bienfaiteurs ; car il le nomme « le gentil seigneur de Coucy, ung de ses « seigneurs et maistres », et ailleurs il aime à rappeler qu’il fut « privés et acointes
{{Pom|Dou bon seigneur de Couci
Qui est nobles, gentils et cointes<ref>Poésies de Froissart, éd. de {{M.|Scheler}}, {{t.|II}}, {{pg|233}}.</ref>.|m=1.5em}}
Après être allé jusqu’à Schoonhove et jusqu’à la Gode pour raconter à Gui de Blois « assés » des nouvelles qu’il avait apprises<ref>{{Lié|Tome XIV}}, {{pg|4}}.</ref>, Froissart assiste à Paris à l’entrée de la reine Isabeau ({{Lié|août 1389}}). De là il retourne à Valenciennes.
Le {{Lié|livre III}} et les premiers feuillets du {{Lié|livre IV}}<ref>C’est dans le prologue du {{Lié|livre IV}} que Froissart prend le titre de chapelain de Gui de Blois.</ref> furent écrits {{Lié|en 1390}} à Valenciennes<ref>Dans le {{Lié|livre III}} écrit sous les auspices de Gui de Blois, Froissart raconte, en revenant sur des événements déjà anciens, la bataille de Bastweiler omise dans les récits précédents, mais il le fait en termes qui ne portent aucune atteinte à l’honneur de Robert de Namur.
{{Parabr}}En ce moment Robert de Namur semblait être en assez mauvais termes avec sa sœur la comtesse de Blois. Dans son testament du {{Lié|10 novembre 1386}}, il avait révoqué le legs qu’il lui avait fait autrefois.
{{Parabr}}« Premiers, je rappelle ce que laissié avoie à me chiére et amée nièche damme de Biaumont à présent contesse de Blois, assavoir le milleur couronne d’or, le milleur fermal, le milleur capiau d’or qui trouvet seront entre mes jowiaus après mon {{Nec|déchès}}. »
{{Parabr}}Dans ce testament Robert de Namur désigne comme exécuteurs testamentaires sa femme Isabeau de Melun et le mari d’une de ses filles illégitimes Godissart le Troe.</ref>. Plusieurs<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||111}}</noinclude><nowiki />
Froissart revenu de son voyage de Béarn, rencontre un chevalier qui est aussi l’un de ses bienfaiteurs ; car il le nomme « le gentil seigneur de Coucy, ung de ses « seigneurs et maistres », et ailleurs il aime à rappeler qu’il fut « privés et acointes
{{Pom|Dou bon seigneur de Couci
Qui est nobles, gentils et cointes<ref>Poésies de Froissart, éd. de {{M.|Scheler}}, {{t.|II}}, {{pg|233}}.</ref>.|m=1.5em}}
Après être allé jusqu’à Schoonhove et jusqu’à la Gode pour raconter à Gui de Blois « assés » des nouvelles qu’il avait apprises<ref>{{Lié|Tome XIV}}, {{pg|4}}.</ref>, Froissart assiste à Paris à l’entrée de la reine Isabeau ({{Lié|août 1389}}). De là il retourne à Valenciennes.
Le {{Lié|livre III}} et les premiers feuillets du {{Lié|livre IV}}<ref>C’est dans le prologue du {{Lié|livre IV}} que Froissart prend le titre de chapelain de Gui de Blois.</ref> furent écrits {{Lié|en 1390}} à Valenciennes<ref>Dans le {{Lié|livre III}} écrit sous les auspices de Gui de Blois, Froissart raconte, en revenant sur des événements déjà anciens, la bataille de Bastweiler omise dans les récits précédents, mais il le fait en termes qui ne portent aucune atteinte à l’honneur de Robert de Namur.
{{Parabr}}En ce moment Robert de Namur semblait être en assez mauvais termes avec sa sœur la comtesse de Blois. Dans son testament du {{Lié|10 novembre 1386}}, il avait révoqué le legs qu’il lui avait fait autrefois.
{{Parabr}}« Premiers, je rappelle ce que laissié avoie à me chiére et amée nièche damme de Biaumont à présent contesse de Blois, assavoir le milleur couronne d’or, le milleur fermal, le milleur capiau d’or qui trouvet seront entre mes jowiaus après mon {{Nec|déchès}}. »
{{Parabr}}Dans ce testament Robert de Namur désigne comme exécuteurs testamentaires sa femme Isabeau de Melun et le mari d’une de ses filles illégitimes Godissart le Troe.</ref>. Plusieurs<noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{scène|II}}
{{acteurs|GORGIBUS, DU CROISY, LA GRANGE|n}}
{{Personnage|GORGIBUS.}} Eh bien ! vous avez vu ma nièce et
ma fille ? Les affaires iront-elles bien ? Quel est le
{{corr|le |}}résultat de cette visite ?
{{Personnage|LA GRANGE.}} C’est une chose que vous pourrez
mieux apprendre d’elles que de nous. Tout ce que
nous pouvons vous dire, c’est que nous vous rendons
grâce de la faveur que vous nous avez faite, et demeurons
vos très humbles serviteurs.
{{PersonnageD|GORGIBUS||seul.}} Ouais ! il semble qu’ils sortent mal
satisfaits d’ici. D’où pourrait venir leur mécontentement ?
Il faut savoir un peu ce que c’est. Holà !
{{Interligne|0.5em}}
{{Image|Molière - Théâtre complet, 1922, tome01 (page 299 crop).jpg|200px|center}}
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{{scène|III}}
{{acteurs|MAROTTE, GORGIBUS|n}}
{{Personnage|MAROTTE.}} Que désirez-vous, monsieur ?
{{Personnage|GORGIBUS.}} Où sont vos maîtresses ?
{{Personnage|MAROTTE.}} Dans leur cabinet.
{{Personnage|GORGIBUS.}} Que font-elles ?
{{Personnage|MAROTTE.}} De la pommade pour les lèvres.
{{Personnage|GORGIBUS.}} C’est trop pommadé : dites-leur qu’elles
descendent.<noinclude>
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{{Personnage|GORGIBUS.}} Eh bien ! vous avez vu ma nièce et
ma fille ? Les affaires iront-elles bien ? Quel est le
{{corr|le |}}résultat de cette visite ?
{{Personnage|LA GRANGE.}} C’est une chose que vous pourrez
mieux apprendre d’elles que de nous. Tout ce que
nous pouvons vous dire, c’est que nous vous rendons
grâce de la faveur que vous nous avez faite, et demeurons
vos très humbles serviteurs.
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|PREMIÈRE RÉDACTION DU {{Lié|LIVRE II}} ET DU {{Lié|LIVRE III}}|112|}}</noinclude>passages de Froissart ne laissent aucun doute à ce sujet<ref>{{Lié|Tome XI}}, {{ppg|251}} {{Lié|et 262}} ; {{Lié|Tome XII}}, {{pg|217}} ; {{Lié|tome XIV}}, {{pg|267}}.
{{Parabr}}Voici comment Froissart s’exprime dans un de ces passages : « Pour tant que, quant je fus en Berne, je fus informé de diverses besoingnes lesquelles estoient advenues entre Castille et Portingal, et je fus retourné en la bonne ville de Valenchiennes et je m’y fus raffreschi ung terme, il me fut dit que, se je vouloie aler à Medelbourg, je trouveroie là ung chevalier de Portingal‥ Le chevalier me infourma des aventures depuis la mort du roi Ferrant jusqu’au jour où le dit chevalier estoit issu hors du royaume, et cronisay tout ce que de Portingal et de Castille est advenu jusques à l’an {{Nec|{{Nobr|mil CCC.IIII{{e|{{Rom|XX}}}}}}}} {{Lié|et X}}. » ({{Lié|Tome XI}}, {{pg|262}}.)
{{Parabr}}Le passage du {{Lié|livre III}} où Froissart rapporte qu’au moment où il écrivait, le duc de Bretagne se montrait fidèle aux engagements pris au mois de {{Lié|juillet 1388}}, ne peut être postérieur {{Lié|à 1390}}. ({{Lié|Tome XIII}}, {{pg|186}}.) Celui où il parle de la majorité de {{Roi|Charles|VI}} ({{Lié|tome XIII}}, {{pg|198}}), est antérieur à l’ordonnance du mois de {{Lié|novembre 1392}}.</ref>.
Ce qui fixe aussi la date de la rédaction {{Lié|en 1390}}, c’est qu’au moment où Froissart l’achevait, il ne connaissait pas encore le texte officiel de la trêve de Lelinghen, du {{Lié|18 juin 1389}}, mais il avait déjà assisté à Paris aux fêtes de l’entrée solennelle d’Isabeau de Bavière qui eurent lieu au mois d’août de la même année<ref>À son retour de Béarn, Froissart inséra dans le {{Lié|livre III}}, d’après les récits d’Espang de Lyon, des détails sur le siége de Derval {{Lié|en 1373}}, qu’il ne possédait pas lors de la première et de la seconde rédaction du livre{{Lié}}{{Ier}}. (Cf. {{Lié|tome XI}}, {{pg|42}}, et {{Lié|tome VIII}}, {{ppg|296}} {{Lié|et 298}}.)</ref>.
Dans le prologue du {{Lié|livre III}}, Froissart rappelait qu’il y avait travaillé à la requête et à la plaisance de haut prince et renommé messire Gui de Châtillon, comte de Blois, son bon et souverain maître et seigneur<ref>{{Lié|Tome XV}}, {{pg|2}}.</ref>. Dans le prologue du {{Lié|livre IV}}, il répétait qu’il<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/123
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||111}}</noinclude>était rentré dans sa forge à la requête et plaisance de très-haut et noble prince son très-cher seigneur et maître Gui de Châtillon, comte de Blois<ref>{{Lié|Tome XIV}}, {{pg|1}}.</ref>.
Cependant Gui de Blois avait vu s’affaiblir son intelligence au milieu des excès de la table.
{{Lié|Dès 1388}}, lorsque les ducs de Berry et de Bourgogne se rendirent à Blois pour négocier avec le duc de Bretagne, ils n’y trouvèrent point Gui qui s’était retiré à Château-Renaud où des conseillers vils et méprisables l’assujétissaient à leur influence.
Aussi à son retour de Béarn<ref>Il résulte d’un passage de Froissart {{Lié|qu’en 1391}} il avait formé le projet d’un nouveau voyage en Béarn. Les tristes événements de cette année y mirent obstacle.</ref>, Froissart s’écrie-t-il que, le comte de Foix excepté, tous les princes se laissent conduire par leurs marmousets, qu’ils sont complètement aveugles et « plus que fols<ref>{{Lié|Tome XI}}, {{pg|252}}.</ref>. » Plus tard il expliquera à quel prince il faisait surtout allusion<ref>{{Lié|Tome XVI}}, {{pg|71}}.</ref>.
Tout était changé chez ce prince jadis « si humble, si débonnaire et si traittable<ref>{{Lié|Tome XIII}}, {{pg|18}}.</ref>. » Telle était la violence à laquelle était descendu son caractère, qu’un jour il frappa mortellement Jean d’Agimont, soit à l’occasion de quelque ancien démêlé pour la prévôté de Poilvache, soit sous tout autre prétexte<ref>{{Lié|En 1373}}, Jean d’Agimont déclara que ce n’était point à l’instigation du duc de Brabant qu’il réclamait la prévôté de Poilvache et qu’il faisait la guerre au comte de Namur. C’est {{Lié|en 1390}} que nous rencontrons diverses pièces relatives au traité par lequel Gui de Blois indemnisa, après son crime, Marguerite de Looz, sœur de Jean d’Agimont.</ref>. En même<noinclude>
<references/></noinclude>
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En-tête : n° de page.
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||113}}</noinclude>était rentré dans sa forge à la requête et plaisance de très-haut et noble prince son très-cher seigneur et maître Gui de Châtillon, comte de Blois<ref>{{Lié|Tome XIV}}, {{pg|1}}.</ref>.
Cependant Gui de Blois avait vu s’affaiblir son intelligence au milieu des excès de la table.
{{Lié|Dès 1388}}, lorsque les ducs de Berry et de Bourgogne se rendirent à Blois pour négocier avec le duc de Bretagne, ils n’y trouvèrent point Gui qui s’était retiré à Château-Renaud où des conseillers vils et méprisables l’assujétissaient à leur influence.
Aussi à son retour de Béarn<ref>Il résulte d’un passage de Froissart {{Lié|qu’en 1391}} il avait formé le projet d’un nouveau voyage en Béarn. Les tristes événements de cette année y mirent obstacle.</ref>, Froissart s’écrie-t-il que, le comte de Foix excepté, tous les princes se laissent conduire par leurs marmousets, qu’ils sont complètement aveugles et « plus que fols<ref>{{Lié|Tome XI}}, {{pg|252}}.</ref>. » Plus tard il expliquera à quel prince il faisait surtout allusion<ref>{{Lié|Tome XVI}}, {{pg|71}}.</ref>.
Tout était changé chez ce prince jadis « si humble, si débonnaire et si traittable<ref>{{Lié|Tome XIII}}, {{pg|18}}.</ref>. » Telle était la violence à laquelle était descendu son caractère, qu’un jour il frappa mortellement Jean d’Agimont, soit à l’occasion de quelque ancien démêlé pour la prévôté de Poilvache, soit sous tout autre prétexte<ref>{{Lié|En 1373}}, Jean d’Agimont déclara que ce n’était point à l’instigation du duc de Brabant qu’il réclamait la prévôté de Poilvache et qu’il faisait la guerre au comte de Namur. C’est {{Lié|en 1390}} que nous rencontrons diverses pièces relatives au traité par lequel Gui de Blois indemnisa, après son crime, Marguerite de Looz, sœur de Jean d’Agimont.</ref>. En même<noinclude>
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Page:Molière - Théâtre complet, 1922, tome01.djvu/300
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{scène|IV}}
{{Personnage|GORGIBUS.}} Ces pendardes-là, avec leur pommade,
ont, je pense, envie de me ruiner. Je ne vois partout
que blancs d’œufs, lait virginal, et mille autres brimborions
que je ne connais point. Elles ont usé, depuis
que nous sommes ici, le lard d’une douzaine de cochons,
pour le moins, et quatre valets vivraient tous
les jours des pieds de mouton qu’elles emploient.
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{{Image|Molière - Théâtre complet, 1922, tome01 (page 300 crop).jpg|200px|center}}
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{{scène|V}}
{{acteurs|MADELON, CATHOS, GORGIBUS|n}}
{{Personnage|GORGIBUS.}} Il est bien nécessaire, vraiment, de faire
tant de dépense pour vous graisser le museau ! Dites-moi
un peu ce que vous avez fait à ces messieurs,
que je les vois sortir avec tant de froideur ? Vous avais-je
pas commandé de les recevoir comme des personnes
que je vous voulais donner pour maris ?
{{Personnage|MADELON.}} Et quelle estime, mon père, voulez-vous
que nous fassions du procédé irrégulier de ces
gens-là ?
{{Personnage|CATHOS.}} Le moyen, mon oncle, qu’une fille un peu
raisonnable se pût accommoder de leur personne ?
{{Personnage|GORGIBUS.}} Et qu’y trouvez-vous à redire ?
{{Personnage|MADELON.}} La belle galanterie que la leur ! Quoi !
débuter d’abord par le mariage ?
{{Personnage|GORGIBUS.}} Et par où veux-tu donc qu’ils débutent ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{scène|IV}}
{{Personnage|GORGIBUS.}} Ces pendardes-là, avec leur pommade,
ont, je pense, envie de me ruiner. Je ne vois partout
que blancs d’œufs, lait virginal, et mille autres brimborions
que je ne connais point. Elles ont usé, depuis
que nous sommes ici, le lard d’une douzaine de cochons,
pour le moins, et quatre valets vivraient tous
les jours des pieds de mouton qu’elles emploient.
{{Interligne|0.5em}}
{{Image|Molière - Théâtre complet, 1922, tome01 (page 300 crop).jpg|200px|center}}
{{Interligne}}
{{scène|V}}
{{acteurs|MADELON, CATHOS, GORGIBUS|n}}
{{Personnage|GORGIBUS.}} Il est bien nécessaire, vraiment, de faire
tant de dépense pour vous graisser le museau ! Dites-moi
un peu ce que vous avez fait à ces messieurs,
que je les vois sortir avec tant de froideur ? Vous avais-je
pas commandé de les recevoir comme des personnes
que je vous voulais donner pour maris ?
{{Personnage|MADELON.}} Et quelle estime, mon père, voulez-vous
que nous fassions du procédé irrégulier de ces
gens-là ?
{{Personnage|CATHOS.}} Le moyen, mon oncle, qu’une fille un peu
raisonnable se pût accommoder de leur personne ?
{{Personnage|GORGIBUS.}} Et qu’y trouvez-vous à redire ?
{{Personnage|MADELON.}} La belle galanterie que la leur ! Quoi !
débuter d’abord par le mariage ?
{{Personnage|GORGIBUS.}} Et par où veux-tu donc qu’ils débutent ?<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|PREMIÈRE RÉDACTION DU {{Lié|LIVRE II}} ET DU {{Lié|LIVRE III}}|114|}}</noinclude>temps Renaud de Fauquemont l’accusait d’avoir voulu le faire tuer<ref>Saint-Génois, ''{{Nec|Mon.}} anciens'', {{pg|461}}.</ref>.
{{Lié|En 1390}}, Gui vendit la terre de Beaumont, ce noble héritage de Jean de Hainaut.
Enfin le {{Lié|15 juillet 1391}}, la mort de son fils unique vint porter le dernier coup à sa raison déjà si affaiblie<ref>{{sc|Tome XIV}}, {{pg|324}}.</ref>. Trois mois après, le comté de Blois avait passé entre les mains du duc d’Orléans<ref>{{lang|la|Unde comes pater qui nullam aliam sobolem habebat, tantum indoluit quod postmodum comitatum suum Blesensem Ludovico germano regis Franciæ pro satis parvo pretio hereditaliter vendidit.}} (''{{Nec|Chron.}} de Berne.'')</ref>.
Vers le commencement de {{Lié|l’année 1391}}, Froissart quitta Gui de Blois, emportant avec lui les douloureuses images d’un abaissement si profond, d’une décadence si complète. Il avait décrit les joutes de Saint-Inglevert et le départ du duc de Bourbon pour l’Afrique (mars et {{Lié|juin 1390}}), et se préparait à dépeindre les dévastations des grandes compagnies de l’Auvergne, quand il interrompit son récit.
Lorsque plus tard il reprit la rédaction du {{Lié|livre IV}}, la grandeur de la maison de Blois, son éclat dans la carrière des armes, son zèle pour les lettres n’étaient plus que des souvenirs entourés de regrets et de deuil. En rapportant la vente du comté de Blois, il observera que Gui avait agi « comme ignorant et mal conseillé<ref>{{Lié|Tome XIV}}, {{pg|374}}.</ref>. » — « Ceulx de Blois, ajoute-t-il plus loin, estoient trop<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||113}}</noinclude>affaiblis et amenris<ref>{{Lié|Tome XV}}, {{pg|2}}.</ref>. » Au moment où il retracera la fin prématurée du jeune Louis de Blois, il ne manquera point de dire que ce fut « une matière moult piteuse pour le conte Guy de Blois, lequel en ceste histoire et ailleurs je nomme et ay nommé mon seigneur et maistre<ref>{{Lié|Tome XIV}}, {{pg|323}}.</ref>. » Et lorsqu’enfin il aura à raconter la mort de Gui de Blois lui-même, nous trouverons dans les lignes touchantes qu’il lui consacre, un pieux hommage à celui « qui fut son maistre<ref>{{Lié|Tome XVI}}, {{pg|71}}.</ref>. »
Les obsèques de Gui de Blois furent célébrées avec peu de solennité<ref>La dame de Gommignies fut chargée d’aller à Avesnes porter à la comtesse de Blois les compliments de condoléance de la comtesse d’Ostrevant. (''Comptes de la recette {{Nec|gén.}} de Hainaut.'')</ref>. On négligea même de déposer ses restes dans l’église de Saint-François de Valenciennes où il s’était fait construire une somptueuse chapelle où la table d’autel était d’argent. On vendit aux enchères tout ce qui retraçait le luxe et l’ancienne opulence de Gui de Blois, des chambres de satin et de velours ayant appartenu à Jean de Hainaut, où étaient figurées des sirènes, des draps de haute-lice brodés d’or représentant ''l’ystoire de la royne Sébille, l’ystoire dou roy Alixandre et dou roy Darie'', ou ''le service d’un chevalier''. Mais il y avait aussi des volumes qu’Aubert de Bavière acheta, notamment un ''livre dou roy Artus'' qui fut payé huit livres, et deux volumes qui coûtèrent, « parmi vingt sols pour le vin, » la somme considérable de vingt-six livres. Le compte du receveur<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|ET DES PREMIERS CHAPITRES DU {{Lié|LIVRE IV}}.||115}}</noinclude>affaiblis et amenris<ref>{{Lié|Tome XV}}, {{pg|2}}.</ref>. » Au moment où il retracera la fin prématurée du jeune Louis de Blois, il ne manquera point de dire que ce fut « une matière moult piteuse pour le conte Guy de Blois, lequel en ceste histoire et ailleurs je nomme et ay nommé mon seigneur et maistre<ref>{{Lié|Tome XIV}}, {{pg|323}}.</ref>. » Et lorsqu’enfin il aura à raconter la mort de Gui de Blois lui-même, nous trouverons dans les lignes touchantes qu’il lui consacre, un pieux hommage à celui « qui fut son maistre<ref>{{Lié|Tome XVI}}, {{pg|71}}.</ref>. »
Les obsèques de Gui de Blois furent célébrées avec peu de solennité<ref>La dame de Gommignies fut chargée d’aller à Avesnes porter à la comtesse de Blois les compliments de condoléance de la comtesse d’Ostrevant. (''Comptes de la recette {{Nec|gén.}} de Hainaut.'')</ref>. On négligea même de déposer ses restes dans l’église de Saint-François de Valenciennes où il s’était fait construire une somptueuse chapelle où la table d’autel était d’argent. On vendit aux enchères tout ce qui retraçait le luxe et l’ancienne opulence de Gui de Blois, des chambres de satin et de velours ayant appartenu à Jean de Hainaut, où étaient figurées des sirènes, des draps de haute-lice brodés d’or représentant ''l’ystoire de la royne Sébille, l’ystoire dou roy Alixandre et dou roy Darie'', ou ''le service d’un chevalier''. Mais il y avait aussi des volumes qu’Aubert de Bavière acheta, notamment un ''livre dou roy Artus'' qui fut payé huit livres, et deux volumes qui coûtèrent, « parmi vingt sols pour le vin, » la somme considérable de vingt-six livres. Le compte du receveur<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|PREMIÈRE RÉDACTION DU {{Lié|LIVRE II}} ET DU {{Lié|LIVRE III}}.|116|}}</noinclude>qui inscrit le paiement, les désigne, ainsi : « Deux grans livres des wières de Franche et d’Angletierre. » Ne faut-il pas reconnaître ici les deux premiers volumes de la chronique de Froissart, les seuls probablement que notre chroniqueur ait offerts à Gui de Blois ?
<references/>
{{Séparateur personnalisé|sp|50|d|6|sp|50|mt=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Matricule des zouaves pontificaux, tome 1 (1910).djvu/225
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude>{{LFZP/Ligne|2938|{{sc|CUZZANI, Frédéric}}, né à Rome, 17 novembre 1852. — Admis comme enfant de troupe, {{1er}} avril 1861 au bataillon des Sédentaires. Transféré aux {{LFZP/ZP}}, 2 juin 1866, comme enfant de troupe.}}
{{LFZP/Ligne|2939|{{sc|ESPITALIÉ la PEYRADE, Antonin}}, né à Jonzac (Charente-Inférieure), {{1er}} mai 1812. — {{LFZP/ZP}}, 7 juin 1866 ; caporal, 16 juillet 1867 ; secrétaire du lieutenant-colonel de Charette ; sergent, 21 novembre 1867. — Assistance aux cholériques d’Albano, août 1867 ; campagne de 1867 ; siège de Rome. 1870 ; campagne de France, 1870-71 aux {{LFZP/VO}} ''Blessé'' à la bataille-de Loigny, 2 décembre 1870, le pouce droit brisé par une balle. Plaies occipitales. — Chevalier de la Légion d’honneur, chevalier de l’Ordre de François {{1er}} de Naples ; méd. d’or et Ment. — {{LFZP/Décédé}} subitement à Nantes, 15 janvier 1876.}}
{{LFZP/Ligne|2940|{{sc|de RETZ, Alexandre}} (voir matricule 949).}}
{{LFZP/Ligne|2941|{{sc|STOUDER, Gustave}}, né à Porrentruy (Suisse), {{1er}} avril 1841. — A servi au bataillon des Carabiniers étrangers, matricule 1348, du 4 juin 1864 au 4 juin 1866, où il fut libéré étant caporal. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866. Libéré, 26 mars 1867, ordre ministériel. Réengagé, matricule 7096, 15 février 1868 ; caporal, 26 août 1869. Libéré, 3 mars 1870.}}
{{LFZP/Ligne|2942|{{sc|CHAMPAGNE, Nicolas}}, né à Huy (Belgique), 21 février 1846. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866 ; caporal, 21 novembre 1867 ; sergent, 21 novembre 1868. Libéré, 12 février 1869. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2943|{{sc|DESPRETS, Alfred}}, né à Malines (Belgique), 5 février 1845. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866 ; caporal, 6 avril 1867 ; sergent-fourrier, {{1er}} novembre 1867. Libéré, 29 mars 1868, ordre ministériel. — Campagne de 1867.}}
{{LFZP/Ligne|2944|{{sc|LEPRÉVOST, Achille}}, né à Vittefleur (Seine-Inférieure), 13 mai 1845. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866. Libéré, 10 avril 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2915|{{sc|SPIERS, David}}, né à Calais (Pas-de-Calais), 13 août 1842. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866 ; caporal, 21 décembre 1867 : sergent, 21 février 1868, comme employé au magasin d’habillement ; sergent-fourrier, 16 mars 1868 ; sergent-major, 16 juin 1868. Libéré, 25 juillet 1870. — Campagne de 1867 ; campagne de France, 1870-71, au siège de Strasbourg. Fait prisonnier à la reddition de la place. Interné a Stettin ; ne rentra en France qu’après la guerre. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2946|{{sc|SCHAPELINCK, Victor}}, né à Gand (Belgique), 26 février 1843. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866 ; caporal, 21 novembre 1867. Libéré, 14 juin 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. — {{LFZP/Décédé}} }}
{{LFZP/Ligne|2947|{{sc|D’HOOP, Félix}} (voir matricule 661).}}
{{LFZP/Ligne|2948|{{sc|VANHULLE, François}} (voir matricule 662).}}
{{LFZP/Ligne|2949|{{sc|TITS, Gilles}} (voir matricule 1448).}}
{{LFZP/Ligne|2950|{{sc|LEROY, Alexandre}}, né à Rennes (Ille-et-Vilaine), 11 septembre 1844. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866. Libéré pour réforme, 5 septembre 1866. — Fit d’abord la campagne de France, 1870-71 comme engagé au 42{{e}} de Ligne ; siège de Paris.}}
{{LFZP/Ligne|2951|{{sc|VERBOOM, Gomer}}, né à Putte (Belgique), 8 décembre 1832. — {{LFZP/ZP}}9 juin 1866. — {{LFZP/Décédé}} à l’hôpital militaire de Rome, 4 septembre 1866, s’étant jeté par une fenêtre dans un accès de fièvre chaude.}}
{{LFZP/Ligne|2952|{{sc|STEVENS, Guillaume}}, né à Puers (Belgique), 7 mai 1842. — {{LFZP/ZP}},
<includeonly>9 juin 1866. Libéré, 14 juin 1868. Réengagé, matricule 7899, 13 août 1868. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment.}}</includeonly>
<noinclude>}}</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/279
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|DE LA FEMME QUI POND UN ŒUF.||181}}</noinclude>{{lang|frm|jura plus fort que devant que jamais parole n’en seroit révélée.
Assez tost après icelle commère se parti et en s’en retournant encontra une autre commère qui luy emprist à dire dont elle venoit, et celle tantost luy dist qu’elle venoit de veoir la bonne dame qui estoit malade et avoit ponnu deux œufs et luy pria et aussi l’autre luy promist que ce seroit secret. L’autre encontra une autre et en secret luy dist que la bonne dame avoit ponnu quatre œufs : l’autre encontra une autre et luy dist huit œufs, et ainsi de plus en plus multiplia le nombre. La bonne dame se leva et sceut que par toute la ville l’en disoit qu’elle avoit ponnu une pannerée
d’œufs. Ainsi s’apparceut comment femmes sont mal secrètes, et qui pis est le racontent tousjours en pire endroit.
Et pour ce, belle seur, sachiez vos secrets céler a tous, vostre mary excepté, et ce sera grant sens car ne créez pas que une autre personne cèle pour vous ce que vous mesmes n’arez peu ou sceu céler ; et pour ce soyez secrète et célant à tous fors à vostre mary, car à celluy ne devez-vous riens céler, mais tout dire, et luy à vous aussi ensemble. Et il est dit}} {{lang|la|''Ad Ephesios''}} {{lang|frm|{{abr|v°|quint}}}} : {{lang|la|''Sic viri debent diligere uxores scilicet ut corpora sua''. Ideo ibidem dicitur : ''Viri diligite uxores vestras ;''}} {{lang|frm|et}} {{lang|la|''Unusquisque uxorem suam diligat sicut se ipsum''}}, c’est à dire que l’homme doit amer sa femme comme son propre corps, et pour ce, vous deux, c’est assavoir l’homme et la femme, devez estre tout un, et en tout et partout l’un de l’autre conseil ouvrer, et ainsi font et doivent faire les bonnes et sages gens. Et vueil bien que les maris sachent que aussi doivent-ils céler et couvrir les {{tiret|sim|plesses}}<noinclude>
<references/>
{{FlotteADroite|M {{rom|iij|3}}|marge=4em}}</noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/127
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{T3|{{T|'''TEXTE COMPLET'''|75}}<br />{{T|DES|50}}<br />{{T|'''TROIS PREMIERS LIVRES.'''|75}}|IX}}
{{Séparateur|1}}
{{Bloc|class=bloc-resume|text-align:center|Froissart suspend ses travaux de rédaction. — Il réunit les livres déjà achevée. — Le manuscrit de Besançon.}}
{{Séparateur|8|m=2em}}
Froissart à qui manquait le patronage de Gui de Blois, suspendit la rédaction de ses chroniques. Il se trouvait à Paris au mois de {{Lié|juin 1392}}, à Abbeville un an après. Ses travaux avaient de nouveau pour objet la poésie. Il rassemblait dans des volumes qui sont parvenus jusqu’à nous et qui ne renferment pas moins de vingt-cinq mille vers, les diverses pièces qu’il avait composées {{Lié|de 1362}} {{Lié|à 1394}}, et en même temps il écrivait de nouveaux poèmes, le ''Dit royal'' qui est perdu et le ''Trésor amoureux'' que je lui attribue.
Cependant il avait formé le projet de se rendre en Angleterre et d’aller y saluer les fils des seigneurs qui<noinclude>
<references/></noinclude>
3u80ubo5ucuyb9gk7xqk8oxak7830e3
Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/280
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|VIII}}.|182}}</noinclude>{{lang|frm|{{tiret2|sim|plesses}} jà faictes par leurs femmes, et doulcement pourveoir aux simplesses à venir. Et ainsi le voult faire un bon preudome de Venise.
A Venise furent deux mariés qui orent trois enfans en mariage. Après, la femme fu gisant au lit de la mort et se confessa, entre les autres choses, de ce que l’un
des enfans n’estoit pas de son mary. Le confesseur à la parfin luy dist qu’il auroit advis quel conseil il luy donroit et retourneroit à elle. Icelluy confesseur vint au phisicien qui la gouvernoit et luy demanda l’estat de la maladie d’elle. Le phisicien dist qu’elle n’en pourroit eschapper. Adonc le confesseur vint à elle et luy dist comment il s’estoit conseillié de son cas et ne véoit mie que Dieu luy donnast santé, se elle ne crioit mercy à son mary du tort qu’elle luy avoit fait. Elle manda son mary et fist tous vuidier hors de la chambre excepté sa mère et son confesseur qui la mirent et soustindrent dedens son lit à genoulx, et les mains joinctes devant son mary, luy pria humblement mercy de ce qu’elle avoit péchié en la loy de son mariage et avoit eu l’un de ses enfans d’autre que de luy : et disoit oultre, mais son mary l’escria en disant : Ho ! ho ! ho ! n’en dictes
plus ! Sur ce la baisa et luy pardonna en disant : Jamais plus ne le dictes, ne nommez à moy ne à autre lequel c’est de vos enfans, car je les vueil aimer autant l’un comme l’autre si également que en vostre vie ne après vostre mort vous ne soïez blasmée, car en vostre blasme aroie-je honte, et vos enfans mesmes et autres par eulx, c’est assavoir nos parens, en recevroient vilain et perpétuel reprouche. Si vous en taisiez : je n’en vueil plus savoir afin que l’en ne die mie que je face tort aux autres deux. Qui que cestuy soit, je luy donne en pur}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/128
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|TEXTE COMPLET|118|}}</noinclude>jadis lui avaient fait si grand accueil. Il est peu probable qu’il se soit borné à prendre avec lui {{Lié|en 1395}}<ref>Il convient de déterminer exactement la date du voyage de Froissart. Il rapporte que {{Roi|Richard|II}} quitta Londres vers la fin de {{Lié|juin 1394}} pour se rendre en Irlande. Le mercredi {{Lié|14 juillet 1395}}, Froissart, alors à Canterbury, apprit qu’il était revenu d’Irlande et qu’il devait arriver dans cette ville le lendemain (si entendis que le roy d’Angleterre estoit retourné d’Irlande, {{Lié|tome XV}}, {{pg|143}}). Le voyage du chroniqueur eut donc lieu {{Lié|en 1395}} et non pas {{Lié|en 1394}}, comme l’a dit {{M.|Buchon}}. {{Roi|Richard|II}} revint d’Irlande au mois de {{Lié|mai 1395}}.
{{Parabr}}Peut-être n’est-il pas sans intérêt de préciser mieux que je ne l’ai fait dans la première partie de cette introduction, les étapes de notre chroniqueur.
{{Parabr}}Froissart arrive le lundi {{Lié|12 juillet}} à Douvres. Il y passe deux jours, {{Lié|le 12}} et {{Lié|le 13}}. Le {{Lié|mercredi 14}} au matin, il part de bonne heure de Douvres et arrive à neuf heures du matin à Canterbury après avoir fait six ou sept lieues. Ce même jour, d’après les actes de Rymer, {{Roi|Richard|II}} se trouvait à Ospringe sur la route de Leeds à Canterbury. Froissart nous raconte que ce prince arriva le {{Lié|jeudi 15}} à Canterbury et qu’ayant appris qu’il devait retourner dîner le lendemain à Leeds, il prit lui-même les devants et alla coucher à Ospringe où il rencontra Guillaume de Lyle. De Canterbury à Ospringe il y a six lieues. Le vendredi Froissart chevauche avec Guillaume de Lyle. Ils traversent le pays montagneux qui sépare Ospringe de Lenham, puis ils suivent les bords d’une petite rivière de Lenham jusqu’au château de Leeds. Le même jour Froissart est présenté à {{Roi|Richard|II}}. Les actes de Rymer attestent la présence de {{Roi|Richard|II}} le {{Lié|18 juillet}} au château de Leeds. C’était ce même château qu’{{Roi|Édouard|Ier}} avait jadis assiégé jusqu’à ce qu’il le prit et où il fit pendre toute la garnison malgré les supplications des barons, parce qu’il appartenait à Barthélemi de Badilsmer, l’un des principaux adversaires de Hugues Spencer. Froissart passe quatre jours à Leeds. De là il se rend à Rochester où il traverse la Medway, puis à Dartford et enfin à Eltham. Le dimanche {{Lié|25 juillet}}, Froissart offre un livre à {{Roi|Richard|II}} au château d’Eltham.</ref> un livre qui traitait « d’amours », c’est-à-dire le recueil de ses poésies. Sans doute quelques beaux exemplaires<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/129
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|DES TROIS PREMIERS LIVRES.||119}}</noinclude>de ses chroniques alors composées de trois livres firent partie de son bagage. Il y a même tout lieu de croire qu’il en est un qui nous a été conservé : je veux parler du magnifique manuscrit de Besançon.
Il est vrai que le manuscrit de Besançon ne nous offre point une œuvre rédigée avec unité et que nous y rencontrons des rédactions différentes. C’est ainsi que nous trouvons au livre{{Lié}}{{Ier}} la dédicace à Robert de Namur, et au {{Lié|livre III}} le prologue en l’honneur de Gui de Blois. Cependant on reconnaît l’intervention de l’auteur dans la transition qui lie le livre{{Lié}}{{Ier}} au {{Lié|livre II}} et dans maint passage où l’addition d’une phrase ou même de quelques mots donne aux couleurs du récit quelques nuances nouvelles. Il faut aussi faire remarquer que dans ce volume porté, croyons-nous, en Angleterre, on a eu soin tantôt d’abréger, tantôt d’effacer presque complètement les chapitres où l’on raconte que Robert Knolles s’enfuit pendant la nuit d’Auvergne et que les chevaliers étrangers réunis à Calais murmuraient fort haut contre le roi d’Angleterre.
Quoi qu’il en soit, le manuscrit de Besançon ne renferme rien qui puisse caractériser une rédaction nouvelle.
<references/>
{{Séparateur personnalisé|sp|50|d|6|sp|50|mt=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/281
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|D’UN SAGE HOMME PARISIEN.||183}}</noinclude>{{lang|frm|don, dès maintenant, à mon vivant, ce que le droit de nos successions luy monteroit.
Belle seur, ainsi véez-vous que le sage homme fleschi son courage pour saulver l’onneur de sa femme qui redondoit à luy et à ses enfans, et par ce vous appert que les sages hommes et les sages femmes doivent faire l’un pour l’autre pour sauver son honneur. Et à ce propos peut estre trait autre exemple.
Il fut un grant sage homme que sa femme laissa pour aler avec un autre homme jeune en Avignon, lequel quant il en fut saoul la laissa, comme il est acoustumé que tels jeunes hommes font souvent. Elle fut povre et desconfortée ; si se mist au commun pour ce qu’elle ne sceut de quoi vivre. Son mary le sceut depuis et en fut moult courroucié et mist le remède qui s’ensuit. Il
mist à cheval deux des frères de la femme et leur donna de l’argent et leur dist qu’ils alassent querre leur seur qui estoit ainsi comme toute commune en Avignon, et qu’elle feust vestue de housse et chargiée de coquilles, à l’usage de pelerins venant de Saint Jacques, et montée souffisament, et quant elle seroit à une journée près de Paris, qu’ils le luy mandassent. A tant se partirent. Le sage homme publia et dist partout à un et à autre qu’il estoit bien joyeulx de ce que sa femme retournoit en bon point, Dieu mercy, de là où il l’avoit envoyée, et quant on luy demandoit où il l’avoit envoyée, il disoit qu’il l’avoit pieçà envoyée à Saint Jacques en Galice pour faire pour luy un pélérinage que son père à son trespassement luy avoit enchargié. Chascun estoit tout esbahy de ce qu’il disoit, considéré ce que l’en avoit par avant dit d’icelle. Quant sa femme fut venue à une journée près de Paris, il fist parer son}}<noinclude>
<references/>
{{FlotteADroite|M {{rom|iiij|4}}|marge=4em}}</noinclude>
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Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/115
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Sapcal22
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « le bruit des pesantes roues de la vieille berline ne laissa plus de doute à cet égard, et l’on vit bientôt paraître l’équipage vert-pomme, traîné par deux coursiers blancs, à longues queues, et escorté par un grand laquais en costume écossais. La voiture s’étant arrêtée, on en vit sortir la personne révérée que notre trio attendait depuis si long-temps. Elle parut dans son habit de voyage, enveloppée d’une grande robe d’indienne à pays... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>le bruit des pesantes roues de la
vieille berline ne laissa plus de
doute à cet égard, et l’on vit
bientôt paraître l’équipage vert-pomme,
traîné par deux coursiers
blancs, à longues queues, et escorté
par un grand laquais en costume
écossais. La voiture s’étant
arrêtée, on en vit sortir la personne
révérée que notre trio attendait
depuis si long-temps. Elle
parut dans son habit de voyage,
enveloppée d’une grande robe d’indienne
à paysages, qui était retroussée
avec soin, afin de laisser
voir un jupon d’étoffe brune, des
bas de laine et des souliers à talons.
Une jaquette rouge, dont le temps
n’avait guère respecté la couleur,
servait de spencer, et dessinait sa
longue taille. Sur sa tête, s’élevait
un échafaudage qu’elle qualifiait<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/130
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" /></noinclude><nowiki />
{{T3|{{T|'''MODIFICATIONS APPORTÉES À LA RÉDACTION DES {{Lié|LIVRES I}} {{Lié|ET II}}.'''|75}}|X}}
{{Séparateur|1}}
{{Bloc|class=bloc-resume|Manuscrits de la seconde série de la seconde rédaction du livre{{Lié}}{{Ier}}. — Manuscrits de la seconde série de la première rédaction du {{Lié|livre II}}.}}
{{Séparateur|8|m=2em}}
Le manuscrit de Besançon était achevé lorsque Froissart modifia la seconde rédaction du livre{{Lié}}{{Ier}} ; mais ce travail touche à peine à quelques points. La date du combat d’{{Roi|Édouard|III}} et d’Eustache de Ribemont est changée, quelques mots s’ajoutent au récit du don du chapelet de perles. En même temps les subdivisions du livre{{Lié}}{{Ier}} disparaissent. Le livre{{Lié}}{{Ier}} a cessé de former un ouvrage distinct depuis que le {{Lié|livre II}} a été écrit, et Froissart n’ayant pas établi des subdivisions dans le {{Lié|livre II}} ne veut pas les maintenir dans le livre{{Lié}}{{Ier}}.
C’est ce texte que nous plaçons dans la seconde série de la seconde rédaction.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Froissart - Œuvres de Froissart, Chroniques, Tome 1, 1873.djvu/131
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<noinclude><pagequality level="3" user="M-le-mot-dit" />{{Numérotation|MODIFICATIONS APPORTÉES AUX {{Lié|LIVRES I}} {{Lié|ET II}}.||121}}</noinclude><nowiki />
Froissart mit aussi la main au {{Lié|livre II}} pour ajouter aux manuscrits qui commençaient soit au siége de Bergerac, soit à la défection du sire de Mucidan, et qui se terminaient à la paix de Tournay, deux ou trois feuillets où il rapportait la détermination prise par Pierre Van den Bossche, malgré les conseils d’Ackerman, de se retirer en Angleterre : c’est ce qui formera la seconde série de la première rédaction du {{Lié|Livre II}}.
<references/>
{{Séparateur personnalisé|sp|50|d|6|sp|50|mt=3em}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/105
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>autres s’occupèrent à cacher leurs biens
& tout ce qu’il y avoit dans le bourg..
Le calme dura juſqu’au ſoir, & empêcha
les Aventuriers d’approcher. Sur
le ſoir, il ſe leva un petit vent de terre,
qui fit naître l’occaſion d’échapper à un
navire qui mouilloit-là : mais comme
il n’étoit pas bon voilier, les Flibuſtiers
le devancèrent, & l’obligèrent à ſe rendre.
Ce navire leur vint à propos, car {{Nld|Navire chargé pour Carthagène.}}
il étoit chargé de maïs pour Carthagène,
& fut reconnu par quelques François :
c’étoit celui que l’Olonois avoit
pris chargé de cacao, que monſieur
Ogeron avoit donné au capitaine Champagne,
& qui fut pris par les Eſpagnols.
Ceux-ci l’avoient vendu au
marchand qui le montoit alors. C’étoit {{Nld|Perte conſidérable d’un Marchand.}}
le douzième navire que les Aventuriers
lui avoient pris dans l’eſpace de
cinq années, & il nous dit que nonobſtant
toutes ces pertes il avoit gagné
cinq cens mille écus. On peut juger par-là
s’il y a des gens riches dans l’Amérique.
Après que nos Aventuriers ſe furent
ſaiſis de ce navire, ils vinrent mouiller
devant la rivière de la ''Hache'', vis-à-vis
du bourg de la ''Rancheria'', où ils eſpéroient
le lendemain matin deſcendre à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>autres s’occupèrent à cacher leurs biens
& tout ce qu’il y avoit dans le bourg.
Le calme dura juſqu’au ſoir, & empêcha
les Aventuriers d’approcher. Sur
le ſoir, il ſe leva un petit vent de terre,
qui fit naître l’occaſion d’échapper à un
navire qui mouilloit-là : mais comme
il n’étoit pas bon voilier, les Flibuſtiers
le devancèrent, & l’obligèrent à ſe rendre.
Ce navire leur vint à propos, car {{Nld|Navire chargé pour Carthagène.}}
il étoit chargé de maïs pour Carthagène,
& fut reconnu par quelques François :
c’étoit celui que l’Olonois avoit
pris chargé de cacao, que monſieur
Ogeron avoit donné au capitaine Champagne,
& qui fut pris par les Eſpagnols.
Ceux-ci l’avoient vendu au
marchand qui le montoit alors. C’étoit {{Nld|Perte conſidérable d’un Marchand.}}
le douzième navire que les Aventuriers
lui avoient pris dans l’eſpace de
cinq années, & il nous dit que nonobſtant
toutes ces pertes il avoit gagné
cinq cens mille écus. On peut juger par-là
s’il y a des gens riches dans l’Amérique.
Après que nos Aventuriers ſe furent
ſaiſis de ce navire, ils vinrent mouiller
devant la rivière de la ''Hache'', vis-à-vis
du bourg de la ''Rancheria'', où ils eſpéroient
le lendemain matin deſcendre à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/106
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>{{Nlg|Les Aventuriers deſcendent à terre, & combattent les Eſpagnols.|left}}terre. Les Eſpagnols n’oublièrent rien
pour les en empêcher, s’étant retranchés
au bord de la mer : mais malgré
leurs efforts, les Aventuriers à la faveur
de leur canon mirent leur monde à terre,
& obligèrent les Eſpagnols à ſe retirer
dans le bourg, où ils s’étoient fortifiés,
bien réſolus de leur en défendre
l’entrée.
Les deux partis s’opiniâtrèrent tellement,
que le combat dura depuis dix
heures du matin juſqu’au ſoir : à la fin
les Eſpagnols ayant perdu beaucoup de
monde, furent obligés de ſe retirer. Les
Aventuriers étant entrés dans le bourg,
& n’y trouvant que les maiſons vuides,
pourſuivirent les fuyards. Ils en firent
une partie de priſonniers, & le lendemain
ils leur donnèrent la gêne, pour
leur faire avouer où étoit leur bien ;
après cela ils allèrent en parti, & firent
tous les jours de nouveaux priſonniers ;
outre les eſclaves & le butin qui étoit
conſidérable. Les Eſpagnols, pour ſe garantir
de ces violences, dreſſèrent des
barricades par les chemins, ſe mirent
en embuſcade, & tâchèrent de faire autant
de mal à leurs ennemis qu’ils en recevoient,
afin de les obligera ſe retirer.
Les Aventuriers demeurèrent un mois<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/107
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>dans ce bourg, & le capitaine Bradelet,
leur commandant, ne trouvant plus
rien à piller, réſolut de partir. Il fit
avertir les Eſpagnols de payer rançon
pour leur bourg, ſinon qu’il le brûleroit.
Ils reçurent cette propoſition froidement,
la rejettèrent même avec mépris,
mais lorſqu’ils le virent près à exécuter
ſes menaces, ils demandèrent à
compoſer. Le capitaine Bradelet qui
n’étoit venu que pour avoir des vivres,
leur preſcrivit de donner une certaine
quantité de maïs, qui avec celui qu’il
avoit pris pouvoit ſuffire pour toute la
flotte.
On s’eſt apperçu ſans doute, que je
ſuis tombé dans quelques redites au ſujet
des Aventuriers, & cela parce qu’ils
font ſouvent les mêmes choſes ; mais on
doit faire réflexion qu’il faut qu’un hiſtorien
craigne moins d’être ennuyeux,
que d’être infidèle. C’eſt à quoi je me ſuis
appliqué dans cette relation, que je reprends,
pour dire que Morgan étonné
que ces quatre vaiſſeaux tardoient ſi
long-temps à revenir, ne ſçavoit que {{Nld|Appréhenſion du ſecours de Carthagène.}}
ſoupçonner. Tantôt il s’imaginoit
qu’ayant fait un grand butin ils s’en ſeroient
retournés à la Jamaïque, tantôt il
craignoit qu’ils n’euſſent été battus, par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>ce que le lieu où ils étoient allés, pouvoit
facilement être ſecouru de ''Carthagène''
& de ''Sainte Marthe''.
Enfin ne ſachant que juger d’un ſi
long retardement, il balançoit à prendre
des meſures pour un nouveau deſſein,
dont il avoit déjà fait quelques
ouvertures à ſes meilleurs amis, & en
étoit venu juſqu’à le vouloir communiquer
à tous ; il avoit même fait aſſembler
le conſeil, lorſqu’on apperçut cinq
{{Nlg|Retour des vaiſſeaux.|left}}vaiſſeaux & une barque. On envoya à
l’inſtant les reconnoitre : mais comme ils
avoient le vent favorable, ils ne tardèrent
pas à tirer Morgan d’inquiétude en
arrivant auprès de lui. Le capitaine Bradelet
lui rendit compte de ſon expédition,
enſuite le maïs fut partagé à toute
la flotte, ſelon la quantité de monde
que chaque vaiſſeau contenoit : le pillage
demeura à ceux qui avoient riſqué
leur vie pour avoir les vivres.
{{Nlg|Équité de Morgan.|left}}Le navire que l’on avoit pris vint
fort a propos ; car un capitaine François
nommé le Gaſcon, avoir perdu le
ſien, & on lui donna celui-ci du conſentement
de tout le monde. Enfin la
flotte étant prête à faire voile, Morgan
marqua le rendez-vous au ''Cap Tibron'' ;
afin que ſi quelqu’un venoit à être<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, IV.djvu/293
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Acélan
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FRA — FRA|285}}</noinclude><section begin="FRAÎCHEUR"/><nowiki />
Quand pourrai-je jouir de la fraîcheur des prés, Sans craindre des Soldats les injustes furies ? DE SILLERY, EV. DE SOISS.
FRAÎCHEUR, en ce sens, se dit quelquefois absolument, & signifie froidure, froid. Frigus. Il fait quelquefois des fraicheurs qui gâtent les vignes. On dit en termes de Marine, qu’un bateau va en fraicheur, quand il va également, d’un vent égal & assez fort.
FRAÎCHEUR, se dit encore de l’éclat & de la sérénité des couleurs, en parlant du teint & des fleurs. Juventus, vis, color vividus. Cette femme a encore de la fraîcheur. La fraicheur des roses nouvellement cueillies. La fraicheur du teint. VoIT. L’été n’ose finir sur le teint de Philis L’éternelle fraîcheur des roses & des lis. SAR.
FRAÎCHEUR, en Peinture, se dit de la couleur, particulièrement de la couleur de la chair, lorsqu’elle a toute la beauté, tout l’éclat dont elle est susceptible. fraicheur du coloris, qui rend avec vérité une belle chair, une peau fine & délicate, qui en imite le transparent.
FRAÎCHIR. v. n. Terme de Marine, qui se dit du vent quand il se renforce sans violence & sans orage, lorsqu’il devient frais, c’est-à-dire, fort sans tempête. Voyez FRAIS. Invalescere. Nous fimes peu de chemin tout le jour ; mais sur le soir le vent fraîchit, pour dire, devint plus fort. Le vent fraichiffoit du nord, & enfin devint forcé. Heureusement les vents fraichissant à l’ouest, nous permirent de faire le nord.
FRÉZIER.
FRAIE. s. f. & FRAIEMENT. s. m. C’est la même chose que frai ; mais on ne dit plus ni l’un, ni l’autre.
FRAIMBAUD. Voyez FRAMBOURD.
FRAINES. ''Voyez'' FRAINET.
FRAINET. C’étoit autrefois un château très-fort. Fraxinetum. Il étoit dans la Provence, & servoit de retraite aux Sarazins. On en voit les masures à deux lieues du golfe de Grimaud, près du village qu’on appelle la Garde du Frainet, & de la forêt qui porte le nom de Maures, à cause des Sarazins. Voyez Hadrien de Valois, Notit. Gall. au mot Fraxinetum. Il y a encore d’autres lieux qui ont porté le même nom. Fraxinetum. Tel est un bourg de l’Arragon, nommé aujourd’hui Fresno, & un autre dans l’Andalousie. Tel est encore un bourg d’Italie nommé aujourd’hui Frescineto, sur les confins du Milanois & du Piémont, entre Cafal & Valence, & sur le bord du Pô. Si l’on dit Frainet, il semble qu’il ne faut point forger le mot fraxinet du Latin Fraxinetum, pour le donner à ces lieux, puisque l’usage leur en a formé d’autres. Cependant Cordemoy & les Auteurs de Moréri, Bouche, &c. disent Fraxinet. Les Sarazins s’étoient faisis depuis l’an 891, d’une petite place appelée Fraxinet, située sur les côtes de Provence, près d’une grande & épaisse forêt, dont elle étoit couverte du côté de la terre. COR
DEMOY. Ce fut fous {{roi|Bozon|II}}, Comte de Provence, que les Sarazins s’emparèrent du Fraxinet, & fous {{roi|Guillaume|I}}, qu’on les en chassa. Voyez BOUCHE, Histoire de Provence. Tous nos Auteurs en parlant de l’antiquité, ou du temps que les Sarazins occupoient ce lieu, disent Fraxinet, mais aujourd’hui on dit Frainet, Frainet de Grimault, parce que Guillaume, Comte de Provence, l’ayant pris à l’aide d’un Grimault, il lui donna pour récompense toute la contrée où étoit ce Fraxinet, qui depuis a retenu son nom de Baronnie & de Marquisat de Grimault.
BOUCHE, Hist. de Prov. {{t.|{{rom-maj|I}}|cap}}, {{pg|803}}.
Chorier a cru que le Fraxinetum des Anciens étoit dans le Dauphiné, au lieu qu’on nommoit Fraines. Voyez Hist. de Dauph. L.{{lié}}{{rom-maj|X}}, {{pg|729}}.
Tous ces noms ont été formés de Fraxinetum, bois de Frêne, lieu planté de frênes, & on l’a donné à ces lieux, parce qu’il y avoit de ces arbres.
FRAIRIE. s. f. Quelques-uns écrivent Frérie. Terme
FRA 285 familier, qui signifie partie de bonne chère & de débauche. Il y a une grande frairie ce soit dont je suis prié. En ce quartier-là ce ne font que bals & que frairies.
Un loup étant de frairie & pressa tellement Qu’il en pensa perdre la vie. {{sc|De la Font}}.
<section end="FRAÎCHEUR"/>
<section begin="FRAIS"/><nowiki />
FRAIS, AÎCHE. adj. Qui se dit d’une température d’air qui tient le milieu entre le chaud & le froid, ou de l’impression d’un air légèrement agité, qui tempère la grande chaleur. Frigidus, frigidulus. Un vent frais. Un air frais ; temps jrais ; vin frais. On le dit absolument pour froid. Les matinées font fraiches en été & en automne. Dans les caves l’air ne paroît frais en été, que par l’opposition du chaud qu’on vient de sentir.
du
FRAIS, signifie quelquefois nouveau, nouvellement fait, qui n’a point été falé. Recens. Du beurre frais, des œufs frais, de la marée fraiche, du faumon frais, porc frais, qui ne font point falés. On dit un fruit frais caresse, c’est-à-dire, cueilli récemment depuis peu. De l’argent frais, c’est de l’argent nouvellement reçu.
En te voyant encor tout frais sorti de classe, Je disois Chapelain lui laissera sa place. {{sc|Boil}}. Dans cet exemple, le mot de frais est pris pour un adverbe, & signifie fraîchement, récemment.
FRAIS & FRAÎCHE font souvent employés dans cette acception. Bâtiment tout frais fait. Maison toute fraiche faite. Des herbes fraîches cucillies. Frais venu, frais arrivé.
Avoir le teint frais, l’avoir vif & coloré. En peinture, carnations fraîches. ''Voy.'' FRAICHEUR en cette acception.
Ce mot vient de frescum, qui a été fait de frigeo, d’où les Italiens ont fait fresco, & les Allemands, frifq ou frifch. Les Anglois disent fresh dans le même sens, quand il signifie qui est un peu froid. On peut croire qu’il a la même origine, puisque les mots de fresco & de frifch ont la même signification. Skinner dérive le mot de frais pris dans ce fecond sens de l’Anglo-Saxon, frisan, avoir froid, algere, & dit que frisan vient de frigeo. Minferus remonte plus haut, & il croit que sexa, qui signifie le tremblement que cause le froid & le frisson de la fièvre, est la racine de ce mot, mais il paroit s’égarer, en faisant tant de chemin. Du Cange dit aussi, qu’il vient de frifcum, qui signifie un champ non cultivé, un désert qui n’a point été labouré ni défriché, & qu’on disoit autrefois, vignes en frèche, ou frichette, d’où est venu le mot de frais, pour dire nouveau, & d’où vient aussi qu’on appelle Novales, les terres nouvellement défrichées.
FRAIS, signifie aussi, reposé, qui a repris des forces. Quietus, integer. Je fuis frais & reposé. Il étoit hier bien las ; mais le voila aussi frais, que s’il n’avoit pas couru tout le jour.
Des troupes fraîches, qui n’ont point encore donné, qui ne font point fatiguées. Il y venoit à toute heure des gens frais de la ville. Des chevaux frais. On dit de certaines choses, qu’elles se conservent long-temps fraiches, pour dire, sans se trop sécher. Le pain de seigle se conserve bien plus long-temps frais, que le pain de froment.
FRAIS se dit encore comme synonyme de récent de ce qui est nouvellement arrivé, nouvellement fait. Des nouvelles fraîches, de fraîche date. L’exemple est encore tout frais. J’ai encore la mémoire toute fraîche de cette histoire. Je fuis encore tout frais de cette lecture. Il étoit encore tout trais de ses leçons, de ses exercices, de sa philosophie. On dit familièrement frais émoulus. On dit aussi des afflictions récentes, que la plaie est encore toute fraiche, qu’elle faigne encore. Cela se dit dans le sens propre & dans le figuré.<section end="FRAIS"/><noinclude>
<references/></noinclude>
f99umu6we8u7p69q13upuo67lz2nb2b
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/109
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>écarté par la tempête, il pût la rejoindre
en ce lieu.
Le ''Cap Tibron'' eſt la pointe de l’Occident
de l’iſle de St. Domingue, lieu
très-commode pour toute ſorte de vaiſſeaux,
qui y peuvent prendre du bois
& de l’eau, choſes abſolument néceſſaires,
& ſans leſquelles on ne peut
naviger.
Morgan ſe trouva le premier au rendez-vous,
& y attendit ſa flotte qui y
fut auſſi en peu de jours. Il y vint encore
quelques vaiſſeaux de la nouvelle
Angleterre, qui avoient armé à la Jamaïque,
dans le deſſein de le joindre.
Ainſi après avoir ſéjourné quelque peu
de temps au ''Cap Tibron'', Morgan ſe
vit chef d’une flotte de trente-ſept
vaiſſeaux, tant petits que grands. Le
ſien étoit le plus conſidérable, & monté
comme je l’ai déjà dit, de 24. pièces de
canon, & de huit berges de fonte. Les
autres étoient montés de 16. 14. 12. 10.
ou enfin quatre pièces de canon au
moins.
On fit la revue, & il ſe trouva deux
mille deux cens hommes tous armés à
l’avantage, & réſolus de ſe bien battre
pour avoir un riche butin.
Après cette revue Morgan tint con-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr|286|FRA — FRA}}</noinclude><section begin="FRAIS"/><nowiki />
Vent frais, en termes de Marine, est un vent favorable & pas trop fort. Nous avions un vent frais & gaillard en poupe. Il est opposé à vent échars, qui est trop foible, & à vent forcé, qui est au contraire plus fort qu’on ne voudroit. Les ennemis avoient le vent sur l’armée du Roi qui a été frais pendant tout le combat. {{M.|LE}} C. DE TOULOUSE. Bon frais, lorsqu’il est un peu fort. Les vents qui souffloient de bon frais, nous tirèrent enfin des parages les plus dangereux. FREZIER. Beau frais, lorsqu’il est assez fort & égal. Ce navire venoit portant beau frais, le vent arrière. DENIS. Petit frais, lorsqu’il est médiocre. Nous fimes route par les îles du cap Vert par un petit frais de nord— est. FREZIER. On dit en termes de Manège, qu’un cheval a la bouche fraiche, pour dire, qu’il jette de l’écume, ce qui est la marque d’un bon cheval.
FRAIS, est quelquefois substantif, & signifie un froid agréable. Aura, frigus. Il faut se mettre au frais sous ce berceau, prendre le frais sur le soir au bord de l’eau. Le frais est dangereux aux gens sujets aux fluxions. Voyez FRAÎCHEUR.
A peine à la faveur du frais & du silence Souffroit-il du sommeil la douce violence.
{{sc|Perrault}}.
FRAIS. s. m. pl. Dépense qu’on est obligé de faire, argent qu’on est obligé de débourser pour faire quelque chose. Sumptus, expanfa, impense. On ne sauroit vivre à Paris, y bâtir qu’à grands frais. Les frais des moissons, des vendanges, des noces. Les frais funéraires, se dit de la dépense qu’on fait aux enterremens.
Ce mot frais ne se dit jamais qu’au pluriel. De grands frais, ou une grande dépense.
Moi je tiens qu’ici bas, sans faire tant d’apprêts, La vertu se contente & vit à peu de frais.
{{sc|Boil}}.
On dit qu’un homme est de grands frais, pour dire qu’il coute beaucoup à nourrir, à entretenir. Constituer quelqu’un en frais, pour dire, l’obliger à quelque dépense extraordinaire. {{sc|Ac. Fr}}. Du Cange dit que ce mot en ce sens vient de freid, Allemard, qui signifie paix, & que de-là on a dit fredum, freda, fredus, pour signifier une certaine amende, ou peine pécuniaire dont on composoit avec le Fisc, quand on avoit quelque différend avec le Prince, pour acheter de lui la paix ; que souvent cette peine se payoit au Juge, ou du moins sa troisième partie ; ce qui s’est étendu depuis à toutes sortes d’exactions, & à toutes sortes de frais & de procès, parce que cela en faisoit la meilleure partie.
On dit qu’un homme en fera pour les frais, quand il a avancé beaucoup d’argent en quelque affaire, dont il y a apparence qu’il ne retirera rien. On dit qu’un homme a gagné son bien à peu de frais, pour dire, sans peine ; qu’il a acquis de la réputation à peu de frais, pour dire, qu’il ne l’a guère méritée. Tous les hommes veulent être heureux, & le voudroient être à peu de frais. {{sc|Font}}.
FRAIS se dit particulièrement au Palais, pour signifier la dépense, le coût d’un procès : & il diffère des dépens, en ce que les dépens font les frais dont on a obtenu condamnation, & les frais simplement font ceux dont il n’y a point de taxe faite. Ainsi on dit, une déclaration de dépens, & un mémoire de frais. On dit, des frais & mises d’exécution, de ceux qu’on a faits en exécution des contrats & jugemens ; & frais & loyaux-coûts en retrait lignager. Frais, salaires & vacations d’un Procureur. Frais préjudiciaux font des frais de défauts qu’il faut rembourser avant que d’être admis à continuer aucune poursuite. Intéréts, frais & dépens. Les frais sont privilégiés, & se prélèvent avant toutes choses. Un adjudicataire est tenu des frais ordinaires des criées,
FRA les extraordinaires entrent dans l’ordre. On taxe les frais des voyages, selon la qualité des personnes.
FRAIS de Justice, font ceux qui ont fait la conservation de la chose au profit du propriétaire, du créancier, ou de tout autre qui y a droit ou intérêt.
FRAIS funéraires, font ceux qui le font pour l’enterrement du corps d’un défunt, la bière, le port du corps, l’ouverture de la terre, &c. On appelle faux frais, toutes les menues dépenscs qu’on est obligé de faire, & qui n’entrent point en taxe.
On dit frais & régie. Ce terme est fort usité dans les Bureaux, & comprend tous les frais & dépenses ordinaires & extraordinaires qu’on fait pour la régie d’une affaire.
FRAIS DE BUREAU. Menues dépenses qu’on fait dans les Bureaux pour la fourniture des registres, papier, encre, plumes, ports de lettres, &c. Les Gardes du Trésor Royal ont chacun, dans leur année d’exercice, une somme pour les frais de Bureau. Les Comptables mettent ordinairement dans leurs comptes un article pour les frais de Bureau.
FRAIS ET LOYAUX-COUTS font ceux que l’on avance pour faire expédier & lever les contrats & obligations dont le coût a dû être fait par la Partie adverse, qui par conséquent doit les rembourser. Ce mot est aussi fort usité dans le jeu de paume, pour signifier la dépense que l’on fait pour jouer, & qui consiste dans le nombre des balles que l’on perd en jouant. Jouer les frais. Perdre les frais. Sortir du jeu à moitié frais, chacun en payant sa part. Jouer sur nouveaux frais.
On dit proverbialement, travailler sur nouveaux frais, pour dire, recommencer de nouveau un travail. On dit qu’un homme avare se met en frais, quand il fait quelque perite dépense pour régaler ses amis, & lorsqu’il la fait fort rarement.
<section end="FRAIS"/>
<section begin="FRAISE"/><nowiki />
FRAISE. s. f. Petit fruit rouge ou blanc, qui croît dans les jardins & dans les bois. Fragum. Il ressemble au bout des mamelles des nourrices. Les premiers fruits qu’on voit mûrs à Paris font les fraises. C’est le plus hatif & un des plus délicieux fruits du Printemps. Il y en a de plusieurs espèces, soit rouges, soit blanches. La fraise des bois ou des montagnes est la plus petite, mais la plus estimée pour son parfum. La fraise d’Angleterre est recherchée pour sa grosseur. On mange les fraises avec du sucre, arrosées d’eau ou de vin. Elles se dissolvent plus facilement dans l’eau. Ce fruit est émollient, rafraîchissant, propre à corriger l’acrimonie bilieuse des humeurs. On doit en faire un usage modéré.
Pendant l’Eté on fait avec le suc des fraises, des eaux très-propres pour étancher la soif. Voyez FRAI
EAU DE FRAISE. Voyez EAU.
SIER.
FRAISE, en termes de Botanique, est un cordon de feuilles fort menues & fort courtes, qui se trouve entre la peluche & les grandes feuilles des fleurs des anémones doubles. On estime une anemone double qui a la fraise.
FRAISE, dans l’histoire des modes, étoit anciennement une partie de l’habillement, une espèce de collet de toile, coupé en rond, qui avoit trois ou quatre rangs, pliffé, empesé & godronné. Les Espagnols ont encore retenu la mode des fraises. Les Magistrats & les Ecclésiastiques Luthériens portent des fraises en divers lieux d’Allemagne, comme Hambourg, &c. Godronner des fraises. Porter un fraise. "
Ce mot vient du Grec egeour, à ce que l’on prétend, parce qu’il défend le col du froid. Il peut venir aussi de sa ressemblance avec la fraise de veau.
FRAISE. On trouve dans la basse Latinité frefia pour une bande d’étoffe, telle peut être celle qu’on nomme aujourd’hui falbala. Voyez dans les Acta Sanct. Just. {{t.|{{rom-maj|II}}|cap}}. {{pg|133}}. F.
FRAISE DE VEAU, est la peau ou membrane qui soutient & enveloppe les boyaux d’un veau : ce qu’on appelle dans le corps humain le mefentère. On comprend aussi sous ce nom de fraise de veau, toutes<section end="FRAISE"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>ſeil avec tous les capitaines & les autres
principaux officiers, pour réſoudre
{{Nlg|Deſſein des Flibuſtiers ſur Panama, Carthagène & la Vera-Cruz.|left}}quelle place on attaqueroit. On en
propoſa trois, ''Panama'', ''Carthagène'' &
la ''Vera-Cruz'', dans le golfe de la nouvelle
Eſpagne. On ne fit point de réflexion
ſur les forces que ces places pouvoient
avoir, on ne ſongea qu’aux richeſſes
qu’elles poſſédoient, & au
moyen de les avoir.
Enfin on jugea que ''Panama'' étoit
celle dont la priſe ſeroit la plus avantageuſe,
parce qu’elle étoit la plus riche
des trois, ſuppoſé que les galions du
Pérou fuſſent arrivés ; parce que l’on
pourroit prendre l’argent du roi & des
Génois, outre celui des Particuliers ; ce
qui monteroit à une ſomme immenſe.
Il ne faut que de ſemblables motifs pour
exciter les Flibuſtiers à entreprendre
des choſes encore plus difficiles.
On arrêta donc l’attaque de ''Panama'',
{{Nlg|Iſle de St. Catherine, galère des Indes.|left}}& on conclut de prendre l’iſle de
''Sainte Catherine'', pour avoir des guides qui
conduiroient l’armée à cette ville ; parce
que cette iſle tenant lieu de galères
dans les Indes pour le roi d’Eſpagne,
on devoit y trouver des bandits relégués,
qui ſeroient bien aiſes de ſervir
de guides, & de ſortir ainſi d’eſclavage.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
Il faut avouer que la fortune a plus
de part dans les entrepriſes des Aventuriers,
que leur bonne conduite ; car
d’aller attaquer cette iſle, n’ayant d’autre
but que d’avoir un guide, c’étoit
une grande témérité ; puiſque ſi elle eût
voulu combattre, défendue comme elle
étoit par une bonne garniſon & par
l’avantage de ſes forts, elle auroit pû
défaire trois armées comme celle des
Aventuriers. C’eſt ce que l’on connoîtra
mieux par la ſuite.
La réſolution ainſi priſe, on fit la {{Nld|Chaſſe-partie remarquable.}}
chaſſe-partie, & on aſſembla les capitaines
pour convenir enſemble de ce
qu’on donneroit à Morgan pour ſon
amirauté. On propoſa de lui accorder
ſur chaque cent hommes le lot d’un
homme ; ce qui fut publié & agréé par
toute la flotte. Après cela les officiers
convinrent en leur particulier de ce
qu’on donneroit à chaque capitaine
pour ſon vaiſſeau, & on régla huit,
dix, douze lots, ou parts d’hommes,
ſelon que le vaiſſeau étoit grand, outre
le lot particulier que chacun devoit
avoir encore comme les autres.
On fit auſſi un compromis pour récompenſer
ceux qui ſe ſignaleroient ; &
comme il y a des curieux qui ne veu-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>du titre de bonnet-monté, et sur le
sommet duquel était posé un petit
castor gris, attaché à la ''poissarde''.
Un manchon de satin noir et une
canne à pommeau d’or complétait
la toilette de cette singulière figure.
Après que la dame fut descendue,
le laquais passa les deux bras
dans la voiture et en sortit une
espèce de paquet enveloppé d’un
habit militaire, et l’on aurait vainement
cherché à deviner ce qu’il
pouvait contenir, si on n’avait
aperçu, à une des extrémités, un
large chapeau à trois coins, et à
l’autre une grosse botte qui semblait
devoir renfermer une jambe.
Une voix sonore se fit maintenant
entendre à l’entrée du salon. Apportez-le
ici, apportez-le ici, Philistin ;
j’appelle mon Philistin parce<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>lent rien ignorer, j’inſère ici pour les
ſatisfaire cette chaſſe-partie, qui a des
particularités aſſez remarquables.
{{c|''Chaſſe-partie remarquable''.}}
Celui qui ôtera le pavillon ennemi
d’une fortereſſe pour y arborer le pavillon
Anglois, aura, outre ſa part, cinquante
piaſtres.
Celui qui prendra un priſonnier lorſqu’on
voudra avoir des nouvelles de l’ennemi,
aura outre ſon lot, cent piaſtres.
Les grenadiers auront pour chaque
grenade qu’ils jetteront dans un fort,
cinq piaſtres outre leur part.
Quiconque prendra un officier de
conſidération dans un combat, y riſquant
ſa vie, ſera récompenſé ſelon le
mérite de l’action.
Dans ces mêmes articles on n’avoit
pas oublié les eſtropiés.
Celui qui aura perdu les deux jambes,
recevra quinze cens écus, ou
quinze eſclaves, au choix de l’eſtropié,
en cas qu’il y ait aſſez d’eſclaves.
Celui qui aura perdu les deux bras,
aura dix-huit cens piaſtres, ou dix-huit
eſclaves, au choix de l’eſtropié,
comme on l’a dit.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Celui qui aura perdu une jambe, ſans
diſtinction de la droite ou de la gauche,
aura cinq cens piaſtres, ou ſix eſclaves.
Celui qui aura perdu une main ou
un bras, ſans diſtinction du droit ou du
gauche, aura cinq cens écus, ou ſix eſclaves.
Pour la perte d’un œil, cent piaſtres,
ou un eſclave, au choix de l’eſtropié.
Pour la perte des deux yeux, deux
mille piaſtres, ou vingt eſclaves au
choix de l’eſtropié.
Pour la perte d’un doigt, cent piaſtres
ou un eſclave, le tout au choix de
l’eſtropié.
En cas qu’une partie ou membre ſoit
eſtropié, de manière que la perſonne ne
puiſſe s’en aider, il aura la même récompenſe
que ſi ce membre avoit été
emporté ou coupé.
En cas que quelqu’un ſoit bleſſé au
corps, & obligé de porter la canule, il
aura cinq cens piaſtres, ou cinq eſclaves,
à ſon choix.
On devoit recevoir toutes ces récompenſes
outre la part ordinaire de
l’eſtropié, & ces récompenſes devoient
être priſes ſur le total du butin avant que
de le partager.
On inſéra auſſi dans cette chaſſe-par-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="1" user="Acélan" />{{nr||FRA — FRA|287}}</noinclude><section begin="FRAISE"/>les entrailles d’un veau. Manger de la fraise de veau. Une bonne fraise de veau.
On disoit populairement à Paris, quand on portoit des fraises, cet homme n’a pas tout mangé son veau, if en a encore la fraise.
FRAISE, en termes de Guerre, est une espèce de fortification faite de pieux pointus & presque parallè les à l’horizon, qu’on fiche dans des retranchemens d’un camp, d’une demi-lune, pour empêcher l’approche de l’escalade. Pali prefixi. On se sert particulièrement de fraises aux ouvrages de terre. Les fraises se placent au-dessous du parapet du rempart, en présentant la pointe à l’ennemi, & tiennent lieu du cordon de pierre qu’on met aux ouvrages de maçonnerie. Il fortifia les endroits foibles avec des fraises & des palissades. REL. DES CAMP. DE ROCROI ET DE FRIBOURG.
FRAISES. s. f. pl. ou FRAICHEMENS. s. m. pl. font encore des pieux que l’on met à l’entour des piles des ponts, pour les contregarder.
FRAISE OU FRESE est auli un outil des Ouvriers qui travaillent en fer & en laiton. Ils s’en fervent pour élargir un trou d’un côté. Cet outil est fait ordinairement en cone, & quelquefois il est émouffé & un peu arrondi vers la pointe. Il y a des fraises qui font à pans, & d’autres cannelées ; mais elles font toutes d’acier trempé. On dit aussi fraifer, pour élargir un trou d’un côté, afin que le rivet qu’on met dans ce trou ne puisse pas sortir. Quelques-uns disent frafe & frafer ; d’autres prétendent que le nom de cet outil lui avoit été donné à cause de quel que ressemblance qu’on lui trouve avec le fruit qui porte le même nom.
FRAISE. Terme d’Horlogerie. Lime ronde qui s’applique à la machine à fendre les roues. Il y a des fraises de plusieurs formes & figures.
FRAISE. Nom d’un genre de coquillage de mer, ainsi nommé, parce qu’il a de la ressemblance à une fraise. Fragum marinum. Une grosse fraise. GERS.
FRAISE. Terme de Vénerie. C’est la forme des meules & des pierrières de la tête du cerf, du daim & du chevreuil. Voyez MASSACRE.
FRAISER. v. a. Terme de fortification. Palis precingere. Paliffader un retranchement, une demi lune en forme de fraises. Tous les dehors de cette place étoient fraises & palissadés. On appeloit aussi, en termes d’évolution militaire, fraifer un bataillon, lorsqu’on le bordoit de piquiers pour empêcher la Cavalerie de le forcer. Fraifer un bataillon par tête & par queue, à droite & à gauche. MARTINET, EXERC. POUR L’INF.
FRAISER, signifie aussi pliffer à la manière d’une fraise. Crifpare, concinnare in rugas.
FRAISER OU FRASER, est encore un terme des Ouvriers qui travaillent en fer & en laiton. Voyez
FRAISE.
les autres.
FRAISER se dit aussi des fèves, quand on leur ôte une certaine peau blanche qui les couvre. Les fèves fraifees ont tout un autre goût que
FRAISER, est aussi un terme de Pâtissier. Fraifer la pâte, c’est la bien manier en la pêtriffant sur elle-même. Cette pâte est bien fraifée.
FRAISE, ÉE. part. Il a les significations de son verbe. Des manchettes fraifees, des fèves fraifées. Un baltion fraif & palissadé. Ouvrages palissadés & fraisés. Nos bataillons font comme fraisés d’Officiers. {{P.|DANIEL}}. Histoire de la Milice Françoise.
FRAISETTE. s. f. Stria. Petite fraise. On porte encore des fraifettes effilées au lieu de manchettes dans le grand deuil.
FRAISIER. s. m. Fragaria. Plante qui porte les fraises, & qui croît dans les bois & dans les jardins. Il y en a plusieurs espèces. Le fraisier commun a ses feuilles veinées, velues, dentelées tout autour, vertes par-dessus, blanches par-dessous : la même queue en soutient trois. Ses tiges font hautes de demi-pied, branchues, & portent des fleurs composées de plusieurs pétales blancs, soutenus par un calice d’une seule pièce découpée en dix quartiers. Le fruit naît du
FRA 287 pistil qui occupe le centre de la fleur, il est composé de plusieurs semences menues, entassées les unes sur les autres, & enveloppées d’une substance pleine de suc de bonne odeur & de bon goût : Ses racines font vivaces, ligneuses, garnies de quelques fibres rougeâtres, astringentes au goût. La feuille du frafier rafraîchit & dessèche : elle est diurétique, bonne dans l’ictère, dans les flux de sang, dans la dyssenterie.
En Latin fragaria vulgaris ; fragaria vient de fragrare, sentir bon ; & l’on a donné ce nom au frai— Jier commun, à cause de la bonne odeur des fraises. Il y a un fraisier à fleur double qui charge beaucoup, & qui a un fruit plus petit que l’ordinaire. Il y a un fraisier qui ne fait point, ou peu de trainées. Il y en a un, nommé capron, dont le fruit est plus fade, mais très-gros.
{{M.|Frézier}} a apporté du Chily une espèce de fraisier, dont les fruits font gros comme des noix, & quelquefois comme des œufs de poule. Ils font d’un rouge blanchâtre & moins délicats au goût que les nôtres. Ses feuilles sont fort velues, plus arrondies & plus charnues que celles de nos fraisiers.,
Le fraisier se multiplie de plan enraciné. Celui qu’on tire des bois pour le transplanter dans les jardins est le meilleur. Ses fruits font plus odorans. Si on les plante au mois de Mai, ils produisent beaucoup dès l’année suivante. Il faut les arroser dans les sécheresses. Ils demandent une terre sablonneuse, plantés sur des assés contre un mur, à l’exposition du midi, ils donnent des fraises de bonne heure.
FRAISIL. s. m. Prononcez fraisi. Il y en a qui disent fraisier pour fraisil, l’usage est pour ce dernier mot. Cendre de charbon de terre qui reste dans les forges des ouvriers qui travaillent sur les métaux.
FRAISOIR. s. m. Espèce de villebrequin dont la mèche est terminée par un petit cone à rainure : il sert à faire des trous dans les matières peu épaisses & faciles à éclater, comme font tous les ouvrages de placage & de marquetterie.
FRAIT. adj. Vieux mot. Rompu.
FRALATER. Voyez FRELATER.
FRAMBOISE. f. F. Fruit rouge, & quelquefois blanc, qui croit sur un arbrisseau épineux. Ce fruit approche de la figure de la fraise, & vient en même saison. Son goût est un peu acide, & il est agréable à l’odorat. Morum idaum, idai rubi. On en fait des eaux, des conserves, des dragées, des confitures, &c. Les framboises rouges font les plus communes. Le mot de framboise vient, selon quelques-uns, de framboefia, mot formé de fragrare, & de bonus, a, um ; sentir bon.
On dit aussi qu’un vin sent la frambroise, lorsqu’il a un goût, une odeur qui approche de la framboise. Mais Palquier prétend que ce mot a été dit par corruption, pour dire franc à boire.
EAU DE FRAMBOISE. Voyez EAU.
L’ILE AUX FRAMBOISES. Île qui est à l’entrée du havre de la Haive, à gauche, sur la côte de l’Acadie. Insula Idaorum ruborum. Elle est ainsi nommée, parce qu’elle est pleine de framboisiers. Le printemps elle est toute couverte de tortues qui en vont manger les fruits. DENIS, Descript. de l’Amer. Sept. {{P.|s}}. f. 3.
FRAMBOISER. v. a. Mettre des framboises dans des liqueurs, dans des confitures, pour leur donner un meilleur goût. Morts ideis confpergere. On fait do l’hippocras framboise, des cerises framboisées.
<section end="FRAISE"/>
<section begin="FRAMBOISIER"/><nowiki />
FRAMBOISIER. s. m. ''{{lang|la|Rubus idæus}}''. Espèce de ronce qui se distingue de l’ordinaire par ses tiges plus arrondies, plus minces, moins épineuses ; par ses feuilles plus molles, blanchâtres en dessous ; par ses fleurs qui sont blanches, & par ses fruits qui ont une odeur fort agréable, & par leur goût. Quelquefois le ''framboisier'' n’a point d’épines, principalement dans les rejetons qui n’ont pas encore un an. Ses feuilles sont trois ou cinq sur la même queue, qui est longue d’un pouce & demi, ou de deux pouces : elles ressemblent aux feuilles de la ronce {{tiret|com|mune}}<section end="FRAMBOISIER"/><noinclude>
<references/></noinclude>
rbvn0fkasffugc9618919csb1ojobu8
Page:Ferrier - Mariage Tome 1.djvu/117
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>qu’il a toujours Samson dans ses
bras. Posez-le là, mon enfant,
ajouta la dame en désignant un
grand fauteuil qui avait été préparé
pour l’occasion ; c’est bien, très-bien,
le voilà rangé. Maintenant,
dit-elle au groupe féminin qui se
pressait autour d’elle, je puis vous
dire bonjour ; je suis bien aise de
vous retrouver toutes en vie et
bien portantes. — Chère, chère
lady Maclaughlan, quel bonheur
de vous voir ; veuillez nous permettre
de vous présenter notre
bien-aimée lady Juliana, dit Grizzy,
en l’entraînant près du charmant
objet qu’elle venait de nommer.
— Oui, en vérité, vous êtes
jolie, très-jolie, dit lady Maclaughlan
en la fixant et en la toisant
de la tête aux pieds ; très-jolie,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/114
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>tie ; qu’en cas qu’on prît quelque vaiſſeau
en mer, ou dans un Havre, ce ſeroit
au profit de toute la flotte, à
moins qu’il ne fût eſtimé plus de dix
mille écus ; auquel cas il y en auroit
mille pour le premier vaiſſeau de la
flotte qui l’auroit abordé, outre que
ſur chaque dix mille écus que le vaiſſeau
pourroit valoir, celui qui l’auroit pris
auroit droit d’en prendre mille d’avance
à partager entre ſon équipage ſeul.
Chaque équipage promit au Chirurgien
& au Charpentier une récompenſe ;
à l’un pour les remèdes, & à l’autre
pour ſon travail ; ſavoir, au premier
deux cens piaſtres, outre ſon lot ; & au
dernier, cent outre ſon lot.
{{Nlg|Commiſſions accordées aux Flibuſtiers.|left}}Tout étant ainſi réglé, Morgan délivra
des commiſſions aux capitaines
qui n’en avoient point. Elles étoient
données en vertu de celle que le général
de la Jamaïque avoit accordée pour
prendre ſur les Eſpagnols par droit de
repréſailles, parce qu’ils s’emparoient
des navires Anglois qui étoient obligés
d’entrer dans leurs ports de l’Amérique.
Après quoi il ſe fit reconnoître
de tous comme amiral & général, fit
prêter le ſerment de fidélité, & diviſa
ſa flotte en deux eſcadres ſous deux dif-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>férens pavillons ; l’une ſous le pavillon
royal d’Angleterre, qu’il portoit au
grand mât ; & l’autre ſous le pavillon
blanc, quoiqu’Anglois.
Ceux qui étoient de ſon eſcadre {{Nld|Flotte des Flibuſtiers comment ordonnée.}}
portoient derrière un pavillon rouge
avec une croix blanche, qui eſt le pavillon
du parlement ; & ſur le beaupré,
le pavillon royal mêlé de trois couleurs,
bleu, blanc & rouge. Ceux qui
étoient de l’eſcadre blanche portoient
derrière un pavillon blanc, avec quatre
petits carreaux rouges à un des coins ;
& ſur le beaupré, le pavillon royal
comme j’ai dit. Morgan créa auſſi des
hauts officiers, pour commander ces
Eſcadres ; comme un amiral du pavillon
blanc, deux vice-amiraux, & deux
contre-amiraux. Quoique ces dignités
ne fuſſent qu’honoraires, ceux qui
les avoient ne laiſſoient pas d’être ſoumis
à Morgan. Outre tout cela il y
avoit des ordres pour chaque vaiſſeau,
en cas de combat, ou de nuit, ou dans
un mauvais temps. Il y avoit encore
un ſignal particulier, auquel chaque
vaiſſeau ſe devoit ranger à ſon devoir,
comme on fait ordinairement en Europe
dans les flottes de conſéquence.
Tout étant ainfi ordonné, Morgan<noinclude>
<references/></noinclude>
swj0gluzvls9lofolhbteiwlw7mjjfd
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><section begin="s1"/>commanda qu’on ſe tint prêt à lever
l’ancre, & au premier ſignal de mettre
à la voile.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE IX}}.}}
{{c|''Départ de Morgan. Priſe de l’iſle de Sainte Catherine''.}}
{{Lettrine|M}}{{sc|organ}} ayant mis ſa flotte en
bon ordre, partit le 16. Décembre
de l’année 1670, & prit la route
de Sainte Catherine. Ce même jour on
apperçut deux grands navires qui alloient
à l’iſle de ''Cuba''. On leur donna
la chaſſe ; mais il fut impoſſible de les
prendre, parce que les vents étoient contraires,
& ces navires en meilleur équipage
que ceux des Aventuriers ; qui reconnurent
à leur pavillon que c’étoit des
Hollandois.
Ce fut un bonheur pour ces vaiſſeaux
d’être échappés. Morgan les auroit
pris & gardés juſqu’à la fin de ſon
voyage, s’il ne leur eût fait pis. Quatre
jours après il arriva ſur le ſoir à la vue
de l’iſle de Sainte Catherine, & il envoya
deux petits vaiſſeaux devant le
port, pour faire garde toute la nuit ;<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>répéta-t-elle en imprimant un baiser
sur le beau front de Juliana.
— Nous vous conjurons, chère
lady Maclaughlan, crièrent à la
fois les trois sœurs, asseyez-vous,
nous craignons que vous ne soyiez
fatiguée.
— Et pourquoi, s’il vous plaît,
voulez-vous que je m’assoye puisqu’il
me plaît de me tenir debout ?
Je ne puis souffrir être assise, je
ne suis jamais assise chez moi,
n’est-il pas vrai ? sir Sampson, dit
sa seigneurie en se tournant du
côté du petit guerrier qui, ayant
été saisi d’un accès de toux épouvantable,
ne put lui répondre.
— Qu’il est angoissant d’entendre
tousser ainsi sir Sampson, s’écria
la compatissante Grizzy.
— Angoissant ! et pourquoi serait-ce
angoissant ? rien ne lui fait<noinclude>
<references/></noinclude>
nd7095u0fe31mle76o9p0lpu1vz6m1k
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Em-GdM
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|VIII}}.|184}}</noinclude>{{lang|frm|hostel et mettre du may et de l’erbe vert}}<ref>Un mui à sa porte et de l’herbe verte dans les salles de sa maison.</ref> {{lang|frm|et assembla ses amis pour aler au devant de sa femme. Il fut au devant et s’entre-baisièrent, puis commencèrent l’un et l’autre à plourer, et puis firent très grant joye. Il fist dire à sa femme que à tous elle parlast esbatéement}}<ref>Joyeusement. {{abr|Var.|Variante}} B. {{lang|frm|''esclatéement''}} C. {{lang|frm|''esbaudement''}}.</ref>, {{lang|frm|haultement et hardiement, et à luy mesmes, et mesmement devant la gent, et qu’elle venue à Paris alast sur toutes ses voisines l’une après l’autre et ne fist nul semblant de rien que de joye. Et ainsi le bon homme retourna et garda l’onneur de sa femme.
Et, par Dieu, se un homme garde l’onneur de sa femme et une femme blasme son mary ou seuffre qu’il soit blasmé, ne couvertement, ne en appert, elle mesmes en est blasmée, et non sans cause ; car, ou il est blasmé à tort, ou il est blasmé à droit : s’il est blasmé à tort, donc le doit-elle aigrement revenchier ; s’il est blasmé à droit, donc le doit-elle gracieusement couvrir et doulcement défendre, car il est certain que se le blasme demouroit sans estre effacié, de tant comme auroit plus meschant mary, seroit elle réputée pour meschant et partiroit à son blasme pour ce qu’elle se seroit mariée à si meschant. Car, tout ainsi comme celluy qui joue aux eschez tient longuement en sa main son eschec avant qu’il l’assiée pour adviser de le mettre en lieu seur, tout ainsi la femme se doit tenir pour advisier et choisir et se mettre en bon lieu. Et s’elle ne le fait, si luy soit reprouchié, et doit partir au blasme de son mary ; et se il est en rien taché, elle le doit couvrir et céler de tout son povoir. Et autel doit faire le mary de sa femme, comme dit est dessus et dit sera cy après}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>afin que perſonne ne pût aller avertir
en terre ferme. Le lendemain ſur le
midi la flotte arriva à cette iſle, & alla
mouiller à une rade nommée l’''Aquada grande'',
où les Eſpagnols avoient une
batterie de quatre pièces de canon,
abandonnée. Morgan fit mettre mille
hommes à terre, marcha lui-même
à leur tête au traverse des bois, n’ayant
pour guide que ceux qui s’étoient trouvés
à la priſe de cette iſle, lorſque
Manſwelt s’en rendit le maître.
Le ſoir ils arrivèrent en un lieu où
les généraux Eſpagnols faiſoient autrefois
leur réſidence ; car depuis quelque
temps ils ont quitté la grande iſle, &
ſe ſont retirés ſur la petite, qui en eſt
ſi voiſine, qu’on paſſe de l’une à l’autre
ſur un pont. Cette petite iſle eſt tellement
fortifiée qu’on peut la diſputer
à une armée de dix mille hommes ; car
il y a des forts & de bonnes batteries
dans tous les lieux acceſſibles.
Les Flibuſtiers furent donc obligés
de camper ſur la grande iſle, & d’y paſſer
la nuit ; car ils ne pouvoient marcher
pendant l’obſcurité parmi les bois,
ayant plus d’une grande lieue à faire,
& n’étant pas dans le deſſein d’attaquer
des forts autrement qu’en plein jour.<noinclude>
<references/></noinclude>
3v1y3iaqdo3ks6llw53hu2i4mx73dt7
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>plus de bien qu’un bon accès de
toux : c’est le seul exercice qu’il
prenne.
— Oh ! puisqu’il en est ainsi, je
serais au désespoir qu’il ne toussât
pas ; certainement, il faut bien se
garder de lui donner quelque chose
qui puisse l’arrêter.
— Au contraire, il faut le faire
cesser, si on le peut, répliqua lady
Maclaughlan avec un ton d’autorité ;
car, lors même que cela ne
lui fait aucun mal, il est très-désagréable
pour les autres d’entendre
tousser ainsi ; mais autant vaudrait
essayer d’arrêter le vent en furie
que la toux de sir Sampson : il l’a
apportée en naissant.
— Ma chère lady Maclaughlan,
cria le pauvre sir Sampson d’une
voix aigre, et cherchant à réprimer
sa toux, comment osez-vous affir-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>{{Nlg|Pluye furieuſe & funeſte aux Flibuſtiers.|left}}Une pluye froide & furieuſe étant ſurvenue, ils abattirent trois ou quatre
maiſons pour ſe chauffer.
Ce fut une grande imprudence ; car
ces maiſons auroient bien ſervi à les
mettre à couvert, & à empêcher que
leurs armes & leurs munitions ne ſe
mouillaſſent. Mais croyant que la pluye
ne dureroit point, ils ne pouſſèrent pas
leurs vues plus loin. Cependant elle
dura plus que le feu, & ne ceſſa que le
lendemain à midi. Elle incommoda
beaucoup nos Aventuriers, qui n’avoient
qu’un caleçon & une chemiſe
pour tous vêtemens ; & les nuits ſont
là pour le moins de douze heures ; enſorte
qu’elle leur parut fort longue à
paſſer.
Si cent Eſpagnols fuſſent venus dans
ce moment fondre ſur eux le ſabre à
la main, ils les auroient tous défaits,
ne pouvant s’aider de leurs armes, qui
étoient mouillées, & eux tous tranſis
{{Nlg|Aventuriers paſſent les nuits dans l’eau.|left}}de froid. Ils ſe tenoient debout les uns
contre les autres pour s’échauffer ; car
de ſe coucher, il leur étoit impoſſible
dans le lieu où ils étoient, ayant de
l’eau juſques à mi-jambe.
Ainſi ils ſe voyoient preſſés de la
faim, ſubmergés de la pluye, accablés<noinclude>
<references/></noinclude>
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Benoit Soubeyran
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « pres, Edouard Roy d'Angleterre fils d'Ifa- bel fille de Philippes le Bel & fœur du feu Roy Charles, querella la fuccefsion de la Couronne à l'encontre de Philippes de Valois, pretendant luy appartenir à caufe de fa mere, & de fon ayeul. Mais Philippes de l'autre cofté qui eftoit coufin germain du Roy defunct, mit en auant contre luy ce- fte anciene lay Royale nommee Salique,la- quelle nommément deiette les femelles de la fuccefsion de la Courone. C'ef...
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Benoit Soubeyran" />{{nr||{{espacé|FRANCOIS}}E.|81}}</noinclude>pres, Edouard Roy d'Angleterre fils d'Ifa-
bel fille de Philippes le Bel & fœur du
feu Roy Charles, querella la fuccefsion de
la Couronne à l'encontre de Philippes de
Valois, pretendant luy appartenir à caufe
de fa mere, & de fon ayeul. Mais Philippes
de l'autre cofté qui eftoit coufin germain
du Roy defunct, mit en auant contre luy ce-
fte anciene lay Royale nommee Salique,la-
quelle nommément deiette les femelles de
la fuccefsion de la Courone. C'eft celle loy
que Gaguin & autres vulgaires hiftoriens
François difent auoir efté faite par Phara
mond. Erfpecialement en la vie de Philip-
pes de Valois : La loy Salique, dit-il, faifoit
contre Edouard, laquelle ayant efté eſtablie
aux François par Pharamond, auoit efté
toufiours eftroitement gardec comme fa-
cree & inuiolable iufqu'a ce temps-la. Par
celle loy eft ordonné, qu'il ny ait que les
hoirs mafles iffus des Roys,qui puiffent ve-
nir à la fuccefsion de la Couronne,mais que
les femelles ne foyent receues à celle digni-
té:Si en eft la fuftance telle. Que nulle fem-
me ne prene aucune portion de l'heritage
de la terre Salique.Les Iurifconfultes appel
lent la terre Salique, celle qui n'appartient
qu'au Roy fenl,& qui eft differente de la loy
d'Alleud, qui comprend aufsi les fuiers,
f<noinclude>
<references/></noinclude>
1dkka4c1hny1bl3u1tnkm753yta1t1q
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>mer une pareille chose, tandis que
si souvent je vous ai répété que
cette toux m’était restée depuis une
transpiration arrêtée, que j’avais
prise, il y a quelques années, accompagnant
Sa Majesté à… Ici
un nouvel accès l’empêcha de continuer.
— Laissez-le tranquille, laissez-le
tranquille, ne vous mêlez pas
de ce qui le regarde, dit sa tendre
épouse à la nymphe qui ne cessait
de s’occuper de lui ; Philistin en
prendra soin, Philistin sait ce qu’il
lui faut. En prononçant ces mots
elle recommença de nouveau son
examen de lady Juliana.
— Vous êtes, il faut en convenir,
une belle créature, vous avez
un nez parfait, une bouche délicieuse,
mais je n’aime pas beaucoup
vos yeux, ils sont trop ouverts et<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>de laſſitude, & ſans aucun ſoulagement.
En cet état ils ſe croyoient plus
miſérables que s’ils avoient été environnés
de leurs ennemis ; car ils auroient
pu les vaincre, ou mourir glorieuſement.
À la pointe du jour les Eſpagnols
commencèrent à battre la Diane, & à
faire une décharge de canon & de
mouſquets. Les Aventuriers n’en purent
faire autant ; car leurs tambours étoient
mouillés auſſi-bien que leurs armes,
qu’ils ne pouvoient recharger, à cauſe
de la pluye qui tomboit d’une telle ſorte,
qu’on voyoit les torrens ſe précipiter
des montagnes, & l’eau gagnant de
toutes parts, leur fermer le paſſage pour
retourner à leurs vaiſſeaux.
Sur le midi le ſoleil parut, & la pluye
ceſſa. Alors Morgan envoya quatre {{Nld|Morgan fait ſommer le Major de l’iſle.}}
hommes dans un canot portant pavillon
blanc, pour ſommer les Eſpagnols
de rendre l’iſle, & leur ſignifier que
s’ils faiſoient réſiſtance il mettroit tout
à feu & à ſang. Le gouverneur envoya
le major & un {{Nec|alferès}}, pour voir de
quelle manière ils pourroient rendre le
fort ſans que le roi d’Eſpagne, & les
gouverneurs généraux, dont ils dépendoient,
les puſſent accuſer de lâcheté.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Sapcal22" /></noinclude>d’un bleu trop clair : ce sont des
yeux de porcelaine et je ne les
trouve pas de mon goût, pourquoi
n’avez-vous pas les yeux noirs ?
Vous ne ressemblez pas du tout à
votre père que j’ai beaucoup connu ;
votre mère était une grande
héritière : le Comte l’épousa pour
sa fortune, et elle l’épousa pour
devenir comtesse ; voilà l’histoire
de leur mariage : ce discours élégant
fut prononcé du ton le plus
indifférent.
Milady n’était pas une femme
qui se laissât facilement émouvoir,
et quoiqu’elle sut à merveille exciter
des sensations d’humeur, de
honte, de dépit, de colère ou de
gaieté chez ses auditeurs, il était
difficile, à ceux qui l’écoutaient ou
la regardaient, de deviner si, elle-même,
était jamais émue par au-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
Ce major & l’{{Nec|alferès}} repréſentèrent
à Morgan qu’ils étoient dans l’intention
de rendre l’iſle ; mais que comme
il y alloit de la tête, il lui plût voir de
quelle ruſe on ſe ſerviroit, afin que perſonne
ne fût en danger de perdre ni la
vie ni l’honneur. Morgan leur demanda
quel expédient ils avoient pour
cela. Ils répondirent, qu’il falloit que ſes
gens vinſſent inſulter le fort Saint Jérôme,
qui étoit au bout du pont, &
qui ſépare la petite iſle de la grande ;
que cependant il envoyât du monde
dans un canot pour les venir attaquer
par derrière ; que dans ce moment le
gouverneur en ſortiroit pour aller au
grand fort, & qu’ainſi on le prendroit
priſonnier, ce qui faciliteroit la priſe
des autres forts ; qu’enfin pendant tout
ce temps-là il falloit ne point ceſſer de
tirer de part & d’autre, ſans toutefois
tuer perſonne.
Morgan conſentit à tout, & on attendit
que la nuit fût venue, afin de
mieux couvrir l’affaire. Sur le ſoir on
marcha au lieu & en la manière dont
{{Nlg|La priſe de Sainte Catherine.|left}}on étoit convenu. Néanmoins Morgan,
qui ne ſe fioit pas à la parole des Eſpagnols,
commanda à ſes gens de charges
à balles, & en cas qu’aucun d’eux<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>fût bleſſé, de ne point tirer en l’air ;
mais tout de bon. Ils ne furent pas en
cette peine ; car les Eſpagnols montrèrent
ſi bien leur adreſſe à tirer ſans bleſſer
perſonne, que Morgan ni ſes gens
n’eurent aucun ſujet de s’en plaindre.
C’étoit une vraie comédie, de voir tirer
de toutes parts, & prendre des fortereſſes
ſans tuer ni bleſſer perſonne.
Dès que les Aventuriers furent les
maîtres de l’iſle & de ſes fortereſſes,
& qu’ils eurent enfermé les habitans
dans le grand fort de ''Sainte Thérèſe'',
la ſcène changea, & la comédie devint
tragédie pour les veaux, les vaches &
les poules : chacun tuoit ce qui s’offroit
à lui ; on ne voyoit que feux durant la
nuit, il n’y avoit perſonne parmi eux
qui ne fît rôtir quelque pièce de viande ;
enfin tous faiſoient grand’chère & de
grand appétit, car ils avoient été vingt-quatre
heures ſans manger, & s’ils
euſſent eu du vin, rien n’auroit manqué
à leur ſatisfaction : mais ils furent
contraints de boire de l’eau ; & comme
ils n’avoient point de bois, & qu’ils
n’en pouvoient trouver, à cauſe de
l’obſcurité de la nuit, ils abattoient les
maiſons pour faire du feu de la charpente.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
{{Nlg|Priſonniers de l’iſle Ste. Catherine.|left}}Le lendemain au matin on élargit les
priſonniers, qui ſe trouvèrent au nombre
de quatre cens cinquante ; ſçavoir,
cent quatre-vingt-dix hommes de garniſon,
dont quarante étoient mariés,
& avoient quarante-trois enfans ; trente-un
eſclaves du roi, avec huit enfans,
& huit bandits relégués ; trente-neuf
eſclaves appartenant aux particuliers,
avec vingt-deux enfans ; vingt-ſept
noirs libres, avec douze enfans.
On laiſſa tous les hommes & les enfans
libres, dans l’iſle pour y chercher leur
vie, & de peur de déſordre on enferma
les femmes dans l’égliſe, où on eut
ſoin de les nourrir & de les garder.
Pour cela les Aventuriers montoient
tous les jours la garde, comme on fait
à l’armée.
Après cela on viſita les fortereſſes,
& on en trouva dix ſur cette iſle, qui
peut avoir une lieue & demie de circuit.
La première, qui étoit au bout du port
qui fait la ſéparation des deux iſles, &
qui s’appelloit ''le fort ſaint Jérôme'',
étoit proprement une batterie entourée
de murailles, dont le parapet avoit cinq
pieds, le glacis une demi-toiſe de large.
Tout ce fort pouvoir être de ſix toiſes
de long, de quatre de large. Il<noinclude>
<references/></noinclude>
lx4i0lveig6e4uvn0qpuutdn8zxhw7q
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>y avoit huit pièces de canon de fer, tirant
douze, huit & ſix livres de balle,
avec un corps-de-garde pour loger cinquante
hommes.
La ſeconde étoit une batterie couverte
de gabions, nommée <i>la plata forma
de St. Matheo</i>, où l’on voyoit trois
pièces de canon, qui tiroient huit livres
de balle.
La troiſième étoit le fort principal,
nommé ''de ſainte Thérèſe'', ſur lequel
on trouva vingt pièces de canon. Il
étoit à quatre baſtions ſimples, avec un
foſſé ſans eau, & un pont levis. Ses murailles
pouvoient avoir cinq toiſes de
hauteur, le parapet cinq pieds, le glacis
trois & demi. On y trouva outre le
canon, dix jeux d’orgues, chacun de
douze canons de mouſquet, avec quatre
vingt-dix fuſils, & deux cens grenades,
avec de la poudre, du plomb, &
de la mèche à proportion. Ce fort étoit
inacceſſible, & bâti ſur un rocher eſcarpé
de tous côtés ; en ſorte qu’il n’avoit
qu’une avenue par le pont-levis, où on
ne pouvoit marcher que quatre hommes
de front. Au milieu on rencontroit une
terraſſe élevée d’une toiſe au deſſus du
parapet, ſur laquelle il y avoit quatre
pièces de canon qui commandoient à<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>la rade. À moins que d’avoir réduit ces
forts, il étoit impoſſible d’approcher
de l’iſle avec aucun vaiſſeau. Du côté
de la mer ce fort avoit plus de vingt-cinq
toiſes de hauteur, à cauſe du rocher
ſur le ſommet duquel il étoit bâti.
La quatrième place fortifiée, nommée
''la plate-forme de ſaint Auguſtin'', étoit
une batterie couverte de gabions remplis
de terre, avec trois pièces de canon
tirant ſix & huit livres de balle.
La cinquième, nommée <i>la plate-forme
de la Conception</i>, étoit encore une
batterie de deux pièces de canon tirant
huit livres de balle.
La ſixième, nommée <i>la plate-forme
de Notre-Dame de la Guadeloupe</i>, étoit
une batterie montée de deux pièces de
canon tirant douze livres de balle.
La ſeptième, nommée <i>la plate-forme
de Saint Sauveur</i>, étoit montée de
deux pièces de canon tirant huit livres
de balle.
La huitième, nommée <i>la plate-forme
des canoniers</i>, étoit montée de deux pièces
de canon tirant huit livres de balle.
La neuvième, nommée <i>la plate-forme
de Sainte Croix</i>, étoit montée de
trois pièces de canon, tirant ſix livres
de balle.<noinclude>
<references/></noinclude>
tcatapisoz1e4e2aoh3sq4e21rk4tg0
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
La dixième, nommée <i>le Fort de Saint
Joſeph</i> étoit une Redoute où il y avoit
ſix pièces de canon tirant huit & douze
livres de balle. Outre cela il y avoit
deux Orgues chacun de dix canons de
mouſquet. Il faut remarquer que tout
le canon qu’on trouva ſur ces iſles étoit
de fer, hormis trois ou quatre pièces de
fonte, qui étoient dans le Fort de
''Sainte Thérèſe''.
On trouva un magaſin où il y avoit
trente mille livres de poudre à canon &
à mouſquet, avec beaucoup de mèches
& de grenades. On embarqua toutes
ces munitions de guerre ſur les Vaiſſeaux,
& on démolit les batteries, jettant
par terre le canon qu’on encloua,
& rompant les affûts que l’on brûla.
Les Forts de Saint Jérôme & de Sainte
Thérèſe furent réſervés, & l’on y faiſoit
garde.
Les choſes en cet état, Morgan fit
demander ſi parmi les relégués qui ſe
trouvoient dans cette iſle, il n’y auroit
pas quelques Forçats de terre ferme. Il
s’en préſenta trois de ''Panama'', & c’étoit
juſtement ce que Morgan cherchoit.
De ces trois il y en avoit deux {{Nld|Guides pour Panama.}}
Indiens & un Mulâtre, que je puis appeller
barbare, après les cruautés que<noinclude>
<references/></noinclude>
m52gzulceh80apticzkv4j9n8u8v8lk
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>je lui ai vu exercer contre les Eſpagnols.
Morgan interrogea lui-même ces trois
perſonnes ; car il parloit très-bien la
Langue Eſpagnole, & leur dit que s’ils
vouloient mener ſon armée à ''Panama'',
il leur donneroit la liberté, outre leur
part de l’argent qu’on prendroit, comme
aux ſiens, & le pillage qu’ils pourroient
amaſſer.
Les Indiens tâchèrent à s’excuſer,
diſant que s’ils ſçavoient le chemin ils
feroient volontiers ce que Morgan demandoit
d’eux. Le mulâtre au contraire
ſoutint qu’ils étoient des menteurs, qu’ils
avoient fait pluſieurs fois ce chemin en
leur vie ; mais qu’ils ne vouloient pas
l’enſeigner, ſous l’eſpérance d’être récompenſés
des Eſpagnols. Il ajouta que
pour lui, comme il n’attendoit rien de
cette maudite nation que la mort, il
étoit prêt de ſervir Morgan en toute
occaſion où il en ſeroit capable.
On donna la gêne aux deux Indiens ;
dont l’un mourut, & l’autre confeſſa
qu’il ſçavoit le chemin, & qu’il mèneroit
l’armée. Morgan auſſi-tôt commanda
quatre Vaiſſeaux & une Barque,
avec quatre cens hommes, pour aller
prendre le Fort de ''Saint Laurent de Chagre'',
qui étoit ſur la rivière de mê-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>me nom, & dans laquelle il falloit que
les Aventuriers entraſſent pour aller à
''Panama''.
Morgan n’y envoyoit qu’un petit
nombre de gens, afin que les Eſpagnols
ne ſe défiaſſent pas du grand deſſein
qu’il méditoit, & ne ſongeaſſent point
à ſe fortifier, comme ils en ont la commodité
en ce lieu-là ; mais qu’ils cruſſent
que ces quatre Vaiſſeaux s’étant rencontrés
à la côte, vouloient prendre ce
Fort ſeulement & le piller ; parce qu’on
y apporte beaucoup de marchandiſes
de ''Porto-bello'', afin de les embarquer
pour ''Panama'', ne les pouvant porter
par terre.
Huit jours après, Morgan devoit ſuivre
ces quatre vaiſſeaux, ayant pour
guide un Indien qui avoit été ſoldat
dans ce Fort, & qui en ſçavoit les avenues.
Pendant ce temps-là les Aventuriers
arrachoient des racines de Manioc,
dont ils faiſoient de la Caſſave pour
leurs Vaiſſeaux. Ils arrachèrent auſſi
les Patates & les Igniames, & lorſque
tout fut pris & embarqué, Morgan
donna ordre de mettre à la voile pour
deſcendre en terre ferme.<noinclude>
<references/></noinclude>
sfkiof4l8kvy4902lw4q0aqjvmgdc4u
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE X}}.}}
{{c|''La Priſe du Fort de Saint Laurent.''}}
{{Lettrine|M}}{{sc|organ}} avoit détaché, comme
j’ai dit, quatre Vaiſſeaux de ſa
Flotte, pour aller prendre Chagre. Ces
Vaiſſeaux étoient commandés par le
Capitaine Bradelet, qui avoit beaucoup
d’expérience pour de ſemblables entrepriſes.
Trois jours après ſon départ de
l’iſle de ''Sainte Catherine'', il arriva à la
vue du Fort de ''Saint Laurent''.
{{Nlg|Deſcription du Fort de St. Laurent.|left}}Ce Fort eſt à l’embouchure de la
rivière de ''Chagre'', & bâti ſur une
haute montagne, large de trente toiſes
ou environ, eſcarpée de roches, &
acceſſible ſeulement du côté de la terre,
où elle eſt coupée par un foſſé ſans eau
de ſix toiſes de profondeur. On entre
dans ce Fort par le moyen d’un pont-levis.
Il y a un parapet d’une toiſe de haut,
& des caſemates qui empêchent l’accès
du foſſé & des paliſſades. On voit en
haut des batteries de canon qui donnent
de tous côtés, accompagnées de
pluſieurs corps-de-garde, avec un degré<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>taillé dans le roc, par lequel on deſcend
ſur le bord de l’eau, où l’on rencontre
deux autres batteries couvertes & flanquées
à fleur d’eau. Sur le bord de la
mer, à l’extrémité de la montagne qui
renferme le Fort, eſt une Tour preſque
auſſi haute que la montagne même, ſur
laquelle il y a huit pièces de canon qui
défendent l’entrée de la rivière.
De cette tour on paſſe au fort par un
degré ſecret fait en Vignoc. Les maiſons
qui ſont ſur le haut dans le fort,
ne ſont faites que de paliſſades, & couvertes
de feuilles de Palmiſtes. Les magaſins
aux poudres & autres munitions
de guerre, ſont dans des voûtes ſous
terre, qu’on a creuſées exprès dans la
montagne. Je n’en dirai rien de plus &
l’on peut voir la deſcription de l’iſthme
de ''Panama'' dans une carte géographique
de l’Amérique.
Les Eſpagnols ayant apperçu ces
Vaiſſeaux mirent le pavillon Royal, &
canonnèrent terriblement. Les Aventuriers
furent mouiller à un quart de
lieue de la rivière au port de ''Naranjas'',
où ils demeurèrent juſqu’au lendemain
matin, qu’ils mirent quatre cens hommes
à terre, pour être conduits par l’Indien
qui étoit leur guide.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Il les mena par l’endroit le moins
périlleux, & ils ne pouvoient pas manquer,
n’y ayant que celui-là : cependant
ils eurent beaucoup de peine ; car
dans le lieu où ils deſcendirent, il y
avoit une Vigie qu’ils ne purent prendre.
Les Eſpagnols étant avertis par cet
homme, de la deſcente des ennemis, ſe
mirent en défenſe, & les Flibuſtiers furent
obligés de ſe faire une route avec
leurs ſabres ; ils n’arrivèrent au Fort
qu’à deux heures après midi, quoiqu’ils
n’euſſent pas plus d’une demi-lieue ; &
ils ne l’auroient pas facilement trouvé,
ſi le bruit du canon ne leur avoit fait
juger que le Fort étoit ſitué à l’endroit
d’où il partoit.
Enfin ils arrivèrent ſur une petite
montagne élevée au-deſſus du Fort d’où
ils avoient entendu tirer le canon. Ils
auroient pu facilement le battre, & s’en
rendre maîtres ſans perdre un ſeul homme ;
car de cette éminence ils découvroient
ce qui s’y paſſoit : mais ils en
étoient éloignés plus que de la portée du
fuſil, & il étoit impoſſible d’y apporter
du canon.
Les Eſpagnols qui les appercevoient,
ne branlèrent pas. Ils voulurent les laiſſer
approcher, afin de faire plus d’ex-<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>pédition. Les Aventuriers fatigués deſcendirent
dans une petite plaine découverte,
& ſe trouvèrent ainſi ſous le canon
des Eſpagnols, qui leur en envoyèrent
une volée, & firent enſuite
une décharge de leur mouſqueterie ; ce
qui cauſa bien du fracas parmi les aſſiégeans,
qui ne pouvoient rendre le
change aux Eſpagnols, parce que le foſſé
leur empêchoit de gagner la paliſſade.
Tout ce qu’ils pouvoient faire dans
cette occaſion c’étoit de tuer les Eſpagnols
lorſqu’ils venoient charger leur
canon ; mais dès que le canon jouoit,
leur retour étoit de ſe jetter par terre
pour s’en garantir.
Cette attaque dura juſqu’au ſoir ; les
Aventuriers avoient déjà perdu beaucoup
de monde, ils commençoient à ſe
ralentir, & penſoient à la retraite, lorſque
les Eſpagnols, qui les voyoient
dans ce déſordre, leur crièrent : <i>Ah,
chiens d’Hérétiques, Anglois endiablés,
vous n’irez pas à Panama comme vous
le croyez, & quand vos camarades ſeront
ici, nous leur en ferons autant qu’à vous</i>.
Ces paroles firent connoître aux Aventuriers
qu’ils étoient découverts ; cependant
les Eſpagnols les chargeoient à
coups de canon, de mouſquet & de<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|CÉLER LES FAUTES DE SON MARI.||185}}</noinclude><nowiki/>
<section begin="s1"/>{{lang|frm|Je sceus un bien notable advocat en Parlement, lequel advocat avoit eu une fille qu’il avoit engendrée en une povre femme, qui la mist à nourrisse : et par deffault de paiement, ou de visitation, ou des courtoisies que les hommes ne scevent pas faire aux nourrisses en tels cas, fu de ce telles paroles que la femme de l’advocat le sceut, et sceut aussi que je faisoie les paiemens de ceste nouriture et pour couvrir l’honneur du seigneur à qui j’estoie et suis bien tenu, Dieu le gart ! Et pour ce la femme d’icelluy advocat vint à moy et me dist que je faisoie grant péchié que son seigneur fust esclandry et diffamé, et qu’elle estoit mieulx tenue à souffrir le danger}}<ref>Difficulté.</ref> {{lang|frm|de ceste nouriture que moy, et que je la menasse où l’enfant estoit}}<ref>Il manque le commencement de la phrase dont le sens devoit être : ''Elle prit soin de la fille de son mari, puis quand elle fût en âge,…''</ref>… {{lang|frm|la mist en garde avec une cousturière et luy fist aprendre son mestier et puis la maria, ne oncques un maltalent ne un seul courroux ou laide parole son mary n’en apparceut. Et ainsi font les bonnes femmes vers leurs maris et les bons maris vers leurs femmes quant elles faillent.}}
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/>{{lang|frm|{{t3|NEUVIÈME ARTICLE.}}
Le neuviesme article doit monstrer que vous soyez sage à ce que se vostre mary folloie comme jeunes gens ou simples gens font souvent, que doulcement et sagement vous le retrayez de ses folies. Primo, s’il veult soy courroucier ou mal exploitier contre vous, gardez que par bonne patience et par la doulceur de vos paroles vous occiez l’orgueil de sa cruaulté, et se ainsi le savez faire, vous l’arez vaincu tellement qu’il}}<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>{{Nlg|Indiens plus dangereux que les Eſpagnols.|left}}flèches ; parce qu’ils avoient auſſi des Indiens
avec eux, qui bleſſoient plus de
monde avec leurs flèches, que les Eſpagnols
avec leurs mouſquets.
Enfin la nuit venoit, & les Aventuriers
commençoient à ſe demander les
uns aux autres ce qu’ils dévoient faire :
une partie même s’étoit déjà retirée, le
Commandant avoit les deux jambes caſſées
d’un coup de canon. Mais lorſque
les François parloient enſemble du mauvais
ſuccès de cette entrepriſe, une flèche
vint tout-à-coup percer l’oreille &
l’épaule à l’un d’eux, qui l’arracha ſur
le champ de ſa playe avec une fermeté
admirable, diſant à ceux qui étoient
près de lui : <i>Attendez, mes frères, je
m’en vais faire périr tous les Eſpagnols</i>. À
l’inſtant il tira de ſa poche plein ſa main
de coton, qu’il {{Nec|noua}} au bout de cette
flèche, y mit le feu, & après en avoir
rompu le fer il enfonça la canne dans ſon
fuſil, & la tira ſur une des maiſons du
fort, qui, comme j’ai dit, ne ſont couvertes
que de feuilles de palmiſtes. La
maiſon commença à fumer ; les Aventuriers
s’en appercevant, ramaſſèrent des
flèches, & firent la même choſe ; ce qui
produiſit un ſi bon effet, que pluſieurs
maiſons du fort furent enflammées.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
Preſque en même temps je fus frappé {{Nld|Objet pitoyable.}}
de l’objet le plus digne de compaſſion
qu’on verra peut-être jamais : un camarade
que j’aimois, ſe préſenta à moi
dans un état déplorable, il avoit une
flèche enfoncée dans l’œil ; ce malheureux
répandant une prodigieuſe quantité
de ſang de ſon œil bleſſé, & autant
de larmes de celui qui ne l’étoit pas, me
prioit avec inſtance de lui arracher cette
flèche qui lui cauſoit une violente douleur ;
& comme il vit que la pitié m’empêchoit
de le ſecourir aſſez promptement,
il ſe l’arracha lui-même.
Après le bon ſuccès dont je viens de
parler, nos gens ſentant brûler leur
cœur d’un feu plus ardent que celui
qu’ils venoient d’allumer, firent revenir
ceux qui s’étoient retirés, & ſe rallièrent
avec eux. Comme ils ſe cachoient
à la faveur de la nuit, les Eſpagnols ne
tiroient plus ſi ſûrement que de jour,
outre que la lumière des maiſons qui
brûloient, leur nuiſoit pendant qu’elle
profitoit aux Aventuriers, qui à la lueur
de cet embraſement, voyoient agir les
Eſpagnols, & en tuoient autant qu’il en
paroiſſoit. Le feu prit auſſi à leur poudre,
ce qui leur cauſa beaucoup de
dommage ; mais les Flibuſtiers n’a-<noinclude>
<references/></noinclude>
81jkdjfnp87sxuf6klqw5zheotxtqd8
Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1/Article VIII.
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>voient point encore le moyen d’entrer
dans le Fort.
{{Nlg|Efforts des Aventuriers.|left}}Quelques-uns s’aviſèrent de faire une
brèche de cette manière. Ils ſe coulèrent
dans le foſſé, & montant l’un ſur
l’autre juſqu’à ce qu’ils puſſent atteindre
à la paliſſade, ils y mirent le feu,
qui réuſſit bien ; car dès que les pieux
étoient enflammés, ils brûloient auſſi
vite que les matières les plus combuſtibles.
Les Eſpagnols s’en étant apperçus,
jettèrent dans le foſſé quantité de pots
à feu qui conſumoient beaucoup d’Aventuriers
avant qu’ils puſſent ſe retirer.
D’un autre côté les Eſpagnols
étoient occupés à éteindre le feu qui
avoit pris au Fort, & qui augmentoit
toujours, quelques efforts qu’ils fiſſent
pour en empêcher les progrès, & par
malheur il faiſoit un furieux vent qui
le portoit partout. La paliſſade brûloit
auſſi d’une grande force.
Cependant les Aventuriers ne perdoient
rien de ce qui ſe paſſoit, & pour
peu qu’un Eſpagnol parût à la lueur du
feu, ils ne manquoient pas de l’abattre.
Ce ſuccès redoubla leur courage,
& fit naître dans leurs cœurs l’eſpérance
de prendre le Fort. Le jour étant venu,<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>les pieux de la paliſſade, qui ſervoient
de gabion & de parapet, ſe trouvèrent
conſumés, & la terre qu’ils ſoutenoient
tomba tout d’un coup dans le foſſé.
Néanmoins les Eſpagnols ne laiſſèrent{{Nld|Vigoureuſe réſiſtance des Eſpagnols.}}
pas de tenir bon ſans quitter la brèche
qu’ils défendoient vaillamment. Leur
commandant les faiſoit battre juſques
dans le feu qui les gagnoit ; & comme
ils n’étoient plus couverts, tous ceux
qui ſe préſentoient à la brèche, étoient
tués & tomboient dans le foſſé ; enfin ils
furent contraints de l’abandonner.
Les Aventuriers y montèrent auſſi-tôt,
& furent chercher les Eſpagnols,
qui s’étoient retranchés dans quelques
corps-de-garde, où ils avoient du canon,
& le battoient encore. On offrit
de leur donner quartier ; mais ils n’en
voulurent point, le Commandant même
ſe fit tuer ſans vouloir ſe rendre.
Quelques-uns déſeſpérés, & craignant
de tomber dans les mains de leurs ennemis,
ſe précipitèrent, & finirent ainſi
miſérablement leur vie.
De cette manière les Aventuriers ſe {{Nld|Priſe du Fort.}}
virent inopinément maîtres du Fort ;
mais ſans le feu, qui fut un heureux
coup de hazard pour eux, ils n’auroient
jamais pu l’eſpérer, quand même ils<noinclude>
<references/></noinclude>
p8fb57kd3avcb93c0oix5ilvcjvosp2
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>l’auroient attaqué avec toute leur flotte.
Ils n’y trouvèrent que quatorze
hommes en vie & neuf ou dix bleſſés,
cachés dans des trous parmi les morts.
Ces malheureux aſſurèrent qu’ils étoient
le reſte de trois cens quatorze hommes,
& que le Commandant le voyant ruiné
par le feu, avoit dépêché quelques-uns
des ſiens pour donner avis au Préſident
de ''Panama'' de ce malheur, afin qu’il ſe
tint ſur ſes gardes, & qu’il s’en garantît.
{{Nlg|Nouvelle de Carthagène.|left}}Ils ajoutèrent que depuis ſix ſemaines
on avoit reçu nouvelle de ''Carthagène'',
qu’un Irlandois ayant été pris
parmi une troupe de voleurs Anglois
venus pour piller la rivière de ''la Hache'',
avoit dit qu’il ſe formoit une flotte
conſidérable pour aller à ''Panama'', &
que ceux-ci n’étoient venus à la rivière
de ''la Hache'' qu’à deſſein d’avoir des vivres
pour leurs vaiſſeaux.
Il étoit vrai qu’un Irlandois avoit eu
la lâcheté d’abandonner les Aventuriers,
& d’aller avertir les Eſpagnols de
leur venue ; mais il ne ſavoit pas leur
principal deſſein, qui étoit d’attaquer
''Panama''. Les priſonniers firent encore
entendre, que le Préſident de ''Panama''
s’étoit fortifié ſur la rivière de ''Chagre'',<noinclude>
<references/></noinclude>
14yy2zi89voq3vwfryh8jmo39qhi1qz
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>en cas que le Fort fût pris ; qu’il y avoit
pluſieurs embuſcades Eſpagnoles que
les Aventuriers ne pouvoient jamais
éviter ; que lui-même étoit dans une
campagne, proche de ''Panama'' avec
deux mille hommes d’Infanterie, quatre
cens hommes de Cavalerie, & ſix
cens Indiens, avec deux cens Mulâtres,
qui chaſſoient deux mille taureaux
deſtinés pour rompre les troupes
des Aventuriers, & pour les tailler en
pièces.
Lorſque les Aventuriers ſe furent emparés
du Fort, il ſongèrent à mettre {{Nld|Soin des Aventuriers après leur victoire.}}
leurs bleſſés dans un lieu où ils puſſent
repoſer à leur aiſe, & y être panſés par
les chirurgiens, qui n’avoient fait qu’appliquer
un appareil à leurs bleſſures, pour
étancher le ſang ; encore ne l’avoient-ils
fait qu’à ceux qui en avoient de grandes.
On ne trouva point de lieu plus
commode que la Chapelle pour les mettre.
Il y en avoit ſoixante qui ne pouvoient
ſe lever, ſans ceux qui marchoient
portant le bras en écharpe, ou
ayant la tête bandée. Ils jettèrent les Eſpagnols
morts, du haut en bas du Fort ;
mais les cadavres des Anglois & François
furent mis dans des trous qu’on fit
faire par des eſclaves & par ceux des<noinclude>
<references/></noinclude>
la8peja3ns1ukq6eiy4f2dhx1gdvvde
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>Eſpagnols qui étoient restés. Quelques
femmes auſſi Eſclaves furent employées
à ſolliciter les bleſſés.
Les Aventuriers firent enſuite la revue,
pour ſavoir combien d’hommes
ils avoient perdus. Ils trouvèrent que le
nombre des morts montoit à cent dix,
& celui des bleſſés à quatre-vingt. On
rétablit le fort & la brèche le mieux
qu’il fut poſſible, afin de ſe mettre en
défenſe, en cas que les Eſpagnols vinſſent
pour le reprendre avant la venue
de Morgan.
On y trouva quantité de munitions,
tant de guerre que de bouche, que l’on
mit en ordre, & on tâcha de les bien
conſerver, parce qu’il n’y en avoit pas
beaucoup ſur la flotte ; enſuite on fit
entrer les vaiſſeaux dans la rivière.
Morgan qui étoit demeuré ſur l’iſle
de Sainte Catherine, quatre jours après
le départ des vaiſſeaux dont je viens de
parler ; fit faire diligence aux autres qui
étoient reſtés avec lui, & leur ordonna
de s’embarquer avec leurs vivres, &
tous les priſonniers, qu’il partagea ſur
les bâtimens de la flotte, chacun ſelon
ſa grandeur.
Dom Joſeph Ramirès de Leiba, qui
étoit Gouverneur de cette iſle au nom<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>du Roi d’Eſpagne, & qui commandoit
la Garniſon, fut mis ſur le navire de
Morgan avec ſes principaux Officiers,
leurs femmes & leurs enfans. Morgan
fit auſſi enclouer le canon des Forts, &
le jetta à l’eau ; mais avec la précaution
que ce fût en des lieux où en cas de beſoin
on pût le repêcher ; car il vouloit
revenir prendre poſſeſſion de cette iſle,
en cas que ſon deſſein ne réuſſît pas. Il
eut ſoin de faire auſſi brûler les affûts,
& les maiſons de l’iſle, excepté l’Égliſe &
les Forts, auxquels l’on ne toucha point.
Après cette opération, la flotte leva
l’ancre, & fit voile vers la terre. Le
lendemain il ſurvint un mauvais temps
qui la diſperſa : mais comme tout le
monde ſavoit le rendez-vous, chacun
s’y trouva, quoiqu’en des temps différens ;
car les derniers arrivèrent quatre
jours après les premiers, & tous enſemble
ne furent réunis que dix jours après
la priſe du Fort.
Morgan avec ſon vaiſſeau étant à la {{Nld|Joie de Morgan.}}
vue du Fort, & y appercevant le pavillon
du Roi d’Angleterre, en conçut
une telle joie, qu’il voulut entrer dans
la rivière avant que de reconnoître s’il
n’y avoit point de péril, & ſans même
attendre un canot qui venoit au-de-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>vant de lui, pour l’avertir qu’à l’entrée
de cette rivière il y avoit un rocher caché
ſous l’eau. Il ne manqua pas d’y
toucher, lui & un autre vaiſſeau ; &
dans le temps qu’il vouloit ſe retirer, il
ſurvint un vent du Nord, qui éleva la
mer, & fit crever ſon navire qui
échoua, ſans toutefois perdre un ſeul
homme.
Morgan étant entré dans la rivière
de Chagre avec toute ſa flotte, employa
les priſonniers de l’iſle de Sainte
Catherine à travailler au rétabliſſement
du Fort, faiſant réparer tout ce que le
feu avoit conſumé, hormis les maiſons ;
au contraire il fit encore abattre pluſieurs
de celles qui étoient reſtées ſur
pied, de peur que ce qui étoit arrivé
aux Eſpagnols n’arrivât à lui-même ;
c’eſt-à-dire, qu’on ne ſe ſervît pour les
brûler, du même moyen qu’avoient employé
les ſiens. Après cela il viſita les
vivres & les munitions de guerre, fit la
revue de ſon monde, ordonna ceux qui
devoient demeurer à la garde du Fort,
& ceux qui dévoient aller à Panama.
On avoit trouvé deux petits bâtimens
à plat fond, faits exprès pour naviger
ſur cette rivière ; cinq ou ſix hommes
montent deſſus & pouſſent de fond, ils<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>peuvent avoir ſoixante pieds de long,
& vingt-cinq de large. Morgan commanda
d’y mettre quelques pièces de
canon, & quelques berges de fonte,
avec autant de monde qu’ils en pouvoient
contenir. Il en fit mettre auſſi ſur
deux petites Frégates légères, dont l’une
avoit quatorze pièces de canon, l’autre
huit, & le reſte dans des canots. Tout
étant ainſi ordonné, il laiſſa cinq cens
hommes dans le fort de Saint Laurent,
dont il donna le commandement au
Capitaine Maurice, laiſſa 150 hommes
ſur les Vaiſſeaux pour les garder, & en
prit avec lui treize cens des mieux armés,
& des plus robuſtes.
Les priſonniers Eſpagnols avoient
donné l’épouvante aux Aventuriers en
aſſurant que le Préſident de ''Panama''
avoit été averti près de deux mois auparavant,
& qu’il s’étoit tellement précautionné,
qu’il n’y avoit point d’apparence
de rompre ſes forces & de le
défaire. D’ailleurs, comme il y a des
ſuperſtitieux par-tout, il ſe trouva des
gens parmi les Aventuriers mêmes, qui
tiroient mauvais augure de ce que Morgan
avoit perdu ſon navire en entrant
dans la rivière de Chagre, & que tant
de monde avoit péri à l’attaque du<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude><section begin="s1"/>fort. Ils étoient encore intimidés ſur la
ſeule réflexion des embuſcades qui pourroient
ſe rencontrer ſur la rivière, &
qu’il faudroit eſſuyer. Les plus courageux
au contraire ſe conſoloient de tout,
ſe repréſentant que ſi les Eſpagnols tenoient
bon, c’étoit une marque certaine
qu’il y auroit un grand butin à faire.
<section end="s1"/>
<section begin="s2"/><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE XI}}.}}
{{c|''Départ de Morgan pour Panama, & la priſe de cette Ville''.}}
{{Lettrine|M}}{{sc|organ}} ayant fait une exacte
revûe de ceux qu’il avoit choiſis
pour ſon entrepriſe, & viſité juſqu’à
leurs armes & leurs munitions, les exhorta
de faire voir leur courage dans
cette occaſion, afin de retourner à la
Jamaïque couverts de gloire, & riches
à jamais. Alors tout le monde cria,
{{Nlg|Morgan fait voile pour Panama.|left}}''vive le Roi d’Angleterre & Morgan''. Ils
commencèrent leur voyage le 18 Janvier
de l’an 1670. Je décrirai leur marche
jour pour jour, & les lieux où ils
s’arrêtèrent ; on pourra les voir dans le
détail que j’en fais, & qui eſt fort
exact. Lorſqu’ils partirent ils ne prirent<section end="s2"/><noinclude>
<references/></noinclude>
id1b53guxzarx30o6fovgt9tfejk8gq
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>point de vivres, de peur d’incommoder
ceux du fort, qui n’en avoient pas trop
pour nourrir près de mille perſonnes
qu’ils étoient, en comptant les priſonniers
& les Eſclaves, que Morgan n’avoit
pas voulu laiſſer aller de ''Sainte Catherine'',
de crainte que les Eſpagnols ne
les employaſſent contre lui.
{{il|1.5}}
{{c|''Journal de la marche des Aventuriers, commandée par Morgan pour Panama.''}}
{{il|1.5}}
Le jour même du départ, ils firent
tant à la voile qu’à la rame, ſix lieues
Eſpagnoles ou environ, & allèrent coucher
à un lieu nommé ''{{lang|es|Rio de los Braços}}''.
Ils tardèrent là quelque temps, parce{{Nld|Suite de la marche des Aventuriers.}}
que de nuit ils ne pouvoient pas aller
plus loin, & qu’il y avoit des habitations,
où ils croyoient trouver de quoi
vivre : mais ils furent trompés dans leur
attente, car les Eſpagnols avoient tout
ruiné. Ils avoient arraché juſqu’aux racines,
& coupé mêmes les fruits qui
n’étoient pas encore mûrs, ſans laiſſer
aucuns beſtiaux ; en ſorte que les Aventuriers
ne trouvèrent que les maiſons
vuides, & cependant elles ne laiſſèrent
pas de leur ſervir pour coucher ; car ils
étoient ſi ſerrés dans leurs Vaiſſeaux,<noinclude>
<references/></noinclude>
6fhhkbgg5nlms1c56vtg1u2b2096714
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>qu’ils ne pouvoient pas même s’aſſeoir.
Ils furent obligés de ſe contenter ce
ſoir-là d’une pipe de tabac, quoique
cela ne les inquiétât pas pour cette première
fois.
Le dix-neuvième du mois & le deuxième
de la marche, les Aventuriers ſe
préparèrent dès la pointe du jour à
avancer chemin, & ſur le midi ils ſe
trouvèrent à un lieu nommé <i>la Crux de
Juan Galliego</i>. En cet endroit ils furent
obligés de laiſſer leurs frégates légères,
tant parce que la rivière, (faute de pluye)
étoit baſſe, que parce qu’un aſſez grand
nombres d’arbres, qui étoient tombés dedans
& qui l’embarraſſoient, auroient
trop donné de peine, & fait perdre trop
de temps à les retirer.
Les guides aſſurèrent, qu’à trois lieues
de là on pouvoir marcher les uns le
long de la rivière, & les autres dans les
canots. Cependant il fallut paſſer le
trajet à deux fois ; car les canots qui
étoient pleins de monde allèrent ſe décharger
au lieu dont je viens de parler,
afin de revenir quérir ceux qui étoient
dans les frégates, à qui on donna ordre
de demeurer-là deux ou trois jours,
à deſſein que ſi on trouvoit les Eſpagnols
trop forts, & qu’on fût obligé de<noinclude>
<references/></noinclude>
jh6m7wuzxp6gynd87yix0q94mgt0pef
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>ſe retirer, on pût ſe réfugier en cet endroit,
& par le moyen du canon, les
repouſſer & les défaire.
On fit auſſi défenſe à ceux qu’on
avoit laiſſés ſur ces bâtimens d’aller à
terre, de peur d’être ſurpris dans le bois,
& d’être faits priſonniers ; ce qui auroit
découvert aux Eſpagnols le peu de forces
qu’avoient les Aventuriers. Ce n’étoit
pas que les Eſpagnols n’euſſent aſſez
d’eſpions ; mais comme ils n’aiment guères
à ſe battre, & qu’ils vouloient obliger
leurs Commandans à ne les point
engager dans un combat, ils faiſoient les
Aventuriers trois fois plus forts qu’ils
n’étoient.
Le 20 qui étoit le troisième de la {{Nld|Marche des Aventuriers 20. Janvier {{Corr|1660|1670}}.}}
marche, dès le matin Morgan envoya
un des Guides avec quelques Aventuriers,
pour découvrir le chemin ; mais
lorſqu’ils entrèrent dans le bois, ils ne
trouvèrent ni route, ni aucun moyen de
s’en faire une, parce que le pays étoit
inondé & fort marécageux ; en ſorte que
Morgan fut encore contraint de paſſer
ſon monde à deux repriſes, juſqu’à un
lieu nommé ''Cedro Bueno''.
La faim qui preſſoit les Aventuriers,
leur fit ſouhaiter ardemment de rencontrer
bientôt les Eſpagnols ; car ils<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>commençoient à devenir foibles, n’ayant
point mangé depuis leur départ, faute
de rien tirer, pas même du gibier.
Quelques-uns mangeoient des feuilles
d’arbres, mais toutes n’étoient pas bonnes
pour la nourriture. Il étoit nuit
avant que tout le monde fût paſſé ; il
fallut coucher ſur le bord de la rivière
avec beaucoup d’incommodités ; car les
nuits y ſont froides, & ils étoient peu
vêtus.
{{Nlg|Marche des Aventuriers le 21 Janvier 1670.|left}}Le 21 qui étoit le quatrième de la
marche, les Aventuriers trouvèrent le
moyen d’avancer, une partie alloit par
terre, & l’autre dans des Canots par
eau avec chacun un Guide. Ces guides
marchoient à deux portées de mouſquet
avec vingt ou trente hommes pour découvrir
les embuſcades Eſpagnoles, ſans
faire de bruit, afin de ſurprendre quelques
priſonniers pour ſçavoir leurs forces ;
{{Nlg|Subtilité des Eſpagnols.|left}}mais les eſpions Eſpagnols étoient
plus fins que les Aventuriers, & comme
ils ſçavoient très-bien les chemins,
ils avertiſſoient de ce qui ſe paſſoit, une
demi journée avant que les Aventuriers
duſſent arriver.
Vers le midi les deux Canots qui ramoient
devant, rebrouſſèrent chemin,
& firent ſçavoir qu’ils avoient décou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>vert une embuſcade. Chacun prépara
ſes armes avec une joie inconcevable,
croyant trouver de quoi manger ; car les
Eſpagnols ont ſoin, quelque part qu’ils
aillent, d’être bien fournis de vivres.
Quand ils furent à la vue de cette embuſcade,
ils commencèrent à faire des
cris épouvantables, & à courir, c’étoit
à qui iroit le premier : mais ils demeurèrent
plus morts que vifs, trouvant la
place abandonnée.
Les Eſpagnols à la vérité s’y étoient
retranchés ; mais ayant appris de leurs
eſpions, que les Aventuriers venoient
en grand nombre, ils crurent que la
place n’étoit point tenable, & laiſſèrent
là leurs retranchemens qui pouvoient
contenir quatre cens hommes. Ils étoient
munis d’une forte paliſſade en forme
de demi-lune, dont les pieux étoient
formés d’arbres entiers & fort gros.
En partant ils avoient emporté leurs
vivres, & brûlé ce qu’ils n’avoient pu
emporter. On trouva quelques canaſtres,
qui ſont des coffres de cuir, qui ſervirent
beaucoup à ceux qui s’en ſaiſirent
les premiers ; car ils les coupèrent
en pièces afin de les manger : mais,
ils n’eurent pas le temps de les préparer,
étant obligés de ſuivre leur route.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>vert une embuſcade. Chacun prépara
ſes armes avec une joie inconcevable,
croyant trouver de quoi manger ; car les
Eſpagnols ont ſoin, quelque part qu’ils
aillent, d’être bien fournis de vivres.
Quand ils furent à la vue de cette embuſcade,
ils commencèrent à faire des
cris épouvantables, & à courir, c’étoit
à qui iroit le premier : mais ils demeurèrent
plus morts que vifs, trouvant la
place abandonnée.
Les Eſpagnols à la vérité s’y étoient
retranchés ; mais ayant appris de leurs
eſpions, que les Aventuriers venoient
en grand nombre, ils crurent que la
place n’étoit point tenable, & laiſſèrent
là leurs retranchemens qui pouvoient
contenir quatre cens hommes. Ils étoient
munis d’une forte paliſſade en forme
de demi-{{Nec|lune}}, dont les pieux étoient
formés d’arbres entiers & fort gros.
En partant ils avoient emporté leurs
vivres, & brûlé ce qu’ils n’avoient pu
emporter. On trouva quelques canaſtres,
qui ſont des coffres de cuir, qui ſervirent
beaucoup à ceux qui s’en ſaiſirent
les premiers ; car ils les coupèrent
en pièces afin de les manger : mais,
ils n’eurent pas le temps de les préparer,
étant obligés de ſuivre leur route.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais)/Texte entier
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<pages index="Gilliéron - Patois de la commune de Vionnaz (Bas-Valais), 1880.djvu" from="8" to="214" header=1 />
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Morgan voyant qu’il ne trouvoit
point de vivres, avança tant qu’il put,
dans l’eſpérance d’en trouver pour lui &
pour ſes gens. Ils marchèrent le reſte
du jour, & arrivèrent le ſoir à ''Torna Muni'',
où ils rencontrèrent encore une
embuſcade ; mais abandonnée comme
l’autre. Ces deux embuſcades leur
avoient donné une fauſſe joie, au lieu
de fauſſe alarme ; car ils n’aſpiroient
qu’à trouver de la réſiſtance.
Ayant donc paſſé outre, ils avancèrent
dans le bois plus qu’ils n’avoient
fait, ayant toujours ſuivi la rivière afin
de trouver des vivres ; mais ce fut en
vain, car en quelque lieu que ce fût où
il y avoit la moindre choſe, les Eſpagnols
détruiſoient tout, de peur que les
Aventuriers n’en profitaſſent, croyant les
obliger par-là à retourner à leurs vaiſſeaux :
ce qui leur auroit été bien inutile
de faire, puiſqu’ils n’avoient pas
plus de vivres d’un côté que de l’autre.
Il fallut néanmoins ſe repoſer ; car la
nuit étant venue on ne pouvoit plus
marcher dans le bois. Ceux qui avoient
encore quelques morceaux de Canaſtre
ſoupèrent ; mais ceux qui n’en avoient
point ne mangèrent rien. Ces Canaſtres
ne ſont pas de cuir tané, ce ſont<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>des peaux de Bœuf ſéchées, & on en
fait ces canaſtres qui reſſemblent à nos
manequins. Ceux qui ont toujours vécu
de pain à leur aiſe, ne croiroient pas
qu’on pût manger du cuir, & ſeront
curieux de ſavoir comment on l’accommode
pour le manger.
Je dirai donc que nos Aventuriers le
mettoient tremper dans l’eau, le battoient
entre deux pierres, & après en
avoir gratté le poil avec leurs couteaux,
le mettoient rôtir ſur le feu & l’avaloient
haché en petits morceaux. Je
puis aſſurer qu’un homme pourroit vivre
de cela ; mais j’ai peine à croire
qu’il en devint bien gras.
Le 22, qui étoit le cinquième de la {{Nld|Marche des Aventuriers. 22 Janvier 1670.}}
marche, dès le matin les Aventuriers
continuèrent leur chemin, arrivèrent
ſur le midi à ''Barbacoa'', où ils trouvèrent
encore des barricades abandonnées,
ſans vivres. Mais comme il y avoit en
ce lieu plusieurs habitations, les Aventuriers
à force de chercher, trouvèrent
deux ſacs de farine enfouis en terre, avec
quelques fruits, qu’on nomme ''Plantanos''.
Ces deux ſacs de farine furent
apportés à Morgan, qui les fit diſtribuer
à ceux qui avoient le plus de
beſoin de nourriture, parce qu’il n’y<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>en avoit pas aſſez pour tout le monde.
Ceux qui en eurent la délayèrent avec
de l’eau, & en firent une pâte ſans levain,
qu’ils coupèrent par morceaux, &
qu’ils enveloppèrent dans des feuilles de
Bananier, pour les faire cuire, les uns
ſous la braiſe, les autres dans l’eau. Ils
appelloient ces morceaux de pâte ainſi
faite, des pouplains.
Après ce repas ils reprirent leur marche,
ceux qui étoient fatigués de la faim
& du chemin ſe mirent dans les canots
ſur la rivière, les autres marchèrent
par terre juſqu’à un lieu nommé ''Tabernillas'',
où il y avoit quelques habitations
abandonnées & dégradées, comme les
premières, où ils couchèrent.
{{Nlg|Marche des Aventuriers. 23 Janvier 1670.|left}}Le lendemain 23, qui étoit le ſixième
de la marche, ils continuèrent leur
route ; mais ils ſe repoſèrent ſouvent ;
car la foibleſſe les empêchoit d’avancer.
Pendant qu’ils faiſoient alte, ils alloient
dans les bois chercher quelques graines
d’arbres pour manger.
Ce même jour ils arrivèrent ſur le
midi à une habitation un peu écartée
du chemin, qu’ils trouvèrent pleine de
maïs encore en épi. Il falloit les voir
ſe jetter deſſus, & le manger tel qu’il
étoit ; car la précipitation de leur mar-<noinclude>
<references/></noinclude>
h8bb1ywnzlkoprpq75jfca648qoprpg
Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/151
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>che ne leur donnoit pas le temps de le
faire cuire, & la faim encore moins.
Fort peu de temps après ils apperçurent {{Nld|Les Aventuriers pourſuivent des Indiens.}}
quelques Indiens qui marchoient
devant eux, ils les pourſuivirent dans
l’eſpérance de rencontrer quelque embuſcade
d’Eſpagnols. Ceux qui avoient
du Maïs le jettèrent pour n’être point
embarraſſés à courir, ils tirèrent ſur les
Indiens, en tuèrent quelques-uns, &
pourſuivirent les autres juſqu’à ''Santa Cruz''.
Les Indiens y paſſèrent la rivière,
& échappèrent ainſi aux Aventuriers, en
leur criant de loin, pendant que ceux-ci
paſſoient auſſi la rivière à la nage : <i>Ah !
Perros Inglezes à la Savana, à la Savana,
ally nos veremos</i>, c’eſt-à-dire, <i>ah !
chiens d’Anglois venez à la prairie, nous
vous y attendons</i>.
Les Aventuriers avoient ainſi paſſé la
rivière, parce que leurs canots n’alloient
pas ſi vite qu’eux, & que la rivière ſerpente
en cet endroit. La nuit les ſurprit.
Ils furent obligés de coucher là, pour
reprendre des forces, & pour ſe préparer
à ſe battre : car la rencontre des Indiens
leur fit juger qu’ils ne marcheroient
plus guères ſans trouver de réſiſtance.
Le lendemain 24, qui étoit le ſeptième {{Nld|Marche des Aventuriers. 24 Janvier 1670.}}
du départ, ils firent une décharge<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/152
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>générale de leurs armes, les nettoyèrent,
& les rechargèrent, croyant en avoir
bientôt beſoin. Après quoi ils paſſèrent
la rivière, marchèrent juſqu’à midi, &
arrivèrent à la vue du bourg nommé
''Cruz'', où ils virent s’élever une grande
fumée ; ils crurent que les Eſpagnols
étant retranchés, brûloient quelque maiſon
qui pouvoit leur nuire, & ils en
ſautèrent de joye : quelques-uns dirent
en riant, que les Eſpagnols faiſoient rôtir
la viande pour les régaler.
Deux heures après ils arrivèrent au
bourg de ''Cruz'', qu’ils trouvèrent en
feu, ſans y voir une ſeule perſonne.
Les Indiens qu’ils avoient pourſuivis,
étoient les auteurs de cet incendie, qui
conſuma tout, excepté les magaſins du
Roi & les Écuries. On avoit même chaſſé
toutes les bêtes qui étoient aux environs
dans l’eſpérance que les Aventuriers ſeroient
obligés de retourner ſur leurs
pas faute de vivres.
Ce bourg eſt la dernière place où l’on
peut monter ſur la rivière ; c’eſt-là qu’on
apporte la marchandiſe de ''Chagre'', pour
la tranſporter par terre ſur des mulets
juſqu’à ''Panama'', qui n’eſt éloignée que
de huit lieues de ce bourg : c’eſt pourquoi
il a de fort beaux magaſins & de
belles Écuries.<noinclude>
<references/></noinclude>
d6f8f1xg31ngtd0ryi5wwj7e8frak6y
Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/284
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|IX}}.|186}}</noinclude>{{lang|frm|ne vous pourra faire mal néant plus que s’il fust mort, et si luy souvendra depuis tellement de vostre bien, jasoit-ce qu’il n’en die mot devant vous, que vous l’aurez du tout attrait à vous. Et se vous ne le povez desmouvoir qu’il ne vous courrousse, gardez que vous ne vous en plaigniez à vos amis ne autres dont il se puisse apparcevoir, car il en tendroit moins de bien de vous et luy en souvendroit autre fois, mais alez en vostre chambre plourer bellement et coyement, à basse voix, et vous en plaignez à Dieu ; et ainsi le font les sages dames. Et s’il est ainsi qu’il se vueille esmouvoir contre autre personne plus estrange, si le refrenez sagement ; et, à ce propos, est une histoire ou traictié qui dit ainsi}}<ref>1</ref> :
{{lang|frm|Un jouvencel appellé Mellibée, puissant et riche, ot une femme nommée Prudence, et de celle femme ot une fille. Advint un jour qu’il s’ala esbatre et jouer et laissa en son hostel sa femme et sa fille et les portes closes. Trois de ses anciens ennemis approuchièrent et appoièrent escheles aux murs de sa maison, et par les fenestres entrèrent dedans, et batirent sa femme}}
L’''Histoire de Mélibée et de Prudence'', écrite en latin en 1246, par Albertan, avocat de Brescia, a été traduite au moins trois fois en françois. (Voir les ''Manuscrits français'' de {{M.|Paris}}, {{t.|{{rom-maj|V}}}}, {{pg|58}}.) La traduction donnée par l’auteur du ''Ménagier'' est celle de frère Renaud de Louens à qui l’on doit une traduction de Boëce écrite en 1366. Ce passage du ''Ménagier'' a été collationné sur le manuscrit du roi, 7072<sup>3. 5.</sup>, qui donne bonne leçon de ''Mélibée et de Prudence''. J’ai mis entre crochets les passages qui, bien que paroissant devoir faire partie du texte, sont omis dans les trois manuscrits du ''Ménagier'', et j’ai noté au bas des pages quelques variantes importantes. —{{lié}}''L’Histoire de Mélibée et de Prudence'' a eu un grand succès au moyen âge, et a été imprimée plusieurs fois ({{abr|voy.|voyez}} le ''Manuel du Libraire'', qui l’attribue à tort à Christine de{{lié}}Pisan, au mot ''Mélibée'' ; elle se retrouve aussi à la suite du ''Jeu des Échecs moralisés'', Paris, Michel Le Noir, 1505, {{in-4°}}.<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|IX}}.|186}}</noinclude>{{lang|frm|ne vous pourra faire mal néant plus que s’il fust mort, et si luy souvendra depuis tellement de vostre bien, jasoit-ce qu’il n’en die mot devant vous, que vous l’aurez du tout attrait à vous. Et se vous ne le povez desmouvoir qu’il ne vous courrousse, gardez que vous ne vous en plaigniez à vos amis ne autres dont il se puisse apparcevoir, car il en tendroit moins de bien de vous et luy en souvendroit autre fois, mais alez en vostre chambre plourer bellement et coyement, à basse voix, et vous en plaignez à Dieu ; et ainsi le font les sages dames. Et s’il est ainsi qu’il se vueille esmouvoir contre autre personne plus estrange, si le refrenez sagement ; et, à ce propos, est une histoire ou traictié qui dit ainsi}}<ref>L’''Histoire de Mélibée et de Prudence'', écrite en latin en 1246, par Albertan, avocat de Brescia, a été traduite au moins trois fois en françois. (Voir les ''Manuscrits français'' de {{M.|Paris}}, {{t.|{{rom-maj|V}}}}, {{pg|58}}.) La traduction donnée par l’auteur du ''Ménagier'' est celle de frère Renaud de Louens à qui l’on doit une traduction de Boëce écrite en 1366. Ce passage du ''Ménagier'' a été collationné sur le manuscrit du roi, 7072<sup>3. 5.</sup>, qui donne bonne leçon de ''Mélibée et de Prudence''. J’ai mis entre crochets les passages qui, bien que paroissant devoir faire partie du texte, sont omis dans les trois manuscrits du ''Ménagier'', et j’ai noté au bas des pages quelques variantes importantes. —{{lié}}''L’Histoire de Mélibée et de Prudence'' a eu un grand succès au moyen âge, et a été imprimée plusieurs fois ({{abr|voy.|voyez}} le ''Manuel du Libraire'', qui l’attribue à tort à Christine de{{lié}}Pisan, au mot ''Mélibée'' ; elle se retrouve aussi à la suite du ''Jeu des Échecs moralisés'', Paris, Michel Le Noir, 1505, {{in-4°}}.</ref> :
{{lang|frm|Un jouvencel appellé Mellibée, puissant et riche, ot une femme nommée Prudence, et de celle femme ot une fille. Advint un jour qu’il s’ala esbatre et jouer et laissa en son hostel sa femme et sa fille et les portes closes. Trois de ses anciens ennemis approuchièrent et appoièrent escheles aux murs de sa maison, et par les fenestres entrèrent dedans, et batirent sa femme}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
Les Aventuriers réſolurent d’y demeurer
le reſte du jour, afin de ſe repoſer,
& de chercher de quoi vivre. On
fit défenſe à tous de s’écarter du bourg,
à moins qu’on ne formât un parti de
cent hommes, dans la crainte que l’on
avoit que les Eſpagnols ne priſſent quelqu’un.
Cette défenſe n’empêcha pourtant
pas cinq ou ſix Anglois de ſortir
pour chercher des fruits dans une habitation.
Il y en eut un de pris par des Indiens
qui fondirent ſur eux.
On trouva dans un des magaſins du
Roi quelques {{Sic2|gerres|jarres}} de vin du {{Corr|Perrou|Pérou}},
& un grand mannequin de biſcuit. Morgan, {{Nld|Morgan empêche ſes gens de s’enivrer.}}
de peur que ſes gens ne s’enivraſſent,
fit courir le bruit que les Eſpagnols
avoient empoiſonné ce vin.
Quelques-uns qui en avoient déjà bû,
ayant l’eſtomac vuide & affoibli par la
diète, vomirent : ce qui fit croire que
cela étoit vrai. Il ne fut pourtant pas
perdu ; car il y en avoit entr’eux qui
ne purent s’empêcher d’en boire, quoiqu’ils
le cruſſent empoiſonné.
Pendant que les plus actifs cherchoient
de quoi vivre, ceux qui étoient
dans le bourg préféroient le repos, ſe
contentant de tuer les chiens & les
chats, & ils les mangeoient avec un<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>peu de maïs qu’ils avoient apporté. Les
canots qui ſe trouvoient inutiles, parce
qu’ils ne pouvoient monter plus avant,
furent renvoyés avec ſoixante hommes,
ayant ordre de demeurer ſur la rivière
où étoient les navires. On cacha ſeulement
un canot ſous des brouſſailles, en
cas que dans un beſoin on en eût affaire
pour avertir les autres.
{{Nlg|Marche des Aventuriers. 25 Janvier 1670.|left}}Le lendemain 25, huitième de la marche,
dès que l’aurore parut, Morgan fit
la revue de ſon monde, & trouva qu’il
avoit onze cens hommes tous capables
de combattre, & bien réſolus de le ſuivre.
Il leur fit dire, que cet homme qu’on
avoit cru pris le jour précédent par les
Indiens, étoit revenu, s’étant ſeulement
écarté dans le bois. Il en uſa
ainſi, de peur qu’ils ne cruſſent que
cet homme n’eût découvert leur deſſein,
& que cela ne leur fît perdre courage.
Dans ce même temps il choiſit deux
cens hommes pour ſervir d’enfans
perdus, & marcher devant, afin d’inveſtir
les ennemis, & que le gros ne
fût point ſurpris, particulièrement
dans le chemin qu’ils avoient à faire de
''Crux'' à ''Panama'', où en pluſieurs endroits
il étoit ſi étroit qu’on n’y pouvoit
paſſer que deux hommes de front. Ces<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>deux cens hommes étoient des mieux
armés & des plus adroits de l’Europe,
la plupart Boucaniers François, & il
eſt certain que deux cens de ces gens là
valent mieux que ſix cens autres.
Morgan fit du reſte un corps de bataille,
une avant-garde, & une arrière-garde,
& en cas de combat une aile
droite & une aile gauche, avec des gens
de réſerve, qui marchoient toujours au
milieu. En avançant, l’aile droite avoit
l’avant-garde, & en revenant c’étoit
l’aile gauche. Voilà l’ordre que Morgan
tint dans ſa marche depuis ''Cruz''
juſques à ''Panama''.
Sur les dix heures il arriva à ''Quebrada obſcura'', {{Nld|Pluye de flèches ſans voir perſonne.}}
qui veut dire crique
obſcure. Elle n’étoit pas mal nommée,
car le ſoleil ne l’éclaire jamais. Les
Aventuriers furent aſſaillis d’une pluye
de flèches, qui leur tua huit ou dix
hommes, & en bleſſa autant. Ils ſe
mirent en défenſe ; mais ils ne ſavoient
à qui ils avoient affaire, ne voyant que
des rochers, des arbres & des précipices ;
ils tirèrent à tout haſard, ſans ſavoir
où.
Cette décharge ne laiſſa pas de faire
effet ; car on vit tomber deux Indiens,
dans le chemin, un deſquels ſe releva<noinclude>
<references/></noinclude>
dls0hme1k95cnrsqkx7ynwv4m1cjmjf
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>tout en ſang, & voulut pouſſer une
flèche qu’il tenoit à la main, dans le
corps d’un Anglois ; mais un autre para
le coup, & acheva de le tuer. Cet
homme avoit la mine d’être le Commandant
de cette embuſcade, qui apparemment
n’étoit que d’Indiens ; car on
ne vit que des flèches. Il avoit ſur la
tête un bonnet de plumes de toute
ſorte de couleurs, tiſſues en forme de
couronne.
{{Nlg|Indiens perdent courage, ayant perdu leur Chef.|left}}Quand les Indiens virent que cet
homme leur manquoit, ils lâchèrent
pied, & depuis ſa mort on ne tira pas
une ſeule flèche. On trouva encore
deux ou trois Indiens dans le chemin ;
mais ils n’étoient plus en vie. Il eſt vrai
que ce lieu étoit fort commode pour
une embuſcade ; car cent hommes réſolus
euſſent pu empêcher le paſſage
aux Aventuriers, & les défaire tous,
s’ils euſſent voulu s’opiniâtrer : mais
comme ces Indiens étoient ſans conduite,
& peu aguerris, dès les premiers qu’ils
virent tomber des leurs, ils ſe crurent
perdus ; outre qu’ils avoient tiré toutes
leurs flèches ſans règle ni meſure, &
que les arbres & les brouſſailles au travers
deſquels il les lançoient, en avoient
rompu la force, & empêché le coup.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/157
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>C’eſt pour cette raiſon que les Aventuriers
en furent peu incommodés, ils
ne s’amuſèrent pas plus long-temps, à
regarder d’où les flèches venoient ; mais
ils tâchèrent à ſe tirer promptement de
ce mauvais chemin, & à gagner le plat-pays,
d’où ils puſſent découvrir leurs
ennemis. Il y avoit eu autrefois une
montagne en cet endroit, on l’avoit
coupée pour abréger le chemin, & pour
faire paſſer plus facilement les mulets
chargés.
Au ſortir de là les Aventuriers entrèrent
dans une grande prairie, où ils ſe
repoſèrent un peu, pour y panſer ceux
qui avoient été bleſſés à l’embuſcade.
Les Indiens parurent à une demi-lieue
de là ſur une éminence où il n’y avoit
point d’arbres, & qui étoit près du
grand chemin par où les Aventuriers
devoient paſſer. Morgan détacha cinquante
hommes, qui allèrent par derrière
afin d’en ſurprendre quelqu’un, &
de ſavoir des nouvelles des Eſpagnols ;
mais ce fut vainement, car ces gens
ſavoient les détours, & marchoient
toujours à leur vue ; tantôt ils étoient
devant, & tantôt derrière.
Deux heures après on les vit encore
à deux portées de mouſquet ſur la mê-<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>me éminence où ils avoient déjà paru,
pendant que les Aventuriers étoient ſur
une autre vis-à-vis. Entre ces deux éminences
il y avoit un grand fonds plein de
bois de haute futaye, où les Aventuriers
croyoient qu’ils avoient une embuſcade,
parce qu’ils y deſcendoient : Cependant
il n’y en avoit point, & ils n’y deſcendoient
que pour ſe cacher à la vue
des Aventuriers, & pour prendre un autre
chemin, ne faiſant que voltiger autour
d’eux afin d’en prendre quelqu’un.
Bien ſouvent ils leur crioient, <i>à la prairie,
à la prairie, chiens d’Anglois</i>.
Ce même ſoir les Aventuriers furent
obligés de camper de bonne heure,
parce qu’il commençoit à pleuvoir. Ils
eurent de la peine à trouver de quoi ſe
loger & ſe nourrir, car les Eſpagnols
avoient tout brûlé, & chaſſé le bétail ;
en ſorte qu’ils furent contraints de s’écarter
du chemin pour chercher de
quoi vivre. Ils trouvèrent à une lieue
du grand chemin une {{Corr|hate|halte}}, dont les
maiſons n’étoient point brûlées ; mais
il n’y en avoit pas aſſez pour loger tout
le monde : on s’en ſervit pour garantir
les munitions & les armes de la pluye,
& on ordonna qu’un certain nombre
de chaque compagnie entreroit dans<noinclude>
<references/></noinclude>
q8oqsg80wfzis5n08ccs4y5egzngq4e
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>les maiſons pour garder les armes, afin
qu’en cas d’allarme chacun pût les retrouver.
Ceux qui étoient dehors firent des
barraques, qu’ils couvrirent d’herbes
pour dormir un peu la nuit. Pendant
ce temps-là on poſa des ſentinelles
avancées, & on fit bonne garde ; car on
craignoit les Indiens & les Eſpagnols
avec leurs lances, qui pendant la pluye
ne laiſſent pas de faire un grand effet,
lorſque les armes à feu ſont inutiles.
Le lendemain 26, neuvième jour de {{Nld|Marche des Aventuriers. 26 Janvier 1670.}}
la marche, Morgan commanda qu’on
déchargeât les armes, à cauſe de la
pluye, de peur qu’elles ne manquaſſent
dans le beſoin ; & lorſqu’elles furent
rechargées, les Aventuriers reprirent
leur marche. Ils avoient un très-mauvais
chemin à faire, c’étoit toutes prairies
& pays-découverts, où il n’y avoit
point de bois qui pût les garantir de
l’ardeur du ſoleil.
La troupe d’Indiens du jour précédent
parut encore, & ne ceſſa de les obſerver.
Tantôt, comme on l’a dit, ils
étoient devant, & tantôt derrière. Morgan,
à qui il importoit beaucoup d’avoir
un priſonnier, détacha cinquante
hommes pour cela, & promit à celui<noinclude>
<references/></noinclude>
39p73tzviaw2vdxy8aqncuv0s983216
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>les maiſons pour garder les armes, afin
qu’en cas d’allarme chacun pût les retrouver.
Ceux qui étoient dehors firent des
barraques, qu’ils couvrirent d’herbes
pour dormir un peu la nuit. Pendant
ce temps-là on poſa des ſentinelles
avancées, & on fit bonne garde ; car on
craignoit les Indiens & les Eſpagnols
avec leurs lances, qui pendant la pluye
ne laiſſent pas de faire un grand effet,
lorſque les armes à feu ſont inutiles.
Le lendemain 26, neuvième jour de {{Nld|Marche des Aventuriers. 26 Janvier 1670.}}
la marche, Morgan commanda qu’on
déchargeât les armes, à cauſe de la
pluye, de peur qu’elles ne manquaſſent
dans le beſoin ; & lorſqu’elles furent
rechargées, les Aventuriers reprirent
leur marche. Ils avoient un très-mauvais
chemin à faire, c’étoit toutes prairies
& pays-découverts, où il n’y avoit
point de bois qui pût les garantir de
l’ardeur du ſoleil.
La troupe d’Indiens du jour précédent
parut encore, & ne ceſſa de les obſerver.
Tantôt, comme on l’a dit, ils
étoient devant, & tantôt derrière. Morgan,
à qui il importoit beaucoup d’avoir
un priſonnier, détacha cinquante
hommes pour cela, & promit à celui<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>qui en prendroit un, trois cens écus outre
ſa part ordinaire.
À midi les Aventuriers montèrent ſur
une petite montagne, de laquelle ils
découvrirent la mer du ſud, & un
grand navire avec cinq barques qui
partoient de ''Panama'' pour aller aux
iſles de ''Taroga'' & ''Tarogilla'', qui n’en
ſont éloignées que de trois ou quatre
lieues. Ils ſe réjouirent à cette vue, eſpérant
que leur fatigue ſeroit bientôt
terminée. Leur joie augmenta encore,
lorſque deſcendant de cette montagne,
ils ſe trouvèrent dans une vallée où il
y avoit une prairie pleine de bétail,
que pluſieurs Eſpagnols à cheval chaſſoient ;
mais appercevant les Aventuriers,
ils abandonnèrent ces animaux
pour ſe ſauver.
C’étoit un plaiſir de voir les Flibuſtiers
fondre ſur ces bêtes 5 l’un tuoit
un cheval, l’autre une vache, celui-ci
une mule, celui-là un âne ; enfin chacun
abattoit ce qui ſe préſentoit à lui.
Pendant qu’une partie étoit à la chaſſe,
l’autre allumoit du feu pour faire rôtir
la viande. Dès qu’on en apportoit,
chacun en coupoit à la hâte un morceau
qu’il faiſoit griller ſur la flamme
pour la manger tout de ſuite. Mais à<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Molière - Théâtre complet, 1922, tome01.djvu/301
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>par le concubinage ? N’est-ce pas un procédé dont
vous avez sujet de vous louer toutes deux, aussi bien
que moi ? Est-il rien de plus obligeant que cela ? Et
ce lien sacré où ils aspirent n’est-il pas un témoignage
de l’honnêteté de leurs intentions ?
{{Personnage|MADELON.}} Ah ! mon père, ce que vous dites là est
du dernier bourgeois. Cela me fait honte de vous ouïr
parler de la sorte, et vous devriez un peu vous faire
apprendre le bel air des choses.
{{Personnage|GORGIBUS.}} Je n’ai que faire ni d’air, ni de chanson.
Je te dis que le mariage est une chose sainte et sacrée,
et que c’est faire en honnêtes gens que de débuter
par là.
{{Personnage|MADELON.}} Mon Dieu ! que, si tout le monde vous
ressemblait, un roman serait bientôt fini ! La belle
chose que ce serait, si d’abord Cyrus épousait Mandane,
et qu’Aronce de plain-pied fût marié à Clélie !
{{Personnage|GORGIBUS.}} Que me vient conter celle-ci ?
{{Personnage|MADELON.}} Mon père, voilà ma cousine qui vous
dira aussi bien que moi que le mariage ne doit
jamais arriver qu’après les autres aventures. Il faut
qu’un amant, pour être agréable, sache débiter les
beaux sentiments, pousser le doux, le tendre et le
passionné, et que sa recherche soit dans les formes.
Premièrement, il doit voir au temple, ou à la promenade,
ou dans quelque cérémonie publique, la personne
dont il devient amoureux ; ou bien être conduit
fatalement chez elle par un parent ou un ami, et
sortir de là tout rêveur et mélancolique. Il cache un
temps sa passion à l’objet aimé, et cependant lui
rend plusieurs visites, où l’on ne manque jamais de
mettre sur le tapis une question galante qui exerce
les esprits de l’assemblée. Le jour de la déclaration
arrive, qui se doit faire ordinairement dans une allée
de quelque jardin, tandis que la compagnie s’est un<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>peine avoient-ils commencé ce repas,
que Morgan fit donner une fauſſe allarme.
Tout le monde fut auſſi-tôt ſous les {{Nld|Fauſſes allarmes.}}
armes, & prêt à donner. Il fallut donc
marcher ; néanmoins chacun ſe ſaiſit de
quelque morceau de viande à demi rôtie,
ou toute crue, qu’il porta en bandoulière.
Il eſt vrai que les Flibuſtiers {{Nld|Aventuriers effroyables.}}
en cet état étoient capables, à leur ſeul
aſpect, d’épouvanter les plus hardis ;
car en guerre auſſi-bien qu’en amour,
on ſait que les yeux ſont les premiers
vaincus. Ils marchèrent ainſi juſqu’au
ſoir, qu’ils campèrent ſur une petite
éminence, d’où ils apperçurent les
tours de la ville de ''Panama''.
À cette vue ils s’écrièrent de joie par {{Nld|Approche de Panama : légère eſcarmouche.}}
trois fois ; deux cens des ennemis parurent
à la portée du mouſquet, & ſe mirent
à leur répondre. Quelques Aventuriers
s’approchèrent pour les ſaluer de
leur fuſil ; mais ils s’enfuirent en criant :
''Manama, manama, perros à la Savana'' ;
qui veut dire : <i>Demain, demain,
chiens que vous êtes, nous vous verrons
à la prairie</i>.
Morgan fit donc camper ſes gens ſur
une petite éminence, d’où il découvroit
les Eſpagnols tout autour de lui. Il y<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>avoit encore plus de deux heures de
ſoleil ; mais il ne voulut point paſſer
outre, afin d’avoir un jour entier pour
le combat, réſolu de le commencer le
lendemain de grand matin. Il fit battre
les tambours, jouer les trompettes, &
déployer les drapeaux. Les Eſpagnols
en firent autant de leur côté. Il parut
plusieurs compagnies d’infanterie, &
quantité d’eſcadrons de cavalerie autour
des Aventuriers, environ à la portée
du canon.
Ces petits préliminaires durèrent juſqu’à
l’entrée de la nuit, que Morgan fit
faire bonne garde, & poſer double ſentinelle.
Il faiſoit donner de temps en
temps de fauſſes allarmes, afin de tenir
ſes gens en haleine, qui étoient dans
une joie extrême, eſpérant faire grande
chère le lendemain.
Cependant ceux qui avoient encore
de la viande ne laiſſèrent pas de la manger
telle qu’elle étoit ; car il ne fut permis
d’allumer du feu que pour fumer.
Chacun avoit ſon ordre particulier en
cas que les ennemis vinſſent attaquer de
nuit, & après cela repoſa qui put ; car
les Eſpagnols tirèrent toute la nuit du
canon.
Le lendemain 27. dixième & dernier<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/285
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|CÉLER LES FAUTES DE SON MARI.||187}}</noinclude>[forment]{{lang|frm|, et navrèrent sa fille de cinq plaies mortels en cinq lieux de son corps c’est assavoir ès piés, ès
oreilles, ou nez, en la bouche et ès mains, et la laissièrent presque morte, puis s’en alèrent.
Quant Mellibée retourna à son hostel et vit cest meschief, si commença et prist à plaindre et à plourer et à soy batre, et en manière de forcené sa robe dessirer. Lors Prudence sa femme le prist à admonester qu’il se souffrist}}<ref>Se contint.</ref> ; {{lang|frm|et il tousjours plus fort crioit. Adonc Prudence se appensa de la sentence Ovide, ou livre ''des Remèdes d’amours'', qui dit que cellui est fol qui s’efforce d’empeschier la mère de plorer la mort de son enfant, jusques à tant qu’elle se soit bien vuidée de larmes et saoulée de plorer. Lors il est temps de la conforter et attremper sa douleur par doulces paroles.
Pour ce Prudence se souffri un pou de temps, et puis quant elle vit son temps, si lui dist : Sire, dist-elle, pourquoy vous faites-vous sembler fol ? Il n’appartient pas à sage homme de démener si grant dueil. Vostre fille eschappera se Dieu plaist : se elle estoit ores morte, vous ne vous devriez pas pour luy destruire, car Sénèque dit que li sages ne doit point prendre grant desconfort de}} [la mort de] {{lang|frm|ses enfans, ains doit souffrir leur mort aussi légièrement comme il attend la sienne propre. Mellibée respondi : qui est celluy qui se pourroit tenir de plorer en si grant cause de
douleur ? Nostre Seigneur Jhésu-Crist mesmes plora de la mort du ladre son amy. —{{lié}}Certes, dist Prudence, pleurs ne sont mie deffendus à celluy qui est}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|HISTOIRE DE MELLIBÉE.||187}}</noinclude>[forment]{{lang|frm|, et navrèrent sa fille de cinq plaies mortels en cinq lieux de son corps c’est assavoir ès piés, ès
oreilles, ou nez, en la bouche et ès mains, et la laissièrent presque morte, puis s’en alèrent.
Quant Mellibée retourna à son hostel et vit cest meschief, si commença et prist à plaindre et à plourer et à soy batre, et en manière de forcené sa robe dessirer. Lors Prudence sa femme le prist à admonester qu’il se souffrist}}<ref>Se contint.</ref> ; {{lang|frm|et il tousjours plus fort crioit. Adonc Prudence se appensa de la sentence Ovide, ou livre ''des Remèdes d’amours'', qui dit que cellui est fol qui s’efforce d’empeschier la mère de plorer la mort de son enfant, jusques à tant qu’elle se soit bien vuidée de larmes et saoulée de plorer. Lors il est temps de la conforter et attremper sa douleur par doulces paroles.
Pour ce Prudence se souffri un pou de temps, et puis quant elle vit son temps, si lui dist : Sire, dist-elle, pourquoy vous faites-vous sembler fol ? Il n’appartient pas à sage homme de démener si grant dueil. Vostre fille eschappera se Dieu plaist : se elle estoit ores morte, vous ne vous devriez pas pour luy destruire, car Sénèque dit que li sages ne doit point prendre grant desconfort de}} [la mort de] {{lang|frm|ses enfans, ains doit souffrir leur mort aussi légièrement comme il attend la sienne propre. Mellibée respondi : qui est celluy qui se pourroit tenir de plorer en si grant cause de
douleur ? Nostre Seigneur Jhésu-Crist mesmes plora de la mort du ladre son amy. —{{lié}}Certes, dist Prudence, pleurs ne sont mie deffendus à celluy qui est}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>jour de la marche, les Eſpagnols firent {{Nld|Marche des Aventuriers. 27. Janvier 1670.}}
battre la diane les premiers. Morgan
leur répondit, & dès qu’il fut jour on
vit paroître autour de ſon armée pluſieurs
petits eſcadrons de cavalerie,
qui venoient l’obſerver. Morgan commanda
à ſes gens de ſe préparer au
combat ; & dans ce moment un des
guides leur donna avis de ne pas ſuivre
le grand chemin, parce que les Eſpagnols
y pouvoient être retranchés, &
faire bien du carnage.
On trouva cet avis à propos, & on
laiſſa le grand chemin à la droite en défilant
dans un petit bois, où le chemin
étoit ſi mauvais qu’il falloit être Aventurier
pour ſe réſoudre d’y paſſer. Après
deux heures de marche ils arrivèrent
ſur une petite éminence, d’où ils découvrirent
l’armée Eſpagnole, qui étoit
très-belle, & qui marchoit en bon ordre.
La cavalerie étoit auſſi leſte que {{Nld|Magnificence de l’armée Eſpagnole.}}
quand elle va au combat des taureaux,
L’Infanterie ne lui cédoit en rien ; on
ne voyoit que des habits de ſoye de
toute ſorte de couleurs, ils éblouiſſoient
par la réflexion des rayons du ſoleil.
Les Aventuriers à cette vue firent
trois cris qui auroient épouvanté les
hommes les plus hardis. Les Eſpagnols<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>peu éloignée ; et cette déclaration est suivie d’un
prompt courroux, qui paraît à notre rougeur, et qui,
pour un temps, bannit l’amant de notre présence.
Ensuite il trouve moyen de nous apaiser, de nous
accoutumer insensiblement au discours de sa passion,
et de tirer de nous cet aveu qui fait tant de peine.
Après cela viennent les aventures, les rivaux qui se
jettent à la traverse d’une inclination établie, les
persécutions des pères, les jalousies conçues sur de
fausses apparences, les plaintes, les désespoirs, les enlèvements,
et ce qui s’ensuit. Voilà comme les choses
se traitent dans les belles manières ; et ce sont des
règles dont, en bonne galanterie, on ne saurait se
dispenser. Mais en venir de but en blanc à l’union
conjugale, ne faire l’amour qu’en faisant le contrat
du mariage, et prendre justement le roman par la
queue ! Encore un coup, mon père, il ne se peut
rien de plus marchand que ce procédé ; et j’ai mal
au cœur de la seule vision que cela me fait.
{{Personnage|GORGIBUS.}} Quel diable de jargon entends-je ici ?
Voici bien du haut style.
{{Personnage|CATHOS.}} En effet, mon oncle, ma cousine donne
dans le vrai de la chose. Le moyen de bien recevoir
des gens qui sont tout à fait incongrus en galanterie ?
Je m’en vais gager qu’ils n’ont jamais vu la carte
de Tendre, et que Billets-doux, Petits-soins, Billets-galants
et Jolis-vers sont des terres inconnues pour
eux. Ne voyez-vous pas que toute leur personne
marque cela, et qu’ils n’ont point cet air qui donne
d’abord bonne opinion des gens ? Venir en visite
amoureuse avec une jambe tout unie, un chapeau
désarmé de plumes, une tête irrégulière en cheveux,
et un habit qui souffre une indigence de rubans !
Mon Dieu ! quels amants sont-ce là ! Quelle frugalité
d’ajustement, et quelle sécheresse de conversation !<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Exquemelin - Histoire des Aventuriers Flibustiers (Tome II), 1775.djvu/164
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Jim Bey
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>en firent autant de leur côté, & les
deux partis avançoient les uns contre
les autres.
{{Nlg|Flibuſtiers en bataille. Combat.|left}}Quand on fut prêt à donner, Morgan
fit ranger ſon armée en bataille ſeulement
pour la forme ; car il eſt impoſſible
d’obliger ces gens-là à garder
leur rang, comme on fait en Europe.
Les deux cens enfans perdus allèrent
s’oppoſer à la cavalerie, qui eſpéroit
venir fondre ſur les Aventuriers, avec
deux mille taureaux animés, que les
Eſpagnols chaſſoient de l’autre côté ;
mais leur deſſein fut rompu, non ſeulement
parce qu’ils rencontrèrent un lieu
marécageux où les chevaux ne voulurent
point paſſer ; mais encore parce que
les enfans perdus les prévinrent, &
qu’ayant mis un genouil en terre ils
firent une furieuſe décharge ſur eux : la
moitié tiroit pendant que l’autre chargeoit,
& le feu ne diſcontinuoit point,
outre que chaque coup portoit ; car ils
ne tiroient point qu’ils n’abattiſſent ou
l’homme ou le cheval.
{{Nlg|Défaite de l’armée Eſpagnole.|left}}Ce combat dura environ deux heures,
& la cavalerie fut défaite ſans qu’il
en échappât plus de cinquante qui prirent
la fuite. L’Infanterie voulut avancer ;
mais lorſqu’elle vit cette défaite,<noinclude>
<references/></noinclude>
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Toute la lyre/III/XIX
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<pages index="Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu" from=194 to=194 header=1 prev="[[Toute la lyre/III/XVIII|''L’espoir mène à des portes closes'']]" current="[[Toute la lyre/III/XIX|''Y pensez-vous ? l’État à l’Église mêlé !'']]" next="[[Toute la lyre/III/XX|''Ce que vous appelez dans votre obscur jargon'']]" />
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude>elle tira ſeulement, puis jetta les armes,
& s’enfuit en défilant à côté d’une petite
montagne hors de la vue des Aventuriers,
qui crurent qu’on vouloit venir
les ſurprendre par derrière.
Quand la cavalerie fut défaite, les
taureaux ne ſervirent plus de rien ;
ceux qui les conduiſoient ne pouvoient
pas en être les maîtres. Les Aventuriers
s’appercevant de leur embarras,
envoyèrent contre ces animaux quelques
fuſiliers qui firent voltiger leurs
drapeaux devant eux avec des cris terribles ;
de ſorte que ces taureaux prirent
l’épouvante, & coururent d’une
telle force, que ceux qui les conduiſoient
furent également contraints & fort-aiſes
de ſe retirer.
Lorſque les Aventuriers virent que
les Eſpagnols ne ſe rallioient point, &
qu’ils fuyoient çà & là par petites troupes,
ils donnèrent deſſus, & en tuèrent
une grande partie. Quelques Cordeliers
qui étoient dans cette armée, furent
amenés à Morgan ; il les fit mourir ſur
l’heure.
On trouva auſſi parmi les morts un {{Nld|Forces de la ville de Panama.}}
capitaine de cavalerie bleſſé, & on l’amena
à Morgan, qui défendit de faire
un plus grand nombre de priſonniers,<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude>diſant qu’ils ne feroient qu’embarraſſer
juſqu’à ce qu’on fût maître de tout. Il
interrogea ce capitaine ſur les forces
qu’il y avoit dans la ville. Il répondit
que tout le monde en étoit ſorti au
nombre de deux mille hommes d’Infanterie,
& de quatre cens de cavalerie,
avec ſix cens Indiens, & deux mille taureaux ;
que depuis quinze jours ces gens-là
couchoient dehors dans la prairie, où
ils étoient campés ; qu’on avoit abandonné
la ville, ayant envoyé les femmes
& les richeſſes aux iſles de ''Taroga'' ;
qu’on avoit laiſſé dans la ville cent hommes
avec vingt-huit pièces de canon
braquées dans les avenues de la place &
des principales rues, en cas qu’on fût
contraint de ſe retirer dans la ville, où
il croyoit que le préſident, voyant que
la campagne lui étoit déſavantageuſe,
ſe ſeroit retiré, & auroit encore bien
des forces, pourvû qu’il pût rallier tout
ſon monde. Il ajoûta que les lieux où
étoit ce canon, étoient gabionés avec
des ſacs de farine de la hauteur d’un homme.
Il donna auſſi avis qu’on ne prît pas
le chemin de ''Cruz'' ; parce que, diſoit-il,
on trouveroit à l’entrée de la ville
une redoute avec huit pièces de bronze,
qui feroient bien du fracas.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" /></noinclude><nowiki/>
Morgan ayant appris ces nouvelles,
raſſembla ſes gens, & leur repréſenta
que ſi on donnoit le loiſir aux Eſpagnols
de ſe rallier dans la ville, on ne pourroit
plus la prendre ; qu’il falloit marcher
promptement pour y être auſſi-tôt
qu’eux, Scieur empêcher l’entrée. Il fit
la revue, & on trouva qu’il n’y avoit
que deux Flibuſtiers de morts, & deux
de bleſſés.
On prendra peut-être ceci pour une
fable, eu égard aux différentes forces
des deux partis, dont l’un étoit plus
conſidérable que l’autre, & tous deux
également animés : car il eſt étonnant
que les Aventuriers ſe ſoient retirés du
combat avec ſi peu de perte, & les Eſpagnols
avec un ſi grand déſavantage ;
qu’il en demeura plus de ſix cens ſur la
place. C’eſt pourtant un événement dont
j’ai été témoin moi-même.
Morgan s’avança donc vers la ville,
exhortant ſes gens à ne ſe pas abandonner
les uns les autres ; mais à combattre
courageuſement comme ils avoient
déjà fait, ſans leur déguiſer toutefois
que ce ſecond combat ne ſeroit pas ſi
facile que le premier. Les Aventuriers,
conduits par le capitaine de la cavalerie
Eſpagnole qu’ils avoient fait pri-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Lorlam
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>On n’y dure point, on n’y tient pas. J’ai remarqué
encore que leurs rabats ne sont point de la bonne
faiseuse, et qu’il s’en faut plus d’un grand demi-pied
que leurs hauts-de-chausses ne soient assez larges.
{{Personnage|GORGIBUS.}} Je pense qu’elles sont folles toutes
deux, et je ne puis rien comprendre à ce baragouin.
Cathos, et vous, Madelon…
{{Personnage|MADELON.}} Hé ! de grâce, mon père, défaites-vous
de ces noms étranges, et nous appelez autrement.
{{Personnage|GORGIBUS.}} Comment, ces noms étranges ? Ne
sont-ce pas vos noms de baptême ?
{{Personnage|MADELON.}} Mon Dieu ! que vous êtes vulgaire !
Pour moi, un de mes étonnements, c’est que vous
ayez pu faire une fille si spirituelle que moi. A-t-on
jamais parlé, dans le beau style, de Cathos ni de
Madelon ? et ne m’avouerez-vous pas que ce serait
assez d’un de ces noms pour décrier le plus beau
roman du monde ?
{{Personnage|CATHOS.}} Il est vrai, mon oncle, qu’une oreille un
peu délicate pâtit furieusement à entendre prononcer
ces mots-là ; et le nom de Polixène, que ma cousine
a choisi, et celui d’Aminthe, que je me suis donné,
ont une grâce dont il faut que vous demeuriez d’accord.
{{Personnage|GORGIBUS.}} Écoutez ; il n’y a qu’un mot qui serve.
Je n’entends point que vous ayez d’autres noms que
ceux qui vous ont été donnés par vos parrains et
vos marraines. Et pour ces messieurs dont il est question,
je connais leurs familles et leurs biens, et je
veux résolument que vous vous disposiez à les recevoir
pour maris. Je me lasse de vous avoir sur les bras ; et
la garde de deux filles est une charge un peu trop
pesante pour un homme de mon âge.
{{Personnage|CATHOS.}} Pour moi, mon oncle, tout ce que je vous
puis dire, c’est que je trouve le mariage une chose<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|G}}</noinclude>ſonnier, marchèrent par le chemin de
''Porto-Bello'', où il n’y avoir aucun péril.
{{Nlg|Priſe de Panama.}}Étant entrés dans la ville, & voyant
qu’il n’y avoit perſonne, ils coururent
l’un d’un côté, l’autre de l’autre, ſans
ſonger à l’avis qu’on leur avoir donné
d’éviter le canon qui étoit dans la grande
place. Quelques-uns s’y expoſèrent,
en pourſuivant deux ou trois hommes
qu’ils avoient vu fuir.
Auſſi-tôt on tira le canon, qui en
bleſſa vingt-cinq ou trente, & en tua
bien autant ; mais il n’y eut que cette
décharge : car à l’inſtant les Aventuriers
fondirent ſur les canoniers, & paſſèrent
au fil de l’épée ceux qu’ils trouvèrent
dans la ville. Dès que Morgan ſe
vit maître de ''Panama'', il fit aſſembler
ſon monde & défendit de boire du vin,
aſſurant que les priſonniers Eſpagnols
l’avoient averti qu’il y en avoit beaucoup
d’empoiſonné. Cela n’étoit pas
vrai ; mais Morgan vouloit empêcher
ſes gens de s’énivrer, ce qu’ils auroient
fait ſans cette appréhension.
{{il|2}}
[[Image:Histoire des Aventuriers (vign 8).jpg|75px|center]]
{{il|2}}<noinclude>
<references/></noinclude>
9glgfwwguhtf7lhspj9ogkoix2wvtwf
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Jim Bey" />{{Manchette|D}}</noinclude><nowiki/>
{{SDT}}
{{t3|{{Espacé|0.2em|CHAPITRE XII}}.}}
{{c|''Morgan envoie ſes gens en courſe, fait brûler Panama, & retourne à Chagre''.}}
{{Lettrine|M}}{{sc|organ}}, après avoir donné ſes
ordres, & diſtribué ſes gens dans
des quartiers différens, fit équiper une
barque qui étoit demeurée dans le
port, remplie de marchandiſes, & de
hardes que les Eſpagnols vouloient ſauver ;
mais ils n’en avoient pas eu le
temps, parce que la mer avoit baiſſé
avant que leur barque fût chargée, &
ne croyant pas que les Aventuriers entraſſent
ſi-tôt dans la ville ils attendoient
la première marée pour ſortir. Mais ils
furent prévenus, car Morgan la fit
au plutôt décharger pour y embarquer
25 hommes bien armés, avec un guide
Eſpagnol. Il donna le commandement
de cette barque à un capitaine Anglois,
& demeura dans ''Panama''.
Avant que cette ville fût brûlée, elle {{Nld|Deſcription de Panama.''}}
étoit ſituée ſur le rivage de la mer du
Sud, dans l’Iſthme du même nom, au
neuvième degré de latitude Septentrionale ;
on la voyoit alors ouverte de tou-<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Molière - Théâtre complet, 1922, tome01.djvu/304
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude>tout à fait choquante. Comment est-ce qu’on peut
souffrir la pensée de coucher contre un homme
vraiment nu ?
{{Personnage|MADELON.}} Souffrez que nous prenions un peu
haleine parmi le beau monde de Paris, où nous ne
faisons que d’arriver. Laissez-nous faire à loisir le
tissu de notre roman, et n’en pressez point tant la
conclusion.
{{PersonnageD|GORGIBUS||à part.}} Il n’en faut point douter, elles
sont achevées. {{di|(Haut.)}} Encore un coup. Je n’entends
rien à toutes ces balivernes : je veux être maître
absolu ; et, pour trancher toutes sortes de discours,
ou vous serez mariées toutes deux avant qu’il soit
peu, ou, ma foi, vous serez religieuses ; j’en fais un
bon serment.
{{Interligne|0.5em}}
{{Image|Molière - Théâtre complet, 1922, tome01 (page 304 crop).jpg|200px|center}}
{{Interligne}}
{{scène|VI}}
{{acteurs|CATHOS, MADELON|n}}
{{Personnage|CATHOS.}} Mon Dieu ! ma chère, que ton père a la
forme enfoncée dans la matière ! que son intelligence
est épaisse ! et qu’il fait sombre dans son âme !
{{Personnage|MADELON.}} Que veux-tu, ma chère, j’en suis en
confusion pour lui. J’ai peine à me persuader que
je puisse être véritablement sa fille, et je crois que
quelque aventure, un jour, me viendra développer
une naissance plus illustre.
{{Personnage|CATHOS.}} Je le crois bien ; oui, il y a toutes les
apparences du monde. Et, pour moi, quand je me
regarde aussi…<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/286
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|IX}}.|188}}</noinclude>{{lang|frm|triste ou entre les tristes, mais leur est ottroié, car, selon ce que dit saint Pol l’apostre en l’epistre aux Rommains, on doit mener joye avec ceulx qui ont joye et mainnent, et doit-on plourer avec ceulx qui pleurent. Mais jasoit-ce que plourer atrempéement soit permis, toutesvoies plorer desmesuréement est deffendu, et pour
ce l’on doit garder la mesure que Sénèque met. Quant tu auras, dit-il, perdu ton amy, ton œil ne soit ne trop sec ne trop moistes, car jasoit-ce que la larme viengne à l’œil, elle n’en doit pas issir ; et quant tu auras perdu ton ami, pense et efforce-toy d’un autre recouvrer, car il te vault mieulx un autre ami recouvrer que l’ami perdu plorer. Se tu veulx vivre sagement, oste tristesse de ton cuer, car Sénèque dit : le cuer lié et joyeux maintient la personne en la fleur de son aage, mais l’esperit triste luy fait séchier les os}}<ref>{{abr|Var.|Variante}} M. du R. {{lang|frm|''selon ce que dit Jhésu-Syrac''}}. Cette sentence est dans les ''Proverbes'', {{rom|xv}}, 13, et non dans l’''Ecclésiastique'' ni dans Sénèque.</ref> ; {{lang|frm|et dist aussi que tristesse occist moult de gens}}<ref>''{{abr|Ecclesiast.|Ecclésiastique}}'' {{rom|xxx}}, 25.</ref>. {{lang|frm|Et Salemon dit que tout ainsi comme la tigne ou l’artuison}}<ref>Vers, mites.</ref> {{lang|frm|nuit à la robe et le petit ver au bois, tout ainsi griève tristesse au cuer. Et pour ce nous devons, porter}} [patiemment] {{lang|frm|en la perte de nos enfans et de nos autres biens temporels ainsi comme Job}} [lequel,] {{lang|frm|quant il ot perdu ses enfans et toute sa substance et eut receu moult de tribulations en son corps, il dist : nostre Seigneur le m’a donné, nostre Seigneur le m’a tolu : ainsi comme il le m’a voulu faire, il la fait ; benoist soit le nom nostre Seigneur !
Mellibée respondi à Prudence sa femme ainsi toutes les choses que tu dis sont vrayes et profitables,}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki />
{{scène|VII}}
{{acteurs|MAROTTE, CATHOS, MADELON|n}}
{{Personnage|MAROTTE.}} Voilà un laquais qui demande si vous
êtes au logis, et dit que son maître vous veut venir
voir.
{{Personnage|MADELON.}} Apprenez, sotte, à vous énoncer moins
vulgairement. Dites : Voilà un nécessaire qui demande
si vous êtes en commodité d’être visibles.
{{Personnage|MAROTTE.}} Dame ! je n’entends point le latin ; et
je n’ai pas appris, comme vous, la filofie<ref>''Filofie'' est une coquille de 1682, perpétuée depuis par
toutes les éditions. L’édition de 1674 donne ''filosofie''.</ref> dans le
grand Cyre.
{{Personnage|MADELON.}} L’impertinente ! le moyen de souffrir
cela ! Et qui est-il, le maître de ce laquais ?
{{Personnage|MAROTTE.}} Il me l’a nommé le marquis de Mascarille.
{{Personnage|MADELON.}} Ah ! ma chère, un marquis ! un marquis !
Oui, allez dire qu’on peut nous voir. C’est
sans doute un bel esprit qui aura ouï parler de nous.
{{Personnage|CATHOS.}} Assurément, ma chère.
{{Personnage|MADELON.}} Il faut le recevoir dans cette salle basse,
plutôt qu’en notre chambre. Ajustons un peu nos
cheveux au moins, et soutenons notre réputation.
Vite, venez nous tendre ici dedans le conseiller des
grâces.
{{Personnage|MAROTTE.}} Par ma foi, je ne sais point quelle bête
c’est là : il faut parler chrétien, si vous voulez que
je vous entende.<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|CÉLER LES FAUTES DE SON MARI.||189}}</noinclude>{{lang|frm|mais mon esperit est si troublé que je ne sçay que je doie faire. Lors Prudence lui dist : appelle tous tes loyaulx amis, tes affins}}<ref>Alliés.</ref> {{lang|frm|et tes parens, et leur demande conseil de ceste chose, et te gouverne selon le conseil qu’ils te donront, car Salemon dit : tous tes fais par conseil feras, ainsi ne t’en repentiras.
Adonc Mellibée appella moult de gens, c’est assavoir cirurgiens, phisiciens vieillars et jeunes, et aucuns de ses anciens ennemis qui estoient réconciliés}} [par semblance], {{lang|frm|et retournés en sa grâce et en son amour, et aucuns de ses voisins qui lui portèrent révérence plus par doubtance que par amour, et avec ce vindrent plusieurs de losengeurs et moult de sages clers et bons advocas.
Quant ceulx furent ensemble, il leur recompta et monstra bien par la manière de son parler qu’il estoit moult courroucié, et qu’il avoit moult grant désir de soy vengier tantost et faire guerre incontinent : toutesvoies il demanda sur ce leur conseil. Lors un cirurgien par le conseil des autres cirurgiens se leva disant : Sire, il appartient à un cirurgien que il porte à un chascun prouffit et à nul dommage, dont il advient aucunes fois que quant deux hommes par malice se sont combatus ensemble et navrés l’un l’autre, un mesme cirurgien garist l’un et l’autre ; et pour ce il n’appartient point à nous de esmouvoir ou nourrir guerre ne supporter partie}}<ref>Soutenir une partie, un parti, contre son adversaire</ref>, {{lang|frm|mais à ta fille garir. Jasoit-ce qu’elle soit navrée malement, nous, mettrons toute nostre cure de jour et de nuit, et, à l’aide de nostre Seigneur, nous te la rendrons toute saine. Presques en ceste manière respondirent les phisicièns, et oultre adjoustèrent avec ce aucuns que tout ainsi comme selon l’art de médicine les maladies se}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|HISTOIRE DE MELLIBÉE.||189}}</noinclude>{{lang|frm|mais mon esperit est si troublé que je ne sçay que je doie faire. Lors Prudence lui dist : appelle tous tes loyaulx amis, tes affins}}<ref>Alliés.</ref> {{lang|frm|et tes parens, et leur demande conseil de ceste chose, et te gouverne selon le conseil qu’ils te donront, car Salemon dit : tous tes fais par conseil feras, ainsi ne t’en repentiras.
Adonc Mellibée appella moult de gens, c’est assavoir cirurgiens, phisiciens vieillars et jeunes, et aucuns de ses anciens ennemis qui estoient réconciliés}} [par semblance], {{lang|frm|et retournés en sa grâce et en son amour, et aucuns de ses voisins qui lui portèrent révérence plus par doubtance que par amour, et avec ce vindrent plusieurs de losengeurs et moult de sages clers et bons advocas.
Quant ceulx furent ensemble, il leur recompta et monstra bien par la manière de son parler qu’il estoit moult courroucié, et qu’il avoit moult grant désir de soy vengier tantost et faire guerre incontinent : toutesvoies il demanda sur ce leur conseil. Lors un cirurgien par le conseil des autres cirurgiens se leva disant : Sire, il appartient à un cirurgien que il porte à un chascun prouffit et à nul dommage, dont il advient aucunes fois que quant deux hommes par malice se sont combatus ensemble et navrés l’un l’autre, un mesme cirurgien garist l’un et l’autre ; et pour ce il n’appartient point à nous de esmouvoir ou nourrir guerre ne supporter partie}}<ref>Soutenir une partie, un parti, contre son adversaire</ref>, {{lang|frm|mais à ta fille garir. Jasoit-ce qu’elle soit navrée malement, nous, mettrons toute nostre cure de jour et de nuit, et, à l’aide de nostre Seigneur, nous te la rendrons toute saine. Presques en ceste manière respondirent les phisicièns, et oultre adjoustèrent avec ce aucuns que tout ainsi comme selon l’art de médicine les maladies se}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="3" user="Lorlam" /></noinclude><nowiki/>
{{Personnage|GORGIBUS.}} Oui, c’est une pièce sanglante, mais qui
est un effet de votre impertinence, infâmes ! Ils se
sont ressentis du traitement que vous leur avez fait ;
et cependant, malheureux que je suis, il faut que je
boive l’affront.
{{Personnage|MADELON.}} Ah ! je jure que nous en serons vengées,
ou que je mourrai en la peine. Et vous, marauds,
osez-vous vous tenir ici après votre insolence ?
{{Personnage|MASCARILLE.}} Traiter comme cela un marquis !
Voilà ce que c’est que du monde ; la moindre disgrâce
nous fait mépriser de ceux qui nous chérissaient.
Allons, camarade, allons chercher fortune autre
part ; je vois bien qu’on n’aime ici que la vaine apparence,
et qu’on n’y considère point la vertu toute
nue.
{{di|(Ils sortent tous deux.)|d|4}}
{{Interligne|0.5em}}
{{Image|Molière - Théâtre complet, 1922, tome01 (page 327 crop).jpg|200px|center}}
{{Interligne}}
{{scène|XIX}}
{{acteurs|GORGIBUS, MADELON, CATHOS, {{sc|Violons}}|n}}
{{Personnage|UN DES VIOLONS.}} Monsieur, nous entendons que
vous nous contentiez à leur défaut, pour ce que nous
avons joué ici.
{{PersonnageD|GORGIBUS||les battant.}} Oui, oui, je vous vais contenter,
et voici la monnaie dont je vous veux payer.
Et vous, pendardes, je ne sais qui me tient que je
ne vous en fasse autant. Nous allons servir de fable
et de risée à tout le monde, et voilà ce que vous vous<noinclude>
<references/></noinclude>
j5uce89m4266grm4hb2gjmohu93bo4e
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « cune de ces différentes passions ; ses traits étaient réguliers, fortement prononcés et expressifs, et, malgré son costume extraordinaire et l’originalité de ses manières, un air de dignité et de noblesse, répandu sur toute sa personne ; la mettait à l’abri du ridicule auquel elle aurait été constamment exposée. L’étonnement qu’elle excitait, à la première vue, était presque toujours mêlé d’un sentiment de crainte, et c’est l’effe... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>cune de ces différentes passions ;
ses traits étaient réguliers, fortement
prononcés et expressifs, et,
malgré son costume extraordinaire
et l’originalité de ses manières, un
air de dignité et de noblesse, répandu
sur toute sa personne ; la
mettait à l’abri du ridicule auquel
elle aurait été constamment exposée.
L’étonnement qu’elle excitait,
à la première vue, était presque
toujours mêlé d’un sentiment de
crainte, et c’est l’effet qu’elle ne
manqua pas de produire sur lady
Juliana, qui se trouvait l’objet de
son examen, presque grossier, et
de sa critique ou de ses éloges,
tour-à-tour.
— Milady ! cria sir Sampson en
se soulevant.
— Mon amour, que demandez-vous ?
répondit la dame.<noinclude>
<references/></noinclude>
bo20zipauv732twlhcrc2kelw4sen0h
Page:Matricule des zouaves pontificaux, tome 1 (1910).djvu/226
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude><noinclude>{{LFZP/Ligne||9 juin 1866. Libéré, 14 juin 1868. Réengagé, matricule 7899, 13 août 1868. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment.}}</noinclude>
{{LFZP/Ligne|2953|{{sc|TAILLIEU, Léopold}}, né à Wervicq (Belgique), 11 avril 1836. — A servi dans l’armée belge au 3{{e}} bataillon de Chasseurs à pied, du 7 mai 1856 au {{1er}} avril 1866. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866. Libéré, 14 juin 1868. Un des survivants de la caserne Serristori. Réengagé, matricule 10632, 11 août 1870. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment. — {{LFZP/Décédé}} 31 août 1875.}}
{{LFZP/Ligne|2954|{{sc|CASTELEYN, Frédéric}}, né à Eccloo (Belgique), 21 octobre 1840. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866. Libéré, 14 juin 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B. M.'' — {{LFZP/Décédé}} à Anvers, 3 octobre 1908.}}
{{LFZP/Ligne|2955|{{sc|BRACKE, Léon}}, né à Laerne (Belgique), 6 février 1844. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866 ; caporal, {{1er}} novembre 1867 ; sergent, {{1er}} novembre 1868. — Campagne de 1867. Gravement ''blessé'' à la bataille de Mentana, 3 novembre 1867, d’une balle à travers du corps. — {{LFZP/Décédé}} à l’hôpital militaire de Rome de sa blessure, 3 mars 1868, dernier mort de la campagne de 1867. — Méd. d’or et Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2956|{{sc|VAN DYCKE, Frédéric}}, né à Bellem (Belgique), 11 octobre 1840. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866. Libéré, 14 juin 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B. M.''}}
{{LFZP/Ligne|2957|{{sc|de BLACAS d’AULP, Casimir}}, né à Paris, 13 octobre 1847. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866. — {{LFZP/Décédé}} à l’hôpital de Velletri, d’une fièvre pernicieuse, 26 juillet 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2958|{{sc|de QUEMPER de LANASCOL, Frédéric}}, né à Angers (Maine-et-Loire), 8 janvier 1833. — {{LFZP/ZP}}, 9 juin 1866 ; caporal, 6 janvier 1867 ; sergent, 16 juillet 1867 ; sergent-major, {{1er}} décembre 1867. Libéré, 31 janvier 1869. — Campagne de 1867. — Chevalier de l’Ordre de {{Roi|Pie|IX}} ; méd. Ment. et ''B. M.'' — {{LFZP/Décédé}} à Saint-Vran (Côtes-du-Nord), 5 mars 1909.}}
{{LFZP/Ligne|2959|{{sc|LEPAGE de BOISCHEVALIER, Édouard}} (voir Officiers, p. 26).}}
{{LFZP/Ligne|2960|{{sc|de BOUSSAC de RIVALS, Élie}}, né à Lavaur (Tarn), 22 décembre 1844. — {{LFZP/ZP}}, 16 juin 1866. Libéré, 31 décembre 1867, ordre ministériel. Réengagé, matricule 7417, {{1er}} avril 1868. Libéré, 31 décembre 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B. M.'' — {{LFZP/Décédé}} à Hauterive (Haute-Garonne), 19 décembre 1909.}}
{{LFZP/Ligne|2961|{{sc|LE CROCQ, Jean-Marie}}, né à Janzé (Ille-et-Vilaine), 8 août 1845. — {{LFZP/ZP}}, 6 juin 1866, était le planton du lieutenant-colonel. Libéré, 27 juin 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2962|{{sc|VINET, Joseph}} (voir matricule 1134).}}
{{LFZP/Ligne|2963|{{sc|MAGRELLI, Joseph}}, né à Rome, 9 mai 1842. — {{LFZP/ZP}}, 20 juin 1866, comme élève musicien. Libéré, 6 août 1866, ordre ministériel, s’étant fait remplacer par le Zouave Mancini, Pierre, matricule 1533.}}
{{LFZP/Ligne|2964|{{sc|LUGAGNE, Louis}}, né à Béziers (Hérault), 25 décembre 1843. — {{LFZP/ZP}}, 21 juin 1866. Libéré, 31 décembre 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2965|{{sc|BLANCHET, Victor}}, né à Verdun (Meuse), 28 octobre 1839. — Engagé au corps de Cavalerie pontificale, 13 décembre 1864, matricule 744, brigadier, 27 juillet 1865. Transféré aux {{LFZP/ZP}}, 21 juin 1866 ; caporal, 6 novembre 1866 ; sergent-fourrier, 6 janvier 1867. Libéré, 14 janvier 1869, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « <nowiki/> — Je veux qu’on me présente à lady Juliana Douglas ; ainsi, donnez-moi la main, dit-il en cherchant à se dégager de dessous les oreillers dont l’avaient entouré les bonnes sœurs. — Oh ! nous vous en supplions, restez à votre place ; ne bougez pas, notre chère nièce se fera un plaisir de vous prévenir et de venir elle-même auprès de vous. — Oui, oui, venez ici, ma chère, dit lady Maclaughlan, vous êtes mieux à même de marcher... »
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text/x-wiki
<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude><nowiki/>
— Je veux qu’on me présente à
lady Juliana Douglas ; ainsi, donnez-moi
la main, dit-il en cherchant
à se dégager de dessous les
oreillers dont l’avaient entouré les
bonnes sœurs.
— Oh ! nous vous en supplions,
restez à votre place ; ne bougez pas,
notre chère nièce se fera un plaisir
de vous prévenir et de venir
elle-même auprès de vous.
— Oui, oui, venez ici, ma chère,
dit lady Maclaughlan, vous
êtes mieux à même de marcher
que sir Sampson. En achevant ces
mots, elle tira lady Juliana par le
bras pour la mener près du fauteuil
de sir Sampson. Eh bien ! la
voilà, et vous pouvez voir qu’elle
est très-jolie.
— Mille bombes !… que signifie
tout ceci, dit le baronnet furieux ;<noinclude>
<references/></noinclude>
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « lady Juliana Douglas, je suis choqué, confondu, de la liberté que Milady vient de prendre avec vous, j’en demande pardon à votre seigneurie et me mets à vos pieds pour obtenir votre pardon ; asseyez-vous, je vous supplie ; je suis outré, indigné de l’indécence d’un tel procédé, qui est contraire à toutes les règles de l’étiquette, comment est-il possible, lady Maclauglhan, que vous ayiez pu en agir ainsi ? — Vous savez fort bien, mon cher,... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>lady Juliana Douglas, je suis choqué,
confondu, de la liberté que
Milady vient de prendre avec vous,
j’en demande pardon à votre seigneurie
et me mets à vos pieds
pour obtenir votre pardon ; asseyez-vous,
je vous supplie ; je suis outré,
indigné de l’indécence d’un
tel procédé, qui est contraire à
toutes les règles de l’étiquette,
comment est-il possible, lady Maclauglhan,
que vous ayiez pu en
agir ainsi ?
— Vous savez fort bien, mon
cher, que, malgré que vous puissiez
avoir de fort bonnes jambes,
ce sont des jambes qui ne savent
pas marcher, dit-elle avec son
sang-froid accoutumé.
— Milady, vous m’étonnez, reprit-il
en cherchant à réprimer sa
rage ; lady Juliana Douglas, conti-<noinclude>
<references/></noinclude>
dq8787ufkwksy27x5kv087zoyw4xirr
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/* Page non corrigée */ Page créée avec « nua-t-il en étirant deux jambes dont les bottes à la militaire et les énormes éperons pouvaient à peine déguiser la maigreur. Vous voyez que la jambe gauche est droite et bien faite ; l’autre, il est vrai, se ressent des ravages d’une guerre cruelle elle a diminué de la moitié ; autrefois, hélas ! elle était parfaitement semblable à l’autre, mais je l’ai sacrifiée à une trop belle cause pour oser m’en plaindre : à cette jambe, mon souverai... »
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<noinclude><pagequality level="1" user="Sapcal22" /></noinclude>nua-t-il en étirant deux jambes
dont les bottes à la militaire et les
énormes éperons pouvaient à peine
déguiser la maigreur. Vous voyez
que la jambe gauche est droite et
bien faite ; l’autre, il est vrai, se
ressent des ravages d’une guerre
cruelle elle a diminué de la moitié ;
autrefois, hélas ! elle était parfaitement
semblable à l’autre, mais
je l’ai sacrifiée à une trop belle
cause pour oser m’en plaindre : à
cette jambe, mon souverain doit
la vie !…
— Étonnant ! admirable ! répétèrent
à la fois les trois sœurs, nous
avons toujours cru que ce décroît
était la suite d’un rhumatisme terrible.
Et elles jetèrent un regard
de vénération sur le membre illustre
dont il était question.<noinclude>
<references/></noinclude>
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Page:Le ménagier de Paris, traité de morale et d'économie domestique composé vers 1393, tome 1.pdf/288
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<noinclude><pagequality level="3" user="Em-GdM" />{{Numérotation|LE MÉNAGIER, D. {{rom-maj|I}}, A. {{rom-maj|IX}}.|190}}</noinclude>{{lang|frm|doivent garir par contraires, ainsi doit-l’en garir guerre par vengence. Les voisins envieux, les ennemis réconciliés par semblant, les losengeurs, firent semblant de plorer et commencèrent le fait moult à aggraver en loant moult Mellibée en puissance d’avoir et d’amis, et en vitupérant la puissance de ses adversaires, et dirent que tout oultre il se devoit tantost vengier et incontinent commencier la guerre. Adonc un sage advocat de la voulenté des autres se leva et dist : Beaulx seigneurs, la besongne pour quoy nous sommes cy assemblés est moult haulte et pesante pour cause de l’injure et du maléfice qui est moult grant, et pour raison des grans maulx qui s’en pevent ensuivre ou temps advenir, et pour la force des richesses et des puissances des parties ; pour laquelle chose il seroit grant péril errer en ceste besongne. Pour ce, Mellibée, dès maintenant nous te conseillons que sur toutes choses tu aies diligence de garder ta personne, et euvres en telle manière que tu soies bien pourveu d’espies}}<ref>Espions.</ref> {{lang|frm|et guettes}}<ref>Ordinairement ''sentinelles''.</ref> {{lang|frm|pour toy garder. Et après tu mettras en ta maison bonne garnison et fort pour toy et ta maison défendre. Mais de mouvoir guerre et de toy vengier tantost, nous n’en povons pas bien jugier en si pou de temps lequel vault mieulx. Si demandons}} [espace] {{lang|frm|d’avoir délibération, car l’on dit communément : qui tost juge, tost se repent ; et dit-on aussi que le juge est bon qui tost entent et tart juge. Car jasoit-ce que toute demeure soit ennuyeuse, toutesvoies elle ne fait pas à reprendre en jugement et en vengence quant elle est souffisant et raisonnable. Et ce}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude>{{LFZP/Ligne|2966|{{sc|THOMAS, Jean-Baptiste}}, né aux Granges (Vosges), 22 juin 1835. — {{LFZP/ZP}}, 23 juin 1866. — {{LFZP/Décédé}} à l’hôpital de Velletri, 22 août 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2967|{{sc|GLOTTES, Albin}}, né à Chalabre (Aude), 23 mars 1849. — {{LFZP/ZP}}, 23 juin 1866. Libéré, 25 septembre 1866, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2968|{{sc|ERNEST dit LALANDE, Louis de Gonzague}}, né à Saint-André (Île de la Réunion), 28 juin 1843. — {{LFZP/ZP}}, 23 juin 1866 : caporal, 21 décembre 1867 ; sergent, 11 octobre 1869. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. d’or et Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2969|{{sc|SCUDIERI, Vincent}} (voir matricule 62).}}
{{LFZP/Ligne|2970|{{sc|PINET de MANTEYER, Léon}}, né à Gap (Hautes-Alpes), 25 décembre 1835. — {{LFZP/ZP}}, 28 juin 1866. Libéré, {{1er}} mai 1867. Réengagé, matricule 4296, 14 octobre 1867. Libéré, 15 avril 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B. M.'' — En 1877, secrétaire particulier du duc de Parme, à Biarritz ; ancien secrétaire à l’Académie de France, villa Médicis, à Rome.}}
{{LFZP/Ligne|2971|{{sc|VIVENOT, Raymond}}, né à Ligny (Meuse), 28 mai 1850. — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866. Libéré, 25 septembre 1866, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2972|{{sc|SIMON, Napoléon}}, né à Carpentras (Vaucluse), 15 mars 1848. — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866 ; clairon, 16 avril 1868. Libéré, 30 juin 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment — {{LFZP/Décédé}} à Lyon, mars 1872.}}
{{LFZP/Ligne|2973|{{sc|PERONNO, Jean}}, né à Quistinic (Morbihan), 31 mars 1847. — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866. Libéré, 22 août 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2974|{{sc|ROQUET, Charles}}, né à Nantes (Loire-Inférieure), 25 août 1843. — A servi au 2{{e}} escadron des Dragons pontificaux, matricule 509 — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866. Libéré, 25 décembre 1867, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2975|{{sc|EUZENOT, Yves}}, né à Malguénac (Morbihan), 22 novembre 1841. — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866 ; caporal, 11 novembre 1867. Libéré, 30 juin 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. — Curé de Catillon (Oise).}}
{{LFZP/Ligne|2976|{{sc|GEYER, Frédéric}}, né à Paris, 25 février 1848. — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866. Libéré, 20 novembre 1866, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2977|{{sc|BOIVIN, François}}, né à Saint-Brieuc (Côtes-du-Nord), 15 décembre 1832. Avait été zouave en Afrique. — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866. Libéré, 30 avril 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2978|{{sc|RAVEAU, Louis}}, né à Charolles (Saône-et-Loire), 15 juillet 1835. — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866. Libéré, 16 décembre 1866.}}
{{LFZP/Ligne|2979|{{sc|DANÈS, Pierre}}, né à Le Cendre (Puy-de-Dôme), 21 octobre 1830. — {{LFZP/ZP}}, 30 juin 1866. Libéré, 15 mai 1867, ordre ministériel. Réengagé, matricule 4979, 17 novembre 1867. Libéré, 18 novembre 1868. — {{LFZP/Décédé}} }}
{{LFZP/Ligne|2980|{{sc|CORMAULT, Jean}}, né à Saint-Vran (Côtes-du-Nord), {{1er}} novembre 1828. — A servi dans l’artillerie pontificale, matricule 1023, du {{1er}} août 1861 au {{1er}} juillet 1866, étant conducteur. — {{LFZP/ZP}}, {{1er}} juillet 1866. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment. — {{LFZP/Décédé}} au château de Chesne-Ferron, près Dinan, 7 octobre 1884.}}
{{LFZP/Ligne|2981|{{sc|MATTEUCCI, François}}, né à San-Angelo (Province d’Urbino-Italie), 12 septembre 1842. — A servi au {{1er}} régiment de ligne, matricule 1937. du 20 octobre 1861 au 30 juin 1866. Libéré étant clairon. — {{LFZP/ZP}},
<includeonly>{{1er}} juillet 1866, comme clairon ; caporal clairon, 11 juillet 1869. — Combat contre les brigands à Monte-Lupino, 22 novembre 1866 ; campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. d’argent et Ment.}}</includeonly>
<noinclude>}}</noinclude><noinclude>
<references/></noinclude>
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<noinclude><pagequality level="3" user="Ayack" /></noinclude><noinclude>{{LFZP/Ligne||{{1er}} juillet 1866, comme clairon ; caporal clairon, 11 juillet 1869. — Combat contre les brigands à Monte-Lupino, 22 novembre 1866 ; campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. d’argent et Ment.}}</noinclude>
{{LFZP/Ligne|2982|{{sc|BUSISO, Pierre}}, né à Rome, 20 mai 1849. — {{LFZP/ZP}}, {{1er}} juillet 1866. Libéré, 8 juillet 1868, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2983|{{sc|d’ADHÉMAR de CRANSAC, Gaston}}, né à Colomiers-Laplasnes (Haute-Garonne), 18 septembre 1844. — {{LFZP/ZP}}, {{1er}} juillet 1866. Libéré, 31 décembre 1867, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment., d’argent, 13 octobre 1866, pour avoir sauvé une femme dans un incendie à Ceccano, 13 septembre 1866, et ''B. M.'' — {{LFZP/Décédé}} à Neuilly (Seine), 19 juillet 1904.}}
{{LFZP/Ligne|2984|{{sc|d’ADHÉMAR de CRANSAC, Louis}}, né à Toulouse (Haute-Garonne), 29 décembre 1845 — {{LFZP/ZP}}, {{1er}} juillet 1866. Libéré, 31 décembre 1867, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. — {{LFZP/Décédé}} }}
{{LFZP/Ligne|2985|{{sc|DENIS, Auguste}}, né à Lyon (Rhône), 24 décembre 1843. — {{LFZP/ZP}}, {{1er}} juillet 1866. Libéré, 6 février 1867, ordre ministériel.}}
{{LFZP/Ligne|2986|{{sc|DEVORSCECK, Jean}}, né à Bologna (Italie), 7 août 1845. — Admis comme enfant de troupe au {{1er}} régiment étranger, {{1er}} août 1857. Transféré au bataillon des Carabiniers étrangers, 27 avril 1861, matricule 1094 ; carabinier, 6 juin 1863 ; caporal {{1er}} juillet 1864. Libéré, 30 juin 1866. — {{LFZP/ZP}}, {{1er}} juillet 1866 ; caporal, 16 décembre 1866 — Campagne de 1867. — {{LFZP/Décédé}} sous les décombres de la caserne Serristori à Rome, 22 octobre 1867.}}
{{LFZP/Ligne|2987|{{sc|GIZZI, JOSEPH}}, né à Rome, 18 février 1848. — {{LFZP/ZP}}, 5 juillet 1866. Libéré, {{1er}} juin 1868, ordre ministériel. — Campagne de 1867. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2988|{{sc|LEBREIL, Jean-Marie}}, né à Torcé (Ille-et-Vilaine), 14 avril 1825 — {{LFZP/ZP}}, 7 juillet 1866. Libéré, 16 juillet 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. et ''B. M.'' — {{LFZP/Décédé}} à Torcé en 1903.}}
{{LFZP/Ligne|2989|{{sc|FREYCON, Simon}}, né à Lavalla (Loire), 7 février 1845. - {{LFZP/ZP}}, 7 juillet 1866. Libéré, 6 mars 1868, ordre ministériel. Réengagé, matricule 10240, 26 mai 1870. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2990|{{sc|ROCCHI, Alexandre}}, né à Subiaco (États pontificaux), 16 mars 1848. — {{LFZP/ZP}}, 7 juillet 1866 ; clairon, 26 avril 1867. Libéré, 15 janvier 1869. Réengagé, matricule 8377, 15 janvier 1869, comme clairon ; caporal clairon, {{1er}} janvier 1870. — Campagne de 1867 ; siège de Rome, 1870. — Méd. Ment.}}
{{LFZP/Ligne|2991|{{sc|PARATCHÉ, Émile}}, né à Pamiers (Ariège), 11 avril 1832. — {{LFZP/ZP}}, 7 juillet 1866 ; caporal, 21 mars 1867. Transféré à la Légion romaine, {{1er}} juin 1867. — Campagne de 1867 ; de France 1870-71, dans l’armée française. — Capitaine aux Tirailleurs algériens. — Méd. Ment. — {{LFZP/Décédé}} à Berrouaghia (Algérie), en 1882.}}
{{LFZP/Ligne|2992|{{sc|DUMOUTIEZ, Henri}}, né à Lille (Nord), {{1er}} mai 1843. — {{LFZP/ZP}}, 9 juillet 1866 ; caporal, 11 décembre 1867 ; sergent-fourrier, 21 décembre 1867. Libéré, 30 juillet 1868. — Campagne de 1867. — Méd. Ment. — Pharmacien.}}
{{LFZP/Ligne|2993|{{sc|DUMBSKY, Charles}}, né à Belley (Ain), 27 décembre 1840. — {{LFZP/ZP}}, 11 juillet 1866. Libéré, 3 mars 1867, ordre ministériel.}}<noinclude>
<references/></noinclude>
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